La Lumière électrique
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- La Lumière Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
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- ère Electrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
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- —--om>
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL
- PROFESSEUR AU COLLÈGE DE FRANCE, MEMBRE DE i/lNSTITUT.
- A. BLONDEL Eric GERARD
- INGÉNIEUR DES PONTS ET CHAUSSÉES, , DIRECTEUR DE l/lNSTITUT P» A t, ECOLE DES PONTS ET CHAUSSÉES. ELECTHOTECI,NIQUE MONTEFIORE.
- M. LEBLANC
- PROFESSEUR A
- l'école supérieure des mines.
- G. LIPPMANN D. MONNIER H. POINCARÉ A. WITZ
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, PROFESSEUR A L’ÉCOLE CENTRALE MEMBRE 1)E l’ACADÉMTE DES SCIENCES Du DE LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES DE MEMBRE DE L INSTITUT. DES ARTS ET MANUFACTURES. ET DE L* ACADÉMIE FRANÇAISE. LILLE, MEMBRE CORR1 DE L’INSTITUT
- TOME V (2" Sème)
- I er T H I SI E S T R E I 9 O 9
- -^ÜMWVWWNAAAA
- ADMINISTRATION et RÉDACTION
- 40, RUE DES ÉCOLES, 4°
- PARIS Ve
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- Trente-et-Unième année.
- SAMEDI 3 JANVIER 1909.
- Tome V (3® série).— N° 1.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
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- L’Eclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- ÉDITORIAL, p. 5. — F. nu Weldon. Les installations du Siinplon, p. 7. — M. Aiimengaud. Contribution à l’étude de la sustentation des surfaces concaves, p. 10. — II. Studeii. La traction électrique par courant monophasé sur la ligne Seebacli-Wctlingen [.suite], p. iî>.
- Extraits des publications périodiques. — Etudes et construction de machines. Etude de la répartition de la chaleur dans uu disque métallique, K. Koiii.eh, p. 19.]— Traction. Dispositif en « Y » pour tourner les perches de trolley, p. 22. — Divers.Sur le choix de la tension à adopter dans les installations à bord des navires, E. Giovannoni, p. 22. — Brevets. Dispositif de démarrage des monte-charges, p. a3. — Bibliographie. Etude du retour par la terre des courants industriels, p. 24. — Législation et Contentieux. Frais de contrôle dus pour les distributions d’énergie électrique, p. a5, —Variétés. Etude d’ensemble sur la télégraphie sans fil, P. Brenot, p. 27. — Chronique industrielle et financière. Chronique financière, p. 32. — Renseignements commerciaux, p. 35 — Adjudications, p. 36.
- ÉDITORIAL
- Les installations du S impion n’ont été l’objet dans la presse technique que de notés assez courtes et nous avons pensé qu’il serait dès lors intéressant de présenter à nos lecteurs un aperçu un peu plus complet et original de ce qui a été lait pour assurer le service de traction dans ce laineux tunnel. Actuellement, le service du Simplon est assuré par une usine hydraulique de traction située à Brigue, dont la capacité est de 9300 chevaux, par. une deuxième usine à Iselle dont la capacité est de 1 5oo chevaux et enlin par une usine d’éclairage à Brigue d’une puissance de 1500 chevaux. Quant à l’exploitation, après avoir été assurée par deux locomotives du type triphasé de Ganz, prêtées provisoirement, car elles étaient
- destinées au chemin de fer de la Valteline, puis par ces deux locomotives et deux autres commandées à Brown-Boveri et Clc, elle est entrée maintenant dans une phase définitive, depuis que les deux locomotives de Ganz ont été rendues au chemin de 1er de la Valteline et remplacées par deux nouvelles locomotives. Celles-ci sont très nettement différentes des anciennes et leurs constructeurs ont évidemment profité de l’expérience acquise. La disposition des moteurs y est par exemple beaucoup plus accessible ; il n’y a que f\ essieux moteurs, c’est-à-dire 4 roues de chaque côté au lieu de à dans- l’ancien type. Le mouvement des a moteurs est transmis simultanément aux 4 roues, ce qui est certainement avantageux. Quant à là
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- prise de courant pour les fils aériens, elle n’a pas été .modifiée. Les deux moteurs de la locomotive occupent toute la largeur du châssis. Ce sont des moteurs de 65o chevaux, capables de déterminer une vitesse de 7<>km à l’heure. A cette vitesse, ils fonctionnent sous la tension de 5 ooo volts, la réduction de vitesse étant obtenue, par la diminution de voltage au moyen d’un transformateur. Les rotors sont en cage d’écureuil,. et partant, il n’y a plus de résistances extérieures. La construction est évidemment plus simple et plus robuste. Le stator se prête facilement à la modification du nombre de pôles. Les transformateurs sont situés aux extrémités de la locomotive. Toutes les manipulations sont réalisées par l’intermé-♦ diaire d’un combinateur facilement accessible, voisin du transformateur. Les a com-binateurs correspondant aux a moteurs sont commandés par un relais pneumatique, qui est lui-même gouverné j>ar le combinateur pneumatique principal du mécanicien. Avec la disposition adoptée, on peut obtenir les 4 vitesses de 70, 55, 35 et a5 lim, correspondant à fi, 8, 1a et ifi pôles sur le stator. Le changement du nombre de pôles est fait par un commutateur spécial. L’auteur décrit ce commutateur ainsi que l’inverseur de sens de marche placé en-dessous. Enfin, on a pris des précautions particulières pour protéger le personnel contre les accidents possibles par suite de la présence de contacts à haute tension. L’éclairage de l’intérieur de la locomotive et des lanternes extérieures est fourni par du courant continu, engendré par un petit groupe moteur générateur placé sur la locomotive elle-même. D’après les ingénieurs de la ligne, ces locomotives, en service régulier depuis septmois, au moment de leur interview, avaient déjà couvert près de 4uoookI" en donnant toute satisfaction.
- Nous annoncions récemment la publication, dans nos colonnes d’un mémoire inté-
- ressant ayant trait à la science nouvelle de l’aviation. Ce mémoire, dont nous commençons aujourd’hui la publication, est dû à notre ami, M. Marcel Armengaud, qu’une visite à l’atelier des frères Voisin conduisit à chercher dans qvielle mesure le calcul pouvait s’appliquer d’une manière vraiment pratique aux surfaces concaves. Déjà des formules classiques, connues sous le nom de « loi du sinus de l’angle d’attaque », ont été établies en supposant les surfaces portantes rigoureusement planes. L’auteur fut frappé en examinant l'appareil de Farman de la concavité très nette que portent sur leur face intérieure les surfaces sustentatrices de cet appareil biplan, et il a pensé que cette concavité pouvait expliquer jusqu’à un certain point les divergences bien connues entre certains résultats trouvés d’une part,par les expérimentateurs, d’un autre côté par les théoriciens. Dans cette étude, M.Marcel Armengaud utilise les principes classiques de mécanique appliquée dans l’établissement des turbines hydrauliques à vapeur et à gaz et il est ainsi conduit à des formules générales de la sustentation des surfaces concaves! Il en vient naturellement à expliquer les résultats d’expériences, tels que par exemple le report de la concavité des surfaces vers l’avant,préconisé par presque tous les expérimentateurs, et aussi la forme parabolique conseillée par Lilienthal et employée par les frères Voisin. Il étudie alors l’influence de la compression sous la surface concave et de la dépression au-dessus d’elle. Dans toute cette étude du reste, on est conduit à considérer certain coefficient qui joue un rôle fort important et qui sera caractéristique des appareils considérés. L’auteur fait à ce sujet la comparaison entre les aéroplanes biplans à surfaces, concaves superposées et comportant des cloisons verticales comme les appareils Voisin par exemple, et des appareils monoplans ou encore l’appareil biplan de Wright qui 11e comprend pas de cloisonnement vertical.
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- LES INSTALLATIONS DU SIMPLON
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- Lors d’une récente visite au tunnel du Simplon, nous avons eu l’occasion d’examiner l’ensemble des installations du chemin de 1er électrique et de nous rendre compte de l’état actuel de la ligne et de son fonctionnement en service régulier depuis que l’exploitation a été définitivement entreprise par les chemins de fer fédéraux. Nous avons l’intention de donner quelques détails sur les différentes parties de l’installa-
- motives du type Ganz ont été encore réservées pour les besoins du Simplon, et deux autres locomotives électriques ont été commandées. Ces nouvelles locomotives, dont nous nous proposons de donner une courte description, ont été terminées depuis sept mois, et elles ont été mises en service sur la section du Simplon. A celte époque, les locomotives du type Ganz ont été trans-
- its- '•
- tion surtout en ce qui concerne les nouvelles locomotives électriques d u type triphasé construites par la maison Brown, Boveri et Cio, qui présentent des différences considéra-blesavec les types précédents et dont la description n’a pas été publiée.
- Nous ajouterons aussi quelques notes sur l’usine électrique à courant triphasé qui a été installée spécialement pour assurer le service d’éclairage et qui est distincte des usines de traction. Actuellement, le service du Simplon est assuré par une usine hydraulique de traction, située à Brigue, d’une capacité de i :>.oü chevaux, par une deuxième usine à Iselle ayant une capacité de i 5oo chevaux et aussi par une usine d’éclairage à Brigue d’une puissance de 3oo chevaux.
- L’exploitation de la ligne du Simplon a été assurée, en premier lieu, par deux locomotives du type triphasé, construites parla maison Ganz et G10. Ces locomotives avaient été destinées au chemin de for de la Yalteline, mais elles furent prêtées pour le service du Simplon paiTadministration du chemin de foi* de l’Adriatique en attendant que les deux locomotives commandées, à la maison Brown, Boveri et Gi0 soient terminées. Lorsque ces dernières ont été mises en service, les ioco-
- férées au réseau de la Yalteline. Le fonctionnement du Simplon a donc été assuré depuis ce moment par les deux locomotives du type Brown-Boveri et les deux nouvelles locomolives.
- En ce qui concerne les nouvelles locomotives du Simplon, nous donnerons ici un aperçu des points principaux, en particulier des différences qu’elles présentent avec les locomotives du type précédent. Ces différences sont considérables aux points de vue
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- mécanique et électrique, ces locomotives ayant été construites en se basant sur l’expérience obtenue avec les autres types, et elles représentent ainsi un progrès considérable dans la construction des locomotives triphasées.
- La différence dans la partie mécanique réside dans la disposition adoptée pour l’accouplement des moteurs aux roues de la locomotive; le mécanisme d’entraînement a été considérablement modifié. Nous rappelons que la locomotive Brown-Boveri, du type précédent, ainsi que la locomotive Ganz, possèdent sensiblement la même disposition d’accouplement des roues ; les deux moteurs, de forme cylindrique, étant montés sur le châssis de chaque côté avec leurs centres au-dessus des centres des roues motrices. Dans ce cas, il existe trois roues motrices de chaque côté, et les deux moteurs agissent par l’intermédiaire des manivelles sur une bielle d’accouplement qui entraîne la roue motrice du milieu. Les deux autres roues motrices sont reliées à la roue du milieu par deux barres d’accouplement qui partent d’un coussinet à glissièi’e situé sur la bielle. Par ce moyen, les trois roues sont reliées ensemble et elles sont entraînées par les deux moteurs. A chaque extrémité de la locomotive se trouve une roue porteuse de plus petit diamètre, montée ensemble avec une des l’oues motrices sur un bogie.
- Dans la nouvelle locomotive Brown-Boveri, les deux moteurs triphasés sont montés dans le milieu du châssis de la même manière, mais, dans ce cas, il n’existe que quatre essieux moteurs pour la locomotive, les deux essieux porteurs à l’extérieur étant supprimés, ce qui donne quatre roues sur chaque côté au lieu de cinq. Chaque paire de roues sur un côté est montée vers l’avant de la locomotive, en laissant ainsi un espace libre vers le milieu du châssis où sont situés les moteurs, Par cette disposition, les moteurs sont beaucoup plus accessibles.
- Chaque moteur porte une manivelle, sur laquelle est. montée une bielle d’accouple-
- ment commune aux deux moteurs. La bielle est reliée à la roue correspondante de chaque côté au moyen d’une barre d’accouplement, et cette roue est reliée à son tour à la deuxième roue par une barre*1 semblable. Ainsi, le mouvement des deux moteurs ensemble est transmis aux quatre roues en même temps, et cette disposition présente certains avantages sur la précédente. En raison de l’espacement des deuxpaii’es d’essieux et de la méthode d’accouplement, la construction de la bielle du milieu est sensiblement differente, celle-ci étant d’une plus grande largeur et propre à recevoir les têtes des barres d’accouplement sur chaque extrémité, ce qui supprime l’emploi du coussinet à glissières du modèle précédent.
- En dehors de ces différences dans la disposition des essieux, il faut observer que la forme de la partie supérieure de la locomotive n’a pas été sensiblement modifiée, pas plus que la disposition de la prise de courant pour les fils aériens.
- Quant à la partie électrique de la locomotive, elle présente des différences notables avec les types précédents, et nous donnerons un aperçu général sur les moteurs, transformateurs et combinateurs du nouveau type. Les deux moteurs suspendus au milieu du châssis occupent toute la largeur de ce dernier; ils sont de construction identique. Chaque moteur est établi pour 65o chevaux à la vitesse normale de 35o tours, ce qui correspond à la vitesse de 70’'“ à l’heure. Les enroulements du moteur sont établis pour recevoir une tension de 3 000 volts directement de la ligne aérienne à la vitesse maxima, ce voltage étant réduit pour les vitesses inférieures au moyen d’un transformateur. L’enroulement du moteur diffère des autres types, surtout pour le rotor ; dans les nouveaux moteurs, le rotor est en cage d’écureuil avec circuit fermé, tandis que le moteur précédent employait un rotor avec bobinage et bagues collectrices afin d’intercaler une résistance variable dans le circuit pour les changements de vitesse. L’emploi du rotor
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- en cage d’écureuil présente l’avantage de supprimer les résistances extérieures avec leurs ventilateurs et moteurs et aussi les accidents qui sont occasionnés par réchauffement des résistances. Le rotor est d’une construction solide, étant formé d’une série de conducteurs qui sont montés sur le corps cylindrique du rotor, ces conducteurs étant reliés aux extrémités du rotor par des pièces de connexion, selon la pratique habituelle.
- Le stator est de forme cylindrique et possède une série d’enroulements sur la lace intérieure, reliés aux différentes bornes extérieures du moteur, afin de permettre la modification du nombre des pôles.
- Les extrémités de la locomotive sont occupées par un transformateur de grande capacité, correspondant à un des moteurs. Ces transformateurs sont destinés à recevoir le courant de la ligne aérienne à 3 ooo volts et à donner des voltages différents pour le moteur; les connexions à l’extérieur du transformateur sont faites au moyen de bornes reliées aux différentes parties du bobinage. La liaison des connexions aux bornes du moteur est réalisée par un eombinateur ayant la forme d’un tambour, placé horizontalement à côté du transformateur. Les différents enroulements du transformateur sont reliés à une série de bornes fixes qui sont situées sur le côté du transformateur et au-dessus du tambour du eombinateur ; ces bornes sont logées dans une série de cellules en matière isolanle (fig. i). Le eombinateur est facilement accessible au moyen des deux portes qui.se trouvent de chaque côté de la caisse. La commande des combinateurs est effectuée à l’aide d’air comprimé par le moyen d’un relais pneumatique avec engrenage de réduction, ce relais étant commandé par le eombinateur pneumatique principal du mécanicien. Dans la marche normale, le démarrage de la locomotive est effectué sous une tension de î ooo volts sur le moteur, fourni*' par le transformateur, et cette, tension est ensuite graduellement augmentée pour atteindre une tension de 3 ooo sur le moteur,
- ce qui correspond à la mise hors circuit du transformateur; alors, la tension de la ligne aérienne est mise directement sur les moteurs, ce qui donne la vitesse mnxima de la locomotive.
- Le changement de vitesse peut aussi être effectué par le changement de pôles du moteur. Dans le nouveau moteur, le stator est établi pour deux combinaisons des pôles; il est possible d’obtenir quatre vitesses différentes pour la locomotive, sans modifier les connexions du transformateur. L’enroulement du stator est relié à un certain nombre de bornes, afin d’obtenir soit six ou douze pôles ou bien par une autre combinaison, huit ou seize pôles. Sous la tension normale de 3 ooo volts de la ligne aérienne, la combinaison de six pôles donne la vitesse normale de 7ohm à l’heure, et avec douze pôles on obtient la moitié de cette vitesse, soit 35h,n à l’heure. L’emploi de huit pôles donne une vitesse de 55km à l’heure, et celle de seize pôles, a5km.
- Le commutateur de pôles pour chaque moteur consiste en un cylindre de bois sur lequel est montée une série de contacts qui correspondent à une série de frotteurs fixes.
- Le commutateur porte deux cylindres séparés, montés de chaque côté d’un relais pneumatique qui fait fonctionner ainsi les deux cylindres sur le môme arbre. Cet appareil est situé dans une des'armoires de la cabine de la locomotive, dans laquelle les contacts de haute tension sont bien à l’abri. Au-dessous de celle-ci se trouve une autre armoire qui contient l’inverseur de sens de marche du moteur. Cet appareil est composé comme dans le type précédent d’un tambour avec une série de contacts, et il est relié à l’arbre d’un relais pneumatique. Pour chaque moteur, il existe un groupe symétrique composé des transformateur, commutateur de pôles et. inverseur.
- A l’avaul de la cabine de la locomotive se trouve le banc du mécanicien, et, à l’arrière de la cabine, la disposition est semblable.
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- Sur le banc sont placées les manettes qui font fonctionner le combinateur pneumatique, et celui-ci sert à envoyer l’air comprimé aux relais pneumatiques ainsi qu’au frein et à l’appareil pneumatique de l’archet. La disposition de l’archet est semblable à la précédente. Dans la locomotive se trouve un groupe composé d’un moteur et d’un compresseur d’air qui alimente un réservoir principal.
- Afin de donner une protection aussi complète que possible contre le risque d’accidents au personnel par suite des contacts à haute tension, les armoires et les compartiments des transformateurs ne peuvent s’ouvrir qu’avec une clef spéciale. Dans la marche normale, la clef constitue une partie d’un interrupteur qui est intercalé dans le circuit à haute tension. L’enlèvement de la clef coupe le courant.
- Dans la locomotive est monté un groupe électrogène comprenant un moteur accouplé directement à une génératrice qui
- donne le courant continu nécessaire pour l’éclairage de l’intérieur de la locomotive, ainsi que pour les lanternes à l’extérieur. Le moteur, qui est du type triphasé, est destiné à recevoir le courant venant d’un des transformateurs principaux avec un voltage réduit, tandis que la génératrice à courant continu est établie pour donner une tende 35 volts pour le circuit d’éclairage.
- La partie mécanique des nouvelles locomotives a été construite par la fabrique suisse des locomotives de Winterthur, tandis que toute la partie électrique a été installée par la maison Brown, Boveri et Cie. En ce qui concerne la marche de ces deux locomotives, les ingénieurs de la ligne du Sim-plon nous ont dit, au moment de notre visite, qu’elles étaient en service régulier depuis sept mois, et que dans cette période elles avaient couvert à peu près 4° ooo kilomètres.
- (A suivre).
- F. UE Weldon.
- CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DE LA SUSTENTATION DES SURFACES CONCAVES
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- C’est à la suite d’une visite à l’atelier des frères Voisin, en mars 1908, que j’ai été conduit à chercher une ou des formules s’appliquant mieux aux surfaces concaves que les formules classiques du baron de Lœssl (autrement dit la loi du sinus de l’angle d'attaque) qui ont été établies en suppo-posant les surfaces portantes rigoureusement planes.
- J’ai, en elfet, été frappé, en examinant l’appareil de Farman, de la courbure ou, pour mieux dire, de la concavité, assez marquée sur leur face inférieure, des surfaces sustentatrices de son biplan et, comme je m’entretenais souvent avec mon père des curieuses divergences de résultat trouvées par les expérimentateurs et les théoriciens au sujet du coefficient, ou plutôt des coef-
- ficients K, j’ai pensé que cette concavité pourrait les expliquer jusqu’à un certain point.
- Ayant eu l’occasion d’étudier les lois de la dynamique des fluides incompressibles et compressibles pour l’établissement des turbines hydrauliques,à vapeur et à gaz, je 11’ai fait qu’employer dans les développements qui vont suivre les principes classiques de mécanique appliquée employées pour ces machines. Cette étude a été commencée au mois de mars et a fait l’objet d’un premier dépôt secret à l’Académie le t> avril, et d’un second le ierjuin 1908.
- Dans une communication que j’ai faite à la Société de Navigation aérienne le 3o avril 1908, j’ai exposé tous les points principaux de cette élude, même ceux qui ont fait l’objet du dépôt tardif du juin et, d’une note remise à mon ami Esnault-Pelterie le 26 mai. Si je me permets
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- d’insister sur ce sujet, c’est que M. Marcel Des- i prez a, dans sa communication du 3o juin à I l’Académie, donné des formules semblables à | celles que j’ai trouvées avant lui et dont je revendique par conséquent la priorité.
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- l’OUMULES UÉNÉHAI.ES UE I.A SUSTENTATION DES SlîltEACES CONCAVES
- Nous supposerons que la surface se déplace horizontalement dans l’air absolument au repos avec une vitesse t> ou, ce qui revient au même point de vue théorique, que ladite surface au repos ou maintenue immobile soit frappée par
- un flux d’air uniforme animé d’une vitesse horizontale v.
- Nous supposerons en outre que notre surface est cylindrique, c’est-à-dire engendrée par une génératrice horizontale AB s'appuyant sur une directrice courbe et plane A C, et perpendiculaire au plan de cette courbe (lig. i).
- Enfin, nous ferons l’hypothèse que le bord antérieur de cette surface, ou plutôt de la courbe directrice, soit tangent à la direction du flux d’air homogène et horizontal (fig. a).
- Fig. i.
- * Ce flux d’air est dévié sous la surface el celle déviation intéresse une couche d’air plus ou moins profonde suivant, la forme de cette surface et suivant l’angle de sortie de la vitesse avec la direction initiale. La couche d’air déviée est d’ailleurs plus ou moins comprimée au voisinage
- delà surface et au contraire au-dessus d’elle il se produit probablement une dépression plus ou moins grande, qui donne lieu à des tourbillons.
- Pour étudier les phénomènes de réaction qui sont dus à la déviation de ce flux, nous allons d’abord examiner le cas d’un jet fluide, élastique ou non, rencontrant une surface concave AA1 C C1 et limité latéralement par des plans verticaux (fig. -a bis), lequel fluide entre taugenlielle-ment dans ladite surface. Nous supposerons que ce jet a une section bien définie et constante, c’est-à-dire une hauteur bien définie h, puisqu’il est limité latéralement et à sa partie supérieure par la surface elle-même.
- La réaction qui s’exerce sur la face inférieure de cette surface peut être décomposée en deux F(/ et Fs, verticale et horizontale, et d’après le théorème des quantités de mouvement ou de l’impulsion si fécond en hydrodynamique on a, en appelant M la masse d’air déviée :
- M A = Fa, dt M A cu — Fy dt,
- où A et A vu désignent les variations des composantes horizontale et verticale de la vitesse du llux d’air.
- Si nous appelons a l’angle que fait la tangente à la sortie de la surface .avec l’horizon, et si nous construisons le diagramme des vitesses à l’entrée et à la sortie de la surface, on voit, en faisant abstraction du frottement, c’est-à-dire en supposant que la vitesse du flux d’air reste constante en grandeur, que l’on a
- At'a, — A'C' e’(i — cos a)
- Ae(/ = B'G' = usina.
- La masse d’air déviée par unité de temps
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- M . , Qo . _ , _
- ^peut être représentée par ou Q est le flux
- d’air dévié dans l’unité de temps, 8 la densité de l’air et g l’accélération de la pesanteur.
- On a alors pour les composantes horizontale et verticale de la réaction sous l’aile :
- l.l
- OS
- i) F* = — ♦>('«— cos a)
- SJ’ ' '
- n
- Qj.. g
- La résultante
- •2) = — v sin a
- 3) R= \/lV + F,* = — v V'-sin** + (1
- cosa
- 2Q8 . a
- ----v sm
- ir 1
- On voit qu’elle est proportionnelle à A'B'qui représente en grandeur et en direction la variation
- de la vitesse v et sur le diagramme des vitesses (lig. 3) on trouve immédiatement :
- A'B' . a ----== V sm —.
- •1 %
- Remarque. —Ces formules ont déjà été données par Rankine pour une surface qui force le jet qui la frappe à la quitter suivant une direction définie, ainsi que le mentionne le colonel Vallicr dans son élude remarquable sur la dynamique de l’aéroplane (Revue de mécanique, 1904), comme j’ai pu le constater depuis. Rankine ne tient donc compte que de la déviation finale, tandis que nous avons bien spécifié que le llux d’air rencontrait tangentiellement le bord avant de la surface, en sorte qu’il n’y avait pas choc des molécules d’air, mais entrée correcte comme on s'efforce de l’obtenir dans les turbines. Ceci est d’ailleurs possible si la surface a son bord antérieur suffisamment mince, car 011 évite alors en grande partie la prouç gazeuse à laquelle fai! allusion le colonel Vallier \!oc. cil.).
- Nous allons maintenant chercher à appliquer
- ces formules au cas de la surface sustentatricc rencontrée par de l’air, dans les hypothèses faites au début de ce mémoire.
- De plus, nous supposerons que les forces résultant de la pression atmosphérique s’exerçant en dessous de la surface s’équilibrent, ce qui est assez conforme à la réalité pour des vitesses inférieures à 3ow à la seconde, de sorte que ces forces n’auront pas à intervenir dans l’application du théorème des quantités de mouvement.
- Les formules I données ci-dessus deviennent donc immédiatement applicables, à la condition d’évaluer convenablement le flux d’air dévié et de tenir compte par un coefficient des phénomènes accessoires de compression et de dépression, qui ont lieu respectivement en dessus et en dessous de la surface concave.
- Fig. 4.
- Le flux (Q, dévié par unité de temps, peut être évalué comme le produit de sa section droite O par la vitesse e de son déplacement :
- Q = Oc.
- Or, cette section droite de forme rectangulaire a bien, comme première dimension (voir fig. 4), la largeur l de la surface, mais la seconde est une hauteur moyenne h indéterminée, qui dépend de la longueur m de la surface et de sa courbure, c’est-à-dire de sa forme et de l’angle a; elle peut être une fonction plus ou moins complexe de ces grandeurs. O11 aura donc :
- h — œ —,
- où pdésigne le rayon de courbure de la courbe
- AC (lig. 2).
- On peut même, en supposant qu'il y ait proportionnalité entre h et ///, poser:
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- On voit alors que Faire F de la surface concave apparaît en admettant qu’on l’évalue comme Faire d’une surface plane, hypothèse admissible en raison de la faible courbure qu’ont en général les surfaces d’aéroplanes.
- Q devient donc égal à l m p <p'( -, a )
- P
- et comme l m — S', on a :
- 0=s
- et en posant
- “)=>-
- les formules I deviennent :
- S\~ v2(i — cos a),
- O' '
- b-
- «N
- SX - p2 sina,
- 8'
- SX — 2 p2 sin —,
- g »
- On constate dans ces formules que la vitesse p entre aussi au carré comme dans les formules classiques de la résistance de l’air.
- Il est facile de se rendre compte que la hauteur moyenne du flux est une fonction non seulement de m mais de p et d’a.
- Si l’on considère (fig. 4 bis) l’angle formé par
- Fig. 4 bis.
- a) F* = 3) R =
- une droite horizontale O À et une droite oblique O B faisant un angle a avec la droite O A et que l’on décrive du point O comme centre un arc de cercle AB, on pourra construire toute une série de courbes tangentes à OA, au voisinage de O et tangentes à des parallèles à O B au point de rencontre de ces parallèles avec l’arc A B, lesquelles courbes auront toutes la meme longueur de
- corde m\ Les courbes qui sont tangentes aux parallèles à O B voisines de B ont leur concavité reportée en avant et les surfaces ayant ces courbes comme directrices dévieront probablement l’air sur une profondeur plus grande que les surfaces ayant comme courbes celles qui sont tangentes aux parallèles à O B voisines; de A et ont par suite leur concavité reportée .à l’arrière. D’autre part, si nous augmentons l’angle a de manière à avoir une droite OB'* qui fasse un angle a' avec O A, l’on conçoit également que pour des parallèles à O B', les surfaces ayant des courbes tangentes à la fois à OA et à ces parallèles passant par les mêmes points O dévieront Fair sur une plus grande profondeur, lorsque l’angle de sortie et! est plus grand que a.
- Pour un même angle ol, la hauteur moyenne du (lux peut être assez différente et par conséquent le facteur X plus ou moins grand suivant que la concavité de la surface est reportée vers l’avant ou vers l’arrière. Comme il semble qu’on dévie un flux plus important lorsque la concavité est en avant, la valeur de X est sans doute plus grande que lorsque la concavité est vers l’arrière, et à égalité d’aire et d’angle a, les surfaces concaves porteront d’autant mieux que leur concavité sera plus reportée à l’avant.
- En fait, presque tous les expérimentateurs ont reporté la concavité de leurs surfaces vers l’avant et Lilienthal Fa préconisé également {(1er Vogel-flug, 1889). Cela provient sans doute de ce qu’ils ont remarqué qu’ils obtenaient a égalité de surface des sustentations plus grandes.
- La surface la meilleure semblerait alors être le plan faisant l’angle a, mais comme le flux d’air sur un plan donne lieu à des chocs et se sépare en deux parties qui se contrarient mutuellement, ce n’est là qu’une limite théorique ; en pratique, il faut que l’entrée s’clTectué carts choc et, pour que la réaction des filets /aériens se produise dans de bonnes conditions, que la déviation ait lieu progressivement. O11 peut arriver à ce résultat au moyen de la forme parabolique qui a été employée par les frères Voisin et conseillée par Lilienthal.
- INFLUENCE DE J.A COMPRESSION SOUS LA SURFACE CONCAVE ET I)E LA DEPRESSION AU-DESSUS D’ELLE.
- Comme 011 vient de le dire, si l’on admet qu’il se produit une compression sous la surface et
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- 14 LA LUMIERE ÉLECTRIQUE T. V (2* Série). — N° 1.
- une dépression ou vide au-dessus d’elle, il en résulte d’abord que la densité de la couche d’air déviée est plus élevée et par conséquent la valeur o de la densité de l’air à la température et à la pression barométrique considérée doit être multipliée par le coefficient p. plus grand que l’unité.
- De plus dq fait de la dépression au-dessus de l’aile, la réaction aérodynamique dépend indubitablement do la différence de pression A/j régnant de part ét d’autre de la surface, en sorte que l’on peut dire que cette réaction sera proportionnelle à A/;, c’ést-à-dirc à la différence de densité du fluide sur les déux faces.
- Le même coefficient que le précédent, mais majoré, peut donc tenir compte de ce double phénomène.
- En prenant cômmc base les expériences de Lilienthal1 faites avec un manège (voir son ouvrage dèr yogelflug, planche IV, flg. i), on a,
- 1 § , .
- avec, une ^concavité de — eto,i3 =-, Pair onia iS
- c?
- trant tangënt}eReinent au bord antérieur :
- Ra=.i9° o,i3.X.a sin 190 S'V2 X.asiniq0 R90 0,13 SV2 1
- On aura :
- , -- r /N . •
- ifj a sin 190
- avec
- >: lîA
- R.o l5
- Mais sin i9°=r:o,3a5 d’où X = i,3.
- Le coefficient X =i,3 est donc la quantité dont'il faut, multiplier la longueur m pour obtenir la hauteur moyenne A du flux dévié. Dans le cas d’expériences faites dans le vent, les surfaces étant fixes, le coefficient X devient même supérieur à i,3 d’après Lilienthal.
- Il y a lieu de signaler un phénomène qui, avec les surfaces cylindriques, diminue un peu leur sustentation, c’est que, ainsi que l’a indiqué ce dernier dans son ouvrage déjà cité, sur les côtés les filets n’étanl pas retenus s’échappent, non plus suivant des lignes parallèles, mais suivant des lignes divergentes (voir flg. 5).
- 11 en résulte que le flux a la sortie d’une surface concave, en vertu du principe de la continuité, parce que la vitesse de l’air n’a pas pu changer, a toujours la même section, mais comme il s’est épanoui, sa hauteur h s’est réduite et est devenue h! et sa largeur V est devenue supérieure à la largeur / de la surface (flg. 4 ter\ qui agit
- Fig. 4 ter*
- donc sur la surface vers la sortie. Le flux, agis-* saut h la sortie, en supposant que les filets restent, parallèles, est moindre que celui agissant à l’entrée. Ce jdiénomènc est encore plus complexe parce que le flux diverge tout de suite après l’entrée et que les filets de l’air ne restent pas parallèles. Néanmoins, on se rend compte que la réaction qui s’exerce vers la sortie d’une surface concave non limitée latéralement par des plans sera par suite de la divergence du flux légèrement inferieure à celle qui s'exerce sur une surface ainsi limitée (*).
- C’est pourquoi le coefficient X aura une valeur un peu plus faible dans le cas de sustentateurs non cloisonnés verticalement.
- Je dis un peu plus faible parce que si la longueur de la surface par rapport à sa largeur CvSt très grande, ce-phénomène se fera certainement beaucoup moins sentir, ce qui est le cas des surlaces d’aéroplanes où la longueur ou envergure est au moins six fois plus grande que la largeur.
- De ce qui précède, il ressort que pour des aéroplanes biplans à surfaces concavès superposées et comportant des cloisons verticales, comme dans les appareils Voisin, il est possible que le facteur X soit légèrement supérieur à celui qu’il faudra prendre pour des appareils monoplans et pour l’appareil biplan de Wright qui ne comprend pas de cloisonnement vertical.
- Pour empêcher en partie la divergence du flux sous la surface et a la sortie de la surface, on peut donner aux extrémités latérales de ladite
- (*) L’auteur île celte noie se# propose de revenir ultérieurement dans un autre article sur ce point ainsi que j sur la manière d’expliciter la hauteur moyenne h.
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- surface une double courbure pour retenir en partie lés filets d’air et avoir un angle constant de sortie a.
- Fig. 5.
- Dans ce cas le contour postérieur de sortie pourra être arrondi aux extrémités, comme on le voit (fig. 5), dans le but de conserver l’angle a constant, sur tout le contour de sortie.
- Les surfaces de l’appareil de Wilbur Wright paraissent satisfaire dans une certaine mesure à ces conditions.
- En faisant les calculs avec l’appareil de Wright on trouve à peu de chose près la même valeur X.
- Dans l’appareil de Wright on a environ :
- F?/ = 5ookg. S = 5o“2.
- V = 55kn‘ à l’heure = i5m,4 par seconde ctV2 = a3jm2 et oc = i5°.
- En prenant la formule *
- F,y = o, 13 X S V2 sinà,
- sin i5° = 1,26. on a :
- ^___ 5oo
- 5o X o,i 3 X 2^7 x 0,26’
- on trouve X = 1,24
- chiffre qui est du même ordre de grandeur que
- i,3.
- L’écart s’explique très bien, d’abord parce que l’angle a des surfaces de Wright est sensiblement inférieur à celui des surfaces expérimentées par Lilienthal et ensuite par les petites erreurs qui peuvent exister dans les mesures de Lilienthal et par le peu d’exactitude des données ci-dessus, car jamais des mesures exactes de distance, de vitesse et de poids total n’ont été relevées dans les essais faits récemment par Wilbur Wright au camp d’Auvours.
- [A suivre.)
- Marcel Ahmengaud.
- Ingénieur diplômé de l’École Polytechnique de Zurich.
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE PAR COURANT MONOPHASÉ
- SUR LA LIGNE DE SEEBACII-WETT1NGEN {Suite) (').
- d) La locomotive n° 1, comme locomotive à moteurs monophasés. — La partie mécanique est la même qu’auparavant ; le poids total, en service, est de 40 tonnes. L’équipement électrique est, dans ses grandes lignes, le même que celui de la locomotive n° 2. Les deux transformateurs ont été pourvus de prises de connexion intermédiaires au secondaire.
- Le convertisseur n’existe plus, et le courant est
- (*) La Lumière Electrique, tome IV (ae série), p. 256, 291 333 et 398.
- amené directement du secondaire aux moteurs. Faisons encore remarquer que des couteaux d’interruption ont été intercalés dans les liaisons en parallèle des bobines partielles des deux transformateurs, ce qui permet d’isoler complètement l’un d’eux en cas d’avarie (fig. 27 et 28).
- Les moteurs sont les mêmes que ceux de la locomotive n"1 2, les induits ont seulement été modifiés à cause des perturbations téléphoniques qu’ils causaient. On a pu toutefois utiliser les premiers collecteurs de la locomotive n° 2, sans aucun changement. Devant les moteurs, on
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- a placé un interrupteur à main. Le régulateur de tension est composé de if> interrupteurs rangés en deux étages et accouplés mécaniquement deux à deux, comme suit :
- i et 3, 5 et 7, 9 et 11, i3ij
- a et 4, 6 et 8, 10 et 12, 14 et 16 ;
- Normalement, les deux interrupteurs sont fer-
- Fouverture des deux premiers interrupteurs. Le passage de la première position à la suivante s’effectue par un auto-transformateur comme sur la locomotive n° a.
- Chaque interrupteur du . régulateur se compose d’un électro-aimant, dont le noyau est soulevé dès que la bobine inductrice est parcourue
- Fig. 27. — Schéma des connexions de la locomotive n° 1 avec moteurs monophasés.
- Légende: A, ampèremètre; A F, interrupteur automatique à commande pneumatique; A KS, interrupteur automatique a maxima et minima; AT, interrupteur; A 'F, aatotranslormateur ; BSl, archet Siemens; DU, coriimutatéur de changement de marche à commande pneumatique ; E, terre; G, lampe à incandescence; HB, paraloudre à antenne; HK, appareil de chauffage ; IIS, interrupteur du régulateur de tension bobine de self ; JB, éclairage d’intérieur ; KS, barres de connexion ; LM, moteur d^essieu; LS, couteau d’interruption ; MK, bornes du moteur; M V, câbles de raccord: N/l, interrupteur de sûreté; P, lanterne à pétrole ; PM, moteur de pompe; BSl, antenne Oerlikon ; S, coupe-circuit; So, solénoïde ; Si, réducteur de courant; SlB, éclairage de l’avant delà locomotive: SIK, controller ; V, voltmètre; US, commutateur; V, R, Z, cAbles de 3mm ; 1 à 16 et S, cabl.es de 2mm.
- més clans l’ordre miméric[ue ; au passage d’une position à la suivante, l’interrupteur précédent reste fermé et le suivant entraîne l’interrupteur placé de l’autre côté. Un solénoïde spécial assure
- par un courant, ce qui produit la jonction des pièces de contact, réunies d’un côté aux différentes prises de connexion du secondaire des trans formateurs, et d’autre part aux bornes des mo-
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- teurs. L’ouverture des interrupteurs se fait par la chute du noyau de l’électro-aimant. Les pièces de contact sont munies de ressorts puissants qui
- l’intérieur de la bobine, il ne pourrait en résulter aucune perturbation dans le fonctionnement général de l’appareil, car les noyaux voisins sont
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- T. V (2« Série). — N» 1.
- interrupteurs est en voie de se fermer, il entraîne infailliblement le noyau voisin hors de sa bobine. Le commutateur pour le changement: de sens «le
- commande électro-pneumatique, par un manipulateur à cylindre qui se trouve dans la cabine du conducteur. C’est du même endroit que se
- la marche du train, qui agit par interversion des i l’ait la commande des interrupteurs du régulateur connexions principales, est actionne par une | de tension. Le courant auxiliaire,'à 90 volts, est
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- pris à la troisième bobine partielle des transformateurs. Les parties constitutrices de l'équipement, dont nous n’avons pas parlé ici, sont
- exactement semblables à celles de la locomotive nv a.
- IA .suivre.) IIuoo Studf.r.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- ÉTUDES ET CONSTRUCTION DE MACHINES
- Etude de la répartition de la chaleur dans un disque métallique. — Karl Kohler. — FAck-trulechnik und Muschincnbtiu, 18 octobre 1908.
- On sait qu’011 a sensiblement amélioré, ces dernières années, le refroidissement des transformateurs, en interposant entre deux séries successives de spires un disque métallique destiné à drainer la chaleur dégagée dans l’enèoulemenl et à la rayonner à l’extérieur. L’auteur a étudié mathématiquement dans cet article la répartition de la température dans un tel disque en posant le problème de la façon suivante.
- Un disque métallique de rayon intérieur /,, de rayon extérieur r3 et d’épaisseur 28 (fig. 1), est intercalé entre deux bobines plates successives d’un transformateur ; le diamètre extérieur de ces bobines est /'2, de telle sorte que le disque est en contact, par
- chacune de scs bases, avec la bobine correspondante, sur une surface tz > lft partie 'du disque com-
- prise entre les rayons ;-2 et dépasse le bobinage du transformateur et est en contact avec le milieu extérieur supposé à une température constante T„ ;
- le disque reçoit sur chacune de ses bases, par la surface en contact avec l’enroulement, une chaleur Q supposée constante et uniformément répartie sur la surface de contact. On suppose en outre essen-licliemcnt qu’aucune chaleur n’est engendrée dans le disque lui-même, soit par hystérésis, soit par courants de Foucault et que la quantité de chaleur 2 Q, qui pénètre dans le disque par la partie intérieure des deux bases, est tout entière rayonnée par la surface 27: (/•2.,-/,42) de la partie extérieure des bases et par la surface cylindrique extérieure du disque, 27w3 (20), aucun rayonnement n’ayant lieu par la surface cylindrique intérieure du disque, 27,7^ (28). Il est alors évident, par raison de symétrie, que la chaleur se propage radialement dans le disque, en se répartissant d’une façon identique suivant tous les rayons ; il suffit alors, pour déterminer la répartition de la température dans le disque, d’étudier la variation de celle température suivant un rayon, en cherchant la relation Tp = f (p) qui donne, pour chaque valeur du rayon p, entre /•, et la valeur correspondante de la température Tp. On considère comme données, en outre des valeurs /•,, /\>, r3 8, Q et T0, le coefficient de conductibilité?, et le coefficient de rayonnement e.
- En ce qui concerne la partie du disque comprise entre les rayons et r2, on obtient facilement la relation Tp =/'(p) ; en effet la quantité de chaleur Qp pénétrant dans le disque par la surface 7; (p2-/--,) est proportionnelle à cette surface, et l’on a
- Q? =
- Q
- r.
- 9
- D’autre part, cette quantité de chaleur Qp étant aussi celle qui se propage par conductibilité à travers la section du disque 2 7î3p, on a aussi
- Qf = — 2 7tpSX
- d T
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Sérié). —N»T.!
- 20
- d’où l’équation
- 2X
- rfT
- dp'
- ou
- — d T
- Q p2
- 7',2 a TtoX
- ^p,
- ou en intégrant :
- (,)
- qui est la relation cherchée entre Tp et p.
- Si l’on considère maintenant la portion du disque comprise entre les rayons r2 et r3, on voit que la question se complique ; en effet, tandis qu’une partie Qp de la chaleur est rayonnée par la surface ic (p2-/-2jj), le reste seulement, Q — Qp, continue à se propager par conductibilité à travers le disque, par la section cylindrique a-p§. En remarquant que la quantité de chaleur rayonnée Qp a pour valeur
- q? = r £(tp — to) a*p d?,
- -(TL
- -ïX'
- 'Tl /'22 --- V2 ’ ' '2tcSX
- et en effectuant, on obtient enlin
- T — T i Q /p2-/-,2
- ? 1 /-,2 — r,2 ’utcSX \ a
- d T
- dï = ÿ
- d- T dp2
- à =
- la relation précédente s’écrit
- • xv" + y' — mxv > (4)
- Pour la résoudre, considérons l’équation dont la forme est
- xy" + 2 2/' = mxy,
- en posant dans cette équation 4
- z = xy
- (d’où on tire z' — y -f- xy', z" — wj' + xy") on voit qu’elle s’écrit >
- z!' — mxy,
- et l’on sait qu’une telle équation a pour solution
- z — A S h x \jm -f- B C h x \]m. (l)
- Pour appliquer ce résultat à l’équation (4) nous ajouterons aux deux membres la valeur y' = A; elle s’écrit alors
- on a, pour la quantité de chaleur Q-Qp l’expression
- Q — Q? = — arcpSX -ÿ-p~^~~f r ^ ~’To)'2^ dP>(3)
- en différenciant les deux membres de cette dernière équation, on obtient
- /t Tl sev f d2T , rfT\
- -«(i.-i.) +
- ou après réduction et transposition
- d2 T , d T e
- p^ + ^“§x(1*~T°)p’
- en pbsant
- p — x To = y,
- *y" + 'llJ = mxy + k,
- k étant regardé comme une constante égale k la valeur moyenne de y' dans l’intervalle considéré, c’est-à-dire entre x — i\i et x — r3.
- On a alors
- et la solution est
- mxy -|- A,
- = AS h x dm -f- B CA x \im — —,
- m
- y = — ( A S h x d m -j— B C A x d m — —\, * x \ mj
- (J) S h et Ch sont mis pour sinus et cosinus hyperboliques. (N. D. T.J
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- ou enfin en remplaçant, .r et y par leurs valeurs Tp = T„ + ^ (A S A p \hn 4 Il CA p \j ni — (à)
- Il ne reste plus à présent qu’à déterminer la valeur des constantes A, B et k; l’équation (5) donnera alors toutes les valeurs de Tp correspondant à l’intervalle 7\, — /’2 et en particulier la valeur T2 pour p = 7'2. En portant cette valeur dans l’équation (2), on pourra calculer enfin toutes les valeurs de Tp pour l’intervalle /*2 —/’, et en particulier la valeur T, qui est la température maximum à l’intérieur du disque.
- En résumé, nous avons donc à chercher cinq équations nous permettant de déterminer les cinq grandeurs T2, T3, A, B, K. Les deux premières de ces relations nous sont données par l'équation (5) en y faisant successivement p =/•, et p ~- rs.
- Nous obtiendrons ensuite une troisième relation en exprimant que h doit être égal à la valeur moyenne de y' dans l’intervalle .r —,r r- /•„ ; on a donc
- k = y'm =
- v.s — y 2
- .-r, — ,r2
- rL^zl\
- 7 :i — *
- Pour obtenir une quatrième relation, exprimons que la quantité de chaleur rayonnée ' par la surface cylindrique 2 iz rs S de l’extrémité du disque est égale II la quantité de chaleur qui y arrive par conductibilité, c’est-à-dire à la quantité Q — Qp de l’équation (3) pour p — /„. On a ainsi la relation
- Q — J e(TP — T0) 2:rp dp = 2* /:,0 (T., — T0Ï s. (6)
- f=*’S
- En remplaçant Tp — T0 par sa valeur tirée de l’égalité (5), on obtient
- f=»'a
- J e(rP?—Tn)27Lp</p=2Tts ^*j AS hp\J m-\- I î C A p sj 777— — j r/p
- ?=r.t
- 21ZZ
- sjm
- A G h p 1]ni -f- B S h p sjm-^ P
- \m -
- et en tenant compte de la relation (f>) on obtient enfin
- On obtiendra enfin la cinquième relation en remarquant que, la température variant d’une façon continue de la valeur T., à la valeur T,, les courbes de la variation delà température entre les valeurs T et T.j d’une part, et T2 et T., d’autre part, devront avoir la même tangente pour la valeur Tj, (lig. 2), c’est-à-dire que, pour p = la valeur de la dérivée
- d 1 .
- -7— tiree dp
- de l'équation (1) devra être la
- même que
- ZP p-rt
- celle tirée de l’équation (>). Celte condition donne la dernière relation cherchée
- — \ P7*7'» Vni ‘ L /•**
- sj m C h r.
- »[
- G h r2 \/m sjm S h 1
- rd
- li i\ v /77J
- +
- Ges cinq relations, réduites, transportées et ordonnées donnent le système suivant :
- A S h /'2 sjm 4- B C A /•, Jm — k —------------T»/1? = o,
- • m
- A SA /., sjm -J- B CA /,, sjm — k------------T37-3 = o,
- m
- k (/’;i — 7 2) + *2 — T., — o,
- A{Chr,sj ni — GA r.) \jm) -f- B (.SAsjm — SA i\ \jm)
- sjm
- 2Ttî
- - k ———— -4- T.,/-, S \>m — Q i-Hl = o,
- \/m
- A (SA. 7 sj m — 7*2 sjm G A i\ sj ni)
- -f lï(GA/s\/ m—r.2sjmShr2\l m)—k--|-7'a2
- dT
- m " dpp _
- T3=T0-
- o
- r;to\/m _
- AGhpsJ m+ViS/ips/ m---—p
- sjm .
- On voit que ce système est du 1er degré par rapport aux inconnues, et l’on vérifierait facilement qu’il est homogène. En résolvant ce système
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- par la méthode ordinaire des déterminants, on ob- j tient la valeur des cinq grandeurs T2, T3, A, B et R et en portant ces valeurs dans les équations (a) et (5) on pouiTa déterminer d'une façon complète la répartition de la température dans le disque.
- R. S.
- TRACTION
- Disposition en « Y » pour tourner les perches de trolley. — L’Industrie des chemins de fer et tramways, octobre 1908.
- La station terminus de la Compagnie du chemin de fer interurbain de Los Angeles (Californie) est située au rez-de-chaussée d’un bâtiment de douze étages. Les deux réseaux de chemins de fer interurbains aboutissant à cette station desservent. 55o milles (885km) de voies rayonnant autour de Los Angeles.
- Environ 5oo voitures entrent et sortent chaque jour pour les services réguliers ; ce chiffre s'élève parfois à 800 avec les services supplémentaires. Aux heures chargées du service, la fréquence des entrées et dés départs est d'une voiture par minute.
- Fig- 1.
- L accès au terminus n'est assuré que par deux voies. La commande des aiguilles desservant les approches du terminus se fait d’une cabine surélevée spéciale ; entre 5 et 6 heures de l'après-midi, il faut faire environ 200 manœuvres des appareils.
- A l’intérieur de la station terminus, les fus de trolley sont supportés par une gaine formée de poutrelles en béton suspendues au plafond.
- Le dégagement de la station est très étroit et permet à peine de tourner les perches du trolley. Pour cette raison, et dans le but de gagner du temps, on a établi un dispositif en forme d'« Y » permettant le retournement automatique des perches de trolley (voir la fig. 1). Cet « Y » est constitué par une gaine en bois, à laquelle le fil est suspendu par une série
- j de ponts. Une voiture pénètre par une voie, et ! marche ensuite en sens inverse pour ressortir par l'autre voie pendant que la perc ne, suivant la gaine, est retournée bout pour bout.
- La seule manœuvre exigée du conducteur consiste à détacher puis à rattacher la corde rattrape-trolley.
- DIVERS
- Sur le choix de la tension à adopter dans les installations à bord des navires. —E. Gio-vannoni. —L’Eletlricista, i5 octobre 1908.
- Une confusion regrettable règne encore maintenant en ce qui concerne le choix de la tension pour les installations à bord des navires, ce choix étant laissé complètement au bon plaisir des constructeurs.
- Toutes sortes de tensions ont été adoptées, depuis 5o et 65 volts, jusqu'à i5o et même jusqu'à 220 volts, et l'on a des installations, soit à courant continu, soit à courant alternatif, monophasé ou triphasé.
- Il serait vivement à souhaiter qu'une entente internationale ait lieu dans le but d'uniformiser les tensions des installations électriques des navires, et il n’est pas besoin d’insister sur les multiples avantages qu?une telle disposition apporterait.
- Tout d’abord les navires pourraient beaucoup plus facilement que maintenant trouver dans les ports toutes les machines, appareils ou matériel d'usage (lampes, fusibles, fils isolés, etc.) dont ils auraient besoin. Ensuite ils pourraient, lorsqu’ils stationnent dans un port, faire alimenter leurs installations électriques (pour l'éclairage, la ventilation, les manœuvres, etc.) par une installation fixe située à terre sans tenir leurs chaudières allumées à une très petite charge, ce qüi permettrait de réaliser une économie très sensible.
- Mais on obtiendrait encore un autre avantage des plus précieux. On sait que l’importance que les installations électriques ont maintenant atteinte à bord des navires est telle qu'un navire qui, par suite d’un accident quelconque, se trouve dans l’impossibilité de les utiliser, est presque toujours très compromis.|Cette nécessité est tellement évidente que, dans la marine allemande par exemple, il est prescrit qu’une partie des services les plus importants puisse être alimentée au moyen d’un circuit spécial, par une batterie d'accumulateurs suffisante pour un temps donné. Dans le même but on a même commencé à construire des bateaux ayant une petite usine actionnée par des moteurs
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- Diesel cl indépendante de la grande usine centrale.
- Or, si la tension était uniformisée, il serait souvent possible de venir en aide aux navires en danger, en faisant fonctionner leurs installations au moyen du courant fourni par un autre navire ou par toute autre source. On se rappelle, par exemple, le désastre survenu il y a quelques années à plusieurs navires du Norddeutschcr Lloyd, dans le port de Hobokcn (New-York), qui durent périr, par suite de l'impossibilité d'actionner du dehors leurs pompes, à cause de la différence de tension.
- Reste seulement à établir quelle est l'espèce de courant et la tension qui conviendrait le mieux. La pratique a presque universellement sanctionné l’usage du courant continu, le courant alternatif de meurant toujours une exception. En effet, son principal aAran-tage, qui est de permettre de franchir de grandes distances, perd sa raison d'être à bord. Le seul avantage bien établi qu’il présente est d’être sans action sur l'aiguille de la boussole ; mais à cela il est possible de porter remède. Par contre, il a l'inconvénient de servir très mal pour les projecteurs.
- Quant à la tension, sans nous occuper de celles inférieures à ioo volts, de beaucoup trop basses, il faudra essentiellement faire le choix entre no volts et 220 volts.
- L’auteur n'hésite pas à préférer la première de ces tensions, qui peut s'appliquer directement,sans avoir besoin d'aucune transformation, pour les appareils de commande, les téléphones à haute voix, les projecteurs, etc., et qui, surtout, n'est pas dangereuse pour la vie humaine, avantage très important à bord, où il n’est pas toujours possible de prendre les mêmes précautions que dans les installations à terre. Il est vrai que la marine allemande a dernièrement adopté la tension de 220 volts, mais l’auteur croit que ce n’est pas là un exemple à suivre ; la marine italienne, qui a dos installations électriques très développées et très perfectionnées, n’a jamais dépassé 110 volts.
- Même l'augmentation du poids du cuivre et aussi celle du prix, que la tension de 110 volts entraîne par x^apport à celle de 220 volts, ne peut avoir une grande importance pour des navires où l'on installe toujours des appareils très lourds, et qui coulent des millions; d’autant plus qu'il faudrait, dans ce dernier
- cas, prévoir une augmentation pour les isolants.
- Il est donc à souhaiter que le courant continu à 110 volts puisse bientôt être universellement adopté pour les installations à bord des navires.
- G. A.
- BREVETS
- Dispositif pour obtenir un démarrage progressif des monte-chargesVereinigten Mas-chinenfabrik, Augsburg et Maschinenbau Gesell-schaft, Nurenberg. — Brevet allemand n° 194 685.
- Le tambour sur lequel s'enroule le câble du rnonte-chargcs est actionné par deux moteurs électriques, 1 et 2 qui, pour le démarrage du monte-charges, sont mis en mouvement l’un après l’autre à l’aide d'un commutateur spécial 3.
- •f
- Fig-. 1.
- Les connexions sont faites comme l'indique la figure, et Ton voit qu’en déplaçant la manette 4 de gauche à droite on actionne successivement les rhéostats de démarrage 7 et 8 des deux moteurs. Le mouvement des moteurs est transmis au tambour G par l’intermédiaire d’un train différentiel d’engrenages droits ou d’engrenages coniques; de cette façon, les moteurs sont indépendants et la vitesse du tambour est proportionnelle à la somme des vitesses des moteurs. Dans la ligure, on a représenté un différentiel à engrenage droit constitué par les pignons 13, ir>, 1 G, 17, 18 et 19.
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- T. V (2e Série). — N° 1.
- BIBLIOGRAPHIE
- // est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Réduction.
- Etude du retour par la terre des courants industriels.— i vol. gr. in-4° de 147 pages, avec 4o figures cl 16 tableaux. — Allier, imprimeur, Grenoble.
- On sait l’importance considérable de la question du retour de courant par la terre, question particulièrement délicate, puisqu’à l’heure actuelle, on n’a pu encore édicter aucune prescription vraiment rationnelle et efficace à ce sujet. Il faut féliciter les ingénieurs de la Commission présidée par M.Harlé, parmi lesquels nous citerons particulièrement MM. Barbillion et Brylinski, d'avoir réalisé une deuxième série d’expériences à ce sujet pendant le cours de l’année 1906-1907. Une première série avait en effet été exécutée en octobre iqo3 à Lancey, dans la vallée de lTsèrc. Tandis que dans cette première série d’expériences, on s’était contenté d’une ligne industrielle relativement courte, et l’on n’avait observé que des intensités de plusieurs ampères étaient faciles à mesurer avec les instruments ordinaires, les expérimentateurs ont recherché, pour la deuxième série de travaux, une ligne industrielle beaucoup plus longue et des intensités très faibles. L’organisation matérielle devenait donc beaucoup plus compliquée ; mais grâce à l’appui matériel prêté, tant par de nombreuses autorités techniques que par les industries de la région de l’Isère, ces expériences ont été menées à bien et ont fourni à la Commission les données suffisantes pour éditer un remarquable travail que nous allons analyser.
- A vrai dire ce travail peut être divisé en deux titres principaux. Le premier, sous le nom de Compte rendu des expériences, est dû à M. Bar-billion. Après avoir exposé clairement le but des expériences, les dispositions générales adoptées et la théorie simplifiée de la méthode employée, l’auteur décrit l’installation et le mode opératoire. Les essais furent faits à courants alternatifs, puis à courants continus. Le poste d’observation était installé dans une voiture télégraphique de campagne obligeamment prêtée par l’administration des Postes et Télégraphes-. 11 y avait en plus un poste fixe d’observation des lignes inductrices. Quant aux essais eux-mêmes, on peut les diviser on essais principaux et en essais auxiliaires. Les essais principaux ont com-
- porté essentiellement des mesures de courants induits faites sur des lignes mises à la terre aux deux bouts ou isolées. En outre de ces essais,[on chercha: i° à déterminer les formes des courbes de tension et d’intensité dans le cas des courants alternatifs ; 2° la détermination de l'importance relative des ondulations de la force électro-motrice de la dynama utilisée dans les essais à courant continu; 3° la détermination du facteur de puissance d’une ligne utilisant le retour du courant par la terre ; 4° la détermination de la résistance des terres d'un groupe de lignes.
- Le titre deuxième de l’ouvrage : Interprétation des essais et conclusions^ est l’œuvre de M. Brylinski. Après avoir rappelé l’état de la question avant les essais, c’est-à-dire en somme les effets connus du retour de courant par le sol, la forme de ces courants de retour et même les anciennes expériences de Prcese, l’auteur en vient à l’interprétation elle-même des nouveaux essais effectués. Les conclusions en sont particulièrement intéressantes. Une des conséquences les plus importantes indiquées dans cette étude est que la zone perturbatrice d’un grand transport à courant continu semble être très limitée en largeur et n’atteint pas 5fcm de part et d’autre de la ligne inductrice, pour un courant de i5o ampères continu et un parallélisme de 1 oookm. Pour un courant continu moindre et une longueur commune moindre, la largeur de cette zone diminue encore à peu près proportionnellement au courant inducteur et à la racine carrée de la longueur commune. Quant à l’effet de vallée, il ne gêne en aucune manière les lignes ayant un faible développement longitudinal; il ne peut que gêner les lignes d’un développement moyen. 11 ne faut pas du reste s’en émouvoir outre mesure, divers remèdes pouvant être facilement apportés. Cependant les auteurs du rapport estiment que, malgré les renseignements très utiles recueillis jusqu’à présent par ces essais, il serait nécessaire, avant d’autoriser de grands transports à courant continu à retour par la terre, de procéder à un essai en grand au moyen d’un transport d’énergie existant, tel que le transport de Moutiers à Lyon.
- A. Bq.
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- Théories des phénomènes électriques, par R. Picard du Chambon. — i vol. in-8° carré de i36 pages avec ligures. — H. Desforges, éditeur, Paris. — Prix : broché, 2 fr. 5o.
- Les esprits qui aiment philosopher sur le pourquoi des phénomènes physiques liront, non sans curiosité, l’opuscule de M. du Chambon. M. du Chambon rejette l’éther, tous les atomes hypothétiques du champ électro-magnétique qu’il juge inutiles. Pour lui, un seul phénomène domine la question, celui de l’influence électrique. Les oscillations, les ondes sont des phénomènes d’influence et l’électricité est une sensation. Mais qu'esl-ce que l’influence i’ Personne ne saura jamais le dire, pas plus M. du Chambon qui l’avoue, que d’autres qui ne l’avouent pas. C’est cependant, ajoute-t-il, un fait du discontinu, c’est un rapport synthèse qui régit les ensembles comme les termes analytiques, et le lecteur comprendra avec M. du Chambon que la distance doit peu importer dans toutes ces histoires. Signalons en passant des définitions propres à l’auteur, qui ne manquent pas d’une certaine originalité et dont voici quelques spécimens : L’incandescence est un cas particulier de la décharge. — Le mouvement représente une énergie qui se déplace, et celle-ci se propageant par influence, le mouvement est un phénomène d’influence, etc.
- Pour terminer, notons encore une explication des saisons ou pour mieux dire du chaud et du froid par l'existence de deux soleils inverses et tournant en sens inverses. A. Bq.
- VOLUMES REÇUS
- Sistema radiotelegrafico Artom, par le professeur A. Artom. — Extrait de la Itivista Marittima, Rome.
- Œuvres de Pierre Curie. — i vol. iu-8° raisin de 6ai pages avec 118 ligures et 3 planches. — Gauthier-Vu.i.aus, éditeur, Paris. — Prix : broché, 22 francs.
- Resistenza e reattanza effettives di un sole-noïde contenante un nucleo magnetico con-duttore, par le professeur F. Piola. — Extrait dos Atti Associazione Eleltrotecnica Italiana, Milan.
- Rermeabilita magnetica del ferro in campi deboli rapidamente alternati, par le professeur F. Piola. — Extrait des Atti Associazione Elettrotec-nica Italiana, Milan.
- L’interruptore di Wehnelt con corrente aliernata, par le professeur F. Piola. —• Extrait de lî. Academia doi Lincei, Rome.
- Le four électrique (3e fascicule), par A. Minet. — i vol. in-4° de 36 pages avec 22 ligures et 10 tableaux. — H. Desforges, éditeur, Paris. — Prix : broché, 2 fr. 5o.
- Unités électriques, par le comte de Baille-hache. — 1 vol. in-8ft raisin de 202 pages. — Prix : broché, 6 francs; relié, 7 fr. 5o. — H. Dunod et E. Pi-nat, éditeurs, Paris.
- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX
- Frais dë contrôle dus pour les distributions d’énergie électrique (').
- Les charges imposées à l’industrie électrique par la loi du i5 juin njolî sur le régime des distributions d’énergie résultent des prescriptions des articles 9 et i(8 de la loi et sont relatives aux frais de contrôle et aux redevances pour occupation du domaine public.
- (') D’après une étude publiée dans le Rullelin de l’Association des Anciens Elèves de l'Ecole des Travail,r Publics, par M. Ludinart,
- Le contrôle est, en principe, exercé dans chaque département par un ingénieur en chef. En outre, il est assuré :
- Exclusivement par des agents de l’Etat pour les distributions établies en vertu de concessions accordées par l’Etat et pour les distributions empruntant en tout ou en partie la grande voirie en vertu de permissions ;
- Fardes agents municipaux, mais soumis à la surveillance de l'ingénieur en chef du contrôle, pour les distributions établies en vertu de concessions don-
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- nées par les communes ou les syndicats de communes, ou les distributions n’empruntant que des voies vicinales ou urbaines en vertu de permissions; les agents de l’Etat peuvent, d’ailleurs, exercer ce contrôle.
- Il existe donc, en fait, deux personnels de contrôle qui doivent être rétribués, l’un par l’Etat, l’autre par les communes.
- Or, la loi du i5 juin iyo6 a mis (art. 18) les frais de contrôle à la charge des concessionnaires ou des permissionnaires, aussi bien pour les entreprises concédées que pour celles qui sont munies de permissions de voirie, que, d’ailleurs, ces entreprises soient ou non antérieures à la loi (circulaire ministérielle du 18 octobre 1907); par suite, l’Etat, d’une part, et les communes, d’autre part, doivent percevoir des frais de contrôle distincts pour assurer les services dont ils sont respectivement chargés.
- D’après le décret du 17 octobre 1907, rendu en exécution de l’article 18, 3°, de la loi du 15 juin 1906, le ministre des Travaux publics arrête chaque année les bases d’après lesquelles sont fixés .à forfait les frais de contrôle dus à l’Etat par les entrepreneurs de distributions établies en vertu de permissions ou de concessions.
- Ces frais, proportionnels à la longueur des lignes, ne peuvent dépasser dix francs par kilomètre de ligne et par an pour les distributions soumises au contrôle exclusif de l’Etat, et 5 francs par kilomètre de ligne et par an pour les distributions soumises au contrôle des municipalités sous l’autorité du ministre des Travaux publics (art. 9 du décret).
- Un décret du 3o mars 1908 a fixé à ces chiffres de 10 francs et 5 francs les frais dûs à l’Etat pour l’année 1908.
- Les frais de contrôle dûs aux municipalités sont déterminés par le Conseil municipal. Ils ne peuvent dépasser 5 francs par kilomètre de ligne et par an.
- Il en résulte qu’en fait le maximum des frais de contrôle est actuellement fixé à 10 francs par kilomètre de ligne. Ce tarif maximum sera révisé au plus tard le ior janvier 1910; puis, ensuite, il pourra l’être tous les 10 ans (art. i3 du décret).
- L’article 10 du décret du 17 octobre 1907 spécifie que les branchements desservant les immeubles ainsi que les canalisations établies sur des terrains particuliers n'entrent pas-en compte.
- En outre, les canalisations aériennes installées sur le domaine public et empruntant les mêmes supports ou poteaux, et les canalisations souterraines dont les conducteurs sont juxtaposés, sont considérées
- comme formant une seule ligne dont la longueur est égale à celle de la voie canalisée.
- Pour les canalisations établies en partie sur des voies publiques et en partie sur des terrains particuliers, chaque section de canalisation établie sur la voie publique est considérée comme ayant un kilomètre au moins, sans toutefois que la longueur totale servant ainsi de base à la fixation des frais de contrôle puisse être supérieure à la longueur réelle des canalisations.
- Ainsi, si une ligne emprunte une route nationale sur îoo“ puis traverse une propriété particulière sur 8oom et revient sur la route nationale sur 6oo“‘, on admettra d’abord que les deux tronçons de 2oo,u et de Goom comptent chacun pour ikul; on aurait donc aklD ; mais la longueur totale de la ligne n’étant que de 200 -J- 800 -}- 600 = 1 6oom , la longueur servant de base au calcul des frais de contrôle sera ce chiffre de 1.600 mètres.
- Quant aux branchements, ils sont exonérés de frais do contrôle. Dans la majorité des cas, la canalisation passe devant l’immeuble de l’abonné et le branchement n’a qu’une longueur de quelques mètres ; on conçoit bien que, dans ce cas, il n’y ait pas à payer de frais spéciaux pour ce branchement, puisque la surveillance se fera évidemment en même temps que celle de la canalisation.
- Mais il se peut que la longueur des branchements sur la voie publique soit assez considérable, lorsque, par exemple, l’immeuble à desservir n’est pas riverain de la voie sur laquelle est établie la canalisation principale. Le cas se produit lorsqu’une compagnie de tramways est autorisée à vendre ses excédents d’énergie; ses abonnés peuvent être assez éloignés de la canalisation, et la ligne de transport qui les dessert — et qui est branchée sur cette canalisation — peut emprunter des voies autres que celle sur laquelle est établi le tramway. Dans ce cas, cette ligne de transport doit-elle être exonérée des frais de contrôle i* L’affirmative ne paraîtrait pas logique ; du moment que la surveillance de ladite ligne ne peut être assurée en même temps que celle de la ligne principale, il semble être dû des frais de contrôle.
- S’il y avait plusieurs abonnés desservis par la ligne branchée, il est alors bien évident qu’il s’agirait non d’un embranchement mais d'une ligne secondaire, et la difficulté n'existerait pas.
- Un cas particulier se présente parfois encore :
- Une compagnie d’électricité alimente une coin-pagnie de tramways' puis elle fournit de la force à
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- des abonnés au moyen de prises faites sur la canalisation même (*) du tramway. Comment doit-on taxer l’ensemble de l’installation ?
- Il semble qu’il y ait Heu de procéder ainsi :
- On percevra des frais de contrôle pour les canalisations extérieures alimentant le tramway ; les branchements seront traités comme il a été indiqué précédemment; par contre, il ne sera rien perçu pour la canalisation même du tramway ; l’exploitant du tramway est, en effet, imposé de frais de contrôle par le cahier des charges de sa concession ; dans ces conditions, on peut faire application des prescriptions de l’article io du décret du 17 octobre 1907 qui ne frappe que d’une seule taxe les conducteurs empruntant les mêmes supports ou juxtaposés ; d’ailleurs, le réseau de tramways n’est pas soumis à la surveillance du service spécial de contrôle des distributions d’énergie électrique (décret du 17 octobre 1907 et circulaire ministérielle du i5 septembre 1908).
- Bien entendu, s’il n’y avait pas de vente de force à des abonnés, la canalisation d’amenée au tramway ferait pai’tie intégrante des installations du tramway et ne donnerait pas lieu à perception spéciale de frais de contrôle.
- (*) C’est-à-dire sur les conducteurs sur lesquels frottent les organes de prise de courant des voitures.
- En ce qui concerne le paiement, les Irais de contrôle sont calculés par trimestre; tout trimestre commencé est compté pour un trimestre entier.
- Le point de départ de la taxation est la date de la délivrance1 de la concession ou de la permission.
- Chaque permission ou concession donne lieu à la perception de frais de contrôle distincts pour les lignes qu’elle autorise.
- On considère comme une seule et même distribution tout ensemble de canalisations et d'ouvrages reliés entre eux et parcourus par un même courant, à condition que ces canalisations et ouvrages soient autorisés par une décision unique de l’autorité compétente ou par des décisions connexes (circulaire du i5 septembre *908).
- Les frais do contrôle sont versés annuellement au Trésor sur le vu des états de frais dressés par l’ingénieur en chef du Contrôle et arrêtés par le préfet, délégué à cet effet par le ministre des Travaux publics.
- Les frais dûs aux communes sont acquittés à la caisse municipale sur le vu d’ordres de versements établis par le maire.
- A défaut de payement, le recouvrement est poursuivi en conformité des règles générales de la comptabilité publique de l’Etat (art. 54 de la loi de finances du i3 avril 1898) ou de la comptabilité municipale (art. 12 du décret du 17 octobre 1907).
- VARIÉTÉS
- ÉTUDE D’ENSEMBLE SUR LA TÉLÉGRAPHIE SANS flL
- Les débuts de la télégraphie sans lit sont déjà trop loin dans l’histoire pour qu’il soit utile d’examiner ici et de décrire en détail les méthodes et les procédés qui, avec les expériences sensationnelles laites par Marconi en 1901 et en 190a à travers l’Atlantique, donnèrent à la télégraphie sans ül dans l’industrie l’importance considérable qu’elle avait déjà dans la science.
- Depuis cette époque aucun fait nouveau n’est venu provoquer, dans le lent développement du nouveau procédé de communication, un brusque, élan vers l’avant; la télégraphie sans lil marque le pas, comme épuisée par sa première marche
- triomphale. Néanmoins, les perfectionnements du détail ont été nombreux et de tous côtés des portes se sont entrebâillées sur l’avenir ; l’examen des progrès réalisés et celui des applications des idées nouvelles constitueront les deux principales divisions de cette étude.
- L — Transmission.
- Dans tous les procédés de transmission dérivés des travaux de Hertz, on s’est attaché surlout à réaliser la production d’ondes aussi énergiques e’i aussi pures que possible, tout en diminuant les causes d’amortissement. La solution approchée du problème de la syntonie, d’une impor-
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- tance de plus en plus primordiale devant le développement incessant du réseau radiotélé-graphique mondial, est en effet liée intimement à la réalisation de ces diverses conditions.
- Dès 1898, Braun indiquait la nécessité d’employer des ondes longues, pour diminuer leur absorption par les obstacles, et proposait, pour augmenter les énergies en jeu, d’accoupler in-ductivement les antennes avec des circuits oscillants fermés à fortes capacités et à selfs réduites au strict minimum. 11 signalait en même temps l’importance qu’il y avait, pour la réalisation approchée de la syntonisation, à diminuer autant que possible les amortissements des circuits oscillants et des antennes à la transmission.
- C’est dans la voie tracée par Braun que les recherches ont été universellement dirigées. Le couplage indirect des antennes s’effectue principalement par deux méthodes ; l’induction avec transformateur genre Tesla et la dérivation avec dispositif Oudin. Le second montage, théoriquement moins bon, est souvent préféré au premier, par suite de sa plus facile réalisation pratique.
- *
- * *
- Quelque soit le dispositif employé, l’énergie maxima qu’on peut mettre en jeu est théoriquement illimitée puisqu’elle est proportionnelle à tin produit de deux facteurs CY2 dont l’un, le second, est indéterminé : malheureusement on 11’a pas encore trouvé le moyen de construire des condensateurs permettant d’utiliser avec un bon rendement les très fortes tensions que l’industrie peut mettre, avec des puissances considérables, a la disposition des ingénieurs.
- La plupart des condensateurs industriels sont à diélectrique de verre. Pour le verre, comme pour la porcelaine, une condition essentielle de l’homogénéité de la masse est sa faible épaisseur ; si l’on augmente cette dernière au delà de certaines limites, loin-d’accroître la résistance à la rupture diélectrique, on augmente les chances d’accidents provenant de la mauvaise qualité de la pâte.
- Avec les verres fournis par l'industrie actuelle, il es! difficile de construire des capacités notables réalisées directement pour des tensions maximaxsupérieures à 70 000 volts. Pour dos potentiels plus élevés, le montage en cascade s'impose, mais il conduit rapidement à un encom-
- brement considérable et à une augmentation des selfs et résistances en jeu telle que l’amortissement qui en résulte est un obstacle sérieux à des résonnances pures.
- Les condensateurs employés sont de trois types principaux : les bouteilles de Leyde, les tubes Moscicki, les condensateurs à plaques de verre.
- Les bouteilles de Leyde présentent un encombrement beaucoup plus grand que les tubes Moscicki, qui en sont un perfectionnement ingénieux et semblent être appelées à disparaître devant ces derniers.
- Les condensateurs Moscicki sont constitués par de longs tubes de verre très minces de om,6o à i"l,5o de long sur quelques centimètres de diamètre.
- Ces tubes fermés à une extrémité se terminent, à l’autre extrémité par un goulot rétréci et épais. Les parois intérieures et extérieures argentées et recouvertes d’un dépôt de cuivre électrolytique constituent les deux armatures du condensateur. Un tel appareil peut résister à des tensions très fortes, bien que les tubes soient minces et les capacités par conséquent notables sous un faible volume, grâce au surépaississe-ment du verre au goulot. C’est en effet entre les bords des armatures que se produisent les ruptures du diélectrique, la tension superficielle atteignant, conformément à la théorie, dans ces régions, des valeurs considérables.
- Si l’on pousse un condensateur trop longtemps à un régime légèrement supérieur à celui pour lequel il a été calculé, et si l’on n’a pas pris toutes les précautions nécessaires pour restreindre la production des effluves au bord des armatures, ou voit peu à peu se dessiner sur le verre des rainures irrégulières de plus en plus profondes, rayonnantes autour des bords de ces armatures. Il se forme finalement de véritables traits de diamant où s’amorce la rupture définitive qui est ainsi, non pas un phénomène accidentel brusque, mais un phénomène progressif, lentement préparé. La vie d’un condensateur semble donc limitée par, en quelque sorte, usure du diélectrique.
- Les condensateurs à plaques de verre et plaques métalliques interposées sont les plus simples, mais aussi parmi les plus encombrants et, par suite du gros volume de verre nécessité, les plus coûteux, Ils sont en général plongés
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- dans des isolants liquides ou pâteux (huiles, pétrole, paraffine, etc.) pour réduire les pertes par effluves.
- Les condensateurs à verre armé, c’est-à-dire à plaques métalliques noyées dans le verre, n’ont pas donné de bons résultats par suite de la difficulté que nous avons déjà signalée d’obtenir de grosses masses de verre homogènes. Les condensateurs à ébonite sont d’un prix de revient trop considérable; la micanite a une hystérésis diélectrique trop grande. L’hystérésis diélectrique des condensateurs est en effet une très importante cause d’amortissement ; mal étudiée et mal connue, elle semble avoir pourtant, au milieu des pertes par effluves, mauvais isolement, résistances ohmiques, une importance capitale (Stein-metz, Arco, etc.).
- En somme, on ignore à peu près tout encore de la technique du condensateur employé avec les courants de haute fréquence; les nombreuses observations faites manquent de la coordination nécessaire pour des conclusions précises.
- Nous avons eu l’occasion, avec le capitaine Ferrié, de comparer, au point de vue de la conservation de la charge, des condensateurs à plaques de verre secs ou dans des huiles lourdes et d’antiques bouteilles de Leyde, bouchées hermétiquement avec des cires spéciales employées autrefois dans les laboratoires. La bouteille de Leyde, après trois secondes, avait encore les 9/10 de sa charge et était, à ce point de vue, nettement supérieure à tous les autres types ; les condensateurs dans l’huile en particulier étaient complètement vidés, en quelques dixièmes de seconde. Dans l’air la charge se conservait un peu plus longtemps, mais au point de vue de l’énergie mise en jeu dans le circuit oscillant, les condensateurs à plaques de verre, dans l’air, furent de beaucoup les plus mauvais. L’ionisation du liquide non renouvelé était peut-être une des causes de la perte de la charge statique des condensateurs dans l’huile ; mais comme d’autre part le liquide réduisait beaucoup les j^ertes par effluves, les condensateurs à huile reprenaient l’avantage en fonctionnement normal.
- Des études approfondies sur les diélectriques, sur leur charge résiduelle, sur leur hystérésis en haute fréquence seraient, on le voit, d’un grand intérêt.
- Marconi a abandonné récemment les condensateurs à isolants solides ou liquides pour les rem-
- placer par des condensateurs à air évidemmen très avantageux au point de vue théorique. Le volume occupé devient alors considérable; il est à craindre que les augmentations de self et de résistances provenant de l’importance des connexions ne rendent illusoires les gains réalisés sur les autres causes de pertes. Néanmoins l’encombrement du condensateur à diélectrique gazeux peut être réduit dans des proportions très fortes par l’emploi d’un gaz comprimé. La résistance à la rupture diélectrique croit; en effet à peu près comme la pression.
- Fessenden et Fleming auraient ainsi réalisé des capacités notables à très bon rendement. L’usage de gaz inertes comme l’azote ou l’acide carbonique est préférable, les effluves produisant dans l’air des composés oxygénés de l’azote à réaction acide pernicieuse. Des phénomènes d’ionisation semblent toutefois à redouter si l’on n’a pas une circulation de gaz active, bien difficile à réaliser de façon simple.
- Les perfectionnements apportés au reste du circuit oscillant ont également eu pour but de diminuer les causes d’amortissement et d’obtenir de ce circuit le meilleur rendement possible.
- Rutherford, Y. Bjcrknes et surtout Drude ont montré l’importance considérable de la résistance ohmique de l’étincelle dans les causes d’amortissement. Cette résistance, qui augmente avec la self-induction du circuit et diminue avec la capacité, varie en sens inverse de l’intensité du courant. Faible si l’étincelle est courte, elle croit très vite quand la distance explosive augmente. Slaby a remarqué une variation de près de 5 ohms quand, pour son oscillateur, la longueur d’étincelle passait de 4mm à 1 millimètre.
- Pour les grandes distances explosives, il semble qu’il y ait avantage à fractionner les étincelles.
- La nature du métal de l’oscillateur a également une influence sur la résistance ohmique de l’étincelle.
- Toutes ces considérations montrent que la formule de Thomson ne peut être employée que d’une façon approximative et que la période du circuit oscillant n’est pas constante.
- Pour éviter la production d’arc et réaliser des
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- étincelles franchement oscillantes, il y a intérêt à éviter :
- i° L’échaufïemcnt de la masse de l’oseilla-teur;
- a0 L’échauifement d’un de ses points par fixation de l’étincelle;
- 3° La stagnation des gaz autour de l'oscillateur (l’ionisation diminue en effet le potentiel explosif).
- Suivant les opérateurs, ces desiderata ont été réalisés, soit en laissant l’étincelle fixe et en faisant tourner les deux masses de l’oscillateur, soit en laissant l’oscillateur fixe et en forçant l’étincelle à se déplacer. Le premier système a été préconisé par Fleming et Marconi. Fleming emploie des oscillateurs tournants dans une enveloppe étanche où l’on comprime un gaz inerte, de l’azote, par exemple. Marconi a soufflé l’étincelle avec un jet d’air comprimé. La Tele-funken constitue son oscillateur par deux tores à même axe vertical. L’étincelle court sans cesse entre les deux tores. Le métal employé est un métal anti-arc, le zinc par exemple. En France, on emploie beaucoup des oscillateurs formés par deux cylindres à axes parallèles dans le même plan horizontal. L’étincelle se déplace d’ellc-môme sans cesse entre les génératrices les plus voisines.
- Le refroidissement est réalisé soit par ventilation, cette ventilation pouvant être produite par rotation de l’oscillateur, soit par circulation d’eau, soit simplement par l’emploi de très gros oscillateu rs.
- *
- 4 4
- Les deux armatures du condensateur sont reliées à l’oscillateur par l’intermédiaire de la ou des spires de l’Oudin ou du Tcsla qui transmettent l’énergie de la décharge oscillante à l’antenne. 11 y a le plus grand intérêt à réduire autant que possible par une convenable disposition des appareils la longueur des connexions employées; ces connections augmentent l’amortissement, rayonnent inutilement et sont souvent le siège de courants de circulation intenses quand leur disposition n’est pas symétrique; elles constituent une self non pas même indifférente, mais nuisible. C’est à leur suppression presque absolue par la connexion directe de la spire primaire de l’Oudin, de l'oscillateur et du
- condensateur, résultat obtenu grâce â la disposition spéciale de ces appareils, que l’on peut attribuer les grandes portées réalisées par le Génie militaire français avec des énergies très réduites et des accouplements faibles.
- +•
- 4- *
- On sait que lorsqu’on fait agir indirectement un circuit oscillant sur un autre circuitouvert ou fermé, le mouvement des charges électriques peu t être considéré comme résultant de la composition de deux mouvements oscillatoires de périodes différentes. Obcrbcck, Bjerkncs (1891-1890), Drudc, Wicn, Slaby, M. Abraham principalement, ont étudié ces phénomènes d’accouplement qui présentent évidemment pour le problème de la syntonie une importance capitale. Le fait que, pour réaliser l’unité de période des deux ondes émises par l’antenne, il serait nécessaire de réduire à zéro le coefficient d’induction mutuelle des deux circuits montre l’impossibilité théorique des syntonies rigoureuses. Dans la pratique, on s’est arreté en général à l’emploi d’accouplements moyens qui permettent des résonances assez pures, sans entraîner trop de pertes d’énergie.
- 11 est d’ailleurs à remarquer qu’avec des circuits de transmission et de réception peu amortis, l’emploi des accouplements lâches peut être avantageux au point de vue des énergies nécessitées ; ce qu’on perd par l’insuffisance d’induction mutuelle, 011 le regagne par la pureté des résonnances possibles.
- Drude a montré en 1904 que l’onde la plus longue avait l’amortissement le plus faible, cet amortissement devenant très petit pour un accouplement rigide, plus petit que celui de l’antenne considérée isolément.
- L’onde courte correspond à des amplitudes d’oscillations plus grandes que celles de l’onde longue; mais comme elle a un amortissement plus fort, l’énergie moyenne qu’elle met en jeu est plus faible.
- *
- + 4 .
- La nécessité d’augmenter le rayonnement pour des antennes de surface donnée a conduit à remplacer pour la charge des condensateurs la bobine d’induction à puissance limitée par des
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- transformateurs alimentés par des courants alternatifs industriels. Tcsla et d’Arsonval employèrent de tels dispositifs. Blondel, le premier, signala en 1902 l’intérêt qu’il y avait, pour réduire les consommations d’énergie et empêcher la production d’arc permanent à l’exploseur, à établir la résonnance entre les self-inductions mises en jeu et les capacités placées aux bornes secondaires du transformateur. Les phénomènes de résonnance en question furent étudiés par Scill en 1904, mais la théorie générale de la raréfaction de l’étincelle est due à Blondel [Eclairage Electrique, n° 20, 21, 23, 1907) qui, avec son oscillographe, a démontré, expérimentalement, ses conclusions théoriques.
- Bethenod (Eclairage Electrique, n° 4 3 ii 02, 1907) s’est attaché d’une façon spéciale à l’étude de la résonnance des divers types de transformateurs sur les capacités utilisés en télégraphie sans fil. 11 a établi des bases et des formules très simples pour le calcul du fer et des enroulements. 11 a en particulier montré, ce qui au point de vue pratique est très intéressant, que les transformateurs industriels convenablement calculés pouvaient donner les memes résultats que les transformateurs à fuites, à circuit magnétique ouvert ou fermé, employés avec succès, les premiers par Hemsalech, les seconds par Gaiffe en France, puis par Koch en Allemagne.
- Les surtensions dues à la résonnance atteignent facilement six fois la tension normale; au début, les premiers transformateurs industriels utilisés, mal calculés, travaillaient à des inductions beaucoup trop fortes. Les calculs de Blondel et de Bethenod ont rendu vraiment industrielle la construction des transformateurs destinés à travailler sur capacités.
- La bobine d’induction 11’est d’ailleurs • pas abandonnée ; sa construction est restée empirique, et l’étude approfondie qu’en a faite Ar-magnat montre nettement qu’il y a beaucoup à attendre encore de cet appareil. Le nouvel interrupteur lvlingelfuss permet déjà d’ailleurs d’augmenter considérablement les énergies mises en jeu; une bobine lvlingelfuss de u'll,“)0, actionnée, par un interrupteur à turbiné lvlingelfuss, peut supporter normalement un courant moyen de 35 ampères sous 90 volts.
- On obtient entre cylindres de 1011'1 de diamètre 4""" d’étincelle sur une capacité de 0,880 microfarad.
- On connaît le principe de l’interrupteur Klin-gelfuss. De larges balais métalliques frottent sur la surface d’un cylindre animé d’un mouvement de rotation rapide par un petit moteur accessoire ; la surface du cylindre est alternativement conductrice et isolante. L’ensemble, cylindre et balais, est plongé dans un mélange de pétrole et de mercure de proportions telles qu’il soit mauvais conducteur, mais amalgame sans cesse les surfaces métalliques des balais et du cylindre. Les contacts sont ainsi toujours très bons.
- En outre, pendant la rotation, le mélange liquide est aspiré à l’intérieur du cylindre ; au bord de chaque partie condustrice de la surface .et suivant une génératrice, a été pratiquée une fente par laquelle le liquide s’échappe en vertu de la force centrifuge ; le jet produit coupe l’étincelle de rupture qui tend à s’amorcer au moment où le balai quitte la partie métallique. On peut ainsi couper des intensités de courant considérables.
- Des bobines lvlingelfuss avec interrupteur de ce type sont en particulier en service à Saintes-Marics-dc-la-Mer et à Alger. Ces postes communiquent parfaitement la nuit avec la Tour Eiffel, même avec une énergie de r kilowatt seulement. Leurs signaux sont récusa Casablanca.
- M. Villard a fait construire en 1907 un alternateur très intéressant, donnant un courant de l'orme analogue à celui de la bobine d’induction, tout en permettant de disposer d’une puissance aussi grande qu’011 veut.
- Fiv. 1.
- L’induit fixe porte seulement deux bobines de faible étendue angulaire, diamétralement opposées et fixées dans des encoches. L’inducteur qui tourne à l’intérieur de l’induit est constitué par deux électro-aimants montés aux extrémités opposées d’un môme diamètre. A chaque demi-tour, on a une période complète très courte et séparée de la suivante par un silence. La période est composée de trois alternances dont l’une est
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- à pointe très aiguë, et a une aire totale égale à la somme des aires des deux autres (fig. i).
- La force électromotrice maxima est, comme dans la bobine, très supérieure à la force électro motrice efficace, quadruple environ. Par transformation on a facilement des voltages maxima élevés et un arc ne peut s’allumer par suite de la forme très pointue des courbes.
- Pour des postes de faible importance, l’excitation directe, avec un transformateur industriel au lieu d’une bobine, est facile a réaliser avec un tel alternateur.
- Les étincelles produites sont dissymétriques et leur sens peut être modifié à volonté. L’alternateur Villard est d’un emploi commode pour la production des rayons X avec une seule soupape.
- ¥ *
- La manipulation est facile dans les postes à
- petite puissance, les courants à couper étant peu considérables. A partir de 20 kilowatts, le problème se complique et la vitesse, de plus en plus grande, qu’on demande aux transmissions, rend sa solution plus difficile. Nous n’entrerons pas dans le détail des divers dispositifs adoptés : manipulateurs à relais, à contacts à grande surface dans le mercure, à contacts multiples, sur le courant primaire ; manipulateurs sur le secondaire, sur les circuits à haute fréquence, parsouf-IIâge des étincelles, par désaccord des circuits oscillants, par coupure sur l’antenne, etc. Ces derniers sont parmi les plus faciles à réaliser et parmi les meilleurs, mais ils ont l’inconvénient de laisser les condensateurs et l’oscillateur en fonctionnement continuel pendant toute la transmission d’un télégramme.
- (.1 suivre.)
- P. Biîexot.
- Capitaine du Génie.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE^
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- En prenant connaissance des dernières circulaires Merton sur le marché du cuivre, nous ne pouvons nous empêcher de nous souvenir de l’enthousiasme qui s’empara de certains informateurs au lendemain de l’élection de M. Taft; les cours du cuivre fin décembre devaient atteindre ou tout au moins approcher ceux que nous avons vu en janvier 1907! Nous voici au 3i décembre et les cours du cuivre oscillent autour de fi>3 livres ; la hausse sur les cours d’octobre n’est pas niable puisqu’on peut l’estimer à 4 livres environ, mais elle est loin d’atteindre les chilïres escomptés par les haussiers. Ni les constructeurs, ni les consommateurs, quels qu’ils soient, ne s’en plaindront; la situation commerciale que nous dénoncions il y a deux mois comme mauvaise devient fort mauvaise. 11 est commun de dire que cela tient à la situation politique en Europe ; celle-ci évidemment entre pour une certaine part dans la stagnation des affaires, mais elle n’est pas cause de l’absence
- totale des ordres qui ne se passent pas, parce qu’il n’y a plus de besoins. Ainsi, on dit que les commandes distribuées dans ces dernières semaines aux fabricants anglais ont été très désappointantes, que les demandes du continent ont diminué de volume, et que les achats des consommateurs d’Amérique même ont été beaucoup moindres. Les producteurs importants auraient pensé dans ces conditions à offrir des prix plus bas. Que deviennent alors les belles promesses de tous ceux qui voyaient dans l’élection du nouveau président des Etats-Unis le point de départ d’une ère de prospérité ? Elle est cependant à bien des points de vue il l’abri des fluctuations que peuvent entretenir les événements politiques d’Orient.
- La malheureuse question des transports en commun à Paris n’est pas près de recevoir une solution que public et compagnies attendent avec tant d’impatience. L’offre dont nous avons déjà parlé, faite par MM. Francq, Descubes et Eavaron, a retenu par plus d’un point l’attention du Conseil municipal et
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- éveillé probablement les jalousies de leurs concurrents demandeurs en concession.
- En effet, si nous nous en rapportons aux on-dit, ces demandeurs en concession offrent de construire des voies entièrement nouvelles sur un ensemble de 180 km au moins, disposées selon la dernière expression du progrès et de manière à moins encombrer la voie publique ! Le service serait assuré par des voitures construites selon les dernières indications de la science et dont le nombre plus grand qu’actuellement permettrait d’obtenir un parcours annuel de voitures de 3i millions de kilomètres au lieu de 22. D’autre part, il serait créé un service de nuit et de transport nocturne de marchandises et de transport diurne de messageries dans le but de débarrasser la voie publique dans la journée. Une usine électrique, des depots, des remises et des stations, complètement neufs conti'ibueraient à la réussite de ce plan séduisant. En outre, une formule à établir permettrait d’associer le personnel au développement de la recette brute et à la réduction correspondante de la dépense d’exploitation, tout en agissant dans le sens des intérêts des voyageurs à transporter ; tout ceci, aux dires des promoteurs, sans préjudice de tarifs plus réduits qui laisseraient à la Compagnie une rémunération suffisante.
- Nous avons voulu garder à cet exposé tout ce qu’il a de magnifique et d’alléchant. Mais comment réaliser le désencombrement de la voie publique en multipliant le nombre des voitures, la longueur des voies et en réalisant un service diurne de messageries ? Ceci paraît beaucoup plus. de nature à satisfaire les légitimes aspirations du public et du commerce qu’à diminuer la circulation chaque jour plus intense. D’autre part, la création d’une usine électrique absorberait dès le début, sans profit pour l’exploitation, une partie importante du capital ; avec de l’habileté, il serait possible d’obtenir des grosses usines existantes un prix de courant très avantageux. Et quel souci de moins pour les concessionnaires qui consacreraient toute leur énergie, tous leurs capitaux aux problèmes du transport; car l’usine centrale construite évidemment en dehors de l’enceinte de Paris entraîne les sous-stations, les canalisations souterraines et toutes leurs conséquences. 11 existe en France une. certaine ville où le concessionnaire de la force et de la lumière s’est assuré la clientèle de la Compagnie des tramways. Tandis que le courant de force et lumière est distribué en triphasé, 5o périodes, par les mêmes canalisations, le courant de. traction continu, 5oo volts, est assuré par trans-
- formation par les mêmes alternateurs. Fournisseurs et clients, quels qu’ils soient, ne semblent pas se plaindre de là combinaison. Plus près de nous, n’csl-ce pas la politique adoptée par la Compagnie du Métropolitain, la Compagnie du Nord-Sud, les Tramways du Nord-Parisien qui s’alimentent aux usines de la Société d’Eleclricité de Paris i*
- Nous avons signale la tendance de nos grandes sociétés de charbonnages à créer des stations centrales électriques dans le double but de desservir leurs propres installations et d’utiliser les gaz de leurs fours à coke, ouïes produits non commerciaux provenant de l’extraction ou de la transformation du charbon. Mais elles se créent en outre une clientèle privée. Les houillères de Ronchamp, par exemple, exploitent un secteur très important. La société des mines cie Lens de son côté nous fait entrevoir dans son dernier rapport les progrès réalisés dans le même sens au cours de l’exercice écoulé ; elle construit à côté des deux stations centrales existantes de Pont-à-Vendin une troisième station composée de trois alternateurs de 8oo kilowatts,accouplésàdes moteurs à gaz Westinghouse qui seront alimentés par les i/|0 nouveauxl'ours du même rivage de Pont-à-Vendin. La longueur totale de son réseau de distribution en câble armé souterrain a passé de i5k à 3ikm,5oo ; la puissance totale des transformateurs installés de 1780 kilowatts avec 29 appareils à 2 i5o kilowatts avec 42 appareils; enfin, la puissance totale des moteurs installés est de 4 800 chevaux avec 92 moteurs, au lieu de 3780 avec 53 moteurs. Puis, pour le service spécial de la fosse 8 et de la fosse 5, la société a installé respectivement un moteur à gaz avec alternateurs Westinghouse de 35o kilowatts et un groupe turbo-alternateur Sautter à vapeur d’échappement.
- L’aluminium, qui a occupé dernièrement toute la presse économique et financière à la suite de la rupture du syndicat des producteurs et d'un rapport de M. Dussaugey au congrès deJVIarseille, fait de nouveau parler de lui à l’occasion d’un projet de monnaie. La baisse de ce métal a donné l’idée à notre grand argentier de réaliser quelques bénéfices en •réant 348 780000 pièces de 10 centimes du poids de 3&: et 562 5ooooo pièces de 5 centimes du poids de aBP, soit un tonnage de 2771280^. Si ce projet est voté, les sociétés spécialisées depuis plusieurs années dans la fabrication de T aluminium se trouvent bien récompensées par l’extension naturelle de leurs affaires, de leurs efforts techniques et financiers pour la diffusion des emplois du métal. En attendant, avec l’espoir que la présente dans son conseil d’un admi-
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- nistrateur de Froges poussera à l’emploi de l’aluminium, on annonce qu’une société s’est constituée pour établir des lignes électriques, et notamment la ligne Dauphiné-Centre qui doit amener à Saint-Etienne et à Roanne l’énergie électrique des stations des Alpes.
- Le 9 décembre, a eu lieu rassemblée générale ordinaire des actionnaires du Sud Electrique. L’exercice 1907-1908 pendant lequel la Société a encaissé 565 000 francs de recettes a été un exercice de développement, d’essais et de mise en train. Le Conseil a proposé par suite à l’assemblée de passer au compte : frais de premier établissement, l’excédent des dépenses d’exploitation sur les recettes, égal à la somme de 81 314 fr. 08. Ce meme compte qui, d’une année à l’autre, a passé de 240 106 fr. 87 à 397 072 fr. 02 a été débité des frais généraux d’administration, des intérêts des obligations et des intérêts payés aux créditeurs divers, déduction faite pour ces derniers de ceux afférents aux travaux encore improductifs qui sont imputés au chapitre dépenses d’installations. Le Sud Electrique, en effet, n’a pas installé, pendant cet exercice, moins de 47okm de lignes de transport, tout en achevant de nombreux postes de transformation et de distribution sur divers points du réseau ; son capital-actions de 6 millions ayant été absorbé par les concessions antérieures à 1907, les usines et les réseaux établis avant cet exercice ainsi que, par les installations correspondantes, l’émission de 10 millions d’obligations n’ayant pu avoir lieu en raison des dispositions du marché, il a bien fallu obtenir de certains créditeurs divers, portés au passif pour 7 464 537 fr. 69, des délais de paiement qui se traduisent par des intérêts de retard. L’entreprise a donc débuté de suite par une erreur fondamentale : capital trop restreint, ou programme d’une envergure trop grande. Les organisateurs de pareilles affaires se flattent bien souvent de 11e pas connaître d’obstacles à une augmentation du capital sous forme d'obligations dont le montant, souvent supérieur au capital-actions, permettra de réaliser toutes les extensions el absorptions prévues par leur ambition ; dans leur idée, le jeu naturel de l’amortissement de ces obligations constituera à lui seul une réserve suffisante
- pour asseoir ces affaires ; les traités de concessions prévoient,la plupart du temps,le retour des canalisations, quelquefois de certaines parties des usines ou sous-stations aux concessionnaires ; à quoi bon les amortir ? La plus grande partie des bénéfices paraît donc acquise aux actionnaires; mais ces audacieux ne comptent pas assez sur tous les imprévus, qui entravent les plus agissants et brisent les plus solides.
- Quoi qu’il en soit, le Sud-Electrique a pu, au cours de l’année, fournir la Société Nîmoise d’Eclai-rage et de Force motrice, raccorder Montpellier et fournir la Société d’Electricité de Montpellier, et en résumé se mettre en mesure de distribuer le courant à Avignon, Nîmes, Montpellier, Arles, Tarascon, et à 60 communes qui représentent une population desservie de 3oo 000 habitants.
- Ce sont les installations de la Société des Forces motrices de La Vis qui assureront la distribution du courant nécessaire. Le Sud-Electrique s’est intéressé pour près de 700 000 francs à l’augmentation de capital de cette dernière, moyennant quoi il a obtenu la location de la production totale de l’usine hydraulique de Madières. Le portefeuille est passé ainsi de 796502 francs a 1 559702 francs. Pour donner une idée relative des autres postes de l’actif, nous les rappelons ci-dessous :
- Dépense de ie,‘ établissement....... 397 072 02
- Concessions, usines, réseaux........ 3 5i2 189 49
- Dépenses d’installations............ 7 212901 33
- Mobilier et outillage............... 197 733 72
- Matériel en location................ 26698 5i
- - Soit un total de.................. . 11 346 595 07
- d’immobilisations contre un passif de 6 millions d’actions de priorité et ordinaires et 10 millions d’obligations dont 631 000 francs seulement sont versés. La Société Nîmoise a distribué 5 % , la Société Avignonnaise, 3 % ; il est de toute nécessité que l’exercice en cours puisse bénéficier de résultats d’exploitation et de l’émission des obligations qui assainiront la situation de trésorerie bien précaire de la Société.
- D. F.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Aisne. — Est déclaré d’utilité publique l'établissement d’un chemin de fer d’intérêt local de Ratuery à Liart. par Ver vins et Brunehamel.
- Isère. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement d’un chemin de fer d’intérêt local de Grenoble à Villard-de-Laur; devis: 3i5oooo francs; la Société grenobloise des tramways électriques est chargée de la construction et de l’exploitation.
- Pvrénées-Orientales. — Le département est autorisé, par une loi du 19 décembre, à procéder à la construction et à l’exploitation des lignes suivantes de chemins de fer d’intérêt local ? i° de Perpignan au Barcarès, devis : 2 826 000 francs; 1° de Thuir à Perpignan, 1 219 750 fr. ; 3° d’Arles-sur-Teeh à Prals-de-Mollo, 2 804 a5o francs.
- Ile-et-Vilaine. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement d’une ligne de tramways de Plélan à Redon ; devis, 2 180470 francs.
- Est à l'étude le projet d’une ligne de tramways de Fougères ’i Saint-James.
- Ardennes. — Il est question d’établir une ligne de tramways entre Mézières et Warcq.
- Basses-Ptréniîes. —Est à l’étude l’établissement d’une ligne de tramways de Pau à Vie.
- Calvados.—On projette la construction d’un tramway entre Saint-Martin-des-Besaces et Condé-sur-Noireau par la vallée de la Druance.
- Corrèze. — Deux nouvelles lignes de tramways, l’une à Brive et l’autre à Tulle, vont être concédées très prochainement.
- Drôme. — Le projet d’une ligne de tramways de Saint-Vallier à Beaurepaire esta l’étude.
- Haute-Loire. — On va procéder prochainement à la construction du tramway de Brioude à Lavoûte.
- Haute-Saône. — Le Conseil général a émis un avis favorable à l’exécution des avant-projets des lignes de chemins de fer suivantes : i° Chaumonl-Bourbonne-Corre; 20 Prcssigny-Molay.
- Haute-Savoie. — Le Conseil général a décidé la création de deux réseaux de tramways d’une longueur totale de 224 kilomètres.
- Nord. — 11 est question d’établir une ligne de tramways de Marly à Roisin.
- Vaucluse. — On étudie actuellement le projet relatif à l’établissement d’une ligne de tramways d’Avignon à Villeneuve.
- Vosges. — On va procéder prochainement à la construction du tramway de Neufohâleau à Contrexéville.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 19 janvier, à 4 h. 1/2, sous-secrétariat d’Etat des Postes et Télégraphes, io3, rue de Grenelle, à Paris, fourniture d’appels magnétiques (5 lots). Demandes d’admission avant le 9 janvier.
- Le 28 janvier, à 2 heures, manutention militaire de liizerte, fourniture et installation de groupes d’appareils.
- i° Deux monte-charges électriques ;
- 20 Une machine automatique à canneler les cylindres du moulin militaire ;
- 3° Une machine à meuler double et un étau limeur.
- 4° Un pont roulant à bras avec treuil de 3 tonnes et chemin de roulement ;
- DIVERS
- L’Académie des sciences, dans sa séance du 28 décembre, a procédé à 1,’élection du successeur de M. Mas-eart, M, Villard a été élu par 34 voix contre 18 à M. Branly.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- 5° Trois ponts bascule.
- Demandes d’admission au plus lard le 3o décembre.
- Renseignements,aux sous-intendances de Bizcrte,Paris, Lyon, Marseille.
- Le département de la Haute-Garonne fait appel aux demandeurs éventuels qui pourront se présenter pour obtenir la concession de l’exploitation du tramway de Marignac au Pont-du-Roy et qui feront des offres dans ce but.
- Les propositions seront reçues jusqu’au 5 janvier 1909, dernier délai, .Ma préfecture de la Haute-Garonne (3e division), où ils pourront prendre connaissance des projets de convention et cahier des charges.
- BELGIQUE
- Le 6 janvier, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, reprise contre argent de 2 machines à vapeur, dynamos et accessoires installés dans l’usine électrique de la ligne de Bruxelles à la Petite-Espérance. Soumissions recommandées le 5 janvier.
- Le i3 janvier, à 11 heures, à la Bourse de Bruxelles, fourniture de divers appareils destinés au service des télégraphes (cahier des charges spécial n° 1 181): i01' lot, commutateurs, liches, fourches, prises de courant et sonneries; caut. : 3 800 fr. ; 2° lot, boutons,commutateurs, éleclro-graduateurs, manipulateurs Morse, rouets'id., récepteurs id., milliampèremètres, résonateurs; caut.: 1 340 fr. ; — 3° lot, commutateurs et tableaux d’annonciateurs; caut.: 1 4'a5 francs.
- ITALIE
- Prochainement, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Borne, fourniture de 11 000 ressorts de suspension à spirale en acier et de 5oo 000 charbons pour lampes électriques.
- ALLEMAGNE
- Prochainement, à l’administration de la ville,à Crefeld extension des lignes de tramways, 700 000 marks.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B.Nouet.
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- Trente-et-U nié me année.
- SAMEDI 9 JANVIER 1909.
- Tome V (3e série).— N° 3.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 37. —R.-V. Picou. Prédétermination des conditions de fonctionnement des machines .dynamo-électriques, p. 3g. — H. Studeh. La traction électrique par courant monophasé sur la ligne . Seebach-Wettingcn {fin),, p. /|5.
- Extraits des publications périodiques. — Traction. Le funiculaire de Heidelberg, A. Schmidt, p. 5o. — Usines génératrices et réseaux de distribution. I.cs usines électriques de la ville de Munich et de ses environs, p. 5o. — Divers. Sonde électrique pour la mesure des profondeurs des mers, A. Schortau, p. 5a. - Action des
- lignes d’énergie électrique sur les orages à grêle, J. Viollk, p. 53. — Brevets, p. 53. — Variétés. Chronique, p. 53. — Projet d’utilisation des forces motrices du Rhône, MM. Blondel, Harlé et Mahl, p. — Etude d’ensemble sur la télégraphie sans fil'[suite), P. Brenot, p. (>2. — Chronique industrielle et financière. Chronique financière, p. 65. — Renseignements commerciaux, p. 67 — Adjudications, p. 68.
- 1
- ÉDITORIAL
- La prédétermination des conditions de fonctionnement des machines dynamo-électriques a une importance capitale clans la construction des machines, puisque c’est de son exactitude que dépendent aussi bien l’économie de construction que l’adaptation complète de la machine aux besoins de l’application.
- Après les nombreux travaux effectués dans le but de déterminer par des graphiques les conditions du fonctionnement, M. R.-V. Pi-coù, l’ingénieur bien connu, se propose de tirer de ces travaux, sous forme de résultats chiffrés, une véritable méthode de calcul, montrant quel ordre de précision on peut atteindre. Ce but est d’une véritable portée
- pratique et l’article que M. R.-V. Picou consacre à son exposé doit être accueilli avec le plus vif intérêt par tous les ingénieurs qui approchent de près les machines dynamoélectriques. De plus un exemple numérique permettra au lecteur de juger de la méthode qui, même en l’absence de valeurs expérimentales préalables, permet de prévoir si la machine satisfera, une fois construite, à son programme.
- Dans un premier article que nous publions aujourd’hui, l’auteur expose d’abord la question d’une manière générale et établit par des graphiques successifs tous les éléments nécessaires pour une prédétermination.
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- Nous terminons aujourd’hui la longue étude si intéressante par son caractère expérimental de M. Hugo Studer sur la traction électrique par courant monophasé sur la ligne de Seehach-Wettingen. Le chapitre Y exposé dans le numéro actuel concerne l’influence de la présence du fil de contact sur les lignes voisines parcourues par un courant faible. Ce sont les lignes de signalisation, le télégraphe de service, les lignes téléphoniques fédérales. L’auteur signale les différentes perturbations reconnues qui furent étudiées par des oscillogrammes dont l’article contient un certain nombre d’exemplaires. Grâce à des dispositions spéciales dont le lecteur trouvera la description, toutes perturbations ont été définitivement écartées et la circulation des trains peut se faire actuellement sans réserves.
- Enfin, l'auteur dans un sixième chapitre donne quelques résultats d’exploitation et indique pour quelles raisons, à trois reprises différentes, il fallut avoir recours, dans le premier trimestre de fonctionnement régulier, à des locomotives à vapeur de secours.
- Comme nous le disions précédemment, l’étude de cette ligne de Seebach-Wéttingen aura été d’un haut intérêt pratique, car le service de traction électrique a rencontré là et résolu à peu près tous les problèmes qui peuvent se présenter dans cette branche de la technique ; il est surtout un exemple propre à servir de hase à toute étude analogue d’exploitation de traction par cotirant alternatif simple.
- Parmi les réseaux de distribution de cer-
- taine importance, ceux de la ville de Munich présentent un certain intérêt, puisqu’ils desservent 46000 lampes à incandescence et 766 moteurs d’une puissance totale de près de 0000 chevaux avec des prix de 7,5 centimes le kilowatt-heure d’éclairage et 2,5 centimes le kilowatt-heure de force. Nous avons cru intéressant de les décrire d’après une étude récemment parue.
- Nous décrivons aussi quelques brevets nouveaux. D’abord un dispositif révélateur des pertes ou fuites de courant pour système de traction électrique à contact superficiel de M. Mitchell-, puis la description d’une com-mutatrfce dans laquelle le rapport des voltages peut être modifié dans une grande proportion- et que la Compagnie française Thomson-Houston a brevetée sous le nom de perfectionnement aux machines dynamoélectriques ; enfin une disposition pour maintenir la tige du trolley dans les tramwciys par M. Walker.
- La deuxième exposition d’automobiles qui s’est tenue du 2.4 au 3o décembre 1908 méritait aussi une visite dont nous donnons une courte description. Nous avons signalé principalement les expositions dont les rapports avec l’électricité nous ont semblé présenter le plus d’intérêt.
- Enfin, on a tellement parlé dp fameux projet d’utilisation des forces motrices du Rhône, dû à la collaboration de MM. Blondel, Haylé et Mahl que nous avons pensé tirer du rapport récemment dressé par la Commission de la houille blanche un résumé intéressant des grandes lignes de ce projeI.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 3!)
- PRÉDÉTERMINATION DES CONDITIONS DE FONCTIONNEMENT
- DES MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES
- Le calcul des dimensions d’une machine dynamo-électrique procède par approximations successives. Quand un groupe de dimensions principales possibles est une fois établi, il faut vérifier dans quelle mesure la machine ainsi projetée remplit les conditions du programme imposé; en général, cette recherche conduira à modifier les dimensions choisies, et ainsi de suite. Ce n’est que lorsque la prédétermination des conditions de fonctionnement aura montré que le pro-granune est réalisé que le calcul pourra être considéré comme achevé.
- Cette partie du travail, la prédétermination, a donc une importance capitale puisque c’est de son exactitude que dépendront aussi bien l’économie de construction que l’adaptation complète' de la machine aux besoins de l'application.
- On sait que nombre de travaux ont été faits dans le but de déterminer par des graphiques les conditions du fonctionnement, depuis ceux de Behn-Eschenburg, Rothert, jusqu’à ceux plus récents de Potier et de M. Blondel. Notre but n’est pas de montrer l’enchaînement de ces divers travaux, il est d’un ordre pratique, non didactique; et vise seulement à en tirer, sous forme de résultats chiffrés, une véritable méthode de calcul, et à montrer quel ordre de précision on peut atteindre. La question sera néanmoins exposée, d’abord d’une manière générale, en supposant connues les diverses quantités dont il est fait usage pour arriver au graphique définitif; ou verra ensuit»' comment ces quantités peuvent être toutes facilement calculées, et qu’il n’est pas nécessaire de recourir à des valeurs empiriques ou probables. Evidemment, comme il subsiste malgré tout un certain nombre d’hypothèses, il sera
- toujours prudent do comparer les valeurs calculées à des valeurs expérimentales obtenues sur des machines analogues toutes les fois qu’il sera possible; mais le calcul peut être conduit, même en l’absence de valeurs expérimentales préalables, de manière à donner la certitude qu’on n’éprouvera pas à la construction de mécompte appréciable; en d’autres termes, que la machine satisfera à son programme. Un exemple numériq ue permettra d’en juger.
- I.— Diagramme général des flux et
- UES TENSIONS.
- bien que les indications qui vont suivre soient rigoureusement applicables aux machines à courant continu aussi bien qu’aux
- uj T i çT -F! ^
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- alternateurs, on supposera toujours, pour plus de généralité,'qu'il s'agit d'un de ces derniers.
- Soient (lig. i) :
- OA la force électro-motrice induite;
- 01 la direction du courant;
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- T. V (26 Série). — N° 2.
- AB~d)Ls I la force électro-motrice de dispersion de l’induit;
- BC == RI la chute ohmique;
- OC = U la tension aux bornes.
- La force électro-motrice E est due à un flux utile <bK en quadrature en avant d’elle. Ce flux est la somme géométrique des flux fictifs <&' du à l’inducteur et <E>" dû à l’induit. Ce dernier est dans la direction O I du courant, et lui est proportionnel. D’où le triangle des flux.
- La partie tension du diagramme est à considérer dans le temps et a la signification ordinaire des diagrammes vectoriels des quantités périodiques. La partie flux est à considérer dans l’espace et mesure, par l’angle y, l’écart angulaire des axes des bobines inductrice et induite au moment où le. courant induit est nul; ou bien, sur une dynamo à courant continu, le décalage, augmenté de -, des balais par rapport à la ligne neutre (A).
- (^) On voudra bien remarquer qu’il s’agit ici (rétablir non pas une théorie complète du fonctionnement des dynamos, mais seulement une méthode industrielle de calcul. Aussi admettons-nous des le début toutes les hypothèses de simplifications généralement acceptées mais trop souvent passées sous silence. Parmi celles-ci, il en est une relative aux perles internes, qu’il ne sera peut-être pas inutile de signaler.
- Fig. 2.
- La direction OI n’est pas, en toute rigueur, définie seulement par celle du couraut extérieur pour un alternateur. Elle dépend encore de l’hystérésis et des courants de Foucault. Dans toutes les machines industrielles dont
- Le diagramme n’est rigoureux, à tout instant, qu’à la condition de pouvoir considérer L, coefficient de dispersion de l’induit, comme constant dans toutes les positions relatives des pièces fixes et tournantes. Mais l’exactitude disparaît dèsqu’on tente de substituer aux flux des ampèretours représentés par les memes vecteurs, ces quantités n’étant pas en général proportionnelles.
- C’est sur la manière de passer des flux aux ampèretours correspondants qu’ont porté les travaux les plus récents dont il sera tiré parti.
- IL — La seule manière correcte d'établir des relations entre ces quantités : flux, ampèretours, dimensions de construction qui déterminent les réluctances, est d'appliquer les lois de KirchhofF aux circuits magnétiques et de traduire graphiquement les équations correspondantes. On considère trois circuits partiels où les flux, réluctances et perméances sont :
- <Iq R.j Pj pour rinduetcur;
- <I>„ R» PK pour l’entrefer et l’induit;
- <1>' IP P' pour la dispersion d’inducteur.
- On peut tracer les caractéristiques partielles de ces. trois circuits (fig. 3) rapportées aux flux et aux ampèretours correspondants.
- Les abscisses se comptent de droite à gauche pour la première; les ordonnées en dessous de l’axe pour la troisième.
- l’induit comporte du fer, il y a un retard à l'aimantation de ce fer. Le champ inducteur ayant la direction NS, l’aimanlalion induite sera dirigée en N'S', en retard de l’angle to (fig. a). Le travail d’hystérésis est la manifestation du travail du couple moteur contre le couple électromagnétique produit par l'attraction des pôles Nord et Sud. L’angle ne comprend donc pas seulement le décalage El dû aux self-iuductîons mais en plus l’angle m. Ce retard augulairc d’hystérésis est toujours passe sous silence. Il donne cependant une des bonnes explications de cette remarque, bien souvent faite par les praticiens, qu’il y a toujours moins de décalage arrière des balais d une machine continue fonctionnant en moteur que de décalage avant en fonctionnement en génératrice.
- De même la figuration du courant 1 devrait tenir compte, par une composante watlée, des courants de Foucault internes.
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- La caractéristique d’inducteur est toujours très notablement courbée; la caractéristique entre 1er-induit est, dans la très grande majorité des cas, infiniment peu différente d’une droite (') dans toute sa partie utile. Quant à
- Fig. 3.
- celle de dispersion de l’inducteur, elle est toujours rectiligne. Le tracé de ces courbes suppose connus seulement la qualité des fers et le dessin de la machine. Le coefficient angulaire de la droite O 'fi' n’est autre que la perméance P' de dispersion de l’inducteur; elle est toujours assez facilement calculable, comme on le verra pour l’application donnée plus loin à une machine particulière.
- On doit encore convenir que les ampère-tours d’induit et d’inducteur sont respectivement égaux à N" 1 et N' i, où I est le courant efficace et i le courant inducteur; N" et N' sont alors, non pas le nombre de spires réelles, mais des « nombres de spires équivalents ». On peut aussi facilement passer des uns aux autres.
- (•) On trouve souvent dans les ouvrages didactiques l’aflirmalion contraire (voir notamment P. Janet. Leçons (PElectrotechnique, tome I, p. a54), mais c’est une erreur de fait que les cliilfres montrent bien vite. Malgré leur saturation, assez élevée,les dents sont trop courtes pour que leur influence se fasse sentir appré-ciablement par une courbure de la caractéristique partielle. L’entrefer reste tout il fait prépondérant et compte presque seul.
- »
- Ceci posé, les équations sont :
- R i ‘bj -f- R„ -f- 4 it N” I sin ij; = 4 it N’ i il
- $!==$« + <i>'
- et ces équations mènent immédiatement à la construction suivante :
- On porte (fig. 3) en OA le (lux <!>,. correspondant à la force élcctro-motrice E à obtenir. On mène A BC où B C est pris égal à 4 ic N" I sin <li.
- De C sous 1’angle a (défini par tg a = P') on mène CD,] puis DF horizontalement. L’excitation correspondante est F' C'. C’est l’excitation qu’il faut réaliser dans la machine considérée pour obtenir le régime de fonctionnement défini par les valeurs données de E, I, 4».
- Cette construction est, en fait, la plus exacte que l’on puisse utiliser; mais l’usage des caractéristiques partielles n’est pas très répandu;’et s’il était possible de s’en tenir à la caractéristique totale usuelle, il en résulterait une certaine simplification. On montrera plus loin comment on peut, le plus souvent, y parvenir.
- Mais les données du programme de fonctionnement sont, non pas E I 4» mais U I <p, c’est-à-dire la tension aux bornes au lieu de la force électromotrice, et le décalage UI et non EI. L’objet de la partie tension du diagramme fondamental est précisément de passer de l’un à l’autre' groupe de valeurs. Ce tracé classique est trop connu pour qu’il y ait à y insister.
- Ayant donc comme point de départ un groupe de valeurs UI9, on se propose de déterminer la force électromotrice E et l’excitation i correspondante.
- III. —Les quantités N'N" P' étant connues, on pourra sans difficulté établir le tracé suivant (fig. 4)-
- Sur O A = U et Ol = I on base le tracé classique, d’où 0 C force électromotrice E et la phase 6. Pour passer aux ampèretours d’excitation, Potier porte en OM ceux cor-
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- responclanls à 0 C pris sur la caractéristique totale. En MN, parallèlement à RC, il porte N" I ampèretours équivalents de l’induit. L’excitation cherchée N'f est alors UN, d’où i, car N' est supposé connu.
- On peut remarquer que le triangle O NI N ne diffère du triangle des flux de la ligure i que parce que les longueurs y soûl proportionnelles aux ampèretours et non plus aux flux. En outre ce triangle a été déplacé de
- - en arrière pour superposer G.M à OC,
- opération purement artificielle. On voit ainsi comment le tracé de Potier se rattache au diagramme Coud ameutai.
- Ce tracé reste valable dans tous les cas où la dispersion ch; l’induit est la même quelle que soit la position, respective des bobines iuduiles et inductrices. C’est le cas pour les alternateurs à inducteurs rainés sur toute la périphérie, comme la plupart des inducteurs de lurbo-alternaleurs. Niais pour ceux de type radial, les réluctances de dispersion varient avec la position relative. Ou sait que M. Blondel a introduit la considération do coeflicients de self-induction différents, correspondant l’un à la quadraLure, l’autre à la coïncidence des axes des bobines; le premier étant facteur dé la composante wallée, le second de. la composante déwallée du courant. Le premier peut rester sous forme de coedicieut de self-induction, le vecteur correspondant étant perpendiculaire à celui de laN force électromotrice, et constant à toute excitation. L’autre varie au contraire avec celle-ci et son action se traduit par une cor-
- rection sur les ampèretours. Il n’enlre pas dans le cadre de cette élude de développer l’application de ce tracé,d’ailleurs bien connu; mais cela no parait pas utile ici, les cas où son application augmente sensiblement la précision dos déterminations étant assez rares dans les) conditions présentes de construction des machines. Il est tout à lait possible cependant que ces conditions viennent à se modifier de manière à rendre indispensable la considération des deux coeflicients d’induclion difterenIs.
- IV. — Les I racés des figures U et 4 donnent Ions les éléments nécessaires pour une pré-détermination; dans le cas Je plus général, l’emploi dos caractéristiques partielles de la ligure I) est indispensable.
- Rien que les calculs (pii surveilla les établir no diffèrent en rien de ceux permettant de tracer la caractéristique totale, il est intéressant de rechercher si l’on ne peut pas utiliser seulement cette dernière, plus familière aux bureaux d’études, en vue de faire sur elle un tracé d’ensemble. Or, cela est possible, avec une approximation très suffisante dans des circonstances (pii sont heureusement celles (pii se présentent le plus fréquemment. Il subit que la caractéristique partielle « entrefer-induit » puisse être considérée comme rectiligne dans toute sa partie utile; en d’autres termes, que la courbure provienne de la saturation de l’inducteur. On a vu précédemment que c’est le cas général; on peut alors utiliser la remarque suivante:
- Soit tracée une caractéristique totale l’apportée aux axes O.r, O y. Menons en outre la tangente à l’origine Ot. Si, par hypothèse, la caractérislique partielle « entrefer-induit » est reeliligno, (die se confond avec celte tangente. Dès lors les fractions d’abscisses comprises entre O^ et la com be sont lus fractions d’excitations affectées à l’inducteur. En d’autres termes, dans le système d’axes ().-c, Ot, la courbe totale peut être considérée comme représentant la caractérislique partielle de l’inducteur.
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- II dévient dès lors possible de reporter sur uiie même épure toits les tracés déjà indiqués, quitte à les modifier en conséquence. La caractéristique de dispersion, toujours pratiquement rectiligne, est complètement définie j>àr l'angle a dans le système (_);», O y, ou par son angle équivalent (3 dans le système Ox, Ot.
- Supposant connues toutes ces quantités, les considérations qui précèdent conduisent an tracé suivant (fig. 5) :
- T/T'
- Soit un régime défini parU,I,w: on se propose île déterminer l’excitation nécessaire. Sur l'axe Ch/, on porte OA = U; sous
- TC '
- l’angle -— <p, on porte AB = wL.I, force
- électromotrice de dispersion d’induit. De là O B = E qu’on reporte en O.IC. Par B' on mène l’horizontale indéfinie. Elle coupe 0/ en P qu’on reporte en PC
- De P', avec^ — on porte P'Q — N" 1 am-
- pèretours équivalents de l’induit; on joint le point Q à l’origine et on le rabat en Q' sur l’axe, puis en Q".
- De Q" on mène Q”T sous l’angle G. Du point T intersection avec O T on mène l’horizontale T T', et ce segment de droite est
- »
- reporté en Q"S. L’ordonnée de ce point S détermine S" A' S'.
- Le régime donné U, I, a» comporte : Une excitation O S';
- Uni' force éleclromolrice S' S";
- A' S"
- Uni* chute do tension -, -7, (Mc.
- O O
- Pour ne pas compliquer l’exposé, on a supposé connu l’angle (3 ; voici comment on l’obtient très simplement.
- Les quantités P„ perméance « entrefer-induit » et P' perméance de dispersion d’inducteur sont numériquement connues. Soit un point M arbitraire sur UT, dont les coordonnées rectangulaires sont O K et OU. Joignant KH, on a en KIIO l’angle dont la OK , . „
- tangente est-tt— 011 bien P„. Prenant alors un
- point L tel que
- PL P' ÔK“P.
- et
- joignant LH,
- l’angle L110 est a dans le système d’axes rectangulaires. Menant LL' et joignant L’H, l’angle LTIO est (3 équivalent dans le système des axes obliques à a dans l’autre système (l).
- V. — Le régime donné est donc entièrement déterminé à l’avance avec une précision qui ne dépend (en dehors de la connaissance des dimensions de construction et des qualités des fers) que de l’exactitude des hypothèses sur lesquelles est fondé le tracé, et cle celle du calcul des quantités fondamentales N'N" a, etc. Les hypothèses de simplification sont indispensables; sans elles, tout calcul serait impossible. Parmi celles-ci, il en est deux dont la validité dépend des con-
- (•) Une construction un peu analogue semble être eu usage dans les ateliers Oerlikon, et a été indiquée daus VEclairage Electrique, tome IslLVIIl, p. 12.a. Mais elle est employée comme méthode h posteriori, utilisant les ampèretours en court-circuit et en charge inductive, obtenus expérimentalement pour rechercher la valeur d’un segment de droite proportionnel à OL du diagramme ci-dessus. Ce segment est indiqué, par un lapsus évident, comme proportionnel à la tension de réactance, c’est-à-dire à une dispersion d’induit, alors qu’il se rapporte bien à celle de l’inducteur,
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- ditions de construction de la machine, et il convient d’examiner dans chaque cas leur degré de validité.
- La première est relative à la provenance de la courbure ; on a insisté sur ce lait qu’elle est due, dans la très grande majorité des cas, à l’inducteur seul, et seulement d’une manière inappréciable à l’induit. C’est un point qu’il faut néanmoins avoir présent à l’esprit dans les cas de constructions un peu exceptionnelles; toutefois, les erreurs qui pourraient résulter de ce fait resteraient faibles.
- Il pourrait en être autrement pour la seconde hypothèse, relative à la dispersion de l’inducteur. Le tracé PQ'T de la figure 5 (qui est la même que CD F de la figure 3) comporte implicitement la supposition que le flux de dispersion émane des extrémités polaires seulement ; en d’autres termes, que ce flux traverse l’inducteur dans toute sa longueur.
- L’hypothèse est parfaitement admissible, pour un rotor à rainures, de turbo-alterna-teur par exemple ; le supplément d’excitation Q"S, ainsi déterminé, ne risque que d’être en très léger excès. Cette erreur restera, en tout cas, inférieure aux incertitudes qui peuvent subsister sur la connaissance des fers, par exemple, et, en tout cas, inférieure à la marge de sécurité que la prudence commande.
- Mais il pourra en être autrement pour un inducteur à pôles rayonnants. Une très notable partie du flux dispersé passe entre les faces latérales dés noyaux et n’intéresse ainsi qu’une partie du fer inducteur : culasse et partie du noyau polaire sous le fil(fig. fi). Sur un inducteur à pôles nombreux et très longs parallèlement à l’arbre, cette dispersion peut être très forte. Il y a des exemples de constructions dans lesquelles le flux total de dispersion dépasse notablement les deux tiers et même les trois quarts du flux utile. Dans de telles conditions, le tracé conduirait à une valeur très erronée, par excès, de l’excitation. Il faudrait alors faire une appréciation sur la fraction moyenne du circuit 1er intéressée par ce flux dispersé. Malheureusement, dans ces mêmes conditions, le tracé de la caractéristique elle-même devient très douteux, et la plus extrême prudence sei’ait alors de rigueur. En fait, il serait bien préférable d’éviter de se placer dans des conditions de saturation exceptionnelles, ce qui est probablement toujours possible, par une modification convenable des dimensions de construction. Ce serait la véritable conclusion à tirer de la valeur exceptionnelle de cette dispersion.
- En résumé, même dans des conditions normales, l’erreur possible due à cette seconde hypothèse serait bien plus élevée que celle qui proviendrait de l’attribution à l’inducteur de toute la courbure. Cette dernière étant cependant la seule que signalent les ouvrages didactiques, il n’était peut-être pas inutile d’insister sur ce point.
- R.-V. Picou.
- (.1 suivre.)
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- LA TRACTION ÉLECTRIQUE PAR COURANT MONOPHASÉ
- SUR LA LIGNE DE SEEBACII-WETTINGEN [Fin) (').
- V. — Influence de la. fbésence du fil de
- CONTACT SUE LES LIONES A COUDANT FAIBLE VOISINES.
- a) Les signaux acoustiques clc ht ligne des C. F. F. O tel fi ngc n - Würcnlos («A111,5) et Wii-renlos-Wettingcn (>k‘",7), ainsi que les lignes de signalisation des différentes stations du chemin de fer Seebaeh-Wettingen ont été pourvus d’un fiJ de retour propre, et n’ont plus éprouvé aucun dérangemen t.
- b) Le télégraphe de service Zurich-Oerlikon-Sccbaeh-Weltingcn (total Afik'1,,0) au([iiel sont raccordées les neuf stations de la ligne, était auparavant desservi par un seul fil qui, sur le par-
- télégraphique Zurich-Seebach-Weltingcn d’un fil de retour isolé. Les deux fils étaient croises a chaque slnlion, et les appareils télégraphiques se trouvaient branchés alternativement sur l’un et l’autre des deux fils. En outre, ou plaça sur la ligne télégraphique six bobines en guise de déchargeurs. Ces dispositions suffirent au service télégraphique ordinaire. Quant à la ligne télégraphique de service. Bülach-Otelüngeu-\Yiirenlos-Wclltingen-Brugg, montée avec un seul fil, et qui court parallèlement a la voie ferrée entre Otelfingen et Wetlingcn, aucune disposition spéciale n’était nécessaire, la longueur compromise de 7km étant minime par rapport à la longueur totale de la ligne, soit 3f»k1-.
- Fig. 3i et 32. Position du faisceau de lignes à courants faibles, pur rapport A la ligne do prise de courant par antenne Oerlikon et par arcliet Siemens. Echelle i : i5o.
- cours Zuricb-Oerlikon (5k"',5), était nui ni en un câble avec d’autres lignes télégraphiques de service. Avant l’ouverture du service jusqu’à AITol-lern et Regcnsdorf, la ligne de Zurich fut doublée et mise à la terre à Affoltern, resp. Regcnsdorf, au lieu de l’èlre à Zurich, ce qui rendait possible la eontinualiou du service. Au fur et à mesure! de l’avanoemenl de la ligne de chemin de fer jusqu’à Wetliugen,on munit toute la ligue
- (') La Lumière /ilec trique, tome IV (2“ série), p. aüG, 291, 333 et 3<j8 el tome V, p. i5.
- c) Lignes téléphoniques fédérales. — Le faisceau de lignes téléphoniques interurbaines Zurich-Wetlingen comprend 28 lignes qui sont d’abord réunies en un câble sur une longueur de 3im, r>, [mis sont montées sur poteaux et joignent, apres un parcours de 3km,é, à travers la campagne, la voie ferrée Scebach-Weltingcn au kilomètre 2à,6 (piquetage des C. F. F.), soit à 8001" de la station d’AIlbllern. De ce poinl jusqu’à Wellingen, les lignes télé-phoniques longent la voie sur une longueur «le 1 7,tl"j 7 : d’abord à gauche de la ligne, sur une longueur de ikl", 1, à 11", f> de l’axe île la
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- voie en distance horizontale, puis, sur i»km, 2 à une distance de 3m(fig. 3i et Ha). Au kilomètre 3y,25, peu avant la station de WotLingen, le faisceau croise la ligne de chemin ]de fer et la ligne électrique cl suit celle-ci sur une distance de ik“, à droite delà voie, jusqu’au delà de la station de Wctlingen. En 190/,, lors des essais sur le parcours Seebaeh-Aiïbltcrn avec du courant à ià 000 volts et !>opériodes, il se manifesta déjà des perturbations, dues aux 800 mètres de parcours parallèle des lignes à haute et à basse tension. Ces perturbations étaient pratiquement indépendantes de l’intensité du courant alimentant les locomotives et de la position de celles-ci sur la voie.
- Après avoir nouvellement équipé la station de force pour du courant alternatif à ia périodes, les perturbations disparurent presque complètement, soit que la locomotive à convertisseur consommât du courant ou non. Les oscillogrammes relevés sur la ligne, à vide, ne révélèrent que des déformations sans importance de la coùrbe de tension.
- Mais les moteurs à collecteurs de la locomotive n° 2, mise entre temps en service, donnèrent naissance à un nouveau genre de perturbations dans le réseau téléphonique. Ces moteurs produisirent de nouvelles harmoniques sur la courbe de force éleetromotrice, dont la fréquence avait
- Fig. 33. 2 moteurs de ï5o IIP avec induits primitifs. Locomotive n° a à vide, 3o k"‘ à l'heure sur rampe de
- Elles étaient dues à des phénomènes d’induction électrostatique. Elles disparurent complètement lorsqu’on réduisit la fréquence à / r> et à 80 périodes,touten maintenantla tension à iâ ooovolts. On reconnut aussi que, même avec du courant à :’>o périodes, les perturbations devenaient très faibles, voire négligeables, dès que la courbe de tension était sinusoïdale.La courbe de la tension d’alimentation ordinaire de la ligne était, par contre, déformée par la présence d’harmoniques d’ordre élevé par rapport à l’onde fondamentale. L’influence de ces ondes, de fréquence supérieure, sur les communications téléphoniques, dépend de la sensibilité auditive de l'expérimentateur, pour les dilférentes ondes, cl de l’intensité du courant de charge relative au fil téléphonique envisagé, tandis que le potentiel «le la charge des filsxléléphoniqucs reste le même aux diH'ércnles fréquences. La locomotive à convertisseur n° 1 n’engendrait d’ailleurs,d’elle-mème, aucune vibration.
- ceci de particulier, qu’elle n’était plus constante, mais proportionnelle à la vitesse des trains, l’amplitude restant la même, soit environ 20 % de l’amplitude de l’onde fondamentale, pour des vitesses supérieures de 2okln à l’heure. .1/amplitude de ces harmoniques-ne changeait d’ailleurs pas sensiblement avec la charge de la locomotive, comme cela ressort des oscillogrammes (lig. 83 et 3/|). L’amplitude des dentelures de la courbe de la densité du courant augmente et décroît simultanément avec la valeur momentanée clc l’ordonnée de l’onde fondamentale, tandis que l’amplitude des dentelures de la courbe de tension est maximum là où l’ordonnée de la courbe d’intensité est maximum, c’csl-à-dire est décalée du même angle que celle-ci vis-à-vis de l’onde de tension. Si un moteur travaille, seul, les dentelures sont assez régulières ; mais si les deux moteurs travaillent en série, il se montre des irrégularités qui donnent à la résultante le caractère d’une courbe d’interférence. On remarqua
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- que le nombre des dentelures correspondait au nombre d’encoches de l’induit qui, à la vitesse considérée, passaient devant une pièce polaire dans le temps considéré. On aurait pu croire que ces phénomènes étaient provoqués par la commutation du courant dans les moteurs ; il n'en était rien cependant; les perturbations télépho-
- On a vu que les premiers moteurs étaient munis d’encoches ouvertes, relativement peu nombreuses. Le stator avait huit pôles saillants. Des essais furent faits entre temps avec les moteurs destinés au chemin de fer de. la Valle-Maggia, qui possédaient des encoches fermées et des enroulements inducteurs uniformément
- Fig. 34. 2 moteurs du chemin de fer do la Valle-Maggi
- niques persistaient, môme si les induits des moteurs n’étaient pas parcourus par le courant et étaient entraînés mécaniquement, le champ inducteur étant excité par le courant de ligne. Ce n’étaient pas non plus les harmoniques de l’intensité qui étaient nuisibles, mais les liarmo-
- . 60 IIP, 440 tours. 226 volts, 192 ampères, au, banc d’essai.
- répartis dans une denture. Ils donnèrent d’excellents résultats; les harmoniques diminuèrent et tombèrent à moins de a % tic l’onde fondamentale (fig. 35 et 36).
- La conclusion était aisée à tirer de ces essais. O11 changea les induits de la locomotive n° a.
- Fig. 35. 1 moteur de. 25o IIP avec induit modifié. Locomotive n° 2 à vide, 4e1''"1 à l’heure sur rampe de 8°/0o.
- Courbes de tension (]i) et d’intensilé de courant (J).
- niques de la force électromotrice, induite dans les moteurs. Cela expliquait l’indépendance entre les perturbations et la position de la locomotive sur la voie. Ces perturbations se seraient dont; tout aussi bien produites avec des moteurs d’induction sans collecteur.
- Ils furent munis d’encoches fermées placées obliquement par rapport à l’axé. Les collecteurs restèrent les mômes que les anciens. Les oscil-logrammcs de ces nouveaux moteurs sont reproduits dans les figures 07 et 3.3. Dès lors les perturbations téléphoniques et le sillleincnt, directe-
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- ment perceptible, que produisaient les moteurs, disparurent. On pont donc, en résume, ranger parmi les moyens les plus efficaces de faire disparaître les ondes de fréquence supérieure, aussi bien dans les générateurs que dans les moteurs, tous les dispositifs cpii évitent les variations de la résistance magnétique du moteur pendant un
- locomotives, de moteurs très défectueux à ce point de vue, et d’éliminer presque totalement les sons provenant de la présence des moteurs dont la courbe s’écarte de la sinusoïde, mais sans exagération. Ce qui précède siqipose que l’isolement des deux fils de la boucle est le même et que leur capacité est égale.
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- Fig. 36. 2 moteurs de 25o HP avec induits primitifs. Locomotive n° 2 -f- i5o tonnes, 35 km i\ l'heure sur rampe de 8°/0o.
- tour; c’est-à-dire : encoches fermées, choix judicieux du nombre d’encoches,extrémités polaires en oblique, rainures obliques.
- Concurremment avec ces essais, on fit également des recherches sur le réseau à courant faible, qui donnèrent les résultats suivants :
- b) La charge statique des fils téléphoniques peut être réduite à peu près à zéro par l’adjonction à la ligne téléphonique de bobines de décharge, qui sont d’ailleurs sans inconvénient sur le fonctionnement de celle-ci. Ces bobines ont en outre l’avantage de contrebalancer l’in-
- /. ^
- Fig*. 37. 2 moteurs du chemin de Jor de la Yalle-Maggia, 60 HP, cjqS tours, 416 volts, 1.48 ampères, au banc d’essai.
- a) Le croisement plus ou moins fréquent, suivant l’intensité de l'influence perturbatrice, ou la torsion en hélice, des deux, (ils léléphonîq ues Mes diverses boucles, comme cela s’est pratiqué en Suède, a pour elVel de diminuer, jusqu'à les rendre supportables, les sons produits dans les appareils téléphoniques par la présence, sur les
- fluence d’une dissymétrie dans l’isolement des deux fils téléphoniques.
- A la suite de ces essais sur le réseau à courants faibles, on décida de croiser à chaque poteau, soit sur des distances de ào1", les fils correspondants à une même boucle dans la première rangée verticale. On fil le même croi-
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- sèment, niais seulement tous les dix polcaux, soit tous les 5oo mètres, des (ils de la setîondcï rangée. Ceux de la troisième rangée furenl croisés tous les uo poteaux, soit Ions l(*s kilomètres.
- Ces mesures, jointes à remploi de bobines de décharge, furent suffisantes pour supprimer définitivement toute perturbation, ctpermellre, sans réserves, la circulation des trains.
- Pendant le premier trimestre de la traction électrique des trains réguliers, on eut recours seulement en trois cas à des locomotives à vapeur, pour éviter des retards de trains trop considérables, notamment :
- i° Le » décembre. Cause : rupture d’un isolateur, endommagé lors du montage déjà, dans la station de Uegcnsdorf. Le courant dut être retiré
- Fig. 38. i moteur de a5o HP avec induit modifié. Locomotive n° 2-}- i5o tonnes, /,.5 k,u n l’heure sur rompe de ÎO
- Courbes de tension (li) et d'intensité (le courant (./).
- VI. — Résultats d’exploitation.
- Jusqu’au 3o novembre 1907, les trois locomotives avaient fourni, pendant les essais réguliers, le travail suivant :
- LOCOMOTIVE K° 1 2 3 TOTAL
- Locomolivc-km 5*273 11 929 1.0 87 18 289
- t/km (poids brut)... *>2:) 3 8 3 1 419 188 19:*) f)2() 2 l4<>093
- Depuis le ior décembre 1907, jour d’ouverture du service régulier de traction électrique des trains des C. F. F. sur la ligne Seebach-Wet-tingen, 011 enregistre le travail suivant :
- MOIS train s-km (•) t/km poids brut ’WATTS-IIKUUKK par t/km brute
- 1907 Décembre . . . 7 080 904 280 34
- 1 f Janvier 7 200 903 3oo 32,5
- 1908 / Février j G 84 0 «S(>7 1S0 3o
- 1 [ Mars 1 7240 897 4 Go 3o
- (1) Trains de voyageurs, trains mixtes et trains de marchandises, avec service de mamnivre.
- ___________________________________________________________
- de la ligne pendant une heure un quart, le chef de station n’ayant pas coupé le courant dans la station, malgré l’apparence du court-circuit.
- 20 Dans la nuit du 17 au 18 décembre. Cause : rupture d’une pièce d’armature dans la station de Seebach, au commencement de la ligne, et, par suite, chute du ûl de travail de la première pince d’attache. Personne 11c se trouvait encore au poste pour couper le courant de la station, et, comme une mise à la terre pouvait à tout instant se produire, on ne put mettre la ligne sous tension qu’un peu après le départ du premier train de YVettingen, vers G heures du matin.
- 3° Le G janvier 1908. Cause: Un court-circuit survenu dans la station des convertisseurs empêcha de mettre la ligne sous tension avant G heures un quart du matin.
- Un certain nombre de retards de trains survenus dans les premiers temps est du a l’insuffisance de la force motrice de la station des convertisseurs, qui ne permettait pas à ce moment la marche simultanée des deux Irains; comme on avait introduit, au dernier moment, des changements d’horaire, et créé de nouveaux trains d0 marchandises, il y eut de ce fait quelques perturbations de service.
- Par contre, les nombreux et violents orages
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- qui ont sévi surtout le parcours de la ligne n’ont en aucun moment entravé le service de la ligne électrique.
- Des mesures d’isolement faites récemment ont montré que la perte de ligne, en courant de charge et courant de fuite, n’atteint pas plus de o,6 KW, par une journée humide.
- *
- * *
- On peut dire que le service de traction électrique Seebach-Wettingen a rencontré et résolu tous les problèmes qui peuvent se présenter dans la traction électrique de chemins de fer à voie normale, et fournit une preuve de plus de l’excellence du système monophasé, déjà éprouvé d’ailleurs à l’étranger.
- La ligne à iüooo volts s’est montrée très maniable, et l’isolement ne présente pas de diffi-
- cultés, malgré toutes les influences météorologiques et locales qui sembleraient devoir compromettre l’isolement : humidité, poussières, fumées, dépôts de suie. Notons que le fil de contact est assez rapproché du sol et que, à côté du service électrique, certaines locomotives à vapeur fonctionnent encore sur les voies, notamment sur le parcours mixte Wettingen-Otel-fingen, et pour la traction de certains trains de marchandises très lourds. On voit que les circonstances locales sont plutôt défavorables à l’isolement des lignes.
- Quant à la partie constructive, on est en état, actuellement, en se basant sur les expériences faites sur cette ligne, d’aborder, sans appréhension, la construction de grosses locomotives de 3 5oo à 4 ooo IIP, qui doivent suffire à tous les services d’un réseau montagneux comme est le réseau suisse.
- Hugo Studeu.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- TRACTION
- Le funiculaire de Heidelberg. — A. Schmidt.
- — Eleclrotechnil; und Maschinenbau, 8 novembre 1908.
- L’auteur décrit la ligne de chemin de fer funiculaire Heidelberg Molkenkur qui a été récemment reconstruite et la nouvelle ligne qui s’y rattache et qui monte à la Kônigsstuhl.
- Ces deux lignes sont actionnées par l’électricité.
- Le courant est pris sur le réseau de Heidelberg sous une tension de 5oo volts. L’ancienne ligne consomme au démarrage 244 ampères, la nouvelle 104. Mais, grâce à une batterie d’accumulateurs, le courant pris au réseau n’est que de 7a ampères. La batterie comprend 200 éléments de 148 ampères-heures. Elle est chargée par un survolteur mis en circuit automatiquement par un moteur auxiliaire dont l’induit comprend un enroulement en dérivation sur le réseau et; un enroulement en série avec le moteur principal et opposé à l'enroulement série. A la station supérieure de chaque funiculaire se trouve une grande poulie horizontale sur laquelle s’enroule le câble du funicu-
- laire et à laquelle est communiquée la puissance du moteur électrique. Sur l’arbre de ces poulies se trouvent installés deux freins, l’un automatique l’autre à main. Sur l’ancienne ligne, un train peut monter toutes les 8 minutes et demie; il y circule en moyenne 100 trains par jour et l’énergie consommée pour chaque trajetest de 1,78 kilowatt-heures. Sur la nouvelle ligne, un train peut monter toutes les 12 mi-nutesyil circule environ 77 trains par jour et lacon-sommation est de 3,18 kilowatt-heures par trajet.
- R. S.
- USINES GÉNÉRATRICES ET RÉSEAUX DE DISTRIBUTION
- Les usines électriques de la ville de Munich et de ses environs. — Elekiïolcchnick und Maschi-nenbau, 1e1' novembre 1908.
- La ville de Munich ainsi que les tramways sont desservis par les usines municipales et les environs par l’usine de l’Isar. Les usines municipales se
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- sont développées peu à peu. En 1895 on installa à l’usine de Muffat une turbine et une machine à vapeur qui actionnaient 3 dynamos d’une puissance totale de %oo kw. A l’usine Maximilien on installa deux turbines ayant ensemble une puissance de 800 kw. Chaque groupe desservait, un réseau a trois fds à courant continu de 9 X no volts.
- Plus tard, on agrandit l’usine de Muffat, en y installant deux machines à vapeur compound verticales de 95o chevaux chacune et une machine verticale a triple expansion de 700 chevaux chaque, actionnant des dynamos à courant continu à 640 volts; on y disposa en outre une batterie de 820 éléments, mais plus tard tout cet ensemble fut employé uniquement pour le service des tramways.
- Dans la rue de lTsarthal, on édifia une grande centrale à vapeur donnant du courant triphasé à 5 000 volts, transformé dans des sous-stations en courant continu à 9 X no volts et 640 volts.
- La demande toujours croissante d’énergie pour la lumière fit aboutir un projet déjà à l’étude depuis longtemps, celui d’utiliser la puissance de l’isar en aval de la ville. On construisit l’usine Uppcnborn (du nom du regretté directeur des travaux de la ville de Munich), située à ikm en aval du pont de Moosburg, qui fonctionne avec une dérivation de 70m:i à la seconde de l’isar; cette usine, qui contient 3 turbines Francis de 6000 chevaux, fournit du courant triphasé à 5 000 volts, qui est transformé en courant à 5oooo volts et amené au moyen de deux lignes aériennes à Hirsehau, à la limite de la ville, distante de 5akm de l’usine. Le courant ramené là à la tension de 5 000 volts, dessert le réseau à haute tension (5 000 volts) de la ville, qui dessert 10 sous-stations.
- Dans ces sous-stations sont installés des moteurs générateurs fournissant du courant continu à la tension d'emploi. Une des sous-stations est installée dans l’usine de la rue de lTsarthal. Dans l’usine de Muffat on a installé une sous-station pour le service des tramways ; cette sous-station a une batterie tampon de 1000 kw. pour une décharge en trois heures. En 1906, au sud de la ville, on construisit l’usine hydraulique du Sud qui contient 3 turbines actionnant chacune un alternateur triphasé de ()fio kw, à la tension de 3 000 volts. Ces alternateurs desservent directement le réseau à haute tension de la ville. Depuis celte époque, l’usine à vapeur de la rue de lTsarthal ne sert plus que de secours pendant quelques mois d’hiver.
- La salle des chaudières de cette usine contient
- i9, chaudières de ü5om2 de surface de chauffe chaque, et 4 chaudières de 990"1- charpie qui fournissent de la vapeur à i9k(\3 : (,,n- qui esl surchauffée de 93o°à93oü. L’eau d’alimentation est épurée et réchauffée à Go0. Les pompes alimentaires et colles desservant les épurateurs sont commandées par des machines verticales à deux cylindres, alimentées (par une conduite de vapeur en boucle,
- La salle des machines contient : cinq djmamos à vapeur d’une puissance de 1 900 chevaux chaque, fournissant du courant triphasé à 3 000 volts, quatre moteurs générateurs à 3 000 volts fournissant le courant d’excitation et un moteur générateur de 800 kw. pour le'service des tramways.
- Les dynamos à vapeur sont constituées par des machines à vapeur compound tandem horizontales, actionnant directement un alternateur triphasé. La vitesse angulaire est de 83, 3 t: in. Les moteurs à vapeur sont à distribution par soupapes et munis de régulateurs qui peuvent être commandés du tableau de distribution par rintermédiaire d’un élcclromo-tcur. H y a un condenseur central pour tous les moteurs à vapeur.
- Les alternateurs triphasés commandés par ces machines ont une puissance de 800 kw., la tension entre phases est de 3 000 volts, la fréquence 5o. Le courant continu d’excitation est à la tension de 940 volts et fourni par quatre comniutatrices, qui desservent en meme temps l’éclairage de l’usine ; une batterie d’accumulateurs de i/(o éléments de 1 900 ampères de capacité sert de réserve.
- On a également installé quatre groupes moteurs générateurs dans la station centrale de Muffat ; les deux plus importants constitués chacun par un moteur synchrone de 1 000 chevaux à 5 000 volts actionnant à la vitesse angulaire de :93 t: m. une dynamo à courant continu à 640 Volts de 700 kw. de puissance desservant le réseau des tramways. Deux moteurs générateurs analogues, d’une puissance de 55o chevaux, à la vitesse angulaire de 1G7 t: m, fournissent du courant continu à la tension de 390 volts pour l’éclairage.
- Les deux turbines de l’usine Maximilien, qui n’est qu’une annexe de l’usine centrale de Muiïat, dont le réglage se fait depuis celte centrale, desservent le réseau do tramways, concurremment avec les deux groupes moteurs générateurs et les quatre dynamos à vapeur de la centrale de Muiïat. Le réseau des tramways comporte également une batterie tampon de 390 éléments do 9 100 ampères de capacité pour une déchargé en deux heures ; sur le réseau de tram-
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- ways sont égalemenlbraucliés dos circuits de iil lampes à arc en série.
- Les deux pclils moteurs générateurs et les anciennes dynamos à vapeur de la centrale de Mulïat desservent le réseau à 3 fils a no volts, sur lequel sont disposées deux batteries,Tune de i/O éléments, de î r)iu ampères pour mie décharge en 3 heures, et l’aulrc de \f\f\ éléments de. i ampères pour une décharge en 3 heures.
- La banlieue et les environs de Munich, qui comportent ensemble 3o communes, d’une surface de 3a3km2, sont desservis par le réseau de la Société des « Usines de Pisar », dont le siège est à Munich, qui possède les chutes de Pisar, en amont de la ville, où sont installées deux usines, Punc à Holl-ricgclsgerculh, l’autre à Pullach.
- La première contient quatre turbines hydrauliques de f>oo chevaux, deux machines à vapeur compound, Pune de Soo, fautre de i ooo chevaux, ainsi qu’une turbine à vapeur de 3 fioo à /j fioo chevaux.
- L’usine de Pullach contient quatre turbines hydrauliques de i ooo chevaux; le réglage de cette usine est assuré du tableau de la première.
- Les alternateurs fournissent du courant biphasé à 5 ooo volts, qui est transformé au moyen de transformateurs monophasés en courant à io ooo et à 17 5oo volts.
- Dans certaines circonstances, le réglage de la seconde usine peut être effectué de son tableau de distribution, cl elle peut alors desservir directement les lignes h haute tension. Des sous-stations de transformateurs abaissent la tension des lignes principales à 5oo volts. Le point le plus éloigné du réseau est à a3km; ce réseau comporte -2o8k111 de lignes à haute tension, i‘2jkm delignes à basse tension reliées à 17*2 stations de transformateurs, contenant /jif) transformateurs d’une puissance totale de G 075 kxv. Les lignes à haute tension ont des conducteurs formés de câbles de cuivre espacés de 8o,:,n, fixés ii des isolateurs â triple cloche avec tète peinte en rouge; les conducteurs des lignes h basse tension sont espacés de 5ocm, portés par des isolateurs à double cloche avec tète peinte en vtfrl.
- Le réseau dessert /jfi ooo lampes à incandescence, d’une puissance lumineuse totale de 507 ooo bougies, 1 721 lampes pour l’éclairage des rues et 80,0 lampes a arc; il y a /|88 clients pour l’énergie motrice possédant 7GG moteurs d’une puissance totale de \ <)'i2 chevaux se réparlissanl en 272 moteurs (fii2 chevaux) pour l'agriculture, 20/, ('29*20chevaux) pour la grande industrie, m (/,/, 7 chevaux)
- pour la petite industrie. Le prix du kilowatt-heure est de 7,5 centimes pour l’éclairage eide *2,5 centimes pour l’énergie motrice, avec des rabais atteignant ùo % .
- F. L.
- DIVERS
- Sond ; électrique pour la mesure des profondeurs des mers. — A. Schortau. — PhysikaUsche Zeitschrift, 25 octobre 1908.
- Les appareils employés ordinairement sur les navires, pour sonder la profondeur des mers, présentent en général cet inconvénient qu’après chaque expérience on est obligé de remonter la sonde abord pour mesurer la longcur immergée. Cet inconvénient est évité par l’appareil électrique de M. A. Schortau, avec lequel la lecture de la profondeur peut, se faire pcndanl que la sonde est au fond de l’eau. Cet appareil (fig. 1) est constitué essentiellement par un tube en verre épais R, ferme à sa partie supérieure et fixé à sa partie inférieure à une monture métallique M. Une boîte cylindrique fixée hermétiquement à la monture M et remplie de mercure termine l’appareil à sa partie inférieure. La paroi cylindrique T de cette boîte est constituée par une feuille métallique flexible et ondulée analogue à la paroi d’un baromètre anéroïde, de telle sorte que les pressions exercées sur la surface extérieure de la paroi sont intégralement transmises à l’intérieur. Enfin deux résistances électriques W et\V,, placées dans le tube R et fixées à l’une des extrémités à la monture M, sont reliées à l’autre extrémité, par l’intermédiaire de deux fils de platine traversant le tube R à sa partie supérieure, à deux conducteurs électriques portés par le câble auquel est attaché la sonde.
- O11 comprend alors immédiatement le fonctionnement de l'appareil : quand la sonde s’enfonce dans l’eau, par suite des pressions croissantes qui s’exercent sur la paroi flexible T, le mercure monte dans le tube R et court-circuite ainsi une partie des résistances W et Wj ; de la mesure de la résistance entre
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- Kig\ r. — Sonde électrique.
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- les extrémités des conducteurs reliés aux Jils de platine, on déduit alors, en fonction des constantes de l'appareil, la hauteur du mercure dans le luhe, la pression exercée sur la paroi T et enfin la profondeur d'immersion de la sonde. Dans les mesures précises, il faudra tenir compte, dans les calculs, de la pression atmosphérique au moment de la mesure, du poids spécifique de l'eau à l'endroit de l'expérience et enfin de la température au fond de l'eau ; de plus, pour que les lois de Mariottc et Gay Lussac soient applicables, il faudra que l'air du tube R soit parfaitement sec et que le mercure soit bien pur et ne contienne pas de gaz en dissolution. Pour faciliter la mesure, le pont de Wheatstonc, servant à déterminer la résistance entre les extrémités des conducteurs du câble, pourra être gradué eu mètres et donner ainsi la profondeur du sondage par une lecture directe. Enfin des tables calculées d'avance donneront immédiatement la valeur des corrections. L'ensemble de l'appareil est attaché â un fort lest de plomb destiné à produire son immersion rapide et est protégé contre les chocs par une garniture métallique. On n'a d’ailleurs pas à craindre la rupture du tube de verre R sous l’action d’une pression trop forte, puisque les pressions qui s’exercent sur ses deux faces sont équilibrées.
- R. S.
- Action des lignes d’énergie électrique sur les orages à grêle. —J. Violle. — Academie des Sciences, séance du 21 décembre 1908.
- Les effluves puissants qui se dégagent d'une ligne à haute tension sous l'influence d'un nuage orageux montrent que le système fonctionne à la manière d'une machine unipolaire ; la ligne se comporte comme l'un des peignes d'une machine de Moltz. Elle émet ainsi des torrents d’ions qui s’élèvent en entraînant des charges électriques énormes. La ligne agira donc exactement comme agissent tous les engins dits grêlifuges, c’est-à-dire comme de véritables paratonnerres.
- Tantôt quelques paratonnerres suffiront à conjurer le danger, tantôt tous les paratonnerres d'une grande ville n’empêcheront pas la foudre de frapper au cœur même de la cité. Mais, le plus souvent, le passage d’un orage au-dessus d’une ville L'affaiblira notablement.
- Une simple ligne d’arbres sera d'habitude sans
- effet ulilc, tandis qu'une vaste forêt constituera un véritable rempart contre les orages.
- Semblablement, les organisateurs de la défense contre la grêle par les canons ou les fusées sont tous d’aeeord pour réclamer une organisation méthodique des agents à l’avant du territoire à préserver.
- Do même, là où une ligue de transmission d’énergie n'a pas servi à désarmer l’orage qui l’a frappée, plusieurs lignes auraient pu exercer une protection efficace. D’ailleurs, plus le voltage d’une ligue sera élevé, plus l’action de cette ligne sera marquée.
- Ainsi donc, suivant la nature de la ligne, suivant l’état du nuage (hauteur, charge, etc.), le nuage sera plus ou moins attiré ou repoussé, déchargé en partie ou totalement. Quant à la grêle, tout ce que l'on peut en dire, c’est que sa manière d'être sera changée de. la même façon que par tout autre engin ionisant, la question de puissance mise de côté; et l'on comprend que ce changement puisse se traduire dilTéremmcnt selon les circonstances.
- Il y a donc le plus grand intérêt à suivre de près l’action des lignes de transmission d’énergie électrique sur les orages et particulièrement sur les orages à grêle.
- BREVETS
- Dispositif révélateur des pertes ou fuites de courant pour système de traction électrique à contact superficiel. — E^.-A. Mitchell. — Brevet français n° 889 908. Demandé le 5 mai 1908, publié le 22 septembre 1908.
- On sait que dans les systèmes de traction à contact superficiel, il arrive souvent qu’après le passage de la voiture, le contact entre le plot et la canalisation souterraine n'est pas convenablement interrompu, ce qui cause des pertes d’énergie souvent considérables et ce qui de plus peut être une source de danger pour la circulation sur la chaussée où est établi la ligne de tramway. Le dispositif décrit dans ce brevet a précisément pour but de signaler immédiatement après le passage du tramway sur un plot, si rinteiTupliou entre ce plol et la canalisation souterraine ne s’est pas bien rétablie. Le schéma de la figure 1
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- représentant la partie inferieure cle la voiture vue en plan, indique l'ensemble de ce dispositif. Les bobines BB et les noyaux NN représentent l'ensemble électromagnétique destiné à établir le contact entre le plot
- 34, -
- et la canalisation au moment du passage de la voiture. Quatre balais bu &2, b.„ bKy sont disposés à Barrière de la voiture, de façon à venir en contact avec les plots ; ces balais sont reliés deux à deux en parai-
- &t p ^9 ^
- n
- Fig. 2.
- lèle à Tune des extrémités de deux solénoïdcs S! et Sa dont l'autre extrémité est mise à la masse en M. Lorsque les balais frottent sur un plot dont le con-
- tact avec la canalisation n’est pas parfaitement interrompu, un courant passe à travers les solénoïdcs Si el S2 qui agissent par l'intermédiaire du noyau N sur l’interrupteur I qui ferme alors le circuit de la pile p de l'avertisseur A et de l’appareil enregistreur E. L’existence du plot qui présente des pertes de courant se trouve ainsi signalée. Ce qui caractérise principalement ce dispositif est qu’il fonctionne aussi bien, que le tramway soit dans un virage ou sur une ligne droite ; en ligne droite les deux balais b.2 et frottent simultanément sur les plots ; quand, par suite d’un virage, les balais se déplacent latéralement par rapport aux plots (fig. a), il y a toujours au moins un des balais extrêmes qui reste en face des plots et vient en contact avec eux ; de plus, l’écartement des balais est détermine de telle façon que, au moment ou dans un virage l’un des balais extrêmes, bi par exemple, arrive en contact avec le rail, le balai />,, qui est relié en dérivation avec n’est plus en contact avec le plot P, de telle sorte qu’aucun court-circuit 11e peut se produire par l’intermédiaire des balais entre un plot et le rail.
- Perfectionnement aux machines dynamos électriques. — Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. — Brevet français n° 389762. Demandé le ior mai 1908, publié le 18 septembre 1908.
- Ce brevet a pour objet la description d’une com-mutatrice dans laquelle le rapport des voltages peut être modifie dans une grande proportion.
- L’invention consiste à agir de telle sorte que le champ inducteur puisse être décalé circulaircmcnt par rapport aux balais frottant sur le collecteur, sans mouvoir la carcasse inductrice ou décaler ces balais, de telle sorte que la position des balais n’est pas modifiée et reste colle d’une bonne commutation. En décalant ainsi la courbe du champ inducteur le rapport du voltage du courant continu au voltage du courant alternatif est modifié ; par exemple si l’axe du champ inducteur 'est perpendiculaire à l’axe des balais, ceux-ci seront à la position du voltage maximum, et au contraire si le champ inducteur est de même axe que les balais ceux-ci occuperont la position correspondant au voltage zéro; pour toute position intermédiaire du champ inducteur, le voilage aux bornes aura une valeur entre zéro et sa valeur maximum.
- Dans la mise à exécution de ce principe, on peut
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- donner à l’inducteur un nombre de pièces polaires double de celui pour lequel l’induit a été bobine ; la moitié de ces pièces polaires reçoivent, alors une excitation constante, tandis que les autres pièces polaires qui alternent avec celles à excitation constante reçoivent une excitation que l’on fait varier automatiquement ou non et de laquelle dépend finalement le rapport entre le voltage du courant débité et le voltage du courant reçu.
- Disposition pour maintenir la tige du ti'olley dans les tramways. — J.-H. Walker. — Brevet américain n° 899 578.
- Ce dispositif à pour but de retenir la tige du trolley lorsque celui-ci s’échappe de la ligne aérienne, et d’éviter ainsi les dégâts qui se produisent souvent quand, le trolley venant à lâcher le câble, la tige rebondit brusquement.
- La tige b du trolley est fixée à la manière habituelle au pivot a disposé sur le toit de la voiture. Ce pivot a est muni d’une tige horizontale c en forme de rail, sur laquelle coulisse une glissière cl reliée à la tige b par un système de leviers coudés efg formant en quelque sorte un parallélogramme articulé. Le rail c est dentelé en forme de crémaillère à sa partie supérieure et porte un certain nombre d’encoches à sa partie inférieure. Lorsque la tige du trolley se
- trouve dans sa position normale, le*cliquet h actionné par les leviers e et ef engrène avec une des dents de la crémaillère. Si alors le trolley vient à lâcher, la tige b tend à s’écarter de sa position normale, le cliquet h lâche la dent de la crémaillère avec laquelle il était en prise ; la glissière d se déplace alors vers le pivot a, mais alors sous l’action du levier f\ le cli-
- Fig. 1.
- quet i vient se prendre dans une encoche de la partie inférieure du rail cet maintient ainsi la tige b en l'empêchant de s’écarter au delà d’une certaine limite de sa position normale. Lorsqu’on tirera la tige b en arrière pour la ramener à sa position normale, le cliquet i lâchera l’encoche du rail dans laquel il s’était engagé et la glissière i pourra revenir en arrière ; enfin quand on laissera de nouveau le trolley s’appuyer librement sur le conducteur aérien, le cliquet s’engrènera de nouveau avec la crémaillère du rail c, sous l’action des leviers e et e\
- VARIÉTÉS
- CHRONIQUE
- Nous avons visité l’autre salon de l'automobile de 1908, je dis l'autre parce qu’il y en a eu deux, le premier, déjà clos le 13 déccmbre>9o8, réservé soit aux belles voitures, soit aux modestes voitu-rettes, et celui ouvert le 2/# décembre, difficile à définir, puisque destiné en principe à la consécration du poids lourd et de la voilure de livraison, autrement dit à la consécration de 1 automobile commerciale,]! couvrait en réali lé de son pavillon, tout au moins devant l’opinion publique, une grande manifestation on laveur del’aeronau tique. Des esprits chagrins s’en désolèrent,mais au fond si, d’un côté, la Ville de Bordeaux magnifique* aérostat militaire suspendu à la voûte du Grand j
- Palais, Y Avion d’Adcr, gigantesque chauve-sou ris d’apparence pourlcMnoins antédiluvienne ou encore les biplans de Wright et de Farman, oiseaux plus modernes, captivèrent assurément ration lion du public au détriment du poids lourd, but primitif et presque oublié de la manifestation ; d’autre part, il n’en est pas moins vrai que cet attrait inespéré encore il y a quelques mois fit à .ce deuxième salon un succès qu’il eut été difficile d’escompter, et dont malgré tout ne peuvent que bénéficier les intéressantes expositions qui remplissaient le Grand Palais.
- Au point de vue général, comme impression d’ensemble, moins de bruit et moins de fumée que les années précédentes,des macliincspresque toutes au repos, des moteurs à gaz, des dynamos
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- dont; on a surtout fait, ta toilette. La Société Française des Machines-Ou I i Is, nouvelle venue dont l’inspiration a son origine parmi les groupes puissants d(> l’indusl rie aulomohile enI, ma foi, une fort, intéressant,e exposition de tours : lour normal, leur à revolver à grand débit,, tour automatique Jupiter, destiné au façonnage en série de pièces fondues ou estampées loties que moyeux de roucs^hAtes, boites de freins, etc,., enfin une mactiino^^^^Btique à fabriquer les goupilles. Tout celaiAAp^1'des moteurs électriques, donne l’impression d’un matériel bien étudié, en tout cas bien présenté.
- Les engrenages à chevrons taillés ont aussi attiré notre attention. La Maison Citroen a réuni un jeu assez complet d’engrenages de divers diamètres et la marche de l’ensemble est assurée par un moteur électrique. On a parfaitement l’impression, eh dehors de divers avantages techniques, que nous n’avons pas l’intention d'indiquer ici, que ces systèmes d’engrenages doivent conduire réellement à d’excellents rendements, et l’on conçoitl’intérèl que cela peut présenter dans les installations hydrauliques de turbines.
- Dans le domaine de la grosse mécanique, nous avons encore remarqué des machines West, machines à embalrc les roues à froid, fonctionnant par pression hydraulique. Ces machines se composent, suivant les types, de ia à 18 cylindreshydrauliques, mobiles concentriquement, et prenant point d’appui sur le même nombre de pistons fixés à un cercle. La roue que l’on veut embatre est placée sur la plate-forme de la machine, horizontalement, à l'intérieur d’un cercle dont le diamètre dépasse celui de la roue, de manière à pouvoir être facilement placé autour delà roue, à la main. La pression agit concentriquement sur le cercle et l’applique sur la roue. Pour éviter que le moyeu se soulève sous Fin fluence de cette pression concentrique, il est .maintenu par une vis centrale.
- Un public nombreux se pressait aussi autour d’un petit stand où plusieurs ouvriers montraient le fonctionnement d’une lime-fraiseuse à main, munie de dents à forme circulaire. Nous avons lu le prospectus que l’on distribuait. On y parle de-dents scientifiquement calculées, d’une durée IroisO'ois plus grande que la durée des lignes ordinaires, de rendement deux ou trois plus grand etc.
- Ailleurs, un petit groupe à l’état de repos, com-
- prenait une turbine à vapeur « Eloetra » accouplée à un compresseur-ventilateur polycellulaire du système bemàle. Evident ment, ces groupes son t .intéressauls en raison de leur faible puissance ; les catalogues prévoient en effet la construction de turbines à vapeur « Electra » à partir de 5 chevaux sous échappement libre, à partir de îo chevaux sous condensation, mais personnellement, nous sommes légèrement sceptiques à l’égard des turbines à vapeur d’aussi faible puissance.
- Comme tous les ans, il ne manquait pas de groupes éleetrogènes, ma reliant à l’essence, à l’alcool carburé ou au gaz. Les établissements de Dion-Roulon ont fait à ce point de vue une fort belle exposition, ainsi du reste que la Société anonyme îles anciens établissements Panhard et Lcvassor. Signalons aussi la présence d’un certain nombre de moteurs et de gazogènes de marques spéciales.
- La société anonyme l’Aster exposait un carbura leuranpétrolciampant qui, dit-elle, est absolument parfait et permettrait, de réaliser une économie d’environ /|<» % sur J’esscncc. La mise eu marche s’obtient, soit avec un combustible auxiliaire, essence ou benzine, soit directement au pétrole.
- Après le récent Congrès du Froid, à Paris, on aurait pu penser que cette exposition présenterait un certain nombre d’appareils frigorifiques. Il y en eulpeu.Nous pouvons signaler les machines frigorifiques à acide carbonique du système Hall, exposées par la Société Dyle et Baealan et dont, du reste, la réputation n’est plus à faire. Comme on le sait, le principe de ces machines est basé sur la vaporisation d’un liquide volatil à une tcmpératurcinférieure à celle de la matière qu’il faut refroidir. Celte matière fournissant la chaleur latente nécessaire à la vaporisation, est p;tr conséquent refroidie, et pour rendre la marche économique, la vapeur résultant de cette vaporisation est ramenée par compression à l’état liquide.
- Enfin, il faut, bien dire un mot de l’objet même de l’exposition, c’est-à-dire du poids lourd et des voitures de livraison, et enfin du canot automobile. Presque toutes les grandes maisons ont exposé et nous ne nous essaierons pas à faire un choix entre les nombreux camions, voitures légères de livraison et taximètres. Disons simplement que les constructeurs on t manifesté cer-tainementleur souci d’arriver par des recherches
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- incessantes à un prix de revient peu élevé. C’csl là évidemment le gros problème auquel esl si i intimement liée en particulier la question inté- 1 ressante du transport par autobus. 1
- Au point de vue plus spécial de l’industrie : électrique, nous avons remarqué une intéressante ^ échelle automobile pour l'inspection et l’entre- j tien des lignes aériennes dans les exploitation^ de tramways. Le modèle, exposé dans le stand des j usines Pipe est. celui qui est en service sur le I réseau des tramways bruxellois. Signalons aussi j quelques types de camions automobiles avec ; caisse basculante dont la commande est obtenue j par un appareil de basculage spécial des plus intéressants. L’une de ces sociétés a même établi au dos d’une de ses circulaires, un état comparatif des dépenses nécessaires pour un transport de 5.000 ldlogs de Paris à Melun avec retour à vide, d’une part par traction animale, d’autre part par j un de ces camions. Contre 74 IV. 14 dans le pre- j mier cas, elle évaluerait la dépense par camion- I automobile à 58 IV. o'î. |
- Voici, du reste, comment cette société est con- | duite à de tels chiffres :
- i° Frais d’exploitation constants : d’un camion basculant à quatre chevaux (nécessaire pour transporter une charge; utile de 5 tonnes), les chevaux étant estimés à 1.5oofran.es
- un, le camion à 3.000 francs, .000 francs. Total : 10.000 francs. les hiininis
- Amort, de la cavalerie en 5 ans. 1 . , 200 fr. par an
- Amort. du camion en 10 ans . . . Intérêt à 5 % du prix des clic- 3oo
- vaux (amort. déduit).. . . Intérêt de 5 % du camion et des 180 ——
- harnais (amort. déduit). Nourriture de 4 chevaux à 3 francs 110 —
- l’un pendant 365 jours. . 4 . 38o —
- Verrage cl: vétérinaire. ........ Ooo —
- Réparations a.u harnachement.. 4 00
- Charretier ’> Frais d’écurie (palefrenier, . 400
- paille, éclairage) Impôts cl assurance de l’attelage 600 "
- complet 3oo —
- Dépense pour 3oo jours de travail............................... 10. 170
- soi! par juin'......... >*>>‘>7
- d’un camion automobile basculant, portant
- 5 tonnes de charge utile, et cofitant, 1 ouI compris, 18.5oo' francs.
- Amortissable en io ans.....
- Intérêt à 5 o/o (arnort. déduit)
- Entretien à 200 fr. par mois,
- Chanlfeur..................
- Impôts et assurance........
- Dépense pour 3oo jours do
- travail.................
- soit par jour.. .
- a0 Dépenses pour un voyage. Paris-Melun aller et relour (45 kilomètres de Paris à Melun).
- Prix de revient par traction animale (aller et retour en
- a jours, a journées à 35 fr. 67........ 71 . 14
- Déplacement du charretier (coucher à
- Melun)........................... 3.00
- 7 a • *4
- Prix de revient par camion automobile (aller et retour
- en un jour), 1 journée à 25 fr. o3........ a5.o3
- Go litres d essence à o fr. 5o (8 litres à
- l’heure).................... lo.oo
- Huile et graisse.......................... 3.00
- 58.o3
- Enfin, bien qu’au second plan, l’exposition des canots automobiles ne 'manquait pas d’intérêt, surtout si l’on en juge, pur la foule qui se pressait autour d’un tout petit yacht éeptipé par lit maison Dclahaye. et dont lit disposition intérieure séduit par le parli ingénieux que l'auteur du projet a tiré de biplace disponible. Rien n’y manque, pus même, la salle de bain.
- A. Becq.
- t
- Commission de la houille blanche. — Projet d’utilisation des forces motrices du Rhône, par MM. Blondel, Harlé et Màhl.
- Le projet d’utilisation des forces hydrauliques du Rhône, dressé par MM. Blondel. Ilarlc et Miihl et soumis à l’examen de lu Commission de la houille blanche, consiste à réunir dans une chute d’environ 7i>‘“ de hauteur, tous les rapides du Rhône compris cuire la (routière suisse et 1<; village de Ce-nissial, situé à environ de cette frontière. Pris
- dans ses données générales, chute do 70'" de hauteur,
- 1.85o IV. par an 5oo —
- 2, /joo 2.400
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- puissance de %l\0 ooo k\v. dont 120 000 à transporter à une distance de /|5o k,n sous une tension de iao 000 volts, ce projet n'a pas actuellement son équivalent dans le inonde.
- Voici, d’après le rapport dressé par M. Maurice Lévy, président de la Commission de la houille blanche, et par MM. Arnaud, de la Brosse, Lauriol et Leblanc, rapporteurs de la Commission, les conditions géiJfeiles dans lesquelles le projet a été conçu, leiJfflppsitions d’ensemble qu’il prévoit et l’intérêt éwhtôfhique qu’il présente.
- A sa sortie du lac de Genève, le Rhône traverse les contreforts méridionaux du Jura dans une écluse étroite et profonde qui s’étend sur une longueur de près de 5okm dont a5 environ sur territoire français. La pente du lleuvc, pendant cette partie de son cours, est des plus considérables; son niveau moyen à son entrée en France est environ à l’altitude de 33'2m et à la sortie de l’écluse il n’est plus qu’à a63,u environ, soit une chute totale de près de 70“, ce qui correspond à une pente de 3cm par mètre. On comprend qu’une telle pente, avec un débit aussi considérable que celui du Rhône, ait attiré l’attention sur une aussi grande puissance hydraulique disponible.
- L’utilisation complète de cette puissance comporte l’établissement d’un barrage de très grande hauteur vers la sortie de l’écluse à l’endroit même où la chute doit être utilisée ; remplacement choisi pour ce barrage est environ à 3km en amont de Pyriment, près delà station d’Injoux-Genissiatdu P.-L.-M.; c’estlà, en effet, que le lit du Rhône paraît à la fois le plus régulier dans un grand alignement droit, le mieux encadré de rochers d’une parfaite homogénéité, et le plus largement ouvert pour un lion développement de l’usine génératrice en ligne droite, avec des possibilités d’extension pour l’avenir. Le barrage s’appuierait sur le rocher Bouquet et fermerait la vallée à une hauteur de 70®. Un déversoir superficiel d’une longueur droite de 70111, avec un développement sinusoïdal portant sa longueur utile à 1 iom, maintiendrait la retenue à un niveau constant correspondant à la cote 33a,00; le niveau du Rhône à cet endroit Aariant entre les cotes a63 et 265, on aurait donc une chute de 69 à 67111. L’usine hydroélectrique serait établie dans le fond même de la vallée, en aval du barrage, avec un sol à la cote 268 00, soit au-dessus des plus hautes eaux. Les ouvrages de la retenue comprendraient en outre un canal d’évacuation des eaux de crues, ayant une largeur de 60 à 6om et une profondeur mouillée de 8UÏ ; ce canal pourrait écouler 1 2&o m3 à une vitesse de 3m à la seconde. Il serait
- fermé par quatre vannes du type Stoney de m de hauteur sur iom de largeur. Les prises d’eau de l’usine seraient distribuées en trois groupes de huit sur la rive gauche de ce canal, elles comporteraient chacune une grille de retenue à nettoyage mécanique, une vanne du type Stoney ou Bouchayer de 5m X 5in et une conduite forcée de 3m de diamètre avec une entrée élargie en tronc de cône de 5m de base. L’usine pourrait ainsi utiliser, en temps de crue, un débit maximum de 5oo m3 environ.
- La création de ce barrage transformerait toute la haute vallée du Rhône en un grand lac à l’aititude de 33am et d’une superficie totale de 38o hectares dont i3o environ font actuellement partie du lit du fleuve ; les expropriations porteraient donc sur 25o hectares ; en outre le pont de Grevin et le pont de Lucey seraient noyés et il y aurait lieu de pourvoir à leur reconstruction, enfin l’établissement de ce barrage aurait pour conséquence immédiate la suppression de l’usine actuelle de Bellegarde et de l’usine de la Valserine.
- Grâce, d’une part, à l’elïel du vaste bassin du Léman qui amortit les crues d’amont, d’autre part, à l’action du service industriel de la ville de Genève qui agit sur les basses eaux en prélevant sur le lac de quoi maintenir dans le fleuve un débit notablement supérieur au débit naturel, le débit du Rhône à sa sortie de Genève est assez régulier et parfaitement connu, il oscille entre 100 et 600 par seconde, le maximum ne durant que peu de jours vers le milieu de l’été, le minimum régnant au contraire assez longtemps en général du début d’octobre à la lin de février.
- A la sortie de Genève, l’Arvc apporte au Rhône un supplément évalué à plus de Gom3 par seconde pendant la moitié de l’année et il reçoit en outre jusqu’à la frontière française l’appoint d’un certain nombre de torrcnls plus ou moins importants, de sorte qu’à son entrée en France son débit se trouve assez notablement augmenté.
- Des observations régulières faites à la Plaine pendant ces neuf dernières années donnent à ce sujet des renseignements précieux qui peuventse résumer par les chiffres suivants.
- Débit eu crue, 5<>om3 pondant deux à trois mois, pouvant ulteiudro i2oma pendant quelques jours.
- Débit moyen,c’est-à-dire minimum assuré pendant au moins la moitié de l’année,220 à 3oo mètres cubes.
- Débit d’étiage, c’est-à-dire valeur au-dessous de laquelle le débit 11e descend pas pendant plus de dix jours par an, n3à i3a mètres cubes.
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- Débit minimum annuel de 96 à 116 mètres cubes.
- Dans ces conditions, grâce à la grande capacité du réservoir formé par le barrage, on pourra toujours assurer un débit minimum de i20m3par seconde, en compensant, pendant les jours de plus faible débit, le déficit quotidien par un emprunt à la réserve. Des calculs faits à ce sujet, en se plaçant dans les conditions les plus défavorables de ces neuf dernières années, ont montré en effet que ce débit minimum de i2ora3à la seconde pouvait toujours être atteint à condition de prélever jusqu’à 24in3 à la seconde sur la réserve, ce qui correspondait à un abaissement du niveau de la retenue pouvant atteindre 3n,96.
- Pour révaluation de la puissance on aura donc approximativement ces résultats suivants (tableau I), la puissance hydraulique étant exprimée en ponee-lcts, si on admet pour les turbines un rendement de 70 % , les mêmes nombres indiqueront aussi la puissance mécanique en chevaux à l’arbre des turbines.
- res, 5o 000 pendant neuf heures et 3o 000 pendant neuf heures. Enfin on voit encore sur ce tableau que la quantité totale d'énergie produite en un an serait environ de 1 '200 à 1 3oo millions de kilowatts-heure.
- Le tableau II indique la répartition journalière approximative de cette quantité totale d'énergie, pourles différents mois de l'année.
- L'usine génératrice estprévue pour une puissance totale de *240 000 kw. La moitié de cette énergie serait transportée à Paris et le reste serait distribué dans la région voisine de Eltsine. D'après ce qui précède, on voit que l’usine pourrait être alimentée : à pleine puissance, pendant deux mois et pendant vingt-quatre heures par jour ; à demi-puissance pendant trois mois et pendant douze heures par jour ; à des régimes intermédiaires pendant sept mois ; au minimum elle pourrait encore être alimentée à demi-puissance pendant six heures et à des puissances
- TABLEAU I
- Niveau de la retenue en mètres "cî 3 S <X> r< S Hauteur de chute en mètres Débits en ms par seconde Puissances Puissances moyennes Energie correspondante produite en un jour en millions de kw.-li. Nombre de jours de chaque régime (moyenne prise sur 9 ans) Energie totale produite pendant la durée de chaque régime en millions de kw.-h.-
- IL liag e 3 2 8 à 33*2 263 65 à 69 i 20 78 000 82 800 80 900 1,418 (mînim. absolu) 1,432 10 14 320
- Basses-eaux. . . . 332 2G8 69 T 82 800 96 600 1,60 3 76 113 527
- » 1 ( h > 1 10 400
- Eaux moyennes. 33a 264 68 1 1G0 240 108 880 i63 200 a 36 090 2,318 y6 K K *' 222 55J
- Hautes-eaux.. - . 33*2 263 67 ?*• / 500 160 800 335 000 '27/1900 4,344 124 837940
- Crues 332 <265 <67 |> 5oo > 335 000 ? 1 — 5,9 ! 2 c9 408 203
- 1
- Totaux 365 I 296 543
- Ce tableau indique aussi la quantité d'énergie produite en un jour, pour chaque régime de débit ; on voit ainsi que la valeur minima de cette quantité d’énergie aurait été pour ces neuf dernières années de 1 4 18 000 kilowatts-heure, ce qui correspond encore à vingt-quatre heures de marche avec une puissance moyenne de près de Go 000 kw. On pourra d'ailleurs toujours, grâce à la capacité du réservoir, répartir l'énergie disponible chaque jour proportionnellement à la demande aux différentes heures, et par exemple dans le cas de l’énergie minimum on aurait pu fournir 1*20000 kw. pendant six heu-
- voisines de 4°000 kw. pendant le reste de la journée.
- En ce qui concerne la nature du courant à adopter, deux combinaisons étaient à envisager, l'une à courant continu système Tliury, l’autre à courant alternatif triphasé à 25 périodes. Dans les applications qu'a reçu jusqu’ici le courant continu série, les résultats ont été des plus satisfaisants ; de plus M. Thury a montré dans des expériences assez récentes la possibilité technique et financière de transmettre l’énergie à plusieurs centaines de kilomètres par câbles souterrains. Mais une installation continue
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- série forme un ensemble moins souple et moins facilement modifiable qu'une installation triphasée; elle se prête moins bien aux opérations quelque peu complexes et qui ne consistent pas uniquement dans le transport global d’une quantité d’énergie entre un point de départ fixe et un point d’arrivée fixe. De plus, pour les clients locaux dispersés autour de l’usine, le courant alternatif paraît s’imposer. Enfin, pour la consommation de Paris cl de la banlieue, il semble aussi que le courant triphasé soit préférable. C’est pourquoi la préférence à été donnée finalement au courant triphasé. La fréquence adoptée a été celle de 25 périodes ; c’est celle des entreprises de traction qui constituent une partie importante des clients de la région parisienne ; et bien que les concessionnaires de la distribution dans Paris aient adopté la fréquence 42, il n'est pas impossible de voir se créer dans Paris un réseau à a5 périodes desservant la grosse clientèle de force motrice ; enfin en ce qui concerne la ligne elle-même, la fréquence a5 est bien préférable à la fréquence l\‘i7 car les effets de la self-induction et de la capacité, très importants dans une ligne de cette longeur, croissent en raison directe de la fréquence.
- TABLEAU II
- MOIS
- Janvier . . . Février. . . Mars
- Avril.....
- Mai.......
- Juin......
- Juillet
- Août......
- Septembre Octobre.. . Novembre. Décembre.
- Moyenne journalière pendant le semestre d hiver...........
- Quantité d énergie journalière moyenne | Puissance moyenne correspondante, fournie pendant i 24 heures de marche
- kw.-h. kw.
- 1 pGo 000 80 ooo
- 2 422 000 100 ooo
- 2 GGr> 000 110 ooo
- 3 4o3 000 l/jO OOO
- 4 151 000 170 000
- 5 4<)5 000 22Ù ooo
- 5 qi 3 000 2Ù<) OOO
- 5 597 000 2/|{) ooo
- 3 qi 2 000 1 70 ooo
- 2 ()2/j OOO 110 ooo
- 2 loi) ooo 85 ooo
- 2 020 OOO 80 ooo
- 2 3oi OOO qG.000
- L'usine génératrice, prévuepour fournir une puissance de '2/|()ooo kw., comporte 24 unités formées chacune : ifJ d’une turbine Francis double de
- i5 ooo IIP, à axe horizontal, tournant à une vitesse de uooo tours par minute et utilisant une chute de 64 à 6(jm ; 20 d’un alternateur à courant triphasé ayant 12 pôles et directement bobiné pour la tension de 12 000 volts entre fils; la réaction d’induit de ces alternateurs est assez réduite pour que l’augmentation de tension en cas de suppression brusque de la charge ne dépasse pas 8 % . L’usine est munie de 4 excitatrices de 750 kw. chacune’sous i5o volts; chacune d’elles est actionnée par une turbine spéciale à la vitesse (le 25o tours par minute. Du tableau de l’usine ou .commande à distance : les interrupteurs de sortie de chaque génératrice, son rhéostat d’excitation, son régulateur de turbine et sa somme d’introduction d’eau.
- Le courant à 12 000 volts produit par l’usine génératrice passe ensuite dans une usine transformatrice, distincte delà première et située;i77mau-dessus d’elle, en haut d’une falaise. Le courant est alors réparti, après en avoir ou non relevé la tension entre 11 fee-ders :
- 6 feeders à 120 000 volts desservant Paris ;
- 3 feeders à 3o 000 volts desservant le departement de l’Ain et les départements limitrophes.
- 2 feeders à 12 000 volts desservant les environs immédiats do Tusine. Chaque feeder peut transporter 20000 kw. chacun des feeders à 120000 et à 3o 000 volts est alimenté par G transformateurs de 3 5oo kw. ; chacun. Ces transformateurs sont noyés dans un bain d’huile refroidi par une circulation d’eau, de façon que la température ne puisse pas s’élever à plus de 55° au-dessus de l’ambiante ; chaque transformateur est muni de deux interrupteurs à huile, h haute et à basse tension.
- Du tableau de l’usine de transformation on commande à distance ; i° les interrupteurs de chaque alternateur, sa vitesse et son excitation; 20 les deux interrupteurs de chaque transformateur; 3° l'interrupteur de chaque feeder; c’est de ce tableau que l’on commande la'j marche générale de toute l’installation, l’usine génératrice n’ayant à intervenir que pour mettre en route les turbines et pour parer aux accidents.
- Trois lignes de transport do Gennissiat à Paris sont prévues suivant trois itinéraires differents, de façon que si l’une d’elles venait à être interrompue par un cyclone les autres puissent continuer à fonctionner. Chaque ligne se compose de deux feeders disliiu'ls ii trois conducteurs; suivr.nl les exigences locales, les feeders sont supportés par autant de pylônes où sont réunis sur un même support dis-
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- posé de manière' que l’on puisse réparer l’un d’eux pendant que l’autre fonctionne. En général la distance de deux supports est de i5om et la flèche des conducteurs de 311*. Les lignes sont divisées en tronçons de i5o km reliés entre eux par des interrupteurs à huile automatiques; cela perniel de réduire les conséquences d’un accident, un tronçon pouvant être momentanément isolé du reste de la ligne. Ces interrupteurs sont disposés dans des sous-stations de transformation qui permettent de distribuer de l’énergie le long de la ligne. Par suite de la très haute tension existant entre deux conducteurs, des précautions seront à prendre pour éviter la production d’ellluves qui entraîneraient une perte d’énergie considérable sur une ligne aussi longue et qui auraient de plus pour effet de déterminer la production d’acide azotique qui altérerait très rapidement les conducteurs etles isolants. Si on appèlle V le potentiel en un point d’une ligne de
- dV
- force, — sa dérivée prise le long de cette ligne de du
- force, la force électrique qui tend à ioniser l’air est
- égale à-y— si l’on considère deux conducteurs cylin-au
- driques parallèles, de rayon R et dont les axes sont à la distance A, la force électrique est maximum à la surface de ces deux conducteurs, aux points situés dans le plan passant par les deux axes, et son expression est pour, ces points
- mètre situés à 65cul les uns des autres, il suffira pour éviter d’une façon analogue la production d’eflluves dans les lignes à 120 ooo volts, de placer les conducteurs à 31,1 les uns des autres et de leur donner un diamètre de 2onim. Les conducteurs d’un même feeder passeront donc par les sommets d’un triangle équilatéral de 3™ de côté et ils devront avoir un diamètre de 2omm ; ceci obligerait à leur donner une âme en chanvre s’ils étaient en cuivre, et c’est pourquoi il semble préférable de se servir dans ce cas de câbles en aluminium.
- Ce qui caractérise ces lignes, c’est leur grande longueur et leur grande capacité par kilomètre ; dans ces conditions on ne peut plus considérer l’intensité efficace comme constante tout le long d’un même conducteur. Si on appelle y la capacité, X la self-induction et p la résistance de chaque induction, par kilomètre, et enlin si on appelle œ la pulsation du courant, le calcul donne les valeurs
- y = 0,01707 x io_* farads,
- X = 0,0012 henry, p =. o, 113 ohms, a = 157.
- En appliquant alors la méthode des imaginaires au calcul de la ligne, on trouve pour le rapport de la tension efficace initiale E0àla tension efficace au bout de la ligne Ee, la valeur
- Supposons que l’on fasse croître proportionnellement le rayon des conducteurs et leur distance, la force électrique maximum est inversement proportionnelle aux dimensions linéaires du système ; réciproquement si l’on fait croître la tension entre deux conducteurs proportionnellement aux dimensions linéaires du système, la force électrique maximum demeure constante. Ces conclusions s’appliquent aussi à un système de trois conducteurs équidistants parcourus par des courants triphasés ; en effet la différence de potentiel entre deux de ces conducteurs est maximum quand le potentiel du troisième est nul. Dès lors, comme on a constaté dans l’Isère le bon fonctionnement de lignes à 26 000 volts constitués par trois conducteurs équidistants de 9inm,2!> de dia-
- E
- ÏÏ
- 0
- 1
- ce qui représente une chute de tension de 12 % environ ; de même on trouve pour le rapport des intensités efficaces aux deux extréniités de la ligne
- et l’on voit ainsi que l’intensité au départ serait sensiblement inférieure à l’intensité à l’arrivée.
- Enfin, la vitesse de propagation des ondes électriques le long d’un conducteur serait
- \Y
- 2 aX
- 'V = ___________
- y/yX V aX -f- VP2 + a2X2
- 209 000
- km.
- sec.
- On sait qu’une ligne électrique se comporte comme un tuyau sonore et que des surtensions sont à crain-
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- dre (effet Ferranti) lorsque la longueur de ligne est égale au quart de la longueur des ondes qui s’y propagent ou à un multiple impair de ce quart. Ces conditions seraient remplies pour les courants de fréquence ii6, .148, 580, fréquences voisines de celles des fie, i3ü, et 2.3e harmoniques du courant, soit iaü, 3a5 et 5^5. E11 établissant le matériel générateur et récepteur on empêchera la production de ces harmoniques en donnant simplement plus de ia encoches par pôle aux alternateurs et moteurs.
- Au moment de la mise en service d’une ligne, les mouvements oscillatoires qui se produisent peuvent doubler la tension supportée par les conducteurs ; mais la durée de ces phénomènes étant très courte on évitera toute surtension dangereuse en munissant la ligne de limiteurs de tension du type des cylindres en métal <t anti-arcs » qui fonctionnent comme de véritables soupapes de sûreté.
- Enfin, en ce qui concerne la protection de la ligne contre les efl'ets de la foudre, on se servira de paratonnerres à cornes, montés en série avec des résistances non inductives et associés en parallèles ; les distances explosives ménagées entre les cornes vont en augmentant, quand on passe d’un paratonnerre à l’autre, et en même temps la résistance montée en série avec chaque paratonnerre va en diminuant. Le paratonnerre qui a les cornes les plus écartées est relié au sol par un simple lîl fusible ; c’est un appareil de grand secours qui ne doit entrer en jeu que dans des circonstances extraordinaires et qui, se trouvant mis hors service chaque fois qu’il a fonctionné, ne doit être installé que sur les points de la ligne soumis à une surveillance continuelle ; un semblable appareil sera placé dans chacune des sous-stations de transformation établies le long de* la ligne.
- Si l’on se demande maintenant quel sera le temps nécessaire à l’exécution de ce projet, voici, d’après les rapporteurs de la commission, les délais qu’il faut prévoir :
- 80. millions
- 6 253 000 fr.
- 1 5oo
- 7 749 5oo l’i*.
- 8 000 000 fr.
- 3 900 000
- 5oo 000
- 2 700 000 i5 100 000 fr.
- i5 100 000 fr . 7 4o5 5oo 7 35o 5oo fr.
- Soit 7 % du capital engagé en sus de l’intérêt à 5 % et de l’amortissement.
- Les rapporteurs de la commission estiment que les dépenses de premier établissement doivent être sensiblement majorées et portées à 100 ou 120 millions. Les dépenses annuelles seraient alors à majorer en proportion pour les dépenses d’intérêt et d’amortissement. Enfin en ce qui concerne le prix de vente de l’énergie, dans la région parisienne, iis considèrent que le prix moyen de o fr. o3 n’est pas assuré, mais ils font remarquer qu’il suffirait de o fr. 02 pour assurer la rémunération du capital de 100 millions, et de o fr. 024 pour le capital de 120 millions.
- Tel est résumé,en quelques pages,ce projet magis-’ tral d’une entreprise qui, par la hardiesse de sa conception et par l’ensemble grandiose de ses dimensions, pourra être considérée comme la plus belle installation hydro-électrique du monde.
- R. S.
- Prix de premier êtàblissement........
- Dépenses annuelles :
- Intérêt du capital à 5 % et amorlisse-jnenl eu 20 ans pour les machines cl
- en 5o ans pour le surplus..........
- Exploitation el entretien.............
- Total.........
- Recettes annuelles :
- 200000000 kw.-h. fournis dans les conditions normales à ofr,o4. 195 000 000 kw.-li. f ournis avec sujétions spéciales a ofr,o*2. . ..
- 10000 kw. pour l’année entière
- à 5o fr.....................
- 90 000 kw. pour la demi-année à 3o fr...............*.......
- T ôtai.... ...
- Balance :
- Recettes...........................
- Dépenses ..........................
- Bénéfices..........................
- Région
- pari-
- sienne.
- Au voisinage de
- 1 usine.
- Enquêtes el formalités pour obtenir
- la décision définitive............ 3 ans
- Expropriations, adjudications el autres formalités préliminaires....... 1 à 2 —
- Exécution des travaux............... 3 à 5 —
- Totai............ 7 à 10 ans
- Enfin, en ce qui concerne les conditions financières, voici, d’après les auteurs du projet, quels seraient dans l’ensemble les chiffres des dépenses et recettes,
- ETUDE D’ENSEMBLE SUR LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- {Saile) (').
- «ÉCKPTION
- Les recherches sur les appareils de réception, beaucoup plus faciles à exécuter et bien moins
- (L) La Lumière Electrique, tome Y (2e série) p. 27.
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- coûteuses, ont été extrêmement nombreuses : dès 1903, elles ont conduit à rétablissement de procédés qui n'ont pas été sensiblement modifiés depuis, et si de nouveaux détecteurs ont été trouvés, ils n'ont pas indiscutablement détrùné les anciens.
- La recherche de la syntonie a conduit, comme pour la transmission, a l’emploi presque exclusif de l'action indirecte des oscillations de l’antenne sur les détecteurs.
- Les couplages par induction seuls permettent des résonnances pures. Les montages Oudin sont très employés toutefois quand il s’agit de rechercher et de surprendre des transmissions de longueurs d'onde variées, car ils sont d’un maniement rapide et simple.
- A la réception comme à la transmission, le couplage indirect donne naissance à deux mouvements vibratoires de période différente. 11 n’est pas possible, par suite de la complexité du problème, de réaliser j)ratiquement la concordance de période entre les deux ondes de réception et les deux ondes de transmission. L’accord se fait en général sur la moins amortie, la plus longue.
- Le nombre de détecteurs proposés et essayés depuis iyol est considérable et nous n’examinerons ici que ceux qui correspondent à des principes nouveaux.
- Au milieu des nouveaux venus, le détecteur magnétique et le détecteur électrolytique restent les plus employés.
- Le premier, dû à Marconi (190a), n’a pas subi de modifications importantes. Le second, dont le principe fut donné eu 1900 par le capitaine Fer-rié et qui fut utilisé pratiquement en 190I par Schlœmilch, a été l’objet de modifications de construction assez nombreuses, M. Abraham a montré récemment l’influence de la température sur la sensibilité de l’appareil. Toutes les causes qui diminuent sa résistance intérieure et favorisent le dégagement des bulles gazeuses ont d’ailleurs le même effet,.
- On constate aussi une augmentation de sensibilité par l’emploi comme récipient de petits vases en plomb constituant la grosse électrode (le plomb joue également là un autre rôle).
- Des variations de pression, même considérables (/|kg à n’ont pas d’action marquée.
- Les cohéreurs n’ont pas depuis 190I subi de grands perfectionnements. On a réalisé des eohé-reurs très sensibles, avec un seul contact impar-
- fait par exemple; mais la sensibilité s’obtient toujours au détriment de la régularité. Presque tous les cohéreurs employés dérivent des premiers essais faits par Branly cm 1890. Beaucoup de dispositifs ont été proposés depuis par des expérimentateurs qui ignoraient que Branly bien antérieurement avait réalisé leurs idées.
- Il est bon de rappeler ici que dès 1890 le physicien français signalait l’action des décharges électriques sur la résistance des limailles de fer, d’aluminium, de cuivre, de bismuth, d’antimoine, de tellure, de cadmium, de zinc.
- Il étudiait les corps composés : galène pulvérisée, bioxyde de manganèse en poudre, mélangé ou non d’antimoine ; le sélénium, recuit ou non, pur ou mélangé de tellure : le soufre.
- 11 expérimentait également les grenailles, les métaux réduits et porphyrîsés, les mélanges de poudres isolantes et métalliques, les sulfures, les oxydes, les plaques isolantes métallisées ou plombaginées, les crayons agglomérés, les verres platinés, argentés, le charbon {Lumière Electrique, tome XL, 1891, pp. ïoçj-ào'j).
- Les nombreux essais faits depuis 1891 sur les cohéreurs n’ont pas en somme abouti à la construction d’un appareil à la fois très sensible, très régulier et permettant l’emploi de relais rapides, c’est-à-dire relativement peu sensibles.
- Les cohéreurs nécessitent des appareils supplémentaires délicats et rendent difficile le triage des communications ou signaux parasitaires. Ils tondent à disparaître de plus en plus devant les détecteurs à réception auditive qui n’ont pas ces inconvénients et permettent en outre beaucoup plus de sécurité et de rapidité dans le service. On sait d’ailleurs que, même au point de vue du contrôle des réceptions, les inscriptions, à la bande n’offrent qu’une garantie toute relative.
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- Les détecteurs thermiques basés sur le principe du bolomètre (Fesscndcn-Tissot) sont surtout des instruments de laboratoire. Leur emploi pour l’étude de l'énergie mise en jeu par les oscillations électriques avait été préconisé par Rubens en 1890.
- Les détecteurs, applications directes des principes de rélectro-lhermie, ont élé décrits et essayés surtout par M. Blondel (i5 avril 190‘b brevet beige). Le détecteur Blondel est constitué
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- par un ou plusieurs couples fer-constantan en fil de moins de i/ioo de millimètre de diamètre. La soudure est autogène ou remplacée par une simple boucle et l’ensemble est placé dans le vide pour réduire le rayonnement.
- Les détecteurs thermo-électriques de Drude et de Scluefer sont analogues.
- Tous ccs détecteurs sont d’une sensibilité moins grande que les détecteurs magnétiques ou électrolytiques.
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- M. Pickard a construit un détecteur très sensible, sans force éleclromotrice auxiliaire, qu’il a appelé le perikon.
- Leperikon est un détecteur à contact imparfait ; il comporte deux disques de métal contre lesquels sont maintenus, par un procédé quelconque, des cristaux de chalcopyrite (pyrite de cuivre) d’une part, et dezincite, d’autre part. La zincite employée (oxyde de zinc) est mélangée de traces de ferrate de manganèse qui la colorent en rouge (gisements de l’Etat de New-York). On amène les cristaux en contact par des arêtes vives ; un ressort à boudin permet d’exercer sur eux une certaine pression variable à volonté. Le perikon est aussi sensible que les meilleurs détecteurs connus.
- L’emploi dans le perikon de cristaux, de composés de zinc et de cuivre, nous a donné à penser que ce détecteur n’était autre chose qu’une pile ordinaire avec mauvais contact, et qu’il se comportait comme un cohéreur ou plutôt un détecteur électrolytique dont la force électromotrice se trouvait au contact imparfait lui-même. Au mois de mars dernier, nous avons fait des essais sur un certain nombre de corps simples et de cristaux dérivés : chalcopyrite, zincite, blende, galène, pyrites de 1er, cinabre, oligistc, calamine, argyrithrose, magnétite, malachite, oxydes de manganèse, cuivre, charbon, zinc, manganèse, titane, etc. Les meilleurs résultats lurent obtenus dans l’ordre avec la chalcopyrite et la zincite, le zinc et. le bioxyde de manganèse des piles Leclanchc, le fer et le bioxyde de manganèse. La pression devait être extrêmement faible avec le second. Une force électromotrice même assez forte (4 volts) améliorait la sensibilité du contact fer-bioxyde de manganèse. Les
- fragments des corps comparés étaient encastrés dans un amalgame solide monté dans deux culots de cuivre par une disposition analogue à celle du perikon.
- Le détecteur zinc-bioxyde de manganèse, comme le perikon, est une véritable pile sèche. Si on le met simplement en circuit avec un téléphone ou un instrument de mesure sensible, on entend un bruit très faible dans le téléphone chaque fois que l’on modifie la pression au contact. L’instrument de mesure indique un faible courant. Il ne saurait évidemment s’agir ici d’un phénomène thermique, puisqu’il n’y a pas dloscillations électriques agissantes et que rien ne modifie la température du contact., mais bien de phénomènes de polarisation. Les détecteurs que nous venons d’examiner ici sont des détecteurs électro-chimiques, des détecteurs électrolytiques solides.
- On réalisera vraisemblablement de bons détecteurs électrolytiques à attaque chimique intérieure.
- Des effets thermiques sont possibles avec d’autres contacts, comme celui du Silicon de Pickard, excellent détecteur à pointe d’acier et silicium poli (de Valbreuze, 1907, cit., et Tissot, juillet 1908).
- Tous ces détecteurs ont l’inconvénient grave d’être facilement déréglables. Ils sont pour cela, au point de vue pratique, inférieurs au détecteur magnétique, au détecteur électrolytique et surtout aux nouveaux détecteurs à vide.
- Ces derniers dérivent de la valve de Fleming. Dès 1890, Fleming observait que, si à l’intérieur d'une lampe à incandescence on plaçait un cylindre métallique autour du filament incandescent, un léger courant pouvait passer du cylindre froid au filament chaud à travers le gaz raréfié, mais que l’inverse 11’était pas possible. En 1905, Fleming employait cet appareil comme soupape pour déceler et mesurer des oscillations électriques.
- En 190G, de Forcst a utilisé la valve de Fleming et en a fait un détecteur très régulier et très sensible. Le filament de carbone est recouvert de composés divers (potassium, sodium, etc.) et porté au rouge comme un filament de lampe ordinaire. L’électrode froide est formée, soit par un cylindre métallique enveloppant un filament, soit par des plaques de platine ou des grillages disposés de part et d’autre, soit par du mercure
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- contenu dans une petite cavité de l’ampoule. Si le pôle positif du filament est relié à la plaque de platine par un Circuit contenant un appareil de mesure (téléphone par exemple) et une pile auxiliaire dont le pôle positif esta la plaque de platine, on observe un courant qui peut, pour une valeur suffisante de la pile auxiliaire (20 volts), atteindre 5 milliampères par centimètre carré de la surface du filament.
- Une coloration bleuâtre se remarque dans l’ampoule entre le pôle négatif du filament et l’électrode froide ; les aimants agissent sur ce faisceau lumineux, et à chaque mouvement du faisceau correspond un son dans le téléphone.
- Les oscillations électriques que l’on fait agir sur l’appareil au moyen de divers dispositifs très simples modifient l’intensité du courant qui traverse le gaz raréfié, et l’on règle la sensibilité de l’appareil d’une façon analogue à celle d’un détecteur électrolytique, en faisant varier la valeur des forces électromotrices aux bornes du filament et des électrodes froides. Pour une fréquence donnée, la sensibilité maxima est aussi fonction de la distance des électrodes froides au filament et de la valeur des champs magnétiques que l’on fait agir à volonté sur l’espace interposé entre eux.
- La théorie des détecteurs à vide à gaz ionisés 11’a pas été faite de façon complète ; ils se comportent comme des détecteurs d’amplitude.
- Us semblent actuellement les meilleurs ; peu sensibles aux ondes très amorties, ils sont moins influencés par les parasites atmosphériques que les autres détecteurs. Ils sont très robustes et leur construction est aussi industrielle que celle d’une lampe à incandescence dont ils ont la
- durée. Les surtensions accidentelles ne les dégradent pas.
- II y a lieu de signaler l’apparition très récente (mai 1908) d’un nouveau détecteur de Walter, à pointe fine de tantale affleurant la surface d’une masse de mercure.
- Avant de terminer cet examen sommaire des divers appareils de réception, il est nécessaire de signaler le rôle primordial de l’écouteur téléphonique.
- L’écouteur habituel, construit pour la reproduction nette de la parole, n’est pas du tout celui qui convient pour les sons spéciaux produits en télégraphie sans fil. Des écouteurs très sensibles ont été étudiés et réalisés par M. Sullivan. Ils se rapprochent du type Adcr, mais leur enroulement est très long et très résistant (7 5oo ohms pour les casques à deux écouteurs).
- Il y aurait toutefois beaucoup à faire dans cette voie, où l’on procède encore presque par empirisme.
- Nous devons citer à ce sujet d’intéressantes études faites par M. Abraham pour réaliser les résonances entre le circuit secondaire oscillant et les divers organes du circuit téléphonique et améliorer ainsi le rendement des écouteurs.
- M. Pollak est parvenu à inscrire avec ses appareils, dont le principe est connu, des transmissions très rapides reçues au détecteur élec-trolytique.
- M. Poulsen réalise également des inscriptions photographiques.
- [A suivre.) P. Buexot,
- Capitaine du Génie.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE (1)
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Ainsi qu’il était annoncé, les actionnaires de l’Union des Tramways se sont réunis le 26 courant pour voter sur les mesures que leur proposait leur
- cons.';! d’administration pour éviter qu'une situation difficile ne devint désastreuse. Suivant une phrase du rapport : « la vérité, c’csl que l’Union des Tramways pâlit actuellement d’une insuffisance de trésorerie, » mais peut-être aussi de l’imprudence de son
- (') Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. A. B1;c<>, ancien Polytechnique, Ingénieur-Conseil, 40.rue des Ecoles.
- élève
- de l'École
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- ^ conseil. 11 avait cru que son capital de i2.5oo.ooo fr. lui suffisait pour s’intéresser aux multiples entreprises que le rapport énumère avec complaisance : dont l'Electrique-Lille-Roubaix-Tourcoing, le Central-Electrique du Nord, les Tramways de Tiflis et d’autres! Nous ne parlerons pas de ces derniers dont les malheurs sont connus de tous ; mais comment s’imaginer que des affaires telles que le Lille-Roubaix-Tourcoing, et le Central-Electrique prendraient assez vite leur essor pour que l’Union liquide avantageusement la situation qu’elle s’est plu à y prendre , l’accomplissement des formalités administratives, les expropriations, la construction et la mise au point des usines, la recherche et la conser-. vation de la clientèle sont toutes choses de longue durée qui immobilisent des capitaux sans profits nets réels pendant plusieurs années. Et plutôt que de rappeler qu’au cours des années iqo5 et iyo(> la Société put distribuer respectivement (\ et 5 francs de dividende, le conseil aurait du exprimer des regrets d’avoir ainsi obéré sa trésorerie pour le vague espoir de voir monter les titres qu’il avait en portefeuille avec l’idée de les vendre avec quelque avantage. S’il eût porté ces dividendes en réserve, il n’eût peut-être pas été acculé à cette alternative de liquider ou de réduire scs titres au quart de leur valeur.
- C’était la condition imposée par les banquiers pour souscrire un nouveau capital; et il a bien fallu que les actionnaires subissent leurs exigences. Notons toutefois que les ooo actions nouvelles de
- v.5 francs sont du même type que les anciennes, ont les mêmes droits, sont souscrites fermes au pair en partie par ces banquiers et sans commission. L’Union des Tramways peut se féliciter, dans sa détresse, de trouver d’aussi bons prêteurs. 62 5oo actions sont réservées aux anciens actionnaires par droit de préférence. Ce nouveau capital, dans la pensée du conseil, lui permettra de mener à bonne fin tous les travaux entrepris; et s’il est vrai que le motif de la dépréciation des titres de son portefeuille lire son origine de la seule situation générale des marchés financiers et non de la valeur industrielle des affaires patronnées, souhaitons que les marchés financiers s’améliorent rapidement.
- Si nous en croyons les dernières nouvelles du cuivre, le public, paraît-il, s’intéresserait maintenant aux affaires spéculatives et de placement, et les consommateurs de cuivre montreraient un plus grand empressement à acheter du métal, principalement ceux du continent. De leur côté, les produc-
- teurs d’Europe et d’Amérique qui ont constamment refusé de faire des concessions dans leurs prix, semblent 1res satisfaits des perspectives de l’avenir prochain cl pensent [réussir dans leur politique de maintenir les prix obtenus en novembre, l/optimisme est de règle, d’ailleurs, quant à l’avenir du cuivre, puisqu’on peut lire dans le New-York Herald, sous la signature de M. Samuel Ncwhoiise, président des mines et fonderies Newhouse, qu’en dépit de la baisse du prix du métal et des valeurs cuprifères, la situation du marché est très forte, que l’année 1909 verra les cours du cuivre en notable avance et l’année 1910 à un taux plus élevé qu’en aucune autre période précédente !
- Notons aussi que le bruit a couru de la création d’une fédération internationale des producteurs de cuivre, qui ne serait pas la fusion des mines et des fonderies, mais correspondrait simplement à la création d’un bureau de statistique ainsi que d’un cartel en vue de l’établissement des prix. Il se produit donc une série d’efforts sur les marches financiers pour faire croire à une prospérité prochaine. Mais tous ne sont pas du même avis car, en Allemagne, les organes officiels constatent que les marchés charbonnier et sidérurgique sont très incertains, que les chemins de fer accusent une moins-value de recettes d’environ 5o millions de marks pour les onze premiers mois de l’année 1908, et qu’une grande grève semble se préparer pour le commencement de ce mois dans le bassin métallurgique rhénan. Déjà,à Mannheim et dans le Palatinat, les industriels ont exécuté le lock-out de leurs cuivres qui frappe 14.000 ouvriers !
- D’Angleterre, on signale bien que le nombre des ouvriers sans travail était un peu inférieur fin novembre à ce qu’il était fin octobre, indice qui paraît de bon augure puisqu’en général, il en est plutôt autrement en raison de la saison même qui met fin à beaucoup de travaux de saisons; mais par rapport à
- 1907 proportion est encore bien grande de ceux qui restent inactifs : les statistiques donnent pour
- 1908 le chiffre de 9 % de chômeurs contre 5 % en 1907; puis les fabriques de fer, les chantiers mari-limes et les ateliers de construction ont subi un certain ralentissement; un grand nombre de filatures s’imposent un demi-chômage cl, dernier fait caractéristique qui n’est pas en faveur des optimistes.
- 1 fi 000 ouvriers des charbonnages du Nortliumbcr-land et du Durham et des établissements sidérurgiques du nord de l’Angleterre ont du accepter des réductions de salaires.
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- A litre de simple documentation et comme justification de certaines idées, nous ne dirons pas principes, nous croyons bon de rapprocher les deux nouvelles suivantes : d’une part, les actionnaires de la Compagnie des tramways de Saloniquc ont approuvé le contrat projeté entre leur Compagnie et la Compagnie ottomane d’Elcctricité de Salonique et de Smyrne, notamment pour l’exploitation de l’usine électrique de cette dernière et de ses services; et d’autre part fy Information) un projet de fusion entre la Compagnie Lumière et Force et la Compagnie des(Tramways électriques de Mexico,qui avait échoué il y a quelques mois, a dû être soumis de nouveau aux actionnaires de Lumière et Force avec les plus grandes chances d’aboutir. Dans le cas de Salonique comme dans celui de Mexico, c’est la Compagnie d’EIectricité ou de Lumière et Force qui réalise une combinaison avantageuse. Ainsi, pour Mexico, la Compagnie des tramways garantit aux actions ordinaires de Lumière et Force, qui ne louchent rien actuellement, un dividende de 4 % , et se charge de pourvoir à la dette flottante de la Compagnie rachetée, soit 3 5oo ooo dollars, et à l’achèvement des travaux en cours qui nécessiteront a 5oo ooo dollars. C’est ici l’occasion de rappeler la constitution à Rio/au cours de l’année écoulée, d’une société dite Rio Tram,Light and Power qui assume l’entreprise formidable de l’éclairage, de la distribution d’cnergie et de la circulation dans cette grande ville et paraît s’en acquitter au mieux, à en croire les statistiques hebdomadaires des recettes.
- En signalant le départ pour la Turquie de notre attaché commercial à Londres, chargé d’une mission dans l’empire ottoman en vue d’étudier les débou-
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- «
- chés qui peuvent s’offrir a notre industrie, il n’est pas inutile de souligner que les événements politiques actuels paraissent, en effet, de nature à augmenter nos relations commerciales avec la Turquie. Certain projet d’éclairage de Constantinople notamment a donné lieu à des compétitions entre constructeurs allemands, soutenus par leur gouvernement, et constructeurs français, soutenus par eux-mêmes, sans pouvoir aboutir jusqu’ici. La méfiance du sultan pour tout ce qui concerne les produits de notre industrie ne facilitait d’ailleurs pas la conclusion de cette importante affaire. Faut-il à présent lui prédire plus de succès, si l’on en croit la nouvelle que la maison Micliot, Douane et Cic établit à Constantinople, sous la raison sociale de « Société d’Exploitation industrielle », une société avec la participation de banques françaises qui s’occuperait de travaux de construction de la ville et de la réalisation de projets d’électricité? Il est de notoriété publique que l’influence allemande a diminué en Orient et au point de vue politique et au point de vue commercial ; 1rs banques allemandes et les commerçants qu’elles commanditent font de grands efforts pour s’y maintenir malgré tout. Mais l’exemple que donne ce peuple, soi-disant arriéré, dans le boycottage des marchandises autrichiennes est pour nous du meilleur augure. A nous de profiter du mouvement d’opinion qui se manifeste en notre faveur et que nous devons favoriser par notre initiative personnelle et privée, sans trop compter sur les résultats d’une intervention des pouvoirs publics, quelles que soient la valeur et la compétence de l’agent qu’ils envoient en reconnaissance.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Akiî:ge, — Est déclaré d’utilité publique rétablissement d’une ligne de tramways de Tarascon-sur-Ariège à Au/.at ; devis : q5o ooo fr. La Société de produits électro-chimiques et métallurgiques dos Pyrénées a été déclarée concessionnaire.
- Allemagne. — L'administration centrale des Chemins de fer de l’Etal a été autorisée à mettre en adjudication i i >5 wagons de voyageurs, 3oq fourgons cl 8 wagons d-e marchandises.
- La somme totale des commandes s’élève a i4 millions de marks, livrables du Ier avril au 3o septembre de cette
- aunée. Il a en outre été donné aux fabriques de locomotives la commande de 570 madones de la valeur de 38 5oo ooo marks.
- Roumanie. — Une Société vient d'êlro constituée au capital de i5 millions de francs dans le 1ml d'établir dos tramways électriques dans les principales villes de la Roumanie. Les municipalités des villes intéressées ont souscrit pour une somme de 5 millions d'actions de celte nouvelle Société.
- Suisse. — La Société concessionnaire du chemin de fer électrique Sainl-Gall-Trogen vient d’obtenir la concession des lignes de Heiden à Walzenhausen et du
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- Trogen à Heiden avec un embranchement de Kaïen à Rebetobel. Le devis de ces nouvelles lignes se monte à 2900000 francs. Société Française d'exploitation d'usines pour ta fabrication du gaz et de Félectricité. — Le 20 janvier,, 8, rue Auber, à Paris.
- Une concession de 24 années a été accordée à M. Spillmann pour la construction et l’exploitation d’un chemin de fer électrique à voie d’un mètre comprenant les lignes suivantes : i° deZoug àNîdfurren et Oberageri; 20 de Zoug à Baar et Talacker ; 3° de Nidfurren à Edle-bach et Menzingen. La longueur totale des lignes est de 25 kilomètres et le coût de l’installation est évalué à 1 800 000 francs. Société des Anciens établissements Panhardet Levassor, — Le 28 janvier, 19, avenue d’Ivry, à Paris. ADJUDICATIONS FRANCE
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION Le 19 janvier,à 3 heures, salle des séances de la Commission des marchés, Office colonial, à Paris, fourniture :
- Meurthe-et-Moselle. — On procède actuellement à Laneuvevillle à la construction d’une usine génératrice qui fournira outre la force motrice nécessaire aux tramways suburbains de Nancy, l’électricité à plusieurs communes environnantes. Divers projets sont à l’étude au sujet de l’établissement des réseaux. On espère que l’installation complète sera terminée vers le mois de juillet de cette année. i° de piles électriques,cautionnement provisoire, 200fi1., définitif, 400 francs; 20 de cables électriques, cautionnement j>rovisoire, 600 francs, définitif, 1 200 francs, Le 28 janvier, à 10 heures, mairie de Romans (Drôme), installation de l’éclairage électrique dans les bâtiments communaux, 9 765 francs.. BRÉSIL
- DIVERS Prochainement, au ministère des travaux publics du Brésil, à Rià-de-Janeiro, fourniture de lodocomotives.
- Pas-de-Calais. —La Chambre de commerce de Calais est autorisée à emprunter une somme de i5o 000 fr. eu vue de l’acquisition et de l'installation de 4 grues électriques destinées au port de cette ville, 25 voitures à voyageurs, 10 wagons à marchandises, 5 wagons-poste et 5 wagons-lits, pour le trafic à grandes distances, et 55 voitures à voyageurs pour le trafic delà ville et des faubourgs.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES ALLEMAGNE
- Société de Travaux Dyie et Bacalan. — Le 20 janvier, 15, avenue Matignon, à Paris. Le 18 janvier, à l’administration communale, à Dresde, fourniture de 3 175 compteurs à gaz.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ RUE CASSETTE, 17 Le Gérant ; J.tB.No.uet.
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- Trente-et-Unième année. SAMEDI 16 JANVIER 1909. Tome V (2« série).— N' 3.
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- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 69. — R-V. Picou. Prédétermination des co nditions de fonctionnement des machines dynamo-électriques [fin], p. 71. — Yazidjian. Transformateur d’électrochimie de 4 45o K. V. A., p. 77, — F. de Weldon. Les installations du Simplon (fin), p. 82. — M. Ahmexgaud. Contribution à l’étude de la sustentation des surfaces concaves [suite], p. 85. v
- Extraits des publications périodiques. —Eclairage. Influence des résistances ohmiques et inductive, montées en série avec une lampe à arc à flamme sur la consommation et l’intensité lumineuse de cette lampe. P. Hogner, p. 88. — Divers. — Utilisation du vent comme force motrice dans une installation électrique, J. Bomh, . p. 90. — Bibliographie, p. 91. — Variétés. Etude d’ensemble sur la télégraphie sans fil [suite], P. Brekot, p. 92. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 96. — Renseignements commerciaux, p. 98. — Adjudications, p. 100.
- ÉDITORIAL
- Dans son précédent article sur la prédétermination des conditions de fonctionnement des machines dynamo-électriques, M. H.-V. Picou avait indiqué les graphiques dont la connaissance rend possible cette prédétermination.
- Malgré que le calcul des caractéristiques soitd’une connaissance banale, l’auteur pense qu’il n’est, pas inutile de donner quelques indications sur le calcul des nombres de spires et sur la valeur des perméances de dispersion. Après l’exposé qu’il fait aujourd’hui de cette question, M. 11.-Y. Picou applique les méthodes générales de son étude au cas d’un lurbo-allernateur de 1 3oo K. V. A. produisant des courants triphasés de i4o ampères sous la tension de ojoo volts, la fréquence étant 00. Parlant des données de
- construction, il calcule les nombres de spires inductrices et les valeurs des perméances de dispersion de l’inducteur et de l’induit. Il peut alors déterminer la caractéristique à circuit ouvert, puis la longueur de l’entrefer. Suit le calcul de l’inducteur et alors l’on a en main tous les éléments pour déterminer les caractéristiques en circuit fermé et en court-circuit. — Les résultats du calcul et les résultats de l’observation sur cette machine en fonctionnement depuis plusieurs années ont été d’une concordance satisfaisante. Etl’autèur ajoute que la méthode préconisée par lui a été plusieurs fois appliquée avec succès, justifiant ainsi largement l’intérêt qu’elle présente.
- Un fait remarquable du développement de
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N» 3.
- l’industrie électro-chimique est l’augmentation très rapide de la puissance unitaire des fours et transformateurs, puissance qui est montée en trois ans de 4 et6oo K. V. A. jusqu’à 3 ooo et même îooo K. Y. A. Mais la construction de ces transformateurs ne va pas sans des inconvénients très sérieux et il a fallu augmenter la sécurité de leur fonctionnement. M. Yazidjian nous donne aujourd’hui une étude des plus intéressantes sur un de ces : Transformateurs d’électrohimie de 444o K. V. A. Mais avant de se consacrer à la description de cet appareil et à la discussion des essais effectués avec, l’auteur énonce certaines opinions d’ordre général sur la construction des transformateurs d’aussi grande puissance, opinions nettes et que l’on pourra lire avec le plus grand profil. — En particulier, il insiste sur ce fait qu’il faut admettre dans ces transformateurs une grande chute de tension inductive, 6 à 8 %, par exemple, sans hésitation.
- Nous terminons aujourd’hui l’étude des Installations du Simplon commencée dans le numéro du a janvier où parut la description des locomotives destinées au service de traction électrique dans le tunnel. L’auteur., M. de Weldon, consacre l’article d’aujourd’hui à l’étude de l’exploitation : fréquence des trains, production de l’énergie, éclairage du tunnel et sa ventilation. De plus il donne une description rapide des deux usines de Brigue et d’Iselle, la première fournissant l’éclairage, l’autre étant spécialement consacrée au service de traction. Nous signalons aussi le procédé employé pour refroidir les parois et le dispositif de fermeture installé aux tètes du tunnel.
- C’est aussi dans notre numéro du a janvier qu’a commencé la publication du mé-
- moire de M. Marcel Armengaud : Contribution à l'étude de la sustentation des surfaces concaves. Après avoir mis en évidence lé rôle du coefficient caractéristique des appareils dit aéroplanes, l’auteur examine le cas d’un appareil tel qu’il l’a défini s’avançant avec une certaine vitesse horizontale de translation contre un vent dont la vitesse fait avec l’horizontale un angle aigu. Il en vient alors à la définition de la qualité d’un sustentateur. C’est, dit-il, le rapport des deux composantes horizontale et verticale. Cette qualité est complètement indépendante du flux rencontré ou de la forme particulière de la surface concave. Du reste, les formules établies par l’auteur l’entraînent dans une discussion technique dont les déductions sont confirmées par les expériences de tous les aviateurs qui, comme il le constate, ont tous choisi des surfaces portantés concaves dont la concavité est plus marquée à l’avant.
- Comme extraits des publications périodiques récemment parues, un résumé d’un article de M. P. Hogner montre Y Influence des résistances ohmiques et inductives montées en série avec une lampe à arc à flamme sur la consommation et l'intensité lumineuse de cette lampe. Les expériences ont été faites avec des lampes Excello branchées sur un réseau alternatif à iio volts, oo périodes. On peut se rendre compte par les résultats obtenus de l’influence considérable qu’ont sur le rendement de ces lampes, leur mode de montage et la valeur et la nature des résistances intercalées dans leur circuit.
- Enfin l’installation rationnelle d’un moulin à vent métallique à régulateur, de puissance suffi santé pour être utilisée dans une entreprise agricole près de Hambourg nous a paru aussi être assez intéressante et justifier une traduction dans nos colonnes.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 71
- PRÉDÉTERMINATION DES CONDITIONS DE FONCTIONNEMENT
- DES MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES (Suite) (»)
- VI. — Calcul des quantités fondamentales.
- Il n’est pas utile d’insister sur le calcul des caractéristiques, partielles ou totales, qui fait partie depuis longtemps du bagage élémentaire des connaissances de l’électricien. Mais il ne sera pas hors de propos de donner quelques indications sur la valeur ou le calcul des nombres de spires équivalents N' et N" ainsi que des perméances de dispersion P' et P” de l’inducteur et de l’induit.
- Les notations adoptées sont les suivantes :
- 2 p, nombre de pôles;
- <Ï»M, flux utile par pôle ;
- Nr, nombre total de rainures sur l’induit;
- Nc, nombre de conducteurs par rainure ;
- n1} nombre de spires en tension par phase ;
- q, nombre de phases;
- E„, tension principale par phase ;
- E„ tension de dispersion par phase;
- Ls, self-induction de dispersion par phase;
- P", perméances de dispersion ;
- N' N", nombre de spires équivalentes;
- I, courant principal en valeur efficace;
- i, courant d’excitation;
- />;, facteur de chevauchement;
- f, la fréquence.
- Les formules de calcul sont les suivantes :
- N,.Ne
- Ec \ji. io8 v Ee 8
- <ÎV = -----r.—j— ^ °>223 7—T IO
- 2TC//?, k tHy k
- N'
- N"
- 2 ««
- T-’
- 2 2 sjl
- - qiiy ---= o,l>73 qiii,
- L,,. = 4 tc «j Ne®",
- f) La Lumière Electrique, tome IV (2e série), p. a56.
- Es = 1Gtc \j2 fnjN„ff"1.1 o~9 = 7i/«J Nt,fC"I.io—9, (N/)cc = (Nj)iS,+ (N*I).
- Calcul de N'. — Le nombre de spires équivalentes à celles de l’inducteur est par définition celui qui, placé dans les rainures extrêmes et parcouru par le courant même d’excitation, donnerait le même (lux total que le bobinage réel. Un inducteur à pôles rayonnants peut être considéré comme bobiné à deux rainures par champ ; il n’y a alors que les rainures extrêmes et N' se confond alors avec le nombre réel. Pour un inducteur denté, à bobinage réparti, le calcul numérique ne sera que la traduction de l’équation
- N' A = S n a,
- A étant l’arc total entre encoches extrêmes, a, les arcs successifs, enveloppés chacun de n spires.
- Que la division de l’inducteur soit régulière ou non, que les spires soient uniformément réparties ou non, le calcul reste aussi simple.
- Il n’est nullement démontré que la valeur de N' ainsi déterminée corresponde exactement à la définition donnée ci-dessus. Il est facile d’apercevoir qu’il y a ici des hypothèses de simplification et tout aussi facile d’imaginer le tracé graphique qui permettrait de serrer la vérité d’un peu plus près; mais la complication qui en résulte et le peu de valeur de la précision supplémentaire ainsi atteinte ne justifieraient pas en général ce complément de travail. La formule simple donnée ici suffit parfaitement aux besoins de la pratique, et l’on peut, sans erreur sensible, négliger l’effet de la saturation variable des diverses dents.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2« Série). — N° 3.
- Calcul de N". — Le nombre N" qui se rapporte à l’induit est défini comme N'. Mais comme il s’agit ici de courant alternatif, il faut d’abord passer de la valeur moyenne quadratique à la valeur moyenne simple, au
- moyen du facteur
- jmis tenir compte de
- 71
- la répartition du champ dans l’espace (due à celle des fils dans les rainures), au moyen 2
- d’un autre facteur
- Ceci suppose un champ sinusoïdal; si ôn
- le supposait triangulaire, le facteurs erait .1
- Les mêmes remarques générales seraient à faire pour N" qui ont été faites pour N'. On conservera l’hypothèse d’un champ sinusoïdal,
- donc le facteur
- TC
- Pour la machine entière, on a donc :
- par ampère ? correspondant sera o,4 7i Nc p/, 1/
- et un flux semblable prendra naissance autour de chaque rainure. Si l’on considère l’ensemble de plusieurs rainures, on voit que ces flux partiels se neutralisent dans les dents
- Fig. 7.
- intermédiaires, et le flux total reste bien égal à ©, mais traverse alors les ni spires de la phase. Donc
- Ls = 4n/îj Ncs?".
- Quand à la force électro-motrice correspondante, c’est
- N" = \j‘i qn1 = 0,573 qnv.
- Si, comme en général, on compte les ampèretours par pôle, il faudra diviser ce nombre par a p.
- N. N
- O11 a d’ailleurs évidemment n, — ——
- 1 2
- Calculs de P' et P”. — Les perméances de dispersion d’inducteur et d’induit sont en général faciles à calculer, pourvu que l’on puisse se contenter d’une approximation. Or, ces quantités n’intervenant que dans des termes en quelque sorte correctifs, une approximation même un peu faible sera suffisante. On substituera donc, comme toujours, aux trajectoires réelles des lignes de force, les tracés les plus approchants qui soient assez simples pour se prêter aux calculs. L’exemple numérique qui va être donné plus loin éclaircira suffisamment tous ces détails.
- Calculs de Ls et E„. — La valeur de L, est 4 71 Nr ‘J". En effet, soit (fig. 7) un élément de l’induit, soit p, la perméance de fuites autour d’une seule rainure. Lé flux
- E., = toLdmor = 2Tl/\ 471/IjNcS".^-^ I. I O-9
- 7C
- 71 fll\ NCS" 1. 1 o-9.
- VII. — Application numérique. Turbo-alternateur de courants triphasés :
- Puissance................ 1 3oo k.v. a.
- Tension normale.......... 5 5oo volts
- Gourant normal. . ....... 140 amp.
- Fréquence................ 5o pér. p. see.
- Données de construction :
- INDUIT FIXE INDUCTEUR ROTOR
- Nombre de pôles 2p 4 4
- Diamètre intérieur Q20mm
- — extérieur ooo“m
- Nombre de rainures 48 40
- — de conducteurs par rainure. 8 23-21-1 7-12-0
- Montage des bobines série série
- — des phases étoile
- Longueur brute de génératrice 1 i8o,n"' 1 i8omra
- Les formes des dentures sont représentées plus loin.
- . Valt ur de iV'. — Les spires inductrices
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- sont inégalement réparties entre les dix rainures d’un même pôle de manière à se mieux rapprocher d’une répartition sinusoïdale du flux.
- Formant alors les produits na, on trouve :
- 2 dents entourées par 2'} spires : 2.23 — 46
- 2 — — 23-j-2i = 44 88
- 2 44-|-I7 = 6l 122
- 3 — — 614~12 = 7 3 146
- 9 = A = 470
- De là
- N' = ^ = 52,8.
- 9
- Valeur de N". — Les formules indiquées donnent :
- 64
- 0,571 qnl =. 109,6
- pour la machine entière, soit pour un pôle : 109,6
- N" =
- 27,4.
- Valeur de P'. — Figurant en face l’une de
- l’autre les deux dentures(fig. 8), on peut calculer les perméances des différents passages de flux. En toute rigueur il faudrait faire le calcul pour au moins deux positions relatives des dentures, et faire une moyenne. Mais on s’aperçoit facilement que bien souvent (et ici
- en particulier) il y a bien peu de différence entre les valeurs de la dispersion prises pour deux positions différant d’un demi-pas dentaire, et que l’on pourra se contenter de la valeur déterminée pour la position de plus grande dispersion.
- La première quantité à fixer esL la longueur effective de la génératrice. La longueur brute est 118"'". Sur celle-ci, 35cm sont occupés par des canaux de ventilation et des 8.5 restant, le fer occupe 69e"1 et l’isolement, entre tôles le reste. Dans ces tôles en paquet, le flux pénètre non seulement par la tranche, mais aussi en frange par les parties des bords les plus voisines de la tranche. On peut donc compter 83cm comme longueur réelle du 1er. D’autre part, au milieu de l’entrefer, le flux complètement épanoui occupe certainement la longueur totale de 118e1'1. La longueur moyenne sera donc prise égale.à la moyenne de 118 et 83, donc l{ — loicentimèlres.
- La rainure de l’inducteur a 7e1" de profondeur, sur lesquels 5,9 occupés par les conducteurs, et 1,1 au-dessus restant libres pour le logement de la clavette de fermeture.
- Les tubes de force de dispersion peuvent alors être ramenés aux suivants, dont les perméances partielles sont/?,,p2, etc...
- i°) AM vers I3N à travers le bobinage ; cette perméance partielle est à affecter du
- facteur - :
- 1 5>(J^
- 2 3,4
- 0,867 h-
- i°) MG vers ND :
- 1,1
- P2
- 2,4
- ),3a3 lr
- 3°) CE vers DF par l’entrefer :
- Pi = 7 2>3 4,’io " - = °>a88 lv
- % 5,4
- 4°) CG vers DU par l’épanouissement de la dént induite. Il y a ici trois entrefers en série dont deux-égaux ; les réluctances sont
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N» 3.
- à calculer séparément et ajouter, ce qui donne : entrefers principaux
- 2.2
- 3,4 -j- 4,G
- 1,
- 1,02 -, ' I
- entrefer KL
- i,4r> i
- ri = ~= 1,11 V
- mais il faut ajouter encore, en parallèle avec la perméance de ce dernier entrefer, la perméance de ce qui passe par la rainure
- elle-même en l'affectant du facteur -,cequi
- revient à admettre que le flux y est moitié utile, moitié dispersé. Cette perméance est
- 1 4, >
- 2
- ^',=«,63 Z,
- elle s’ajoute à —~r = o,6c) Z, et donne pour f,4a
- l’ensemble i,.3:î Z. De là :
- celle-ci, il faut voir comment se répartissent les flux dispersés émanant de chaque tient.
- Soit (fig. y) 00' la ligne neutre ; le flux <p, est proportionnel à p' et au nombre ri de conducteurs de la première rainure ; le flux®2 est proportionnel à ri -j- «"spires, mais agissant sur une réluctance double de la précédente, d’où sa valeur.
- On forme donc immédiatement le tableau suivant, en allant de l’axe neutre vers l’axe, polaire.
- Ir° rainure : n'p' — 2 3 098
- 2° - [ri + 1 2 44. .198
- 3e — I •> > Gi, .198
- 4e — I 4 73. 098
- 5° — I 5 73. .198
- Ensemble y dp' = 98,1. 198
- ie 1 à enfin :
- /•
- 2
- I I
- i,:j>2 /,
- 07
- I
- ’Ln'p' __ 19424 AT' ~ 52,8
- 368e
- comme /., =
- 1 ,oa —-, on a '1
- finalement
- et la valeur du flux de dispersion <!>,,.
- r, -}- r'g — 1,78 —
- * M
- et
- = o,5G Z,.
- L’ensemble de toutes ces perméances de rainure donne donc
- // = 2p= 1,96a l\— 198 centimètres.
- g- 9-
- Mais cette valeur se rapporte à une rainure et non au pôle entier. Pour passer à
- <!»,, 4tcN'ZsC'. ur1.
- Valeur de P".— La valeur de la dispersion de l'induit s’obtient exactement de la meme manière en considérant cette fois la rainure induite comme siège de la force magnéto-motrice Il est inutile de reproduire ici le détail de ce calcul qui ne diffère en rien du précédent, en ce qui concerne la rainure. Pour celle-ci on trouve aisément la valeur de 2,395 Z[ = 24acm. Mais on s’exposerait à une erreur assez notable si l’on négligeait le flux qui prend naissance dans l’air autour des raccordements de câbles entre rainures distantes. On peut les négliger ici pour l’inducteur, non pour l’induit. Ces raccordements comprennent deux parties droites et un arc de cercle de raccordement. Dans la machine considérée, lalongueur de l’un de ces raccor-
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- 75
- dements est l2 — io8cl". Le rayon R d’un conducteur circulaire isopérimètre du paquet des Nc conducteurs de la rainure est de 2C,U environ, et l’on a ainsi la valeur approximative :
- Pb = h (30 fe'io ~ — °>7^) = io8c"’»
- quantité à ajouter aux 2.4a*’"1 déjà trouvés, d’où pour une rainure 350e"', et pour une spire
- CI" — 700°'".
- Valeur de E„. — Les formules données antérieurement permettent d’obtenir immédiatement, pour le régime I == i •>-5 ampères par exemple, E.„=ia9 volts, soit, en valeur composée, 27a volts, valeur qui sera utilisée plus loin.
- Caractéristique à circuit ouvert. — Il suffit en pratique de calculer deux ou au plus trois points, savoir, le point correspondant à la tension normale et un ou deux autres correspondant à des tensions de 10 à 20 % plus élevées. On ne donnera ici très sommairement que le calcul du premier point, pour comparer l’observation au calcul.
- On a
- 5 5oo
- E, 5= —— = 3 180 par phase,
- <1>U =
- Ee io* y/2 nzfn^k
- : 23,3.10";
- A:, facteur du chevauchement, vaut ici 0,96. Le calcul des forces magnétomotrices partielles donne :
- Corps B = 8o/|0; /=r>3cm; A t— 90
- Denture 8800 4 17
- ïo7
- Entrefer :
- Section moyenne sur fer inducteur 9, 8 2/, = 3 9oocm‘-—. — sur fer induit 11,46/, = 5 ion
- Moyenne....... 4 5oo
- Section dans' l’air................. 8 5oo
- Moyenne....... 65oocmS
- De là e3inoy = 3 090. La longueur géométrique d’entrefer, 2e"1, est à majorer à 2°"’,2 environ, car les lignes de force sont toujours un peu obliques. On en déduit : Ai = fi 315. Soit au total, pour entrefer et induit, 6433.
- Inducteur. — Pour calculer le flux dans l'inducteur, il faut ajouter à <I>„ le flux <1^, de dispersion. Mais la connaissance de celui-ci exigerait celle des ampèrelours qu’il s’agit précisément de calculer. Mais, comme on est certain que leur nombre estun peu supérieur aux 6 422 déjà connus, il suffit de prendre une valeur arbitraire, telle 6 5oo par exemple. On trouve ainsi
- <ï>i> ~ 3,0. io6 d’où <!>' — 20,3.10e.
- De là :
- Denture : section 2 770e1"4; B = 9000
- Al[cm — 6,0 ; longueur i4cni. At = 84
- Corps : évaluation difficile à cause de la forme compliquée etéclian-crée pourle passage des boulons.
- On a environ : section 20800e'"2,
- B = 1 2700 A//om = 1 1 longueur 2 1e'" At = 23 I
- Ensemble 3i5
- Excitation totale pour ce point : N’i — 6737
- Couiant calculé correspondant :
- 02,8
- 128 ampères.
- La tangente à l’origine est évidemment définie par l’entrefer seul. Elle passe par le point d’ordonnée a 5oo etd’abscisse63i5 ampèrelours ou 1 19,a ampères.
- Angles a et [3. — Pour connaître a, il suffit de connaître car £?' l’est déjà. Or on a :
- ù’„
- 4 TT A' î. !()
- -=2980™,
- et le point L de l’épure est immédiatement déterminé.
- Caractéristiques en circuit fermé. — Tous les éléments nécessaires pour obtenir d’après
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2« Série). — N» 3.
- 76
- le diagramme de la figure a la détermination d’un régime quelconque donné sont maintenant disponibles, et toutes les caractéristiques sont calculables. On ne donnera ici pour les comparer aux résultats de l’ob-
- 4*'
- Fig. io.
- servation que le point correspondant à l— îo.i) ampères, U = 5 5oo volts, cos © = i. Les triangles OA B et OP'Q étant alors rectangles, il est aussi facile de les calculer que les tracer. On a :
- OA = U = 5 5oo volts AB = Es = 270 —
- OB' = OB = 5 5o7 —
- De là
- OP' = OP = i2o ampères.
- Ensuite : N" 1 = il 4^7 ampèrelours par pôle. Réduits à l’échelle des ampèretours inducteurs, ils seront représentés par une ligne .1 437
- P'Q' égale à
- 5a,8
- 65 ampères. D’où en-
- suite 0Q'= i3i ampères.
- La construction Q'TT'S, faite sur la caractéristique à grande échelle, donne alors pour le segment Q"S une valeur égale à 8 ampères. L’excitation calculée est donc 0S'= i dp am-
- pères.
- Caractéristique en court-circuit. — Il est d’usage de représenter sur les épures la droite qui correspond au fonctionnement en court-circuit. Sa prédétermination se fait facilement ainsi qu’il suit :
- Le triangle du flux se présente ici sous la forme très allongée de la figure io. L’angle en 0 est tellement aigu que l’on peut admettre que <h' est simplement la somme arithmétique de <I>„ et ‘h". Et comme le fer est alors à une induction extrèment basse, il est légitime d’admettre qu’on a la même relation entre les ampèretours qui les créent. Donc .:
- (N7)cc = N"I + (N7)e,.
- Calculant tpour ampères débités sur les trois phases en court-circuit. N"I est
- 4
- 145 = 3 990 ampèretours et E, = 819 volts. Quant à la valeur Ni correspondant à E„, on la relève sur la caractéristique ainsi qu’il suit: Sur la tangente à l’origine on prend le point correspondant à 3 190 volts ; son abscisse est le décuple de la valeur cherchée N'i. On lit ainsi 7,3 ampères correspondant à 385 ampèretours. On a donc finalement :
- (N'ijcc = l\ 375 ampère, tours, icc — 83 ampères.
- Résultats d'essai. — La machine prise ici pour exemple est réalisée depuis plusieurs années. Les essais en ont eu lieu à l’usine, pour les mesures à vide; en place, après montage, pour les mesures en charge. Les relevés ont été faits au moyen d’instruments d’usage courant, sans aucune recherche d’une précision particulière. Le tableau ci-dessous condense les résultats du calcul et ceux de l'observation.
- EXCITATIONS
- calculées observées
- Pour I — 0; U — 5 5oo 128 amp. iï5 amp.
- Pour 1 = 125; IJ = 5 5oo; cosip = i. 141 — i5o —
- Pour I = 143j .Ufo; cossp = o . .. 83 — 8(> —
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- En tenant compte clés circonstances et des conditions d’essai, on pourra juger que la concordance des résultats est satisfaisante.
- La machine prise pour exemple est loin d’être la seule à laquelle celte méthode de calcul ait été appliquée ; ce n’est même pas celle où les résultats du calcul soient le plus voisins de ceux de l’observation. Dans tous
- les cas où celte méthode a pu être employée, elle nous a toujours donné des résultats beaucoup plus approchés que les plus anciennes ; c’est pourquoi nous avons pensé qu’il pourrait y avoir intérêt à la laire connaître sous une forme immédiatement utilisable pour la pratique.
- R.-V. Picou.
- TRANSFORMATEUR D’ÉLECTROCHIMIE DE 4450 KVA
- L’emploi des courants alternatifs pour la préparation du carbure de calcium et des aciers tins a pris, ces dernières années, une extension considérable et en Europe seule, plus de 5oo «oo chevaux électriques sont déjà utilisés dans ce but.
- Pour la majorité des installations existantes, l’usine génératrice est à une grande distance de l’usine électrochimique et cela, pour des raisons économiques faciles à concevoir. En effet, l’emplacement de l’usine électro-chimique doit être tel, que le transport des matières premières, ainsi que du produit fabriqué, soit relativement facile. Par contre, la centrale électrique ne peut être construite qu’en un emplacement déterminé par la chute d’eau à utiliser, et où les conditions de transport sont en général difficiles.
- Le transport de force s’effectue le plus souvent, avec du courant triphasé, sous des tensions atteignant 5o ooo volts. A la station réceptrice, ce courant est transformé en des tensions variant entre 3o et 200 volts, au moyen de transformateurs, alimentant directement les fours électriques. Le mode de refroidissement adopté par ces transformateurs est presque toujours la ventil-lation forcée. Un fait remarquable du développement de cette industrie électrochimique est l’augmentation très rapide de la puissance unitaire des fours et transformateurs. Depuis trois ans, cette puissance est en effet montée de /|00 à (ioo KVA, jusqu’à 3 ooo à 5 ooo KVA.
- Les nombreux court-circuits et les variations brusques de charge occasionnées par les fours à électrodes employés généralement ont pour
- effets de produire des surtensions importantes dans les lignes et des efforts mécaniques considérables entre les différentes bobines des transformateurs. En raison de l’intensité du courant secondaire qui atteint parfois /|0 ooo ampères, on est dans l’obligation d’employer, pour les spires, des tôles de cuivre de grandes dimensions, qui sont pendant la charge le siège de pertes par .courants de Foucault, souvent plus grandes que les pertes olimiques elles-mêmes. Il semble en outre que, sous l’influence d'actions électrodynamiques et de la structure inégale du cuivre, la répartition du courant, dans ce même enroulement secondaire, est loin d’être homogène, ce qui produit des concentrations partielles des pertes rendant le refroidissement très difficile.
- En se basant sur l’expérience faite ces dernières années dans les usines électrochimiques, on voit que, pour tenir compte des phénomènes précédents et augmenter ainsi la sécurité de fonctionnement des transformateurs, certaines règles générales de construction sont à observer, qu’on pourrait résumer comme suit :
- 1. Isoler fortement les différentes parties de l’enroulement haute tension entre elles, ainsi que contre la masse et l’enroulement secondaire.
- 2. Bien caler les bobines ainsi que leurs subdivisions et augmenter autant que possible leur résistance mécanique.
- 3. Faire un choix judicieux du nombre de. spires secondaires, de leurs dimensions et position respective.
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- 78
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2° Série). — N° 3
- Employer pour le secondaire des tôles de cuivre électrolytique de grande homogénéité et faire soigneusement toutes les connexions.
- Laisser entre les bobines un espace de ventilation largement su disant.
- G. Prévoir unegrandc réactanccdc court-circuit.
- Il faudrait aussi que la courbe de tension des génératrices, alimentant les transformateurs se rapprochât autant que possible de la sinusoïde, pour éviter les surtensions produites par les phénomènes de. résonance des harmoniques supérieures.
- On ne saurait trop insister sur la nécessité d’admettre pour ces transformateurs, une grande chute de tension inductive. De meme que pour les générateurs, un court-circuit brusque produit, en effet, dans les transformateurs des courants momentanés extrêmement élevés, dépassant de beaucoup le courant de court-circuit qui serait obtenu, si la tension primaire était lentement amenée à sa valeur normale, ou si le court-circuit était graduel. On a déjà remarqué, dans les locaux d’essais, que ces courants pouvaient atteindre pour les génératrices leur valeur de pleine charge ! En augmentant la tension de réactance, on diminue dans des grandes proportions, ces courants de court-circuit brusque cton protège, par conséquent, le tranformateur contre leurs effets néfastes. Ensuite, une petite réactance de court-circuit, ou chute de tension inductive, ne peut être obtenue qu’aux dépens d’un bon refroidissement, puisqu’il faut pour cela ne laisser qu’un petit espace d’air entre les bobines concentriques primaires et secondaires. Le transformateur court alors le risque d’être brûlé et mis hors service, par suite d’un éehaulTement local exagéré, pouvant facilement échapper à la surveillance.
- D’ailleurs, comme les fours doivent être continuellement en pleine charge pour v réaliser une production économique du carbure, la chute de tension ne peut occasionner des variations de la tension secondaire. Comme seul inconvénient d’une grande réactance de court-circuit du transformateur, il ne reste donc que l’augmentation du courant déwalté, c’est-à-dire la diminution du cos? du réseau d’alimentation, pouvant nécessiter un dimensionnement plus grand des machines génératrices. On verra par le calcul suivant que cette diminution du cos <p est relativement petite.
- Du diagramme général du transformateur, on peut facilement tirer la relation suivante :
- cos <I> =
- Y costp -f- / I
- \/(Vcos<p -|- ri)2 -|- (Vsin? -|- IQl)2
- (')
- V = tension secondaire.
- 9 = angle de décalage du courant secondaire aux bornes du transformateur.
- <I> — angle de décalage du courant primaire aux bornes du transformateur.
- /•I — chute de tension ohmique du transformateur.
- /QI = chute de tension inductive du transformateur.
- Ayant admis Y = ioo, /' I ~ i,3, la formule précédente fut appliquée pour différentes valeurs de cos © el / û 1. Les résultas obtenus sont con-
- i
- signés dans le tableau suivant :
- nu 1 o,9 0,8 cos 9
- 3 (MJ995 0,8907 °>79°9 )
- 6 0,9980 0,8787 0,7766 > cosd*
- 8 °?9.97° 0,8703 0,7670 )
- Pour / Q 1 — G et cos 9 ~ 0,8 on a cos <t> — 0,7766. Par rapport à <>,7909 correspondant à / QI — 3 et cos <p = 0,8, cos <I> n’est donc devenu que de 0,01 \ plus petit.
- O11 voit qu’on peut sans hésiter, admettre pour ces transformateurs une chute de tension inductive de G à 8 % et que les avantages qui en résultent de ce fait sont très importants.
- Les différentes spires secondaires sont rivées cl soudées entre elles cl ces connexions forment toujours une partie délicate de ces transformateurs. Si le contact est mauvais, la résistance de passage sera grande, des pertes importantes se concentreront et. produiront un échauffement exagéré de celte région. Sous l’influence de ce dernier, le contact devient alors de plus en plus mauvais, réchauffement augmente continuellement, arrive à brûler le cylindre isolant séparant les enroulements primaires et secondaires, à fondre l'étain de soudure, etc. 11 est donc nécessaire de soumettre ces contacts à une surveil-
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- lance toute spéciale, et de vérifier, par exemple, de temps en temps, si leur résistance de passage ne subit pas une augmentation graduelle.
- Afin d’illustrer les progrès réalisés dans le domaine de ces constructions spéciales, il sera fait un compterendu détaillé des essais effectués à des transformateurs livrés par les ateliers de construction Oerlikon et qui sont, à notre connaissance, les plus grands de ce genre qui aient été construits jusqu’à présent.
- OESCRIPTION
- rieur a les a bobines en série, chaque bobine étant subdivisée en ai parties (galettes) bien isolées les unes des autres et permettant une circulation facile de l’air (fig. i). Le nombre total de spires est (le /iya. Des bornes de dérivation spéciales des bobines primaires permettent d’obtenir les tensions secondaires de
- ii5, iai, 127, i3:i, i/|5, et 155 volts
- au moyen de différents couplages dont 3 sont indiqués dans la figure 2.
- il s’agit de trois transformateurs monophasés à ventilation forcée, du type à noyaux et prévus
- pour
- /|5o KVA.
- i5 000/115-155 Volts
- OQO
- nw >j
- !2W>1
- 2j Périodes.
- 302/28 ij00 Ampères.
- ppo
- UW >4
- HW >S
- nw >6
- nw >/5
- L’enroulement haute tension qui est à l’inté-
- L’enroulement basse tension est composé de 8 spires de tèles de cuivre, 2 séries de 4 spires étant couplées en parallèle.
- Des cylindres isolants de micanitc séparent les bobines primaires des noyaux et des bobines secondaires extérieurs.
- Le poids total d’un transformateur complet est de 14 600 k«. Pour 5o périodes et sans système de régulation de tension très étendu, le même type de transformateur aurait une puissance de 9000 KVA. ce qui correspondrait à un poids de ik",()2. par KVA ou pour cos = r à 1^19. par cheval électrique transformé. La question du poids et des dimensions des machines prenant de jour en jour une importance plus grande, il nous a paru intéressant de réunir dans le tableau suivant des données sur les poids de quelques transforma-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N° 3.
- tcurs de grande puissance livrés récemment par I Des appareils de précision étalonnés ont été différentes maisons de constructions. employés pour toutes les mesures.
- Transformateurs triphasés.
- PUISSANCE EN KVA FRÉQUENCE MODE DE REFROIDISSEMENT POIDS TOTAL tonnes POIDS PAR KVA TRANSFORMÉ EN KG. MAISONS DE CONSTRUCTION
- 6 750 1 5o Circulation 38 5,63 Siemens Sociedad Hidro-
- d’huile. (avec huile) Schuckert Werke. eleclrica Espanola.
- 10 0002 60 Huile avec refroi- 85 8,5 General Electric Co Great Western
- dissement à eau. (avec huile) Shenectady. Power Co.
- 2 2003 Go » 26,2 11,8 » Washington Watcr
- (avec huile) Power Co.
- 3 060 5o Circulation i/i,5 4,7 5 Ateliers de con- Société Pyrénéenne
- d’huile.' tructions Oerlikon. d’énergie électrique,
- 2 000 5o Ventilation 8,o 4,00 » Société Grenobloise
- forcée de Force et Lumière.
- 3 5oo 00 » ii,5 3,28 » Société Idrauliche
- de! Moncenisio.
- 1 Voir Elektr. Zeitschrift, Berlin, n‘> 4 >, 1908.
- 2 Voir General Electric Review, octobre 1908.
- 3 Voir Electrical World ^ 3o mai 1908.
- COUPLAGE DE II) VOLTS
- ESSAIS A VIDE
- Les essais principaux de ces transformateurs ont été effectués pour le couplage de n5 volts et peuvent se diviser en 4 séries : 1. Essais à vide ;
- f-y~i
- Fig. 3. — Transformateur 445o K V A : P(. — Pertes en court-circuit; Ee — Tension en court-circuit; P0 ~ Pertes à vide ; I(J =s Courant à vide.
- 2. Essais en court-circuit ; 3. Mesure des résistances ohmiques ; 4. Essais d’isolement ou de surtension.
- Ces essais ont été faits du coté secondaire avec des tensions variant de 10 à 120 volts et une fréquence de 2G périodes. Les courbes de la figure 3 reproduisent les valeurs moyennes des pertes et courants obtenus pour les 3 transformateurs. Pour 120 volts et 2.4 périodes on a, en particulier :
- NUMÉRO DU TRANSFORMATEUR PERTES EN KYV. COURANT EN AMPÈRES
- 41 438 Ï9>° 4o5
- 4i439 •8,9 4 02
- 41 44<> *9>! 41G
- Corrections. 1) Les valeurs mesurées doivent être réduites à une fréquence de 25 périodes. D’après la courbe P0 de la figure'3, les pertes totales à vide dans la région entre no et 120 volts varient proportionnellement au carré de la tension, c’est-à-dire de l’induction magnétique ; 011 peut en outre les admettre pour des petites variations simplement proportionnelles à la fréquence.
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- On a
- P = K1EB2mnx et E = K2FRmax,
- d’où
- P - pi y- (3)
- Bm„* = Induction maxima.
- P = Pertes dans le fer pour la tension E et la fréquence F.
- Pi — Pertes dans le 1er pour la tension E et la fréquence Fj.
- K = Constante.
- Pour une tension donnée les pertes sont donc inversement proportionnelles à la fréquence, et dans notre cas particulier il faut les multiplier yG
- par le facteur —.
- ‘j. j
- Les différentes espèces de tôles employées poulies transformateurs modernes ayant des propriétés électriques et magnétiques souvent très diverses, les formules (y). et (3) ne peuvent être exactes pour tous autres transformateurs et pour toute variation de fréquence.
- Le courant à vide à y5 périodes pour une ten-
- , 26
- sion E est celui correspondant a — E volts.
- y. a
- 2) Une seconde correction à introduire est celle relative à la courbe de tension. On sait que pour une même induction magnétique effective les pertes varient dans d’assez grandes proportions suivant la courbe des f. é. m., la forme sinusoïdale étant prise comme base de comparaison. La génératrice employée pour les essais étant du type à fer tournant avec une courbe de f. c. m. très aplatie, la correction à apporter de ce fait ne peut être négligée. La grandeur de cette
- correction pouvait être trouvée par le calcul (l), mais sa détermination expérimentale a été préférée :
- Un transformateur de io KVA construit avec la même qualité de fer que ceux étudiés a été successivement alimenté par 5 génératrices de types divers des Ateliers de construction Oerlikon. Les pertes et courants à vide ont été chaque fois mesures par les mêmes appareils et en même temps la courbe de tension des 5 génératrices a été relevée au moyen d’un oscillographe Blondel-Siemens.
- La génératrice à fer tournant produit i3 % plus de pertes qu’une génératrice moderne dont la courbe des f. é. m. se rapprochait beaucoup de la sinusoïde, tandis que la différence du courant à vide n’a été que de 7 %, l’induction normale ayant été choisie pour la comparaison.
- Les pertes et courants corrigés pour 120 volts et a5 périodes sont :
- NUMÉRO DU TRANSFORMATEUR PERTES EN KW, COURANT EN AMPÈRES
- •S'* fr- oc i7,5o 4 iG
- il 439 /, 12
- 41 /,/,<) ï7,66 426
- Lu f. e. m. en pleine charge correspondant à la tension secondaire normale de 115 vTolts est de 120 volts et ce sont les valeurs obtenues pour cette dernière tension qui ont été adoptées dans le calcul des rendements.
- Rapport, de transformation à vide Tension : primaire 10000 volts. Tension secondaire 81 volts. Rapport : 12,35 à 1.
- (A suivre.) 11. Yazidjian.
- (') Voir Arnold, Wechselstromtechnik, vol. III.
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- LES INSTALLATIONS DU SIMPLON (Fin) (’)
- L'exploitation de la ligne du Simplon à l’heure actuelle, est effectuée, ainsi que nous l’avons dit, parles deux locomotives anciennes et les deux locomotives nouvelles. Le service normal est fait avec 9.4 trains par jour de voyageurs ou de marchandises, dans les deux directions. La vitesse normale est de jo1'01 à l’heure, et cette vitesse est maintenue dans le tunnel, afin de faire le trajet dans un temps limité, pour que la température ne monte pas à un degré anormal par suite de la température assez grande des parois du tunnel. En raison de la suppression du service des trains de marchandises les dimanches, la marche est modifiée ces jours-là. Pour les jours de la semaine, les ingénieurs de la ligne prétendent que les exigences du trafic nécessitent l’emploi de deux trains avec locomotives à vapeur, ces conditions étant imposées par la Compagnie des chemins de fer fédéraux, malgré l’effet assez nuisible de la fumée ou de la vapeur sur l’isolement de la ligne aérienne du tunnel. Les dimanches, quand-les trains de marchandises sout supprimés, tout le service est effectué par les locomotives électriques. La manœuvre de substitution des locomotives à vapeur aux locomotives électriques pour les trains est, à présent, faite très rapidement, et elle n’occupe guère plus de 5 ou 7 minutes, ce qui ne donne pas un retard appréciable pour les trains dans le passage de Brigue à Isclle.
- A l’heure actuelle, l’ensemble des installations qui sont employées pour l’exploitation de la ligne du Simplon côté de Brigue, à part de la gare et d’autres bâtiments pour le service fies trains, bureaux, etc., comporte deux usines électriques qui sont destinées à fournir le courant pour l’éclairage et la trac-
- (•) La Lumière Electrique, Ionie Y (2e série), p. 7.
- tion. L’usine de traction est établie pour fournir le couranL à 3 000 volts triphasé pour la ligne aérienne, et elle fonctionne en même temps qu’une deuxième usine de traction située à [selle. Cette dernière usine est employée exclusivement pour la traction, et pour cette raison, l’usine d’éclairage, située à Brigue pouvoir fournir la totalité du courant nécessaire pour l’éclairage des installations du Simplon, ainsi que pour les différents signaux de la ligne. De même que l’usine de traction de Brigue, elle utilise la force motrice du Rhône, au moyen de turbines fonctionnant sous une chute de 4à mètres.
- L’usine d’éclairage (lig. a) est indépendante de l’usine de traction, et entre les deux usines se trouve la chambre tles turbines et l’installation des compresseurs. Ces derniers ne sont plus en service depuis le percement du tunnel, et les turbines sont employées uniquement pour faire fonctionner les usines de traction et éclairage. L’usine de traction contient un alternateur triphasé de 1 aoo chevaux à 3 3oo volts, monté directement sur l’arbre des turbines.
- Les deux turbines du type Escher, Wyss et Ci0 commandent aussi, au moyen d’un arbre de transmission, les deux génératrices principales d’éclairage accouplées par courroie. Ces machines triphasées sont du type Tliury, et elles ont été construites par la Compagnie de l’industrie électrique de Genève. Elles sont établies pour donner une tension de 4 000 volts et ;>..) ampères chaque; elles fonctionnent en marche normale à une vitesse de aoo tours. Pour les besoins des circuits d’éclairage, il ne faut pas plus de i 5 ampères, que peut donner un seul des alternateurs. Les excitatrices du type Tliury sont montées en bout d’arbre.
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- Le tableau comporte un panneau pour chaque alternateur pour les circuits cle haute tension à 4 ooo volts. Trois autres panneaux sont destinés à recevoir les circuits de basse tension à 14» volts, et les barres de ces panneaux sont alimentées par un transformateur situé en arrière du tableau. Le circuit de basse tension est destiné au service d’éclairage des installations de Brigue et d’Iselle, y compris les gares et les différents bâtiments et dépendances. La tension des alternateurs est réduite par deux transformateurs de 4 ooo/1 oo volts dont l’un sert de réserve; Le service des signaux dans le tunnel - est
- ao ampères. Ce courant est envoyé aux accumulateurs du tunnel par une ligne; indépendante.
- L’éclairage du tunnel est fourni par les lampes-signaux. Ces dernières sont constituées par des lanternes d’un type spécial montées près du rail, sur la paroi du tunnel, à chaque kilomètre. La lanterne porte, à l’intérieur, deux lampes à incandescence, et elle est munie d’une face en verre dépoli sur laquelle se trouve le numéro kilométrique du tunnel. A chaque lanterne correspond un transformateur 4 ooo/iio volts pour alimenter les lampes.
- Fig. 2. — Usine d’éclairage de Brigue.
- fait séparément au moyen du circuit de haute tension qui passe dans le tunnel et qui alimente une série de transformateurs.
- Dans la partie centrale du tunnel est située une batterie d’accumulateurs destinée à fournir le courant pour les block signaux de la ligne. Le courant continu, pour la charge des accumulateurs, est fourni par lTisine d’éclairage au moyen d’un groupe électrogène qui est installé à côté des machines principales. Il consiste en un moteur triphasé de no volts et aa ampères, accouplé à une' génératrice à courant continu de aoo volts et
- A chaque kilomètre.du tunnel est aussi installée une cloche électrique signalant le passage des trains et aussi un téléphone servant au personnel employé dans le tunnel pour l’inspection ou la réparation. Quand un train est mis en route vers le tunnel, un appareil spécial ferme le circuit pour faire fonctionner les cloches qui donnent une série de coups annonçant l’arrivée du train. Ainsi, le départ du train de la gare de Brigue est annoncé dans toute l’étendue du tunnel par 5 X 3 coups de cloches kilométriques, tandis que le départ d’Iselle dans la direction
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). —N» 3.
- contraire vers le tunnel est annoncé par 2X2 coups de cloches, et le personnel engagé dans le tunnel est ainsi averti de l’approche et de la direction des trains.
- L’usine de traction qui a été installée à Iselle, près des anciens bâtiments des compresseurs, est employée uniquement pour la ligne aérienne triphasée à 3 000 volts, et les circuits sont établis pour permettre à cette usine de fonctionner indépendammen t ou en parallèle avec l’usine correspondante de Brigue. L’installation d’Iselle comporte un alternateur triphasé du type Brown, Boveri et C10 de 1 àoo chevaux en marche normale. Cette machine est accouplée directement à une turbine double de la maison Piceard et Pictet, de Genève, qui tourne à 960 tours. La turbine est alimentée par une chute d’eau de i4om de la rivière Diveria, qui a été déjà employée pour les turbines de l’ancienne installation. Lin régulateur hydraulique de précision permet d’obtenir une marche régulière. L’excitation est fournie par une dynamo à courant continu de 90 chevaux, ia5 volts.
- Il a été nécessaire d’employer une assez puissante installation afin d’assurer la ventilation du tunnel, car la température du rocher dépasse ao° C., à cause de la présence des sources thermales dans cet endroit. Le volume d’air qui est nécessaire pour réduire la température peut être fourni au moyen des ventilateurs installés aux deux entrées du tunnel. Du côté de Brigue, il existe un ensemble de deux ventilateurs pour le refoulement de Pair vers le côté d’Iselle. Ces ventilateurs sont du type centrifuge et chacun est accouplé à une turbine hydraulique à 4oo tours. Les deux ventilateurs fonctionnent
- ensemble en quantité, et le débit total est de 60 à 70'"3 par seconde sous une pi’ession de a5omm d’eau. Le refoulement a lieu par des ouvertures sises dans la maçonnerie du côté gauche du tunnel, et en même temps l’extrémité cln tunnel est fermée après le passage des trains par une porte mue par un moteur électrique afin de produire le tirage nécessaire. A Iselle, il existe une installation semblable sauf que les ventilateurs sont montés dans un bâtiment séparé du tunnel et sur un niveau inférieur. Le bâtiment des ventilateurs est relié au tunnel par un conduit en maçonnerie de grand diamètre. Les ventilateurs à Iselle fonctionnent en sens contraire de ceux de Brigue, afin de permettre l’aspiration d’air qui correspond au refoulement des premiers. En même temps que la ventilation, on a employé une méthode de refroidissement de la paroi du tunnel par pulvérisation d’eau, afin de réduire la température à un degré convenable. L’eau est fournie par une conduite qui passe par la galerie latérale du tunnel.
- La porte de fermeture du tunnel est constituée par un cadre en fer qui porte une toile tendue afin de constituer un organe léger et mieux adapté aux efforts du soufflage. Le cadre est monté flans des glissières de chaque côté du tunnel, et la porte est ainsi abaissée ou relevée au moyen d’un moteur électrique avec transmission par. chaîne. Ce moteur est mis en mouvement par la fermeture du courant qui a lieu, au moyen d’un interrupteur situé dans la cabine de manœuvre, avant le tunnel. A l’approche du train, l’employé de service reçoit un signal et relève la porte pour laisser entrer le train dans le tunnel.
- F. de Weldox.
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- CONTRIBUTION A L’ÉTUDE
- DE LA SUSTENTATION DES SURFACES CONCAVES (Suite) (').
- VENT ASCENDANT ET DEPLACEMENT HORIZONTAL
- Considérons un sustentateur on surface concave défini coinineci-dessns s’avançant avec une vitesse horizontale de translation «q et cela contre un vent de vitesse dont la direction fait un angle aigu avec l’horizontale (fig. 6).
- y,
- Fig. 6.
- Le vent relatif pour le sustentateur s’obtiendra d’après la composition des vitesses,c’est-à-dire en composant t>t et c2 (fig. 7).
- Fig. 7.
- Soit v la direction de ce vent résultant, c’est-à-dire relatif, et a, son angle avec l’horizon,
- Faisons en outre l’hypothèse que la surface concave prenne une position en marche telle que la tangente à l’entrée de la courbe intérieure en A soit parallèle à e,. Dans ce. cas le vent relatif s’engouffrera sans choc (fig. 8).
- Le théorème des quantités de mouvement appliqué précédemment nous donnera cette fois-ci avec l’aide du diagramme (fig. 9):
- / g
- [ F# = - SV2X (cosctj — cosa2),
- v g
- 1 'N
- 1 0
- < F* = — S Y2 X (sina1 -f- sin a2),
- I éy
- ( R = a - SV2Xsin(g| +—\
- \ g \ -j. J
- (•) La Lumière Électrique tome V (a11 Série) p. io.
- La première de ces formules montre que peut devenir nul et même négatif.
- Le premier cas a lieu sia, — a, (fig. 10).
- Fig. 10.
- Le second si a2
- Fig. 11.
- Le dernier cas peut donc se présenter à la condition que a, O a, (fig. lï), c’est-à-dire que la concavité soit reportée en avant. On a alors l’avancement contre le vent, mais bien entendu le vent doit être ascendant, comme nous l’avons supposé (fig. 13).
- Si nous menons une parallèle A B à l’horizon, tangente en B’ à la courbe d’une surface portante, la partie A B' de la surface donnera une composante horizontale d’avancement dans le sens con-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T, V (2e Série). — N° 3.
- traire à la composante horizontale cos. ai du vent relatif supposé ascendant et faisant l’angle a avec l’horizon.
- Dans noire diagramme cette composante est représentée par E G (fig. 3).
- E G
- On a donc pour U
- U =
- t —cos 0 + <?) _ /? + 3
- sin (|3 '-f ?) ë V 2 .
- a
- = tȕ-
- On voit que la qualité U d’un sustentateur concave est donc complètement indépendante de X, c’est-à-dire du flux rencontré ou de la forme particulière de la surface concave.
- II ressort aussi de cette formule que si [3 — 9,
- E G' sera au contraire une composante horizontale correspondant à la partie B' (/ de la courbe et sera dirigée en sens inverse à E G.
- La différence E G — E' G1 = E; I détermine l'inclinaison de la résultante R.
- () v A LIT i: 1) U S U ST EXTATE U R CO X CAVE
- Définition. — J'appellerai avec Esnault-Pcltc-rie qualité d’un sustentateur le rapport des deux composantes horizontale et verticale.
- Avec les formules classiques de von Locssel, l’ingénieur autrichien, cette qualité est U = tg, 9. si 9 est l’incklcnee.
- Ces formules sont en effet pour les surfaces planes :
- R
- Ejr
- — S e2 sino, ë
- -Se2 sin2©,
- <T
- F
- 2 *
- = - Se2 SI119 cos9,
- <|ui supposent R normal au plan de la surface, en faisant abstraction du frottement des molécules d’air sur la surface.
- Reprenons nos formules et cherchons à mettre en évidence l’incidence.
- La ligure 1/* donne a — 9fb 011 & est l’angle que fait la tangente B G à la sortie de la surface avec la corde et 9 l'incidence, e’est-à-dirc l’angle de la corde avec l’horizon.
- U = tg
- tg. 9 la surface concave aura la
- même qualité quele plan. Cette condition estrem-plie lorsque la courbe est en arc de cercle.
- Au contraire si p < 9 la qualité de la surface concave est plus petite que celle du plan de même incidence et elle est par conséquent meilleure. Supposons p =: 1°
- 9=10°
- On a pour la surface plane :
- = tg 9 = o 17633
- et pour la surface concave ainsi définie
- u = tg
- ? ±J\
- « J
- o,£oaio.
- T U,
- Le rapport — = 1, (>8.
- Dans ce cas la qualité de la surface concave est donc nettement supérieure et cela de 68 % à incidence égale, sans compter que sa sustentation est aussi supérieure pour les raisons développées dans le paragraphe précédent.
- On pourrait objecter que les formules de von Loessel ne sont pas exactes et par suite cette comparaison inadmissible.
- Pour répondre à cet argument, il su Ait de signaler que les formules de von Locssel ont été retrouvées expérimentalement par cet ingénieur et que les expériences de Lilienthal donnent un diagramme dans le cas du plan qui est nettement
- représentatif de la formule R ~ - S e2. siu. © au
- ë
- frottement près (der Vogelflug, von Otto Lilicn-
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- thaï, planche i). D’ailleurs les mesures de ce dernier montrent bien la supériorité marquée des surfaces concaves et c’est à elles qu’il attribuait le secret du vol plané.
- En faisant la comparaison,» égalité de résistance à l'avancement, entre un plan et une surface concave, l’on trouve un résultat qui est sensiblement le meme que celui donné par les courbes tracées par Lilienthal d’après ses expériences, dans son ouvrage der Vogclflug.
- En égalant les valeurs Vx et en prenant le coefficient K dans le cas de la formule de Locssl = 0,08, valeur trouvée par Eiffel et Ganovctti, l’on a alors :
- 0,08 SV2 sin2a = 0,17 S V2 (ï — cos ai).
- En choisissant pour a, un angle de io°, l’on tire de celte relation la valeur du sinus a qui est égale à 0,18/1 correspondant à un angle a d’environ io°, '|t>\
- Le rapport des deux composantes verticales pour la surface concave et pour le plan est alors :
- Fv 0,17 sino^
- F'?/ 0,08 sin a cos a’
- rapport dont la valeur est égale environ a 2.
- Pour un vent ascendant suffisant, la qualité peut devenir nulle et même négative.
- Supposons l’ineidence 9 petite, a, assez grand et a». < a,. Appelons (3, et [L le s angles respectifs des tangentes A B et C 1.) à l’entrée el à la sortie de la surface avec la corde A D(lig. i*i). La qualité est :
- Or
- a± < a,. Ceei suppose naturellement que le vent relatif ait une direction faisant un angle a, avec l’horizon et que pi > fh, c’est-à-dire que la concavité soit plus prononcée à Pavant.
- Ce résultat d’ailleurs concorde forcément avec celui du paragraphe précédent où nous avons constaté que la composante pouvait devenir négative et que l’on avait alors l’avancement en sens opposé au vent.
- Comme il résulte des considérations précédentes, il semble que pour avoir une sur face concave ayant une bonne qualité, il faut que p2 soit très petit et jh lui soit supérieur, et moins p, sera grand, moins lovent aura besoin d’être ascendant pour que la qualité du suslentatcu r devienne nulle et même négative.
- Les expériences faites par tons les aviateurs confirment la vraisemblance de ces déductions qui sont d’ailleurs conformes à celles faites au paragraphe précédent, car ils ont presque tous choisi comme surfaces portantes des surfaces concaves dont la concavité est plus marquée à l’avant.
- €
- Fig. 16.
- oil — $
- a2 = £ U = <p —
- 1 — ?
- 2 ~ <P>
- Pt-P»
- 2
- __ fj
- On voit que pour 9 assez petit = '1
- . 0. — 60
- U devient nul et que pour 9 <--------—,
- U devient môme négatif, autrement dit dès que
- Un tracé qui semble rationnel une fois qu’on se sera donné et % et la longcur de la corde AB de la courbe sera celui de la parabole tangente, aux extrémi tés de la corde, aux directions A C et CB faisant les angles et pa avec ladite corde. Cette forme parabolique a d’ailleurs été déjà recommandée par Lilienthal dans la conclusion n° 18 de son ouvragé [der 1 ogel/ltig) (lig. 16).
- (A suivre.)
- Makckl Ahmenoàuo.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2* Série). — N» 3.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- É CLAIRAGE
- Influence des insistances ohmiques et inductives montées en série avec une lampe à arc à flamme sur la consommation et l’intensité lumineuse de cette lampe. — Paul Hogner. — Elelitrotechnischo Zeitschrift, 'S décembre 1908.
- Lorsqu’un courant alternatif parcourt un conducteur non inductif dont la résistance ohmique R est constante, la puissance absorbée par ce conducteur est donnée par la relation simple P = RIJ. Mais il n'en est plus de même si la résistance varie pendant la durée de chaque période, ce qui est précisément le cas de l’arc électrique, où dans un espace relativement restreint une quantité d’énergie électrique considérable est transformée à chaque période en chaleur et en lumière.
- Les gaz traversés par le courant entre les deux électrodes de l’arc, ayant une chaleur spécifique assez faible, il en résulte qu’aux dégagements de chaleur périodiques produits par le courant correspondent des variations périodiques très sensibles de la température des gaz traversés par l’arc; et comme la résistance ohmique de ces gaz varie en raison inverse de la température, la résistance entre les électrodes varie aussi périodiquement et a son maximum au moment où le courant est nul. L’intensité du courant n’est alors plus proportionnelle à la différence de potentiel des électrodes; par suite de la grande résistance de la niasse gazeuse au début de la période, l’intensité croît d’abord très faiblement, puis elle augmente avec la température des gaz, passe par un maximum, diminue avec la différence de potentiel aux bornes et redevient nulle avec elle. La puissance du courant n’est alors plus égale au produit des valeurs efficaces de l’intensité et de la tension, mais il s’introduit un facteur de puissance K plus petit que 1 et donné par la relation générale
- Cette propriété des arcs à courant alternatif a été mise en évidence par des expériences de MM. Blondel, Duddel et Marchant ; elle est générale pour tous
- es arcs parcourus par un courant alternatif, mais ses conséquences ne sont réellement, appréciables au point de vue pratique que pour les lampes à arc à flamme pour lesquels les variations de la température et de la résistance de la masse gazeuse pendant une période ont des valeurs assez considérables. La déformation de la courbe de l’intensité par rapport à celle de la tension est alors très notable et l’on constate de plus que sa forme dépend dans de grandes proportions de la nature et de la valeur de la résistance ohmique ou inductive mise en série avec la lampe ; le facteur de puissance du circuit de la lampe et, par suite, son rendement lumineux dépendent donc aussi du montage de la lampe. .
- L’auteur a lait à ce sujet des expériences très instructives avec des lampes à arc à flamme du type Excello. Les lampes étaient branchées sur un réseau de courant alternatif de 5o périodes, d’une tension efficace de no volts et dont la variation de tension était très sensiblement sinusoïdale.
- Fig. 1.
- Dans une première série d’expériences, deux lampes Excello de 10 ampères et une résistance ohmique non inductive R étaient branchées en série aux bornes du circuit. Les relevés oscillographiques du courant i traversant alors les lampes, de la tension es aux bornes du circuit et de la différence de potentiel ei entre les électrodes d’une lampe, sont représentés par les courbes des ligures 1 et a. On voit immédiatement sur ces courbes que la variation périodique de la température entre les électrodes a, dans ce cas, pour effet de déformer d’une façon considérable la courbe de l’intensité par rapport à celles des tensions ; on remarque que la courbe
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- de la différence de potentiel aux électrodes est aussi déformée d’une manière assez sensible par rapport à la courbe de la tension es; la différence entre les ordonnées de ces deux courbes représente en effet, à un facteur constant près, la perte de tension R/ qui est due à la résistance R et qui varie proportionnellement au courant i. Il résulte immédiatement de
- Fig. 2.
- la différence de forme des courbes es et et que l’on aura des valeur différentes pour le facteur de puissance K* du circuit entier formé par les deux lampes et la résistance en série, et pour le facteur de puissance Ki d'une lampe seule. L'auteur a trouvé, en effet, les valeurs KA. — 0,807 et ^ — 0,766. On voit, en résumé, que dans ce montage la variation périodique de la résistance de l’arc de la lampe a pour effet d’introduire pour celle-ci un facteur de puissance égal à 0,766.
- Fig. 3.
- En remplaçant ensuite, dans une deuxième série d’expériences, larésistance ohmique R par une bobine de self-induction L on obtient à l’oscillographe les courbes représentées sur les figures 3 et 4* On voit que l’interposition dans le circuit de la self-induction a pour effet-de relever assez sensiblement les valeurs du courant i au début de chaque période ; le facteur de puissance lv.? du circuit prend une valeur plus faible que d.ans le premier cas, par suite du décalage entre les courbes es et e résultant de l’effet de la bobine, on a alors Ks — 0,71*2; par contre le facteur de-puissance des lampes est bien amélioré et atteint la valeur K/--O,8o3; l'utilisation du courant tra-
- versant la lampe est ainsi améliorée dans le rapport de 5 % .
- Enfin en branchant aux bornes du réseau à 1 io volts une lampe seule en série avec une bobine de self,on obtient les relevés oscillographiques représentés figures 0 et 6 qui montrent que cette fois l’intensité du courant a presque la même variation que
- Fig. 4.
- la tension aux bornes, la courbe i étant sensiblement sinusoïdale ; le facteur de puissance Ks du circuit n’est plus que 0,48, mais par contre le facteur de puissance de la lampe est presque égal à 1 et a pour valeur 0,953; l’iitilisation du courant dans la lampe est ainsi de 18,5 % meilleure que dans le cas où deux lampes sont mises en série.
- On peut.se demander si l’amélioration ainsi obtenue du facteur de puissance de la lampe a pour effet ! une augmentation sensible de l'intensité lumineuse. Des mesures photométriques très précises faites par
- l’ig. 0.
- l’auteur sur des lampes Excello de 10 ampères donnèrent les résultats suivants. Dans le montage en série de deux lampes et d’une résistance ohmique l’intensité lumineuse d’une lampe est de 1 700 bougies ; avec le
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- montage en série de deux lampes et d’une bobine de selfl’intensité lumineused’unc lampeestde 2270 bougies et enfin avec une seule lampe montée en série avec une self,l'intensité lumineuse atteint 1 (>5o bougies. On voit par ces chiffres l'influence considérable qu’a, sur le rendement des lampes à arc à flamme, le mode de montage de ces lampes et la valeur et la nature des résistances ohmiques ou inductives intercalées en série dans leur circuit.
- R. S.
- DIVERS
- Utilisation du vent comme force motz'ice dans une installation électrique.—J. Bohm. — Elcktrotechnische Zeitschrift, 2.] décembre 1908.
- La construction rationnelle des moulins à vent modernes, entièrement métalliques, pourvus d’une régulation sensible et automatique, et donnant une puissance assez forte tout en offrant une grande solidité,a permis l’extension de l’emploi de ces appareils durant ces dernières années, principalement dans les entreprises agricoles. L’auteur a établi, il y a un an
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- — Schéma généra).
- environ^ dans une propriété des environs de Hambourg, une installation de ce genre qui aurait donné, parait-il, jusqu’à présent les meilleurs résultats. La
- force motrice produite par le vent sert à actionner une dynamo qui alimente en énergie et en lumière électrique un château et ses dépendances ; l’installation comprend /|0o lampes à incandescence, et 5 moteurs électriques actionnant des pompes, des machines à battre le blé, à hacher la paille, des écré-meuses, des essoreuses, etc.
- Le moulin à vent du type Hercule est constitué par une roue à ailes, de iam de diamètre placée au sommet d'une tour métallique de 3om de hauteur. Le mouvement est transmis à la dynamo située dans un bâtiment au pied de la tour, par l’intermédiaire de pignons coniques et d’un arbre vertical placé suivant l’axe de la tour.
- La production d’énergie électrique commence par un vent de 3 à /(m par seconde. Dans ces régions où on peut compter un tel régime des vents pendant dix heures par jour en moyenne, la puissance augmente avec un vent plus fort et atteint 3o ehe-Naux par un vent de 8e- à la seconde.
- L’énergie électrique est produite par une dynamo débitant du courant à 110 volts et fonctionnant en parallèle avec une batterie d’accumulateurs, de 60 éléments et d’une capacité totale de /|p5 ampères-heures.Un disjoncteur à minimaest interposé entre la . batterie et la dynamo ; il est constitué par un électroaimant en fer à cheval dont l’un des bras porte un enroulement a en série sur le circuit de la dynamo, et l’autre un enroulement c en dérivation entre les accumulateurs et le circuit de la dynamo. Quand, par suite d’une diminution du voltage de la dynamo, le courant est inversé dans les bobinages a et c, les pôles PP de l’électro changent de signe et l’aimant permanent m est dévié et soulève par l’intermédiaire du levier II le cavalier qui, en trempant dans deux godets à mercure, fermait le circuit de la dynamo. Ce circuit se trouve ainsi ouvert jusqu’à ce que le voltage de la dynamo ait atteint de nouveau une valeur Suffisante pour que le courant circulant dans la dérivation c en reprenant son sens primitif ramène le levier II à la position horizontale.
- On voit aussi sur ce schéma que la dynamo est excitée en dérivation et que cette excitation est réglée automatiquement d’après l’intensité du courant produit et d’après la valeur de la différence de potentiel aux bornes, par les bobines A et B qui, par l'intermédiaire du noyau de fer doux D et du godet à mercure E, intercalent un nombre plus ou moins grand des résistances W dans le circuit d’excitation.
- L’ensemble de cette installation est revenu à
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- 3à <700 marks (40 875 francs) répartis de la façon suivante.
- Moulin à vent, avec lotir, roue à ailes,
- transmission et dynamo. ...... i3 600 marks
- Batterie.................................... 6 000 —
- Groupe électrique de secours (moteur à
- pétrole et dynamo).................... . 1*2 000 —
- Tableau de distribution..................... 1 100 —
- Total : 31 700 —
- Les dépenses pour l’entretien de cette installation pendant cette première année de fonctionne-
- ment se sont élevées à 4 54 5 marks (?) G80 francs). Avant l’existence de cette installation utilisant le vent comme force motrice, l’énergie nécessaire était obtenue a l’aide de deux moteurs à pétrole de ix et de 20 chevaux et de deux dynamos de
- 65 ampères X 1X0 volts et de 100 ampères X uovolts.
- Le prix de cette installation ne s’était élevé qu’à 10 600 marks, mais les dépenses annuelles étaient de plus de G 5oo marks. On voit ainsi l’avantage considérable que présentait dans ce cas l'installation utilisant le vent comme force motrice sur celle pi'O-duisant l’énergie à l’aide de moteurs à pétrole.
- R. S.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Cours de physique, par H. Bouasse. — 1 vo -hune in-8 de 4î0 pages avec 207 ligures. — C11. Delà-grave, éditeur, Paris. — Prix : broché, i3 francs.
- Ce livre, comme le dit l’auteur, dans son avant-propos, résume les connaissances nécessaires à l’étude des instruments d’optique. Il est divisé en deux parties : Optique géométrique, Optique ondulatoire. Ces définitions, jetées ainsi dès le début de l’avant-propos, entraînent des explications vraiment curieuses données par l’auteur. On sent à la lecture des lignes suivantes se révéler un esprit personnel et, il faut le dire, un peu combatif. Du reste l’auteur se défend des reproches que l’on a pu adresser à ses précédents volumes. Mais cet avant-propos contient autre chose : il est presque une profession de foi et présente des développements sur l’enseignement des sciences que nous reproduisons ci-dessous, du moins en partie, et qui ne manquent pas d’un certain intérêt.
- On reproche à mes livres d'être trop mathématiques ; assurément cela, ne veut pas dire que les mathématiques que f emploie sont d'un caractère bien relevé; un cours de licence moyen les contient. Au fond, ce qu'on leur reproche, c'est leur esprit géométrique. Il dérange les gens qui aiment les faits en vrac; je chagrine ceux qui se contenteraient d énoncés et de résultats, ne pouvant assujettir leur paresse à suivre le raisonnement qui
- va de F énoncé au résultat. A juger par le nombre des gens que je trouble, il faut croire que les Français sont fatigués de tout travail intellectuel. C'est tant pis ; j'estime que les faits ne sont matière à enseignement que s'ils sont liés; une jolie expérience qui n'est que cela, qui ne prouve pas quelque chose de précis, qui ne retranche rien d'une théorie ou n'y ajoute rien, me plaît assurément ; je la néglige comme professeur.
- Nous reviendrons prochainement sur cet avant-propos; nous nous livrerons à quelques réflexions personnelles, puisque nous avons, nous aussi, professé pendant plusieurs années, en matière industrielle, il est vrai, ce qui n'est pas du tout la même chose) et nous pourrons apporter une légère contribution à la question de l’enseignement des sciences pures et appliquées posée depuis quelque temps et discutée par des champions fort remarquables des diverses Ecoles.
- Pour l’instant, revenant à la bibliographie du cours de M. Bouasse, nous nous contenterons d’indiquer la matière contenue clans cet important ouvrage, car nous avouons sans peine la plus absolue incompétence à examiner en critique averti les quinze chapitres répartis de la manière suivante :
- OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE
- Chapitre I. — Systèmes centrés. Achromatisme.
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- Chapitre II. — Optique géométrique. Théorie générale.
- Chapitre III. — Etude générale des caustiques.
- Chapitre IV. — Aberration dans les systèmes centrés.
- Chapitre V. — Questions diverses d’optique géo-métr ique.
- OPTIQUE ONDULATOIliE
- Chapitre I. — Emission. Photométrie. Photochimie.
- Chapitre II. — Equilibre de température. Loi de Kirchholï.
- Chapitre III. — Vision colorée.
- Chapitre IV. — Interférences de la lumière naturelle.
- Chapitre V. — Interférences des vibrations elliptiques.
- Chapitre VI. — Interférences. Lames isotropes.
- Chapitre VII. — Propriétés générales des franges d’interférences.
- Chapitre VIII. — Diffraction. Principe d’IIuy-ghens. Réseaux.
- Chapitre IX. — Franges a distance finie.
- Chapitre X. — Apjffications diverses de la théorie de la diffraction.
- A. Bq.
- VOLUMES REÇUS
- Ti-action électrique, construction et projets, par G. Sattler. — Traduit de l’allemand par P. Girot.
- — i volume in-8 de 19!) pages avec 123 ligures et 2 planches.-—Ga.uthier-Vii.laus, éditeur, Paris.— Prix : cartonné, 5 francs.
- La télégraphie sans fil et les applications pratiques des ondes électriques, par A. Tur-pain (2“ édition). — 1 volume in-8 raisin de 386 pages avec 220 ligures.— Gautuier-Villars, éditeur, Paris.— Prix : cartonné, 12 francs.
- Elektrolytische Zàhler, par le D1' Konrad Nor-den. — 1 volume in-8 raisin de 166 pages avec i5o ligures. — Wii.iielm Knapp, éditeur, Halle a, Saale.
- — Prix : broché, 9 marks.
- Die englischen elektrochemischen Patente, par le D1 P. Ferchland. — 1 volume in-8 raisin de 120 pages avec 4 >2 ligures. — Wilhelm Ivnapp, éditeur, Halle a. Saale. — Prix : broché, 9 m. 60.
- VARIÉTÉS
- É TUDE D’ENSEMBLE SUR LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- (Suite) (‘).
- ANTENNES
- Apartcertaincs formes d'antennes spéciales que nous examinerons à propos de la direction des ondes, on utilise toujours des antennes analogues à celles qui furent employées ou proposées par Marconi et Blondel avant 1902 : pyramides, cènes, nappe étroite horizontale (Marconi, postes cèticrs et Carlo-Alberto, 1902), plan horizontal (Blondel, 1901).
- L’anteunc-parapluie, très symétrique et 11c nécessitant qu’un seul support, dérive des dispo-
- (') La Lumière Electrique, tome V (2e série), p. 27.
- sitifs précédents. Elle se répand beaucoup, en particulier pour les postés mobiles.
- A la théorie des antennes et de la propagation des ondes à la surface du sol, aucune contribution très importante, n’a été apportée depuis les études de Max Abraham, Macdonald, Blondel, llighi, si l’on en excepte plusieurs Mémoires de M. J. Zenncck sur l’influence de la mauvaise conductibilité du sol sur la propagation des ondes.
- Les postes puissants emploient des longueurs d’onde de plus en plus considérables qui atteignent jusqu’à 4 ooom (Clifden, Glace Bay). Cette augmentation continue de la longueur d’onde se justilie surtout par la nécessité pour les grandes puissances d’accroître les capacités en jeu, les potentiels de charge étant trop limités par les difficultés de construction déjà signalées. Mais il ne semble pas que des expériences comparatives suffisamment nombreuses et concluantes
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- aient été faites à énergie égale (CV2) entre ces ondes très longues, correspondant à des variations de champ relativement lentes, et des ondes plus courtes, suffisantes toutefois pour ne pas être absorbées par les obstacles.
- L’influence delà nuit est plus grande aux distances considérables. On admet à peu près généralement que cette influence provient de l’ionisation par la lumière solaire des couches supérieures de l’atmosphère, qui présentent alors une certaine conductibilité. Les gaz ionisés sont entraînés jusque dans les couches inférieures où se propagent les ondes hertziennes et absorbent une partie de leur énergie (J.-J. Thomson, 1902; Taylor, 1904).
- Aux grandes distances, par suite de la courbature de la Terre et de la mauvaise conductibilité du sol, les ondes traversent une plus grande épaisseur des couches supérieures et lps phénomènes d’absorption sont plus considérables (Zexneck, Physihalische Zeitschrift, 1er septembre 1908). Les portées de postes établis pour 700 km à 800 km le jour dépassent parfois 2 oookm la nuit.
- La protection contre les perturbations atmosphériques n’est encore réalisée que d’une façon très imparfaite. Les procédés employés, accouplements très faibles, selfs et capacités en shunts sur les circuits primaires ou secondaires, emploi de circuits désaccordés, d’enroulements différentiels avec antennes accessoires, n’ont une action efficace qu’au détriment du rendement. La plupart des ondes parasites, très amorties, engendrent en effet dans les antennes des oscillations, qui ont la période propre de ces antennes. Les détenteurs, plus sensibles aux ondes peu ou pas amorties, présentent pour cela un avantage sérieux.
- On a remarqué que, d’une façon générale, les perturbations atmosphériques étaient surtout gênantes en été et après le coucher du Soleil. Dans les pays chauds, elles sont plus intenses et plus fréquentes, la nuit en particulier. Desobservations méthodiques en divers points du globe présenteraient un intérêt considérable : les lignes de transport de force et leurs parafoudres pourraient, dans beaucoup de cas, donner lieu à des remarques importantes.
- TERRES
- Les prises de terre sont de plus en plus soi-
- gnées. Les capacités compensatrices employées dans certains cas, pour les remplacer, donnent toujours des résultats très inférieurs. Les fils noyés dans le sol sont plus économiques et meilleurs ([lie les plaques enfouies ; il est inutile de faire des treillis trop serrés, les terres végétales ordinaires semblent, en quelque sorte, saturées quand les mailles ont 1 centimètre carré.
- MESURES
- Les études relatives aux ondes hertziennes ont conduit à la réalisation d’un nombre considéra-rable d’appareils de mesure. Nous citerons pour mémoire les ondemètres de la Telefunken, de Doenitz, de Fleming, de Slaby, du capitaine Ferrié, tous basés sur l’application des phénomènes de résonance. Comme l’a demandé le capi taine Ferrié, il serait à désirer qu’un ondemètre fût déposé auprès d’un bureau international.
- Le bolomètre et le thermogalvanomètre de Duddell sont souvent employés pour les mesures relatives aux énergies mises en jeu par les oscillations.
- Le tube de Braun rend, en haute fréquence, les mêmes services que les oscillographes pour la basse fréquence.
- L’amortissement se mesure surtout par la méthode indirecte de Bjerknes. Il est à désirer qu’on trouve une méthode pratique et directe d’observation.
- IL — ONDES ENTRETENUES.
- Les oscillations électriques, produites par les décharges périodiques des condensateurs, présentent nécessairement un amortissement considérable, qui rend évidemment impossible la réalisation dé syntonies exactes. On a essayé par des dispositifs différentiels assez compliqués (Fcsssnden, Stone, etc.) de produire des résonances plus aiguës. Néanmoins, les solutions obtenues ne sont qu’approchées, et le rendement du récepteur est alors mauvais.
- La réalisation d’ondes sinusoïdales non amorties permettrait, au contraire, d’obtenir des syntonies relativement exactes, et avec un excellent rendement, puisque les effets de la résonance, accrus dans des proportions considérables, don-
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- lieraient lieu, à énergie égale, à.des amplifications de tension et d’intensité très grandes.
- Cette réalisation est tentée actuellement par l’emploi d’arcs chantants et d’alternateurs à haute fréquence.
- Jadis,MM. Spottis Wode, Warren de la Rue et Muller avaient constaté, en montant une .capacité aux bornes d’un tube à vide soumis à la force électromotrice de 5oo daniels, des phénomènes d’induction dans un circuit voisin, muni d’un autre tube à vide.
- En 1891 [Lumière Electrique, t. XI, p. 811), M. Maurice Leblanc faisait remarquer « que le rôle du tube à vide était tout à fait semblable 'à celui d’une anche vibrante, et Celui du condensateur au rôle du tuyau ou cloche de résonance qui doit être disposé à côté, si l’on veut obtenir un son perceptible ». Il estimait très élevée la fréquence des courants produits. Les explications de M. Maurice Leblanc sont restées vraies et font, par une ingénieuse comparaison, comprendre la formation d’oscillations entretenues avec les arcs chantants.
- En 1892, M. E. Thomson proposait d’intercaler dans le circuit oscillant, à la place de l’oscillateur de Hertz, un arc alimenté par du courant continu à tension élevée. L’arc était placé dans un champ magnétique puissant qui devait pro-voquerpar soufflage l’instabilité de l’arc et, amorcer ainsi les oscillations; le circuit d’alimentation renfermait des self-inductions destinées à limiter les surintensités.
- En 1900, Duddell signalait les phénomènes de l’arc chantant, étudié depuis en détail par Simon et Reichj Janet, Banti, Blondel, etc.
- M. Blondel, en 1902 (brevet anglais n° u> 527), proposa l’emploi des arcs pour la production continue d’ondes hertziennes et en particulier pour la téléphonie sans fil. L’arc Blondel est à haute tension (1 000 volts et plus) et permet de mettre en jeu de grandes énergies. Nous avons récemment repris avec M. Blondel les essais interrompus depuis 1902. Le déflagrateur tourne à vitesse moyenne dans des diélectriques spéciaux et est soumis à une tension continue de plus de 2 000 volts.
- Les résultats obtenus pour la constance de l’arc et les énergies mises en jeu sont satisfai-' sauts.
- En mars 1908, M. Gampos proposa l’emploi d’arcs de Duddell pour la télégraphie sans fil et
- la téléphonie. Il préconisa, en particulier, les arcs dans le vide et les dispositifs à arcs multiples en série.
- En 1908, M. Poulsen parvint à réaliser une production continue d’ondes à grande fréquence par l’emploi d’arcs à basse ‘ tension (5oo volts) entre cuivre et charbon dans des composés hydrogénés.
- Pour les appareils utilisant de faibles énergies, M. de Forest fait jaillir l’arc dans la vapeur d’alcool, ce qui est d’une réalisation pratique très facile.
- Ce sont les procédés Poulsen qui, pour des énergies moyennes, donnent actuellement les meilleurs résultats. M. Barkhausen (Jahrbuch der drahtlosen Télégraphié und Téléphonie,
- 10 janvier 1908) a fait, au moyen du tube de Braun, une étude très détaillée de l’arc Poulsen.
- 11 a retrouvé, pour la haute fréquence, des conclusions analogues à celles qu’a entraînées l’étude des arcs chantants de Duddell. La tension aux bornes de l’arc atteint une valeur plus ou moins grande au moment de l’allumage. Elle tombe assez bas et reste constante pendant que l’arc est allumé. A moment de l’extinction, elle descend brusquement à une valeur négative variable, pour remonter ensuite jusqu’au point d’allumage et parcourir un nouveau cycle identique.
- C’est de la forme delà caractéristique d’allumage que dépendent l’énergie, la pureté et la régularité des oscillations produites.
- L’amplitude et la période de ces oscillations varient donc avec le régime de la source d’alimentation, avec les causes du refroidissement de l’arc, avec l’intensité et la longueur de cet arc; il en résulte un phénomène complexe et la production, non pas d’ondes régulières et sinusoïdales, mais d’un ensemble d’ondes de périodes et; d’amplitude variables.
- En particulier, quand la surtension négative atteint une valeur suffisante, il se produit parfois un allumage en retour, c’est-à-dire un arc à polarité inversée qui entraîne aussitôt la formation d’oscillations extrêmement irrégulières. Cet allumage en retour 11’a lieu qu’avec de grandes intensités et ceci s’explique assez facilement. L’allumage en retour se forme sur l’électrode de cuivre refroidie devenue cathode ; pour des courants peu intenses, elle veste si froide, que des surtensions de 1 000 volts sont insuffisantes.
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- C’est donc là un des avantages de l’arc Poulsen dissymétrique à anode de cuivre froide.
- L’amortissement des circuits tend à empêcher les allumages en retour en diminuant la grandeur des surtensions négatives.
- Les composés hydrogénés agissent, en particulier sur l’arc, par leur conductibilité, comme les diverses causes de refroidissement de l’anode.
- Le champ magnétique produit également, en quelque sorte, un refroidissement multiplié ; il allonge l’arc, fait disparaître les ions existants après l’extinction et provoque ainsi une augmentation de la tension d’allumage et de l’amplitude des oscillations. Si le champ est trop intense, il est une cause d’irrégularité provoquant la formation d’oscillations forcées, surtout avec les circuits amortis.
- La valeur de la période, toujours assez irrégulièrement variable, augmente quand le courant d’alimentation diminue, quand l’amortissement devient plus fort, quand on renforce le champ magnétique et le refroidissement.
- Dans la pratique, il est nécessaire, pour obtenir des résonances pures, de ne pas employer de champ magnétique trop fort, d’éviter les allumages en retour et d’avoir des accouplements très faibles. Il faut, en outre, que la durée d’extinction de l’arc soit très petite par rapport à la durée d’oscillation totale. Il n’est pas rare, sans cela, d’observer en même temps des ondes de a /ioo,n, i8oom, i 2oom, etc. Souvent les ondes supérieures correspondent à plus d’énergie que l’onde fondamentale.
- L’énergie des oscillations croît avec la tension d’allumage et est d’autant plus grande que cet allumage est plus lent ; l’hydrogène est très avantageux, car il allonge la période d’allumage.
- La Telcfunken emploie, au lieu d’arcs Poulsen, des arcs chantants en série par six ou douze, avec 5oo volts aux bornes de l’ensemble dans ce dernier cas. Chaque arc élémentaire étant très court, des dispositifs sommaires de refroidissement des anodes métalliques suffisent et l’on n’emploie pas d’atmosphère hydrogénée. Les résultats semblent plutôt inférieurs à ceux de Poulsen.
- D’après les idées de M. Maurice Leblanc, MM. de Valbreuze et Cooper Ilewitt ont, en 190a, essayé l’emploi des lampes à mercure pour remplacer l’arc de Diiddell. Les résultats ont été irréguliers et l’emploi des arcs à mercure en télégraphie sans fil ne s’est pas répandu.
- M. Marconi utilise dans certains postes, à Poldau en particulier, un arc à haute tension qui donne lieu à des ondes mixtes, analogues à celles qu’on obtiendrait avec des décharges amorties se succédant à intervalles très voisins (brevet anglais n” ïo 119, 9 septembre 1907).
- Le déflagrateur est constitué par deux disques tournants pour répartir l’usure. Un condensateur est monté aux bornes de ces disques. Entre eux tourne, dans un plan perpendiculaire, un troisième disque animé d’une vitesse tangentielle considérable (ioom à la seconde) et pourvu à sa périphérie de pointes parallèles à son axe. Si la distance entre les pointes et les deux premiers disques est assez faible, un arc s’amorce chaque fois qu’une paire de pointes passe entre les disques l.
- Les dispositifs de réception auditive restent les mêmes, avec un tel procédé d’émission d’ondes par séries rapprochées. Avec les arcs chantants ordinaires, il est évidemment nécessaire de fractionner les ondes émises, soit à la transmission, soit à la réception. Sinon, le détecteur impressionné au début d’un trait resterait impressionné toute la durée du trait, et la membrane du téléphone collée 11e produirait aucun autre son qu’un claquement au commencement du signal.
- Si les ondes émises sont fractionnées plusieurs fois pendant la durée du trait, il y aura, au contraire, production d’un son ayant la période du fractionnement. Poulsen emploie un appareil, qu’il a appelé ticker (Poulsen, Peddersen), qui établit et rompt avec une grande fréquence la connexion du détecteur, avec un circuit oscillant fermé à faible amortissement. Ce circuit vibre librement et entre en résonance, et l’on profite de l’énergie accumulée au moment où le détecteur est branché sur lui.
- (A suivre.)
- P. Brexot.
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- T. V (2® Série). — N® 3,
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈREw
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Il a été beaucoup question d’électricité aux dernières séances du conseil municipal de Paris, à l’occasion du budget des recettes ; et le rapporteur, qui a étudié la question de très près, n’a pas hésité à assigner au développement des usages du courant électrique des limites de nature à satisfaire exploitants, constructeurs et contribuables ; les premiers voient augmenter le nombre de leurs abonnés et le chiffre de la consommation dans *des proportions tout à fait inespérées ; les seconds se ressentent des dispositions du public qui fait bon accueil au nouveau mode économique de transmission de la force et les contribuables se félicitent de ne pas être chargés de nouveaux impôts, grâce aux perspectives de plus-values que la Ville peut escompter de sa participation dans les recettes brutes.
- Il ne nous appartient pas de discuter les conclusions d’un rapport qui défend la meilleure cause qui soit : c’est-à-dire l’inutilité d’une augmentation d’impôts qui compense l'aggravation annuelle de nos charges. Mais nous devons retenir de cette étude des chiffres susceptibles de faire réfléchir les plus sceptiques. Inapplication du nouveau régime de l’électricité date seulement de novembre 1907 ; les prix du courant lumière baissèrent alors en moyenne de 5o % et du courant force dans des proportions pouvant varier de 40 % à 60 % ; les secteurs ne disposaient point encore de moyens d’action plus importants que ceux qu’ils possédaient ; ils avaient suspendu toute dépense de canalisations et d’installations nouvelles et cependant 1907 accusa une augmentation de consommation de plus de 28 % sur 1906. Depuis, 1908 qui vient de s’achever a yu le nombre des abonnés porté en dix mois de 49 5oo à f)9 000, soit une progression de près de 20 % , et les recettes brutes du premier semestre atteindre sur la base des prix de vente actuels les trois quarts de la recette totale de 1906. On ne peut pas dire dans ces conditions que les évaluations du rapporteur pour 1909, basées sur les disponibilités plus grandes des
- secteurs, l’augmentation de leurs canalisations et la réduction duprix,soient trop optimistes.C’est à peine si les secteurs ont mis en route leurs nouvelles sous-stations ;la Compagnie Continentale Edison,la Compagnie Parisienne de l’Air comprimé notamment ne disposent pas encore de toute la puissance génératrice prévue dans les programmes ; sur6ookrade canalisations, 43 seulement ont été établis en 1908. Beaucoup de futurs abonnés éprouvent de réelles difficultés à obtenir la faveur d’une police d’abonnement ou l’achèvement de leurs installations ; il est vrai que tous voudraient être servis en même temps et que de multiples raisons, dont la meilleure est celle du délai nécessaire à l’exécution, s’y opposent! Industriels et commerçants, qui s’excusent si bien d’attendre à la dernière heure pour décider de la transformation de leurs installations, ne peuvent pardonner aux exploitants ou aux constructeurs de consacrer tant de temps à la transformation de la matière ; comme si celle-ci ne mettait point d’obstacle par elle-même au travail de sa mise en œuvre ! Quand donc le temps nécessaire à la construction des centrales et des sous-stations se sera écoulé, les secteurs provoqueront la clientèle et les estimations des recettes brutes qui, d’après M. Dausset, doubleraient en quatre ans, se trouveront, croyons-nous, dépassées. La diffusion de la lampe économique peut être un obstacle à la progression ; mais la consommation augmentera du fait de l’économie réalisée sur l’éclairage, de la diffusion du moteur et de l’emploi du chauffage qui se perfectionne chaque jour. Et puis,nous ne pouvons nous faire encore une idée de la puissance qu’absorberont tous les moyens de transport et particulièrement les chemins de fer ; car les plus sages entrevoient la transformation de nos lignes de ceinture et de banlieue et estiment que le projet dit du Rhône se réalisera pour ce but-là.
- Nos grandes villes de province participent au mouvement. La Compagnie Lilloise d’Eclairage Electrique, j qui délient le monopole de l’exploitation à Lille et dans les communes voisines de toutes les applications de l'électricité, principalement celles concernant l’éclairage public et privé, se met en me-
- (*) Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. A. Becq, ancien élève de VÉcole Polytechnique, Ingénieur-Conseil, /\o*rue des Ecoles, Paris.
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- 16 Janviér 1909. REVUE D’É LE CT RI CI TE 97
- sure à tous points de vue de satisfaire à la nombreuse clientèle groupée dans ces agglomérations. Elle vient de construire dans un faubourg de Lille une centrale moderne comprenant quatre groupes de i 5oo kw. et un groupe de 5ooo kw. Escher Wyss-Société l’Eclairage Electrique de Paris. Son capital de 3 millions de francs, dont 2 millions seulement versés, eût été insuffisant pour réaliser ce programme. Il existe déjà 3 millions d'obligations 4 i/V % qui ont permis de perfectionner, de transformer et d’augmenter les anciennes installations situées dans l’intérieur de la ville, mais l’organisation d’une usine de 11 oookw. exige de plus grandes disponibilités. Au passif du bilan au 3o juillet 1908, nous voyons figurer 1 505441 fr- 36 au compte banquiers et 1039125 fr. 97 au compte fournisseurs. Le conseil a donc jugé nécessaire de se faire autoriser à l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires du 14 septembre dernier à émettre 4 millions d’obligations 4 1/2 % du type de 5oo fr.
- Les démêlés de la Compagnie Lilloise d’Eclairage avec la Compagnie des Tramways ont défrayé dernièrement la chronique judiciaire de nombreux périodiques. La Compagnie des Tramways avait cru pouvoir vendre ses excédents de force motrice ; en première instance, le tribunal lui accorda gain de cause contre la Compagnie Lilloise qui invoquait son di •oit de monopole; mais, en appel, celle-ci gagne; la tierce opposition des intéressés a provoqué de nouveaux incidents de procédure dont le dénouement est proche. Quelle qu’en soit l’issue, c’est une forme de la lutte qui peut se déclarer pour l’agré-mentdu public, mais le désagrément des actionnaires des deux Compagnies, on ne peut pas dire rivales, puisque leurs intérêts économiques bien entendus seraient, nous le disions encore dernièrement, ou de s’absorber, ou de s’unir et de s’entr’aider.
- Le Moniteur des Intérêts motériels rappelle, à propos de l’organisation des transports en commun, qu’au dernier Congrès de l’Union internationale de tramways qui s’est tenu à Munich, M. Otto, ingénieur en chef de la grande Compagnie des tramways de Berlin, a fait part des résultats de son étude sur les avantages et les inconvénients des omnibus automobiles et sur les résultats de leur exploitation. Ses conclusions ne sont point favorables à ce mode de transport ; d’après lui, les dépenses d’exploitation d’un réseau urbain d’autobus d’une certaine importance peuvent être évaluées à 51 pfennigs par voiture-kilomètre, minimum absolu qui suppose un entretien régulier et parfait du matériel roulant; tandis que les
- dépenses d’exploitation des tramways, amortissements et réserves compris,varientde 24 à 40 pfennigs. Aucun réseau de tramways d'autre part,tout au moins en Allemagne, n’accuse une recette de 5i pfennigs par voiture-kilomètre, et les avantages de l’autobus sur le tramway ne sont pas si réels qu’ils puissent autoriser une prévision de recettes supérieures, que si l’on ajoute à ces dépenses d’exploitation le service d’intérêt à 4 % et l’amortissement, on obtient une dépense supplémentaire, dans une l^pothèse assez favorable de 45 voitures en service régulier, de 9,92 pfennigs par voiture-kilomètre. Ce qui donne au total, dans les hypothèses les plus favorables, un total de 6i pfennigs minimum contre 40 pfennigs maximum pour une entreprise de tramways. Dans ce chiffre, rien n’est d’ailleurs prévu comme part de revenu aux communes ou au département. L’auteur du rapport conclut que, pour l’instant du moins, l’exploitation par autobus n’est possible que dans des cas tout à fait spéciaux où il faut ne tenir compte ni de lignes concurrentes, ni de tarifs usuels. Le progrès toutefois est susceptible, à son avis, d’améliorer ces conditions, mais l’attention des constructeurs doit se porter sur la diminution des frais d’entretien, de renouvellement de bandages et d’amortissements, ces derniers évalués, pour les voitures seules,,à 10 ou ia % de leur valeur d’achat. Voilà qui donne à réfléchir aux entrepreneurs futurs des lignes d’autobus à Paris et qui devrait en tout cas attirer l’attention de nos édiles qui risqueraient,par une très fausse interprétation de l’intérêt du public, de compromettre l’avenir des entreprises assez audacieuses pour subir leurs exigences.
- Toutes les affaires de tramways, du reste, ne sont pas prospères. Une assemblée extraordinaire des actionnaires des tramways de Belgrade vient de ratifier l’échange d’un certain nombre d’obligations contre des actions privilégiées de 200 francs 5 % ,de manière à ramener la dette obligataire à 5 millions ; la valeur nominale des actions ordinaires a été, de plus, ramenée tle 100 francs à 55 francs, mais avec stipulation d’un premier dividende de 4 francs par titre.
- Nous avons parlé de la répercussion que vont avoir les événements de Constantinople sur l’industrie. La Compagnie des Tramways de cette ville augmente son capital de 352 340 livres turques par la création de >7617 actions nouvelles de 20 livres turques qui seront libérées de 5 livres turques, auront les mêmes droits que les actions anciennes à partir du ier janvier 1909 et sont réservées par pré-
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- T. V (2e Série). — N° 3.
- forencc pendant un mois aux actionnaires et fondateurs. Le conseil est, en outre, autorisé à émettre des obligations jusqu'à concurrence de /*oo ooo livres turques.
- De Berlin, il revient que les valeurs de traction et d'électricité sont toujours en faveur et qu'on parie de l’acquisition par l'AlIgemeine Elektricitats-Gcsellseluift de la Société Mix-Genest dont une succursale française est établie à Lyon ; rappelons qu'elle s’occupe de la construction et de la
- vente d'appareils téléphoniques principalement.
- La Société des Lignes Electriques débute par l'installation d'une ligne de aookn en aluminium à la tension de 5o ooo volts, prévue pour- alimenter l'Energie Electrique du centre par les stations centrales du Dauphiné. MM. Giros et Loucheur sont chargés de mener à bien ce travail important dont les résultats seront attendus avec grand intérêt par tous les exploitants.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — La Compagnie des Tramways-Sud procède en ce moment à une réorganisation de ses services. Son directeur, M. Equer, devient administrateur-délégué, et la direction générale des services est confiée à M. Szster-mans, précédemment directeur des Chemins de fer No-gentais. Nous croyons savoir que d'assez sérieuses modifications dans l'exploitation de cette compagnie seraient à l’étude5 il est assez curieux en tout cas de constater que ces bruits de modifications ont coïncidé avec une hausse assez sensible des valeurs de la Thomson-Houston.
- La Compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée vient de remettre à la Société générale de construction, à Saint-Denis, la commande de i 800 wagons à marchandises qui seront construits dans ses ateliers de Marly-lez-Valenciennes.
- Vienne. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement des lignes de tramways suivantes : i° Chatelleraull à Bouresse par Chauvigny, devis : 3 721 ooo francs; 20 Lencloitre à Lusignan, 3 257 ooo francs; 3° Poitiers à Lavausseau, 1 124 ooo francs.
- Cher. — Est déclaré d’utilité publique rétablissement d’un chemin de fer d’intérêt local destiné à raccorder le chemin de fer d’Argent à la Guerche et le canal latéral à la Loire à Marseille-lcs-Aubigny. Devis : 111.100 francs. Concessionnaire : Société Générale des chemins de fer économiques.
- Loire. — Est déclaré d’utilité publique rétablissement d’un chemin de fer d intérêt local de la limite du département de l'Ailier, vers Cusset, à SainL-Gerinain-Laval. Devis : 3 825 3oo francs. Concessionnaires : MM. La-peyrç et Mercier.
- Landes. — Est déclaré d'utilité publique l’établissement d’un chemin de fer d’intérêt local de Labenne à
- Seignossc par Capbreton. Devis : 804 ooo francs. Concessionnaires : MM. Ortal et A. Lagueyte.
- Le Conseil général des Landes a voté la construction des lignes suivantes ;
- Tramway de Bayonne à Peyrehorade-Dax. — La section Dax-Pereyhorade est concédée à MM. Natanson et Higaud avec traction à vapeur.
- Tramway Dax-Amou. —Transformation et électrification de la voie dans la traverse de Dax, étant entendu que la dépense ne sera, dans aucun cas, supérieure à 200 ooo francs, que l’État subventionnera les travaux de Dax à Peyrehorade et que la ville de Dax participera à la dépense dans la même proportion que le département.
- Tramway Cambo-Peyrehorade. — Concession à MM. Ader, Giros et Loucheur : exploitation par la traction électrique.
- Tramway Sauveterre-Peyrehorade. — Concession à MM. Natanson et Rigaud.
- Chemin de fer de Mont-de-Marsan-Tartas. — Chemin de fer local à voie normale, avec modification de tracé de la ligne de Tarlas à Laluque, de manière à desservir la commune de Poutoux. MM. Ortal et Lagueyte, concessionnaires.
- Chemin de fer de Roquefort à Labastide-d’Armagnac. — Concession à la Compagnie des Chemins de fer économiques forestiers des Landes.
- Chemin de fer d’Ychoux à Sainte-Eulalie. — Concession d'une ligne à voie d’un mètre à MM. Dumartin et Bonnamy.
- Angleterre. — Le London Counly Council vient de voter une somme de 140.000 francs pour l'installation, au Northampton Instilute,d’une station génératrice d’élec tricité, pourvue des plus récents perfectionnements, et destinée à l'instruction pratique des employés des tramways du Nord de Londres.
- Italie. — Le Conseil municipal de Rome a reçu de deux importantes maisons étrangères des offres relatives au projet d’éclairage de la ville pour lequel un
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- 16 Janvier 1909.
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- crédit de 17 millions de lires a été voté au mois de juin j dernier. j
- j
- Le ministre des Travaux publics a accordé à la Coin- j pagnie Briuntee Electric Tramways la concession du tramway de Monza'à Meda (Milan).
- • On annonce la constitution, à Lugano, d’une Société au capital de 5oo ooo francs dans le but de l’établissement et de l’exploitation du tramway électrique Lugano-Cadro-Dino.
- Autiuche. — Les commandes des chemins de fer de l’Etat porteront, en 1909, sur 273 locomotives et 3 166 wagons.
- Brésil. — La General Electric C° vient de passer avec le gouvernement brésilien un contrat pour l’électrification du Central Railway Cv. Cet important traité comprend la fourniture de : 1 120 kilomètres de voies, 3o3 locomotives et environ 3 000 voitures. Cette même Société s’est assurée en outre la fourniture de l’éclairage et de la force motrice, à Rio-de-Janeiro, <1 Nichtherorf et à Sao-Paulo.
- ÉCLAIRAGE
- Belgique. — Il vient de se constituer à Bruxelles une Société au capital de 1 700 000 francs et qui a pour litre « Société d’Electrieilé du Nord de la Belgique » ; elle est destinée à fournir l’éclairage et la force motrice à Louvain et à Malines. Elle a conclu un accord avec la Société Bruxelloise d’Electrieilé et la Société Générale de l’Escaut délimitant la sphère d’influence de chacune de ces sociétés.
- Indes Anglaises. — Le contrat intervenu entre la « British Eastern Electric Power C° », et la municipalité de Lulmow pour l’installation d’un service d’éclairage et de traction électrique dans cette ville, vient de prendre . fin; la nouvelle concession fera l’objet d’une adjudica- , lion.
- TÉLÉPHONIE
- Basses-Pïrénées. — La Chambré de commerce de Bayonne est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 20000 francs en vue de l’établissement d’un deuxième circuit téléphonique entre Tarbes et Pau.
- Seine-et-Oise. — La Chambre de commerce de Cor-beil est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 12 i5o francs en vue de l’établissement d’un circuit téléphonique Corbeil-Melun.
- Algérie. — La Chambre de commerce de Constanlinc est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Al-
- gérie une somme de 22 700 féancs; en vue de concourir aux frais d’établissement d’un circuit téléphonique Cons tan tinc-Aïn-M’Lila.
- La Chambre de commerce de Philippeville est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 7 970 francs en vue de concourir aux frais d’établissement d’un circuit téléphonique El-Arrouch-Col des Oliviers.
- Autriche. — L’administration des télégraphes autrichiens a décidé de consacrer une somme de 5 millions de marks (6 125 000 francs) pour l’extension de son réseau téléphonique. Une grande partie de cette somme (110 000 marks) est destinée au réseau urbain de Vienne ; le reste servira à établir des lignes téléphoniques à grande distance réunissant Vienne à Berlin, à Munich, à Francfort et à Prague et enfin à établir des lignes entre les principales villes industrielles de la Bohème, de la Silésie et de la Moravie.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Le Triphasé. — Le 28 janvier, 53, rue des Dames, il Paris.
- L'Air liquide. — Le 25 janvier, 19, rue Blanche, à Paris.
- Compagnie Parisienne de Distribution d'Electricité. — Le 3o janvier, 8, rue d’Athènes, à Paris.
- Société des Edisses Electro-Mécaniques. — Le 28 janvier, 8, rue de la Victoire, à Paris.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Burton fils et C‘e (machines-outils). — Constituée le 20 octobre 1908. — Capital : 400 000 francs. — Siège social : 68, rue du Marais, Paris.
- Société Française d'industrie électrique. — Constituée le 24 octobre 1908. — Capital : 5oo 000 francs. — Siège social : 20, rue Vignon, Paris.
- Société Lyonnaise de Soudure autogène. — Constituée le 28 novembre 1908. — Capital; 5oooo francs.— Siège social : 16, rue Cavenne, Lyon.
- Société Générale d'Aéro-Locomotion. — Constituée le 8 décembre 1908. — Capital: 400000 francs. — Siège social ; a5, rue Le Pelletier, Paris.
- Société des Chemins de fer vicinaux des Ardennes. — Constituée le 3 décembre 1908. — Capital : 260 000 francs. — Siège social ; Liège.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — Nc 3.
- ADJUDICATIONS
- BELGIQUE
- L’administration communale de Hoogslraeten (Anvers) demande offres pour l’installation et l’exploitation de la lumière électrique.
- Le 22 janvier, à midi, à l’hôtel de ville, à Anvers, fourniture de 5o ooo paires de charbons pour lampes à arc ; caut. : i 6oo francs.
- Le 29 janvier,à 5h., àl’hôlel communal,à Saint-Gilles-lez-Bruxelles, installation de' l’éclairage électrique des bureaux de l’hôtel communal ; caut. : 5oo fr.; cahier des charges : i fr.; plans : ofr. 5o la feuille. Soumissions recommandées le 28 janvier.
- Le ier février, à n h., à la maison communale, à IVe-velgkem (Flandre occidentale), construction d’une nouvelle usine électrique et transformation du réseau de distribution.
- ALLEMAGNE
- Le 25 janvier, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Essen, fourniture et montage de 5 grues de chargement pour charbon, manœuvrées à la main et à l’électricité.
- Le i5 mars, à l'administration communale, à Leipzig, fourniture de pompes pour les nouveaux travaux hydrauliques.
- Prochainement, a l’administration de la ville, à Offen-bach, établissement d’un tramway, .700 000 marks.
- Prochainement, à l’adminislratiou de la ville, à Jessen (Halle-sur-Saale), établissement d’installations électriques, 80 000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Mu Ikeini sur-liuhr, construction de tramways, 1 540 000 marks.
- GRANDE-BRETAGNE
- Le 20 janvier, au district counc.il, à Farcham, fourniture et montage de machines électriques et d’une grue roulante.
- Le 22 février, à la municipalité, à Sydney (Nouvelle-Galles du Sud), fourniture de 5 chaudières à vapeur avec tuyaux et accessoires.
- RUSSIE
- Le 1e1'février, parla municipalité de Perm, adjudication de l’établissement d’un service de tramways urbains en cette ville.
- EGYPTE
- Le i5 février, a u ministère égyptien de l’Intérieur, direction générale des prisons, au Caire, adjudication de la fourniture de deux chaudières verticales munies de leurs divers accessoires. Cautionnement provisoire : 5o livres égyptiennes; définitif: 10 % du montant de l'offre.
- CHILI
- Le i01' février, au ministère de l’industrie et des travaux publics, à Santiago, établissement d’un chemin de fer de La Ligua à Copiapo avec embranchement vers Papado ; — le iei‘ mars, établissement du chemin de fer d’Arica à La Paz.
- BRÉSIL
- Prochainement, à l’administration de la ville, adjudication,à Puerto-Alegre, de l’amélioration des services de l’éclairage électrique,600 000 dollars.
- PARIS.
- IMPRIMERIE LEVÉ RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B.Nouet.
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- Trente-et-Unlème année.
- SAMEDI 23 JANVIER 1909.
- Tome V (2° série). — N° 4.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDIT O RI A L, p. i o i. — ÏI. Yazid.iiax. Transformateur d'électrochimie de 4 \r><> K. V. A. [fin], p. ioi. — M. Aiîmengaud. Contribution à l’étude de la sustentation des surfaces concaves [fin), p. mfl.
- Extraits des publications périodiques. — Usines génératrices. Production de l'énergie élcotrique. — Avantages comparés des machines à vapeur à mouvement alternatif et des turbines à vapeur, dans les installations d’usines de force pour traction électrique, G. Itizzo, p. no. — Télégraphie et Téléphonie. Appareil pour la transmission des commandements d’après le système à résonance F. G. L., p. tao. — Législation et contentieux. — Commentaire de l’arrêt de la Cour de Douai sur les ventes par une compagnie de tramways de ses excédents d’énergie, P. Boucault, p. 121. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 127. — Renseignements commerciaux, p. i3o. — Adjudications, p. l'ii.
- ÉDITORIAL
- Dans un précédent article, M. Ynzidjinn étudiant un transformateur cl'électrochimie de 4 450 A. V.A. a donné quelques considérations générales sur ces transformateurs et commencé la publication des essais obtenus dans les ateliers Oerlikon sur l’un d’eux. Aujourd’hui, il termine Pexamen de ces essais, en particulier des essais en court-circuit. On employa la méthode de Kapp quelque peu modifiée. Après les essais en court-circuit, on fit la mesure des résistances et les résultats obtenus lurent particulièrement remarquables, car les perles en court-circuit ne, dépassèrent pas les pertes ohmiq ues de plus de 4l % alors qu’il n’est pas rare de rencontrer des transformateurs de grand ampérage dont les pertes en court-circuit valent a à a,5 fois les pertes ohmiques. O11 fit
- aussi des essais de suslension et enfin on étudia les caractéristiques dé ces transformateurs pour la tension secondaire de 1 .">a volts afin de les comparer avec les précédentes relatives à une tension secondaire de ii5 volts.
- Nous terminons aussi au jourd’hui la publication du mémoire de M. Marcel Armengaud sur la sustentation des surfaces concaves. L’auteur détermine la position de la résultante des forces s’exerçant sur une surlace concave, abstraction faite des frottements et des phénomènes de compression au-dessous et de dépression au-dessus de ladite surlace. Celle détermination d’abord faite analytiquement exifi’o la connaissance de la nature île
- O
- la courbe ou ligne de la surface portante considérée (c’est-à-dire sor. équation). Or, en
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- T. V (2e Série). — N» 4.
- pratique ça n’est pas le cas, bien que jusqu'à un certain point les courbes des ailes d’aéroplanes puissent cire assimilées à des branches d’hyperbole ou de parabole à partir du sommet de ces courbes, et de toute façon le calcul est toujours long et plus ou moins compliqué. La méthode graphique sera donc préférable pour de pareilles déterminations et l’auteur l’expose avant d’en faire l’application à une surface d’aéroplane. Il faut maintenant tenir compte des frottements et leur mémoire se conclut par l’élude de la position de la résultante dans ce cas plus voisin de la réalité.
- Parmi les rapports présentés au Congrès de Munich au mois de septembre 1908, celui de M.Rizzo relatif à la production de Vénergie électrique nous a semblé des plus intéressants par le sujet plein d’actualité qu’il traite : avantages comparés des machines à vapeur à mouvement alternatif et des turbines a vapeur, dans les installations d'usines de force pour traction électrique.
- L’auteur rappelle d’abord l’état actuel de perfectionnement des machines à piston et l’usage répandu de surchauffeurs donnant toute satisfaction. En passant, il consacre à la question du « chauffeur » d’assez larges commentaires et insiste sur l’utilité des appareils de chargement mécanique des chaudières. Malheureusement tous ces appareils ne conviennent pas indistinctement à la combustion des différentes qualités de charbon et d’autre part les dépenses d’entretien et de réparation sont généralement assez élevées. Leurs avantages sont cependant indiscutables. L’auteur signale aussi les pertes dues aux tuyauteries de vapeur et la nécessité de les ramener à un minimum.
- Tout compte fait, à l’heure, actuelle avec les précautions qu’il rappelle dans sa communication, un doit obtenir en vapeur surchauffée à la soupape d’admission -à à 78 % des calories contenues dans le combustible.
- La question du condenseur est ensuite celle
- qui occupe le plus longuement l’attention de l’auteur, et il l’envisage à la fois dans le cas des machines à piston et dans celui des turbines. 11 a cité en particulier le nouveau condenseur à surface « conlrallo » de M. K. L. Weighton, mais on peut se demander pourquoi il n’a pas parlé du condenseur de M. Maurice Leblanc tout à fait au point à l’heure actuelle et dont les applications récentes qui se multiplient rapidement laissent prévoir un succès assez considérable.
- Enfin, pour illustrer sa communication, l’auteur s’est proposé d’établir le prix de revient du kilowatt-heure dans une centrale munie de tous les perfectionnements et destinée à un service de tramways. Ce n’est pas là une des parties les moins intéressantes de son étude.
- Nos lecteurs ont été tenus au courant en son temps du procès engagé devant le Tribunal de Commerce de Lille entre la Société Lilloise d’éclairage électrique et la Compagnie des Tramways électriques. La Compagnie des Tramways électriques,ayant obtenu du préfet l’autorisation de vendre .ses excédents d’énergie à la clientèle privée, avait placé des canalisations dans plusieurs voies publiques de Lillc..Elle fut assignée en dommages-intérêts par la Société Lilloise d’éclairage qni était concessionnaire de l’éclairage, mais sans en avoir cependant le monopole. Cependant elle estimait cette concurrence illicite et le Tribunal de Commerce de Lille avait admis le système de la Compagnie des Tramways. Cette affaire venue en appel devant la Cour de Douai s’est terminée par l’infirmation complète du premier jugement. Cette affaire intéressant au plus haut degré les distributions d’énergie électrique d’une part, et les Compagnies de'Tramways d’autre part dans leurs situations respectives, un commentaire de l’arrêt de la Cour de Douai fait parmi spécialiste de la valeur de AI. Paul Ihmgaull aura auprès de nos lecteurs un succès certain.
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- 23 Janvier 1909.
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- TRANSFORMATEUR D’ÉLECTROCHIMIE DE 4 450 K VA (fin) (•)
- ESSAIS EN COURT-CIRCUIT
- Les essais ont été effectués sur un seul transformateur à cause de la grande difficulté à obtenir un court-circuit suffisamment complet. Les résistances de contact des tôles de cuivre court-circuitant le secondaire peuvent facilement produire des erreurs de 20 }0 à 3o % sur la tension de court-circuit. Orf peut pourtant jtenir compte de leur influence, en mesurant pendant l’essai la tension secondaire au moyeu d’un voltmètre très sensible et déterminant par approximations successives la loi de variation de la tension primaire en fonction de la tension secondaire, le courant normal étant maintenu constant.
- Dans notre cas particulier 1 % de la tension secondaire produirait une augmentation de if> % de la tension de court-circuit ! On voit donc bien que ces essais doivent être faits avec le plus grand soin. Les courbes Tc et P6. de la fîg. 3 reproduisent les résultats obtenus pour une fréquence
- de 26 périodes avec O11 a entre autres : le transformateur n° 41 4 /|0.
- COURANT PRIMAIRE TENSION DE COURT-CIRCUIT PRIMAIRE PERTES
- 224 amp. (3 3oo kv.) yoo volls 4*> k\v.
- 3o2 amp. (4 45o kv.) I 23() 8: >-*
- Corrections : 1) Les connexions ayant été vérifiées, la correction nécessaire pour tenir compte des résistances de contact des tôles de cuivre c.-circuîtant l’enroulement secondaire a été trouvée assez petite pour qu’elle puisse être négligée.
- 2). Les pertes par courants de Foucault produites dans les spires secondaires étant proportionnelles au carré de la fréquence, pour les réduire à 25 périodes il faut les multiplier par le
- (‘) La Lumière Electrique, tome V (üe série), p. 27.
- On a
- Pc.= (P„~!V) ($'.
- Pcf “ Pertes parcourants de Foucault pour 20 périodes.
- Pcc — Pertes en court-circuit pour 26 périodes.
- P,. —- Pertes ohmiques, calculées d’après les résistances mesurées.
- N*/. KW.
- Fig. 4.
- Légende. — rendements pour cos 9 = 1, calculés avec les pertes ohmiques ; N2 Rendements pour cos 9 = calculés avec les pertes en court-circuit; N3 Rendements pour cos cp = o,3, calculés avec les pertes ohmiques ; N4 Rendements pour cos 9 = 0,8 calculés avec les pertes en court-circuits ; Perles en court-circuit ; P2 Pertes ohmiques ; P;. Pertes à vide; F Tension de court-circuit; 15! Chute de tension pour cos 9 0,8 calculée avec les pertes en court-circuits ; Ej1 Chute de tension pour cos 9 calculée avec les pertes ohmiques; Ra Chute de tension pour cos 9 = 1, calculée avec les pertes en court-circuit; Chute de tension pour
- cos 9=1, calculée avec les pertes ohmiques.
- Pour faire la correction correspondante sur la tension de e.-circuit, il suffît , de la multiplier 25
- par—, car la réactance / Q est le terme prédominant dans l’expression de l’impédance.
- 3) L’influence de la courbe de tension sur les pertes par courants de Foucault dans le cuivre et sur la tension de c.-circuit est négligée. Les différences dans la chute de tension produites de ce fait peuvent pourtant atteindre 6 % . Pour en tenir compte, il faudraitdécomposer la courbe
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- LA LUMIÈRE £ ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N° 4.
- de tension en scs harmoniques et déduire par le calcul la chute de tension correspondant à la sinusoïde équivalente. Une confirmation de 1*exactitude des calculs par des mesures semblables à celles faites pour les pertes dans le fer seraient désirables.
- Fig. 5.
- Pi Pertes en court-circuit des bobines basse tension ; Po Pertes ohmiques des bobines basse tension ; P;i Pertes en court-circuit des bobines Faute tension; P4 Pertes olimiqucs des bobines haute tension ; 10 Courant à vide en % du courant en charge.
- Une fois tontes les corrections introduites, on obtient :
- TENSION 1)12 PETITES
- COURANT PRIMAIRE COURT-CIRCUIT P» IM AIRE
- aa4 amp. 865 volts Va,5 k\v. .
- >0 a — 1 180 —- 8(),o —
- Comme on le voit d’après la comparaison suivante, les tensions de c.-circuit mesurées concordant parfaitement avec celles calculées.
- TENSION DE COURT-CIRCUIT EN %
- calculée mesurée
- amp. 5,78 % r>,7r> %
- 80a — 7,8 7,8«
- La méthode employée pour ces calculs est
- Fig. C. — Transformateur d’élcctroclnmie de 4 45o KVA
- celle de Kapp (') quelque peu modifiée.
- MESURE DES RÉSISTANCES
- La résistance olmiique des enroulements primaires et secondaires a été mesurée à l’aide d’une source à courant continu.
- Les valeurs moyennes obtenues sont : Primaire : a bobines en série 0,27 Q. Secon-
- claire : ire bobine 0,00004 44 5 U- ‘au,,; bobine
- 0,0000437 ü. A l’aide de ces résistances on trouve :
- Pour 3 3oo KVA. Pertes ohmiques totales
- ^ i ! 1? KVA. Pertes ohm iques totales
- = 57,/, KW.
- Pendant l’essai en c.-circuit, les enroulements se sont échauffés d’environ 1 f>°5 la ventilation
- (J) Voir Kapp : Transformateurs.
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- artificielle n’ayant pas été installée. Pour pouvoir comparer les pertes olimiques avec les pertes en c.-circuit, il faut donc augmenter les premières de 6 % .
- Pour
- ... pertes en court-circuit 42,5
- 1 fooKVA.;1---;-----------:--- =---------=1,27
- ijoo.pertcsohuuqucs i,o6.3i,:>
- v xrxr‘. pertes en court-circuit 86
- 445oKVAJ—---------------------=—1
- 1,06. pertes ohrmques i ,00.07,.4
- Pour 3 3oo KVA ou 28 700 Amp. secondaires, les pertes en c.-circuit ne sont, comme on le voit, que de 27 % et pour 38 700 Amp. de \i % supérieures aux pertes ohmiques.
- Ces résultats sont particulièrement remarquables, car il n’est pas rare de rencontrer des transformateurs à très grand ampérage dont les pertes en c.-circuit sont de 2 à 2,5 fois aussi grandes que les pertes ohmiques.
- En se basant sur les essais effectués sur un grand nombre d’autres transformateurs, on a pu
- déterminer les pertes des bobines primaires seules et déduire par différence celles des bobines secondaires.
- ESSAIS DE SUHTENSION
- Les bobines secondaires ont été connectées au fer et une tension alternative de 3o 000 volts a été appliquée pendant 10 minutes entre la masse et la bobine primaire. Tous les trois transformateurs ont résisté à cet essai.
- COUI'LAUE DE l55 VOLTS
- II semblait intéressant d’étudier les caractéristiques de ces transformateurs pour la tension secondaire de i55 volts afin de pouvoir les comparer à celles obtenues pour 1 x5 volts. Des essais spéciaux n’ayant pu être faits avec ce couplage, les mesures pour n5 volts ont servi de base pour le calcul de toutes les valeurs nécessaires.
- Tableau
- RENDEMENTS EN % RENDEMENTS EN %
- A VIDE COS ^ zrr I COS (p =0,8
- Perles Couvant 4 3 2 4 3 2 I
- k\v. en % 4 4 4 4 4 4 4 4
- Couplage 115V garanti. environ 24 98 98 97,8 97 97>5 97,5 97,a 96,2
- 3 3oo kva. obtenu . I7,5 1,5 98,54 98,6! 98,48 97,7 98,18 98,26 98,11 97,12
- Couplage i55v garanti. — O» 98 97,8 98,33 97,° 97,8 97,5 97,a 96,2
- 4 4r>o kva. obtenu . 28,6 3,4 98,06 98,05 97,8 98,21 98,11 97>92 96,65
- CHUTES DE TENSION m %
- COStp -
- 1,4
- environ 1
- 1,2
- Le tableau précédent met en regard les résul-ats obtenus par les essais, avec les différentes valeurs garanties.On voit,d’après les rendements, que l’économie réalisée sur les garanties pour la charge de 4400 IvVA est de 25 K.W par trans-
- formateur, soit les 28 % des pertes totales Les chutes de tension ont été calculées d’après le diagramme bien connu de Kapp, en se basant sur les pertes et tensions de c.-circuit mesurées.
- II. Yazidjiax.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. V (2e Série). — N°4.
- CONTRIBUTION A L’ÉTUDE
- DE LA SUSTENTATION DES SURFACES CONCAVES (fin) («).
- POSITION DIS LA RESULTANTE DES POUCES S EXERÇANT SUR UNE SURl'ACE CONCAVE, ABSTRACTION EAITE DES FROTTEMENTS ET DES PHENOMENES DE COMPRESSION AU-DESSOUS ET DE DEPRESSION AU-DESSUS DE LADITE SURFACE.
- On a vu que les deux composantes de la force R qui s’exerce sur une surface concave limitée latéralement par deuxplans verticaux et soumise à l’action d’un jet de section constante, sont :
- Qo
- F . = — . p ( i — cos a),
- O
- t
- „ QO .
- r #/ —--P. sma,
- et
- Oo
- R = a —
- b
- . a s in —.
- •i
- Pour simplifier les écritures, nous poserons : QS
- — P = A qui est une constante d’après notre
- hypothèse.
- Cherchons les valeurs différentielles des eran-
- O
- deurs et Fyt
- d¥x — A sin a da, d¥u = A cos a dcL.
- La valeur de c/R = \ld¥x-— dF?/2 — A d a. Sa direction est donnée par le rapport
- dVx
- dK~ lga‘
- On voit qu’elle est normale à l’élément considéré (üg. 17).
- En appliquant le théorème des moments par rapport à un point quelconque O de l’espace
- choisi de préférence a •l’extrémité antérieure de son origine en O et dont l’axe O X est tangent de préférence à la surface, on a (lig. 18) :
- la surface et en prenant comme axe de coordonnées un système d’axes rectangulaires ayant
- /dVx x y = F, X Y, f dVy X .r = l'V X X.
- Or
- i A sina dz X y = A f
- puisque
- sma
- dy
- du
- (*) I.a Lumière Électrique ,iomo V ('iu Série),p.io et 85.
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- et que
- ds
- T% = P'
- On a de même :
- cos a do, X x ~ A
- J
- ’d.v
- Par suite :
- A rh U du
- J 0 P
- f; '
- Si l’on eonnait l’équation de la courbe de la surface on pourra donc calculer X. et Y. car F.,- et Fr pourront s’exprimer en fonction de .rv- et de
- yy puisque t.g at = {^') en appelant a, l’angle de
- la tangente à la partie postérieure de l’aile ou surface.
- Ces formules, appliquées au cercle comme courbe de la surface, donnent un résultat assez évident a priori, c’est-à-dire que la résultante s’applique au milieu de- l’are de cercle considéré.
- On- a en effet, en elFectuant le ealetd :
- ,x' :vd.V
- r.~
- F*
- et
- %
- •i
- MÉTHOIMO CllAI'lIIOUi;
- La méthode analytique ci-dessus suppose toujours que l’on connaît la nature de la courbe ou ligne de la surface portante considérée, c’est-à-dire son équation. Or cela n’est pas le cas en pratique, quoique jusqu'à un certain point les courbes des ailes d’aéroplanes puissent être assi-, milées à des branches d’hyperbole ou de parabole' à partir dii sommet de ees courbes, et de toutes façons le calcul est toujours long et plus ou moins compliqué.
- H est donc préférable do recourir à la méthode graphique que nous allons exposer ci-dessous, ci qui s’applique quelle que soit la courbe considérée.
- Nous avons vu ci-dessus que la poussée élémentaire normal»! s'exprime par la relation
- d\' A d//.
- en remplaçant d a par —
- P
- .. . . A ds
- On oblicnI dV -----
- P
- Remarque.—Ce résultat peut être, retrouvé directement de deux manières différentes :
- i° En constatant que la variation géométrique de la vitesse, dont la grandeur est supposée
- . rq , , . v. d.s
- constante, est — dt. ou bien -puisque ds—ç dL
- P P
- On a immédiatement :
- , Q o e. ds A X d.s
- dV -----.-----. : ------—-.
- P P
- a° Eu se rappelant que la pression élémentaire normale exercée par la partie concave d’une sur-
- e2
- face courbe sur lin mobile est égale à m—, qui
- P
- en multipliant et divisant par dt se transforme et
- 1 111 7
- devient-7- —dt. dt p
- Or^- c’est O o et on trouve bien aussi : dt
- d F = A
- tls
- P '
- Si l’on considère un ruban ou une corde soumis d’une manière continue à des forces élémentaires normales, chacune, à l’élément de corde ou ruban correspondant et maintenues aux extrémités, on sait que ces forces élémentaires sont proportionnelles à la courbure, c’est-à-dire
- à - (voir lig. ii)'.
- P ' “
- Cela est également le cas pour une corde ou ruban appliqué sur une surlace courbe.
- T d.s , .
- .On a en elle! d/> — —--ou 1 est la tension
- _ ?
- cons tante de la corde, e est-à-dire les lorees tan-gentielles qui viennent d’être mentionnées.
- On sait de plus que la résultante des forces
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- T. V (2° Série). — N° 4.
- élémentaires dp, c’est-à-dire f dp P passe par N le point d’intersection des directions des
- forces T. La direction de P est, d’autre part, donnée par le triangle des forces (fig. %o).
- Puisque les forces élémentaires dans le cas de la corde comme dans le cas de l’aile ou surface
- portante concave cylindrique, sont proportionnelles à—-, le secondons peut donc éLre complc-P
- tement assimilé au premier. Ou trouvera par suite la résultante en menant à Pavant et à l’arrière de la surface sustenlatriee les langcnles à la courbe de la surface qui se couperont en un point J par lequel doit passer la résultante R
- (lit?-«i).
- Fig. ai.
- L’examen du polygone ou diagramme des vitesses montre de plus que les forces tangen-ticlles qu’il faudrait appliquer pour maintenir une surface au repos rencontrée par un ilux d’air à une vitesse e sont, elles, proportionnelles à e, et données en grandeur par AB et AC, si B C représente R la résultante des réactions sous la surface concave (lig. a»).
- Le point d’application sc trouve en A à la rencontre avec la surface de la droite .[ L passant par
- V(t cos <{)
- Fig. aa.
- J cl parallèle à B C,
- APPLICATION A UNIS SUKFACli d’aÉPOPLANE
- L’expression dF =&da n’est pas rigoureusement exacte dans le cas d’une surface d’aéroplane, carie (lux d’air Q n’est pas une constante, mais, comme nous l’avons dit plus haut, une fonction plus ou moins complexe d’a et de p dont il est très difficile de se faire une idée.
- Il se peut très bien qu’avec les angles a employés par les aviateurs pour leurs surfaces concaves (*), cette fonction varie très peu avec a, en sorte que jusqu’à un certain point on serait fondé à la supposer presque constante. En tous les cas, quant à présent, on en est purement réduit à des hypothèses.
- D’après les renseignements que j’ai recueillis, pour les surfaces incurvées dont la concavité est reportée en avant, il semblerait que le tracé indiqué précédemment donnerait des résultats assez voisins de ceux trouvés expérimentalement. En effet, si l’on applique ledit tracé, dans le cas d’une pareille surface l’on trouvera que le centre de poussée est notablement reporté en avant. 11 semblerait donc que pour la position de la résultante, remplacement de la concavité maxima, c’est-à-dire la courbure la plus marquée, ait une influence prépondérante, ce qui corroborerait l’hypothèse ci-dessus.
- Mais il est bien certain que ce n’est que par des expériences nombreuses avec des surfaces , de tous les types que cette question pourra être élucidée complètement.
- POSITION DE J.À RESULTANTS DANS LE CAS DU EHOTTEMEXT
- Lorsque l’ou lient compte du frottement, la
- (') Compris cuire i5° cl uo°.
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- valeur delà réaction élémentaire n’est plus la même que précédemment, et l’on a pour la force élémentaire d¥', qui n’est plus normale à l’élément de surface :
- d F'
- d F
- cos<p
- \j d F2 -J- (p.rfF’)2,
- si [x dF est la force de frottement et qu’on pose t». — tgy, y. étant le coefficient de frottement
- (fig- »3).
- udf
- Fig. a3.
- L’influence du frottement est donc nettement nuisible.
- Dans les formules, on peut exprimer le rôle du frottement en tenant compte de la perte de vitesse.
- Supposons que la vitesse de l’air soite1 = Yje où y) est une fraction de v en % . On peut poser :
- OB'
- Y]V = e,.
- Néanmoins, l’assimilation persiste ; seulement les deux tensions T aux extrémités ne sont plus égales, mais différentes. Dans ce cas aussi on sait que larésultante passe par le point d’intersection des tensions extrêmes prolongées.
- Si la distance B B' dans le diagramme des vecteurs représente la perte de vitesse, notre résultante, ou plutôt la poussée sur l’aile, sera R' = B'A. Il suffira donc de mener par C une parallèle à A B'. Le point d’application de la résultante est alors en F (fig. 24 et 25). D’autre part,
- ”7“ *
- si par C on mène aussi une. parallèle à R, on voit que la position ou plutôt le point d’application de la résultante ne sera pas très déplacé par suite du frottement, à moins qu’il ne soit considérable, ce déplacement est GF vers l’avant de la surface.
- On voit, en revanche, que la poussée verticale sera diminuée de b b' et que la résistance à l’avancement est augmentée de c c'.
- On a alors :
- F'æ = A v ( 1 — y] cos a),
- F'y — Afyj sina,
- R' = A t> i if — 2 y] cos (a),
- 1 — Y] cos a b ~ 1 11 ; .
- V) sina
- Cette qualité U peut avoir un minima pour un Yj donné. On a en effet
- d Q___Y]2 — cos a
- da Y]2sin2a
- et
- —r— = o pour y) = cosa, d cXê
- si y] — 98'% , c’est-à-dire pour une perte de vitesse de 2 % , on trouve a = io°.
- ÉTUDE DU FROTTEMENT 1>AU ASSIMILATION AUX CORDES.
- Soit «TW la force élémentaire de frottement. On a dW = [a dF et dF = Avda. (fig. 26 et 27). D’autre part :
- d\V = Mo a.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- Donc Adv — p. Avd a
- Donc v — vK. e1** et on peut écrire :
- dv
- — |j.d<x,
- W = A[v — c.) = AV-
- et*01
- = At' i
- i
- ëi“‘
- ou en intégrant :
- L v — pa -)- C,
- pour a — O v — v
- et pour a — a v = t>t = •/) c
- L — = jj. a.
- Comme d’autre part W = Ae [i — vj] on a par suite :
- ‘ elt*‘
- Remarque. — On voit que par la direction de la résultante, on pourra déduire la perte de vitesse et par suite la valeur du frottement dans les aubes de turbines, si l’on détermine la direction de la résultante par des mesures de Fx et
- Fr O-
- Marcel Armengaud.
- Ingénieur diplômé de l’École Polytechnique de Zürich.
- (') Dans un article prochain, je donnerai une esquisse de théorie du vol plané et un essai d’étude de la variation de la' réaction aérienne sur les surfaces concaves avec l’incidence.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- USINES GÉNÉRATRICES
- Production de l’énergie électrique. — A vanta ges comparés des machines à vapeur à mouvement alternatif et des turbines à vapeur, dans les installations d’usines de force pour traction électrique. — G. Rizzo. —Congrès de Munich, 1908. — Union internationale de Tramways et de chemins de fer d’intérêt local.
- 11 est intéressant de rappeler d’une manière générale les différents éléments dont il faut tenir compte pour l’étude d’une centrale électrique et les causes qui affectent son économie industrielle.
- Actuellement, les machines à pistons sont prati-
- quement alimentées par la vapeur à 3oo° C. à l’entrée du cylindre à haute pression. La construction des surchauffeurs donne aujourd’hui toute salisfaction et ces appareils livrent la vapeur à 325°-3:jo° C. ; ils sont prévus avec une masse suffisamment grande pour obtenir, dans certaines limites, une régularité relativede température, afin d’atténuer les fluctuations que subit la surchauffe lorsque la charge est très variable et que les feux sont plus ou moins poussés à la chaudière à surchauffeur intérieur. En dehors de ces limites pour la forte allure, on mélange, afin d’obtenir la surchauffe voulue, la vapeur saturée à celle sortant du surchauffeur.
- Actuellement, ces surchauffeurs sont en généra
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- bien établis et forment avec la chaudière, un ensemble à rendement maximum, sans qu'il en résulte une réduction trop grande de la surface de chauffe de la chaudière.
- Pour une température de la vapeur de 35o° C., les gaz de combustion venant du foyer doivent quitter le surchauffeur à une température d’environ 460° C. Malgré toutes les dispositions qu’on peut prendre dans l’arrangement du circuit parcouru par ces gaz k travers la chaudière, on n’arrive pas à la pleine utilisation des calories contenues dans ces gaz qui, nécessairement, quittent la chaudière à une température élevée. Il en résulte qu’il y a une grande utilité à installer des réchauffeurs économiseurs qui absorbent une partie des calories restantes des gaz sortant de la chaudière, jusqu’à en abaisser la température aux environs de ia5° C. ; température mettant à l’abri de la corrosion les tubes d’économiseur.
- Il ne faut pas perdre de vue que, pour entretenir le tirage de la cheminée, il faut dépenser de la chaleur ; cette perte varie avec la nature et la quantité de combustible à brûler par mètre carré de surface de grille ; elle est fonction de la résistance opposée à l’air pour traverser la masse de charbon sur la grille, de celle opposée aux gaz dans leur circuit à parcourir et aussi des conditions atmosphériques.
- Ainsi s’il faut, par exemple, disposer d’un tirage de i5mm en moyenne pour brûler une certaine qualité de charbon dans des conditions données, une cheminée de 55mde hauteur réaliserait une telle dépression si la température des gaz dans la cheminée atteint ia5° C., la température ambiante étant de iû°. Un tel tirage permet de brûler iookg par mètre carré de surface de grille. La perte en % de combustible brûlé est de 7 % environ, en supposant une bonne teneur de CO* dans les gaz.
- Les choses changent si cette même cheminée devait assurer le tirage pour brûlér un mélange de menu et de poussière ; en supposant que, dans ces conditions, la dépression nécessaire soit 35mm, les gaz devront entrer dans la cheminée à une température de 3oo° C. environ, ce qui porte la perte à i5 % environ.
- De ce qui précède, il résulte qu’une condition essentielle à réaliser pour réduire la perte au minimum possible, c’est que les gaz puissent quitter la cheminée à une température ne dépassant pas 12Û0 C. . Une autre condition à réaliser est que la combustion doit être la plus complète possible.
- Une combustion complète devra donner un gaz contenant 21 % de CO3 ; en pratique on n’atteint
- cependant guère ce chiffre ; il faut compter qu’on arrive seulement à i3-i4 % . Ainsi donc, si une chaudière était installée sans économiseur, laissait échapper les gaz k 3oo° C., si de plus la teneur en acide carbonique était de 7 % , la somme des deux pertes représenterait 31 96 ; mais si la température k la cheminée pouvait être réduite à ia5° C. en employant un économiseur, si de plus, en améliorant les conditions de combustion, l’on arrivait à porter la teneur de CO2 k 14 % , on réduirait de la sorte la perte à environ 7 % .
- Un moyen de contrôle permanent s’impose donc pour arriver à améliorer les conditions de combustion.
- Il est évident que si les gaz contiennènt de l*oxyde de carbone, c’est que la combustion a été imparfaite ; si l’oxygène libre et l’azote s’y trouvent en trop fortes proportions, c’est qu’il y a eu excès d’air chauffé inutilement ; en tout cas, la teneur en acide carbonique est d’autant plus élevée que la combustion a été meilleure.
- C’est donc par la mesure du CO2 que l’on peut être fixé sur les conditions économiques de la combustion; c’est sur cette détermination qu’on a établi les appareils enregistreurs Ados, d’Orsat, etc.
- Si l’on tient compte de la qualité de charbon, de l’allure de vaporisation et du mode d’alimentation du foyer, on arrivera à déterminer par tâtonnement le point de réglage le plus économique et la dépression correspondante. Ce point déterminé, on pourra, à la rigueur, vérifier de temps à autre, par des analyses complètes du gaz, si ce point est maintenu; l’emploi d’appareils enregistreurs de dépression complète le contrôle et permet de s’assurer si la dépression correspondante, au point le plus économique, n’a pas été dépassée par le chauffeur.
- L’exploitation économique d une chaufferie dépend surtout du mode de conduite du feu, de l’art difficile du chauffeur. Le chargement des foyers à la pelle donne des résultats qui sont fonction de l’habileté du personnel. On a constaté des écarts de 40 % dans la production de vapeur d’une même chaudière, écarts dus à la différence d’habileté des chauffeurs.
- A l’occasion de l’Exposition de Liège en 1905, le Syndicat des Charbonnages liégeois avait eu la très intéressante idée de procéder à un concours de chauffeurs.
- A ce concours participaient quatre vingts chauffeurs.
- Pour un essai, les chaudières en fonctionnement
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- étaient du type De Naeyer, de iGom* de surface de chauffe avec nomS d’économiseur; le charbon employé contenait 8,35 % de cendres, i3,8 % de matières volatiles ; son pouvoir calorique était de 8 i38 calories.
- Dans cet essai, on brûla environ 25okg de charbon par heure, soit environ 67,5kBpar mètre carré de surface de grille ; on produisit par mètre carré de surface de chauffe, environ i5ks,5 de vapeur.
- Le chauffeur qui, dans le concours en question, fut classé premier, fit produire à ikB de charbon sec 9kg,6 de vapeur à io atmosphères (l’eau d’alimentation supposée à o°C.)..Le chauffeur classé n° 29 produisit seulement 7,885kg de vapeur. Il y a donc là un écart de, 18 % sur l’utilisation des calories du kilogramme de charbon.
- Un autre essai fut fait sur des chaudières Pied-bœuf de i2om2; le charbon employé était de la brai-sette demi-grasse; on brûla 2GokB par heure, soit G6k* par mètre carré de surface de grille et l’on produisit par mètre carré de surface de chauffe et par heure i6kB de vapeur.
- Le chauffeur classé n’ 1 réalisa une production de vapeur à 10 atmosphères, de 8ke,2 par kilogramme de charbon, tandis que celui classé n° 29 produisit seulement 6^895, (l’eau d’alimentation étant prise à o°).
- On remarque donc un écart de i5,q % dans l’utilisation des calories du charbon.
- Un troisième essai fut fait sur des chaudières Bailly-Matliot de 25o,n2 de surface de chauffe; le combustible était le menugraineux demi-gras, type 3 Etat belge, charbon d’une conduite difficile. On brûla /,ookB de charbon par heure, soit -ok»,5o par mètre carré de surface de grille, en vaporisant en moyenne i3 228k? de vapeur par heure et par mètre carré de surface de chauffe. Le chauffeur classé n° 1 réalisa par kilogramme de charbon une production de vapeur à 10 atmosphères, de 8kg2, tandis que celui classé n° 29 ne vaporisa seulement que 5kB,5; il y a là un écart de 33 % , ce qui prouve que plus le charbon est difficile à brûler, plus l’influence du bon chauffeur se fait sentir sur le rendement ou sur l’utilisation des calories contenues dans le combustible.
- Enfin, dans un dernier essai fait sur des chaudières Lancashire (Piedbœuf) de i2oma, au moyen de braiseltcs de /, à 20mm demi-grasses, on brûla 25okB par heure, soit (>ikBpar mètre carré de surface de grille en vaporisant i8kB,i de vapeur par heure et par mètre carré de surface de chauffe. Le chauffeur
- classé n° 1 réalisa une production de 8,6akB de vapeur à io atmosphères par kilogramme de combustible. Le chauffeur classé n° 29 : 7ks,2i.
- Il y a donc un écart de 16,3 % dans l’utilisation des calories du combustible.
- On voit donc comment le chauffeur peut influencer le rendement de la chaudière.
- L’alimentation mécanique du charbon est entrée dans une voie de perfectionnement qui permet d’améliorer le rendement de la chaufferie.
- Les appareils qui sont employés aujourd’hui ont déjà permis de réaliser des puissances de vaporisation des chaudières dépassant 20 à 60 % celle que l’on peut attendre économiquement par le chauffage à la main ; d’améliorer le rendement calorifique, de maintenir la pression même à des allures forcées.
- Le plus grand avantage qu’on retire de ces appareils, c’est que le travail du chauffeur est rendu facile et le personnel a tout le temps d’observer et de soigner la marche des feux. Le nettoyage du feu se fait automatiquement et, comme les trémies se remplissent automatiquement, il y a aussi de ce côté une économie de travail. Le nombre des chauffeurs peut être diminué. D’autre part, ce qui est important pour une centrale, c’est qu’on n’est pas gêné dans le choix du personnel, vu que l’on peut se contenter de chauffeurs médiocres, sans que le rendement de la combustion s’en ressente.
- Malheureusement, tous les appareils ne conviennent pas indistinctement à la combustion des différentes qualités de charbon, et, d’autre part, les dépenses d’entretien et de réparation sont généralement assez élevées.
- Le rendement du foyer à chargement automatique 11’est pas beaucoup supérieur à celui d’une grille ordinaire et cette supériorité seule ne justifierait pas entièrement son, emploi; mais, au total, ses avantages priment ses désavantages. Des essais comparatifs entre une grille ordinaire bien conduite et une grille munie d’un chargeur automatique ont démontré que cette dernière donnait, comme consommation de combustible, une économie de 3 % .
- En pratique, celte différence sera plus grande; elle pourra bien atteindre 5 à (i % , et cela, parce que le chauffeur, dans les essais, se contrôlait continuellement, tandis qu’en temps ordinaire il ne travaille pas toujours avec la même attention. En service régulier, moyennant l’emploi de chargeurs automatiques, le feu sera continuellement conduit d’une façon satisfaisante, sans que le chauffeur ait
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- besoin d'être contrôlé de la même manière que lorsqu’il travaille avec une grille ordinaire.
- Un autre avantage des chargeurs automatiques réside dans le l’ait que l’on peut facilement brûler sans inconvénient de ioo à i3okB de charbon par mètre carré de surface de grille. Un autre avantage encore, c’est que l’emploi des chargeurs automatiques ménage les chaudières, mieux que le chargement à la pelle des grilles ordinaires ; dans ce dernier mode d’alimentation, la température dans le foyer change chaque fois que l’on ouvre la porte de foyer pour le charger et surtout pour nettoyer les feux. Une grille automatique n’expose pas ainsi la chaudière.
- Une autre perte qu’il faut tâcher de réduire à un minimum, est celle due à la tuyauterie de vapeur.
- Lorsque la vapeur est saturée, la perte dans la tuyauterie correspond au poids de la vapeur condensée et expulsée par les purges.
- Dans la vapeur surchauffée, la chute de température donne la perte. La première perte n’a aucune influence sur le rendement thermique de la machine à vapeur, tandis que la seconde agit sur ce rendement.
- Si la machine fonctionne à 3oo°, le surchauffeur doit donner la vapeur à 325° environ; on compte que la chute de la température peut atteindre de o,5° à i° par mètre linéaire de tuyau bien protégé par du calorifuge. La perte relative dépend des dimensions de la tuyauterie et de la vitesse d’écoulement de la vapeur. Il y a donc lieu de ne pas exagérer la longueur des tuyauteries et d’abandonner les préjugés et l’emploi de conduites à anneaux compliqués avec vannes multiples qui, lorsqu’on a recours à elles, ne veulent pas toujours fonctionner; il en résulte, en effet, une perte qui grève l’économie apportée par la surchauffe.
- Il est de plus recommandable de soigner tout spécialement le calorifuge et de protéger toutes les surfaces rayonnantes.
- 11 faut réduire les sections de la tuyauterie pour augmenter la vitesse de la vapeur qui la parcourt, de façon que son séjour dans la tuyauterie soit le plus court possible, sans bien entendu exagérer, pour ne pas s'exposer à une chute trop importante de pression dans cette même tuyauterie.
- Il est à remarquer que la vitesse de la vapeur surchauffée peut être de 3o % supérieure à celle de la vapeur saturée à la même pression, ce qui ne présente pas d’inconvénient grave, vu la faible densité de la vapeur surchauffée.
- En conclusion, dans une marche industrielle, en prenant toutes les précautions indiquées ci-dessus, M est possible d’obtenir en vapeur surchauffée, à la soupape d'admission de la machine à vapeur, 70 à 78 % des calories contenues dans le combustible.
- Dans les installations modernes, on a adopté un cycle thermique s’approchant du diagramme entro-pique ci-dessous (fig. 1); cela exige de bonnes chaudières produisant la vapeur au moins à 12 atmosphères, de bons surchauffeurs livrant à la machine la vapeur surchauffée à environ 3oo° et des condenseurs assurant le meilleur vide relatif possible.
- Fig-. 1.
- Ces conditions sont indispensables à réaliser, lorsqu’on emploie des turbines à vapeur dans le but d’assurer une consommation économique, laquelle ne sera comparable à celle d’une bonne machine à piston que si la puissance de la turbine atteint 1 5oo à 2 000 kw.
- Ainsi le cycle entropique d’une machine thermique marchant à vapeur saturée à 8 atmosphères avec un vide de 80 % est représenté par un trapèze A B C D dont la surface équivaut à 155,5 calories.
- En supposant maintenant que la pression de travail soit poussée à 16 atmosphères (la température correspondant à la vapeur saturée étant 2000,) la surface du diagramme entropique se sera accrue de iG % . Si nous poussons le vide à 96 % (la température de la vapeur étant abaissée de 3o°), le diagramme entropique se sera accru de 14,0 % . Enfin, si la vapeur est surchauffée à 35o°, la surface du diagramme entropique se serait accrue de 21Æ . La surface totale du cycle thermique représenté 235,5 calories.
- Dans le premier cas, on a fourni 616,4 calories,
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- tandis que dans le second cas, on en a fourni 712,9.
- Les coefficients d’utilisation théorique de la chaleur sont donc respectivement 25,4 % et 33 % .
- En appliquant à ccs coefficients d’utilisation le rendement de la machine même, on arrive à une valeur d’utilisation pratique comparable à celle d’un moteur à gaz.
- L’application pratique du cycle ci-dessus réalise partiellement les résultats attendus.
- La machine à piston se prête assez mal à l’utilisation complète de la détente de la vapeur. Ainsi le troisième cylindre d’une machine à triple'expansion, n’utilise qu’environ 45 % de l’énergie théoriquement disponible dans la vapeur, alors que les deux autres cylindres en utilisent 8o % , la perte d’énergie dans le troisième cylindre tient surtout à une détente incomplète.
- Si nous comparons le diagramme tracé pour une machine marchant à 8kg à échappement à air libre: avec celui de la même machine marchant aussi à 8kg, mais avec une pression absolue au condenseur de, okg, i par centimètre carré, nous trouvons que l’juti-lisation de la chaleur passe de 8a,5 calories à 155,5 calories, c’est-à-dire que l’application de la condensation devrait donner un gain théorique de 45 % . Pratiquement cependant, on arrive difficilement à réaliser plus de 20 % d’économie.
- La machine à piston à détente multiple utilise, dans de bonnes conditions, la vapeur dans les cylindres à haute pression; ces cylindres sont relativement petits; les pertes par frottement et par rayonnement sont petites et l’on peut pousser la détente utile jusqu’à la pression du tuyau d’union du cylindre qui suit; le cylindre à basse pression au contraire ne permet pas l’utilisation complète de.la détente ; tout au moins les dimensions du cylindre à basse pression, auxquelles on arriverait pour réaliser cette détente, seraient exagérées et entraîneraient aussi à d’autres pertes par frottement, condensation et étranglements inévitables de la vapeur rendant la chose pratiquement inadmissible.
- Ainsi, si une machine à piston de 1 45o chevaux effectifs consomme par cheval effectif 4kg,5 de vapeur à 12 atmosphères, surchauffée à 3oo°, avec une pression absolue de o,oG au condenseur, on trouve qu’il faut décharger au condenseur dans ces conditions 4om3 de vapeur par seconde.
- Si la vitesse moyenne du piston est de 3m,8o par seconde, il faudrait donner au cylindre B. P. un diamètre de 3"*,65 £pour engendrer ce volume de 4om3. En admettant même une vitesse d’échappe-
- ment de la vapeur de 5o™, on arrive à une section de la lumière d’échappement de om2,8 et cette valeur sera environ double si l’on voulait réaliser une pression à la décharge de 0,04.
- D’après les expériences du professeur Josse, on déduit qu’en améliorant le vide d’une machine à piston de 10 % , en passant de 70 % à 80 % , on- obtient une économie globale de 5 % dans la consommation ; en améliorant le vide de 10 % , soit entre 80 % et 90 % , l’économie globale est de 2 % dans la consommation de vapeur. Souvent ce gain est plus petit encore.
- Les inconvénients ci-dessus ne se vérifient pas pour la turbine ; cette machine utilise parfaitement la vapeur à basse pression et il est absolument possible d’établir à travers cette mael.ine un flux de vapeur de plusieurs dizaines de milliers de kilos à l’heure sans tomber dans des dimensions exagérées.
- Cette machine est donc apte à réaliser la détente complète et à en tirer tous les avantages, à tel point que l’on peut dire que la limite dans la production économique du vide est pratiquement adéquate à celle du plus haut vide qui puisse être atteint, c’est à-dire que, dans une turbine, le vide correspondant au maximum d’économie coïncide avec le vide le plus parfait que l’on puisse atteindre.
- La figure n° 6 donne, pour la turbine, le pourcentage de diminution de consommation de vapeur par 1 % d’augmentation de vide ;
- Ainsi le vide étant de 80 % , si on l’augmente de 1 % , on a une économie de vapeur de 0,8 % ; si le vide est de 85 % , si on l’augmente de 1 % , on a une économie de i,5 % ; si le vide est de 90 % , si on l’augmente de 1 % , on a une économie de 1,6 % ; si le vide est de 94 % , si on l’augmente de 1 % , on a une économie de 2,1 % .
- *
- * *
- On ne doit pas perdre de vue que le vide doit être donné par des moyens peu onéreux et que, par conséquent, dans chaque installation, la valeur du vide maxima que l’on doit obtenir est déterminée en faisant entrer aussi en ligne de compte le prix de revient des appareils et la valeur commerciale de l’eau de circulation.
- Si l’on met de côté pour le moment cette question de prix de revient des appareils destinés à produire le vide, ainsi que la valeur commerciale de l’eau de circulation, nous nous trouvons en présence de
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- l’examen du montant de la puissance dépensée pour maintenir le vide en rapport de celle que ce vide procure. Il serait de bien mauvaise politique de réaliser un vide qui coûterait plus cher que l’économie qu’il procure à la machine.
- Le coût de la puissance nécessaire pour entretenir le vide [comprend la puissance absorbée par la pompe à air et la pompe de circulation. En employant des pompes à air du type Edwards, on arrive à la conclusion que la puissance absorbée par cette pompe est pratiquement indépendante du vide, lorsque celui-ci est compris entre 66cm et 75e™,5.
- En ce qui concerne la puissance absorbée par la pompe de circulation, elle dépendra de plusieurs facteurs variant suivant les cas; pour un condenseur donné, la puissance absorbée par la pompe de circulation sera proportionnelle au produit des litres d’eau qui circulent par seconde, par la résistance en mètres de hauteur opposée à la circulation de cette eau.
- Cela étant posé, nous disons que le vide le plus économique, dans le sens le plus large, sera celui auquel correspond la consommation minirna de vapeur par cheval effectivement développé.
- Vu l’importance que la condensation a dans l’économie de la vapeur, les techniciens se sont occupés à chercher le condenseur le plus efficace, c’est-à-dire celui qui, par mètre carré de surface condensante, enlève à la vapeur, qui traverse le condenseur, la plus grande quantité de calories pour les transmettre à l’eau de circulation. Les recherches donc avaient pour but de réaliser un appareil donnant le vide le plus parfait, maintenu par la plus petite dépense d’eau de circulation avec la plus petite surface condensante et la plus petite capacité cubique par kilogramme de vapeur condensée.
- Le professeur R. L. Weighton M. A. a présenté à 1’ « Institution of Naval Architecls » un nouveau type de condenseur à surface « Contraflo » présentant les particularités suivantes :
- Le condenseur est divisé en trois compartiments et l’eau provenant de la vapeur condensée dans chaque compartiment est drainée directement, de façon à éviter le séjour de cette eau sur les tubes froids se trouvant plus bas. La plus grande quantité d’eau condensée est expulsée du condenseur à une température sensiblement égale à celle du compartiment supérieur du condenseur sans passer à travers les compartiments refroidisseurs situés en dessous ; le compartiment le plus bas est ainsi destiné à être un élément efficace de refroidissement de l’air.
- Gomme dans tous les nouveaux condenseurs à surface dits à contre-courant, l’eau de circulation agit en entrant par le fond du condenseur et en sort à la partie supérieure. La pression absolue à l’intérieur du condenseur est pratiquement uniforme, mais la température ne l’est pas ; le condenseur est plus chaud à la partie supérieure. Le vide obtenu est un peu plus élevé que celui correspondant à la température en haut du condenseur, mais il n’est pas aussi élevé que celui correspondant à la température du fond.
- Les essais faits comparativement sur deux condenseurs à surface de la même surface condensante, l’un d’un type ancien, l’autre du système « Contraflo », ont permis à M. R. L. Weighton de prouver que, pour augmenter l’efficacité du condenseur à surface, il faut:
- 1. Que l’eau condensée soit éloignée et retirée du condenseur aussitôt que possible;
- 2. Que l’eau de circulation traverse à la plus grande vitesse possible les tubes et qu’elle entre au fond et en sorte à la partie supérieure du condenseur ;
- 3. Que la température de l’eau de circulation à la sortie du condenseur doit être égale à celle qui correspond au vide obtenu ;
- 4. Que la température de l’eau de condensation doit être de 3° à 5° plus haute que la température correspondant au vide obtenu.
- En outre, M. R. L. Weighton a montré:
- 1. Qu’on ne gagne rien en efficacité en employant des pompes à air de plus de 0,7 à 1 litre de capacité par litre de vapeur condensée, jusqu’à une limite de 29 pouces de vide ;
- 2. Qu’un vide de 28 1/2 pouces doit être maintenu à l’allure de condensation de 20 litres par pied carré et par heure avec une quantité d’eau de circulation de 24 fois le poids de la vapeur condensée ; la température de l’eau étant de 5o° Fahrenheit.
- Enfin les deux condenseurs ci-dessus ayant la même surface condensante et étant appelés à condenser la même quantité de vapeur, celui de vieille construction nécessitait une quantité d’eau de circulation de i,8 fois celle nécessaire au « Contraflo » pour un vide de 28 pouces : la puissance de la pompe étant de 4,5 fois plus grande.
- En outre, si le vide devait être de 29 pouces, il faudrait avec le vieux type de condenseur 5 fois la quantité d’eau de circulation et une dépense de la pompe de 70 fois plus grande que celle nécessaire au « Contraflo », l’eau de circulation étant prise à la température de 5o° Fahrenheit,
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- Ou bien : pour obtenir avec la même quantité d’eau de circulation le même effet, il faut donner au vieux type des dimensions 3,5 fois plus grandes qu’au « Contraflo ».
- Pearson et Stoney, estimant aussi quelle est l’importance de la condensation dans une installation
- Fig. 2. — Influence de la variation de pression » sur l’économie de vapeur.
- de turbines à vapeur et surtout le rôle qu’elle joue dans l’économie de la consommation de vapeur, avaient imaginé un appareil additionnel au condenseur, destiné à augmenter le vide.
- Dans les courbes de la figure a, nous traçons l’influence de la variation de pression sur l’économie de vapeur. Le diagramme comporte deux courbes pour deux machines differentés donnant les condi-
- Figf 3. — Influence de la surchauffe (abscisses) sur la consommation de vapeur (les ordonnées représentant les %).
- tions limites. La consommation correspondant à la pression de i3 atmosphères a été prise comme unité, la vapeur étant surchauffée à 5o° et la machine marchant à 86,6 % de vide. Les ordonnées de cette courbe donnent la consommation de vapeur à 5o° exprimée en pourcentage de celle à i3ksde pression.
- Les courbes de la figure 3 donnent l’influence de la surchauffe sur la consommation de vapeur; on a pris pour base la vapeur à la pression de i3kg surchauffée à 5o° et pour vide 86,6 % ; les deux courbes
- dessinées sont les effets limites de la surchauffe sur deux machines différentes; comme on le sait, la surchauffe profite notablement aux machines qui, marchant avec vapeur saturée, sont plutôt mauvaises, par exemple sur des machines ayant de grandes surfaces refroidissantes et de grands espaces nuisibles.
- ,0. ,0. ,0* 40* ,0< 40* r»‘ W K* W no* 114* IM* 144* «4* 144* l)4- 144*
- Fig. 4. — Influence de la surchauffe sur la consommation de vapeur.
- La courbe de la figure /( donne l’effet de la surchauffe sur la consommation d’une machine à piston, en prenant comme base une surchauffe de 5o° ; les ordonnées de cette courbe représentent les consommations de vapeur exprimées en % de celles correspondant à 5o° de surchauffe.
- H* J#* *8® JO* 79*'l0**9* 199* IW* l|9* l|9*
- I* IJ9* IM* 1/9* IM*
- Fig. S. — Pourcentage de variation dans la consommation de vapeur, par degré centigrade d’augmentation de surchauffe.
- La courbe de la figure 5 représente le pourcentage de variation dans la consommation de la machine à piston par degré centigrade d’augmentation de surchauffe ; la vapeur étant à 13kK et le vide 86,6 % .
- La courbe de la figure 6 donne l’effet de la sur' chauffe sur la consommation de vapeur de la turbine; les ordonnées de cette courbe donnent les valeurs de la consommation en % de celle correspondant à 5o % de surchauffe.
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- La courbe de la figure 7 représente l’effet du vide sur la consommation des turbines ; les ordonnées de
- Fig. 6. — Influence de la surchauffe sur la consommation (turbine).
- cette courbe donnent la variation en pourcentage de la consommation de vapeur pour chaque % de variation de vide.
- 2-2 20 1 * t «
- V*
- 12 (0 08 06 04 02
- 10 to 30 40 sa 60 70 80 90 100
- Fig. j. — Influence du vide (en % en abscisses) sur la consommation de vapeur.
- Les courbes des figures 8 à i5 donnent des rendements commerciaux pour différentes conditions de marche (pression, vide, surchauffe) de la machine à vapeur comparée à la turbine.
- *
- ♦ *
- Admettons que l’on se propose d’établir, par exemple, le prix de revient du kilowatt-heure.
- Nous supposons que la centrale à vapeur soit établie avec tous les perfectionnements énumérés ci-dessus et que l’on possède l’eau de condensation en quantité suffisante.
- Il est évident que, dans chaque cas particulier, on devra tenir compte des différents facteurs qui in-
- Fig. 8. — Pression absolue: 7k, surchauffe : 5o°,vide: 86,6 %. N. B. — La courbe (T) en trait plein se réfère à la turbine à vapeur ; la courbe (P) en traits pointillés se réfère à la machine à pistons.
- fluencent les différentes dépenses pour établir le prix de revient du kilowatt-heure. L’exemple que nous prenons pour notre étude, est celui d’une installation d’une usine centrale destinée à un service de tramways. Cette installation comprend :
- Fig. 9. —Pression absolue : ?k, surchauffe : 5o°, vide : 93,3 %. N.).B. — La courbe (T) en trait plein se réfère à la turbine à vapeur ; la courbe (P) en traits pointillés se réfère à la machine i\ pistons.
- Trois machines à vapeur horizontales tandem compound, à détente variable par le régulateur, avec condensation à surface fonctionnant à vapeur surchauffée à 3oo° C.
- Chaque machine est capable de développer i 45o chevaux effectifs d’une façon permanente et continue,
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- en travaillant à la pression initiale de 12 atmosphères effectives et une contre-pression maxima au condenseur 7l'm de mercure. Cette puissance correspond à une admission de vapeur de 28 % du volume du petit cylindre. ‘ 1
- 1*w 2000 WM 4000 S MO COM 7000
- Fig. io. — En abscisses les puissances en Kw ; en ordonnées les rendements en % : P = 7k ; loou C ; 86,6 %.
- Le diamètre du petit cylindre est de ^oo"1'" ; le diamètre du grand cylindre est de i 2oomm ; la course des pistons est de 1 2oo:nin.
- Le nombre des tours est de 94.
- Chaque machine attaque directement un alterna-
- 7k i 7 00° C; 93,3 %.
- teur triphasé de 1 000 kilowatts-heure pour cos <p = wj9-
- Le rotor de cet alternateur fait volant et son PD2 est de 1 100 T. m2. Les excitatrices à no volts sont montées à bout d’arbre de chaque machine.
- Le tableau de distribution comprend tous les appa-
- reils de mesure, de manœuvre et de sécurité pour les alternateurs ci-dessus.
- Ce tableau comprend les panneaux de départ des lignes et de la distribution de l’énergie pour -les services auxiliaires de la centrale.
- Fig. 12. — P = i5k ; 5o° C; 86,6 %.
- La salle des chaudières comprend quatre chaudières du type Babcok et Wilcox, de 34om2 de surface de chauffe.
- Un surchauffeur intérieur devra livrer la vapeur à 325°. Les chaudières sont munies de chargeurs automatiques type Babcok et Wilcox.
- L’installation comprend quatre groupes d’écono-
- 1001 1100 JOM 4M0 5000 COM 70 0 0
- Fig. i3. — P = 16 k ; 5o° G ; 93,3 %.
- miseurs Green de 90 tubes chacun, une pompe d’alimentation à vapeur et une autre électrique et toutes les tuyauteries de vapeur et d’eau.
- Eniin une installation de soutes à charbon avec convoyeur destiné à la manipulation du combustible.
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- La cheminée a une hauteur de 55m et un diamètre de 2ln6o, au sommet ; elle est capable d’assurer un
- 1800 1000 WOÎ 4-003 SOOQ 6000 7800
- Fig. 14. — P — i6k ; ioo° C ;S 6.6 %.
- tirage de i3mm aux registres des foyers et d’assurer la inarche simultanée de six chaudières de la puissance ci-dessus.
- Fig. i5. — P = i5k ; ioo° C ; g3,3 %.
- Après avoir tracé ces points caractéristiques de l’installation, nous allons évaluer la dépense de premier établissement; cette dépense se détaille comme suit :
- 3 machines à vapeur de i 45° HP effectifs
- avec tuyauteries............................. 36o ooo
- 3 génératrices de i ooo k\v., avec excitatrice
- et rhéostats................................. 180 ooo
- Tableaux de distribution et câblages............. 45 ooo
- 4 chaudières de 34om2 de surface de chauffe. i65 ooo
- Economiseurs..................................... 60 ooo
- Pompes et tuyauteries........................... 70 ooo
- Transport mécanique du charbon................... 25 ooo
- Soutes à charbon............................... 5o ooo
- Terrain et bâtiment....................... '.i.5o ooo
- Cheminée, pont roulant, montage de toute
- l’installation............................. 100 ooo
- Imprévus....................................... 5o ooo
- Fr. 1 355 ooo
- soitpar kilowatt installé environ /(t>o fr.
- En ce qui concerne la consommation de combustible par kilowatt-heure, nous notons que : l’alternateur développant 333 kilowatts (i/3 de charge), la machine à vapeur consomme environ 5 200 calories par kilowatt-h. ; l’alternateur développant 5oo kilowatts (1/2 charge), la machine à vapeur consomme environ 5 i3o calories par kilowatt-heure ; l’alternateur développant 730 kilowatts, soit 3/4 de charge, la machine à vapeur consomme 4 53o calories par kilowatt-heure. Enfin, l'alternateur, en développant i ooo kilowatts (sapleine charge), la machine àvapeur consommera 4 800 calories par kilowatt-heure.
- En appliquant la correction due aux rendements de la tuyauterie de vapeur et à celle de la chaufferie, on peut dire que le groupe électrogène, en développant 333 kilowatts de puissance, engendre 1 kilowattheure avec 685o calories contenues dans le charbon; qu’en développant 5oo kilowatts de puissance, il engendre 1 kilowatt-heure avec environ 6 750 calories contenues dans le charbon ; que le groupe électrogène, en développant 730 kw., engendre 1 kilowatt-heure avec environ 5 960 calories contenues dans le charbon et enfin que le groupe électrogène, en développant sa pleine puissance de 1 ooo kw., engendre 1 kilowatt-heure avec environ 6400 calories contenues dans le charbon.
- Si l’on emploie du charbon à 7 800 calories, nous serons au-dessus de la réalité, en admettant que la production du kilowatt-heure puisse être assurée industriellement avec une consommation de okgg de combustible si môme la charge du réseau varie entre 666 kw. et 2 ooo kw. La consommation de okR9 tient compte de toutes les pertes, y compris celles dues à l’allumage des chaudières au matin, etc.
- Nous admettons une production annuelle de 8 300 ooo kilowatts-heure, ce qui correspond à une production annuelle de 2 85o kilowatts-heure par kw. installé.
- Nous admettons le taux de 5 % pour l’intérêt du capital engagé. Nous admettons aussi le taux de 4,6 % comme amortissement en quinze ans du capital de 900 ooo frs. pour les machineries, et de 3 % comme amortissement en vingt ans des bâtiments.
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- Nous arrivons à une dépense de ce chef de i centime 4, parkilowatt-heure.
- Les autres frais d’exploitation se résument ainsi :
- i° Personnel de l’usine, par an................. 3o ooo
- 2° Pour les lubrifiants et les diverses consommations...................................... i5 ooo
- 3° Pour l’entretien et le renouvellement
- courant...................................... i5 ooo
- Fr. 6o ooo
- soit par kilowatt-heure : o,centime 7.
- En admettant que le prix du charbon soit de 25 fr. la tonne, on a parkilowatt-heure 0,0225.
- En résumé, la dépense de production est :
- Intérêts, amortissement du capital........... 0,014
- Frais d’exploitation et de consommation...... 0,007
- Combustible.................................. 0.0225
- Total.............Fr. o,o435
- En conclusion, une usine de 3ooo kw. de puissance, en trois groupes installés, construite dans les conditions les plus favorables, dans l'hypothèse d’une utilisation de 8 Sooooo kilowatts-heure par an, le charbon étant à 25 fr. la tonne, on peut produire, sans compter le bénéfice industriel, le kilowatt-heure brut aux barres collectrices du tableau de distribution à 4 centimes 4, environ.
- G. R.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Appareil pour la transmission des commandements, d’api'ès le système à résonance F. G. L.
- Cet appareil permet de transmettre un grand nombre de signaux avec un nombre de fils très restreint tout en présentant une sécurité absolue de fonctionnement. Il se prête tout spécialement à la transmission des commandements dans les navires de guerre, et dans l’artillerie de siège et de forteresse. Son fonctionnement est obtenu à l’aide d’une tension quelconque comprise entre 4 et 220 volts.
- L’appareil émetteur se compose d’un électro-aimant et d’un certain nombre de ressorts-trembleurs ayant chacunvune période d’oscillation distincte et correspondant ainsi chacun à un signal déterminé. Une des bornes de l’enroulement inducteur de l’électro-aimant, est reliée directement à un des fils de ligne,
- tandis que l’autre borne est reliée à l’autre fil de ligne par l’intermédiaire des trembleurs et d’un commutateur permettant de faire passer le courant par l’un ou l’autre de ces trembleurs.
- Lorsque le commutateur est placé sur le plot correspondant à l’un de ces ressorts-trembleurs, celui-ci se met à osciller sous l’action de l’électro, en ouvrant et en fermant périodiquement le circuit du courant qui le traverse, le fonctionnement étant
- Geber
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- Fig. 1.
- absolument identique à celui d’une sonnerie électrique.
- Le circuit se trouve ainsi parcouru par un courant périodique, de même période que les oscillations du ressorl-trembleur mis en série dans le poste émetteur. Ce courant traverse au poste récepteur un deuxième électro-aimant devant les pôles duquel se trouve placée une autre série de ressorts-trembleurs, ayant des périodes d’oscillations respectivement égales à celle des trembleurs du poste expéditeur.
- Au passage d’un courant périodique dans le circuit, ces ressorts se mettent tous à vibrer, mais leurs oscillations sont immédiatement amorties à l’exception
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- de celles du ressort dont les vibrations propres sont en reconnaissance avec celles que lui communique l’électro-aimant sous l’action du courant périodique. Ce ressort continue à vibrer fortement et annonce ainsi le signal transmis. Pour faciliter la lecture des signaux, chacun d’eux se trouve écrit sur une plaque transparente derrière laquelle est placée une lampe électrique; chaque ressort-trembleur porte un écran qui, en temps de repos, intercepte la lumière entre la lampe et le signal correspondant à ce ressort; mais, lorsque par suite de la transmission d’un ordre
- le ressort se met à vibrer, la lumière arrive sur la plaque, et l’ordre y apparaît éclairé par transparence. Le schéma (fig. i) représente une installation de ce système pour la transmission à deux postes récepteurs de /|on signaux différents, soit par exemple les nombres de o à 399. Les deux postes récepteurs fonctionnent en parallèle; chacun des postes (expéditeurs et récepteurs) est triple, c’est-à-dire qu’il comprend trois électro-aimants servant respectivement pour la transmission des centaines, des dizaines et des unités. B.. S.
- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX
- Commentaire de l’arrêt de la Cour de Douai sur les ventes par une Compagnie de Tramways de ses excédents d’énergie ( Arrêt du n novembre 1908.)
- 11 vient de se passer, devant le Tribunal de commerce de Lille d’abord, puis devant la Cour d’appel de Douai, un duel judiciaire aussi intéressant pour les distributeurs d’énergie électrique, que pénible pour les Compagnies de Tramways cpii se livrent, au moyen d’un euphémisme très habile, à la vente au public de leurs excédents d’éuergie. La Cour a mis à néant, au profit de la Société lilloise d’éclairage électrique, le jugement qui avait admis le système de la Compagnie des Tramways. Avant de reproduire le texte de l’arrêt, il paraît nécessaire de résumer les faits de la cause, tels qu’ils ont été admis par le juge du second degré.
- I
- La Société lilloise d’éclairage électrique, titulaire d’un monopole d’éclairage par le gaz, est, en plus, concessionnaire de la distribution d’énergie électrique dans la ville de Lille, sans monopole, aux termes cl’une convention, en date du 25 septembre 1902, qui lui a imposé, en faveur de la ville, certaines redevances et des conditions de fourniture.
- La Compagnie des Tramways électriques, ayant obtenu du préfet l’autorisation de vendre des excédents d’énergie, c’est-à-dire d’utiliser
- dans la clientèle privée le surplus de l’énergie absorbée par la traction de ses voitures, a placé des canalisations dans plusieurs voies publiques de Lille, sans même obtenir les autorisations ordinaires d’occupation de voirie ou, tout au moins, après n’en avoir obtenu que quelques-unes (six en totalité, parait-il, et toutes postérieures au jugement).
- La Société lilloise d’éclairage, l’ayant assignée en dommages-intérêts et en suppression de cette concurrence qu’elle estimait illicite, présentait au Tribunal, endroit, un raisonnement que l’on peut résumer ainsi : « Je suis conces-« sionnaire de la distribution d’énergie. Je n’ai « poi nt de monopole, c’est vrai ; mais je suis sou-« mise à des redevances sérieuses et à des con-'< ditions déterminées de distribution. Je ne « puis m’en affranchir, puisque je suis liée par « un contrat. Or, aujourd’hui, sans même être « munie d’autorisations de voirie, la Compagnie « des Tramways occupe le sol public pour des-« servir tels ou tels clients qu’il lui plaît, sans « avoir à rendre de comptes à personne, ni de « redevances d’occupation à payer; elle jouit « donc, en fait, d’une liberté dont je suis dé-« pourvue. Je suis, par voie de conséquence, « recevable à demander la fin d’une pareille « situation et une réparation pécuniaire pour le « passé. »
- Il semble, au premier abord, que de nos jours un pareil raisonnement se présente mal et que la critique, au moins superficielle, puisse s’en faire facilement. Les industriels aiment les
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- audaces et la liberté. Aussi la Société lilloise d’éclairage a pu s’entendre dire bien des fois que, si elle avait eu le tort de se laisser mettre à la chaîne par un lien contractuel et n’avait pas craint le régime juridique de la concession, ce n’était point une raison pour s’insurger contre ceux qui avaient su s’en passer et notamment contre cette Compagnie de Tramways qui avait réussi, même sans autorisation de voirie, à occuper si habilement la voie publique. L’honneur d’être une concessionnaire contractuelle ne lui suffisait-il point, et de quel droit pouvait-elle réclamer autre chose?...
- Je ne sais si ce sera, dans un avenir plus ou moins lointain, le raisonnement des tribunaux, mais à l’heure actuelle, il n’est pas encore admis heureusement. Le Tribunal de Commerce lui-même, bien qu’ayant donné gain de cause à la Compagnie des Tramways, a cherché d’autres moyens qu’il nous parait intéressant de résumer (’).
- a) Dans une série « d’attendus», le Tribunal a admis que la Compagnie des Tramways, ayant à la base de sa distribution, une autorisation préfectorale de vente d’excédents dénergie, était nantie de tout ce qui lui était nécessaire, pour être à l’abri de toutes les récriminations possibles. Puis, prévoyant probablement la fragilité de ce moyen, il avait longuement souligné les efforts faits parla Compagnie pour arracher à la ville de Lille les autorisations de voirie, c’est-à-dire les permissions de faire des emprises dans le sol municipal, afin de loger les canalisations souterraines ou d’occuper, par des poteaux et des fils, le domaine aérien. « A plusieurs reprises, la « Compagnie des Tramways, dit le jugement, a « fait les plus grandes insistances auprès de « l’autorité compétente ; n’ayant pas reçu de « réponse, elle a pu se considérer comme munie « d’une autorisation tacite, et agir légalement « comme si elle l’avait. »
- b) Après ces considérations de fait, le Tribunal supposant, comme il vient d’être dit, que l’autorisation tacite remplace l’autorisation réelle, a envisagé la question de droit et abordé le redoutable problème qui naît de la loi du i5 juin 1906 (article 8) : « Aucune concession ne fait obstacle « à ce qu’il soit accordé des autorisations ou
- (1) Le jugement du Tribuual de commerce est du 16 mars 1908, nous l’avons publié dans notre numéro du 4 avril 1908, p. 2a,
- « concessions à une entreprise concurrente, sous « la réserve que celle-ci n’aura pas de conditions « plus avantageuses. » Il examine (bien que la concession de la Société lilloise soit antérieure à la loi de 1906) si, d’après cette loi, on peut opposer au concessionnaire la concurrence d’un permissionnaire; et il conclut à l’affirmative, en procédant à un rapprochement entre l’article 8 et l’article 5. Le premier de ces articles, dit-il, permet dans la même commune la coexistence de la concession et de l’autorisation poiir la distribution de l’énergie. Personne ne pourra donc réclamer si [ce fait se produit; il sera parfaitement licite et normal que le simple permissionnaire devienne le voisin du concessionnaire, chacun étant soumis naturellement à son régime propre ; le concessionnaire, par son cahier des charges, aura toujours des stipulations relatives à sa distribution, à son fonctionnement, à ses prix maxima, à ses obligations de satisfaire à toutes les demandes. D’après l’article 5 au contraire, le permissionnaire ne pourra recevoir, dans son autorisation, aucune condition commerciale. Il sera donc libre de tous les soucis qui pèsent sur le concessionnaire. Mais celui-ci ne peut s’en plaindre car, s’il s'en plaignait, il s’opposerait à la coexistence admise par l’article 8, et la rendrait même impossible. Déplus il serait sans qualité pour cela, puisqu’en fait sa situation de concessionnaire lui constitue un titre d’une quiétude absolue, le permissionnaire au contraire, étant dans une situation très inférieure, précaire, révocable, sans stabilité.
- c) Enfin le Tribunal termine par un argument qu’il parait donner presque par surérogation, en constatant que la Compagnie des Tramways n’a jamais dépassé la vente de ses excédents, qu’elle n’a pas fait le commerce d’électricité, et qn’elle a toujours eu, au contraire, une production des plus modérées.
- II
- Par une sorte d’ironie bien fréquente dans les choses judiciaires, c’est ce dernier argument considéré par le Tribunal presque comme inutile, qui a fait, à la Cour, en grande partie, la base de toute la discussion. Le juge du second degré s’est demandé tout d’abord, si la production de l’énergie à la Compagnie des Tramways
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- était vraiment aussi restreinte que le premier juge avait voulu l’admettre. Et les chiffres que cite la Cour paraissent au contraire tout particulièrement respectables. Il est constant, dit-elle, qu’uniquement dans un but de spéculation, la Compagnie des Tramways produit non seulement l’énergie nécessaire à la traction, mais encore une moitié en sus. En outre de ses machines de réserve, elle vient d’installer une machine pouvant fournir 3 5oo kw., alors que le maximum de force qui lui est nécessaire, pendant les périodes de service les plus intenses, est de i 5oo kw., et la conclusion est la suivante : on se trouve en présence d’une exploitation très nettement faite pour arriver à une véritable distribution.
- Ce fait étant établi, que vont devenir les autres arguments du Tribunal? La Cour les détruit en deux mots. L’autorisation donnée par le préfet pour la vente du courant à la clientèle privée, n’octroie à la Compagnie vis-à-vis des tiers aucune garantie. Comme, d’autre part, la Compagnie des Tramways ne peut montrer aucune autorisation de voirie, il importe peu qu’elle en ait sollicité, puisqu’elle n’a pu en obtenir, et il suffit de constater, sans en chercher les causes, qu’elle n’en avait aucune au moment du jugement. Tout le procès, pour la Cour, revient donc à cette idée qu’elle exprime de la façon suivante : « Attendu que la Compagnie n’observe pas la « prescription de la loi du i5 juin 1906 sqr la « distribution d’énergie électrique, ni les régle-« ments d’administration publique intervenus « en exécution de cette loi ; Attendu en effet, « que la Compagnie des Tramways n’a pu justi-« fier d’aucune permission de voirie; que, sans « qu’il soit besoin de rechercher pour quelles « causes la ville de Lille s’est abstenue de faire « droit aux demandes réitérées qui lui étaient « adi’essées, il est de toute évidence que le « silence de l’administration municipale ne pou-« vait être considéré comme une autorisation « tacite; Attendu, etc... «
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- Que faut-il penser de l’arrêt de la Cour ?
- Par la courte analyse que nous venons d’en faire, et comme on le voit d’ailleurs par le texte, la Cour n’a pas eu à examiner l’application de la
- loi de 1906. Elle n’a pas évoqué le problème de l’application de l’article 8. Il lui a suffi de dire que la distribution faite par la Compagnie des Tramways était;irrégulière pour ces deux motifs : d’abord, parce que l'autorisation de vente des excédents ne suffisait pas à la régulariser, et qu’ensuitc, il lui aurait toujours manqué les autorisations de voirie rendues nécessaires par la loi de 1906 et par les règlements d’administration publique qui en découlent.
- Ces deux considérations de la Cour sont parfaitement justes.
- Nous n’avons point à nous étendre sur la première. Tout le monde sait aujourd’hui, dans le milieu des électriciens, qüelle est la vraie portée d’une autorisation donnée par le préfet, pour la vente des excédents. Par le seul fait que le concessionnaire d’un tramway a obtenu ce service public, il s’est soumis à l'obligation de ne rien divertir, soit de son capital, soit de sa production d’énergie, afin que l’autorité concédante soit toujours certaine qu'il consacre toutes ses forces à l’entreprise publique dont la responsabilité lui incombe ; on sait avec quelle rigueur cela a été appliqué dès le début, et comment, par la force des choses, les concessionnaires qui ont pu justifier d’une production bien supérieure au besoin du transport, sont arrivés à obtenir la permission de ne point laisser perdre le surplus de leur énergie, et d’en tirer ainsi un profit, de même que les Compagnies du gaz peuvent vefidre les résidus de coke qui proviennent de leurs cornues. Aujourd’hui, il est d’un usage courant qu’un préfet rende un arrêté reconnaissant que la vente des résidus ne préjudiciera en rien à ia marche du service public. Assigner d’autres limites, à cette autorisation que donne le préfet, c’est faire dire à un acte administratif beaucoup plus qu’il ne peut signifier, c’est étendre jusqu’aux tiers qui y sont complètement étrangers un règlement d’organisation intérieure, qui ne doit pas sortir du réseau d’un tramway. Si l’on admettait l’étrange théorie du Tribunal, à ce sujet, on 11e voit pas à quel point on serait tenu de s’arrêter. Il n’y aurait pas de raison pour que l’on ne dise point, par exemple, que si le préfet autorise une Compagnie de Tramways à vendre ses résidus, c’est comme s’il lui donnait en plus de sa concession relative au transport, une concession relative « à la lumière et à l’énergie ».
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- Et cette extension est d’autant plus impossible, que, comme l’a très bien fait observer la Cour dans son second argument, la distribution d’énergie électrique est soumise, aujourd’hui, à une loi promulguée le i5 juin 1906, aussi nette, aussi rigoureuse dans ses prescriptions, que peut l’être la loi sur les chemins de fer et sur les tramways électriques. Pour faire de la distribution, il faut être ou concessionnaire ou permissionnaire, montrer en un mot un titre d’occupation obtenu de l’autorité compétente, après l’avis favorable du contrôle. Et si l’on n’est ni concessionnaire, ni permissionnaire, on ne peut être qu’un contrevenant... ce qui n’est pas une qualité juridique... !
- Et cela démontre d’une façon péremptoire le vice de l’argumentation admise par le premier juge qui, tout en reconnaissant la nécessité d’une autorisation, confondait l’une avec l’autre deux choses bien distinctes : l’insistance dans la démarche et le succès dans la demande, et décidait que le fait de demander l’autorisation faisait acquérir à l’impétrant le même bénéfice que s’il l’avait obtenue. Cela)dénote chez le premier juge, des sentiments excellents et le désir le plus louable de récompenser avant tout les efforts accomplis. Mais au point de vue légal sa théorie est inacceptable. L’autorisation est une mesure de police qui constate par écrit que le permissionnaire a tel ou tel droit. Ou l’autorisation existe — et dans ce cas elle ne peut être retirée que pour des motifs de voirie; — ou elle n’existe pas, et dans cette hypothèse, il importe peu qu’elle ait été souvent demandée ; on sait même aujourd’hui que le refus par une autorité compétente de donner une autorisation, sollicitée mainte et mainte fois dans toutes les formes et avec toutes les prières, n’ouvre devant l’entrepreneur évincé, aucune voie de recours pour excès de pouvoir; s’il passe outre au refus, il tombe sous le coup d’une répression qui est de la compétence du Conseil de préfecture, si la contravention a été commise sur la grande voirie, et de la compétence du Tribunal de simple police, si elle a eu lieu sur la petite voirie.
- Or,IestribunauxetIa Cour suprême,elle-même, ont souvent appliqué un principe très intéressant sur lequel la Cour de Douai aurait pu s’appuyer : quand une loi ou même une simple ordonnance d’une autorité légalement constituée soumet une profession à certaines autorisations sous peine de
- contravention, l’industriel, qui, de son autorité privée, s’affranchit de ces autorisations, se rend passible de dommages-intérêts envers l’industriel qui n’exploite qu’après s’y être soumis. On peut voir dans un arrêt de la Cour de cassation du i5 juillet 1889 (rapporté dans Dalloz, 1890, ire partie, p. 85) cette règle générale nettement affirmée dans l’affaire suivante. Une ordonnance du préfet de police du 6 mai i85i défend aux cochers de Paris de faire circuler « sans autorisations spéciales » des voitures qui, se rendant à la gare, déposeraient des voyageurs en cours de route, et au retour de la gare, admettraient des voyageurs. En réalité, cette ordonnance, prise légalement au nom de la protection de la circulation, réglemente la profession des entrepreneurs d’omnibus (V. Dalloz, arrêt du Conseil d’Etat, 1888, 8e partie, p. 9), et soumet cette profession à la nécessité d’une autorisation préalable. Un sieur Cotty ayant trouvé beaucoup plus simple et plus expéditif de faire, sans demander l’autorisation, le même commerce que la Compagnie générale des Omnibus de Paris, fut poursuivi par elle en concurrence déloyale, et la Cour de Paris déclara très nettement que, bien que cette Compagnie n’eût pas le monopole de la circulation des voitures, mais seulement celui de leur stationnement, elle était soumise pour cette circulation à la nécessité d’une autorisation préalable ; qu’en lui faisant concurrence, après avoir éludé cette formalité, le sieur Cotty avait commis un fait illicite dont il devait réparation. Et, par arrêt du i5 juillet 1889 précité, la Cour de cassation a déclaré qu’un pareil motif suffisait pour motiver très valablement et très juridiquement un arrêt de condamnation.
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- La Cour de Douai, d’une façon très pratique et très juridique, ayant trouvé dans ce qui précède des éléments suffisants pour bien motiver un arrêt, n’a pas poussé plus loin l’examen du jugement, et n’a pas eu à se prononcer sur la théorie émise par le Tribunal au sujet de l’article 8 de la loi du 15 juin 1906; on aurait aimé néanmoins à avoir un arrêt exprimant l’opinion d’une Cour d’appel surl’application de ce texte qui soulèvera certainement de nombreuses controverses.
- Cet article pose deux principes, dont le second
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- est la raison d’être, la cause juridique, — j’allais dire l'excuse, — du premier; il sera, d’après lui, possible d’accorder, même en présence d’une concession préexistante, une seconde concession ou une autorisation concurrente, mais à cette condition formelle, que la seconde entreprise n’aura pas de conditions plus avantageuses. L’autorité concédante peut évoluer comme elle l’entend, restant toujours tenue de comparer entre elles les deux situations et les maintenir
- sur le pied de Légalité; rien n’est plus facile quand les rivaux sont deux concessionnaires ou deux permissionnaires ; il suffît, de recopier un second cahier des charges identique au premier ou de reproduire le même arrêté de voirie. Mais il y a une grande difficulté à maintenir l’équilibre entre un permissionnaire et un concessionnaire ; c’eût été facile, au contraire, si l’article 5 n’avait point interdit de glisser dans des autorisations de voirie la moindre stipulation commerciale d’exploitation ; mais ce texte, sévère entre tous, et à ce point de vue profondément utile (1)3 ne permet pas d’imposer au permissionnaire l’obligation, de canaliser certains parcours, de faire tels ou tels prix, de répondre à toutes les demandes : toutes choses auxquelles le concessionnaire, même d’après le cahier des charges-type, est .strictement tenu. L’égalité ne sera donc jamais possible entre le permissionnaire qui pourra choisir^son sol, éviter les rues improductives et les quartiers déshérités, se canton-
- ner dans un îlot où une clientèle abondante assure, même à bas prix, une exploitation rémunératrice, tout en gardant la propriété de ses canalisations, et le concessionnaire, qui,-, lui, est étroitement lié par son contrat et voit tout son matériel s’incorporer à la propriété municipale en fin de concession.
- Sans doute, cette situation ne sera pas trop dangereuse pour un concessionnaire postérieur à la loi de 1906; il la connaîtra sûrement (puisqu’il est entendu aujourd’hui que tout industriel se renseigne sur l'étendue ou l'aléa de ses obligations, au moins après avoir signé son contrat). Il devra, par conséquent, compter avec l’éventua-
- L) Ou no saurait nier, en effet, que les communes n’aicnl abusé de Laiitorisalion de voirie, qui, loin d’ètre un contrat, est un acte unilatéral,pour imposer aux permissionnaires des conditions que celui-ci ne pourrait en aucun cas discuter.
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- lité du concurrent permissionnaire, installer rapidement son réseau, prendre les meilleures positions, faire signer des polices à long terme dans les îlots où il est particulièrement menacé de voir des concurrents dangereux.
- Aussi l’on peut accepter, pour un concessionnaire prévenu, la réponse que donnait au ministre des Travaux publics la Commission chargée d’élaborer les règlements d’électricité; priée de dire comment elle devait concilier les deux
- règles posées à l’article 8, elle a déclaré que : si. l’autorité concédante voulait donner une permission concurrente, malgré la concession installée, elle pouvait se contenter de respecter l’article 5, et les conditions normales de Vautorisation.
- Mais la question vraiment intéressante ne lui a pas été posée, parce qu’un tribunal seul, et non pas une commission, sera compétent pour la résoudre. Il existe un grand nombre de concessionnaires sans monopole, établis antérieurement à la loi de 1906, avec la garantie de Légalité des conditions. Tous les contrats de cette nature sont formellement respectés et maintenus, dans leur forme et teneur, par l’article ^5 de la même loi. S’il y a été stipulé des redevances qui sont aujourd’hui interdites par l’article 9, telles que : pourcentages sur les recet.les brutes, ou prélèvements gratuits de force et lumière pour les besoins municipaux, ces redevances devront être fournies jusqu’au jour de l’expiration de la concession. Pourra-t-on admettre qu’une commune, sollicitée de don mu* une au torisation à un pensionnaire, la lui délivre en conformité de l'article a de la loi, sans condition commerciale, et continue toutefois à demandera son concessionnaire les redevances qu’il ne devrait plus payer si la loi lui était applicable; en un mot, pourra-t-on appliquer contre le concessionnaire l’article f>, en maintenant contre lui l’article 5?
- Poser la question, c’est la résoudre ; la commune, sommée de faire une injustice, aura un moyen bien simple : refuser la permission de voirie, tant qu’une entente ne sera pas survenue entre les deux parties, ou si elle estime qu’elle aura un intérêt supérieur à avoir un permissionnaire concurrent, elle devra faire l’abandon de son pourcentage interdit.
- Et c’est probablement ce qu’aurait dit l’arrêt de la Cour de Douai, si l’étude de Lafïaire avait
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- dû être poussée plus loin ; il nous reste maintenant à en donner le texte intégral.
- Paul Boucault,
- Avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- Arrêt de la Cour de Douai,
- 11 novembre 1908.
- La Cour :
- Attendu que la Société Lilloise (l’Eclairage Electrique se plaignant de la concurrence illicite que la Compagnie des Tramways Electriques exerce à ses dépens, demande qu’il lui soit fait défense, sous astreinte, de continuer la vente de scs excédents d’énergie électrique et, en général, de faire tout commerce d’électricité;
- Attendu que la Société Lilloise est bénéficiaire du monopole pour l’éclairage au gaz de la Ville de Lille, et en outre, concessionnaire d’une distribution d’énergie électrique à des conditions précisées dans une convention intervenue le *26 septembre 1902 ;
- Attendu que la Compagnie des Tramways électriques est rétrocessionnaire d’une concession de transports accordée à la Ville de1 Lille ;
- Attendu que les divers actes constitutifs de cette Société de transports no prévoient et 11e réglementent qu’un service de transports, unique objet pour lequel la Société fut fondée ;
- Attendu que la nature de cette Compagnie de transports, chargée d’un service public, liée à l’admimslra-tion par un contrat de travaux publics, lui fait obligation de se renfermer strictement dans l’objet de sa concession ;
- Attendu, pourtant, qu’elle a cru pouvoir vendre pour des besoins particuliers, les excédents d’énergie électrique dont elle dispose;
- Attendu que, si cette opération commerciale pouvait à la rigueur être considérée comme l’accessoire licite de l’exploitation des transports, c’était à la condition que la Société se bornât rigoureusement à la vente des véritables excédents que lui imposait la marche de ses services;
- Attendu que, loin qu’il en soit ainsi, il résulte dos documents de la cause que la Société des Tramways a organisé un trafic habituel et réglé, portant sur les quantités croissantes d’énergie électrique, qu’elle était libre de ne pas produire, et qu’elle ne produisait que pour les vendre ;
- Attendu qu’il est constant, en effet, que la Société produit, sans aucune nécessité, uniquement dans un but de spéculation et pour ne pas laisser ses machines improductives, moitié en plus de l’énergie totale nécessaire^ la traction;
- Qu’elle vient même d’aggraver celte situation et d’installer, eu outre de ses machines de réserve*, une machine en service journalier pouvant fournir 3 >oo k\v ; alors que le maximum de force qui lui est nécessaire, pendant les
- périodes de service lek plus intenses, est de i 5oo kw; que dès lors il apparaît que la Compagnie des Tramways ne vend pas des excédents, mais fait le commerce d’énergie électrique qu’elle produit; dans le seul but de la vendre à des particuliers, qu’elle exerce ainsi une autre industrie que celle pour laquelle elle a été créée; qu'elle se sert, eu outre, de sou matériel de concession de transports pour des opérations commerciales de vente d'électricité, qu’elle se trouve ainsi dans une situation privilégiée qui lui permet, affranchie du paiement de toute redevance, d’accorder des prix de faveur aux clients les plus exigeants, d’étouffer toute concurrence et de porter aux droits de la Compagnie Lilloise l’atteinte la plus grave;
- Attendu que vainement la Compagnie des Tramways invoque l’arrêté du 21 février 1906, par lequel le Préfet du Nord lui a accordé, en principe, l’autorisation de vendre aux particuliers les excédents d'énergie électrique dont elle dispose;
- Attendu, tout d’abord, qu’il importe peu, au regard des tiers dont les droits privés sont placés sous la sauvegarde des tribunaux de droit commun, que des autorisations administratives aient été accordées régulièrement, qu’alors même que la Compagnie intimée aurait observé les coudilions de l’arrêté préfectoral, elle n’en continuerait pas moins, eu faisant des opérations commerciales qui 11e sont pas l’accessoire licite de son exploitation principale, à exercer une concurrence déloyale vis-à-vis de la Société Lilloise, et lui devrait réparation du préjudice qu’elle lui cause ;
- Mais, attendu qu’à aucune époque, la Compagnie des Tramways 11e s’est conformée aux dispositions essentielles de cet arrêté, quTdlc n’observe pas davantage la prescription de la loi du i5 juin 1906 sur la distribution de l’énergie électrique, ainsi que les règlements de rAdministration publique intervenus en exécution de celte loi;
- Attendu, en effet, que la Compagnie des Tramways n’a pu justifier d’aucune permission de voirie; que, sans qu’il soit besoin de rechercher pour quelles causes la ville de Lille s’est abstenue de faire droit aux demandes réitérées qui lui étaient; adressées, il est de toute évidence que le silence de l’adminislration municipale ne pouvait être considéré comme une autorisation tacite;
- Attendu que la situation de la. Compagnie intimée 11e parait pas aujourd’hui plus régulière, que tout dernièrement, aux dates des i/\ et iG octobre, l'ingénieur chargé du contrôle et le maire de la ville de Lille l’invitaient à régulariser ses installations, construites sans autorisations, qu'elle produit à la vérité uu nombre infime de permissions de voirie, exactement six eu tout, toutes postérieures au jugement, dont ost appel, mais que ces permissions à les supposer régulières, ne sauraient modifier le droit de la Société Lilloise, fondée à se plaindre d’une concurrence illicite et à obtenir la réparation du préjudice qui lui est causé;
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- Attendu que la Cour ne possède pas, en l’état, les éléments pour déterminer l'importance de ce préjudice :
- Par ces motifs :
- Reçoit la Société Lilloise d'Eclairage électrique appelante du jugement rendu par le Tribunal de commerce de Lille le 16 mars 1908;
- Réformant, dit que la Compagnie des Tramways de Lille fait commerce de force motrice, sans y avoir été régulièrement autorisée par le pouvoir concédant, dit qu’elle a ainsi commis une faute ayant avec le préjudice éprouvé par la Société Lilloise un rapport de cause à elfct ;
- Condamne, en conséquence, la Compagnie des Tramways de Lille à payer à la Société Lilloise des dommages intérêts è libeller par état;
- Fait défense à la Compagnie des Tramways de continuer la vente de scs prétendus excédents d’énergie, et, en général, de faire tout commerce d’électricité, et ce dans la quinzaine du présent arrêt, sous peine de ioo francs d’amende par jour de retard, pendant un mois, après quoi il sera fait droit ;
- Condamne la Compagnie des Tramways en tous les dépens.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE (1)
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La fin de Tannée est l’occasion pour les journaux financiers de statistiques fort intéressantes auxquelles nous voudrons échapper pour n’en retenir que les conclusions. L’année 1908 aura été, pour la plupart des valeurs d’électricité, une année de hausse correspondant aune année de prospérité industrielle. A ne considérer que les anciens secteurs parisiens, il est facile à tous de constater la plus-value de leurs titres qui atteint, pour certains, 100 % de leur valeur la plus basse de 1907. Ainsi le secteur Edison est passé de 871 en 1907 à i3y4 ; Eclairage et Force qui cotait G3o est maintenant à ia34 et le Secteur de Clichy qui se traite maintenant autour de i35o se négociait à q58. Il n’en est pas de même de toutes nos affaires d’exploitation, et celles de Paris bénéficient, on peut le dire, d’une situation privilégiée; mais, dans toutes, les recettes sont en augmentation sensible et toujours progressive. Ainsi l’Energie Electrique du Centre, les Forces Motrices du Rhône, les Forces motrices et Eclairage de Grenoble déclarent, d’un exercice à l’autre, des augmentations respectives de 197 000 francs, 170 878 francs et 53 081 francs pour onze mois de fonctionnement. Autant dire d’ailleurs que ces entreprises 11e sont pas stationnaires et que ces plus-values proviennent tout aussi bien des extensions des réseaux que de
- l’augmentation de la consommation, les unes motivant de nouvelles immobilisations, l’autre affectant dans un sens favorable le coefficient d’exploitation. Il importe avant tout que le choix judicieux des modes de vente du courant soit bien approprié aux habitudes et aux besoins des régions desservies pour qu'en lin de compte les recettes équilibrent les dépenses d’exploitation, les frais généraux et n’autorisent la distribution d’un dividende qu’après do sérieux amortissements. C’est pour avoir négligé ce dernier principe de prudente gestion que certaines affaires, sous les apparences d’une activité commerciale toujours plus grande, végètent à des cours toujours les mêmes quand ils ne diminuent pas; et c’est tout le secret de ces affaires parisiennes citées plus haut qui ont pu, sans faire appel à leurs actionnaires. utiliser leurs réserves pour modifier et augmenter leurs installations.
- Le contre-coup de cette prospérité s’est fait du reste sentir sur les résultats des établissements do construction qui sont tous ou presque tous en notable progression. La Société Alsacienne, la maison Bréguel, l’Eclairage Electrique, la Compagnie Générale Electrique de Nancy, les Ateliers de Construction du Nord et de l’Est, la Thomson-TIouston, présentent des bilans très favorables qui dénotent, une année satisfaisante. Il no semble pas que la Société industrielle des Téléphones ait ^participé dans la
- (*) Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. À. Biset*, ancien Polytechnique, Ingénieur-Conseil, 4o}rue des Ecoles, Paris.
- élè\'0 de l'Ecole
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- mesure où on pouvait l’escompter à ce mouvement d’affaires. Ses bénéfices industriels, en effet, passent d’une année à l’autre de 2 649 757 fr. 79 à 2 71(> u73 IV. 55, soit un écart de 60 5i5 fr. 76; les revenus des participations industrielles sont en diminution au chiffre de i5 9'18 francs contre uo 000 fr. l’an dernier. Les interets des comptes courants, escomptes et divers, ajoutés aux chiffres précédents, donnent en définitive un bénéfice brut de 2 790 588 fr. 46 pour l’exercice 1907-1908 contre 2 728 000 francs pour le précédent. Le capital, obligations comprises,figurant au bilan pour 26 814 000 fr., c’est un produit brut de 10,4 %. Les frais généraux étant un peu supérieurs à ceux de Y an dernier, les bénéfices nets ne s’accroissent pas dans la même proportion et passent de 1 778 000 francs à 1 840 850 fr. 18; c’est à quelques mille francs près le même chiffre qu’en 1901-1904, où les bénéfices bruts présentaient cependant un total de 3noon3oooo francs. Il y a donc amélioration et sans les grosses suggestions créées par l’usine de Calais et le bateau porte-cables Franço/s-Arago, les progrès seraient plus apparents. Nous remarquerons que le taux des bénéfices nets ressort à 10 % du capital-actions porté au bilan pour 18 millions.
- Le président du Conseil d’Administration a, du reste, été « taquiné » (nous nous excusons du mot) par quelques actionnaires au sujet de cette usine de Calais, du bateau et des frais généraux. L’usine de câbles ne travaille pas à son plein rendement puisque prévue pour fabriquer des cables sous-marins, elle n’y parvient pas faute de commandes de notre gouvernement. Les autres fabrications qu’elle entreprend, la plupart pour l’étranger, lui permettent seulement de couvrir scs frais généraux. Son inaction sur ce point cause par voie de conséquence l’immobilisation du François-Arago qui ne quitte son port d’attache que pour des campagnes de réparations. Quant à fabriquer des câbles sous-marins pour l’étranger, il n’y faut pas songer « en raison des charges considérables qui mettent la Société des 'l éiéphones dans un état d’infériorité qui 11e lui permet pas de lutter avec avantage, même à égaillé de prix, avec les constructeurs étrangers». Voilà une déclaration qui, émanant d’une personnalité telle que le président du Conseil de la Société des Téléphones, gagnerait à cire répétée à tous nos législateurs; elle n’ira même pas jusqu’au seuil du ministère du Travail où continueront de s’élaborer des mesures de surenchères bien faites pour tuer notre industrie nationale!
- Le bateau est indispensable ; il fait partie de l’outillage industriel de cette usine et n’offre malheureusement pas la ressource de pouvoir être utilisé à une dutre besogne, ce qui peut se concevoir d’une machine-outil ; le louer n’est même pas possible parce-que les autres usines sont aussi bien outillées ; le désarmer non plus, puisqu’il doit être prêt à répondre aux demandes d’intervention qui pourraient se présenter. Sa valeur au bilan est de 965000 francs, et sera réduite l’an prochain à 900 000 francs par l’amortissement supplémentaire qui lui est appliqué cette année.
- Quant aux frais généraux,ils sont de 61'3 536 fr. 4* en augmentation de »3 85o francs sur l’année précédente ; cette augmentation est principalement due aux services commerciaux. Est-il possible d’en faire grief au conseil d’administration du moment où le chiffre est plus élevé i* nous regrettons de 11e pas connaître ce dernier pour juger de son rapport à la dépense de ces services commerciaux ; qu'il nous suffise de remarquer que l’écart entre les bénéfices bruts des deux exercices consécutifs dépasse 6oooofr. couvrant largement la dépense supplémentaire ' engagée. Et si l’on se reporte aux constatations du rapport qui parle de la stagnation générale des transactions dans l’industrie électrique, de la concurrence évidente sur le marché des pneumatiques, et du fardeau que constituent Calais et le François-Ara on se doute qu'il a fallu drainer de multiples commandes en plus pour obtenir ce résultat. Il n’est pas inutile de signaler d’ailleurs que la dépense correspondant aux brevets pris dans l'aimce a été portée aux frais généraux , très sage mesure qui maintient ainsi à 1 franc à l’actif un poste du bilan qui prête à bien des mécomptes.
- Ce qu’il nous faut faire ressortir maintenant c/est la répartition du compte de profits et pertes. Le solde créditeur étant de 1 84o85G fr. 18, 768 186 sont affectés aux amortissements et à la réserve légale, et ioo6 58o fr. 55 sont distribués aux actionnaires, au conseil et aux personnel. La situation de trésorerie est très large puisqu’on dehors du compte débiteur qui balance à 100 000 francs près le compte créditeur, la Société dispose en caisse et comptes courants dans les banques de 3 233009 francs ; elle autorise donc largement la distribution du dividende «de 16 fr.5o ou 5 ij2 % . Mais nous nous demandons si le conseil n’eût pas heureusement été inspiré en instituant une réserve spéciale qui servirait de provision régulatrice pour parer aux fluctuations des cours éminemment variables des [matières premières utilisées
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- par la Société. Ainsi d’une année à l’autre, la valeur du stock marchandises en magasin et en cours de fabrication, bien qu’un peu augmenté en quantité, a baissé comme valeur de 1149 219 fr. 7'! passant de 12539652 fr. 04 à 11390432 fr. 3i. Le départ n’est pas fait dans ce compte entre marchandises en magasin et marchandises en cours de fabrication : pour ces dernières, les contrats de vente autorisent une évaluation aux cours du jour de l’inventaire. Mais pour les premières, quelle est labasc admise i* Quelques unités de plus ou de moins dans la variation des cours conduisent, on le voit, à des estimations variables de plus d’un million sur les stocks. Le rapport dit bien qu’il en est résulté une augmentation des disponibilités, puisque les matières achetées étaient moins chères, et il paraît insinuer qu’il y a corrélation absolue entre ces deux chiffres ; pour notre part nous ne le croyons pas, car à une variation en plus des cours du cuivre, du plomb et du caoutchouc, aurait correspondu une variation en plus des prix de vente, et le poste sommes il valoir sur commandes en cours (très heureusement ressorti du compte créditeur) eut été lui-même plus élevé. De sorte que la surprise pour "factionnaire (si surprise il y a) eut toujours subsisté de cette diminution d’actif. Ce chiffre des marchandises en magasin et travaux en cours est déjà trop sujet à des appréciations variables pour qu’il ne soit pas utile de stabiliser ses éléments dans les limites du possible. Car n’oublions pas qu’il y rentre encore un autre élément de variation qui peut l’enfler ou le diminuer, c’est le taux des frais généraux qu’il y a lieu de lui appliquer î De ce poste, en un mot, dépendent une telle part des bénéfices qu’il faut le manier avec beaucoup de... doigté.
- Si l’actionnaire qui, « sans aucune hostilité vis à vis du conseil », le questionnait sur la progression des frais généraux, lui avait demandé le pourquoi de cinq usines séparées pour réaliser toutes les diverses fabrications de la Société, il eut été, à notre avis, mieux inspiré plutôt que de critiquer la création
- d’un poste de secrétaire de la direction ! Mettons de côté Calais qui se peut justifier par les facilités d’embarquement des cailles sous-marins, mais que de frais généraux répétés pour les usines de la rue du Théâtre, de la rue des Entrepreneurs, de Lcvallois et de Bezons ! Question d’ailleurs fort délicate que cette multiplicité des centres de fabrication pour une même Société qui dépend de trop de facteurs : main-d’œuvre, sa qualité et sa quantité, accès de la clientèle, trafic des matières premières et des marchandises ouvrées, appropriation du terrain et des bâtiments, risques d’incendie et risques de grèves, qui dépend, disions-nous, de trop de circonstances pour qu’une question sur ce point prît l’apparence d’une critique.
- L’assemblée a voté toutes les résolutions proposées et a notamment élu ou réélu comme administrateurs MM. André de Traz, Ernest May et Jcrame c.
- Revenons à la statistique. Les stocks de cuivre en Angleterre et en France, en route du Chili et de l’Australie, se montaient au 3i décembre 1908 à 55 077 tonnes contre 53 G34 en 1907 : la production de l’Amérique du Nord en 1908 a été de 474 700 tonnes, en diminution de 2 800 tonnes sur 1907. Dans toute la Russie, usines de l’Oural, du Caucase, de l’Altaï, de la Sibérie la production de cuivre de l’année s’est élevée à 662495 pouds, en augmentation de 8° 992 pouds ou 14 % ; et toutes les usines s’équipent pour forcer leur production.
- Enfin nous donnerons un seul chiffre qui en dit long sur les dispositions de nos lois de tutelles et sur l’état d’esprit des Français: 238372610 francs ont été employés en 1908 pour le compte des caisses d’épargne en achats de rentes ! tandis qu’en 1907, 195 796 748 francs étaient consacrés au même objet, et seulement 179 107 916 en 190* ! Heureux ministre des Finances ! malheureux industriels qui ne peuvent tous offrir des valeurs garanties par l’Etat... ou du Buisson Hella !
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Ariège. — Le département est autorisé à emprunter une somme de 633 333 fr. 33, applicable aux frais d’établissement du tramway de Tarascon à Auzal déclaré d’utilité publique par décret du 22 décembre 1908.
- Rhône. — Le Conseil général a décidé rétablissement d’un réseau de chemins de fer d’intérêt local comprenant les lignes suivantes :
- i° Messimy à Saint-Sympliorien-sur-Coise ; longueur, 3okm; devis : 3 o5o 000 francs.
- 20 Pontcharra à Sainte-Eoy-l’Argentières et Panis-sières à l’Arbresle; longueur : 70km 800 ; devis : 7 010 000 francs.
- • 3° Mornant à Rive-de-Giers ; longueur : 2qkm 58o; devis : 3 115 38o francs. •
- Vienne. — Le département de la Vienne est autorisé à emprunter une somme de 481 600 francs, applicable aux frais d’établissement des tramways de Chàtelleraul t à Bouressc, avec embranchement de Chauvigny à la gare de Chauvigny (P.-O ), de Lencloîtrc à Lusignan et de Poitiers à Lavausseau, déclarés d’uLilité publique par décret en date du Ier janvier 1909.
- Ii.tæ-kt-Vilaine. — Le département est autorisé à emprunter une somme de 588 5o.j francs, applicable aux frais d'établissement du tramway de Plélan à Redon (partie comprise dans le département d’Ille-et-Vilaine) déclaré d’utilité publique par décret du iG décembre
- I9°9*
- Morbihan. — Le département est autorisé à emprunter une somme de 1 046 862 francs, applicable aux frais d’établissement du tramway de Plélan à Redon (partie comprise dans le département du Morbihan), déclaré d’utilité publique par décret du 16 décembre 1908.
- Seine-et-Marne. — Est déclaré d’utilité publique rétablissement, dans les départements de Scinc-et-Marne et de Seine-et-Oise, d’une ligne de tramway prolongeant jusqu’à Milly-ville la ligne de Chailly à la limite des ^départements de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise vers Oncy et Milly.
- Allemagne. — La ville de Darmstdt se propose d’ellec-
- tuer un emprunt de 10 millions de marks destinés à l’achèvement du réseau de tramways électriques.
- La concession de la construction et de l’exploitation d’une ligne à voie normale pour le transport dès voyageurs entre Cologne et Dusseldorf a été sollicitée de commun accord par l’Allgemcine Elektrizitats-Gcsell-schafl, et la Siemens uud Schuckertwcrke.
- Turquie. —D’après Y Indépendance belge, le ministère des Travaux publics de Constantinople vient de mettre la dernière main à un projet de construction d’un réseau de lignes ferrées en Asie-Mineure.
- Il s’agit d’un ensemble de lignes reliant les principales villes du littoral de la mer Noire et de la Méditerranée avec les contrées du centre de l’Asie-Mineure et de leur rattachement au chemin de fer de Bagdad.
- Ces lignes sont au nombre de sept, savoir :
- i° L’embranchement Adalia-Isparta (140 km) montant de la Méditerranée jusqu’aux petits lacs anatoliens avec jonction à la ligne anglaise (prolongement) Smyrne-Aidin, en construction;
- *2° La ligne Samsun-Mcrsivan-Amasia-Tokad-Sivas-Erzenghiau-Erzeroum >900 kilomètres).
- 3° Le tronçonTircboli-Gumuschaneh-Erzeroum(4oo km reliant la mer Noire avec le haut plateau arménien ;
- 4° Mersivan-Angora (400 km), rapprochant Angora de la mer Noire et constituant un embranchement de la grande ligne Constantinople-Erzeroum 5
- 5° Eregli-Kaiserie (Césarée)-vSivas (600 km), servant de communication principale entre les lignes du Nord et du Sud allant de l’Ouest à l’Est;
- 6° IIa 11Iî (situé à 80 kilomètres au sud-ouest de Sivas-Malatia-Karpout-Diarbekir-Bitlis-Lac de Van 1 000 kilomètres).
- 70 Diabekir-Urfa (280 k,n) servant de jonction entre le réseau nouveau et le chemin de fer de Bagdad.
- On assure que le gouvernement est résolu à exploiter quelques-unes de ces lignes en régie. C’est notamment le cas pour les tronçons entre Angora et Erzcroum.
- Des soumissions seraient faites d’ores et déjà pour quelques-unes des autres lignes et il serait question d’une garantie kilométrique de 12 000 francs.
- Pour le tronçon Panderma-Balikesri-Soma, près de 270 kn\ ou parle d’une soumission d’une société belge sans garantie kilométrique.
- Cette ligne, constituant le raccordement le plus direct vers Smyrnc, peut facilement se passer de garantie kilométrique.
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- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Italie. — Lu Marconi’s Wirelers Telegraph G° vient d’obtenir la commande de io postes de télégraphie saus lil à installer abord des navires de la (lotte italienne.
- DIVERS
- France. — La question des brevets d’invention dans la plupart des affaires industrielles est très importante. Aussi, nous reproduisons la note relative au projet de loi que M. Cruppi. ministre fdu Commerce, déposera prochainement sur le bureau de la Chambre.
- On sait que certains pays ont introduit ou sont sur le point d’introduire,Mans leur législation sur les brevets d’invention, des prescriptions très rigoureuses concernant l’obligation d’exploiter dans le pays meme où le brevet est accordé.
- Notre loi du 5 juillet 1844 renferme une clause qui prévoit également la déchéance pour défaut d’exploitation* mais cette clause n'est pas stidisamment précise et l’autorité judiciaire l’a interprétée avec une modération parfois excessive.
- Voici le texte du projet dont il s’agit:
- Article premier. — Les articles 32 et 37 de la loi du 5 juillet 1844 sur les brevets d’invention sont modifiés ainsi qu’il suit :
- Art. 32. — Sera déchu de tous scs droits.
- .....
- 20 a) « Le breveté qni n’aura pas mis on exploitation sa découverte ou invention en France ou dans les colonies françaises dans le délai de trois ans à dater du jour du dépôt de sa demande ou qui aura cessé de l’exploiter pendant trois années consécutives, à moins que, dans l’un ou l’autre cas, il ne jusliflc des causes de son inaction. »
- b) « Le breveté qui aura exploité presque exclusivement son invention hors du territoire de la République, ou qui, après un délai imparti par le Tribunal saisi de Faction en déchéance, n’aura pas justifié que le produit ou le procédé est fabriqué ou exploité en France 011 dans les colonies françaises, dans une mesure suffisante. »
- Ces dispositions sont applicables aux brevets eu cours.
- Aur. 37. —.......
- Paragraphe 2. — « 11 pourra même se pourvoir directement par action principale pour faire prononcer la nullité, dans les cas prévus aux numéros 2, 4 c*- 5 de l’article 3o, ou la déchéance dans le cas prévu, au numéro 2 de l'article 32. »
- Art. 2.— Sera déchu des droits résultant de la législation eu vigueur pour les dessins ou modèles déposés, tout fabricant qui aura exploité presque exclusivement
- *
- ou principalement ledit dessin ou modèle hors du territoire de la République ou qui, après un délai imparti par le tribunal saisi de l’action en déchéance, n’aura pas justifié qu'il en fait eu France ou dans les colonies françaises une exploitation suffisante.
- Ces dispositions sont applicables aux dessins cl modèles déposés antérieurement à la mise en vigueur de la présente loi.
- L’action eu déchéance pourra être exercée par toute personne y ayant intérêt; elle sera portée devant le tribunal civil de première instance, instruite et jugée dans la forme prescrite pour les matières sommaires par les articles 4<>5 et suivants du Code de procédure civile. Elle sera communiquée au procureur de la République qui pourra se rendre partie intervenante et prendre des réquisitions pour faire prononcer la déchéance et même se pourvoir directement par action principale pour faire prononcer la déchéance prévue au présent article, j Art, 3. — Des dérogations pourront être apportées I aux dispositions qui précèdent par des conventions di-| plomaliques.
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- Espagne. — D’après Y Office national du commerce extérieur, le commerce des produits de l'industrie électrotechnique devient chaque jour plus important en Espagne et la demande pour les machines électriques tend à se développer par suite de l’extension constante prise par l’industrie espagnole et en particulier par l’industrie catalane. Depuis quelque temps, les industriels espagnols s'adressent exclusivement aux fabricants allemands et suisses et ou ne pourrait concurrencer ces deux pays qu’a la condition d’établir des dépôts à Barcelone et dans les grandes villes industrielles de la péninsule.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société Ardéchoise de force et lumière. — Constituée le 3o décembre 1908. — Capital : 600000 francs. — Siège social : Vals-les-Bains (Ardèche).
- Société Anonyme de matériel et d’entreprises électriques.
- — Constituée le 11 janvier 1909. — Capital : 60000 fr.
- — Siège social: 3o, rue des Bons-Enfants, Paris.
- Société d’électricité de Biskra (Algérie). — Constituée le 16 décembre 1908. — Capital: a5o 000 francs. — Siège social : Bruxelles.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi.
- Bulletin mensuel, octobre 1908. — L’installation électrique d’exhaure par pompes centrifuges système
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- Raleau, du puits n° 8 cio la Société Anonyme des Char-tbonnages de Monceau-Fontaine et Martinet.
- Compagnie Française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston, Paris.
- Bulletin mensuel; décembre 1908. — Lignes à liante tension de la Compagnie électrique du Nord.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Rochet, Schneider Limited.,— Le 3o janvier, Bassishau bouse, Basinghall Street, 70, a Londres.
- Société des Etablisse?nents Maticet et Blin. — Le 29 janvier, io3, avenue de la République, à Aubervilliers.
- Société des Etablissements Adt. — Le 2 février, 7, rue de l’Université, à Pont-â-Mousson (Meurllic-et-Mosclle).
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 16 février, à l’établissement central du matériel de la télégraphie militaire, 5i bis, boulevard de Latour-Maubourg, à Paris, fourniture de : i° 100 appareils Morse modèle 1907 complets; 20 100 postes microtélé-phoniques de campagne modèle 1908 (sans microphones). Demandes d’admissio/i avant le 7 février.
- Le i3 février, à 2 heures, à la préfecture de Lot-et-Garonne, â Agen, construction du 3e lot du chemin de fer de Villencuvc-sur-Lot à Falgueyral, sur 4897™, 3o5000 francs; cautionnement provisoire: 4 boo francs.
- Le i5 février, à 10 heures à l’Hôtel de Ville, à Paris, concours pour la construction et l’installation de divers appareils mécaniques nécessaires au fonctionnement de l’usine élévatoire d’Ivry, Ce concours comprend la fourniture, le transport et la mise en place de deux groupes de moteurs électriques et pompes destinées à l’élévation des eaux d’égout.
- Demandes d’admission avant le i01‘février.
- EGYPTE
- Le i5 février 1009, au ministère de l’instruction publique égyptien (administration de l’agriculture et de l’enseignement technique) au Caire, adjudication de la fourniture d’une chaudière à vapeur et de machines nécessaires à l’Ecole commerciale copte de Boulac, au Caire.
- HELGIQUE
- Le 3i janvier, à la Compagnie de l’exposition de Bruxelles 1910, rue des Douze-Apôtres, 34, iiBruxeUesy fourniture de l’électricité nécessaire à l’exposition.
- ALLEMAGNE
- Le 27 janvier, au service du gaz, des eaux cl de F électricité de la ville, à Dresde, fourniture de câbles.
- Le 3 février, aux chemins de l’Etat prussien, à Cologne, fourniture de 3oo consoles de détente, 100 ancres, i35 000 ks 111 de fer galvanisé, 5 000 k8‘ fil de cuivre isolé, 65 800 isolateurs en porcelaine, 14 900 supports d’isolateurs, 5 000porte-isolateurs, 5'2ooom câbles télégraphiques, 70 000 m id. pour appareils de la voie, etc.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le i5 février, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, iiPilserij fourniture de diverses installations mécaniques pour les ateliers.
- La municipalité de Budapest désire recevoir des offres pour la fourniture de voitures automobiles avec réservoir d’eau destinées â l’arrosage des rues et à enlever les ordures cl la neige.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B.Nouet.
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- Trente-et-Untème année. SAMEDI 30 JANVIER 1909. Tome V (2° série).— N“ 5.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- r r
- L’Eclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITE
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. i33. —J. Bethenod. Sur le calcul de la fréquence propre d’une antenne excitée indirec tentent par dérivation, p. i35. — D. Korda. Transformatrice Heyland-Ivorda, p. t38.
- Extraits des publications périodiques. — Construction de machines. Moteurs pour grandes cisailles, Brent Wiley, p. i43. — Eclairage. Les conditions de stabilité des circuits d’éclairage électrique. Eliuu Thomson, p. i45. — Divers. Les centrales suisses, p. 148. — Bibliographie, p. 148. — Variétés. Nouvel appareil générateur de gaz. p. i5o. — Etude d’ensemble sur la télégraphie sans lil {/in), P. Brenot, p. i5î — Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. Armoires de branchement pour moteurs, p. i5S. — Grues électriques à portique, p. i58. — Chronique financière, p. 160. — Renseignements commerciaux, p. 162. Nouvelles Sociétés p. iGt. — Adjudications, p. 164.
- ÉDITORIAL
- Pour exciter indirectement une antenne, l’on peut faire usage d'un résonateur Oudin au lieu d’un transformateur Tesla. Le premier procédé a l’avantage d’une construction très simple, en particulier parce qu’il permet de ne pas isoler l’un de l’autre les deux circuits primaire et secondaire ; il est très usité en pratique, mais il ne semble pas avoir été étudié complètement comme l’a été, par exemple, l’autre procédé d'excitation indirecte par induction. Seibt a bien traité la question,' mais seulement dans un cas théorique qui n’est pas celui de la pratique, le cas normal de la pratique étant celui où une fraction seulement du résonateur est intercalée dans le circuit oscillant primaire. M. Béthcnod, dont les intéressants travaux sur la télégraphie sans fil sont bien connus, s’est proposé de
- traiter le cas normal tel qu’il vient d’être défini. Il est ainsi conduit à une formule simple permettant le calcul du facteur d’accouplement apparent avec une précision satisfaisante. Du reste, la méthode qu’il a imaginée est susceptible d’être étendue au cas d’une excitation indirecte par transformateur Tesla ; c’est ce que l'auteur se propose de montrer dans une prochaine étude, en même temps qu’il fera connaître les résultats de quelques essais.
- On peut concevoir que certains établissements induslriels puissent être dans l'obligation d’utiliser l’énergie qu’ils reçoivent directement sous forme de courant alternatif à liante tension, sons forme de courant continu à bas voltage. MM. lleyland et Ivorda
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- ont imaginé à cet effet une machine résultant de la combinaison particulière d’unq machine dite unipolaire avec un moteur asynchrone ou encore avec un moteur asynchrone ou encore avec un moteur homopolaire dit à fer tournant. Un type de i5o kw. a été exécuté l’année dernière par la Société Alsacienne de Consti’uctions Mécaniques, à Belfort. M. Korda présente lui-même dans le numéro d’aujourd’hui une description complète de cette machine, que l’on peut actionner au moyen de courants alternatifs et à laquelle on peut emprunter du courant continu sans que l’on soitobligé de placer l’enroulement de ce dernier dans un champ uniforme. Le principe de celle machine est d’ailleurs basé sur la considération suivante :
- La tension produite dans chaque conducteur de l’enroulement à courants alternatifs n’est pas de prime abord de sens alternatif, mais bien pulsatoire d’une direction constante. Elle ne devient allernaliveque par les connexions qui relient en série les conducteurs entre eux. Or, les mêmes conducteurs peuvent être connectés de telle manière que les pulsations ^'additionnent toujours dans le même sens. On obtient alors un courant continu pulsatoire. Et enfin, si les connexions sont faites de telle façon que les pulsations s’additionnent sous un déphasage déterminé, il en résultera un courant continu d’intensité constante.
- De nombreuses figures permettront du reste au lecteur de suivre facilement toutes les explications données par l’inventeur.
- Comme extraits de publications périodiques, on trouvera le compte rendu de deux articles récemment parus dans une publication américaine.
- Le premier, dû à M. Brent Wiley, traite un problème de construction de machines qui se pose dans la commande motrice des cisailles. Les moteurs qui conviennent à ce genre d’appareils sont obligés de travailler d’une façon essentiellement irrégulière, et par
- suite il s’agit avant tout d'égaliser le travail pendant le cours d’un même cycle d’opérations. La condition idéale à réaliser serait que le volant du moteur se chargeât intégralement de fournir le travail utile nécessaire pendant le temps très court que dui*e l’opération de la taille. Le moteur lui-même se trouverait ainsi à l’abri de tout à-coup de fonctionnement et n’aurait en somme qu’à faire récupérer au volant, dans l’intervalle de deux tailles, l’accélération perdue. L’auteur montre alors qu’il est possible de réaliser à très peu de chose près cette condition en déterminant a priori la caractéristique de vitesse du moteur à construire, à l’aide d’une construction graphique dont il donne le détail. Ensuite vient une comparaison établie, au point de vues pécial de la commande des cisailles, entre les différents mode d’excitation des moteurs. Le moteur semi-eompound parait particulièrement indiqué dans certains cas.
- Le second article est une étude historique très complète où M. Elihu Thomson examine avec sa haute compétence les différents systèmes réalisés depuis trente ans pour obtenir un réglage automatique de la stabilité dans les circuits cVéclairage électrique. Au début, la théorie ne jouait aucun rôle dans rétablissement des distributions et les succès relatifs que Ton obtenait étaient dus soit au hasard, soit à la grande résistance extérieure des circuits, soit enfin peut-être à des dispositifs spéciaux tels que l’emploi de condenseurs intercalés. On fut réduit à ces tentatives empiriques jusqu’au moment où l’importance expérimentale des courbes caractéristiques de M. Marcel Deprez lut reconnue ; on put alors déterminer a priori dans une large mesure quelle serait la stabilité d’une machine donnée quand on l’appliquerait à un circuit d’éclairage. Après avoir condamné les « arcs courts» qui furent en faveur à une certaine époque, l’auteur achève son historique par l’exposé et la discussion d’un système de réglage magnétique très simple, et par l’énoncé général des conditions de stabili té d’un circuit.
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- SUR LE CALCUL DE LA FRÉQUENCE PROPRE D’UNE ANTENNE
- EXCITÉE INDIRECTEMENT PAR DÉRIVATION
- Pour exciter indirectement une antenne, l’on peut, comme on le sait, faire usage d’un résonateur Oudin au lieu d’un transformateur Tesla. Le premier procédé (fig. i) l’avantage de la simplicité de construction ; il évite notamment l’obligation d’isoler l’un de l’autre les circuits primaire et secondaire. Bien qu’il soit, pour ces raisons, très usité en pratique, il ne semble pas avoir été étudié d’une façon aussi complète que le deuxième procédé, celui de l’excitation indirecte par induction (fig. i).
- A notre connaissance, les seuls travaux d’une portée pratique qui aient été publiés sur la question sont ceux de Seibt (*); mais cet auteur a seulement traité le cas dans lequel toutes les spires du résonateur R font partie du circuit oscillant primaire, tandis qu’en pratique une fraction seulement PS du résonateur est intercalée dans ce circuit (fig. i). C’est ce cas normal que nous nous proposons de traiter dans la note suivante ; pour simplifier, nous admettrons comme Seibt que la capaci té et la self-induction de l’antenne peuvent être supposées concentrées. D’autre part, dans le même but, nous négligerons l’amortissement des oscillations; nette hypothèse est du reste légitime puisque nous nous limiterons dans cette première étude au calcul de la fréquence propre d’une antenne excitée indirectement en dérivation.
- Notations. — L’on désignera par:
- Ij, le courant dans le circuit primaire C T S P E U C ;
- C|, la capacité primaire ;
- P,, le coefficient de self-induction de la
- (') Pliysikalische Zeitschrift, ier août 1904. Etude reproduite dans Y Eclairage Electrique, tome XLI, 1e1' octobre 1904, p. 27.
- portion P S du résonateur commune au circuit primaire et au circuit de l’antenne, et des fils de connexions du circuit primaire; I2, le courant dans l’antenne;
- C2, sa capacité supposée concentrée;
- L2, le coefficient de self-induction totale de l’antenne et. de la portion du résonateur P Q non intercalée dans le circuit primaire
- (fig- 0;
- Fig. 1.
- M, le coefficient d’induction mutuelle entre les portions SP et P Q du résonateur R ;
- J, le courant dans la portion commune S P du résonateur ;
- tL( (x < 1 ), la fraction du coefficient de self-induction totale du circuit primaire L, qui correspond aux divers fils de connexion P U, U C, G T, T S [Bien que cette fraction puisse
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- être très importante en pratique, les précédents auteurs (Seibt, en particulier) ont toujours supposé t= <>]. Cette définition, jointe à celle de L, revient à dire que le coefficient de self-induction de la portion PS du résonateur est égale à (i — x) Lj.
- Remarquons immédiatement que puisque l’on néglige les résistances ohmiques (amortissement nul), les courants I,, L et J correspondant à une certaine fréquence propre —
- ne peuvent être qu’en phase ou en opposition, et il en est de même des tensions aux bornes des divers circuits. En profitant de cette remarque l’on peut ainsi écrire, d’après le montage de la figure i, les égalités algébriques (*) :
- Ii + I, + J = o
- — IVT u) I g —|— L, ( i — t) (xi J — x L [ u) I, -— M o) J LgW L — ,, — x L, w 11
- (joli)
- -M
- C,ü) (i)
- L’élimination de J et de p entre ces trois
- ’i
- équations donne aisément la condition :
- ou encore
- (L,LS— M* + 2xMLt + (i -tJtL,') üA
- -(fe + L, + aMt(l—')“•+ ciV,
- 2)
- (') L’on vérifie immédiatement que le signe affecte aux termes en M est convenable en faisant C, = o (d’où I( = o) dans les équations (i); le système oscillant se réduit, alors à une antenne A reliée à la terre par l’intermédiaire d une simple bobine de self-induction R ,cl sou coefficient de self-induction totale est bien égal à L, (i —x) -j- Lo -f 2 M, ainsi qu’il fallait s’y attendre a priori.
- Le problème est ainsi résolu théoriquement, les racines de l’équation bicarrée (a) étant immédiatement calculables. Malgré l’apparente complexité de cette équation, l’on peut du reste, comme on va le voir, l’écrire sous une forme extrêmement simple. Multiplions tous les termes par le facteur Cj C2, et posons (*) :
- L = L* — ^ + axM + (i — x) xL, )
- J-'J f
- r ^
- a = —;
- Vbc2 ]
- l’équation (a) devient.
- GiL, — —[I^iGi—J— (L2—J— a.M-f- (i—'t)L1)C2]w2-|-i=(>.
- Enfin, remarquons que la vitesse propre d’oscillation du circuit primaire C T S P E UC est
- S/L^C,’
- (4)
- et que celle du système oscillant réduit à l’antenne A reliée à la terre par une simple bobine de self-induction II (Gt — o) a justement pour valeur
- I
- V;(L2 + aM + (I — cl L,) C2
- (5)
- En tenant compte de ces remarques et en chassant les dénominateurs, l’on obtient en dernière analyse l’équation sous forme très simple :
- Qa*(D* — (Q,a -f Û22) Q2ti)2 + Q2Q,2Q22 = o. (6)
- L’on en déduit immédiatement :
- (7)
- (<) L’011 trouvera plus loin une interprétation physique très simple de ces quantités L et û.
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- Cette formule est absolument générale. Les quantités Q, et ü2 peuvent d’ailleurs être déterminées expérimentalement par les procédés connus, et il en est de même de Lî. lic-marquons en effet que si l’on fail C, = ce dans l’équation (a), la solution se réduit à <i> = Q. En d’autres ternies, Q n'est, autre chose que la vitesse propre d'oscillation du système obtenu en court-circuitant le condensateur C (ce qui revient à faire C, — cc);celle quantité est donc facilement mesurable, le montage correspondant pouvant du reste être réalisé instantanément sur l’appareil en essai, sans qu’aucune disposition spéciale soit nécessaire (*).
- En pratique, l’on accorde souvent entre eux le circuit primaire P UT S P et le système formé par l’antenne A et le résonateur 11; ceci revient à régler les constantes de telle sorte que = Q,.
- L’on peut alors écrire l’équation (ti) sous la iorme très simple,
- oP — aQjaü)2 + O/TP •' o, <(>')
- obtenue aisément en divisant tous les termes par Q,2.
- De (6') on tire immédiatement :
- Cette dernière formule peut se ramener à une forme connue en posant
- O2
- (»)
- L’on peut écrire en effet
- o
- v/1 ±
- (9)
- P) Naturellement, si l’on adopte à col elfel le montage à excitation directe servant à la mesure de Q.,, l’on courl-circuite également l’éclateur E qui ne joue aucun rôle dans ledit montage.
- le coefficient p désignant le facteur d!accouplement apparent.
- Les vtdeurs de la fréquence propre d’une antenne excitée par dérivation sont donc déterminées par les deux racines :
- m' = Û, - *-
- V1 + P
- et
- co* == <!, ---.
- V'i — p
- L’on constate ainsi que l’intervention du coefficient d’induction mutuelle M et de la self-induction des connexions n’enlève pas leur simplicité remarquable aux formules.
- Jusqu’ici l’on a le plus souvent évalué p en déterminant expérimentalement w' et o>" au moyen d’un ondemètre; l’emploi de la formule (8) [tour le calcul de p à l’avantage d’offrir plus de précision,car il est parfois très difficile de distinguer l’un de l'autre, au moyen du détecteur de l’ondemètre, les deux maxima d’énergie correspondant à w' et <t) ’.
- Dans une prochaine étude, nous ferons du reste connaître les résultats de quelques essais et nous montrerons comment la méthode précédente pour le calcul du coefficient d’accouplement peut être étendue au cas d’une excitation indirecte par transformateur Tesla ().
- J. 13 JC ï 11 ex ou.
- (*) Indépendamment des travaux de Seibt, rappelés au début de cet article, l’on peut ciler ceux d’Abrahanr (Physikalische Zeitschrift, 1904, 5, 174) et de Maudels-lam (Physikalische Zeitschrift, 1904, 5, 12-15). Mais ces auteurs, tout en traitant l'antenne comme un conducteur rectiligne unique, font les mêmes hypothèses que Seibt au sujet du montage du circuit oscillant primaire et de la self-induction des connexions. D'ailleurs, il n’csl pas certain que leur hypothèse à propos de lantenne soit beaucoup plus exacte que celle d’après laquelle hou suppose la capacité et la self-induction concentrées, par suite de la forme actuelle îles antennes, dans lesquelles la plus grande partie île la capacité se trouve souvent reportée à l’extrémité.
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- TRANSFORMATRICE HEYLAND-KORDA <>
- Il arrive souvent que des établissements industriels, électro-chimiques ou autres, branchés sur un réseau mono ou polyphasé à haute tension, sont dans l’obligation d’utiliser l’énergie sous forme de courant continu à bas voltage. C est le cas, par exemple, d’une fabrique d’aluminium qui désirerait alimenter avec ses génératrices simultanément ses bains à courant continu et ses transports de force à courants triphasés.
- Nous avons pensé, avec M. Jleyland, qu’il conviendrait, dans de tels cas, de faire usage d’un convertisseur rotatif constitué par la combinaison particulière d’une machine dite « unipolaire », soit avec un moteur asynchrone, soit avec un moteur synchrone « homopolaire » dit cc à fer tournant ».
- Une telle machine de iiokw. a été exécutée, cette année, sur nos plans, par la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, à Belfort, et nous avions espéré pouvoir l’exposer en fonctionnement, à l’Exposition internationale d’Elec-tricité à Marseille, dans le stand de cette Société au Palais de l'Energie. Malheureusement, des retards imprévus, de la part des fournisseurs, ont empêché l’achèvement à temps; c’est donc pourde moment « à l’état statique » que nous présentons l’appareil dont on pourra néanmoins apprécier les particularités principales par ce qui suit.
- Les machines unipolaires ou homopolaircs à courant conlinuet à courant alternatif sont deux types de machines très simples, mais bien différents l'un de l’autre. Le type à courant continu comporte un champ uniformément réparti dans un entrefer uniforme entre le stator et le rotor, par contre, celui à courant alternatif est caractérisé essentiellement par un champ magnétique non uniforme. Aussi est-il impossible d’emprunter à l’enroulement induit de la machine unipolaire à courant continu, des cornants alternatifs, et de même il n’y a pas moyen de produire saiifc commutation un courant continu au moyen
- (') Communication à la ï,! section du Congrès international d’électricité de Marseille, septembre 1908.
- de l’enroulement induit d’une machine homopolaire à courant alternatif. C’est la raison pour laquelle on n’a pas pu créer, jusqu’ici, un transformateur unipolaire pratique de courant alternatif en courant continu.
- Il est toutefois connu par les travaux de notre collègue, M. Routin, qu’il est possible de produire du courant continu dans une machine homopolaire à courant alternatif, en disposant dans la partie massive de l’induit un second enroulement spécial composé de barres, car les pulsations du champ de l’entrefer n’arrivent plus jusqu’à cet endroit; on peut donc y disposer d’un champ uniforme pouvant produire un courant continu. Une telle machine représente par conséquent, en même temps qu’une machine à courant alternatif, une machine .à courant continu.
- L’enroulement de cette dernière est placé à l’intérieur et à l’extérieur de l’enroulement de la première à une distance telle l’un de l’autre et de l’entrefer, que ce sont seulement les enroulements à courant alternatif, placés près de l’entrefer, qui se trouvent exposés aux pulsations d’un champ non uniforme produisant du courant alternatif, tandis que dans l’enroulement à courant continu, placé loin de l’entrefer, dans la partie massive du circuit magnétique, où aucune pulsation du champ ne se fait plus sentir, le champ uniforme peut donner naissance à un courant continu dit « unipolaire ». Malheureusement, dans une telle machine, les deux sortes d’enroulement sont forcément très éloignés l’un de l’autre et, de plus, séparés par un milieu de fer massif. La dispersion du champ magnétique devient donc tout naturellement trop considérable. Ce dispositif ne peut, par conséquent, servir que tout au plus à la production d’1111 faible courant continu d’excitation pour l’alternateur homopolaire; par contre, il est impossible de s’en servir d’une manière pratique comme transformateur de courant alternatif en courant continu et inversement.
- Notre système de transformatrice suit 1111c voie toute différente pour produire par induction unipolaire* des courants alternatifs et continus dans
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- la même machine, cette dernière pouvant servir alors à transformer Y un des genres de courant dans l’autre. Le principe est basé sur la considération suivante. La tension produite flans chaque conducteur de renroulement à courants alternatifs n’est pas déprimé abord de sens alternatif, mais bien pulsatoire d’une direction constante. Elle ne devient alternative que parles connexions qui relient en série les conducteurs entre eux. Or, les mêmes conducteurs peuvent être connectés de telle manière que les pulsations s’additionnent toujours dans le même sens. On obtient alors un courant continu pulsatoire. Et enfin, si les connexions sont faites de telle façon que les pulsations s’additionnent sous un déphasage déterminé, il en résultera un courant continu d’intensité constante.
- Nous obtenons ainsi une machine que l’on peut actionner au moyen de courants alternatifs et à laquelle on peut emprunter du courant continu sans que l’on soit obligé de placer renroulement de ce dernier dans un champ uniforme. En effet, les conducteurs à courant continu se trouvent à la surface de l’induit et sont exposés à un champ magnétique variable. Néanmoins, grâce à notre dispositif, ils ne donnent lieu qu’à une faible dispersion magnétique qui ne dépasse nullement les limites admissibles.
- Ce dispositif est le suivant :
- Le stator est muni d’un enroulement à courant alternatif et en même temps d’un enroulement d’excitation à courant continu. Le rotor est pourvu de conducteurs sous forme de barres reliées, par groupes, d’un côté et de l’autre, à des bagues de contact de façon à former plusieurs enroulements en court-circuit dits « à cage d’écureuil ». Des frotteurs s’appuient sur ces bagues de contact, et sont reliés, entre eux et à des prises de courant, par des conducteurs sous forme de câbles ou de barres isolées placés dans les mêmes entailles que renroulement à courant alternatif du stator. Ces conducteurs servent, par conséquent, à mettre en série les dites cages d’écureuil.
- Le stator peut être exécuté à volonté avec saillies polaires pour marcher comme machine synchrone h îer tournant ou bien avec surface lisse dans l’entrefer et avec enroulement pour la marche en machine asynchrone. Cette dernière disposition a même servi de point de départ à notre invention. En effet, nous sommes partis de l’idée
- *
- d’employer les bagues de court-circuit d’un rotor à cage d’écureuil comme bagues de contact de l’induit d’une machine unipolaire, en les munissant de frotteurs, ce qui est possible à condition que le flux magnétique uniforme qui engendre le courant continu « unipolaire » passe complètement par ces bagues. On peut se rendre compte que, dans une telle machine, le champ du à l’excitation à cornant continu et qui se trouve superposé au champ tournant, ne modifie pas l’effet de ce dernier et réciproquement le champ tournant n’entrave en rien les phénomènes qui produisent le courant continu dans l'unipolaire. En effet, dans le rotor, les courants de court-circuits engendrés par le champ tournant se ferment sans difficulté par les bagues elles-mêmes sans influencer le courant continu « unipolaire » recueilli sur les mêmes bagues par les frotteurs y appliqués.
- Fig. i.
- Les figures 1,2, 3 montrent schématiquement la première forme d’exécution, celle en machine synchrone. La figure i est une coupe longitudinale ; les figures i et 3, des coupes transver-salessuivant la ligne I-1I. Enfin la figure ia représente le schéma déconnexion développé du rotor.
- Les figures i5 et 16, par contre, reproduisent les plans de la transformatrice asynchrone de r5o kw. exécutée par la Société alsacienne et sur laquelle nous reviendrons plus loin.
- Dans les figures i, a cl 3, a désigne le stator,
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- b le rotor, c, et c.j les deux bobines de l’cnroulc-mcnt d’cxeitation à courant continu, d les bannes de contact du rotor, e les frotteurs s’appuyant sur ces bagues, f\ et /’2 les conducteurs-à courant continu dont ceux f\ communiquent avec ceux/j au moyen des bagues d et des balais e. Enfin g représente l’enroulement à courant alternatif du stator. Le tracé mixte indirpié dans les coupes longitudinales représente les circuits magnétiques.
- si
- d
- \ i I I ! l
- 2E
- 7ZE
- il
- 11
- d
- Fig. ia.
- tact d du rotor recueillent des courants continus produits dans les conducteurs f\ du rotor par le champ magnétique dûaux bobines d’excitation à courant continu c, et c.,, tandis que les courants alternatifs produits dans.les mêmes conducteurs du rotor par le champ magnétique tournant résultant du stator et du rotor sont mis en court-circuit par les bagues e?'et ne passent pas par les balais e. Ces derniers servent à mettre en série les cages d’écureuil à barres /ietà conduire le courant continu résultant hors de la machine au tableau de distribution.
- L’enroulement à courant alternatif g est logé dans les mêmes encoches (pie celles où sont placées les barres/j, à la périphérie interne d’une couronne médiane lamcllée du stator ; il se présente sous forme d’un enroulement triphasé. La partie qui est opposée à ladite couronne inté-
- Fig. 2.
- Sur ce schéma, les bagues de contact d du rotor figurent au nombre de six, disposées par deux paires de trois, tandis que les conducteurs à courant continu comprennent douze barres f\ sur le rotor et six barres f, sur le stator. Les douze barres f\ sont connectées chaque fois de quatre en quatre en parallèle par les paires de bagues d, comme on le voit clairement à la fig. !\ et elles forment ainsi trois groupes de barres dont chacun est une sorte de cage d’écureuil. Les six bagues /i du stator, également indiquées à la fig. i, sonl logées dans des encoches du corps du stator et sont reliées par deux en parallèle, elles aussi, en trois groupes do deux barres, correspondant aux trois groupes de barres du rotor.
- Les balais e s'appuyant sur les bagues de eon-
- rieurc du corps du stator porte deux saillies polaires h ; elle produit ainsi dans l’enroulement à courant alternatif g une force électro-motrice alternative, d’une manière analogue aux alternateurs dits « sans pôle ». La présence de ces saillies polaires fait que., dans les conducteurs /', et fi, il se produit, de prime abord, non pas un courant continu constant, mais bien des courants pulsatoires de même sens. Toutefois, les conducteurs f., du stator étant, comme il est indiqué à la fig. i, relies entre eux en série, par l'intermédiaire des balais e, des bagues de contact, d et des conducteurs du rotor, les courants pulsatoires en question s'additionnent et forment ainsi, en raison de leur déphasage respectif, un courant continu sensiblement constant.
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- Un tel convertisseur présente l’avantage très appréciable qu’il permet une variation très étendue du rapport de transformation et que, de plus, il est susceptible d’une auto-régulation dans certaines limites. Grâce à cette dernière, on peut, par exemple, obtenir un corn ant continu à voltage constant malgré les oscillations du voltage alternatif du réseau primaire.
- Ainsi qu’il est facile de s’en rendre compte, les tensions continue et alternative n’ont aucun rapport fixe entre elles, quoique les conducteurs à courant continu l'enroulement à courant
- alternatif g se trouvent dans les memes encoches du stator, et que, par conséquent, les forces électromotrices induites dans les conducteurs d’une même encoche soient exactement les memes. En effet, la vitesse du synchronisme étant atteinte, la tension continue produite est proportionnelle au champ total de l’appareil et indépendante des pulsations du champ ; la tension alternative est, au contraire, proportion-
- nelle à l’amplitude de ces pulsations, c’est-à-dire à la différence entre la valeur maxima qu’a le champ au voisinage des saillies polaires h et la valeur minima qu’il a dans les intervalles que laissent entre elles ces saillies. De plus, la réaction d’induit- du circuit à courant continu est tout autre que celle du circuit à courant alternatif. La première, celle du circuit à courant continu, est dirigée tangciitïellemont à la circonférence du rotor et peut, suivant la façon dont sont établies les connexions des conducteurs, être soit positive4, soit négative. Son effet sur le champ total est théoriquement nul. Par contre, la réaction d’induit du circuit à courant alter-
- natif est dirigée perpendiculairement à la circonférence du rotor. Elle est, par rapport au champ total, alternativement positive et négative, c’est-à-dire qu’elle agit clans l’un des sens sur les saillies polaires, et dans l’autre sens dans les intervalles que laissent entre elles ces saillies. Elle influe uniquement sur la différence entre les intensités du champ maxima et minima et elle exerce une réaction relativement grande sur la tension alternative. Elle nfexerce, par contre, aucune influence sensible sur la tension continue, car, si elle provoque un renforcement en un point du champ, elle donne lieu à un affaiblissement en un autre point du champ, de
- Fig1. 4.
- sorte que le champ total reste sensiblement inaltéré. On peut même éliminer rigoureusement son influence ur la tension continue, en ayant soin de saturer fortement les pièces polaires et. de réduire l’entrefer dans les intervalles séparant les saillies polaires, afin de renforcer l’effet aux endroits où se trouvent ces intervalles.
- Si l'on suppose que l’appareil soit destiné a transformer du courant alternatif en courant continu et que la tension alternative du réseau soit soumise à des variations, à une augmentation par exemple, il est amené du réseau, dans rcnroulemenl à courant alternatif g*, un courant déwatté qui renforce le champ sous les saillies
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- polaires et l’atténue clans leurs intervalles. Si, alors, les saillies polaires sont suffisamment saturées, le renforcement et l'affaiblissement, du champ ont à peu près la même valeur, de telle sorte que le champ total et, par conséquent, la force électromotrice du courant continu demeurent constants. 11 se produirait un phénomène analogue, mais de sens inverse, si la tension du réseau venait à baisser, au lieu d’augmenter, comme nous l’avons d’ahorcl supposé. Mais lorsque les pièces polaires ne sont plus entièrement saturées, l’allaiblissement du champ est toujours moins important du côté courant continu cjue du côté courant alternatif.
- Cette auto-régulation suffit pour supprimer, d’une part les perturbations de la tension du circuit secondaire et pour permettre, d’autre
- Fig. 5.
- part, un réglage entre des limites très étendues du rapport de transformation.
- Dans tous les cas .où le champ est produit dans des spires en court-ci rcuit (type' asynchrone), l’enroulement .à courant alternatif emprunte tout son courant de magnétisation an réseau ; dans les antres cas, au contraire, il ne lui emprunte que le courant de magnétisation servant à corriger les variations du réseau.
- On peut même aller plus loin en remplaçant le champ unipolaire par des champs de* directions alternées, en décomposant, par exemple', ce champ en deux moitiés juxtaposées par une subdivision de l’excitation en deux parties de directions magnétiques opposées.
- Si l’on met alors l’une de ces parties en circuit, d’abord dans sa direction primitive, et, ensuite, dans une direction opposée, et si l’on règle l’autre |
- partie de telle façon que la somme de tous les champs positifs soit égale à celle de tous les champs négatifs, la tension s’annule du côté continu, tandis que celle du côté alternatif est fonction de l’amplitude des deux champs de directions opposées.
- Si, après cela, on renverse l’excitation de façon que les deux champs partiels soient de nouveau du même sens, on obtient, à nouveau comme auparavant, une induction unipolaire.
- Cette disposition peut être réalisée de diverses manières, et, par exemple, de la façon particulièrement simple que l’on voit sur les figures 4, f> et G. Le champ unipolaire produit par l’enroulement d’excitation y est-décomposé en deux parties distinctes juxtaposées, et l'enroulement à courant alternatif g n’y est plus logé dans les
- Fig. 6.
- mêmes encoches que les conducteurs à courant fi, cet enroulement, étant rapporté sur l’une des joues latérales du corps du stator a. Cette joue est lamellée, tandis que le rotor b est, dans sa partie médiane, entièrement, lisse (fig. >) ; avec les conducteurs fi uniformément répartis sur le pourtour ; par contre, il présente des saillies polaires h dans ça partie courant alternatif, c’est-à-dire en regard de l’enroulement g.
- Quant à l'enroulement d’excitation du stator, les deux bobines ci et ci qui le composent sont disposées l’une indépendante de l’autre et combinées chacune avec un régulateur qui permet d’en régler les connexions. Ce régulateur peut, en outre, mettre les deux bobines en opposition l’une à l’autre. Ce dispositif de réglage consiste en des rhéostats /1, ii, l’un pour la bobine ci et l’autre pour la bobine ci. L’un de ees rhéostats,
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- par exemple est établi pour permettre également le renversement des connexions de la bobine ci. Si, par exemple, on met la bobine ci en .circuit, d’abord pour un sens de courant, et ensuite pour le sens opposé, et si Ton règle le courant dans l’autre bobine c% au moyen du rhéost at h. de telle façon que la somme de Ions les champs positifs soit égale a celle de tous les champs négatifs, la tension s’annule du côté courant con-
- tinu tandis que celle, du courant alternatif est en fonction de l’amplitude des doux champs do sens opposé. En réduisant alors graduellement l'excitation de la bobine cl jusqu'à la renverser, on peut ramener graduellement aussi la tension du courant continu jusqu’à sa pleine valeur, l'enroulement à courant alternatif restant branché constamment sur le réseau.
- ! A suivre.) Désiré Koiuïa.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Moteurs pour grandes cisailles. — Brent Wiley. — Proceedings of the American Institule of Electrical Enginecrs, janvier 1909.
- Les moteurs électriques destinés à la commande des cisailles travaillent dans des conditions extrêmement particulières ; la répartition du travail dans le temps d’un cycle complet est essentiellement irrégulière, puisque la pleine charge est appliquée subitement et que le travail utile dure d’une demi-seconde à deux secondes, suivant les dimensions de la machine et la nature de la substance taillée.
- l/au leur étudie dans quelles conditions doit travailler le volant de ces machines, cet organe, distributeur de l’énergie dans le Jemps, jouant ici un rôle capital. L’idéal, pour une cisaille, c’est un volant qui accomplirait intégralement, à l’aide de son énergie interne seule, le travail de taille; la machine n’aurait d’autre fonction que de faire récupérer au volant, entre deux tailles, l’accélération perdue. Cette condition idéale des essais faits sur de grandes cisailles, montre qu’on peut la réaliser avec une très grande approximation, pourvu que les caractéristiques de vitesse du moteur soient convenablement choisies.
- Avant de déterminer exactement comment on doit faire le choix de ces caractéristiques de vitesse, l’auteur analyse les courbes de vitesses de quatre types différents de moteurs : shunt, compound normal, semi-compound, et série à courant continu. Soient respectivement A, B, C, D, ces quatre courbes
- (fïg. 1) correspondant à une puissance de So IIP sous 200 volts, en courant continu. Pour des tenailles dont la commande motrice exige un moteur de ib HP ou au-dessus, le travail de frottement s’élève à %b % environ de la puissance totale; pour des puissances moindres, le travail de frottement varie de ib à 20 % de la pleine charge.
- La variation de vitesse qui correspond à une variation de charge donnée, ainsi que le pourcentage d’énergie abandonnée par le volant corrélativement aux différentes pertes de vitesse, se trouvent indiqués ci-dessous :
- Courbe A.
- Moteur shunt, variation de vitesse entre la charge minima et la charge maxima, 5 % .
- L’énergie d’un volant varie comme le carré de *sa vitesse; la quantité d’énergie fournie pour une .variation de vitesse de 5 % est de 10 % .
- Courbe B.
- Moteur compound normal, variation de vitesse entre la charge minima et la charge maxima, i5 % .
- Moteur compound normal, variation de vitesse entre la charge duc au frottement seul soit o.b % do la charge) et la pleine charge, 10 % .
- Energie abandonnée par le volant pour une variation de vitesse de m % , 19 %.
- Courbe C.
- Moteur semi-compound, variation de vitesse de la charge minima à la charge maxima, 5o % .
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- Moteur semi-compound, variation de vitesse entre le travail de frottement seul, (2$ % de la charge) et la pleine charge, io %.
- Energie abandonnée par le volant pour une variation de vitesse de 3o % , 5i % .
- Courbe D.
- Moteur-série, variation de vitesse entre % de la charge et la pleine charge, 66 % .
- Vitesse à a5 % de la charge, 1 5oo tours par minute.
- Vitesse à pleine charge, 5a5 tours par minute.
- Lorsqu'il s’agit d’introduire la commande électrique dans un atelier de cisailles fonctionnant déjà, on peut traiter comme il suit le] problème de la détermination du moteur.
- Soit A (en chevaux-seconde) la capacité du volant de la machine ; soit B (en ampères) l'intensité correspondante au travail de frottement de la machine,sous un voltage donné (travail à déterminerpar des essais).
- Comptons 2 secondes pour la durée du travail utile et 6 pour l'intervalle entre deux opérations.
- Nous considérons le cycle comme continu. Si l’on supprime la puissance motrice pendant que la machine marche à une vitesse quelconque, le nombre de tailles consécutives qui peuvent être opérées avant que la machine arrive à l’état de repos est de quatre. Pour le cas idéal où le volant accomplit tout le travail utile à l’aide de son énergie propre, il doit fournir % de son énergie par opération et ralentir de 13 % .
- Soit C (en tours par minute) la vitesse du moteur à faible charge.
- Pendant la période de taille, la vitesse doit tomber
- à la valeur G — i3 % C soit à 87 % de sa valeur primitive C.
- L’énergie abandonnée par le volant durant les deux secondes de travail utile et l’énergie amassée dans le volant pendant les six secondes d’intervalle = % A chevaux — seconde.
- Appelons maintenant D l'intensité (en ampères) du courant nécessaire pour amasser ces % A HP — seconde pendant l’intervalle de six secondes.
- La courbe du courant correspondante à la courbe de puissance à tension constante se tiendra dans une région de bon rendement si la caractéristique de vitesse du moteur règle la variation comme il suit :
- La valeur minima du courant doit être celle qu’exige le travail de frottement à la fin de l’intervalle entre deux tailles, et sa valeur maxima, celle du travail de frottement augmentée de deux fois la valeur du courant moyen qui est nécessaire pour faire récupérer au volant l’énergie dépensée pendant la taille. La courbe de la figure 2 représente la construction graphique correspondante.
- Pendant la période de travail utile, le courant s’élève jusqu’à un maximum X, et, à la fin de l’intervalle de six secondes, s'abaisse jusqu’en Y (correspondant au travail de frottement seul). Ainsi, au point Y, B ampères correspondent à C révolutions par minute, ce qui donne un point de la courbe de vitesse du moteur. On voit qu’il faut D ampères en moyenne pour amasser les a5 % d’énergie perdue. Ainsi la valeur maxima du courant, au point X, est de 2 D ampères, et cette valeur doit correspondre à 87 % C tours par minute, ce qui fournit un deuxième point de la courbe cherchée. On détermine ainsi la courbe de vitesse par points successifs, soit C (fig. 1) une telle courbe.
- Il faut alors se préoccuper de réchauffement du moteur, du à l’intensité efficace du courant. Cette intensité efficace peut se calculer ainsi ; on sait que l’intensité efficace est égale à la racine carrée de la valeur moyenne du carré du courant. On peut l'obtenir approximativement par la méthode connue des sectionnements d’aires à l’aide d’ordonnées équidistantes. Par exemple, en pratiquant le sectionnement iudiqué sur la figure 2, on aura pour valeur de la racine carrée du carré moyen de l'intensité la valeur
- a /(fi* /"N 0,21 -J- (b2 X, 0,2) -j- (c2 0,2) ...
- Y -
- On a dès lors le moyende calculer la puissanced'un moteur qui satisfasse aux conditions ci-dessus énoncées.
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- Il faut alors rechercher quel doit être le mode d’excitation du moteur. Or le moteur-série éprouve des variations de vitesse de 66 % entre la marche à vide (c’est-à-dire avec le travail du frottement seul) et la pleine charge. On doit donc l'éliminer.
- Au contraire, l’auteur établit que, pour certaines applications, le moteur semi-compound semble être uneftrès bonne machine, au point de vue mécanique aussi bien qu'au point de vue électrique.
- Fig. 2.
- Enfin dans quelques considérations terminales sur les moteurs à courant alternatif, l’auteur indique qu’on ne doit pas trop considérer le courant de démarrage. L'important est d'avoir une machine de construction simple, capable de fournir un service continu; on se contentera généralement d’un moteur à cage, avec une forte résistance d’induit. On peut arriver à doubler le couple de démarrage, pour une même intensité, avec une diminution de rendement qui ne dépasse pas 4 % de la pleine charge.
- R. C.
- ÉCLAIRAGE
- Les conditions de stabilité des circuits d} éclairage électrique. — Elihu Thomson. — Procecdings oflhe American Instiiute of Electrical En-gineers, janvier 1909.
- L’auteur traite d’une façon générale de la stabilité du courant et de la tension dans les circuits d’éclairage. Mais il n’analyse que les conditions d’instabilité inhérentes à chaque système, et il écarte de propos délibéré l'étude des effets parasites, telle que l'oscillation électrique, en tant que causes perturbatrices.
- La distribution de l’électricité débuta, il y a trente ans passés, par les arcs en série à courant continu. Le système présentait une cause d’instabilité essentielle : la diminution de résistance de l'arc à mesure que le courant augmente d’intensité. Cependant, cette forme de distribution semble destinée à survivre longtemps encore, notamment pour l’éclairage des rues, avec l'emploi des récents arcs à flamme lumineuse, de consommation si économique. De même elle continuera à être en usage avec les lampes à incandescence à filaments métalliques,»el généralement avec toutes les lampes dont la résistance interne favorise .la stabilité du circuit. Dans ces conditions d'emploi, le système esta l’abri de toute perturbation, pourvu qu'il n’y ait pas, par exemple, d’à-coups de vitesse dans le régime des générateurs. C’est le cas, bien entendu, des circuits de lampes à incandescence montées en série ou en parallèle ou selon une combinaison de ces deux systèmes. Autrefois, dans les petites installations à courant continu, on observait facilement les perturbations causées par les irrégularités delà vitesse, et l’on surveillait le régulateur du moteur.
- Depuis le couplage des machines en parallèle, et surtout depuis l’avènement récent de la turbine, ces fluctuations sont presque complètement éliminées. L’auteur ne s’arrête donc pas à les discuter, mais en passant il fait une remarque sur les variations de vitesse anormales qui se produisent parfois dans les dynamos auto-excitatrices à courant continu shunt et compound, du type à tension constante. Il arrive qu’une légère augmentation de vitesse élève la tension, qui à son tour réagit sur le champ en augmentant son intensité, d’où un nouvel accroissement de vitesse, et ainsi de suite. Si, au contraire, il y a au début de la perturbation une légère diminution de la vitesse, la même série de phénomènes se produit mais en sens contraire. La difficulté devient plus grande encore si le régulateur du moteur est d’action un peu lente ; elle est enfin à son comble quand le fer de la machine travaille dans la région rectiligne de sa courbe de magnétisme, bien au-dessous de la saturation. Le remède, ce sera évidemment de refoi'-mer la constitution même de la machine.
- Fort heureusement la grande chute de résistance se produit, dans les lampes à filament de carbone, pour une température très inférieure c\ celle de l'incandescence normale, sans quoi ces lampes présenteraient une cause d’instabilité essentielle , c’est le cas de la lampe Nernst, qui exige un dispositif spécial de stabilisation du courant.
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- Le filament métallique et le filament métallisé, ayant des coefficients de température positifs, tendent plutôt à réduire les fluctuations, mais cet effet est naturellement faible. Quelques essais faits avec des barres de silicium bien pur semblent montrer que, à l’inverse du carbone, ce corps posséderait un coefficient positif jusqu'aux environs de 6oo à 700° centigrades, et qu’au delà sa résistance diminuerait très vite. On voit que, si le silicium avait présenté le même caractère réfractaire que le carbone, il aurait été instable par lui-même, quelles que fussent d’ailleurs ses qualités.
- On a dit, non sans quelque raison, qu’il est plus aisé de construire une dynamo à tension constante qui marche bien, qu’une dynamo destinée à un circuit d'arcs d éclairage en série, réalisant des conditions de stabilité bien déterminées. Gela était vrai, même dans les premiers temps de la construction des machines électriques. Et encore le problème ne se bornait pas là ; il fallait encore que la valeur stable du courant fut précisément celle qui convenait à la machine ; c’est-à-dire qu’elle ne devait ni être assez forte pour amener un échaulïement dangereux des spires, ni d’autre part être trop faible, sinon la matière ne fonctionnait pas aux environs de son maximum d’utilisation.
- D’une façon générale, l’auteur fait ressortir, au sujet de toutes les machines électriques anciennes, la grande valeur de la résistance du circuit, par rapport à celle de Tare.
- Voici quelques chiffres :
- Une petite machine Gramme de 1877 avait un circuit total (y compris son arc) de 3,66 ohms, sur lesquels 1,87 ohms seulement étaient dus à l'arc; il y avait donc presque égalité entre la résistance externe et la résistance interne.
- Une machine Wallace avait une résistance totale de 7,83 ohms, dont 2,77 seulement pour l’arc.
- Une vieille machine Brush à un seul arc avait 2,35 ohms au total, dont 1,67 dus à l’arc.
- Cette répartition de la résistance suffirait largement à elle seule pour assurer la stabilité du circuit, si ce n’était que les dynamos, excitées en série, ont une tendance naturelle à accentuer les variations d’intensité, à cause de la réaction immédiate de ces variations sur le champ inducteur. Ces machines auraient donc, pour celle raison, un débit instable. Nous savons aujourd'hui que la grande réaction d'induit admise ainsi que la quantité, l’espèce et le degré de saturation du fer sont de puissants facteurs de la stabilité; mais, à cette époque, on n’était
- pas si bien renseigné, et l’on s’en remettait entièrement au hasard de l’expérience.
- Un premier pas sérieux fut fait hors de l’empirisme, en 1879; à cette époque, en effet, le Dr John Hop-kinson appela l’attention sur la méthode des « plot-ting-curver », ou courbes caractéristiques de Marcel Desprez : il fut démontré que l’on pouvait prévoir, à l’aide de l'étude de la caractéristique d’une dynamo-série, comment la machine se comporterait, au point de vue de la stabilité, avec un arc en circuit.
- A une certaine époque, les « arcs courts », par opposition aux « arcs longs», furent en très grande faveur. Ce sont des arcs dont les charbons sont extrêmement rapprochés, de telle sorte que l’arc est à peu près nul; ils sont sifflants, produisent un bruissement continuel, et émettent sans cesse des particules de carbone graphite qui viennent s’accumuler sur le charbon inférieur en charbon négatif. L’éclairage était jaune et puissant.
- En pratique, le courant avait environ une intensité double de celle qui convient à l’arc long normal ; avec ce dernier, l’intensité était d’environ 10 ampères et la tension de 45 à 5o volts, tandis qu’avec l'arc court on avait respectivement 10 ampères pour
- à 3o volts environ. Au point de vue de l’économie de consommation, l'avantage appartenait nettement à l’arc court.
- D'ailleurs, l’auteur ne parle de ce système, qui n’entre pas par nature dans son sujet, qu’afin d’indiquer une des raisons qui le condamnaient ; autant qu’il sache, ces arcs courts ou semi-incandescents furent les seuls qui aient jamais été mis avec succès en série sur des dynamos à excitation shunt, machines dont le réglage est particulièrement aisé.
- On voit facilement que ‘ lorsqu’un arc devenait assez court pour n’être plus qu’un arc naissant, l’action régulatrice des aimants du mécanisme de la lampe prenait une importance capitale pour la constance du courant. En effet, une variation très légère dans l’écartement des deux charbons donnait lieu à une variation très importante de la résistance, ainsi que de l'éclairage. Une dilférence de même amplitude dans un arc long était loin d’avoir les mêmes effets. Dans les arcs courts, le mécanisme de la lampe était en fait un véritable régulateur.
- L’auteur cite alors un exemple de cette action de réglage, emprunté à son expérience personnelle. La première machine à arc-série construite pour cet usage fut aussi la première dynamo à trois phases, en étoile, avec commutateur à trois directions. Cette
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- machine, tournant à 7^0 évolutions par minute, alimentait une série de huit lampes à 10 ampères sous 45 à 5o volts. On l'avait établie à l'aide de tous les documents qu'on pouvait réunir à cette époque, mais c'était peu de chose. Cependant, le courant de cette machine était stable, bien qu'aucun essai expérimental n’eût précédé.
- L’auteur continue ensuite l’historique des circuits d’éclairage, en étudiant les machines Brush pour is5 arcs et plus, et en discutant leurs caractéristiques. Puis il parle d’une manière spéciale des circuits alternatifs.
- L’avènement du courant alternatif dans l’éclairage est très ancien. La première tentative dans ce sens fut réalisée en 1878 par la bougie Jablocbhoif. On sait peu de chose de la stabilité de ces systèmes, d’autant plus qu’ils étaient parfois employés avec interposition de condenseurs, par exemple à Paris en 1878, et il peut bien se faire que les condenseurs aient contribué à maintenir les variations dans des limites raisonnables.
- Ensuite, on vit apparaître le redresseur à mercure, avec immersion dans l'huile.
- Voici les conclusions générales de cet important article.
- On peut résumer comme il suit les conditions de stabilité des circuits à potentiel constant, c’est-à-dire de ceux où l’instabilité est maxima et où les intensités de courant peuvent s’élever jusqu’à devenir des court-circuits désastreux.
- Si le mécanisme de réglage de la lampe agit sur l’arc pour l’accroître ou le diminuer corrélativement aux variations de courant, il en résulte une violente oscillation, suivie d’extinction. D’où la nécessité de la bobine de self, là où il y a un ou plusieurs arcs en série. Avec le courant continu, on intercale généralement une résistance qui abaisse la tension totale de 20 à 3o % . La condition de stabilité est alors bien connue ; il faut que la chute de potentiel due à la résistance à la suite d’une augmentation de courant soit plus forte que celle qui a lieu dans l’arc lui-même et vice-versa. Ceci implique une perte d’énergie sérieuse, et on a fait de nombreux efforts pour la réduire au minimum. On admet en général l’arc flottant, et dans ce cas on peut supprimer la résistance passive, à condition qu’on ait intercalé une forte self-iqduction dans le circuit de l’arc. Mieux encore, si l’électro est en dérivation autour de la bobine de réactance (selon l’invention de Higham), on obtient une extrême sensibilité dans le mécanisme qui permet de prévenir les variations de cou-
- rant ou au moins de les compenser par des variations correspondantes de la longueur de l’arc.
- Un dispositif encore plus efficace est celui de la figure 5; la bobine de réglage C, en dérivation sur la bobine de réaction R, se meut dans le champ de celle-ci, fonctionnant comme un électro M.
- De cette manière, l’arc à courant continu peut être alimenté à potentiel constant, en employant un minimum de résistances en série. Malheureusement, l’économie réalisée avec l’arc à charbons est d'une faible valeur pratique quand il n’y a qu’un arc en circuit sous 110 volts. Tandis que la tension de l'arc peut ainsi monter de 80 à 100 volts, ou environ, le gain en lumière ne correspond nullement à l’accroissement d’énergie de l’arc, étant donné la luminosité relativement faible de la flamme de l’arc elle-même. Il est possible que là où la flamme de l'arc constitue la source de lumière, par exemple dans les arcs lumineux, on obtienne ainsi des résultats pratiques appréciables, bien qu’on n'en puisse rien savoir d’avance. Dans le cas de l’arc alternatif monté sur une ligne à tension constante, la stabilité s’obtient facilement en introduisant une impédance, sous forme d’une bobine de réactance, qui ne cause qu’une perte insensible d'énergie, mais, bien entendu, a pour effet de diminuer le facteur de puissance du système; en outre, on doit tenir compte de la torsion du flux dans l'arc alternatif. La lampe Nernst et la lampe à vapeur de mercure partagent avec l’arc ordinaire la propriété d’être instables par nature. Il leur faut absolument un dispositif de réglage spécial.
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- DIVERS
- Les Centrales suisses.
- L’Association des électriciens suisses vient de publier dans son annuaire une statistique très détaillée des diverses entreprises vendant de l’énergie au public.
- A la fin de l'année 1907, il y avait »38 entreprises produisant elles-mêmes leur énergie; 57 ayant des moteurs primaires, mais achetant de l’énergie à d’autres installations et 312 vendant de l’énergie exclusivement à d’autres entreprises ; soit en tout 607 entreprises.
- Sur les a3G entreprises produisant elles-mêmes leur énergie, l’annuaire donne des détails complets sur 173, les prix d’installation par kw. se sont élevés en moyenne à G75 francs pour les installations motrices et à 690 francs pour la distribution, soit
- 1 260 francs en tout.
- *
- Les prix par kw. pour l’installation motrice se sont en moyenne élevés à 588 francs pour les 87 usines n’utilisant que des moteurs hydrauliques, à 70/1 francs pour les G5 usines ayant des moteurs hydrauliques et thermiques, et à 1 110 francs pour i5 usines n’utilisant que des moteurs d’explosion.
- Sur 266 centrales, 62 fournissent du courant continu, iG5 du courant alternatif et 89 simultanément du courant continu et alternatif.
- Les usines produisant du courant alternatif à plus de io 000 volts, sont celles de Rathhausen (11 000 volts), de Joux et Orbe (i3 5oo volts), de la
- Kander et du llageneck (16 000 volts), celles d’Aigle et de la Goule (20 000 volts), celles de Bengnau, de Lucerne Engelberg, de Wangen de Gordola-Lugano et de Neufchiltel (20 000 volts), celle de Thusy-Hauterivc (32 000 volts).
- 5 stations fournissent du courant continu à des tensions variant de 5 000 à 25 000 volts (Saint-Maurice-Lausanne) .
- La fréquence du courant alternatif est de 5o dans 82 installations ; dans 2,- la fréquence est 60 et dans les centres compris entre 5o et 33,5.
- La station qui a la plus longue canalisation primaire aérienne est celle de Joux et Orbe (682km). Le réseau de distribution aérien le plus étendu est celui de IIauterive(8r9km), le plus étendu des réseaux souterrains de distribution est celui de Zurich (658k,“); 75 entreprises ont des batteries d’accumulateurs, d’une puissance totale de 70 000 kw. des lampes et des appareils de chauffage d’une puissance de 17 000 kw.
- 282 entreprises (sur les 266) desservent des électromoteurs dont 87 seulement pendant le jour. Il y a 1944a moteurs installés, d’une puissance moyenne de 4,9 chevaux.
- 249 installations ont des abonnés, 177 pour les moteurs de jour, 189 pour des moteurs utilisables la nuit et le jour, 242 pour la lumière et 2o3 pour les appareils de chauffage.
- 297 entreprises ont des compteurs d’intensité et d’énergie, et 104 des compteurs horaires.
- F. L.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- Unités électriques, par le comte de Baillehache. — 1 volume in-8° raisin de 202 pages. — H. Duxoo et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, G francs-, relié, 7 fr. 5o.
- M. de Baillehache vient de consacrer 197 pages aux unités électriques. C’est une question assez à la mode'chez les physiciens électriciens. On commence par entendre par là cette branche de spécialistes dont les aptitudes et les travaux ressortent plus du
- laboratoire et de la science électrique que de l’industrie. Mais il ne faudrait pas croire cependant que la recherche d’un système absolu n’olTre pas qu’un intérêt exclusivement scientifique, et la meilleure preuve en est que les unités absolues dérivées du système C. G. S., et relatives à l’Electricité, conduisent à des valeurs ridiculement petites ou invraisemblablement grandes pour les applications industrielles. Quoi qu’il en soit, on travaille à l’établissement des étalons et il s’est formé, après le Congrès
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- international de Saint-Louis, une commission élec-trotechniquc internationale chargée de canaliser ces travaux. Certes, c’est là, croyons-nous, une excellente chose, et si la Commission parvient à unifier la nomenclature électrique, elle aura certainement fait œuvre utile. Le livre de M. de Baillehache est suffisamment développé pour ne laisser dans l’ombre aucun point particulier.
- A. B.
- Galvanotechnik, par Krause. — i volume in-8° couronne de 195 pages avec 24 figures. — D1' Max Jaxecke, libraire-éditeur, Hanovre. — Prix : broché, x marks 80; relié 3 marks 20.
- Ce manuel traite d’une question très actuelle. Les applications chimiques de l’électricité se développent de plus en plus et les progrès réalisés sont rapides. O11 lira donc avec intérêt cet exposé complet dans sa forme brève de l’état actuel de la galvanoleclmique. Le technicien y trouvera une documentation abondante et précise en chiffres et en formules. Des chapitres spéciaux sont consacrés à l’électrochimie du nickel, des métaux précieux, du cuivre et du laiton, du zinc, du plomb, de l’étain, etc. Tout ce qui concerne la disposition matérielle des installations est indiqué très soigneusement par l’auteur. Des tableaux de formules rendent les recherches faciles et condensent les renseignements.
- R. G.
- Die Elektrotechnik, par Karl Laudien. — 1 volume in-8° couronne de 293 pages avec ,867 figures. — D‘‘ Max Jaxecke, libraire-éditeur, Hanovre. — Prix : broché, 3 marks 60; relié, 4 marks.
- Le but de l’auteur est de donner un manuel pratique, un livre utile à l’ingénieur. Le titre choisi indique au lecteur qu’il ne trouvera, dans les 290 pages de ce petit ouvrage, ni théories, ni considérations transcendantes sur la nature de l’électricité. Par contre, l’électrotechnicien consultera avec profit cette suite de chapitres qui lui rappelleront sous une forme condensée et dans un ordre logique les différentes notions pratiques sur lesquelles est basée la technique industrielle. Après l’exposé des lois fondamentales (Ohm, lvirschoff, etc.), vient un chapitre consacré aux mesures, puis l’auteur passe en revue les applications les plus usuelles de l’électricité : chauffage, éclairage, électrochimie, génération et transport de l’énergie électrique. Un chapitre sur
- l’appareillage électrique complète ce résumé simple et précis de nos notions actuelles d’électroleclmique.
- H. C.
- VOLUMES REÇUS
- Sopra un problema di minimo che si è pre-sentato in elettrotecnica, par H. Crudeli. — Extrait de Alti Asiociazione Eleltrotecnica ltaliana. Milan.
- Lamiere di ferro-silieio per macchine elet-triche, par G. C. Vallauri. — Extrait do Atli Asso-ciazione Eleltrotecnica ltaliana, Milan.
- Die Kraftfelder, par V. Bjerknes. — 1 volume in-8° de 173 pages avec 29 figures. — Friedr. Vieweg et Soii.x, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché, 7 marks relié, 7 m. 80.
- Elektrotechnische Messungen undMessins-trumente, par Gustav Wernicke. — 1 volume in-8° de i38 pages avec 92 ligures. — Friedk. Vieweg et Soii.x, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché, 5 marks ; relié, 5 m. 60.
- Uberdie Darstellung des Ozons aüs Sauers-toff und atmosphârischer Luft durch Ozon-rôhren, par E. Warbnrg et G. Leithâuser. — Extrait de Annalen der Physik, Leipzig.
- Leistungsmessungen an Ozonrôhren, par E. Warburg et G. Leithâuser. •— Extrait de Annalen der Physik, Leipzig.
- Untersuchungen iiber das Silbervoltameter, par W. Jaeger et H. von Steinwehr. — Extrait du Zeitschrift fur Instrumentenkunde, Berlin.
- L’Année électrique, èlectrothèrapique et radiographique, par le Dr Foveau de Courmelles. — 1 volume in-12 de33ti pages. — C11. Béraxger, éditeur, Paris. •— Prix : broché, 3 fr. 5o.
- L’électricité industrielle (Su partie), par C. Lebois. — 1 volume in-12 de 437 pages avec 282 ligures. — C11. Delacrave, éditeur, Paris. — Prix : relié, J francs.
- Deduzione del fattore di potenza di un cir-cuito trifase squilibrato dalle indicazioni dei wattmetri, par A. Barbagelata. — Extrait de PEleltricita, Milan.
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- VARIÉTÉS
- Nouvel appareil générateur de gaz.
- Parmi les appareils réalisés pour fabriquer du gaz d’éclairage ou de chauffage à domicile, on peut citer l'appareil Cox.
- Celui-ci produit un gaz inexplosif, inodore et ndn toxique; de plus, grâce à sa composition, qui n’est autre qu’un mélange inlime d’air(> 9/10) et d’essence de pétrole en proportion très faible, ce gaz est économique. Le prix du mètre cube à Paris reviendrait à 4 centimes et en province à 3 centimes environ.
- L’appareil est d’un volume réduit et facilement transportable ; il peut être installé sans difficulté dans une cave, dans un grenier ou dans une cuisine. Il se compose essentiellement d’un petit moteur à réchauffeur avec aspirateur, d’un récipient à essence de pétrole plongeant dans une cloche à eau, d’un carburateur et d’un gazomètre, le tout porté par un bâti métallique.
- L’essence de pétrole contenue dans le réservoir coule à travers une petite canalisation dont le débit est réglé automatiquement et arrive au carburateur. La petite pompe, mue par le moteur à air chaud, aspire l’air extérieur qui est conduit jusqu’au carburateur, où le mélange est réalisé.
- Un gazomètre alimente non seulement la canalisation distributrice, mais fournit aussi la très faible quantité de gaz nécessaire à réchauffer le moteur.
- Un dispositif très simple attenant au gazomètre règle automatiquement l’admission de l’air extérieur et de l’essence de pétrole, de sorte que la qualité du mélange est constante. Une fois l’appareil mis en marche, son fonctionnement est régulier et ne nécessite aucune attention ; il produit automatiquement le gaz strictement nécessaire au nombre de becs en service.
- Pour mettre l’appareil en marche, il suffit d'ouvrir le robinet du réservoir d’essence de pétrole, de donner à la main quelques tours au moteur, et d’allumer le bec réchauffeur placé sous celui-ci. O11 attend ensuite deux minutes, jusqu’à ce que le bec de contrêde, placé sur le côté de l’appareil, indique, par une llamme bleue, que . le fonctionnement normal de l’appareil est obtenu.
- Une fois cette mise en service effectuée, l’appareil
- fonctionne sans arrêts, régulièrement; il suffit simplement de remplir toutes les huit ou dix heures le réservoir à essence de pétrole.
- D’après les analyses faites, ce gaz aurait la composition suivante :
- Air......................98,6 %
- Essence de pétrole .... 1,4 %
- Comme nous l’avons dit et comme l’expérience le prouve, il est absolument inexplosif et ne contient aucun produit délétère ou susceptible d’action sur les métaux; c’est là un avantage certain sur le gaz de houille.
- Quant à son pouvoir éclairant moyen, les expériences faites ont conduit à un chiffre de iah bougies, alors que le même manchon alimenté ensuite au gaz de houille ne donne que 40 bougies.
- Il est intéressant d’établir un prix de revient ; nous prendrons à cet effet une installation de 5o becs.
- Les uo becs (de ia5 bougies chacun) brûlant simultanément pendant huit heures, consomment 12 litres d’essence de pétrole d’une densité moyenne de 65o degrés.
- Par son mélange avec l’air, un litre d’essence de pétrole produit 9°lu3,433 333 de gaz. Le volume total de gaz consommé par les 5o becs en 8 heures sera donc de :
- gm;,,433 333 X 12=1 i3m3,aoo
- soit par bec et par heure :
- 113 200 ho X 8
- o™3,283
- Le prix moyen de l’essence de pétrole étant de :
- o fr. 45 à Paris, o fr. 35 en province,
- il en résulte que le coût des 1131,13,200 consommés par 5o becs brûlant simultanément sera de : à Paris :
- ia x o,4~> = 5,4o
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- . 5)4°
- soit par mètre cube :-------= 0.048
- I l3 '200
- . . 5,4° x 0,283
- et par bec-heure :-------------=o»oi3:j
- 11J 200
- 20 En province :
- 12 X o,35 r= 4,20,
- Le mètre cube de gaz et le hcc-heure (riî bougies) reviennent donc respectivement :
- Le premier, à 4 centimes environ ;
- Le second, à 1 centime environ.
- Le gaz acétylène pur conte en moyenne 2 francs le mètre cube. Ce prix est abaissé, il est vrai, ào,3o ou o,35 le mètre cube par l’emploi de becs appro-
- 1%.
- 1 •>
- soit par métré cube : —--------------= o,oi»-
- 113 200
- , . 4,20X0,283
- et par bec-heure :--;-----= 0,0 io5
- 113 200
- priés et par son mélangé avec J’air, mais son emploi est dangereux et l’acétylène dégage une odeur désagréable.
- Le gaz de houille coûte en moyenne o fr. 3o le mètre cube. On voit par les chiffres qui précèdent
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- que l’Air-Gaz présente une économie moyenne de o fr. ao par mètre cube, soit approximativement 81 % d’économie.
- De plus, la grande quantité de chaleur qu’il dégage permet de l’utiliser économiquement pour la cuisine, le chauffage des appareils à bains et des appartements, la soudure autogène et tous autres usages.
- Des expériences et des applications pratiques ont montré que ce gaz n’était pas influencé par son passage à travers une canalisation ordinairement employée pour le gaz de bouille, quelles qu’en soient la longueur, la hauteur ou la disposition.
- 11 peut être substitué instantanément au gaz de houille sans modification aucune à la canalisation.
- Des expériences répétées ont été faites pour véri- . fier l’effet d’une longue exposition au froid, en le faisant passer par périodes de 4 heures à travers un serpentin de io mètres de longueur, plongeant dans un réfrigérant abaissant la température jusqu’à 20 degrés au-dessous de zéro.
- Il a été ainsi permis de constater qu’il n’y avait jamais de condensation.
- On peut placer sans inconvénient l’appareil générateur très loin du point d’utilisation et faire la canalisation, soit à l’air libre, soit en souterrain.
- Cet appareil, breveté dans tous les pays, est exploité depuis deux ans en Angleterre où il a pris un certain développement dans les châteaux, les fermes et les maisons de campagne, radiateurs, cuisinières, réchauds, chauffe-bains, fer à repasser, elc.'1, ainsi que pour les besoins industriels tels que fours à métaux. A. B.
- ÉTUDE D’ENSEMBLE SUR LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- (Fin) ().
- MM. T osi et Bellini, autorisés parle gouvernement français à installer trois postes d’essais sur les côtes normandes, à Dieppe, Le Havre, Barlleur, ont expérimenté clés dispositifs très intéressants.
- Dans leurs derniers essais, iis employaient deux cadres ouverts triangulaires A, A' placés dans des plans perpendiculaires. La direction,
- (•) La Lumière Electrique, tome Y (a0 série), p. - 62 et 92.
- dans l’espace du faisceau de vibrations, résultant de la composition des oscillations des deux cadres, peut être modifiée à volonté, sans déplacement des antennes. Pour cela, au milieu du
- côté inférieur de chaque cadre, est intercalée une bobine (B, B') fixe. A l’intérieur de ces deux bobines, un enroulement mobile, autour d’un axe vertical (M) fait partie du circuit oscillant. Le faisceau des vibrations rayonnées varie évidemment avec la position de la bobine mobile M par rapport aux bobines fixes B, B’ (fig. 3).
- La zone, influencée par un tel dispositif, se compose de deux parties symétriques par rapport au transmetteur, et affectant chacune la forme d’une ellipse aplatie. MM. Tosi et Bellini essaient actuellement de supprimer l’une de ces ellipses et de, constituer, par conséquent, un nouveau transmetteur n’agissant que dans un seul sens et non en même temps, dans le sens directement opposé. Ils emploient pour cela une cinquième antenne verticale.
- Actuellement l’angle d’ouverture du faisceau, émanant des deux cadres, est d’environ i:>° à 80 milles.
- Les dispositifs à antennes doubles se prêtent à une sélection par syn tonie, plus parfaite que les antennes simples, et à une protection plus grande contre les troubles atmosphériques.
- Les ondes non accordées produisent en effet, sur les deux antennes, des effets discordants.
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- Certaines antennes simples ont une action plus marquée dans des directions déterminées. Garcia et le capitaine Ferrie signalaient en 1902 le rayonnement inégal dans tous les sens des antennes horizontales. Marconi a fait depuis, à ce sujet, des études expérimentales complètes. L’efTet est maximum du coté opposé à celui de l’extrémité libre de l’antenne.
- Ceci est vrai, surtout aux petites distances et quand la hauteur de la partie horizontale est faible relativement à sa longueur. Ces derniers résultats ont été très récemment expliqués d’une façon ingénieuse par Zenneck {Phtjsikalische Zeitschrift, ier. septembre kjoS), qui attribue tous ces phénomènes à la mauvaise conductibilité du sol, pa r suite de laquelle le vecteur rayonnant fait avec l’horizontale un certain angle (AX)
- (fig. 4).
- Fi g\ 4-
- Théoriquement, aux grandes distances, reflet de la partie L (fig. 5) doit être nul, puisque l’image de L, agit en sens contraire : ceci n’est vrai que si l’on suppose le sol conducteur. Si cette conductibilité est mauvaise, il se forme à la surface du sol des courants tels que I2) direc-
- lemcnt opposés à l’image de l’antenne et tels que leur composition, avec les oscillations de l’an-lenne et sa symétrique, par rapport au sol, produit les déformations de champ constatées encore'aux grandes distances.
- Zenneck attribue à de telles causes la plupart des phénomènes d’orientation.
- •*
- * *
- L’idée d’appliquer les phénomènes utilisés en télégraphie sans fil à la commande d’appareils à
- distance est vieille. Dès 18^9, Orling, Jameson indiquaient des procédés pour mouvoir des gouvernails et des torpilles.
- M. Branly a réalisé des dispositifs permettant de produire un certain nombre d’effets, dans un ordre déterminé, et de contrôlerque l'elfet voulu a bien été produit.
- Les appareils de télémécanique nécessitent malheureusement un grand nombre d'organes compliqués pour n’obtenir qu’une préservation imparfaite contre les perturbations systématiques ou accidentelles.
- Ils nécessitent encore, pour la commande des engrenages ou encliquetages nécessaires, l’emploi du cohércur dont nous avons déjà signalé l’irrégularité.
- * *
- Le réseau radiotélégraphique mondial a, depuis 190a, pris une importance énorme. Les stations côtières et les stations de bord se sont multipliées, mais leur trafic n’a pas toujours répondu aux espérances des constructeurs. La faute en est trop souvent à ces constructeurs eux-mêmes ; la télégraphie sans fil est restée un objet d’étonnement pour le vulgaire ; difficile à comprendre, mettant en jeu des phénomènes nouveaux auxquels le public n’a pas encore habitué son esprit, elle étend son domaine à la fois dans les confins de la science et dans ceux de l’industrie. Elle a tenté les appétits financiers .trop pressés, elle a laissé le champ libre aux faux savants affamés de réclame, qui ont exploité l’ignorance et la crédulité du public, menue instruit, dérouté devant une technique toute spéciale. Au bluff* effarant qui suit souvent les nouvelles installations, succèdent les déboires et la méfiance. Il est nécessaire que les sansfilistes cherchent moins à battre des records de portée. Peu importe qu’un poste de “)ookm perçoive de temps à autre des signaux beaucoup plus lointains; le mérite n’en sera le plus souvent d’ailleurs qu’à l’éther, qui aura eu beaucoup de bonne volonté. Ce qu’il faut, c’est exiger des ingénieurs que le service du poste, à la portée fixée par les projets, soit efficace et presque aussi sur et aussi rapide que celui d’un poste télégraphique ordinaire. Cela n’est possible qu’avec de fortes majorations d’énergie.
- Pendant l’hiver 1908, Marconi a mené à bonne
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- fin les essais qu’il avait commencés en iyoa pour établir un service transatlantique. Les stations de Clifden (Irlande) et de Glace Bay (Amérique du Nord) ont été créées dans ce but. Le poste de la tour Eiffel a pu recevoir des radioté-légrammcs de Glace Bay. Le service entre l’Irlande et l’Amérique est néanmoins assez irrégulier et ne saurait encore faire de concurrence sérieuse aux câbles.
- Une telle entreprise aurait peut-être plus de succès, malgré le climat, au sud de l’Equateur entre Pcrnambouc (Amérique du Sud) et les îles du Cap Vert, reliées d’autre part à l’Espagne.
- La Convention internationale de Berlin du H novembre 1906, applicable depuis le ier juillet, marque une date importante dans l’histoire de la Télégraphie sans fil, devenue enfin personnage officiel. Critiquable en bien des points de détail, souvent obscure, elle n’a sans doute qu’un avenir très limité. Quoi qu’il en soit, elle demeurera néanmoins un document historique remarquable, car elle a résolu deux difficultés extrêmement importantes : la réglementation des longueurs d’onde et la suppression des privilèges de certains systèmes radiotélégraphiques. Le mode de perception des taxes est bien compliqué pour avoir jamais la faveur du public.
- Si la Télégraphie sans fil a déjà ses traités, elle a eu aussi ses batailles. Elle reçut le baptême du feu, pendant la guerre russo-japonaise, et rendit des services tels, qu’on accrut sans cesse ses applications pendant la campagne.
- Pour la première fois, 'en France, elle assure un service de guerre. Au Maroc, les stations côtières restent reliées aux colonnes mobiles qu’accompagnent des postes sur roues. Les uns et les autres reçoivent directement les radiotélé-grammes envoyés par le poste que le Génie militaire a installé à la tour-Eiffel. Dans les eaux marocaines, le croiseur-cuirassé Kléber assure un service direct dans les deux sens avec la tour Eiffel. Le Kléber ne dispose que d’une énergie de 6 à <S chevaux ; la portée obtenue est néanmoins la nuit de plus de 2 oookm. Le matériel radiotélé-graphique du Kléber est analogue à celui que le Génie militaire étudia en 1906 pour les places fortes et expérimenta, en particulier, à la tour Eiffel (1/1 chevaux). Quand les perturbations atmosphériques sont trop violentes, les radiotélé-grammes échangés avec le Maroc sont transmis, par l’intermédiaire des stations de Saintes-
- Marics-de-la-Mcr ou d’Alger qui servent de relais. Ces stations, étudiées par MM. Petit et Girousse, ingénieurs des télégraphes, sont les premières stations puissantes construites en France, en dehors du ministère de la Guerre.
- La Télégraphie sans fil pourrait, dans une zone plus modeste, recevoir des applications très intéressantes pourla sécurité des navires. Il suffirait que chaque bâtiment soit muni d’un poste portant à quelques milles et d’un récepteur auditif rudimentaire. En cas de brume, 011 enverrait toutes les deux minutes, par exemple, un signal conventionnel répété une centaine de fois, indiquant la direction de la marche ; on se mettrait sur réception dans les intervalles des émissions. Chacun serait ainsi averti du passage d’un autre bâtiment dans le voisinage et de la direction suivie par ce bâtiment. L’abordage serait pratiquement impossible, et cela d’autant plus que le renforcement des signaux reçus auditivement avertirait d’un rapprochement dangereux éventuel.
- Il serait facile de fixer Ponde et la puissance à employer, pour que ces postes de sécurité aient une portée limitée aux besoins examinés plus haut. Par suite de la répétition des signaux, une centaine de fois sans arrêt à chaque émission et de leur réception au son, on les déchiffrerait toujours, quels que soient les mouvements du navire, les transmissions étrangères ou les per-t u rb a t i o 11 s at m o s p h é r i q u e s.
- Les phares, les bouées importantes pourraient être munis de dispositifs d’émission analogues, automatiques au besoin.
- Les systèmes d’orientation Blondel ou Tosi-Bcllini,permettant de reconnaître dans la brume la direction d’un phare,’remplaceraient avantageusement les cloches sous-marines. Etant donné le prix de revient infime des postes rudimentaires qui seraient nécessaires et les services énormes qu’ils pourraient rendre, il serait bon d’imposer à tous les navires de moyen ou fort tonnage l’installation de ce nouvel organe de sécurité, et nous terminerons ce rapport en émettant le vœu qu’on étudie le plus tôt possible les dispositions pratiques à prendre, les conventions internationales à conclure, pour que la Télégraphie sans lil soit employée non plus seulement à transmettre la pensée de l’homme mais aussi à protéger son existence.
- P. Bïïknot.
- Capitaine de Génie.
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- I'4 S4
- OO
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE* {1)
- NOTES INDUSTRIELLES
- Armoires de branchement pour moteurs.
- Un point délicat dans les installations actuelles est l’exécution des raccordements, boîtes de jonction de feeders ou de branchements secondaires, raccords de machines ou d’appareils au réseau distributeur. Il faut cjue la boîte de jonction forme un tout organique avec le câble principal et le branchement, et que les connexions puissent s’y monter sans difficul-
- Fig. i. — Armoire fermée de branchement pour grands moteurs d’induction sans démarreur.
- tés, tout en étant parfaitement abritées. Un nouveau type d’armoires de branchement vient d’être établi par les Ateliers de Construction Oerlikon dans le but de protéger les appareils contre tout contact insolite et les raccords contre les gaz corrosifs, les poussières et l’humi.dité.
- Les armoires de branchement pour moteurs, comprises dans le brevet suisse n° 4 r 491, étaient d’abord destinées au raccordement de moteurs triphasés à induit en cage d'écureuil, sans démarreur (fig. 1 et -2); en les combinant avec un type spécial de démarreur,
- Fig. 2. — Armoire ouverte.
- elles peuvent être utilisées aussi pour le raccordement de moteurs à induit à bagues (fig. 2 et 4!-
- Ces armoires renferment un interrupteur multipolaire à haute tension, prévu dans les deux cas pour déclanchement automatique, ce qui permet de supprimer les fusibles.
- (*) Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. A. Becq, ancien élève de l'Ecole Polytechnique, Ingénieur-Conseil, 40, rue des Ecoles, Paris.
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- Le déclanchement automatique s’opère au moyen d’un électro-aimant qui, dès que le courant dépasse le maximum nécessaire, agit sur un noyau mobile combiné avec le déclancheur et fait fonctionner celui-ci.
- On peut facilement régler le déclancheur pour un courant maxima arbitraire; ce réglage s’opère par le déplacement de la position du noyau magnétique, laquelle est repérée sur une échelle graduée. Ce réglage est effectué une fois pour toutes. Le méca-
- Fig. 3. — Armoire de branchement avec démarreur pour moteurs i\ bagues (ouverte).
- nisme du déclanchement automatique étant indépendant du mécanisme de l’interrupteur meme, le déclanchement s’opère en toute position de celui-ci ; il n’est donc pas possible de connecter l'interrupteur tandis qu’un court-circuit existe dans le branchement ou la machine elle-même, le déclancheur opérant. sau même moment l’ouverture de l’interrupteur.
- Si le service suppose des surcharges momentanées, il peut paraître avantageux de ne pas laisser
- fonctionner le déclancheur automatique par ces-à-coups de peu de durée. On combine alors le déclan cheur automatique avec un retardateur pneumatique qui permet également de régler le temps au bout duquel un courant de grande intensité doit déterminer la rupture du circuit.
- Ainsi que le montre la figure 5, le mécanisme de déclanchement est monté sur une plaque de fonte de forme appropriée, renforcée par des côtes, qui forme un appui solide aux organes de renvoi des
- Fig. 4. — Armoire fermée.
- mouvements, et permet une, inspection aisée de l’intérieur de l’armoire. Afin de faciliter les changements éventuels à faire dans les connexions, par exemple la permutation de deux phases pour inverser le sens de marche, la plaque et le mécanisme monté sur celle-ci peuvent s’enlever très facilement, par le desserrage de quelques vis et raccords. On accède ainsi très facilement au branchement des extrémités de câble aux raccords de L’interrupteur.
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- La possibilité de pouvoir facilement intervertir les liaisons k FLntérieur d’une boîte de branchement, et notamment de pouvoir permuter deux phases, est un avantage appréciable dans un réseau de câbles, car on peut ainsi relier les extrémités des conducteurs de branchement au moteur sans se préoccuper d’autre chose que de la commodité d’amener ces conducteurs. La permutation de deux phases éventuellement nécessaire pour l’obtention du sens de marche convenable se fera, par la suite, beaucoup plus facilement à l’intérieur de l’armoire de branchement qu’au moteur meme.
- Le montage du mécanisme de l’interrupteur k
- comme on le voit dans les figures a et 3, elle est utilisée aussi pour Pouverlure et la fermeture de la porte de l’armoire, ce qui rend inulile remploi d’une seconde clé.
- On retrouve le meme verrouillage à l’armoire de branchement pour moteurs avec démarreur spécial. Dans ce dernier cas, le verrouillage s’étend aussi à la manœuvre du démarreur, de façon à ce que celui-ci ne puisse être manipulé k faux. A cet effet, la clé servant k manœuvrer le démarreur cl. l’interrupteur est construite de telle façon, qu’elle ne puisse être appliquée sur la tige de commande du démarreur ou en êlre enlevée que lorsque le démar-
- l;ig. 5. — Coupe et vue des armoires, figures i ct2.
- l’intérieur d’une armoire fermée, offre la possibilité de verrouiller la manette de sécurité visible sur le côté droit de l’armoire, de façon k permettre, en cas de danger, l’ouverture de l’interrupteur, mais, l’interrupteur une fois ouvert, d’empêcher de refermer le circuit sans une manœuvre spéciale. Celte manette est désignée par a dans la figure [> ; un plomb qui y est apposé en exclut toute manœuvre abusive. Elle ne doit être utilisée qu'en cas de nécessité, par exemple lors d’un accident de personne ou d’un danger analogue. Lorsque cette manœuvre d’alarme a été effectuée, il n'est pas possible,sans une clé spéciale, de remettre le circuit du moteur sous tension. Cette clé est la même qui sert à la manœuvre normale de l’interrupteur par le personnel compétent ;
- reur est dans sa position zéro. Comme il n’existe qu’une clé pour l’appareil, il n’est donc possible de fermer l'interrupteur que si le démarreur est sur zéro. Dans le cas où le moteur aurait été mis hors-circuit par la manette de sécurité sans que l’on ait préalablement ramené le démarreur k sa position zéro ce verrouillage oblige k faire cette dernière manœuvre avant de refermer l’interrupteur. Il est donc absolument impossible que, par suite d’une fausse manœuvre du démarreur ou de l’interrupteur, le moteur ou les appareils soient endommagés.
- Si, dans des cas spéciaux, ou désire solidariser également la manœuvre du dispositif de mise en court-circuit de l’induit du moteur, on peut verrouiller le mécanisme de cet appareil avec ceux de
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- rinterrupteur et du démarreur, de telle façon que le dispositif de mise en court-circuit ne puisse fonctionner qu’après la manœuvre complète du démarreur. Si l’on dispose en outre ce verrouillage de-manière à obliger d’ouvrir le dispositif de mise en court-circuit avant de remettre dans le circuit du rotor les résistances du démarreur, on peut dire que Ton a atteint le maximum de sécurité et
- Fig. 6. — Coupe et vue
- au-dessus de cette limite, l’automate est actionné par l’entremise de transformateurs d’intensité qui servent en même temps pour l’ampèremètre.
- J. R.
- Grues électriques à politique.
- Les grues électriques à portique proposées
- I-------
- s armoires figure 3 et 4.
- que toute fausse manœuvre est rendue impossible, même si le personnel chargé du service des moteurs n’est pas un personnel spécial, ce qui arrive fréquemment.
- Les armoires de branchement sont exécutées normalement pour des tensions allant jusqu’à 5 000 volts et des courants inférieurs à 100 ampères. Au-dessous d’un certain voltage, il est prévu une commande directe du déclancheur automatique;
- par la Société des Appareils de Levage comportent :
- i° Le portique avec le mécanisme de translation ;
- 20 La partie tournante ;
- 3° La cabine ;
- 4° L’appareillage électrique.
- Portique et mécanisme de translation. — Le portique portant le mécanisme de translation est
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- constitué par un châssis en acier laminé reposant d’une part sur deux pieds roulants sur les rails installés dans le sol, et d’autre part sur un sommier roulant à la partie supérieure.
- Au centre du châssis esi ménagé un logement tronconique dans lequel vient se loger la partie intérieure du pivot de la grue. Ce pivot est en acier forgé; sa partie supérieure s’engage dans un centrage garni de bronze et muni de graisseurs â compression et porte l’ensemble de la partie tournante de la grue.
- Les quatre galets portant rensemblc du portique de la grue sont en acier coulé. Deux de ces galets sont actionnés par un moteur entièrement blindé, par rintermédiaire d’engrenages droits et coniques.
- Le train d’engrenages droits directement attaqué par le moteur est à denture taillée ; le pignon du moteur est en cuir et la roue'attaquée par ce pignon est en fonte. Tous les paliers et centrages du mouvement de translation sont garnis de bronze, leur graissage est automatique ou à compression.
- Les engrenages coniques et les engrenages calés directement sur les galets sont â denture brute rectifiée à la main.
- Un frein à bande électro-magnétique, bloqué lors de toute interruption de courant, assure la stabilité de la grue sous les cllorts du vent.
- Partie tournante. — Plate-forme et mécanisme d'orientation.
- La plate-forme se compose essentiellement d’un bâti en fers profilés portant une douille de centrage en fonte. Sur cette plate-forme est fixé le treuil d’orientation qui attaque à l'aide d’un pignon moteur la couronne dentée calée sur le pivot.
- Le treuil d’orientation comporte un bâti en acier laminé sur lequel est fixé le moteur actionnant ce mouvement. Tous les engrenages du treuil, sauf la couronne calée sur le pivot,de pignon attaquant cette couronne et les engrenages coniques qui sont à denture brute rectifiée a la main, sont à denture taillée. Ils sont en acier, sauf le pignon du moteur qui est en cuir et qui attaque une roue en foute. Ce mouvement est arreté par un frein à bande à commande électromécanique.
- COUPS DIS LA (UÏUIS 1ST MECANISME DIS LEVACÎK
- Le corps de la grue est constitué par deux
- fiasques en fers profilés fixés sur la plate-forme tournante. Ces fiasques sont solidement entretoisés à leur partie supérieure par une pièce horizontale en acier laminé (pii porte le centrage en fonte garni de hronze, destiné à coilîor le pivot.
- Les fiasques ei-dessus supportent le moteur de levage et le train d'engrenages actionnant le tambour .d’enroulement du câble.
- Le tambour est tourné; il porte une cannelure hélicoïdale faite au tour dans la masse pour l'enroulement régulier du câble.
- l/appareil de levage possède un frein à bande bloqué normalement et débloqué par l’action du courant passant dans un électro-aimant. Pour la vitesse de descente, la manette du contrôleur permettant la mise en marche du moteur permettrait également de régler la vitesse.
- Flèche. — La flèche aflècte la forme de caisson. Elle est entièrement en acier laminé et présente une rigidité parfaite dans tous les sens. Elle porte en tête les poulies de guidage et Taxe d’attache des tirants.
- Contrepoids. — Le contrepoids est placé dans une caisse en tôle assemblée avec la cal)ine.
- Cabine. — La cabine est entièrement construite en tôles et cornières et porte sur ses faces des vitrages permettant au mécanicien de suivre tous les mouvements de la benne. Elle est munie d une porte en fer fermant à clef.
- A l'intérieur sont disposés tous les appareils de commande et de sécurité.
- Appareillage électrique. — L’appareillage électrique comprend les moteurs qui sont tous entièrement blindés et à vitesses réduites, les contrôleurs de manœuvre et les jeux de résistances. Les contrôleurs de manœuvre sont également blindés à soufflage magnétique et à une seule manette, permettant le démarrage, le réglage de la vitesse et le changement dés moteurs.
- A l’intérieur, de la cabine sc trouve un tableau en marbre blanc portant un interrupteur bipolaire et les fusibles en aluminium nécessaires. La prise de courant se fait soit par trolley, soit par des prises de courant fixes, et un câble souple permettant un certain déplacement de l'appareil par rapport à celle prise.
- L’entrée de courant dans la partie tournante sc fait à l’aide de cercles en cuivre et des frotteurs.
- Tout ce matériel est spécialement étudié et i construit par les Ateliers Thomson-Ilouston.
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- T. V (2* Série). — N° 5.
- 1 ) K X X E A U TO MATIQ V K
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La benne automatique est essentiellement constituée par doux coquilles on tôle armée portant de fortes mâchoires.
- Ces coquilles tournent autour d’un axe situé sensiblement à l’intersection de leur plan supérieur. Quatre bielles de compression indépendantes portent un axe parallèle à l'axe précité et situé au-dessus de lui.
- Les attaches des bielles et des coquilles sont articulées, les bielles sont également articulées autour de Taxe supérieur. Il en résulte une variation de distance possible entre les deux axes parallèles, et c’est ce mouvement relatif qui produit l'ouverture et la fermeture de la benne.
- T/axc supérieur et l’axe inférieur portent les poulies de moullage sur lesquelles s’enroule le cable de levage.
- Le mouvement de fermeture est produit par le rapprochement des axes supérieur et inférieur du à la traction de cable de levage sur les poulies de moullage.
- Pour produire l’ouverture de la benne, on immobilise, au moyen d’un frein, le tambour auxiliaire du cable d’ouverture et on laisse descendre le cable de levage.
- L’écartement, des axes supérieur et inférieur qui en résulte produit l'ouverture* de la bénin*.
- Le réglage convenable du nombre do moullage produit l’eilbrt nécessaire à la prise dos matières.
- PRINCIPALES CONSTANTES DE LA GHUE MOULANTE A POETIQUE EXPOSÉE PAH LA SOCIETE DES APPAREILS DE LEVAGE, A L’EXPOSITION DE MAKSEILLE
- Charge normale : i joo kilogs ;
- Courant triphasé : 200 volts, fio périodes ; Vitesse de levage : 3Gm par minute;
- Vitesse d’orientation : 1 tour par minute; Vitesse de translation : 2jui par minute; Puissance du moteur de levage: r'> chevaux; Puissance* du moteur de translation : 5 chevaux ;
- Puissance du moteur d'orientation : j chevaux.
- .1. R.
- L’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Compagnie Générale d’Electricité a eu lieu le iy décembre dernier et a voté les résolutions proposées par son Conseil d’administration, notamment la distribution d’un dividende brut de 3o francs par action et l’approbation de l’affectation aux réserves et amortissements de différentes sommes qui représentent au total 1 Goo 000 francs. Ce dernier chiffre est du moins celui que nous connaissons, celui qui ressort des rapports du Conseil et des commissaires, mais il est bien inférieur au chiffre vrai des amortissements que le Conseil a pratiqués avant inventaire par une évaluation plus que prudente des divers postes de l’actif ou par l'incorporation au compte Irais généraux, de dépenses qu’il aurait pu imputer au compte premier établissement.
- Nous citons : cc Estimant suffisamment pourvu le compte de profits et pertes, nous avons, cette année encore, obtenu de nos coactionnaires des Sociétés d’Electricité d’Angers et de Nantes que les bénéfices de ces deux liliales soient, après les amortissements de rigueur, reportés à nouveau. Cette mesure a eu pour effet de renforcer la valeur intrinsèque du poste de l’actif : litres en portefeuille dont le montant est de 10 546 98S l’r. 40. Il comprend en dehors des litres de la Compagnie d’Electricité d’Angers et de la Société Nantaise d’Electricité, i5 280 actions de la Compagnie d’Electricité de Marseille, 5 000 de la Société de l'Accumulateur Tudor, et divers autres de la Société d’Eclairagc de Bordeaux entre autres et de différentes Sociétés gazières « dans lesquelles, a dit délicieusement l’administrateur délégué, il est intéressant de savoir ce qui se passe ».
- Les actionnaires de la Compagnie Générale d’Electricité ne peuvent vraiment se plaindre, comme beaucoup d’autrps, d’ignorer la composition de leur porte feuille, car ils sont au faitde tout ce qu’il renferme. Le Conseil 11c leur refuse que la connaissance des bénéfices des filiales, parce qu’il y voit des inconvénients, et il se conLente d’affirmer que la marche de ces filiales est satisfaisante et en voie de prospérité.
- Pour confirmer ce que nous disions plus haut, les titres pour Angers et Marseille sont cotés au pair; pour Nantes, rachetés avec une prime de 15o 000 fr. ; un amortissement de pareille somme cette année les a ramenés an pair; enfin, pour les accumulateurs Tudor, ils sont estimés 100 francs par action alors qu’ils sont cotés 1G0 à la Bourse de Genève et que leur dividende de 7 % a absorbé cette année un peu
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- moins de la moitié des bénéfices, en augmentation de i'io ooo francs sur ceux de l'exercice précédent.
- Citons encore : « C'est ce meme motif (compte de profits et pertes suffisamment pourvu) qui nous a fait affecter avant inventaire à l'amortissement partiel du compte frais d’émission et primes de remboursement des obligations l’ensemble des sommes que nous avons touchées de la Compagnie d’Elec-tricité de Marseille, soit à titre de dividende intercalaire sur les actions, soit à titre d'honoraire sur travaux. » Si bien que ce compte est passé d’un exercice à l’autre de i 200 ooo francs à 600000 francs. L’an prochain, il sera, par un nouvel amortissement, ramené à un franc comme la valeur des apports, brevets et frais de constitution; et l’actif de la Compagnie sera net, si Ton peut dire, de tous ces comptes accessoires qui grossissent tant de situations et ne sont bien souvent que des trompe-l’œil !
- Ce n’est pas tout. Tout le monde sait que la Compagnie Générale d’Electricité est intéressée à des usines de fabrication ; elle revêt même par là un caractère tout particulier et qui lui est propre. Thomson-Houston, à l’origine, est une Société de construction de matériel générateur et récepteur et d’entreprises d’installations : ses filiales existent pour l’écoulement des produits de ces usines. Entre temps, elle a dû, pour se créer des débouchés, s’intéresser à des affaires d’exploitations. Les Ateliers Électriques du Nord et de l'Est ont incorporé à leur affaire une concession de distribution qui les a forcé de créer une centrale avec toutes ses conséquences. Schneider et Cie, gros consommateur de charbon, de minerais de fer et autres matières premières, accorde sa clientèle aux entreprises qui alimentent ses immenses ateliers de Champagne. La Compagnie Générale d’Electricité, elle, fait de l’exploitation et accessoirement de la fabrication. Oh ! l’accessoire est important puisqu’il est constitué par trois usines ; celle de Tillières pour fils, câbles et coins de collecteurs et celles d’Ivry de la Compagnie Générale des lampes à incandescence et de la manufacture pour les isolants et les objets moulés. Chacune de ces usines a son autonomie, mais leurs bénéfices industriels sont groupés sous le même chapitre que les bénéfices des exploitations, au grand désespoir de certains actionnaires ; et il n’est pas possible d’évaluer leur quantum respectif. A vrai dire, l’actionnaire peut s’en passer et se contenter des affirmations d’un Conseil qui ne donne pas lieu de craintes de mauvaise gestion. De nouveau nous allons en juger par le troisième emprunt que nous ferons au
- rapport et qui prouvera pour la troisième fois que le chiffre vrai des amortissements est de beaucoup supérieur à ce qu’on nous laisse voir.
- « Nous avons profité d’une année prospère pour amortir la presque totalité des travaux neufs exécutés pendant Tannée sociale dans nos diverses usines de fabrication. C’est ainsi, notamment, que se trouvent déjà amorties les dépenses d’outillage, d’aménagement, de magasinage et de mise en route des divers ateliers affectés à la fabrication de la lampe métal, notre nouvelle lampe à filament métallique. »
- Ainsi, tous les aléas, tous les imprévus, et pour parler le langage d’atelier, « tous les loups » que comporte la mise au point d’une nouvelle fabrication aussi délicate que celle d’une lampe à incandescence sont annihilés aussitôt nés. Que nous sommes loin des pratiques d’une certaine affaire, si malheureuse pour le moment, qui figurait à son actif pour ioo ooo francs de brevets, frais d’études et de modèles d’une machine à pistons-valve dont l’existence paraît bien précaire, sinon tout à fait compromise !
- Toutes ces usines trouvent leur clientèle parmi les abonnés des filiales Rouen, Amiens, Nancy, Nantes, Angers, Marseille. Mais elles ont, en plus, leur clientèle propre qui se développe tous les jours. L’usine de Tillières paraît jusqu’à présent cantonnée dans sa fabrication des fils de cuivre, mais la manufacture d’Ivry sc lance dans la construction de l’appareillage et des tableaux de distribution.
- Tous comptes faits, les bénéfices nets de l’exercice s’élèvent à 2 2x3 723 fr. 5o, en diminution de 1 841 717 fr. /(O sur l’exercice précédent qui avait, on se le rappelle, bénéficié d’un profit occasionnel et exceptionnel de deux millions provenant de la vente de la Compagnie d’Eclairage de Bordeaux. En ne tenant pas compte de cette Somme, on constate une plus-value de i58 280 fr. 60, à laquelle il y a lieu d’ajouter, comme nous venons de le dire, tous les bénéfices affectés aux amortissements avant inventaire. Déduction faite des bénéfices nets de la charge d’amortissement des obligations soit 381 ooo francs, il reste 1 872 728 fr. 5o qui représentent, pour un capital de i5 millions, un taux de 12, 48 % . Les actionnaires pouvaient espérer que leur Conseil, soucieux de la valeur des titres de la Compagnie, se laisserait aller à un mouvement spécial de générosité. Mais non! toujours industriel avant d’être financier, il a bien fait savoir par l’organe de son administrateur délégué « qu’il ne sache pas qu’on calcule un dividende d’après le taux d’un litre. On donne ce qu’on
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- croit devoir donner, on met de côté ce qu’on croit devoir mettre et il en résulte précisément que le taux des actions s’en ressent, car si le dividende est chose intéressante, la mise en réserve d’une grosse partie des bénéfices est encore plus importante ». 5G % des bénéfices disponibles sont affectés aux diverses réserves; celles-ci s’élèveront ainsi à 6 282 G94 francs, plus de 40 % du capital actions; et les commissaires des comptes ont pu dire que dès lors 1 amortissement des immobilisations actuelles se trouvait assuré par le seul fonctionnement de l’amortissement automatique des obligations en circulation.
- Cette mesure de sagesse est justifiée, d’autre part, par l’étroitesse de la trésorerie qui résulte de l’obligation où s’est trouvé la Société de souscrire à l’augmentation de capital de la Compagnie d’Electricité de Marseille, tout en procédant à des immobilisations supplémentaires par l’agrandissement de ses usines ou stations centrales ; au passif les créditeurs divers s’élèvent à 9 100 149 francs contre 8 i34 918 francs de débiteurs divers à l’actif.
- Dans notre dernier article, nous avons fait allusion à l’élasticité que procure une provision régulatrice ; des cours des matières, cuivre, caoutchouc, etc. La Compagnie Générale d’électricité pratique ce mode de réserve, car le Conseil a pu dire que, malgré le fléchissement excessif des cours et bien que le stock des métaux en approvisionnements ait subi une légère augmentation, la provision régulatrice a été suffisante pour permettre, soit d’évaluer les cuivres à un cours très inférieur à celui de 5o ;C, soit de ramener à ce cours un stock notablement plus considérable que celui existant.
- TRACTION
- Paris. — M. Barlhou, ministre des Travaux publics, a déposé le 22 janvier, sur le bureau de la Chambre, un projet de loi concernant rétablissement dans Paris d’une ligne de chemins de fer, de la Fourche à la Porte Clichy, formant embranchement de la ligne « Gare Saint-Lazare-Porte de Saint-Ouen » du réseau Nord-Sud de Paris.
- Landes. — Le département est autorisé à emprunter une somme de 365 000 francs, applicable aux frais d’établissement du chemin de fer d’intérêt local de Labenne
- Nous ne voudrions pas empiéter sur le domaine de notre distingué collaborateur M. Bougault, mais à la suite de l'étude qu’il vient de faire paraître sur le procès de la Société Lilloise d’Eclairage électrique dans le numéro de la Lumière Electrique du 23 janvier, nous ne pouvons nous dispenser de relever en terminant ce passage du rapport du Conseil de la Compagnie Générale d’Electricité : « A la suite de la constatation faite que du courant électrique était livré à Marseille par l’Energie Electrique du Littoral Méditerranéen, la Compagnie d’Electricité de Marseille, se conformant à l’avis de ses conseils juridiques, a intenté à la ville une action tendant à faire reconnaître qu’aucun producteur d’énergie électrique ne peut vendre ducourant sur le territoire communal, à moins qu’il ne soit bénéficiaire d’un contrat de concession comportant les charges et obligations auxquelles est elle-même soumise la Compagnie d’Electricité de Marseille. » Le paragraphe 4 de l’article précité traite précisément de cette question, et la Cour d’Aix sera probablement appelée à donner son opinion sur l’application de l’article 8 de la loi du i5 juin 190G, ainsique le souhaitait M. Bougault. L’espèce, à vrai dire, est différente de celle discutée, car l’Energie Electrique du Littoral n’est, croyons-nous, ni con-cessionnaire ni permissionnaire, mais simplement producteur et fournisseur de la Compagnie du Gaz de Marseille ; elle n’en est pas moins intéressante. Nous voilà loin de l'entente ébauchée entre les deux concessionnaires de l’électricité à Marseille à laquelle il a du reste été fait .allusion à l’Assemblée.
- D. F.
- COMMERCIAUX
- à Seignosse par Capbreton, déclaré d’utilité publique le 4 janvier 1909.
- Cher. —Le département est autorisé à emprunter une somme de 9.4.5oo francs applicable aux frais d’éla-blisseinent du chemin de fer d’intérêt local, déclaré d’utilité publique le 4 janvier 1909 et destiné à raccorder au chemin de fer d’intérêt local d’Argenl à la Guerehe le canal latéral à la Loire à Marseille-lès-Aubigny.
- Turquie. — Une Société anglaise a sollicité du gouvernement turc une concession de cinquante ans pour la construction et l’exploitation d’un tramway électrique entre les faubourgs de Constantinople et le Bosphore.
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- Belgique. — La Société des tramways bruxellois a l’intention de construire une nouvelle ligne de tramways électriques entre la place Sainte-Croix (Ixelles) et le pont de Luttrc (Forest).
- Italie. — Le rapport récemment publié par la direction générale des chemins de fer de l’État donne les renseignements suivants :
- Au 3i décembre 1907, la longueur totale des lignes était de i3 344 kilomètres et le matériel roulant se composait de 3 202 locomotives à vapeur, 10 à électricité, io3 automotrices à vapeur et 5o électriques, 8 4^4 voi-tures à voyageurs, 2 888 fourgons à bagages et 79 982 wagons à marchandises. En outre, 5 026 voitures prêtées par d’autres administrations de chemins de fer circulaient à cette dernière date sur les lignes de l’Etat. Les commandes de matériel faites pendant le deuxième semestre de 1907 se sont élevées à 96 millions de lires en Italie et 22 millions à l'étranger; des installations nouvelles, devant absorber environ 5o militions de lires, ont, de plus, été décidées.
- Le personnel employé se composait, au 3i décembre 1907, de 93 3g3 agents fixes et 44 000 agents temporaires, aux traitements et salaires desquels une somme de 98 o63 765 lires était nécessaire, absorbant 44-1^ % du produit net de l’exploitation.
- La Société italienne des chemins de fer de la Méditerranée, à Milan, vient d’ètre déclarée concessionnaire, avec subvention de l’Etat de 7 5oo lires par kilomètre pendant soixante-dix ans, du chemin de fer Centrale Umbra, d’une longueur de 120 kilomètres.
- La Société des tramways et du chemin de 1er de Home à Civita-Castellana a été déclarée concessionnaire du chemin de fer de Civita-Caslellana-Viterbe, moyennant une subvention annuelle de 3 700 lires par kilomètres pendant trente-cinq ans.
- Espagne. — Le gouvernemenl a dépose aux Cortès le 1 projet de loi autorisant la concession d’une ligne de chemin de fer directe et plus courte entre Yalence et Madrid que les voies existantes.
- Japon. — Le gouvernement japonais vient de passer un contrat avec une Société américaine pour l’électrifî-eation de certaines lignes de chemins de fer; le montant du traité s’élèverait à 35 millions de francs.
- Russie. — Le ministère des voies de communications vient d’ètre saisi d’un projet de chemin de fer devant relier la capitale de la Russie au bassin du Yolga. La ligne, partant de Saint-Pétersbourg, passera par Ry-binsk, Nijni-Novgorod et Simbirsk pour aboutir à Sa-mara. Des embranchements spéciaux pour le transport
- de marchandises relieront la ligne à Rêvai, d’un côté, et au réseau de Tachkent et de l’Asie Centrale.
- La ligne principale aura 1 5o3 verstes de longueur dont 1 3i6 seront seulement à construire, car la branche centrale Rybinsk-Trmolino existe déjà. Les lignes secondaires seront de 36 verstes.
- La ligne sera construite et exploitée par une Société par actions.
- TÉLÉPHONIE
- Basses-Pyrénées, — La Chambre de Commerce de Bayonne est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 9 770 francs en vue de l'établissement d’un circuit téléphonique Bayonne-Saint-Jean-de-Luz (2e).
- Eure. —• La Chambre de Commerce de Pont-Audemer est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 61 823 fr# en vue de l’établissement du téléphone dans les communes de Boissey-le-Chatel,Epaignes, Cormeilles, Pont-Aulhou, Appevillc, Monlfort-sur-Risle, Brestot, Routot, Bour-neville, Saint-Georges-du-Yièvre et Lieurey.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Espagne. «— Une Société « l’Electra del Linna » vient d’être constituée à Madrid, au capital de 4 millions de francs ; elle a pour objet Tulilisation des chutes d’eau du Rio Lima (Portugal) pour produire l’énergie électrique.
- ÉCLAIRAGE
- Afrique du Sud. — Le Conseil municipal de Porl-Eli-1 sabelh (Colonie du Cap) va contracter un emprunt de (vi5 000 francs, pour l’établissement de l’éclairage électrique de la ville.
- DIVERS
- Allemagne. — On fait eu ce moment à Kiel, à bord des navires de guerre allemands, des expériences avec des obus à acétylène destinés à remplacer les projecteurs électriques. Ces obus, qui contiennent du carbure de calcium, étant lancés par un canon, s’enfoncent dans l’eau, puis remontent à la surface, et l’action de l’eau sur le carbure de calcium engendre de l’acétylène qui s'enflamme. Chaque obus pourrait brûler trois heures et son pouvoir éclairant serait de 3 000 bougies.
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- Italie. — La consommation annuelle d’énergie électrique a atteint en 1908 le chiffre de 8G6 millions de kilowatts-heure; elle n’était que de 160 millions en 1897. Durant cette période de dix années, le nombre des installations électriques s’est élevé de 2 o3a à 5 876. En 1907, 226 concessions ont été accordées, contre 239 en 1906. Parmi les nouvelles usines construites en 1907, 88 sont des usines thermiques, 5o sont liydro-élec-triques.
- Japon. — D’après 1 Office national du Commerce extérieur, les aciers à outils, les limes et l'outillage en général sont l’objet de fortes demandes au Japon par suite de la grande activité qui règne actuellement dans l’industrie et les arsenaux.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société d’Electricité d’Yssingeaux. — Le 10 février, 77, avenue de Villiers, à Paris.
- Société des Mines, Minerais et Métaux. — Le 17 Février, i5, rue Ambroise-Thomas, à Pains.
- Société de l'Ecole Bréguet. — Le 4 mars, 81, rue Fal-guière, à Paris.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société Générale des mines de platine de Sibérie. — Constituée le 3i décembre 1908.— Capital : 7 000 000 fi\
- — Siège social : Bruxelles.
- Société dfElectricité de- Louvain. — Constituée le 28 décembre 1908. — Capital : 3oo 000 francs. — Siège social: Louvain.
- Société Anonyme « POrb électrique ». — Constituée le iG janvier 1909. — Capital : 4°° 000 francs. — Siège social : Bédarieux (Hérault).
- Société des Lampes électriques Z pour ï Autriche-Hongrie. — Constituée le 3o décembre 1908. — Capital : 4^° 000 fr.
- — Siège social : Bruxelles.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
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- Le 6 février, à la mairie de Dax (Landes), fourniture de deux moteurs électriques.
- i° Un moteur220 volts, courant continu, force 9-11 chevaux, complet avec rhéostat de démarrage, accélérateur de vitesse, interrupteur, coupe-circuit ; en plus, courroie de transmission de i4m de long sur 2oem de large.
- 20 Un moteur 220 volts, courant continu, force 2 chevaux, directement accouplé à une pompe centrifuge, pouvant débiter 6 à 8,n3 d’eau à l’heure. Ce groupe est destiné à élever les eaux à l’abattoir.
- Renseignements à la mairie.
- Le 16 février, au Sous-secrétariat d’Etat des Postes et Télégraphes, io3, rue de Grenelle, Paris, fourniture de 180000 éléments de pile à liquide immobilisé (6 lots).
- Les demandes d’admission à l’adjudication devront cire parvenues au sous-secrétariat des Posteç et des Télégraphes, le G février au plus tard.
- Renseignements. io3, rue de Grenelle (direction du matériel et de la construction, 4e bureau).
- BELGIQUE
- Le 16 février, à 10 heures, par devant le commandant du génie de l’enceinte d’Anvers, rue du Mai, 110 21, à Anvers, installation de deux groupes électrogènes à l’usine du nouvel hôpital militaire d’Anvers ; cautionnement : 10 % du montant de la soumission ; prix du cahier des charges-programme : 1 franc. S’adresser, T5, rue des Augustins, à Bruxelles. Soumissions recommandées le i3 février.
- ALLEMAGNE
- Le 20 février, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Cologne, fourniture de plusieurs machines-outils.
- ANGLETERRE
- Le 8 février, à la Central South American Mining Company, 219, Euston-road, à Londres, fourniture d’ouvrages en acier et en fer pour constructions, 2 locomotives à vapeur, 4° wagons et 48 milles de voies transportables.
- Le ier mars, à MM. Preece et Cardew, Queen Anne’s Gâte, 8, Westminster, à Londres, fourniture de 2 génératrices de 1000 kw. et 2 id. de 600 kw. avec accessoires pour la Nouvelle-Galles du Sud.
- ROUMANIE
- Prochainement, à l’administration communale, à Plocsti établissement d’un tramway électrique.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B.Nouet.
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- Trente-et-Unlème année. SAMEDI 6 FÉVRIER 1909. Tome V (2® série).— N"
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BEGQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. i65. —C. Léonakd. Comparaison des lampes à Marnent de ca1
- aux nouvelles lam
- pesa incandescence à rendement élevé, p. 167. — D. Kokda. Transformatrice Heyland-Korda (fin), p. 171.
- Extraits des publications périodiques. — Construction et essais de machines. Appareils et machines à courant et mouvement alternatifs, P. Boucherot, p. 17a. — Dynamomètre pour essais de moteurs à grande vitesse angulaire, M. Ringf.ljiaxn, p. 180. — L’industrie électrique aux Etats-Unis, p. 181. — Entreprises municipales en Suisse, p. 182.— Brevets, p. i83. — Bibliographie, p. 184. — Variétés. Chronique, p. 186. — Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. — L’installation électrique d’Exbauré du puits n° 8 de la Société Anonyme des Charbonnages de Monceau-Fontaine et Martinet, p. 188. — Chronique financière, p. 190. — Renseignements commerciaux, p. 192. — Adjudications, p. 194.
- EDITORIAL
- Avant de donner, comme à l’ordinaire, à nos lecteurs une idée d’ensemble des articles qui paraissent aujourd’hui, il nous semble de notre devoir de consacrer quelques lignes à la réception par l’Académie Française de M. Henri Poincaré, l’illustre savant qui veut bien donner à La Lumière Electrique l’appui de ses conseils inappréciables. Le discours deréception qu’il prononça en cette mémorable journée fut vraiment admirable, et il n’est pas exagéré de prétendre que, par les aperçus qu'il contient, il demeurera une véritable mise au point de la philosophie générale. Ceux qui l’écoutèrent, ceux qui l’ont lu, ont éprouvé la plus sincère admiration pour le grand savant qui est en même temps un si grand philosophe.
- M. C. Léonard commence aujourd’hui la publication d’un article sur la comparaison des lampes à filament de carbone aux nouvelles lampes à incandescence à rendement élevé.
- La lampe à filament de carbone se voit fort menacée depuis quelques années par la diffusion de plus en plus grande des nouvelles lampes à incandescence à faible consommation spécifique.
- Les lampes Nernst, à osmium, à filament graphité, au tantale et au tungstène, marquent les principales étapes parcourues à ce jour pour l’amélioration du rendement lumineux des lampes à incandescence.
- Dans ces lampes, les substances employées à la confection des filaments, sont portées
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- en fonctionnement normal à une température plus élevée que celle du carbone des lampes ordinaires.
- Mais par suite du prix plus élevé de la plupart des lampes nouvelles, l’auteur a cru intéressant de rechercher si la lampe au carbone ne conservait pas dans certains cas un avantage économique. De plus, il a été amené à déterminer les meilleures conditions économiques d’utilisation de la lampe au carbone, qui sont très éloignées de celles adoptées habituellement.
- M. C. Léonard, dans l’article d’aujourd’hui, commence par bien préciser la signification des unités pratiques pour la comparaison du coût de l’éclairage par lampe à incandescence. Il établit en particulier un tableau comparatif des diverses spécifications de plusieurs types de lampes : à filament graphité, Nernst, au tantale, à rosmium et au tungstène. A ce tableau sont joints plusieurs diagrammes intéressants.
- Nous terminons aujourd’hui l’étude sur la transformatrice Heyland-Korda.
- Pour rendre la transformatrice susceptible de tourner à un nombre de tours autre que celui qui correspond à la fréquence du courant alternatif du réseau à un nombre de tours plus élevé, par exemple, — comme on peut avoir intérêt à le faire, pour transformer un courant continu en courant alternatif de basse fréquence, — on n’a qu’à remplacer le champ ordinaire par un champ tournant pulsatoire.
- Comme dans les génératrices unipolaires en général, le courant débité par les transformatrices décrites est recueilli sur les bagues de contact à l’aide de balais.
- Aux grandes vitesses de rotation que ces appareils simples permettent d’atteindre, chaque bague peut fournir une tension de 3o volts, par exemple. Mettant alors plusieurs bagues en série, on peut arriver
- à avoir les voltages usuels des courants continus industriels.
- Enfin, après ces considérations générales, M. Ivorda en vient à la description môme de la transformation du type asynchrone exécutée par la Société Alsacienne; il en donne toutes les spécifications.
- Les appareils et machines à courant et mouvement alternatifs de M. Boucherot ont fait couler pas mal d’encre depuis quelques mois. Nous avons profité de la communication récemment faite à la Société internationale des Electriciens pour donner à nos lecteurs un aperçu assez complet des principes théoriques de ces machines nouvelles et de leurs dispositifs pratiques.
- De même, à l’Académie des Sciences fut récemment présenté par M. Ringelmann un dynamomètre pour essai de moteurs à grande vitesse angulaire assez intéressant au point de vue industriel.
- En principe, le dynamomètre consiste en une lame de ressort radiale, fixée à l’extrémité d’un arbre portant un tambour entraînant, par courroie, une résistance quelconque.
- Le ressort est entraîné par un toc fixé sur le volant du moteur à essayer (ce toc est maintenu sur l’arbre du moteur et est équilibré),
- La flexion du ressort est transmise par crémaillère et pignon à une pièce qui peut coulisser dans l’intérieur de l’arbre, à l’extrémité opposée au ressort, sur une table portant les divers appareils nécessaires à l’enregistrement.
- Enfin, nous nous permettons de signaler notre chronique de la page 186 ; nous sommes en effet personnellement convaincu qu’il est temps d’allirer l’attention du inonde technique sur un état de choses peut-être inquiétant pour l’avenir de l’industrie.
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- COMPARAISON DES LAMPES A FILAMENT DE CARBONE
- AUX NOUVELLES LAMPES A INCANDESCENCE A RENDEMENT ÉLEVÉ
- La lampe à filament de carbone se voit fort menacée depuis quelques années par la diffusion de plus en plus grande des nouvelles lampes à incandescence à faible consommation spécifique.
- Les lampes Nernst, à osmium, à filament graphité, au tantale et au tungstène, marquent les principales étapes parcourues à ce jour pour l’amélioration du rendement lumineux des lampes à incandescence.
- Dans ces lampes les substances employées à la confection des filaments, sont portées en fonctionnement normal à une température plus élevée que celle du carbone des lampes ordinaires.
- On pourrait s’étonner que le carbone, le plus réfractaire parmi tous les corps connus, ne puisse supporter une température aussi élevée que l’osmium, le tungstène, etc., dont les points de fusion sont de beaucoup inférieurs. Cela est dû au (ai L que les substances réfractaires portées à l’incandescence par le passage d’un courant électrique, émettent des ions en plus ou moins grande quantité pour une même température, selon la nature du corps. Ces projections d’ions amènent la désagrégation du filament, provoquent le noircissement de l’ampoule et réduisent pour ces deux causes la vie utile de la lampe.
- M. Blondel réunit sous le nom d’électrovaporisation ces caractéristiques des corps incandescents.
- Or, il se trouve que le carbone est l’un des corps les plus éleetrovaporisables ; il est nécessaire,pour éviter une destruction rapide du filament et un noircissement intense de l’ampoule, de le porter à une température de beaucoup inférieure à son point de fusion ou de volatilisation.
- Dans les métaux, au contraire, surtout ceux à poids atomique élevé, la température nor-
- male de fonctionnement de la lampe peut être très voisine du point de fusion du corps utilisé, à tel point que dans les lampes à filament métallique celui-ci fonctionne à l’état pâteux.
- De plus les substances utilisées sont douées de propriétés émissives favorables au point de vue lumineux, c’est-à-dire ont l’avantage d’émettre aux mêmes températures que le carbone une plus grande proportion de radiations dans la partie visible du spectre.
- Plus haute température de fonctionnement et propriétés sélectives du corps employé sont les deux (acteurs d’amélioration du rendement lumineux des nouvelles lampes.
- Mais, par suite du prix plus élevé de la plupart des lampes nouvelles, il nous a paru intéressant de rechercher si la lampe au carbone ne conservait pas, dans certains cas, un avantage économique. De plus, nous avons été amené à déterminer les meilleures conditions économiques d’utilisation de la lampe au carbone, qui sont, comme ou s’en convaincra par cette étude, très éloignées de celles adoptées habituellement.
- Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, nous estimons utilej de préciser la signification des unités pratiques utilisées dans le cours de cette étude.
- Unités pratiques pour la comparaison du coût de Véclairage par lampes à incandescence.
- Les lampes à incandescence de i(S-rvj-5o bougies sont normalement employées à l’éclairage intérieur. Le flux lumineux total des lampes est ainsi utilisé. Le lumen étant l’imité de flux lumineux, le lumen-heure, produit de l’unité de (lux lumineux par un temps, devrait être l’unité pratique de quantité de lumière.
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- Pour nous conformer à l’usage, nous prendrons cependantla bougie-heure comme unité pratique d’éclairage. On a comme relation : i bougie-heure moyenne sphérique = 4 t lumens-heure.
- On définit habituellement l’intensité lumineuse d’une lampe à incandescence par l’intensité moyenne horizontale dans le plan équatorial de celte lampe.
- Mais pour un type de lampe bien défini, l’intensité lumineuse moyenne sphérique est dans un rapport pratiquement constant avec l’intensité moyenne horizontale. Ainsi, pour la lampe au carbone à filament à simple boucle, l’intensité moyenne sphérique est sensiblement au début les o,8o de l’intensité moyenne horizontale ; pour la lampe au tantale, ce facteur est de 0,76 environ ; 0,74 pour la lampe au tungstène; <>,(ii pour la lampe Nernst. Connaissant ce facteur de conversion sphérique, on peut aisément passer de l’intensité moyenne horizontale à l’intensité moyenne sphérique ou vice versa.
- Ce facteur de conversion varie cependant avec la vie de la lampe par suite du noircissement de l’ampoule plus accentué dans la zone équatoriale. L'affaiblissement plus important de l’intensité moyenne horizontale
- Durées en heures
- Fig. i.— Courbe ï : Intensités lumineuses; Courbe II : consommations spécifiques.
- Errata : lire bougie moyenne sphérique au lieu de bougie/nn ; lire bougies moyennes sphériques au lieu de horizontales.
- qui en résulte fait croître ce facteur de conversion avec la durée de fonctionnement de la lampe.
- l)e plus, l’intensité lumineuse de la lampe varie avec la durée. La courbe I de la figure 1 donne l’allure générale de cette variation pour une lampe à filament de carbone.
- En ordonnées sont portées les intensités moyennes sphériques et en abscisses les temps.
- On admet que la lampe est à remplacer lorsque son intensité lumineuse a baissé de :>.o % de sa valeur initiale. Cette durée représente la vie utile de la lampe.
- Si nous représentons par A,„ , l’intensité moyenne sphérique de la lampe en bougies décimales au temps/, par T sa durée utile en heures, la quantité totale de lumière émise par celte lampe pendant sa vie utile sera :
- /Am.s. dl bougies-heure. (1)
- 0
- La valeur moyenne de l’intensité moyenne sphérique pendant la vie pratique de la lampe sera :
- 1 /
- ljltl= — 1 Am.,. clt bougies décimales. (2)
- 1 t/ 0
- Sa consommation spécifique, qui est le rapport de la puissance absorbée à l’intensité lumineuse, varie également. La courbe II de la figure 1 montre l’allure générale de sa variation.
- Si nous représentons par C la consommation totale de la lampe en watts au temps /,
- C
- Am.a.
- dl
- P)
- représentera la consommation spécifique moyenne en watts par bougie moyenne sphérique, pendant la vie utile de la lampe. Nous l'exprimerons par W,,.
- En prenant les valeurs B,„ „ et W,„ nous remplaçons la lampe à intensité lumineuse et consommation spécifique variables avec la durée, par une lampe équivalente mais à régime invariable.
- Coût cle la bougie-heure. — Dans le prix
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- de revient de l’éclairage par incandescence interviennent le prix de l’énergie et l’amortissement de la lampe.
- Appelons P le coût de la bougic-lieure en centimes ;
- p le prix d’achat de la lampe en centimes ;
- p' le prix du kilowatt-heure en centimes ;
- B,,,,, l’intensité moyenne sphérique (valeur moyenne) en bougies décimales ;
- Wj la consommation spécifique (valeur moyenne) en Avatts par bougie décimale moyenne sphérique;
- T la durée utile de la lampe en heures.
- On a :
- P =
- P
- Bm.s. T
- +
- I ooo
- Le premier ternie du second membre représente les frais de renouvellement de la lampe et le deuxième le prix de l’énergie.
- Dans cette équation,/», prix de la lampe, est déterminé par les conditions de fabrication ou de vente; p’, prix de l’énergie, par les frais de production ou de distribution. Ces valeurs sont indépendantes l’une de l’autre. Il n’en est pas de même de Ws et de T, la durée diminuant très rapidement quand décroit la consommation spécifique.
- Lampe à filament de carbone.
- La durée T de la lampe et la consommation spécifique W* variant dans le même sens, on voit, d’après la formule(4), que le prix P de la bougie-heure doit passer par un minimum pour une valeur appropriée de la consommation spécifique Ws, le prix de la lampe et celui de l’énergie restant invariables.
- Pour déterminer cette valeur minimum il est nécessaire de connaître la fonction qui lie W6 et T.
- M. Marshall (*) a déduit de ses essais les
- (*) The Eleclrical World and Engineer iyoo. a y Juillet et 3o septembre,
- valeurs consignées dans le tableau suivant donnant lesdurées utiles d’une lampe à incandescence de 16 candies, iio\rolts, pour différentes valeurs de la consommation spécifique.
- AVatts par candie moyenne horizontale 5 4,5 4 3,5 3 2,5 2
- AVatts absorbés 8b 72 64 56 48 40 3s
- Durée utile en heures ... 6 125 3570 2 oo5 1 000 412 i32 28
- La courbe I de la figure a reproduit les 2000________
- 0 12 ^ if.
- Censmmatimspêdfkpe en watts ’parhonÿieinûyimzi
- Fig. •>.. — I. Courbe des durées utiles de lampes en carbone; II. Courbe des durées utiles de lampes en carbone d’après le cartel des lubriques allemandes; 111. Courbe des durées utiles de la lampe à filament graphité; 1A\ Courbe des durées utiles de la lampe Osram.
- résultats do ces essais, la vie utile en heures étant portée en ordonnées et en abscisses, la consommation spécifique correspondante en
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- watts par bougie décimale moyenne horizontale.
- (La candie vaut i,oa bougie décimale.)
- Ces expériences montrent nettement la variation rapide de la durée utile de la lampe avec la consommation eu watts par bougie.
- La courbe II de la meme figure donne les valeurs indiquées pour les lampes au carbone ordinaire par le cartel des fabriques allemandes de lampes. Les durées sont inférieures pour les mémos consommations spéei-
- figure prenant comme facteur de conversion sphérique o,8 et comptant sur la réduction do >o % de l’intensité lumineuse à la fin de la vie utile de la lampe avec une augmentation corrélative de :>.o % de la consommation spécifique, la formule (4) nous donne les prix de la bougie-heure consignés dans le tableau suivant pour une lampe de 16 bougies décimales moyennes horizontales. Le prix d’achat de la lampe a été supposé de o fr. l\o :
- TYPJ? DK LA LAAIPi: Voltage Bougies moyennes horizon- tales Coefficient de réduction sphérique Bougies moyennes sphériques au début Watts par bougie moyenne horizontale au début Watts par bougie moyenne sphérique pendant lu vie utile Durée utile en ' heures Prix moyen
- Lampe à filament, graphité volts I IO if» 0,8 I 2, 8 2,J 3,4 5oo francs 0,40
- Lampe Nernst aa O 3i o,61 •8,9 i,8 3,a5 3oo 2 I,7°2
- Lampe au tantale I IO 2 2 o,76 l(î,7 a,o 2,6 8oo 3,00
- Lampe à osmium /,o K 2J o»74 i8,5 1,0 a, 4° 8oo 5,oo
- Lampe au tungstène.. . I IO 22 »,7/i i6,3 i,ao 1 ?9 8oo 3,75
- (-) Ces valeurs relatives à la lampe Nernst se réfèrent au prix et û la durée du brûleur.
- I_____________________________________________________________________ ___________ __________________________
- liques à celles de la courbe 1. Elles tiennent compte dans une certaine mesure de Fin-fluence des variations habituelles de voltage sur les réseaux de distribution.
- 'pnsommstùm. spécifique
- Y/ ' __________X
- Fig\ 3.
- Nous basant sur les valeurs de la courbe I
- Les prix de la bougie-heure étant définis
- Consommations spécifiques en watts psi bougie mog, sjüi er " Fig. 4.
- par les valeurs de deux variables indépen-
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- dantes, prix de l'énergie el consommation spécifique, nous pouvons représenter par une surface les valeurs consignées dans le tableau-
- O
- précédent.
- Les courbes de la figure il montrent en perspective cette surface représentative des variations du coût de la bougie-heure dans les limites considérées.
- Sur l’axe des X sont portées les consommations spécifiques, sur celui des Y les prix de l’énergie, et sur celui des Z les valeurs de la bougie-heure.
- Si nous coupons cette surface par un plan
- parallèle à l’axe dos X, l'inlcfrseclion représentera les variations du coût de la bouffie-
- O
- heure, à prix d’énergie constant el consommation spécifique variable. Lu figure 4 donne une famille de courbes correspondant à quelques prix courants du kilowatt-heure.
- foutes ces courbes passent par un minimum d’autant plus rapproché des faibles consommations spécifiques que le prix de l’énergie est plus élevé. Le tracé en pointillé sur cette figure réunit les points minima des différentes courbes.
- (A suivre.) C. Lkoxahu.
- TRANSFORMATRICE HEYLAN1) KORDA (Fin) (l)
- Pour rendre la transformatrice susceptible, de tourner à un nombre de tours autre que celui qui correspond à la fréquence du courant alternatif du réseau à un nombre de tours plus élevé, par exemple, — comme on peut avoir intérêt à le faire, pour transformer un courant continu en courant alternatif de basse fréquence, — on n’a qu’à remplacer le champ ordinaire dû précédemment aux saillies polaires h du rotor par un champ tournant pulsatoire. C’est ce qui est réalisé flans la transformai l ice représentée aux figures 7, 8, et i).
- Une forme d'exécution qui se prête particulièrement bien à la marche à grande vitesse est celle qui est représentée aux figures io, n. et ia. I,'enroulement à courant alternatif g y est établi d’une manière semblable à celui qu’on emploie pour les machines bipolaires. Afin d’éviter dans l’appareil toute dissymétrie qui pourrait nuire à la bonne marche, les bobines de cet enroulement sont réparties sur trois couronnes intérieures (lamcllées) du corps du stator a, le corps du rotor Z» étant également muni de trois jeux de saillies polaires correspondantes, en vue d'obtenir un équilibre rigoureux à Ions les points de
- vue. Cette disposition offre encore, par rapport a celle des figures i, a, 3, l’avantage que les pul-
- sations des forces électromotriees induites s’
- Fig. 7.
- (() La Lumière Electrique, toine V (ac série), p. i38.
- additionnent, dans chacun des conducteurs à courant continu, de manière adonner naissance, à une force électromotrice constante ; autre-
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- ment dit les conducteurs à courant continu n’y sont le siège d'aucune pulsation. En ell'et, ces conducteurs se trouvent constamment soit en lace d’une des saillies polaires médianes, soit en face de deux saillies polaires latérales dont chacun est de dimension moitié de celle de la dite saillie médiane, comme on peut le, voir figure io. Le champ coupé par les dits conducteurs est donc toujours de même intensité et par conséquent, la force électromotrice induite au cours
- Fig. S.
- du mouvement, est constante. Cette disposition permet enfin de donner aux extrémités des saillies polaires et notamment à celles des saillies latérales une forme telle qu’elle puisse jouer le rôle de véritables vcntilatcu rs pour aspirerderair
- Comme dans les génératrices unipolaires en général, le cornant débité par les transformatrices décrites est recueilli sur les bagues de contact à l’aide de balais.
- Aux grandes vitesses de rotation que ces appareils simples permettent d’atteindre, chaque
- bague peut fournir une tension de 3o volts, par exemple. Mettant alors plusieurs bagues en série on peut arriver à avoir les voltages usuels des courants continus industriels.
- Il est à remarquer à ce su jet, que la prise de
- Idg. 9.
- sur les côtés et l’envoyer vers la partie médiane dans'des ouvertures ménagées à cet ell’et dans le corps du stator. Do cette façon, ce [dernier peut être énergiquement refroidi.
- courant a de telles vitesses de rotation sera avan-tageusementeffectuée avec des balais ou frotteurs tels qu’ils n’occasionnent ni un échauiïemenl exagéré, ni une formation d’étincelles, car ces
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- dernières pourraient donner lieu, par suite des vibrations des balais sur les bî^ucs de contact, à de véritables ares dangereux. On peut réaliser une, prise de courant répondant à ces besoins
- -JLJ
- Fig. i2.
- par l’emploi, par exemple, de flotteurs tels (pie ceux cpii sont représentés aux figures i3 et 14 et qui comportent des lames de cuivre juxtaposées k formant une sorte de peigne
- Fig. i3.
- et qu’un ressort à lame 1 appuie sur la bague de contact correspondante, laquelle peut être établie en acier très dur, être, bien polie à sa surface et être lubrifiée à la rigueur avec un
- <0
- a
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- 3
- OJ
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- V
- Cl.
- 3
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- Il ! IMl I 1' '! i' !>
- Fig. 14.
- corps conducteur tel que la plombagine, par exemple. On peut réduire, ainsi au minimum la surface de contact et par conséquent le travail de frottement et augmenter, en même
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- temps, aillant que faire si' peut, la surface de refroidissement des frotteurs. Cotte eonst mot ion dos flotteurs permet, de plus à l’air de s'écouler librement, entre les minces lames h et il n’y à plus à craindre aucun soulèvement dos frotteurs par un ell'et de vent, non plus qu’une formation d’étincelles do ce chef.
- Revenons maintenant à la transformatrice du type asynchrone exécutée par la Société Alsacienne.
- Ainsi (pie les figures i5 et ifi le montrent, dans celte machine, la partie médiane est constituée par un moteur asynchrone triphasé avec rotor à enroulement en cage d’écureuil. Ce moteur est calculé à faillie glissement afin que les vitesses à différentes charges ne diffèrent pas trop entre idles, car autrement le voltage à courant continu baisserait rapidement avec la charge et rendrait l’emploi d’un régulateur de champ automatique ou bien d'un bon eompoundage indispensable. On est limité d’un autre côté par Je couple de démarrage qui doit être suffisant pour pouvoir mettre en marche aisément l’appareil à vide. En effet, on ne peut pas intercaler des résistances de démarrage dans l'enroulement en court-circuit de l’induit, par conséquent ce dernier, doit être prévu avec une résistance ohmique assez grande pour permettre l'obtention d’un démarrage énergique à vide. Quand il s’agit de grands appareils, la perturbation qu’un tel démarrage' même à vide amènerait à la station génératrice serait beaucoup trop importante'. Il est donc préférable de prévoir dans ce cas une mise i‘ii marche du côté du courant continu avec intercalation de rhéostats de démarrage. Dans ce cas l'enroulement à cage d'écureuil du rotor peut être réalisé avec une résistance: ohmique très modérée ce qui permet un glissement très faible en pleine charge.
- Voici les données principales calculées par la machine de la Société Alsacienne :
- Puissance permanente : n.”) à i 8o k\v. nombre de tours par minute : i sou. Côté primaire : courant continu de i i.'i<> ampères h iïo volts. Déphasage : cos <p o,8:j. Rondement — o,8o, soit environ <>,()<> pour chaque côté du convertisseur. Dimensions principales : alésage = 700“"“. Entrefer simple = n,,,m5, largeur totale des tôles:— 855""" pivec trois évents de i5,m“ de largeur!, diamètre extérieur des tôles 1 o8o,,,m. Nombre de bagues collectrices de chaque côté du rotor : ifi.
- Largeur des bagues iomm, diamètre des bagues : 58olnm, distance entre' bagues = 4 millimètres. »
- La partie* fixe comporte des tôles de o""”5 d’épaisseur avec 8a entailles de a<)!,*m X 85"’m; la partie mobile, par contre, 4 disques en acier avec aG entailles de a8mm X Go millimètres.
- Quant, aux enroulements, ils ont été établis avec les chiffres suivants :
- i° Partie fixe.
- a) Enroulement biphasé. — Par pôle et par phase 4 entailles à jX n — 84 conducteurs, soit par phase 1 844 conducteurs, fil de ->.“""7 de diamètre nu, isolé à 8 millimètres.
- Section du fil 1= 5,mm2 7a ;
- Densité au courant
- 16
- r----= 2,8 amperes par millimètre carré.
- Résistance par phase - 5,a ohms.
- Perte par phase 1 Goo watts.
- Perte lotale = 8 aoo watts. Poids total — i85kB.
- b) Conducteurs du courant continu (câbles de connexions). — Par rainure 1 câble de aGomm a de section. Au total 8a câbles dont a placés élans a rainures diamétralement opposées, sont mis en parallèle* et reliés aux balais de la môme bague.
- Densité du courant —- a,8 ampères par millimètre carré.
- Résistance totale (le iG groupes en série, chaque groupe étant composé de a câbles en parallèle — o,84 X lez' ohms.
- Perte totale — 1 100 watts. Poids — iookB.
- c) Bobinage excitatrices. — a bobines excitatrices.
- Par bobine, 440 spires de fil de 8mm8 de di,amè-t rc n u, isolé à 4'1,ma ;
- Section II, V,,m;
- Longueur moyenne — i'"o5;
- Résistance des dcuxbobines en série = 8 ohms ;
- Courant d’excitation normal — aG ampères ;
- Densité du courant =a,8 ampères par millimètre carré ;
- Tension d’excitation 8 X aG ~ 78 volts ;
- Perte = a 000 watts ;
- Perles totales (le rhéostat oompris)=: a Goo watts;
- Poids = iG5k*t.
- a" Partie mobile.
- a G entailles ; par 011131110’ iG barres de
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- 24 X 2mm reliées aux iG paires de bagues, section /|8mm ; densité du courant 2,8 ampères par millimètre carré. Résistance moyenne d’une barre 4,83 X 10* ohms. Poids = 210 kilogrammes.
- FLUX MAGNÉTIQUES
- Flux du champ tournant par pôle : /|,6j X >0° dont o,3 X io" sert à écpiilibrer l’effet démagnétisant du flux continu causé parla distribution inégale de ce dernier en conséquence de la réluctance inégale desdifterentscircuits magnétiques.
- Flux continu utile: 3i, io6;
- Flux de dispersion : 10 % ;
- Induction totale dans l’entrefer : 9000 CGS;
- Induction dans les tètes des dents du stator: 1 4 55o ;
- Induction dans les racines des dénis du rotor : i58oo ;
- Induction maxima dans l’acier (bouts de l’arbre) : 18200;
- Pour terminer, nous pouvons indiquer le tableau des poids nets :
- 1[8
- Carcasse, plateau de serrage, en acier 800
- 2 Flasques................... » 1 aüo
- Pôles........................ en fer 1 000
- Disques du rotor............. en acier f»/jo
- A rbre....................... » 1 000
- Bagues....................... » 3/,‘o
- 2 Plateaux de serrage (rotor), en bronze 40 2 Frottes » . . en acier Go
- 4 Frettcs » .. en 1er Go
- Cales de rainures » . . en bronze 3o
- Enroulement du rotor......... en cuivre 210
- » c. a. stator... » i85
- Câbles de connections stator. » 100
- Bobines excitatrices........ » 170
- cuivre )
- Balais, porte-balais......... charbon l 140
- bronze )
- Support porte-balais.......... en fonte 120
- Socle........................... » 3oo
- Boulonneric, divers............ en fer ion
- Isolants....................... » 100
- 2 Paliers et coussinets...... 1
- pompe à l’huile.............. ( M °°
- Poids total.......kg. 69X0
- dont pour le rotor environ 2 5ookg. Le poids de cuivre ne représente en tout que 670cu-, c’est-à-dire à peine 10 % du poids total delà machine, ce qui 11’est pas beaucoup et rend le prix de revient de la machine avantageux.
- Désiiié Kounx.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Appareils et machines à courant et mouvement alternatifs. — P. Boucherot. — Bulletin de la Société internationale des électriciens, décembre 1908.
- Dans les machines électriques, le déplacement des conducteurs induits est normal, ou presque, aux lignes de force du champ magnétique. C’est seulement dans le fonctionnement à vide (ou en déhit déwatté, dans le cas de l’alternatif) que le déplacement est tout à fait normal aux lignes de force ; dès qu’il y a travail mécanique produit ou dépensé, les am-
- pères-tours induits, se composent avec les ampères-tours inducteurs pour donner aux lignes de force une certaine obliquité, faible en général, même à pleine charge. T/elïort tangentiel engendré reste toujours faible, de l’ordre de io1 2* par décimètre carré de surface polaire, tandis que l’attraction magnétique est de l’ordre de 4ookg par décimètre carré de surface polaire.
- On peut donc se demander, avec quelque raison, s’il serait sans intérêt de faire le déplacement de la partie mobile parallèlement aux lignes de force du champ magnétique. Pour un même déplacement, on aurait ainsi environ 4<> fois plus de travail. Est-ce à dire qu’on aurait 40 fois plus de puissance sous un même volume ? Non, pas a priori, car pour cela il
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- faudrait que le même déplacement soit obtenu dans le même temps, c’est-à-dire avec la même vitesse, et il y a à cela des difficultés d’ordre matériel.
- Si on suppose lapartie mobile analogue à l’induit d’une dynamo ou d’un alternateur, on peut déplacer, parallèlement aux lignes de force du champ magnétique, soit rannalurc avec les fils, soit l’armature seule. Quoi qu’il en soit, le mouvement ne pourra plus être un mouvement continu. Par exemple, quand on aura porté l’armature à une distance du pôle telle qu’il n’y ait plus sensiblement d’action, pratiquement quelques centimètres, il faudra l’en rapprocher jusqu’au contact ou presque, puis l’écarter de nouveau, etc. Le mouvement ne peut être qu’un mouvement alternatif, un mouvement oscillatoire.
- La distance à laquelle on peut porter la partie mobile, autrement dit l’amplitude des oscillations, dépend évidemment de la grosseur du pôle, et, d’autre part, il n’y a pas d’utilité à la faire telle qu’il n’y ait plus d’action du tout. En sorte qu’on reconnaît'rapidement que, dans les conditions ordinaires d’application, l’amplitude des oscillations est de l’ordre du centimètre.
- Pour arriver aux vitesses linéaires qu’on a habituellement dans les machines, 9oin à 4oin par seconde, il faudrait donc faire de i ooo à 9000 oscillations par seconde.
- Pendant ces oscillations, la force électromotrice produite ne peut évidemment qu’être alternative. Laissant de côté le cas où on La redresserait par un contact intermittent, elle est alternative et de même fréquence que les oscillations. La fréquence ordinairement admise pour les courants alternatifs industriels, 5o périodes par seconde, ne permet donc de réaliser que des vitesses linéaires 90 a/jo fois plus petites que celles qu’on a habituellement dans les machines, et par conséquent des puissances spécifiques du même ordre de grandeur.
- Cette raison n’est évidemment pas suffisante pour abandonner l’espoir de réaliser des machines ayant une puissance spécifique 90 ou /to fois plus grande que celle des machines qu’on réalise actuellement.
- Mais il y a d’autres difficultés d’ordre matériel pour lesquelles il faut renoncer à l’idée de réaliser de tels appareils à des fréquences aussi élevées, en escomptant une augmentation corrélative de la puissance spécifique. II faut sc contenter des fréquences usuelles.
- L’auteur considère un circuit magnétique feuilleté constitué de deux parties : l’une fixe A, sur laquelle
- est enroulée une bobine B parcourue par le courant alternatif ; l’autre C, mobile autour d’un axe D, peut se déplacer légèrement par rapport à A. Si on limitait là la disposition, la partie mobile G viendrait se coller sur A, sous l’influence de l’attraction de A, attraction périodique, mais toujours de même sens.
- Il faut, en conséquence, que C soit relié élasti-quement en des points fixes E et E', par exemple, au moyen de ressorts R et R/ qui, à l’état de repos, maintiennent C à une certaine distance de A. Dans ces conditions, C peut prendre un mouvement oscillatoire d’autant plus grand que le courant alternatif est plus intense et que le système est plus voisin de la résonance. La fréquence du mouvement obtenu est double de la fréquence du courant. En superposant un courant continu au courant alternatif dans B, ou en aimantant convenablement le circuit magnétique d’une manière continue par un procédé quelconque, la fréquence du mouvement obtenu est la même que celle du courant alternatif.
- R F.’
- On sc trouve là en présence d’une disposition appliquée déjà dans un certain nombre de petits appareils électriques tels que : sonneries, fréquencemètres, pliasemètres, téléphones, etc., dans les.-quels on ne se propose pas de réaliser des effets puissants.
- Si l’on se contente d’appliquer un courant alternatif à la bobine B, on réalise un appareil oscillant correspondant, dans la classe des appareils de rotation, aux petits moteurs synchrones sans excitation, ou moteurs à self-inductance variable périodiquement, tels que celui appliqué par Hospitalier à son ondographe ; le résultat est connu d’avance : puissance spécifique faible, cos <p faible, introduction d’harmoniques dans le courant ou dans la différence de potentiel appliquée à la bobine. Si l’on superpose un champ constant au champ alternatif, les 'résultats sont différents, mais pas plus avantageux au point de
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- vue électrotechnique. Dans les deux cas, la disposition est très imparfaite à ce point de vue.
- Il n’en est pas de même de la disposition schématisée par la figure t. Dans cette disposition, le circuit magnétique est double : une partie feuilletée AA porte des bobines B,, Ba convenablement connectées, en série ou en parallèle, parcourues par du courant alternatif ; la partie mobile C (autour de l’axe D) n’a pas besoin d’être feuilletée sur toute sa longueur, mais à son extrémité supérieure seulement ; elle est à l’intérieur d’une bobine J (dont l’ouverture est un peu plus grande que le fer C, de manière que cette bobine puisse rester fixe) parcourue par un courant continu fourni par une source
- R R’
- quèleonque Q. La partie mobile C est encore reliée en deux points fixes E E'par les ressorts R, R qui lui donnent une période propre, ou une fréquence propre d’oscillation déterminée, et la maintiennent, à l’état de repos, au milieu de l’intervalle libre entre les branches de A.
- A l’état de repos, lorsqu'il n’y a pas de courant alternatif dans B|, B”, le flux continu passant dans L se dérive en deux parties égales (selon les flèches indiquées) passant à l'intérieur des bobines B, et Bo. Si, pour une raison quelconque, G se déplace vers la droite par exemple, le flux augmente dans la bobine B2 et diminue dans la bobine B,, la somme des deux flux restant constante ou presque. Lorsqu’un courant alternatif passe dans B1; B2, la pièce G se trouve alternativement sollicitée dans les deux sens et oscille synchroniquement avec le courant.
- Au point de vue pratique, cette disposition est encore incomplète en ce sens que les réactions sur les points d’appui sont alternatives, et il y a intérêt, pratiquement, à doubler le système, c est-a-dire à avoir deux pièces mobiles telles que C ayant à chaque instant des vitesses égales et contraires. Le résultat ressemble alors singulièrement à un électro-diapason
- ordinaire ; mais un électro-diapason ordinaire est un système très imparfait au point de vue éleclrotech-nique, et avec lequel on ne saurait songer à réaliser des puissances sérieuses dans des conditions convenables d’absorption de courant, parce que le flux de l’aimant, lorsque les branches sont écartées, ne peut se fermer que par l’air. En doublant la disposition de la figure a, on est conduit à l'électro-diapason schématisé par la figure 3, qui diffère d’un électrodiapason ordinaire en ce que le circuit magnétique alternatif est complété magnétiquement et électriquement, et l’on peut, sur ce principe, réaliser des machines vraiment dignes de ce nom.
- Pour examiner alors les différentes circonstances
- Fig. 3.
- du fonctionnement, il faut revenir au schéma de la figure a, qui permet de le faire plus aisément.
- Pendant les oscillations le flux continu issu de la partie mobile G se dérive en deux flux ondulés passant au travers des bobines B, et B3.
- Ces variations de flux dans B, et B, y développent des forces contre-électromotriccs qui s’ajoutent si les deux bobines sont connectées en série comme dans la figure. C’est le produit de cette force électromotrice résultante par le -courant qui représente la puissance électrique absorbée par l’appareil.
- Pour un même flux continu dans C, les variations de flux dans B, et B3, et par conséquent la force contre-électromotricc, sont d’autant plus grandes que l’amplitude des oscillations est elle-même plus grande. On conçoit alors que la force contre-électro-motrice puisse être plus petite ou plus grande que la différence du potentiel appliquée à 1 ensemble des bobines B,, B4 et que, par conséquent, l’appareil puisse fonctionner sur un réseau comme un moteur synchrone sous-excité ou surexcité, c est-a-dire prendre ou fournir du courant déwatté, ou de la puissance magnétisante, au réseau sur lequel il est branché.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2* Série). — N» 6.
- Mais ceci ne se produit pas indifféremment, quelle que soit l’élasticité des ressorts H et R'.
- L’auteur a exposé à Marseille un appareil de cette catégorie, mais qui fonctionne comme capacité et
- Fig.4.
- auquel il donne le nom de « caposcilla » ( lig. /, et 5).
- Dans la figure 4 la partie supérieure gauche est une vue en élévation, la partie supérieure droite une
- l'ig. 5.
- coupe par le milieu, la partie inférieure gauche une vue en plan et la partie inférieure droite une coupe par un plan passant par le milieu du flux magnétique continu.
- Il y a dans un tel appareil deux circuits magnétiques : l’un, dans lequel le flux est constant (continu-fluxeur); l’autre, dans lequel le flux est ondulé (ondu-loflnxeur). Le contintilluxeur, en forme de rectangle, a deux de ses côtés constitués par des lames élastiques d’acier à ressort magnétique, assemblées entre elles, à leurs extrémités et en leur milieu, au moyen déboulons. Ces deux paquets de lames a{ et a2 sont réunis, à leurs extrémités, avec des culasses b, b au moyen des boulons servant à l’assemblage des lames entre elles.
- Le tout est maintenu dans l’espace par deux lames élastiques verticales c, r fixées au bâti d. Ce continufluxeur peut ainsi subir des déformations élastiques notables et telles que le milieu des lames élastiques peut faire des oscillations d’environ icm d’amplitude.
- Quatre bobines magnétisantes e1, e2, <?3, e4, parcourues par du courant continu et connectées convenablement, développent des pôles conséquents au milieu des paquets de lames a' et a1, le pôle développé au milieu de a' étant de nom contraire à celui développé au milieu de d1.
- Les derx flux ainsi créés passent dans l’ondulo-fluxeur. ja cet clïet, au milieu de chaque paquet de lames a1 ela2 est fixé un épanouissement polaire feuilleté/'1 pour*?1,/'2 pour «2. De part et d’autre de chacun de ces épanouissements émergent les lignes de force. Elles peuvent se rejoindre, soit en passant par la partie supérieure g de l’ondulo-fluxeur, soit en passant par la partie inférieure h, de forme convenable ; g et h toutes deux feuilletées évidemment. La partie supérieure g'est enveloppée d’une bobine à courant alternatif/ ; la partie inférieure h reçoit deux bobines kl et h, disposées, pour la commodité, sur le prolongement des branches latérales et ayant chacune un nombre de spires moitié de celui de la bobine/. Les pôles/'1 et/'2 se meuvent symétriquement par rapport à l’axe de l’appareil ; quand /'' et /'2 sont au rapprochement, presque tout le flux continu passe par g ; quand /' et f- sont à l’écartement, presque tout le flux continu passe par h.
- Avec cet appareil,on a pu réaliser une puissance apparente d’environ 15oo voltainpcres sous un poids d’environ yokB. Mais on est en droit d’espérer beaucoup mieux : d’abord parce que c’est un premier appareil ; les ressorts étant plus faibles qu’il n’avait été prévu, il a fallu fonctionner à une fréquence plus basse et la puissance est évidemment proportionnelle à la fréquence ; d’autre part, il s’a-
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- gît là d’un petit appareil et l’auteur reconnaît qu’un caposcilla n’est intéressant à réaliser économiquement qu’à partir de quelques dizaines de kilovoltam-pères.
- IJn tel appareil demande aussi peu de surveillance qu’un condensateur et beaucoup moins qu’un moteur synchrone, puisqu’il n’y a pas de graissage, pas de synchronisation à réaliser, * pas de décrochage à craindre. La mise en marche et l’arrêt se font par simple manœuvre d’un interrupteur ; à la mise en marche, l’amplitude de régime est atteinte après quelques oscillations ; quelques oscillations suivent l’interruption du courant lors de l’arrêt.
- Par une addition très simple, la fonction de l’appareil peut être complétée de manière qu’il serve à la fois de capacité et de transformateur: transformateur caposcilla. Si l’on ajoute, autour ou en
- A'
- WM»
- Fig. (i.
- dedans des bobines alternatives y, k\ A*3, .d’autres bobines ayant des nombres de spires dans un certain rapport n avec ceux de celles-ci, on conçoit que le système constitue un transformateur dont le rapport de transformation est n. On obtient ainsi un transformateur qui coûte évidemment plus cher qu’un transformateur ordinaire, mais qui est en même temps un générateur de puissance magnétisante intéressant à employer dans les stations centrales ou sous-stations, l’appareil coûtant sûrement beaucoup moins cher que l’ensemble d’un transformateur et d’un motéur synchrone surexcité, tout en demandant moins d’entretien et de surveillance.
- L’auteur avait exposé aussi à Marseille un autre appareil (fig. 7). L’auteur donne quelques explications préliminaires pour sa compréhension.
- Soit (lîg. 6) un plan horizontal sur lequel nous supposerons que les corps ne puissent se déplacer que dans un sens, de gauche à droite par exemple. Soient en outre deux masses A et A' reliées élastiquement et pouvant être mises en vibrations l’une par rapport à l’autre par un procédé quelconque. Lorsque les deux masses se rapprocheront, A' ne pouvant aller de droite à gauche, A seul avancera de gauche à
- droite ; lorsque les niasses s’écarteront, A’ seul avancera de gauche à droite, et finalement l’ensemble avancera régulièrement de gauche à droite ; les niasses A et A’ auront une vitesse ondulatoire, mais le milieu du ressort qui les relie aura un mouvement continu de vitesse constante (mouvement des serpents).
- On conçoit aisément l’application du processus à l’obtention d’un mouvement circulaire. L’empêchement du mouvement dans un sens est obtenu par des arcs-boutements.
- L’inducteur de la machine exposée à Marseille est identique à celui d’une machine à courant continu quelconque à quatre pôles: une culasse en acier d soutient les quatre pôles en acier /*-, Û, sur lesquels sont enroulées quatre bobines parcourues par le courant continu /*, r2, r3. Mais sur cette même culasse sont fixés aussi quatre noyaux magnétiques feuilletés e, .z*, .r, supportant les quatre bobines à courant alternatif p9p7 9, <7.
- En marche, cet ensemble est animé d’un mouvement de rotation uniforme, comme le milieu du ressort dans la figure G; aussi est-il supporté sur l’arbre /'par l’intermédiaire de bras et de moyeux s, s clavetés sur cet arbre, et les courants alternatif et continu arrivent-ils aux bobines par l’intérieur de l’arbre et les bagues m].
- Quant aux masses oscillantes, ce sont les masses feuilletées û, û*, û2, û3 portées par des balanciers # et #* fous sur l’arbre. Les masses b et b- sont portées par l’un des balanciers#, les autres masses b] et //* par l’autre balancier #* ; ces balanciers oscillent en sens inverse, de sorte que le flux continu émanant du pôle par exemple, rejoint tantôt le pôle t par û'eû, tantôt le pôle C2 par b'.vb'2; ces balanciers sont
- Fig. 7.
- solidaires de poulies ayant, leur jante en forme d U, y pour# et yv pour#1, qui oscillent en tournant et ont par conséquent un mouvement ondulé; ils sont en outre reliés élastiquement aux bras supportant la culasse d par des ressorts e, au nombre de 8 pour chacun. C’est à l’intérieur des poulies y et //,
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. V (2e Série). —N° 6.
- que se trouvent les dispositifs empêchant le recul de ces poulies; à cet effet, dans chacune des poulies, deux anneaux //, n adhèrent aux joues par la pression de deux rangées de biellettes /, /, z\.. qui, d'autre part, équilibrent leurs efforts sur l’anneau /, lequel ne peut tourner, étant solidarisé au bâti dx de la machine par l’intermédiaire de chandelles h.
- L’auteur a pu obtenir 7 à 8 chevaux à la vitesse angulaire de.40 tours par minute. C’est évidemment peu pour un appareil pesant environ 1 000 kB. Le rendement global n’était pas non plus excellent : 5o % environ, soit à peu près 10000 watts aux bornes pour 5 000 watts recueillis sur la poulie cla-vetée sur le bout de l’arbre f*9 dans des essais au frein ; mais l’auteur indique les raisons qui lui font espérer des meilleurs résultats.
- Il y a cependant encore un reproche à faire à cet appareil, tel qu’il a été réalisé : il fait beaucoup de bruit, le bruit des sabots du cheval sur le pavé..., mais l’auteur espère l’étouffer, en partie tout au moins.
- C’est, en résumé, un moteur monophasé, c’est-à-dire utilisable pour la traction et autres applications dans lesquelles on ne veut qu’un fil. Il peut être bobiné directement pour de très hautes tensions, puisque le bobinage à courant alternatif est identique à celui d’un transformateur. La vitesse angulaire est variable à volonté, comme je vous l’ai dit, soit par le courant d’excitation, et, dans tous les cas, aux pertes près, la consommation de puissance réelle est proportionnelle à la vitesse pour un couple donné. Le cos q> peut être égal à l’unité, pour une charge donnée si on laisse l’excitation constante et pour des charges diverses si l’on fait varier l’excitation parallèlement. La vitesse angulaire est toujours très faible, même lorsqu’elle est à son maximum, et cela permet l’application directe dans bien des cas, sans poulies ni engrenages, à la traction, aux machines-outils, aux appareils de manutention, etc. L’auteur est convaincu que l’idée qui est réalisée dans ce dernier appareil est susceptible d’un développement industriel si les maisons de construction en abordent l’étude.
- Dynamomètre pour essais de moteurs à grande vitesse angulaire. — M. Ringelmann — Académie des Sciences, séance du n janvier 1909.
- Les essais des moteurs s’effectuent au frein de Prony, auquel plusieurs ingénieurs ont apporté des améliorations en vue de faciliter le réglage ou la
- manœuvre; tel est le frein automatique combiné en ï894, par l’auteur, sur scs essais de moteurs à pétrole lampant.
- Pour les essais de moteurs à grande vitesse angulaire, tels que ceux des automobiles, bateaux, aéroplanes, etc., la manœuvre du frein de Prony est délicate et surtout malpropre par les projections du liquide lubrifiant qu’il* faut fournir abondamment pour les essais d’une durée d’au moins une heure;, c’est cependant avec de semblables freins que l'auteur a pu procéder aux essais de 74 moteurs à alcool des concours de 1901 et 190a organisés à la station d’essais de machines parle ministère de l’Agriculture.
- On a proposé divers dispositifs et surtout l’emploi de d}rnamos, soit comme appareil d’absorption, soit en équilibrant la dynamo pour l’utiliser à la façon d*un frein (dynamo-frein), soit en se basant sur la résistance de l’air (moulinets).
- Dans tous ces appareils il y a une constante, ou une quantité considérée comme telle, à faire intervenir dans le calcul: rendement électrique de la dynamo (variable d’un jour à l’autre, frottements d’un arbre (variables avec le serrage, le graissage, là vitesse, la température et l’état des surfaces), etc. Malgré cela, beaucoup de ces appareils donnent des résultats assez rapprochés pour que l’industrie puisse les utiliser.
- Pour ses recherches scientifiques, l’auteur avait à résoudre le problème suivant :
- Un dynamomètre spécial est intercalé entre le moteur à essayer et des résistances modifiables à volonté en cours de travail.
- Le dynamomètre doit indiquer Vénergie totale fournie à chaque instant parle moteur, sans faire intervenir une constante due aux frottements des arbres ou des mécanismes.
- Le dynamomètre doit être à la fois indicateur, enregistreur et totalisateur.
- Il est complété par un jaugeur permettant de voir rapidement, sans arrêter le moteur, la consommation de combustible. Enfin, un compteur d’eau et des thermomètres donnent les températures de l’air, de l’eau à l’entrée et à la sortie de la double enveloppe des cylindres et du radiateur, celle des gaz de l’échappement.
- Le dynamomètre proprement dit devait répondre aux conditions suivantes :
- a. Revenir au zéro lorsque l’énergie transmise devient nulle ;
- b» Ses déformations doivent être proportionnelles aux efforts ;
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- c. Il ne doit pas changer d’indication dans le temps, et doit rester toujours comparable à lui- , meme; »
- rf. La transmission aux appareils indicateurs et enregistreurs doit être simple sans jouer le rôle d’amortisseur (comme dans le cas de transmissions par l’air ou par les liquides).
- En principe, le dynamomètre consiste en une lame de ressort radiale, fixée à l’extrémité d’un arbre portant un tambour entraînant, par courroie, une résistance quelconque. ....
- Le ressort est entraîné par un toc fixé sur le volant du moteur à essayer (ce toc est maintenu sur l’arbre du moteur et est équilibré).
- La flexion du ressort est transmise par crémaillère et pignon à une pièce qui peut coulisser dàns l’intérieur de l’arbre, à l’extrémité opposée au ressort, sur une table qui porte divers appareils :
- a. Une aiguille se déplaçant devant un cadran indiquant à chaque instant l’effort transmis au dynamomètre par le toc du moteur;
- b. Un totalisateur des kilogrammètres transmis;
- c. Un enregistreur, dont le papier est déroulé par l’arbre, sur lequel se trace la ligne des efforts transmis à chaque instant et limitant une surface représentant les kilogrammètres ;
- d. Un compteur de tours du moteur ;
- e. Un tachymètre enregistreur, inscrivant les variations élémentaires de vitesse du moteur.
- Des débrayages permettent l’arrêt ou la mise en route de chacun de ces appareils, de sorte que l’essai peut ne durer que quelques minutes ou se prolonger toute une journée.
- La résistance, commandée par courroie et poulies (fixe et folle), peut être quelconque, car on n'a pas à la calculer, toute l’énergie du moteur étant indiquée par le dynamomètre. On peut employer une dynamo ordinaire, une pompe centrifuge, un ventilateur, un moulinet, etc.; en un mot une machine quelconque appropriée à la quantité d’énergie fournie par le moteur essayé.
- Gomme il fallait que la résistance soit modifiable à volonté, en cours de marche (sans avoir besoin d’arrêter le moteur), tout en la maintenant constante pendant la durée voulue, on emplo}?a une série de poulies montées sur un arbre et tournant dans un bac à circulation d’eau ; la hauteur du plan d’eau se modifie à volonté; sur chaque poulie appuie un sabot en bois dont la charge est obtenue par des poids accrochés à l'extrémité de leviers. On peut donc, très rapidement, par la lecture du dynamo-
- mètre, modifier ces poids jusqi/à ce qu’on fasse donner au moteur à essayer la puissance qu’on désire, de zéro à sa puissance maximum, tout en observant toutes ses conditions de fonctionnement ; énergie transmise et ses variations, etc.
- Le jaugeur est un récipient en verre, gradué, raccordé au carburateur et placé, par rapport k ce dernier, au même niveau que le réservoir à combustible logé dans une automobile (un bateau ou un aéroplane); le zéro de la graduation, qui est a la partie supérieure du jaugeur, se trouve dans une portion de petit diamètre afin d’atténuer les erreurs.
- Le compteur d’eau est du type à bascule; il pèse l’eau qui s’échappe de la double enveloppe du moteur aune température relevée par un .thermomètre enregistreur. ...
- L’industrie électrique aux Etats-Unis. —
- Elcktrotechnischc Zeitschrift du 17 décembre.
- L’industrie électrique aux Etats-Unis a été fortement influencée par la crise qui s’est produite à la fin de l’année dernière.
- Tandis que certaines parties de l’industrie américaine, ont cherché en augmentant leur exportation, quitte à ne pas réaliser de bénéfices directs, à parer à la diminution de la vente dans le pays, l’industrie électrique ne l’a pas fait, de sorte que l’exportation a diminué en même temps que la vente dans le pays.
- L’exportation des machines électriques (electrical machinery) pour l’année fiscale (du ier juillet au 3o juin) a été en milliers de dollars :
- 1906 1907 1908
- Janvier 79* 903 545
- Février 656 562 844
- Mars 705 920 69 1
- Avril 8i i 7/»9 067
- Mai 68 a 80I 46i)
- Juin 6i9 I 08l 65q
- Juillet 63 2 886 523
- Août 6y/| 93° —
- Septembre 727 599 —
- Octobre 7 î2 767 —
- îVovcmbre 629 700 —
- Décembre 636 838 —
- On voit donc que cette année-ci l’exportation a fortement diminué. Dans les sept premiers mois de
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- l’année 1906, les exportations se sont élevées à 'i 91 j 000. dollars, dans le mémo espace de temps en 1907 à 4 298 000 dollars ; on voit donc que le recul a été important.
- Le tableau suivant indique les pays où l'exportation a eu lieu et leur total en milliers de dollars :
- 1905-06 1906-07 1907-08
- Angleterre France Allemagne 1 153 9? 45:) 974 529 690 7 a 6 •M<) 1 139 715 106 4I9 1 242 92 1 oj 3 1 233 452 780 528 101 447 1 3oi 231 1 381 1 496 1 371
- Le reste de l’Europe . Mexique
- Cuba
- Amérique du Sud.. . . Japon Australie
- rii 1 OTAI X
- 7 8r,9 9 006 8 /i<y>
- Les exportations en Angleterre et en France ont donc de beaucoup diminué, celles dans l’Amérique du Sud ont augmenté dans de grandes proportions et celles de Cuba, Mexique, le Japon ont un peu pi'o-gressé.
- Le tableau suivant donne,en millions de dollars,les exportations relatives aux appareils électriques de tous genres, y compris les appareils téléphoniques et télégraphiques :
- 1906 1907 1908
- Janvier 028 G74 455
- Février 600 4 80
- Mars 59° 59i 444
- Avril 75l 584 586
- Mai 7*» 619 ifi',
- Juin 816 7r>4 422
- Juillet 577 (i95 4->9
- Août 7 4 5 8lO —
- Septembre 678 fi 4 9 —
- Octobre 864 fiyo —
- Novembre 749 54'2 —
- Décembre 828 516 —
- La diminution est encore sensible pour les deux derniers mois de 1907 et pour 1908. Dans les sept premiers mois, en 1906, l’on a exporté pour
- 4 5i8 000 dollars, en 1907 pour 4 5i6ooo et en 1908 seulement pour 3 236 000 de dollars. L’exportation se répartit comme il suit :
- 1905-06 1906-07 1907-08
- Angleterre. . . 2 028 1 581 7°7
- Belgique i43 3.07 104
- France 39 83 65
- Allemagne 189 388 ,98
- Autres Etals européens. 79 218 128
- Amérique Britannique. . 908 1 327 1 336
- Mexique 7*« 891 «28
- Cuba 5oo 4G9 402
- Argentine 265 262 229
- Brésil 708 826 1 211
- A u 1res E la ts d’A méri que. 4 31 661 585
- Japon *94 401 445
- Australie l42 195 i63
- Philippines 149 r97 113
- Afrique anglaise fi9 7» 4'.
- r 11 lOTAUX (> 9 81 8 263 6 7^4
- Les exportations en Angleterre, Belgique, Allemagne et France ont donc fortement diminué, elles ont augmenté un peu au Japon et beaucoup au Brésil.
- Les exportations se sont élevées en millions de dollars :
- AN.NliE FISCALE MACHINES APPAREILS TOTAL
- 1902 5,38 3,63 9?01
- 1903 5,78 4,21 9?99
- 1904 5,5 4,80 10,5o
- 1905 4,9fi 12,25
- 1906 - 8- 0,98 14,80
- 1907 9,°° 8,26 I7,a<i
- 1908 8,5o fi, 7 5 I 5,2 0
- L’exportation de machines et appareils électriques a donc été sans cesse en augmentant depuis 190a, excepté pour la dernière année, ce qui est certainement un fait remarquable.
- F. L.
- Entreprises municipales en Suisse. — Bulletin de la Société industrielle de l'Bsi, novembre, 1908.
- On sait que la plupart des villes suisses admi-
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- nistrent directement les services des eaux, du gaz et de l’électricité, ainsi que leurs réseaux de tramways. Le tableau suivant, relatif aux villes de Zurich, Baie,
- Phoxopoke Téléphoné O. — l*erfectionnements dans les récepteurs téléphoniques.
- 3ç)3 692, 27 août 1908. — Société Teleohàph
- Gaz
- y\ 1 Er
- au........
- 5 ) Electricité . Tramways .
- Total.
- W
- Gaz.............
- Electricité.....
- Eaux............
- ces motrices.
- 3 J Fore \ 1 ran
- amways ( Total.
- Gaz.......
- Eau.......
- I Electricité Tramways
- Total
- Gaz.......
- Eau.......
- Electricité
- Tramways
- Total
- Versements Produit net
- TAUX à un fond déduction faite
- CAPITAUX d’entretien des sommes
- ENGAGÉS intérêt amortis- sement ou de renouvellement affectées aux rubriques
- % % % 2, 3 et 4
- (0 (») (3) (4)
- francs francs
- I I 7O/1 222 4,5 4 8 I OOI 245
- 5 604 591 4,5 3 8 559 458
- 6 458 379 4,5 5 8 y <)4 498
- 89I7 6(>9 4,5 276 5o4fr’ — —
- 32 684 801 i 885 201
- 3 548 461 4,5 5,6 » 852 328
- 3 383 860 4,5 3,9 6,1 341 820
- 3 634 624 / 1 2,8 o,5 » 320 481
- 7 366 111 4 1,2 »
- 17 933 o56 1 514 638
- dont 970 795fr
- consacrés à des amortissements extraordinaires
- 3 859 633 fi 6,61 » 264 796
- 6 861 742 4,5 i,i5 » 1814^7 122 344
- 3 o43 653 6 o,85
- 3 «36 384 3,5 2,18 2,38 »
- 16 801 412 568 597
- 8819 006 3,5 2 » 938 857
- 5927913 3,5 2 » 7TI434
- I I 021 025 3,5 2 » 809 662
- I I 5ç)2 577 3,5 1,2 » 652 245
- 628 i34 3,5 5 » 91577
- 37 988 655 3 293 575
- éclairage moteurs éclairage moteurs
- 22,0 17,0
- avec rabais de 3 n oo-ro variable
- i5% suivant Tim- /
- portance de la
- consoin mation
- 20 i5
- 6o-45 20-8
- m
- PRIX DE VENTE EN CENTIMES
- gaz par nv
- énergie électrique le kw.-h.
- rabais suivant l’importance de la consommation
- a 3
- 65
- 2ÎJ-IO
- rabais suivant l’importance de la consommation
- 22
- 22
- <>2,4
- 2)
- rabais suivant la consommation
- o.
- municii
- \ Genève les tramways sont exploités par une compagnie privée, le capital indiqué représente les dépenses de la îipalité pour la fourniture de l’énergie électrique à ces tramways.
- Berne et Genève, montre bien les ressources qu’elles en tirent pour leurs budgets.
- BREVETS
- 393 5/|i, 25 juillet 1908, — Hellmann. — Récepteur téléphonique.
- 39I 591, 21 août 1908. — Société The New
- Thansmitting instrument O. — Transmetteurs télégraphiques à clavier.
- 3q3 693, 27 août 1908. — Schilling. — Appareil protecteur pour les transmetteurs et les récepteurs téléphoniques.
- 3q3 737 du 29 août 1908. — Palmrorg. — Système automatique de communications téléphoniques.
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- 184
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2« Série). — N» 6.
- 3y3 539, ïî juillet 1908. — Amenas y Gakcia. — Machine dynamo-électrique.
- 393 54G, ier août 1908.—Ciiitty, Lancjk et Mas-cor d. — Perfectionnement apporté à la distribution du pouvoir élcctro moteur.
- 893 092, 21 août 1908. —Société Anonyme Westinghouse. — Système de connexion pour machines dynamos électriques.
- 3y3 653, 25 août 1908. — Deiieauve. — Magnéto pour l’allumage des moteurs.
- 3y3 660,26 août 1908. — Société Siemexs-Sciiuc-kertwerke. — Machine à pôles auxiliaires.
- 893 700, 27 août 1908. — Schultz. — Electrodes pour piles.
- 3y3 55o, 7 août 1908. — Iiiwin. — Perfectionnements dans les oscillographes.
- 3g3 583, 21 août 1908. — Société and Lund See-kabelwerke. — Procédé pour empêcher la production des étincelles daus les câbles électriques.
- 393 624, 24 août 1908. — Société Electiucal Ma'nufacturing CL —Perfectionnements aux disjoncteurs automatiques
- 393 644, *5 août 1908. — Société Siemens et IIalske A.-G. —: Procédé pour la fabrication de corps à incandescence en wolfram métallique.
- 3y3 323, 17 juillet 1908. — Buschelberger. — Disjoncteur automatique.
- 393 311, 26 juin 1908. — Cornaro. — Procédé pour la fabrication d’électrodes.
- 393 817, i3 juillet 1908. — Simon. — Rhéostat électro-inécanique.
- 3g3 332, 29 juillet 1908. Leauté. — Pile électrique.
- 393 385, 14 août 1908. — Jérome. — Appareil vibrateur électrique.
- 393 507, 21 août 1908. — Fui.ler. — Batteries galvaniques.
- 393 517, 21 août 1908. —• Spieiotopol. — Elément galvanique.
- 393 329, 25 juillet 1908. — Société Siemens et IIalske A.-G. — Bobinage électrique.
- 393 372, 23 octobre 1907. —Peyrusson. —Nouveau mode d’isolement dans les interrupteurs.
- 393411, 25 octobre 1907. —Société française DES CABLES ÉLECTRIQUES, SYSTEME BeRTHOUI), Bo-rel et Cle. — Câble téléphonique.
- 393 43o, 18 août 1908. — Phillips. — Matière conductrice de grande résistance électrique. «
- 393 3o4, »5 avril 1908. — Grimi.er. — Pied pour lampes électriques.
- 893 327, 2.3 juillet 1908. — Majert. — Lampe électrique.
- 3y3 423, 18 août 1908. — Société Anonyme Kor-ting et Mathiesen A.-G. — Ventilation des globes de lampes à arc.
- 393 424, 18 août 1908. — Société Anonyme Kor-ting et Mathiesen A.-G. — Cendrier pour lampes à arc.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Traction Electrique, construction et projets. — Par G. Sattler, ingénieur. — Ouvrage traduit de l’alleruand, par Pierre Girod, ingénieur des Artsct Manufactures. — 1 volumein-8° (23-i4) de vi-ig5 pages, avoe 12.3 figures et 2 planches ; 1908. — Gauthier-Yii.i.ars éditeur, à Paris.
- M. P. Girot a eu une excellente idée en traduisant de l’allemand l’ouvrage de l’ingénieur G. Sattler, car il présente une double qualité très rare aujourd’hui dans la littérature technique ; un faible volume et pas mal de substance, non pas de la substance à l’usage des gens du monde, pas davantage du reste à l’usage des techniciens en chambre.
- Mais simplement appropriée à l’ingénieur qui se contente de pratiquer journellement son métier. Vraiment, ce petit volume de 190 pages présente un réel intérêt. Peu de discours inutiles ou de digressions à tendances pliilosophiques dont on abuse vraiment aujourd’hui. L’auteur n’a pas craint, et avec raison selon nous, d’envisager la question en technicien et cela est très manifeste dans les neuf chapitres que nous allons énoncer :
- Chapitre I. — Résistances au mouvement des véhicules à traction électriques.
- Chapitre II. — Les moteurs de traction électriques.
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- Chapitre III. — Calcul de la consommation d’énergie d’un véhicule électrique sans rails.
- Chapitre IV. — Calcul des cannalisalions des chemins de 1er électriques.
- Chapitre V. — Construction des feeders.
- Chapitre VI. — Superstructure des chemins de fer électriques.
- Chapitre VII. — Amené de courant aux véhicules à traction électriques.
- Chapitre VIII. — Les automobiles électriques.
- Chapitre IX. — Devis et contrats.
- Si nous pouvons exprimer un regret, c’est que l’auteur n’ait pas cru devoir allonger légèrement son petit volume, qui l’eût fort bien supporté, en lui donnant un peu plus de vie par quelques applications numériques tirées de projets réellement étudiés et réalisés.
- A. Bq.
- La Télégraphie sans ül et les applications pratiques des ondes électriques, télégraphie avec conducteur. Téléphonie sans fil. Commande à distance. Prévision des orages. Courant de haute fréquence. Eclairage. — Par Albert Turpain, professeur de physique à la Faculté des Sciences de l’Université de Poitiers. — Deuxième édition. In-8° {ü3 — 14) de xi-386 pages, avec 220 ligures ; 1908. Cartonné : 12 francs.
- 9
- Nous avons eu souvent l’occasion, et tout récemment encore, de présenter à nos lecteurs des ouvrages de Télégraphie sans fd. — Il en est d’une valeur technique incontestable, celui de Fleming par exemple ; on ne peut que regretter leur rareté. — 11 en est d’autres tellement vulgarisateurs qu’il sont eux-mêmes « vulgaires » et qu’il eût mieux valu ne jamais les écrire. — D’autres tiennent un juste milieu. Tel est le cas du livre de M. Turpain. — On sent à sa lecture l’œuvre 1res consciencieuse d’un bon professeur de physique, mais qui n’est pas un technicien spécialiste. Il n’en fait nullement un grief : à mon avis, et à celui de tous les techniciens spécialistes, du reste, ces deux professions ont été, sont et seront toujours incompatibles, quelle que soit la branche de la technique que l’on envisage. Cependant, tel qu’il est, avec l’esprit qui s’y manifeste, le livre de M. Turpain, dont voici la deuxième édition, est digne d’être lu, car il est susceptible d’apprendre aux profanes beaucoup de choses fort intéressantes. — Mais il nous reste des compliments à adresser à la librairie Gauthier-Villars qui édite là de lort jolies j
- collections avec de belles couvertures ; j’allais les oublier.
- A. Bq.
- Electrolytische Zàhler, par le Dr Konrad Norden. — 1 volume in-8° raisin de i6(i pages avec i5o figures. — Wilhelm Knapp, éditeur, Ilalle a. Saale. — Prix, broché : 9 marks.
- Ce livre est divisé en trois parties ; dans la première, l’auteur, avec un souci de méthode qu’il n’abandonnera pas jusqu’au bout de son ouvrage, commence par des généralités sur les compteurs électriques, spécialement sur les compteurs de courant; puis il passe à l’examen des conditions pratiques que doit remplir un compteur, et, ayant ainsi posé le problème, il cherche comment les phénomènes d’éleetrolyse permettent d’en obtenir une solution.
- Cet exposé théorique le conduit naturellement aux appareils de laboratoires, c’est-à-dire aux voltamètres : voltamètre à cuivre, à zinc, à argent, à mercure, et enfin voltamètre à eau. A propos de tous ces appareils, l'auteur énonce avec clarté la théorie particulière admise pour chacune des électrolyses, et, selon une idée très heureuse, donne une liste des études scientifiques récemment publiées à leur sujet. Par exemple, pour le voltamètre à sulfate de cuivre, le lecteur ne trouvera pas moins de vingt références énumérées. En outre, des chiffres renseignent sur toutes les données expérimentales.
- Dans la troisième partie enfin, l’auteur étudie les compteurs électrolytiques proprement dits, qui forment le fond de son sujet. Il les introduit comme une suite aux appareils précédents, appareils de physique, mais non d’industrie. Après avoir passé en revue les qualités qui manquent aux voltamètres, au point de vue de la pratique industrielle, il présente, classés dans un ordre logique, les différents types de compteurs Edison, Schattner, Mordey-Fric-ker, etc., etc. Cette troisième partie, de beaucoup la plus importante de l’ouvrage, est d’une documentation particulièrement abondante, que la netteté de l’exposition rend néanmoins facile à consulter ou à étudier. R. C.
- Die englischen elektrochemischen Patente, par le D1' P. Ferchland. — 1 volume in-8° raisin de 120 pages avec 412 figures. — Wii.iiei.m Knapp, éditeur, Halle a. Salle. — Prix : broché, 9 ni. 60.
- Cette revue très complète des brevets britanniques
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- relatifs à l’électro-chimie commence ail brevet de James Napier (1844) sur la réduction électrolytique des métaux, et spécialement du cuivre; elle s’étend jusqu’à l’année 190b, inclusivement. Elle comprend :
- i° Pour les brevets de peu d’importance : leur numéro, leur date, leur auteur, leur énoncé et, en outre, la liste des monographies qui en traitent,
- 20 Pour ceux qui ont reçu un plus grand développement industriel, un exposé sommaire (en outre des
- éléments précédents). Au besoin des figures viennent éclairer le texte.
- L’histoire de la science électro-chimique montre quel est l’intérêt d’une telle publication. Les exemples abondent d'inventions longtemps stériles parce que peu connues, qui cependant portaient en elles les germes les plus féconds. Par exemple, les fours à induction, brevetés en 1887, commencent seulement au jourd’hui à entrer dans la grande pratique industrielle. Ce répertoire sera donc très utilement consulté par les chercheurs. R. C.
- VARIÉTÉS
- CHRONIQUE
- Bien que le bruit fait autour des manifestations de la Faculté de médecine soit aujourd’hui presque oublié, il n’y en a pas moins pour nous, ingénieurs électriciens, un enseignement fort intéressant à tirer. Cela peut paraître paradoxal, car on ne saisit pas très bien à priori une relation étroite entre la médecine et l’électricité industrielle. Aussi n’est-ce pas à up point de vue technique que ce rapprochement peut être intéressant.
- Dans un article qui paraissait au lendemain des troubles^ que nous venons de rappeler, je lisais ceci: « Le Parisien s’est cru en présence d’une gaminerie de jeunes étudiants. Il s’agit de bien autre chose : il s’agit de tout l’avenir de la médecine française et de sa situation dans la science universelle. Il s’agit de la valeur professionnelle de tous les praticiens. Le combat actuel se livre entre le dogmatisme et la pratique, entre la théorie pure et la clinique. Les médecins veulent soustraire la médecine à l’idéalisme universitaire. La médecine et l’enseignement médical se trouvent sous la férule du Conseil supérieur de l’instruction publique où, sur 58 membres, il y a trois médecins. Sous prétexte d’unifier les agrégations, les universitaires prétendent qu’il n’y a pas de différence entre Lagré-gatiomde lettres et l’agrégation de médecine et que renseignement médical peut se donner en dehors de la pratique médicale, au point qu’on a fait naguère la proposition d’interdire à un
- professeur d’anatomie sa profession de chirurgien. C’est un contresens, un non-sens. La valeur d’un maître se compose également de son bagage scientifique et de son expérience pratique. U11 bon médecin et un grand chirurgien ne se font pas dans une bibliothèque. »
- 11 est hors de doute que l’article cité était empreint du plus grand bon sens et là où il nous intéresse particulièrement, c’est en réfléchissant que ces revendications pourraient, sans grande modification, être presque analogues à celles que les industriels sont en droit de formuler à l’heure actuelle au sujet de renseignement technique en France. Nous assistons en effet, depuis quelques années, à une tentative de mainmise absolue de l’Université sur presque tous les organes d’enseignement technique. Un des exemples les plus frappants est certainement celui du Conservatoire des Arts et Métiers où l'on voit des docteurs ès sciences se faufiler de plus en plus en des chaires que le simple bon sens, à défaut du sentiment de la juste responsabilité qu’encourent les dirigeants, devrait entièrement réserver à des ingénieurs dont la réputation s’est assise sur leurs travaux techniques. Cela n’est rien : les Universités, la Sorbonne en tète, ont fait un rêve, celui de soumettre à leur influence et même à leur administration tous les organes d’enseignement, quels qu’ils soient. Le type de cette organisation serait dans la création de facultés techniques juxtaposées aux Facultés de sciences, et les étudiants, après deux années passées dans ces dernières, iraient dans les
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- Facultés techniques prendre l’instruction complémentaire et spéciale nécessaire à un futur ingénieur. Je ne veux pas prendre ici à priori la défense absolue des grandes Ecoles actuelles d’ingénieurs, à certaines desquelles on pourrait me reprocher d’être attaché par des liens d’af-léction particulière. Aussi, je ne rejette pas d’office la création des Facultés techniques, mais l’ingénieur et l’industriel ont le droit de se demander à qui seront confiées les chaires de ces nouveaux établissements? Pour ma part, j’ai bien peur qu’elles ne soient encore l’apanage des docteurs ès sciences et cette peur s’appuie, hélas! sur les faits de ces dernières années.
- Si l’Université, dont on connaît les tendances absorbantes, cric si fort en faveur de la création de facultés techniques, c’est certainement pour s’y installer et ajouter un fief de plus à son apanage. Une telle conception est absolument ridicule, et n’objectez pas l’exemple des écoles lechniques allemandes ou autres. Il suffit de parcourir les états du personnel enseignant la technique en Allemagne, en Suisse, en Angleterre ou en Belgique j>our se rendre compte que ce personnel est sorti de l’industrie, qu’il n’a rien de commun avec le personnel universitaire. Si on lui donne le titre de professeur, de docteur, c’est par assimilation.
- Les étrangers ont en effet l’intelligence de penser que l’on peut décorer de ce titre plus ou moins pompeux et à mon avis un peu moyenâgeux, des gens qui se sont distingués par leurs travaux industriels et ont certainement autant mérité de leur pays que.les physiciens de laboratoire. Aussi nous n’admèttrons, nous ingénieurs et industriels, la création de facultés techniques en France, remplaçant les organismes actuellement, existants, que le jour mi nous aurons la conviction que ces organismes nouveaux s’administrent eux-mèmes, à l’exclusion de toute ingérence de l’Université. 11 est
- temps que l’on commence avoir le danger et que l’on s’organise contre des desseins plus rapprochés peut-être qu’on ne le pense. Aussi est-ce avec un plaisir non dissimulé que nous avons lu certaines communications au récent Congrès de Marseille sur la formation de l’ingénieur électricien.
- Je me propose de publier la plupart des réponses qui ont été faites au rapport magistral de M. Blondel, mais ce que je puis dire dès à présent, c’est que toutes ces réponses émanant d’ingénieurs dont la réputation n’est plus à faire, arrivés à de hautes situations dans l’industrie, sont unanimes sur ce point : L’enseignement technique aux ingénieurs de carrière, aux techniciens, et, au point de vue plus spécial de l’électricité, l’intérêt qu’il y a à distinguer nettement le physicien électricien, susceptible d’être formé dans des Facultés de sciences et des laboratoires, de l’ingénieur vraiment digne de ce nom qui n’a rien à aller chercher là-dedans.
- Qu’on me permette enfin de citer à l’appui de cette thèse l’extrait bien typique d’une de ces réponses : « Ce qu’il faut craindre surtout, c’est l’esprit dogmatique et dominateur de l’Université qui supprime la libre discussion, impose les théories et les formules officielles et conduit à un mandarinat incompatible avec la rapidité de l’essor actuel du progrès humain. Il faudra que les Facultés électrotechniques recrutent leur personnel enseignant parmi les électriciens qui ont fait leurs preuves, etsans considération d’origine ou de parchemins officiels. C’est en donnant à ce personnel et aux Comités d’administration de ces Facultés une liberté et une indépendance complète que l’on pourra enseigner non seulement la science antérieurement fixée, mais encore les notions nouvelles qui servent de germe à l’évolution permanente de l’électricité théorique et appliquée. »
- A. Bkcq.
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- T. V (2* Série). — N° 6.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE (1)
- NOTES INDUSTRIELLES
- L’Installation Èlecti'ique d’Exhaure du puits n° 8 de la Société Anonyme des Charbonnages de Monceau-Fontaine et Martinet.
- La Société des Charbonnages de Monceau-Fontaine possède depuis plusieurs années une installation électrique d’exhaure au puits n° i«. Cette installation est constituée par un groupe machine à vapeur-alternateur, au jour, d’une puissance suffisante pour l’alimentation, au fond, d’un moteur électrique actionnant une pompe à piston. Cette pompe permettait l’exhaure totale en 6 à 8 heures; le groupe éleclrogène restait donc inactif pendant le reste du temps.
- La tension adoptée à l’alternateur est de i5oo volts et la périodicité de 25.
- La Société des Charbonnages de Monceau-Fontaine ayant été appelée à étudier la question d’exhaure au puits n°8, distant du premier de 1000 mètres environ,dut installer également au puits n° 8 des pompes à commande électrique pour l’exhaure.
- Mais il était avantageux d’utiliser comme groupe générateur le groupe inactif du puits n° io.
- La puissance réclamée par l’exhaure ne pouvait donc dépasser normalement celle de ce groupe et, de plus, l’exhaure devait pouvoir se faire en permettant, en plus, l’alimentation du groupe moteur-pompe du puits n° io.
- Dans ces conditions, le débit a été fixé à 5om3tTeau à l’heure à élever à 65oœ de hauteur.
- On a adopté des pompes centrifuges à haute pression, actionnées par moteurs électriques.
- Mais la périodicité de 25 ne permettant pas une vitesse supérieure à i5oo tours et celle-ci n’étant pas suffisante pour élever d’un seul jet un débit de 5o1"3 à (>5om, il a fallu disposer a groupes moteurs-pompes étagés dont l’un installé à l’étage de 'Î20"‘ reprend les eaux élevées par le second groupe installé à l’étage de 65o mètres.
- L’installation a été faite par les ateliers de constructions électriques de Charleroi. La mise en mar-
- che a eu lieu au mois de septembre dernier. La puissance totale des deux groupes dépassant la puissance du groupe éleclrogène disponible, les deux pompes fonctionnent successivement, une tenue d’eau suffisante ayant été contruite à l’étage de 32om. Les eaux des étages supérieurs y sont également amenées. La durée de l’exhaure totale permet au groupe générateur d’alimenter également la pompe électrique du puits n° io.
- Un câble armé, d’une section de 3 X 25ul‘"’,i, isolé au papier imprégné, recouvert d’une gaine de plomb et d’une armature en fer feuillard, est installé de la centrale du puits n° io jusqu’à l’orifice du puits n° 8 où il se raccorde au câble placé dans le puits. Ce câble, également de 3 X 25‘"m2,est semblable au précédent, mais l’armature en fer feuillard est remplacée par une armature de fils d’acier galvanisé.
- Le câble a été soumis, avant expédition, à la tension de 4 5oo volts pendant une demi-heure.
- Ce câble a été placé dans le puits en même temps qu’un câble téléphonique dont l’usage sera indiqué plus loin. Les blochets en bois avaient été fixés antérieurement dans le puits. Les deux câbles ci-dessus ont été débobinés simultanément avec le câble d’acier du treuil de secours et fixés à celui-ci, avant d'être descendus, de 8‘" en 8m, par des attaches spéciales jusqu’à l’étage de >2om; il en a été de même de 320 à 65om. Il fut facile ensuite de détacher successivement les deux câbles du câble d’acier et de les fixer dans le puits au moyen des blochets définitifs.
- La tuyauterie d’exhaure se compose de tuyaux de 5'" de longueur et de V‘‘m, soudés par recouvrement et munis de 2 bagues à emboîtement filetées et brasées et de deux collets brides mobiles à 6 trous.
- Deux boites de dilatation se trouvent placées sur chacune des tuyauteries ;(15o à 320 mètres au jour); elles sont avec bagues intérieures en bronze.
- Toute la tuyauterie a été, avant l’expédition, essayée au double de sa pression normale.
- Les deux pompes sont du type Uateau, centrifu-
- f1) Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. A. Bkcq, ancien élève de l'École Polytechnique, Ingénieur-Conseil, 40. rue des Ecoles, Paris.
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- ges, multi-cellulaires. Elles sont prévues chacune pour un débit de 5om3 d’eau à l'heure, à la hauteur manométrique de 35o mètres.
- Ces pompes sont attaquées directement par moteurs électriques (fig. i).
- Elles sont chacune composées de deux corps placés de part et d'autre du moteur.
- directrices des amortisseurs sont fraisées dans le corps du métal et travaillées avec, le plus grand soin.
- Les arbres des pompes sont en acier spécial au nickel. Les paliers sont à graissage par bagues avec niveau d'huile; ils sont complètement hermétiques et munis de canaux pour refroidissement par circu-
- ^yyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy/yyyyyy//yyy/yyyyy/yy/yyyyyy/y/yy/yyyyyyyyyy//yyyy//
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- Fig. i. — Schéma, en élévation et en pian, d’un des groupes inoteur-potnpos centrifuges système Ratcau, installes au siège n° 8 des Charbonnages de Monceau-Fontaine.
- L’accouplement au moteur se fait par l’intermédiaire de manchons d’accouplements rigides.
- Les deux corps de pompe et le moteur sont placés sur un bâti commun.
- Les roues et amortisseurs de la pompe sont en bronze phosphoreux complètement tournés et soigneusement polis dans toutes les parties susceptibles de donner lieu aux frottements causés par le déplacement de l’eau à grande vitesse. Les ailettes
- lation d’eau. Les coussinets sont garnis de métal anlifriction.
- La réaction axiale est parfaitement équilibrée par la différence des diamètres des joues des roues tournantes; en outre, à l’extrémité de l’arbre est placée une boite de butée à billes empêchant tout déplacement axial.
- Les corps des pompes contiennent <j roues à aubes ; ils sont en fonte aciéreuse spéciale, en deux
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- pièces, avec joint suivant Taxe, ce dispositif permettant la visite facile et rapide de l'intérieur de la pompe.
- Tous les joints à haute pression sont à emboîtement; les joints labyrinthes intérieurs séparant les roues entre elles sont garnis de métal antifriction.
- Toutes les parties tournantes sont enfermées de façon à éviter tout danger pour le personnel ouvrier; ainsi, les manchons d’accouplement sont recouverts d’une gaine en fonte venant se fixer sur les paliers du moteur et de la pompe.
- Le courant d’alimentation des moteurs est fourni par l’alternateur existant au puits n° io, à la tension de i5oo volts, 75 périodes.
- Les moteurs sont du type avec rotor en court-circuit. Ils sont d’une puissance de ia5 HP. et tournent à la vitesse de i5oo/i460 tours environ par minute.
- Leur mise en marche se fait à vide, c’est-à-dire avec la vanne de i*efoulement de la pompe complètement fermée.
- Au, démarrage, un autotransformateur est intercalé dans le stator par commutateur à deux directions, de façon que le courant absorbé à la mise en marche ne dépasse pas 100 % du courant normal en pleine charge.
- Les moteurs sont construits pour pouvoir supporter mécaniquement sans danger une vitesse égale et i,5 fois la vitesse normale.
- Le couple moteur produit dans ces conditions est suffisant pour la mise en vitesse de la pompe.
- La surélévation de température des enroulements du moteur, après marche continue de 6 heures sous pleine charge, n’est pas supérieure à 40° au-dessus de l’ambiance.
- Le moteur est capable de supporter une surcharge | de 20 % pendant une demi-heure et de /(o % pendant deux minutes.
- Les essais de percement d’isolant ont été effectués sous une tension de 3ooo volts entre les enroulements et la masse pour le stator, de 800 volts pour le rotor.
- Aux essais, le rendement obtenu pour la pompe a été de 71 % .
- Le rendement du moteur en pleine charge a été de 9'î % .
- Le rendement total d’un groupe a donc été trouvé de 66 % .
- Près des moteurs et dans la même salle sont placées des bornes réceptrices en fonte. Ces bornes portent un ampèremètre apériodique avec transformateur un interrupteur tripolaire et un coupe-circuit à rupture dans l’huile. j
- Les bâtis des moteurs sont soigneusement mis à terre, ainsi que la carcasse des autotransformateurs, les bornes réceptrices et l’armature métallique du câble armé.
- Les organes des appareils sous courant à haute tension sont disposés de telle sorte, que le personnel ne puisse les toucher, en service normal.
- Une installation téléphonique permet, au moyen d’un commutateur, de communiquer directement, des salles des pompes établies aux étages de 3ao et de 65om, soit directement avec la centrale du puits n° 10, soit avec le bureau de l’ingénieur, au puits n° 8.
- Les manœuvres peuvent donc être commandées du fond, à la centrale, et, en cas de besoin, l’ingénieur peut communiquer avec les deux étages ci-dessus indiqués.
- De plus, un commutateur établi dans le bureau de l’ingénieur permet de brancher les appareils installés dans les salles des pompes, sur le réseau téléphonique du charbonnage, et de mettre, ainsi, ces salles en dommunication avec les principaux bureaux. Ce système a, d’ailleurs, été étendu à tous les puits.
- Les appareils téléphoniques sont enfermés dans des boîtes en fonte, absolument étanches, tant à l’eau qu’aux gaz, et les canalisations souterraines sont entièrement exécutées en câble armé.
- J. R.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Dans notre dernier article sur la Compagnie Gé-| nérale d’Electricité nousavons laissé de côté certains résultats d’exploitation qui méritent d’être rappelés pour la comparaison qu’on en peut faire avec ceux des Sociétés ayant le même objet. Les six villes dont elle assure ou contrôle la distribution d’électricité sont Rouen, Nancy, Amiens, Angers, Nantes et Marseille. Les trois premières sont exploitées directement avec pour chacune d’elles et dans l’ordre des concessions d’une durée actuelle de 3-y, 40 et 7.5 ans; les trois dernières sont des filiales dont la Compagnie Générale possède la presque totalité des titres et où son action est aussi prépondérante que sa direction. La durée respective de la concession est pour celles-ci de ao, 71 et >') ans. Ces six centres de distribution sont, à part peut-être Angers, en plein développement industriel et commercial. Rouen poursuit I l’extension et l'amélioration de son port que l’admi-
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- nistration des Ponts et Chaussées outille actuellement de grues et de cabestans électriques ; les Chantiers de Normandie, sans compter nombre d’autres usines, ont transformé leur force motrice à vapeur en force motrice électrique. Nancy, qui se pique volontiers d’être un centre de l’électrolcchnie, augmente chaque année son réseau de distribution ou sa centrale pour- satisfaire k ses accords, soit avec les tramways, soit avec les réseaux voisins ; Amiens rassemble de nombreuses fabriques. Quant à Nantes et Marseille, il estsuperflu d'insister sur les efforts considérables faits ces dernières années par leurs Conseils municipaux ou Chambres de commerce pour les outiller au double point de vue maritime et commercial. Chacune des stations de la Compagnie Générale ne peut que participer largement à ces mouvements vers le progrès. Au total, la population k desservir dans toutes ces villes est de i o55 ooo habitants, et, sauf pour Marseille, la Société y jouit du monopole de la distribution. Le nombre* des abonnés cependant n’est encore, en 1908, que de x3 087 avec un nombre de lampes rapportées à 10 bougies de x 091 870, soit un peu plus d’une lampe par habitant et d'un abonné par 80 habitants. C’est peu par comparaison avec d’autres centres industriels importants, ce qui fait dire que l’extension de tous ces réseaux est indiscutable.
- Dans ce seul exercice, Marseille en étant la raison principale, le nombre des lampes est passé de 784 (568 au chiffre ci-dessus rappelé, soit une augmentation de 40 % et le nombre des moteurs de 3 206 à 4 353, avec une puissance nominale de 15 071 chevaux contre 8 43a en 1907. La progression du nombre des moteurs est de 35 % mais leur puissance nominale unitaire est déplus en plus élevée, puisqu’elle grandit d’un exercice à l’autre de 78 % , prouvant ainsi que de très importantes usines ont considéré comme un avantage de se relier au réseau de la Compagnie Générale.
- Si nous considérons les recettes, nous constatons une différence de 1 849 000 frs en faveur de 1907-1908 au chiffre de 5 628 000 francs. Nous ne connaissons pas le nombre de kilowatts-heure total débité au cours de l'exercice par toutes les stations centrales et nous ne pouvons tirer d'enseignements utiles de ces derniers chiffres. Nous voyons cependant que la recette brute moyenne par kilowatt installé ressort à j 28 fr. 3o avec sensiblement une proportion de r kw. de force motrice pour 3 kw. de lumière, il faut d'ailleurs signaler à cet égard que Nancy, Rouen, Amiens, Angers alimentent les tramways.
- Au 3o juin 190(5, la recette brute moyenne était de i53fr. 70 par kilowatt installé avec 21 801 kw. lumière et force dans la proportion de 1 kw. de moteur pour 3,8 de lumière; en 1907, ces mêmes chiffres sont de 143 fr. 80 pour 29 746 kw. installés dans la proportion de 1 à 3,7 environ. L’influence de la concurrence du Gaz de Marseille se fait nettement sentir en dehors de la variation des nombres proportionnels de lampes et de chevaux installés en faveur de ces derniers. La lutte,de l’avis même du Conseil, devient moins âpre à Marseille, d’où l’on peut supposer que le chiffre des recettes pendant l'exercice en cours se présentera avec un excédent très sensible sur celui de 1908. La Compagnie Générale d’EIectricité peut ainsi entrevoir avec confiance l’avenir de toute ses affaires d’exploitation.
- La Société d’EIectricité de Paris a distribué cette année pour la première fois un dividende de 12 fr, 5o, soit 5 % , à ses 100000 actions de capital et un dividende de 8 fr. 33 k ses 10000 parts bénéficiaires. Le solde du compte de pi’ofits et pertes de l'exercice 190G-1907 avait été reporté k nouveau, il s'élevait k 1 581 780 fr. 44 ; celui de cette année est un peu inférieur et se chiffre par 1 438 707 fr. 19. La répartition qui en a été proposée et votée est la suivante :
- Réserve légale : 5 %.......... 71 937 86
- 4 % aux 100 000 actions....... 1 000 000 00
- Au Conseil et directeur....... i5 700 24
- 1 % aux actions............... a5o 000 00
- 8 fr. 33 aux parts............ 83 3oo 00
- Report k nouveau.............. 17 814 00
- En examinant le bilan on constate au passif, premièrement que les créditeurs divers s'élèvent k 7 3i3 23o fr. 80 représentant les sommes dues sur l’entreprise générale de l’usine, les soldes créditeurs des comptes des fournisseurs, etc..., et deuxièmement que la Société doit encore un versement de 2475000 francs à effectuer sur les actions de la Compagnie Parisienne de Distribution d’EIectricité. Comme contre-partie k l’actif, on ne trouve que 1 638 711 fr. 86 de débiteurs divers et d’espèces en caisse ou en banques. Si le Conseil n'avait pas usé par la suite de la faculté que lui accordait les statuts de créer dos obligations, il eut été fort embarrassé de distribuer un dividende k scs actionnaires sans en emprunter le montant. C'est ce qu’il a fait, car 3o 000 obligations de 5oo francs émises k 470 francs par l’intermédiaire du Crédit Industriel _et Commercial et la banque Bénard et Jarislowsky ont assaini la trésorerie en augmentant le fonds de rou-
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- lement de 14 millions ; les fournisseurs auront été réglés et le dividende aura pu être distribué sur ces disponibilités.
- Les bénéfices de l’exploitation de l’exercice 1907-1908 ne sont en somme que très modestes par rapport au capital engagé. On peut dire que les installations 11‘étaient pas toutes terminées et que la station ne présentait pas toute la capacité et toute Télasticité voulue. La diversité des modes de distribution que la Société a dû aefopter pour servir ses clients très différents est pour beaucoup dans la faiblesse de ces résultats ; les unités à ^5 périodes réservées au Métropolitain ne peuvent venir en aide sans transformation aux unités à l\% périodes adoptées pour la Compagnie Parisienne dé Distribution. Le président a fait connaître que 10 groupes turboalternateurs de 6 000 kilowatts chacun étaient installés et que cinq fonctionnaient régulièrement, soit 3 à périodes et 2 à t\% périodes; les cinq autres unités constituent de secours, des rechanges ou fournissent les appoints nécessaires aux heures de grande charge. Mais si l’on suppose dans une série des immobilisations de plusieurs groupes (il y a des causes multiples à cela), ce n’est qu’au prix d’une transformation coûteuse que l’une des séries peut aider l’autre. Il faut encore attendre les résultats de
- rexercice en cours pour se faire une idée plus exacte des bénéfices que peuvent réaliser les affaires de cette envergure. Des contrats ont été signés avec le Métropolitain, le Nord-Sud et la Compagnie Parisienne de Distribution. Ce n’est guère qu’au cours de cette année que la consommation de ces différentes compagnies prendra l’extension prévue, justifiant les prix évidemment très réduits que l’Electricité de Paris a du leur consentir. Quel sera alors le prix de revient pour l’usine de Saint-Denis ? Le président du Conseil a bien voulu dire qu’il était satisfaisant et que la marche générale des services ne laissait rien à désirer. Mais les charges vont être singulièrement augmentées de l’intérêt des 3o 000 obligations émises. Sur le pied de la répartition de cette année, c’est un bénéfice de 3 millions qu’il y aura lieu de réaliser pour faire face à toutes les charges. Mais les fournitures au Métropolitain ont déjà augmenté de 5o % depuis trois mois, et toutes les prévisions des secteurs qui sont alimentés par Saint-Denis sont dépassées dans des proportions inespérées. Toutes les unités seraient donc utilisées à leur maximum et la confiance du Conseil dans l’œuvre entreprise serait vraiment fondée, comme il le dit, sur des faits positifs et des réalités matérielles.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Fkance. — Nous extrayons du rapport présenté à la Chambre des députés sur les améliorations apportés en 1908 à l’exploitation des voies navigables les intéressants renseignements qui suivent :
- La question du halage mécanique, destiné à remplacer le système primitif du halage par homme ou par chevaux, a fait de grand progrès depuis l’année dernière. Le rapporteur est allé examiner le fonctionnement du système employé sur les canaux voisins de Douai et il en est revenu avec la meilleure impression. Les bateaux sont traînés par des tracteurs électriques, circulant soit sur les berges, soit sur voie ferrée, soit sur chaussée empierrée et recevant le courant au moyen d'un trolley alimenté par dos feeders. Aucun monopole de halage n est constitué et les bateliers qui le désirent peuvent continuer à employer des chevaux et des hommes.
- Le halage électrique fonctionne actuellement, ou est sur le point d’être installé, sur les voies navigables de la région du Nord énumérées ci-après (ligne de navigation de l’Escaut à la mer du Nord) :
- kilom.
- Canal de la Sensée sur toute son étendue. . 25, o44
- Dérivation de la Scarpe autour de Douai.. 7, 992 Canal de la Haule-Deule entre la dérivation
- de la Scarpe et; Don......................... 27, 228
- Canal d’Aire, de Bauvin à Béthune......... 20, 000
- Canal de Beuvry........................... 2, 546
- . Total.............................. 82, 8o5
- L outillage de traction électrique sur ces diverses voies a été concédé par décret du 19 juillet 1907 à la Compagnie Electrique du Nord aux clauses et conditions du cahier des charges annexé à ce décret. Ultérieurement, un décret du 8 mai 1908 a approuvé la substitution à ladite Compagnie delà Société do Italage Electrique.
- L’administration est d’autre part saisie de plusieurs demandes en concession de halage mécanique :
- t° Sur le canal latéral à l’Oise. — Demande de MM. Happe, Audonnet et Ca (tracteurs à vapeur). L’examen en est différé jusqu’à ce que les ingénieurs aient produit une étude qui leur a été demandée pour rétablissement de la traction mçcanique sur l’ensemble de la
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- ligne de navigation Etrun-Janvillc, comprenant le canal de Saint-Quentin et le canal latéral à l’Oise ;
- •2° Sur le canal de la Marne au Rhin. — Deux demandes. en concession de halage électrique ont été présentées : n° par MM. Mollard et Rouilloux pour la section Trous-sey-Dombasle ; 2° par MM. Gourdon et consorts pour la section Toul-Dombasle. L’administration n’a pas donné suite à ces demandes, les deux groupes intéressés n’ayant pu fournir les justifications financières qui leur avaient été réclamées.
- Mais le halage mécanique ne sera rémunérateur que pour les canaux ayant un fort trafic. Pour les voies navigables à faible circulation, il semble qu’il faudrait chercher à transformer les chalands en bateaux automoteurs, soit au moyen de moteurs à vapeur, soit au moyen de moteurs à explosion.
- Dans certains pays étrangers, les moteurs à pétrole sont de plus en plus appliqués à la navigation fluviale. Les bas prix de ce produit ont favorisé l’extension de son emploi dans l’industrie des transports par voie d'eau. Dans la Hollande, par exemple, qui possède un réseau de canaux très développé, la construction des moteurs à pétrole lampant a pris une extension considérable au cours de ces dernières années; le nombre des bateaux qui en sont munis dépasse trois mille. En France, les prix élevés du pétrole rendent plus difficile la généralisation du système, et l’on cherche à résoudre la question par l’emploi de moteurs à gaz pauvre; la Compagnie internationale des transports fluviaux étudie l’installation des moteurs de cette nature sur un certain nombre de péniches effectuant le transport du charbon entre le bassin houiller du Nord et du Pas-de-Calais et Paris.
- Le chômage des canaux est un mal nécessaire dont l’administration des travaux publics s’efforce de diminuer de plus en plus la durée.
- Avant 1882, aucune règle ne présidait à l’organisation des chômages qui avaient lieu à peu près périodiquement chaque année et dont l’époque ainsi que la durée étaient déterminées daus chaque service suivant des raisons de cpnvenanccs locales et sans vue d’ensemble.
- Une première réforme a consisté à comprendre tous les chômages dans une période unique de deux mois, du ier juillet au 3i août, età prescrire des conférences entre les ingénieurs des services de navigation à l’effet de se concerter sur les mesures à prendre pour atténuer, dans la mesure du possible, les inconvénients résultant de rinterruplion de la navigation.
- Puis la durée des chômages a été réduite d’année en année. Pour 1908, elle a varie; de dix à trente jours et n’a atteint exceptionnellement quarante jours que pour deux sections, l’une du canal de la Marne à la Saône, l’autre du canal de l’Est.
- Enfin, la périodicité des chômages est devenue successivement biennale, puis triennale. La règle actuelle c’est que, à moins de circonstances exceptionnelles, une
- voie navigable ne doit plus chômer que tous les trois ans.
- Ajoutons qu’une conférence internationale a lieu chaque année entre les représentants des gouvernements français, belge et allemand dans le but de combiner, au mieux désintérêts du commerce international,l’époque et la durée des chômages siir les voies des trois pays représentés.
- Paris. — Sur la commande des 1 800 wagons de la Compagnie P.-L.-M., 1 200 sont définilivcm,ent passés aux Etablissements Arbel, à Douai; aux Etablissements Magnard, à Fourchambault ; aux Ateliers de la Buire, à Lyon, et aux Etablissements Lorraine-Diétrich, à Lunéville. Pour les 600 autres, ils sont échus, paraît-il, aux deux maisons belges : Usines de la Louvière et Ateliers Germain.
- Calvados. — Une ligne de tramways est projetée entre Poligny et Mézidon.
- Nord. — Le Conseil municipal de Cambrai a émis un avis favorable au prolongement des trois lignes de tramways suivantes :
- i° Ligne de Cantimpre. prolongée jusqu’à l'église de Saint-Olle ;
- 20 Ligne du faubourg de Paris, prolongée jusqu’à l’octroi ;
- 3° Ligne de la porte de Salles, prolongée jusqu’à Neuville Saint-Rémy.
- Orxe. — On étudie actuellement le projet de construction d’une ligne de tramways de Lisieux à Vimoutiers et à Ticheville.
- Saut 11 e. — Est à l’étude le projet d’établissement d’une ligne de tramways entre Fresnay-sur-Sarthe et Pré-en-Pail.
- Seine-et-Marise. — On projette la construction d’une ligne de tramways de Pithiviers à Chàteau-Landon.
- Vaucluse. — Le Conseil municipal de Carpentras a émis un vœu relatif à l’établissement d’une ligne de tramways de Carpentras à Villes.
- Belgique. — La Société des Chemins de fer écono-m iques de Bruxelles est en négociations avec l’Adminis tration communale de Saint-Gilles pour 1 etablissement d’un tramway électrique entre la place V an Meenen et la Bourse par la rue Haute.
- Italie. — Une Société anonyme italienne au capital de 1 5oo 000 lires se constitue pour construire et exploiter une ligne de tramways électriques entre Biella et l’Hospice d’Oropa. —
- Egypte. — Plusieurs notables de Jérusalem ont de-
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
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- mandé à la Sublime Porte une concession pour l'éclairage électrique de la ville et pour la construction d un tramway électrique de Jaffa à Jérusalem.
- Chili. — Une Société ayant pour titre : « Compagnie du port et du chemin de fer de Quintero » vient d’étrc constituée à Paris au capital de i 200 000 francs dans le but de construire et d’exploiter une ligne de chemin de fer reliant le port de Quintero au chemin de fer de l'Etat chilien.
- Canada. — On annonce que la Canadian Pacific Railway C° a l’intention d’électrifier plusieurs lignes de son réseau qui traversent les montagnes de l’Ouest Canadien.
- ÉCLAIRAGE
- Orne. —Le Conseil municipal de Lisieux a autorisé la construction par une Société anglaise d’une usine électrique’ pour fournir l’éclairage à toute la région.
- Eure. —On va procéder prochainement à I nstallation de l’éclairage électrique à Evreux.
- Haute-Marne. — Une demande de concession d’un réseau d'énergie électrique a été formulée au Conseil municipal de Saint-Dizier par un ingénieur de Reims,
- Ain. — M. Grammout, de Pont-dc-Cheruy, a soumis au Conseil municipal de Trévoux un projet d’établissement d’éclairage électrique.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Espagne. — Le ministère de la Marine a décidé l’installation de postes de télégraphie sans fil sur le nouveau batiment Giralda.
- Etats-Unis. — Un projet de foi a été déposé à la Chambre des représentants par M. Burkes, de Pittsburg, visant l’installation obligatoire de postes de télégraphie sans 111 sur tous les navires transportant des passagers.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société des Etablissements Ma/icet et B/in, — Le 12 février, io3, avenue de la République, à Aubervilliers (Seine).
- Compania Efectrica Madrüena de Traccion. — Le 27 février, 102, calle de Serrano, à Madrid.
- Société des Anciens Etablissements Fa/connet-Pérodeaud. — Le 12 février, 19, rue Blanche, à Paris.
- Société belge des lampes électriques. — Le 9 février, à Bruxelles,
- Société d’électricité de la Neste. — Le 9 lévrier, à Toulouse.
- Société des chemins de fer et tramways du tfar et du Gard. — Le 25 lévrier, 8, rue d'Athènes, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- ITALIE
- Le 26 février, à 10 heures, à la municipalité de Fr an-cavilla Fontana, installation de l’éclairage électrique public. 126800 lires; caut. 12 700 lires.
- ALLEMAGNE
- Le 9 février, à la députation des finances, à Hambourg, fourniture et montage de 2 pompes centrifuges avec accessoires.
- Le 11 février, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Hanovre, fourniture de 212 oook? fîi de fer galvanisé,
- 6 oookff fil d’acier id., a5okK câbles, \ ooob£ lil isolé,
- 7 9ooktf id. de cuivre, 3y /\oo isolateurs en porcelaine, 730 marques en fonte pour cables, 85o crampons-ancres, l\ 5oo supports courbés, 5 000 id. droits et 35o consoles de détente.
- ANGLETERRE
- Le 2 mars, au district council, Spring Gardons, Counly Hall, à Londres, fourniture et montage de 7 moteurs à gaz, avec machines à condensation, chaudrons de pompe, conduites, soupapes, etc., pour la station de pompes à Wesl-Hain.
- DIVERS
- France. — On dit qu’une entente serait intervenue entre les diverses tréfilcries de cuivre françaises pour le maintien des prix et le partage des commandes.
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- Nous donnons ci-dessous le nouveau tarif des douanes proposé concernant les machines électriques, les
- I machines à vapeur, les les lampes électriques.
- câbles, les (ils
- électriques et
- 1) HO Tarif gduéral I T S Tarif minimum
- fr. Les c, 100 kilogr. fr. Les c. | 100 kiloer.
- Machines à vapeur fixes et machines de navigation toujours séparées des
- chaudières, pompes à vapeur, machines thermiques, turbines à gaz
- à pétrole, à alcool, à air ehaud; à air comprimé pesant :
- i ooo kK et au-dessus ; 18 )) 12 »
- De 5oo à i ooo k8 exclusivement 22 » 14 »
- De 200 à 5oo k8 exclusivement 3o )) 20 »
- De ioo à 200 k8 exclusivement 45 )> 3o »
- De 5o à ioo k& exclusivement 1 60 )) 4<> »
- Moins de 5o k8 exclusivement * 9° )) 60 )> Sans
- Machines à vapeur demi-fixes, ou locomobiles, y compris les chaudières.. 20 )) i3 » change-
- Machines à vapeur routières , 23 )> k I ry » ment
- Machines locomotives à pétrole, benzine, alcool, etc 27 )) 18 )>
- Machines locomotives à vapeur et électriques 32 )> 21 »
- Machines hydrauliques à roues, à piston, à turbines pesant:
- Plus de 3 ooo kK et renfermant :
- Au moins 5o % de fonte 23 » 8 » Idem.
- Moins de 5o % de fonte 23 )) 10 » Idem.
- De 230 k8 à 3 ooo kK inclusivement 20 )) 10 )) Idem.
- Moins de a5o ks 5o » 15 » Idem.
- Pompes et ventilateurs pesant :
- Plus de 3 ooo kfer et renfermant :
- Au moins 5o % de fonte . i5 )) 10 »
- Moins de 5o % de fonte 18 )> I 2 )>
- De 25o k& à 3 ooo ks, inclusivement 18 )> I 2 »
- Moins de a5o kfî 27 » 18 ))
- Tenders de machines à vapeur locomotives 18 » 12 )>
- Machines dynamo-électriques et turbo-alternateurs pesant : Sans
- 5 ooo k» et plus et renfermant : change-
- Au moins 5o % de fonte grise onde fonte d’acier 3o )) ment l3 )> Idem.
- Moins de 5o % de fonte grise ou de fonte d’acier 3o » 20 »
- 2 ooo kb' inclusivement à 5 ooo k8 exclusivement et renfermant :
- Au moins 5o % de fonte grise ou de fonte d’acier 3o )) Idem. l8 » Idem.
- Moins de 5o % de foute grise ou de fonte d’acier 3o )> Idem. 20 )) Idem.
- i ooo ke inclusivement à 2 ooo lc8 exclusivement 3o )> Idem. 20 » Idem.
- 5o k8 inclusivement à 1 ooo k£ exclusivement . 45 » Idem. 3o » Idem.
- 10 k8 inclusivement à 5o kK exclusivement 120 )) Idem. 80 » Idem.
- 5 kg inclusivement à 10 k& exclusivement i5o » Idem. 100 » Idem.
- Moins de 5 ks 165 » Idem, 110 )) Idem.
- Appareils électriques et électro-techniques : '
- Contenant des enroulements de fil métallique isolé et pesant :
- 1 ooo k8 et plus 5o )) 3o » Idem.
- 200 kS inclusivement à 1 ooo kg exclusivement . 70 )) 45 » Idem.
- 5o ks inclusivement à 200 ks exclusivement. 9° )> 60 » Idem.
- 10 k8 inclusivement à 5o ktf exclusivement 120 )) 80 » Idem.
- 5 k8 inclusivement à 10 kg exclusivement 100 » 100 » Idem.
- Moins de 5 k^r . iC>5 )> 1 H) » Idem.
- Ne contenant pas d’enroulement de fiI métallique isolé et pesant :
- 1 ooo k8 et plus ... 3o )> 20 » Idem.
- 200 k8 inclusivement à 1 ooo kK exclusivement 45 )> 3o » Idem.
- 5o ks inclusivement à 200 kK cxclusivemenl 60 » |o » Idem.
- 10 k« inclusivement à 5o k8 exclusivement 80 » 60 » Idem.
- Moins de iok8 . . 120 » 8<> » Idem.
- Machines-outils :
- Grosses, pesant :
- Plus de 5 ooo kK.. .38 )) 23 )>
- Plus de 1 ooo, jusqu’à 5 ooo k8 inclusivement )) 28 »
- Moyennes, pesant plus de a5o à 1 ooo ko inclusivement 54 J) 36 >*
- Petites et de précision, pesant :
- 100 à a5o k8 inclusivement -A )) 30 »
- Moins de iook8 9° » 60 »
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2* Série). — Nc 6.
- Chaudières à vapeur en tôle de fer ou d’aeier, simples ou munies de bouilleurs, de réchaulfeurs,de foyers intérieurs, ne comportant pas de tubes. Chaudières à vapeur multitubulaires, composées en proportions prépondérantes de tubes de fer ou acier, assemblés ou non, et éléments de ces
- chaudières..............................................................
- Chaudières découvertes, gazomètres, récipients en tôle de 1er ou d’acier. . Chaudières, calorifères à vapeur et à eau chaude, calorifères à pétrole, chaulïe-bains avec parties en cuivre (en proportion ne dépassant pas
- 5o % du poids total)...................................................
- Radiateurs pour calorifères, réchauds à gaz et à pétrole..................
- Appareils à sucre et à chauffage, pour brasseries, distilleries, parfumeries, pharmacies, cyisincs, où le cuivre eL le bronze dominent en poids, pesant:
- a5o et plus ...........................................................
- Moins de 230 kK........................................................
- Machines et appareils frigorifiques, pesant :
- 5oo ks et plus......................................................
- 2 )0 kf? inclusivement à 5oo k& exclusivement..........................
- Moius de 2 30 kK .........,............................................
- Pièces détachées de cuivre pur ou allié à tous métaux, coulé ou moulé (coussinets, robinets, etc.), pesant :
- iok£ et au-dessus, travaillées.........................................
- Moins de iokK et plus de i kt? :
- Brutes...............................................................
- Travaillées..........................'...............................
- i kK et au-dessous :
- Brutes..................•............................................
- Travaillées..........................................................
- Pièces détachées de machines et de transmission non dénommées de deux ou plusieurs métaux, tels que fer, acier, cuivre pur ou allié de tous métaux, nommés aux articles précédents, pesant :
- 3oo kn et plus............... .........................................
- Plus de >o kK et moins de 3oo kK.......................................
- io à 5o kt* inclusivement..............................................
- Plus de i k£ moins de iokK. . . .......................................
- De i et au-desous......................................................
- Fils et cAbles isolés pour l'électricité composés d’aines en fer, acier, cuivre ou alliage de cuivre recouvertes :
- De soie ou de cotou à 1 exclusion de toute autre matière, si l'Ame métallique a un diamètre :
- Egal ou supérieur à 5/iou de millimètre..............................
- Inférieur à 5/ioc de millimètre......................................
- De soie en combinaison avec du caoutchouc ou de la gutla-percha........
- De caoutchouc ou de gutla-percha seuls ou en combinaison avec des matières autres ([lie de la soie sans enveloppe protectrice en métal. . . De chanvre, jule,colon,amiante ou autres matières analogues à l’exclusion du caoutchouc,de la gutla-percha,sans enveloppe protectrice en métal. D’un isolant quelconque à condition que celui-ci soit protégé par une ou plusieurs gaines métalliques, en plomb, en fer, en fil d’acier, etc.... Induits de machines dynamo-électriques et pièces détachées, telles que bobines pleines ou vides en métal, entourées de cuivre isolé, pièces travaillées en métal, ajustées ensemble ou démontées pour machines, appareils électriques, appareils électro-techniques, transformateurs, compteurs et autres applications de l'électricité, pesant:
- 2 ooo et plus.............................................................
- i ooo kn à 2 ooo kK exclusivement.........................................
- uoo inclusivement à i ooo ko exclusivement................................
- 5ok& inclusivement à 200 k« exclusivement................................
- 10 ^inclusivement à 5o ks exclusivement...................................
- 5 ks inclusivement à 10 k8' exclusivement.................................
- Moins de 5 ks.............................................................
- Lampes électriques à arc et pièces détachées..............................
- DllUI T S
- Tarif général
- Tarif minimum
- fr. c. I fr. -
- Les 100 kilogr. Les 100 kilogr.
- il 5o 9 » Sans change-
- ment
- 27 » 18 » Idem.
- 12 )> 8 » Idem.
- 23 » i5 )>
- 12 )> Sans change- 8 »
- 3o » men 1. 20 )> Idem.
- 60 » 40 » Idem.
- 24 » 12 » Idem.
- 28 » i4 » Idem.
- 5o » 25 » Idem.
- 38 » 23 » Idem.
- 24 » l6 »
- 52 5o 35 »
- 3o . » 20 »
- 60 » 40 »
- 23 » i5 » Idem.
- 3o Idem. 20 »
- 4 4 » 3o »
- 53 » 35 »
- 60 » 40 »
- Go » 4o )>
- 9° » 60 »
- 15o )) 100 »
- io5 » 70 »
- 60 » 40 »
- 60 » 40 »
- 5o » 2 3 » Idem.
- 5o » 3o » Idem.
- Go m 40 » Idem.
- 75 » 5o )> Idem.
- 120 » 80 » Idem.
- 15o » 100 » Idem.
- 165 » 110 » Idem.
- 15o » Idem. 80 » Idem.
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- Tretite-et-Unième année.
- SAMEDI 13 FÉVRIER 1909.
- Tome V (2» série).- N' 7
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BEGQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 197. — C. Léonard. Comparaison des lampes à filament de carbone aux nouvelles lampes à incandescence à rendement élevé, p. 199. — M. Armengaud. La turbine à gaz. Etat actuel de la question, p. 204.
- Extraits des publications périodiques. —Méthodes et appareils de mesure. Les compteurs électrolytiques, Fierez, p. 209. — Usines génératrices et réseaux de distribution. Les stations centrales de Berlin, p. 210. — Transmission et distribution. Tableau de distribution à haute tension, G. Wolff, p. 211. — Divers. Les chutes d’eaux dans les pays Scandinaves et en Finlande, p. 2i3. — Brevets, p. ai3. — Errata, p. 216. —Législation et Contentieux Observations sur les polices d’éclairage ou de force motrice comprenant location d’appareils, p. 217. — Variétés. Les travaux de la commission électrotechnique internationale, p. 219. — Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. — Lignes à haute tension de la Compagnie électrique du Nord, p. 221. — Chronique financière, p. 225. — Renseignements commerciaux, p. 227. —Adjudications, p. 228.
- ÉDITORIAL
- Nous donnons aujourd’hui la fin de l’article de M. C. Léonard sur la Comparaison des lampes à filament de carbone aux nouvelles lampes à incandescence à rendement élevé.
- A l’aide des diagrammes précédemment établis, on peut résoudre graphiquement une série de problèmes concernant les installations d’éclairage par lampes à incandescence. Par exemple l’auteur indique comment on peut trouver la consommation spécifique optima de la lampe à filament de carbone, ainsi que le coût minimum possible de la bougie-heure pour un prix donné du kilowattheure.
- Le deuxième problème traité est le suivant : étant donné le prix de l’énergie et la consommation spécifique, déterminer le coût
- de la bougie-heure. L’auteur montre à ce propos combien sont défectueuses les conditions d’utilisation usuelle des lampes à incandescence, et il aboutit à cette conclusion frappante que la dépense réelle dépasse de 35 % la dépense minima possible.
- On peut objecter que, pour utiliser la lampe à filament de carbone dans des conditions économiques rationnelles, il faut réduire notablement la vie utile de la lampe ; or on se préoccupe en général fort peu de reconnaître exactement le moment où une lampe donnée a perdu 30 % de son intensité lumineuse primitive. M. Léonard indique cependant un procédé fort simple qui permettrait à tout le monde de s’en assurer.
- Il apparaît donc, comme résultat de cette
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N° 7.
- étude, que, en dépit des sérieuses qualités des lampes à filaments métalliques, les lampes à filament de carbone et surtout celles à filament graphité pourraient néanmoins lutter avantageusement avec elles. En terminant, l’auteur exprime l’opinion que, pour réaliser actuellement de grands progrès dans l’éclairage électrique, on devra s’adresser aux vapeurs électro-luminescentes ou aux corps à propriétés sélectives très marquées.
- La turbine à pétrole a été déjà l’objet de nombreuses études à l’étranger comme en France. Aujourd’hui M. M. Armengaud, après avoir constaté que ce genre de turbine a ses partisans et ses détracteurs, se propose de montrer qu’on peut l’établir pour de fortes puissances (4oo à 5oo chevaux) sans avoir une consommation de pétrole exagérée. Dans un premier exemple, M. M. Armengaud se livre à un calcul complet, dans le cas de deux étages de pression. Le point délicat de ce genre de projets consiste dans le choix des constantes à adopter; l’auteur recourt de préférence aux valeurs indiquées par Stodola dans son ouvrage classique. M. M. Armengaud est d’ailleurs un spécia-
- liste distingué en la matière et l’intérêt capital de la question qu’il aborde n’éclxappera pas à nos lecteurs.
- Dans les extraits des publications périodiques, on trouvera un travail de M. A. Fié-rez sur les compteurs électrolytiques, dans lequel une place spéciale est faite au récent compteur Krumer, et une description des tableaux de distribution à haute tension avec système d'interrupteurs à chariots de la maison Felten et Guilleaume-Lahmeyerwerke A. G.,où M. Georges Wolff indique avec clarté les principaux dispositifs récemment employés en Allemagne pour obtenir la sécurité et la sûreté dans les exploitations à hautes tensions. Des interrupteurs en chambre, on est passé maintenant aux interrupteurs à chariotement, qui comportent un système de commande impérative fort ingénieux.
- Enfin, dans nos notes industrielles, nous présentons la description des lignes à haute tension de la Compagnie Electrique clu Nord, et des dispositifs d’installation qui ont été nécessaires, notamment pour la pose des pylônes.
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- COMPARAISON DES LAMPES A FILAMENT DE CARBONE
- AUX NOUVELLES LAMPES A INCANDESCENCE A RENDEMENT ÉLEVÉ (') (*)
- En coupant la surface gauche de la figure 3 par un plan horizontal, l’intersection projetée sur l’axe des XY donnera la courbe d’égal prix de la bougie-heure eu fonction de la consommation spécifique et du coût de l’énergie.
- La figure 5 donne quelques courbes d’égal prix correspondant à quelques valeurs de la bougie-heure.
- Comme on le voit, la détermination de ces dernières courbes est semblable à celle des courbes de niveau en topographie.
- L’étude précédente permet de résoudre simplement quelques problèmes pratiques qui peuvent se présenter dans les installations d’éclairage par lampes à incandescence. Par exemple le suivant : étant donné le prix de l’énergie au kilowatt-heure, quel est le
- coût minimum possible de la bougie-heure et la consommation spécifique préférable de la lampe à incandescence à filament de carbone ?
- Comptons sur un prix d’énergie de o fr. 70 le kilowatt-heure. Nous tracerons la courbe d’égal prix tangente à l’ordonnée passant par o fr. 70, représentée en pointillé sur la figure i>. Si le nombre de courbes d’égal prix eût été suffisant, nous aurions déterminé immédiatement la courbe tangente à cette ordonnée. Pour ne pas surcharger la figure, nous n’avons tracé que quelques-unes de ces courbes.
- Elle correspond au prix de o cent. r>.6 par bougie-heure.
- Cette valeur est le minimum possible du coût de la bougie-heure d’une lampe à fila-
- (1) La Lumière Electrique, tome V (a0 série), p. i38.
- (2) Errata au numéro du 6 février 1909 (tome V), (2° série). Dans le dernier numéro (6 février 1909), où a
- commencé l’article de M. G. Léonard, s’est glissée une erreur assez importante. Le tableau de la page 170 doit être remplacé par le tableau ci-dessous.
- Tauliî ai;
- INTENSITÉ LUMINEUSE MOYENNE SPHÉRIQUE CONSOMMA- TION EN WATTS Vie utile correspondante en heures Frais de remplacement de la lampe par bougie-heure moyenne sphérique. Prix de la lampe : 0 fr. 40 PRIX de l’énergie PAR KILOWATT -HEURE
- 1 fr. 0 fl •• 70 0 fi •• 40 0 fr. 10 0 fr o5 0 fr . 01
- au début J de l’allumage F moyenne 1 de la vie utile ’ par bougie moyenne i horizontale, audébut par bougie ( moyenne sphérique, 1 pendant la vie utile Dépense d’énergie t par bougie-heure 1 Frais totaux 1 d’éclairage 1 par bougie-heure ' Dépense d’énergie par bougie-heure 1 Frais totaux / d’éclairage \ par bougie-lieuro J fl © fcc £5 © a fl -Ç :« © ^’fcC © p VI © g-f -fl p Q ^ Frais totaux 1 d’éclairage 1 par bougie-heure ] Dépense d’énergie 1 par bougie-heure | s Frais totaux 1 d’éclairage j par bougie-heure 1 .fl © Tl b *© A C -T ^ <9 ^ ’tb © p » 0 §? -a g Q | Frais totaux 1 1 d’éclairage ] | par bougie-heure j Dépense d’énergie 1 par bougie-heure J Frais totaux l d’éclairage ! par bougie-heure j
- bougies bougies centime cent. cent. cent. ccnt. coût. cent. cent. cent. cent. ccnt. ccnt. cent.
- décimales décimales 1,6 2,2 6 o,58 0,22 0,80 o,i54 0,734 0,088 o,6G8 0,022 0,602 0,011 0,591 0,0022 0,582
- 2,0 2,75 32 0,109 0,27e o,384 0,192 o,3oi 0,ÎIO 0,219 0,0270 o,i36 0,0137 0,122 0,0027 0,111
- 2,5 3,4 i5a 0,023 0,340 o,363 0,238 0,261 0, r36 o,i5g o,o34 0,007 0,017 0,040 0,00 34 0,026
- 12,s iï,5 \ 3,0 4,i 45o 0,0077 0,4m 0,417 0,287 0,294 0,161 o,iG8 0,04 I 0,048 0,020 0,027 0,0041 0,0117
- 3,5 4,8 I 100 o,oo3i 0,480 O 1-n ce ÜJ 0,337 0,340 0,192 0,195 0,048 o,o5i 0,024 0,0271 0,0048 0,0079
- 4.o 5,5 2240 o,ooi5 o,55o o,551 o,385 o,38G 0,220 0,221 o,o55 o,o5ü 0,027 0,028 o,oo55 0,007
- 1 4,5 6,15 3900 0,0009 o,6i5 o,6iG o,43o o,43i 0,244 0,245 0,064 0,062 0,0307 o,°39 0,0061 0,007
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N» 7.
- ment de carbone ordinaire, le kilowatt-heure valant o fr. 70 et la lampe o fr. 4°-
- La consommation spécifique correspondante est donnée immédiatement sur la même figure par la valeur de l’ordonnée correspondant au point de tangence, soit 3,3 watts par bougie moyenne sphérique pendant la vie utile de la lampe.
- Nous avons tracé à côté de la figure 5 la droite (lïg. 5 bis) permettant de passer rapidement de la consommation spécifique par bougie moyenne sphérique à celle par bougie moyenne horizontale au début de l’allumage, soit dans le cas considéré 2,3 watts pour 3,3 watts par bougie moyenne sphérique.
- Nous sommes loin, comme on le voit, des lampes à 3,5 watts par bougie moyenne horizontale habituellement utilisées.
- 0 0% 0.20 0.30 0M 0.50 0.60 0.70 0.80 0.90 ifoo
- Ttil de l'énergie btlMIowoü:heure
- [Fig. 5. — Nota : Les prix de la bougie heure sont exprimés en centimes.
- On [peut déterminer facilement la durée correspondante de la lampe à 2,3 watts par la figure 2, soit dans le cas considéré une durée utile de 100 heures.
- Les courbes de la figure 5 permettent également de déterminer rapidement le coût de la bougie-heure étant donné le prix de
- l’énergie et la consommation spécifique.
- Prenons comme exemple une lampe courante à 3,5 watts par bougie moyenne horizontale au début. La droite de la figure 5 bis donne 5 watts comme consommation moyenne par bougie moyenne sphérique.
- Watts par bovtpemoyerfhorjzont'audébut
- Fig. 5 bis. — (Cette figure devrait être à la même échelle que la figure 5.)
- Le prix de l’énergie étant supposé o fr. 70 le kilowatt-heure, le point de rencontre des droites passant par 5 watts elofr. 70, figure 5, est situé sur la courbe d’égal prix o cent. 35 par bougie-heure (amorcée en traits mixtes).
- On voit la différence frappante entre le coût normal de la bougie-heure à Paris avec
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- des lampes à incandescence à 3,a watts et celui qui pourrait être obtenu avec les meilleures conditions d’utilisation. La dépense
- o,3a-o,'<6 .
- réelle est supérieure de---------,--soit 3a %
- 1 0,20
- environ la dépense possible.
- Les courbes de la figure a permettent de déterminer les prix minima de la bougie-heure en fonction de celui de l’énergie, valeurs que nous utiliserons pour la comparaison avec les nouvelles lampes à incandescence à rendement élevé.
- En déterminant les prix de la bougie-heure d’après les durées utiles indiquées par la courbe II de la figure a, durées très notablement inférieures à celles obtenues par M. Marshall, les résultats précédents ne seraient cependant pas sensiblement modifiés.
- Ainsi au prix de o fr. 70 le kilowatt-heure, le coût minimum delà bougie-heure qui, avec les durées de la courbe I de la figure 2, est de o fr. 0026, serait de o l‘r. 00275 avec les durées de la courbe II, soit seulement de 5 à
- réduire, en poussant la lampe, le coût de la bougie-heure d’une quantité appréciable.
- La courbe IV de la figure 2 représente la variation de la durée utile en heures de lampes Osràm (filament formé de tungstène pur) en fonction de la consommation spécifique. Ces valeurs ont été déduites d’essais effectués sur un grand nombre de lampes (').
- En appliquant la formule (4), on constatera que le prix de la bougie-heure est minimum dans les environs de la durée et de la consommation indiquées pour le fonctionnement normal, en remarquant toutefois que la durée normale de 1 800 heures, obtenue aux essais, doit être réduite considérablement en pratique (800 heures en moyenne).
- Nous pouvons admettre sans grande erreur que le coût de la bougie-heure pour les lampes à filaments métalliques Avarie linéairement en fonction du prix de l’énergie.
- Le tableau suivant donne les différentes valeurs sur lesquelles nous nous sommes basés pour la comparaison. Ce sont les
- Tahleau
- TYPE DE LA LAMPE Voltage Bougies moyennes horizon- tales Coefficient de réduction sphérique Bougies moyennes sphériques au début AVatts par bougie moyenne horizontale au début Watts par bougie moyenne sphérique pendant la vie utile Durée utile en heures Prix moyen
- Lampe à filament graphité volts 110 16 0,8 12,8 2,5 3,4 5oo francs 0,40
- Lampe Nernst 220 3i 0,61 18,9 1,8 3,25 3oo (2) I>7° H
- Lampe au tantale I 10 22 0,76 16,7 2,0 2,(3 800 3,00
- Lampe à osmium 40 25 0,74 18,5 ï,5 2,40 800 5,00
- Lampe au tungstène.. . I 10 22 0,74 16,3 1,25 B9 800 3,75
- (2) Ces valeurs relatives à la lampe Nernst se réfèrent au prix et à la durée du brûleur.
- 6 % supérieur. Cette augmentation atteindrait 8 à 9 % à o fr. 10 le kilowatt-heure.
- D’autre part le minimum du coût de la bougie-heure correspondrait sans grand écart aux mêmes consommations spécifiques.
- Lampes à incandescence à faible consommation spécifique.
- Le prix élevé de la majorité des lampes à filaments métalliques ne permet pas de
- moyennes de résultats et données Bondel-Wedding, etc., publiés par différents auteurs.
- D’après ces valeurs, la formule (4) nous permet de tracer les courbes de la figure 6.
- Une remarque s’impose à ce sujet : le prix d’achat d’une lampe n’est pas proportionnel à sa puissance lumineuse, surtout pour les
- (') H.Remané. ElcktrotcchnischeZeitschrift du 3o août 1908, et Electrical World du 26 septembre 1908.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (28 Série). —N» 7.
- lampes à filaments métalliques plus faciles à réaliser aux fortes intensités lumineuses. Aussi il nous a paru logique, pour comparer clans des conditions rationnelles les prix de revient de la bougie-heure, de ramener l’in-tensité lumineuse moyenne sphérique de toutes les lampes pendant la vie utile à celle de la lampe au carbone considérée, soit i i,a bougies décimales. On voit en effet que le premier terme du deuxième membre de la formule (4), représentant l'amortissement du prix de la lampe rapporté à la bougie-heure, varie en raison inverse de l’intensité lumineuse à prix d’achat constant.
- Prix du küowatt heure
- Fig. 6. — Légende : Courbe I. Lampe au carbone utilisée rationnellement ; II. Lampe au carbone a 3,5 watts ; 111. Lampe à filament graphité de 2,5 watts; IV. Lampe à filament graphité utilisée rationnellement; V. Lampe Nernst; VI. Lampe au tantale; VII. Lampe t\ osmium; VIII. Lampe au tungstène.
- Les courbes de la figure 6 montrent que la lampe au carbone à 3,5 watts est bien la plus onéreuse aux prix normaux du kilowattheure, mais que le coût de la bougie-heure est cependant notablement réduit si on utilise cette lampe d’une façon rationnelle.
- De même, la lampe à filament graphité, utilisée dans les meilleures conditions, c’est-à-dire à la consommation spécifique correspondant au coût minimum de la bougie-heure, peut lutter avantageusement avec les lampes à filament de tantale et d’osmium, aux prix de l’énergie inférieurs à o fr. 70 le kilowattheure.
- Pour déterminer le prix minimum de la bougie-heure des lampes à filament graphité en fonction du prix de l’énergie, nous avons tablé sur les durées utiles de la courbe III de la figure a. Ces valeurs ont été obtenues par la General Electric C° sur les lampes de 16 bougies.
- La courbe IV de la figure b montre également que la lampe à filament graphité utilisée, rationnellement, est plus avantageuse que la lampe au tungstène au-dessous de o fr. ao I le kilowatt-heure, et la lampe au carbone (courbe I), employée également dans les meilleures conditions, est plus économique au-dessous tle o fr. i5 le kilowatt-heure. Mais au prix de o fr. 70 le kilowatt-heure, la lampe au tungstène est très notablement plus économique.
- Ou voit donc que les courbes de la ligure (> permettent de déterminer le type de lampe à incandescence réalisant le maximum d’économie indépendamment de toute autre condition.
- Si on compare les prix minima de la bougie-heure d’une lampe à filament de carbone en fonction de l’intensité lumineuse à ceux d’une lampe au tungstène par exemple, on remarque que la différence entre ces prix diminue en même temps que l’intensité lumineuse, l’amortissement intervenant d’une façon plus sensible pour la lampe au tungstène que pour la lampe au carbone aux faibles puissances lumineuses.
- L’étude précédente montre donc que la lampe au carbone peut-être utilisée dans la plupart des cas dans des conditions beaucoup plus économiques que celles habituellement adoptées.
- La seule objection fondée qu’on puisse opposer,est le remplacement fréquenLqu’exigent les lampes dans cette utilisation rationnelle, aux prix élevés de l’énergie. Ainsi, à «IV. 70 le kilowatt heure, la lampe à filament de carbone ordinaire devrait être remplacée toutes les cent heures, i Cette sujétion du remplacement fréquent ! des lampes prend son importance au fait que
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- la généralité des consommateurs ne sait pas discerner le moment où la lampe doit être remplacée. Une méthode pouvant cependant être utilisée, consisterait à employer une lampe dont l’intensité lumineuse aurait baissé de 20 % et à comparer son éclat à la lampe douteuse pour déterminer si cette dernière doit être renouvelée. Cette méthode primitive de la comparaison des éclats aurait l’avantage de la simplicité.
- Il n’est pas douteux que les lampes à filaments métalliques ont le grand avantage pratique d’avoir la vie utile inférieure à la vie possible, car cela oblige le consommateur à remplacer la lampe avant que l’intensité lumineuse ne soit trop réduite. On peut en effet constater que la généralité des consommateurs utilise les lampes au carbone, par négligence ou ignorance, j usqu’à l’extrême limite de la vie possible, et ne les remplace que lorsque leur intensité lumineuse a baissé de 4o à 5o %.
- Le grave défaut des lampes à filaments métalliques est leur grande fragilité. Cette fragilité augmente dans la plupart des lampes avec la durée de fonctionnement, à tel point qu’il devient dangereux de les enlever de leur support sans les plus minutieuses précautions. Aussi ne peuvent-elles être utilisées dans les cas où elles seraient soumises à des trépidations comme dans les tramways, ou à des déplacements fréquents, par exemple, comme baladeuses dans les ateliers.
- Il est cependant à remarquer que les lampes à bas voltage sont beaucoup plus robustes, mais elles ne sont pratiques que dans le cas des courants alternatifs.
- La grande fragilité de ces lampes est un obstacle à la réduction importante de leur prix, très élevé pour le moment. Les déchets de fabrication et les ruptures de filament pendant le transport, majorent considérablement leur prix de revient.
- La plupart des lampes métalliques, par suite de l’état pâteux de leur filament, ne peuvent fonctionner dans toutes les positions.
- De plus elles ne se prêtent pas aux vol-
- tages normaux de no ou 220 volts, par suite de l’extrême finesse de leurs filaments, à la confection de lampes d’intensité lumineuse inférieure à 16 bougies décimales, si ce n’est aux dépens du rendement ou de la durée.
- Quelques-unes, comme la lampe au tantale, ont une durée utile très réduite sur courant alternatif et même influencée par la valeur de la fréquence, la durée utile diminuant quand la fréquence augmente.
- Les fluctuations lumineuses dans la période en courant alternatif sont plus accusées sur les lampes à filaments métalliques que sur les lampes à filaments de carbone, par suite de la plus faible masse des filaments métalliques et de leur température plus élevée.
- Mais, en courant continu, les variations lumineuses à période lente sont beaucoup moins importantes par suite de l’augmentation de résistance des filaments métalliques avec la température. On peut ainsi, pour une même variation lumineuse, admettre une chute de tension plus importante dans les réseaux de distribution alimentant les lampes à filaments métalliques que dans ceux alimentant des lampes au carbone ; l’économie sur le cuivre peut dans certains cas être très importante.
- De tout ce qui précède, il résulte que, quoique les lampes à filaments métalliques constituent un progrès important dans la technique de l’éclairage, les lampes à filament de carbone, et surtout celles à filament graphité, peuvent-, avec une utilisation rationnelle, lutter avantageusement dans beaucoup de cas avec les nouvelles lampes.
- Quelque importante qu’ait été la réduction de la consommation spécifique dans les lampes à filaments métalliques, nous sommes encore très éloignés d’un rendement lumineux acceptable. Le rendement absolu de la lampe au tungstène, qui représente actuellement le type de lampe à incandescence le plus perfectionné, atteint à peine .2,5 à 5 %,
- Un vaste champ est encore laissé aux chercheurs pour l’amélioration du rendement lumineux. Mais presque tous les corps réfrac-
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- taires connus ayant été à ce jour essayés ou utilisés dans la conléclion des filaments des lampes, il est à présumer qu'un progrès important ne pourra dire réalisé que par
- l’emploi de vapeurs électro-luminescentes ou bien de corps à propriétés sélectives très accusées au point de vue lumineux.
- Camille Léonaiid.
- LA TURBINE A GAZ. — ÉTAT ACTUEL DE LA QUESTION
- La question de la turbine à gaz, et en particulier de la turbine à pétrole, a déjà fait l’objet de nombreuses discussions techniques, et elle a, jusqu’à présent, eu des partisans très convaincus et des détracteurs très acharnés. Mais, en général, l’on peut dire que le nombre de ses partisans l’emporte sur celui de ses détracteurs.
- C’est surtout à l’étranger que la question a été examinée par le plus grand nombre d’ingénieurs, et il nous suffira de rappeler les noms de Stodola, Stolze, Félix Langen, Rudolph Barkow, Baumann, Meinecke, Zoel-ly, etc., qui ont tous traité la question en Allemagne dans le Zeitschrift fïcr das gesamte Turbinemveeseii.
- En Angleterre également, les plus grands ingénieurs spécialistes en turbines comme Neilson, E. Thomson, etc., se sont prononcés favorablement sur l’avenir de la turbine à gaZ'
- En Amérique, la turbine à gaz a fait également l’objet de passionnantes recherches de la part de Curtis, Lucke, Waren, et certains grands ingénieurs américains croient fermement à son avenir.
- En France, la question a aussi été étudiée par MM. Barbezat, Deschamps, René Armen-gaud, Brugniaut, et discutée à la Société des Ingénieurs civils après l’étude très poussée de M. Sekutowitz.
- Le but de cette présente note est de montrer que, dans les conditions actuelles de l’industrie métallurgique et mécanique, on peut arriver facilement à établir une turbine de 4oo à 5oo chevaux ayant une consomma-
- tion en pétrole acceptable, en raison des avantages considérables qu’offre ce genre de machines par rapport aux moteurs à gaz de même puissance.
- D’après les travaux les plus récents sur les turbines à vapeur et sur les turbines centrifuges étagées, l’on sait que l’on a couramment pour la première de ces machines un rendement de 65 % par rapport au travail de compression isothermique.
- D’autre part, l’industrie métallurgique fournit d’une manière courante des aciers à outils fabriqués au creuset au four électrique, contenant du tungstène, du vanadium ou d’autres métaux, lesquels aciers donnent des résistances de 90 et iook par millimètre carré, à une température de travail normale de a à 6oo°, et avec un allongement oscillant entre 5 et 10 %.
- Rien 11’empèche donc d’employer, pour constituer les tuyères ou couronnes d’aubes fixes ou mobiles, des aciers de ce genre, de sorte que l’on peut parfaitement admettre comme températures pour l’attaque des aubes mobiles, des valeurs comprises entre 5oo et 6oo°.
- Les tuyères et les aubes fixes se trouvent naturellement dans une situation beaucoup plus favorable, puisque l’on peut facilement les refroidir par des circulations actives d’eau et assurer ainsi leur maintien à une température inférieure à 5oo ou 6oo°.
- D’autre part, le disque lui-même peut être fait soit entièrement en acier à outils, d’après des renseignements que j’ai recueillis, ou en un acier se rapprochant des aciei’s à outils,
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- mais pouvant avoir un allongement un peu plus grand, de io à i5%, ou bien encore en acier au nickel ordinaire avec un refroidissement interne d’eau, comme cela a déjà été proposé.
- Dans les calculs cpii suivent, nous prenons comme vitesse périphérique maxima, qui fixe la fatigue du métal dans les disques de turbines, 200 à aao,n, vitesse acceptée d’une manière courante dans toutes les turbines industrielles à vapeur genre Curtis, Rateau ou Laval, et qui est bien inférieure aux vitesses maxima de 35 à 4oom auxquelles les roues de Laval ont même tourné.
- Nous allons admettre comme rapport de
- pression amont et aval — = 16 et, de ma-
- Pi
- nière à réduire le travail à vide dû au lrolte-ment des disques dans le milieu où ils tournent et le travail de ventilation produit par leurs aubes, que la pression maxima est de ah, pression à laquelle la combustion du pétrole se produit dans les bonnes conditions, ce qui donne pour p2 une pression de o,ia5 atmosphère.
- Dans ce cas, le compresseur-ventilateur est divisé en deux parties, une première aspirant l’air nécessaire à la combustion, et le comprimant à 2k, et une seconde partie aspirant les gaz s’échappant de la turbine et les refoulant dans l’atmosphère, en maintenant un vide de 0,2a. Les gaz, avant leur aspiration par la seconde partie du compresseur, sont soumis à un refroidissement énergique déterminant la condensation de la vapeur d’eau résultant de la combuslion et provenant de l’adjonction d’eau aux gaz de la combustion, et refroidissant les vapeurs d’acide carbonique. La quantité d’eau nécessaire par cheval est du même ordre de grandeur, en prenant l’eau à une température de 20° et en refroidissant les vapeurs d'acide carbonique à 3o°, que pour les turbines à vapeur.
- Pour opérer ce refroidissement, l’on peut employer par exemple un système de ruissellement dans une sorte de condenseur, de
- manière à assurer un refroidissement efficace.
- Dans les calculs qui suivent, nous ne Lenons pas compte du travail pour la circulation d’eau qui est, par rapport au travail fourni par la turbine, d’une grandeur négligeable.
- PREMIER EXEMPLE
- Dans ce premier exemple, nous prenons
- P\
- deux étages de pression. L’on a donc
- Pi
- = i6 = (^-1) ’ si — est la chute de pression Pz Pz
- correspondant à un étage, ce qui donne
- Pi
- Pz
- 4-
- Si l’on admet que les chaleurs spécifiées sont des fonctions linéaires de la température avec M. Vermand (Théorie des moteurs à gaz, etc. Encyclopédie Léauté), on a comme formule :
- T,
- T,
- b
- eaY
- (T-T.),
- la chaleur spécifique à volume constant étant cv — a-\- b T et la chaleur spécifique à pression constante étantCp =a' -f- b T, où y représente le rapport des chaleurs spécifiques.
- La formule de détente peut être remplacée
- • P\ / -TV ,
- approximativement par —= (— ) pour des va-
- P'i 1 9
- leurs de a et de b donnant des mélanges d’acide carbonique et de vapeur d’eau correspondant à des températures, après combustion du pétrole, comprises entre i 5oo° abs. et
- 700° abs.
- Avec cette formule de détente on trouve
- que le rapport —est égal à i,32 pour— l o Pi
- ce qui donne, en admettant que T2 soit égal à 5 o o -j- 27.3 = 773, Tj= ioi5°. Les valeurs correspondantes en degrés centigrades sont = 742° et t2 — 5oo°.
- Or, pour passer de 1 8oo°, température de la combustion du pétrole dans une chambre
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- LA LUMIjÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2« Série). ^ N» 7.
- de combustion, à une pression de ak environ, à 734°, il y a lieu d’adjoindre aux gaz avant la détente, d’après les procédés brevetés de la Société des Turbo-Moteurs, une quantité d’eau déterminée par kilogramme de mélange de gaz et de vapeur ; cette quantité d’eau est de 383 grammes.
- Les poids correspondants d’air et de pétrole sont de 68ogr d’air et de 38gr de pétrole. Ces chilires sont empruntés à la note de M. Barbezat, Ingénieur de la Société des Turbo-Moteurs, qui a paru dans le journal suisse Schweizerische Bauzeitung, n° 9, tome XLIY.
- D’après le principe de la conservation d’énergie, le travail disponible résultant de la détente est Q = Cp (T,— T:>) exprimé en kilogrammes-calories. Or, la chaleur spécifique moyenne C,, entre ces températures, est environ égale à o,38, ce qui fait o,08 X 3.43 = 92 calories. La sortie des gaz du premier distributeur formé par des tuyères en acier à outils refroidies est donnée par la formule empruntée à l’ouvrage du professeur Stodola, v = 91,3 ^92 = 870 mètres.
- Avec 2oo"1 de vitesse périphérique zz, que l’on choisit et qui donne une tension maximum de iok par millimètre carré dans une roue convenablement construite, pour recueillir toute l’énergie cinétique libérée par la détente, il faut prendre une roue à deux étages de vitesse genre Curlis ou. une turbine Ëlectra à deux étages de vitesse sur la même couronne d’aubes en porte-à-faux.
- Ces roues à deux étages de vitesse ont, d’après les tables de Banki (voir Stodola)
- , u 300 „ .
- avec le rapport — = --- = <>,20, un rende-
- e 70
- ment hydraulique ou rendement indiqué r, — 60 %.
- Donc les calories réellement transformées en travail mécanique sont E, — 0,60X92 = à.-) çalories.
- Pour le second étage de pression, le calcul est le suivant. Les gaz provenant de la première roue sortent à une température supé-
- rieure à T2, car ils sont réchauffés par le frottement pendant leur écoulement.
- Si l’on admet avec Stodola, ce qui est assez près de la vérité, que l’énergie non utilisée se transforme totalement en chaleur, les gaz ont alors, à la sortie de la seconde roue, une température T2 = T2 -f- A T = 773 —|—970 == 870° en supposant que le relèvement de 'température A T = o,4<> X 243, c’est-à-dire est proportionnel à la différence de température de détente (Tt—-T:t) et cela dans le rapport de 1—/; = o,4o.
- On a donc, comme précédemment, — =
- Pz
- /T2\5 p„
- I — ) = 1,3.2 pour —~ = 4, d apres ce qui a
- V1 a/ Pz
- été trouvé, ce qui fait T3 = 66o° ou Z3 =387°. L’énergie disponible qui est libérée par la détente est égale, avec Gp = 0,67, à Q„ = 0,37 X (T'a—T3) = 0,37 X aio° = 8t calories. La vitesse de sortie du second distributeur est v = 91,3 X V^i = 91,2 X9 = 830 mètres.
- _ U , , 1 , 300
- Le rapport - est, dans ce cas, égal a-— = v 82.0
- o,33.
- Or, d’après les tables de Banki, le rendement hydraulique vj est de 0,61 % et le
- nombre de calories transformées en travail est E2 = 60 % X 81 = 48,6 calories.
- La totalité du travail en calories fourni par les deux étages est donc E =Et -f- E., = 55 —J— 48,6= 104 calories.
- Nous allons maintenant évaluer le travail de compression :
- Le travail de compression ' isothermique d’un kilogramme d’air avec un rapport de
- compression aval et amont — = 16 est de
- P1
- 07,0 calories.
- On peut très bien admettre pour un compresseur système Bateau que le rendement soit 65 %, ainsi qu’on a eu l’occasion de le vérifier à plusieurs reprises, par rapport au travail isothermique. Par conséquent, pour
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- 13 Février 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 207
- comprimer 68o8*', le travail de compression
- est T = X o,68 == 6o calories. o,65
- Le travail disponible sur l’arbre de la turbine P est donc la dillerence entre le travail E fourni par la turbine elle travail T absorbé par le compresseur, soit P= E —T = io4 — 6o = 44 calories.
- La puissance P exprimée en chevaux, fournie par un kilogramme de mélange, est égale à
- pch — ~-= o,on IIP.
- 617 ’ ‘
- La consommation de pétrole par cheval-heure est par suite égale à
- o,38 r
- --— = 54o grammes.
- 0,07
- NOMlîlîE DE HOUES DU COMPRESSEUR
- En choissant comme vitesse périphérique aoo,n pour chaque roue du compresseur, on voit, cl’après le tableau donné par M. Rateau dans le Bulletin de la Société d'Encourage-menl, de décembre 1901, que le rapport des
- pressions par élément, amont et aval — est
- égal à 1,3 environ pour une roue. On aura alors pour obtenir le nombre de roues nécessaires correspondant à un rapport —= 16,
- P\
- qu’à résoudre l’équation suivante :
- ~ ^ c'est-à-dire (1,2)* = 16.
- Par un calcul logarithmique on trouve que x est à peu près égal à ta. Il faut donc 1 a roues en série pour obtenir un rapport de pression égal à 16.
- Si l’on porte la vitesse périphérique à •>.5om, chose parfaitement admissible, puisque les turbines de Laval ont tourné jusqu’à 4oom de vitesse périphérique, le nombre de roues se trouve immédiatement réduit, car
- pour un élément le rapport—est égal à 1,38.
- P1
- On trouve alors que le nombre de roues se réduit à 9.
- Suivant l’encombrement que l’on désirera avoir, on pourra encore réduire le nombre de roues en prenant comme vitesse périphérique 3oo mètres.
- D’ailleurs, les ventilateurs de Rateau sont des ventilateurs à réaction dont le degré de
- réaction est égal à environ -, c’est-à-dire que
- a
- la moitié de la compression se produit dans le diffuseur fixe.
- Si l’on arrive à réaliser des ventilateurs à action, ce qui n’a rien d’impossible à priori ainsi que l’a proposé l’auteur de cette note, l’on pourra encore diminuer de beaucoup le nombre des roues, qui, à vitesse périphérique égale, devient moitié moindre que celui des ventilateurs à réaction.
- On peut donc envisager que, dans un avenir plus ou moins rapproché, on pourra encore réduire davantage les dimensions du compresseur. D’ailleurs, en faisant même des compresseurs genre Electra à plusieurs étages de vitesse, ainsi que l’a proposé également l’auteur de cette note, on pourra même encore condenser le compresseur et arriver à faire des groupes absolument homogènes avec la turbine proprement dite. Autrement dit, le compresseur pourra, et cela est une chose qui va de soi, ne pas comporter plus de roues que la turbine elle-même.
- DEUXIÈME EXEMPLE AVEC DEUX ROUES A ACTION A UNE SEULE RANGÉE d’.VURES
- Prenons la vitesse périphérique u — 200'“, ce qui est encore dans les limites accep-u .
- tables, le rapport - pour le premier etage, aao
- devient = -— = 0,28a.
- 070
- Les tables de Banki donnent rt = 0,62 pour une roue.
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- On a alors Ej = 0,62 X 92 = 37 calories. Pour le second étage :
- u 25 o
- - = -— et Y] = 0,68 % . v 820
- On a, par suite,E2 = o,68 = 81 X 55 calories.
- Poh. = 4^-'= 0,082 HP 087
- E = E( — E2 = 55 -J- 57 = 1 n calories,
- P = E — T = 112 — 60 = 52 calories,
- et la consommation devient o,o38
- ----— = 465 grammes.
- 0,082
- L’énergie disponible E, est alors réduite à 63 calories.
- La température T'2 des gaz après la sortie de la roue est égale à
- 873° -f- 0,40 X 279 = 284°.
- L’on trouve alors T., = = 745°. La diffé-
- 1,32
- rence T'2— T3 est 2.39° et Q2 est égale à cp (T2 — T3) = 0,37 239 = 88,5 calories. La vitesse d’écoulement en sortant du second distributeur, calculée comme précédemment, est de 856in. L’on peut encore admettre avec une vitesse périphérique u voisine de 200°, que le rapport hydraulique 7] pour la seconde roue à deux étages de vitesse est de 60 %. E, est égal à 0,60 X 88,5 = 53 calories.
- TROISIÈME EXEMPLE
- Dans ce troisième exemple nous supposons que la température d’attaque des aubes pour la première roue est de 6oo°, et toutes les autres données du premier exemple sont conservées.
- En procédant de la même manière que précédemment, l’on trouve T} = 1052° abs., T2 étant égal à 873° abs. Pour obtenir cette . température Tj dans la chambre de combustion avant la détente, il faut ajouter une quantité d’eau telle que la composition du mélange soit: air 70 %, eau 26 %, et pétrole
- 4 %
- Tj — T2 étant égal à 279°, en prenant pour cp la valeur o,38, l’on a alors
- Qj = o,38 X 279 = 107 calories.
- La vitesse de sortie des gaz, calculée comme précédemment, après une détente avec le même rapport des pressions amont et aval de 4, est égale à 945 mètres. u
- Le rapport ~ est égal à 0,21 environ et
- pour une roue à deux étages de vitesse, le rendement hydraulique rt est de 60 %.
- E = E, + E2 = 63 -f- 53 = u6.
- Le travail de compression isothermique étant, comme dans le premier exemple, de 57,5 calories par kilogramme d’air, le travail de compression réel T pour comprimer 700 sr d’air, en admettant un rendement o,65 %,
- est T
- 57,5 0,70
- o,65
- = 62 calories.
- La puissance P disponible sur l’arbre de la turbine est donc P = 116 — 62 = 54 calories.
- La puissance par kilogramme de mélange
- 54
- est par suite = o,o85 HP, et la consommation par cheval-heure est égale à
- ---—, = 470 grammes.
- o,o85 J 5
- Par conséquent, on voit qu’en remontant la température de ioo°, on peut tabler sur une économie de 54o — 47° = 70 gr, c’est-à-dire une économie de i3 %.
- [A suivre.)
- Makcel Armengaud.
- Ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique de Zurich.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURE
- Les compteurs électvoly tiques, par A. Fierez. — Bulletin de la Société belge des Electriciens, janvier 1909.
- L’auteur veut donner une idée nette de l’application pratique de l’électrolyse aux compteurs industriels.
- Les électrolytes les plus fréquemment employés, dans la constitution des compteurs, sont les solutions salines et acides. Leur résistance dépend de nombreux facteurs dont les principaux sont : la teneur en sel ou acide et la température.
- Théoriquement, toute opération électrolytique pourrait servir à effectuer la mesure de la quantité d’électricité débitée dans une canalisation, pourvu que le courant soit toujours produit dans un même sens, et sous une tension suffisante, dans le cas de production de force conlre-électromotrice. Mais, il suffit de voir les conditions nombreuses auxquelles doit satisfaire un voltamètre de laboratoire, pour se rendre compte de la difficulté pratique d’établir un bon compteur.
- Au point de vue de l’exactitude des indications fournies par l’instrument, il n’y a que deux espèces de compteurs qui peuvent être d’un emploi bien pratique : i° ceux sans shunt avec ou sans force contre-élcctromotrice; i° ceux avec shunt, mais sans force contre-électromotrice.
- L’auteur examine quelques types de compteurs : le coulombmètre Edison, un appareil anglais dû à S. Ilolden et enfin le compteur Krumer paru récemment.
- Le compteur Krumer (fig. 1) est du type à force contre-électromotrice et sans shunt.
- Comme on peut le voir d’après le schéma ci-contre, le courant passe par les électrodes F et G et décompose l’électrolyte qui est de l’eau pure additionnée de 5 % de carbonate de sodium. Une des méthodes de mesure du courant ayant traversé un voltamètre est ordinairement la pesée ou l’évaluation volumétrique d’un des composés de l’électrolyte recueilli à l’une des électrodes, ainsi que le montrent les deux exemples précédents. Ici, cette évaluation est faite d’après la quantité de liquide restant après la dé-
- composition, liquide contenu dans les deux récipients À et B formant vases communiquants ; B est le tube indicateur permettant de voir le niveau atteint par l'eau qui baissera sans cesse par suite de la réduction de cette dernière en hydrogène et oxygène. Ces gaz se perdertt tous deux dans l’atmosphère en s’échappant par un petit appareil C qui constitue un perfectionnement apporté à ce genre de compteurs et que nous décrirons plus loin. Les deux électrodes de fer enroulées en hélice, tout en péné-
- trant l’une dans l’autre à la façon de deux cylindres, sont soigneusement isolées l’une de l’autre par des pièces d’ébonite et traversent,.ainsi que les pièces B et C, un tampon de caoutchouc D obturant parfaitement A et empêchant toute introduction ou toute sortie de gaz.
- Le constructeur s’est efforcé de supprimer l’évaporation du liquide, car c’est là une cause rendant illusoires les indications fournies par l’instrument. D’un autre côté, il fallait permettre aux gaz libérés par l’électrolyse de quitter le compteur, et cela sans entraîner de liquide à la suite d’un bouillonnement énergique, par exemple, produit par le passage d’un courant exagéré.
- Ces deux difficultés ont été écartées par l’emploi de la pièce G.
- Celle-ci est un bouchon hydraulique, en verre, d’une seule pièce. 11 porte, sur son pourtour, des
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V(2« Série). — N» 7.
- orifices P, Q, un tube intérieur plongeant clans de l’eau et un orifice extérieur M communiquant avec ce tube par une partie étranglée que le bouchon de caoutchouc enserre.
- Le fonctionnement de cet accessoire est aisé à comprendre. Les gaz provenant de la décomposition remplissent la partie supérieure de A et B; pour pouvoir quitter l’appareil, ils doivent franchir les passages P, Q, s’écouler dans le vide annulaire formé par le tube extérieur et le tube intérieur et vaincre la pression atmosphérique augmentée d’une certaine colonne d’eau qu’ils refouleront de bas en haut, dans le tube intérieur. Les gaz ne quittent donc le bouchon hydraulique que s’ils sont à une tension légèrement supérieure à la [pression barométrique.
- Soit g le nombre de grammes d’eau versée dans le Krumer et indiquant, au tube indicateur B, une va-
- m
- riation de niveau de m divisions égales, — indiquera
- le poids du liquide correspondant à une division de l’échelle (les deux parties A et B étant bien calibrées). Comme on sait que 3 ampères-heure décomposent
- g
- un gramme d’eau (o8rqq), 3 X — donnera le nombre
- m
- d’ampères-heure nécessaires pour décomposer la quantité correspondant à une division.
- Dans un appareil de 5 ampères, chaque division correspond à peu près, à 4 ampères-heure; l’étendue de l’échelle étant de 3o divisions, on voit que la capacité de ce compteur est de 120 ampères-heure. Ce compteur électrolytique est de lao am-pères-heure. Ce compteur électrolytique est employé en Espagne où il a donné lieu à divers essais.
- A. B.
- USINES GÉNÉRATRICES ET RÉSEAUX DE DISTRIBUTION
- Les stations centrales de Berlin. — Elektro-tcchnick and Muschincnbau <lu a3 novembre.
- D’après le rapport du Conseil d’administration pour'l'année 1907-1908 l’exploitation a été satisfaisante; le nombre d’abonnés s’élève à 2 543 (2 363 l’année précédente), la puissance desservie à 17538 kw. (1 1 907 l’année précédente).
- Les nouvelles installations sont les suivantes :
- Dans la ville Dans la banlieue TOTAL
- Lampes à incandescence........ Lampes à arc . Moteurs 98 65g 3 612 2 227 778 14 202 i3,5 8 894 375 520 11 3 336 i3,8 107 553 3 987 2 747 789 17 538 i3,6
- Appareils divers Augmentation de puissance, kw. Augmentation en %
- Nombre des appareils desservis au 3o juin 1908 :
- Centre de la ville Banlieue TOTAL
- Lampes à incandescence Lampes à arc Moteurs. 853 776 35 389 19 193 3 961 119 665 60 623 3 001 4471 37 27 595 9*4 399 38 3go 23 664 3 998 147 280
- Appareils divers
- L’éclairage public a augmenté de 32 lampes à arc ; il y en a au total 863 dans Berlin, ainsi que 191 lampes à incandescence et une à quartz. Dans la banlieue, il y a pour l'éclairage public 88 lampes à arc et 1 78a lampes à incandescence.
- Le nombre des moteurs alimentés par les stations centrales a passé de 20917, avec une puissance totale de 77 840 chevaux à 23 664 avec une puissance de 80 419 chevaux. Dans l’intérieur de Berlin, il y a 19 198 moteurs d’une puissance totale de 64 022 chevaux. On prend beaucoup d’intérêt à l’installation de batteries d’accumulateurs desservant exclusivement des lampes pendant les périodes de forte charge, ces lampes étant pendant le reste du temps alimentées directement par la canalisation. On a également établi un tarif particulier pour l’énergie fournie à des batteries d’accumulateurs pour la traction des véhicules et des bateaux. Afin de rendre l’électricité accessible à la partie peu fortunée de la population, on a établi à titre d’essai des compteurs d’électricité automatiques qui, lorsqu’on y jette une pièce de monnaie, donnent une certaine quantité d’énergie électrique. Le prix moyen de vente de l’énergie électrique à Berlin, déduction faite de l’impôt municipal, a été de o fr. 20 environ (15,97 pF) Par kilowattheure. La longueur totale des câbles dans Berlin et la banlieue atteint presque 5 5oo km dont 3 83o km pour le réseau de lumière et 460 knl pour le réseau des tramways.
- F. L.
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- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Tableaux de distribution à haute tension; système d’interrupteurs à chariots de la maison Felten et Guilleaume-Lahmeyerwei'ke A.-G,— Georges (Wolff. —Elektrotechnische Zeitschrift,, 24 décembre 1908.
- L’auteur, après avoir rappelé que les deux condi-
- qui peut, par roulement, être retiré du tableau de distribution en cas de réparation ; il en résulte une grande sécurité de fonctionnement, car on prévoit une case de réserve, et en cas d’avarie, on n’a qu’à procéder, à un simple remplacement par chariote-ment.
- La figure 3 montre une coupe de l’une de ces cases, qui permet de saisir le détail de ce dispositif. La
- façade du tableau de distribution présente extérieurement un revêtement en tôle robuste qui porte naturellement les appareils de mesure usuels (voltmètre, etc...), ainsi que les poignées des interrupteurs de tension. Mais il y a dans cette fa--, çade trois régions différentes: a est fixe, b mobile avec le chariot et; \< représente les deux battants de la porte qui donne accès dans lapartie inférieure de la case. Corrélativement, l’intérieur de la chambre Fig. 1. — Vue de face du tableau. est divisé en deux parties
- tions essentielles à réaliser pour l’appareillage à I A et B par une plaque isolante p ; la partie supé-haute tension sont: la sûreté au point de vue de I rieure A reçoit les lignes collectrices a-; la partie l’exploitation et la sécurité au point de vue du personnel de manœuvre, étudie comment elles sont remplies dans les plus récentes installations.
- Déjà nous avions les interrupteurs en chambre; l’appareillage correspondant à chaque circuit était rassemblé dans une même case isolée par des cloisons ncombuslibles des cases voisines. Des interrupteurs permettaient d'isoler entièrementcellc de ces chambres où le personnel avait à travailler, ce qui assurait une sécurité abso. lue.
- On fait mieux encore aujourd’hui ; chaque groupe . inférieure B constitue la case d’appareillage pro-d’appareillage est installé sur un bâti en fer mobile J prement dite; chacune de ces cases inférieures
- Fig. 2. — Vue du tableau avec un panneau ouvert.
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
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- est séparée des cases voisines par des cloisons isolantes. Des fentes, ménagées dans la plaque isolante p, livrent passage aux couteaux d’un interrupteur
- Fig. 3. — Coupe de la chambre d’appareillage.
- tripolaire t, dont les contacts reliés aux lignes collectrices sont situés dans la région A. De la sorte,
- terre par les contacts e. Le levier h, faisant saillie sur le revêtement général, permet de manoeuvrer de l’extérieur l’interrupteur tripolaire t.
- Le chariot w est en fers profilés et roule à l’aide de galets sur la voie m. Il porte l’interrupteur à huile avec ses relais et ses accessoires, ainsi que la poignée extérieure g et, éventuellement, quelques appareils de mesure. Le chariot se trouve relié à l’interrupteur t d’une jiart et au câble de circuit k d’autre part, par les contacts tripolaires i, dont les parties mobiles sont solidaires du chariot. Leurs parties fixes sont attachées à la paroi postérieure de la case et sont faciles à ajuster au moment d’un montage aussi bien qu’à contrôler, en cours de fonctionnement.
- On opère la sortie du chariot à l’aide d'un chariot auxiliaire, comme le montre la figure 4 ; le chariot d’appareillage est tiré sur le chariot auxiliaire, et, pour éviter toute secousse dans la séparation des contacts, le petit mouvement horizontal nécessaire est obtenu mécaniquement à l’aide de la poignée/) tandis que le reste de la manœuvre s’opère à la main.
- Enfin il y a dans ce dispositif un exemple de commande impérative fort intéressant ; le levier h de l’interrupteur, dans sa position de fermeture, verrouille, par l’intermédiaire des poussoirs l, les portes fermées o; d’autre part, la fermeture de la poignée g, ainsi que celle des portes o, ou bien le mouvement de sortie du chariot d’appareillage, arrêtent également le levier h. De cette façon on ne peut ouvrir les portes v ni, par suite, faire sortir le chariot d’appareillage, que lorsque l’interrupteur dans l’huile, puis l’interrupteur tripolaire ont été préalablement ouverts et que par suite l’ensemble des appareils est hors tension et rnis à la terre.
- D’autre part, l’interrupteur tripolaire ne peut être ouvert (en d’autres termes, l’appareillage ne peut être mis sous tension) qu’a près que le chariot a été introduit et que les deux battants des portes v sont fermées.
- Fig. 4. —Vue du tableau, un chariot étant tiré.
- quand on ouvre l’interrupteur, tout l’appareillage de B se trouve isolé des lignes collectrices et mis à la
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- 13 Février 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 213
- Comme dimensions, on peut compter, pour 5 ooo volts, une profondeur de case de im,2o, plus
- Fig. !>. — Vue du chariot auxiliaire.
- un espace libre de im pour la sortie du chariot. Le système fonctionne déjà jusqu’à io ooo volts.
- R. C.
- DIVERS
- Les chutes d’eau dans les pays Scandinaves et en Finlande.— Elektrotechnick und Mas-chiuenbau du i5 octobre.
- M. Sven Lübeck donne le tableau suivant des chutes de la Suède, de la Norvège et de la Finlande.
- En Suède, on pourrait utiliser de suite i,5 millions de chevaux (o,5 million pour l'électrochimie, 0,2 million pour la métallurgie principalement du fer, 0,4 million dans des fabriques). L’utilisation des
- chutes d’eau entraînerait une économie importante sur l’importation du charbon qui est annuellement de 0,7 million de tonnes. Les travaux d’aménaee-
- ' O
- SUÈDE NOR- wfeüE FIN- LANDE
- Surface en millions de km2 o,45o 0,3*22 0,373
- Hauteur de pluie en mm 600 I ooo 5oo
- Quantité d’eau en m3 il la seconde... 5 140 7 i5o 3 25o
- Hauteur moyenne en m 240 45o i5o
- Puissance totale en millions de chevaux Puissance utilisable en millions de che- IO 28 4
- vaux 3,8 4,8 3
- En pour cent de la puissance utilisable. Puissance utilisée actuellement en mil- 38 •7 23
- lions de chevaux o,35 o,38 0,07
- ment s’élèveraient dans le nord de la Suède, où les chutes ont de grandes hauteurs, de 200 à 400 francs, en Norvège, de i5o à 280, et dans le sud de la Suède de 35o à 590 francs par cheval électrique.
- F. L
- BREVETS (1)
- Méthodes et appareils de mesure.
- 394 875, du 17 septembre 1908. — Fauvin, Amiot et Ciieneaux. — Perfectionnements apportés aux appareils de mesures électriques à cadran, pour en faciliter la lecture.
- 390 007, du 8 octobre 1906. — Lux. — Instrument de mesure pour courant alternatif.
- Construction de machines.
- 893 792, du 29 août 1908. — P>ethenod. — Moteur série monophasé compensé.
- 3g3 914, du 4 septembre 1908. — Bestetti et Spi-nelli.—Système de moteur d’induction monophasé.
- 393 974, du 4 septembre 1908. — Ateliers Thomson Houston (anciens établissements Postel Vinay). — Perfectionnements aux inducteurs tournants de dynamos à grande vitesse.
- 398 928, du 11 novembre 1908. — Société Sautter IIarle et Cie. — Régulateur automatique de charge pour groupe électrogène alimenté par de la vapeur à basse pression.
- 3g3 970,du 31 août 1908.— Société Anonyme Wes-
- (!) Liste de brevets concernant l'Electricité, communique par M. H. Josse, 17, boulevard de la Madeleine, à Paris.
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- 214
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N» 7.
- tinghouse. — Système de connexion pour machines dynamo-électriques.
- 394 238, du 12 septembre 1908. — Société Felten et Guillaume-LahmeyerwerkeAktien Geseli.s-ciiaft. — Procédé d’isolation pour les machines électriques ou leurs éléments.
- 3g4 232, du 12 septembre 1908. — Ebneiî. —Rupteur particulièrement destiné aux magnétos d’allumage horizontales.
- 3p4 243, du 12 septembre 1908. — Ebneiî. — Condensateur destiné principalement aux magnétos d’allumage horizontales.
- 3g4 244, du 12 septembre 1908.— Ebneiî. — Palier graisseur pour l’arbre de l’induit des magnétos d’allumage et applications similaires.
- 394 320, du i5 septembre 1908. —Société Allge-meine Elektricitats Gesellschaft. — Procédé de réglage pour moteurs à courant alternatif à collecteur.
- 3g4 660, du 29 août 1908. —Societa Italiana Ganz d'i ELECTTBiciTA, — Electro-aimant pour le rotor des machines électriques.
- 3g4 682, du 18 septembre 1908. — Brown Boveiu et C°. — Dispositif de réglage pour machines électriques.
- 394 683, du 18 septembre 1908.—Biiown Boveri et C°. — Procédé de réglage automatique pour machines à courant continu et alternatif.
- 3g4 694, du 28 septembre 1908. —Vandervell. — Perfectionnements apportés aux machines magnéto-électriques pour l’allumage.
- 3g5 818, du ier octobre 1908. — Brown Boveri, et C°. — Procédé pour améliorer la commutation dans les machines à pôles inverseurs pour courant continu.
- 394 842, du 2 octobre 1908. — Brown Boveri et C°. — Procédé pour le démarrage des moteurs.
- 894 872, du 28 septembre 1908. — Carljni. — Dispositif de stoppage pour moteurs électriques.
- 394 913,du 3 octobre 1908. — Pifre. — Système de réglage automatique des moteurs électriques.
- 895 028, du 8 octobre 1908. — Pifre. — Dispositif de réglage et de contrôle du courant dans les moteurs électriques.
- 3g5 oo5, du 8 octobre 1908. — Conrad. — Perfectionnements aux transformateurs électriques.
- 3g5 139, du 10 octobre 1908. — Société Sciiindi.er et G)°.— Electro aimant pour courant monophasé.
- 3g5 iSgplu 12 octobre 1908.— Lemoine et Jacquet. —- Porte-balai.
- 39a 184, du 12 octobre 1908. — Brown Boveri et
- G1*. — Machine tampon pour courant monophasé.
- Éclairage électrique.
- 393 888,du 9 novembre 1907. — Planchon. — Filaments métalliques pour lampes électriques à 'incandescence.
- 394 oo3, du i3 novembre 1907. — Petit. — Lampe électrique à incandescence pour l’inspection dans tous milieux liquides ou gazeux.
- 394 oo5, du 16 novembre 1907. — Petit. —Lampe électrique démontable à incandescence.
- 894 170,du 28 août 1908. — Société Carbone-Light. — Garniture de chamotte pour l’arc voltaïque des lampes à arc.
- 3g4 igi,du 10 septembre 1908. — Kremennezky. — Procédé pour la soudure du support dans les lampes électriques à incandescence.
- 3g4 3o2 ,du 15 septembre 1908. — Rittersberg et Rubert. — Procédé pour jda fabrication des filaments de lampes électriques à incandescence.
- 394 527,du 28 novembre 1907. — Triquet. — Procédé de fabrication des crochets destinés à supporter les filaments des lampes à incandescence.
- 3q4 555, du 22 septembre 1908. — Bergmann Elektricitats akt. ges. — Procédé pour la soudure par fusion des attaches dans les porte-filaments des lampes électriques à incandescence.
- 3g4 585,du 23 septembre 1908. — Société Wolfram lampen akt. ges. —Procédé de préparation de filaments métalliques pour lampes électriques à incandescence.
- 3i)4 611, du 25 septembre 1908. — Ginet. — Perfectionnements aux lampes à arc.
- 3g4 710, du 26 septembre 1908. —• Jacquot. — Appareil permettant l'utilisation des piles ordinaires pour l’éclairage électrique domestique.
- 394 763,du 29 septembre 1908. —Société anonyme « Ever ». — Système de réglage pour lampes à arc.
- 394 823, du ier octobre 1908. — Société Bergmann Elektricitats werke A. G. — Procédé pour empêcher les filaments des lampes électriques à incandescence de se volatiliser.
- 3g4 829, du 2 octobre 1908. — Kuzel. •— Procédé pour raccommoder les filaments métalliques des lampes à incandescence.
- 3g5 000, du 7 octobre 1908. — Girard. — Système de montage pour lampes électriques.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 215
- Transmission et distribution
- 393 903, du 3 septembre 1908. — Gibaud. — Système de rupteuret de distributeur pour magnéto.
- 393 780, du 21 août 1908.—Opsaiil. — Interrupteur à huile.
- 3g3 809, du 3i août 1908. — Fous. — Tube à haut isolement à protection métallique résistante.
- 3g3 828, du 3i août 1908. — Vetter et Muerer.— Commutateur électrique à action périodique.
- 3cj3 854, du 8 novembre 1907. — Société Chateau f'hères et Cie. — Perfectionnements aux condensateurs électriques. ’
- 393 994, du 5 septembre 1908.— Haslop. — Dispositif pour nettoyer les contacts électriques.
- 394 oi5, du 7 septembre 1908. — Vogel. — Perfectionnements dans les machines à recouvrir les conducteurs électriques.
- 3g4 027, du 8 septembre 1908. — Société Siemens et IIalske Aktien-Gesellschaft. — Relais à temps avec électro-moteur subissant l’action d’un ressort.
- 3g4 o5i, du 8 septembre 1908. —• Compagnie pouk la fabrication des compteurs et matériel d’usines a gaz. — Comptéur d’induction.
- 3g4 206, du 11 septembre 1908.— Société All-gemeine Elektricitats Gesellschaft. — Compteur d’électricité établi suivant le principe de Ferrari pour canalisations à cinq fils à courant biphasé.
- 394 371, du 17 septembre 1908. — Société Felten et Guilleaume-Lahmeyeraverke Act. Ges. — Procédé pour la fabrication de tubes isolants.
- 3g4 390, du 17 septembre 1908. — Weil et Reinhard. — Raccord pour canalisations électriques.
- 3g4 3p6, du 18 septembre 1908. — Linke. — Disposition destinée à indiquer et déterminer les dérangements dans les lignes électriques à haute tension dus aux contacts avec la terre ou aux court-circuits.
- 3p4 411, du 18 septembre 1908. — Morris et Lister. — Perfectionnements apportés aux commutateurs électriques et appareils analogues.
- 3q4 476, du 19 septembre 1908. — Gauthier. — Commutateur à combinaison.
- 3g4 679, du 17 septembre 1908. — Mlrpiiy. — Système permettant de transformer les courants électriques.
- 3q4 960, du 6 octobre 1908. — Ruthardt et Cie. — Interrupteur de courant pour allumage électromagnétique.
- 3g5 oG3, du 29 septembre 1908. — Ruthardt et Cie.
- — Régulateur automatique de tension pour courants alternatifs.
- I90 070, du 6 octobre 1908. — Robert Roscii.
- — Attache de cible.
- 395 121, du 10 octobre 1908. — E. Baiilo et Cie.
- — Système de verrouillage automatique pour commutateurs.
- 3g5 iG3, du 12 octobre 1908. — Compagnie Française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston.—Conducteur métallique réfractaire.
- 3q5 iGG, du 12 octobre 1908. — Vikey. — Coupe-circuit.
- Traction.
- 393o3i, du 8 septembre 1908. —Voisin. — Système électrique de démarrage et de réglage de vitess automatiques des voitures mues par des moteurs peu souples.
- Usines génératrices et réseaux de distribution.
- 394 858, du 3 septembre 1908. —Reineke. — Appareil pour la production d’énergie électrique.
- Applications mécaniques.
- 393 971, du icr septembre 1908. — Société Siemens et IIalske Aktien Gesellschaft. — Procédé pour la transmission de mouvements de faible énergie à l’aide des modifications que le mouvement à transmettre fait subir à l’émission vers le dehors de la chaleur d’un condenseur chauffé par un courant électrique.
- 894394 du 17 septembre 1908. — Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. — Dispositif pour renforcer, en fin de course l’attraction exercée par un système électromagnétique.
- Electrochimie et Electrométallurgie.
- 3p3 740, du 4 novembre 1907. — Iveller. — Système de sole conductrice pour fours électriques.
- 392 220, du 12 septembre 1908. —Shepherd et Société The Country Chemical Company Limited.
- — Electrode perfectionnée pour l’emploi en connexion avec des conducteurs électriques.
- 394 120 du i3 novembre 1907. — Lévy. — Procédé pour le dégraissage et le décapage électrolytiques des petits objets.
- 3g4 672 du 14 septembre 1908. — Société American
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2« Série). — N° 7.
- circulai! Loom Cy. — Appareil électrolytique pour le placage des corps creux.
- 394 674, du 14 septembre 1908. — Société The Hoskins Cy.— Four électrique.
- 890 o83,du 8 octobre 1908. —Société American circulai! Loom Cy. —Procédé et dispositif électrolytiques pour le placage des surfaces de corps creux.
- 3q5 i58, du 12 octobre 1908. — Deckert. — Four chauffé électriquement.
- Eléments primaires et accumulateurs.
- 3q4 123, du 18 novembre 1907. — Sariiette. — Pile au zinc et plomb et à trois liquides neutres.
- 3g4 128, du 11 mars 1908. — Jungner. —Perfectionnements aux éléments galvaniques à gaz.
- 394 210, du 11 septembre 1908. — Doe. — Perfectionnements dans les piles sèches.
- 3p4 282, du i5 septembre 1908. — Schlesische Akkumulatoiien Werke Actien Gesellsiiaft. —. Electrode positive pour accumulateurs électriques.
- 394 283, du i5 septembre 1908. — Schlesische Akkumulatoren Werke Actien Gesellschaft. — Accumulateur électrique comprenant plusieurs électrodes positives et renfermées dans une électrode négative unique.
- 394 123, du 23 novembre 1907. — d’Alton Suée. — Système de commande d’un groupe électrogène formé de piles ou générateurs voltaïques primaires.
- 394 424, du 8 août 1908. — Bimeler. — Perfectionnements aux accumulateurs électriques.
- 394 431, du 22 août 1908. — Société Allgemeine Akkumulatoren-Fabiïik. — Dispositif d’électrode positive cylindrique pour accumulateurs.
- 3q4 980, du 7 octobre 1908. — Oppermann. — Genre de cuve pour accumulateurs électriques.
- 3q5 o5o, du 14 septembre 1908.— Pi.enières.— Piles électriques rotatives et sphériques.
- 395 i38, du 10 octobre 1908. — Société NyaAkku-mulator Aktiebolaget. — Electrode pour accumulateurs électriques.
- Télégraphie et téléphonie sans fil.
- 3g3 862, du ior septembre 1908. — Goldsciimidt. — Procédé pour la production de courant de haute fréquence spécialement destiné à la télégraphie sans fil.
- 3q4 929, du 5 octobre 1908. — Ruiimer. — Dispositif d’émission pour téléphonie par ondes électriques.
- Télégraphie et téléphonie.
- 39Î 757, du 25 juillet 1908. — Société Siemens et Halse Aktien-Gesellcshaft. — Système protecteur pour le cordon des fiches de téléphone.
- 3g3 9G0, du 23 août 1908. — Société TheTelegra-phic Gode Company Limited. — Perfectionnements dans les codes télégraphiques.
- 3g3 978, du 4 septembre 1908. —Tuckeii, Hudson, Gisell et Rankin. — Manipulateur d’appareil télégraphique.
- 3g4 043, du 14 novembre 1907. — Bouvet. — Système télégraphique.
- 3g4 061, du 8 septembre 1908. — Société Burlin-game Telegrapiiing Typewriteu G°. — Télégraphe imprimeur avec machine à écrire transmetteuse.
- 3g4 180, du 5 septembre 1908. — Société Kellogg Switchboard and Supply Company. — Système?, à trois conducteurs pour installations téléphoniques.
- 394 3oi, du i5 septembre 1908. — Horn. — Nouveau dispositif d’appel.
- 394 539, du 22 septembre 1908. — Riieinston. — Perfectionnements apportés aux appareils téléphoniques.
- 3q4 606, du 24 septembre 1908. — Kitsée. — Relais télégraphique.
- 394 945, du 5 octobre 1908. — Eglin. — Appareil traducteur perfectionné pour télégraphie multiple, système Baudot.
- 395 o3o, du 16 décembre 1907.— Société de matériel téléphonique. — Système semi-automatique pour les intercommunications électriques.
- ERRATA
- a l’article sur « contribution a l’étude de la
- SUSTENTATION DES SURFACES CONCAVES » PAR M. AlIMENGAUD.
- N° 3, tome V, 2e série.
- Page 87, ligne G du bas, ire colonne, il faut lire :
- «2 = P2 + <P-
- au lieu de :
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- N° 4> tome V, 2e série.
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- Page 107, ligne 6, ire colonne, il faut lire : * et
- A ÇXi ndx v fjdy~ d\V = A'ds> ou A' == S
- x_ J 0 P y _ J 0 P au lieu de :
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- Page 107, ligne 9, il faut lire : :vl} au lieu de : xy. et
- Page 107, ligne 16, il faut lire : « de la corde de l’arc d\V = A'dv.a.
- de cercle », au lieu de : « de l’arc de cercle ». Page 108, ligne 2 du haut, 2e colonne, il faut lire :
- Page 109, ligne i3, 2e colonne, il faut lire : mini-
- mura, au lieu de ; minima. Ac —
- Page 109, lignes 1 et 3 du bas, 2e colonne, il faut ew
- lire : au lieu de :
- AV —.
- dF = A1 vdci ev-a
- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX
- Observations sur les polices d'éclairage ou de force motrice contenant location d'appareils.
- On nous a demandé très fréquemment des explications sur l’enregistrement des polices d'éclairage ou de force motrice, en indiquant que certaines polices, comme accessoires, contiennent des détails sur des locations d’appareils placés par le fournisseur de l’éclairage chez le consommateur.
- Il peut en effet surgir pour l’enregistrement des dites polices certaines difficultés, qu’il serait toujours possible d’éviter si l’on connaissait bien la matière.
- I
- Pour plus de clarté, nous allons commencer par étudier l’enregistrement des polices qui ne contiennent pas de location d’appareils.
- «) Les polices passées par une Société de distribution d’éclairage ou de force motrice, constituent des actes de commerce. 11 est donc certain que si, avant toute diffficulté avec le client, la police était présentée au Receveur d’enregistrement, elle serait enregistrée au droit fixe de 3 fr. 76. En effet, il suffit pour que l’acte soit considéré comme un acte de commerce, qu’il soit
- commercial pour une seule des parties, de sorte que, même en donnant la lumière électrique à un abonné non commerçant, le distributeur qui, lui, est sûrement commerçant, jouit de la faveur attachée aux actes susceptibles d’être enregistrés au droit fixe.
- Comme il n’y a pas de délai pour la présentation de cet acte à l’Enregistrement, on comprend que tous les distributeurs de force motrice se dispensent de faire enregistrer les polices. En effet, si une difficulté surgit entre eux et un client, ils n’ont qu’à produire cet acte au receveur, requérir la formalité, il ne leur sera jamais demandé autre chose que 3 fr. 70.
- Cet enregistrement — pour une police ne contenant pas de location d’appareils — n’a jamais une bien grande utilité. Car il ne faut point perdre de vue que cette formalité n’est jamais remplie que pour mettre les contractants à l’abri des réclamations des tiers, lesquelles sont bien peu probables en matière de fourniture d’éclairage.
- Mais il faut retenir avec soin que l’on ne peut plus faire enregistrer aucun acte au droit de 3 fr. 7r> quand cet acte a été visé dans un jugement. Cette taxation réduite est une faveur provisoire que la loi accorde aux actes c< dits de commerce» qui n’ont pas encore servi en justice ; aussitôt que cct événement s’est produit, un
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- enregistrement complémentaire a lieu, par lequel le fisc perçoit en plus des 3 fr. 7 a déjà encaissés le droit ordonné par le tarif qui s’applique à la nature même de l’acte produit; i,îü % si l’acte est un louage d’industrie, a % si c’est un marché de fournitures, etc...
- Dans le cas où l’enregistrement provisoire de
- 3 fr. 75 n’aurait pas été perçu avant le commencement de l’instance, ou au moins avant le prononcé du jugement, le receveur percevrait non pas le tarif simple de i,a5 ou celui de 2 % , mais le double droit soit 2,5o % en cas de louage, et
- 4 % en cas de fournitures, le tout calculé sur le montant du prix qui ferait l’objet des condamnations.
- Comme la police est un louage d’industrie, elle sera taxée au droit de i,a5 sur le total des annuités restant à courir, objets de la condamnation, ceci en cas d’enregistrement préalable.
- Mais si l’on présentait au receveur, en même temps que lejugement, une police dénuée de tout enregistrement préalable, il percevrait non pas le droit simple de 1,2a mais le droit double sur le montant des sommes restant à courir. Cela, par application de l’article 2!} de la loi du 11 juin 1859 dont voici le texte : « Dans le cas prévu par l’ar-« ticle57 delà loi de 28 avril 18 iG, le double « droit dû en vertu de cet article, sera réglé con-... formément aux dispositions de l’article 22 de « la loi du 11 juin i85q et pourra être perçu lors « de l’enregistrement du jugement. »
- b) Il y a lieu de résumer, d’une façon précise, tout ce qui précède :
- i° Toutes les polices doivent être faites sur papier timbré pour éviter l’amende au cas où il serait nécessaire de les produire en Justice;
- 2" Il est inutile de les faire enregistrer avant que l'on ait à s’en servir en justice ;
- 3° Il faut se hâter de les faire enregistrer — au droit fixe de 8,7a — avant toute poursuite, si l’on est amené à intenter une instance contre un débiteur en retard;
- /i° Si la police est visée dans le jugement à intervenir —au cas où elle aura été enregistrée, préalablement à toute poursuite comme il a été dit ci-dessus — l’enregistrement 11e percevra que le droit de 1,2a sur la partie de la police qui sera la ^base de la condamnation prononcée contre le débiteur en retard;
- 5° Au cas où cet enregistrement préalable
- n’aurait pas eu lieu, le double droit serait perçu au lieu du droit simple.
- II
- Nous envisageons maintenant le cas d’une police de fournitures contenant accessoirement une clause de location d’appareils.
- Cette police doit être envisagée relativement aux deux parties qui la constituent. Pour la première partie— fourniture d’éclairage ou de force motrice — elle tombe sous le coup des principes que nous avons indiqués plus haut, mais comme la disposition de location est absolument indépendante, elle sera soumise pour cette seconde partie, aux règles qui vont suivre :
- a) Il est évident que si les appareils loués constituent une somme très importante, comme dans le cas de location de quelques lampes, d’un compteur ou d’un petit moteur, nous comprenons très bien qu’il soit complètement inutile de faire la formalité de l’enregistrement qui, malgré la très petite somme exigée par le fisc, finirait par représenter, pour les Compagnies à distribution très importante, un chiffre respectable.
- Mais il en est autrement pour le matériel industriel dont la valeur doit toujours être prise en considération, par exemple les moteurs à grosse puissance, les dynamos, etc.... l’enregistrement peut être alors extrêmement utile, si le locataire fait plus tard de mauvaises affaires ou même simplement est obligé d’hypothéquer son usine.
- f
- Supposons, tout d’abord, le cas où le locataire des appareils serait saisi dans ses facultés mobilières par le propriétaire de l’immeuble où il exerce son industrie.
- On sait que le propriétaire d’immeuble a un privilège sur les meubles garnissant les lieux loués, en vertu de l’article 2 102 du Code civil, et que, de plus, il est toujours censé être de bonne foi, quand il considère comme soumis à son gage tous les meubles occupant les lieux loués, et il faut nécessairement revendiquer contre lui les meubles qui n’appartiennent pas à son locataire. On comprend quelle force le revendiquant trouvera dans un acte enregistré, par conséquent ayant date certaine vis-à-vis de ce tiers privilégié qui est le propriétaire. Nous ajouterons même que, dans ce cas, on serait bien heureux d’avoir eu toutes les précautions néces-
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- saires, notamment celle qui aurait consisté dans la dénonciation au propriétaire au moment de la signature du contrat de location d’appareils. Cette dénonciation étant laite par ministère d’huissier ou au moins, par lettre recommandée, aurait pour effet d’empêcher le propriétaire de l’immeuble d’exciper de sa bonne loi et assurerait la revendication des appareils qui deviendrait alors, pour le distributeur de l’énergie, une simple formalité. (V. Code civ. annoté de Dalloz, art. 2102, n0S2o6 et suiv.)
- b) Si l’industriel fixe par boulons, scellements, etc., les appareils par lui loués, et hypothèque ensuite son immeuble (contenant et contenu) même avec tous les objets devenus immeubles par destination, il ne serait pas impossible que le fournisseur des appareils loués se heurtât à une difficulté que pourrait lui soulever un créancier de mauvaise foi, d’accord avec le propriétaire également de mauvaise foi. Il faut, pour cela, supposer que tous les deux s’entendent pour considérer le mobilier loué comme appartenant au propriétaire de l’usine. On sait,en effet, que, pour qu’un meuble devienne immeuble par destination, il faut qu’il soit placé parle propriétaire du fonds et qu’il appartienne à celui-ci, le fournisseur d’appareils pourra être fort satisfait d’avoir à montrer aux créanciers hypothécaires saisissants, un titre enregistré, ayant date certaine par conséquent, et dont la production sera la meilleure revendication vis-à-vis des tiers ; l’acte n’étant pas enregistré aurait évidemment toute sa valeur, entre les parties qui l’ont signé, mais conformément à l’art. i3a8 du Code civil, il ne fait foi contre les personnes qui lui sont étrangères que si la présentation au fisc a eu lieu.
- c) Il nous reste à indiquer quel est le tarif de l’enregistrement d’un bail de choses mobilières.
- Un bail de cette nature est enregistré au droit de 0,20,% sur le montant cumulé des annuités
- dues pour la localion(V. Magnéro, Vo bail n° 169). Il 11’y a aucun délai pour faire enregistrer ce bail, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de double droit à craindre, quelle que soit l'époque à laquelle il sera présenté à l’enregistrement.
- Par contre, il n’y a pas possibilité de demander, comme en matière immobilière, le fractionnement triennal. La totalité de là somme due est exigible de suite. Mais on remarquera que, si les locations sont généralement faites pour une durée au grand maximun de dix années, le droit de 0,20 % sur la totalité de ces dix années ne sera jamais un chiffre bien considérable.
- En nous résumant sur ce point nous dirons :
- i° Si les fournitures d’appareils en location sont peu importantes et n’excèdent pas la pratique journalière, il est inutile de faire la formalité d’enregistrement.
- 2“ 11 est toujours prudent, quand les appareils représentent une valeur importante, de faire tout d’abord une dénonciation au propriétaire, de la liste des appareils, de façon à ce que, en cas de saisie, le propriétaire de l’immeuble ne puisse pas considérer comme soumis à son gage les appareils loués.
- 3° Pour empêcher toute difficulté avec les tiers (notamment avec les créanciers hypothécaires de l’abonné), il est prudent de faire enregistrer, au droit que nous avons indiqué, le bail contenant location d’appareils.
- 4° Cette location étant faite sur la même feuille de papier timbré que la convention de fourniture d’éclairage ou de force motrice, la police sera enregistrée en tenant compte des deux contrats differents, elle sera soumise au droit de 3,^5 (acte de commerce) pour la fourniture, et au droit de 0,20 % sur les annuités cumulées pour la partie qui représente le bail.
- Tel est notre avis sur les questions posées.
- Paul Boucault,
- Avocat à la Cour d'Appcl fie Lyon.
- VARIÉTÉS
- Les travaux de la Commission électro-technique internationale.
- C’est au Congrès international d’électricité, tenu en 1904 à Saint-Louis, que fut émise la proposition
- de créer une Commission électrotechnique internationale. L’Institut des Ingénieurs électriciens anglais prit l’initiative de nommer un Comité exécutif, pouvant correspondre avec les Sociétés techniques des
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- différents pays, dans le but de réunir à Londres un certain nombre de délégués pouvant accomplir une œuvre utile. Une séance préliminaire eut lieu les 26 et 27 juin 1906, réunissant 4° délégués de 14 pays. C’est Lord Kelvin,aujourd’hui défunt, qui fut nommé président de cette commission, et des Comités élec-trotechniqucs nationaux furent alors constitués en différents pays. La Conférence s’est de nouveau réunie en 1908 sous la présidence de Lord Rayleigh. Voici le résumé de ses travaux et de ses décisions :
- I. — La grandeur des unités électriques fondamentales doit être exprimée en fonction du système électro-magnétique ayant comme base le centimètre comme unité de longueur, le gramme comme unité de masse et la seconde comme unité de temps.
- Ces unités fondamentales sont l’ohm, unité de résistance qui vaut 1 000 000 000 en fonction du centimètre et de la seconde, l’ampère unité de courant qui a pour valeur 0,1 en fonction du centimètre, du gramme et de la seconde, le volt unité de force électromotrice qui vaut 100 000 000 dans le système centimètre, gramme, seconde, le watt unité de puissance qui vaut 10000000 dans le système du centimètre, du gramme et de la seconde.
- H. — Comme système représentant approximativement et suffisamment le précédent pour les besoins des mesures électriques et comme base pour une législation, elle recommande l’adoption de l’ohm international, l’ampère international et le volt international défini comme il suit.
- III. — L’ohm est la première unité primaire.
- IV. — L’ohm international est défini comme la résistance d’une certaine colonne de mercure.
- V. — L’ohm international est la résistance offerte à un courant invariable par une colonne de mercure à la température de la glace fondante, ayant une masse de 144521 gr, de section droite constante, et ayant ioG,3cm de long.
- Pour déterminer en fonction de Tobin international la résistance d’une colonne de mercure, le procédé à suivre est indiqué dans la spécification I ci-dessous.
- VI. — L’ampère est la seconde unité primaire.
- VII. — L’ampère international est le courant élec. trique invariable qui, passant à travers une solution d’azotate d’argent conformément à la spécification II, dépose, de l’argent au taux de 0,00111 800 gr par seconde.
- VIII. — Le volt international est la différence de potentiel électrique qui, appliqué d’une façon con-
- stante aux extrémités d’un ohm international, produit un courant d’un ampère international.
- IX. — Le watt international est l’énergie fournie par seconde par un courant invariable d’un ampère international sous une différence de potentiel de un volt international.
- D’autre part, elle a émis le vœu que les divers gouvernements intéressés établissent une commission permanente pour les étalons électriques et, en attendant, le président Lord Rayleigh a proposé à la conférence la nomination d’un Comité préalable de i5 membres à ce sujet. Nous donnons ci-après quelques notes relatives aux travaux présentés à l’heure actuelle : élément Weston normal, étalons mercuriels de résistance, dépôt d’argent, etc.
- Spécification relative auxêtalons mercui'iels de insistance.
- Le verre des tubes d^es étalons mercuriels de résistance doit être tel que ses dimensions restent aussi constantes que possible. Les tubes doivent être bien recuits et bien droits. Ils doivent être aussi cir-cuculaires et aussi uniformes que possible, la section droite doit être approximativement d’un millimètre carré. La résistance de la colonne mercurielle doit être approximativement d’un ohm. Chaque tube doit être soigneusement calibré.
- Les écarts de section droite aux divers points ne doivent pas excéder 5 % .
- Le mercure remplissant le tube doit être considéré comme limité à deux surfaces planes en contact avec les extrémités du tube.
- La longueur de Taxe du tube, la masse de mercure contenue dans le tube et la résistance électrique, doivent être mesures à des températures aussi voisines que possible de o et ramenées à o°.
- Pour les mesures, des vases de verre munis de connections sont fixés aux extrémités.
- Ces vases intérieurement sphériques et d’environ 4cm de diamètre sont munis d’appendices cylindriques servant à les réunir aux tubes.
- La portion extérieure du tube coïncide avec la surface intérieure du vase sphérique.
- Les fils servant à prendre contact avec le mercure sont de minces fils de platine scellés dans le verre.
- Les points d’entrée des fils amenant le courant sont diamétralement opposés aux extrémités du tube. Les fils de dérivation sont au milieu de ces deux points.
- Tous ces fils doivent être assez fins pour éviter une erreur sur la résistance due à une conduction de
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- 221
- chaleur. Le remplissage du tube pour les mesures doit être fait de la même façon que le remplissage par la détermination de la masse.
- La résistance ajoutée par l’addition des extrémités sphériques est calculée par la formule
- o,8o
- io6,3
- — -)----ohm,
- r.j
- où i\ et r2 sont les rayons en millimètre des sections terminales du tube.
- La moyenne d’au moins cinq résistances de tube calculée doit être prise pour valeur de l’unité de résistance.
- Lorsqu’on veut comparer une résistance à un étalon mercuriel, il faut utiliser trois remplissages séparés.
- Élément Weston normal.
- L’élément Weston normal peut être utilisé pratiquement pour les mesures de force électromotrice ou de courant ; quand il est en concordance avec les spécifications suivantes on peut le regarder provisoirement comme ayant à 20° une force électromotrice de i, 0184 volt.
- Spécification relative à l’élément Weston normal.
- L’élément Weston normal est un élément voltaïque qui a comme électrolyte une solution aqueuse de
- Q
- sulfate de cadmium (S04Cd, — H20).
- L’électrolyte doit être neutre au congo rouge.
- L’électrode positive est constituée par du mercure.
- L’électrode négative est constituée par un amalgame contenant ia,5 % en poids de cadmium.
- Le dépolarisant placé sur l’électrode positive est formé d’une pâte obtenue par le mélange de cristaux pulvérisés de sulfate de cadmium, de sulfate mcrcu-reux, malaxée avec une solution aqueuse saturée de sulfate de cadmium.
- Pour réaliser les éléments, employer des tubes en forme de H. Les fils traversant le verre pour arriver aux électrodes sont de platine.
- L’amalgame est placé dans une jambe, le mercure dans l’autre. Le dépolarisant est placé sur le mercure. Une couche de cristaux est placée dans chaque jambe.
- La cellule est remplie avec une solution saturée de sulfate de cadmium et fermée hermétiquement.
- La formule suivante est recommandée pour donner la force électromotrice d’un élément en fonction de la température :
- Ej = E20— 0,0000406 (t— 20) — 0,00000090 (t — 20)2 -(- 0,00000001 (t—20)3.
- Spécification relative au dépôt d’argent.
- L’électrolyte doit consister dans une solution de i5 à 20 parties en poids d’azotate d’argent dans 100 parties d’eau. N’utiliser la solution qu’une fois et ne pas faire déposer plus de 3o % de sa teneur en argent.
- L’anode doit être d’argent et la cathode de platine. La densité de courant à l’anode ne doit pas dépasser i/5 d’ampère par centimètre carré.
- Le voltamètre ne doit pas contenir moins de ioo°m3 d’électrolyte.
- Il faut prendre garde que les particules mécaniquement détachées de l’anode ne viennent en contact avec la cathode.
- Avant de faire les pesées, faire disparaître les traces de solution adhérant à la cathode et la dessécher soigneusement.
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- T. V(2« Série).— N» 7.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE (1)
- NOTES INDUSTRIELLES
- Lignes a haute tension de la Compagnie Electrique du Word.
- Les canalisations que la Compagnie Thomson-Houston vient d’établir pour la Compagnie Electrique du Nord s’étendent sur une longueur de 5okm environ, dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, le long des canaux de la Haute-Deule, de la dérivation de la Scarpe, et de la Sensée.
- De Pont-à-Vendin à Bauvin, d’une part, et de
- Pont-à-Vendin à Douai, d’autre part, les lignes comportent deux nappes triphasées distinctes, armées pour 45 000 volts. De Douai à Hem-Lenglet,il existe également une nappe triphasée à 45 000 volts. Enfin, entre Pont-à-Vendin et Corbehem, s’étend une ligne de distribution triphasée à 5 000 volts.
- Ces différentes lignes, portées sur une même série de pylônes, sont destinées à transporter et à distribuer, sous forme de courants alternatifs à 5o pé-
- riodes, l’énergie produite à Pont-à-Vendin par les groupes électrogènes de la Société des Mines de Lens. Elles alimentent, notamment, les sous-stations de transformation de la Société de Halage Electrique, société filiale qui exploite, sous le régime de la concession, la traction électrique des bateaux entre Béthune et Iwuy, sur un parcours de 83kln environ. Elles sont, d’ailleurs, appelées à constituer l’artère principale d’un réseau complexe, dont la Compagnie Electrique du Nord étudie actuellement l’extension et qui permettra de distribuer la force motrice ainsi que la lumière dans la plupart des centres industriels de la région.
- Ces lignes sont établies, dans la presque totalité dé leur parcours, sur le domaine public des canaux.
- Ce tracé imposé a conduit à des études longues et laborieuses, en raison des nombreux services administratifs qu’il a fallu consulter et dont il a été nécessaire de concilier les diverses exigences.
- Il a fallu prévoir, en plusieurs points, des dispositions spéciales pour traverser les voies ferrées ou les canaux eux-mêmes, et pour tenir compte des nombreux ouvrages nouveaux, en cours d’exécution ou même simplement projetés, que l’Administration des ponts et chaussées avait décidé d’établir le long de la voie navigable.
- Les supports de ces lignes sont entièrement métalliques ; ce sont des pylônes du type treillis, normalement espacés de 70 mètres.
- Les pylônes du type courant ont un poids moyen de 75oks pour les sections à 9 fils (fig. a), et de
- (‘) Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. À. Becq, ancien élève de l'Ecole Polytechnique, Ingénieur Conseil, 40.rue des Ecoles, Paris.
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- 5ookg pour les sections à 6 fils ou à 3 fils. Les pylônes pour traversées de canaux, d’une hauteur d'environ a4,n (fig. i), pèsent 3 8ookg ; ceux destinés aux traversées de chemin de fer pèsent environ a 5oo kilogrammes.
- Tous ces supports, une fois assemblés a pied d'œuvre, ont été encastrés dans des fondations de béton.
- Au moment de leur dressage, tous les pylônes ont été soigneusement mis à la terre, au moyen d’une plaque de zinc profondément enfouie et relice par un conducteur à demeure ii l’une des cornières du treillis.
- Fig-, 2. — Isolateur i\ triple cloche pour 45 ooo volts (Echelle 1/4 de grandeur).
- Les isolateurs à 4^ 000 volts sont à triple cloche, émaillés en brun; leur poids atteint 9kg environ, et leurs dimensions d'encombrement ne sont pas inférieures à om,3° (fig. 2).
- Ces porcelaines ont été essayées à l'usine, avant l’expédition, sous no 000 volts alternatifs pour chacune des cloches séparément.
- Elles ont également été soumises, sans nul inconvénient, à des épreuves de variations brusques de température, et à des efforts mécaniques de 8ookg appliqués sur leur tète, dans tous les sens.
- Ces isolateurs sont scellés, au moyen de ciment et par une mise en œuvre spéciale, sur des ferrures-supports, calculées pour résister, avec un coefficient de sécurité convenable, à l'effort le plus considérable
- auquel peut donner lieu la tension des conducteurs.
- Partout où le tracé présente des angles appréciables, les conducteurs s'appuient d'ailleurs sur une double série d’isolateurs. Les pylônes correspondants ont été spécialement établis pour recevoir celte double quantité de ferrures.
- Tous les conducteurs sont constitués par du fil de cuivre dur de ymm de diamètre, donnant une section de 38inm2,/j. Ces fils présentent une résistance à la rupture de par millimètre carré, et une conductibilité supérieure à 98 % de celle du cuivre étalon de Matthiessen.
- Les conducteurs ont été posés sous une tension mécanique normale de i5okg, soit environ 3kg,9 par millimètre carré. Ils sont fixés à chaque isolateur au moyen de ligatures en fil de cuivre recuit, et sont réunis à leurs extrémités par des joints-épissures, dont la résistance mécanique n'est pas inférieure à. i 3oo kilogrammes.
- On a, d’autre part, établi à toutes les traversées de roules ou de chemins classés, un filet constitué de câbles et de fers ronds, dont la disposition a été arrêtée d’accord avec les services de voirie des deux départements intéressés.
- Ce filet, à la fois robuste et léger, offre une efficacité suffisante et n'exerce qu’un effort très modéré sur les supports auxquels il est accroché. Pour les traversées de roule de longueur normale, un tel filet n’exige pas de pylônes construits sur un modèle spécial.
- La figure 3 représente un de ces filets légers, établi à Douai, au-dessus d’une route nationale. Ce filet comporte des mailles de om,65 X om,5o, et est muni de deux défenses en fers ronds cintrés.
- La construction d’un de ces filets est elle-même représentée à la figure 3. Ce travail, qui demande un réglage assez délicat, nécessite l’emploi d’u-ne échelle aérienne mobile de grand développement.
- De même, on a fait adopter à chaque traversée de voie ferrée, un filet-rage dit « semi-rigide », constitué essentiellement par de robustes câbles d’acier et par des entretoises en fer profilé.
- Des filets de ce type ont été établis en sept points différents où le tracé des lignes rencontrait des voies ferrées.
- Ces filets semi-rigides, très différents des filets légers pour traversées de routes, exercent un efl’ort considérable de flexion sur les pylônes voisins, et ceux-ci doivent, en conséquence, être réalisés sur un modèle tout à fait spécial ; ce sont des pylônes sensiblement prismatiques, offrant au niveau d’en-
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- castreraient une section rectangulaire de im X im,5o. Afin de satisfaire aux prescriptions administratives, ces pylônes ont été construits à l’aide d’échantillons de fer très forts ; leurs montants sont constitués par des cornières de 90 X 90 X 9 et leurs croisillons par des cornières de 70 X ôo X fi- Leur tête est munie de traverses et de ceintures en fers à U de 120 X *0 X 7, destinées à la fixation des isolateurs et à l’ancrage du filet.
- Pour les traversées de canaux, au contraire, le service des ponts et chausées a accepté un dispositif ne comportant aucun filet de protection.
- Toutefois, pour ces travées particulières, le fil a été remplacé par un conducteur câblé de 40 lnm2,
- Fig. 3. — Construction d’un filet au-dessus d’une voûte soigneusement ancré de part et d’autre sur des pylônes à triple série d’isolateurs.
- La tension de pose a été, d’ailleurs, en ces points, ramenée à 1 ke,6 par millimètre carré, pour une température de io° centigrades.
- De cette manière, dans les conditions atmosphériques les plus défavorables, la tension résultante, due à l’action combinée de la pesanteur et du vent, ne dépasse pas 4kp par millimètre carré du conducteur, ce qui correspond à un coefficient de sécurité excellent.
- Quant aux supports spéciaux pour ces traversées de canaux, supports dont le poids est voisin de 4 000ks, ce sont des pylônes en forme de pyramides d’une longuèur de 24m, et présentant, au
- niveau du sol, une section carrée de 2 m de côté.
- En raison des dimensions considérables de ces pylônes exceptionnels, ceux-ci ont été transportés en pièces détachées, puis assemblés à pied d’œuvre.
- Leur levage et leur mise en jdace (fig. 1) ont nécessité eux-mêmes des précautions et des dispositions toutes particulières.
- Ajoutons que les fouilles destinées à recevoir ces pylônes, et dont le volume était d’environ 3o m3, intéressaient des terrains situés au-dessous du niveau d’eau du canal, et qu’elles ont ainsi conduit à entreprendre des coffrages et des épuisements assez laborieux. Toutefois, en certains cas, on a pu profiter de la basse température et tirer parti de la congélation naturelle des terres.
- Dans la traversée du canal de Courcelles-lès-Lens, la canalisation, comportant neuf conducteurs a dû, pour s’éloigner des maisons d’habitation et éviter le voisinage des arbres, quitter la rive gauche du canal et s’établir sur le chemin de halage de la rive droite. Les emplacements des deux grands pylônes spéciaux ont été choisis, sur chacune des deux rives, de façon à déterminer une portée de 5o 111 , faisnat avec le canal un angle de 6o°.
- D’après la disposition de nationale à Douai. ces pylônes et la tension de
- pose des câbles, les points les plus bas des conducteurs de cette traversée sont situés à 17 m,5o au-dessus du niveau de navigation, à la température normale. Pour les températures les plus élevées qui puissent être envisagées, cette dénivellation est encore de 17 m,3o, de manière à satisfaire largement à la réglementation du ministère des Travaux publics.
- La protection et la sécurité générale de l’installation ont été complétées par des ceintures de défense en pièces de fer pointues, et par des plaques indicatrices de danger de mort, fixées à tous les pylônes indistinctement.
- En outre, des ferrures de garde verticales, de hauteur convenable, ont été fixées autour des isola-
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- teurs, en vue de prévenir toute cause d’accident qui pourrait résulter du bris d’un isolateur ou de la rupture d’une ligature.
- Enfin, des parafoudres du type Wurt ont été installés au poste de départ de Pont-à-Vendin, ainsi que dans les stations réceptrices de Douai, La Batterie, Arieux, et Hem-Lenglet,postes pour lesquels la Compagnie Thomson-Houston a également fourni et mis en place l’appareillage haute tension.
- Nous donnons, en terminant, quelques détails sur la mise en œuvre et l'organisation adoptées pour les chantiers de construction de lignes.
- Les constructeurs ont apporté une attention toute spéciale à la confection du béton de fondation des pylônes.
- Le levage des pylônes a exigé divers types d’engins. Dans la plus grande partie du parcours, les pylônes de hauteur normale, prévus sur le domaine public, ont été dressés au moyen d’un appareil sur roues que l’on pouvait facilement transporter d’un point à un autre. Une fois dressés dans leurs fouilles, les pylônes étaient soigneusement réglés au double point de la verticalité et de la bonne orientation.
- Le dévidage et le tirage des conducteurs étaient exécutés très rapidement à l’aide d’un dévidoir fixe, et d’un attelage de deux chevaux que l’on faisait se déplacer le long de la ligne des pylônes.
- Afin d’éviter toute déformation ou détérioration des fils de cuivre, ceux-ci étaient soutenus et guidés de place en place par des poulies accrochées aux traverses des appuis.
- Par raison de commodité, les isolateurs à 45 ooo volts n’étaient mis en place, tout au moins dans les parcours en alignement droit, qu’une fois les conducteurs eux-memes tirés. Après quoi, le réglage des fils à la tension convenable était facilement réalisé.
- A. S.
- . CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Il vient de se produire dans le commerce des métaux un événement capital qui ne peut passer inaperçu auprès des producteurs et plus encore des consommateurs. Le zinc n’intéresse que médiocrement l’industrie électrique; on ne consomme pas de zinc dans la construction des machines, mais seulement dans quelques appareils très secondaires qui utilisent sa propriété toute spéciale de souiller l’arc. Mais l’entente qui vient d’intervenir entre les produc-
- teurs de ce métal révèle un état d’esprit qui gagnera peut-être un jour les constructeurs, quels qu’ils soient.11 est évidemment plus facile de réglementer la vente ou la production d’une matière 'première plutôt que celles de produits fabriqués; la tache est bien plus facile encore si la fabrication s’en trouve concentrée en quelques mains.
- Mais précisément si les Sociétés, qui ont un monopole de fait sinon de droit, éprouvent la nécessité de se grouper en vue d’un but commercial, combien plus encore c’est nécessaire pour celles que la trop grande concurrence réduit à la mendicité, si l’on ose s’exprimer ainsi ! Tous ceux qui ont eu l’occasion de visiter des établissements industriels savent quelles dificultés attendent l’audacieux qui a formé le projet de parcourir seulement soit les usines de la Vieille Montagne, soit celles de Stohlberg, soit d’autres. La métallurgie du zinc est des plus difficiles, comporte beaucoup de tours de mains et ne se peut deviner dans un rapide aperçu. N’importe ! celui qui a pu pénétrer ne verra la plupart du temps que l’organisation des stocks de matières premières ou l’habile fabrication des cornues, ou encore le bel alignement des fours de grillage ; il emportera de sa visite une impression de mystère. Ce sont ces sociétés très fermées qui, sous le nom d’Union des Usines de zinc, viennent de constituer un syndicat international des producteurs de zinc de l’Europe continentale.
- Ce groupement réunit les divers syndicats nationaux déjà existants en Allemagne, en Belgique, en France et bientôt en Angleterre, sur l’adhésion de laquelle on compte très prochainement. L’Amérique ne paraît pas pour le moment inquiéter les promoteurs de ce mouvement et pourra rester à l’écart de l’Union. Le but de ce syndicat est seulement de réglementer la production sans que les consommateurs puissent craindre une élévation exagérée des cours du métal, mais un groupe allemand qui fournit environ la cinquième partie de la production zincifère de Silésie est resté en dehors ; il ne serait pas à craindre, dit-on, ni au point de vue de la production ni au point de vue des prix. Qui peut l’affirmer? La première préoccupation du Syndicat fut donc de fixer à chaque usine son contingent annuel; suivant la demande, celui-ci sera renforcé ou réduit, et ceci est conclu pour deux ans. Pour notre part, nous souhaitons que la sagesse des promoteurs de cette union en provoque le renouvellement; elle ne persistera qu’à la faveur de cours basés sur les rapports réels de l’offre à la demande et non sur les espoirs fragiles
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- de la spéculation; créée d’autre part en période de crise, que deviendra-t-elle en période de prospérité ? On peut dire que le cas est prévu puisqu’un seul des adhérents pourra demander la rupture de l’Union si une nouvelle usine s’établit; et une pareille éventualité n’est-elle pas la conséquence de l’augmentation de l’activité industrielle ou de la prospérité ? Quoi qu’il en soit de l’avenir, le présent assure aux adhérents de l’Union la sécurité de leur existence par le maintien d’un prix de vente raisonnable pour eux et leur clientèle.
- Les tréfileurs et lamineurs de cuivre viennent de leur côté de proroger une entente qui, pour n’avoir pas les mêmes bases, ne garantit pas moins le maintien des prix et un certain partage des commandes. Elle ne limite pas le contingent de la production de chaque usine, mais elle défend l’avilissement des prix de vente en fixant pour chaque nature de produit un minimum de prix de transformation. D’autre part, sur un prix de base bien déterminé et en rapport avec les cours du métal, cette entente a fixé toutes les plus-values à appliquer aux spécialités.
- Il y aurait moyen de créer, d’après les mêmes principes, un syndicat de vente des constructeurs électriciens. Ceux-ci sont tous d’accord pour reconnaître que leur métier est un des plus mauvais qui se puisse exercer. L’intérêt qui résultait au point de vue commercial du développement de la clientèle ou de l’augmentation de leurs spécialités, a conduit en France tous les grands constructeurs mécaniciens à entreprendre la fabrication du matériel ^électrique. Inutile de les citer car tout le monde les connaît, mais ils ont, en grand nombre, adjoint à leurs ateliers de construction des départements dedynamos, alternateurs et autres machines électriques; même on, a pu voir un constructeur de charpentes et de ponts s’improviser un jour fabricant de machines électriques et appareils de mesures !
- Et comme nous étions soi-disant très en retard dans cette branche, tous ont fait appel au concours de l’étranger dont les types d’appareils se sont alors répandus chez nous démarqués de différentes manières. Puis l’étranger lui-même, qui avait été plus favorisé que nous par sa situation commerciale et industrielle pour faire de rapides progrès dans Inapplication de celte nouvelle forme de l’énergie, est venu favoriser l’essor de Sociétés dites françaises quixont profité de l’expérience acquise par leurs mentors. D’où une concurrence qu’on peut qualifier de désastreuse et qui s’affirme tous les jours de plus en plus, puisqu’on a pu voir plus d’une fois l’Etat et
- les municipalités préférer les marques étrangères démarquées aux marques bien françaises qui peuvent en témoigner par l’origine de leurs capitaux et de leur personnel.
- Cette situation ne peut se prolonger indéfiniment sans quelque catastrophe. Bien des tentatives d’union ont été faites; toutes ont échoué. Les bases de l’entente sont difficiles à établir et devraient évidemment comprendre la limitation de la production. La diversité des modèles de chaque maison ne peut être d’autre part un sérieux obstacle à une réglementation des prix, car ces modèles oscillent actuellement autour des types faciles à définir et qui serviraient de. base à la détermination des prix en dessous desquels il serait interdit de vendre. On pourrait examiner facilement la répartition des commandes, car tous les constructeurs ont des spécialités qui assurent une bonne utilisation de leur matériel et de leur outillage même en temps de crise et une rémunération intéressante de leurs capitaux. Au congrès de Londres de 1906, les Allemands avaient eu l’idée d’imposer une entente internationale sur le principe du catalogue-type qui aurait fixé les caractéristiques des machines dans des conditions toutes favorables à leurs nationaux. Un habile coup de barre de l’un des délégués nous a préservés de cette discipline toute germanique ; mais il ne faudrait pas cependant abandonner complètement une idée qui pourrait être-féconde par son application nationale. La discussion de la révision du tarif douanier, qui soulève tant de protestations légitimes pour tous les articles qui nous concernent devrait être l’occasion de cette entente puisqu'elle a réussi à coordonner les efforts de la plus grande partie des constructeurs dans une action commune contre l’élévation de certains droits.
- Celui qui parviendra à ce résultat au prix d’une lutte très vive, il ne faut pas le nier, aura bien mérité de l’industrie électrique.
- Les on-dit qui couraient sur la cession des établissements d’Ugine de la Société Electro-métallurgique à une Société française devant s’occuper de la fabrication de l’acier sont maintenant confirmés, car les Aciéries et Forges d’Ugine ont fait leurs offres de service en tant que pièces d’acier et de forge de dimensions moyennes.
- En parlant un jour de la région industrielle de Saint-Etienne, nous souhaitions y voir l’utilisation rapide du four électrique pour la production de ces aciers spéciaux qui la défendent encore contre la ruineuse concurrence pour elle des usines de l’Est. Qu’attend-elle pour profiter des installations de la
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- Compagnie de la Loire et de l’Energie du Centre? Il y aura bientôt dans les Alpes et les Pyrénées des établissements qui la devanceront si rapidement que tout retard deviendra pour elle irrémédiable.
- On annonce la formation de la Société Hydro-Electriquede la Bridoire, au capital de i ajoooofr., pour l’aménagement du déversoir du lac d’Aigue-belette (Savoie) en une chute de i20m et l’installation d’une usine génératrice de 6ooo kw. La Société Grenobloise Force et Lumière s’est assurée par contrat la fourniture de la plus grande partie du courant.
- De Nancy nous apprenons qne la nouvelle Société de Constructions Electriques a terminé l’installation de la plupart de ses machines-outils et établi ses différents types de dynamos à courant continu. La Société s’appliquera à ne fabriquer que du matériel de faible et moyenne puissance ; c’est du moins son intention. Mais qui peut limiter les ambitions, dans une région où l’industrie paraît traverser une période de prospérité exceptionnelle puisqu’elle est toute locale, et due à l'aménagement des nombreuses exploitations de mines de fer. ? D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- France. — Nous donnons ci-dessous l’extrait du rapport du budget des Travaux publics concernant les usines hydrauliques en France.
- Les usines hydrauliques établies sur les cours d’eau qui ne sont ni navigables ni flottables dépendent du ministère de l’Agriculture; le projet de loi qui doit les réglementer a été l'objet d’un rapport favorable de M. Lebrun, député, au nom de la commission spéciale qui l’avait étudié.
- Les usines hydranliques établies sur les cours d’eau navigables et flottables dépendent du ministère des Travaux publics; elles ne sont, pour la plupart, établies qu’en vertu d’une autorisation précaire et révocable, mais, en fait, des motifs d’une gravité exceptionnelle peuvent seuls entraîner la révocation de l’autorisation.
- La proposition de loi de MM. Pierre Baudin et Mille-rand qui reproduisait le texte d’un ancien projet de loi déposé par MM. Pierre Baudin, ministre des Travaux publics, et Jean Dupuy, ministre de l’Agriculture, divisait les usines hydrauliques en deux catégories, celles d’une force de moins de ioo chevaux qui resteront usines privées, et celles d’une force de plus de ioo chevaux qui devraient être l’objet d’une concession temporaire, avec retour à l’Etat en fin de concession.
- Le gouvernement a déposé, le 8 juillet 1908, un projet de loi qui divise les usines en deux catégories un peu différentes : les usines privées, qui ne font pas habituellement commerce d’énergie, et les usines publiques, qui ont pour objet la vente de l’énergie au public ou qui font partie intégrante d’entreprise d’utilité publique.
- Les usines privées continuent à cire soumises à la réglementation en vigueur, avec celle différence toutefois que les autorisations qui restent précaires et révocables, au lieu d’avoir une durée indéfinie, n auront à l’avenir qu’une durée de trente ans. Les usines publiques ne pourront être établies qu’en vertu d’une concession temporaire avec retour à l’Etal en fin de concession.
- Les autorisations continuent, pour les usines privées, a être données par des décrets conformes au nouveau-type récemment adopté par le Conseil d’Etat.
- Quant aux usines qui devront être classées dans lu catégorie des usines publiques, l’administration a cru devoir suspendre, jusqu’au vote de la loi, l’examen de toutes les demandes en cours d’instruction ou de celles qui seraient ultérieurement présentées. Elle 11a fait d’exception que pour les quelques demandes dont l’instruction est dès maintenant terminée.
- Le projetée loi est actuellement soumis à l’examen de la commission des travaux publics de la Chambre des députés.
- Drôme. — La Société des grands travaux de Marseille a demandé l’autorisation d’établir un barrage sur la Drôme, à Chûteauneuf-d’Iscre ; elle construirait sur la rive droite de la rivière un canal pour alimenter la station hydro-électrique qui doit être érigée à Beaumont-Mon-teaux pour la distribution de l’énergie électrique en tant que force motrice et éclairage.
- Italie. — Les deux Compagnies qui fournissent l’électricité à Naples viennent de fusionner, et le capital a été porté à 16 millions‘de francs. La nouvelle Compagnie qui possède déjà plusieurs chutes d’eau, se propose d’utiliser une nouvelle chute sur la rivière Lété d’une puissance de 3 750 HP.
- TRACTION
- Paris. — Le ministre des Travaux publics a autorisé la Compagnie P.-L.-M. à acquérir 4 locomotives avec tenders et 53 wagons destinés à la ligne d’Oran à Alger et 1 locomotive avec tender et 4° wagons pour la ligne de Philippcvillc à Constanline. Le prix de cette acquisition atteint environ 860.000 francs.
- La Compagnie des Chemins de fer du Midi a passé commande à la Société Dyle et Bacalan de 3oo wagons
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- plate-formes de 20 tonnes, munis du frein continu automatique .
- Basses-Pyrénées. — On étudie le projet d’établissement d’une ligne]de tramways reliant la Chambre d’Amour à Bayonne et Biarritz par les allées Marines, Blancpi-gnon, l’hippodrome de la Barre et le lac de Chiberta.
- Italie. — Une Compagnie belge a chargé l’un de ses ingénieurs d’établir un projet pour la construction de deux nouvelles lignes de chemins de fer électriques, l’une de Como à Milan et la seconde de Como à Arge-gno, avec extension éventuelle jusqu’à Chiavenna.
- Il est question d’établir un tramway électrique d’une longueur de 5okm, qui relierait les villes de Biella, Ca-vaglia, Cigliano et Chivasso.
- Suisse. — Le projet d’iitne nouvelle ligne électrique reliant les villes de Lugano, Bioggio, Sorengo, Agnoponte, Tresaponte et Cremenaga a été soumis à l’approbation du Conseil fédéral du canton de Tessin. La ligne aurait une longueur de 22 kilomètres.
- DIVERS
- Espagne. — M. de Valicourt, consul de France à Valence,'dit,dans sonrapport annuel, que l’électricité occupe une place considérable dans la région, non seulement comme lumière, mais encore comme force motrice. Sans être outillée pour faire face à tous les ordres, la Péninsule fabrique quelques accessoires ; l’on signale même une usine de dynamos à Manresa. Cette branche ne peut que rayonner de plus en plus, et la participation de la France dans la vente des dynamos, accumulateurs, piles et câbles, articles fondamentaux du groupe, est impérieusement indiquée.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie des moteurs Taylor à gaz pauvre. — Le i5 février, 16, rue Grange-Batelière, à Paris.
- Compagnies réunies Gaz et Electricité. — Le 10 mars, 27, rua da Boa Vista, à Lisbonne.
- Le Triphasé. — Le 25 février, 53, rue des Dames, à Paris.
- Société du Chemin de fer ottoman de Jaffa à Jérusalem. — Le 8 mars, 2, rue Thérèse, à Paris.
- Société des Anciens Etablissements Deberghe et Lafaye.|— Le 27 février, 14, rue Pelleport, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Jusqu’au icr mars, à la mairie de Bresles (Oise), soumissions pour l’installation d’un service public d’éclairage électrique.
- Le 9 mars, à la mairie A’Epinal (Vosges), fourniture et installation d’un monte-charges électrique. Demandes d’admission au sous-intendant militaire du Ier service d’Epinal avant le Ier mars.
- BELGIQUE
- Le 17 février, à 1 heure, à la Bourse de Bruxelles, fournitures et travaux nécessaires pour l’éclairage électrique par lampe à incandescence de la gare de Welken-raedt (cahier des charges spécial n° 677).
- Le 18 février, à 11 heures, à la maison communale, à Ixelles-lez-Bruxelles, fourniture des compteurs nécessaires au service local de la distribution d’eau pendant les exercices 1909 à i9i3; caut. : 5 000 francs. Soumissions recommandées le 16 février.
- Le 18 février, à 11 heures, à la Compagnie de l’Exposition de Bruxelles 1910, rue des Douze-Apôtres, 3i, à Bruxelles, concession de l’exploitation d’un tramway dans les jardins de l’Exposition; cahier des charges et plans : 2 francs.
- Le 26 février, à 11 heures, à la direction générale des Ponts et chaussées, 38, rue de Louvain, à Bruxelles, entreprises de certains travaux concernant l’installation d’éclairage électrique de l’allée centrale du parc du Cinquantenaire à Bruxelles ; caut. : 3 800 francs (cahier des charges n° 118; prix : o fr. 20) ; prix des plans: 2 fr. 60. S’adresser, i5, rue des Augustins, à Bruxelles. Soumissions recommandées le 22 février.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le i5 février, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Pilsen, fourniture des installations d’énergie électrique pour l’atelier de montage des voitures à voyageurs.
- AUSTRALIE
- Le 23 février 1909, à la direction générale des Postes, à Melbourne, adjudication de la fourniture de 5 000 cabines télégraphiques et 5 000 appareils muraux.
- Les soumissionnaires ne pourront présenter leurs offres que pour un minimum de 1 000 appareils.
- PARIS.
- IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17:
- Le Gérant : J.-B.Nouet.
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- Trdnte-et-Unième année. SAMEDI 20 FÉVRIER 1909. Tome V (2» série). — N° 8
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITE
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 229. —J. Mathivet. Utilisation des turbines à vapeur dans les usines centrales d’électricité, p. a3i. —J. Reyval. Le détecteur électrolytïque ; son emploi en télégraphie et téléphonie sans fil, p. 234. — M. Ahmengaud. La turbine à gaz ; état actuel de la question (suite), p. 204.
- Extraits des publications périodiques. — Transmission et distribution. Nouvelle méthode pour la protection des installations électriques contre les surtensions, G. Semenza, p. 242. — Applications mécaniques. Pont roulant à levage électro-magnétique pour lé chargement des lingots. R. Dub, p. 243. — 'Télégraphie et Téléphonie sans fil. Sur un monotéléphone à note réglable, A. Blondel, p. 247. — Dispositif pour renforcer sensiblement le son perçu dans la réception a rec un détecteur électrolytique, son application pour service d’appel, Jégou, p. 247. Bibliographie, p. 248. — Correspondance, p. 249. Réponse à la lettre de M. Turpain, 25o. — Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. — Voltmètre compoundé donnant le voltage à l’extrémité des feeders, P. Pillier, p. 235. — Chronique financière, p. 256.—Renseignements commerciaux, p. 258. —Adjudications, p. 260.
- ÉDITORIAL
- Le problème de Vutilisation dès turbines à vapeur dans les usines centrales d’électricité est certainement l’un des plus intéressants à l’heure actuelle où de nombreuses centrales sont constituées par des turbo-alternateurs.
- M. Mathivet étudie aujourd’hui la question suivante :
- Etant donnée la puissance P demandée à une centrale supposée constituée par n turbines de même puissance, est-il plus économique d’assurer le service avec toutes les turbines entre lesquelles serait également répartie la charge ou en réservant l’une d’elles qui prendrait la charge complémentaire des autres travaillant à pleine charge?
- Avec des moteurs à piston, ce problème ne se poserait pas, car on risquerait de com-
- promettre le synchronisme, si on voulait maintenir en parallèle de tels moteurs avec des charges inégales.
- Avec les turbines à vapeur, au contraire, on peut maintenir très facilement le parallélisme de deux groupes inégalement chargés, par une manœuvre très simple du régulateur de puissance placé sur les mouvements de commande de la soupape d’admission.
- C’est ce pi’oblème qu’étudie M. Mathivet d’une manière générale avant de considérer un exemple numérique et d’énoncer les conclusions suivantes :
- Lorsqu’une centrale d’électricité est constituée par plusieurs Lurbo-alternateurs de puissance identique dont la consommation totaLe individuelle varie linéairement en lonc-
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- lion delà puissance instantanée desdits turboalternateurs,la’consommation totale de vapeur de leur ensemble pour une charge donnée de l’usine est indépendante de la répartition de cette charge entre les différents turbo-alter-nateurs.
- Lorsque les hypothèses sont vérifiées, la consommation unitaire de vapeur pour une charge déterminée est fonction du nombre des tui’bines en service, de la consommation à vide et de la consommation unitaire limite pour la puissance maxima.
- Mais il y a lieu d’apporter des corrections pratiques à cause des variations de la pression, de la surchauffe et du vide.
- Les récents progrès apportés depuis quelques années dans le domaine de la télégraphie sans fil sont dus en partie à une étude plus approfondie des conditions requises pour faire rayonner dans l’espace la plus grande somme d’énergie vers le poste récepteur.
- Mais c’est surtout par les perfectionnements apportés aux appareils récepteurs qu’il a été possible de reculer très loin les limites de la distance à laquelle les signaux peuvent être perçus avec netteté.
- Nous donnons une étude de M. L.lleyval, sur le Détecteur électrolytique et son emploi dans la télégraphie et la téléphonie sans fils. Après un résumé historique des nombreuses recherches théoriques et pratiques faites sur les détecteurs, l’auteur examine l’importance du rôle qu’ils jouent par leurs avantages. Le détecteur électrolytique, dit M. E. Reyval, est maintenant appelé à un grand avenir, depuis que l’on a constaté qu’il constituait un excellent récepteur pour la téléphonie sans fil, capable d’enregistrer toutes les intonations les plus compliquées de la parole.
- M. Marcel Armengaud termine aujourd’hui son intéressante étude sur la turbine à gaz. Après avoir examiné le travail à vide et l'influence de la température limite supéi’ieure
- d’attaque des aubes sur la consommation, l’auteur peut envisager la question essentielle des rendements. Les conclusions de cette étude si documentée sont particulièrement in té ressan tes.
- Avec une température d’attaque de 5oo°, un rapport de pression de ifi et la marche en partie dans le vide, la turbine à gaz peut être considérée comme une machine industrielle. Sa consommation est, il est vrai, encore supérieure à celle du moteur à pétrole qui est environ de 35og1' mais elle est acceptable si l’on songe que l’on peut brûler, ainsi que des expériences l’ont prouvé, les huiles les plus lourdes et par conséquent les moins chères.
- Parmi les articles publiés dans les publications périodiques étrangères, il nous a paru intéressant de présenter une traduction résumée d’un travail de M. R. Dub sur un pont roulant ci levage électro-magnétique pour le chargement des lingots.
- Les appareils de levage ont pris en Allemagne un développement formidable, en particulier en installations de ponts roulants et de grues à commandes électriques. L’auteur décrit un pont roulant à électro-aimant pouvant fournir une force portante de
- 10 ooo kilogrammes.
- Dans une bibliographie récente, M. Becq, directeur de la Revue, a cru rester dans les limites des appréciations autorisées en faisant quelques réserves sur l’ouvrage au seul point de vue de son esprit technique;
- 11 s’est attiré ainsi de l'auteur, professeur de faculté, une lettre d’un ton un peu surprenant. Cette lettre est publiée, comme l’exige la loi, à la page :?.4ç).
- Le directeur delà Revue, ta jugeant, absolument injustifiée, était bien obligé d’y répondre, et il a profité de cette occasion pour élargir un peu le débat, comme on pourra s’en rendre compte par la lecture de sa réponse qui suit immédiatement la lettre en question.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- UTILISATION DES TURWNES A VAPEUR
- DANS LES USINES CENTRALES D'ÉLECTRICITÉ
- Un problème qui se pose journellement dans les usines centrales d’électricité à turbines à vapeur actionnant des alternateurs est le suivant :
- Etant donnée la puissance P demandée à la centrale supposée constituée par N turbines d’une puissance commune />, est-il plus économique d’assurer le service avec un nombre de turbines n travaillant à charge égale p ou avec un nombre de turbines (n— 1) travaillant à pleine charge p et une turbine travaillant à une charge p" définie par l’équation :
- P =: [n — I) p + p” = np'.
- On sait qu’avec des moteurs à pislon, ce problème ne se posei’ait. pas, car on risquerait de comprometti’e le synchronisme, si on veut maintenir en parallèle de tels moteurs avec des charges inégales.
- A vec les turbines à vapeur, au contraire, on peut maintenir très facilement le parallélisme de deux groupes inégalement chargés, par une manœuvre très simple du régulateur de puissance placé sur les mouvements de commande de la soupape d’admission.
- Pour résoudre le problème posé, nous
- considérerons les courbes donnant la consommation unitaire par kilowatt produit et la consommation totale de vapeur du type de turbine employée.
- On sait que tous les essais laits jusqu’ici ont montré que la consommation unitaire pouvait être représentée par une courbe telle que Ali, et que la consommation totale pouvait être représentée par une droite telle que CD ayant pour équation:
- V = a.i: + b (fi g. 1),
- | cl désignant une constante dépendant de la pression, de la surchauffe et du vide; b désignant la consommation à vide de la turbine.
- On peut en conclure1 de suite que la courbe A.R est une hyperbole' équilatère; en effet :
- OP x PQ = Pli — «.OP 4- h OP X (PQ — a\ — b,
- or :
- OP = K S PQ — a = QS
- d’où :
- K.S.QS — b.
- Donc le point. Q décritune hyperbole équi-latère ayant pour asymptotes KC et KL (KL étant situé à une distance a de OP) [et pour demi-taxe la quantité \]->.b.
- Ceci établi, il est facile de voir que la consommation de vapeur est la même dans les deux combinaisons considérées.
- En effet, dans l<* cas où P est obtenu par la combinaison :
- P - — n
- 1 ! P H- P
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- la consommation de vapeur
- Z, = (n — i) p (AA' -J- «) + p" (BU' + a)
- Z, = (n — i) b + b + a [(» — i) p + p''}
- Z, = nb -f- n [(/* — 0 p + p"]
- Z1 II b —|— Cl . P
- et dans le cas où P est obtenu par la combinaison :
- P = np',
- Fig. 2.
- la consommation de vapeur
- Z2 = np' (CC' -(- a)
- Z2 = nb -J- a.np'
- Z2 = nb -f- «.P.
- On a donc bien :
- 7Ji — 7j2 — nb -j- « P.
- a et b sont les quantités définies plus haut, n est le nombre total des turbines en service, P la puissance totale fournie au réseau.
- EXEMPLE NUMÉRIQUE
- ou avec 4 turbines faisant 5 ooo kw. et la cinquième faisant 3 ooo kw.
- Dans les deux cas, la dépense horaire de vapeur sera :
- Z = 5 X b 000 -}- G X ‘-*3 ooo Z = 08 oookB. de vapeur,
- et la consommation unitaire pour cette puissance sera :
- On voit ainsi qu’une simple lecture des wattmètres des machines en service peut donner le régime de marche des turbines, c’est-à-dire leur consommation unitaire, à condition de connaître les caractéristiques a et b et en admettant que ces turbines satisfont à la loi hyperbolique.
- On peut déduire de ce qui précède les deux règles suivantes :
- Première règle. — Lorsqu’une centrale d’électricité est constituée par plusieurs tur-bo-alternateurs de puissance identique dont la consommation totale individuelle varie linéairement en fonction de la puissance instantanée desdits luibo-altei’nateurs, la consommation totale de vapeur de leur ensemble pour une charge donnée de l’usine est indépendante de la répartition de cette charge entre les différents turbo-alternateurs.
- Deuxième règle. — Lorsque les hypothèses précédentes sont vérifiées, la consommation unitaire de vapeur pour une charge P de l’usine est définie par l’équation :
- Soit une centrale composée de six turbines de 5 ooo kw. chacune et ayant à fournir a3 ooo kw. au réseau ; n sera égal à 5 soit a = 6
- b — 4 ooo l'B.
- 11 sera indifférent de marcher avec 5 tur-
- 23 ooo
- bines ayant une charge — —r— — 47JO kw-
- Z
- P
- dans laquelle:
- a est la consommation unitaire limite pour la puissance maxima du type de turbine employée.
- b la consommation à vide (dans les con-
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- ditions cle pression, surchauffe et vide, qui définissent la marche des turbines).
- n le nombre des turbines en service.
- Corrections pratiques. — Les résultats précédents supposent que la pression, la surchauffe et le vide ne changent pas, quelle que soit la charge des turbines. Mais pratiquement il y a toujours un certain écart entre la pression, la surchauffe et le vide pour une faible charge et les mêmes paramètres pour une forte charge.
- Fig. 3.
- En d’autres termes, si 1IA est l'hyperbole représentant la courbe des consommations unitaires pour la plus faible pression possible, le plus mauvais vide et la plus faible surchauffe (par exemple iok, go % et 200°), et si B' A' est l’hyperbole 'représentant la courbe des consommations unitaires pour la plus haute pression possible, le meilleur vide et la meilleure surchauffe (par exemple i4kg, 96 % et 3oo°), la courbe véritable des consommations unitaires sera une courbe telle que B'A se confondant pour les faibles charges avec l’hyperbole des meilleures conditions et pour les fortes charges avec l’hyperbole des plus mauvaises conditions. Il sera d’ailleurs facile pour une usine déterminée d’établir graphiquement une telle courbe, et le problème qui nous intéresse se pose alors de la manière suivante :
- Etant donnée la courbe de consommation unitaire du type de turbine employé, courbe
- obtenue comme il est dit plus haut, comparer les consommations de vapeur pour une puissance :
- P = (n— 1 }p + p et
- P = np .
- Fig. 4.
- Ceci revient à comparer les quantités :
- Z', — (n — i)pK-f p"K" et Z'2 = np'K7.
- Si on remarque que K est égal sensiblement à K' et si on pose : K” = K-s on aura :
- Z', = [(n — 1) p K -(- //'K] — p" z Z'2 np' K
- ou
- Z', = PIv — p"z et Z', = P.K,
- Z't étant toujours plus petit que Z'2, Z, sera toujours plus petit que Z2—c’est-à-dire qu’il sera plus avantageux en pratique de marcher avec (n-i) turbines à pleine charge et la niin,° turbine à faible charge.
- La consommation de vapeur sera d’ailleurs dans cette combinaison :
- Z = è -f- a P -f- P K — p" z = b -J- [a -f- lv) P — p" z.
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- Exemple numérique. — Si nous reprenons l’exemple; numérique calculé plus haut, la solution la plus économique consistera à prendre 4 lurhines taisant ."> ooo k\v. chacune H une cinquième turbine faisant .’> ooo k\v.
- Avec K — skB et s ikg, on aura une consommation de vapeur
- / ~ 5 X 4 <>oo 8 X 3 3 ooo — '} ooo X i Z . ïoi ooo kilogrammes.
- J. Math mer.
- LE DETECTEUR ÉLECTROLYTIQUE
- SON EMPLOI EN TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Les récents progrès apportés depuis quelques années dans le domaine de la télégraphie sans fil soûl dus eu partie à une étude plus approfondie des conditions requises pour faire rayonner dans l’espace la plus grande somme d’énergie vers le poste récepteur.
- Mais c’est surtout par les perfectionnements apportés aux appareils récepteurs qu’il a été possible de; reculer très loin les limites de la distance"à laquelle les signaux peuvent être perçus avec netteté*. Le cohéreur (radio-conducteur à limaille de liranly), seul détec-leur employé pendant plusieurs années, a fait place à d’autres appareils plus sensibles supprimant la nécessité du relais,c’est-à-dire agissant directement sur l’organe récepteur. La très grande simplicité du dispositif, qui esl généralement dépourvu de tout organe mécanique de réglage, et sa facilité d’emploi par toute personne n’ayanl même aucune connaissance technique, expliquent la vogue de plus en plus grande donl ces appareils sont l’objet.
- Ils sont basés sur des propriétés magnétiques, thermiques ou éleclrolytiques qui subissent des variations sous l’influence des ondes électriques. Ces variations diverses se transforment en variations d’intensité de courant qui sont rendues sensibles, soit par un'galvanomètre, soit le plus souvent par un téléphone qui est l’organe dont la sensibilité peut être la plus grande.
- Nous nous occuperons ici plus spécialement du détecteur électrolytique, parce qu’il est universellement utilisé, n’étant la propriété spéciale d’aucune entreprise particulière.
- Le détecteur électrolytique est constitué essentiellement par une pointe très fine en platine plongeant dans un liquide conducteur, eau acidulée. L’autre électrode est un fil de platine de section quelconque. Ces deux électrodes, lorsqu’elles sont x’eliées à un générateur de courant,constituent un voltamètre. Si la différence de potentiel mise en jeu esl inférieure à une certaine valeur, qui est celle de la décomposition de l’eau, l’ap-pareil oppose une résistance considérable au passage du courant; si celle valeur de tension est dépassée on voit apparaître de minuscules bulles de gaz et l’eau est décomposée, c’est Pélectrolyse. Ce voltamètre ainsi constitué présente plusieurs propriétés particulières.
- i° Si la source de cou nuiI employé est un courant de sens alternativement variable, on constate que l’appareil se comporte d’une façon analogue à une soupape à électrode d’aluminium; un effet de clapet se produit, le courant ne passe que lorsque la [Jointe line est positive une des deux alternances se trouvant arrêtée. Dans le cas des courants oscillants ou d’ondes électriques hertziennes, chaque train d’onde pourra ainsi être perçu très nettement dans un téléphone intercalé
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- dans le circuit; ce téléphone, au contraire, resterait complètement muet s’il était soumis à l’action des ondes sans aucun dispositif intermédiaire.
- 2" Lorsque la force électro-motrice est inférieure à la tension critique de la décomposition de l’eau, il y a polarisation et c’est dans le voisinage de ce point critique que le détecteur présente la plus grande sensibilité, soit 3 volts environ. T/onde électrique a alors pour effet de diminuer la polarisation, ce qui permet au courant d’agir sur le téléphone. Ce phénomène - qui est instantané est d’ailleurs intimement lié au précédent.
- 3° Les effets obtenus peuvent encore être attribués, d’après Fessenden, à un dégagement de chaleur formé par le passage des ondes, qui aurait pour effet de faire varier la résistance électrique du contact de la pointe de platine et du liquide, par l’effet Joule, cette résistance, qui est considérable, étant concentrée eu un point très petit.
- Quelle que soit d’ailleurs l’hypothèse admise pour expliquer le phénomène, on peut dire que tout se passe comme s’il y avait dépolarisation spontanée de l’anode sous l’influence des oscillai ions.
- M. le capitaine Ferrié signala le premier en 1900, au Congrès international de physique, les curieuses propriétés dont pouvait jouir, employé dans certaines conditions, le contact d’un métal avec un liquide comme détecteur d’ondes.
- En 1908, Fessenden, puis Schlœmich, firent connaître les conditions plus favorables dans lesquelles ce dispositif pouvait être utilisé pour réaliser un détecteur dont la sensibilité pouvait dépasser de beaucoup celle du cohé-reur à limaille employé jusqu’à celte époque. Son emploi put alors se généraliser rapidement pour la réception à grande distance des signaux par ondes électriques. L’électrode positive employée par Schlœmich était d’un diamètre extrêmement faible (omm,ooi) et d’une très petite longueur et plongeait dans une solution faiblement acide. La pointe de platine positive peut être disposée de dif-
- férentes manières ; on peut employer une simple pointe fixée à une vis de réglage qui permet de l’immerger d’une quantité donnée dans le liquide, mais le ménisque formé autour du fil ne permet pas d’obtenir un réglage bien précis de la partie immergée.
- En se basant sur le même principe, M. E. Ducretet utilisa pour le même usage l’électrode employée dès l’année 1800 par Wol-laston dans ses recherches sur les faibles décharges électriques et décrite dans les différents traités de physique (‘).
- Cette électrode était constituée par un fil d’or ou de platine de 1/100 de millimètre de diamètre soudée dans un tube de verre capillaire et limée à son extrémité de telle façon que le métal affleure par un point seulement au bout du verre. Cette disposition présente un assez grand avantage, parce que la surface de métal en contact avec le liquide est ainsi parfaitement déterminée et égale à celle de la section du fil métallique et elle reste toujours identique à elle-même.
- Le détecteur électrolytique a été depuis son apparition l’objet de très nombreuses recherches, tant au point de vue purement théorique qu’au point de vue de la forme matérielle,afin d’en rendre l’usage pratique.
- M. Tissot en a fait récemment, une étude complète (h, dans laquelle il s’est proposé de rechercher à quelle qualité des oscillations électriques le détecteur électrolytique se montrait particulièrement sensible. Pour des valeurs croissantes de l’énergie reçue,la déviation du galvanomètre convenablement disposé tend rapidement vers une limite fixe, lorsqu’une certaine force éleelromolrice y est appliquée. Si, au contraire, il n’est pas fait usage d’une source auxiliaire, le galvanomètre demeure au zéro lorsque les oscillations n’agissent pas et prend une déviation parfaitement fixe pendant leur action. Les indications sont alors rigoureusement proportionnelles à celles que donnerait un bolo-
- () J Amin, 1866 ; Mascaht, 1876; Tommxsi, i88<). (-) Journal de Physique (.j° série), l. VII.
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- mètre enregistrant l’effet thermique, c’est-à-dire totalisant l’énergie reçue.
- M. Abraham (*) a étudié l’influence de la température sur le fonctionnement du détecteur électrolytique. Il a constaté qu’à i»o°la capacité du détecteur avait augmenté sans nuire à sa sensibilité, et la résistance par contre avait beaucoup diminué. Ces variations produites par l’élévation de température sont favorables, car, à sensibilité égale, la faible résistance intérieure permet d’obtenir un accord plus étroit de la résonance et une syntonie plus parfaite.
- M. Branly pense pouvoir assimiler les détecteurs à des radio-conducteurs, d’une part,par la couche gazeuse extrêmement mince qui sépare l’électrode du liquide et, d’autre part par la pointe très fine qui est exigée pour une sensibilité suffisante. L’agitation du liquide parait apporter également un effet avantageux produisant un accroissement de l’intensité du son téléphonique. Enfin, le renforcement le plus considérable est obtenu en faisant barboter un gaz dans l’électrolytique ; ces effets sont plus faciles à observer que ceux produits par l’élévation de température, parce que l’action est plus brusque et l’oreille n’a pas à faire appel au souvenir d’une impression antérieure (Branly).
- La très grande sensibilité du détecteur électrolytique sous l’influence des ondes hertziennes explique facilement son rapide développement et la faveur dont il jouit. Toutefois, malgré ses avantages, il ne permet pas de faire un appel direct par sonnerie; il exige la présence permanente d’un télégraphiste aj'ant jour et nuit le récepteur téléphonique à l’oreille. Une station de télégraphie sans fil bien installée doit donc posséder, en même temps que le détecteur au son, un récepteur à tube à limaille qui servira à actionner par relais une sonnerie d’appel ou à enregistrer les signaux sur papier, lorsque l’intensité des ondes reçues esL suffisante. Mais lorsque l’énergie transmise est trop
- faible, ou la distance trop grande pour une bonne réception sur Morse, les signaux irréguliers et incompréhensibles sont néanmoins encore suffisants pour produire un appel par sonnerie, et le détecteur peut ensuite être substitué au cohéreur au moment de la réception.
- Plusieurs dispositifs ont été proposés pour obtenir, soit un appel, soit une inscription au moyen du détecteur électrolytique, soit en utilisant un galvanomètre faisant dévier un rayon lumineux sur un récepteur au sélénium (Tissot), soit en substituant au téléphone un relais extrêmement sensible commandant à son tour un autre appareil de sensibilité ordinaire. Toutefois l’addition de tous ces dispositifs d’un réglage assez délicat ajoute une telle complication aux organes du poste récepteur que l’emploi n’est plus guère pratique en dehors du laboratoire et des mains d’un opérateur très expérimenté.
- Le détecteur électrolytique est maintenant appelé à un grand avenir, depuis que l’on a constaté qu’il constituait un excellent récepteur pour la téléphonie sans fil, capable d’enregistrer toutes les intonations les plus compliquées de la parole. Lors des expériences faites à Paris par M. de Forest, à la Tour Eiffel (avril 1908),et au cours des essais plus récents entrepris par MM. Collin, Jeance et Mercier, les émissions étaient faites par les appareils spéciaux des inventeurs; mais les réceptions ont eu lieu dans divers postes où aucun appareil spécial n’avait été introduit. Les paroles ont été comprises dans les différentes stations des forts des environs de Paris au moyen des détecteurs électrolytiques du capitaine Fer-rié (modèle de la télégraphie militaire), et, en même temps, au moyen des détecteurs à électrodes à la Wollaston du type Ducretel au poste d’essai de MM. Beilini et Tosi à Dieppe (i5o kilomètres).
- Le détecteur ne conserve pas indéfiniment ses propriétés ; on constate que sa sensibilité va en diminuant par l’usage; la pointe, en
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- effet, peut s’altérer, sans qu’il soit possible de se rendre compte exactement en quoi consiste cette altération; l’effet se produit plus rapidement sous l’inlluence d’un excès de courant, sous l’action des fortes décharges atmosphériques, ou enfin par le voisinage des étincelles du poste transmetteur local, si on n’a pas pris la précaution de supprimer toutes connexions avec le détecteur.
- C’est pourquoi, après avoir employé au début des détecteurs où les électrodes étaient complètement scellées dans une ampoule de verre ou un tube d’ébonite contenant le liquide acide, ce qui en rendait le transport plus facile, on tend actuellement à y substituer des modèles où l’électrode sensible est facilement démontable et peut être remise en état en frottant la pointe sur la surface d’une feuille de papier à l’émeri. L’appareil reprend aussitôt toutes ses qualités.
- L’électrode à la Wollaston, qui constitue le modèle de détecteur électrolytique construit par les ateliers Ducretet et Roger, est formée d’un fil de 2/100 de millimètre scellé à l’extrémité d’un tube de verre capillaire et reliée électriquement à une capsule métallique coiffée à l’extrémité du tube, sur laquelle vient appuyer un ressort contact formant verrou. En cas d’altération, l’électrode peut être rapidement retirée, puis remise en place après avoir été ravivée. Le même appareil peut ainsi conserver indéfiniment ses propriétés.
- Tous ces avantages sont encore augmentés, si on a soin d’accoupler le détecteur eL les dispositifs d’accord qui lui sont annexés à des récepteurs téléphoniques de résistance très élevée (2 000 à 3 000 ohms), c’est-à-dire en rapport avec sa propre résistance.
- Enfin, M. Abraham vient de démontrer (') que la sensibilité de la méthode peut encore être accrue dans des proportions considérables, en utilisant le dispositif spécial qu’il a réalisé au moyen d’un mono téléphone à (*)
- (*) Comptes rendus AeV Académie des sciences, 2G octobre 1908.
- é
- accord variable dont la note musicale puisse être amenée en résonance avec la note fournie par les trains d’ondes du poste transmetteur. Plusieurs puissantes stations, installées récemment à l’étranger (Clifden, Glace-Bay), utilisent actuellement pour leur transmission une fréquence d’alternance très élevée donnant au téléphone un son musical dépourvu d’harmoniques et très facile à distinguer au milieu des signaux parasites causés par les décharges atmosphériques ou par les autres postes; ce dernier dispositif est particulièrement favorable en ce cas et permet même une sélection parfaite des différents signaux entre eux.
- .s&KJ)ÛÇRèfSTé T’A
- Fig. 1.
- On peut donc affirmer que, dans ces conditions, l’emploi du détecteur électrolytique constitue une des meilleures méthodes existantes pour déceler la présence des oscillations électriques les plus faibles; il a permis de réduire sensiblement dans bien des cas la hauteur des antennes ou l’énergie mise en jeu; il se prête avec beaucoup d’aisance à tous les dispositifs d’accord par résonance ou syntonie, de sorte que les mêmes organes du poste récepteur peuvent servir aussi bien à la réception des radiotélégrammes qu’aux correspondances verbales par téléphonie sans fil.
- J. Reyv.vl.
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- LA TURBINE A GAZ. — ÉTAT ACTUEL DE LA QUESTION (*) (Suite).
- CONDENSATION DE TA VAPEUI1 d’eAU ET HEEHOIIITSSEMENT DES GAZ
- Comme on l’a fail observer au commencement de cette note, il faut, si l’on travaille en partie dans le vide, c’est-à-dire entre 2hg et ok,!, ia5 de pression, refroidir les gaz de l’échappement avant leur refoulement dans l’atmosphère et condenser la vapeur d’eau provenant de la combustion ainsi que celle qui. a été ajoutée pour refroidir les gaz avant la détente.
- Nous allons calculer la quantité d’IPO qu’il sera nécessaire d’employer dans le cas du premier exemple.
- D’après les graphiques de M. Barbezat, les gaz de la combustion se composent environ de 33oBr de vapeur d’eau et de 670®' d’acide carbonique et d’azote par kilogramme de mélange à y4a° centigrades.
- On voit d’abord que la proportion d’acide carbonique et d’azote est presque égale à celle de l’air à comprimer, soit 68ogr, mais un peu inférieure, soit de iog1'. Nos calculs sur la compression de l’air peuvent donc être conservés puisqu'ils seraient plutôt légèrement défavorables.
- Nous supposerons que l’eau de refroidissement est à 20°.
- L’on a alors pour la condensation de la vapeur d’eau l’équation suivante:
- chaleur latente de vaporisation à 5o° et
- l.A = T;i — an3 == 387°, ce qui donne :
- 33o (571,8 -f- 0,48 X 337) _
- 3Ô —
- d’où x = 8kg ou litres d’eau, et par IIP 8 X 54o
- --------— 100 litres environ.
- 42
- Los gaz qui se composent exclusivement d'acide carbonique et d’azote dans la proportion de ii5 gr de CO2 à 555 gr d’Az, doivent être refroidis par exemple à 3o°, température acceptable pour la circulation dans le compresseur.
- Pour l’acide carbonique on a :
- 115X Cp (387 — 3o) = y (3o— 20) avec C;,col = 0,20, d’où
- y = 0,82 litre, ou
- 0,82 X 54o
- ----—-----= 10,6 litres par IIP.
- Pour l’azoLe on a C7> — o,:<45.
- et 0,245 X 357 X 555 = ^ X io,
- d’où
- z = 5,o5 litres, et
- 33o
- o, i8 [t;
- 5,o5 X 54o 42
- 65 litres par HP.
- la température de condensation à une pression de okg i:>.5 étant 5o° centigrades, r la
- En tout donc
- x + y z — 100 10,6 -[- 65 = 175,6 litres
- d’eau par IIP pour refroidir les gaz et condenser la vapeur d’eau. En chiffres ronds donc 200 litres par HP et par heure, ce qui n’a rien d’exagéré, et correspond aux quan-
- (') LaLumicreÉlectrique, 13 février 1909, p. 204.
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- 239
- tités d’eau employées pour la condensation dans les turbines à vapeur.
- TRAVAIL A VIDE
- Dans le calcul, nous avons admis des rendements hydrauliques ou rendements indiqués de la turbine, c’est-à-dire abstraction faite du travail de frottement et de ventilation absorbé par la rotation des roues à aubes dans le milieu ambiant. Il est facile de se rendre compte que dans le cas de notre hypothèse avec marche dans le vide, ce travail est très peu de chose et influe très peu sur la consommation.
- Dans notre premier exemple, la première roue tourne dans une atmosphère de mélange gazeux à 773° absolus, à une pression deo’“85, puisque le premier rapport de détente
- — = 4 et que pi — 2 kilogrammes.
- Pi
- Il est aisé de trouver la densité de ce milieu.
- L’équation d’état du mélange gazeux est : pv = RT où R = 35,a,
- d’où
- D = ç)fim « im.
- D’après Stodola, le travail à vide exprimé en chevaux est donné par la formule
- (3
- N = —-. D’ u3. y,
- IO6
- formule dans laquelle y n’est pas autre chose que la densité du milieu.
- En prenant (3 — 2, d’après les valeurs moyennes trouvées par des expérimentateurs (voir Stodola), on a :
- Mi = —. 1.8 X 10" X •>, 18 = 2,8 HP, et
- N2 = 0,86 HP.
- Comme nos roues ont deux couronnes d’aubes, il convient de supposer (3 un peu plus grand, par exemple ,3 = 3, et l’on trouve :
- d’après les tables de M. lîarbezat or v le volume spécifique = —, S, désignant la den-
- °t
- si té du mélange, d’où
- “,!> par cm'
- RT 35,2 X 773
- 0,18,
- pour l’autre roue :
- Ô2
- 0,13
- 36 X 660
- o,o55 car T3 = 660 et R — 36.
- Si nous prenons comme vitesse de régime 4 000 tours, on a pour la vitesse périphérique admise u — 200 mètres :
- Nj = 4,2 IIP, Na = i,3 IIP.
- Les roues d’un diamètre de 1 m correspondent, avec une admission partielle sur un quart de la périphérie, environ à une puissance de 200 HP.
- Par conséquent on voit que le travail à vide Nj -)- N2 = 5,5 ~ 6 HP sera à peine de 3 % du travail total.
- Nos chilfres de consommation sont donc admissibles à 3 % près.
- INFLUENCE DE LA TEMPERATURE LIMITE SUPÉRIEURE d’attaque DES AUBES SUR LA CONSOMMATION
- —:- X D = u — 20 ooo0in, 60
- Il était intéressant de rechercher l’influence de la température limite supérieure d’attaque des aubes sur la consommation.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2« Série). — N» 8.
- Or, pour le rapport — = 16 nous avons
- Pz
- trouvé :
- Pour 8oo° C............. /programmes
- Pour 6oo° C............. 470 —
- Pour 5oo° C............. 54o gr. de pétrole.
- Si l’on forme les produits G X T, où G représente le chiffre en grammes de la consoin-
- 1 2
- 9 10
- Fig. 1.
- RENDEMENT THERMIQUE, RENDEMENT THERMODYNAMIQUE ET RENDEMENT ORGANIQUE
- Le rendement thermique pT s’exprime par la formule
- pT --
- E — T Q
- où :
- E travail total fourni par la turbine ;
- T travail de compression ;
- Q calories fournies par la combustion.
- On trouve que dans le cas de notre premier exemple :
- 44 calories 418 calories
- = o,io(i % .
- Le rendement thermodynamique du cycle idéal de Brayton, qui est le cycle théorique de la turbine à gaz à combustion, et un cycle de rendement maximum comme celui de Carnot, est :
- où Tj et T3 sont les températures extrêmes de la détente.
- malion du pétrole et T ladite température limite supérieure absolue, on trouve :
- Pt = 1
- 660 1 o 15 — G60
- i o 15 1 o 15
- 773 X î>4o = 419 873 X 470 — 410 I 073 x 420 rrr 45o.
- Si l’on tient compte que nous avons pris des valeurs un peu différentes pour les rendements de turbine et un rendement constant pour le compresseur, on voit que l’on peut admettre que le produit G X T —const.
- De cette loi approchée on peut tirer une conclusion intéressante, c’est qu’à partir de 8oo° G. pour un môme rapport de pressions amont et aval, la consommation diminue très lentement (voir la figure). O11 peut donc déduire qu’il faudra tendre vers celte température limite, mais qu’il serait peu utile de la dépasser, car l’économie en combustible serait minime.
- Le rendement organique sera défini par l’expression :
- Le même calcul fait avec la température limite supérieure t2 d’admission sur les aubes après la première détente égale à 8oo° au lieu de 5oo°, donne :
- pT r=r 01 14 j
- et par suite pu = 4°.
- Supposons p„= y;, XX,- — '4' où rit et yjc = -4, c’est-à-dire les rendements organiques de la turbine et du compresseur.
- On voit que, dans le premier cas, on a :
- ’4i — 'Oc = '0 — °v)(i
- et dans le second, -4 — o,6.'3 %.
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- 241
- L’abaissement de la températm*e limite supérieure d’attaque est donc équivalent à une diminution du rendement des organes de la machine.
- Ces considérations sur les rendements permettent, comme on le voit, de faire des calculs très rapides lorsqu’on se donne la température des gaz avant la détente et le degré de détente.
- Un calcul semblable fait avec un moteur d’automobile comprimant à 3lg et consommant 35o grammes d’essence, nous a donné :
- pT = 0,166 calories pt = o,a5 et p„ = 0,70.
- On voit aussi que, malgré le rendement organique élevé de 70 %, le rendement thermique total est seulement d’un tiers supérieur à celui de notre premier exemple, alors qu’il devrait être beaucoup plus grand. Cela est dû uniquement à ce que le rapport de compression ou de détente est faible, et limité par les aulo-inflammalions.
- CONCLUSION
- D’après l’étude qui précède, il ressort biennettement que déjà, comme nous l’avions dit au début, avec une température d’attaque de 5oo°, un rapport des pressions de 16 et la marche en partie dans le vide, la turbine à gaz peut être considérée comme une machine industrielle. Sa consommation est, il est vrai, encore supérieure à celle du moteur à pétrole qui est environ de 35o grammes, mais elle est acceptable, si l’on songe que l’on peut brûler, ainsi que des expériences l’ont prouvé, les huiles les plus lourdes et par conséquent les moins chères.
- Sa marche silencieuse, sans chocs et trépidations, son absence de pannes d’allumage par suite de l'écoulement continu du fluide moteur, la simplicité de ses organes qui tous tournent, sa facilité de conduite et de graissage, en font une machine qui se recommande partout où ces qualités sont recherchées, savoir la propulsion des navires, la
- commande des dynamos, de*s ventilateurs et des pompes, etc.
- D’ailleurs, en poussant le rapport des pressions à 4<\ à 5<> (rapports faciles à obtenir à l’heure actuelle) et au-dessus, la consommation diminue avec les mêmes données notablement et peut tomber à 35o-3ooBr; ce sont là des chiffres de même ordre de grandeur que ceux du moteur Diesel. Il faut donc pour les turbines à gaz, comme pour les turbines à vapeur, de très grandes détentes.
- Ces grandes détentes peuvent être réalisées en employant des turbines analogues aux turbines à vapeur, qui commencent à se répandre de plus en plus et qui utilisent la vapeur surchauffée.
- Dans ce genre de turbines qui a été imaginé par la Société Westinghouse et qu’ont adopté les grandes maisons suisses, telles que Sulzer, Brown Boveri et G0, etc., et même d’autres grandes maisons allemandes, on produit une première détente assez grande dans un seul distributeur, c’est-à-dire dans une couronne de tuyères, de manière à refroidir suffisamment la vapeur surchauffée et l’on attaque avec la vapeur, ainsi animée d’une grande vitesse, une première roue à action à un ou deux étages de vitesse, qui a un rendement hydraulique voisin de 60 %, puis le reste de la détente est fractionné en un très grand nombre de petites détentes et le fluide circule dans une série d’étages à action ou à réaction, dont les rendements hydrauliques peuvent être relativement très élevés et monter à 70 %. Le rendement total de la machine est par suite assez bon.
- Dans les applications où l’on a besoin de grandes unités, à 000, 8 000, 10 000 IIP, stations centrales, navires, etc., la turbine à gaz s’applique sans difficultés, là, au contraire, où le moteur à pétrole est exclu, puisque les grosses unités de joo IIP au plus ont donné lieu à de graves mécomptes.
- M A H C HI. A H AI E N G A U D, Ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique de Zurich.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Nouvelle méthode pour la protection des installations électriques contre les surtensions. — G. Semenza. —Attidcll’ Associazione Elet-Irotecnica Italiana, fasc. 5, 1908.
- Les surtensions qui produisent de si fréquents dommages dans les installations électriques peuvent être dues soit à des phénomènes d’électricité atmosphérique, soit à des variations brusques de l’état de charge dans quelque partie de l’installation.
- La méthode proposée par l’auteur, ainsi que la plupart de celles en usage, est destinée à empêcher que de telles pertuabations puissent se propager jusqu’aux parties de l’installation que l’on veut protéger.
- Son apjjlication est fondée sur l’emploi de la cage Faraday. Supposons que l’on veuille protéger, par exemple, une sous-station de transformation, et que l’édifice soit entouré par un réseau métallique relié à terre ainsi que l’on fait habituellement pour protéger les bâtiments contre les effets directs des décharges atmosphériques. Si l’on imagine pour un instant que la ligne soit hors circuit, on pourra sans inconvénient relier les fds de la ligne avec la cage protectrice de la sous-station, de sorte que si à ce moment il se produisait sur la ligne une perturbation de caractère oscillatoire, les ondes glisseraient le long de la cage pour se décharger à terre et les transformateurs à l’intérieur de la sous-station seraient complètement protégés.
- O11 conçoit donc que pour obtenir la protection même pendant le fonctionnement normal de la ligne, il suffira de relier celle-ci à la cage au moyen d’un système de connexion établi de manière qu’il offre une impédance très grande pour les courants industriels, tandis qu’il ne devrait en présenter qu’une minime pour les courants perturbateurs.
- S’il on désigne par L, G, et r la self-induction, la capacité et la résistance ohmique que peut renfermer cette connexion, son impédance sera donnée par :
- Si maintenant :
- •J.'Kflh — ----- (1)
- aic«G
- il résultera I = r, c’est-à-dire que l’impédance de la connexion se réduit à la simple résistance ohmique, que l’on pourra faire très petite et par conséquent négligeable.
- On aurait ainsi obtenu la protection pour des oscillations ayant une fréquence n délinie par la relation (1), c’est-à-dire :
- " = Vï5ër
- En théorie donc, comme les fréquences des oscillations qui peuvent avoir lieu sur une ligne peuvent avoir des valeurs très différentes, il faudrait installer une série très nombreuse de connexions, établies chacune pour une valeur déterminée de la fréquence. Pratiquement toutefois, afin que la protection soit efficace, il n’est pas strictement nécessaire que l’impédance de la connexion soit réduite à la simple résistance ohmique. Comme l’obstruction présentée par laçage est très haute, même avec une impédance d’une certaine valeur dans la connexion, l’installation sera également protégée, de sorte que l’on pourra se borner à un très petit nombre de connexions (même deux ou trois) établies pour des fréquences différentes et convenablement choisies.
- Quant aux valeurs de la fréquence à choisir, l’auteur montre, avec raisons à l’appui, qu’il faut surtout se préoccuper des fréquences moyennes, comprises entre 10000 et 1000000 de périodes par seconde. Avec un très petit nombre de combinaisons de condensateurs et de self-inductions, convenablement calculés, on pourra composer des connexions d’une très faible impédance pour les fréquences susdites et offrant au contraire une impédance très élevée pour les fréquences industrielles.
- L’auteur a appliqué, l’été dernier, son système à deux sous-stations qui, jusqu’à présent, n’ont eu aucun dommage à souffrir. Mais on a pu observer ce fait caractéristique : une des sous-stations en ques-
- » étant la fréquence.
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- 243
- tion sert de passage entre une ligne aérienne à i/iOoo volts et des câbles souterrains à la même tension. Comme elle était déjà construite, on dut laisser les parafoudres ordinaires des lignes à la place qu’ils occupaient auparavant, en dehors de la cage métallique enveloppant le bâtiment. Mais à l’intérieur, près des extrémités des câbles, on installa d’autres parafoudres dans le but de décharger les câbles lorsque leur interruption a lieu sous charge. Or, pendant les orages, on observa plusieurs fois des décharges aux parafoudres des lignes, mais jamais à ceux des câbles, placés à l’intérieur de la cage.
- Il serait à désirer que cette méthode de protection, si ingénieusej qui, jusqu’à présent, demeure à l’état de simple tentative, pût recevoir l’appui d’une série nombreuse et prolongée d’expériences pratiques.
- L’un des cas dans lesquels elle pourrait le plus avantageusement être appliquée serait, ainsi que nous venons de le dire, pour la protection des tronçons de câbles souterrains insérés dans les lignes aériennes. Dans ces cas le plomb du câble peut fonctionner comme cage ; il suffira d’établir à ses extrémités des connexions entre le plomb et les conducteurs au moyen des systèmes indiqués.
- G. A.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Pont roulant à levage électro-magnétique pour le chargement des lingots. — R. Dûb. — Zeitschrift des Vereines Deutscher Ingenieure, 16 janvier 1909.
- Pour se convaincre du développement formidable que prennent en Allemagne les appareils de levage à commande électrique, il suffit de jeter les yeux sur les récentes publications faites à leur sujet dans les recueils scientifiques d’Outre-Rhin. La Zeitschrift, des Vereines Deutscher Ingenieure en particulier, qui semble suivre cette question avec un soin tout spécial, a consacré, à la fin de l’année qui vient de s’écouler, une série d’études abondamment documentées aux récentes installations de ponts roulants et de grues à commande électrique.
- Rappelons notamment l’important travail d’ensemble de M. Michenfelder de Düsseldorf sur les différents types de grues « Kranbauarten für Son-derzxvecke » [Z. V. D. /., 12, 19, 26 septembre ;
- 30 octobre 1908), immédiatement suivi de celui de M. W. Laas, de Charlottenburg « llellingkranan-lagen » (Z. V. D. /., 10, 17, 24 octobre 1908); puis M. G. von Manlfslengel, dans les livraisons du
- 31 octobre et du 7 novembre 1908, passa en revue les différents types de grues récemment créés parla maison Adolf Blcichert, de Leipzig-Gohlis. L’importance des dépenses faites, et des transformations imposées aux ateliers,aux usines, aux fonderies,etc., les dimensions colossales des appareils et la grande valeur des puissances en jeu, montrent que l’industrie allemande a pleinement apprécié les services que peut rendre l’électricité appliquée aux engins de levage, et qu’elle ne ménage pas les dépenses de premier établissement pour s’assurer une économie durable dans l’exploitation.
- Dans une livraison tout à fait récente, nous trouvons la description d’un pont roulant à levage électro-magnétique, et c’est cet appareil que nous nous proposons d’étudier ici. On sait que les appareils de levage peuvent, d’une manière générale, être divisés en trois grandes classes d’après le mode de prise des matériaux à transporter : ils sont à pince, à crochet, ou à électro-aimant. Cette dernière classe ne convient bien entendu, qu’à la manœuvre de matériaux magnétiques, tels que les lingots.
- Le pont roulant dont il s’agit est dû, pour la partie électrique, à l’A. E. G. Union-Elektrizitiits-Gesell-schaft, de Vienne, et pour la partie mécanique, à la maison de construction J. von Petravic et Cio, de Vienne également.
- CARACTIi II ISTIQUI3S GIÎN K R A I.KS
- La longueur totale est de 34 111 ; les supports en forme d’A étant éloignés de 20 il reste donc 7 de chaque côté en porte-à-faux.
- La hauteur au-dessus du sol de la voie du chariot est de 10 “ ; on accède à cette voie par une échelle placée le long d’un des supports en A.
- Voici le tableau des vitesses et des puissances des différents moteurs qui commandent l’appareil.
- Le freinage est obtenu :
- Pour le moteur de levage, par un moteur de freinage et un frein à lames ;
- Pour la translation du chariot, par un frein électromagnétique ;
- Pour la rotation, par un frein à main, gouvern de la cabine du conducteur ;
- Pour la translation du pont, par un moteur de freinage.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- L’appareil doit, d’une part, prendre les lingots amenés sur wagonnets et les empiler; et, d’autre part, selon les besoins du service, prendre les lingots empilés et les charger sur wagonnets, qui les mènent à l’usinage. Le chargement doit être opéré par le conducteur du pont roulant seul sans aucune aide ; celte condition a etc parfaitement remplie par l’emploi de l’électro-aimant de levage, à rotation illimitée autour de son axe de suspension.
- Tableau
- Vitesse du mouvement en mètres par seconde Puissance en chevaux Nombre de révolutions par minute
- Levage 12,fi 37,5 72'r*
- Translation du chariot. 110 ia 7IO
- Rotation 3 tom/min. 2, 2 q 10
- Translation du pont . . 60 37,5 7^5
- DISPOSITIFS DE DETAIL
- Lavoie de roulement du pont est à doubles rails, sur lesquels courent quatre galets c qui sont commandés par un moteur m placé sur la superstructure du pont, par l’intermédiaire des trains d’engrenages i, a, 3 et !\. En outre, pour prévenir tout déraillement de l’appareil sous la pression du vent, quatre crampons e le maintiennent le long de ses rails.
- On peut voir ces différents dispositifs, ainsi que ceux dont la description va suivre sur l’élévation latérale représentée par la figure i. Cette élévation montre naturellement la forme des grands supports en forme d’A, avec le chariot, les moteurs et Pélec-troaimant m.
- Le châssis du chariot, mobile sur les quatre galets de roulement /*, est bâti en fers profilés. Il porte les transmissions par engrenages des trois moteurs qui commandent respectivement la translation, le levage et la rotation de rélcclro-aimant. Le moteur de translation j\12 actionne par l'intermediaire des deux roues cylindriques 5 et 6 les axes d’une paire de galets ; le moteur de levage M.t actionne par vis sans fin les tambours g, et le moteur de rotation actionne par engrenages une paires de roues coniques ii (fig. a).
- Les extrémités du câble de levage sont fixées aux tambours g. Le câble passe ensuite sur deux poulies de renvoi i placées symétriquement à l’intérieur de la boîte de fonte h, et sur deux autres poulies A\ fixées â la partie supérieure, immédiatement au-dessous du châssis de chariot. Letube /, qui à sa partie inférieure porte l’élcctro-aimant de levage m9 et qui à sa partie supérieure est entouré de la boîte à poulies hy est assemblé en h avec le tube intérieur n. Le mouvement de rotation est transmis par les deux roues coniques dont on a parlé plus haut. La grande
- Fig-, i.
- roue est située dans la boîte n, solidaire du chariot (fig. a). Le poids mort de l’ensemble du tube intérieur et de la roue repose sur la pièce /z2.
- Le support de poulies h est empêché de suivre le mouvement de rotation par les cornières o (fig. a) qui l’assemblent avec le bâti du châssis du chariot. Pour rendre la manœuvre plus douce et plus sure, on a rattaché Pélectro-aimant au tube l, par des chaînes, dont on règle la longueur. Le support de poulies peut, lorsque l’clcclro est appliqué sur le lingot, descendre encore un peu, jusqu’au collier de butée pt sans que le câble se détende. Au moment du levage, le choc entre cette boîte à poulies et les pièces q est amorti par quatre puissants ressorts-tampons / (fig. 2).
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- Sécurité. — Il fallait prévoir un disposif pour empêcher la chute, au cours de la manœuvre, du lingot soulevé par l’aimant. On a placé à cet effet, en t (fig. i), deux grilles en fer, mobiles autour des axes s ; dans la position de fermeture, elles forment un carré de côté égal à la longueur des plus grands lingots. L’ouverture et la fermeture de ces grilles sontcommandées delacabinedu conducteur au moyen d’une manivelle et par l’intermédiaire des chaînes u,
- de l’engrenage conique w, et des segments cylindriques w (fig. i), qui relient les deux axes de rotation s.
- Les grilles sont montées sur ressorts-tampons :v et viennent reposer sur les étriers y quand un lingot vient à tomber.
- Manœuvre. — Le conducteur agit sur la commande du système de prise pendant le cours même de la translation, ce qui supprime presque absolument toute perte de temps.
- La cabine de manœuvre est placée entre le chariot et l’éleclro-aimant, c’est-à-dire au-dessous de la superstructure du pont, comme on peut le voir sur la
- figure i (entre les lettres h et tv comme limites de hauteur). Elle est muniede fenètresdonnant des vues latérales, mais ce n’est pas tout : pour que le conducteur puisse voir en bas, la partie antérieure du plancher de la cabine est constituée par des fers plats qui laissent de larges intervalles.
- U Electro-aimant cle louage. — Passons maintenant à l’étude détaillée de la partie essentielle de l’appareil, c’est-à-dire des organes de levage magnétique.
- La forme de l’électro est calculée d’après celle des lingots qu’il aura à manœuvrer, et sa puissance d’après leur poids. La figure 3 montre une coupe et un plan de cet organe.
- ! u -, j _i j j-“
- 1_____ I
- 1Q0QDGOGD
- 00000000
- 00000000
- 00000000
- oooooopo
- La surface polaire totale est de 900 X 98omm2 et permet de transporter à la fois quatre ou six lingots en forme de parallélépipèdes. Mais il y a une autre espèce de lingots, de forme tronc-pyramidale, et qui 11e peuvent être pratiquement soulevés que par une de leurs faces latérales, lesquelles ne sont nécessairement pas horizontales. Il fallait donc disposer de petites surfaces polaires séparées, et c’est pourquoi la surface attirante de l’électro est morcelée en 128 pôles disposés selon 8 rangées de i fi chacune j chacun de ces pôles a un mouvement indépendant, la course maxima étant de 25nun, ce qui
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- T. V (2e Série). —N° 8.
- permet de faire épouser assez exactement par la surface d’attraction les inégalités du lingot à soulever.
- Quant à la puissance de l'électro, voici comment elle est répartie : au début du levage, l’effort est maximum; il est alors environ cinq fois plus grand que l’effort utile normal. Par conséquent, pendant le levage, le coefficient de sécurité de la force portante est égal à 5 ; ce coefficient s’est montré parfaitement efficace dans la pratique. Avec les plus mauvais lingots et les surfaces d’attraction les plus inégales, on n’a jamais éprouvé la moindre difficulté.
- L’électro est alimenté à no volts; pour une charge utile de deux tonnes, il doit pouvoir fournir une force portante de s X 5 = io tonnes, soit io oooke; voici comment varient les intensités de courant absorbées, suivant l’effort :
- 8 ampères pour 10 ooo kg
- 5 — 9 ooo »
- 4 — 8 ooo »
- 3,5 — 7 ooo »
- 3 — 6 ooo ))
- 2,5 — 5 ooo >;
- 2 — 4 ooo ))
- ï,5 — 3 ooo »
- 1 — 2 ooo »
- o.5 — 1 ooo »
- On voit qu’il y a autant d’ampères absorbés entre 8 ooo et io oookB qu’entre la marche vide et la charge de 8 ooo.
- Ces chiffres concernent une charge utile de 2 oookB. En réalité l’électro-aimanl peut absorber jusqu’à 33 ampères, sous i io volts, ce qui donne une puissance maxima de 3 kw, 3. Le travail qu’il a à fournir pendant un chargement comprenant en moyenne :
- Levage de i fl mètres;
- Translation du chariot sur la demi-longueur totale;
- Descente de i5 mètres ; et durant environ 3o secondes, a pour valeur 3,3 X 3o
- —— ------= 0,027:1 kilowatt-heure.
- 3 600
- Un châssis robuste en fer forgé, muni à sa partie supérieure de quatre passants pour les chaînes de levage, constitue le bâti de l’électro et limite haut et. bas la course verticale des surfaces polaires qui le composent (fig. 3).
- A ce châssis a est fixé le jeu de bobines b, faites d’uh métal aussi léger et aussi peu magnétique que possible — en l’espèce, d’aluminium — afin que les lignes de force se ferment non pas à travers ce métal,
- mais bien sur la charge. La figure 4 montre le trajet de ces lignes de force.
- Le poids total de l’électro est de 1 G92kB, dans lesquels le jeu de bobines d’aluminium n’entre que pour 127 kilogrammes.
- La commande s’obtient au moyen d’un contrôleur ordinaire; ce contrôleur présente 9 touches de résistance qui permettent de régler entre de larges limites le courant magnétisant, et d’obtenir ainsi un démarrage très doux et sans secousse quand l’électro quitte le lingot. La force électromotrice de self-induction s’absorbe dans des résistances de protection montées en parallèle avec les bobines.
- Fig-, 4.
- On a soigné d’une façon particulière les contacts qui amènent le courant à l’électro. Pour tous les mouvements le courant est amené par de simples galets de contact, sauf pour le mouvement vertical, pour lequel on a prévu des doubles galets à ressorts.
- MOTEUHS
- Les moteurs qui commandent le levage, la translation du chariot, la rotation de l’électro et la translation de la grue sont alimentés en triphasé à 5oo volts et 25 périodes par seconde.
- Ils ont un induit à bagues collectrices pour la descente, et le couple prévu est égal au triple du moment de rotation normal. Le choix de ce haut coefficient de sécurité était particulièrement nécessaire pour le mouvement de translation du pont ; ce mouvement se répète fréquemment en service normal, et alors les masses en jeu sont très considérables.
- La commande des moteurs comporte :
- Pour le levage et la translation du pont, 8 touches de résistance dans chaque direction ;
- Pour la translation du chariot, sept ;
- Pour la rotation, cinq.
- Tel est l’appareil que nous nous proposions de faire connaître. On voit quelle est l’importance d’une telle construction et le soin qu’on a apporté dans les détails. 11 semble néanmoins que cet engin, malgré tous ses perfectionnements, exige une ma-
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- nœuvre un peu compliquée due à la multiplicité des organes de commande. Il est juste cependant de dire que plusieurs dispositifs ingénieux réalisés dans l'arrangement des différentes manettes que doit actionner le conducteur diminuent les chances d’erreur (*).
- R. C.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Sur un monotéléphone à note réglable. —
- A. Blondel. — Comptes rendus de l'Académie des sciences, 9 novembre 1908.
- L'auteur rappelle qu’il a signalé autrefois (Comptes rendus du 21 mai] 1900),[dans une communication sur la syntonie dans la télégraphie sans fil, l'application du monotéléphone dans la télégraphie sans fil, pour le triage facile des communications venant simultanément de différents postes. Le modèle de monotéléphone réglable qu'il avait imaginé et fait construire, il y a quelques années, pour l’application de cette méthode] de syntonie acoustique, était inspiré des travaux classiques de M. Mercadier, bien qu’en suivant une voie différente.
- L'appareil consiste en une étroite lame rectangulaire en tôle de fer ou d’acier, ou d’un métal quelconque, munie, à son extrémité libre, d'une mince plaquette de fer. L’emploi d'un métal à faible amortissement tel que le bronze permet une résonance plus nette que le fer ou l’acier. La possibilité de changer le métal de la lame permet d’utiliser ce meme appareil pour des fréquences plus variées qu'on ne l'obtiendrait avec un seul métal.
- Une des extrémités de la lame est fixée-; l’autre est libre et placée en regard d’un petit électro—aimant parcouru par le courant du récepteur, électroly tique ou analogue. La lame est en outre pincée en un point intermédiaire entre deux plaquettes serrées l’une contre l’autre par un ressort puissant et qu'une vis
- (*) En teriniuant, nous rappellerons que les grues magnétiques, qui ont évidemment leur application naturelle dans la manœuvre des lingots, sont déjà assez couramment employées dans la manutention d*»s plaques de verre : on dispose une tôle de fer sous la plaque à soulever; le flux magnétique traverse le verre, et l’ensemble de la tôle et du verre sont soulevés comme un lingot ordinaire.
- sans fin permet de déplacer parallèlement à elles-mêmes au moyen d’un guidage convenable. On peut ainsi faire varier à volonté le point d’encastrement effectif et la longueur de la lame vibrante jusqu’à l’obtention de la résonance correspondant au premier harmonique de la lame encastrée. On peut aussi employer un électro-aimant porté par les plaquettes mobiles et agissant sur la plaque vibrante près du point d’encastrement.
- Cet appareil, bien que moins sensible que le monotéléphone à note réglable de M. Abraham, a l’avantage d'une grande robustesse et peut à ce point de vue être utilisé aussi comme fréquencemètre, en graduant convenablement une règle sur laquelle on lira les déplacements des plaquettes de serrage. Dans ce cas également le dispositif de l’électro-aimant à plaquettes mobiles est avantageux.
- R. G.
- Dispositif pour renforcer sensiblement le son perçu dans la réception avec un détecteur èlectrolytique. Son application pour servir d’appel. •—Jégou. — Comptes rendus de VAcadémie des sciences, 26 janvier 1909.
- On sait que le détecteur d’ondes électrolytique ne permet pas de prévenir par un appel au moment de l'envoi d’un message par télégraphie sans fil; l’employé est contraint de garder constamment les récepteurs téléphoniques à l’oreille.
- Pour supprimer cet inconvénient, M. Lippmann présente, au nom de M. Jégou, la description du dispositif suivant :
- On utilise l’accouplement inductif des téléphones et l'on place perpendiculairement à la membrane du téléphone un crayon de charbon de façon qu’une des extrémités repose directement sur la membrane dans la région voisine du centre, tandis que l’autre extrémité est maintenue dans une alvéole en charbon disposée comme pour un microphone Hughes ordinaire. Un second récepteur téléphonique à résistance plutôt faible est intercalé dans le circuit formé d’un seul élément d’accumulateur et de ce microphone.
- Dans ces conditions, lorsque le détecteur électro-lytique est exposé à des ondes suffisamment puissantes pour faire émettre par le premier téléphone un son perceptible à une dizaine de centimètres de l’oreille, le second téléphone se met aussi à vibrer et émet alors un son qui peut être facilement perçu dans toute une salle. (Certaines positions du crayon
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- de charbon conviennent mieux, mais on les trouve très facilement et elles sont stables.)
- Les premiers détails sur ce dispositif ont déjà paru dans les Comptes rendus de VAcadémie (séance du 16 juin 1908). Tel qu’il est, il résulte des essais que son fonctionnement est bon sur une distance égale au moins à la moitié delà partie extrême. Sa régularité est telle qu’il permet de recevoir les
- messages radiotélégraphiques en écoutant les sons perçus dans la salle.
- L’auteur a tenté de renforcer une seconde fois le son émis par le téléphone haut-parleur en appliquant le même dispositif; il a obtenu ainsi un accroissement très net de la distance de fonctionnement, mais peut être un peu moins de régularité.
- R. C.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- U Air liquide, Oxygène, Azote, par Georges Claude. — Un volume in 8° raisin de 4°° pages avec i4q figures. — Du.nod et Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : i5 francs.
- Depuis les premiers essais sur la liquéfaction des gaz, effectués il y a plus d*un siècle (Van Marum, I792)j les expériences concluantes de Faraday (liquéfaction du chlore, i8a3), la possibilité de liquéfier, voire même de solidifier tous les gaz, n’a pas cessé de préoccuper les chimistes et les physiciens, envieux de résoudre d’une façon pratique ce diffi-cultueux problème.
- S’il est vrai que les trois états physiques des corps (solide, liquide, gazeux) ne diffèrent que par l’action de la température et de la pression, on doit pouvoir arriver, effectivement, en faisant agir l’un ou l’autre de ces facteurs ou tous les deux à la fois, à la liquéfaction complète de tous les gaz connus et même-de ceux réputés permanents.
- L’air atmosphérique ne saurait donc échapper à cette loi. Mais, bien que résultant d’un mélange de deux gaz séparément liquéfiables, il présente à ce point de vue bien des difficultés et, comme on le sait, c’est seulement dans ces dernières années que les efforts des savants ont pu triompher de sa résistance à la liquéfaction.
- Les travaux de M. G. Claude sont, à cet égard, remarquables, et les installations qu’il a effectuées, après la mise au point des conditions à réaliser pour obtenir des rendements satisfaisants, nous montrent les -perfectionnements qu’il a apportés à ses procédés.
- Qu’est'CC que l’air liquide ? Comment arrive-t-on
- à liquéfier l’air 1* Comment peut-on conserver et utiliser l’air liquide? Tel est le fond du sujet que M. G. Claude a traité dans l'ouvrage qu’il vient de publier.
- La séparation de l’air dans ses éléments, qui présente une importance énorme au point de vue de la production économique et de l’utilisation en grand de l’oxygène et de l’azote, y a été traitée avec le plus grand soin et avec les plus minutieux détails. L’auteur n’a pas craint de mettre le lecteur au courant des difficultés auxquelles on se heurte sans cesse clans la pratique, pour arriver à extraire de l’air les deux éléments qui le constituent. Et pourtant, combien d’industries seraient heureuses, à l’heure actuelle* de trouver ces deux gaz à bon compte! Là fabrication électrochimique des engrais et autres produits azotés, qu’il s’agisse de l’acide nitrique préparé par le procédé Birkeland ou de la cyanamide calcique, nécessite de l’oxygène et de l’azote purs, le premier pour enrichir l’air soumis aux décharges électriques, la seconde pour obtenir un produit à haute teneur en azote.
- 11 importe donc, aussi bien pour cette industrie (qui, à elle seule, absorbe actuellement plusieui\s milliers de chevaux) que pour toutes celles qui font une consommation importante d’oxygène et d’azote, de trouver régulièrement sur les marchés ces deux gaz à un prix suffisamment bas.
- L’ouvrage de M. G. Claude nous renseigne pleinement sur ces questions. Toutes les particularités relatives à l’évaporation de l’air liquide, à la récupération du froid, aux procédés de vaporisation progressive, k la liquéfaction anticipée de l’oxygène atmosphérique- à la rectification (appareils Linde, Lévy et Ilcibbronner, Pictet, Claude, etc.), y sont
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- décrites en détails. Le volume se termine par la | description des installations d’air liquide actuelle- j ment existantes. !
- Les savants et les industriels pourront se rendre , compte, à la lecture de cet intéressant travail, qu’il j ne s’agit pas, dans la description des méthodes étu- | diées par l’auteur, de simples conceptions théori- ! ques ou de pures expériences de laboratoire, mais j de la réalisation d’un problème dont les applications !
- vont pouvoir prendre, dès maintenant, leur plus !
- large expansion. j
- J. E. !
- VOLUMES REÇUS
- Vectors and vector diagrams applied to the altei'nating ouvrent circuit, par w. Cramp et C. F. Smith. — i volume in-8° carré de 252 pages avec ii4 figures. — Longmans, Green and C°, éditeurs, Londres. — Prix : cartonné, 9 fr, 5o.
- Manuel d’Electrotechuique, par A. Thomae-len. Traduit sur la 3U édition allemande, par Boy de la Tour. — 1 volume in-8° raisin de 55G pages avec 338 figures. — Ch. Béranger, éditeur, Paris et Liège.
- — Prix : relié, 20 francs.
- Traité théorique et pratique des machines dynamo-électriques, par Silvanus P. Thompson. Tvaduit sur la 7G édition anglaise, par E. Boistel (4e édition française). — 1 volume in-8° raisin de 904 pages avec 572 figures. — G11. Béranger, éditeur, Paris et Liège. — Prix : relié, 35 francs.
- Herzogs Elektrotechnisches Jahrbuch, par S. Herzog. — 1 volume in-8° jésus do 298 pages . — Union Deutsche Verlagsgesellschaet, Stuttgart. — Prix: relié, 12 marks.
- Les mines à travers les âges, par E. Guarini.
- — Brochure in-8° de 3(5 pages. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix: 1 franc.
- Les moteurs à gaz, tome II, par Herm. Haeder. Traduit de l’allemand, par M. Varinois. — 1 volume in-8° de 248 pages avec ligures, tableaux et un atlas de 100 planches. — li. Dunod et E. I’inat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 17 fr. 5o.
- Estado actual de la Electrometalurgia del hierro. — Brochure in-8° de 4° pages avec iG figures.
- — A. Romo, éditeur, Madrid. — Prix : 3 pesetas.
- L’Aéroplane pour tous, par L. Lelasseux et R. Marque. — Brochure in-8° de 120 pages avec 28 figures. — Société d’Editions aéronautiques, Paris. — Prix: 2 francs,
- A simple apparatus for the examination of the colour and quality of radiation furnished by artificial sources of light, par w. Voege. — Extrait de The Illuminating Engineer, Londres.
- Uber die Oxydation des Sticksotffes im gekühlten Hochspannungsbogen bei Minder-druck, par Adolf Kœnig. — 1 volume in-8° raisin de 76 pages avec 8 figures. — Wilhelm Knapp, éditeur, Halle a. Salle. — Prix : broché, 3 marks.
- Die atmosphârische Elektrizitàt , par H. Mâche et E. V. Schweidler. — 1 volume in-8° carré de 247 pages avec 20 figures.— Friedu. Vieweg et Soiin, éditeurs, Brunswick. — Prix: broché, 6 marks; relié, 6 m. 80.
- Uber Dâmpfungsmessungen mittels unge-dâmpfter elektrischer Schwingungen, par R. Lindemann. — Extrait de Pliysikulische-Techni-scheit Iteiclisanstalt, Brunswick.
- CORRESPONDANCE
- Nous venons de recevoir la lettre suivante de M. Turpain :
- Monsieur,
- Je suis vraiment très fier qu’à propos de la publication, chez M. Gauthier-Villars, de la seconde édition de mon ouvrage La télégraphie sans fil elles applications pratiques des ondes électriques, vous croyez devoir annoncer à vos lecteurs que vous me considérez comme un bon professeur de physique. Une compétence aussi éclairée que celle d’un directeur de journal technique, s’ap-pella-t-il Becq, en fait d’appréciation des qualités professionnelles des professeurs d’Univer-sité, 11e peut, lut-elle pontifiante, qu’être flatteuse! Vraiment vous m’honorez grandement, je vous assure!
- Pour bien mettre vos lecteurs au courant de la valeur que peut avoir un jugement de vous sur ! un de mes livres, il serait bon de leur rappeler que je vous ai refusé de continuer ma collaboration à votre journal, collaboration que vous sol-
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- licitiez, à l’époque où vous en avez pris la direction. Cela expliquera le sans-gène prétentieux avec lequel vous jugez un livre que vous n’avez même pas pris la peine de lire. Vous y auriez vu en effet que, contrairement à ce que vous annoncez, je réclame une part personnelle aux progrès de cette technique spéciale de la télégraphie sans fil et des applications pratiques des ondes électriques, auxquels j’ai contribué par de nombreux travaux faits à une époque où les questions étaient encore très embrouillées et fort obscures.
- Je vous prié d’insérer cette lettre dans votre plus prochain numéro en même place et mêmes caractères que la note visant mon ouvrage, et vous rappelle que l’article i3 de la loi de juillet 1881 sur la liberté de la presse me donne le droit d’exiger cette insertion.
- Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations.
- A. Tükpain.
- Professeur de Physique à la Faculté des Sciences de l’Université de Poitiers.
- Réponse à la lettre de M. Turpain.
- Brr!!! Compétence pontifiante! Sans-gêne prétentieux! Menace de l’article i3 de la loi de juillet 1881 ! On en aurait presque froid dans le dos. Mais il ne s’agit pas de cela : il s’agit d’esquisser une toute petite réponse de rien du tout. ; on ne peut vraiment pas se laisser avaler ainsi d’un seul trait. — Auparavant mettons au point certains faits.
- M. Turpain pense et dit, sans ambages du reste, que mes critiques à son égard sont tout simplement le fruit d’un ressentiment personnel, ou mieux une forme de vengeance, assurément perfide. Quel en serait le motif : tout simplement son refus de continuer une collaboration à notre Revue au moment où j’en pris la direction. M. Turpain se trompe à cet égard : lorsque, vers la fin de 1904, à la suite d’un changement d’administration, je m’intéressai entre autres choses à Y Eclairage Electrique en qualité de simple et modeste secrétaire, j’écrivis naturellement aux anciens rédacteurs pour leur demander de continuer leur collaboration. M. Turpain se récusa par une lettre assez peu aimable et dont j’ai gardé assez facilement le souvenir, parce qu’elle fut la
- seule dans ce cas. Je n’ai du reste pas à juger ici les raisons personnelles qui éloignèrent M. Turpain ; sa collaboration fut immédiatement remplacée par celles du Capitaine, aujourd’hui Commandant Ferrié et d’autres hommes d’une valeur technique incontestable et incontestée. Donc je n’ai pas en 1904 imploré la collaboration de M. Turpain pas plus que je n’ai pris alors la direction de VEclairage Electrique.
- Je n’ai pris en effet la Direction de cette Revue que tout récemment, il y a huit mois à peine.
- — Mais entrons dans le vif (!) de notre réponse.
- — Vous connaissez sans doute l’histoire de la paille et de la poutre. C’est une histoire qui se passe dans l’œil du voisin et que souvent l’on raconte sous forme d’apologue. Ne trouvez-vous pas qu’elle est de tous les jours ?
- M. Turpain s’écrie : « Une compétence aussi éclairée que celle d’un directeur de journal technique, s’appelât-il Becq, en fait d’appréciation des qualités professionnelles des professeurs de l’Université ne peut, fût-elle pontifiante... »
- Et alors il me tombe, comme par hasard, sous les yeux le numéro du 3o décembre 1908 de là Revue Générale des Sciences où M. Turpain s’est livré à un éreintement en règle de tous les polytechniciens en général et des ingénieurs des Téléphones en particulier. Cet éreintement parut, du reste, si injustifié à beaucoup d’égards, queM. Olivier, le distingué directeur de la Revue Générale des Sciences, n’a pas voulu engager,la responsabilité de sa publication dans une diatribe aussi pleine de fiel et de parti pris. M. Olivier a fait observer ironiquement à l’auteur qu’il en arrivait à émettre des propositions mathématiques d’une haute importance comme celle ci : une somme de hautes capacités équivaut à une incapacité absolue, ou bien encore qu’il rendait l’Ecole polytechnique responsable de l’étymologie de son nom.
- Mais on aura beau faire : pour M. Turpain, « les polytechniciens, sous le vernis prétentieux de tout savoir, cachent forcément l’ignorance complète des plus récents progrès ». 11 est vraiment admirable de voir de telles phrases écrites par des Universitaires, car si le pédantisme et la prétention absolue d’être infaillibles sont en France lofait de beaucoup,laplupartd’entre ceux-ci peuvent se compter dans Y Alma mater. Et alors, ne puis-je pas m’écrier aussi : Une compétence aussi éclairée que celle d'un professeur de physique,
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- s’appelât-il Fur pain, en fait d’appréciation de qualités professionnelles des ingénieurs des Téléphones, ne peut, fut-elle pontifiante... » J’ai au moins, moi, l’excuso de les avoir bien connus, les professeurs de l’Université (plusieurs sont mes amis du reste), puisque, pendant, de longues années, j’ai suivi leurs leçons et je suis le premier à leur rendre hommage quand ils se consacrent à un enseignement scientifique général ; il n’est donc pas impossible que je puisse reconnaître leurs qualités professionnelles. M. Turpain a-t-il si longtemps vécu dans le commerce des ingénieurs des Téléphones, qu’il puisse en dire autant? Mais qu’on me pardonne si je délaisse maintenant M. Turpain pour élargir un peu le débat.
- Au fond ce n’est pas la seule Ecole Polytechnique ou les seuls polytechniciens que je défends ici. Si j’en connais, certes, auxquels l’on peut reprocher un esprit étroit et administratif, j’en sais d’autres qui sont entrés dans la mêlée industrielle avec leur simple bonne volonté et leur ardeur au travail, sans prétention aucune, parfois par un dur apprentissage,quelquefois comme ouvriers ou co m me chau ffeu rs e t qui j oui sse nt au j o u r-d’hui d’une réputation incontestée. Ah 1 je vous assure bien que ceux-là se contentent de serrer de près leur spécialité et qu’ils laissent à d’autres la parade de la science infuse ex cathedra. Mais la cause que je défends ici est aussi bien celle de nos camarades de l’École Centrale, de l’Ecole des Mines, de toutes les autres Ecoles industrielles en un mot, qui n’ont pas cru devoir perdre leur temps à faire une licence (pourquoi, grands dieux!) dans les Facultés où des professeurs enseignent, par exemple, la technique des dynamos sans jamais avoir fait partie d’une exploitation industrielle ou d’un atelier quelconque. Et je supplie tous ces camarades de s'unir, je demande aux revues techniques et industrielles qui font autorité, de nous aider dans cette réaction nécessaire contre l’esprit dominateur et absorbant de l’Université dont je parlais encore tout récemment.
- Certes non, ce ne fut pas un sentiment mesquin, d’ailleurs inadmissible, qui glissa dans mon appréciation du livre de M. Turpain une légère critique sur la valeur technique de son auteur.
- Mon indulgence naturelle, les nombreuses appréciations que j’ai faites dans Y Eclairage et La
- Lumière depuis 190 a en foht foi, eût même écarté cette critique si je n’avais voulu montrer à M. Turpain qu’on risque, en tapant à tour de bras sur les autres, de recevoir à son tour. Mais, me direz-vous, les critiques doivent être toujours justifiées. C’est la justification des miennes que je vais maintenant entreprendre, et peut-être M. Turpain pensera-t-il ensuite que j’ai tout de même pris la peine de lire son livre.
- Celui-ci comprend 3g6 pages, dont xo sont consacrées aux tables. Restent ‘’rjG pages de texte, soit un volume suffisant, en apparence,pour donner une idée au moins de tous les progrès de la technique.—-MaisM. Turpain affectionne particulièrement les interrupteurs. Pourquoi ? Parce qu’il y a un interruptenr rapide de M. Turpain et un interrupteur-inverseur de M. Turpain. Plus de /m pages sont consacrées aux interrupteurs; une douzaine aux bobines. Et dans ce défilé interminable d’interrupteurs, j’ai cherché vainement celui de Klingelfuss, de beaucoup le plus remarquable, employé dans quelques postes, à Alger par exemple, qui permet de couper des intensités de 35 à lo ampères et d’obtenir des étincelles de f>mm entre six lames de zinc de iocm de diamètre et 'Jtoc,n de longueur.
- On pouvait penser qu’après s’être étendu si complaisamment sur les interrupteurs et les bobines, dont l’emploi est actuellement limité aux petits postes sans importance à cause de leur rendement ridicule de 3o à lo % et de leurs complications de montage, l’auteur aurait consacré une part importante de son livre aux transformateurs industriels d’un rendement si remarquable dont l’emploi se généralise de plus en plus. Tout est dit en une page (6o à 6i), non sans erreur du reste. La tension secondaire, à la Tour Eiffel, atteignait 45 ooo volts, en effet, où M. Turpain écrivait son ouvrage. Mais il affirme cependant que la tension secondaire ne dépasse pas x5 ooo volts.
- Pour lui, c’est à M. Caille que revient le mérite d’avoir récemment préconisé l’emploi de transformateurs à fuites magnétiques, préconisés en Allemagne depuis de longues années. Du reste l’auteur semble ignorer toutes les études si importantes faites au sujet de l’emploi de courant alternatif par MM. Slaby, Wien, Blondel, Bethe-nod, ainsi que les nombreux travaux allemands sur la charge des condensateurs par des transformateurs à fuites ou sans fuites avec emploi de
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- selfs additionnelles. On ne trouve pas davantage trace des phénomènes de résonance ni de l’emploi du courant continu à haute tension avec les déflagrateurs tournants de Marconi ou de Blondel. Ce pauvre M. Marconi est du reste assez maltraité. Pour M. Turpain, il n’a jamais rien inventé. Et l’antenne appliquée à la transmission ? il me semble que cette idée là en vaut bien d’autres.
- Pour la réception des signaux, M. Turpain ignore un grand nombre de détecteurs, en particulier tous les détecteurs à gaz ionisés d’un fonctionnement et d’une sensibilité parfaite, la valve de Fleming ou l’audion de Forest, enfin tous les détecteurs à contacts entre cristaux tels que le perikon de Picard. Mais par contre,il parle à la page 129 des résultats intéressants obtenus récemment par M. Marconi, résultats que Slaby obtint déjà en 1898 et que retrouvèrent en 1902 et 1908 M. Garcia et le commandant Ferrié. De même, il signale à la page iSgles dispositifs de M. Artom basés sur les phénomènes d’interférence,mais il oublie ceux de M. Blondel bien antérieurs.
- Si l’on arrive à la description de l’installation de la Tour Eiffel, on est tout surpris des erreurs qu’elle contient. Comme nous l’avons déjà dit, au moment où M. Turpain écrivait son livre, le courant alternatif à 220 volts était transformé à 45 000 volts. De plus la capacité est de 4/10 de microfarad et non jjas de 1/10 de microfarad. Quel est le technicien de la télégraphie sans fil qui oserait adopter, du reste, une capacité aussi faible de 1/10 pour-une onde de 1 800 mètres?
- Après avoir affirmé ainsi mal à propos, l’auteur met en doitte que M. Marconi puisse faire du service entre l’Angleterre et l’Amérique. Mais il n’est pas plus heureux ici, car l’on peut facilement contrôler le contraire à la Tour Eiffel où l’on reçoit à la fois les radiotélégrammes envoyés des postes de Glace-Bay (Nouvelle-Ecosse) et de Clifden (Irlande), les ondes de ces postes étant de 4km. Vraiment M. Turpain devrait m’être recon-
- naissant de lui préparer ainsi des renseignement s intéressants pour sa prochaine édition.
- J’aurais, du reste, bien d’autres choses à dire, mais il faut savoir se borner. Cependant, je ne veux pas terminer la critique d’un livre que je ne me suis même pas donné la peine de lire sans y relever une dernière erreur : Le nouveau matériel de la marine, qui a donné de si brillants résultats et qui n’emploie pas du reste les bobines d’induction et les interrupteurs si chers à M. Turpain, n’a pas été établi d’après les études de M. Tissot, mais il a été construit dans les établissements du Génie militaire d’après les appareils expérimentés en 1904 et en igo5 entre Paris et Belfort par les seuls officiers du génie, tous polytechniciens du reste. Un lieutenant de vaisseau, M. Lacointe, vint même à Belfort pour y prendre les données du poste alors en fonctionnement.
- Il ne me reste plus qu’àpriernos lecteurs d’accepter mes excuses pour avoir si longtemps abusé de l’hospitalité de notre Revue, au détriment de sujets bien plus intéressants. Qu’ils me pardonnent ! J’avais voulu dire tout simplement à M. Turpain qu’il était plutôt professeur que technicien. Ce n’était pas un grief et j’avais bien le droit, il me semble, de ne pas l’égaler, sous le rapport technique,aux ingénieurs et aux offioiers qui consacrent tout leur temps à la pratique de ces questions de télégraphie sans fil dans la manipulation et les études journalières de postes puissants.
- M. Turpain s’est fâché une fois de plus dans sa vie et 111’a écrit une lettre dont le ton visait à m’être trop désagréable pour que, vraiment, je n’aie tenté aussitôt de le lui faire regretter. — Si j’y ai réussi, tant mieux: je n’ai aucune raison personnelle de lui en (vouloir. Sinon, tant pis : notre petite polémique n’empêchera ni la terre de continuer à tourner, ni chacun de vaquer à ses petites affaires.
- A. Becq.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE (l)
- NOTES INDUSTRIELLES
- Voltmètres compounclès donnant le voltage à ï extrémité des feeders.
- Dans la plupart des distributions d’énergie électrique, le centre de distribution étant éloigné de l’usine, il est nécessaire de connaître, au départ, la tension à l'extrémité du feeder, cette tension variant avec le voltage à l’origine et avec la charge du feeder.
- Dans ce but on prévoit généralement des fils pilotes disposés parallèlement aux câbles, permettant, au moyen de voltmètres sulli-samment résistants, de connaître à l’usine la tension de distribution à l’extrémité .du feeder.
- Cette installation, toujours coûteuse, ne présente pas toutes les garanties nécessaires, car le fil étant fin est exposé à se détériorer, son emploi est aussi souvent une cause supplémentaire de mauvais isolement. D’autre part, si les fils pilotes n’ont pas été prévus lors de l’installation, leur mise en place est toujours onéreuse.
- On a donc cherché à établir un voltmètre branché au départ du feeder à l’usine, et influencé par le courant du feeder de telle sorte que ses indications baissent proportionnellement à l’intensité qui traverse le feeder.
- Les premiers appareils furent établis par la maison Chauvin et Arnoux, au moyen d’un galvanomètre à solénoïde et à fer doux mobile, de leur série dénommée demi-précision.
- Le solénoïde comprend deux enroulements de sens inverse. Aux extrémités de l'enroulement à (il fin est appliquée la tension de (*)
- l’usine, tandis que le second enroulement est parcouru par le courant du feeder.
- Les ampèretours dus au courant principal se retranchent des ampèretours du circuit voltmétrique, ce qui a pour but de faire retarder les indications du voltmètre proportionnellement à l’intensité de ce courant.
- La mise en circuit de l’appareil se fait eu connectant les deux tiges de l’enroulement à gros fil au circuit du feeder, de la canalisation (la première liaison étant faite à l’intérieur de l’instrument).
- Le voltmètre est établi [tour tenir eompLe directement de la perte en volts. Pour ce
- Fig. i.
- réglage intervient une résistance réglable E (lig. j) placée entre les deux liges de connexion. .Vu cas où, par suite de modifications dans l’installation, la résistance du leeder i viendrait à augmenter et par cela même la
- (*) Adresser toutes les demandes‘ de renseignements et de consultations à M. À. Becq, ancien élève de l'Ecole Polytechnique, Ingénieur Conseil, 4o.rue des Ecoles, Paris.
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- 254
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2® Série). — N°8.
- perte proportionnelle en volts, il suffirait de diminuer la section de cette résistance B pour augmenter l’e/Iét différentiel dans la proportion voulue.
- Ce dispositif intéressant a l’inconvénient de nécessiter l’emploi d’appareils à fer doux, toujours soumis aux erreurs d’hystérésis, ce qui ne permet pas d’utiliser ces instruments comme appareils de’précision.
- La nouvelle méthode employée par la maison Chauvin et Arnoux s’applique à la mesure du voltage à l’extrémité des feeders, sans l’intervention de fils pilotes, au moyen d’un galvanomètre de précision susceptible de recevoir des bobines de circuit pour les
- mesures de force électro-motrice ou des shunts pour les mesures d’intensité.
- En particulier, les appareils périodiques à cadre mobile et aimant permanent pour courant continu et les galvanomètres à fil dilatable pour courant alternatif conviennent parfaitement à cet emploi.
- La figure >. donne le schéma des connexions de l’appareil. Soit :
- I l’intensité dansle feeder.
- E la force électro-motrice aux bornes, à l’origine du feeder de résistance totale R.
- Et e la force électro-motrice au point de distribution. On a e — E — RL
- Pour l’explication de ce principe, nous fixerons un sens de passage du courant à un instant considéré.
- L’équipage galvanométrique O est relié à l’un des pôles par l’intermédiaire d’une résistance, dite bobine de circuit Rj,et il est lui-même placé en dérivation d’un shunt S placé dans le circuit principal sur l’autre pôle, par l’intermédiaire d’une résistance ('gale à la sienne.
- Le courant a dû à la tension se partage en deux parties égales - dans l’équipage et dans la résistance.
- K,E.
- Le courant - dû au courant de dérivation
- du shunt est soustractif dans le cas de l’équipage et additif dans la résistance.
- - = K2I.
- 2
- En conséquence, l’équipage se trouve parcouru par un courant
- / = - — - = K,E — K.,I,
- ‘2
- ,: = K, (,;-£>).
- On peut toujours établir les constantes K,
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- K2 du galvanomètre de telle sorte <|ue : Ko .
- — = R, résistance lix<* du l'eeder.
- En conséquence i Kf (E — RI) = K(e et le galvanomètre (‘tant gradué en parties proportionnelles aux intensités parcourant l’équipage, on a la dévialion
- D = Kc.
- La déviation est proportionnelle à la force électro-motrice à mesurer e.
- Le même principe peut être appliqué à la mesure du voltage à l’extrémité des feeders dans les distributions à fils mulliples, en employant un galvanomètre différentiel susceptible de donner des déviations égales à la somme algébrique des déviations de chacun des équipages. Tel est le cas de deux cadres mobiles isolés, placés sur un même axe et dans le champ d’un même aimant permanent ou de deux fils dilatables dont on fait la somme des variations de flèche provoquées par le passage du courant.
- La figure il donne le schéma des connexions de l’appareil.
- Vofrznètee. compoandè
- D1 et D, étant les déviations dues à chacun des équipages, qui sont réglés respectivement pour donner des déviations proportionnelles à —.
- Or, d’après ce qui précède
- I). = K, | R.I.)
- U 7
- IL = K,| (~- «4
- /
- Or, on règle les équij urnes O pour q u’ils
- APERIODIQUE
- AMPERE S
- UAH<E ^'''F MlîROHMS
- — KFfcl —
- OVIN 8. ARNOUX-PARI
- Soient à un instant donné :
- E la force électro-motrice à l’origine du l'eeder ;
- e la force électro-motrice à l’autre extrémité ;
- 1, et I2 les courants parcourant les lèeders de résistances respectives Rt et U., et soit fixé leur sens, on a
- c — k _ \\i\i _ u2i2.
- Le galvanomètre donne par construction une déviation
- aient la même constante et Iv, lx2 — K.
- D = K (E — R,I, — RaI2) = iKe.
- La déviation est proportionnelle à la tension à mesurer e.
- La figure 4 donne l’aspect d’un voltmètre compoundé à cadre mobile avec son shunt pour distribution à deux fils.
- La maison Chauvin et Arnoux ad joint aussi à ses enregistreurs ce nouveau dispositifqui n’apporte aucune modification à la construction des voltmètres auxquels il s’applique.
- L. PlLUKIl.
- I) D, •••- If,,
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- T. V (2* Série). — N* 8.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Dans un élan de lyrisme que nous avons admiré sans l'imiter, les optimistes avaient entrevu au mois d’octobre dernier une hausse du cuivre très 4rnpor-tante qui devait révolutionner le marché. Hélas ! c’est l’inverse qui s’est produit, et après avoir atteint sans grand enthousiasme le chiffre de (5*5 livres, le cours du métal brun végète maintenant aux alentours de 58 £. Les consommateurs certes ne s'en plaignent pas, puisqu’ils ont tant de difficultés à écouler la matière qu’ils ont transformée ; mais les producteurs ont dû se décider à une baisse de prix qui appellera peut-être les affaires. Du moins, c’est l’espoir de i’Amalgamaled et d’autres gros producteurs qui ont provoqué ce mouvement. Les stocks en vue ont diminué de i 7/19 tonnes sur la quinzaine précédente; mais ils sont encore une fois et demie plus élevés que l’an dernier à pareille époque, et tout à fait susceptibles de parer à toute demande un peu importante sans occasionner aucune secousse au marché. Nous ne reverrons pas de sitôt, à notre avis et n’cn déplaise aux Américains et aux grands spéculateurs, les cours de 1907. Il y a partout une grande modération dans les demandes; puis la situation des producteurs se modifie chaque mois par l’appoint de la Russie et du Japon et par l’apparition de l’aluminium qui a déjà conquis plusieurs places. Ainsi l’on voit ce fait assez rare, croyons-nous, du cuivre baisser quand le zinc augmente. Sans qu’il y ait corrélation entre les deux métaux, l’un cependant suivait l’autre, le cuivre marchant en tête; mais l’événement dont nous avons parlé la dernière fois a relevé les cours du zinc en contribuant à affermir toutes les valeurs qui en dépendent.
- Il n’est question, maintenant, dans le monde des ingénieurs électriciens que du transport aux autres industriels capables de les absorber des réserves d’énergie que constituent la houille blanche et la houille noire. On dirait que le projet du transport k Paris des forces motrices du Rhône a rendu réalisables toutes les hypothèses : aujourd’hui, c’est l’Energie Electrique du Centre qui, par une ligne de aookm en aluminium, amène à Saint-Etienne les 12. 000 chevaux d’une chute voisine de la Mure, c’est la Société Grenobloise de Force et Lumière qui amène dans la partie orientale du bassin de la Loire l’énergie des chutes d’eau de la région de Grenoble; deùiain ce sera le Rhône à Paris, et demain aussi, ce seront nos mines du Nord devenues des centres importants de distribution qui alimenteront par
- leurs stations centrales Paris, Lille, Amiens, en utilisant soit les déchets de leurs laveries, soit les gaz de leurs fours à coke. Les installations de la Compagnie Parisienne de Distribution d’Electricité ne sont donc que peu de chose à côté de ce que nous sommes appelés à voir le jour où le prix du kilowatt dépendra plus de l’amortissement des frais d’installation que du coût du combustible et des servitudes que créent son transport et sa manutention.
- On sait que le capital initial de la Compagnie Parisienne de Distribution d’Electricité avait été fixé à 5o millions; il avait été souscrit par chacun des cinq secteurs qui se partageaient en 1907 les concessions d’éclairage et de force à Paris. Les divers travaux engagés depuis lors dépassent 86 millions, d'après les déclarations du président du conseil à l’assemble générale extraordinaire du 3o janvier dernier. Aussi, le conseil d’administration vient-il de faire appel à ses actionnaires pour une augmentation de capital qui n’est pas moindre de 5o millions, avec la perspective de nouvelles émissions d’actions et d’obligations. Ce que seront celles-ci, nui 11’ose encore le dire puisqu’elles dépendront des installations nouvelles à réaliser, conséquence elles-mêmes des besoins du public. Mais, dès maintenant, l’afflux des demandes de la clientèle prend de telles proportions qu’il semble bien que toutes les prévisions seront dépassées.
- Du capital initial, 3o millions ont été absorbés par des frais divers de cautionnement, constitution, intérêts intercalaires et par le rachat aux anciens secteurs des colonnes montantes, branchements, sous-stations, usines de production, etc. Les 20 millions restant, ajoutés aux 5o millions demandés, serviront à .édifier 14 sous-stations nouvelles, à les équiper, à transformer une partie de la zone à trois fils, à construire des galeries souterraines et à poser les canalisations primaires, les feeders et sous-feeders. Tandis que les centres de distribution ou de répartition absorberont ai millions en chiffres ronds, les canalisations de tous genres sont prévues pour au moins 40 millions. Les vingt-sept ans de concession ne seront vraiment pas de trop pour l’amortissement de ces énormes immobilisations. Ce qui les rend plus onéreuses encore, c’est la précipitation avec laquelle il faut y pourvoir sans renseignements sur les prévisions de consommation dans les zones à canaliser. On procède évidemment par comparaison et on escompte l’alimentation des grosses usines. Rien ne dit que celles-ci n’émigreront pas * bientôt, aux alentours de Paris, pour se soustraire à
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- des charges toujours croissantes que les projets d’impôts nouveaux ne sont pas près d’alléger.
- Dans un de ses derniers numéros, une revue périodique d’électricité donnait un aperçu rapide de la concentration de l’industrie électrique allemande en un trust formidable qui représente plusieurs centaines de millions de capital. On ne peut nier que cette méthode a réussi à nos concurrents d’Outre-Rhin, car elle leur a permis d’inonder l’Italie, l’Espagne et la Belgique de leur matériel et de leurs entreprises. Ainsi le Moniteur des Intérêts matériels attire l’attention de ses lecteurs sur la Société belge A. E. G. Union Electrique ; elle existe depuis 1905 et elle réunit comme principaux participants : l’Allgemeine Gesellschaft, la Générale belge d’entreprises électriques, la Financière de transports dont les fondateurs sont eux-mêmes les Elektrische Unterarchnun-ger de Berlin, la Banque de Bruxelles, la Disconto Gesellschaft et la Dresdner Bank. Le résultat de ces patronages financiers a permis à l’A. E. G. Union électrique d’obtenir contre les Belges et contre les Français l’adjudication des travaux exécutés pour la ville de Bruxelles.
- Il est d’ailleurs commun de dire que l’industrie électrique allemande s’est créé en Belgique principalement un marché que les nationaux ne pensent même plus à lui disputer, L’A. E. G. Union Electrique a inscrit, afin 1905, 1 5n 170 francs de travaux en cours ; à fin 1906, 2 736 887 francs, grâce surtout aux travaux exécutés pour Bruxelles ; et, à fin 1907,
- 2 758 /199 francs. Mais les bénéfices sont loin d’avoir subi une progression aussi importante, car il ne se sont élevés pendant la même période que de 288 33q francs à 311 313 ; ce qui semble bien signifier que l’augmentation du chiffre d’affaires est le résultat de sacrifices sensibles sur les prix de vente qui couvrent avec beaucoup de peine les frais généraux. La situation financière reflète, d’autre part, une situation de trésorerie très étroite puisqu’au passif les créditeurs divers s’inscrivent pour plus de
- 3 600 000 francs contre seulement 3 186217 francs de débiteurs divers à l’actif. Les actions de capital n’en ont pas moins reçu 6,5 % d’intérêt.
- Les mesures prises parle conseil d’administration du Métropolitain de Londres et dont nous avons
- *
- parlé au cours de l’année ont donné d’immédiats résultats. Les recettes de l’exploitation ont augmenté d’une année à l’autre pour le même semestre de plus de 9 % tandis que les dépenses ne progressaient que de 3 % , si bien que les actionnaires ont pu recevoir 1/2 % par titre tandis que le reporta nouveau s’élevait ࣠8694 contre £ 5 5i5 Fan dernier. Au moment de la discussion définitive du cahier des charges des transports en commun dans Paris, ces résultats revêtent une signification qui devrait frapper nos édiles; ils reviennent du reste, devant le relus motivé des demandeurs en concession, à une appréciation plus sensée de la situation. Le bien public importe évidemment à leur souci de réduire les prix de transport, mais il ne peut aller tout à fait contre les intérêts des capitalistes qui ont assez d’audace pour favoriser encore ces entreprises.
- Il semble qu’en ce début d’année, cependant peu mouvementé au point de vue financier, l’assemblée générale extraordinaire de la Société d'Applications Industrielles du 16 janvier dernier ait passé inaperçue. Elle a cependant revêtu un caractère de spéciale importance, puisqu’elle a consacré la réduction du capital social à 2 000000, puis son augmentation à 5 millions. Les noms des nouveaux administrateurs sont une indication du groupement d’intérêts qui s’est fait pour sauver l’œuvre du fondateur de la Société, M. Bernheim. Les maisons de construction suisses Sulzer et Escher Wyss y sont représentées en même temps que la Société d’Entreprises industrielles de la rue de Miromesnil et des banques suisses.
- L’exposé de l’ancien conseil à l’assemblée générale du 10 décembre précédent avait jeté sur la situation fort difficile de la Société un jour jjeu favorable; le nouveau conseil espère remettre sur pied toutes ces affaires ébauchées,et malgré'cela complexes et enchevêtrées, qui ont nom le Sud-Electrique, la Société des Forces motrices de la Haute Durance, la Société des Forces motrices delà Vis, l’affaire deMédéah, etc.
- Le sacrifice d’une créance spéciale de 1 484 679 fr. consenti par la famille de M. Bernheim et les membres de l’ancien conseil pour prix d’un- quitus de la gestion de l’un et des autres leur facilitera cette tâche.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Pas-de-Calais. — Est déclaré d’utilité publique rétablissement, dans la ville de Boulogne-sur-Mer, d’un réseau de tramways comprenant les lignes suivantes : i° de la rue Yvart à Beaurepaire ; 20 de la rue Vvart à Saint-Pierre; 3° de Boulogne (gare) à Hardelol ; 4" de Boulogne (gare) à Wimereux par Wimille.
- Italie. — L’Administration des chemins de fer italiens va faire exécuter les travaux nécessaires pour l’application de la traction électrique sur plusieurs points de son réseau. Une dépense de 35 millions est prévue pour l’installation de ces lignes.
- La municipalité de Gènes vient de concéder un service très étendu d’omnibus automobiles à une nouvelle Société disposant d’un capital de i million de lires et à laquelle la Société italienne des Auto-Cars d’Alexandrie prête son concours.
- Allemagne. —L’Administration des chemins de fer de l'Etat vient de commander 8 655 wagons à marchandises, à livrer d’ici au 3o septembre prochain.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Nous donnons ci-dessous l’extrait du rapport du budget des Travaux publics concernant les distributions d énergie électrique.
- Dès le lendemain du jour où la loi, du i5 juin 1906 sur les distributions d’énergie électrique a été publiée au Journal Officiel^ l’administration s’est occupée d’en assurer l’application et s’est mise à cet effet en rapport avec les autres ministères intéressés, pour arriver, dans le plus bref délai, à la constitution d'une commission interministérielle qui serait chargée d'élaborer les cahiers des charges type et les divers règlements et arrêtés prévus par les articles 6, 18, 19 et 20 de la loi. Cette corn mission était instituée, dès le 9 octobre 1906, sous la présidence de-M. Alfred Picard, président de section au Conseil d’Etat : elle se partageait aussitôt en plusieurs sous-commissions chargées de préparer les éléments du travail considérable qu elle allait entreprendre. Ce programme important est aujourd’hui terminé. Tous les actes prévus par les articles précités ont été rendus et publiés. Le dernier est le décret du 20 août 1908 qui approuve le cahier des charges-type pour la concession «l’une distribution d’énergie électrique par l’Etal. J) ne rbste plus qu’à publier certaines formules (modèle d’arrêté préfectoral portant autorisation d’installer une distribution d’énergie électrique par permission de voirie, modèle d’autorisation de circulation de courant, etc,, etc.),
- pour compléter la réglementation prevue par la lof de 1906.
- Diverses instructions ont été préparées en outre et adressées successivement aux préfets pour expliquer et commenter les dispositions insérées dans les décrets et arrêtés mis en vigueur. Nons donnons ci-après l’énumération des divers règlements, arretés et circulaires destinés à assurer l’application de la loi sur les distribu-lions d’énergie.
- i° 7 février 1907. — Décret relatif au mode de fonctionnement du comité permanent d’électricité;
- 20 11 juillet 1907. — Décret relatif à la sécurité des travailleurs dans les établissements . qui mettent en œuvre des courants électriques (ministère du Travail et do la prévoyance sociale).
- 3° 17 et 18 octobre 1907 1907. —> Décret et circulaire relatifs à l’organisation du contrôle des distributions d’énergie.
- 4° 17 et 29 octobre 1907. — Décret et circulaire relatifs à la fixation des redevances pour occupations du domaine public.
- 5° 17 décembre 1907- — Circulaire autorisant la nomination de gardes particuliers des distributions établies par permission de voirie.
- 6° 27 décembre 1907. — Circulaire portant envoi d’un arreté ministériel de meme date qui fixe les conditions de capacité à remplir par les agents des municipalités désignées pour le contrôle des distributions d’énergie électrique.
- 70 21 mars 1908.— Arrêté ministériel déterminant les conditions techniques auxquelles doivent satisfaire les distributions d’énergie ;
- 8° 3o mars 1908. — Circulaire relative au recouvrement des frais de contrôle;
- 90 3 avril 1908. —Décret portant règlement d’administration publique pour l’application delaloi duiôjuin 1906;
- i.o° 12 mai 1908. — Circulaire (du ministre du Travail et de la prévoyance sociale) contenant des instructions au sujet de l’application du décret ci-dessus du 11 juillet I9°7 (pièce n° 2) ;
- ii° 17 et 3o mai 1908. — Décret et circulaire relatifs au cahier des charges type pour la concession d’une distribution publique d’énergie par une commune ou un syndicat de communes ;
- 12° 21 juillet 1908 —Circulaire portant envoi de l’arrêté ministériel du 21 mars 1908 (pièce n° 7);
- i '3° 3 août 1908. — Circulaire portant envoi du décret, du 3 avril 1908 (pièce n° 9);
- ii° 20 août 1908. —- Décret approuvant le cahier des charges type pour la concession d’une distribution publique d’énergie par l’Etat.
- La préparation de ces nombreux actes, dont certains ont une importance exceptionnelle, a nécessairement
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- exige de longs délais. Mais comme les affaires engagées avant la promulgation de la loi ou présentant un caractère particulier d’urgence ne pouvaient rester en souffrance pendant ce temps, l’administration a autorisé les préfets et les ingénieurs qui en ont fait la demande aies solutionner de la manière suivante :
- Pour les autorisations sollicitées sous le régime des permissions de voirie, régime maintenu dans la loi du i5 juin 1906, il a été admis que l’on pourrait continuer à les accorder suivant les règles précédemment en vigueur étant bien entendu que les permissionnaires devraient se conformer ultérieurement aux règlements d’administration publique ou arretés ministériels à intervenir.
- En ce qui touche les demandes en concession, dont l'examen soulève des questions plus complexes et plus délicates, on a fait savoir aux ingénieurs qu’en attendant la mise en vigueur des nouvelles prescriptions réglementaires à l’étude, il conviendrait de poursuivre les formalités de l’instruction relatives au tracé et i\ la constitution des lignes de transport électrique, à la détermination des tarifs, etc., de manière à pouvoir faire aboutir l’affaire aussitôt que les règlements et arrêtés en préparation seraient intervenus.
- Les préfets ont même été autorisés à statuer définitivement dans les cas exceptionnels où il y aurait eu de sérieux inconvénients à différer le règlement de certaines demandes en concession déjà en cours d’instruction,mais sous la réserve expresse que les dispositions projetées seraient ultérieurement, soit mises d’accord avec les clauses et conditions des cahiers des charges type à dresser en exécution de la loi, soit approuvées par décret délibéré en conseil d’Etat dansles cas definis au paragraphe 5 de l’article 7 et au paragraphe 2 de l’article 11 de la loi du 1 5 juin 1906.
- Telles sont les mesures transitoires auxquelles l’administration a été obligée de recourir pendant que la commission interministérielle procédait à l’élaboration des règlements destinés à compléter l’œuvre législative. Le moment n’est pas loin oit la loi du i5 juin 1906 va pouvoir être appliquée sans réserve dans son intégralité.
- La loi du i5 juin 1906 et le décret du 17 octobre 1907 prévoient un double contrôle des distributions d’énergie électrique : celui de la construction ou de la voirie et celui de l’exploitation technique. Ils sont dirigés par l’ingénieur en chef du département ; le contrôle de la construction et de la voirie est exercé parles ingénieurs des ponts et chaussées dans leurs arrondissements respectifs. Voici, en ce qui touche le contrôle d’exploitation technique, quels sont les fonctionnaires qui y sont attachés :
- Ingénieurs ordinaires des mines............... 17
- Contrôleurs des mines......................... 17
- Ingénieurs des postes et des télégraphes...... 22
- Ingénieurs ordinaires des ponts et chaussées. , 08
- Conducteurs des ponts et chaussées............ q5
- Commis des ponts et chaussées................. 5
- Il convient de noter également qu’en dehors de ces diverses catégories de fonctionnaires le contrôle technique compte en outre :
- Dans le déparlement de la Gironde : 1 docteur ès. sciences, contrôleur principal de la ville de Bordeaux ;
- Dans les départements de Meurthe-et-Moselle et des Vosges : t diplômé de l’institut électrotechnique de Nancy, fonctionnant dans ccs deux départements ;
- . Dans le département du Nord : 1 inspecteur électricien attaché au service unifié du département, titulaire du certificat d’aptitude institué par l’arrêté du 27 décem-bre 1907 ;
- Dans le département de la Seine : 1 ingénieur électricien de l’école centrale, attaché au contrôle électrique du métropolitain.
- En résumé, l’organisation du contrôle de l’exploitation technique des distributions d’énergie électrique est aujourd’hui assurée dans la France entière, sauf dans trois départements, pour lesquels d’ailleurs cette organisation est à l’étude et ne lardera pas à aboutir.
- DIVERS
- France.— Par décret du 29 janvier 1909, sont nommés membres du Comité permanent d’électricité, pour les années 1909 et 1910, MM. :
- Berthelot (Andréb administrateur délégué delà Compagnie du chemin de fer Métropolitain de Paris.
- Boutan, directeur de la Compagnie du Gaz de Lyon. Brachet, directeur du secteur électrique des Champs-Elysées.
- Brylinski, sous-directeur de la Société le Triphasé. Cordier, directeur géuéral de la Société l’Energie électrique du littoral méditerranéen.
- Equer, administrateur délégué de la Compagnie générale parisienne des Tramways.
- Guillain, président du conseil d’administration de la Compagnie française Thomson-Houston.
- IIarlé. de la maison Sautter-Harlé et Cie.
- Hillairet, ingénieur constructeur.
- Lauour, directeur de la Société l’Eclairage électrique. Meyer (F.), directeur de la Compagnie continentale Edison.
- Pavie. administrateur délégué de la Compagnie générale française de Tramways.
- Picou, ingénieur des Arts et Manufactures.
- Sartiaiix (Albert), ingénieur en chef de l’exploitation de la Compagnie du chemin de fer du Nord.
- Sée (Raymond), président de la Commission d’exploitation du Syndicat des usines d'électricité.
- Maringer, conseiller d’Etat, directeur de l'administration départementale et communale au ministère de l’Intérieur {yice-pvêsident\*
- Lauriol, ingénieur en chef des Services généraux d écia rage de la ville de Paris.
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- Boncorps, membre du Comité consultatif de la vicina-lité au ministère de l’Intérieur.
- Guillebot de Neuville, ingénieur en chef des Télégraphes, professeur adjoint d’électricité à l’École nationale des Ponts et Chaussées.
- Maureau, ingénieur en chef des Télégraphes. Devaux-Charbonnel, ingénieur des Télégraphes.
- Le colonel Bertrand, directeur du Laboratoire des recherches relatives à l’aérostation1'mililaire.
- Le chef de bataillon Ferrié, de l’Établissement central du matériel de télégraphie militaire.
- Le capitaine Cordier, de la Section technique de l’artillerie.
- Dabat, directeur de l’Hydraulique et des améliorations agricoles au ministère de l’Agriculture.
- Pochet, inspecteur général de l’Hydraulique agricole, au ministère de l’Agriculture.
- Troté, ingénieur des Ponts et Chaussées, chef du Service technique hydraulique au ministère de l’Agriculture.
- De Préaudeau, inspecteur général des Ponts et Chaussées (président).
- Monmerqué, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées (secrétaire).
- Weiss, ingénieur en chef des mines.
- MM. Ourson, ingénieur des Ponts et Chaussées, et Girousse, ingénieur des Télégraphes, sont attachés 'au Comité permanent d’électricité en qualité de secrétaires-adjoints .
- Par arrêté du 28 janvier 1909, le ministre du Commerce et de l’Industrie a nommé comme membres du conseil de l’École centrale des Arts et Manufactures, pour une période de six ans, MM. :
- Laurain (Octave), ingénieur, directeur des Services techniques de la Société du Gaz à Paris.
- Calmettes, ingénieur, des Arts et Manufactures, président de section à la Société des Ingénieurs civils. Compère, ingénieur, directeur de l’Association parisienne des propriétaires d’appareils à vapeur, membre de la Commission centrale des machines à vapeur. Borne, ingénieur des Arts et Manufactures, maison Flicoteaux, Borde, Boutet (entreprise générale de distribution d’eaux).
- Dreux, administrateur directeur de la Société anonyme des aciéries de Longwy, vice-président du Comité des forges de France, vice-président de la Chambre de Commerce de Nancy.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société dos moteurs Antoinette. — Le 6 mars, rue des Bas-Rogers, 28, à Puteaux (Seine).
- Compagnie des Chemins de fer départementaux. — Le 2 mars, rue Louis-Ie-Grand, 5, â Paris.
- Société belge de Tramways électriques, éclairage et force. — Le 4 mars, à Bruxelles.
- Société versaitiaise des Tramways électriques. — Le 6 mars, rue de Londres, 90. à Paris.
- Énergie électrique du Sud-Ouest. — Le 2 mars, rue de la Victoire, 20, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 16 mars, à la mairie de Tours (Indre-et-Loire), fourniture d’appareillage électrique, câbles etflls électriques pour la poudrerie nationale de Ripault.Soumissions avant le 26 février.
- BELGIQUE
- Le 24 février, à 1 heure, à la Bourse de Bruxelles, fourniture d’objets d’éclairage électrique des gares, etc. (cahier des charges spécial n° 684) ;
- i° Fourniture à effectuer à Namur : ior lot, 3ook8 câbles de hissage en fil galvanisé à six torons et une âme en chanvre 5 — 2° lot, 4 4oom courants câble en cuivre étamé de haute conductibilité, une couche de caoutchouc pur, id. vulcanisé blanc, id. vulcanisé noir, un ruban caoutchouté, une tresse de coton fortement enduite,
- I 5oom courants câble souple en cuivre étamé de haute conductibilité, une couche de coton, une couche de caoutchouc pur, id. vulcanisé blanc, id. vulcanisé noir, un ruban caoutchouté,une tresse de coton fortement enduite,
- II 5oom courants fils en cuivre étamé de haute conductibilité, une couche de caouchouc pur, id. vulcanisé blanc, id. vulcanisé noir, un ruban caoutchouté, une tresse de coton fortement enduite ; —3e lot, 9 3ooke fil de bronze
- phosphoreux;-----4e lot, lampes à incandescence culot
- Swan ; 25o de 110 volts 10 bougies, 110 de 220 volts 20 bougies ; lampes à incandescence culot Edison : 5o de io5 volts 16 bougies, i5o de 1 io volts 10 bougies ; — 5e lots, isolateurs blancs : 600 n° C2, 1 200 n° C3, 5o n° 11, 2Üo n° 12, 2 5oo n° Pi, 2 000 nü P3, 1 000 n° P4, 200 nu Ri, ioo ii° R3, 4°o n° R5, 200 n° T2 ; — 6e lot, 200 tubes en ébonite de ira de long. diam. int. 20>nm,exl. 25 millimètres.
- ANGLETERRE
- Le 22 février, au Harbour Board, à Bristol, fourniture et montage d’une grue roulante électrique de 25 tonnes pour le port.
- PARIS, — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B.Nouet.
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- Trente-et-Unième année.
- SAMEDI 37 FÉVRIER 1909.
- Tome V (3® série). — N* 9
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 261 — E. Bellini et A. Tosi. La portée et les avantages des aériens dirigeables et le ra-diogoniomètre Bellini-Tosi, p. 268. — O. Rethy. Notes sur les pertes par court-circuit sous les balais des moteurs monophasés à collecteur, p. 268.
- Extraits des publications périodiques. — Construction de machines. Les tôles de ferro-silicium pour les machines électriques, G.-C. Vali.auiu, p. 272 — Traction. La traction électrique des bateaux sur les canaux, P. Du Bousquet, p. 273. — Télégraphie et Téléphonie. Perméabilité magnétique du fer dans des champs faibles, rapidement alternés. Application à la construction des câbles téléphoniques, F. Pioi.a, 279 — Bibliographie, p. 281. — Législation et contentieux. Exemption des droits sur les combustibles destinés à la production de l’électricité, P, Bougault, p. 283. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 286. —Renseignements commerciaux, p. 288 — Publications commerciales, p. 291. — Adjudirations, p. 292.
- ÉDITORIAL
- MM. A. Bellini et E. Tosi, en étudiant la portée elles avantages des aériens dirigeables, mettent en évidence ce double résultat que, au point de vue du champ électrique (ou magnétique) créé, aussi bien qu’au point de vue de la portée, l'action d’un aérien dirigeable peut être double de celle de l’antenne verticale correspondante; enfin, au point de vue de l’énergie créée, cette action est quadruple de celle de l’antenne correspondante. Les ailleurs étudient alors différents types d’aériens constitués par des antennes verticales et les comparent aux aériens triangulaires; ils montrent que l’avantage de la comparaison est tout aux premiers. Mais ce n’est pas tout : ils permettent de limiter les troubles réciproques des postes et ont une réceptivité sélective pour les différentes longueurs
- d’ondes; ils permettent enfin de déterminer la direction et même le poste transmettant, ou bien la roule et la vitesse d’un navire.
- Passant alors à la question de l’accouplement des aériens, les auteurs en étudient la solution fournie par l’emploi des radiogonio-mèlres. Ils décrivent spécialement l’appareil de ce genre qu’ils ont eux-mêmes imaginé et montrent, par un court calcul, que son coefficient d’accouplement est constant; par suite, les conditions d’oscillation sont les mêmes quelle que soil l’orientation de la bobine mobile.
- C’est une question sans doute un peu aride, mais d’un grand intérêt, qu’aborde aujourd’hui M. O. Réthy dans sa Note sur les pertes par court-circuit sous les balais des mo-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. V (2e Série). — N» 9.
- teurs monophasés à collecteur. Nous donnons le débul de en-travail; railleur fait d’abord la distinction nécessaire entre les différents genres d’enroulements, et il montre que dans le cas de l’enroulement série aussi bien que dans celui de l’enroulement parallèle, on peut obtenir une réduction très notable1 des perles totales en disposant dans les cannelures mêmes les fils de mailleehort placés entre les sections de l’induit et les lames du collecteur; de cette manière en effet la self-induction des spires de l’induit se trouve en partie neutralisée et la commutation se fait dans de meilleures conditions.
- Après avoir établi les formules qui conviennent à chacun des cas, M. O. Réthy en fait une application numérique à un type de moteur à 7 pôles et i;> périodes. Le résultat indiqué par le calcul ne peut être qu’approximatif puisque l’on est toujours fort mal renseigné sur la résistance spécifique du contact entre le collecteur et le balai, laquelle joue un rôle important dans la question. La seule chose que puisse Vérifier l’expérience, c’est l’ordre de grandeur du chiffre trouvé, et cette vérification semble bien confirmer la théorie proposée.
- Des publications périodiques étrangères,; nous avons extrait des renseignements intéressants donnés par .Vf. G.-C. Y’allauri sur les tôles de ferro-silicium pour machines électriques. On sait que l’emploi de cette sorte de tôles devient de jour en jour plus répandu. On les applique notamment aux transformateurs, dans lesquels elles contribuent efficacement à réduire les pertes par hystérésis, et à augmenter notablement la résistance olimique.
- L’auteur donne les résullals d’un certain nombre de mesures concernant la perméabilité et la résistivité de ces tôles; les chif-ires obtenus laissaient, prévoir une diminution.
- considérable des pertes, et c’est ce que l’expérience vérifia.
- L’auteur donne notamment l’exemple suivant qui est particulièrement frappant : les tôles de ferro-silicium employées sur un transformateur de fio k\v. font baisser les perles de 18 %, et le prix de ia %.
- Les seules objections qu’on puisse faire à l’emploi de ces tôles tiennent à leur prix élevé et à la moindre perméabilité qu’elles présentent pour îles inductions très élevées. Mais l’auteur exprime l’espoir que-les'recherches dès maintenant activement entreprises permettront de résoudre ces deux difficultés.
- En second lieu on trouvera une importante étude d’ensemble de M. P. Du Bousquet, sur la traction électrique des bateaux sur les canaux. L’importance exceptionnelle dej ce travail, dont nous avions déjà dit quelques mots dans une livraison précédente, noup a engagés à n’en pas donner à nos lecteurs un résumé trop succinct.
- L’auteur, après avoir énuméré les avan tages évidents de l’électricité dans ce genre d’exploitation, montre que l’on a cependant attendu fort longtemps l’avènement d’un bon tracteur électrique. Cela vient, dit M. Du Bousquet, de ce qu’on .a cru le problème trop facile à résoudre. Mais peu à peu la question lut mieux posée, et M. Du Bousquet termine en décrivant les installations qu’on est.arrivé à réaliser en France, en Allemagne et en Amérique.
- Ou trouvera ensuite des considérations sur la perméabilité magnétique du fer dans des champs faibles rapidement allehïés; la question est traitée au point, de vue de Vapplication à la construction des câbles téléphoniques. L’auteur décrit le dispositif expérimental qui .lui .a fourni ses résultats.
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- 27 Février4909. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- LA PORTÉE ET LES AVANTAGES DES AÉRIENS DIRIGEARLES
- ET LE RADIOGONIOMÉTRE BELLINI-TOSI
- 2«3
- A) Portée des aériens dirigeables. Gonsidérons (fig. i) un aérien dirigeable , constitué par deux antennes verticales égales A a et B b, disposées à la distance d, rayonnant des ondes de longneur X et oscillant en opposition de phase ('). j
- Gomme il est bien connu, le rayonnement j maximum d’un aérien de ce type a lieu dans 1 la direction de la droite horizontale reliant les bases a et b des aériens Aa et B b.
- B JA
- Assumons comme origine le point o, point de milieu du segment ab. Si l’antenne A a passait par le point o, elle engendrerait dans un point s situé sur la droite du point a, à la distance r du point o, un champ élec- j trique (ou magnétique) de valeur instantanée !
- I sin ml.
- Mais, comme l’antenne A a est avancée d’une longueur - dans la direction du point S, elle y engendrera un champ ëlectromagné- (*)
- (*) Nous rappelons que ce type d’aérien avec antennes au quart d’onde et espacées d une demi-onde a été ima- ! giné par notre collaborateur M. A. Blondel, qui l’a décrit, avec plusieurs autres dispositifs plus généraux, au j Congrès d’Angers de l'Association Française pour l’Avancement des Sciences (190Ü). N. D. L. R.
- tique dont l’intensité aura la valeur instantanée
- izd
- A
- 1 sin
- est l’angle correspondant au temps que
- Fonde emploie à parcourir la distance oa.
- L’intensité correspondante engendrée par l’antenne B b aura la valeur instantanée
- /
- — I sin ( ml —
- Fig. a.
- Ges champs s’ajoutent algébriquement. Le champ résultant aura la valeur instantanée
- / izdx , ( . 7zd
- I j — sinlmi--— 1 = al sin— cosmt.
- Si une seule des antennes A a et B b existait et occupait la verticale passant par o, l’intensité du champ électrique (ou magnétique) engendré par elle aurait la valeur instantanée
- ± I sin mt.
- Le rapport entre l’amplitude de l’intensité du champ électromagnétique engendré par l’aérien dirigeable et celle engendrée par l’aérien vertical correspondant a, par conséquent, la valeur absolue
- . TC d 1 sin -r-.
- A
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2® Sérié). — N» 9. ‘
- La limite supérieure de ce rapport a la valeur 2.
- Gela veut dire que : L'aérien dirigeable considéré peut engendrer un champ électrique {ou magnétique) de valeur double de celui engendré par l'antenne verticale correspondante. Cette valeur est atteinte quand les deux antennes verticales constituant l’aérien dirigeable sont disposées à une distance égale à la moitié de la longueur d’onde.
- Pour que les intensités des champs engendrés par les deux types d’aériens soient égales, il est nécessaire que les deux antennes verticales soient disposées à une
- distance égale à ^ de la longueur d’onde. 6
- L’énergie dans un point de l’espace est proportionnelle au carré de l’intensité du champ électrique (ou magnétique) dans ce point.
- Par conséquent, le rapport entre l’énergie envoyée à un point donné par l’aérien dirigeable et celle envoyée au même point par l’aérien vertical a la valeur
- . , "xd /, S in- y.
- La limite supérieure de ce rapport a la valeur 4-
- Par conséquent : L'aérien dirigeable considéré peut rayonner à un point donné une énergie quatre fois supérieure à celle envoyée par l'antenne verticale correspondante. Cette valeur est atteinte quand les deux antennes constituant l’aérien dirigeable sont disposées à une distance égale à la moitié de la longueur d’onde.
- Pour que les énergies envoyées à un point donné par les deux types d’aériens soient égales, il faut que l’aérien dirigeable soit constitué par deux antennes verticales
- situées à une distance égale à - de la lon-
- gueur d’onde.
- On ne connaît pas exactement (à cause des obstacles existant à la surface de la terre) quelle relation existe entre la portée d’un
- poste et l’énergie rayonnée ou entre cette portée et l’intensité du champ électromagnétique engendré.
- Comme première approximation, on peut admettre que la portée croît, soit aA^ec l’intensité du champ électromagnétique engendré, soit avec la racine carrée de l’énergie rayonnée.
- Par conséquent* on peut conclure que : La portée d'un aérien dirigeable du type considéré est supérieure à celle de Vantenne verticale correspondante ; elle est approximativement le double.
- La confirmation expérimentale de ces résultats a été donnée par M. Kiebitz (’),. il a trouvé, en effet, pour un aérien dirigeable constitué par deux antennes verticales, une portée supérieure à celle de l’antenne verticale correspondante.
- Une-autre classe d’aériens dirigeables est celle constituée par deux branches égales, symétriquement disposées par rapport à lin axe vertical, oscillant en opposition de phase.
- Cet aérien fonctionne d’une façon analogue à celle de l’aérien dirigeable constitué par deux antennes verticales. En effet, on peut l’imaginer divisé en éléments infiniment petits par des plans horizontaux infiniment rapprochés. Chaque couple d’éléments compris entre deux plans adjacents fonctionne comme un couple d’aériens verticaux de dimensions infiniment petites et engendre, par conséquent, dans un point situé sur la droite horizontale, intersection du plan vertical contenant l’aérien avec le plan horizontal, un champ électromagnétique d’amplitude dépendante de la distance et de la hauteur des deux éléments. Comme les intensités engendrées par chaque couple coïncident en phase et en direction, on obtiendra l’amplitude résultante en faisant l’intégration des amplitudes infinies de valeurs infiniment petites.
- (') Franz Kikiutz, Comptes rendus de la Société allemande de Physique, toB année, n° a3. — Expériences faites par 1’# Institut impérial de recherches télégraphiques »,
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- Il est évident que l’amplitude et l’énergie dues à un aérien de ce type sont en général inférieures à celles de l’aéi’ien circonscrit, constitué par deux antennes verticales.
- Un type intéressant d’aérien de celte classe est celui de forme triangulaire à base horizontale. Un seul mât peut soutenir.un nombre quelconque d’aériens de ce type; ce qui constitue un évident avantage économique. Malheureusement la portée de cette forme d’aérien est relativement petite pour les causes décrites.
- L’aérien de cette forme que nous avons employé dans les postes du Havre et de Dieppe(’) avait 58m de base et 45"* de hauteur; la longueur d’onde rayonnée était de 4»o mètres.
- faisons un calcul approximatif de la portée qu'on aurait pu atteindre dans ces postes à la transmission si, au lieu d’employer l’aérien triangulaire, on avait employé un aérien constitué par quatre antennes verticales de la même hauteur (45"‘), placées aux quatre coins d’un carré de i5om de côté, ce qui correspond à l’emploi de deux aériens dirigeables perpendiculaires, égaux, chacun constitué par deux antennes verticales disposées à une distance égale à la moitié de la longueur d’onde.
- Nous pouvons admettre comme première approximation que l’aérien triangulaire employé dans les essais équivaut à Un couple d’antennes verticales de 45,n de hauteur, disposées à une distance moitié de la longneur de la base de l’aérien triangulaix*e (29™). Si ces antennes étaient placées à une demi-longueur d’onde, l’amplitude du champ électromagnétique et la portée auraient été celles obtenues avec l’aérien employé, multipliées par
- . x
- sin -1
- 29
- /)20
- (') Bulletin de la Société internationale des Electriciens, décembre 1908.
- Et comme la portée maximum obtenue dans les expériences a été de i8okm, la portée qu’011 aurait atteinte avec les antennes à une demi-longueur d’onde aurait été de 8iokm. L’antenne verticale correspondante aurait atteint'une portée d’environ 4°ok,,‘, ce qui est tout à fait d’accord avec les portées connues des antennes verticales.
- On aurait obtenu cette même portée en employant quatre antennes verticales de la hauteur de 45"‘, placées aux quatre coins d’un carré de 5om de côté; c’est-à-dire en employant deux aériens dirigeables, égaux, perpendiculaires, chacun constitué par deux
- antennes verticales éloignées de - de la lon-
- gueur d’onde.
- Ce que nous avons dit pour la transmission s’applique également à la réception.
- Il est facile de démontrer que le rapport entre la force électro-motrice engendrée dans un aérien dirigeable (constitué par deux antennes verticales placées à la distance d), par le champ électromagnétique dû à un poste transmetteur placé sur la droite né, et la force électro-motrice engendrée dans l’antenne verticale correspondante, a la valeur :
- 2 sin
- tc d
- 17'
- Et le rapport entre les énergies correspondantes a la valeur :
- On peut donc conclure que : La force électro-motrice engendrée et l'énergie reçue dans (,ou par) l'aérien dirigeable considéré, peuvent atteindre des valeurs respectivement doubles et quadruples de celles de l'antenne verticale correspondante.
- Une déduction intéressante peut être tirée de ces considérations.
- Supposons avoir deux postes égaux à antenne verticale qui peuvent communiquer entre eux jusqu’à une distance D.
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- 206
- Si nous transformons ces deux postes dirigeables ayant chacun comme aérien 'deux antennes verticales égales à l’antenne verticale préexistante, leur portée, sera évidemment, comme première approximation, égale à 4 1).
- l'ar conséquent : La portée d'un couple d'aériens dirigeables constitués par deux-antennes verticales est de beaucoup supérieure à. celle du couple cl'antennes verticales correspondant ; comme première approximation on peut admettre qu'elle est quatre fois supérieure.
- La force électro-motrice engendrée dans un aérien dirigeable constitué par deux branches symétriques par rapport à la verticale ou par un circuit métallique géométriquement presque fermé, peut être calculée de façon analogue à celle qui nous a servi à calculer la portée de ce type d’aérien à la transmission.
- Il est évident qu’en général la réceptivité de ce type d’aérien est inférieure à celle de l’aérien dirigeable circonscrit, constitué par deux antennes verticales.
- Dans les essais de réception faits aux postes de Dieppe, du Havre et de Barfleur, on a employé l’aérien triangulaire déjà décrit, qui a permis de recevoir de postes ordinaires très éloignés. Si on avait employé un couple d’antennes verticales, la portée du poste aurait été de beaucoup supérieure ; par exemple pour une onde de 4^om, elle aurait été d’environ 4 ou 5 fois supérieure:
- lî) Avantages clés aériens dirigeables.
- Le but de presque toutes les recherches laites en télégraphie sans fil a été celui d’assurer l’indépendance des postes et le secret des communications. La première solution du problème a été celle fondée sur la syntonie.
- On connaît parfaitement les résultats obtenus par cette méthode, résultats sans doute trèss intéressants, spécialement après les belles inventions de M. Poulsen, mais qui n’assurent une certaine indépendance des
- postes que dans le cas de bonne volonté de la part de tous les postes ; car, en cas de mauvaise volonté, comme en temps de guerre, la syntonie n’ernpèche presque pas un poste récepteur d’être gêné par un poste ennemi.
- Mais il faut ajouter une circonstance légale qui a beaucoup diminué la valeur de la-syntonie, au moins dans les applications commerciales de la télégraphie sans fil. Celle circonstance légale a été créée par la conférence de Berlin. De graves raisons de sécurité de navigation ont forcé à établir des longueurs d’ondes fixes pour les différentes classes de postes. Les navires, par exemple, doivent avoir une longueur d’onde normale de :ioo"‘. Par conséquent un autre poste ne pourra pas se servir de la syntonie pour séparer les signaux de deux navires ; les avantages de la syntonie n’existent, presque plus.
- L’indépendance des communications ne pourrait, par conséquent, êtrea ssurée que par une entente internationale ; c’est ce qui a été fait à la conférence de Berlin, quand on a établi qu’un poste devait attendre la fin des signaux qu’il entend, avant de commencer sa transmission. Cette restriction, du reste indispensable, n’empêche pas cependant que le rendement des postes en résulte diminuée.
- 11 est. hors de doute que l’emploi des aériens dirigeables limite de beaucoup les troubles réciproques des postes. Comme donnée de fait, nous pouvons citer qu’il nùus a presque toujours été possible de recevoir au poste du Havre, avec l’aérien triangulaire décrit, les transmissions du poste de Dieppe, tandis qu’il n’a presque jamais été possible de les recevoir avec l’antenne verticale, à cause des troubles produits par les autres postes environnants.
- Mais il y a encore autre chose.
- Une antenne verticale convenablement syn-tonisée peut recevoir toutes les ondes, depuis les plus courtes jusqu’aux plus longues. Il est connu, en effet, qu’une antenne verticale ordi-
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- haire reçoit les ondes de tonies les immuetirs, depuis les plus petites jusqu’à celles de la TourEiifel et celles de Clifden.
- Un aérien dirigeable, au cou haire, présente une réceptivité différente aux ondes de différentes longueurs; il ne pourra pas recevoir des ondes de longueur très différenle du double de la distance des antennes verticales qui le constituent.
- Considérons, par-exemple, un aérien dirigeable constitué par deux antennes verticales disposées à la distance de aao mètres.
- L’amplitude de la force électro-motrice engendrée dans l’aérien dirigeable par un poste transmetteur situé dans son plan aura la valeur :
- • nd
- ïh sin —,
- où E est l’amplitude de la force éleetro motrice engendrée dans chaque antenne verticale.
- Supposons comme constantes les intensités des champs électromagnétiques engendrés, dans le poste récepteur considéré, par des postes transmetteurs de différenleslongueurs d’onde.
- La courbe a de la figure :>. représente graphiquement la loi de variation des forces électro-motrices engendrées dans l’aérien dirigeable en fonction des différentes longueurs d’ondes; et la courbe b de la même figure représente les énergies recevables d’après les différentes longueurs d’onde.
- , Cette différente ' réceptivité est aussi une caractéristique des aériens formés par deux-branches oscillant en opposition de phase, comme il est facile de s’en convaincre.
- Les expériences ont, en effet, confirmé ce résultat théorique. Elles ont eu lieu aux postes du Havre et de Dieppe en employant l’aérien triangulaire déjà décrit. On a toujours parfaitement reçu des longueurs d’ondes moyennes et peLites, mais il n’a jamais été possible de recevoir Clifden ou l’onde fondamentale de la Tour Eiffel, tout en étant possible de recevoir leurs communications
- avec, grande intensité quand on employait l'antenne verticale.
- l’armi les autres avantages des systèmes d i rigeables,bious signalerons seulement celui qui consiste à rendre possible la détermination. de la direction et de la position d’un poste transmetteur, la route et la vitesse d’un navire, etc.
- On voit, par conséquent, quelle somme (•norme (l’avantages (portée, dirigeabilité, réceptivité, détermination de directions et dépositions de postes) présentent, pour l'indépendance des postes, pour la sécurité de la navigation, dans les emplois militaires et stratégiques, les aériens dirigeables par rapport à l’antenne verticale.
- C) Accouplemsnt des aériens obtenus par l'emploi des radiogonomètres.
- Le type de radiogoniomètre employé dans le système .Mellini-Tosi peut avoir des formes très différentes. Celui employé dans nos expériences était constitué par un enroulement tournant,enroulé uniformément sur un cylindre perpendiculairement à ses bases, et par deux enroulements fixes perpendiculaires entre eux, renfermant étroitement la bobine mobile. Nous entendons démontrer ici que l’accouplement magnétique entre l’ensemble des bobines fixes et la bobine mobile est constant et indépendant de l’orientation de la bobine mobile.
- La théorie démontre (') que le coefficient d’induction mutuelle entre la bobine mobile et chaque bobine fixe a la valeur Mcosx, ou j. est l’angle formé par les axes des deux bo-> i ; s .
- Les prévisions de la théorie ont été parfaitement satisfaites en pratique. Nous nous proposons de publier ensuite les méthodes employées pour cette vérification et les résultats obtenus.
- La réaction d’un circuit sur un autre dé-
- }') Bulletin de la Société internationale des Electriciens, décembre 1908.
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- pend, à égalité d’intensité de courant, du carré du « coefficient d’accouplement » (').
- Soit Zj le coefficient de self-induction de chaque circuit fixe, /., celui du circuit mobile, elM le coefficient d’induction mutuelle quand la bobine mobile est parallèle à une des bobines fixes.
- Quand l'axe de la bobine mobile fait l’angle « avec l’axe d’une des bobines fixes, le « coefficient d’accouplement » entre ces bobines a la valeur
- Mcosa
- V‘i lt
- et le « coefficient d’accouplement » entre la bobine mobile et l’autre bobine fixe a la valeur
- . Msina Ko = —----
- Va a
- La réaction de l’ensemble des bobines fixes sur la bobine mobile est proportionnelle à
- El, par conséquent, le « coefficient d’accouplement » de l'ensemble des circuits fixes sur le circuit mobile est donné par
- Va 4
- Il est donc constant.
- Par conséquent,les conditions d’oscillation restent les mêmes, quelle que soit l’orientation de la bobine mobile.
- E. Bkllim et A. Tosr.
- NOTE SUR LES PERTES PAR COURT-CIRCUIT
- SOUS LES BALAIS DES MOTEURS MONOPHASÉS A COLLECTEUR
- Je désignerai par :
- r, la résistance totale d’un court-circuit ;
- /q, la résistance d’une spire de l’induit ;
- — la résistance d’un fil de maillechort, placé 2 1
- entre les sections de l’induit et les lames du
- collecteur ;
- p, le double de la résistance de contact entre le collecteur et le balai ;
- p0, la résistance spécifique de ce contact ; n, le nombre des lames court-circuilées ; />', la largeur du balai ;
- À, la largeur d’une lame du collecteur ; p, le nombre des paires de pôles ; w, la fréquence du courant employé ;
- (') Zknkeck, Electromagnctische Schwingungen etc., P- r>79-
- S, la surface frottante totale des balais ;
- le flux efficace du moteur par pôle ; e, la /. e. ni. induite par ce flux dans une spire court-circuitée de l’induit ;
- z, le nombre des spires d’une section de l’induit ;
- P, les perles totales par le court-circuit ; Perles par court-circuits à induit fixe. Supposons que les lames court-circuitées sont recouvertes en toute leur largeur par les balais. Dans ce cas la résistance de contact de chaque court-circuit sera
- 2po
- ? £ I
- j. p k
- s’il y a autant de tiges de balais que le nombre des pôles.
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- On peut admettre encore que la résistance des spires de l’induit est négligeable par rapport aux résistances très élevées des lîls de maillechort et de la résistance de contact ; dans ce cas la résistance de chaque court-circuit sera
- a p k
- D’autre part e est donnée par la relation
- £ = aitüXps io~8 volts. (a.'
- La distribution des court-circuits sous les
- balais doit être examinée séparément poulies différents genres d’enroulement de l’induit. (*)
- Fig. i;
- Pour un enroulement parallèle, les court-circuits sont représentés schématiquement par les figures i et a pour le cas où n — 4* Nous avons donc deux circuits à considérer. sous chaque balai, l’un est limité par i 4 4’ l' et produit par une /, e. m. égale à 3,
- l’autre limité par a 3 3' a' avec la /. e. ni. s.
- Fig. -i.
- On aura d’une façon générale p = L. *p [(« — i )* + [n — 3)2 + (« — 5)'2 + • .] (3)
- si l’on emploie a p tiges de balais. Dans l’expression entre parenthèses on n’a à considé-
- Fig. 3.
- rer que les membres positifs. Si nous faisons usage du procédé connu consistant à placer les fils cle maillechort dans les cannelures mêmes, de façon à neutraliser en partie la self-induction des spires de l’induit et créer ainsi des conditions de commutation meilleures, les court-circuits seront représentés parles figures 3 et 4-
- (*) Voir l’arliclu cle 1t. Ricliler ti. T. /... 190(1 p. itt.
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- La distribution des court -circuits est donc la même qu'auparavaut, mais dans chaque court-circuit la /. e. ni. agissante osL diminuée de î.
- On aura donc d’une façon générale
- l*=-.ïpf(«-
- /
- - »)2+(« — U'2 4- {"—o)a+
- ; / \ >•11
- On aura doue pour l'induit série ordinaire
- = i)2-H/w—5)a-f..i],: (5)
- [a. Tbslai<-f<
- Fig. 5 .
- et pour rinduit série avec connexions en maillechorl à disposition spéciale
- 1 ’ ~ 7 [\pn—v-)2+ii>n—4)*4-(/>« —<*}+• • 0 • (°)
- La réduclion îles perles totales esl doue très considérable, comme le montre le tableau suivant :
- Taiilkai:
- La réduction des pertes totales par cette disposition spéciale pour p — S est donnée par le tableau suivant :
- TA»LUAU
- n 2 3 \
- \spn— i (H-i/m — 3)!-|---] 35 1 OC) a 8 '
- {(pn — 2 -|- (pn — 41 ...] 20 84 •2 2
- n 2 î 4
- [("— *)* + (" — V + -] 1 4 10
- [(»—*)*+(«—4)*+...] 0 • 4 .
- Si le moteur est bobiné avec enroulement série, la distribution des court-circuits est toute différente, elle est représentée scliéma-liijuemenl par la ligure à.
- Ce schéma se rapporte aux court-circuits causés par les balais positifs cl leur connexion dans un moteur à p .’> et n -On voit <|ue les court-circuits sont les mêmes i|ue dans un moteur à induit parallèle, nos formules (3) et (4) pourront donc être appliquées, en remplaçant simplement n par pn entre les parenthèses et a p par a en dehors des parenthèses.
- On voit que la réduction est encore toujours assez considérable.
- Supposons qu’il s’agisse de déterminer les pertes à induit fixe d’un moteur, pour lequel
- - est un nombre entier. (Les résultats
- A
- pourront s'appliquer avec peu de changements pour toute autre valeur de ^.) Il y
- aura sous chaque balai alternativement
- k h - , ...
- a — y ou r lames suivant la posi-
- tion de l’induit, mais, dans les positions rela
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- 271
- tives à ce dernier cas, tous les court-circuits connectés aux lames, qui vont se trouver sous les extrémités du balai, auront une résistance de contact variable. La résistance île contact sera exprimée par la formule
- Po
- S i X
- •i p h
- i — :v ,C
- Po
- S X V
- 2 p h
- l7i
- ou
- V- =
- h
- I
- X
- I
- X
- (voir fig. 6).
- La variation de p est représentée dans l’une des figures la ou i3; on peut dire avec une approximation suffisante que p. diminue
- Fig. 6.
- progressivement, de la valeur oo jusqu’à p. — 4 pour o <C ]x < -, garde ensuite la valeur
- , A a
- constante p, — 4 pour - << x ' - a, et passe
- ensuite à la valeur os au cours du troisième tiers de la lame.
- Calcul numérique. — Considérons l’incluit d’un moteur établi à six pôles [tour if> périodes avec les constantes suivantes :
- Diamètre extérieur de l’induit, 5oomm, largeur du 1er, aoo,nni. Nombre de cannelures,fia, largeur des cannelures, 13, hauteur, 3fi. Dans chaque cannelure il y a a X 4 — 8 conducteurs en cuivre de dimensions 1,8 Xi n>m'"2 et 1 X 4 = 4 conducteurs en maillecliort de i4mm"L Longueur d’un conducteur o,n,6. Enroulement série avec connexions en maille-cliort à disposition spéciale. .
- Diamètre extérieur du collecteur, 4(><>mi".
- Nombre de lames, afio. X=4",m>84- Pour les
- balais on a h — 10, donc - = a, S — ao centi-
- X
- mètres carrés.
- Le calcul donne = o,o3 ohm.
- Quant à la résistance de contact, admettons une résistance spécifique p0 = 0,07 ohm par centimètre carré.
- Dans la position de l’induit la plus défavorable, on a
- P1 =
- Po
- S 1 X
- \>-
- 2 p k
- 4 X <>,07 5o 1 1
- = 0,067
- 2 ’ 3 2
- 0,07,
- 1 E 2 3 4 5 6 789
- —id1—| ri'if—1 rH'l1—n n'h ri'i'—i ri'l*—1 —n*— —l'I*—
- X £ n m 1 JT Ht X n
- X - 2 - n in: 1 II m I H m
- r 2' 3' W* 6 6’ 7' 8' 9*
- , 1 rxixixj 1 i
- ÊSJ liâmes toutes recouvertes Cm Lames couvertes en partie Fig. 7.
- donc
- r1 -- 7-2 + P = o, 1,
- pour les lames recouvertes en partie; et
- 2X0,07
- p11 = —-------= o,o3o,
- oo 1 1 -
- 2 3 2
- r11 = r., -|- p11 = 0,060,
- pour tous les circuits connectés à des lames qui sont (recouvertes entièrement (voir fig., 7).
- Nous avons pu — 3 X 3,9. Dans les circuits 1 [) 9' 1'; a 8 8' 2' et 3 7 7' 3' on a à considérer la résistance r1 ; dans le circuit 4 G G' 4" la résistance /•”. La formule G devient donc
- (/w—î)2y pn~',)2 + ipn—G)î i/m —S)2
- ,.u
- Le moteur que nous considérons {aura en
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N° 9.
- pleine charge un Ilux efficace cle <I> =±= :>.,i X 6' auquel correspond ?. — n volts.
- En substituant les valeurs actuelles dans la formule 6' on trouve
- P =r i G90 £- = 6 760 watts.
- Les pertes par court-circuits à induit fixe sont donc d’environ y 000 Avatts.
- Il est évident que le résultat est très affecté par la valeur qu’on attribue à p0, valeur pour laquelle on a en général très peu de données absolues et qui varie du reste beaucoup suivant l’état du collecteur. Mais l'ordre du chiffre trouvé, qui est d’ailleurs très élevé, parait être confirmé par l’expérience. .
- (/I suivre.) Ohcàh Rethy.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Les tôles de ferro-silicium pour les machines électriques. — G.-C. ValJauri. — Atti deir Associez. Elettr. ItuL. fase. 5, 1908.
- L’emploi des tôles de ferro-silicium dans la construction des machines électriques, et surtout des transformateurs, devient de jour en jour plus fréquent à cause des remarquables propriétés dont ces tôles jouissent et qui les rendent particulièrement précieuses dans beaucoup de cas; Ces propriétés consistent essentiellement en une réduction des pertes par hystérésis par rapport aux perles du fer ordinaire, et en une forte augmentation de la résistance ohmique, ce quia aussi pour effet de réduire considérablement les pertes par courants de Foucault ; d’où un double avantage au point de vue du rendement.
- Une étude détaillée tics différentes propriétés magnétiques et électriques de ces tôles serait clone d’un réel intérêt. C'est la tache que Fauteur' s'est imposée et dont il expose les résultats dans le présent mémoire.
- Les essais ont été exécutés sur deux échantillons de tôles de ferro-silicium, fournis l’un par les établissements de BismarkluUtc, l’autre par la maison Capito et Klein (le Benrath, et sur un échantillon de tôles de fer ordinaire, fourni par la maison Capito et Klein. Chaque échantillon était composé de environ de bandes tirées de plusieurs tôles différentes, et dont les dimensions étaient de 3 X 5o centimètres.
- La proportion du silicium dans les deux premiers
- échantillons était de 3,96 % dans l'un, 3,58 % dans l’autre. Pour abréger, nous appellerons fer M celui plus riche en silicium, fer N l’autre, et fer C le fer ordinaire. Le poids spécifique était en moyenne 7,5o pour les fers M et N, 7,77 pour le ferC. L’épaisseur des tôles était de 0,0371 et 0,0327e11' pour les fers M et N, et de o,o/|G9r,“ pour le fer C.
- Les mesures magnétiques ont été exécutées avec la méthode balistique, c’est-à-dire en enroulant sur le circuit magnétique à examiner deux circuits électriques, dans l’un desquels on produit des variations du courant magnétisant, tandis que dans l’autre on mesure au moyen d’un galvanomètre balistique les variations du flux induit. On a naturellement tâché d’éliminer ou du moins de tenir compte de toutes les causes d’erreur.
- Les résultats de ces mesures sont les suivants ;
- Perméabilité. — Les courbes de l’induction moyenne et de la perméabilité sont des le début plus élevées pour le ferro-silicium que pour le fer ordinaire et montrent une perméabilité beaucoup plus grande, qui atteint son maximum pour une intensité de champ relativement faible (H 0.8\ et 1,01 pour les fers M et N, et i,.'|i pour le fer C). Lorsque la saturation augmente, les diagrammes du ferro-silicium se rapprochent de ceux du fer ordinaire et les croisent pour B — : 11 oou environ, pour rester ensuite toujours au-dessous. Les plus grandes perméabilités atteintes par le ferro-silicium ont été |j.r-:G 120 et [). “ 6o5o, tandis que pour le fer ordinaire on n’a obtenu que \j. ^ !\ 180, ce qui montre que l'échantillon de fer en question était déjà d’unè très bonne qualité.
- Entre les fers M et N, celui qui est le plus riche
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- en silicium montre une perméabilité plus grande que l’autre pour les petites et les grandes inductions, et moindre pour les inductions moyennes, comme si une augmentation dans la proportion du silicium produisait, ainsi qu’il arrive dans les aciers ordinaires, un aplatissement de la courbe aux environs du coude.
- Les travaux d’hystérésis pour les fers M, N cl: C, et pour une meme induction maxima, sont dans le rapport de 5g et 76 à 100. On trouve aussi que le coefficient v; de la formule de Steininclz n’est pas constant et atteint son minimum pour
- B ~ 5ooo —,8 000,
- de sorte que la loi de Stcinmetz n’est que très grossièrement approchée pour des valeurs plus grandes de l’induction, pour lesquelles l’exposant i,f> de la formule résulte irop petit.
- Résistivité. — Les valeurs de la résistivité, exprimées en ohms-millimètre cube, sont
- o,622 pour le fer M o/yi'j. y> » N o, 14 3 y> » C
- Pour les mêmes fers, les coefficients d’augmentation de la résistance en fonction de la température, pour des valeurs de celle-ci comprises entre ao° et ioo°, sont :
- 0,00084; 0,0011 ; 0,0046.
- Il résulte donc que la résistivité du ferro-silicium est près de quatre fois plus grande que celle du fer ordinaire ; tandis que l’augmentation de résistance avec la température, ainsi qu’il arrive en général pour tous les alliages, est beaucoup moins sensible.
- Energie perdue. — Les résultats précédents laissent prévoir que l’énergie dissipée dans un noyau de ferro-silicium soumis à une magnétisation alternée sera considérablement moindre de celle dispersée en des conditions analogues dans un noyau de fer ordinaire. C’est ce qu’on a voulu vérifier par des mesures directes effectuées au moyeu d’un watt-mètre.
- Ôn trouva que la quantité d’énergie perdue par hystérésis et par courants de Foucault dans les fers M et N, avec une fréquence de 5o périodes, est très peu supérieure à la moitié de celle perdue en C.
- Si l'on sépare les pertes par hystérésis et celles
- par courants de Foucault, on trouve que les premières sont en bon accord avec celles mesurées avec la méthode balistique, tandis que les autres sont près de quatre fois plus grandes dans le fer C que dans les fers M et N, ainsi qu’il était à prévoir en vue de la d i i ï é r c n l c r é s i s l: i v i t é.
- Ces mesures ne laissent donc subsister aucun doute sur les qualités qui rendent les alliages de ferro-silicium si précieux pour la construction des machines électriques. Il suffira de dire qu’en calculant un transformateur de 5o kw., il résulte que l’emploi du ferro-silicium fait diminuer de 18 % les pertes d’énergie, de 36 % le poids, et de i5 % le prix.
- Si encore aujourd’hui les tôles de ferro-siüeinms ne sont employées, presque exclusivement, que pour la construction des transformateurs de petite et moyenne puissance, ce résultat tient essentiellement à deux causes : le prix du ferro-silicium qui est toujours plus du double que celui du fer ordinaire, et la moindre perméabilité que le ferro-silicium présente pour les inductions très élevées, telles qu’on les réalise dans les grands transformateurs, et plus encore dans les dents des machines à rainures.
- Pour la première difficulté, il est a espérer qu’elle pourra bientôt être éliminée, car probablement l'élévation du prix représente encore la compensation exigée par les maisons productrices pour leurs recherches et leurs expériences. Quanta l’autre difficulté, il serait à souhaiter qu’une étude systématique et complète des propriétés électriques et magnétiques des alliages de fer par rapport à leur composition chimique et aux procédés de fabrication, étude dont nous manquons encore aujourd'hui, puisse indiquer une voie pour l’éliminer. Une section de la Physikalischc Technische Reîchsanstalt est actuefla-inenl appliquée aces recherches, qui ont une grande extension et une importance très considérable. Mais, ainsi que le professeur Gumlich l’annonçait en igo5 au Congrès de Dorlmund, les éludes ne pourront être achevées avant r> ou 6 ans.
- G. A.
- TRACTION
- La traction électrique des bateaux sur les canaux. — P. du Bousquet. — Bulletin de la Société des Ingénieurs civils de France, novembre 1908,
- Les moyens employés pour fractionner les bateaux
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE T. V (2« Série). — N° 9.
- sur les rivières et canaux peuvent se ramener à trois : le remorquage, le touage, et le halago.
- Le système qui s’impose sur la majeure partie des canaux, c’est le halage, c’cst-à-dire la traction du bateau par un moleur animé ou non, prenant appui sur la berge.
- Une attelée de deux chevaux traîne sur nos canaux une péniche chargée à la vitesse de i,5à a km à l’heure. Ce n’est pas vite; en outre, il n'est pas possible, aux époques de fort trafic, d’augmenter le nombre de bateaux traînés par une attelée ou d’accroître la vitesse de remorque, et l'encombrement se produit fatalement.
- C’est ce qui arrivait périodiquement sur les canaux du Nord, et alors les baleurs, ayant la parue belle, exigeaient des mariniers des prix excessifs.
- Lenteur, irrégularité, manque d’élasticité, instabilité des prix, tels sont donc les inconvénients graves qui ont fait condamner le halage par chevaux sur les voies à fort trafic.
- Quand on voulut remplacer ce moteur animé par un moteur mécanique, les insuccès furent nombreux ; en dernier lieu, le halage par locomotive à vapeur fut abandonné, après un essai de plusieurs années sur les canaux d’Airc et de la Deule.
- Etant donnée la faible puissance individuelle des engins de traction, le moteur électrique devait apporter la solution économique de la question.
- En 1895, on vit en effet apparaître le « cheval électrique » de M. Galliot, sorte de petite locomotive routière automobile, qui circule sur Je chemin de halage, sans rails, et haie le bateau à une vitesse de ü5 km, à 3 kilomètres,
- La Société de traction sur les canaux du Nord assure encore aujourd’hui le halage sur le canal d’Aire à l’aide d’un système qui dérive directement du tracteur Galliot; le rendement global s’élevait à 40 % dans les premières expériences.
- En igo3, M. Léon Gérard installait un service de halage le long du canal de Charleroi à Bruxelles, sur 16 km de longueur, avec des quadricycles sur berge du même genre, mais établis sur des données différentes. Ce système, bien étudié, aurait pu donner de bons résultats ; malheureusement son application sur le canal de Charleroi se heurtait à de graves difli-cultes.
- La conclusion qu’on tira de ces expériences effectuées, en service normal, tant en France qu'en Belgique, fut que la traction sur berges présente de nombreux inconvénients, dont le principal est son prix élevé.
- Par exemple, le coût moyen de l’entretien d’un tracteur sur berge s’est élevé à 476 fr, 60 pendant l’année 1903.
- Aussi les ingénieurs français s’orientèrent-ils vers la traction sur voie ferrée.
- Déjà les Allemands avaient fait quelques expériences intéressantes; le système proposé par l’ingénieur américain Larnb isortc de funiculaire aérien dans le genre des funiculaires Otto Pohlig) 11e s’était, pas montré, à l’usage, suffisamment pratique.
- Un autre mode de halage électrique, essayé parla maison Siemens et Iialske et qu’on peut nommer « système monorail », comporte une locomotive légère circulant sur une voie ferrée à rail unique, établie sur le chemin de halage même.
- En 1902, 011 reprit en Francel’éliide du problème; les expériences de M. Molard, sur le canal de la Sensée, puis celles de MM. La Rivière, Bourgeois et Ghanay, faites autour de Douai, mirent en évidence les avantages suivants de la traction sur rails comparativement à la traction sur berges :
- 1) La traction sur'rails permet le halage des bateaux par tous les temps de jour comme de nuit, tandis que la traction sur berges oblige à cesser tout service par des temps de neige, verglas, temps humide d’hiver, rendant le terrain glissant. Le service de nuit est presque impossible par suite des dangers qu’offre la circulation des tricycles sur les chemins de halage qui ne sont pas éclairés,
- a) L’entretien de la voie, y compris le renouvellement des traverses, en comptant pour ces dernières une durée moyenne de quinze années, ne dépasse pas uoo francs par an et par kilomètre.
- L’entretien de la chaussée demande environ 70 à 8o:n3 de porphyre à ia francs par kilomètre, soit une dépense de 840 francs à 960 francs.
- 3) En prenant comme base une section de ioli,11) l’on peut réaliser les économies suivantes :
- iü Personnel :
- Traction sur rails, 10 conducteurs et 1 surveillant.
- Traction sur berges, iG conducteurs et a surveillants.
- Soit en moins 6 conducteurs à 4 fr. 24 fr.
- — 1 surveillant à 5 fr, ~ 5 fr.
- 119 fr.
- pour 35o jours par an 29 X 35o — 10 i5o francs.
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- 2° Energie ;
- Chaque tracteur effectue journellement à peu près autant cle parcours en remonte qu’en descente.
- La moyenne de déhit d’un tracteur sur berge est de ;
- En remonte............ 17 ampères,
- E11 descente,.......... 7 —
- 2/j ampères.
- Soit, comme moyenne de marche, 12 ampères ou 6: kw. en supposant une tension moyenne de 5oo. volts.
- . La moyenne de débit d’un tracteur sur rails est de :
- En remonte............ 22 ampères.
- En descente.......... i.j —
- 36 ampères.
- Soit, comme moyenne de marche, 18 ampères ou 9'kilowatts.
- Pour iokin, nous avons :
- ib tracteurs sur berges, soit 16 X b — 9b kilowatts. 10 tracteurs sur rails, soit to X 9 =90 kilowatts. Soit une différence de 9b — 90 — b kilowatts. Pour 12 heures de marche, 6 kw. X 12 = 72 kw.
- à o fr. 10.
- o fr. r<> X 72 = 7 fr. 20
- Pour 35o jours par an, 7 fr. 20 X >5o— 2 020 fr. 3° Entretien :
- Un tracteur, sur berges a coûté comme entretien pour l’exercice 1903 :
- Huile...................... 46 3o fr.
- Graisse.................... 77 70 fr.
- Pièces de rechange........ 355 60 fr.
- 478 60 fr.
- L’on peut estimer qu’un tracteur sur rails coûte:
- Huile.......................... 20 fr.
- Graisse........................ i5 fr.
- Pièces de rechange............ 310 fr.
- 3 j5 fr.
- Pour 10 kilomètres :
- Tracteurs sur berges. . 16 X 478.60—7 657,60 fr.
- Tracteurs sur rails.... 10 X 345 = 3 4^0
- Soit une différence en moins de,. 4 207,60 fr.
- En résumé, nous avons les chiffres suivants :
- Personnel................ 10 i5ofr.
- Energie................. *2 5uo fr.
- Entretien................ 4 207,60 fr.
- 16 877.60 fr.
- Soit pour 1 kilomètre : 1 687 fr. 7b.
- Ainsi donc, en France et en Allemagne, ori arrivait aux memes conclusions, c’est-à-dire au halage par locomotive électrique sur rail; mais la France devançait hardiment sa voisine, surtout dans le domaine de l’application pratique.
- Cherchons maintenant pourquoi les tâtonnements ont etc si longs, et, pour cela, examinons déplus près comment se pose le problème du halage.
- C’est à M. de Mas, inspecteur général des ponts et chaussées, que revient l’honneur d’avoir clairement défini les données de ce problème. M. de Mas a montré qu’en eau indéfinie, la résistance opposée à la traction par un bateau donné est une fonction de la forme (a -f- ht) V2,â;1, Y étant la vitesse et £ renfoncement; pour chaque canal cette formule doit être affectée d’un coefficient particulier, mais, en somme, elle montre qu’il existe pour chaque cas une vitesse économique, et c’est cette vitesse qu’il s’agit de réaliser.
- Or, il était tout naturel de s’adresser au moteur série à courant continu qui a fait ses preuves comme engin de fatigue sur les innombrables tramways qui sillonnent nos banlieues, et, d’ailleurs, au moment où les premières installations de halage électrique furent établies en France et en Allemagne, on n’avait guère le choix qu’entre ce moteur et le moteur shunt à courant continu qu’aucun constructeur n’osait recommander comme trop délicat, ou encore le moteur à courant [triphasé qui présente d’autres inconvénients.
- Or, avec un moteur série à courant continu, l’effort développé au crochet de traction est de la forme :
- F — K/,91,
- / étant l’intensité du courant qui traverse l’induit et les inducteurs, et 31 le flux.
- Ces deux éléments sont dos fonctions de la vitesse de rotation de l’induit, par conséquent de la vitesse de marche, fonctions dont les valeurs diminuent quand la vitesse augmente :
- F= ? K
- r <p étant une fonction décroissante de v.
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- D’autre part, l’effort résistant, toutes choses égales d'ailleurs, est de la forme R — K7 V2,2ti.
- En posant F~R, nous avons une équation en v, qui donne pour la vitesse une seule valeur bien déterminée.
- C’est ce que montre plus nettement le graphique
- (%• « )..
- 1600 .
- 1400
- 1300
- 1LO0 -
- 900 .
- eoo _
- 5* Vitesses o en Kilomètres a a l'hcace
- Fig. i.
- Malheureusement le coefficient K7 de la formule exprimant l’effort résistant est loin d’être une constante; il dépend, nous l’avons vu,du nombre de bateaux traînés, du vent, du courant, du rapport^,
- c’est-à-dire de la section du canal et de son encombrement, etc. Il s’ensuit que, dans la pratique, la vitesse de marche s’écarte plus ou moins de la vitesse économique. C’est là un point qui laisse encore h désirer dans les systèmes actuels.
- Le moteur monophasé à collecteur nous apportera, sans doute, la solution complète du problème avec une économie notable dans le coût de la ligne de trolley et des sous-stations.
- Quant à la puissance du tracteur et par conséquent des moteurs, elle est définie par la composition des rames à traîner.
- La traction doit, en effet, s’opérer par rames comportant le plus grand nombre de bateaux, compatible avec la sécurité de marche.
- C’est là un point d’importance capitale et sur lequel on doit insister ; en raison des frais considérables de premier établissement et d’exploitation qui la grèvent, une entreprise de traction mécanique n’est viable qu’à la condition de traîner les bateaux par rames d’au moins trois ou quatre.
- On comprend immédiatement que la traction par rames permet de réduire le matériel, d’où économie de frais d’entretien et de personnel; elle condui aussi à une économie d’énergie électrique, car la puissance dépensée par tonne kilométrique remorquée diminue ainsi très notablement, le premier bateau ouvrant en quelque sorte le chemin aux autres.
- Démarrage. — Par ces deux considérations — vitesse et tonnage — nous avons défini le moteur du tracteur. Reste à examiner un autre problème, celui du démarrage, qui a paru au début difficile à résoudre, en raison de ce que le poids du convoi est considérable par rap port au poids et à la puissance du tracteur. N’oublions pas, en effet, qu’un petit tracteur pesant io tonnes et disposant d’une puissance de 20 chevaux, doit démarrer trois et même quatre péniches contenant un poids utile de 1 200 tonnes de marchandises.
- Les équations des quantités de mouvement et de l’effort accélérant montrent qu’il ne faut plus ici compter en secondes comme pour le démarrage d’un véhicule terrestre, mais en minutes.
- Il faudra donc : soit adapter au tracteur un appareil spécial de démarrage, soit le munir d’un con-troller tout spécialement étudié en vue d’une très lente accélération de vitesse.
- Les problèmes étant ainsi bien posés, l’auteur montre comment ils ontété résolus par les tracteurs actuellement en service en France et en Allemagne; mais il est difficile de parler de ces engins sans dire un mol des conditions dans lesquelles ils sont appelés à fonctionner, l’un, en France, sur les canaux du Nord, l’autre sur le canal de Tellow.
- Installations françaises. — Les installations de la Société de llalage Electrique s’étendent le long des canaux d’Aire, de la Doule, de la Dérivation de la Scarpc et de la Sensée jusqu’à l’Escaut, sur une longueur totale de 83 kilomètres.
- Le trafic de cet ensemble de voies navigables est exceptionnellement important; le tonnage ayant
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- franchi en remonte le canal de la Sensée s’est élevé en 1907 à 3 408 764 tonnes.
- Une pareille exploitation n’a peut-être pas d’analogue en Europe.
- Avant l’installation de la traction électrique, l’anarchie complète régnait en ces parages.
- Actuellement, l’organisation de la Compagnie électrique du Nord comporte :
- I. — La traction par tricycles sur berges, systèmes Galliot-Denèfle, dans la partie du plus faible trafic, depuis Béthune jusqu’au rivage de Meurchin, soit sur a5km; elle est assurée au moyen de 3o tricycles;
- II. — La traction par tracteurs sur rails depuis Meurchin jusqu’au Bassin Rond sur 55kin; 60 tracteurs sont actuellement en service.
- Le tracteur en service est une véritable locomotive symétrique pouvant agir indifféremment dans un sens ou dans l’autre. Il a été étudié par M. Chanay, directeur de la Société de halage électrique, et con-
- Les deux moteurs, couplés en série sous la tension de £>00 volts, peuvent développer un effort de 1 200^ h la vitesse de 3km à l’heure, un effort de 800 U 900^ à la vitesse de 3 3ookin à l’heure, un effort de 3oo à 4°°k8r à la vitesse de r>km à l’heure. Avec les deux moteurs en parallèle, la vitesse haut le pied est d’au moins i4km à l’heure. Le rapport entre la puissance au crochet, la corde étant presque parallèle à la voie, et la puissance fournie aux bornes des moteurs, n’est pas inférieur h 0,70 pour tous les efforts supérieurs à 700 kilogrammes.
- Les moteurs sont commandés par un controller série-parallèle ayant sept touches pour la marche en série et quatre touches pour la marche en parallèle.
- L’ensemble pèse environ 10 tonnes et présente les dimensions d’encombrement suivantes (fig. 2).
- Longueur. Largeur. Hauteur,
- 4,700*" i,35on* a,35m
- Le tracteur de la Société de halage électrique
- struit par les Ateliers de Constructions électriques du Nord et de l’Est à Jeumont.
- Chaque tracteur comprend :
- 1) Un bâti de fonte d’une seule pièce, d’un poids de 6 oooVê;, surmonté d’une petite cabine en fer cornière et tôles assemblées;
- 2) Deux essieux montés avec roues Griffîn de o™70 de diamètre ;
- 3) Deux moteurs de tramway, type T ïll à courant continu, excités en série, développant normalement 20 chevaux sous une tension de 55o volts.
- Ils actionnent les essieux moteurs par un double harnais d’engrenages avec réduction de
- 64 4<3
- X ""
- x7j 12
- 14,427.
- donne toute satisfaction ; il permet de remorquer très facilement des trains de trois et quatre bateaux à la vitesse de 3kttl à l’heure avec une consommation de 4 watts par tonne kilométrique.
- L’entretien de ces appareils paraît extrêmement faible.
- On trouvera ci-joint quelques résultats des essais pratiqués en 1904 sur les canaux de la Deule et dérivation de la Scarpe.
- Ces résultats se sont parfaitement maintenus en service normal; ils sont meme dépassés sur les derniers tracteurs, et le rendement global :
- Travail utile
- Energie [électrique absorbée reste nettement supérieur à 0,70.
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- Le controller à sept touches, dont nous parlons plus haut, permet un démarrage parfaitement doux qui n’impose jamais aux cordes des mariniers un effort supérieur de i »oô kilogrammes. •
- Le tracteur porte sur le côté un crochet de traction où s’attache la remorque, laquelle passe généralement au haut du mât du marinier.
- La traction se faisant sur une seule berge, quand deux tracteurs viennent à se rencontrer, les conducteurs échangent leurs remorques. Le bateau montant abaisse son mât et se dirige vers la rive de traction ; le descendant, au contraire, s’en éloigne et le croisement s’effectue le plus simplement possible et sans perte de temps.
- La voie ferrée sur laquelle roulent les tracteurs est constituée en rails de ‘iok*î, sur traverses en bois ; elle court sur un seul côté du canal le long de la berge, laissant à l’extérieur un passage pour les haleurs par chevaux. ;
- „ Tracteurs et tricycles sont alimentés par une ligne électrique à 5oo volts continus, comportant des feeders et une ligne de contact de 7111111 de diamètre, placés sur poteaux en bois le long du chemin du halage.
- La prise de courant s’effectue au moyen d'un trolley cavalier à contrepoids relié au tracteur par un Al souple.
- La Société de halage électrique ne produit pas elle-même l’énergie nécessaire à la traction des bateaux ; elle l’achète à une Société qui, sous le nom de Compagnie électrique du Nord, a pour objet la distribution d’énergie électrique dans la région.
- Celte Compagnie électrique achète elle-même l’énergie électrique à la Centrale des mines de Lcns et la transporte le long du canal par une ligne primaire armée pour la tension de /jj 000 volts. Des postes de transformateurs abaissent ce voltage et une ligne de distribution à 5 000 volts court le long de la ligne primaire. C’est sur cette ligne que se font les dérivations qui desservent les divers villages. C’est aussi à la tension de 5 000 volts que sont alimentées les cinq sous-stations de la Société de halage électrique où le courant triphasé est transformé en courant continu 5oo volts.
- La distance entre deux sous-stations eslen moyenne de iakm5oo. Les deux sous-stations de Beuvry et ' Pont-à-Vendin comportent chacune un convertisseur rotatif: de 13o kw. Chacune des quatre autres sous-stations : la Batterie, Doùai, Arleux et Hem-Lenglet, comprend deux convertisseurs de même puissance.
- L’exploitation des candux du * Nord par tracteurs électriques a constitué un. incontestable progrès.
- D’abord le tracteur' électrique a apporté l’ordre, la régularité, où régnait le chaos.. C’est là le point capital.
- En second lieu, stabilité des prix au taux modique de O fr. o35 la tonne kilométrique en remonte, tandis que les haleurs exigent parfois plus du double. Ce prix concerne, bien entendu, la traction par rames.
- Enfin, gain de temps pour le marinier. Ce gain de temps, il faut y insister, dépasse et de beaucoup celui qui paraît devoir résulter de l’accroissement relalivementfaiblede la vitesse instantanée du bateau.
- j
- C’est ainsi que, pour franchir le canal de la Sensée, les bateaux traînés par des chevaux mettaient normalement de trois à quatre jours; le tracteur leur fait franchir cet espace en un jour.
- Installations du canal de Teltow. — Le canal de Tellow fait communiquer la Sprée en amont de Berlin avec les lacs environnant Posldam etla Havel ; il a été créé pour éviter le passage dans la capitale.
- Sa longueur est de près de ^7km; il comporte une seule écluse à 9 km environ de l’extrémité aval.
- L’auteur, après avoir décrit en détail le tracteur de TeltOAV, constate qu’il a de grandes ressemblances avec le tracteur français; il s’en distingue surtout :
- 1) Par sa forme asymétrique qui suppose l’établissement de la voie ferrée sur les deux berges du canal, solution coûteuse ;
- a) Par un treuil auxiliaire de démarrage et de rclevage de flèche fort intéressants sans doute, mais qui constituent une complication dont la pratique dos canaux français a montré qu’on pouvait se passer,
- Le rendement des deux appareils est équivalent.
- Sans pouvoir donnér dès chiffres, il ne paraît pas douteux que les installations de Teltow ont coûté beaucoup plus cher que les installations françaises.
- Ajoutons que le tarif de traction est de o pf. la tonne kilométrique, soit cinq millièmes. Et cependant, vu les sommes immobilisées, on peut se demander si l’on arrivera à couvrir les dépenses d’exploitation et d'amortissement.
- Tractçurs américains à adhérence proportionnelle. — En terminant, l’auteur donne quelques renseignements sur les nouveaux systèmes américains; voici la description du tracteur monorail préconisé
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- par MM.' Clarke et Gérard, dans leur rapport présente au Congrès de Milan de ipo5.
- Ce tracteur a une puissance normale de 45 HP. Son moteur est susceptible de fournir momentanément 55 HP. Il est du type G. lü. 6i, modèle de mine, et forme un ensemble compact parfaitement enfermé et dont le centre de gravité est placé sous la poutre-guide de la voie.
- Le moteur attaque par pignon fraisé une roue satellite qui engrène sur deux roues dentées calées directement sur les roues motrices. Le moteur fait 5oo révolutions ; le rapport des dents du simple jeu .d'engrenages est de 5,^8. Les roues mbtrices qui ont 12 pouces roulent sur le plat supérieur de la poutre-guide. Le poids du tracteur est de 2 p2okUi environ. L’adhérence supplémentaire à fournir au moment où naît l’effort de^traction est fournie par des roues formant galets presseurs agissant sous la poutre-guide. Ces roues sont montées dans des coulisses dressées avec précision. La pression des galets inférieurs ne naît que lorsqu'un effort de traction est appliqué au câble de remorque. Deux ressorts, placés sous les galets presseurs, sont ajustés légèrement pour amener les galets au contact de la poutre sans pression parasite.
- Le.câble de remorque est attaché soit au levier de droite, soit au levier de gauche suivant que le tracteur marche vers la gauche ou vers la droite. Il exerce une pesée sur le levier d'amarrage dont il tend à relever le petit bras. La pression d’un des leviers se transmet à l’autre levier qui est maintenu au contact par l’effet des ressorts de réglage, à l’aide d’un levier égalisateur.
- Les dimensions d’encombrement du tracteur de 5o chevaux sont; longueur, i5octn; largeur, 5ocm; hauteur, 142e111,5.
- A vide, même à grande vitesse, l’appareil n’exerce aucune autre pression sur la voie que celle résultant de son faible poids propre de 2 Q20ku‘. D’après M. Gérard, cc il résiste au démarrage à des efforts de traction de a ^ookm et en marche courante if peut réaliser des efforts de i ^ookm avec un rendement de 70 % à la vitesse de 5 ,3oo kilomètres ».
- Les avantages de cet appareil ont été vivement contestés par M. Kolgen.
- Enfin, des expériences faites par MM, Stillw et Saint-Clair Putnam pendant l’automne 1907 ont permis d’obtenir des chiffres de comparaison précieux entre le système rnonorail et le système birail. Sur une partie du trajet, le service était assuré par trois tracteurs, sur l’autre partie, par une locomotive.
- Les comparaisons de rendement faites entre les locomotives et les tracteurs donnèrent les résultats suivants :
- Ta nu-ai
- TU ACTION EFFECTIVE 453 kg-. TRACTION EFFECTIVE 906 kg*. TRACTION EFFECTIVE I 359 kg-.
- Locomotive 80 % 8 >, r> % 8/1,0 %
- Tracteur 1 (40 H PL . 68 73,3 74,8
- Tracteur 3 (35 HPi.. •c l_ __ 1- r- ‘j • / 77>:>
- Ces chiffres ne s’appliquent d’ailleurs qu’au rendement mécanique, ce qui explique leur élévation par rapport à ceux que nous avons donnés plus haut.
- L’auteur, en résumé, ne pense pas que, sauf pour des cas spéciaux comme par exemple le franchissement d un tunnel, le tracteur à adhérence proportionnelle présente une supériorité sur le tracteur birail type allemand ou français.
- Ce dernier, on particulier, a fait £es preuves en assurant pendant plusieurs années l’exploitation d'un ensemble important de canaux à fort trafic.
- Le problème de la traction mécanique des bateaux peut donc être considéré comme résolu par le tracteur électrique sur voie ferrée, mais l’organisation d’une semblable exploitation représente une immobilisation d’environ a5 000 francs par kilomètre, non compris les installations de transport d’énergie,et une pareille mise de fonds ne saurait se justifier que là où le trafic dépasse 2 millions de tonnes par an.
- R. C.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Perméabilité magnétique du fer dans des champs faibles, rapidement alternés. Application à la construction des câbles téléphoniques. — F. Piola. — Atti deli Assoc. Elcttr. Ital.y fasc. j, 1908.
- L’emploi, qui devient de jour en jour plus fréquent, des câbles à inductance distribuée, inventés par Krarup('), pour les transmissions téléphoniques,
- (') E. T. Z.9 n>(n, p. Î44.
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- exige l’usage d’un matériel magnétique dont la perméabilité ne change pas sensiblement par suite des variations du champ. Si cette condition n’est pas remplie, à chaque oscillation simple viennent s’ajouter des harmoniques d’ordre impair (* (**)) qui nuisent beaucoup à la clarté.
- Avant de choisir le matériel, il faut donc s’assurer de l’existence de cette propriété et déterminer la valeur maxima du champ pour laquelle elle est encore valable. D’après Lord Raleigh (2) si la valeur du champ ne dépasse pas 0,04 C. G. S., la perméabilité du fer suédois reste constante, puisqu’il ne put constater aucune différence en faisant diminuer le champ depuis cette valeur jusqu’à 0,00004 C. G. S.
- Successivement, d’autres expériences ont fait naître des doutes sur la généralité de ce résultat. Tout récemment, par exemple, M. Siegwart (3) trouva que dans un alliage de fer la perméabilité était 3i8 avec un champ de o,o3i8 C. G. S. et descendait jusqu’à 254 avec un champ de 0,0170.
- Les divergences dans ces résultats dépendent soit de la différente qualité des échantillons examinés, soit du fait que l’état d’un corps doué d’hystérésis ne peut être déterminé que si l’on connaît la succession des états par lesquels le corps a passé précédemment.
- Il importe de vérifier la constance de la perméabilité et sa valeur pour les fréquences employées dans la téléphonie, c’est-à-dire en général entre 200 et 1 600 alteimations par seconde. Lorsqu’on aura constaté cette propriété et trouvé la valeur maxima du champ pour laquelle elle est valable pour toutes les alternations, on pourra tenir compte de ces éléments dans le projet du câble, de manière que la valeur susdite du champ ne soit jamais dépassée.
- Pour donner une idée des conditions dans lesquelles se trouvent des câbles déjà construits, on peut citer l’exemple de celui posé en 1904 dans le tunnel du Simplon (*) dans lequel le fer est soumis à un champ de 1, 8 / C. G. S. (e mesuré en ampères). Dans le câble de Fehmarn-Lolland, posé en 1903 (5), la valeur du champ est considérablement moindre,
- (*) Bedeli, am> Tutti.k, Proc. Am. Inst, El EngM 1906, *>.5°, p. 601.
- (ÿ) Pkil. Mag.} 1887, 23°, p. 225.
- (3) Lum. Elect. 1908, n° 1, p. 20.
- (4) Vanoni, Journ. télégraphe 1906, p. 8o, 101, ia5. — Di Pirro, Journ. télégr., 1907, p. 4, 25.
- (**) BreisiGj E. T. Z., 1904, p. 223.jj
- ainsi que dans les trois câbles installés par la maison Pirelli dans le détroit de Messine, dans lesquels on a H = 1,1 /.
- Dans les cas cités on pourra dire que le champ atteindra une valeur maxima comprise entre 0,01 et 0,02 G. G. S., en admettant que le courant atteigne dans le secondaire du transformateur microphonique l’intensité de io“s ampères, ce qui, avec les atténuations totales ordinairement admises dans les longues lignes, en tenant compte aussi des lignes aériennes reliées au câble, donne un courant suffisamment intense au receveur. Avec l'atténuation 9, qui est très élevée, on aurait à l’arrivée io~2 e % c’est-à-dire à peu près 1 micro-ampère.
- On devra aussi faire des recherches préalables analogues aux précédentes pour le matériel magnétique à employer pour les transformateurs microphoniques pour lesquels, une fois que l’on aura établi les limites de constance de la perméabilité, il faudra choisir tous les autres éléments de manière que ces limites ne soient jamais dépassées.
- Quant à l’étude de la magnétisation du fer dans des champs rapidement alternés, la meilleure méthode à suivre serait sans contredit celle du tube de Braun, et c’est celle que l’auteur même (*) et beaucoup d’autres ont suivi pour étudier les variations que l’action d’oscillations rapides superposées produit dans la magnétisation. Mais cette méthode n’est pas pratiquement applicable lorsque le champ est très faible, comme c’est le cas. M Wicn (2) a pu obtenir la perméabilité moyenne du fer en mesurant le coefficient de self-induction d’un enroulement qui le comprenait ; dans ce but, il employa la disposition de Maxwell, dans laquelle la self-induction à mesurer est comparée avec une autre comme au moyen du pont de Wheaststone; le rapport entre les self-inductions est exprimé au moyen de celui entre deux résistances. Cette méthode exige deux mesures, l’une avec du courant continu, l’autre avec du courant alternatif; en outre, elle est sujette à plusieurs causes d’erreurs, ducs à l’incomplète absence de self-induction dans les résistances du pont, à la difficulté de connaître les conditions géométriques de ces résistances pour en calculer le skin-effect, etc.
- L’auteur propose une nouvelle disposition d'après laquelle on n’a besoin que d’une seule mesure avec du courant alternatif et qui, par sa symétrie et ses
- ({) Rend. Lincei, 1906, t5°, 2" sem., p. 18, 222. (2) Ann. der Physti 1898, 66°, p. 85g.
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- conditions géométriques facilement mesurables, élimine plusieurs des causes d’erreurs et permet de tenir facilement compte des autres.
- Dans ses lignes générales la méthode consiste en ceci : imaginons un pont de Wheatstonc dont les quatre côtés AB, BC, CD, DA, aient les impédances Sj, S2, S3, S4. Supposons que la source de courant alternatif soit appliquée entre les sommets A, C, et rinstrumenl de zéro (téléphone ou galvanomètre, par exemple) entre les sommets B, D. Si dans le pont il ne passe pas de courant, on aura ;
- Introduisons dans la branche AB le fer à essayer. S, prendra alors une nouvelle valeur S'. On pourra rétablir le zéro en plaçant en dérivation entre A et B une impédance S", constituée par une résistance cl une capacité en série, de façon que le système formé par S7 et S" en parallèle soit équivalent à S[.
- L’auteur expose et discute en détail la manière de choisir les différentes impédances de la façon la plus convenable, et d’exprimer en fonction de ces impédances la perméabilité du noyau introduit pour chaque valeur du champ auquel on le soumet. Il indique aussi les dispositions pratiques adoptées et rapporte les résultats des mesures qu’il a exécutées.
- Comme conclusion de ses recherches, on peut déduire que la méthode employée s’adapte bien à la mesure de la perméabilité du fer dans des champs
- alternés faibles, de l’ordre de ceux employés en téléphonie et permet d’atteindre une approximation tout à fait suffisante. Les mesures effectuées sur un échantillon de fer doux, recuit quelques années auparavant, constitué par un faisceau de 3oo fils ayant chacun un diamètre de ocm,o2 ont montré que :
- 1) Lorsque le champ magnétique diminue, la perméabilité tend vers une valeur minima constante, qui pour l'échantillon examiné est de 84,6, à moins de i % . Cette valeur est sûrement atteinte pour un champ efficace de l’ordre de 0,02 C. G. S., par conséquent pour un champ maximum de 0,028;
- 2) La valeur limite de la perméabilité est indépendante de la fréquence entre 210 et 1 710 alternations par seconde ;
- 3) Le matériel examiné servirait bien pour augmenter l’inductance distribuée dans des câbles téléphoniques de construction analogue à ceux dont nous avons parlé précédemment.
- Il faut enfin remarquer que si dans la mesure de la self-induction d’un câble à inductance distribuée, obtenue au moyen du fer, le courant qui sert pour la mesure produit un champ supérieur à celui pour lequel il est permis de considérer la perméabilité comme constante, ainsi que parfois il arrive, la mesure 11’aurait plus aucune signification pratique. Dans ce cas, l’auteur pense qu’on pourrait conseiller un traitement magnétique approprié du fer, à câble construit.
- G. A.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- L’électricité industrielle (2e partie), par C. Le-bois. — 1 volume in-12 de 437 pages avec 282 figures. — Ch. Delagrave, éditeur, Paris. — Prix : relié, 4 fr.
- Voici un livre de vulgarisation d’une valeur tout à fait remarquable et comme il en existe malheureusement bien peu. L’auteur n’a pas voulu simplifier à l’cxeès, sous prétexte de se faire comprendre de tout le monde, et il est parvenu à faire un livre très clair et très accessible au plus grand public, sans pour cela sacrifier en rien la précision des raisonnements ni l’exactitude des idées. On ne trouvera pas ici de
- difficultés grossièrement éludées, ni de ces raisonne-ments superficiels qui ne sont propres qu’à engendrer des idées fausses ; ceux qui veulent apprendre sérieusement l'électricité pourront le faire à souhait dans l’ouvrage de M. Lcbois (dont le volume présent n’est que la seconde partie).
- Le premier volume traitait des courant continus. Celui-ci débute par une étude complémentaire de ces memes courants, étude qui concerne spécialement les dynamos continues et leurs enroulements; puis l’auteur traite des courants alternatifs et de letlrs applications. Un dernier chapitre donne même des
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- notions assez développées de télégraphie sans fil. Nous répétons que l’esprit dans lequel est conçu cet ouvrage est excellent. Lorsqu’une question par trop délicate se présente, et qu’il faudrait pour l’étudier faire appel à des notions mathématiques un peu abstraites,d'auteur en prévient loyalement son lecteur et admet simplement le résultat à démontrer. Mais ces questions sont heureusement fort peu nombreuses dans la science électrique, et tous les problèmes d’un caractère élémentaire sont traités d’une manière parfaitement claire et consciencieuse. Au résumé, cet ouvrage est hautement recommandable.
- R. C.
- L’année électrique, èlectrothérapique et radiographique, par 16 D* Foveau de Courmelles. — i volume in-i s. de 336 pages.— Ch. Béranger, éditeur, Paris. — Prix : broché, 3 fr. 5o.
- Voici la « neuvième année élcclrique » que le l.)r Foveau de Courmelles nous présente, dans un petit livre portatif, avenant cl aisé à lire, comme ses devanciers. Il y a là, en une suite de paragraphes succincts et écrits’ dans un style souvent pittoresque, un exposé complet des nouveautés électriques. Bien entendu, une bonne place est faite à tout ce qui concerne le rôle de l’électricité comme agent thérapeutique cl on sait qu’aujourd’hui ce rôle est considérable; le lecteur trouvera donc tous les renseignements désirables sur les récentes-applications de rélerlrolhérapie, de la radiographie, de la radiothérapie, de la phololhérapie.
- M ais la science électrique purement industrielle tient aussi sa grande place dans celle publication : électrochimie, lumière, chaulïagc, traction, télégraphes et signaux, télégraphie sans lil, électricité atmosphérique, électricité de sources diverses, tels sont les litres des principaux chapitres.
- Enfin, un chapitre spécial est consacré au radium — à tout seigneur tout honneur — et un autre, particulièrement; intéressant et utile à consulter, traite de la jurisprudence en matière d’exploitations électriques.
- R. C.
- pratique ; c’est tout le contraire qui est vrai, et l’on sait eu effet que des applications industrielles de première importance sont parfois en germe dans les calculs des théoriciens purs ; il suffit de citer Maxwell et la télégraphie sans fil. Ce sont ici précisément les idées de Maxwell qui sont examinées, mais l’auteur cherche à les compléter à l’aide d’une représentation mécanique des champs de force élec-Iro-magiiéliques. On sait que la théorie des phénomènes électro-magnétiques qui ont lieu dans l'éther est basée sur la considération de quatre grandeurs A, a, B, p, dont les deux premières concernent la polarisation électrique elles doux dernières, la polarisation magnétique. Dans l’état actuel de nos connaissances, il n’existe entre ces quatre grandeurs ipie trois' relations seulement ; deux de ces relations expriment les propriétés mécaniques du champ élcclrique et du champ magnétique, et la troisième exprime que la vitesse de propagation des ondes
- i
- électro-magnétiques a pour valeur ,—-. L’auteur
- ya p
- montre alors qu’on obtiendrait une quatrième relation en supposant que la représentation mécanique des phénomènes électro-magnétiques soit parfaitement; rigoureuse ; dans ce cas on serait encore conduit à modifier le calcul de Maxwell de la façon suivante : Maxwell suppose que la rotation B est toujours très petite; ousupprimcrait’eelte hypothèse, et on la remplacerait par une antre, en vertu de
- laquelle ou
- aurait
- d B
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- o, ce qui exprimerait que
- le champ magnétique est un champ.stationnaire. Dès lors, le calcul de Maxwell ne serait plus qu’une approximation, et on aurait au contraire un résultat ‘rigoureux qui fournirait la quatrième relation cherchée entre les quatre grandeurs fondamentales. On voit que cet ouvrage, bien que modeste par ses dimensions, est d une portée considérable par les idées qu'il agile. Ajoutons que tout y est clairement et sobrement exposé et que la disposition matérielle fait honneur à l’éditeur.
- R. C.
- Die Krai'tfelder, par V. Bjerknes. — i volume in-8° de i^3 pages avec 29 ligures. — Prieur. Vieweg un» Soux’, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché, 7 marks, relié, 7 m. 80.
- Ce livre 11e traite pas de technique électrique, mais de théorie, et de la théorie la plus élevée. Ce qui ne veut pas dire qu’il soit sans intérêt pour la
- Elektrotechnische Messungen und Mess-instrumente, par Gustave Wernicke. — 1 volume iu-8° de 138 pages avec 92 ligures. — Friedr. WiEwr.o undSohn, éditeurs, Brunswick, — Prix; broché, 5 marks, relié, 5 m. 60.
- On parle de plus en plus à l’heure actuelle de la question des mesures électriques, et par suite on
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- doit se féliciter do voir paraître sur celle question des ouvrages bien faits et propres à préciser nos idées. C’est le cas de ce petit livre, dans lequel on trouvera' un exposé très clair des méthodes cl des appareils de mesure en usage en éleelrolocliniquc. Nous signalerons particulièrement le caractère pratique des descriptions qui y sont données. En particulier, 1 auteur a soin d’établir exactement les limites d emploi de chaque appareil, ce qui le conduit 1res souvent à recommander, môme pour des mesures délicates, des appareils simples et rustiques dont on a, dans beaucoup de cas, une défiance injustifiée.
- L’isolement des installations est traité d’une façon particulièrement complète au chapitre des mesures de résistance.
- l/auteur ne décrit; pas les compteurs d’électricité, mais, à part sujet ce auquel des volumes spéciaux sont consacrés, son étude est tout à fait complète cl l’on trouvera dans cette suite de six chapitres tout ce qui concerne la définition des unités électriques, les étalons, les mesures d’intensité, de tension, do puissance, de résistance, de capacité et de self-induc-lion, ainsi que les mesures magnétiques.
- Le texte et les figures sont fort clairs et la disposition générale de l’ouvrage, due au môme éditeur que l’ouvrage précédent, est également heureuse.
- JL C.
- Leistungsmessungen an Ozonrôhren, par E. Warburg et G. Leithauser. —- Extrait des An-nalcn der Physik, Leipzig,
- L’auteur traite au point de vue mathématique le problème de la mesure des puissances par le tube ozoniseur dans le; cas d’un diélectrique ohmique.Ce problème avait déjà été effleuré par O. Werner et W. Ncrnsl, il dépend île la théorie des condensateurs de Maxwell; il se trouve complètement développé dans cet opuscule de i5 pages, à la fin duquel les spécialistes liront avec intérêt un assez grand nombre de données numériques consignées dans dos tableaux.
- R. C.
- XJntersuchungen über das Silberwoltame-ter, par W. Jaeger et H. von Steinweht. — Extrait de la Zeitschrift fur fnstrmnentenkunde, Berlin,
- Col opuscule de f\0 pages traite du voltamètre k argent, considéré surtout au point de vue de la définition de l’étalon We.ston, qu’il a servi à déterminer en 1898. L’auteur donne la description minutieuse des expériences ainsi que des tableaux numériques où les résultats sont consignés avec une extrême précision. La conclusion essentielle de ce travail est <[iie la valeur de l’élémeut Weston déterminée par le voltamètre a argent est en concordance suffisante avec les résultats obtenus au National Physical Laboralory de Teddîuglon. R. G.
- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX .
- Exemption des droits sur les combustibles destinés a la production de P électricité.
- Nous avons plusieurs lois explique que, au point de vue delà patente, les usines thermiques pour la production de l’énergie électrique sont favorisées en ee sens qu’elles ne payent; pas le droit proportionnel sur le charbon qui alimente leur machine à vapeur ; nous allons établir par les principes qui vont; suivre (pie le charbon échappe aussi aux droits d'octroi.
- 1
- Pour qu’une matière, quelle qu elle soit, soit
- imposable a l’octroi, il faut qu’elle remplisse deux conditions :
- À. Il faut qu’elle soit véritablement « consommée w.
- R. Il faut qu'elle soit consommée « dans la localité soumise a l’octroi ».
- Par « consommation véritable » on entend la disparition immédiate de l’objet; le charbon, par exemple, uniquement destiné au chauffage d’une pièce, disparaît après avoir donné sa chaleur : il est consommé sans laisser de traces. Au contraire, lorsqu’un combustible est employé à la fabrication d’un produit industriel, il n’est pas censé être simplement consommé ; il s’est transformé en un produit qui fait partie du commerce
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- général, et qui se vendra soit dans le lieu soumis à l’octroi, soit ailleurs(*).
- Ce combustible, plutôt transformé que disparu, sera toujours exempt d'octroi, quel que soit le sort du produit dont la fabrication a été laite grâce à lui; si ce produit est inscrit parmi les objets soumis aux droits, la partie qui en sera livrée sur place, acquittera lesdits droits. Si, au contraire, il en est complètement exempt, la ville ne percevra rien. Mais nous retiendrons comme principe absolu, que, dans les deux cas, le combustible employé à la fabrication sera complètement indemne. C’est ce que dit l’article 8 du décret du 12-17 février 1870 ainsi conçu : «Les com-« bustibles... à employer dans les établissements
- t< industriels..sont admis à l'entrepôt à domi-
- « cile...Décharge sera accordée aux entrepo-
- « sitaires pour toutes les quantités de combus-« tibles employées dans ces établissements à la « préparation de produits qui 11e sont frappés « d'aucun droit par le tarif de l’octroi du lieu
- « sujet... Si le produit industriel à la prépa-
- « ration duquel sont employés les combustibles « est imposé au tarif de l’octroi, l’entrepositaire « n’en obtiendra pas moins l'affranchissement « pour le combustible (2).
- Quant à la deuxième condition — elle est aussi impérieusement exigée. Tout objet qui ne sera pas consommé sur place, dans le lieu sujet, sera exempt du droit d’octroi. A fortiori, en sera-t-il de même pour le combustible qui aura concouru à sa fabrication. C’est tellement évident qu’il est inutile d’insister.
- Mais à côté de ces principes nettement posés, il est un produit qui, bien avant l’électricité, a causé, en matière d'éclairage, une assez grosse difficulté; c est le gaz d’éclairage ou plus exactement le combustible qui concourt à sa fabrication.
- Un cas indiscutable tout d’abord doit être écarté : si une usine dans le lieu sujet fabrique du gaz pour deux communes, la partie du combustible afférente à la fabrication des mètres cubes destinés à la commune voisine ne saurait être soumise aux droits d’octroi de la commune d’origine; il n’y a, en aucun cas, consommation locale.
- C) Ces principes sont admirablement bien exposés dans lés conclusions de M. Romieu au Conseil d’Etat, arrêt du 9 mai 1902, B. C. E., n° 354.
- (2) Voir le texte dudit décret, Dalloz, Lois administratives annotées, tome IV. V° Octroi, page 160g.
- Mais que faudra-t-il décider pour la partie du combustible qui sera employée à cette « consommation locale » ?
- Il y a eu un doute à un moment donné ; on disait, en effet, le gaz produit par le combustible n’est pas un produit « industriel », car il ne peut se déplacer, ni concourir au commerce général, comme un objet solide destiné par sa nature à une vente et à une revente. L’établissement qui le fabrique, n’est donc pas un « établissement industriel », et le combustible ne doit pas bénéficier de l’exemption. Mais d’autre part, on répondait : ce combustible n’a pas été véritablement consommé; il a été plutôt transformé en un produit, et de ce chef, il pourrait revendiquer un certain droit à l’exemption.
- La question a été résolue, pour la première fois, par la Cour de Cassation, dans un arrêt célèbre pour tous ceux qui s’occupent de ces questions, en date du 29 juillet 1884 et rapporté dans Dalloz, i885,1, page 9 : « le charbon de terre quia « concouru à la fabrication du gaz consommé « dans la ville sujette sera exempté de tout droit « si le gaz lui-même n’est pas inscrit au tarif de « l’octroi » C) (Ville de Boulogne).
- Et cette décision s’explique, très bien, par une raison de pur bon sens ; si l’on suppose que, théoriquement, il serait possible de faire rentrer en franchise dans le périmètre sujet, un volume déterminé de gaz, il serait absurde de faire payer un droit à celui qui entend le fabriquer lui-même dans l’intérieur de la ville sujette.
- Cet arrêt de principe doit être considéré comme formel ; il 11’y a pas d’arrêt contraire. Il a eu pour conséquence de pousser quelques villes — Marseille et Bergerac en particulier — à introduire dans leur tarif d’octroi le gaz d’éclairage. En ce qui concerne cette dernière ville, son expérience a été malheureuse pour elle, car elle a été condamnée par arrêt du 29 décembre 1905, du Conseil d’Etat, à rembourser à son concessionnaire tous les droits qu elle en avait exigés
- (1) Quand nous parlons d’exeuiption, il est évident que nous entendons viser l’exemption après la formalité de l’entrepôt. Celte formalité préalable est rigoureusement nécessaire, mais ne peut être refusée à une Compagnie du gaz (Conseil d’Etat, 10 mai i8g5, ville de Bordeaux, 3o juin 1899, ville de Lille). Toute usine à gaz est donc un établissement industriel, tombe sous le coup de l’application de l’art. 8 du décret de 1870 et l’entrepôt doit être accordé pour le combustible.
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- à ce titre, comme ayant été perçus en violation de son contrat de concession.
- Quant aux villes — et c’est ) immense majorité— qui n'ont pas inscrit à leur tarif le gaz d’éclairage, elles sont évidemment sous le coup de l’arrêt précité : pas d'octroi sur le combusl ilile si le gaz ne figure pas au tarif.
- Si c’est ainsi qu’il a été décidé pour le gaz, a fortiori, est-ce ainsi qu’il faudra décider pour le combustible servant à la génération de l’électricité.
- Pour le courant « lumière » même, consommé sur place, comme pour le- courant « force motrice », l’électricité n’étant inscrite sur aucun tarif d’octroi, le combustible ayant concouru à sa production ne saurait être taxé. Sans parler des innombrables arrêts du Conseil d’Etat, qui a décidé que l’entrepôt ne saurait être refusé aux combustibles destinés aux usines énumérées dans lesdits arrêts, il est excellent de retenir une décision de la Cour de Cassation, statuant d’une façon très nette sur les combustibles nécessaires à la production de l’électricité, employés tant comme force motrice que comme lumière c’est l’arrêt du 7 novembre 1904 (Compagnie des chemins de fer du Nord contre la ville de Laon) dans lequel il est dit : « Attendu « qu’aux termes de l’article 8 du décret du i>. fé-« vrier 1870, les combustibles et matières à cm-« ployer dans les établissements industriels sont « admis à l’entrepôt à domicile et que décharge « définitive est accordée aux entrepositaires pour « les quantités qui ont servi à la préparation ou << à la fabrication des produits qui ne sont frap-« pés d’aucun droit par le tarif de l'octroi du « lieu sujet ; qu’une usine électrique où la force « produite est fournie à des tiers et fait ainsi « l’objet d’une exploitation commerciale, incon-« testablement le caractère d'un établissement « industriel... que l’élec-1 ri ci té n’est pas impo-
- li sée par le tarif d’octroi de la ville de Laon, « qu'il est constaté par le jugement dénoncé que « la Compagnie du Chemin de fer du Nord, (pii a ii installé'dans la gare du Chemin de fer du Nord « une usine destiner à lui. fournir la. lumière élec-ii trique, vend à une autre Compagnie la force « motrice nécessaire pour les besoins d'un che-« inin de fer local; qu’elle a fait admettre à l’en-« trepôt les charbons destinés à cette produc-
- « lion spéciale et que les parties sont d'accord ’i sur les quantités de combustibles employées « pour cet objet. » ('.
- 11 serait dillieilc d’être plus précis. Du reste il semble aujourd’hui (pie la catégorie des établissements industriels soit étendue, par la jurisprudence jusqu’aux usines qui, sans fabriquer nettement un produit, concourent à une modification profonde du produit connu, pour l’amener à un état susceptible d’uni' utilisation toute nouvelle. Ainsi sont considérés comme produit industriel, et par suite exempts de tous droits d’octroi, les charbons nécessaires à leur production : l’air comprimé (Conseil d’Etat, a5 juillet 190;., affaire Compagnie des Tramways de Nantes, il. C. E., p. 568); la vapeur comprimée (Compagnie des Tramways du département de la Seine. S., 1898., 3., 1 ia.) et encore Y électricité servant à un tramway, même exclusivement urbain affaire ville de Rennes, II. C. E., 36\ p).
- Plus que jamais, par conséquent, il s’impose de considérer l’usine électrique comme un établissement industriel, et de considérer comme exempts les combustibles qui y pénètrent, à la seule condition qu’ils aient été admis à l’entrepôt que la municipalité ne peut, refuser.
- Paul Boucault,
- Avocat à la Cour d’Appcl de Lyon.
- C) V. cet arrêt, Revue des C. D. E. P.
- (2J J’estiine que l’on ne peut citer à l’encontre de cette jurisprudence l’arrêt de la Chambre des Requêtes du 10 juillet 1894, rendu au profit de la ville du Havre poulies droits d’octroi des charbons employés dans une usine où l’eau était captée et dirigée sur un réservoir où, par un système de clapets automatiques, elle était comprimée et acquérait sa pression définitive. Cet arrêt, en effet, resté isolé, a été rendu, sur « un état de faits souverainement constatés et appréciés par le Tribunal » comme le dit la Cour elle-même, faits dont il résultait que la pression était due beaucoup moins à l’œuvre de la machine à vapeur qu’à l’existence de clapets automatiques sans que la machine à vapeur ail exercé une influence quelconque sur celte pression.
- Les arrêts que nous venons de citer sont bien plus vastes et cadrent bien autrement avec la généralité des cas. Ou peut lire ledit arrêt dans les Questions d'eau de C., p. 198, tome II .
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série)
- N° 9.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE (1)
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- On donne comme adopté par le Conseil d’Admi-nistradon de la Compagnie Française Thomson-Houston, un projet d’absorption de là Compagnie Thomson-Houston de la Méditerrannée et de la Compagnie des Accumulateurs Union. La Compagnie Française Thomson-Houston émettrait 40000 actions nouvelles dont 26666 seraient destinées à l’échange des actions Tomson-Houston de la Méditerrannée à raison de 2 actions Thomson-Houston Française pour 3 Thomson de la Méditerrannée, et 1 100 à l’échange des Accumulateurs Union en circulation à raison de 1 action Thomson Houston française pour 4 Accumulateurs Union. Enfin les 12234 restantes seraient offertes aux actionnaires actuels de là Compagnie Française Thomson-Houston au prix de 65o francs. A ce taux, et pourvu que les actions nouvelles soient assimilées aux anciennes, les actionnaires de la Compagnie Française Thomson-Houston bénéficieront d’un léger avantage de 5o à 70 francs, valeur actuelle deleursactions anciennes. Nous attendrons les assemblées générales annoncées pour connaître toutes les conditions de cette absorption et peut être les raisons qui la dictent; il semble a priori que les deux compagnies en question n’ont qu’à se féliciter de cette solution qui leur évite les difficultés d’un appel personnel et direct au crédit public, dont le résultat eût été très aléatoire.
- Le commerce général de la France a diminué dans le .cours de l’année 1908 dans des proportions très importantes. La réduction porte à l’exportation principalement sur les produits manufacturés. Il est regrettable que l’industrie électrique qui pourrait trouver de nombreux débouchés n’y soit pas attirée par le succès de la concurrence allemande. Par un l'apport du consul de France à Valence, nous apprenons que l’importation totale du matériel électrique en Espagne a été en 1906 de 111904 pesetas, en 1907 de 447 i43 pesetas. Dans ce chiffre, l’Allemagne figure pour 405589 pesetas, la France pour 6q5i pesetas et la Hollande pour 08620. Notre consul ne
- s'explique pas cette abstention de la France, si voisine de l’Espagne et en termes plutôt cordiaux avec elle, politiquement parlant. Le succès de la Hollande le surprend encore davantage. Pour nous, nous croyons que cette dernière nation a servi plutôt d'intermédiaire pour la part qu’elle a importée ; l’Allemagne domine chez elle comme en Belgique et doit exporter par Amsterdam ou Rotterdam ses produits démarqués. L’abstention des Français s’explique par l’absence de maisons de représentation locales. Les1 Allemands et les’ Suisses d’ailleurs ont créé dès agences et établi des magasins avec ateliers de réparation qui répondent à tous les besoins immédiats de la clientèle. Ce n’est que par des conditions de prix et de crédit à longue échéance que la lutte avec elles devient possible ; ou bien alors, les maisons françaises ne recueillent que les affaires douteuses dont l'insuccès les éloigne pour longtemps d’un marché par trop disputé etavili, Il faut bien remarquer aussi que le matériel le plus utilisé en Espagne est le matériel d’extraction de mines, et que malheureusement peu de maisons françaises ont acquis dans cette branche la spécialité et l’expérience nécessaires*, 11 flotte dans 1 atmosphère de certains économistes l’idée de créer une banque d’exportation ; l’idée est heureuse et mérite d’être étudiée, malgré toutes les difficultés pratiques qui semblent la condamner. Pour l’Espagnej d'autre part, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, une action immédiate serait nécessaire. Les efforts du gouvernement actuel tendent à développer l’initiative indigène par la création d’affaires locales : sans pousser l’assimilation au delà des limites permises, il suffit de rappeler que la Société chargée de reconstituer une partie de la nouvelle flotte doit, tout étrangère qu’elle est, construire en Espagne les ateliers et les chantiers navals pour lesquels elle recevra les commandes du gouvernement. La nation se prépare à faire son apprentissage industriel.
- Nous cueillons dans un rapport aux actionnaires de la PragerEisen Industrie Gesellschaft quelques renseignements plus économiques que financiers, mais de nature, à notre avis, à être soulignés pour l’état
- (*) Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. A. Becq, ancien élève de l'École Polytechnique, Ingénieur Conseil, 4o. rue des Ecoles, Paris.
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- 27 février 1909. REVUE D’ÉLEC T RICITÉ
- d’esprit qu’ils révèlent. Cette Société possédait à Tep-litz et à Kladno deux établissements différents que les conditions d’exploitation l’ont obligée à fondre en un seul à Kladno. Ceux de ses ouvriers de Teplilz qui n’ont pu aller à Kladno ou dans d’autres établissements sidérurgiques auxquels elle est intéressée, ont reçu ou une indemnité en espèces, ou une rente ; de plus, la commune de Zuckmantet, sur le territoire de laquelle était située Tusine de Teplilz, recevra pendant cinq années de la Société une certaine somme à titre d’indemnité pour la perte que lui cause le déplacement de l’usine ! Nous ajoutons que sur un produit brut de 20 4$9 94$ couronnes, 94* 607 couronnes ont été dans cette seule année versées pour assurances contre les accidents, la maladie et la vieillesse, et pour constituer la caisse de retraites des employés.
- L’Aluminium Corporation Limited s’est constituée l’an dernier pour fabriquer en Angleterre l'aluminium ; une station d’çnergie électrique et des fours ont été construits à Dolgarrog et à Wallsend qui sont en partie en activité et sont alimentés comme puissance motrice par des chutes hydrauliques et comme matière première par de la bauxite provenant de gisements dû Sud de là France. Le premier rapport fait ressortir que la demande pourl’aluminium s’étend non seulement au métal en lingots, mais encore à l’aluminium en feuilles, et que le prix du métal étant de £ 80 contre £ 60 pour le cuivre, les valeurs relatives de volume et de résistance mécanique à poids égal constituent un avantage pour l’aluminium que la baisse de prix devait accentuer davantage. Cette baisse aurait, une influence sur les recettes qui serait compensée par l'augmentation de la capacité des usines de la Corporation et les économies résultant d’accord avec une très grande entreprise de produits chimiques qui achètera la bauxite à l’Aluminium Corporation à un prix suffisant pour couvrirses frais dè production, mais lui fournira, par contre, l'aluminium à d'excellentes conditions. Le capital engagé dans cette nouvelle affaire est de £ 440 000 en actions privilégiées, de £ 60 000 en actions ordinaires et de£ 100000 en obligations. Les propriétés acquises ou louées et les concessions hydrauliques ont absorbé 86 140 £ ; .les usines de Dolgarrog et. de Wallsend 100 455, et les dépenses préliminaires et frais de mise en exploitation des gisements dè bauxite r>9ooo £. La rupture récente du syndicat de
- l'aluminium donne à l'Aluminium Corporation Lfiune situation prépondérante en Angleterre, accrue de ce fait qu’elle est propriétaire de gisements de bauxite ; nous verrons son essor.
- La Belgique économique est très agitée en ce moment par le projet de loi sur la limitation légale de la durée du travail dans les mines. C'est une question d’espèce, mais-d’un ordre1 général très important puisqu’elle est à l’origine de la réduction des heures de travail dans toute; l’industrie ; il nous-paraît ace titre intéressant de noter les conclusions d un rapport du -département du travail sur les dangers de cette limitation : « il en résulterait une diminution notable de; l'effet utile, l’impossibilité pour un grand nombre de charbonnages de soutenir la concurrence des plus favorisés d’entre eux comme gisements et la concurrence des bassins étrangers, enfin une baisse générale des salaires ». De plus, ce projet de loi est très sévèrement apprécié dans les milieux financiers où l’on prétend que, pour un bien-être purement illusoire accordé à l'ouvrier mal éclairé sur les conséquences de la loi, celle-ci atteint gravement; des intérêts respectables et mène à un amoindrissement économique des plus dangereux pour le pays. Nous nous bornerons à ces citations, laissant aux événements le soin de justifier on non ces conclusions pessimistes.
- Le Moniteur des Intérêts matériels annonce que les bénéfices de la Société d’Electricité Alioth, à Bâle, atteignent,pour 1 exercice 1908, 1 o^’iooof-rancs, au lieu de 878 691 francs pour 1907, et que le dividende des actions privilégiées et ordinaires est fixé à 6 % contre relativement .6 % et 4 % l’an dernier.
- Nos valeurs d’électricité parisiennes sont, en ce moment l’objet de la faveur public 11 se fait autour d’elles une publicité que semble justifier les recettes d’exploitation, l’augmentation rapide des kilowatts vendus, et les appréciations flatteuses des gens bien informés. Certaines autres valeurs participent au mouvement avec peut-être moins de raison, mais le « boum » est si tentant ! Est-ce donc que la situation des affaires s’est améliorée ? Rien ne l’indique puisque le cuivre baisse, que le chômage augmente, et que les capitaux sTccumulcnt sans cosse. Alors pourquoi cette hausse :*
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Algérie. — Dans sa séance du 24 octobre dernier, le conseil général d’Oran a décidé de faire étudier par le service vicinal un avant-projet de tramway à vapeur, ou électrique, à voie de im,o55, entre Pran et Ei-Ançor, d’une longueur approximative de *29 Cet avant-
- projet doit être soumis à rassemblée départementale dans sa prochaine session d’avril. A cette occasion, il sera statué sur les propositions qui pourraient être faites pour la construction et l’exploitation du tramway. Ces propositions devront parvenir à la préfecture d’Oran avant le Ier avril prochain au plus tard.
- Allemagne. — La Alsterlalbahn Gesellschaft étudie l’établissement d’une ligne électrique de traction en prolongement de la ligne urbaine et suburbaine de Hambourg; en outre des installations d énergie seront faites dans les localités desservies.
- Les deux firmes Allgemeine Eleklricilals-GeselJschaft et Siemens-Sehuckert, qui avaient obtenu en 1906 l’entreprise des travaux préparatoires pour l’établissement d’une ligne à traction électrique entre Cologne et Düsseldorf, viennent de demander à l’Etat la concession de celle entreprise.
- Russie. —• La ville de Moscou a été autorisée à conclure un nouvel emprunt de 18 millions de roubles dont le produit sera destiné à la construction de tramways.
- Portugal. — La Société formée par la fusion des deux anciennes Compagnies des tramways électriques de Porto aurait rinlenlion de céder son droit d’exploitation.
- Italie. — La Direction des chemins de fer italiens a approuvé le projet consistant à doubler une partie de la ligne de Gênes à Spezia, la dépense probable sera de 4 000 000 lires, ainsi que la ligne Vieenza-Treviso 1 0O0 000 lires environ.
- Espagne. —1 On a sollicité l'autorisation de construire, à Palma de Mallorca (lies Baléares., un réseau de tramways électriques qui mettrait cette ville en communication avec les localités de Portopi, el Tcrreno Yileta. Molinar, Hoslalels. Son Espanolel, Gcnova el la Bana* nova.
- Angleterre. —Lcb London Counly Council se propose d'employer une somme de 27 200 000 francs pour l’extension des réseaux des tramways, à Londres.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- France. — Comme suite à la note publiée dans notre numéro du i3 février, p. 227, relative au projet de loi concernant les usines hydrauliques, nous donnons ci-dessous in extenso ledit projet qui va être soumis à la délibération de la Chambre-des députés.
- TITRE PREMIER. — Classification des usines.
- Article premier.
- Les usines hydrauliques établies sur les cours d'eau et canaux du domaine public se divisent en usines autorisées et en usines concédées. *
- Art, 2.
- Sont classées comme usines autorisées, les usines qui disposent d?une puissance brute en étiage d’au plus 200 poncelels de 100 kilos et qui n’ont pas pour objet principal le commerce de l’énergie.
- Toutes les autres usines sont concédées.
- TITRE If. —Usines autorisées.
- Art. 3.
- Les usines autorisées continuent à être régies'par les lois et règlements actuellement en vigueur. Tout, en restant essentiellement précaires el révocables, les autorisations qui constituent leur litre ne sont, en aucun cas, valables pour une durée supérieure à cinquante ans.
- A l’expiration de ce délai, si l’autorisation n’est pas renouvelée, le permissionnaire est tenu, au choix de l’Administration, soit de rétablir les lieux dans l’état primitif, soit d’abandonner à l’Etal, sans indemnité, ceux de ses ouvrages qui sont établis sur le domaine public-fluvial.
- ' Art. 4-
- En ce qui concerne les usines actuellement existantes, le délai de cinquante ans üxé à l’article précédent courra à partir de la promulgation do la présente loi.
- Art. r>.
- Les usines autorisées peuvent être exceptionnellement admises à vendre au public leurs excédents d’énergie ou leurs résidus 'd’exploitation. Les conditions de l’autorisation sont déterminées dans chaque cas par un arrêté du ministre des Travaux publics.
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- TITRE III.
- Usines concédées.
- Art. 6
- La'force motrice destinée à alimenter les usines concédées fait l’objet d’une concession d’une durée déterminée avec cahier des charges conforme à un ou plusieurs types approuvés par décret rendu en Conseil d’Etat,'sauf les dérogations ou modifications qui seraient expressément spécifiées dans l’acte de concession.
- La concession est accordée au nom de l’Etal par un décret rendu en forme de règlement d’administration publique. Une loi est nécessaire lorsque les travaux d’appropriation de la force comportent le détournement des eaux de leur lit naturel sur une longueur de plus de 20 kn\ mesurée suivant ce lit, ou que la puissance brute dont l’usine pourra disposer à l’étiage dépassera i5 ooo poncelets de îoo kilos.
- Les modifications apportées ultérieurement à l’emploi et à la répartition de la force hydraulique sont autorisées par décret rendu en Conseil d’Etat après enquête.
- Ces dispositions ne s’appliquent pas aux usines qui font partie intégrante d’entreprises déclarées d’utilité publique et pour lesquelles un modèle de règlement spécial sera arrêté par décret rendu en Conseil d’Eta(.
- Art.
- lia concession investit le titulaire, pour Texécution des travaux définis au cahier des charges, et pour ces travaux seulement, de tous les droits que les lois et règlements confèrent à l’Adminislraliou en matière de travaux publics. Le concessionnaire demeure en même temps soumis à toutes les obligations qui dérivent pour l’Administration de ces lois et règlements.
- S’il y a lieu à expropriation, il y est procédé conformément à la loi du 3 mai 184r, au nom de l’Etat et aux frais du concessionnaire.
- Art. 8.
- Les usines concédées ont le droit d’occuper les propriétés privées nécessaires à l'appui des ouvrages de retenue, ainsi qu’à l’établissement des canaux souterrains d’adduction et de fuite, conformément aux dispositions des projets régulièrement approuvés par l'Administration.
- L’exercice de ces servitudes doit être précédé d’une notification directe aux intéressés et d’une enquête spéciale dans Chacune des communes où doivent être établis les ouvrages précités.
- Les indemnités qui pourraient être dues de ce chef sont réglées en premier ressort par le tribunal civil; s’il y a expertise, le tribunal peut ne nommer qu'un seul expert.
- Art. y.
- Le cahier des charges des usines concédées dé 1er-mine notamment :
- i° La destination de l’usine ;
- •2° La durée de la concession;
- 3° Les ouvrages, terrains, bâtiments et engins de toute nature constituant les dépendances immobilières de la concession ;
- 4° Le règlement d’eau de l’usine et, en particulier, les mesures intéressant la navigation ou le flottage, la protection contre les inondations, la salubrité publique, l'alimentation des populations riveraines, les nécessités de l’irrigation, la conservation et la libre circulation du poisson, la protection des paysages ;
- 5° Le montant de la redevance due à l’Etat pour la prise d’eau et, s’il y a lieu, la contribution afférente à l’ulilisation des ouvrages déjà établis par l’Etat dans l’intérêt de la navigation ou du flottage, ainsi que les autres conditions financières de la concession;
- 6° Le montant du cautionnement;
- 7° Les tarifs luaxima à percevoir pour la vente au public de l’énergie; .
- 8° Les réserves en eau ou en force stipulées au profit des services publics, ainsi que les conditions auxquelles elles devront être mises à la disposition de ces services;
- q° L’organisation du contrôle de l’Etat et le règlement des frais de ce contrôle;
- io° Les conditions dans lesquelles devra pouvoir être exercé le rachat par l’autorité concédante;
- i i° Et d’une manière générale les droits et obligations du concessionnaire, tant pendant la durée de la concession qu’à son expiration.
- Art. io.
- Les ouvrages, terrains, batiments et engins de toute nature déterminés au cahier des charges comme constituant les dépendances immobilières de la concession, font partie du domaine public; ils sont assimilés aux ouvrages de la grande voirie, notamment au point de vue de la répression des contraventions. Les contraventions sont passibles d’une amende de 16 à 3oo francs.
- Art. ii..
- Au moment où la concession prend fin, l’État entre gratuitement, et par le fait même, en possession des dépendances du domaine public; telles qu’elles sont définies à l’arliclc précédent.
- AjlT. 12.
- Les usines qui font partie intégrante d’entreprises d'utilité publique, et les usines concédées qui n’ont pas pour objet principal le commerce de l’énergie, peuvent à toute époque vendre et employer leurs excédents et leurs résidus d’exploitation aux conditions fixées par un décret
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- rendu en Conseil d’Etat sur le rapport du ministre des Travaux publics.
- Art. Tl.
- Les usines actuellement existantes, qui ont été autorisées à titre précaire et révocable, et qui disposent d’une puissance brute en étiage supérieure à *200 ponce-lets ou qui ont pour objet principal le commerce de l’énergie, seront dans un délai de cinq ans, à partir de la promulgation de la présente loi, placées sous le régime des usines concédées.
- Toutefois, la concession leur sera toujours accordée par décret.
- TITRE IV. — Dispositions générales
- Art. 1 4.
- Les cours d’eau ou parties de cours d’eau, ainsi que les canaux du domaine public, auxquels s’applique la présente loi, sont :
- T° Ceux qui figurent au tableau annexé à l’ordonnance du 10 juillet i835, en tenant compte des modifications apportées à ce tableau par les décrets postérieurs de classement et de déclassement;
- •2° Ceux qui sont entrés dans le domaine public à la suite de l’exécution de travaux déclarés d’utilité publique ou d’actes de rachat.
- Les cours d’eau, portions de cours d’eau et canaux ainsi définis ne pourront être distraits du domaine public qu’en vertu d’une loi.
- Toutes actions en reconnaissance de droits acquis sur les cours d’eau compris au paragraphe premier ci-dessus devront, à peine de forclusion, être introduites dans le délai d’un an à partir de la promulgation de la présente loi.
- Art. i5.
- Les redevances domaniales à imposer aux usines autorisées ou concédées sont établies conformément à l’article 44 de la loi du 8 avril 1898 et aux règlements rendus ou à rendre en exécution de cet article. 'Ces règlements devront déterminer les conditions spéciales auxquelles seront fixées les redevances applicables aux usines établies sur les canaux du domaine public.
- Art. iG.
- Des règlements d’administration rendus sur le rapport du ministre des Travaux publics détermineront :
- i°\Le modèle du règlement d’eau pour les usines autorisées ;
- 20 Le texte du cahier de charge-type des usines concédées ; .
- 3° La forme de l'instruction de§ projets et de leur approbation ;
- 4° Les formes des différentes enquêtes relatives à l’autorisation ou la concession des usines, à l’établissement des servitudes spéciales d’appui et de passage ;
- 5° L’organisation du contrôle des usines concédées, contrôle dont les frais seront à la charge des concessionnaires ;
- 6° Les conditions générales de mise en vente dos excédents d’énergie et des résidus d’exploitation dans les cas prévus aux articles 5 et 12;
- 70 Et, eh général, toutes les mesures nécessaires à l’application de la présente loi.
- Art. 17.
- Les dispositions de la présente loi 11e s'appliquent pas aux usines ayant une existence légale.
- . Art. 18.
- Sont abrogées toutes les dispositions de loi ou de règlement contraires à la présente loi.
- ÉCLAIRAGE
- Landes. — Le Conseil municipal de Rion-des-Landes a autorisé le maire à contracter un emprunt de 100oqo fr. au Crédit Foncier pour l’achat du matériel et l’installation de l’éclairage électrique.
- Russie. — On annonce que la Société qui est chargée de l'électrification du réseau des tramways d’Odessa vient d’obtenir la concession de l'éclairage électrique de la ville.
- DIVERS
- Par décret en date du 17 février 1909, ont été nommés pour trois ans membres du conseil de l’obèçrvatôire d’astronomie physique de Meudon : \
- M. Henri Poincaré, membre de P Académiedes sciences et de l’Académie Française.
- M. Bouty, membre de l’Académie des sciences.
- M. Marcel Derkez, membre de l’Académie dès sciences.
- M. Lippmann, membre de l’Académie des sciences.
- M. le général Bkrthaut, sous chef d’état major général de l’armée, directeur du service géographique, représentant le département de la Guerre.
- M. le contre-amiral Kiêsel, représentant le département de la Marine.
- M. Daubrée, conseiller d’Etat, directeur général des eaux et forêts, représentant le département de l’Agriculture.
- M. le lieutenant-colonel en re Irai le Hartmann, membre
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- du bureau uational des poids el mesures, représentant le département du Commerce et de l'Industrie.
- M. Darhoux, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, professeur à la Faculté des sciences de l'Université de Paris, représentant le département de l’Instruction publique.
- M. Bayet, directeur de l’enseignement supérieur, représentant le même département.
- M. Deslandres, membre de l’Institut, directeur de l’observatoire d’astronomie physique de Meudon,
- Espagne. —Du rapport de M. Agel, consul de France à Malaga, nous donnons l’extrait suivant qui concerne les machines-outils, moteurs el lampes électriques.
- Le commerce des machines diverses, moteurs, outils, accessoires est disputé par les pays suivants : lu Belgique, l’Angleterre, l’Allemagne, la France elles Etats-Unis. L’apport de la France représente environ le quart de l’importation totale. Une des raisons pour lesquelles les machines étrangères sont préférées aux articles similaires français réside dans la nationalité des acheteurs. Malaga compte deux compagnies d’électricité, l’une allemande et l’autre anglaise, une compagnie de tramways et une compagnie de chemin de fer de banlieue à voie étroite, l’une et l’autre de nationalité belge; la France, de son côté, est représentée par la Compagnie des chemins de fer andulous, • et par la Compagnie d’éclairage au gaz. Chacune de ces sociétés commerciales adresse de préférence ses commandes aux industries de sa nation. Un autre facteur de l’infériorité de l’importation française dans cette branche du travail national comme dans la plupart des autres industries n’est autre que la cherté de ses produits comparativement aux articles similaires étrangers. D’autre part, les machines allemandes ont atteint aujourd’hui une solidité et une perfection, sinon supérieure, tout au moins égale à celle des autres pays. Depuis quelque temps, les Etats-Unis font une sérieuse concurrence à nos produits et à ceux de nos rivaux ; l’article américain est de qualité inférieure, il n’est pas très soigné, mais son bon marché le fait préférer aux articles similaires français toujours plus chers. Il s’ensuit que l’importation française a une tendance à baisser encore davantage sur certains articles, comme les machines-outils et les machines agricoles. Et cependant les débouchés paraissent susceptibles de s’étendre dans cette région. Les nécessités industrielles particulières ont une tendance à se mullipliçr. Aujourd hui chaque petit propriétaire veut avoir des outils chez lui ; il se crée tous lçs jours, de nouvelles petites industries ; on compte actuellement à Malaga plus de cent ateliers d’ouvriers, travaillant le fer et les métaux, alors qu’il y a peu d’années il se réduisait à 3 ou 4. On estime que sans grands efforts la France pourrait facilement doubler son apport sur cette place.
- Jusqu'à ces dernières années, les lampes électriques vendues à Malaga étaient toutes de fabrication française.
- Il en arrive maintenant d’Allemagne d’un prix supérieur à celui de l’article français ; mais la cherté des lampes allemandes n'est qu'apparente, car elles donnent plus de lumière avec la même dépense de courant électrique.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Etablissements de Dion-Bouton. — Le 8 mars, quai National, 36, à Puteaux.
- Chemins de fer de Paris à Orléans. — Le 3o mars, rue de Londres, 8, à Paris.
- Compagnie de l’Accumulateur « Aigle ». —• Le 5 mars, rue de la Victoire, 69, à Paris.
- L'Electricité moderne. — Le 11 mars, galerie de Valois, io5, à Paris.
- Société ariégeoise d’Electricité. — Le i5 mars, boulevard Carnot, 3i, à Toulouse.
- Anciens établissements Pieper. —|Le a mars, à Herstal-lez-Liége (Belgique).
- Société belge des lampes électriques. — Le a mars, à Bruxelles.
- Société des Tramways électriques de la Galicie. — Le 3 mars, à Bruxelles.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- A. et H. Bouvier. Grenoble.
- Aménagements complets d’usines hydrauliques. Turbines et régulateurs.
- Ateliers de Constructions Électriques du Nord et de l’Est.
- Jeumont.
- Bulletin mensuel, janvier 1909. — Installations électriques de la Société anonyme des charbonnages d’Elisabeth.
- Bulletin mensuel, février 1909. — Installations électriques de la Société anonyme des Papeteries de Virginal.
- General Electrique de France Ld (Lucien Espir). Paris.
- Catalogues. — Section S. Appareillage. — Section K. Appareils téléphoniques et accessoires.
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- ADJUDICATIONS
- lltAXCE
- Le 16 mars, à 4 heures, au sous-secrétariatd’Llat des Postes cl Télégraphes, io3, rue de Grenelle, à Paris, fourni turc d’un tableau multiple destiné au bureau télé-phonique central de la rue des Archives, à Paris. Demandes d’admission à l'adjudication avant le G mars.
- J1ELGIQUE
- Le îo mars, à i heure, à la Bourse de Bruxelles y fourniture à Nainur d’objets d’éclairage électrique des trains (cahier des charges spécial n° 681) :
- ier lot, objets en caoutchouc : 960 bagues pour le passage des rhéophorcs accumulateurs Lheman types 110 et i5o, 1 *200 bagues ou joints pour accumulateurs type 110, 960 bouchons et 6400 couvre-joints pour id. types 110 et i5o; — ‘2e lot, 12800 manchettes en caoutchouc pour accumulateurs types 110 et no; — 3e lot, objets en ébo-nile : 400 boutons pour accumulateurs Lheman types 110 et no 12 000 cavaliers pour accumulateurs types 110 et i5o. 2400 baguettes courtes pour id. type iio,-4000 id. longues pour id. types 110 et iüo; — 4° lot, 1200 plaques de paroi PM pour accumulateurs type 110 400 id. type i5o, 720 id. GM, id. type 100; — 5e à 8e lots, composés chacun de 0.000 plaques de paroi en ébonile GM pour accumulateurs type no; — 9e lot 3 200 plaques de fond pour accumulateurs type 110, 240 id. type i5o;
- — 10e lot, 4000 rhéophorcs en bandes de plomb laminé de 210 X 2 5 X 5mm pour accumulateurs types 110 et 100;
- — 11e lot 800 connexions flexibles pour id.; — 12e lot, 48oktf isolant liquide; i3e lot, 640 mètres courants carton isolant rubberoïd de qocm de large; — 14e lot, 240 boulons en fer avec rondelle, -deux écrous et goupilles; — i5c lot, 1.690 mètres courants câbles et fils pour dynamos et 85o mètres courants cables pour voitures pour petites connexions aux douilles en cuivre étamé de haute conductibilité; — 16e lot, 4°° globes en cristal duplex pour lampes de compartiments, 400 id. simplex pour lampes de couloir, 240 lentilles grandes en cristal pour lampes de w.-c., 160 tulipes en verre opalin.
- . Le 10 mars, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, rue de la Science, 1 4, à Bruxelles,
- équipement électrique aérien de la section de Spa à Sart du chemin de fer vicinal de Spa à Verviers ; cahier des charge : 1 franc; plans : 28 francs; Soumissions recommandées le 8 mars.
- Prochainement, à la bourse de Bruxelles, fourniture et travaux nécessaires pour l’éclairage électrique de la gare de Tournai : ier lot, fourniture et pose de cables triphasés; — 2<! lot, id. de coupe-circuit, cables et isolateurs; — 3e lot, fourniture de tableaux de distribution; — 4° lot, id.; — 5e lot, fourniture de ferrures, fil de bronze, isolateurs, etc.
- ALLEMAGNE
- Le i,!r mars, à l’administration de la ville, à Leipzig, fourniture de deux grues roulantes électriques de 20 tonnes.
- Prochainement, à l'administration de la ville, à Lissbcrg (liesse), installation de l’électricité, 2 millions de marks.
- Prochainement, à l'administration de la ville, à Schweidnitz, établissement d’installations électriques, i 300 000 marks.
- Prochainement, à l’administration communale, à Mcezcn-lrz-Italien, établissement, d'une usine centrale d’électricité.
- .TURQUIE ;
- Prochainement, à l'administration des Postes et Télégraphes à Constantinople, fourniture de 33oooks de fil de cuivre de 2inrn 1/2 de diamètre; 1.160 isolateurs en fer; 22-5 tubes d’isolateurs pour fils conducteurs; 1 dynamomètre; 1 roue dévidoire. La fourniture devra être livrée à Tripoli «le Barbarie. Cautionnement : 10 % du montant du prix de l’offre.
- AUSTRALIE
- Le ier mars 1909, à la Municipalité de Sydney, fourniture de deux générateurs électriques de 1 000 k\v. et de deux autres générateurs de 600 kvv. nécessaires au service d’éclairage municipal. Cautionnement : i)üo £. Cahier des charges relatif à cette adjudication chez MM. Preeee et Cardew, 8, Queen Anne’s Gâte, W eslminler, Londres, S. W. (Prix : 21 shilings).
- TARIS. — IWTRJMER1E LEVÉ, T.CE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Trente-et-Unième année.
- SAMEDI 6 MARS 1909.
- Tome V (2° série).— N0 10.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. apS. —O. Rethy. Notes sur les pertes par court-circuit sous les balais des moteurs monophasés à collecteur (fin), p. 295. — J. Escan». Les ferro-siliciums, p. 3oi.
- Extraits des publications périodiques. — Moteurs électriques. Démarrage automatique par la force électromotrice de l’induit, R. Krause, p. 3o5. — Eclairage. Lampes à arc branchées sur réseaux à 25 périodes, H.-C. Reagan, p. 3o8. — Traction. Les wagons doubles à accumulateurs des chemins de for prussiens, Honsch cl W. Mattersdorff, p. 309. — Télégraphie et Téléphonie. Transmetteur Wheatstone à moteur électrique, p. 3i5. — Bibliographie, p. 3i6. — Chronique industrielle et financière. Motes industrielles. Dispositif automatique de sûreté pour les passages à niveau, p. 3i8. — Chronique financière, p. 322. — Renseignements commerciaux, p. 323. — Adjudications, p. 3a4.
- ÉBIT 0XRI AL
- M. O. Rethy termine aujourd’hui son article sur les Pertes par court-circuit sous les balais des moteurs monophasés à collecteur. Il examine les pertes par court-circuit lorsque l’induit tourne. 11 explique en particulier le fait observé, que la formation d’étincelles du moteur monophasé 11’est pas très influencée par la vitesse du moteur.
- Enfin, pour montrer l’ordre de grandeur de ces pertes, l’auteur de l’article présente un calcul numérique comme application du procédé qu’il a exposé, mais il se défend de traiter rigoureusement le problème, d’ailleurs bien complexe.
- La conclusion est que les pertes par court-circuit décroissent très rapidement, dès que le moteur se met en marche. A la vitesse de synchronisme, dans le cas particulier consi-
- déré par l’auteur, les pertes n’ont que ij'S de leur valeur à induit fixe. Ce résultat est intéressant, car il semble ramener à sa juste valeur le reproche fait souvent au moteur-série compensé, que les pertes au collecteur restent constantes quelle que soit la vitesse, alors qu’on prétend au contraire que ces pertes disparaissent complètement à la vitesse de synchronisme lorsque le champ principal de ces moteurs devient un champ tournant.
- Nous avions, il y a quelques semaines, commencé la publication d’une série d’études deM. J. Escard sur les ferro-alliages. Celles d’aujourd’hui concerne les ferro-siliciums. L’auteur rappelle d’abord les composés définis de fer et de silicium qui possèdent un en-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N° 10.
- semble de propriétés leur donnant un rôle très important dans la métallurgie. Cesferro-siliciums sont fabriqués presque exclusivement aujourd’hui à Laide du four électrique. Cinq siliciures de fer sont actuellement connus et nettement définis. M. J. Escard examine leurs principales propriétés et de quelle manière ils peuvent être obtenus. C’est là l’objet de l’article d’aujourd’hui.
- On emploie pour le démarrage automatique un grand nombre de méthodes,les unes indépendantes de la marche du moteur, les autres dépendantes. Les premières utilisent l’action de la pesanteur, d’un petit moteur auxiliaire ; les autres, préférables, sont celles où la mise en marche du moteur dépend de son fonctionnement. C’est une méthode de ce dernier genre que décrit M. R. Krause, dans l’étude du démarrage automatique par là force électromotrice de l'induit publiée récemment dans une revue étrangère. Il discute la méthode employée et est conduit à examiner trois procédés différents qu’il compare.
- M. H. C. Reagan a donné la description de lampes à arc à 25 périodes mises en service effectif par certains constructeurs et dont l’intérêt est manifeste, parce que l’on croit généralement que les lampes à arc ne peuvent pas bien fonctionner sous les fréquences inférieures à 4m
- Ces lampes nouvelles comportent un perfectionnement du mécanisme qui supprime les vibrations des électrodes si néfastes. Il y a bien toujours des fluctuations de lumière, mais elles ne sont sensibles que si l’on regarde directement la lampe ; les objets éclairés n’en subissent pas l’effet. Ce système a pu être employé avec succès pour l’éclairage des trains et des ateliers.
- Nous avons déjà décrit au mois de décembre dernier un type de voiture double à accumulateurs des chemins de fer prussiens.
- MM. Honsch et Mattersdorf ont récemment publié dans l’organe de l’Association des Ingénieurs allemands une description d’un autre type de ces voitures avec des renseignements d’ordre général sur le développement en Allemagne de ce mode ,de traction. Dans ces voitures doubles, la batterie est complètement séparée des compartiments de voyageurs, une première moitié de la batterie étant à l’avant, l’autre en arrière de ces compartiments. Les transmissions électriques sont du reste entièrement séparées du public. Enfin les wagons sont montés sur de simples trucks à grand empattement, ce qui diminue le poids et donne par suite une économie très appréciable. On se rendra compte du développement pris par ce système de traction à la lecture des tableaux insérés dans l’article de MM. Honsch et Mattersdorff. Il ya à7 wagons et 1 aookmde lignes en exploitation. Les avantages en sont : pour les voyageurs, pas d’incommodités résultant d’émanations, pas de secousses; pour l'exploitation, facilité du service, économie de personnel et de frais d’installation, fonctionnement assuré.
- Enfin, nous donnons un dernier extrait des publications périodiques relatif à un Transmetteur Wheatstone à moteur électrique.
- M. Henry a fait avec ce transmetteur des expériences couronnées de succès entre Edimbourg et Londres. Le moteur a 1/16 de cheval et est alimenté sous uo volts ; l’accouplement se fait à l’aide de deux disques à frottement.
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- 4 6 Mars 1909.
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- NOTE SUR LES PERTES PAR COURT-CIRCUIT
- .SOUS LES BALAIS DES MOTEURS MONOPHASÉS A COLLECTEUR [Fin] (')
- Pertes par court-circuit à induit tournant. — Si l’induit tourne, la résistance de contact îles lames extérieures passe successivement par les valeurs données par la formule 7 et la cgurbe p.
- L’établissement du coui’ant dans les spires court-circuitées, ainsi que sa rupture, devraient donc se faire d’une façon très progressive. Il faut tenir compte toutefois des complications résultantes de la durée relativement courte de ces court-circuits (-).
- Désignons par :
- J? le coefficient de self-induction d’un des court-circuits considérés en henrys.
- r = i\ —j— p la résistance de ce court-circuit.
- Considérons pour le moment les court-circuits établis par les lames situées sous les extrémités des balais qui fourniront d’ailleurs la partie la plus importante des pertes. Ces court-circuits auront une résistance minimum
- l iniu - l i —I” Pminj
- OU
- _ 4 Po
- “ S X*
- 2 p h
- Or, dans une bobine aj antla résistance r et la self-induction jy, l’établissement d’un courant se fera suivant une courbe logarithmique dont la constante de temps est donnée par la relation
- T
- £
- et l’asymptote parle courant maximum
- _ E
- Imux - ;
- (q La Lumière Electrique, tome Y (2e série), p. 268. (3) J’emploierai dans ce qui suit la méthode graphique contenue dans l’ouvrage de M. Nathai.is '.Die sclbsUitige Rcgulierung cler elektrischen Generatoren.
- E étant la f. e. 111. totale agissant dans le court-circuit.
- Dans les court-circuits nous avons F — const. et r variable de rmia à la valeur infinie.
- Si donc la résistance a progressivement les valeurs
- 8 8 8 8 8 8 8
- “ ^ min y ? rain? VT ? miu? ~T ? mm? “ ^ min? TT ^ min? "" f min? ^ mju
- I 9, 1 4 t) 7
- la constante de temps aura les valeurs
- 1 mnx ’iy ïj 1 x 2rr -rï t
- 0 ? 0 Amax? 0 Arattx? Q A max? Q Atnaxj o A innx? u J ninx? A max
- o o O O o o o
- et l’asymptote imax
- 1 nmx A , .1
- 8 ’ 8'
- 5J-
- max? ^ "max? "max? ^ ^ ^raax?
- Jmnxj
- OU
- et
- E ______ E
- ^’min f i Pmin
- £ _ £
- 1 min pmin
- Toutes ces courbes sont représentées sur la figure 8 ; elles ont au 'point O la même tangente puisque
- tga =
- ^ni#ï
- "t-
- E r E
- —. — const.
- /• £ £
- Le courant s’établira successivement en passant par ces différentes coux*bes dans des intervalles de temps égaux, dont la somme correspondra au passage d’un tiers de lame sous l’extrémité du balai, de sorte qu’à la fin de cette période nous arriverons à la courbe supérieure ayant J niax comme constante.
- Pendant la période suivante, correspondant également à un liers de lame, le cou-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2* Série). —N» 10. *
- rant ira en augmentant ensuivant celLe môme courbe.
- Pour établir les conditions de la rupture, partons du point initial correspondant à Jraax.
- Si la résistance passe de la valeur progressivement à la valeur
- 8 8 8 8 8 8 («lin, 77 ^niinj “ ^ min) “ ^min, 77 (ir.iu, ^
- 76:) 4 } %
- la diminution du courant sera donnée chaque
- 1^. —? : Tzuflx Jmax
- W. \SssNL® 'mat Jmai X
- l\\W c /y?*
- 1\ 1 \ A/s/ /^X "g JXOCT
- 1 \ Avhbfs \ \ nfymfX
- — | Jmar
- fJmm:
- l i jJmaz
- Tmaz îTmex ÏTnm iw
- Fig. 8.
- lois par une. courbe logarithmique renversée, ayant les constantes de temps
- 2T -T -T -T -T 2 T 1 T
- ^ 1 mûx> g 1 (»ax) ^ x i»ax? ^ 1 maxj ^ ~ J max? g 1 max
- et les asymptotes
- XJ ,, dII
- X) J
- ^-maxj ^ "max; gumaxj g «max; gJinax; g «max;
- Ces coui’bes sont également contenues dans la figure 9, leurs tangentes sont variables au point initial et données par
- ' igP =
- r
- — E
- J?
- Pour établir donc la rupture du courant de court-circuit, il faut distinguer deux cas.
- Si, au moment du commencement de la période d'augmentation de la résistance, la valeur du courant de court-circuit est déjà supérieure à 1/8 -'inux, le courant ira immédiatement en décroissant successivement suivant les différentes courbes de rupture dans des intervalles de temps égaux.
- Dans le cas contraire, le courant ira en
- 1 n •
- Tmax
- Tmax
- t*3 Imax
- Tiuax
- Fig- 9-
- augmentant malgré l’augmentation de la résistance du circuit jusqu’au moment où sa valeur tombera dans le régime d’une courbe de rupture correspondante à la même résistance; à partir de ce moment le courant ira en décroissant en suivant les courbes de rupture encore disponibles.
- Il est bien entendu que cette limite
- r*
- (*e ^ -Ima* ne s’applique que pour notre cas
- arbitraire où seulement huit courbes lotra-rithmiques ont été dessinées.
- C’est en suivant cette méthode graphique ([ue j’ai établi les courbes de la figure 9 représentant les courbes d’établissement et de rupture du courant de court-circuit pour
- t--OjfiTnuj, frzr 1 naxj t — 2Tmax, ^=3Tm„x,
- 1- — 4 Tmax; t ==: 9 1 max,
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- t étant le temps du court-circuit.
- Ce temps est donné pour les court-circuits établis par les lames situées aux extrémités des balais par la formule
- Go i
- N étant le nombre de tours par minute du
- 80%
- 61% Æk,
- WA '/sis y//^ &
- 20%
- Fig. io.
- moteur et v le nombre de lames du collecteur.
- On voit que l’allure do ces courbes est 100%
- 90
- B0
- 70 !
- 60
- 50
- '**0
- 30
- 20
- ia
- f-'
- 0
- t. T t-ZT <-3T tA T
- 'Max. Max. Max. msl
- Fig. ii.
- ])rogressivement, tandis qu’aux faibles valeurs de l on arrive à un courant peu élevé mais
- 1
- \P 100 % v ^ * ^znex h
- so% \
- 7
- *!
- Fig. 12.
- qui se rompt très rapidement. Ceci expliquerait le fait observé que la formation d'étincelles du moteur monophasé n’est pas très influencée par la vitesse du moteur.
- \ -
- \p M m \ T PI
- t \ SO % •
- p
- Y
- Fig. i3.
- toute différente suivant le rapport r-p— . Si t
- * max
- est grand, le courant atteindra une valeur élevée, mais la rupture s'accomplira plus
- La figure io contient les mêmes courbes que la figure 9, mais ces courbes sont rapportées à la longueur commune de X, tandis que l’échelle des ordonnées est variable, de
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- T. V (2® Série). —N» 10.
- sorte que les ordonnées représentent les valeurs du courant exprimées en pour cents de la valeur maximum s’établissant au cours de la période (imax). D’autre part la figure 11 indique la valeur de ce maximum (i,„oi) en
- pour cents de Jllmx =
- E
- c’est-à-dire
- ^max •J mux
- Ayant la variation de p d’une part et dans la figure io l’allure de l’éboulement du cou-rant de court-circuit d’autre part, en faisant la supposition approximative ([ue la résistance z\, ne changera pas sensiblement l’al-
- V iOO% \ t"s Tmax lmœc h
- 50% / V
- ! p
- If 1
- Fiff. i4-
- lure do la variation de la résistance totale r ~ /., -(- p, il est facile d’établir l'allure de la variation de l’énergie perdue dans le court-circuit, c’est-à-dire rr pour les différents
- ra pporls
- ne
- T,.
- La ligure 1 a représente ces courbes pour
- t t
- rp— =,1, la figure 1 .‘ï pour—— = 1 et la 11-
- 1 mas I nmx
- gure 14 pour = y.
- raftx
- En planimétrant les courbes (rr), on obtient
- l’énergie moyenne du court-circuit. Or, ayant fait ceci, j’ai trouvé pour le rapport
- les valeurs suivantes :
- pour /
- Les valeurs de A correspondantes aux dif-t ...
- férents rapports q;— ont ete portées sur la figure ï.").
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Pour trouver les pertes par court-circuit à induit tournant, on n’a qu’à multiplier les pertes précédemment trouvées à induit fixe,
- t
- par les coefficients A, relatifs aux —— des
- * max
- court-circuits. Il est évident que chaque court-circuit doit être considéré séparément.
- Je tâcherai d’illustrer ce procédé par un calcul numérique, tout en faisant remarquer que mon but est plutôt la démonstration de l’ordre de grandeur de ces pertes et que pour le présent je renonce à traiter rigoureusement le problème,d’ailleursbien complexe.
- 3000
- Fig. 16.
- Calcul numérique.— Le calcul des perles par court-circuits du moteur aux vitesses de rotation di lié rentes se fera de la façon suivante.
- Lecoefficient.de self-induction d’une spire de l’induit pourra se calculer tout, d’abord avec une approximation suffisante parla for-
- mule de M. VYittek (voir E.T. Z.’, 1906, p. ffj), il est donné par
- l
- +
- io_s licnry,
- en désignant par
- b, la largeur des cannelures de l’induit ;
- h, leur hauteur ;
- L, la longueur de fer du moteur ; le pas polaire ;
- z, le nombre des spires de la section.
- Nous avons, dans notre cas
- b = i ,2 ; h = 3,6 ; L = 20 ; t = 2G ; 3=1,
- donc
- / = 8,/i X 20 X io—s = i,(J8 X
- Afin de déterminer le nombre des spires qui doit être compté pour les différents court-circuits, revenons à la figure -, sur laquelle j’ai indiqué par des chiffres I, II, III les différents pôles nord au-dessous desquels se trouvent les spires de l’induit. En comptant le maillechort à contre-sens, nous aurons le tableau suivant :
- T AB LF. AC
- COURT-CIRCUITS KOMBllH DK SPIRES COURT-CIIU'LITKEK
- sous pôle 1 sous pôle 11 sous polo 111
- « —9 —9'— >' 2,5 3 1,5
- 2 — 8 — 8' — 2 ' ’A * •1
- r- r! V ’J. 1 i,5
- — 6 — r/ — y I ’J 1 J
- Le coefficient de self-induction du circuit 1 9 9' 1' serait donc
- (2,5- 4- 32 4- 1,5-) / = 17,57.
- Mais nous n’avons pas tenu compte du fait,
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- 300
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- que les memes courl-circuits sont produits par les balais de polarité différente et (|ue dans ces court-circuits la variation du courant est identique. Or, généralement le pas des bobines sur l’induit diffère peu du pas polaire, de sorte que les spires eourt-circuitées par les balais de polarité dillerente se trouveront dans les memes cannelures. Par l'induction mutuelle, le coellicient de self apparent aura le double de la valeur que nous avons calculé et nous aurons
- /, = a X i7,5/ = 5,9 X ni-5 lienry.
- Nous avons dans le même circuit
- ^ raili - ~l~ Pmin '— 0,1 olllll,
- donc
- £i
- Tmnl =-------= 5,9 X if* secondes.
- ^ miu
- Un calcul analogue fournit pour le circuit a 8 8' u :
- £ = •>. (a,o2 -)- i2 -f- a2) l = 18 / — 3,«4 X io~c, donc
- 3max — 3,o4 X io 5
- et pour le circuit 8 7 7' 8' : i? = a (o,5* + i* + i,5*)/= 3,5/=5,9 X io~# et
- 1 illnx 5,9 III
- Quant au circuit 466' 4’, sa self-induction sera
- £ = a (o,52 -j- I2 + o,52) l — 1,6.8 X m-6, et
- /• = o,o65,
- donc
- T.,...* = a,58 X if3.
- Enfin la durée du court-circuit sera
- Go 1 o,a3
- / ~ N" ïïëô ~ "TT’
- pour les circuits 1 99' 1', a 8 S'a/ et 3 7 7' 3' et le double de cette valeur pour 4 b 6' 4'-Nous sommes donc en état de remplir les colonnes du tableau suivant pour une vitesse de rotation de (ion t. p. in., 3oo t. p. m. et i5ot. p. m. et de calculer les pertes par court-circuit correspondantes à ces vitesses et un (lux‘I> — 2,1 X u>) 16 e = a volts.
- Tableau
- CIRCUITS T max secondes Pertes maximum à induit fixe watts N = 600 tours par minute t = 3,84 X 10—* N = 3oo tours par minule t = 7,68 X 10—4 N = i5o tours par minute t = 1,54 X 10—il
- t fmai A Perles 1 1 max A Pertes t Tmox A Pertes
- «— 9—9 — «' 5,9 X.nr* 3 92° o,65 O • OC 7o5 i,3 o,3 1 180 2,6 0,55 a i5o
- sî 1 oc ! ce f 1*5 3,o4 X 10—4 2 OOO 1,26 o,3o 600 a,52 (>,55 I IOO 5,04 <> ,74 1 480
- 3-7-7-3' 5,9 X nr3 7 20 6,5 0,80 575’ i3 I 720 2 G I 720
- 4— 6—.6'—/,' a,58 X m-3 1 20 i5 I ,oo I 20 3o * I 20 60 I 120
- Pertes totales 6 760 2 OOO 3 120 4 470
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- 301
- J’ai porté' les valeurs ainsi obtenues sur la figure 16. On voit que les pertes par court-circuits décroissent très rapidement dès que le moteur se met en marche.
- A 45o t. p. m. — vitesse de synchronisme du moteur considéré — les pertes n’ont que
- - de leur valeur à induit fixe.
- .3
- Il m’a semblé que ce résultat méritait d’être fixé. Il a été reproché souvent au
- moteur série compensé, pour courant alternatif, que les pertes au collecteur restent constantes, quelle que Soit la vitesse de rotation, tandis que pour d’autres moteurs de type différent elles disparaissent complètement à la vitesse de synchronisme, quand le champ principal de ces moteurs devient un champ tournant. Le résultat obtenu semble ramener ce reproche à sa juste valeur.
- Osca.ii Rethy.
- SUR LES SILICIURES DEFINIS DES ALLIAGES INDUSTRIELS FER-SILICIUM
- PROCÉDÉS ACTUELS DE PRÉPARATION
- DES
- FERRO-SILICIUMS
- § i. — Composés définis de fer et de silicium.
- Le silicium possède un ensemble de propriétés qui lui donnent un rôle très important dans la métallurgie et qui rendent nécessaires sa préparation et son emploi sous une forme à la fois maniable et durable. Dans la fabrication de l’acier, en effet, il élimine les oxydes et dégage par sa combustion une quantité de chaleur suffisante pour maintenir toute la masse métallique à affiner au degré de fluidité voulu pendant toute la durée de l’opération. De plus, par la propriété qu’il possède de s’unir plus facilement au fer que le carbone, il empêche la fonte rendue liquide dans un cubilot de se carburer et par suite de devenir cassante.
- Pour l’utiliser d’une façon pratique et économique, on le prépare à l’état de ferrosilicium ou alliage de fer et de silicium fabriqué presque exclusivement aujourd’hui à l’aide du four électrique. Le ferro-silicium lui-même est formé de l’union de plusieurs siliciures et constituants qui, par leurs propriétés et leurs proportions relatives dans le métal, modifient sa structure et ses diffé-
- rents caractères physiques et chimiques.
- Le silicium peut exister dans les ferro-silieiums, sous des états différents suivant les proportions dans lesquelles il entre dans ces alliages et, d’après les recherches successives de MM. Carnot et Goûtai, Moissan, Lebeau, Jouve, Nicolardot, etc., on sait aujourd’hui qu’à chaque teneur en silicium d’un alliage considéré correspondent des produits ou des mélanges de produits de composition déterminée.
- Les premiers travaux relatifs à cette question sont dus à MM. Carnot et Goûtai qui, en attaquant par voie chimique des ferro-siliciums peu manganèses, purent en isoler un siliciure de fer répondant, d’après eux, à la formule SiFe. En dehors de ce composé, ils ont reconnu, dans les ferro-siliciums, d’autres silici ures plus riches en fer, très attaquables par les acides étendus et chauds et dont les formules paraissent comprises entre Si2Fe2 et Si2Fe°. Plus récemment, ces savants onf enfin caractérisé dans les ferro-siliciums pauvres en manganèse le siliciure SiFe2.
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- D’après M. Lebeau, les ferro-siliciums renfermant moins de :>.o % de silicium ont pour constituant principal le siliciure Si Fe2 vraisemblablement cristallisé à l’intérieur de sa propre solution dans le 1er; les ferro-siliciums renfermant de ao à 33 % de silicium contiennent les siliciures SiFe2 et SiFe; dans les produits à teneur voisine de do % de silicium, ce dernier apparaît nettement cristallisé dans un entectique formé de SiFe2; les ferro-siliciums renfermant plus de 33 % de silicium ont pour constituants Si Fe et Si2Fe; enfin, les produits ayant une teneur en silicium supérieure à 5o % renferment, outre le siliciure Si2 Fe, un certain excès de silicium. En somme, plus la richesse de l’alliage en silicium augmente, plus le siliciure s’enrichit lui-mème en silicium combiné.
- *
- * *
- Les siliciures de fer actuellement connus et nettement définis sont au nombre de cinq. Ce sont, en allant du siliciure le plus riche en fer au siliciure le plus riche en silicium, les composés suivants :
- SiFe2, SiFe3, SiFe, Si2Fe, Si3Fe.
- Nous allons indiquer de quelle façon ils peuvent être obtenus ainsi que leurs principales propriétés.
- Siliciure SiFe2. — En 1898, MM. Goûtai et Carnot, en étudiant le résidu de l’attaque, par l’acide sulfurique à 5 %, d’un ferro-silicium pauvre en manganèse, ont isolé de celui-ci une portion magnétique de siliciure de fer. Ce dernier répondait à la formule SiFe2.
- M. Lebeau a préparé ce siliciure à l’aide du cuivre silicié, en disposant dans un four à vent, à l’intérieur d’un creuset de porcelaine brasqué au milieu d’un creuset de Doullon, un mélange de i5o«' de fer et de 3oogr de siliciure de cuivre industriel à 10 % de silicium. Après une chauffe de plusieurs heures, on
- obtient un culot fondu qui, traité par l’acide nitrique à 10 % jusqu’à dissolution complète de la partie cuivreuse, donne une masse cristalline constituée par un enchevêtrement de cristaux de siliciure de fer. Mais, quel que soit l’excès de fer introduit au début dans le mélange, on y constate toujours la présence de ce métal, plus du cuivre faiblement silicié. La purification du siliciure peut être achevée en lavant celui-ci à la soude à 10 %, puis finalement à l’acide nitrique et à l’eau. La poussière cristalline résiduelle doit être complètement altirable à l’aimant pour répondre à la formule SiFe2
- Fig'. 1. — Ferro-silicium à 12 % de silicium montrant le constituant SiFe2.— (Grossissement =200 diamètres).
- Le siliciure SiFe2 peut encore être préparé au four électrique, en chauffant pendant cinq ou six heures le mélange précédent avec un courant de 900 ampères sous 4~> volLs environ. Le produit obtenu renferme parfois une petite quantité du siliciure SiFe que l’aimant ne sépare qu’incomplètement,'mais pour le purifier, il suffit de le dissoudre à nouveau dans le cuivre : ce métal s’empare d’une partie du silicium, et, en reprenant le nouveau culot par l’acide nitrique étendu, on obtient finalement un produit très pur.
- Moissan a également obtenu ce siliciure à l’état cristallisé par union directe des éléments fer et silicium à température éle-
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- vée, ou par la réduction de l’oxyde de fer au moyen du silicium.
- Le siliciure SiFe2(fig. i)se présente en petits cristaux brillants, possédant l’éclat métallique, une teinte gris de fer ou couleur d’argent et montrant des pointements octaédriques groupés sous forme de dentrites. Sa densité est de 7,00 à 220 et de 6,85 à 20°. Il ne raye pas le quartz et n’entame que difficilement l’orthose. Il fond plus facilement que le fer, à 1200“ environ, en donnant un produit cassant, beaucoup plus blanc que ce métal et rappelant l’aspect de la fonte blanche. Il exerce une action très nette sur l’aiguille aimantée.
- Siliciure Si2Fe3. — Ce siliciure a été obtenu en 1871 par Valton, au laboratoire de l’usine de Terrenoire, en fondant dans un creuset un mélange de quartz pulvérisé, de limaille de fonte et de charbon de bois. M. de Chalmot a également mentionné sa présence dans les ferro-siliciums riches, fabriqués par la « Willson Aluminium C° » et, en 1899, M. Gin l’a préparé en grandes quantités à l’usine de Méran (Tyrol).
- Ce siliciure se présente sous forme de cristaux tétraédriques enchevêtrés, à facettes larges, de couleur blanc d’argent ou légèrement grisâtre. Sa densité est voisine de 6,7. Il est très peu fragile et raye facilement le verre. Au point de vue chimique, il est inattaquable par les acides, à l’exception de l’acide fluorhydrique; le chlore et l’acide chlorhydrique l'attaquent cependant à la température du rouge vif. Sa dissociation peut se produire dans certaines conditions suivant la formule
- 2 Si2 Fe3 = 7 Si -f- 3 SiFe2.
- Il y a donc formation de siliciure SiFe2 et production de silicium qui se volatilise. Cette dissociation a lieu à la température de formation du carbure de calcium.
- Siliciure SiFe. — Le siliciure de fer SiFe a été décrit ppur la première fois par Frémy,
- dans son Encyclopédie chimique (') et signalé comme se présentant en petits octaèdres très durs, de couleur jaune grisâtre, insolubles dans l’eau régale mais attaquables par la potasse fondue. Ces cristaux avaient été obtenus parla décomposition du chlorure de silicium au moyen du fer au rouge. Celui-ci se charge peu à peu de silicium et, si l’opération est suffisamment prolongée, le siliciure produit se volatilise et se dépose en petits cristaux l’épondant à la formule SiFe. Ils contiennent, en effet, 33 parties de silicium pour 67 de fer.
- M. Lebeau a obtenu ce môme composé en faisant agir sur le fer du siliciure de cuivre. Cependant le produit défini et cristallisé ainsi préparé possède des propriétés un peu différentes de celles indiquées par Frémy, bien que possédant la même formule SiFe.
- Fig. 2. — Ferro-silicium à 27 % de silicium montrant le
- constituant SiFe. — (Grossissement : 200 diamètres.)
- Pour le préparer, on mélange le siliciure de cuivre grossièrement pulvérisé à 10 % de son poids de limaille de fer (ou mieux de fer réduit) soit, par exemple, 4ooe*' de siliciure pour 4ogr de fer ; puis on place ce mélange dans le creuset d’un four électrique alimenté par un courant de p5o ampères sous 45 volts.
- (!) Frémy. — Encyclopédie chimique, article Fer. t. XX, p. 93.
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- Après 4 ou a minutes de chauffage, on obtient un culot fondu et à cassure cristalline que l’on concasse et dont les fragments sonttraités par de l’acide nitrique étendu (i volume d’acide pour volumes d’eau). On chauffe lorsque l’attaque semble se ralentir, de manière à dissoudre l’excès de siliciure, et l’on voit alors apparaître les cristaux de siliciure de fer empâtés de silice gélatineuse. Après différents traitements à l’acide nitrique, à la lessive de soude et des lavages à l’eau, on obtient des cristaux très brillants et doués d’un vif éclat métallique ; ils sont souvent groupés à la façon du silicium cristallisé et, lorsqu’ils sont isolés, ils présentent la forme tétraédrique. Leur densité, à i5°, est de 6,17. Ils rayent facilement le quart/, mais n’attaquent pas le corindon.
- Au point de vue chimique, le siliciure Si Fe (fig. 2) n’est pas attaqué par les acides nitrique et sulfurique, mais l’acide chlorhydrique le dissout complètement quoique lentement. Contrairement à l’opinion de Frémy, l’eau régale l’attaque facilement et d’autant mieux qu’elle renferme plus d’acide chlorhydrique. De môme l’acide fluorhydrique et le mélange de cet acide avec l’acide nitrique le dissolvent rapidement. Parmi les éléments gazeux, signalons l’action du fluor qui l’attaque avec incandescence à la température ordinaire, en donnant naissance à du fluorure de fer ; le chlore et le brome réagissent également avec incandescence au rouge sombre. Enfin, les alcalis fondus, les carbonates ou le mélange de nitrates et de carbonates alcalins l’attaquent facilement.
- Siliciure Si2Fe. — Le siliciure Si2Fe a été obtenu par M. de Chalmot en traitant par l’acide fluorhydrique étendu des lerro-siliciums riches préparés au four électrique. Malheureusement le rendement était faible, puisqu’il n’était que de •>. % environ en partant d’un ferro-silicium à % de silicium.
- M. Lebeau a obtenu ce siliciure parfaitement pur et bien cristallisé en faisant réagir
- le fer sur un grand excès de silicium. En chauffant au four électrique ia5gr de silicium cristallisé avec 2;jsr de fer jusqu’à fusion complète du mélange, on obtient, après une très courte durée d’expérience, un culot renfermant 80 % de silicium total et qui, après différents traitements par une lessive de soude (pour éliminer le silicium libre), par l’acide nitrique et par l’acide chlorhydrique, est presque entièrement constitué par du siliciure de 1er. Cependant, comme il contient presque toujours une petite quantité de siliciure de carbone, on effectue la séparation de ces deux produits par leur différence de densité. Dans l’iodure de méthylène, le siliciure de fer tombe au fond du liquide, tandis que le siliciure de carbone, plus léger, reste à la surface.
- Le siliciure Si3Fe se présente sous forme de cristaux très brillants et de couleur gris foncé. Sa densité, à i5 %, est de 5, 4 et sa dureté de 4, à environ. Très divisé, il s’enflamme à froid dans le gaz fluor. Le chlore, le brome et l’iode l’attaquent avec incandescence au rouge sombre, mais l’oxygène ne le transforme que superficiellement, même à la température de i2oo°.Le gaz chlorhydrique réagit sur ce corps au rouge ; l’acide fluorhydrique le dissout à froid, quoique lentement; l’acide nitrique, l’eau régale, l’acide sulfurique sont sans action sur lui. Enfin, la potasse fondue le décompose avec violence et avec projection de matières.
- Siliciure Si3Fe. — Le siliciure Si3Fe est le composé de fer le plus riche en silicium qui ait été obtenu jusqu’ici. Il a été préparé pour la première lois par Iiahn, puis étudié par M. de Chalmot. En 1900, M. Gin l’a obtenu à l’état cristallisé, mais sans cependant en l'aire une étude complète. On sait,malgré cela, qu’il ne peut se produire qu’à une température relativement modérée, car, à la chaleur de l’arc électrique, il se dissocie en perdant par volatilisation les trois quarts de son silicium et en laissant comme résidu le siliciure SiFe2. La réaction qui donne lieu
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- à cette perte est sans cloute la suivante :
- a Si3Fe = Si Fe2 + 5Si.
- Sa préparation par la réaction du fer sur le siliciure de cuivre ne parait guère possible à
- cause des équilibres chimiques qui se forment dans le môme bain métallique entre les composés en présence.
- {A suivre.)
- J. Escard.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- MOTEURS ÉLECTRIQUES
- Démarrage automatique par la force électromotrice de l’induit. — R. Krause. — Seluvei-zerische eleklrotechnïsche Zeitschrift, i3 février 1909.
- On emploie pour le démarrage automatique un grand nombre de méthodes, les unes indépendantes de la marche du moteur, lés autres dépendantes. Les méthodes indépendantes de la marche utilisent l’action dé la pesanteur ou d’un petit moteur auxiliaire spécial, ou bien font appel à d'autres dispositifs du même genre qui sont tous caractérisés par ce fait cpie le mouvement du démarreur est indépendant de la vitesse du moteur et de la façon dont il se comporte pendant la marche. Bien préférables sont les méthodes dans lesquelles la mise en marche du moteur dépend de son fonctionnement.
- Fig. 1.
- L'auteur décrit une méthode de cette catégorie, dite méthode de démarrage automatique par la force électromotrice de l’induit, dont il indique le schéma: une bobine S est reliée à l’induit du moteur. Si l’interrupteur est fermé, le courant passe dans la machine. L’induit commence à tourner légèrement et la tension
- s’élève; cette tension agit sur la bobine S, en augmentant l’intensitédu courant qui la traverse, et par suite le noyau deferestsucé déplus enplus. Ce mouvement du noyaua pour effet de faire tourner la manivelle du rhéostat de démarrage sur les touches et, tout douce ment, lemoteur se met en marche. En réalité, il est impossible d’employer exactement le dispositif schématique qu’on vient de décrire parce que son action serait trop faible et surtout trop inégale.
- Supposons alors qu’on monte la manivelle du rhéostat de démarrage sur une sorte de cadre mobile autour d’un cylindre de fer C, le cadre mobile portant une bobine SL et pouvant tourner entre les pôles d’un électro-aimant ; on a là une disposition analogue à celle d’un galvanomètre ordinaire. Supposons en
- outre que la bobine d’excitation So de l’électro soit constamment alimentée sous la pleine tension de la ligne. Si la bobine mobile S, est connectée en outre aux bornes de l’induit, plus le moteur tournera vite, plus elle recevra de courant. Mais plus elle recevra de courant, plus la manivelle du rhéostat tournera
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- vers la droite; c’est un ressort en spirale qui fournit la force antagoniste. Le champ magnétique de l’élcctro garde la même valeur puisque la tension qui agit sur la bobine Si est toujours constante et égale à la pleine tension de la ligue ; si bien que la force qui tend à faire tourner la bobine S;, est rigoureusement proportionnelle à l’intensité du courant qui la parcourt, et par suite, proportionnelle aussi à la tension aux bornes du moteur.
- La vitesse avec laquelle la manivelle du rhéostat court sur les touches de contact, doit, pour que le démarrage soit correct et progressif, être uniforme. L’auteur se propose de montrer que, dans le dis-posif précédent tel qu’il vient d’être décrit, il n’en est pas ainsi.
- L’auteur prend en effet comme exemple un moteur alimenté normalement à 38 ampères sous 220 volts, avec o,a5 ohms de résistance d’induit, le courant limite étant de Go ampères.
- et chacune des résistances partielles :
- «’» = (W -f- (Va -- «’i — Ci'., - ... - lï’n-l)
- — ["(W + H’a — (V, — (V2 ... — ~
- L ch.
- Dans le cas actuellement étudié, ces formules don lient :
- log
- 220
- n =
- 0,25.60
- l°g
- Go
- 38
- = 5 8n
- — J , ( .» ^ ,
- on arrondit ce chiffre, bien entendu : soit donc 5 le nombre des touches. Le courant de démarrage a pour valeur :
- ^ f 220
- ch — 38. \/ —------ = 63,2 ampères
- V 38.o,2o
- La résistance totale du démarreur sera :
- W
- 220
- 63^
- -- 0,25
- 3,235 ohms,
- puis :
- Soit n le nombre des touches W4, W2, W3,... du rhéostat, W la somme des résistances correspondantes, J le courant normal, J1 le courant maximum éventuel. L’auteur a établi dans un ouvrage sur la question que l’on a la relation :
- K', = 3,485 — 2,09 = i,395w sv± = 2,09 — x,25 = 0,940) (v3 = 1,25 — 0,75 — o,5oo) tV; = 0,^5 — 0,40 = o,3oo> = 0,45 --------- 0,27 = 0,180).
- n
- locr '' —
- log —
- d’où :
- Maintenant, on a vu que la force qui tend à faire tourner la bobine St, est proportionnelle au courant qui la traverse, et que celui-ci est lui-même proportionnel à la tension e 1 qui agit sur l’induit. Ainsi cette tension et peut servir à mesurer le couple qui entraîne le cadre mobile ; or on a :
- La résistance totale W du rhéostat a pour valeur :
- ^ =c-:T.W;
- dans cette relation, W représente la résistance totale du démarreur à chaque instant, c’est-à-dire d’après la position de la manivelle. Le tableau suivant donne les valeurs de e, W, et j W pour les différentes touches du rhéostat, qui, avec la louche de court-circuit, sont au nombre de sLi\
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- Tableau
- TOUCHES w 2-w *1
- I 3,3-i 5 l26 £>'»
- 2 I,92° 73 147
- 3 °,98° 37,2 i83
- 4 0,480 18/2 202
- 5 O,l80 6,8 213
- 6 0,0 0 220
- Le diagramme 4 donne les valeurs de cq, et par suite celles de la force antagoniste du ressort /*. Cette force est en effet proportionnelle à la rotation que subit le ressort ; c’est donc une droite oa. Si la manivelle tourne, sous l’action de la bobine St, le couple de rotation dû au courant doit pour chaque touche, à l’exception de la dernière, dépasser la résistance du ressort antagoniste, et la figure 4 montre qu’il en est bien ainsi en effet. Mais il ne faut pas que la différence entre la tension du ressort et le couple de rotation devienne aussi grande que l’indique, sur la figure 4» la différence des ordonnées de la courbe, des valeurs de eL et de la droite oa ; de même, pour un démarrage où le courant prend toutes les valeurs comprises entre les limites J et Jt, la différence des ordonnées ne doit pas être aussi grande qu’elle l’est d’après la figure 4-
- Fig. 4.
- la différence entre les valeurs gc /V/,, de la tension
- et la tension du ressort (qui serait cette fois représentée parla droite ha) a toujours une valeur tout à fait différente pour les touches r, 2, 3, etc.
- Il n’y a que deux moyens pour obtenir le démarrage dans les conditions désirables : ou peut faire tourner la manivelle du démarreur avec une vitesse uniforme sur les touches de contact, mais alors celles-ci doivent être placées à des intervalles de distance qui soient fonctions de la vitesse — ou bien on peut placer ces louches à intervalles égaux, mais alors il faut employer un dispositif spécial pour régulariser la vitesse de rotation de la manivelle, par exemple en repartissant d’une certaine manière le champ de l’aimant M.
- L’auteur discute chacune de ces deux méthodes ; si on adopte la première, on trouvera indiquées par le diagramme 4 les valeurs à donner aux intervalles des touches. On aura soin que la tension du ressort correspondante à la touche n° i ne soit pas exagérée ; la manivelle se mettra à tourner dès que la tension dans l’induit, aura atteint la valeur légèrement supérieure g. Sur la touche n° a, la tension dans l’induit atteint la valeur/'qui est trop forte.II faut donc éloigner le contact n° a assez loin pour que la différence entre la tension du ressort et ne soit pas plus grande que celle qui correspondait au contact n° i. Pour cela on trace la droite g a, et par les points/*, cl, on mène des horizontales qui
- coupent cette droite aux points/7, d\ Les projections de ces points d’intersection sur une droite parallèle à l’axe des abscisses donnent une série de points, qui, désignés sur la figure 4 par i', a;, 3'.., fournissent les valeurs convenables des intervalles. Le résultat de cette méthode graphique sera la disposition indiquée par la figure 5.
- Pour appliquer la deuxième méthode, on peut se servir de surfaces polaires d’une forme particulière ;
- On peut bien, il est vrai, réduire cette différence en donnant au ressort en spirale /'de la figure 2 une certaine torsion initiale correspondant au segment oh du diagramme 4 ; mais alors le mouvement de la manivelle du rhéostat cesserait d’être uniforme, car
- si cette forme est celle de la figure 6, la bobine S! se trouvera placée tout d’abord dans un champ intense, et plus elle tournera de manière à se placer suivant l’axe médian, plus le champ qui agira sur elle sera faible ; naturellement le point délicat dans ce procédé,
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- c’est d’établir le profil des surfaces polaires d’une manière absolument correcte ; on peut se demander si le résultat à obtenir vaut la peine que coûterait cette étude; en fait on peut fort bien se contenter d’une solution approchée, ainsi que l’expérience permet de s’en assurer.
- Fig. 6.
- L’auteur expose enfin une autre méthode de démarrage automatique, également basée sur la force électromotrice développée dans l’induit. On dispose un certain nombre de bobines de telle sorte qu’elles entrent en action au fur et à mesure que le moteur atteint la force électromotrice qui correspond à chacune des résistances du rhéostat. La figure 7 indique un schéma de ce dispositif; W,, W2, W3sont les échelons de résistance du rhéostat de démarrage, et S,, S2, S.,, les bobines connectées aux bornes de l’induit. Dans l’exemple précédent, c’est-à-dire avec cinq échelons de résistances, on aurait à employer cinq bobines.
- Chacune de ces bobines attire une armature qui met en court-circuit l’une des résistances partielles. On peut alors s’arranger de manière que chaque bobine n’entre en action que pour une tension déterminée, en réglant convenablement les ressorts antagonistes qui leur sont respectivementaffectés.'
- Fig. 7.
- Ici il faudrait que la bobine Si jouât pour e, = 9/1 volts,.la bobine S2 pour e, — 147 volts, etc... On voit que les variations du courant ne dépasseront pas les limites J, J, imposées et par suite le moteur aura un démarrage très doux et très progressif.
- L’auteur conclut en conséquence que ce troisième procédé est le meilleur.
- R. C.
- ÉCLAIRAGE
- Lampes à arc branchées sur réseau à 25 périodes. — H. C. Reagan. — Eleclrical World, 2 janvier 1909.
- On croit généralement que les lampes à arc ne peuvent pas bien fonctionner sous une fréquence inférieure à 40 périodespar seconde; en outre on a rencontré les plus grandes difficultés matérielles pour réaliser des lampes destinées à fonctionner sous 25 périodes. C’est pourquoi l’auteur croit intéressant de donner la description de lampes à 25 périodes qui ont été mises en service effectif, jjar certains constructeurs.
- En outre de l’instabilité bien connue des lampes à basse fréquence, on sait qu’une lampe ordinaire fonctionnant à 25 périodes se détruit rapidement, les oscillations incessantes du mécanisme de régulation usant les électrodes ; de plus ces mêmes oscillations donnent lieu à un bruissement désagréable.
- L'idée nouvelle mise en œuvre consiste précisément dans un perfectionnement du mécanisme, grâce auquel ces vibrations des électrodes sont supprimées ; dans ce système l’armature de l’électro-aimant flotte dans un champ magnétique constamment variable, mais ne vient jamais en contact avec aucune pièce du mécanisme, ce qui évite les coups de marteau. On peut l’appliquer aux électrodes juxtaposées aussi bien qu’aux électrodes en prolongement l’une de l’autre.
- Dans ces conditions, il y a toujours des fluctuations de lumière, mais elle ne sont sensibles que si on regarde directement la lampe ; les objets qu’elle éclaire n’en subissent pas l’effet. En particulier, on a pu employer ce dispositif avec succès pour l’éclairage des lanternes d’avant des locomotives, et. aussi pour l’éclairage intérieur des trains ; les voyageurs pouvaient lire les journaux on écrire leurs dépêches sans être incommodés.
- II faut noter d’ailleurs la grande influence de la couleur des objets éclairés ; plus ils sont blancs et ont un pouvoir réflecteur considérable, plus leur éclairement devient égal. C’est ce qu’on a vérifié par des temps de neige, ou aussi en expérimentant dans des chambres tendues de papier blanc.
- On a aussi appliqué avec succès ce système à l’éclairage des ateliers.
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- Enfin, il y a lieu de remarquer que ces lampes peuvent être mises en service aussi bien sur réseau continu que sur alternatif. Le changement de courant peut se faire sans aucune précaution spéciale.
- Le développement de ce genre de lampes aboutirait à la suppression des transformateurs de fréquence dans les cas où l'énergie est transmise à grande distance.
- R. C.
- TRACTION
- Les wagons doubles à accumulateurs des chemins de fei*prussiens. — Hônsch et W. Mat-tersdorff. — Zeitschrift des Vereines deutscher Ingénié ure, 6 février 1909.
- La. Lumière Electrique du 19 décembre 1908 a déjà donné la description d'une cc voilure double à accumulateurs des chemins de fer de l’Etat prussien » p. 873) due à la Felten et Guillcaurne Lahmcycr-jwerke. Nous décrivons aujourd’hui, d’après une publication plus récente, un type différent de voiture double exécuté par une autre maison, et nous ajoutons des renseignements généraux sur le développement en Allemagne de cc mode de traction.
- On sait que la traction par accumulateurs se répand de plus en plus en Allemagne, au fur el à mesure des progrès réalisés par la construction. Jusqu’à présent, un des désagréments les plus graves des batteries de traction était l’émission de vapeurs acides, gênantes pour les voyageurs. Pour supprimer cet inconvénient, on a, dans les voitures doubles à accumulateurs, complètement séparé la batterie des compartiments de voyageurs ; une moitié de la batterie est en avant, l’autre en arrière de ces compartiments, et les transmissions électriques <pii vont à la cabine du conducteur sont aussi entièrement. séparées du public, de sorte que celui-ci ne peut plus être incommodé par les émanations, bien que la batterie reste néanmoins parfaitement accessible au personnel de service. Une autre nouveauté est que les wagons sont montés sur de simples trucks de 8m,8o d’empattement, cc qui procure à la fois une grande économie de courant et une traclion très douce.
- L’économie de courant est encore favorisée par la diminution de la résistance de l’air qui résulte de la forme favorable adoptée pour les logements des batteries. L’absence de bogies amène enfin une ré-
- duction de poids qui, ajoutée à celle de la résistance, donne, au total, une économie très considérable.
- Telles sont les idées qui ont présidé à la construction des nouveaux wagons, dont la partie mécanique est due à la Brcslaue Aktiengesellschaft für Eiscn-balin-WagenbauundMaschinenbauanstalt, et l'équipement électrique à l’Allgemcine Elcktricitàls Cesell-schafl.
- Construction des wagons. — Chaque Avagon se compose en somme de deux wagons séparés, mais reliés l’un à l’autre par un attelage très court, de manière à former un tout ; celte disposition avait déjà été employée avec succès sur les lignes métropolitaines de Berlin et de Hambourg. La batterie est également divisée en deux parties égales qui trouvent place, dans des niches, aux deux extrémités du
- Fig. 1. —Elévation latérale et plan.
- double-wagon. Comme le montrent les figures 1 et 2, les deux wagons couplés sont identiques, sauf en ce qui concerne la décoration qui correspond à la troisième classe dans l’un, et à la quatrième dans l’autre. Cependant on s’est arrangé de manière que le wagon de 4e classe puisse être aménagé on wagon de troisième classe, sans difficulté spéciale, si les besoins du service l’exigent; dans ce but, on a adopté' dans chacun des deux wagons la même disposition de fenêtres, avec les mêmes intervalles. Les portes latérales du logement de la batterie (qui sert en même temps de cabine pour le conducteur) donnent accès dans la voiture. Le petit compartiment du wagon de 3e classe situé près de l’attelage peut, en cas de besoin, être utilisé comme compartiment de seconde classe. Le compartiment du Avagon de 4e classe peut être employé pour les bagages, et, à cet effet, les banquettes qui s’y trouvent peuvent s’ouvrir, et les cloisons donnant sur la voie sont munies de doubles portes de im de largeur. Bien entendu ces portes ne peuvent être ouvertes que par le personnel. Le double Avagon a a5ul,6i de long, l’empattement de chacun des trucks est de 8’n,8o, avec 22ü\n entre les roues extrêmes. Comme il fallait tenir compte du poids considérable de la batterie, 011 a allégé d’une manière correspondante l’exlré
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- mile des voitures où elles se trouvent, tandis que les deux parties consacrées aux voyageurs ont reçu leur développement normal. On s’est attaché d'ailleurs à obtenir dans l’ensemble la plus grande légèreté possible.
- Le châssis est construit en fers en].
- Des cnlrctoises augmentent la rigidité de l’ensemble du bâti, rigidité qui est extrêmement grande.
- On a apporté un soin spécial à garantir le coffre de la voiture conLre les efforts longitudinaux et transversaux, notamment dans bipartie où se trouve la batterie.
- Les deux essieux moteurs ont i icin,5de diamètre; ils ne se distinguent des essieux porteurs que par la présence de transmissions. Le moteur est suspendu de manière à ne causer aucun embarras ; au contraire, il favorise même le passage des courbes grâce à l’action de la force centrifuge.
- Pig. 2. — Accouplement des deux demi-voitures.
- Quant à l'accouplement court des deux demi-wagons, il se distingue essentiellement de ceux qui ont été employés dans le Métropolitain de Berlin et aussi à Hambourg, en ce qu'il ne comporte pas de tige de traction. En effet, les crochets de traction sont, chacun pour leur compte, munis de ressorts, et, d’autre part, les deux demi-wagons sont reliés directement par une lige d’accouplement; cette tige elle-même est montée sur ressorts ; de celte façon, avec l aide des deux accouplements auxiliaires latéraux, à ressorts aussi, les deux demi-wagons sc trouvent pressés l'un contre l’autre et ne peuvent s'éloigner que de iommau maximum. L’extrême exiguïté de ce jeu empêche de la manière la plus efficace que les parties non élastiques de l'accouplement ne s’entrechoquent, inconvénient qu’on a souvent déploré dans les accouplements à tige de traction, surtout aux moments où il se produit des à-coups dans la traction, ou bien quand le wagon rencontre des résistances sur la voie. D’ailleurs c’est ici la disposi-
- tion particulière du freinage qui a permis d’employer un jeu aussi faible. Un des deux demi-wagons est muni d’une bielle de freinage qui aboutit à l’autre demi-wagon, de telle sorte que la commande à la main du freinage des deux demi-voitures peut se faire de chacune des deux cabines de manœuvre.
- Le coffre même de la voilure a été fait aussi léger que possible. Les parois extérieures sont revêtues d’une tôle de imin,5 d’épaisseur. A l’intérieur sc trouvent des cornières de renforcement.
- Les logements de la batterie d’accumulateurs sont munis de couvercles à verrou, d’un poids de ‘28okg environ. L’aménagement des compartiments de voyageurs ne laisse rien désirer sous le rapport du confort. Dans les compartiments de quatrième classe peuvent prendre place 54 personnes, dont 36 assises. Le plancher est uniformément recouvert d’un linoléum.
- L’espace qui sert de cabine de manœuvre est séparé du compartiment de voyageurs par une porte qui est fermée pendant la marche pour éviter que les voyageurs ne viennent distraire le conducteur, et aussi pour que, pendant la nuit, le conducteur ne soit pas troublé par la réflexion de la lumière qui éclaire le compartiment des voyageurs sur la glace antérieure de la cabine. Au milieu de cette porte de séparation se trouve un petit œil-de-bœuf.
- Le chauffage des wagons se fait au charbon comprimé. L’éclairage est assuré, pour chacun des deux demi-wagons, par deux lampes à réflecteur. Dans chaque cabine de manœuvre sc trouvent une première lampe au centre du plafond et une deuxième lampe, sourde, qui éclaire la fenêtre de gauche et permeL d’observer les signaux. L’éclairage est, bien entendu, électrique, et les lampes de la bobine de manœuvre sont montées sur un circuit indépendant.
- L’équipement du wagon double comprend eniin des freins à main cl des freins pneumatiques, du type Knorr. Les essieux porteurs peuvent être freinés de chacune des cabines de manœuvre.
- Equipement, électrique. — La batterie, fournie par la Akkumulatorenfnbrik Akticngesllescliaft, se compose de 168 éléments répartis en 12 sections de 1.4 éléments chacune. Sa charge suffît à entretenir la force motrice du wagon sur un trajet de iookm, avec4kul d’écart moyen entre les stations. Les 168 éléments sont mis en série pendant la décharge de la batterie ; par suite, le courant fourni aux moteurs est sous une tension de 3io volts environ. L’ouverture du couvercle de la batterie coupe automatiquement la mise en série des éléments, ce qui
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- 311
- rend les démarrages impossibles tant que le couvercle n’est pas fermé. D’après la disposition de la prise de courant, la batterie peut être chargée, soit en un
- Fig. 3. —« La batterie avec le couvercle enlevé.
- circuit série unique, soit en deux circuits série. On peut utiliser pour la charge de la batterie les tensions existantes dans les réseaux locaux des différentes gares du parcours.
- Fig. 4* et 5. — Mode de
- Les deux moteurs de traction sont à pôles tournants et ont une puissance de 8o chevaux ; ils actionnent les deux essieux intérieurs du wagon double. La vitesse normale de marche est de 5okm à l’heure. Depuis peu de temps, on a autorisé les vitesses de 6okm à l’heure.
- Les deux moteurs sont commandés par un contrôleur série-parallèle du type ordinaire.
- La cabine de manœuvre contient tous les appareils de commande, rassemblés dans une armoire, de manière à être d’accès facile et de surveillance commode. Les figures donnent un aperçu de l’agencement général et de l’emploi de chaque appareil. L’interrupteur de mise en marche se distingue d’un interrupteur de tramway uniquement par la présence
- du dispositif de sécurité suivant : le conducteur doit pour fermer cet interrupteur, presser sur un bouton situé sur la manivelle du volant de manœuvre. Dès que ce bouton reste soumis à la pression de sa main, le courant passe ; aussitôt que le conducteur lâche le bouton, le courant d’alimentation des moteurs est coupé (*).
- Si le conducteur cesse d’appûyer sur le bou-, ton pendant plus de deux secondes, les freins entrent automatiquement en action.
- L’interrupteur de mise en marche est d’ailleurs disposé de telle sorte qu’il ne peut se produire aucun faux mouvement par suite d’erreur de manœuvre. Si une des demi-batteries subit une avarie, on peut la mettre hors circuit et la faire traîner par l’autre demi-batterie. De même les moteurs peuvent assurer la traction chacun isolément.
- Pour ce qui est de l’éclairage les lampes sont montées deux par deux en série sur chaque demi-batterie cl tout l’ensemble du circuit peut être commandé à volonté de l’une ou l’autre des deux cabines de manœuvre.
- Les moteurs peuvent fonctionner sous \io volts
- •-D-ffi -a
- aispension des moteurs.
- le circuit des appareils de commande sous ioo volts et l’éclairage sous i55 volts.
- Les essais de consommation ont donné les résultats suivants :
- 22,5 watts-heure environ par tonne-kilomètre, pour une distance de iôkm entre'stations;
- (i) On remarquera que ce dispositif impose une certaine fatigue au conducteur, puisqu’il doit sans cesse appuyer sur le bouton en question. Dans la Lumière Eleclrique du 19 décembre dernier était décrit un perfectionnement apporté à ce dispositif, grâce auquel cet inconvénient est évité ; la manivelle du combinaleur était, dès que le conducteur la saisit, amenée dans la position horizontale sans aucun effort par l’effet du poids même de son bras, et il en résultait une commande impérative analogue à celle qu’on obtient ici par le bouton de pression. (N. D. T.)
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- a4 watts-heure par tonne-kilomètre pour une distance de 7km entre stations;
- a6,5 watts-heure par tonne-kilomètre pour une distance de 6km entre stations;
- Fig. 6. — Equipement électrique (wagon de gauche).
- Légende. — a disjoncteur; b commutateur de la batterie; c connexion du voltmètre résistance en série avec l’ampèremètre; e voltmètre; / ampèremètre; «/compteur; h commutateur: i prise de courant.
- Les dépenses d’entretien et d’installation de la batterie sont garanties à 9 pfennigs par voiture et par
- sions, salaire du personnel) sur une dépense de 37,5 pfennigs par voiture et par kilomètre. Pour les réparations des différentes parties de la voiture, la batterie exceptée, on doit ajouter 3,5 pfennigs,
- Fig. 7. — Equipement électrique (demi-wagon de droite).
- Légende. —k compresseur d’air ; l régulateur de pression; m commutateur; n disjoncteur; o disjoncteur; p résistances du circuit dérivé; r s, relai.
- ce qui porte la dépense à f\\ pfennigs par voiture et par kilomètre.
- Si maintenant on fait abstraction de la période de
- ^’ftHànigsberg lferbürg/
- ^Wartenàurç,
- fAUenstein
- Altona
- Honitz
- •Uehen
- I / 'fGrwJeïHtggen
- JÉ* • ^dçhwedt a.
- 731/ ,
- 2. l lonasàfi.
- ,\tf *»¥/»»«'
- Worschai
- Longe>
- Gôrhtz
- Ohrdr,
- îetnmfz____
- S0 100 1S0kn
- Lignes exploitées ;-----Lignes projetées.
- kilomètre, par la fabrique d’accumulateurs, pendant une certaine période; on peut compter pour l’ensemble (prix du courant, installation et entretien de la batterie, entretien des moteurs et des transmis-
- garantie pour la batterie, on aura encore 9 pfennigs à ajouter à ce total, ce qui donne finalement un chiffre de 5o pfennigs, environ, pour l’ensemble des frais.
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- L’auteur termine en donnant des indications sur ] construction des voilures doubles à trois différents le nombre de lignes électriques à traction par accu- I groupes de maison de construction! Dans le lableau
- Tableau I.
- Lignes électriques à accumulateurs déjà exploitées sur le réseau des chemins de fer de l’Etat prussien
- NUMÉROS POINT DE DÉPART NOMRRE DE WAGONS LIGNES LONGUEUR DU TRAJET EN KILOMÈTRES DIRECTION DU RÉSEAU
- Insterburg Allenstein Dantzig Stettin Insterburg-Norkitten — Gerdanen . 7’9 44>7 1 53.5 25.6 45,3 31, i Ivonigsberg
- I 4 3 2 — Goldap — Gumbinnen Allenstein-Mohrungen — Guttstadt
- 2 3 —• Wartenburg — Ortelsburg Dantzig Dirschau i5,o 44)9 32,7 4i,9 Ivonigsberg Dantzig
- 4 2 Stettin-Pasewalk — frpfiiffinliagfin . . Stettin
- — Alldamm 9j5 J9)7 >4)9 4o, i 27,0 23,7 22,0
- 5 Beuthen 2 Bacten-Kattowitz Ivattowitz
- Kottbus-Peitz
- — Liibben
- 6 Kottbus 6 — Senftenberg Halle
- — Spremberg
- — Forst
- Güsten-Aschersleben ii,8
- Güsten 4 — Stassfurt 6,5 Magdeburg
- 7 — Barby — Baalberge 27,2 iG,o 38,o
- 8 Hanovre 5 Hanovre-Hildesheim Hannover
- 9 Uelzen Uelzen-Salzwedel 5o,3
- — Soltau 02,1
- IO Heissen Heissen-Dahlhausen 17,6 n,3 Essen
- 4 — Osterfeld
- 11 Barmen 6 Barmen-Mettmann 18,8 8,2 Elberfeld
- Lennep Lennep-Wermelskichen
- 12 — 4Vipperfürlli 17 ?4 2 1,3
- Gotha-Langensalza
- l3 Gotha 4 — Arnstadt 25,7 Erfurt
- — Ohrdruf i7,3 11,6
- l/» Gerstungen Bebra Gerstungen-Heringen
- 15 Bebra -YVutha 5o,2 St-Johann- Saarbriicken
- i 6 Saarbrücken 3 Saarbrücken-Gr. Bosseln 17,3 13,5
- 17 Dillingen Dillingen-Prirnsweiler
- ié Konz Konz-Ehrang 16,0
- 19 20 Cologne IO Cologne-Euskirchen, etc 79>7 20.4 51.4 Cologne
- Ivrefeld Krefeld-Homberg
- 21 Dtiren Düren-M. - Gladbach
- Limburg-Weilburg 29,2 9>a 28,6
- 22 Limburg 2 — Niederbrecban — YVesterburg Francfort a. M.
- — Siershahn 35,i
- T OTAI I 222,7
- mulateurs actuellement en service ou en projet sur les réseaux d’Etat prussien. On s’est adressé, pour la
- suivant, les lignes nos i à 6 ont été construites par le groupe: Breslauer A. G. für Eisenbalinwagenbau,
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- Tableau IL —Lignes électriques à accumulateurs en projet (chemins de fer de l’Etal prussien).
- Kohbelbude.. .
- Marienwerder-Stuhm......
- — Schmentau.
- —• Riesenburg.
- Dantzig-Zoppot..........
- lvonitz-Schlochau.......
- — Tuchel...............
- — Czersk...............
- Posen-Brornberg.........
- Landsberg-Francfort a. O..
- Lauban-Marklissa........
- — Gorlitz.............
- — Kohlfurt............
- | Ivohlfurt-Gôrlitz
- Angernuinde-Schwedt . . .
- — Freienwalde
- Halle-Bitterfeld........
- Eilenburg.
- — Leipzig..............
- Blankenese-Wedel.......
- Einmerke-Elze....................
- Bremen-Oberneuland......
- Kassel-Wilbelmshôhe . .. .
- — Vellmar.............
- 11 a n a u - S c h w a n h e i m.
- IIungen-Giessen..................
- — Mücke...............
- — Friedberg........
- — Nidda...............
- Darmstadt-Goddelau.....
- — Grossgerau . . .
- — Dieburg .....
- (Worms-Oppenheim........
- - Wachenheirn........
- jMünster-YVarendorf.....
- f — Koesfeld............
- jRecklinghausen-IIamm.. . .
- — Essen . . . .
- Schwerte-Neheim.........
- Pünderich-Traben-Trarbacli
- (Wengerohr-Wittlich.....
- / — Berncastel.. . .
- /Trier-Ehrang...........
- ' — Waldrach............
- — Wasserbillig.
- — Konz ........
- Total
- *8,4
- Konigsberg
- Danzigt
- Bromberg
- Breslau
- Slettin
- Halle
- Altona
- Hanovre
- Ivassel Fra nc for t-sur-Mein
- ,5) Mayence
- Munster
- Essen
- Eberfeld Saarbrücken
- 9>9 14.6
- i i6/,,i
- Breslau ; Akkumulatoren-Fabrik, A. G., Berlin ; Allgemeine Elektricitâts Gesellschaft, Berlin.
- Les lignes nos q à 12, par le groupe : Eisenbahn-wagcn-u. Maschincn v. d. Zypcn u. Charlier, G. m. b. II., K0I11 Deutz; Akkumulatoren-Fabrik A.-C., Berlin ; Siemens Schuckert W.-G., G. m. b. IL, Berlin.
- Les lignes i3 à 22, par le groupe : Waggonfabrik Gebr. Gastell G. m. b. H., Mombach-Mayence; Akkumulatoren-Fabrik A.-G., Berlin; Fclten u., Guillcauine-Lahmeyer Wcrke A.-G. Frankfurt a. M., On voit que c’est la même maison qui a fourni toutes les batteries d’accumulateurs.
- — Coupes.
- Légende. —a controleur général; h connexion du compteur; c frein à air comprimé ; d commutateur décommandé; e manomètre du frein c: f frein à main; g coupe-circuit principal; h compteur; i disjoncteur; k commutateur de la batterie; l coupe-circuits ; m régulateur de pression (dans la deuxième cabine seulement.)
- La carte (fig. 8) et les tableaux I et II permettent de se rendre compte du développement, pris par ce genre de locomotion. On voit qu’il y a déjà f»7 wagons et 1 2ookln de lignes en exploitation.
- En résumé, les avantages de ce nouveau système, sont les suivants ;
- i° Pour les voyageurs, aucune incommodité résultant d'émanations; traction douce et sans secousse;
- 20 Pour l’exploitation, grandes facilités de service, économie de personnel; sûreté de fonctionnement:: économies de frais d’installation, comparativement au système à lignes aériennes.
- B. C.
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- 6 Mars 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Ti'ansmetteur Wheatstone à moteur électrique, — Henry. — Journal télégraphique, 25 janvier 1909.
- A propos des expériences faites avec succès entre Edimbourg et Londres, l’auteur rappelle spécialement le mode de réglage du moteur qui, dans ses expériences, actionne le transmetteur automatique Wheatstonc.
- Le moteur employé est un petit moteur du type
- série de — de cheval que Ton alimente à la tension 16
- de.i 10 volts; un appareil de ce genre était indispensable en l'occurrence pour assurer un couple de démarrage suffisamment énergique et une mise en vitesse rapide; ce résultat a été parfaitement obtenu : on ne constate plus aucune interruption de l’équilibre au moment de la mise en ligne lorsque l’on travaille en quadruplex, contrairement à ce qui se produit avec les appareils ordinaires.
- L’accouplement du moteur avec le mécanisme est fait à l’aide de deux disques à frottement.
- L’axe du moteur est muni à l’une de ses extrémités d’un plateau métallique, sur la surface duquel frotte un second disque, dont l’axe est dans un plan perpendiculaire à celui du moteur et qui est formé de deux épaisseurs de cuir serrées entre deux disques de métal, le diamètre de ces derniers étant légèrement moindre que celui des frotteurs de cuir.
- L’effort axial du système est équilibré du côté opposé par un palier à bille que deux ressorts tendent à rapprocher de la carcasse du moteur, à laquelle ils sont accrochés.
- Le frottement est ainsi maintenu entre les deux parties du couplage.
- L’auteur fait remarquer que le palier prémentionné ne serait pas indispensable; on sait effectivement que lorsque l’on donne du courant à un moteur, la partie mobile tend à prendre, à l’intérieur de la partie fixe, une position bien déterminée dont il est difficile de l’écarter et qui correspond à la distribution la plus rationnelle des flux, tous les efforts électromagnétiques se faisant alors équilibre; si donc on s’arrangeait pour que cette position correspondît à une bonne pression contre le disque frotteur, la pression nécessaire à l’accouplement serait automatiquement fournie au moment de la mise en circuit de l’appareil.
- La disposition relative du plateau et du disque,
- 315
- ainsi que l’agencement du palier à bille, sonl montrés, d’une façon simplifiée, par le croquis ci-contre qui a été publié par le Post Office Elecirical Engineer Journal (fig. 1).
- La vitesse de rotation du disque frotteur dépend du point où se fait le contact avec le plateau ou, plus exactement, de la distance de ce point au centre.
- Soient : r cette distance et le rayon du disque; quand le plateau fait un tour, tout point à une distance /• du centre, sur ledit plateau, parcourt un chemin 2ît/*/ abstraction faite du glissement ; ce parcours est également celui fourni par un point quelconque de la périphérie du frotteur; dans le
- 27/•
- temps où le plateau fait un tour, le disque fait---.
- 2 Tur
- ou — de rotation. r
- Sa vitesse peut donc prendre très uniformément
- , . R .
- toutes les valeurs comprises entre — fois celle du
- disque et zéro, par le simple déplacement du point de contact suivant une direction radiale, déplacement qui s’obtient facilement si le disque est mobile sur son axe, et cette propriété permet d’obtenir un réglage très précis du rapport de transmission de la vitesse de marche du moteur à celle de l’appareil actionné.
- A cette fin, l’axe du disque, qui est muni d’un long manchon denté engrenant avec le pignon du transmetteur, peut glisser dans les paliers où il tourne; il bute, par son extrémité opposée au pignon, contre la pointe-pivot terminant une vis de réglage. En agissant sur celle-ci, on fait avancer ou reculer l’axe du disque et, partant, le disque lui-même, et l’on modifie donc le point d’accouplement et, par suite, conformément à ce qui a clé dit, le rapport de transmission.
- Pour assurer le maintien de l’axe contre le pivot de la vis de réglage dans toutes les positions de celle-ci sans avoir à employer de ressort, on fait
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T.V(2* Série).—-N* 10,
- prendre contact au disque avec le plateau en un point situé un peu plus bas que le diamètre horizontal du plateau (celui-ci tournant, dans ce cas, en sens inverse des aiguilles d’une montre et le pignon étant placé à la gauche). En d’autres termes, Taxe du moteur et l’axe du disque sont tous deux dans des plans horizontaux, mais le plan de Taxe du disque est légèrement au-dessous du plan de l’arbre du moteur.
- On comprend aisément que le plateau, par le frottement qu’il exerce sur le disque, tend à entraîner celui-ci dans son mouvement, de manière que le point de contact sur le plateau reste fixe.
- Comme ce déplacement n’est pas possible, la force agissante se. décompose dans les directions où elle peut se manifester ; elle fait tourner le disque et, en plus, elle le déplace, ou tend a le déplacer, dans le sens de son axe, dans la direction de gauche à droite pour le cas défini plus haut.
- On peut se rendre compte de ce qui a lieu par le croquis schématique ci-contre (fig. a) ; bien entendu l’effort aurait lieu en sens contraire si la rotation se faisait dans la direction opposée ou si le contact avec
- le plateau était au-dessus du diamètre horizontal du plateau.
- Quand on détourne lavis de réglage, dans l’éventualité envisagée ci-dessus — celle de la figure — le disque se déplace donc vers la droite; il est poussé vers la gauche, nécessairement, si l’on tourne la vis de réglage de l’autre côté.
- Le déplacement de la vis pouvant, d’ailleurs, être aussi petit que l’on vent, la variation de vitesse est absolument graduelle.
- Ce mode de réglage est très ingénieux — il est loin d’être neuf, au surplus, quoique d’un usage peu répandu — et il est pour beaucoup, sans aucun doute, dans le succès de la disposition décrite.
- Par suite des caractéristiques particulières -du moteur série, quand, pour une cause quelconque, la vitesse du système se ralentit — ce qui est préjudiciable à la bonne marche — le couple moteur augmente instantanément et tend a rétablir la vitesse normale ; l’inverse se produit si, la résistance au mouvement étant diminuée, la vitesse tend à augmenter; il y a alors une réduction du couple moteur.
- En résumé, celui-ci se proportionne automatiquement au couple résistant et la régularité de marche est grande.
- Grâce à cette circonstance et à la facilité du réglage, le remplacement d’un transmetteur par un autre ne demande qu’une dizaine de secondes.
- La mise en circuit du moteur est opérée à F aide d’un petit commutateur bipolaire placé dans une boîte hermétique et qui agit sur un levier à came connectant la batterie à l’appareil, de la même façon que dans les transmetteurs ordinaires.
- R. C.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Uber die Darstellung der Ozons a us Sauer-stoff und atmospharischev JLuft dure h Ozon-rohren, par E. Warburg et G. Leithàuser. — Extrait de Annalen der Physik, Leipzig.
- Ce petit travail d’une vingtaine de pages est divisé en deux parties : dans la première MM. E. Warburg et G. Leithaüser étudient la production de l’ozone indépendamment de la nature de la décharge em-
- ployée. Ils aboutissent à une formule qui permet de calculer le rendement électrolylique en fonction de la concentration de l’ozone. La deuxième traite exclusivement du tube ozoniseur lui-même et de l’influence exercée par l’écartement des électrodes. L’exposé est très serré et d’allure très scientifique.
- R. C.
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- 6 Mars 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Prinzip und Wirkungsweise der techni-schen Messinstrumente fur Gleichstrom, par Fritz Hoppe. — i volume in-8° raisin de 6 j pages avec 8i ligures. —Johann Ambrosius Bartii, éditeur, Leipzig.
- — Prix : cartonné, 2111.70
- La connaissance des principes et du mode d’action des instruments de mesure est d’une grande importance pratique, et celui qui veut s’instruire en électrotechnique doit moins s’attacher aux détails de réalisation de chaque appareil qu’à l’idée directrice, à la loi, à laquelle ce type d’appareil se rattache. C’est dans cet esprit qu’est conçu cet ouvrage ; loin d’égarer le débutant dans la multiplicité déconcertante des instruments, il se borne à dégager les principes d’après lesquels ils sont construits. Soient par exemple, un ampèremètre et un voltmètre : ces deux appareils sont sans doute constitués des mêmes éléments, mais l’auteur explique comment ces éléments semblables sont agencés en vue de buts différents. Il est ainsi conduit à étudier les limites d’application des instruments (notamment pour les millivoltmè-tres et les milliampèremètres) ; il dit quelques mots seulement de l’amortissement, puis décrit les instruments plus généraux de mesures d’intensités : voltamètres, appareils électromagnétiques, électrodynamiques, électrocaloriques, qui mettent en jeu les différentes propriétés des courants électriques. De même pour la tension. Il termine par la description des divers dispositifs expérimentaux et par l’étude des appareils enregistreurs,
- R. C.
- Widerstandsbestimmungen, par Fritz Hoppe.
- — 1 volume in-8° raisin de 101 pages avec 120 figures.
- — Johann Ambrosius Barth, éditeur, Leipzig. — Prix : cartonné, 4 marks.
- Ce petit ouvrage constitue un répertoire complet des différentes méthodes de mesure de résistance depuis celles des résistances faibles jusqu’aux vérifications d’isolements, en passant par la résistance des galvanomètres, la résistance intérieure des piles,
- celle des prises de terre, des enroulements de dynamos, etc.
- Onze variantes du dispositif classique du pont sont décrites au début du livre ; puis viennent les deux méthodes qui utilisent le galvanomètre différentiel, et tous les autres procédés employés dans l’industrie et dans les laboratoires. Chacun d’eux est clairement décrit; on trouvera même de nombreux exemples et d’excellents tableaux numériques, selon la louable coutume des ouvrages techniques allemands.
- H. C.
- Grundgesetze der allgemeinen Elektrizitàts-lehre. par Fritz Hoppe. — 1 volume in-8° de 114, pages avec 118 figures. — Joiiann Ambrosius Barth éditeur, Leipzig. — Prix : cartonné, 4 marks.
- Cet ouvrage traite de généralités qui doivent servir de préface à toute étude d’électrotechnique. Leur exposé est délicat et doit être conduit avec une méthode inflexible pour ne pas créer de confusions dans l’esprit du débutant. Ce livre remplit à souhait, cette condition nécessaire; il est bref, ce qui est loin d’être un défaut, surtout lorsque la brièveté ne nuit pas à la clarté, ce que l’auteur a su obtenir ici.
- Après une rapide introduction, il expose les lois fondamentales de l’électrostatique, puis étudie successivement les champs de force magnétiques, les systèmes de mesures, l’induction, la pile, la thermoélectricité, la résistivité, la conductibilité, les lois d’Ohm et de Kirchhoff; suivent les notions indispensables sur le travail, la puissance, le rendement, la transformation de l’énergie électrique en énergie mécanique, la loi de Joule, les lois électro-chimiques, les accumulateurs, les solénoïdes, le magnétisme du fer, les courants de Foucault, et enfin la self-induction. On voit par cette énumération qu’un débutant pourra, en suivant ce livre, se faire une conception méthodique de l’électrotechnique générale.
- R. C.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N° 10.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE (1) ,
- NOTES INDUSTRIELLES
- Dispositif automatique de sûreté, pour les passages à niveau des chemins de fer électriques.
- Lorsque la fréquentation des lignes de traction est plus dense et la vitesse des trains plus grande, il faut, pour éviter les dangers, avoir recours aux pas-
- appareil de sûreté (brevet Zchnder) pour ciiemins de fer électriques qui permet, à l’approche du train, d’abaisser tout à fait automatiquement les barrières et de les relever de même après son passage.
- L’appareil décrit ci-après est destiné aux chemins de fer électriques à lignes aériennes. Cependant, par
- Fig. i. — Barrière électrique.
- sages eu sur-voie, passages en sous-voie, tunnels, généralement très coûteux, ou prévoir, pour les passages à niveau, un service de barrières permanent, ce qui nécessite un surcroît sensible des frais d’exploitation.
- Pour obvier à ces désavantages, les Ateliers de Construction OerliUon construisent depuis peu un
- quelques modifications, il peut être aussi approprié aux lignes à service à vapeur, en tant qu’à proximité du passage à niveau il y ait une source d’électricité à disposition.
- La ligure i montre la construction d’une barrière électrique. La partie essentielle de cette barrière se compose d’un support en fer e, portant à sa partie
- (') Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. A. Becq, ancien élève de l'École Polytechnique, Ingénieur Conseil, 40.rue des Ecoles, Paris.
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- 6 Mars 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 319
- supérieure une console de fonte destinée à recevoir tous les mécanismes de mouvement, y compris le
- CZD
- £
- Fig. a. — Schéma du fonctionnement.
- moteur avec sa résistance additionnelle et son rhéostat de réglage.
- Par un pignon, le moteur transmet son mouvement à une roue dentée dont un côté du moyeu forme un tambour conicpie avec gorge en spirale destiné à l’enroulement d’un câble.
- Ce tambour de fonte est monté sur un arbre fixe pourvu d’un filet de vis. La partie intérieure du tambour elle-même est taraudée, de sorte que, la roue dentée faisant corps avec le tambour à câble, effectue comme un écrou un mouvement de rotation en même temps qu'un mouvement dans le sens de Taxe de l’arbre.
- Le bout de l’arbre sert de point de suspension à l’une des extrémités du câble de la barrière. L’autre extrémité du câble est fixée à un levier vissé lui-même sur le bord du tambour. Ce levier, dont le rôle sera décrit plus loin, peut effectuera un moment donné un mouvement rapprochant ou éloignant de la surface du tambour l’extrémité portant le câble.
- A la partie inférieure du support de fonte et parallèle à l’axe du tambour se trouve un frein à ressort agissant sur la roue dentée et le tambour pendant leur déplacement.
- La barrière pivote au moyen d’un tourillon emboîté
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- Fig. 3. — Barrière électrique,
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- dans la console. Sa partie postérieure portant la charnière, le tourillon et le contrepoids est formée de ferez, l’autre bout, l’arbre proprement dit, est en léger bois de sapin imprégné.
- Le contrepoids se compose d’un châssis de fonte contenant plusieurs poids. Le châssis vide sert à contrebalancer de courtes barrières d’une longueur ne dépassant pas 3m,5. Pour de plus grandes barrières, jusqu’à 91" de longueur, il faut avoir recours aux poids mentionnés ci-dessus.
- Le tourillon de la barrière est pourvu d’un prolongement sur lequel est monté une poulie à câble qui, au moyen d’un câble sans fin et de plusieurs poulies auxiliaires, sert à commander la barrière se trouvant de l’autre côté de la voie.
- Fig. 4-
- Pour protéger l’appareil contre les intempéries, il est recouvert d’une légère maisonnette que l'on peut à volonté facilement enlever.
- Quelques lampes à incandescence et une sonnerie électrique sont prévues comme signaux.
- L’amenée de courant à ces appareils et au moteur s’effectue au moyen de l’archet de prise de courant de la voiture électrique entrant en contact avec le fil auxiliaire particulier. La longueur de ce fil auxiliaire dépend de la vitesse du train et est tendu dans le sens de la voie en parties égales des deux côtés du passage à niveau. '
- Le fonctionnement de toute la partie électrique de l’appareil ressort clairement de la figure a.
- Lorsque l’archet de prise de courant T de la locomotive est mis en contact avec le fil auxiliaire H, celui-ci est mis sous courant par le fil conducteur
- aérien F (fil de marche), ce qui détermine le fonctionnement du moteur des lampes B et de la sonnerie d’alarme G.
- Le moteur, qui est enroulé en série, a une puissance d’environ i/io HP à 120 volts de tension et 4oo tours par minute. Afin d’éviter que des variations de tension, pouvant se produire dans la ligne, n’influencent désavantageusement la marche du moteur et, par conséquent, la vitesse de fermeture de la barrière, des résistances (shunts) sont connectées en parallèle avec l’enroulement de l’armature, ce qui empêche les différences de tensions d’avoir aucune influence sur le moteur.
- Les lampes sont installées de chaque côté du passage à niveau et, tout, en servant d’éclairage, elles constituent en même temps un signal optique d’alarme. Dans ce dernier cas, on peut les installer dans une caisse dont un côté, tourné vers la route croisant la voie, porte en transparent l’avertissement : « Attention au train. » La sonnerie d’alarme est embranchée sur le circuit des lampes au moyen d’une résistance.
- Aussitôt que, par l’entremise de l’archet de prise de courant, les appareils électriques entrent en action, le fonctionnement du mécanisme servant à abaisser et à relever la barrière est le suivant : Le moteur, en fermant la barrière, fait, par son mouvement de rotation, tourner le tambour à câble sur l’axe fixe. Le levier tournant dont nous avons parlé plus haut s’abaisse alors vers la surface à gorge du tambour, et, le câble fixé à son extrémité, s’enroule sur le tambour. La barrière s’abaisse lentement jusqu’à sa position horizontale, ce qui prend environ 17 à *20 secondes. Pendant ce même temps, le tambour, grâce au filet de vis, se déplace dans la direction du bout de l’arbre et fait ainsi cesser le freinage occasionné par l’action du ressort contre la couronne de la roue dentée.
- Avant que la barrière n’ait complètement atteint sa position horizontale, c’est-à-dire, avant que le passage ne soit complètement fermé, le câble s’enroule sur la partie conique du tambour, le moment à surmonter par le moteur augmente de plus en plus et ce dernier ralentit visiblement sa marche ce qui, au dernier moment, empêche toute fermeture brusque de la barrière.
- Pendant que la barrière est baissée, le moteur reste sous courant; ce n’est que lorsque l’archet de prise de courant quitte le fil auxiliaire que le courant est interrompu. C’est alors que le contrepoids de la barrière entre en fonction ramenant cette dernière
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- à sa position verticale primitive. Comme le câble est alors enroulé sur la partie conique du tambour, la traction du câble agissant sur le plus grand rayon, fait subir au mouvement du moteur une accélération rapide, ce qui fait que la barrière s’ouvre plus rapidement qu’elle ne s’était fermée auparavant. Elle prend environ 7 secondes pour s’ouvrir.
- Pendant que le câble se déroule, le tambour se visse de nouveau du côté de sa position primitive c’est-à-dire du côté du sabot de freinage actionné par le ressort.
- Avant que la barrière n’ait atteint sa plus haute position, la roue dentée se presse contre le sabot de freinage qui ainsi, par frottement, absorbe toute l’énergie accumulée dans les masses en mouvement. Un autre dispositif de sûreté pour empêcher toute oscillation de la barrière consiste dans la disposition du levier tournant autour de son point fixe. A l’arrivée de la barrière à son plus haut point, le câble s’étant tout à fait déroulé du tambour, le levier se redresse reprenant sa position primitive. Le contrepoids agit au moyen de ce plus grand bras de levier justement dans le sens inverse des masses en mouvement et arrête aussitôt tout mouvement de la barrière.
- Le premier des dispositifs de ce genre mis en service, est installé depuis l’été 1906,près de Montreux, sur la ligne du chemin de fer Montreux-Berne-Ober-land. Les figures 3 cl 4 en donnent différentes vues.
- J. R.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Après les producteurs de zinc, voici les producteurs de plomb qui s’unissent pour la défense de leurs intérêts : on annonce, en effet, que sur l’initiative de la Metallgesellschaft de Francfort, une réunion des représentants des pi’incipales fonderies de plomb a eu lieu le 16 février dernier à Paris dans le but d’arriver à un accord pour régulariser le marché du métal. Une convention aurait été arrêtée et la conclusion définitive de l’accord serait pour les premiers jours de mars, A la vérité, nous assistons à des manifestations bien contradictoires et déconcertantes : c’est au moment où se rompt T union des fabricants d’aluminium et où se dissolvent en Amérique les concordats dans l’industrie métallurgique laissant à chaque aciérie individuelle complète liberté d’action, que se forment de nouvelles concentrations de capitaux et d’usines ; mais elles englobent
- des branches d’industrie où on n’avait que jusqu’à présent trouver un terrain d’entente ménageant les intérêts de ce que nous appellerons la corporation. La métallurgie du plomb peut être considérée comme Tune des plus faciles, toutes les ruines d’où l’on extrait le minerai sont des plus anciennes et par voie de conséquence la plupart exploitent des minerais pauvres. Aussi cet accord, en favorisant l’élévation des cours, permettra la reprise d’exploitations que la faiblesse des prix avait obligé d’abandonner.Dans un article sur les cartels des filateurs, il nous souvient d’avoir lu qu’établis aux époques de propérités ils s’étaient toujours dissous auxépoques de détresse. Ici, c’est le phénomène inverse qui semble résulter du progrès des idées de coopération comme de la nécessité de restreindre sans les annihiler les effets d’une concurrence désastreuse et non commerciale. Il y aura lieu de suivre les développements de ces deux trusts du zinc et du plomb et leurs répercussions sur les marchés des métaux.
- Quand nous avons parlé, il y quelques mois, de la formation de la Rio Tram, Lightand Power Cy, nous avons pu dire que la conception de ses,promoteurs était des plus heureuse puisqu’elle assurait par la combinaison force, lumière et traction une utilisation moyenne excellente de ses immobilisations. Mais celles-ci prennent, parait:il, au regard des non-initiés des développements si considérables qu’ils s’émeuvent de la nouvelle augmentation du capital. Les actionnaires, .seront,, en effet, convoqués sous peu à l’effet de voter l’augmentatation du. capital : celle-ci sera réalisée par la création de 62 5oo actions nouvelles de 100 dollars qui seront offertes au pair aux actionnaires dans la proportion d’une action nouvelle pour quatre anciennes. Ce capital nouveau de 3i 5oo 000 francs a d’ailleurs été souscrit au pair par un syndical de garantie : il servira à étendre certains services de la société. Rio est une ville qui s’accroît sans cesse et dont les besoins modernes sont illimités. Toutes proportions gardées, la Rio Tram, Liglit and Power Company fait un peu penser à la Compagnie parisienne de Distribution d’Electricité encore que celle-ci se tienne en dehors de tous services de traction. Le capital de l’une et de l’autre seront très voisins, leur extension se fait parallèlement et les journaux financiers ne cessent de nous entretenir de leurs recettes et de leurs perspectives d’avenir ; tout est satisfaisant, sauf la précipitation dans le développement qui reculera pour l’actionnaire l’ère des beaux dividendes.
- Nous disions dernièrement que le métier de cou-
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- structeur électricien était des plus ingrats ; les métal lurgistes ont aussi leurs déboires, témoin la nouvelle d’une action en responsabilité intentée par la Société Electrométallurgiquo de Yenthon au fournisseur de la conduite forcée de Queige, près Albertville ; aux essais sous les effets de la pression de l’eau une tôle s’est déchirée et les Forges de Franche-Comté se voient réclamer la réfection complète de la conduite^ plus des dommages et intérêts. Il y a probablement là vice de matière. N’est-il pas désastreux de voir ces conséquences d’un fait inévitable, que la plus grande prudence ne peut empêcher et dont la répercussion peut être incalculable ? Non loin de là, du reste, pareil accident s’est produit sur une conduite forcée, mais mal établie, a-t-on prétendu. Tout le monde se souvient encore de la catastrophe provoquée par l'ouverture des vannes de tête des usines de la Société des Forces motrices de l’Albula : le métier de l’hydraulicien ne serait donc pas moins ingrat que celui de l'électricien ! On a institué des compagnies d'assurances contre les conséquences des accidents, chômage forcé, des dégâts causés par les éléments, la grêle, le feu; verrons-nous l’assurance favorable au malheureux constructeur qui l'indemnisera des conséquences du vice de matière et défaut de construction ?
- Les nouvelles de la Westinghouse Electric sont des plus satisfaisantes ; elle a ressenti en janvier les effets de l’amélioration qui s'est fait sentir en Amérique dans l'industrie électrique, et son chiffre d’affaires de ce premier mois de 1909 présente par rapport à celui de décembre 1908 une augmentation de a5o 000 dollars ; les commandes affluent à la Compagnie, les salaires de ses 3 000 ouvriers qui avaient été réduits en mars dernier sont à présent payés sur leurs anciennes bases ; il semble donc que l’exercice en cours verra le relèvement de l’affaire et que les engagements pris par ses réorganisateurs seront remplis.
- Pourfairesuite à notre note de samedi dernier an-noiiçantl’absorption de la Thomson-Houston Méditerranée et des Accumulateurs Union par la Compagnie Française Thomson-Houston, nous ajouterons qu’on (•value à 1 117 000 francs les bénéfices que lui procurera la Thomson-Houston de la Méditerranée par réduction d’impôts et de frais généraux et par les bénéfices réalisés; l’apport des Accumulateurs Union est porté à ce point de vue pour mémoire. Mais l’augmentation de capital de 7 952 100 francs que les actionnaires souscriront comme complément des 40 000 actions procurera au minimum un intérêt de 400000 francs ; si
- bien que les 40 000 actions nouvelles pourraient être assurées d’ores et déjà du dividende de 3o francs qu’elles sont en droit d'espérer par assimilation aux actions anciennes. Les 8 millions dont la Compagnie va disposer lui faciliteront: singulièrement l’entreprise des travaux importants que va comporter la réorganisation définitive des transports en commun à Paris.
- Celte question semble vouloir se solutionner à brel délai, mais pas tout à fait comme on aurait pu le désirer. Le point particulier des tarifs, le plus important, n'a reçu pour les tramways qu’une solution provisoire ; à moins que l’intervention du ministère des Travaux publics ne le sanctionne définitivement et peut-être d’une manière différente de celle de ses édiles. Quelle insécurité pour le public comme pour l’exploitation de vivre sur un régime d'attente! Le relèvement des prix, au bout de trois ans, offrira plus de difficultés vis-à-vis des voyageurs que l'adoption définitive d’un régime qui leur donnera déjà satisfaction, parle seul fait de la réduction du prix, nc fût-ce que de cinq centimes. Et puis, dans trois ans, si vraiment la Compagnie exploitante n y trouve aucun bénéfice, qui peut garantir que son existence ne sera pas irrémédiablement compromise? Il est bien désolant de constater que les conceptions les plus justes, quand ils’agitde travail ou de propriété immobilière, sont en butte aux attaques les plus irraisonnées s’il s’agit de propriété mobilière f contester au porteur d’un titre le droit d’en tirer un intérêt et même un bénéfice, c’est tout simplement absurbe et monstrueux; les mesures inconsidérées votées par nos assemblées départementales ou communales risquent cependant d’aboutir à ce résultat. L’évasion fiscale n’a pas seulement pour cause des craintes d'impôts nouveaux; elle est l’effet dés idées économiques qui ont cours dans les sphères gouvernementales, que certaine presse insinue dans les milieux sociaux et qui ne tendent à rien moins qu’à la confiscation de la fortune mobilière parla suppression de sa juste rémunération et de sa transmission par héritage. Ces tentatives que l’on fait avec les services publics du gaz, de l’eau, de l’électricité,des transports voudraient se justifier par la grande satisfaction que doivent éprouver leurs concessionnaires à être les serviteurs privilégiés du public! Iiélas! l'argent est une marchandise comme une autre qui se paie comme une prime d'assurance en plus parce que son pouvoir d’utilisation est illimité.
- D. F.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Italie. — Le conseil municipal de Marino a voté l’électrification du chemin de fer qui relie la ville à Rouie.
- Hollande. — MM. Loben Lels et van den Berg ont demandé à la municipalité de Loosduinen la concession pour l’établissement d’un tramway électrique de Sche-veningue à Hoek van Holland par Kijkduin, avec un embranchement de Kijkduin à Delft par Loosduinen.
- Russie. — Le conseil des ministres a approuvé le projet de construction et d’exploitation d’un chemin de fer électrique de Saint-Pétersbourg à Oranienhaun.
- Canada. — La Compagnie du Car.adian Pacific Railway a décidé de consacrer une somme d’environ 6 ooo ooo dollars, cette année, à la construction de a5o à 3oo milles de lignes nouvelles.
- Mexique. -— Une convention a été passée entre la Direction des travaux publics et la Compagnie des tramways mexicains pour la construction de lignes de tramways à Mexico. L’autorisation a été aussi donnée de construire une ligne double dans la partie de la ville appelée Isla de Venegas.
- TÉLÉPHONIE ET TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Loire. — La chambre de commerce de Saint-Etienne est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 116000 francs en vue de l’établissement d’un circuit téléphonique de Saint-Etienne à Paris.
- Algérie. — La Chambre de commerce d’Alger est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 48400 francs en vue de l’établissement de réseaux téléphoniques à Oued-Fodda, Yauban, les Altafs et Carnot.
- Brésil. — Le gouvernement brésilien vient de commander à la compagnie Marconi l’équipement de stations de télégraphie sans (il ; elles seront érigées près de Rio de Janeiro et assureront la communication entre cette ville et les principaux jioints de la côte du Brésil à une distance de 56okm. De plus, 14 vaisseaux de guerre seront équipés avec des appareils Marconi afin de pouvoir communiquer avec les si niions terrestres.
- DIVERS
- Allemagne. — L’Allgemeine Electri/.itiits Gesellschaft s’est attaché le lieutenant-général von Podbielski, ancien ministre de l’Agriculture en Allemagne, à l’effet de propager sous toutes ses formes l’application de l’électricité en agriculture ; elle espère ainsi généraliser l’emploi des charrues électriques, des moissonneuses et batteuses électriques cl faire adopter l’éclairage électrique dans les fermes.
- Une exposition internationale aéronautique aura lieu à Erancfort-sur-Mein du 10 juillet au 10 octobre 1909. Cette exposition groupera en onze classes tout ce qui se rattache aux ballons et à leur fabrication, à l’aéronautique militaire, au service des signaux pour ballons, à la fabrication et la compression des gaz, appareils de précision, équipement, aéroplanes et moteurs.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société des Etablissements Lyonnais Rochet-Schneider. — Constituée le icr novembre 1908. — Capital : 2 5oo ooo fr.
- — Siège social : 57, chemin Feuillal, Lyon.
- Compagnie d’électricité et de mécanique. — Constituée le
- 9 janvier 1909. — Capital: 5o ooo francs. — Siège social : Bruxelles.
- Société Les a Aéromoteurs beiges ». — Constituée-le 11 janvier 1909. — Capital: 200000 francs.— Siège social: Soignies (Belgique).
- Société Anonyme des Tramways de Marseille à Salon. — Constituée le3idécembre 1 908. — Capital : 6000000 fr.
- — Siège social: 60, rue Caumartin, Paris.
- Société TOxy-électrique. — Constituée le 8 février 1909.
- — Capital: 1 200000 francs. — Siège social : 7, rue Dulot, Paris.
- Compagnie Parisienne d'Energie électrique. — Constituée le i5 février 1909. — Capital : 200 ooo francs. —Siège social: 167, rue Montmartre, Paris.
- L'Energie électrique de Cabourg. — Constituée le 11 février 1909. — Capital : 200 ooo francs. — Siège social : 11, rue d’Artois, Paris.
- Omnium français d’électricité et d’eau. — Constituée le 22. février 1909. —Capital: a5oooo franes. — Siège social : 6, rue Lesueur, Paris.
- Société Electrique de Conlie. — Constituée le 23 janvier 1 Qof)* — Capital : 3o ooo francs. — Siège social : Con-Vie (Sarlhe).
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- Compagnie centrale de I industrie électrique. — Constituée le i01' février 1909. — Capital : 1 000 000francs.— Siège social : Bruxelles.
- Société Française des moteurs Richemond. — Constituée le 12 février 1909. — Capital : 100000 francs.— Siège social: 1, rue Fénelon, Paris.
- Société d'Electricité de Périgueux. — Constituée le 21 janvier 1909. — Capital: 1 000000 francs. — Siège social: 24,boulevard des Capucines, Paris.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société des Tramways de Royan. — Le i3 mars, 27, rue de Courcelles, à Paris.
- Société Nouvelle de T Accumulateur Fuimen. — Le 18 mars, 58, rue Saint-Lazare, à Paris.
- Société Lacarriére. — Le i5 mars, 16, rue de l’Entrepôt, à Paris.
- Compagnie du Chemin de fer d'Enghien à Montmorency. — Le 16 mars, 18, rue de Dunkerque, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 23 mars, à 4 heures, au Sous-Secrétariat d’Etat des Postes et Télégraphes, io3, rue de Grenelle, à Paris, fourniture de fils de cuivre recouverts de gutla-percha et de coton (5 lots). Demandes d’admission avant le i3 mars.
- Le 16 mars, à 3 heures, à l’Office Colonial, Palais-Royal, à Paris, fourniture du fil de cuivre destiné aux postes et télégraphes de la Côte d’ivoire.
- Le 7 mars, à la mairie d’Angers (Maine-et-Loire), concours pour l’installation de l’éclairage électrique dans l’ensemble des cours et bâtiments de l’abattoir d’Angers.
- BELGIQUE
- Le 24 mars, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, rue de la Science, à Bruxelles, fourniture de câbles armés souterrains et pose de canalisations électriques des lignes vicinales de la banlieue de Liège. Soumissions recommandées la veille au plus tard.
- ITALIE
- L’Office technologique de la ville de Rome reçoit les propositions pour l’armement de 20km de tramways, comprenant des rails Phœnix de 6okB par mètre et 2iomm de hauteur et des accessoires.
- Le 22 mars, à 11 heures, au ministère de la marine, â Rome, et aux directions générales des arsenaux de Spezia et Naples, fourniture de lampes électriques et de porte-lampes: i5o 000 lire; caut. : i5 000 lire.
- ESPAGNE
- Prochainement, à la direction générale des Postes et des Télégraphes, Carretas, 10, à Madrid, fourniture de 3o appareils télégraphiques Hughes, brevet Siemens et Halske.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 20 mars, à l'administration communale, à Rinn (Ty-rol), installation de l’éclairage électrique.
- RUSSIE
- Le 14 mai, à l’administration de la ville, à Orel, concession de l’éclairage électrique des rues.
- ANGLETERRE
- Le 9 mars, au County Council, Spring Gardens, Counly Hall, à Londres, fourniture d’une grue roulante de 20 tonnes, changements de voie électriques, machines électriques, conduites et installations pour éclairage électrique.
- RULGARIE
- Jusqu’au 22 mars, à 3 heures, à la direction générale des chemins de fer de l’Etat bulgare, à Sophia, soumissions pour la fourniture de 10 locomotives, dont 4 avec ten-ders couplées 3/3, 6 coinpound couplées 5/5 avec tenders pour trains de marchandises. Cahier des charges (texte allemand) et plans â consulter au Musée commercial, à Bruxelles.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Trente-et-Unième année.
- SAMEDI 1S MARS 1909.
- Tome V (2° série). — N" 11
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 325. —P. Gikault. Sut- l’essai des alternateurs, p. 327. ciums, p. 329.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et Généralités. — Recherches théoriques et expérimentales sur la bobine de Ruhmkorlî, O.-M. Cokbino, p. 334. — Essais de machines. Abaque pour déterminer les différentes valeurs du rendement, d'un transformateur suivant la charge, H.-C, Stanley, p. 347. — Arcs et lampes électriques. Comparaison de l'éclairage électrique avec l’éclairage au gaz, p. 348. — Télégraphie et Téléphonie sans fil. Les ondes dirigées en télégraphie sans lil, A. Turpain, p. 35o. — Bibliographie, p. 35i. — Correspondance, p. 35i.—Variétés. — Chronique, p. 35a. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 353. — Renseignements commerciaux, p. 355 . — Adjudications, p. 356.
- §flWtWFHÊ
- \.Oy.
- .1. EscAtti). Les (erro-sifi-
- ÉDIT0R1AL
- M. Paul Girault présente quelques observations sur VEssai des alternateurs, qui ont pour but de rendre plus pratique l’application de la méthode de Potier.
- On sait que cette méthode exige la connaissance préalable d’une caractéristique en déwatté à intensité constante. Or, M. Paul Girault fait observer qu’il est assez difficile de relever une telle caractéristique.Mais, en même temps, il montre, à l’aide d’un court calcul, que l’on peut se contenter d'un seul point en déwatté, à condition qu’on connaisse la caractéristique en court-circuit3
- La discussion à laquelle M. Girault soumet le résultat obtenu lui montre en outre dans quel ordre de grandeur il faut choisir de préférence les éléments de la construction graphique correspondante ; il recom-
- mande en outre quelques vérifications. Nous pensons que nos lecteurs liront avec intérêt cette contribution à l’étude d’un des points les plus délicats de l’électrotechnique.
- Après avoir exposé, dans notre livraison précédente, 1’ « histoire chimique » des composés définis de fer et de silicium, M. J. Escard s’étend aujourd’hui sur la préparation industrielle au ferro-silicium. On sait qu’il peut s’obtenir soit au haut-fourneau, soit au four électrique. C’est le second procédé qui est le plus intéressant, et d’ailleurs le plus généralement répandu; M. Escard se borne conséquemment à indiquer un simple historique des différentes méthodes qui ont servi à préparer le ferro-silicium dans les fours métallurgiques chauffés au charbon,
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- et il rappelle à ce propos les travaux de Ber-zélius, de F. Vallon et de Pourcel.
- Puis il aborde la fabrication au Cour électrique qui permet d’obtenir des produits contenant jusqu’à 8o % de silicium, tandis qu’avec le haut-fourneau il est impossible de dépasser la proportion de i5 %..Ov, plus un ferro-silicium est riche en silicium, plus il est exempt d’impuretés. M. J. Eseard prévoit donc qu’en raison de ce grand avantage, les procédés électrothermiques, qui ne pourraient encore suffire à l’heure actuelle à alimenter la consommation, sont appelés à un très grand développement industriel. L’auteur donne une description des principaux de ces procédés, et notamment du procédé Gin. Il termine en énumérant les usages industriels actuels des ferro-siliciums.
- Dans un numéro précédent dv. La Lumière Electrique nous rendions compte de la première partie des Recherches théoriques et expérimentales sur la bobine de Ruhmkorff de M. Corbino. Aujourd’hui nous présentons à nos lecteurs la deuxième partie de ce travail considérable.
- L’auteur, en partant des équations fondamentales d’un circuit inductif étudie d’abord la phase d’ouverture et arrive rapidement à une solution théorique. Alin de faciliter les vérifications expérimentales, il transforme alors cette solution à l’aide de i’introduelion des vecteurs tournant en spi rale ; c’est là une idée familière à l’auteur, et dont l’application peut s’étendre à tous les phénomènes d’induction où l’on a affaire à des courants sinusoïdaux amortis.
- Il édifie ainsi une interprétation géomé-trique d’allure simple sur laquelle les éléments expérimentalement mesurables sont en évidence. L’auteur discute alors ces résultats, puis il expose les expériences de vériliealion qu’il a exécutées. Elles) lui ont fourni une
- confirmation très satisfaisante de ses calculs théoriques.
- M. Corbino termine en examinant la manière dont se comporte le courant secondaire lorsqu’on emploie avec la bobine l’interrupteur de Welmelt; ce point n’avait pas encore été étudié. Là encore,l’auteur rend compte par le calcul des résultats qu’i ndiquai t l’expérience.
- Tous les ingénieurs savent quels services ils peuvent attendre des abaques, et combien de temps et de chances d’erreur leur épargne l’usage de ces courbes.- Nous avons donc pensé qu’il y avait intérêt à faire connaître l’abaque que M. Stanley a dressé et qui permet de déterminer les différentes valeurs du rendement du transformateur suivant la charge. Il est basé sur l’existence d’une relation constante entre sept points situés sur autant d’échelles ou graduations.
- Il n’est question que de lignes droites dans cet abaque, ainsi que cela est nécessaire pour la commodité d’emploi. 11 suffit ainsi de promener une simple règle sur une feuille de 'papier pour lire immédiatement le résultat d’un long calcul.
- Des expériences récentes effectuées- en Angleterre fournissent des éléments intéressants pour la Comparaison de Véclairage électrique avec U éclairage au gaz. Nous reproduisons les courbes qui représentent les résultats de ces expériences ; elles montrent que, s’il est aujourd’hui quelque peu exagéré de dire que le gaz coûte quatre fois plus cher que l’électricité, à éclairage égal, il n’en reste pas moins un avantage très sérieux à l’actif de cette dernière.
- Ou appréciera, surtout l’esprit de méthode qui a présidé à ces recherches, et qui ont permis d’obtenir des résultats bien comparables. On a pris comme critérium d’une rue bien éclairée le dixième de bougie-pied.
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- SUR L’ESSAI DES ALTERNATEURS
- La méthode de Potier (‘) permet de prédéterminer les conditions de fonctionnement d’un alternateur connaissant :
- i° La caractéristique à vide (volts aux bornes en fonction de l’intensité d’excitation);
- •>.° Une caractéristique en déwatté à intensité constante (volts aux bornes de l’inducteur débitant à intensité constante et clé-wattée sur une self-induction, en fonction de l’intensité d’excitation). Ces deux caractéristiques sont prises à fréquence normale.
- Ces deux caractéristiques permettent de scinder les deux quantités : conlre-ampore-tours de réaction et force contre-électromo-tri.ce de self-induction qui ne sont données que de façon globale par la caraclérisqne en court-circuit (intensité en court-circuit eu fonction de l’intensité d’excitation à fréquence normale).
- Mais, en pratique, le relevé d’une caractéristique en déwatté à intensité constante
- constitue une difficulté; nous nous proposons de montrer qu’il est possible d’effectuer le scindage au moyen d’un seul point en déwatté si l’on connaît la caractéristique en court-circuit.
- Soit : (lig. i) OC la caractéristique à vide, Eli la caractéristique cjl déwatté, M un point de cette dernière caractéristique.
- A l’intensité I débitée en déwatté pour le régime représenté par le point M, correspondent des ampères-tours totaux représentés par la longueur om = i et des ampères-tours démagnétisants représentés par la longueur
- MP = = /,:. I.
- La longuwur
- O A ~ i — i,.
- représente l’intensité d’excitation résultante. A cette intensité OA correspondrait à vide une force électromotrice
- e = A M';
- mais la différence de potentiel aux bornes n’étant que
- u — A P = m M
- lorsque l’alternateur débite I déwatté, la différence
- « — u = MT
- représente la force conlre-éleclromolrice
- e, = O. I. I.
- due à la self-induction l de l’alternateur; l’on sait en effet qu’on déwatté e, est en opposition par rapport à e.
- Le triangle rectangle M'PM a donc ses
- (•) Eclairage Eleclr'ujae du aS juillet 1900. page i'J8.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- 328
- T. V (2e Série). — N° 11.
- deux côtés de l’angle droit proportionnels à I: le troisième l’est donc aussi.
- Si nous considérons en E le point en déwatté pour lequel
- u = o,
- nous retrouvons un triangle E'FE égal et parallèle au triangle M'PM.
- Or l’intensité I peut être facilement choisie telle que le point E' se trouve sur la partie droite de la caractéristique à vide.
- La longueur OE est fournie d’autre part par la caractéristique en court-circuit. OE est l’intensité d’excitation, i„ nécessaire pour fournir en court-circuit (u = o) l’intensité I. L’égalité des triangles E’FE et M'PM nous donne :
- EF = MP = ir = k. I EF = M'P = a». I. I.
- OE' étant une droite, nous pouvons lui mener par M' une parallèle M'O' qui rencontre en O' le prolongement de MP et l’on voit aussitôt que le triangle E'OE est égal et parallèle au triangle M'OM.
- Il en résulte aussitôt que le point M' est déterminé et que Von peut par suite trouver i(, et mI\ si l'on connaît la caractéristique à vide, la caractéristique en court-circuit, et un seul point M de la caractéristique en déwatté.
- En effet, à l’intensité I correspond l’intensité d’excitation
- i„ •• OE
- Menons MO' parallèle à l’axe des x et prenons sur cette parallèle, à gauche de M, une longueur
- MO' == EO ;
- puis par le point O' menons O'M' parallèle à OE' jusqu’à sa rencontre en M' avec la caractéristique à vide; la parallèle menée par M'à l’axe des ordonnées rencontre en P la droite MO ; on a immédiatement, d’après ce qui précède :
- MP = K. I = ic.
- M'P — «o. I. I.
- N. — On voit aisément que le point M' est d’autant mieux déterminé qu’il se trouve davantage au-dessus du coude de la caractéristique à vide ; il y a donc lieu de prendre pour le point M une valeur de u aussi élevée que possible ; d’ailleurs, les erreurs possibles sur la construction graphique du triangle MOM' auront d’autant moins d’importance que l’intensité l correspondant au point M sera plus grande.
- Le relevé de la caractéristique à vide devra être fait avec précision, particulièrement dans le voisinage des points O et M'.
- Pratiquement il sera bon de prendre comme vérification plusieurs points en déwatté à inductance extérieure constante; ces différents points devront fournir des valeurs égales de (o. I. et de k; pour cela, les différents triangles tels que MOM' devront être semblables.
- sur la caractéristique en court-circuit.
- Paul Girault.
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- SUR LES S1LICIURES DÉFINIS DES ALLIAGES INDUSTRIELS FER-SILICIUM
- PROCÉDÉS ACTUELS DE PRÉPARATION
- DES
- FERRO-S1L1CIUMS {Suite)(1)
- § II. — Préparation industrielle du ferro-silicium.
- Le ferro-silicium peut être fabriqué, soit au haut-fourneau, soit au four électrique. Ce dernier appareil étant le plus généralement employé clans cette fabrication, nous nous étendrons davantage, clans ce qui va suivre, sur la description des procédés électrothermiques qui permettent d’obtenir le ferro-silicium à une close de silicium très élevée et qui donnent de plus un produit très pur. Nous allons cependant indiquer sommairement les différentes méthodes qui ont servi ou servent encore à préparer le ferro-silicium dans les fours métallui’giques chauffés au charbon.
- Les premiers composés de silicium et de fer ont été obtenus par Rerzélius qui, au commencement du xix® siècle, put cémenter de la limaille de fer clans de la silice réduite en pou dre fine et mêlée à cle la poussière de charbon.
- Au moment des premiers essais cle fabrication cle la fonte Bessemer, la quantité de silicium nécessaire à la conversion des fontes brutes était obtenue en ajoutant aux produits à transformer des minerais renfermant cle la silice à l’état libre ou même du quartz. Par les premiers résultats obtenus, on put reconnaître qu’une des conditions les plus favorables pour faire passer le silicium clans la fonte était de maintenir le laitier suffisamment alumineux.
- En iS7o., Valton obtint du ferro-silicium contenant jusqu’à ia % cle silicium en employant l'oxyde cle fer, la silice et le charbon; mais, ses essais se limitèrent à des recher-
- (*) La Lumière Electrique, tome V, (2e série), p. 3oi.
- ches au creuset et ce n’est que quelques années plus tard qu’on put obtenir des alliages plus riches (22 % de silicium) en utilisant le pouvoir réducteur du carbure cle fer; Valton traitait simultanément cle la fonte en grenailles, de la silice et clu charbon et obtenait ainsi un alliage presque inattaquable aux acides, mais dont on pouvait facilement doser le silicium par une fusion au carbonate de soude et la reprise cle la masse fondue par l’acicle chlorhydrique.
- En 1878, M. Pourcel entreprit à Terrenoire la fabrication au haut-fourneau d’alliages à très forte teneur en silicium en vue de la production d’aciers sans soufflures; il obtint cle bons résultats, mais les produits ainsi préparés, qui contenaient jusqu’à 20 % cle manganèse pour 10 % cle silicium, se rattachent plutôt au silico-spiegel qu’au ferro-silicium proprement dit et nous ne faisons que les mentionner.
- Vers 1885, on se mit à produire industriellement des ferro-siliciums à teneurs variables en silicium et-ne renfermant qu’une minime proportion de manganèse. L’alliage le plus répandu contenait 10 % environ de silicium et ne valait pas moins cle 1 5oo francs la tonne. Malgré ce prix relativement élevé, il était assez employé par les métallurgistes et les fondeurs dont l’industrie n’en exigeait que de faibles quantités et qui savaient déjà en apprécier les effets concurremment avec les fontes siliceuses d’Ecosse, à faible teneur en silicium, qui ne leur donnaient que des résultats imparfaits.
- *
- * *
- La fabrication industrielle du ferro-sili-
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- T. V (2e Série). — N° H.
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- cimn au haut-fourneau s'effectue le plus généralement par le traitement des minerais de 1er fortement, silicié's au moyen d’un vent très violent et par des additions de carbone beaucoup plus importantes que pour la fonte ordinaire. Le produit obtenu contient de 10 à ia % de silicium,, mais comme la proportion de carbone employé est toujours considérable, elle entraîne dans sa masse une certaine quantité de soufre et de phosphore qui nuisent considérablement à ses qualités.
- Dans certains centres métallurgiques, principalement en Allemagne, on emploie depuis longtemps l’hématite brune, qui contient de la silice libre et dont l’analyse suivante peut donner une idée de la composition moyenne, pour un échantillon riche en silice :
- Fer..................... 82,00
- Manganèse.................. o,38
- Silice................. 9. ü, oo
- Alumine................ 9,55
- Phosphore.................. o,o3
- En Angleterre, on s’est, servi pendant un certain temps de deux types différents de minerais. Les uns,' trèo siliceux, correspondaient au mélange ci-dessous :
- Silice . . . *V‘
- Alumine 18
- Fer
- Les autres, 1res riches en alumine, répondaient à la composition suivante :
- Alumine................. 33,à
- Silice.................. ii
- Fer..................... 18
- Le minerai alumineux facilite beaucoup plus que le premier la réduction de la silice; la présence de l’alumine, qui rend plus facile la formation d’un aluminate de chaux, permet de hy sorte au carbone et au fer de réagir plus aisément sur cette silice, mais il faut alors que les laitiers soient très peu calcaires et chargés en alumine.
- L’usage du sulfate de baryte pour faciliter
- j l’opération et en augmenter le rendement est dû à M. Pourcelqui l’a utilisé avec avantage, l’affinité de la silice pour la baryte étant moindre que pour la chaux. Les laitiers qu’il obtenait ainsi étaient beaucoup plus fusibles que ceux e<Wi tenant une forte proportion d’alumine.
- La réduction du silicate de fer, en présence d’une faible quantité de chaux et d’une notable proportion d’alumine, a été aussi utilisée en Angleterre pour la production du ferro-silicium, et c’est ainsi qu’à Govan, près de Glasgow, on opérait il y a une dizaine d’années, en ajoutant la silice au lit de fusion sous forme de scories de four Siemens marchant avec la fonte et le minerai ; elles renfermaient en moyenne les éléments suivants :
- Fera l’état de protoxyde. 2(1,3 Fer à l’état de grenaille. . i,5
- Chaux................ i,5
- Alumine................. i
- Silice.................. Cio
- A lUiddlesbrough, on se servait des minerais de i'er de Bilbao (Espagne) auxquels on ajoutait une certaine quantité de scorie Bes-setner, laquelle contenait :
- Fer..................... 22,5
- Manganèse.............. 13,5
- Silice................. 5o
- Alumine et chaux......... 2,5
- L’inconvénient de cette méthode, d’après M. F. Gauthier, serait principalement de nécessiter une température très élevée pour arriver aux résultats désirés et d’occasionner, par conséquent, une dépense importante de combustible. On peut, cependant, dans certaines méthodes réalisées par l’emploi du four électrique, tirer un parti économique des réactions basées sur l’emploi des scories pour la production du ferro-silicium. Elles ne demeurent, malgré cela, applicables qu’entre certaines limites et il sortirait de notre sujet de les décrire ici, leur emploi n’ayant pu encore se généraliser dans l’industrie.
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- La préparation du ferro-silicium à l aide du four électrique esl aujourd'hui une des applications les plus importantes de celui-ci et, à elle seule, elle absorbe chaque? année un nombre sans cesse croissant de chevaux-électriques. En effet, tandis qu’avec le hautfourneau on ne peut obtenir que des ferro-siliciums contenant au plus ià % de. silicium, avec le four électrique on peut, au contraire, en raison de ta haute température qu’il produit, préparer sans dilliculté aucune des composés très riches, contenant de a5 à <So % de silicium.
- L’intérêt principal qu’il y a à fabriquer des ferro-siliciums riches repose sur cette considération pralique que, plus un ferrosilicium est riche en silicium, plus il doit, d’une façon générale, être regardé comme exempt d’impuretés. Cela est du reste facile l à comprendre, étant donné que les matières étrangères contenues dans l’alliage ne proviennent pas des corps mis en présence pour donner le silicium, mais des produits fournissant le fer. Il est donc avantageux de n’employer comme ferro-siliciums que. des alliages à haute teneur en silicium. L’alliage riche permet en outre, dans les additions finales, de moins carburer l’acier liquide auquel il est mélangé et de produire un refroidissement plus faible du bain métallique fondu; l’addition de ferro-silicium à un bain de métal le refroidit, en effet, d’autant moins que sa ruasse est plus petite, ou, ce qui revient au même, que sa teneur en silicium est plus grande. La plupart des métallurgistes emploient du reste maintenant, de préférence, des ferro-siliciums riches, comme cela se pratique1 également 'pour les Jêrro-manganèses.
- On peut alors se1 demander si le four électrique est capable, à lui seul, de fournir le silicium au même prix que li1 ha ut-fourneau.
- A la première question on peut répondre que, bien que la consommation annuelle ne puisse être complètement satisfait»1 à l’heure
- actuelle par les procédés électrothermiques, on doit s’attendre à une extension rapide de cette nouvelle, industrie <|ui la mettra à même de. fournir toute la quantité de silicium nécessaire t11 à des prix plus faibles que ceux qui existent aujourd’hui. Quant au prix de revient t'xact du ferro-silicium électro-thermique, il nous est difficile de l’établir d’une façon rigoureuse, beaucoup de données pouvant le modifier suivant le coût d»1 l’énergie électrique, l’importance de l'usine, son emplacement, etc.
- Toutefois, il nous est facile d’ajouter que la fabrication en grande masse d»',s alliages à liante teneur en silicium permet d’obtenir l’unité de silicium à un prix d’autant plus faible que le silicium entre en plus forte proportion dans l’alliage. Cela est du reste très logique, attendu que la matière principale du mélange, la silice, coûte très bon marché et que c’est le fer qui est ici le facteur h^ plus important du prix de revient du ferro-silicium.
- La fabrication électrothermique du ferrosilicium, en partant du minerai, peut s'effectuer en prenant comme source d»1 silicium des quartzil.es très pures, et en s»1 servant comme scorifiant de feldspaths de composition connue. Dans le procédé Gin, le minerai de fer employé est le sesquioxyde Fe203, lequel peut contenir, comme impuretés, une assez forte proportion de silice (g,6 %), de l’alumine (3 %), de la chaux (a,a %), de l’oxyde de manganèse (i,4 %), du phosphore, etc. Il doil avoir une richesse en fer correspondant à un pourcentage de 7a % de FeH)3. Les quartzites employées renferment environ 96,6 % de silice, a % d’alumine, 1 % de sesquioxyde de fer. Le charbon employé est du coke contenant le moins possible de phosphore et possédant une teneur en carbone voisine de 80 %.
- D’après l’inventeur, on doit commencer la fabrication en formant un bain de silice près-
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE T. V (2« Série). — N° 11.
- que pure, et lorsque celui-ci est obtenu, on ajoute le mélange de quartzite, de minerai et de coke, mais par petites quantités, de façon que le silicium soit toujours en proportion très prépondérante dans le mélange. C’est en réglant cette proportion que l’on arrive à fabriquer du ferro-silicium à teneurs variées, celles pouvant être comprises entre <o et 7a % Si. Au surplus, il faut également ajouter de la silice au mélange théorique, car il se produit des perles par la volatilisation de la silice et l’on soutire à chaque coulée une certaine quantité de la scorie résiduelle pour éviter l’accumulation des impuretés dans le bain.
- Les proportions théoriques correspondant aux minerais et autres matières premières ci-dessus indiqués seraient les suivantes pour la production d’une tonne de ferro-silicium à f>o % :
- Quartzite.................. 988 ks
- Minerai de fer............ 888
- Coke....................... 7/17
- Pratiquement, on règle les charges comme suit :
- Quartzite............... t cDo1*8
- Feldspath (Sic O16 Al2 K.2). 78
- Minerai................. 890
- Coke........:........... 7 /| G
- Les produits correspondants seraienL alors les suivants : une tonne de ferro-silicium contenant jo % de silicium et une très faible proportion de manganèse et de phosphore; environ a5ohg de scories et de pertes constituées principalement par de la silice, de l’alumine, de la chaux et de l’oxyde de potassium; enfin des gaz formés en majeure partie d’oxyde de carbone et d’eau.
- +
- \ * *
- Le procédé électrothermique le plus employé pour la fabrication du ferro-silicium
- est basé sur l’emploi du quartz, de la tournure de fer ou d’acier pour former l’alliage de silicium, et d’une quantité de carbone juste nécessaire pour réduire la silice et donner du silicium; celui-ci est absorbé par le fer fondu au fur et à mesure de sa production.
- Pour obtenir un bon rendement et une marche régulière des fours, le mieux est d’employer un coke aussi sec que possible et exempt de soufre et de phosphore. La silice qui convient le mieux est le quartz, lequel est préférable en tous points au sable qui détermine souvent des collages et des engorgements dans le four. C’est aussi pour cette dernière raison qu’il ne faut pas trop broyer le quartz employé; la dimension des grains qui paraît la plus acceptable est celle de 1e1113 environ pour les plus gros fragments. En évitant ainsi les particules trop petites, on diminue les pertes par volatilisation ou par entrainement de poussières, et le rendement en bénéficie d’autant.
- La chaleur nécessaire à la fusion des matières en jeu étant fournie par le courant électrique, le rôle du charbon se borne à celui de réducteur. On peut donc choisir pour cet usage, outre le coke, une houille pure ou même des charbons à haute teneur en cendres pourvu que ces cendres soient, comme nous l’avons indiqué plus haut, exemptes de matières pyriteuses ou phosphoreuses.
- M. Keller a installé aux usines de Livet (Isère) une fabrication importante de ferro-siliciums riches dont la teneur en silicium peut varier entre 7à et 80 %. Une puissance de 4 000 chevaux est affectée à cette fabrication. Les matières employées sont le quartz, les déchets de fer et de coke. Le fer présente sur son minerai l’avantage de donner, avec un quartz suffisamment pur, une marche ne donnant pas naissance aux laitiers. Les fours employés sont du type à résistance.
- Dans le procédé Gin, on cherche au contraire à produire des laitiers, en ajoutant à la charge
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- 33.Ï
- les fondants nécessaires; de plus, l’oxyde de fer étant absent et ne pouvant ainsi jouer aucun rôle dans la formation des silicates fusibles, il est indispensable de faire intervenir les oxydes irréductibles en proportion un peu plus considérable que lorsqu’on part du minerai. Enfin, le fer étant plus fusible que la silice et les tournures ou limailles formant facilement avec le carbone des chaînes conductrices par lesquelles le courant électrique passe en court-circuit, il en résulte une fusion beaucoup plus rapide pour le 1er que pour la silice chargée en môme temps dans le four; en raison de sa densité élevée, il gagne alors le fond du bain et les premières coulées sont riches en fer et pauvres en silicium; aussi convient-il de commencer la fabrication avec un fort excès de silice; en chargeant ensuite d’après les proportions normales, la silice reste toujours en avance sur le fer métallique et l’on compense ainsi le l'etard qui se produirait entre la réduction de la silice et la fusion du métal. Cela revient à dire que l’on marche constamment avec un excès de silice bien que celui-ci n’existe dans le four qu’au début de l’opération avec les fondants.
- La production d’une tonne de ferro-silicium à 5o % de silicium, en adoptant ce procédé, correspondrait alors au mélange suivant ;
- Quartzitc 1 100
- Feldspath 9°
- Tournures .. r>->.r>
- Coke v.i
- ferro-silicium ainsi obtenu contient
- environ o,ot> % de phosphore provenant du coke et une très faible quantité de manganèse due à la présence de ce métal dans le fer employé. La scorie résultante contient, outre de la silice libre et de l’alumine, une certaine proportion de silicate de calcium et de potassium. Les gaz dégagés pendant le cours des opérations sont constitués principalement par de l’oxyde de carbone et de l’eau.
- # +
- Les procédés qui viennent d’être décrits, et qui ne demandent aujourd’hui qu’à s’étendre, suffisent pour nous donner une iciée des nombreux usages réservés au ferro-silicium dans l’industrie métallurgique. Il les doit à ses qualités spéciales qui permettent d’obtenir des métaux et des aciers ayant des propriétés remarquables de finesse, d’homogénéité, de résistance et de flexion, propriétés dont M. Guillet a fait une étude des plus complètes (*).
- Le point de fusion des divers ferro-sili-ciums varie avec leur teneur en silicium ; plus celui-ci entre en proportion dans l’alliage, plus le point de fusion est élevé. D’après M. Osmond, le ferro-silicium à 10 % fondrait à une température voisine de i i3o°; le ferro-silicium à 5o % ne fondrait qu’à i/jon”. A haute température, le plus stable parmi ces alliages est celui formé surtout du siliciure SiFe4; les autres ferro-siliciums se dissocient à une température élevée, mais qui est d’autant moins haute que leur teneur en silicium est plus considérable. Ceci revient à il ire que plus l'alliage est riche en silicium et plus il est dissociable à liauLe température.
- Les siliciures inférieurs ont des propriétés magnétiques assez marquées; leur susceptibilité magnétique est inversement proportionnelle. à leur richesse eu silicium, c’est-à-dire proportionnelle à leur teneur en 1er, métal magnétique par excellence. Le siliciure Si Fe, très riche en silicium, possède une susceptibilité magnétique nulle.
- La fabrication du ferro-silicium est aujourd’hui une des plus importantes de la métallurgie. La consommation annuelle desalliages à haute teneur, calculée sur la base de oo % de silicium, peut être évaluée, d’après M. P. Girod, à àoo tonnes à l'heure actuelle. Ainsi que nousl'avons précédemment indiqué,
- (•) L. (.iuiLLirr. /.es Aciers spéciau.r, Paris, Dunod cl Piual, éditeurs. 1901.
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- im
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- ou cherche de plus en pins à fabriquer des ieiTO-silieiums riches, l.’unilé de silicium dans
- l’alliage à haute teneur étant meilleur marché que dans l’alliage à 12 % Si. L’usine de Livet agit dans ce sens; elle fabrique d’une façon courante des ferro-silieinrns à 20 %, do %, ,*><> % et 70 % de silicium, et sa production mensuelle est de 000 tonnes environ de cos alliages.
- O
- Les ferro-siliciums riches fabrication des aciers et dans
- servent pour la les fonderies de
- fonte. Pour ce dernier usage, on emploie principalement le ferro-silicium à 5o % Si; ajouté dans la poche, il régénère n’importe quelle sorte de fontes, même celles refondues plusieurs fois, et il permet de régler la qualité de celles-ci au moment meme de la coulée, suivant l’usage auquel on les destine. De plus, celle, addition de ferro-silicium peut augmenter sa résistance de 9.0 a 20 % et sa flexion jusqu'à di %.
- (Fin) J. Lscaiuu
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Le système d’équations relatif à la phase d’ouverture est le suivant :
- Hechei^ches théoriques et expérimentales sur la bobine de Huhmkorff. — Deuxième partie (*). — O.-M. Gorbino. — Il Nuovo cimcnto, avril 1908,et Atti dcll’Associazionc Eleth\ ital., fasc, A9 1907.
- Phase d'ouverture : partie théorique. — La partie essentielle du procédé de rupture commence lorsque le courant dans la branche de rinlerrupleur cesse, c’est-à-dire lorsque le courant dans le circuit primaire (qui est enlacé magnétiquement avec le secondaire et relié au condensateur) commence à osciller librement.
- A la rigueur, le circuit secondaire aurait aussi sa période propre d’oscillation, de sorte qu’il faudrait prendre en considération le système des deux circuits. Mais, ainsi qu’il résulte des expériences de rauteur, tant que le secondaire esl fermé sur une résistance, meme très élevée, ou sur une étincelle, la capacité du secondaire a une influence absolument négligeable et u’inlervienl pas dans les phénomènes. Elle ne commence à jouer un rôle que dans les instants dans lesquels le circuit secondaire est entièrement ouvert, et meme alors sa réaction sur le primaire est tellement petite qu’on peut parfaitement la négliger.
- 'Vi
- -j- L-,
- di 1 , A, d(\ 1 ~dt dio
- + M lïï + ü./ d/ -
- di,
- di
- iM = o. di;
- /
- 1,1
- Ce système, comme on le sait, est facilement intégrable, c’est-à-dire-qu’il, est facile d’en donner l’intégrale générale, représentée par :
- + QitfïS |
- /.> = \2er/t -f- V2e?( -f- LLev' > ï
- dans lestjuelles a, [}, y sont les trois xxicines de l’équation en ,.v :
- i L(.Ll,—Ms).r:i+i'
- et les six coefficients sont à déterminer au moyen des conditions aux limites.
- On sait aussi que si deux racines, par exemple p et y? sont des quantités complexes conjuguées (la troisième est toujours réelle), en posant :
- /q <;r. Im Lumière Electrifiuc, tonie TV (‘.i15 série), p. itt rl ;>.
- p
- — !> + /<'>> / — h —710, \
- »
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 335
- on peut donnera l’intégrale général** la forme suivante :
- 4
- 4
- A, iVjt -f- B, e—ht siiUi)/. -j- C| e.—ht rosi»)/, A.2eai -f- sine)/ -f- iUe—ht coso>/.
- (7)
- Avec cela, le problème serait théoriquement résolu. Mais théoriquement seulement, car si Y on voulait demander à ces formules une détermination pratique de tous les éléments, la complication des formules résolutives serait tellement grande qu’on ne pourrait rien en tirer.
- Il vaut mieux dans ce cas avoir recours à l’emploi, proposé autrefois par l’auteur (*), de vecteurs tournants le long d’une spirale, avec lequel on obtiendra aussi un rapprochement remarquable entre les propriétés de la bobine et celles des transformateurs ordinaires. Le même procédé d’ailleurs peut être avantageusement appliqué a tous les phénomènes d’induction où l’on a affaire à des courants sinusoïdaux amortis.
- Les grandeurs que nous aurons à considérer sont de la forme :
- i ^ ♦
- Il en résulte que les valeurs instantanées de —
- et do
- di.
- i J “ peuvent aussi être représentées au moyen
- 8.
- des projections de deux vecteurs 1 a cl — nui
- a
- se raccourcissent avec la même loi et sont orientés, le premier avec une avance et le deuxième avec un rc-
- tard de — -J- 0 par rapport au vecteur qui représente L
- Fig- 9-
- i = Ie“^ si i t <*> /.
- Il est évident que les valeurs successives de i peuvent être considérées comme les projections sur un axe fixe d’un vecteur I tournant autour d’une de ses extrémités avec la vitesse w, et dont l’autre bout s’appuie sur une spirale définie par :
- —h -•
- P — 1 C~,lt : le w '
- Si l’on pose :
- «a = !>- + w2, ig'O = -, (8)
- (O
- (7, hj o) et 0 correspondent aux élémenis du triangle
- rectangle ABC (lig. y), et l’on a :
- /
- — I (te—ht sin ^w / -j--1~ 0 j ,
- {*(11 1 ,, . / " A
- J 3Z =
- On remarque aussitôt l’analogie frappante avec la :présentation cinématique des fonctions sinusoïdes pour lesquelles les vecteurs — et j ^ ont les
- n rvi
- fi.\ nI _ ni cnn i ri i
- avec un retard de — par rapport à /. Les deux représentations coïncident pour /A. o,avec lequel il vient aussi a :— o> et tg 0 ~ o.
- On pourra donc, comme on le fait pour les courants sinusoïdaux, considérer les différents termes de l’équation différentielle comme les projections de vecteurs ayant la longueur et l’orientation déterminées par la règle susdite. Si le second membre de l’équation est réduit à o, tous ces vecteurs formeront une ligne polygonale fermée. Pendant la rotation, ce polygone deviendra progressivement plus petit à cause de la réduction de ses côtés, mais toujours en mesure proportionnelle.
- Supposons que l’on veuille, par exemple, intégrer l’équation classique de Lord Kelvin relative à la décharge oscillante d un condensateur :
- Corbino, Sulla produzione di cumpi rolaiiti, efr. Alti Assoc. Klollv. liaidécembre 190’».
- di , 1 ,
- I i —T~ -4“ ~ / ( dt. — < >.
- di 1 C J
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- 336
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N» 11.
- Admettons que la solution soit donnée par une sinusoïdale amortie :
- / = le~lu sinw/
- et tâchons de déterminer h, w et I.
- L’équation dilférentielle peut se traduire graphiquement au moyen du triangle ABC (fig. io), dans lequel :
- AB = /1
- --- . , T di ic , , —
- BC — \mi\= L—, en avance de- + 0 par rapport à AB
- CA=-^-; — ^ \ idt, en retard de--|-0 parrapportàAB Crfl y~<J •>.
- marquer que CA représente la différence de potentiel aux bornes du condensateur, qui sera, au temps o,
- la projection de CA sur la normale AB. Si V est le potentiel de décharge etQ la quantité d’électricité, ou a donc :
- Q i
- V — I cosO,
- L La
- vcî! = Q*Lhü!.
- 0) 0)
- Supposons maintenant que l’on veuille intégrer l’équation :
- + L
- di
- dt
- lie—1'1 sin«L
- io
- Il en résulte :
- d’où
- C a
- — ha,
- 0)2 =:m ~ hl
- (9)
- On a d’ailleurs .
- *--- = \jCi \ sinO,
- •j.
- a sin 0 ni: —-.
- •> L
- De la relation précédente (9) et de la ligure 9 on déduit
- a sinO = h — ——, a L
- 1 r2
- 0)
- LC
- '.L*-
- qui se rapporte au cas d’un circuit inductif dans lequel on fait agir une force électromotrice sinusoïdale amortie.
- Le second membre peut être représenté au moyen du vecteur tournant AB (lig. 11) de longueur E, AC représentera avec ses projections les valeurs de ri,
- 7w
- et CB (en avance’ par rapport à AB de —\- 0) les
- valeurs de L —. L’angle ABC sera égal à-------- 0 et le
- a r 2
- point C devra se trouver sur un arc construit sur la
- corde AB et capable de cet angle.
- /!
- Si 011 complète le cercle et si on unit C avec le point milieu M de l’arc AMB, il résulte de la figure :
- AP _ DA __ _r_
- PB CB W
- c’est-à-dire que le point P ainsi obtenu divise? AB = E en deux parties proportionnelles à la résistance r et à la quantité La que, par analogie, nous pourrons appeler inductance du circuit.
- On a de la sorte h et w. Pour avoir I il suffit de re-
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- On a aussi les relations analytiques suivantes, analogues à celles que l’on a pour les courants alternatifs :
- La si ni}; ,
- / cos (6 — 0) ’
- E2 — l2i/*2 -(- L'2<'t'i — nrlja sinO), u^)
- à étant l’angle de retard du courant par rapporta la force électro-motrice, et si l’on pose :
- p \j r2 -f- L2 a? — 9.7’La sinO,
- que l’on peut encore appeler résistance apparente ou impédance, on aura :
- 1
- E
- "”3
- ?
- E
- P
- sin ' (.U /
- 1
- Pour avoir l’intégrale générale de la (10) il suffira d'ajouter à cette intégrale particulière l’intégrale générale de la même équation privée du second membre, c’est-à-dire :
- oïi a donc en définitive :
- -’-t E
- i — D e h -)-----e~ht sin fto l — ià),
- P
- D peut être déterminé aussitôt si l’on connaît la valeur de i pour t o.
- On voit donc qu’avec les courants amortis on a aussi un retard de phase é du courant par rapport à la force électro-motrice, et que la résistance apparente du circuit inductif peut être représentée par le troisième côté d’un triangle dont les deux autres côtés r et La comprennent l’angle - — G,. Pour h — o,
- c’est-à-dire 0 = o on retombe dans les propriétés des courants sinusoïdaux.
- Pour l’intégration des équations (/|) relatives à la phase de rupture posons :
- /, r= A f- JJ, e—hi si nw / -f- C, c~ht cos <01 )
- /., 13o£? ^sin(ü)/.—9)-)-C3e~~/^cos(o)/—cp) j ^
- Il s’agit de déterminer les éléments a, h, 0), l’angle pelles constantes A,, B,, Cj, A3 Bn C2.
- L’équation qui donne 4, mise sous cette forme, a l’inconvénient d’exiger le calcul d’une constante de plus, l’angle 9, qui ne paraît pas dans la solution (7). Mais on a, d’autre part, l’avantage précieux que, sous la nouvelle forme, chacune des trois composantes de ily associée à la composante correspondante de /3, peut constituer, par un choix convenable de o et des coefficients, une intégrale particulière du système donné.
- Commençons par déterminer les éléments a, A, <*>, qui s’obtiennent en résolvant l’équation du troisième degré (5), caractéristique de l’équation éliminée du système donné :
- La solution rigoureuse conduirait à des relations de troisième degré en h et u>, d’un emploi fort incommode. Il vaut mieux avoir recours à une solution approchée qui est, en général, très suffisante.
- En posant :
- ^ = Y),
- / r2 /
- 7“=A *> T =
- Jji i.jo
- = u,
- LiCv)
- on peut écrire l’équation (5) sous la forme :
- h{ + A,
- râ + (* + “ ) x + /u-a
- Tant que les oscillations 11e sont pas très amorties, h peut être considéré comme assez petit par rapport à o) ; par exemple, si après 10 oscillations l’amplitude a encore au moins — de sa valeur primitive, ce
- 10
- qui est déjà un amortissement considérable, h ne dépasse pas 3,5 % de w.
- En vertu de la (6) et des propriétés des trois racines a, J3, y, on a :
- * + P + Y =
- k\ -j- Aa
- G
- a fi -f- [Jy -f- ya = a -|-
- h\h2
- ♦
- r\
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- 3;js .
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- T. V (2e Série). — N° 11.
- afJ'f = — h., a,
- P+ ? =
- [iy = h- -(- .o2 — a-.
- Eu combinant cl une façon convenable eus relations ou obtient un définitive :
- (0-
- œ
- A
- " MV (
- h\ -)- h ,
- ’ü
- Ces formules, quoique approchées, sc sont montrées tout à l'ait suffisantes dans toutes les expériences.
- Passons maintenant à la détermination des coefficients et de a.
- Ainsi que nous l’avons dit, il suffit de faire en sorte que chacune des trois composantes de /j, associée à la correspondante de /j, donne une intégrale parlicu- fi re de (j!. Commençons par les composantes homologues :
- /’, — B, e~/u sin w /,
- A = B2e-/l1 sinon/ — cp),
- et exprimons graphiquement qu’elles vérifient les équations (4).
- Dans la figure n faisons ÜA ~ /•, 13,, A13 — L, a B,,
- en avance de - -j~0 par rapport à OA, BC= — B, '> C a
- en retard de - -(- 0 par rapport à OA; OC qui
- niera le polygone représentera en grandeur et phase — Ma lî2, et déterminera par conséquent la direction de A, par rapport à laquelle —Ma B, est en retard de-----0.
- •j.
- Comme vérification, en traçant UD =— Ma B, parallèle à A13, DE — —L2 a B* parallèle à OC, OE = Bâ doit; fermer le triangle et donnera en même temps la direction de L’angle ADE sera .'•gai à <?.
- On remarque aussitôt l’analogie de ce diagramme avec celui des transformateurs. 11 faut observer toutefois que, lorsque les constantes des circuits changent, le diagramme de la ligure 1 y. se déforme plus rapidement que celui des transformateurs parce que dans celui-ci, 0 est toujours nul et a égal à la pulsation du courant.
- La même figure, en changeant l’origine des phases, donne l’allure de la troisième composante de/j et /2 :
- /j = C, e~ht cos O) f,
- /j = CLe—^ cos (10/ — f],
- de sorte qu’entre C, cl (L il y aura la même relation qu’entre B, et IL :
- C,
- Q'
- En outre, le secondaire, pour chacune des trois composantes, peut être considéré comme un circuit inductif dans lequel on fait agir une force électro-<h\,
- M —— représentée par OD. En appelant
- motrice
- donc p sa résistance appareille, c’est-à-dire : pj — /-.j2 -j- L,-a2 — •i.B.,ar.1 sinO,
- on aura :
- Ma B,
- --------- - J>2>
- P
- IL (L, Ma
- Quant à l’angle 9, la ligure n nous montre que : ? = AUD -J- DUE - —- 0 -j- W,
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- et en remplaçant par sa valeur déduite de (ii) ' on a :
- cos(^-j-O) Yi.,a
- ----.------- • —=—• i *7)
- sirnp /-a
- Enfin, une relation entre At et A, peut être obtenue do la deuxième des équations i/|) : en posant
- /, = A, ruly û = A
- ou obtient :
- Ap’-) ”|— 1 J., (f ') - M A J • l S ;
- l’auteur, par exemple, meme avec une résistance extérieure de iooooo ,/., u’aUeignaitpas \ % de L*a) on peut poser, en vertu de la (la), p La a, et les formules précédentes deviennent :
- t\ lu A/cosu>/,
- /> — 1 [<>—hl cos fo>/
- *
- Avec, ces formules nous sommes en mesure de calculer les valeurs du flux primaire et secondaire, <I>i et d>2.
- En rappelant que
- Les équations (16) et (18) nous permettent dépasser facilement des valeurs des coefficients de jq.à celles des coefficients de 4> et inversement.
- Pour que les six coefficients soient complètement déterminés il ne reste maintenant qu'à introduire trois conditions aux limites. Or, on a pour l -- o :
- /, = ï, J ii di — o, /_> — o. Iq
- De ces trois relations, la première donne l’intensité du courant primaire au commencement de la phase vraie d’ouverture, la deuxième exprime qu’au meme instant le condensateur est sensiblement déchargé, et la troisième que le courant secondaire n’est pas encore commencé.
- En remplaçant dans ces formules les /, et /-. par celles fournies par (r/(i on a :
- M2 — s- LjLo,
- on a :
- <[>, — L, /| -f- M/2
- c=:L|T[e"/,j ! cosii)^ —{-s2cos(iùl—ç) \ -j-£2cos©ewe j. (a*L
- L’expression renfermée entre les parenthèses ; J peut se mettre sons la forme :
- 1 )| eus (0 / — A ,
- dans laquelle :
- 1- C + ï52 «•<>*?, i
- £2 si 11 O -X \
- \ -f- s1 cos 9 j
- l),2 =
- lo-A
- ,A[ 4- Ci — i,
- —L — .—1. rosO--------A si ii 0 — o.
- a a a
- A3 — IL siny -|- C2 cos<p = o.
- 1 îiO!
- A l’aide de (i6), (18) et (ao) on peut trouver immédiatement A1? Bt et C(.
- Dans les cas ordinaires dans lesquels ou peut appliquer les formules approchées (151 ou obtient en déiinitive :
- /1 rzz: I cos (ü /, Ma
- i
- I [tf—COS tôt. — © — coscp |
- X !
- Di peut donc être considéré comme le troisième coté BC (lig. i3) d’un triangle dont les autres côtés sont i et £2 qui comprennent un angle qui est supplémentaire de (p. Et comme 9 est proche de i8o°, l.)x sera proche de i-e2.
- Fi^-. i3.
- L’équation U'fj devient :
- d>] = L, J I), ros o»/ — A, -|- s2 ensç e,,l\, . a:Y
- c’est-à-dire <pie le llux primaire est composé d’une partie décroissante apériodiquemenf et d'une partit* décroissante au moyen d’oscillations, qui a toutefois une valeur initiale considérablement moindre
- Si dans le secondaire la résistance est petite par rapport à l’inductance (dans la bobine employée par
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- ans le cas cle l’auteur, à peu près A de celle qu’elle
- <\
- aurait a secondaire ouvert. En d’autres termes, les oscillations du flux à secondaire fermé auront une amplitude quatre fois moindre, et la réduction serait encore plus forte si l'enlacement magnétique était meilleur.
- Et puisque le liux primaire, à une constante près, est identique au flux à travers le fer, celui-ci ressentira moins l’effet des grandes oscillations du courant primaire. A cause de cette réduction dans l'amplitude des oscillations, les pertes d’énergie par hystérésis et courants de Foucault dans le uoyau seront moins sensibles, et par eonséquentrefïet amortisseur en sera affaibli.
- Comme est proche de 1800, il résulte que Di deviendra très petit lorsque £2 s’approche de l’unité, c’est-à-dire lorsque les fuites magnétiques sont moindres. Et puisque les perles dans le noyau sont liées à la valeur de D, 011 a tout avantage à améliorer l’enlacemerit magnétique des deux circuits.
- Le flux secondaire est donné par :
- d>.>=Lii/.,+M/1=MI J (>—'1,1 [cos(<*>/—qpi-l costo/j—cos<per/( J = Ml { e~ht D2 cos (w/- — \j.) — ros<pc?a* | (a(>)
- dans laquelle on a posé :
- 1 sin©
- D2 = cos - <p, tg 1j. = ——-------.
- :1 1 -f~ cosep
- 1*7
- On en tire que le flux secondaire est, ainsi que le primaire, une somme de deux parties; Tune, très proche de la valeur initiale MII? décroît apé-riodiquement avec le décrément a ; l’autre s’annule après quelques oscillations amorties, mais l’amplitude initiale de celles-ci n’est'qu’une fraction très petite du flux total initial, de sorte qu’en définitive le flux décroît aperiodiquement avec des sinuosités très légères dans la courbe de descente, qui bientôt deviennent insensibles.
- Les formules que nous avons déduites jusqu’à présent ne sont plus valables lorsque le circuit secondaire comprend une étincelle, les coofficientsne pouvant plus alors être considérés comme constants.
- Nojas avons vu qu’à la fermeture l’effet de l’étincelle est de transformer pratiquement l’exponentielle propre du circuit secondaire en une droite. La même chose serait obtenue à l'ouverture s’il existait une seule exponentielle eat ; on peut donc
- prévoir que les oscillalions qui se superposeront à elle se développeront sur une droite, et non sur une exponentielle.
- L’amortissement h des oscillations est du à la fois aux coefficients hK et lu, du primaire et secondaire. Seulement dans le cas où vj serait très proche de l’unité, c’est-à-dire lorsqu’on a de grandes dispersions magnétiques, h dépendrait: seulement de et on ne ressentirait pas dans le décrément de la partie oscillatoire l’effet de l’étincelle. Cette supposition d’ailleurs nous ferait retomber dans la théorie de Colley <1111 néglige justement hi réaction du secondaire sur le primaire.
- On pourrait parvenir à des conclusions analogues si l’on essaie d’intégrer le système général(4)en complétant l’équation relative au secondaire, en ajoutant b .
- la partie a ~|—qui exprime la perte de tension à travers l’étincelle.
- Pour de grandes valeurs de a et b, telles qu’on les a avec des étincelles très longues, il 11’est plus possible de faire des prévisions et l’on doit se rapporter aux résultats de l’expérience. Dans ce cas toutefois il se produit un autre phénomène, apparemment assez paradoxal, dont nous devons dire quelques mots.
- Par suite de l’interruption au secondaire, l’étincelle n’éclate que lorsqu’aux électrodes on a atteint une certaine différence de potentiel, et tandis qu’à la fermeture la force électro-motrice induite est maxima au commencement, de sorte que l’étincelle éclate dans cet instant ou n’cclate plus, à l'ouverture la force électro-motrice est nulle au moment où le courant primaire commence la phase cosinusoïdale, et augmente ensuite jusqu’à atteindre sa plus grande
- valeur après - de période. 11 s’ensuit que, surtout si
- 4
- l’étincelle est très longue, le secondaire restera ouvert pendant le commencement de la décroissance du courant primaire, qui s’accomplira comme si le secondaire n’existait pasd’aprèwla loi exprimée sensiblement par ;
- i
- *4/
- cos
- 1
- Supposons qu’après un certain temps -, dépendant de la distance entre les électrodes, l’étincelle secondaire éclate Depuis cet instant, les résultats précédemment déduits deviendront applicables. La
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- solution générale conservera la forme (14), mais j comme on doit compter les temps depuis l’instant 7, j les conditions aux limites seront différentes, puis- j qu’on aura une intensité primaire I'< I cl une cer- j taine quantité d’électricité sera déjà accumulée dans | le condensateur primaire. |
- Si I on néglige, pendant le temps très court 7, les j
- clïels de l'amortissement a 2 et si l'on pose : j
- V'L|C
- les conditions • iq. deviemlronl :
- il — V — I cos o,
- J'^ t\ ch — Q = 1 siii o y L,(.'.
- et les équations (2oi prennent la forme :
- A, -|- C, = 1'= I. rose,
- Y |l q _____
- —- — — cosO------------ sinO = I v/L.C sin3,
- a a a
- A2 — B2 sinç -f- C., cos<p = <>.
- On peut en tirer :
- A, == o,
- B, —-----— sin o,
- V/''l
- (f, 1 COs3 r I',
- /i — sinW+cosS rosio/l = le—A*/?eostW—v)
- L
- dans laquelle :
- o sin2S ,
- p- ~z----------cos-o
- r>
- ' tgv —------
- V-'î
- La nouvelle forme de i, nous montre qu’à l’instant dans lequel le secondaire est fermé, la cosinusoïde amortie qui représentait le courant primaire sc transforme brusquement en une autre ayant amplitude et phase différentes, de manière à faire coïncider la valeur finale I' de l’une avec celle initiale de l’autre. Et puisque e2 et p. sont toujours plus petits que
- l’unité, tant que o n’est pas nul, on aura toujours pI> I, de sorte que la nouvelle amplitude delà cosi-misoïdo sera plus grande que la première, et le courant primaire dans les oscillations successives pourra même surpasser la valeur 10 qu’il avait avant la rup-
- ic
- turc, surtout si 3 est proche de —. Nous relrouve-
- 2
- rons dans la partie expérimentale la confirmation de ce remarquable résultat.
- On peut aussi chercher ce que deviendrait i.2 dans la même hypothèse d’un retard dans la fermeture du secondaire.
- Si nous faisons abstraction pour un instant des propriétés caractéristiques de l’étincelle, c’est-à-dire si nous admettons d’abord qu’après la fermeture le secondaire fonctionne comme une résistance métallique, nous aurons, en vertu de (i6i et (20) :
- B.^B,=.
- r
- c,
- A,
- Mo I
- Mo Mo .
- ----- L., =7 - 1 COSO,
- P P
- Mo T psino
- p
- t I'sin0 q
- 1 | —— sin<p -j- coso cosf I
- L v'ïi J
- et pour o proche de iSo° :
- . M T
- A 2 — “_i* 1 COSO,
- L2
- c’est-à-dire que, lorsque 3 augmente, l’amplitude de l’exponentielle en eat diminue, jusqu’à s’annuler pour
- 3 = Dans ce dernier cas, il restera pour i2 une
- sinusoïde amortie qui se développera bilatéralement autour de l’axe O au lieu de se développer autour de l’exponentielle en eat.
- Si maintenant la fermeture du secondaire se produit à travers une étincelle de longueur croissante, tant que celle-ci n’est; pas excessive, les phénomènes se dérouleront d’une façon analogue, et la droite inclinée le long de laquelle la partie oscillatoire se développe, se rapprochera de l’axe des abscisses au fur et à mesure que la distance des électrodes (et par conséquent le retard S) augmente. Les oscillations auront ainsi tendance à devenir bilatérales.
- Pour de grandes distances explosives, les pré-visions théoriques ne sont plus guère sûres, et il faudra examiner l’allure des phénomènes à l’aide de l’expérience.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N° 11.
- J'AItTIE EXPKIUMENTAI.K I
- • i
- Les oxpéricnce'S oui. été e'onduilrs de lu façon ; déjà exposée pour le eus de la fermeture, en oli.ser- j vaut les déplaeemenl.s du petit cercle dans le tube j de Braun, causés par ht présence de toute la bobine de Ruhinkorfï (flux secondaire), ou de la bobine de Rulniikorff compensée (courant secondaire), ou d une bobine parcourue directement par les courants primaire ou secondaire.
- Gomme précédemment, on a aussi eu recours à l’observation au miroir tournant et on a employé un interrupteur de Foucault pas trop lent, aux bornes duquel on appliquait un condensateur de capacité variable.
- Courbes du courant primaire. — On obtient les oscillations observées pour la première fois par Waller, qui ont la forme prévue par la théorie. Lorsque le secondaire est ouvert, on a une période plus longue et un amortissement moindre que lorsqu’il est fermé, ainsi que l’exigent les nouvelles valeurs de h et o).
- Les oscillations sont en général plus grandes lorsque le condensateur est do grande capacité, ce qui prouve que la valeur initiale 1 de la rosinusoïde est d’autant plus proche de la valeur lu que le courant primaire possède avant la rupture, que la capacité du condensateur est plus élevée; c'est-à-dirc qu'au fur et il mesure que la capacité augmente, le courant dans la branche de l'interrupteur est plus rapidement annulé. En même temps, la distance explosive s’amoindrit et les décharges deviennent plus intenses.
- Avec des capacités très petites ou n’a pas d’oscillations; eu augmentant progressivement la capacité, à un certain instant on observe les oscillations bilatérales seulement si lç secondaire est. fermé à travers nue étincelle ou une résistance métallique, taudis que s'il est ouvert ou a une simple décroissance du courant avec quelques ondulations légères. Près de cel le limite on trouve la valeur optima de la capacité par rapport à la distance explosive.
- Seulement, avec tic grandes capacités, ainsi que nous l'avons dit, la cosinusoïde a la valeur initiale l„ du courant avant la fermeture. Après celle valeur, si le secondaire • est ouvert, les ma.vima successifs décroissent avec une loi sensiblement exponentielle. | Si I nu rapproche les extrémités du secondaire de façon à faire éclaterdes étincelles on obtient le résultat paradoxal prévu par la théorie : l amplitude négative de la deuxième oscillation surpasse I0.
- Courbes du courant, secondaire. — Avec, le I secondaire fermé à travers une résistance métallique on trouve la forme prévue par la formule (22). En interposant une étincelle, on obtient les courbes des [ ligures i/|, 1 à, 16, qui correspondent àdes longueurs d’étincelle successivement croissantes, et dans lesquelles il est: aisé de reconnaître la partie oscillatoire
- Fig. 14.
- qui se superpose à l'exponentielle transformée eu droite. Lorsque la distance explosive augmente, l'ordonnée initiale de celte droite diminue et sa pente devient plus raide, do sorte que peu à peu les oscillations l’envahissent toute jusqu'à arriver a l’axe des abscisses que toutefois elles 11e dépassent jamais.
- Fig. là.
- La ligure 16 représente une des courbes limites qui se rapporte'au cas de la capacité optima et de la plus grande distance* explosive. Cette ligure explique le résultat obtenu par Klingelfuss, d’après lequel la décharge' résulte d’un certain nombre de décharges partielles dirigées dans le' même sens.
- Lorsque la capacité' augmente, l'amplitude des I oscillations du courant secondaire augmente aussi , en général, en même temps que lenir période, tandis qu<' l’inclinaison de la droite le long de laquelle elles se' de'Veleippent ne: dépemd que de la longueur de1 l’étincelle. Seulement, avec de très grandes capacités
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- (au-dessus de 5 p.F., taudis que la capacité optima est de 0,3 p. F) et avec la plus grande longueur de l'étincelle, l’extrémité inférieure de la première oscillation dépasse de quelque peu I axe des abscisses ; mais les oscillations successives se développent entièrement au-dessus de cet axe.
- Ces résultats sont en contradiction avec ceux obtenus par Sclmell (*). En elfel, dans les courbes données par cet. auteur, on remarque que les oscillations, même lorsque la capacité est petite, sont seulement unilatérales si les étincelles sont très courtes, tandis que si leur longueur augmente, elles deviennent bientôt bilatérales.
- 11 faut observer toutefois que les courbes de Schncll ne représentent pas le vrai courant secondaire, mais le courant que celui-ci induit dans un autre circuit, cl l’on peut démontrer que, dans de telles conditions, les amplitudes successives et la courbe le long de laquelle les oscillations se développent, restent modifiées par l’effet de l'introduction d’un courant exponentiel déterminé par un nouveau circuit. »
- Ces prévisions ont été contrôlées par railleur, qui a reproduit expérimentalement les courbes de Schnell.
- Courbes du flux secondaire. — On fait agir sur le tube toute la bobine de Ruhmkorff sans compensation de la façon précédemment exposée.
- Lorque le secondaire est ouvert, on obtient naturellement les courbes du courant primaire. -Avec le secondaire fermé au moyen d une résistance métallique, le flux décroît suivant une exponentielle depuis la valeur MI jusqu’à 0 et présente au commencement quelques légères ondulations qui correspondent au terme e~‘ht D2 cos (tof — p.) des formules (a(>) et {'*']).
- Si I on introduit une courte étincelle, même de quelques dixièmes de millimètre à peine, l'exponentielle se transforme éu une droite Al] (fig. 17) qui présente quelques légères ondulations (très du point A qui correspond à la rupture, ce qui prouve que, quoiqu'on ail d’énergiques oscillations au primaire et au secondaire, leur superposition détermine une décroissance continue et lente du flux, qui s’accomplit suivant une loi linéaire, avec quelques ondulations autour de A.
- En augmentant la longueur de l’étincelle, la courbe du flux secondaire se modifie comme il est indiqué dans la figure 18. La descente AB s'effectue au moyen
- d une première portion verticale AC, après laquelle on trouve le petit groupe d oscillations, qui est suivi d’une descente CB à pente plus raide que dans le cas préccdcni. Au fur et à mesure que la longueur de l'étincelle augmente, la longueur de AC augmente
- aussi et la pente CB devient plus raide, jusqu’à et. que, lorsque C est descendu au-delà de la moitié de Al), on ait atteint le maximum de distance explosive correspondant à la capacité employée et les étincelles n’éclatent plus. Alors, la branche AC se prolonge au delà de l’axe des abscisses et forme la première des oscillations du courant primaire.
- Celle expérience prouve que, par l'effet de la présence de l’élincellc dans le circuit secondaire, celui-ci reste inactif pour une partie considérable de la descente du courant primaire et par conséquent du flux secondaire, jusqu'à ce que l’on ait atteint la différence de potentiel nécessaire pour que l’étincelle éclate. La longueur de AC mesure donc le retard entre l’interruption du courant primaire et le commencement du courant secondaire. La position du petit groupe d’oscillations et du point C, qui représentent le commencement de ce dernier courant, dépend de la longueur de l’étincelle et de la valeur de la capacité primaire, parce que, lorsque celle-ci diminue, AC devient plus court, de sorte que pour le ramener à la même longueur qu’il avait précédemment il faut augmenter la distance des électrodes.
- O11 peut expliquer ce fait en observant que, lorsque la capacité diminue, les oscillations deviennent plus rapides et par conséquent la valeur de la différence de potentiel aux extrémités du secondaire augmente. Par suite, l’étincelle éclate avec un retard moindre,
- O Sciixki.l, loc. cil.
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- T. V (2e Série). — N° 41.
- et on peut augmenter la distance maxima des électrodes. Avec de grandes distances explosives, il peut arriver que le courant secondaire cesse lorsque le primaire n'a pas encore fini ses oscillations. Dans ce cas, la branche rectiligne CB est suivie en BM par une nouvelle série d’oscillations amorties de petite amplitude qui représentent les dernières oscillations du courant primaire.
- Composition orthogonale des cou rants primaire et secondaire. — On fait agir à la fois sur le tube de Braun la bobine de Rulimkorff (avec la bobine compensatrice du primaire) qui produit des déplacements verticaux du petit cercle, proportionnels au courant secondaire, et une bobine parcourue par le courant primaire qui donne des déplacements horizontaux proportionnels à ce courant.
- Le secondaire est fermé à travers mie étincelle de longueur variable.
- On obtient le diagramme de la figure 19, qui correspond exactement aux prévisions de la théorie.
- On y remarque d’abord une ligne horizontale AB, qui se rapporte à la fermeture du primaire, la distance des électrodes ne permettant pas le passage du courant secondaire de fermeture. Ensuite, comme le courant secondaire est encore inactif pendant les premiers instants après la rupture, le petit cercle retourne un peu en arrière sur la meme ligne jusqu’à B,.
- Nous avons vu que le courant primaire se compose d’une cosinusoïde amortie, et le secondaire d’une cosinusoïde ayant le même amortissement et les mêmes périodes et en retard de i8o° (si la résistance secondaire est petite par rapport à sa réactance), et d’un courant apériodique décroissant selon une loi linéaire (si le secondaire est fermé à travers une étincelle). La superposition orthogonale des deux déplacements donnera lieu à une oscillation amortie qui s’accomplira le long d’une droite inclinée par rapport aux axes, et si l'on tient compte
- encore de l’autre composante de A, qui est représentée par un mouvement vertical et sensiblement uniforme du petit cercle, il est évident que l’on doit obtenir précisément le diagramme de la figure 19.
- Si les étincelles sont courtes, ainsi qu’on l’a vu précédemment, les oscillations n’occupent qu’une faible partie de la descente du courant secondaire, de sorte que la dernière partie de cette descente s'accomplira de G à A le long d’une droite. Si l’on augmente la longueur de l’étincelle, le point G se transporte de plus en plus vers le bas, jusqu’à ce que toute la descente soit envahie par les oscillations.
- Cela prouve que, jusqu’à cet instant, 0 est proche de 1800 et que les deux courants oscillants sont presque en opposition de phase, sans quoi la résultante des deux mouvements oscillatoires ne saurait être un mouvement rectiligne.
- L’orientation des oscillations de M à G dépend de l’amplitude relative des mouvements oscillatoires composants, de sorte que le fait que cette orientation reste à peu près constante de M à G, prouve que les deux consinusoïdes ont sensiblement le même amortissement.
- 11 faut enfin remarquer qu’avec des étincelles très courtes la partie oscillatoire sc réduit de plus en plus et la partie rectiligne finit par occuper presque toute la longueur de AD. Ce fait s’explique en obser-
- Kîg. 20.
- vaut qu’avec des étincelles courtes la composante linéaire de i.j, devient plus lente, et par conséquent le mouvement vertical vers le bas qui donne à la production des oscillations diminue de vitesse, de sorte que les oscillations sc rétrécissent de plus en plus et finissent par se confondre en une droite unique.
- Enfin, la forme de figure qui est entièrement située au-dessus de l’axe des abscisses nous prouve «pic le courant secondaire esi toujours positif, et paisible unilatéral.
- Composition orthogonale du courant primaire et
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- du flux secondaire. — Dans ce cas, les déplacements horizontaux sont produits par le courant primaire cl les verticaux par le flux secondaire. Le circuit secondaire est fermé à travers une étincelle de longueur variable.
- On obtient le diagramme de la ligure >,(». AC correspond à la phase de fermeture, pendant laquelle, comme dans le cas précédent, le secondaire reste ouvert. Le courant secondaire ne commence que quelques instants après la fermeture en X. Alors le flux secondaire diminue rcrîilignemrnl avec- quelques oscillations très courtes, tandis que, dans le primaire, les oscillations continuent beaucoup plus grandes.
- L’inclinaison très légère de la sinusoïde1 amortie sur l'axe des abscisses est une nouvelle preuve du résultat déjà obtenu que le flux décroît presque périodiquement.
- Lorsqu’on augmente la distance des électrodes, toute la partie oscillatoire se déplace vers le bas, s'élargit et finit par envahir la partie rectiligne CA.
- En conclusion, toutes ces particularités que l’on peut observer peuvent aisément s'expliquer à l’aide de la théorie précédemment développée, et en constituent une confirmation des plus satisfaisantes.
- COURBES ET DIAGRAMMES OBTENUS AVEC jflNTElWtUP-TKUR DE WEHNELT
- Le fonctionnement de la bobine avec l’interrupteur de Wehnelt est caractérisé par la très grande fréquence des interruptions et par le manque des oscillations à la rupture.
- Wehnelt lui-même a donné les courbes du courant primaire, qui montrent qu’il décroît à la rupture suivant une droite d’autant plus raide que le coefficient de self-induction (vraie ou apparente) du circuit est moindre, et qu’il augmente à la fermeture qui a lieu aussitôt après, suivant une exponentielle qui est aussi très raide si le coefficient de self-induction est petit.
- Le courant secondaire n’a pas encore été étudié. Nous tâcherons d’abord d’en prévoir l’allure et de soumettre ensuite les résultats obtenus an contrôle de l'expérience.
- A cause de la grande rapidité de l'ouverture et de la fermeture, si le secondaire est fermé à travers une résistance métallique, on pourra négliger les pertes ohmiques de tension par rapport aux f. e. m. induc-
- tives. L’équation relative au secondaire devicntalors, soit à l’ouverture ou à la fermeture:
- di, di{
- L.» ——f- M —-- o,
- ' dt 1 dt
- d’où
- M . .
- = — -— constante,
- <l>3 = L3 A -f- M/( = constante,
- En composant orthogonalement, de la manière précédemment indiquée, le courant primaire et le secondaire, on peut en effet vérifier que l'on obtient sur le disque fluorescent une droite AB (iig. 21) dont la position se modifie lorsque les éléments du circuit
- primaire changent, mais qui conserve sa forme rectiligne et son inclinaison. Dans le cas de la figure, l'interrupteur était constitué par un* fil de platine soudé dans un tube de verre et plongé dans de l'eau acidulée avec de l’acide sulfurique ; le primaire, dans lequel on faisait agir une tension de i5o V., était constitué par le primaire de la bobine, par une self supplémentaire sans fer de 5 millihenry, et par une résistance de 6 ohms environ.
- A
- 1g. 22.
- Une autre conséquence des formules précédentes et de l’expérience relative est que, si l’on fait abstraction du changement de signe et d’un déplacement constant, à cause desquels le courant secondaire est bilatéral, la forme du courant secondaire est identique à celle du primaire, qui avait justement la forme donnée par les diagrammes de Wehnelt. Quant au llux secondaire, il est en effet résulté constant, ainsi que la formule l’exige.
- Interposons maintenant un certain espace d’air
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- dans le circuit secondaire, qui se fermera ainsi à travers le flocon d'étincelles que l’on connaît. Tant que les étincelles sont petites, le courant secondaire continue à être bilatéral, mais la droite AB du diagramme se transforme dans le triangle ABC (lig. *u), dont le côté BA est parcouru à la rupture, et les autres à la fermeture. Lorque la longueur des étincelles augmente, bientôt le courant secondaire devient unilatéral et l’on obtient successivement les triangles des figures A}, i'\ et ^5 qui correspondent à des longueurs d’étincelle de a, 5 et a'lttm. — On peut observer que ces triangles ont toujours un côté CB sur l’axe des abscisses et un autre côté AB fixe; le sommet C seul se déplace le long de BO en s’éloignant de B au fur et à mesure que la longueur de l’étincelle augmente. — Lorsque l’inductance supplémentaire dans le circuit primaire diminue, le point C se rapproche de B, de sorte que, pour une certaine valeur de la distance des électrodes, le triangle ABC se réduit sensiblement au côté AB. Pour des distances plus grandes entre les électrodes, les étincelles continuent à passer et on retrouve la même succession de triangles des figures précédentes.
- Fig.
- On peut aussi parvenir à la même conclusion par voie ihéorique en partant de l'équation du courant, dans le circuit secondaire, dans le cas où celui-ci comprend une étincelle :
- rj
- -f L,
- d/\
- ~di
- + " +
- d/\ dt ’
- domine, pratiquement, 1e terme ^/y, -|- —J n’a que des
- variations très petites par rapport à celles des autres termes, ou pourra le remplacer pur une constante a:
- a = — M
- dix
- rfT’
- (',8)
- d où on peut tirer l’expression du flux secondaire :
- <T>, = LA, -1- Mil = A + B/.
- En tirant de l’équation (y.Sj
- expression
- de
- d/.,
- dt
- dette expérience nous montre que pendant la rupture le courant secondaire passe de la valeur O à la valeur OA, et le courant primaire de OB à O ; tandis que pendant une partie considérable de la phase de fermeture, lorsqu’on parcourt le côté AG, le courant secondaire accompagne, en décroissant, le courant primaire qui croit, et peut presque le suivre (tendant tout son accroissement, de sorte que, malgré son unilatéralité, il ne saurait être considéré comme un vrai courant d’ouverture.
- En étudiant au miroir tournant la forme du courant secondaire on obtient Je diagramme de la ligure ï6. Le côté OA est vertical cl le côté Ad en pente fort raide, qui dépend de la longueur de l'étincelle et qui diminue lorsqu’on fait diminuer la self-induction supplémentaire ou primaire.
- En vertu de celle forme linéaire du courant pri-inairexcl de la forme rectiligne du côté Ad dans les ligures a3 à a5, on pourra donc conclure que le courant primaire suivra aussi dans son accroissement une loi linéaire.
- et en la substituant dans l'équation relative au primaire et à la phase de fermeture, on a, en définitive:
- • I T tl'' 'Vi H Li —y
- dans laquelle on a posé
- ii j • a),
- M2 = s2L|Lo et î — e- = y).
- dette formule nous apprend que l’accroissement du courant primaire a lieu comme si la self-induction primaire était devenue yjL, (y) est toujours i)
- et si l’on introduisait une force électro-motrice supplémentaire positive — ut -|- a). Par conséquent, le Lj
- courant primaire augmentera [dus rapidement que cela n’aurait lieu avec le secondaire ouvert.
- Dans les premiers instants de la fermeture, comme
- t'x ix n’a pas une grande importance
- d>\
- dt
- sensi-
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- :M7
- blemcnt constant, et l’on pourra poser pour it :
- <i — Ai15, /,
- et (>n vertu de oti aura aussi pour /., :
- t, A, + IL/.
- Ces deux dernières formules expliquent la forme rectiligne du courant secondaire et du côté AC dans les figures a'5 à y.1*.
- Si maintenant l’on compose le courant primaire et le flux secondaire on obtient; expérimentalement, le diagramme de la figure aj, dans lequel les points A, 13, C, correspondent aux mêmes points que dans les figures ^4 et yî». Pendant la rupture; le Ilux reste constant; à la fermeture ou a d’abord une diminution linéaire AB jusqu’à ce que le courant secondaire cesse, ensuite le flux augmente de nouveau linéairement par l’effet de l’aceroissemenl; de /j.
- &
- O
- h
- Fig. 27.
- Eu conclusion, pendant la phase de fermeture, le courant
- malgré la force électro-motrice
- première partie de la secondaire poursuit, th\
- de fermeture M — ’ <1/
- en vertu de l’énergique force électro-motrice de self-induction L« Il en résulte seulement nue déerois-“ dl
- sanee de t., plus rapide que celle qu’011 aurait, si la fermeture n’avait pas lieu. D’ailleurs, lorsqu’on arrive à C, la force électro-motrice de fermeture
- M —, est déjà quelque peu affaiblie et n’est pas suf-<l( J
- lisante à renverser le sens du courant secondaire, puisque la valeur élevée que le ternie a acquise en
- passant par O, et le changement du signe a s’v opposent. Par conséquent, quoiqu’on ait en un vrai procédé inductif de fermeture, les courants secondaires sont seulement unilatéraux et correspondent au sons des courants de rupture. On s explique ainsi comment, malgré celle unilatéralité, la réaction du
- secondaire est ressentie par le priYnaire même pendant. la fermeture. O. A.
- ESSAIS DE MACHINES
- Abaque pour déterminer les différentes valeurs du rendement d’un transformateur sui-vantla charge. — Henry C. Stanley. — Eleclrical ll'orld, G janvier 1909.
- L’auteur a formé l’abaque suivant (lig. 0 qui donne-les valeurs du rendement d’un transformateur pour des charges échelonnées par intervalles égaux à y5 % delà pleine charge. On peut, àl’aide des chiffres indiqués, trouver le rendement qui correspond à chacune de ces charges pourvu qu’on connaisse les pertes dans le fer et les pertes dans le cuivre correspondant à la pleine charge; si on connaît deux valeurs du rendement correspondant à deux valeurs de la charge, on peut trouver immédiatement les pertes en consultant le tableau.
- Cet abaque consiste en cinq graduations verticales indiquant les rendements et en deux graduations verticales indiquant les pertes. Pour chaque transformateur, il existe une relation entre les différents points de ces sept échelles, relation telle que si deux points quelconques sont déterminés, les cinq autres s’en déduisent immédiatement.
- L’échelle de droite, lue de haut en bas, donne le pourcentage des pertes dans le fer. La cinquième échelle à partir de la droite, lue également de haut en bas, et à gauche du trait vertical, donne les pertes totales pour cent, qui sont la somme des pertes dans le 1er et des pertes dans le cuivre. Pour simplifier l’usage du tableau, les perles pour cent sont indiquées en fractions de la puissance du transformateur. Sur la seconde échelle à partir de la droite, on lit les rendements correspondants au quart de la pleine charge; sur la troisième, les rendements correspondants à la demi-charge ; sur la quatrième, les rendements correspondants aux trois quarts de la charge; sur la cinquième (côté droit), les rendements correspondants à la pleine charge elle-même ; la sixième enfin, qui est à l’extrémité gauche, est pour une charge dépassant d’un quart la pleine charge normale.
- Ou se sert du tableau de la façon suivante, dans le cas où on connaît les perles ; on promène sur lui une règle ayant une fois et demie sa longueur, de manière à lui faire couper l’échelle des pertes dans
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- le fer et celle des pertes totales aux points correspondants aux données que l’on possède ; la règle ainsi placée, elle coupera les autres graduations étant aux points convenables et on aura les différentes valeurs du rendement par une simple lecture.
- L’auteur recommande également l'emploi d’une règle de celluloïd en piquant une épingle aux points
- ARCS ET LAMPES ÉLECTRIQUES
- Comparaison de Véclairage électrique avec l’éclairage au gaz. — Electrical Review, Londres, ia février 190g.
- On discute beaucoup actuellement la question de savoir s’il est plus avantageux d’employer pour
- - 83.4*
- - 99.3
- 99.2 *- 99.1 99.
- - 98.9
- ~ 98.8 93.7 j- 93.6 .. 98.5
- 98.4
- - 98.3
- - 98.2
- - 98.1
- - 98. jj- 97.9
- - 97.8 ^ 97.7
- - 97.0
- : 97.5
- 7 97.4
- , r U7*:i
- - 97.2
- - 97.1
- - 97.
- - 90.9
- - 0G.8
- 1.25
- 99.5
- 99.4
- 99.3
- 99.2
- 99.1
- 99.
- 08. Dv 98.8 98.7 98.0
- - 99.4
- - 99.3
- - 99.2
- - 93.1 ;—u9.
- - 98.9
- - 98.8
- - 98.7
- - 98.0
- - 03.5
- - 98.4
- - 93.3
- - 38.2
- - 98.1
- - 68.
- - 97.9
- - 97.8
- - 97.7
- - 97.0
- - 97.5
- - 07.4
- - 07.3
- - 07.2
- - 97.1
- - 97.
- - 96.9 -, 96.8
- - 90.7
- - 90.6
- - 96.3
- - S6.2
- - 0Û.1
- - 95.8
- - 95.7
- - 05.0
- - 95.5
- - 95.4
- - 95.3
- - 95.2
- - 05.1
- - 99. 08.9 98.8 98.7 98*
- 98.4
- 98.3
- 98.2
- 98.1
- 93.3
- 96.2
- 94.9
- 04.C
- - 93.0 83
- 94.9
- L 91.7
- !*j
- Fig. 1.
- 1 éclairage des rues le gaz à haute pression ou l’élcc-tricite; les courbes qu on trouvera plus loin, faites d après les différents procédés d’éclairage, pourront
- fournis par les données. L’usage de cet abaque rend de grands services en supprimant des calculs compliqués. R. C.
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- fournir des éléments intéressants pour la solution du problème.
- L’auteur ne sc propose nullement de discuter les mérites respectifs des méthodes de pliotoméirio, méthode horizontale ou méthode directe, qui peuvent convenir dans ce cas, et toutes les courbes qu’il donne sont établies pur la méthode horizontale; on admet d’ailleurs généralement que ces sortes de courbes sont celles qui renseignent le mieux sur le minimum d’éclaircment; elles sont empruntées au récent rapport de la « Corporation of London », et établies sur la base d’un dixième de bougie-pied comme critérium d’une rue bien éclairée.
- La courbe I (lig. i) indique réelairement horizontal médian de Cannon Street, rue éclairée par des lampes à arcs k flamme supendues au centre de la voie. On voit que le maximum correspond k i.55 bougie-pied, et le minimum à o,i bougie-pied.
- Fig. i.— Courbe I, Cannon'Street (électricité), Courbes II, III, IV, Fleet Street (gaz).
- Considérons maintenant une autre rue, ayant sensiblement la même largeur, soit Fleet Street; la courbe II a été relevée aux environs du n° 29; k cet endroit, l’éclairage est fourni par des lampes k gaz k bec renversé, montées, fixées sur consoles latérales. Ces lampes n’étant qu’a i5 pieds de hauteur, le minimum est encore de i bougie-pied, mais le maximum s’élève k 14 bougies-pied. Ce chiffre n’a pas été obtenu directement, mais par le calcul; la limite d’emploi du photomètre était en effet 5 bougies-pied, et on obtint cet éclairement limite eu le plaçant k i3 pieds de la source lumineuse. Au numéro i5o de la même rue on fit d’autres mesures; ici encore les lampes étaient fixées sur consoles aux murs des maisons, mais k 17 pieds G pouces de haut. Le résultat des expériences est indiqué par la courbe III ; on voit que sur une longueur de 4o pieds l’éclairement se trouvait inférieur k un dixième de bougie-pied; c’est-à-dire qu’il était insuffisant pour une grande
- artère. Une quatrième courbe a été relevée dans la même rue ; on voit qu elle a accusé de bonnes conditions d’éclairement minimum.
- L’intensité lumineuse des lampes hors de la surface des réflecleurs était en moyenne de i 200 bougies.
- La figure 2 présente doux courbes qui indiquent les résultats comparatifs : la courbe V correspond aux becs de gaz renversés, k haute pression de Fleet Street, la courbe VI, aux lampes k flamme de Cannon Street; le simple examen de ces deux courbes est concluant ; on voit qu’il y a un point, au milieu de Fleet Street, où l’cclaircment tombe k moins de 1/10 de bougie-pied, tandis que le minimum pour Cannon Street est de 0,18 bougie-pied. Le seul cas où l’éclairage au gaz peut rivaliser avec l’électricilé est celui où les lampes sont suspendues k i5 pieds du sol; le minimum est alors le même, mais le maximum est de 14 bougies-pied pour le gaz contre 1,6 pour
- Courbe IV, Fleet Street (éclairage médian), Courbe VI, Cannon Street.
- l’électricité. Mais est-ce même lk un avantage pour le gaz; il en résulte en effet qu’à cet endroit, les gens qui sont sur l’impériale des omnibus, c’esl-k-dire qui sont k peu près k la. même hauteur que les becs de gaz, reçoivent l’éclat de 1 200 bougies k G pieds de distance. Ce chiffre, dit Fauteur, se passe de commentaires, et ne donne pas envie de longer Fleet Street la nuit, sur l’impériale d’un omnibus.
- L’auteur examine ensuite la question des dépenses : le secteur électrique avait demandé, par an, 17 livres 10 shillings par lampe, et la Compagnie du gaz 16 livres seulement par bec. Mais il convient de remarquer qu’il y a iG becs de gaz contre 11 lampes électriques, ce qui porte les dépenses respectives annuelles k afiG livres contre 192 livres 10 shillings. La différence, pour Fleet Street, n’est donc que de G4 livres 10 shillings par année, et le système le moins cher est celui qui donne l’éclairage le meilleur et le plus égal. Mais ce n’est pas tout; une
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N° 11.
- lampe suspendue au centre d’une rue dispense, dans beaucoup de cas, d’en mettre une seconde dans une autre rue qui aboulit au meme endroit.
- L’auteur conclut en déclarant qu on a eu parfaitement raison de dire que, à éclairage égal, le gaz à haute pression conte quatre fois plus cher que Vélectricité ; actuellement, avec le bec renversé, il faut réduire cette proportion, mais néanmoins, dans l’état actuel des choses, il reste un très grand avantage à l’électricité.
- 11. C.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Les ondes dirigées en télégraphie sans fil. — Albert Turpain. — Comptes rendus de l'Académie des Sciences, f\ janvier 1909.
- Faisant allusion à une communication de M. Blondel [Comptes rendus, 19 octobre 1908), l’auteur expose qu’il a indiqué les propriétés des champs in-terférents ;'l une époque (1898 et 1899)011 M. Blondel n’avait pas encore appliqué son très grand talent d’investigation dans le domaine des ondes électriques. Bien que l’auteur ait pris soin de marquer les principes de ces-recherches et leurs résultats dans plusieurs ouvrages (parus en 1899 et 1902), M. Blondel semble ne connaître, dit-il, à leur sujet que certains passages, et les moins importants, d’un article de la Repue scientifique. Un champ interfèrent ne se déliait pas expérimentalement en faisant: partir deux fils d’une meme plaque ou do deux plaques voisines du meme plateau de l'excitateur, mais bien en empruntant le champ à deux plaques respectivement voisines des deux plateaux de l’excitateur et en donnant à un seul des deux fils une longueur additionnelle de—.
- 2
- L’idée qui paraît à l'auteur avoir été féconde, est
- d'avoir créé celte différence de marche de—, d’en
- 2
- avoir étudié les effets, d’avoir le premier combiné des ondes présentant des retards correspondant à—, et cela à une époque (1898) où les phéno-
- mènes des oscillations électriques étaient loin d’être auàsi familiers aux physiciens qu’à l’heure actuelle.
- A l’occasion delà, note ci-dessus de M. Turpain, notre collaborateur. M. .1. Blondel, quelle met
- en cause, nous prie d’insérer les observations suivantes ;
- « La note de M. Turpain à laquelle il ne m’a pas paru nécessaire de répondre dans les Comptes rendus de l'Académie (qui sait à.quoi s’en tenir sur les travaux de lM. Blondlot), repose sur un double malentendu, tant en ce qui concerne les procédés employés actuellement pour la production des ondes dirigées qu’en ce qui concerne l'origine des champs interlercnts et le principe de la boucle de longueur X/2 ajoutée dans un des fils.
- i°. — Les dispositifs actuels employés pour la production des ondes dirigées et que j’ai décrits, avec d’autres aujourd’hui abandonnés, au Congrès de l’Association française (Angers iqo3), consistent en cadres fermés ou semi-fermés, dans lesquels les ondes sont produites par induction, et dont la longueur totale de fils est au plus égale à 1/2 longueur d’onde ; le champ auquel donnent, lieu ces cadres entre les fils verticaux n’est pas un chainp interfèrent, mais un champ hertzien ordinaire, Ne parlons donc plus des champs interférents à propos des ondes dirigées.
- 20. — Le champ interfèrent a été décrit et expérimenté pour la première fois en 1892 par MM. Blondlot et Dufour ; dans leurs expériences, l’interférence constatée par la suppression de l’effet sur le résonateur placé entre deux ventres a été réalisée précisément par l’introduction dans un des iils d’une boucle de longueur X/2 ; cette expérience est reproduite, avec ligure à l’appui, dans l’ouvrage classique de M. Poincaré,sur les oscillations électriques, page 13 j .
- MM. Blondlot et Dufour s’exprimaient à ce sujet comme il suit dans leur note des Comptes rendus, if) février 1892, pages 347-349 :
- et Suivant que les différentes ondes qui viennent te agir sur le résonateur seront plus ou moins contt cordantes, en raison des trajets qu’elles auront « parcourus, les phénomènes de résonance, pour « une position donnée du pont (*), autre que celle de u l'extinction, devront être plus ou moins intenses, te M. Poincaré nous a fait remarquer que, en contt séquence, dans les expériences décrites plus haut,
- (^) MM. Bloxdlot et Dufour limitaient le champ étudié à un nœud de potentiel par l'addition d’un pont, tandis que M. Tu h paix a opéré sans pont en laissant les lï 1s ouverts à l'extrémité, ce qui a pour effet de limiter le champ interfèrent à des ventres ; mais cela ne change en rien les phénomènes constatés dans l’étendue du champ, ni au principe de la boucle A/j,
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- « les phénomènes de résonance devaient être très « forts lorsque la longueur de la boucle était « O, X, aX,... et très faibles lorsque cette longueur
- « était
- X jJX
- :a1 a
- C’est ce que nous avons en effet
- « constaté. »
- On voit que le principe de la méthode de la bou-
- cle X/2 doit être attribué à M. Poincaré, à qui l’on doit d’ailleurs bien d’autres suggestions d’un intérêt capital dans le domaine des ondes hertziennes. « Rendons à César ce qui est à César. »
- .l’espère que ces lignes couperont définitivement les ailes d’une légende ».
- A. Blondel.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Les Mines à travers les âges; l’exploitation électrique. — E. Guarini. — Brochure in-8° de 35 pages. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : i franc.
- Dans cette brochure, due à la plume d’un professeur à l’Ecole des Arts et Métiers de Lima (Pérou), on trouvera un résumé très succinct, mais intéressant, de la question de l’exploitation minière au xxe siècle. C’est un ouvrage de lecture courante, et l’auteur ne craint pas de s’étendre au début sur des généralités et des détails historiques, et même préhistoriques. Puis il aborde la comparaison entre les différents procédés d’usage courant et conclut nettement en faveur de l’exploitation électrique, dont la supériorité s’affirme notamment dans la commande des perforatrices et dans celle des machines d’extraction.
- R. C.
- Estado actual de la eleciro-metalurgia del hierro. — Brochure in-8° de 4o pages avec iG figures. — A. Romo, éditeur, Madrid. — Prix : 3 pesetas.
- Ce mémoire, couronné par 1’ « Associacion de peritos industriales » de Madrid, étudie les procédés de production de l’acier au moyen du four électrique. Après avoir établi au début un tableau comparatif donnant la composition des aciers produits respectivement parle procédé Martin et par le procédé électrique, l’auteur met en évidence la supériorité de ce dernierau point de vue de l’homogénéité ; puis il décrit successivement les types de fours électriques les plus intéressants, en s’étendant surtout sur les fours sans électrodes, ou fours à induction, que l’on pourrait aussi appeler fours de résistance, puisqu’ils sont basés sur la chaleur Joule dégagée par le passage d’un courant intense : tels sont les fours Ivjellin,
- Colby, Hjorth, Frick, Schneider-Creusot, Gin, Girod, Rôchling-Rodenhauser, etc... Sur chacun de ces appareils l’auteur donne des indications techniques très sérieuses, appuyées de figures nombreuses.
- Les dernières pages delà brochure sont consacrées aux fours à électrodes, c’est-à-dire basés sur le principe de l’arc voltaïque; l’auteur donne à ce propos une description très succincte des appareils les plus importants de cette catégorie ; les fours Héroult, Kcller et Stassano. R. G.
- CORRESPONDANCE
- M. LE DIRECTEUR
- de La Lumière Electrique.
- Nous vous remercions pour l’aimable insertion de notre article surles « Aériens dirigeables «paru dans le N° 9 du ay février igoy de votre Revue.
- La Rédaction a ajouté une note à la page a63 dans laquelle il est dit que l’aérien dirigeable constitué par deux antennes espacées d’une demi-onde a été imaginé par M. A. Blondel.
- Or, comme nous avons déjà vu cette affirmation répétée dans plusieurs publications scientifiques, parmi lesquelles les Comptes rendus de l'Académie des Sciences (séance du 19 octobre 1908) nous croyons de notre devoir, en hommage à la vérité, de noter ce qui suit :
- L’aérien dirigeable composé pardeux antennes espacées d’une demi-onde, ainsi que les cadres ouverts ou fermés et en particulier les cadres portant à la partie supérieure un condensateur, ont été décrits et brevetés en 1899 (voir brevet
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- anglais n° 14 44ç> du i3 juillet 1899). Le premier document dans lequel M. Blondel parle de ces aériens est son brevet belge n° i63 016 du ‘28 mai 190U. Dans ce brevet, M. Blondel, en se référant aux aériens composés par deux antennes, reproduit ce qui a été indiqué par M. Brown, en ajoutant qu’il n’est pas nécessaire de maintenir entre les antennes la distance matérielle d’une demi-longueur d’onde, la longueur perdue pouvant être remplacée par des self-inductions additionnelles. 11 est donc évident que le type d’aérien constitué par deux antennes espacées d’une demi-onde 11'a pas été imaginépar M. Blondel, mais par M. S. G. Brown.
- Nous vous serons très reconnaissants,de vouloir bien publier cette déclaration, qui est d’ailleurs conforme à ce que nous avons exposé dans notre
- communication parue dans le Bulletin de la Société Internationale des Electriciens de janvier ‘909-
- Agréez, Monsieur le Directeur. ..
- E. Bellini et A. Tosi.
- ERRATUM
- Dans La Lumière Electrique du 20 février 1909, p. 288 (article de M. J. Mathivet), l’équation de la dernière ligne de cette page doit être rectifiée de la manière suivante :
- Z ^ n b -j- a P -j- PK —p"e = nb -j- (a -)- K) P — p"e
- VARIÉTÉS
- CHRONIQUE
- Il est parfois intéressant de suivre la genèse de certaines affaires. Une forme assez moderne commence par quelques entrefilets parus à son sujet dans un journal quotidien, bien entendu, car les journaux techniques sont plus sévères sur la qualité des informations. Ces entrefilets, savamment espacés, préparent le public à un article sensationnel. Malheureusement les grands quotidiens n’ouvrent leurs colonnes qu’à bon escient et il n’est pas à la portée do tout le monde de pouvoir s’offrir la première, la deuxième et même la troisième page. Enfin, à défaut, la quatrième page suffira. Il importe avant tout d’avoir un titre bien apparent, en caractères aussi gros que possible. Celui-ci attirera les regards du lecteur. Uu sous-titre moins important le mettra vite au courant du but recherché. Il s’agit maintenant de faire passer l’article sous une forme d’apparence naturelle et telle que les esprits observateurs et clair voyants ne soient pas choqués d’un aspect vraiment trop réclamiste ; c’est là que se manifeste l’habileté des lanceurs de l’affaire.
- Il ne faut évidemment pas attirer l’attention par un préambule scientifique ressemblant vaguement à un compte rendu de l’Académie des
- Sciences, et puis, après avoir soutenu longuement l’intérêt du lecteur par des développements d’ordre général fort remarquables, terminer négligemment en passant du général au particulier; le particulier étant par exemple un produit pharmaceutique ou alimentaire que l’on trouve à tel endroit pour la modique somme de 3 francs ou 3 fr. îio. — Cela, c’est la méthode vulgaire, celle des pastilles ou des pilules. Il y a mieux. On peut insérer, sans en avoir l’air, dans les faits divers, une petite histoire parfois gaie et alerte, parfois tragique; le lecteur a grande hâte d’arriver au dénouement tout comme s’il lisait le Comte de Monte-Cristo ou le Mystère de la. Chambre Jaune.
- «....La lumière s’éteignit tout à coup. Ce fut l’angoisse !... Cela ne serait pas arrivé si la maîtresse de maison avait confié à la Société A... la fourniture et l’entretien de ses becs et de ses manchons. »
- Enfui lorsqu’il s’agit de lancer une affaire de grande envergure, il faut donner à sa réclame une allure d’indépendance et de valeur technique au-dessus de tout soupçon. Ceci est le comble de l’art.
- j’ai lu récemment, dans un grand quotidien du matin, un article qui peut à bon droit passer
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- pour un des meilleurs du genre. Rien n’y manque : ni le gros titre flamboyant en capitales de près de vingt millimètres de haut, ni le sous-titre promettant monts et merveilles. Des figures schématiques, bien faites pour frapper l’irnagina-tion du lecteur, sont judicieusement encadrées par le texte. En réalité l’affaire est discutable Mais passons.
- L’auteur de l’article est un brave homme qui a eu la bonne fortune de rencontrer quelquesjours avant une personne très au courant des questions dont il s’agit; cette personne n’est autre que M. X..., le directeur d'un syndical d’études. Vous avez deviné déjà quel est le syndicat d’études. Bien entendu le directeur en question a accordé une interview où l’on annonce des manifestations prochaines remarquables. Le syndicat d’études s’est assuré la propriété de brevets
- extraordinaires. Les appuis techniques et financiers sont acquis.
- Mais le directeur du syndicat d’études continue son discours. Lorque les plus incrédules seront convaincus, le syndicat se transformera en une société anonyme puissante à laquelle les appuis financiers si assurés sont déjà acquis.
- Là-dessus, l’auteur de l’article prend congé de l’aimable directeur, et se répand en exclamations du plus pur lyrisme consacrées à la louange de la future société anonyme, de l’actuel syndicat d’études. Que les espérances de M. X...,1e directeur du syndicat d’étucles, soient comblées ! L’auteur est un bon Français qui se réjouirait du triomphe d’une idée bien nationale. 11 n’oublie qu’une chose : c’est de souhaiter bonne chance aux futurs actionnaires.
- f. Reyval.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE (1)
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Il est assez symptomatique, quand on consulte les documents divers que fait paraître le Comité des Forges de France, d’y lire les titres suivants : syndicat international du plomb, sur l’initiative de la Metall-Gesellschaft de Francfort.....; syndicat des houilles, la Rheinisch-Westfâlische Zeitung publie... ; le renouvellement du syndicat lorrain
- luxembourgeois des fontes..; chiffres de participation du syndicat des aciéries (stahlwersverband).;
- projet de syndicat des produits marchands en Allemagne....; projet de reconstitution du syndicat des
- grosses tôles, réunion à Cologne, 19 février, où
- 3o usines étaient représentées..; syndicat de la
- machine (Deutsche Drahtwalzwerke)...; dissolution
- du cartel des câbles pour courants haute tension dont faisaientpartie l’Allgemeinc Elektricitàts Geselschaft, Siemens-Schuckert Werke,Felten etGuilleaume Lah-
- meyer Werke; constitution définitive du syndicat du zinc sous le nom de Deutseher Zinkhüttenverband.... ; syndicat des plaques de cuivre [Deutseher lvupfer-
- blechverband)....; et. enfin ces trois derniers titres
- qui s’appliquent à l’Autriche-Hongrie : cartel sirédur-gique austro-hongrois, cartel des tôles minces et cartel des tubes. Ainsi, dans des documents qui, de leur origine, revêtent presque un caractère officiel, il n’est question, au chapitre cartels èt syndicats, que de cartels et syndicats allemands ou suscités par l’Allemagne ; et nous n’examinons qu’une des branches de l’industrie ! Que pouvons-nous opposer en France à ces coalitions de capitaux et d’intérêts qui luttent actuellement pour conserver une suprématie commerciale et alimenter, quoi qu’il en coûte et jusqu’à la fin de la crise, des ateliers trop grands remplis d’ouvriers trop nombreux. A vrai dire, quelques tentatives du même genre ont été faites chez nous, mais bien peu ont pu durer; il serait, en tout cas
- (l) Adresser toutes les demandes de renseigneme nts et de consultations à M. A. Becq, ancien élève de l'École Polytechnique, Ingénieur Conseil, 4°, rue des Ecoles, Paris,
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- superflu d’en citer une en dehors des usines qui dénaturent la matière première. Les conclusions de cette différence de tactique sont faciles à tirer, les faits de commandes passées à l'étranger et venus à la connaissance du public parlant d’eux-mêmes.
- Les Compagnies de gaz qui avaient hésité pendant fort longtemps à créer pour leur propre compte des stations centrales électriques paraissent maintenant entrées dans ce mouvement de renovation de nos modes d’éclairage et de production de la force motrice. Il est assez curieux de voir qu’une des régions les plus industrielles de la France se trouve à ce point de vue exploitée par une société belge, la Compagnie Générale Belge pour 1 Éclairage et le Chauffage parle Gaz. Son siège social est à Bruxelles; elle est sous la forme anonyme au capital de 20 millions de francs, représenté par 4o ooo actions de 5oo francs, dont 3o ooo seulement sont émises, et ses centres d’exploitation sont Châtelet, Raisrnes, Valenciennes, Malo-les-Bains et Cambrai. Ces trois dernières villes, prises dans leur ordre, ont été successivement équipées et canalisées et sont les points d’origine de réseaux qui couvrent les régions avoisinantes. A Valenciennes notamment, la Compagnie Générale Belge, qui fournissait le courant à la société anonyme la Départementale Electrique, a loué à celle-ci ses diverses concessions par un bail de 3a ans et s’est assuré de ce fait l’exploitation de 1 électricité à Valenciennes, Anzin, Marly, Trilh, Saint-Léger. A Cambrai, la centrale, qui vient à peine d’être mise en route, doit fournir l’énergie électrique à tout le Gambrésis ; pour l’instant, ses canalisations s’étendent à la faveur de concessions ou de permissions de voirie jusqu’à Busigny, Caudry, Bertry, Quiévy. Ces deux régions sont éminemment industrielles et le développement de la vente du courant n’y fait aucun doute pour personne sous forme d’éclairage ou de force motrice ; si bien qu’en examinant la carte et la disposition de ces trois villes, Valenciennes, Cambrai, Busigny, qu’on peut consi* dérercomme les trois sommets d’un triangle isocèle, il est permis d’entrevoir le moment où Valenciennes et Cambrai se coupleront en parallèle pour assurer sur cette surface du département, arbitrairement délimité par nous, la distribution de l’énergie électrique.
- Du fait de ses installations électriques seules, la compagnie a immobilisé, quant à présent, 4 oa3 58o fr. 58, tandis que ses installations gazières sont portées à l’actif pour une somme de ‘>6084 a5o fr. 80. La comparaison des ventes s’établit comme suit : gaz, 3i 793 419 m3 à 39 8o3 abonnés
- pour i5 aia becs publics, 337*71 becs particuliers et 3i 170 réchauds et foyers; électricité, 2 848 343 kilowatts-heure pour une puissance installée de 3 4^5 kw. non compris la centrale de Cambrai.
- Les conduites-mères de gaz ont 848 676™ d’étendue et celles d’électricité 297 955m, tant en distribution primaire que secondaire. Tout cet ensemble a produit 2 181 773 francs de bénéfices qui, joints aux intérêts, revenus des valeurs en portefeuille et divers ont donné un bénéiiee total de 2 787 612 fr. 81 ; si l'on en déduit 374 4n francs pour le service des obligations, dont le montant s’élève à 9 47* aiofr., on trouve comme bénéfice brut 2 5i3 201 fr. 81 ; soit les 16,70 % du capital. Malgré la mise à la réserve du montant total de la prime résultant de l’augmentation du capital au cours de l’année, prime qui s’élevait à i 918 047 francs, le Conseil n’a pas hésité à consacrer près de la moitié des bénéfices à des amortissements des frais de premier établissement ; l’ensemble des réserves, déjà supérieur au capital-actions, se trouvera ainsi porté à plus de 19 millions. La trésorerie est des plus brillantes puisque l’excédent des debiteurs divers sur les créditeurs est de 2 Go3 3o6 fr. 70. La Compagnie générale belge ne s’est pas contentée d’exploiter directement, elle a pris dans diverses affaires des participations sous forme d’actions et d’obliga tions qui figurent au bilan pour 8 523 8o3 fr. n : les produits de ce portefeuille s’élèvent à plus de 5oo ooo francs et prouvent que la Compagnie n’a pas mal choisi les sociétés auxquelles elle a donné son appui financier. Ce sont les Compagnies réunies Gaz et Electricité de Lisbonne, la Société méridionale de transport de force, la Société d’Electri-cité du bassin de Charleroi, la Société Ostende Gaz et Electricité, la Société centrale pour l’exploitation intercommunale de l’industrie du gaz et de l’électricité, la Société D’Eclairage et d’Applications électriques d’Arras et enlin la Société belge des lampes électriques à Bruxelles. En résumé, la Com pagnic générale belge a su habilement se plier aux exigences des Sociétés modernes et s’est franchement tournée vers une industrie nouvelle qu’elle a soin d’exploiter, suivant les principes qui lui sont applicables.
- Non loin de là, l'Est Électrique vient de mettre en marche son usine électrique de Mobon, dont la principale utilisation est de fournir du courant aux ateliers de la Compagnie de l’Est et aux tramways de Mézières-Gbarieville. Une artère du réseau se dirige déjà sur Sedan, et il n’est pas téméraire de penser
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- que la Société a en vue le développement de son réseau dans toute la vallée si industrielle de la Meuse vers Fumay et Givet.
- Toutes ces organisations régionales de distribution répondent à des besoins et donnent au point de vue financier les plus belles promesses, quoique certaines puissent paraître imprudentes ou trop hardies. Pour toutes, en effet, on enregistre des plus-values de recettes malgré la réduction des prix de vente ou la diminution de la consommation consécutive à l’usage des lampes à filaments métalliques. La Société électrique des Pyrénées passe de 187 363 fr. a 2 10 797 francs, la Société méridionale de transport de force de 1 095 548 à 1 168 i35 francs, et le Sud-Electrique de 245 798 à 445 784, pour n’en citer que quelques-unes comparées pour deux périodes identiques de l’exercice actuel et du précédent.
- Les differentes nouvelles que l’on donne des valeurs de tramways, soit en France, soit en Belgique, sont bonnes; les recettes, malgré le mauvais temps, sont en progression, et comme les différents dividendes annoncés pour l’exercice écoulé sont égaux à ceux du précédent, tout porte à croire à leur maintien, sinon à leur amélioration pour l’exercice en cours. Ainsi, les tramways Bruxellois, les tramways de Barcelone, les tramways de Lille, les tramways électriques du pays de Cbarleroi distribuent les mêmes dividendes que l’an dernier.
- Les Anciens Établissements Pieper déclarent un bénéfice brut de >76 33o francs contre 333 477 f rancs pour 1907 ; le bénéfice net n’est cependant que de 101 43a francs au lieu de 186702. Le conseil le con-
- sacrera aux amortissements d’une partie des immobilisations faites à Ilcrstal en augmentation d’outil-lage.
- Le bilan fait ressortir une situation de trésorerie des plus difficiles. Débiteurs et caisse sont portés pour 096 i38 francs contre 1 946773 francs de créditeurs au passif. O11 constate en outre, d’une année k l’autre, une augmentation des marchandises en magasin de 898 226 francs à 1 278 206 francs, et une progression des créditeurs divers de 1 o53 128 francs à 1 946 773 francs. L’augmcntion du capital, porté en 1907 de 1800000 à 2 millions, 11’aura donc pas amélioré la situation financière de la société.
- On annonce la constitution de la Compagnie Centrale de l’industrie électrique combinaison de l’Eclairage électrique de Saint-Pétersbourg, de la Compagnie mutuelle de tramways, de Compagnie mutuelle eau, gaz et électricité et d’un groupe nombreux d’industriels ; le capital est de 1 million de francs, divisé en 1 000 actions de capital de 1 000 fr. souscrites et libérées de 20 %, outre 1 000 actions ordinaires et 1 000 parts de fondateur, celles-ci attribuées à l’Eclairage électrique do Saint-Pétersbourg, celles-là réparties entre les souscripteurs des actions de capital.
- La firme Cockerill vient de mettre en marche son premier four électrique ; les résultats acquis sont très satisfaisants et le métal obtenu prouve par sa pureté et son homogénéité tout ce que le four électrique donne d’espérances en fait de métallurgie.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — La Compagnie des chemins de fer de l’Est vient, parait-il, de commander 24 locomotives en Allemagne.
- Calvados. — O11 étudie le projet de construction «à Caen d’une ligne de tramways électriques de place Saint-Pierre au nouvel hôpital.
- 11 aute-Cî akonne. —Il est question d établir une ligne de tramways entre la gare de Marignae-Saint-Béat et le Pont-du-Roy.
- Seine-Inférieure. — Le conseil municipal de Dieppe a émis un avis favorable à la création d'un réseau de tramways.
- Vàk. — On projette l'installation d’un tramway aérien entre La Plage et Hyères.
- Italie. — La direction générale des chemins de for de l’Etat italien vient d’être autorisée à répartira l’industrie nationale la fourniture de io3 locomotives et de 1 200 wagons.
- Bklgioue. — Le gouvernement de la République Argentine vient île passer commande aux ateliers de construction belges, de 1710 wagons destinés aux chemins de fer argentins ; la dépense sera couverte par l’emprunt négocié actuellement eu Angleterre et en Allemagne et auquel le gouvernement français a refusé de participer.
- Allemagne. — L’administration des chemins de fer de l’Etat prussien a décidé de commander $5o loco-
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- motives pour une somme de 5o millions de marks. La livraison devra se faire entre le ior octobre 1909 et le i'r avril 1910.
- La municipalité de Lübeck a décidé de racheter son réseau de tramways pour le prix de 3 5oo 000 marks.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Sociedad Espano/a de Lamparas electricas Z. — Le 3i mars, place de la Catalogne, à Barcelone.
- Société Electromotion. — Le 16 mars, 3, route de la Révolte, à Neuilly (Seine).
- Compagnie des Tramways Electriques et Omnibus de Bordeaux. — Le 26 mars, 19, rue Blanche, à Paris.
- Société des Tramways d’Amiens. — Le 26, mars, 19, rue Blanche, à Paris.
- Compagnie des Tramways de Nice et du Littoral. — Le 25 mars, 12, rue de Londres, à Paris.
- Compagnie des Tramways de Rouen. — Le 25 mars, 19, rue Blanche, à Paris.
- Société Lyonnaise de mécanique et d’Electricité. — Le
- 16 mars, 43, rue de la Fédération, à Paris.
- Compagnie Générale Française de Tramways. — Le
- 17 mars, 6, rue Chauchat, à Paris.
- Compagnie des Tramways de Cambrai et de Saint-Quentin.
- — Le 24 mars, 29, rue de Londres, à Paris.
- Société des Procédés Gin pour la métallurgie électrique.
- — Le 27 mars, 149, rue de Rome, à Paris.
- Compagnie Electro-textile. — Le 27 mars, 149, rue de Rome, à Paris.
- Société des Produits Electro-chimiques et métallurgiquos des Pyrénées. — Le 19 mars, io3, rue de la Boétie, à Paris.
- Compagnie d'Appareils électriques. — Le 24 mars, 25, rue du Qualre-Septembre, à Paris.
- Société des Appareils électriques Nieuport. — Le 23 mars, 6, rue Lafayelle, à Paris.
- Société de Constructions mécaniques (anciens établissements Cail). — Le 24 mars, 19, rue Blanche, à Paris.
- Société de Commentry-Fourchambault et Decazeville._Le
- 25 mars, 16, place Vendôme, à Paris.
- ' Compagnie des chemins de fer à traction électrique de
- Pierrefitte, Cauterets et Lutz. — Le 26 mars, 21, rue de Londres, à Paris.
- Compagnie Impériale des chemins de fer Ethiopiens. — Le 20 mars, 6, rue Chauchat, à Paris.
- Compagnie Générale Parisienne de Tramways. — Le 3o mars, 19, rue Blanche, à Paris.
- Société de l’Electrolyse Française. — Le 27 mars, 19, rue Blanche, à Paris.
- Compagnie des Tramways de Tunis. — Le 2 avril, 29, rue de Londres, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- BELGIQUE
- Le i5 mars, à 3 heures, à la maison communale, à Engis (Liège), installation et distribution d’énergie nécessaire à la commune et aux particuliers pour l’éclairage et la force motrice pour l’électricité; caut. : 5 000 francs.
- ESPAGNE
- Le 6 avril, à 11 heures, à la direction générale des Postes et des Télégraphes, à Madrid, adjudication de l’exploitation du réseau téléphonique urbain de Grenade pour i5 ans.Soumissions jusqu’au ier avril, à 12 heures; — le 7 avril, il 11 h., id. du réseau urbain de Caslellon de la Plana. Soumission jusqu’au 12 avril, à 12 heures.
- ALLEMAGNE
- Le i5 mars, au service de l’électricité de la ville, à Breslau, fourniture de 3 chaudières tubulaires avec accessoires.
- Le 19 mars, au service technique de la ville, à Leipzig, fourniture de transformateurs pour courants alternatifs et continus.
- Le 29 mars, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Miinster-en-W., fourniture d’un moteur à gaz avec pompe aspirante et foulante.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Prochainement, à l’administration communale, à Sexten, (Tyrol), établissement de l’électricité.
- RUSSIE
- Prochainement, à la municipalité de la ville de Souvalki (Pologne), installation de l’éclairage électrique en cette ville.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17;
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Trente-et-Unième année.
- SAMEDI 20 MARS 1909.
- Tome V (2° série). — N° 12.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITE
- Directeur : A. BEGQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. —J. Dalkmont. La faculté technique de l’Université Mac Gill, à Montréal, p. 3j<).
- — J. Reyval. Dynamo volant de a ooo kilowatts, p. 363.
- Extraits des publications périodiques. —Etude et construction des dynamos. L’éehaufl'ement des conducteurs dans les dynamos à grande longueur de fer, 13. Arnold, p. 367 — De l ulilisalion de l’espace dans les bobinages électromagnétiques, Ch.-R. Underhill, p. 371 — Bibliographie, p. 376 — Correspondance, p. 377.
- — Errata, p. 378. — Chronique industrielle et iinancière. — Notes industrielles. Installations électriques de la Société des papeteries de Virginal, p. 878. — Chronique financière, p. 385. — Renseignements commerciaux, p. 387. — Adjudications, p. 388.
- ÉDITORIAL
- Nous avons plus d’une fois entretenu nos lecteurs de la question, si importante et d’un intérêt si actuel, de renseignement technique que doivent recevoir les futurs ingénieurs électriciens. M. Fabre a publié, il y a quelques mois, dans nos colonnes, un article de documentation sur ce sujet dans lequel il décrivait l’inslitut électro technique de Karlsruhe. Les principes sur lesquels est établie celte école ne sont pas en somme très différents de ceux qui prévalent dans un grand nombre d'aulres écoles du conliuent.
- C’est seulement en Amérique- que la spécialisation est érigée d’une manière absolue en méthode d’enseignement. La Faculté technique de V Université Mac Gill, à Montréal, dont M. Dalemont donne aujourd’hui la description, peut être citée comme exemple à
- cet égard ; les résultats fournis par ce système sont excellents, si bien que M. Dalemont semble lui accorder une supériorité marquée sur les systèmes européens.
- Quelle que soit la conclusion que l’on tire de cette étude, nous pensons qu’elle constitue un document intéressant, grâce à la précision des renseignements qu’on peut y puiser, et qui se trouvent synthétisés par le tableau d’emploi du temps indiqué à la fin de l’article.
- Dans l'article suivant sont exposées les raisons pour les quelles les dynamos-volants sont de plus en plus eu faveur auprès des constructeurs, dans le cas de l’alimentation en courant alternatif; la question se présent»? un peu différemment pour le courant con tinu,
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- et il semble même au premier abord qu’en recourant à la même disposition on doive arriver à une dépense de cuivre excessive.
- Ce résultat est discutable et Fauteur montre dans quelle mesure il peut être compensé par les autres qualités de la dynamo-volant, notamment par sa supériorité au point de vue de la ventilation, de la simplicité et de la facilité de surveillance.
- A titre d’exemple, est donnée la description d’une dynamo-volant de a aoo kilowatts, récemment installée par la Société Felten et Guilleaume-Lahmeyer, de Francfort, dans la centrale de la Compagnie Singer, à Glasgow. Dans cette machine, toute la masse du volant est reportée dans le rotor, qui pèse ainsi 56 tonnes environ, avec un moment d’inertie de 24210 li8m2.
- La machine fonctionne d’une manière satisfaisante, tant au point de vue du rendement qu’au point de vue de réchauffement.
- D’un vol unie sur la technique des courants alternatifs, qui doit prochainement paraître, M. Arnold a déjà extrait, pour le publier dans un périodique allemand, un chapitre dans lequel il traite la question de VEchauf-fement des conducteurs dans les dynamos à grande longueur de fer.
- Son calcul repose sur des hypothèses auxquelles on ne doit pas reprocher leur manque de rigueur, puisqu’un tel problème n’est pas susceptible d’une solution rigoureuse, et qu’au surplus, une précision parfaite serait sans intérêt pour l’ingénieur.
- AI. Arnold conclut de cette étude que la répartition de la température du cuivre est très irrégulière le long d’un même enroulement, et qu’on peut avoir dans les
- spires intérieures des échauffemenls inadmissibles, alors même que réchauffement moyen ne paraîtrait pas exagéré. En terminant, il applique son procédé de calcul à un exemple numérique.
- La question de F Utilisation de l'espace dans les bobinages électromagnétiques est également de celles que les mathématiques ne permettent pas de traiter d’une façon rigoureuse. C’est donc seulement une méthode d’approximation que propose M. Un-derhill.
- U insiste surtout sur le tassement des fils dans certaines sections. Ce tassement a pour effet d’améliorer le coefficient d’utilisation dans les sections correspondantes.-
- L’auteur donne une série de diagrammes qui mettent en évidence l’importance relative des différents facteurs qui interviennent dans le problème.
- Dans nos « Notes industrielles », on trouvera la description des Installations électriques de la Société anonyme des Papeteries de Virginal.
- L’application de l’électricité dans cette installation s’est faite graduellement, et les résultats obtenus ont été constamment satisfaisants. Les dynamos employées sont du type compound, de façon à obvier aux variations de tension qui pourraient résulter d’une variation de la charge.
- Il résulte des données fournies par l’exploitation de ces dynamos qu’il pourrait y avoir un intérêt réel à étendre la transmission électrique à la commande des piles raffi-neuses des meuletons ou déchiqueteurs.
- Au début de cet article sont données des indications générales sur la disposition d’ensemble d’une fabrique de papier.
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- LA FACULTÉ TECHNIQUE DE L’UNIVERSITÉ MAC GILL A MONTRÉAL
- 11 y a quelques mois, la Lumière Electrique publiait une description détaillée des installations de l’Ecole supérieure technique de Karlsruhe et tout spécialement de ses laboratoires d’électrotechnique ('). Cette école, quelque intéressante qu’elle soit, ne constitue pas cependant un type très différent de celui qu’on rencontre dans d’autres villes européennes. Or, ce sont en réalité les méthodes générales d’enseignement qu’il faut, comparer, car les installations . et les appareils mis à la disposition des élèves pour leur travail ne peuvent fournir que des données imparfaites. Et il est certain que, soit à Paris, à Karlsruhe ou à Liège, la méthode suivant laquelle sont formés les ingénieurs électriciens diplômés ne diffère pas essentiellement. Sans doute, la spécialisation peut être dans certaines écoles plus accentuée que dans d’autres, et cette spécialisation peut être obtenue par différents moyens : en l’imposant par exemple dans les programmes ou en laissant aux étudiants le choix de leurs cours. En réalité, les écoles qui laissent une certaine liberté aux étudiants dans le choix de leurs cours, leur proposent cependant un programme type pour des études déterminées, et celles qui imposent la spécialisation complète n’ont pas été très loin dans cette voie.
- Nulle part en tous cas, pensons-nous, la spécialisation n’est poussée comme dans certaines écoles américaines, et c’est pourquoi il nous a paru intéressant de donner ici quelques notes sur l’Université Mac Gill de Montréal, l’une des plus justement réputées. Nous ne nous arrêterons pas, cependant, à la simple description des laboratoires qui sont, à tout prendre, assez semblables à ceux des écoles techniques européennes, mais nous essayerons défaire saisir le système général d’éducation technique. Nous fournirons ainsi un document de. plus à la discussion sur l’enseignement technique, qui s’est, engagée il y
- (') L. Fabre. — L’Institut éleclrotcchnique de Karlsruhe. Lumière Electrique, tome II (20 série) p. ni et 272).
- a quelques mois dans cette Revue, et qui se poursuit encore avec les articles fort remarqués de M. André Blondel.
- Historique.— L’UniversitéMac Gill a été fondée vers 1820 grâce à la générosité d’un armateur écossais établi à Montréal, qui laissa une somme importante et des terrains de grande valeur pour qu’une école supérieure fût créée. Les Canadiens français furent sollicités de prendre part à l’œuvre, mais ils refusèrent pour des raisons que nous n’avons pas à examiner ici, et l’Université resta essentiellement anglaise. Elle fut depuis soutenue exclusivement par des dons privés et ne reçoit, même aujourd’hui, aucun subside du gouvernement canadien. Elle est administrée par une corporation et a reçu, par une charte royale, le droit de conférer des diplômes. Depuis une dizaine d’années, l’Université a pris un développement considérable et grâce, aux ressources importantes dont elle dispose, on a pu donner aux élèves des laboratoires parfaitement installés (').
- L’Université comprend cinq facultés : Arts, sciences appliquées, droit,médecine et théologie, et divers collèges lui sont affiliés. Les différentes facultés sont établies dans des pavillons séparés, au milieu d’un grand parc réservé aux étudiants pour les exercices sportifs, qui jouent un grand rôle dans la vie de l'étudiant anglais.
- Organisation des études. — Nous ne nous occuperons que de la section des électriciens.
- Les élèves y sont admis, dès l’âge de 16 ans, moyennant un examen d’entrée comprenant la littérature anglaise, le français ou l’allemand, (*)
- (*) Ce que nous dirons plus loin des laboratoires d'électricité pourrait être dit de la mécanique, de la métallurgie et des minés. Les élèves de ces sections peuvent effectuer dans leurs laboratoires spéciaux les plus importants travaux de leur art, ou, s ils ne les effectuent pas tous — et ce serait inutile — ils peuvent du moins exécuter des travaux-types qui sont pour eux une très féconde initiation.
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- 1’algèbre, la géométrie la trigonométrie et enfin la physique ou bien la chimie.
- Si on compare cet examen à notre baccalauréat et surtout à répreuve imposée pour l’admission à nos giandes écoles, on remarquera combien le programme de M(* G il I est restreint. On verra dans la suite que c’est là une caractéristique générale et elle résulte visiblement d’une volonté très nette des organisateurs et des administrateurs de l’Ecole. Cette volonté est d’exiger de l’élève des connaissances moins étendues et plus approfondies. Et il en est de meme dans les programmes de l’Université, qui sont établis, pour le but bien limité et utilitaire que se proposent les élèves ; ils veulent une science qui puisse leur être immédiatement utile dès la sortie de l’école et qui leur ouvre les portes de l’industrie spéciale où ils veulent faire leur carrière. 11 faut que la science qui leur est enseignée donne à leur eil'ort un maximum de rendement, et le vrai moyen d’y atteindre c’est de ne pas trop éparpiller le travail et de le concentrer sur leur spécialité. L’électricité est un assez vaste champ d’études, sans qu’on songe à y ajouter un bagage quelconque en vue d’une utilisation ultérieure et tout à fait problématique. On conçoit dès lors que l’application d’une méthode d’enseignement adéquate rende indispensable l’organisation de laboratoires d’autant plus complets qu’ils tiennent une plus grande place dans la formation de l'étudiant.
- Ce serait cependant se méprendre que d'assimiler la formation technique donnée à Mac Gill, à celle que reçoivent les élèves de nos écoles d’Arts et Métiers. Nous avons pu juger les faits par nous-menie et comparer, fl est incontestable que nos ingénieurs ont une culture générale plus étendue, mais à leur sortie de l’école, les électriciens ne sont pas, en général, maîtres de leur art comme ils le sont ici grâce à l’enseignement mono-technique; et les comparaisons qu’on ferait sur la production purement scientifique des divers pays, en admettant qu’elles puissent se faire en toute ligueur, ne prouveraient pas grand’chose! 11 faut en effet tenir compte des conditions de milieu cl des circonstances de temps; le développement industriel du pays favorisé par des richesses naturelles immenses, par l’ingéniosité de la race et son esprit d’entreprise, absorbe à la fois ses préoccupations et toutes les initiatives.
- Au surplus, l’ingénieur peut toujours étendre
- le cercle de ses connaissances en prolongeant ses études dans d’autres sections que celle où il a reçu un diplôme spécial, mais ce genre de travail, tout en étant prévu, ne s’clïectue pas dans le cadre normal de renseignement établi avant tout pour la généralité des élèves spécialisés.
- Le nombre de cours est donc restreint,mais les exercices pratiques et les travaux de laboratoires absorbent la plus grande partie du temps, de telle sorte que les cours techniques ne servent réellement qu’à diriger l’élève dans son travail.
- Fig. i, 2, 3 et 4.
- Lêfjende. — Fig. i, ù gauche et en haut: machine à vapeur à deux cylindres construite par les élèves; tig. 2, à droite et en haut: laboratoire d’électrotechnique ; fig. 3, à gauche et en bas: salle d’essais des machines à vapeur; lig. 4» « droite et en bas : salle d’essais des moteurs hydrauliques.
- personnel. On lui apprend moins l’électricité qu’il ne l’apprend lui-même par une recherche personnelle bien dirigée et tout à fait systématique.
- De même les élèves sont mis dès le début de leurs études (irü çt ae années) en présence des 2>roblèmes pratiques de leur carrière : le moulage et la fonderie, la forge, le travail du bois, le travail des métaux, et ils ont à exécuter eux-mêmes, dans les ateliers de l’école, des pièces de machines calculées et dessinées par les élèves des 3e et /|c années.
- Ainsi qu’on le verra plus loin, le temps cou-
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- sacré à ces travaux n’entraîne pas une dépense d’eflorts qui eussent été mieux employés ailleurs ; ce temps est assez limité pour que le travail reste pour l’élève l’initiation à des travaux qu’il devra diriger, sans être l’apprentissage d’un métier qui ne sera pas le sien.
- Les élèves des deux premières années sont occupés six heures par semaine dans les ateliers et y exécutent, sous une direction expérimentée et avec l’aide nécessaire, le moulage de quelques pièces; ils disposent d’un petit cubilot pour la fonte. A la forge, ils apprennent l’usage des différents outils et la fabrication des pièces forgées d’après dessin. La figure i montre une petite machine à vapeur à deux cylindres exécutée entièrement à l’Université par les élèves.
- Les cours ont lieu le matin, et le total ne dépasse pas douze à quinze heures par semaine ; l’après-midi est réservée aux travaux pratiques. Les matières enseignées dans les deux premières années sont, comme dans les écoles européennes, les mathématiques jusqu’aux applications des méthodes d’intégration aux surfaces et aux volumes, la physique, la chimie, la mécanique rationnelle et appliquée, la géométrie descriptive et le dessin. La description des mécanismes et machines commence dès la seconde année, tandis que les conférences sur les équations différentielles sont reportées à la troisième année.
- L’année académique dure six mois sans aucune interruption et, après un mois d’examens, les élèves ingénieurs doivent faire une période de trois mois dans l’industrie on la direction de l'école les fait accepter.
- L’enseignement, technique et les laboratoires. — C’est, surtout à partir ch; la troisième année, et jusqu’à la fin des études, que se fait, à proprement parler, la formation de l’ingénieur électricien. Et l’on considère, non sans quelque raison peut-être, que pour apprendre toute la technique de l’électricité production et utilisation du courant, transport de l’énergie, etc., il est indispensable de circonscrire, le travail et de n'introduire dans les programmes aucune partie qui ne soit très rigoureusement utile. D’autre part, la discipline du travail est telle que l’élève est mis constamment, en relations avec ses professeurs et que ceux-ci, (Mi tout temps, sont ainsi renseignés sur les connaissances de chaque étudiant.
- Les cours sont limités à l’élcctrotechniquc, à la
- mécanique, en ce qu'elle est nécessaire à l'électricien, ainsi qu’aux applications où ces deux sciences sont liées. De ce fait, les jeunes ingénieurs ne peuvent, s’orienter dès leur sortie que vers les industries électriques, mais ils peuvent aussi dès leur sortie s'y faire accepter, avec la certitude d’y rendre des services réels.
- Les chapitres des cours généraux sont repris et appliqués devant les élèves, dans des cours spéciaux où les théories sont supposées connues et où on les applique à dos exemples précis. D’autre part les travaux de laboratoire fournissent la vérification pratique des lois générales essentielles; l’étudiant s’y familiarise réellement avec les machines électriques et doit se rendre compte par lui-même des phénomènes don! elles sont le siège. On peut croire que c’est là une formule connue et inévitable pour caractériser l’utilité du travail de laboratoire, mais tout dépend de la façon dont la formule est appliquée, et les méthodes adoptées ici sont telles qu’un élève qui ne comprendrait pas ou ne travaillerait pas serait immédiatement arrêté.
- La figure a représente un des différents laboratoires d’électroteehniquc, celui réservé àl'étude des machines à courant alternatif. Nous ne mentionnerons pas ici en détail les mesures et les essais que les élèves y effectuent; tous ces essais sont connus et exécutés dans toutes les écoles.
- Comme il est cependant indispensable que l’ingénieur électricien connaisse la constitution et le fonctionnement des machines à vapeur et des turbines, on donne aux élèves un cours général sur les moteurs thermiques et hydrauliques et, dans des laboratoires spéciaux (fig. à il, ils ont une triple série d’expériences a exécuter, pour la vapeur, le gaz et l’eau.
- A titre d’indication nous mentionnerons ici les diverses machines mises à la disposition des élèves dans les laboratoires de mécanique appliquée.
- Pour la vapeur :
- Une machine à vapeur de 120 chevaux à i cylindres qui peut fonctionner comme machine à simple, double, triple ou quadruple expansion, avec ou sans condensation. Les élèves peuvent effectuer sur cette machine les expériences les plus variées et avec grande précision : une machine à grande vitesse Macintosh et Seymour; une machine horizontale à soupape avec condenseur spécial; une machine à vapeur Dake de
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- 4 chevaux. Un compresseur d’air de 40 chevaux actionné par une machine horizontale à grande vitesse; un frein Westinghouse à air comprimé; une pompe à vapeur h piston plongeur.
- Pour le gaz : Un moteur à gaz de /»o chevaux; un moteur à gaz Atkinson de 6 chevaux; un moteur Otto de io chevaux; un moteur à essence de 8 chevaux à a cylindres et 4 temps; enfin divers appareils pour la production et l'épuration du gaz extrait des* lignifces et un moteur spécial pouvant être alimenté par le gaz ainsi produit. Cette dernière installation est destinée à des essais spéciaux qui se poursuivent en vue de {'utilisation des lignites du Canada.
- Le laboratoire d’hydraulique contient entre autres des turbines de divers systèmes, Girard, Pelton, Thomson, turbines américaines et tous les appareils accessoires nécessaires aux essais.
- *
- * *
- Pour qu’on puisse juger de l’importance relative des cours et des travaux pratiques comme aussi des connaissances générales que doit acquérir ringénieur électricien pendant les quatre années qu’il passe à Mac Gill, nous donnons dans le tableau I ci-dessous le nombre d’heures
- au total d’heures imposées, sont les suivantes :
- cours généraux
- ------j—------------— = o,ü6
- n. total et heures-annee
- cours techniques n. total d’heures-année ’ ^
- labor. et exerc. prat.
- ii i - ... 1 i -- () rj
- n. total d’heures-année ’ '
- 11 suffira de comparer ces chiffres à ceux que fournissent les programmes des écoles européennes pour juger ce qui distingue les diverses méthodes au point de vue de la spécialisation (*). Ce tableau met bien en évidence le caractère monotechnique donné à Mac Gill,et ensuite, comme conséquence, l'importance donnée aux exercices pratiques qui constituent la base essentielle des études techniques.
- On peut assurément discuter les avantages de ce système et en rejeter l’application trop générale, mais il est incontestable qu’il fournit des résultats excellents. Sans doute le travail des ingénieurs européens ne le cède en rien, pensons-nous, à celui des ingénieurs américains; mais ce fait ne doit-il pas être attribué à la persévérance de leur effort et à leur valeur personnelle que la
- Tableau I.
- GÉNÉRALITÉS
- TECHNIQUE
- TRAVAUX PRATIQUES
- Sciences auxiliaires
- Elcctro technique
- Dessin
- Ateliers ot laboratoires
- Algèbre..........
- Mécanique........
- Géométrie........
- Physique.........
- Chimie...........
- Trigonométrie .... Géométrie descrip.
- — analyt. . Calcul différentiel. Equation différent.
- 4 JS
- ilÂ
- 5 4
- 2 îa
- G
- i X
- 3
- Construction... Levé de plans..
- Mécanique......
- Descrip. mach.
- i
- 1
- 2
- i'A
- <b$
- Courant continu... 3 — alternatif. 3 Eclairage électrique................ i %
- Traction........... i %
- Dessin élémentaire.
- — mécanique..
- — électrique ..
- Projets............
- G
- 4
- Atelier..........
- Laborat. chimie.......
- — — oppl.
- — physique....
- — — nppl.
- — — indus.
- — mécanique . .
- — — «pp1-
- — hydraulique.
- — liydro-électr.
- — électr. ind...
- — électr. ind...
- 9
- 3
- 2
- 4%
- 5 3 8 3 2 2
- 6 9
- Totaux....3i}*
- 7»
- 56X
- 74
- affectées à chaque matière, ce nombre étant rapporté à une année d’étude's pour permettre Ja comparaison. L’enseignement total comprend donc iaf> heures-année et les proportions des cours généraux, des cours purement techniques et des travaux et exercices pratiques, eu égard
- sélection favorise tandis que le système d’éduca-
- C) Nous avons donné de semblables tableaux comparatifs dans un article sur l’enseignement technique de la Revue Economique Internationale,avril iqok
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- tion technique serait plutôt un facteur d’infériorité.
- Il semble, en tous cas, que les organisations universitaires américaines, qui sont en général des institutions libres, administrées et dirigées par un conseil de gouverneurs, puissent se plier
- *
- aux évolutions nécessaires, bien plus aisément que ne le peuvent faire nos institutions européennes placées dans la dépendance étroite de l’Etat, de la politique et de l’administration.
- J. Dai.iïmont.
- DYNAMO-VOLANT DE 2 500 KILOWATTS
- A' . . ;'v
- KA.
- ‘VV
- La méthode qui consiste à reporter dans le rotor de la dynamo tout le poids du volant nécessaire, pour réduire la valeur du coefficient d’irrégularité dans la mesure voulue, est employée à juste titre, d’une manière générale, avec les alternateurs commandés directement par des moteurs à faible vitesse angulaire, mais elle est beaucoup moins en usage avec les dynamos à courant continu. 11 n’y a guère, à notre connaissance, que la Société Feltcn & Guil-leaumc-Lahmeyerwerke de Francfort qui leur applique avec constance cette construction dont certains avantages ne. sont pourtant pas à dédaigner.
- Pour que le rotor reste aussi léger que possible, tout en possédant un moment d’inertie suffisant, il faut nécessairement lui donner un grand diamètre. Comme, d’un autre côté, la longueur d’induit est inversement proportionnelle an carré du diamètre, l’armature est toujours très mince et, abstraction faite des accessoires, toute la dynamo-volant n’occupe guère plus d’espace que le volant ordinaire dont elle a pris la place, d’autant plus, qu’en supprimant le volant spécial, on fait disparaître en meme temps le palier intermédiaire qu’il faut presque toujours intercaler entre la dynamo et ce volant.'11 en résulte que le groupe électrogène tout entier présente un développement beaucoup plus restreint dans le sens axial. En d’autres termes, si le moteur es! une machineà vapeur compound, par exemple, les cylindres à haute et à basse pression sont plus rapprochés l’un de l’autre ,de telle sorte que les fondations et les tuyauteries sont moins importantes et moins coûteuses. Il peut se faire aussi que
- K?; „i>"
- l’arbre reçoive un plus petit diamètre par suite de sa longueur moindre. Enfin, la machine est plus simple et plus facile à surveiller.
- Ces faits expliquent d’autant mieux le succès des dynamos-volants à courant alternatif, que la fréquence généralement adoptée de 5o périodes par seconde implique d’elle-même un grand diamètre et un grand nombre de pôles, dans le
- Fig. i. — Dynamo-yolunt.
- cas de la commande directe par des moteurs à faible vitesse angulaire. 11 n’y a donc qu’à renforcer la culasse de l’inducteur mobile dans clés proportions très acceptables pour, transformer l’alternateur ordinaire en dynamo-volant.
- Ces considérations étant applicables à la génératrice mono ou polyphasée des groupes électrogènes dimorphiques doubles, on la construit d’après le meme principe. Son inducteur mobile
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- sert alors de volant à tout le groupe, tandis que la dynamo à courant continu est du type ordinaire. On obtient de la sorte un groupe remarquablement compact et simple tout en abaissant son prix d’achat d’une façon très notable.
- Pour les machines à courant continu, les choses sc présentent assez dilFércmment. La pulsation habituellement admise pour de faibles vitesses angulaires correspond à des fréquences variant entre io et *>o périodes par seconde au lieu île 5o, et le nombre de pôles qui en résulte
- Il pourrait donc sembler à première vue que la dépense de cuivre, tant dans l'inducteur que dans l’induit, dut augmenter au point de devenir excessive. Toutefois, même en faisant abstraction du fait qu’un plus grand nombre de pôles entraîne un accroissement parallèle de la puissance spécifique, d’autres facteurs interviennent encore pour modifier ce résultat. C’est ainsi que la ventilation des dynamos-volants est si énergique, qu’on peut utiliser les matériaux aussi complètement et aussi économiquementque pos-
- es! forcément beaucoup plus petit ainsi que le diamètre. Si l’on veut que le moment d’inertie de la partie tournante de la dynamo soit suffisant pour pouvoir se dispenser d’établir un volant spécial, et qu’en même temps son poids soit réduit au minimum, on est conduit à augmenter beaucoup son diamètre, ainsi que le nombre des pôles de l’inducteur, et à construire par suite une machine qui se différencie nettement du type ordinaire.
- siblc, en se laissant guider uniquement par la considération du rendement à obtenir sans avoir à craindre en aucune façon de dépasser ni même d’atteindre la limite d’échauIfement admissible. Il se produit de ce fait une compensation très importante.
- On peut objecter aussi qu’il existe une certaine disproportion entre le pas polaire et la longueur des conducteurs de l’induit, une faible portion de ceux-ci coupant seule des lignes de
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- production d’étincelles au collccLeur, etc.
- Considérées indépendamment des contingences, les dynamos-volants sont incontestablement plus chères que les machines du type ordinaire, mais il faut tenir compte de la place gagnée, ainsi que de la suppression du volant et d’un palier, le prix de ces organes, désormais inutiles, venant en déduction. De plus, la diminution de l'encombrement superficiel sc traduit par une économie non seulement surles fondations mais aussi sur le terrain et le batiment. Dans les villes où le terrain coûte cher, cette économie réalisée sur la surface bâtie peut être très considérable et, tous comptes faits, il arrivera bien souvent que les frais d’établissement d’une dynamo-volant ou d’une dynamo ordinaire seront sensiblement les mêmes. Comme d’autre part, les dynamos-volants ne le cèdent en rien aux autres au double point de vue du fonctionnement et du rendement et qu’elles sont mieux ventilées, plus simples et plus faciles à surveiller, il y a lieu de leur donner la préférence.
- À titre d’exemple, nous donnons ci-après quelques détails descriptifs, sur une machine de ce type installée récemment parla Société Fel-
- )
- Fig. 3.
- force. La remarque précédente réfute encore en partie cette observation concernant le fil mort. En outre, la faible largeur du noyau de l’armature est la source d’avantages précieux relativement. aux conséquences de la self-induction des bobines, c’est-à-dire le décalage des balais, la
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- ton & Guilleaume-Lahmeycrwerke, de Francfort, dans la centrale de la Compagnie Singer, à Glasgow. Cette dynamo-volant, d’une jouissance de 2 5oo kilowatts, alimente à la fois des lampes et des moteurs sous une tension de ïjo volts. Elle est entraînée directement par une machine Sul-zer à la vitesse de 85 tours. I/inducteur fixe se compose d’une forte carcasse en fonte de 7™ de diamètre extérieur et de 75e1" de largeur, venue de fonte avec un fort anneau intérieur auquel elle est réunie par de nombreuses nervures qui assurent la rigidité de l’ensemble. Cet anneau alésé au diamètre de Giocm sert de culasse magnétique proprement dite et reçoit à sa surface intérieure 24 pôles en acier coulé ayant une section ovale de 855em2, et autant de pôles de commutation intercalés entre les précédents. Les épanouissements polaires sont feuilletés et ont une section rectangulaire de 240 sur 485mm. Les pôles principaux, réunis en série, sont excités en dérivation. La carcasse extérieure est percée de nombreuses fenêtres de ventilation et coulée en deux pièces dont Passemblage se fait au moyen de boulons dans le plan horizontal passant par l’axe de l'arbre qui se trouve à 88cm au-dessus du sol. lia partie inférieure repose par des pattes sur la fondation.
- L’armature mobile qui a un diamètre extérieur de 53ocm est séparée des pièces polaires par un entrefer de 8mm environ. Son noyau formé de trois paquets de tôles minces, séparées par deux canaux circulaires de ventilation, a 2/|cm d’épaisseur et 475e1’1 de diamètre intérieur. Ce noyau est serré à l’aide de boulons entre deux roues en fonte, à dix bras plats, coulées chacune en deux pièces qui sont assemblées ensuite au moyen de frettes et de boulons. Deux de ces frettes sont appliquées à chaud sur le moyeu et les quatre autres, sur la face externe des jantes. Les deux moyeux s’emboîtent et sont clavetés sur un arbre de 8oomm de diamètre à la portée de calage. Cet arbre tourne dans deux paliers graisseurs à bagues qui reposent surda fondation.
- C’est dans ces deux roues que l’on a reporté toute la masse du volant, de telle sorte que le rotor, qui pèse approximativement 56 tonnes, possède un moment d’inertie d’environ 24 2iok«m2.
- La jante de ces roues est disposée pour recevoir et supporter les têtes de l’enroulement induit ; les conducteurs sont frettés de part et d’autre du noyau à l’aide de deux cercles d’acier dont ils sont isolés par interposition de segments de stabilité. Le bobinage est constitué par des barres de cuivre pliées d’avance sur gabarit et posées dans 780 rainures ouvertes, à raison de deux barres superposées par encoche. Chacune de ces barres est contenue dans un tube fermé, obtenu en enroulant autour d’elle plusieurs couches de leatheroïd. Les deux conducteurs ainsi isolés sont enfermés dans un tube commun en carton isolant qui garnit les parois de la rainure. Les extrémités des deux barres formant une spire de l’enroulement sont réunies par une brasure. Les extrémités libres sont soudées d’autre part aux fils de raccord au collecteur. Comme ces derniers sont assez longs, on les maintient serrés contre des blocs de bois imprégné qui s’appuient eux-mêmes contre les surfaces dressées de deux rangées circulaires de projections dont les bras de la lanterne de l’armature sont munis. Ce serrage s’obtient à l’aide de cercles plats, en acier, isolés des conducteurs par des segments en stabilité et fixés par des boulons. Le collecteur qui a 2 5ot,,n de diamètre et 4*>Amm de longueur utile comporte 780 lames en cuivre étiré, isolées à la nicanite. Le courant est capté par 24 rangées de 12 balais en charbon. Le porte-balais est constitué par un anneau à section double T auquel sont fixés des bras qui supportent à leur tour les tiges de porte-balais. Le tout repose sur la plaque d’assise par un support spécial.
- Le rendement de la dynamo à pleine charge est de q5 % . L’intensité du courant d’excitation a, dans les mômes conditions, atteint 28 ampères.
- La résistance de l’induit à chaud est de o, ooo565 ohms.
- Ajoutons que réchauffement de la machine est très faible. Api'ès dix heures de marche continue en charge, la température ne s’élève que de 27 degrés en moyenne dans l’armature et de 14 à 17 degrés seulement dans l’inducteur.
- J. Rkyval.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- ÉTUDE ET CONSTRUCTION DES DYNAMOS
- Ji’échauffement des conducteurs dans les dynamos à grande longueur de fer. — E. Arnold. — Elektrotechnisclic Zeitschrift, a5 février 1909.
- M. Arnold publie un extrait du cinquième volume de sa «Technique des courants alternatifs», lequel doit prochainement paraître, un chapitre relatif au calcul de la température du cuivre dans les induits de dynamos.
- L’auteur part de l’hypolhèse qu'on connaît soit par des mesures directes, soit par un calcul quelconque, la température des parties qui entourent les encoches ; il admet que cette température est constante dans toute la machine, ce qui est approximativement vrai, car il ne peut y avoir de grande déperdition de chaleur dans le sens perpendiculaire aux tôles de l’induit, à cause des fentes de ventilation qui les séparent. Mais entre chaque couple de fentes, la radiation calorilique n’est gênée par rien, et; la chaleur peut circuler librement dans le sens radial ; l’auteur admet à ce sujet le chiffre donné par Oit dans ses Mi.Ueilungen iiber Forschungsnrbciten (') ans dent Gebiete des Ingenieurwesens (cahiers 35 et 3(i.). D’après Ott, la conductibilité calorilique dans le sens radial est environ vent fois plus grande que celle dans le sens perpendiculaire.
- L’auteur considère alors une coupe longitudinale de l’induit (lig. 1) et désigne par :
- /,., la longueur de l’isolant qui entoure le conducteur ;
- (') Voir aussi sur la mèinequeslion YFAeklrolechnisclie Zeitschrift, 1908, p. 194.
- ft, la longueur de fer, y compris les l'entes de ventilation ;
- X„„, la conductibilité calorifique du cuivre ;
- <7,,, la section totale du cuivre dans chaque encoche,
- IJ,t, le périmètre d’une encoche;
- S,, l’épaisseur totale de l’isolement entre cuivre et fer;
- A,-, la conductibilité médiane de cet isolement.
- Les quantités et S,- doivent cire mesurées comme l’indique la ligure 2.
- En prenant pour origine des ordonnées le milieu de la longueur du fer l, les abscisses x, comptées dans le sens de cette longueur, croissent dans la direction de la chute de température.
- Considérons un élément de cuivre de longueur d.v ; la quantité de chaleur qui traverse cet élément pendant un temps dt, a pour expression :
- d'ïu' .
- KcJl„ -j-fr dt,
- où T'„ représente l’excès de la température actuelle du cuivre, au point considéré, sur la tempérai tire constante du fer.
- Il sort par la surface terminale gauche, une quantité de chaleur :
- et par les surfaces latérales :
- V nd.r. T,,1 .A ,dt Ci
- En outre l’élément de cuivre est échauffé par le pas-
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- T. V (2e Série). — N® 12.
- sage du courant : la chaleur Joule ainsi développée a pour valeur :
- J2K,.p| I -j~ 0,00/, (I,,1 -f- I fer l8)]
- f[n
- K,, étant le coefficient rclatil' à l'élévation de la résistance électrique du cuivre due à l'inégale répartition du courant dans la section et aux courants de Foucault développés dans la niasse du conducteur.
- On peut dès lors poser :
- Pour les enroulements en lils,
- K,. = i, iu — r ,a5,
- Pour les enroulements en barres de grande section, K,. = jusqu’à i,35,
- avec
- U„.X,- o.oo/, K,.ps2
- a = 5^--------------------=>-->
- Ô/ACr /[n A cM
- ^ __ A-aK,.p|'l + 0,00/, (Tfer- 8) |
- La résolution de cette équation différentielle donne :
- TJ = Ae“ + Be-“' + 4;.
- CIX
- Cette équation est valable pour toutes les sections transversales, depuis le milieu de la machine jusqu’à la section transversale F dans laquelle règne la température admise T/(degrés C au-dessus de zéro.)
- On déterminera les constantes A et B par les conditions aux limites :
- i° Pour x — o, ou a :
- Tful. est la température effective du fer.
- En égalant la chaleur perdue et la chaleur gagnée pendant l’intervalle de temps ch, nous avons :
- <n\,' .
- “ Ac„ <7" -jjr di
- M-K,.po,oo/iTJ JKrp[i -f- o,oo/t (Tfer—18)]'
- q„
- ‘1»
- dxdt
- aCi,<7„
- dX. ch TJ
- dx ' d.i
- ~ dx^j dt 4
- L n dx I Ki
- h
- di,
- d’où il résulte
- h^CJ,,
- d* T,,1
- dx~
- Un T,..1 ki J2K;.po,oo/,TJ
- —--------1---------------
- s£ (Jn
- J2K,.p[i 4~ »,<>»! (Tfar— i8)J
- q„
- ou :
- d T,J
- dx
- a0 Pour x on a a
- TJ , M =
- T j- — Tf,
- De la relation :
- «A — ali — o,
- il résulte alors :
- A = B.
- Nous pouvons donc écrire notre équation :
- T„' = A [eux 4- e~"x) 4—- = a A Cos h ax (ai
- d'1 TJ
- dx*
- U „4
- 34c„ q,,
- o,oo', K,.?.v-\ ,
- -, ) J '£
- AC„ !
- fi1 K,, p 11 4- 0,00 i (Tfer— 18)J
- AC„
- Nous poserons
- d'1 TJ
- dx*
- d*Tu>-.= —i,
- ce qui introduit un cosinus hyperbolique; nous obtenons alors pour x — - :
- a
- If — A Cos h —- -j--------j -f- lf6r. (.3)
- a a- v '
- Pour la tête de bobine, nous devons tenir compte de l’émission de chaleur dans l’air à travers sa couche isolante o«, <pii est plus mince que S,-. Soit \a la con-
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- ductibilité calorifique de cette couche. La température dans les sections baissera depuis F jusqu'au milieu de la tête do bobine. La chaleur se dissipe par radiation, convection et conductibilité ; le coefficient relatif à ces dernières pertes croit avec la rapidité du courant d’air de ventilation. S’il a pour valeur II on air calme, les recherches do Oit établissent qu’il deviendra H (i -f- 0,107 (’)’ s' 1 au’ a 'a vitesse <>. Si l’on admet que la vitesse de la ventilation aux tètes de bobines est égaie àp % de la vitesse périphérique de l’induit, on peut adopter l’expression :
- H (1 + — 0,1 (>).
- \ 100 /
- Soit alors :
- W la quantité de chaleur émise par icm de longueur courante de la bobine; <
- U* le périmètre d’une tète de bobine, en centimètres;
- T11 „ l’excès de la température du cuivre sur l’air au point considéré.
- On aura :
- Nous avons dès lors les éléments nécessaires pour établir l’équation différentielle relative à un élément d’une tête de bobine. Cette équation sera, en prenant pour origine des coordonnées le milieu de la tète de bobine, c’est-à-dire au point où la température est la plus basse :
- et
- d — ——— [1 |- o,oo/( (Tair— 18) j,
- /' c„
- il viendra :
- T,,11 — •>. C cos h ex A—T. (5)
- e-
- Pour la section F, ceci donne
- 1 / = 2 C (-.Osll —- -j-- -j- 1 air, l 6)
- 2 ex
- lu désignant la longueur de la tête de bobine au delà de l’isolant.
- Pour déterminer les constantes d'intégration A et C, nous avons les deux conditions suivantes:
- i° Les deux valeurs de la température T/ dans la section F tirées des équations (3) et (G) doivent être égales;
- •i° Les deux quantités de chaleur qui interviennent dans les deux calculs doivent être égales.
- La quantité de chaleur qui traverse, en un point donné, la section qn du cuivre, a pour expression :
- w _ - dT
- Ainsi, par exemple :
- W.,.1 = 2 A « Ac„ <ju Sinhfl.r,
- W^.11 = —aCcAC|JSinh ex.
- Nous .avons de plus pour la section F les deux déterminations :
- tMV1
- dx'1
- I
- H( I +— <>,!(’) \ 100 /
- 0,004 K,.p.v2
- Ac„
- U’ U
- 1 U
- I
- [1 -j- 0,004 (Tair — i8)j. (4)
- Posons alors :
- U,-.r------
- 'X ,/Jn
- +
- 0,004 K,.p.v2
- V
- A“ H (1 _|- -£-0,10 V 100
- a A Sin h —- = — c C Sin h—, 2 2
- et :
- aACosh^ + ^ + ÎT*»-
- -T.J
- raCCosh—--|—(8)
- Si dès lors la température T,er est connue, toute la distribution des températures dans le cuivre le sera également.
- La quantité de chaleur échangée entre le fer et le cuivre en une seconde est, pour chaque encoche:
- J 0
- h
- dx,
- W „ =
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2° Série). — N° 12.
- et pour Z, encoches, la quantité totale de chaleur échangée aura pour expression :
- \V„ x Z, J ^ A Cos h a x -f- dx,
- c^si„h ±+4 ty r9i
- U \ a a a2 x )
- W« xZ
- Ces formules montrent que les têtes de bobines exercent une influence notable sur le régime de refroidissement du cuivre. Le diagramme de la ligure ’î donne la température maxima du cuivre au milieu de la machine (pour une même longueur de têtes de bobines, mais pour des longueurs de fer différentes1, enfonclion de la longueur de la machine.
- 00 120 160 290cm
- Fis. 3.
- Courbes I, II, III. pour s — 2,4 ; a,4; 3,5 amp./mm2, et = o,35 ; i ; i ; o cm,35.
- l/auteur étudie également les variations de cette température maxima en fonction de l'épaisseur de l’isolant, pour trois valeurs différentes de l'excès de température du 1er.
- Fig. 4.
- les constantes auront alors pour valeurs moyennes :
- Xc„ 3oo X io~~‘ walt/em/mmq,
- X/ 7 X io“4 watt/cm/cniq,
- )V/ la X io~v wall/cm/crnq,
- II ix X i(H Avatt/cmq,
- 5 700
- A l’aide de ces valeurs, nous pouvons calculer les paramètres auxiliaires :
- ( U„ K,.#*\
- a*=%Vt U-------------) 10 %
- \GiOn I OOO/
- 7 o.9*'i + 0,004 Tfer 0
- 0 =z Kr-----------------------------------.v-
- (IO)
- ii)
- U,
- c-
- ’^r> (àa-\---j”-----7
- \ ï 0,()j V/
- 7 -ff 0.9'* + 0,00', Tnir
- d — IVr-------------------------.V2.
- 0,2^4 X nr4 Krs2, fia)
- 3)
- en prenant p r)o.
- l/excès de température du cuivre au milieu calculé d’après l’augmentation de résistance a pour expression :
- <r n
- T r T«! dX + T«-r - Talr + y f* T„»
- fr du f/c d 0
- J /. —-------------—
- d.v
- x A . alr h r\
- — Sui li -L- — -)
- a x a'1 2/
- e! f. + a r,.\
- . , S111 h .*) -)
- ^ c X <r 2/
- *4)
- Les têtes de bobine émettent dans l’air la quantité de chaleur :
- W a Z, Xc„q„e8 Sînh ^ + ^). (i5)
- Le diagramme (iig. 4) montre la chute de température entre le milieu de la machine et le milieu de la tête de bobine, dans un cas particulier.
- Evaluons :
- U» on centimètres, I/c en centimètres,
- qn en millimètres carrés, U4- en centimètres,
- 3/ en centimètres, oa en centimètres,
- en centimètres, en amp. par mil. carré,
- L’excès de température maximum en cuivre sur le fer, au milieu de la machine, est fourni par l’équation [x) où l’on fait x o :
- T^.r = aA + 4 (l6)
- a2
- expression dans laquelle À est toujours négatif.
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- S’il y a dans une encoche plusieurs conducteurs isolés les uns des autres, la température en un point ne sera pas répartie uniformément sur tous les conducteurs ; elle se distribuera sur chaque conducteur en raison inverse de sa conductibilité calori-lique particulière.
- L’auteur termine en éclairant les calculs précédents par un exemple numérique :
- Soit un moteur de 62 a chevaux, i ooo tours, et 2 100 volts, ayant pour caractéristiques :
- U„ = i3 cm. qn = 3yo nnriq. Si — o,35 cm. lr = 61 cm. lk — 6o cm.
- Il vient alors :
- §« = o,x cm. s = 2,42 amp. par mrnq. Z = 72 U/, = 11
- 1. fei. 1 air — 32 .
- ce qui conduit à :
- G =='„
- A = — 4,4.
- L’équation (iG) s’écrit :
- T/cmnx=—8,8-j- 22,8 = 14° d’excès sur la temp. du fer, — 46" — — de l’air.
- L’cquation (3) fournit :
- Tf — — i8,8 -f- 22,8 -|- 32 = 36° d’excès sur l’air et l’équation (y) :
- \Vu=iXn
- i3xj . io—•
- ôT/ti
- 3X4,4
- 4,55xio~2
- — Xi,88+22,8x3o,5
- „ „ [ i3 i,2 X 5,82\
- rtJ = a34 (————--------------)io-4=2o,6X'
- \o,3:jXj90 i ooo ]
- d’où :
- « /|,55 X io'
- o,23/|Xi.2X5,8îXio“*,
- a5 (o,i -)---- ) 3qo
- \ ' 3,7:,/
- = 33,7 X IO_\ d’où :
- f = 4,77 x i»-2,
- , 0,04 -4- 0/2
- b — 1,3 x -'.‘‘-T X 5,8a = 4,7 X io-a,
- i7o
- . 0,0.4 + 0,08
- d— 1,2 x --- -i—— X 0,82 = 4,2 X io-!.
- L’équation (7) devient ici :
- = 3,74 (— 364 + 695) = 1235 watts.
- Les têtes de bobines cèdent «à l’air (équation 15) :
- W = 2 X 72 X 3oo X 10—1 x'3go X 3.2,7 , / 2 X 4
- x m f 7------3-----1 L97+ l8>5 X 3o
- \4,77 X nr2
- = 3,82 (3oo -j- 555) = 3 260 watts.
- La température du cuivre au milieu est enfin :
- T/, = ^ X ^ X 855 + -
- 01 00 2
- = 5,44 i4>3 -(- 16 = 35,7° d’excès sur l’air.
- L’auteur conclut de celle étude que, dans les dynamos à grande longueur de fer, la température du cuivre est très variable le long d’une bobine et peut atteindre au milieu de la machine une valeur inadmissible, même si la valeur moyenne de l’élévation de température paraît admissible.
- R. C.
- 4,55 ASinh 4,55 Xo,3o5
- — 4,77C Sinh 4,77Xo,3,
- d’où :
- De Vutilisation de l’espace dans les bobinages électromagnétiques. — Charles R. Un-derhill. — Electrical World, 14 janvier 1909.
- A
- 4,77 ^ L97 r_.....
- 4,55 1,88
- ,)C,
- et l’égalité (8) donne :
- 3 X — i, ) G X 3,13 —j— 22,8 —f— 12 zzz 2 C, 2,21 -j— i8,5 G 14,G8 -j- 4,43j — 36,3,
- La question de l’utilisation de l’espace dans- les enroulements a fait l’objet de nombreux calculs approximatifs dans les ouvrages d’électrotechnique appliquée. Elle n’est pas, bien entendu, susceptible d’une solution rigoureuse, et la difficulté consiste surtout dans le choix de la méthode d’approximation à employer; le résultat pratique de toute théorie de
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- l’utilisation de l’espace doit être uniquement de fournir au constructeur des données, des facteurs, dignes de quelque confiance.
- Voici comment M. Underhill aborde l’étude du problème : il rappelle d’abord la définition usuelle du coefficient d'utilisation de l’espace dans un enroulement électromagnétique donné : c’est, on le sait, le rapport du volume de cuivre au volume total occupé par la bobine. Ainsi le coefficient idéal serait égal à l’unité, soit ioo % . On peut imaginer que la bobine soit constituée par un cylindre de cuivre unique, ou bien par une infinité de tours de fils de cuivre nus, dont la section serait de forme carrée et de dimensions infiniment petites. Mais cet enroulement idéal ne peut exister, car dans toute bobine à fiasques planes il y a une perte d’un tour par couche due à ce que les spires de chaque couche doivent revenir passer au-dessus de celles de la couche précédente — ceci sans parler même de l’isolement des fils.
- En fait, non. seulement le fil est entouré d’un isolant plus ou moins épais, mais encore la forme de sa section est généralement circulaire. La réduction du coefficient d’utilisation due à cette circonstance est rendue manifeste par la comparaison des figures i et % : on voit que si le diamètre du fil cylindrique est égal au côté de la section du fil carré, les coefficients d’utilisation correspondants sont respectivement, en négligeant l’isolement :
- — = 0,7854 pour la figure i ;
- 4
- i pour la figure 2.
- Fig. 1 et 2.
- Mais il n’est pas exact de prendre comme disposition moyenne de la bobine à fils cylindriques celle qui vient d’être indiquée ; l’auteur fait en effet remarquer que ces fils ont une tendance à rouler légèrement sur ceux de la couche précédente, jusqu’à venir se loger dans les intervalles supérieurs de ces derniers; on aura donc dans la section diamétralement oppt>sée à celle que représente la figure 1 la même disposition de fils, mais dans la section perpendiculaire, on aura le tassement indiqué par la figure 3,
- Rien entendu, dans les sections intermédiaires, la transition se fait graduellement.
- L’auteur croit alors pouvoir diriger son calcul de la manière suivante ;.la figure 4 montre, selon lui, que l’espace occupé par le fil dans l’enroulement
- tassé est proportionnel à 2 /*2 \/3 ^ 3,46 /’2, r étant le rayon du fil, tandis que dans l’enroulement exact de la figure 1, il est proportionnel à 4 /‘2. Par suite, on peut dire, en prenant la moyenne de ces deux nombres, que l’espace occupé par le fil dans un bobi-
- Fig. 3 et 4.
- Maintenant, le nombre de tours N, étant inversement proportionnel au carré du rayon du fil, sera
- ici proportionnel à -
- 0.2
- 68
- 0 — 0 , c’est-à-dire en
- 3,73 r2 r2
- fonction du diamètre d\ du «fil entouré de son isolant, à
- Donc le tassement donne un gain de 7,2 % , ce qui porte l’utilisation de l’espace à :
- ^ rrr 0,7854 + 0,072 11= 0,8574,
- soit :
- == 85,7/,
- % (').
- (*) Ce calcul est inexact. L’espace occupé par le fil n’est
- pas proportionnel à ar2 \/3 dans la disposition de la figure 3, ainsi que raffîrme Fauteur.
- Il est facile de rétablir le calcul de la matière suivante: Considérons une même hauteur lolalc de bobinage IL prise sur les sections représentées respectivement par les figures 1 et 3 : la région de la bobine comprise entre le fond et le plan horizontal de hauteur II contient n couches de fil dans la disposition r, //' dans la disposition 3. (Remarquons en passant que les figures aussi sont inexactes, puisque les paroislatérales de la figure 1.
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- La perte due au retour en arrière dont l'auteur a parlé plus haut est proportionnelle à —j-; m représentant les tours par unité de longueur et L la longueur occupée par l’enroulement. Ce qui précède suppose que les spires sont à angle droit avec l'axe de la bobine. La figure 5 montre que cette perte reste faible dans le cas de fils de petit calibre, mais peut devenir considérable pour de gros fils, lorsque L a une grande valeur. Dans ces conditions :
- W = 0,8074
- 1
- m L
- 20
- Fig. 5. — Pertes pourcent en fonction de m L.
- L'auteur cite alors comme cas extrême un fil n° 10 B & S enroulé entre deux faces de ucm,5'i chacune : la
- ne laissent aucun jeu et ne permettraient pas par suite aux fils de se lasser; mais ici il n’y a pas d erreur de méthode, et il suffirait à l’auteur de supposer qu’il y a dans la disposition i un jeu d’amplitude inférieure au calibre d'un Fil.) La section des Fils étant la même dans les deux cas, il en résulte que les coefficients d'utilisation + el <|/ des sections i et 3 seront précisément proportionnels à n et ri.
- Or, dans la disposition i on a évidemment :
- 11 = n X 2 r,
- d’où :
- n =
- H
- •2 r
- Dans la disposition 3, on voit que les dislances entre les lignes des centres successives sont égales à la hauteur
- du triangle de la Figure 4, c’est-à-dire a r^ 3; en ajoutant à la somme de ces intervalles les distances (égales à r) de la ligue des centres inférieure au fond de la bobine, et
- perte due au retour des spires serait alors de io % environ, et :
- ~ 0,8074 — o,io = 0,7074.
- Il y a un autre effet dû au retour des fils, effet que Fauteur a déjà exposé et discuté dans YElectrlcal World du 21 décembre 1907 ; cet effet, dont il résulte une perte d'espace à travers toute la bobine est le suivant : dès l’instant qu’un enroulement électro-magnétique est constitué par des spires, inclinées alternativement à droite et à gauche, il y aura pour chaque toïir une inclinaison sur l’axe de la bobine, plus ou moins accentuée suivant le diamètre de la spire; elle sera forte pour les spires
- de la ligne des centres supérieure au plan qui limite la hauteur H, on a :
- II — (ri — 1) 7* \^3 + 27*,
- d'où :
- n
- II — 2 r
- r s/ï
- +
- n. 2 /*
- 2 7*
- V3
- + 1 =
- 2 n
- I ry
- V 3
- +1.
- En adoplantalors la méthode d’approximation employée par l’auteur, laquelle est légitime, nous pouvons, pour évaluer le coefficient d’utilisation global, prendre la moyenne entre ri et ri, soit :
- n -j- ri n
- 2 2
- n — 1 1 7i+i n — ï
- — + - — -j---——-
- V3 a 2 V 3
- On voit ainsi que le gain dû au tassement n’est pas une constante. Le coefïicient d’utilisation de l’espace étant = 0,7854 pour la figure 1, il sera ici :
- 7i+i n — 1
- = 0,7854.
- 2
- Tout ce que l’on peut dire, c’est que, lorsque le nombre de couches augmente indéfiniment, le nouveau coefficient est lié par une relation purement numérique :
- V = o,"85.( ('--V* 2--
- v
- = 0,848 sensiblement.
- On n’arrivera donc jamais au coefïicient 0,7574 indiqué par Fauteur, et on se trouvera constamment au-dessous de cette valeur. N. 1). T.
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- T. V (2e Série). — N» 12
- étroites, moindre pour les spires à grand rayon; par suite le diamètre de la spire moyenne devrait toujours correspondre à l'inclinaison moyenne.
- L’auteur, appelle ensuite /la distance de centre à centre entre deux spires adjacentes, etM le diamètre moyen de toutes les spires, et donne un diagramme (fig. 6) qui représente la perte dont il vient d’être question. Les valeurs de l v M sont portées en abscisses. L’auteur déduit de ce diagramme que les enroulements du genre dit « haphazard » ont un coefficient <ï> plus faible que ceux qui sont bobinés par couches. Un fil n° ï6 B & S avec isolement au coton, également bobiné par coûches, et du diamètre moyen M = i présentera une perte par inclinaison de 1,^ % , approximativement.
- Fig. 6.
- Abordant alors l’étude de l’influence de l’isolement,
- l’auteur prend pour critérium le rapport
- d étant
- le diamètre du fil nu. Le diagramme (fig. 7) donne les valeurs de ce coefficient d’utilisation particulier, sans tenir compte, cette fois, des autres influences, telles que celle du tassement, etc. .
- Sur le diagramme 8, le nombre de spires et la longueur du fil sont les constantes, et les variables sont la résistance et la dimension du fil. Dès lors, si une région de bobinage donnée est occupée par 5 000 spires, par exemple, avec un coefficient de d2
- — = o,a5, et si un enroulement exactement sem-dx
- blable contient le même nombre de spires , mais avec un coefficient d’utilisation de o,oÎj, ce dernier contiendra le même nombre de spires et la même longueur de fils que le premier, mais ne présentera
- d^~ d\
- Fig. 8. — Courbe: watts; droite : spires, longueur et résistance.
- qu’une résistance moitié moindre, la section de son fil étant double.
- Ici la section des fils varie en raison directe, et par
- d2
- suite la résistance en raison inverse de —. Par suite
- d x
- avec une force électro-motrice constante, on aura
- -J--1---L—J 0
- 31 36 38 40
- U) 22 14 16 18 20 22 21 26 28 30 32
- Diamètre du fit.
- Fig. 7. — Influence de l’isolement. Courbes d égal isolement,
- L’utilisation de l’espace dans un enroulement électro-magnétique peut aussi être considérée comme représentant la conductivité du conducteur formé par l’ensemble de la bobine. C'est ce que l’auteur a exprimé par les diagrammes 8 et 9.
- B 60
- Fig.9. — Courbe supérieure : spires, longueur du fil, f. m. m. courbe inférieure : section du fil.
- une force magnéto-motrice et un chiffre de watts proportionnels à —.
- G* j
- La figure 9 représente les variations de la section
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- et de la longueur des fils, la résistance globale étant constante, ainsi que le nombre de spires. Dans ce cas, le nombre de spires et la longueur des fils sont
- / cl'1
- y et la section des fils, en raison directe de f-—-A .
- VA2/
- La force électro-motrice étant constante, la force
- en raison directe de
- (P v 2
- magnéto-motrice variera comme seront constants.
- et les watts
- cl2 : d\
- Fig. io. — Courbe: résistance; droite: f. m. m. watts, et section du fil.
- La figure io a été construite en supposant la section du fil constante, et variables la résistance, le nombre de spires et la longueur du fil. Il est évident, bien entendu, que les trois variables croissent
- dl V
- comme —. A
- di
- brce électro-motrice constante, la
- Spires max. et
- t‘. iu. m.
- Spires mnx...
- P„ max...
- Augmcntaliond o longueur.
- Fig. il. — Influence du périmètre.
- force magnéto-motrice sera également constante, et
- , • , cl*
- les watts varieront en raison inverse de —.
- dd
- L’effet d’accroissement de ^utilisation de l’espace est plus marqué pour un enroulement de faillie diamètre et il varie en raison directe de la longueur L de l'enroulement. La figure 11 représente les variations relatives, Pmill. et P,,,»*.étant les périmètres minimum et maximum, Pa le périmètre moyen et T l’épaisseur, ou profondeur, du bobinage.
- En terminant, l’auteur relate un essai de la vérification de la théorie du tassement, fait avec une bobine de 2oin,54 de longueur entre flasques, de de diamètre d’âme. Les résultats sont indiqués sur la figure i2.
- La formule employée pour calculer l’épaisseur
- 8 couches
- Fig, la.__ Expérience avec un bobinage de 8 couches.
- moyenne réelle de l’enroulement par couche est
- T
- 0,933 (n — 1) -f- 1
- dans laquelle îx —- le nombre de couches et T — 1 c-paisseur, ou la profondeur de l’enroulement.
- On observera que dans cette formule on a tablé sur 7,% % pour le tassement.
- Par transformation, elle devient :
- n = 1,072 (7 ~ *) + 1
- et :
- T = <[0,933 (« — 1) + 1].
- La perte due au papier inséré dans le bobinage à de certains intervalles peut être déterminée en enlevant le papier, l’enroulement autour de 1 aine, puis en calculant le nouveau volume qui reste pour le bobinage. Les pertes dues à la négligence, aux épissures et aux isolements des raccords, etc., sont des facteurs qui ne relèvent pas du calcul et que 1 expérience seule peut fixer.
- R. G.
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-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2* Série). — N» 12.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Les moteurs à gaz, tome II, par Herm. Haeder. Traduit de l'allemand, parM. Varinois. — i volume iu*8° de 248 pages avec ligures, tableaux et un atlas de ioo planches. — II. Dunod et E. Pinat, éditeurs. Paris.
- — Prix broché : 17 fr. 5o.
- Les six premiers chapitres de cet ouvrage ont déjà paru dans le premier volume. Dans le présent volume et dans l’atlas abondamment documenté qui raccompagne, les mécaniciens, les ingénieurs, les constructeurs, bref les techniciens qui s’intéressent essentiellement aux problèmes pratiques qui se posent dans l’étude des moteurs à gaz, trouveront des renseignements, des formules, des méthodes de calcul, et des tableaux d’exemples numériques concernant surtout la distribution et les accessoires de ces moteurs : soupapes, robinetterie, appareils de mise en marche, régulateurs, etc.
- L’auteur termine par un court chapitre sur les notions élémentaires de la therinochimie. Des diagrammes schématisent le fonctionnement des divers
- c*
- organes.
- R. G.
- *
- L9aèroplane pour tous, par L. Lelasseux et R. Marque. — Brochure in-8° de 120 pages avec u8 figures. — Société d’éditions aéronautiques, Paris,
- — Prix : 2 francs.
- Les auteurs ont cherché à exposer le plus simplement possible la théorie et la pratique de l’aviation. Après un court historique, ils rappellent les principes généraux d’équilibre du plus lourd que Pair. Puis vient un chapitre sur les moteurs, et un autre consacré à la description des types actuels d’aéroplanes. Des considérations sur l’avenir de l’aviation et des noies empruntées à dilïérenls auteurs terminent ce petit ouvrage.
- 11. G.
- Uber die Oxydation des Stickstoffes im ge~ kühlten Hochspannungsbogen bei Minder-druck, par Adolf Kœnig. — 1 volume in-8° raisin de 76 pages avec 8 figures.
- L’auteur discute la question, d’un inlérêt industriel si puissant, de la production de l’azote. Il se
- demande au début de celte élude si les gisements immenses de nitrates américains suffiront, avec le sulfate d’ammonium, à alimenter la consommation mondiale, et il se préoccupe d'établir dans quelle mesure les procédés électriques pourront venir au secours de l’exploitation des mines et de la chimie.
- Après avoir examiné dans un exposé théorique la question de savoir si l'oxydation de l’azote sous l’influence de l’arc est un phénomène d’origine thermique, il décrit les dispositifs expérimentaux qui permettent de réaliser cette oxydation, et notamment les differents modes de refroidissement des électrodes. Ce refroidissement lui paraît indispensable pour obtenir la production d’un phénomène purement électrique.
- R. G.
- VOLUMES REÇUS
- Leçons d’Êlectrotechniquegénérale, tome IIT, par P. Janet (20 édition revue et augmentée). —
- I volume in-8° raisin de 356 pages avec 129 figures. — Gautiiier-Yjllars, éditeur, Paris. -— Prix : broché,
- II francs.
- DerEinüuss Siliciums auf die elektrischen und magnetischen Eigenschaften des Eisens, par Emil. Kolben. — Brochure de 16 pages avec 16 figures. — A. Haasis, éditeur, Prague. — Prix : o fr. 60.
- Contrôle des installations électriques (Appendice), par A. Monmerqué. — 1 volume in-8° carré de 309 pages. — C11. Béranger, éditeur, Paris et. Liège. — Prix : cartonné, 7 fr. 00.
- Êlecti'icitè (Ægenda Dunod 1009), par J.-A. Montpellier. — 1 volume in-16 de 349 pages avec 58 figures. — H. Dunod et Pinàt, éditeurs, Paris. — Prix : relié, 2 fr. 5o.
- Di un nuovo metodo perla pratizione de&li impianti elettrici contre le sovratensioni, par Cr. Semenza — Extrait de Atti Âssociazione Elettro-tecnica ftaliana. Milan.
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- 20 Mars 1909.
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- Cours de Physique (5e partie), par H. Bottasse.
- — i volume in-8° raisin do 426 pages avec 192 figures.
- — Ch. Delagrave, éditeur, Paris. — Prix : broché, 14 francs.
- Construction des induits à courant continu, par E.-J. Brunswick et M. Aiiamet. — 1 volume in-8° de 192 pages avec 38 figures. — Gauthier-Villars, éditeur, Paris. — Prix : broché, 2 fr. 5o; cartonné, 3 fr.
- L’Êlectrotechnique exposée à Raide des mathématiques élémentaires, par N.-A. Paquet, A.-C. Docquier et J.-A. Montpellier. — 1 volume in-8° raisin de 3a8 pages avec 194 figures. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché 7 fr. 5o; cartonné, 9 francs.
- Teoria asintotica delle radiazioni elettriche, par T. Levi-Civita. — Extrait des Rendiconli delta R. Academia dei Lincei. Rome,
- Le passé, le présent et Vavenir de l'éclairage, par E. Guarini. — Brochure de 44 pages avec 86 figures. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 2 francs.
- CORRESPONDANCE
- Nous avôns reçu de notre collaborateur, AA Blondel, la réponse suivante à la lettre de MM. Bellini et Tosi, insérée dans le dernier numéro :
- « Il faut croire que ma note des Comptes Rendus du 19 octobre 1908, cependant élogicuse pour MM. Bellini, et Tosi n’a pas été du goût de ces Messieurs, puisqu’ils se sont mis à compulser la littérature de brevets pour y trouver une antériorité à opposer à la mienne et que, renonçant désormais à s’attribuer implicitement les cadres simples, ils se plaisent maintenant h en faire honneur à Brown, cc pour rendre hommage à la vérité ».
- Ayant eu la curiosité de me procurer le brevet Brown, j’y ai trouvé seulement l’exposé du but à atteindre (concentration de l’énergie) et le sentiment que cette concentration devrait pouvoir être obtenue en ménageant un espacement d’une demi-longueur d’onde entre deux fils; mais pas du tout l’énoncé des moyens propres à réaliser ce but.
- Brown n’a considéré que de très courtes longueurs d’ondes, comme il le dit d'ailleurs explici-
- tement à la lin de son brevet et comme l’indiquent suffisamment ses figures. qui représentent deux antennes s’élevant verticalement au-dessus des bornes d’une bobine de Rhumkorff, c’est-à-dire espacées de moins de im, avec un oscillateur Righi (qui n’est employé, comme on le sait, que pour les ondes très courtes) au milieu du fil qui joint les antennes ; celles-ci avaient une hauteur de plusieurs quarts d’onde et en auraient contenu au moins 5o si 011 leur avait donné 5o m de hauteur. Il en résulte que les aériens ouverts de Brown ne répondaient aucunement au type de la figure 1 de l’article de MM. Bellini et Tosi et ne pouvaient osciller qu’en présentant dans les antennes plusieurs concamérations, totalement ou partiellement opposées dans leurs effets. L’auteur se trompait aussi sur la répartition possible de l’énergie en supposant que son dispositif avec antennes de même phase pourrait donner un maximum d’énergie dans le plan des antennes.
- C’est avec entière raison que la Rédaction de la Lumière Electrique m’attribue la paternité des antennes au quart d’onde, non seulement parce que j’ai réduit leur hauteur pour les rendre efficaces, mais encore parce que j’ai indiqué les moyens de les faire osciller soit en phase, en plaçant l'oscillateur au pied d’une des antennes (dans le cas de l’excitation directe), soit en opposition de phase, en produisant l’excitation par induction au milieu du fil de jonction horizontal, comme le font actuellement MM. Bellini et Tosi. C’est moi aussi qui ai indiqué qu’on peut réduire la distance au-dessous d’une demi-longueur d’onde sans modifier la répartition de l’énergie, dont le maximum est alors dans le plan du cadre et suit la loi du cosinus. Cette considération est capitale pour l’emploi des grandes longueurs d’onde actuellement adoptées, 3oo à' 1 aoo m; car comment espacer 2 antennes de 600 mètres?
- De meme, en analysant le dispositif’ à circuit fermé qu’a décrit Brown, j’ai constaté qu’il n’est pas du tout identique à celui que j’ai décrit moi-inême ; car son circuit a une longueur égale ou supérieure à deux longueurs d’ondes, tandis que mes aériens fermés par un condensateur (qui peut être à diélectrique d’air comme dans les cadres Bellini-Tosi) ont toujours une longueur totale au plus égale à la longueur d’onde employée ou même seulement à la demi-longueur d'onde.
- Il n’y a donc aucune équivalence entre les dispositifs de Brown qui ne réalisaient pas le but
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- propose, et les miens cpii le réalisaient; or, ec sont les miens, et non pas ceux de Brown, qu’utilisent MM. Bcllini et Tosi.
- Avant ceux-ci j’ai signalé que l’amplitude des ondes dirigées varie suivant la loi du cosinus {loco citato), et exposé la propriété des aériens dirigeables d’être beaucoup moins sensibles aux ondes non accordées que les systèmes d'antennes simples. Cela ne diminue d’ailleurs en rien le mérite ultérieur des travaux de ces Messieurs.
- Je m’abstiendrai, pour n’user que dé mon droit de réponse, de signaler quelques affirmations discutables dans l'article, d’ailleurs très intéres-
- sant,de MM. Bellihi et Tosi ; j’y reviendrai une autre ibis.
- Veuillez agréer, etc. A. Bloxdel.
- ERRATA
- Numéro 7 du i3 février 1909 au sujet du compteur électrohjüque, par M. Fiévez :
- Dans la description de ce compteur, il est dit que l’électrolyte est de l’eau pure additionnée de 5 % de carbonate de sodium : cesl une dissolution de soude caustique.
- De plus Péchclle est de 3oo divisions et la capacité est de 1 aoo- ampères-heure.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE (1)
- NOTES INDUSTRIELLES
- Installations électriques de la Société anonyme des Papeteries de Virginal.
- On sait clans quelles conditions doivent fonctionner les machines à papier :
- La pâte à papier, préparée d’avance, après avoir été déchiquetée, soit dans un meuleton, soit dans un déchiqueteur, est raffinée avec de l’eau en excès dans des piles raffineuses ou « llollandcrs » situées à iïétage.
- C’est dans ces piles qui, en l’occurrence, servent aussi de malaxeurs, cjue se fait l’addition du savon de résine, nécessaire an collage du papier et des charges ou colorants divers.
- Lorsque la pâte a atteint dans la pile le degré de finesse voulu, elle est emmagasinée, toujours avec de l’eau en excès, dans les cuviers en métal ou en maçonnerie et céramique, situés au rez-de-chaussée, à la tête des continues.
- Afin d’éviter que les matières qui composent la pâte 11e se séparent par décantation, elle est brassée continuellement dans ces cuviers, par des agitateurs mécaniques.
- Des cuviers, la pâte, après avoir passé par des épurateurs, appareils dont il existe de nombreux types, et dont le but est de retirer de la pâte raffinée les impuretés qui pourraient encore s’y trouver, est
- envoyée sur la toile métallique sans fin de îatablc de fabrication. La plus grande partie de l’eau dans laquelle elle se trouvait en suspension en est éliminée par égouttage simple, et aussi par les boites d’aspiration.
- A l’extrémité de la table de fabrication, la pâte, qui a déjà pris l’aspect d’une feuille peu homogène, passe entre les cylindres de deux presses, puis elle est entraînée par un feutre à travers les cylindres chauffés de la séchcrie, dont la chaleur en élimine les dernières traces d’eau.
- L’épaisseur du papier fabriqué varie entre d’assez larges limites. Elle est fixée dans le commerce par le poids au mètre carré. Une même machine continue peut fabriquer des papiers d’épaisseur variant, pour les machines à cylindres sccheurs multiples, entre 40 et7|Oo parfois 5oo grammes.
- Si l’on considère que la capacité d’exsiccation d’une table de fabrication et d’une sécherie pendant un temps déterminé peut, être considérée comme constante, on comprend aisément qu’à ce seul point de vue il est nécessaire de faire varier la vitesse de marche de la continue suivant l’épaisseur des papiers fabriqués.
- Telle est l’une des causes principales de l’impor-j tance que prend en papeterie la question de la varia-I tion de vitesse de la continue.
- (1) Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. A. Becq, ancien élève de VÉcole Polytechnique, ingénieur Conseil, 40. rue des Ecoles, Paris.
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- Fig. i. — Calandre à commande électrique par moteur à deux collecteurs.
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- En règle générale, lorsque le papier est reçu en bobines à l’extrémité (le Ja continue, il présente un aspect assez rugueux, qui clans bien des cas le ren-dr ait impropre aux usages auxquels il est destiné.
- Il s’agit donc alors de le glacer, ou de le lisser, opération qui s’effectue au moyen de machines appelées calandres.
- Ces calandres se composent de deux bâtis verticaux, supportant les coussinets et les tourillons de cylindres superposés, dont le nombre varie de 8 ou. io à a/l. Ces cylindres sont les uns en fonte, ou en acier fondu, les autres en papier spécial comprimé. Les cylindres métalliques sont chauffés à la vapeur.
- Leur vitesse de rotation varie suivant la qualité du papier à calandrer, et suivant le degré du poli que l'on veut obtenir, poli qui varie presque à l’infini, depuis le papier simplement lissé jusqu’au papier frictionné.
- Le papier calandré ou non doit être fourni aux clients soit en bobines, soit en feuilles de dimensions variées. Ce conditionnement s’effectue au moyen des coupeuses et des bobineuses, et l’on comprendra, d’après ce que nous venons de dire, que la marche de ces outils ne soit qu’intermittente.
- Ceci posé, voici dans quelles conditions l’électricité a été employée à la commande motrice des machines de la papeterie de Virginal :
- Celte installation a été exécutée en deux parties. La première installation comprenait une génératrice de 175 k\v., 2 moteurs de 60 HP, à vitesse variable ainsi que 2 moteurs de 20 HP à vitesse constante.
- Les deux moteurs de (io IIP attaquent deux continues de im de largeur rognée, construites par la maison Thiry de Huv.
- Deux ans après que cette installation fut mise en marche, la Société des Papeteries de Virginal a installé une troisième continue de sortant de la
- même maison. Cette machine comprend une table de fabrication avec toile de i6m X 2m,6oo de largeur, 2 presses couchantes et une montante, une sécherie aATec une seule commande, comprenant 20 sécheurs pour le papier et 8 pour les feutres.
- Les résultats obtenus dans l'installation déjà en fonctionnement ayant été satisfaisants, la Société des Papeteries de Virginal a adopté la même disposition pour la commande de la nouvelle continue; la puissance du moteur fourni est de 120 HP. Cette extension a nécessité l’ajoute d’une nouvelle unité génératrice de 170 k\v.
- L’installation actuelle comporte donc deux ma-
- chines à vapeur attaquant directement par câble les transmissions de commande des appareils de préparation de la pâte, tels que les broyeurs, pile à raffiner, pile à blanchir, tous appareils qui se trouvent à proximité des machines à vapeur dans une salle contiguë. Les volants de celles-ci sont prévus de largeur suffisante pour permettre également la commande par câble des dynamos génératrices.
- Les deux dynamos sont, comme nous l’avons indiqué déjà, d’une puissance aux bornes de 175 kw. ; elles sont à 3 paliers.
- Les induits sont à deux collecteurs donnant chacun une tension de 120 volts, permettant donc l’alimentation de 3 fils sous 240 volts entre extrêmes. L’excitation shunt est branchée sur les extrêmes. Les dynamos sont du type cornpound de façon à obvier aux variations de tension qui pourraient résulter d’une variation dans la charge débitée. Il y a lieu en effet de tenir compte de ce que, pour une vitesse donnée de la continue, il faut que cette vitesse soit autant que possible constante, des variations pouvant amener des différences de poids du papier, différences régies par une tolérance très réduite. Le compoundage des machines permet de plus l’alimentation de l’éclairage des usines; celui-ci est branché sur les pôles extrêmes, c’est-à-dire à la tension de 2 >< 120 volts. Le compoundage a été calculé de façon que la variation de tension aux bornes des génératrices, de vide à pleine charge, soit inférieure à 1 % sans réglage de l’excitation.
- Les dynamos tournent à la vitesse de 400 tours environ par minute. Elles peuvent débiter un courant de 730 ampères environ. Leur rendement, en pleine charge, a été trouvé aux essais de 92 % , et demi charge de 89,5 % .
- Les raccordements au tableau de distribution sont effectués en câble isolé à 600 még., placé sur isolateurs dans des caniveaux.
- Le tableau est composé de plusieurs panneaux portant tous les appareils de mesure et de sécurité nécessaire et entre autres un ampèremètre sur chaque pôle extrême et 3 voltmètres permettant le contrôle, à tout moment, du voltage de chaque collecteur et du voltage total. Le tableau porte également les rhéostats d'excitation des machines et est prévu pour la mise en parallèle des 2 génératrices.
- Les canalisations de raccordement aux moteurs sont isolées à l’intérieur des bâtiments et mues à l’extérieur. Une canalisation spéciale alimente chacun des moteurs de façon à les rendre complètement indépendants les uns des autres.
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- La section des canalisations a été calculée de façon que, pour la puissance maximum des moteurs, la perte en ligne ne dépasse pas 3 % . Dans ces conditions, en se basant sur les rendements de machines
- par le moteur sur sa poulie, est de 81 % , en supposant les moteurs et génératrices fonctionnant en charge, et de 74,5 % , les moteurs fonctionnant à vitesse réduite. Les canalisations sontà trois fils pour
- obtenus aux essais, le rendement total de l'installation, c'est-à-dire le rapport de la puissance fournie à la poulie des génératrices et de celle développée
- les moteurs à vitesse variable, et amènent ainsi à l’appareil de démarrage cl de réglage de vitesse les tensions do 120 et 2 pi volts.
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- Les moteurs sont également à 2 collecteurs et peuvent être, au moyen de l’appareil do mise en marche et de réglage de vitesse, couplés de différentes façons donnant différentes vitesses, comme nous le verrons plus loin. Ils sont à trois paliers et attaquent par courroie la transmission principale de commande des continues. La variation de vitesse obtenue aux moteurs par combinaison des collecteurs et des tensions, ainsi que par le réglage de l’excitation, est de ii8 à 900 tours, la puissance variant de 17 à 65 HP, pour les moteurs de 60 IIP, et de 22 à 120 HP, pour le troisième moteur. Ce dernier a été essayé à la puissance de 95 HP, tournant à la vitesse de 65o tours environ par minute. Les échauffements au-dessus de la température ambiante obtenus dans ces conditions après 6 heures démarché ont été de :
- io° aux électros ;
- 190, 5 aux collecteurs.
- L’installation actuelle comporte donc 3 continues dont 2 avec moteurs de 60 IIP, la troisième avec moteur de 120 HP.
- 15° à l’induit.
- Le diagramme (iig. 3) réunit, pour une des premières continues équipées électriquement, les différentes courbes de vitesse du moteur en tours par minute, de la puissance absorbée par la continue, de la puissance maxima, ainsi que des rendements du moteur aux charges maxima, par rapport à la vitesse du papier en mètres par minute.
- Une particularité des machines à papier est qu’elles ne nécessitent pas, en marche normale, une puissance de beaucoup supérieure à celles qu’elles prennent à vide, et nécessitent au démarrage un couple de beaucoup supérieur à leur couple normal.
- Pour obvier à cet inconvénient, on en prévoit généralement le démarrage en plusieurs parties par un dispositif d’embrayage successif des différents cylindres. Gela ne nuit pas à la simplicité de la machine, ce dispositif étant en partie nécessité par un réglage supplémentaire de la vitesse des cylindres.
- Les moteurs sont commandés par des oontrollers d’un type spécial à souillage magnétique.
- Les résistances de démarrage sont indépendantes. Elles sont constituées de spirales métalliques montées sur porcelaine dans un cadre et protégées par des tôles striées. Les controllcrs sont du type à un sens de marche. Us présentent la forme d’une caisse rectangulaire fermée par une tôle, analogue à celle des controllcrs de tramways. La manœuvre des con-
- trollers comporte trois mouvements : le couplage des collecteurs, le démarrage du moteur et le réglage de l’excitation.
- Le mécanisme des deux premiers mouvements est constitué de cylindres commandés par volant. Le rhéostat d’excitation se trouve également dans le conlroller et est commandé également par volant de l’èxtérieur de la caisse. Un index fixé aux volants de commande indique pour chaque cran le couplage correspondant et la vitesse obtenue. Les cylindres sont en fonte malléable et portent des touches en cuivre rouge fixées par des vis ; l’arbre des cylindres est isolé.
- Une roue à encoches dans lesquelles s’appuie un galet rappelé par un ressort puissant, détermine l’arrêt des cylindres dans chaque position franche.
- Les balais frottants sont montés sur des ressorts en bronze phosphoreux ; la pression des balais peut être réglée par des vis.
- Le soufflage magnétique est assuré par une bobine placée sur un noyau venu de fonte avec la caisse. Cette bobine est traversée par le courant principal du moteur.
- Le cylindre de couplage des collecteurs permet de connecter ceux-ci en série sur 120 volts donnant la vitesse de 118 tours, en série sur 240 volts donnant la vitesse de 35o tours, en parallèle sur 240 volts donnant celle de 730 tours. Toutes les vitesses intermédiaires et supérieures à 750 tours sont obtenues par la manœuvre du rhéostat d’excitation.
- Les manœuvres de changement de vitesse des moteurs se font instantanément et d’une façon très simple, ne nécessitant aucune connaissance spéciale de la part du préposé au maniement de l’appareil.
- Près des moteurs se trouve un tableau récepteur portant un interrupteur iripolaire avec coupe-circuit, ainsi qu’un ampèremètre permettant de se rendre compte à tout moment de la marche du moteur.
- Les calandres doivent également pouvoir fonctionner à des vitesses très variables. Pour la commande d’une de ces machines, la Société des Papeteries de Yirginala également installé un moteur à deux collecteurs avec même appareillage.
- On trouvera ci-après un tableau de toutes les vitesses pratiquement obtenues au moyen du dispositif adopté, qui permet donc, comme il est possible de s’en rendre compte, p3 vitesses différentes entre celle minima de 13m,2oo et celle maxima de n6m,6o de papier.
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- Tableau de toutes les vitesses obtenues aux calandres actionnées par moteur à courant continu à deux collecteurs.
- COM.l ACTEURS COLLECTEURS COLLECTEURS
- E.N SERIE EN SÉRIE EN PARALLÈLE
- SUR I 5 VOLTS SUR ü3o VOLTS sur a3o VOLTS
- numéros métrés n uméros mètres u uméros mètres
- j I 3,20 I 2 3, Go 1 5 1,20
- 2 1 Vi<> 2 26,40 2 5 3, Go
- 3 13,Go •) > 2 7,20 3 53,20
- / 1 1 3, go 4 2(8,00 4 56,80
- 5 r> 28,80 5 58,80
- G 1 /, ,60 G a.9,60 G Go,80
- 7- i5,oo n J 3o,8o 7 62,80
- 8 13,30 8 3 r ,80 8 64,80
- 9 1 G,o3 9 32,8o 9 66,20
- 10 16,80 10 33,6o 10 68,00
- . 11 17,/io 11 11 70,40
- I X 18,00 12 3 3,Go 12 72,80
- 13 18,Go 13 87,00 1 3 74,40
- i4 19,20 14 38,.',0 14 76,80
- 13 ï 9, Go 13 3{)/i° 13 79îao
- 16 20,20 iG •'1 <>,'<> 16 81,60
- 17 20,Go 17 /, 1 /io 17 84,40
- 18 21,20 18 42,8() r8 .87,20
- *9 2 r ,80 x9 /j/,,ao M) 89,60
- 20 22,40 20 4 3, Go 20 92,00
- 21 23,00 21 46,80 21 94,00
- 22 2 3, Go 22 48,00 22 96,00
- 2 3 24,20 2 3 /,9,ao 23 98,00
- 2'l 2 \ ,8() a'i 5(),/|0 ‘X\ 100,00
- 2 3 a.-), V> 2 3 51,60 2 3 102,00
- 2 G 2G,00 26 52,80 26 103,80
- a7 26,60 a7 5/1,00 a7 107,20
- 28 27,20 28 55, a» 28 109,60
- a9 a 7,80 a9 56,40 a9 1 r 2,00
- 3o 28,40 3o 57,60 3o 114,20
- 31 29,00 3 ï 3 8,80 3 ï ï 16,60
- Les différents moteurs à vitesse variable sont branchés sur les barres du tableau de façon que, dans le cas où les moteurs fonctionnent simultanément à vitesse réduite (120 volts), la charge soit répartie également autant que possible sur les deux collecteurs.
- Les moteurs ordinaires à un collecteur qui commandent les appareils auxiliaires à vitesse constante du service des continues sont d'une puissance de *20 IIP et tournent à la vitesse de 800 tours environ pa^* minute.
- Ils fonctionnent à la tension de 240 volts.
- Chaque moteur a, placé auprès de lui, un tableau récepteur portant le rhéostat de démarrage automa-
- tique à rnaxima et à minirna, ampèremètre, interrupteur et coupe-circuit.
- L'eau d’alimentation est prise dans les réservoirs et élevée dans les filtres par un groupe moteur-pompe centrifuge système Rateau.
- Il se compose d’une pompe centrifuge du type 24 h à 1 ouïe, capable d’un débit de â l'heure
- à une hauteur manométrique de 5m. La pompe est attaquée directement par l'intermédiaire d’un manchon d’accouplement, par un moteur électrique de 8 IIP, tournant à 7^0 tours à la tension de 240 volts. La pompe et le moteur sont fixes sur un bâti com-m u n.
- L’appareillage du moteur comprend, outre celui prévu aux autres moteurs, un rhéostat d’excitation permettant d’en faire varier la vitesse suivant les nécessités du service.
- Pour ce qui concerne enfin les conditions d’exploitations, on sait que les machines à papier fonctionnent généralement sans arrêt nuit et jour, la semaine durant. Les moteurs et générateurs sont donc prévus pour une marche continue. Leurs isolements sont spéciaux, l’atmosphère d’une papeterie étant très humide.
- En résumé, l’application de l’électricité à la commande des machines à papier réduit les temps de manœuvres et les simplifie de beaucoup, d’où il résulte une augmentation de production assez sensible.
- Elle facilite en outre le travail de l’ouvrier et assure une sécurité de marche beaucoup plus grande, tout en réduisant notablement les frais d’entretien et la consommation de vapeur.
- f L’installation que nous venons de décrire permet déjà de bénéficier de l’un des plus grands avantages que présente le transport de force électrique.
- Cependant il peut y avoir un intérêt réel à étendre la transmission électrique à la commande des piles raflineuses, surtout lorsqu’il s’agit d’installer une usine nouvelle.
- En effet, le rez-de-chaussée du bâtiment des moulins est pour ainsi dire entièrement occupé par la transmission des piles raffiueuses des meuletons ou dcchiquetcurs.
- L’arbre de cette transmission qui, pour une usine a trois continues, porte environ une quinzaine de poulies de grand diamètre, prend toute la largeur du bâtiment, et absorbe une force considérable.
- Si donc on remplace la transmission mécanique des moulinspar une transmission électrique, il devient plus facile en premier lieu, de faire usage de dynamos génératrices à attaque directe.
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- En second lieu, la salle du rez-de-chaussée du bâtiment des moulins devenant libre, peut être aiïec-tée au magasin des matières premières, ce qui permettra de réaliser dans la manutention une économie considérable.
- Enfin, il y a lieu de tenir compte de ce que, dans la pratique, il n'y a jamais en fonctionnement que deux piles raffineuses sur trois, et que par conséquent il est possible de réaliser par la commande individuelle de ces appareils une sérieuse économie qui permettra d’amortir rapidement les frais supplémentaires de premier établissement.
- R. C.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Ici meme nous avons signalé à plusieurs reprises la tendance de l’industrie russe à s'affranchir de l’étranger comme fournisseur de cuivre. Dans son rapport à l’assemblée des actionnaires du o.o décembre dernier, le conseil d’administration de la société des Laminoirs de cuivre et cartoucheries de Toula a fait-allusion à cette situation dans des termes qu’il faut souligner. Après avoir dit que la société, obligée d'avoir des stocks de cuivre étranger parce que «jusqu’à ces derniers temps la fabri-« cation du cuivre électrolytique ne s’était pas « encore établie en Russie », avait subi de ce lait un dommage sérieux provenant de la diminution de valeur du métal, le conseil ajoute : « Pour l’ave-« nir nous avons trouvé un moyen d’éliminer les « conséquences onéreuses de la fluctuation des prix a du cuivre pour notre entreprise. Actuellement, « la fabrication du cuivre électrolytique étant établie « en Russie, il n’y a plus de nécessité de le faire « venir de l'étranger, ni d’en avoir de grande quan-« tités en stock. De plus, nous avons élaboré avec « nos fournisseurs une convention à long terme, par « laquelle nous nous sommes garantis le droit « d’acheter aux usines russes le cuivre dans la proie portion qui nous est nécessaire à des prix plus « avantageux et dans tous les cas dans des condi-« tions beaucoup plus favorables pour nous que « celles dans lesquelles pourrait s’effectuer l’achat « des métaux aussi bien sur les marchés du pays « que sur ceux de l’étranger et cela sans obligation « pour nous d’en prendre un minimum donné. Nous « sommes donc garantis qu’à l’avenir la fluctuation « des prix du cuivre n’aura plus son influence nui-
- « sible sur la réalisation de nos supputations coin-« mereiales. » Ainsi l'importante société que sont les Laminoirs et cartoucheries de Toula qui accusent un chiffre d’affaires de près de ,r> millions, confirme officiellement qu’elle n’importera plus de cuivre étranger pour ses fabrications. Pour l’instant ce ne peut être d’une influence considérable sur le marché mondial du cuivre ; mais quand la production intérieure sera à même de satisfaire la consommation indigène, on ne peut nier qu’il y ait là une circonstance de nature à modifier l’attitude des producteurs américains.
- L’aluminium, de son coté, commence à faire une concurrence très appréciable au cuivre, principalement dans la constitution des lignes de transport. Nous avons signalé rétablissement de lignes dans le centre de la France ; à l’Exposition de Nancy, qui ouvre en mai prochain, les visiteurs pourront voir des canalisations construites avec ce nouveau métal. La Station centrale d Electricité de Nancy elle-même va procéder à l’établissement d’une ligne de i 6oom de longueur qui se composera de trois câbles en aluminium de cl 4omm2 de section et alimentera des exploitations agricoles. Si ces tentatives sont heureuses, et l’exemple de l’Energie Electrique du Littoral le fait supposer, le cuivre verra disparaître ce débouché dos installations aériennes. Il triomphera encore dans la construction des machines et surtout des câbles isolés, mais qui peut dire si les constructeurs, mieux avertis et plus avisés, ne chercheront par des types de machines tout à fait différents qui permettront l’emploi de l’aluminium principalement pour les électros.
- Nous n’irons pas jusqu’à attribuer l’état de stagnation, sinon de baisse, des cours du cuivre à cet embryon de concurrence. Il y a accumulation de stocks visibles jusqu’à 5aooo tonnes et des perspectives commerciales et industrielles incertaines. Les délivraisons de février sont inférieures de 6 ooo tonnes à celles de l’an dernier, et le cours est plus bas de ‘x livres. On parle de la fermeture de mines déjà closes au moment de la crise de 1907 et qui, maladroitement, ont été remises en exploitation l’année dernière ; mais on ditaussi que la Calumet and llecla qui produit à un prix de revient exceptionnellement bas, 11e réduira pas de sitôt le montant habituel de sa production. Il serait même question, chez les grands producteurs américains, de laisser établir un marché libre pour l’offreet la demande du cuivre, comme les gros producteurs d’acier viennent d’y être contraints par les moindres usines qui, en dehors du trust,
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- consentaient des réductions de prix pour enlever les affaires. Les acheteurs de cuivre soutiennent qu’il faut encore réduire les prix pour que le marché puisse s’améliorer. Nous assisterions donc au mouvement inverse de celui prédit au lendemain de l’élection Taft, et nous verrions peut-être le cuivre à 5o livres. Mauvaise aiïairc pour son concurrent puisque, de l’aveu même de ses producteurs, il ne peut être actuellement vendu qu’à perte en raison de la crise.
- C’est l’aveu de la Société des produits électrochimiques et métallurgiques des Pyrénées qui rendra compte, le 19 courant, de son premier exercice considéré comme une mise entrain; la fabrication n’a fonctionné qu’à partir du ier mai et; d’une façon incomplète, et la production des chlorates, plus rémunératrice, a été poussée au détriment de celle de l’aluminium. La Société se fera autoriser le même jour à constituer deux filiales, l’une pour la création à Saint-Montant d’une fabrique d’alumine et des produits chimiques dérivés, l’autre pour l’établissement d’un tramway d’Auzat à Tarascon-sur-Ariège.
- Les Usines de l’Arve, qui ont obtenu des résultats inférieurs à ceux de l’exercice précédent, distribueraient cependant le même dividende.
- .Deux de nos sociétés provinciales de tramways font appel au crédit public, soit pour augmenter leur réseau, soit pour consolider leur situation de trésorerie : ce sont la Compagnie des Tramways de Tours, qui émet 5778 obligations 4 % de ôoo francs et la Société des Tramways de Gérardmer, qui est autorisée à contracter un emprunt de 120000 francs en obligations de 5oo francs 4 1 /'•* % . La caractéristique de ces deux sociétés est de présenter des comptes de premier établissement qui ont absorbé et au delà toutes les disponibilités, et dont la trésorerie, très à l’étroit, ne peut faire face avec aisance aux nécessités de l’exploitation. Tours a consacré 6762 i35 francs au premier établissement, et Gérardmer 1 Sioooo fi\ pour un capital-actions de,respectivement 4 5oo 000 fr. et 800 000 francs. Une première série d’obligations de 2 864 000 francs pour Tours et de 3q3ooo francs pour Gérardmer ont permis de venir en aide à l'insuffisance du capital initial.
- A propos de tramways, le Moniteur des Intérêts matériels fait ressortir combien les Belges ont contribué dans le monde entier à l’expansion des entreprises de (l’action, après avoir laissé des étrangers installer à Bruxelles même les premières voies pour traction animale. Getlc réflexion vient à propos du
- rapport de la Société Générale de Belgique qui a donné un appui à la constitution de nombre de ces sociétés et qui possède encore en portefeuille une quantité de titres de cette espèce dont la valeur n'est pas moindre de 3o 200 000 francs. L’intérêt de la remarque tient surtout à la comparaison de la composition de ce portefeuille à dix-huit ans d’intervalle : en 1890, la Société Générale détenait pour 26 800 000 fr. de valeurs belges de chemins de fer, tramways cl; canaux, et pour 4400000 de valeurs étrangères de même nalurejen 1908, elle possède pour 1 800000 fr. de valeurs belges contre 28 400 000 francs de valeurs étrangères. Une telle évolution n’est pas le fait du hasard, ajoute le Moniteur, elle est l’œuvre d’un homme ou du milieu. Elle est l’œuvre des deux, car l'homme n'aurait pu entraîner ses concitoyens dans ces entreprises lointaines si ceux-ci n'avaient pas eu l’esprit d’aventure nécessaire et la volonté de déployer leur énergie et leur sens des affaires partout où le champ était libre. Aussi, les discours très sérieux de certains de nos économistes qui appellent de tous leurs vœux la création d’une banque française d'exportation prêtent à sourire. Nous possédons suffisamment d’organismes de ce genre. 11 suffirait probablement de peu de chose pour les transformer en auxiliaires de notre commerce, mais il leur manque ou l'homme ou l’influence du milieu. Une évolution de l’esprit de la masse se fait cependant et le public ne se limite plus à l’achat de valeurs d’Etats étrangers ; il commence à s’intéresser aux affaires du genre de celles que soutient la Société Générale de Belgique, ne demandant qu’une chose cependant, c’est que le banquier abandonne de son côté un peu de son esprit exclusivement financier pour adopter quelques-unes des idées de l’industriel.
- A la suite des décisions du Conseil municipal concernant la concession future des Omnibus, et des paroles peut-être imprudentes prononcées au sujet de l'exploilatiôn provisoire, les actions de la Compagnie Générale des Omnibus ont fait un bond de 200 francs que la situation financière de la compagnie ne semble pas justifier. On dit bien que le concessionnaire futur sera nécessairement forcé de négocier avec elle au cas où elle ne serait pas déclarée elle-même concessionnaire et qu’elle tenterait de lui céder tout son actif dans de bonnes conditions pour lui permettre d’assurer le régime provisoire. Rien n’est moins sur.
- D. F.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Italie. — Le Conseil municipal de Viterbo a décidé la construction d’un tramway électrique de Viterbo à Ya-lentano.
- Les Conseils municipaux de Chicti et de Francavilla se proposent de construire un tramway électrique de cette dernière ville à la mer.
- D’autre part, les communes de Frascati, Monteporzio et Montecompatri ont l’intention de construire un tramway électrique qui les relierait entre elles.
- Le Conseil supérieur des Travaux publics italien a approuvé le projet de construction d’une voie ferrée entre Asti et Chivasso. Ce projet sera • présenté au Conseil d’Etat d’ici peu.
- Le gouvernement italien vient d’autoriser la municipalité de Brescia à construire une ligne de tramway électrique entre la Porte de Venise et la Porte de Milan.
- Autriche-Hongrie. — Le projet de construction d’un tramway électrique entre Tirano, Belladore et Boriuio est soumis à l’approbation du ministère des Travaux Publics; la ligne aurait une longueur de 3qkm et l’établissement coûterait environ 8 millions de francs.
- Hollande. — La municipalité de Groningue va faire établir très prochainement un réseau de tramways électriques.
- Des lignes de tramways sont projetées entre Assen et Boden, et entre Roosendael et Iloogerheide.
- Portugal. — Le conseil municipal de Coïmbra reçoit les offres pour la construction d’un réseau de tramways électriques dans cette ville.
- Belgique. — On étudie le projet de construction d’un chemin de fer électrique entre Knocke (Belgique) et Breskens (Hollande). Cette ligne, qui améliorerait les communications entre la Belgique et la Hollande, desservirait toutes les principales localités situées sur son parcours.
- Le Conseil municipal de Malines a voté un emprunt pour l’extension de son réseau de tramways électriques,
- ÉCLAIRAGE
- Italie. —Les autorités de la province d’Alexandrie ont accordé à la Societa Industria Elettrica di Val d’Orba
- une concession pour l’éclairage électrique de la ville de Rocca Grimalda.
- I^a commune de Poschiavo a accordé une concession de 5o ans aux Ateliers Électriques Bruxio pour l’utilisation d’une chute d’eau sur la rivière Cavagliasco. La station centrale sera érigée à San-Carlo.
- Autriche-Hongrie. — Le Conseil municipal de la ville de Tarnow a autorisé la création d’une station générale de force et éclairage électriques.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Italie. —D’après un rapport du consul général d'Allemagne à Gènes, la consommation d’énergie électrique en Italie a passé de 160 millions de kilowatts-heure en 1897 à 866 millions en 1907; le nombre des installations électriques a passé de 2o32 à 5 876. En 1907, on a autorisé 226 distributions d’électricité et 239 en 1906.
- Sur les 226 installations autorisées en 1907, 88 dont 5o hydraulico-électriques ont des usines spéciales dont la puissance totale est de 18 5oo kw. ; les 38 autres installations étaient des annexes à des usines déjà établies. La grande majorité des nouvelles installations appartiennent aux pays industriels de la Lombardie, de la Vénétie, du Piémont et de la Toscane.
- Espagne. — On va procéder sur le Tel, à 90kfn de Barcelone, à l’installation d’une usine hydro-électrique d’une puissance de 16 000 HP. L’énergie sera transportée à Barcelone par une ligne aérienne sous la tension de 54 000 volts. Une somme de 8 millions de pesetas est prévue pour ce travail dont l'exécution est susceptible d’intéresser l’industrie électrique française-.
- Il existe à l’heure actuelle en Espagne des usines hydraulico-électriques d’une puissance de 80000 chevaux, comprenant des usines de ioo à 200 chevaux. On estime à 5 millions de chevaux les chutes du pays qui sc répartissent; comme il suit entre les pi'incipaux fleuves : Bassin de l’Ebre, i,i3 million; du Douro, 0,6 million, du Guadalquivir et du Tage, 0,75 million. Les fleuves, Guadiana, Minho et .Tunca ont une puissance de 200 000 chevaux et les autres fleuves une puissance de 700 000 chevaux.
- Allemagne.— Sous le nom de « Hanseatisehe Siemens Schuckert Werke » il vient de se fonder à Hambourg une société qui entreprend la construction d’une centrale interurbaine.L’usine motrice sera installée près des hauts fourneaux de Lubeck. Les contrats passés avec la ville de Lubeck et des localités du Holstein et du Mecklem-
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- bourg sonl en toile quantité que l’on compte ajouter une puissance motrice de 4 Coo chevaux à celle (lu gaz des hauts fourneaux; le prix de l’énergie électrique sera partout le meme, quel que soit réloignemcnl de la localité desservie de l’usine centrale.
- Australie. —H y a actuellement en Australie 3 usines liydraulico-éleclriques importantes, celle de Waipori, de 3 3oo chevaux (2 400 — 3 5oo v.), celle de Launceslon, de 1 3oo chevaux (5 000 v.) et celle de Hillgrove, de 25o chevaux (55o — '23000 v.) qui ont des transports d’énergie de 10 à 3o km. L’installation d’un barrage sur la rivière Barron permettrait l’utilisation d’une puissance de 5 000 chevaux. En installant une digue de 54om de long et de 5om de hauteur sur la rivière Goul Tum à Trawool, on aurait une retenue de 2 ooom** d’eau (à peu près double de celle d’Assouan sur le Nil); 011 pourrait ainsi avoir tout le long de l’année une puiss ance de 10 000 chevaux et pendant six mois 20000 chevaux, et en même temps on assécherait 3o millions d’hectares. L’énergie pourrait être transportée à Melbourne et à Sydney,
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie des Tramways do Cherbourg. — Le 23 mars, rue Louis-le-Grand, 19, à Paris.
- Compagnie Havraise de Tramways Électriques. — Le 25 mars, boulevard llaussmann, 11 bisy à Paris.
- Société Boulte-Larbodière et C'°. — Le 3i mars, rue de Laborde, 0, à Paris.
- Compagnie des Tramways d* Aix-les-Bains. — Le 22 mars, à Lyon,
- Société Electrique Lampe Hydra, — Le 3i mars, rue Condorcet, 40, à Paris.
- Compagnie du chemin de fer de Clermont-Ferrand au sommet du Puy-de-Dôme. — Le 29 mars, rue Louis-le-Grand, 19, à Paris.
- Compagnie des Tramways électriques de Lille et de sa banlieue. — Le 5 avril, rue de Lisbonne, 5o, à Paris.
- Société Générale de Bailways et d’Electricité. — Le 2.4 mars, rue de rEnseigucment, 91, à Bruxelles.
- Compagnie des Tramways de Bordeaux, Bouscat au Vigean.
- — Le 25 mars, rue Louis-le-Grand, 19, à Paris.
- Compagnie des Tramways Electriques de Bordeaux-Pessac.
- — Le 25 mars, rue Louis-le-Grand, 19, à Paris.
- Société Alfred Heinz et C'xv. — Le a5 mars, rue Cave, 27, à Levallois,
- Société des Usines Electriques Bergmann. — Le 1e1' avril, rue Boudreau, G, à Paris.
- Société des Anciens Etablissements Panhadd et Levassor.
- — Le 3o mars, avenue d’Ivry, 19, à Paris.
- Compagnie Générale de Travaux d'Éclairage et de Force. — Le 5 avril, rue Lamartine, 23, à Paris.
- Société de Forces motrices et Usines de TArve. — Le 25 mars, à Grenoble (Isère).
- Société d’Édairage par le Gaz et T Electricité. — Le a5 mars, avenue Daumcsnil, 17, à Paris.
- Compagnie d'Electricité Thomson-Houston de la Méditerranée. — Le 3i mars, rue de Naples, 48, à Bruxelles.
- Société Bruxelloise d’Électricité. — Le 2.5 mars, à Bruxelles.
- Société Ardennaise dfÉnergie Électrique. — Le 25 mars, rue Louis-le-Grand, 19,6 Paris.
- Établissements de Dion-Bouton.— Le 3i mars,quai National, 36, à Puteaux.
- Compagnie Electrique du Secteur de la Rive Gauche de Paris.
- — Le 3i mars, rue Danton, 8, à Paris.
- Compagnie Hellénique d’Électricité Thomson-Houston. — Le icr avril, à Athènes.
- Société Italienne de chemins de fer et de Tramways. — Le 3i mars, rue Yignon, 7, à Paris.
- Compagnie des Chemins de Fer de Madrid à Saragosse et à Alicante. — Le 16 mai, ealle del Pacilico, 4, à Madrid.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 6 avril, à l’établissement central du matériel de la télégraphie militaire, 5i bis, boulevard de Latour-Maubourg, à Pari, fourniture: i° de 100 appareils Morse modèle 1907, complets; —20 de 2 oooks lil de bronze spécial de 6,10 le millimètre. Production des pièces avant le 28 mars.
- ALLEMAGNE
- Le 6 avril, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Saint-Jean-Sarrcbriich, fourniture et installation de ciuq monte-charges électriques pour bagages, à la gare de Sarrebrück.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Giesscn, établissement de tramways électriques, 58o 000 marks.
- NORVÈGE
- Le G avril, à l’administration communale, à Drammen, fourniture de deux grues électriques et d’un appareil il décharger le charbon.
- PéBW, — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Tronte-et-Unlème année.
- SAMEDI 27 MARS 1909.
- Tome V (2° série).— N* 13
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment /£'’/ y
- 9 r . - fWMomyuc!
- L Eclairage Electrique \m.^
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ"^
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 38p. — A. Barhezat. Le calcul des pompes centrifuges, p. 3gi. — L.-A. Herdt. Abaque pour le calcul des dimensions des conducteurs de cuivre dans les lignes de transmission, p. 39T».
- Extraits des publications périodiques. —Mesures. Mesure des faibles résistances, J. Rf.vii.liod, p. 400. — Transmission et distribution. L'amélioration du facteur de puissance dans les réseaux à courant alternatif, Miles Wai.ker, p. 402 — Sur un nouveau type de paraloudres, p. 4o> — Eleclrolhermic. La soudure électrique, p 406. —Brevets, p. 412. — Bibliographie, p. ^ 13. — Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. Installations de la Société Nouvelle des charbonnages des Bouches-du Rhône, p. 4M- — Chronique financière, p. 4i8. — Renseignements commerciaux, p. 420. — Adjudications, p. 42°- — Tables des matières du tome V (2° série), p.4ai.
- EDITORIAL
- M. A. Bariiezat se propose, au cours de l’élude qu’il commence aujourd'hui sur le calcul des pompes centrifuges, de publier un la-bleau de données numériques qu’il a agencé en Vue de facililer les projets relatifs à ces machines. Il se borneaujourd’hui, audélmldc ee travail, à poser le problème et à mettre en évidence les nombreuses incertitudes qui viennent compliquer la lâche du constructeur lorsqu’il s’agit de pompes centrifuges.
- En somme, lundis que la théorie du moteur électrique ou de la turbine à vapeur est actuellement bien connue, c’est à peine au contraire si nous connaissons même les propriétés de la pompe centrifuge.
- L’auteur cite à ee sujet quelques cas de fonctionnement paradoxal de ees machines et en discute l’explication. Il rappelle égale-
- ment que l'elfel appelé « pompage » était resté, jusqu’à une époque récente, inexplicable aux yeux de la théorie, fl est doue du plus grand intérêt de posséder des procédés empiriques capables de suppléer à celé' insuffisance de la ihéorie.
- Le diagramme des veeleurs pour le calcul des dimensions des conducteurs de cuivre dans les lignes de transmission esl bien connu ; il donne la relation (mire les forces électro-motrices de la ligne et du généraleur. l!n autre diagramme sous forme d’abaque qui remonte à quelques années permet d’oble-nir la chute de tension. — M. Ilcrdl, professeur à Université Mae (iill de Montréal, s’est proposé d’établir un abaque, donnant les dimensions «.les fils el leur écartement, si on
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- suppose une chute de tension en ligne qui, en pour-cent du Aadtage à l’arrivée, exprime la régulation. C’est la construction de cet abaque et son emploi qui sont exposés dans l’article de M. Ilerdt.
- Les principaux problèmes des lignes de transmission pourront être résolus par cet abaque, en particulier :
- in La dimension du fd pour une chute de tension donnée ;
- 2° La dimension du fd pour une perte en watts donnée ; -
- 3° La chute de tension et la perte en watts pour une dimension de fd donnée.
- M. J. Revilliod a exposé pour la mesure des faibles résistances une méthode qui diffère très peu de la méthode classique du pont double de lord Kelvin. Les considérations qu’il a été amené à faire à ce sujet sont intéressantes. En effet, pour que la méthode connue puisse être appliquée assez exactement, il faut que le conducteur reliant les deux points du pont qui doivent être théoriquement au même potentiel, ait une résistance très faible. L’auteur examine justement le rôle exact joué par ce conducteur de liaison.
- Il existe plusieurs méthodes pour améliorer le facteur de puissance dans les réseaux à courant alternatif : emploi des moteurs synchrones et des convertisseurs rotatifs, emploi d’une capacité, amélioration de la réceptrice qui produit le décalage. M. Miles Walker passe rapidement en revue les deux premiers procédés bien connus et consacre la plus grande partie de son article à l’étude de l’amélioration du moteur d’induction. Il rappelle les solutions de M. Leblanc, puis celle préconisée par M. Heyland en 1901 qui conduit à des moteurs assez coûteux. L’auteur croit qu’il serait possible de réaliser un
- nouveau type de machine agissant à la façon des excitatrices Leblanc et qui néanmoins coûterait moins cher que le moteur d’induction. L’auteur appelle cette machine un avan-ceur de phase. Elle devrait, entre autres caractères, avoir celui d’être une unité indépendante, de telle sorte qu’en cas d’avarie le moteur puisse continuer à fonctionner comme un moteur d’induction ordinaire. Le schéma d’un tel appareil est annexé cà l’étude de M. Miles Walker qui est publiée plus loin.
- Depuis quelques années, la soudure électrique des métaux s’est beaucoup développée et commence à prendre place parmi les méthodes employées dans les ateliers. Il existe deux procédés : celui où l’on utilise l’électricité et celui de Thomson, appelé encore soudure par rapprochement. L’avantage de ce dernier procédé est cl’être purement mécanique. De nombreux types de machines fort intéressants ont été établis pour l’application de ce procédé, et dans l’article que nous consacrons à la soudure électrique sont décrites une machine à souder des tiges en cuivre ou en laiton, une machine à souder les bouts de rubans en acier doux, enfin une machine à souder les anneaux des chaînes.
- Dans les notes industrielles, nous donnons la description des installations de la Société Nouvelle des Charbonnages des Bouches-du-Rhône qui exploite des mines de lignite. Ces installations comportent : l’équipement de deux postes de réception et transformation ; celui de deux sous-stations de commutatrices ; la traction par huit locomotives de mine pesant 9 tonnes et remorquant (à la vitesse de i4kul) 4° bennes de charbon pesant environ 33 tonnes; un poste de transformation à l’atelier de réparation ; l’installation d’un treuil d’extraction à commande électrique.
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- CALCUL DES POMPES CENTRIFUGES
- Une pompe centrifuge comprend, suivant la hauteur de refoulement que l'on se propose d’atteindre, un ou plusieurs éléments semblables composés chacun de deux parties essentielles, la voue mobile et le diffuseur, La roue à ailettes entraîne l'eau autour de l'arbre et y fait naître une force centrifuge capable de vaincre la pression d'amont. Le diffuseur réduit progressivement la vitesse
- absolue de l'eau à sa sortit1 de la roue à ailettes et transforme ainsi l'énergie ciné-tique ou force vive du 11 aide en énergie potentielle ou pression ; il est formé par le prolongement dans le sens radial des deux parois de la roue, afin de créer à la sortie de celle-ci une section d'écoulement s'élargissant progressivement, il est complété soit par
- la volute de refoulement, soit par les conduits de retour au centre de là roue suivante,
- si la pompe est à plusieurs éléments. Le diffuseur est souvent pourvu, sur presque toute sa longueur, d'aubes fixes directrices ; celles-ci assurent une meilleure transformation de la vitesse en pression, à condition qu'elles aient une direction et une divergence convenables.
- Il a été beaucoup discuté sur la forme et la courbure à donner aux ailettes de la roue mobile. Celles-ci doivent puiser l’eau, sans chocs à l’entrée de la roue, donc être dirigées en cet endroit suivant la diagonale du rectangle dont l'un des côtés est la vitesse relative radiale de l’eau dans la roue, et l’autre la vitesse périphérique prise en sens inverse des aileLtes à l'entrée, ou encore la
- différence des vitesses périphériques de l'eau et des ailettes, si l’eau y était déjà animée d’un mouvement de rotation.
- A l’entrée de la roue, l’inclinaison des ailettes est donc à peu près déterminée. A la
- sortie de la roue, la direction des ailettes est donné*1 par les considérations suivantes :
- Il (»st aisé d'établir par le calcul et de vérifier par l'expérience que la pression obtenue à la sortie immédiate1 de la roue est — dans les limites pratiquement intéressantes —sensiblement indépendante de l’inclinaison des ailettes, et seulement fonction de la vitesse périphérique de la roue. Par contre, la vitesse absolue de l’eau à la sortie de la roue est plus grand*1 pour les ailettes radiales que pour les ailettes recourbées en arrière du rayon, et encore plus grande pour les ailettes courbées en avant du rayon que pour les ailettes radiales, c’est-à-dire que la vitesse du fluide utilisable dans le diffuseur augmente avec l’angle que l'ailette forme à la sortie avec la direction de la vitesse périphérique prise en sens inverse. 11 en résulte que la pression obtenue avec un élément ou son rendement manomélrîcjueaugmente avec la courbure en avant des ailettes. Mais, en même temps, son rendement hydraulique diminue, d’une part parce que les filets liquides ne sont plus aussi bien guidés, d’autre part parce que la transformation de vitesse en pression qui. s’opère dans le diffuseur est toujours accompagnée de pertes importantes. On préfère en général obtenir avec un élément une pression un peu moindre et atteindre un rendement hydraulique plus élevé, c’est-à-dire incliner les ailettes en arrière du rayon.
- Dans certains cas, en particulier lorsqu’il s’agit d’alteindre de grandes hauteurs de refoulement, les ailettes sont souvent à double courbure avec point d’inflexion.
- Les aubes du diffuseur ont, à l’entrée de celui-ci, la direction de la vitesse absolue du fluide à la sortie de la roue, et présentent une divergence d’une part assez grande pour
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- transformer la plus grande partie delà vitesse de l’eau en pression, d’autre part assez petite pour que le fluide ne se décolle pas des parois du diffuseur ; c’est là la condition essentielle pour qu’il fonctionne convenablement.
- En nous servant des diagrammes des vitesses pour déterminer l’inclinaison des ailettes des roues nous admettons qu’en tous les points d’une meme circonférence le fluide est, à l’intérieur de la roue, à la meme pression et à la meme vitesse ; qu’en particulier, à l’entrée et à la sortie de celle-ci, les vitesses sont les memes sur toute la section d’entrée ou desortie. En réalité, il n’en est pas ainsi et voici pourquoi:
- L’énergie transmise par l’arbre et la roue au fluide se fait de telle façon que, sur une même circonférence, le fluide en contact avec la face avant d’une ailette est à une pression plus élevée que le fluide en contact avec la face arrière de l’ailette ; en même temps, comme en tous les points de celte circonférence équipotentielle, l’énergie cinétique relative plus la pression du fluide est constante, il en résulte une diminution de la vitesse relative là où la pression est plus élevée, c'est-à-dire à l’avant des canaux de la roue traversés par le fluide, et une augmentation de celte vitesse à 1 arrière de ces canaux. Les diagrammes ne peuvent donc tenir compte que d’une vitesse moyenne plus ou moins approchée delà réalité.
- Celte inégale répartition des vitesses varie suivant la courbure et la forme des ailettes, c’est-à-dire suivant l’importance du travail transmis par chaque élément d’ailette au fluide.
- Ce fait explique en partie pourquoi, ainsi que nous l’avions fait remarquer il y a trois ans, au sujet des compresseurs d’air multicellulaires, le travail théorique, calculé d’après les diagrammes des vitesses ordinaires, a toujours été trouvé plus grand que le travail effectif mesuré. Les diagrammes, sur lesquels nous nous basions ne se trouvaient pas réalisés en pratique.
- Il y a encore une autre cause d’incertitude dans l’établissement des diagrammes des vitesses, lorsqu’il s’agit de créer un type de roue; il faut admettre la vitesse relative de l’eau dans celle-ci, c’esL-à-dire soit son débit normal, soit la section de ses canaux. Sans aucune donnée pratique, il est difficile d’en sorlir. La première pompe d’essai, que nous avions pourtant calculée avec un mathématicien convaincu avait donné en marche normale à peu près le tiers du débit prévu.
- Les pompes à piston nous ont habitués à n’envisager, pour chaque pompe, qu’un débit bien déLerminé et indépendant des résistances de la conduite de refoulement, pourvu que le moteur soit assez puissant. Pour les pompes centrifuges, il n’en est plus ainsi. Leur débit est fonction de la résistance qu’offre la conduite de refoulement au pas-
- Fig. i.
- sage de l’eau ; il est déterminé d’une part par la courbe caractéristique de la pompe centrifuge, d’autre part par la somme des hauteurs de refoulement qui sont à vaincre entre le niveau inférieur de l’eau et son niveau de déversement.
- Supposons que la courbe AB (fig. i) soit la caractéristique, à vitesse constante, d’une pompe centrifuge, c’est-à-dire soit la courbe qui donne la pression utilisable en fonction du débit de la pompe ; et que EF (fig. i) soit à la même échelle la courbe des hauteurs de | refoulement. Le point d’intersection de ces
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- deux courbes fixera le débit Q2 de la pompe centrifuge.
- En général, la résistance de la conduite de refoulement comprend : une hauteur d’élévation statique OE (fig. 0, indépendante du débit de la pompe, et une hauteur d’élévation équivalente aux pertes de charge de l’eau dans les conduites; cette dernière est proportionnelle au carré du débit de la pompe EF (fig. i).
- Dans certains cas, lorsqu’il s’agit de transvaser un liquide (par exemple du pétrole) à une grande distance horizontale, la hauteur statique de refoulement peut être nulle, ou même négative et toute la résistance provenir des pertes de charge dans la conduite. Dans d’autres cas, quand la conduite est d’une section suffisante, ces pertes de charge peuvent devenir négligeables.
- Il est facile d’établir la forme de l’équation de la caractéristique des pompes centrifuges, avec ou sans ailettes dans le diffuseur ; elle se trouve dans la plupart des traités de turbomachines (celui de Zeuner entre autres). L’équation de cette caractéristique est une parabole dont l’axe est parallèle à l’axe des pressions. Quand la pompe est munie d’ailettes dans le diffuseur, cette parabole présente en général deux discontinuités ; dans ce cas, la seule partie intéressante de la caractéristique est celle comprise entre les deux discontinuités, et cette partie est encore une courbe parabolique.
- Pour déterminer les trois paramètres de cette parabole, on est obligé d’avoir recours à des coefficients d’expériences. Au moyen de ceux-ci, on fixe l’ordonnée à l’origine de la parabole, ou la pression à circuit fermé ; la tangente au point de fonctionnement normal ou de rendement maximum, enfin le point de contact de-cette tangente avec la caractéristique. Ces trois relations déterminent la parabole dans toute son étendue, mais pour que celle-ci soit vérifiée par les essais, il faut être renseigné sur les coefficients dont il vient d’être question. Ce cal-
- cul n’a donc qu’une valeur très relative. Il vaut mieux reconnaître ([lie nous ne savons pas prédéterminer la pression et le débit normal d’une roue et les trouver expérimentalement.
- En résumé, la théorie des pompes centrifuges est encore bien insuffisante. Tandis que la théorie du moteur électrique ou (le la turbine à vapeur qui la commande est aujourd’hui connue et a même été poussée très loin, la construction des pompes centrifuges est encore essentiellement empirique. Pour ces dernières, la pratique a de beaucoup dépassé la théorie ; on sait en effet construire des pompes qui, suivant le rapport du débit et de la hauteur de refoulement, atteignent 65 à 8o % de rendement ; c’est à peu près la limite de ce qui pourra être obtenu avec ces pompes, puisque jamais leur rendement ne surpassera celui des machines, dont elles sont l’inverse, les tur-binés hydrau 1 iq ues.
- Et c’est à peine si nous connaissons les propriétés des pompes centrifuges. Il n’y a pas longtemps qu’on a trouvé les raisons et qu’on a su expliquer le « pompage », cet état instable de la pompe centrifuge qu’on observe chaque lois que la courbe des hauteurs de refoulement coupe une courbe caractéristique en deux points distincts.
- Un ingénieur des mines nous racontait qu’une pompe centrifuge donnant à peine le débit prévu avait, à la- suite d’une légère réparation, été améliorée sous ce rapport dans des proportions étonnantes. En examinant les choses de plus près, on découvrit que toutes les roues avaient été montées à l’envers. Pendant le premier montage, les ailettes des roues éLant recourbées en arrière, la caractéristique de la pompe avait la forme AB (fig. i). Dans l’autre montage avec ailettes recourbées en avant, la pompe pouvait avoir CD comme caractéristique. Dans les deux cas, la courbe des hauteurs de refoulement était la même EF, et nous voyons qü’en effet, dans ce cas particulier, des roues avec ailettes
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- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
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- en avant donnent un débit Q1 et une pression Hj plus grands que Q2, Ii2 avec ailettes en arrière, parce que la caractéristique CD est mieux appropriée au circuit de refoulement. Il est probable que le rendement hy-draulique de la pompe n’était pas le môme dans les deux cas.
- M. lvux cite un autre fait qui, à première vue, semble paradoxal. La conduite de refoulement d’une pompe centrifuge était, disons à mi-hauteur, munie d’une vanne de décharge. Quand cette vanne était ouverte, le
- Fig. 2.
- débit au haut de la conduite de l’efoulement était plus grand ; il était plus petit quand la vanne était fermée. Voyons pourquoi il devait en être ainsi, et supposons d’abord la vanne fermée. Les hauteurs de refoulement de la pompe peuvent être représentées parla parabole AB (fîg. 2) ; la distance OA étant égale à la différence des niveaux des réservoirs d’eau inférieurs et supérieurs. MN étant la courbe caractéristique de la pompe, nous voyons que celle-ci débitait dans ce cas, au haut de la conduite de refoulement, le volume d’eau OQ(. Si l’extrémité de cette conduite avait été fermée et que la vanne à mi-hauteur ait été seule ouverte, les hauteurs de refoulement auraient pu être représentées par la parabole CD. OQ sera, dans ce cas, le débit de la pompe. Si enfin le tuyau de refoule-
- ment et la vanne sont ouverts à la fois, la courbe des hauteurs de refoulement sera sensiblement égale à la somme des courbes CD plus AB, soit CEF. Nous voyons que OQ est la quantité d’eau qui passe par la vanne, QQ, le débit au haut cle la conduite de refoulement, et qu’en effet QQ2 est plus grand que OQj. Evidemment, ce fait ne s’explique que par la forme particulière de nos courbes; il n’a rien de général.
- Dans une installation où la pompe centrifuge existante était devenue insuffisante, on avait cru bien faire en la complétant par une pompe à piston qui devait marcher en parallèle avec la première pompe, c’est-à-dire refouler dans la même conduite. Les deux pompes furent mises en marche, la pompe à piston fonctionnait régulièrement, mais au bout de la conduite de refoulement, l’eau débitée était exactement la même que quand la pompe centrifuge marchait seule. Il était facile de vérifier, à l’ampèremètre du moteur à courant continu qui commandait la pompe centrifuge, que celle-ci débitait en moins, la quantité d’eau qui passait par la pompe à piston. Pourquoi cela ? Parce que les hauteurs de refoulement avaient augmenté en raison du débit de-la pompe à piston et de la diminution de l'a section des conduites qui semblait résulter de ce fait pour la pompe centrifuge.
- Les choses se passaient comme si, dans la figure des débits-pressions, la courbe des hauteurs de refoulement concernant la pompe centrifuge avait été déplacée parallèlement à l’axe des débits, du débit de la pompe à piston.
- Chaque fois qu’une pompe à piston marchera en parallèle avec une pompe centrifuge, il sera bon de ne pas omettre cette propriété des pompes centrifuges si l’on veut éviter une surcharge excessive de leur moteur électrique.
- (A suivre.)
- A. Bahuezat.
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- ABAQUE POUR LE CALCUL DES DIMENSIONS DES CONDUCTEURS DE CUIVRE
- DANS LES LIGNES DE TRANSMISSION
- Le diagramme des vecteurs sur lequel on se base pour le calcul des dimensions des conducteurs de cuivre pour les lignes de transmissions à courant alternatif est bien connu ; il donne la relation qui existe entre les forces électromo-trices de la ligne et du générateur.
- M. R.-D. Mershon,dans un article publié il y a quelques années, a établi un abaque qui est une extension de ce diagramme des vecteurs, et qui permet d’obtenir facilement la chute de tension dans les lignes à courant alternatif (‘).
- Etant donnée la dimension du fil et connaissant la puissance qu’on doit distribuer, le facteur de puissance et le voltage du circuit récepteur, on peut obtenir facilement la perte en ligne et la chuté de tension en % , si, sur cet abaque, la résistance ohmique et l’inductance sont exprimées en % de la force électro-motrice à l’arrivée.
- Si la perte de puissance et la chute en ligne sont données, le problème consiste à trouver pour une puissance et une tension données, les dimensions du fil et leur distance. Dans ce cas, l’emploi des graphiques de Mershon nécessitera quelques tâtonnements pour obtenir exactement la dimension du fil (2).
- Nous nous proposons d’établir un abaque donnant les dimensions des fils et leur écartement, si on suppose une chute de tension en ligne qui, en % du voltage à l’arrivée, exprime la régulation. Le principe de cette nouvelle méthode esl le diagramme ordinaire de la figure i.
- La chute en ligne est DG, différence entre OC, voltage au départ, et OA, voltage à l’arrivée ; DC est la distance radiale entre deux arcs de cercle, tracés avec OC et OA comme rayon, et il donne par conséquent la régulation, ou chute de tension en ligne.
- Dans ce diagramme, (fi est l’angle de phase du
- (') R. D. Mershon. American Electrician, juin 1897. Electric Journal, mars 1907.
- (a) Nous nu croyons pas utile d’indiquer ici les tâtonnements, on les trouvera facilement en sc reportant aux articles indiqués pluf haut.
- circuit récepteur, AB est la chute de tension ohmique en volts, BC l’inductance en volts et AC la chute de tension due à l’impédance de la ligne.
- Si l’on prolonge la ligne OA jusqu’à l’autre cercle, AE 1— DC, et représente la régulation, l’angle EAB — <1>. Ce diagramme peut être dessiné à une échelle quelconque dans chaque problème particulier des lignes de transmissions, mais on peut également le dessiner de façon qu’il donne directement la régulation exprimée en volts par kilomètre et par ampère pour chaque ligne. La figure a donne des courbes ayant comme abscisses la résistance en ohms par kilomètre de ligne et par ampère, et comme ordonnées l’inductance par kilomètre de ligne et par
- ampère à une fréquence de 5o. Ces courbes sont tracées pour des fils de différentes dimensions et placés à des distances diverses. Chaque courbe est un lieu géométrique du point C du diagramme (fig. 1). Ces courbes sc rapportent seulement au point A et à la ligne AB, leur position étant invariable.
- Si on place cet abaque au point A (fig. 3), la ligne OA étant prolongée jusqu’au point E et. AE étant la régulation en volts par kilomètre de ligne et par ampère, la dimension du fil donnant cette chute de tension sera déterminée par le point d’intersection de l’arc dessiné du point O avec un rayon OE.
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- Chaque courbe,lieu clés points C, correspond à une distance differente des fils. Dans la figure 3 le point C est une intersection, pour des fils de Gmm de diamètre, avec un écartement entre fils de i5ocm, fréquence 5o périodes. Si au lieu de l’arc CE on prend la tangente menée par le point E au cercle de rayon OE, on obtiendra pratiquement la môme intersection C. En
- la tangente est pratiquement suffisante, puisque l’erreur est très petite relativement à la distance, qui sépare deux points correspondant à deux dimensions successives de fils.
- Si, cependant, la dimension du fil est donnée, la « régulation » ou « chute en ligne » déduite de cet abaque sera un peu plus petite que la vraie valeur. Avec des courants wattés, c’est-à-dire un
- °lo>-oo---s»
- 0 -b i-fl 1-5 2-Û , 2-5
- Chute alnTijque eu voltspar'Jdlom.pâr ampèj'c •• Fig. a.
- retirant de la figure 3 toutes les lignes qui aboutissent au point O, il restera seulement de ce diagramme la partie quadrillée, que l’on peut dessiner à une échelle assez grande pour obtenir plus de précision. L'approximation à laquelle on arrive par celle méthode en remplaçant l’arc par
- facteur de puissance = I, l’erreur pour des fréquences supérieures à 5o périodes est assez importante, mais on calcule rarement des lignes avec cos<l>= i. Pour des facteurs depuissanceplus faibles que l’unité et une chute de tension en ligne n’excédant pas au % du voltage au récep-
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- tour et avec une fréquence de r>o et au-dessous, l'erreur est tout à fait négligeable, et l’emploi de l’abaque donnera des valeurs de régulation aussi approchées que celles qui peuvent être obtenues par une méthode graphique quelconque ou par une méthode analytique en faisant usage de la règle a calcul.
- La figure \ donne des abaques dessinés pour »> cycles et 9.a cycles et des facteurs de. puissance de 70 % à 100 % et pour (les (ils variant d’un millimètre comme diamètre.
- Les courbes sont établies pour des distances entre fils de à5,-5o, 70, 100 et no centimètres-.
- Avec ces courbes on peut déterminer :
- i° La dimension du (il pour une chute de tension donnée.
- 'jl° La dimension du fil pour une perle en watts donnée.
- 3° La chute de tension cl la perte en watts pour une dimension de (il donnée*.
- fous les problèmes des lignes de transmission peuvent donc être facilement résolus au moyen de cet abaque.
- iïmploï un i.’AiiApir:
- i° Si la chute de tension en ligne exprimée en % de la force électro-motrice à l’arrivée est donnée, et qu’il faille déterminer la dimension du fil, on calcule la chute de tension par ampère e% par kilomètre, et, pour le facteur de puissance adopté pour le circuit récepteur, on cherche une longueur correspondant à cette chute de tension, sur une des lignes obliques menées de l’origine se rapportant au cos <I> adopté.
- (Les arcs de cercle dessinés à partir du point O donnent sur les dillerenteslignes de cos <ï>différentes valeurs de la chute de tension, de sorte que le travail est rendu facile.)
- Au point trouvé, on élève une perpendiculaire sur la droite du cos<l> et on obtient, à l’intersection de cette perpendiculaire avec la courbe correspondant à l’écartement adopté pour les fils, la dimension de fil cherchée. E11 fait, on prendra la valeur, la dimension commerciale la plus proche.
- Soit à trouver la dimension du fil lorsque la
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- perte en watts est exprimée en % de la puissance | ampère. Cette valeur est égale à la résistance par transmise. | kilomètre et par ampère et est mesurée sur l’abs-
- [(/ Tip dJ}dUIBip S"dJ)Q UJITJTp^
- SlüD Ud
- sop ju9urafiejg~
- aadduie xed dJi§woip[ zed sjjo/i aoirejDnpuj
- On calcule la perte en volts par kilomètre et par I cisse de la ligure
- En suivant l’ordonnée du point
- Chute obmigue en volts par kilomètre par ampère
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- obtenu jusqu’à son intersection avec les courbes, on obtient facilement la dimension du fil cherché-
- 3° Si la dimension des fils et leur écartement est donné et s’il faut déterminer la chute de tension en ligne et la perte de puissance pour un facteur de puissance donné, on place une équerre au point de l’abaque correspondant au fil donné et à l’écartement choisi, l’angle droit avec la direction de la ligne de cos <I>.
- La longueur coupée sur la ligne du cos à partir du point O donne à l’échelle la chute de tension par ampère et par kilomètre. En multipliant cette valeur par l'intensité du courant dans la ligne et parjla longueur de la ligne en kilomètres, on obtient la valeur tolalede la chute de tension, et cette valeur peut être exprimée en % de la force électromotrice du récepteur.
- Pour déterminer la perte d’énergie, on suit l’ordonnée à partir du point de la ligne des abscisses, correspondant au fil donné et à l’écartement choisi ; la longueur coupée à partir du point O, sur la ligne représentant la résistance en ohms, donne la chute de tension en volts par ampère et par kilomètre. En multipliant cette valeur par l’intensité du courant dans la ligne et par la longueur de la ligne, en kilomètres, on obtient la perte ohmique en volts. La perle en watts est le produit de cette perte en volts, par l’intensité du courant dans la ligne.
- Ces considérations suffisent à faire connaître le principe ctl’emploi des abaques ; nous y ajouterons quelques exemples précis.
- A. — Détermination de la section du fil, si la chute de tension en ligne, exprimée en % de la force, élcctromotricc à l’arrivée, est déterminée.
- Exemple i :
- Puissance à livrer (ligne monophasée), smo kilowatts.
- Tension à l’arrivée, a ooo volts.
- Longueur de la ligne, a kilomètres.
- Facteur de puissance, o,8.
- Fréquence, 5o périodes.
- Distance des fils, 5o centimètres.
- Chute de tension en ligne, ao % de la force électro-motrice à l’arrivée.
- Déterminer la dimension des fils.
- a) Calcul de la chute de tension par kilomètre par ampère.
- Intensité du courant dans la ligne
- 3ia 5oo a ooo
- i56,a5 ampères.
- Chute de tension ao % de a ooo volts — 4oo volts. Chute de tension par kilomètre, par ampère
- 4<30
- a X 156,a5
- i,a8 volts.
- b) En plaçant une équerre sur la ligne cos — o,8 au point i,a8 volt, rintersectiou de la perpendiculaire à la ligne du cos <p avec la coui be spéciale du iil pour un écartement de 5ocm et une fréquence de 5o donne un diamètre de fil compris entre 6 et 7mm, environ 6mm,3.
- Exemple a.
- Ligne de transmission triphasée.
- Une ligne triphasée dont les conducteurs sont montés en triangle peut être remplacée, quant à la perte en ligne, par une ligne monophasée de même longueur, comprenant donc 2 fils sans induction mutuelle.
- L’écartement des fils reste le même.
- Au lieu de la ligne triphasée, on calcule une ligne à a fils portant la moitié de la puissance à la même tension; la ligne triphasée demandera simplement 3 fils de même dimension que ceux de la ligne monophasée.
- Puissance à transporter (triphasé), 4 ooo kilowatts.
- Tension à l’arrivée, 40 ôoo volts.
- Longueur de la ligne, 100 kilomètres.
- Facteur de puissance, o,85.
- Fréquence, 5o.
- Distance des fils, i5o centimètres.
- Chute de tension en ligne, 18 % de la force électro-motrice à l’arrivée.
- Déterminer la dimension du fil.
- a) Calcul de la chute de tension par kilomètre par ampère
- 4 ooo o,83
- 4 700 K. V. A.
- Puissance par ligne monophasée équivalente = 2 35o K. V. A.
- o,8
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- Intensité du courant dans cette ligne 2 35o ooo
- = 58,75.
- /|U OOO
- Chute de tension admise
- /|() ooo X o,i8 — y 2oo volts.
- Clin le de tension par kilomètre par ampère
- 7 2
- 200
- IOO
- X
- 58,7r>
- = 1,23.
- b\ En plaçant Técpierrc sur la ligne cos o =0,85 au point i,23 volt, l’intersection de la perpendiculaire à la ligne cos y avec la courbe correspondant a des fils écartés de i5ocm (fréquence 5oi donnera comme diamètre du fil cherché un peu moins de 7 millimètres.
- B. — La dimension des fils est donnée ainsi qde leur écartement; il s’agit de déterminer la chute de tension en ligne et la perte en watts dans la ligne.
- Exemple 3.
- Puissance à transporter (triphasé), /, 3oo kw.
- Tension à l’arrivée, 3o ooo volts.
- Longueur de la ligne, 3o kilomètres.
- Facteur de puissance', 0,70.
- Distance des fils, 100 centimètres.
- Fréquence, aü.
- Diamètre du fil, 8 millimètres.
- ci) Pour déterminer la chute de tension en ligne, on place sur l’abaque une équerre, au point correspondant au fil de 8m,n de diamètre et à réeartement des fils de ioo1’01 (fréquence 25), de sorte que l’équerre fasse un angle droit avec la ligne cos y =0,70. On trouve que la chiite de tension en ligne par ampère par kilomètre = 0,7.'» approximativement.
- Courant dans la ligne (ligne monophasée équivalente).
- 1 /, 3oo kw. X 1 ooo
- 2 3o ooo X 0,7
- = 1 024 ampères.
- 0,74 volts par kilomètre par ampère X 3olî,n 1 o24 ampères =2 280 volts—chute de tension
- en ligne.
- soi t donc
- 2 2
- >.80'
- = 7>6 % •
- b) Trouver la perte en watts dans la ligne :
- L’abaque donne pour le cas présent sur la ligne
- des abscisses une valeur de 68 volts par ampère
- par kilomètre pour un fil de omu de diamètre,
- 0,68 volts par kilomètre par ampère X 3o
- X 102,4 * °8o volts,
- i . 7
- Soit au total 2 080 volts X 102,4 — ai‘\ kw. ou exprimé en % de la puissance totale :
- 213 kw.
- 4 >00 kw.
- L.-A. Hmtirr.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- MESURES
- Mesure des faibles résistances. — J. Revil-liod. — Sck weizcrische Elektrotcchnischc Zeitschrift, 20 février 1909.
- L’auteur expose une méthode qui diffère en somme très peu de la méthode classique du pont double de lord Kelvin; mais il a été conduit à, la con-cevqir par des considérations intéressantes.
- Soit (fig, 1) un système de conducteurs dans lequel F est une pile de force électromotrice E. Considérons ce système en faisant d’abord abstraction du conducteur BE. L’ensemble des fils restants
- représentera un pont de Wheatstone dont le quadrilatère sc composera des branches ABC, AEF, CD, FD; quand le galvanomètre b sera au zéro, c’est-à-dire quand aucun courant ne traversera la branche CF, nous aurons :
- R3 + Rc _ R*
- R, + R, ~WS’ ^
- les indices des résistances correspondant aux numéros des branches respectives.
- Or si l’on a :
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- on en tirera :
- He R*
- l\, r2*
- Supposons alors que ce* soit la résistance R0 qu’on cherche à mesurer ; on n’aurait qu’à choisir les résistances llt) R2, R3, R* de manière que la relation (a) soit satisfaite, puis on réglerait la résistance R3 jusqu’à ce que le galvanomètre vienne au zéro. La relation (3) donnerait alors la valeur de R0 cherchée.
- B 6
- Or, dans la méthode du pont double de lord Kelvin, ce sont des résistances étalonnées qui entrent dans la relation (*2), et par suite cette relation ne sera jamais obtenue qu’approximativcment, car :
- i° Une résistance étalonnée n’est jamais rigoureusement égale à sa valeur nominale;
- 20 Le dispositif peut, en outre, comporter des (ils de connexion qui relient les boîtes de résistances respectivement aux points A, B, C, I), E, F.
- Cela n’introduirait pas de cause d’erreur appréciable si les résistances R- et R0 étaient du meme ordre de grandeur que les quatre premières; mais si Rs et R(; étaient petites par rapport à ces quatre autres, la cause d’erreur introduite peut devenir considérable; si par exemple ou avait
- R3 = R*,
- et d’autre part
- 1 —
- V + V,
- la mesure donnerait :
- R
- = «>
- ce qui conduirait au résultat manifestement faux:
- R0 = o.
- Pour que la méthode puisse être appliquée en toute sécurité, on voit qu il faut que les [joints B et K soient au meme potentiel, ce qui a lieu quand les relations (2) et (3) sont rigoureusement satisfaites. Mais, dit l’auteur, ce cas idéal est tout à fait exceptionnel. On a généralement recours à un conducteur de résistance très faible RE qu’on établit entre ces deux points afin, sinon d’annuler, du moins de diminuer fortement la différence de potentiel nuisible.
- Dans ces conditions, les potentiels de B et de E deviennent pratiquement égaux, et quand on aura amené le galvanomètre au zéro en réglant R;i, on aura certainement :
- n, ” IV
- On voit ainsi que cette méthode pourra pratiquement être suffisamment exacte et qu’elle le sera d’autant plus que le conducteur introduit sera moins résistant.
- Toutefois l’auteur examine de plus près la question par le calcul, pour mieux mettre en évidence le rblc exact joué par cette connexion supplémentaire BE.
- Soient :
- la le courant dans la branche numérotée a;
- /, le courant dans le conducteur CE, qui contient le galvanomètre ;
- R, la résistance de ce conducteur.
- La première loi de Kirchhoff appliquée successivement aux points ARC DE donne les équations,
- ta — h 4- l-,i 4 “ 4 + 4
- h — 1 + U (A)
- 4 — ^ + h l2 ~~ 1 +
- La deuxième loi de Kirchhoff donne les relations suivantes : circuit AEFDPA :
- Roè) + E1/1 ~f~ R-^4 4“ E-ïp:; — k?
- circuit ABEA :
- R» 4+ >44— Ei 4 = °i
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- circuit BCFEB :
- R i R - /îj R7 in -f- R0 — ° j
- circuit FGDE :
- R.,/2 — R.*,,/4 ~~j— \\i •—- o ]
- soit (R) le deuxieme système d’équations. On peut transformer (B) à l’aide du système précédent (A) de façon à ne conserver comme inconnues que les intensités périphériques ; il vient alors :
- (R« ~f~ Rl “h R 2 4 R3 4 IV, -- ^
- — R«ù> (Ri -f- R;j “h R7ï — R7 = 0
- — R-^o — R7Âj — R h “h (R H-1^3 + Rü R71 fv, : -- 0
- — R2'0 ~h '.R R2 R;) h — R*e — °*
- D’où l’on tire, en posant ;
- Rü+R(+R2+Rji — R| — IL — Rs
- — -Ri l^+Rs+R, <> -R;
- — R:i — R.; —R ll+Rs+Rfl+R,
- — R2 o R+R2+R4 —R
- les valeurs suivantes pour les intensités /4 et /0
- n = | [RR.R, - R,R,1
- + (Ri+Ry+ R7)(RR6+ RR 6+ R2Rü+ RsR7+ RgRoJ I 4 = § [RR.R, + RiR»R7 + R,R*R7 + (R4 + B;l + R,) (RRa + \\j\, + B,R, + B IL)],
- et finalement, en remarquant que :
- i __ /0 1
- on pourra mettre i sous la forme :
- i^|[(R*R„-RïR6)(R1+Ra+R7)+R1(RIR4-RïRï)].
- Si on suppose alors que R4112 R3 R4 sont du meme ordre de grandeur, et que R7 est du meme ordre que Rü et Rfi, on voit que les deux parties de la somme entre crochets sont aussi du même ordre de grandeur.
- Si donc i — o et si l’on a, avec une certaine approximation :
- ^ r2 R3 - IV
- on aura avec la même approximation :
- Rb^r.
- R. R*'
- Si R7 était d’un ordre de grandeur inférieur à celui de R5 et de R6, l’approximation du dernier rapport serait plus grande que celle du rapport précédent.
- R. G.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- L’amélioration du facteur de puissance dans les réseaux à courant alternatif1 — Miles Walker. — The Elcctrician, 22 janvier 1909, d’après une communication faite à la Manchester local section of the institution of Electvical Engineers.
- Les méthodes proposées pour améliorer le facteur de puissance sont au nombre de trois :
- i° On peut employer des moteurs synchrones et des convertisseurs rotatifs ;
- 2° On peut disposer une capacité dans le circuit;
- 3° On peut améliorer le moteur d’induction, ou, d’une façon générale, la machine qui donne un facteur de puissance insuffisant.
- Moteurs synchrones. — Le moteur synchrone, employé soit dans le cas d’un moteur générateur, soit dans le cas d’un puissant moteur à charge continue, constitue une bonne solution. Un moteur synchrone de 1 000 chevaux donnant une composante déwattée égale a 60 % de sa puissance en kilowatt-ampères, ne dépensera guère que 10 % de plus
- qu’un moteur synchrone de 1 000 chevaux, destiné à marcher avec un facteur de puissance égal à l’unité, pour une même élévation de température. Mais dès qu’il 11e s’agit plus de traction, le moteur synchrone doit être regardé comme un moyen plutôt extravagant pour compenser le décalage d’un réseau. En calculant en effet la puissance nécessaire pour arriver à un résultat quelque peu sensible, on aboutit à cette conclusion intéressante qu’il faut beaucoup moins de kilo-volt-ampères déwattés pour élever le facteur de puissance de 0,8 à 0,9 que pour l’élever de 0,9 k l’unité.
- Le convertisseur rotatif est actuellement très en faveur. 11 a sur le moteur-générateur synchrone le grand avantage de posséder un rendement élevé et un pouvoir synchronisant supérieur dans le cas des fortes surcharges, ainsique de n’exiger qu’une faible augmentation de la quantité de cuivre pour donner une composante déwattée égale k 5o % de sa puissance en kilovoll-ampères. Sur les réseaux de traction, il permet d’employer des lurbo-générateurs moins coûteux que ne permettent les moteurs d’induction ordinaires.
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- Capacité. .— Les condensateurs à haute tension ne sont pas employés d’une manière générale pour l'amélioration du fadeur de puissance. Us présentent en effet une grande difficulté de construction, en raison de réchauffement auquel peut être soumis leur diélectrique.
- Amélioration dit moteur d'induction. — La raison pour laquelle le moteur d’induction exige un si grand courant déwatté, c’est que sou courant magnétisant est débité à haute fréquence. Mais si le courant magnétisant est débité dans le rotor à une fréquence aussi faible que celle du circuit du rotor, l’énergie déwatlée nécessaire va se trouver réduite à a ou 3 % de sa première valeur.
- En 189S, M. Leblanc proposa de fournir le courant magnétisant aux rotors des machines d’induction au moyen d'excitatrices spéciales qui étaient des com-mutatrices génératrices à courant alternatif, dont les inducteurs étaient excités par le courant du rotor (brevet n° i5 470 de 1895).
- Si on adopte les solutions Leblanc, il faudra, pour
- Fig. 1.
- un rotor triphasé, trois excitatrices connectées de la manière indiquée sur la ligure 1, Ert, E/>, E(, étant les armatures des excitatrices (construites comme des moteurs monophasés et munies d’enroulements compensateurs) et W«, \Ybj Wtî étant les trois phases ou enroulements du rotor ; ce dispositif peut fonctionner, soit en inversant l'enroulement c (ce qui augmente le glissement), soit en excitant la phase A à l’aide de la phase B inversée (ce qui diminue le glissement). En fait, un grand nombre de combinaisons sont possibles et permettent de réaliser l’excitation. Le point capital, c’est toujours d’engendrer dans chaque circuit une force électro-motrice qui
- soit à peu près perpendiculaire à la force électromotrice due au glissement du rotor.
- La British Westinghouse G° a fait des essais pour déterminer dans quelle mesure la méthode Leblanc était susceptible d'application industrielle. L'auteur donne des renseignements sur ces expériences à pleine charge; les connections étant celles delà ligure 1, et le facteur de puissance étant de 90 % , on constata que les excitatrices augmentaient graduellementde vitesse et que le facteurde puissance se rapprochait de l’unité. Quand on maintenait constante la vitesse de l'excitatrice au moment où elle donnait un facteur de puissance égal à l’unité pour le quart-de la charge, on pouvait constater que ce facteur ne variait guère jusqu’à la demi-charge. Au-delà, il cédait légèrement et à pleine charge devenait égal à 0,9$. Si alors on augmentait légèrement la vitesse, on le voyait se relever jusqu’à l'unité pour la pleine charge elle-meme. Bref, les expériences accusèrent des résultats en accord parfait avec ce que la théorie permettait de prévoir.
- La principale objection à la méthode telle que la décrivait M. Leblanc dans un ancien brevet est qu'elle exigeait deux ou trois excitatrices et que les courants mis enjeu étaient eu général très intenses. Le prix de ces excitatrices était par suite très élevé.
- M. Leblanc a décrit une excitatrice très simple qui est indiquée par la ligure *?.. L’armature est semblable à une armature ordinaire à courant continu avec enroulement tambour et qui est supposée bipolaire sur la figure. Elle est entourée par une simple couronne de tôle dont les surfaces polaires font saillie à l’intérieur sans enroulement d’excitation.
- Les encoches ont pour but de faciliter la commutation. Si on munit une telle armature de quatre balais placés à 90 degrés et reliés aux quatre anneaux collecteurs du rotor biphasé d’un moteur d’induction et qu’on le fasse tourner à une vitesse notablement plus grande que la fréquence dans les enroulements
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- du rotor, il se produira des courants induits dans cc rotor. L’auteur met en évidence l’ingéniosité de cc dispositif qui réalise l’excitation à l’aide des courants de l’induit eux-mémes et qui produit dans cet induit un flux dont la phase est telle qu’il engendre dans chaque circuit une force électro-motrice à angle droit avec le courant qui règne dans ce circuit.
- On peut construire une excitatrice du meme genre pour trois phases; elle coûterait beaucoup moins cher que les trois excitatrices de la figure i. On peut rendre la commutation suffisamment bonne, mais le commutateur d’une telle excitatrice devrait avoir, pour un moteur de i ooo chevaux par exemple, des dimensions considérables et l’auteur pense que c’est là la raison qui en a limité l’usage.
- L’auteur décrit alors la méthode préconisée par Heyland en 1901, dans laquelle les courants sont amenés dans le rotor au moyen de balais alimentés par le circuit externe (fig. 3).
- La principale objection que les industriels ont pu
- Fig. 3.
- faire à ces moteurs, c’est qu'ils coûtent fort cher et qu’ils n’offrent pas le grand avantage du moteur d’induction, qui est l’absence de commutateur.
- L’auteur 11c croit pas impossible de réaliser un nouveau type de machine qui agirait à la façon des excitatrices de M. Leblanc et qui, néanmoins, coûterait moins cher que le moteur d’induction et serait d’une grande utilité pratique dans les cas où il est important d’augmenter le facteur de puissance. Une telle machine peut s'appeler un avanceur de phase, Ses caractéristiques principales doivent être les suivantes :
- i° Le commutateur et l’équipage do balais ne doivent pas être trop encombrants;
- 20 La commutation doit se faire par induction et être^ndépendantc de la résistance des balais ;
- 3° On doit pouvoir régler la phase des forces électro-motrices engendrées et diminuer le glissement du moteur;
- 4° L’avanceur de phase doit constituer une unité indépendante de telle sorte qu’en cas d’avarie le moteur puisse continuer à fonctionner comme un moteur d’induction ordinaire.
- La figure fx indique le schéma d’un tel appareil; dans le cas de trois phases, le champ magnétisant est tripolaire, le noyau d’armature est construit comme dans le cas ordinaire du courant continu et le bobinage est semblable à celui d’un moteur de traction ordinaire, à ceci près que l’écartement des bobines est ici de 1 20 degrés an lieu de 90 degrés.
- Les extrémités intérieures des trois bobines sont montées en étoile. Les extrémités extérieures sont reliées à Lun des secteurs du collecteur. Le collecteur porte trois balais qui frottent sur les segments reliés aux bobines au moment de leur passage sous un pôle. Chaque pôle est muni d’un enroulement compensateur placé dans des encoches et disposé de telle sorte que les ampères-fils par centimètre de longueur sur la surface polaire soient égaux ou légèrement supérieurs au nombre des ampères-fils par centimètre sur la périphérie de l’armature.
- Suivons un des circuits de l’induit, à partir du centre de montage en étoile; il traverse par exemple les bobines \ et 2, passe sous le pôle pC, puis sous le pôle pTS el fait en regard de ces deux pôles autant de tours qu’il est nécessaire pour engendrer le voltage requis; il passe alors dans le balai />A,puis dans la bobine d’excitation en série sur le pôle pA, puis
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- dans les enroulements compensateurs désignés par la lettre A, dans les encoches des pôles pC et /A3 et de là enfin dans la phase A du rotor du moteur d’induction .
- Les courants des autres phases suivent des circuits analogues et l’on voit que la force clectromo-trice engendrée dans chaque phase est due au courant des deux autres phases, ce qui réalise bien le principe de la ligure i.
- La difficulté ordinaire qu’on rencontre quand il y a un certain nombre de circuits d’induit en parallèle, c’est que le courant, au lieu de se partager également entre tous ces circuits, tend à augmenter dans les bobines qui entrent sous une saillie polaire, à cause de l’accroissement de flux produit par la réaction d’induit. L’enroulement compensateur, indiqué par la figure /*, a justement pour but d’égaliser le courant dans tous les fils qui passent sous un pôle. En fait, les lentes oscillations du flux peuvent amener de légères inégalités, mais elles sont absorbées par la grande capacité des balais.
- L’emploi d’une excitatrice dans le circuit du rotor permet d’augmenter dans une grande mesure la puissance d’un moteur; mais l’excitatrice peut également servir à modifier la vitesse d’un moteur d’induction ; en effet nous avons vu que si la force électromotrice de l’excitatrice a une composante considérable en opposition avec la force électromotrice engendrée dans l’enroulement du rotor, le glissement est augmenté.
- L’auteur fait enfin remarquer que son « avanceur de phase » peut servir non seulement à augmenter le facteur de puissance des moteurs d’induction, mais encore à exciter le rotor d’une génératrice d’induction (laquelle augmente la composante déwallée et est par conséquent peu employée).
- Mais la génératrice d’induction paraît fort intéressante dans certaines exploitations, notamment pour les turbines et si son excitatrice pouvait être amenée à un degré suffisant de simplicité, son emploi se répandrait, pense l’auteur, d’une manière générale dans l’industrie.
- La ligure 5 indique schématiquement une méthode d’excitation pour un rotor biphasé d’un turbo-géné-rateur d’induction, au moyen d’un « avanceur de phase ».
- Le rotor et 1’ « avanceur de phase » sont montés sur le même arbre; w À et \v B sont les deux phases du rotor. Une extrémité de chaque phase est reliée à l’arbre en O. Les autres extrémités sont connectées aux bagues collectrices a A et a R ; sur ces bagues
- le courant est recueilli au moyeu de balais et passe dans les balais de cc l’avauceur de phase » b A et b 13, lequel est à quatre pôles dans cc cas (ce qui n’est pas indiqué sur la figure).
- Les extrémités « intérieures » des bobines induites sont connectées à l’arbre et l’action de l’excitatrice est exactement la même (pic dans le cas de la ligurç /j, excepté qu’il y a deux phases au lieu de trois. Te! est dans ses grandes lignes ce nouveau type d’appareil dont les publications électriques d’outre-Manche s’occupent beaucoup en ce moment.
- J. R.
- Sur un nouveau type de parafoudres pour lignes de transmission. — Romualdo Regnoni. —f/Eletlricisia, i janvier 1909.
- L’auteur part de ce principe que la plupart des décharges atmosphériques qui frappent les lignes de transmission sont de nature; oscillante. II considère dès lors comme probable que sur ces lignes, qui ne sont en général autre chose que des systèmes de conducteurs isolés, il se forme des ondes stationnaires de potentiel, avec leurs nœuds et leurs ventres ; ces ondes ont déjà été observées par Hertz ( Wied. Ann., t. XLY, p. 555, année 1892), et mises en évidence cxpérimentaleinentd’une manière brillante par Lecher [Wied. Ann., p. 85o, année 1898) ; enfin le professeur Slaby les a examinées le long des antennes de son appareil radiotélcgraphique, et l’on peut meme dire que le système radiolclégraphiquc de Sîaby-Areo est basé presque tout entier sur la considération de ces ondes.
- Ceci posé, l’auteur suppose que le fonctionnement, trop souvent déplorable, des parafoudres de lignes, pourrait bien venir de ce qu’ils se trouvent dans un nœud d’ondes stationnaires.
- Bien entendu, il est impossible de traiter la question par le calcul, les constantes du courant de décharge échappant à toute détermination, mais néanmoins l’auteur croit qu’il est possible de renié-
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- dier à ce mauvais fonctionnement par l’emploi du dispositif dont il indique le schéma (fig. i).
- Soit R une des spires qui constituent la bobine de self-induction ; supposons que cette spire, au lieu d’être circulaire, ait la forme d’un triangle équilatéral avec un côté horizontal ; plaçons en regard des deux angles inférieurs de ce triangle deux cornes
- Siernensordinairesreliéesklaterre ; on aura ainsiréa-lisé un système qui comprendra tous les éléments d’un parafoudre ordinaire, mais qui offre une bien plus grande sûreté de fonctionnement, caries sommets des spires triangulaires ne se trouveront jamais tous à la fols dans un nœud d’onde stationnaire.
- L’auteur pense que si l'efficacité de cet appareil était reconnue, on pourrait aisément, l’appliquer, en y apportant les modifications convenables, à des installations plus délicates, telles que celles des lignes télégraphiques, téléphoniques, etc. J. R.
- ELECTROTHERMIE
- La soudui'e électrique. — Engineering, 15 janvier 1909.
- Depuis quelques années, la soudure électrique des métaux s’est développée à un tel point qu’elle a passé du domaine purement théorique à celui de la pratique industrielle et commence à prendre place parmi les méthodes employées dans les ateliers.
- 11 existe deux procédés différents : dans l’un, on utilise l’électricité pour produire la fusion des métaux à souder; dans l’autre, on s’appuie sur ce qu’un joint défectueux traversé par un fort courant est porté à une très haute température, provoquant ainsi la fusion des deux métaux, c’est le procédé appelé'généralement procédé Thomson ou soudure par rapprochement. Tandis que la soudure à l’arc est essentiellement un métier, la soudure par rapprochement est purement mécanique.
- Le procédé possède ainsi, à un très haut degré, la
- sûreté et l'exactitude, car le jugement et l’habileté humains sont entièrement éliminés.
- Pourtant il existe une certaine méfiance sur ces soudeurs, et il y a encore pas mal de gens qui sont, réservés au sujet des procédés électriques. Il ne faut pas que la partie électrique soit cause d’une hésitation. Tous les ateliers modernes possèdent une installation électrique, et quoique le courant de soudure soit très intense, le voltage est aussi bas ou même pins bas que celui employé pour le fonctionnement d’une sonnette électrique ordinaire. De plus réquipemenl électrique est aussi simple que possible et ne présente pas de partie mobile en dehors de l’interrupteur de départ.
- Un ouvrier sans expériences, ou un manœuvre, peut surveiller une telle machine, du moment que la qualité du travail ne dépend pas du surveillant.
- La maison qui a contribué le plus à développer et à populariser le procédé Thomson est la « British insulated and Helsby Gables Limited », de Prescot, Lancashire, (Angleterre).
- Avant de commencer la description des machines, nous allons mentionner brièvement quels sont les travaux qui peuvent être exécutés à l’aide de ces machines.
- En premier lieu, nous devons examiner les différents métaux qui peuvent être soudés. Ordinairement la soudure est limitée au fer et à l’acier doux, mais le procédé électrique peut; également s’appliquer au cuivre, au laiton, au bronze, etc., et aux aciers contenant de très fortes quantités de charbon. Tous ces métaux peuvent, non seulement être soudés un à un séparément, mais de plus le fer, le cuivre et le laiton peuvent être soudés l'un avec l’autre, indifféremment.
- Gcs machines peuvent souder des fils fins jusqu’à des tiges de 5omm do diamètre en fer ou en acier, de 5'2mm en étain ou de aamm, ou bien des sections de n’importe quelle forme. O11 peut exécuter avec la même facilité les soudures d’anneaux, de bagues et déjantés.
- Une autre application intéressante du principe est la soudure spott. Elle consiste à réunir dos tôles ii l aide de petites soudures, arrivant ainsi au même résultat, que le rivetage, mais sans avoir l’inconvénient du forage et du poinçonnage préalable qu’exige ce dernier.
- Nous avons vu essayer de séparer, à l aide d un ciseau, ti*ois tôles de fer de uinm, les soudures ayant illl,,\o de diamètre, mais sans réussir même à produire une fissure le long de la ligne de soudure.
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- La troisième application, du principe, est la soudure par recouvrement. Il suffit de dire qu'on peut prendre deux plaques ou tôles d’un métal quelconque, de les fixer de façon qu'elles se recouvrent sur une petite largeur, de les passer dans une machine, pour qu’elles ressortent ne formant plus qu’une seule plaque ou tôle continue; on peut souder facilement de cette façon des tôles de 7 millimètres.
- Un avantage commun à toutes les applications du procédé Thomson est que les surfaces à souder ne demandent aucun nettoyage spécial. Dans le cas seulement de la rouille, les surfaces doivent être nettoyées, ainsi que les endroits où le métal est serré par les brides.
- D’uri autre côté, la chaleur est produite seulement au joint, la résistance du courant y étant entièrement concentrée par suite du plus ou moins bon contact électrique. Le fait de chauffer ce point aide aussi la concentration rapide de la chaleur, car la résistance électrique augmente avec la température. De plus l’opération de la soudure étant instantanée, la chaleur est localisée et par suite le refroidissement est très rapide et même quelquefois trop rapide.
- Laissant de côté pour le moment le système « spot! » et la soudure par recouvrement, nous allons étudier d’une façon générale les principes d’exécution des machines à soudure électrique.
- Toutes ces machines se basent sur le principe suivant. Les exlrémités des objets à souder sont fixées dans des paires de brides en cuivre, qui tendent à se rapprocher les unes des autres, sous l’action d’un poids. La pression seule qui s’exerce entre les deux bouts des pièces à souder, empêche les brides de se réunir. A chaque paire de brides sont réunies électriquement les extrémités de l'enroulement secondaire d’un transformateur.
- Dans le circuit primaire est intercalé un interrupteur; quand ce dernier est fermé, un courant secondaire très intense parcourt le joint à souder, qui est porté, par suite, h une très haute température. Au moment où le métal devient assez mou, la bride mobile tend à se rapprocher de la bride fixe par le poids ou la tension du ressort, et les surfaces fondues du joint sont ainsi comprimées. Ce mouvement de labrideouvre l'interrupteur dans le circuit primaire, le courant est coupé et l’opération est terminée.
- L’opération étant instantanée, il est impossible, excepté dans le cas de très grosses barres, qu’un homme puisse ouvrir l’interrupteur au moment voulu, et même ce serait imprudent; car s’il était ouvert un instant plus tôt, la soudure serait mau-
- vaise, tandis qu’un instant plus tard, les bouts du métal seraient brûlés.
- L artifice s'appuyant sur la compression du métal pour déterminer l’ouverture de l’interrupteur est excellent en pratique. La machine pourrait être construite de façon a enlever, automatiquement, le collier de métal fondu qui se forme autour du joint, pendant qu’il est encore chaud, mais il est de beaucoup préférable de l’enlever par un des moyens ordinaires.
- La soudure cc spott y> est effectuée en pinçant les plaques entre deux électrodes pointues en cuivre, qui tendent à se réunir de la meme manière que précédemment. Les électrodes sont réunies comme plus haut aux extrémités de la bobine secondaire d’un transformateur. La durée du courant est déterminée par le surveillant, les chances de brûlures étant ici très limitées, l’interruption automatique n’est pas nécessaire, d’autant plus qu’elle n’est pas facile à effectuer, en raison du petit déplacement des électrodes.
- La soudure par recouvrement se hase sur un principe différent. Une des électrodes est une plaque lourde en cuivre, tandis que l’autre a la forme d’un cylindre. Le joint à recouvrement est pris entre le cylindre et la plaque, de sorte que le courant traverse le joint au point de contact avec le cylindre.
- Le mêlai est porté ici a de très hautes températures et les deux tôles se soudent ensemble à mesure qu'elles sont comprimées lentement par le cylindre.
- L’opération se fait à la vitesse de ocm,5 par seconde et les résultats sont admirables à tous les points de vue.
- Ayant brièvement exposé les genres de travaux auxquels s’appliquent les méthodes électriques ainsi que les principes de ces procédés, nous allons décrire quelques-unes des machines employées à cet effet.
- IJne machine très intéressante est représentée par les figures 1, 2, 3 et ft.
- Le transformateur est contenu dans un socle en fonte de la machine, l’enroulement secondaire consistant d’une seule bobine massive en cuivre.
- A Tune de ses extrémités est boulonnée la bride fixe, qui est à gauche, sur la figure a. L’autre extrémité de la bobine est munie d’une glissière en cuivre fondu dans laquelle glisse la bride mobile. Un moulage soigné est exigé, à cause de la grande intensité du courant de soudure qui doit passer de l’attache fixe à rattache mobile. C’est aussi la raison pour laquelle la glissière est en cuivre.
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- Cette machine peut soucier des tiges en cuivre ou en lailon d’un diamètre; variant entre 9 et a5mm, ou des tiges en fer ou en acier d’un diamètre de \'>. à 5omm. Cette différence est due à la grande conductibilité du cuivre et à l'inexistence d’un étal plastique clu métal; aussi la soudure doit être faite rapidement et par suite demande un courant plus intense que celui qui est nécessaire dans le cas du fer ou de 1,acier.
- Fig. 1.
- L'acier ou le fer peuvent être soudés au cuivre ou au laiton, mais dans ce cas, pour que la température des deux métaux soit la même et pour faire une bonne /soudure, il faut que les résistances électriques des deux barres, mesurées à partir de leur point de
- contact jusqu’aux brides, soient égales ou presque. Pour cela il faut, ou bien cjue la partie, qui dépasse à partir des brides du métal le moins résistant, soit plus grande que celle de l’autre barre, ou bien cpie
- la barre de cuivre ou de laiton ait une section plus petite que celle en fer. Après avoir exécuté la soudure, le tout peut être tourné facilement au même diamètre.
- Dans la figure 1, la bride fixe est ouverte tandis que la bride mobile tient une barre métallique. Afin de pouvoir loger des barres de grosseurs différentes, on enfonce dans les brides des mâchoires interchangeables, convenablement choisies.
- La compression nécessaire à la soudure est obtenue au moyen d’une chaîne pesante dont l'une des extrémités est reliée à un levier, dont le point d’appui peut être facilement déplacé. Ce levier est fixé lui-même à la tête mobile. Un long levier permet d’éloigner la tête mobile et peut être maintenu dans une position convenablement adoptée, au moyen d’un cliquet qu’on aperçoit sur la figure 1.
- Le fonctionnement de la machine est le suivant. En premier lieu, on accroche, à l’autre extrémité de la chaîne, des poids nécessaires, tandis que le levier à main est retenu par le cliquet. Ensuite, en déplaçant le point d’appui du premier levier, on arrive à placer la tête mobile à une certaine distance de la tête fixe, suivant le genre de travail qu’on doitexécuter. Les liges à souder sont ensuite fixées dans les brides, leurs bouts en contact, et le système permettant d’ouvrir ou de fermer automatiquement. L'interrupteur est réglé de façon à ouvrir le courant après un certain parcours de la lcle mobile, déterminé dans une expérience préalable. Le levier à main est alors relâché cl l'interrupteur se ferme. On peut voir facilement sur
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- les figures l'interrupteur et le système de déclenchement cjtii est très simple, il est placé sur le devant
- Fig-. <j.
- de la machine et de façon que toutes les parties
- Fig. $.
- mobiles puissent être bien en vue de l’opérateur.
- Les dimensions d’encombrement de cette machine sont: i /|5o,"ul sur i v.3ou,m et sur une hauteur de yoo",m. Elle pèse en tout i 88ok8. La puissance absorbée pour le travail maximum est de G5 HP pendant à pou près yo secondes.
- Un type de machine différent des précédents est représenté par les ligures 5, G et 7.
- Cette machine est employée à souder les bouts de rubans eu acier doux, servant à lier les câbles électriques; plusieurs de ces machines fonctionnent à cet effet dans les ateliers de Preseol de la Brilish Insuialed Company.
- L’épaisseur des rubans, dont on aperçoit les rouleaux sur les ligures , est de om:,,8 sur une largeur de u5 millimètres.
- Quand un rouleau de ruban est vers la lin, on arrête la machine à enrouler les câbles et un nouveau rouleau est soudé à l’ancien à l’aide de la machine que nous allons décrire.
- Précédemment, ce résultat s’obtenait en brasant les deux bouts des rouleaux, mais cela demandait, en moyenne, une interruption du travail d’au moins cinq minutes.
- Avec la machine électrique les bouts sont soudés en 3o secondes et l’arrêt du travail est seulement de une minute.
- Cette machine peut souder des rubans d’acier d’une largeur variant entre n""11 et ^G1"™ et d’une épaisseur allant depuis o"un4 jusqu'à imm5.
- Elle pèse 24a*», les dimensions d’encombrement étant 1 oi6mm sur 838““" et sur une hauteur de 1 854 millimètres.
- Le transformateur repose sur une table en bois. Son enroulement secondaire est constitué par une pièce massive en cuivre, en forme de C, visible sur la figure 7. En regard de -la boucle supérieure du C est montée une pièce verticale mobile qui porte à son extrémité, entre des moyeux, un rouleau en laiton. La boucle inférieure du C s’étend en avant; et porte un chariot horizontal eu laiton qui peut glisser d’un côté eide l’autre du rouleau, à l’aide d’une manivelle. Lu levier ayant à son extrémité un poids et relié par un anneau et un fil de fer à une pédale tend à presser fortement le rouleau contre le chariot. La pédale est située sur le côté de la machine et permet aussi île relever le rouleau.
- Les bouts de rubans à souder sont posés sur le chariot et espacés de 3 m‘" ; ils sont maintenus dans la direction l’un île l’autre au moyen de guides convenables.
- Quand les rubans sont en position, on fait des-
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- cendre le rouleau sur le joint et on ferme le petit interrupteur situé sur un des pieds du bâti de la machine. Le courant secondaire passe alors du rouleau au chariot, à travers le joint imparfait et chaude ce dernier, pendant que l'opérateur le fait passer lentement sous le rouleau k l'aide de la manivelle.
- Le résultat est une excellente soudure, sans imperfections et ayant pratiquement la meme épaisseur que le ruban proprement dit.
- Fiir. 8.
- Une autre machine représentée par les figures 8 et 9, construite par la meme maison, est employée à
- la soudure des anneaux des chaînes et est plus automatique que les précédentes, attendu qu’après chaque soudure la chaîne se déplace automatiquement et sans l'intervention du surveillant.
- Les soudures sont laites dans le milieu d'un des côtés du chaînon et chaque chaîne doit passer deux fois dans la machine, car on ne peut souder qu’un anneau sur deux, à chaque fois.
- En se reportant aux figures, on remarque qu’un arbre est situé k l’arrière de la machine, portant des poulies folles, ainsi qu'un volant; cet arbre tourne constamment pendant toute la durée de la soudure.
- Il porte aussi un pignon s'engrenant avec une roue dentée tournant librement sur un second arbre, situé plus en avant.
- Un embrayage clavelé sur l’arbre est périodiquement forcé par un ressort à entraîner la roue dentée et k la relâcher de même, au moyen d'une came agissant sur sa périphérie. Gomme conséquence de cela, le second arbre s’arrête après chaque tour du premier. Cet arbre actionne à son tour un troisième arbre, très court, situé sur le devant de la machine, au moyen d’un pignon déchaîné. Cet arbre fait aussi, par suite, un seul tour sur doux au premier arbre.
- La chaîne part de la gauche et passe dans un canal incliné sur les bords duquel viennent s'appuyer les chaînons alternés, de façon que les chaînons intermédiaires soient verticaux.
- Au sommet du canal se trouvent trois paires de pièces destinées k l’exécution de la soudure proprement dite.
- Au-dessus de la chaîne sont placées symétriquement les deux griffes qui, lors du passage du courant, appuient fortement l’un contre l’autre les deux bouts de l'anneau k souder et le ferment complètement.
- Entre les griffes et presque verticalement se trouvent une paire de contacts par lesquels le courant secondaire entre cl sort du chaînon.
- Enfin, au devant- et k l'arrière on remarque les extrémités d une paire do leviers élampours.
- Le fonctionnement de la machine est le suivant :
- Dès que la came située sur le deuxième arbre relâche les griffes, celles-ci, sous l’action d’un système de poids et de leviers suspendus, exercent une pression sur le point du chaînon k soude rot le ferment.
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- En même temps la paire de contacts est abaissée par une autre carne et ils viennent buter fortement de chaque côté du joint, tandis qu’une troisième came, placée aussi sur le deuxième arbre, ferme l’interrup-
- mécanisme qu’on peut voir facilement sur la figure 8 et qui consiste en un linguct à double effet actionné par le troisième arbre, au moyen d’un engrenage conique et d’une manivelle convenable.
- Fig. 9-
- teur. Les contacts de cet interrupteur sont des blocs en charbon taillé en biseau, la paire inférieure étant montée", connue le montrent les figures io cl ii, de façon à assurer un bon contact. A ce moment rem-brayage actionnant le deuxième arbre moteur est débrayé automatiquement et la machine Tait un arrêt pendant lequel la soudure est effectuée. Comme nous Pavons déjà dit, dès que les bouts du chaînon sont suffisamment chauffés, ils sont serrés l’un contre l’autre au moyen des leviers.
- Le mouvement de ces derniers permet le réengagement de l’embrayage et la machine repart en forçant immédiatement les leviers étampeurs à se réunir dans un choc brusque et rejeter ainsi le métal en trop se trouvant tout autour de la soudure, pendant qu’il est encore chaud.
- Les contacts et les leviers sont pratiquement retirés du chaînon au même moment, quoique le choc des étampeurs ait lieu pendant que les leviers agissent encore sur le chaînon.
- La chaîne avance au moment voulu au moyen d'un
- La bobine primaire du transformateur de soudure est enroulée en plusieurs sections, ce qui permet de varier le courant do soudure, suivant les besoins.
- La machine dont nous avons donné les dessins peut souder des chaînes composées d’anneaux ayant un diamètre de métal variant depuis 5mm*> jusqu’à
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- 7mm5, en finissant de io à 12 anneaux par minute.
- La puissance maximum absorbée, y compris la puissance motrice, est d’environ 13,5 chevaux, quand les soudures ont lieu.
- Le poids de cette machine est à peu près de 1 5ookB et ses dimensions d’encombrement sont : 1 900mm sur 1 200®m et sur une hauteur de 1 700 millimètres.
- J. D.
- BREVETS
- Ampèremètre à pression de mei’cure. —
- E.-F. Northrup. — Brevet américain du 27 octobre.
- Cetappareil est basé sur le principe suivant : lorsqu’un conducteur est traversé par un courant, chacun des éléments de ce conducteur est sollicité par une force qui l’entraîne vers le centre, d’où il résulte que si ce conducteur est constitué par un liquide contenu dans un récipient cylindrique, la pression hydrostatique sera, au moment du passage du courant, plus forte suivant l’axe du cylindre qu’à la périphérie ; en outre cette différence de pression varie comme le carré de l’intensité du courant.
- Dès lors, voici comment le Dr L.-F. Northrup a
- Fig. 1. — Coupe de l’appareil.
- eu l’idée d’utiliser ce phénomène, en l’amplifiant par un artifice : le cylindre de cuivre qui contient le
- liquide choisi (en l’espèce, le mercure) est divisé en une série de compartiments reliés entre eux par des conduits obliques qui mettent en communication le centre de chaque compartiment avec la périphérie du suivant ; on voit que de la sorte les pressions centrales se totaliseront et l’effet d’amplification sera obtenu.
- D’après son auteur, cet appareil peut donner une pression résultante de 43,a livres par pouce carré pour une intensité de courant de 600 ampères, soit 3kB,45 par centimètre carré, en employant une colonne de liquide de o,5 pouce (i01,',25) de diamètre, divisée en 1 000 compartiments.
- Bien entendu, un manomètre à tube gradué indique la pression; cet appareil ne convient qu’aux très fortes intensités.
- R. G.
- Lampes à incandescence non renouvelables. — Brevet anglais du 12 janvier.
- Un brevet anglais du 12 janvier a pour objet d’empêcher ou de rendre commercialement impraticable le renouvellement des lampes à incandescence c’est-à-dire le remplacement par un filament neuf d’un filament ancien, brûlé,ou hors d’usage.
- Le principe de cette invention consiste à rendre à peu près impossible l’accès aux extrémités des fils d’entrée de courant; à cet effet un disque, de porcelaine par exemple, est fixé à peu près à mi-distance entre la tige et le raccord, dans le cas d’un filament haubané, et les fils d’entrée passent dans deux encoches diamétralement opposées pratiquées dans ce disque.
- O11 peut aussi affaiblir le support du haubanage de telle sorte que, tout en restant assez fort pour supporter le fdamcnt et sa porcelaine protectrice, il se rompe dès qu’on touche à cette dernière. Un autre dispositif a pour effet d’empêcher qu’on puisse travailler à l’aide d’un outil le bout des fils de platine tant que la porcelaine protectrice est en position.
- R. C.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Manuel d’èlectrotechnique, par A. Thomœlen. Traduit sur la 3° édition allemande, par Boy de La Tour.
- — i volume in-8° raisin de 556 pages avec 338 ligures.
- — Ch.Beranger,éditeur, Paris et Liège. .— Prix : relié, 35 francs.
- Nous avons déj.à présenté à nos lecteurs l’édition anglaise de cet ouvrage remarquable, et nous ne pouvons aujourd'hui que répéter tout le bien que nous en avons dit à cette époque. M. Boy de La Tour, ingénieur en chef des services électriques de la Compagnie Fives-Lille, en donne une traduction excellente et telle qu’on pouvait l’attendre de sa haute compétence.
- Le livre de Thomœlen, l’un des meilleurs parmi les traités actuels, n’est cependant pas d’un accès dilficile pour quiconque a déjà quelque teinture de science électrotechnique. Il s’adresse notamment aux élèves de nos écoles techniques, aux jeunes ingénieurs débutants dans la pratique industrielle. C’est dire qu’il ne contient pas de développements mathématiques trop abstraits ; il emploie surtout les procédés graphiques ou bien des calculs d’ordre élémentaire. Le lecteur est familiarisé dès les premières pages avec les grandes lois physiques qui sont à la base de l’électricité, depuis celle d’Ohm jusqu’à celle de Joule. Viennent ensuite des notions d’électrochimie, puis l’auteur introduit le magnétisme et les phénomènes d’induction. Il passe alors à l’étude des machines, qui occupe presque tout l’ouvrage ; cette étude est remarquablement complète et fort bien exposée, notamment en ce qui concerne les moteurs asynchrones.
- A propos de chaque type de machine, l’auteur insiste avec un soin particulier sur les diagrammes
- fondamentaux qui s’y rapportent. Ce procédé d’exposition, particulièrement tangible et immédiat, nous semble très heureusement conçu et convient parfaitement à un manuel destiné à être mis entre les mains de praticiens.
- R. C.
- Herzogs Elektrotechnisches Jahrbuch, par S. Herzog. •—; i volume in-8° jésus de 298 pages. — Union Deutsche Veri.agsgeseli,sciiaet, Stuttgart. — Prix: relié, 12 marks.
- Cet ouvrage a pour but de renseigner annuellement les ingénieurs, industriels et savants qui s’intéressent à l’électricité sur les récents progrès réalisés dans cette branche de la science. C’est donc une sorte de répertoire des nouveautés techniques ou des documents remarquables publiés au cours de l’année précédente.
- Par suite, la première qualité d’un tel ouvrage est d’offrir, gril ce à un classement approprié, des facilités de recherches aussi grandes que possible. C’est à quoi l’auteur a donné tous ses soins, et ce qu’il a su réaliser d’une manière satisfaisante, à l’aide d’une double table des matières où les différentes catégories sont rangées par ordre alphabétique et par ordre systématique.
- Quant au corps fnême du livre, il se présente sous la forme d’un véritable dictionnaire qui, malgré l’abondance des documents, reste facile à consulter. On y trouvera quantité de chiffres et de descriptions de grand intérêt.
- R. C.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE (1)
- N OTE S IN O USTRIE L L E S
- Installations de la Société Nouvelle des Chai'bonnages des Bouches-du-Rhône.
- Celle Société exploite dos mines de lignite très im-
- jourd’hui dans loule la région, celte Société a fail établir par la Compagnie Française Thomson-Houston :
- Fig1, i. — Locomotive de mine de la Société Nouvelle des Charbonnages des Bouches-du-Rliône.
- portantes qui s’étendent au Nord-Ouest de Marseille et viennent se terminer sous celte dernière ville.
- Décidée à utiliser pour tous ses services du fond et du jour l'énergie électrique que le transport de force de la Èrillanne à Marseille permet de distribuer au-
- i° L’équipement de deux postes de réception et de transformation recevant l’énergie du réseau du Littoral à la tension’dc i3 5oo volts et la distribuant dans la mine soit à -i ooo et à ’f ooo volts.
- a0 L’équipement de deux sous-stations de commu-
- (') Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. A. Becq, ancien élève de l'École Polytechnique, Ingénieur Conseil, 4o,rue des Ecoles, Paris.
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- tatrices, comprenant chacune trois groupes île (><> k\v. fournissant du courant continu à 55o volts, et destinées à assurer un service de traction électrique du charbon dans une galerie très étroite, de i\klt-de longueur environ, débouchant sur le port même de Marseille, à la Madrague. Ces sous-stations sont installées dans des chambres souterraines creusées dans la mine, et le matériel a du être tout spécialement étudié pour fonctionner dans une atmosphère saturée de vapeur d'cati.
- - 3° Huit locomotives de'mine. Ces locomotives sont
- voie ne permettait pas de loger un moteur de cette puissance directement entre les roues à la manière ordinaire, Elles pèsent environ 9 tonnes et remorquent en palier, à la vitesse de 14 kilomètres environ ii l'heure, une rame de /|0 bennes de charbon pesant environ 33 tonnes.
- 4° Un poste de transformation à râtelier de réparation de la Madrague et. des moteurs asynchrones commandant les machines-outils de cet atelier.
- r>° (/installation d’un treuil d’extraction à commande électrique.
- Fig. 2. — Moteur GIC 61 avec réduction d’engrenages.
- construites pour une voie de o,n,4^; leur gabarit est extrêmement faillie, aussi bien en largeur qu’en hauteur, et leur aménagement intérieur pour loger deux hommes et les appareils de contrôle et de sécurité nécessaires a été très difficile à réaliser. La figure 1 représente la photographie d’ensemble d’une de ces machines. Ces locomotives sont équipées de deux moteurs de 60 chevaux chacun, du type GH 61 5 tours, à simple réduction d’engrenages, mais avec roue intermédiaire, ainsi que le montre la figure représentant ce moteur, car la faible largeur de la
- Ce treuil se compose de deux tambours en fonte de m de diamètre munis de douves en bois, qui enroulent sur une seule couche les cables ronds en acier pesant akK,5ooau mètre et de -iG nui‘ de diamètre. Ils sont clavelés, ainsi que la poulie du frein bloqueur, sur un arbre porté par deux paliers et ne comportent aucune disposition spéciale pour le réglage des câbles.
- En porte-à-faux, à l’extrémité de cet arbre, est calée une roue d’engrenage en fonte résistante à doubles chevrons taillés et portant 85 dents.
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- Cette roue engrène avec un pignon portant 5 dents et taillé dans la masse meme de son arbre. L’arbre et le pignon sont en acier au manganèse.
- La figure 3 donne une vue de cet engrenage.
- La réduction obtenue est dans le rapport de i à 17.
- Le fonctionnement est absolument silencieux.
- L’arbre du pignon tourne entre deux paliers et porte, sur une de ses extrémités, la partie femelle d’un accouplement élastique en fonte résistante I/extérieur de cet accouplement est tourné et sert de poulie pour le frein de manœuvre.
- Tous les paliers et les differents organes sont portés par un châssis en fers profilés.
- a° Un frein de manœuvre à bande munie de blo-chets en bois et agissant sur la poulie formée par l’accouplement élastique. Il est réversible; il est normalement serré par contrepoids et desserré pendant la marche par 1111e pédale placée à portée du mécanicien. Ce frein ne sert qu’à bloquer la machine à Tarrél, le freinage progressif se faisant électriquement.
- La machine est munie d'un indicateur de niveau à vis et curseur actionnant l’évilc-molcltc, et d’un tachygraphe Karlik indiquant la vitesse de la cage et servant de limitcur de vitesse (dg 4).
- Le treuil est actionné par un moteur tétrapolaire
- .Fig*. 3. — Engrenage à chevrons.
- La machine est munie de 2 freins :
- i° Un frein bloqueur de sécurité à sabots, agissant sur la poulie calée sur l’arbre des tambours. Ce frein est serré par un contrepoids qui est en temps normal maintenu levé par un cliquet. Le contrepoids est amené sur le cliquet à l’aide d’un petit treuil à main.
- Ce cliquet est déclenché :
- I. — Par une pédale;
- IL — Par un électro-aimant;
- III. — Par l’évite-molette.
- En tombant, le contrepoids coupe le courant de la bobine de déclenchement du disjoncteur automatique.
- à courant continu de 6:> chevaux, à 5oo tours par minute.
- Ce moteur est à excilation indépendante et alimenté par une génératrice à excitation variable.
- Cette génératrice, également tétrapolaire, fournit du courant variant entre 2Î>o et -J- 260 volts ; elle fait partie d’un groupe moteur générateur tournant à tours par minute et composé d’un moteur
- asynchrone triphasé de Ho chevaux, rotor à cage d’écureuil; d’une génératrice à courant continu de î>3 kws, 25o volts, et d’une excilatricc bipolaire de 2 kws fournissant du courant à 100 volts pourl’exci-
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- tation do la génératrice et du moteur du treuil.
- Le moteur asynchrone est alimenté par du courant triphasé à aao volts, a'> périodes. Ce courant est fourni par un transformateur de 90 KVA qui reçoit le courant à i!i ooo volts de la Société l’Energie Electrique du Littoral Méditerranéen. Ce transformateur est à bain d'huile; il est muni de prises de courant à demi-voltage pour le démarrage du groupe à vide.
- Le cliquet du frein de sécurité peut être déclenché parla chute d’un électro-aimant, capable de soulever i2kB à 6 centimètres.
- Ce rhéostat est constitué essentiellement par un marbre portant les plots à sa partie antérieure, et à sa partie postérieure des cadres on fonte isolés sur lesquels portent les fils de résistance.
- Les plots sont munis de contre-plaqués.
- Les frotteurs, au nombre de 5, sont d’un type spécial très élastique ; ils sont montés sur un support en fer forgé qui tourne par l’intermédiaire d’une transmission à pignon d’angle sous l’action d’une manette
- La première mise en marche de la machine a eu lieu le 11 juillet 1908.
- L’installation à courant continu est protégée par un disjoncteur automatique à maxirna, muni d’une bobine de déclenchement et d’un contact supplémentaire inséré dans le circuit de l’élcctro de frein.
- De cette façon, chaque fois que le disjoncteur s’ouvre pour une cause quelconque, le frein de sécurité se trouve bloqué automatiquement.
- L’électro de frein et la bobine de déclenchement du disjoncteur sont parcourus par un courant pris en dérivation aux bornes de l’excitatrice.
- La variation de champ de la génératrice est obtenue h l’aide d’un rhéostat, manœuvré par le mécanicien. C’est l’appareil de contrôle de l’installation.
- tachygraphe Knrlik,
- Avec la charge maxirna, qui était de deux berlines de terre, soit environ 1 iooktr de charge utile, la machine ayant été lancée à la vitesse de 3m par seconde à la descente, le frein de sécurité a été déclanché par la pédale.
- L’arrêt complet a eu lieu en un tour des tambours.
- A la montée et avec la même charge, on a laissé déclencher le tachygraphe pour une vitesse de 3m par seconde; l’arrêt complet a été obtenu en un demi-tour des tambours.
- Avide, la vitesse pour la visite du câble était de om,35 par seconde
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- Marche à eide.
- VITESSE EN M. S. VOLTAGE AUX BORNES DU MOTEUR AMPÈRES
- om,35 35 3o
- I «7 r 5 à 2 5
- 2 i7u j 5 à ‘2 5
- 3 a5o i5 à 2 5
- Marche enlevant i iookg de charge utile.
- VITESSE EN M. s. VOLTAGE AUX BORNES DU MOTEUR AMPÈRES
- 1111 87 160 à 180
- i ,5o I 3o \ 60 à 180
- 2 I7'2 1G0 à 180
- 3 25o 1G0 à 180
- Aux essais officiels, on a fait 8o cordées en une heure.
- Pour calculer le rendcmcntdu treuil, on remarquera qu’il faut en moyenne : 170 X ’25o ~ /(a.5oo watts pour faire : 1 100 X 3 = 3 3ookK utiles.
- Le rendement sera donc :
- 3 3oo X 9 81 4 ^ 5oo
- 3 a 400 4*2 5 00
- — 0.7 f>
- qui se décompose ainsi :
- Rendement du moteur.............
- Rendement du treuil et du puits.
- Rendement de l’engrenage........
- Rendement du puits et des paliers. . .
- 91 % 84,5 %
- 96 %
- 88 %
- A. S.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Nous avons eu une quinzaine de valeurs de tramways. Voici d’abord l’Assemblée de la Société Ver-saillaise de Tramways Electriques et de Distribution d’Energie qui a volé la distribution d’un dividende de 61/2 % aux actions de priorité et de 5 1/2 % aux actions ordinaires. Cette répartition, y compris les tantièmes des administrateurs, absorbe les trois quarts des bénéfices nets qui se sont élevés pour l’année en cours à 189 512 l’r., 3g en aug-
- mentation de 58 926 francs par rapport à l’exercice précédent, l’autre quart est consacré aux réserves, fonds de prévoyance et amortissement d’actions. Les recettes brutes de l’exercice, tant pour le service des tramways que pour la distribution d’énergie, ont augmenté de 5 o85 584 francs, soit de 5,5 % envh’on, tandis que les dépenses ne montaient que de 18 8'V| francs. Mais ce qu’il y.a lieu de x'emarquer, c’est que la progression des recettes lumière semble s’établir autour du chiffre 9,3 % et celle des recettes du trafic des tramways autour du chiffre de 3,5 % . Le rapport ne donne pas les dépenses par service et | ne permet pas ainsi d’établir le coefficient d’exploila-; tion des tramways seuls. Pour l’ensemble, les dépen-j ses s’étant élevées à 621 265 francs, il ressort à (17 % .
- | Les tableaux des recettes des deux services pendant ! ces dix dernières années permettent en outre de se 1 rendre compte que le trafic des tramways, qui avait ; atteint un maximum en 1900 a atteint de nouveau ce ; maximum en 1906 et l’a dépassé en 1907 et 1908 ; la ; Société peut donc espérer que le trafic local suivra une progression continue et 11’a pas à s’en remettre aux agences Cook et diverses du soin de grossir son nombre de voyageurs. Elle a de plus, au cours de l’année, augmenté son actif de la concession de Viro-flay qui a nécessité une immobilisation de 57 000 fr. j environ. La population de Vei’sailles, en effet, paraît
- I stationnaire et c’est dans les communes environnan-
- !
- tes qu’il y a lieu de chercher un accroissement des services de distribution de lumière et de force. A Versailles meme, toutefois, les efforts de la Société pour multiplier les applications de la force motrice produisent leur effet et contribuent évidemment à cette augmentation annuelle de recettes de 9 % que nous constatons plus haut. Le Conseil a décidé cette année de commencer à rembourser un certain nombre d’actions ordinaires en dehors des actions de priorité, procédant ainsi à un véritable amortissement de l’actif. Ces remboursements s’ajouteront à ceux qui automatiquement s’appliquent aux obligations. Ce système d’amortissement est très lent puisqu’il s’étend sur toute la durée de la concession et ; a le grave inconvénient de priver la Société de ses disponibilités ; et nous ne croyons pas qu’un fonds de prévoyance de 35 000 francs permette de faire face à toutes les réfections et améliorations que demande une exploitations qui a immobilisé 5^8 3i3 francs en matériel roulant et 959 399 francs en voies ferrées, sans compter les 396 373 francs consacrés à Saint-Cyr, qui pourraient bien un jour ne plus être très productifs si les raisons même
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- d’exister de cette ligne extra-urbaine venaient à disparaître.
- La Compagnie Générale Française de Tramways,
- qui exploite les réseaux du Havre, Nancy, Orléans, Marseille, et s’intéresse aux Sociétés d’Exploitations des tramways de Toulon, Tunis, Cambrai et Saint-Quentin, se réjouit de son côté de l’importante augmentation des recettes totales de ses réseaux au cours de l'exercice. La progression est. supérieure à 9 % ; mais on ne peut cependant en déduire des conclusions bien nettes sur l’avenir des affaires de traction qui un moment avait paru en France fort compromis, parce que cette progression est due en partie h l’ouverture de nouvelles lignes et au mouvement créé par l’Exposition des Applications de l’Electricité à Marseille. Nous le constations plus haut pour Versailles, il a fallu six ans pour que les recettes des tramways atteignent naturellement le chiffre dû à l’Exposition de 1900; il en faudra moins pour Marseille qui profite en outre de l’extension de son port et des variations du commerce général ; mais pour ne point s’illusionner, il vaut mieux dire que l’année fut exceptionnelle. Les immobilisations figurent au bilan pour 96 5j9 394 fr., o5les réseaux exploités s’élèvent à i3 709 97a fr., l\o ; le produit brut de ces immobilisations est donc de 14 % ; il est en augmentation de 1 *200 000 francs environ sur l’an dernier. Les dépenses s’élèvent à 9 o58 44a francs , le produit net n’est que de 4 651 £29 fr., 93, soit à peine 4,5 % .
- Mais la Compagnie Générale possède pour 7 966 8a3 francs de valeurs mobilières ; et si nous rapportons le montant des recettes de toute nature au capital nominal engagé (actions et obligations), nous constatons que,pour un capital de 99 249 000 fr., le total net des produits est de 5 517 074^*., 87, soit plus de 5 % . Le coefficientd’exploitation moyen des réseaux de Marseille, Nancy, le Havre et Orléans ressort à 66 % , bien voisin de celui que nous avons trouvé pour Versailles. Le compte de profits et peintes se soldant par 3 472 243 francs, le Conseil en a proposé la répartition suivante :
- Au fonds de reconstitution du capital.. 192 184 fr.
- Provision pour affaires contentieuses.. i5o 000 »
- Aux actions........................ 3 000 000 »
- et le surplus en Lantiènies et en report. Ici les actionnaires touchent les 86 % des bénéfices nets ; mais 218 000 francs ont été prélevés à titre de frais généraux pour ramorlissement des obligations. Le bilan du reste nous permet de constaler que les différentes réserves s’élèvent à près de 9 millions, soit environ le dixième du capital engagé. Il nous parait intéres-
- sant de signaler que la Compagnie Générale Française de Tramways achète de préférence son courant à des Sociétés qui ont charge de le produire,tout en assurant les services généraux des localités desservies; au Havre, c’est la Société Havraise d’Ener-gie Electrique, à Nancy la Compagnie Générale d’Elcctricité, et à Marseille l’Energie Electrique du Littoral,
- Les Sociétés daus lesquelles la Compagnie Générale est intéressée ont donné cette année des résultats satisfaisants qui se sont traduits par des dividendes variantde 3 à 10 % . Nous l’avons vu plus haut d’ailleurs : le portefeuille évalué à 7 966 823 francs a rapporté 761 804 francs, soit presde 10 % de sa valeur. En résumé,sauf le Havre, qui a, paraît-il, subi toutpar-ticulièrement le contre-coup de la crise économique, les autres réseaux ont donné des preuves d’une très grande vitalité qui autorisent à penser que les rapports bruts et nets du capital engagé augmenteront notablement encore.
- Les Tramways Bruxellois ont réalisé pour l’exercice écoulé un bénéfice net de 3 839 4^6 francs dont l'assemblée du i5 courant a voté la répartition sui-
- vante :
- 5 % à un fonds d'amortissement........... 192 971 34
- Actions privilégiées et ordinaires: intérêts. 900 000 00 » » )> dividende. 553 200 00
- Actions de dividende : dividende......... 1 383 000 00
- Fonds d’amortissement.................... 829 g36 66
- A reporter........................ 318 89
- Le conseil n’abuse pas de la méthode du report si employée dans nombre de nos sociétés, si critiquable d’ailleurs et contraire la plupart du temps aux dispositions des statuts. La répartition aux actionnaires absorbe les 73 % des bénéfices nets, et les amortissements sont dotés des 27 autres % . Mais ceci est une apparence, car si nous établissions la répartition du compte profits et pertes comme dans d’autres sociétés, nous devrions faire rentrer dans les bénéfices nets une déduction de io/|3Gi5 fr. 33 que la Société considère comme une charge de frais généraux et qui est; appliquée en amortissements du matériel, des voies et des concessions avant toute répartition. En résumé, en comptant le remboursement de 1 007 obligations.à 5oo francs les divers fonds d’amortissements reçoivent au total 2283241 francs ; si l’on considère que les recettes d’exploitation se sont élevées à 13546731 francs, les dépenses à 7 535 334 francs; c’est plus du tiers des bénéfices bruts qui sont réservés. Le rapport des dépenses aux recettes d’exploitation est h Bruxelles de 55 % bien inférieur au
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- coefficient que nous avons trouvé pour Versailles et les autres villes exploitées par la Compagnie Générale de Tramways.
- Le Conseil insiste cependant sur raccroissemenl anormal des dépenses dû à l’entretien des voies et du matériel, à l'augmentation du confortable et au profil do certaines voies très accidentées; il semble prévoir comme conséquence que ce coefficient de 55 % s’abaissera encore l’an prochain. Le détail des dépenses permet de se rendre compte que les salaires y figurent pour 27 % environ et l’entretien du maté-
- riel roulant pour 14 %. Nous retiendrons enfin du bilan que le capital-actions s'élève à 16932000 fr. et le capital obligations à 3a i5i 507 fr. formant un total de près de 5o millions, dont le produit brut ressort à un taux de 12 % . L’ensemble des concessions du matériel des voies se trouvedès maintenantamorti jusqu'à concurrence de 13 818931 fr. Ce résultat n’aurait pu être acquis par le seul jeu du remboursement des obligations qui ne donne vraimentpas de base industrielle suffisamment assise aune affaire.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TÉLÉPHONIE
- Algérie. — La Chambre de commerce d’Oran a été autorisée, par décret du 8 mars 1909, à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 82 900 fr. en vue de rétablissement d’un circuit téléphonique Oran-Tlemcen et Sai nte-Barbe-du-Tlclat-Saint-Lucien.
- La Chambre de commerce de Constantinc a été autorisée, par décret du 9 mars 1909, à avancer au gouvernement général de l’Algérie, une somme de 3io fr., en vue de rétablissement d’un circuit téléphonique Barika-Mae-Mahon et d’un réseau urbain d’abonnés à Barika.
- DIVERS
- Par décret du 11 mars 1909, M. Jean Becquerel, assistant de la chaire de physique appliquée aux sciences naturelles att Muséum d'histoire naturelle, est nommé professeur de ladite chaire,en remplacement deM. Henri Becquerel.
- M. Pérot, docteur ès sciences, physicién de l’Observatoire d’astronomie physique de Paris, directeur honoraire du Laboratoire d’essais du Conservatoire des Arts et Métiers, est nommé professeur de physique à l’Ecole Polytechnique, en remplacement de M. Henri Becquerel.
- Le VIIe Congrès international de chimie appliquée aura lieu à Londres du 27 mai au 2 juin. Il comprendra onze sections, embrassant toutes les branches de la chimie appliquée, où seront présentées toutes les communications des membres ; en outre, des conférences sur des sujets généraux seront faites par d’éminents savants et techniciens. Pour tous les renseignements relatifs au Congrès, s’adresser: io, Cromwell slreet, Londres.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société Lorraine des Anciens Établissements de Dietrich et Cie. — Le 3o mars, rue d’Athènes, 8, à Paris.
- Société d'études électrochimiques. —- Le 3o mars, avenue des Ecoles, 3, à Villemonble (Seine).
- Compagnie des chemins de fer Nogentais. — Le 8 avril, rue Blanche, 19, à Paris.
- Compagnie Générale d'Energie électrique. — Le 29 mars, rue Saint-André-des-Arts, 47* à Paris.
- Société Norvégienne de l'Azote et de Forces hydro-êfec-triques. — Le 2 avril, à Nolodden (Norvège).
- Société des Forces motrices et usines de l'Arve. — Le fi avril, Chambre de commerce, à Grenoble (Isère),
- Société Anonyme des Mines et Fonderies de zinc de la Vieille-Montagne, — Le 5 avril, à Angleur (Belgique).
- Société des Grands travaux de Marseille. — Le 6 avril, rue Paradis, 7,5, à Marseille.
- Compagnie des Chemins de fer de l'Est. — Le 24 avril, rue de Grenelle. 84, à Paris.
- La Canalisation électrique.— Le 3 avril, rue Blanche, 19, à Paris.
- Société des Anciens établissements Lacarrihre. — Le 5 avril, rue de TEnlrepôt, ifi, à Pains.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 14 avril, à 2 heures, à la mairie 'de Toulouse (Haute-Garonne), parle service des poudres et salpêtres, fourniture d’un pont roulant de 7 tonnes et demie avec tous accessoires. Production des pièces avant le 3i mars.
- BELGIQUE
- Le 3i mars, à n heures, à la Soeiété nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, équipement électrique aérien de la section de Liège à Jupille du chemin de fer vicinal de Liège-Bar-chon-Fouron-le-Comte. Soumissions le 3o mars.
- ALLEMAGNE
- Le 5 avril, au bureau der Bauinspektion für die Unterweserkorrektion, à Brême, fourniture et montage d’une grue actionnée électriquement, avec accessoires.
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- 27 Mars 1909.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 421
- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- Théories et généralités.
- Recherches théoriques et expérimentales sur la bobine de Ruhmkorlï (deuxième partie). — O.-M. Corbino...................334
- Méthodes et appareils de mesures.
- Mesure de faibles résistances. — J. Ràçil-
- liod..................................4oo
- Études, construction et essais de machines.
- Prédélermination des conditions de fonctionnement des machines dynamo-électriques.
- — R.-V.Picou.......................3g, 71
- Transformateur d’électrochimie de 4 45o K.
- V. A. — Yazidjiaa. . . . . 77, io3
- Transformatrice Heyland-Korda. — D. Kor-
- da..............................138, 171
- Appareils et machines à courant et mouvement
- alternatifs. — P. Boucherot. . . 170
- Note sur les pertes par court-circuit sous les balais des moteurs monophasés à collecteur. — O. Réthy. . . . 268, 290
- Les pôles de ferro-silicium pour les machines
- électriques. —G.-C. Vallauri. . . 272
- Les ferro-siliciums.—J.Escard. . . 3ot, 329
- Démarrage automatique par la force électro-
- motrice de l’induit. — R. Krause. . 3o5
- Sur l’essai des alternateurs. — P. Girault. . 327
- Abaque pour déterminer les différentes valeurs du rendement d’un transformateur suivant la charge. — H.-C. Stanley. . 847
- Dynamo-volant de 2 5oo k.w. — /. Reyval. 363 L'échaulïemcnt des conducteurs dans les dynamos à grande longueur de fer. —
- E. Arnold.........................367
- Utilisation de l’espace dans les enroulements
- électro-magnétiques. — Ch. Underhill. 37 1
- Arc, lampes électriques et photométrie.
- Influence des résistances chimiques et inductives, montées en série avec une lampe à arc k flamme sur la consommation et l’intensité lumineuse de cette lampe. —
- P. Hogner........................88
- Les conditions de stabilité des circuits d’éclairage électrique.— E. Thomson. . . 145
- Comparaison des lampes à filament de carbone aux nouvelles lampes à incandescence à rendement élevé.—C. Léonard. 167, 199
- Lampes à arc branchées sur réseaux à 25 périodes. — H.-C. Reagan...............3o8
- Comparaison de l’éclairage électrique avec
- l’éclairage au gaz..............348
- Transmission et distribution.
- Les compteurs électrolytiques. — Fierez. . 209
- Tableaux de distribution k haute tension. —
- G. Wolff................................an
- Lignes à haute tension de la Compagnie électrique du Nord.................................221
- Voltmètre compoundé donnant le voltage k
- l’extrémité des feeders. — P. Pillier. 253 Abaque pour le calcul des dimensions des conducteurs de cuivre. —L. A. Herdt. . 3g5
- L’amélioration du facteur de puissance. —
- Miles Walker...........................402
- Sur un nouveau ty pe de parafoudres. —
- R. Regnoni.............................4o5
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- 422
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2° Série). — N° 13.
- Traction.
- Les Installations du Simplon. — F. de
- Weldon..........................7, 82
- La traction électrique par .courant monophasé sur la ligne Seebach-WeUingen (suite et fin). — //. Simler. . . . i5, 54
- Dispositif en « Y » pour tourner les perches de
- trolley..............................22
- Production de l’énergie électrique. Avantages comparés des machines à vapeur à mouvement alternatif et des turbines à vapeur, dans les installations d’usines de force et pour traction électrique. —
- G. Rizzo................................ no
- La traction électrique des bateaux sur les canaux.— P. du Bousquet...........................278
- Les wagons doubles à accumulateurs des chemins de fer prussiens. — Honsch et W. Mattersdorff'............................... 809
- Usines génératrices et réseaux de distribution.
- Les usines électriques de la ville de Munich
- et de ses environs.....................5o
- Utilisation des turbines à vapeur dans les usines
- centrales d’électricité. —/. Mathivet. 131 Nouvelle méthode pour la protection des installations électriques contre les surtensions. — G. Semenza. ..... 242
- Application^ mécaniques.
- Sur le choix de la tension à adopter dans les installations à bord des navires. —
- E. Giovannoni.................... . 22
- Le funiculaire de Heidelberg. — A. Schmidt. 5o Moteurs pour grandes cisailles. — jfirent
- Wiley..............................148
- Grues électriques à portique...............'xôq
- L’installation électrique d'Exhaure du puits n° 8 de la Société Anonyme des Charbonnages de Monceau-Fontaine et Martinet ....................................188
- Pont roulant à levage électromagnétique pour
- le chargement des lingots. — R. Duh. 243 La soudure électrique ...... 4°6
- Télégraphie et téléphonie sans fil.
- Étude d’ensemble sur la télégraphie sans
- fil. — P, Brenot. . . 27, 62, 92, i52
- Les ondes dirigées en télégraphie sans fil. —
- A. Turpain............................35o
- ' Sur le calcul de la fréquence propre d’une antenne excitée indirectement par dérivation. — J. Bèlhenod.................135
- Le détecteur électrolytique ; son emploi en télégraphie et téléphonie sans fil. —
- J. Reyval............... ... 234
- Dispositif pour renforcer sensiblement le son perçu dans la réception avec un détecteur électrolytique; son application pour service d’appel. — Jégou. . . 247
- La portée et les avantages des aériens dirigeables et le radiogoniomètre Bellini-Tosi.
- — E. Bellini et A. Tosi...............263
- Télégraphie et téléphonie.
- Sur un monotéléphone à note réglable. —
- A. Blondel...................247
- Perméabilité magnétique du fer dans des champs faibles, rapidement alternés. Application à la construction des câbles téléphoniques.—F.Piolet................279
- Transmetteur Wheatstone à moteur électrique.
- Henry. . . ....... 3i5
- Divers.
- Chronique............'. . . . 55, 186, 352
- Correspondance................249, 351, 377
- Contribution à l’étude de la sustentation des surfaces concaves. —M. Armengaucl.
- 10, 85, 106
- Étude de la répartition' de la chaleur dans un
- disque métallique. — Ii.Kohler. . . 19
- Sonde électrique pour la mesure des profondeurs des mers. — A. Schortau. . 52
- Action des lignes d’énergie électrique sur les
- orages à grêle. — J. Violle. ... 53
- Projet d’utilisation des forces motrices du Rhône. — MM. Blondel', Hurlé et Mahl................................................ 57
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-
- 27 Mars 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 423
- Utilisation du vent comme force motrice dans
- une installation électrique. —J. Bomh. 90 Appareil pour la transmission des commandements, d’après le système à résonance
- F. G. L.................................no
- Les centrales suisses..........................i/|8
- Nouvel appareil générateur de gaz...............i5o
- Armoires de branchement pour moteurs. . . i55
- Dynamomètre pour essais de moteur à grande
- vitesse angulaire. — M. Rüigelmann. 180
- L’industrie aux Etats-Unis......................181
- Entreprises municipales en Suisse...............182
- .La turbine à gaz; état actuel de la queslion. —
- M.Armengaud...................204, 288
- Les stations centrales de Berlin...............210
- Les chutes d’eaux dans les pays Scandinaves et
- en Finlande...........................2i3
- Les travaux de la commission électrotechnique
- internationale........................219
- Dispositif automatique de sûreté pour les passages à niveau................................3i8
- La Faculté technique de l’Université Mac Gill,
- à Montréal. .— /. Dalemonl. . . . 35q
- Installations électriques de la Société des papeterie s de Virginal...........................878
- Calcul des pompes centrifuges. — A. Barbe-
- zat....................................891
- Installation de la Société nouvelle des charbonnages des Bouches-du-Rhône. . 4x4
- Brevets.
- Dispositif de démarrage des monte-charges. . 28
- Dispositif révélateur des pertes ou fuites de courant pour système de traction électrique à contact superficiel. ... 53
- Perfectionnements aux machines dynamo-électriques........................................54
- Disposition pour maintenir la tige du trolley
- dans les tramways.......................55
- Ampèremètre à pression de mercure. . . .
- Lampes à incandescence non renouvelables. . 412
- Brevets (liste)........................x83, 218
- Législation et Jurisprudence.
- Frais de contrôle dus pour les distributions
- d’énergie électrique................a5
- »
- Commentaire de l’arrêt de la Cour de Douai
- sur les ventes par une compagnie de tramways de scs excédents d’énergie.
- — P. Bougault......................12 x
- Observations sur les polices d’éclairage ou de force motrice comprenant location d’appareils ......................................217
- Exemption des droits sur les combustibles destinés à la production de l’électricité.—
- P. Bougaull...........................283
- Renseignements économiques et commerciaux.
- Chronique financière, 32, 65, 96, 127, x6o, 190,
- 225, 256, 286, 322, 353, 385, 4x8
- Renseignements commerciaux, 35, 67, 98, i3o,
- 162, 192, 227, 258, 288, 323, 355, 387, 4'-*°
- Adjudications, 36, 68, ion, i32, 164, 194, 228,
- 260, 292, 324, 356, 388, 4*2o
- Bibliographie.
- Etude du retour par la terre des courants industriels .........................................24
- Théories des phénomènes électriques. —
- /{. Picard du Chambon...................25
- Cours de physique. — B. Bouasse .... 91
- Unités électriques. — Comte de Baillehache. 148
- Galvanoteclinik. — Krause......................149
- Die Elektrotechnik. — K. Laudien. . . . x49
- Traction électrique, construction et projet. —
- G. Sattler (traduit par P. Girod) . . 184
- La télégraphie sans fil et les applications pratiques des ondes électriques, télégraphie avec conducteur. Téléphonie sans fil. Commande à distance. Prévision des orages. Courant de haute fréquence. Eclairage.—A. Turpain .... i85
- Elektrolytisehe Ziihlcr. —K.Norden. . • i85
- Die englischen elektrochemischen Patente. —
- P. Ferchland...........................i85
- L’air liquide. Oxygène. Azote. — G. Claude. 248 L’électricité industrielle (2e partie). — G. Le-
- bois...................................281
- L’année électrique, éleetrothérapique et radiographique. — Dv Foveau de Cour-melles......................................
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-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N° 13.
- Die Kraftfelder. — V. Bjcrknes.................28a
- Elektrotechnische Messungen und Messinstru-
- mcnte. —G. | Ver niche.................282
- Leistungsmessingen an Ozonrôhrcn. — E.
- Warburg et G. Leithauser. . . . a83 Untersuchungen über das Silbewollameler. —
- W. Jaeger et If. von Sleinwehl . . 288
- Uber die Darstellung der Ozons aus Sauerstoff und atmospharischer. — E. Warburg
- et G. Leithauser.......................816
- Prinzip und Wirkungsweisc der technischne Messinstrumentc fürgleiclistrorn. — F.
- Hoppe..................................817
- Widerstandsbestimraungen. — F. Hoppe. . 817
- Grundsetze der allgemeine Elektrizitatslehre.
- F. Hoppe. . . ... . . . . 817
- Les mines à travers les âges ; l’exploitation
- électrique. — E. Gtiarini .... 351
- Estado actuel de la Electrometalurgia del
- hicrro............................351
- Les moteurs à gaz, tome IL — H. Hœ-
- der................................." 376
- L’aéroplane pour tous. — L. Lelasseux et R.
- Marque............................876
- Uber die Oxydation des Stickstoffes im gekühl-ten Hochspannungsbogen bei Minder-
- druck. — A. Kœnig.................376
- Manuel d’électrotechnique. — A. Thoma-
- clen, traduit par Boy de la Tour . . 4ia
- Herzogs Elektrotechnisches Jalirbuch. -— S.
- Herzog.........................../*i3
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-
-
- REVUE D’ELECTRICITE
- 425
- 27 Mars 1909.
- TABLE DES AUTEURS
- A
- Armengaud (M.). — Contribution à l’étude de la sustentation des surfaces concaves.
- io, 85, 106
- La turbine à gaz ; état actuel de la
- question......................îo/|, 2 38
- Arnold (E.). — L’échaufïement des conducteurs dans les dynamos à grande longueur de fer...........................367
- B
- Barbezat (A.). — Calcul des pompes centrifuges .........................................391
- Bellini (E.) et Tosi (A.). — La portée et les avantages des aériens dirigeables et le l'adiogoniomètre Bellini-Tosi . . . 263
- Béthenod (C.). — Sur le calcul de la fréquence propre d’une antenne excitée indirectement par dérivation..........................i35
- Blondel, Harlé et Mahl. — Projet d’utilisation des forces motrices du Rhône . 57
- Blondel (A.). — Sur un mono téléphone à note
- réglable...............................247
- Bomii (J.). — Utilisation du vent comme force motrice dans une installation électrique, ...........................................90
- Boucherot (P.). — Appareils et machines à
- courant et mouvement alternatifs . . 175
- Bougault (P.). —Commentaire de l’arrêt delà Cour de Douai sur les ventes par une compagnie de tramways de ses excédents d’énergie.............................121
- Exemption des droits sur les combustibles destinés à la production de l’électricité.......................18 3
- Bousquet (P. du). — La traction électrique
- des bateaux sur les canaux .... 273
- Brenot (P.). — Etude d’ensemble sur la télégraphie sans fil. . . . 27, 62, 92, i52
- Brent Wiley. — Moteurs pour grandes
- cisailles............................143
- C
- Corbino (O.-M.). — Recherches théoriques et expérimentales sur la bobine de Ruhm-korff (2e partie).......................334
- D
- Dalemont (G). — La Faculté technique de l’Université Mac Gill à Montréal. . . . 359
- Dub (R.). — Pont roulant à levage électromagnétique pour le chargement des lingots ...................................243
- E
- Escard (J.).— Les ferro-siliciums. . 3oi, 329
- F -
- Fierez. — Les compteurs électrolytiques . . 209
- G
- Giovannoni (E.). — Sur le choix de la tension à adopter dans les installations à bord des navires........................... 22
- Girault (P.). — Sur l’essai des alternateurs. 327
- H
- Harlé. — Voir Blondel et Mahl.
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-
-
-
- 426
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. V (2e Série). — N° 13.
- Henhy. — Transmetteur Wheatstone à moteur
- électrique.............................3i5
- Hebdt (L.-à.). — Abaque pour le calcul des
- dimensions des conducteurs de cuivre. IgS Hognek (P.). — Influence des résistances ohmiques et inductives montées en série avec une lampe à arc à flamme sur la consommation et l’intensité lumineuse de cette lampe...........................88
- IIonsch et Matteksdorff (YV.). — Les wagons doubles à accumulateurs des chemins de fer prussiens. . 3op
- J
- Jégou. — Dispositif pour renforcer sensiblement le son perçu avec un détecteur électrolytique; son application pour service d’appel........................ 2.47
- K
- Rouler (K.). — Etude de la répartition de la
- chaleur dans un disque métallique. . 19
- Korda ( D. '). — Transformatrice Heyland-
- Korda................................138
- Kkause (R.).— Démarrage automatique par la
- force électromotricc de l'induit . . . 3o5
- L
- Léonard (C.).— Comparaison des lampes à filament de carbone aux nouvelles lampes à incandescence à rendement élevé. 167, 199
- M
- Mahl. — Voir Blondel et IIarlé.
- Mathivet (J.). — Utilisation des turbines à vapeur dans les usines centrales d’électricité ..................................i3i
- Miles Walkers. — L’amélioration du facteur
- de puissance.......................402
- P
- Picou (R.-V.). — Prédétermination des conditions de fonctionnement des machines
- dynamo-électriques.............39, 71
- Pillier (P.). —Voltmètre compoundé donnant
- le voltage à l’extrémité des feeders. . 253
- P10la (F.).— Perméabilité magnétique du fer dans des champs faibles rapidement alternés. Application à la construction des câbles téléphoniques....................279
- R
- Reagan (Il.-Cj. — Lampes à arc branchées sur
- réseaux à 25 périodes...............3o8
- Révilliod (J.). — Mesuredes faibles résistance. 400 Regnoni (R.). — Sur un nouveau type de pa-
- rafoudre...........................4°3
- Rétiiy (O.). — Note sur les pertes par court-circuit sous les balais des moteurs monophasés à collecteurs. . . . 268, 295
- Reyvai. (J.). — Le détecteur électrolytique;
- son emploi en télégraphie et téléphonie
- sans fil...........................234
- — Dynamo-volant de 2 5oo kw. . . 363
- Ringelmann (M.). — Dynamomètre pour essais de moteurs à grande vitesse angulaire..................................180
- .Rizzo (G.). — Avantages comparés des machines à vapeur à mouvement alternatif et des turbines à vapeur, dans les installations d’usines de force pour traction électrique.................................110
- S
- Schmidt (A.). — Le funiculaire de Heidelberg ........................... .... 5o
- Sciiortau (A.). — Sonde électrique pour la mesure des profondeurs des mers. . . 52
- Semenza (G.). —Nouvelle méthode pour la protection des installations électriques.
- contre les surtensions.............242
- Stanley (H.-G.). —Abaque pour déterminer les différentes valeurs du rendement d’un transformateur suivant la charge. 347
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-
-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 427
- 27 Mars 1909.
- Studek (H.). — La traction électrique par courant monophasé sur la ligne Seebach-Wettingcn (suite et. fin). . . . i5, 45 V Yallansi (G.-C.).— Les tôles de ferro-silicium pour les machines électriques. 272 Vioi.ee (J.). — Action des lignes d’énergie élec-
- T trique sur les orages à grêle. ... 53
- Thomson (E.). — Les conditions de stabilité de circuits d’éclairage électrique. . 145 Tuiipain (A.). — Les ondes dirigées en télégraphie sans lil 35o W Weldon (F. de). —Les installations du Sim- plon -li 82 Wolef (G.). —Tableau de distribution à haute tension 211
- U Y
- Undebhill (Ch.).— Utilisation de l’espace dans les enroulements électro-magnétiques. 3^i Yaziojian. — Transformateur d’électrochimie de t\ /|5o K. V. A 77, io3
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- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfants, grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère. gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu, nièce, ainsi nue les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours.
- Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- Ces billets peuvent être prolongés trois fois d’une période de 10 jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation, d'un supplément de 10% du prix primitif.
- Il est délivré, en même temps que le billet circulaire, un billet de parcours complémentaire permettant de rejoindre l’itinéraire du voyage circulaire et comportant une réduction de 40 % sur les prix du tarif général.
- La même réduction est accordée à l’Excursionniste après l’accomplissement du voyage circulaire, pour rentrer à son point de départ ou se rendre sur toute autre gare des réseaux de l'Ouest et d'Orléans.
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- Supplément à La Lumière Electrique du a Janvier 1909.
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- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs, \
- Rinin (A.i, a, ([liai National, Puteaux (Seine).
- ( '.OM PAGN IK FRANÇAISE DUS A C C U M U LA T K U RS Electriques Union, p>, rue de Londres, Paris.
- Heinz et C‘% rue Cavé. 'Levallois iSeine,!.
- Société Nouvelle nu l'Accumulateur Ful-.Mii.N, i8,(juai d(‘ Clieliv, Clicliv (Seine;.
- Société de l’Accumulathuh Tenon, 81, nu' Saint-Lazare, Paris.
- Appareillage électrique.
- Lise) 11 iLA, ( G en er al Electric ne Khan ce L'*1), 10, rue Rodier, Paris.
- (iio.NTiii 11 (J.-A.), m, avenue Philippe-Auguste, Paris.
- Richard 11 Ki.f.iin, 18, ciI<» Trévise, Paris.
- Rouksei.le ni' ToritNAimc, à a, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesures.
- Carpentier J. u ao, rue Delambre, Paris.
- ('.cuvera, (io, nie Turbigo, Paris.
- C ni ai; vin ht Arnoux, 18b, rue Championne!, Paris.
- Compagnie pour .la Farrication des Compteurs ET MATÉRIEL d’UsINES A GAZ, I 8, boulevard de Yaugirard, Paris.
- Dcchktet (h .) et Roger (E.i, -5, rue Claudo-Rernard (l’aris).
- Richard (J.), rue Mélingue, Paris.
- 'Richard IIeller, i 8, cité T révise, Paris.
- R O lï s s ELLE ET TOURNA IRE, ITIC (le. Dllll-
- kerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- Armengapd, boulevard tl<* S Iras bourg1,
- Paris.
- Rhandon frères, ay, rue de Provence, Paris.
- Monteiliiet (A.), ()<>, boulevard Richard-Le-noir, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et C"‘, yo, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pom pes YYortiungton, 44, rue Lalaveüe, Paris-.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constklctions Electriques dp Nord et de l’Est, 7a, boulevard llauss-mann, Paris.
- Compagnie Française pour l'Exploitation des Procédés Tiiomson-Iloi ston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d'Electricité de Creil, à y, rue Sainl-Lazare. Paris.
- COMPAGNIE CÉNÉRAJ.E Ivi.ECTI! ! OP E DE NaNCY,
- rue Oberlin, Nancy.
- I-'arcot frères et C"', iy, avenue de la Cari1. Saint-Ouen (Seine .
- I-’ELTEN ETGuILLEAUME LaIIMEYBItWIlllliE A. C.. 45, Ilochslerslrasse, Fi:anc(‘ort-sur-le-.Mein - Allemagne).
- Française Electrique, yy, rue de Crimée, Paris.
- Crammont (Ai, Ponl-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Ciu, Ornans (Doubs'i.
- Saptter Parlé et CÀ, ad, avenue de SuH'ren, Paris.
- Schneider et C'1’, 4a, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Bel Tort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Bergmann, 6, rue Roudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etarlissements Délai;-n a y- R e ll e A' i ll e , S a i i l l-1 ) e n i s (Seine').
- Société Gramme, ao, rue d’Ilautpoul, Paris.
- Société Française Oerlikon, y, rue Pille l-Will, Paris.
- Société Anonyme Westinghouse, a, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inferieure).
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- 18 Supplément à La Lumière Électrique du a Janvier 1909.
- Courroies de transmission.
- WaNNICU K T C'® (BaLATA-I)ICK 1, 67, aVCllUC (le la République, Paris.
- Divers.
- Ausciier (G.), .»(>, faubourg Stanislas, Nancy.
- Compagnie Cosmos, 3, rue de Grammont, Paris.
- Embrayage.
- \ÿyss kt G1® (Emisrayage Bknn.i, Seloneourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers uk Constructions Electrlquks nu Nord et de l’Est, Jeumont (Nord'.
- Auhert-Grenier, rue de la Sléarinerie, Dijon (Côte-d’Or).
- Geoffroy et Delore, a8, rue des Chasses, Clichy (SeineA
- India Rurrer, Gutta-Percha et Tkuegraph Works C° Lij, Persan (Seine-ot-Oise).
- La Canalisation Electrique (Anciens Eta-RLISSEMENTS G. ET II. IL DE La M AT H Kl, Saint-Ma 11 rice (Seine).
- Société Française des Gaules Electriques système Berthoud, Borel et Ci,!, ii, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, sa, rue du 4-Septembre, Paris.
- Isolateurs.
- Centork et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Uermsdore), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- TaVEAU (A.) (CI [A RliONNEAUX ET C'®), 4, rUC des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Auhert (C.) (Lampe Bech), 41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cir 1É Schneider et Cio {Lampe Volta,), i8s, boulevard de la Villette, Paris.
- Lacariuère (Lampe Z), 53, rue de Chàteau-dun, Paris.
- Richard IIeller (Lampe Osram), 20, cité T remise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Bkrgmann (Lampe l?ulgurà), C>, rue Bou-dreau, Paris.
- Machines-outils.
- Ernault il!.), ibp, rue d’Alésia, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et C1®, j ;), avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Sautter IIaelé et C'®, ‘Æ, avenue de Su lire n, Paris.
- Société Française des Pompes Wortuington, 44j vue Balayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Société d’Electricité Mors, 48, rue du Théâtre, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Ràdiotélkgraphique, (Carpentier, Gaiffe, Rocuefort), no, rue Delambre, Paris.
- Société Générale des (Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet (,F.) et Roger (E), 70, rue Claude-Bernard, Paris,
- Roussklle et Tournaire, as, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, sa, rue ilu 4-Seplembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin iA.), s, quai National, Puteaux (Seiney
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- Rotiik, E. — Influence de la pression sur les phénomènes d'ionisation : Courbes de courant et courbes à champ constant (C. B., 1.4 décembre 1908).
- ... — The Irvin Hol-Wire Oscillograph [K. B. F., 18 décembre 1908).
- Goldsciimidt, R. — Alternating Current Commutalo1’ Motors. — The Repulsion Motor (Concluded) [Ea., j8 décembre 1908).
- Lustgautkx, J. — Flash-over Voltages [Ea., 18 décembre 1908).
- ... — Raymond-Barkors Mulli-tone Yibrating Tran-smilter. III (Ea.9 18 décembre 1908).
- ... — Substation of the Berlin Elevated et Underground Railway [E. IV., 12 décembre 1908).
- ... — Gas-Engine Power Plant of the Union Swilch et Signal Company (E. IV. ,12 décembre 1908).
- Diit Mak, W. A. — The Short-Pcriod Carryind Gap a cily of cables (E. JV., 12 décembre 1908).
- Dennington, A.-R. — Commutation of the Compen satcd-Scries-Repulsion Motor (E. JP.y t:î décembre
- Kokstfr, F. — The Power Plant and Transmission System of Caslehiuovo-Valdarno, Italy [E. B. C., 12 décembre 1908).
- AYolcott, E.-R. — Alternating Currenls and Tlieir applications (E. B. C , 1 2 décembre 1908).
- Dettmar, G. — Der Entwurf des ElektrizUalssteuer-gesetzes in lechnischer Belenchtung (E. T. Z., jo dé-eembre 1908),
- Hartjc., F. — Die Entwicklung und jetzige Beschaf-fenheit der elektrisehen lvraflübertragungs-und Beleuch-tungs anlagen der Akl. —Gcs. Peiner Walzwerk (E. K. />.. 34 décembre 1908).
- Clauss, C. — Die Eléktrohangebahnen und ilire Yer-wendung [EK. B.. 14 décembre 1908).
- Teicii.müli.er, J. — Ueber dus Regulieren der Bogen-lampe3i mit schragen ivohlen und Blasmagneten [E%1\ Z., 17 d écembre 1908).
- Brkisjc, F. — Refloxioncn in Fernsprcehleiluiigen E. T. Z,17 décembre 1908).
- Ckemf.k Chape. —• Ueber elektrisches Heizverfahren n der TuchfabrikatioJi [E. T. Z.. 37 décembre 1908).
- Ritz, YV. — U ber die Grand lagen der Electrodyna-mik und die Théorie der schwarzen Strahlung [P. Z., 3 5 décembre 3908).
- Sciio3,l, H. •— Die Justierung des Quadranteleklro-meters [P. Zi5 décembre 1908).
- Russeetvedt, N. —-j Eine noue Isolations-methode {P. Z.. if> décembre 3908).
- Lake, Cii.-S,— Die neuereri Locomotiven der Caledo-nian-Eisenbabn [Z. V. 1). L. 19 décembre 1908).
- Heli.iïr, À. — Forlschrille im Bau von Moloromni-bussen und schweren Motorlastwagen (Schluss) (Z. V. /). J.9 19 décembi’e 1908).
- Carre, H. — Neuere Anschauirgen über YVasserrohr-kessel (Fortsetzung) (Zeits. fur das Gesamte Turbinen-wesen, 19 décembre 3908).
- Engeemann. E. — Die Wasserkrafte Schwedeus, Norwegens und der Schwciz (Schluss) [Zeits. fur das Gesamie Turbincmreseu, 39 décembre 1908).
- E.mde, F. — Das Iuduktionsgesetz (Schluss) [E. u. M , •20 décembre 1908).
- Edi.eh, R. — Sludicn über die Bcrcehnuug der Koulakl-federu und Konlaklbürsten fur Scluiltapparale (Fortsc-tzung) [E. u. J/., 20 décembre 1908).
- Poincaré, H. — Conférences sur la télégraphie sans fil [suite) (L. E19 décembre 1908).
- Gaisset, E. — Les lignes aériennes à haute tension (L.E., 39 décembre 1908).
- ... — Statistique des stations centrales en Allemagne [F.. E., 19 décembre 1908).
- Stoszel, R. — Appareil pour la mesure des résistances des mises à la terre [L. E., 19 décembre 1908).
- Meyer, C. — Résistance inductive réglable (L. E., 19 décembre 1908).
- SeuRiERBER, R. — Le onzième salon de l’automobile [L. E,, 19 décembre 1908).
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- Supplément à la Lumière Électrique du 2 Janvier 1909
- VALEURS INDUSTRIELLES
- COURS COURS COURS COURS
- nu2i di::c. nu 21 duc. DU 2<) DUC.
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- Bcrlhoud Borel el. C'^ Est-Lumière 113 113
- Brépnef, ........ . . . . 37() Fives-Lille 5 a 8 5 26
- Canalisation électrique Forces motrices Rhône 65o 65o
- Ciu électrique de lu Loire 4 20 4.8 Forces motrices Haut Grésivaudan. » ))
- Cic fabrication des compteurs i835 18 5 \ Forces motrices e( Usines de l Àrve. 13 00 1 800
- Ci(i française des métaux. . . 688 Française électrique 29 5 295
- C1® générale éloclrique Nancy 1 a 8 3 Ta85 Grivolas 185 i85
- C‘®'gle d’éleclro-eliimie de Bo/.el. .. . 320 3ao La Voila )) ))
- Cie générale française de tramways. 5;5 575 Métropolitain 5oo 49»
- — parisienne de tramways ! 58 I )° Nord-Sud Paris a4g,5o “49
- (^ie trénérale d’élcr.f ricilc . . 794 Omnium Lyonnais j 26,5o 126
- C'° produits chimiques Alais et, la Ouest-Lumière 125 125,7a
- Camargue.. . . Schneider et C,e (Creusol) igi3 1891
- Distribution d’énergie électrique.. . r>2 5 a 7 Secteur de la place Cliehy i3.j3 i35o
- Dyle et Bacalan 585 584 •—• rive gauche, 370 367
- Éclairage électrique Sto d’cleclro-cliimio. . . ; )) »
- Eclairage et force par Féleclricité. . iu.34 1 a3o Sll! française des électrodes )) »
- Edison (C'6 continentale) 13y5 El 9 4 Slu franco-suisse pour l’ind. élect.. 45o 447
- Electricité de Paris 639 Société Gramme 358 358
- Electro-chimique du Gilfre )* » Sto pne Distribution Electricité 331 837,5o
- Electro-chimique do la Romanche,. . » )) gte pm> l'industrie des cl). de fer.. .. 240 240
- Electro-industrielle •j. 60 260 Sto Alsacienne constructions mécan. 5 820 5 8 26
- Electro-métallurgique de Dives.... 385 388 S*» Grenobloise force cl lumière. . . » y>
- Electro-métall. française do Eroges. 1690 *695 Sl° générale électrique industrielle. 22 5 22.5
- Electro-métallurgique du Sud-Est. . . B » Société industrielle des Téléphones. 337 . 139
- Bncrerio électrique du cenlre.. . . . » Thomson-Houston 780
- Energie élect. littoral méditerranéen 3;o 384 Thomson-Houston Méditerranée. . . . 368 363
- Energie électrique (Société havraisej 4<>5 4° 4 Triphasé. 489 489
- COURS DES MÉTAUX ET DES CHARBONS
- (.Prix des 100 kiloqs h Paris sauf indication contraire)
- Fers marchands ... 1G Cuivre en tuyaux sans soudures (').... '.>67,50 et 220
- Aciers T ^ Cuivre en (ils (M et 180
- Fcullards i 1 8.5 n Etain Détroits ... (Le Havre! tâa
- Poutrelles . . . . ... - " ? - I Cl Etain Banka
- Tôles ... 1 ... 18 à jc)- Etain Cornouailles
- Fontes )) » Plomb ordinaire . . /jo; TH
- Plomb laminé et on tuyaux . . . . ... . 55
- Charbons . . .. . • . . » » y.\ru> "Vîrdll mil n ernn
- — , —"£>**'•' Zinc Silésie (Le Havre) 57
- Cuivre en barres Chili (Le Havre) i6f» et i63 I Zinc autres marques
- Cuivre en planches C) 5o et 180 1
- (*) Lesdeüx prix sont, relatifs, le plus élevé, au cuivre rongé, l’autre au cuivre jaune.
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- 2°. — Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 25 % en llC classe et de 20 % en 2e et 3° classes pour une famille de 2 personnes, à 40 $ pour une famille de 6 personnes ou plusieurs réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfants, grand-père, grand’mère, beau-ère, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, eau frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu, nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la fa-miile.
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- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L'ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs,
- Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Compagnie Française des Accumulateurs Electriques Union, i3, rue de Londres, Paris.
- Heinz et C'°, 27, rue Cave. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Ful-mex, 18, quai de Clicliy, Cliehy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Appareillage électrique.
- Espir (L.), (General Electric de France Lkl), 10, rue llodier, Paris.
- Genteur (J.-A.), i22, avenue Philippe-Auguste, Paris.
- Richard FIeller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesures.
- Carpentier (J.), 20, rue Delambre, Paris.
- Cervera, 66, rue Turbigo, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 18, boulevard de Yaugirard, Paris.
- Ducrktet (F.) et Roger (E.), "5, rue Claude-Bernard (Paris).
- Richard (J.), 2a, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- AluiENGAUD, boulevard de Strasbourg,
- Paris.
- Brandon erères, 5y, rue de Provence, Paris.
- Monteiluet (A.), 90, boulevard Richard-Le-noir, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et Gie, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Rompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 7a, boulevard Hauss-mann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés' Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, ày, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- I’arcot erères et C10, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Lahmeyeraverkk A. G., 4f>, Ilochsterstrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, yy, rue de Crimée, Paris.
- Grammont (A), Pont-de-Ghéruy (Isère).
- Olivier et G", Ornans (Doubs).
- Sautter Harlé et Cjo, 26, avenue de Suffren, Paris.
- Schneider et Cio, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Bergmann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Dei.au-nay-Belleatlle, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société Française Oerlakon, 9, rue Pillet— Will, Paris.
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
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- Supplément à La Lumière Électrique du 9 Janvier 1909.
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- Wanneret Ci0 (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Ausciier (G.), 56, faubourg Stanislas, Nancy.
- Compagnie Cosmos, 3, rue de Grammont, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Cie (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, rue de la Stéarinerie, Dijon (Côte-d’Or).
- Geoeeroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
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- La Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et II. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Société Française des Cables Electriques système Bertiioud, Borel et C10, i i , chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 2.5, rue du 4-Septembre, Paris.
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- , laines Isolantes de Hermsdohe), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
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- Aubert (G.) (Lampe Beck), 41 » avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- CiBiÉ Schneider et Cio {Lampe Voila), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Lacaiirière {Lampe Z), 53, rue de Chàteau-dun, Paris.
- Richard Heller {Lampe Osram), 20, cité Tré-vise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Bergmann {Lampe Fulgura), 6, rue Bou-dreau, Paris.
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- Société d’Electricité Mors, 48, rue du Théâtre, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégrapiiique (Carpentier, Gaiffe, Rociiefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Soclété Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet (F.) et Roger (E), 75, rue Claude-Bernard, Paris,
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 2.5, rue du 4-Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Seine)
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- Supplément à la Lumière Électrique du ^Janvier 1909
- 3.9
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant ù la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index,
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- ... The Graphie Stalies 'of Reinforced Concrète Sections (E., 25 décembre 1908).
- ... — Pneumatic. Brush-Gear for Dynamos (E.y 25 décembre 1908).
- ... — The Teaching of Malemalics to Sludcnls of Engineering (E. R. L., 25 décembre 1908).
- ... — Output and Economy Limits of Dynamo-Eleelric Machinery (E. B. L26 décembre 1908).
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- Hellmitnd, R.-E. — Magnetizing and Potential Goeffi-cients of Polyphasé Windings (E. W,, 19 décembre 1908).
- ... — Producer Gas Plant at Fairmont, Minn (E. W., 19 décembre 1908).
- Zezula, F. — Die Fortschritte im Bau der Schmal-spurigen Fahrbetriebsmitlel (Schhiss) (Zeits. für Klein-bahnetiy décembre 1908).
- Von Rugkes. — Untersuchung'en îiber den Ausfluss Kompiûmierter Luft aus Ivapillaren und die dabei auftre-lenden Turbulenzerseheimungen (Z. V, 1). L, 26 décembre 1908).
- Wkstpiial, M. — Festigkeit von ovalen Rohren gegen inneren oder asseren Flüssigkeilsdruck (Z. F. D. I,, 26 décembre 1908).
- Herrmann, P. — Einachsige Drehgestelle für Strafsen-balmwagen (E. K.B., 24 décembre 1908).
- , . . — Der elektrische Fernzeiger und seine Yerwen-dung im Eisenhahnbetriebe (Schluss) (*S\ E. T. Z., 26 décembre 1908).
- Lanave, L. — Le Chemin de fer électrique souterrain nord-sud de Paris (/. 2\y novembre 1908).
- . . . — Automotrices à accumulateurs des Chemins de fer de l’Etat prussien (G. C. 26 décembre 1908).
- — Chemin de fer à courant alternatif simple. — Locarno-Pontebrolla-Bignasco (L E,,25 décembre 1908).
- Montpellier, J.-A. — Nouveau type de transformateurs statiques de la « Française électrique » (Eé., 26 décembre 1908).
- Poincaré, II. — Conférences sur la télégraphie sans fî 1 (fui) (L. E26 décembre 1908).
- Gaisset, E. •— Les lignes aériennes à haute tension (fin) (L.E., 26 décembre 1908).
- Studer, H. — La traction électrique par courant monophasé sur la ligne Seebaeh-Wcttingen (suite) (L. E., 26 décembre 1908).
- Dîna, A. — Méthode simple pour la mise en service
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- Supplément à la Lumière Électrique du 9 Janvier 1909
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- P.io frnnnnÎKO fins mr*<sïnv. . . (586 690 1285 Française électrique 29 5 292 i85
- Cio générale électrique Nancy 1 286 Grivolas. . . . i85
- Ci<! gle d’éleetro-chimie de Bo/.el. . . . 320 320 La Voilà.. j 100 IOO
- Cio générale française de tramways, 570 .574 Métropolitain 498 ' 5o 1
- — parisienne de tramways i5ô ! 63 Nord-Sud Paris , ....... J 4 9 2.57
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- Dyle et Bacalan 584 587 — rive gauche 36 7 366
- Kp.lfïirîicrp électrique 268 260 Stc d’électro-chimie 3 i 22 312 5
- Eclairage et force par l’élcclricité, . I 2 3o 1235 . Sfr française des électrodes 45o 45o
- Edison (Cie continentale) i3g4 i38t Sto franco-suisse pour l’ind. élect. . 447 446
- F.leetrieitp Hp Pnris 566 '5q5 1010 Société Gramme 358 358
- Eleclro-chimique du Giflre 10 10 gto pne Distribution Electricité 337,5o 344
- Electro-chimique de la Romanche, . . 476 476 gte pno l’Industrie des ch. de fer.. . 240 2 45
- Electro-industrielle 260 245 Sto Alsacienne constructions mécan .2826 5820
- ' Electro-métallurgique de Dives.. . . 388 382 St3 Grenobloise .force et lumière.' . . 488 488
- Electr'o-inétall. française de Froges 1690 1695 Sl<-' générale électrique industrielle. 2 2 5 22.5
- Electro-métallurgique du Sud-Esi. . , )) » .Société industrielle des Téléphones. 339 337
- Energie électrique du centre Energie élect. littoral méditerranéen 496 384 4 9B 389 Thomson-Houston Thomson-Houston Méditerranée. . . . 730 363 735 364
- Energie électrique (Société havraise) 4 04 407 Triphasé 489 489 .
- COURS DES MÉTAUX ET DES CHARBONS
- {Prix des 100 kilogs à Paris sauf indication contraire)
- Fers marchands i6,5o
- Aciers . . 17
- Feuillards i8,5o
- Poutrelles 19
- sTôles l8 1 19
- F'ontes 64 ))
- Charbons.. ’ 18,5o; j 9.5 o
- Cuivre en barres Chili. . . . . (Le Havre) 165 et i63
- Cuivre en planches (*).. . 227,5o et r80
- Cuivre en tuyaux sans soudures P). . . . 270' et ado
- Cuivre en (ils (')..................ai", et 180
- Etain Detroit»............. (Le Havre) '354.56-
- Etain Bank a...............-, ~....... . . '563
- Etain Cornouailles .................... 338
- Plomb ordinaire............................ q
- Plomb laminé et en lu vaux. ........... 55
- Zinc Vieille-Montagne . .'. 80
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- Zinc autres marques.................... 57
- C) Les .deux prix sont relatifs, le plus clové au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
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- Pour les torpilleurs 368 et 369............. .................
- Pour les cuirassés “ République ”, “ Danton ” et “ Mirabeau ”
- (groupes électrogènes de bord)...............................
- Pour la Station de chargement de sous-marins de la baie Ponty (Bizerte)
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne................
- Siemens & Halske, Charkow (Russie)...............................
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai).
- Arsenal de Toulon................................................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).........
- Société d’Electricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne).
- — pour la Station de Nîmes..............
- Port de Cherbourg........................ .......................
- Fonderie Nationale de Ruelle.....................................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à, l’électricité (Orléans).. Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)...
- Société Anonyme des Mines d’Albi.................................
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- Electrical World, tomes XXIII àXLVIII, 1894 à 1906. (reliés)................ 100
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- Le prix s’obtient en ajoutant au prix «le quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3U personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de quinze jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation d'un supplément de 10 % .
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- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L'ELECTRICITE
- Accumulateurs,
- Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Compagnie Française des Accumulateurs Electriques Union, i3, rue de Londres, Paris.
- Heinz et Cie, 27, rue Gavé. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Ful-men, 18, quai de Glicliy, Glicliy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Appareillage électrique.
- Espir (L.), (General Electric de France LuI), 10, rue Rodier, Paris.
- Gexteur (J.-A.), i22, avenue Philippe-Auguste, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesures.
- Carpentier (J.), 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Chain pionne t, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Rucretet (F.) et Roger (E.), 76, rue Claude-Bernard (Paris).
- Richard (J.), 20, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 02, rue de Dun-kerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 2.), boulevard de Strasbourg, Paris.
- Rarlow, Centizon, Barrezat (L’Invention) 4, Boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon prères, a y, rue de Provence, Paris.
- Monteilhet (A.), 90, boulevard iiichard-Le-noir, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et C1u, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Wortiiington,
- 44, rue Balayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 70, boulevard liauss-inann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, .K), rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Überlin, Nancy.
- Farcot prères et Ciü-, 19, avenue de la Gare, Saint-üuen (Seine).
- Felten etGujlleaume Laiimeyerwerke A. G.,
- 45, 1-lochsterslrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- l'il an çaise Electrique, yy, rue de Crimée, Paris.
- Grammont (A), Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et C'ü, Orna ns (Doubs).
- Sautter IIarlé et Cl°, 26, avenue de Sulfren, Paris.
- Schneider et Clu, jy, me d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Bergmann, (5, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delau-nay-Il elle ville, Sai nt-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Haulpoul, Paris.
- Société Française Oerlikon, y, rue Pille l-VVill, Paris.
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- Supplément à La Lumière Électrique du 16 Janvier 1909.
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inié-rieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et Ciü (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Ausciieh(G) (Métal anti-friction), 56, faubourg Stanislas, Nancy.
- Compagnie Cosmos, 3, rue de Grammont, Paris.
- 1Iehmann,6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Gi0 (Embrayage Benn), Seloneourl (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques nu Norb et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, rue de la Stéarinerie, Dijon (Côte-d’Or).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- India Rubber, Gutta-Perciia et Tëlegrapii Works C° Ltd, Persan (Seine-et-Oise).
- La Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Matiiiî), Saint-Maurice (Seine).
- Société Française des Cables Electriques système Bertiioud, Borel et Cic, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 2a, rue du 4-Septembre, Paris.
- Isolateurs.
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Taveau (A.) (Chabbonneaux et Giü), 4> BUC des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert (C.) (Lampe Bec/c), 41, avenue Sainle-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié Schneider et Ci0 [Lampe Volta), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Lacarrière (Lampe Z), 53, rue de Chàteau-dun, Paris.
- Richard Hellëii (Lampe Os ram), 20, cité Tré-vise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Bergmann (Lampe Fulgura), 6, rue Bou-dreau, Paris.
- Machines-outils.
- Ernault (IL), 169, rue d’Alésia, Paris.
- Pompes.
- Faiicot frères et Cio, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Sautter Harlé et Cie, 26, avenue de Suffren, Paris.
- Société Française des Pompes Wortiiington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Société d’Electricité Mors, 48, rue du Théâtre, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégrapiiiquë (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet (F.) et Roger (E), 7a, rue Claude-Bernard, Paris,
- Rousselle et Tournaire, Sa, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 2a, rue du 4-Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinix (A.), a, quai National, Puteaux (Seine).
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- Supplément à la Lumière Électrique du 16 Janvier 1909
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant a la Rcvue^nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index*
- ABRÉVIATIONS USITÉES BANS L'INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M- : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletîn of the Bureau of Stendards.—. C. A. : Gentralblatt für Accumulatoren. — C. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen. — Els. : L’Elettricista. —• E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. J. : Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. u. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.,W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemin* de fer, — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlosen Télégraphié und Telephonie, — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — N. C. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engincers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. —- R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et delà Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E T.Z. : SchweizerischeElektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I.E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure.
- ... — A Low-IIead Hydro-electric Development at Berrien Springs, Midi (E. H7., 26 décembre 1908).
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- Edler, R. — Studien über die Berechnung der Kontakt-ledern und Kontaktbürsten für Schallapparate (Schluss) [E. u. M27 décembre 1908).
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- Meurer, H. — Uber das Yerhalten des Entladungs-funkens von Kondensatorkreisen im Magnetfelde bei Àtmosphilrendruck nnd im Vakuurn (A. P.,n° x, 1909).
- Brühn. H, — Betrachtungen über die in der Erre-gerwicklung von Einphasen generatoren induzierten Spannungen [E, u. Mt, 3 janvier 1905).
- Nowotny* R. — Neue Typen der Pupînschen Freilei-lungspule (E. u, M , 3 janvier 1909).
- Lang, P. — Beitrag zur Berechnung der Bandagcn eleklrischer Maschinen (*S. E. T. Z., 2 janvier 1909).
- Sojoll. H. — Demonslrationsvcrsuehe zur Anker-rückwirckung bei Gleiclislrormuascliincn (P. Z., icr janvier 1909).
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- Poincaré, H. — L’avenir des mathématiques (/»* S.. i5 décembre 1908).
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- Ring, W.-N.-Y. — A Comparison of Nalural and Induced Draught Systems (Eati 4 décembre 1908).
- Taylor, A.-M. —Aecumulalors for Peak Loads {Ea., 4 décembre 1908).
- Camros, G. — Sulla Telegralia e Telefonia senza üli con onde elettriche persistenti (Els., i5 novembre 1908).
- ... — Nuovo rivelatore d’onde al tantalio (Els., i5 novembre 1908).
- ... —• Risulati di un concorso per un apparecchio di protezione contro le sopraclevazioni (Els., i5 novembre 1908).
- Boucherot, P. — Sur la localisation superficielle des courants et flux variables (5. I. E., novembre 1908).
- Fesgiï, L, — Diagrammes circulaires des moteurs à répulsion et série simple (A, I. M., novembre 1908).
- Calocairinos, L. — Densité de courant correspondant au maximum de dividende (A. A. M.} novembre 1908).
- Fleurville, E. — Un essai industriel d’électrométallurgie du zinc (//. B., décembre 1908).
- De Weldon, F. — Les installations du Simplon (L. E., 2 janvier 1909).
- Armengaud, M. — Contribution l’étude de la sustentation des surfaces concaves (L. E., 2 janvier 1909).
- Studer, H. — La traction électrique par courant mo-nojxhasé sur la ligne Seebach-Weltingen (suite) (L, h ., 2 janvier 1909).
- Rouler, K. — Elude de la répartition de la chaleur dans un disque métallique (L. E2 janvier 1909).
- . , . — Dispositif çn « Y & pour tourner les perches de trolley (L. E.t 2 janvier 1909).
- Giovannoni, E. — Sur le choix de la tension à adopter dans les installations à bord des navires (L E.. 2 janvier 1909).
- Bkknot, P. — Etude d'ensemble sur la télégraphie sans (il (L. E., 2 janvier 1909).
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- Grivola s i85 i85
- .r*(io tVflnpnîsp dps mplniiv. 704 La Volta
- r^te gr/Srtprnlp plpf'.Irî'qnp TVaucy. 1285 Métropolitain
- C'° gle d’électro-chimie de Bozel.... 3 2° 311 Nord-Sud Paris 257 268
- Cia générale française de tramways. 574 579 Omnium Lyonnais 126 i35
- — parisienne de tramways iG3 *77 Ouest-Lumière 125 126
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- Cio prod. china. Alais et Camargue.. I I J 2 1 i3o Secteur de la place Clichv i3g4 1425
- Distribution d’énergie électrique... 527 . 527 — rive gauche, 366 389
- Dylp fil; Bacalan .. 587 596 Ste d’électro-chimie 3125 312 !>
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- Supplément~à La Lumière Electrique du a3*Janvier 1909.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
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- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L'INDEX
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- Nowotxy, R. —• Noue Typen der Pupinschen Freîlei-tungspulc (E. u. M , 3 janvier 1909).
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- Thompson, M. — The Eleefrolylic Réduction of Aluminium as a Laborafory Experiment (E, J/. janvier ^9^9)-
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- Bkougutox, H.-H. — Electric Crânes (Contîmjed)
- {Ea., 8 janvier 1909),
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- Lamak Tandon. —The Corona Elfect and Ils Influence on the Design of High-Tcnsiou Transmission (E. Jl G..
- 1 janvier 1909).
- Caldwkll, O.-11. — Modem Fire-Boats (E. II. G., 2 janvier 1909).
- AYulgott, E.-R. — Altcrnating Currenls and Their Applications (E .77. A , a janvier 1909).
- Pie.ou, R.-Y. — Prédétermination des conditions cle fonctionnement des machines dynamo-électriques (A. E.. 9 janvier 1909).
- Studer, H. — La traction électrique par courant, monophasé sur la ligne Soebach-WcUingen (////) (A. E.t q janvier i 909).
- Schmidt, A. — Le funiculaire de Heidelberg (A. A1., q janvier 1 909).
- — Les usines électriques de la A ille de Munich et de ses environs (A. E9 janvier 1909}.
- Sgmoltau, A. — Sonde électrique pour la mesure des profondeurs des mers (/.. A\, 9 janvier 1909).
- Yiol.u:, J. —Action des lignes d’énergie électrique sur les orages à grêle (A. E., 9 janvier 1909).
- Blondel, IIaïill et Maul. — Projet d'utilisation des forces motrices du Rhône (A. E., 9 janvier 1909).
- Brenot, P. — Etude d’ensemble sur la télégraphie sans fil. (suite) (A. A’., 9 janvier 1909).
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- La Société WILLSON CARBIDE COMPANY LIMITED, titulaire du Brevet français N° 362.2o3 en date du 8 Janvier 1906, relatif à un système de bouées, serait désireuse d’accorder des licences d’exploitation de son invention ou de céder tout ou partie des droits attachés à son Brevet.
- Pour tous renseignements, s’adresser à M. ARM EN G AUD JEUNE, Ingénieur-Conseil, 23, Boulevard de Strasbourg à Paris.
- Brevet à céder
- La Société SHERARD CO W PE B CO LES et C° LIMITED, titulaire du Brevet français N" 317.628 en date du 8 Janvier 1902, ayant pour titre : Perfectionnements dans les dépôts de métaux ou de composés, serait désireuse soit d’accorder des licences d’exploitation de son invention, soit de céder totalement ou partiellement les droits attachés à son Brevet.
- Pour tous renseignements, s’adresser à M. ARMENGAUD JEUNE, Ingénieur-Conseil, 23, Boulevard de Strasbourg à Paris.
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- L’Administration dos Clmmins de ter de l’Etat a l’honneur de porter à la connaissance du public les deux modilications suivantes, conséquences immédiates de l'incorporation du réseau de l’Ouest aux Chemins de fer de l’Etat :
- En premier lieu, les délais, (trois heures on grande vitesse, vingt'quatre heures en petite viiesse), que fixent les arrêtés ministériels pour la transmission des transports de toute nature, passant d’un réseau sur un autre par une gare commune, sont supprimes à tous les points du jonction Ouest-Etat. Au point de vue desfdélais, les transports empruntant les d ux réseaux sont donc considérés comme ne parcourant qu’un seul réseau.
- De même pour les expéditions transitant d’un réseau à l’autre qui acquittaient un droit de transmission fixé àOfr.iO. Depuis le 101‘ Janvier 19U9, ce droit n’est plus perçu aux points de ti ansit Etat-Ouest.
- Rappelons que les gares de jonction des deux réseaux sont celh s d’Auneau Ville, Chartres, La Loupe, Nogent-le-Rotrou Connerré-Beillé, Angers-MaLre-Ecole et Nantes-Etat
- Brevet à céder
- M. G S. NEELEY, titulaire et propriétaire des brevets français i\° 372 663, du 18 décembre 1906, pour : Régulateur automatique de voltage pour dynamos etN°372 664, du 18 décembre 1906, pour : Régulateur automatique pour dynamos à courant continu, désirerait traiter avec un industriel ou toute autre personne pour la cession ou une concession de licence de ces brevets pour leur exploitation en France.
- S’adresser pour tous renseignements à M. C11. THIERRY. Ingénieur-Conseil, 48, rue de Malte, à Paris.
- Brevet à céder
- TELEGRAPHIE SANS FIL
- M. FESSENDEN, titulaire des brevets jNos 324 487; 324 488; 324 489; 324 490;324 491 ;324 492;326 926; 326 949 ;341 834;345 249; 345 710; 355 841;355 842;355 843, désireux de développer l’application de son système en France, accorderait des licences d’exploitation ; il céderait, au besoin, la propriété entière des brevets.
- Pour renseigements, s’adresser à l’Office de Brevets d’invention de M. Ch. ASS1, Ingénieur-Conseil, 41 à 47, rue des Martyrs, Paris.
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- Pour les cuirassés “ République ”, ‘ Danton ” et “ Mirabeau ”
- (groupes électrogènes de bord)............................... 12
- Pour la Station de chargement de sous-marins de la haie Ponty (Bizerte) 3
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne................. 6
- Siemens & Halske, Charkow (Russie)............................... . .......... 16
- Compagnie Générale pour l'Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai). 7
- Arsenal de Toulon................................................. g,
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).......... 6^
- Société d’Electricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne). 1
- — pour la Station de Nîmes.............. 2:
- Port de Cherbourg................................................. 3:
- Fonderie Nationale de Ruelle................................ . . . . . . . . . 2:
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à, l’électricité (Orléans). ! 1
- Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)... 6
- Société Anonyme des Mines d’Albi................................ 2
- Société Normande de Gaz, d’Électricité et d’Eau................. . 5
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- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfants, grand père, graud’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau frère, belle sœur, oncle, tante, neveu, nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours.
- Cette durée .de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lr'', 2e et 3U classes pour les stations hivernales suivantes : Cassis, La Ciotat, St-Cyr la-Cadière. Bandol, Ollioules-Sanary, La Seyne, Tamaris-sur-Mer, Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-ltaphaël-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires Ipour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3° personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de quinze jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation d'un supplément de 10 % .
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets quatre jours au moins à l’avance à la gare de départ.
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- Supplément à La Lumière Electrique du 3o Janvier 1909.
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- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L'ELECTRICITE
- Accumulateurs,
- Compagnie Française des Accumulateurs Electriques Union, 13, rue de Londres, Paris.
- Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Seine)-
- Heinz et Cio, 27, rue Cavé. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Ful-men, t8, quai de Clichy, Ciichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue ’ Saint-Lazare, Paris.
- Appareillage électrique.
- Espir (L.), (General Electric de France L1'1), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteur (J.-A.), 122, avenue Philippe-Auguste, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5;î, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesures.
- Carpentier (J.), 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Chainpionnet, Paris.
- Compagnie tour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), rue Claude-Bernard (Paris).
- Richard (J.), a5, rue Mélingue, Paris.
- Richard IIeller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 02, rue de Dunkerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 2.), boulevard de Strasbourg:, Paris.
- Assi (Ch.) 4i à 4", vue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat (L’Invention) 4, Boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 5q, rue de Provence, Paris. Monteiliiet (A.), 90, boulevard Ricliard-Le-noir, Paris.
- Thierry (Ch), 48, rue de Malte, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et C‘e, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthington, 44, vue Balayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 7:1, boulevard Hauss-mann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, Sq, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot ibères et Cil!, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten etGuilleaume Lahmeyerwerke A. G., 45, Hoclistersliasse, Franclbrt-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont (A), Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et C‘ü, Ornans (Doubs).
- Schneider et Ci0, 42, vue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Bergmann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delau-nay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
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- Supplément à La Lumière Électrique du 3o Janvier 1909.
- Société Française Oerlikon, 9, rue Pillet-Will, Paris.
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnol, Le Havre (Seine-Inle-rieure).
- Courroies de transmission.
- Wannkii et Gio (Balala-üiclt), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Auscher(G) (Métal anti-friction) 56, faubourg Stanislas, Nancy.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Paris., Grammont
- Hermann, (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Franzoni (A). (Mactic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Embrayage.
- Wyss et Ci0 (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et eétbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, rue de la Stéarinerie, Dijon (Côte-d’Or).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- India Rubber, Gutta-Perciia et Telegrapii Works C° Lt(J, Persan (Seine-eL-Oise).
- La Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Matiie), Saint-Maurice (Seine).
- Société Française des Cables Electriques système Bertiioud, Borel et Gie, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 2:1, rue du 4-Septembre, Paris.
- Isolateurs.
- Centohe et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Heiimsdorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Taveàu (A.) (Giiarbonneaux et Cie), 4, des Grands-Champs, Paris!
- Lampes électriques.
- Aubert (C.j (Lampe Beck), 41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié Schneider et Cic (Lampe Voila), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Lacarrière (Lampe Z), 53, rue de Chàteau-dun, Paris.
- Richard Helleii (Lampe Osratn), 20, cité Tré-vise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Bergmann (Lampe Fulgura), 6, rue Bou-dreau, Paris.
- Machines-outils.
- Ernault (IL), 169, rue d’Alésia, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Ci0, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44> rue Lafayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Société d’Electricité Mors, 48, rue du Théâtre, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- G O M P A G NIE G É N É RALE R A DIO T É L É G R A P111Q U E (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet (F.) et Roger (E), 75, rue Claude-Bernard, Paris,
- Rousselle et Tournaire, 5?., rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Septcmbre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Seine).
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- Supplément à la Lumière Électrique du 36 Janvier Ï909
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant ù la Kevuejnos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L'INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens deMontefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Stendards.— G A. : Gentralblatt für Accumulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Elec-trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. E. K B.: Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.— Els : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine — E. M. I. : Electrochemieol and Metallurgical Industry. — L.R.J.: Electric Raiîway Journal. ER/.: Eleetrical Review (Londres), — E. R. N. : Eleetrical Review (New-York). — E. u. M. : Elektrotechnik und Ma schinenbau. — E T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E. W. Eleetrical World. — G. G. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E : L’Industrie électrique. — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemina de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E E. : Journal of the Institution of Eleetrical Engineers. —J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American ïnstitute of Eleetrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E. T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F P.: Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I- E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. ; Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- ... — Pumping-Station for llood-water at Southsea (E., 22 janvier 1909).
- ... — The Grondal-Kjellin and Rôehling-Rodenhuuser electric steel furnaces (E., 22 janvier 1909).
- Gridley, À.-B. — Electricity and ils Application to the Réduction ofWaste [Ea,y 22 janvier 1909).
- Dubois, L. — Korn’s Apparatus for Photographie Transmission (Ea.f 22 janvier 1909).
- ... — A Spanish power transmission plant at
- 66 000 volts (E. R. Li5 janvier 1909).
- Meyer, G -W. — Experimentelle Bestimmung des Steinmetzschen Hysteresis-Exponenten (E. u. M., 22 janvier 1909).
- ... — Fortschritte uuf dem Gebiete der Electrotechnik und des Mascliinen baues (E. u. A/., 24 janvier 1909).
- IIellmund, R.-E. — Graphische Behandlung der
- StreuungjindInduktionsmoloren(E. T.Z., 14janvier 1909).
- Vogel, O. — Licht thérapie und praktische Electrotechnik (E. T. Z., 14 janvier 1909).
- Dick, E. — Elektrische Beleuchtung von Personen* wagen (E. TBZ21 janvier 1909).
- Yazid.îiAj\, M-H. — Grosse Transformatoren für elek-trochenische Zwecke (E. J\ Z,, 21 janvier 1909).
- Garpenter, D.-S. — The Theory of Lightning (E. W„ 7 et 14 janvier 1909).
- ... — Appareil automatique d’alimentation des
- chaudières (G. G., 16 janvier 1909).
- Bektuon, M. — Usine hydro-électrique de la Vis, à Madières (Hérault) (Gt C., 23 janvier 1909).
- Boyer-Guillon. — Laboratoire d’essais du Conservatoire national des Arts et Métiers (II. Bjanvier 1909).
- Du Bousquet, P. — La traction électrique des bateaux sur les canaux (/. C., novembre 1909;.
- Picou, R.-V. —Prédéterminalion des conditions de fonctionnement des machines dynamo-électriques (L. E., 16 janvier 1909).
- Yazidjian. — Transformateur d’électrochimie de 4 45o K. V. A. {L. E.} 16 et 23 janvier 1909).
- De Weldon, F. —- Les installations du Simplon(A. E. 16 janvier 1909).
- Armengaud, M. — Contribution à l’étude de la sustentation des surfaces concaves (L. E., 2, 9, 16, 23 janvier I9°9)*
- Duiî, R. — Elektrisch betriebener Bockkran für die Yerladüng von Ingots (Z. V. D. 16 janvier 1909)
- Neumann, R. — Die Gleichstrom-Querfeldmaschine und ihre Anwendungen, insbesondere für elektrische Zugbeleuchtung (Z. V. T). 23 janvier 1909).
- Knopeli, O. — Neuer sechsstufrger Drehstromm mo-tor und die Verwendung der Shifen motoren zum Antrieb von Stolfdruckmaschinen (S. E, T. Z23 janvier 1909).
- Julius, C.-H. — Schmierung der Lager und Zahu-rader elektrischer Motorwageu (5. E. T. Z., 23 janvier 1909).
- Dkssauer, F. — Uber eine Schaitungs variante bei Hochfrequenz apparaten (P. Z., i5 janvier 1909).
- Rüdenbekg, R. — Eine Méthode zur Erzeugung von Wechselstrômen (P. Z., i5 janvier 1909).
- Gradenwitz, A. — L’emploi de l’électricité pour le dégel de la neige {R. S., 15 janvier 1909).
- Lorentz, H. — Le partage de l’énergie entre la matière pondérable et l'éther (R. S., i5 janvier 1909).
- Lecoknu, L. — Revue de mécanique appliquée (/?. £ i5 janvier 1909).
- Weiss, E.-H. — La commande téléphonique des ascenseurs (La Nature, 23 janvier 1909).
- Howard, A. — The development of the small s team turbine (E. il/., décembre 1908).
- Underhill, C.-R. — Factors governing the Space LTti-lization of Electromagnetic Windings (E. IF., 14 janvier !909)-
- Stuart. W.-H. — Electric Light Situation in Central New-York (E. W., 14 janvier 1909).
- Friesj J.-E. — Parall Operation of Turbine-Driven Central Stations (Eleetrical Review and Western Elec-trician, 9 janvier 1909).
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- a0 de la Sous-Station de Tarbes, terrain et constructions inachevées. Mise à prix 6.000 fr. Le tout dépendant de la faillite de la Société Pyrénéenned’Électricité.
- Pour renseignements s’adresser à Me DA UBAS poursuivant.
- AVIS
- La Concession de l’Éclairage par le Gaz de la Ville d’Anor (Nord) expire le i5 octobre 1912.
- La Commune examinera avec bienveillance les propositions qui pourraient lui être faites pour l’éclairage de la Ville et des particuliers, soit par le gaz, soit par l’électricité.
- Adresser les propositions à M. le Maire d’Anor (Nord).
- AVIS
- CHEMINS DE FER DE L’ÉTAT
- Suppression du délai et du droit de transmission aux points de jonction Etat-Ouest.
- L’Administration des Chemins de fer de l'Etat a l’honneur de porter à la connaissance du public les doux modiiications suivantes, conséquences immédiatesjde l’incorporation du réseau de l’Ouest aux Chemins de fer de l’Etat :
- En premier lieu, les délais (trois heures en grande vitesse, vingt-quatre heures en petite vitesse), que fixent les arrêtés ministériels pour la transmission des transports de toute nature, passant d’un réseau sur un autre par une gare commune, sont supprimés à tous les points de jonction Ouest-Etat. Au point de vue desfdélais, les transports empruntant les dsux réseaux sont donc considérés comme ne parcourant qu’un seul réseau.
- De même pour les expéditions transitant d’un réseau à l’autre qui acquittaient un droit de transmission fixé à 0 fr. 40. Depuis le 1er Janvier 1909, ce droit n’est plus perçu aux points de transit Etat-Ouest.
- Rappelons que les gares de jonction des deux réseàux sont celles d’Auneau Ville, Chartres, La Loupe, Nogent-le Rotrou, Connerré-Beillé, Angers-Maître-Ecole et Nantes-Etat.
- Brevet à céder
- M. G-S. NEELEY, titulaire et propriétaire clés brevets français N° 372 663, du 18 décembre 1906, pour : Régulateur automatique de voltage pour dynamos et N° 372 664, du 18 décembre 1906, pour : Régulateur automatique pour dynamos à courant continu, désirerait traiter avec un industriel ou toute autre personne pour la cession ou une concession de licence de ces brevets pour leur exploitation en France.
- S’adresser pour tous renseignements àM. Ch. THIERRY. Ingénieur-Conseil, 48, rue de Malte, à Paris.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
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- Il est délivré par les gares et stations du réseau d’Orléans pour ARCACHON, BIARRITZ,
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- 1°. — Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec une réduction de 25 $ en lie classe et 20 % en 2“ et 3e classes.
- 2°. — Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 25 % en lre classe et de 20 % en 2e et 3e classes pour une famille de 2 personnes, à 40$ pour une famille de 6 personnes ou plusieurs réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfants, grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu, nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours.
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- 'AM PE Type A, hauteur réduite ) Fonctionnant par A M P E Type B, sans mécanisme j Stance' ni ïe'îf.™" AM PE Petit modèle, 2 ampères; durée : 20 heures continu et alternatif.
- AMPE à mécanisme in versé pour éclairage indirect. AMPE à charbons minéralisés.
- ICENCE Westinghouse Bremer.
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- Supplément & La Lumière Électrique du 6 Février 1909.
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- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L'ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs,
- Compagnie Française des Accumulateurs Electriques Union, i3, rue de Londres, Paris.
- Dintn (A.), 2, quai National, Puteaux (Seine)-
- Heinz et Cic, 517, rue Cave. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Ful-men, 18, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, J>aris.
- Appareillage électrique.
- Esdir (L.), (General Electric de France Lm), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteur (J.-A.), 1 avenue Philippe-Auguste, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesures.
- Carpentier (J.), ao, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Farrtcation des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 70, rue Claude-Bernard (Paris).
- Richard (J.), a;ï, rue Mélingue, Paris.
- Richard ITeller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- Armengaud, a.5, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi (Ch.) 4i à 47, rue îles Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barrezat (L’Invention) 4, Boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 5q, rue de Provence, Paris. Monteiliiet (A.), 90, boulevard Richard-Le-noir, Paris.
- Tiiterry (Ch), 48, rue de Malte, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et G”, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- société Française des Pompes VVorthington, 44, rue balayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 7a, boulevard Ilauss-niiinn, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electhictté de Creil, 09, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten etGuilleaume Laiimeyeraverke A. G., 45, Hochsterstrasse, Francfbrt-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Ghammont (A), Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Ci0, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Bergmann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etarlissements Delau-nay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
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- Supplément à La Lumière Électrique du 6 Février 1909.
- Société Française Okhlikon, 9, rue Pillet-Will, Paris.
- Société Anonyme Westinghouse, a., boulevard Sadi-Carnol, Le Havre (Seine-Infé-ri eure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et Gi0 (Balata-Diclr), 67, avenue de la Idé|ni 1)1 it| 11e, Paris.
- Divers.
- Auscher(G) (Métal anti-friction) .Ai, faubourg Stanislas, Nancy.
- Compagnie Cosmos, {Meubles) 3, rue de Paris., Grammont
- 11 ekmann, (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Franzoni (A). (Mactin pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Embrayage.
- Wyss et Cin (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, rue de la Stéarinerie, Dijon (Côte-d’Or).
- Geoffroy et Delore, a8, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegrapii Works G0 Lu1, Persan (Seine-et-Oise).
- La Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Mattie), Saint-Maurice (Seine).
- Société Française des Cables Electriques système Bertiioud, Borel et Cio, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, a5, rue du 4-Septembre, Paris.
- Isolateurs.
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Taveau (A.) (Charbonneaux et Cie), 45 rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert (C.) {Lampe Beck), 4U avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- CiBiÉ Schneider et G" (Lampe Voila), 18a, boulevard de la ViHotte, Paris.
- Lacarrière {Lampe Z), 58, rue do Ghàtcau-dun, Paris.
- Richard Heller {Lampe Osram), 20, cité 'Précise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Fîlectiuques Bergmann {Lampe Fulgura), G, rue Bou-dreau, l’a ri s.
- Machines-outils.
- Ernault ( 11.), 169, rue d’Alésia, Paris.
- Pompes.
- Fahcot frères et Cio, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Woutiiington, 44j rue Lafayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Société d’Electrïcité Mors, 48, rue du Théâtre, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégrapi-iique (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), ao, rue Delambre, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet (F.) et Roger (E), yS, rue Claude-Bernard, Paris,
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de. Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, a5, rue du 4-Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin (A.), a, quai National, Puteaux (Seine).
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- Supplément à là Zümièré< Electriquë du 6 Février 1909
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Ànnalen der Pliysik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Stendards.— G. A. : Gentralblatt ftir Accumulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. —- E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Elec-trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K. B. : Elektrische Kraltbetriebe u. Bahnen. — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Melallurgical Industry. — E. R. J. : Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. u. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau.— E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.^W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique. — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemin* de fer. — J. D. T. T. : Jahrbucli für drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Ciinento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers. — P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E T.Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik, — Z. V D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure.
- Hewett, J.-R. —• Pittsburg, Harmony, Butler et New-Castle 1 200 volts D. C. Railway (E. E, J., 16 janvier »9°9)-
- ... —Nouvelles riveuses électro-hydrauliques, système Piat (G. C., 3o janvier 1909).
- Montpellier, J.-À. — Instructions pratiques sur la conduite des commutatriees (Eé., 3o janvier 1909).
- Gil de Leon, J, — De traction monofasica ( La Ener-gia Electrica. 25 janvier 1909).
- Carletti, À. — A nèw System of wireless telephony {Ea., 29 janvier 1909).
- Addenbrooke, G.-L. — Electric Power Supply (EatJ
- 29 janvier 1909).
- Rosenberg, E. — Parallel Operation of Alternators (Ea., 29 janvier 1909).
- Hildebrand, O. — Einfluss der Temperatur auf die Kapacilat des Bleiakkumulators (S. E. T. Z.,?>o janvier
- 1909)-
- Julius, C.-H. — Schmierung der Lager und Zahn-rader elektrischer Motorwagen (5. E. T. Z., 9, 16, 23,
- 30 janvier 1909).
- ... — Il problema delF insegnamento pi'ofessionale (Els.y i5 décembre 1908).
- Olivetti, G. — Appunti sulP insegnamento industriale (Els,, i5 décembre 1908).
- Zevi, G. — Le Scuole industriali (Els., i5 décembre 1908).
- Muller, G. — Die Àuswechslung der Humboldlhafen-Brücken in Berlin (Z, V. D. 3o janvier 1909).
- Bermann, M. — Die Funken als Erkennungszeichen der Stahlsorlen (Z. V. D. I., 3o janvier 1909).
- ... — The Mysteries of Metals (E., 29 janvier 1909).
- — Electric Welding (E., 29 janvier 1909).
- Emde, F. — Die komplexc Rechnung bei Schwin-gungen (E. u. M., 3i janvier 1909).
- Von Hellrigl, II.—Yielfach-Telegraphie mit gewohn-lichen Apparaten (E. u. M., 3i janvier 1909),
- Dory, I. — Freie Schwingungen in langen Leitungen (E. u. M3i janvier 1909).
- Gradenwitz, A. — Un barometro elettrico (Indus-tria, 3j janvier 1909).
- Commandant Renard. — La Résistance de l’air et les récentes expériences de M. G. Eiffel (iL S., 3o janvier !9°9)-
- ... — L’évacuation des (poussières des ateliers par aspiration (E, /., 3o janvier 1909).
- Marnier, A. — La question des amendes aux ouvriers devant le Sénat (E. /., 3o janvier 1909).
- ... — Nouveau système de chauffage des voitures de chemin de fer (E. 3o janvier 1909).
- Bétiienod, J. — Sur le calcul de la fréquence propre d’une antenne excitée indirectement par dérivation (L. E., 3o janvier 1909).
- Korda, D. —Transformatrice Heyland-Korda (L. E., 3o janvier 1909).
- ... — Nouvel appareil générateur de gaz (L, E 3o janvier 1909).
- ... — Les centrales suisses {L. E3o janvier 1909).
- BrknoTj P. — Etude d’ensemble sur la télégraphie sans fil (L. E., 3o janvier 1909).
- ... — Armoires de branchement pour moteurs (L. EmJ 3o janvier 1909).
- .. . — Grues électriques à portique (L E3o janvier 1909).
- Vigneron, H. — Les solutions actuelles du problème de l’éclairage (La Technique moderne, janvier 1909).
- Levy-Wogue. — L’éducation générale dans l’enseignement technique (La Technique moderne. janvier 1909).
- Brylinski, M. — Quelques réflexions sur les systèmes de mesure (8. T, E , janvier 1909).
- Guillaume, Cii.-E. — La situation actuelle du système méLrique (S. I. Ejanvier 1909.
- ... —Transformation d’un ascenseur de canal (/. C., 22 janvier 1909).
- ... — Utilisation de la force des marées (/. G,, 22janvier 1909),
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- M0
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- Supplément
- à; la iwmîôr» Electrique du
- VALEURS INDUSTRIELLES
- COURS COURS COURS COURS
- I)U DU DU DU
- 25 .TANV. 1e1" riîy. a5 janv. Iop l’ÙV.
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- Ateliers const. élect. Nord et Est.. . 206 2l3 Fives-Lille 567 578
- Rûj»fliAti/î Rn»»fll pf f!ie i3oo Forces motrices Rhône 569 565
- Bréguet • . • . 395 394,5o Forces motrices Haute Durance.... 475 476
- Canalisation électrique 89,90 92 Forces motrices et Usines de l’Arve. i3oo 13oo
- 4z5 Française électrique 295 295
- i833 Grivolas ‘ i85 i85
- 698 La Voila ÏOO IOO
- Cle générale électrique Nancy 1285 1286 Métropolitain *5o4 Soi
- Cie générale française de tramways. 584 578 Nord-Sud Paris 271 275
- — parisienne de tramways 18 r î 81 Omnium Lyonnais i34 134
- r^ie n’nri <5r> Q10 rl’nloftnîpilp 788 791 Ouest-Lumière . 0 128 I 29
- Cie prod. chiin. Alais et Camargue,. I I 20 1120 Schneider et Cie (Creusot) I9°® 1918
- Distribution d’énergie électrique. . . 495 487 Secteur de la place Clichy i4x5 i4i5
- T)ylp pf Rapalan 554 — rive gauche, 394 393
- Kolaîracrp plpp.triqnp . . a5o 254 Sl° d’ëlectro-chimie 3ia5 3125
- Eclairage et force par l’électricité,. i335 i34o Sto française dés éleçtrodes 45o 45o
- Edison (Cie continentale) i389 1372 Stl! franco-suisse pour l’ind. élect. . 44 2 444
- Flpp.fripifp Hp Parï« 5qo 5g3 Société Gramme 358 358 .
- Electro-chimie de Bozel 32.8 32.5 Ste Indo-chinoise d’électricité 880 880
- IRÎppl.T'n-oViîmirjm» rln f-TiffVR IOOO IOOO- Sto Pnc Distribution Electricité 363 388
- Electro-chimique de la Romanche.. . 476 476 gte pno l’Industrie des ch. de fer.. . . 2^4 2 51
- Electro-industrielle 248 2.48 Stc Alsacienne constructions mécan 58ôo 5 800
- Electro-métallurgique de Dives.... 435 43i Stu Grenobloise force et lumière. . . 488 488
- Electro-mélall. française de Froges. 1690 r 090- Sto générale électrique industrielle. 4i5 4i5
- Energie électrique du centre 496 4<)6 Société industrielle des Téléphones 316 3i8
- Energie élect. littoral méditerranéen 4o3 U 5 Thomson-Houston . 747 740
- Energie électrique (Société havraise) 415 414 Thomson-Houston Méditerranée. . . . 378 37i.
- Energie électrique (Société indust.) 129 .75 129,50 Travaux d’éclairage et de force 382 38g ,5o
- TCRf.-T/nmïpT’p- . . 467 466 Triphasé. 494 4g5
- COURS DES MÉTAUX ET DES CHARBONS
- (Prix des 10(fjdlogs a Paris sauf indication contraire)
- Fors mnrciinnHs . . i5,r>o Etain Détroits (Le Havre! 341
- Âpîpï*s Etain Banka .. 348. 5o
- Feuillards *7 Etain Cornouailles. 829 5o
- Poutrelles 19 Plomb ordinaire 4o, a5
- Tôles 17,5° Plomb laminé et en tuyaux 55
- Fontes 63.76 Zinc Vieille-Montagne . . . 80
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- Cuivre en barres Chili. . . (Le Havre i5o.5oài65,25 Zinc autres marques 58
- Cuivre en planches (') 67,50 et 220
- Cuivre en tuyaux sans soudures (J). 27O
- Cuivre en fils (l) 4> 2 5 CJi«»*hmis (frmi. venanl;^ î8 à 19
- (') Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
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- N° 7
- Supplément à la Lumière Électrique du i3 Février 1909
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- i 22
- Supplément à la Lumière Électrique du i3 Février
- *9°9
- ANNONCES
- OFFRE D’EMPLOI
- On demande, clans l’Est, un Directeur technique et commercial très expérimenté pour assurer l’exploitation d’une station centrale d’énergie électrique a haute tension et accessoirement d’une usine à gaz.
- S’adresser, G. G. au bureau du journal.
- AVIS
- La Concession de l’Eclairage par le Gaz de la Ville d’Anor (Nord) expire le i5 octobre 191s»..
- La Commune examinei’a avec bienveillance les propositions qui pourraient lui être faites pour l’éclairage de la Ville et des particuliers, soit par le gaz, soit par l’électricité.
- Adresser les propositions à M. le Maire d’Anor (Nord).
- DIVERSES
- AVIS
- CHEMINS DE FER DE L’ÉTAT
- Suppression du délai et du droit de transmission aux points de jonction Etat-Ouest.
- L’Administration des Chemins de fer de l’Etat a l'honneur do porter à la connaissance du public les deux modifications suivantes, conséquences immédiates de l’incorporation du réseau de l’Ouest aux Chemins de fer de l’Etat : ^
- En premier lieu, les délais (trois heures en grande vitesse, vingt-quatre heures en petite vitesse), que fixent les arrêtés ministériels pour la transmission des transports de toute nature, passant d’un réseau sur un autre par une gare commune, sont supprimés à tous les points de jonction Ouest-Etat. Au point de vue des délais, les transports empruntant les deux réseaux sont donc considérés comme ne parcourant qu’un seul réseau.
- De même pour les expéditions transitant d’un réseau à l’autre qui acquittaient un droit de transmission lixô àOfr. 40. Depuis le 1er Janvier 1909, ce droit n’est plus perçu aux points de transit Etat-Ouest.
- Rappelons que les gares de jonction des deux réseaux sont celles d’Àüneau Ville, Chartres, La Loupe, Nogent-lc Rotrou, Gonncrré-Beillé, Angers-Maitre-Kcole et Nantes-Etat.
- Brevet à céder
- BREVETS DE FERRANTI
- Le propriétaire des Brevets français : i°N° 336.119 du 19 octobre 1903, relatif à des compresseurs, 20 N° 338.470 du 10 novembre 1903, relatif à des machines motrices thermiques, 3° N° 361.212 du 23 décembre 1905, relatif à des surchaulîeurs, 4° N° 374.824 du 19 février 1907, relatif à des machines pour la fabrication d’aubes de turbines, 5° N° 376.525 du 8 avril 1907, relatif à des turbines, 6° 3N° 376.026 du 8 avril 1907, relatif à des dispositifs compteurs et contrôleurs pour fluides, 70 N° 377.826 du i5 mai 1907, relatif à des turbines, 8° N° >78.482 du 5 juin 1907, relatif à des fours électriques, 90 N° 378.483 du 5 juin 1907, relatif à des fours électriques, io° N° 379.209 du 25 juin 1907. relatif à des turbines, ii° N° 380.7(37 du 12 août 1907, relatifs des turbines, désireux de tirer parti de ses inventions en France, s’entendrait avec constructeur ou industriel pour l’exploitation desdits brevets moyennant conditions h débattre .
- Pour tous renseignements ou offres, s’adresser à BRANDON Frères, à Paris, f>9, rue de Provence.
- CHEMINS DE FER DE LÊTAT
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- Ytà Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare.
- Services rapides tous les jours et toute l’année (Dimanches et Fêtes comprise
- Déparis de Paris-Sainl-Lazare : à 40 h. 20 malin (lr° et 2,: cl. seulement) et à 9 h. 20 soir (iv'\ 2e et 31- cl.).
- Départs de Londres : Victoria (C*® de Brighton) à iü h. matin (Pe et 2° cl. seulement), London-Bridge et Vcitoria à 8 h. 45 soir 2" et 3e cl.) — Trajet de jour en 8h. 40.
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables pondant 7 jours: 1 - cl. •48 fr. 25; 2« cl. 35 fr. ; 3° cl. 23 fr. 25. Billets d’al-loret retour valables pendant un mois: 4rc cl. 82 fr.75; 2« cl. 58 fr. 75; 3° cl. 41 fr. 50.
- Ces billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton.
- fe&Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lr° cl. et de 2e cl. à couloir avec W.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent, des voitures à couloir des trois classes avec W.-C. et toilette. Une des voitures de lre cl. à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de l fr. par couchette.
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- Hillets d'aller et retour valables pendant iâ jours Délivrés à l'occasion des fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de VAssomption et de Noël.
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- lro classe 49 fr. 05 ; 2° classe 37 IV. 80 ; 3° classe 32 fr. 50 ,
- Pour plus do renseignements, demander le bulletin spécial du Service Paris à Londres, que l’Administration des chemins de fer de 1’ _dat envoie franco à domicile sur demande affranchie adressée au Secrétariat de Direction (Service de Publicité), 20, rue de Rome, à Paris.
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- Supplément à La Lumière Electrique du i3 Février 1909.
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- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs.
- Compagnie Française des Accumulateurs Electriques Union, i3, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz etC®8,^, rue Cave, Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, i<3, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Appareillage électrique.
- Espir (L.), (General Electric de France Lld), 10, rue Rodicr, Paris.
- Genteur (J.-A.), im, avenue Philippe-Auguste, Paris. '
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, ha, rue de Dunkerque, Paris.
- Voir aussi à la rubrique Constructions électriques
- et mécaniques où la plupart des maisons qui y sont
- indiquées font également l’appareillage électrique.
- Appareils de mesure.
- Carpentier (J.), 20, rue Delambrc, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 18G, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Yaugirard, Paris.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 7b, rue Claude-Bernard (Paris).
- Richard (J.), a:5, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 28, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi (C11.), /|i à /,7, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat (L’Invention-Paris), 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, $9, rue de Provence, Paris.
- Monteilhet (A)., 90, boulevard Richard-Lenoir, Paris.
- Thierry (Ch.), 48, rue de Malte, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et C‘°, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Wortiiington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 75, boulevard Haussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 89, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et C‘°, 19, avenue de la Gare,
- Saint-Ouen (Seine).
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- Grammont (A), Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Gis, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, ao, rue d'Hautpoul, Paris.
- Société Française Oerlikon, 9, rue Pillet-Will, Paris.
- Société Anonyme Westinghouse, a, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
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- Supplément à La Lumière Électrique du i3 Février 1909.
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- Courroies de transmission.
- Warner et C‘° (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Ausciier (G.), {Métal anti-friction) 56, faubourg Stanislas, Nancy.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Gram.mont, Paris.
- Franzoni (A.), (Mastic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Hermann (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Cle (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- India Rubber, Gutta-Perciia et Telegraph Works C° Lld, Persan (Seine-et-Oise).
- La Canalisation Electriqur (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Société Française des Cables Electriques système Bertiioud, Borel et Cie, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 26, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Taveau (A.) (Charbonneaux et Cie), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert (C.) (Lampe Beck), 41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié, Schneider et Gie (Lampe Volta), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrière (Lampe Z), 53, rue de Châteaudun Paris.
- Richard Heli.er {Lampe Osram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann {Lampe Bulgura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Machines-outils.
- Ernault (H.), 169, rue d’Alésia, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et C'c, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Wortiiington, 44j eue Lafajmtte, Paris.
- Soupàpes électriques.
- Société d’Electricité Mors, 48, rue du Théâtre, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégiiaphique (Carpentier, Gai'ffe, Rociiefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 76, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, a5, rue du 4 Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- I Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Seine).
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- Supplément à la Lumière Electrique du i3 Février 1909
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant ù la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES tDANS L’INDEX
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- Ravell, R. — Reosialos par el arrangue de los elcc-tromotorcs de corriente continua (Boleiin tecnologico de la Asociacion de Peritos Industriales. 20 janvier 1909).
- Muter, E. — Uber eine noue Wirkung des eleklri-sehen Stromes [P. Z., 10 janvier 1909).
- Reînganum, M. — Magnelische Astasierung von Drehs-pulengalvanomeleru [P. Z., 10 janvier 1909).
- Rautknkrantz, J. —Boilrage zur Kenntnios des Paroliers (P. Z., 10 janvier 1909).
- Eucken, A. — Uber die Gülligkeit des Olunschen ge-setzes für Elcktrolyle [P. Z., 10 janvier 1909).
- Hahn, O. — Uber eine lieue Erscheinung bei der Aklivierung mit Aktinium (P. Z., 10 janvier 1909).
- Fischer, Y. — Die Lorenzsche Théorie der ivrcisel-rader (P. Z10 janvier 1909).
- Leiimann-Rtchter, E.-YV. — Elektrische Kraftanlagen der Blei-und Silberliîitte Braubach a. Rhcin (E. T, Z,< 4 février 1909).
- Bkhrend. — FrequenzLimforme (E. T. Z., 4 février
- ^og)-
- Wüodhuidgk, J.-L. — A.nwendnng von Akkumulaloren-batterien zur Regelung in YVechselslromnelzen (E. T, Z., 4 février 1909).
- Klement, W.— Sclunelzsieheriingen deren Enlslehung-und Fort-enlur icklung [E, T. Z4 février 1909).
- ... — Railway Electrification (E. R. L5 février
- ... — Praclical Noies on Transmission Lines [E. R. I., 5 lévrier 1909).
- ... — YYater Hammcr in S team Pipes [E. R. I,} 5 février 1909).
- Léonard, C. — Comparaison des lampes à filament de carbone aux nouvelles lampes à incandescence à rendement élevé (L. E,, 6 février 1909b
- Korda, D. — Transformatrice Hcyland-Ivorcla (L. E.. 3o janvier fi février 1909).
- ... — L'installation électrique d’Exhailre du puils n° 8
- de la Société Anonyme des charbonnages de Monceau-Fontaine et Marline.t (L. E6 février 1909).
- ... — Cab Signais and Automatic Stops [E. R. ./.. 28 janvier 1909).
- ... — Preventing Mecbanical Failures of Motors (E. R. </., 28 janvier 1909).
- ... — The Power System of t lie Rochesler Railway and Ligtli company (E. R. J,, 28 janvier 1909).
- Johnson, "YV. — The Problem of reducing accident damages (E. R J., 23 janvier 1909).
- Drysdai.e, C.-V. — The Production and Utilisation of Light {The Illuminaling Engineer, février 1909).
- Wkinbeer , E.-W. —The Use of RefJectors for Pur-posc of Modifying Intensity of Illumination (The Jflumi-naling Eiigineer, février 1909).
- Crrssy-Morrison, A. — The Progress of the gas Industry [The lllaniinating Engineer, février 1909).
- ïIumsAUD. C11.-L. — Engincs fer holatcd Lighting and Power Plants [Electrical Reyiew and Western Elec-Irician, 23 janvier 1908).
- Edson, R. YYoi.gott. — Alternating Currenls and lheir Applications [Electrical Review and Western Electricien, 28 janvier 1909).
- ... —The Chicago Electrical Show (Electrical Review and Western Electricien} 28 janvier 1909).
- ... — Station n° 3 of the Rochesler Railway and Liglil Company [E, W.} 21 janvier 1909).
- Kenneli.y, A.-E. — The lufiticncc of Frequcncy on the Equivalent circuits of Aleruating-current Transmission Lines [E TP., 21 janvier 1909).
- Irvinc Brever, J. — Graphical Diagram for Power in an Alternating-current circuit [E. JV.} 21 janvier 1909).
- Nalhandian, T. — La ligne à traction monophasée Seebach-WcUiugen des chemins de fer suisses; projet de chemin de fer électrique à travers le Caucase [R. E., 80 janvier 1909).
- Gishert K api>. —Nouvel appareil pour l’essai magnétique des fers [R. 7Î\, 3o janvier 1909).
- Yon Lossau. — Compteur de vapeur enregistreur [R, A., 3o janvier 1909).
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- Supplément à la Lumière'Electrique du i3-Février 1909
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- Gie générale française de tramways. 5;8 5 8 5 Nord-Sud Paris a 7 5 3 04
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- Cic générale d'électricité 791 79^ Ouest-Lumière 0 e „ .’ îaq 1? 4o
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- Distribution d'énergie élçctrique. . . 487 485 Secteur de la place Cliehy 14 i > I 898
- ])yle pf. Bncnlan. . . 5 5 4 556 — rive gauche, ÎO T
- j'.rlnirncrp électrique ....... 2 5 4 a G 5 Stc dVdeetro-ehinue 3 1 a 5 LIU1
- éclairage et force par l’éleetriché. ; 1 3. j 0 i 3 80 Sty française des électrodes 45o 45o
- Edison (Cie continentale) 13 80 Stc franco-suisse, pour l’ind. élect.. 444 44(5
- Electricité de Paris 5q3 5 no Sociélé Gramme 358 338
- Eleclro-chimie de Bozel 3a 5 * >, > ' J'O S,e Indo-chinoise d’électricité 880 880
- Electro-chimiqu0 du GidVo 1000 1000 gt0 jinc Distribution Electricité.. . 388
- Electro-chimique de la Romanche.. . 476 • 4;f> Ste pnc l’Industrie des ch. de fer.. . . a 51 a 55
- Electro-industrielle -48 aao S‘« Alsacienne cons Crue (ions rnécan. 58oo 5790.
- Electro-métallurgique de Divcs.... 43 l 4 37 Sto Grenoi)loise force et. lumière... 488 488
- Eleclro mélaU. française' do Frogos. ! ><)") 1 3o > 3te générale électri(|ue indus! rielle. 4i 5 4i5 j
- Énergie éloclrique du centre W> hjG- Société industrielle des Téléphones 318 3 15
- Energie élect. littoral méditerranéen } f > .{o5 Thomson-Houston. 740 780
- Energie électrique (Sociélé havraise) -Di 4 1 3 Thomson-Houston Méditerranée. . . . 871 898
- Energie électrique (Sociélé indusl.) 1.09. h) ' 1 -• 9 > 7 4 Travaux d’éclairage et de force.. . 889,5o 890
- F.sl-I minière ’ . .jÙf) Triphasé 494
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- (Prix des lOO'lkilogs à Paris sauf indication contraire)
- Fers mardiiiiuls Aciers - Feuillards 16.5o' 1 '7 1 *• Etain Delroi 1 s El ai n 1 îauka ESai.11 Cornouailles . . ( I n: 1.1 a vre\, 3 ï6 8 |(>. 5o
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- foies. . Plomb laminé el en tuyaux.
- xFoutes Zinc Vieille-Moiilaune S-,
- Cuivre en barres Chili... (Le Havre) 1)1. 5o à 1 69 Zinc Silésie. . . Zinc autres marques... . .(Le.Havre) >8,7: 58
- Cuivre en planches (!) 'Cuivre en tuyaux sans soudures Cuivre en (ils (l) 177,80 et a a G u(> ) à a 17,80 •i 1 5 el 117.50 Charbons ((oui venait!) . . *9 “
- (!) Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre ronge, l'autre au cuivre jaune.
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- N° 8
- Supplément â la Lumière Electrique du ao Février 1909
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- Supplément à la Lumière Électrique du ao Février 1909
- ANNONCES DIVERSES
- AVIS
- USINE A GAZ
- de Rambouillet
- La ville de Rambouillet fait connaître qu’elle met au concours la régie de rUsineà Gaz a partir du i5 août 1909. Les personnes intéressées pourront recevoir tous documents utiles, projet de traité, projet de soumission, contre renvoi de la somme de cinq francs, qui devra être fait au secrétariat de la mairie de Rambouillet. Les soumissions devront parvenir cachetées sous pli recommandé à la mairie, avant le iRr avril 1909, délai de rigueur.
- La Concession de l’Éclairage par le Gaz de la Ville d’Anor (Nord) expire le i5 octobre 1912.
- La Commune examinera avec bienveillance les propositions qui pourraient lui être faites pour l’éclairage delà Ville et des particuliers, soit par le gaz, soit par l’électricité.
- Adresser les propositions a M. le Maire d’Anor (Nord).
- OFFRE D’EMPLOI
- On demande^ dans l’Est, un Directeur technique et commercial très expérimenté pour assurer l’exploitation d’une station centrale d’énergie électrique à haute tension et accessoirement d’une usine à gaz.
- S’adresser, C. G. au bureau du journal.
- DEMANDE 'D’EMPLOI
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- Adresser offres à Chef de Station, bureau de La Lumière Electrique.
- Brevet à céder
- BREVETS DE FERRANTI
- Le propriétaire-des brevets français :
- io N° 336.119 du 19 octobre 1903, relatifà des compresseurs ;
- 2° N° 338.470 du 10 novembre 1903, relatif à des machines motrices thermiques;
- 3° N° 361212 du 23 décembre 1905, relatif à des surchaulïeurs ;
- l" N° 374.824 du 19 février '1907, relatif à des machines pour la fabrication d’aubes de turbines; H
- 5° N° 376.525 du 8 avril 1907, relatif à des turbines ;
- 6° N° 376.526 du 8 avril 1907, relatifà des dispo-itifs compteurs et contrôleurs pour fluides;
- 70 bJo 377.826 du 15 mai 1907, relatifà des turbines;
- 8° N° 378.482 du 5 juin 1907, relatif à des fours électriques ;
- 90 N° 378.483 du 5 juin 1907, relatif à des fours électriques ;
- 10° N° 379.209 du 25 juin 1907, relatif à des lur-\ bines ;
- 11° N° 380.767 du 12 août, 1907, relatif à des turbines.
- Désireux de tirer parti do ses inventions en France, s’entendrait avec constructeur ou industriel pour l’ex-pioitation desdils brevets moyennant conditions à débattre.
- Pour tous renseignements ou offres, s’adresser à MM. Brandon frères, Ingénieurs-conseils, • à Paris 59, rue de Provence.
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- 1°. — Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec une réduction de 25 % en llG classe et 20 % en 2e et 3e classes.
- 2°. — Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 25 % en lre classe et de 20 % en 2e et 3e classes pour une famille de 2 personnes, à 40$ pour une famille de 6 personnes ou plusieurs réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfants, grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, bellc-iille, frère, sœur, beau-frère, belle sœur, oncle, tante, neveu, nièce, ainsi que les serviteurs attachés à Ja famille.
- Ces billets sont valables 33 jours.
- Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours moyennant un supplément de 10 % du prix primitif'du billet pour chaque prolongation.
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- Brandon frères, 59, rue de Provence, Paris.
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- Farcot frères et C,e, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
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- Soupapes électriques.
- Ducretet (F.) et Roger (F.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electhicjté Mors, 48, rue du Théâtre, Paris.
- Télégraphie sans iil.
- Compagnie Générale Radiotélêgrapiitque (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 78, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 76, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 02, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 26, rue du 4 Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
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- Supplément à la Lumière Électrique du ao Février 1909
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre
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- Russo, M. — Benzmelektrische Motorwagen für Eisen-bahbetrieb (E. T. Z., 11 février 1909).
- Lux, F. — Vorrichtung zum automatischen Parallel-schalten von Wechselstrom generatoren (E. T. Z,, 11 février 1909).
- Strecker, K. — Internationale Zusammenkunft der Telegraphen techniker in Budapest.
- . . . —• Groupe moteur à explosions compresseur d air monté sur zones (R. /., 6 février 1909).
- Drouin, F. — Les progrès de l’automobilisme en 1908. Le Salon de l’automobile et de l’aéronautique (G. C., 6 février 1909).
- ... — Le chauffage aux huiles lourdes de pétrole des chemins de fer de l’Etat roumain (G. C.. 6 février 1909).
- Boris. — Note au sujet des installations de ventilation à bord des navires (R. M., 3i janvier 1909).
- Izart, J. — Notes sur le coût d’établissement et d’exploitation des usines hydraulico-éleclriques (Eé., fi février 1909).
- Rigaud, F. — Critique de la préparation mécanique des minerais (R. M. M., décembre 1908).
- Léonard, C. — Comparaison des lampes à filament de carbone aux nouvelles lampes à incandescence à rendement élevé (L. E., 6 et i3 février 1908).
- Armengaud, M. — La turbine à gaz; état actuel de la question (L. E., i3 février 1908).
- ... -— Les travaux de la commission électrotechnique internationale (L. E., i3 février 1909).
- . .. —Lignes à haute tension de la Compagnie Electrique du Nord (L, E., i3 février 1909).
- ... — Les chutes d’eaux dans les pays Scandinaves et en Finlande (L. E., i3 février 1909).
- ... — Les stations centrales de Berlin (L. E., i3 février 1909).
- ... — Observations sur les polices d’éclairage ou de force motrice comprenant location d’appareils (L. E., 13 février 1909).
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- Pour les torpilleurs 368 et 369............................. 2
- Pour les cuirassés “ République ”, ” Danton ” et “ Mirabeau ”
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- Pour la Station de chargement de sous-marins de la baie Ponty (Bizerte) 3
- Companhias Reunidas Gaz e Electrieidade, Lisbonne.............. 6
- Siemens & Halske, Charkow Russie).............................. 16
- Compagnie Générale pour l'Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai). 7
- Arsenal de Toulon............................................... 5
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah)....... 6
- Société d’Electricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne). 1
- — pour la Station de Nîmes.............. 2
- Port de Cherbourg............................................... 3
- Fonderie Nationale de Ruelle.................................... 2
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à, l’électricité (Orléans).. 1
- Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)... 6
- Société Anonyme des Mines d’Albi................................ 2
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- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L'ELECTRICITE
- Accumulateurs.
- Compagnie Française des Accumulateurs Electriques Union, i3, rue de Londres, Paris.
- Compagnie- Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin (A.),, 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz ETCie,27, rue Cave*. Lcvallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, 18, quai de Clichy, Clicliy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Appareillage électrique.
- Espir (L.), (General Electric de France L,d), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteuii (J.-A.), 122, avenue Philippe-Auguste, Paris.
- Richard Heller, t8, cité Trévise, Paris.
- Rousselle jet Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Voir aussi à la rubrique Constructions électriques
- et mécaniques où la plupart des maisons qui y sont
- indiquées font également l’appareillage électrique.
- Appareils de mesure.
- Carpentier (J.), 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 18(1, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de
- Vaugirard, Paris.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 70, rue Claude-Bernard (Paris).
- Richard (J.), 25, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 23, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi (Ch.), 4 1 à 47, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat (L’Invention-Paris), 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 5q, rue de Provence, Paris.
- Monteilhet (A)., 90, boulevard Richard-Lenoir, Paris.
- Thierry (Gii.), 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et Ci0, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Atelier» u eConstbuctions Electriques du Nord et de l’Est, 7 j, boulevard Haussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 09, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Fei.ten et Guilluaume Lahmeyerweiike A. G., 45, Hochsterstrasse, Franc for t-sur-le-Mein (Allenia-gne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont (A), Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Ci<!, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d'Hautpoul, Paris.
- Société Française Oerlikon, 9, rue Pillet-Will, Paris.
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- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et Cie (Balatci-Dich), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Franzoni (A.), (.Mastic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Hermann (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Cie (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Giienier, 3, rue du Hâvre, Paris.
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegrapii Works C° Lkl, Persan (Seine-et-Oise).
- La Canalisation Electriqur (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Cie, it, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Taveau (A.) (Charbonneaux Et Cic), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert (C.) [Lampe Beck), 41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié, Schneider et C‘° (Lampe Volta), 182, boulevard de la Villettc, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrière [Lampe Z), 53, rue de Châteaudun Paris.
- Richard Heller [Lampe Os ram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Beiig-mann [Lampe Lulgura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société d’Electricité Mors {Lampe Mors-Carbone), 48, rue du Théâtre, Paris.
- Machines-outils.
- Ernault (H.), 169, rue d’Alésia, Paris.
- Pompes.
- Faiicot frères et Ci0, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Ducrktet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 48, rue du Théâtre, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégraphique (Carpentier, Gaiffe, Rociiefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducrf.tet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 02, rue de Dunkerque, Paris.
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- Voitures électriques.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notrejlndex.
- ABRÉVIATIONS USITÉES'DANS L'INDEX
- A. 1. M., : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique' des Arts'et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Stendards.— G. A. : Gentralblatt fttr Accumulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : EleC- -trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K. B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.— Els. : L’Elcttricista. — E. M.: The Engineering Magazine.— E. M. I. : Electrochemîcal and Metallurgical Tndustry. — E.R. J. ; Electric Railway Journal. E. R* JL, : Electrical Review (Londres).— E. R. JV. ; Electrical Review (New-York). — E. u. M. : Elektrotechnik und Ma schinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.JW-, Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique’. — I. T. L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié und Téléphonie. — J. E. £. : Journal of the Institution of Electrical Eugineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering,' Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle, des Mines et delà Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin delà Société d’encou-ragément pour l’Industrie.— S. E.T.Z. : Schwèizerische Elektrotechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Spçiçté française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Hônsch et Matteksdohff, W. — Die Akkumulator-Doppelwàgen der Preussischen Staatsbahn-Verwaltung (Z. F. DÏIi) 6 fçyriér 1909).
- Kürth, A. — Untersuchungen über den Einfluss der Wârm auf die Harte der Metalle (Z. F. /?. /., 6 février 19°9)*
- Bertschinger, H. — Die Arbeiten am Paiiama-Kanal (Z. F. TL 6 février 1909).
- ... — The Improvement of Tramway Construclion (E. R. L., 12 février 1909).
- ... — Combined Track Circuit and Cab Signalling (E. R. L., 12 février 1909).
- ... —Electricity Supply in Bristol, 1909 (7i\ R. L 12 février 1909).
- Krause, R. —• Selbstanlassen durch die elektromoto-rische kraft des Ankers (5. E. T. Z., i3 février 1909).
- Knopfli, O. — Neuer sechsstnliger Drehstrommotor und die Yerwendung der Stufenmoloren zura Antrieb von StofTdruckmaschinen (S. E, T. Z., i3 février 1909).
- Scholtes. Pu. — Neuere Erfahrungen, Yerbesserungen und Betriebs Kosten, welche sich auf die gesamten für elektrische Bahnen verwendeten Bremsvorrichtungen bezichen (S. E. T. Z., i3 février 1909).
- Gràmberg, A. — Versuche an emer Rateau-Dampf-turbine von i5o K. W. (Z. F.7). i3 février 1909).
- Kruckow, — Automatisches Fernsprechamt Hildes licim (E. T. Z., 18 février 1908).
- Hundiiaussen, — Normalien für die Gewindezapfen der Erganzungs-sehrauben und für die zugehorigen Bohrungen in den Funschienen zn Edisonsicherungen (E. T. Z., 18 février 1909).
- Kolben, A. —Dreîphascn-Generator von 2 200 K. V. À. Zcislung für direkte Kupplung mit Dampfturbine (E. Tt Z., 18 février 1909).
- Suiige, YY. — Der Elektromolor in Kleinbelriebe (E. T, Z. y 18 février 1909).
- Reich, O. — Die elektrische Fahrchiff Godesberg-Niederdollendorf (E. T. Z., 18 lévrier 1909).
- Philippi. — Zur Frage des Antriebes von Ümkehrwal-zenstrassen (E. T. Z., 18 février 1909).
- Daunderer, A. — Uber die in den unteren Schichten der Atmosphère vorhandene freie elektrische Raumla-dung (E. T. Z., 18 février 1909).
- Soreau, R. —- Etat actuel et avenir de l’aviation (/. C., juillet 1909).
- Sieberg, A.—- L’inscription instrumentale des Seismes et la Physique du globe [R. Si5 février 1909).
- Borne, L. — La stérilisation par l’ozone des eaux potables et les clarifîcaieurs avec dégrossisseurs biologiques!/. C. décembre 1908).
- Renard, A. — Note sur les modes d’action* de la correction de réglage dans la régularisation des turbines (//. U., février 1909).
- Moreau, G. — Sur la masse de l’ion négatif d’une flamme (C. R.y 8 février 1909).
- Ruffieux. — Note sur le rétablissement de la circulation sur la rive droite du Rhône à la suite des coupures causées par les inondations d’octobre 1907 (7?. C. T., février 1909). •
- Sergeant, C.-S. — Financial Problems confronling the Boston elevated Railway Company (E. R. 7., 6 février 1909).
- Edson, R. "Wolcott. — Alternating Currents and their Applications (E. R, N. 6 février 1909).
- Matiiivkt, J. <— Utilisation des turbines ü vapeur dans les usines centrales d’électricité [L. E., 20 février 1909).
- Au.uengaui), M. — La turbine à gaz; état actuel delà question (/. E., 20 février 1909).
- Reyval, J. — Le détecteur élcclrolytique ; son emploi en télégraphie el ^téléphonie sans fil (L. E20 février ï9°9)-
- Pillier, P. — Voltmètre cpmpoundo donnant le voltage à l'extrémité des iéeders (L. 7?., 20 février 1909).
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- Supplément à la Lumière Electrique du g Mars 1909
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- On demande pour une importante usine des Pyrénées, un bon mécanicien-électricien, au courant de la réparation du matériel d’usine. S’adresser, A. M. au bureau du journal.
- AVIS
- La Concession de l’Éclairage par le Gaz de la Ville d’Anor (Nord) expire le i5 octobre 1912.
- La Commune examinera avec bienveillance les propositions qui pourraient lui être faites pour l’éclairage de la Ville et des particuliers, soit par le gaz, soit par l’électricité.
- Adresser les propositions à M. le Maire d’Anor (Nord).
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- 1°. — Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec une réduction de 25 % en lre classe et 20 % en ,2e et 3e classes.
- 2°. — Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des réductions variant de 25 % en lre classe et de 20 % en 2e et 3e classes pour une famille de 2 personnes, à 40 % pour une famille de 6 personnes ou plusieurs réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfants, grand-père, grand’mèrc, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu, nièce, ainsi que les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours.
- Cette durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours moyeunant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- Supplément à La Lumière Electrique du 6 Mars 1909.
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- Ces billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe cl vice-versa comportent des voitures de lrü cl. et de 2e cl. à couloir avec W.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec W.-C. et toilette. Une des voitures de lre cl. à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
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- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de quinze jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation d’un supplément de 10 % .
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- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L'ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs.
- Compagnie Française des Accumulateurs Electriques Union, i.3, rue de L ndres, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz et Cio,27, rue Gavé. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmex, 18, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tldor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Appareillage électrique.
- Espir (L.), (General Electric de France. L'd), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteur (J.-A.), 122, avenue Philippe-Auguste, Paris.
- Richard Heli.er, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Voir aussi à la rubrique Constructions électriques
- et mécaniques où la plupart des maisons qui y sont
- indiquées font également l’appareillage électrique.
- Appareils de mesure.
- Carpentier (J.), 20, rue Delarnbre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 18G, rue Championne!, Paris.
- Compagnie pour la Farrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 70, rue Claude-Bernard (Paris).
- Richard (J.), 20, rue Mélingue, Paris.
- Richard ILeller, 18, cité Trévisc, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- Aiimengaud, 23, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi (Ch.), /(i à /|7, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Baiirezat (L’Invention-Paris), 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon i rères, 5y, rue de Provence, Paris.
- Monteiliiet (A)., 90, boulevard Hichard-Lenoir,
- Paris.
- Thierry (Ch.), 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Farrication dss Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, iG et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et C'°, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Wôrthington, 44, rue Lafaycttc, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers j<e Constructions Electriques du Nord et de l’Fst, 7Ù, boulevard liaussinann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electeicité de Creil, “>g rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot erères et C‘% 19, avenue de la Gare,
- Saint-Ouen (Seine).
- Fklten et Guilleaume Lahmeyerwerke A. G., 45 Ilochsterstrasse, Franc for t-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont (A), Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cio, 4», rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Bijrg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d'Hautpoul, Paris.
- Société Française Oerlikon, 9, rue Pillet-Will, Paris.
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- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard
- Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanneh et Ci,! (Balata-Dick), Gy, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (.Meubles) 3, rue de Graininont, Paris.
- Fhanzoni (A.), (Mastic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Hermann (.Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wvss et Cie (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Geoffroy' et Delore, 28, rue des Chasses, Clicliy (Seine).
- India Rubber, Gutta-Perchaet Telegrapii Works C° Ltd, Persan (Seine-et-Oise).
- La Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et II. B. de La Matiie), Saint-Maurice (Seine).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et G10, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 20, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de IIermsdoiîf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Taveàu (A.) (Gharbonneaux et Cie), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert [G.),[Lampe Beck), 41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié, Schneider et Cie (Lampe Voila), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacariuère [Lampe Z), 53, rue de Châteaudun Paris.
- Richard IIeller [Lampe Os ram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann [Lampe Lulpura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société d’Electricité Mors (Lampe Mors-Carbone), 48, rue du Théâtre, Paris.
- Machines-outils.
- Ernault (H.), 169, rue)d’Alésia, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et C'°, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44j rue Lafayctte, Paris.
- Soupàpes électriques.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), yü, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 48, rue du Théâtre, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégraphique (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), yü, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 02, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, a5, rue du 4 Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notrejlndex.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Ànnalen der Physik.—A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Stendards.— G. A. : Centralblatt für Accumulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Elec-trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K. B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.— Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metaïlurgical Industry. — E.R. J. : Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londi’es). — E. R. N. : Klectrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.^W. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. —-H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. I. E. : L’Industrie électrique^ — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlosen Télégraphié und Téléphonie. J. E. E. * Journal of the Institution of Electrical Engineers. —J. P. : Journal de Physique, —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et delà Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S.E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E T. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Henri. — Application de la transmission électrique aux ateliers de construction. Commande des machines-outils (/. E., 2$ février 1909).
- Jégou, P. — Appel et lecture, sans téléphones à l’oreille, des radiotélégrammes sur un détecteur électrolytique (Eé., 27 février 1909).
- Musselman, J.-F.-Jr. — High-Eflicieney Lamp Re-newal (E. W., 11 février 1909),
- Marshall Albert, J. — llluminaling Engineering B. Comraon Sense (E. W., 11 février 1909).
- Dick, .J.-B. — The Design of Untergruund Mains and Networks {Ea.. 19 lévrier 1909).
- Wolcott, Eüson, li. — Aiternaling Currenls and their Applications (E. lï. A. i3 février >909).
- ... —The Industrial Detinilion and Measurenient of Train-Acceleralion (E. R. i3 février 1909).
- ... — Stcam Turbine Efficiency (E., 19 février 1909).
- ... — Ilydraulie Shearing-Machine (E., 19 février
- *909)-
- ... — Portable Vacuum Cleaning and Desinfecting Machine (E., 19 février 1909).
- ... — The New Bennis Hig-Temperalure Coking-Slokcr(Æ\, 19 février 1909).
- Van Brussi.l, J.-B. — Mechanical Irrigation Stations on the Nile {E. M., février 1909).
- Salvatore Spera. — La Iransmissione dcll’ energia eletlrica col sistenie Tluirv a corrente continua (E' indus-tria, 21 février 1909).
- Poe h e t t 1 n o, A. — Sulla corrente secundaria noi préparât! a selenio (N. Cnovembre-décembre 1908).
- Baumann, A. — Die Berechnung von Gleillliegem (Z. V. D. L, 20 février 1909).
- Schlesinger, — Ein Beitrag zur Berechnung der Schwungrad-pressen (Z. V. T). /., 20 février 1909),
- Holborn, L. et Henning, F. — Eine neue Bestimnung des Saltigungs druckes von Wasserdampf zwischen 5onud, 2000 [Z. V.l). 20 février 1909).
- Weingriin, J. — Das moderne Elektrizitatswerk (E. u. il/., 21 février 1909).
- Bellinj, E. et Tosi, A. — La portée et les avantages des aériens dirigeables et le radiogoniomètre Bellini-Tosi [L. E27 février 1909).
- Réthy, O. — Notes sur les pertes par court-circuit dans les balais des moteurs monophasés à collecteur (L. E27 février 1909).
- Boucault, P. — Exemption des droits sur les combustibles destinés à la production de l’électricité (L. E., 27 février 1909).
- Dauy, G. — Isolement des cables souterrains à haute tension (Eé., 20 février 1909).
- Sirey, Ch. —• Les grèves de l’électricité (Eé., 20 février 1909).
- Leinekugel Le Cogq, G. — Pont suspendu lixe (système Gisclaud) de la Cassagne Pyrénées orientale) (G. 6\, 20 février 1909).
- Mauduit, A. — Turbines à vapeur « Electra », système Kolb. Commande des groupes électrogènes par les turbines à vapeur (G. C20 février 1909).
- Girardault, E. — Détermination a priori de la puissance des moteurs à explosion (G. C.. 20 février 1909).
- Boyer, J. — Le nouveau télestéréographe Berlin (La Nature, 27 février 1909).
- Fournier, L. — Un stabilisateur automatique pour aéroplanes.(La Nature, 27 février 1909).
- Maukkr, W. — Zur Statistik des Telegraphen-und te-Jephoadienstes in Ungarn im Jahre 1907 (E-.--U. M., 21 février 1909).
- Emdk, F. — Die Verteilung der Beharrungs tempe-» atnr in einer Kreispriuz formigen Platte (E. u. il/.,
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- La Compagnie d’Orléans se propose d’ailleurs d’étendre progressivement et rapidement l’emploi des nouveaux wagons-lits à ses principaux trains express de nuit.
- CHEMINS DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- STATIONS HIVERNALES
- (NICE, CANNES, MENTON, etc.)
- Billets d'aller et retour collectifs de lro, 2° et 30 classes Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de 150 kilomètres, aux familles d’au ‘moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lro, 2e et 3e classes pour les stations hivernales suivantes : Cassis, La Ciotat, St-Cyr-la-Cadière, Bandol, Ollioules-Sanary, La Seyne, Tamaris-sur-Mer, Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Raphacl-Yaleseure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4ü et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de quinze jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation d’un supplément de 10 % .
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets quatre jours au moins à l’avance à la gare de départ.
- Des trains rapides eide luxe composés de confortables voitures à bogies desservent pendant rhiver, les stations du littoral : Paris- la Côte d’Azur en treize heures par train extra-rapide de nuit ou par le train « Côte d’Azur Rapide ;>.
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- Supplément à La Lumière Electrique du i3 Mars 1909.
- 7
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs.
- Compagnie Française des Accumulateurs Electriques Union, i3, rue de L ndres, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin (A.), a, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz ETGie,27, rue Cave, Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Eulmen, 18, quai de Clichy, Clicliy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 8i, rue Saint-Lazare, Paris.
- Appareillage électrique.
- Espir (L.), (General Electric de France Lld), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteur (J.-A.), iaa, avenue Philippe-Auguste, Paris.
- Richard IIeli.er, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Voir aussi à la rubrique Constructions électriques
- et mécaniques ou la plupart des maisons qui y sont
- indiquées font également l’appareillage électrique.
- Appareils de mesure.
- Carpentier (J.), 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, i8f>, rue Championne!, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 70, rue Claude-Bernard (Paris).
- Richard (J.), 25, rue Mélinguc, Paris.
- Richard IIeller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- Armengaud, a3, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi (Ch.), 41 à 47, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barrezat (L’Invention-Paris), 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 5q, rue de Provence, Paris.
- Monteilhet (A)., 90, boulevard Richard-Lenoir, Paris.
- Thierry (Cil.), 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication dss Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et Ci0, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayelte, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Atelier» «e Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 71, boulevard Daussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 09, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et C"', 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- FelTEN ET GüILLEAUME L Ail MEYE RWER ice A. G., 45, Hochsterstrassc, Francfort-sur-le-Mein (Allema-gne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont (A), Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Ci0, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d'Hautpoul, Paris.
- . Société Française Oerhkün, 9, rue Pillet-Will, Paris.
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- Supplément à La Lumièrei Électrique du x3 Mars 1909,
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et Ciu (Balata-Dich), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Fhanzoni (A.), (Mastic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Grammont (A.), (Ebonile) Pont de Chéruy (Isère).
- Hermann (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss etC*0 (EmbrayageBenn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Canalisation Electriqur (Anciens Etablissements G. et II. B. de La Matiie), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Delore, a8, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont (A.), Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Perciia et Telegrapii Works C° Lul, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Cie, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, a5, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Taveau (A.) (Charbonneaux et Cie), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert (C.) (Lampe Beck), 41; avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié, Schneider et Cle (Lampe Volta), 182, boulevard de la Villettc, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité (LampeMétal), a, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrière (Lampe Z), 53, rue de Châteaudun Paris.
- Richard IIeller (Lampe Os ram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Behg-mann (Lampe Lulgura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société d’Electricité Mors (Lampe Mors-Carbone), 48, rue du Théâtre, Paris.
- Machines-outils.
- Ernault (H.), 169, rue d’Alésia, Paris.
- Pneumatiques
- Grammont (A), Pont de Chéruy, (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Télégrapii Works C° Ltd Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, a5, rue du
- 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Ciu, 19, avenue de la Gare, Saint-Oucn (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Ducuetet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 48, rue du Théâtre, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégrapiitque (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducuetet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducuetet (F.) et Roger (E.), 70, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et’ Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Sine).
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- Supplément à lu Lumièvd Élètlïiqà'é ctü ij Mark 1909
- 219
- Index bibliographique
- Èn s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Pliysik. — A. M. : Bulletin tecbnolugiquè
- des Arts et Métiers. — B. S. : Bullètin of the Bureau of Stendards.— G. A. : Centralblatt für Accumulatoren. __ G. R. :
- Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E.K.B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.— Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. J. : Electric Railway Journal. E. R. A. : Electrical Review (Londres). — E. R. IV. : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektrotechnik und
- Ma schinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.^W. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. _______
- H. B. : Lu Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I. T. : L’Industrie des Tramways et. Chemina de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlüsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J, P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial üniversity. —L. E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Cimento. — P. À. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. C. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et delà Métallurgie. —- S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E. T.Z. : Schweizerische Elekti'otechnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I.E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens, — Z. S. Zeitschrift Scliwachstromteelinik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- —. Construction des ligues électriques aériennes [Eé,, (’> mars 1909).
- Montpellier, J.-À. — Limitour de courant, système Roniero (Eé., G mars 1909).
- Ba.invii.lk, A. — Absorption produile par les globes de lampes à arc [Eé., G mars 1909).
- Boom et. — Le moteur Diesel à combustion intérieure [Eé., G mars 1909).
- Rktiiv, O. — Notes sur les pertes par court-circuit dans les balais des moteurs monophasés à collecteur (A. E., 27 février et G mars 1909).
- Esc. AH u, J. —• Les ferro-silieiums (L. E,, G mars 1909).
- 4. * — Dispositif automatique de sûreté pour les passages ;i niveau (L. JJG mars 1909).
- , ., — Electrolytic Condensées for Starting Induction Motors {E. W.9 18 février 1909).
- — Testing High-Tension Insulators by Means of Polarized Light (E. 18 février 1909).
- Iversiîaw, J.-B.-C. — Electric Ànnealing Kurnaces for llardening and Tempering lligb Class Tools [E IL., 18 lévrier 1909).
- Rouan, J.-L. — Indiictance Coils used in VVireless Telegraphy (JJ. JF., 18 février 1909).
- Gjhus, Ïj.-D, — The Boston Edison Company and the Electric Yelueie Business (E. IV,. 18 février 1909).
- Du:k, J.-H. — The Design of Unlerground Mains and Networks {Ea,. 2G lévrier 1909).
- Pkc.k, J.-S. — Elywheel Load Equaliser [Ea,, 23 février 1909)
- — Eleelrically-operaled Pumping and Air coin-pressing (Ea., 26 février 1909).
- , — u Spinner » Motors [Eu.. 2t> février 1909).
- Woi.rr. E.-A. — The Température Formula for the W'osUm Standard Coll (Eu., 2G février 1909).
- Uknnis, A.-W. — Recent Uevelopmeiits in Machine Stoking (Ea., 2G février 1909).
- Lemaire, E. — Les tremblements de terre. La catastrophe du détroit de Messine (G. G’., 6 mars 1909).
- ... — Appareils pour la manoeuvre des vannes du barrage de granité Reef (Arizona, Elars-Unis) ((J. C,, G ma-'s ï9t>9)-
- Lai ittk, .1. — Construction en série des roues mobiles de turbines mixLes à grande vitesse (G. C., G mars 1909].
- ... — Machine d'extraction électrique des charbonnages Elisabeth, à Baulet (Belgique) (G. 6\. 27 février i9°9)-
- Lkinekugeu Le Cogq. — Pont suspendu iixe (système Giscland) de la Cassagne (G. C., 20 et février 1909).
- Mokon, F, —* Appareil à rabattre les collerettes des tubes de chaudières (G. C20 et 27 février 1909).
- ... — Pelle d’excavateur-grue à attache rigide (G. C\, 27 février 1909).
- Ritz, YY. — Les spect res de lignes et la constitution des atomes (JJ. S., 28 février 1909).
- ... —• Observations, en ballon libre, de la radio-aetb vile atmosphérique (R. S., 28 février T909).
- ... — Un nouveau produit du four électrique : le si-lundum (R. S.y 28 février 1909).
- Dufour, A. — Sur l'existence d’électrons positifs dans les tubes à vide.
- Josse, E. — Yersuehc über Oberllaeheu Komiensa-tioneu, inshesondere für Dampfturbiueu (Z. F. D. /., 27 février 1909).
- Neumann, K. — LTilersuehung des Arbeilsprozesses im Fahrzengmotor (Z. V. J). L, 27 février 1909).
- Lake, Ch.-S. —Die neuén Lokomotiven der Laneàshire and Yorkshire Eisenbahn in England (Z. V. 1). /,, 27 f<* vrier 1909).
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- 2 2 O'
- Supplément & la Lumière Electrique du i3 Mars 1909
- VALEURS INDUSTRIELLES
- COURS COURS 1 COURS COURS
- DU DU DU DU
- I01’ MARS S .MARS I”1' .MARS 8 .MARS
- 1909 1909 '9<>9 '9°9
- Ateliers const. élect. Nord et Est.. . 3 2 2 32 2 Fives-Lille 598 63 9
- 13a5 Forces motrices Rhône 56o r.
- 494. 00 4qi • 4o Forces motrices Haute' Durance. 4 <-5
- Canalisation électrique 9° 88 Forces motrices et Usines de l’Arve. /i7-> 1 2.20 q / •> î 25o
- P.le électrique do la Loire* 4 a5 Française1 électrique-.
- Cie fabrication des compteurs i855 1860 Grivolas •VN 180 i85
- (> française des métaux 698 695 La Voila
- C‘® générale électrique Nancy 1 a85 1285 Métropolitain
- Gie générale française de tramways. 58i 584 Nord-Sud Paris .... 3i9 3a t
- — parisienne de tramways 184 i85 Omnium Lyonnais 161 160
- Ci® générale d’électricité 827 819 Ouest-Lumière „ 114 t 4 5
- O prod. ehim. Alais et Camargue.. IO7O TO7O Schneider et Cio (Creusot). . . '99 i '99 4
- Distribution d’énergie électrique... 480 480 Secteur de la place Clichy 1408 14o5
- Dyle et Bacalan... 555 563 — rive gauche ^ M "
- Eclairage électrique 2.54,5o 264 Sto d’électro-chimie. jo9.7a
- Eclairage et force par l’électricité.. i365 136o Sto française des électrodes 45o 4-4o
- Edison (Cie continentale) 1384 i38o Ste franco-suisse pour l’ind. élect. . 44" 440
- Electricité de Paris 63o 63o Société Gramme 338
- Eleclro-chimie <lo Bo/.cl. 320 3o,7 Sle Indo-chinoise d’électricité 880
- Electro-chimique du Gilfre 1020 10-20 gts pue Distribution Electricité 388 387
- Eleclro-chimique de la Romanche.. . 476 476 gte pno l’Industrie des ch. de fer.. . 257 256
- Electro-industrielle 2.40 240 Sl« Alsacienne constructions mécan. 5790 r>?9°
- Electro-métallurgique de Dives.... 44 > 445 S*® Grenobloise force et lumière... 485 485
- Eleclro-métall. française de Froges. t35o 1 >5o Slu générale électrique industrielle. , 2 2.5 2 5
- Énergie électrique du centre .. w> 495,50 Société industrielle des Téléphones 026 3 20
- Energie élect. littoral méditerranéen 4"> 099.5o Thomson-Houston.. .. ;»4 780
- Energie électrique (Société havraise) 433 437 Thomson-Houston Méditerranée. 468 4/0-
- Energie électrique (Société indust.) 143 144.5o Travaux d’éclairage et: de force.. 393 392
- Est-Lumière J "O 470 Triphasé.. . 3oo
- COURS DES MÉTAUX ET DES CHARBONS .
- (Prix des lOOJiilogs à Paris sauf indication contraire)
- Fers marchands ) 6.4o. Etain Détroits (Le Havre) 343
- Aciers . * 7.5o Etain Bauka rj ,
- Fouilla rds . • 17 Etain Cornouailles . • • ?
- Poutrelles . 1 q Plomb ordinaire.
- Tôles ! . 18 Plomb lamine et en luvjmv
- Fontes 63 Z i lui Vieil le-AT rm 1 n lt n e L>..
- - Zinc Silésie (Le Havreï f. i
- Cuivre en barres Chili. . . (Le Havre ) i5i et i49,5o Zinc autres marrmes > 7 fui
- Cuivre en planches (') . 210 et i55
- Cuivre en tuyaux sans soudures ('). aao et 20.5
- Cuivre en lils (') . 200.et i65 Charbons (tout venant) t •>
- (1) Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rouge, l’autre nu cuivre jaune.
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- N° 12
- Supplément â la Lumière Electrique du 20 Mars 1909
- •g*
- S
- Richard HELLER
- » fit
- C ON S TH|U C TE UR-ÉLECTRICIEN
- Bureaux, Ateliers et Laboratoires
- 18 ©t 20, Oit© Trévise. — PARIS
- SL mi
- mi
- S «
- INSTRUMENTS DE MESURE
- Concession pour la France et les Colonies
- de la Société HARTMANN & BRAUN OVLTMÊTRES, AMPÈREMÈTRES,fWATTMÈTRES POUR TABLEAUX, TRANSPORTABLES ET ENREGISTREURS PHOTOMÈTRES, PYROMÈTRES ÉLECTRIQUES Fréquencemètres, Phasemètres
- INSTRUMENTS DE LABORATOIRE
- MATÉRIEL D’INSTALLATION
- APPAREILLAGE DE HAUTE ET BASSE TENSION
- Lampes à, arc A flamme,
- Charbons et Balais « SIEMENS » Petits moteurs. Chauffage électrique, Horloges électriques,
- Lampe électrique « JUPITER » pour photographier. Lampe électrique « OSRAM » (do 25 à 400 bougies) (1 watt par bougie)
- Électricité Médicale et Dentaire, Instruments de Démonstration et de Physique.
- CATALOGUES SPÉCIAUX SUE, DEMANDE
- FRAl¥CFORT-snr-le-lllEIlV (Allemagne)
- Représentée par la SOCIÉTÉ ANONYME D’ÉLECTRICITÉ LAHMEYER
- PARIS :
- (5
- Bue Richepance
- STATIONS CENTRALES
- pour éclairage, traction ©t transport dL© fore©
- BRUXELLES:
- 8
- Bue dB[la (Chancellerie
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- a 22
- Supplément à la Lumière Electrique du 20 Mars 1909
- ANNONCES DIVERSES
- OFFRES D’EMPLOIS
- On demande un chef d’atelier parfaitement au courant de la fabrication des appareils de mesures électriques, voltmètres, ampèremètres et éventuellement des lampes à arc.
- S’adresser G. E. au bureau du journal.
- Grande Maison d’ÉLEOTRICITÉ
- cherche Voyageur-Représentant bien introduit auprès des Stations centrales
- APPOINTEMENTS FIXES ET COMMISSION
- Ecrire au bureau du Journal au chiffre LMM 24
- Il ne sera répondu qiCaux personnes présentant de bonnes références
- AVIS
- La Concession de l’Eclairage par le Gaz de la Ville d’Anor (Nord) expire le x5 octobre 1912.
- La Commune examinera avec bienveillance les propositions qui pourraient lui être faites pour l’éclairage de la Ville et des particuliers, soit par le gaz, soit par l’électricité.
- Adresser les propositions à M. le Maire d’Anor (Nord).
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BUPJEAUX ET USINE
- 27, Rue Gavé. — à, LEVALLOIS
- — Téléphone : 537-58 —
- CHEMIN DE FER DU NORD
- PARIS-NORD A LONDRES
- (Viâ CALAIS ou BOULOGNE)
- CINQ services rapides quotidiens dans chaque sens
- VOIE LA PLUS RAPIDE
- Service officiel de la poste (Viâ Calais)
- SERVICES RAPIDES ENTRE PARIS, LA BELGIQUE, LA HOLLANDE, L’ALLEMAGNE, LA RUSSIE,
- [LE DANEMARK, LA SUÈDE ET LA NORVÈGE
- TRAINS DE LUXE
- Toute l’année :
- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris (1 h. 50 soir) et Berlinr (A l’aller, ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne.)
- Le train partant de Paris le Lundi sur Varsovie et ceux partant les Mercredi et Samedi sur Saint-Pétersbourg-,
- Péninsulaire-Express. — Départ de Londres le Vendredi, et de Calais-Maritime le Samedi à 1 h. 03 matin pour Turin, Alexandrie, Bologne, Brindisi, où il correspond avec le paquebot de la Malle de l’Inde.
- Calais-Marseille-Bombay-Express. — Départ de Londres et Calais-Maritime (2 h 55 soir) le Jeudi pour Marseille, en correspondance avec les paquebots pour l’Egypte et les Indes.
- Simplon-Express. — Do Londres, Calais (3 h. soir) et Paris-Nord (6 h. 51 soir) pour Lausanne, Brigue et Milan. (3 l’ois par semaine en hiver, tous les jours en été).
- L'hiver seulement.
- Calais-Méditerranée-Express. — De Londres, Calais (3 h. soir) et Paris-Nord (6 h. 51 soir) pour Nice et Vin-timille.
- Train rapide quotidien. — De Paris-Nord (7 h. 32 soir) pour Nice et Vintimille composé de lits-salons et voitures de lro classe.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- L'HIVER A ARCACHON, BIARRITZ, DAX, PAU, etc-
- Billets d’aller et retour individuels et de famille de toutes classes.
- Il est délivré par les gares et stations du réseau d’Orléans pour ARCACHON, BIARRITZ, DAX, PAU et les autres stations hivernales du Midi de la France :
- 1°. — Des billets d’aller et retour individuels de toutes classes avec une réduction de 23 % en l'e classe et 20 % en 2° et 3° classes.
- 2". — Des billets d’aller et retour de famille de toutes classes comportant des'réductions"variant de 25 % en l'e classe et de 20 % en 2° et 3e classes pour une famille de 2 personnes, à 40$ pour une famille de 6 personnes ou plusieurs réductions sont calculées sur les prix du tarif général d’après la distance parcourue avec minimum de 300 kilomètres aller et retour compris.
- La famille comprend : père, mère, mari, femme, enfants, grand-père, grand’mère, beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille, frère, sœur, beau-frère, belle-sœur, oncle, tante, neveu, nièce, ainsi cpic les serviteurs attachés à la famille.
- Ces billets sont valables 33 jours.
- Celte durée de validité peut être prolongée deux fois de 30 jours moyennant un supplément de 10 % du prix primitif du billet pour chaque prolongation.
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- Supplément à La Lumière Electrique du ïo^Mars 1909.
- CHAUVIN & ARNOUX. Ingénieurs-Constructeurs
- Caisse de Contrôle.
- BUREAUX ET ATELIERS
- 786 et 188, rue Championnet
- PARIS '
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS
- Téléphone S2S-B2
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. Médaille d’Or : Bruxelles; 1897; f Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- INSTRUMENTS
- pour toutes mesures électriques
- DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Wattmètre.
- MAISON
- ROUSSELLE & TOURNAIRE
- Société Anonyme. Capital 500.000 fr. — 52, rue de Dunkerque, PARIS (Xe)
- Seule Concessionnaire pour la France et
- NOUVEAU CATALOGUE
- N° 51
- APPAREILS DE MESURE
- POUR TABLEAUX
- A L’IMPRESSION
- les Colonies des Appareils, Brevets et procédés de fabrication de la.
- Société Siemens et Halske
- INSTRUMENTS 0E MESURES
- INDUSTRIELS ET DE PRÉCISION POUR LABORATOIRES
- Téléphonie. — Moteurs et Ventilateurs. Radiologie. — Lampes à arc “ Lilliput”. Lampes TANTALE, etc., etc.
- Modèle adopté par la
- S-Pyrénéenne d Énergie Electrique
- Si Manufacture de Porcelaines Isolantes
- de HERIVISDORF (Saçhsen-Altenburg)
- (GRAND-PRIX, Marseille 1908)
- Tension de service 55000 Volts.
- HAUTE ET BASSE TENSIONS - PETIT APPAREILLAGE MODÈLES SPÉCIAUX SUR PLAN Fournisseurs des Principales
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- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d'un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de quinze jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation d’un supplément de 10 % .
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- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin (A.), a, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz et Cle,»7, rue Gavé, Lcvallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, i8, quai de Clicliy, Clicliy (Seine).
- Société de l'Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Appareillage électrique.
- Espir (L.), (General Electric de France L"'), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteur (J.-A.), iaa, avenue Philippe-Auguste, Paris.
- Richard Helleii, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
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- et mécaniques où la plupart des maisons qui y sont
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- Appareils de mesure.
- Carpentier (J.), ao, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 18G, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Dijcretet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard (Paris).
- Richard (J.), a5, rue Mélingue, Paris.
- Richard Helleii, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- Armengauo, a3, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi (Ctï.), /|i à /|7, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat (L’Invention-Paris), 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 5q, rue de Provence, Paris.
- Monteilhet (A)., 90, boulevard Ricliard-Lenoir, Paris.
- Thierry' (Ch.), 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication dss Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, iG et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et Gi0, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Wortuington, 44, rue Lafayellc, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers. ..e Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 7T, boulevard 1 laussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l'Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electhicité de Creil, f>y, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy-, rue Oberlin, Nancy.
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- Olivier et G'0, Ornans (Doubs).
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- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay--Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, ao, rue d'IIautpoul, Paris.
- Société Française Oerliicon, 9, rue Pillet-Will, Paris.
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- Supplément à La Lumière Électrique• du 20 Mars 1909.
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanneh et G‘° [Balata-Dick), 67, avenue (de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Fhanzoni (A.), (Mastic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Grammont (A.), (Ebonile) Pont de Cliéruy (Isère).
- IIeumann (.Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss etC'c (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeuinont (Nord).
- Auiiert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Canalisation Electriqur (Anciens Etablissements G. et II. B. de La Matiie), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont (A.), Pont de Cliéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegrapii Works C° Ltd, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Cic, n, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Ta veau (A.) (Charbonneaux et Cie), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.,
- Aubert (C.) (Lampe Beck), 41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié, Schneider et Gle (Lampe Voila), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- CbMPAGNiE Générale d’Elf.ctricité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrière [Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard Heli.kr [Lampe Os ram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann [Lampe Lulgura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société d’Electhicité Mors (Lampe Mors-Carbone), 48, rue du Théâtre, Paris.
- Machines-outils.
- Ernault (H.), 169, rue d’Alésia, Paris.
- Pneumatiques
- Grammont (A), Pont de Cliéruy, (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Télégrapii Works C° LU1 Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du
- 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Ci0, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44, me Lafayctte, Paris,
- Soupapes électriques.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electhicité Mors, 48, rue du Théâtre, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégrapïiique (Carpentier, Gaiffe, Rociiefort), 20, rue Dclambre, Paris.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin (A.), 2, quai National,^Puteaux (Sine).
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- ^Supplément à la Lumière Electrique du 20 Mars 1909
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- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE]
- En s’adressant b îa Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
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- Brix, O. — Neuere Resselbekohlanlagen, gebaut von Cari Schenk \Z% V. D. 6 mars 1909).
- Neumann, K. — Untersuchung des Arbeitsprozesses im Fahrzengmotor {Z. V. D> /., 27 février, 6 mars 1909).
- Lehrmann, W. — Ausbalancierte Seilbahnkrane [Z. V, D. I., 6 mars 1909).
- Josse, E. — Versuche übèr Oberfliichen Rondensa-tion, insbesonden für Dampfturbiuen (Z. V. D. /,,
- 6 mars 1909).
- Westpiial, M. — Festigkeit von ovalen Bôhren (Z, V. D. 6 mars 1909).
- Vogel, W. — Elektrische Handlarapen für industrielle und gewerbliche Betriebe [E. T. Z4 et 11 mars 1909), Doorman, G. — Elektrischer Betrieb der Pumpen und Rorapressoren-aulage auf der Schifï'swerft von Harland and WolfFLtd in Belfast (E. T. Z4 mars 1909).
- Læng, J. — Die elektrische Zündung bei Automobil-und ortsfesten Moloren (E. T. Z25 février, 4 mars 19°9)*
- Von Rruckow. — Automatisehes Fernsprechamt Hil-desheim (E. T. Z., 4 mars 1909).
- ... —Fernsprechen mit Leilung [E. 1\ Z4 mars
- ^og).
- Regowsici, W. et Simons, R. -— Uber Strenung von Drehstrom-motoren (E. T. Z.y 11 mars 1909).
- Riebitz, F. — Die Grundsatze für die Ronstruktion funken telegraphischer Système (E. T, Z., 11 mars 1909).
- Magunna, M.-H. — Vcrbesserung des Telegraphen-betriebes (E, T. Z., 11 mars 1909).
- Honigmann, E. — Gleislose elektrische Aulomobil-bahnen (E. T. Z,t 11 mars 1909).
- ... —* Riduttore graduale di velocita (L*Industria,
- 7 mars 1909).
- Spera. — La transmîssione deîl’energia elettrica col sisteme Thury a corrente continua (L'Industria, 7 mars «9°9)-
- Lafitte, J. — Construction en série des roues mobiles de turbines mixtes à grande vitesse (G. C.} 6 mars 1909).
- Ciiéneveau, C. et Laborde, A, — Appareils pour la mesure de la radioactivité, d’après la méthode électroscopique [Journal de Physique^ mars 1909).
- Becquerel, J. — Sur l’hypothèse des électrons positifs (C. B.y ior mars 1909).
- Dessard, N. — Gages d’extraction. Calcul et construction (i?. M. il/., janvier 1909).
- ... — Aspect de l’industrie minière et sidérurgique du sud-ouest de l’Allemagne (R, M. janvier 1909).
- Commandant Renaud. — Conférences sur l’Aviation (5. E., janvier 1909).
- Richard, G. — La mécanique en 1908 (S. E , janvier tgog).
- Girault, P. — Sur l’essai des alternateurs (L. E., i3 mars 1909).
- Escard, J. —Les ferro-siliciums (/. Et, i3 mars 1909).
- Corbino. — Recherches théoriques et expérimentales sur la bobine de Ruhmkortf (Z. E1909).
- Talbot, F.-A. — Electric Sustension Raihvays (E. IP. . a5 février 1909).
- Hanssen, I.-E. — Aulo-Transformers versus Rhéostats for Induction Motor Starters (E. IP., 2a février igog).
- Waldon, K. — Third-Rail Circuit Break Signais (E.W., 25 février 1909).
- Miller. — Electrical Equipment of the Bergenport Chemical Works (E. IF., a5 février 1909).
- ... — Quartz Tubes for Mercury Vapor Lamps (E. IP\, 25 février 1909).
- ... — The Section of Fixed Axle.s for Motor-Cars (/?., 5 mars I909).
- ... —- The Strength of Pipes atid Cylinders (i?,, 5 mars 1909).
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- Supplément à la Lumière Electrique du 20 Mars 1909
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- VALEURS j INDUSTRIELLES
- COURS COURS COURS COURS
- DU DU DU DU
- 8 MARS l5 MARS 8 MARS l5 MARS
- '909 I9°9 «9<>9
- Vteliers const. élect. Nord et Est... 322 3i7 Fives-Lille 639 6 41
- Berthotid Borel et C‘c i325 1285 Forces motrices Rhône .
- Bréguet .... 494,5o 493 Forces motrices Haute Durance. . .. 475 475
- Canalisation électrique 88 9 2 Forces motrices et Usines de l’Arvc. 1200 i3o5
- Cio électrique de la Loire 425 426 Française électrique
- Cie fabrication des compteurs 1860 1880 Grivolas j i85 2ya i85
- Cio française des métaux 6g5 675 La Volta
- Cie générale électrique Nancy 1285 1285 Métropolitain ^06
- C‘e générale française de tramways. 584 590 Nord-Sud Paris TI 321 '197 3io
- — parisienne de tramways i85. 184 Omnium Lyonnais 60 149
- Cie générale d’électricité 819 828 Ouest-Lumière 143
- Cic prod. chim. Alais et Camargue.. IO7O IOJO Schneider et Cie (Crcusol) "994 1994,50
- Distribution d’énergie électrique.. . 480 480: Secteur de la place Clichy... . i4o5 1420
- Dyle et Bacalan 563 563 — rive gauche K
- Eclairage électrique 264 262 Ste d’électro-chimie <juy. 70 R T
- Eclairage et force par l’électricité. . i36o 1372 Ste française des électrodes . 45o 45o
- Edison (Cie continentale) i38o 1415 Ste franco-suisse pour l’ind. élect. . 44o 440
- Electricité de Paris 63o 65o Société Gramme S38 338
- Electro-chimie de Bozcl 307 3o8 Sts Indo-chinoise d’électrioité 880
- Electro-chimique du Giffre 1020 io35 gte pne Distribution Electricité.. 387
- Electro-chimique de la Romanche.. . 476 476 gto pne l’Industrie des ch. de fer... . 256 249
- Electro-industrielle 240 240 Ste Alsacienne constructions mécan. 5790 585o
- Electro-métallurgique de Dives.... 445 442 StB Grenobloise force et lumière. .. 485 485
- Electro-métall. française de Froges. i35o 1260 Sle générale électrique industrielle. 225 225
- Énergie électrique du centre 496,5o 496 Société industrielle des Téléphones 320 335
- Energie élect. littoral méditerranéen 399.50 385 Thomson-Houston 7^0 700
- Energie électrique (Société havraise) 437 43o Thomson-Houston Méditerranée. . . . 470 464
- Energie électrique (Société indusl.) i44-5o 142 Travaux d’éclairage et de force.. 392 3go
- Est-Lumière 470 4 71 Triphasé 5 00
- üOO
- COURS DES MÉTAUX ET DES CHARBONS
- [Prix des 100\kilogs à Paris sauf indication contraire)
- Fers marchands..................... 16
- Aciers............................... 17.60
- Feuillards.......................... . 17
- Poutrelles......................... 19
- Tôles.............................. 18
- Fontes............................. 62
- Cuivre en barres Chili. . . (Le Havre) i5oet 148
- Cuivre en planches (*)............ 210 et 115
- Cuivre en tuyaux sans soudures (*). 249 et 2o5
- Cuivre en lils (*)................ 200 et i65
- Etain Détroits............ (Le Havre) 342
- Etain Bank a.......................... 34g
- Etain Cornouailles...................... 32g
- Plomb ordinaire.... .................... 40.5o
- Plomb laminé et en tuyaux.. . ,...... 53
- Zinc Vieille-Montagne.................... 82
- Zinc Silésie. ...............(Le Havre) 61 ,5o
- Zinc autres marques.................. 60.5o
- Charbons (tout venant)................... (2 à 26
- (*) Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
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- biippléiucni à l;i Lumière Electrique du
- Mars 1909
- ANNONCES
- OFFRES D’EMPLOIS
- On demande un chef d’atelier parfaitement au courant de la fabrication des appareils de mesures électriques, voltmètres, ampèremètres et éventuellement des lampes «à arc.
- S’adresser G. E. au bureau du journal.
- On demande pour une importante usine des Pyrénées, un bon mécanicien-électricien, au courant de la réparation du matériel d’usine., S’adresser, A. M. au bureau du journal.
- DIVERSES
- AVIS
- La Concession de l’Eclairage par le Gaz de la Ville d’Anor (Nord) expire le i5 octobre 1912.
- La Commune examinera avec bienveillance les propositions qui pourraient lui être faites pour l’éclairage de la Ville et des particuliers, soit par le gaZj soit par l’électricité.
- Adresser les propositions à M. le Maire d’Anor (Nord). •
- Accumulateurs
- HEINZ
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- Brevet à céder
- TELEGRAPHIE SANS FIL
- M. FESSENDEN, titulaire des brevets Nos 374846, 373396, 373397, 373398, 373399, 373403; 373404, 376120, 378242, 379296, 379364, désireux de développer en France l’application de ses inventions, accorderait des licences d’exploitation ; il céderait, au besoin, la propriété entière des brevets.
- ,] Pour renseignements, s’adresser | à TOFFICE I)E BREVETS DINVENTION de M. Ch. ASSI, Ingénieur-Conseil, 41 à 47, rue des Martyrs, Paris.
- Brevet à céder
- TJÉU AUTO GRAPHE
- système de la GRAY TELAUTQGRAPH C°, de New-York
- Breveté S. G. D. G. n° 285034, le 17 janvier 1899
- Cet appareil résout, de façon complète et parfaite, le problème de la transmission électromécanique rapide de l’écriture à distance, sans déformation d’aucune sorte et sans interruption dans le trait, par le jeu d’une plume astreinte, sous l’action de pulsations de courant transmises sur la ligne à reproduire exactement en grandeur et en direction, sur du papier ordinaire, au poste récepteur, le§ mouvements d’une plume avec laquelle l’expéditeur écrit ou trace, au transmetteur, également sur une feuille de papier ordinaire, le texte de la dépêche, ou le dessin, qu’il désire transmettre. L’abaissement de la plume réceptrice sur le papier, l'avancement du papier pour l’interlignage, au poste récepteur, etc., sont contrôlés du posle transmetteur même et les deux plumes, qui se déplacent exactement en synchronisme, marchent si rigoureusement à l’unisson, que l’écriture ou le dessin reproduit au poste récepteur se superpose d’une façon absolument parfaite sur l’original tracé par l’expéditeur.
- La Société propriétaire du brevet, désireuse d’en tirer parti en France, s’entendrait avec constructeur ou Compagnie pour son exploitation.
- Pour tous renseignements ou offres, s’adresser à MM. BRANDON Frères, Ingénieurs-Conseils à Paris, 09, rue de Provence.
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- La durée moyenne de la lampe “OSRAM” est do 1000 heures. La perte d’intensité après 1000 heures n’est que de 4 %.
- Exemple: Sur la base de 0.01° l’hectowatt,. prix de l’électricité à Paris, 30 lampes “ OSRAM ”de 25 bougies brûlant 1000 heures économisent 1216 francs comparativement aux lampes à filament de charbon, sans compter que le coût de la lampe est amorti en 83 heures environ.
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- Siemens & Halske, Charkow (Russie).................................. 16
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les Stations électriques de Valenciennes, de Catàne et de Cambrai). 7
- Arsenal de Toulon................................................... g
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Âbdalïah).. . ...... . 6
- Société d’Electricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne). 1
- — pour la Station de Nîmes................ 2
- Port de Cherbourg.................................................. 3
- Fonderie Nationale de Ruelle........................................ 2
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à, l’électricité (Orléans)*. ! 1
- Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)... 6
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- 1 Ces voitures comprennent 3 catégories de places :
- 1 1° Des compartiments de 3 lits dits salons-lits avec
- j cabinet de toilette et Avater-closet particulier. La percep-j tion supplémentaire à acquitter par voyageur en salon-1 lits est fixée à 50 % du prix de lre classe soit à 44 fr. 60 j entre Paris et Biarritz et 40 fr. entre Paris et Pau. Tou-t'efois, un compartiment salon-lits de 3 places pourra être loué en entier à un ou à deux voyageurs moyen-! nant deu# billets de chemin de fer et trois suppléments.
- 2° Des compartiments à deux lits moyennant supplément de 33 % du prix de la place de lre classe, soit de 31 fr. 75 pour Biarritz et 32 fr. 70 pour Pau.
- Un voyageur peut d’ailleurs s’assurer la jouissance d’un compartiment à lits de 2 places en payant, en outre d’un seul billet de !»• classa, le montant de deux suppléments.
- [ 3° Des places de couchettes avec supplément de 6 fr,
- ! pour les parcours jusqu’à 250 kilomètres et de 10 fr. pour I les parcours excédant 250 kilomètres sur le réseau d’Or-j léans, enfin de 16 fr. entre Paris et Biarritz et entre j Claris et Pau.
- | Ces places peuvent être retenues à l’avance en s'adies-! sant soit à la gare de Paris-Quai d’Orsay ou dans les principaux bureaux de ville de la Compagnie d’Orléans, soit aux agences de la Compagnie des Wagons-Lits.
- Les nouvelles voitures circulent dans le train rapide quittant la gare de Paris-Quai d’Orsay à 7 h. 40 du soir qui franchit en douze heures les distances de Paris à Biarritz et de Paris à Pau, au retour dans l’express quittant Biarritz à 6 h 7 et Pau à 6 h. 12 du soir pour arriver à Paris-Quai d'Orsay à 7 h. 58 du matin.
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- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de i 50 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de ln-, 2e et 3U classes pour les stations hivernales suivantes : Cassis, La Ciotat, St-Cyr la-Cadière, Bandol, Ollioules-Sanary, La Seyne, Ta mari s-sur-Mer, Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Uaphaël-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour ia 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de quinze jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation d'un supplément de 10 % .
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- Faire la demande de billets quatre jours au moins à l’avance à la gare de départ.
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- Supplément à La Lumière Électrique du 27 Mars 1909.
- 257
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L’ELECTRICITE
- Accumulateurs.
- Compagnie Française des Accumulateurs Electriques Union, i3, rue de L ndres, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz et C‘c,27, rue Gavé. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Appareillage électrique.
- Espir (L,), (Générai, Electric de France Lld), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteuii (J.-A.), 122, avenue Philippe-Auguste, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, :Ïî, rue de Dunkerque, Paris.
- Voir aussi à la rubrique Constructions électriques
- et mécaniques où la plupart des maisons qui y sont
- indiquées font également l’appareillage électrique.
- Appareils de mesure.
- Carpentier (J.), 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard (Paris).
- Richaud (J.), 20, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 23, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi (Ch.), /(i à 47, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Baiibezat (L’Invention-Paris), 4, hoHlevnrd SninUDenis, Parisi
- Brandon frères, 5g, rue de Provence, Paris.
- Monteiliiet (A)., 90, boulevard Richard-Lenoir, Paris.
- Thierry (Cii.), 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication dss Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, i6 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- «
- Lawrence et C‘°, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Wortiiington, 44, rue Lafayelte, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 75, boulevard Ilaussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-IIouston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 09, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale 'Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Fap.cot frères et C‘% 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Lahmeyeiuverke A. G., 45, Ilochsterstrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont (A), Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne-de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Beiig-mann, 6, rue Boudreau, Papis.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société Française Oerlikon, 9, rue Pillet-Will, Purir*
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- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et Cie (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Fhanzoni (A.), (Mastic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Grammont (A.), (Ebonite) Pont de Chéruy (Isère).
- Hermann [Librairie] 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Gie (Embrayage Benn), Seloneourt (Doubs).
- Fils eÇcâbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Ilâvre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de L’a Matiie), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Deloiie, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont (A.), Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Perciia et Telegraph Works C° Lld, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Cie, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg^ Saint-Denis, Paris.
- Taveau (A.) (Charbonneaux et Cie), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert (C.) (Lampe Beck), 41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié (Lampe Volta), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale d’Electiucité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, NancjG
- Lacarrière [Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard IIeller[Lampe Osram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann [Lampe Fulgura), G, rue Boudreau, Paris.
- Société d’Électricité Mors (Lampe Mors-Carbone), 48, rue du Théâtre, Paris.
- Machines-outils.
- Ernault (IL), 169, rue d’Alésia, Paris.
- Pneumatiques
- Grammont (A), Pont de Chéruy, (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Ltd , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Faiicot frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris,
- Soupàpes électriques.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Duranti, Paris.
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- Compagnie Générale Radiotélégraphique (Carpentier, Gaiffe, Rociiefort), 20, rue Delambre, Paris.
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- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
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- Voitures électriques.
- j Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Sine).
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- Supplément à la Lumière Electrique du 27 Mars 1909
- 259
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. —• G. Ai : Centralblatt für Accumulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Elec-trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. ^ E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen. — Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E.R. J. : Electric Raiiway Journal. E. R. L. : Eléctrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. u. M- : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E-JW. Electrical World. -7- G. C. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique. — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. —J* P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et delà Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S.E.T.Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Brix, O. — Neuere Kesselbekohlanlagen (Z. F. D. /., 6 et i3 mars 1909).
- Josse, E. — Yersuche über Oberflachen Kondensa-tion, insbesondere für Dampfturbmen (Z. F. D, I., 6 et i3 mars 1909).
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- Dary, G. —- L’aluminium et les lignes de transmission (Eé,, 13 mars 1909).
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- Laurent, Th. — Notes sur les dernières locomotives puissantes de la Compagnie d’Orléans (B. C. 7\, mars I9°9)-
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- Boyer-Guillon. — Essais d’hélices au point fixe (B. M.y 28 février, 1909).
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- l9°9)-
- Speiia. — La transmissione dell'energia elettrica col sisteme Thury (L’Jndustria, 14 mars 1909).
- Dawson, Pii. — Electric traction on Railways (Ea., 12 mars 1909).
- ... —• Load Equalisers (Ea., 12 mars 1909).
- Taylor, A.-M. — Extending the Limits ol Power Transmission (Ea,, 12 mars 1909).
- Fleming, J.-A. — A Note on the Photoelectric Pro-pertie of Potassium-Sodium Alloy {Ea., 12 mars 1909).
- . .. — Leed Electricity Undertaking (Ea,, 12 mars I9°9)-
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- Supplément à la Lumière Electrique du 27 Mars 1909
- 1 ! VALEURS INDUSTRIELLES
- COURS j COURS COURS COURS
- . t ' . DU DU DU DU
- f l5 MARS 22 MARS l5 MARS 22 MARS
- t 1909 i9°9 I9°9
- Ateliers const. élect. Nord et Est... 317 320 Fives-Lille 6fi 639
- 1285 Forces motrices Rhône .. ,. .. . 6o5
- 493 493 Forces motrices Haute Durance.. . . 475 475
- 9 2 92 Forces motrices et Usines de l’Arve. i3o5 13o5
- plprtt.rîqnp dp ln Loire. . - 426 426 Française électrique
- 1880 1860 Grivolas..-. i85 i85
- Gic française des métaux. 675 673 La Volta
- Cîe générale électrique Nancy 1285 1285 Métropolitain
- Cie générale française de tramways. 5go 5gi Nord-Sud Paris „ ,. 3io 3i 2
- — parisienne de tramways 184 I91 Omnium Lyonnais „. i49 162
- C*e générale d’électricité 828 828 Ouest-Lumière I y{3 T'P
- Cie prod. chim. Alais et Camargue.. 10)0 IOIO Schneider et Cie (Creusot) . i994,5o «994
- Distribution d’énergie électrique... 480 480 Secteur de la place Clichy . 1420 1395
- Dyle et Bacalah.. 563 563 — rive gauche, 5o8 75
- Eclairage électrique 262 262 Ste d’électro-chimie
- Eclairage et force par l’électricité.. 1372 i35o Ste française des électrodes. . . . 45o 45o
- Edison (Cie continentale) i4i5 i395 Ste franco-suisse pour l’ind. élect. . 440 440
- Electricité de Paris 65o 660 Société Gramme 338
- Electro-chimie de Bozel 3o8 3o8 Ste Indo-chinoise d’électricité. 885 RSÜ
- Electro-chimique du Giffre. ....... io35 io35 gto pne Distribution Electricité.. .
- Electro-chimique de la Romanche.. . 476 476 gte pne l’Industrie des ch. de fer.. .. 202 ^ J X 252
- Electro-industrielle 2.40 240 Ste Alsacienne Constructions mécan. 585o 585o
- Electro-métallurgique de Dives.. . . 442 443 St= Grenobloise force et lumière... 485 485
- Electro-métall. française de Froges. I 25o I25o Sto générale électrique industrielle. 225 225
- Énergie électrique du centre 49e 49e Société industrielle des Téléphones 335 335
- Energie élect. littoral méditerranéen 385 376 Thomson-Houston 7i5 715
- Energie électrique (Société havraise) 43o 429,50 Thomson-Houston Méditerranée.. . . 467 457
- Energie électrique (Société indust.) 142 143 Travaux d’éclairage et de force.. 393 393
- Est-Tjmnifirfi ... 4? * 472 Triphasé 502
- COURS DES MÉTAUX ET DES CHARBONS
- {Prix des 100 kilogs à Paris sauf indication contraire)
- Fers marchands • >7 Etain Détroits... .• (Le Havre) 34i
- Aciers • *7 Etain Banka . . . ... 348
- Feuillards . j8 Etain Cornouailles . . 326
- Poutrelles • 19 Plomb ordinaire
- Tôles. • 17 Plomb laminé et en tuyaux....
- Fontes . 60 Zinc Vieille-Montagne ... 82
- Zinc Silésie (Le Havre) 6r
- Cuivre en barres Chili. .. (Le Havre ) 162 et i49 Zinc autres marques . . . . 60
- Cuivre en planches (4) . 208 et i63
- Cuivre en tuyaux sans soudures (') 248 et 204
- . 198 et i63 Charbons (tout venant) - . . . (2 à 26
- (') Les deux prix sont relatifs, le plu s élevé au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
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