La Lumière électrique
-
-
- La Lumière Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- p.1x1 - vue 1/688
-
-
-
- p.1x2 - vue 2/688
-
-
-
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- I/Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL A. BLONDEL Eric GERARD M. LEBLANC
- PROFESSEUR AU COLLÈGE DE FRANCE, INGENIEUR DES PONTS ET CHAUSSÉES, DIRECTEUR DE L’iNSTITUT . PROFESSEUR A
- MEMBRE DE L’iNSTITUT. Pr A L’ÉCOLE DES PONTS ET CHAUSSÉES. ÉLECTROTECHNIQUE MONTEFIORE. L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DES MINES.
- G LIPPMANN D. MONNIER H. POINCARÉ
- l’ROFESSEUR A LA SORBONNE, PROFESSEUR A L'ÉCOLE CENTRALE MEMBRE DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES MEMBRE DE L’iNSTITUT. DES ARTS ET MANUFACTURES. ET DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE.
- A. WITZ
- Dv DE LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES DE LILLE, MEMBRE CORR1 DE L’iNSTITUT.
- rfVWWWWWWV'
- TOME VI (20 Série)
- 2° T H I M KSTHE I 9 O 9
- ADMINISTRATION et RÉDACTION
- 4 O, HUE DES ÉCOLES, 4°
- PARIS V*
- Page de titre 1x3 - vue 3/688
-
-
-
- p.1x4 - vue 4/688
-
-
-
- SAMEDI 3 AVRIL 1909.
- Trente-et-Unlème année. SAMEDI 3 AVRIL 1909. Tome VI (3° série). — N" 14
- La
- Lumière Electriq
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICIT
- Directeur : A. BEGQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. — A. Baubez.it. Le calcul des pompes centrifuges [fin), p. 7.— II. df, Graf-fiony. Sur la production des couvants de liante fréquence, p. 1 r>.
- Extraits des publications périodiques. — Construction et essais de machines. Méthode graphique de calcul de l’induction dans les dents des induits de dynamos. F. Blanc, p. 1-. — Bibliographie, p. a4. — Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. Machine d'extraction électrique, p. iü. Chronique financière, p. 33. — Renseignements commerciaux, p. 35. — Adjudications, p. 3G.
- ÉDITORIAL
- M. Barbezat a montré dans le précédent numéro combien la théorie est insullisanle en ce qui concerne le calcul des pompes centrifuges. Il s’agit donc de munir le constructeur de données empiriques assez certaines pour suppléer à cette .insullisance.
- D’ailleurs, s’il est très dillicite de trouver par le calcul seul ht caractéristique d’une roue de pompe centrifuge', il est fort simple par contre, dès que l’on possède une seule caractéristique d’un type de roue donné, d'en déduire les caractéristiques de toutes les roues du même type. .Mais il y a plus, cl, ce que M. Barbezat se propose surtout de montrer, c’est qu’on peut simplifier considérablement ce calcul.
- A cet effet il prend pour point de départ
- les coefficients caractéristiques de M. Bateau, et il s’en sert pour dresser un tableau qui permet de résoudre, par une simple lecture, tout problème relatif aux pompes cenlri-f uges.
- M. BarbezaL rappelle alors ces coefficients qui servent de base à son travail, puis il en fait l’application à une pompe brevetée d’une puissance de ijo chevaux dont il donne une description succinte. Des mesures effectuées sur celle machine ont fourni un certain nombre do résultats numériques, que l’auteur traduit par les courbes caractéristiques correspondantes.
- En terminant, M. .Rarbezat donne quelques exemples pour l’emploi de son tableau, et indique qu’on pourrait établir un
- p.1x5 - vue 5/688
-
-
-
- 0
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 14.
- tableau analogue pour la turbine Francis.
- Les dispositifs de production de courants à haute fréquence sont aujourd’hui bien connus, et l’on sait qu’ils sont entrés aussi dans l’arsenal de la thérapeutique moderne. M. H. de Gralïïgny consacre dans notre numéro d’aujourd’hui un article à la description de tels dispositifs et il signale une modification intéressante apportée par M. J. Courier aux appareils classiques de M. d’Ar-sonval et du D1' Oudin.
- Ce perfectionnement consiste en un shunt supplémentaire venant s’enrouler autour du résonateur et superposer ainsi son propre effet à celui du résonateur.
- L’auteur a donné à cet appareil perfectionné le nom de « surexcitateur».
- On sait combien est délicat, dans un projet de dynamo, le calcul du flux magnétique et des ampères-tours nécessaires pour produire ce llux. Avec les grandes saturations admises aujourd’hui dans les dentures des induits, force est de tenir compte d’une manière aussi exacte que possible des ampères-tours correspondants, qui forment une partie très notable des ampères-tours totaux. C’est à cette étude que s’est attaché M. Blanc. Il arrive à instituer une méthode graphique de calcul de l'induction dans les induits de dynamos, méthode dont il fait ressortir les
- avantages sur celle qu’on applique habituellement.
- Le procédé graphique de M. Blanc prétend à plus de précision et peut, en outre, être appliqué sans autres données que la courbe de magnétisme du fer de l’armature, les dimensions des différentes parties de cette armature et la valeur du champ moyen dans l’entrefer.
- L’auteur indique qu’il a appliqué ce procédé de calcul à une machine tétrapolaire dont il donne à la fin de son travail les dimensions principales.
- Enfin, comme note industrielle, nous décrivons la machine d’extraction établie aux Charbonnages d’Elisabeth, à Baidet, par les Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est.
- La description a d’abord trait à la machine d'extraction proprement dite et à son méca-canisme. On notera la partie réservée aux freins, au compresseur d’air, à la régulation, à l’appareil de ralentissement, à l’enclenchement des leviers.
- Elle se rapporte ensuite au groupe tampon comprenant la génératrice, l’excitatrice, le volant, le rhéostat de démarrage, l’égalisateur limiteurde charge. La description se termine par une note relative à la consommation de courant.
- p.1x6 - vue 6/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- CALCUL DES POMPES CENTRIFUGES (Fin) (‘)
- Nous venons de voir pourquoi, sans aucune donnée pratique, il est très difficile de trouver par le calcul seul la caractéristique d’une roue de pompe centrifuge. Par contre, il est fort simple, lorsqu’on a pu relever une seule caractéristique, à un nombre de tours constant, pour un type de roue donné, d’en déduire les caractéristiques de toutes les roues semblables, fonctionnant à n’importe quelle vitesse.
- Il y a plus de dix ans, M. Rateau avait déjà montré comment, à l’aide de ses coellicients caractéristiques, indépendants des unités de mesure, indépendants des dimensions absolues des roues et de leur vitesse de rotation, le calcul de ces appareils, c’est-à-dire leur adaptation rationnelle à chaque cas particulier, pouvait être simplifié.
- Partant de ces coefficients, nous avons dressé, il y a deux ans, un tableau qui permet, par une simple lecture, de trouver tous les renseignements pour n’importe quel projet de pompe. Ce tableau — fort simple puisqu’il ne contient qu’une double série de droites parallèles — peut être rapidement établi pour n’importe quel genre de roue; il permettra de réaliser une économie de temps appréciable dans les bureaux de projets des usines qui construisent les pompes centrifuges.
- Nous allons d’abord rappeler des coefficients caractéristiques de M. Rateau autant qu’il en est nécessaire pour faire comprendre notre tableau; nous décrirons ensuite rapidement la pompe de notre système et les courbes que nous avons relevées sur celle-ci, puisque le tableau que nous publions se base
- sur elles; enfin nous montrerons par une série d’exemples comment on peut se servir de celui-ci.,
- Sur une pompe centrifuge donnée, on ne peut relever que deux sortes de courbes: l’une à débit variable avec nombre de tours constant, l’autre à vitesse variable avec ouverture de sortie constante.
- i. Le. nombre de tours étant maintenu constant, augmentons le débit Q de la pompe, en ouvrant progressivement sa vanne de sortie. La pression, ou hauteur de refoulement utile 11 et le rendement total p varient en fonction du débit Q, comme les courbes paraboliques H et p de la figure 3. Le débit pour lequel p est maximum s’appelle le débit normal de la pompe.
- a. Pour une position déterminée de la vanne de sortie de la pompe, augmentons peu à peu le nombre de tours n, ou, ce qui revient au même, la vitesse angulaire w de la pompe.
- Comment les grandeurs II, Q et p varient-elles en fonction d’d) ? Les essais démontrent que :
- La pression II varie -proportionnellement
- à <i>2 ;
- Le débit Q varie proportionnellement à m;
- Le rendement total preste à peu près constant.
- Il est aisé de voir pourquoi il doit en être, ainsi : chaque fois que de l’énergie potentielle H est engendrée par de l’énergie cinétique, caractérisée par la vitesse w et mesurée
- par — (par unité de
- jg
- poids du fluide), l’éner-
- gie potentielle ou pression II esL proportionnelle au carré de la vitesse absolue qui l’a créée. Or, la vitesse absolue du fluide w est proportionnelle à la vitesse périphérique u
- (*) La Lumière Electrique, tome V (2e série), p. '268.
- p.1x7 - vue 7/688
-
-
-
- 8
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N» 14.
- de la roue — puisque les triangles des vitesses conservent les mêmes angles — et celle-ci à la vitesse périphérique w. Donc on doit avoir :
- g 11 proportionnel à «o2.
- Pour une section de sortie de la vanne P’
- tionnel à donc d’une part pour tous
- les points d’une même caractéristique
- Q
- — = constant
- VU
- d’autre part, le débit :
- tours
- 1350
- f de /q
- demem
- 1000 1500 2.000
- Débits en litres par minute M
- Fig. 3-
- constante, on a d’autre part : le débit Q pro- i Q proportionnel à w.
- portionnel à l' te, proportionnel à m, propor- J La puissance absorbée par la pompe varie
- Puissance absorbée en Kilowatts
- p.1x8 - vue 8/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 9
- sensiblement comme y3 parce que la puissance utile QII est proportionnelle à w3, parce que les pertes par fuites et les pertes par frottements des roues varient sensiblement comme w3. Il n’y a que des causes secondaires, telles que frottements dans les paliers, etc., qui puissent légèrement fausser la règle :
- Puissance absorbée :
- HP proportionnelle à w:).
- Donc le rendement total p
- reste à peu IIP 1
- près constant quand la vitesse de rotation
- La vitesse absolue du fluide tu est proportionnelle à la vitesse périphérique, c’est-à-dire proportionnelle au rayon de la roue /', par suite la pression :
- Il esL proportionnel à /•2.
- Le débit Q est proportionnel à F yagdloù F peut être la section do sortie de la roue mesurée normalement à la vitesse fo, laquelle section estproporlionnelleà/,!î; comme d’autre
- part ^2^ Il varie proportionnellement à /', le débit :
- Fig. 4. — Pompe cenli’iliige système Uurbezul construite par les Ateliers et Chantiers de la Meuse à Liège.
- (Vue d’ensemble).
- e la pompe varie dans des limites assez étendues.
- Si, au lieu de considérer Q, g H et HP,
- Q envisageons les quotients —, H
- nous o' pr & i
- Ü) 0)
- HP g -7-, nous obtiendrons des grandeui s indé-
- <)>'
- pendantes de la vitesse angulaire w, ou du nombre de tours, mais encore dépendantes des dimensions absolues des roues. Pour éliminer ce dernier facteur, remarquons que toutes choses égales d’ailleurs (môme nombre de tours et môme ouverture de sortie).
- Q est proportionnel /•*,
- c’est-à-dire proportionnel au volume de la roue.
- Enfin la puissance effective absorbée IIP est proportionnelle à QII, c’est-à-dire :
- IIP est proportionnel à r“.
- En admettant que le rendement p soiL encore indépendant de la grandeur absolue des roues, ce qui approche, de près, de la réalité.
- Si donc, au lieu
- de considérer — to
- g\l
- U)'
- et
- p.1x9 - vue 9/688
-
-
-
- 10
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). —N° 14.
- a —, nous envisageons les valeurs :
- 8 üd ^
- Q __ _Q_ t g m> _ g [1P
- (1) /'3 U /'" W2 K* W3/’1' /,_
- nous obtenons des chiffres indépendants du nombre de tours et de la grandeur absolue des roues; ce sont les coefficients caractéristiques de M. iiateau :
- , , . O
- Le coefficient de débit S = —
- u r-
- s I I
- Le coefficient manometrique n — ;
- ir
- QiO
- Le coefficient de puissance x — !—;
- P
- , on
- Le rendement p = j|--.
- Formules dans lesquelles :
- ()= volume du fluide débité en mètres
- v
- cubes par seconde ;
- U = pression mesurée en mètres du fluide envisagé;
- / = rayon de la roue en mètres;
- u = vitesse périphérique de la roue en mètres par seconde;
- IIP = puissance absorbée en kilogram-mètres par minute ;
- g = g,81 l’accélération de la pesanteur.
- Nous allons appliquer ce qui précède à une pompe brevetée de notre système (ffg. 4) cou-' s truite Jpar les Ateliers et Chantiers de la Meuse, à Liège, et que nous exposerons au mois de mai prochain à Nancy. C’est une pompe de iao chevaux refoulant, à la vitesse normale de i. 4$o tours par minute, am:l,a d’eau par minute à i55“*de hauteur. Elle est a six éléments égaux. La figure 5 montre la partie tournante ; les roues en bronze ont a8.V"ra de diamètre; la poussée axiale sur chacune d’elles est équilibrée individuellement. Le corps de la pompe est caractérisé par ses diaphragmes rapportés. Ces diaphragmes portant les aubes du diffuseur et du retour au centre sont en bronze; ils sont fixés par des vis à l'enveloppe commune, en fonLe ou
- en acier coulé suivant l’importance de la hauteur de refoulement que l’on se propose d’atteindre.
- Notre construction permet de démonter et de visite]1 rapidement l’in térieur de la pompe; elle permet en outre, de nettoyer commodément les conduits d’eau. En simplifiant, comme nous l’avons fait, l’enveloppe de la pompe, on peut couler chaque moitié de celle-ci en une seule pièce et obtenir un
- Fig. 5. — Pompe centrifuge système Barbezat. (Ensemble de la partie tournante-)
- corps rigide et indéformable sur lequel on rapportera les paliers sans avoir à redouter les inconvénients inhérents à la construction par éléments indépendants, assemblés. Les parties délicates de la pompe, en contact avec l’eau, sont en bronze inoxydable. Les modèles des diaphragmes sont simples et ces pièces viennent nettes de la fonderie ; les aubes pourraient au besoin être affûtées et même polies sur toute leur longueur. Les paliers sont graissés par bagues et leur huile refroidie par enveloppe d’eau.
- Le moteur électrique eompound de ioo chevaux de puissance normale que montre la figure 4 commande la pompe provisoirement. Il est à courant continu et à quatre pôles avec autant de pôles de commutation. Sa vitesse normale est de i 4<>o tours par minute. 11 est à double collecteur et peut également bien fonclionner comme moteur et comme génératrice, sous une tension pouvant varier du simple au double. La figure b montre comment, pendant nos essais, son rendement variait en fonction de la charge.
- Nous mesurions le débit d’eau au moyen d’un réservoir de : de section, en
- notant la hauteur du niveau de l’eau au bouL d’une ou deux minutes. La hauteur d’aspi-
- p.1x10 - vue 10/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 11
- ration était constante et égale à a™,a. Le manomètre servant à mesurer la hauteur de refoulement était gradué en atmosphères, les chiffres relevés étaient donc à multiplier par io,3ü3 pour obtenir des mètres d’eau. Enfin la puissance absorbée était donnée par un volt et un ampèremètre de précision.
- Nous donnons ci-dessous les résultats de nos mesures, lesquels nous ont servi à tracer les courbes caractéristiques à i aoo, i 35o, i 480 et i 6oo tours à la minute de la figure 3.
- TaRLEAU UES CHIFFRES RELEVÉS.
- La vitesse de rotation n n’étant pas rigoureusement constante pendant la durée d’un même essai, nous déduisions des valeurs
- débit à un débit légèrement plus grand, la pression utile augmente très brusquement et la caractéristique présente une première discontinuité. A partir de ce point, la pression décroit régulièrement suivant une courbe parabolique quand le débit augmente, et cela jusqu’à un débit limite qui est fixé par la section de passage disponible entre les aubes du diffuseur. Au delà de ce débit, la pression utile tombe très rapidement.
- Avec une caractéristique de celle forme, les surcharges accidentelles du moteur électrique, par suite d’une rupture de la conduite de refoulement, ne sont pas à craindre.
- Le champ d’application de la pompe est limité par les deux discontinuités de sa
- Paissance absorbée enJdlowatts
- observées les valeurs correspondantes à la vitesse envisagée «0 — avant de tracer les courbes caractéristiques — des relations :
- Quelle que soit la vitesse de rotation de la pompe, ses caractéristiques ont la même forme, on pourrait les ramener à une seule courbe en divisant les ordonnées de chacune d’elles par le carré du nombre de tours et les abscisses par le nombre de tours de la pompe.
- Le diffuseur ne fonctionne qu’à partir d’un certain débit minimum. En passant de ce
- courbe caractéristique; le débit peut varier de 5o % de part et d’autre du débit normal, sans en sortir.
- Le rendement est maximum pour le débit correspondant à une pression égale à la pression en circuit fermé. De l’une quelconque. des courbes relevées — par exemple de celle à i 3ào tours — nous en déduisons pour le point de fonctionnement normal :
- Coefficient de débit
- O i a 5
- 0 = —V = —±---------------------- = 0,00.4.
- u /- Ch> X 20,2 X 0,0203
- Coefficient manométrique ,£?[I q,81 X i3o
- U. — 1-- —P—-----------— 0,02.
- if 6x 4o8
- En marche normale le rendement du
- p.1x11 - vue 11/688
-
-
-
- 12
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2» Série). — N° 14.
- groupe atteint à i dao tours par minute (ir ,d % le rendement du moteur étant de 8a %, celui de la pompe seule sera de 72 %. A l’intérieur du champ d’utilisation, ce dernier ne tombe pas au-dessous de 66 %. A i aoo, i 48o et i 6oo tours, le rendement du groupe est un peu plus faible, parce que celui du moteur électrique a diminué, le rendement de la pompe est sensiblement le meme.
- La valeur économique d’une pompe ne peut pas être fixée uniquement par le chiffre de son rendement maximum. C’est Loule la courbe du rendement en fonction du débit qui doit être retenue et comparée, chaque fois que les débits de la pompe seront susceptibles de variations. Suivant que le sommet de cette courbe est plus ou moins accentué, le rendement effectif moyen de la pompe sera plus élevé ou plus petit.
- 'Nous avons vu que le débit normal cl la pression normale d’un élément de notre type de pompe peuvent s’écrire :
- Le débit, Q = ô u y1 = 0,0914 u /,;l ;
- La hauteur, 11 ----- —w2 /•'- = o,o53 or /"’,
- 8'
- en formant le quotient de ces deux équations : Q . r
- — — 1,720 -,
- H y u’
- r étant le rayon et w la vitesse angulaire de la roue.
- Admettons — ce qui est très près de la réalité — que le rendement, maximum pour ce débit et cette hauteur, soit indépendant du nombre de tours et de la grandeur absolut' des roues; si, dans un plan, nous traçons eu fonction de r et de w des courbes du débit constant et de hauteur constante, nous pourrons nous rendre compte comment le rayon et la vitesse peuvent varier pour que les roues ou éléments conservent leur rendement maximum.
- D’autre part, quand nous voudrons trouver une roue donnant une pression et un débit
- déterminé, il suffira de rechercher le point d’intersection des deux courbes correspondantes à ce débit et à celle pression. L’abscisse du point d’intersection déterminera la vitesse la plus favorable pour la roue et l’ordonnée, les dimensions linéaires quelconques (puisque les éléments sont semblables) de l’élé.menl de rendement maximum.
- Si le nombre de tours de la pompe est imposé, il faudra, soit en choisissant en conséquence le nombre de ses éléments, soit en s’écartant plus ou moins du débit normal de la pompe, s’arranger pour que le triangle formé par les courbes O, II et w se réduise à un point.
- En un mot, chaque point d’intersection de celte double série de courbes déterminera une pompe de rendement maximum ; l’abscisse, sa vitesse, l’ordonnée, ses dimensions, même son poids, son prix, etc.
- Au lieu de faire figurer sur les axes des coordonnées les valeurs de ret de w, il est préférable d’y porter leurs logarithmes, c’est-à-dire la graduation bien connue de la règle à calcul, pour que les courbes des débits constants et des hauteurs constantes deviennent des droites. C’est ce que nous avons fait en la figure 7. E11 donnant successivement à Q et à 11 les valeurs usuelles des débits et des pressions qui sont inscrites sur la figure, nous avons tracé la double série de droites parallèles, que nous pourrions appeler « droites de rendement maximum ». Elles sont suffisamment rapprochées pour que —r par interpolation — tous les cas possibles puissent immédiatement être lus avec une exactitude suffisante.
- Nous nous sommes bornés à tracer la partie de la fi gure comprise entre les vitesses angulaires : do et doo, correspondant à peu près au nombre de tours doo et 3 000 par minute ; les vitesses de rotaLion habituelles sont comprises entre ces deux extrêmes. Les débits par roue, que nous avons envisagés, varient de 0,1 à aoo"13 par minute ; les hauteurs d’élévation de o’“,ao à aoo"1 par roue. Nous n’avons pas.indiqué l’échelle des rayons des
- p.1x12 - vue 12/688
-
-
-
- g£Qtn-OXL
- tflOJLxe oso'
- ifsjnoi 3V 006
- *!*
- p.1x13 - vue 13/688
-
-
-
- 14
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 14.
- roues, ni celle des autres dimensions linéaires des éléments, ni celle de leur poids, prix, etc., parce que ces échelles dépendent du
- Essai# d’une pompe centrifuge système Barbezat. Hauteur constante d’aspiration — 2m,5o.
- Nombre de tours par minute n Hauteur ! de refoulement ! en atmosphères 1 H2 I c S 8f JS c a a • •30; U 3 S fl t, <d e hT K ^ Débit en litres par minute Q Ampères i en X A* O > Kilowatts Kw.
- I 200 10,0 0 0 112 2l6 24,2
- 1210 9.9 0 O io5 23i 24j3
- I 20.5 10,2 36,5 435 140 216 3o,3
- I 200 10,2 75 922 172 2 15 37,0
- I 200 io,85 77 943 167 224 37,4
- I 200 11,0 94 1155 197 214 42,2
- I 200 10,75 115 1410 221 216 47,7
- I 202 10,80 121 1480 227 214 48,6
- 1198 10,0 147,5 1 8o5 252 214 54,0
- I 200 9.5 164,5 2 100 275 214 58,i
- I 205 9.° 194,5 2 385 3oo 214 64,2
- I 200 7,55 239 2 q3o 325 2l5 69,9
- I 200 7,35 245 3 ooo 342 2l5 73,5
- 1 200 7.o 252 3 100 340 214 72,8
- I 200 3,5 255 3 120 3oo 216 65,o
- I 20Ü 1,2 262 3100 270 214 57,8
- 1355 12,3 0 0 i35 243 32,8
- 1355 12,75 24 3oo i55 242 37,5
- i 355 12,80 5o,5 620 175 242 42,3
- 135o 12,S0 76 q35 195 242 47,2
- 1 352 13,90 95 i iG5 217,5 242 52,6
- 1355 i3,go 1i5 1410 245 241 09,0
- 135o i3,4o .37 1680 270 241 65,i
- 1 35a i3,o 155 1900 295 241 71,2
- . 1 352 12,60 178 2 180 825 240 78,0
- 1 35o 11,70 207 2 535 355 23g 85,o
- 135o 10,7 238 2935 3g5 2.39 94,0
- 1 348 1,2 270 3 3io 3oo 241 72,4
- 1 4S0 i4,85 0 0 175 286 41,2
- 1 480 14,7 0 0 176 241 42,4
- 1 4.85 i5,3o 16.8 214 200 286 47,2
- 1480 i5,3 32 398 212 236 5o,o
- 1480 i5,35 45 55 212 244 5i,7
- 1 480 i5,3 62 765 235 243 57,1
- 14/5 i5,o 79 97° 252 237 •r>9,7
- 1480 i5,i5 79,5 975 240 245 59,8
- 1490 i5,75 88,5 1 086 285 233 66,3
- 1480 15,(3 100 I 225 290 234 <)7,9
- 1480 16,5 104,5 1286 285 243 69,3
- 1472 id.7 iii,5 1 365 3o5 234 71,3
- 1480 16,4 140,5 1 720 35o 235 8*2,3
- 1480 16,2 14.7 I 804 36o 242 87,1
- 1495 i6,3 160 •96° 400 239 95,6
- 1475 i5,5 167,5 2 o5o 385 242 93,2
- i 485 i5,35 IQO 2 33o 440 238 104,6
- I ()I2 17,3 0 0 207 244 5o,5
- 160 5 17,2 0 0 20 5 244 5o
- I 622 18,4 24,5 3 06 207 243 62
- I ÔOO 17,6 26,5 33o 245 243 59,5
- 1 602 17,8 46,6 576 273 243 66,4
- 1 60 5 i8,3 69,6 857 3o8 243 75,0
- i5go 17,75 89,2 1092 32.5 243 79,o
- . 1600 i9,7 124 I D20 397 243 96,5
- 1 600 19,4 143,6 1760 437 243 106,0
- type de roue pour lequel le tableau est tracé et varient naturellement d’un type à un autre.
- Nous allons par quelques exemples faire voir comment on peut se servir d’un tableau semblable :
- Exemple I. — On demande une pompe ayant les données suivantes :
- H — 35“ ; Q = i om3 par minute ; n indéterminé.
- Le point d’intersection de H = 35 et Q=io détermine n=iooo, et en A les dimensions de l’élément unique de la pompe,
- Si nous voulions avoir une roue symétrique à double aspiration, le point d’intersection de H =35 et Q 5 donne comme vitesse de rotation i45o tours et en B les dimensions de cette roue double.
- Exemple II. — On donne H= 4°°, Q = a, n = 3 ooo.
- Au point d’intersection de Q = a avec n. — 3 ooo, nous lisons H = 5o. La pompe devra
- donc avoir 4t—'=8 roues de dimensions G. oo
- Avec i 5oo tours par minute, nous voyons qu’il faudrait disposer en série 20 éléments D pour arriver à la pression demandée.
- Exemple III. :— U = 100, Q = 5o, n — 2 ooo.
- L’intersection des droites H = 100 et n = o. ooo donne comme débit normal de l’élément E : iam3,5 par minute. Il faudra donc pour obtenir le débit demandé faire agir en parallèle quatre roues égales. On pourra accoler deux d’entre elles dos à dos et construire deux pompes distinctes.
- Une roue unique F tournant à 1 ooo tours par minute permettrait d’atteindre le même débit et la même pression.
- A 14°° tours par minute, une roue double G suffirait.
- A 600 tours par minute, il faudrait réunir en série deux roues I pour arriver au même résultat.
- Exemple IV. — H = 10, Q= 5o, n indéterminé.
- Le point d’intersection de II = 10 et Q = donne pour n environ 25o ; à cette
- p.1x14 - vue 14/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 15
- vitesse une roue double K permettrait d’obtenir le débit demandé.
- A 38o tours par minute il faudrait quatre roues L débitant en parallèle.
- Ces quatre exemples pourront suffire.
- Un semblable tableau [joui rait être établi pour les turbines hydrauliques Francis.
- Qu’il nous soit permis, en terminant, de remercier M. Timmennanns, administrateur directeur-gérant de la Société La Meuse, de s’être intéressé à ce système de pompe et de nous avoir donné les moyens de le réaliser.
- Ali'iiku IÎAIIIîUZAT.
- SUR LA PRODUCTION DES COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE
- Pour obtenir des courants de haute tension et de haute fréquence, on emploie habituellement les étincelles provenant de la décharge de condensateurs électriques. Ces étincelles, lorsque les condensateurs présentent la capacité voulue, sont oscillantes, ainsi qu’on peut s’en rendre compte avec le miroir tournant. Quand on fait passer ces décharges par un conducteur de très faible résistance, disposé de manière à faciliter le plus possible les effets de self-induction, on constate que des courants alternatifs de haute fréquence naissent dans ce conducteur. Le phénomène le plus remarquable présenté par ces courants est leur innocuité absolue, et l’explication qu’on en fournit est simple : on admet que les nerfs, dont l’excitabilité est limitée à un nombre déterminé de vibrations, ne peuvent plus être influencés lorsque ce nombre se trouve considérablement dépassé, comme c’est le cas avec les courants de haute fréquence.
- La tension, déjà très élevée de ces courants, peut encore être augmentée dans une très grande proportion, par induction dans un second solénoïde, qui peut être constitué par un fil fin entourant le premier, le tout plongeant dans un bain d’huile lourde ayant pour but d’assurer l’isolement, suivant le dispositif imaginé par Tesla et devenu classique. Ce solénoïde peut être également constitué par un fil de fort diamètre et former une
- sorte de prolongement du fil primaire. Tel est le principe du « résonateur » du Dr Oudin. Dans ce dernier cas, il est nécessaire de pouvoir accorder ce solénoïde en prenant, pour le passage de ces courants, une longueur déterminée du fil, qui varie suivant la longueur d’étincelle à l’éclateur, longueur qui elle-même dépend du voltage et de l’ampérage de la source électrique alimentant le circuit primaire de la bobine de Ruhmkorfl' fournissant le courant aux condensateurs.
- On connaît les expériences fort curieuses que l’on peut répéter à l’aide des courants de haute tension et de grande fréquence, d’abord en se servant du solénoïde transformateur de M. d’Arsonval (fig. i). On constate que, si l’on place les extrémités des conducteurs d’une lampe à incandescence à filament fin, en carbone et non en métal, de manière à prendre sur le solénoïde de gros fil une dérivation de quelques spires seulement, on voit cette lampe s’allumer et son filament porté au blanc éblouissant. De même, si deux personnes tenant entre elles les réophores de cette lampe placent la main restant libre et munie d’une tige métallique sur un nombre très restreint de spires, l’allumage se produit. Le courant traverse donc, dans ce cas, le corps des deux expérimentateurs qui ne ressentent cependant pas la plus légère commotion.
- p.1x15 - vue 15/688
-
-
-
- 16
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2« Série). —N» 14.
- Il est également possible d’établir un gros solénoïde de tort diamètre et de quelques spires seulement, dont les extrémités communiquent avec une lampe à incandescence. En introduisant le solénoïde dans le vide central, il se produit, si le fil est convenablement choisi comme longueur et comme grosseur, une induction suffisante pour porter le filament de charbon à l’incandescence. Ces expériences, et bien d’autres du môme genre, peuvent être répétées au moyen des appareils que l’on trouve aujourd’hui chez les constructeurs d’instruments de physique.
- Solénoïde
- Fig. 2.
- En ce qui concerne l’appareil du Dr Oudin, il est à remarquer que le corps môme du résonateur se compose d’un grand solénoïde dont une fraction seulement est parcourue par les courants oscillants, circulant d’une armature d’un condensateur à l’autre. Le reste des spires ne sert qu’à accroître la résonance par l’effet d’induction qu’elles exercent les unes sur les autres, grâce à la puissante self déterminée dans la partie fermée du circuit des condensateurs, et qui est telle que la tension atteint un chiffre très élevé et se traduit par de belles aigrettes violettes, en même temps qu’une odeur prononcée d’ozone indique un dégagement abondant de ce gaz.
- Dans le but de réaliser un appareil per-mettant de répéter à volonté les expériences classiques de M. d’Arsonval et celles du Dr Oudin, M. J. Gourier a imaginé un perfectionnement. au dispositif bien connu de M. d’Arsonval.
- Dans ce dispositif (fig. a), un shunt pris entre B et G s’enroule autour du résonateur R et vient superposer son effet propre à celui du résonateur.
- Un curseur à manette G peut prendre le nombre de spires nécessaire sur le solénoïde.
- En raison de ce double effet, M. Gourier appelle son appareil un « surexcitateur ».
- Le réglage s’opère, comme d’ordinaire, par la distance explosive de l’étincelle de décharge à l’éclateur, et au moyen du curseur qui n’est, en somme, avec son circuit de. surexcitation, qu’une dérivation prise dans le circuit des armatures externes des condensateurs. Il découle de ce fait que l’on peut, avec l’appareil Gourier, se servir non seulement du transformateur d’Arsonval et en tirer tous ses effets connus, simplement en retirant le surexcitateur du circuit et en mettant la manette du curseur hors contact en G' du solénoïde horizontal (fig. a). En replaçant cette manette dans sa position primitive, l’appareil est prêt à servir, soit pour les expériences, soit pour le traitement thérapeutique, au moyen du résonateur.
- Il faut également remarquer que, si l’on dérive sur une des bornes du circuit induit de la bobine allant aux bornes de l’éclateur un fil allant à une bonne terre (une conduite d’eau de préférence), le flux d’aigrettes est encore très visiblement renforcé, sinon en longueur, tout au moins en intensité. Il est bon de porter son attention sur ce fait que, si l’on veut mettre hors circuit le surexcitateur afin de répéter les expériences de M. d’Arsonval (allumage de lampes à travers le corps humain), il est nécessaire de supprimer le fil de terre, autrement on recevrait des commotions sinon dangereuses, tout au moins fort désagréables.
- p.1x16 - vue 16/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 17
- Ajoutons que nous avons pu voir fonctionner un modèle de l’appareil Courier dans lequel le résonateur ne^mesurait pas plus de iac,n de diamètre sur ‘>.5 de hauteur, et qui était actionné par le courant provenant d’une bobine, construit e par le même électricien. Cette bobine, munie d’un vibreur extrarapide genre Carpentier, fournissait des étincelles de 70"1,u de longueur avec une dé-
- pense de courant de 7 ampères sous une tension de 6 volts, c’est-à-dire 4watts seulement. Les aigrettes caractérisant la haute fréquence étaienl magnifiques et très nourries; leur longueur dépassaitrocm ce qui constitue un résultat des plus remarquables, étant données la faible dépense d’énergie et les dimensions restreintes îles appareils.
- II. me ( 1H A F11 ( ; n v.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Méthode graphique de calcul de l’induction dans les dents des induits de dynamos. — F. Blanc.— Elektroteclinische Zeitschrift, 7 janvier '.909.
- Une des questions les plus délicates, dans l’étude d’une dynamo, est le calcul exact du flux magnétique et des ampères-tours nécessaires pour la production de ce flux. L’induction dans les dents de l'induit atteint souvent 24 000 gauss, les ampères-tours correspondants sont par suite une partie notable des ampères-tours totaux cl il importe donc d’évaluer aussi exactement que possible la valeur de l’induction dans les dents.
- La méthode ordinaire pour le calcul de cette induction consiste à calculer l’induction apparente dans les dents, c’est-à-dire l’induction à laquelle les dents seraient soumises, si toutes les lignes de force traversant l’armature traversaient également les dents, le flux étant supposé nul dans les encoches, dans les papiers isolant les tôles de l’induit, et dans les sections réservées à la ventilation. L’induction réelle dans les dents est alors déduite de l’induction apparente en se servant de courbes tracées à l’aide de dynamos existantes et donnant pour les différents types la valeur de l’induction réelle en fonction de l’induction apparente. Cette méthode exige donc la connaissance des caractéristiques d’une machine analogue à celle à calculer ; de plus elle n’est qu’approchée et ne permet pas de tenir compte exactement de la variation de l’induction dans les différentes sections de la dent; en effet,
- dans les armatures à encoches ouvertes, les dents ont rarement une section constante, cette section diminuant, en général en allant de la périphérie de l’armature vers le centre; l’induction dans les dents varie évidemment en raison inverse de cette section; elle dépend en outre du rapport entre la largeur des dents et des encoches, et enfin du rapport de la longueur totale de l'induit (dans le sens axial) à la longueur brute des tôles de fer.
- L’auteur présente, pour le calcul de l’induction réelle dans les dents, une méthode graphique plus précise et qui offre l’avantage de pouvoir être appliquée sans autres données que la courbe de magnétisme du fer de l’armature, les dimensions dos différentes parties de cette armature, et la valeur du champ moyen dans l’entrefer.
- Soient donc :
- l, la longueur totale de l’armature;
- /', la longueur de l’armature diminuée des sections de ventilation ;
- />:, le facteur de plein, c’est-à-dire le coefficient permettant de tenir compte de l’épaisseur du papier isolant les tôles, la longueur brute des tôles est alors kV.
- Soient déplus (lig. 1):
- /', le rayon extérieur de l’armature ; h, la profondeur des encoches ;
- /u, le pas dentaire à la périphérie de l’armature; z0, la largeur d’une dent à la périphérie de l’armature;
- è0, la largeur d’une encoche à la périphérie de l’armature ;
- p.1x17 - vue 17/688
-
-
-
- 18
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N» 14.
- /, c et A, le pas dentaire, la largeur d’une dent et celle d’une encoche à la distance .1: de la périphérie (.%' varie entre o et A).
- Soient enfin :
- la valeur moyenne du champ dans l’entrefer ; et (à la distance .r de la périphérie de l’armature) : 6ba, l’induction apparente dans les dents;
- Ci},., l’induction réelle dans les dents ;
- §, le champ dans les encoches, les espaces de ventilation et les papiers isolant les tôles de l’induit.
- On a d’abord, d’apres la définition même de l’induction apparente :
- X tj — X zkv. h)
- il vient :
- K = - À — i =
- A + g
- K == YX + X — .. fl)
- Reprenons alors l’expression
- 6b,. = 6ba — K fo. (/,)
- Dans celte éipiation, K est déterminé pour une valeur donnée île ,r par les dimensions de l’induit et Ra peut aussi être considéré comme connu, car on suppose lixé le champ £\. dans l'entrefer et on a
- En considérant ensuite l’induction réelle, on a :
- ©cXl,J—6b,.XzkVJp[A/-J-(/—V\g-)-( i — l\'l'z\. (a)
- ilux total (lux (lux (lux dans
- traversant dans dans les losesj»acos rarinatui’e les dents encoches de
- ventilatiou
- Iluv dans le |>apier isolant les tôles
- Des équations (i) et (a) on tire :
- 6b a — 6b,. -)- K iû,
- Y----
- en posant
- bi + [i-r)z + [i-k)ez
- zkü
- 6b
- a
- L'équation (4) donne donc la valeur de eu fonction de § et si l’on porte, sur deux axes de coordonnées, les champs .Sp en abscisses et les inductions 6b,. en ordonnées, l'équation (4) est celle d'une droite de coefficient angulaire K coupant l’axe des abscisses
- au point §(l
- axe des ordonnées au point
- 6br0—(îbn- Si l'on trace d'autre part, à faille des mêmes axes de coordonnées, la courbe d'induction du fer des tôles en fonelitm du champ, l'induction 6b,. produite par le champ .§, sera évidemment représentée par l’ordonnée d'un point île celle courbe, et ce point se trouvera donc il l’inlerseclion de la courbe d'iudiiction et de la droite de I équation [4). LOrdonnée de ce point, mesurée à l’échelle de la ligure, donnera la valeur de 10,. et I abscisse du même point donnera la valeur ,Sp du champ correspondant.
- Si la courbe d'induction des tôles est donnée en fonction des ampères-tours d’excitation, au lieu du champ, on aura simplement à changer l’échelle des abscisses en tenant compte île la relation
- b —
- — amp. lours/cm. io
- ou en réduisant
- K =
- U
- zîtP
- i.
- En posant alors
- X
- /
- Jïî'
- et y
- Ainsi dans la ligure a où la courbe' d’i ml ne lion est tracée eu prenant pour unités, en abscisse, ampère-tour pur centimètre cL en ordonnée 1 ooo gauss, le coefficient Iv ~ YX X— i, qu’on trouve (''gala — f> (pour une valeur déterminée .v,, de ,r), est. construit en portant — !» unités eu ordonnées et
- K)
- — X i ooo = yod unités en abscisse. On trouve
- /|Tt
- p.1x18 - vue 18/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 19
- ainsi dans ce ras, pour l'induction réelle, la valeur Ûirp =. 22 1700 gauss, et: pour le nombre d’ampères-tours par centimètre nécessaire à la production de relie induction, la valeur \p = 85o ampères-tours par centimètre. Ces valeurs correspondent à une valeur déterminée x,, de x; pour obtenir la valeur moyenne! de l’induction Ôir dans une dent, et le nombre d’anipères-tours nécessaire à la production, dans la dent de cette induction moyenne, il faudra déterminer, en répétant la même construction, les valeurs d3,.0; d3,-i ; ô3,.s; ...; o3,./t des inductions et les valeurs aa; a, ; ... a„ des ampères-tours par cen-
- timètre, correspondant aux valeurs de x: x0 = —h;
- n
- Xi = - h-, x.., = i;...fn —- - h. On obtiendra
- n h n
- alors la valeur de l'induction réelle moyenne dans la dent en calculant, par la formule de Simpson, ou par une méthode analogue, la moyenne d3,.moy. des valeurs o3,.0, d3,.[, . . d3,.„ ; en choisissant n suffisamment grand on aura la valeur de o3,. ,„oy d’une façon aussi approchée que l’on voudra ; enliu on calculera de même la moyenne a mo>.. des valeurs <v0, a,, ... a„, et le nombre des ampères-tours nécessaires à la pro-
- radialement, et convergeant vers l’axe de l’armature. Ou il alors
- ~’o 0
- = Gl,!,
- par suite :
- K — yX + X — 1
- est. indépendant de x, et l’on a
- K, = K2
- G10.
- Les droites cO,. = t<5u — K§ sont donc parallèles (puisqu’elles ont le même coefficient angulaire) et pour les construire il suffira de déterminer, une fois pour toutes, la direction déterminée par le coefficient angulaire K et de mener des parallèles à cette direction (lig. 3) par les points S(; S2, etc., de l’axe des ordonnées, ayant pour ordonnées
- üiai ~
- &
- d?n, =
- Ht, etc. ‘JH
- s4
- 10’ Gauss
- 900 1000 1100 1290 1300 I4Q0
- 300 *00 &0O 600
- Ampèretours par cm.
- duction moyenne dbr moy. dans la dent sera alors A=rt„loy. X h [h étant la hauteur de la dent).
- La construction de la droite
- Les parois latérales des encoches sont, parallèles; ce cas est le plus fréquent dans la pratique. On a alors
- (B,. = 6ba~ K§
- pour les différentes valeurs ,r(l, .r, ,r.> ... x„. de x peut sè simplifier dans certains cas ; 1 auteur a étudie il ce sujet les deux cas les plus intéressants dans la pratique.
- i° Les parois latérales des dents sont dirigées !
- ô, 6b = G‘*.
- Déterminons le point d’intersection M (lig. 4) des deux droites
- — K,®,
- Ûiri = cüa., — K2@.
- p.1x19 - vue 19/688
-
-
-
- 20
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N° 14
- Soient l'abscisse, cl W'u l’ordonnée de ce point ; on a
- i
- &
- tj
- kl' ( Yi X -j- X—i ) — (y.,7. -j- X—i )
- — & Xj x
- X(T. — Tfa)
- ~’2
- 5
- •3a
- et enfin puisque b1 =
- ou enfin, en simplifiant,
- WV = $„'(. —X).
- On voit que les coordonnées §'0 et W'0 du point M sont indépendantes de x; toutes les droites o3„ — K§ passeront donc par ce point et, par suite, pour construire ces droites, il suffira de construire le point M, de déterminer ensuite les points S,, S2, etc., de l’axe des ordonnées, ayant pour or-
- données d3ai, dSa2, ('lc., et enfin de joindre St M; S.j M, etc.
- Hemarquons qu’ayant ainsi obtenu les différentes valeurs a0, au ... an \ £<3,„, c<3,.j, d?,.2, ... jÛbrll correspondant à n valeurs déterminées de ,v, on peut, au lieu de calculer a nl0r. et üir ,noy. à l’aicle d’une méthode algébrique, obtenir ces valeurs par une construction graphicpie. On portera en abscisse les valeurs de :v de o à h et en ordonnée les valeurs correspondantes de n et ded3,.; ou obtiendra ainsi les courbes I et II de la figure 5, représentant la variation de n et de 6br en fonction de ;v. Le nombre des ampères-tours nécessaires pour une dent, ayant pour valeur
- /X~h
- a dx
- Xz=z 0
- sera alors donné directement par l’aire OABC mesuré à l’échelle de la figure. De même la valeur de l’induction réelle moyenne dans une dent, ayant pour expression
- t pûr=h
- moy ~7 I Ôbr dx
- fl J
- sera donnée parle quotient par h de l’aire OADE.
- Ajoutons qu’en traçant à l'aide des mêmes axes de coordonnées la variation de l’induction apparente 6ba en fonction de :i\. on obtient la courbe III qui montre que quand la section de la dent diminue l’induction apparente augmente beaucoup plus vile que l’induction réelle. C’est ainsi que, s’il est vrai que l’induction apparente dans les dents d’incluit .peut facilement déliasser a5ooo gauss, l’induction réelle atteint au contraire rarement plus de 24000 gauss.
- Pour terminer sou étude,l’auteur indique comment, à l’aide des valeurs de 03,. ainsi obtenues, on pourra calculer les perles produites dans une dent pendant chaque cycle magnétique. Ou calculera d’abord (à l'aide de la formule de Steinmetz ou d’une formule empirique équivalente) les valeurs e0, (b, e2, ••• f’n de l’énergie perdue par cycle magnétique, dans 1e"’3 de fer, pour les inductions dS,.i, (B;-2, ... £&,.«. Puis ou calculera les sections s„ = Id'z0, s, = kf’zlt ..., •v» = kl'z,,. auxquelles correspondent les inductions «\-o, d?,i, 0?,.â, ... d?On formera ensuite les produits s0 i’u, .V| tq, s2 e2, ... a'„ (<„; on portera alors en abscisse les valeurs de .v de o h h et en ordonnée les valeurs correspondantes aux produits ,ve et l’on obtiendra ainsi la courbe ,ve~/’(.r).
- p.1x20 - vue 20/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 21
- Les pertes totales dans une dent, par cycle magnétique, sont évidemment exprimées par
- /x—h
- av d.r,
- j.'=0
- et on obtiendra par suite leur valeur en mesurant, à l’échelle de la figure, l’aire comprise entre l’arc des x, la courbe *v = f’(.r) et les ordonnées x a et .r = h.
- î-'iaot
- — looo—
- E ;
- 10.000
- f—1-
- Fig. 5.
- L’auteur a appliqué, à titre d’exemple, cette méthode graphique de détermination de l’induction réelle dans les dents d’induit, des ampères-tours correspondant à une dent et des pertes dans une dent par cycle magnétique, à une dynamo tétrapo-laire tournant à i 200 tours par minute et correspondant aux dimensions suivantes.
- Rayon extérieur de l’induit, r = g0mtn
- Pas dentaire à la périphérie de
- l’induit, t0 - 16,1
- Largeur des encoches (encoches
- à parois parallèles), b = .3,5
- Profondeur des encoches, h 20
- Longueur totale de l’induit
- (sans axial) l =
- Longueur de l’induit en décomp-
- tant les sections de ventilation, r = 66,7
- Facteur de plein, k = °>9
- Longueur brute des tôles d’in-
- duit, kl' = 6omm
- Champ moyen dans l’entrefer, §e, = 6 ooogauss.
- Il a trouvé ainsi :
- Induction moyenne dans
- une dent ; 6b,. m0J-. = 21 700 gauss.
- Ampères-tours correspondant à une dent: 1 041 ampères-tours.
- Pertes totales dans une dent, pour un cycle magnétique, P — 65 watts.
- Les figures 2 et 5 sont d’ailleurs les constructions graphiques correspondant au calcul des dents de cette dynamo.
- 11. S.
- Nous recevons la lettre suivante :
- A propos des ondes dirigées en télégraphie sans fil.
- Réponse à M. Blondel. — S’il est une légende à laquelle il est juste de couper sans plus tarder les ailes, c’est, celle que ce journal tend à propager et qui consiste à attribuer à M. Blondel les champs de concentration. Dans une réponse aux attaques injustifiées que M. Beck me prodigue ici, réponse que le gérant de ce journal croit pouvoir différer (ce que les tribunaux apprécieront), j’indique le véritable auteur des champs de concentration : M. G.-S. Brown. Je ne suis pas le seul du reste à attribuer justement à M. G.-S. Brown ce qui lui revient. MM. Bellini et Tosi dans le même numéro {hum. LU., i3 mars 1909, p. 35i) rappellent avec raison cette antériorité. M. Blondel s’en étonne fortement (Lum. El., n° 12 du 20 mars 1909, p. .'J77) : il 11c craint pas d’écrire qu’il fut « cependant, élogieux » pour MM. Bellini et Tosi [Ibid., col. 1, ligne 19 du bas). Ces derniers devraient-ils donc en retour être injustes envers M. G.-S. Brown? La mentalité de M. Blondel semble vraimentbizarre. D’ailleurs il suffit d’ouvrir le brevet anglais 14 449 de M.. G.-S. Brown pour constater, sans même avoir besoin de connaître l’anglais, que cet ingénieur a fort nettement indiqué l’espacement - entre les deux antennes. Cela est écrit en ce langage graphique si clair pour tous. Les figures 3 et 4 du brevet portent nettement en traits ponctués une sinusoïde dont la demi-période occupe exactement; l’écartement des antennes.
- La Lumière Electrique, en insérant les observations de M. Blondel à ma note aux C.
- p.1x21 - vue 21/688
-
-
-
- 22
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 14.
- /?. du 4 janvier 1909, a grand soin de ne pas donner cette note entièrement. On y voit en effet d’une manière trop claire [parle rapprochement de deux figures, Tune de 190'i copiée sur le mémoire de M. Blondel au congrès d’Angers de I A. F. A. S., l’autre de 1899 extraite de mes éludes de 1899 sur les champs interférents] comment M. Blondel retrouva-le champ de concentration de G.-S. Brown en s’inspirant de mes champs interférents. Si, comme il Vécrit à tort, M. Blondel s’était servi d'un champ hertzien ordinaire, qu’avait-il besoin d’insérer entre l’une des antennes et l'oscillateur une longueur additionnelle de Le champ se fût trouvé concentré
- dans un plan perpendiculaire àcelui des antennes au lieu de l'être dans le plan des antennes cl l’échappatoire de M. Blondel aurait pu avoir, peut-être, quelque chance d’être acceptée. Mais cette figure 1 du mémoire de M. Blondel, que ma note aux C. R. (4 janvier 1900) reproduit, gène par trop M. Blondel qui n'ose pas la réé-diter et la Lumière Electrique à sa suite se dispense, Lout en la laissant critiquer, de donner cette partie (la plus importante) de ma réclamation de priorité. On peut juger par là de la bonne foi et de ce journal et de M. Blondel. Le bout de l’oreille perce par trop et, pour une fois par hasard (car l’inventeur de l’oscillographe a plutôt l’habitude d’être original), ce n’est point celle du lion : je le regrette pour lui.
- Nepouvant ainsi en toute bonne foi, documents à lappui, prouver qu’il a raison, M. Blondel s’attaque à mes champs interférents et cherche à montrer que je les ai démarqués. Il faitappelpour cela à une note de MM. Blondlot et Dufour qui n’est autre chose qu’une variante de la méthode, aujourd’hui classique, des déterminations et des concamérations d’un champ de Hertz par le pont mobile. Ouvrez les C. R. de 1892, tome CXIV, p. 847, la note de MM. Blondlot et Dufour intitulée : Sur P influence exercée sur le phénomène de résonance électromagnétique par la dissymétrie du circuit le long duquel se propagent les ondesy a comme conclusion ce passage que les auteurs ont eu soin d’écrire en italique : La lon-
- OUKUK DK LA liOUCLK lé O. AUCUNE INFLUENCE SUl’ la
- \
- position du pont qui annule Vétincelle du résonateur,. Ce que cherchaient, comme ils le disent expressément, ces savants : « c'était à étendre la portée du principe posé par MM. Sarazin et de la
- Rive que la; longueur d’onde est déterminée par le résonateur seulement », ils constatent « en effet qu’elle est indépendante de la dissymétrie des conducteurs qui transmettent les ondes ».
- C’est donc pour établir la constance de X et non pour étudier les interférences des ondes que MM. Blondlot et Dufour ont créé une dissymétrie dans le champ hertzien et ils n'ont aucunement porté leur attention sur le champ interfèrent que j’ai été le premier à étudier et à appliquer à la télégraphiehertzienne sans fil et aveciil.
- Quant au procédé qui consiste à attribuera M. TL Poincaré, qui n’en a que faire et a bien d’autres titres de gloire, la paternité d’aussi modestes études que celles que j’ai faites de mes champs interférents, il s'accorde parfaitement avec l’état d’esprit singulier de M. Blondel que sa correspondance révèle comme on va bientôt le voir.
- Et d’ailleurs j’ai eu grand soin, dans mon ouvrage ; Recherches expérimentales sur les oscillations électriques de 1899, n agissant pas en cela comme le fait M. Rlondel quand il part du travail d'autrui pour établir quelque chose de plus, de faire étal, eide la méthode générale du pont mobile de M. Blondlot, et du calcul du phénomène de résonance tel que M. Poincaré l’établit dans son ouvrage classique; Cela se trouve aux pages 28 à 3i de mon ouvrage. On ne peut donc en rien m’accuser de plagiat.
- Mais veut-on la véritable raison de toutes ces attaques injustifiées ? La voici. C’est M. Blondel lui-même qui va nous la donner, dans la lettre suivante qu’il m’écrivait le 2 novembre dernier et que je reproduis textuellement.
- .41, avu® de la Bourdonnais, Paris (VIIe Arr.). 2 nov. 08.
- « Cher Monsieur,
- « Il n’y a à votre argumentation qu’un petit dé-faut, c’est que mon dispositif est un champ hertzien et non pas un champ interfèrent tel que vous le définissez. Croyez-vous donc avoir inventé le champ hertzien ? Cela ne m’étonnerait pas étant donné votre tournure d'esprit actuelle. Vous allez beaucoup vous nuire à vous-même et non aux autres; et je le regrette pour vous car vous m’étiez très sympathique autrefois et j’aimerais vous voir heureux. Je demanderai à M. Poincaré de se faire juge du fond et j’espère qu’il vous cal-
- p.1x22 - vue 22/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 23
- -t
- niera et que vous reviendrez à une plus saine appréciation des choses... et de votre intérêt personnel.
- « Veuillez agréer, cher Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués et dévoués.
- Blondel, Physicien ireeu à l'Ecole Normale Supérieure en i883), bi-licencié et non pas éleetro technicien.
- Avis aux électrotechniciens! (j’avais eu le front, sans songer à mal, de confondre M. Blondel avec un éleetro technicien), j’avoue que j’estime autant les électrotechniciens que les physiciens, étant de ceux qui croient la laveuse aussi utile à la société que le médecin, partant aussi estimable.
- On le voit, le procédé de discussion auquel songe immédiatement M. Blondel, quand on n’est pas de son avis, c’est l'intimidation. Fort de la situation que lui donne la valeur de ses travaux antérieurs, que tout le monde reconnaît et moi avec tou t Je monde (lidèle que je suis en cela aux préceptes de la saine critique), M. Blondel prétend en proJiter pour imposer sa manière de voir— par menace de nuire, M. Blondel réalise aujourd’hui ces menaces auxquelles je fus sourd et malgré lesquelles j’insistais pour l'insertion aux C. R. (/» janvier 1909) de ma réclamation de priorité, réponse toute naturelle à l’attaque injus tiliée de mes travaux par M. Blondel [C. R., 19 octobre *908).
- Je laisse aux gens de bonne foi le soin de qualifier la valeur morale de tels procédés.
- M. Blondel écrit dans la Luniière Electrique (i3 mars 1909, p. 35o, colonne a, ligne 3) : « La note de M. Turpain à laquelle il ne né a pas paru nécessaire de répondre dans les Comptes Rendus de VAcadémie (qui sait à quoi s’en tenir sur les travaux de M. Blondlot) [sic)... » fsont-ce les rayons N que M. Blondel vise ? ce 11'est guère aimable de sa part, la bonne foi dcM. Blondlot 11’ayant jamais été mise en doute par personne).
- J’ai la preuve écrite, de la main de M. Rlondcl, que contrairement à ce qu’il avance, il a cru nécessaire de 111e répondre dans les C. R. Le fi novembre 1908, alors que l'Académie possédait ma note qui ne fut insérée que le i janvier 1909, M. Blondel m’écrivait :
- « Cher monsieur,
- cc Du moment que vous avez adressé à l'Académie une note.....dans le but de l’éclairer je lui
- envoie moi-mêmeune autre qui expose mon point de vue difièrent du vètre.
- « Votre bien dévoué : Blondel.
- M. Blondel dans la Revue Electrique du i3 mars 1909(9. Tm, colonne », ligne 3 à 5) n’a donc pas dit la vérité. —Albert Turpain, Professeur de Physique à l’Académie de Poitiers.
- M. Blondel, a qui nous avons communiqué la lettre ci-dessus, nous a remis la réponse suivante :
- « Bien que la lettre de M. Turpain contienne un certain nombre de phrases qui, de la part d’un autre, pourraient me paraître blessantes, et une publication de lettres privées qui disqualifie un homme sérieux, je connais trop bien aujourd’hui l'aggressivité de M. Turpain, qui vient de s'afficher dans diverses occasions,pour y attacher la moindre importance.
- M. Turpain peut donc faire insérer aujourd’hui dans ce journal sans menacer de l’huissier (comme il n’a pas craint de le faire vis-à-vis de l’Académie pour obtenir l'insertion de sa note du !\ janvier 1909) toutes les attaques et toutes les digressions qu’il a voulues, sans m'occasionner le moindre trouble et sans me faire changer ma manière de voir. Ma précédente lettre a clos, en ce qui me concerne, définitivement la discussion (‘).
- Je 11e permets cependant pas, à cette occasion, qu’il 111e prèle perfidement à l’égard de M. Blondlot (que j’ai d’ailleurs consulté avant ma précédente lettre) un sentiment autre que celui de l’admiration pour ses beaux travaux et son noble caractère,ni qu'il mette en doute ma propre véracité quand j’écris que c’est volontairement que j’ai renoncé à lui répondre dans les Comptes Rendus de F Académie des Sciences (j’ai des témoins de ce que j’avance et ma lettre que publie M. Turpain, d’ailleurs incomplètement, est fort antérieure à ma décision).
- M. Turpain juge malheureusement les autres à sa mesure; c’est pourquoi il suppose, en dénaturant le sens (Tune phrase cependant claire que je
- (•) Je répondrai; d’ailleurs, à la question Brown dans une au Ire lettre adressée à MM. Bellini et Tosi, auxquels M. Turpain n’a pas à se substituer ici pour faire diversion.
- p.1x23 - vue 23/688
-
-
-
- 24
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 14.
- lui ai écrite et qu'il a eu rinoonscience de livrer lui-meme au public, que j'ai voulu l'intimider. J’ai voulu lui dire simplement, et je le lui répète très volontiers en public, qu’en saisissant, comme il l’a fait, la presse scientifique de revendications de priorité sur des sujets qu'il n’a jamais directement traités, contre M. Slaby (J), contre Marconi (2), etc..., et en s’attribuant modestement le mérite des principales découvertes de la télégraphie sans fil, M. Turpain risque beaucoup plus de se faire passer pour un maniaque que pour
- un grand homme. La menace qu’il a à craindre ne vient donc que de lui-même, mais je la trouve inquiétante.
- Et c’est pourquoi sans doute, M. Turpain a remporte une si belle veste au dernier scrutin de l’Institut pour une présentation en seconde ligne au Collège de France (C*. /{. du i5 Fév. 09) et pourquoi, aussi, au lieu de parler de mon oreille et de comparer un électroLcehnicicn à une laveuse de vaisselle, etc... M. Turpain ferait peut-être mieux de retourner à ses chères études.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Œuvres de Pierre Curie. — 1 volume in-8° raisin de G21 pages avec i 18 figures ©L .1 planches. — CxAu-thiiïk-Vjli.ars, éditeur, Paris. — Prix : broché, 22 francs.
- Tout le monde connaît les recherches de Curie sur la radio-activité, mais le grand public ne sait pas assez, en général, combien est vaste et variée son œuvre scientifique. Un réalité, la découverte du radium et de ses étonnantes propriétés n’a absorbé qu'une partie relativement faible de sou activité scientifique et sa curiosité s’étail portée sur bien d’autres sujets.
- C’est l’ensemble de ces travaux que l’on trouvera exposés dans le très bel ouvrage publié par les soins de la Société Française de Physique; il contient tous les mémoires de Curie, depuis le mémoire sur la recherche des longueurs d’onde des rayons calorifiques à basse température, que le savant, tout jeune encore, présenta en collaboration avec P. Desains, jusqu’aux travaux sur la radio-activité qui Pont occupé à la fin de sa vie.
- On verra la place considérable qui revient dans cet ensemble à l’élude des cristaux et de leurs propriétés électriques. Curie avait fait une série d’expériences des plus intéressantes sur la croissance des cristaux;
- (<) C. R. Ac Sc,f 5 octobre, p. 588. (2) Ibidem.
- en outre les questions de symétrie l’ont préoccupé, comme elles avaient préoccupé Pasteur.
- La portée des conclusions auxquelles il était parvenu dépassait les limites de la cristallographie proprement dite et intéressait la physique tout entière; il avait en particulier formulé des propositions d’une grande généralité sur les rapports des effets et des causes au point de vue de la symétrie, d’après lesquelles les effets peuvent se trouver plus symétriques que les causes.
- 11 avait également fait des recherches très complètes sur les propriétés magnétiques des corps et montré qu’il y a des rapports étroits, entre les corps ferromagnétiques et les corps faiblement magnétiques, tandis que les corps diamagnétiques restent absolument à part.
- Enfin, Curie avait un penchant très marqué pour la construction des appareils de précision, et on trouvera dans ce recueil ses travaux sur l’amortissement des mouvements dans ces appareils, ainsi que la description de sa balance qui rend aujourd’hui de si grands services aux physiciens.
- Mme Curie nous présente, 'dans une belle préface, celle noble ligure de savant, cl nous laisse entrevoir quel persévérant effort il a fallu à cet homme de génie pour réaliser lant d’importantes découvertes, sans aucune facilité matérielle pour ses recherches, puisqu’il n'a pu même obtenir un laboratoire que dans les dernières années de sa vie.
- R. C.
- p.1x24 - vue 24/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 25
- VOLUMES REÇUS
- Communication avec expériences de M. E. Ducretet, sur ses appareils de télégraphie sans fil. —Extrait du Bulletin de la Société d'Encouragement, Paris.
- %
- Les Oscillations électromagnétiques et la Télégraphie sans fil, par J. Zenneck, traduit do l’allemand par P. Blanchin, G. Guérard, E. Picot. —
- i volumes in-8° raisin. Tome T de ?>o5 pages avec /jaa ligures. Tome II de 489 pages avec 38o ligures. — Gau-tiufr-Vii.lars, éditeur, Paris.— Prix: broché, 17 francs chaque volume.
- Machines-Outils, Outillage, Vérificateurs, par P. Gorgen. — 1 volume in-8° raisin de 202 pages avec 200 ligures. — Gauthifr-Villars, éditeur, Paris — Prix : broché, 7 fr. 5o.
- La Materia radiante ei l’aggi magnetici, par A.Righi.— 1 volume iu-8° raisin de 3o8 pages avec G8 ligures..— N. Zaniciifi.i.i , éditeur, Bologne. — Prix broché, 8 lires.
- Millier-]?ouillets Lehrbuch der Phyzik und Météorologie, par L. Pfaundler. — 1 volume in-8° raisin île 622 pages avec 53i ligures. — Frif.dk. Vieweg und Soiin, éditeurs,Brunswick. — Prix : broché,i3 marks
- Selectines émission of incandescent lamps as determined by new photometric methods, par E. P. -Hyde, F.-E. Gady et G. W. Middlekauff.
- — Extrait de Transactions oflhe illuniinating Engineering Society, New-York.
- Eléments de la théorie des probabilités, par E.Borel. — 1 volume in-8° raisin de 191 pages avec 18 ligures. — A. Hermann et fils, éditeurs, Paris. — Prix: broché, G francs.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- NOTES INDUSTRIELLES
- Machine d’Extraetion Électrique.
- Nous donnons ci-après la description d’une machine d’extraction qui a été établie aux Charbonnages d’Elisabeth (à Baulct) par les Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est.
- Cette machine devait répondre aux conditions ci-dessous :
- Extraction en dix heures : 600 tonnes.
- Profondeur d'extraction: 400 mètres.
- Poids d’une cage d’extraction : a 000 kilos.
- Cages à 4 wagonnets superposés :
- Poids mort d’un wagonnet vide : 3oo kilos,
- Charge utile en charbon d’un wagonnet : 600 kilos.
- Charge utile en terre d’un wagonnet : <Soo kilos.
- Durée des manœuvres d’un trait complet : 40 à 40 secondes.
- Diamètre des molettes : 4 mètres.
- Poids total d’une molette avec son arbre : 4 800 kilos.
- Hauteur de l’axe des molettes au-dessus du niveau de la recette : a3 mètres.
- La machine d’extraction établie pour répondre à ces desiderata est du système Ward Léonard, avec le volant d’Ilgner.
- Elle comprend donc :
- i° La machine d’extraction proprement dite;
- a° Le groupe de transformation ou groupe tampon.
- La machine d’extraction proprement dite est attaquée par un moteur à courant continu à la tension de aao-o-aao volts.
- Sa vitesse de régime est de 23 tours par minute.
- Ce moteur est à excitation indépendante et constante, à la tension de 110 volts.
- Il reçoit le courant nécessaire à son fonctionnement de la génératrice d’un groupe tampon de transformation qui tourne constamment à une vitesse d’environ 5oo tours par minute.
- Ce groupe est composé d’une génératrice de aïo kilowatts à excitation indépendante réglable par un rhéostat inverseur manœuvré par le levier de mise en marche, d’un moteur asynchrone de 220 HP,
- f) Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. A. Becq, ancien élève de l'Ecole Polytechnique, Ingénieur Conseil, 40, rue des Ecoles, Paris.
- p.1x25 - vue 25/688
-
-
-
- 26
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). - N° 14.
- et d’une excitatrice compound de Go ampères à iio/iîo volts, qui produit le courant nécessaire à l’excitation du moteur d’extraction et de la généra-t rice du groupe.
- le courant débité par l’excitatrice mais seulement la partie variable, c’est-à-dire le courant utilisé à l’excitation de la génératrice.
- A l’extrémité de l’arbre du groupe de transforma-
- Cette excitatrice compound est d’un type spécial ; [ (ion est accouplé, au moyen d’un manchon élastique, dans la partie série des inducteurs ne passe pas tout J un volant d’un poids de i3 tonnes, destiné à régula-
- p.1x26 - vue 26/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- 27
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- *
- riser, autant que possible, la demande d’énergie à la centrale.
- Un dispositif lirniteur égalisateur de charge permet d’obtenir le meilleur effet utile de ce volant.
- Indépendamment de l’excitatrice en bout d’arbre, il a été prévu un groupe d’excitation de réserve, composé d’une petite génératrice de 8 kw., commandée par un moteur triphasé à i /|r>o tours.
- Les appareils qui desservent le moteur asynchrone du groupe tampon sont placés sur le tableau principal de la sous-station.
- MACHINE d’eXTKACTION PROPREMENT DITE
- Moteur, — Le moteur, d’une puissance moyenne de 23o HP, attaque directement l’arbre des bobines La vitesse normale est de 23 tours par minute.
- 11 est capable de produire le couple maximum de i6 ioo kilogrammètres, nécessaire lors des rcnle-vages au fond à /(oo mètres.
- Il reçoit le courant d’induit à la tension de 220 à -f- 220 volts, et celui des inducteurs à la tension constante de n5 volts.
- Son induit a un diamètre extérieur de 2 20omnl, un diamètre intérieur de 1 ^oomm et une largeur de 38omm; il porte 3i4 rainures de n,5 X 6oinm, à 4 barres de 4 X 25 par rainure.
- Le collecteur, d’un diamètre de 1 ^ôoinm et de 200mra de longueur utile, comporte 628 lames; il y a 2 tiges à 4 balais de i5 X 4o chacune.
- Ces balais sont à calage fixe.
- MÉCANISME
- Bobines.— La machine d’extraction est construite pour l’emploi des câbles plats en aloès. Elle possède deux bobines de in,,a5o de diamètre d’estomac et de 6m de diamètre extérieur des bras. (Voir fig. 1).
- Ces bobines sont composées d’un estomac en fonte avec 16 bras rapprochés en profilés entretoisés aux extrémités par une couronne en cornières cintrées.
- Elles sont construites en vue de réaliser le maximum de résistance tout en réduisant au minimum le moment d’inertie, afin de rendre ainsi la machine plus facile à manier. *
- Les estomacs sont en deux pièces calées à pinçage sur l’arbre.
- Les bras sont composés chacun de deux cornières en acier doux, assemblées de part et d’autre d’une nervure en plats de iomm d’épaisseur.
- Les couronnes qui réunissent les extrémités des bras sont en cornières de 80 X 80 X 8, assemblées au moyen de goussets de 6mm d’épaisseur.
- Les bras sont boulonnés aux estomacs, sur des portés soigneusement dressés et au moyen de 6 boulons de 22mm pour chacun d’eux.
- Ils sont garnis de fourrures en bois dur à coins arrondis, de 70miu d’épaisseur, qui vont des extrémités des bras à la jante de l’estomac.
- Ces fourrures sont assemblées aux bras par des boulons de 2oun" à tètes carrées encastrées dans le bois.
- Les bobines sont calées sur l’arbre à iuï26o de distance d’axe en axe.
- Freins. — La machine d’extraction ne possède qu’un seul frein qui peut servir de frein de manœuvre et de frein de sécurité.
- Il ne sert toutefois que très peu comme frein de manœuvre, le système Ward Léonard permettant de faire toutes les manœuvres normales d’encagement et de décagemcnt au moyen du seul levier de mise en marche.
- La poulie est fixée sur l’arbre principal, dans l’axe de la machine d’extraction.
- La friction sur la jante de cette poulie est obtenue par deux sabots en bois blanc serrés sur la poulie par un contrepoids de 2 aooks ; celui-ci est soulevé pour le décalage, par un piston qui se meut sous l’action de l’air comprimé.
- Les sabots sont montés dans des bras formés chacun de deux fers U de i8ouim en acier doux.
- Ces bras portent des armatures inférieures en acier coulé ; ceux-ci sont solidement ancrés à la fondation par des boulons de 36 milimètres.
- Les bras possèdent un système de tringles de longueur réglable, qui assure le desserrage régulier des sabols.
- Les doux sabols sont commandés par un levier articulé, fixés à Fuji des deux et qui porte, à son extrémité, le contrepoids de réglage de 22 200^ environ.
- Se/vo-moleur du frein. —Le cylindre du servomoteur du frein a un diamètre de 320mm. La course du piston est d’environ 3oomm. Ce piston soulève le contrepoids de 2 200kg sous une pression de 3 à 3 1/2 atmosphères.
- Il fonctionne sous l’action de l’air comprimé, mais il est construit pour marcher éventuellement à la vapeur, en cas d’avarie au compresseur.
- L’admission de l’air comprimé ou de la vapeur est obtenu par un tiroir incliné qui permet ainsi un
- p.1x27 - vue 27/688
-
-
-
- 28
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série) —N* 14.
- réglage parfait de celte admission et, par suite, une levée progressive du piston.
- Pour éviter le choc du piston contre le couvercle supérieur du cylindre lors du décalage, la lumière d'admission débouche dans le cylindre à environ ioouim du fond, de telle sorte que, passe l'orifice, le piston presse contre un coussin d'air emprisonné.
- Si par suite d'usure cet air s'échappait trop facilement, le piston pourrait atteindre le fond supérieur ; pour éviter dans ce cas le choc métallique, la partie supérieure du piston porte un butoir en bois dur garni de cuir.
- Fig. a, — Compresseur d’air du frein,
- 1/exlrémité de la tige du piston traverse le fond supérieur du cylindre.
- CeLte partie de la tige est llletéc sur toute sa longueur et porte un écrou. Cet écrou est utilisé pour le décalage du frein à la main, lors des réparations.
- La tige qui porte le contrepoids a un diamètre de bo Inm ; elle porte ce contrepoids par l’intermédiaire d'un ressort, composé d'une série de rondelles Bel-
- leville, destiné à amortir les efforts provoqués par la descente trop rapide du contrepoids.
- Compresseur cValr. —L'air comprimé nécessaire au scrvo-motcur du frein est fourni par un petit compresseur Westinghouse, commandé par l’intermédiaire d'un train d'engrenage, par un moteur de l\ HP, à courant triphasé 190 volts et installé dans les sous-sols de la salle des machines.
- Réservoir accumulateur. — L'air comprimé produit par le compresseur est emmagasiné dans un réservoir cylindrique de 90011119 de diamètre intérieur et de i 75omm de longueur.
- Il est construit en tôles d'acier de 9mm d'épaisseur et installé horizontalement sur deux supports en fonte.
- Il porte une tubulure avec soupape de retenue pour la tuyauterie d’arrivée d’air du compresseur, une soupape de sûreté à contrepoids et un robinet soupape de prise d’air sur la tuyauterie de raccord au servo-moteur.
- Un jeu de soupape permet d'isolcr le réservoir accumulateur lorsque l’on emploie la vapeur au lieu de l'air comprimé pour l’alimentation du servomoteur.
- Régulateur automatique de la pression. — Evidemment si le compresseur marchait constamment, alors que le servo-moteur du frein ne fonctionne que par intermittence, la pression deviendrait bientôt dangereuse.
- Pour conserver la pression, aussi constante que possible, un appareil, qui fonctionne par la pression de l'air, déclenche ou réenclenche un interrupteur bipolaire, dans le circuit du moteur du compresseur, arrêtant ou remettant ainsi ce moteur en marche lorsque la pression atteint environ 4 atmosphères ou descend à 3 1/2 atmosphères.
- Cet appareil pourrait être réglé pour d'autres limites de pression si la chose était nécessaire.
- Le compresseur peut donner jusqu'à 6 à 7 atmosphères.
- Appareil de sécurité. — Sur la conduite qui relie le réservoir accumulateur à la chapelle du servomoteur du frein, se trouve intercalé l’appareil de sécurité, qui provoque le calage du frein, en fermant la tuyauterie d’arrivée d'air du réservoir et en laissant s'échapper à l'extérieur l’air comprimé qui tient le frein décalé.
- 11 fonctionne :
- i° Comme évite-molettes, lorsque la cage montante dépasse une limite de hauteur déterminée.
- 20 Lorsque le moteur d'extraction est surchargé,
- p.1x28 - vue 28/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 29
- par exemple, lorsque la cage montante se cale clans les guidonnages; on évite ainsi la rupture du câble.
- 3° Lorsque le courant d’excitation du moteur d’extraction Aient à faire défaut.
- Dans les trois cas, le circuit principal d’amonée de courant au moteur est toujours coupé avant le ca lage du frein.
- L’appareil consiste essentiellement en un jeu de soupapes équilibrées.
- Lorsque l’appareil fonctionne, l’une de ces soupapes est brusquement fermée, tandis que l’autre est brusquement leA’ée.
- D’autre part, l’arrivée au jour en grande vitesse augmente les chances de la cage à molettes.
- Aussi, 1’uiili lé d’un appareil provoquant à l’arrivée au jour le ralentissement de la machine, indépendamment de la manœuvre du machiniste, est-elle indiscutable.
- 11 consiste en deux coins, de forme appropriée, fixés sur les index; ces coins ramènent, par l'intermédiaire cl’un système de leviers coudés eL de tringles, le levier de mise on marche vers la position zéro.
- Lorsque la cage montante est arrivée au jour, le levier est ramené dans une position telle que la vi-
- Fig. 3. — Réservoir accumulateur
- Le déplacement de ccs deux soupapes est obtenu par un contrepoids dont la chute est provoquée par un petit électro-aimant, traversé par un courant pris sur le circuit généra! d’excitation.
- Appareil de ralentissement. — Il est incontestable que le calage brusque du frein h sabots sur la machine marchant à grande A’itessc peut être préjudiciable à sa conservation. Gela peut meme occasionner le bris de la machine.
- Or, c’est ce qui ne manquerait pas de se produire, si la cage arrivant au jour en grande vitesse provoquait, par suite de l’inattention du mécanicien, le fonctionnement de l’évite-molettes.
- d’air pour le servo-moteur du frein.
- tesse est très réduite mais non pas nulle, de façon à ne pas entraver la mise en marche pour la cordée suivante.
- ! Toutefois, si le mécanicien ne ramène pas son levier à zéro, la cage continue à monter et le coin à descendre, et à un certain moment, celui-ci agissant comme évite-inolette indépendamment de l’appareil de sécurité, ramène brusquement le levier à zéro, provoquant ainsi l’arrêt complet de la machine.
- Régulateur du démarrage. — Cet appareil de ralentissement sert aussi à la mise en marche, il empêche que le mécanicien ne pousse trop brusquement son levier de manœuvre et ne lance ainsi
- p.1x29 - vue 29/688
-
-
-
- 30
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2* Série). — N° 14.
- i
- i
- I
- Groupe-tampon de la machine de :5o HP.
- p.1x30 - vue 30/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 31
- Elle est à 6 pôles.
- dans le moteur d'extraction un courant de démar-rago'exagéré.
- Enclenchement des leviers. — Il est évident que si Ton calait la machine par le frein à sabots, alors que le moteur est sous plein courant, non seulement le moteur en souffrirait, mais aussi toutes les pièces mécaniques de la machine pourraient en être endommagées.
- 11 est vrai que le disjoncteur automatique à maxima sur le circuit du moteur fonctionnerait dans ce cas, mais, malgré cela, les efforts instantanés que subirait la machine pourraient être de nature à la détériorer.
- Il en serait de même, si on laissait, dans le moteur lorsque le frein mécanique est calé, le courant d’armature à sa pleine tension.
- Aussi, pour éviter cette éventualité, les deux leviers sont-ils enclenchés. Tout au plus permet-on, lorsque le frein est calé, de lancer dans le moteur à l’arrêt un courant correspondant au couple normal, ou réciproquement de caler le frein lorsque le moteur est encore sous une tension telle qu’à l'arrêt le courant ne produise guère un couple supérieur au couple normal.
- Cette disposition est d’ailleurs nécessaire pour permettre la remise en marche de la machine, alors que la cage chargée a été arrêtée dans le puits.
- Rhéostat de manœuvre. — Ce rhéostat, comme on le sait, agit sur l’excitation de la génératrice du groupe pour lui faire débiter le courant entre les tensions o et -{- 220 volts, et o et — 220 volts. Ce rhéostat est donc à deux sens de marche. Il est placé dans les sous-sols de la salle d’extraction à l’avant du réservoir accumulateur.
- 11 est actionné par l’intermédiaire d’un pignon, d’un secteur denté à contrepoids et d’une tringle verticale, par le levier principal du machiniste.
- Il possède 45 positions de résistance dans les deux sens de marche, ce qui permet de graduer avec une grande précision la vitesse de la machine.
- Enregistreur de cordées « Karlich ». — L’enregistreur de cordées « Karlick » enregistre le nombre de traits faits par la machine, ainsi que sa vitesse à chaque instant; il indique constamment par une grande aiguille se déplaçant sur un cadran visible cette vitesse au machiniste et il l’avertit par un signa] acoustique lorsqu’elle dépasse la limite permise
- Interrupteurs de sécurité. — L’installation comporte trois interrupteurs de sécurité.
- a) L’interrupteur évite-molettes placé dans une
- carcasse hermétique en acier coulé et monté directement dans le châssis à molettes. Il se trouve dans le circuit général d’excitation.
- b) Le disjoncteur à minirna de courant d’excitation du moteur d’extraction, branché sur le circuit principal de ce moteur et possédant comme le disjoncteur à maxima un contact auxiliaire dans le circuit général d’excitation.
- 6*) Le disjoncteur à maxima dans le circuit principal du moteur d’extraction avec contact auxiliaire dans le circuit général d’excitation.
- Le déclenchement de l’un quelconque de ces trois appareils supprime donc le courant général d’excitation et le courant d’armature du moteur d'extraction ; par la suppression du courant d’excitation, il provoque le fonctionnement de l’appareil de sûreté qui commande le calage du frein à air comprimé.
- Appareils de contrôle. — Sous les yeux du mécanicien se trouve placée la colonne qui. porte les appareils de contrôle, un ampèremètre et un voltmètre à graduations bilatérales, branchés sur le circuit d’armature du moteur d’extraction, deux lampes témoins placées l une sur le circuit général d’excitation, l’autre sur le circuit triphasé, et un signal accoustique qui fonctionne lors de la suppression du courant principal à haute tension.
- (ÏHOUPK-TAMPON
- Le groupe-tampon installé dans une annexe de la salle de la machine d’extraction comprend, comme nous l’avons vu plus haut, trois machines électriques : la génératrice, l excitalrice et le moteur asynchrone, ainsi que le volant assemblé .par accouplement élastique.
- Sa vitesse est de 5oo tours par minute au synchronisme.
- L’ensemble complet est monté sur un bâti commun en deux pièces, Tune qui reçoit le groupe de machines électriques, et l’autre les paliers du volant.
- Génératrice. — La génératrice d’une puissance normale de 210 kw. est capable non seulement de fournir au moteur d’extraction le courant qui lui est nécessaire pour vaincre les moments les plus élevés, mais aussi de recevoir, en marchant dans ce cas comme moteur, l’énergie que le moteur d’extraction lui renvoie lorsqu’il est entraîné en génératrice lors des moments négatifs ou des freinages brusques aux arrêts.
- Excitatrice. — L’excitatrice est placée en bout d’arbre du groupe.
- p.1x31 - vue 31/688
-
-
-
- 32
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N° 14.
- Chacun des élcclros porte deux bobines : une bobine .shunt et une bobine traversée par le courant d'excitation de la génératrice du groupe.
- Moteur asynchrone. — La puissance moyenne du moteur asynchrone est de a'io IIP, mais il est capable de développer une puissance maximum de 35o HP environ.
- Son rotor a un diamètre extérieur de et
- une largeur de 3io mm. 11 porte 216 rainures contenant chacune une barre de cuivre.
- L’enroulement, est étoilé et la tension entre les bagues est d'environ 350 volts.
- Le stator comprend it\t\ encoches ka/j fils chacune. Il possède 12 pôles et son bobinage est également étoilé.
- Volant. — Le volant du groupe principal de Baulet pèse i3 tonnes, lia un diamètre extérieur de 3m et une longueur de jante de 58o millimètres.
- Son PI)2 est de 68000 kÉf,,ï3. A 5oo tours, sa puissance vive est de ï 3^5 000 kp;m, et la vitesse périphérique de 80 mètres.
- Lors de la descente des charges, la génératrice entraînant le moteur asynchrone, cette vitesse peut atteindre 83 k 85 mètres.
- Ce volant est en acier coulé d'une seule pièce. La jante est réunie au moyeu par un voile plein ondulé.
- Il est complètement tourné, exactement équilibré, et fixé sur son arbre par deux systèmes de cales à clef de 27 mm d'épaisseur.
- L’arbre du volant a un diamètre de 23o mm au calage. Il est porté par deux paliers distants d’axe en axe de im,aoo.
- 11 est réuni k l’arbre du transformateur rotatif par un manchon d’accouplement élastique. Les portées de calage du manchon ont i.'|5 mm de diamètre, et 2.65 mm de longueur.
- Le manchon d*accouplement élastique est en acier coulé.
- Il porte huit boulons garnis de bagues on caoutchouc de 69 ",m de diamètre intérieur et de ^5 mni de longueur. Le diamètre extérieur du manchon est de 800 millimètres.
- Il est enfermé dans une gaine protectrice en fonte rapportée sur les paliers.
- Les paliers du volant constituent la partie délicate du groupe-tampon.
- Aussi leur construction exige-t-elle des soins tous spéciaux.
- Ces paliers ont 180 uuu de diamètre et 5oo mm de longueur de coussinet.
- Ces coussinets sont en acier çoulé garni de métal blanc ; ils sont montés k rotule.
- Rhéostat de démarrage du groupe, —La puissance vive du volant étant considérable relativement k la puissance du moteur asynchrone, on conçoit que le démarrage du groupe doive être très laborieux.
- Ce démarrage est obtenu par un rhéostat liquide k manœuvre lente du tableau de la sous-station.
- Egalisateur limiteur de charge. — L’appareil employé k Baulet consiste essentiellement en une résistance mise automatiquement et progressivement au moment voulu eu circuit ou hors circuit du rotor du moteur asynchrone du groupe.
- Le rhéostat est commandé par un petit moteur de 1 /1\ de cheval k courant continu 110 volts. Ce moteur est mis en marche dans un sens, arrêté ou mis en marche dans l’autre sens, par deux interrupteurs bipolaires k relais, commandés par un ampèremètre k contacts doubles. Celui-ci est branché sur le secondaire d’un petit transformateur monophasé, placé dans la ligne d’arrivée du courant k haute tension au stator du moteur du groupe.
- Consommation de courant. — La consommation de courant garantie au tableau de la sous-station par tonne utile extraite de la profondeur çlo /)Oom, k raison de 2/( k 26 traits par heure, est de 2 200 kilowatts-heure, ce qui correspond k 1 5oo kilowatts-heure par cheval-heure utile cri charbon élevé.
- Les essais faits actuellement k la profondeur de 17a111 ont montré que ces chiffres ne seraient j>as atteints.
- En comptant, comme MM. Baijot et Monet le font, Qkfl de vapeur par kilowatt-heure, ce chiffre correspond k une consommation moyenne de i3kp:,5 de vapeur par cheval heure utile en charbon élevé.
- Les cages sont k deux wagonnets; leur vitesse moyenne dans le puits est de im par seconde.
- A côté delà machine 'd’extraction que nous venons de décrire, et dans la même salle, se trouve installé le treuil de secours qui dessert le puits d’aérage.
- Ce treuil est aussi k bobines, mais pour cables plats en acier de 1 iomm >< 13mm, k 3k^,7<>opar mètre courant.
- Il csl actionné par un moteur k courant continu de 5o HP, capable de produire un couple correspondant do 80 11. P. lors des vcnlevages au fond k /|Oo mètres.
- L’énergie nécessaire au moteur est aussi fournie par un petit groupe-tampon tournant k la vitesse de 5oo tours par minute. Ce petit groupe est muni d’un petit volant de 0oou£ placé entre le moteur asynchrone et la génératrice.
- J. R.
- p.1x32 - vue 32/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 33
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Dans sa dernière revue du marché, le journal Y Information disait que le compartiment des sociétés d’électricité n’accusait aucune orientation bien déterminée, et que le groupe des secteurs parisiens lui-même n’avait pas présente, ces derniers jours, son activité habituelle, mais des flottements dont il était difficile de déduire une tendance précise. Et pourtant, toutes nos valeurs de secteurs ont atteint des taux qui escomptent largement le présent et l’avenir. Edison est à i 4<>o francs; Eclairage et Force par l’Electricité aux environs de i le Secteur de la Place Clichy, comme Edison, vers i 4oo; il n’est pas jusqu’au Secteur de la Rive Gauche qui ne soit monté de 200 à 400 francs! Toutes ces valeurs, à part la dernière, ont fait, en un an, plus de chemin que pendant tout le cours de leur concession. Malgré toutes les perspectives que présente le nouveau régime de l’Electricité et la situation privilégiée de la Compagnie Parisienne de Distribution, il serait sage de marquer un temps d’arrêt dans cette ascension vers des cours plus élevés. L’Electricité de Paris, qui se trouve mêlée à la vie de tous ces secteurs, et qui possède maintenant une usine de 8!S ooo chevaux en ordre de marche, a plutôt reculé aux environs de 44o francs. On dit qu’elle va émettre une nouvelle série d’obligations. Celles qui sont sur le marché sont recherchées à 486 francs. Le nouveau capital de 5o millions de la Compagnie Parisienne a été souscrit très facilement et jusqu’à concurrence de 199289 actions sur 200 000 par les anciens actionnaires. Ceci ne peut surprendre, puisque les Secteurs de Paris sont les plus gros de ces actionnaires et qu’ils ont utilisé leurs réserves à la formation de ce capital. Un certain mouvement s’est dessiné sur la Compagnie Générale d’Eleetricité dont nous avons étudié le bilan dernièrement; on a parlé d’une entente définitive avec la Compagnie du Gaz de Marseille. C’était, pour la Compagnie Générale, la seule ombre à son tableau que cétle concurrence acharnée d’un adversaire qui était, il faut bien le dire, bien avant elle dans la place. La continuation de la lutte n’aurait profité ni à l’une, ni à l’autre, et l’entente est à souhaiter dans une ville où il y a certainement place pouiN deux secteurs importants. Aux alentours de Paris, rOucst-Lumicre et; l’Esl-Lumière consolident leuj* situation commerciale et financière; les résultats acquis quant à présent marquent une progression constante dans les recettes et les bénéfices nets, ce qui fait prévoir des plus-values de dividende, sinon
- pour l’exercice clos, tout au moins pour ceux à venir.
- Les titres des sociétés qui s’occupent de construction sont plutôt stationnaires. Celles-ci ressentent les eifets de la crise, malgré qu’on parle de nouvelles concessions et de transformations d’ateliers existants ; c’est aussi que la concurrence étrangère, allemande, suisse, belge, et même ^italienne, enlève nombre d’affaires à des prix que les sociétés françaises ne peuvent soutenir. Pourquoi des particuliers, voire même des Compagnies de chemin de fer auxquelles on en a fait un grand grief, ne s’adresseraient-elles pas à des maisons étrangères qui leur garantissent à des prix inférieurs des marchandises de même qualité? Sommes-nous moins bien outilles ? Non, dans la généralité des cas, mais nos matières premières et notre main-d’œuvre sont à des prix plus élevés, sans que l’activité de celte dernière puisse compenser l’écart résultant de ces deux causes et d’une législation économique qui les aggrave toujours.
- Le groupe des affaires de traction est calme, bien que les résultats annoncés dans ces derniers jours par nos différentes sociétés de Paris ou de la province soient de nature à rendre confiance au public dans ces entreprises. Du reste, pour Paris, tout demeure suspendu aux dernières décisions du Conseil municipal ; elles ne tarderont plus à intervenir et seront, souhaitons-Ie vivement, de nature à satisfaire le public, les employés... et les actionnaires.
- En Allemagne, la situation des valeurs d’Electri-cité est stationnaire, sinon en baisse. Il est intéressant de relever deux faits d’ordre tout différent qui donneront une idée de l’esprit qui règne dans les milieux commerciaux. A Breslau, le Conseil municipal a pris d’urgence une décision votant un crédit d’un million de marks pour l’achat d’une provision de cables, en raison du prix actuel du cuivre. D’autre part, le rapport de Siemens-Schllkert signale que beaucoup de commandes ont été annulées par suite de la crainte du vote des nouveaux impôts projetés. Les mesures fiscales mal étudiées vont à l’encontre même des résultats que l’on en attend. L’incidence des nouveaux impôts n’est pas toujours ce que les ministres la prévoient, ni ce que les contribuables la supposent ; mais dut-elle apparaître comme réalisant la plus parfaite justice en matière de charges publiques, elle ne devrait être déterminée que par des raisons économiques, puisque finalement ce sont elles qui régissent cet ordre de faits.
- E11 Belgique, au contraire, il parait que la confiance est générale pour les valeurs d’électricité. On
- p.1x33 - vue 33/688
-
-
-
- 34
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 14.
- signale des installations fort intéressantes de l’Ullioll Electrique A. E. G., et notamment un transport de force à io ooo volts entre les hauts fourneaux de Seraing et les laminoirs de Liège de la Société d’Es-pérance Longdoz ; la puissance nécessaire aux lami. noirs est transmise par des câbles souterrains d’environ de longueur placés le long de la ligne du Nord. Les chaudières qui alimentent les turbo-alter-nateurs brûlent les gaz des hauts fournaux. Il faut ajouter en outre la fourniture à la Société de Sambre-et-Moselle de trois moteurs de laminoirs à courant triphasé, l’un de i 8oo chevaux de puissance normale, les autres de 8oo chevaux avec tous les moteurs de rouleaux et les appareils accessoires. Enfin, l’Union électrique installe au charbonnage de Hautrage en fonçage, deux turbines de 3oo kilowatts, alimentant deux turbo-pompes verticales de 35o chevaux et une de 2&o chevaux. Il ne faut pas oublier qu’en somme c’est l’industrie allemande qui profite de tous ces marchés.
- Les valeurs de tramways,par contre, montrent beaucoup de faiblesse, les résultats d’ensemble de l’année écoulée, comparés à ceux des exercices précédents, paraissant moins satisfaisants. Nous avons vu ce qu’il en était pour les tramways bruxellois. Ceux d’Anvers annoncent un dividende de 6 francs par action de capital, i fr. 70 par action de dividende, contre 6 fr. 5o et 2 fr. i5 pour 1907. D’autres entreprises, Bilbao, Barcelone, Livourne, Rosario, donnent de sérieuses plus-values de recettes sans influence sur les cours.
- Pour faire suite aux renseignements que nous donnions dans notre dernière chronique, et par comparaison avec ceux donnés ci-dessus, nous remarquerons que les tramways d’Amiens, de Rouen, de Nice et du Littoral déclarent des bénéfices en légère augmentation sur ceux de l’exercice précédent; chacun d’eux maintient cependant le même dividende. Mais,par contre, les tramways électriques et omnibus de Bordeaux accusent une diminution de bénéfices nets de 42 45q francs que le report de l’exercice précédent ne suffit pas à compenser.
- L’Electricité de Seraing et extensions, dont nous aurons l’occasion de reparler à jwopos de Railways et Electricité, consacre sagement tout son bénéfice à des amortissements et à un fonds de renouvellement.
- Ainsi, sur 189046 francs, 122 419 francs reçoivent une affectation de réserve.
- La politique des accords se répand de plus en plus dans le monde des hydrauliciens. Nous avons déjà eu l’occasion de signaler combien elle pouvait être féconde en résultats pour ces différentes sociétés qui utilisent des cours d’eau ou des rivières à régime variable et tout à fait différent ; maintenant que les transports à 80 et à 100 000 volts semblent devenir un jeu, les Alpes vont venir au secours du Centre. La Société hydro-électrique de l’eau d’Olle a signé un contrat avec l’Énergie Électrique du Centre à laquelle elle vend 1 5oo chevaux d’été pour une recette minimum de 80000 francs. Elle a également traité avec- l’Energie Industrielle pour la fourniture de5o chevaux moyennant 9 5oo francs. La Société de l’Eau d’Olle serait dès maintenant assurée d’un minimum de recettes de 270 000 francs et commencerait à distribuer du courant au ier janvier prochain.
- Un autre accord est intervenu entre la Société des Forces motrices du Haut Grésivaudan et différentes autres possédant des chutes sur le Bréda aux termes duquel elles exécutent les travaux nécessaires à la régularisation de l’écoulement du lac des Sept-Laux et par suite du débit du Bréda. Les dépenses seront supportées par les sociétés intéressées dans la proportion des hauteurs des chutes brutes possédées par chacune, les chutes non aménagées ne comptant que pour le cinquième des chutes aménagées.
- Au point de vue commercial ces différentes ententes fixent le cours du cheval hydro-électrique comme celui des chutes dans certaines régions, chiffre dont l’intérêt ne peut échapper à tous les industriels désireux de s’affranchir des sujétions que crée la force motrice à vapeur.
- Enfin, une société au capital de 600000 francs serait en formation à Vals-les-Bains sous le nom de Société Ardéchoise de Force et Lumière, ayant pour objet l’exploitation des diverses installations hydroélectriques du département de l’Ardèche. Si bien que toute la France sera, dans peu de temps,sillonnée d’une série de lignes électriques dont les réseaux pourront être comparés à ceux de nos grandes compagnies de chemins de fer.
- D. F.
- p.1x34 - vue 34/688
-
-
-
- 3 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 35
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — Le rapport de M. Chaîne, député, sur les acquisitions de matériel roulant par les Chemins de fer de l’Etat, porte sur ioo locomotives avec tenders, 55 voitures à boggies, i65 voitures à deux essieux, 57 fourgons à bagages, 2 200 wagons couverts, 600 wagons plats, 200 wagons à houille de 20 tonnes. La dépense totale serait de 5o millions répartis en annuités de 5 millions.
- La Compagnie des Chemins de fer P.-L.-M. vient de passer à la Société des anciens établissements de Dic-trich une commande de 3oo wagons couverts.
- Espagne. — Le Conseil général de la province de la Corogne a chargé un ingénieur de lever les plans et établir un devis pour les travaux de construction de la.ligne de chemin de fer entre Santiago et la Corogne. Cette voie ferrée s’embranchera sur la ligne de la Corogne à Madrid et l’adjudication aura lieu dès que le projet aura été approuvé par le Ministère des Travaux publics.
- Portugal. — Le ministre du Commerce de Portugal est autorisé à prendre les mesures nécessaires pour l’émission de 4000000 milreis d’obligations destinées à la création de nouvelles lignes de chemin de for.
- Italie. — Le projet de construction d’un tramway électrique entre Modène, Vinola, Guiglia et Zocca a été soumis à l’approbation du ministre des Travaux publics. La ligne aurait une longueur de 25km, et le prix de l’établissement serait d’environ 8 millions de lires.
- Une nouvelle Société, « Eletlro Industriale délia Valle del [Rosario », a été fondée à Spezia, au capital de 2 Sooooo lires, dans le but de construire une ligne de tramways de Spezia à Alta Lunigiana.
- Un projet est à l’étude pour l’établissement d’un tramway électrique, d’une longueur de 27kra, entre Masnago et Angera.
- Suisse. — Il se confirme de plus eu plus que l’on va modifier la direction du tunnel de Lôtschberg, de manière à placer la sortie sous le Gasterntal. Plusieurs projets sont présentés pour cette modification ; celui de la Berner Alpenbahn-Gesellschaft prévoit [un nouveau trajet qui excéderait de moins de 8oom la longueur du tunnel rectiligne. La nouvelle direction se séparerait de la galerie actuelle au kilomètre 1,200, au début d’une courbe de 1 ioom de rayon, dans la direction est. Cette modification portera le délai d’achèvement du tunnel à au moins un an, y compris les sept mois déjà écoulés.
- ÉCLAIRAGE
- Jura. — Le Conseil municipal de Lons-le-Saunier a
- nommé une commission chargée d’étudier le projet d’éclairage électrique de la ville.
- Manche. — Une Société vient d’être constituée à Saint-Lô dans le but de fournir l’éclairage électrique à celte ville et aux environs.
- Russie. —• Après de longues négociations, un groupe technique et financier auquel appartiennent la Gesells-chaft fur Eleklrische Unternehmungen, de Berlin, la Société généralebelge d’entreprises électriques etla Société financière de transports et d’entreprises industrielles a obtenu de la municipalité d’Odessa la concession de la distribution d’énergie électrique dans la ville. Nous avions déjà fait allusion à ce projet dans notre numéro du 27 février. Les promoteurs se proposent de donner au syndicat la forme d’une Société anonyme.
- Italie. — La Societa Elettrica Bistagneso a demandé aux autorités de la province d’Alexandrie une concession pour l’éclairage électrique de la ville de Bistagno.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- France. — Le ministère de la Guerre fait ériger à Uxegney, près de la frontière allemande, une puissante station radiotélégraphique, comprenant 2 tours, l’une de 3omet l’autre de 4om de hauteur.
- Les bateaux faisant la traversée de Boulogne à Folkes-lono vont être équipés, paraît-il, d’appareils de télégraphie sans fil.
- Espagne. — Les îles Canaries vont être reliées, par la télégraphie sans fil, avec l’Europe, l’Afrique et l’Amérique. La station principale sera aux Grandes Canaries; une station d’une portée de 3 oookm sera érigée à Téné-riffe ; les autres îles posséderont chacune une station de 200km de portée pour leur permettre de communiquer entre elles. Le gouvernement espagnol a accordé une concession de vingt ans à la Compagnie chargée de l’installation.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Thomson-Houston, Paris.
- Bulletin mensuel, janvier 1909. — Machines d’extraction à commande électrique.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est Jeumont.
- Bulletin mensuel, mars 1909. — Installations électriques des charbonnages du Carabinier, à Pont-de-Loup.
- Verity's Limited, Londres.
- t Aston » Lamps,
- p.1x35 - vue 35/688
-
-
-
- 36
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N» 14.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société Electrique de la vallée de la Suippe. — Constituée le 8 mars 1909. — Capital : 275 000 francs. — Siège social : Bazancourl (Marne).
- Compagnie de locations électriques. — Constituée le i5 mars 1909. — Capital : 600 000 francs. — Siège social : 48, rue Taitboul, Paris.
- Société des mines de Bazai/fes. — Constituée le 20 mars 1909. — Capital : 3ôo 000 francs. — Siège social : Ba-zailles (Meurthe-et-Moselle).
- Société Anonyme des Etablissements Maljournal et Bourron.
- — Constituée le 29 mars 1909. —. Capital : 1 600 000 fr.
- — Siège social : 128, avenue Thiers, Lyon.
- Energie électrique de la Côte-d'Or. — Constituée le 29 mars 1909. — Capital : 400 000’fraucs. — Siège social; 3o, rue de Longvic, Dijon.
- Compagnie des lampes Fotos. — Constituée le 29 mars 1909.— Capital : Goo 000 francs. — Siège social ; 20, quai de Retz, Lyon.
- CONVOCATIONS D'ASSEMBLÉES
- Société française Efectroiyiique. — Le 7 avril, 55, rue Saint-Lazare, à Paris.
- Société Energie électrique de Porto. —Le 3o avril, à Porto (Portugal).
- Compagnie des Chemins de fer du Nord. — Le 28 avril, 19, rue Blanche, à Paris.
- Société défectro-méta/furgie de Dives. — Le 27 avril, 19, rue Blanche, à Paris.
- Compagnie des Télégraphes du Nord. — Le 24 avril, â Copenhague (Danemark).
- Société d'exploitation des câbles électriques, système Ber-thoud-Boref et Ci(î, Cortaillod. — Le G avril, à Neuchâtel (Suisse).
- Compagnie des Tramways de Cette. — Le 24 avril, 8, rue ,de la Bourse, à Lyon.
- ADJUDICATIONS
- l'IlANCJi
- Le 3o avril, à 4 heures, au sous-secrétariat des Postes et Télégraphes, io3, rue de Grenelle, à Paris, fourniture de fil de cuivre recouvert de caoutchouc et de coton ignifugé (6 lots). Demandes d’admission avant le 20 avril.
- Le 3o avril, à 4 h. 1/2, au sous-secrélarial des Postes et Télégraphes,ao3, rue de Grenelle, à Paris, fourniture
- de récepteurs téléphoniques et de postes muraux pour abonnés avec transmetleurel appel magnétique solidaires (7 lots). Demandes d’admission avant le 20 avril.
- BELGIQUE
- Le 20 avril, à 10 heures, par devant le commandant du génie de rcnccinled’Anvers,rue du Mai, 110 21, k Anvers 9 installations de l’éclairage électrique du nouvel hôpital militaire d’Anvers, 92952 fr 81, non compris 4Goofr. à valoir; caut. :q 200 francs; prix du cahier des charges : 2 francs; prix des plans : 5 francs; s’adresser, i5, rue des Auguslins, à Bruxelles. Soumissions le 17 avril.
- Le 20 avril, à 3 heures, à l’administration des hospices, boulevard Botanique (hôpital Saint-Jean), à Bruxelles, installation d’un moteur à gaz et d’une pompe à l’hôpital maritime Roger de Grimberghe, à Middelkerke.
- ALLEMAGNE
- Le 1.4 avril, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Speldorf, fourniture de 2 moteurs à courant alternatif.
- Prochainement, à l'administration de la ville, à Halle-sur-Saale, extension des installations électriques, 2000000 de marks.
- Prochainement, au service central des chemins de fer de l’Etat prussien, à Berlin, fourniture de 1 072 voitures à voyageurs, 332 fourgons à bagages et 7 299 wagons à marchandises pour leslignes existantes, puis ii2voitures à voyageurs ot3o fourgons à bagages pour les nouvelles lignes à ouvrir en 1909.
- Le 26 avril, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Stcttin, fourniture de 10 000 lampes électriques à incandescence avec accessoires.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Mors, établissement d’une voie électrique, 700 000 marks.
- Prochainement, à l’administration communale, à Büdingen (Hesse), établissement d’installations électriques, 2G0 000 marks.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 23 avril, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Linz, fourniture d’installations mécaniques, machines-outils, etc,, pour les ateliers.
- AUSTRALIE
- Le 3i mai, à la municipalité, à Sydney, fourniture et montage de machines électriques (3 lurbo-alternateurs avec tousaccessoires).
- P*BW. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
- p.1x36 - vue 36/688
-
-
-
- Trente-et-Unlème année. SAMEDI 10 AVRIL 1909. Tome VI (2* série).- N’ 15
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 37. — G.Rosset. Expression de la période de vibration électrolytique des ions et scs conséquences, p. 3g. — E. Roth. — Les moteurs polyphasés à collecteur, p. 47.
- Extraits des publications périodiques. — Méthodes et appareils de mesures. — Electromètre absolu à torsion, E. Salmon, p. 52. — Construction de machines. Contribution à l’étude de la dispersion dans les bobinages à courant alternatif, M. Schenkel, p. 54. — Correspondance, p. 57. — Législation et contentieux. Conflit entre une Compagnie gazière et une commune au sujet du meilleur éclairage, P. Boucault, p. 60. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 64 — Renseignements commerciaux, p. 66 — Adjudications, p. 67.
- ÉDITORIAL
- M. G. Rosset a déjà établi au cours d’une précédente étude une expression delà résistivité électrolytique en fonction de certaines caractéristiques du milieu soumis à l’électrolyse, et notamment de la période de vibration des ions dans ce milieu.
- C’est aujourd’hui de cette dernière quantité que s’occupe spécialement M. Rosset ; il se propose de l’expliciter à l’aide de ses différents facteurs : concentration, masse et charge des ions, et pouvoir inducteur spécifique du milieu en expérience. A cet effet l’auteur introduit dans l’étude du phénomène la notion de temps et développe son calcul en s’aidant de la considération des équations aux dimensions. Il obtient ainsi, comme premier résultat, une relation qui lie l’élongation au temps.
- Etant en possession de cette formule générale, M. Rosset l’étudie alors spécialement dans le cas où les élongations sont très petites, et ce nouveau calcul l’amène à une égalité finale approximative qui lie la résistivité électrolytique à la concentration des ions au voisinage immédiat de l’électrode.
- Dans un article ultérieur M. Rosset se propose de développer les conséquences de son calcul.
- On Lrouvera ensuite le début d'un important travail de M. E. Roth, sur les moteurs polyphasés à collecteur. On sait que l’intérêt de cette machine consiste surtout en ce qu’elle résout le problème du réglage des moteurs asynchrones polyphasés sans pertes dans des résistances. M. Roth établit pour ce mo-
- p.1x37 - vue 37/688
-
-
-
- 38 LA LUMIÈRE
- teur un diagramme tout à fait général, qui permettra de retrouver, dans des cas particuliers, les diagrafnmes correspondants, déjà connus des électrotechniciens ; on connaît notamment les travaux de M. Blondel à ce sujet.
- L’auteur définit d’abord les notations qu’il se propose d’employer et spécifie qu’il adopte, comme angle de calage des balais, celui qui fêtait produire par les mêmes courants envoyés dans le stator et le rotor en série, des champs slatoriques coïncidant et de même sens, ce qui est précisément la convention faite par M. Blondel. Enfin il est entendu qu’il sera fait provisoirement abstraction des pertes dans le fer et des pertes par frottements, quitte à les rétablir dans l’établissement du diagramme final.
- A la fin de ce premier tronçon de son travail, M. Roth aboutit à une équation fort longue, ainsi qu’il est inévitable dans’ une théorie qui vise à une généralité absolue, équation qui d’ailleurs est susceptible d’une traduction géométrique très simple ; c’est à l’aide de cette équation qu’on pourra construire le cercle de fonctionnement du moteur.
- M. Salrnon a imaginé un nouveau type d’électromètre, dit électromètre absolu à torsion, qui se distingue par sa grande précision ainsi que par sa commodité d’emploi. On peut avec cet appareil déterminer des potentiels de l'ordre de mille volts à moins de 20 Volts près. En outre il permet d’effectuer dès mesures absolues, et sa formule ne diffère pas de celle de l’électromètre absolu de Thom-
- ËLËCTftlQÜË T. VI (2« Séide). —N« 13.
- Son. Deux croquis schématiques permettent à nos lecteurs de se rendre compte de l’agencement intérieur êt des connexions.
- M. Schenkel a apporté récemment une intéressante contribution à Vétude de la dispersion dans les bobinages à courant alternatif', en représentant par une formule approximative d’une simplicité tout à fait remarquable la valeur du flux émis par un pôle d’un alternateur à travers les deux pôles voisins. Cette formule est notamment indépendante du diamètre du stator ainsi que du nombre de pôles.
- Pour l’obtenir, l’auteur a dû faire un certain nombre d’hypothèses simplificatrices. Les unes paraissent très légitimes, par exemple celle en vertu de laquelle le métal du stator est regardé comme infiniment perméable par rapport à l’entrefer ; d’autres prêtent davantage à la discussion, mais On peut aussi juger qu’il est permis d’admettre des approximations un peu larges lorsqu’on réussit effectivement à en déduire un résultat particulièrement simple et maniable. Or c’est ce que M. Schenkel a su réaliser, et, comparant sa théorie à l’expérience, il a trouvé des concordances assez encourageantes pour démontrer l’utilité et la valeur de son procédé de calcul.
- Ün tableau placé à la fin de l’article montrera qu’en effet les écarts entre la théorie et les mesures expérimentales sont très faibles, surtout dans le cas où les différences de potentiels à mesurer sont relativement assez élevées.
- p.1x38 - vue 38/688
-
-
-
- REVUE b’ÊLEÉTiUClTÈ
- 39
- 10 Avril 1909
- EXPRESSION ÙE LA PÉRIODE DE VIBRATION ÉLECTROLYTIQUE DES IONS,
- ET SES CONSÉQUENCES
- On a vu, dans une étude précédente ('), par l’analyse du phénomène de l’électrolyse, que l’application du principe de la conservation de Vénergie pendant les différents stades du mécanisme de l’électrolyser conduisait à la relation :
- Période de vibration des ions Pouvoir inducteur spécifique du diélectrique ’
- comme expression tout à fait générale de la résistivité électrolytique, /e2 étant ia constante d’attraction et de répulsion des charges élec-Iriques dans l’expression de la loi de Coulomb sur les actions réciproques des charges électriques, TC étant le pouvoir inducteur spécifique du diélectrique qui constitue le milieu où a lieu l’électrolyse et étant, on le sait, inversement proportionnel à la constante kr de la loi de Coulomb, T étant le temps nécessaire au passage de q coulombs à travers l’électrolyte, q étant la charge constante de l’ion dans le milieu électrolytique considéré. Par définition même, et comme l’a montré l’analyse du mécanisme de l’élec-trolyse, T correspond par conséquent à ce que l’on peut appeler la période de vibration de la file d’ions.
- On a examiné pour ainsi dire qualitativement dans l’étude précédente la mobilité des ions, l’application du principe de la conservation de l'énergie n’ayant exigé que le retour en bloc de tout le système de l’état initial au même état final sans se soucier autrement des positions transitoires occupées par les ions, ni des mouvements propres de ces ions en fonction du temps, c’est-à-dire de leurs positions relatives aux différents instants de la
- durée. On peut donc chercher maintenant à pousser plus dvant cette analyse intime du phénomène de l’électrolyse, et étudier quantitativement les mouvements des ions.
- Il est en effet nécessaire de déterminer l’expression analytique du mouvement vibratoire des ions, pour pouvoir en déduire l’expression de la période de vibration T en fonction de ses différents facteurs : concentration des iôùs ou leur écartement, pouvoir inducteur spécifique du diélectrique qui constitue le milieu électrolytique en expérience, charge constante correspondante des ions dans ce milieu diélectrique, masse des ions, et pour pouvoir introduire alors fructueusement cette expression de la période de vibration des ions dans la relation générale de la résistivité électrolytique, dont on établira ainsi l’expression générale en fonction des différents facteurs de l’électrolyte en expérience.
- On remarquera tout d’abord que le mouvement vibratoire des ions n’est pas le même que celui du son ou de la lumière, comme nous l’avons déjà mis en évidence dans des études précédentes (‘). On n’a jamais constaté, en effet, de phénomènes de réflexion, par exemple, et nôtamment de réflexion totale dans là transmission du courant électrique, et quant aux phénomènes de pseudo-réfraction électrolytique ou électrique de l’électricité, étudiés expérimentalement par Tribe et Quincke, ils s’expliquent par le fait que le courant électrique suit le chemin qu’il peut parcourir avec le minimum de perle de tension, c’est-à-dire, par conséquent, le chemin
- (*) L'Éclairage Électrique, 1907, tome Lfll, uos 45 et 4b.
- (*) L’Éclairage Electrique, 1906, tome XLVIII, et 1907, tome Ll, u° 19.
- p.1x39 - vue 39/688
-
-
-
- 40
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2* Série). — N» 45.
- le moins résistant, comme le cours d’eau, par ses méandres, suit le fond de la vallée.
- Cela posé, nous allons chercher à introduire la notion de temps en écrivant la loi mécanique générale de la proportionnalité des accélérations aux forces qui en sont la cause.
- Ici les forces en jeu sont des forces électriques dont l’intensité est donnée par l’application de la loi de Coulomb relative aux attractions ou répulsions entre corps chargés d’électricité, c’est-à-dire par la relation :
- ,, _ X ?!
- A -- 9 7
- expression dans laquelle :
- F est l’intensité de la force d’attraction ou tic répulsion, suivant le signe identique ou contraire des chargesélectriques en présence, qui s’exerce entre deux corpuscules chargés d’une môme quantité d'électricité q en valeur absolue, et situés à une distance s l’un de l’autre; Id est une constante particulière au milieu diélectrique considéré.
- Ona vu précédemment (*) que la constante /c2 a comme dimensions L2T~2 dans le système électro-magnétique, c’est-à-dire qu’elle est homogène au carré d’une vitesse. On sait, en effet, ainsi que l’a établi Maxwell et que l’a vérifié l’expérience, que la constante k% de la loi de Coulomb est inversement proportionnelle au carré de l’indice de réfraction pour la lumière du milieu diélectrique considéré, et par suite directement proportionnelle au carré de la vitesse de la lumière dans le diélectique en question, la vitesse de la lumière dans un certain milieu et l’indice de réfraction de ce milieu étant, on le sait, inversement proportionnels l’un à l’autre dans la tiicorie des ondulations : c’est justement ce fait expérimentalement vérifié qui a ruiné à tout jamais la théorie de Vémission.
- Considérons un ion tète de file situé à une distance x de l’électrode, variable aux dilfé-
- f1) f/Eclairage Electrique, 1907, tome LIII, n° 47, p. u63.
- rents instants, par suite des mouvements de vibration électrolytique de l’ion.
- Cet ion est soumis à une force électrique émanant de l’électrode et ayant pour intensité :
- ,. _ h* x <f ' ~~ ai 2 ’
- force d’attraction avant que l’ion ait touché l’électrode, force de répulsion après ce moment, c’est-à-dire après le contact de l’ion avec l’électrode. De telle sorte que l’on pourrait faire une convention de signe et écrire :
- JdXqXq'
- T ' ~~ô y
- x2
- q et q', charges respectives des ions, étant, d’ailleurs, toujours égales en valeur absolue.
- Celte égalité constante en valeur absolue de la charge réspective des ions provient du fait que les ions s’électrisent spontanément par leurs chocs mutuels. On sait, en efîetj que le frottement de deux corps de nature différente — et les deux ions associés dans un électrolyte sont essentiellement différents l’un de l’autre — engendre une même quantité d’électricité, mais de signe contraire, sur chacun de ces corps.
- Quand les charges électriques q et q' sont de signes contraires, la force f est positive, et il y a attraction. Quand les charges électriques q et q' sont de même signe, la force f est négative, et il se produit une répulsion.
- Mais on voit qu’au signe près, l’intensité de la force est la même pour des élongations x égales, qu’il y ait attraction ou l’épulsion. Le sens de la force étant connu d’après les signes relatifs des charges électriques en présence et ne prêtant ainsi à aucune confusion possible, on peut par conséquent n’envisager l’expression précédente que dans sa valeur absolue. C’est ce que nous ferons ici.
- Ce que nous venons de dire montre le caractère particulier du mouvement vibratoire des ions, et sa différence essentielle et fon-
- p.1x40 - vue 40/688
-
-
-
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 41
- 10 Avril 1909.
- damentale avec celui des ondes lumineuses ou sonores, par exemple.
- On sait, en effet, que pour celles-ci, il y a un centre d’attraction fictif de la masse en vibration, et l’on suppose une attraction directement proportionnelle à la distance ou élongation.
- Ici, au contraire, ily a changement brusqué du signe de la force, qui reste constamment en intensité inversement proportionnelle au carré de la distance, au moment où l’ion touche l’électrode et où sa charge électrique même change de signe par conséquent, comme on l’a vu précédemment dans l'étude du mécanisme de la vibration électrolytique (’).
- A l’attraction succède alors brusquement la répulsion, avec des valeurs absolues de l’intensité de la force égales pour des distances égales. C’est grâce à cette succession brusque de la répulsion à l’attraction que l’ébauche d’un mouvement vibratoire peut commencer pour l’ion considéré.
- Cet ion, ayant ainsi acquis accidentellement une charge électrique de signe contraire à sa charge habituelle serait alors repoussé par l’éleclrode qui l’a chargé, en théorie jusqu’à l’infini, en pratique jusqu’à l’autre électrode, ou tout au moins s'intercalerait-il dans la file d’ions, s’il ne rencontrait dans le voisinage immédiat de l’électrode par suite du premier renversement périodique de l’orientation des ions intermédiaires de la file d’ions, un ion de même nature chimique, normalement chargé d’une même quantité d’électricité, mais de signe contraire, et si ces deux ions ne s’unissaient alors, par la neutralisation réciproque de leur charge éléctrique contraire, en donnant ainsi naissance à une molécule neutre, libérée, comme on le voit, exclusivement au voisinage immé-diaL de l’électrode, c’est-à-dire dans la pre-
- (•) /.’Eclairage Electrique, 1905, tome XLII, n° 4. p. ia8; 1907, tome LI, n° 19, p. 184 ; 1907, tome Lllt, n° 45, p. 181, et n° 47, p. 262.
- mière couche d’ions, et non en un point quelconque de l’électrolyte.
- L’ion ayant, touché l’éloctrodo ne s’intercale pas dans la file d’ions, parce qu’il peut aussitôt entrer en réaction avec un ion de même nature chimique, mais différemment chargé au point de vue électrique, pour donner naissance à une molécule neutre par la saturation réciproque de leur charge électrique contraire ; on voit nettement apparaître dans ce phénomène la notion de valence atomique, et le mode de production des liaisons entre les atomes dans la molécule, résultat d’une saturation de charges électriques contraires.
- On sait qu’une accélération a comme dimension LT~2, et une force MLT-3, de telle sorte qu’en divisant l’expression d’une force par une masse M, on obtient une relation homogène à une accélération, et qui en est vraiment une par conséquent.
- D’autre part, une vitesse a pour expression analytique la dérivée par rapport au
- &.¥
- temps d’un chemin parcouru : -é-, et l’accé-
- léraLion de ce mouvement la dérivée par rapport au temps de cette dérivée, c’est-à-dire :
- (Px
- L’accélération est, on le voit, par défini-
- Cvù
- tion même, la vitesse de la vitesse, car la vitesse a pour dimensions :
- (Vitesse) = ^ = LT_1, et l’accélération :
- LT-1 Vitesse
- (Accélération) = LT
- T
- Vitesse d’une vitesse.
- En divisant par M, masse de l’ion considéré, l’expression de la force électrique trouvée plus haut en écrivant la loi de Coulomb sur l’attraction et la répulsion des charges électriques, on obLient par conséquent une accélération, et l’on peut appliquer alors la loi générale de la mécanique sur la proportionnalité des forces causales aux accélérations produites.
- On a ainsi, en écrivant celte loi, et y étant
- p.1x41 - vue 41/688
-
-
-
- 42
- LA LUMIÈRE
- une constante absolue de proportionnalité, sans dimensions par conséquent :
- d2x dt2
- — ïX
- k2 X q* M
- X
- i
- La notion de temps se trouve ainsi introduite dans l’élude du phénomène.
- Suivant la méthode bien connue pour l'intégration dans ce cas, multiplions les deux
- doc
- membres de cette égalité par 2 -L, quantité
- différente de zéro, puisque c’est l’expression même de la vitesse, qui n’est évidemment pas nulle, puisqu’il y a mouvement en réalité. On obtient ainsi la relation :
- a X
- dx
- dt
- X
- d2x___
- dt2 .
- — a y X
- k2 X qi
- M
- X
- 1
- X
- dx dt ’
- expression sous laquelle le premier meinhre se laisse voir nettement comme la dérivée par rappoi't au temps du carré de la vitesse :
- dt
- Multiplions donc les deux membres de cette égalité par la différentielle dt pour en prendre l’intégrale.
- On obtient ai nsi :
- X —- X dx -f- constante,
- /
- dx d-x ,
- “x* xtfx"
- k2 X q*
- f — X
- M
- et en effectuant, l’intégration une première lois :
- /cL\ _ _j_ ^ k X q x - + constante.
- èi l’on remarque (voir la ligure 1) que, pour des valeurs croissantes de la distance la force d'attraction ou de répulsion décroît d’une manière très rapide, car elle est
- ÉLECTRIQUE T. VI (2e Série). If' 15.
- inversement proportionnelle au carré de cette distance, on voit que pour tv-*-<x>, la force d’attraction ou de répulsion est nulle. Il n’y aurait donc plus mouvement pour un® distance infime, l’ion n’étant plus sollicité en aucune façon par l’électrode, et la vitesse elle-même est nulle par conséquent, dans ces conditions, c’est-à-dire que l’on a :
- ~ = o pour x 00. dt r
- On voit par là que la constante d’intégfra-tipn est nulle, et l’expression ci-dessus peut
- s’écrire, en prenant la racine carrée des deux membres :
- dx
- dt
- =? k X q X
- VM
- 1
- Cette relation montre que la vitesse de vibration de l’ion est reliée à l’élongation par une cubique.
- On remarquera sur cette expression que toutes choses égales d’ailleurs, les vitesses de déplacement sont inversement proportionnelles à la racine carrée de la masse M de l’ion considéré. On voit déjà dans ce fait se dessiner l’explication du phénomène du pseudo-transport des ions, dû, en réalité,
- p.1x42 - vue 42/688
-
-
-
- 10 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 43
- gomme pn le verra plue loin, au déplacement relatif des ions têtes de files des électrodes, entraînant une variation relative de la con-
- centration aux deux électrodes, et ce fait se produit pour qu’il y ait accord dans la vibration électrolytique des ions têtes de files pour entraîner le double renversement périodique de l’orientation des ions intermédiaires de la file d’ions.
- Cette loi do proportionnalité à l’inverse de la racine carrée de la masse dans la vitesse du déplacement est d'ailleurs une loi d’une extrême généralité. C’est ainsi que l’on retrouve ce fait dans les lois de la diffusion, par exemple, dont la vitesse est inversement proportionnelle à la racine carrée du poids moléculaire du corps qui se diffuse, d’après les expériences de Bunsen.
- On en voit ici facilement la raison. Pour appliquer la loi mécanique de la proportionnalité des forces aux accélérations, on peut, comme nous l’avons fait plus haut, faire figurer explicitement la masse dans le coefficient de proportionnalité. La méthode générale d’intégration pour passer de la valeur de
- l’accélération à celle de la vitesse : est
- dt% dt
- celle que nous avons suivie plus haut. On voit que l’intégration ne touche pas à la niasse, qui est une constante, mais que cette intégration donne le carré d’une vitesse. En venant à là vitesse elle-même, on prend donc une racine carrée, et c’est ainsi que la masse du corps considéré figurera toujours dans l’expression de la vitesse sous la forme de sa racine carrée, et que la vitesse sera toujours proportionnelle, toutes choses égales d’ailleurs, à l’inverse de la racine carrée de la masse du corps considéré. Il était intéressant de mettre en évidence le caractère général de cette loi et d’en montrer la raison.
- D’autre part, on peut remarquer que cette vitesse élémentaire de déplacement des ions contient en germe la vitesse même de la réactionç, dont l’expression en fonction de ses différents facteurs est encore inconnue jus-
- qu’à ce jour; cette étude du mouvement vibratoire des ions ouvre donc la voie à la détermination de Y expression de la vitesse de réaction, qui sera l’objet d’une étude et d’un développement ultérieurs.
- Comme on l’a vu précédemment ('), la vitesse de réaction est intimement liée au phénomène de la polarisation des électrodes, c’est-à-dire à l’arrêt de la décharge à un régime déterminé d’un couple électro-chimique — on en voit par là l’importance pratique — et l’étude que nous faisons du mouvement vibratoire des ions permettra d’en rechercher l’expression et d’en donner alors les lois.
- En séparant les variables dans la relation trouvée plus haut de la vitesse :
- dx
- dt
- *x?xV/vx(;)ï'
- on obtient :
- sjx x dx — k x q X \JX dt, et, en intégrant une seconde fois, on a :
- x* — ~ X h X q X X / + constante.
- Prenons l’origine du temps (t = o), au moment du contact des deux ions de rayons respectifs r et /’, car nous ne considérons plus ici les ions comme réduits à de simples points matériels, mais nous les faisons figurer avec leurs dimensions réelles, en les supposant sphériques.
- Il en résulte que la constante d’intégration
- a ici pour valeur (r -j- r') 2, valeur de l’élongation x au moment du contact des deux ions, pris comme origine du temps.
- La relation ci-dessus, qui relie l’élongation x
- (•) L’Éclairage Electrique, igofi, lome XLJI, n° 4, p. i38.
- p.1x43 - vue 43/688
-
-
-
- 44
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N° 15.
- au temps t dans la vibration ionique, peut donc finalement s’écrire :
- - i 3 * /aY
- *2 _ (,. + ,.')2 = - X k X q X y ^ X /.
- On voit sur cette expression que l’élongation x est reliée au temps t par une cubique.
- On peut vérifier l’homogénéité de cette re-lation par l’équation aux dimensions dans le système électro-magnétique.
- On a, en effet :
- 3 1 1 _1
- L2 =LT-*xL*M*xM 5 x T.
- x2— (/•+r‘ )2 /< q crr 1
- VM
- Le facteur y, ainsi que nous l’avons dit plus haut, est une constante absolue d’équivalence, sans dimensions propres.
- PÉRIODE DE VIBRATION DE LA FILE Il’lONS
- Cherchons le temps nécessaire à un ion pour parcourir la distance e, valeur de l’écartement des ions, depuis l’instant du contact, [x =/’-(- /'), justement pris comme origine du temps.
- Pour cela, faisons x = e dans l’expression précédente de l’élongation en fonction du temps.
- On obtient ainsi :
- Mais, comme nous l’avons supposé déjà à ce moment, ces écartements des ions e sont eux-mêmes variables d’un ion à l’autre, suivant la position respective de l’ion considéré dans la file d’ions, d’une extrémité à l’autre de cette file d’ions. Le double renversement périodique de l’orientation des ions intermédiaires de la file d’ions nécessite, en effet, un accord dans les vibrations des ions têtes de files, — accord qui se manifeste, avons-nous vu précédemment, d’une manière qualitative, par le phénomène du déplacement relatif des ions têtes de files, entraînant la [production du phénomène apparent du transport des ions.
- Nous verrons aujourd’hui la relation entre ce déplacement relatif des ions têtes de files et la masse respective des ions associés dans l’électrolyte en expérience.
- Puisque pour l’ion considéré ce sont les mêmes valeurs e de l’écartement des ions qui interviennent dans l’évaluation de chacun des temps élémentaires dont la somme constitue la période de vibration de cet ion, il en résulte que chacun des temps élémentaires a pour valeur te, et la période de vibration T est par conséquent un multiple simple de te.
- On peut donc écrire, a étant une constante absolue groupant toutes les constantes :
- T = a x
- y/M k x q
- x
- [J
- ('•+
- U — ~ X-------M X [e* — (r + rf\.
- 1 kXqX V 27
- Or, l’analyse du mécanisme du phénomène de l’électrolyse a montré que la période de vibration T de la file d’ions pouvait se décomposer en plusieurs temps élémentaires :
- Attraction puis répulsion des ions extrêmes, suivies d’un douille renversement périodique dé l’orientation des ions intermédiaires de la file d’ions, tous temps pendant lesquels interviennent les mêmes valeurs e pour l’ion considéré.
- Le double renversement périodique de l’orientation des ions intermédiaires de la file d’ions nécessite qu’il y ait accord dans les vibrations des ions têtes de files de la file d’ion considérée, ions têtes de files qui se trouvent à des distances respectives e et s' des électrodes, et dont on verra aujourd’hui la relation avec les masses respectives M et M' des deux ions associés dans l’électrolyte considéré.
- Pour écrire, en effet, qu’il y a accord dans les vibrations des ions têtes de files pour amener le double renversement périodique
- p.1x44 - vue 44/688
-
-
-
- 10 Avril 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 45
- de l'orientation des ions intermédiaires de la file d’ions, il suffit de poser que la période de vibration T est la même pour les deux ions associés dans l’électrolyte, de niasses respectives M et M', c'est-à-dire de poser l’égalité :
- T — « X X V ÂÏ X U - V + J
- - a X 7.-/7- X VM' X |s'(i) 2—- 1 /* 4- / ')2J.
- Cette relation montre immédiatement que si les masses respectives M et M' des deux ions associés dans l’électrolyte sont différentes, les écartements respectifs s et e' des ions tètes de files des électrodes sont eux-mêmes différents; il se produit, donc le phénomène du déplacement, relatif des ions lètes de files des électrodes, c'est-à-dire une variation relative de la concentration ionique aux eleclrodes, entraînant la production du phénomène improprement appelé le transport des ions, parce qu’on attribuait jusqu’ici aux ions des vitesses différentes dans un cheminement indépendant vers chacune des deux électrodes.
- On voit ici nettement la raison de ce phénomène d’une variation spontanée de la concentration relative de l’électrolyte aux électrodes pendant le passage du courant; ce phénomène se produit par suite de l’accord nécessaire des ions têtes de files pour le double renversement périodique de l’orientation des ions intermédiaires do la lile d’ions; il. est intimement lié à - la valeur relative des niasses M et M/ des ions associés dans l’électrolyte considéré.
- L’égalité ci-dessus se réduit en ell’et à celle-ci :
- _ | 3 3-1 __ | 3 :n
- VM X lé2 — (/• + rXj — s/M' X l/2 — [r + /'VJ,
- l’accentuation se rapportant aux caractéristiques de l’autre ion associé. On remarquera avec iutérèL la symétrie de celle
- expression, ce que l’on pouvait prévoir par simple bon sens.
- Cette même égalité peut encore s’écrire : V M Xe:l — V M X =- v'M'Xê* — V^'l'Xb’-f-r'ÏL
- ou bien également :
- d
- y/' m x e:) — V7 M' X e':l — 1 /’ + /';|2 X (v' M —
- Remarquons dès maintenant, avant toute simplification, que pourM = M', c’est-à-dire que pour un électrolyte dont les deux ions associés auraient des masses égales, ce qui est réalisé en pratique d’une manière approchée dans le cas de l’électrolyse du chlorure de '/.inc, (Zn —65,4 ; Cl2 = 71), ou du chlorure de potassium, (K = 3y; Cl-— 35,5). on a : s' —s, c’est-à-dire absence complète du déplacement relatif fies ions têtes de files, ou, ce qui revient au même, de la variation relative' de la concentration de l’électrolyte aux électrodes. L’expérience vérifie cette conclusion de la théorie, comme nous le verrons ultérieurement; le phénomène du pseudo-transport des ions ne s’observe pas, en effet, dans ces circonstances.
- L’étude que. nous avons faite précédemment sur l'ordre de grandeur relatif des espaces interioniques et des rayons des ions if) a montré que les espaces interioniques sont de l’ordre de grandeur de a5 000 rayons d’ion (ordre de grande'ur, à titre d’exemple, de la distance du soleil à la terre évaluée en rayons terrestres).
- O11 voit par là que, pratiquement, on peut négliger la quantité (/•-(-/'), diamètre moyen des ions, devant la quantité e, écartement de ces ions, et poser, par conséquent, d’une manière approchée, mais avec une approximation en pratique très suffisante :
- Vm x s2 -- n/m7 X s'2,
- (i) Voir l’Eclairage Electrique,\ 11)07, lonic LUI, n" j;.
- p. .tlv>.
- p.1x45 - vue 45/688
-
-
-
- 46
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2- Série). — N° 45.
- cl’autant mieux que la troisième des égalités équivalentes posées plus haut montre que la différence entre les deux membres de cette dernière égalité est égale à cette quantité très petite (/•-}-/'), élevée à une puissance
- positive plus grande que l’unité et multipliée par une différence entre les racines carrées encore plus voisines de deux masses M et M' en général peu différentes l’une de l’autre, si l’on excepte le cas des électrolytes acides dans lesquels la masse relative de l’ion hydrogène est toujours faible devant la masse de l’anion qui lui est associé dans l’électrolyte considéré.
- Celte dernière égalité approchée peut s’écrire :
- ÿM X s3 - yM' X
- ou :
- M X = M' X e'3,
- c’est-à-dire que le produit de la masse de l'ion par le volume de l'espace qui le contient est constant, pour toute file d'ions en état de vibration électrolytique.
- On peut remarquer, d’autre part, que l’on a :
- eji appelant et les conc.onlraLio.us en
- ions au voisinage respectif de l’électrode considérée, au moment où toutes les files d’ions aboutissant aux électrodes sont en état de vibration électroly tique, c’est-à-dire au moment de la polarisation simultanée des deux électrodes, par conséquent.
- Cette relation signifie que i ion dans un volume e3 correspond à m ions dans un volume V ; on a évidemment une même valeur de la concentration en ions, au voisinage de
- l’électrode considérée, au moment où toutes les files d’ions sont en activité électrolytique, et, par suite, au moment de la polarisation de l’électrode examinée. Ce ne sont donc là que deux modes équivalents d’évaluation de la concentration en ions, mais qui permettent de passer des écartements e des ions à leur concentration, suivant son mode de représentation habituelle : tant d’ions-grammes par litre.
- Or, l’expression trouvée plus haut pour la période de vibration des ions, T : -
- T — a X ri- X VM X | e2 ~ (/• + /')*) k X <J
- - a X -,—-— X v'M7 X I e'S — -.# + iJÜJ,
- A- x (/
- permet d’éliminer la période de vibration T dans la formule générale de la résistivité électroly tique :
- ^ T Période de vibration des ions
- ^ K . Pouvoirinducteurspccifiquedudiélectrique’
- et d’obtenir ainsi une expression générale de la résistivité électrolytique en fonction des différents facteurs de l’électrolyse : écartement des ions ou leur concentration, pouvoir inducteur spécifique du milieu électrolytique Iv ou constante de la loi de Coulomb charge constante q que prennent les ions dans ce milieu diélectrique, masses M et M' des ions.
- On obtient, en effet, par l’élimination delà période de vibration T entre ces deux (‘([nations, en négligeant pratiquement la grandeur (/ -j- /'), diamètre moyen des ions, devant les grandeurs environ a5 ooo fois plus considérable, e ou e', écartements de ces ions, la relation :
- j, __ S ]. ___ 3
- p-- x T--«X-X(/M X s2 — aX — X VM'Xe'2, <7 (J
- l’accentuation se rapportant à l’autre sorte d’ion de l’électrolyte.
- p.1x46 - vue 46/688
-
-
-
- 10 Avril 1909.
- REVUE D’ELECTRICITE
- En éliminant £ entre cette relation et celle de la concentration en ions dans son mode d’évaluation habituelle :
- i m
- ÿ V ’
- on obtient finalement l’expression approchée de la résistivité électrolytique en fonction de la concentration en ions au voisinage immédiat de l’électrode :
- s — a X-XV Al X <1
- Il est intéressant de vérifier l'homogénéité de ces dernières relations en ayant recours à l’équation aux dimensions, et de montrer
- que c’est bien el 11011 ^') (IU) fl°iR en
- effet, y figurer.
- On verra plus tard l’im porUui.ee de ce t'ait. On a, en effet :
- i
- ;i i
- b-T « X L” x LT-1 X J.
- i i
- 1 Al
- équation que l'on peut écrire :
- {i
- ?x(v)xts
- /.• i
- a X - - ? X X —,
- <7 W,' y.M'
- l’accentuation se rapportant à l’autre sorte d’ion de l’électrolyte.
- Nous étudierons, dans un prochain article, les principales conséquences intéressantes que l'on peut déduire de cette expression de la période de vibration èlectrolytique des ions.
- Georges Ross et.
- LES MOTEURS POLYPHASÉS A COLLECTEUR (\i
- Le moteur polyphasé à collecteur pnoteur Gorges) (2) a déjà fait le sujet de .différentes publications (3).
- (ff Mémoire déposé à lu Société industrielle de Mulhouse, le i5 lévrier 190-.
- (2) Gorges —Mitteilungen über neuore Unlersucliun-gen au Wechselstrommotoren, E. T. Z. i8gi.p. 699.
- (3) Rappelons les articles de MM. Hevla.no et Latour el les suivants, concernant spécialement le réglage de la vitesse :
- Les moteurs triphasés à vitesse variable de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Industrie Electrique, décembre 1902, p. 557.
- Osnos. — Die Touronregulieruug von lnduenoiisuioto-ren, E. T. Z., décembre 1902, p, îoyü.
- Blondel. — Les alleruomoleurs polyphasés a collecteur, Eclairage Electrique, avril, mai, juin 1903, p. 121, 167. 481.
- Bragstad . — Théorie und YVirkungsweise der mehr-phasigen Comrnulalormoloren mit Nebenschlusserre-gung, E. T. Z, mai igo3. p. 368, 38g. 421.-
- Niethammer. — Diagramme général des courants Iri-phasés, Eclairage Electrique, octobre 1906, p. 10.
- L’intérêt de ce moteur réside surtout dans ce fait qu’il résout le problème du réglage de vitesse des moteurs asynchrones polyphasés sans pertes dans des résistances. Nous nous proposons de développer ici uii diagramme rigoureux du fonctionnement de ce moteur, en tenant compte de la résistance primaire et des pertes dans le fer et par frottements. Ce diagramme s’appliquera, en même temps, d’une manière générale, à tous les moteurs asynchrones polyphasés.
- j L’étude de certains cas particuliers ramènera a i des diagrammes déjà connus, notamment, : i t°Le cercle de lieyland-Behrend-Blondei du j moteur asynchrone polyphasé court-eircuitë, eu | négligeant la résistance primaire, i 20 Le diagramme du moteur polyphasé à collecteur, tel qu’il a été donné par AI. Blondel. Ce i diagramme s’obtient en annulant la résistance 1 primaire.
- p.1x47 - vue 47/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). —N» 15.
- 48
- 3° Le diagramme rigoureux du moteur asynchrone polyphasé ordinaire, tel qu’il a été développé par MM. Osanna, Grob et Lehmann ('). Ce diagramme s’obtient en supposant un induit court-circuité.
- îVoits supposons que le principe général du moteur à collecteur est connu et renvoyons de préférence à l’article de M. Blondel, qui a traité ce sujet avec sa compétence habituelle.
- Rappelons, en quelques mots, le schéma ch; montage de ces moteurs et supposons, pour simplifier, un moteur bipolaire triphasé. Le stator possède un enroulement triphasé ordinaire; le rotor un enroulement à courant continu avec collec-leur. Trois balais décalés l’un par rapport à l’autre de iïo° frottent sur ce collecteur et sont connectés au secondaire d’un transformateur à nombre de spires variable, dont le primaire est relié au réseau (fig. i).
- Fig. i.
- Le collecteur joue le rôle de transformateur de fréquence.
- On injecte ainsi dans le rotor une tension qui peut être de sens contraire à la tension induite ou de même sens. Dans le premier cas on obtient une vitesse inférieure à celle du synchronisme. Ce mode de réglage est donc plus économique ([lie celui qui consiste à intercaler des résistances
- Osa.vna, —Théorie lier asynchronen Mehrphaseii-moloren, Ztsch. /'. Electralochnik. 1899. Hefl 19-M. — T.Z., 1900, p. 71a.
- Grob. — Diagramm des Allgemeinen Translormalors E. T./.. 1901, p. 87, Diagramm und Ausmessung von Drehstrommotore.il, E. T. Z., 1904, p. 447» 474. 707.
- \Diagramme et essais des moteurs à courants triphasés, Eclairage Electrique, septembre 1904, p. 466-498.
- Lehmann. — Diagramme rigoureux du moteur asynchrone polyphasé, Eclairage Electrique, août 190», p. *81.
- dans le circuit secondaire. Dans le deuxième cas on obtient une vitesse supérieure à celle du synchronisme. Les limites de réglage du moteur, à collecteur sont donc plus étendues que celles du moteur ordinaire.
- Nol/Uionti. — Soient :
- E, la tension du réseau ;
- E„„, E.,,,, respectivement les forces électro-motrices induites dans le stator et dans le rotor;
- I,, L les courants statorique et rolorique ;
- «j. u., les nombres de spires statorique et ro-torique :
- — 'lr
- ~ /l,'
- la résistance de l’enroulement statorique ;
- /•» la résistance de l’enroulement rotorique y compris la résistance de passage du courant du collecteur aux balais ('),
- L le coefficient d’induction correspondant au circuit du 11 ux utile, rapporté à l’enroulement du stator ;
- 4 les coefficients d’induction correspondant aux circuits de fuites;
- <I> le flux utile:
- K,, IL. les coefficients de Blondel donnant ('utilisation des enroulements pour la production des llux;
- k-x les coefficients donnant l’utilisation des enroulements pour la production des forces électromol rices;
- «a, la vitesse angulaire du champ tournant;
- w2 la vitesse angulaire du rotor;
- E2 la tension secondaire du transformateur de réglage ;
- nu le nombre de spires primaires du transformateur :
- n»i le nombre de spires secondaires du transformaient’ :
- n<t
- "1/
- lu le courant primaire du transformateur:
- l.2< — I • le courant secondaire du transformateur;
- E-2 'h lu — 'h L »
- I1) Celle notation suppose cpie les perles dues au passage du courant, du collecteur aux balais croissent avec le carre du courant.
- p.1x48 - vue 48/688
-
-
-
- 10 Avril 1909.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 19
- i\t la résistance du primaire du transformateur;
- r->t — /lot pot la résistance du secondaire du transformateur pa< étant la résistance d’une spire ').
- R-j la somme de la résistance de l'enroulemenl rotorique /\ cl delà résistance totale r, du Irans formateur de réglage. La valeur de r, se déduit de la considération des pertes obmiques dans le transformateur. Ces pertes sont égales à
- 1 o3/lot Pii. -f l| f/'u I»' H il Ç-u “j- r\i 'h1 7 L>- \/ii/p-jt h / \‘ '/t '/1
- =* l,2o.
- d’on
- >ï \/ittp-ii f- l'u ’h 1 'h-
- Le décalage a, par rapport à la tension du réseau, de la tension appliquée au collecteur joue un î-Ale important dans le fonctionnement du moteur à collecteur. Pour obtenir une valeur donnée de ce décalage, on peut, soit changer le calage des balais, soit ajouter à la tension de réglage une tension, fixe ou variable, qui ne soit pas en phase avec elle; en d’autres termes,le changement île calage des balais équivaut aussi au changement delà phase de la tension appliquée au collecteur. Nous admettons ici que le décalage du vecteur E2 est obtenu par un décalage des balais, cl,nous choisissons avec Blondel, comme angle de calage O des balais, celui qui ferait produire par les memes courants envoyés dans le stator et le rotor en série des champs stat.oriqu.es et rotoriques coïncidant et de même, sens (2).
- Les résultats de l’étude ne seraient pas mo-difiés si l’on admettait que le. décalage de E2 soit -obtenu par le second des moyens indiqués plus haut.
- Nous négligerons, en commençant, les perles dans le fer et par frottements, en nous réservant , de les introduire dans le diagramme final.
- ! ) Nous négligeons 1 action des fuites dans le transformateur.
- ('-) Blondel. Eclairage Electrique, aâ avril ipoî. pages i-îçi, i3o.
- 1. — Etude <: a a pii toc e r.T analytique nu fonctionnement.
- Soient (fig. ai E, la tension appliquée aux bornes du stator et 1, le courant statorique faisant avec K. tt n angle ç.
- - ...... '-*«**-
- Déduisons du vecteur E, le vecteur io, /, 1, dû aux fuites, perpendiculaire à L et le vecteur 1, dû à la résistance du stator, en phase avec !,. Le vecteur E,,„ ainsi obtenu représente la force électromotrice résultante, en avance de - sur le flux
- •j.
- et décalé de ? par rapport à E,. La force magné-tomotrice K, », I,,, nécessaire à la production
- p.1x49 - vue 49/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N» 15.
- .•;o
- de ce flux est, comme on le sait, la résultante de la force magnétomotrice statorique K) «i 1, et de la force magnétomotrice roto-rique Ks nt I2. On peut donc, en divisant ces trois vecteurs par Ki dessiner le triangle
- K
- O A B des courants ï,, \m et T-v,». 12 (fig..3).
- Les figures % et A permettent de déduire les équations se rapportant au stator. Soit (fig. ‘>.i.
- 0 —-----o et •> ~ - 2.
- On a :
- Le flux<ï> induit dans le rotor une force électro-
- 7C
- motrice E„,„ retardant de - sur 1*. Sa valeur est,
- 2
- pour une vitesse o>2 du rotor _ /ca a>i — ws
- !V>,„-------------ym Cii,,,.
- Cette force éleotromotiice doit faire équilibre aux forces électromotrices dués aux fuites, à la résistance R2, et à la tension E2 appliquée au rotor. En donnant aux balais un angle, de calage a on obtient (fig. 2) :
- E1 sin !)• = Ejcos5=Et— w,!?, 1, cos 0 — /•, 1, sin0 ( 1 ) E1/„cosd = — E,„, sinS = w,/.(I1 sin6 — /•,I, cosO. 12)
- De la lig. > on tire :
- -- v,„ l2 cosdi = l, eus G — l,„ coso, d>) ~ v..,, 12 simj; — l, sin8 — l,„ sin2.
- IV.
- En posant :
- a), Ll,
- E, cos a -f- R2L sim!; Uù. --------------W,
- -- v„, coso — l„ L cos<|/l (rd
- o). J
- Es sin a -f- R212 cosù
- k, Èi„
- w, — ü),
- sin 3 -f- /, L sintj;
- ((il
- Dans le but d’obtenir l’équation polaire du lieu du point A qui est un des sommets du triangle des courants, on va ramener ces deux équations à ne contenir que les seules variables L et 0, en éliminant («,-Wol.
- Hem nrqu-e concerna ni les coefficients de fuites. — Xons avons :
- .A
- y>a. X
- et en combinant ces quatre équations, on obtient : *
- f,COS'i/=
- K.
- 1,cosOq
- <0,1.
- 1, s inG
- 1 1 V-reA, lv, //,J
- '1 ‘ “ ûi
- \%k0 Ko/i,,y „ A-olv.,
- I - - 2 d -- — f v 3 —-____i
- *... dt ~
- 4t.kf | b/-, u 1 __K/.,nf
- '= ^ -* ~ Kr~'
- où les coefficients k.f{, E/,, k/3, K/s se rapportent aux circuits des fuites magnétiques; ils ont la même signification que les coefficients/.q K,, /,;2, K2. <31, <3L/,, é\f, représentent respectivement les réluctances des circuits du flux utile et des fuites statoriques et rot.o-riques.
- Désignons par T| le rapport yL et par ts le rapport
- Ij,
- h.
- p.1x50 - vue 50/688
-
-
-
- 10 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 51
- /g Æy*2 E/g Kj
- 2 L2 01 fa Ar2K2 L v„,s ASK,’
- Les coefficients x, et x2 se ramènent à ceux de Iley-land si kt = kfi, k2 = kf2 (coefficients donnant l’utilisation des enroulements pour la production des l'. e. m.). La différence entre les coefficients x, et x2 île Heyland et ceux que l’on vient de déterminer consiste en ce que Heyland définit ses coefficients comme rapport des flux de fuite au flux utile, tandis que l’on envisage ici le rapport des f. é. m. induites par ces llux.
- Par analogie, désignons pai x,, le rapport —M i
- ti),L
- Les équations 3' et V deviennent :
- Soit de plus
- X, 4- (i -f x,) x3 — X, -j- X* + x,x2 — X 0 (9)
- le coefficient total des fuites du moteur.
- Notre équation devient, en y introduisant ces valeurs :
- K K
- Vi E| cos a -I- —!• —- f ( 1 -j- x, i 11 si ri 0.x,. 1, rosfil
- K v„. 111
- ~ fio, —w,) ~ L
- /il
- f.+x,,)^
- 0)| li
- — xlt cosO — x,.(
- ,.(i -j-x3) I, sinoj.
- ï9COS<{l
- K,
- C'
- ~r—b(1 cosO-)-x,.I | sinol, (7)
- w,l, J
- Dé la même façon l’équation (6) se transforme et devient :
- Lsinéi—j—----[(1 —}— x,) 11 si 110 — x,.l, rosfil. itb
- En introduisant les expressions (1), (7), (8) dans l’équation (5) et en remplaçant E2 par sa valeur v' E( nous obtenons :
- Vf E, cosa + — [(1 + t,) 1, sinO — x,.l, cosOi
- = («), — WïjLv,,
- K.fE h_ 1
- ----x, IjCosO— x,.l, sino)
- ./c, \io, L
- h 1
- )-r------îL COS ô-
- ' L v... -
- et puisque nous avons pose
- K444 _
- KlÂj L v,,,2 “
- x_. étant, le coefficient de fuites du rotor, il vient :
- •— ^7IT' +Tsf1 -|- T,)] I, cosO — ^xr(i +x,,)l| sinO j
- (') Notre coefficient Tl. est au coefficient (1 -j- t,) près égal au coefficient tJ de Grob (Voir plus loin). E. T. Z.,
- 1904, p. 45o.
- 'h E. si n y.—
- K, Ha
- li.
- (011.
- — ' 1 -f- x., ) f, co s fi — xr 1, sin fi
- k.
- - iM 1 — w,i Lv,„ fx I, sinO — x,.(i -j-x2H| cosfij. fui
- La valeur de (10rw,! L v„ ki
- tirée de l’équa-
- tion m) et portée dans l’équation (10) donne l’équation polaire du lieu du point A en fonction de I, et de fi
- Ka R,
- — v„,v,| si 11 a-----j-
- K1 w. Jj
- ____________________________ Eéj
- [r(i -j- tl) 4 xr3 ( i -j- x»)] I
- K,
- ~k,
- 1 ' — t-i —
- K „ r»3
- —- v,„v( iTsina—rr(ï-|-x„)cosa|d--(
- 1 :—lî. —______-,_______:----^^___________________I.cosO^'*
- |x(i+Tt)+va(i-|-xj] R.
- K, iR,
- 'K:V",V' lT<:0Sa+T’(I+TdSInaJ+^yrr(l+TJ
- P(i +4+V-H1 +T=)|R5
- Cet.le équation est de la forme
- TisinO1
- /w* = T|2 — v.<7 I, cos ô — a A lt sinO. ia'j
- qui est l’équation d’un cercle, ayant O comme) pôle. Les coordonnées rectangulaires de son centre sont l’abscisse = «, l’ordonnée = A.
- Le rayon est déterminé par
- R2 — m- 4- n* 4- A2.
- p.1x51 - vue 51/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 15.
- .>2
- L’équation (ia),dont tous les termesseront dans la suite interprétés géométriquement d’une manière très simple, permettra de construire facilement le cercle de fonctionnement.
- Nous examinerons d’abord les différents cas spéciaux qui pourront se présenter et nous passerons ensuite au cas général.
- (/I .suivre.) E. Roth.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURE
- Électromètre absolu à torsion. — E. Salmon.
- — Bulletin de la Société française de physique, '{« fascicule 1908.
- Cet appareil permet d’effectuer des mesures absolues depuis une vingtaine de volts jusqu’à 40 000 volts et au delà avec des plateaux suffisamment grands.
- L’électromètre se compose (fig. 1 et a) de deux plateaux métalliques, parallèles et verticaux, disposés dans une cage en verre ; A, percé d’une ouverture circulaire, sert d’anneau de garde, et B, muni d’un manche en verre, peut subir des déplacements parallèles mesurés avec un sphéromètre S couché horizontalement. Un léger disque circulaire a, en
- o
- C \- J.
- A
- de la Cage
- Verre
- Fig. 1.
- aluminium, s’engage exactement dans l’ouverture du plateau A. Ce disque est supporté par une aiguille, en forme de croix, dont les branches sont maintenues horizontales par des contrepoids, et qui est
- J1) Blondel définit autrement le coefficient total des fuites. Son coefficient u est déterminé par l’expression
- , T 'l -f- T
- suspendue par un fil d’argent que l’on peut tordre avec la garniture métallique d’une balance de Coulomb.
- La course du disque est limitée par des lils de cocons tendus sur la surface interne du plateau A et par un fil de platine f qui vient heurter une plaque de
- verre <• avec coïncidence de l’extrémité du fil avec son image.
- L’anneau de garde A communique directement avec le sol. D’autre part, un fil de platine, enroulé sur l’aiguille, s’applique sur le disque et soutient un autre fil de platine vertical qui plonge dans un godet G contenant de l’eau acidulée, reliée au sol. Les potentiels de l’anneau de garde et du disque sont donc toujours nuis ; B est porté au potentiel v que l’on veut mesurer par une borne isolée.
- p.1x52 - vue 52/688
-
-
-
- 10 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- sa
- La formule de l’appareil est celle de l’électromèlre absolu de Thomson ;
- Y
- La force F, à l’extrémité de l’aiguille, centre du disque, est proportionnelle à l’angle de torsion x, et l’on peut écrire, pour les mesures relalivrs :
- Y - - A a y a.
- « 11
- La formule précédente n'est rigoureusement vraie que pour des plateaux de rayons infinis.
- Or, des plateaux de l’appareil ont i2cm de diamètre. Néanmoins, l’auteur a établi expérimentalement que l’on peut déplacer B jusqu’à 3*" de A, en conservant un champ électrique uniforme.
- Mesures relatives* — Supposons d’abord que le potentiel que l’on veut mesurer ait une valeur voisine de i2o volts.
- On porte B au potentiel que l’on veut connaître v, et l’on mesure l’angle de torsion qui équilibre la force électrique ;
- Y A.e \joc.
- On porto 13 au potentiel connu 120 volts:
- 1 vm) = A e y a'
- donc :
- rao V a'
- Si maintenant le potentiel à mesurer est beaucoup plus élevé que 120 volts, on porte B au potentiel inconnu v :
- Y = A e y a.
- Buis, on rapproche B de A, en mesurant le déplacement dl7 et on le porte au potentiel 120 volts :
- 120
- u) = A
- dx) V'ai.
- On donne à B un nouveau déplacement Ævers A. en le laissant au potentiel 120 volts :
- = A (<? — d-2) \/oc*.
- Entre ces trois équations, on élimine A et e :
- 20
- V-
- •> V a.,
- S
- a
- «2 )
- (L (
- L'auteur a pu ainsi déterminer un potentiel d< 11 3'| volts, par exemple, à 18 volts près.
- Mesures absolues, — La formule de l’apparei peut s’écrire :
- : - \ y.9.a.
- <?, distance des plateaux :
- ?\ ravon du disque :
- r.~ r"'.2i ;
- 9, force de torsion, sur le centre du disque, pour une torsion de i°.
- La mesure de e se fait au sphéromètre, après «avoir mis les deux plateaux en contact. La mesure est facilitée par ce fait que le plateau B est mobile dans tous les sens, ce qui permet de l’appliquer exactement sur A. On peut ainsi obtenir e avec une erreur absolue de—de millimètre.
- >
- 2/', le diamètre du disque, se mesure au Palmer, qui donne une erreur absolue de----de millimètre.
- T OO
- 9, la force de torsion pour i'*, s obtient de la façon suivante, en remarquant que, pendant la torsion, le poids tenseur du fil maintient le centre de l’aiguille immobile.
- On suspend à un long fil de cocon une masse connue /;/. annulaire que l’on centre sur le centre du disque. O11 vise le disque «avec une lunette; puis on tord le fil de suspension. On ramène ensuite la visée en déplaçant le point de suspension du fil avec une vis micrométrique.
- Soit : d, le déplacement du point de suspension ; [3, l’angle de torsion ;la longueur du fil; nig\ le poids en dynes :
- i d
- o — -. JH!>.
- ' Q{
- 120
- p.1x53 - vue 53/688
-
-
-
- U
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 45.
- Cet appareil permet de mesurer des potentiels très élevés avec une erreur relative inférieure à .
- IOO
- L’auteur n’assigne pas d’autres limites à l’écart des deux plateaux que leur distance explosible, en supposant que les diamètres sont convenablement choisis. Il insiste enfin sur la commodité d’emploi de son appareil.
- A. 1\
- COINSTRUCTION DE MACHINES
- Contribution à Fétude de la dispersion dans les bobinages à courant alternatif. — M Scben-kel. — Elektrotechnik undMascIiinenbauy 28 février 1909.
- La connaissance de la dispersion d’une machine est de première importance pour l’ingénieur, car, dans beaucoup de cas, elle influe sur tout le fonctionnement de la machine. C’est ce qui a lieu, par exemple, pour le moteur à courant alternatif ; c’est uniquement à cause de sa dispersion que son facteur de puissance décroît lorsque la charge dépasse la normale ; c’est elle aussi qui donne à sa caractéristique d’intensité Fallure que l’on connaît.
- L’auteur, ayant ainsi montré l’intérêt qu’il y a à posséder un procédé de calcul qui permette d’évaluer la dispersion avec une certaine approximation, expose et discute des expériences faites à ce sujet dans l’usine de la maison Siemens Brothers Dynamo Works Ltd., à Stafford (Angleterre).
- Voici les données des machines expérimentées :
- Tableau I
- GÉNÉRATEUR À GÉNÉRATEUR B
- %p (nombre de pôles) 2 1
- L (longueur du paquet de tôles du 45«“,7 5o*ï“l,8
- stator)
- Diamètre d’alésage 5f,rm 8501,1
- <j (nombre d’encoches par pôle et
- par phase) 5 7
- z (nombre de conducteurs par en-
- coche) 2 4
- J ^intensité du courant pendant
- l’expérience) 3io amp. un amp.
- n (fréquence pendant l’expérience). 5o par soc. 40 par sec.
- Ces expériences avaient pour but de contrôler une
- formule que Fauteur a obtenue par le calcul, et qui est la suivante :
- <E> = 2.— r/fls0].L en unités C. G, S.
- 10
- <]> représentant le flux émis par un pôle du stator et qui va, après avoir traversé Fentrefer, rejoindre les deux pôles voisins;
- /'o-Co représentant le nombre des ampères-fils totaux par demi-pas polaire; et L enfin, la longueur axiale du paquet de tôles du stator.
- Cette formule suppose que les ampères-conducteurs sont répartis sinusoïdalcment (fig. 1, courbe a). Dans ces conditions, le diagramme de la force magnéto-motrice est constitué également par une sinusoïde (fig. 1, courbe £), et son maximum est précisément égal à in z0.
- Voici comment Fauteur a obtenu cette formule très simple, qui est, on le voit, indépendante du diamètre du stator ainsi que du nombre de ses pôles.
- Sa démonstration est basée sur les cinq hypothèses simplificatrices suivantes :
- i° Il n’y a pas dans le stator décomposante du champ magnétique selpn la direction axiale, et toutes les intensités de ce champ prises sur une ligne parallèle à cette direction sont égales entre elles* Ceci ramène à un problème de répartition des lignes de force dans un plan. En réalité cette hypothèse ne serait justifiée rigoureusement que dans le cas d’un stator de longueur infinie.
- 2° La surface intérieure du stator est assimilée a un cylindre parfaitement lisse.
- 3° On admet, que la matière du stator est si perméable au magnétisme par rapport à l’air de l’entrefer qu’il suffit d’une force magnéto-motrice infiniment petite pour faire fermer le flux d’entrefer à travers le corps du stator.
- /i° Les ampères-fils qui produisent le flux d’entrefer sont répartis sinusoïdalement selon la courbe a de la figure 1, comme on Fa dit plus haut, et en outre ils forment une couche d épaisseur négligeable.
- p.1x54 - vue 54/688
-
-
-
- 10 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITK
- 5.v>
- JL
- 5° La répartition du champ est la même pour une même intensité de courant, qu’il s’agisse de courant continu ou bien de la valeur instantanée d’un courant alternatif.
- Ces cinq hypothèses sont classées d’après leur ordre d’importance au point de vue du rôle qu’elles jouent dans le calcul.
- Appelons alors :
- H l’intensité du champ;
- fi et f.j les tensions en deux points fixes i cl, v, du champ ;
- cls un élément pris sur une courbe quelconque joignant ces deux points;
- Hç la composante du champ selon cet élément de (tourbe ;
- On a l’égalité ;
- / ]ï,ds = — ©|.
- On a les égalités :
- . 4
- ?x — 9b — —>
- io
- et :
- ‘x in " " ' '
- et, puisque les ampères-conducteurs sont répartis sinusoïdalcrnent, la tension à la périphérie de l’entrefer est aussi sinusoïdale : elle est représentée par la courbe b de la figure t.
- Soit % p le nombre cle pôles. Si nous faisons passer l’axe des x par P et l’axe des ;/ par Ç, la figure % montre qu'on a :
- 4 TC . . , ,
- <p —-: — /0zn sin (a/?).
- IO
- C’est en eifet la loi de tou! champ de forces i admettant un potentiel. Rappelons en outre la loi -fondamentale cle l’électricité :
- l'intégrale étant prise le long d’nn circuit fermé. On | peut l’énoncer ainsi : |
- La somme des produits le long d’une courbe
- 4 tc . »
- fermée est égale à — fois le nombre des ampères-° io
- conducteurs entourés par cette courbe.
- Fermons donc la courbe i,a à travers le stator. Faisons maintenant la somme des produits Hs ds le long de toute cette courbe ; le stator étant infiniment perméable d’après notre troisième hypothèse, les valeurs do H g correspondantes seront nulïes. Donc, on peu! écrire, pour deux points i et » pris sur la surface intérieure du stator :
- Ceci nous montre déjà comment la fonction potentielle f varie le long de l’entrefer, mais cela, ne suffit pas. Nous allons chercher à expliciter les composantes Ha et Hÿ du champ, parallèles aux deux axes de coordonnées.
- On sait (M que o doit satisfaire à la condition générale :
- d~f d-f
- d^^lW1
- (>.
- Cette équation n'esl que l’expression mathématique de ce fait qu’il n’y a pas de conducteurs à l’intérieur de l’entrefer et. que le flux d’entrefer est continu.
- Il y a en général une infinité de fonctions <p qui satisfont à cette condition, mais pour notre problème il n’y en a qu’une, déterminée pour la première relation :
- ds = <p, —
- ?
- IO
- /«Su si U (/>a).
- c’est-à-dire :
- La différence de potentiel entre deux points de la circonférence du stator est. égale à la somme des ampères-conducteurs placés entre ces deux points,
- multipliée par le facteur
- 4 iz
- io
- Prenons comme potentiel zéro celui du point C (fig. i), ce qu’on a toujours le droit de faire.
- Soit r le rayon d’alésage. Le potentiel s’écrit :
- 4 tc .
- f ---- -- Jo^O
- ÏO
- sin
- p arc
- 11
- p) Voir Abraham et Foppf, Théorie de VElectricité, 1904, vol. I. p. 58.
- p.1x55 - vue 55/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N» 15.
- MO
- Un cas limite de cette formule (pour p = oc) a déjà j ôté donné par Fourier dans sa Théorie de la Cha- ! leur, paragraphe 198 de l’édition allemande de ! Weinstein. On peut, remarquer qu’en coordonnées I polaires elle prendrait une forme plus élégante. ,
- Ecrivons maintenant : |
- I
- •ra + //* = U ‘
- et. par suite :
- H = VH7+H7 =p %-!%'Œr+U
- Si au nombre (3 l’angle indiqué sur la ligures, il vient :
- cl
- a
- .r
- on retombe alors sur la première équation :
- i . . ,
- — — /„z<i sm f p a .
- Soit alors n le nombre de périodes, dans le cas d’un courant alternatif; le potentiel est nul en tous les points de l’axe de la machine (.r :r o, // = oï et aussi le long de toutes les droites :
- :v = y tg —. n
- lorsque n —o, a, 4, etc.
- Nous savons maintenant exactement comment le potentiel est distribué. L’auteur s’abstient de démontrer ici que la fonction ainsi déterminée est la seule qui réponde à la question.
- Il passe alors à l’étude du champ 11 dans l’entrefer.
- En chaque point (.r, y) de cet entrefer (lig. 2), H possède une certaine grandeur et une certaine direction. Cette grandeur et cette direction peuvent s’obtenir très aisément en calculant les composantes IIa- et IIV. Nous allons pour cela différencier — par rapport à ,r,et par rapport à y/;posons d’abord :
- ! Pour.-r — o, on a :
- I
- 11
- il vient
- 11,=--
- H„ = -
- ,> an- =
- alors :
- d ? d.r i* -pü>- bi'-o < —V-ï rP ' > , Jp—1 '-+r [,rsin^-f-yeosÇ]
- d'i '\1~ *f//siuÇ—.icos^i
- dy »'"-hT
- U„ = o 1
- H = 11* ’
- tg P = =c , ji —: po°.
- A la périphérie du rotor (y — /•) on a :
- 11,,. = — /^.
- 10 r
- i
- p.1x56 - vue 56/688
-
-
-
- 10 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- :>7
- Pour une machine bipolaire, comme on en rencontre dans la construction dos turbo-générateurs, on a : f}-l rzz o,
- et par suite :
- forme des lignes de force dans le cas de machines bipolaires.
- Examinons maintenant le cas de *>./> ~
- Ou a alors :
- IL - Cle
- pour tout l'entrefer.
- Le long de l'axe des y on a : il x 11 ; cela va nous servir à calculer le flux *1» par pôle.
- Si L est la longueur de l'entrefer en centimètres, on a évidemment :
- ce qui donne :
- :v
- //
- ___ . «V
- = tg©
- djf
- d.r'
- <*>=« f (11,T :»• 0^//. I'
- J U
- - iv- /, iz . L /*° / — 10 rl> J r yiP-hdi/
- - >.p. — • L. 10 ('
- d'où :
- — //3=:CU\
- On peut donc dire que :
- Le flux d’entrefer dans le stator d'une machine à \ pôles est composé d’hyperboles qui rejoignent les pôles.
- On voit comment dans ce calcul s éliminent : iü le nombre de pôles %py x° le rayon d’alésage /•,
- de sorte que le flux a une expression extrêmement simplifiée. Intégrons maintenant cette équation non plus de /‘jusqu’à o, mais entre des limites quelconques ; nous aurons ainsi les flux partiels.
- On peut rechercher également la forme des lignes <le force à travers l’entrefer.
- Posons i — tg « ; la formule obtenue plus haut V
- devient, si 1 on se reporte à la figure % :
- cotg p == tg § —
- tg£ — tga
- tgÇ.tga— i
- lg(5 —*)
- 'g
- ip — i)-air-lg
- Tàrleai; 11.
- GÉNÉRATEUR A GÉNÉRATEUR B
- Valeurs expérimentales Valeurs calculées Valeurs expérimentales Valeurs calculées
- volts volu volts volts
- X 'J. 1 5,(va l(i,A
- 'X 1 , *> » 9,20 11,1
- XX.(\ » Vvî V*'i
- XX yO » 0
- ^j,9 »
- Les résultats de ces calculs, contrôlés avec des bobines d’exploration, ont donné, les vérifications (tableau II), pour différentes positions des bobines.
- H. C.
- il en résulte ;
- .v
- H
- fi
- CORRESPONDANCE
- Sur les aériens dirigeables.
- On a, en outre, la relation purement géométrique :
- Igo
- dy
- dx
- Eliminons S entre ces deux dernières équations : nous obtenons une équation différentielle qui donne la
- Monsieur le Directeur de la Lumière Electrique.
- « M. Blondel sc trompe s’il croit que sa note des Comptes Rendus du 19 octobre 1908 puisse avoir produit le moindre changement à notre ligne de conduit*1, quoique les conclusions de
- p.1x57 - vue 57/688
-
-
-
- 58
- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N° 15.
- ladite note ne soient pas exactes. Notre opinion sur la paternité des aériens dirigeables était formée bien avant la présentation de sa noie, et M. Blondel, pour s’en convaincre, n’a qu’à consulter, par exemple, les Alti delV Associa-zione Elettrotecnica Italiana novembre-décembre 1908. Il y trouvera une lecture sur notre système, tenue à Rome le 14 octobre 1908 (c’est-à-dire avant la présentation de sa note), dans laquelle nous avons attribué à M. Brown la paternité des aériens dirigeables tout en attribuant à M. Blondel la part qui lui était due. Par conséquent, l’ironie et les assertions gratuites de M. Blondel 11e peuvent pas nous atteindre.
- M. Blondel commence la partie technique de sa lettre en déclarant que lebrevet Brown indique seulement le but à atteindre, sans indiquer les moyens propres à le réaliser. Or, commeM. Brown décrit les couples d’antennes, les cadres, les miroirs paraboliques, etc., et il illustre sa description avec cinq ligures, il est hors de doute que tout cela est la description de moyens à employer et non seulement celle d’un but à atteindre, comme M. Blondel l’afïirme.
- M. Blondel prétend être l’inventeur des aériens dirigeables à grande longueur d'onde, en laissant à M. Brown la découverte des aériens à petite longueur d’onde, et il tâche de démontrer que les dispositifs de Brown ne sont valables que pour des ondes très courtes.
- En premier lieu, M. Brown n’a jamais dit ni implicitement ni explicitement que les ondes qu’il emploie sont exclusivement des ondes très courtes; il dit au contraire explicitement qu’il faut employer des ondes très courtes seulement quand on veut appliquer les miroirs paraboliques (voir p. 2, lignes 32 à 34 du brevet Brown); et la phrase à laquelle M. Blbndel fait allusion ne se référé qu’à cette dernière application.
- M. Blondel raisonne sur une des ligures du brevet Brown et, d’après les dimensions de cette ligure, il tire des conclusions, sans penser que les ligures sont schématiques comme M. Brown les définit, (diagrammes) et que les différentes parties ne sont pas en échelle.
- Mais,àpartcela, il n’est pas exactque M. Brown emploie un oscillateur de Righi qui produit seulement des ondes très courtes; il emploie au contraire un oscillateur constitué par deux antennes reliées aux sphères de l’éclateur, ce qui permet d’obtenir des longueurs d’ondes aussi
- grau des que l’on veut. Et, commeM. Brown dispose les antennes à une demi-onde, il est évident que le système transmetteur Brown est composé par deux antennes placées à une distance quelconque rayonnant des ondes d’une longueur aussi grande que l’on veut.
- Donc, M. Brown n’est pas seulement l’inventeur des anciens dirigeables pour les petites longueurs d’ondes, mais aussi pour les grandes. Et cela est démontré encore par le dispositif récepteur Brown, que M. Blondel a passé sous silence, et qui est pourtant d’une éloquence indiscutable. Il suffit de dire que ce dispositif a été reproduit ident 'quement par M. Blondel dans la ligure 5 de son brevet.
- Nous nous abstiendrons de signaler d autres affirmations erronées contenues dans la lettre de M. Blondel à soutien de sa thèse, car ce que nous avons exposé suffit déjà à démontrer que les aériens dirigeables dont il est question ont été inventés par M. L.-G. Brown et que M. Blondel leur a apporté seulement des perfectionnements de détail. Pour arriver à cette conclusion, il suffit d’ailleurs de lire attentivement le brevet Brown et de le comparer au brevet Blondel. »
- Turin, 17 mars 1909. E.Beeum et A. Tosi.
- *
- * *
- Aï. A. Blondel nous communique la réponse suivante :
- « On 11’a pas le droit, pour une discussion d’antériorité, de supposer dans un brevet ce qui n’y est pas explicitement énoncé, ni de corriger après coup des diagrammes sous prétexte qu’ils n’étaient que des schémas, quand les dimensions représentées par l’auteur du brevet lui-même sont incompatibles avec le mode de fonctionnement qu’on prétend en déduire par de pures hypothèses arbitraires.
- Pour ramener MM. Bellini et Tosi à une méthode de discussion plus scientifique et leur faire toucher eux-mèmes du doigt la difficulté d’accorder leur thèse avec le texte de Brown, je me permets de leur rappeler que les éléments essentiels des systèmes d’aériens pour ondes dirigées (*), tels qu’ils les emploient eux-mêmes, si je ne m’abuse, sont les suivants :
- (*) Ce sont clos antennes de ce genre [que j’ai revon-
- p.1x58 - vue 58/688
-
-
-
- 10 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 59
- i° Les deux antennes solidaires vibrent synchroniquement et au quart cl’onde;
- 2° Elles sont espacées d'une distance plus faible que la demi-longueur d’onde;
- 3° Elles sont parcourues par des courants de phases opposées (et non pas concordantes) ;
- 4° Le système est excité indirectement.
- Je prie donc ces messieurs de vouloir bien citer publiquement dans la spéeiiication du brevet Brown (en ajoutant les phrases anglaises elles-mêmes pour rendre la vérification plus facile) une solution réalisant ocs conditions. Toute la question est là; elle n’est pas ailleurs.
- En effet, il ne faut pas oublier que l’article de MM. Bellini et Tosi et la note de la rédaction qui y était jointe et qui a soulevé la présente discussion, se rapportent explicitement à ce genre d’antennes au quart d'onde, parcourues par des courants de phases opposées. Ces antennes sont décrites dans mon mémoire du Congrès d’Angers, iyo3, et représentées par la figure a de ce mémoire (et non pas par la figure î, qui n’a plus rien de commun avec les cadres qu’emploient et que décrivent MM. Bellini et Tosi).
- Or, dans le brevet Brown, la seule figure représentant un aérien de ce genre est la figure i, dont la description est donnée aux lignes 7 à 55 de la page 3 du dit brevet. Dans cette figure la distance entre les deux antennes parallèles étant explicitement fixée parle texte à une demi-longueur d’onde, on constate que la longueur de chaque antenne correspond sensiblement à une longueur d’onde ; d’autre part, le montage du circuit excitateur est tel que les courants dans les deux antennes sont de phase concordante. Il en résulte que :
- i° Le système 11e rayonne aucune énergie à grande distance dans aucune direction:
- 20 S’il y avait un maximum dans une direction, cc serait dans la direction perpendiculaire au plan des deux antennes et non pas, comme le dit Brown (page 2, ligne i5 de son brevet) « semblerait-il (sic) dans le plan des fils » ;
- 3° Même si on réduisait les antennes au quart •d’onde (ce qui n’est dit en aucun point du brevet
- tliquées et dont j'ai donné la'description dans les Comptes Rendus du Congrès d’Angers de l’Association Iran cuise, igo3, au lieu de les enfouir, comme Brown a l'ait des siennes, dans un brevet qui n’a jamais eu de suite.
- Brown), on ne pourrait pas les rapprocher à une faible fraction, telle que le sixième de longueur d’onde indiqué par MM. Bellini et Tosi, sans qu’il y ait de l’énergie rayonnée dans toutes les directions.
- Pour supprimer le rayonnement de l’énergie dans un certain plan, tout en employant les longueurs d’onde actuellement en usage et pour obtenir le rayonnement maximum dans le plan perpendiculaire, il est absolument nécessaire que les courants des antennes soient de signes opposés, et que chaque antenne contienne au maximum 1/4 d’onde, toutes conditions dont il n’existe pas la moindre trace dans lebrevetBrown, tandis qu’elles étaient très clairement figurées par la figure 2 de mon mémoire déjà cité et par les explications données ensuite dans le même sur la possibilité de rapprocher les antennes de moins d'une demi-longueur d’onde.
- En présence de ces constatations, MM. Bellini et Tosi, qui ont pu, sans doute, de bonne foi, se tromper dans leur interprétation un peu superficielle, ne peuvent soutenir sérieusement, que je n’ai rien imaginé qui 11e fût dans le brevet Brown, et que la rédaction du Journal a eu tort de m’attribuer la paternité des couples d’antennes au quait d’onde, présentant des courants opposés, concentrant l’énergie dans leur plan, tout en la supprimant dans le plan perpendiculaire, même quand l’écartement est réduit au 1/6 de la longueur d’onde.
- Qu’on ne croie pas d’ailleurs que j attache une grande importance à la paternité des antennes quart d’onde, car, ainsi que je l’ai dit en les présentant en 1903, il n’y a là qu’une application assez simple de principes connus en optique ; mais c’est pour moi une question de principe que je défends ici, non seulement pour mon cas, mais pour d autres analogues, 11 ne me parait pas équitable qu’un brevet pris sous une forme vague par un inventeur qui a entrevu seulement une idée, mais qui n’a pas su la réaliser correctement, et qui a si peu réussi qu’il n'a pas cru devoir même en faire part de son invention au public scientifique dans des publications ou des conférences publiques, puisse recevoir, par l’effet de l’imagination d’autres personnes après dix ans d’oubli, une interprétation extensive et servir de machine de guerre pour amoindrir volontairement le rôle utile qu’a pu jouer plus récemment un autre auteur, complètement
- p.1x59 - vue 59/688
-
-
-
- 00
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N-15.
- ignorant, d’ailleurs, de cette littérature de brevet), et qui a indiqué clairement, non seulement le buta atteindre, maisles moyens qui le réalisent effectivement.
- A. Blondel.
- Sui' l’essai des alternateurs.
- MoNSIEElt LE Diiiecteem de j.a Lum 1ère Elect/ /yue.
- Dans la Lumière Electrique du i’i mars 1909 se trouve un article de M. Paul Girault sur l'essai des alternateurs, dans lequel l'auteur expose une nouvelle méthode pour séparer les contre-am-
- père-tours de réaction de la force contre-électromotrice de self-induction.
- Je me permets de vous faire observer que cette même méthode fut le sujet d’une conférence que je fis en 1901 devant la Société des Electrotechniciens de Vienne.
- Mon honoré collègue n’ayant pu avoir connaissance de cette conférence, je me permets de lui faire parvenir par Arotie amabilité un exemplaire du compte rendu.
- Je me souviens d’ailleurs queM. Potier m’écrivait, à ce moment, employer lui aussi ce procédé, mais par oubli regrettable il ne le publia pas. Je me crois donc parfaitement autorisé à dire d’avoir publié le premier cette méthode.
- Veuillez agréer...
- 2a mars 199. Kischeii-Hinnen.
- Oehlikon.
- LEGISLATION
- ET CONTENTIEUX
- Conflit entre une Compagnie gazière et une commune au sujet du meilleur éclairage.
- Chacun sait combien sont délicates les questions que le monde des électriciens connaît généralement sous la rubrique suivante : Substitution d’un meilleur éclairage à Véclairage au gaz.
- Cela provient, non pas de la rareté des décisions en pareille matière, mais, au contraire, de leur extrême abondance et de leur apparente diversité. En effet, nous avons souvent cité des arrêts du Conseil d’État qui peuvent sembler, au premier abord, légèrement contradictoires, lorsque l on n a pas soin de rechercher exactement dans quelles affaires ils sont intervenus.
- Or, sur cet article plus que jamais, il l’aul sc méfier des assimilations trop faciles, et, pour bien comprendre les textes cités, recourir toujours au cahier des charges, qui a eu les honneurs du débat.
- La ville de Lezignan vient d’avoir un procès avec la Compagnie gazière, pour savoir quelle est la portée de cette clause : « En cas d’invention nouvelle ou de perfectionnement pratique,
- apporté dans le système d'éclairage, les concessionnaires devront le mettre en pratique aussitôt qu’il aura été reconnu que l’application en aura été faite pendant cinq ans au moins dans une localité de la même importance. »
- Cette clause est différente de celle qui a été de style dans presque toutes les conventions liant les municipalités et les communes, et qui spécifiait qu’il devait y avoir une économie, pour la compagnie productrice, économie dont elle devait faire bénéficier immédiatement la commune et les particuliers, aussitôt après la mise ('n exercice, soit de l’invention nouvelle (électricité par exemple), ou du perfectionnement de la fabrication du gaz.
- Dans la clause que nous venons de citer, au contraire, on prévoit simplement pour la compagnie concessionnaire un éclairage nouveau, qui, adopté dans une localité de même importance, y aura fonctionné pendant cinq ans.
- Mais, s’agit-il de toute espèce d’inventions, alors même qu’il serait prouvé que leur adaptation, dans la Commune, pourrait être onéreuse à la Compagnie ?
- p.1x60 - vue 60/688
-
-
-
- 10 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 64
- Et, si l’on admet que la Compagnie doit obtempérer à cette injonction du cahier des charges, dans le cas seulement où il sera prouvé que cette modification doit tourner à bénéfice pour elle, quel sera ce bénéfice ? Est-ce celui que la Compagnie gazière fait en produisant son gaz — et, dans ce cas, il y aurait lieu de l’en féliciter — est-ce au contraire un bénéfice quelconque, pourvu qu’il soit appréciable ? mais, dans cette hypothèse, comment en indiquer la mesure ?
- Il est aisé de comprendre les deux courants qui sont produits en sens inverse. La Commune voulant être obéie, sur simple réquisition, et présentant à l’ingénieur de la Compagnie du gaz un ordre d’avoir à fournir l’électricité, hic et nunc, sous prétexte que, comme une majesté toute puissante, elle n’avait qu’à commander pour être obéie.
- L’autre partie, au contraire, déclarait qu’il fallait interpréter le contrat, en vertu du Code civil d’après lequel les parties sont censées avoir contracté dans le sens où la convention est susceptible de produire des effets normaux.
- « Avec son système, disait-elle, la Commune « n’aurait qu’à nous demander l’éclairage le plus « compliqué et le plus coûteux suivant les idées « de grandeur ou de luxe qu’elle'pourrait avoir, « et il en résulterait pour nous, si non une perte, « au moins une absence complète de bénéfice ; « or, ce n’est évidemment pas pour cela que « nous travaillons. »
- Enfin la Commune répondait encore : « Vous « n’avez jpoint à vous en préoccuper, car du « moment que vous avez, devant vous, la certi-« tude qu’une localité de même importance a « adopté le système que nous vous proposons, « vous n’avez rien à craindre. Toutes les compa-« gnies gazières sont unanimes à vouloir travail-« lcr avec bénéfice. Vous n’avez pas le monopole « de ce désir très normal. Si nous vous imposons « une combinaison acceptée par une compagnie « travaillant depuis cinq ans dans une localité « identique, il est inadmissible que vos intérêts « pécuniaires ne soient pas sauvegardés au même « titre que ceux des autres. Et cela nous dispense « de savoir quelle est la part de bénéfice que vous « pouvez revendiquer. Vous n’avez qu’à copier « vos devanciers, et si vous pouvez faire mieux « qu’eux, nous serons les premiers à vous en l’éli-« citer, sans même pouvoir vous demander une « participation dans ce résultat, puisque nous
- « n’avons pas prévu une économie en notre fa-« veur. »
- Il semble bien que le raisonnement de la commune était impeccable; néanmoins, probablement pour ne pas prendre parti sans l’expertise à laquelle il tient si profondément, le Conseil d’Etat a admis une de ces solutions mixtes, à deux tranchants, dont il a le secret.
- Voici comment il a interprété cet article.
- La Commune a le droit d'exiger le remboursement. de la lumière du gaz, par l’électricité. C’est la concession qu’aujourd’hui le Conseil d’État fait toujours au progrès moderne.
- Mais, d’autre part, la société gazière ne peut être censée avoir accepté une substitution qui tournerait à préjudice. Elle doit avoir un bénéfice.
- Et, au moment où la question devenait brûlante, c’est-à-dire au moment où il fallait préciser quel serait ce bénéfice, le Conseil d’État le définit à sa manière, en disantqu’il devra être celui d’une exploitation normale.
- Puis il nomme des experts pour qu’ils fassent eux-mêmes la définition de ce que le Conseil d’Etat ne veut pas faire et définissent ce que c’est qu’une exploitation normale.
- Il est très probable que les experts s’en tireront en cherchant précisément si, dans la commune deLczignan, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, on peut substituer au gaz la lumière électrique, en faisant les mêmes bénéfices que dans la localité qui a adopté la même lumière.
- II
- Quelle aurait été la solution donnée par le Conseil d’Etat si, dans le cahier des charges, comme dans celui de la ville de Carpentras par exemple, on avait donné à la Société gazière l’obligation de remplacer la lumière par le gaz par toute lumière donnant un éclairage plus avantageux et plus économique que le gaz actuel. '
- Nous ne savons, mais on peut se rapporter à l’arrêt qui avait été rendu par cette haute Assemblée, le 9 mars 1906, pour la Compagnie du gaz de Carpentras, arrêt qui 11e visait que l’éclairage public.
- « Dans votre traité, a dit le Conseil d’Etat, il « n’est pas parlé du prix de revient. Or, un sieur « Rivoire, électricien, indique à la Ville qu’il est « prêt à lui donner un éclairage électrique à des
- p.1x61 - vue 61/688
-
-
-
- 63
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI(2« Série). — W* 16.
- « conditions déterminées. Ce qu’il importe, pour « vous donner satisfaction dans les termes du « contrat, c’est de savoir si ces prix sont plus « économiques, et l’éclairage plus avantageux « pour la Ville. »
- D’où, encore une expertise pour statuer sur l’économie des prix et caractère avantageux du contrat.
- Point de difficulté pour établir le caractère économique ; pourvu qu?il sache faire les quatre règles, sans erreur de calcul, un expert peut s’en tirer facilement.
- Autre chose est de savoir si un éclairage offert est réellement avantageux.
- En effet, à côté du prix qui peut être soumis à toutes les surenchères de baisse que les chantages peuvent suggérer, il faut tenir compte du caractère sérieux, durable, permanent que doit avoir tout éclairage public, c’est-à-dire que les forces matérielles et financières de l’entreprise destinée à le produire doivent assurer une garantie solide et non pas présenter l’allure d’une affaire périlleuse dans laquelle une commune ne saurait s’aventurer.
- Nous donnons ci-dessous le texte de ces deux arrêts, l’un, de la ville de Lézignan, du 3 avril 1908, etl’autre,delavillede Carpentras, duô mars 1906.
- Paul Bougault
- Avocat à la Cour d Appel de Lyon.
- Texte de l’arrêt du Conseil d’JEtat. 3 avril
- 1908. — Compagnie départementale pour
- l’éclairage au gaz, contre ville de Lézi-
- gnan.
- Sommaire. — Lorsque le traité passé, entre nue Ville et une Compagnie d’éclairage par le gaz, porte qu’« en eas d’invention nouvelle ou de perfectionnement pratique apporté dans le système d’éclairage,les concessionnaires devront le mettre en pratique, aussitôt qu’il aura été reconpu que l’application en aura été faite pendant cinq ans au moins dans une localité de la même importance », sans préciser les conditions dans lesquelles cette mise en pratique devra être faite, une telle disposition doit être interprétée dans ce sens que, d’une paî t, les parties ont entendu faire bénéficier la commune et les habitants d’un nouveau mode d’éclairage plus avantageux que l’éclairage au gaz, au point de vue non seulement de l’intensité et de la commodité de l’éclairage, mais aussi de l’économie qu’il pourrait entraîner, et que, d’autre part, la Compagnie n’a pu aocepter cette clause qu’aiitant que }e pouveau rupde d’éclairage lui procurerai), un bénéfice.
- Majs fl pe s'ensuit pas que ce bénéfice dojvç être égal, pour la Compagnie, à celui que lui donnait l’éclairage au gaz, alors qu’aucune disposition du traité ne lui assure une telle garantie.
- En conséquence, si les parties, tout en reconnaissant que la Ville pouvait, en conformité de la disposition ci-dessus, exiger de la Compagnie du gaz l’installation de l'éclairage par l’électricité, sont en désaccord sur les conditions dans lesquelles ce nouveau mode d'éclairage devra être appliqué et exploité, il y a lieu de rechercher seulement si les conditions offertes par la oontmune pour le nouveau mode d’éclairage sont de nature à assurer à la compagnie du gaz une rémunération normale, et si, par suite, elles éont acceptables pour elle.
- Le Conseil d’Etat. — Statuant au contentieux :
- Vu la requête présentée par la Compagnie départementale pour l’éclairage au gaz... et tendant à ce qu’il plaise au Conseil, annule un arrêté en date du 3o décembre 1904, par lequel le Conseil de Préfecture de l’Aude a décidé : « qu’à dater du ier février 1905 et faute par la Compagnie départementale du gaz d’avoir, fait connaître en bonne et due forme, à la ville de Lézignan, qu’elle accepte de substituer à l’éclajrage au gaz l’éclairage électrique aux conditions acceptées par la Société Méridionale, la Ville sera autorisée à traiter avec cette dernière; qu elle pourra, après avoir assuré le service de l’éclairage par l’électricité, mettre la Compagnie du gaz en demeure de cesser l’éclairage public, le tout avec indemnité » ;
- Considérant que l’article 22 du traité passé le 24 oc-tobre 1877 entre la ville de Lézignan et les sieurs Rozier, auxquels la Compagnie départementale pour l’éclairage au gaz est actuellement substituée porte : « En cas d’invention nouvelle ou de perfectionnements pratiques apportés dans Je système d’éclairage, les concessionnaires devront le mettre en pratique, aussitôt qu’il aura été reconnu que l’application eu aura été faite pendant cinq ans au moins dans une localité de la même importance que la ville de Lézignan »;
- Considérant que, dans l’état des conclusions prises devant le Conseil d’Etat, les parties reconnaissent que la ville de Lézignan pouvait, en conformité de la disposition ci-dessus rappelée, exiger delà Compagnie départementale pour l’éclairage au gaz l’installation de l’éclairage par l’électricité, mais qu’elles sont en désaccord sur les conditions dans lesquelles le nouveau mode d’éclairage devra être appliqué et exploité ;
- Considérant que par l’article 22 du traité du 24 octobre 1877, les parties ont entendu faire bénéficier la commune et les habitants de Lézignan d’un nouveau mode d’éclairage plus avantageux que l’éclairage au gaz, au point de vue non seulement de l’intensité et de la commodité de l'éclairage, mais aussi de l’économie qu’il pourrait entraîner; que, d’autre part, la Compagnie n’a pu accepter la clause portée à l’article 22, qu’autant que le nouveau mode d’éclairage lui procurerait un bénéfice,
- p.1x62 - vue 62/688
-
-
-
- 10 ^vri^ 1909.
- REVUE D’ÉLECTRjqiTÉ
- 63
- mais çjq’aqcupe disposition du traité] ne luj assure que ce bénéfice devra être égal à celui que lui donnait l’éclairage par le gaz; que, dans ces conditions, il y a lieu de rechercher seulement si les conditions offertes par la Commune, pour le nouveau mode d’éclairage, sont de nature à assurer a la Compagnie du gaz une rémunération normale, et si, par suite, elles sont acceptables pour elle ;•
- Mais considérant que l’état de l'instruction ne permet pas de statuer sur ce dernier point, qu’il y a lieu, dès lors, d’ordonner une expertise avant dire droit au fond,
- Décide :
- Article premier. — Il sera, avant faire droit au fond, sur la requête de la Compagnie départementale pour l’éclairage au gaz, procédé à une expertise. Les experts auront pour mission de déterminer le montant du capital social engagé par la Compagnie départementale pour l’éclairage au gaz, le montant des dépenses qu’entraînerait pour elle l’installation de l’éclairage électrique à Lézignan, le montant des dépenses et des recettes qui ressortirait de l’exploitation dudit éclairage, et tous autres éléments pouvant permettre d’apprécier si les clauses du cahier des charges communiqué par la ville de Lézignan à la Compagnie requérante, à fin d’installation de l’éclairage électrique, étaient de nature, dans des conditions d’exploitation praticables pour elle, à lui donner une rémunération normale.
- Faute par les parties de s’entendre sur le choix d’un expert unique, la ville de Lézignan et la Compagnie départementale pour l’éclairage au gaz désigneront chacune un expert et le troisième expert sera nommé par le président de la section du Contentieux. Le ou les experts prêteront serment entre les mains du vice-président du Conseil de Préfecture du département de l’Aude. Le rapport d’expertise sera déposé au secrétariat du Contentieux du Conseil d’Etat dans le délai de trois mois, à compter de la notification de la présente décision.
- Art. a. — Les dépens sont réservés pour être supportés par la partie qui succombera en lin de cause.
- Texte de l’arrêt du Conseil d’Etat du 6 mars 1906. — Ville de Carpentras contre la Compagnie du gaz de Carpentras.
- Considérant que la ville de Carpentras, se prévalant des dispositions de l’article a du traité du 3i mai 1894, a, en vue de substituer la lumière électrique au gaz pour l’éclairage public, mis la Compagnie du gaz en demeure de déclarer si elle entendait exercer le droit de prèle rence que lui réservait ledit article pour l’exploitation du nouveau mode d’éclairage, et que la Compagnie a contesté que les conditions auxquelles était subordonné le droit de la Ville d’adresser cette mise en demeure fussent remplies ;
- Que, dans ces circonstances, c’est avec raison que le
- Conseil de Préfecture a rejeté la fin de non-recevoir tiré de l’absence de litige né et actuel ;
- Considérant, au fond, que l'article 2 du cahier des charges subordonne le droit de la Ville d’exiger, pour son éclairage public, la substitution de l’éclairage électrique à l’éclairage au gaz, ù la condition de la découverte d’un nouveau mode d’éclairage, ou de l’application d’un mode actuellement connu plus avantageux ou plus économique que le gaz actuel, ledit mode appliqué totalement depuis deux ans dans quatre villes de France, de plus de 10 000 habitants au moins, et s’étendant à tout le périmètre où existerait l’éclairage au gaz; que pour déclarer prématurée et inopérante la mise en demeure de la Ville, le Conseil de Préfecture s’est fondé sur ce que, à raison de l’indivisibilité existant entre la concession de l’éclairage public et celle de l’éclairage privé, la Ville ne se trouvait pas dans la condition exigée par l’article 2, la substitution de l’éclairage au gaz dans les , quatre villes citées comme exemple n’ayant été effectuée i que pour l’éclairage public seulement et par suite n’étant pas totale ;
- Mais considérant que la disposition précité à l’article 2 § 3 du cahier des charges ne peut être entendue comme imposant à la Ville requérante l’obligation de justifier que les villes, citées par elle comme exemple, aient remplacé un système exclusif d’éclairage au gaz par un nouveau système d’éclairage exclusif; que, d’après le sens attribué à la disposition, il suffit cjue ce nouveau mode soit appliqué dans ces villes concurremment avec l’éclairage au gaz dans la totalité du périmètre desservi par ce dernier mode d’éclairage ;
- Considérant que l’état de l’instruction 11e permet pas d’apprécier dès ;Vprésent :
- ip Si, dans les villes indiquées par la ville de Carpentras, le nouveau mode d’éclairage adopté pour l’éclairage public s’applique dans tout le périmètre desservi : par les Compagnies du gaz ;
- 20 Si, dans la ville de Carpentras, l’installation de l’éclairage par l’électricité, dans les conditions du projet proposé à la ville par le sieur Rivoire, serait plus avantageux et plus économique pour elle que l’éclairage actuel ; qu’il y a lieu dès lors d’annuler l’arrêté attaqué et d'ordonner une expertise à l’effet de rechercher si ces deux conditions sont remplies.
- Décide :
- Article premier. — L’arrêté ci-dessus vise du Couseil de Préfecture du département de Vaucluse, en date du 19 avril 1902, est annulé,
- Art. 2. —Avant de faire droit au fond, il sera par un expert si les parties s’entendent, pour la désignation d’un seul expert, sinon, par trois experts dont l’un sera désigné par la ville de Carpentras, le second par la Com-‘ pagnie d éclairage au gaz, et le troisième par le Président de la Section du Contentieux, procède à une expertise.
- Le ou les experts prêteront serment entre les mains,
- p.1x63 - vue 63/688
-
-
-
- 64
- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
- T. VI (2‘ Série). — N» 15.
- soit du Secrétaire du Contentieux du Conseil d’Etat, soit du Vice-President du Conseil de Préfecture:
- Leur mission sera de rechercher :
- i°Si dans les villes indiquées par la Ville le nouveau mode d’éclairage s'applique à tout le périmètre desservi par la Compagnie du gaz;
- 20 Si l’établissement et l’exploitation de l’éclairage par l’électricité des voies publiques et des monuments municipaux dans les conditions du projet proposé à la ville de Carpentras par le sieur Rivoire seraient pour elle plus avantageux et plus économiques que l’éclairage actuel au gaz.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE (1)
- CHRONIQUE FINANCIERE
- Nous avons pu, dans une chronique précédente, comparer l’exploitation de plusieurs Sociétés de tramways électriques et déterminer pour chacune d’elles le coefficient d’exploitation que nous avons trouvé égal à 55 % pour l’une, à 66 % et 67 % pour les autres; aujourd’hui que nous avons en mains le rapport du conseil de la Compagnie Générale des Omnibus, la détermination du même coefficient entraîne la condamnation du système suranné de transports encore en usage dans celte Compagnie. Les recettes propres à l'exploitation se sont élevées à /i4'165 6'i9 fr. 5/j, en diminution de 1 100000 francs sur l’année précédente, tandis que les dépenses ont été comprimées au chiffre de t\'x 17/, o55 fr. 4/\ ; nous disons comprimées, car le rapport fait mention d’une augmentation du nombre de kilomètres-voitures, aussi bien pour les tramways que pour les omnibus et d’une diminution fort importante sur les comptes de main-d’œuvre et d’entretien des voies et immeubles; malgré cela, le rapport des dépenses aux recettes n’est pas moindre de q5 % .
- Hâtons-nous de dire d’ailleurs qu’on ne peut rendre la Compagnie Générale des Omnibus tout à fait responsable de celte situation. Tandis que dans toutes les villes de France, d’Europe et d’Amérique on constituait des réseaux de tramways électriques, la Ville de Paris, éprise avant tout d’esthétique, enserrait dans un cahier des charges antique la seule Compagnie qui pût développer les nouveaux moyens de transport, et qui, plus est, lui créait, personnellement, une concurrence acharnée. Si tous les écrits pouvaient voir le grand jour de la publicité, si toutes (*)
- les intrigues de la politique municipale pouvaient se révéler, tous les torts n’apparaîtraient pas du côté de la Compagnie des Omnibus qui a cependant péché par défaut d’initiative. Ce mot de l’ancien président de l’affaire, M. Boulanger, cité par un actionnaire à l’Assemblée générale: « Mon prédécesseur très savant n’avait pas l’esprit très commercial » peut bien s’appliquer à tous ses dirigeants successifs, nous n’en donnerons pour preuve que cette conception bizarre d’adapter des châssis de voitures automobiles à dés caisses d’omnibus antédiluviens! vouloir associer, par esprit d’économie, deux choses aussi différentes, c’était courir à un échec presque certain. La Compagnie Parisienne de Tramways avait pourtant quelques années auparavant tracé la voie à suivre dans son organisation de la ligue Etoile-Montparnasse. Il suffisait d’ailleurs de visiter l’étranger pour s’y rendre compte de la solution du problème que nos édiles s’efforcent de rendre plus insoluble.
- Néanmoins le président du Conseil d’administration s’est efforcé de prouver que la Compagnie avait fourni au public le meilleur instrument qu’elle ait trouvé après avoir fait appel à tous les constructeurs français! Il eût fallu pour obtenir de suite, sinon la perfection, du moins un outil économique, faire table rase des vieilles idées et marcher résolument dans la voie indiquée plus haut; beaucoup de voitures, de petites voitures, de nombreux départs, avec un léger abaissement du prix de transport ou tout au moins demander et obtenir le tarif par sectionnements.
- 11 y a lieu de retenir de cette Assemblée générale les déclarations du président sur la future réorganisation; il a nettement fait entendre que le Conseil
- (*) Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. A. Becq, ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur Conseil, 40.rue des Ecoles, Paris.
- p.1x64 - vue 64/688
-
-
-
- 10 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 65
- était bien décidé à ne pas accepter toutes les conditions posées par le Conseil municipal, quitte à liquider pour laisser à d’autres le soin d’assumer la responsabilité d’une trop lourde charge, mais quitte aussi à faire payer très cher son droit de succession. « J’ai déclaré formellement, pour qu’il n’y ail pas de surprise et qu’on ne nous accuse pas d’avoir attendu le dernier moment pour faire connaître nos sentiments au préfet de la Seine et au ministre des Travaux publics que si, le 3i mai 1910, il n’y avait pas entente entre les pouvoirs publics et nous, nous fermions nos portes. » Telles sont les paroles de M. Etienne! Du coup, les actions Omnibus ont fait un bond de 60 francs, de 1 270 à 1 33o ! Il n’y a pas de dividende depuis plusieurs années; les insuffisances de produits ont obligé à renoncer à doter les fonds d’amortissement des obligations depuis 1901, et c’est par des emprunts successifs garantis par des hypothèques prises sur les immeubles de la Société qu’il a été pourvu à l’amortissement des obligations. Nous ne relèverons plus qu’un chiffre qui en dit long sur le prix d’un monopole : la Ville de Paris a touché en 1908 de la Compagnie, 3 903 674 francs dont 2 200 000 francs pour droits de stationnement, représentant x 14 fr. 90 pour chacune des 34000 actions, et rien ne parait plus vrai que cette amère réflexion d’un actionnaire désabusé: la Ville de Paris donne toujours l’impression d’avoir fait une mauvaise affaire quand elle n’a pas mis son partenaire en faillite! Nous dirions volontiers familièrement : avis aux amateurs !
- On annonce toutefois que le Conseil municipal ayant approuvé la contexture du futur réseau, les conditions dans lesquelles s’effectuera la participation de la Compagnie à l’exploitation future et l’utilisation de son actif auraient été arrêtées par les groupes intéressés.
- Nos grands établissements de crédit viennent de publier successivement les résultats de leur dernier exercice; tous, malgré la diminution des opérations d’escompte résultant du ralentissement des transactions commerciales, présentent des augmentations du chiffre d’affaires et des bénéfices par rapport à l’exercice précédent. Le rapport du Comptoir d’Escornpte dit que les résultats de l'exercice sont satisfaisants; et cependant « le ralentissement du mouvement commercial et industriel de l’étranger a eu une répercussion sur les affaires de notre pays, bien que la France, qui n’avait pas participé aux excès commis pendant la période d’activité exagérée,ail pu traverser indemne la phase troublée dont plusieurs autres
- grands centres commerciaux ont eu à souffrir». Au Crédit Industriel et Commercial, même note constatant d’autre part l’affluence tics capitaux disponibles qui, en abaissant le loyer de l’argent, a créé pour les banques de dépôt la difficulté de leur emploi, mais a facilité aussi l’émission de valeurs nouvelles. Deux choses frappent dans les rapports de ces deux établissements, le chiffre très faible des participations par rapport au capital de l’établissement et à un tout autre point de vue la sollicitude de chacun d’eux pour leurs employés. Le Comptoir d’Escornpte a doté leur caisse de retraite et de prévoyance d’une subvention égale à l’ensemble des cotisations de scs membres; a fait bénéficier de mesures bienveillantes spéciales ceux de ses agents qui avaient l’âge de la retraite avant que la caisse fonctionna ; et a amélioré le traitement initial de ses employés les plus modestes. Le Crédit Industriel et Commercial a décidé de verser sur les livrets de ceux qui en possèdent un à la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse une somme égale au versement fait par l’employé lui-même, tant à son propre qu’à celui de son conjoint, sans toutefois dépasser a5o francs par au, et 3 % du traitement pour les agents ayant moins de douze années de service; 4 % après douze années et 5 % après vingt années de services révolus ; une gratification allouée à titre accidentel à ceux des employés qui n’avaient pas les douze années exigées a donné à ces mesures un caractère général. Ceci n’est pas de la finance, et nous ramène aux questions de retraite, d’épargne, de prévoyance sociale, voire même de participation aux bénéfices. N’est-ce pas une forme déguisée de cette participation ? que vous donniez à ces charges le nom de frais généraux, elles n’en viennent pas moins en déduction des produits nets, avant toute répartition aux actionnaires et figurent au compte de profils et pertes; mais ce qu’il y a de plus à retenir, c’est la constitution de ces caisses de retraite qui n’ont pas attendu la loi pour fonctionner; l’initiative individuelle, dans ce cas encore, a devancé de beaucoup l’action législative.
- Les statistiques de la production du cuivre en 1908, qui viennent de paraître dans le Mining Journal^ montrent un accroissement de cette production de plus de 3o 000 tonnes sur 1907. Le rendement mondial aurait été de 734 545 tonnes, la production des Etats-Unis entrant dans ce total pour 408 928 tonnes ; sur ce chiffre, 386 222 tonnes étaient de l’électrolytique. La consommation, d’autre part, a dépassé de beaucoup dans les pays d’Europe celle de 1907 ; l’Allemagne est portée pour 188095 tonnes, l’Angle-
- p.1x65 - vue 65/688
-
-
-
- f>6
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). 45.
- terre pour 13/§ 49a, la France pour 80 509 ; en 1906, celle-ci n’avait consommé que 68927 tonnes. Quant aux stocks,on les évalue au 3i décembre 1908 à 110 335 tonnes, pour l’Europe et les Etats-Unis, en augmentation de 40 000 tonnes sur le stock mondial normal qui est d’environ 70 000 tonnes. A l’heure actuelle, les cours ont dessiné un léger mouvement de reprise; mais les achats sont de faible importance; aussi la hausse ne semble-t-elle pas s’établir.
- Les ententes pour le plomb se complètent et s’étendent à presque tous les producteurs allemands. On espère donc de ce côté obtenir un relèvement dés cours qui fera revivre nombre d’affaires qui végètent.
- La Société pour les Entreprises Electriques de Berlin vient de déclarer un dividende de 8 % sur son capital de 37600000 marks. Le bénéfice brut réalisé en 1908 s’élève à 6 690 126 marks et le bénéfice net à 3 685 658 marks, contre respectivement 5548299 marks et 3 686 108 marks en 1907 ; le bénéfice net n’a donc pas crû proportionnellement au bénéfice brut, ce qui veut bien signifier que l’augmentation du chiffre d’affaires est dû à une diminution des prix de vente. La Société va d’ailleurs procéder à une augmentation de son capital et le porter à 45 millions de marks pour rembourser sa dette flottante. Les nouvelles actions, créées jouissance
- RENSEIGNEMENT
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Alsacjs-Lorraine. — D’accord avec le Grand-Duché de Bade, l’Alsace-Lorraine est sur le point de concessionner les forces hydrauliques du Rhin qui permettront de construire une première Usine à Kembs avec 45 000 chevaux, et éventuellement de doubler celte force en continuant le canal de dérivation. Ce canal est prévu pour G à 8km dans sa première portion avec 8m de chute. Celte chute sera établie à Istein. Le coût de l’entreprise est évalué 4 43 millions de mark, à constituer moitié actions, moitié obligations.
- Turquie . —Un groupe financier dirigé par la Deutsche Bank et qui comprend des firmes allemandes, françaises, suisses et belges s’est constitué pour s’occuper spécialement d’entreprises électriques dans les pays d’Orient. Signalons parmi les promoteurs principaux la Kontinen-tale Geséllschaft ftir elektrische Unternehmungen, l’Elek-trische Licht und Kraftanlagen A.-G.; TAllgemeine Elektrioitats-Gpsellschaft, la Banque pour entreprises électriques à Zurich, la Société Générale de Paris, la
- iet janvier 1909, seront offertes aüx actionnaires actuels à n5 %, à raison cl’une nouvelle poiir cinq anciennes. Ôn dit que les perspectives favôràbles dé l’exercice en cours permettent d’espérer le maintien du dividende au chiffre actuel, malgré l’augmentation du capital. Pourquoi distribuer un dividende si la Société est grevée d’une dette flottante qui gène sa trésorerie ? Elle ne peut dans ces conditions avoir les disponibilités pour payer ce dividende ; en admettant tout à fait qu’il soit légitimement acquis, la situation du fondé de roulement eût commandé de le réserver.
- La Société Française des Electrodes, qui vient de proposer un dividende de 2.5 francs comme l’an dernier, a vu aussi ses bénéfices diminuer par suite du fléchissement du chiffre d’affaires, du maintien du prix de revient et; des frais généraux. Ainsi le chiffre d’affaires a baissé de près de 8 % , soit cleg32 864 fr. à 859 190 francs et le bénéfice net est moindre de 17 % , malgré cela,les amortissements sont dotés de 9.4 888fr., la réserve légale reçoit 3 109 francs et le report à nouveau est de 7 266 francs ; c’est-à-dire que les deux tiers des bénéfices sont réservés. On appréciera cette méthode de gestion au regard de celle de la Gesellschaft für Elektrische Unternehmungen dont nous parlons plus haut.
- U. F.
- 5 COMMERCIAUX
- Banque de Paris et des Pays-Bas, la Banque Impériale ottomane et la maison Josse Allard, à Bruxelles, Le nouveau groupe se propose de constituer à Zurich, sous la direction du Schweizerische Ereditanstalt, un trust auquel il ferait apport des actions Tramways de Constantinople acquises par lui et dont la plus grande partie appartenait à la Kontinentale Gesellschaft, de concert avec la Kommerz und Disconlobank et la Banque War-burg et C°, de Hambourg. Le capital serait de 12 millions de francs.
- TRACTION
- Paris. — D’après le Berliner Tagebla.lt, la Compagnie française des chemins de fer de l’Est aurait commandé à la Société Saxonne de constructions de machines (Richard Hartmann), à Chemnitz, 20 locomotives pour trains rapides.
- La Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. vient de commander à la Société Dyle et Bacalan, 7a voitures de 3e classe à trois essieux, avec couloir latéral.
- p.1x66 - vue 66/688
-
-
-
- 10 Avril 1909.
- ttËVÜE D’ÊLÉCTRIGITÉ
- 07-
- Gmonije. — Par décret du aS mars, est déclaré d’Uti-llté publique l’établissement d’une ligne de tramways entré Bàint-André-de-Cubzâc, Libourne et. Puisseguin. Concessionnaires : P. Ortal, ses lils et A. Lagueyte. Devis d’établissement : a 645 ooo francs.
- Allemagne. — Un projet de loi vient d'être déposé à la Chambre autorisant le gouvernement à consacrer une somme de 227 3a3 00O marks au développement du réseau des chemins de fer secondaires. Les principaux chiffres de cette dépense se décomposeront comme suit : construction de lignes nouvelles, 7g 836 000 marks; établissement d’une seconde voie, 40 54o 000 marks; achat de matériel roulant,ga millions de marks; électrification de la ligne Dessau-Bitterfeld, 2 millions de marks, etc.
- Alsace. —- Il est question d’établir un tramway électrique depuis Barr jusqu’au Hohwald ; plus tard la ligne serait prolongée jusqu'à Strasbourg.
- Hollande. — Une société vient d’ètre fondée à Velper-pont pour la construction et l’exploitation d’un tramway électrique entre Velperpont et Hengelo, d’une longueur de 72 kilomètres.
- ÉCLAIRAGE
- Landes. — Le Conseil municipal de Rion-les-Landes a voté Un emprunt de 5oô 000 francs destiné à l’installation de l’éclairage électrique.
- Lozère. — La municipalité de Florac est en pourparlers avec M, Vergnes de Castelpers au sujet de l’étu-blissement de l’éclairage électrique.
- Côte-d’Or. — Est à l’étude un projet concernant l’éclairage électrique de Venarey, les Lauiues et Alise.
- Nièvre. — Une usine pour l’éclairage électrique de Decize va être prochainement construite.
- Pas-de-Calais. — La municipalité de Béthune a l’intention de procéder à la construction d’une station centrale pour l’éclairage électrique de la ville.
- Haute-Garonne. — Les municipalités de Tolosaue et de Monflanquin ont décidé d’adopter l’éclairage électrique.
- Algérie. — La municipalité d’Arzew a été autorisée à contracter un emprunt de i3î 000 francs dont le montant sera employé à l'installation de l’éclairage électrique.
- Saône-et-Loire. — La Société des Houillères d'Epinac a l’intention de créer une importante station centrale qui fournirait l’éclairage et la force motrice dans la Saône-et-Loire et la Côte-d’Or.
- Jura. — La municipalité de Morez va faire établir une usine de a5o H.P. pour l’éclairage électrique de la ville et des environs.
- Rhône. — Le Conseil municipal de Durette a adopté l’éclairage électrique pour la commune.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. — Le 3o avril, 88, rue Saint-Lazare, à Paris.
- La Lutèce Electrique. — Le i3 avril, g, rue Buffaull, à Paris.
- Compagnie du Secteur de la Rive gauche de Paris. — Le •ai avril, 8, rue Danton, à Paris.
- Société générale d’Automobiles Electro-Mécaniques. — Le 27 avril, 6, rue Chauchat, à Paris.
- Compagnie des Chemins de fer Econoniques du Sud-Est. — Le 11 mai, 3o, rue de Londres, à Paris.
- Société des Moteurs Gobron et Brillé. — Le 3o avril, ig, rue Blanche, à Paris.
- Société Electriqae de la Lampe Hydra. — Le 14 avril, îo, rue Condorcet, à Paris,
- Compagnie Centrale d’Eclairage et de Transport de force par l'électricité. — Le 28 avril, ig, rue Blanche, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 20 avril, à 3 heures, à l’Office Colonial, Palais-Royal, à Paris ; fourniture : i° de fils de fer gulvanisés destinés au service des postes et télégraphes de la Côte d’ivoire; a° de lil de cuivre destiné au service des postes et télégraphes de Madagascar.
- Le 12 mai, à l’Etablissement central du Matériel de la Télégraphie militaire. Si bis, boulevard de Latour-Maubourg, à Paris, fourniture de 200 boites pour appareils Morse modèles 1906 et 190.7 Demandes d admission avant le 2.5 avril.
- Le 12 mai, àla Mairie de Douai (Nord), installation d’un groupe électrogène de 120 HP., à l’Atelier de construction de Douai.
- 1e1' lot. — Fourniture et installation d’un moteur à gaz pauvre de 120 chevaux et de ses accessoires. Mont. 34.000 francs.
- ae lot. — Fourniture d’une dynamo, 120 volts, 620 ampères. Mont. 3.8oo francs.
- Dépôt des projets et plans de machines le 20 avril. Renseignements à l’arsenal de Douai.
- O
- DANEMARK
- Prochainement, aux chemins de 1er de l’Etat danois, à Copenhague, fourniture de 3i locomotives neuves, 2 120 800 couronnes.
- p.1x67 - vue 67/688
-
-
-
- 68
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N° 15.
- BELGIQUE
- Le 2 i avril, à i heure, à la Bourse de Bruxelles, fourniture d’objets d'éclairage électrique des locaux nécessaires au service de la traction et du matériel des chemins de fer de l’Etat belge (cahier des charges spécial n° 695) :
- 1er lot, 1 44oks câble de hissage en fil d’acier galvanisé à six torons et une âme centrale en chanvre. — 2e lot, 2 000 mètres courants câble souple à deux conducteurs de 88 fils de cuivre étamé d’environ i2mm de diam. par conducteur ou de 127 fils d’environ iom“ de diam. par conducteur, 160 mètres courants câble en cuivre recuit pour dynamos recouvert d’un isolant composé d'un guipage de coton et d’une tresse de coton sans enduit, 880 mètres courants câble souple spécial composé de sept torons chacun de neuf fois 17 fils de cuivre d’environ 4/100 de millimètres (ce fil est destiné aux lampes à à arc(, 2 720 mètres courants câble en cuivre étamé de haute conductibilité, une couche de caoutchouc pur, une id. vulcanisé blanc, une id. noir, un ruban caoutchouté, une tresse de coton fortement enduite, 9600 mètres cou-ranls câbles souples en cuivre étamé de haute conductibilité, une couche de coton, une couche de caoutchouc pur, une id. vulcanisé blanc, une id. noir, un ruban caoutchouté, une tresse de coton fortement enduite, 80 mètres courants câbles en cuivre couvert d’une couverture incombustible à base d’asbeste ; — 3° lot, 2i8kB fil de cuivre recuit pour dynamos, isolant composé de deux guipages de colon verni à la gomme laque, iok8 fil de cuivre de section circulaire recouvert d'un isolant composé d’un guipage de soie simple ou d’un guipage simple de coton écru sans enduit, 20kg lil de cuivre recuit.
- pour dynamos à section méplate recouvert d’un isolant composé d’un double guipage de coton verni à la gomme laque, 1 920 mètres courants fil de cuivre isolant composé d’un guipage de coton paraffiné, d’un ruban caoutchouté sur les deux faces et d’une tresse de coton fortement bitumé, 5 600 mètres courants fil de cuivre étamé de haute conductibilité, une couche de caoutchouc pur, une id. vulcanisé blanc, une id. noir, un ruban caoutchouté, une tresse de coton fortement enduite, 4okil, fil de cuivre étamé de i™m de diam. pour filets de globes, 40 kil, fil de laiton étiré d’un diamètre de o,5mm, 7 520 kil. fil de bronze phosphoreux; — 4e lot, 100 kil. fil d’étain; — 5° lot, lampes à incandescence : 6 i3o à culot Swan, 3 040 à culot Edison; — 6° lot, 4°° balais en charbon de o,o45 X o,o35 X 0,014, 80 bâtons de zinc amalgamés pour éléments Leelanché, 20 cahiers papier réactif cher-che-pôle de Wilke, 5o kil. soudure à la résine en tube, 3o vase» en verre pour éléments Leelanché, 40 vases poreux contenant prisme de charbon, charbon de cornue concassé et bioxyde de manganèse; — 7e lot, ferrures : 2000 n° 1, 400 n° 3, 320 n° 4> 120 n° 7> 80 n° 12, 160 n° 14 ; — 8e lot, 9800 isolateurs blancs; — 9e lot, 160 kil. ruban caoutchouté noir sec d’un côté et collant de l’autre; — 10e lot, 80 tubes en ébonile de im de long., iomm diam. int. et i5mm id. ext., 160 id. de 20mm diam. int. et 25mm id. ext. ; — 11e lot, 1 200 globes en verre clair et 240 id. légèrement opalisés pour lampes à arc (ces globes devront -avoir 570mm de long.); — 12e lot, pinces porte-charbon pour lampes à arc : 5o pour lampes Mariolti, 44 pour lampes Pôge ; — 13e lot, iokB mica en lames, i5k® micanite en feuilles carrées.
- Le 24 avril, à 10 heures, à la maison communale, à Perwez (Brabant), extensions de l’usine centrale d’électricité et du réseau de distribdtion.
- — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
- p.1x68 - vue 68/688
-
-
-
- Trente-et-Unlème année.
- SAMEDI 17 AVRIL 1909.
- Tome VI (2° série).— N° 16
- La
- Lumière Electrique
- Précédemment
- / % ' 1SIBU0’ SliËQ'
- I/Eclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE LÉLECTRICITË
- \n-\\
- o’.
- Directeur A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 69. — E. Rotii. Les moteurs polyphasés à collecteur à excitation shunt [suite), p. 71. — J. Escard. Les ferro-chrornes, p. 77.
- Extraits des publications périodiques. — Arcs et lampes électriques. Régulation des lampes à arc à charbons inclinés, p. 88. —Renouvellement des lampes à rendement élevé, J.-F. Mussklmax, p. 85. — Bibliographie, p. 87. — Brevets, p. 87. — Variétés. Graissage des coussinets dans les voitures motrices de tramways; graissage des engrenages, G.-H. Julius, p. 89. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 96. — Renseignements commerciaux, p. 98. — Adjudications, p. 99.
- EDITORIAL
- M. Roth appliqueaujourd’huiàdifférentscas particuliers l'équation générale qu’il a établie au début de son étude sur les moteurs polyphasés a collecteur à excitation shunt. Le cas qu’il examine en premier lieu est celui qu’ont considéré Heyland, Blondel et Behrend. Il correspond à une action nulle du transfbrmateurde réglage, età une valeurnullc delà résistance slatorique. M. Ilolhdéduit sans dilliculté de ces deux hypothèses la position du centre du cercle de fonctionnement, ainsi que la valeur du courant, à vide.
- fin deuxième lieu, M. Both examine le cas plus général étudié par M. Blondel: la résistance slatorique seule est mille. Il montre comment on peut, retrouver, à l’aide de son équation générale, le diagramme connu, et met en évidence le point commun à l’infinité de cercles que l’on obtient en faisant varier les différents paramètres.
- Avant d’envisager le troisième cas particulier, l’auteur s’arrête un instant pour démontrer deux propriétés importantes du diagramme de fonctionnement des moteurs à collecteur ; ces propriétés le relient au diagramme du moteur ordinaire : elles consistent en ce que deux points remarquables du diagramme se déplacent sur un cercle. L’infinité de cercles obtenus en faisant varier les paramètres ont un point commun.
- En possession de ees résultats, l’auteur aborde l’étude du moteur asynchrone polyphasé court-cireuité, ce qui lui permet de retrouver le cercle d’Osanna et les diagrammes de Grob-Lehmann.
- Telles sont les étapes importantes que franchit M. lîotb dans la partie de son travail que nous publions aujourd’hui.
- M. J. Escard a déjà étudié récemment dans
- p.1x69 - vue 69/688
-
-
-
- 70
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 16.
- cette Revue les ferro-siliciums. Aujourd’hui c’est delà préparation des ferro-chromes qu’il entretient nos lecteurs. Après avoir, en une rapide introduction, passé en revue les composés carbures définis de fer et de chrome et rappelé à ce sujet les travaux de Berthier, Erémy, Boussingault, Behrens et Yan Linge, Carnot et Goûtai, Williams, Moissan, etc., que ainsi ceux de leurs continuateurs contemporains, l’auteur fait une étude spéciale du procédé de Brustlein, qui constitue la première méthode industrielle de préparation des ferro-chromes.
- Puis M. Escard fait l’historique et l’exposé scientifique de l’emploi du haut fourneau et du cubilot, et ensuite il s’étend d’une manière particulière sur les procédés électrothermiques, c’est-à-dire sur ceux qui utilisent le four électrique. Le four électrique possède le grand avantage de fournir à bon compte une température très élevée qui rend le métal assez fluide pour couler sans obstruer les trous d’évacuation. On peut ainsi produire des composés très riches en chrome : les ferro-chromes obtenus par procédé électro-thermique contiennent de 6o à 70 % de
- chrome et de 1 à 10 % de carbone.
- M. Escard décrit d’abord le procédé Gin, qui convient très bien pour la préparation des produits peu carburés. Ce procédé comporte deux variantes, dont l’auteur fait une discussion approfondie au point de vue économique.
- La première partie de cette étude se termine par une description de la méthode Ueibling. A propos de chaque préparation, AL Escard a soin d’indiquer le prix de revient correspondant du produit obtenu ainsi que son degré de pureté chimique.
- M. Teiehmuller expose, dans une revue allemande, les résultats d’intéressantes expériences faites sur la régulation des lampes à éharbons inclinés ; il analyse les différentes causes d’inslabilitédes lampes à arc en général, et fait ressortir à ce propos le rôle joué par la plus ou moins grande homogénéité des
- charbons, ainsi que par la symétrie ou la dissymétrie du dispositif employé.
- Les expériences ont également montré quelle est, dans le cas des charbons inclinés, l’influence de l’angle d’inclinaison: à cet effet l’appareil régulateur de la lampe était muni d’un dispositif enregistreur spécial qui permettait de relever le nombre et l’importance des régulations.
- Au point de vue du rôle joué par un champ magnétique additionnel, l’auteur a observé que ce champ a pour effet, de compenser l’action du courant d’air ascendant ; il en résulte qu’il rend le fonctionnement beaucoup plus régulier; il est d’ailleurs indifférent que le champ soit placé au-dessus ou au-dessous de l’arc, mais ily a intérêt à ce que ce soit un champ uniforme.
- Enfin M. Musselman donne les résultats d’études statistiques sur le renouvellement des lampes à rendement élevé, c’est-à-dire sur leurs chances d’usure comparées aux services qu’elles peuvent rendre pendant leur temps de vie. Il considère à ce sujet trois sortes de lampes à filament de carbone, l’une à haute, l’autre à basse consommation, et la lampe moderne au tungstène à grand rendement. L’auteur aboutit à cette conclusion qu’il n’y a jamais intérêt, aux prix actuellement en vigueur, à utiliser les lampes à bas rendement lorsqu’il s’agit d’une installation à créer. On ne peut les recommander que dans le cas où l’installation est déjà en fonctionnement.
- Nous reproduisons enfin, dans nos variétés, le début du rapport présenté par M. Julius au congrès de Munich à propos du graissage des coussinets dans les voitures motrices de tramways. Celle question afait de grands progrès depuis quelques années, et l’auteur se propose de récapituler à ce sujet les principaux principes que suggère l’expérience pour l’entretien des coussinets d’essieu, de leurs engrenages, et enfin des coussinets extérieurs des voitures.
- p.1x70 - vue 70/688
-
-
-
- 47 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 71
- LES MOTEURS POLYPHASÉS A COLLECTEUR (')
- II. — Application de l’équation du cehcle
- A DHT’ÉliJSNTS CAS SPECIAUX.
- i. Cercle de Heyland-Blondel-Behrend. — Ce cas correspond à une action nulle du transformateur de réglage, c’est-à-dire àv( = o et à une valeur nulle de la résistance statorique, c’est-à-dire à r,. = o. Si de plus on néglige les valeurs de Xi et t2 par rapport à l’unité dans les termes + T,) et (i -f- ~2), il vient :
- i Ei2 i -I- ïx Li ,
- = 1,2----------------— I, COS0.
- T (oïl L)2
- o), L
- Le terme en It sin 0 disparait. Donc le centre M0 du cercle est sur l’axe OX (fig. 4), —r est le
- WiLi
- courant à vide U du moteur, représenté par la longueur OB. Le facteur de I, cos 0 est au signe près égal à deux fois l’abscisse OM0 du centre. Cette longueur, comme du reste toutes les longueurs, sera mesurée à l’échelle des courants primaires.
- a OM„
- -)- 2T
- D’autre part
- OM0 = OB + BM0
- x OB î 15Mj — xlv -|— xBM0 — 91,, -f- —,
- T
- (J) La Lumière Electrique, tome VI, (xe série), p. 47.
- x BM0 étant le diamètre du cercle, nous obtenons le résultat bien connu
- »BM0 — BC =
- OB
- relation qui nous fournit immédiatement la construction du cercle.
- x. Diagramme de Blondel du fonctionnement des moteurs polyphasés à collecteur. — Ce cas correspond à t,. = o. On négligera comme auparavant t, et t2 devant l’unité. En introduisant dans
- E,
- l’équation 11 x) la valeur—- — I,. elle devient :
- ü>,L
- v,„ sin a
- - U
- L vtEi K2
- t “rTk;
- _t o ru / , , Ei k4
- -L-—v„
- sin a
- Ii cosO> \ 1 T»
- +
- E, K,
- I, sin0.
- Remarquons, comme le dit M. Blondel, que
- E, E, R2 R,
- est « le courant constant qui tend à
- produire dans le rotor la tension aux balais E2 ».
- r e IC , , .
- Le facteur ramené ce courant secondaire
- Iv,
- à l’échelle des courants primaires.
- Soit
- lu
- V, E, IC IL Ë7
- L’équation (i l) nous permet de construire le diagramme, ainsi que l’a indiqué M. Blondel.
- Menons par le point B (fig. 5) une droite faisant l’angle a avec la perpendiculaire BE sur OX et portons sur cette droite le vecteur
- Ei K,
- B, K, V"
- Relions le point!) ai nsi obtenu au point C du diagramme du moteur oourt-circuité. Le milieu M
- o
- p.1x71 - vue 71/688
-
-
-
- 72
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N°16.
- tic la droite DG est le centre <lu corde cherche. En eiïel, nous savons que les coefficients tic I, cos 0 el de L siu 0 onl, au signe près, respectivement les valeurs doubles des valeurs des
- abscisses et ordonnées du centre M, et que —est
- Fig. f>.
- Propriétés importantes du diagramme de fonctionnement des moteurs à collecteur. — Avant-d’envisager le troisième cas spécial qui est le diagramme exact du moteur asynchrone polyphasé court-circuité, nous démontrerons deux propriétés importantes du diagramme du fonctionnement du moteur à collecteur, propriétés quilcrelicnl.au diagramme du fonctionnement du moteur ordinaire, et dont nous ferons souvent usage dans la suite.
- A) L'équation (ii) nous donne comme valeur du glissement :
- «1—fi).2
- to,
- isiiia—
- K,R,r^
- K jv„, ( (Oj I.
- —( |4-Ti)licos0—T^IjsinO
- ]
- /•,
- ]xI|s"mO.-T,.(i-)-T2)I|COs0j « i
- «O
- Cü, ----ü)„
- (0,
- prend
- la valeur hypothétique
- x
- pour
- xIi sinOa
- IgG, =
- t,. (i -[- t.,) h eosO*
- T,. (ï -j- To)
- égal au diamètre BC du cercle SIn. Construisons le parallélogramme B C FD. Traçons OM et prolongeons celle ligne jusqu’à son intersection G avec DF. On voit de suite que
- , E, K,
- >d> ~ — v« =- tt- v,„ <-os S'IL, hi
- D’autre part, de l’équation (io) nous déduisons :
- K i R >
- lï [COSa-4- •;---f( I+Tl)ï1siri8—TrIiC086 I
- (Ill-Uj lv2vm
- (1>I i-.
- £“,Lv"{
- Fl
- (l+To) ----—— T.liCOsO—T,.( 1 q-T.
- toi J à
- s)IisiuoJ
- (lo'l
- d’autre part :
- H. G = -j. a FG = HE — 1(,
- w, — OJ.,
- et pour ------------" «
- 0),
- |<]
- ( i -j- t.,) —L ~ I-, [t cos Oc -j- t,. f x -\- To) sin 0 ,1.
- 0> 1 I 0
- Vil'b Ko
- DE = -TJ— TT-V„, sma Ko kj
- I1G — KG — VIF = DF — DE -)- I1E
- 1„ vtli, K.,
- •j. a
- b = i- -
- 1 “tjiü t
- —— * l ,,
- IL K, v«E, K 2 H., K,
- 'tm si ri a -|- I,.
- yi... sin J-s
- Si est doue bien le centre cherché. Le point G est un point commun à l’infinité de cercles que l’on obtient en faisant varier les valeurs de v* et de a.
- En introduisant dans cette équation les valeurs de eos 0^ el de sin 0X tirées de (1!>'), il vient :
- L
- E, 1 -j- To
- W| 1 ‘ To)2
- G
- Les équations |i.y’) et iVj déterminent un point Ax ayant pour coordonnées polaires Oco et Ico . Ges équations étant indépendantes de v, el de a, le point Ax est commun à l’infinité de cercles de fonctionnement qui peuvent être construits en variant les valeurs de v/ et de a. Le
- p.1x72 - vue 72/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 73
- point A,, appartient donc an diagramme de fonctionnement du moteur à collecteur et aussi à celui du moteur eourt-cireuité, pour lequel
- h o.
- Remarquons que, dans le diagramme rigoureux, le terme
- Ei 0>i L
- 1
- no
- représente le courant idéal magnétisant d’un stator'sans fuites magnétiques dont l'enroulement aurait une résistance nulle. Nous trouvons donc :
- ta- Oc
- I — I 1 +
- IrjO --- i|)Q — ----
- y/x2 -(- x,-2 ; i -(- x2i2 x;. ( i -4- x,)
- f 14)
- Nous en déduisons :
- 1, cos 0 = —z—|---- (x, In0 — x, 1 cos o -|- Xr I sin 3)
- xr + V"
- L sin 0 = —|------- (x,. I||0 — Xj I„, sin3 — x,- !,„ coso)
- x I “ —X/--
- l|2 — 2—T--"5 (W2 ~\~ - ‘-^Iijol/H eosô).
- X,2 -f X,-2
- En introduisant ces valeurs dans l'équation fia') du cercle des points A.
- tn2 — L2 — a« L eosO — sM| sinO,
- nous obtenons :
- (x,.2 x,2) in~ — l0o2 -j- a(«Xi H- bxr) I()0
- =1 ,„2—a [ loo—(«ti+Z»Xr)] I„,cosS—a(axr—T, ) l ,„sin3 (i6),
- équation qui définit bien un cerclé.
- Le premier terme de cette équation peut se mettre sous la forme
- B) Nous venons de démontrer que le point A, un des sommets du triangle des courants, se déplace sur un cercle. Cherchons maintenant le lieu des points B. Nous démontrerons que ce lieu est aussi un cercle et que l’infinité de cercles B obtenus en variant 'n et a ont un point commun B *.
- Le vecteur 1 x — OA* ayant une valeur bien déterminée et constante, nous voyons a priori que le point B x doit être celui qui complète le triangle OA» B» correspondant à I x ifig. (5).
- 7«i'2 r- — oi2 — h 2.
- Si /' est le rayon de ce nouveau cercle et al et bi les coordonnées rectangulaires de son centre
- ni — loo — («Tl + bx,) l>i — nx,----bx j.
- Nous pouvons donc écrire
- (x,-2 -|- Xj2) m ' — 1„„2 a i f/Xi -f- bxr) loo
- — r- — [I0Ü — (axi + /;xr)]2 — [axr — ixj)2,
- Fig. 6.
- Les équations (i) et (a) peuvent s’écrire :
- l0o — XjLcosO — x,.LsinO (i') — Xi L sinO -|- Xrl, eosO. (a')
- ce qui devient en introduisant la valeur de
- R2 = nv2 -f a2 -f b'2
- r’2 = (x,-2 -j- X!2) Il2, (17)
- relation très importante qui permet de déduire immédiatement le rayon du cercle, lieu des points B, connaissant celui du cercle, lieu des points A. On Lire de (1') et (a1)
- „ —Xi L sinO -I- x,-11 eosO
- IgO = •---------------!--------:--.
- ' Lu — Xi h eosO — x, I] sinO
- Pour les valeurs 0» et Ix de 0 et I,, celle équation devient :
- „ __ Xr ( I -f- Xo)
- tg'Occ -1 --- lgO„. .
- —- coso= coso =
- (o, L
- F
- 1 J 1 777 . ^ „
- —— srao = I771 smo = (a, L
- p.1x73 - vue 73/688
-
-
-
- 74
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 16.
- Le triangle OA x Il x de la ligure 6 se confond donc avec une droite (fig. 7 .
- De (ai nous déduisons pour les mêmes valeurs de 0 x et t x .
- Les coordonnées rectangulaires du centre d cercle représenté par cette équation sont :
- ' 1 + 2-1 T --- * . •> / 1 \ ^00)
- 'A t(i Xi) + Tr2(l + Ta)
- (18')
- K =
- -,•(» +T,1
- ~f“ "l) T,-2 (1 —H
- 1
- 00-
- donc
- OR« __ t,
- OÂïj I —|— To
- (l8)
- Fig. 7.
- i. Etude du diagramme du moteur asynchrone polyphasé court-cireuité [cercle d’Osanna, diagrammes de Groh-Lehmanii). — Nous ne donnerons tout d’abord que la construction du cercle rie fonctionnement de ce moteur, cercle dont nous nous servirons pour construire le diagramme général de fonctionnement des moteurs à collecteur. Nous étendrons plus tard tous les résultats déduits du diagramme général au diagramme du mo te u r cou r t-circ u ité.
- Pour 'H — o, l’équation 11 a) se transforme comme suit
- "(' + "b) + '''•M1 + ^)
- = 1 r
- -j- a 1
- 1(10 II cosO
- T(I ~t" Tl) + T';" i1 +
- T(,+^+t«Ti + ïi;u'‘,i"0-
- En introduisant ces valeurs dans l’équation (16) nous obtenons pour l’équation du cercle, lieu des points U, en tenant compte de la relation (9)
- "C —: T] -f- To —|- T1T-0
- In
- T (ï + T,) -f- T,-2 (l + T,)
- T;-(i -|— a Ta)
- = L,2
- +^1) + V2(l + To) 2 T — T,
- InnLii sinS
- t( I -j- Tij -f- T,-2 ( I + To)
- IÜ0I», cos S. (ao)
- Les coordonnées du centre de ce cercle sont :
- 1 a t •— T j
- • fll° = 2 T ( I + T,)-f T,2(l + T,)’
- h — 1 ^(1 + 2Ta)
- a T (1 -(- T1 ) -J- T;-2 ( I -j- To)
- Marche à eide.— En posant v,-=o on voit d’après l’équation (to') que le glissement devient o pour
- (• + ^i)Iosi"0o
- TrI0 cos00
- fO’ 0 lO ^0
- V
- 1 4- Tl
- De même l’équation (u') nous donne
- 100 — (1 + Tl) 10 cosOD — t,I0 sin0o = o,
- et en introduisant dans cette équation les valeurs de sin 0o et cos G0 tirées de (ai) on trouve :
- u—~~rz...... ..... - i.2-*;
- V(l+T,)2 -f-T,2
- Ces valeurs de tg 0o et I0 annulent les valeurs de
- Lc.osij/ et IosiinJ; [(5) et (G)], il s’ensuit que la
- — o.
- p.1x74 - vue 74/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 75
- Le courant I0 est donc le courant à vide du moteur si Ton ne tient pas compte des pertes dans le fer et par frottement.
- Nous profiterons de cette occasion pour comparer notre coefficient x,. au coefficient t3 de M. Grob.
- Nous avons par définition
- __ r\ _ r\ L
- (aj Ij ü)x LI0
- d’autre part
- Io
- E,
- \/(l + T,)* + T,.2 ^ L \/(l + "O2 + V2’
- 0),LIn=----------El
- v/(l + T|)» + r ,2
- ~r — -pT^ V'i1 + + tr*.
- llil
- Or le rapport est le rapport
- FiJ0
- chute de tension ohmique à vicie tension aux bornes
- ce qui est le coefficient x:j de Grob, donc :
- V — Vl1 + T0* "1“ T,‘2
- Tr = (i +Ti) -===
- V 1 — V
- Grob néglige dans le rapport
- ,3)
- \è - V
- le ternie en x32 en posant x.,x~.= x3.
- On a donc approximativement
- T/- = (i -j- )
- Remarquons a cette occasion qu’il est plus facile pour la démonstration de se servir du coefficient t3. Pour la construction pratique du diagramme il est préférable d’employer le coefficient r;t de Grob. La tangente de l’angle 0oa pour valeur
- 4ï®o
- [' + *lK.
- I + Xi 1 "b M
- résultat identique a celui trouvé par Grob.
- Construction clu cercle. — Pour pouvoir faire fépure, nous avons besoin des points d’intersection des deux cercles, lieux des points A cl B. Or, on voit de suite qu’un de ces points doit être le point A0 correspondant à la marche à vide. En effet, à la marche à vide, les deux vecteurs OA et OB du triangle des courants (fig. 3} se confondent. Le deuxième point P d’intersection est donné parles coordonnées polaires :
- (TjT- — -2 _ t2 + T'-2 (J + ^)8 ] 2 l,2/ )
- ~e - [t(. +1.)+ V(.+*•)]'" (J,,)
- T,.(l 4- To)
- Il est facile de vérifier que ces deux valeurs annulent les équations (kj'i et feo) des cercles A et B.
- T,.(l +-C2)
- Nous voyons que tg u)
- = 1 g
- tgS et que :
- a) Le point P est situé sur la ligne du glissement infini.
- Les coordonnées rectilignes du point P sont : l’ordonnée
- p sm ta
- r(I + Td ~b T/-2 (1 "b
- *00 >
- l’abscisse :
- Ç =1 P COSGI ~
- ;(ï -b xJ -b ?r2 (ï + ?>)
- In
- Mais l'ordonnée de P est,'au signe près, égale à la moitié du facteur de I sin 0 dans l’équation (19) du cercle de fonctionnement.
- b) Le point P a donc la même ordonnée que le centre M(l du cercle de fonctionnement.
- L’abscisse Ç de P a aussi une signification très importante. Pour pouvoir nous en rendre compte* il est nécessaire de connaître la valeur du diamètre D0 du cercle de fonctionnement. Nous savons (pie le premier terme de l’équation 19 est
- ___ Ro~ c7o~
- 1 -b Xo
- = —
- + Tl) 4- ( 1 + T-2j
- ï -l00 *
- p.1x75 - vue 75/688
-
-
-
- 76
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2° Série). — N° 16.
- En introduisant les valeurs de a et de b et eu développant, on trouve :
- I > '» —_
- ll0 =
- •'•b1.1 + T0 + -I
- T
- ion •
- Donc
- D0 =
- et
- :(J + Ti) + V" [l + "d
- Do T’
- relation très importante dont nous ferons souvent usage dans la suite.
- Une seule relation géométrique nous reste à prouver : la sécante AnP commune aux deux cercles est perpendiculaire au vecteur ()A0 du courant à vide. Or, la ligne M0M,, reliant les deux centres, est perpendiculaire à A,,!’ ; d’autre part l’inclinaison de est
- /'O ~ lj H
- T., ------Tr 1 I —|- ‘1 ~.j I
- + >•
- + T,
- OgO,,,
- Mo M, est donc parallèle à OU, prolongement, de OA„. Il s’ensuiL d’une part (pie
- cj A0I> j_ <)A0,
- d’autre part, puisque Aol.’ est divisé en deux parties égales par M„ M|, que
- PM
- o — M0D,
- d) C’est-à-dire que le point dl intersection D du prolongement de OA„ et de la parallèle PD à l'axe des x est un point du cercle et que PI) est un diamètre.
- La relation (aa) donne
- ci
- PP'
- PD
- T.
- En réunissant les résultats u, b, e, d, e, nous obtenons la construction suivante, très simple, du cercle de fonctionnement du moteur asynchrone polyphasé courl-circuité.
- Menons (fig. 8) par O deux droites OA^- et 01) faisant avec l’axe des v des angles dont les tangentes sont :
- pour OA* pour OD
- tgOoo --
- tg90 =
- M1
- 1 + Tl
- Déterminons sur OD le point A0 tel que OA0 soit égal au courant à vide 1,„ mesuré à l’échelle des courants primaires.
- Une perpendiculaire en A„ sur OD coupe la ligne OA* en P. Menons par P une parallèle à l’axe des :v qui coupe 0E[ en P' et portons sur celte parallèle
- PD =
- PP'
- Le centre M0 du cercle divise I’D en deux parties égales. Le point D est donné par l'intersection du prolongement de OA0 avec la parallèle PD à l’axe des .v. Mais <3 PD A0 =: O0 est en-général très petit, de sorte qu’il vaut mieux con-
- pp>
- Iroler cel te intersection par PI) — ——.
- T
- I.e cercle passe par D, P, A0 et coupe la ligne 0Ak en A^ , point du glissement infini.
- Lonnaissant la manière de construire ce point, nous pouvons aborder l’élude du diagramme général. Nous aurons souvent l’occasion de revenir sur le diagramme du moteur court-circuilé.
- f.l suivre.) E. Roth.
- p.1x76 - vue 76/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 77
- PRINCIPAUX COMPOSES DEFINIS DES ALLIAGES INDUSTRIELS FER-CARBONE-CJ1ROME
- EXPOSÉ 1 DE
- ÏS DIFFÉRENTES MÉTHODES
- PRÉPARATION DES
- FERRO-CHROMES
- § I. — Généralités. — Composés carburés définis de fer et de chrome.
- Los premières recherches relatives aux alliages de fer et de chrome ou ferro-ehromes sont dues à Berlhiei^1) qui, dans un mémoire paru en i8ai, indiqua plusieurs procédés de préparation des fontes chromées dont quelques-unes renfermaient jusqu’à 6o % de chrome. Plus tard, en i8j-, Frémy (2) obtint des ferro-chromes remarquables par leur dureté et la présence dans leur masse de certaines cristallisations en aiguilles.
- Boussingault s’est également préoccupé de cette question et a signalé la présence de 3 à 4 % de chrome dans les fontes fabriquées avant 1867 aux environs de Medellin, province d’Anlioquia (Amérique méridionale) .
- En 1894, Behreus et Van Linge (3) purent extraire d’un échantillon de ferro-chrome à i3,3 % de chrome un carbure double de fer et de chrome auquel ils attribuèrent la formule C3Fe7Cr et, d’un autre échantillon, un second carbure .double ayant pour formule C2Fe Cr3. En 1898, Carnot et Goûtai ('") ont retiré de ferro-chromes contenant de 07,6 à 39,1 % de chrome un autre carbure auquel ils assignent la formule CFe3, 3C2Cr3. La môme année, Williams (s) a préparé au four électrique une série de carbures doubles de fer de chrome qui ont complété les (*)
- (*) Annales de Physique et de Chimie, année 1821.
- (2) Comptes rendus de VAcadémie des Sciences, tome 44, p. 63a, année 1857.
- (3) Recueil des Travaux chimiques des Pays-Ras, tonie XIII, p. 155, année 1894.
- (l) Comptes rendus, tome GXXVI, p. î a jo, année 1898. (!i) Comptés rendus, tome CXXYII, année 1898.
- recherches effectuées précédemment par Moissan sur ces mômes corps.
- Enfin, un grand nombre de travaux plus ou moins récents et parmi lesquels nous devons citer ceux de Brustlein, Keller, Héroult, Gin, Girod, ont permis d’arriver à une fabrication méthodique et avantageuse des ferro-chromes industriels.
- Pour mieux nous rendre compte des perfectionnements qu’a subi cette nouvelle industrie, nous la suivrons depuis ses débuts jusqu’à l’époque actuelle en passant ainsi en revue les procédés qui ont permis successivement de produire le ferro-chrome. Nous aurons donc à étudier les procédés purement chimiques, les procédés éleclrothermiques, les procédés électrolytiques et enfin les procédés aluminothermiques. Nous dirons aussi quelques mots d’une méthode récente de préparation de ces alliages, basée sur l’emploi simultané du four électrique et de l’aluminium.
- § II. — Premiers essais de préparation industrielle du ferro-chrome.
- C’est à AI. Brustlein, métallurgiste français et directeur des aciéries Jacob Holtzer et Ci0, que revient le mérite d’avoir le premier préparer industriellement du ferro-chromè après avoir reconnu toutes les qualités que celui-ci communiquait à l’acier ordinaire. Au cours de ses premières recherches, le procédé employé était le suivant :
- On partait du bichromate de potassium (qui était alors le composé de chrome le plus pur et le plus répandu) et, après l’avoir convenablement réduit en fragments, on le nié-
- p.1x77 - vue 77/688
-
-
-
- 78
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). —N° 16.
- langeait à du charbon de bois pilé, à du verre en menus fragments eL à de la tournure fine1 d’acier (b. Le charbon servait à réduire le sel de chrome et, au besoin, à carburer le métal obtenu ; le verre pilé était destiné à absorber la potasse et à aidera la formation d'un laitier suffisamment liquide pour permettre aux globules réduits de se prendre en un seul culot ; enfin la tournure d’acier avait pour but d’augmenter la fusibilité du métal produit.
- Brustlein obtint par ce procédé des lérro-chromes titrant jusqu’à % de chrome, alliages préparés en chargeant le mélange précédent dans les creuseLs des fours à acier. Cependant, deux inconvénients accompagnaient le produit ainsi obLenu : sa grande dose de carbone et surtout son prix de revient très élevé. On chercha alors d’autres composés de chrome, permettant d’arriver à une production industrielle et économique de ce nouvel alliage et, après quelques essais, on adopta comme matière première de fabrication la chromite, capable de fournir en meme temps les deux éléments de l’alliage, c’est-à-dire le 1er et le chromo.
- La nouvelle méthode employée consista alors à mélanger le minerai pulvérisé à du hrai additionné d’un peu de charbon de bois en poudre. Ce mélange était chaufïéet brassé dans un grand four de chaudière installé en plein air sur un foyer et l’on ar rêtait le chauffage lorsque le mélange était suffisamment sec et pulvérulent, mais on évitait de le laisser entrer en ignilion. Le minerai ainsi traité, puis refroidi, était conservé dans des tonneaux jusqu’au moment d’ètre utilisé. Au moment venu on le mélangeait avec du poussier de charbon de bois, du verre pilé et un peu de chaux. On pouvait ainsi préparer des culots pesantde i à et contenant au % environ de chrome ; Lous frais compris,
- (') A. HmrsTLKiN, — CoininenL l’ai'icr chromé est devenu un produit industriel (Revue de métallurgie : Mémoires, d. 5o8, uuuéC'icjo.Ç-iQoô),
- ils revenaient à francs environ par kilogramme de métal pur.
- Cette fabrication dura près de douze ans et, pendant ce temps, elle suffit aux usines Jacob lloltzer pour produire tout le ferro-chrome nécessaire à la préparation des aciers. Elle ne cessa que lorsque la concurrence, utilisant on même temps les connaissances acquises et tentant de nouvelles expériences, réussit à obtenir un produit riche en chrome et d’un prix de revient moins élevé.
- ^ III. —Emploi du haut-fourneau et du cubilot.
- Ce sont les Aciéries de la Marine de Saint-Chamond (Loire) qui installèrent la première fabrication importante de ferro-chromeet qui purent préparer ce métal en quantité notable. Les usines de Clialillon, Commentry et Neuves-Maisons à Monlluçon, celles de Krupp à Essen, de Witkowitzà Ostrowitz, suivirent bientôLcet exemple et, soit au haut-fourneau soit au cubilot, elles se mirent à fabriquer ce même alliage. L’opération s'effectuait par fusion réductrice de la chromiLc mélangée à des minerais de fer, le réducteur employé étant toujours le charbon.
- Parmi les inconvénients de cetLe fabrication, il faut encore citer la grande proportion de carbone accompagnant les métaux dans l’alliage; elle atteignait io à ii % dans l’alliage à 6o % de chrome et était due à ce fait que, la réduction ayant lieu en présence d’un excès de coke, on ne pouvait arrivpr pour le chrome qu’au composé carburé G2Cr3 alors qu’il eut été préférable d’obtenir le carbure CG* beaucoup moins riche en carbone. La fabrication des produits pauvres en carbone (‘St du reste d’aulant plus difficile que le chrome a pour le carbone une très grand*1 affinité et que, de plus, en voulant oxyder le carbone pour le faire disparaître de l’alliage, on oxyde par la même occasion une proportion considérable de mêlai, d’où résultent des perles dans le produit final. Quant au prix de revient du ferro-chrome ainsi pré-
- p.1x78 - vue 78/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 79
- paré au haut-fourneau, il était de soon à :i ooo francs la tonne, c’est-à-dire égal ou à peu près à celui de l’alliage de Rrustlein.
- La fabrication au cubilot présentait, entre autres inconvénients, celui de donner des alliages peu faciles à écouler en raison de leur faible fluidité ; les engorgements fréquents qui se produisaient dans l’appareil nécessitaient parfois sa démolition ; on eut alors l’idée, dans certaines usines, de créer des appareils démontables permettant-, si un engorgement venait à se produire, d’extraire la masse de métal une fois celui-ci solidifié et de la réduire ensuite en petits fragments.
- Mais toutes ces complications n'étaient pas faites pour abaisser le prix de revient du ferro-chrome ainsi préparé et, à l'heure actuelle, la préparation de cet alliage s'effectue presque universellement par l’emploi du four électrique. La plupart des usines qui fabriquaient le ferro-chrome au haut-fourneau ont transformé de la sorte leur matériel ; l’usine Krupp, d’Essen, est aujourd’hui l’une îles seules qui, pour ses propres besoins il est vrai, continue à utiliser le haut-fourneau dans cette fabrication.
- § IV. —Méthodes électrothermiques.
- Le four électrique possède un grand avantage en métallurgie, celui de fournir à bon compte une température très élevée permettant au métal produit de couler facilement sans obstruer les trous d’évacuation. Pour la même raison, il permet la fabrication de (èrro-chromes riches dont le point de fusion n’est pas à envisager bien qu’il s’élève avec sa teneur en chrome.
- On fabrique couramment, en effet, par les méthodes électrothermiques, des ferro-chromes contenant de 6<> à 70 % de chrome et de ià 10 % de carbone. ToutesTes difficultés inhérentes aux procédés anciens sont ainsi surmontées, au moins dans le côté technique de la question. Au point de vue pratique, il reste encore à considérer le prix de revient
- élevé des alliages riches, le ferro-chrome décarburé à moins de 1 % de carbone coûtant b a 7 fois plus cher que le ferro-chrome ordinaire. Nous verrons cependant, dans ce qui va suivre, qu’011 peut, par certains artifices de fabrication, arriver à une production économique des alliages à haute teneur en chrome.
- Les principales méthodes actuellement employées sont basées, soit sur la fusion réductrice du minerai en présence de charbon, soit sur la mise en jeu de certains composés propres à augmenter le rendement et à éloigner les impuretés. L’abaissement de la teneur en carbone s’obtient par l’affinage direct de l’alliage au moment môme de la fabrication ; 011 peut cependant y arriver par une nouvelle fusion en présence de minerais oxydants.
- * ¥
- La préparation du ferro-chrome au four électrique s’effectue généralement en traitant la chromite par une quantité convenable de charbon. Les fours convenant le mieux sont ceux à deux électrodes mobiles qui évitent le contact du métal fondu avec le réducteur.
- Le ferro-chrome ainsi préparé contient 6 % environ de carbone et il est difficile de diminuer cette teneur ; on n’v arrive que par des fusions réitérées sur unebrasque d’oxyde ou sous un bain de scorie très oxydante. La teneur de l’alliage en chrome est généralement comprise entre (>o et 6a %.
- ¥
- * ¥
- Le procédé Gin, qui convient très bien pour la préparation du chrome peu carburé en partant de l’oxyde de chrome transformé d’abord en siliciure puis en chrome métallique s’applique également à la fabrication du ferro-chrome. Mais, comme dans ce cas la réduction pour siliciure s’effectue sur le minerai môme et non sur un oxyde pur, les
- p.1x79 - vue 79/688
-
-
-
- 80
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N® 16.
- réactions sont assez complexes et, une lois le silicinre obtenu, il faut raflirmer en présence de composés oxygénés. Le moyen le plus économique pour arriver à ce résultat est d’employer le minerai lui-même; on peut cependant, pour l’obtention d’alliages très purs, choisir le, chromate de calcium qui donne de très bons résultats.
- Examinons donc les deux cas et commençons par la méthode la moins coûteuse, celle qui emploie comme oxydant le 1er chromé naturel.
- Dans les formules qui vont suivre, nous supposerons que les réactions sont quantitatives (on part de i oooh8 de minerai) et qu’il n’y a pas de pertes dans les scories de réduction. Il sera néanmoins tenu compte de ces pertes dans les données pratiques d’utilisation des matières mises en réaction au début. La première opéraLi.on," c’est-à-dire la réduction du minerai en présence de silice et de charbon pour l’obtention d’un silicinre double de 1er et de chrome, s’eilêctue d’après l’équation suivante :
- [(H,3Cr‘20:,-|-o,‘î Fe203+o,9AIa03)+(3Fe0+i ,5MgO)
- minerai
- + o,7 SiO»Mg| + ;,5 SiO2 + */, C =
- quartz réducteur
- = (:•), lSiGr‘-+i ,8SiF c2j
- silicinre double
- + (o,ç)SiOuAr2 + Si03Mgi + ‘i!\ C( >. i l)
- scorie gaz dégagé
- L’affinage par le minerai a lieu d’après la réaction :
- ('•*>, J)SiCi,2+1,8SiKo2'4-'),')CaO+[+,r)Cr-< >3|-<>,•.>. Fc2 O3
- siliciuro double chaux
- Àl2Oa) -|-1 a ,H FcO “1-1,1 MgO) —}— <>,5 Si(J3Mgj
- minorai
- = i iFc+h>>5Si(.)a-|-o,7Als03-J--o,uSi03Fc
- ferro-chrome scorie
- -j-1 jGSRFMg-j-‘ij'-iSi03Ca:. -Il)
- En comptant (i % de pertes de matières et en supposant aux fours électriques employés un rendement voisin de ho %, on peut estimer que la production d’une tonne de lerro-
- clirome à h:>. % de chrome environ sans carbone demande :
- Minerai de chrome à 5o % Cr203 ... i 800 kg.
- Quart/, ou sable siliceux pur.......... 5oo
- Chaux................................. 190
- Coke de réduction..................... .870
- Il faut ajouter à cela une consommation d’électrodes égale à 8okB environ et une dépense d’énergie électrique de 7 600 kilowatts-heure. Ce calcul suppose que la sili-ciure double SiCra + SiFe2 entre à l’état froid dans le four d’affinage. Si on peut l’y introduire à l’état fondu, la dépense de calories à fournir s’en trouve diminuée d’autant et la puissance électrique consommée est moindre ; elle est réduite d’un vingtième environ.
- Dans l’emploi du chromate de calcium, on suppose que, pour éviter une trop grande dépense de ce produit, la réduction est réglée de manière à obtenir comme siliciure de chrome le composé SiCr3; le siliciure de fer a, de son côté, la composition SiFc3.
- Cette réduction s'effectue dans des conditions semblables à celles indiquées par la formule (l), mais la réaction d’allinage est différente; elle s’effectue d’après l’équation suivante :
- (2,a SiCr3 + 1 ,'i SiFe3) + a,3 Cr04Ca+ 1,1 CaÜ =
- siliciure double chromate chaux
- = +8/1 Cr + 3,6 Fe) + (3,4 Si03Ga + o,o3 Cr203i.
- ferro-chrome scorie
- Le chromate de calcium est préparé en soumettant à un frittage à haute température et en présence d’une flamme oxydante un mélange de chroinite et de chaux vive. La chro-mite, une fois pulvérisée et lavée, est mélangée intimement à de la chaux et, pour réaliser une attaque homogène, le mélange est malaxé à l’état de boue que l’on dessèche et que l’on calcine ensuite. Son oxydation s’elfeetue alors dans un four tournant chauffé à la flamme blanche oxydante à l’aide du gazogène; celte opération terminée, on
- p.1x80 - vue 80/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 81
- défourne dans des wagonnets où la masse (•talée devient verte puis jaune verdàlre foncé. On la laisse refroidir, puis on la pulvérise et on la reprend par l'eau bouillante; celle-ci dissout le chromale de calcium et le laisse cristalliser ensuite par refroidissement.
- En pratique, on peut admettre que i (><><>kR de eliromate de calcium exigent, pour' être fabriqués, i oooUg envii’on de chromile à ào % de Cr303, 6oohg de chaux et i6ootR de houille, ce qui met le prix de revient de la tonne de chromate de chaux à 9.4a francs environ.
- Revenant à l’alfinage du siliciure double SiCr3 -{- SiFe3 et comptant comme précédemment a % de pertes de matière et un rendement des fours égal à 6n %, on peut évaluer comme suit la dépense de produits relative à la fabrication d’une tonne de ferro-chrome à 70 % de chrome et à basse teneur en carbone :
- Minerai de chrome à 5o % Cr20:î. . . . i >60 kg.
- Chroinatc de calcium................ 600
- Chaux................................ iîo
- Coke de réduction................... /j-o
- Nous ajouterons à cela 7<>kg d’électrodes. Quant à la dépense d’énergie électrique, elle est de 7 200 kw. environ.
- La première réaction, c’est-à-dire celle qui donne le siliciure double, s'effectue dans un four électrique quelconque à électrodes de carbone et en ayant soin d’employer une densité de courant assez élevée.
- La deuxième réaction peut s’effectuer pratiquement de plusieurs manières. Lorsqu'on emploie comme oxydants les chromâtes, qui cèdent facilement leur oxygène, on peut opérer par projection directe de l’oxydant sur un bain de siliciure porté à une température suffisante ; la réaction esL d’abord énergique, mais comme elle n’est pas assez exothermique pour que la chaleur dégagée maintienne le métal à l’état fondu, il est nécessaire de faire intervenir une source de chaleur extérieure. On peut employer dans ce but un four à induction et circulation, tel
- que celui qui sert pour la production électrique de l’acier (*), mais ou peut aussi se servir d’un four électrique ordinaire à deux foyers dans lequel les électrodes sont coulantes, c’est-à-dire constituées par le siliciure même qu’il s’agit d’alliner, le bain étant formé par des composés oxydés du métal à libérer. Par le fait même du passage du courant, les électrodes fondent peu à peu au contact du bain qui oxyde le siliciure et fournit une nouvelle quantité de métal exempt de carbone et qui vient s’ajouter au inétal provenant de la fusion des électrodes.
- Quant à la fabrication de ces électrodes elle est très simple : elle est obtenue par coulée directe, dans un moule approprié, du siliciure fondu sortant du four électrique. Cependant les silieiures à haute teneur en silicium étant cassants, il est préférable de limiter la proportion de ce métalloïde au-dessous de celle correspondant à la formule SiCrb L’alliage ainsi préparé est alors plus cohérent et la faible quantité de carbone qu’il contient disparait en grande partie pendant l’aflinage.
- Pour éviter des pertes il faut avoir soin enfin d’ajouter au bain oxydant les fondants nécessaires pour que son point de fusion soit aussi rapproché que possible de celui des électrodes.
- *
- ♦ *
- Le procédé Ueibling est basé sur la réduction, au four électrique, de l’oxyde de chrome naturel (chromite) par le charbon, en présence de la chaux, dans le but d’obtenir, outre le ferro-chrome. une certaine (pianlilé de carbure de calcium formant laitier d’abord et pouvant ensuite ôlre livré au comméra' pour la production de l’acétylène.
- Dans le but d’augmenter le rendement et surtout de faciliter la formai ion de l’arc,
- ().)kan Escard.— L'Elcclrn-Sidèruvgie, p. 94 el suivantes. Paris, Béranger, 1907.
- p.1x81 - vue 81/688
-
-
-
- 82
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 46.
- l'inventeur a surtout cherché à réaliser un laitier bon conducteur du courant électrique. C’est pour cela qu’il a choisi la chaux, matière qui, dans la majorité des minerais, sert à fixer la silice et à provoquer la formation d’un laitier liquide aux températures des hauts-fourneaux; en s’unissant au carbone, celte chaux fournira de plus la quantité de calcium nécessaire à la formation du carbure de calcium. Pour la parfaite fusibilité du laitier, la chaux prédomine et donne un magma liquide, bon conducteur et noyant dans son sein toutes les matières qui constituent la gangue minérale tout eu se transformant elle-même en carbure.
- Supposons, pour simplifier les réactions, <[ue l’on parte d’un échantillon de chromite répondant à la composition suivante :
- Cr^O**........................... 15,5 %
- FcO............................... 14,8
- Al‘!0:i.......................... 13, a
- MgO............................... i6,3
- Si02................................ 3,3
- Ce minerai est mélangé, dansja proportion de 2,?s, avec 3olig de chaux vive en poudre et a6"8,6 de coke également en poudre. Le tout est introduit dans un four électrique et l’on fait traverser celui-ci par un courant de 4.)<) ampères environ sous 4<> volts pendant deux heures. On trouve alors dans l’appareil un bloc pesant 8lig, mais dont il • faut déduire 33oer introduits dans le four avant l'opération. Le métal occupe deux couches, l une à la hase et l’autre à 7"'11 environ, du
- sommet. La partie supérieure, qui correspond à ces 7c,n, est formée de carbure paraissant exempt de métal.
- En calculant la dépense d’énergie électrique par unité de chrome, on trouve que, pour fabriquer O8 de produit, il faut dépenser environ 6,7 chevaux-heure. Le métal obtenu a une forme pratique. Il se présente en lingots aux contours bien arrondis et sans cassure; il contient (14,5 % de chrome, 30,ai % de fer, 13,08 % d’aluminium et 1,3 % de carbone. C’est donc un alliage à très faible teneur en carbone.
- Les différentes réactions qui donnent lieu à la formation du ferro-chrome, considéré seul avec le carbure de calcium, c'est-à-dire sans tenir compte de la réduction de l’alumine et des autres matières contenues dans le minerai, peuvent se résumer par l’équation chimique suivante :
- (FeO. Cra03) -f 3 CaO + 9 G =
- minorai scoridaut réducteur
- = Fe.Cra + aCaCa-|-4C0 + GO2, ferro- produit gaz dégagés
- chrome accessoire
- Les impuretés formant le laitier comprennent de l’alumine, de la magnésie, de la silice, delà chaux et les matières provenant des cendres du coke employé. Le carbure de calcium obtenu dans ces conditions donne 180 litres environ d’acétylène par kilogramme de produit.
- (.A suivre.)
- J. Escard.
- p.1x82 - vue 82/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 83
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- ARCS ET LAMPES ELECTRIQUES
- Sur la régulation des lampes à arc à charbons inclinés. — J. TeichmuIIer. — Elektvotech-nische Zeitschrift, 17 décembre 1908.
- Les dispositifs de régulation des lampes à arc sont conçus généralement comme si Tare était parfaitement immobile, la résistance entre les deux bornes ne variant alors qu'avec l'usure des charbons. Constatant que ces conditions sont toujours loin d’être remplies dans la pratique, l’auteur recherche quelles sont les différentes causes pouvant exercer une influence sur la stabilité dé l’arc et examine ensuite les conditions que doit remplir une bonne lampe à charbons inclinés pour que la régulation compense toutes les causes de perturbation.
- Une première cause de l'instabilité de l’arc provient des charbons qui, si bien fabriqués soient-ils, ne sont jamais parfaitement homogènes. On sait que la longueur de l’arc et son intensité dépendent dans une large mesure de la nature des électrodes. Le courant cherche à travers les électrodes le chemin de plus faible résistance et c'est pourquoi, dans les lampes à charbons homogènes, Tare est essentiellement mobile entre les surfaces terminant les électrodes. Si, au contraire, on emploie des charbons à mèches, le courant trouve naturellement dans la mèche centrale du charbon le chemin de plus faible résistance et l’arc est ainsi maintenu généralement immobile. Mais alors cette mèche devient précisément; la cause d'autres perturbations accidentelles. Il arrive souvent,en effet, que le charbon en poudre, remplissant le trou central de l’électrode, est plus compact à certains endroits qu’à d’autres, et il en résulte que la résistance de l'électrode ne diminue pas proportionnellement à la longueur brûlée; de plus la chute de fragments de charbon mal agglomérés occasionne souvent aussi une variation brusque de la résistance de l’arc et de son intensité.
- 1 ) autres causes peuvent encore exercer une grande influence sur la constance de l’arc. Dans les lampes à charbons verticaux, les conditions sont relativement simples; la symétrie de l’ensemble du dispositif,par rapport à l’axe commun des deux charbons,
- amène naturellement l’arc à prendre une position axiale, et ni l'action magnétique du courant, ni le déplacement d’air chaud et de gaz produits par l’axe ne tendent à déplacer Tare de sa position axiale. Il n’en est plus de même dans le cas de lampes à charbons obliques où l’arc, cherchant toujours à jaillir entre les points les plus rapprochés des électrodes, prendra une position qui dépendra avant tout de la forme des extrémités des charbons et variera avec elle. De plus, dans ce cas, le courant d’air ascendant tend à entraîner l’axe vers le haut avec une force assez considérable; au contraire l’action magnétique du courant exerce sur l'arc une action dirigée de haut en bas; mais celte dernière action u’est pas en général assez forte pour compenser celle du courant d’air, et c’est pourquoi il est nécessaire,dans la plupart des cas, de faire usage d’un champ magnétique additionnel faisant équilibre à l’action de l’air et permettant ainsi dç maintenir l’arc en face de l’extrémité des mèches des charbons.
- Considérons maintenant une lampe à charbons inclinés et à régulation différentielle montée d'après disposition schématique de la ligure 1. Si l’on suppose que toutes les influences extérieures pouvant agir sur l’arc se font rigoureusement équilibre, de telle sorte que l’arc reste immobile entre les pointes des charbons, la seule cause pouvant augmenter la résistance du circuit sera l’usure des charbons ; si cette usure se produit régulièrement, le levier du régulateur s’infléchira progrcssivjeinent du côté gauche jusqu’à ce que la palelte F lâche la langue Z; il se produira alors une régulation; les deux charbons seront rapprochés d’une certaine quantité et le bras gauche du levier reprendra sa position la plus élevée, pour s’abaisser de nouveau peu à peu avec une nouvelle usure des charbons. A chaque régulation il y aura évidemment une variation brusque de l’intensité du courant et par suite de l’éclat lumineux de la lampe. 11 y aurait donc intérêt à diminuer les intervalles entre deux régulations successives, de façon à diminuer par là même la valeur des oscillations lumineuses se produisant à chaque régulation.
- Il n’en est plus de même quand on fait intervenir les causes extérieures pouvant faire varier la position de l’arc et, par suite, la résistance du circuit. Si les
- p.1x83 - vue 83/688
-
-
-
- 84
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 16.
- régulations sont trop fréquentes, la moindre variation d'un de ces facteurs amène une variation suffisante de la résistance du circuit pour provoquer le déclenchement d’une régulation. Or les variations de ces facteurs, dont dépend la position de l’arc, sont en général accidentelles et momentanées et par suite elles doivent être compensées par une simple inclinaison du fléau du régulateur, cette inclinaison cessant avec la perturbation qui l’a provoquée. Dans ce but il faut donc que l’inclinaison du fléau puisse amener une variation assez grande dans la résistance du circuit sans provoquer le déclenchement d’une régulation.
- Fig. i. — Lampe à charbons inclinés et à régulation différentielle.
- Cette condition est opposée à celle d’avoir des régulations très fréquentes. Il faudra donc choisir une valeur moyenne convenable de la variation de la résistance provoquant une régulation. Celte valeur pourra d’ailleurs être d’autant plus faible que les perturbations ducs aux causes extérieures seront elles-mêmes plus rares et plus faibles.
- En ce qui concerne le champ magnétique additionnel, on fait usage en général d’un aimant ou électro-aimant en fer à cheval ayant sa ligne des pôles au-dessus de Tare et exerçant sur lui une action répulsive.
- D’après la théorie généralement admise, ce dispositif, outre l’avantage de fixer Tare dans une position
- convenable, présente celui d’améliorer le fonctionnement en augmentant le nombre des régulations, tout en permettant qu’elles n’aient lieu que pour une variation assez grande de la résislance du circuit. En eiïet, lorsque par suite de l’usure des charbons l’arc se rapproche de la ligne des pôles, le champ magnétique exerce sur lui une action répulsive de plus en plus grande, et il en résulte une augmentation de la longueur de l’arc plus grande que celle due uniquement à l'usure des charbons; la résistance augmente, de ce fait, plus vite et le déclenchement de la régulation sc produit, plus tôt.
- M. Teichmüller discute cette théorie et conteste les perfectionnements de la régulation qui en résulte.
- En admettant qu’eflcctivement les régulations soient plus fréquentes, ce n’est pas un avantage, bien au contraire, puisque à chaque régulation correspond une variation de la résistance aussi grande et, par suite, des oscillations dans l’éclat lumineux aussi importantes que si ces régulations étaient moins nombreuses.
- De plus, l’auteur conteste même que la plus grande fréquence des régulations soit due à Faction répulsive du champ. Il considère que l’augmentation de résistance qui en résulte est en général négligeable, par rapport aux variations accidentelles qui se produisent presque toujours. 11 est vrai que si l’on compare deux lampes identiques, l’une avec l’autre sans champ magnétique répulsif, les régulations sont plus fréquentes avec la première mais on constate en même temps qu’elles sont plus régulières et moins importantes. D’après l’auteur, cela est dû uniquement à ce que, par suite de l’action du champ, l’arc reste dans une position plus stable dans la deuxième lampe et que, par suite, les perturbations de la résistance du circuit sont moins considérables. 11 ne se produit alors jamais qu’un seul déclenchement de la régulation à la fois, et ces déclenchements se produisant à des intervalles sensiblement égaux correspondent presque uniquement aux variations de résislance dues à l’usure des charbons. Au contraire, dans la lampe sans champ magnétique, les régulations, rarement produites par l’usure des charbons, sont en général provoquées par des déplacements de l’arc aux extrémités des électrodes, qui, amenant des variations brusques et importantes de la résislance, produisent le déclenchement successif de plusieurs régulations.
- Afin de vérifier celte théorie, l'auleur a fait une série importante d’expériences des plus précises à
- p.1x84 - vue 84/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 80
- l’aide d’une lampe disposée d'une façon spéciale pouvant fonctionner sans champ magnétique ou être pourvue tour à tour d’un champ répulsif placé au-dessus de l'arc, d’un champ attractif placé au-dessous de l’arc ou enlin d'un champ uniforme. L'appareil régulateur de la lampe était muni d'un dispositif enregistreur spécial permettant de relever le nombre et l’importance des régulations.
- On pouvait incliner les charbons sous trois angles différents, de 70, de i5° et de 2 3°. Dans les essais faits avec le plus faible de ces angles, les résultats ont été assez vagues; cela tient à ce que, quand les charbons sont presque parallèles, l’usure influe très peu sur la longueur de l’arc et ,par suite, les régulations sont rarement dues à l’usure des charbons, mais presque toujours à des variations accidentelles de la résistance.
- Les résultats ont été au contraire très concluants pour les deux autres inclinaisons des charbons. Les expériences de M. Teichmüller ont pleinement confirmé sa théorie, en montrant que le fonctionnement de l’appareil régulateur est toujours plus fréquent et plus régulier avec un champ magnétique additionnel que sans champ magnétique et que ce fonctionnement est sensiblement le môme, que le champ soit placé au-dessus et au-dessous de l’arc, enfin que le fonctionnement est de beaucoup le plus régulier avec un champ uniforme.
- Au point de vue pratique, le dispositif d’un champ uniforme est assez difficile à réaliser; mais ces expériences montrent avant tout que le seul rôle du champ magnétique additionnel est de compenser l’action du courant d’air ascendant et de maintenir ainsi l’arc dans une position stable et telle, qu’il jaillisse toujours entre les extrémités des mèches des charbons.
- Pour obtenir un bon fonctionnement de la lampe, il faudra donc s’efforcer de maintenir constant le courant d’air ascendant; on pourra alors calculer le champ magnétique de façon à maintenir l’arc dans la position convenable ; en faisant alors usage de charbon de bonne qualité, les variations accidentelles de la résistance seront très faibles et l’on pourra disposer le régulateur de telle façon que les déclenchements se produisent pour des variations faibles de la résistance ne provoquant que de légères oscillations de l’éclat lumineux cle la lampe.
- R. S.
- Renouvellement des lampes à rendement élevé. — «T.-F. Musselman. Jr. — Elcctrical World, 11 février îyoy.
- Les lampes à incandescence à filament métallique à rendement élevé ont reçu, dans ces dernières années, de grands perfectionnements sous le rapport du prix de revient et de la construction. Aujourd’hui on a le choix entre deux types de lampes il incandescence de construction, de rendement et de durée différentes. On doit comparer, lorsqu’il y a lieu d établir une installation de lampes à incandescence, la lampe moderne au tungstène qui a une consommation de i,îj watts par bougie et une vie d’environ mille heures, avec la lampe à filament de carbone qui consomme 3,i ou 3,5 watts par bougie et qui dure 600 ou 1 200 heures.
- En ce qui concerne les mérites respectifs de ces deux lampes en tant que sources de lumière, on peut discuter, et les différences de couleur et d’intensité détermineront dans beaucoup de cas la lampe à employer; mais dans cet article, l’auteur se propose exclusivement de comparer les deux lampes au point de vue de la dépense d’énergie et du renouvellement, et les conclusions de son étude ne s’appliquent qu’aux installations où l’eclairage peut être fourni indifféremment par les deux genres de lampes.
- Le tableau ci-contre donne les dépenses de consommation et de renouvellement pendant une période de mille heures pour :
- Une lampe à filament de carbone de 32 bougies, )5j \vatts ;
- Une lampe à lilament de carbone de 32 bougies, 3,i watts;
- Et une lampe au tungstène de 32 bougies, 1,25 watts.
- L’intensité de 32 bougies a été choisie comme base de comparaison, premièrement parce qu’elle peut t'tre réalisée dans chacun de ces trois types de lampes et en second lieu parce qu’elle est d’un usage courant dans les installations ordinaires.
- 1
- De ce qui précède, il résulte que dans les installations usuelles où l’on peut employer indifféremment la lampe à filament de carbone ou la lampe au tungstène, on 11e devra jamais choisir la lampe à lilament de carbone de 3,i watts à courte vie ; l’auteur conclut donc qu’il n'v a pas lieu de la considérer davantage, sauf dans les cas où les chances de rupture sont très grandes, lorsque, par exemple, 1 installation est soumise à des trépidations trop accentuées;
- p.1x85 - vue 85/688
-
-
-
- 80
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série).— N» 16
- Tableau
- Filament de carbone Filament -—— —•—— de tungstène
- Bougies . 3a 3 a 3a
- Watts par bougie 3,5 3,1
- Watts totaux 1 ia 99»2 40
- Vie en heures. 1 200 600 1 000
- Prix d’une lampe(cents). Frais de renouvelle- 2/, 24 8>
- ment par i 000 heures. 20 4o in oc
- TOTAL DES I RAIS DE CONSOMMATION
- PRIX ET DE RENOUVELLEMENT POUR 1000 HEURES
- DU K.\V“HJ£UK1£
- EX DOLLARS
- Filament de carbone de tungstène
- 00 a 4^4 597 9>
- OO 3 536 695 97
- 004 648 794 1,01
- OO 5 760 892 i,o5
- O06 872 99' 1,09
- OO^ 984 1,090 i,i3
- 008 1,096 !,l89
- OO9 !,2°7 I/287 1,21
- 01 0 1,32 V9 1,25
- 012, i ,54 L59 1.33
- 014 r>77 1 ? 79 Vu
- 016 !>99 1,99 1 >49
- 018 2,22 2,19 T ,07
- 020 a, 4 4 2,38 1,65
- 022 2,66 2,58 1,78
- 02/| 2,88 2,78 1,81
- (>26 ' 3,ix 2,98 1,89
- 028 3,34 3,l8 1 ?97
- o3o 3,56 3,38 2,0 5
- 082 3,78 3,58 2,13
- < > 3 4 /,,ox 3,78 2,21
- o36 4,23 3,98 2,29
- o38 4,4^> 4,i 8 2,3-
- 040 4,67 4,37 2,43
- o/j 2 4,9° 4r>7 2,^8
- 04 5 5,2 3 4,87 2,65
- o5o 5,8o 5,36 2,85
- o5 5 6,36 5,86 3,o5
- 0G0 6,92 6,35 3,25
- o65 7,46 6,85 3,45
- 070 8,03 r 2 'V J 5-J U 3,65
- 0 y 5 8,6(> 7>8'* 3,85
- 080 9 j '6 8,33 4,o5
- 0 8 5 9,7* 8,83 4,25
- 090 10,28 9,82 4,45
- (K) 5 1 o,83 9,82 4,65
- 10 11,4<> 10,82 4,85
- io5 11,96 10,81 5,0 5
- 11 12,52 11,31 5,25
- \ 11 I 3,(ï8 11,81 5,45
- 12 I 3,6i 12,80 5,65
- I 2 5 1 ,20 12,80 5,85 ♦
- encore faut-il dans ce cas que le prix de l’énergie dépasse i,6 cents (o fr. 08) le kilowatt-heure, sinon la lampe à 8,5 watts est préférable.
- Quand l’énergie est vendue au compteur, le choix de la lampe à employer est un problème simple qui admet en général la solution suivante : au-dessus de o fr. o5 par kilowatt-heure, la lampe au tungstène est plus avantageuse; au-dessous de ce prix, c’est la lampe à filament de carbone à 8,5 watts.
- La question d’installation ou de renouvellement de lampes, dans les cas où l'énergie est engendrée par une station unique, se ramène à la considération du tarif de production du kilowatt-heure. Si la station est déjà en exploitation et est de capacité suffisante pour alimenter les lampes de l'un ou de l’autre type, le coût de l'énergie supplémentaire nécessaire pour les lampes à Filament de carbone ne comprend que celui du charbon supplémentaire, de l’enlèvement des cendres, etc.
- Lorsque, au contraire, on a à installer la station génératrice, on peut obtenir une grande économie dans cette installation en employant des lampes à rendement élevé ; si l’on emploie au contraire la lampe à filament de carbone, il faut alors ajouter aux frais précédemment indiqués l’intérêt et les frais de dépréciation pour l’augmentation de prix de l'installation génératrice rendue nécessaire par l’emploi de ces lampes.
- L auteur indique que, dans ce cas, le calcul accuse une perte de 6,7 cents(33,5 centimes) par x 000 lampes-heure quand on emploie des lampes à filaments de carbone.
- L’auteur conclut de la discussion précédente qu’il n y a jamais intérêt (aux prix actuels des lampes au tungstène et à filament de carbone) à prévoir une installation d'éclairage pour des lampes à bas rendement ; l’usage de telles lampes ne peut être recommandé que dans le cas' où il y a une installation déjà existante.
- A. P.
- p.1x86 - vue 86/688
-
-
-
- 47 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 87
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Cours de physique, parH. Bouasse. —Cinquième partie. Electroptique. Ondes hertziennes. —
- i volume in-8° raisin de 6 pages, avec 192 figures, — Ch. Dei.acuave, éditeur, Paris. — Prix : broché, i.'\ fr.
- La cinquième partie du cours de physique professé par M. II. Bouasse à la Faculté des Sciences de Toulouse intéressera sans aucun doute nombre de nos lecteurs. E11 effet, ils y trouveront un exposé très remarquable des principes fondamentaux dont on doit être pénétré pour aborder avec fruit l’étude des ondes hertziennes.
- Divisé en treize chapitres, le présent ouvrage contient les matières suivantes :
- Chapitre I. — Equations fondamentales pour un milieu isotrope isolant ;
- Chapitre II. —: Ondes hertziennes;
- Chapitre III. — Propagation d’un ébranlement le long d’un fil ;
- Chapitre IV. — Télégraphie sans fil ;
- Chapitre V. — Double réfraction ;
- Chapitre VI. — Système d’elliptiques obtenus par double réfraction ;
- Chapitre Vil. — Réflexion sur les corps transparents ;
- Chapitre VIII. — Théorie électromagnétique des corps absorbants;
- Chapitre IX. — Dispersion. Théorie du soleil;
- Chapitre X. — Phénomènes lumineux dus au mouvement;
- Chapitre XI. — Eléments de la dynamique des électrons ;
- Chapitre XII. — Emission ;
- Chapitre XIII. — Thermodynamique du vide.
- Enfin un appendice contient diverses tables relatives aux fonctions de Bcssel, qui trouvent leur application dans de nombleux calculs.
- Chaque chapitre comporte lui-même plusieurs subdivisions; l’analyse complète de l’ensemble nous entraînerait trop loin, en raison du grand nombre de questions traitées. Nous nous contenterons donc dé signaler plus particulièrement à l’attention de nos lecteurs les chapitres I, II, 111, IV et XI. Le chapitre I contient notamment un exposé remarquable de la théorie du vecteur radiant de poynting, dont l’auteur fait saisir nettement la portée, au moyen
- d’exemples d’application très simples. Quant aux chapitres II et III, ils renferment une théorie élémentaire de l’oscillateur de Hertz et une étude de la propagation le long des fils, très faciles à suivre, même pour des lecteurs encore -peu familiarisés avec la question. Remarquons à ce propos que, d’une manière générale au lieu de partir des équations fondamentales et de les particulariser suivant les cas d’application, l’auteur prend le soin, pour chaque exemple, d’établir directement les équations en parlant des lois physiques qu’elles représentent.
- Le lecteur est ainsi familiarisé rapidement avec les notions fondamentales indispensables. Le chapitre .IV, réservé à la télégraphie sans fil, n’a évidemment pas d’autre but que de fixer les idées par une application immédiate des théories exposées dans les chapitres précédents ; il ne faut donc pas y chercher des détails sur les appareils employés, mais un exposé clair et précis de leur principe. Enfin le chapitre XI relatif à la théorie des électrons est rédigé d’une façon tout aussi remarquablement claire malgré les difficultés présentées par le sujet.
- En résumé, comme l’on peut en juger par ce court aperçu, l’intérêt présenté par cette cinquième partie du cours de M. Bouasse est considérable et il contribuera notablement au succès de l’œuvre originale entreprise par le distingué professeur de la Faculté des Sciences de Toulouse. J. B.
- BREVETS
- Méthodes et appareils de mesure.
- ;îy*> r>2'S, du 3o octobre 1908. — Leder. — Disque à calcul logarithmique.
- 39j VU, du 11 octobre 1908. — Thinks. —Maqliine à calculer le mécanisme compteur de tours dont les disques chiffreurs portent deux séries de chiffres décalés d’une division numérique l'un par rapport à l’autre.
- Construction de machines.
- Vj j 287, du i5 octobre 1908. —Gaiffe. — Dispositif assurant l’asservissement de moteurs électriques.
- p.1x87 - vue 87/688
-
-
-
- 88
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N° 16.
- 3oi, du a3 août 1908. — Soulairol. —Dynamo isopolaire.
- 298 3a/|, du 83 décembre 1907. — Kitox. —Dispositif de montage de groupe électrogène.
- 898 4/13, du r7 octobre 1908. — Société des Ateliers électriques de Saint-Ouen. — Système de ventilation pour machines dynamo-électriques.
- 89!) /(35, du 20 octobre 1908. — Société Alsacienne
- DE CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES A BELFORT. --------
- Perfectionnement dans le mode do réglage de la vitesse des moteurs.
- 9918/802 01g, du 12 octobre 1908. — Société Ate-liehs Thomson-Houston (Anciens Etaelisse-ments Postel-Yixay). — Dispositif refroidisseur pour collecteurs de dynamos.
- 3g5 G 17, du 2/, octobre 1908. — Constiiuctions électriques de Nancy. — Porte-balai électrique à mouvement différentiel.
- 895 689, du 26 octobre 1908. — Société Ernst 1A suivi an n et C°. — Magnéto à double enroulement.
- 3q8 729, du 29 octobre 1908. — Société Alsacienne de Constiiuctions Mécaniques. — Dispositif permettant de limiter les à-coups instantanés des moteurs à courant continu.
- 898 708, du 28 octobre 1909. —Constiiuctions élec-thiques Nancy — Système de ventilateurs pour machines dynamo-électriques génératrices ou motrices.
- 895 912, du 3 novembre 1908. — Société Allmanna svenska elekthisica aktieiiolacet. — Dispositif pour la régulation des machines commutatriees à courant alternatif polyphasées.
- 898 92/1, du 3 novembre 1908.— Fouquiï. — Machine dynamo-électrique à réluctance variable par entrefer mobile.
- 3q6 17"), du 18 janvier 1908. —Maucuin. — Dynamo à puissance constante et vitesse variable.
- 3g6 209, du i3 novembre 1908. —Pieiuie. — Système de commande pour moteurs électriques.
- 3g6 7d 1, du 3 février 1908. — Johanne r. — Procédé et dispositifs de variation et de réduction électro-dynamique de vitesse.
- 896 677, du ! février 1908. — Société Sautteh,
- IIaui.e et C‘e. — Appareil de manœuvre de moteur électrique.
- 396880, du 27 novembre 1908. — Firme Roiieiit Boiscu. — Etrier de fixation pour magnétos d'allumage.
- Arcs et lampes électriques.
- 3y5 187, du 12 octobre 1908. — Société Siemens
- I et TIalske A.-G. — Lampe électrique à incandes-I cence à vide et à filament métallique.
- 898 3Go, du 20 octobre 1908. — Canello. —Fabrication perfectionnée de lampes électriques.
- 898 /,65, du 19 octobre 1908. — Railing-Solosion et Chockeii. — Perfectionnements aux charbons à mèche pour lampes à arc.
- >98 482, du 19 octobre 1908. — Firme Beiigmann eleiv, A.-G. — Procède: pour la fixation des corps éclairants aux électrodes dans les lampes électriques.
- 898 483, du 19 octobre 1908. — Firme Beiicmann eleic A.-G. — Lampe à filament métallique.
- 898 '|8/|, du 19 octobre 1908. — Firme Bergmann-elek. A.-G. — Procédé pour la fabrication de corps éclairants.
- 898 882, du 21 octobre 1908. — Claude. —Perfectionnements aux lampes à vapeur de mercure.
- 898 72R du 27 octobre 1908. — Cirie. — Lampe à arc électrique à libre dégagement des gaz de combustion.
- 898 7/18, du 28 octobre 1908. — Baiidon. — Système de réglage pour lampes à arc.
- 898 782, du 29 octobre 1908. — Rittehsiîerg et Ruiiert . — Filaments électriques d’encre de chine pour lampes à incandescence.
- 898 921, du 3 novembre 1908. —Rescii. — Système de lampe électrique à incandescence.
- 896 166, du 11 novembre 1908. —• Davy. — Perfectionnements aux lampes électriques à arc.
- 3yG 19(7, du i2 novembre 1908. Octrue. —-Lampe à arc à réglage constant et mise automatique hors circuit à l’usure des électrodes.
- 896 789, du 26 novembre 1908. — Linyeii d’amiile-mont, — Lampe électrique portative pour l’éclairage domestique.
- 896 898, du 3o novembre 1908. —Kuzel. —Lampe à incandescence à filaments métalliques.
- 896 899, du >0 novembre 1908. — Kuzel. — Procédé pour empêcher la formation de vides ou de souillures dans les filaments de lampes à incandescence pendant leur fabrication à l’aide de lila ments colloïdaux.
- Transmission et distribution.
- 898 280, du 18 octobre 1908. — Dusaugey. — Collier métallique d’isolateurs pour empêcher la rupture des conducteurs électriques.
- 898 208, du 18 octobre 1908. — Rice, Rice,Bookeh et Cash. — Commutateur.
- p.1x88 - vue 88/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 89
- 3g5 33o, du6 octobre 1908. — Firme Robert Bosch. — Mode de iixation des porte-charbons d’appareils électriques.
- 39") 335, du 10 octobre 1908. —Aron. —Compteur d’électricité.
- 390 139, du 10 octobre 1908. — Société Schlindi.br et C°. — Electro-aimant pour courant monophasé.
- 395 159, du 12 octobre 1908. — Lemoine et Jacquet. — Porte-balai universel pour machines et appareils électriques.
- 3g5 184, du 12 octobre 1908. — Société Aktikn-gesellschaet Bitowx, Boveui et C°. —Machine-tampon pour courants monophasés et polyphasés. Société Aktiengesellsciiaet Brown, Lover i et C°. — Régulateur automatique de tension pour courants alternatifs et continus.
- 890 075, du 6 octobre 1908. — Boiiert Bosch. — Attache de câble électrique.
- 3g5 121, du 10 octobre 1908. — Bahlo et C°. — Système de verrouillage automatique pour commutateurs.
- 3g5 i63, du 12 octobre 1908. — Compagnie Française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston. — Conducteur métallique réfractaire à haute résistivité.
- 390 166, du 12 octobre 1908. — Virex'. — Coupe-circuit.
- 3g5 507, du 29 octobre 1908. — Péri. — Bobine à self-induction variable.
- 3G5 63g, du 24 octobre 1908. — Schmitt. —- Dispositif de protection des conducteurs électriques.
- 893 885, du 2 novembre 1908. —- Société Allge-meine Elektricitats-Geselschaet. — Mode de contrôle pour moteurs à courant alternatif à collecteur destinés à la commande des machines-outils et à des usages analogues.
- 3g5 891, du 3 novembre 1908. — Société Alsacienne
- de Constructions Mécaniques. — Régulateur d'induction donnant des variations simultanées de la phase et de la grandeur de la tension dans un circuit à courants polyphasés.
- 3gG 885, du 29 octobre 1908. —Snooic. -—Interrupteur-redresseur pour courants à potentiel élevé.
- 395 794, du 29 octobre 1908. — Gray. — Perfectionnements apportés aux conducteurs électriques.
- 3g5 8o5, du 7 janvier 1908. — Phalon, Fournier et François. — Interrupteur automatique de courant électrique.
- 3g5 818, du 3o octobre 1908. — IIuhn et Yiseli. — Engin de contact pour prise de courant à une conduite électrique.
- 395 962, du 4 novembre 1908. — Aktien Gesel-sciiaft Brown Boveri. — Interrupteur automatique.
- 3g5 972, du 5 novembre 1908. —Mauvais. — Nouveau dispositif d'interrupteur de courant pour l’éclairage des automobiles et des appartements.
- 3g5 994, du G novembre 1908. — Richardson. — Perfectionnements apportés aux conducteurs électriques.
- 3g6 545, du 20 novembre 1908. — Taylor. —Perfectionnements dans les batteries électriques sous-st.ations pour les systèmes à courant alternatif.
- 39G 512, du 28 janvier 1908. — Société Schneider Cie. — Interrupteurs de courants.
- 3g6 596, du 20 novembre 1908. — Pothier et Quoy. — Interrupteur coupant automatiquement un circuit électrique au bout d'un temps déterminé.
- 3gG7o4,du 25 novembre 1908. —Murray. — Coupe-circuit.
- 397 i3g, du 7 décembre 1908. — Dumaine. — Pylône pour supporter les conducteurs des lignes électriques aériennes.
- VARIÉTÉS
- Gi'aissage des coussinets dans les voitures motrices de tramways. — Graissage des engrenages. — Rapport présenté au Congrès international de Munich, par M. G.-H. Julius, Directeur de la Compagnie de chemins de fer électriques, à Haarlem (Hollande).
- L’entretien du matériel roulant 11’est qu’une lutte incessante contre l’usure. Partout où il y a mouve-
- ment, c’est-à-dire frottement, il y a usure ; réduire c.clte usure à son minimum, voilà la tâche ardue de tout exploitant, soucieux de la sécurité et de l’économie du service.
- Dans le mécanisme d’une voiture électro-motrice, il y a, en général, quatre organes qui, à ce point de vue, méritent une étude spéciale ; ce sont :
- a) Les coussinets d’induit des moteurs ;
- p.1x89 - vue 89/688
-
-
-
- 90
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (26 Série).—N° 16
- b) Les coussinets d’essieu des moteurs ;
- a) Les coussinets extérieurs des voitures ;
- cl] Les engrenages des moteurs.
- En ce qui concerne les organes a9 b ct.c, la déno-nination indique déjà qu’il y a lieu de chercher à limiter l'usure à l’aide des deux surfaces en contact. En effet, le but des dispositifs spéciaux dont sont munies les surfaces frottantes n’est que de conserver intactes les fusées ou portées des arbres ou essieux, et de limiter la perte inévitable de matière aux seuls organes interchangeables qui enveloppent soit entièrement, soit partiellement, ces portées.
- M. Rotelmann, de Darmstadt, a présenté, lors de l’Assemblée annuelle de l’Association allemande de Tramways tenue a Düsseldorf, en 190*2, une monographie intéressante sur Tusurc du matériel roulant, en étendant son élude aux roues et aux rails.
- Dans le rapport dont a bien voulu nous charger l’Union Internationale, nous nous bornerons exclusivement aux quatre organes mentionnés ci-dessus, lesquels présentent une particularité commune ; c’est que, dans ces organes, l’on cherche a combattre l'usure ptfr le graissage.
- Depuis quelques années la question a fait d’incontestables progrès. Alors que jadis l’on se contentait en général de lubrifiants quelconques, appliqués, d une façon souvent bien inefficace, aux organes à graisser, il est fort remarquable que sur 117 exploitations qui ont répondu au questionnaire dressé en vue de cette étude, pas moins de Go ont essayé et, dans la plupart des cas, adopté des perfectionnements au graissage.
- Comme dans bien des cas analogues, ce ne sont donc point les constructeurs, mais bien les exploitants qui, par l’observation journalière dans les circonstances les plus variées, ont pu établir la direction vers laquelle il y avait lieu de chercher les perfectionnements. Il est: hors de doute que de nombreux constructeurs, a leur tour, ont profilé de l’expérience acquise, en modifiant leurs modèles.
- L’enquête à laquelle a procédé lT’uiou Internationale de Tramways et de Chemins de fer d’intérél local a produit une multitude presque chaotique de données, de chiffres, d’assertions, d'opinions, dont il nous était bien difficile de dégager des conclusions nettes et générales, pouvant s’appliquer à la grande majorité des cas.
- Aussi notre association a-t-elle renoncé à la publication détaillée des réponses, lesquelles d’ailleurs n’empruntent souvent leur intérêt qu’aux dessins qui les accompagnent.
- Nous croyons cependant qu’il est possible, sans surcharger ce rapport de croquis qui ne feraient le plus souvenl que reproduire les constructions normales, bien connues des ingénieurs de tramways, de faire ressortir les points essentiels qui méritent l’attention des mécaniciens.
- Co ussinets cl*in du U.
- A quelques exceptions près, toutes les compagnies de tramways paraissent avoir adopté des coussinets soit en fonte, soit en acier coulé, soit en bronze toujours garnis de métal antifriction.
- Cette garniture en métal antifriction s’emploie en effet dans r r 1 exploitations, tandis que 8 compagnies s’en tiennent aux coussinets de bronze.
- 11 y a, cependant, une seule exception, trop remarquable pour ne pas la citer : les moteurs des Tel-tower et Kreisbahnen sont munis, du côté du collecteur, de coussinets en fonte, dont la durée dépasse 400000 voitures-kilomètres, soit donc plus du décuple du maximum normal pour les coussinets en métal blanc.
- Il n’est guère probable que ce système se généralise, car les effets d’un grippage doivent être désastreux pour l’arbre de l’induit, et probablement pour l’induit tout entier ; mais il est fort intéressant de noter que cette combinaison, plutôt osée, ait trouvé une application pratique.
- Par contre, les divergences dans la composition de l’alliage, dont sont garnis les coussinets, sont plutôt déconcertantes.
- On se rendra facilement compte de cette hétéréo-généité, lorsque nous aurons dit que les prix du métal blanc employé varient de 1 franc a 1 fr. >0 le kilogramme.
- Avant de formuler une opinion sur l’opportunité d'adopter un métal à bon marché (a base de plomb) ou un métal plus cher (à base d’étain), il convient de faire une remarque générale, s’appliquant tout aussi bien au choix du métal qu’à (relui du lubrifiant 5 à savoir, que l’exploilanl s'exposerait à des erreurs profondes s’il croyait avoir exprimé en chiffres la valeur de loi métal ou de telle méthode de graissage, en prenant simplement comme hase la durée du coussinet en voitures-kilomètres dans une exploitation quelconque.
- En effet, les éléments qui, à côté de la nature du métal et du lubrifiant, inlluent sur la durée d'un coussinet sont si nombreux et si compliqués que le nombre de kilomètres'parcourus dans un cas déterminé avant la mise hors service* du coussinet ne
- p.1x90 - vue 90/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- T
- 91
- prouve rien en lui-même. 11 serait facile de multiplier les exemples, où un métal manifestement inférieur et une méthode de graissage défectueuse assurent au coussinet, dans une exploitation donnée, une durée bien plus longue que dans telle autre exploitation qui aurait adopté un métal plus approprié et un système de graissage plus rationnel.
- Dans deux exploitations différentes, les équipements peuvent être exactement les mêmes, ainsi que le métal antifriction et le lubrifiant employés, de même aussi que la méthode de graissage; quoi qu’il en soit, les parcours kilométriques des coussinets avant renouvellement peuvent varier du simple au quadruple.
- Le plus ou moins de soin apporté a l’inspection journalière des équipements, les conditions de charge des moteurs, la vitesse, le profil des lignes, la suspension des moteurs et de la voiture, le freinage magnétique plus ou moins fréquent, la température et en général les conditions climatériques, l’état d’entretien de la voie et l’état de propreté de la chaussée, la fréquence des démarrages, l’accélération, etc., sont pris au hasard, autant de facteurs qui différencient souvent profondément les exploitations entre elles et qui sont cause que le même moteur, le même métal antifriction, le même lubrifiant, donnent des résultats si étonnamment divergents.
- Par contre, il convient d’attacher une grande importance aux observations des quelques compagnies qui ont procédé à des essais comparatifs, et qui, par l’expérience acquise, ont été amenées à modifier leurs méthodes, h s’arrêter à des perfectionnements souvent achetés au prix de bien'des déboires, des tâtonnements coûteux et laborieux.
- Trop souvent l’on parait perdre de vue que les principes généraux qui trouvent leur application dans les machines à vapeur ou dans n’importe quel autre mécanisme comportant des arbres animés de vitesses élevées et exposées à des charges variables et des surcharges considérables, ne peuvent pas impunément être négligés dans les moteurs électriques de nos équipements.
- Aucun constructeur de machines à vapeur ne songera h. garnir les coussinets principaux d’un métal à bon marché, contenant surtout du plomb et renforcé de quelques pour cent d’étain, de cuivre et d’antimoine. Pour ces organes, seuls des métaux riches en étain, avec addition de cuivre, d’antimoine et au besoin d’un peu de plomb, peuvent convenir.
- Il n’est pas douteux que la vie anormalement courte des coussinets dans certaines exploitations — cer-
- taines renseignent un renouvellement se faisant au bout d’un parcours de 5 à 6 oookm — ne doive en grande partie être attribuée à la violation de ce principe.
- Le tableau suivant donne la composition ainsi que le prix par kilogramme de quelques-uns des alliages employés ; le prix a été calculé d’après les prix unitaires suivants :
- Etain.................fr. 3,5o
- Cuivre . .................i,8o
- Antimoine..................i,oo
- Plomb......................o,35
- II est bien entendu qu’il n’a été tenu compte que du prix de la matière, suivant les cours susdits; le prix de vente sera de 20 à a5 % supérieur à ce chiffre.
- Tableau
- PRIX
- S n Sb Cu P b Bi de
- la matière
- % % °/o % % fr.
- «7 7 6 — • — 3,225
- 86 8 6 — — 3,20
- 83,5 11 5,5 — — 3,13
- 83 ii,5 5,5 — — 3,12
- 83 11 6 — «— 3,125
- 83 8,5 8,5 — — 3,i'i
- 82,5 11,65 5,85 — — 3,i i5
- 82 i 2 6 — .— 3,10
- 821 G 12 — — 3,15
- 81 11 6 2 — 3,o65
- 81 io,5 8,5 — — 3,09
- 80 ! 2 6 2 — 3,04
- 80 IO 10 — •— 3,o8
- 80 I 'X 8 — — 3,o6
- 78 13 — 9 — *,89
- 7^ *7 8 — — 2,935
- 72,8 18,2 9 — — 'Vs9
- 60 *9 1 20 1 2,38
- 5,i8 _ 79, TI o,55 0,54
- 2 *9 — 79 -— o,î>4
- 3,7 — 7(>’7 — 0,60 '
- 13 i-i — 7^ — 0,855
- 8,86 i9>r> 1,22 7°>3a — 0,78
- 3o l — «9 — 1.3o
- 18 XX — 6() — 1,06
- 5o 15 2 33 — 2,06
- 55 IX 3 3o — 2,20
- — 79>'*5 —* 20,60 — 0,86
- Comme on le voit, les alliages antifriction peuvent donc être très nettement classés en deux groupes
- p.1x91 - vue 91/688
-
-
-
- 92
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 16.
- suivant que, dans leur composition, l'étain ou bien le plomb est prépondérant.
- 11 y a également lieu d’ajouter que de nombreuses compagnies ne connaissent pas la composition du métal dont elles se servent.
- A ce point de vue, les renseignements reçus en réponse au questionnaire peuvent être groupés de la façon suivante :
- i. Aucune indication sur ïc métal employé : i5 exploitations.
- u. La réponse ne mentionne que le nom ou la marque du métal employé : 9 exploitations.
- 3. Coussinets d’induit en bronze (dont une emploie la fonte pour le coussinet côté collecteur) : 8 exploitations.
- 4. Coussinets d’induit, garnis de métal antifriction de composition connue : a) à base d’étain : 24 exploitations; b) à base de plomb: 7 exploitations.
- r>. La réponse mentionne la marque ainsi que le prix du métal antifriction, qui est : à) inférieur à 2 fr. 5o le kilogramme : 36 exploitations; b) compris entre 2 fr. 5o et 3 fr. *>0 : (8 exploitations; c) supérieur à 3 fr. 5o : 10 exploitations.
- Nous en tirons la conclusion suivante :
- La grande majorité des compagnies, qui ne connaissent que le nom et non point la composition de l’alliage, achètent des mélanges où le plomb prédomine; par contre, les exploitations qui font elles-mêmes leur métal, ou qui en prescrivent la teneur, ont adopté, dans la majorité des cas, des alliages contenant environ 80 % d’étain.
- Ces derniers alliages sont en général environ 2 à 2 1/2 fois plus chers que les alliages à base de plomb.
- Les exploitations se trouvent donc placées devant un problème bien délicat : se contenter de métaux d’un prix peu élevé, donnant des résultats acceptables, ou bien suivre la pratique des constructeurs de machines, en se servant d’alliages riches en étain, d’un prix à peu près double, et sans avoir a priori la certitude absolue de réduire de la sorte les dépenses et d’augmenter la sécurité.
- L’enquête n’a pas apporté la solution absolument catégorique du problème. Toutefois, il est à noter que les compagnies qui ont obtenu les meilleurs résultats, en ce qui concerne la durée des coussinets, sont celles qui ont adopté les métaux à base d’étain ; plusieurs d’entre elles stipulent expressément dans leur réponse qu’elles attribuent une grande valeur à l’emploi d’un alliage excellent; celles dont les coussinets d’induit n’atteignent qu’un parcours kilométrique minime (il y en a plusieurs qui sont inférieurs
- à 10000, voire même de 4 à r> oookm), emploient sans exception des métaux d’un prix fort modique, descendant jusqu'à 1 franc le kilogramme.
- Pour notre part, nous n’hésiterions pas à donner raison aux exploitations qui ne cherchent pas en premier lieu le bon marché du métal antifriction, et nous recommanderions l’emploi exclusif d’alliages contenant au moins 80 % d’étain.
- Ensuite, il serait à recommander de prescrire et de contrôler la composition du métal. Peu d’articles en effet donnent lieu à autant de déceptions dès qu’on vérifie scientifiquement la concordance entre la réalité et les espérances suscitées par le fournisseur.
- On aime à attribuer à ces alliages des propriétés plus ou moins mystiques, et il faut souvent un certain courage pour résister aux offres de certains alliages, qui ne coûtent que la moitié et qui assurent une vie deux fois plus longue aux coussinets !
- Le temps de l'alchimie est cependant passé, et il convient de ramener ces points à leur juste valeur. Le procédé de fabrication n’est certainement pas sans influence sur les qualités de l’alliage, mais, à côté de ce facteur, les qualités du métal pour autant qu’elles intéressent l’exploitant, sont déterminées exclusivement par la composition, qui, à son tour, détermine le prix.
- Or, les alliages contenant principalement du plomb d’une dureté naturellement moindre s’usent beaucoup plus vite et exposent davantage, par suite de leur température de fusion peu élevée, aux dangers d’cchauffeinent: et de grippage.
- Le prix plus élevé des métaux à base d’étain se trouve largement compensé, et au delà môme, par le renouvellement moins fréquent des coussinets. En elïet, en faisant entrer en ligne de compte tous les frais et les inconvénients qu’entraîne le remplacement des coussinets d’induit, nécessitant, dans une voiture, avant la révision générale, des manipulations coûteuses et fort nuisibles aux moteurs, on verra aisément que le prix de la matière ne joue qu’un rôle très secondaire, et que les alliages les plus chers, parce que sans aucun doute ils augmentent le rendement kilométrique dans de fortes proportions, sont à la longue les plus économiques.
- Un dernier avantage : l’expérience a démontré que les alliages à base d’étain peuvent être réemployés presque indéfiniment sans qu’il soitnécessaired’ajou-ter, en métal neuf, plus que la quantité devant, compenser les pertes par usure ; les alliages à base de plomb, au contraire, deviennent tout à fait inutilisables si l’on n’a pas soin d’ajouter au moins 3o ou
- p.1x92 - vue 92/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 93
- meme 5o % de métal neuf. Le mêlai ainsi obtenu est de composition incertaine et expose à des surprises fort désagréables, sans compter qu’il en résulte encore une augmentation de dépenses parfois très appréciable.
- A quelques rares exceptions près, toutes les exploitations sont d’accord qu’il convient de tourner les coussinets après le renouvellement du inétal antifriction. On sait que, généralement, les fabricants de moteurs se contentent de mandriner les coussinets. Pour des moteurs neufs, ce procédé n’offre pas d’inconvénient, mais dès que les bouts d’arbres diffèrent entre eux par suite d’usure inégale ou tournage, il devient nécessaire d’aléser les coussinets séparément d’après le diamètre de l’arbre.
- Un ajustage parfait peut contribuer beaucoup à augmenter la vie du coussinet.
- Abordons la question du graissage, pas moins importante que celle du choix du métal.
- Il est à remarquer qu’ici l’exploitant n’a pas la même liberté d’action : il est obligé de tenir compte de la forme et de la disposition générale des paliers, qui souvent ne permettent pas d?adopter le mode de graissage paraissant le plus rationnel.
- 11 serait à souhaiter qu’à ce point de vue les constructeurs profitassent davantage de l’expérience acquise par les exploitants. A notre avis, le premier pas à faire devrait être d’abandonner complètement l’emploi de graisse consistante pour les coussinets d induit, et de disposer les paliers uniquement en vue du graissage au moyen d’huile.
- On peut distinguer trois méthodes de graissage, dont nous discuterons plus loin les avantages et les inconvénients, à savoir :
- a) Graissage exclusivement au moyen d’huile;
- b) Graissage exclusivement au moyen de graisse consistante ;
- c) Graissage mixte (graisse au-dessus, huile en dessous de l’arbre).
- Sur 117 compagnies qui ont donné des renseignements :
- 36 graissent à l’huile;
- 55 n’emploient que la graisse consistante;
- 17 possèdent le graissage mixte;
- 9 possèdent plusieurs systèmes de graissage pour les différents types de voitures.
- Parmi les partisans du graissage à l’huile, 20 ont introduit cette méthode, bien que primitivement les paliers aient été disposés pour un graissage par graisse consistante ou pour un graissage mixte.
- En outre, sur les 81 compagnies qui s’en tiennent
- encore généralement à la graisse, i5 déclarent reconnaître la supériorité de l’huile comme lubrifiant pour les coussinets d’induit.
- Pour être complet, il nous faut mentionner que, dans 8 cas, les essais entrepris en vue de remplacer la graisse par l’huile, onl donné des résultats négatifs.
- Ces chiffres, il faut le reconnaître, ne contiennent pas en eux-mêmes la preuve de la supériorité du graissage exclusivement au moyen d’huile. Toutefois, en analysant les réponses, nous constatons que la très grande majorité des exploitations où, seule, la graisse est employée pour les coussinets d'induit, n’ont jamais essayé d’apporter des modifications au système de graissage prévu par le constructeur. Soit par habitude, soit parce que la possibilité d’arriver à des résultats meilleurs leur paraît douteuse, soit parce qu’elles reculent devant les frais et les aléas d’une innovation, elles se contentent du statu quo. Enfin, il est à remarquer que certains types de moteurs fort répandus se prêtent, paraît-il, assez mal à l’emploi d’huile.
- Par contre, les compagnies qui ont adopté ce dernier lubrifiant pour les moteurs y sont arrivées après des essais comparatifs, souvent après une étude très approfondie de la question, et les considérations qui les ont amenées à se déclarer définitivement partisans d’un lubrifiant liquide, ainsi que les constatations faites dans cet ordre d’idées, constituent souvent des monographies intéressantes et instructives, dont la publication in extenso, sortirait cependant du cadre de ce rapport. Une des réponses les plus significatives à ce point de vue est celle des Tramxvays municipaux de Vienne, qui rapportent que dans une centaine de voitures, qui auparavant étaient inutilisables sur une ligne où les paliers chauiïaient régulièrement sous la surcharge occasionnée par deux remorques, le remplacement de la graisse par l’huile a complètement obvié à l’inconvénient.
- O11 peut se demander quelles sont les raisons qui ont amené les constructeurs à prévoir au début, presque sans exception, l’emploi de graisse cousis-' tante pour les moteurs de tramways.
- Pour notre part, nous ne voyons qu’un seul argument : c’est qu’en cas de négligence dans l'inspection et l'entretien des paliers, les conséquences ne se font pas sentir aussi rapidement que lorsqu’on emploie l’huile.
- L’argument avait sa valeur au début de la traction électrique, lorsque l’organisation des services techniques était encore loin d’avoir atteint le degré de
- p.1x93 - vue 93/688
-
-
-
- 94
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI(2e Série). — N° 16.
- perfection qui fait maintenant l’orgueil de bien des exploitations.
- A mesure que les réseaux se sont étendus, que le nombre des voitures motrices — qui dépassent ioo dans pas moins de compagnies ayant répondu au questionnaire — a augmenté, les exigences au point de vue de l'organisation, la méthode, la précision, sont devenues telles que la nécessité de tenir compte de négligence ou d’ignorance de la part du personnel technique se trouve réduite dans de fortes proportions.
- Dès lors, l’argument principal, nous dirons meme unique, qui plaide en faveur de l’emploi de graisse consistante, disparaît, et rien ne s’oppose plus à l’introduction d’un système de graissage plus rationnel et plus conforme aux principes de la mécanique, lesquels principes trouvent depuis bien longtemps déjà leur application dans la construction des machines; celles-ci, en effet, ne comportent plus guère de surface frottante où l’usure esteombattue par autre chose que par l’huile.
- La disposition des paliers d’induit où l’on n’a prévu que l’emploi de graisse jaune, est, en somme, des plus rudimentaires; un simple réservoir, placé au-dessus de la fusée de l’arbre est rempli de graisse, qui, en fondant, passe par un trou dans le coussinet et s’écoule par les rainures distributrices dans la surface du métal antifriction; cette graisse est recueillie dans un réservoir formant la partie inférieure du palier, du moins pour autant qu’elle ne trouve pas son chemin, le long de l’arbre, vers l’intérieur du moteur, ou encore qu’elle ne s’écoule à l’extrémité de l’arbre.
- Lorsque le moteur est au repos et complètement refroidi, le graissage, au démarrage, est bien défectueux et peut même faire entièrement défaut en hiver. Souvent l’on est obligé d’ajouter de l’huile, que l’on fait passer à travers le tampon de graisse, pour amorcer le graissage.
- Si cette précaution n’est pas prise, l’arbre ne sera vraiment lubrifié que lorsqu’il aura atteint une température relativement élevée, soit par le frottement des deux surfaces en contact, soit par conduction des enroulements. Il est donc nécessaire que le phénomène qu’on cherche à combattre sc produise, d’abord, avant que le remède ne soit efficace.
- yL’inspection du palier ne peut rien apprendre sur l’état des couches inférieures du tampon de graisse dans le réservoir; comprimer ce tampon au moyen d un bout de bois est une sage précaution, que plusieurs exploitations prescrivent. Si on la néglige, il
- y a des chances de voir exister un creux là où la graisse devrait être en contact avec l’arbre, et, dans ce cas, l’élévation de température qui provoquera l’écoulement du lubrifiant devra être bien plus considérable, et ce au grand détriment de la conservation des coussinets.
- L’étanchcité nécessairement imparfaite des couvercles des paliers permet à la poussière ou à la boue de s’introduire et de sc mélanger à la graisse qui retient toutes ces impuretés, les entraîne en descendant vers les surfaces frottantes, de sorte que par suite de sa fluidité fort relative, même à la température de l’induit, il se forme un cambouis qui est loin de constituer un lubrifiant idéal. Ce cambouis a la propriété d’adhérer fortement à l’arbre; dès que les coussinets ne seront plus à l’état absolument neuf, il y aura suffisamment de jeu pour que la graisse, en rampant pour ainsi dire le long de l’arbre, s’introduise dans le moteur.
- Tous les dispositifs imaginés pour parer à cet inconvénient (notamment des bagues fixées sur l’arbre, entre les fusées et le collecteur ou le noyau) sont bien plus inefficaces contre la graisse que contre l’huile.
- En effet, cette dernière, par suite de sa plus grande fluidité, n’a point la même tendance à ramper le long de l’arbre et obéira plus facilement à la force déviatrice que lui opposent les bagues susmentionnées. Si alors le palier est disposé de façon à recueillir et à conduii'c hors du moteur l’hùile projetée par ces bagues, il est bien plus facile d’empêcher l’huile que d’empêcher la graisse de s’introduire dans le moteur.
- Toutefois, cette question est une de celles qui méritent l’attention toute spéciale des constructeurs. C’est incontestablement au point de vues mécanique une des plus sérieuses imperfections des moteurs de tramway; presque aucune compagnie n’a pu rapporter que l'introduction de lubrifiant dans le moteur fût chose inconnue chez elle.
- Il paraît qu’une fois arrivée sur les bobines d’élec-tro, le collecteur ou les cables de raccordement, l’influence de l’huile est plus nuisible que celle de la graisse. C’est sans doute ce qui a amené un grand nombre de compagnies à se prononcer en faveur de la graisse, malgré que l’emploi d’huile doive être considéré comme plus rationnel, plus sûr et plus économique. En effet, la cc crainte de l’influence de l’huile sur les enroulements » fait hésiter bien des exploitants à abandonner l’ancien système.
- A côté de la question des qualités lubrifiantes pro-
- p.1x94 - vue 94/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 95
- prennent dites, qui donnent une supériorité incontestable à l'huile, il nous faut examiner la sécurité, la commodité et l'économie.
- En vue de faciliter la comparaison entre les différents systèmes, il convient de remarquer d’abord que presque toutes les compagnies qui emploient le graissage exclusif à l’huile l’appliquent de la façon suivante : le réservoir supérieur du palier, qu’il fût ou non primitivement disposé pour recevoir de la graisse, est obturé en dessous, sauf une ouverture circulaire correspondant à un trou à la partie supérieure du coussinet; dans cette ouverture se place un tube vertical d’une hauteur dépassant légèrement le niveau normal de l’huile dont on remplit le réservoir supérieur. Dans ce tube est disposée une mèche en fils de laine, baignant, d’une part, dans l’huile, et descendant, d’autre part, par le tube et le trou, dans le coussinet, jusqu’à la fusée de l’arbre; l’huile est aspirée par capillarité et recueillie dans le réservoir inférieur qui doit avoir une ouverture de trop-plein, empêchant l’huile d’atteindre un niveau trop élevé, ce qui augmenterait les chances de rentrée dans le moteur. La perte de lubrifiant sur la voie est donc inévitable, ce qui d’ailleurs est tout aussi vrai pour la graisse; en effet, l’alimentation est ou doit être ininterrompue ; on cherche à tenir la matière grasse hors du moteur, et puisque le réservoir inférieur n'a qu’une capacité limitée, le surplus se répand nécessairement sur la chaussée entre les rails.
- Le débit d huile est généralement réglé par le nombre de fils constituant la mèche.
- Une variante de. la disposition décrite consiste à placer dans le réservoir supérieur une petite boite rectangulaire, soit en fer blanc, soit en fonte malléable ou en acier coulé, dont le fond est muni d’un tube vertical comme décrit ci-dessus. Ce dispositif présente des avantages incontestables, parce qu’il permet de sortir très facilement l'huile et la mèche, sans rien déranger au moteur.
- Or, dans son passage du réservoir supérieur au réservoir inférieur du palier, l’huile, grâce à sa fluidité, exerce constamment une action lavante sur les surfaces frottantes; les poussières de métal blanc sont complètement entraînées et ne forment pas, comme elles le font avec la graisse, une pâte qui attaque le métal.
- En outre, la boue et la poussière, qui peuvent entrer par le couvercle du palier, se déposent au fond du réservoir et ne sont point aspirées par la mèche; une des causes principales d’échauffement et de grippage disparaît ainsi complètement.
- Quel que soit le lubrifiant employé, une inspection régulière et fréquente et un remplissage périodique s’imposent; cela est vrai pour la graisse tout aussi bien que pour l’huile.
- Aussi la remarque d’un certain nombre de partisans de graisse consistante : « que l’huile demande plus de soins et plus d’attention si I on veut éviter des échauffements de coussinets », ne paraît guère justifiée.
- Si l’on est d’accord — et la chose ne paraît guère contestable — qu’à côté de toute autre considération l’huile est plus efficace pour réduire le coefficient de frottement et, partant, combattre l’usure et l’élévation de température, l’argument en faveur de la graisse, c’est-à-dire qu’elle s’écoule plus abondamment dès qu’il y a échauffement, perd beaucoup de sa valeur.
- En effet, les chances d’une surélévation anormale de la température étant moindres quand le lubrifiant est meilleur, la nécessité d’un remède automatique sc fait moins sentir.
- Nous dirions même — et plusieurs compagnies sont de cet avis — qu’un des dangers auxquels peut donner lieu l’emploi de graisse, réside dans ce fait, c?est qu’une surcharge fortuite et temporaire amène une fusion abondante du lubrifiant, de sorte que, si, même grâce à cela, le coussinet est revenu à sa température normale, il n’en résulte pas moins le grave danger de voir le graisseur se vider prématurément avant la rentrée de la voiture au dépôt.
- En pareil cas, le débit de l’huile n’augmente pas automatiquement; mais s’il est bien réglé, le coussinet traversera sans inconvénient la période de surcharge, après laquelle les choses suivront leur cours normal.
- En d'autres mots : la constance du débit est, à notre avis, une qualité précieuse d’un lubrifiant liquide ; le caractère essentiellement intermittent et variable du graissage au moyen de graisse consistante peut, au contraire, constituer un danger sérieux.
- La conclusion à laquelle nous arrivons, à saVoir que riiuilc donne absolument les mêmes garanties de sécurité que la graisse, est d’ailleurs pleinement confirmée par les réponses au questionnaire, lesquelles, en ce qui concerne les exploitations ayant adopté l'huile pour les coussinets d’induit, sont parfaitement catégoriques et concordantes : sans une seule exception, elles déclarent que les cas d’échauf-fcnient ou de grippage sont d une extrême rareté, et peuvent toujours être expliqués soit par une négli-
- p.1x95 - vue 95/688
-
-
-
- 96
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T* VI (2e Série). — N° 16.
- gence, soit par un hasard ou une anomalie fortuite, indépendante de la méthode de graissage.
- Si donc, au point de vue de la sécurité, la graisse ne semble présenter aucun avantage sur l’huile, il n’en est pas autrement en ce qui concerne la com-
- modité. Plusieurs compagnies paraissent s’exagérer les précautions et les soins que demandent les paliers dès qu’on adopte un lubrifiant liquide.
- (A suivre,) C. II. J.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE (1)
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- En parlant, la dernière fois, de nos grands établissements de crédit, nous avons omis de signaler que bon nombre d’entre eux procédaient à des augmentations de capital. Ainsi la Société Générale vient d’ouvrir tous ses guichets à la souscription de 200000 actions nouvelles au nominal de 5oo francs représentant une augmentation du capital de 3oo à ',oo millions. Les anciens actionnaires peuvent souscrire une action nouvelle pour trois anciennes en payant une prime de /joo francs.
- Le Comptoir National d'Escompte de Paris émet de meme actuellement iooooo actions nouvelles de joo francs avec une prime de i5o francs et dans les memes conditions que rétablissement précédent en vue de porter son capital de i f>o à 200 millions.
- Le Crédit Mobilier Français, dont le rôle est très différent de celui des deux établissements précités, a décidé dans sa dernière assemblée générale d’augmenter son capital de 20 à 60 millions de francs en deux étapes, dont l’une s’accomplit actuellement par la souscription à 200 000 actions nouvelles de 100 francs, offertes à 109 francs, qui élèveront d’abord ce capital à millions. On a parlé d’une semblable opération pour le Crédit Lyonnais, mais, quant à présent, il ne semble pas qu’elle se confirme. Toutes ces opérations qui ont pour but de donner à ces grandes banques plus de fonds disponibles qui leur permettent d’agrandir, soit le champ de leur action, soit le nombre de leurs opérations d’escompte ou d’avances garanties, absorberont une partie des immenses disponibilités que leur public tient en réserve ou en dépôt et pour lesquelles ils ne leur (*)
- servent actuellement qu’un maigre intérêt de 1/2 % . Ces augmentations de capital sont-elles le présage d’une reprise des affaires en général? D’aucuns prétendent qu’il en est ainsi et cependant tous les industriels se plaignent de la rareté des demandes et de l’avilissement des prix. Les électriciens, comme les métallurgistes, ne peuvent que joindre leur voix au concert des malheureux que le manque de travail force à se croiser les bras.
- Il paraît qu’une très habile négociation de la Banque de Paris et des Pays-Bas vient d’aboutir au rachat de la participation qu’avait la Disconto Gesellschaft dans la Compagnie Parisienne de l’Air comprimé. Celle-ci, comme on le sait, fait partie de l?Union des Secteurs et possède à ce litre un nombre important d’actions de la Compagnie Parisienne de Distribution d’Electricité. La Banque de Paris et des Pays-Bas se trouvera, par le fait, participer au contrôle de la marche de cette dernière société ; et elle marque ainsi sa tendance de s’intéresser de plus en plus aux grandes affaires de distribution d’énergie électrique. Chacun sait, en effet, sa situation de principal actionnaire dans la Société Norvégienne de l’Azote à Nolodden qui utilise l’une des plus belles chutes de la Suède pour la production au four électrique des nitrates.
- Les résultats de la Compagnie générale de Rail-ways et d’Électricité, soumis à l’assemblée générale du 2f\ mars dernier, font ressortir un bénéfice de 2 920 2I0 francs après paiement des frais généraux, des interets des obligations et prélèvement de 126686 francs pour amortissements divers. Sur ce bénéfice, 2 65^ 002 francs sont attribués aux actions de capital, de jouissance et de dividende, et
- (*) Adresser toutes les demandes de renseignements et de consultations à M. A. Becq, ancien élève de VEcole Polytechnique, Ingénieur Conseil, 40. rue des Ecoles, Paris.
- p.1x96 - vue 96/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 97
- 128006 francs au fonds d’amortissement des actions de capital ; le solde a reporter est de 70 '>94 francs. La situation de ces actionnaires nous parait enviable ; il est bon de noter d’ailleurs que le bilan fixe le fonds de reserve à 9 040 44 4 francs, sans compter les actions de capital amorties qui se montent à 8 3üo, représentant 83a 000francs; ce qui fait ressortir le compte réserves à près de 40 % du capital-actions. Les créditeurs divers figurant au passif pour 1 660 *229 francs représentent peu de chose vis-à-vis du poste disponibilités, banquiers et débiteurs divers qui s’élève à 7328375 francs; mais la Compagnie de Railways peut être appelée à verser, sur les titres qu’elle a en portefeuille de certaines de ses entreprises, une somme de 33 i52 718 francs qui grossirait évidemment son compte portefeuille mais réduirait ses disponibilités à néant. Ce compte portefeuille est, dit le rapport, évalué à des cours très inférieurs aux cours réels puisqu’il présenterait, dans ce cas, une valeur supérieure d’environ 17 millions à celle qui est inscrite au bilan.
- Ce portefeuille est constitué de valeurs de chemins de fer et tramways et de valeurs d’électricité, vers lesquelles le Conseil a porté ces dernières années tous ses efforts. Toutes sont loin de présenter une situation favorable, mais, dans l’ensemble, les bonnes l’emportent sur les moins bonnes. Les plus intéressantes, parce que les plus voisines, sont le Métropolitain de Paris, la Société d’Electricité de Paris et les Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l'Est. Le Métropolitain accroît normalement ses recettes du fait de la mise en service de nouvelles lignes ; celles-ci ayant augmenté en longueur de 9,5 % , le nombre de voyageurs s’est accru de 18 % , et la recette, y compris les produits divers, s’est élevée de 17,2 %. Mais nous voyons le coefficient d’exploitation remonter légèrement de 42,73 en 1907 à 43,12 % tandis que l’augmentation des bénéfices qui sc chiffrent par 1 800 000 francs ne laisse qu’un excédent de 800 000 francs à la disposition des actionnaires; ceci en raison de toutes les charges d’intérêts et de la participation de la ville qui grèvent les produits bruts. Elle-est bien intéressante à considérer, cette courbe du coefficient d’exploitation, depuis l'origine partant de '17,i5 % en 1901, pour s’abaisser à 4*^52 en 1902. puis remonter avec quelques oscillations à 4 L12 ; la moyenne des sept premières années est de 43,32 qui correspond presque exactement au coefficient de l’année 190a. Nous ne le verrons probablement pas descendre beaucoup plus bas, l'influence de l'ouverture de 11011-
- 1
- (
- i
- i
- i
- j
- vellcs lignes étant plutôt de nature à le remonter ; nous verrons d’autre part la concurrence du Nord-Sud et des omnibus automobiles réduire la recette brille. Néanmoins, par rapport aux tramways dont nous examinions dernièrement les comptes, on ne peut nier l’excellence de ce résultat d’exploitation.
- La Société d’Electricité de Paris a inauguré cette année la distribution d’un dividende : 12 fr. 5o par action de 25o francs et 8 fr. 33 par part bénéficiaire. La position actuelle est 1res privilégiée puisqu’elle fournit seule au Métropolitain et à la Compagnie Parisienne de Distribution d’Electricité une très importante partie du courant dont ils ont besoin. Mais elle tendra rapidement vers son rendement maximum par la nature même des contrats d’énergie qui la lient. Quant aux Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, leur développement normal est assuré par les affaires même qui gravitent autour de la Compagnie générale de Railways. Certaines autres, affaires comme les Tramways de Garni, d’Astrakan, de Taschkert, les chemins de fer du Calvados et la Société dos Railways économiques do Liége-Seraing donnent seulement des promesses d’avenir. Il y a enfin le The Cairo Electric Railways and Holiopolis Oases Company qui est à la fois une entreprise immobilière, une entreprise de transport et une entreprise de distribution dont le développement se trouve très retardé par la crise financière cl; immobilière qui vient de ruiner l’Egypte. Voilà les aléas de la Compagnie générale de Railways qui exigent d’elle un effort financier que les réalisations du portefeuille faciliteront.
- Les résultats obtenus cette année par l'Omnium Lyonnais de Chemins de fer et Tramways ont paru à son Conseil d’adminstralion de nature à l’autoriser à proposer un dividende 'de 7 % contre G % l’an dernier. Pour un capital de 10 millions uniquement consacré, à l’inverse de la Société précédente, à des entreprises de transport, les bénéfices bruts ressortent à i5 % , les bénéfices nets à i3 % ; 5oo 000 francs sont versés au fonds de prévoyance qui atteindra ainsi 3 000 000, ou 3o % de capital. Au cours' de l'exercice, l'Omnium a réalisé ou liquidé différents titres et a augmenté sa participation dans le Nord-Sud de Paris. L’Omnium, on le sait, a été le promoteur de cette transversale, mais son action a consisté surtout à faciliter aux organisateurs l'obtention des concessions et la conclusion des accords qui sont intervenus entre les grands établissements de crédit et le Nord-Sud pour les avances de fonds dont il avait besoin et la garantie des souscriptions de titres
- p.1x97 - vue 97/688
-
-
-
- 98
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 16.
- qu’il a faites. Car la participation de l'Omnium au Nord-Sud est comprise dans le chiffre de a 3q5 956 fr. qui groupe en même temps les actions d’autres sociétés. Le bilan fait ressortir un excédent de plus de i ioo ooo francs des disponibilités réelles sur les créanciers divers sans compter 3 840 796 francs de débiteurs. Ceux-ci sont principalement représentés par des filiales de l'Omnium qui sont en progression de bénéfices et paraissent en situation de les rembourser intégralement. Dans l’actif total de
- 14 Sia 4»9 francs, ces avances constituent une proportion de 26 % , tandis que le portefeuille en représente un peu plus de la moitié; on ne peut dans ces conditions qu’approuver la prudence du conseil d’avoir porté aux réserves une importante partie des bénéfices, bien que l’augmentation des produits nets soit même supérieure à l’accroissement des produits bruts.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Haute-Garonne. — La Société Pyrénéenne d’Éncrgie Électrique a l’intention de construire une importante usine hydraulique sur le lac d’Oo en vue de fournir l’énergie électrique à tous les environs. Le lac, situé à 3 ooo™ d’altitude, serait transformé en un immense réservoir alimenté par les eaux de pluie et par la fonte des neiges. Ce projet favoriserait considérablement l’industrie dans la région du Sud-Est.
- Roumanie. — La municipalité de Bucarest va installer à Grazavehti une usine centrale électrique qui coûtera deux millions et produira le courant nécessaire pour l’éclairage des quartiers excentriques et pour le réseau de tramways dont la construction va être entreprise prochainement; elle vendra également l’énergie électrique nécessaire aux installations industrielles.
- TRACTION
- Rhône. — La Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon vient de mettre en exploitation avec un plein succès les deux lignes de Lyon à Jons et de Lyon à Mi-ribel, d’une longueur de 22 kilomètres.
- C’est la première installation en France fonctionnant en service public et utilisant la traction électrique par courant alternatif monophasé avec voltage au trolley de fi ooo volts.
- La traction électrique par courant alternatif simple présente en notre pays un intérêt de premier ordre pour les tramways d’intérêt local et les tramways sur roule. Celte installation mérite donc de retenir l'attention des ingénieurs que ces questions intéressent.
- Les principales caractéristiques de ces installations entièrement exécutées par la Société Anonyme Westinghouse du Havre sont les suivantes :
- La ligne est è trolley, système caténaire, fi 600 volts i5 périodes; les équipements sont prévus pour marcher sous 600 volts dans l’intérieur des villes.
- L’énergie est achetée dans le voisinage et transformée en courant monophasé fi 600 volts, i5 périodes, par 2 groupes moteur-générateur composés chacun d’un moteur CC. 55o/fi25 volts 3oo HP, 4^0 tours par minute, attaquant directement un alternateur monophasé 220 kw.
- 6 600 volts, i5 périodes; l’excitation de ces groupes étant assurée par un groupe moteur générateur composé d’un moteur CC. 575/625 volts 40 HP, 975 tours par minute, et d’une génératrice CC. 22,5 kw. 125 volts. Aucune sous-station n’est employée.
- Le matériel roulant se compose de i5 automotrices pesant 17 tonnes et munies du système de contrôle à main ; ces voitures sont montées sur roues de 84ofnm et sont équipées avec 2 moteurs de 45 HP, rapport d’engrenages 14//fi.
- La vitesse commerciale est de 20km à l'heure.
- Haute-Vienne. — Par décret du 3 avril, 1909 est déclaré d’utilité publique l’établissement d’un réseau de tramways électriques comprenant les lignes suivantes : i° de Limoges à Saint-Mathieu, avec embranchement sur Roche-chouart ( ïfikm73o) ; 20 de Limoges à Saint-Sulpice-lcs-Feuilles, avec embranchement des Précigout à Ra/.ès et de Rançon à Bellac et Bussière-Poitevine (ii4km33o) ; 3° de Limoges à Bussière-Poitevine, avec embranchement sur Saint-Junien (85km72o); 4° de Limoges à Eymouliers, avec prolongement sur Peyrat-le-Chaleau (6okm95o). Concessionnaires : A. Giros et L. Loucheur. Devis d’établissement : 19 329 214 francs.
- Meuse. — Est déclaré d’utilité publique, par décret du
- 7 avril 1909, l’établissement d’un chemin de fer d’intérêt local de l)amniarie-sur-Saulx à Mouliers-sur-Saulx. Devis d’établissement : a35 ooo francs.
- p.1x98 - vue 98/688
-
-
-
- 17 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 99
- Italie. — Un tramway électrique est projeté entre Rome, Anticoli et Frosinone,
- La municipalité de Rome va faire construire prochainement un réseau de tramways électriques, d'une longueur de 20 kilomètres.
- Un tramway électrique de Milan à Mottarone va être construit très prochainement ; la ligne aura une longueur de i3km environ.
- La Compagnie Adriatico-Appennino Railway de Milan vient d'obtenir la concession du chemin de fer Adrialico* Sangretana; la ligne qui traversera les Abruzzes aura une longueur de i5okm et le coût de son établissement sera de 20 millions de lires. L’Etat accorde une subvention de 8 5oo lires par kilomètre pendant cinquante ans, et les communes intéressées une somme annuelle de 5o 000 lires.
- Deux projets concernant une ligne de chemin de fer directe entre Gênes et Turin sont déposés au ministère des Travaux publics; l’iin se monte à 3o millions de lires et porte un délai de construction de neuf années, l’autre n’est que de 11 millions de lires pour un delai de trois années. La Chambre des Députés a déjà voté, axi mois de juillet 1908, un crédit de 9 millions de lires pour cette ligne.
- TÉLÉPHONIE ET TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Paris. — Le 11 avril ont eu lieu, en présence du ministre de la Marine, des expériences de téléphonie sans (il entre la Tour Eiffel et Melun, soit à une distance de 5o kilomètres environ; elles ont donné de très bons résultats. Les appareils émetteurs et récepteurs ont été construits par la Compagnie Générale Radiotélégra-phique (Carpentier-Gaiffe-Rochefort) sur les indications des lieutenants de vaisseau Colin el Jeance.
- Saône-et-Loire. — La Chambre de Commerce de Mâcon a été autorisée, par décret du 3 avril 1909, à avancer à l’Etal une somme de 5q 600 francs en vue de rétablissement d'un circuit téléphonique Màcon-Roanne.
- Algérie. — La Chambre de Commerce de Moslaga-nem a été autorisée, par décret du 3 avril 1909. à avancer au gouvernement général de l'Algérie une somme de 2Ï 000 francs en vue de rétablissement d’un circuit téléphonique Relizane-Zemmora-Mendez-Monlgolfier.
- Espagne. — Un crédit de 10 millions de pesetas va être demandé aux Cortès pour la réorganisation et l’ex-
- tension du service télégraphique et téléphonique. D'après le nouveau projet, 4 000 villes et communes seront reliées entre elles.
- DIVERS
- Sur les conclusions du rapport présenté par M. Brühl, au nom du Comité des Arts mécaniques à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, il a été décerné une médaille d’argent a M. Biron, de Lille, pour ses condenseurs capillaires Lawrence à surface.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie Française pour T Exploitation des Procédés Thomson-Houston. — Le 27 avril, 19, rue Blanche, à Paris.
- Ateliers de Constructions électriques de Charferoi. — Le
- 29 avril, 91, rue de l’Enseignement, à Bruxelles.
- Compagnie des Chemins de fer du Midi do T Italie. — Le 12 mai, 6, rue de Londres, à Paris.
- Société Franco-Suisse pour T Industrie électrique. — Le 24 avril, 2, boulevard du Théâtre, à Genève.
- Société de l'Accumulateur Tudor. — Le 5 mai, 81, rue Saint-Lazare, à Paris.
- Société hydro-électrique du Périgord. — Le >0 avril. 92, rue de la Victoire, à Paris.
- Compagnie des Chemins de fer du Sud de ia France, — Le
- 30 avril, 66, rue de la Chaussée-d’Anlin, à Paris.
- Société Continentale de Traction et d'Ec/airage par T Electricité. — Le 24 mai. 60, rue de Caumartin à Paris.
- Société Générale belge ci'Entreprises électriques. — Le 24 avril, i56, rue Royale, à Bruxelles.
- Société A. E. G. Union Electrique.— Le 24 avril, 156, rue Royale, à Bruxelles.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le i > mai, à 10 heures, à la mairie d'Oran, fourniture d’un moteur à gaz pauvre pour le moulin militaire d’Oran. Demandes à la i,e sous-intendance militaire d'Oran, au plus tard le 6 mai. Renseignements au sous-intendant militaire, 1, rue de Rivoli, à Oran.
- p.1x99 - vue 99/688
-
-
-
- 100
- T. VI (2* Série). — N° 16.
- 100 LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2* Série). — N° 16.
- 'BELGIQUE Postes et Télégraphes, à Madrid, et au gouvernement civil de la province de et à Barcelone, adjudication de
- Le ‘2i avril, à 11 heures, à la Société nalioualc des chemins de fer vicinaux, i.j, rue de la Science, à Bruxelles, fournilure de i 196 polenees pour lignes électriques. Soumissions recommandées le *20 avril. l'exploitation du réseau téléphonique urbain de Manrcsal pour quinze années. Soumissions jusqu’au (> mai, à i*2 heures.
- Le 7 mai. à 1 h. 1/4, à l’hôtel de ville, à Bruxelles, fourniture de cables et accessoires nécessaires au service de l'électricité, caut. : 1 000 francs ; cahier des charges : 0 fr. 5o. Soumissions ledit jour, avant 11 heures. ALLEMAGNE Le 28 avril, aux chemins de fer de l Etat prussien, à Dortmund, fourniture de trois foreuses radicales et une
- Prochainement, à l’Holel de Ville, à Ostende, installation du réseau pour la distribution de l’énergie électrique aux appareils d’éclairage et aux engins de force motrice des installations maritimes. machine à fraiser verticale. AUTRICHE-HONGRIE
- ESPAGNE Le .i.j avril, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Olmiitz. fourniture d’installations mécaniques d’ate-
- Le 1 '2 mai, à 12 heures, à la direction générale des liers, machines-outils, etc.
- P 4 BIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
- p.1x100 - vue 100/688
-
-
-
- Trente-et-Unième année.
- SAMEDI 24 AVRIL 1909.
- Tome VI (2» série). — N* 17
- La
- Lumière Électriqute
- Précédemment
- X.___
- l^uorHègui^j
- X « 7<êf/
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ELECTRICÎTE'
- L'Éclairage Électrique
- cd
- Directeur : A. BEGQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. ioi. — E. Roth. Les moteurs polyphasés à collecteur à excitation shunt [suite), p. io3. —J. Escaud. Les ferro-chromes (suite), p. no.
- Extraits des publications périodiques. — Transmission et distribution. Calcul de réchauffement des conducteurs traversés par un courant variable, C. Richtkr, p. n3. — Les fusibles à bouchon; leur développement et leur progrès, Wilhelm Elément, p. ii6. — Usines génératrices. Emploi des accumulateurs dans les centrales à courant triphasé avec machines à vapeur, A. Lüwit, p. 117. — Applications thermiques. Dispositif indicateur et régulateur de température pour les fours et foyers industriels, p. 119. — Brevets, p. 120. —Bibliographie, p. 121. — Législation et contentieux. Conflit entre le propriétaire et le locataire pour la substitution de l’éclairage électrique à l’éclairage parle gaz, P. Boucault, p. 122. — Variétés Graissage des coussinets dans les voitures motrices de tramways, C.-H. Julius, p. iz5. — Chronique industrielle et financière. Chronique financière, p. 129. — Renseignements commerciaux, p. i3i — Adjudications, p. i32.
- ÉDITORIAL
- M. Roth, continuant à développer les conséquences de l’équalion générale qu'il a établie au début de son travail sur les moteurs polyphasés à collecteur à excitation shunt., en fait aujourd’hui l’application au cas le plus général de fonctionnement.
- Il trace ainsi l’épure du cercle de fonctionnement et met en évidence le courant dans le rotor et le couple moteur. Plusieurs variantes sont indiquées pour la construction géométrique des lignes intéressantes du diagramme. M. Roth retrouve encore à ce propos, ainsi que dans les parties de son étude précédemment publiée, des résultats particuliers déjà énoncés par différents auteurs.
- Nos lecteurs apprécieront l’intérêt qu’il y avait à faire rentrer dans le cadre d’une vaste théorie d’ensemble, de manière à mieux les
- relier entre elles, les conclusions partielles qu’avaient obtenues les électriciens qui s’étaient attachés à tel ou tel côté de la question.
- Passant en revue les différents procédés industriels de préparation des ferro-chromes, M. J. Escard décrit aujourd’hui la méthode électrolytique, puis les méthodes alumino-thermiques, qui permettent de préparer,des alliages très purs, ainsi que l’a montré M. Vi-gouroux.
- L’auteur développe alors des considérations générales sur l’industrie du ferro. chrome, qui s’est principalement développée en Erance, en Allemagne, aux Etats-Unis ; peu de gens, sans doute en dehors des spécialistes, soupçonnent son importance ; en
- p.1x101 - vue 101/688
-
-
-
- 102
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 17.
- réalité, la production annuelle n’est pas inférieure à fiooo tonnes. Nous avons, en France, une usine qui produità elle seule une centaine de tonnes par mois.
- La teneur chimique des ferro-chromes industriels est assez variable : la proportion normale de chrome atteint environ 6o % ; celle du.carbone est de l’ordre de 6 à y %, en général.
- Bien entendu, le principal usage de ces intéressants alliages est leur utilisation dans la production des aciers spéciaux. En outre, on a tenté de leur trouver des applications chimiques, par exemple pour la préparation des chromâtes.
- On sait quel intérêt il y a, dans les lignes de transmission, à prévoir avec quelque exactitude les échaulïements qu’auront à supporter les conducteurs ; de là dépend en effet le choix de l’isolant à employer, de son épaisseur et de sa disposition. C’est là en somme un problème dont la solution est capitale au point de vue de la sécurité d’exploitation. .Jusqu’ici, il avait été étudié notamment par Oelschlager, dans le cas de courants continus d intensités constantes, ou encore dans le cas de courants intermittents ; on voit que cet auteur n’avait pas abordé le cas général, celui d’un courant quelconque, variant d’une manière quelconque.
- Pour combler cette lacune et. tirer de la méthode créée par Oelschlager tout ce qu’elle peut donner, AI. C. Richter vient de publier un procédé de calcul de réchauffement des conducteurs traversés par un courant variable, qui n’exclut aucune hypothèse relativement à l'intensité du courant d’exploitation.
- AI. G. Richler prend pour point de départ le courant dont il s’agit d’étudier les effets ; ce courant esL donné soit par une courbe fournie par un ampèremètre enregistreur quelconque, soit par une équation résultant
- | des données d’établissement de la station cenLrale et des postes à alimenter.
- Dans un cas comme dans l’autre, l'auteur arrive à déduire de la connaissance du courant celle de réchauffement de la ligne, en considérant, avec Oelschlager, la courbe d’échauffement et la courbe de refroidissement des conducteurs.
- L’emploi des accumulateurs dans les centrales à courant triphasés, donne lieu à des discussions dont M. Lovvit a réuni les éléments dans un article que nous reproduisons. Il s’agit surtout, bien entendu, de traiter la question au point de vue écono -mique. C’est ce que fait l’auteur, en éclairant ses calculs d’un diagramme à courbes multiples, où nos lecteurs pourront apprécier d’un simple coup d’œil comment se répartit l’énergie d’une centrale entre les différentes machines, etc., lampes, qu’elle alimente. Des hachures indiquent les portions d’aires correspondant aux differentes phases du régime de la batterie.
- Dans la première partie de son rapport sur le graissage des coussinets dans les voitures motrices de tramways, AI. C.-II. Julius était arrivé à cette conclusion que l’huile donne absolument les mêmes garanties de sécurité quel» graisse. Aujourd’hui, l’auteur décrit un certain nombre de dispositifs destinés à assurer l’écoulement régulier du lubrifiant qu’il recommande; puis il étudie le graissage des coussinets d’essieux, des coussinets extérieurs et enfin des engrenages.
- De l’ensemble des données, d’ailleurs fort intéressantes et suggestives, exposées au cours de ce travail, l’auteur convient, en terminant, qu’on ne peut tirer un chiffre, une1 « moyenne », qui permettrait de représenter dans une certaine mesure, l’importance relative du service de graissage dans les exploitations.
- p.1x102 - vue 102/688
-
-
-
- 24 Avril 4909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 403
- *
- LES MOTEURS POLYPHASÉS A COLLECTEUR (l)
- lit. — Aim>licàttox de l’équation du cercle au CAS OENKRAL DU I ONCTIONNEMENT DES MOTEURS A COLLECTEUR.
- i. Epure du cercle de fonctionnement. — Répétons l’équation générale (12) que nous écrivons :
- sin a
- v, Et K, ______________________
- . R2 Kl V;” T4 +Ti) + V (i + T2i
- --*00 *r ( t _J - \ I -r •>/, _L - ' *00 (J 4“L>)
- "4 +Tr-(I + lolj
- V/lï, Ko Tsina—t,.4 4-~2:cosa
- Ii* —
- + ï
- Ro Ki T‘ 1 ~\-Xi ; -f-T,.2 i I —|— T2j I -j- T
- 00
- I —j— , —1~ T,.2 ( I 4- L
- (26)
- I. cosO
- vt E] Ko tcosa 4- "/ i 1 4” L>) sin a
- R, Ki -(I+T1i+^(i+^
- 2Tr(I 4~ UU
- 4“ ï|
- 11 sinO.
- 00t[i 4-t,) 4- v-(t 4-l' 1
- Nous retrouvons le courant I u _ V/ Ej Ko
- 1ii--rTk;v"
- i(ue produirait dans la résistance IL la tension v; Ei appliquée au collcctem1, courant mesuré à l'échelle des courants primaires.
- Les termes :
- t sin a — Tr (1 4- cos a t cos a 4~ tr( 1 4~ ^4 sin a
- ! I -|- Ti) 4“ Tr2 \1 4“ L>) 4~ Tl) 4~ TrJ 4 4~L>,'
- peuvent s’écrire
- X S t I I CL T; I —j— ) CO S CL y T~ “j— T^.- ( I —|— Tq j "
- et
- x cos a 4- L*( 1 4- x.> \ sin a \x- 4- t4 i i -|- t2)-
- \lx* 4~ +^‘“ T(1 +T0 4“ V*4 + D
- Or nous tirons de (181)
- O Br
- T.>
- et de (1 yi)
- OA00 =
- donc :
- Boo Arc __-
- v4~ 4~ -24 +L>)2
- I -i- T.,
- v T-i 4. xr-11 4“ l,1'2
- 00
- V^+^/r+T^
- !oo
- 'oo>
- Nous tirons de f‘i'V]
- D,
- x f 1 4-vi L2 (1 ~b T4’
- donc
- VT-4-W 4“T;
- |-T.>i- T4 4"T< > 4~ V*(l + Lj
- (') |La Lumière Electrique, tome VI (20 série), P* 47 et 71.
- v/t24-V41 4-t2)* i)0
- PD
- t ( 1 4~ L ) 4” ”/•*" (1 4“ ”->) B.-» A t» BodA<
- = h. (a7)
- D’autre part, en employant la relation ( 15) on obtient :
- /
- t sin a — xr f 1 4~ ^4 cos a
- \/"2 4- O-2, 1 4- Ts)2
- rrr eosOvc sin a — sinO* cosa sin .a — 0* ),
- de meme :
- t cos a 4~ xr{i 4- t2 sin a
- V*2 + o-2 4 4- LU"
- os a — 0» ),
- p.1x103 - vue 103/688
-
-
-
- 104
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N» 17.
- et l'équation (26) devient :
- m2 =7 I,2 — |':ju70 — h In sin a — 0-»)] I, cosO
- — |'aé0 — Alncosfa — (L. )] I, sinO. (aO'j
- Les coordonnées du centre du cercle sont:
- a = ti —^ lu sin (a—0xb — b„—^IHcos(a—0*)(a6").
- Ces relations nous permettent de déterminer la construction suivante, très simple, du cercle de fonctionnement (fig. 9).
- Ayant construit le cercle de fonctionnement
- Relions H à C. Le centre M du cercle divise HC en deux parties égales. Le point A =0 étant commun à tous les cercles, le cercle cherché est déterminé par son centre M et le point A =0 . Il est facile de prouver l’exactitude de cette construction.
- Portons A„ S = et relions M0 à M. O11 a :
- M0 M = A(, S et parallèle à A0 S. Les triangles A0 ST et M0 MV sont égaux. De plus on a :
- ST = MV = ^ In sin (a — 0»),
- A0T = M0V = * I„ cos (a — 0»),
- Fig-, 9,
- du moteur ordinaire et le point Ax , traçons le diamètre A(IC et menons la droite A0Z perpendiculaire il OAar, .
- Calculons lu cl faisons passer par A0 une droite A,,H' formant un angle a avec A0Z. Portons sur cette droile la longueur
- . A0II Ain,
- h ayant la valeur
- , _ PD
- * A«B„‘
- et on voit que
- a — a0 — MV — rt0 — — hi sin (a — 0c» ), cl
- b — bü — M0Y = b0 — — 11 cos (a — 0» ).
- 2
- Les valeurs de a et de b étant identiques à celles données par l’équation (26"), le point M est bien le centre cherché.
- p.1x104 - vue 104/688
-
-
-
- 24 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 105
- •i. Vecteur /2 du courant rotorique. — Soit (fig. io) A un point de fonctionnement, tel que
- OA = L et AB ~ J— v,„ Io. Relions Au à A et appe-
- Ions (i l’angle que fait AA0 avec OX. On a :
- I, cosO = OA, -|- A„A cosjî,
- L sinO = AqA, -)- A0A sin[3.
- et
- I,cosO ^ Ii sinO —
- + "i
- (*+*.)* +V
- T,.
- i I00 -|- A0A cos ('i 4- Y),
- —J 1(10 + A„A sin -f- y).
- (> +^.)2 + V
- Or, en se servant des relations (7) eL (8), il est
- De (ai) et (22) on déduit
- OAi = I0 cos00 = i-------------- I0„,
- l1 + Ti r +
- A0Ai = Io sinO„ = -,-:--------y Ioo-
- I1 +Ti)“ + V*
- Appelons y l’angle AnAB.
- On a alors
- facile de prouver que nos deux] équations sont vérifiées pour :
- Ko
- A„A
- sA'1 +Tw2-f V*
- et y = % tgY = —7— 1 +^1
- P = <H- Y,
- On peut donc se servir du vecteur A0 A pour
- p.1x105 - vue 105/688
-
-
-
- 100
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N» 17.
- mesurer le courant rolorique I2 et ou a :
- L
- vV +-«)s +vs
- K.
- K,
- A(,A.
- i8)
- Y«
- D’autre part A„A fait avec le vecteur RA un angle égal à 0„; il suffît clone pour trouver la phase de L de faire tourner A„A cl’un angle égal à 0„ autour clc A. Traçons le vecteur A0 A' passant par le centre M du grand cercle et déterminons le point R' correspondant. Tous les rayons vecteurs A0 R, A0 R' du petit cercle sont proportionnels aux rayons vecteurs A„ A, A„ A' correspondants du grand cercle et forment un angle constant avec eux. Le vceleur A„R' correspondant à A0 A' doit donc passer par le centre M; du petit cercle. De plus, on a :
- A0M _ A„A'
- A(IM, — A0R”
- donc
- MM, -------- V([ “P M)2 “P T;•1 A0M,
- et
- fonctionnement A, il suffît de (aire tourner AA0
- autour de A d’un angle (V Or, PDA0=9„. Nous voyons donc (pie tous les vecteurs 12 passeront
- par P parce que tous les angles AoAP = 0u sont
- des angles inscrits dans le même arc A0 P du cercle M0.
- .1. Couple moLeur. —• Le couple moteur G est égal au produit de la force magnéto-motrice secondaire par la composante du champ résultant qui lui est perpendiculaire, c’est-à-dire proportionnel à :
- AR X <>E.
- Fig. ir.
- Ce produit est égal à deux fois la surface du triangle OAB (lig. ni qui est aussi égale à
- A0.\î.\l, = 0o Ig A0M MÎ = -4—.
- Nous savons que le courant rotorique correspondant au glissement ac est R oo A ce et est représenté par A„ A» . Les triangles A„ MM, et A„ A -o R co sont semblables. Pour construire le centre M, du petit cercle (cercle des points Bj, il suffît donc de faire tourner le triangle A0 A o R co auLour de son sommet A0 de manière à faire coïncider A„Acc avec la direction A„ M. La direction A# R co ainsi oblcnue coïncidera avec celle de A0 M,. Le point M, est le troisième sommet d’un triangle, A„ MM, semblable à A„A x R ce . Le rayon du petit cercle Al, est A„ R =c ou peut être calculé en se servant de la relation (i~)
- /• = R vV +
- Reportons-nous maintenant au diagramme, (lig. Si du moteur court-eircuité. Pour trouver la phase du vecteur L correspondant au point de
- X OA X GR.
- 2
- Mais OA = I, et GR= OB sin (0-3) = sin
- o)[L
- (0-8)
- et, en se servant des relations (i) et (a), on obtient :
- OA X G R = 1, [Iou sinO — t,.I,].
- Le couple est donc proportionnel à celte expression. Pour le cas où le couple est nul, le triangle OAB doit se confondre en une droite et la phase du vecteur AB - 12 doit être décalée de i8o° sur celle de, OA : h.
- Or, nous savons que cela a lieu pour le glissement ce et nous en concluons inversement qu’au glissement ce le couple du moteur est nul.
- La relation
- G proportionnel à I, [Ioü sinO — t,.!, |
- aurait pu être déterminée autrement
- p.1x106 - vue 106/688
-
-
-
- 24 Avril 4909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 107
- Le couple est, en effet , à la vitesse ta, du champ près, égal à la puissance transmise du stator au rotor. Or, si l’on néglige les pertes dans le fer, celte puissance est :
- à L on peut donc dire que le couple est proportionnel à
- LR X ML,
- K,L cosç— /' 11,2 — EJi sinO — /q l,a
- proportionnel à I, |I00sinO — x;. L|.
- Portons lig. t‘i) lno = OR sur OX.
- 11R étant toujours perpendiculaire à OU, les points II décrivent un cercle ayant OR comme diamètre. D’autre part, L R est toujours propor-
- l'ig. la.
- Projetons l0l, sur le vecteur 1, = OA ; alors U R = IIIU sinO.
- Portons la longueur RL — t,. AO x,. I,.
- Le couple peut alors être représenté par l’expression
- 1, [UR — L11] = l,IIL.
- Mais RL étant égal à x,. L donc proportionnel
- tiounel et perpendiculaire au vecteur OA. I, correspondant. Les points L décrivent donc aussi un cercle ayanteomme pôle R correspondant au pôle O du cercle A. Le centre X du cercle, lieu des points L, s’obtient donc en portant sur une perpendiculaire XRY à OM la longueur
- RX = x,.()M.
- Pour les points d’intersection Get S des cercles U et L, la longueur II L est nulle; le produit
- p.1x107 - vue 107/688
-
-
-
- 108
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N» 17.
- LR X ML s’annule. Ces points correspondent donc au couple O.
- Or nous venons de voir que le couple atteint cette valeur pour le glissement, c© . Le point G s’obtient donc, en abaissant une perpendiculaire de R sur la ligne OAc© du glissement ce . Connaissant le centre N du cercle L et un de scs points G, ce cercle est complètement défini. Le deuxième point S, d’intersection des deux cercles correspond à la marche à vide. 11 est facile de trouver le point Anr, correspondant à S sur le cercle de fonctionnement A. A0'' sera le point de la marche à vide. U suflit de relier S à O et de prolonger SO jusqu’à son intersection avec le cercle A. Les deux cercles L et A ont en elfet des rayons vecteurs qui sont perpendiculaires, les uns partant de R, les autres de O. Or, SO est perpendiculaire à RS c’est-à-dire que RS et OA,/' sont perpendiculaires. Donc S et A0' se correspondent.
- Partant de ceià, nous pouvons indiquer une autre façon, plus simple, de construire le point A(lr de la marche à vide.
- L’angle RS G est égal à l’angle R ÔG comme angles inscrits dans le môme arc. Ces angles ont pour valeur 0» . Les triangles G RS et OA/' Ac©
- étant semblables, l’angle OA,/ Aco aura de môme la valeur 0 cc.
- La ligne A,/'OS coupe le cercle dans un deuxième point Rc. Or ce point J)cpeut aussi s’obtenir en construisant l’angle au centre AooMDj,
- - 0 ce. Cette remarque nous permet, de construire
- le point A,/' de la marche à vide, ainsi qu’il suit :
- Relions Ace au centre M et menons par M une droite faisant avec A ccM une angle
- aO 00 — 2 A ce OA.
- Cette droit»; détermine sur le cercle le point D„. Relions Dc à O et prolongeons la droite l)„0 jusqu'à son deuxième point d’intersection avec le cercle. Le point ainsi obtenu est le point A,/’de la marche à vide du moteur à collecteur.
- On peut encore construire le point A0‘ de la manière suivante :
- Elevons sur le milieu K, de OAao la perpendiculaire à cette droite. Elle coupe OE, en K. Décrivons de K comme centre avec KO comme rayon un are de cercle. Cet.arc coup»; le cercle fie fonctionnement-A en A
- K est un point fixe qui ne dépend pas du cercle A. L’arc de rayon 1x0 coupe donc l’infinité de cercles de fonctionnement que l’on peut con-
- struire, dans leurs points A,/1 respectifs. Cet arc passe donc aussi par Aft, point de la marche à vide du cercle du moteur eourt-circuilé. L’exactitude de celte construction est facile à prouver :
- Le cercle des points II passe par les points G, R, S. De plus, nous avons construit un cercle passant par les points A^- OA,/'. Ces cercles se correspondent, ainsi que les points G, R, S et. Aæ OA,/' par lesquels ils passent.
- OA/ est le courant statorique R à vide.
- A„A0'' est le courant rotorique I2 à vide.
- Fig. i3.
- Traçons (fig. i‘>) à une plus grande échelle les cercles des points II et L de la ligure précédente. .Nous savons que le couple C est donné par le produit
- LR X HL.
- Faisons passer par le point L la droite ll'S. Nous aurons
- LR X HL = LS X ITL.
- Or, si l’on varie les vecteurs I,, l’angle GII'S reste constant puisqu’il reste inscrit dans l’are G S
- cercle II. De même l’angle G LS J'este constant comme l’angle insci'it dans l’arc GS du cercle L.
- Mais si GLS est constant, GLU' l’est aussi. Le triangle GLU' reste donc semblable à lui-même. Son coté ll/L garde donc une proportionnalité constante avec sa hauteur FC et nous pouvons dire que le couple devient pi’oportionnel à :
- LS X EG.
- Mais le produit LS X EG est égal à deux fois la surface du triangle GSL, de sorte que :
- LS X EG = GS X LF,
- p.1x108 - vue 108/688
-
-
-
- 24 Avril 1909.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 109
- GS a une valeur fixe et nous pouvons représenter le couple par la hauteur LF du triangle G SL.
- Rappelons-nous cpie le cercle L et le cercle de fonctionnement A sont des figures en tous points semblables, dans lesquelles les points L et A et les droites GS et A0'A ^ se correspondent. Nous voyons que le couple peut être représenté par !a perpendiculaire AT abaissée du point de fonctionnement sur la droite Ag-'A^ . Cette droite est ta ligne du coupla.
- Pour savoir à quelle échelle est mesuré le couple, le plus simple est de déterminer le courant watté de la puissance transmise en rotor. Cette puissance est
- E,l, sinO — T, L2,
- et le courant watté correspondant à cette puissance est :
- t i • a oL2 T • A v1'2
- Ici« = L smO — = I, sinO :—
- l00
- Lo L» = L [loo sinO — T,.IJ.
- Or, nous avons vu plus haut que I00sinO — t,. 1 j = Il L et
- t,.L [l00sinO —= LR X HL = LS X H'L, de plus
- KG
- LS X EG = LS X H'L X
- H'L’
- EG
- donc
- V Lu U = LS x kg,
- de plus nous savons que :
- LS X EC =: GS X LF,
- ce qui donne :
- H'L
- 1.= LF
- GS
- EG xr 1qo_
- et, en nous rappelant que :
- LF = t,. AJ'
- G S — t,. A0cAyi
- ' L„ = AT
- J a n'L 1 ‘
- VA» -rr— r-EG Lo
- Il est facile de voir (fig. 13) que le triangle GRD'e est semblable au triangle GII'L. En effet l’angle
- GRD'c est égal à l’angle GOS, donc égal à GII'L. De plus l’angle GD'CS est égal à :
- - _GLS = GLÏF.
- Or, dans le cercle de fonctionnement (fig. iî le triangle GRD’,. devient le triangle A^- ODe, et en traçant la hauteur A^ U, on voit que
- II'L OD„
- EG A* U’
- AooU — A0‘-A» smO»,
- donc :
- h,,. = AT
- L„. = AT
- A„eA„
- OÏL
- ODc X
- A0eA* sinO.» I00
- i
- 1,,,, sinO,
- on voit que
- et
- Ira, sinO» = G R
- I nn sinO» G Pi
- OA,
- donc finalement
- l- = ATxïïë- = AT<
- (a9Î
- p.1x109 - vue 109/688
-
-
-
- 110
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2° Série). — N° 17.
- La hauteur AT représentant le couple est donc
- à multiplier pdr le rapport
- ODe
- ÜÂI
- -, pour trouver,
- à l'échelle des courants primaires, .le courant watté lc„, correspondant à la puissance transmise du stator au rotor.
- Le couple est alors donné par l’expression :
- Or
- A, A0D = 0* , ergs = o„, aIa^c = 0» — o0.
- c =
- E,u
- O),
- Reportons-nous maintenant au diagramme du moteur court-circuité (11g. 8). Nous avons :
- AT„ = AT X
- 01)
- ( ) A» ’
- AT étant perpendiculaire à A0 , il suffit donc, pour trouver, dans le diagramme du moteur polyphasé ordinaire, le courant watté de la puissance transmise au rotor, d’abaisser une perpendiculaire du point de fonctionnement A sur le diamètre A0 C. Cette perpendiculaire coupe la ligne AdA-jj en un point T6, et on a :
- Mais
- CW --- A 1 c.
- OA* = Ol) cos DOA* = l)D cos (0» — 0o), donc :
- . rp _ AT
- Ah----- ... a ' *
- cos(tL — o0,l
- Cette construction a été donnée pour la première fois par M. Lehmann dans son article mentionné plus haut.
- E doua an Roth.
- (/I aurore.) Belfort.
- PRINCIPAUX COMPOSÉS DEFINIS DES ALLIAGES INDUSTRIELS FER-CARBONE-CHROME
- EXPOSÉ DES DIFFÉRENTES MÉTHODES
- l)F PRÉPARATION DES
- FERRO-CHROMES
- § Y. — Méthode électrolytique.
- La société Fr. Ivrupp, d’Essen, a pris un brevet pour la préparation électrolytique du ferro-chrome exempt de carbone (’) et que nous ne signalerons que pour mémoire. Il consiste à électrolyser des solutions doubles de chrome avec les alcalis ou ses sols haloïder. simples non volatils et à utiliser pour cela, comme anode, du ferro-chrome ordinaire. L'opération doit s'effectuer par l'emploi de
- (*) Bievel allemand, n° 81 iiaS.
- diaphragmes pour la séparation du compartiment des anodes de celui des cathodes.
- Le métal ainsi obtenu ne contiendrait, parait-il, aucune trace de carbone; c’est là mules avantages du procédé; mais ainsi, qu’il est logique de le faire remarquer, il ne peut guère avoir de chances de succès dans l’industrie, si l’électrolyse des sels fondus s’effectue dans des cellules en argile., à cause de la facile détérioration de ces dernières par les composés mis en réaction.
- § VI. — Méthodes aluminothermiques.
- L’emploi de l’aluminium permet de préparer des alliages de 1er et de chrome très
- p.1x110 - vue 110/688
-
-
-
- 24 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 111
- purs (l). M. Vigouroux, qui a cherché à utiliser cette méthode d’une façon pratique dans le but d’étudier micrographiqueinent la constitution des ferro-cliroines à différentes teneurs de chrome, s'est servi, comme matière première fournissant le chrome, soit du sesquioxyde Cr203, soit de l’anhydride CrO3, soit d’un mélange do ces deux substances. Le composé de fer employé était, soit le sesquioxyde Fe203, soit l’oxyde salin FeH)*, soit, comme pour le chrome, un mélange de ces deux substances. L’emploi de ces composés, substitués l’un à l’autre ou remplacés partiellement par l’un d’eux, a pour but d’activer la réaction pour entraîner la fusion de la masse ou, au contraire, modérer sa violence. Dans tous les cas, les matières mises en réaction doivent être d’une pureté absolue.
- En partant d’un mélange composé d e 15ogr de Fe203, i5ogr de FeaO, 6ogr de Cr203 et go8’’ d’aluminium pulvérisé, on obtient un culot parfaitementfoiulu, exempt descorie, très malléable, mais ne pouvant être fragmenté que par l’action de la lime. Sa teneur en chrome est voisine de i,;)o % . En prenant un mélange composé de aooer de Fe203, aoo&rde Cr2Ou et ionKr d’aluminium en poudre, la réaction est un peu plus lente. Le culot obtenu est parfaitement fondu; il n’est ni dur, ni cassant, de sorte que la limq l’entame facilement. Il contient environ af>,5 .% de chrome. Au moyen de l’aimant, il est facile d’en séparer quelques parcelles de scorie qui restent parfois accolées à la surface supérieure du culot. L’acide acétique étendu et chaud attaque mal cet alliage; l’acide nitrique n’a pas d’action stur lui, mais l'acide chlorhydrique étendu le dissout complètement. D’autres corps, le chlorure ferrique et le chlorure cuivreux ammoniacal notamment, l’attaquent à la température ordinaire; ce dernier corps le dissout complètement et donne un dépôt de cuivre.
- Si l’on prend maintenant un mélange com*
- (*) E. Vigouhoux, Sur les ferro-cliromcs purs (Procès-verbaux des Séances de la Société des Sciences physiques el naturelles de Bordeaux, année 1903-1904, p.62).
- posé de aoo81’ de Gr203, i5ogl' de CrO3, aogrde Fe203 et 110&1' (l’aluminium pulvérisé, on obtient un alliage riche en chrome (j-J % environ), du poids de i.m81* et se présentant sous forme d’un culot nettement tondu. Il peut être pilé quoique assez difficilement. L’acide chlorhydrique le dissout complètement. Par l’action du chlorure cuivreux ammoniacal, il donne un résidu dans lequel la teneur en chrome ne diminue pas sensiblement. Il en est de meme avec un mélange de potasse fondue et de bioxyde de baryum.
- Enfin, si l’on part d’un mélange comprenant ;ioo8rde Gr2Ü3, 3ogp de CrO3, i 5gl’ de Fe*03 et iaofir d’aluminium fin, la réaction, qui s’accomplit dans de très bonnes conditions, donne un alliage bien fondu; ce dernier pèse igo8r et sa teneur en chrome est de iy>. % environ. Il peut être facilement réduit en limaille par Faction de la lime, mais l’aimant n’en attire que quelques rares particules. L’acide chlorhydrique étendu le dissout complètement; quant aux alcalis fondus, ils donnent un résidu dans lequel la proportion de chrome reste sensiblement constante, ce résidu n’étant que les 47/ 100 du ferro-chrome ainsi traité.
- L’analyse de ces alliages peut être effectuée par une attaque à l’acide chlorhydrique étendu; on obtient une solution de chlorures facile à amener au maximum par quelques gouttes d’acide nitrique. En traitant ensuite la liqueur par l'ammoniaque, le fer et le chrome se précipitent à l’état d’hydrates Fe()3ll3 et Cr03ll;!; l'hydrate chromique est transformé en acide chromique Cr()4M2 eu versant; de l’acide nitrique sur ce résidu, qui se dissout, el; en projetant de temps eu temps quelques lamelles de chlorate de potasso. La solution ainsi obtenue est ensuite traitée par l'ammoniaque pour séparer le fer, une fois qu’elle a été débarrassée par évaporation de la majeure partie de son acide» nitrique et étendue d’eau. Le chrome est finalement précipité *de la liqueur filtrée àl’aide d'ammoniaque agissant en présence d’acide sulfu-
- reux.
- p.1x111 - vue 111/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N» 17.
- 112
- Il résulte de ces recherches que les ferro-chromes simples, c’est-à-dire les composés binaires contenant seulement du 1er et du chrome, ne sont vraisemblablement constitués que par des mélanges isomorphes. Les combiliaisons du 1er avec le chrome n’auraient ainsi lien qu’à la faveur de la présence d’une matière étrangère, telle que le carbone, capable de provoquer la formation de ferro-chromes carbures ou ferro-chromes doubles, constitués, par exemple, par un carbure double cle fer et de chrome.
- *
- ♦ *
- L’aluminium pulvérisé étant d’un prix assez, élevé, et le procédé aluminolhermique entrainanL une dépense de main-d’muvre assez, grande à cause (le la nécessité de pulvériser finement les minerais de chrome avant de les réduire, on a songé depuis peu à utiliser l'aluminium en lingots pour effectuer cette réduction. Ce métal n’a plus alors le rôle de fournir la quantité de chaleur nécessaire à la réaction et à la fusion de mélange ; il sert seulement de réducteur; l’énergie électrique intervient pour fournir les calories nécessaires, et dans ce but on utilise un four à électrodes garni intérieurement de briques de magnésie (*). L’aluminium en lingots est d’abord introduit dans l'appareil puis, lorsqu’il est fondu entièrement, on ajoute progressivement la charge de minerai qui n’a besoin que d’être grossièrement concassé ; l’oxyde de fer est réduit et son métal se dissout dans l'aluminium, puis c’est le tour de l’oxyde de chrome qui s’allie avec le fer pour donner du ferro-ehrome.
- Avec une dépense de ta chevaux environ, on peut ainsi préparer 3o<»kf? de ferro-ehrome à j;> %, le temps nécessaire à cotte production n’élanlque d’une demi-heure environ. La réduction de iooks dechromite à ()5 % d’oxyde de chrome donne environ 56k8'de ferro-
- ehrome à 70 % et n’exige pour cela que 3akB environ d’aluminium. Ce procédé s’applique également à la préparation d’autres ferro-alliages, entre autres à celle du l'erro-tungstène et du ferro-titane pour lesquels elle présente les mêmes avantages.
- § VIL — Industrie du ferro-ehrome.
- La richesse en chrome et en carbone des différents ferro-chromes influe beaucoup sur les conditions de vente et sur les emplois auxquels ces alliages sont destinés clans l’industrie. D’après Brustlein (L), l’aspect à la cassure des différents ferro-chromes varie beaucoup plus cependant avec leur teneur en carbone et en silicium qu’avec leur pourcentage en chrome. C’est pour cette raison que, sans l’emploi du microscope, il est difficile à première vue de se rendre compte de la teneur en chrome d’un ferro-ehrome saturé de carbone seul ou de carbone additionné de silicium.
- Lorsqu’ils contiennent beaucoup de carbone ou de silicium, ils ont une tenclanceà prendre une structure aiguillée et ils sont alors durs et fragiles. Au fur eL à mesure que le pourcentage en ces éléments diminue, la dureté et la fragilité s’abaissent également; c’est ainsi qu’un alliage renfermant 71,0 % de chrome, ru> à ?.5 % de fer et 3,5 % de carbone est bien moins cassant qu’un alliage à 80 % de chrome, 7,5 % de carbone et 8 % de silicium.
- Le l'erro-chrome à 71, 5 % est d’une teinte bleuâtre ; il rave le verre, mais dillicilement, et sa cassure montre des facettes de petites dimensions mais pas d’aiguilles. Il est attiré très fortement par l’aimant, alors que celui à 8a % ne l’est pas sensiblement. Ce sont donc principalement le carbone et le silicium qui contrarient l'action de l’aimant. Avec une
- (') A. iîitusTLiiiN. Rapport présenté au Congrès international dos Mines et de la Métallurgie, en 1889 (Bulletin de la Société de l'Industrie minérale, 2e série, l. III, Ie livraison, 1889).
- (') Voir Le Génie civil, 27 lévrier 1904, p; 278.
- p.1x112 - vue 112/688
-
-
-
- 24 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 113
- teneur égale à 16 % de chrome et 2,7 % de carbone, la forme cristalline habituelle est remplacée par de petits clivages rectangulaires ou de petites tables disposées eu escaliers, ce qui donne à la cassure un aspect chatoyant très caractéristique.
- *
- * *
- Les ferro-chromes sont fabriqués aujourd’hui à différentes teneurs en chrome et en carbone: Les principales usines qui s’occupent de leur fabrication sont presque toutes situées dans les régions riches en chutes d’eau, où elles disposent par suite d’énergie électrique à bon compte. C’est principalement en France, en Allemagne et aux Etats-Unis que cette industrie s'est développée dans ces dernières années. On peut estimer la production annuelle à 6 000 tonnes environ. L’usine de Livet (Isère) produit à elle seule près de ioo tonnes de ferro-chrome par mois ; les produits qu’elle livre à la métallurgie sont seulement ceux de grosse cou-sommation et les ferro-chromes qu’elle fabrique contiennent en moyenne de do à (O % de chrome ; leur teneur en carbone est plus variable ; dans certains alliages, elle est comprise entre 4 ett> % alors que, dans d’antres, elle oscille entre (i et 9 %.
- D’après M. Gin, les ferro-chromes à <ù> %
- de chrome se vendent à raison de 9 à 1 1 francs environ l’unité, pour les alliages contenant de 7 à 9 % de carbone, et de 12 à (3 francs l’unité pour les alliages à 6 % de carbone. Lorsque les teneurs en carbone sont faibles, le prix de revient augmente rapidement, ainsi que nous l’avons vu précédemment; aussi le prix de xrente atteint-il 4° francs par unité de chrome à la tonne pour les alliages riches contenant moins de 1 % de carbone. Il est cependant vraisemblable d’espérer que l’exercice de la concurrence et le développement de la consommation abaisseront peu à peu le prix des ferro-chromes à basse teneur en carbone et que les fabricants ne pourront maintenir pendant longtemps une aussi grande différence de prix entre les alliages carburés, c’est-à-dire impurs, et les ferro-chromes riches exempts de carbone.
- Le principal usage du ferro-chrome, à l’heure actuelle, est son utilisation pour la production d’aciers spéciaux. On sait, en effet, que le chromo communique à l’acier des propriétés de résistance à la rupture très appréciées ainsi qu’une très grande dureté. On a également tenté de s’en servir pour la préparation économique de certains composés chimiques industriels, telle que celle des chromâtes par exemple, que l’on peut facilement réaliser par électrolyse.
- Jkan Esc.-uni.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Calcul de réchauffement des conducteurs traversés par un courant variable. — C. Rich ter. — Eleklfolechnik mut Maschincnlxiu.— 11 mars iç)0<).
- Toutes les lois qu’un courant traverse un conducteur, une partie de l’énergie se transforme en chaleur Joule, qui élève la température du corps dans une certaine mesure.
- Il est intéressant de pouvoir calculer d’avance cette
- élévation de température, qui ne doit pas dépasser, pour chaque corps particulier, une certaine limite. Oelschlagcr a fait cette étude dans le cas de courants continus d intensités constantes. 11 a aussi montré comment on pouvait étendre les résultats obtenus à l’étude de réchauffementproduitdans les conducteurs par des courants intermittents, mais il 11’avait pas abordé le problème dans toute sa généralité.
- C’est cette solution générale que M. Richter se propose d’indiquer, après avoir posé en ces lermcs
- p.1x113 - vue 113/688
-
-
-
- 114
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N» 17.
- la question à résoudre : on connaît les variations du courant en fonction du temps, variations qui sont données, soit sous forme de courbe irrégulière, soit sous forme d’équation ; il s’agit d’en déduire les variations correspondantes de réchauffement.
- Suivant le procédé employé par Oelschlager, l’auteur considère en premier lieu les deux courbes suivantes :
- r° Courbe d’échauffement.
- Celte courbe représente l’élévation de température depuis la valeur o jusqu’à celle qui correspond au courant donné.
- Elle a pour équation :
- *=ïlo8’---------;> l>)
- 1)1 — T
- ou :
- x = m (i — e T); (C)
- in Courbe de refroidissement.
- Celte courbe représente la diminution de l’excès de température depuis une valeur m' jusqu’à o, le conducteur n’étant parcouru par aucun courant.
- Son équation est donc :
- <=TlogÇ', (2)
- T
- ou :
- t
- x = m'e T. (a'j
- Dans ces équations, les symboles ont les significations suivantes :
- T est la « constante de temps thermique », quantité qui a déjà été considérée et étudiée notamment par G. Benischke (1);
- m} l’excès de température stationnaire donné par la courbe d’échaulïement ;
- m’, l’excès de température initial donné par la courbe de refroidissement; t,, le temps,
- /•, l’excès de température à l’instant l, e, la base des logarithmes népériens.
- Remarquons que l’angle î, que fait avec l’axe dos abscisses la tangente en un point quelconque (/, x) de la courbe d’échauffement, est donné par :
- ^ _ dx__ m
- dt
- Te*
- T
- «
- Pour la courbe de refroidissement, l’angle correspondant a est donné par :
- tga =
- rfr
- dt
- m’ x
- T~ T’ Te1
- (4)
- d’où :
- Te*
- co tga =-------
- ‘ m'
- T
- (5)
- On voit que la sous-tangente de la courbe de refroidissement est aussi une constante, car :
- x cotga = — T. (6)
- C’est pourquoi Lambert a donné également à la constante de temps le nom de sous-tangente de refroidissement (').
- Écrivons alors que la chaleur perdue est égale à la chaleur gagnée pendant un temps dl :
- Q dt — x FC. dt = G . .sdx. (7)
- Dans cette équation :
- Q représente la quantité de chaleur développée dans le conducteur par unité de temps (grande calorie par seconde) ;
- F la surface de refroidissement en centimètres
- carres ;
- G, le poids du conducteur en grammes ; s, la chaleur spécifique de ce conducteur
- / grilo cap
- \gramme X degréy
- f gr,le cal. \
- C, son pouvoir1 émissiff ;----—5------r )
- r Y1U- X sec. X degre/
- x et t. sont mesurés respectivement en degrés et secondes. Tous les termes de l’équation représentent donc des quantités de chaleur. Ecrivons-la sous la forme :
- dt — G.v —
- dx
- — xEC"
- 11 vient, en intégrant :
- (*) Eleklraiechnik und Maschinenbau, janvier 1909, u° 2.
- (1) Voir J. Herzog et Cl. Fui.d.manx : Die Berechnung ele/drischer Lcilungsnetze. ii° partie.
- p.1x114 - vue 114/688
-
-
-
- 24 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- T
- 115
- Soient t\ et Ti deux valeurs quelconques de t et t, on aura :
- Ceci posé, on sait que la chaleur Q est liée à l'intensité du courant par la relation :
- O
- v.
- G8. FC _ Tl
- * = rël08
- + l\'
- («)
- FC
- — T
- Q
- Rl-
- Posons alors :
- O
- G* _ _ __
- FC ’ FC m
- T et m étant respectivement la constante de temps et l’excès de température stationnaire correspondant à la quantité de chaleur développée Q ; on obtient ainsi l'équation générale :
- t = T log
- m — t,
- m — t
- “b ^i»
- (»')
- 4,R>’
- Il étant la résistance, ce qui donne
- RI2T
- 11
- m
- _Q_
- PC
- en posant :
- RI2
- 4,16 FC
- RT
- 4, i (ï Gs
- 4,16 GtV
- F K , (ia)
- = K,
- pour abréger.
- Nous considérerons K comme une constante, et par suite nous pourrons écrire :
- f tl //t*j
- TT TT ~ TT
- A1 A2
- K.
- (*4)
- ou :
- o—t
- t = m + (tj — m) T .
- (8"j
- Considérons alors le cas particulier, où le refroidissement serait absolument nul :
- FC = o.
- On aurait :
- ,_m, Q — FCtj , ,
- ^ —1 iog -q pG~ + h
- Kn déterminant la véritable valeur du logarithme on arrive à :
- Il sulüra donc de connaître la valeur d'un seul de ces rapports pour connaître par là-même l’excès de température correspondant à une intensité quelconque. Nous avons donc le moyen de construire une courbe des échauiïemenls.
- L'auteur donne un exemple pour la construction ! d'une telle courbe.
- Les intensités discontinues du courant sont :
- Jj = 4) J a = J 3 ” i et J/„ = a ampères.
- L'échauffement ??h, correspondant à JA, a pour valeur 47 degrés.
- Dès lors, pour déduire la courbe des échaulïe-ments de celle des intensités, on commencera par calculer :
- ou :
- G* . .
- t = Q- (* — t,) + t,
- G**
- — [l — t,) + Ti
- (9)
- (o'i
- Cette équation représente une droite qui passe par le point Tj et fait avec l'axe des abscisses l'angle y tel que :
- G.v
- >gT = 0-
- I0)
- J»* q
- m0 = m 1 = 47 =
- m.
- m
- iih — m
- ‘ J12
- ii!
- 1 J,2
- j42
- 1 Tü
- Ji
- 16
- i
- 47.^ =
- /,7’i6
- •26°,4,
- 11°,8.
- Si alors imm représente i° à l’échelle du diagramme, on n’a qu'à mener des parallèles à l’axe des temps aux distances 47, 26,4, 2,9 et 11,8 millimètres.
- Si la courbe des intensités n’est pas une courbe en escalier, mais une courbe continue, on ramènera ce nouveau cas au précédent, en sectionnant l’axe des abscisses en intervalles assez petits pour qu'à l'inté-
- p.1x115 - vue 115/688
-
-
-
- 116
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N* 17.
- rieur de chacun d’eux l’intensité puisse cire considérée comme ayant une valeur constante.
- Passons maintenant au cas où la variation des intensités avec le temps est donnée, non plus par une courbe, mais par une équation. Cela revient à dire que l’on a, entre la quantité de chaleur développée par seconde dans le conducteur, et le temps, l’équation déjà établie :
- Q clt — 'lYCclt— G.vJt,
- dans laquelle maintenant Q n’est plus une constante, mais bien une fonction du temps.
- En posant :
- on en tire :
- Intégrons cette équation différentielle :
- t = e-? [ f f[t) d^.dt + CteJ. (iG)
- s = ?=^-
- I >
- Ê + î’=»
- Pour introduire les intensités dans l’équation (iG), posons :
- d -?(';•
- Dès lors, puisque m = K/2, on aura :
- fi1)
- et par suite :
- " e T f o (/) eT dt. + O J. (17)
- Un voit ainsi comment on pourra atteindre un résultat plus ou moins précis suivant que l’on aura choisi pour 9 (£) une fonction qui représente plus ou moins exactement la variation du carré de l’intensité.
- En particulier les auteurs indiquent et développent le calcul correspondant au cas où le courant est sinusoïdal ; ce cas est particulièrement intéressant pour l’étude des lampes à incandescence. Sur cette dernière question on peut aussi consulter l’article de Hirschauer paru dans YElektrotechnische Zeitschrift^ 1908, page 87.
- A. P.
- Dès que la fonction /’ [t) est connue, le problème est résolu.
- En particulier, dans le cas de l’équation 8", f[t) est
- , * 77/ .
- indépendante du temps et égalé a —il vient alors :
- ' = e 1 [jî f e* d/ + CteJ,
- T 7= e~* |^.ïé + C">] c_î | me? + C">j.
- Soient alors ti et-j deux valeurs connues et correspondantes du temps et de réchauffement; on aura entre elles la relation précédente :
- _ tj r o
- Tj ~ e T yncT Glu
- ce qui détermine la constante d’intégration :
- u
- C“‘ —- i'Cj — m} eT.
- Portons cette valeur dans l’équation générale :
- h—i
- - m -f- (tj — m) e T .
- Les fusibles à bouchon; leur développement et leur progrès. —Wilhelm Klément. — Élei tro-lechnische Zeitschrift, 4 février et 18 mars 1909.
- L’auteur fait l’histoire des coupc-circuits jusqu’aux fusibles à bouchon dont l’usage est actuellement si répandu ; il insiste particulièrement sur ce dernier type, et notamment sur les fusibles Edison.
- Le grand intérêt qu’on porte à ces appareils de sûreté vient de ce que la très grande majorité des accidents qui se produisent dans les transmissions d’énergie ont leur origine, non pas dans des défauts de la ligne, mais dans l’insuffisance des coupe-circuits.
- C’est pourquoi on s’est proposé au laboratoire d’Electricité de Stuttgart, d’améliorer le fonctionnement du bouchon Edison, qui, au début, laissait beaucoup à désirer sous certains rapports.
- Il s’agissait notamment d’obtenir des fusibles non interchangeables, c’cst-à-dirc dont on ne pourrait pas remplacer le bouchon par un autre de résistance différente. La tension unique prévue était de 5oo volts.
- On obtient la non-interchangeabilité en faisant reposer le fusible, par un prolongement cylindrique exactement calibré dans un logement d’alésage rigoureusement correspondant.
- p.1x116 - vue 116/688
-
-
-
- 24 Avril 1909.
- 117
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- On établit sur ces bases, en 1907, à Munich, un projet de fusible-étalon (fig. 1) dont voici les cotes principales, en millimètres.
- Tableau I
- Socle Chapeau
- Ti = 3o,5 à 3o,8 t2 = :\i,i h 33
- L;s = i3 T; ~ 21 à 2 1,5
- Di = 38 D, .= 32
- Corps du bouchon
- Li = 49 à 5o
- L, = 10 à io,5
- l; = /, à 5 Logement inferieur
- D/, — 22 à 23 B = /, à /,,3 T:, - 9 à 9,r>
- Les dimensions de calibrage exactes destinées à assurer la non-interchangeabilité, sont indiquées, pour les différentes intensités, dans le tableau suivant :
- Tableau II
- DIA.MCTIIK POUR
- oamp 4 amp 6amP IQfwnp jJJnnip 2ÜftmP a5an|P
- D b b b 8 IO 12 i/i
- <> 0 l' 7 7 0 I I 13
- ,j ...... j
- : Tolérances : ± orn, ‘ ±om, : * * . 10 pour l)6 i5 pour Dj,
- Pratiquement, ce sont les fusibles bipolaires Edi- !
- son qui ont donné les meilleurs résultats : ils sont établis d’après les principes précédents.
- La maison Siemens Scluickert a depuis peu créé des bouchons nommés respectivement Longizcd et DlazecL Tous deux peuvent s’ajuster sur les soldes des fusibles Edison.
- Les Longizcd se font pour différentes longueurs échelonnées : iis présentent ainsi le défaut des anciens lypes. Mais par cela même ils peuvent s’ajuster sur les Logements taraudés déjà existants dans les installations un peu anciennes; on a d’ailleurs avantage à les y introduire, car ils présentent tous les autres perfectionnements modernes.
- Au contraire les Diazed sont gradués selon le diamètre ; on devra donc les introduire de préférence dans les installations nouvelles.
- Ch. M.
- USINES GÉNÉRATRICES
- Emploi des accumulateurs dans les centrales à courant triphasé avec machines a vapeur. — A.rthur Lôwit. — Elcktrotechnik uncl Maschinenbcut, 7 mars 1909.
- Les avantages que présentent les accumulateurs
- dans les centrales à courant continu ont été suffisant-
- «
- ment démontrés par la pratique et sont bien connus.
- Dans les installations à courant alternatif, l’emploi des batteries a été beaucoup plus rare,' à l'exception des exploitations à charge très variable (batteries tampons). La raison parait en être qu'on s imagine généralement beaucoup plus (‘levées qu elles ne le sont en réalité les perles entraînées par la transformation du courant. Ces pertes sont cependant très largement compensées par l’économie réalisée sur le service, le combustible et L'huile, sans compter le rendement meilleur îles générateurs marchant presque toujours à pleine charge. Les groupes éleetrogènes pourront être choisis plus faibles que dans \ç cas d’une installation à courant purement alternatif, car la pointe de très courte durée que présente le diagramme de charge est assurée par la décharge de la batterie.
- Voici un calcul complet dos frais annuels comparés pour deux installations avec et sans batteries, aïi-r mentant 1 5oo lampes installées, soit 1 000 lampes brûlant ensemble à 5o watts, j5 brûlant toute la nuit, 70 lampes de ville à 5o watts, brûlant une partie de
- p.1x117 - vue 117/688
-
-
-
- 118
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2° Série). — N° 17.
- la nuit, et f\ lampes à arc de 440 watts, éclairant également une partie de la nuit.
- L'énergie utile à fournir est, en admettant un fonctionnement de :
- /|Oô heures pour les lampes privées;
- i i65 heures pour les lampes de rue brûlant la moitié de la nuit;
- 3 33o heures pour les lampes de rue brûlant toute la nuit.
- i 5oo lampes privées à 5o X 4<>o w.-h.
- lampes à 5o X i *65 w.-h.....
- 70 lampes à 5o X 3 33o w.-h.....
- 4 lampes à arc à 44o X * i65 w.-h.
- 3o 000 kw.-h. 4 370 —
- 12600 —
- 2 o5o —
- 48 920 kw.-h.
- La puissance maxima à fournir est de 09,2.6 kw., pour laquelle on a choisi des transformateurs d’une puissance totale de 65 kw., absorbant une puissance magnétisante de 2 % , soit i,3kw., donc une énergie annuelle de i,3 X 8760= 11 388 kilowatts-heure, 8 760 étant le noinbz-e d'heures pendant une année.
- La charge maxima du transformateur sera donc de :
- 09,26 -j- i,3 — 60,56 kw.
- On admettra les pertes suivantes :
- 3 % dans les transformateurs ;
- 7 % dans les canalisations ; soit 10 % , ce qui représente une perte moyenne annuelle de 5 % , de sorte que l’énergie aux bornes des générateurs doit être de :
- 60 3oo 0,90
- = 63 5oo kw.-h.
- Admettons qu'on dispose d’un moteur de 100 IIP eff. travaillant avec un rendement de 85 % , soit environ i5 HP pour la marche à vide. Soit 90 % le rendement des dynamos, il faudra fournir :
- 63 500
- 0,736 X 0,9
- = 96 000 HP-h.
- et pour la marche à vide :
- 1 j
- x 8 760 =
- 13 1 000 IlP-h. 227 000 HP-h.
- La consommation de charbon à 5 600 calories sera de 2k& par HP eff., soit donc au total 454 tonnes,
- d’où une dépense de 8 600 fr. pour du charbon à 19 fr, la tonne.
- La consommation d’huile sera d’au moins 1 000 fr. par an pour une marche ininterrompue.
- Pour le service de l’installation, il convient de compter :
- 2 mécaniciens à 2 400 fr.......... 4 800
- 2 chaulfeurs à 1 800 fr........... 3 600
- 2 aides à 1 000 fr................ 2000
- 1 o 400
- Les frais totaux annuels seront donc de 20000 fr.
- Fig. 1. — Diagramme d’exploitation. fl, éclairage des i‘ues ; b, éclairage intérieur ; c, énergie magnétisante; il, énergie utile ; e, énergie reçue aux transformateurs; fy énergie transmise à distance ; énergie totale fournie par les machines; h, décharge de la batterie; A, charge de la batterie.
- Du diagramme ci-joint, il ressort que, le jour de la charge maxima, la batterie devra fournir, en comprenant les pertes dans le convertisseur, 180 kilowatts-heure. Le convertisseur comprend une génératrice a courant continu directement accouplée avec un moteur synchrone. Ce groupe devant servir également à la charge delà batterie, devra, pour éviter des pertes trop grandes, pouvoir ctre commandé directement par la machine à vapeur.
- Dans le cas de la décharge, pour maintenir constante la vitesse du moteur continu, c’est-à-dire la période du courant alternatif produit, la chute de tension de la batterie se déchargeant est compensée par un affaiblissement du champ du moteur continu. L’emploi d’un réducteur de batterie est donc superflu.
- Le diagramme montre que l’énergie à fournir au réseau aux barres de l’usine est de 600 kilowatts-heure. A l’arrêt de la machine, c'est-à-dire à 1 1 heures du soir et pendant une heure à la pause de midi, l’énergie s’abaisse à 140 kilowatts-heure (alternatifs), soit
- p.1x118 - vue 118/688
-
-
-
- 24 Avril 1909,
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 119
- 23,5 % de l’énergie totale. Nous prendrons 25 % . Admettons, que ce pour cent reste le même toute l’année, de sorte que la batterie devra fournir par an :
- pendant la nuit :
- i homme de garde pour le convertisseur ............................. I '200
- 6 '|00
- 63 5oo X o,25 — 16000 kw.-h
- Les frais totaux d’exploitation seront alors :
- Soit 75 % le rendement du groupe convertisseur; la batterie devra débiter :
- 16 000
- 21 000 kw.-h,
- Fendant la charge, il se perd encore 25 % ; c’est donc 21 3oo
- 0,70
- = a8 5oo kw.-h.
- 5 % d’intérêt pour les 20 000 fr. . . 1 200
- Entretien de la batterie........ x 200
- Acide............................... 100
- Amortissement en 20 ans........... 882
- Charbon......................... 6 3 00
- Huile............................... 5oo
- Service......................... 6 400
- 16 5q2
- Il en résulte une économie annuelle de
- que le groupe de transformation devra fournir L’énergie totale que devra fournir la machine sera :
- 63 5oo — 16000 -f- 28 ioo = 76000 kw.-h. ce qui représente :
- 76 000
- 0,9 X 0,736
- n 5 000 HP-h.
- 20 000 — 16092 = 3 408 francs.
- Naturellement, dans de telles installations, il faut établir soigneusement toutes les conditions d’exploitation, car ce n’est que pour des grandeurs relatives convenablement choisies de la batterie et du convertisseur qu’il est possible d’obtenir un résultat favorable.
- Ch. C.
- cl, pour les pertes de la machine fonctionnant en moyenne 8 heures par jour :
- 8 X 365 X i5 = 43 00 ) IlP-h.
- soit au total i58ooo IIP heures.
- De sorte que les frais de charge, en comptant un surplus de 5 % pour les mises en marche, se monteront à
- 158 000
- 1 ,oj X--------X 2 X 19 = 6 3oo francs
- x 000
- Pour l'huile, la dépense maxima sera de 5oo francs.
- Le prix d'achat de la batterie est d’environ 19000 francs Pour une durée de vingt ans, les frais d'entretien sont de 1 200 francs environ.
- Le prix du convertisseur (dynamo de 45 kw. et alternateur de 5o K. V. A.) est d'environ 6000 francs.
- Pour le service pendant le jour le personnel comprend :
- 1 mécanicien....................fr. 2400
- t chauffeur........................ 1 800
- 1 aide
- APPLICATIONS THERMIQUES
- Dispositif indicateur et régulateur de température pour les fours et foyers industriels.
- O11 sait que les pyromètres thermo-électriques sont très employés dans l’industrie pour la mesure des hautes températures; il,en est de même des pyromètres à résistance, des lunettes Eéry, etc., etc., et en général de tous les appareils dans lesquels la lecture se fait à Vaide d'un galvanomètre.
- La mesure de la température dans les fours, les foyers, etc., est, dans beaucoup de cas, un élément indispensable pour la bonne marche des opérations. Sa connaissance permet d’agir sur les appareils de réglage et d’obtenir ainsi la température que I on veut maintenir dans le milieu observé. Mais cette opération donne lieu à une double manœuvre : lecture du galvanomètre et action sur les appareils de réglage.
- Pour la simplifier, il vient de suite à l’esprit l’idée d’actionner ces appareils de réglage par l’instrument de mesure de la température. Mais, jusqu'ici, on s’était heurté à beaucoup de difficultés, en parti-
- 1 000
- p.1x119 - vue 119/688
-
-
-
- 120
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N°17.
- culicr ;i celle de faire passer un courant dans l’aiguille d'un galvanomètre sans en déranger les indications. Le dispositif suivant permet de les surmonter :
- La figure ci-contre montre, schématiquement, l'ensemble des appareils dans le cas d’une canne thermo-électrique C. Mais, bien entendu, la disposition serait la môme pour tout autre appareil de mesure, tel que pyromètre à résistance ou lunette de Féry, dans lequel la température se lit sur un galvanomètre G. L’aiguille de ce galvanomètre se déplace suivant les variations de température devant une graduation appropriée.
- l’n équipage mobile, mù à intervalles réguliers par un mouvement d’horlogerie, vient loucher cette aiguille et établir un courant dans le circuit du re-lai R, lorsqu’elle se trouve aux limites de température que l’on aura fixées d’avance. Le relais, à son tour, actionne directement les organes de réglage, par exemple le registre de la cheminée, ou tout autre dispositif intermédiaire. Il est ainsi possible de maintenir la température entre deux limites, rninima et maxima, aussi rapprochées que possible.
- R. C.
- BREVETS
- Usines génératrices.
- 89G 078, du 9 novembre 190(8. — Semenza. — Dispositif pour protéger des survoltages les éléments des installations électriques.
- {96 922, du 28 novembre 1908. — Société Alsa-
- cienne de Consthuctions Mécaniques. — Dispositif de compoundage des génératrices à courants alternatifs.
- 39G 9'l/|,du Ierdécembre 1908. — Société Anonyme Montuardon. — Perfectionnements dans les magnétos.
- 3q6 92.5, du 8 février 1908, — Gaiefe. — Perfectionnements aux condensateurs électriques.
- .897 olï, du 3 décembre 1908. — Meirowsky. — Condensateur électrique et procédé de sa fabrication.
- 397 733, du 21 décembre 1908. — Firme Robert Bosch. — Mode de réalisation de l’isolement des bobines électriques.
- Electrochimie et Electrométallurgie.
- 39;') /|6o, du 19 octobre 1908. — Gin. — Forme nouvelle de four électrique.
- 3c)^ o83, du 8 octobre 1908. — Société American Circular Loom C°. — Procédé et dispositif électrolytiques pour le placage simultané des surfaces intérieure et extérieure de corps creux.
- 892 i~>8, du 12 octobre 1908. — Deckert. — Four chauffé électriquement au moyen d’une masse formant résistance et composée de menus fragments pour la fonte et l’ébullition, spécialement pour déterminer les points de fusion et d’ébullition.
- 3p5 67G, du 26 octobre 1908. — Harrison. — Procédé d’obtention de moules pour usages galvano-plastiques.
- 396 017, du 6 novembre 1908. — Clerc, Minet. — Four électrique pour la fusion des matières réfractaires spécialement le silex et procédé de moulage.
- 3g6 154, du 10 novembre 1908. — Gerbing. — Procédé pour munir des ob jets en matière non conductrice d’un revêtement métallique électrolytique.
- 396 99/1, du 10 février 1908. — Kelleii. —Système de connexion pour électrodes de fours électriques.
- Eléments primaires et accumulateurs.
- 390 o:io, du 1/, septembre 1908. •— Penières. — Piles électriques rotatives et sphériques.
- 390 1 38, du 10 octobre 1908. — Société Nya acioj-mulator Aktiebolaget Jungner. — Electrode pour accumulateurs électriques avec électrolytes alcalins.
- I 3pG i5g, du 11 novembre 1908. — Leclanciie. — Système de contacts pour piles électriques.
- 3qG 078, du 21 novembre 1908. — Société Robert Frères. — Pile à un liquide.
- p.1x120 - vue 120/688
-
-
-
- 24 Avril 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 121
- 3p6 900, du 20 novembre 1908.— Société The xew Icnition syndicat!: Limited et Sandy. — Electrolyte pour piles électriques.
- 897 137, du 7 décembre 1908. —So-ciété anonyme rouit l’Exploitation des inventions d’Etienne 13euko. — Elément galvanique et son procédé de fonctionnement.
- 397 159, du 7 décembre 1908.— Billaud. —Dispositif de support de plaques et électrodes pour piles et accumulateurs.
- 397 176, du 8 décembre 1908. — De Laminièiie et la Société anonyme des Accumulateuhs de La-miniehe. — Nouveau produit et son procédé de préparation pour la constitution des plaques d’accumulateurs.
- Télégraphie et Téléphonie sans fil.
- 39(1 737, du 26 novembre 1908. — Galetti. — Méthode de production d’oscillations électriques.
- Télégraphie et téléphonie.
- 890 477, du 19 octobre 1908. — Société E. Picaud et Lebas. — Appareil téléphonique.
- Divers.
- 3p5 i53, du 12 octobre 1908. — Lhuilleby. — Genouillère électrique sans fil.
- 3(j!) 261, du i:> octobre 1908. — Duuand. — Dispositif nouveau pour la production et le réglage des courants utilisés en électrothérapie.
- .396077, du 9 novembre 1908. —Lhuilleby. —Tige à pompe formant conducteur pour lustres, suspensions, et autres applications.
- 3pG 221, du i3 novembre 1908. — Guyon et Hilla-iiin. — Serre-fil applicable particulièrement aux bougies d’allumage.
- 897 200, du 8 décembre 1908. — Pognon. —-Attache-fil électrique pour bougies d'allumagc-allumeurs.
- 897 202, du 8 décembre 1908. — Société The Westinghouse Cooper-Hewitt Company Limited.— Perfectionnements aux transformateurs destinés à faire fonctionner les appareils électriques à vapeurs de mercure et autres.
- 397 ni, du 5 décembre 1908. — Vox Preyss. — Appareil pour la production et l’utilisation dosée des ondes électriques non-amorlics ou presque non-amorlies destinées à l’électro-thérapeutique.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Éléments de la théorie des probabilités, par E. Borel. — i volume in-8 raisin de 191 pages avec 18 figures. — A. Hermann et fils, éditeurs, Paris. — Prix : broché, G francs.
- Ce livre n’est pas conçu dans un but de pure spéculation mathématique ; il s’adresse surtout, au contraire, à ceux qui sont étrangers aux recherches d’analyse abstraite et qui ont seulement à appliquer, dans leurs travaux ordinaires, les résultats de la théorie mathématique des probabilités. Or, celle théorie étant à la base de toutes les sciences, ou peu s’en faut, il s’ensuit que cet ouvrage sera lu avec fruit par tous les expérimentateurs, qu’ils soient physiciens, chimistes, ou même biologistes, et par tous les observateurs, qu’ils soient astronomes ou statisticiens. M. Borel estime en effet que, pour appliquer correctement les résultats de la théorie, il est nécessaire d’en avoir bien compris, non pas tous
- les détails, mais du moins les idées directrices.
- Le calcul des probabilités soulève en effet une multitude de questions fort délicates, et l’on peut dire que son véritable caractère est généralement méconnu par ceux-là mêmes qui ont le plus souvent à en faire usage. M. Poincaré, dont la contribution à cettebranche de l’analyse a été si capitale, a coutume de dire à ce propos que la règle des moindres carrés n’a jamais été contestée, parce que les mathématiciens la considèrent comme un résultat d’expérience, tandis que les physiciens voient en elle un théorème mathématique.
- Tout le monde n’a pas non plus une idée bien claire de la loi des grands nombres, bien que tout le monde l’admette implicitement — sauf peut-être les joueurs — mais M. Borel ne s’adresse pas à ceux-ci ; il n’a pas fait là un livre de science amusante.
- Quant à la rédaction et à la tenue scientifique
- p.1x121 - vue 121/688
-
-
-
- 122
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 17.
- de l’ouvrage, le nom seul de M. Bord nous dispense d’y insister. Nous dirons seulement que l’intérêt de ses exposés et la clarté qu’il y a mise rendent son livre, qu’il ne destine qu’au seul public scientifique, suggestif et utile à lire pour tout le monde.
- Le degré d’initiation mathématique nécessaire pour aborder cette lecture est d’ailleurs modeste; il suflitd’avoir la notion de l’intégrale définie. Dans son ensemble, le livre se présente simplement comme une étude très complète du jeu de « pile ou face ». Mais cette étude, grâce à la manière magistrale dont elle est présentée, conduit le lecteur, par les voies les plus simples, aux résultats les plus importants que l’analyse permette d’atteindre.
- R. C.
- VOLUMES REÇUS
- Report of the international conférence on electrical units and standards, 1908. — Brochure de 24 pages. — Darling et Son, éditeurs, Londres.
- L’Allumage des moteurs à explosion, par
- G. Yseboodt. — 1 volume in-8° raisin, de no pages avec 123 ligures. — II. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 3 fr. 5o.
- Recueil des lois, règlements et cahiers des 4 charges relatifs à l’industrie électrique, par Geoffroy et Delore. — i volume in-8° raisin de 179 pages. — Levé, imprimeur, Paris. — Prix : broché, 3 francs.
- Recueil de problèmes avec solutions sur l’électricité et ses applications pratiques, par
- H. Vieweger, traduit de l’allemand par G. Capart.
- — 1 volume in-8° raisin de 3n pages avec 176 ligures.
- — II. Dcnod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix: broché, 9 francs.
- La Machine à influence son évolution, sa théorie, par V. Schaeffers. — 1 volume in-8° carré de 5o6 pages avec 197 ligures — Gauthieu-Villars, éditeur, Paris. — Prix : broché, 10 francs.
- Téléphonie sans fil, par E. Ruhmer, traduit de l'allemand par L. Ancel. — 1 volume in-8° raisin de 22.5 pages avec 151 ligures. — H. Desforges, éditeur, Paris. — Prix : broché, 8 francs.
- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX
- Conflit entre le propriétaire et le locataire pour la substitution de l’éclairage électrique à l’éclairage par le gaz.
- Le Tribunal de Paris a terminé l’année iy<>8 en rendant un jugement très intéressant poulies maisons d’entreprise d’installations électriques.
- 11 11’est pas rare en effet, que celles-ci se chargent de toutes les formalités nécessaires pour faire l’aménagement intérieur d’un appartement, afin d'y amener l’éclairage électrique. Or, une première question se pose : le locataire peut-il agir seul, ou bien doit-il obtenir le consentement par écrit de son propriétaire? Telle est la question que le Tribunal civil de la Seine a résolue par jugement du 3i décembre dernier.
- Deux cas sont à distinguer.
- Le bail esl-il muet sur la question du changement des lieux loués? Dans ces conditions, les rapports entre propriétaires et locataires sont .prévus par les articles 172(8 et 1729 du Code civil, dont le premier impose au preneur deux obligations principales (celle d’user de la chose louée en bon père de famille et suivant la destination du bail, et celle de payer le prix du bail aux termes convenus); l’autre, qui permet la résiliation du bail, si le preneur abuse de son droit.
- Or, personne ne prétendra qu’il y ait un abus du droit dans le fait de prendre l’électricité dans un appartement et de faire les aménagements que nécessite ce mode d’éclairage ; il serait étrange qu’un propriétaire vit dans ce fait si normal, si courant de nos jours, un abus lui
- p.1x122 - vue 122/688
-
-
-
- 24 Avril 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 123
- permettant cle faire résilier le bail aux torts et griefs du preneur; et cette façon de procéder ferait à son immeuble une réclame à rebours j plus préjudiciable que les quelques dégradations que l’installation peut apporter à la maison.
- Déjà, cette question s’était présentée à l’époque, qui nous paraît aujourd'hui si reculée, où nos grands-parents n’avaient même point le gaz chez eux. Des propriétaires, plus craintifs pour leurs propres immeubles, qu’amis du progrès chez les autres, avaient tremblé à la pensée que, dans un coin d’un appartement loué, pouvait se loger un compteur, et que le long des murs allaient courir clés conduites en plomb.
- La grave question fut portée au Tribunal de Paris, qui affirma le a3 novembre 18Cn (Dalloz 6a,
- •± 208) que l’éclairage au gaz — bien entendu dans le silence du bail — n’était point une révolution, mais simplement une évolution des besoins du locataire, et condamna le propriétaire d'une maison sise rue du Caire, à laisser pratiquer, malgré ses protestations, l’installation de l’éclairage qui le terrifiait.
- Mais la question se posa dans la suite pour Xacétylène. Ce fut cette fois la Cour de Besançon qui jugea en principe la question dans les termes suivants : « La jouissance dans les baux à « loyer et dans l’état actuel de nos usages et de « nos mœurs comporte de la part des locataires « (fui s’éclairent ou qui se chauffent, des mesures « constituant, en dehors de tout abus, des dan-« gers ou des incommodités qu’on ne saurait « cependant interdire, parce que ces mesures » ont dii, à raison de la fréquence de leur emploi,
- •< entrer dans les prévisions du bailleur, lequel « a eu, par suite, toute faculté de les prohiber « dans le contrat.
- « Spécialement un locataire peut, sans l’auto-« risation de son bailleur, et en dehors de toute »< stipulation contraire, employer, dans les lieux » loués, soit le gaz de houille ou de pétrole etsc « servir d’appareils de chauffage dégageant des « gaz plus ou moins délétères par le motif que,
- “ ces divers procédés étant d’un usage courant, j « le bailleur, (pii n’en a pas prohibé l’emploi, est j '< présumé les avoir tacitement autorisés. j
- « De même un locataire peut, sans l’autorisa- I « lion de son bailleur, faire emploi du gaz acéty- j « lène dans les lieux loués, alors que l’installa- j “ lion du gaz acétylène ne doit pas présenter des ! < dangers ou des incommodités excédant en gra- 1
- « vité ceux des autres procédés usuels d’éclai-« rage.
- «. Peu importe, d’ailleurs, que l’éventualité de « l’emploi de cet éclairage par le locataire soit « entrée ou non dans les prévisions du bailleur, « au moment de la signature du bail.
- « L’emploi de l’éclairage à l'acétylène par le « locataire ne pourraiPêtre interdit qu’en cas de « danger démontré, et son interdiction constitue, « par conséquent, une question de fait qui doit « être résolue, suivant chaque espèce, par le juge « de paix. »
- Enfin, lorsque l’électricité sc manifesta, la même difficulté apparut.
- Ce fut à la Cour de Grenoble, capitale de la houille blanche, que revint l’honneur de trancher la question. Un propriétaire, M. Vincent, pharmacien, avait refusé à son locataire, M. David, le droit de placer des fils électriques.
- La Cour décida qu’en principe David aurait eu le droit d’établir une canalisation de cette nature, pour le cas où le bail aurait été muet sur le changement des lieux, mais, au contraii’e, comme le propriétaire avait réservé d’une façon complète son droit de ee/o, le locataire fut condamne à ne point mettre ses canalisations projetées ^voir cet arrêt dans Dalloz, 1898, 2. p. 117).
- Nous devons maintenant étudier la deuxième hypothèse : le bail refuse au locataire Va.ulori-sa lion de faire une modification dans les lieux loués.
- Si l’on consulte la jurisprudence et la doctrine, on trouve une certaine hésitation que le Tribunal de Paris, dans le jugement dont nous allons donner le lexte, ne parait pas avoir partagée puis-qu’en tonnes très précis iha tranché la question, dans le sens de la négative.
- Pour nous, nous dirons que rien ne peut être tranché d’une façon rigoureuse, et qu’il faut, avant tout, consulter les espèces qui sont soumises aux Tribunaux.
- Si la modification apportée par l’installation à l'immeuble loué est profonde, s’il est nécessaire de percer des gros murs, d’aménager une cave, de multiplier les colonnes montantes dans l’escalier 10e qui arrivera facilement si les locataires s’adressent chacun à un fournisseur différend), il semble bien que le droit du propriétaire doit rester entier. Et c’est ce qu’a décidé la Cour de Grenoble dans l’a flaire Vincent, précitée, dans laquelle il avait été indiqué à la Cour, avec
- p.1x123 - vue 123/688
-
-
-
- 124'
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — Nc 17.
- preuves à l’appui, cpie Vincent n’aurait pas refusé son consentement si l’installation avait été faite par son locataire, en s’adressant à l’entrepreneur qui plaçait l’électricité dans son propre logement.
- C’est en s’inspirant de ces considérations que les diflicultés pourront se résoudre, en donnait au fait une importance au moins aussi considérable qu’au droit.
- Il nous reste maintenant à faire connaître le texte même du jugement rendu par le Tribunal de la Seine.
- Paul Boucault.
- Avocat à la Cour d’Àppel de Lyon.
- Texte du jugement précité du 31 décembre 1908.
- Sommaire. — i° Le locataire qui n’a contracté vis-à-vis du bailleur d’autres obligations que celles énoncées dans les articles i 728 et 1 729 C. civ. et consistant à user de la chose louée suivant sa destination, est fondé à prétendre que l’installation de l’éclairage électrique dans un appartement et sa substitution à l’éclairage au gaz précédemment installé ne constitue pas un changement dans la destination des lieux loués, et qu’il peut y procéder sans autorisation du propriétaire, à la condition de rétablir à sa sortie les lieux dans l’état où il les a trouvés.
- 20 Mais il en est tout autrement quand une clause formelle du bail interdit au locataire de changer l’étal des lieux sans le consentement du propriétaire. En pareil cas, ce consentement est nécessaire, même pour la simple substitution de l’éclairage électrique au gaz.
- Il en est surtout ainsi lorsque l’installation de l’éclairage électrique nécessite l'introduction dans une cave non dépendante de la location du câble conducteur et dans l’appartement lui-même le percement de gros murs ainsi que l’exécution de travaux qui causeront des dégradations et modifieront l’état primitif des lieux.
- 3° Le propriétaire, en 11e permettant à son locataire d’établir l’électricité qu’en se branchant sur la colonne montante qui lui appartient, et moyennant une rétribution qui n’est pas excessive, n’abuse pas de son droit.
- Lu Trihuxal :
- En ce qui concerne la clause prohibitive du bail :
- Attendu que le locataire qui n’a contracté vis-à-vis du bailleur d’autres obligations que celles énoncées dans les articles 1 728 et 1 729 C. civ. et consistant à user de la chose louée, suivant la destination qui lui a été donnée dans le bail, ou suivant celle présentée d’après les circonstances, à défaut de conventions, est fondé à prétendre que l’installation de l’éclairage électrique, dans l’appartement loué, et sa substitution à l’éclairage au gaz précédemment installé ne constitue pas un changement dans la destination des lieux loués et qu’il y peut
- i-
- procéder sans l’autorisation du propriétaire, à la condition de rétablir à sa sortie les lieux dans l’état ou il les a trouvés.
- Mais attendu qu’il en est autrement en présence d’une clause du bail qui interdit formellement au locataire de changer l’état des lieux sans le consentement du propriétaire.
- Attendu qu’en pareil cas, ce consentement est nécessaire même pour la simple substitution de l’éclairage électrique au gaz.
- Attendu qu’il en est ainsi, surtout lorsque l’installation de l’éclairage électrique nécessite l’introduction dans une cave, non louée au locataire, du câble conducteur de l’éclairage électrique et, dans l’appartement lui-même, le percement de gros murs, observation faite que les travaux causeront des dégradations et modifieront l’état primitif des lieux.
- Attendu que Vallicr est locataire d’un appartement sis au deuxième étage au-dessus de l’entresol d’une maison appartenant à Cohen situé à Paris, i5, boulevard Saint-Germain, en vertu d’un bail sous seing privé en date du 10 février 1906, dûment enregistré pour une durée de trois, six ou neuf années à sa volonté seule, ledit bail ayant commencé à courir le Ier avril 1906.
- Attendu que l’article 19 du bail précité impose au locataire « de ne pouvoir faire aucun changement de destination ou construction de quelque nature, que ce soit, dans les lieux loués ou leurs dépendances sans le consentement exprès et par écrit du bailleur, et dans le cas où ce consentement serait donné, de ne faire exécuter ces travaux que sous la surveillance spéciale de l’architecte du bailleur, et conformément aux règles de l’article )>.
- Attendu que l’insLallation électrique avec, colonne montante appartenant personnellement au locataire, comporterait l’affectation d’un local spécial pour le transformateur, dont le secteur aurait seul l’accès et que le propriétaire ne saurait être contraint d’affecter au profit d’un locataire une cave qui ne dépend pas de la local ion.
- Attendu qu’il suffit pour apprécier la portée de l’interprétation de Vallicr de rappeler qu’il y a 5o locataires dans l’immeuble et que la succession d’un branchement et d’une colonne montante spéciale à un locataire entraînerait le droit pour chacun tics autres locataires d’exiger une semblable concession.
- En ce qui concerne l’abus du droit de la part du proprietaire.
- Attendu que le propriétaire, en 11e permettant à son locataire d’établir l’électricité qu’en se branchant sur la colonue montante qui lui appartient, et moyennant une rétribution qui n’est pas excessive, 11’a pas fait abus de son droit :
- Par sus motu s :
- Dit Vallier mal fondé dans sa demande, l’en déboute et le condamne aux dépens.
- p.1x124 - vue 124/688
-
-
-
- 24 Avril 1909,
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 125
- VARIÉTÉS
- Graissage des cousisnets dans les voitures-motrices de tramways. — Graissage des engre-nages(pn) (*).— Rapport présenté au Congrès international de Munich, par M. G.-H. Julius, Directeur de la Compagnie de chemins de fer électriques, à liaarlem (Hollande).
- En pratique, il n'est pas plus difficile ni plus déli_ rat d’obtenir un entretien et une inspection convenables pour un graissage à l'huile que pour un graissage à la graisse consistante. Le graissage à l'huile a, en tout cas, l’immense avantage de salir bien moins les moteurs, les trucks et la voiture même ; il se prête moins aux gaspillages, et les pertes inévitables sont réduites au minimum.
- Finalement, au point de vue de l’économie, l'enquête n’a pu établir qu’une chose : c’est que les chiffres donnés par les différentes exploitations pour le coût du graissage par voiture-kilomètre sont tellement divergents, qu’il est parfaitement impossible d’en conclure quelle méthode est la plus économique. Les opinions sont fort partagées à ce sujet; toutefois, parmi les compagnies qui ont fait des essais comparatifs, la majorité est d’avis qu’à la longue, le graissage à l’huile devient plus économique.
- Pour notre part, nous nous rallions à celte opinion, tout en ajoutant que le coût du graissage ne doit jouer qu’un rôle très secondaire dans le choix du lubrifiant. Le graissage n’est que le moyen; le but, c’est d’assurer une durée aussi longue que possible aux coussinets et de réduire à un minimum le coefficient de frottement.
- Il convient de signaler quelques dispositifs spéciaux de graissage à l’huile.
- Certains types de moteurs — malheureusement peu nombreux — ont des paliers à bagues, comme les dynamos stationnaires. C’est là évidemment un graissage idéal qui a fait ses preuves dans la construction des machines, et qu’il serait bien désirable de voir appliqué un peu plus souvent aux moteurs de tramways. La construction du palier est un peu plus coûteuse, la forme un peu plus encombrante, le démontage un peu moins commode. Mais ces inconvénients sont bien minimes, vis-à-vis des avantages
- (*) La Lumière Electrique, tome VI (2e série), p. iGetBq.
- incontestables qui en résultent; parmi ces avantages, 1 absence complète de perle d’huile pendant l’arrêt de la voiture mérite d’être relevée.
- Le graisseur à mèche continue à débiter l’huile quand la voiture est arrêtée. Aucune compagnie n’a indiqué un remède à cet inconvénient ; sortir les mèches du graisseur dès que la voiture rentre à la remise ne se fait à peu près nulle part, et nous croyons que la méthode ne serait même pas recommandable, eu égard au grand danger d’une fausse manœuvre en sortant une voiture.
- D’ailleurs, la quantité d’huile qui se perd ainsi est lort minime; plusieurs compagnies prétendent même que le débit au repos est bien moindre que pendant la marche de la voiture, lorsque les trépidations activent l’action capillaire des mèches. Cela n’empêche que le débit pendant l’arrêt est un des reproches les plus sérieux que l’on puisse faire au système de graissage au moyen de mèches.
- C’est surtout en Am érique que les inventeurs on combiné des dispositifs devant assurer l'écoulement de l’huile dès que la voiture est en mouvement et l’arrêter aussitôt que le moteur ne tourne plus; dans la plupart des cas, c’est une petite soupape dans le graisseur du réservoir supérieur qui se met à vibrer, et livre ainsi passage à l'huile, sous l’influence des trépidations de la voiture. En Europe, ces dispositifs, qui ne nous paraissent pas d’un fonctionnement bien sur, sont fort peu usités.
- Un petit nombre d’exploitations appliquent l’huile de la façon suivante : le réservoir supérieur du palier est bourré d’une matière spongieuse, imbibée d'huile. Dans la plupart des cas, ce sont des déchets de coton ou de laine, avec addition de crin. Ce bourrage a été remplacé par certaine matière végétale fibreuse, appelée moellinc, qui paraît donner de bons résultats dans les deux ou trois exploitations qui s’en servent encore; ailleurs, elle a été abandonnée après essai.
- Il va de soi que ce tampon imbibé d’huile constitue un graissage assez rudimentaire, ne permettant aucun contrôle sur le débit. 11 conduit nécessairement à un emploi très abondant de lubrifiant, tandis (pie l’entraînement de poussière ne peut guère être empêché.
- Reste à examiner la troisième méthode, c’est-à-
- p.1x125 - vue 125/688
-
-
-
- 126
- LA LUMI ÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 17.
- dire le graissage mixte comportant l’emploi de graisse au-dessus et d’huile en dessous de l’arbre.
- Ce système a tous les défauts du graissage par graisse consistante, sans avoir les avantages du graissage à l’huile. On prétend que normalement l’huile assurée par des lécheurs en feutre, pressés contre la fusée de l’arbre au moyen de ressorts lamellaires en laiton ou en bronze phosphoreux, doit assurer la lubrification. La graisse ne constitue que la réserve ; en cas d’échauffement anormal, elle fond et empêche la température de devenir dangereuse.
- En pratique, la chose se passe différemment. D’abord, si l’on veut réellement assigner à l’huile un rôle prépondérant, il ne paraît guère logique de la disposer en dessous de l'arbre obligeant ainsi les lécheurs de feutre à vaincre d’abord l’action de la gravite avant que l’huile ne puisse atteindre la fusée ; à ce point de vue, la mèche, qui forme siphon capillaire, est d’une conception bien plus logique. En outre, on ne peut pas être certain que les lécheurs, dont on ne peut que très difficilement vérifier la position après montage du palier, exercent la pression voulue sur l’arbre.
- Mais la présence de la graisse dans le réservoir supérieur rend tout à fait illusoire l’action lubrifiante de l’huile. Dès qu'elle se met à fondre, elle se dépose sur les lécheurs, qu’elle recouvre d’une couche de cambouis qui détruit presque complètement leur pouvoir lubrifiant; en outre, l’huile devient trop épaisse pour être aspirée et le résultaL final est le graissage par graisse consistante pur et simple.
- A peu d’exceptions près, toutes les compagnies employant le graissage mixte sont unanimes à reconnaître ces inconvénients; certaines ont, pour ces raisons, renoncé à ce mode de graissage; d’autres se contentent d’un nettoyage très fréquent des paliers et lécheurs. Dans un seul type de moteur, de la Westinghouse G°, le graissage mixte a trouve une application rationnelle : le réservoir supérieur est divisé en deux compartiments, dont l’un est rempli d’huile, amenée à l’arbre au moyen d’une mèche faisant siphon capillaire, comme nous l’avons décrit ci-dessus; ce graissage fonctionne tout à fait indépendamment de la graisse consistante, qui se li’ouve dans le deuxième compartiment, et qui alors constitue réellement une réserve qui produit son effet en cas d’accident. On devra avoir soin de choisir une graisse consistante qui ne fonde qu'à une température relativement élevée.
- Pour terminer cette note en ce qui concerne les coussinets d’induit, nous croyons pouvoir conclure
- de l’enquête que, sous réserve de ce qui a été dit plus haut sur l’influence des differentes circonstances qui, à côté du choix du métal et de la méthode de graissage, interviennent dans la durée des coussinets, il devra être possible d’arriver à un rendement moyen de 5o à (iooookm, à moins que les conditions, en ce qui concerne la surcharge, l’état de la voie et de la chaussée, le profil des lignes, la fréquence des démarrages, etc., ne soient exceptionnellement défavorables.
- Coussinets d* essieux.
- Dans la grande majorité des cas, la méthode de graissage des coussinets d’essieu est la même que celle des coussinets d’induit.
- Quelques compagnies seulement n’ont pas encore étendu aux coussinets de suspension des moteurs, le remplacement de la graisse par l’huile; d’autres, encore moins nombreuses, ont adopté l’huile pour les premiers, et s’en tiennent encore à la graisse pour les armatures.
- En principe, les arguments qui, pour les induits, plaident en laveur:
- a) D’un métal blanc riche en étain ;
- b) De lubrification au moyen d’huile liquide; s’appliquent tout aussi bien aux coussinets d’essieux.
- Cependant, il faut reconnaître que l’on peut être moins sévère pour ces derniers, et cela pour plusieurs raisons.
- D’abord ces coussinets travaillent dans des conditions plus favorables, et, surtout, plus uniformes ; la charge par unité de surface est moindre, la vitesse de rotation bien moins élevée, et les surcharges au démarrage ne sont guère importantes. Les coussinets d’essieux aussi, ne sont pas exposés aux élévations de température, comme les coussinets d’induit qui sont exposés à la chaleur produite dans les armatures mêmes.
- Ensuite, les conséquences d’un échauffemenl: sont bien moins désastreuses; les dégâts se borneront dans la plupart des cas au coussinet même, peut-être à un essieu légèrement entamé, mais la détérioration des enroulements du moteur n’est ici nullement à craindre.
- Finalement, le remplacement d’un coussinet d’essieu est bien plus facile, et peut être elîectué dans la plupart des cas en moins d’une heure, presque sans déranger le moteur, et de plus sans outillage spécial.
- Pour toutes ces raisons, il peut y a^oir avantage, dans le cas qui nous occupe, à préférer un alliage à
- p.1x126 - vue 126/688
-
-
-
- 24 Avril 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 127
- base de plomb et à employer un lubrifiant de qualité inférieure.
- Cependant, les exploitations qui cherchent avant tout à réduire le coût de la main-d’œuvre et qui aiment à toucher le moins souvent possible aux organes essentiels des équipements, feront bien de traiter les coussinets d’essieux avec les memes soins que ceux des armatures.
- C1oussinets extérieurs.
- La longue expérience acquise en matière de boîtes à huile dans les exploitations de chemins de fer a évité aux tramways électriques les tâtonnements et les divergences de vue qui se manifestent dans la construction et le traitement des coussinets des moteurs.
- Les usines, qui ont entrepris la construction des trucks pour nos voitures électriques, n’avaient que l'embarras du choix en ce qui concerne les boites à huile, dont de nombreux modèles avaient été essayés et perfectionnés sous les wagons et les voitures de chemin de fer.
- Aussi les réponses au questionnaire n’apportent-elles-aucun point nouveau pour l'étude de la question.
- Les nombreux plans eL croquis, remis par les exploitants, constituent une collection du plus haut interet pour l’ingénieur qui désirerait étudier cette question de plus près ; on n’y retrouverait cependant que tous les types courants ; aussi la reproduction de ces plans a-t-elle été considérée comme peu utile pour le présent rapport.
- Déjà en 1902, M. Rotclmann, dans son rapport cité au début de notre étude, Ht remarquer que les avantages de l’emploi d’huile liquide sont généralement reconnus pour les coussinets extérieurs ; en 1908, sur 1*17 compagnies, il n'y en a plus que 5 qui se servent encore de graisse consistante.
- Quelquefois la boîte, sous la fusée, est simplement bourrée de déchets de coLon ou de laine imbibés d huile et souvent mélangés de crin animal ou de copeaux d'acier pour les rendre plus élastiques. Les boites de voitures plus modernes sont munies de petits réservoirs amovibles, remplis d’huile, et comportant un mouton lécheur spécial, pressé contre la partie inférieure de la fusée au moyen d’un ressort eu acier.
- Dans la grande majorité des cas, les coussinets reposant sur les fusées, sont réglés comme les coussinets des moteurs. Leur durée est comprise entre des limites singulièrement variables ; à côté d’un
- minimum de i5 ooté111 nous trouvons un maximun de j«o oool£m ! A part ces anomalies, un parcours de 100 à 1 r><> oo<>km paraît donner une moyenne raisonnable.
- Il convient de signaler un type spécial de boîte à huile, brevet Korbuly, qui est à l’essai on a été adopté dans un certain nombre de compagnies, et qui est caractérisé par un coussinet en bronze entourant entièrement la fusée de l’essieu, laquelle se trouve ainsi plongée dans uu bain d’huile.
- E11 général, les résultats, à quelques exceptions près, paraissent satisfaisants, tant au point de vue des dangers d’échaufïement qu’au point de vue de l’économie d’huile.
- Avant cependant de pouvoir formuler une opinion délinitiYC, il faudra attendre que des essais aient été faits à une plus grande échelle.
- Engrenages.
- En commençant notre enquête, nous ignorions que la question delà construction, de la durée et du graissage des engrenages, ferait également partie du rapport de notre collègue M. Stahl sur la « durée et usure, d’après les parcours effectués, des parties essentielles du matériel roulant, avant leur remplacement ».
- De rapport de M. Stahl nous dispense donc d’entrer dans des détails pour ces organes.
- Nous nous bornerons à faire remarquer qu’à l’origine de la traction électrique, on n’a attaché que peu d’importance au graissage des roues dentées et des pignons. N’importe quelle matière grasse était alors considérée comme suffisante : des déchets d’huile recueillis dans la salle des machines, des graisses à bas prix plus ou moins quelconques, etc.
- L’échaufTemcnt n’était pas à craindre ; la durée, surtout des pignons, était souvent bien courte; mais il a fallu plusieurs années avant qu’on ail reconnu qu’au point de vue du graissage, les engrenages étaient tout aussi dignes d’allenlionque les coussinets.
- L’enquèlc a établi que sur 117 compagnies, "77 n’emploient pour leurs engrenages que la graisse consistante, souvent mélangée soit avec de la sciure de bois, de l'huile, de la cire, du suif, du graphite ; surtout l’addition de sciure et de graphite paraît utile en vue de réduire le bruit, dès que le pignon est usé au delà d’une certaine limite. Trente exploitations ont adopté l’huile, une dizaine enfin utilisent un produit spécial, appelé « ironsides », qui recouvre les dents d’une couche protectrice ; ce lubrifiant se
- p.1x127 - vue 127/688
-
-
-
- 128
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2° Série). —N° 17.
- trouve encore à l'essai dans un assez grand nombre de compagnies.
- Comme pour les coussinets, il est parfaitement impossible de déduire des parcours kilométriques, indiqués par les compagnies, la supériorité de l’huile au pçint de vue de la’ durée des engrenages. Ces durées présentent des écarts tels, que non seulement le calcul d’une moyenne n’aurait aucune signification pratique, mais qu’on ne pourrait en dégager Fin-lluence de la méthode de graissage.
- Nous nous bornerons donc à signaler les conclusions de quelques compagnies, qui ont étudié la question plus spécialement, ce qui leur a permis de formuler une opinion nettement définie, souvent: fort intéressante et instructive.
- Aix-la-Chapelle n’emploie que l'huile, afin d'augmenter le rendement kilométrique, et ce malgré la dépense un peu plus élevée.
- Baie, Berne et Biclefeld arrivent à la même conclusion.
- Par contre, (es Tramways de Bordeaux se déclarent particulièrement satisfaits de la graisse consistante pour les engrenages.
- A Cologne, la comparaison a démontré que l’usure est bien moindre dès qu’on emploie Fhuile.
- Les Tramways de Francfort-sur-Mein ont obtenu des résultats en munissant les boites d’engrenages d’un réservoir d’huile avec mèche en laine, qui fait tomber des gouttes d’huile sur les dents qui se trouvent en contact.
- A Genève et à Gênes, expérience tout à fait analogue.
- A Hambourg, des résultats remarquables ont été atteints par l’emploi du produit spécial appelé « ironsides » ; la durée des engrenages a été plus que doublée et atteint presque i 5oo oook,u pour les roues dentées, 363 oookm pour les pignons.
- Konigsberg cl Leipzig se déclarent également très satisfaits de ce lubrifiant, qui vient d’être adopté à Lucerne.
- A Mülhaussen, on a réduit l’usure en remplaçant la graisse par l’huile.
- A Munich, on n’emploie plus que de l’huile, la graisse ayant donné dos résultats beaucoup moins satisfaisants.
- Les Tramways d’Oberhausen estiment que la vdurée des engrenages se trouve doublée en remplaçant la graisse par l’huile.
- A Stuttgart, on est revenu, apres des essais comparatifs, à l’emploi de graisse de qualité inférieure, sans addition de sciure ni de graphite.
- Wicsbaden a trouvé que le rendement kilométrique des engrenages est devenu deux fois plus grand lorsque l’on utilise Fhuile au lieu de graisse consistante.
- Les Tramways de Vienne cherchent à remplacer la graisse par Fhuile, et se déclarent jusqu’ici satisfaits des résultats.
- Würzbourg et Zurich donnent des renseignements dans le même sens.
- Nous croyons donc pouvoir conclure des réponses :
- i° Que la graisse est plus efficace pour amortir le bruit que fout les engrenages, surtout quand ils sont usés irrégulièrement, ou que par suite d’un défaut de montage, ou encore par usure inégale des deux coussinets de l’armature, la roue el le pignon n’engrènent plus convenablement. L’addition de sciure de bois ou de graphite peut contribuer à l’amortissement du bruit ;
- 2° Qu’au point de vue de l’influence sur la durée des engrenages, la graisse est inférieure à Fhuile ; aussi bien que pour les coussinets, la réduction du coefficient de frottement est plus facilement obtenue au moyen de lubrifiants liquides. Un graisseur à mèche, à débit réglable, est préférable au bain d’huile ;
- 3° Les résultats obtenus avec la pête protectrice « ironsides » sont suffisamment intéressants pour continuer les essais, à condition de trouver un moyen efficace pour empêcher Fhuile ou la graisse des coussinets d’induit de s’introduire dans la boîte d’engrenage, leur action dissolvante étant fort nuisible.
- Pour la confection des roues dentées, on n’emploie plus guère que l’acier cordé; pour les pignons presque toutes les compagnies, à l’exception d’un très petit nombre qui emploient le bronze, ont adopté l’acier forgé.
- Le cémentage des pignons a été essayé dans vingt-quatre exploitations; mais les résultats n’ont pas répondu à l’attente, parce que l’usure des pignons cémentés est irrégulière et que la roue dentée, dont le prix est bien supérieur à celui du pignon, est forlemonl entamée par la surface trempée des dents. Le procédé ne paraît donc pas recommandable.
- Comme conclusion finale de noire enquête sur le graissage, nous avions espéré pouvoir établir un chilïre, qui, dans une certaine mesure, aurait un
- p.1x128 - vue 128/688
-
-
-
- 24 Avril 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 129
- caractère représentatif pour la dépense inhérente à ce service.
- Les réponses reçues ne permettent: point, cependant, de fixer une telle moyenne car, de nouveau, les écarts sont tels, qu’on ne pourrait attribuer aucune valeur à un chiffre qui ne serait que la moyenne arithmétique d’un certain nombre de grandeurs dif-lirilement comparables.
- L’utilité pratique d’une telle a moyenne » serait d’ailleurs fort contestable. Chaque exploitation, en tenant compte des conditions locales, cherchera à réduire les dépenses au minimum.
- Nous croyons cependant que, dans cet ordre d'idées, la première préoccupation de tout exploitant devra être, non pas de diminuer jusqu’à l'extrême limite la dépense directe du graissage même, mais bien de rechercher la méthode de graissage qui combat le plus efficacement l'usure des organes menacés, ce qui revient à dire qu’on ne devra pas perdre de vue que le graissage n’est que le moyen d’atteindre le but, qui est la conservation des surfaces frottantes.
- Très peu de compagnies soumettent à des essais tant soit peu complets, les lubrifiants qu elles
- achètent pour leur matériel roulant; la plupart se contentent de l’examen superficiel, par comparaison aux fournitures précédentes qui ont donné satisfaction. Quelquefois un échantillon est soumis à l'essai dans un laboratoire municipal ou autre.
- La grande majorité des compagnies font une différence dans les lubrifiants pour l’hiver et pour l’été; cela est nécessaire pour les graisses consistantes et souvent utile pour les huiles liquides.
- Peu d’exploitations ont l'habitude d’imposer un véritable cahier des charges aux fournisseurs des lubrifiants; quelques-unes ont joint au questionnaire une copie des conditions qu’elles prescrivent.
- Nous pouvons nous abstenir de la publication de ces cahiers des charges, qui, en ce qui concerne les conditions techniques, ne diffèrent le plus souvent qu’en des détails secondaires des prescriptions fort complètes, publiées par M. Rôlelmann, de Darmstadt, dans le très intéressant rapport que nous avons déjà eu l’occasion de signaler et qu’il a présenté à rassemblée générale de l’Association allemande de Tramways tenue à Düsseldorf en septembre 190'2.
- G.-II. Julius.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- CHRONIQUE FINANCIÈRE (
- Les résultats de l’exercice 1907-1908 de la Compagnie Générale Parisienne des Tramways font ressortir une augmentation très sensible des recettes par rapport au précédent exercice ; l’excédent de i'j:a5 8/|5 francs s’explique d’ailleurs par l’absence des g rêves qui avaient malheureusement influencé les \ résultats de 1906-1907, et par la mise en exploitation de la traction électrique sur les lignes du groupe du Châtelet. Faisant la part de la première cause, le Conseil d’administration attribue à la deuxième une augmentation de recettes de 661617 francs, tandis que le développement du trafic sur le reste du réseau se traduit par un supplément de 221 3q3 francs. En résumé les recettes propres de l’exploitation s’élèvent a 8 6i5 538 fr. contre 6 794 840 francs de dépenses; le coefficient d’exploitation ressort ainsi à 78,8 % . Nous
- voici loin du chiffre que nous enregistrions dans nos notes précédentes, soit pour la Compagnie Générale Française, soit pour les Tramways Bruxellois. Il y a quelques recettes diverses, mais aussi certaines dépenses d’intérêts qui réduisent en somme le profit net de l’exploitation à 1 779910 francs; c’est assez peu pour un capital de 45 millions. Sur cette somme, le Conseil a proposé de consacrer i5o 000 francs à la provision pour réfection des voies et du matériel, 5 % à la réserve légale, 72 5oo francs à l’amortissement de 290 actions de priorité, 5 % soit, 468 700 fr. aux 60 000 actions de priorité et 4 % soit 999 472 fr. aux actions ordinaires non amorties. Les actionnaires reçoivent ainsi la presque totalité des bénéfices. Le Conseil, dans son rapport, a bien soin de faire ressortir que l'amortissement décapitai s’opérant par remboursement annuel des actions, il n’y a pas lieu de • pratiquer l'amortissement direct des dépenses de
- p.1x129 - vue 129/688
-
-
-
- 130
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série).—N° 17.
- premier établissement. Mais il y a un autre point cle vue à envisager dans la distribution des bénéfices : c’est celui des disponibilités. Or, il semble bien résulter des chiffres du bilan qu’elles se trouveront momentanément absorbées par cette répartition très importante. Nous ne parlons pas évidemment des îo millions de francs qui figurent au passif à un compte spécial d?entreprise générale qui n’est qu'un chapitre des comptes divers créditeurs!
- Les déclarations du président du Conseil pour tout ce qui concerne les futures concessions ou même les recettes du réseau actuel sont k rapprocher de celles qu’a faites M. Etienne à l’assemblée de la Compagnie des Omnibus ; avec toute la réserve que lui imposait sa situation et la nécessité de ne pas entraver les négociations en cours, il n’a pas caché que les exigences des cahiers des charges votés par le Conseil général et le Conseil municipal étaient telles qu’il était impossible de les accepter sans modifications profondes, et que la Compagnie renoncerait plutôt aux avantages apparents d’une réorganisation complète des réseaux cjue de se soumettre à un tarif de ruine et à des amputations de certaines de ses lignes pour lesquelles elle a fait des sacrifices, on pourrait dire ultra vires. Nous devons souhaiter que tous les efforts, faits en vue d’obtenir des tarifs en rapport avec la qualité des moyens de communication, aboutissent à une solution favorable aux désirs des compagnies, car en définitive c’est le public qui en profite. La CompagnieParisienne de Tramways appliquant déjà sur nombre de ses lignes les prix de o fr. io et o fr. i5, est mieux placée que quiconque pour en apprécier tous les avantages comme tous les inconvénients; il faut donc retenir, des déclarations du rapport, que malgré l’accroissement du nombre des voyageurs, la recette kilométrique est inférieure à ce qu’elle devrait être et que le sectionnement des parcours s’impose impérieusement aussi bien au point de vue logique qu’au point de vue linancier. Notons aussi que les conséquences de l’ouverture de la ligne circulaire sud du métropolitain se sont atténuées et ont mémo disparu, puisque le dernier trimestre de 1908 accuse une plus-value de recettes de 8 336 francs par l'apport aux mois correspondants de 1907.
- Si nous comparons ces résultats à ceux de la Compagnie Française des Tramways électriques de Bordeaux, nous constatons que ces derniers sont beaucoup plus favorables. Pour un capital de 25 millions, le bénéfice brut est de 1 671 808 francs. Les dépenses d'exploitation se chiffrant par 3 81202:") fr., le coefficient d’exploitation est de 6f> % . Ce chiffre
- que nous avons retrouvé dans bon nombre d’autres exploitations, paraît être le minimum qu’il est possible d’atteindre ; les recettes sont en progression, mais les dépenses aussi ; si bien que le rapport des unes aux autres s’abaissera difficilement. Dans beaucoup de villes, la suppression des usines de production d’énergie propres aux compagnies de tramways et la négociation de contrat de fourniture de courant par les stations centrales de grande envergure, sont de nature cependant à améliorer ce coefficient. La Compagnie des Tramways de Bordeaux s’est ainsi décidée à conclure un traité avec la Société Energie électrique du Sud-Ouest, qui lui assurera tout le courant dont elle aura besoin par son usine de Tuilières. Du montant des bénéfices relevé plus haut, 429 177 francs sont affectés aux différents amortissements et réserves; comme pour la Compagnie parisienne, les statuts prévoient un amortissement annuel des actions à 3oo francs; celles-ci reçoivent à titre d’intérêt et dividende 5,i % ; le report à nouveau est de 192 961 francs, un peu inférieur à celui de l’année précédente qui avait atteint 202 210 francs.
- Pour la Société des Tramways d’Amiens, les
- recettes totales se sont élevées à 787 578 francs eri augmentation de 29980 francs et les dépenses à 624 732 francs en augmention seulement de 2 786 fr. Le bénéfice d’exploitation est donc de 262 836 francs auquel il y a lieu d’ajouter les intérêts et divers qui portent le solde du compte profits et pertes à 24697.4 fr. Le dividende de 25 fr. absorbe 200000 fr. ne laissant pour les réserves que 46 974 francs. La Société estime que - les résultats sont ceux d’une année normale, mais très satisfaisants, et elle en prévoit l’amélioration soit par la progression du trafic, soit aussi par suite du contrat signé avec la Compagnie générale d’Eleclricité pour la fourniture du courant ; c’est la formule d’exploitation dont nous parlions plus haut qui semble avoir réussi à la Compagnie générale française de Tramways, notamment pour son réseau du Havre et qui donnera satisfaction partout où on l'appliquera. Dans le cas d’Amiens, le coefficient d’exploitation ressort à 68 % .
- La Compagnie des Tramways de Nice et du Littoral, qui a rendu compte aussi dernièrement des résultats de l'exercice 1907-1908, sc trouve dans une période d’organisation et d’extension dont les difficultés influent sur les recettes et les dépenses de l’exploitation. Le réseau est d’ailleurs des plus étendus puisqu’il comprend, en dehors des tramways de Nice et du Littoral, les tramways départementaux
- p.1x130 - vue 130/688
-
-
-
- 24 Avril 1909.
- KEVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 131
- 4
- auxquels vont s’ajouter à bref délai les voies ferrées du port de Nice, le réseau de Monaco et la ligne de Nice-Cimicz. Le capital actuel, représenté par i5 millions d’actions et n millions d’obligations, élanl insu disant pour faire face soit à Tâchât .des réseaux à incorporer, soit k la mise en valeur des concessions nouvelles, la Compagnie s’est fait autoriser à émettre 5 ooo obligations nouvelles !\ %. Pour augmenter ses produits, elle porte ses efforts vers ^'développement du service des marchandises ; la situation particulière de son réseau, l'ensemble des services qu’elle assume l’incitent évidemment à étendre de ce coté son objet social. Mais son exemple devrait être suivi par d’autres compagnies qui trouveraient,
- croyons-nous, dans nos villes de province, grand intérêt à assurer ce service des marchandises. Les résultats de l’année qui se rapportent à un capital de 29819000 francs, obligations comprises, sont; de '5 '$07 701 francs en produits bruts et de 898 826 francs en produits nets, déduction faite des intérêts des obligations et autres frais généraux; le bénéfice net n’est plus que de 365 338 francs, auxquels il y a lieu d’ajouter io/| 589 francs, report de l’exercice précédent. Le Conseil a cependant estimé qu’il pouvait répartir 2 % aux actionnaires, tout en consacrant 02000 francs aux amortissements et réserves et en reportant à nouveau 117 91 1 francs.
- D. V.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — L’Ouest-Elat vient de décider la mise en adjudication de 1 000 wagons; celte commande sera l’épar lie en 6 lots.
- Uaute-Yienni:. — Par décret du 7 avril 1909, le département est autorisé à emprunter une somme de i.f 080000 francs pour l’établissement d’un réseau de tramways départementaux.
- Vau. — Est déclaré d’utilité publique, par décret du 16 avril 1909, l’établissement des trois lignes de chemins de fer suivantes : i° de Salernes à Toulon, par Bri-gnolcs, devis : 7 ^56 000 francs; 20 de Cogolin à la Garde-F reinet, devis : 1 5 37 000 francs; 3° de Solliès-Pont
- à Collobrières, devis : 1 822 000 francs.
- Danemark. — L’administration des chemins de fer de IT.lal danois a l’inlenLion d’acheter prochainement 3i locomotives à l'étranger.
- Espagne. — La Compagnie des tramways de la Co-rogno sc proposerait de faire procéder à l'électrification de ses lignes. Cette transformation pourrait intéresser des maisons françaises.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Thomson-Houston, Paris.
- bulletin mensuel, février 1909.—Parafoudres à intervalles d’air multiples pour courant alternatif.
- Allgemeine Elektricitâts-Gesellschaft, Berlin.
- Bulletin mensuel, avril 1909. — Die A. E. G. Kreuzer Turbine.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- L9Électro-Lampe. — Constituée le \l\ mars 1909. — Capital : 800000 francs. — Siège social : Bruxelles.
- Compagnie des chemins de fer électriques de Sevran à Claye-Souilly et au Raincy. — Constituée le 5 mars 1909.— Capital : 1 600000 francs.— Siège social : 02, rue Saint-Georges. Paris.
- Société Anonyme dfêclairage et de transport de force par l'électricité de Crozant (Creuse). — Constituée le 12 avril 1909. — Capital : 45o 000 francs. — Siège social : 42, rue Dautancourt, Paris.
- Secteur du Petit-Morin. — Constituée le 19 avril 1909.— Capital : 100000 francs. — Siège social : la Trêloire (Seine-el-Marne).
- Compagnie française lumière et eau. — Constituée le 5 décembre 1908. — Capital : 5oo 000 francs. — Siège social : 5i, rue Saini-Dizier, Nancy.
- Société du gaz et de T électricité de Bergerac. — Constituée le 19 avril 1909. — Capital : 35oooo francs. — Siège social : /f l, rue Nicolo, Paris.
- p.1x131 - vue 131/688
-
-
-
- 132
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 17.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES Compagnie Française de Tramways (Indo-Chine). — Le i3 mai, 19, rue Blanche, à Paris.
- Compagnie du Chemin de fer de Lyon à la Croix-Rousse. — Le 29 avril, Palais du Commerce, à Lyon. ADJUDICATIONS
- Société Gramme. — Le ier mai, 20, rue d’IIautpoul, à Paris. ITALIE Jusqu'au 4 mai, aux chemins de fer de l’Etal italien,
- Société du Tramway électrique de Châlons-sur-Marne. — Le 29 avril, 19, rue Louis-le-Grand, à Paris. à Rome, soumissions pour la fourniture d’un tour à disque; jusqu’au iti mai. pour la fourniture d’un pont roulant électrique pour les ateliers de Florence.
- Société des tramways électriques de Montpellier. — Le 3o avril, 19, rue Louis-le-Grand, à Paris. ESPAGNE
- y Compagnie des Tramways électriques de Caen. — Le 29 avril, 19, rue Louis-le-Grand, à Paris. Jusqu'au 8 juin, la junte des travaux du port d'Alméria recevra les offres pour la fourniture de six grues élec-
- Compagnie du Tramway électrique d’Eu au Trëport. — Le 29 avril, 19, rue Louis-le-Grand, à Paris. triques avec accessoires (caut. : pes. 18.91S,71 ) et de 108 caissons en fer pour lesdites grues (caut. : 2 160 pesetas) à installer il la digue-môle du levant dudit port
- Compagnie Générale de Distribution d’Énergie électrique. — Le 6 mai, 19, rue Blanche, à Paris. d’Alnieria. Prochainement, au Comité administratif dgu port de
- Société Havraise suburbaine d'éclairage et de force par l'électricité. — Le 3o avril, 118, rue de Paris, au Havre. Caracca, adjudication de la fourniture de 4 chaudières à vapeur destinées à la canonnière Infanla-Jsabelle. Prix limite : i63 082 pesetas 19; Cahier des charges relatif à
- Compagnie de télégraphie sans fit. — Le 5 mai, 48, rue de Na mur, à Bruxelles. cette adjudication au ministère de la Marine, Etat-Major Central, à Madrid, ainsi que dans les Gouvernements militaires de Cadix, Séville et Malaga.
- Compagnie des Tramways de ia rive gauche de Paris. — Le 8 mai, 8, rue d’Athènes, à Paris. AUTRICHE-HONGRIE
- Société Française d'industrie électrique. — Le 28 avril, 20, rue Yignon, à Paris. Le 14 mai, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, jigne du Nord, à Vienne, établissement d’installations d’éclairage électrique, etc.
- P4BTS, — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17
- Le Gérant : J.-B. Noiikt.
- p.1x132 - vue 132/688
-
-
-
- Tr«nte-et-Unième année.
- SAMEDI MAI 1909.
- Tome VI (3e série). - N° 18.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- w r
- I/Eclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- ivvaiWvvvvvwwvwwsm
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. i33. — P. Bary. Théorie de l’interrupteur de Wehnelt basé sur la striction, p. i35. — E. Roth. Les moteurs polyphasés à collecteur à excitation shunt (suite), p. i3<). — L. Drake del Cas-tillo. Les puissances hydrauliques de la province d’Ontario, p. i/*fi.
- Extraits des publications périodiques. — Transmission et distribution. Méthode graphique de détermination du facteur de puissance dans un circuit triphasé, Bohii-Raitay, p. i5i. —Eclairage. Sur un procédé simple pour calculer l’intensité moyenne sphérique ou hémisphérique d’une source lumineuse, J.-K. Sumec, p. i5i. — Applications mécaniques. Grue électrique de 3o tonnes de la North-Western Railway O , p. i53. — Notes industrielles. Nouveaux parafoudres de la C'c Thomson Houston, p. i54- — Législation et contentieux. Contravention de voirie prononcée contre unélectricien. Première interprétation par la Cour de cassation de l’article 24 de la loi du i5 juin 1906, P. Boucault, p. i55. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 161. — Renseignements commerciaux, p. i63. — Adjudications, p. 164.
- ÉDITORIAL
- Déjà, dans un article paru antérieurement, M. P. Bary a attribué le fonctionnement de l’interrupteur Caldwell, modification de l’interrupteur Wehnelt, à la striction électromagnétique et, dernièrement, dans les Comptes Rendus de l’Académie des Sciences, il a établi la formule qui donne la fréquence de l’interrupteur en s’appuyant uniquement sur la striction électromagnétique, qui est sullisantc à expliquer les principales particularités de l’interrupteur, qu’il fonctionne dans le mercure ou dans un électrolyte et que le siège du phénomène soit à une des électrodes ou au sein du liquide.
- M. P. Bary se propose dans cet article d’établir la théorie de ces interrupteurs et de montrer son accord avec l’expérience.
- La première partie qui paraît seulement
- aujourd’hui est consacrée à l’établissement des formules qui seront comparées aux résultats d’expériences prochainement.
- M. Edouard Roth continue sa très intéressante étude sur les moteurs polyphasés à collecteurs. L’article actuel est consacré à l’examen de la puissance utile, à celui du glissement, de la puissance utile et point de démarrage dans le moteur [polyphasé court-circuité.
- La Lumière Electrique a récemment entretenu ses lecteurs des projets de monopole de l’électricité en Allemagne. 11 est intéressant de constater que des préoccupations du meme ordre existent en Amérique et que, dans ce pays, les mêmes problèmes sont
- p.1x133 - vue 133/688
-
-
-
- 134
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 18.
- agités. Le Canada a une richesse incomparable en hydraulique. Un assez grand nombre déchûtes d’eaux sont utilisées pour alimenter des industries privées ou des réseaux de distribution.
- Tout le monde connaît les cataractes du Niagara dont la puissance formidable alimente des usines établies tant sur la l'ive canadienne que sur la rive des Etats-Unis. Le gouvernement de la province d’Ontario, étant propriétaire des chutes, avait tout d’abord accordé sur le Niagara des concessions à des compagnies particulières qui ont fait l’entreprise.
- Les exigences de l’industrie toujours croissante et les besoins généraux de la province d’Ontario vont déterminer la création d’une cinquième usine de ioo ooo HP.
- Le gouvernement a pris l’initiative de ces études terminées aujourd’hui et dont les résultats sont consignés dans cinq rapports. En faisant connaître ce travail, M. Drake del Castillo reprend les laits dans leur ordre chronologique. Il indique tout d’abord le travail préparatoire à l’aménagement et à l’équipement électrique de la nouvelle usine du Niagara et l’installation des lignes de transport, et montre également la part qu’y ont prise le gouvernement, les villes de la Province et les compagnies particulières dont le premier effort a provoqué l’action gouvernementale.
- Il est fort probable que des études analogues vont être entreprises par les autres provinces et surtout par la province de Québec, qui est très lâche en chutes et dépourvue de combustible. Les conditions d’établisse-
- ment et d’exploitations y sont d’ailleurs les mêmes que dans la province d’Ontario, et tous les renseignements donnés dans cet article permettront de comparer, assez exactement, les situations européenne et américaine en ce qui concerne l’installation et l’exploitation des usines hydro-électriques.
- Parmi les extraits de publications périodiques, nous citons le travail de M. Bohm Raffay pour une méthode graphique de détermination du cos © dans un circuit triphasé, travail qui préconise l’emploi d’une méthode graphique exposée par l’auteur au lieu de la méthode classique sujette à de nombi’êuses causes d’erreurs.
- M. J. K. Sumec étudie un procédé simple pour calculer l'intensité moyenne sphérique ou hémisphérique d'une source lumineuse, et il prend comme exemple deux courbes de répartition relevées en 1907 pour un type de lampes à arc Hélia de 110 volts et 4 ampères.
- Nous donnons, en outre, la spécification d’une grue électrique de 30 tonnes de la North-Eastern Railway Cy tout récemment établie, qui, sans être d’une puissance remarquable, présente l’intérêt de rassembler tous les perfectionnements que la construction moderne a apportés successivement aux grues électiâques. On peut donc considérer lés chiffres donnés comme typiques et comme représentatifs de cette classe de machines qui constituent aujourd’hui une des applications les plus importantes de l’électricité.
- p.1x134 - vue 134/688
-
-
-
- 1er Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 135
- THÉORIE DE L’INTERRUPTEUR DE WEHNELT
- RASÉE SUR LA STRICTION
- I
- L’interrupteur cle Wehnelt et ses modifications tels que celui de Simon et celui de Caldwell, sont classés généralement sous le nom d’interrupteurs électrolytiques ; il est cependant admis aujourd’hui, d’une façon assez générale, que l’électrolyse n’intervient dans le fonctionnement de ces appareils que d’une façon tout à fait secondaire, ou même, dans certains, pas du tout.
- Quoique la découverte du Wehnelt remonte à 1899 (J) et que le phénomène qu’il utilise ait été découvert par Fizeau et Foucault en i844 (2) et étudié ensuite par Koch et Wüllner(3) qui onL observé en 189a que le bruit et l’incandescence produits dans ce phénomène sont accompagnés de variations rapides du courant que décèle le téléphone; quoique depuis 1899, des expériences et des recherches nombreuses aient été faites sur ce sujet, aucune théorie, parmi celles proposées, ne s’est imposée, d’une façon indiscutable, et l’on peut dire que l’on ignore encore le fonctionnement de cet appareil qui est en usage courant dans tous les laboratoires.
- La première opinion émise quant à la cause du phénomène, est que i’intcrruption du courant est due a la formation des gaz de l’électrolyse et que la périodicité des ruptures provient de la résonance électrique du circuit; MM. Dennis Goales et Royal Diuvson (*) trouvent cette théorie justifiée par l’iulluence qu’a la grandeur de la self-induction du cir-
- Wehnelt, Eleklrolcchnisc/ie Zeitschrift, 26 janvier 1899.
- (2) Fizeau et Foucault, Ann. de Chim. et de Phys.,
- 3e série, tome II, p. 383, i8{4.
- (:i) Kocu et Wüli.ner, Wied. Ann. p. 47? 01759, 1892. (l) Dennis Coales et Royal Dawson, Eclairage Electrique, tome XVIII, p. 470, 1899.
- cuit sur la fréquence des interruptions; d’autre part, MM. A. Voiler et R. Walter (') constatent que le dégagement des gaz à la cathode est conforme à la donnée théorique de l’électrolyse, bien que, toutefois, on trouve à l’anode une grande quantité d’hydrogène qu’ils attribuent à la dissociation de l’eau, puisqu'il n’y a pas de courant inverse.
- Les objections qui s’opposent à la réalité de cette explication sont très nombreuses. En ce qui concerne l’électrolyse, M. Arma-gnat (2) a observé que le gaz recueilli à l’anode est un mélange d’hydrogène et d’oxygène; cependant l’anode, pendant la marche régulière du Wehnelt, n’atteint pas la température du rouge sombre et il n’est pas possible qu’il y ait dissociation de la vapeur d'eau; le speclroscope montrant ([ne les gaz seuls sont incandescents, il faut admettre que le phénomène lumineux est dû à l’étincelle de rupture qui se forme dans la vapeur.
- Les expériences de M. Rlondel (’•) ont, en outre, établi d’une façon indiscutable qu’il n’y avait pas à faire intervenir la résonance dans ce cas.
- M. H. Th. Simon p) a donné une théorie dans laquelle il considère comme négligeable le phénomène d’électrolyse, pour ne tenir compte que de réchauffement du lîl de platine à son contact avec le liquide. En se basant sur les expériences et les idées de MM. F. Richarz et W. Ziégler (“) sur la résis-
- f1) A. VoLLERel; B. Walter, Wied. Ann., tomcLXVIlI, p. 526, 1899.
- Armagnat, C. lt. Ionie CXXVIII, p. 977’ 1899.
- (3) Blondel, C. R. tome CXXVIII, p. 877, 1899.
- P) II. T11. Simon, Wied. Ann., tome LXVUI, p. 273, 1899. (:l) F. Richarz et W. Ziégler, Wied. Ann,, tome LXIII, p, 261, 1897.
- p.1x135 - vue 135/688
-
-
-
- 136
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N° 18.
- tance au passage de petites électrodes de platine, il est conduit à la formule :
- T = ALto + -4- + C,
- ' wE2
- où T est la période de l’inteiTuption,
- L, le coefficient de self-induction, w, la surface de l’anode de platine,
- E, la tension,
- et A, B et C, des constantes dépendant de l’appareil.
- Cette formule semble concorder assez bien avec les résultats de l’expérience ; toutefois elle ne tient pas compte et ne permet même pas de concevoir l’influence importante de la température et de la pression sur la valeur de la période ï des interruptions.
- Cette théorie a été légèrement modifiée par M. Th. Mizuno (‘) qui n’admet pas que, pour le rétablissement du courant, il soit nécessaire que la gaine ait complètement disparu; en outre, M. E. Kl-upathy (2) a critiqué le principe sur lequel s’appuie M. Simon et trouveque, d’après les chiffres mêmes donnés par M. Richarz et M. Simon, la chaleur de Joule est insuffisante pour produire la vaporisation de l’eau. Il pense que la chaleur nécessaire doit être cherchée dans le phénomène de Peltier qui se produiL au contact du platine et de l’électrolyte; il explique ainsi l’influence de la polarité, mais le fonctionnement de l’interrupteur à trou reste sans explication. Enfin M. A. Goldhammer (3) en tenant compte des deux théories, de la chaleur de Joule et du phénomène de Peltier, a établi la valeur de T dans le cas de l’interrupteur à fil de platine et à trou, mais elle n’a pu être vérifiée par l’expérience.
- Malgré ce que chacune de ces théories, prise en elle-même, peut contenir d’exact, il
- (1) Tu. Mi/.uno, Philos. Magaz., 6uséi’ie, tome I, p. 246;
- 1901.
- (2) E. Klupatiiy, Drude's Annal., toine IX, p. 147,190a. (:)) A. Goldhammer, Drude’s Annal., tome IX, p, 1070,
- 1902.
- n’est pas douteux qu’aucune d’elles ne montre . réellement la raison du fonctionnement de l’interrupteur et n’explique l’influence des variables telles que la pression et la température qui jouent cependant un rôle très important; en outre, elles n’expliquent pas le fait que la nature de l’électrolyte peut varier d’une façon quelconque sans changer en aucune manière le résultat final, ainsi que l’a montré M. W.-J. Humphreys ('); que les électrodes peuvent être mises en dehors de l’action par le dispositif de la membrane percée, décrite d’abord par M. Welinelt (2), puis par M. Simon; enfin que l'électrolyte lui-même peut ê tre remplacé par du mercure, suivant l’expérience bien connue de M. Cald-well (3).
- II
- Dans un article paru dans ce journal (4), nous avons déjà attribué le fonctionnement de l’interrupteur Caldwell à la striction électromagnétique, et pareille opinion a été émise presque simultanément par M. E. Nor-thrup (“); enfin nous avons établi dernièrement (6) la formule qui donne la fréquence de l’interrupteur en nous appuyant uniquement sur la striction électromagnétique qui est suffisante à expliquer les principales particularités de l’interrupteur, qu’il fonctionne dans le mercure ou dans un électrolyte et que le siège du phénomène soit à une des électrodes ou au sein du liquide.
- Nous nous proposons dans cet article d’établir la théorie de ces interrupteurs et de montrer son accord avec l’expérience.
- (!) W. J. Humphreys, Phys, Review,, volume IX, p. 3o, 1899.
- (2) A. WüHNEi/r, IVied. Ann., tome LXVIII, p. a33, l8"'
- (3) Cai.dwell, Electr. Review., 3, 10 et 17 mai 1899.
- (’•) P. Bary, Ecl. Eleclr., n° i5, 1907.
- (!>) Ed. P. Northrup, Phys. Review., volume XXIV, p. 6, 1907.
- t6) P. Bary, C. R. tome CXLVIÎ, p. 570, 1908.
- p.1x136 - vue 136/688
-
-
-
- 1er Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 137
- Considérons (fig. i) une cloison isolante C plongée dans un liquide conducteur et percée d’un trou cylindrique qui fait communiquer le liquide placé de chaque côté en A et B, de telle sorte que le courant amené en A sorte par B après avoir traversé l'orifice, Si le courant n’est pas très fort, il s'établit, comme dans tous les conducteurs
- -B--“
- liquides, des mouvements qui sont, en direction approchée, indiqués par les flèches de la figure, et qui proviennent de ce que l’axe du conducteur est le siège d’une pression plus élevée que celle de sa surface extérieure et aussi que celle du liquide en A et B ; de plus, sur l’axe lui-même, la pression est maximum en son milieu m n.
- Comme on le sait, pour un tube assez long par rapport à sa section, la pression p créée au centre par lepassage du courant est donnée par la relation
- /,I2
- en appelant I, l’intensité du courant et cl le diamètre du conducteur.
- On conçoit que si l’intensité est assez
- élevée, le liquide est chassé de l’orifice suivant les directions axiales avec une vitesse qui dépend de la grandeur de p. Au contraire, le retour du liquide dans l'orifice se fait par l’aspiration qui provient de la place laite par le liquide parti; l’aspiration se fait donc sous la différence de pression p égale à la précédente. Si p est supérieur à la pression du liquide au niveau pq, la colonne se brise et le liquide est chassé à droite et à gaucho de l’orifice avec une certaine vitesse, en laissant derrière lui une chambre de vapeur; la pression extérieure ramène ensuite le liquide en arrière, les deux surfaces li-
- Ij L o.oS3 Hem B b Z ohms
- b = s.zs
- Q IC 20 30 ko so 60 70 80 90 100 110 1Î0 130 HO 150 160 110 180
- JE : Différence de Totmnel ennürs Fij;-. i.
- quides situées de chaque côté reviennent au contact en produisant le bruit de claquement du marteau d’eau et le courant se rétablit à nouveau.
- La formation de la chambre de vapeur telle que nous l’expliquons est tout à fait comparable à la cavitation qu’on observe dans cer-‘ laines hélices de bateaux ou dans les pompes à eau lorsqu’on donne au piston plongeur pendant, l’aspiration une vitesse trop grande.
- L’effort produit par le courant I pour rompre la veine est égal à K X p (K étant un coefficient constant propre à un appareil donné), et celui dii à la pression (P — T) est
- —— X (P — Tl, on a donc à l’équilibre :
- 4
- K p =
- /, KIa
- TT d2
- — — [P — T),
- 4
- p.1x137 - vue 137/688
-
-
-
- 138
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 18.
- d’où
- Enfin en posant :
- et en posant : y K = a.
- i a
- (T)
- Cette relation donne la valeur de I qui produit la rupture delà veine. D’autre pari, le circuit ayan t un coefïicient de self-induction
- —T—
- L, le courant à partir de sa fermeture met un temps t pour atteindre la valeur I; en appelant E et R la force électro-motrice et la résistance, on a la relation :
- E
- R
- (
- — e
- i»
- L
- )
- Ce qui nous importe à connaître étant le temps t, on doit en tirer la valeur :
- A =
- sep
- /i a ’
- c’est-à-dire en groupant sous lui tout ce qui est propre à l’appareil expérimenté : dimensions, viscosité du liquide, etc., on aura :
- l = — £ ---------—--------. (a)
- R E _ A R \/P — T
- Au bout du temps t exprimé ci-dessus, le conducteur liquide est rompu et la force vive entraîne chaque moitié de la colonne liquide à droite et à gauche de l’orifice ; la force vive de chaque molécule est absorbée par les frottements et aussi par le travail qu’elle fait pour effectuer son parcours contre la force (P — T) qui tend à la maintenir en arrière ; au moment où toute la force vive est ainsi détruite, la molécule s’arrête et revient en arrière occuper sa place d’origine. Elle effectue ainsi un mouvement pendulaire et l’on peut admettre que le temps qu’elle y emploie est indépendant de l’amplitude de l’oscillation; appelons ce temps i.
- La fréquence des interruptions est donc donnée par
- L E
- / = — j?----.
- R E — RI
- Remplaçons dans cette équation la valeur de I donnée en (i)
- _ L E
- ‘“ïïJ?E_*£ll s/p^f'
- fta
- où t est fourni par (a) et t' est une constante de l’instrument employé.
- Si le temps t' est indépendant de l’amplitude de l’oscillation, il dépend directement du terme (P — T) qui agit de la même manière que la pesanteur, dans un pendule ordinaire.
- (.A suivre.)
- Paul Raiiy.
- p.1x138 - vue 138/688
-
-
-
- 1er Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 139
- LES MOTEURS POLYPHASÉS A COLLECTEUR (‘)
- 4. Glissement. —Reproduisons l’équation (n'j qui nous donne pour le glissement l’expression suivante :
- Ü>1 — 60 2
- »iL k2
- R,
- K, R, r E, I
- v^E.sina——----- ———(i+Tdl.cosO—T,.I,sinû I
- _ ___________ÏX2v/«LmiL _________ J
- tI, sin0 —Tr(i +T2)Ii cos0
- fl
- vtE.K, E1
- -5- 7»,sm--------+11 [xrsin9+( 1 -K, )cosO]
- I x\2 1Y^ ü>41j
- <o.,LÆ2K 2
- *ïk7v
- Soit
- I,[xsinO— xr(i -f-t2)c-°s6]
- R,
- g>i L h2 K2
- Tel K,
- De plus
- v E, K,
- R* k.
- et
- ®i_i
- a»,L “ 00
- I„sina-I00+IlV/R^^^^±^
- V( I + XJ2 + V*
- L \ZT2 + Tr2(l + t-2):
- : xsin0 — Tr(i +t2) cos 0
- ^tS + T^.+T,)» En tenant compte de (21) on a : x,. sin 0 —(— ( 1 —j— X! ) cos 0
- vA1 + T02 + V2
- ;(0-0o),
- (4 La Lumière Electrique, tome VI (2e série), p. 47 71 et io3»
- et de (13)
- xsinO — t,. (1 -(- x2) cosO
- \/x2 + X,.2(l 4- x2)2
- sin (0 — 0x-),
- donc
- h—«2 Insina—I„o4-I,cos(0—Ô0)v/(I + Xi)2+X/-2
- wi ' l,sin(O~0»)v/T2 + x,.2(i+x2)2
- En multipliant et divisant le deuxième membre de cette dernière relation par le rapport :
- X2 + X,.2(l +x2)2
- x(« + x.) + v“(l +x2)’
- on obtient :
- 10,-012 x(i + xt) + T/2(l +t2; 1
- '2 t2 -(- x>2 ( 1 x2)2 b sin (0—0co )
- v/t2 + x,.2(i + x2)2
- j^(Tii sina —
- Uo)
- ( 1 + t,) + X,'2 (i + x.,)
- 4- Ii eos(9 — Oo)
- v'(i 4-^)24-t>-31
- V2(i+t2) J
- T(l +Tt)4-
- Le l'acteur de (I„ sin a — I00) a, d’après (27), la valeur h.
- Nous déduisons de la ligure 8 la signification du facteur de Ij Cos (0 — 0o).
- On a :
- A0A*> = A0C cos(0<» — 0O) = D0 cos(0«o — 0„),
- A(,Au& —
- BooAa
- Vu + xi)2 + v2’
- comme vecteur représentant le courant secondaire Aoc Bac, correspondant au glissement (28). De plus nous savons que
- Boo A«
- In
- vV2 4- T'-2(i 4- x2)2
- p.1x139 - vue 139/688
-
-
-
- 140
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2e Série). — N« 48.
- et d’après (a5')
- D0 =
- x(ï -f*i)+V2(i + *»)'
- En se servant de ces valeurs de A0A.» et D0, on obtient :
- In
- V(i 4- + V V^a + V2(i + T'a)2
- Inn
- 4(i +T,) + t,.2(i -j- Ta)
- cos (G. — 6„).
- Il s’en suit que le facteur de I cos (0 —Q0) devient :
- Vt2 + T,.2(i + Ta)2 V(l 4- tQ2 -f T,4 __ ________
- T(r 4- Ti) 4- V2(i + t2) ~~ cos (bZ — ofl)’
- Nous obtenons donc pour le glissement l’expression :
- “ I----102
- t(I’4i) + tr2(4T2)
- , r. • . . COs(6---0n)
- APusm—
- I, sin (0 — Geo )
- ',(3o)
- ce qui veut dire que le glissement est proportionnel au rapport
- h [lu sina — I00] + ll
- cos (G — %) cos (G. — G0)
- Ij sin(0 — G. )
- Nous avons déjà rencontré le terme IH sin a — l0o Nous tirons en effet de (26)
- , 2_fv45, K, .
- rv«E, Ks . , "I 1 4“ xa
- :L r. Vmk,sma 00J
- ce qui peut s’écrire :
- 44-t2).
- m^f|„sina-Ll-,fe-"(l+^2_____i±3____t
- ooJT(i^,)^i+^>/5rp^{7q^îlt
- m~ — Afin sin a I00] . ‘ —— Ion,
- V^+.^-fcT*)8
- et
- Æ[[,,Sm«-U=£ïii±i^±i!I. (3.0
- loo I 4 *3 .
- Or m2 a la valeur
- m* = R2 — («2 4- b*).
- Abaissons (lig. 14) du centre M du cercle de
- Fig. 14.
- fonctionnement la perpendiculaire MF sur la ligne OA^du glissement^ . Nous obtenons:
- OM2 — -f A2 = OF2 -f FM2,
- et
- R2 = FM* 4- FA»2
- /m* = R3 — (a2 4- b2) — FÂI2 — ÔF2 FA. = OA. — OF
- m2 = (OA. — OF)» — OF“ = OA. 2 X OA. X OF
- m2 = OA. (OA. — aOF) OA. (FA. — OF),
- Mais
- et
- FA. = GF.
- FA. — OF = GO.
- Donc
- ni2 = OA. X OG OA. 1. a d’après (14) la valeur 1 -|-
- I» = I„
- V4*+V(t +T*)»-
- p.1x140 - vue 140/688
-
-
-
- 4 e' Mal 4909.
- REVUE D’ELECTRlCITÉ
- 144
- donc :
- /»* = OGx I0o -7— -T ^ Ta - -•
- Vt2 -f t,.2(i + t2)2
- Et en introduisant cette valeur dans la relation (3i'), on obtient:
- au point#-. À*, ge = (3. Les triangles Àw g e et AGE sont semblables.
- Portons
- 9oo — 90 _ e Avjli. Nous voyons que
- h (In sin a— I00) = OG. (3i)
- Il est maintenant facile de construire l’expression du glissement.
- La relation (3o) devient, en appelant c le facteur de proportionnalité :
- GO + I,-COS(0-e°>
- ü)j - Cü2 COS (ô« -- 60)
- v —1 —- •— 0 ' '
- Wi L sin (9 — 9°o)
- Projetons (fig. i5) le vecteur du courant I, d’une part sur la ligne OD formant un angle 90 avec OX (ligne passant par le point A0) ; d’autre part sur la ligne OA^ du glissement 00 .
- On a :
- OH7 = L cos (9 — 90),
- et
- OH
- ____OH' _______ j cos (9 — 0o)
- cos(9» — 0O) ~~ 1 cos (9® — 90)'
- De plus :
- AE = I, sin (9 — 9»),
- donc
- Y=C
- , OG + OH
- AE
- GH
- ÂËT*
- Soit
- A» GA zzr (3.
- Traçons la ligne A^ G' passant par 3YI, l’angle Aoo G'A sera égal à (5. Elevons une perpendiculaire en un point arbitraire e de A» M et relions A 3 à Aj.jigiie qui coupe la perpendiculaire eue
- gh _ GH
- ÂZë — Âl*
- Le glissement devient
- Y = c
- gh_ Aoo e
- (32')
- Aac e étant une longueur constante, on voit que le glissement est proportionnel hgh.
- Nous appelerons la ligne ge la ligne du glissement.
- Ayant construit la ligne de glissement et le point h, relions le point Au du glissement 100 %, c’est-à-dire le point de démarrage, à AM . La ligne A^ Ad coupe la ligne du glissement en un point gm. Si nous divisons la longueur hgia0 en cent parties égales, toute ligne A^ A coupera la ligne du glissement en un point g et la longueur gh donnera la valeur du glissement en % .
- La construction du point Ad sera donnée plus loin.
- Le prolongement de la ligne A^ h coupe le cercle en un point G„ correspondant au glissement o, c’est à-dire à la marche au synchronisme.
- Le point G0 peut être construit d’une autre manière, que nous allons indiquer. Reportons-nous à la figure 12 dans laquelle nous relions le point AS de la marche à vide à A0. Cette ligne coupe le cercle en un point Z.
- A la marche à vide, le vecteur du courant secondaire est décalé de 1800 sur le vecteur du courant primaire, c’est-à-dire à la direction ASO. La ligne Z A0 A forme donc avec AjjO l’angle 90. 11 s’en suit que l’angle Z AJ A^ a la valeur (9 8-9„).
- De plus, relions (fig. i5) Z au centre M. Le deuxième point d’intersection de cette ligne avec le cercle est le point G0. Nous avons en effet :
- ZGqAw ^ O»,*»* 9.0.
- p.1x141 - vue 141/688
-
-
-
- 142
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N» 18.
- De plus :
- ZGgAoO — MGqAoO =^‘MAooG0 Ooo ----- Oq.
- Résumons la manière de construire la ligne de glissement et le point Z :
- L’intersection de cette droite avec la ligne du glissement (perpendiculaire arbitraire eg sur le diamètre A <*, M) détermine un point h.
- De plus, toute ligne reliant un point de fonctionnement À à A ac coupe la ligne du glissement
- Relions le point AJ de la marche à vide à A0 : le prolongement de cette droite coupe le cercle en un point Z. Traçons le diamètre passant par Z. Le point d’intersection G0 de ce diamètre avec le cercle est le point du fonctionnement au synchronisme. Relions G0 à Ao© .
- en un point g et la longueur gh donne la valeur du glissement.
- 5. Puissance utile. — Le couple, ou, à une autre échelle, la puissance P<, transmise du stator au rotor, est représenté pour un point de foiic-
- p.1x142 - vue 142/688
-
-
-
- 1er Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 143
- tionnement quelconque A par la perpend icu laire AT abaissée du point de fonctionnement sur la ligne du couple AJ; A^ .
- Une partie de cette puissance est utile comme puissance mécanique sur l’arbre. Elle a la valeur:
- — («h — co2
- Pc = (i-Y)Pe-
- Le reste, c’est-à-dire la partie y Pc est soit renvoyée au réseau, au moyen du transformateur de réglage, soit absorbée en pertes.
- Nous représentons la puissance Pc par le vecteur Ic,„ = AT t. du courant watté correspondant à cette puissance. En remplaçant de même la puissance utile par son courant Avatté I/Mv , nous pouvons écrire :
- Ij7W — Icio Y Iciy*
- (33)
- Nous avons
- 1°
- A'l„ = AT
- OD,
- OA«,
- De plus, si nous appelons ec l’angle TCAT
- AT = ATC cos ec [a)
- Nous savons (fig. iî> et 16) que le glissement est donné par l’expression
- GH
- ï = cxr
- Relions A à AJ. Les triangles AAJ; T et A&E sont semblables. De plus si on porte :
- TAN = 0» — 0n,
- A„CN
- AT ’
- donc
- À„N = AT. 0 a
- Soit Ad le point correspondant au démarrage. Pour ce point w2 = o et y = i Nous avons donc :
- ApN'
- ArfT'
- De plus
- ArfN' = ArfT' X
- cos (Oco — 0o)"
- (c)
- Relions A0r- à Ad. La droite A0e Ad coupe AN en un point R et on a :
- ™ ArfN'
- RN = —a;n.
- A„CN' 0
- Si on tient compte des relations (a) (à), (c) il vient :
- RN = yATc
- d’ou
- Y AT, = y I«» == RN
- ;os(0» — 0O)’
- cos (O» — 0o)
- Or, nous pouvons écrire
- AT, = Ic
- AN
- COs(0oo -- 0O)
- cose.
- et
- lvw = ICB--y* • = (AN —RN)
- COS (0oo ----- 0O)
- COSSc
- = ARco5(tl*-e,-l = AS.
- Décrivons autour de A comme centre avec AS comme rayon un arc de cercle. Cet arc coupe la ligne Al Ad en un point T,, et on a : '
- I — AT
- lpw —r A p%
- L’angle ep que forme ATP avec la perpendiculaire AU abaissée de A sur A2 A(/ est un angle constant et on a :
- AU = AT,, cos cos Bj).
- p.1x143 - vue 143/688
-
-
-
- 144
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2e Série). — N° 18.
- Nous appellerons la droite AJArf la ligne de la puissance utile, parce que la puissance utile du moteur est mesurée par la distance du point de fonctionnement à cette droite :
- Pour déterminer la direction AT/,, nous partons de la considération suivante: au synchronisme où y — o, nous avons :
- Décrivons avec G0Tc0 comme rayon un arc de cercle ayant G0 comme centre. Cet arc coupe la ligne de la puissance utile au point Tp0.
- Pour tout autre point de fonctionnement A, on trouve alors le vecteur \pw correspondant en menant la parallèle AT/, à G0T/)0. On a AT/, = \pw
- Glissement. — Puissance utile et point de démarrage du moteur polyphasé court-circuité.
- \ GV
- c’est-à-dire (fig. i6)
- G0Tpo = G0Tfo.
- Connaissant donc la ligne du couple et la direction des vecteurs ATC, relions le point AJ de la marche à vide au point Aa du démarrage 'ligne de la puissance utile). Construisons le point G0 de la marche au synchronisme et le vecteur G0 Tco du coul’ant watté correspondant.
- La ligne du glissement dans le moteur court-circuité devient, en appliquant la construction indiquée ci-dessus, identique à celle donnée par Grob(i). Cette ligne est une droite perpendiculaire à Age M0 passant par un point arbitraire eo (fig*.1 ")•
- La ligne de la puissance utile est la ligne reliant A0 au point de démarrage A^o. Les angles
- (*) Grob, E.T.Z. igo4, p, 4j4.
- p.1x144 - vue 144/688
-
-
-
- 1er Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 145
- e0 et e„ ayant la même valeur —O0 les vecteurs ATC et AT;, ont la même direction. ATe représentant la puissance transmise au rotor et ATP la puissance utile, il s’en suit que la longueur TpTe donne la valeur de la puissance perdue dans le rotor. Cette remarque nous permet de construire le point Ad0 de démarrage.
- Fig. 17.
- Calculons pour un point de fonctionnement A arbitraire la perte dans la résistance /'2 du rotor. Abaissons ensuite de A une perpendiculaire à A0C. Elle coupe la ligne du couple A0Aæ en un point Tc. Portons sur cette perpendiculaire, à partir de Tc le vecteur TeTp du courant watté de la puissance perdue dans le rotor. Relions A0 et Tp. Cette droite prolongée coupe le cercle en Ad0. Les points d’intersection de la ligne du glisse-
- ment avec AoAm et A^A,;o sont respectivement h0 et (g'ioo)o et nous avons :
- donc :
- £ __ AtO (3(1
- 0 ~ (Agioo).*
- Le coefficient C est, à un facteur constant près, égal à R2. Ayant déterminé Arf0 comme nous veinons d’indiquer, nous obtenons :
- et la longueur hgim (fig. i5) devient :
- Aoo e
- hgioo = —q— , (34)
- formule dans laquelle Kxe est arbitraire.
- Si l’on a soin de donner- aux longueurs Aæe0 et Aœe les mêmes valeurs, on obtient :
- ^éfioo — (^ioo)o -j^- (34')
- L’intersection de la droite A^gioo avec le cercle nous détermine le point Ad de démarrage du moteur à collecteur (fig. i5).
- Edouard Roth,
- (.A suivre.) Belfort.
- LES PUISSANCES HYDRAULIQUES DE LA PROVINCE D’ONTARIO
- Dans le Sud-Est de la France, un grand nombre de chutes d’eau ont été aménagées et équipées électriquement par des compagnies privées, telles que la Société d’Ener-gie Electrique du Littoral Méditerranéen. Cette société a construit les usines de Mes-cla, Plan du Var, le Loup, la Siagne, etc (*).,
- (fi R. Frilley. — Les usines de la Société du Littoral méditerranéen, Eclairage Electrique, tome L., p. 44i et tome LI, p. 86 et 115.
- et alimente les villes du littoral de Monte-Carlo à Arles, en remontant jusqu’à Ventavon, dans la vallée du Rhône. L’énergie totale fournie par ces usines dépasse 60 000 HP. A titre d’exemple on pourrait encore rappeler les entreprises d’autres sociétés, qui se sont établies sur les chutes du Dauphiné, de la Savoie et des Pyrénées, qui distribuent ou distribueront l’énergie à divers réseaux d’une grande étendue.
- Ces entreprises sont dues à l’initiative pri-
- p.1x145 - vue 145/688
-
-
-
- 446
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). »- N» 18.
- vée ; toutes les études et tous les aménagements ont été faits par des particuliers sans aucune intervention de l’Etat, et l’on sait que les riverains, propriétaires des chutes, ont créé parfois aux sociétés de grandes difficultés par une opposition ou des conditions injustifiées.
- En Suisse, les chutes sont, suivant les cantons, propriété d’Etat ou propriétés des riverains. Lorsque les eaux constituent une propriété collective, l’Etat étudie lui-même la mise en valeur des chutes, les aménage, et vend l’énergie aux communes et aux particuliers. C’est ainsi que le réseau d’Hauterive, le plus étendu de la Suisse, a été construit par l’Etat de Fribourg. Dans d’autres cantons, les aménagements ont été faits par des sociétés particulières, telles que le « Motor », et la « Société des usinesKander et Hagneck », etc.
- En Autriche et en Allemagne, l’attention des techniciens est aussi en ce moment dirigée spécialement vers l’aménagement des chutes d’eau en vue de l’électrification des réseaux ferrés. La Lumière Electrique a ré -cemment entretenu ses lecteurs des projets de monopole de l’électricité en Allemagne (*). Il est intéressant de constater que des préoccupations du même ordre existent en Amérique et que, dans ce pays, les mêmes problèmes sont agités. Le Canada a une richesse incomparable en hydraulique. Un assez grand nombre de chutes d’eaux sont utilisées pour alimenter des industries privées ou des réseaux de distribution. La Lumière Electrique connaît les usines établies à Shawinigan, dansla province de Québec ; leurs ioo ooo chevaux y sont utilisés pour la fabrication de l’aluminium, du carbure de calcium, pour la transformation en pâte à papier des^ forêts du Canada !... et pour alimenter les réseaux de tramways, d’éclairage et de'.' force de Montréal. Ce fut le premier transport américain à Soooo volts... il y a beau temps qu’on a
- (') Le monopole de l’Electricité en Allemagne. Lumière Electrique, tome I (20 série), p. 384; tome III, id. p. 87.
- dépassé cette tension, nous sommes à 120000 volts aux grands rapides et... l’on ne s’arrêtera pas en si belle voie ! ! ! -
- Près de Winnipeg on équipe en ce moment une chute de 60 ooo chevaux pouç l’alimentation du réseau urbain, qui se développe avec une extrême rapidité.
- Tout le monde connaît les cataractes du Niagara dont la puissance formidable alimente des usines établies tant sur la rive canadienne que sur la rive des Etats-Unis. Le gouvernement delà province d’Ontario, étant propriétaire des chutes, avait tout d’abord accordé sur le Niagara des concessions à des compagnies particulières qui ont fait l’entreprise. C’est ainsi que sur la rive canadienne des chutes,. 4 usines sont installées et disposent d’une puissance de 434000 chevaux, se divisant comme suit ; 29 ooo, 100 ooo, 125 ooo et 180000.
- Les exigences de l’industrie toujours croissante et les besoins généraux de la province d’Ontario vont déterminer, ainsi que nous le verrons ci-après, la création d’une cinquième usine de 100000 HP. Mais ce n’est là que le commencement d’un travail d’ensemble sur la distribution de l’énergie électrique aux villes de la province. Le gouvernement a pris l’initiative de ces études terminées aujourd’hui et dont les résultats sont consignés dans cinq rapports (*). Nous voudrions en faisant connaître ce travail, reprendre les faits dans leur ordre chronologique. Nous voudrions indiquer tout d’abord le travail préparatoire à l’aménagement et à l’équipement électrique de la nouvelle usine du Niagara et l’installation des lignes de transport ; nous montrerons également la part qu’y ont prise le gouvernement, les villes de la province et les compagnies particulières dont le premier effort a provoqué l’action gouvernementale. Celle-ci a décidé en outre l’étude des autres sources naturelles d’énergie de la
- (‘) Hydro-Eleclric Power Commission of the Province of Ontario. — Printed by order of the Legislative As-sembly of Ontario.
- p.1x146 - vue 146/688
-
-
-
- 1er Mai 1909. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 147
- province d’Ontario et la distribution aux municipalités. ,
- Il serait superflu d’entrer ici dans le détail du travail préparatoire (*). Il a été fait par une série de commissions privées nommées successivement dans des meetings avec mission de présenter un rapport aux meetings suivants.
- C’est au meeting tenu à Berlin (Ontario) en juin 190a, qu’il y eut une première proposition vraiment intéressante, fixant la part que pourrait prendre le gouvernement dans cette entreprise; les municipalités désirant l’énergie électrique devaient en faire la demande à une commission nommée par le gouvernement, et payer les frais d’installation en bons du trésor que le gouvernement garantirait. On n’envisageait là que l’utilisation de l’énergie du Niagara dont le prix fixé par cheval-an était de 35 à 4° francs aux chutes même du Niagara, et de 70 à 75 francs, aux sous-stations des diverses municipalités.
- La première commission officielle fut nommée dans un meeting en février igo3, et elle fut composée des représentants des sept villes principalement intéressées dans cette distribution. Cette commission publia un rapport en mars 1906 donnant le devis complet d’une installation de 100000 HP. Cette installation devait être équipée progressivement pour fournir :
- i° 3o 000 HP, soit la moitié de la puissance demandée par les 7 principales municipalités; 20 60 000 IIP, soit la totalité requise par ces municipalités; 3° 100000 HP, soit la totalité requise par les 18 municipalités y compris les 7 précédentes avec un supplément pour l’augmentation éventuelle de consommation, Les devis pour les 3o 000 HP et les 60000 HP du tableau I comprennent la distribution complète requise pour desservir les sept municipalités. Le devis du développement de 100000 chevaux
- fi) Cf. Facts Conc.erning Niagara Power Sheme Cana-dian Manufacturer, 1908, p. i5.
- comprend toute la distribution nécessaire pour desservir les sept villes, mais il comprend seulement la transmission exigée pour le branchement des villes secondaires.
- Tableau I
- MUNICIPALITÉS COUT DE l’installation pour
- FRAIS 3oooo HP 60000 HP ioc 000 HP
- Toronto 2 I I 2& OOO 3i 125 000 5 475 000 3i 000000 4 725 000 23 34o OOO
- London 4 225 OOO
- 16 autres municipalités
- Total 5g o65 000
- Le total des dépenses annuelles de toute espèce, comprenant le loyer de l’eau, les réparations, l’imprévu, les intérêts et l’amortissement , mais ne comprenant pas les taxes, était estimé comme on le voit au tableau II.
- On comptait l’intérêt à 4>5 % par an. Le taux d’amortissement était établi de telle façon que le capital fût amorti en 40 ans.
- Tableau II
- 3o 000 HP 60000 HP 100000 HP
- Intérêt et amortissement 1 585 000 2 600 000 3 3oo 000
- Toutes autres dépenses 2 440 OOO 3 gno 000 3 770 000
- Total 4 025 000 6 5oo 000 7 070 OOO
- Tarifs. — Les tableaux III, IV et V donnent les tarifs qu’on devait appliquer pour que l’entreprise se soutînt d’elle-même dans les trois périodes prévues pour l’installation. Ces tarifs étaient établis sur une base de consommation de vingt-quatre heures. Le tableau III donne le tarif pour la force mo-
- p.1x147 - vue 147/688
-
-
-
- 148
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2* Série). — N» 18
- trice par cheval-an chez les consommateurs. Ce tarif est calculé sur une base de vingt-quatre heures de fonctionnement.
- Tableau III
- FORCE MOTRICE PAR CHEVAL HEURE ET PAR 24 HEURES
- 3o 000 HP Go 000 HP 100 000 HP
- Toronto London. Brantford Guelph Stratford Woodstock Ingersoll 109,35 264,50 i5o, 10 138,40 169,00 176,00 170,00 78,65 115,75 89,15 91,25 106,00 io5,2.5 108,00 74,00 142,00 83.50 84.50 97>°° 87,5 90,00
- Toute cette étude avait donc été faite par la commission des Municipalités. C’est à ce moment que, sous l’influence de M. Adam Beck, le gouvernement nomma en juin 1905 une commission d’énergie hydro-électrique. Après l’offre d’une garantie aux municipalités, c’était le premier acte positif du gouvernement. Cette commission étudia dans les détails les chutes d’eau de la province d’Ontario, tant celles que l’on utilisait déjà que celles que l’on pourrait utiliser. Elle étudia également les besoins de l’industrie et les détails du transport d’énergie électrique. Ces recherches étaient très étendues, elles donnèrent lieu à cinq rapports. On divisa le travail en cinq parties se l’apportant chacune à un district spécial et l’on publia un rapport sur chaque district. i° Le district du Niagara comprenant le territoire entre Niagara Falls, Detroit et la rivière Saint-Clair; 20 le district du Trent, comprenant à peu près le territoire situé au nord du lac Ontario mais ne comprenant pas Toronto ; 3° le district du lac Huron et de la baie Saint-Georges, comprenant cette partie du lac Ontario limitée à l’ouest par le lac Huron et la baie Saint-Georges et au sud par les districts compris dans les rapports sur le Niagara et le Trent; 4° le district de vallée
- d’Ottawa et le Saint-Laurent comprenant la partie de la province située à l’Est et au Nord du territoire, faisant l’objet du deuxième et troisième rapports; 5° le district d’Alygoma, la baie de Thunder et de la Rany River;
- Tableau IV
- ÉCLAIRAGE A ARC PRIX PAR LAMPE ET PAR ARC
- 3o 000 HP 60 000 HP 100 000 HP
- Toronto London Brantford Guelph Stratford Woodstock Ingersoll 210,10 270,40 248,50 239,00 284,l5 280,80 362,90 188 224,95 214,55 2o3 236,g5 240,80 320,10 182.50 206,10 201.50 196.50 226 223,75 302,00
- Province
- de
- Québec
- Fig. 1.
- La carte I ci-annexée montre la division de la province adoptée par la commission pour ses éludes; la région laissée n’a qu’une population faible. La question des tarifs avait soulevé des discussions très vives et les évaluations des délégués des municipalités avaient été mises en doute par les compagnies; d’un autre côté, il fallait satisfaire les exigences du public, qui réclamait le « cheap power », et le gouvernement nomma une commission d’arbitrage.
- p.1x148 - vue 148/688
-
-
-
- 1er Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 149'
- Tableau V
- ÉCLAIRAGE A INCANDESCENCE PRIX PAR KW.-II.
- 3o 000 HP 60 000 HP 100 000 HP
- Toronto o,37o5 0,32 o,3o5
- London o,5y5o 0,46 0,41
- Brantford 0,4725 0,38 o,36
- Guelph 0,5700 0,48 0,46
- Stratford 0,6090 0,49 o,47
- Woodstock o,65 o,5o o,5o
- Ingersoll o,65 o,55 o,5o
- District de Niagara. — Ce rapport traitait de la génération, de la transmission et de la
- Ontario Power CQ /
- Htwn mqqara Power O* -ejecineOt 'beye/appement Cr
- / Prise v'4Mj»ine projetée >
- d'eau de
- Ontario Power C° ^SV
- distribution depuis les chutes jusqu’aux villes du district. On trouvera dans la carte II, la situation des quatre usines existantes et de l’usine projetée aux chutes du Niagara.
- Les frais d’installation ont été calculés pour la production de l’énergie suivant une progression de 5oooo HP, 75000 HP et 100000 HP. Ces frais sont consignés dans le tableau VI. Les charges annuelles, y compris les dépenses générales, l’entretien et les
- réparations, l’amortissement, l’intérêt à 5 % et le loyer de l’eau sont les suivantes : pour
- SooooHP. 75000 HP. 100000 HP.
- 2 y5o 000 fr. 3 3oo 000 fr. 4 o5o 000 fr.
- Tableau VI
- 5o 000 IIP 75 000 HP 100 000 HP
- Capital Intérêt pendant 24 800 000 32 5oo 000 3g 400 000
- 2 ans à 4 % 7. I I 2 OOO 2 65o 000 3 240000
- Totai 26912 000 35 i5o 000 42 640 000
- Par HP 538 468,5o 426,40
- Pour déterminer le prix par cheval-an aux barres omnibus à haute tension des transformateurs on estime les pertes de transformation à 2,5 %.
- Puissance nette en HP :
- 48750 73125 97500.
- Prix annuel en francs pour 24 heures :
- 55,75 45,2.5 4°) 60.
- Pour le transport d’énergie, la commission prit comme base de ses calculs le prix arbitraire de 60 francs par cheval-24 heures aux barres omnibus à haute tension des usines génératrices. Ce prix était déterminé d’après les tarifs des grandes usines déjà établies aux chutes du Niagara. -Les taxes établies pour chaque municipalité, par la commission du gouvernement étaient supérieures à celles prévues par la commission des municipalités.
- Toutes les données nécessaires au travail étant fixées, il ne restait plus aux municipalités qu’à prendre les décisions pour son exécution.
- En janvier 1907, un arrêté fut pris à Toronto, autorisant le conseil à traiter avec la commission de l’énergie Hydro-électrique de la Province pour une production de 5 000 chevaux ou plus.
- D’autres villes suivirent bientôt cet exemple et, à l’heure actuelle, r4 villes se sont
- p.1x149 - vue 149/688
-
-
-
- 150
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série)."— N° 18.
- entendues avec la commission pour la production de l’énergie.
- Quatorze municipalités ont signé des contrats pour des puissances variant de tàoooà 18000 HP et à des prix qui vont de 70 francs à no francs par cheval-an.
- En exécution de ces premiers contrats, la commission de l’énergie Hydro-électrique a décidé de prendre immédiatement l’énergie à une usine exis tante ayant une certaine puissance disponible, «l’Ontario Power G0», à Niagara Falls et à limiter pour le moment le travail à la construction de la ligne et des soüs-stationspour distribuer l’énergie à basse tension aux diverses municipalités. La ligne de transmission dans son plein développement atteindra une longueur de 468km, et 6 35oooo francs. Ce développement ne couvrira que l’Ouest de la province d’Ontario. Plus tard la ligne sera étendue à l’Est de l’Ontario et peut-être au Nord, son développement atteindra alors 9ào“m aux mêmes termes du contrat.
- Il est peut-être intéressant de noter l’importance de cette installation. On sait qu’en Amérique l’emploi des lignes en aluminium se généralise de plus en plus.
- La Mac Juignan C° doit fournir 5 o^S1^, et i22ook8 d’aluminium pour les conduites à basse tension, si la commande est passée au plus tard le 4 février 1909.
- Pour la ligne actuellement projetée il en faudra 5i5oooko. Le nombre des tours du transformateur sera de 3176; leur hauteur de 22m; elles exigeront un poids d’acier de 6600 tonnes, coûteront 3oo5ooo francs.
- On comprend que le commencement d’exécution de ces projets absorbe déjà la commission Hydro-électrique investie des pou-
- voirs nécessaires. Cependant, ainsi que nous l’avons dit, les études sont faites pour les autres districts et les travaux y seront peu à peu exécutés. Nous extrayons des rapports relatifs à ces districts quelques chiffres qui permettront de se rendre compte des puissances encore disponibles et des frais que comporte leur aménagement.
- Tableau VII
- DISTRICT PUISSANCE TOTALE DISPONIBLE HP FRAIS D’INSTALLATION EN MILLIONS DE F. E. S. PRIX PAR CHEVAL EN F. E. S.
- II. Trcnt 25 600 11,5 45o
- III. Géorgie 9 9r>° 6,5 65o
- IV. Ottawa 7 100 3,5 490
- V. Algorna ..... 33100 10,6 320
- Les prix de vente de l’énergie, prévus dans les 4 derniers districts, sont du même ordre que ceux déjà mentionnés pour le district du Niagara.
- Il est fort probable que des études analogues vont être entreprises par les autres provinces et surtout par la province de Québec, qui est très riche en chutes et dépourvue de combustible. Les conditions d’établissement et d’exploitation y sont d’ailleurs les mêmes que dans la province d’Ontario, et tous les renseignements que nous donnons ici permettront de comparer, assez exactement, les situations européenne et américaine en ce qui concerne l’installation et l’exploitation des usines hydro-électriques.
- L. Drake del Castillo.
- p.1x150 - vue 150/688
-
-
-
- l'r Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 151
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Méthode graphique de détermination, du facteur de puissance cos ç dans un circuit triphasé. — Bohm-RafFay. — Schweizerische Elek-trotechnische Zeitschrift, 27 mars 1909.
- On sait que la puissance débitée dans une transmission triphasée est mesurée au moyen de deux watt-mètres, montés de la manière suivante : un enroulement d’intensité sur chaque ligne, et les enroulements de tension connectés d’une part à l’extrémité des enroulements d’intensité respectif, les deux autres extrémités étant montées sur la troisième ligne.
- L’un des deux Avattmètres mesure alors la puissance
- x pouvant prendre toutes les valeurs comprises entre — I et -(- I. Aux limites, on a : i° pour x — -f-1 :
- W, = W2, ig<p = o,
- et par suite
- costp = 1 (cp = o).
- c’est le cas d’un circuit non inductif. a0 pour x — l ‘.
- W, = — W„ tg<p = 00 ,
- et par suite
- Wi = 3f-. E cos (3o° — ?), (1)
- et l’autre, la puissance :
- W2 = 3.E,oos(3o° + <p), (2)
- ç étant l’angle de décalage.
- La somme des deux lectures sera :
- W = W| -i- ws = y/î.. 2 • E cos<p. (3)
- Si l’on veut déduire de là le facteur de puissance, qui est bien déterminé lorsque les trois phases sont également chargées, on voit qu’il faudra aussi mesurer J et E, c’est-à-dire l’intensité de la tension.
- L’auteur expose alors l’importance des causés d’erreurs qui en résultent et qui justifient l’emploi de sa méthode graphique de préférence à la méthode classique qu’il vient de rappeler.
- Par division membre à membre des égalités (1) et (2), on obtient :
- — W
- W,
- w, + \vy
- ou, en posant :
- W,
- Wj
- : X :
- (4)
- y/3 ( 1 — x)
- I -J- X ’
- (5)
- cosç = o (q> = 90°).
- c’est le cas d’un circuit ne renfermant que des self-inductions.
- Fig. 1
- L’auteur porte alors les x en abscisses, et les
- valeurs de y/3 (I —x) en ordonnées (fig. 1). On porte de part et d’autre de l’origine :
- OR = OP = 1,
- ce qui limite le domaine de variation de x.
- p.1x151 - vue 151/688
-
-
-
- 152
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). —N» 18.
- Dès lors pour chaque valeur de x = OH, le dénominateur de la formule (5) est représenté par RH 1 x, et le numérateur par l’ordonnée
- HM=v/3(I- x). Joignons alors MR, l’angle <p se trouvera mis en évidence. Le lieu géométrique du point M est naturellement une droite, qui coupe l’axe des x au point P,et la droite x = — I au point P'
- d’ordonnée 2 y^3.
- Donc, pour une valeur donnée de x, il n’y aui’a qu’à élever la perpendiculaire à l’axe des abscisses au point correspondant, prendre l’intersection de cette perpendiculaire avec l’hypothénuse du triangle RPP', et joindre cette intersection au point R.
- Fig. 2.
- Rien n’empêche maintenant de diviser l’hypothé-nuse elle-même en parties égales, en numérotant les graduations ên dixièmes de l’unité dans chaque sens. On y portera alors directement les valeurs de x sans s’occuper du côté RP, Par exemple sur la figure 2 le point M représente l’abscisse M= 4. L’angle 9 correspondant est toujours mesuré par l’angle MRP.
- Quant au cos ç, on voit qu’il est mesuré par le segment de la droite RM intercepté par le demi-cercle tracé sur RP comme diamètre, ce segment étant toujours égal à RP cos <p.
- Donc on pourra lire directement cos p sur le diagramme en traçant une série de quarts de cercles à
- l’équidistance de —.
- 10
- Par exemple, pour x = 4, le calcul donne tgp — 0,494, d’où tpr=: 36°, 35'’ et cos p m o, 8o3. On voit que ces valeurs se lisent très facilement sur le diagramme.
- R. G.
- ÉCLAIRAGE
- Sur un procédé simple pour calculer l’intensité moyenne sphérique ou hémisphérique d’une source lumineuse. —J. K. Sumec. — Elek-trotechnik und Mascliitienbau, 4 avril 1909.
- Soient ;
- 3, l’intensité lumineuse dans une direction quelconque;
- w, l’angle solide.
- Le flux lumineux élémentaire est alors 3 diù et par
- suite le flux total sera f 3 du>: — f 3 daa est le flux
- <0
- moyen à l’intérieur de l’angle solide w.
- Supposons maintenant que la source lumineuse ait un axe de symétrie vertical, et soit a l’angle que
- -T--
- fait une direction quelconque avec l’horizontale ; on aura, pour cette direction (fig. 1) :
- 2 = 2. =/»•
- et
- dtù = 27t cos a da.
- Par suite le flux lumineux $ dans .la demi-sphère inférieure a pour valeur:
- <1> = J"db> = 21c J' 2«cosa<^a, et l’intensité moyenne hémisphérique 3 :
- 2 — —<£> = f2 3* cos a 2X J 0
- da.
- Remplaçons l’intégrale prise entre o et - par une somme de n parties correspondant à des intervalles
- p.1x152 - vue 152/688
-
-
-
- 1» Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 153
- Aa tous égaux à------, nous aurons l’égalité approxi-
- n 2
- mative :
- 3 = %3« cosa Aa =
- it 2 3fa cos a % n
- En d’autres termes :
- L’intensité moyenne hémisphérique est égale à la moyenné arithmétique des quantités 3* cos a,
- multipliée par -,
- Or les quantités 3 cos a ne sont pas]autre chose que les distances des différents points de la courbe de répartition lumineuse à l’axe vertical de symétrie, et sont par suite aisément mesurables à l’aide de l’une quelconque de ces courbes préalablement obtenues. Dans chaque segment Aa, on prend pour cette mesure soit le point milieu du segment, soit, ce qui vaut beaucoup mieux, les points photométrés de chaque segment. Dans les deux cas, il ne faut pas oublier qu’on ne doit prendre que la deini-valeur des intensités horizontales.
- Tableau
- INCLINAISONS ABSCISSES CORRESPONDANTES
- courbe B courbe A
- o° -.49 = 24,5 I - 12,2 = 6,1
- 10 2 J 56,4 2 15,7
- *20 55,9 18,8
- 3o 52,1 21,8
- 40 46,9 23,3
- 5o 39>9 20,1
- 60 31,4 !9
- 70 21,5 8
- 80 IO 3,8
- 9° O O
- La somme des abscisses est donc pour la courbe B 338mm,6 et leur moyenne arithmétique:
- 338,6
- 9
- 3 7,62u,,\
- Par suite l’intensité moyenne hémisphérique a pour valeur
- 3 — ^ 37,6a = 59,imm = 910 Hefner,
- car, à l’échelle de la figure, 65mm représentent 1 000 Hefner. Pour la courbe A, la somme est 136mm,6 et la moyenne arithmétique :
- i36,6
- 9
- = i5, i8mm.
- D’où l’intensité moyenne hémisphérique :
- 3 = * i5,i8 = 2 3,85““' = 367 Hefner.
- A. P.
- Par exemple, l’auteur se propose deux courbes de répartition relevées en 1907 pour un type de lampe à arc Hélia de no volts et 4 ampères (fig. 2).
- La courbe A se rapporte à une lampe à verre clair avec abat-jour de verre opale ; la courbe B, à une lampe à verre clair sans abat-jour.
- Les abscisses des points de la courbe B correspondant aux différentes inclinaisons prises à inter-, valles,de io° sont en millimètres.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Grue électrique de 30 tonnes de la North-Eastern Railway C°. — The Electricien, •1 avril
- 1909-
- Nous donnons ci-après la spécification de • cet appareil tout récemment établi, qui, sans être d’une.
- p.1x153 - vue 153/688
-
-
-
- 154
- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 18.
- puissance remarquable, présente l’intérêt de rassem- f bler tous les perfectionnements que la construction moderne a apportés successivement aux grues électriques. On peut donc considérer les chiffres qui suivent comme typiques et comme représentatifs de cette classe de machines qui constituent aujourd’hui une des applications les plus importantes de l'électricité.
- La grue est montée sur portique roulant, et la volée est susceptible de recevoir deux mouvements : un mouvement de rotation autour de l’axe de l’appareil, à l’aide d’une voie de roulement circulaire à galets, et un mouvement d’inclinaison ; celui-ci s’obtient par un haubanage de longueur réglable qui suspend la tête de la volée au moyen de plusieurs poulies à axe horizontal solidaire de cette volée ; la grue se trouve ainsi constituer une sorte d’appareil mixte à portée variable, moitié grue, moitié bigue ; c’est là un dispositif qui est fréquemment employé dans les ports, notamment pour les grues flottantes.
- Tableau des caractéristiques.
- Puissance............................. 3o tonnes
- Portée maxima......................... i5 mètres
- Hauteur correspondante de la tête.....
- de la volée au-dessus des rails..... 20 mètres
- Portée minima........ ......... 7m,5o
- ! levage.............. 7 m5o par minute pour 3ot.
- i5m — — i5t.
- inclinaison........... 6m — — 3ot.
- rotation.............6om — — 3ot.
- translation du portique 9™ — — 3o t.
- Nombre de brins du palan de
- levage (cable d’acier)....... 6
- Moteurs f levage et inclinaison .. 75 HP, 575 tours/minute
- élec- < rotation.............. 20 IIP, 570 tours/minute
- triques ( translation du portique 20 HP, 570 tours/minute Courant triphasé............... 440 volts, 40 périodes
- Le moteur qui assure le levage et l’inclinaison est commandé par un contrôleur dont la manette est reliée par un système d’encliquètage à celle du contrôleur d’orientation, de telle sorte qu’on peut commander le levage et la rotation simultanément par la manœuvre d’un seul levier. S. P.
- NOTES INDUSTRIELLES
- Nouveauxparafoudres de la Compagnie Thomson Houston.
- Ces nouveaux parafoudres sont basés sur les principes suivants :
- Plus l’intensité du courant dynamique est grande,
- plus les intervalles d’air doivent être nombreux pour l’extinction de l’arc;
- Tout arc est instable et peut être éteint en le shuntant par une résistance de valeur convenable;
- Plus la fréquence des courants oscillatoires dus à la foudre ou d’autres phénomènes est haute, moins le voltage nécessaire à la déchargé doit etre elevé.
- La figure 1 montre par exemple un schéma représentant une série d’intervalles d air shuntes par trois résistances de valeurs croissantes, formant une combinaison de quatre parafoudres.
- Les cylindres sont en métal contenant un alliage spécial et sont guillochés sur leur pourtour. Ce guillochage a pour effet d’attirer l’arc sur les pointse et par conséquent de conserver le cyliudre le plus longtemps possible.
- Les grande et moyennes résistances sont en composition à base de graphiie; les résistances ont un alliage métallique particulier ayant une forte capacité calorifique.
- Les résistances ont des valeurs variant de 20 à 35 ohms pour les valeurs les plus faibles, et de 7a 000 à 12S 000 ohms pour les valeurs les plus élevées.
- Pour les circuits à courant alternatif dont la ten-
- p.1x154 - vue 154/688
-
-
-
- 1- Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ISS
- sion est inférieure à % 5oo volts, on peut adopter le parafoudre de la figure a pour les stations centrales,
- Fig. 2. — Parafoudre forme F.
- Fig. 3. Fig. 4.
- et le parafoudre des figures 3 et 4 pour installation à l’extérieur.
- Les parafoudres à éléments multiples pour haute
- Fig. 5. — Couteau d’isolement.
- tension sont; spécialement établis pour des voltages de 6 Goo à 6o ooo volts.
- La figure représente un couteau d’isolement monté sur isolateurs à triple cloche. — Les figures 6 et 7
- Fig. 7. — Bobine de self haute tension.
- représentent des bobines de self, la première pour voltage inférieur à 6 000 volts, la seconde pour voltage supérieur a 6 000 volts. J. R.
- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX
- Contravention de voirie prononcée contré un électricien. Première interprétation par la Cour de Cassation de Varticle 34 de la loi du 15 juin 1906.
- Un arrêt de la Cour de Cassation, en date du
- 18 février 1909, rapporté à la Gazette du Palais du i3 mars 1909, nous donne l’occasion de préciser quelles sont les principales condamnations auxquelles sont exposés les électriciens, et les
- p.1x155 - vue 155/688
-
-
-
- 156
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2* Série). — N° 18.
- questions très délicates de compétence et de prescription qu’elles soulèvent. Il présente, en plus, cette particularité d’être le premier arrêt de la cour suprême rendu sur un article de la loi du i5 juin 1906.
- EXPOSÉ DU FAIT QUI A DONNÉ LIEU A l’aURÊT PllÉCITÉ
- Une affaire très banale se présentait, dans le courant de l’année 1908, devant le tribunal correctionnel de Cusset. Un ingénieur, M. Patrouil-leau, directeur de la Société Electrique de Vichy s’était vu refuser par un maire l’autorisation de faire passer des fils conducteurs d’électricité, au-dessus d’une voie vicinale. Suivant une habitude que les électriciens ont adoptée depuis longtemps, il a pris lui-même, et sans autre forme de procès, la permission qui lui était refusée, et a placé ses fils, comme il l’entendait.
- Or, on pourrait faire un gros volume, en recopiant soit les jugements du tribunal de simple police, soit les jugements des tribunaux correctionnels qui, sur appel des premiers, ont puni d’amende, des faits pareils, en se basant sur l’article 471, § i5, du Code pénal dont nous connaissons les termes : « Ceux qui auront contre-« venu aux règlements légalement faits par l’au-« torité administrative, et ceux qui ne se seront « pas conformés aux règlements ou arrêtés puce bliés par l’autorité municipale. » 11 suffît, en effet, que le Maire, lorsqu’il voit des fils posés sans autorisation, prenne un arrêté prescrivant l’enlèvement, fasse notifier ledit arrêté par les voies de droit, et poursuive celui qui n’y obtempère pas devant le juge de simple police.
- Le motif de la poursuite est que, sans autorisation, ou malgré un ordre formel d’enlèvement, le délinquant a occupé le terrain de la voie publique ou l’espace aérien qui dépend de celle-ci.
- La contravention constatée, le jugement prononce la peine et, par voie de conséquence, édicte l’enlèvement des objets, pouvantmême prononcer des dommages-intérêts au profit de la partie civile dans le cas où, par exemple, une Société concurrente serait, en cette qualité, intervenue à l’audience, et se serait plainte de cette occupation illégale de la voie publique.
- Le tribunal de simple police de Vichy s’était rallié à cette jurisprudence, en appliquant le maximum de la peine, soit cinq francs d’amende, sans préjudice de l’enlèvement des fils, et de la
- condamnation à 3oo' francs de dommages-intérêts envers la Compagnie du Bourbonnais.
- Or, le tribunal de Cusset, sur appel, par jugement du 27 novembre 1908, a proclamé l’incompétence du tribunal judiciaire, a assimilé cet emplacement illégal de fils aériens, aux contraven tions de grande voirie qui sont prévuesà l’article 24 de la loi du 15 juin (1906, et a déclaré que le délinquant était justiciable du Conseilde Préfecture, par application de l’article 24 ainsi conçu :
- « Lorsque le permissionnaire ou le conces-« sionnaire d’une distribution d’énergie électri-« que contreviendra aux clauses de la permission « de voirie ou du cahier des charges de la con-« cession ou aux décisions rendues en exécution « de ces clauses, en ce qui concerne le service de « la navigation ou des chemins de fer ou tram-« ways, la viabilité des voies nationales, départe tementales ou communales, le libre écoulement « des eaux, le fonctionnement des communica-« tions télégraphiques ou téléphoniques, procès-« verbal sera dressé de la contravention par les « agentsdu serviceintéressédûmentassermentés.
- « Ces contraventions seront poursuivies et « jugées comme en matière de grande voirie et « punies d’une amende de 16 francs, sans préju-« dice de la réclamation du dommage causé. »
- La Cour de Cassation n’a pas eu beaucoup de peine à trouver ce qu’il fallait répondre : l’article 24 de la loi précitée prévoit un acte accompli par un permissionnaire, acte qui est une violation formelle de la permission donnée ; mais c’est une vérité banale jusqu’à la naïveté de dire que « pour violer une permission, il faut au préalable « l’avoir obtenue. »
- Or, précisément dans le cas qui avait été présenté au tribunal de Cusset, le motif de la poursuite se trouvait dans le fait que M. Patrouilleau, sans permission, s’était installé sur la voie pu blique.
- Il avait ainsi commis de ce chef une contravention qu’aurait pu commettre tout autre qu’un électricien, que peut commettre chacun de nous, s’il laisse devant sa porte un embarras quelconque sur la voie publique, surtout si le Maire lui enjoint d’avoir à l’enlever.
- On lira plus loin le texte de l’intéressant arrêt que la Cour a rendu, il est tellement clair et tellement précis, que tout commentaire serait superflu. Mais comme nous le disons plus haut, il est bon de faire un retour sur les-principçs-
- p.1x156 - vue 156/688
-
-
-
- 1er Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 157
- II
- THÉORIE DES CONTRAVENTIONS DE VOIRIE
- Pour faire une distribution publique d’énergie, il faut être nanti de deux permissions différentes : l’une est relative à l’occupation de la A'oie publique, l’autre à la circulation du courant dans les canalisations établies.
- A ces deux autorisations, correspondent des principes différents.
- A. — Autorisation pour Voccupation de la voie publique. — Elle doit être donnée par le Maire, pour les routes vicinales ordinaires ou pour les voies rurales, et par le Préfet pour les autres voies. Mais, bien que la signature de l’un ou de l’autre de ces fonctionnaires soit nécessaire, et suffisante pour la validité de la permission, il résulte du règlement d’administration publique du 3 avril 1908, que l’impétrant doit adresser sa demande à l’ingénieur en chef du contrôle, qui la communique au maire intéressé, en lui donnant son avis, et fait prendre par le Préfet, en cas de refus injustifié du maire, l’arrêté de permission.
- i° S’il y a absence de toute autorisation pour une route vicinale comme dans l’affaire Pa-trouilleau, il y a contravention prévue par l’article 471, § i5, du Code pénal : « Ceux qui auront « contrevenu aux règlements faits par l’autorité « administrative, et ceux qui ne se seront pas « conformés aux règlements ou arrêtés publiés « par l’autorité municipale, en vertu des articles 3 « et 4> titre XI, de la loi du 16-24 août 1790 et de « l’article 46, titre I, de la loi du 19-22 juillet I79I<
- 20 S’il y a absence ou retrait légitime de toute autorisation pour occupation de la grande voirie, c’est le Conseil de Préfecture qui est compétent pour juger la contravention de grande voirie qui est constituée par l’emplacement ou le maintien des lils. Sa compétence est-elle exclusive, ou bien la partage-t-il avec le tribunal de simple police ?
- Nous pensons que les deux tribunaux pourraient être saisis, mais ce qu’il y a d’absolument certain, c’est que le Conseil de Préfecture ne doit pas décliner sa propre compétence, car le Conseil d’Etat casserait immédiatement sa décision, comme il l’a,.faitilans une affaire célèbre « Mar--
- tin contre Ministre des Travaux publics » rapportée dans Dalloz 1906, 3, page 69. Le Préfet de l’Isère, par arrêté du 11 juin 1898, avait autorisé le sieur Martin «à placer, sur deux routes nationales, des poteaux destinés à supporter des fils électriques pour l’éclairage des particuliers dans la Ville de Vizille. Par arrêté du 20 mars 1903 (D. P. 1904, 3, 84) le Conseil d’Etat déclara la ville responsable du préjudice causé à la Compagnie du Gaz par l’autorisation ainsi donnée par le Préfet. A la suite de cette décision, le Préfet prit, à la date du 3o septembre 1903, un arrêté par lequel il rapportait celui du 11 juin 1898, et enjoignait au sieur Martin de couper les fils dans un délai de vingt-quatre heures et d’enlever toute installation dans un délai de huit jours. Le sieur Martin n’ayant pas obtempéré à cette mise en demeure, un procès-verbal, de contravention de grande voirie fut dressé contre lui pour ne pas s’être conformé à l’arrêté du Préfet du 3o septembre 1903. Saisi de ce procès-verbal le Conseil de Préfecture se déclara incompétent par le motif que « le fait de la part du sieur Martin de rc-« fuser d’enlever des conduites électriques régu-« lièrement établies en vertu d’une autorisation « préfectorale, alors que cette autorisation a été « rapportée par un autre arrêté qui ordonne « l’enlèvement desdites conduites, constitue, « non une contravention de grande voirie, mais « une infraction à un arrêté du Préfet, infraction « qui tombe sous le coup de l’article 471, § i5, du « Code pénal. »
- Par arrêt du 23 septembre 1904, le Conseil d’Etat annula cette décision, reprochant au Conseil de Préfecture d’avoir' méconnu sa propre compétence.
- Il est d’ailleurs absolument certain que le fait reproché constitue une contravention de grande voirie. Déjà, bien avant la loi de 1906, le Conseil d’Etat l’avait décidé par arrêt du 25 mars 1892 rapporté au recueil de Dalloz (1893, 3, p. 69), dans les termes suivants: « Le Conseil d’État; « Vu l’édit de décembre 1607, l’arrêt du Conseil « du Roi du 27 février 176a, vu la loi du 19-22 juil-« let 1791, vu la loi du 29 floréal an X et la loi :< du 2.3 mars 1842, vu le décret du i5 mai 1888;
- « Considérant qu’il résulte des termes mêmes « du procès-verbal, que ledit procès-verbal a été « dressé contre le sieur Parent, pour avoir, sans « aucune autorisation, posé au-dessus du sol de « la route nationale n" 6, dans la traverse dé Vil-
- p.1x157 - vue 157/688
-
-
-
- 158
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 18.
- « lefranchc des fils destinés au transport à dis-« tance de la force électrique et à sa distribution « chez les particuliers, qu’ainsi le sieur Parent « n’est pas fondé à soutenir qu’il aurait été pour-i* suivi pour avoir contrevenu à un arreté muni-« eipal, et qu’il n’appartenait qu’au juge de sim-<( pie police de statuer sur le procès-verbal; Contt sidérant que le fait relevé contre le sieur tt Parent et qui n’est pas contesté, constitue une « contravention de grande voirie, tombant sous « l’application des lois et règlements susvisés, k notamment de l’arrêt du Conseil du Roi du « 17 février 1765, qui interdit toutes choses sail-« lantes le long des routes, et prévoit une amende « de 3oo francs, laquelle peut, en vertu de la loi « du 23 mars i8'j2, être réduite jusqu’à 16 francs; a Considérant à la vérité que le sieur Parent sou-c tient qu’à raison des dispositions nouvelles du * décret du ià mai 1888, il n’avait à se munir « d’aucune autorisation et qu’il suffisait d’une « déclaration préalable, au préfet; mais consi-« dérant que le décret du ià mai 1888 n’a d’autre c objet que de réglementer au seul point de vue « technique, la pose des appareils électriques et « de conducteurs et d’assurer, dans l’intérêt de « la sécurité publique, le contrôle desdits appa-« reils, qu’il 11e contient aucune des dispositions « concernant les permissions de voirie, et « qu’ainsi le sieur Parent ne saurait se prévaloir « de ce que l’article 2 dudit décret 11’exige u qu’une déclaration préalable au Préfet pour « prétendre qu’il pouvait poser, sans demander u d’autorisation, des fils au-dessus de la route « nationale 110 6; Considérant que, de ce qui pré-<( cède, il résulte que c’est* avec raison que par
- son arrêté en date du 22 février 1889 Ie Conseil « de Préfecture du Rhône s’est déclaré compétent <- pour statuer sur la contravention relevée con-
- tre le sieur Parent et que, par son arrêté en <; date du 28 février suivant, il a condamné le sieur Parent à i-G francs d’amende, aux frais « du procès-verbal, et à l’enlèvement des fils « indûment posés :
- « Auticm-: pkemhîr. — Les requêtes.... sont rejetées. »
- On peut aussi trouver une décision intéressante de la Cour de Cassation, au recueil de Dalloz (i86t, i,5oi); il y est dit que le tribunal administratif, quand il y a contravention de voirie, peut faire lui même l’application de l’ar-
- ticle 471, § ià, du Code pénal. Dans l’espèce (*), il s’agissait d’arbres servant de clôture à une propriété et débordant sur la voie départementale. Si la voie eût été vicinale, d’après l’annotateur de Dalloz, la contravention aurait été une contravention de petite voirie.
- 3. Enfin une question très importante se pose, au sujet cle la prescription des contraventions, nées du défaut, d’autorisation, qui, comme toute contravention, ne sont excusables ni par la bonne foi, ni par l’erreur de droit et de fait, ni par les autorisations verbales données complaisamment par les autorités intéressées ; il est donc très utile de savoir comment on peut y échapper par le simple fait qu’un délai s’est écoulé depuis le jour de la contravention.
- L’affaire qui a donné lieu à la discussion la plus remarquable à ce sujet, est connue sous le nom de procès entre Bruandet et la Compagnie du Gaz de Saint-Amand, solutionnée parla Cour de Cassation, le 18 juin 1901 (R. d. C, tome I, p. 5o3). D’après la Cour, la contravention consistait dans le fait de placer, sans autorisation, des poteaux sur la route vicinale et la roule nationale, fait qui se prescrit par un an aux termes de l’article (i/|0 du Code d’instruction criminelle : « Article 6/10. L’action publique et l’ac-« tion civile pour une contravention de police « seront prescrites après une année révolue, à c compter du jour où elle aura été commise, .< même lorsqu’il y aura eu un procès-verbal,
- ( saisie, instruction ou poursuites, si, dans cet
- < intervalle, il n’est point intervenu de condam-( nation. S’il y a eu jugement définitif de pre-« mière instance, de nature à être attaqué par la .c voie de l’appel, l’action publique et l'action
- < civile se prescriront après une année révolue, t à compter de la notification de l’appel qui en
- < aura été interjetée. »
- De plus, la Cour admet qu’il faut considérer comme prescrite par le même laps de temps, l’action civile, en dommages-intérêts, intentée par une Compagnie de Gaz contre un électricien qui a placé ses poteaux sans autorisation.de voirie.
- Enfui, le point de départ de la prescription
- f ) On peut encore consulter sur d'autres espèces les arrêts suivants: Affaire Parent, 25 mars 1892 (transport de forces); Margaritat, 19 mai 1893 et 18 décembre 1895 (fils ou supports pour éclairage); De La Roche-Aymon, 3i juillet 1896 (ligne d’éclairage privée).
- p.1x158 - vue 158/688
-
-
-
- 1er Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 159
- est non pas le dernier jour ou l’on a fait; usage du courant, mais le jour ou la canalisation â été placée (*).
- 11 ne faudrait pas cependant exagérer ce principe : ce qu’il y a de formel, et ce que l.’on doit retenir de cet arrêt, c’est que la condamnation est prescrite; donc il n’y a plus lieu d’obliger le délinquant au paiement soit d’mue amende, soit même des frais du procès-verbal, ni de le condamner a une réparation civile.
- Mais, s’il reste au juge à statuer sur l’occupation de la voie publique, il ne sera pas désarmé sur ce point, et bien que ne pouvant punir, il pourra ordonner l’enlèvement des objets placés sans autorisation.
- Une affaire très importante a été tranchée par le Conseil d’Etat à la date du 22 décembre iyo5 (rapporté dans R. d. C. tome V, p. 53) en ce sens, qu’en raison de Vimprescriptibilité du domaine public, le Conseil de Préfecture, tout en refusant de condamner à une peine quelconque, doit prononcer la condamnation à l'enlèvement des fils. Nous croyons devoir donner le texLe de cet arrêt en raison de son importance, et parce qu’il est peu connu; on n’en trouve que le sommaire dans Dalloz, année 1908, Ve partit1, p. 69.
- . « Le Conseil d’Etat; Vu la requête présentée « par le sieur Claverie demeurant à Tarbes, « place Marcadier, n° 2, et tendant à ce qu’il « plaise au Conseil annuler un arrête en date « du 27 mai 1904, par lequel le Conseil de Préfec-« ture du département des Hautes-Pyrénées, « statuant sur un procès-verbal de contravention <* dressé contre lui pour avoir établi sans auto-« risation des fils et supports destinés à la trans-« mission de l’énergie électrique au-dessus delà « route nationale n° 21 dans la traversée de la « ville de Tarbes, l’a condamné à l'enlèvement « des ouvrages indûment établis et aux frais du u procès-verbal.
- « Vu l’arrêté du Conseil du Roi en date du 2; février 17G.5 ;
- « Vu la loi du 28 pluviôse an VIH ;
- « Vu la loi du 29 Floréal an N ;
- « Vu la loi du ier avril 1904 ;
- (*) Voir cet arrêt rapporté dans Dalloz avec l'arrêt de la Cour de Bourges qui y a donné lieu, Dalloz, 1893, i( P* 49»
- « Vu le Code d'instruction criminelle, art.f>4o, « Considérant que l’autorisation qui avait été « donnée au sieur Sabaté, auteur du requérant, « pour l’entreprise d’éclairage dont s’agit, d’éla-‘t blir des (ils et supports électriques au-dessus •( de la route nationale n° 2t, lui a été retirée par « un arrêté municipal du 12 mai 1902 et un « arrêté préfectoral du 5 juillet suivant ; que dès < lors c’est avec raison que tout en lui faisant application de l’article 640 du (iode d’instruc-11 lion criminelle, encequiconcernela condamna-
- • l ion à l’amende eu égard au temps écoulé depuis « la contravention, le Conseil de Préfecture a néan-« moins condamné le requérant à raison de l’im-'< prescriptibilité du domaine public à i’enlèvc-« ment des ouvrages indûment maintenus.
- « Mais considérant, en ce qui concerne la contt damnation aux frais du procès-verbal, que la « contravention a été commise antérieurement .< au iei‘janvier 1904 et qu’aux termes de l’article « premier de la loi du icr avril 1904 amnistie est « accordée pour les contraventions commises
- * antérieurement à cette date, qu’ainsi la requête « du sieur Claverie est de ce chef devenue sans « objet.
- « Décide :
- x Article premier. — Il n’y a lieu de statuer « sur les conclusions de la requête relative aux y frais du procès-verbal. »
- « Art. 2. — Le surplus des conclusions de la tt requête du sieur Claverie est rejetée. »
- II est à peine besoin de faire remarquer que le texte de la loi de 1906 et du règlement d’administration publique du 3 avril 1908 ne peuvent apporter a cette jurisprudence aucun changement, puisqu’ils 11c contiennent comme l’a fait remarquer la Cour de Cassation, dans l’arrêt du 18 février 1909, aucune disposition relative aux cas précités.
- B. —Autorisation pour la. circulation du courant. — D’après l’article 42 du décret du i avril 1908, le Préfet donneFaulorisation défaire circuler le courant dans les fils établis sur la voie publique, quand les essais ont été faits tant au point de vue du fonctionnement de la distribution elle-même qu’à celui de la sécurité et du maintien de la circulation publique et des communications télégraphiques et téléphoniques. C’est d’ailleurs l’application de la loi de 1906, dans son article i5. « La mise en service d’une « distribution d’énergie électrique ne peut avoir
- p.1x159 - vue 159/688
-
-
-
- 460
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N° 18.
- « lieu qu’à la suite des essais faits en présence « du service du contrôle et des représentants « des services intéressés, et après délivrance « par le Préfet d’une autorisation de circulation « de courant. »
- Supposons, par exemple, qu’un industriel fasse fonctionner son usine et mette en service une distribution, après l’obtention des autorisations de voirie nécessaires, mais sans être muni d’une autorisation de circulation de courant.
- Il commettra une contravention. Comment en sera-t-il puni ?
- Avant l’apparition de la loi de 1906, et sous le régime de la loi de 1895, l’autorité préfectorale, pour la réprimer, s’appuyait sur l’article L\ de cette dernière loi, ainsi conçue: « Aucun concluc-« teur ne peut-être établi au-dessous des voies « publiques, sans une autorisation donnéepar le « Préfet, sur l’avis technique des ingénieurs des « Postes et Télégraphes, et conformément aux « instructions du Ministre des Postes et Télégra-« plies. » L’article 8 de la même loi déclarant que les contraventions qui seraient constatées seraient punies conformément au décret-loi du 27 décembre i85i, c’est-à-dire par le Conseil de Préfecture, la poursuite était très simple et la procédure n’offrait pas le moindre doute.
- Aujourd’hui la situation est loin d’être aussi claire, le législateur de 1906 n’a prévu que trois sortes de contrevenants : ceux qui sans occuper la voie publique, gênent les transmissions télégraphiques, (voir les articles 23, 4, 2), ceux qui, agissant contrairement aux clauses de la permission de voirie, compromettent le service de la navigation ou des chemins de fer, la viabilité des voies publiques, le fonctionnement des appareils téléphoniques ou télégraphiques (article 24) et enfin ceux qui menacent la sécurité des personnes en s’affranchissant des règles qui sont imposées à cet effet par les règlements.
- Il paraît bien, d’après ces textes, qu’il ne saurait y avoir contravention que dans les cas ou l’administration rapportera la preuve qu’un service a été troublé, ou qu’il y a menace grave pour le public.
- Mais si l’on suppose le cas ou, tout service fonctionnant bien, aucune menace ne se faisant jour, le Préfet veut seulement mettre un obstacle à ce que la fourniture du courant ait lieu avant qu’il l’ait autorisée, quel texte invoquera-t-il pour faire condamner l’industriel? Notamment à
- quel parti se résoudra-t-il, s’il veut faire ce qu’avait entrepris le préfet d’Oran en 1900 (voir Dalloz, 1902, 3, Gi), et paralyser la fourniture pour essayer d’obtenir à l’Etat de meilleures conditions d’éclairage ? Il y a là un problème Lrès délicat. Sans doute le Préfet annulera d’abord l’arrêté du maire, pris pour l’autorisation de la voirie municipale comme la loi municipale lui en donne le droit par son article 9, mais pourra-t-il ensuite, poursuivre lui-même comme illégale l’occupation sans autorisation du chemin vicinal, étant donné que c’est Je maire qui a la police des chemins vicinaux?
- Il y a là une question bizarre et qui, un jour ou l’autre, pourra pratiquement devenir intéressante.
- Pour aujourd’hui, nous nous bornons à la signaler et à terminer ces considérations par le texte de l’arrêt que nous avons annoncé.
- Paul Boucault.
- Avocat à la Cour d’Appel de Lyon.
- Texte de l’arrêt de la Cour de Cassation du 18 février 1909.
- La Cour; sur le moyen unique pris par la Compagnie du Bourbonnais, partie civile, demanderesse au pourvoi, de la violation par fausse application des articles 17 du décret du 16 août 1790 et 24 de la loi du i5 juin 1906, en ce que le jugement entrepris a déclaré l’incompétence de la juridiction saisie par le motif que le fait incriminé aurait dû être poursuivi et jugé comme en matière de grande voirie.
- Vu lesdits articles :
- Attendu que, aux termes de l’article 24 susvisé, doivent être poursuivies et jugées comme en matière de grande voirie et punies d’une amende de 16 à 3oo francs sans préjudice de la réparation du dommage causé, les contraventions, par le permisionnaire ou le concessionnaire d’une distribution d’énergie, aux clauses de la permission de voirie ou du cahier des charges de la concession, ou aux décisions rendues en exécution de ces clauses, en ce qui concerne le service de la navigation ou des chemins de fer ou tramways, la viabilité des voies nationales, départementales, ou communales, le libre écoulement des eaux, le fonctionnement des communications téléphoniques ou télégraphiques.
- Attendu que Patrouilleau, directeur de la Société électrique de Vichy, poursuivi à la requête du Ministère public, devant le tribunal de simple police dudit canton pour contravention à un arrêté du maire de cette ville, du 17 mars 1908, a été par jugement du 4 septembre 1908 condamné par application de l’article 471, § 15, Code pénal, à 5 francs d’amende, à l’enlèvement des travaux
- p.1x160 - vue 160/688
-
-
-
- 1" Mai 1909.
- revue d’électricité
- 161
- par lui faits, et à 3oo francs de dommages-intérêts envers la Compagnie du Bourbonnais, partie civile, que, sur l’appel interjeté par le prévenu, le tribunal correctionnel de Cusset, motif pris de ce que le fait imputé ne pourrait constituer que riufraction prévue et punie par l’article 24 précité, a déclaré la juridiction saisie incompétente pour connaître de la contravention qui, d’après ledit tribunal, devait être poursuivie et jugée comme en matière de grande voirie.
- Mais attendu qu’il résulte de la décision attaquée de l’arrêté municipal du 17 mars 1908 et du procès-verbal qui y sont visés que, à la date précitée, le maire de Vichy a rejeté la demande de Patrouilleau tendant à l’établissement de conducteurs d’énergie électrique devant emprunter notamment la rue Sornin, i\ Vichy, et que le fait poursuivi consiste dans l’installation ultérieure de trois fils conducteurs passant au-dessus de cette rue, qu’ainsi n’étant ni permissionnaire ni concessionnaire, Patrouilleau n’a pu commettre la contravention prévue dans l’article 24 de la loi du i5 juin 1906, qu’à la vérité le jugement entrepris énonce « que le refus d’autorisa-« tion doit être assimilé à la contravention aux clauses « de la permission »> ; mais que cette assimilation est contraire à la fois à la lettre et à l’esprit du texte pénal qui vise exclusivement les infractions aux clauses de permissions de voirie ou au cahier des charges de la
- concession ou aux décisions rendues en exécution de ces clauses et implique dès lors l’existence d’un titre dont l’interprétation, liée au jugement du fond, est essentiellement la raison d’être de l’attribution de compétence faite, dans ce cas, par la loi de 1906 à la juridiction administrative, d’où il suit que, ayant étendu arbitrairement la portée dudit article, et ayant à tort déclaré l’incompétence de la juridiction saisie, le jugement entrepris doit être cassé.
- Attendu enfin, que si aux termes de l’article 373 du Code d’instruction criminelle la partie civile ne peut se pourvoir que quant aux dispositions relatives à ses intérêts civils, cette restriction des effets de son pourvoi n’a lieu que quand la décision attaquée a statué au fond, et non quand elle n’a jugé qu’une question de compétence.
- Par ces motifs :
- Sans avoir à examiner en l’état quelle qualification pénale prise en dehors de l’article 24 précité, peuvent comporter les faits constatés, casse et annule le jugement du tribunal correctionnel de Cusset du 27 novembre 1908 et, pour être statué à nouveau tant au point de vue pénal qu’au point de vue des intérêts civils sur l’appel du jugement du 4 septembre 1908, rendu par le tribunal de simple police de Vichy, renvoie les parties devant un autre tribunal.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Nous avons constaté si souvent la négligence des actionnaires à assister ou à se faire représenter aux assemblées générales des affaires les intéressant qu’il nous paraît juste de signaler l’initiative prise par un groupe d’actionnaires de la Société Électro-métallurgique de Froges. Ils se sont réunis dernièrement pour proposer à l’Assemblée générale le vote de certaines résolutions que l’ordre du jour ne paraît pas comporter. Le groupe se hâte d’affirmer, d’ailleurs, que le programme des modifications demandées par lui n’implique aucun caractère de défiance vis-à-vis du Conseil d’Administration; il proposera le rachat des parts de fondateurs, la mise au porteur des actions libérées et la cotation des actions de la Société à la Bourse de Paris ; mais il questionnera également le Conseil sur la marche de la Société, sa situation actuelle et sa situation à venir. Le quatrièmement de ce programme pourrait expliquer les
- trois premières demandes ; évidemment ce groupe d’actionnaires a dû être ému par la diminution du prix de vente de l’aluminium et par la série des bruits fâcheux qui ont couru sur l’utilisation possible de ce métal. Si le conseil acceptait de proposer au vote de l’Assemblée les trois premières mesures, il faciliterait grandement la négociation des litres et l’apport de capitaux nouveaux, si ultérieurement le développement de l1 affaire l’exigeait. Nous verrons l’accueil fait à ces propositions par le Conseil et par l’Assemblée générale. 11 est bon de noter, à propos de Froges, que des informations de sources diverses annoncent que des aciéries américaines ont décidé d’installer des fours Iïéroult de 15 tonnes.
- La Société des Produits Electro-chimiques et Électro-métallurgiques des Pyrénées, qui avait escompté une mise en marche beaucoup plus rapide de ses installations, a présenté un premier exercice moins satisfaisant que celui espéré. Le régime des
- p.1x161 - vue 161/688
-
-
-
- 162
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N° 18.
- eaux du bassin d’Auzat, sans donner d’appréhensions sur la quantité prévue d’énergie disponible, a cependant donné lieu à des constatations qui exigeront des dépenses supplémentaires de barrages. Puis la crise de l’aluminium, dont le prix de vente est descendu au-dessous de i fr. 5o alors que les prévisions avaient été basées sur •*. fr. 5o, a force le Conseil à rechercher dans la fabrication d'autres produits la rémunération des capitaux engagés. Enfin des modifications ont dû être apportées aux installations au cours des travaux. Il est résulté de tous ces aléas des frais imprévus et des dépassements des prévisions premières auxquels la Société a dû faire face par des émissions d’obligations. Le rapport ajoute que les produits autres que l’aluminium ont été d’un bon rendement, mais que pour quelques-uns d’entre eux il a fallu doubler la production ; et le Conseil fait entrevoir que l’usine d’alumine et le tramway de Tarascon à Auzat, qui faisaient partie du programme des promoteurs seront réalisés par des sociétés spéciales auxquelles la Société mère assurera un large concours. En résumé, l’exécution des projets de l’Electro métallurgique des Pyrénées a été contrariée par des événements économiques et par des faits naturels qui ont changé complètement son orientation financière; il faut souhaiter que les hauts patronages qui l’ont lancée contribueront à l’aider à sortir du pas difficile qu’elle traverse.
- On dit qu’en Allemagne l’animation est fort grande autour de toutes les valeurs électriques. Tous les dividendes déclarés un peu supérieurs à ceux de l’exercice précédent ou tout au moins égaux révèlent une situation satisfaisante qui fait croire à la réalisation de gros bénéfices dans un avenir peu éloigné. L’Allgemeine Elektricilats Gesellschaft, les entreprises de distribution d’énergie, la Bank für elek-trische untervehmungen de Zurich sont très recherchées. Bergmann-EIektricitàts werkeA. G., de Berlin, qui s’occupe de la construction des machines, transformateurs, alternateurs, etc., déclare un bénéfice brut de 4 463 989 marks en augmentation de 871 73*2 marks sur 1907. C’est un beau résultat pour un capital de 14 millions qui reçoit 18 % après affcc-lation de 1 310978 marks aux amortissements; ce dernier chiffre est presque égal aux 10 % du capital. Le Conseil, désirant encore étendre le champ d’activité d,e la Société, s’est l'ait autoriser par l'assemblée générale à émettre suivant les besoins 10 millions de marks d’obligations 4 1 /a % Pourvu que tout cet engouement n’aboutisse pas sous peu d’années à un krach retentissant de toutes les valeurs
- électriques, à l’imitation des valeurs des Compagnie, allemandes de navigation dont plus d’un voudrait bien ne plus avoir en portefeuille. L’exportation en pays étranger aux conditions que nous connaissons, ne peut durer sans préjudice pour les affaires indigènes qui se lasseront d’en payer les frais ; l’Italies l’Espagne et la Russie, naguère ouvertes à toutes les entreprises allemandes, s’outillent avec succès pour produire elles-mêmes. Quel sera enfin l’effet de l’impôt projeté par le chancelier, qui n’acceptera pas volontiers de renoncer à ses idées, quoi qu’il en fasse murmurer actuellement par scs officieux? Y aura-t-il réellement un ralentissement dans la transformation des modes d’éclairage des villes d’Allemagne ou dans l’exécution de projets longtemps caressés, et faudra-t-il chercher dans l’extension des débouchés extérieurs l’utilisalion d’une production très intense ; en ce cas l’importance des sacriiices consentis pour inonder les marchés étrangers rompra l’équilibre qui semble exister actuellement au détriment du marché indigène.
- Les résultats que présentent la Société électrique de la Haute-Italie font ressortir un bénéfice net de 1 578 161 lires supérieur, de 447 °92 lires à celui de 1907. Un se souvient que le capital fut porté de 10 à i5 millions de lires; néanmoins le chiffre précédent permet de donner un dividende de 5 % après attribution de 788 3(>4 lires aux amortissements et réserves. 11 est à remarquer que les recettes d’exploitation ont atteint 5 576 207 lires soit plus du tiers du capital pour une dépense de ;2 499 126 lires qui fait ressortir le coefficient d’exploitation à 44)8 %. Le bénéfice net apparaît enfin comme égal à 5o % du bénéfice brut d’exploitation.
- A la Société pour l’éclairage électrique de l’année 1886, à Saint-Pétersbourg, les recettes brutes par comparaison sont moindres en proportion puisqu’elles s’élèvent seulement à 5 3qi 388 roubles pour un capital de 18 millions de roubles; mais par contre les bénéfices nets atteignent, la même valeur soit 10 % du capital. Le Conseil a dès lors proposé de fixer à 9 i/!a % le dividende des actions privilégiées et à 6 1/2 % celui des actions ordinaires. Il propose de créer de nouveau jusqu’à 6 millions de roubles d’actions ordinaires nouvelles, jouissante iur janvier 1909, pour permettre le développement des installations de Moscou et Saint-Pétersbourg, le remboursement de la dette ilottante et le rachat des usines électriques de Lodz pour environ 4 200 000 roubles. Ces ressources seront encore insuffisantes puisqu’elles couvriront à peine ce remboursement et ce rachat. A
- p.1x162 - vue 162/688
-
-
-
- l0' Mai 1909.
- KE VUE D’ÉLEGT RICITÉ
- 163
- *
- tant faire que d’augmenter le capital, il valait mieux le prévoir en telle abondance qu’on fut réduit à ne pas l’appeler tout entier.
- En Belgique également, les valeurs d’électricité sont l’objet d’une certaine faveur. Les Ateliers de constructions électriques de Cliarleroi publient un bilan qui satisfait les plus prudents. Sur un bénéfice net de i o44 4 io francs le Conseil propose de réserver 538 3a6 francs aux amortissements sur immobilisations et ii 144 francs, au fonds d’amortissement des actions de priorité. Les actions recevront 5 % . Les mesures prises ramènent ainsi à un franc les frais de premier établissement, les usines apportées par l’ancienne société Dulait et leur outillage sont portées pour mémoire; les 1715000 francs de dépenses effectuées pour agrandir cette usine et renouveler son outillage sont amortis des deux tiers et ne figurent plus que pour 607 000 francs. La Société envisage de nouveaux agrandissements et a acquis, dans ce but, un terrain très important à Marcinelle ; elle s’équipe, en un mot, pour lutter avec avantages contre la concurrence allemande.
- La Société Belge d’entreprises électriques déclare également des résultats en progressionjsur l’an dernier, et, malgré un amortissement de 73 i3o francs sur une émission d’obligations, obtient un bénéfice sensiblement égal à l’exercice précédent, soit 728 663 fr. contre 728 440 francs, qui permet de répartir le meme dividende aux actions et aux parts de fondateurs :
- respectivement 37 fr. 5o ct4i fr.66.Les cours actuels sont aux environs de 791 francs et de i 56o francs.
- L’assemblée de la Thomson-Houston de la Méditerranée n’a pu avoir lieu à la date fixée, faute de quorum, mais celle de la Compagnie Française des accumulateurs électriques Union s’est réunie et a ratifie les propositions que lui soumettait son Conseil soit dans sa réunion ordinaire, soit dans sa réunion extraordinaire. Le solde du compte profits et pertes est consacré en majeure partie à des amortissements; la dissolution anticipée de la Compagnie est prononcée en vue de sa fusion avec la Compagnie Thomson-Houston à réaliser dans un délai de 6 mois; l’apport est fait contre l'attribution à la Compagnie Union de 1 100 actions au capital nominal de 5oo fr. de la Compagnie Thomson-Houston et moyennant la renonciation par celle-ci de ses droits dans la liquidation de la Société absorbée, bien que propriétaire de 5 600 de ses actions. Les 1 100 actions attribuées à la Compagnie des accumulateurs Union seront réparties entre les autres actionnaires de cette société, à raison d’une nouvelle pour quatre anciennes. Il £ n’est pas douteux que ces accords ne soient ratifiés par les actionnaires de la Thomson-Houston, malgré que ce soit à leur désavantage : mais la substitution de la traction par trolley à la traction par accumulateurs sur toutes les lignes de la Compagnie Thomson supprimait la principale raison d’étre de sa filiale.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris; — La Compagnie des Chemins de fer de l’Est exploite, d’après son dernier rapport, 5 000 kfn de lignes. En 1908, elle a dépensé 49 millions pour rachat de i32 locomotives et 112 lenders, 57 voitures à voyageurs, et 6 i35 fourgons et wagons. Son effectif actuel comprend : 1620 locomotives, 1 367 lenders, 3 846 voitures à voyageurs et?45 9I8 wagons représentant 5y9 990 tonnes. Les commandes à livrer en 1909 011910 portent sur 87 locomotives, 166 voilures à voyageurs et 3 174 wagons.
- Alpes-Maritimes. — Le Conseil municipal delaTurbie a émis un avis favorable à rétablissement d’une ligne de tramways entre Nice et La Turbie.
- Haute-Saône. — La Compagnie dos chemins de fer vicinaux a obtenu la concession d’un nouveau réseau de chemins de 1er, d’une longueur de 236 km, intéressant trois départements : la Haute-Saône, le Doubs et les
- Vosges. L’ensemble des lignes sera livré à l'exploitation au commencement de 1910.
- Jura, — La Compagnie des chemins de fer vicinaux est en négociations avec le département pour la concession de nouvelles lignes de chemins de fer ayant ensemble une longueur de 84 kilomètres.
- Italie. — La concession de la ligne d’Asli à. Chivasso a été accordée à la Société franco-suisse de chemins de fer, fondée au capital de 5 millions par la Banque franco-américaine de Paris, cette société se charge également de la construction de la ligne.
- Autriche-Hongrie. — Le gouvernement a accordé des concessions pour la construction des lignes de chemins de fer électriques suivantes : i° de Yacz à Budapest et Godollo, devis 9 5 000 francs; a° de Hôlak ùTrencscn-
- taplilz., devis 694800 francs; 3° de lverepes à Godollo, devis 6 406 a5o francs.
- p.1x163 - vue 163/688
-
-
-
- 164
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N°18.
- Russie. — Les tramways de la ville de Kharkoff vont être prochainement électrifiés ; on procède actuellement aux dernières négociations.
- Suisse. — Le 8 avril 1909 a eu lieu en Suisse l’inauguration d’un nouveau chemin de fer à crémaillère : le chemin de fer Montreux-Glion. Le funiculaire existant, Ter-ritet-Glion, ne suffisait plus depuis longtemps au trafic toujours croissant durant la belle saison, entre les bords du Lac Léman et les contrées de Glion et de Caux; aussi la nécessité d’une seconde ligne se faisait-elle sentir chaque année davantage. La nouvelle ligne permet un service par voitures directes de Montreux à Caux et aux Rochers de Naye. Le point de départ de cette ligne est la station centrale de Montreux des Chemins de fer Fédéraux, qui est en même temps la station terminus du chemin de fer électrique Montreux-Oberland-Bernois.
- La longueur delà ligne de Montreux-Glion est de 2 8oom; elle a une rampe maxima de i3o°/00,une rampe moyenne de io5 °j 00. Le service se fait par locomotives électriques ; le courant servant à la traction est du courant continu à 720 volts, fourni par un groupe convertisseur avec batterie tampon alimenté par la station génératrice de Mont-bovon. Les locomotives électriques, qui présentent quelques nouvelles dispositions intéressantes, sont équipées chacune de deux moteurs d’une puissance unitaire de 140 chevaux. La partie mécanique des locomotives a été fournie par la Fabrique suisse pour la construction de locomotives et de machines à Winlerthur. L’équipement électrique complet des locomotives ainsi que la sous-station de transformateurs ont été livrés par les Ateliers de construction Oerlikon.
- TÉLÉPHONIE ET TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- France. — Le lieutenant Jeance a procédé dernièrement, avec succès, à de nouvelles expériences de téléphonie sans fil, à la station de Rouges-Terres, située à quelques kilomètres de Cherbourg; des communications ont été échangées avec la Tour Eiffel et avec l’escadre de la Méditerranée.
- Bulgarie. — Le gouvernement a l’intention de faire ériger une station radiolélégraphique d’une portée de 600 km. Une somme de 120000 francs a été votée à ce sujet et la Compagnie Marconi a été chargée de l’installation.
- Ecosse. — Une nouvelle station radiolélégraphique a été érigée à Stoneywood; elle est, par sa situation, la plus septentrionale des stations de L’Ecosse.
- Asie. — Le gouvernement de Ceylan a l’intention d’établir une station de télégraphie sans fil pour communiquer de Colombo à Minicoy ; la distance est de 800 kilomètres.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société de Laval. — Le 25 mai, 48 rue de la Victoire, à Paris.
- Compagnie du chemin de fer de Nancy à Vezeiise. — Le i5 mai, 7, rue Chauchat, à Paris.
- La Lut'ece Électrique. — Le 12 mai, 9, rue Buffault, à Paris.
- Compagnie d’Exploitation de Tramways et Chemins de fer. — Le i5 mai, 19, rue Louis-le-Grand, à Paris.
- Compagnie des Tramways électriques de Béziers. — Le i5 mai, 19, rue Louis-le-Grand, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- France.
- Le 18 mai, au Sous-Secrétariat d’Etat des Postes et Télégraphes, io3, rue de Grenelle, à Paris, fourniture de câbles téléphoniques à 14 et à 27 paires sous plomb (5 lots). Demandes d’admission avant le 8 mai.
- Belgique.
- Le 12 mai, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, fourniture de câbles à haute tension destinés à l’alimentation de la ligne vicinale de Spa à Verviers. Soumissions recommandées le 11 mai.
- Italie.
- Le 11 mai, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, adjudication nationale pour la fourniture d’une raboteuse, d’une fraiseuse et de deux limeuses pour les ateliers de Rome et d’une limeuse pour ceux de Milan.
- Allemagne.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Frauenberg, établissement d'importantes installations électriques.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Mors, établissement d’une usine centrale d’électricité, 6 à 7 millions de marks.
- Espagne.
- Le 29 mai, à 11 heures, à la maison consistoriale (mairie) de la muy leal cindad de Olot (province de Ge-rona), adjudication de l’éclairage électrique de cette ville pendant douze années sur la base d’une redevance annuelle de i3 5oo pesetas; caut, provisoire : 750 pesetas; id. définitif : 3 000 pesetas.
- Roumanie.
- Le 25 mai, à la direction des chemins de fer roumains, à Bucarest, fourniture de 5o wagons de manipulation série G R à deux essieux pour trains de marchandises munis de freins Westinghouse combinés avec freins à main et de 10 wagons-poste ambulants à trois essieux série D-pa, freins Westinghouse combinés avec freins à main et munis de la lumière électrique système Slone, le tout formant un lot livrable en 10 mois à l’une des gares frontières.
- P»BIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
- p.1x164 - vue 164/688
-
-
-
- Trente-et-Unlème année. SAMEDI 8 MAI 1909. Tome VI (2° série).— N’ 19
- La
- 3
- Lumière Electrique;
- „ J$s
- Précédemment [£?/'
- (l:BUU.UUèU
- V
- xi <-, -, -
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ^""
- L'Éclairage Électrique
- Directeur : A.] BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. i65. — A. Co.uet. Machines-outils commandées électriquement, p. 167. — P. Bahy. Théorie de l’interrupteur de Wehnelt basée sur la striction [suite], p. 172.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et Généralités. Étude graphique des résistances eu parallèle, P.Fehmers, p. 176. — Recherche des harmoniques d’une courbe périodique donnée, J. Fjscuer-Hinnex, p. 177.— Brevets, p. 181. — Coupe-circuit, Murray, p. 181. —Production d’oscillations électriques, Galletti, p. 181. — Procédé pour l’utilisation des moteurs hydrauliques, Siemexs-Scuuckert-Werke, p. 182. — Compteurs d’électricité pendulaires, C. Féry, p. 182. — Bibliographie, p. 184. — Correspondance, p. 184. — Législation et contentieux. Circulaires du ministre des Travaux publics, p. 188. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 190. — Renseignements commerciaux, p. 192. — Nouvelles Sociétés, p. 195. —Adjudications, p. 19Y.
- ÉDITORIAL
- Nous avons demandé à un spécialiste des questions de mécanique, qui signera désormais sous le pseudonyme de A. Cornet, de devenir notre collaborateur régulier et de nous adresser des études d’ensemble périodiques sur la construction mécanique dans ses rapports avec l’électricité, et cela au sens le plus large. M. A. Cornet commence aujourd’hui sa collaboration, par un article d’ensemble sur les machines-outils commandées électriquement.
- Un mouvement de jour en jour plus marqué se dessine en laveur de la commande électrique des machines-outils, et il est rare, aujourd’hui, que dans les installations d’usines nouvelles d’une certaine importance on ne mette plus ou moins à contribution ce mode d’entrainement des machines. C’est
- que véritablement celui-ci apporte avec lui un grand nombre d’avantages qu’on ne peut obtenir avec les procédés anciens, et nous pensons que la concurrence industrielle toujours plus active finira par l’imposer, tout au moins, dans une large mesure.
- Bien que les qualités de la commande électrique soient aujourd’hui à peu près unanimement reconnues, les avis sont toutefois partagés en ce qui concerne la meilleure façon d’utiliser ce système de commande. Vaut-il mieux munir chaque machine d’un moteur indépendant ou bien diviser les machines par groupes, chaque groupe étant alors mil par un seul moteur ?
- Les avantages de la commande électrique ne ressortent évidemment d’une façon inté-gTale que dans la commande par moteurs
- p.1x165 - vue 165/688
-
-
-
- 166
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N» 19.
- séparés. Malgré cela, et en considération de ce fait que les conditions de travail en Amérique sont un peu particulières, il paraît bien suffisant, en France, de combiner la commande individuelle avec la commande par groupes.
- Toutefois, l’auteur passe en revue les idées émises à cet égard dans les différents pays, puis il envisage le moteur en lui-même et les chaînes de transmission. Comme application de cette commande par moteur électrique, il décrit un tour monopoulie à cliarioter et à fileter, de construction française.
- M. P. Bai’y, pour vérifier les formules établies dans son précédent article sur la théorie, de Vinterrupteur de Wehnelt basée sur la striction, les compare aux résultats de l’expérience. La formule de la fréquence des interruptions conduit, du reste, à quatre propositions que l’on a fréquemment vérifiées :
- i° La fréquence diminue quand la sell-induçtion du circuit augmente ;
- ?.° La fréquence augmente en même temps que la force électromotrice de la source;
- 3° La fréquence diminue pour des pressions croissantes ;
- 4° La tension de vapeur du liquide a une influence complexe.
- Dans tous les cas, le fonctionnement de l’appareil sera assuré avec une dépense d’au-
- tant plus faible de courant que cette tension sera plus grande.
- L’auteur a vérifié quantitativement la formule. Il a trouvé un certain nombre de résultats d’expériences qui montrent un fait intéressant : pour que le phénomène de Fizeau et de Foucault se produise, c’est-à-dire pour que l’appareil fonctionne en Wehnelt, il faut que la différence de potentiel soit comprise entre les valeurs minima et maxima en dehors desquelles on a, ou l’électrolyse simple, ou le phénomène spécial décrit par MM. Violle et Ghassagny où « tout mouvement périodique cesse, les gaz ne sont plus lumineux mais le platine rougit dans le liquide dont il reste séparé en partie par une gaine de vapeur ».
- Comme extraits de publications périodiques, nous publions aujourd’hui une étude graphique des résistances en parallèle, par M.P. Fehmers, où l’auteur indique une méthode pouvant s’appliquer avantageusement au calcul des rhéostats et des résistances de freinage.
- M. J. Fischer-Hinnen avait déjà donné, en 1901, dans VE. T. Z., une méthode remarquable pour résoudre le problème de la décomposition des courbes en leurs harmoniques, mais qui ne s’appliquait qu’aux harmoniques d'ordre impair. Il l’a étendue aujourd’hui au cas le plus général.
- p.1x166 - vue 166/688
-
-
-
- 8 Mai 1909.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 167
- MACHINES-OUTILS COMMANDÉES ÉLECTRIQUEMENT
- Un mouvement de jour en jour plus marqué se dessine en faveur de la commande électrique des machines-outils et il est rare, aujourd’hui, que dans les installations d’usines nouvelles d’une certaine importance on ne mette plus ou moins à contribution ce mode d’entraînement des machines. C’est que véritablement celui-ci apporte avec lui un grand nombre d’avantages qu’on ne peut obtenir avec les procédés anciens, et nous pensons que la concurrence industrielle toujours plus active finira par l’imposer, tout au moins, dans une large mesure.
- Est-il besoin de rappeler ici les avantages par lesquels se recommande le fonctionnement. électrique ? Ces avantages proviennen t, d’une part, de la suppression partielle ou même complète des organes de transmission et, d’autre part, des qualités propres du moteur électrique.
- La réduction du nombre d’arbres, poulies et courroies de transmission, entraîne une économie certaine de force motrice et de graissage, et diminue les frais d’entretien de ces organes. L’absence de courroies permet d’économiser de la place et procure à l’industriel plus de liberté dans l’emplacement et la disposition de ses machines; de plus, elle dégage les espaces séparant celles-ci en donnant ainsi aux ouvriers plus de mobilité. L’absence de courroies qui barrent le plus souvent le plafond des usines donne également un champ plus libre pour le transport des pièces dans l’atelier.
- Les qualités propres de l’électro-moteur font, d’autre part, que les manœuvres dans les machines commandées électriquement sont on ne peut plus simples et rapides. De plus, le moteur électrique permettant de donner aux machines une gamme, de vitesses très étendue, on peut facilement, dans chaque cas, régler ces machines sur la vi-
- tesse avantageuse qui convient à la pièce à travailler, de façon à en tirer le plus haut rendement. La commande électrique dans les machines-outils a permis, dans beaucoup de cas, de simplifier leur construction et même de créer des machinesqu’il serait pour ainsi dire impossible d'entraîner par des courroies. Enfin, les machines-outils à commande électrique, formant à elles seules un tout indépendant d’organes voisins, peuvent être facilement transportées d’un point de l’usine à un autre. C’est la catégorie des machines-outils portatives, devenues vraiment pratiques depuis l’introduction de l’électro-moteur.
- Les avantages que nous venons de signaler sont, bien entendu, d’autant plus marqués qu’il s’agit d’une usine plus importante ; mais ils finissent toujours par se traduire par une économie d’argent, et, quoique le prix d’une installation commandée électriquement soit en général supérieur à celui d’une installation commandée par poulies et courroies, le bénéfice final arrive toujours à se faire jour au bout d’un nombre assez bref d’années.
- Bien que les qualités de la commande électrique soient aujourd’hui à peu près unanimement reconnues, les avis sont toutefois partagés en ce qui concerne la meilleure laeou d’utiliser ce système de commande. Vaut-il mieux munir chaque machine d’un moteur indépendant ou bien diviser les machines par groupes, chaque groupe étant alors mu par un seul moteur?
- En Allemagne, on dote en général les grosses machines et les machines tournant à grande vitesse de moteurs séparés, les autres sont entraînées par groupes. Aux Etats-Unis, au contraire, on parait avoir une tendance de plus en plus marquée à placer un moteur sur chaque machine, et il n’est pas rare d’y voir de petites machines munies d’un moteur coûtant plusieurs fois leur prix. La cause de
- p.1x167 - vue 167/688
-
-
-
- 168
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N“19.
- cette préférence pour la commande séparée est due, selon toute vraisemblance, à l’àprelé de la concurrence en Amérique qui a fait rechercher tous les moyens de diminuer le prix de la main-d’œuvre. On a trouvé dans l’emploi de l’électro-moteur un procédé procurant une économie de temps par l’introduction des moteurs à vitesse variable à la place des cônes de transmission ordinaires. Le déplacement d’une courroie d’une poulie sur une autre constitue une perle de temps sensible et, lorsqu’il s’agit, par exemple dans un tour travaillant une pièce présentant des diamètres différents, de régler la machine chaque fois sur la vitesse de coupe la plus avantageuse, les interruptions de travail finissent par former un total si grand que l’ôuvrier préfère souvent renoncer au changement. de vitesse. Avec le moteur électrique, la manœuvre du changement de vitesse est aussi aisée et aussi prompte que possible.
- Les avantages de la commande électrique ne ressortent évidemment d’une façon intégrale que dans la commande par moteurs séparés. Malgré cela, et. en considération de ce fait que les conditions de travail en Amérique sont un peu particulières, il paraîtra bien suffisant, chez nous, de combiner la commande individuelle avec la commande par groupes. Certains industriels préconisent la commando séparée dans les machines que l’on met en marche souvent, telles que les tours par exemple, et dans les machines à vitesse rapide, les machines travaillant de façon moins fréquente ou celles sur lesquelles les pièces séjournent longtemps étant réunies par groupes. De celte façon, les avantages du fonctionnement électrique énumérés plus haut ressortiront, encore d’une façon bien suffisante cl, d’autre part, la commande par groupes permettant de déterminer la puissance de chaque moteur d’après l’effort moyen absorbé par les machines du groupe qu’il alimente, on obtiendra une puissance dans les moteurs, plus faible que celle qu’exigerait la commande par moteurs sé-
- parés, et l’on pourra ainsi réduire les dépenses de premier établissement.
- L’introduction de l’électro-motcur dans 1’enlraineinenl des machines-outils n’a pas été sans influence sur la construction de certains organes de celles-ci. On s’est efforcé de réunir le moteur et la machine en un tout indépendant et l’on a cherché à obtenir une solution rationnelle qui ménage la place et réduise l’importance des organes de liaison. Dans les machines tournant à grande vitesse, telles que les scies circulaires ou à ruban, les machines à meuler et à polir, on a placé le moteur directement sur l’arbre de la machine. Dans d’autres machines, le mouvement du moteur se transmet soit par des engrenages, soit par des chaînes, soit même par de simples courroies.
- En ce qui concerne le moteur, tous les systèmes de moteurs habituellement en usage sont évidemment propres à la commande des machines-outils. On donne toutefois en général la préférence aux moteurs à courant continu. Si l’on n’a besoin dans la machine à faire mouvoir que d’un petit nombre de vitesses, on emploiera des moteurs à courant continu ordinaires. Si, au contraire, on désire obtenir une gamme de vitesses plus étendue, on se servira de moteurs à vitesse variable.
- Dans ces derniers moteurs la variation de vitesse est obtenue eu graduant l’intensité du champ magnétique. Toutefois cette graduation ne donne de bons résultats qu’entre certaines limites. Un autre moyen de faire varier la vitesse consiste à alimenter les moteurs à l’aide de courants de tensions différentes par l’emploi de réseaux comprenant plusieurs conducteurs. Ce procédé jouit actuellement d’une très grande faveur aux Etats-Unis. Dans le cas le p'ius simple l’installation y comporte un réseau de trois conducteurs avec aao volts de différence de potentiel entre les couducteurs extérieurs (fig. i). De cette façon on obtient deux vitesses fondamentales, selon que le moteur est branché entre un des conducteurs extrêmes et le conducteur intermédiaire ou qu’il est placé entre
- p.1x168 - vue 168/688
-
-
-
- 8 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 169
- les deux conducteurs extrêmes. Comme un si petit nombre de vitesses n’est pas considéré comme suffisant en Amérique, on a recours, au surplus, au moyen menlionné
- i i
- J t
- Fig. i.
- en premier lieu et qui consiste à introduire des résistances dans le circuit inducteur. La Westinghouse Electric et Ml'g. C", de Pitts-burg, obtient de la sorte des vitesses dont
- c°i i q sji
- 11 ï_____1 *
- =.i ' |
- S| 2! •
- ------^i 1
- Fig. -i.
- la plus petite est à la plus grande comme i à 6. On est même allé, aux Etats-Unis, jusqu’à Caire usage de quatre conducteurs avec des tensions différentes entre les conducteurs
- Fig.
- voisins. La Bullok Electric Ml'g. C° se sert de tensions de 6o, 8o et iio volts et obtient, en outre, par la combinaison des dilférents conducteurs, i4«, J9° a^° volts, c’est-à-dire
- 6 tensions différentes (lig. a). Les usines de la Crocker-Weeler C° à Ampère N. .). fonctionnent avec des tensions de 4°, 1 ao et
- 8o volts ('litre les conducteurs voisins, ce qui donne par combinaison des tensions supplémentaires de ibo, aoo et a4o volts (fig. 8). Dans ces systèmes, le rapport de la plus petite vitesse à la plus grande est aussi, en général,choisi égal à i : 6. Gomme ce nombre de vitesses ne sulïiL pas à tirer des machines-
- outils tout leur rendement et qu’on ne peut pas bien, d’autre part, compliquer l’installation par l'adjonction d’un cinquième conducteur, on fait au surplus varier l’intensité du champ magnétique dans les moteurs. De cette façon, la Bullock Electric Mfg. C° obtient 26 vitesses différentes pour ia marche en avant et 2 vitesses pour la marche en arrière.
- Les installations de ce genre ont l'inconvénient d’être coûteuses. Outre que les moteurs sont plus gros et plus chers que les moteurs ordinaires, l’installation électrique pour la production du courant et la complication du réseau de distribution entraînent un complément de dépenses fort sensible. En Europe, on considère que les moteurs à vitesse variable, attelés àu dispositif mécanique de changement de vitesse que comporte chaque machine-outil en général, donnent une gamme de vitesses bien suffisante.
- Dans beaucoup de machines, le moteur transmet son effort par le moyen de chaînes. Parmi les systèmes en usage, la «. Chaîne silencieuse Renold » a trouvé un très grand nombre d’applications en Europe et en Amérique. Cette chaîne se compose d’axes onde rivets réunissant entre elles de petites plaques métalliques disposées dans des plans parallèles et découpées de façon à épouser la forme des dents des pignons. A l’encontre de ce qui se produit dans les chaînes ordinaires, ce ne sont pas ici les axes qui transmettent l’elTort, mais au contraire les plaques qui les relient (lig. 4)- Les faces des dents des pignons qui reçoivent l’effort sont taillées suivant des plans. La caractéristique de ces chaînes est que les plaques s’adaptent toujours correctement sur les dents, quel que soit leur état d’usure. Lorsqu’au bout d’un certain temps de fatigue, l’écartement mutuel des arêtes des plaques en contact avec les dents a augmenté par suite du jeu qui prend naissance entre les axes et les plaques, la chaîne se déplace d’elle-mème sur les dents, de façon à agir à une distance du centre du
- p.1x169 - vue 169/688
-
-
-
- 170
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2» Série). —N» 19.
- pignon d’autant plus grande que l’usure est plus considérable (fig. 5). On évite ainsi les chocs et le bruit qui, dans les chaînes ordi-
- Que, transmettant aux machines un effort constant, elles en augmentent le rendement tout en fournissant un travail mieux fait;
- Qu'elles permettent de réaliser une économie notable sur l’usure et l’entretien des outils ;
- Qu’elles permettent d’exécuter des travaux absorbant beaucoup do forces et difficiles à exécuter avec des courroies ordinaires ;
- Que leur absence de tension initiale permet de réaliser une économie de force
- t'iR. 4.
- naires, se produisent lorsque, par suite d’usure, la distance entre les axes ne correspond plus à l’écartement des dents des pi-
- Fig-,
- gnons. Une autre cause du fonctionnement silencieux des chaînes Renold est dû à ce fait que les plaques s’engagent sur les (lents
- motrice.
- Il paraît hors de doute que ces chaînes, appliquées dans les machines-outils à la place de courroies forcément courtes, constituent un dispositif avantageux et rationnel.
- La figure 7 se référé à un tour monopoulie à charioteret à fileter construit par la Société française de Machines-Outils à Saint-Ouen. Cette société qui est, comme on le sait, de formation toute récente s’est engagée franchement dans la voie du progrès et, dans les machines de construction tout à fait moderne qui sortent de cet établissement, la commande électrique est largement représentée. Le moteur est logé ici sur le pied gauche du tour et entraîne la poulie par une courroie ordinaire. Il est fixé
- Fig.
- sa ns glissement, ainsi que le montre la figure 6.
- Outre l’absence de bruit, les constructeurs de la chaîne Renold font valoir en faveur de celle-ci :
- au bâti par des glissières qui permettent de le déplacer horizontalement et verticalement de façon à pouvoir placer la poulie du moteur i bien en regard de celle du tour et tendre la
- p.1x170 - vue 170/688
-
-
-
- 8 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 171
- courroie convenablement. Cette machine est munie d’un inverseur Système Brenot destiné à arrêter instantanément la marche de l’outil ou a en produire la marche arrière. Comme ce dernier appareil est simple et d’un fonctionnement irréprochable, il mérité d’être décrit succinctement ici.
- Il se compose essentiellement de deux organes: i° l’inverseur proprement dit des-I iné, comme son nom l’indique, à renverser le sens du courant dans l’induit du moteur ;
- dans la position arrêt, met l’induit en court-circuit au travers de la résistance de démarrage, ce qui empêche toute détérioration des enroulements ou du collecteur.
- Dans la figure 7, l’inverseur est visible en regard du chariot ; il est placé sur une colonne métallique et porte une solide poignée de manœuvre. Il est bien à portée de la main de l’ouvrier qui conduit la machine. Les contacts sonl Ions sur charbon .
- Fig- 7.
- 2" le shunt automatique pour retirer du circuit après démarrage la résistance introduite au moment de la mise en marche dans le circuit de l’induit. La manœuvre automatique de cette résistance se fait au moyen d’un relai branché en dérivation aux bornes de l’induit. Dès que la force contre-électromotrice de l’induit atteint la moitié de sa valeurnormale, le plongeur du relai est attiré et deux contacts en charbon shuntent la résistance. Dans les moteurs à courant continu l’arrêt est instantané, car l’inverseur,
- A l’atelier de réparation du secteur de la Rive Gauche d’Issy-les-Moulineaux où nous avons pu en voir quelques-uns, les inverseurs système Brenot, installés depuis 1902, ont donné des résultats parfaits. Ces appareils s’appliquent particulièrement à la commande des tours à cause des mises en marche et arrêts instantanés. Ils permettent d’augmenter la production de ces machines surtout dans le cas de pièces filetées ou décolletées, l’ouvrier n’étant plus obligé, par exemple, de creuser une rainure pour recevoir l’outil en
- p.1x171 - vue 171/688
-
-
-
- 172
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2« Série). — N» 19.
- Un de course. Us pourraient également, pen-sons-ùous, être appliqués avec avantage dans les raboteuses. Légèrement modifiés, ils sont
- susceptibles d’être employés avec des moteurs à courant alternatif.
- {A suivre.) A. Comet.
- THÉORIE DE LTNTERRUPTEUR DE WEHNELT
- RASÉE SUR LA STRICTION (<)
- III
- Dans le but de vérifier ces différentes formules, nous allons les comparer aux résultats de l’expérience. Nous avons vu plus haut que la fréquence des interruptions pouvail s’exprimer par la relation :
- N =
- E______
- E — A R \/P‘— T
- (3)
- et nous pouvons en déduire de suite :
- i° La fréquence diminue quand la self-induction L du circuit augmente ;
- a" La fréquence augmente en meme temps que la force électromotrice E de la source;
- !)° La fréquence diminue pour des pressions P croissantes.
- 4° La tension de vapeur T du liquide a une influence complexe, elle tend par son augmentation à diminuer la valeur de L et à augmenter celle de t\ il faudrait, dans chaque cas particulier, déterminer l’influence sur chacun de ces termes pour en déduire l’action résultante sur la fréquence.
- Dans tous les cas, le i fonctionnement de l’appareil sera assuré avec une dépense d’autant plus faible de courant que T sera plus grand.
- Chacune de ces quatre propositions a été vérifiée fréquemment, et, particulièrement en ce qui concerne la pression par MM. S. P.
- ( ') La Lumière 'Electrique, Ionie VL, (a,! série), p. i35.
- Thomson (‘), A. Le Roy (“j et nous-mème (3), et pour l’influence de la température, c’est-à-dire aussi de la tension de la vapeur du liquide, par M. Carpentier (4) qui, sur l’observation faite par M. Armagnat, a construit un appareil basé sur l’influence de ce facteur.
- Pour vérifier quantitativement la formule, nous nous reporterons au travail que nous avons publié antérieurement et que nous citions plus haut. Voici le tableau des résultats obtenus dans ces expériences où variaient la force électromotrice E et le coefficient de self-induction L; dans chaque cas, la fréquence était mesurée au moyen d’un miroir tournant dans lequel on regardait la lueur produite par l'étincelle de rupture au sein de la solution du Wehnelt; elle est exprimée dans le tableau I en nombre de ruptures par seconde.
- Dans ces expériences nous n’avions malheureusement pris aucune précaution spéciale pour nous assurer de la constance de la température, et les résultats montrent des irrégularités qui doivent provenir de celait. En outre, nous n’avons pas mentionné dans chaque cas la résistance . R du circuit qui intervient dans la formule, lorsque la résistance propre du Wehnelt était peu importante par rapport à celle .du circuit total; nous a vous.pu cependant retrouver dans nos
- (1) S. P Thomson. The Electvician, n5 mars 1899. Société Physique de Londres, 10 mars 1899.
- (2) A. Lu Roy, C. B., tome CXXVIII, p. .925, 1899.
- (3) P. Bary, C. B., tome CXXVIII, p. 925, 1899.
- p) .1. Carpentier, C. B., tome CXXVIII, p. 987, 1899.
- p.1x172 - vue 172/688
-
-
-
- REVUE D’ELECTRICITE
- 173
- 8 Mai 1909.
- optes''la valeur de R === 2 ohms, correspondant à L = 53. C’est sur ces chiffres que nous baserons nos calculs.
- TAfttEÂtJ I
- DIFFÉRENCE I>E POTENTIEL EN VOLTS = E
- Aux endroits où, dans le tableau précédent, le nombre exprimant, la fréquence est remplacé par un trait ( — ), ce signe signifie que la tension était trop forte ou trop faible pour que l’appareil fonctionne en Wehnelt ; nous reviendrons plus tard sur ces cas. Les guillemets (») indiquent des essais qui, pour une raison quelconque, n’ont pas été faits.
- IV
- Dans la formule (3) ci-dessus contenant la fréquence, nous pouvons écrire
- A s/P^T = b,
- ce qui donne
- n=l-------È---— «>
- R-eË'-4R + '
- Cette formule contient deux facteurs que nous ne connaissons /as, ce sont b et t' qui ne dépendent que des dimensions de l’appareil, de la température et de la pression, ces deux dernières étant supposées constantes.
- Les expériences de MM. A. Wehnelt et
- B. Donath (*) qui ont étudié la forme- des courants traversant l’interrupteur au moyen du tube de Braun montrent que, dans les diffé- ' rents cas soumis à l’observation, la courbe est en dents de scie (fig. 2) et que la partie correspondante à t' est toujours très faible par rapport à la période T des interruptions.
- 0 te eo jo »o so 60 70 10 fio 100 no ita tse 1*0 tjg no u#
- , J5 : Diftàmcç Format!] oittüts
- Fig. a.
- Il est intéressant de voir si t' est assez petit pour être négligé. Nous avons appliqué la formule à la série d’expériences où L == o,o53 Ilenrys et R = 2 ohms en faisant t' — o; prenons l’expérience correspondante à E = 96 volts qui a donné N = 275.
- T — —- = o,oo36A sec.
- 275
- La formule peut donc s’écrire RT
- — = J?E — —
- et tous les termes étant connus, sauf 6, en les remplaçant par leurs valeurs, on a
- o,o53
- et
- 0,1373
- 96 — 83,7
- = 6, i5.
- Lorsque avec cette constante b — 6,15, on calcule la valeur N pour les différentes va-
- (*) A. Wehnelt et B. Donalt.— Wied.Ann., tomeXLIX, p. 861, 1899. — Eclairage Électrique, tome XXIII, p. a3o, 1900.
- p.1x173 - vue 173/688
-
-
-
- 174,
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE T. VI (2« Série). — N° lîfc ï
- leurs de E.,. on trouve nne çourbo <jui s’écarte sensiblement de l'expérience, il y a lieu d’en, conclure que i!' n’était pas négligeable et de chercher la valeur à lui donner pour que le calcul, fournisse; assez correctement les résultats du tableau I. Pour cela nous avons supposé, après plusieurs tâtonnements, t'= o,ooo3 sec; le résultat du calcul est donné dans le tableau II,
- Tableau II
- E i calculé i t' ’ t T = < + <’ N calculé N observé
- 3(i 0,00961. : 0,ooo3o 0,00991 100 122
- 48 o,oo654 )) 0,00684 146 164
- 60 o,oo5io )) ’ 0,00540 185 ao5
- 72 0,00418 )) 0,00448 223 245
- «6 0,00807 )) 0,00887 297 275
- 120 0,00245 )) 0,0027.5 366 33o
- 1G8 0,00172 » 0,00202 495 490
- 180 0,00189 )) 0,00189 535 5,o
- • La courbe (fig. 3) qui représente ces résultats'- 'montre, • malgré les écarts assez
- grands qui y existent, que les valeurs ainsi calculées suivent correctement l’expérience..
- V
- Le tableau des résultats d’expériences que nous avons donné plus haut montre un lait intéressant; povqr que le phénomène de Fi-zeau et Foucault se produise, c’est-à-dire pour que l’appareil fonctionne en Wehnelt, il faut que la différence--de potentiel soit comprise entre les valeurs minima et maxima eii dehors desquelles on a, ou l’électrplyse simple, ou le phénomène spécial décrit par MM. Violïe et Ghassagny'C) où « tout mouvc-
- .(.*). Violljs et PhassAcx-ï, “^5 Ç. Ii..r tome QVIII, p. 284, 1889;
- ; <t ment périodique cesse, les gaz ne sont plus' j « lumineux mais le.platine rougit dans hy ! « liquide dont il reste séparé en partie, pan [ « une gaine de vapeur ».
- [ La formule (3) permet de déterminer la | force électromotrice minima nécessaire pour que l’électrolyse simple soit remplacée par ; le régime des interruptions ; pour que le j calcul de N soit possible, il faut, en effet, j avoir ' : |
- | E > AR \/l> —. T, -
- j ‘
- ce qui équivaut à dire que la première condition à remplir est que l’intensité du courant puisse atteindre line valeur assez ! élevée pour produire par striction la rupture du conducteur liquide.
- Aux intensités inférieures à cette valeur, les effets dus à la striction produisent simplement des déplacements de liquide et : l’électrolyse s’opère à la façon ordinaire, s’il s’agit d’un interrupteur Wehnelt; dans le cas où l’appareil est un Interrupteur de Simon ou de Caldwell, le courant traverse le liquide de l’orifice sans autres effets que' réchauffement Joule et les déplacement^ provenant des pressions de striction.
- Lorsque, dans des conditions déterminées de E et de R, on a l’inégalité
- E < AR y/P — T,
- on peut changer le sens de l’inégalité en augmentant la tension de vapeur du liquide T par échauffement ; c’est ainsi que fonc-J lionne l'interrupteur Carpentier qui ne nécessite l’emploi qne de forces électro-motrices plus faibles que celles qui seraient nécessaires sans ce subterfuge. On obtiendrait le même résultat soi t en diminuant la colonhe liquide qui-pèse-sur le point où se produit j la striction, soit en faisant ùn- vide partiel au-dessus du liquide.
- Malgré ces premières indications fournies!-• par la formule (3),- il faut voir qq’ellê est
- p.1x174 - vue 174/688
-
-
-
- 175
- ' >
- 8 Mai 1909., REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- incomplète en un point important. Si E et L étaient les deiix. seules... va viables, .tous les autres facteurs dé la formule étant constants, quelle que soit la grandeur de L, le phénomène de Wehnelt devrait remplacer l’élec-trolyse simple pour la môme valeur de E
- Kir AR \/p “ T,
- et cependant l’examen clés résultats expérimentaux montre que la force électro-motrice doit être d’autant plus grande que L est plus petit.
- Cette objection est sans doute du même oixlre que celle qui provient de ce que la même formule ne permet pas de prévoir le passage du, phénomème périodique au phénomène continu de MM. Violle et Chassa-gny, quelle que soit la valeur de E.
- Nous avons supposé au début du calcul que le coefficient A ne dépendait que de l’appareil, alors qu’il semble probable que la rapidité avec laquelle s’opère l’établissement du courant doit intéresser des masses de liquide différentes suivant sa grandeur, et que les résultats clu calcul doivent se ressentir de ce fait surtout pour les grandes fréquences. , ;
- VI
- En signalant ces deux ; objections qui mettent en évidence l’insuffisance de cette théorie pour expliquer la totalité des caractères de Wehnelt, nous devons ajouter que c’est cependant celle qui • rend le mieux compte de l’ensemble des! faits observés. Elle pourrait, sans doute, être complétée par une étude expérimentale où les causes d’erreurs et d’irrégularités introduites par Télectrolyse, les gaz dissous dans le liquide et réchauffement seraient évitées. On obtien-
- drait, d’ailleurs, facilement ces conditions par l’emploi de l’interrupteur Caldwell contenant du mercure très seo et maintenu à température constante ; la difficulté, dans ce cas, serait dans la détermination de la fréquence qui ne pourrait plus se faire par observation directe de l’étincelle, mais on peut concevoir d’autres moyens même plus surs comme l’emploi de l'oscillographe ou dut rhéographe.
- Enfin, nous devons signaler d’autre part, sans pouvoir le développer dans cet article, que l’équation générale d’un courant variable1 traversant un circuit contenant un conducteur liquide et ayant de la self-induction doit prendre la forme :
- où d et-'Yj sont la densité et le coefficient de frottement intérieur du liquide et A et B des coefficients constants (‘). !
- On ne peut donc réduire cette équation à
- e = R i -}- L
- dt
- comme nous l’avons fait plus haut implicitement, pour déterminer la valeur du temps t d’établissement du courant, qu’à la condition
- , „ Â , Bd di . ,
- que les termes — r et—- r — soient negli-r, r, dt . .
- geables ; ce tte condition ne peut être remplie que pour des valeurs grandes de L. Il n’y a donc pas lieu de chercher l’accord de la formule dans le cas oïi L étant faible, l’influence de l’interrupteur lui-même sur. la loi d’établissement du èoùrant peut être prépondérante. .
- Paul Bahy. .j (*)
- (*) P. Bary. —Jourri. de Phys., 4e série, t. VIII, p. 190, 1909. ' ... :
- p.1x175 - vue 175/688
-
-
-
- 176
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2« Série). — N» 19.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Etude graphique des résistances en parallèle.— P. Fehmers. — Elektrotcchnik und Maschi-nenbau, n avril 1909.
- démonstration directe suivante: les deux triangles semblables PCA et BOA donnent :
- OA _ CA OB ~ CP'
- On sait que lorsque les résistances ru r2... /•„, se trouvent en parallèle, la résistance résultante /^«du conducteur ainsi formé est donnée par la relation :
- _L_ = + l + +
- f’i—n t\ r2 ^ n
- On peut la construire graphiquement de la manière suivante : à partir d’une origine arbitraire O (fig. 1) on porte sur différentes directions rayonnantes, des couples de longueurs O a, AB; O b, OB; etc... telles que l’on ait :
- OA
- OB _ Ob ~
- etc...
- On démontre aisément que le vecteur résultant op de Oa et de Ob coupe la ligne droite BA en un point P tel que :
- Op Oa O b ÔP^ÔÂ + ÔB’
- car
- OC = PC = OP
- donc :
- OA _ OA — OP ÔB ~~ OP ’ ce qui donne finalement :
- OA. OP = OB. OA — OB. OP,
- de sorte que la résultante ri_2 des deux résistances
- 0P
- et /*2 est mesurée par le rapport .
- Op
- De même on trouvera rt_3 en composant OC
- OP
- Op
- avec —— par une construction /identique, et ainsi de Oc
- suite de proche en proche.
- L’auteur montre comment cette méthode générale peut se simplifier lorsque l’on prend l’angle AOB égal à 1200 et Oa = Ob (fig. 2) ; Op se trouve alors dirigé selon la bisectrice des deux vecteurs précédents, et l’égalité précédente s’écrit :
- _L — _I_ _i_ _L.
- OP OA ' OB
- On peut d’ailleurs faire dans ce cas particulier la
- d où résulte immédiatement la formule à démontrer.
- L’auteur indique ensuite un procédé pour étendre la construction simplifiée à un nombre quelconque de résistances.
- p.1x176 - vue 176/688
-
-
-
- r Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 177
- On mène par le point O quatre demi-droites I, II, III, IV (fig. 3), à intervalles de 6o°, de sorte que les deux extrêmes sé trouvent opposées l’urie à l’autre. Portons sur la direction II, à une échelle quelconque, la résistance Rt; puis, à la même échelle, les autres résistances sur les directions IV et I, alternativement. On voit que le point Ri_2 sera donné par l’intersection de la direction III avec R, R2; Ri_3 par celle de la direction II avec R4_2 R3, etc., de telle sorte que la résultante finale se lira sur l’une des deux directions médianes II et III.
- Cette méthode peut s’appliquer avantageusement au calcul des rhéostats et des résistances de freinage. Dans beaucoup de cas, les résistances forment une progression géométrique ; si alors on se donne les résistances partielles les plus élevées (rt et /',_2), on a à considérer deux systèmes de droites parallèles, auxquels la construction précédente s’applique aisément, sauf dans le cas où l’échelonnement des résistances est trop serré.
- A. P.
- Recherche des harmoniques d’une courbe péi'iodique donnée. —J. Fischer-Hinnen. — Elek-trotechnik und Maschinenbau, n avril 1909.
- L’électrotechnicien n’a que rarement, dans la pratique, à résoudre le problème de la décomposition des courbes en leurs harmoniques; néanmoins il se trouve des cas où il est à peu près obligé de l’aborder ; il faut alors qu’il ait sous la main une méthode pour ainsi dire mécanique, car il n’est pas habitué à manier quotidiennement le calcul et la théorie ; a traiter la question par l’analyse, il perdrait trop de temps et s’exposerait à trop d’erreurs.
- C’est dans cet esprit que M. Fischer-Hinnen a publié, en 1901, dans l’Elektrotechnische Zeitschrift, une méthode qui donne des résultats très exacts et qui est incomparablement plus rapide que toutes les autres méthodes connues.
- Mais elle ne s’appliquait qu’aux harmoniques d’ordre impair ; pour l’étendre au cas le plus général et s’affranchir de toute hypothèse restrictive, l’auteur lui ajoute aujourd’hui le supplément suivant, qui permet de l’appliquer à tous les cas, avec une très grande précision.
- L’auteur énumère d’abord les quatre cas typiques qui peuvent se présenter :
- icr cas. — La courbe admet des harmoniques pairs et des harmoniques impairs, dont les points
- d'intersection avec l’axe des abscisses (points zéros sont décalés, en totalité ou en partie, par rapport à ceux de la courbe résultante.
- Fig-. 1. — Courbe du 1" type,
- Ce cas est celui de la figure 1 : les branches positive et négative de la courbe résultante sont de formes très différentes. On sait qu’une telle courbe peut se mettre en équation à l’aide des coefficients de Fourier de la manière suivante :
- f(x) = Eisin(a-j-a4) -J-E2sina(a-f-a2)-]-E3sin3(a-|-a3) + Etsin4(a-f-a4)-f-... (1)
- El5 E2, E3, étant les amplitudes de l’onde fondamentale et de ses harmoniques;
- ®i> «2, «3... étant les angles qui mesurent le décalage des points zéro des harmoniques par rapport à celui de la courbe résultante.
- ie cas. — La courbe résultante admet des harmoniques pairs et impairs, qui ont tous un déca-lage nul par rapport à l’onde fondamentale ;
- at = a2 = a3 = ... — o.
- Fig. 2. — Courbe du 2" type.
- C’est le cas de la figure 1 : la propriété essentielle de la courbe correspondante consiste en ce que la branche négative peut se superposer à la branche positive, par une rotation de 1800 autour du point correspondant à la demi-période.
- On a alors l’équation :
- /'(a.-)r=:E1.sina-{-E3sina«-j-E.Jsin3a-j-E4sin4a-f-... (a)
- 3° cas. — La courbe résultante admet unique-ment des harmoniques impairs, avec certains décalages.
- p.1x177 - vue 177/688
-
-
-
- LA tÜÀlIÊilË ÉLECTlUQUË T. VI (2e Série). — N° 19.
- y, ;Ç’èst l.e c&s d<3 ja.figure 3. lia formule correspon- Il résultante, la deuxième série y\, y'±, y'*.,.'parlante’ est : ' . j '
- ' 1 ' "• • • J tant du point d’abscisse—,
- /,(^) = E1sin(a-f-a,)-(-E.lsin3(a-f-a3)-|-Ei.sin5(a + aii' ^ 2
- -f-E7sin7(«4-a1)-f... (3)
- 4e cas. — La courbe résultante h'admet que des harmoniques impairs avec'le même décalage (cas de la symétrie parfaite, fig. 4).
- En prenant de proche en proche la moyenne arithmétique des ordonnées de chaque série, on obtient les valeurs auxiliaires suivantes, qui interviendront dans la suite du calcul :
- Ai, = yt = o
- \~y±±h
- «1 = l/l
- b, - al±Jù.
- As =
- il + y * + il
- B,
- l/i + l/i + l/s
- a _ il + yi + y s 4- il „ _ i/i + i/s+y’s 4- y\
- At------------------- '*t_--------------------
- 4 4
- etc'.
- etc.
- Fig. 4. — Courbe du 4e type.
- On a l'équation : 1
- t
- ^(.•r) = E)sina-}-lï.,sin3a-|-Eiisin'ja-f-E.1sin,_a“}-... ^ i
- i
- Etude du premier cas (cas général). i
- Pour obtenir les constantes E„ et a/t correspon- ; dant à un harmonique de rang quelconque n, on 1 prend sur la courbe proposée deux séries d’ordon- ' nées correspondantes à des abscisses à intervalles -!
- Bien entendu, les ordonnées y admettent pour chaque harmonique une valeur différente, et il faut avoir grand soin de les introduire dans le calcul avec leur indice exact.
- Pour éviter les erreurs et aller plus vite, ce qui est essentiel dans le problème que l’auteur s’est posé, il est bon d’agrandir préalablement la courbe donnée sur papier millimétré, à l’aide d’un pantographe par exemple. Le calcul lui-même doit s’exécuter sur papier transparent, très fort, sur lequel on portera autant de fois qu’il est nécessaire la division de l’axe des abscisses qui convient à chaque harmonique (fig. 6).
- : On fabrique à cet effet des axes d’abscisses auxiliaires gradués de façon convenable qu’on porte sur la courbe proposée, de manière que le point b coïncide avec le point zéro ; on mesure alors les ordonnées des points de division et on inscrit les nombres prouvés, avec les indices correspondants. Puis on pousse la feuille de papier jusqu’à ce que ce soit le
- l' iK- 5.
- -ÏN\'.
- ' et b S. Karma a.
- r Hs*" » ;ct\ b 4Harmon.
- VL 1 ! <u >b S.7/armem.
- -JæU " .... ^ ‘
- l . £3 . ZJfarmvn-
- &. U— . 'à S riuidju&llc
- j, '..TV JL . RTC -J
- Fig. (>. — GrUndwclle — onde tondnmonlulù.
- échelônnés de —(vbif\ fig. 5) : la première série y h Un V si y*••• partant du point zéro de la courbe/!
- point a qùi coïncide avec le point zéro, et on recommence la même opération. Finalement on additionne
- p.1x178 - vue 178/688
-
-
-
- 8 Mai 1909. REVUE1 D'ÉLECTRICITÉ !
- m
- tous les nombres trouvés et on divise leur somme par n.
- Ayant obtenu de cette manière les quantités auxiliaires Aj, A2, A3... et B,, B2, B3..m on en déduit E„. par la formule : ...
- En. = ± ^ (5)
- et «„ par :
- tg*» = ^r- (6)
- Dans la formule (5), on doit prendre le signe — seulement quand M„ et N» sont négatifs à la fois.
- Dans ces deux expressions, M# etNn ont les significations suivantes :
- ^1 n - - An A2n - A3/i As.;t “1“ A9/t A7/i
- "f" A10n Aiui A13„. + Af(„ -)- A^-jn An„ (7)
- A1g„ -J- A2|n + A22„. A23„...
- Nn — Bn -f- A2n -j- B3,t — 2 A,„ —- Bs„, “h A0„
- . H- R7/1 - A10n “H “ 2 A12n — B13„ Ari„
- --- B|sn B17/1 + B,9n + ïAjQn'-f B2)n + A22n
- -f- B23/1 A29n 2A28n-.-.
- Remarquons en passant que la règle générale qu’on vient de donner s’applique meme aux quantités A, et Bt.
- Par hypothèse, on a :
- A, = ï/i et B, ~ y\.
- L’ordonnée y\ correspond au point zéro de la courbe, et par suite estnulle(A, — o) ; au contraire 7/,
- • . TC
- est l’ordonnée correspondant au point d’abscisse -
- 7T
- (valeur particulière de —^dans le cas de n= +
- L’auteur explique alors comment le procédé qu’il vient d’indiquer, si compliqué qu’il paraisse à première vue, est en réalité d’une application très simple. En effet, il est inutile de calculer pour chaque harmonique tous les termes indiqués ; il suffit, pour avoir une approximation très élevée, de prendre par exemple pour l’harmonique 3 :
- M3 = A., — Au — A8 — A, + A)8 A2i
- et : • .
- ’ c
- N» — B:, + A9 B9 — aAig —• B,5 -J- A18 -f- Boi.
- De même, pour l’harmonique 4, il suffira de prendre :
- M v = A4 — A 8 — A12 — A20 Ao(,
- et :
- N/. — B4 -j- A8 -|- Bla — 2 A16 — B20 -f- A2V.
- L’auteur fait enfin ressortir que le principal avantage de sa méthode consiste en ce qu’elle dispense d’employer des appareils spéciaux (planimètres, etc.) et d’exécuter des multiplications longues et fastidieuses. Toutes les mesures nécessaires s’obtiennent directement avec un double décimètre ordinaire.
- Exemple numérique :
- Soit à analyser la courbe de la figure 7, Son équation est :
- E =î 15o sin (a -f- 18) + 60 sin 2 (a — 1,67) \ .
- -j- 28 sin 8 (a — 21,6) — 18 sin6 (a -f- i3,3).
- Les mesures donnent pour A;l et B„ les valeurs suivantes :
- ABSCISSES ORDONNÉES 1 VALEURS CHERCHÉES
- Ai 0 O
- A, — O O II <
- A* 0 O
- [80" — 43
- 2 A2 =: — 43 A.,~ — 21,5
- Aa 0 O
- I ‘20 + 6,5
- 2.40 — i36,5
- ' A:) — - — I \o A:l = — 43,33
- A„ O 0
- Go + 208
- 120 + 6,5
- 180 + 43
- 240 — i36,5
- 3oo — 143
- GAfi = — 108 A, = -18
- p.1x179 - vue 179/688
-
-
-
- 180
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2* Série). — N* 19.
- ABSCISSES ORDONNÉES VALEURS CHERCHÉES
- B, 90 + i5a,5
- B, — + i52,5 Bi — + 452,5
- b2 45 + 223,5
- 225 — 97
- 2 B, = 4 126,5 B, = + 63,25
- B3 3o + i92,5
- i5o + 6
- — 109,5
- 3 B3 4~ 89 B3 = + 29,67
- b6 i5 + 96,5
- 75 + 189
- i35 — 5
- 195 — 49,5
- 255 — 128
- 3i5 — 120,5
- 6B6 = — 17,5 Bi; = —2,91
- tgaa, :
- 3,5
- 6o,34 pour le troisième :
- o,o58 ; a2 = — 1,67°;
- Ma = A3 — A6 — — 4-3,33 -f- 18 =± — 25,33 N3 = B3 + A0 = H- 29>67 — »8== + ii»67
- E., = + \/a5,33* + 11,67* = + 27,9
- 25,33 _
- tg3«a =--------— = — a,17; = — 21,7°;
- 1 *,67
- pour le sixième :
- Me — A6 — 18
- Ng = Bg =; — 2,91
- Eg = — \/18- + 2,912 = —18,2
- lg6a6 = -f _lL —4-6,19; «g = + 13,4°. 2>9*.
- au
- Fig. 7.
- Etude du deuxième cas.
- On peut naturellement employer encore le procédé général qui vient d’être exposé, dans le cas de courbes telles que celles de la ligure 2; ruais les prtjonnées égales interviendront deux fois dans le calcul; celte considération conduit à la simplification suivâfttç.
- On agrandit la courbe proposée sur une demi-période et on prend les ordonnées ylf y», y3) de n
- %
- points, le premier ayant pour abscisse —^ (comptée
- à partir du point zéro) et les autres s’échelonnant
- sur l’axe des abscisses à intervalles égaux à —.
- n
- On a alors :
- Des équations (7) et (8) on tire, pour l’onde fondamentale :
- —Ai—A2——Ag-|—Ag^i= o—[-21,5-j-43,33—18 4 b, 8 3
- Nj = B-i 4~ A2 -j- B3 4- A0 -f- i52,5 —— 21,5
- 4- 20,66 — 18 = 142,67
- E, = + V/46^832 4- 74^6^ = 4-180
- tgai = H— f — + 0,328; a{ = -(-18°
- puis, pour le deuxième harmonique :
- M, A2 — Ag r= — 21,5 4-18 = — 3,5 Ns — Bj 4- B6 = 4- 63,25 — 2,91 = + 60,34
- E, = 4- Vvï2 4- 6+Î42 = + 60,4
- Br = Vi
- 2 B2 = yt —
- 3B3 = yt — y2 + y3
- 4 B4 = Vi — yi + ÿ3 — Va
- 5 Bs — Ih — Vx + ys — l/i +#b>
- etc.
- et finalement :
- — B» + B2« + B3h-----2 B/,«--Bü« + BC«
- + B7»----B10» + BH»-----2 B12tt‘-B13h
- + B|j„ — Bm — B17„ + B,,m + 2 B20„,
- + B21îj + B22n + B23n----B26n----2 Basil.
- Etude du troisième cas.
- C’est un cas très fréquent dans la technique aller-
- p.1x180 - vue 180/688
-
-
-
- RÉVJRE « D’ÉLECTRICITÉ
- 8?Mail909
- d»i
- native. Il a été étudié notamment par P. M. Lincoln (*).
- M. Fischer Hinnen le traite de la manière suivante : on agrandit la demi-onde, comme précédemment, et on divise la portion correspondante de l’axe des abscisses en in parties : soient ÿi, y2, les ordonnées des points ainsi obtenus. On les dispose en quatre colonnes :
- i1’' colonne a* colonne 3e colonne 4e colonne
- yi y2 2/a 2/4
- y» 2/e 2/7 2/s
- y9 2/io y ii 2/12
- y n 2/14 2/e » 2/ig
- • . . ...
- Ceci facilite les opérations qui donnent An et Bw puisque l’on a :
- A»—“(^+2/8+ÿl2+y<6+---“-y2-----2/6-l/l 0-î/u---)
- IL— - (2/1+2/8+2/9+2/19+---—y3—Vt—yu —y m---)
- On voit que les parenthèses sont composées de tronçons pris dans une même colonne.
- Les formules (5) et (6) nous donnent :
- En =
- avec :
- Mn A« — A3n — A g» — A7„ — An,, — Ai3(i
- + Ais„ — Ai7n — Ai9„ -)- Aain — A2a„...
- et :
- Nn — Rn + B3„ — Bïïn -f- B7n -J- Bnn — Bi3ll
- ---Bl5n — Bi7„ -f- B ut,, -(- Bjin -J- B23,(.
- Etude du quatrième cas.
- C’est un cas très fréquent dans la pratique, et il permet d aboutir à des simplifications très importantes, puisqu’on n’a plus à considérer la courbe donnée que sur un quart de période; on peut diviser le segment correspondant de l’axe des abscisses en 90 parties égales, et l’auteur donne alors des tableaux
- (') Wave Fonu Analysis(TheElectr. Journal, July 1908).
- qui permettent de calculer les quantités auxiliaires. Les En sont donnés par la formule :
- En = B,!-f-B3n — B5n-j-B7n~|-Blln — Bl3„-Bisn ) , ,
- — Bl7n “f" Bl9,(Bain-f* J ^
- L’auteur donne alors un exemple numérique, où les résultats obtenus sont approchés à moins de o,5 % .
- R. C.
- BREVETS
- Coupe-circuit. — Murray. — n» 396704, du 25 novembre 1908.
- Ce coupe-circuit est constitué par des tubes recourbés contenant des fils fusibles ; ces fils fusibles sont fixés à des couvercles métalliques placés aux extrémités des tubes et venant s’engager- dans des mâchoires connectées aux câbles.
- Sur ces tubes recourbés, sont disposés des rebords s’appliquant sur le bloc-support lorsque ces tubes sont en place.
- Enfin, on utilise dans ce dispositif une barre munie d’un système de fermeture, cette barre passant dans les angles formés par les tubes porte-fusibles.
- Oscillations électriques. — Galetti.—n° 396 737,
- du 26 novembre 1908.
- Dans ce brevet est décrit l’emploi d’un circuit
- uw inr
- T-orLTLnjy...
- Fig-. 1.
- oscillant fermé comportant des selfs et. des capacités reliées en série. Des éclateurs sont disposés entre les bornes de deux ou plusieurs de ces capacités.
- Sur la figure, T, et T, représentent les selfs; R, Rt et R, représentent les résistances ; K,, K2, K3, Résout les capacités; S, et S2 sont les éclateurs ; D est une source de courant, une dynamo par exemple.
- (') Les résumés de ces brevets nous sont-obligeamment communiqués parle cabinet Armengaud jeune, 23, boulevard de Strasbourg.
- p.1x181 - vue 181/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- ièà
- T. VI (2« Série). — N°19.''
- On voit que les connexions sont disposées de telle manière que le circuit oscillera d’une manière continue.
- Les boules des éclateurs sont placées à des distances l’une de l’autre plus faibles que la longueur maxima de l’étincelle qui pourrait être obtenue avec le maximum de différence de potentiel capable d’être produit par la dynamo.
- JProcédé pour l’utilisation des moteurs hydrauliques. — Siemens-Schuckert-Werke. —
- n° 396599 du 23 novembre 1908.
- Ce procédé est relatif à l’utilisation des pompes motrices rotatives actionnant une machine mécanique. Le réglage automatique de l’arrivée de liquide dans ces moteurs se fait sous l’influence du travail, de la vitesse, etc.
- Pour réaliser ce but, l’excentricité entre le corps de pompe m et la roue de transport m' est modifiée sous l’influence du nombre de tours de la machine mécanique a, par exemple à l’aide d’un régulateur
- Fig, I
- centrifuge c. Ainsi, lorsque la résistance apportée par la machine motrice augmentera, la quantité de liquide reçue par la pompe rotative augmentera et, par suite, aussi la vitesse et le travail utile de celle-c,i et cela dans des conditions analogues à celles dans lesquelles le régulateur centrifuge règle par exemple l’admission des machines à vapeur.
- Si la force de réglage, du régulateur centrifuge 11’est pas suffisante pour commander directement les modifications de l'excentricité de la pompe rotative, le régulateur peut servir à faire entrer en action une force auxiliaire qui effectue le changement de position du corps de pompe par rapport à la roue de transport.
- Gomme force auxiliaire, le plus simple sera d’employer la pression hydraulique même qui alimente la pompe rotative.
- La figure 1 montre le schéma dit dispositif précédent. Sur cette figure :
- a représente le régulateur centrifuge ;
- £, le tiroir du moteur auxiliaire p qui est relié au réseau de force hydraulique par les conduites x, y. Enfin le piston moteur p influe sur l’excentricité de la pompe rotative m.
- Compteurs d’électricité pendulaires. —
- C. Féry.— noS 10067 du 2 mars 1908 et 10 068 du 10 juin 1908.
- Ces compteurs sont caractérisés par l’emploi de deux pendules dont on enregistre les coïncidences. Le mouvement de ces pendules est entretenu par un dispositif spécial qui sera décrit pour l’un d’eux seulement (fig. 1).
- /’
- Fig. 1.
- Chaque pendule est constitué par une pièce en fer doux A terminée par un talon z central et est munie latéralement de deux bras ou pôles «et «t. Deux bobines en fil fin B sont montées sur la pièce en fer doux A de part et d’autre du talon Z: Le bobinage de ces bobines est fait de telle manière qu’il se produise un pôle conséquent au milieu du noyau de fer A. La suspension du pendule est en c.
- Une bobine C est disposée de manière à entourer sans y toucher le pôle a du noyau aimanté, qui peut ainsi osciller librement dans son intérieur.
- Quant à la bobine réagissante D, traversée par le courant des ampères, elle est fixée au bâti, au-dessous du talon s faisant partie de la masse de fer doux constituant le noyau.
- L’introduction du fer dans la bobine G des volts augmente considérablement les forces magnétique^ enjeu, en augmentant le flux des bobines B, B.
- Dans ce dispositif ou s’adresse également à un phénomène d’amortissement pour obtenir les contacts nécessaires : i° à l’entretien du balancier lui* même ; a0 à l’entretien du compteur de coïncidences des deux pendules, dont un seul est représenté sur le dessin.
- p.1x182 - vue 182/688
-
-
-
- REVUE D’ÈLECTKiCrrÉ
- T
- 6 Mai’ 4909.
- 183
- L’amortissement employé ici est un amortissement magnétique. Il est constitué par la réaction de l’autre pôle libre a1 du barreau courbe sur un anneau de cuivre rouge d formant la masse d’un pendule auxiliaire dont la suspension est en e*1.
- Par suite de l’oscillation de la masse aimantée du pendule principal à l’intérieur de l’anneau dy il se développe dans ce dernier des courants induits intenses qui tendent à faire oscilleV le pendule auxi- ' liaii'e avec un décalage de 1/4 de période par l'apport j au pendule principal.
- Les deux ressorts r et rl viendront donc alternative- . ment toucher leurs vis de contact respectives 9 et r1.
- Pendant le déplacement du pendule principal dans le sens de la flèche, le contact entre 9 et r sera fermé, et le courant sera lancé dans la bobine C, dont l’attraction sur le noyau aimanté produira l’entretien du mouvement du pendule principal.
- Dans son mouvement de retour, la masse de fer ne sera plus soumise à l’action de la bobine G, mais elle réagira encore sur l’anneau d et en l’entraînant dans le sens de son mouvement, le contact e1 y*1 se fermera, en lançant le courant dans le relais destiné à enregistrer les coïncidences des deux balanciers principaux.
- L’avantage de ce nouveau dispositif est de donner des forces enjeu plus considérables que celles de la disposition initiale; d’autre part, les vis 9 et sont disposées sur le bâti au lieu d’être portées par le balancier principal.
- Il en résulte une grande facilité de réglage et de surveillance.
- L’enregistrement des coïncidences des deux pendules électriques est basé sur l’emploi de champs tournants, la pièce mobile, servant à produire l’avancement de la roue d’une minuterie totalisatrice, étant lé rotor d’un petit moteur biphasé, le stator recevant les émissions de courant des deux pendules, courants qui se décalent lentement entre deux coïncidences successives.
- La figure îa montre comme exèmple deux pendules b terminés par un solcnoïdc c avec un pôle conséquent au centre* Les bobines réagissantes sans for D sont traversées par le courant à mesurer; rune tend à faire avancer le pendule correspondant, de sorte que l'effet perturbateur est doublé. Les pôles conséquents en z étant proportionnels aux volts du réseau, la réaction mesure en définitive E I,
- c’est-à-dire que l’appareil constitue un wattrnôtre.
- , L'entretien des deux pendules se fait par un pendule auxiliaire Zd, terminé par un anneau de cuivre
- i'Oûgé [d qui entoure le pôle a1 de chaque pendule,
- les déplacements de ce pendule auxiliaire étant utilisés pour faire deux contacts, l’un c, pour l’entretien du pendule principal par une bobine c entourant l’un des pôles du solcnoïdc mobile, et l’autre 91 pour l’enregistrement des coïncidences. Les deux pendules sont identiques.
- Les émissions de courant obtenues par les contacts 91 et 9 sont lancées dans le stator d’un petit moteur à champ tournant biphasé M. Les deux bobines e1 sont en série et actionnées par le con-tact 9X\ les bobines e également en série sont actionnées par le contact 9.
- On obtient ainsi des ondes successives qu’on peut considérer comme des demi-courants périodiques de forme rectangulaire au lieu d’être sinusoïdaux.
- Des quantités d’électricité seront induites et réagiront sur le champ produit par les bobines; les courants induits tendront à faire tourner lé rotor dans le même sens en réagissant sur le champ.
- Le rotor viendra donc buter le levier m qui lui est fixé, sur une des vis de butée k ou A1.
- Quand les deux pendules donneront des émissions en phase, l’effort deviendra nul.
- Quand le décalage se produira en sens inverse, c’est-à-dire quand ce sera l’onde envoyée dans les autres bobines e ou ei qui arrivera la première, le sens de la rotation sera inversé, et le levier sera ramené dans l’autre sens et butera sur la vis k.
- Ce sont ces mouvements du levier qui sont utilisés à produire l’avancement d’une dent de la minuterie à chacune des coïncidences des deux pendules, et qui mesurent la perturbation proportionnelle à E 11 en totalisant ces coïncidences*
- p.1x183 - vue 183/688
-
-
-
- 184
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N019.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Le passé, le présent et l’avenir de l’éclairage. — E. Guarini. — Brochure de 44 pages avec 86 figures. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 2 francs.
- C’est aujourd’hui à la question de l’éclairage que M. Guarini consacre son zèle vulgarisateur. La première partie de l’opuscule n’est qu’une sorte de préface destinée à mieux faire ressortir ensuite le triomphe actuel de l’éclairage par l’électricité. C’est sur cette dernière solution du problème que l’auteur insiste avec le plus de complaisance.
- 11 présente notamment les différents types de lampes à arc, et énumère leurs principales applications, en entourant sans cesse ses descriptions de considérations historiques développées en un style souvent pittoresque.
- A la fin de son ouvrage, M. Guarini parle de la lumière froide et des nouvelles lampes à vapeur de mercure.
- J. R.
- Construction des induits à courant continu. — E. J. Brunswick et M. Aliamet. — i volume in-8° de 192 pages avec 38 figures. — Gauthier-Villars, éditeur, Paris.— Prix : broché, 2 fr. 5o; cartonné, 3 fr.
- Les auteurs donnent des renseignements abondants sur les coussinets, les paliers, leurs différents modes de graissage, les chaises et supports de paliers, les poulies, les courroies et les cordes, et les transmissions qu’elles permettent d’assurer.
- Il y a là un répertoire, peut-être un peu confus, de données expérimentales très nombreuses. La partie la plus intéressante de l’ouvrage est constituée par la description et l’étude de l’enrouleur Lenix dû à M. le capitaine Leneveu, qui n’est pas encore bien entré dans la pratique industrielle courante, mais à l’actif duquel on peut revendiquer de très sérieuses qualités. En particulier, ce système se prête remarquablement bien à la conduite de poulies dont les axes ne sont pas situés dans un même plan. L’ouvrage se termine par quelques exemples d’application de cet ingénieux système.
- CORRESPONDANCE
- Sur les aériens dirigeables.
- Monsieur le Directeur,
- M. Blondel, dans sa dernière lettre, nous accuse de supposer dans le brevet Brown ce qui n’y est pas explicitement énoncé. Au contraire, nous ne raisonnons que sur le texte, jtandis que M. Blondel base son raisonnement sur les dimensions matérielles des figures schématiques du brevet, desquelles il déduit des conclusions diamétralement opposées à ce qui est indiqué explicitement dans le brevet Brown. Par exemple : M. Brown ne parle que d’antennes simplement, sans parler de dimensions. M. Blondel, au contraire, mesure les figures schématiques du brevet Brown et. il en déduit que les antennes Brown ont la longueur d’une onde. Or, comme M. Brown n’a jamais spécifié aucune longueur et comme en 1899 on ne connaissait que les antennes au quart d’onde ou moins, il est évident que M. Blondel fait dire à M. Brown ce que ce dernier n’a jamais songé à dire.
- Les conditions auxquelles un aérien du type en question doit satisfaire pour être dirigeable, ne sont pas les quatre conditions indiquées par M. Blondel. Il n’y a qu’une seule condition qui soit nécessaire, celle indiquée au numéro 3, c’est-à-dire que les antennes oscillent en opposition de phases. Mais la question n’est pas de prouver si les aériens de Brown satisfont ou non aux conditions établies arbitrairement par M. Blondel.
- 11 s’agit au contraire d’établir qui est l’inVen-teur des aériens dirigeables constitués par deux antennes verticales espacées d’une demi*onde, oscillant en opposition de phases.
- M. Blondel, pour démontrer que c’est lui l’inventeur des aériens Brown, a apporté des argumentations, dans sa lettre publiée le 10 mars, qui ont été démontrées erronées dans notre lettre publiée le 10 avril. M. Blondel, dans sa réponse à cette dernière lettre, ne soutient aucune de ses argumentations précédentes, ce qui signifie qu’il n’a rieu trouvé à nous opposer à ce sujet;
- L. A.
- p.1x184 - vue 184/688
-
-
-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 185
- 8 Mai 1909.
- mais il nous oppose une autre argumentation qui est encore plus erronée que les précédentes.
- Avant de démontrer cette nouvelle erreur de M. Blondel,nous tenons beaucoup à combler une lacune.
- Un aérien dirigeable a deux fonctions différentes : la transmission et la réception. M. Blondel a appliqué toute sa dialectique à la fonction de transmission de l’aérien Brown, mais il a soigneusement évité de considérer la réception. Cela peut être corçimode à M. Blondel pour sa thèse, mais sans doute cela ne représente pas la méthode scientifique de discussion à laquelle il a la prétention de nous ramener.
- L’aérien récepteur, breveté par M. Blondel le 29 mai 1902, est identique à celui breveté par M. Brown le i3 juillet 1899 (confronter les figures 2 du brevet Brown et 5 du brevet Blondel). Nous avons déjà constaté cela dans notre lettre précédente et M. Blondel n’a pu rien opposer; ce qui signifie que M. Blondel reconnaît que l’aérien récepteur a été inventé par M. Brown. Passons maintenant à la transmission. Dans sa dernière lettre, M. Blondel découvre que les antennes de transmission de M. Brown oscillent en phase. Sur cette dernière découverte, il base un long raisonnement, dans le but de déplacer encore üne fois la question; car M. Blondel arrive implicitementàlaconclusionque M. Brown serait l’inventeur d’un aérien dirigeable constitué par deux antennes en concordance de phase, tandis que M. Blondel serait l’inventeur de l’aérien à deux antennes oscillant en opposition de phases.
- Cela est contraire à la vérité.
- L’aérien transmetteur de Brown est constitué par deux antennes verticales reliées par deux conducteurs horizontaux aux sphères de l’éclateur. Il est élémentaire que les deux antennes oscillent en opposition de phases.
- L’étude du brevet Blondel nous avait déjà démontré qu’en 1902 M. Blondel n’avait pas une idée exacte de la distribution des potentiels et des courants dans les oscillateurs, car tous les schémas de la distribution des potentiels à la transmission (fig. 1-2-3 de son brevet) sont faux. En particulier le dispositif de la figure 1, qui devrait faire osciller les antennes en phase, les fait osciller en opposition de phases et en conditions défavorables.
- Par conséquent, comme les antennes Brown
- oscillent en opposition déphasés, les trois déductions que M. Blondel tire de la supposition erronée que ces antennes oscillent en phase, sont aussi erronées. Et, même si l’hypothèse était exacte, la déduction n° 1 serait toujours erronée.
- Nous concluons donc que, comme les deux antennes de l’aérien transmetteur Brown oscillent en opposition de phases, même l’aérien transmetteur Blondel estidentique à celui de Brown, sauf les perfectionnements de détail apportés par M. Blondel, dont nous avons parlé autrefois, et que M. S. G. Brown est l’inventeur des aériens dirigeables en question.
- M. Blondel ayant déclaré que cette polémique est pour lui une question de principe, et qu’il ne tient pas beaucoup à la paternité de ces aériens, nous nous permettons de remarquer que son système de discussion aboutit à une conclusion tout à fait différente.
- En effet, si avant de connaître l’existence du brevet Brown, M. Blondel pouvait de bonne foi se croire l’inventeur des aériens dirigeables en question ; après avoir connu le brevet susdit, il n’auraitdû ni soutenir sathèse aveedes arguments dépourvus de toute valeur scientifique ni tâcher d’amoindrir l’importance capitale du brevet Brown sous prétexte que ce dernier était ancien et peu connu.
- Un brevet est un document officiel et public.
- C’est nous qui faisons de cette polémique une question de principe, parce que nous ne nous appelons ni Blondel, ni Brown.
- Veuillez agréer...
- Turin, i5 avril 1909. E. Bellini et A. Tosi.
- M. Blondel nous communique la réponse suivante :
- En revenant sur le passé, MM. Bellini et Tosi me forcent à y revenir moi-même :
- i° Je rappelle donc qqe toute cette discussion a été soulevée par MM. Bellini et Tosi à l’occasion d’une note de la rédaction signalant, le 27 février, en bas de la page 263, que « le type d’aériens avec antennes au quart d'onde espacées d’une demi-onde » avait été décrit par moi en 1903.
- Pour mettre sur le tapis un brevet Brown de 1899, qui n’a décrit aucun système au quart d'onde, MM. Bellini et Tosi ont commencé par tronquer cette phrase dans leur lettre du 13 mars 1909 en disant :
- p.1x185 - vue 185/688
-
-
-
- T. VI (2* S«rie).<Wlhjtg*' ÿ
- *86' LA LUMIE'iRjB !É'LEiCTRÆQUE
- <i La rédaction ,a ajouté nne 'note dans laquellP , il est dit que- l’aérien dirigeable constitué ;paii ; deux antennes espacées d’une; demi-'onde a été) imagiiié par M. Bléndcl. . . .. . .
- C’est ainsi qtio'MM.’Bellini et. Tosi .font,. leurs., citation s ‘ quand il est favorable à leu rs dessein s de ehangér le isétis d'ùn texte-; il. ; ) ens'müoi.-
- ü" Dans1 ina’réponae du ,2omars, j’aimiintréque, Brown n’avait e«5 qu’une idée, c’était d'espacer deux antennes d’une'demi-onde.(ce- qu'on,'ne. péa-1 lise plus en p/'dliq'ue) mais n’avaitindiquë ; aucun de mes dispositifs (dont lés conditions sont signalées avec plus de détails dans ma lettre, dit . io avril) . J’ai'remarqué'atvssi que Brown hé nie paraissait avoir pciisé^qir’iV;des ondes courtes' (ses figures trie paraissenti inspirées dcsjdispo»; sitifs de Hèrz et do sés successeurs)i. MM. Bel-., lini et ToSi ont répondu, le io.avril, que Brown; n’avait pas défini la longueur d’onde, et ils. me reprochent maintenant de idavoir pas réfuté leur réponse. Mais, en réalité, si je ne suis pas revenu sur cètte question,; c’est parce qu’elle était accessoire,et aussi parce que l’affirmation de MM. Bel--lihi et Tosi ne peut pas, je crois, prévaloir contre lé fait*que, dans son dessin, M, Brown représente deux fds s’élevant verticalement directe-ménfvau-déssus des deux bornes d’une bobine de Rhumkorf; à qui fera-t-on croire qu’il ait pensé représenter ainsi des antennes distantes de i5om comme il les faudrait pour l’onde normale dé-3oom-(1) ?’
- Mais comme rien n’empêche d’admettre les mêmes dispositifs pour de grandes longueurs d’onde,je n’ai pas insisté sur cet argument accessoire plus qu’il ne fallait ; et, dans une lettre du 20 mars 1909, p. 377, j’ai montré surtout les différences caractéristiques de dimensionnement de
- (*) D’ailleurs, ce que disent MM. Bellini et Tosi dans le numéro du 10 avril 1909, page 58, au bas de la première colonne, au sujet des faibles longueurs d’onde et "de l’oscillateur Righi, est contredit par le passage suivant du brevet anglais Brown: « The wave lengtli thaï any System may generale is lo a certain exlent under conunand and it is necessary, if parabolic reflectors are to be ûsed to keep thé waves short. 'Tins can be done by suitably arranging the spark gap, sucli as by emploifig suitably si'zed. intevnvediaie. halls, or by plaeing induc-live..Goils on the avms of the radialing wires. »
- Ce passage montre que, en représentant sur ses dessins un oscillateur à boule intermédiaire, M. Brown avait donc bien" en vue .' de réaliser surtout les courtes longueurs d’onde.
- j mes a n ton nos. et ;çlo celles : de, Brown (qui sont jréglées- à- là longueur jiçu dp quart.,
- (d'onde}; et su.r.l’inipo,rtance_que précepte Ja-çé-) duetioU .de,. la distance jcptl‘0: J.es tnjteuujçs ! put t (dessous d’une demi-longueur d’onde. . ,
- j -3°;'.MM, Bellini et, Tof?i nie reprochent égalc-j ment,déjn'avoir paç d‘isçu;té letdiappsitjf-récep-| teui*;de Brown„ ,La; paispp, en est.simplement que;, jtoht dispositif squi est nlftqvais pour l'émission
- [ est égale pi e nt t P P u va i s pour la, réception, et je.
- | montrerai quand op, .yqudjça. que dçnx .antennep j égales à une longueur d’onde > comme, les a,fjgpr., iré es Bropn, et, espacées d'une,dcmi-onde; ne( (donnent rien de bon poijr la yéceptiop.; ^
- .4° Ne .pouvant trouver d’aiUennes ap quart i d’onde dans le brevet Brown, M[M,.<Belljni i Tosi ont .alors émis 1,'hypothèse que les figures;
- ! de Brown ne doivent p.as. être, consiçlé.ré£'Si:.api : point de vue de, leurs dimensions, et, que « dia-h ' gramm » en anglais veut dire en français « sché,m,ai-; au besoin inexact ». Malheureusement, cette,
- ; thèse est contraire à la loi des brevets, quije^ige,, ï pour qu’un brevet soit valable," qu’il décrjye Jpsi ; dispositions brevetées d’une manière assez exacte, pour qu’on puisse, en les exécutant directement,.
- * obtenir le résultat annoncé; on no peut dope pas,,, dans un brevet qui a: la prétention d.e définir, i des longueurs en fonction de la longueur d’onde,,
- ! considérer comme négligeable la hapteur figurée,
- ; pour des antennes, à moins, d’admettre que le , brevet est nul. Il est certainement, nul en ce qui i concerne mon système. . , , , . .
- 5° Un autre argument de MM*. Bellini. et Tosi, qu’en 1899 on réalisait d’une manière, générale, des antennes au quart d’ondé, ne peut servir qu’à démontrer, que M. Brown (employant une excitation par circuit dérivé, qui permet de pror voquer plusieurs concaïuérations) doit avoir représenté avec intention et en parfaite ,connais-, sauce de cause, des antennes d’une, longueur, égale à la longueur d’onde. U dit d’aiUeurs/lui-même : « Si les fils verticaux n’éfaient pas si soigneusement ajustés à la longueur d’onde, ifa transmettraient ou recevraient des ondes hertziennes de toutes directions (*}. » ;
- (*)'Je cite le texte anglais du brevet Bfbwn' (p. a', lignes 14; 18) : ...
- « This placiug the wires half a wave lougth apart causes the System lo send ils waves or rqcpive lliem
- p.1x186 - vue 186/688
-
-
-
- ,8 4909,!.. REVUE JP’ÉLEÇTRIGITÉ 18^
- O» peut-on voir dans tout cela que M. Brown ait voulu décrire des cadres d’antennes vibrant au quart d’onde (systèmes d’aériens que je revendique) ?
- 6? Ppuj faire une nouvelle diversion, M1VI. Bel-, lji)} et,Tosi prétendent aujourd’hui que me*} (diagrammes de^ iqps ne sont a pas : exacts. Je npie permets, da ne; pas être :: de leur .avis, après, les, avoir'fait'vérifiée pairùmde mes amis, spécialiste, éminent, et dé croire, au contraire, avec lui, que les diagrammes que vient de publier M. Bel-lini dans le dernier numéro du Jahrbuch fiir Drdhtlôse Télégraphié (Heft 4) sont inexacts en grande partie; cela expliquerait pourquoi ces Messieurs ne se font pas une idée correcte du brevet BroSvn.
- 7° MM. Bellini et . Tosi. apporté aucune
- des citations de texte que je les invitais, le \o avril,-à produire ; ils se contentent maintenant de prétendre que les conditions que j’ai indiquées pour les systèmes d’aériens directeurs qu’ils emploient en fait ne sont pas indispensables, Qr, i‘l ne s’agit pas: de savoir si elles sont indispensables; théoriquement, mais si elles sont pratiquement utiles, et si on peut, avec les dispo^, sitioirs décrites par Brown, réaliser des courants oppbsé's dans deux antennes au quart d’ondé. Or, Ï1 eèt bîén éÿidèrit que si on réunit pair un fil simple horizontal,)d’une' dè.mi-ïoriguéur d’onde, des antennes espacées aussi'd’une demi-longùeur d’onde, comme l’a décrit Brown, et si on ne déplace pas ^Oscillateur, on établit des nœuds d'intensité de courant au pied des deux antennes (au lieu i que dans mon dispositif ce sont des noeuds de potentiel) ; les extrémités supérieures des antennes étant forcément a.ossi des nœqds de courant, il en résulte que les a n ton nés d e B r o \y n ne peuvent être que des antennes d’une demi-longueur,. d’onde otr ad’uhe longueur d’onde entière, etc. G’est même pour cela, à mon avis, que Brown a figuré des antennes ayant pour hauteur une onde entière. Si au contraire on essaie (en
- from mainly one direction, .-which direction would seem lo be lhal'of thé plané of the wires.
- « If the vertical \virks wére ito't èxs ’carefally adjusted to the H’avB: lengtlu the.y wauld ..transmit. or- receive the IIertz;ian ;\Yâyes frpta any (ffrec>iqïi. »..... •„
- modifiant d’ailleurs le dessin de Brown) de mettre l'oscillateur au pied d’une des antennes, les courants de celle-ci ne peuvent plus être en opposition mais concordants. C’est là un dilemme qui s'impose à MM. Bellini. et Tosi et qui les empêchera toujours de tirer du brevet Brown, même, en le torturant, les antennes que j’ai décrites, et je continue, donc à les revendiquer exactement dans les mêmes termes que dan s ma dernière lettre, : - . -,
- En résumé, MM. Bellini et Tosi ne sont arrivés jusqu’ici à trouver ni dans les figures du brevet Brown rii dans le texte; quoi que ce soit qui jus-1 | tifîe le démenti un peu trop hâtif qu’ils ont ! donné à la nofe de là Rédaction de la Lumière , Electrique (27 février)' au sujet des systèmes de I deux antennes an quart d’onde. C’est d’ailleurs ; une, entreprise vaine que de chercher à faire ; croire au public qu’il n’y a qu’un système d’aé-I riens directeurs, alors qu(en réalité il y en a ; plusieurs,et les miens, diffèrent de ceux de,Brown ! autant que l’eaü diffère du vin. ,
- | Pour finir, ces Messieurs me permettront dè m’étonrier duTôle dé redresseurs de torts béné-i voles qu’ils prétendent jouer hors de leur pays1, ! « en hommage à la vérité » ; car M. Bellini Tui-| même, d^ins le dernier numéro déjà cité du Jalir-bmji .fur Erafitlose Télégraphié attribue à iin de ses compatriotes le système d’antenne recourbée que tous les spécialistes de, télégraphie sans fil savent parfaitement avoir été . imaginé,, breveté et essayé, il y a quelques années, par M. Garcia, ainsi: que. le rappelait l’an .«dernier M. Galliot dans The - Electriciah.' • - -•« .. .
- Si ces Messieurs sont impartiaux ils devraient rëoonnaîtrè qu’ils ont publié Sous lé nom dè Rrçwn (Société Internationale des Electriciens, 1908), un diagramme,. en iéalite incoinfatible avec le sien J,. . ; . . -, ;
- ; D’ailleurs si. ces Messieurs, ne, sont ni Brown ni Blondel, à. quel titre interviennent-ils pour opposer l’un à l’autre ? Qu’ils laissent donc Brown et Blondel tranquilles! La Lumière Electrique y gagnerait de pouvoir remplacer tous; ces discours stériles, qui n’intéressent aucun lecteur, par des nouveautés techniques intéressantes.
- 1 A. Blondel.
- p.1x187 - vue 187/688
-
-
-
- 188
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2* Série)/— N°19. "
- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX.
- Circulaire du Ministre des Travaux Publics en date du 16 mars 1909 relative aux redevances dues pour l’occupation du domaine public par les ouvrages de transport et de distribution d’énergie électrique, adressée aux ingénieurs du contrôle.
- Consulté à diverses reprises au sujet de l’application du décret du 17 octobre 1907, portant fixation des redevances dues pour l’occupation du domaine public, j'ai provoqué, de la part de la Commission des distributions d’énergie électrique, un avis dans lequel la question des redevances serait envisagée dans son ensemble.
- J’ai l’honneur de vous adresser ci-dessous copie de cet avis que j’ai adopté, et auquel vous devrez vous référer à l’occasion,
- La Commission,
- Considérant que, pour déterminer les redevances dues pour l’occupation du domaine public par des distributions d’énergie électrique, il y a lieu de distinguer les entreprises avant ou après la promulgation de la loi du i5juiu 1906;
- En ce qui concerne les entreprises établies postérieurement à la loi du iS juin 1906 ;
- Considérant que les redevances dues par ces entreprises sont fixées par le décret du 17 octobre 1907 (Redevances) et que les mêmes règles sont applicables il toutes les canalisations, qu’elles soient aériennes ou souterraines, avec ou sans points d’appui sur le domaine public ;
- En ce qui concerne les entreprises établies antérieurement à la loi du i5 juin 1906 :
- Considérant que les permissions et concessions,, accordées par des actes antérieurs à la loi, sont maintenues dans leur forme et teneur par l’article a6 de la loi du iSjuin 1906, et que les redevances fixées par le décret du 17 octobre 1907 (Redevances) ne seront applicables aux distributions établies en vertu de concessions, qu’à l’expiration de ces concessions, et aux distributions établies par permission de voirie, dès l’époque où les conditions fiscales de ces permissions seront susceptibles d’être revisées (article 6 du décret du 17 octobre 1907) (Redevances);
- Considérant, d’autre part, que les concessions accordées par les communes, antérieurement à laloi du 15 juin 1906, ne créaient au profit des concessionnaires aucun droit en dehors du domaine public communal, et notamment sur le domaine public national et départemental;
- Que l’occupation du domaine public national ou départemental ne pouvait avoir lieu qu’en vertu de permissions de voirie dont les communes rétrocédaient le béné-
- fice à leurs'concessionnaires (Circulaires ministérielles des i5 août et Ier septembre 1893), que, dès fors; ces permissions de voirie, bien que régulièrement données aux communes, pour être ulilisées'par leurs concessionnaires, restent soumises aux règles générales'qui sont applicables aux permissions de voiries accordées antérieurement à la loi;
- Est d’avis :
- Qu’il y a lieu de répondre dans le sens des observations ci-après :
- À. — Distributions établies AVANT I.A PROMULGATION DE LA LOI DU l5 JUIN I906.
- i° Distributions établies en vertu de permissions de voirie.
- I. — Sur la grande voirie nationale ou départementale. '
- Les redevances fixées par le décret du 17 octobre 1907 sont applicables dès l’époque où les conditions fiscales de ces permissions sont susceptibles d’être revisées, c’est-à-dire :
- a) Aux dates fixées par les arrêtés d’autorisation sur la grande voirie nationale ou départementale, lorsque ces arrêtés ont prévu cette révision;
- b) Ou, lorsqu'ils n’ont fixé aucune date, à l’expiration du délai de cinq ans résultant de l’application de l’article 4 Je l’arrêté interministériel du 3 août 1878, pour la grande voirie nationale, ou du délai qui peut être fixé par l’article 26 de l’arrêté réglementaire du i5 septembre 1893, pour les routes départementales.
- II. — Sur des voies faisant partie du domaine public communal.
- i° Si les permissions de voirie comportent des redevances, il y a lieu de les appliquer jusqu’à l’époque où les conditions fiscales de ces permissions sont susceptibles d’être revisées, c’est-à-dire aux dates fixées par les arrêtés d’autorisation, lorsque ces arrêtés ont prévu cette révision ;
- 20 Si les permissions de voirie ne comportent ni conditions ni délais pour la révision des redevances, la loi du i5 juin 1906 et ses annexes, notamment le décret du 17 octobre 1907 (Redevances), n’apportent aucune modification aux permissions de voirie accordées antérieurement.
- 2° Distributions établies en vertu de concessions.
- III. — Concessions communales accordées avant la promulgation de la loi du i5 juin 1906,
- a) Lorsqu’elles ne comportent pas de canalisations autorisées par permission de voirie sur les dépendances de la grande voirie nationale ou départementale :
- p.1x188 - vue 188/688
-
-
-
- 8 Mai 1909
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 189
- Aucune redevance n’est due à l’Etat; le régime fixé par le cahier des charges de la concession pour les redevances dues à l’autorité concédante est maintenu jusqu’à l’expiration de ladite concession.
- b) Lorsqu’elles comportent des canalisations autorisées par permissions de voirie .sur les dépendances de la grande voirie nationale ou départementale, ainsi que des canalisations établies, avec ou sans permissions de voirie, sur des voies faisant partie du domaine public communal :
- i° Les canalisations établies sur la grande voirie nationale ou départementale sont soumises aux conditions de révision ci-dessus fixées au paragraphe A, i°;
- •2° Les canalisations établies avec ou sans permissions do voirie, sur les voies faisant partie du domaine public communal restent soumises jusqu’à l'expiration de la concession au régime fixé pour les redevances dues à l'autorité concédante par le cahier des charges de ladite concession.
- B. — Distributions établies après la promulgation DE LA LOI DU l5 JUIN 1906, .
- IY. — En ce qui concerne les distributions établies par permission de voirie ou en vertu de concessions des Communes ou de VEtat, postérieures à la promulgation de la loi du 15 juin 1906 :
- Il y a lieu de leur applique]* sans délai les redevances fixées par le décret du 17 octobre 1907.
- 4 4
- Circulaire du Ministre des Travaux Publics en date du 13 mars 1909, portant instructions relatives aux frais de contrôle des distributions d’énergie électrique, adressée aux ingénieurs du contrôle.
- En signalant à l’Administration les difficultés auxquelles donnent lieu, dans leur service, la préparation de l’état de remboursement des frais de contrôle dus à l’État en vertu du décret du 17 octobre 1907, par les permissionnaires ou concessionnaires des distributions d’énergie électrique, plusieurs ingénieurs en chef ont demandé à être fixés sur les points suivants :
- i° Nonobstant les résistances des entrepreneurs de distributions d’énergie, les distributions établies antérieurement au décret du 17 octobre 1907, sont-elles soumises aux versements des frais de contrôle?
- i° Quel est le point de départ desdils frais pour ces distributions ?
- Il me paraît utile de portera votre connaissance la décision que j’ai prise à ce sujet, sur l’avis de la Commission des distributions1 d’énergie électrique.
- En ce qui concerne la première question posée, il y a lieu de distinguer les distributions établies par permissions dé voiries ou en vertus de concessions, et les frais de contrôle dus à l’Etat de ceux qui reviennent aux com-
- Les frais de contrôle constituent une taxe nouvelle créée par la loi du i5 juin I1906 et immédiatement applicable à l’industrie électrique comme le contrôle lui même qu’elle a pour objet de rémunérer. Ils sont, par suite, exigibles pour toutes les entreprises concédées ou munies de permissions de voirie, qu’elles soient antérieures ou non à la loi du i5 juin 1906, et ce,-dans les conditions suivantes :
- a) Si les distributions sont établies par permissions de voirie, les frais dus à l’Etat et aux communes;.
- b) Si les distributions sont installées eu vertu-de concessions, Ja part des frais dus à l’Etal doit toujours être perçue.
- En ce qui concerne les communes, deux cas se présentent :
- Ou bien l’acte de concession n’a rien spécifié à l’égard des frais de contrôle. Dans ce cas, les communes sont en droit d’en poursuivre le recouvrement dans les conditions fixées à l’article 11 du décret du 17 octobre 1907 ;
- Ou bien le cahier des charges a déterminé les frais de contrôle. Dans ce cas, le contrat intervenu doit recevoir son plein effet et les frais qui y sont inscrits doivent être maintenus purement et simplement, quand bien même la perception stipulée au profit des communes serait supérieure à la perception autorisée par l’articlé 11 du décret susvisé.
- En ce qui regarde la seconde question, il y a lieu de considérer que, à la date du 28 novembre 1907, un arrêté de principe a chargé les ingénieurs en chef du service ordinaire de chaque département d’exercer le contrôle des distributions d’énergie électrique; et qu’ainsi les services de contrôle ont été organisés avant le Ier janT vier 1908. On peut donc adopter uniformément cette date comme point de départ de la taxation des frais de contrôle.
- Le taux à appliquer pour chaque ligne doit être fixé :
- a) En ce qui concerne les distributions postérieures à la loi, par le régime d’autorisation de chaque ligne, en conformité des prescriptions de la circulaire du i5 septembre 1908;
- b) En ce qui concerne les distributions antérieures à la loi, par le régime d’autorisation que la ligne aurait si on lui faisait application des principes posés par la loi du 1:) juin 1906 et par le décret du 17 octobre 1907 sur les frais de contrôle.
- ERRATUM
- Dans le numéro 14 du 3 avril 1909, à la page a3, ae colonne, 6e ligne, lire :
- Albert Tuiîpain,
- Professeur de Physique à la Faculté des Sciences de l’Uni-versité de Poitiers.
- au lieu de :
- Albert Tuhpain,
- Professeur de Physique à l’Académie de Poitiers,
- munes*
- p.1x189 - vue 189/688
-
-
-
- 190
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 19.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La Compagnie française Thomson-Houston avait convoqué ses actionnaires le 97 avril, pour une assemblée ordinaire puis extraordinaire ; malgré 1111 jeton de présence de o fr. 5<>, cette dernière n’a pu avoir lieu faute de quorum, l’attitude des actionnaires en cette circonstance corroborant ce que nous disions dans notre dernière chronique. Cette assem Liée comporte des résolutions extrêmement importantes pour la Compagnie, de nature peut-être à lui rendre sa situation difficile, car T absorption des Accumulateurs Union et de la Thomson-Houston de la Méditerranée n’apportera aucun élément de vil alité de plus à l’affaire.
- Les résultats des premiers ont toujours été fort modestes ; ceux de la Compagnie d’Électricité Thomson-Houston delà Méditerranée, tout en étant meilleurs, no sont pas de ceux qui provoquent des jalousies. Le rapport lu à l’Assemblée générale ordinaire du avril dernier fait ressortir un bénéfice brut de 1 099080 francs pour un capital de 90 millions, soit un peu plus de 5 % du montant de ce capital; et, frais généraux déduits, le bénéfice net n'est plus que de 844 i3q francs ou 4,99 % du capital ; les actionnaires touchent; cependant 90 francs on 4 % de leurs actions, ce qui est le maximum possible, mais ne consolide pas la situation vis-à-vis de la Thomson-Houston française. L’actif, tel que le bilan le présente, comporte encore le poste apports pour i 700 000 francs, et chiffre les participations financières par 9 678 147 francs et les titres en portefeuille par 14 908 998 fr. 97 ; tout ceci va cnller de nouveau le portefeuille, déjà si chargé, delà Thomson française, si peu productif, comme nous le verrons; eLpuis, il y a 5 93,9 689 francs de débiteurs divers et d’avances aux constructeurs. On vous dira que le compte créditeurs divers ne s’élève au passif qu’à 9919 778 francs et que si vous ajoute/ aux débiteurs les disponibilités en caisse ou à court terme, la Compagnie dispose en fait d’un fonds de roulement de 3 658 996 francs, mais ces débiteurs divers ce sont foutes ces filiales qu’énumère le président au cours de son rapport à l'assemblée extraordinaire, fort heureuses du crédit à long terme que leur a concédé la Société mère : et parmi ces constructeurs
- auxquels la Compagnie a fait des avances pour travaux en cours, il doit y avoir la Compagnie française Thomson-Houston. La distribution du dividende absorbera toutes les disponibilités immédiates; et les actionnaires de la Thomson-Houston de la Méditerranée ont eu vraiment raison de céder à la douce violence qu’exerçait leur Conseil pour les engagera se laisser absorber par la Thomson française, fut-ce au prix de leur autonomie. Leur président, du reste, a fait un historique très intéressant de l’affaire, créée en 1898, dans le but d’exploiter en Grèce, Italie, Espagne, Egypte, les brevets et procédés Thomson-Houston en se substituant aux droits de la Compagnie française qui estimait; que la France constituait pour son activité un champ suffisamment vaste. Peu à peu, sous la poussée du développement des affaires électriques dans chacune de ces régions, la Thomson-Houston de la Méditerranée créa des filiales auxquelles elle transféra scs droits tout en y gardant des intérêts parfois prépondérants. Et maintenant, elle ne semble pas vouloir se résigner à ce rôle de trust qui se bornerait à « jouer le rôle d’uu organe de centralisation et de trait d’union entre ses filiales émancipées ». Les conditions de la combinaison sont tout à l’avantage des actionnaires de la Thomson de la Méditerranée qui recevfont deux actions de la Thomson française, coupon 90 attaché, contre trois des leurs ; ils y gagneront une certaine consolidation de leurs titres plutôt en défaveur, nous avons vu plus haut pourquoi, et un marché beaucoup plus large, malheureusement un peu spéculatif.
- Nous doutons fort que cette absorption fût une des prévisions des promoteurs de la première heure el l’aboutissement naturel de l'évolution subie par la Thomson de la Méditerranée; mais l’homme propose et les événements disposent, et tant de créations à droite et à gauche devenaient impossibles à diriger et surveiller. Il faut seulement souhaiter que la Thomson française qui, du fait de sa qualité de constructeur, se trouve dans les meilleures conditions pour l’appui technique qu’elle peut fournir à toutes ces filiales étrangères, il faut, disions-nous, que la Thomson française y conserve sa prépondérance pour imposer son matériel. L’Assemblée a voté la liquidation et la dissolution anticipée avec pouvoir au Conseil de négocier au mieux des intérêts des
- p.1x190 - vue 190/688
-
-
-
- 8 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 101
- actionnaires avec la Compagnie française Thomson-Houston.
- La modification du régime de l’électricité à Paris donne l’occasion aux sociétés qui s’occupaient d’installations intérieures et de la vulgarisation, si l’on peut dire, de l’énergie électrique sous toutes ses formes, d’un développement fort intéressant, La Compagnie générale de travaux d’éclairage et de force (anciens établissements Clérnançon) est de celles-là. Le bilan au 3i décembre 1908 se présente en résumé comme suit :
- ACTIF :
- Immobilisé................... i »
- Réalisable................... i . i >G. “>0»
- Disponible................... j. :> i I). S G g 71
- Plûmes de remboursement...... 5.870 »
- A . 3;8 . 3o ] 7 I
- iwssir :
- Actions........................ 1. inn.ooo »
- Obligations.................... f> >. .“>00 »
- Réserves diverses.............. :>:>(>. 10.j 18
- Divers créditeurs.............. 388.577 I7
- Solde profils et perles........ 203 . aa3 o(>
- 2.378.301 71
- On ne peut: souhaiter meilleure situation, le matériel, les titres eu portefeuille, les espères et les effets à recevoir couvrant bien au delà le montant du capital social. Le bénéfice net de cet exercice, représentant un revenu de i3,55 % , a été attribué aux différentes réserves jusqu’à concurrence de 7<>8ofi fr. ‘>.7 et aux actionnaires et au conseil à concurrence du surplus; le dividende ressortainsi à 8 % du nominal de l’action. Remarquons, en passant, que la part du conseil dans la répartition est équivalente à plus do la moitié de celle des actionnaires. La Compagnie des Travaux d’Eclairage et de Force a créé trois filiales : la Compagnie d’Eclairage eL de Force à Marseille, la Société Générale d’illuminations et la Compagnie de Locations électriques à Paris. Celle dernière, fort récente et sur le point d’ailleurs d’augmenter son capital, a contribué sans conteste à l’accroissement du chiffre d’affaires ; de 1 (va8 53a fr. en 1907, ce dernier est monté à 1 999 177 francs en 1908, procurant un bénéfice net supplémentaire de 3a /|8o francs ou de 9 % . La moyenne du bénéfice net total n’en a pas été affectée, en admettant bien entendu que ce chiffre de 3a /tS5 francs corresponde exactement à la progression du chiffre d’affaires, puisqu’on définitive le pourcentage des bénéfices nets
- ressort à 10 a % . C’est dire en somme que les entreprises d’installation et de location bien conduites sont rémunératrices dans les limites ou toutes les affaires industrielles souhaiteraient de l’étre, notamment celles de la construction et de l’exploitation électriques. Un dernier mot sur cette affaire : en six ans le total de son chiffre d’affaires a été de 8(F|*)0oo francs, pariant de 1 '>()(>000 francs en 1903 pour aboutir à 1999000 francs on 1908; les bénéfices nets se sont élevés à 79*» 000 francs dont % seulement ou 3-5 000 francs ont été distribués; il n’y a pas lieu de chercher plus loin la raison de sa situation actuelle.
- Comme nous avons eu 1 occasion de faire allusion aux nouveaux impôts que le chancelier allemand projetait de faire supporter à l'industrie électrique, il est bon de noter que l’explosion de l’indignation publique à cet égard lui a fait renoncer à ces sortes de taxations. Tout le groupe électrique des valeurs allemandes a bénéficié alors d'une faveur qui s’esl. traduite par une hausse de 5 % sur les trois principales valeurs : Allgerneinc Elektricitàls Gesellscbal't, Siemens et Halske et Siemens-Schuckert. L’avenir s’ouvre de nouveau plein de promesses pour ces firmes qui se donnent la main dans toutes les grosses entreprises. Mais quel enseignement à tirer de cette union des industriels allemands pour la défense de leurs intérêts économiques; comme aussi quelle sagesse de la part du gouvernement d'avoir bien jugé qu’il tirerait plus de profit d'un dégrèvement, c’est en somme le résultat, que d'une surcharge qui eut retardé l’essor de cette industrie. En France, on se prépare à mettre loutes entraves administratives à l’utilisation des chutes d'eau et on émet la prétention de taxer le courant à son arrivée aux usines qui ont; recours à celle nouvelle forme dé l'énergie.
- Lien que l’examen de la situation de nos Compagnies de chemins de fer sorte un peu de notre cadre, nous ne pouvons nous défendre d’attirer l'attention sur les déclarations très importantes que les présidents des Conseils d'Administration de chacune de nos grandes compagnies ont faites aux assemblées générales do leurs actionnaires. Toutes sont menacées dans leur vie économique et financière par un projet de loi sur l’organisation des retraites de leurs agentsquo chacun en toute justice a pu qualifier de loi d’exception et de contraire aux termes précis des contrats de concession qui lient l’Etat aux Compagnies. Nous n’insisterons pas sur ces derniers points et principalement sur la question du respect des contrats I
- p.1x191 - vue 191/688
-
-
-
- 192
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 19.
- • Mais nous entrevoyons le relèvement des tarifs, la diminution du trafic, l'atteinte au crédit de ces organisations formidables ; et nous sommes tentés de leur dire, au risque de compromettre notre organisation militaire; étudiez pour certaines régions sinon pour toutes la transformation de votre traction à vapeur en traction électrique par la concentration des usines génératrices qui ne peut que conduire à une réduction du coefficient d’exploitation. Dans un article récent, M. Bellet étudiait la possibilité et la nécessité d’élargir nos voies de chemin de fer ; il concluait à cette dernière tout en disant que
- l'électricité n'apporterait pas grande amélioration au trafic dans l’état actuel de nos voies. Nous ne sommes pas tout-à-fait de son avis et il nous paraît qu’avant d’immobiliser d’immenses capitaux en achats de terrains et infrastructures, il y a lieu d'utiliser notre capital voies et matériel roulant en modifiant seulement notre système de traction. La houille noire, dans ces projets gigantesques, consommée sur place jouerait le meme rôle que la houille blanche dont toutes nos régions ne peuvent malheureusement se prévaloir.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Paris. — Un arrêté du 23 avril 1909 fixe les frais de contrôle dus à l’Etat par les entrepreneurs de distributions d’énergie électrique établies en vertu de permissions ou de concessions, pour l’année 1909, à 10 francs par kilomètre de ligne pour les distributions soumises au contrôle exclusif de l’Etat el à 5 francs par kilomètre de ligne pour les distributions soumises au contrôle des municipalités sous l’autorité du ministre des Travaux publics, des Postes et des Télégraphes,
- TRACTION
- Rhône. — Par décret du 16 avril 1909, est déclaré d’utilité publique l’établissement d’un réseau de chemins de fer comprenant les lignes suivantes : i° de Mornaut à Rive-de-Gier, devis : 3 115 38o francs ; 20 de Mcssiniy à Saint-Symphorien-sur-Coise, tlevis : 3 o5o 000 francs.; 3° de Panissiores îi l’Arbresle, devis : 6 35oooo francs; 4° de Pontcharra à Sainle-Foy-l’Argentièrcs, devis : 660 000 francs.
- Ardèche. — Une ligne de tramways est projetée entre Saint-Paul-le-Jeune et Barjac.
- Calvados. — Le conseil municipal de Lisieux a émis 1111 vœu tendant à l’établissement prochain d’une ligne de tramways entre Lisieux et Ticheville-lc-Sap.
- Hautes-Pyrénkes. — Est à l’étude le projet d’une ligne de tramways de Lourdes à Pontacq.
- Hérault. — On va procéder prochainement à la construction d’une ligne de chemin de fer de Maureillian à Colombiers»
- Seine. — Le projet d’électrification du tramway de
- Paris à Saint-Germain a été soumis à l’approbation du Conseil général de la Seine, qui a promis une subvention de 1 25oooo francs. Le devis total du projet se monte à 15970690 francs.
- Nord. — Le Conseil général a décidé la construction, au moyen d’un emprunt de 3 460000 francs, du réseau du groupe du Nord du chemin de fer d’intérêt local comprenant la ligne d’Iler/.eele à Saint-Mesnelin avec raccordement de Bcrgues à Bellezeele et de Bombourg à Drincham, el l’emprunt de 400 000 francs pour l’achève-meut du groupe Sud.
- D’autre part, dans sa séance du 24 avril, le Conseil général a adopté les conclusions du rapport relatives à la demande de disjonction et de concession directe formée par la Société lEleclrique Lille-Roubaix-Tourcoing au sujet des lignes Lille-IIalluin, Lille-YVainbrcehies et Lille^Armcnlières. Il a également adopté le vœu relatif à la construction par la Compagnie Mougy de la ligne de tramways de Lille à Armenlières.
- Autriche-Hongrie. — Le gouvernement hongrois vient de commander aux ateliers de construction du pays, pour les chemins de fer de l’Etat, .573 voitures à voyageurs, 2i5 fourgons et 2000 wagons à marchandises. La valeur totale de celte commande s’élève à 35 millions de couronnes environ. La fourniture des voitures à voyageurs et des fourgons s’étend jusqu’au 1e1’mai 1911, mais les wagons à marchandises devront être livrés avant Tannée prochaine.
- Belgique. — Le collège éehevinal do Bruxelles s’est déclaré favorable à la création d’une ligne de tramways Porte de llal-Bourse-Inslallations maritimes el. à son exploitation en régie.
- Egypte, — Une demande a été formulée au gouvernement égyptien pour Télectriticulion des tramways de Port-Saïd.
- p.1x192 - vue 192/688
-
-
-
- 8 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 193
- TÉLÉPHONIE ET TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Italie. — Le professeur Quirino Majorana, après ses remarquables expériences de téléphonie sans fil entre Rome et Anzio, Panza et Maddalena, soiL à une distance respective de Go, 120 et 3ookm, a l’intention de procéder àdenouvelles expériences, entre Rome et Trapani (Sicile) distant de 5ookm. A cet effet, il va faire établir trois stations, équipées avec ses nouveaux appareils, à Naples, à Gagliari et à Païenne,
- Uruguay. — Le gouvernement a transmis aux Chambres le projet l’autorisant à construire, à Montevideo, un réseau téléphonique souterrain, propriété de l’Etal. Le projet approuvé, le gouvernement donnera les ordres d’achat de tout le matériel nécessaire.
- DIVERS
- Concours pour la fourniture d’ensembles électrogènes à moteurs thermiques pour les contre-torpilleurs 1908.
- La fourniture se compose de 7 groupes de 2 ensembles électrogônes à moteurs thermiques destinés aux coutrc-lor pilleurs 1908.
- Seront seuls appelés à soumissionner tous les industriels français s’occupant de la construction ou de la vente de moteurs à pétrole lampant fabriqués en France. Ces industriels pourront présenter, avec leur moteurs, des dynamos provenant de maisons admises aux fournitures de l’espèce. Ces industriels seront seuls responsables, vis-à-vis de la marine, de l'ensemble de la fourniture, moteurs et dynamos.
- Seront admis à concourir :
- Les moteurs thermiques faisant exclusivement usage de pétrole lampant, ou d’un dérivé du pétrole de densité supérieure à 0,800 et n’émettant aucune vapeur inflammable au-dessous de 4uU*— L’emploi du mazout comme combustible serait particulièrement avantageux, les bâtiments auxquels sont destinés les ensembles portant un approvisionnement important de ce produit. ÿL'emploi de l’essence ou de la benzine, meme réduit au moment du démarrage, sera rigoureusement proscrit.
- L’emploi d’alcool dénaturé ordinaire, non carburé, pour le démarrage, sera toléré.
- Les concurrents auront à remettre :
- i'> Sous plis cacheté, leurs propositions de prix pour un ensemble de deux groupes éleclrogènes ou de a, 4> 7 ensembles identiques ;
- a° Une spécification complète accompagnée de plans à l’appui et d’une notice explicative pour le fonctionnement du moteur thermique. En particulier, les soumissionnaires devront fournir avec exactitude les chiffres du tableau ci-après. Ces chiffres figureront au marché, et donneront lieu à des pénalités, en ce qui concerne la consommation :
- Poids total d’un ensemble, en ordre de
- marche complet.........................
- Dimensions maxima hors tout : hauteur. Dimensions maxima hors tout : longueur. Dimensions maxima hors tout : largeur. Consommation garantie, en grammes, par kilowatt, aux bornes :
- i° A pleine charge, 120 ampères.....
- 2° A demi-charge, Go ampères.....
- 3° A quart de charge, 3o ampères....
- Consommation d’huile de graissage garanti par heure de fonctionnement......
- Nature de l’huile dégraissage employée (de préférence del’oléonaphten0 00ou n° 1, ou de l’huile pour le graissage intérieur des cylindres à haute pression) (spécifications de
- la marine).............................
- Nature du combustible employé.......
- Nature du combustible employé, densité .................................
- Nature du combustible employé, point d’éclair. ... ........................
- Au plus égal à
- » I 200k, » i»\
- » im,5o. » om,8o.
- »
- »
- »
- ))
- )>
- »
- «
- Nombre de cylindres du moteur.......... »
- Alésage................................ »
- Course............................ »
- Nombre de tours......................
- Type du moteur....................... »
- Lieu de construction du moteur........ »
- Délai de livraison pour un groupe de
- deux ensembles......................... »
- Délai de livraison pour 2, 4> 7 groupes. »
- Le moteur fait-il usage d’une injection d’eau douce
- dans les cylindres ?
- Dans ce cas, quelle est, en grammes, la consommation horaire en eau douce garantie?
- Consommation par heure du brûleur indépendant, s’il en existe.
- Au vu des spécifications remises par les concurrents, et, s’il y a lieu, après avoir fait procéder en usine à des essais sur les moteurs présentés qui n’auraient pas encore été admis aux fournitures de la marine, la commission de classement éliminera celle des soumissions qui ne donneraient pas, au point de vue technique, toutes les garanties désirables. Le classement des soumissions retcuues s’opérera en tenant compte :
- t° Des prix proposés par les soumissionnaires;
- 20 Des consommations de pétrole et d’huile garanties par eux (en tenant compte des prix du combustible et du lubrifiant).
- Les dynamos devront satisfaire aux conditions réglementaires applicables aux ensembles électrogènes des torpilleurs et contre-torpilleurs (recueil des conditions techniques pour la fourniture des ajjpareils électriques de bord), et aux conditions applicables à toutes les machines électriques, savoir :
- p.1x193 - vue 193/688
-
-
-
- 194
- T. VI (2® Série). — N° 19.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- Paragraphe i à 8, sans restriction.
- Paragraphes 20, 22, a3, sans restriction.
- Paragraphe 25, en tenant compte de ce que chaque groupe de deux ensembles se composera de deux ensembles symétriques, destinés à être placés à bord côte à côte, de maniéré à occuper horizontalement un encombrement minimum sans cesser d’être entièrement accessibles dans toutes leurs parties, pendant le fonctionnement.
- Paragraphes 26, 27, sous les réserves suivantes :
- L'alinéa : « Essai à froid des moteurs » sera supprimé el remplace par le suivant :
- Les enveloppes de circulation d’eau des cylindres seront éprouvées à froid, à une pression de 4k*L Tout le tuyautage do circulation d’eau sera essayé apres montage, aune pression de 2lfK.
- L’alinéa suivant : « Essai de fonctionnement » sera supprimé et remplacé comme suit:
- L’essai de fonctionnement comprendra, pour chaque, ensemble, un fonctionnement au régime normal de Bo volts et 120 ampères, d’une durée de quatre heures, suivi sans interruption, d’un fonctionnement d’une demi-heure à la puissance maximum de la dynamo, soit i5o ampères (un quart en sus de la puissance normale).
- L’allure adoptée sera celle indiquée par le fournisseur dans sa soumission. Il sera fait également un essai d’une heure à demi-charge : 60 ampères avec mesure de la consommation correspondante.
- Le fonctionnement devra, dans tous les cas. être très satisfaisant et silencieux. On devra constater qu’il ne se produit aucune étincelle aux balais depuis la marche à vide jusqu’au débit normal.
- A la charge maximum, ou tolérera de faibles étincelles, pourvu qu’elles ne soient pas de nature à détériorer le collecteur.
- La consommation de combustible sera relevée pendant l’essai de quatre heures à la puissance normale, et pendant l'essai à demi-charge ; cette consommation comprendra celle des brûleurs indépendants, si le moteur en comporte.
- Si la consommation garantie est dépassée, la fourniture sera frappée des pénalités suivantes :
- i° Essai à la puissance normale. — Chaque gramme de consommation par kilowatt-heure aux bornes en sus tic la consommation garantie entraîuera pour chaque ensemble une pénalité égale à 12 francs. Ainsi : une augmentation de consommation de 20rp par kilowatt entraînera une pénalité de :
- 20 X 4° X o,3o ^ 240 francs.
- 2° Essai à demi-charge d’une durée d’une heure. — La consommation à demi-charge donnera lieu également à des pénalités calculées sur la base de 6 francs par gramme de combustible en plus.
- Chaque gramme de consommation de lubrifiant par heure de fonctionnement, en sus du chiffre garanti par 3a soumission donnera lieu à une pénalité de o fr. 80.
- Tout le reste de l’article 27 sera maintenu sans autres
- changements que ceux résultant de la suppression des phrases ou mots s’appliquant à l’appareil moteur à vapeur ou aux tableaux de distribution.
- Le fonctionnement mécanique du moteur devra être doux et silencieux, et ce but devra être atteint :
- i° Parla perfection de l’usinage et l’absence de jeux ou chocs ;
- 20 Par la bonne marche de la combustion ou des explosions, sans explosions brisantes, ni allumages prématurés.
- L’échappement devra être muni d’un silencieux parfaitement efficace.
- Pendant la marche du moteur, il ne devra se répandre dans 1 atmosphère environnante, ni émanations gazeuses provenant de la volatilisation d’une partie du combustible à l’air libre, ni fuites de gaz brûlés, soit par les soupapes ou joints, soit par le tuyautage d’évacuation ou le pot d’échappement.
- La température des parois du pot d’échappement et du tuyautage d’échappement dans le voisinage du moteur devra être modérée et ne devra à aucun moment, ni en aucune de leur partie, atteindre le rouge sombre. Tout ce tuyautage devra être muni, vsoit d'une enveloppe métallique extérieure doublée d’amiante, soit de tout autre dispositif propre à éviter les accidents du personnel en cas de conLact involontaire. Un dispositif particulièrement recommandé consiste à munir le poC d’échappement d’une enveloppé parcourue par l’eau de circulation du moteur.
- S’il est fait usage, soit pour le démarrage, soit pendant la marelle, de brûleurs de réchauffage indépendants, le fonctionnement de ces appareils devra être assuré sans fumée ni flammes extérieures; les brûleurs devront être complètement insensibles à l’action d’un courant d’air extérieur• leur consommation en combustible par heure sera notée.
- On acceptera pour l'allumage les systèmes électriques, à magnéto, haute ou basse lension. à rupteurs ou à bougies, sous réserve que l’isolation des canalisations aura été convenablement assurée au moyeu d’isolants de bonne qualité convenablement mis en œuvre, en proscrivant complètement l’emploi de la fibre, du carton et de Lous les isolants hygrométriques susceptibles d’être altérés par l’eau ou l’huile. L’allumage par bobine et. accumulateurs ne sera pas admis.
- On acceptera également les allumages par tubes, ou les allumages dits automatiques, sous réserve que leur fonctionnement à toutes les allures soit parfaitement assuré sans avoir à exercer de surveillance spéciale, et sans avoir à redouter ni les arrêts intempestifs ni les explosions prématurées.
- Le graissage de toutes les articulations sera automatique. S'il est possible, il sera installé un système de récupération de l’huile de graissage. La distribution de l’huile devra être visible, de manière à vérifier, par l’œil, son bon fonctionnement.
- p.1x194 - vue 194/688
-
-
-
- 8 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 195
- Le moteur sera muni de tous ses accessoires et de ses pompes diverses, à pétrole et à eau.
- La pompe de circulation d’eau devra pouvoir fonctionner d’une manière très sûre sans que le réservoir d’alimentation soit en charge, et en admettant que le tuyautage d’aspiration et celui de refoulement puissent avoir chacun une longueur de 3m environ.
- S’il est fait usage d’un vase auxiliaire à pression constante, on admettra qu’un seul vase peut suffire pour les deux appareils d’un groupe.
- Les plans à remettre parles soumissionnaires devront comporter : un plan d’ensemble à l’échelle de iocm par mètre au moins complètement coté indiquant l’emplacement exact de tous les appareils, tuyautage et accessoires en supposant les deux ensembles installés sur une caisse contenant le combustible ; deux moteurs de chaque groupe, sous réserve que les opérations à faire pour isoler ou mettre en communication un appareil avec l’échappement soient simples et que leur durée n’excède pas, au total, la durée de mise en marche d’un moteur en partant de l’étal froid.
- La durée de mise en marche en parlant de l’étal froid ne devra pas excéder vingt minutes.
- La mise en marche, avec le moteur chandelles brûleurs en veilleuse, devra pouvoir s’elfectuer instantanément.
- Toutes les pièces des cylindres de tous les moteurs faisant partie d’une même soumission, telles que coussinets, bielles, pistons, segments, bouchons de visite divers, arbres moteurs et à cames, engrenages, etc., devront être parfaitement interchangeables. Les pièces de rechange devront également être présentées en place pour vérifier qu’elles sont aussi interchangeables avec les similaires.
- Les visites et démontages de soupapes dépistons, etc., devront être aisés et rapides.
- La fourniture comprendra :
- i° Les rechanges suivants :
- Pour chaque groupe de deux ensembles :
- Dynamos : les rechanges usuels.
- Moteurs :
- La totalité fies ressorts eu place.
- La moitié du nombre des boulons, écrous ou prisonniers en place.
- IJn piston et une bielle complets.
- Deux soupapes de chaque espèce.
- Un jeu de segments complet (pour un moteur).
- Des organes de types spéciaux dont le type et le nombre seront à désigner ultérieurement d après chaque type de moteur.
- 3° L’outillage ci-après :
- Un jeu complet de clés, pinces, etc., et d’une manière générale tout l’outillage nécessaire pour les travaux de visite et de démontage.
- Les soumissions devront être déposées au ministère de la marine, direction centrale des constructions na-
- vales, bureau technique, à Paris, au plus lard le a4 mai 190g.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- La Manutention mécanique industrielle. — Constituée le 24 avril 1909. — Capital: 200 000 francs. — Siège social: Sa, rue Lafayette, Paris.
- Société anonyme d’éclairage et de force motrice par Télectricité, de Sainl-Julien-du-Sault et extensions. — Constituée le afi avril 1909. — Capital : 1000000 francs. — Siège social : 3o, rue des Bons-Enfants, Paris.
- Société anonyme des Secteurs Biayais réunis. — Constituée le 26 avril 1909. — Capital : 400 000 francs. — Siège social : 43, boulevard Anthoine-Gaulier, Bordeaux.
- Société Générale de constructions de moteurs et de mécanique industrielle. — Constituée le 26 avril 1909. — Capital : 900000 francs. — Siège social : 33, avenue Kaidherbe, Saint-Quentin (Aisne).
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie centrale des Tramways électriques. — Le 15 mai, 19, rue Louis-lc-Grand, à Paris.
- Société de Hatage électrique. —Le 12 mai, porte d’Ocrc, à Douai.
- Société des chemins de fer électriques. — Le 14 mai, 39, rue de l’Université, à Paris.
- Société d’éclairage, chauffage et force motrice. — Le i5 mai, 19, rue Blanche, à Paris.
- Compagnie Générale d’Electro-Chimie de Bozel. — Le >6 mai, 18, rue de la Pépinière, à Paris.
- Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston. — Le 17 mai, 19, rue Blanche, à Paris.
- Société des moteurs thermiques à grande vitesse. — Le 22 mai, 32, rue Félicien David, à Paris.
- Compagnie française des Accumulateurs électriques Phœnix. — Le 3i mai, 1, rue Taitbout, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Prochainement, à la mairie de Lyon, adjudication de l’éclairage électrique de l’abattoir de la Mouche, 11 tIB1 francs; fourniture de groupes électrogènes et
- p.1x195 - vue 195/688
-
-
-
- 196
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2» Série). — N° 19.
- moteurs électriques, 67 810 francs. Renseignements à la mairie.
- Le 22 mai, à la mairie de Saint-Gennain-en-Laye (Seine-et-Oise), fourniture de l'énergie électrique pour l’éclairage et la distribution de force motrice sur toute l’étendue de la commune. Caul. : 20000 francs. Renseignements à la mairie.
- Le 25 juin, à la manufacture nationale d’armes de Saint-Etienne, fourniture de matières pour la confection du matériel téléphonique : 1e1' lot, 5io supports métalliques; 2e lot, 1 45o cordons; 3,! lot, couverture de 1 280 cordons ; 4e lot, harnachement de 2S0 bobines dérouleuses. Demandes d’admission avant le i/\ mai. Renseignements à la manufacture.
- Le i5 mai, à la mairie de Provins (Seine-et-Marne), concession de l’éclairage électrique pour 3o années. Renseignements à lu mairie.
- Le 18 mai, à la préfecture de Beauvais (Oise) fourniture de matériel roulant destiné aux lignes d’intérêt local. Renseignements aux bureaux de la Préfecture (3G Division).
- Le 22 mai, à 3 h. 1/2, à la direction des forges de l’ar- j lillerie, avenue de Saxe, 2, à Paris, fourniture de ! 170000^8 de laiton en 111, en 5 lots. Production des pièces | le 12 mai au plus lard.
- BELGIQUE
- Le 12 mai, à 11 heures, à la Société Nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, fourniture de cinq grues hydrauliques à col tournant. Soumissions x’ecommandées le 11 mai.
- Le 14 mai, à midi, au gouvernement provincial, à
- Mons, établissement au nouvel hôpital de Charleroi : i" des installations mécaniques et autres ; caut. : 2 000 fr.; 20 des installations électriques; caut. : 1 000 francs. Soumissions recommandées le 12 mai.
- Prochainement, à la Cdmpagnie intercommunale bruxelloise des eaux, rue du Trône, 4®> à Ixelles-lez-Bruxelles, fourniture de moteurs et pompes d’un débit de 5oom:t à l’heure pour le eluUeau-d’eau d’Ixelles.
- ITALIE
- Le 23 mai, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Home, adjudication internationale pour la fourniture de deux tours spéciaux à revolver pour robinetterie, deux tours verticaux et d’une machine à forer et à fileter avec moteur électrique pour les ateliers de Naples et de Rome.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 1e1' juin, aux chemins de l’Etat autrichien, ligne du Nord, à Vienne, fourniture et montage d’un transbordeur et de 3 grues roulantes actionnées électriquement.
- ROUMANIE
- Le 21) mai, aux chemins de fer de l’Etat roumain, à Bucarest, fourniture de 5o wagons à marchandise et 10 wagons postaux.
- EGYPTE
- Jusqu’au 3i mai, à l’administration des chemins de fer égyptiens, au Caire, soumissions pour la fourniture de quatre loeoinotives-tender de 72 tonnes; cylindres 545 X 610 p.; 12 1/2 atmosphères; diamètre des roues im335. Cahier des charges et plans : 125 francs.
- piats.
- IMPRIMERIE LIVi, RUE CAHUTE, 17
- Le Gérant : J.~B. Noust.
- p.1x196 - vue 196/688
-
-
-
- Trente-et-Unième année.
- SAMEDI 15 MAI 1909.
- Tome VI <26 série). — N* 20
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 197. — Alfkedo Montée. Sur le champ produit par un oscillateur électrique d’une forme quelconque, p. 199. — E. Roth. Les moteurs polyphasés à collecteur [suite] ^ p. 204.
- Extraits des publications périodiques. — Construction de machines. Transformateur de fréquence système Kolken-Seidener, A. Blocii, p. '209. — Transmission et distribution. Les formes et les matériaux à employer dans la construction des contacts des appareils électriques. Diagrammes comparai ifs, G.-J. Meyer, p. 214. — Bibliographie, p. 218. — Correspondance, p. 220. — Législation et contentieux. — P. Bougault. Le monopole de la distribution de force motrice pouvait-il être stipulé dans une concession municipale avant la loi du i5 juin 1906? Observation au sujet d’uu arrêté du Conseil de Préfecture de lÀisne du i5 janvier 1909, p. 221. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 224. — Renseignements commerciaux, p. 22O.—Adjudications, p. 227.
- ÉDITORIAL
- AI. Alfredo Monlel s’est proposé, dans l’élude qu’il commence aujourd’hui, d’expliquer la forme du champ de plusieurs types d’oscillateurs choisis très différents l’un de l’autre de manière à pouvoir généraliser les conclusions.
- Il traite d’abord le cas de l’oscillateur ouvert de Hertz, consistant en un élément de courant oscillant entre deux pôles électriques de signes contraires.
- En prenant en considération les courants dans le diélectrique qui ferment le circuit métallique de l’oscillateur et en les traitant comme des courants le long de l’oscillateur, on explique assez facilement le fonctionnement de tous les oscillateurs.
- D’ailleurs, celle manière d’envisager l’os-
- cillateur de Hertz comme un oscillateur fermé parait naturelle*, aucune différence essentielle ne pouvant exister entre cet oscillateur et les autres.
- Les actions des courants autour de l’oscillateur tendent au moins en partie à se neutraliser. Il semble encore que l’action résultante de ces courants tend à diminuer plutôt qu’à augmenter l’action de roscillaleur telle qu’elle serait donnée par le seul courant de l’oscillateur. Gela semble naturel a priori. Ce qui peut-être résulte moins bien a priori, est le (ail que l'action des courants dans le diélectrique ne parvienne pas à effacer complètement, ou presque, toute action de l’oscillateur à distance. En outre les actions des différents éléments de son circuit tendent en
- p.1x197 - vue 197/688
-
-
-
- 198
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 20.
- partie à se neutraliser entre elles. Cela peut expliquer de l’avis de l’auteur pourquoi à grande distance de l’oscillateur on a encore une action considérable.
- Lorsque les courants de déplacement sont distribués d’une manière dissymétrique autour d’un oscillateur, leurs effets à distance sont beaucoup plus marqués, La considération de ces courants est alors d’une importance décisive.
- L’auteur traite ensuite le cas plus simple de l’oscillateur fermé et son étude concorde avec les résultats généralement admis.
- Dans le numéro d’aujourd’hui, M. Edouard Roth étudie la puissance absorbée sur le réseau qui est la différence entre la puissance absorbée par le stator des moteurs polyphasés à collecteur et celle récupérée par le transformateur de réglage.
- L’auteur établit sur le diagramme les grandeurs correspondantes et il passe à l’étude du rendement. Mais il n’a tenu jusque-là aucun compte des pertes autres que les pertes Joule. Il a alors introduit dans le diagramme les pertes dans le fer et les pertes par frottement. Ces pertes seront ainsi divisées : pertes dans le fer du stator du moteur et dans le fer du transformateur — pertes dans le fer du rotor — pertes par frottement. Il peut alors établir le rendement en tenant
- compte de toutes les pertes. Entin, à ce point de son étude, l’auteur jette un coup d’œil en arrière et se livre à des remarques générales.
- Comme extraits des publications périodiques, nous donnons aujourd’hui l’étude de M. A. Bloch sur le transformateur de fréquence système Kolben-Seidener et l’étude de M. Meyer sur les formes et les matériaux à employer clans la construction des contacts des appareils électriques.
- Le transformateur Kolben-Seidener n’est autre qu’un moteur triphasé à collecteur, et l’on se rappelle que déjà, en 1902, M. Osnos avait fait observer que cet emploi était possible. Dans l’article de M. G. Bloch, la machine est étudiée au seul point de vue théorique.
- L’article de M. Meyer est le résultat d’une série d’expériences faites sur les contacts électriques qui montrent que l’influence prépondérante en ces matières est celle des propriétés mécaniques et non celle des propriétés électriques.
- Entre autres choses, cette étude montre la supériorité de certaines formes, l’amélioration de la transmission électrique par l’emploi de zinc ou de nickel, l’influence mauvaise du cuivre.
- p.1x198 - vue 198/688
-
-
-
- i5 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 199
- SUR LE CHAMP PRODUIT PAR UN OSCILLATEUR ÉLECTRIQUE
- D’UNE FORME QUELCONQUE
- Nous nous proposons en celle élude d’expliquer la forme du champ de plusieurs lypes d’oscillaleurs que nousavons choisi 1res diffé-renls l’un de l’autre de manière qu’il nous soit permis de généraliser nos conclusions.
- I. — Oscillateur ouvert. Oscillateur Hertz.
- L’on sait que l’oscillaleur de Hertz consiste en un élément: de conranloseillant entre' deux pôles électriques de signe contraire.
- Pour le cas où cet oscillateur est le siège* el’osciRations sinusoïdales persistantes, la forme de sem champ a été élueliée par Hertz ('). La ligure i représente ce champ e'dectrique à un instant donné.
- Pour les points qui se trouvent ni sur J’axe des ?/, suivant lequel est elirigé le elipôle, ni dans le plan.*;?/, qui représente le plan équatorial du dipôle, la elireclion ele* la force électrique change à chaque instant. Pour ces points, la force au lieu d’étre représentée par un vecteur de direction constante et d’amplitude variable, d’après la loi sinusoïdale, est représentée par un vecteur tournant dont une extrémité est fixe et l’autre décrit une ellipse. Pour certaines régions de l’espace, cette ellipse se transforme en un cercle, c’est-à-dire le vecteur qui représente la foire électrique des points de ces régions est un vecteur tournant d’amplitude constante. Los plans de rotation de ces vecteurs sont plans méridiens du dipôle.
- Rappelons à présent que, d’après les idées actuellement, adoptées, l’intensité 1 de courant. dans un conducteur n’est que le (lux d’induction consommé dans l’unité do temps dans la section du. conducteur, et celte consommation qui. a lieu sans l’intervention
- l1) H. Hekt/., Annulai dur physik und Uhemie, 1889, Banc! XXXY1 (noue Folge) et La /Minière Electrique, 1889. tome XXXI, p. 089.
- d’énergie; extérieure ne- parait pas pouvoir produire des réactions extérieures. D’après celle manière de voir, en faisant consister l’action magnétique d’un courant, de conduction exclusivement en colle du flux d’i ml uct ion qui alimente ce courant, on vient implicitement à dire que-les courants de déplacement: dans leurs effets magnétiques sont équivalents aux courants de conduction.
- .Jusqu'à une certaine distance’ de l'oscillateur de Hertz, ces courants de déplacement se rattachent à l’oscillateur, de manière que leurs parcours constituent, avec celui-ci un circuit fermé. L’oscillateur cl l’espace où se développent ces courants de déplacement peuvent doue être considérés au point de vue de leurs effets magnétiques comme un tout, unique, exactement comme I on fait avec le circuit fermé d’un condensateur. De ce tout vient l'énergie irradiée dans l'espace.
- Comme lions l’avons montré pomTanlenne coudée de Marconi (L et comme nous le montrons ci-après pour d’autres cas, en prenant (*n considération les courants dans h' diélectrique qui ferment h* circuit métallique de l’oscillateur et on les traitant comme des courants le long de l'oscillateur, on explique assez facilement le fonctionnement de tous
- (') A. Moxtiu., T.u Lumière Electrique, tome lit (->.e série), p. 2-27.
- p.1x199 - vue 199/688
-
-
-
- 200
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N» 20.
- ces oscillateurs <111<* nous avons choisi cio elif-l‘(*!•(*n 1 «*s formes.
- D'ail leurs, cette manière d’en visage r l'oscillateur de llerlz nmiiiic un (»scillal.eur fermé |>arail naturelle, aucune cliUérence ossen-lielle ne ]>ouvanl exister (Mitre cet oseillaleur et les autres.
- Il suffira de considérer l'espace autour de l'oscillateur, jusqu'à une certaine distance égale à peu près à /’ — o,(i a, X étant la longueur d’onde. Au delà de celle distance, d’après les ligures dessinées par llerlz, n'exislenl plus de lignes d’induction attachées-à l'oscillateur.
- Supposons un instant que les lignes d’induction autour de l'oscillateur aient toutes une direction constante parallèle à l'axe dndi-pôlc, la même phase et la longueur du dipole, et se trouvent toutes à uni' distança' du dipole très petite on comparaison d’une longueur d'onde. En un tel cas, en appelant ey le (lux d’induction sortant d’un dos pôles, on a :
- dq de . . . , , , .,
- —- — = i, ('I la valc'ur de la lorce elee-
- dt dt
- I ricjuc' pour un point clans h' plan équatorial à une distance considérable de l’oscillateur sera approximativement nulle1.
- Mais cela ne se vérifie pas clans le cas d’un oscillateur rectiligne ou d’un oscillateur du Hertz. Los lignes d'induction ont dus parcours et des phases dilïérenIs et les actions des courants au lieu de se sommer se composent.
- Cti S
- (’.onsielérons (ig. >.' un plan méridien passa cr! [car l’osrillaleur ch' llerlz, il est la trace1 sur lui du plan équatorial. Soient ey,... <[„ les llux électriques qui passent par les elülorenls points c,... Clt de la droite1 ol en
- suivant le1 plan méridien que nous considérons; Q,... Q„ leurs amplitudes et a(...a„ leurs phasc's. Ces flux sont alternatifs à direction constante'.
- Les variations élus llux qu,. q„ clans l’unité clc' temps sont données pour il = —|p...
- i„ — ('tant clone le courantdans le voisi-
- dt
- nage* immédial de l’oscillateur. En tenant compte1 ch' sa direction clans l'espace et posant égale* à e>° la phase x du courant i du elipôle il sera a, — i8o°; i„ sera à peu près en opposition de phase' avec i(, IL... I„ étant les amplitudes ch* i(... i„.
- On |>c'ul dire* de même pour tous les plans méridiens autour ch* l'oscillateur. En indiquant par S la somme' des llux et des courants ainsi considérés on aura la relation gé-... !.. •
- O
- IQ, + ... + SQ„
- (0
- et comme'
- Qi« , _ Q„«
- ----y ... J H------- ,
- il sera
- i — si, -f-... ~\~ xi„... iz.
- Les phases et les amplitudes de ilt i„ sont données parles distances ch' ces courants de* l'oscillateur et peuvent être déterminées en hase à celles-ci, mais nous n’insisterons pas sur ce point, parce' qu’ici, plutôt que de véritables calculs, il s’agit d’appréciations et, d’aut rc' part, nous n’aboutirions pas à un résultat beaucoup plus accessible à cause de l’incerliluele qui règne1 sur la distribution de1 la force1 électrique clans l’immédiat voisinage du elipôle.
- Nous nous bornerons à remarquer qu'en nommant i. la résultante (d'amplitude Isï des courants /j... i,„ l’allure générale du j»cdygone ch1 ces couianls est donnée par la figure1 3 où ()I =1, 011 = 1|... OJ, — I... On voit tout de1 suite que SI, < I et quoi et Si. ne1 sont pas en
- p.1x200 - vue 200/688
-
-
-
- 15 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 201
- opposition do phase* quoique lotir de'phasage' dépasse do beaucoup 90° ol soit pins près do 1800 que do 9»0.
- Maintenant nous remplaçons le champ éloolriqne do la ligure* 1 par lo courant oscillant i„ auquel nous faisons suivre lo parcours flxoASB (lig. 2', qui représente l'allure moyenne du complexe dos ligues d'induction de ht ligure' 1 [tendant une demi-oscillation. La forme du champ en P ne va pas
- I
- 0
- h
- L
- Fig. 3.
- changer et cette simplification, quoique ne répondant pas à la réalité, parait indiquée dans le cas actuel; et cela d’autant [tins que la ligure i ne reproduit pas non plus exactement, même d’après la théorie' de Hertz, la formation du champ autour de l’oscillateur, car elle n’est qu’uue partie d’une figure de' Ilertz (|tii donne' le* champ après (|ue l'oscillation a pris sa forme normale.
- La distance' OS nous est. donnée' par h'S consieh'ialions suivantes :
- Le courant doit produire e*u P la même action e|tie' /(... /„ e'nse'mble'. Comme' P se trouve à une' très grande distance; et s doit nécessai renient 1. être compris ('titre' e, et c„, sa position pre'cise est imlilleronle pour ce (|ui conce'rne* l’amplitude' de' l’ae'tion, <'t il suffira de* la de'le'rmine'r e'it hase à la phase'. Nous avons diL ([tu' a, — a, dill’érenee de phase
- ('litre /, ('t /, e'Sl he'aucou|) plus près de' 180" (|ne de 90°. Posons a, — y = 1 (in". Il est a„ — y = 180“ comme' nous avons vu, ('I par
- '(>" X
- consee|U('nLya—jit=:in0. Il sera Il —^ X—— —-
- I 8e>° 9
- e*t ('il lemanl compte' (pie' dans le vo'isinage eh1 l’oscillateur la perturbation si' propage à une vitesse1 supérienire à celle' de la lumière' et e111 (' de* ce*11(' manière ont aussi été* dete'rmi-née's les positions de q... d'après ht ligure' 1 de Hertz, il résulte1 ([lie pour yK — itjo" on
- doit poser
- peu près.
- Ce ([ne* nous avons diL pour un plan méri-elie'ii est aussi valable* pour les autres. En insinuant, nous remplaçons l’action du champ e'iecti'iejue autour de* l'oscillateur par h* courant qui entoure' le* dipe'de. fada n'est e|ii’un(' manière' de conce'voir une iden* de l'importance de* l’action eh's courants du eliélectrique sur P.
- Supposons le point d’observation P a grande distance de l’oscillateur dans le plan éej uatorial ainsi e|ne dans le plan méridien! de la ligure* 2 et considérons la composante' verticale du potemtie'l vecteur en P elue* aux courants i.,. On vent immédintennonl e|u<* les traits MA, I3N, M'A, UN' produisent un polenlied ve*c-leur vertical opposé à celui produit par les traits MSN, M'S'N'.
- Itenuarquons ici ({ue* si l’oscilialeur est très court et la sphère* A très près de la sphère 15, alors la distance OS sera très petite* ainsique h'S traits AM, AM' P) et e[iie le contraire se
- p) E11 elVel un appelant ][ la force édeclrostalique dans lo plan équatorial produite par lus deux sphères d’un osoillatour rectiligne, il est :
- 011 I — longueur de l'oscillateur,
- E constante diélectrique,
- c, charge électrique,
- r, distance du centre de l'oscillateur.
- Pour r très pclil on voit que lorsque : est très petit
- p.1x201 - vue 201/688
-
-
-
- 202
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). —N» 20.
- vérifie si l'oscillateur est long. Les rapports entre l('S longueurs <le ees traits resteront se nsi Meme ni constants.
- Si le [>la11 méridien (|iie nous considérons lorrne un angle de 90° avec la direction OP, alors évidemment la composante .verticale du potentiel vecteur produit par le circuit BNSMAMSN 11 se réduit à celle des parties NT, H'T' qui tend à diminuer celle produite par le courant i de l'oscillateur.
- Pour les plans intermédiaires, ou a des elïels intermédiaires.
- En résumant il résulterait donc <fiie les actions des courants autour de l’oscillateur -tendent au moins en partie à se neutraliser.’ Il parait encore (pie l'action résultante de ces courants tend à diminuer plutôt qu’à augmenter l'action de l’oscillateur telle qu’elle se l'ail: donnée par le seul courant de l'oscillateur. Cela semble naturel a priori. Ce qui peut-être jésuite moins bien a priori est le l'ail que l’action des courants dans le diélectrique ne parvienne pas à elface,r complètement, ou presque, toute action de l'oscillateur à distance. D’après ce que nous avons vu, la résultante Si, de ces courants a une phase <|ui est presque opposée à celle du courant, i de l’oscillateur, mais son amplitude est plus petite. En outre les actions des différents éléments de son circuit tendent on partie à se neutraliser entre elles. Cola peut expliquer à notre avis pourquoi, à grande distance de l'oscillateur, on a encore une action considérable.
- Lorsque les coulants de déplacement sont distribués d'une manière dissymétrique autour d’un oscillateur leurs elïels à distance sonL beaucoup plus marqués. La considération de ces courants est alors d’une importance décisive.
- Il est très gi-aml. L'intensité du ihmnp do Ho riz dans l'immédiat voisinage de l oseillaleur dépend beaucoup de l’intensité du champ éleclrostalii|ue, et si II est très grand on pourra dire que /,• sera très près de l’oscillateur.
- IL ÜSC1I.LAT E U 11 J’EHM IC.
- l’n cas beaucoup plus simple en théorie que le précédent est celui de la ligure4 dans lequel nous supposons que les lignes d’induction entre les sphères de l’oscillateur puissent être considérées comme avant toutes la même phase et la même direction fixe dans l’espace.
- La distance A A' — BIT = clz devra être extrêmement petite. AB aussi serti très petit, de manière à pouvoir admettre que le courant oscillant i ait à chaque instant la même valeur en tous les points du circuit. Supposons le point, d’observation P placé dans le plan xy assez, loin de l’oscillateur. Soit e la charge élecl rique instantanée à chaque extrémité de l’oscillateur, E son amplitude, 1 l’ampliludo du
- courant,—' la longueur d’onde, T la
- m n
- période adoptée fia fréquence N sera égale à v la vitesse de propagation delà lumière
- '*• 'TT
- dans l’espace.
- Si n( mr-nL)
- En posant ------------- —- t: et en
- Y le potentiel scalaire ou électrique au point. P Tou a
- V =
- Désignons par F, G, U les composantes du
- p.1x202 - vue 202/688
-
-
-
- 15 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 203
- potentiel vecteur iou magnétique' cii P.
- Los traits AH, A'H' sont parcourus ])ar dos courants égaux ol conlrairos ot so Irouvonl à la mémo distance* do P ; nous n on Pondrons donc pas complu, ol il sera
- Lu lonanl
- If = —
- E dz ii or
- II =.-
- li clzn vr
- coinplc ele*s (5i il viondra
- | cosQ — cos ^12 -(- ni dy cos <p)
- j coslt[[ —cos \indy co.s:p) !
- F = (’. = o. (',)
- Déterminons la valeur do 11. Soit / ~~ OP la distance' do P au point moyeu do AA'. Soit© l’angle' (pu OP = r fait avec l’axo ele's y, /•|==MP la distance élu P au point moyen de HH'. T raç.ons ON perpendiculaire à PM. P étanl assez loin do l'oscillateur, nous pourrons pe>ser P( >= PN e>l OMN = ç. 11 sera ale>rs posan t M( > = dy :
- J\l!\ — M( ) cosy = dy coss.
- IA par eonse>e|iie*nI
- C| = /• + dy cos9, )
- //'/, - -- mr -|- mdy cos<p. ) • '
- En appelant E l'amplitude elo la charge électrique en A ou A’, le courant I élu diélec-
- cl c
- trique' outre A cl A’ e'st égal à-— c’osl-à-
- n dl
- eliro à i, et en le'iiaul compte élus eliree‘1 iems élans l'espace, I «'tant l'amplitude <I<• i, nous avons
- J — I cos(/n/' — ii/,, (fi)
- -|- sinQ sin [mdy cosep) •. (y)
- Elan!
- Cos Q
- r
- i dr, n dl
- Sin ü
- -------= tî, on a
- E dz i| i dr,
- o / n dl
- cos\ni dy oosy) j
- -f- sin {ni dy cos®) j. (io)
- Maintenant eléte'i-minons la force électriepie' e|ui, e'n nolrecas, se' réduit à sa composante1? Z, pour le' point P considéré.
- Il résulte, on général d'après Maxwell
- _ d II d\
- ~di~~d£' l")
- En substituant en cette formule les valeurs elo V e*t 11 données par Mi ot (m) et obscr-vant qu’iei z ~ e*, nous avons, après différenciation e-1 en négligeant les termes élans lesepiels r parait au - dénominateur à une puissance' supérieure à la première :
- E dz n- i
- z. = ——— e | i — cos \ mdy cos^'.J sin O
- — sin \m dy cosy) cosQ j. [ i % Posems en celle formule* © — e>. Il vient alors
- Edz/i* \
- I — cos ni dy\ sin Q — sin ni dy cos ü \>
- ' = 1 cos [mr — m — tc-, (;)
- e»ù
- o
- En outre ou aura
- 11 __j ^ -os [mr — ni) -f- cos mrl — m — t:,
- - " >
- P «'lu ut assez e'doigné pour pouvoir poser au el('nomiuatour /', — /•.
- et pour o = pu0 :
- Z = o.
- Ainsi donc Z a un maximum pour <p = o0' et so réduit à o pour ? = 90° ou diminuant graduellement. En oll'ot, en augmentant ©, Cos ® el i m i n ue*, Cos 1 mdy Cos an, au g’m en le, 1 — Cos nid;/ Cos a) diminue ainsi que Sin [mdy ( .os © . ( .('la concordoavcc les rcstiI lalsg’éuéra-lomon I ad m is i1 ).
- (.4 suivre.) Ai.i-'heuo Moxtei,.
- C) 4e>ir aussi A. Mo.vn;i., Elellricisla, i« avril 1908.
- p.1x203 - vue 203/688
-
-
-
- 204
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2« Série). — N« 20.
- LES MOTEURS POLYPHASÉS A COLLECTEUR
- <>. — Puissance absorbée sur le réseau. —Nous avons vu dans le précédent chapitre qu unepartie de, la puissance transmise du stator au rotor est. renvoyée au réseau par le transformateur de réglage. La puissance absorbée sur le réseau est donc la différence entre la puissance absorbée par le stator et celle récupérée par le transformateur. De meme le courant 1,. pris sur le réseau est la différence géométrique entre le courant stato-rique 1, et le couranL primaire du transformateur Iiü. Nous avons :
- I u — 'h I o
- Rappelons-nous qu’en décalant les balais, nous avons donné à la tension E2 appliquée au rotor une phase a par rapport à la direction —• Ej. Il faut donc, pour trouver la phase du courant récupéré, ramener R à la phase I'2 décalé d’un angle a en arrière de 12 (fig. i<S;. Iu est un vecteur décalé de 180" sur l'2. Le vecteur lr du courant absorbé sur le réseau s’obtient en déduisant de I, le vecteur l„ — v« l2 == AF auquel nous donnons la direction AF', décalée en arrière de l’angle a par rapport au vecteur AB du courant secondaire (:<), OF est le courant I,. pris sur le réseau et FL la puissance P,, prise sur le réseau.
- Mais le courant secondaire esl représenté dans le diagramme par le vecteur A A„qui l’ait un angle A0 avec AB, de sorte que
- OA„F. Le vecteur O'A est toujours proportionnel à OF et représente à une certaine échelle le courant absorbé sur le réseau. O'est un nouveau pôle du cercle des points A.
- Menons par le point O' une droite faisant avec OX un angle (3. La distance AL' du point de fonctionnement à cette droite est proportionnelle à la puissance absorbée sur le réseau. Nous appellerons cette droite la ligne de la guissa/ice absorbée.
- Elle coupe le cercle en deux points Ln et L'„ pour lesquels la puissance électrique absorbée sur le réseau est nulle. De plus, l’angle que forme le vecteur O'A avec une perpendiculaire O'A,,, à la droite (,)'Aft est le décalage <p,. de l(. avec la tension E, du réseau. Le point A„, correspond à la marche avec cos © — i. Nous avons :
- lu = AF - v, F
- et
- AP> =
- K 2
- ïüv
- 1
- 2 ’
- donc
- Al
- K, 'h_
- F , V„,
- AB.
- A„AF = a — e„.
- Hélions A0 à F. En faisant varier le point de fonctionnement A, le triangle A0AF reste toujours semblable à lui-même, c’est-à-dire que A„F est proportionnel à A0A et forme un angle constant [3 avec ce vecteur.
- Le point F se meut donc sur un cercle.
- Construisons le triangle ()'A„.V semblable à
- Pour construire le pôle O', il estplus simple de se servir du point Aœ,
- K. v
- Portons Ayl< — -rr —Aïllll sur une droite hî v,„
- faisant avec OA œ un angle a. L’angle A^AoF v est égal à [3. La ligne A(lO' forme avec la direction OA0 l’angle [3 et on a :
- 0'A„ = ()A0 X = K.()A„.
- i\0 r =o
- (') La /.lanière Electrique, loino VI (in série), p. .-j-, 71, io'5 et 13ç).
- ('-) Construction indiquée par M Bi.oNuia.. Eclairage Electrique, a mai igo3, p. 80.
- L’échelle des vecteurs O'A est déterminée par :
- 1,. ~ O'A X
- A 0 F a A„ A-,
- O'A X
- p.1x204 - vue 204/688
-
-
-
- 15 Mal 1909.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 205
- De même la puissance absorbée est donnée par:
- A(|f ai . I
- Oi ces deux puissances sont proportionnelles: l’iine à la distance du point de fonctionnement à (36; la ligne A„r A<* de la puissance utile; l’autre à la distance de ce point à la ligne L„ L'0 de la Rendement. — Le rendement est le rap- ) puissance absorbée sur le réseau (lig. i8el ip\
- p,. = ai; x
- A H A x
- Fig. iH.
- port de la puissance utile P„ à la puissance P,, absorbée sur le réseau.
- P;
- et en l’exprimant en %
- IV
- Nous avons :
- - Æ
- r‘ ~ ( AL''
- Prolongeons ;lig. ip) les deux droites A,/' A a et I^ L'y jusqu’à leur point d’intersection S et relions S au point de fonctionnement A. Traçons de plus une droite .sv" arbitraire, mais parallèle à L||ï/0. Elle coupe la droite SA en un point /•.
- p.1x205 - vue 205/688
-
-
-
- 206
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 20
- Soient /• U' cl / L" les dislances do ce point aux deux lignes de puissance. Nous avons encore:
- /U'
- 'O = <•' —rr,-
- .Mais
- / L" = Ht.
- De pins, les deux triangles semblables /wU.' et st S nous donnent :
- /L" .sv rU'
- TT ~ 7s = 777'
- danl au rendement ioo % , rappelons-nous que la puissance utile est mesurée par son courant watté AT,,.
- .Nous avons :
- A I p_O u J pu
- Â7T“7vÿ
- étant le point du synchronisme.
- On en déduit :
- AT
- />
- U CI I !>«
- U0U0
- X AU.
- De plus le courant watlé correspondant à la
- K (If? »I h")
- l’ig. !(,.
- .Le rendement a donc aussi la valeur :
- puissance absorbée sur le réseau a pour valeur
- Mais «S a une valeur fixe. Lé rendement est donc proportionnel à sr. Le, point de contact Ar de la tangente au cercle menée par le point S détermine le point de rendement maximum du moteur.
- Nions appellerons .sv" ht ligne de rendement.
- Pour déterminer l’échelle du rendement, c’est-à-dire pour trouver la longueur .svum correspon-
- AL X
- A„1U A ii A,
- Nous avons donc :
- AU X ____tuUo
- aivxAU
- Uq I pu v , A 0 A .Un Un ^ Aul'U
- AU
- Â7?
- AqA'oc
- p.1x206 - vue 206/688
-
-
-
- 15 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLEC TRI CITE
- 207
- Donc
- __ Dq I ,,u ^ A,jÀo) C(l’l ,,M
- * -M’* D0U„
- et pour >) r
- __ .y S
- ,v,’ino — —
- Divisons la longueur .sv'100 en ioo parties égales. Toute droite reliant le point d’intersee-lion S clés deux lignes de puissance à un point de fonctionnement coupe la ligne du rendement en un certain point r. La longueur sr donne la valeur du rendement en % .
- Remarquons que jusqu’à présent nous n'avons tenu compte que des pertes par effet Joule et que nous avons négligé les autres pertes. Nous allons maintenant introduire dans le diagramme les pertes dans le fer et les pertes par fl ottement.
- 8. — Pertes dans le fer du moteur et du transformateur et pertes par frottement.
- a) Pertes dans le fer du stator du moteur et dans le fer du transformateur. — Ces pertes que nous appellerons respectivement Ps et P, ont des valeurs constantes. Nous en tiendrons compte en ajoutant leur somme P,,, à la puissance absorbée sur le réseau.
- Appelons l/c le courant watté de la puissance P/t..
- b) Pertes dans le fer du rotor. — L hystérésis votorique développe d’après Steinmctz un couple rotorique C,, constant. La partie or, C* de ce couple est utile, tandis que la partie (i-o);,)C/, produit les pertes par hystérésis. Pour pouvoir développer le couple C/,, le moteur- absorbe sur le réseau une puissance P/,° constante et nous pouvons écrire :
- IV -- on Ch
- O, : , IX
- Wi '
- La partie
- P* - - (<)a C* = ^ IV — (i — Y IV
- se retrouve dans la puissance utile, tandis que la partie X P/," est perdue en chaleur. A l’arrêt, on a Y = 1 : tou te la puissance P;," est donc perdue par hystérésis. En assimilant les pertes par courants de Foucault aux pertes par hystérésis, nous pouvons dire que P/tn est lajniissancc perdue dans le fer du rotor à la fréquence du réseau.
- Si nous appelons I/,° et I/, les courants wattés correspondant respectivement aux puissances IV et P/,, nous pouvons dire que le courant watté de la puissance utile produite par le couple rotorique a la valeur
- I// = p — y) v.
- Il s’ajoute au courant watté 1„„. de la puissance utile. Le moteur absorbe donc sur le réseau une puissance
- IV + P/e + IV.
- Nous eu tenons compte en déplaçant la ligne L0 OLü' de la puissance absorbée parallèlement à elle-même d’une; longueur
- e'o" = K l/v -f I/,"j (lig. I() .
- La droite ainsi obtenue est la ligne de ta puissance réelle absorbée sur le réseau.
- Les courants réels absorbés sur le réseau sont donnés par les rayons vecteurs du cercle de fonctionnement mesurés depuis le pôle O". Notons encore que pour tenir compte du courant d’excitation \ci du transformateur de réglage, il faut déplacer la droite 0"A,„ parallèlement à elle-même d’une valeur
- o'V" = KL,.
- Elle coupe le cercle en AL, qui esl le point réel tic la marche, à cos ç = i.
- r) Pertes par frottement. — Nous admettons que les perles par frottement croissent proportionnellement à la vitesse ; en d’autres termes nous admettons constant le compte C,y du frottement.
- Calculons les pertes P/,° par frottement au synchronisme. Nous pouvons écrire:
- P,,." = 0), C/r
- p.1x207 - vue 207/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). —N° 20.
- 208
- et
- Les pertes par frottement ont, à une vilesse u>2 du rotor, la valeur
- IV. = «AV --- — IV = ( i — Y IV'
- Ù),
- et en appelant I ir et I/;." les courants wattés des puissances Pn. <q P/r"
- J,;. : (i - y, I,;.".
- ce courant se déduit du courant walté lpir de la puissance utile.
- i). — l laidement en tenant compte de toutes les pertes. — Nous venons de voir que la puissance utile est à augmenter de la valeur (i — y) IV’ et à diminuer de la valeur (i — y) l*//-"*
- Le courant Avallé de la puissance utile réelle a donc pou r valeu r
- !/)»• V (ht — \é ‘•
- En tenant compte de la relation • î'5
- l i>tr ( * y) V'»',
- nous pouvons écrire:
- IP"' V (Ia !./>•) — .1 —Y; 1.1 ce- -|- (V — V)].
- Calculons la différence l/,° — I/," et traçons une parallèle à la ligue A0cAy du couple, à une distance I*°— I/,", mesurée sur une parallèle à ('o T,.„. Celte droite coupe Je cercle eu un point A0C' qui est le. point réel de la marche à eide.
- La ligne de la puissance utile qui relie A0"' au point de démarrage A,, n’est plus une droite. Mais pour les glissements qui sont d’usage dans les moteurs polyphasés à collecteur (de mo % à l’arrêt à — mo %) à deux fois le synchronisme cette courbe se confond pratiquement avec une droite.
- Relions Aoc' à A,/. Cette droite est la ligne de la puissance utile réelle. Elle coupe la ligne réelle tle la puissance absorbée passant par O” en un poinf S'.
- Toute droite reliant S'à un point de fonctionnement A coupe la ligne de rendement en un point / et la longueur s'r' esl encore proportionnelle au rendement. L’échelle est modifiée, cl la
- longueur .s-'/-',,,,, correspondant au rendement ioo % a la valeur
- , , _ .v' S'
- s >' ioo —
- formule dans laquelle e" a la valeur
- G0U(, esl la longueur de la perpendiculaire abaissée du point G<, du synchronisme sur la ligne, de la puissance utile réelle.
- GoT'po est la distance du point G0 à la même droite, distance mesurée dans la direction G0 T,,0.
- JO. - UC.MAliQl'US CCNlilJALKS
- En examinant les figures if>, 18 et 19, ou voit que pour des AÛtcsses supérieures à celle de la marche à vide le couple change de signe.
- Pour les points situés entre A/ et L0, le moteur absorbe à la fois de l’énergie électrique et mécanique. Pour le point Lc, la puissance mécanique absorbée estentièrement. dissipée dans le moteur. Pour des points situés au delà de L„ le moteur devient génératrices Nous n’avons fait l’étude que pour la marche en moteur. Il serait facile d’étendre les résultats obtenus à la marche en génératrices Remarquons que le- fait de pouvoir marcher en génératrice à tende vitesse permet d’intércs-santes applications de la machine triphasée à collecteur.
- Le diagramme, tel cpic nous l’avons développé, ne tient pas compte des elfets delà commutation et de 1’inHuence des spires court-eircuitées par les balais, qui introduisent des pertes supplémentaires et agissent, sur la valeur et la phase des courants, surtout dans le cas de vitesses bien supérieures à celle du synchronisme.
- Comme l’a déjà fait remarquer M. Blondel, ces moteurs peuvent être construits avec des entrefers supérieurs à ceux des moteurs asynchrones courl-circuilés, étant donné qu’ils peuvent, être compensés àeos>,= 1. Cela est particulièrement facile dans le voisinage du synchronisme et pour des vitesses supérieures. Mais on ne peut aller trop loin dans l’augmentation de l’entrefer, si le moteur doit marcher à de très faibles vitesses. Cela conduirait en effet à de mauvais facteurs de puissance.
- (,-l suivre. Edovaud Roth.
- Belfort.
- p.1x208 - vue 208/688
-
-
-
- 15 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 209
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- Transformateur de fréquence système Kol-ben-Seidener. — A. Bloch. — FAektvotet'hnik und Maschinenbau, 18 avril 1909.
- Déjà en 190a, M. Osnos a fait observer qu'un moteur triphasé à collecteur peut être employé comme transformateur de fréquence. C’est le principe d'un appareil de ce genre que l’auteur se propose d’étudier à propos d’un brevet autrichien récemment pris par MM. Kolben-Seidener.
- Pour établir la théorie de la machine en question, M. Bloch considère le diagramme de Heyland-Golds-chrnidt (fig. 1), sur lequel on peut étudier le fonctionnement d'un moteur d'induction triphasé qu’on fait démarrer par variation de la fréquence du courant.
- Négligeons la chute de tension due au courant magnétisant ; on sait qu’on peut alors, en introduisant deux résistances inductives en série, schématiser le fonctionnement du moteur triphasé en courl-circuil, par le triangle rectangle ABC, dans lequel :
- AB — e, tension aux bornes;
- BC ~ /a 11, chute ohmique de tension dans la résistance équivalente]!;
- AC ^ Z/gaL, chute de tension due à la réactance, L étant le coefficient de self équivalent.
- — Diagramme général.
- AC représente indifféremment le courant du rotor ou celui du stator, abstraction l'aile du champ correspondant au courant magnétisant. Lorsque le moteur est en marche, le point G décrit un cercle ayant AB pour diamètre.
- Les droites telles que AC', AC"..., représentent les
- différentes valeurs instantanées du courant dans le stator, abstraction faite du courant magnétisant A).
- De mémo les segments C'F', CME", etc., représentent les valeurs du couple à chaque instant.
- Pour une valeur donnée y.de l’angle LBA du triangle de court-circuit, on a la relation :
- o) L
- et par la suite (g’a est proportionnelle à la fréquence normale F, puisque Ton a ;
- o) ~ a TC F.
- Menons maintenant une droite DI1 perpendiculaire à BA ; elle coupe le prolongement de BC en un point E, et le segment intercepté DE représente, à une certaine échelle, la fréquence normale. Pour avoir la position du point G qui correspond à une
- valeur — F de la fréquence, il suffit alors de prendre
- sur la meme droite un segment DE'
- DE
- a
- lintei*-
- section de la droite BE' avec le cercle de fonctionnement fournit le point (V cherché. Le triangle ABC' représente alors le triangle de court-circuit correspondant à la fréquence réduite. C'M représente le courant total en phase avec la tension aux bornes. Pour obtenir le couple moteur, il suffit de partager le segment C'AI' par le point Iv7 selon le rapport des résistances du rotor et du stator ; C'tv' est le couple cherché. On voit que le lieu du point K/ est une ellipse. CWKW représente la valeur maxima du couple.
- Du diagramme et des explications qui précèdent, il résulte que lorsqu'on fait démarrer le moteur considéré en faisant varier la fréquence du courant d alimentation, ni la résistance rotorique, ni la tension ne varient, dans le meme rapport. Leur diminution relative est moindre que celle de la fréquence.
- Marche à s>ide.
- On peut représenter schématiquement un transformateur bipolaire comme l’indique la figure 2.
- A vide, celle machine fonctionne absolument
- (I) R. Goi.DSCll.MIDT, E, T. 1900, p. ifitpb
- p.1x209 - vue 209/688
-
-
-
- 210
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N® 20.
- comme un moteur triphasé à collecteur dans les memes conditions. Trois points ApA2,A;t, de l'enroulement statorique,mutuellement décalés de iao0, sont reliés au réseau. Le collecteur du rotor permet de relier trois points de l'enroulement rotorique, décalés de issu0 et fixes dans l’espace, avec trois balais IL IL, B,, Ces balais sont, de leur coté, reliés au meme réseau que le stator, par l’intermédiaire d’un transformateur de tension. Les indices i, 2, », désignent les trois phases. Les tensions entre les points A( A*, du stator d’une part, et les balais BA IL d’autre part, sont en phase. U en est de meme des tensions A2 A;i cl IL IL, et des tensions A., A, et IL IL-
- Fig.
- Prenons précisément comme position origine celle position des balais. Si l'on écarte maintenant le système des balais d’un angle a à partir de la position origine, et en le faisant tourner dans le sims con-traire à celai du champ tournant, l’action du champ, sur le rotor prendra une légère avance.
- Si l'armature tourne au-dessous du synchronisme, la phase de la force électro-motrice induite dans le rotor par le champ tournant, sera en avance de l'angle a sur la force électro-motrice induite dans le stator par ce même champ.
- Si au contraire l’armature tourne au-dessus du synchronisme, celle avance égaleà asc transformera en un retard égal à r. — a.
- Si, en deuxième lieu, on écarte les balais non plus dans le sens précédent, mais selon le .sens de rotation du champ tournant, pour un même angle d'écart a les conclusions précédentes seront exactement renversées, la force électro-motrice induite dans le rotor subissant :
- mi retard égal à a dans le cas où le rotor tourne au-dessous du synchronisme;
- une avance de 7; — x dans le cas où il tourne au-dessus du synchronisme.
- La fréquence de la force électro-motrice induite entre deux points de l’enroulement rotorique, fixes dans l’espace, ne dépend que de la vitesse absolue de rotation du champ tournant.
- En d’autres termes, la force électro-motrice induite entre ces deux points a la même fréquence que la tension au collecteur, lille est proportionnelle à la vitesse relative du champ par rapport au rotor, c’est-à-dire au glissement.
- La fréquence de la force électro-motrice induite entre deux points reliés aux bagues collectrices est directement proportionnelle au glissement. Elle est égale en grandeur à (telle qui existe dans la portion de l'enroulement comprise entre deux balais du collecteur.
- Le courantdans les conducteurs qui vont aux balais du collecteur se repartit dans Je bobinage rotorique selon la loi ordinaire d’un montage en triangle, indépendamment de la vitesse du rotor. La loi de variation individuelle du courant dans chaque partie de l’enroulement est au contraire dépendante de la vitesse du rotor.
- Si,par exemple, celte vitesse n’est que la fraction—
- de la vitesse du synchronisme, et que nous cherchions la loi de variation du courant dans un élément de bobinage qui passe précisément sous le balai JL, nous voyons que cet élément sera parcouru, pendant son trajet de IL à IL, par un courant en phase avec le courant de ligne. Or le temps mis à parcourir ce
- trajet est égal à la fraction — de la période du cou-
- »
- rant de ligne.
- Au passage sous le balai B2, le courant dans l’élé-
- * 1 ÎA7C
- ment considéré subit une avance de phase égale à —
- et ainsi de suite. D’uue manière générale, l’avance de phase correspondant au passage des différents balais a pour valeurs successives (exprimées en fraction de la période) :
- Hiilai
- Avance <lo plias»*
- B,
- Bo
- B;.
- b K,
- 1 1 ) K — 1
- (:*& + a)K— »
- 3
- h étant le nombre de révolutions complètes, chaque
- p.1x210 - vue 210/688
-
-
-
- 15 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- *211
- révolution durant pendant K périodes. La valeur minirna de b o compris), qui rend entière l'une de ces expressions, indique après de combien de révolutions et au passage de quel balai se lait le changement de courant dans l'élément de bobinage considéré.
- Par exemple, dans le cas de K — ^5, la variation du courant sera représentée par le diagramme, ligure 3.
- Il s’agit d’un élément de bobinage qui passe sous le balai lï, au moment où le courant est nul dans la phase IL, IL.
- On a, pour :
- b o K *>..•>
- l'égalité :
- [\ b -f a) K — a
- -------5-------=
- de sorte que le cycle de variation recommence identiquement pendant la première révolution qui suit le passage sous le balai lîa.
- La période de variation du courant est par suite
- égale aux - de la période du courant de ligne.
- >
- Comme on l’a vu plus haut, les tensions clans les phases correspondantes du stator et: du rotor sont en phase. Les forces électro-motrices induites sont décalées dans le cas du sous-synchronisme, selon l’angle de décalage des balais. La différence géométrique entre la tension et la force électro-motrice induite est équilibrée par la chute de tension dans l'enroulement. Abstraction faite de cette chute, la tension a une composante opposée à la force électro-motrice.
- Quand le rotor tourne au-dessous du synchronisme le courant watté correspondant aux pertes par frol-
- «
- ternent est en phase avec la force électro-motrice induite.
- La condition de stabilité de marche est que, lorsque le glissement croît, c’est-à-dire lorsque le nombre de tours diminue, lu force électro-motrice, et par suite le courant watté et le couple moteur, augmentent.
- Quand le rotor tourne au-dessus du synchronisme, le courant watté est en phase avec la composante do la tension opposée à la force électro-motrice. Lorsque le nombre de tours par seconde diminue, c'est-à-dire lorsque le glissement diminue également, la force électro-motrice induite diminue elle aussi, et par suite le courant watté reçu et le couple moteur augmentent.
- On peut négliger sans grosse erreur la chute de tension due au courant watté. Pour plus de simpli-
- cité encore, admettons que les enroulements du rotor et du stator aient le meme nombre de spires et la meme résistance.
- La figure donne les diagrammes correspondant à la position origine des balais (angle de calage nul). Les tensions et les forces électro-motrices sont en phase. Les différents éléments de la construction graphique sont les suivants :
- ()A tension du stator c,-;
- CA = chute ohiiiique de tension;
- l)C = chute de tension duo à la réactance;
- 1)0 — force électro-motrice induite dans le stator;
- Ol> — tension au collecteur c/t. ;
- l'l> chute ohmique de tension dans ic rotor;
- p.1x211 - vue 211/688
-
-
-
- 212
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N» 20.
- MF = cliulc de tension par réactance dans le rotor;
- IIO — I orce électro-motrice induite dans le rotor.
- CA et FB représentent à la fois les courants stato-rique et rotorique. Leur somme algébrique donne le courant magnétisant qui est déterminé par la force clectro-motrice DO induite dans le stator.
- Pour une valeur x de l’angle do calage, on a l’égalité :
- sin<p
- es + eli
- \\ étant la résistance ohmique d'une phase.
- Pour déterminer le courant dans la ligne, il Jaul réduire le courant dans le rotor selon le rapport de transformation du transformateur de tension, c est-à-
- OB
- dire selon le rapport OK est le courant dans le
- rotor,*OL le courant dans le stator, OM représente le courant de ligne, divisé par y i.
- Diagramme de compensation du courant statorique [ftg. r>).
- La force éieclromotricc induite dans le stator est égale à la tension aux bornes. Le courant magnétisant total correspondant à celle force éleclromotrice parcourt h; rotor. L’angle de calage des balais est donné par :
- sin aj
- OK représente le courant dans le rotor, et OM — oK. ^5, moins le courant de ligne, divisé par y' L
- Comme on le voit sur le diagramme, la force élcc-(mrnolrice induite dans le rotor doit être en avance de phase par rapport à celle du stator.
- Diagramme de compensation du courant rotorique (//g. G).
- L’angle de calage des balais doit être1 donné par :
- sin x
- V
- es
- y
- et dans le sens de la rotation du champ.
- Dans les trois diagrammes précédents, le rapport
- -— des forces électromotrices induites dans le ro-OO
- tor et dans le stator est proportionnel au glissement et par suite à la fréquence. Elles sont représentées par les vecteurs dirigés vers le bas à partir des points O.
- Marche en charge.
- Relions maintenant un moteur aux bagues collectrices du transformateur précédent. Le rotor de ce transformateur fournira à ses bagues un courant en retard de phase par rapport à la force électromo-tricc induite. Nous pouvons décomposer ce courant en deux composantes ; la composante walléc en phase avec la force électromotrice, et la composante déwallée, décalée de ç>o° par rapport à la première.
- Puisque le transformateur de fréquence ne développe aucun couple moteur (aux frottements près), le courant watté dans le stator correspondra uniquement h ces pertes par frottements et sera très faible. Le courant watté total venant dos bagues collectrices doit parcourir le collecteur ; le courant watté d’arrivée est en opposition avec la force électrornolrice induite; le courant watté de départ est, au contraire, on phase avec elle, de sorte que ces deux courants watlés réunis donnent naissance à un couple moteur nul et à une force électromagnétique nulle aussi.
- Le courant déwatté qui part des bagues collectrices a une action démagnétisante. Les courants déwallés qui arrivent au stator et au collecteur doivent engendrer, par leur réunion, le courant magnétisant.
- On peut faire les mêmes diagrammes que dans le cas de marche à vide pour trouver les diifcrcnles tensions. La ligure 7 met en évidence les différences de détail de la construction.
- Appelons maintenant :
- i,„, le courant magnétisant du transformateur de fréquence ;
- /„. le courant watté nécessaire pour alimenter le moteur relié aux bagues collectrices;
- t\f, le courant déwatté nécessaire pour alimenter le moteur relié aux bagues collectrices;
- B, la résistance ohmique;
- S, la réactance d’une phase du rotor; on aura :
- AC + B F' — (/,„ + /„) Il FF' = /«.S
- Cÿ.sinfi -|- c/tsin ;8 ~\~ a) im -|- /,,) B + S.
- p.1x212 - vue 212/688
-
-
-
- 15 Mai 1909.
- 213
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- _ - j-
- OA, OB et a ont la meme signification que dans les trois diagrammes de la marche à vide.
- La dernière équation détermine une valeur unique pour l’angle p, et, par suite, pour tous les éléments du diagramme; OP est le courant déwatlé dans le stator; PB, le courant déwatté dans le rotor, avec
- réduction dans le rapport ; US est le courant
- watté réduit dans la même proportion, et (JS le courant de ligne divisé par y'3.
- est à gauche de la ligure, le transformateur à droite. Pour étudier l’action du volant, désignons par :
- M , sa masse;
- /*, son rayon de giration;
- //.*, son nombre de tours par seconde;
- //,,, le nombre de tours par seconde du transformateur;
- W, la différence de charge que le volant doit compenser à chaque instant
- Le couple de rotation développé par le volant et transmis par l’accouplement électromagnétique au transformateur a pour expression :
- M;
- •J. TT
- dfig
- dt *
- Fig-. S.
- A ce couple correspond un travail développé par le volant qui a pour valeur :
- En choisissant convenablement l’angle de calage des balais a on peut faire passer le point C à gauche du point A (fig. 7), ce qui rend fi négatif. Le stator reçoit dans ce cas un courant en avance de phase par rapport à la tension aux bornes. Le rotor reçoit par suite un courant d’autant plus intense décalé par rapport à la tension d’arrivée.
- Dans chaque élément de bobinage du rotor, il existe deux courants superposés : le premier est déterminé par la répartition du courant qui va au collecteur, le second vient des bagues collectrices.
- Us ont respectivement pour valeurs y 3 4 et y 3 ia.
- M/
- dn$ _ dns —-, — C//.,* ~—.
- dt dt
- A la poulie du transformateur se transmet le travail :
- C nu
- dns
- ~dC*
- La diffé renre :
- C (ns
- n
- dn&
- ~dt
- T vans formateur avec volant.
- Le transformateur subit pendant la période de démarrage une forte chute de vitesse, et il vient naturellement à l’esprit de disposer en vue de cette période un volant dont on utilisera la force vive.
- Le mieux sera de ne pas placer ce volant dirccte-lement sur l’arbre du transformateur, mais d’interposer un accouplement électromagnétique. La ligure 8 montre le schéma de ce dispositif ; le volant
- est absorbée dans l'accouplement.
- L’équation qu’on cherche à réaliser est la suivante :
- C //„
- dns
- dt
- W
- ?
- et par suite :
- c/"»i3F = /w'"-
- p.1x213 - vue 213/688
-
-
-
- 214
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). —N0 20.
- l'intégration étant étendue à toute la durée de I action compensatrice du volant.
- Il est aisé de résoudre graphiquement cette équation, et par suite d'obtenir G et la masse que doit avoir le volant.
- L'accouplement électromagnétique, qui est construit à la manière d'un générateur triphasé, se calcule aussi aisément.
- On a ainsi l'élude d'ensemble de la machine au point de vue théorique. Sa description et sa spécification sont réservées par Fauteur pour faire l'objet d'un article ultérieur.
- J. U.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Les formes et les matériaux à employer clans la construction des contacts des appareils électriques. Diagrammes comparatifs. — G.-J. Meyer. — Elektrotecht/ischc Zeitschrift, 1S mars 1909.
- L’auteur donne les résultats d’une série d'expériences faites sur les contacts électriques, dans le but de reconnaître les mérites respectifs des différents types et des différents matériaux. Il se donne comme point de départ trois sortes de surfaces de contact caractéristiques, et examine à propos de chacune d'elles Finlluencc du métal qui compose ou qui recouvre les surfaces appliquées l’une contre l'autre. homme il fallait s'y attendre, ce ne sont pas seulement les propriétés électriques des différents métaux qui interviennent dans ce cas, mais encore leurs pro-I > ri é té s m écct n iqu es.
- Il résulte môme des chiffres et des courbes fournis par M. Meyer que ce sont ces dernières dont Fin-lluence l’emporte, de sorte qu'ayant comparé le laiton, le nickel, le zinc et le cuivre, il conclut nettement contre l’usage exclusif de ce dernier, qui est cependant de beaucoup le meilleur conducteur.
- Définition et classification des contacts.
- Un appelle contact, en élcclrotcchnique, la surface commune à deux conducteurs qui sc louchent, relie surface étant considérée comme équivalente à un conducteur fictif, dont la résistance mesure ce qu'on appelle la résistance du contact. Le rôle des con-Larts étant d’assurer le passage d'un couraitI sans
- qu’il en résulte d’échaufïemenl pour l'appareil de transmission ou d'interruption employé, un contact sera d’autant meilleur que sa résistance sera plus faible.
- O11 distingue :
- i° Les contacts rigides, dans lesquels les surfaces sont appliquées l’une contre l'autre par des forces non élastiques; ils sont destinés àn'étre ouverts que très rarement ou même jamais ; ils sont; généralement coniques ou hélicoïdaux;
- 20 Les contacts a équipement élastique extérieur dans lesquels la pression est assurée par un organe extérieur, étranger à la transmission du courant, par exemple par un ressort, un poids ou un aimant;
- ‘>n Les contacts à équipement élastique inférieur, dans lesquels c'est un conducteur qui fournit la force élastique nécessaire. Le type de ces derniers contacts est le ressort à lame butant contre une borne d’arrivée de courant.
- Essai des contacts.
- Il y a deux méthodes :
- I. — L’essai de résistance, ou méthode de mesure directe de la chute de tension, qui donne une indication effective sur la valeur du contact, mais sans tenir compte des variations éventuelles de tempéra-1 tare ;
- IL — L'essai de température, qui renseigne non seulement sur le contact lui-même, mais encore sur la façon dont se comportent les conducteurs avoisinants, et qui, par conséquent estplus intéressant au point de vue de la sécurité d'exploitation.
- L'essai de résistance se fait en lançant un courant d’intensité connu à travers le contact et en mesurant la chute de tension qui se produit. Cette opération a l’avantage d’être rapide, mais les résultats sont généralement très inexacts. Pour augmenter la précision, il convient de diviser en série plusieurs contacts semblables à celui qu’on veut essayer et de prendre la moyenne; cette méthode ne convient qu'aux recherches théoriques, car en pratique, dans les appareils ordinaires, les contacts sont rarement identiques, et sont séparés par des résistances métalliques considérables.
- Pour les recherches industrielles, on doit employer de préférence la deuxième méthode, ou essai de température. On met en charge un appareil à Faidc d'un courant.d’intensilc constante, on observe les points d'éehauffcrneut maximum et on note la température de ces points en fonction du temps. On obtient ainsi nue courbe très sensiblement logarithmique, lorsque
- p.1x214 - vue 214/688
-
-
-
- 15 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 215
- «
- la répartition des résistances intérieures de l’appareil rcsle la merne. Si celle répartition sc modifie, la courbe se déforme, de (elle sorte qu'on peut, par le simple aspect de la courbe fournie par l’expérience, reconnaître si la répartition des résistances est restée ou non constante.
- Des expériences nombreuses ont montré qu'en général les courbes d’échaulïement tendent vers une certaine limite. L’asymptote correspondant au régime permanent peut être représentée par l’équation :
- T
- -‘Z!
- ”P
- t étant l’élévation de température correspondant à l’intensité de courant */, et b étant la u constante d’inertie » qui dépend des résistances voisines de l’appareil et de ses conditions de refroidissement; b est en somme le carré de l’intensité de courant qui produit une élévation de température de i°, le courant maximum admissible correspondant a une certaine limite d’échaulïement fixée à l’avance, croît donc comme la racine carrée de cette constante b.
- Disposition des contact*.
- Bien entendu, il faut d’abord que les surfaces soient aussi exactement que possible appliquées l’une contre l’autre; on peut dès lors songer à l’emploi de formes planes, cylindriques, coniques, ou encore pyramidales ou hélicoïdales.
- La forme cylindrique est éminemment défavorable, car, le premier ajustage une fois fait, il est absolument impossible de modiiier la pression mutuelle des deux surfaces appliquées ; en outre, cette pression ne peut-être que très faible.
- Les formes sphérique ou conique sont préférables, puisqu’il suffit d’une légère pression axiale pour déterminer une pression de contact considérable. Malheureusement elles ont le défaut d’être difficiles à établir et, par suite, coûteuses, de sorte qu’elles sont assez peu employées dans l’appareillage industriel.
- 11 faut en outre que les surfaces restent normalement appliquées l’une contre l’autre pendant la durée du service imposé à l’appareil; à ce point de vue, elles doivent être protégées contre les étincelles au moment de la rupture du circuit ; l’auteur rappelle qu’on emploie dans ce but des contacts auxi-
- liaires dont le rôle essentiel est de recevoir ces étincelles.
- An sujet du métal employé pour recouvrir les surfaces de contact, l’auteur fait observer que le zinc est d’un usage fréquent; le nickel est plus rare. Il donne plusieurs courbes qui mettent en évidence les variations de la résistance de contact en fonction de là pression pour différents types clc surfaces.
- Toutes ces courbes admettent deux asymptotes communes; lorsque la pression s’annule, la résistance devient infinie; lorsque la pression est infinie, la résistance s’annule.
- Los courbes sont obtenues par la première méthode; des plaques de faible épaisseur sont; pressées les unes contre les autres à l’aide de poids, tandis que le courant est mesuré par un ampèremètre de précision, cl la chute de potentiel par un appareil compensateur.
- Atmosphères.
- i.
- Les courbes de la figure i se rapportent :
- 1, à un contact de laiton poli, en forme de sillons (ilg. a) ;
- l, au même contact, l’une des deux surfaces étant taillée comme l’indique la figure 3 ;
- p.1x215 - vue 215/688
-
-
-
- 216
- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 20.
- III, au môme contact, les deux surfaces ayant la forme de la ligure 3;
- IV, à un contact de laiton ayant la forme indiquée ligure /| ;
- V, au meme, les deux surfaces ayant la forme de la figure 3 ;
- O ïi o.i 0.75 7 0 7.2s
- Atmosphères.
- Fig. 5.
- VI, à un contact de laiton (forme de la ligure î après polissage très soigné.
- Dans tous ces diagrammes sont portées :
- En abscisses, les pressions en atmosphères ;
- En ordonnées, les résistances en milli-olims par
- centimètre carré.
- \
- Nous désignerons par formes a, 3, /f celles qui sont indiquées par les ligures correspondantes.
- Les courbes de la ligure 3 correspondent :
- I, à un contact de laiton poli forme V ;
- II, au même (forme 3) ;
- m, au même (forme 3 avec nickelage).
- Atmosphères.
- Fig. (j.
- Courbes de la ligure 6 :
- I, contact de laiton poli;
- II, le même, avec nickelage unilatéral;
- III, le même, avec nickelage bilatéral;
- IV, le même, avec nickelage bilatéral plus épais.
- At mosphoros.
- Fig. 7.
- Courbes de la ligure 7 :
- I, contact de laiton poli ;
- II, le même, couche de zinc unilatérale ;
- III, le même, couche de zinc des deux côtés;
- IV, autre contact de laiton poli;
- V, le même avec couche de zinc bilatérale.
- p.1x216 - vue 216/688
-
-
-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 217
- 15 Mai 1909.
- *
- Courbes de la figures 8 : I, contact de laiton poli ;
- Atmosphères.
- Fig. 8.
- II, le même avec couche de cuivre bilatérale. Courbes de la figure 9 :
- • 0.7i
- Atmosphères.
- Fig’- <)•
- I, contact de laiton poli ;
- II, contact de cuivre poli ;
- III, contact, de laiton poli, avec fusible en feuille d'étain.
- Ces courbes démontrent :
- i° La supériorité de la forme 3 sur la forme 2 ou forme en sillons ;
- 20 IJ amélioration considérable de la transmission électrique par l’emploi de zinc ou de nickel,
- 3° IJ influence remarquablement mauvaise du cuivre; ce résultat fort intéressant est. rendu particulièrement manifeste par la comparaison des courbes l et II de la figure 9, bien que les contacts comparés fussent construits dans des conditions absolument identiques, parle même ouvrier, et ne présentassent aucune différence d'aspect, même grossis 5o fois.
- Donc laiton sur laiton vaut mieux que cuivre sur cuivre^ et ce qui vaut mieux encore, c’est laiton sur cuivre.
- Les expériences faites avec cette dernière combinaison ont conduit à des résultats trop irréguliers pour être traduits par des courbes, mais les résistances de contact correspondantes se maintinrent constamment, et notamment dans le cas des faibles pressions, à des valeurs extrêmement réduites et toujours très inférieures à celles qu’accusaient, à pression égale, les contacts laiton sur laiton.
- Avec l'interposition d’étain en feuille, on obtenait, pourles faibles pressions, des valeurs de la résistance de contact très irrégulières, mais Loujours très élevées. A un certain moment, pour une pression assez élevée, la résistance tombait brusquement à une valeur beaucoup plus faible ; on obtenait alors un tronçon de courbe qui pouvait se prolonger par extrapolation jusque dans la région des basses pressions.
- La pression critique qui manifestait ce phénomène était d’environ 2 atmosphères pour les contacts laiton sur laiton polis, et de près de 2,8 atmosphères pour les contacts cuivre sur cuivre polis. Ces expériences ont en outre manifesté, pour les pressions inférieures à o,5 atmosphères, un avantage marqué en faveur des contacts à feuille d'étain, mais un désavantage pour les valeurs supérieures de la pression.
- Ces résultats sc rapportent d’ailleurs exclusivement à des surlaces très soigneusement travaillées, et, dans la pratique, la feuille d’étain a en général une très bonne influence.
- R. C.
- p.1x217 - vue 217/688
-
-
-
- 218
- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N» 20
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Le four électrique (3° fascicule). — A. Minet. — i volume iu-.|° de 36 pages, avec 22 figures et 10 tableaux, — JT. Desi'Orges, éditeur, Paris. — Prix : broché, 2 IV. 5o.
- Cette brochure est consacrée principalement a la description du four Clerc-Minet, dont le principe est issu des remarques expérimentales suivantes :
- i° Pour une force électroinotrice constante, de valeur moyenne (Go à 65 volts par exemple), on peut obtenir un arc d'une longueur quelconque, à condition de faire varier la section transversale de la cavité proportionnellement à une certaine puissance, plus grande que i’unitc, de la longueur de l’arc, et, en même temps, l’intensité du courant proportionnellement à une puissance de cette section plus petite que l’unité, la température de l’arc restant constante.
- 20 L’arc étant établi, on peut introduire, sans provoquer aucune modification sensible du régime, un creuset réfractaire de charbon ou de chaux.
- .La suite de l’ouvrage traite de la galvanométrie, de la pyrométrie, et de l’arc voltaïque, dans leurs rapports avec le four électrique.
- E. M.
- La machine à influence, son évolution, sa théorie — V. SchafFers. — 1 volume in-8° carré de 5o6 pages avec 197 figures. — Gautiiier-Villars, éditeur, Paris. — Prix : broché, 10 francs.
- La machine à influence n’a jamais été en faveur auprès des théoriciens ; presque tous l’ont dédaignée, et ceux-là même qui se sont occupés d’elle n’ont guère encouragé les autres à les imiter.
- C’est PoggendorJï lui-même qui a écrit ces lignes désabusées : « Nous ne devons rien à la théorie telle qu’elle est faite jusqu’à présent. Tout, la première découverte comme les perfectionnements et les développements successifs de ces machines, a été l'œuvre de la seule expérience, du pvovando e ripro-eando des anciens académiciens de Florence. »
- Le peu de théorie qui a été consacré à la machine à influence sc trouve aujourd’hui dispersé un peu partout en menus fragments; ce sont ces fragments que M. V. Schaffers a eu l’idée de réunir en un vo lume très consciencieusement étudié, et très com-
- plet. On y trouvera une description des différents types de machines, suivie d’une théorie générale, et d’une étude des constantes caractéristiques.
- L’auteur a beaucoup contribué personnellement à créer la théorie qu'il expose, et qui constitue tout ce que nous savons actuellement sur la machine à influence.
- S. F.
- Machines-outils, outillage, vérificateurs. — P. Gorgeu. — 1 volume in-8 raisin de 282 pages avec 200 figures. — Gautier-Villars, éditeur, Paris. — Prix : broché, 7 fr. 5o,
- Cet ouvrage s’adresse d'une façon toute particulière aux officiers d’artillerie détachés dans les établissements conslrucleurs et renferme les notions pratiques que ces officiers doivent posséder pour surveiller d'une façon efficace :
- Lamarche, l’entretien et l’utilisation rationnelle des machines-outils;
- a0,La confection et l'entretien de l'outillage;
- 3° La confection et l’emploi des vérificateurs.
- Il est rédigé avec une clarté parfaite, et muni, à la manière des manuels allemands, d’un grand nombre de schémas qui dispenseraient presque d’avoir recours au texte lorsqu’il s’agit de la recherche rapide cl sommaire d'un renseignement technique. On ne dira jamais assez que c’esl là le véritable type sur lequel devraient être établis tous les manuels de ce genre ; beaucoup do figures, avec des indications simples et nettes, et un texte aussi concis que possible, rendu plus lisible par l'adoption de dispositions Typographiques convenables.
- Félicitons M. le capitaine Gorgeu et son éditeur d’avoir su si heureusement mettre en œuvre ces principes dans l’ouvrage qu’ils présentent aujourd’hui au public.
- L’autour débute par un répertoire des dispositifs employés dans les transmissions de mouvements, puis il étudie le détail des machines-outils, classées en deux catégories :
- i° Machines produisant une désagrégation de la matière ;
- ‘i° Machines produisant -une déformation de la matière.
- p.1x218 - vue 218/688
-
-
-
- 15 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 210
- La troisième partie est consacrée à l'outillage employé sur les machines, et la quatrième à la confection et à Temploi des vérificateurs.
- Dans les machines produisant une désagrégation de la matière, l’auteur passe en revue : les machines à raboter, à mortaiser, à tailler les engrenages coniques, à scier; les tours; les machines à percer, à aléser, à tarauder, à fraiser, à cisailler, à poinçonner, à aiïutcr, a rectifier.
- Dans les machines produisant une deformation de la matière sont étudiés : les balanciers, les machines à ceinturer, à endouillcr, à sertir, à étirer, à tréfiler.
- Peu ou point de théorie : l'auteur se borne à poser quelques définitions en énonçant, avec la concision et la clarté dont il s'est fait une règle, le principe du travail des machines àoutils tranchants et des notions sur l’étirage des corps creux. R. G.
- Recueil des lois, règlements et cahiers des charges relatifs à Vindustrie électrique. — Geoffroy et Delore. — i volume iu*8 raisin de 179 pages. — Levé, imprimeur, Paris. — Prix : broché : 3 francs.
- Ce répertoire contient, outre les textes de lois, règlements et décrets, concernant les distributions d’énergie électrique, une série de documents utiles tels que :
- La liste des membres du Comité permanent d’Electricité ;
- Les instructions de la Chambre syndicale des industries électriques sur les installations k domicile;
- La liste des membres de la Commission des distributions d'énergie électrique ;
- Les instructions générales pour la fourniture et la réception des machines et transformateurs électriques, préparées par le Syndicat professionnel des industries électriques;
- Le texte de diverses circulaires ministérielles, notamment celle du 5 septembre 1908 donnant un modèle d’arrêté préfectoral fixant les conditions de la traversée d’une ligne de chemins de fer par une distribution d’énergie électrique.
- Les exploitants trouveront donc dans ce volume une abondance de renseignements.
- L. A.
- Annuaire de route de l9Automobile-Club de France. Edition décennale 1909. — Prix : a lr. 5o.
- i10 partie : France. — 2e partie : Europe. — V partie : Algérie, Tunisie, Corse, Egypte.
- A. C. F. Centres de Tourisme. — Sociétés correspondantes (Automobile-Clubs). — Syndicats d’initiatives. — Hotels. — Restaurants. — Auberges. — Constructeurs. — Mécaniciens el Garages. — Photographes. — Stockistes el Agents officiels de pneumatiques, d’automobiles, d’antidérapants et d’accumulateurs. — Dépositaires d'essences et d’huiles. — Loueurs d’automobiles. — Agents des compagnies maritimes.
- Douanes (Importation définitive, temporaire, triptyques).—Circulation [Ext rails des règlements).
- — Routes interdites. — Transports maritimes. — Taxes et impôts. — Poids et mesures. — Monnaies.
- — Cartographie. —Tarif des colis postaux. — Taxe télégraphique. — Prix moyen de l’essence et de l’huile. — Journaux sportifs.
- /i« partie : 58 grands itinéraires français el européens, accompagnées d’une carte d’Europe en t\ couleurs.
- 5e partie11: a) Centres de Tourisme A. C. F., avec schémas en 3 couleurs et description sommaire des zones suivantes : Massif de la Chartreuse. — Bas-Yivarais et Lozère. — Pyrénées-Centrales. — Périgord. — Forêts de l’Ile-de-France. — Aude et Canigou. — Vosges.
- b) Autres Centres d’Excursions avec schémas en 3 couleurs et détails des itinéraires : Bords et Châteaux de la Loire. — Corse. — Algérie-Tunisie. — Forêt Noire et Bords du Rhin. — Tyrol. — Lacs italiens.
- 3 5oo stockistes et agents officiels de pneumatiques, d’automobiles, d’antidérapants, d’accumulateurs indiqués à chaque ville en France, en Europe, en Algérie, Corse, Tunisie, Egypte.
- 120 plans de villes.
- Carte en f\ couleurs des nouvelles sorties de Paris automobiles.
- VOLUMES REGUS
- Thesynchronousmotor,‘\r<w Coinfort A. A.dams.
- — Brochure iu-8° de 176 pages, avec ai figures. —
- — Extrait de Harvard Engineering Journal. Cambridge.
- Elektrische Uhren, par A. Tobler. — 1 volume in-8° de a54 pages avec lao figures. — À. Ha.rtlebfn’s. éditeur, Vienne el Leipzig. — Prix : broché, 3 marks; relié, >\ marks.
- p.1x219 - vue 219/688
-
-
-
- 220
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 20.
- Traité complet d’analyse chimique appliquée aux essais industriels, tome 1, 3e fascicule, par J. Post et B. Neumann; 2e édition traduite d'après la troisième édition allemande, par L. Gauthier. — i volume in-8° raisin de 3oo pages avec 4^> figures. — A. Hermann p.t fils, éditeurs. Paris. — Prix : broché, 8 fr. 'jo.
- Traité de Physique, tome II, 4e fascicule, par O.-D. Chwolson, traduit par E. D avaux. E. Casse, rat et F. Casserat. — i volume in-8° raisin de 574 pages avec 182 figures. — À. Hermann et fils, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 17 francs.
- Geschichte der Télégraphié, par Th Karrass.
- — 1 volume in-8° raisin de 702 pages avec 618 figures et 7 planches hors texte. — Frusdr. Vieweg et Sohn. éditeurs, Brunswick. —» Prix: broché, 28 marks; relié, 3o marks.
- Handhuch der Physik, par A. Winkelmann. —, 1 volume in-8° raisin de 714 pages avec 367 figures.
- — Johann àmbrosius Barth, éditeur, Leipzig. — Prix : broché, 25 marks ; relié, 27 marks.
- Annuaire 1909 de la Société des Ingénieurs civils de France. — 1 volume in-83 raisin de 5 16 pages. — Prix : broché, 3 francs.
- Annuaire 1909 de la Société Internationale des Flectriciens.— 1 volume in-8° Jésus de 15 ( pages. — Gauthif.r-Villars, éditeur, Paris.
- Le monteur électricien, par Barni et Montpellier, 3° édition entièrement refondue, par E. Marée.
- .— 1 volume in 18 de 5o4 pages avec 286 figures. — J.-B. Baillière f.t fils, éditeurs, Paris. — Prix: cartonné, ) francs.
- Magnetizzazione del ferro per effetto di due campi ortogonali, par Giancarlo Vallauri. — Extrait de Atti del associazione eleltrolecnica italiana, Milan.
- Calcul et construction des appai'eils de le-vage, par E. Pacoret. — 1 volume in-8° do 182 pages
- avec 43 figures. — Gauthier-Yillars, éditeur, Paris. —• Prix : broché, 2 fr. 5o; cartonné, 3 francs.
- CORRESPONDANCE
- L'Union des Ingénieurs et Architectes autrichiens (Osterr Ingenieur-u. Arehitekten-Verein) nous prie d'annoncer qu'elle a mis au concours la question suivante :
- a Comment peut-on se préserve/' des effets nuisibles dus à Vinfluence durable ou momentanée des harmoniques supérieurs de tension et d'intensité dans les réseaux à courant alternatif, ou comment peut-on les empêcher de se produire ? *>
- Les mémoires présentés doivent contenir :
- i° Un résumé scientifique de la théorie des courants alternatifs;
- 20 Une théorie des oscillations libres qui peuvent se produire dans un circuit alternatif;
- 3° Une étude de l'influence des harmoniques d'intensité sur la marche en parallèle des alternateurs et sur la synchronisation des moteurs synchrones et convertisseurs;
- 4° Une analyse des forces dues à ces harmoniques dans les générateurs et les appareils d’utilisation alternatifs;
- 5° Une analyse des effets destructeurs ;
- (>° Une étude des accidents qui peuvent se produire sur les transmissions de grande longueur à faible intensité, par suite de court-circuits, etc., dus à la proximité d’un réseau à forte intensité ;
- 70 Des résultats d’expériences.
- Le concours sera clos le icr octobre 1910.
- p.1x220 - vue 220/688
-
-
-
- 15 Mai 1909.
- UE VUE D’ÉLECTRICITÉ
- 221
- LÉGISLATION
- ET CONTENTIEUX
- Le monopole de la distribution de force motrice pouvait-il être stipulé dans une concession municipale avantla loi du 1B juin 1903? Observations au sujet d’un arrêté du Conseil de Préfecture de l’Aisne du IB janvier 1909.
- Tel est le litre de l’article que nous avons reçu de notre collaborateur et conseil juridique, M. P. Bougault.
- Mais nous ne pouvons publier-aujourd’hui que le texte de l’arrêt du Conseil de Prélecture et nous réservons pour le numéro prochain, l’étude critique de cet arrêt.
- Texte de l’arrêté du Conseil de préfecture de l’Aisne du 15 janvier 1909.
- Vu, enregistré au greffe du Conseil le i\ novembre 1908, les contrats entre la Compagnie du Gaz. de la ville de Saint-Quentin et ladite ville, des 20 janvier au 3o mai 1877, l’arrêté du Préfet de l’Aisne du 2ry juin 1857, lé traité entre la ville de Saint-Quentin et la Société Ano. nyme d’éclairage de Saint-Quentin du 6 juillet 1889;
- Vu le décret de concession des tramways, approuvant substitution de la Compagnie des Tramways de Cambrai à la. Société l’Omnium Lyonnais (Décret du 9 août 1907, Journal o/Jiciel du 21 août 1907) et la convention du 1» juillet 1907 approuvée par le ministre le 9 août 1907, notamment l’article 8, paragraphe 3;
- Yu le contrat d’abonnement, tarif de la Société Anonyme Saint-Quentinoise (Ancienne Société Anonyme d’Eclairage), approuvé par le Maire de Saint-Quentin le > novembre 1890;
- Vu les statuts de la Société Anonyme Saint-Quentinoise d’Eclairage, de Chaulïage, de Force motrice et de distribution d’eau, adoptés par l’Assemblée générale extraordinaire des actionnaires du 28 octobre 1901 ;
- Yu l’exploit de Didierjean, huissier à Saint-Quentin, en date du 25 juin 1908, signifié à la dite Société, et par lequel la ville de Saint-Quentin conteste la concession de l’énergie électrique pour la Force motrice;
- Vu ensemble les autres pièces du dossier;
- Yu les lois des 28 pluviôse an YIII, 12 juillet 1889; *> avril x88 f, 11 juin 1880, 15 juin 190G, les décrets des 18 mai 1881, 7 avril 190G, les articles 1 12 >, 1 198 et 1 142 du Code civil ;
- Ouï, M. Papillon, vice-président, en son rapport :
- Ouï, M° Gazel, avocat à la Cour d’appel de Paris, en ses plaidoiries et conclusions d’audience pour la Société demanderesse ;•
- Ouï, Mc Petit, avoué à Saint-Quentin, en ses plaidoi-
- ries et conclusions d’audience pour la ville de Saint-Quentin défenderesse ;
- Ouï, M. Berthelot, secrétaire général, commissaire du Gouvernement en ses conclusions,
- Le Conseil, après en avoir délibéré conformément à la loi et vidant son délibéré du 11 décembre 1908 :
- A. — Sur la jonction des instances :
- Considérant que deux instances ont été introduites devant le Conseil de Préfecture de l’Aisne, suivant requête des 20 septembre 1907 et 6 juillet 1908, par la Société Anonyme Saint-Quentinoise d’Eclairage, Chauffage et Force motrice, contre la ville de Saint-Quentin ; que ces deux instances sont connexes et ont leur point de départ dans l’interprétation du contrat du (> juillet 1889 passé entre la Société et la ville de Saint-Quentin qui, du reste, a répondu par un seul mémoire, que les deux parties sont d’accord pour demander la jonction des instances, qu’il y ait lieu dès lors, pour le Conseil de prononcer celle jonction et de statuer sur ces deux demandes par un seul et meme arreté.
- B. — Sur la question de distribution d’énergie électrique pour la force motrice.
- i° En ce qui concerne la prétention «le la ville qu’elle n’avait pas le pouvoir, en 1889, de concédera la Compagnie du Gaz, Société Anonyme Saint-Quentinoise, le monopole de la distribution de l’énergie électrique pour l’éclairage de la ville de Saint-Quentin;
- Considérant que la ville reconnaît avoir accordé à la Société Saint-Quentinoise, le monopole de fait de la distribution de l’énergie électrique pour l’éclairage de la ville de Saint-Quentin;
- Considérant que le même article qui accorde le monopole de fait de l'éclairage, parle dans les mêmes termes de la distribution de l’énergie électrique pour la force motrice, et que la ville a donc bien eu l’intention, à cette époque, d’en concéder le monopole de lait et pensait avoir le pouvoir de le faire;
- Considérant que la ville parait prétendre qu’elle n’avait pas le pouvoir d’accorder cette concession, parce que, notamment, la distribution de l’énergie électrique pour pi force motrice à des particuliers, n’est pas un service public ;
- Considérant qu'il est de jurisprudence constante de traiter comme service public les grandes entreprises qui onl pour objet de satisfaire les besoins privés collectifs des habitants et de reconnaître qu’elles peuvent être l’objet de monopole de fait, que, de plus, la loi du 1 > juin 1906, article 26, qui traite de la distribution de l’énergie électrique pour tous les usages, déclare que u sont maintenues dans leur forme et teneur les conces-« sions et permissions accordées par des actes antérieurs « à la présente loi » ;
- p.1x221 - vue 221/688
-
-
-
- 222
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — 20.
- Que la ville a donc pu concéder le monopole de la distribution de l’énergie électrique pour la force molrice ;
- Considéranl, d’autre pari, que le Irai lé du G juillet i H89 a élé régulièrement passé par le Maire el approuvé; que le contrat n’offre aucune irrégularité du fait de la ville; qu’il est donc bien valable de ce chef.
- •2° En ce qui concerne le dire de la ville :
- Que la Société du Gaz, Société Anonyme Saint-Quentinoise, ne pouvait traiter en 1889, pour obtenir, de la ville la concession de distribution de l’énergie électrique pour la force motrice ;
- Considérant que la ville a pu valablement et a, en fait, accordé la concession de distribution de l’énergie électrique pour force motrice à la Société du Gaz, Société Anonyme Saint-Quentinoise ; que si la Société du Gaz 11e pouvait à cette époque, comme le prétend la ville, obtenir cette concession, elle a valablement pu, en 1901, lors de l’Assemblée extraordinaire, qui a transformé la Société du Gaz, en Société anonyme d’éclairage, de chauffage, de force motrice et de distribution d’eau, accepter cette offre de concession de la ville de Saint-Quentin, offre qui, à cette époque, n’était pas retirée, que le contrat entre la ville et la Société était donc parfait en 1901, bien avant le litige actuel, qu’il est donc valable ;
- Considérant, d’autre part, qu'en vertu de l’article 112 3 du Code civil, il y aurait lieu de rejeter la prétention de la ville, la nullité d’un contrat ne pouvant être invoquée que par celui -en faveur duquel elle a été établie, la ville reconnue par le Conseil capable de s’engager, ne pouvant invoquer pour son intérêt l’incapaciié de la Société Saint-Quentinoise.
- 3° En ce qui concerne l'interprétation de l’article 18 du contrat du 6 juillet 1889 au sujet de la concession par la ville de Saint-Quentin à la Société Anonyme Saint-Quentinoise, de la distribution d’énergie électrique pour la force motrice :
- Considérant que l’art. 18 du contrat du G juillet 1889 passé entre la ville et la Société Saint-Quentinoise est conçu en ces termes : « La Ville concède à la Société du « Gaz (Société Anonyme Saint-Quentinoise actuelle) le (y droit exclusif d’entretenir et poser, sur ou sous les « voies publiques, des conducteurs destinés à transit mettre l'énergie électrique, soit en vue de l’éclairage « ou de la force motrice » :
- Considérant que cet article est très clair en la forme, qu’il ne présente aucune ambiguité, et signifie clairement que la ville a entendu concéder à la Compagnie du Gaz, Société Anonyme Saint-Quentinoise, le monopole de fait de la distribution de l’énergie électrique pour la force motrice, en même temps que le service d’éclairage,
- 4°x Eu ce qui concerne l’intention des parties recherchée d’après l’ensemble du traité de 1889 ;
- Considérant que le contrat du G juillet 1889, article 18, parle de la concession de la distribution de l’énergie électrique pour l’éclairage et la force motrice; que l’ar-
- ticle 5 du même traité, relatif au gaz comprend également la concession de la distribution du gaz pour l’éclairage et la force motrice ;
- Que la Société Anonyme Saint-Quentinoise 11a obtenu ces concessions que moyennant des sacrifices en rapport avec ces avantages, notamment le versement à la ville de Saint-Quentin, d’une somme de 100 000 francs 2 % sur les produits nets de la vente du gaz et de l’énergie électrique et une somme annuelle de 100 francs par kilomètre de canalisation électrique établie ; que ces avantages obtenus par la ville montrent bien l’intention par les parties, d’accorder et d’obtenir une concession d’énergie pour l’éclairage et la force motrice;
- Considérant enfin que la « police-contrat d’abonnement u pour la fourniture d’énergie électrique pour l’éclairage et la force motrice, élaborée par la Société Anonyme Saint-Quentinoise, a été régulièrement approuvée le 5 novembre 1890 par le maire de.Saint-Quentin;
- Considérant qu’il ressort de ces 'faits, que l’intention des contractants était bien, pour l’une d’accorder, pour l’autre d’obtenir la concession de la distribution de l’énergie électrique, tant pour l'éclairage que pour la force motrice.
- 5° En ce qui concerne la régularité de la demande de voirie adressée par la Société Anonyme Saint-Quentinoise comme concessionnaire exclusive de la distribu-
- tion dè l’énergie électrique pour la force motrice, la loi du i5 juin 1906 n’est pas applicable; qu’en effet la demande de la Société Anonyme Saint-Quentinoise concessionnaire était régulière et suffisante; qu’elle n’avait pas à s’astreindre aux formes des articles 3 et 4 du décret du 7 avril 1908: que le concessionnaire auquel son traité confère, ce qui est le cas, comme contre-partie des charges qu'il supporte, un droit exclusif de canalisation, ne peut se voir priver arbitrairement de cet avantage par le refus d’une permission de voirie; que la jurisprudence, constante, du Conseil d’Etat 11e considère ces demandes que comme des avertissements faits au concédant, qui peut faire des observations sur les conditions dans lesquelles les travaux doivent être exécutés, prescrire les précautions à prendre et,au besoin, la direction à suivre; que c’est ce qui résulte de l’article 4 de la convention du 20 janvier 1867 maintenu par l’article 19 du traité de 1889; que c’est aussi l’esprit du règlement d’administration publique concernant les distributions d’énergie électrique, du 3 avril 1908;
- Que la ville ne s’esl pas basée sur ces motifs pour refuser la permission de voirie sollicitée; qu'il 11’y a donc lieu d’accueillir la demande de la Société Anonyme Saint-Quentinoise sur ce point et de rejeter les prétentions de la ville.
- G° En ce qui concerne la demande en mille francs de dommages-intérêts présentée par la Société à la ville pour préjudice causé à raison du retard dans la livraison du courant à M. Cuvilliers ;
- p.1x222 - vue 222/688
-
-
-
- 15 Mai 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 223
- Considérant qu'il ressort de rinslrurlion et des déhais que le cable destiné à transmettre l’énergie électrique pour la force motrice à M. Cuvilliers a été posé, lors de la demande de voirie faite par la Société, avant le retrait de l'autorisation; que, dès lors, aucun dommage n’a été subi, par elle, de ce fait; qu’elle s’est d ailleurs désistée à l’audience de ce chef dosa demande, et qu’il n’y a pas lieu de lui allouer de dorninages-intérèls pour ce motif.
- C. — Sur la question des tramways:
- i° En ce qui concerne la demande de la Société Anonyme Saint-Quenlinoise de faire proclamer par le Conseil qu'elle possède, de par son contrat de 1889, un droit de préférence pour la concession des tramways de Saint-Quentin ei toutes les applications de l’électricité à des usages municipaux;
- Considéraut que le Conseil a reconnu précédemment, que la Société Auonyme Saint-Quenlinoise avait, de par son traité du 6 juillet 1889, obtenu la concession exclusive de la distribution de l’énergie électrique en vue de l'éclairage et de la force motrice ;
- Considérant cependant, que cet article 18 no peut permettre à la Société Anonyme Saint-Quenlinoise de prétendre qu’elle avait un droit de préférence sur la concession de tous les services publics qui pourraient être actionnés à l’électricité et, notamment, les tramways;
- Considérant, en effet, qu’on vertu de l'article 27 de la loi du 11 juin 1880, traitant des tramways, la concession est accordée par l’Etat, lorsque la ligne doitètre établie en tout ou en partie sur une voie dépendant du Domaine de l’Etat; que tel est le cas des Tramways de Saint-Quentin, qui empruntent les routes nationales Nos 3o et 44 5 que le traité de 1849 est au regard de l’Etat res inter alios acta et que, dans ces conditions, la prétention de la Société à un droit de.* préférence ne peut être admise.
- *2° En ce qui concerne la demande delà Société de faire déclarer par le Conseil qu’eu concédant le service des tramways électriques à la Compagnie «les tramways de Cambrai, la ville a méconnu ses engagements;
- Considérant que le Conseil vient d établir que la concession fies Tramways de Saint-Quentin est une concession d'Etat; qu’il ne peut être fait grief à la ville de 11e pas avoir concédé le service tics Tramways à la Société Anonyme Saiul-Quenlinoiso ;
- Considérant qu’il reste à examiner si la ville, eu traitant avec la Société des Tramways de Cambrai, qu'elle a présentée à l’agrément de l’Etal, a méconnu ses engagements ;
- Considérant que, par la convention «lu 6 juillet 1889 (art. 19), la ville s’engage formellement pendant toute la durée fin nouveau traité (r esl-à-dire jusqu'au ‘>1 décembre >919) à s'opposer par tous les moyens en son pouvoir, à ce que des autorisations soient accordées à des tiers pour placer sur la grande voirie tics canalisations pour le gaz. et l'électricité ;
- Considérant, dès lors, que la ville ne devait traiter
- avec la Société des Tramways de Cambrai qu’après avoir, au préalable, assuré son plein effet à lu convention passée le 6 juillet 1889 entre elle et. la Société Anonyme Sainl-Queutinoise, qui avait obtenu le droit exclusif d’entretenir et poser sur ou sous les voies publiques des conducteurs destinés à transmettre l'énergie électrique • qu’eu ne s'opposant pas à ce (pie des autorisations soient accordées à la Société des Tramways électriques et eu présentant elle-même comme concessionnaire à l’Etat celle Société de Tramways électriques sans l'avoir obligée par contrat à se fournir d’énergie à la Société Saint-Quenlinoise, en signant avec ladite Société des Tramways la convention du i3 juillet *907, notamment l’article 8, paragraphe 3, qui la laisse libre d’acheter à des tiers quelconques toutou partie de l’énergie électrique qui lui est nécessaire, la ville de Saint-Quentin a méconnu ses engagements ;
- Considérant que celle inexécution de ses engagements par la ville vis-à-vis de la Société Anonyme Saint-Quen-tinoise, ouvre pour cette dernière conformément à l’article 1 411 du Code civil un droit à des dommages-intérêts.
- 3° En ce qui concerne le mode d’évaluation des dommages-intérêts :
- Considérant que les dommages éprouvés par la Société Anonyme Saint-Quenlinoise sont proportionnels aux droits qu’elle avait de fournir l'électricité nécessaire aux Tramways de Saint-Quentin; qu’ils peuvent doue s’évaluer par le manque à gagner provenant de non fourniture d'électricité, nécessaire à la Société des Tramways, en prenant comme base la différence entre le prix do revient de l’électricité motrice dans la région et le prix de-vente de ladite électricité à une Société on faisant un usage important et constant; que la différence entre ces prix de revient et de vente peut servir de base à l’évaluation du dommage subi par la Société Anonyme Sainl-Quentinoise.
- 4° En ce qui concerne les dommages eux-momes :
- Considérant que le Conseil rte peut allouer que des dommages nés cl actuels, qu'il y a lieu de rechercher ces dommages, depuis l’installation de l’électricité pour le service des tramways de Saint-Quentin, et seulement jusqu'au jour du présent arrêté, sans tenir compte actuellement de ceux qui pourront sc produire après cette date.
- 4U En ce qui concerne l’expertise :
- Considérant que le Conseil ne peut, du siège, évaluer le montant des dommages subis par la Société Anonyme Sairil-Quenliiioisc; qu’il y a lieu d’ordonner une expertise par un ou trois experts qui auront [jour mission de se faire d'après les bases sus indiquées.
- 0° En ce qui concerne les dépens :
- Considérant qu’il y a lieu, vu leur peu d’importance actuelle, de surseoir à statuer sur les questions dos dépens jusqu’après l’expertise,
- Par ces motifs :
- p.1x223 - vue 223/688
-
-
-
- 224
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2e Série). — N? 20.
- Arrête :
- Articlk i»ri:mii:k. — Les instances introduites les 20 septembre 1907 et G juillet 1908 par la Société Anonyme Saint-Quentinoise d’éclairage, de chauffage et de force motrice, dont le siège esta Saint-Quentin, 24, boulevard Victor-Hugo, contre la ville de Saint Quentin, sont jointes sur la demande des parties, pour y être sta-fué par le Conseil en un seul et même arrêté.
- Art. 2. — Le Conseil reconnaît que la Société Anonyme Saint-Quentinoise tient de son contrat du G juillet 1889 une véritable concession exclusive de distribution d’énergie électrique pour la force motrice, et que l'article 18 de ladite convention doit être interprété en ce sens, que la ville de Saint-Quentin avait le pouvoir de concéder le droit exclusif que la Société Anonyme Saint-Quentinoise a pu valablement traiter et qu’il ressort de l’ensemble du contrat que cette concession de distribution d’énergie électrique pour la force motrice a été accordée à la Société* demanderesse.
- Art. 3. — La demande de voirie faite pour la livraison du courant électrique à M, Cuvilliers, par la Société Anonyme Saint-Quentinoise, le 17 juin 1908, est reconnue par le Conseil, venant d’une Société concessionnaire de l’énergie pour la force régulière en la forme suffisante pour être accordée et répondant aux vues de la loi. Le Maire de Saint-Quentin ne pouvait s’appuyer sur les termes de son exploit reçu de Didierjean, huissier, du 25 juin 1908, pour la repousser et la Société était, dans ces conditions, en droit de passer outre dans les dix jours.
- Art. 4. — La demande en mille francs de dommages-intérêls pour retard de livraison du courant à M. Cuvilliers est rejetée.
- Art. 5. — La prétention de la Société Anonyme Saint-Quentinoise de tirer de son contrat du 6 juillet 1889 un droit de préférence pour la concession des Tramways de Saint-Quentin est repoussée.
- Art. 6. —Le droit do la Société Anonyme Saint-Quentinoise à des dommages-intérêts pour inexécution du contrat de 1889 (article 19) par la ville, est reconnu par le Conseil de Préfecture.
- Art. 7. — Tous droits et moyens des parties étant réservés, une expertise par un ou par trois experts est; ordonnée dans l’instance pendante entre la Société Anonyme Saint-Quentinoise et la ville de Saint-Quentin. — Les experts, après s’être entourés de tous renseignements utiles, auront pour mission de rechercher le montant du préjudice subi par ladite Société du fait de non-fourniture par elle de l’énergie électrique nécessaire au fonctionnement des tramways de Saint-Quentin. Ils prendront comme base de leurs calculs,pour l’évaluation du préjudice, la différence entre le prix de revient et le prix de vente de l’électHcité dans la région, à une Société en faisant un usage important et constant. — Ils n’évalueront que le dommage né actuel en le recherchant depuis l’établissement des tramways électriques jusqu’au jour du présent arrêté.
- Les parties pourront convenir de recourir à un seul expert.
- Art. 8. — Le Conseil surseoit à statuer sur les frais du procès jusqu’après l’expertise.
- Fait et prononcé en séance publique à Laon, hôtel de la Préfecture, du 1 5 janvier 1909.
- Le Président rapporteur : signé, Papillon.
- Le Secrétaire-Greffier : signé, Bai.ourdrt.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La situation du marché du cuivre paraît tellement indécise malgré les plus grands efforts de la spéculation que les déclarations du président du Conseil de la Compagnie de Rio-Tinto à l’Assemblée des actionnaires pouvaient présenter un intérêt tout particulier. On connaît la coutume des Conseils d’administration de Sociétés anglaises; leur rapport est un coiqmcntaire succinct du bilan, sans vues générales sur 1 ensemble de l’allairc au cours de l’année. Mais le président du Conseil sc réserve, précisément, de laire au cours de l’Assemblée, dans un langage s
- sou-
- vent familier, les quelques déclarations que peuvent
- souhaiter d’honnêtes actionnaires. M. Charles Fielding a été conduit ainsi à reconnaître que tout récemment le sentiment général dans les marchés du cuivre avait pris un aspect plus plaisant que celui qui régnait pendant les premiers mois de l’année. Si nous nous en rapportons aux statistiques des stocks visibles, nous constaterons, en effet, que la consommation de tous les pays, particulièrement celle des Etats-Unis, paraît avoir augmenté dans d’assez forles proportions ; d’aucuns cependant n’ajoutent pas grande confiance aux dires de l’Association des producteurs américains qui indiqueraient, pour l’Amérique seule, une augmentation de fio % en mars, parce qu’ils attribuent la progression des chiffres à
- p.1x224 - vue 224/688
-
-
-
- 15 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 225
- l’addition des ventes sur avril et mai à celles de mars. S’il est vrai, d’autre part, que rAmalgamaled Gopper aurait acheté en spéculation ho millions de cuivre aux environs de î 2 i /a cents et les posséderait encore tandis que le London and New-York Coppor Pol en aurait vendu d’importantes quantités à ii i jl\ cents pour forcer son concurrent à liquider ce qu il délient en spéculation, on ne peut vraiment rien affirmer de la tendance des affaires, vers une amélioration.
- Quoi qu’il en soit du présent ou de là situation à venir, il faut noter cette autre déclaration de M. Fielding que dans certaines régions le prix de revient, ou les prix de vente, n’ont pas laissé une marge raisonnable de bénéfices et que, pour la Compagnie de Rio-Tinlo en particulier, les bénéfices sur ventes de produits en 1907-1908, inférieurs de près de 3oo ono livres sterling par rapport à ceux de l’exercice précédent,- proviennent pour une plus grande part de la vente du soufre contenu dans le minerai. La consommation du soufre a, en effet, beaucoup augmenté en raison de son emploi dans la fabrication des engrais chimiques.
- La Compagnie, d’autre part, a amélioré son outillage et. entrepris de gros travaux préparatoires pour abaisser ses prix de revient; dans le racine sens, elle a installé une station centrale électrique qui alimente pompes, compresseurs, souffleurs, cribles, etc., et qui aura sur l’économie générale mie heureuse influence. Les projets d’impôts sur le revenu soit en France soit en Angleterre, ont fait l’objet d’une remarque du président du Conseil qui a entrevu la possibilité de prélever tous ces impôts sur le coupon aux dépens de l’actionnaire plutôt que de poursuivre le système actuel appliqué aux actions de capital qui met l’incomc-tax à la charge de la Compagnie. En résumé, l’année a été moins satisfaisante et par le total des pépites extraites en diminution de 200000 tonnes et par la teneur moyenne en cuivre descendue de 2,4 17 % à 2,260. Le dividende s'est naturellement ressenti de celte situation et a été réduit de $7 % ; la part des actionnaires
- absorbe les 90 % des bénéfices nets, le surplus étant affecté aux amortissements et réserves.
- En rapprochant la production du cuivre pur aux mines de Rio-Tinto de celle de la Compagnie du Boléo, on remarque que Tune, durant cet exercice, a été le double de l’autre; mais le rendement du ruine-rai du Boléo qui s’est élevé à 3,68 % a permis de traiter proportionnellement moins de minerai brut. Celte deuxieme Compagnie a égalemenl consacré des
- sommes très importantes, au cours de l’exercice, à des travaux de transformation et d’accroissement de capacité de scs usines : 1 9/,h 661 francs ont été dépensés en travaux neufs que les bénéfices de l’année ont permis d’amortir jusqu’à concurrence de 701 992 francs; le complément est porté en augmentation d’actif. Ici le compte profits et pertes présentant, amortissements déduits, un solde créditeur de à 693 202 francs, a été intégralement, réparti aux actions et aux parts. À rapprocher des déclarations de M. Fielding celles du Conseil du Boléo qui fonde les plus grandes espérances sur la modification des fours de fonderie.
- La production de la Huelva Copper and Sulphur Mines est évidemment de peu d’importance auprès de celle des deux puissantes compagnies précédentes. Mais cette usine est située dans le même bassin que Rio-Tinlo et Tharsis et peut envisager un avenir aussi intéressant, toutes proportions gardées ; le capital n’est encore que de Gooooo livres, mais la teneur moyenne en cuivre qui a été, durant le mois de mars, aux environs de 3,36 •>;. se rapproche de celle du minerai de Boléo.
- L’Éclairage Électrique de Saint-Pétersbourg publie des résultats très brillants qui se traduisent par une augmentation du bénéfice net de près de /iooooo francs. Les recettes ont progressé de 070 000 francs; mais les dépenses ont du être majorées de 2<>à 133 francs, en raison principalement de la hausse des salaires. Le tableau donné dans le rapport du conseil, de la décomposition du prix do revient du kilowatt-heure est à cet égard très significatif ; les appointements et salaires à la station passent de ip,3‘> à 1 V>6; ajoutés aux autres causes, ils influent sur le prix de revient total dans la proportion de f\ % . Malgré cela, le coefficient d’exploitation a encore légèrement diminué et ressort au taux de 39,t\ % . Pour 1A 611 abonnés, une puissance distribuée correspondant à 471 hii lampes de 10 bougies, les recettes ont été de 6072082 francs : soit une recette annuelle moyenne de 12 fr. 80 par lampe de 10 bougies et de 4 10 francs par abonné. Il est intéressant. de constater que la recette au compteur se chilïre par 0 08^ 099 francs, pendant que celle de réclairage à forfait figure pour '>719(10 francs. La force motrice est relativement peu répandue puisqu’elle ne procure que 289 031 francs. L ensemble de toutes les recettes a permis de répartir 8 % aux actions privilégiées, soit 20 fr. 70, et 18 fr. 70 aux actions ordinaires de 2e rang, tout en réservant 77802.3 francs pour amortissements et divers.
- p.1x225 - vue 225/688
-
-
-
- 22G
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2e Série). — N° .20
- L’Eclairage Electrique do Saint-Pétersbourg ajugé au cours de cette année que son activité pouvait s'étendre à d'autres entreprises et s’est intéressée à la Compagnie d'électricité do Solia et de Bulgarie et à la Compagnie centrale de l'industrie électrique. La première entreprise, due à l’initiative de la Société des grands travaux de Marseille, s’est créée pour distribuer la lumière et la force motrice à la ville de
- 9 f
- Sofia. Le concours de l'Eclairage Electrique de Saint-Pétersbourg, qui s’est borné à obtenir de la part de tiers la souscription du capital nécessaire, a été rémunéré par i ooo parts de fondateur.
- La constitution de la Compagnie centrale de l’industrie électrique dépend au contraire de l’initiative du Conseil de l’Eclairage de Saint-Pétersbourg qui pense retirer d’importants profils du concours qu’il apportera à des entreprises similaires à la sienne : i ooo parts de fondateur lui ont clé attribuées. Le développement de l’Eclairage de Saint-Pétersbourg est manifeste et les bénéfices réalisés sont largement en rapport avec le capital engagé. Le fonds général d’amortissement atteint déjà presque le tiers du capital social, sans compter les réserves constituées par le remboursement de la dette obligatoire qui
- atteignent ao'Jtqo joo fr. Sur les \ ‘xi 780 fr. d actif portés au bilan, !î6 f\0x *>oo représentent les irnmobilisations : usines, réseau, transformateurs et appareils publics d'éclairage, cl jqaG.^oi francs représentent l’actif réalisable soit les espèces en caisse, les débiteurs divers et les marchandises en magasin; comme au passif, les créditeurs iigurent pour 5 575 066 francs, y compris la Compagnie d’électricité de Sofia pour 3 5oo ooo francs ; on constate que la trésorerie est aisée.
- Des nouvelles financières récentes, nous-retiendrons pour nos lecteurs l’avis d’une assemblée extraordinaire des Établissements Pieper à l’eiïet de statuer sur une émission d’obligations ; et la déclaration d’un dividende de 8 % au lien de 10 % pour l'année dernière pour les actions de la Felten und Guilleaume-Lahmeyerwerke. Les bénéfices réalisés sont en diminution de plus de 1.10000 marks; le conseil propose d’affecter 2 3o.'ig<)'i marks aux amortissements, soit /|*i % du solde du compte profits et pertes qui est de 5 127 f>20 marks. Cette mesure de sagesse n’est pas excessive.
- D. 1*.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Côte-d'Or. — Est déclaré d’utilité publique, par décret du 3o avril 1909, l’établissement d’une ligne de tramways électriques entre Dijon et Gevrey-Chambertin. Longueur: iokm. Devis: *185 ooo francs. Concessionnaire: Compagnie des Tramways électriques de Dijon.
- Haute-Savoie. — Le Conseil général décide de consacrer à l’établissement d’un réseau départemental de tramways les sommes disponibles en 1912 et décide de construire lui-même le réseau; il charge l'ingénieur en chef d’étudier les différentes lignes susceptibles d’être comprises dans le réseau départemental et vole à cet ellet un crédit de r ooo francs avec délégation à la Commission départementale qui pourra élever ce crédit jusqu’à 2 ooo francs au fur et à mesure des besoins.
- L’étude portera sur les lignes suivantes :
- Saint-.lulicn-Annecy, par Crusoillcs ; Seyssel-Frangy-Annecy; Lugrin-Evian à Douvainc et lïcrmance ; Boëge-V illinges et La Hoche ; Alby-Annecy ; Bonneville-Cluses (rive gauche); Seyssel-Rumilly ; Frangy-Sainl-Julicn ; Thonon-Morzine ; Thonon-Abondance.
- Belgique. — La Sociélé des Tramways bruxellois a chargé les Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est à Jcumont, de l’équipement électrique de 135 voitures motrices.
- DIVERS
- France. — La Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et d’Ilomécourl vient d’acquérir la licence du four électrique Koîchling-Uodenhauscn.
- Etats-Unis, — On signale une nouveauté dans le domaine des applications mécaniques de 1 électricité, pour ateliers, appareils de levage, etc. ; il s’agit d’un moteur monophasé avec collecteur de démarrage. C esl la Wagner Electric Manufacturing O de Saint-Louis, qui vient de lancer ces machines. Elles sont établies pour 2:) à i.jo périodes par seconde et pour des puissances de o,2Î> à f\o HP.
- L’Allgemeine Elektrieiliils-GeseHsehafl va incessamment mettre sur le marché des machines analogues, pour courant triphasé. Ces machines présentent l’avantage de
- p.1x226 - vue 226/688
-
-
-
- 15 Mai 1909
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 227
- pouvoir cire montées avec un petit transformateur sur tous les réseaux triphasés.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Thomson-Houston, Paris.
- Bulletin mensuel, mars 190p. — Compagnie générale française de Tramways (réseau de Marseille). Usine de Sainl-Ginie/..
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord èt de T Est, Jeumont,
- Bulletin mensuel, avril 1909. — Installations électriques tle la Société anonyme des Houillères d’An-derhies.
- Allgemeine Elektricitâts Gesellschaft, Berlin.
- Bulletin mensuely mai 1909. — A. E. G. Zeitung.
- Ateliers de Construction Oerlikon,
- Société française Oerlikon, Paris.
- Communications périodiques. — Transformateurs d’éleetio-chimie de grande puissance.
- Riveusr* portative éleclro-hydraulique.
- Essais d un turbo-alternalcur Oerlikon de 1 '200 kw.
- Moteurs et générateurs à courant continu de faibles puissances.
- Tableaux de commande pour moteurs.
- Société Anonyme Westinghouse, Le Havre.
- Feuilles descriptives, mars 1909. — Liste de références des principales installations de chemins de fer monophasés matériel Westinghouse.
- Electrification des chemins de fer de l’Etat italien.
- Avril 1909. — Moteur de traction courant continu,
- type 8 ;•>,
- CONVOCATIONS RASSEMBLÉES
- Compagnie des Tramways de Rouen. — Le >7 mai, 19. nu* Planche, h Paris.
- Société Ottomane des Tramways Libanais Nord et Sud de Beyrouth. — Le iG juin, ai, rue de Londres, à Paris.
- Société Parisienne pour l'industrie des Chemins de fer et des Tramways électriques. — Le 27 mai, 75, boulevard I lausMuauii, à Paris.
- Compagnie des Tramways électriques de Charleville. Mé-zibros et Mohan. — Le 26 mai, 19, rue Louis-lc-Grand, à
- Paris.
- Compagnie des Chemins de fer de TOuest-Afgérien. — Le 28 mai, i, rue de la Tour-des-Dames, à Paris.
- L’Electrique Li/le-Roubaix-Tourcoing. — Le 5 juin, 19, rue Blanche, à Paris.
- Compagnie des Tramways de / Indre. — Le 25 mai, 19, rue Blanche, a Paris.
- Compagnie Parisienne des Voitures électriques (procédés Krieger). —Le 25 mai, 19, rue Blanche, à Paris. *
- Nord-Lumière. — Le 27 mai, 53, rue de la Tour-des-Damcs, à Paris.
- Société d’éclairage électrique du secteur de la place Clichy. — Le 27 mai, 53, rue de la Tour-des-Dames, à Paris.
- Compagnie de Locations électriques. — Le 27 mai, 48, rue Taitboul, à Paris.
- Société d'Exploitation des brevets Do/ter. — Le 21 mai, 5o, rue Saint-Ferdinand, à Paris.
- Compagnie Continentale Edison. — Le 19 mai, 38, rue Saint-Georges, à Paris.
- Energie Electrique du Littoral Méditerranéen. — Le 2G mai, 19, rue Blanche, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 2 juin, à rétablissement central du matériel de la télégraphie militaire, âi bisi boulevard de Latour-Maubourg, à Paris, fourniture de 3 3a5ni de cable de fils de bronze téléphonique, pesant environ 73okt?.
- I5KLGIQUE
- Le i\ juin, à 11 heures, à la direction du service spécial des études et de contrôle des applications de Télcc-tricité, 38, rue de Louvain, à Bruxelles, installation dos canalisations et d’une partie des appareils d’éclairage électrique dans les locaux du palais de justice dé Garni ; caul.: 3 000 francs (cahier des charges n° 18: prix: 1 JY. 70); prix du plan : 8 fr. 70; s’adresser, i5, rue des Àugustins, à Bruxelles. Soximissions recommandées le 3i mai.
- ALLEMAGNE
- Le 2 juin, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Dortmundy fourniture et montage de doux grues rou-
- p.1x227 - vue 227/688
-
-
-
- 228
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 20.
- lantes d’une force de V> tonnes, actionnées électriquement. Brisbane, fourniture de cables en cuivre recouverts de plom b.
- Prochainement, à l'administration de la'ville à W and,s-beck , établissement d’installations électriques, etc., 3 ooo ooo de marks. Le i.j septembre, à M, le depuly poslmasler-general, à Melbourne. fourniture de matériel de téléphonie. S EH IME
- AITIUCHE-UOKGKIE
- \ Le 17 mai, aux chemins de fer de 1 Liai serbe, à Bel-
- Le 3i. mai, à l'administration de la ville, à Orsova (Hongrie), établissement d’installations électriques. grade, fourniture d’appareils cl de matériel de télégra phie et de téléphonie.. Le 27 mai, construction de la ligne ferrée de Zaïtchar à Kniajévatz.
- ROUMANIE
- Le i juin, à 10 heures, à la mairie de Ploeshti, concession d’un réseau de tramways électriques en celle ville; caul. provisoire: 2 5 ooo francs. K V, l»U RI. I < ) V E A R G K N TIX E Le ier juillet, à la direction générale des voies de communication, à Buenos-Ayres, fourniture de lyo wagons
- AUSTRALIE plats. 35 wagons-citernes et 30 wagons couverts avec pièces de rechange pour les railways de la Patagonie. Cahier des charges et plans à consulter au Musée com-
- Le i«8 juin, à M. le depuly poslmasler-general, à mercial. à Bruxelles".
- piiu*. — imprimerie levé, eue cassette, t"
- Le Gérant : J.-D. Nouet.
- p.1x228 - vue 228/688
-
-
-
- Trente-et-Unlème année.
- SAMEDI 22 MAI 1909.
- Tonie VI (2° série).— N" 21.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L'ÉLECTRICITÉ
- Directeur : Â. BECQ
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 229. — .1. Rkïvai.. L’exposition de ta Société française de Physique, p. 23 i. — Alfkeüo Moktei.. Sur le champ produit par un oscillateur électrique d’une forme quelconque [fin , p. 237. — E. Roth. Les moteurs polyphasés à collecteur (suite), p. ityi.
- Extraits des publications périodiques. — Transmission et distribution. Les contacts dans l'appareillage électrique. Influences qui déterminent leurs qualités et leur fatigue. Règle pratique d’essai, G.-J. Mkyeu, p. 245. — Bibliographie, p. 249. — Correspondance, p. 249. — Législation et contentieux. — P. Bougault. Le monopole de la distribution de force motrice pouvait-il être stipulé dans -une concession municipale avant la loi du i5 juin 19061’ Observation au sujet d’un arreté du Conseil de Préfecture de l’Aisne du i5 janvier 1909 (suiteI, p. aîo —Variétés. — Les usines hydro-électriques du Rhin, de Goppel, p. al i.— Renseignements commerciaux, p. 269.
- ÉDITORIAL
- U Exposition annuelle de la Société de Physique a eu lieu les i5 et ifi avril. Comme chaque année, les appareils intéressants s’y trouvaient en nombre, et les efforts des constructeurs s’y attestaient par la perfection atteinte, notamment dans le domaine des mesures électriques et dans celui de l’électricité médicale.
- Quelques expositions particulières étaient également consacrées à l’optique, à l'acoustique, à la chimie et à l’horlogerie, lîeaueoup des appareils exposés valent la peine d’ètrc signalés et nous allons dans une série d’arli-clés les faire connaître à nos lecteurs.
- Le premier de ces articles qui parait aujourd’hui est consacré à quelques appareils de mesures électriques : galvanomètres, enregistreurs pour pyromètres, voltmètre étalon, ampèremètre étalon, voltmètre-ampèremètre jumelé étalon, potentiomètre d’éta-
- lonnement, wattmètre de précision, voltmètre compoundé, galvanomètre à miroir de la maison Chauvin et Arnoux — thermomètre indicateur électrique à distance de la maison Jules Richard —photomètre transportable de la maison Richard Hellér— wattmètre de précision pour courant triphasé système Siemens, transformateur de potentiel pour des mesures de courant à haute tension, fréquencemètre l’ralun de la maison Roiisselle et Tournaire.
- AI. A. Monlel termine aujourd’hui IVlude sur le champ produit pat' un oscillateur élec trique d'une forme quelconque. Il traite le cas intermédiaire entre les deux cas considérés précédemment d’un oscillateur dissymétrique. En acceptant l’hypothèse de la parfaite conductibilité du sol, l’auteur tâche d’expliquer le fonctionnement de quelques oscillateurs du genre de l’antenne coudée de Afar-
- p.1x229 - vue 229/688
-
-
-
- 230
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N» 21.
- coni, puis il étudie l’antenne expérimentée par Schmidt.
- Mais, l’auteur a observé qu’en prenant des grandeurs et des rapports quelquefois même assez éloignés de cas choisis de manière à ne pas s’écarter des idées qui le guident en ces considéi’ations, on peut encore avoir des résultats assez concordants avec ceux obtenus expérimentalement. Cela tient à ce que le champ électrique autour des oscillateurs étudiés ne peut pas être exactement équivalent aux courants avec lesquels on l’a assimilé. Les phénomènes qui se. vérifient dans le voisinage immédiat ou presque d’un oscillateur sont de nature très compliquée.
- Il ne peut donc qu’être question d’une approximation très grossière avec les phénomènes tels qu’ils ont réellement lieu.
- En considérant le circuit entier d’un oscillateur électrique (oscillateur proprement dit et diélectrique), on peut avoir une idée du champ qu’il produit. On peut dire qu’à la rigueur il n’existe pas d’oscillateurs ouverts et que, afin qu’un oscillateur soit entièrement connu, on devra connaître non seulement sa forme, son courant, son potentiel, etc., mais aussi les courants qu’il produit dans le diélectrique.
- La connaissance de ces courants est en général très difficile.
- La solution du problème, dont l’auteur s’est entretenu en cette étude, présente un intérêt spécial pour la radiotélégraphie et la radiotéléphonie, et en développant ses considérations il a eu spécialement en vue ce genre d’application de l’oscillateur électrique.
- Dans les précédents articles sur les moteurs
- polyphasés à collecteur, M. Roth a expliqué comment il faut procéder pour construire le diagramme du moteur polyphasé à collecteur dans le cas où la phase et la grandeur de la tension injectée dans le rotor sont données. On a vu que ce diagramme donne toutes les indications pouvant intéresser la marche du moteur.
- Mais ces moteurs étant construits pour marcher à des vitesses variables, le problème qui se pose en pratique est l’inverse du précédent. Il s’agit de déterminer pour un couple et une vitesse donnés la phase et la grandeur de la tension à injecter dans le rotor.
- C’est, la solution de ce problème qui comprend deux parties distinctes, une relative à la valeur du couple, l’autre à celle de la vitesse que l’auteur aborde aujourd’hui.
- Enfin, comme extraits de publications périodiques, nous donnons une deuxième étude de AI. G.-J. Meyer sur les contacts dans l'appareillage électrique; influences qui déterminent leurs qualités et leur fatigue.
- Dans l’article précédent, l’auteur avait donné des résultats d’expériences d’où résultait une infériorité très notable du cuivre' par rapport au laiton au point de vue de l’emploi dans les contacts électriques. Aujourd’hui, M. Meyer recherche les raisons de cette surprenante infériorité, et il est conduit à une règle pratique intéressante.
- Nous avions déjà annoncé dans notre précédent numéro l’article de M. P. Bougault sur un cas intéressant de jurisprudence administrative. Cet article est publié in extenso dans le numéro d’aujourd’hui. '
- p.1x230 - vue 230/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 231
- L’EXPOSITION DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE
- L’Exposition annuelle de la Société de Physique a eu lieu les i a et 16 avril, au siège de la Société, 44? rue de Rennes. Gomme chaque année, les appareils intéressants s’y trouvaient en nombre, et les efforts des constructeurs s’y attestaient par la remarquable perfection atteinte notamment dans le domaine des mesures électriques et dans celui de l’électricité médicale.
- Quelques expositions particulières étaient également consacrées à l’Optique, à l’Acoustique, à la Chimie et à l’Horlogerie. Toutes les branches de la « Précision » étaient, donc représentées et fraternisaient dans une intimité qu’on nous permettra de ne pas admirer sans réserve. Ne serait-il donc pas préférable de classer avec quelque méthode les différentes catégories d’appareils? Est-il vraiment nécessaire qu’un hystérésigraphe voisine avec une montre décimale, et qu’un accumulateur côtoie un enregistreur acoustique?
- Quoi qu’il en soit de cette petite question de méthode, il n’en reste pas moins que beaucoup des appareils exposés valent d’être connus, et souvent méritent mieux ([lie la courte notice que nous pourrons leur consacrer ici.
- I. Appareils de mesures électriques.
- La maison Chauvin et Arnoux exposait une série d’appareils pour mesures pyrométriques, des galvanomètres pour i mm" avec leurs cannes (fig. i).
- I ’n bouton de réglage permet de compenser les variations de résistances dues aux inégalités de la température ambiante. L’extrémité seule de la canne doit être plongée dans l’enceinte à haute température.
- Un galvanomètre à suspension élastique (fig. >.[, avec son couple en platine-platine
- rhodié, permet de mesurer les températures jusqu’à i 6oo°, en laissant pénétrer dans le four une assez grande longueur de couple ; il comporte des cordons de liaison de grande longueur.
- Signalons encore deux enregistreurs pour pyromètres i ooo° et i 6oo° à enregistrement discontinu. Un cadre vient périodiquement
- tomber sur l’diguille. L’enregistrement est formé par une série de points. Le déroulement du papier d’enregistrement était, pour l’un, de i et, pour l’autre, de 6omm par heure.
- A côté de ces enregistreurs graphiques ligure un enregistreur photographique. Une lampe Nernst ou un bec Auer éclairent un trou de faible dimension. Un système optique
- p.1x231 - vue 231/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N® 21.
- 23<2
- donne après réflexion sur le miroir d’un galvanomètre une image brillante qui vient se produire sur un cylindre enregistreur recouvert d’un papier sensible.
- Le cylindre peut être enlevé avec la boite qui l’entoui'e et transporté dans la chambre noire. On peut ouvrir ou fermer un volet mobile placé en avant. Le cylindre peut être réglé de trois minutes à trois heures pour un tour complet. Enfin on peut remplacer la boîte portant le cylindre par un verre dépoli pour la mise au point et le réglage en hauteur et en direction.
- T
- jf Four
- Porcelaine
- Fer
- Peignée
- Cordons
- Galvanomètre
- Fig. a.
- Un ampèremètre étalon, dans lequel les variations de résistance dues à la température sont compensées par le déplacement d’un shunt magnétique. On obtient ainsi des lectures rigoureusement exactes en amenant, au préalable, le shunt, la division indiquée par le thermomètre.
- Cet ampèremètre peut employer une série de shunts sur planchette permettant un passage facile et rapide d’une sensibilité à une autre (fig. 3).
- Un voltmètre-ampèremètre jumelé étalon, formé par deux appareils ayant les caractéristiques des précédents et réunis en une seule boite de dimensions très réduites. Le voltmètre peut avoir trois sensibilités quelconques. On peut utiliser avec l’ampère-
- Gomme complément rationnel aux appareils précédents, nous citerons un distributeur à mercure permettant de faire fonctionner plusieurs couples avec un seul appareil enregistreur, chaque couple travaillant pendant une fraction du temps. On peut obtenir à volonté a, 3, 4, b et la directions.
- Bien entendu, la maison Chauvin et Ai> noux présentait, avec ces appareils pyrométriques. des voltmètres et des ampèremètres, etc., du type ordinaire, notamment :
- Un voltmètre étalon, à six sensibilités, avec aiguille à couteau et miroir et à coefficient de température négligeable.
- mètre un shunt universel à quatre sensibilités (fig. 4) permettant toute lecture d’intensité jusqu’à aoo ampères. Le changement de sensibilité s’opère sans couper le courant et la valeur des résistances de contact n’intervient pas dans la mesure.
- L’ensemble du jumelé, du shunt universel etvies cordons est réuni dans une boite de transport de très petites dimensions.
- Un potentiomètre d'étalonnement permettant le contrôle absolu d'un certain nombre de voltages. On peut ainsi remettre exactement au point des voltmètres et ampèremètres quelconques, soit à l’aide des voltages
- p.1x232 - vue 232/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- • 233
- exacts donnés par l’appareil, soit à l’aide de shunts qu’on utilise avec l’appareil.
- Ce potentiomètre basé sur la méthode d’opposition utilise une pile étalon au cadmium.
- Un rhéostat additionnel peut servir à obtenir les voltages requis pour l’étalonnage des voltmètres et ampèremètres à cadre mobile.
- Un wallmètre de précision, du type électrodynamique à divisions sensiblement proportionnelles, et dans lequel les pièces métalliques ont été réduites au strict minimum. On peut, par couplage des bobines d’intensité, obtenir deux sensibilités d’intensité. Les sensibilités de tension sont obtenues à l’aide de résistances additionnelles que l’on peut loger dans l’appareil jusqu’à 3o<> volts. On peut faire des mesures en courants triphasés, soit à l’aide de deux lectures, soit en créant un point neutre artificiel au moyen de résistances additionnelles.
- Un voltmètre compoundé permettant de lire directement le voltage à l’extrémité d’un feeder de distribution. M. Pillier a étudié, dans la Lumière Electrique du ao février, ce genre d’appareils. On sait que le voltage à l’usine doit être plus élevé que le voltage à l’extrémité du feeder d’une valeur égale au produit do la résistance du feeder par l’intensitc qui le traverse. L’appareil retranche directement les courants dus à la dérivation du voltmètre et à la dérivation d’un shunt, de façon à indiquer directement le voltage à l’extrémité de la ligne de distribution.
- Enfin, un galvanomètre h miroir, de grande sensibilité et extra-robuste, pouvant être 'Utilisé aussi bien dans des mesures de labo-
- ratoire de haute sensibilité que pour des applications industrielles, même volantes. La suspension est, en ellet, absolument insensible aux chocs. La sensibilité atteint dans le type normal io~s ampère par division à om,3o de distance. On peut utiliser suit uni' échelle fixée a l'appareil par un bras avec lecture par lunette ou par spot, soit une échelle du modèle ordinaire placée à i mètre de distance.
- La maison Jules Richard produisait un intéressant thermomètre indicateur électrique à. distance, dont voici le principe :
- Un circuit alimenté' par une source d’électricité, considérée comme constante, comprend une résistance électrique variable avec la température, et un galvanomètre mesurant l’intensité du courant qui parcourt le circuit. Celte intensité, étant fonction de la résistance du circuit, puisque la source a un potentiel constant, l’est aussi de la température, et le galvanomètre peut être gradué en degrés centigrades.
- Le circuit peutatteindre un développement de plusieurs centaines de mètres, c’est-à-dire que la longueur de fil reliant la résistance qui constitue le transmetteur au galvanomètre jouant le rôle de récepteur peut être considérable.
- Le transmetteur est constitué par une cage perforée et nickelée, contenant une résistance en fil de cuivre de à/ion bien ventilé, bien protégé, n’ayant, vu sa faible masse, aucune inertie calorifique. .L’appareil est par suite sensible instantanément aux variations de température les plus faibles.
- Le récepteur consiste en un galvanomètre à cadre mobile et apériodique, du modèle à marche amplifiée pour la partie utile de l’échelle.
- Comme il a été dit plus haut, l’emploi «le la méthode exige la constance absolue de la source d’électricité, ce qui est loin «|<* se trouver réalisé dans la pratique.
- Pour corriger les erreurs dues à celle cause inévitable de perturbation, le galva-
- p.1x233 - vue 233/688
-
-
-
- 234
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 24.
- nomètre est inuni d’un shunt variable permettant de compenser à chaque moment l’usure de la pile ou de l'accumulateur employé.
- I n jeu do résistances étalonnées, d’après le transmetteur, rnanœuvrées et mises en circuit par un commutateur, permet à tout instant de tarer exactement l’instrument et d-’obtenir ainsi une mise au point rigoureuse avant d'entreprendre une lecture.
- Voici ensuite un photomètre transportable, de la maison Richard Relier, servant à mesurer la puissance et la consommation des lampes à incandescence. A cet effet, l’appareil comporte, outre le dispositif photométrique proprement dit, un dispositif pour mesurer l’intensité et la tension du courant.
- Sa disposition est la suivante : deux compartiments semi-cylindriques destinés, l’un à recevoir la lampe à contrôler, l’autre la lampe étalon, sont disposés verticalement dans une caisse en bois. Ces deux compartiments entourent les lampes qui s’y trouvent suspendues et sont interrompus sur le devant, donnant ainsi libre passage à un faisceau de rayons d’environ /5cni de largeur qui vient se réfléchir sur deux miroirs plans, situés chacun d’un côté de la caisse et inclinés à 4a°-
- Ces rayons ainsi réfléchis dans la direction d’un dispositif de comparaison, qui se compose essentiellement de deux plans diffusant la lumière et formant ensemble un angle dont l’ôuverture est tournée vers'l’intérieur. L’un de ces plans est fixe et reçoit son éclairage de la lampe étalon. L'autre plan, éclairé par la lampe à contrôler, peut tourner autour d’un axe vertical confondu avec Taré te des deux plans, et ceci au moyen d’un bouton placé sur le couvercle de la caisse. Une vitre qui clôt sur le devant l’appareil sert encore d’échelle et de champ d’observation. A cet effet}elle est dépolie, à l’exception d’un petit cercle au milieu. L’aréte des deux plans de comparaison divise par moitié ce petit cercle transparent, de sorte que l’on peut
- comparer les intensités d’éclairage des deux plans en examinant les deux demi-cercles ainsi formés.
- Nous avons déjà dit que l’on peut faire varier la position angulaire de l’un des plans ; or, l’intensité de l’éclairage dépendant du cosinus de l’angle d’incidence, on pourra ainsi amener l’éclairage du plan mobile à avoir la même intensité que celui du plan fixe.
- Le rapport existant entre le cosinus de l’angle fixe et celui de l’angle réglable donnera ainsi le rapport des deux intensités lumineuses.
- Le déplacement angulaire du plan mobile est transmis au moyen d’un dispositif simple à une aiguille qui se déplace sur une échelle étalonnée en bougies ou en nombres proportionnels au rapport des différentes intensités lumineuses. Cette échelle est visible par une fenêtre d’observation pratiquée dans le couvercle de la caisse.
- Cette séparation du châssis de comparaison et de l’échelle en bougie est intéressante, car, pendant le réglage, l’observateur ne peut pas voir l’échelle et n’est ainsi impressionné que par la différence d’intensité dans l’éclairage des plans d’observation.
- Sous le dispositif servant à comparer les intensités lumineuses est disposé l’instrument de mesure électrique dont l’aiguille se déplace sur l’échelle de verre qui est éclairée par transparence et divisée en volts ou ampères ou bien en volts et ampères et même suivant le cas en watts.
- La suite des vérifications que nécessite le contrôle d’une lampe s’effectue sur un seul plan d’observation et seul le résultat, de la mesure se lit, pour les raisons connues, sur une deuxième échelle.
- Les lampes étant entourées de tous côtés, on peut dans la pratique négliger l’action que pourrait exercer la position du plan formé par le fil incandescent. On peut cependant écarter toute possibilité de cette action, en disposant les deux lampes dans une position exactement symétrique. A cet effet, l’instrument est pourvu de volets latéraux qui per-
- p.1x234 - vue 234/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 235
- mettent de tourner la lampe dans une position quelconque, grâce à un système particulier de douille de contact.
- La maison Rousselle et Tournaire exposait un wattnièlre de précision pour courant tri-
- phasé système Siemens (lig. à), qui trouve en particulier son application dans le cas de mesure de la puissance d’un réseau triphasé à ponts inégalement chargés; il se compose de
- Les influences réciproques des deux systèmes sont compensées complètement par un montage intérieur particulier, de sorte que les valeurs lues, pour une charge tout à fait inégale des pouls, sont néanmoins exactes.
- Les watlmètres de précision sont construits pour emploi direct avec des intensités jusqu’à aoo ampères et des tensions jusqu’à 700 volts. Pour obtenir des étendues de mesure de tension plus hautes, il faut rejeter l’emploi des résistances additionnelles, car l’isolement des bobines d’intensité, entre lesquelles règne la haute tension, pourrait ne pas toujours suffire. Pour des tensions supérieures à 760 volts on doit toujours prévoir des transformateurs d’intensité et de tension ; les premiers doivent du reste toujours être employés pour des intensités supérieures à 300 ampères.
- On prend, parmi les différentes étendues de mesure de tension que sont susceptibles de fournir les appareils, celle qui convient, à l’aide d’un commutateur tripolaire à 3 direc-
- l'ig. li.
- deux systèmes de waltmètres dynamométriques dont les bobines mobiles sont montées sur le même axe, de sorte que l’aiguille indique la somme des déviations que les deux systèmes donneraient seuls.
- tiens monté entre les bornes d’intensité.
- La même maison exposait différents appareils transportables : notamment un potentiomètre (fig. 6) à ampèremètre sans coefficient de température, etun photomètre pliant (fig. 7)
- p.1x235 - vue 235/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N» 21.
- pour l’étalonnage rapide des lampes à incandescence.
- Voici maintenant un nouveau transformateur de potentiel pour des mesures de courant à haute tension, présenté par la même maison.
- On sait que les mesures de tension et d’in Inusité, pour des réseaux de haute tension, sont souvent rendues difficiles et très dangereuses par suite des difficultés do manœuvre des appareils de mesure dont on se sert. C’est dans ce but qu’on a créé différents types de transformateurs de tension, permettant de transformer le courant haute tension en un. circuit basse tension, plus facile à manier et ne présentant plusde dangers.
- La précision du rapport de transformation de ce modèle d’appareil est très grande, ainsi pour le modèle A, les essais ont montré qu’aux étendues 1000/100 et oooo/ioo, l’erreur maxima n’est que de o,a5 %. Le décalage est très minime et n’atteint point, au maximum, -)- 4 minutes, ce qui permet de ne j pas en tenir compte pour les mesures, et d’employer un voltmètre quelconque, sans obliger à l’étalonner avec le transformateur.
- Comme caractéristique de ce transformateur, nous devons citer la construction particulièrement pratique du dispositif de commutation. Ce dernier est fait de telle manière qu’il n’est point possible de mettre en court-
- circuit les enroulements secondaires du transformateur.
- Le fréquencemètre Frahm, exposé par la maison Rousselle et Tournaire, est constitué par des lames de 4o a oomm de longueur oscillante, dont la tête peut être plus ou moins chargée de soudure, de sorte que l’appareil peut s’accorder à toutes les fréquences de 3."> à ioo oscillations par seconde, soit a ooo à 6 ooo oscillations par minute.
- Chacun de ces ressorts élémentaires est encastré, puis rivé et soudé, dans la rainure d’un petit sabot quadrangulaire ; la partie supérieure est coudée à angle droit sur 4mm et peinte à l’émail blanc.
- {A suivrez.
- L’appareil dont il s’agit ici possède l’avantage d’être indépendant pour des fréquences industrielles quelconques, de a,4 à 6o périodes.
- En outre, cet appareil possède plusieurs étendues de mesure; et sa commutation s’opère en modifiant l’enroulement secondaire au moyen de fiches, placées sur l’appareil. Le primaire ne doit donc pas être touché au cours de mesures. Les étendues de mesure pour le type A sont de 5oo, i ooo, r ooo, 2000, 3 ooo, 4 ooo, ooo et 6 ooo volts, avec secondaire de îoo volts; pour le type l> elles sont de i ooo, jooo, 2000, 3 ooo, 4 <>oo, 0000, G ooo, 8000, 10000, 12000 volts avec secondaire de 100 volts.
- J. I ! k y vu..
- p.1x236 - vue 236/688
-
-
-
- 22 Mal 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 231
- SUR LE CHAMP PRODUIT PAR UN OSCILLATEUR ÉLECTRIQUE
- D’UNE FORME QUELCONQUE (Suite) (’,).
- III. — Oscillateur semi-fermé.
- Un cas intermédiaire entre les deux jusqu’à présent considérés est celui d’un oscillateur dyssymélrique comme celui de la figure 4, mais dont les lignes d’induction électrique ne peuvent pas être considérées comme ayant la même phase et la même direction constante dans l’espace. Pour que ce cas se vérifie, il sullit que la distance entre les deux sphères A et A' ait une certaine grandeur.
- A la condition d’admettre que le sol agisse comme un conducteur parfait, on peut retenir, comme appartenant à cette classe d’oscillateurs, l’antenne coudée de Marconi que nous avons précédemment étudiée (2). Maintenant nous tâcherons d’expliquer le fonctionnement de quelques autres oscillateurs du même genre, toujours en acceptant l’hypothèse de la parfaite conductibilité du sol.
- M. J.-A. Fleming (3) trouva expérimentalement qu’en inclinant la partie horizontale de l’antenne coudée de Marconi de manière que l’angle entre cette partie et la partie verticale devienne aigu, on a une grande diminution dans l’irradiation de l’énergie latéralement entre 3o°et 85°à partir delà direction dans laquelle est dirigée la pointe libre de l’antenne.
- Pour tâcher d’expliquer ce phénomène, nous nous référerons à notre étude déjà citée sur l’antenne Marconi. En imaginant un système équivalent semblable et en adoptant les mêmes notations, nous commençons par remarquer ici que les courants latéraux è., j-devront se trouver à une distance de l’os-
- (*) La Lumière Electrique, tome VI (20 série), p .199.
- (2) A. Montf.l, Lumière Electrique, tome III, (2e série),
- p. 227.
- (3) J.-À. Fleming, Electrician, 28 décembre, 1906.
- eillateur plus petite que dans le cas de l’antenne Marconi, à cause de la distance diminuée entre les pointes libres de l’oscillateur (antenne et imago;), conformément à ce que nous avons expliqué à propos de la distance ÜS — R (fig. 2) dans l’oscillateur de Hertz. Gomme consécjuence nécessaire, les courants i,t et i5 seront moins en retard de phase vis-à-vis de i, et plus en avance de phase vis-à-vis de i3. Nous supposerons ici que la distance de i,0 i5 de l’antenne soit égale à
- et que l’avance de phase sur i3 soit
- égale à i35J. Les autres données resteront invariées (fîg. 5) (*).
- S.
- Fig 5.
- Au lieu de la formule (12) de notre mémoire sur l’antenne Marconi, nous aurons ici, l’angle S4 S0 S2 étant — i4° (fig. 5) :
- Z Z' = — sin£î0---------sin (^Q0 — -cos©
- 'V '0 \ 2
- 11/ . , I-F ( ,
- + — sinü0-f- -—sin L20 —- cos ( t'a L t'a ( ;t4#_?) —i35'
- H' . i y i2i
- + —— sui j Hq — ml cos (x 4° -j— tp) — / i'a f x35°|l (il)
- P) /• est placé en S4, is en Ss, i2 en S2, i et /, sont placés en So (fig. 5).
- (2) 2> est la composante verticale de la force électrique en P qui se trouve dans le plan équatorial de l’oscillateur à une très grande distance, ^ et 2)' sont les composantes verticales des forces électriques en P dues respectivement aux courants i2, i, et i3, q, ib. H = —Ehm, h étant la double hauteur de la partie horizontale de l’antenne Marconi sur le sol. H' est analogue à H. Qo = mro — nt.
- p.1x237 - vue 237/688
-
-
-
- 238
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). —N» 21.
- Pour 9 = 70° il résulte :
- g = — sin Q0 sin (Q„ — 3o°) -1- — sinQ0
- /o ' 0 f'o
- H' . Ir H' . ^
- -j siu (Q0—5 2°- — i35°) d sin Q0-f 70— i35°).
- 2 /), 2 /’o
- „ 11 .. ir
- En posant — = d, — = 2, comme nous
- ''o r„
- avons fait pou v l’antenne Marconi, nous
- avons
- g — 5 sinQ,, — 3 sin (Q0 — 3o°)
- -~j— 1. sin (Qq — 187°) “j“ i. sin —— 1 ‘28°).
- O
- fi g- (i.
- Par la construction graphique delà figure 6 où 01 = 5 Sin Q0 1 •>. — — dg Sin (Q„,— do0),
- ad = 1 Sin (Q0 — 18-7°), d = 1, Sin (ü0 — ia8°), il résulte og — 1,1. Pour l’antenne Marconi nous avions eu og = 1,8.
- Pour 9 = 0, on tire cle (id) :
- g = — sin Q0 — — sin ( Q„ — sinü„
- /'o /'o V 2/ 'a
- H'
- -|---sin (Q0 — ml ros 14° — i35°j
- rn
- g — 5 sin Qn — 3 sin <Q„ — ;>o° -f- sin fQn — 223° .
- En posant dig. 7) <>1 = à Sin Û„ , 12 —- — d Sin (Q0 — 90"', 2g — Sin (Q„ — aaù°ï, il résulle og = 0,7.
- Pour œ = 180°, il vient
- g = 3 sin Q[, — 3 sin iQ0 + yo°) + 2 sin ^Q0 — \ à";,
- et de la figure 8 en posant 01 = 5 Sin Q0, Tâ — — 3 Sin (Qn + 90°) 2g = (2 Sin (Qn — 45°) on a og — 7*^-
- En changeant d’échelle, nous avons en appelant gmnx l’amplitude de g :
- Pour 9 = 70° g,r,ai = o, 14 Pour 9 = o° gni„ = 0,7.3 Pour 9=180° gmax=i.
- Fleming (’), à la distance d’à peu près i,d longueurs d’onde, trouva expérimentalement
- Pour 9 = 70° gmax = 0,20 Pour 9 = 0“ gmai = o,73
- Pour 9 — i8o° %m=i.
- Kig. 7.
- Comme 011 le voit, les résultats concordent relativement assez bien.
- D’autres expériences faites avec une antenne coudée par M. Fleming peuvent être expliquées d’après les idées que nous développons. Nous n’insisterons pas sur ce point et prendrons plutôt en considération un oscillateur d’une forme tout à fait différente.
- IV. — .Système de deux oscillateurs
- SEMI-OUVERTS.
- Il s’agit à présent d’étudier l’antenne expérimentée par K.-E.-F. Schmidt (-). Celle-ci consiste (Jig. 9) en une partie verticale AU, longue de dp" et en un contrepoids horizontal BC, long de 24111 et placé à 6‘" au-dessus du sol. La longueur d’onde employée était de i4om. L’antenne de la station réceptrice, distante de 35om, était verticale.
- I1 *) Electrician, 28 déc. 1906.
- (2) Physikalische Zeitschrift, I, 5, 1907.
- p.1x238 - vue 238/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 239
- Soit A'B'C' l’image de ABC par rapport au plan du sol. Dans la figure 9 est aussi indiqué le parcours général des courants dans l’oscillateur et dans le diélectrique à un instant donné.
- Les courants de déplacement autour de AB étant distribués uniformément tout autour, n’influeront pas d’une manière spé-
- X,
- dans celle-ci le courant entre CetC'O) a dans l’espace le sens opposé à celui du courant q qui oscille dans la partie verticale de l’antenne. Ici au contraire ces deux courants ont le même sens. L’oscillateur de la figure 6 peut être décomposé en un système équivalent analogue à celui auquel nous avons réduit, l’antenne Marconi , seulement ici
- ciale sur la dyssymétrie d’irradiation du système à grande distance. Nous en tenons compte seulement en ce qu’ils diminuent l’action à distance de la partie AB.
- On peut prédire tout de suite avec quel-
- \ IsO
- B
- C
- T! lit
- IB
- T Af
- iA
- fig. •).
- que fondement que le maximum de l’irradia tion est dans le sens de B à C, c’est-à-dire vers la pointe libre de là partie horizontale-de l’antenne.
- En effet, ce maximum est. dirigé en sens opposé dans l’antenne coudée Marconi, mais
- les courants 4, 4 (fig. 10) ont le sens opposé et, d’après Braun (2), les directions de maximum et minimum du système i3 4 i5 sont inverties.
- Mais, il conviendra de considérer la chose d’un peu plus près, et en premier lieu nous tâcherons de déterminer le système équivalent.
- Dans les expériences de Marconi que nous avons étudiées, la distance de la partie horizontale de l’antenne du sol était de im,ao ; ici elle est de 6m. Il faudra donc retenir que les courants i.,, 4 sont ici plus considérables vis-à-vis de L. Posons U — 4 = 4- b>e plus nous poserons 4 — «4 = ^4* En outre nous poserons 4 ="-*14. En conclusion, nous avons donné ici une plus grande importance aux courants 4i 4 dont la somme des amplitudes se trouve avec la somme des amplitudes des courants i3, 4 dans le rapport de 8 à 3.
- Dans l’antenne Marconi les rapports étaient
- (1) A. Moxtel, Lumière Electrique, 1. c.
- (2) F. Braun, Electrician, may ao, 1909,
- p.1x239 - vue 239/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). —N» 21.
- 240
- de 5 à 5. Nous avons du ici augmenter l’importance de ij, i3 pour tenir compte de la longue partie verticale AB.
- La distance S0 S2 (fig. u») est ici égale à
- /m i4om X . ...
- a4 — _— = -. Aussi ici nous supposerons G ()
- que la distance de S4 et S5 du plan de l’antenne soit égale à Il résulte de la figure :
- /•g = r,, 4- l cos (56° — ©)
- /0 = /•„-(- lcos (56° + 9)
- '•• = '' + 5^"”*
- ml c-os 56° = m — = 6o°.
- o
- Nous avons à présent
- —sinû0-f — sin(ü0 —^cos©) + 41 sinQ0 / 0 /’o \ 3 / >o
- _j-iL3cos|Q0-)'n/cos(560—s)|+^cos|o0—/??^cos(56°-f<f)|
- Hj, H2, l-l3 sont des'grandeurs qui se rapportent aux courants 4,4i h-Pour œ — o° on a :
- 25 = —- sin Oq H—~ sin (£I«, — 6o°) -|- —— sin Qu /'o t'a ro
- + îk (cos Q0 — 6o°). ro
- Pour 9 = 1800
- j = — sin ü„ + sin (Q0 + 60°) + — sin Q0 f'o ra >0
- Hi cos (Ü0 + 6o°). ro
- Pour 9 — 90°
- 2? = — sin O0 + — sin Q0 + “T sin °° t'a /„
- Üi cos (Q0 — 90°) 4- — COS (Q0 4- 90°), 2 r0 2 /'o
- Ëri posant d’après ce que nous avons dit :
- n
- H,
- n
- 1,
- Ha
- t'a
- il résulte
- Pour 9 — o°, 2> = 6 sin Q0 4~ 1 • sin (Qo — 6o°)
- 4* 2. sin Q0 4" a cos (^o — 6o°) Pour 9 = 1800, 2? — 6 sin Q0 4" 1 • sin (Q0 -f- 6o°)
- -{- 2. sin Q0 2 cos (Q0 4" 6o°) Pour 9 — 90°, 2> — 6 sin Q0 4- 1 sin Q0 2 . sinÛ0
- 4- 1. cos (Q0 — 90°) 4- I. cos (Q0 + 9°°)-
- Les constructions graphiques relatives donnent (fig. 11, 12, i3) :
- Pour 9 0°, ^max — 10,2
- Pour 9 — 1800, %maï = 7 Pour 9 = 90°, %msix — 9.
- En posant 5',nax = 1 pour 9— 180% il est 4,na* = 1,46 pour 9 = o° et 4,nax — 1, 14 pour 9 = 90°. Schmidt trouva expérimentalement 1, r,34, 1,17.
- v
- Fig. u. Fig. 12. Fig. i3.
- Comme on le voit, nous trouvons ici un maximum d’irradiation dans la direction 9= o°, un minimum pour 9 = i8o° et une valeur intermédiaire pour 9 = 90°.
- Donc, aussi en cet exemple, les résultats concordent avee satisfaction.
- p.1x240 - vue 240/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 241
- CONCLUSIONS
- En faisant ces applications de nos idées à des cas qui avaient été déjà traités expérimentalement par d’autres, nous avons observé qu’aussi en prenant des grandeurs et des rapports, quelquefois même assez éloignés de cas que nous avons choisis, (bien entendu toujours de manière à ne pas nous écarter des idées qui nous guident en ces considérations), on peut encore avoir des résultats assez concordants avec ceux obtenus expérimentalement. Cela ne saurait pas porter atteinte à nos idées, au contraire. Il est en effet certain que le champ électrique autour des oscillateurs étudiés ne peut pas être exactement équivalent aux courants avec lesquels nous l’avons supposé substitué. Les phénomènes qui se vérifient dans le voisinage immédiat, ou presque, d’un oscillateur sont de nature très compliquée.
- Par conséquent, quels que soient les points dans lesquels nous imaginons placés les courants du système équivalent et quelles que soient les phases et les amplitudes que nous attribuons à des courants, il ne pourra qu’être question d’une approximation très grossière avec les phénomènes tels qu’ils ont réellement lieu. Et cette latitude, que nous avons dans le choix des éléments constituant le système équivalent, correspond à celle approximation grossière avec laquelle (et seulement avec laquelle, nécessairement) ces systèmes sont en mesure d’être substitués à des oscillateurs effectifs.
- Dans nos exemples d’oscillateurs dissymétriques, nous avons déterminé la distance de i!o de l’oscillateur en base à la longueur d’onde. Nous avons fait cela seulement en vue de la simplicité d’exression, et il con-
- vient ici d’observer que ces distances dé pendent plutôt de la distance de la partie horizontale de l’antenne du sol, parce que de cette distance dépend le champ électrosta-tiquedont se forme le champ de l’oscillateur. Pour une position donnée de 4, i-0, la longueur d’onde aura plutôt une influence sur la détermination de la phase de ces courants.
- En considérant donc le circuit entier d’un oscillateur électrique (oscillateur proprement dit et diélectrique), on peut recevoir une idée du champ qu’il produit. On peut dire qu’à la rigueur il n’existe pas d’oscillateur souverts, et que, pour qu’un oscillateur soit entièrement connu, on devra connaître non seulement sa forme, son courant, son potentiel, etc., mais aussi les courants qu’il produit dans le diélectrique.
- La connaissance de ces courants est en général très difficile. Une étude de maxima en est facilitée par la considération, soit de champs déjà étudiés théoriquement (comme par exemple celui de l’oscillateur de Hertz, de deux conducteurs parallèles, etc.), soit de champs déjà étudiés expérimentalement. On pourra aussi quelquefois recourir à l’étude de spectres magnétiques convenables, même construire en quelques cas une magnéto qui ait la forme de l’oscillateur électrique qu’on veut étudier. L’étude de son spectre donnera une idée du champ électrostatique, et de celui-ci ou pourra tâcher de déduire en ses lignes générales le champ électro-magnétique.
- La solution du problème, dont nous nous sommes entretenus en cette étude, présente un intérêt spécial pour la radiotélégraphie et téléphonie, et en développant nos considérations nous avons eu spécialement en vue ce genre d’application de l’oscillateur élec-triq uo.
- A LF K E D O M ONT Ii L.
- p.1x241 - vue 241/688
-
-
-
- 242
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N° 21.
- LES MOTEURS POLYPHASÉS A COLLECTEUR 1
- IV. — Le hégi.age de i.a vitesse.
- Dans les précédents chapitres, nous avons vu comment il faut procéder pour’construire le diagramme du moteur polyphasé à collecteur dans le cas où la phase et la grandeur de la tension injectée dans le rotor sont données. Nous avons vu que ce diagramme nous donne toutes les indications pouvant intéresser la marche du moteur.
- Mais ces moteurs étant construits pour marcher à des vitesses variables, le problème qhi se pose en pratique est l’inverse du précédent. U s’agit de déterminer pour un couple et une vitesse donnés la phase et la grandeur de la tension à injecter dans le rotor.
- La solution de ce problème comprend deux parties distinctes, une relative à la valeur du couple, l’autre à celle de la vitesse. Ces deux parties compoi’tent :
- a. La construction du point de fonctionnement du moteur pour un couple donné. Cette construction nous donne un premier point de cei’cle de fonctionnement.
- b. La construction, en partant de la vitesse donnée, du point d’intersection G de la ligne OA^ du glissement ^ avec le cercle de fonctionnemen t. Le point G est un deuxième point de ce cercle.
- Le troisième point du cei’cle est le point Ax commun à tous les cercles de fonctionnement.
- a. Détermination du point de fonctionnement.
- Reproduisons l’équation (29').
- loo Li» == L(IoOsin^ - T,. I,),
- dans laquelle Ie,„ est la valeur du coui’ant watté de la puissance transmise du stator au rotor au synchronisme
- , _».c
- 1 cw n •
- ht
- Mettons l’équation (29') sous la forme
- Ita — 1®2 I( sîhO = — IssJbf. (37)
- T/. Tr
- Cette équation est l’équation d’un cercle; chaque point de ce cercle peut être choisi comme point de fonctionnement; les courants statori-ques L ainsi obtenus correspondent tous au couple C donné et cela quelle que soit la vitesse du moteur. Nous verrons dans la suite ce qui nous guidera dans le choix de ce point.
- Nous appellerons le cercle déterminé pai’ l’équation (37) le cercle de couple constant.
- Les coordonnées du centre K de ce cei’cle on! les videurs :
- L abscisse = o
- L’ordonnée = -I------=
- ÏT..
- Ki (o, L
- (i)j L
- _Ë1
- 2 7-,’
- valeur qui peut se calculer facilement.
- Le centre Iv est donc situé sur la perpendiculaire en O à la direction ON, à une distance
- — de O.
- ü,.|
- Remarquons que la valeur de cette ordonnée est indépendante de Iew et par suite du couple. Or nous avons vu lors de la détermination du point delà marche à vide que le lieu de tous les points de marche à vide était un cercle. Ce cercle est aussi un cercle de couple constant, cori’es-pondant au couple nul.
- La construction donnée plus haut pour détex -mincr le centre de ce cercle fixe donc le centre K de tous les cercles de couple constant.
- Pour construire le rayon R d’un de ces cercles, correspondant à un couple donné, l’appelons-nous que le terme constant dans l’équation po-laire d’un cei’dc a la valeur
- R2 — «2 — b\
- (*) La Lumière Electrique tome VI, (2.° série), p. 47, 71, : o3, 13q et 204.
- a et b étant respectivement l’abscisse et; l’oi-
- p.1x242 - vue 242/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 243
- donnée du centre ; a ayant la valeur zéro et b la valeur —, il s’ensuit que
- 2V
- 1 oo L»'
- Pour construire
- Iflfl Li
- déterminons le centre K
- V
- des cercles de couple constant (fi g. 20) et portons
- OU = 2 lcw,
- décrivons un arc de cercle sur KU comme diamètre, arc qui coupe OX en S. Alors
- OS2 = OK X OU = — X 2 U»-
- 2 t,. x,.
- R est donc le deuxième côté d’un triangle rectangle K S10, ayant OK = — comme hypoté-
- mise et OS1 = OS comme premier côté.
- Remarquons à ce sujet que la valeur du maximum absolu du couple que le moteur peut développer correspond à la val ur R — o, c’est-à-dire au cas où le cercle se confond avec, le centre K.
- Pour que cela ait lieu, il faut évidemment que OS — OK.
- Mais
- ÔS2 — OK X OU,
- donc pour ce cas extrême
- O K = OU,
- ou
- Ei
- I _ loo _ “il-
- c,,'mnx ^ ^
- [ ______ 1
- •I 1 1
- Le couple maximum absolu du moteur est donc d’autant plus grand que la résistance du stator est petite. Le courant watté correspondant à ce couple est le quart du courant qui serait obtenu dans la résistance du stator par la tension du réseau.
- b. Détermination du point G.
- Nous savons que l’expression du glissement est donnée par la relation
- 10, l.
- PO -U I C0B (6 — °o)
- ° + 1 cos (0» — 0„)
- 1, sin (0 — 0»)
- dans laquelle c est un coefficient, proportionnel à Ro
- O11 en déduit
- GO
- - 11 sin (0 — O-* ) — 11 r
- cos (0 — 0o) c.os (0» — 0o) ’
- (38;
- Choisissons sur le cercle de couple constant un point, de fonctionnement A. La longueur OA représentera le courant statorique I, et nous pouvons construire (fig. 21) les longueurs
- AE = l, sin (6 — 0»)
- et
- OF = 1,
- cos (0 — 0O) cos (0» — 0O!
- Multiplions — par la valeur donnée de 7.
- La longueur FG ainsi obtenue, portée à partir de F sur la ligne A^ O, fixe le point G, si l’on tient compte de la relation (38).
- GO = GF — FO.
- p.1x243 - vue 243/688
-
-
-
- 244
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2» Série). — N° 21.
- Les points A, G et Ax déterminent le cercle de fonctionnement de centre M.
- Pour connaître la grandeur v< Ei de la tension à injecter dans le rotor et sa phase a, il suffit de construire le point II, tel que
- A0II — Mi,.
- laire A0 Z en A0 sur A„ est l’angle de calage des balais. La valeur de la tension à injecter dans le rotor se déduit de A0 II,
- A0H = AI„ = A^i^vm
- tto JV.
- Rappelons-nous la construction de la figure 9. Traçons la droite MC et portons
- MH = MG.
- L’angle a que forme A0 H avecTa perpendicu-
- p.1x244 - vue 244/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 245
- Remarquons que pour calculer la valeur de v^E, nous n’avons nullement besoin de construire le point H. Nous savons en effet que la longueur M0M (M0 centre du cercle de fonctionnement du moteur court-circuité) a la valeur
- M0M = l- A0II = ^ AI„,
- d’où
- Pour trouver l’angle a il suffit d’abaisser une perpendiculaire de M0 sur la ligne OA^ de glis-sement^,.
- L’angle de calage des balais a est celui que forme M„ M avec cette direction.
- Rappelons-nous que R2 a la valeur
- R2 = / g -j-
- ri étant la résistance du rotor y compris la résistance des balais, et rt la résistance du transformateur de réglage. Or/velparsuiteRg et c varient .avec le rapport de transformation v«. La construction que nous venons d’indiquer présente donc une certaine difficulté. Pour construire le point G il faut en effet connaître la valeur de c, qui, elle, dépend de vt, valeur que l'on veut déterminer. Il faudrait donc admettre une certaine valeur de R2, construire vt de la façon indiquée et répéter cette construction jusqu’à ce que la valeur de Ra admise corresponde à la valeur de v< déterminée.
- Pratiquement, il suffît de faire cette construction pour le démarrage, pour les vitesses extrêmes et pour quelques vitesses intermédiaires. De cette façon on sera suffisamment instruit sur la variation simultanée du rapport de transformation et de l’angle de calage des balais.
- (A suivre). Edouard Roth,
- Belfort.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Les contacts dans l’appareillage électrique. Influences qui déterminent leurs qualités et leur fatigue. Règle pratique d’essai. — G.-J. Meyer. — Elektrotechnische Zeitschrift, a5 mars 1909.
- Dans un article précédent (*), l’auteur a donné des résultats d’expériences d’où résulte une infériorité très notable du cuivre par rapport au laiton au point de vue de l’emploi dans les contacts électriques. Aujourd’hui, M. Meyer recherche en premier lieu les raisons de cette surprenante infériorité.
- Il estime qu’on doit les chercher, non pas dans d’imperceptibles différences de la structure des deux métaux, puisque même un grossissement de 5o ne révèle rien à cet égard, ni dans les élasticités inégales que présenteraient les petites aspérités de la surface de contact ; la raison qu’il en donne est beaucoup plus curieuse : tout viendrait, d’après lui, de ce que l'air adhère d une manière très différente sur une surface polie selon le métal qui. la constitue.
- Au contact de toute surface se trouve une couche
- (‘) La Lumière Electrique, tome VI (20 série), p. 214.
- d’air adhérente, qui peut subir une compression selon la force avec laquelle on applique cette surface contre une surface congruente, mais dans aucun cas ne peut s’échapper par dilatation. Et alors il y aurait tout simplement une « attraction » plus forte entre le cuivre et l’air qu’entre le laiton et l’air, de sorte qu’un contact « cuivre sur cuivre » emprisonnerait une masse d’air plus forte qu’tin contact « laiton sur laiton »; de là viendrait la résistance supérieure du premier contact, et par suite, sa moindre valeur au point de vue de l’appareillage électrique.
- Quant au contact « laiton sur cuivre » qui paraît être le meilleur de tous, ses qualités peuvent s’attribuer avec vraisemblance à une influence électrothermique quelconque, sur laquelle les mesures faites n’ont pu donner aucun renseignement.
- D’autres gaz partagent naturellement avec l’air cette propriété d’adhérence sélective aux différents métaux. Il en est de même de nombreux liquides et aussi des graisses.
- On étudie naturellement l’influence de ces différents fluides sur la qualité d’un contact en relevant la courbe qui donne la résistance du contact en fonc-
- p.1x245 - vue 245/688
-
-
-
- 24<i
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série); —N» 21.
- tion de la pression exercée sur les surfaces qui le constituent.
- Les ligures i et a montrent une série de courbes de ce genre. Les pressions (abscisses) sont évaluées en atmosphères, les résistances (ordonnées) ou plutôt les résistivités, en milli-ohmspar centimètre carré.
- Atmosphères. Fig, i. — Laiton poli.
- Dans ces deux figures, les courbes relevées se rapportent :
- Courbe I, à l’immersion dans l’air (cas normal);
- Courbe II, à un contact laissé pendant onze jours dans le bâtiment des machines d’une installation à gazogène aspiré ;
- Courbe III, à un contact qui vient d’être légèrement graissé avec de la vaseline.
- 0.5 0.75
- Atmosphères.
- Fig. a. — Cuivre poli.
- On voit que la courbe II correspond à un cas nettement défavorable, tandis que la graisse produit une amélioration énorme. Sous les hautes pressions, les différences sont plus accusées pour le cuivre que pour le laiton.
- L’auteur décrit ensuite plusieurs essais de contacts, faits d’après la méthode de mesure des échauffements. Ces expériences ont montré que la courbe qui donne l’élévation de température en fonction du temps est une courbe logarithmique.
- Influence de la graisse,
- Lorsqu’un contact à pression élastique est graissé, il arrive un moment où l’élévation de température est suffisante pour faire écouler l’excès de graisse, et alors le contact s’améliore brusquement et sa température s’abaisse. C’est ce point de discontinuité que met en évidence le diagramme de la figure 3.
- Les points relevés expérimentalement sont indi-
- qués par de petits cercles, et le premier tronçon de courbe est prolongé par extrapolation.
- Si on laisse refroidir l’appareil et qu’on le remette en charge, on trouve une nouvelle courbe logarithmique indiquée en pointillé au-dessous de la première, et qui correspond à une « constante d’inertie » plus élevée ('). Dans l’espèce, la constante d’inertie b passait, ainsi de la valeur
- b = 3 290 à 3 960 Amp.3/degré.
- Influence de l’huile.
- De même en opérant sur un balai courbe constitué uniquement par des lames de cuivre, qu’un poids de 52kg appliquait sur un bloc de laiton, l’auteur a obtenu, pour une charge continue de 1 000 ampères, les valeurs suivantes de la constante d’inertie : i° Contact poli et sec b — 24200 Amp.2/degré
- 20 Contact poli, dans l’huile b = 49 600 »
- 3° Contact paré, sec b = 33 400 »
- 4° Contact paré, dans l’huile b = 91 000 »
- Influence des gaz.
- Le tableau I résume les résultats d’expériences faites par l’auteur sur un interrupteur mis en (*)
- (*) L’auteur définit : constante d’inertie, la quantité b qui intervient dans la formule :
- J2
- qui donne l’échaull'emenl t en fond ion de l'intensité .1.
- N, D. T,
- p.1x246 - vue 246/688
-
-
-
- 247
- 22 Mai 1909. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- charge en courant continu, avant et après immersion de quatorze jours dans du gaz.
- On voit que le dernier résultat est mauvais, mais pas beaucoup plus en somme que celui qui correspondait à la première mise en charge, ce qui prouve qu’il restait encore un peu de graisse entre les surfaces.
- Tableau 1
- Dans toutes les expériences précédentes, les échauffements ne dépassaient pas 3o° Celsius, de sorte qu’on pouvait avec une approximat ion suffisante considérer la courbe comme logarithmique. Au delà de cette limite, cela n’est plus possible; l’auteur cite à cet effet une expérience faite sur un interrupteur, dont les résultats sont indiqués par le diagramme figure /|.
- CONTACT I Ressort à l’avant 1 CONTACT II Ressort à l’arrière CONTACT III Ressort | à l'avant { CONTACT IV 1 Ressort ! à l’arrière j
- ire mise en charge : Sec 3 190 3470 3 45o 3 »65
- mise en charge : Graissé * 3 980 4 0.90 4 otio
- 3° mise eu charge :
- Après immersion de quatre jours dans le gaz 4.780 5470 a 270 3 7‘rô
- 4e mise en charge : Après immersion de quatre semaines dans le gaz... 090 3 65o 3 o3o 3 400
- Dans l’expérience précédente, le contacl était d’abord graissé, puis plongé dans le gaz; l’auteur a aussi suivi le procédé opératoire inverse, qu’il a appliqué à un réducteur de batterie; voici les résultats obtenus (tableau II) qui son surtout intéressants aù point de vue théorique, car il est douteux, d’après les détails fournis par l’auteur, que l’on puisse pratiquement faire subir à un appareil une préparation analogue à celle que l’auteur avait réalisée.
- Tableau II
- ÉTAT DU CONTACT BARRE BALAI SUPÉRIEUR BALAI INFÉ- RIEUR
- Couran t contin U.
- Sec, non nettoyé 3 080 5 000 environ 4780
- A près.quatre semaines d im-
- mersion dans le gaz '*. 055 2 3oo 3 4^5
- Graissé 3 040 3 290 G 000
- Retravaillé à neuf 3 140 4 000 5 180
- 'Près soigneusement ajusté. 3 5oo :> 070 0 290
- Courant alternatif.
- Sec, non nettoyé 2 680 au-des. de 4 000 3790
- Après quatre semaines d’im-
- mersion dans le gaz 2 610 a35o 2 95o
- Graissé 2 790 3 6a5 5 a5o
- Retravaillé à neuf et ajusté
- très soigneusement 3 i3o 4 36o 5 55o
- Un voit le rôle joué par l’habileté de l’ouvrier ajusteur.
- v$0 ISO S19
- Ko >so :>o ?oa sio .100 uo fso vio
- Minutes.
- Fig'. 4.
- On mettait en charge avec du courant continu d’intensité donnée et l’on poussait jusqu’au régime permanent; puis on recommençait avec une autre intensité, supérieure à la première, et ainsi de suite. On constatait alors que la courbe n’était nullement logarithmique et que la quantité h n était plus une constante. Elle variait selon la courbe fig. 5.
- . ;woo
- Degrés.
- Fig. 5.
- Dans la figure 4 les abscisses représentent les minutes, et les ordonnées, les degrés Celsius, Dans la figure 5, les abscisses sont des degrés, les ordonnées étant les valeurs de b en amp.2,degré.
- Avec cet interrupteur, on pouvait pousser réchauffement jusqu’à iao°, sans provoquer d’augmentation brusque de la résistance du contact.
- p.1x247 - vue 247/688
-
-
-
- 248
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 21.
- Fatigue d’un contact.
- Définition. — Lorsqu’on arrive à une certaine température, on dépasse la limite d’élasticité des matériaux; c’est lorsque cette limite est atteinte qu’on dit que le contact est fatigué.
- Ce fait se traduit par une diminution de la pression (qui jusque-là avait crû régulièrement par suite de la dilatation des surfaces en regard), et par suite par une élévation de la résistance et de la température. Dès lors on entre dans un cercle vicieux, la détérioration du contact se poursuivant à chaque
- 40 </0 KO SO 100 110 no
- iaoe minute, c’est-à-dire au bout de i heures, des points anguleux qui décèlent que la limite de fatigue est atteinte.
- 11 résulte des expériences de M. Meyer que, dans la plupart des cas, les températures critiques sont si basses qu’il y a lieu de tenir compte à ce point de vue des variations de la température ambiante elle-même.
- Durée de l'essai d’un contact.
- Pour déterminer la durée que doit avoir l’essai d’un contact, on peut se servir de la courbe logarithmique. Son équation est, en tenant compte de la température ambiante :
- t étant réchauffement;
- J l’intensité du courant de charge; e la base des logarithmes népériens; b la constante d'inertie ;
- s l’époque du commencement de la mise en charge. On peut appeler constante de temps, le temps que met le contact à s’échauffer d’une quantité égale à la
- fraction i — —,soit 63 % de l’excès de température
- en régime permanent.
- Soit a cette constante, si l’on connaît les températures Ti et t2 correspondante deux époques s, et s2, avec :
- ^2 —
- on pourra calculer les deux constantes par les formules :
- Minutes Fig. 0.
- a
- log
- "Ci
- Xi
- instant d’autant plus vite qu’elle est déjà plus avancée.
- En refroidissant un contact fatigué, on ne retrouve plus la pression initiale; si dès lors on le remet en charge, il s’échauffe encore plus vite que la première fois, et ainsi de suite.
- La figure 6 montre le processus du phénomène dans le cas d’un disjoncteur à minima à courant continu ; les courbes donnent les degrés en fonction du temps écoulé (en minutes) et présentent, vers la
- La partie de l’appareil pour laquelle la constante a a la plus grande valeur est là plus lente à s’échauffer et en pratique la courbe logarithmique atteint la région de régime permanent au bout d’un temps égal au quadruple de la constante de temps.
- D’où cette règle pratique :
- Règle. — a étant la constante de temps la plus forte qui intervienne dans Réchauffement d’un appareil, la durée de l’essai doit être égale à 4 a.
- R. G.
- p.1x248 - vue 248/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 249
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages [dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Vectors and vector diagrams applied to the alternating curi'ent circuit. — W. Oamp
- et C.-F, Smith. — i volume in-8 carré de 2a2 pages avec r 14 figures. — Longmans, Green and C°, éditeurs, Londres. —Prix : cartonné, 9 fr. 5o.
- Les diagrammes vectoriels sont aujourd’hui universellement en usage pour tous les calculs relatifs aux circuits alternatifs. Il est donc du plus haut intérêt pour l’ingénieur de bien connaître les règles de calcul qu’on peut leur appliquer.
- Steinmetz avait déjà énoncé une théorie générale très satisfaisante, avec un choix de notations si heureux qu’il reste peu de chose à y retoucher; néanmoins on pouvait y apporter quelques perfectionnements, et c’est ce que MM. Cramp et Smith ont fait dans leur clair et savant ouvrage.
- Ils reprochent en particulier au système de Steinmetz d’être trop souple, de telle sorte qu’on est tenté d’en porter l’application au delà des limites où elle est légitime.
- La multiplication des vecteurs constitue un des points les plus délicats. Les auteurs ont pensé qu’il y avait intérêt à distinguer l’opérateur jdu vecteur-unité correspondant ; ils conservent la notation j pour l’opérateur seul, et évitent ainsi les confusions, sans altérer sensiblement la commodité d’usage du système de Steinmetz.
- La répartition des chapitres est faite de telle sorte que chaque chapitre correspond à une question bien déterminée et se suffit à lui-même ; d’ailleurs voici un aperçu du plan de l’ouvrage :
- Représentation des vecteurs ;
- Algèbre vectorielle;
- Multiplication des vecteurs ;
- Self-induction et induction mutuelle ;
- Le transformateur ;
- Moteurs d’induction ;
- Moteurs alternatifs ;
- Produit de deux vecteurs ;
- Extension des diagrammes vectoriels ordinaires en vue d’étudier rapidement l’influence mutuelle des variations des différentes quantités qui y entrent;
- Exemples d’applications de ces diagrammes généralisés.
- Les dispositions typographiques et la clarté des ligures rendent la lecture aisée et les recherches rapides.
- R. C.
- CORRESPONDANCE
- Chronique financière.
- Monsieur le Rédacteur en Chef,
- Dans la Chronique industrielle et financière de votre numéro du 8 courant, qui parle de la situation de notre Compagnie, s’est glissée une erreur matérielle que nous serions désireux de voir rectifiée. 11 est dit (page 191) cpie « la part du Conseil dans la répartition est équivalente à plus de la moitié de celle des actionnaires ». Or, si vous voulez bien examiner la répartition des bénéfices votés par l’Assemblée générale de nos actionnaires le t> avril 1909, vous verrez que la somme attribuée au Conseil d’Administration n’est que de 616 fr. 79, soit environ 5 % delà part attribuée aux actions.
- Nous vous serions obligés de bien vouloir publier la présente lettre dans votre prochain numéro et vous en remercions vivement d’avance.
- Veuillez agréer, etc.
- COMPAGNIE GÉNÉRALE I)'ÉCLA1RAGE ET DE FORCE.
- Le Directeur :
- Meyer.
- Paris, i3 mai 190g.
- p.1x249 - vue 249/688
-
-
-
- 230
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N» 24.
- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX
- Le Monopole de la distribution de force motrice pouvait-il être stipulé dans une concession municipale avant la loi du 15 juin 1906? Obsei'vations au sujet d’un arrêté du Conseil de Préfecture de l’Aisne du 15 janvier 1909 (*).
- Par arrêté du i5 janvier 1909, le Conseil de Préfecture de l’Aisne a tranché une série de questions des plus importantes pour les électriciens qui, avant la loi du 15 juin 1906, ont passé des conventions avec des municipalités pour la distribution de force motrice.
- 11 est superflu de faire remarquer qu’ils sont nombreux et que la lecture de cet arrêté peut suggérer d’utiles réflexions.
- Mais si l’on veut en bien comprendre la portée, il est nécessaire de rappeler quel est l’état actuel de la législation sur les concessions municipales de lumière et d’énergie.
- L’article 8 de la loi du iü juin 1906 a permis, pour Véclairage seulement, le monopole et encore il l’a limité de telle façon que le distributeur de force motrice, venant même postérieurement, pourra sans difficulté donner l’éclairage industriel dans les locaux où est installé le moteur que son courant actionne.
- Quant à la simple concession de force motrice, elle ne saurait être accompagnée d’un monopole.
- Et si d’aventure, une municipalité trop complaisante entendait l’accorder, même par une disposition formelle, il y aurait nullité radicale : la liberté des contrats a comme limite naturelle la prohibition insérée dans un texte de loi.
- En était-il de même avant la loi de 1906?
- Dans la décision que l’on va lire, le Conseil a admis, d’une façon très catégorique, que la commune à cette époque pouvait confiera un industriel la distribution de la force motrice, et même promettre qu’il serait seul à faire cette distribution.
- Voici les faits qui ont donné lieu à cette décision :
- La Société Saint-Quentinoise, de Force Mo-
- (l) Voir le texte du jugement dans le numéro précédent.
- | trice, de Chauffage, d’Éclairage et de Distribution d’Eau, déclara un jour avoir à se plaindre de ce que, par le fait de la municipalité, une concession de tramways électriques lui avait échappé, pour être accordée à la Société des Tramways de Cambrai, bien qu’elle se fût offerte à plusieurs reprises pour réaliser tous les plans de traction que la ville pouvait avoir en projet.
- Dans son mémoire du ao septembre 1907, elle présentait le raisonnement suivant : « Par un cahier des charges, régulièrement approuvé, et signé à la date du 9 juillet 1889, j’ai obtenu le monopole de tout ce qui regarde la force motrice or, la traction d’un tramway suppose évidemment une production de force motrice. Donc, j’ai au moins un droit de préférence à tout autre, pour ce genre de concession, et en passant outre à mes nombreuses protestations, notamment en traitant avec une société étrangère, malgré la réserve plusieurs fois réitérée par moi-même de tous mes droits, la ville a commis une violation de mon contrat, et le chiffre de mon préjudice ne peut être établi que par une expertise.
- Tel est le résumé du premier mémoire.
- Puis, quelque temps après, la Société se plaignait d’un nouveau fait; elle avait demandé une autorisation de voirie pour placer sur une route municipale un ci'ible électrique afin de transporter de la force dans l’usine d’un sieur. Cuvilliers, constructeur. Le maire lui accorda cette autorisation d’abord, puis lui fit défense, par ministère d’huissier, de s’en servir, arguant comme prétexte d’une certaine irrégularité dans l'instruction de l’arrêté d’autorisation.
- De ce chef, naquit un nouveau mémoire contre la ville, dans lequel la Société reprocha ce refus au maire, comme contraire au contrat intervenu.
- A. ces mémoires, que répondit la Ville .1
- Sur la question du tramway, d’abord, elle déclare qu’elle a outrepassé ses droits, en donnant un monopole de force motrice, pour lequel l’Etat, seul, eût été compétent. Puis, sur le second fait, refus de l’autorisation Cuvilliers, elle déclare, allant plus loin, que même la simple concession de force motrice lui était interdite, la
- p.1x250 - vue 250/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 251
- force motrice ne pouvait, à la différence de la lumière, faire l’objet d’une concession municipale.
- *
- * *
- Saisi par les deux parties en cause d’une façon si catégorique de cette double question, le Tribunal administratif lie pouvait pas esquiver l’obligation de donner une réponse de principe, il n’aurait su ni recourir à une expertise avant faire droit, comme un tribunal de cette nature aime à le faire, ni donner une solution mixte.
- Et voici comment il trancha la difficulté:
- A. — En ce qui concerne le monopole de la concession de force motrice, il faut prendre le texte du contrat : d’après les termes qui y sont insérés, le bénéfice de la distribution explosive « porte aussi bien sur la force motrice que sur l’éclairage. » Le tribunal ne saurait faire une distinction que le texte ne comporte pas, et doit en faire la stricte application.
- B. — En ce qui concerne la qualité « d’autorité concédante » que la Ville s’est arrogée dans le contrat, elle l’a prise à bon droit. « Il est de « jurisprudence, dit le Conseil, de traiter comme « services publics les grandes entreprises qui « ont pour but de satisfaire les besoins privés, « collectifs des habitants, et de reconnaître « qu’elles peuvent être l’objet d'un monopole de « fait. »
- De la lecture de ces principes établis dans les motifs du jugement, on peut aisément déduire quel sera le dispositif :
- En ce qui concerne l’autorisation Cuvilliers, il prononce que le refus a fait grief à la Société, puisque le lien contractuel même avec monopole est valable. En ce qui concerne la concession des tramways, le tribunal admet que ce serait aller trop loin que de consacrer en faveur d’une Compagnie de distribution de force motrice, un droit de préférence à tout autre pour obtenir une concession de tramways électriques; on se heurterait à une difficulté insurmontable, lorsque le pouvoir concédant doit être l’Etat; or, cela se produittoutes les fois que le parcours du tramway doit emprunter en tout ou en partie la grande voirie, et précisément l’hypothèse se réalisait à Saint-Quentin, pour les routes nationales, nos 3o et 44*
- Mais cela n’empêche pas le Tribunal administratif de décider que la Ville a commis une faute, en ne faisant pas au moins tout ce qui dépendait d’elle pour que ladite concession de tramways ne soit pas attribuée à la Société concessionnaire de force ; il a entendu ainsi reprocher î\ la Ville, soitd’avoirémis des avis en faveur d’uneautresociété, notammentdela Compagnie des Tramways de ('.ambrai, soit de n’avoir point, autant que possible, demandé que cette Société se pourvut de force motrice, auprès de la Société Saint-Quentinoise, et ordonne xme expertise pour déterminer quel serait le préjudice causé, ou, si l’on veut, quel est le bénéfice qu’aurait fait la Société en vendant des kilowatts à la Compagnie des tramways, d’après le prix moyen accepté ilans la région, pour une vente normale et constante.
- *
- * *
- On comprend sans peine quelle est l’importance des solutions ci-dessus analysées et l’on ne peut s’empêcher de désirer que le différend soit soumis au Tribunal administratif suprême qui, seul, a qualité pour donner une solution définitive à des questions si sujettes à controverses.
- Tout d’abord est-il vraiment certain qu’une société ait pu, avant la loi de 1906, sc faire consentir une concession de distribution de force motrice avec monopole ? En d’au tres termes, est-il absurde, ou au moins inexact de dire que ce monopole qui, aujourd’hui, n’est possible que pour la distribution de l’éclairage et est formellement interdit pour la force motrice était licite, pour ces deux distributions, avant l’apparition de la loi qui a codifié les principes de la concession d’énergie? Si l’on se place à un point de vue en quelque sorte historique et si l’on attache imprudemment quelque valeur juridique aux avis du ministre des Travaux publics, la solution apparaîtra comme facile ; avant la loi de iyoG, le ministre refusait aux communes le droit de donner même une concession municipale d’énergie; cela a été dit, répété et plusieurs fois écrit. A plus forte raison, les hautes sphères administratives ne pouvaient-elles admettre que la commune donnât une concession avec monopole.
- On peut consulter sur ce point :
- A. — La lettre du ministre Viette à M. le Pré-
- p.1x251 - vue 251/688
-
-
-
- 252
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N» 21.
- fet du Rhône, en dale du août 1893, intervenue dans les circonstances suivantes (*) :
- M. Supery, directeur de la Compagnie régionale d’électricité, avait demandé, en 189a, au Préfet du Rhône, l’autorisation de placer ses fils électriques, pour une distribution de force électrique et de lumière, sur diverses voies de toute nature (nationales, départementales, vicinales, urbaines et rurales), situées dans les cantons de l’Arbresle, Beaujeu et Belleville.
- Deux difficultés furent d’abord soulevées par M. le Préfet du Rhône, au sujet desquelles il consulta, le 6 décembre 1892, le ministre des Travaux publics.
- Voici la première: Le projet de M. Supery devait s’exécuter dans les communes éclairées au gaz, et pour lesquelles des Compagnies concessionnaires avaient un monopole relativement à la lumière électrique. Le Préfet pouvait-il autoriser la pose de fils même destinés à ne produire que l’énergie électrique, soit pour les services municipaux, soit pour l'usage des particuliers?
- La seconde était ainsi formulée : Les fils conducteurs de M. Supery devaient porter la lumière sur des communes libres de tout engagement, mais ils devaient pour cela emprunter la voie de certaines communes liées à des Sociétés d’éclairage électrique. Cette dernière circonstance était-elle de nature à empêcher l’autorisation ?
- On ne comprend pas très bien les scrupules du Préfet. En quoi l’installation d’une distribution d’énergie peut-elle gêner celle de la lumière, et pourquoi la simple traversée d’une ville liée par un monopole ne pourrait-elle pas se faire, si la distribution doit avoir lieu dans une autre commune supposée, par hypothèse, absolument indépendante ?
- Aussi le ministre a soin de répondre que les autorisations pourront être données, à condition que l’énergie ne serve pas à la production de la lumière, c’est-à-dire sous réserve de l’insertion, dans les autorisations à délivrer, « d’une clause « spéciale analogue à celle qui est spécifiée à « l’article 34 du cahier des charges annexé à la « loi du 9 juillet 1892, portant concession d’une « distribution d’énergie électrique à Lyon, de
- () Voir le texte intégral de cette lettre à mon livre: Autorisations et concessions administratives. Librairie Gratier, a3, Grande-Rue, Grenoble, p. 15?.
- « manière à restreindre exclusivement l’usage de « la distribution au but en vue duquel les auto-« risations seraient accordées ».
- Mais, passant à la question d’autorisation proprement dite, M. le ministre la déclare impossible, parce que, pour les motifs expliqués dans la circulaire du i5 août 1893, relative à l’éclairage, il lui paraît utile de soumettre l’occupation des voies publiques à un contrat de concession avec tarif maximum. « Il résulte des principes « exposés, dit-il, que la distribution d’électricité « projetée par la Compagnie régionale d’électri-« cité doit faire l’objet d’une concession avec « cahier des charges et tarif maximum, et que « l’Administration ne saurait laisser installer les « ouvrages de cette distribution sur la voie pu-« blique, moyennant une simple permission de « voirie qui, n’ayant compétence que pour déter-« miner les conditions d’occupation du domaine « public, laisserait le public sans défense ni « garantie contre les exigences de l’exploitant. »
- Enfin — et c’est sur ce point que la thèse du ministre est étrange — la concession de la force motrice doit être donnée, non par l’Administration municipale, mais par l’Etat, au moyen d’un décret rendu en Conseil d’Etat après enquête. Si l’on se rapporte au texte que nous citons, l’on voit que les motifs de cette décision, la seule qui nous intéresse, sont les suivants :
- i° Tout ce que la loi ne comprend pas explicitement dans la compétence de la commune, en matière de concession de services à rendre au public, est de la compétence de l’Etat.
- Ainsi les distributions de lumière sont des services municipaux, aux termes de la loi de 1884, donc la commune peut accorder la concession; inversement, la distribution d’énergie n’est pas comprise dans la loi de 1884, l’Etat seul sera compétent.
- Nous verrons plus loin ce qu’il faut penser de cet argument.
- 20 L’entreprise de Jonage (forces motrices du Rhône) a été concédée par l’Etat, dit le ministre, bien qu’elle fût exclusivement municipale. C’est là une erreur absolue. L’Etat était compétent pour la création de la chute, et la déclaration d’utilité publique du canal de Jonage ne pouvait, vu son importance, être prononcée que par le pouvoir législatif. Mais l’administration, chargée de préparer le projet de loi sur la dérivation, s’était abstenue de prévoir tout ce qui regardait
- p.1x252 - vue 252/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- KfiVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 45a
- la distribution de la force motrice, prétendant, à très juste titre, que le cahier des charges et le contrat à intervenir ne pouvaient être faits que par la ville de Lyon.
- Le gouvernement objecta que rentreprise de Jonage pouvait être appelée à fournir du courant aux autres communes et qu'il était préférable d’établir en une seule fois tout ce qui regardait le projet mis en œuvre. C’est donc en raison de son caractère inter-communal, et comme dépendance immédiate d’une dérivation d une rivière classée, que la concession a été donnée par l’Etat.
- 13. — Les travaux préparatoires de la loi de 1906, rapport de M. Cuillain, sur le premier projet de loi (').
- On y lit l’affirmation de ce principe, que si la loi nouvelle est nécessaire, c’est, pour donner aux communes la compétence qui leur manque, c’est-à-dire la capacité juridique pour faire un contrat, de cette nature, puis les faire sortir du régime de la simple autorisation de voirie, de ce cadre étroit qui, s’il faut en croire le rapporteur, était, seul possible au moment ou il écrivait.
- Il s’exprime ainsi : « L’intervention de l’auto-« rite publique est nécessaire, puisque pour « transporter l’énergie et la distribuer à domi-u cile, il faut toujours suivre les voies publiques « et, qu’en outre, il faut quelquefois passer sur « les propriétés particulières, et souvent s’y « appuyer dans la traversée des agglomérations. « Or, dans l’état actuel de la législation, l’admi-a nistration (nous le montrerons plus loin en « commentant les articles de notre projet de < loi) ne peut donner aux transports d’énergie, « pour l’occupation des voies publiques, que des « permissions de voirie toujours précaires et ré-* vocables; aucune autorité, sauf le pouvoir u législatifs n’a qualité, ni pour consentir un bail « d’occupation, un acte de concession, qui donne « à l'entrepreneur le minimum de sécurité néccs « sairc pour atlirer les capitaux, ni pour lui « imposer en échange de cette sécurité et du « bénéfice de l’occupation des voies publiques, << certaines obligations envers le public, soit « quant au prix maximum de la fourniture de « l’énergie, soit quant aux autres conditions de « cette fourniture. » (*)
- (*) Voir mon livre Commentaires de La Loi de 190b, page 1 i?>. Gratier el Rey, éditeurs à Grenoble,
- Telles sont les autorités sur les quelles s’appuyait la ville de Saint-Quentin.
- En matière de jurisprudence, il nous semble qu’elle n’avait aucune citation à faire ; comme nous l’avons indiqué, le Conseil d'Etal 11’a jamais été saisi de la question ; sans doute, on peut dire que, consulté par l'Administration, le Conseil, sous forme d’avis, a plusieurs fois affirmé que la concession de force motrice n’étail pas de (.‘elles qui.- peuvenl avoir, à leur base, un décret d’utilité publique (noie du 11 février i8qfi, co.in-mune de Sassenages. Note du îi mars 189(1, commune d’Àllevard. Noie du % septembre (<898, commune de Château-Chinon).
- Mais eela n’est pas une preuve péremptoire de l’idée qu’il se faisait sur la légalité de la concession municipale. Jl est préférable de penser que dans les espèces qui ont donné lieu aux avis ci-dessus, le Conseil a envisagé le mode; de création de l’énergie beaucoup plus que le mode juridique de sa distribution, et a déclaré, comme il l’a dit pour la dérivation du Lignon, projetée par la ville de Saint-Etienne, que si l’on est bien obligé de faire des expropriations pour les dérivations d’eaux .potables — car il faut bien souvent prendre l’eau de vive force dans les localités où elle surabonde — il n’est jamais rigoureusement nécessaire d’exproprier les particuliers pour établir une source d'énergie que le charbon acheté à la mine j>cut aussi bien fournir.
- Si Ton tenait à faire parler le Conseil d’Etat en fouillant dans des affaires un peu semblables, on trouverait peut-être plus sûrement sa pensée — au moins implicite — dans une décision qu’il a rendue le 5 janvier 1907, sur pourvoi contre un arrêt du Conseil de Préfecture d’Auxerre. L’espèce qui lui était soumise portait sur la question de savoir si un concessionnaire, ayant le droit exclusif de distribution et de vente d’énergie électrique, est tenu de fournir la force motrice à toute réquisition, ou si l’on peut dire qu’il n’aura à la fournir que pendant la période destinée à la production de la lumière.
- Il fallait pour cela interpréter un contrat, qui, dans son article premier, contenait bien l’indication d’un monopole de force motrice comme de lumière.
- Le Conseil n’a pas hésité à interpréter un contrat pareil et, si vraiment il avait eu dans l’idée qu’une stipulation de celte nature lut radicalement nulle sous la plume d’un maire, il n’aurail
- p.1x253 - vue 253/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLEGTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 21.
- 254
- probablement pas commencé la rédaction de son arrêt, comme il l’a fait, c’est-à-dire de la façon suivante : « Considérant que par le décret du k i9. juillet 1S98 susvisé, la Ville d’Auxerre a <• concédé au sieur Dehaiguin, agissant pour le «< compte de la Compagnie, le droit exclusif'de u distribution et de vente de Vénergie électrique’, « dans toute l’étendue du territoire communal. » N’aurait-il pas été plutôt conduit à admettre que ce contrat, au point de vue de la force motrice, n’avait aucune valeur?
- ¥ ¥
- Pour nous, il nous semble que la solution ne doit être donnée ni par les avis ministériels, ni par les travaux préparatoires de la loi, ni par les déductions tirées plus ou moins indirectement d’affaires vaguement semblables. Le problème est celui-ci : sur quel texte s’appuie-t-on pour dire, plus ou moins solennellement, qu’en matière de concession le pouvoir municipal a été limité aux concessions d’éclairage? Et qu’en conséquence, une commune ne saurait enfreindre cette barrière, rigoureuse et inflexible ?
- On voudra bien retenir qu’une affirmation destinée à restreindre une liberté ne saurait être juridique si elle n’est pas basée sur un texte.
- Or, en matière de concessions municipales, on ne saurait citer que deux articles : le premier, l’article ii5, est relatif aux formalités d’approbation des concessions a à titre exclusif ou pour « une durée de plus de trente années des grands « services municipaux ». Il nous semble évident, « qu’on ne saurait tirer aucune idée restrictive « des mots : « grands services municipaux o, il suffira, et c’est ce que nous nous efforcerons plus loin de déterminer, de dire ce que c’est qu’un grand service municipal. Mais si, de cette définition, il résulte que la concession de distribution d’énergie rentre dans cette catégoiie, ce texte, loin d’exclure l’idée d’une concession possible en pareille matière, serait plutôt un motif pour l’accepter.
- Le second article — article iVl — relatif aux recettes municipales, habilite la commune à toucher et à faire siens « les produits des conees-« sions d’eaux, de l’enlèvement des boues et im-« mondices de la voie publique et des autres « concessions ».
- On nous dispensera de remarquer que le mot
- autres n’a jamais passé pour un texte restrictif...
- Ainsi donc nous devons rechercher seulement, avec le Conseil de Préfecture de l’Aisne, ce que la loi entend par un grand service municipal. Est-ce simplement un service dont la municipalité, comme personne morale, en tant que propriétaire par exemple, est seule à retirer avantage, par exemple, l’éclairage des rues et des places publiques, des batiments communaux, entretien des propriétés communales, force motrice pour l’élévation des eaux destinées aux fontaines publiques? Cela n’a jamais été admis par personne, pas même par l’administration. Dans les documents que nous citons plus haut, elle est, en effet, la première à admettre la concession « d’éclairage privé ». Ce serait, de plus, confondre dans bien des cas deux choses très distinctes : la concession administrative et le marché de fournitu res.'Est-ce simplement un service annexe aux services ci-dessus énumérés, comme par exemple l’éclairage privé, mais en tant qu’il est adjoint à un éclairage public ? Un service de force motrice en tant qu’il est l’accessoire d’un contrat de fournitures pour une entreprise d’utilité publique ? On ne saurait l’admettre, sans déclarer nulle, par voie de conséquence, toute concession municipale, qui ne rendrait pas service directement à la commune elle-même. C’est dire qu’il faudrait annuler les concessions portant sur des moyens de locomotion, tels, par exemple, que le service des Omnibus.
- Or, bien que la concession d’un service d’Omnibus parla municipalité ne soit pas visée expressément, par la loi municipale de 188/,, ni même indirectement, il n’est pas douteux que cette concession est absolument licite ; et sa validité peut se réclamer d’un article formel de la Cour de Cassation qui a statué sur ce point, dans un arrêt extrêmement intéressant du 28 février 1872 (Dalloz, 18^3, 1, p. 61).
- La Ville de Marseille avait eu des difficultés avec la Compagnie Lyonnaise d’Omnibus. Ayant perdu son procès, à la Cour d’Appel d’Aix, elle soulevait, devant la Cour de Cassation, une question de compétence, disant que le Tribunal judiciaire n’avait pas qualité pour juger le différend, car son contrat avec la Compagnie était un marché de travaux publics. Puis, en deuxième lieu, et c’est ce qu’il faut retenir, elle soutenait qu’il était contraire à l’ordre public de donner à une
- p.1x254 - vue 254/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 235
- Compagnie un monopole de fait, en lui assurant, à titre exclusifs un droit d’occuper le terrain municipal exclusivement à toute autre Compagnie. La Cour a rejeté ce second moyen, d’abord parce qu'il lui était présenté pour la première lois, mais aussi parce qu’elle l’a jugé inopérant. On ne peut s’empêcher d’être frappé par l’exactitude des termes dont s’est servi dans son rapport M. le conseiller Rau.
- Analysant le contrat, il disait fort juslement qu’il se résume en ceci : « C’est une promesse « faite par une Ville, à Litre, qnéreux, envers un « entrepreneur de voitures, d’un droit exclusif de « stationnement sur la voie publique, avec circu-« lation sur ladite voie, et cela est très licite et « très valable. »
- Et alors on arrive à se demander si les mêmes termes ne pourraient pas s’appliquer, avec des changements insignifiants, à la concession municipale d’énergie. En réalité, la Ville peut parfaitement ne pas user elle-même de l’énergie motrice qu’elle fait venir dans son périmètre, de même que, comme Ville, elle n’use pas du moyen de transport qui s’appelle l’Omnibus.
- Mais, pour remplacement des canalisations qui transportent le courant, elle promet au concessionnaire qu’il sera seul à avoir une autorisation, de même qu’elle promet à la Compagnie des Omnibus qu’elle sera seule à pouvoir faire occuper par ses voitures certains emplacements; puis cette stipulation exclusive étant faite, elle a
- le droit d’imposer a ceux qui en bénéficient certaines conditions de prix qui sont, pour la collectivité des habitants qui veulent user de ce service, une garantie contre toute exploitation.
- Et alors, nous conclurons, comme nous y convie en quelque sorte le conseiller rapporteur, en disant qu’il n'y a rien en soi d'illicite à ce que la commune, pour un temps déterminé, fasse l’abandon exclusif, à un concessionnaire, d’une parcelle de son domaine public, en y adjoignant une stipulation pour autrui, afin d’assurer des garanties h toute personne voulant user des « services » qui pourront être rendus.
- *
- * *
- L’arrêté du la janvier 1909 précise encore un fait : quand il y a un lien contractuel, il n’appartient pas au maire d’une commune de refuser lino autorisation au concessionnaire.
- Sans doute, une question embarrassante se pose : le concessionnaire, en cas de refus, peut-il passer outre? Ne s’exposerait-il pas à une contravention? Nous renvoyons sur ce point à notre Commentaire de la loi de 190O, page, 87; mais nous constatons que, d’après l’arrêté que l’on a lu, le refus est la négation d’un droit et peut donner lieu à des dommages-intérêts à faire arbitrer par le Conseil de Préfecture.
- Paul Boucault, Avocat ù la Cour cl ‘Appel fie Lyon
- VARIÉTÉS
- Les usines hydro-électriques du Rhin.— Rapport de M. de Coppet, Consul français à Bâte.
- Entre Schaffhouse et Baie, le Rhin qui, sur presque tout ce parcours de i2okl*', forme frontière entre le Grand Duché de Bade et cinq cantons suisses, offre des conditions favorables à l’installation des forces hydrauliques. Une douzaine de chutes d’eau d’une hauteur variant de à ‘i\m et d’un débit moyen de 100 à 280"** à la seconde pourraient, si elles étaient toutes aménagées, produire une énergie évaluée au total, suivant les estimations les plus modérées, à 200 000 chevaux utilisables.
- Ces forces sont encore peu employées, d’une part
- à cause du coût élevé des travaux, de l'autre en raison de la nécessité d’obtenir les concessions de deux, et parfois trois souverainetés riveraines. En fait, il n’existe, jusqu’à présent, sur cette partie du tleuve que deux usines hydro-électriques, celle de Schaff-house et celle de Rheinfelden; ou peut mentionner aussi une installation de turbines à haute pression à la chute du Rhin près de Schaffhouse qui fournit une force de 8 000 chevaux à la Société pour l’industrie de l’aluminium de Neuhausen,
- L’usine de Schaffhouse, qui date de 1897, a élé aménagée par les Ateliers de construction Ocrlikon; elle appartient à la municipalité qui exploite elle-même ses services d’éclairage et de tramways. Les
- p.1x255 - vue 255/688
-
-
-
- 250
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N® 21.
- forces disponibles sont de 2.400 chevaux, les forces nécessaires de 1 400 chevaux environ. Le débit des génératrices électriques atteint 1 000 kilowatts dont le quart est réservé aux tramways ; la commune (16 000 habitants) compte 572 abonnés pour l'éclairage électrique qu'elle distribue h raison de 0,06 Thectowatt-heure.
- Beaucoup plus importantes, surtout au point de vue technique, sont; les forces motrices de Eheinfel-den qui ont été établies par une Société anonyme allemande (Kraftüberlragungswerkc) ayant son siège à Rheinfclden badois. Cette société, dont dix membres sur douze sont allemands, a obtenu en 1894 des gouvernements du Grand-Duché de Bade et du Canton d'Argovie la concession de Lutilisation des eaux du Rhin à deux kilomètres environ en amont de Rheinfelden sur un point où la chute est de 7m aux basses eaux. La concession n’est pas , limitée quant à la durée dans le Grand Duché de Bade, elle est de quatre-vingt-dix ans en Suisse à partir de 1898, date de l'ouverture de l'exploitation.
- Les installations de la Société se composent d’un barrage sur le Rhin, d'un canal latéral d’amenée de ik,n de long, d’un batiment sur la rive droite contenant 20 machines génératrices de 840 chevaux chacune, de 2 turbines à vapeur de réserve, d’ensemble 5 000 chevaux, d’un réseau de distribution de force à haute tension de 28okw, de 83 stations de transformateurs.
- L’énergie produite par l’usine de Rheinfelden —-
- 10 000 kw.— est complètement placée ; la moitié en a été cédée à bail dès le bébut pour la durée de la concession a deux sociétés d'électro-chimie dont les fabriques sont à Rheinfelden badois, moyennant bonification par ces sociétés de 3 millions de marks qui furent employés à l’amortissement des frais d’installations hydrauliques, et paiement d’une taxe annuelle collective de 10000 marks. Plusieurs autres abonnés importants sont des sociétés établies dans le voisinage immédiat de l'usine, tant en Suisse qu’en Allemagne. Le reste de la force est distribué dans les réseaux de la société, soit directement aux communes abonnées dont la principale est celle de Baie (1 000 kw., soit la moitié de ses besoins actuels), soit
- 11 des coopératives ayant pour objet l’achat cl la distribution de l’énergie électrique, notamment dans le tissage des rubans de soie à domicile.
- Le capital de la société, qui était à l’origine de \ millions de marks, a été porté on 1899 à f> millions de marks. Les dividendes ont suivi une marche régu-
- lièrement ascendante, passant de 4 % en 1897 k 8 % en 1906, 1907 et 1908.
- Depuis plusieurs années déjà, la Société des forces motrices de Rheinfelden est obligée de recourir k d’autres centrales pour suffire à la demande croissante d’énergie électrique. En 1907, la puissance totale de l’usine de Rheinfelden a atteint 94 millions de kilowatts-heure dont 54 millions absorbés par les deux sociétés électro-chimiques susmentionnées et les 40 millions restants distribués par les réseaux de la société, mais il a fallu se procurer encore 24 millions de kilowatts-heure tant au moyen de la machine k vapeur de réserve qu’auprès de l'usine électrique de Beznan sur l’Aar; en 1908, une autre usine de l’Aar, celle de Wangen, a été également mise k contribution.
- Or, depuis 1896, le Gouvernement du Canton de Bâle-Ville projette de construire une usine hydraulique à Angst, localité située sur le Rhin k distance k peu près égale de Baie et de Rheinfelden, afin de subvenir aux besoins toujours plus grands de force motrice et d’éclairage électrique. Comme le fleuve dépend k cet endroit de trois souverainetés : sur la rive droite le Grand Duché de Bade, sur la rive gauche les cantons d’Argovie et de Bâle-Campagne, les pourparlers pour l’obtention de la concession présentaient des difficultés considérables(4). Mais en 1903, la Société cle Rheinfelden se rendant compte que son usine commençait k devenir insuffisante, s’entendit avec l'administration bâloise pour la demande en concession et l'exécution des travaux. Cinq ans s'écoulèrent encore avant que les projets fussent arrêtés et les autorisations accordées, ce n’est qu’au mois de janvier 1908 que la concession fut obtenue à la fois du Grand Duché de Bade et des cantons d’Argovie et de Bâle-Campagne.
- Le Gouvernement de Bâle-Ville et la Société de Rheinfelden concessionnaires en commun de l'entreprise sont autorisés à établir un barrage de 200"1 sur le Rhin avec installations parallèles de turbines sur les deux rives du fleuve afin d’utiliser la chute de 8 h 9m que forme le Rhin entre Rheinfclden et Angst (rive suisse) et Wyklen (rive allemande). Chacune des deux installations contiendra 10 turbines qui procureront mie force de ir> k 20 000 chevaux. La
- (•) Le programme des travaux de ce genre doit, en outre être soumis au préavis de l’Inspection fédérale des travaux publics qui comprend un Bureau hydromélrique tout récemment transformé en une «Division d'hydrographie nationale ».
- p.1x256 - vue 256/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- totalité de la force à produire doit en principe être utilisée par moitié sur territoire badois.
- Les concessions ont été accordées par les trois gouvernements intéressés pour une durée de quatre-vingts ans à l’expiration desquels ceux-ci pourront disposer, sans indemnité, des forces hydrauliques. Le Gouvernement du Grand Duché s’est, d’autre part, réservé, pour cette concession comme pour celle de Rheinfelden, le droit de racheter les établissements existants sur le territoire badois moyennant un dédommagement équitable, correspondant au capital d’établissement, déduction faite de l'amortissement d’usage.
- Les travaux qui devaient commencer, d après l’acte de concession, dans un délai maximum de dix-huit mois, ont déjà été inaugurés, leur durée est fixée à sept ans, ruais il est probable qu’ils seront achevés en 1910 ou 1911. Les entrepreneurs sont: pour la rive gauche, la Société Buss, de Baie; pour la rive droite la maison Zschokke, d’Aarau, à laquelle de grands travaux hydrauliques ont été confiés tant en Suisse qu’à l’étranger (port de Dieppe, de Cadix, régularisation du Danube et du Tibre).
- Quant aux frais, ils sont évalués à *20 millions de francs environ. Chacun des deux concessionnaires se charge de la construction et de l’exploitation d’une des usines projetées. Le gouvernement de Bâle-Ville a obtenu le vote par le grand Conseil d’un crédit de 9 600 000 francs (*) pour l’obtention de la concession, racquisition des terrains et le paiement des travaux; une première annuité de 1 200 000 francs a été inscrite à cet effet au budget de 1908. De son coté, la Société des forces motrices de Rheinfelden a élevé son capital de 6 à 10 millions de marks et émis des obligations 4 i/a % pour f> o(>2 5oo marks.
- L’exécution de celte vaste entreprise permettra notamment l’électrification du réseau badois du YViesenthal qui est déjà expressément prévue (-), un emploi plus étendu de la force électrique dans cette vallée très industrielle de la Forêt-Noire; pour la ville de Baie, les avantages consisteront surtout dans une extension du service municipal électrique et sans doute aussi dans une réduction de tarifs (a); enfin le
- (*) Ce crédit ne comprend pa* les Irais d un réservoir de force hydraulique de fi 000 chevaux destiué à suppléer, à certains moments, aux déficits de l’usine hydro-électrique et dont la construction, évaluée à 700 000 francs, est envisagée par le Gouvernement de Bàle-Yille.
- (2) Les chemins de fer badois auraient loué par avance la force nécessaire moyennant 120000 marks par an.
- (3) Le prix de l’hectowalt-heure pour l’éclairage? a déjà été abaissé en 1907 de 7 à 6 centimes.
- 257
- Canton de Bàlc-Campagne s’est assuré par contrat une force totale de 4 000 chevaux qui sera principalement utilisée par l’industrie à domicile.
- Des travaux analogues à ceux en cours à Angst sont exécutés depuis le mois d’aout 1908 à Laufcn-bourg, commune argovienne située sur le Rhin, à 27kn) environ de Angst en amont. À cet endroit, le tleuve, resserré entre les contreforts du Jura et de la Forêt Noire, forme une chute de i3 mètres.
- Dès 1891, une Société bernoise de travaux hydraulique (Schweizerisch Drucklufte und Elektrizitàts-Gesellsehaft) soumit aux gouvernements badois et argovion son projet consistant à amener l’eau du lleuvo aux turbines par un tunnel creusé sous la ville de Lanfenbourg. Mais ce projet fut abandonné comme ne devant fournir qu’une force de 8000 chevaux et, dans une conférence internationale tenue à Aarau en 1898, on lui en préféra un autre préparé par un ingénieur de Londres, M. de Ferranti, de concert avec, une importante Société de Mülheim sur le Rhin : Felten und Guilleaumc Lahmeyerwerke et comportant essentiellement un barrage sans canal latéral ni tunnel.
- La Société bernoise précitée se rallia à ce projet qui donna lieu à une demande de concession en 1899. Mais il fallut huit ans pour arriver à vaincre les oppositions et les difficultés de toutes sortes qui surgirent alors; dans le Grand Duché-de Bade on craignait que la société concessionnaire ne tint pas suffisamment compte des intérêts publics et ne procurât la force électrique à des conditions trop onéreuses; en Suisse, clans certains cercles, on fit campagne contre un projet qui anéantirait le paysage formé par la chute du fleuve. Les propriétaires de pêcheries de saumon, les partisans de la navigation sur le Rhin avaient d’autre part des intérêts à faire respecter.
- Ce ne fut qu’en 1906 que tous ces obstacles furent levés et que les deux gouvernements intéressés accordèrent aux sociétés demanderesses la concession, modifiée sur plusieurs points. Dans le couranl de 1908, les travaux ont été inaugurés; ils sont exécutés, comme à Wyhlen, par la maison Zschokke, d’Aarau. Ceux-ci comprennent :
- iu Un barrage à établir du coté de la rive badoise à la : ortie du défilé formé par le. Rhin ; ce barrage donnera une retenue aux basses eaux de nm, aux eaux moyennes de 9™ et en temps de crue de 3m,f>o seulement. 11 présentera quatre ouvertures de ï4n\f>o et 20 mètres.
- 20 Une installation de turbines sur la rive gauche du fleuve pouvant fournir immédiatement une force
- p.1x257 - vue 257/688
-
-
-
- 258
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2« Série). — N» 24.
- constante de 3o ooo chevaux et être plus tard agrandie pour porter celle-ci à 5o ooo chevaux.
- 3° L'élargissement du Rhin en amont du barrage.
- Les entrepreneurs devront, d’autre part, assurer à la navigation un canal à écluses de 9111 de largeur et de 34m de longueur contre la rive badoise, et remplacer le vieux pont actuel par un pont suspendu.
- Comme à Angst-Wyhlen, il est entendu que la force obtenue sera répartie par moitié entre la Suisse et le Grand-Duché de Bade.
- Le devis de ces travaux est évalué à millions de francs. La Société de construction et d’exploitation qui s’est constituée en février 1908 pour les faire exécuter (Kraftwerkc Laufenburg) est au capital actions de 18 millions de francs, elle a un siège en Suisse, toutes les actions ont été prises par un syndicat germano-suisse où figurent notamment la Banque pour entreprises électriques et la Société de crédit suisse, toutes deux à Zurich.
- Outre ces deux usines de force électrique d’Angsl-Wyhlen et Laufenbourg en construction, il faut signaler deux projets qui sont à l’étude depuis quelques années.
- Le premier consiste à aménager la chute de Rhei-nan, à quelques kilomètres en aval de Schaffhouse dans une boucle formée par le Rhin. 11 a fait en 1902 l'objet d’une demande de concession de la part d’un consortium composé de la municipalité de WinLerthur, de la Société pour l’industrie de l'aluminium à Neuhausen et de la Société d'électricité, précédemment Schuckcrt et Cie, à Nuremberg. On utiliserait les eaux du Rhin sur un parcours de iikm qui donnerait une chute de ii"*; la force escomptée serait de 43.000 chevaux. Les difficultés entre les cantons de Zurich et de Schaffhouse au sujet des droits de souveraineté sur la portion du fleuve envisagée dans le projet de concession ont retardé jusqu’à présent l’octroi de celle-ci par le gouvernement badois et les deux cantons intéressés.
- A 20km en aval de Rlieinan se trouve un autre [joint, Eglisau, que 1a municipalité de Zurich a étudié dès 19m» pour y installer une usine hydroélectrique pouvant fournir une force moyenne de 32 ooo chevaux. A cet endroit, les deux rives du Rhin appartiennent au canton de Zurich, de sorte que la concession dépend de ce seul canton. Mais le projet définitif 11’a pas encore été arrêté.
- Plusieurs autres cnlrepriscs du meme genre ont été envisagées entre Sehafîhouse et Baie, notamment à Sclnvôrstadt oit la force recueillie (3oooo chevaux; serait réservée au Grand Duché de Bade, à
- Birofelden un peu en amont de Bâle où elle serait destinée au canton de Bâle-Campagne, et à Petit-Huningue, quartier industriel de Bâle qui remplacerait volontiers ses machines à vapeur par des dynamos. Cependant, aucune d’elles ne paraît devoir être réalisée avant plusieurs années.
- Il n’en est pas de même d’un projet qui cette fois intéresse non plus la Suisse et le Grand-Duché de Bade, mais l’Alsace et en particulier la ville de Mulhouse. Ce projet conçu par un ingénieur de Paris, M. René Ivœchlin, en collaboration avec M. Potterat, de Berne, et la maison de construction Havestadt et Contag, de Berlin, a été soumis en 1902 aux gouvernements d’Alsace-Lorraine et du Grand-Duché de Bade. Depuis lors, il a été modifié, puis, en 1908, communiqué par un comité d’initiative formé à Mulhouse à deux experts, MM. Theodor Kuhn, de Berlin, et Ed. Locher-Freuier, de Zurich, dont le rapport a été publié tout récemment .
- Le projet, amendé par ces experts, comporte l’utilisation de la force motrice du Rhin en deux installations successives, la première comprenant la chute du fleuve depuis la frontière suisse jusqu’à Kembs sur la rive gauche, la seconde depuis Kembs jusqu’à Pctil-Landau à ioltm environ en aval. Cette dernière installation, qui ne doit être construite que lorsque la force de la première usine aura été placée, sera réalisée par le prolongement du canal de fuite de la première usine formant ainsi le canal d’amenée d’eau au bâtiment des turbines de la seconde installation.
- Le système adopté est le même qu’à Rheinfelden : un barrage mobile et un canal latéral. Le barrage se composerait de 6 travées de 3om de portée, de manière à relever de 2m,:jo au-dessus du niveau actuel le niveau d’eau du Rhin, il disparaîtrait entièrement en temps de crue. Le canal d’amenée aurait son entrée à 3oom en amont du barrage du côlé alsacien, sa longueur serait de 6 4^om, sa largeur et sa profondeur normales de 86 et 5m respectivement. Le bâtiment des turbines contiendrait 12 turbines à axe horizontal fournissant chacune 5 ooo chevaux aux basses eaux sous ion',8r) de chute. Enfin, pour sauvegarder les droits de la navigation et sur la demande expresse de la Commission centrale pour la navigation du Rhin, 011 a prévu une grande écluse de a5m de largeur sur 90^' de longueur (*j.
- (!) Les dimensions de l'écluse soûl plus grandes «pu* celles prévues à Laufcubourg et à Àugst-Wylileu parce que, entre Bâle et Strasbourg, 011 se sert de remorqueurs à roues (fini déplacement plus considérable que les re-
- p.1x258 - vue 258/688
-
-
-
- 22 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 259
- Les experts estiment que l’on pourrait ainsi réaliser de façon permanente une force de 45 6oo chevaux d’où il résulte qu’en admettant un rendement moyen de 91 % seulement, l’usine serait en mesure de livrer en nombre rond 3o 3oo kilowatts. Avec l’appoint de la Centrale à vapeur de Mulhouse qui fournira ii ooo kilowatts, l'usine hydro-électrique de Ivetnbs pourra, même en escomptant les jours de basses eaux extrêmes et les crues extraordinaires, produire régulièrement 45 ooo chevaux utiles, et par les eaux moyennes un supplément de 5 ooo chevaux.
- D’autre part, les experts croient k la possibilité de construire des réservoirs sur les premiers contre-
- morqueurs k chaîne qui seront employés en amont de BAle.
- forts des Vosges où l'eau serait refoulée pendant la nuit pour utiliser sa chute, de jour, aux heures de forte consommation, sous forme d’énergie électrique. On prévoit, en effet, que la force livrée a l'abonnement sera essentiellement de la force de jour pour les nombreuses fabriques (filatures et tissages) de Mulhouse et des environs.
- Le devis de ce projet, qui est patronné par la Société industrielle de Mulhouse, a été fixé par les experts à 43 millions de marks (Go 5oo ooo francs), dont a3pour frais de construction proprement dits et 20 pour frais divers (acquisition de terrain, achat de la Centrale k vapeur de Mulhouse, extension du réseau des câbles, installation des transformateurs, etc.).
- La concession n’a pas encore été accordée.
- M. C.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Italie. — La « Soeieta Canale Milani » a utilisé, pour l’établissement d une importante usine hydro-électrique, un canal établi dans la région de Vérone qui était (lésiné primitivement k fournir l’eau d’irrigation pour les ^besoins agricoles.
- L’usine hydro électrique comporte 5 turbines doubles de la Maison Riva Monneret et O k Milan, fonctionnant sous une hauteur de chute de io,u,5o k 9m,3o, La quantité d’eau débitée est de iB ooo k 20 ooo litres. La puissance est de 1 900 HP. Le nombre de tours des turbines est de 1 80.
- Ces turbines actionnent, par accouplement direct, des alternateurs fournis par la Société Anonyme Westinghouse du Havre. Ces alternateurs ont une puissance de 1 5oo RVA, 42 périodes, 3 3oo volts, triphasés.
- L’excitation de ces alternateurs est fournie par deux groupes comprenant chacun une turbine de .i3o IIP, 320 tours par minute entraînant une génératrice CC if>o KW, 125 tours par minute,
- La tension de 3 3oo volts, fournie par ces alternateurs, est élevée k jo ooo volts au moyen de Lrois'transformateurs statiques de 2 5oo KVA k bain d’huile et refroidissement par circulation d’eau.
- La Société Anonyme Westinghouse a fourni en outre, un tableau très important comprenant i5 panneaux pour commander les différents appareils électriques.
- Les appareils haute tension, pour la commande des machines, sont installés d’une façon toute moderne dans des niches en ciment armé.
- Celte usine hydro-électrique travaille en parallèle avec, une usine thermo-électrique comprenant une turbine à vapeur Westinghouse 1 800 KW’, 1 260 tours par inimité, entraînant un alternateur triphasé de 2 200 KVA, 3 3oo volts, l\'i périodes. Cette usine a pour but de servir de secours k Pusine hydro-électrique. Ces deux usines sont distantes de 80 mètres.
- Le réseau de cette importante installation électrique est complété par une usine hydro-électrique qui vient également eu secours a la première pendant les sécheresses.-
- Ces différentes stations sont reliées entre elles pur une ligne triphasée aérienne à 10 ooo volts.
- La première usine hydro-électrique de 20 ooo HP vient d’être mise en service avec succès.
- La « Soeieta Idroelectrica 'Italiàna » a été fondée à Milan au capital de i5 millions de lires dans le but d’acquérir les chutes d'eau du torrent Massino et des autres cours d eau de la vallée de Bagni et de Mello,.et d’y établir dos stations hydraulico-éleclriqties.
- Une puissante station hydraulieo-cleclrique va cire érigée dans les Alpes, k la frontière d Italie, sur les rivières Toee et Dovero ; elle aura une puissance totale de 60 ooo HP, répartie en trois installations : à Rivasco, 10000 HP, chute de 336m ; k Coglio, 20000 11P, chute de 523m; et à Greco, 3o ooo HP, chute de i5om. La ligne parlant du val Formazza atteindra la vallée du Po.
- Comme le courant sera transmis à haute tension, on estime k 600 francs par cheval le prix de revient de 1 installation, et k 80 francs par cheval amené k Milan la dépense annuelle de l'exploitation.
- p.1x259 - vue 259/688
-
-
-
- T. VI (2« Série). — N° 24.
- 2B0
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- TRACTION
- Italie. — La Société des Chemins de fer du Tessin a obtenu la concession de la construction et de l'exploitation d’un tramway de Rivana/zano (Pavie) à Salice.
- La concession d’un tramway de Vorghera à Varzi, d’une longueur de 3okm, a été accordée à la Société des Chemins de fer économiques de la Haute-Italie. Le devis de l’établissement, y compris le matériel roulant, se monte a 2962 5oo francs.
- La Société Nationale des Chemins de fer et des Tramways, à Rome, a demandé la concession d’un tramway à établir entre Borgo San Lorenzo et Poulassicve. Le projet se monte à 6 9^7 5oo francs environ.
- 11 est question de construire un tramway électrique entre Civitanovaet Porto.
- Les tramways de la province de Brescia vont prochainement être électrifiés.
- Le projet du chemin de fer électrique dé Dotnadossola à Fondotoce est définitivement arreté. La ligne aura une longueur de 39km avec une largeur de voie de qS0"1 ; une partie sera k crémaillère. Le devis de l'installation complète, y compris le matériel roulant, se monte à 12 millions de francs.
- Autriche-Hongrie. — On étudie le projet d’un chemin de fer électrique entre Trieste et Falkenberg, d’une longueur de 20km environ.
- Allemagne. — La municipalité de Breslau projette l’émission d’un emprunt de 20 millions de marks pour l’extension de son réseau de tramways et l’agrandissement de son usine électrique.
- Russie. — On s’occupe actuellement de la mise sur pied d’une grande société d’électricité, à laquelle la ville de Saint-Pétersbourg céderait son exploitation de tramways et qui achèverait la construction du réseau. Participent a l'opération ; la Siemens-Schuckerlwerke et l’Ail— gomeino Elektri/,itals-(resellschafl, ainsi que quelques intéressés anglais qui touchent de près à l’affaire depuis la transformation de l’exploitation à l’électricité par la Westinghouse Company. La partie financière de la nou-
- velle société serait confiée à un groupe île grandes banques berlinoises dirigé par la Deutsche Bank.
- La Société chargée de construire la ligne électrique entre Saint-Pétersbourg, Oranienbaum et Krasnaïa-Gorka vient d’être constituée; elle s’intitule la « Oranienbaum Electric Railway C° ».
- Oiï étudie le projet de deux lignes de chemins de fer électriques entre Moscou et Novo-Giriev et entre Moscou et Sergieff-Posada.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie des Tramways électriques de Nice, Cimiez. — Le 3 juin, 12, rue de Londres, à Paris.
- Compagnie de gaz et d'électricité de Melun. — Le 2(1 mai, >8, rue du Rocher, à Paris.
- Les Tramways électriques Nord-Parisien. — Le 4 juin jo, rue de Lisbonne, à Paris.
- Compagnie des Tramways électriques de Neuilly*Mont~ martre, gare de TEst. — Le 4 juin? 5o, rue de Lisbonne, à Paris.
- Société Nimoise d'éclairage et de force motrice par l'électricité. — Le 2 juin, 90, rue de la Victoire, à Paris.
- <*.
- Compagnie Française des turbines et moteurs Vogt. — Le 2 G juin, 8, rue Pillet-Will, à Paris.
- Compagnie Française de la lampe Canello. — Le 29 mai, 191, rue Saint-Charles, à Paris.
- Société pour l'exploitation des procédés Westinghouse-Leblanc. — Le i f juin, 4^5 rue de l’Arcade, i\ Paris.
- Compagnie Barcelonaise d’Electricité. — Le 11 juin, cambia de Canaletas, à Barcelone.
- Sociedad Espanola de Lamparas Electricas Z. — Le 6 juin, 6, place de Catalogne, à Barcelone.
- Ch. Mildé fils et Cle. — Le 8 juin, Go, rue Desrenaudes, à Paris.
- Compagnie des Tramways de Paris et du département de la Seine. —Le 8 juin, 19, rue de Londres, à Paris.
- Compagnie du Tramway de Paris à Saint-Germain. — Le 8 juin, 19, rue de Londres, a Pa?*is.
- Feiten und Guilleaume-LahmeyerwerkeB — lie 27 mai, à Cologne.
- PiBtft. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet,
- p.1x260 - vue 260/688
-
-
-
- Tr«nte-et-Unième année.
- SAMEDI 29 MAI 1909.
- Tome VI (2° série). — N* 22
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- I/Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, P. 261. — J. Reyval. L’exposition de la Société française de Physique [suite], p. 263. — E. Roth. Les moteurs polyphasés à collecteur [suite], p. 268. — P. Janet. Note relative à l’unification des unités lumineuses, p. 275.
- Extraits des publications périodiques. — Etude et construction des dynamos. Contribution à l’élude de la commutation dans les dynamos. R. Rudenberg, p. 276. — Electrothermie. La fabrication des condensateurs à forte capacité : solution électrochimique du problème, G. Schulze, p. 279. — Traction. Chemin de fer électrique à courant monophasé sous 6 600 volts, p. 282. — Bibliographie, p. 283. — Variétés. — L’industrie électrochimique en Suisse, p. 284.— Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 289. — Renseignements commerciaux, p. 291. — Adjudications, p. 291.
- ÉDITORIAL
- Dans notre deuxième article sur l'Exposition de la Société Française de Physique, sont décrits l’électrodynamomètre absolu Pellat-Carpentier, le plus grand de tous les appareils de mesure de l’exposition, l’hysté-résigraphe Abraham-Carpentier, dérivé du rhéographe, des mêmes inventeurs, et nous donnons une description détaillée du circuit magnétique du galvanomètre et du dispositif optique utilisé dans cet appareil.
- La maison J. Carpentier exposait du reste encore d’autres appareils, parmi lesquels nous citons des étalons Weston, la boussole électro-magnétique Dunoyer, adoptée par la marine.
- La Compagnie Générale Radiotélégraphi-que (Carpentier-Gaiffe-Rochefort) exposait d’autre part un ondemètre muni d’un perfectionnement ingénieux dû au commandant Ferrié, par lequel les variations de la self et
- de la capacité du circuit de comparaison sont rendues solidaires.
- La Compagnie pour la fabrication des Compteurs et Matériel d’usines à gaz a présenté un fluxmètre du système Grassot, pouvant remplacer industriellement le galvanomètre balistique ; c’est un galvanomètre du genre Desprez-d’Arsonval à couple de torsion très petit et à amortissement électromagnétique très grand. Il faut citer encore le récepteur monoplionique d’Abraham, exposé par E. Ducretet et F. Roger, les nouveaux transformateurs Rochel'ort-Gaiffe servant pour la télégraphie sans fil ou pour la radiographie intensive. Le relais à maximum à action différée de la maison Rousselle et Tournaire; enfin, d’intéressants dispositifs de recharge des accumulateurs, de la tnaisou A. Dinin, un disjoncteur automatique de M. Soulier, les convertisseurs à mercure de
- p.261 - vue 261/688
-
-
-
- 262
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 22.
- la Westinghouse Company, des appareils de chauffage électrique Goisot, un interrupteur à relais pour l’éclairage des habitations de la maison Grivolas.
- M. Edouard Roth continue son intéressante étude sur les moteurs polyphasés à collecteurs, au moyen de ses diagrammes qui comportent un certain nombre de cercles, cercle de couple constant, cei’cle de fonctionnement, cercle de vitesse constante. Il détermine les divers modes de réglage possibles au nombre de trois et il applique le résultat de ses considérations au cas où le couple est constant, quelle que soit la vitesse. Le mode de réglage le plus important est celui au rendement maximum, tel qu’à toutes les vitesses la puissance absorbée sur le réseau soit minima. L’auteur examine ce mode de réglage de très près et est conduit à une étude graphique spéciale à cet égard. Le réglage au rendement maximum pour couple constant conduit du reste à des résultats particulièrement simples. Les grandeurs et phases du courant statorique et rotorique sont constantes, les lignes caractéristiques sont des droites.
- M. Paul Janet, directeur du Laboratoire Central d’Electricité, nous a adressé une note relative à Vunification des intensités lumineuses. Le Bureau of Standards a pris l’initiative de provoquer l’unification des intensités lumineuses en Amérique, en Angleterre et en France, et dans ce but a proposé de réduire son unité lumineuse de i,6 %. La
- date fixée pour ce changement est le ier juillet 1909. A partir de cette date, on pourra utiliser les rapports suivants : une bougie décimale sera égale à une bougie américaine, ainsi qu’à une bougie anglaise, l’unité Hefner étant les neuf dixièmes de celle-là. On tend à donner à cette unité commune le nom de.bougie internationale.
- Gomme extrait de publications périodiques, nous donnons aujourd’hui une contribution à Vétude de la commutation dans les dynamos, par Rudenberg. Cette étude est basée sur les travaux précédents d’Arnold, Poincaré, etc.
- L’auteur s’est proposé de mettre en évidence le rôle joué par les cycles dérivés de la spire en court-circuit et d’en déduire un critérium d’une bonne commutation. Il a cherché à assigner une région dans laquelle il n’y aurait pas de crachement d’étincelles au collecteur.
- M. Schulze a abordé récemment le côté pratique de la question des condensateurs électrolytiques à l’aluminium, et nous reproduisons son article récemment paru sur la fabrication des condensateurs à forte capacité, dans lequel il préconise la solution électro-chimique du problème. Il fait une étude de la couche gazeuse, d’abord dans le cas du courant continu, puis dans le cas du courant alternatif.
- Enfin, une petite note est consacrée à un chemin de fer électrique à courant monophasé sous 6600 volts.
- p.262 - vue 262/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- 'REVUE D’ÉLECTRICITE
- 263
- L’EXPOSITION DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE (Suite) (1)
- Le plus grand, le plus imposant des appareils de mesure exposés est Y électrodynamomètre absolu Pellat-Carpentier, exposé par la maison J. Carpentier.
- basé sur le meme principe que l'ancien électrodynamomètre absolu, il s’en distingue par l’augmentation des dimensions et la précision plus parfaite de tous les détails de construction. En particulier, l’enroulement des deux bobines a donné lieu à une étude métrologique complète et a permis d’atteindre la pi’écision du dix-millième qui était visée.
- Nous n’insisterons pas davantage sur ce bel appareil, car les résultats des mesures qu’il a permis de faire au Laboratoire Central sur l’élément étalon Weslon ont été publiés par la Société Internationale des Electriciens dans son Bulletin de Vacances de 1908, et Ton y trouvera également une description détaillée de l’appareil et une étude complète sur sa construction.
- Vhyslérésigraphe Abraham-Carpentier dérive du rhéographe Abraham-Carpentier et peut utiliser les deux galvanomètres démontables que comporte le modèle de projection.
- On sait que la courbe d’hystérésis d’un fer s’obtient en faisant croître el décroître le courant d’aimantation entre ses valeurs extrêmes et notant les valeurs de l’induction, correspondant à chaque valeur du courant d’aimantation. En particulier, le courant d’aimantation peut être un courant alternatif industriel. Il suffit, dans ce cas, de posséder des galvanomètres rapides, susceptibles d’enregistrer fidèlement les valeurs instantanées du champ et de l’induction.
- C’est ce que permettent de faire les rhéo-graphes. •
- L’hyslérésigraphc se compose essentiellement d’un circuit magnétique portant deux enroulements, le primaire parcouru par le
- courant alternatif d’aimantation, le secondaire parcouru par un courant d’induction de même [période. Chacun des deux courants est reçu par un rhéographe.
- Un dispositif optique permet de combiner les déviations perpendiculaires que chacun des rhéographes imprime à un faisceau lumineux, issu d’une lampe à arc. Le faisceau lumineux, ainsi dévié, vient tracer sur un écran de projection, une courbe qui n’est autre que la courbe d’hystérésis du fer employé dans le circuit magnétique. A la fréquence des courants alternatifs ordinaires, la ‘ courbe obtenue est parfaitement stable et très lumineuse.
- Le détail du dispositif est le suivant :
- i° Circuit magnétique. — Ce circuit peut être un tore de fer tel que ceux qu’on emploie pour tracer par points la courbe d’hystérésis dans la méthode balistique.
- Pour permettre de faire l’expérience sur plusieurs échantillons de fer sans avoir à refaire chaque fois l’enroulement, on peut aussi adopter l’un des dispositifs classiques et en particulier le suivant.
- L’échantillon est constitué par une barre de fer pleine ou feuilletée de section carrée équivalente de ic,"‘ et de 20 à r>5cm de longueur. C’est l’échantillon employé en particulier dans le perméamètre Pieou et le per-méamèlre à induction élevée J. Carpentier. Cet échantillon s’introduit dans un bobinage primaire qui porte en son milieu quelques tours de fil formant le secondaire ; deux culasses de réluctance négligeable ferment le circuit magnétique de chaque côté de l’échantillon.
- 20 Galvanomètres. — Si, avec un tel dispositif, on fait passer dans le bobinage primaire un courant alternatif, le bobinage secondaire sera le siège d’une force électromotrice d’induction. En disposant alors, en série avec le primaire, un transformateur de
- () la. Lumière Électrique, Ionie VI (2= sérié), p. a'Ji.
- p.263 - vue 263/688
-
-
-
- 264
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N® 22.
- rhéographe muni de son galvanomètre, la déviation de ce galvanomètre sera, à chaque instant, proportionnelle au courant d’aimantation. D’autre part, en connectant directement le bobinage secondaire à un deuxième galvanomètre de rhéographe par l’intermédiaire d’une résistance non inductive de ioo ohms environ, la force électro-motrice
- dF
- dt
- (en a
- ppelantF le flux d’induction) produite
- dans l’enroulement secondaire donnera, lieu à une déviation à chaque instant proportionnelle au flux F ou à l’induction elle-même B.
- 3° Dispositif optique. — Ayant ainsi réalisé dans chacun des deux galvanomètres des déviations proportionnelles l’une, au courant d’aimantation, l’autre à l’induction, il s’agit de combiner le système optique qui permette de tracer directement la courbe hystérésis.
- On dispose déjà l’un des galvanomètres, par exemple, celui qui enregistre l’induction, de façon que la rotation de son miroir se fasse autour d’un axe horizontal, et on laisse l’autre galvanomètre dans la position normale, l’axe vertical. On éclaire le miroir du premier galvanomètre par les rayons issus d’un point lumineux (cratère de l’arc de projection par exemple) et après réflexion on recueille le faisceau sur une lentille dont le foyer est amené en coïncidence avec le miroir du galvanomètre. 11 en résulte qu’après réfraction dans cette lentille, on obtient un faisceau convergent très délié dont l’axe est parallèle à l’axe optique défini par le miroir et le centre de la lentille et qui se déplace parallèlement à lui-même dans un plan vertical passant par cet axe optique, lorsque le miroir dévie. Ce faisceau est recueilli à peu de distance par une deuxième lentille parallèle à la première qui le ramène à passer par son foyer, quelle que soit la déviation due au premier galvanomètre. En ce point se trouve le miroir du deuxième galvanomètre à axe vertical, qui donne un déplacement angulaire horizontal au faisceau déjà animé de déplacements verticaux et renvoie ce faisceau
- sur l’écran où se trace la courbe cherchée.
- On fait varier la distance des deux lentilles parallèles qui restent rigidement liées chacune à son galvanomètre de façon à obtenir sur l’écran une image nette du point lumineux primitif.
- La courbe obtenue a la forme bien connue du cycle d’hystérésis. En faisant varier par un rhéostat continu l’intensité du courant d’aimantation, on obtient le cycle d’hystérésis du fer pour les différentes valeurs de l’induction maximum, tandis que les sommets des cycles décrivent la courbe de perméabilité. Il est loisible de disposer sur l’écran une feuille de papier à dessin sur laquelle on relève à la main les courbes obtenues.
- L’essai complet d'un fer peut être ainsi fait en quelques instants avec une simplicité remarquable.
- Parmi les autres appareils exposés par la maison.1. Carpentier,nous citerons encore, en outre des ampèremètres et voltmètres industriels de précision :
- i° Des étalons Weston, où la précision atteint industriellement 2 à 3 dix-millièmes ;
- 20 La boussole électromagnétique Dunoyer, nouveau modèle, établi avec plus de robustesse que le précédent. En outre, on a pu, grâce au succès des méthodes de compensation propres à l’appareil, qui permettent de régler le compas par un simple tour d’horizon, supprimer les sphères de fer doux et profiter de la place laissée disponible pour augmenter les dimensions des bobines tournantes, ce qui donne à la fois plus de sensibilité et plus de robustesse. L’appareil présenté était le type adopté par la marine.
- On connaît le principe général d’après lequel sont établis les ondemètres; le courant auquel on compare celui qu’on veut étudier parcourt un circuit comprenant une self-induction et une capacité. Dans les appareils usités normalement dans la marine, ces deux éléments varient d’une manière indépendante, et même il n’y a pratiquement que la capacité qui intervienne dans le réglage, la
- p.264 - vue 264/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 265
- self-incluction étant fixée à une valeur assez arbitraire au début de l’expérience. 11 en résulte que les limites entre lesquelles peut se faire ce réglage sont fort peu étendues.
- M. le commandant Ferrié a trouvé un remède fort ingénieux à cet inconvénient, en rendant solidaires les variations de la self et celles de la capacité. Son dispositif est le suivant : la self variable comprend une lame métallique mobile qu’on jpeut introduire ou retirer plus ou moins de la bobine, et cette lame constitue précisément l’une des armatures du condensateur, par suite; en la déplaçant, on fait varier à la fois la self et la capacité du circuit; ceci permet, d’obtenir un réglage beaucoup plus étendu.
- Cet appareil était exposé par la Compagnie Générale Radiotélégraphique (Carpentier-G ai fie- R ochefort).
- La Compagnie pour la fabrication des Compteurs et Matériel d’usines à gaz présentait un fluxmètre, système E. Grassot (fig. 8 et 9), appareil industriel susceptible de rem-
- placer le galvanomètre balistique, et permettant de mesurer :
- i° La quantité d’électricité qui traverse une faible résistance sans self, supposée connue ;
- a0 L’intensité d’un champ magnétique sensiblement uniforme quand on relie l’appareil
- à une bobine d’un nombre de tours et de surface déterminés.
- Les lectures se font généralement à l’aide d’une aiguille se déplaçant sur un cadran; cependant, pour les usages de laboratoire, les appareils, en plus de l’aiguille, sont munis de miroirs permettant d’augmenter la sensibilité grâce à l’observation du déplacement d’un rayon lumineux le long d’une échelle gi’aduée.
- Le fluxmètre est constitué par un galvanomètre genre Desprez-d’Arsonval à cadre mobile B dans un champ magnétique uniforme ; il a ceci de particulier que le cadre est suspendu à un fil de cocon C et le courant est amené à la bobine mobile par deux spiraux en argent, excessivement fins; le couple de torsion est par conséquent très petit et l’amortissement électromagnétique très grand. Pratiquement le fil de cocon est suspendu à un ressort spiral P de façon à éviter d’une façon absolue toute rupture par suite de chocs. Le cadre porte une aiguille se déplaçant sur un cadran divisé en ioo parties de part et d’autre du zéro; il porte de plus un petit miroir de i"‘ de rayon de courbure destiné à augmenter sa sensibilité par réflexion sur une échelle ou par projection sur un grand écran pour expériences de démonstration devant un nombreux audi toire. L’appareil est muni d’un niveau circulaire à bulle d’air et de trois vis calantes, il est enfermé complètement dans une boite hermétique et constitue un galvanomètre très robuste et très sensible. Une bobine exploratrice G d’un nombre de tours et de surface déterminés peut être reliée aux bornes de l’appareil. Cette bobine introduite dans un chamj) magnétique sera traversée par un flux magnétique qui sera indiqué à chaque instant par l’aiguille du fluxmètre; cette aiguille reviendra à sa position primitive lorsque la bobine G sera retirée du champ. Si l’expérience durait plusieurs minutes, il se produirait une erreur du fait que l’amortissement n’est pas absolu, mais pour des expériences de quelques secondes
- p.265 - vue 265/688
-
-
-
- 266
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). —N» 22.
- cette erreur est complètement négligeable.
- Le récepteur monophonû/ue de M. H. Abraham, exposé par F. Ducretet et E. Roger, utilise leur téléphone spécial de grande sensibilité destiné aux réceptions de télégraphie et téléphonie sans fil.
- La membrane de tôle y est remplacée par une lamelle de 1er couvrant l’éleclro-aimant et portée par deux fils d’acier tendus parallèlement qui la maintiennent à la distance voulue des pôles. La vibration propre de l’appareil fournit un son musical, dont on peut à volonté faire varier la hauteur au moyen d’une vis de réglage modifiant la tension des fils et sur laquelle on peut agir de l’extérieur. L’amplitude du réglage peut être de plusieurs octaves.
- Cet appareil peut ainsi être amené en résonance parfaite avec la note fournie par les trains d'ondes émis par les postes transmetteurs de T. S. F. utilisant pour leurs émissions une fréquence d’alternances très élevée produisant un son musical dépourvu d’harmoniques, comme cela a lieu dans quelques postes récemment installés. L’appareil possède alors pour cette note une grande sensibilité et permet de réaliser la sélection entre les différents signaux provenant,, soit de postes étrangers, soit de décharges atmosphériques parasites.
- Les nouveaux transformateurs Rochefort-(laiffe, modèle igog (fig-. io), servent soit pour la télégraphie sans fil, soit pour la radiographie intensive.
- Les modèles i et •>. exposés cette année ont pour caractéristiques : l’isolement pâteux, puissance considérable sous un petit volume et faible prix de revient.
- Ces types nos i et a donnent, si on les compare aux types anciens, les résultats suivants :
- Le transformateur type n° i, employé en haute fréquence, donne les mêmes résultats et même puissance que la bobine de 3acm de construction courante ; il est peu encombrant, très transportable.
- Pour les rayons X, il accuse une intensité très supérieure à celle obtenue avec la bobine de aocm type ancien et beaucoup moins d’encombrement.
- En utilisation avec un interrupteur normal, soit à gaz, soit à alcool, l’intensité ne dépasse pas a ampères, tant en radiologie qu’en haute fréquence.
- Fig. lu.
- En utilisation avec un interrupteur Caille intensif à gaz, l’intensité peut atteindre, exceptionnellement, 3o ampères, dans le cas le plus défavorable (tube très mou). Le plus généralement on ne dépassera pas ao ampères en rayons X et a ampères en haute fréquence.
- Dans les hautes intensités utilisées seulement en radiographie rapide, le temps de passage du courant n’excède presque jamais ia secondes.
- Le transformateur type n° a, employé en haute fréquence, donne l’équivalent d’une bobine de ao':i" ; en radiologie, il accuse une intensité double du type n° i, soit 4° ampères dans un tube de fi à de longueur d’étincelle équivalente.
- En utilisation normale avec un interrup-eur à gaz, l’intensité ne dépasse pas io ampères tant en jradiologie qu’en haute fréquence.
- p.266 - vue 266/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 267
- En utilisation intensive pour radiographie rapide, dans le cas le plus défavorable, l’intensité ne dépasse pas 45 ampères (tube très mou).
- Cet appareil n°a est de plus disposé de telle façon que l’on puisse avec le courant alternatif obtenir des radiographies intensives en utilisant les deux alternances, suivant le brevet Blondel, Caille du 6 août 1906.
- L’intensité est alors d'environ les 7/10 de ce que l’on obtient sur le courant continu, ce qui fait encore pour un tube de 6cm d’étincelle équivalente : 3o m.a (typen°2).
- B\U
- Le relais à maximum, à action différée, de la maison Rousselle et Tournaire (fig. 11), sert à protéger les lignes et les appareils contre des surcharges, de la même façon qu’un coupe-circuit, en interrompant la ligne protégée, par l’intermédiaire d’un interrupteur automatique, lorsque l’intensité maxirna fixée d’avance est dépassée, et au bout d’un cei*-tain temps, dépendant de l’intensité de la surcharge.
- Ce relais se compose d’un électro-aimant à courant alternatif A, avec pèle à écran R, qui commande un disque en aluminium S sous l’action d’un aimant amortisseur D. Dans ce mouvement, le moteur enroule un fil très souple, mais très solide, autour du tambour T, met ainsi la came C en mouvement, et
- tend le ressort ( T.si la came C était un disque, lorsqu’une surcharge se produit, le système reprendrait vite une nouvelle position de repos correspondant à la tension du ressort par laquelle la force motrice du courant renforcé est équilibrée. Afin de provoquer un mouvement de plus longue durée, le bras de levier, auquel le point F est appliqué, est constamment allongé proportionnellement à l’augmentation de tension du ressort, de sorte que le mouvement commencé se continue avec la môme vitesse, tant que l’intensité ne change pas de valeur. A la fin de ce mouvement, la cheville L appuie sur le ressort B et ouvre ou ferme ainsi le contact BE, suivant que l’on se sert de courant de repos ou de travail, de sorte que le circuit de déclenchement de l’interrupteur automatique est interrompu directement.
- Le réglage du relais peut être fait de deux manières différentes de l’extérieur, au moyen d’une clé à douille. Les réglages, indépendants l’un de l’autre, peuvent être lus sur des échelles. On règle le temps du déclenchement en changeant la place de la cheville L le long du cercle K, sur la came C. Le mouvement étant, comme il est dit plus haut, uniforme, ce réglage se fait sur une échelle proportionnelle depuis environ a.V jusqu’à des fractions de seconde. L’intensité de déclenchement se modifie en faisant tourner l’aimant de commande A autour du centre de rotation M, elle peut être- réglée dans des limites de 1 à a. Les deux réglages peuvent être faits de l’extérieur, sans ouvrir le boîtier et pendant que l’appareil est sous courant.
- Les ouvertures d’introduction de la clef peuvent être construites de façon à pouvoir être fermées et rendues ainsi inaccessibles aux personnes non autorisées.
- D’après le principe même de ces relais, le temps de déclenchement ne doit pas, même en cas de court-circuits très forts, être inférieur à une certaine fraction de la valeur pour laquelle l’appareil a été réglé. Si l’on a, par exemple, réglé le relais pour un temps maximum de déclenchement de ao", corres-
- p.267 - vue 267/688
-
-
-
- 268
- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE T. VI (2* Série). — N° 22.
- pondant à la plus faible intensité de déclenchement, le temps de déclenchement sera toujours d’au moins 3/4 de seconde à i seconde, même pour les plus forts court-circuits. Lorsque, dans ce cas, le déclenchement doit se faire instantanément, le relais est livré avec un dispositif de déclenchement instantané, monté dans le boîtier de l’appareil, dont les dimensions ne sont pas augmentées de ce fait et qui déclenche aussitôt, dès que l’intensité atteint une valeur correspondant à environ 5 fois la valeur normale.
- Pour actionner l’aimant de déclenchement de l’interrupteur automatique, on peut, soit se servir d’une tension auxiliaire qui ne doit pas varier sensiblement, même en cas des plus forts court-circuits, soit utiliser directement le courant du transformateur d’intensité.
- Dans le premier cas, le relais est construit pour courant de travail et, dans le dernier cas, pour courant de repos. *
- L’enroulement des relais est toujours calculé pour 5 ampères. Le relais doit donc être raccordé à un transformateur d’intensité.
- Signalons en terminant : les intéressants dispositifs de recharge des accumulateurs de la maison Dinin, constitués par une sorte de bouchon de prise de courant muni d’une douille destinée à recevoir une lampe à incandescence ; un dispositif destiné au même usage, dans le cas de courant alternatif, établi par M. A. Soulier au moyen d’une soupape électrique à vibreur; un disjoncteur automatique du même constructeur; la série des appareils de la Westinghouse Cy dont nous citerons notamment les convertisseurs à vapeur de mercure ; les appareils de chauffage électrique Goisot. Enfin la maison Gri-volas présentait un intéressant interrupteur à relais, pour l’éclairage des habitations.
- (A suivre.) J. Reyval.
- LES MOTEURS POLYPHASÉS A COLLECTEUR (1)
- Dans les considérations suivantes, nous admettons la résistance R2 constante.
- Nous avons vu qu’àtoutpointAducerclede couple constant correspond pour une vitesse donnée un point M, centre du cercle de fonctionnement, point fixant les valeurs de vt Et et de a. Or, il est facile de se rendre compte que pour une vitesse déterminée le lieu des points M est un cercle. Nous tirons de la figure ai
- AE AE
- tg£ = EU = ;---------------------
- ~ AE -f- A E tg (0» — 90)
- ~ + tg\0oo — 0U)
- (1) La Lumière Electrique, tome "VI, (2e série, p. 47, o3, 139, 204 et 242.
- L’angle e est donc constant pour un glissement y donné.
- Traçons le diamètre AaM/w. Nous avons :
- Aoo A Aoo/n ~~ —— sine
- A00M = (3g)
- 2 sine
- Le rayon vecteur A„M est proportionnel au rayon vecteur A^A et forme un angle constant
- avec lui. Le lieu des points A étant un
- cercle, il s’ensuit que le lieu des points M est aussi un cercle.
- Nous appellerons le cercle, lieu des points M, le cercle de vitesse constante.
- /11
- p.268 - vue 268/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 269
- de plus nous avons
- eV P A*
- cotge — ^ + tg(6» — 0o)
- V0 est donc le centre des cercles correspondant à la vitesse du synchronisme.
- Forions sur la perpendiculaire e V0 abaissée de V0 sur le milieu de A^Iv la longueur v V.
- p.269 - vue 269/688
-
-
-
- 270
- T. VI (2* Série). — N° 22.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- La droite e V0 est le lieu de tous les centres des cercles de vitesse constante. La longueur V0V est proportionnelle au glissement. Déterminons par exemple les centres Vy—i et Vy — _ i correspondant respectivement au démarrage et à la vitesse double du synchronisme. Il est alors facile de déterminer le centre V correspondant à toute autre valeur du glissement. '
- Pour trouver, pour un couple et une vitesse donnés, le cercle de vitesse constante, construisons d’abord le centre V de la manière indiquée. Il suffit de connaître alors un point pour déterminer le cercle. Pour construire ce point, le plus simple est de sc servir du point A/0 intersection de la droite AxK avec le cercle du couple G (fig. 22). Nous savons que le centre M* du cercle de fonctionnement passant par A/o et correspondant à la marche à la vitesse indiquée, est déterminé par la relation (19). On a
- AxAk i A* «K
- AooÀIk =-------:— = —-----.
- a sine sine
- Il suffit donc d’élever la perpendiculaire sur le. milieu ak de et de relier le centre V à Aœ.
- Le point d’intersection de VA^ avec cette perpendiculaire sera un point M,;. du cercle de vitesse constante. Tout autre point M de ce cercle sera le centre d’un cercle de fonctionnement pour lequel le moteur travaillera au couple G à la vitesse donnée. Ce cercle est déterminé par son centre M et le point Aw. Le point d’intersection de ce cercle avec le cercle de couple constant G sera précisément le point de fonctionnement, correspondant à ce couple.
- Le cercle de fonctionnement coupe le cercle de couple constant en deux points. Il ne faut considérer que ce point A pour lequel on a
- iVcoMA r~" 1 as.
- S'il s’agit de marcher à la meme vitesse à un autre couple Gil suffit de construire le cercle de couplcxconstant G', d’élever une perpendiculaire en a!kt milieu de A*, A*' et de relier le point V à ce qui fixe un des points M// du nouveau cercle de vitesse constante. Ce cercle est le lieu
- de tous les centres de cercles de fonctionnement correspondant à la marche du moteur à la vitesse et au couple donnés.
- Tout point V est donc le centre d’un système , de cercles de vitesse constante, correspondant chacun à une autre valeur du couple, de même que K est le centre du système des cercles de couple constant. A chaque cercle de tous les systèmes V correspond donc un cercle du système K.
- Un point qui reste encore à élucider est le choix du centre M du cercle de fonctionnement, point situé sur le cercle de vitesse constante, ou du point de fonctionnement A situé sur le cercle de couple constant.
- Le mode de réglage qui est pratiquement le plus important est celui pour lequel le point A est choisi d’une façon telle qu’a toutes les vitesses la puissance absorbée sur le réseau est minima. Nous appellerons ce réglage le réglage à rendement maximum.
- Un autre mode de réglage possible est celui pour lequel le courant pris sur le réseau est minimum à toutes les vitesses.
- Le troisième mode de réglage qui est pratiquement intéressant, est celui pour lequel à toutes les vitesses le décalage du courant pris sur le réseau est minimum, c'est-à-dire pour lequel le moteur travaille avec cos <p maximum.
- Nous n’examinerons que le cas où le couple est constant, quelle que soit la vitesse. Il est facile d’appliquer le résultat de nos considérations au cas où le couple varie avec la vitesse. Chaque application pratique demandera en effet une (‘tude spéciale.
- Les trois modes de réglage que nous venons d’énoncer dépendent tous du courant I,. pris sur le réseau. Etant données les valeurs du couple et de la vitesse, il s’agit donc de déterminer la grandeur et la phase du courant I,. pour chaque point A du cercle découplé constant;cn d’autres termes il s’agit de déterminer le lieu des points F tels (pie les vecteurs OF représentent le courant lr pris sur le réseau.
- Remarquons tout de suite que ee lieu est une courbe du quatrième degré que l’on doit construire point par point. Pratiquement il suffira de tracer une petite partie de cette courbe. Traçons le cercle de couple constant et le cercle de vitese constante correspondant (fig. ü3), et rappelons-nous la construction qui nous a servi pour
- p.270 - vue 270/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 271
- déterminer le courant total I,. pris sur le réseau | par ce point. Nous savons que la longueur M0M (paragraphe 6 du précédent chapitre). Fixons un 1 représente à une certaine échelle le rapport de
- point A du cercle de couple constant et traçons transformation vt du transformateur de réglage le cercle de fonctionnement de centre M passant et que l’angle que forme M0M avec la perpendi-
- p.271 - vue 271/688
-
-
-
- 272
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N» 22.
- culaire abaissée de M0 sur OA^est l’angle a de calage des balais. Le vecteur AH A représente le courant rotorique et a la valeur
- A» A =
- K.
- Ki
- \/(i + *02 + V2
- l,,
- d’où
- . _V/(» +t,)2+t,2
- 2 K,
- kT V/"
- Portons le vecteur AF
- AF =, v,l3,
- A0 A.
- sur une droite faisant un angle a-0O avec A0 A.
- Le vecteur OF représentera alors le courant Ir pris sur le réseau, mesuré à l’échelle des courants statoriques. Cette construction répétée pour d’autres points A nous permet de tracer le lieu des points F. On a ainsi procédé pour construire dans la figure a 3 les lieux des points F pour trois vitesses différentes à couple constant. Les vitesses choisies sont les vitesses du synchronisme (Y = o) et deux autres vitesses 71 et y2 inférieures à celle du synchronisme.
- On voit d’après la courbe y2 qu’il existe des vitesses inférieures à celle du synchronisme, pour lesquelles il est impossible, pour un couple donné, de faire travailler le moteur à eos o — 1.
- Les points F,/, F,' et F/ correspondent au minimum de kilowatts, les points F„", F," et F2" au minimum de K. Y. A. absorbés sur le réseau. On voit que les points F7 et F" coïncident pratiquement. Les points F/;/, F/7 et Ff" correspondent à la marche au cos 9 maximum (cos 9 = 1 pour les vitesses 7 = 0 et 7^. Suivant que l’on veut régler le moteur au maximum de rendement (minimum de kilowatts absorbés), au minimum du courant (minimum des K. Y. A. absorbés) ou au cos <p max. (cos cp =: 1 dans les cas où cela est possible ; on choisira respectivement les points F', F", ou F'" sur les courbes, lieux des points F, eorrespondanls aux vitesses pour lesquelles 011 veut examiner la marche du moteur.
- Connaissant le point F, il sera facile de déterminer le point de fonctionnement A et, par suite, le cercle de fonctionnement passant par ce point ainsi que son centre M. Ce dernier point fixera les valeurs de vt et de a pour lesquelles la
- marche du moteur correspondra au couple et à la vitesse donnés au mode de réglage qui a été choisi.
- On voit clairement d’après les courbes F que la marche au cos 9 maximum est peu économique aux faibles vitesses.
- En se servant du mode de réglage au rendement maximum, on obtient des valeurs du cosep très élevées pour des vitesses comprises entre la moitié de la vitesse du synchronisme et 5o % au-dessus. Ce mode de réglage étant le plus important, nous allons l’examiner de plus près.
- Le rendement maximum est évidemment obtenu lorsque la somme des pertes par effet Joule dans le stator et dans le rotor est minima. Or comme le collecteur est une partie du moteur que nous avons intérêt à rendre aussi petite que possible, nous pouvons choisir le point de fonctionnement A tel que le courant rotorique soit minimum, d’autant plus que, pour ce point, le courant statorique 11e sera pas non plus loin de son minimum. En procédant ainsi, nous n’avons pas besoin de construire la courbe des points F du courant pris sur le réseau. Nous simplifions la construction, tout en restant pratiquement suffisamment près du réglage théorique au rendement maximum.
- Traçons de nouveau (hg. »4) ie cercle C de couple constant et relions le point A(i au (‘entre K de ce cercle. La droite A0lv coupe le cercle C en A,„, point que nous choisirons comme point de fonctionnement pour toutes les vitesses du moteur. Le vecteur A0 Am est en effet le vecteur du courant rotorique minimum.
- Relions A/n à Ax. Les centres M de tous les cercles de fonctionnement seront situés sur la perpendiculaire mm sur le milieu am de A m Ax.
- Il résulte de la relation (39)
- Ax M =
- A^A„, 1
- ‘± sine
- A.OO C1 fff sin e
- et
- M
- am A»
- rt„iM
- a,u M
- cotg s — 7 -f - tg’ (O* — 0(
- ci ni A c
- ci m A . c
- —h a/nA-x> tg^Oco — 0, ~ am ^L = 0j
- p.272 - vue 272/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 273
- M y o est le centre du cercle de fonctionnement correspondant au glissement zéro ou à la vitesse du synchronisme. Les longueurs M^—oM sont proportionnelles au glissement et nous pouvons, comme précédemment pour les points V, tracer l'échelle du glissement, pour trouver pour
- n
- Vv-i i
- diculaire abaissée de M0 sur la direction OA^ est l’angle de calage des balais.
- On connaît donc pour chaque vitesse les valeurs de v* et de a ù admettre pour que le moteur travaille au rendement maximum au couple donné.
- Fig. *4.
- chaque vitesse le centre du cercle de fonctionnement correspondant. La longueur M0 M détermine le courant 1([ ou à une autre échelle le rapport de transformation v? du transformateur de réglage. L’angle a que forme M0M avec la perpen-
- Le courant I,. pris sur le réseau se détermine de la façon suivante pour une vitesse donnée.
- Ayant fixé les valeurs de vt et de a, portons les vecteurs Am F™.
- F„, —
- p.273 - vue 273/688
-
-
-
- 274
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N* 22.
- sur une droite faisant un angle a — ô„ avec A0A/W.
- Les points F,„ sont situés sur une droite n a puisque le lien des points M est une droite. Les longueurs Fw,Ay„ sont en effet oroporlionnelles aux longueurs M0M et forment; comme ces derniers vecteurs le même angle avec une direction don née. Nous pouvons donc, comme il a été fait pour les poinls M, tracer l’échelle du glissement sur la direction n n pour trouver pour chaque vitesse le courant
- térésis rotorique et des pertes par frottement, il suffit de déduire du courant watté Fï==o/,/ de puissance utile au synchronisme le courant
- ' l/,° - l/i°.
- Menons la droite s'Fv—, ; elle coupe F„,U„, en U*/h, et la longueur FU'„, sera la nouvelle puissance utile.
- Le rendement aura la valeur
- »,.= <>F,
- pris sur le réseau.
- La phase du courant ],. est donnée par l’angle <p,. que forme le vecteur 0Fm avec la droite OEj.
- A la marche pour cos q> = i correspond le courant OFu? F0 étant le point d’intersection de n n avec OE,.
- La puissance utile ou le courant watté correspondant à cette puissance sera mesuré par la distance F/„U„, du point F,„ à une droite RFV—4 passant par le point F-.-^j du démarrage et parallèle à OX. Le rendement est donc déterminé par
- , F/WU/,f
- le rapport -—r— .
- I* m l.j/«
- Traçons le vecteur OF,„. Son point d’intersection avec la droite RFV-i est le point r. Appelons Ft le point d’intersection de la droite n n avec OX.
- Nous avons
- La longueur OFâ est constante. Le rendement sera donc mesuré par la longueur r F,—i .
- Il est facile de déterminer l’échelle du rendement ou le point rl0() correspondant au rendement de ioi> % . Cette dernière valeur est obtenue pour le cas hypothétique où les longueurs F ,,,11,,, et Fm Lm sont égales. Cela aurait évidemment lieu pour un point F^ correspondant à une vitesse «? du moteur. Le point /*]00 s’obtient donc en traçant une parallèle Os à la direction n n. Elle coupe la droite RF.pl en /'lll0 et la longueur r100 V.; l correspond au rendement de ioo % .
- Cette construction ne tient pas compte des pertcsv dans le fer et par frottement.
- En nous rappelant les réflexions faites dans le précédent chapitre, on voit que pour tenir compte de la puissance utile produite par l’hys-
- K IT
- 1 m 1
- V I
- 1 m 1J ni
- mais
- donc
- et
- V iT/
- 1 m 1 m
- ^ /// I ni
- l'W
- K L'
- v rf — ljlLjl r ir
- 1 ni L ni----. i . T 1 ni 1 ni »
- ii * i»
- r ir/ \*' r
- 1 o 1 o 1 m ' m
- V 1T/ 7-I’
- 1 o L o 7 1 v
- li1 IT |(’ ]
- 1 o ' 0 1 ni •J ni
- E V OE
- 1 (I ' o 1 I
- Le rendement est encore proportionnel à la longueur rVr~i9 mais il est réduit dans le rapport
- F«U'0 p . • . i ,
- =ry; . I our trouver le nouveau point du rende-c U C o
- ment 100 %, menons une parallèle à OF0parïe point d’intersection de Os avec .s'Fï=1. Le point d’intersection r'ioode cette droite avec la ligne du rendement sera précisément le nouveau point de rendement 100 % . On a en effet
- V 1T/
- 1 » o
- E'.v
- v
- oi<\
- F„ E» F'/‘ùooFv^ i /‘ùoo Ev== i’
- donc
- O F, /‘Fv— i __ / \ \, . i
- r'ioo Ft=1 Of, r'ioo F.; = i*
- Pour tenir compte des pertes constantes, nous savons qu'il faut déplacer le point O' en O', tel que
- oo' = i/#.+ L
- où IfC tient compte à la fois des pertes dans le fer
- p.274 - vue 274/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 27 S
- du stator et du transformateur. La considération du courant à vide dans le transformateur de réglage ramène O' en O", tel que
- O'O" = \at.
- Le vecteur OF" représente le courant 1,. total absorbé sur le réseau.
- Le décalage de ce courant est mesuré par l’angle <p',. que forme 0"F avec la perpendiculaire surOX menée par O".
- Le rendement, en tenant compte de toutes les
- pertes, aura pour valeur
- ' — i.’ ’
- t 100 r f — l
- /"i00 se construit d’une façon identique à / 10«-Le réglage au rendement maximum pour couple constant, tel que nous venons de l’expliquer, conduit à des résultats particulièrement simples : les grandeurs et phases des courants statoriques et rotoriques sont constantes, les lignes caractéristiques sont des droites.
- (A suivre.) Edouahd Roth.
- Belfort.
- NOTE RELATIVE A L’UNIFICATION DES INTENSITÉS LUMINEUSES
- Dans le but de déterminer aussi soigneusement que possible les rapports des unités photométriques d’Amérique, de France, d’Allemagne et de Grande-Bretagne, des comparaisons furent faites à différentes reprises durant ces dernières années entre les unités lumineuses conservées au Bureau of Standards de Washington, au Laboratoire central d’Electricité de Paris, à la Physikalisch-Technische Reichsanstalt de Berlin et au National Physical Laboratory de Londres.
- L’unité lumineuse du Bureau of Standards a été conservée par l’intermédiaire d’une série de lampes à incandescence électrique dont les valeurs avaient été déterminées h l’origine en fonction de l’Hcfner.
- L’unité lumineuse du Laboratoire central d’Electricité est la bougie décimale vingtième de l’étalon défini par la Confèrence internationale des unités de 1884 et qui est prise comme o,io4 de la lampe Carcel, conformément aux expériences de M. Violle.
- L’unité lumineuse de la Physikalisch-Tech-nische Reichsanstalt est donnée par la lampe llefner brûlant dans une atmosphère à la pression barométrique normale (76e"1) et contenant 8,8 litres de vapeur d’eau par mètre cube.
- L’unité lumineuse du National Physical Laboratory est donnée par la lampe de 10 candies au pentane de Vernon Harcourt brûlant dans une atmosphère à la pression barométrique normale (76e111) et contenant 8 litres de Arapeur d’eau par mètre cube.
- Outre les comparaisons directes des lampes à flamme effectuées récemment dans les laboratoires nationaux d’Europe, des mesures furent faites en 1906 et en 1908 entre les unités européennes et américaines par l’intermédiaire de lampes électriques à filament de carbone soigneusement étudiées et le résultat de toutes ces comparaisons donne les relations suivantes entre les unités lumineuses énumérées ci-dessus.
- Aux erreurs d’expérience près, l’unité anglaise au pentane a la même valeur que la bougie décimale; elle est de 1,6 % moindre que la bougie étalon des Etats-Unis d’Amérique et 11 % plus grande que l’unité
- llefner.
- Le Bureau of Standards a pris l’initiative de provoquer l’unification des mesures lumineuses en Amérique, en Angleterre et en France, et dans ce but a proposé de réduire son unité lumineuse de 1,6 %. La date fixée pour ce changement est le 1er juillet 1909,
- p.275 - vue 275/688
-
-
-
- 276
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N° 22.
- A partir de cette date, dans les limites de précision nécessaires pour les besoins de la pratique industrielle, on pourra utiliser les rapports suivants :
- i bougie décimale = i bougie américaine = i bougie anglaise et Limité Hefner sera considérée comme égale à 0,9 de cette valeur commune.
- Le Bureau of Standards d’Amérique, le National Physical Laboratory d’Angleterre et le Laboratoire central d’Electricité, se sont
- mis d’accord pour assurer la constance de cette unité lumineuse commune.
- Sur l’initiative du Comité électrotechnique français puis du Comité électrotechnique britannique, la Commission électrotechnique internationale a été saisie d’une proposition tendant à donner à cette unité lumineuse commune le nom de « Bougie internationale ».
- P. Janet,
- Directeur du Laboratoire central d’Electricité.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- ÉTUDE ET CONSTRUCTION DES DYNAMOS
- Contribution à l’étude de la commutation dans les dynamos. — H. Rüdenberg. — Elektro-technische Zeitschrift, ià avril 1909.
- L’auteur étudie le problème de la commutation, en se basant sur différents travaux, notamment sur ceux d’Arnold et sur ceux qui ont paru dans cette revue môme sous les signatures de MM. H. Poincaré, A. Liénard, J. Bethenod.
- il se propose surtout de mettre en évidence le rôle joué par les circuits dérivés de la spire en court-circuit, et d’en déduire un critérium d’une bonne commutation, qu’il énonce sous la forme d’une inégalité où interviennent : la self-induction de la spire en court-circuit, celle du circuit dérivé, la résistance de contact, et la durée totale de la commutation.
- L’auteur n’a pas cherché à obtenir dans son calcul une précision illusoire, mais à fixer des limites de sécurité ; il s’agit d’assigner une région dans laquelle il n’y aura pas de crachement d’étincelles au collecteur.
- C’est donc au point de vue de la pratique qu’est conçue l’étude qui va suivre.
- Calcul des éléments de la, commutation. — Considérons les circuits reliés à la dernière bobine mise en court-circuit (fig. 1). Appelons :
- Ls la self-induction apparente de cette bobine ;
- Rs sa résistance ;
- L,t la self-induction apparente du circuit dérivé;
- l\n sa résistance ;
- R„ la résistance des liaisons avec le collecteur;
- R„ la résistance de contact;
- itt et iy les courants qui vont au collecteur ou qui en viennent ;
- 4 le courant de court-circuit dans la dernière spire soumise à la commutation;
- le meme courant pour la spire précédente;
- itl le courant dérivé équivalent.
- Nous aurons alors, pour la force électromotrice e~ dans la bobine de court-circuit et la force clectromo-
- C K Fig. 1.
- trice e}l dans le circuit dérivé, les expressions respectives :
- Y ~di +R^—(4+ jj ^iy=ez (I)
- et :
- Y 'l_R»/"+(4+ 4—(Rc+ ~ P>„)iy-=~-en (l'j
- Les symboles employés représentent : h .
- -, le rapport de la largeur du balai a celle des
- p.276 - vue 276/688
-
-
-
- 29 Mai 1909. ,
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 277
- lames du collecteur; 9 le rapport du temps écoulé t à la durée totale T du court-circuit :
- L’influence qui s'exerce par induction mutuelle entre iz et in est très faible et on peut la négliger, ainsi que la capacité des lames du collecteur. L'auteur renvoie à ce propos à l’article de M. Poincaré paru dans la Lumière Electrique, tome II (2e série), p. 295.
- La densité de courant dans la lamelle qui va sortir de sous le balai est, au dernier instant de la commutation :
- dir
- ?, = FWp0“r# = ,>
- F étant la surface du balai; la tension de passage a pour valeur :
- dir
- Vr. = R»
- d 9
- b-a)
- Pour la calculer, nous voyons que la figure t met en évidence les relations :
- Multiplions les deux membres de l’équation (P) par ~ et retranclions-la membre à membre de
- L,t
- l’équation (1); il vient :
- L$ dix . L$ . L
- +fc)(R'+à
- + (* +lS) (r'+br*)‘>
- I-,
- Nous aurons alors, pour 9 = 1 :
- ix —- o ;
- 1 x dix
- 1 — 9 ~ “rfQ ;
- et par suite :
- e-=
- La tension de passage prend alors la forme :
- z~cn ea+{âé-i)Riiz+(i+ïù (Ri'+pa»)''; li)
- U
- tr„
- Cette formule ne suffit pas pour calculer la tension et la densité de courant, puisqu’elle contient les intensités inconnues iz et ïz, des courants de court-circuit. Mais, pour résoudre le problème que nous nous sommes posé, il suffit de montrer que la tension et la densité de courant seront en général augmentées à la lin de la commutation, par l’action de ces courants de court-circuit. La force électromotrice etl aura une influence favorable ou défavorable, suivant le sens de sa direction, et l’on ne peut rien dire d’une manière générale sur ce point particulier; son influence est d’autant plus grande que la self-induction équivalente L„ du circuit dérivé est plus petite.
- L’action la plus importante exercée par ce circuit dérivé est fournie non par le numérateur, mais par le dénominateur de l’expression qui donne vz et on peut l’énoncer ainsi :
- Pour que Von puisse être assuré que la tension ne sera pas exagérée, il est nécessaire que la condition :
- K
- TR*
- * +
- soit remplie ; de plus :
- La commutation sera d9autant meilleure que l’écart entre ces deux quantités sera plus grand.
- Donc, il est avantageux d'avoir, outre une faible self-induction de court-circuit, une faible self-in-duction du circuit dérivé.
- L’auteur fait observer que ces conclusions confirment les idées d’Arnold (L.
- Il n’est pas difficile, dans le cas proposé, d’évaluer l’ordre de grandeur de L». Considérons en premier lieu un induit bipolaire (fig. 2) : c’est alors le circuit intérieur de l’induit qui constitue essentiellement le circuit dérivé correspondant à la bobine mise en court-circuit. Pour évaluer la self-induction qui intervient alors, il faut observer que le courant total dans chaque encoche doit être compté pour zéro, puisque ce sont seulement les lignes de force tendues entre les conducteurs isolés de chaque encoche qui peuvent avoir une action inductive.
- (l) L\ T.Z., 1908, p. 399.
- p.277 - vue 277/688
-
-
-
- 278
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2d Série). — N° 22.
- Remarquons en outre que, en raison de la grande rapidité de la variation du courant, l’intérieur des conducteurs massifs d’induit est presque dépourvu de lignes de force, et que la seule région accessible à ces lignes est celle qui correspond à l’isolement des barres de cuivre. Il résulte de tout cela que le coefficient de self-induction L„ peut, aussi bien que L.ç, avoir des valeurs très faibles, de sorte que la commutation est souvent améliorée dans de grandes proportions du fait du circuit dérivé.
- J/auteur examine alors différents cas particuliers et arrive à la conclusion que la condition (5) est générale et constitue un critérium absolu pour la commutation.
- Dans le cas d’induits multipolaires, la question est plus compliquée. Les conducteurs d’armature parcourus par des courants supplémentaires sont alors, pour la plupart, distribués dans des encoches différentes, et les champs électro-magnétiques correspondants ne peuvent, par suite, se compenser beaucoup mutuellement ; il en résulte que le coefficient L„ est alors notablement plus fort que dans les dynamos bipolaires, et peut n’avoir pas une influence aussi favorable sur la commutation.
- Donc, toutes choses égales d’ailleurs, c’est-à-dire dans les mêmes conditions de résistance des balais, de self-induction de court-circuit, et de durée de court-circuit, on atteindra plus vite la limite de la région des étincelles avec une machine multipolaire quavec une machine bipolaire.
- C’est bien ce que l'expérience confirme.
- Emploi des liaisons équipotentielles. — Pour améliorer les conditions de la commutation dans les machines nuillipolaires, on emploie souvent des connexions équipotentielles qui relient différents points de l’enroulement induit. Parmi les avantages de ce dispositif, l’un des plus importants est le rôle
- joué par ces connexions au dernier instant de l’inversion du courant (M. La figure 3 montre clairement dans le cas d’un induit tétrapol.aire, qu’à chaque spire qui quitte le court-circuit en correspond une autre, montée en parallèle avec la première, grâce aux liaisons équipotentielles ; cette deuxième spire peut, ou bien se trouver alors elle-même en court-circuit, ou bien avoir elle aussi déjà dépassé ce stade. Dans le dernier cas, sa self-induction L„ est égale à hs, si l’on admet l'indépendance magnétique des deux spires considérées, et il en résulte,
- Tig. 3.
- d’après l’inégalité (5*}, la condition de commutation suivante :
- L.
- Au contraire, si la deuxième spire se trouve encore en court-circuit, il n’y a plus à compter pour L„ que la très faible self-induction des connexions équipotentielles, puisque les courants préfèrent passer plutôt par les balais que par les bobines ; le deuxième membre de l’inégalité (5) aura alors une valeur extrêmement grande.
- De l’étude faite par l’auteur, il résulte donc que :
- Les liaisons équipotentielles exercent une influence tout, à fait favorable sur la commutation et peuvent meme supprimer absolument les étincelles au collecteur d'une machine qui avait auparavant un fort crachement.
- Lorsqu’on se propose seulement d’éviter que la tension et la densité de courant aient des valeurs exagérées à la fin de la commutation, on a recours
- (*) Voir aussi Arnold, Die Glcichstrommaschine, vol. I, p. 170.
- p.278 - vue 278/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 279
- k un autre dispositif, qui présente l'avantage de pouvoir s’adapter d’une manière absolument générale à toutes les machines, même aux machines bipolaires, comme on en emploie dans le cas des turbo-géné-rateurs.
- On monte en parallèle avec l'enroulement induit un enroulement de résistance, de telle sorte que chaque spire induite soit court-circuitée par une résistance élevée, n’ayant qu’une self-induction aussi réduite que possible.
- On sait que la première idée de cet expédient a été émise par M. À. Blondel au Congrès international des Electriciens (1896). M. A. Heyland a préconisé également cette solution.
- Bien entendu, il n’y aura que l’expérience qui permettra de déterminer la valeur qu’il faut donner aux résistances de ces connexions auxiliaires.
- Il est intéressant de rechercher ce qui arrive lorsque la condition (5) n’est pas remplie. L’expression (4) montre que, dans le cas limite où les deux membres de l’inégalité (5) deviennent égaux, la tension de passage devient infinie, et une analyse plus poussée montrerait que, même pour d’autres valeurs delà self-induction, etc..., la tension i*este infinie, ainsi que la densité de courant à la surface du balai. On suppose pour cela que les équations (1) représentent exactement le phénomène, c’est-à-dire qu’il n’y a aucune fuite de courant à travers l’air, ou à travers l’isolant des lames du collecteur, et, de plus, que les self-inductions et les résistances ont, dans l’équation, des valeurs finies, indépendantes de l’intensité du courant et du temps.
- En réalité il n’en est pas ainsi. Quand la tension entre les lames du collecteur croît au delà d’une certaine limite, il passe évidemment du courant en dehors des conducteurs métalliques ; mais, même dans ce cas, l’auteur montre que la discussion des équations de commutation ne pourrait conduire à aucun contre-sens.
- E. T.
- ELECTROTHERMIE
- La fabrication des condensateurs a forte capacité : solution êlectrochimique du problème. — G. Schulze. — Elektrotechnik und Maschi-nenbaiiy i l mars 1909.
- triques, de disposer de condensateurs de très grande capacité, soit qu’il s’agisse de faire démarrer des moteurs asynchrones monophasés, ou d'améliorer le facteur de puissance d’un réseau alternatif. Les condensateurs fabriqués avec différents diélectriques, tels que le papier ou le mica, sont malheureusement très coûteux.
- Au contraire les condensateurs électrolytiques, à l’aluminium, par exemple, sont d’une remarquable facilité d’exécution. Ils ont déjà attiré l’attention des électrotechniciens, et nous rappellerons que, dans cette revue même, M. G.-J. Zimmermann leur a consacré, en iqo.l, une étude très détaillée (1).
- M. Zimmermann traitait surtout le côté théorique de la question. Aujourd’hui, c’est par le côté pratique que M. Schulze entend l’aborder.
- A cet effet il rappelle les notions physiques nécessaires ; on sait qu’un certain nombre de métaux, parmi lesquels l’aluminium, le tantale, le magnésium, etc..., jouissent de la propriété suivante : lorsqu’on les emploie pour constituer l’anode d’un électrolyte convenablement choisi, il se forme à leur surface une couche solide, mince et poreuse, qui emprisonne une deuxième couche, gazeuse celle-là, encore plus mince que la précédente ; il en résulte que le courant d’éleotrolyse éprouve une résistance très considérable, de sorte qu’il s’introduit là une perte de tension très élevée.
- ÉTUDE UE LA COUCHE GAZEUSE DANS LE CAS DU COUHAXT CONTINU
- Tant que la tension continue qui fait passer le courant reste inférieure à une certaine valeur critique, l’épaisseur de la couche gazeuse augmente set, par suite, la chute de tension correspondante), jusqu’à ce qu’elle atteigne la tension totale du réseau.
- Si cette tension dépasse la valeur critique, l’accroissement de la couche gazeuse cesse, et des étincelles éclatent, livrant passage au courant.
- Cette tension critique dépend de l’électrolyte, et, pour un même électrolyte, croît en sens inverse de la concentration.
- Le tableau I permet de se rendre compte des conditions d’emploi de l’aluminium avec les électrolytes les plus employés :
- On a souvent besoin, dans les exploitations élec-
- (*) VEclairage Electrique. 1903, n° 4T> P* >88,
- p.279 - vue 279/688
-
-
-
- 280
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N» 22.
- Tadlkau I.
- Tensions critiques dans le cas de Valuminium, plongé depuis vingt-quatre heures dans une solution à io % de différents électrolytes.
- VOLTS
- vSulfate de soude SO*Na2 4 o
- Permanganate de potassium MnO'dv . . I I ‘A
- Bichromate d’ammonium CrO^iNH*)2.. I A'Jt
- Carbonate d’ammonium C03H(i\Ii4).. . /i*a5
- Citrate d’ammonium 470
- Cyanure de potassium CNK . . .
- vSilicate de sodium SiU3Xa* 445
- Borate de sodium BHPXa2 480
- Acide citrique 5:i6
- Comme la résistance de la couche gazeuse d'une anode, aux environs de la tension critique de formation, se chiffre par millions d’ohrns par centimètre carré, et que l’épaisseur correspondante est exces-
- _____ Alummi <m
- Fig. i.
- sivernent faible, il en résulte que nous pouvons assimiler ce système à un véritable condensateur dont le diélectrique est constitué par la couche de gaz et dont les armatures sont, Tune le métal de l’anode, Vautre le liquide clectrolysé.
- Les mesures de capacité montrent qu’à chaque valeur de la tension, jusqu’à la tension de formation,
- correspond une valeur absolument déterminée de la capacité, valeur qui dépend uniquement de la nature du métal dont est formée l’anode, et nullement de l’électrolyte.
- Lorsqu’on calcule par des mesures de capacité
- 8
- l’épaisseur réduite - de la couche gazeuse (8 épaisseur réelle, £ coefficient du diélectrique) — (on ne peut en déduire la valeur de 8, puisque e n’est pas connu) — on trouve que l’épaisseur de la couche est, au début, proportionnelle à la tension de formation, et ensuite croît plus vite que la proportionnalité.
- Les courbes de la figure i sont construites avec : en abscisses, les tensions de formation en volts; en ordonnées, les capacités en centièmes de microfarads par centimètre carré de surface, cl les épaisseurs réduites - en p-p.. e
- Lorsqu’on passe d’une basse tension à une tension plus forte, la couche gazeuse atteint en quelques minutes la nouvelle épaisseur correspondante ; mais si l’on fait alors décroître la tension, il faut plusieurs mois, avant que l’épaisseur reprenne sa valeur primitive.
- Pour des recherches de faible durée, on peut néanmoins considérer cette épaisseur comme constante, tant que l’on se tient au-dessous de la tension de formation, et alors le condensateur électrolytique se comporte absolument comme un condensateur à diélectrique invariable.
- Au contraire, dès que l’on élève la tension de formation, il se manifeste une différence essentielle avec le condensateur à diélectrique invariable ; c’est que la capacité varie à peu près en raison inverse de la tension de formation.
- 11 y a une deuxième différence essentielle entre le condensateur électrolytique et le condensateur à diélectrique solide ; elle réside en ceci que la couche gazeuse n’oppose une grande résistance au courant qu’autant que le métal joue le rôle d’anode ; si on l’emploie comme cathode, la couche gazeuse laisse passer des courants notables avec une faible chute de tension, phénomène bien connu, et qui a été utilisé pour le redressement des courants alternatifs.
- Au point de vue des conditions pratiques d’établissement du condensateur électrolytique, il est nécessaire d’observer que la couche de gaz cesse de se produire à l’endroit exact où la surface du métal
- p.280 - vue 280/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 281
- cesse d'être en contact [avec le liquide ; le courant cherche donc à passer par la ligne de séparation, et, si on ne prend pas de précautions spéciales, il y déterminera un cchauflement exagère. Par conséquent, on aura soin de multiplier les précautions d'isolement à l'endroit de cette surface de séparation.
- Les plaques sur lesquelles l’auteur a fait ses essais avaient les dimensions suivantes :
- Hauteur : i6cm,5.
- Largeur : 9'ÎU,,7.
- Epaisseur : ocn‘, i.
- ÉTUDE EN COURANT ALTERNATIF
- Le tableau II indique les résultats obtenus. On verra que les pertes d'énergie pour une tension alternative de 27 à 59 volts sont relativement faibles et n'augmentent guère avec la durée de la mise en circuit, tandis qu'il n’en est déjà plus de même pour 93 volts ni surtout pour i3o volts.
- que l’on a la couche gazeuse la plus stable et le courant le plus faible à travers le diélectrique.
- Dans le tableau II, les capacités sont calculées d’après la formule :
- I sin ©
- h = “1?----
- E 03
- en mesurant le courant et la tension.
- Ce procédé de calcul n’est légitime que si les intensités et les tensions sont sinusoïdales ; était-ce le cas ?
- Le tableau III donne la réponse à cette question. Il indique les valeurs du courant et les capacités calculées d’après la formule précédente, en fonction de la tension de charge. Les mesures étaient faites à intervalles très rapprochés, et l’on faisait varier la tension au moyen de résistances intercalées. Nous avons vu que dans ce cas la capacité du condensateur est indépendante de la tension ; c?est ce que montre la colonne des capacités calculées.
- Tableau II
- EXPÉRIENCES DURÉE CONDENSATEUR TEMPÉRATURE FACTEUR CAPA CITÉ
- DE LA. MISE — —— DES DE
- EN CIRCUIT courant tension pertes ÉLECTROLYTES PUISSANCE CALCULÉE
- minutes ampèros • volts watts degrés Celsius microfarads
- 0 1,27 2 7,(i 1 ,</> o,o56 146,7
- xro série IO 1,27 27,6 1 >9° 19,3 o,o54 146,7
- ï 20 1 ,a6 a7>/i A, A 5 T9*7 o,o65 146,3
- 0 i,36 59>2 4,5 J7*7 o,o56 73,1
- a® série J 10 59,2 4,<» 17,8 o,o5o 72,6
- 60 i,35 59,2 4,0 18 o,o5o 72,ü
- f 0 1,34 ï 13,0 6,8 *9,3 <>,044 37.7
- 1 1,36 I I A,6 n,3 19.3 0,074 38,4
- 3e série < IO 1,46 I I A , I i6,5 '9,7 0, IOI 4i,3
- 1 3o 1,60 I 1 A , 5 AO,5 A I , O 0,114 45,o
- ( 1 60 1,7» 113,4 A 3 aa,8 0,118 48,2
- 1 0 i ,3 a 93.7 10,0 A 0,0 0,081 44*9
- 4e série 10 i,:« 93,7 10,6 AO,A 0 cc 45,2
- 60 i,43 93,8 IA,4 ^,9 0,09A 48,5
- Lors d’une mise en charge sous tension alterna- j tivc de a5o volts, après formation préalable en courant continu, sous 400 volts, le facteur de puissance atteignit la valeur o,3. En employant des électrolytes autres que les borates, les pertes deviendront sans doute encore plus fortes, car c’est avec les borates
- Les expériences ont également confirmé le résultat énoncé par l'auteur, à savoir que la capacité du condensateur élèctrolytique varie à peu près en raison inverse de la tension ; les chiffres correspondants sont indiqués au tableau IV.
- On voit que le produit est sensiblement constant
- p.281 - vue 281/688
-
-
-
- 282
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N° 22.
- D’après la ligure i la capacité est de 8,58 X xo* mf par centimètre carré de surface d’aluminium, lorsque la tension est de ioo volts.
- Tableau 111.
- NUMÉRO DE l/EXPÉRIENCE TENSION COUPANT DE CAPACITÉ PERTE d’énercie FACTEUR DE PUISSANCE CAPACITÉ CALCULÉE
- OltR ampères watts mievofftrads
- I 102,8 8,G o,o5<j 43,9
- 2 82,8 1,0 5,o o,o53 '.3,9
- 3 73,6 I ,OI 3,5 0,0/, 7 43,8
- 4 59,2 0,8l U7 0,0/, I 4 3, «
- Or la surface totale des plaques d’aluminium est de 3 25ocra2, mais elle n’est pas toute en jeu; l’auteur établit qu’il faut prendre seulement la valeur réduite x 8ooc,n;i.
- Tableau IV.
- TENSION CAPACITÉ PRODUIT
- volts microfarads
- /,o • i'.fi,7 5 87o
- iSo 7V 5 85o
- 132 '.4,9 5 q3o
- 1 Go G o3o
- Movenne 5 920
- Dans ces conditions, chacune des deux électrodes possède, à ioo volts, une capacité de:
- i /|Oo — 8,58 X io~2 = i'20 mf.
- Or les mesures faites en alternatif ont donné le chilïre : 09,2 mf, soit sensiblement la moitié1.
- Ceei est précisément une confirmation des vues de M. C. J. Zimmermann.
- La raison du phénomème consiste en clïct en ce que le métal employé a la propriété de ne fonctionner comme condensateur que pour une seule direction du courant, tandis que dans la direction opposée, le courant peut passer librement. Supposons alors que ce soit la plaque d’aluminium de gauche qui joue le rôle d'anode et que sa charge électrique soit égale à Q.
- Pour le courant de charge, l’électrode de droite jouait le rôle de cathode, et par suite n’opposait aucune résistance. Mais dès qu’on commence à opérer la décharge du condensateur, c’est l’électrode droite
- qui se charge, puisqu’elle fonctionne alors comme
- Tableau V.
- Fonctionnement des condensateurs êlectroly tiques aux hautes fréquences.
- FRÉQUENCE TENSION COURANT DE CAPACITÉ
- volts ampères
- 80 3 102,8 2 5,G
- 815 82,8 21,8
- 823 73,6 •9/t
- 83G rMLa i5,o
- anode pour le courant de décharge, et dès que la quantité d’électricité Q a quitté l’électrode gauche, elle a passé, aux pertes près, sur l’autre électrode : en d’autres termes, le condensateur électrolytique, envisagé dans son ensemble, prend une charge Q opposée à la première, et c’est seulement cette quantité Q qui est transportée par le courant, tandis que dans un condensateur ordinaire à diélectrique solide, ce serait, dans les mêmes conditions, une quantité double, x Q qui serait transportée (Q pour la décharge et Q pour la charge en sens inverse).
- En terminant, l’auteur donne le tableau V, qui indique comment se comporte le condensateur électrolytique aux hautes fréquences,
- M. B.
- TRACTION
- Chemin de fer électrique à courant monophasé sous G 600 volts. — Electrical World, 8 avril 1909.
- Une ligne de traction électrique de 77,5 milles a été mise en service entre South Rend (Indiana) et Pullmann (Illinois). Voici ses caractéristiques :
- Le matériel roulant comprend actuellement 48 voitures de voyageurs et 12 wagons de marchandises.
- L’équipement électrique de chacun des wagons de voyageurs se compose de quatre moteurs monophasés de 125 chevaux, disposés selon le système à unités multiples.
- Sur la plus grande partie du parcours la distribution se fait par trolley sous G 600 volts ; à la traversée des villes la tension est abaissée à 700 volts. Le cou-
- p.282 - vue 282/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 283
- rant continu n’est aucunement employé dans l’exploitation; c’est le monophasé seul qui règne.
- Le câble est supporté par une suspension caténaire.
- Il y a io sous-stations :
- Les deux stations terminales sont alimentées à 33ooo volts ;
- Les huit autres sont chargées de fournir de l’énergie à basse tension dans les sections urbaines.
- C. P.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Les oscillations électromagnétiques et la télégraphie sanstily par le professeur J. Henneck. — Ouvrage traduit de l’allemand par P. Blanchin, G. Guérard, E. Picot. — Deux volumes in-8 raisin se vendant séparément.
- Tome I. Les oscillations industrielles. Les oscillateurs fermés à haute fréquence. i volume de 5o5 pages avec 422 ligures.
- Tome II. Les oscillateurs ouverts et les systèmes couplés, les ondes électromagnétiques. La Télégraphie sans fil. 1 volume de 489 pages avec 'Ï80 ligures.
- Gautiiier-Villars, éditeur, Paris. —Prix de chaque volume : broché, 17 francs.
- L’édition allemande de l'excellent ouvrage du professeur J. Zennec-k est bien connue, depuis 1905, de tous ceux qui s’occupent de l’intéressante question des oscillations électromagnétiques et de leur application à la télégraphie sans fil. Ceux-là seront heureux d’apprendre la publication d’une traduction française très consciencieuse de cet ouvrage, et d’autre part il est certain que l’annonce de cette publication satisfera également bon nombre de personnes qu’avaient effrayé le texte allemand.
- Rappelons que dans l’esprit de 1 auteur, son livre s’adresse plus particulièrement à ceux qui ne sont pas familiarisés avec le calcul différentiel et intégral, c’est-à-dire également à ceux que leur position dans l’industrie a obligé à négliger les études théoriques. Cette circonstance l’a amené à faire intervenir dans l’établissement des principes des considérations physiques, auxquelles l’on peut reprocher parfois sans doute un certain manque de rigueur, mais qui précisent souvent la portée des formules.
- Dans sa préface, l’auteur déclare son peu de sympathie pour les analogies mécaniques. « Par un usage trop fréquent de celles-ci, dit-il, on peut craindre que le lecteur ne croie avoir parfaitement compris un phénomène électromagnétique, s’il découvre une
- analogie mécanique. plus ou moins frappante, et qu’il se dispense d’un examen approfondi du phénomène électromagnétique considéré. Il me semble plus important de forcer le lecteur à se représenter clairement les actions électromagnétiques elles-mêmes et leurs lois, et à se créer peu à peu, si je puis m’exprimer ainsi, une manière de voir électromagnétique. » Nous partageons entièrement cette opinion qui est sans doute celle de bon nombre de nos lecteurs.
- L’ouvrage comporte vingt-deux chapitres, plus des notes additionnelles, rejetées à la lin de chaque volume, et contenant, soit des calculs plus développés que ceux intercalés dans le texte, soit des indications bibliographiques extrêmement complètes.
- Certains pourront trouver un peu fastidieux de commencer l’étude des oscillations électromagnétiques et de la télégraphie sans fil par un exposé assez développé de la technique des courants alternatifs usités industriellement ; mais il ne faut fias oublier que les lecteurs auxquels s’adressent l’ouvrage n’ont en général que des notions assez restreintes sur un tel sujet, bien que sa connaissance soit indispensable pour aborder avec fruit l’élude des oscillations électriques de haute fréquence.
- Quant au texte même, le nom de l’auteur suffit à en garantir la valeur; il est à remarquer qu’il possède une très grande clarté qui séduira les lecteurs français. 11 est seulement regrettable que des exigences d’édition aient obligé à conserver les symboles cl caractères allemands; en particulier dans les formules, l’on emploie toujours le nombre d’alternances par seconde, //, au lieu de la fréquence f (n — if).
- Quoiqu’il en soit, nous sommes persuadés que le présent ouvrage intéressera non seulement ceux auxquels il était primitivement destiné, mais encore les électriciens possédant des connaissances mathématiques plus étendues. II contient en effet certains exposés, complets bien qu’élémentaires, de questions
- p.283 - vue 283/688
-
-
-
- 284
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N» 22.
- que les traités français similaires laissent ignorer complètement (celle des flux d’énergie par exemple).
- Souhaitons en terminant qu’une nouvelle édition allemande permette de mettre l’édition française au courant des derniers progrès réalisés en radiotélégraphie. J, B.
- VOLUMES REÇUS
- TJber die Elektrizitàtsleitung in elektrone-gativen Dàmpfen und Ai-Strahlen, par Otto Rei-
- chenheim. — Extrait de Physikalisch Tcclinischcn lieichsansta.lt, Charlotlenbourg.
- Die internationale Konferenz über elek-trische Einheiten und Normale zu London im
- oktober 1908, par W. Jaeger et St. Lindeck. —
- Extrait de Y Elektrotechnische Zeitschrift, Berlin.
- Stai'kstromtechnik, Taschenbuch für Elek-trotechnicker, par E. v. Rziha et J. Seidener. — i volume iu-i6 de i 168 pages avec 602 ligures. — Wilhelm Ernst und Soiin, éditeurs, Berlin. — Prix : broché, 20 marks; relié, 21 marks.
- Annuaire déroute de VAutomobile-Club de France, 1909, par L. Dumontpallier. — 1 volume in-16 de ^55 pages. — A. G. F., 6, place de la Concorde, Paris. — Prix : relié, 2 fr. 5o.
- TJber einige Luftgebildefür gerichtetedraht. lose Télégraphié, par E. Bellini. — Extrait de Jahrhuch der drahtlosen Télégraphié und Téléphonie, Leipzig.
- VARIÉTÉS
- ' L’industrie électro-chimique en Suisse. — Rapport de M. de Goppet, consul de France, à Bâle.
- L'industrie électro-chimique est apparue en Suisse avec l’usine d’aluminium de Neuhausen (1889). Depuis lors, elle s’est constamment développée en s’enrichissant de nouveaux produits, et si elle s’est vue dépassée par l’industrie similaire d’autres pays, également ou mieux pourvus de « houille blanche », elle tient cependant une place assez importante pour mériter d’être, au point de vue économique, l’objet d’une étude d’ensemble.
- Les nombreux produits obtenus par le courant électrique peuvent se ranger en trois catégories suivant que l’utilisation du courant s’opère par voie humide, par voie sèche ou par effluve.
- i° Dans la première de ces catégories qui comprend la soude, la potasse, les chlorures et les chlorates, la Suisse est représentée par quatre entreprises ;
- La plus ancienne est celle d’une compagnie française, la Société d’électro-chimie actuellement au capital de 4400000 francs qui, en 1890, s'établit au Day près de Vallorbe où elle dispose d’une force de 2700 chevaux et occupe environ 100 ouvriers. Elle fabrique principalement les deux produits dégagés par l’électrolyse du chlorure de potassium qu’elle importe de Saxe, à savoir le chlorate de potasse et la potasse caustique.
- La Société pour l’industrie électro-chimique,
- fondée en 1890 au capital de 3oo 000 francs, a son usine à Tiirgi sur l’Aar(5oo chevaux) où elle produit les chlorates de potasse et de soude, le chlore et la soude caustique.
- Le perchlorate de potasse qui sert à la préparation des explosifs est fabriqué à Jussy près de Genève par la Société universelle d’explosifs, anciennement Bergès, Corbin et Cie, dont le siège est à Paris et qui, comme on le sait, possède le brevet de la « clieddite », du nom de Cheddeprès de Chamonix, où le produit a été d’abord obtenu.
- Enfin la Fabrique des produits électro-chimiques de Monthey (Canton du Valais), créée en 1899 par des industriels bâlois, au capital de 600000 francs, s’occupait jusqu’en ces derniers temps, delà production du chlorure de chaux, mais devant l’avilissement des prix de cette matière, elle a dû se transformer. L’usine qui est bien placée à proximité des salines de Bex, a été acquise en 1907, avec la concession d’une chute d’eau pouvant fournir 5 5oo chevaux, par la Fabrique bâloise de produits chimiques (couleurs d’aniline). Celle-ci y utilisera le chlore en fabriquant l’indigo synthétique ainsique les matières premières et produits intermédiaires nécessaires à cette fabrication et, accessoirement le chloral, le chloroforme, le chloride de phosphore. Ajoutons que, à la fin de 1908, celte société s’est fusionnée avec une autre entreprise bâloise plus importante, la Société pour l’industrie chimique, qui désormais
- p.284 - vue 284/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 28b
- possède un capital de 7500000 francs. L’indigo synthétique qui n’était fabriqué jusqu’à présent que par deux maisons allemandes (production approximative : 5 millions de kir) va donc l'être aussi en Suisse, par un procédé légèrement modifié, et y donnerait lieu à une production annuelle de Gooooo kilogrammes.
- Il n’cxiste pas de statistique permettant de se rendre compte, à l’heure actuelle, de l’activité des quatre fabriques susénumérées. En 1908, le professeur . Lunge, l’un des promoteurs de l’industrie électro-chimique, évaluait la production en Suisse des chlorates à 1 800 tonnes, et celle des perchlorates et persulfates à 2 000 ou a 5ookf. Pour la soude caustique et le chlorure de chaux, il se bornait à faire remarquer que si, avec les forces dont elles disposaient, la fabrique de Monthey et celle de la Volta suisseprès de Genève (’) pouvaient livrer 3 000 tonnes du premier de ces produits, et 7 à 8000 tonnes du second, ces quantités étaient bien supérieures aux besoins du marché local.
- En fait, ce sont surtout les chlorates qui entrent en ligne de compte dans le commerce des produits de cette catégorie. Pendant la dernière période quinquennale (1904-1908) la Suisse en a expjrté 8 447 tonnes, soit 1 675 en moyenne par an au prix de 715 à 794 francs la tonne. Les plus fortes expéditions sont à destination du Japon.
- La potasse et la soude caustique, tant à l’état solide qu’à l'état liquide, donnent lieu par contre à une importation annuelle de 5 000 tonnes environ venant surtout d’Allemagne ; l’exportation est insignifiante.
- Enfin, le chlorure de chaux dont la Suisse a exporté 1 583 tonnes en 1904, et 201 seulement en 1908, continue à être importé mais en moins grandes quantités (1601 tonnes en 1904, 847 en 1908) au prix de 110 francs qui est trop bas pour permettre à cet article de supporter aisément les droits de douane établis en Suisse comme en France et en Allemagne.
- 20 Les principaux produits de la seconde catégorie, obtenus dans le four électrique, soit par l’électrolyse, soit par la chaleur du courant, sont : l’aluminium, le sodium, le carbure de calcium, les produits azotés et les alliages de métaux.
- L’aluminium a été produit industriellement de très bonne heure en Suisse suivant les procédés
- (') Acquise depuis lors par la Société des Usines de la Lonza qui y fabrique le carbure de calcium.
- Héroull, par la Société anonyme pour l'industrie de l’aluminium qui possède à la chute du Rhin une force de 4 000 chevaux et occupe dans son usine de Neu-hausen 220 ouvriers environ. La Société présidée par un Suisse, mais où les Allemands ont une forte majorité, s’est constituée en 1888 au capital de iG millions de francs (dont la moitié versée); la Société a en outre émis des obligations 4 % dont le montant est inscrit au bilan de 1908 pour 5 520 000 francs.
- Dix ans après sa création, la Société fonda une seconde usine à Rheinfelden badois |5 000 chevaux) puis, en 1899, une troisième dans le pays de Salz-bourg, à Lend, qtii, avec une autre usine achetée dans le voisinage, à llamis, constitue une exploitation filiale disposant de i5 000 chevaux de force.
- En 1905, de nouveaux agrandissements furent décidés (’).
- Dans le Valais, à Chippis, où la Société a acquis la concession de forces considérables sur le Rhône (40000 chevaux) et sur un de ses affluents la Navi-zance (20000 chevaux); cette nouvelle usine qui n’aura coûté pas moins de 14 384 986 francs est en exploitation partielle depuis le mois d’août dernier, mais, comme on le verra plus loin, elle est plutôt destinée à la fabrication d’autres produits que l'aluminium ;
- En France, à Saint-Louis près de Marseille où fonctionne depuis 1908 une entreprise auxiliaire pour la production de l’alumine, obtenue aux dépens de la bauxite qu’on trouve dans les montagnes de l’Estérel ;
- En Silésie, à Goldschmieden où se trouve une exploitation du même genre ouverte en 1907.
- En outre, la Société a, depuis 190b, des participations dans des entreprises de" fabrication d’acier électrique.
- Pour donner une idée de l’importance de tous ces établissements, nous reproduisons ci-dessous, d’après le rapport de la Société pour l’exercice 1908, les chiffres représentant leur valeur actuelle :
- Usines Sociétés auxiliaires et participations
- Neuhausen.. 4 800 379fr Marseille.... 4 628 90911'
- Rheinfelden. 5 876 337 Goldschmieden. 4 679 3i5
- Lend Rancis. G 632 760 Aciéries....... 1 246 5 2 2
- Chippis .... 14 384 936 ___________
- 3i 694 4lafr 10 554 746lr
- (*) Us ont motivé l’élévation du capital social à 26 millions de francs (dont la moitié versée).
- p.285 - vue 285/688
-
-
-
- 286
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N<> 22.
- Les amortissements réalisés sont des deux tiers environ pour les usines [ai 019 14 1 fr.), de 80 % pour les affaires auxiliaires et de participation (8 209 76/) i’r.h
- Jusqu’à présent, les usines de Neuhausen et de Ghippis sont les seules en Suisse à produire l’alu-miniurn, mais, depuis l’an dernier, une Société anglaise, la British aluminium G0, fait construire à Orsières dans le Valais une grande fabrique de ce métal.
- Pendant quelques années, la Société de Neuhausen dirigea le marché de l'aluminium. D’après les statistiques allemandes, sa production totale (y compris, depuis 1899, celle des liliales allemande et autrichienne), aurait été la suivante :
- 1892................. 237 tonnes
- 1898 ................ 800 —
- 1899 ............ 1.600 —
- j 900.............. 2.5oo —
- 1902............... 2.5oo —
- 1904............... 3.ooo —
- 1906 .............. 3.5oo —
- 1907 ............ 4.000 —
- Mais, dès 1900, la production américaine (Etats-Unis et Ganada) atteignait 3 000 tonnes par an pour passer à 8 000 en 1907, et celle de la Vrance s'accroissait dans le même temps de 1 000 à 6 000 tonnes.
- Quant à la production obtenue en Suisse même par la Société de Neuhausen, elle peut être évaluée présentement de 1 200 à 1 5oo tonnes dont une bonne part est expédiée en Allemagne et en Russie. Cette exportation a été :
- en i9°4, de
- en i9°5, de I 0 t-N 0
- en 1906, de ... 1.002 —
- en i9°7ï de 538 —
- en 1908, de ... ï,o38 —
- A l’origine, le prix de l'aluminium était très élevé. Lorsque la Société de Neuhausen commença son exploitation, il était de 09 francs le kg. mais, très rapidement, il s’abaissa dans de fortes proportions :
- 1890 ........... 19 francs.
- 1891 ............. 10 »
- 1895. . . ......... i
- 1900................ 2 5o
- En 1901, cinq des plus grandes sociétés de fabrication de ce produit, et à leur tête celle de Neuhau-
- sen, décidèrent de s’entendre pour enrayer cette baisse de prix, et leur syndical (avec bureau de vente) parvint à relever celui-ci de 2 fr. 5o jusqu’à. 4 et 5 francs. Cet accord permit à la Société de Neuhausen de distribuer à ses actionnaires des dividendes qui montèrent progressivement jusqu’à 26 % en 1906. Mais il eut aussi pour effet de restreindre l’emploi «fui aurait pu être fait de l’aluminium, notamment à la place du cuivre, et de mécontenter la consommation qui commença à employer, dans l’industrie automobile, un autre métal moins coûteux, le ferrosilicium. En présence de cette situation, le syndicat dut réduire le prix à 2 fr. 5o à partir du ier janvier 1908, mais il ne put se maintenir néanmoins plus longtemps et à la date du ier octobre de cette même année, les sociétés coassociées ont repris leur liberté d’action (I). Le prix de l’aluminium s’est immédiatement abaissé, il est aujourd’hui de 1 fr. Go et comme le prix de revient serait de 1 fr. 3o, la marge de bénéfice est devenue très restreinte (2).
- Après l'aluminium, il faut citer le sodium, très employé, comme on sait, dans l’industrie chimique. Ce produit, qui n’était jusqu’ici obtenu par voie électrique que dans une fabrique allemande et dans celle de Rioupéroux (Isère), a été introduit depuis peu en Suisse ; la seconde usine que la Société d’électrochimie de Paris a installée en 1907 dans ce pays, à Martigny (4 000 chevaux), s’adonne déjà à la préparation électrolytique du sodium ; il en sera égale ment fabriqué à Monlhey, dans le nouvel établissement de la Société pour l’industrie chimique de Bâle.
- Le carbure de calcium a eu en Suisse, comme dans beaucoup d’autres pays, des débuts très brillants. Dès 1894, la Société de Neuhausen le produisit, *— concurremment avec l’aluminium — et, dans les années suivantes,huit autres fabriques de carbure de calcium disposant d’une force totale de 22 000 chevaux apparurent en Suisse. Le progrès de l’éclairage à l’acétylène d’une part, et, de l’autre, le prix très rémunérateur au début de ce produit (600 francs la tonne en 189G) avaient déterminé ce mouvement qui bien-
- (1) La dissolution du syndicat serait due, d’après les Allemands et les Suisses, à la multiplication des usines de l'aluminium dans ces dernières années, notamment en France ou une importante entreprise ne faisait d’ailleurs pas partie du cartel.
- (2) Cependant la Société de Neuliausen a encore pu distribuer à ses actionnaires, pour l’exercice 1908, un dividende de 18 % (20 % en 1907).
- p.286 - vue 286/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 287
- «
- tôt cependant aboutit à une crise de surproduction. En 1900, les fabriques suisses ne livraient pas moins de 8 000 tonnes, dont 4 600 seulement purent être exportées (en Allemagne et en France) au prix sensiblement réduit de 35o francs, et comme la consommation intérieure ne dépassait guère 900 tonnes, les stocks s’accumulaient. Quatre entreprises suisses durent cesser leur fabrication. Aussi cette année meme se constitua en France un syndicat international des usines de carbure auquel adhérèrent les fabricants suisses, afin d’empêcher les cours de se rapprocher de trop près du prix de revient (15^ fr. environ).
- Cette entente, et l'assainissement du marché qui en résulta, furent très favorables à la Suisse, ainsi que le montre le tableau de son exportation :
- Tableau I.
- ANNÉES QUANTITÉS EN QUINTAUX VALEURS EN FRANCS PRIX MOYEN DU QUINTAL
- Ï9°I 4 2 865 J 287 433 3o o3
- 1902 55 844 i 718 o55 3o 77
- 1903 67 908 1 974 768 29 08
- 1904 85 477 2 125 102 24 86
- ig°5 IO7 743 2 779 108 25 79
- ï9°6 144 384 3 746 631 2 5 g5
- I9°7 160 640 4 170 942 25 96
- 1908 -177 599 4 452 944 25 07
- Cette exportation est dirigée presque tout entière vers l’Allemagne où il pénètre en franchise par suite des traités de commerce conclus par la Suisse avec cette puissance.
- Depuis l’an dernier, le syndicat du carbure s’est dissous et les prix sont tombés dernièrement un peu au-dessous de 20 francs le quintal, mais dans les milieux intéressés on espère arriver bientôt à un nouvel accord (J).
- Actuellement, 011 compte en Suisse dix fabriques de ce produit ; elles appartiennent aux sept firmes suivantes :
- La Société pour l’industrie de l’aluminium à Neuhausen;
- Les usines électriques de Lonza, maison fondée en 1897 au capital de 2 400 000 francs, porté depuis à 12 millions de francs. La Société dont le siège social est a. Genève a construit ou racheté trois usines : à
- (J) La production mondiale annuelle du carbure de calcium a été récemment évaluée à 180000 tonnes dont la moitié pour la Norvège seule; la part de la Suisse serait de 20 à 25 000 tonnes.
- Gampel, dans le Valais (7 000 chevaux), à Thusis, dans les Grisons pi 000 chevaux) et à Chèvres, près de Genève (1 000 chevaux). Elle est en outre largement intéressée dans les affaires de la Société niçoise d’élcctro-chimic, usine a Plan-du-Var, et finit en ce moment d’aménager en Suisse, à Yiège, une quatrième entreprise qui pourra travailler dès cette année avec 11 000 chevaux, et plus tard avec 25 ou 80000. C’est, avec la Société de Neuhausen, la plus importante des affaires électro-chimiques de Suisse ; elle n’a donné cependant jusqu’ici qu’un modeste dividende à ses actionnaires (5 % au maximum);
- L’Association générale pour la fabrication du carbure de calcium, société coopérative ayant son siège et sa fabrication à Gurtnellen (canton d’Uri) où elle dispose de f> 000 chevaux;
- La Société franco-suisse d’électro-chimie, siège social à Lyon, capital actions 1 million de francs, avec deux établissements près de Genève à Satigny et Vernier ;
- La Société pour l’industrie électro-chimique de Turgi déjà mentionnée dans la première partie de ce rapport ;
- P. et IL Spœrry, à Flums (Saint-Gall), qui possèdent une force de 2 800 chevaux;
- Gregor Stœchelin de Bâle, à Vernayaz (Valais;, entreprise récente (3 000 chevaux).
- Le carbure de calcium n’est pas employé seulement pour la production de l’acétylène ; vers 1908, MM. Garo et Franck découvrirent un procédé qui permet, en faisant réagir l’azote de l’air sur le carbure de calcium pulvérisé, d’obtenir un produit dénommé cyanamide (en allemand Kalkstickstoiï), qui sert d’engrais. La fabrication de ce produit avait donné une nouvelle impulsion à l’industrie du carbure de calcium, comme en téfnoignent les chiffres de l’exportation suisse, mais, aujourd’hui, l’efficacité de cet engrais artificiel est contestée, et il a en outre à lutter depuis quelque temps avec les produits obtenus par l’eflluve électrique dont il sera question plus loin.
- La evanamide est fabriquée en Suisse par la Société de la Lonza et par la Société suisse des produits azotés, constituée en 1906 à Genève, au capiLal de 700000 francs, quia une usine en exploitation à Martigny.
- Les produits électro-métallurgiques, obtenus depuis 1900 par divers procédés, dans le four électrique : ferro-chromc, acier, etc., ont fait de bonne heure l’objet d’intéressants essais à Neuhausen, de la part de M. Iïéroult. Ces alliages de métaux sont
- p.287 - vue 287/688
-
-
-
- 288
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série).— N» 22.
- actuellement fabriqués en Suisse, à Gurtnellen et à Vernayaz, dans les usines de carbure déjà mentionnées, et en outre dans celles de la Société Anonyme Electro-métallurgique procédés Paul Girod, à Courtepin et à Monlbvon dans le canton de Fribourg (5ooo chevaux). Cette Société qui a été fondée à Neuchâtel en 190 I au capital de 1 800 000 francs, élevé successivement à 5 millions de francs, et en 1908, à à 10 millions de francs, a son principal établissement en France, à Ugine (Savoie), où elle disposerait d’une force totale de 02 000 chevaux. Une autre société, dénommée Gotthardwerke, créée en 1908 sous les auspices de la maison Brown, Boveri de Baden (Argovie) et de la Süddeutsche Diskonto Ge-sellschaft, au capital de 800000 francs, est en train de faire construire à Bodio, dans le Tessin, une usine où elle utilisera 1 o 000 chevaux pour la préparation de produits électro-métallurgiques, notamment de ferro-silicium.
- L,’exportation de ces alliages métalliques atteint les chiffres suivants :
- Tableau II.
- ANNÉES QUANTITÉS i:n quintaux VALEURS
- ‘{F*6 18866 8o5 454 fr.
- I9°7 2 2 410 9°7 67j —
- 1908 21 o58 764 409 —
- La Suisse, qui 11e possède presque pas de minerais de fer dans son sous-sol, ne parait cependant pas destinée à devenir un pays important dans cette branche de l'élcctro-métallurgie.
- 3° La synthèse de l’oxygène et de l’azote de l’air au moyen de l’effluve électrique qui a été réalisée pratiquement par les dispositifs de MM. Birkeland et Eyde, a permis, comme on le sait, depuis deux ou trois ans, d’utiliser largement l’azote. On est arrivé, en faisant traverser l’air, préalablement enrichi d’oxygène, par de puissantes décharges électriques, à obtenir des composés nitrés. Gette découverte qui est d’une haute importance surtout pour la fabrication des engrais, et qui permettra peut-être à l'Europe de se passer un joui- des salpêtres du Chili, lorsque ces gisements seront épuisés, a motivé en Suisse la création de trois sociétés :
- La Société internationale de Nitride (Internationale Nitrid Gesellschafl) constituée en 1907, à Zurich au capital de 5oo 000 francs. Elle avait à
- Madulein, dans les Grisons, une petite fabrique d’essai pour la production de l’acide nitrique d’après le brevetSerpek, mais elle vient de l’abandonner pour continuer son exploitation à Niedermorschwiller, près de Mulhouse, où elle sera mieux placée qu’en Suisse;
- L’Azote, société anonyme, formée à Genève en 1907, au capital de 2 millions de francs par des personnalités en majeure partie allemandes, qui a pour but « la fabrication et l’exploitation de produits chimiques et notamment la fixation et l’utilisation de l’azote sous toutes ses formes, la fabrication et l’exploitation des engrais à base d’azote, etc. ». Jusqu’à présent, c’est une société d’études dirigée au point de vue scientifique par le professeur Guye, elle n’a pas encore de fabrication industrielle;
- La Société de l’Acide nitrique (Comité d’initiative pour la fabrication de produits nitriques), à Fribourg, où elle possède un grand laboratoire. Propriétaire des brevets de M. de Moscicki pour la nitrification de l’air, elle les a cédés à la Société de Neuhausen qui va les exploiter dans son usine de Chippis.
- On doute généralement que la Suisse puisse concourir pour l’acide nitrique et les nitrates avec d’autres paj's, comme la Norvège où les chutes d’eau sont plus abondantes et d’un aménagement moins coûteux. Pour une utilisation rémunératrice de l’azote, il faut des forces colossales et facilement exploitables, telles qu’on n’en trouve guère que dans les pays Scandinaves (’).
- Au demeurant, l’industrie électro-chimique en Suisse compte vingt-deux établissements — dont six sont des filiales étrangères — en exploitation ou en voie de construction, qui disposent au total de 100000 chevaux environ. Us fabriquent surtout aujourd’hui, comme on l’a vu, le carbure de calcium, l’aluminium et les chlorates.
- En 1908, ces trois produits ont donné lieu à une exportation totale de 7 7*29000 francs ainsi répartie :
- Carbure............. 4 Zi 5a 000 fr.
- Aluminium........... 1 925 000
- Chlorate............ 1 '55a 000
- La situation actuelle de cette industrie est peu favorableà cause de la baisse des prix, résultat d’une concurrence mondiale que les syndicats de carbure et de l’aluminium ne modèrent plus depuis l’an der-
- (•) L’usine que la Badisch Anilin und Soda-Fabrik de Ludwigshafen fait construire en Norvège, de concert avec un groupe franco-norvégien, disposera d’une force de 120000 chevaux.
- p.288 - vue 288/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 289
- nier, mais on espère que de nouvelles ententes amélioreront prochainement cette situation.
- Quant aux produits les plus récemment obtenus par voie électrique : alliage de métaux et acide nitrique, ils ne semblent pas destinés, pour les causes susindiquées, à un grand avenir en Suisse; il en serait autrement pour les dérivés colorants du
- chlore qui, aux prix rémunérateurs aujourd'hui pratiqués, pourraient constituer dans ce pays, riche en chlorure de sodium, une nouvelle industrie aussi prospère que celle des couleurs d'aniline, concentrée depuis longtemps à Baie et qui est parvenue à se maintenir malgré la concurrence des puissantes fabriques allemandes. M. C.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- En rendant compte du dernier exercice de la Société Eclairage électrique de Saint-Pétersbourg, nous signalions qu’elle avait accepté de donner son concours technique à la Compagnie d Electricité de Sofia, et de Bulgarie et que, pour faciliter à cette dernière l’opération financière de rachat de la concession à la Société des Grands travaux de Marseille, elle lui avait fait une avance de 3 5oo ooo francs. La Banque Nagelmackers et la Société Eclairage Electrique de Saint-Pétersbourg viennent précisément de mettre en vente, par émission publique, % ooo actions de la Compagnie d’Electricité de Sofia sur les 7 ooo qui composent le capital; elles les offrent au public avec une prime de 5o % soit à 700 francs pour un nominal de 5oo francs. L’affaire de Sofia ne date pas d’hier puisque la Société des Grands travaux de Marseille avait obtenu la concession de l’éclairage et delà force motrice dès 1898 ; aussi la durée de la concession qui est encore de trente ans; le développement continuel de la population qui atteint 100 ooo âmes aujourd’hui; l’absence d’éclairage au gaz; le taux des prix de vente (70 centimes pour le kilowatt-heure aux particuliers, 18 centimes à la ville); enfin l’organisation meme de la distribution, triphasée avec usine hydraulique de production doublée d’une usine à vapeur ; constituent-ils un ensemble de conditions favorables pour cette valeur dont l’avenir apparaît comme très intéressant. La répartition des bénéfices prévoit après déduction des irais généraux, charges sociales et amortissements : 5 % à la réserve légale, :> % aux actions de capital; sur le surplus 10 % au Conseil, âo % du solde aux actions de capital, 55 % aux actions ordinaires et 5 % aux parts de fondateur. Rappelons que les 1 ooo parts créées sont détenues par la Société Eclairage électrique de Saint-Pétersbourg. A un point de vue plus général il est utile
- d’observer que les usines d’éclairage fournissent le courant aux tramways et que la ville ne touche pas de redevance et ne s’est réservé aucun droit de rachat anticipé, deux conditions bien en opposition avec les principes qui régissent la même matière enFranee.
- Il faut comparer ces facilités aux difficultés que rencontre la Compagnie du Gaz et Régie co-inté-ressée des eaux de Tunis.
- Celle-ci assume à Tunis en dehors du service du gaz et des eaux la distribution de l’éclairage électrique. Malgré l’extension de ses différents services et l’augmentation du nombre de ses abonnés, elle n’a réalisé en 1908 qu'un bénéfice sensiblement égal à celui de l’exercice précédent qui se chiffre par 353 3ii francs. Elle attribue la faiblesse de ces résultats à l’application à la Tunisie des lois françaises sur les accidents du travail et aux immobilisations de capitaux que lui imposent les travaux demandés par le gouvernement. Le rapport du solde antérieur joint aux bénéfices de l'exercice a permis de distribuer 5o francs aux actionnaires et de reporter à nouveau 1G6 782 francs. La situation de trésorerie de la société apparaît comme facile puisqu’en regard d'un passif exigible de 1 00/, 189 francs, l’actif réalisable et disponible s'élève à 3 372 p33 fr. Mais l’essor de l’alfaire serait plus rapide sans les entraves des charges sociales elles difficultés administratives.
- Le président du Conseil de la Tharsis après ceux du Rio Tinto et du Boléo a fait quelques déclarations qui sont intéressantes à rapprocher de celles que nous résumions la dernière fois : « Je ne puis arriver, dit-il, à trouver aucune raison « bien fardée pour s’attendre à une avance sur les « prix du cuivre. Les stocks aux Etats-Unis et en « Europe sont élevés et la production du cuivre, a « part toute restriction artificielle qui serait bien « difficile à arranger, promet de battre tous les rc-(( cords, la consommation, d’un autre côté, avance
- p.289 - vue 289/688
-
-
-
- 290
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2e Série). — N* 22.
- « lentement et il faudrait une reprise de commerce « vigoureuse pour enlever les stocks accumulés et (( rétablir l’équilibre entre la production et la con-« sommation. Quoique sans aucune crainte quant à « l’avenir du cuivre, si l'on envisage un avenir éloi-« gné, je suis d’avis que le futur immédiat n’est pas « précisément brillant et qu’il n’y a nullement lieu de « s’attendre à ce que le prix moyen de l’année cou-« rante soit plus élevé que celui de 1908. »
- Cette note n’est point pessimiste, mais elle n’a pas l’allure de confiance que témoignait M. Fielding aux actionnaires du Rio Tinto. 11 a été dit bien souvent que les gisements exploités par la Tharsis donnait des signes d’épuisement et que la Compagnie s’était préoccupée d’en rechercher de plus productifs. Dans ce but, des travaux considérables ont été exécutés à Galanas, mais le minerai découvert bien qu’inexploitable n’est pas très riche en cuivre; d’autre part les recherches effectuées en Arizona sur la propriété offerte à la Compagnie n’ont pas donné les résultats espérés ; la masse de minerai mise à jour ne justifie pas quant à présent l’installation du matériel de traitement nécessaire. Le Conseil a dû se préoccuper dès lors d’autres propriétés qui donnent bon espoir. Cependant les livraisons de pépites au cours de l’exercice ont été inférieures de q55 tonnes à celles de l’année précédente; tandis que l’augmentation du pourcentage du cuivre dans le minerai extrait et la réduction du prix de revient permettaient de compenser en partie la diminution des bénéfices que la faiblesse des prix de vente faisaient fléchir de ia3 648 livres sur 1907.
- Les actionnaires reçoivent néanmoins 5 shillings par action. L’impression.qui ressort de la lecture de l’énoncé du président est en résumé peu favorable pour la situation de la Tharsis et pour celle du marché du cuivre.
- Parmi tous les secteurs de Paris, on a pu remarquer que celui de la Rive Gauche était le seul qui ne participait pas à l’envolée des cours qu’on observe depuis six mois sur le secteur de Clichy, le secteur Edison, la Société de Force et Lumière. C'est aussi que la situation commerciale et financière de ce secteur ne ressemble pas à celle de ses collègues de l’Union. Au point de vue commercial, sa concession d’une très grande étendue ne comportait que dans un ou deux quartiers, la clientèle riche qui n’hésitait pas^à payer sous l’ancien régime jusqu’à 1 fr. 5o le kilowatt-heure ; une quantité de commerçants, de petits fabricants, de moyennes usines, ne pouvaient s’offrir le luxe d’un éclairage aussi dispendieux; on
- eût pu essayer de multiplier les utilisations de la force motrice à l’aide de tarifs dégressifs très avantageux et dans la limite de libre allure laissée j^ar le contrat de concession ; mais la distribution en monophasé présente encore pour certaines applications des difficultés pratiques qui ont poussé le plus souvent les industriels vers l’emploi du gaz ou l’installation de petits groupes générateurs économiques.
- Au point de vue financier, l’immense étendue du réseau partant d’une usine située en dehors de Paris a conduit à des mobilisations importantes qu’une concession de trop faible durée rendaient encore plus onéreuses.
- La situation de la Compagnie s’en est toujours ressentie et les actionnaires ont dû faire depuis longtemps le sacrifice de leurs dividendes. Cette année encore, les résultats ont. été plus défavorables qu’on 11e l’avait prévu et le compte de profits et pertes s’est soldé au crédit par un bénéfice net de seulement 382 97S.fr. 24 : soit l’intérêt à 4 fr. a5 % du capital engagé : 9 millions.
- La diminution des prix de vente, l’augmentation des charges (rappels de salaires et subventions pour la retraite) ont influencé très lourdement le compte d’exploitation; hâtons-nous de le dire à la décharge du secteur de la Rive Gauche; si bien que les recettes pour vente de courant diminuaient de r 1 ">7 813 fr. 80, malgré l’augmentation du nombre des polices, tandis que les dépenses du même compte afférentes, soit à l’usine, soit au réseau, s’accroissaient de 5a3 107 francs; la réduction des frais généraux et des redevances à la Ville de Paris, l’augmentation des recettes diverses et des taxes de location de compteurs et branchements n’arrivaient pas à balancer les insuffisances de recettes; et d’une année à l’autre le produitnet de l’exploitation était ramené de 1 907 269 francs à 692 169 : soit une diminution de 63 % .Nous ne croyons pas qu’aucun secteur de Paris n’ait été influencé dans de pareilles limites par les conditions du régime nouveau. Le rachat par la Compagnie Parisienne de Distribution d’Electricité d'une partie de l’actif immobilisé : transformateurs, compteurs, branchements, colonnes montantes, a permis au conseil d’amortir par anticipation 4 542 obligations qui ne devaient être remboursées normalement qu’en 1913-1914 et 1915.
- Le conseil espère continuer cette politique d’amortissements si sa trésorerie le lui permet, mais il faudrait pour cela le relèvement de ses recettes, la situation exceptionnelle dont il vient de profiter ne se renouvellera pas.
- p.290 - vue 290/688
-
-
-
- 29 Mai 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 291
- Un actionnaire qui voudrait bien ne pas travailler seulement pour les parts de fondateurs et retrouver un peu plus que son capital demande de constituer jusqu’en iyi/( une réserve spéciale représentant l’intérêt à !\ % du capital engagé. Sa motion a été enregistrée par le conseil qui a promis de l’examiner. Et en etlét, il paraît bien que les bénéfices réservés des
- exercices précédents permettront d’amortir les comptes immobilisations etque s’il n’estpas constitué une réserve spéciale à l’intention, des actionnaires, ceux-ci ne bénéficieront que dans des limites très réduites des sacrifices qu’ils auront consentis au cours de la concession.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — Le Conseil d’administration de la Compagnie des Chemins de fer du Nord annonce, dans son dernier rapport, que les commandes en cours pour les années 1909-1910 portent sur 286 locomotives, 444 voitures à voyageurs et 83g wagons à marchandises ; la dépense prévue est de 24 i54 000 francs.
- La Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. accuse, d’après son rapport, un effectif de matériel roulant comprenant : 3 108 locomotives, 2 833 tenders, 20 automotrices à vapeur, 6 65o voitures à voyageurs et 97 5oi wagons à marchandises. Pendant l’année 1908, la Compagnie a reçu livraison de : i85 locomotives, 161 tenders, { i63 voitures à voyageurs et 5 788 wagons à marchandises.
- Morbihan. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement d’une ligne de tramways électriques de la place de Kerlin à l’hôpital Bodélio, à Lorient.
- Aisne. — Le Conseil municipal de La Fère a émis un avis favorable au projet de construction d’une ligne de tramways de Saint-Gobain à La l'ère.
- Dordogne. — On projette l’établissement d’une ligne de tramways de Mussidan à Sainte-Foy.
- Espagne. — La Société « El Tibidabo » a demandé une concession pour l’établissement d’un tramway électrique reliant Tibidabo à la ligne Vallvidrera.
- Portugal. — La municipalité de Coïmbra a été autorisée à contracter un emprunt de 82.4 000 francs pour la construction et l’exploitation d'un tramway électrique dans cette ville.
- Italie. — L’Administration des chemins de fer de l’Etat vient de passer commande aux usines nationales de : in voilures ii voyageurs et 215 fourgons à bagages .
- Turquie. — Il est question d’établir les lignes de tramways électriques suivantes : de Smyrne à Nymphio, 3o kilomètres; de Gueu/.-Tépé, à Vourlah, 3o kilomètres.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Est-Electrique. — Le 2 juin, go, rue Saint-Lazare, à Paris,
- Société Toulousaine d'Electricité. — Le 2 juin, 10, quai Saint-Pierre, à Toulouse.
- Société Indo-Chinoise d’Electricité. — Le 12 juin, 58, rue de Londres, à Paris.
- Compania General Madriiena de Electricidad. — Le 17 juin, ealle Espoz y Mina, 6, à Madrid.
- Compagnie des Tramways de Loir-et-Cher. — Le 19 juin, 5, rue du Haut-Bourg, à Blois.
- Société Française de Tramways électriques et de Chemins de fer. — Le 5 juin, 47, boulevard Haussinann, à Paris.
- Compagnie Française de Tramways et d’Eclairage Electriques de Shanghai. — Le a3 juin, 5, rue Chnuehal, a. Paris.
- Société Anonyme Westinghouse. — Le i5 juin, 45, rue do l'Arcade, à Paris.
- Société Centrale d'Electricité de Boibec, — Le 10 juin, 18, rue d'Amsterdam, à Paris.
- Compagnie des Tramways de T Indre. — Le 8 juin, 19, rue Blanche, Paris.
- p.291 - vue 291/688
-
-
-
- 292
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N° 22.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Le Radiant (materiel électrique). — Constituée le *2 avril 1909. — Capital : 35o ooo francs. — Siège social : Bruxelles.
- La Régionale Electrique. — Constituée le lomai 1909,
- — Capital : 400000 francs, —Siège social : 2, rue Fan-tin-Latour, Grenoble.
- Société de Distribution d'énergie électrique. — Con-
- stituée le 10 mai 1909. — Capital: 1 5 00 000 francs. — Siège social : 20, quai de Retz, Lyon.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 7 juillet, à la mairie de Châtellerault, fournitures pour la Manufacture nationale d’armes de Châtellerault :
- — iel’ lot, 1 85o lampes à incandescence de 10 et 16 bougies; — 2e lot, 600 lampes à incandescence de 5o bougies ;
- — 3° lot, 2 480 balais en graphite cuivré.
- Demandes d’admission et échantillons le icr juin au plus tard. Renseignements à la manufacture et à Paris, 2, avenue de Saxe.
- Le 9 juin, à la mairie de Provins. Adjudication pour 3o années, de la concession de l’éclairage électrique, dans la commune de Provins. Cautionnement : 5ooo fr. Renseignements à la mairie.
- BELGIQUE
- Le 2 juin, à 1 heure, à la Bourse de Bruxelles, fourni-
- ture et travaux nécessaires pour l'éclairage électrique de la gare de Tournai : ier lot, fourniture et pose de câbles triphasés; — 245 lot, fourniture et pose de coupe-circuit, câbles et isolateurs; — 3e lot, fourniture de tableaux de distribution; 4eloi, id.; —-5° loi, fourniture de Terrures, tilde bronze, isolateurs, etc. (cahier des charges spécial n° 701 ).
- ITALIE
- Le ior juin, aux chemins- de fer de l’Etat italien, à Rome y adjudication internationale pour la fourniture de deux machines pour le travail des tirants de cuivre pour locomotives et de deux tours à tourner et fileter les tirants de cuivre pour foyers de locomotives.
- Le 6 juin, adjudication internationale pour la fourniture de 16 tours de métaux parallèles à fileter.
- Le 20 juin, adjudication internationale pour la fourniture d’aiésoirs iisseurs et machines à fileter.
- Prochainement, au municipe, à Rome. adjudication de la construction et de l’exploitation électrique de deux lignes de tramways.
- Le cahier des charges, qui porte l’achat d’environ 365 000 lires de rails et accessoires, stipule que l’adjudication sera internationale et que les usines inscrites auprès de la direction des chemins de fer de l'Etat italien pourront y participer.
- AUSTRALIE
- Le 29 septembre, à M. le Deputy postmaster general, à Sydney, fourniture et installation de matériel téléphonique.
- H
- PARTS. — IMPRIMERIE LEVE, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J,-B. Noubt.
- p.292 - vue 292/688
-
-
-
- Trente-et-Unlftme année.
- SAMEDI 5 JUIN 1909.
- Tome VI (2e série). — N- 23.
- La
- Lumière Électrique
- Plrélcé d|emment
- I/Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITi3
- Directeur : A. BEGQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 293. — R. Valabrègue. Des isolateurs à haute tension, p. 295. — J. Reyval. L’Exposition de la Société française de Physique {fin), p. 299.
- Extraits des publications périodiques. — Mesures. Méthode stroboscopique pour mesurer le glissement des moteurs électriques, G. Kapp, p. 3o6. — Electrothermie. Classification et comparaison de différents types de fours électriques, F.-E. Carcano, p. 3o8. — Brevets. Indicateur de vide perfectionné, p. 3io. — Liste de brevets, p. 312. — Bibliographie, p. 314. — Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. Installations électriques de la Société Anonyme des Houillères d’Anderlues, p. 3i5. — Chronique financière, p. 3ao. — Renseignements commerciaux, p. 323. — Adjudications, p. 3 24.
- ÉDITORIAL
- L’emploi en électricité pour les transports de force de courants à haut voltage et, dans ceux-ci, l'utilisation de tensions de plus en plus élevées, devaientnécessairement amener à des difficultés nouvelles et à des modifications importantes aux conceptions premières.
- En particulier les isolateurs d’extérieur se sont totalement transformés; deux types sont actuellement adoptés : l’un pour suspension caténaire, couramment employé en Amérique, est formé d’éléments distincts réunis en chapelets; l’autre, presque exclusivement utilisé en Europe, est constitué par des robes successives superposées, dont la dernière à la partie supérieure forme, pour ainsi dire, parapluie.
- Les facteurs intéressants dans un isolateur sont la conduction superficielle et la résistance disruptive extérieure dont la valeur dépend de la forme et des dimensions de l’isolateur.
- M. Semenza qui a examiné cette question conclut, d’une façon tout à fait catégorique,à la supériorité des porcelaines lisses sur les porcelaines ondulées. Il explique celle supériorité d’une surface régulière par une répartition uniforme de la tension.
- Mais la démonstration expérimentale est encore insuffisante aux yeux de certains et ne prouve pas assez l’inutilité des modèles anciens plus difficiles à fabriquer, plus fragiles et d’un nettoyage bien moins pratique.
- Le principe fondamental qui sert de guide dans la détermination du profil d’un isolateur est celui de la ligne de fuite maxima; il est excellent, mais à la condition de le définir bien exactement et de ne pas lui demander plus qu’il 11e peut donner. M. R. Valabrègue examine de près dans son article sur les isolateurs à haute tension les conditions dans les-
- p.293 - vue 293/688
-
-
-
- 294
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 23.
- quelles se comportent les isolateurs dans les différents cas.
- Il est conduit à celle conclusion que ce ne sont pas des considérations purement électriques qui peuvent suffire toujours à déterminer la forme extérieure de l’isolateur. La question d’épaisseur de matière, de facilité d’emmagasinage des pièces pour le constructeur, d’esthétique meme, sont autant de questions à examiner, sans toutefois leur donner trop d’importance ni les placer au premier plan.
- L’auteur ne croit pas émettre là des idées extraordinaires et des principes nouveaux, mais il a été amené à constater chez bon nombre d’exploitants et de constructeurs qu’ils ne sont ni répandus, ni discutés.
- Nous terminons aujourd’hui notre série d’articles sur Y Exposition de la Société française de physique. Comme dans les deux articles précédents, le lecteur y trouvera une série d’appareils intéressants et particulièrement ceux consacrés aux applications de l’électricité médicale.
- Dans les dispositifs ordinaires, le disque stroboscopique a autant de secteurs blancs que le moteur a de pôles, et l’on obtient le glissement en comptant le nombre de révolutions par minute des secteurs, le disque étant éclairé par une lampe à arc qui est reliée aux bornes du moteur.
- Dans le cas de moteurs multipolaires, et notamment quand le glissement n’est pas extrêmement petit, il est très difficile de déterminer exactement ce nombre de tours par minute ; c’est pourquoi l’on a proposé diverses méthodes pour étudier le manque de précision inhérent au disque ordinaire.
- Toutes ces méthodes exigent rétablissement de dispositifs spéciaux. M. Kapp s’est, au contraire, efforcé de trouver un mode d’application de la méthode stroboscopique qui n’exige aucun dispositif particulier en
- dehors de la lampe à arc, et qui cependant petmette de mesurer sans difficulté même des glissements considérables.
- L’idée fondamentale est de masquer le disque jusqu’à une région très voisine de sa circonférence.
- M. F.-E. Carcano a établi une classification et comparaison des différents types de fours électriques en étudiant la question au point de vue de l’industrie électro-chimique italienne. II commence par constater, du reste, qu’il est banal d’affirmer que lTtalie doit devenir un des plus grands centres électro-chimiques du monde.
- Il aborde ensuite l’étude économique du four électrique au point de vue le plus général.
- Il déclare que l’éleclro-chimiste se trouve toujours en présence d’un ennemi perfide qui paralyse les audaces et les innovations des inventeurs, d’un « mal nécessaire » qui est l’électrode.
- L’électrode a deux grands défauts : sa dégradation rapide et ses dimensions exagérées.
- Si donc on trouvait un moyen de supprimer les électrodes, ou du moins de les réduire à un rôle purement auxiliaire, le champ d’action du four électrique s’élargirait considérablement, notamment en ce qui concerne la production de la fonte.
- L’auteur propose pour les fours une classification dont les prototypes seraient : le four Stassano, le four Acheson pour graphite, le four Relier, le four Ivjellin.
- L’auteur écarte d’abord les fours à résistance pour la plupart des applications.
- Les fours à induction sont excellents ; ce sont, à son avis, peut-être les meilleurs pour l’acier.
- Il compare aussi les fours à arc supérieur du type Stassano et analogues, et ceux à une ou plusieurs électrodes traversant la matière.
- p.294 - vue 294/688
-
-
-
- 5 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 295
- DES ISOLATEURS A HAUTE TENSION
- L’emploi en électricité pour les transports de force, de courants à haut voltage et, dans ceux-ci, l’utilisation de tensions de plus en plus élevées, devaient nécessairement amener à des difficultés nouvelles et à des modifications importantes aux conceptions premières. Aussi l’attention des exploitants et des constructeurs se trouva-t-elle naturellement appelée sur les isolateurs qui constituent un des organes essentiels de toute installation électrique.
- • En raison de nécessités impérieuses, les isolateurs d’extérieur se sont totalement transformés ; deux types sont actuellement adoptés : l’un pour suspension caténaire, couramment employé en Amérique, est formé
- Pig. i. — Isolateur de ligne pour suspension caténaire.
- d’éléments distincts réunis en chapelets (fig. i et a) ; l’autre, presque exclusivement utilisé en Europe, est constitué par des robes successives superposées, dont la dernière à la partie supérieure forme, pour ainsi dire, parapluie (fig. 3). Nous sommes loin des isolateurs à cloche du début et personne ne songe à les regretter. Pendant ce temps les isola-
- teurs d’intérieur sont restés semblables «à eux-mêmes ; à part de timides essais de quelques constructeurs, d’ailleurs assez mal accueillis , on ne se préoccupe ni d’une bonne utilisation de la matière ni d’une forme rationnelle.
- Deux facteurs sont à considérer dans un isolateur :
- sa résistance ohmique sa résistance disruptive.
- L’emploi de verre ou de porcelaine donne sans difficulté, par une épaisseur et une qualité convenables, des coefficients de sécurité tels qu’il n’y a à se préoccuper ni de la résistance intérieure ni de la perforation possible de l’isolateur.
- Restent la conduction superficielle et la résistance disruptive extérieure dont les valeurs dépendent de la forme et des dimensions de l’isolateur.
- M. Semenza, qui a examiné cette question dans son rapport au dernier Congrès International d’Electricité de Marseille, en septembre 1908, conclut, d’une façon tout à
- Fig. 2.
- lait catégorique à la supériorité des porcelaines lisses sur les porcelaines ondulées ('). Les expériences dont il nous a commu-
- (‘) Le rapport de M. Semenza n’ayant pas été imprimé en septembre dernier et la publication des différents travaux des Congrès n’étant pas encore faite, les chiffres qui s’y rapportent, notés au cours des séances, pourraient présenter, malgré nous, de légères inexactitudes.
- p.295 - vue 295/688
-
-
-
- 296
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N°23.
- niqué les résultats ont porté sur la valeur comparative de différents isolateurs, à égalité de hauteur et de diamètre, et sur l’influence de la répartition des saillies sur le profil, dans le cas d’isolateurs striés.
- Fig. 3. — Isolateur de ligne, type Go ooo volts.
- d’une surface régulière par une répartition plus uniforme de la tension; les sinuosités modifiant le long de l’isolateur l’état du milieu ambiant créent des zones de plus grande densité électrique et augmentent les effluves. Il n’est pas douteux que celles-ci se présentent plus tôt et plus nourries le long des saillies des isolateurs ondulés, mais pour ce qui est du point d’éclatement, des expériences répétées sur les différentes catégories d’isolateurs ne nous permettent pas d’être aussi catégorique. Il ne faut pas oublier, en effet,
- Une tension progressivement croissante appliquée à des isolateurs lisses et striés (fîg. 4), donne une décharge disruptive pour des valeurs différant de 4 à 6 % en faveur de la forme lisse. Une série de porcelaines carac-
- Fig. 4. —Isolateurs lisse et strié.
- térisées par une ligne enveloppe constante, mais différant par le nombre et les dimensions des saillies, donnent, dans les mêmes conditions, des tensions d’éclatement extérieur variant de 92 000 à 120000 volts (fig. 5). Il y a donc avantage, si l’on n’emploie pas la forme lisse, à se rapprocher le plus possible d’une forme régulière sans variation importante le long du profil.
- M. Semenza explique cette supériorité
- l’importance considérable de fêtât du milieu ambiant au moment de l’essai, sur la tension de la décharge disruptive ; une porcelaine légèrement ondulée de i35mm de hauteur et 8omm de largeur, soumise à une tension progressivement croissante, présente de légères effluves à 3oooo volts, de très fortes effluves à 55 000 volts, puis un arc à 64 000 volts. Pour tout nouvel essai ultérieur, l’arc se produit à 56 000 volts simplement par suite de la modification de l’air ionisé par la première étincelle. Ces variations sont du même ordre de grandeur que celles constatées sur les isolateurs de formes différentes et en nous mettant bien dans les mêmes conditions pour chacun de ceux-ci, nous avons eu beaucoup de peine à atteindre les chiffres indiqués par M. Semenza. Avec les coefficients de sécurité que l’on doit s’imposer, la supériorité d’un type sur l’autre est peu appréciable et à ce point de vue nous devons les considérer comme sensiblement équivalents.
- Cette démonstration expérimentale est encore insuffisante aux yeux de certains et ne prouve pas assez l’inutilité des modèles
- p.296 - vue 296/688
-
-
-
- 5 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 297
- anciens plus difficiles à fabriquer, plus fragiles et d’un nettoyage bien moins pratique.
- Le principe fondamental qui sert de guide dans la détermination du profil d’un isolateur est celui de la ligne de fuite maxima ; il est excellent, mais à la condition de le définir bien exactement et de ne pas lui demander plus qu’il ne peut donner. Tant qu’il s’agit de basses tensions ou même de tensions de 3 à 5 ooo volts, que nous pouvons considérer aujourd’hui comme modestes à coté des Soooo volts déjà suffisamment courants, et des 120000 volts de demain, on a fort peu à se préoccuper de la valeur de la résistance dis-ruptive. A ces tensions, 2 à 3 centimètres d’air sont déjà des distances de sécurité où arcs et effluves n’entrent pas en jeu. A ce point de vue, les nécessités mécaniques et matérielles qui empêchent de descendre dans la construction au-dessous de certaines dimensions, conduisent d’elles-mêmes, sans autres considérations, à des appareils de valeur largement suffisante.
- A
- l'ig-, <3.
- La seule préoccupation est celle de la conduction superficielle; or, celle-ci dépend du développement de la surface rendue plus ou moins conductrice par l’humidité et les poussières. Donc, nous augmenterons sa valeur en même temps'que ce chemin de moindre résistance qualifié dès lors ligne de fuite; un profil ondulé sera supérieur à un profil lisse. Mais n’oublions pas que nous avons admis que la ligne ABCD (fig. G), contour extérieur de l’isolateur, constituait le chemin de moindre résistance. Il l’est bien par rap-
- port à l’intérieur de la porcelaine; pour les hautes tensions, sans meme faire intervenir les courants à haute fréquence, il peut cesser de l’être par rapport au milieu ambiant. Si, en effet, l’air sec constitue un des isolants les meilleurs, sa valeur s’abaisse dans des proportions considérables aussi bien par suite de l’humidité et des poussières que par l’ionisation que produisent les effluves.
- Dès lors, le chemin A B D dans l’air cesse de présenter une résistance suffisante pour supporter la tension mise en jeu, le développement de la ligne A B G D qui n’est plus la ligne de fuite effective est sans importance et son augmentation sans intérêt pour la valeur de l’isolateur.
- C’est dans ces conditions que nous nous trouvons dès que nous abordons les tensions un peu élevées. Ce qui intervient comme facteur principal, ce n’es,t plus la longueur de la ligne de fuite précédemment définie, mais le développement de la ligne circonscrite au profil de l’isolateur que nous pouvons qualifier de ligne de fuite disruptive, c’est elle seule qu’il faut augmenter pour accroître la valeur de l’isolateur.
- Il n’y a d’ailleurs aueuue crainte à avoir sur la façon dont se comporteront ces isolateurs lisses soumis à la haute tension avec une surface, soit humide, soit recouverte de poussières. Il suffit, en effet, de mettre sous tension une porcelaine abondamment recouverte de buée pour que l’humidité disparaisse rapidement sous la simple action des effluves. Un isolateur recouvert d’une épaisse couche de poussière est immédiatement et automatiquement nettoyé par le vent électrique créé par les effluves.
- Dans ces deux cas, tout repli de la surface favorise le maintien de la poussière ou l’humidité. Ce sont là autant d’arguments contre l’emploi de ces sinuosités.
- En résumé, la détermination d’un isolateur haute tension pour être logique et rationnelle doit être faite de la façon suivante :
- Soit V la tension de service. Il peut y avoir ambiguïté dans le cas d’un réseau triphasé,
- p.297 - vue 297/688
-
-
-
- 298
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 23.
- la tension normale entre fil et terre étant V
- —=. En cas de mise à la niasse d’une des phases,
- à moins (Lavoir le point neutre à la terre, V
- la tension de — devient V, c’est donc cette
- v/d
- valeur qu’il est préférable d’admettre pour la tension appliquée à l’appareil et partir de là pour les conditions à remplir.
- Soit W la tension d’essai que doit supporter l’installation. La valeur habituellement admise de W ; V est parfaitement suffisante pour des appareils aériens. Une valeur de trois fois la tension normale préconisée pour les essais de câbles n’est pas nécessaire ici, une décharge disruptive, par suite d’une tension accidentelle, n’a pas en effet la gravité d’une perforation d’isolant solide qui réduit à zéro sa valeur ultérieure.
- i° Détermination de la hauteur h de l’isolateur. Il suffit de prendre la distance correspondant à l’éclatement d’un arc pour une tension de i ,6 watt. Cette valeur nous donne en même temps la distance minima à admettre entre pièces sous tension et ferrures pour les différentes connexions de l’installation.
- :i" Détermination de l’épaisseur e comprise entre les deux ferrures à isoler. Cette quantité dépend de la matière employée, verre ou porcelaine le plus généralement. En aucun cas, l’éclatement de l’isolateur ne doit avoir' lieu par l’intérieur, mais toujours par décharge disruptive extérieure. L’épaisseur e doit donc être suffisante pour résister à une tension de 1,7 à i,8Ûvattè. 1
- Ici se pose la question du fractionnement de la porcelaine, dès que nous atteignons des tensions nécessitant des épaisseurs de matière incompatibles avec une cuisson suffisamment homogène jusqu’au centre de la pièce.
- Dès qu’il s’agit, pour V, de tension de 18 à ao 000 volts, on est amené à employer des porcelaines en deux parties et, pour 4° à 60 000 volts, des porcelaines en trois parties.
- Ces deux éléments une fois définis, deux cas peuvent se présenter :
- Si, par suite des tensions peu élevées, les valeurs sont insuffisantes pour avoir, avec une forme extérieure lisse, la résistance ohmique superficielle nécessaire à l’installation, un profil approprié de plus grand développement, nous donnera les conditions cherchées. C’est le type habituellement employé.
- Si, au contraire, la valeur de h est supérieure à la longueur nécessaire pour la ligne de fuite superficielle, le profil le plus simple, donnant la porcelaine la plus robuste et la moins difficile à fabriquer, sera le meilleur.
- Ce sont des considérations qui ne sont plus exclusivement électriques qui serviront de guide dans la détermination de la forme extérieure de l’isolateur. La question d’épaisseur de matière, de facilité d’emmagasinage des pièces pour le constructeur d’esthétique même, sont autant de questions à examiner, sans toutefois leur donner trop d’importance ni les placer au premier plan.
- Nous ne croyons pas émettre là des idées extraordinaires et des principes nouveaux, mais nous avons été amenés à constater chez bon nombre d’exploitants et.de constructeurs qu’ils ne sont ni répandus, ni discutés.
- Des quelques lignes qui précèdent on doit conclure que rien n’impose l’emploi, d’une façon exclusive, des formes ondulées habituellement en usage, et que l’isolateur d’intérieur, n’ayant pas à répondre à des conditions tellement différentes de celles de l’isolateur d’extérieur, doit s’inspirer des mêmes principes et se modifier de façon analogue.
- R. Va J. ah r fs gu e ,
- Ingénieur des Arts et Manufactures.
- p.298 - vue 298/688
-
-
-
- 5 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 299
- L’EXPOSITION DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE {Fin) (1)
- II. — Appareils de physique générale.
- A côté des appareils précédents, qui sont uniquement du domaine électrique, l’Exposition offrait, nous l’avons dit, un certain nombre d’instruments intéressants concernant, les différentes branches de la Physique. Parmi ces appareils, nous verrons d’ailleurs qu’il en est plus d’un qui faitemploi de l’électricité.
- Nous citerons d’abord le baromètre avertisseur d’orages de la maison Jules Richard.
- L’appareil comprend a parties bien distinctes :
- i° IJn baromètre enregistreur proprement dit ;
- 2° Un dispositif enregistrant les décharges d’électricité atmosphérique produites dans un certain rayon autour de l’observatoire.
- Il s’agit en l’espèce d’un cohéreur à aiguille en relation avec une antenne, et monté en tension avec un électro-aimant sur un circuit alimenté par une pile donnant aux bornes une différence de potentiel de i v. 5. Chaque cohéreur devan t être limité à o v. a5o, l’ensemble en comporte 6. Lorsque l’influence des décharges successives ou d’une décharge unique a été suffisante, les cohéreurs livrent passage au courant, l’électro agit et vient tracer un petit trait vertical à la partie supérieure du diagramme du baromètre. En même temps, une queue portée par la palette de l’électro vient frapper légèrement la planchette de sapin qui forme le support du cohéreur et annuler l’effet des décharnés
- O
- précédentes ; l’appareil est prêt à fontionner de nouveau. La fréquence des passages de courant permet, combinée aux indications barométriques, de prévoir et d’étudier l’approche des orages et des troubles électriques dont l’atmosphère est le siège, (*)
- (*) La Lumière Electrique, tome VI (2°j série), p. a3i et a63.
- Ce baromètre comportait un cohéreur électrique.
- Voici maintenant un téléautocopiste, de la maison F. Ducretet et E. Roger qui utilise les courants télégraphiques ; comme nous l’avons dit, l’électricité se trouve ainsi employée comme intermédiaire dans nombre d’instruments qui n’ont pour objet ni la transmission ni la distribution de l’énergie électrique.
- Ce téléautocopiste, dontle principe est dît à M. Laurent Sémat, est un système permettant de’ transmettre à distance un dessin, une image, une signature ou un écrit quelconque au moyen des lignes télégraphiques ordinaires. Sa caractéristique est sa simplicité et sa facilité de réglage. II. n’exige l’emploi ni du sélénium, ni de la photographie ; toutes les opérations ont lieu en plein jour et par des moyens purement mécaniques.
- Les deux cylindres transmetteur et récepteur sont entraînés dans un mouvement de rotation par un moteur quelconque n’exigeant aucune surveillance ; l’un reçoit l'image à transmettre écrite sur une feuille métallique, l’autre reçoit une feuille de papier ordinaire recouverte d’une feuille de papier « carbone ». Un style appuyant plus ou moins fortement sur le papier produit l’impression. Les diamètres des deux cylindres sont un peu différents l’un de l’autre ; le petit cylindre, après chaque révolution, est maintenu à l’arrêt pendant une fraction du temps que met le deuxième cylindre à accomplir un tour complet. Ce dernier cylindre, après chaque révolution,‘provoque la reprise de la marche du premier.
- Ses avantages sont : synchronisme parfait, base du bon fonctionnement, réglage facile sans connaissances spéciales, adaptation sur les lignes télégraphiques ou téléphoniques ordinaires, enregistrement visible immédiat,
- p.299 - vue 299/688
-
-
-
- 300
- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N° 23:,
- sans opérations ultérieure absence d’organes pouvant se modifier par le temps.
- Dans un tout autre ordre d’idées, les mômes constructeurs. exposaient une boussole directrice (fig. 12), due àM.le colonel Bernelle..
- DÉPOSÉ
- , rïTrro 111 nfnTil 11 II f 11 lt|7li 1111 ni 111
- Signalons enfin, dans l’exposition de la maison A. II. Schütte, les ingénieux calibres étalons à combinaisons « Johcinsson ».
- Leur principal intérêt est de permettre d’obtenir avec un nombre restreint de pièces, une quantité infinie de cotes variant par centièmes ou par millièmes de millimètre, suivant le cas.
- l'ig. Ci.
- Ils ^se composent de pièces parallélipé-diques, avec deux faces opposées rigoureusement parallèles et dont la distance mutuelle
- est rigoureusement égale au chiffre indiqué sur la pièce. Si l’on désire obtenir une cote intermédiaire, il suffit de superposer deux ou plusieurs pièces, de manière à combiner exactement la cote désirée. On peut ainsi réaliser plus de 20 000 combinaisons différentes entre 1 et 200 millimètres.
- La figure i3 représente un calibre réglable, dit « calibre de tolérance ».
- Dans le domaine de l’optique, les maisons Jules Richard et Calmels exposaient, la première un taxiphote de projection, la seconde des petits réseaux soigneusement construits. Dans celui de l’acoustique, on peut signaler les appareils de démonstration de Lancelot.
- III. — Electricité médicale.
- Nous arrivons maintenant à la catégorie la plus nombreuse d’appareils, celle'qui concerne la radiographie, la radioscopie et la radiothérapie. Ce. sujet' étant, très spécial, nous 11e consacrerons pas aux appareils médicaux une place correspondante à celle qu’ils occupaient réellement à l’exposition ; mais nous devons dire que parmi eux se trouvaient les nouveautés les plus intéressantes.
- On sait les merveilleux services rendus par les rayons Rontgen à la thérapeutique générale ; mais l’on sait aussi qu’ils ne sont malheureusement pas sans danger. Peut-on les utiliser tout en les rendant inoffensifs? Telle est la question que se sont posés les constructeurs et nous citerons tout d’abord à ce propos, parmi divers appareils, le support d'écran protecteur pour la radiographie, la radioscopie et la radiothérapie (fig. i4) de la maison F. Ducretet et E. Roger.
- Ce support a été spécialement combiné pour préserver efficacement les opérateurs des actions nocives des rayons X, à la suite des observations radioscopiques et des traitements radiothérapiques. A cet effet, il se compose essentiellement d’une cage parallélipi-pédique, dont quatre faces sont à jour. Des deux autres faces, l’inférieure est constituée
- p.300 - vue 300/688
-
-
-
- 5 Juin 1909,
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 301
- par un plancher, surélevé, sur lequel se J place le sujet ; la partie libre au-dessous de ce plancher est destinée à assurer le jeu de deux rideaux métalliques, l’un inférieur, l’autre supérieur, mobiles dans le sens de la hauteur. Entre ces deux rideaux, et fixé à eux, se trouve disposé un cadre en bois doublé de métal portant un écran fluorescent avec glace anti-X au plomb.
- Fig. 14.
- Au moyen d’une poignée, l’opérateur placé devant cette face peut donner à l’ensemble des rideaux et de l’écran un mouvement de montée ou de descente très doux. Le rideau inférieur va se loger sous le plancher et le rideau supérieur est guidé dans une double rainure horizontale ménagée dans les traverses de la face supérieure de la cage.
- Entre les montants de la face postérieure, coulisse un cadre mobile de bas en haut et vice versa, et dont le mouvement est solidaire de celui des rideaux métalliques.
- Entre les traverses de ce cadre, coulisse un autre cadre donL le mouvement de va-et-vient horizontal est commandé par des cordons de tirage, terminés par des poignées placées à portée des mains de l’opérateur. Ce deuxième cadre supporte une tablette sur laquelle est mobile une glissière. Sur cette glissière est fixé un support à colonne recevant le tube à rayons X.
- On se rend facilement compte que l’opérateur, grâce à ce dispositif nouveau, peut commander tous les mouvements nécessaires à l’opération sans se trouver à aucun moment exposé à l’action nocive des rayons X, tous les organes moteurs étant placés à la surface externe de la cage, à portée de la main.
- Cette cage est entièrement démontable.
- M. Richard Heller expose, sous le nom de pantostat (fig- i5) un moteur-transformateur universel, appareil électro-médical qui fournit le courant nécessaire pour la galvanisation (y compris l’électrolyse et l’ionisation), la faradisation sinusoïdale, les cautères et les petites lampes endoscopiques, tandis que le moteur peut être employé pour les opérations chirurgicales et le massage vibratoire.
- Un simple contact à fiche suffit pour brancher les appareils sur un réseau d’éclairage. Chaque nature de courant a son circuit séparé, avec interrupteur, rhéostat ou régulateur spécial.
- Pour la galvanisation, l’électrolyse, et l’ionisa lion, grâce à un régulateur de voltage très précis, la tension peut varier de o à 65 volts au maximum, tandis que l’intensité du courant peut atteindre 3oo milliampères. Le mil-liampèremètre à cadre mobile (système d’Ar-sonval) donne des lectures exactes dans n’importe quelle position. Etant pourvu d’un shunt pour les intensités élevées, il indique normalement jusqu’à i5 milliampères, et avec shunt jusqu’à i5o milliampères.
- Un commutateur à dispositif de court-circuit permet de mettre l’instrument hors cir-
- p.301 - vue 301/688
-
-
-
- 302
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 23
- cuit dès ([ue l’intensité du courant dépasse i5o milliampères.
- Pour la faradisation, comme précédemment, la tension du courant induit peut être augmentée de o à 65 volts au moyen d’un régulateur de voltage finement gradué. Dans les appareils à courant continu, la périodicité du courant faradique est soumise à un réglage indépendant des variations du voltage.
- Pour la galvano-faradisation, les courants
- Les courants galvanique et faradique sinusoïdal se prêtent non seulement au traitement local, mais encore à l’application de bains liydro-éleclriques ordinaires et à quatre compartiments (bain Schnée).
- L’incandescence des cautères peut être réglée à volonté. Grâce à ce réglage, les pointes à feu les plus légères peuvent être alimentées aussi bien que les cautèi’es consommant de 2o à 20 ampères.
- Fig. i5.
- faradique et galvanique peuvent être réglés séparément. L’intensité du courait L'est mesurable; la direction du courant peut être modifié^ à volonté à l’aide du renverseur. Dans les appareils à courant continu, il va de soi que la périodicité du courant induit est également variable.
- Les dimensions du moteur et des bobines transformatrices sont largement calculées, de sorte que la fusion de l’armature ne peut se produire, même lorsque les cautères restent très longtemps en circuit.
- La puissance du moteur subit pour toutes les opérations chirurgicales (même celles
- p.302 - vue 302/688
-
-
-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ,
- 303
- 5 Juin 1909.
- qui demandent une grande énergie); le moteur trouve surtout une application étendue dans le vaste domaine du massage. On lui adapte aloi’S un arbre flexible, ce qui s’effectue aisément par une pièce de jonction. La manette de réglage du moteur-transformateur à courant continu permet de régler la vitesse du moteur et d’arrêter instantanément l’induit.
- Ces moteurs-transformateurs universels permettent la pratique simultanée de la gal-vano-caustique et de l’endoscopie.
- Tous les rhéostats, étant logés à l’intérieur du socle, sont entièrement protégés; le
- gie est de 2,5 ampères sous iio volts de courant continu ; l’intensité maximum au démarrage de la machine à courants alternatifs ne dépasse pas 5 ampères.
- On sait que l’un des problèmes les plus importants que l’électricité médicale posée aux constructeurs, est celui qui est relatif aux interrupteurs destinés à la commande à grande vi tesse des bobines de Ruhmkorff,
- Les maisons F. Ducretet et E. Rogner et L. Drault avaient exposé deux types particuliers.
- La figure 16 représente l’ensemble de l’ap-
- P . «Hîl
- F. DUCRETET & ‘E.ROGER & PARIS.
- LJ
- a
- Fig-. 16.
- réglage s’effectue à l’extérieur par le déplacement d’une tige.
- Le courant pour la faradisation, la galvano-caustique et l’endoscopie est dérivé de la bobine transformatrice à circuit fermé, de sorte que dans aucune de ces applications le circuit d’utilisation n’est directement raccordé au secteur. Il en résulte une garantie absolue contre les pertes à la terre.
- Le travail utile de la machine est fort élevé; la consommation de courant est presque négligeable, et. les appareils peuvent être raccordés aux fils d’éclairage du plus faible diamètre.
- La dépense d’entretien est par conséquent minime. La consommation maximum d’éner-
- pareil F. iDucretet et E. Roger, monté sur un socle d’ardoise. Le petit moteur M entraîne, au moyen d’un, ressort à boudin flexible r, l’axe T de l’interrupteur.
- Le mercure Hg-, placé au fond de la cuve, est aspiré par le trou central et dirigé, sous l’action de la pompe centrifuge, dans le canal e; de là, il s’échappe par l’orifice A et vient faire contact successivement sur les quatre lames métalliques II. Le gaz est amené par un tuyau de caoutchouc à l’ajutage d’entrée G et sort par l’ajutage G'. L’axe central repose sur une série de billes placées à la partie inférieure; une cuvette supérieure v reçoit de la graisse ou de la vaseline, qui s’oppose à toute fuite de gaz.
- p.303 - vue 303/688
-
-
-
- 304
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série); — N® 23.
- La poulie supérieure P est eu matière isolante afin de séparer le courant de la bobine de celui du moteur et d’éviter que les extracourants de rupture ne puissent venir endommager le moteur. Une glissière g permet de tendre plus ou moins la courroie et d’éviter tout glissement. Un inverseur I permet de diriger le courant dans un sens ou dans l’autre et de l’interrompre à volonté. Un autre interrupteur V commande le courant du moteur.
- Pour mettre l'appareil en service, il faut démonter le couvercle en ébonite fixé par trois boutons, verser du mercure à l’intérieur de la cuve, de manière à remplir presque complètement la partie étroite , remettre
- Les fils conducteurs amenant le courant de la source d’énergie électrique sont reliés aux bornes -f- et — (fig. 17) ; le courant spécial pour le moteur est amené aux petites bornes mm.
- Ce moteur est généralement construit pour courant continu à no volts, mais il peut aussi être construit pour tout autre voltage. Sa consommation est inférieure à 5o watts. Les deux bornes Go Go sont reliées au condensateur de la bobine Go' Go', et les bornes A et B sont reliées au circuit primaire de la bobine -f- et —.
- M. L. Drault exposait de son côté des transformateurs pour radiologie et haute
- Fig. 17.
- en place le couvercle ; placer dans la cuvette v un peu de vaselineou de graisse consistante; mettre la courroie autour de sa poulie et tendre, au moyen de la glissière^, pour assurer un bon entraînement. Le gaz est amené par l’ajutage G et s’échappe par l’ajutage G', auquel 011 a eu soin de brancher un tube de caoutchouc, terminé par un petit liée de gaz et un robinet. Après quelques instants, on peut s’assurer que l’air est bien chassé en allumant le bec de gaz ; mais l’appareil, étant suffisamment étanche, on peut fermer complètement l’orifice de sortie G', en laissant l’orifice G ouvert et en communication avec la conduite de gaz; l’appareil est alors prêt à fonctionner.
- fréquence, munis d’un interrupteur particulier dont voici le principe :
- Get interrupteur (fig. 18) est du genre à jet tournant et possède cette particularité qu’il ne nécessite de moteur d’aucune sorte lorsqu’il est adapté à une bobine à noyau magnétique accessible par une extrémité. La construction est de ce fait simplifiée et la solidité plus grande.
- Le dispositif moteur se compose uniquement d’un tourniquet en fer possédant autant de branches qu’il y a de touches de contact dans l’interrupteur, ordinairement deux ou quatre. Ce tourniquet, calé sur l’extrémité supérieure de l’arbre supportant la turbine centrifuge, est placé exactement à
- p.304 - vue 304/688
-
-
-
- 5 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 305
- hauteur et dans l’axe du noyau magnétique, l’extrémité des branches passant à quelques millimètres de ce dernier.
- La turbine centrifuge, calée sur l’extrémité inférieure de l’arbre et plongeant dans le mercure, est un cylindre d’acier percé d’un trou en forme de Z calculé pour laisser passer le jet de mercure nécessaire au bon contact. Lorsque cette pièce tourne, le mercure, chassé par la force centrifuge, est projeté par l’orifice supérieur sur des touches de contact.
- La couronne métallique supportant ces touches est fixée sous le couvercle en matière isolante et est reliée par une lame de contact à une tige mobile dans une douille en fibre l’isolant du récipient, et communiquant par frottement à une borne reliée à un fil de ligne.
- Les palettes sont au nombre de deux ou quatre et de dimensions variables suivant le voltage de la source.
- l'ig. iS .
- Le récipient conLenanL le mercure est en fonte et divisé à sa partie inférieure par des ailettes empêchant le mouvement giratoire de ce dernier pendant la rotation de la turbine. Il prend contact par une couronne en cuivre l’enserrant à sa hase et dans laquelle il tourne librement. Cette couronne, qui se
- fixe sur le socle de la bobine, supporte la borne reliée au second fil de ligne.
- Une manette de réglage, vissée sur le récipient, permet de le faire pivoter à volonté dans un sens ou dans l’autre.
- La partie libre au-dessus du mercure est remplie par un gaz approprié, hydrogène, acétylène, gaz d’éclairage, etc., dans lequel se fait la rupture. L’emploi d’un diélectrique gazeux a l’avantage de n’occasionner aucune émulsion du mercure dont on a pu réduire ainsi la charge au strict nécessaire (4oogr), soit environ quatorze fois moins que dans
- Fig. i<).
- les modèles similaires à diélectrique liquide.
- Pour mettre cet interrupteur en état de fonctionnement, il suffit de dévisser les quatre boutons, d’enlever la partie supérieure, et de mettre du mercure jusqu’au niveau des ailettes du récipient. Après avoir bien refermé celui-ci en vissant les boutons
- Interrupteui
- Condensateur
- Secteur
- à iond, on branche un des robinets sur la conduite de gaz et on ouvre l’autre jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’air dans le récipient; puis on referme le robinet de vidange. En prévision d’un oubli qui laisserait de l’air dans l’interrupteur et provoquerait une explosion, ce dernier est muni d’une sou-
- p.305 - vue 305/688
-
-
-
- 306
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2» Série). — N» 23.
- pape de sûreté supprimant absolument tout danger.
- Elle consiste (fig. 19) en un bouchon d’acier vissé sur le couvercle et percé d’un trou en forme de T, communiquant avec l’intérieur du récipient; sur ce bouchon s’ajuste une rondelle en caoutchouc fermant hermétiquement les deux orifices du trou horizontal. Lorsqu’il se produit une explosion, la rondelle de caoutchouc est chassée et les gaz s’échappent par les orifices. Il suffît de remettre la rondelle en place, et de purger le récipient pour en chasser l’air.
- Le schéma de montage de cet interrupteur est indiqué par la figure 20,
- Le courant, après avoir traversé un rhéostat, arrive par un des fils directement à l’enroulement primaire de la bobine, qu’il traverse pour aboutir à la borne de l’interrupteur qui est en communication avec les touches de contact, passe de ces touches au jet de mercure, et par conséquent au reste de la masse et revient à la source par le fil
- qui est relié à la borne de la couronne.
- Le condensateur est branché sur les deux bornes de l'interrupteur.
- La mise en marche se fait de la manière suivante : l’interrupteur étant convenablement calé devant le noyau magnétique de la bobine, on ferme le circuit de la source, puis 011 donne une impulsion au tourniquet dans le sens des aiguilles d’une montre. Des interruptions se produisant immédiatement dans le courant primaire, le noyau se trouve alternativement aimanté et désaimanté, et par des attractions successives entretient le mouvement de rotation du tourniquet.
- Le réglage de la vitesse et, par suite, du nombre des interruptions, se fait en déplaçant circulairement le récipient dans sa couronne à l’aide de la manette. Pour cela, on la dévisse légèrement et 011 décale l’interrupteur jusqu’à ce que l’on ait obtenu la vitesse voulue. O11 revisse ensuite la manette pour le fixer dans cette position.
- ’ .J. Reyvax.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- MESURES
- Méthode stroboseopique pour mesurer le glissement des moteui's électriques. — G. Kapp.
- — EleJîtrolechnisehe Zeitschrift, 6 niai 1909.
- Dans les dispositifs ordinaires, le disque strobo-scopique a autant de secteurs blancs que le moteur a de pôles, et l’on obtient le glissement en comptant le nombre de révolutions par minute des secteurs, le disque étant éclairé par une lampe à arc qui est reliée aux bornes du moteur.
- Dans le cas de moteurs multipolaires, et notamment quand le glissement n’est pas extrêmement petit, il est très difficile de déterminer exactement ce nombre de tours par minute; c’est pourquoi l’on a proposé diverses méthodes pour remédier au manque de précision inhérent au disque ordinaire.
- L’auteur rappelle notamment :
- i° la méthode de L. Schiiler, exposée dans VE. T. Z, 1897^677. Elle atteint la précision de o,5 % ;
- 20 celle de G. Seibt [E. T. Z., 1901, p. 194);
- 3° celle de A. Blanchi (E. T. Z., 1904, p. 118) (*).
- Toutes ces méthodes exigent rétablissement de dispositifs spéciaux; l’auteur au contraire s’est efïbi *cé de trouver un mode d’application de la méthode stroboseopique qui n’exige aucun dispositif particulier en dehors de la lampe à arc, et qui cependant permette de mesurer sans difficulté même des glissements considérables.
- L’idée fondamentale est de masquer le disque jusqu’à une région très voisine de sa circonférence.
- (') Voir aussi Associazione Elellrotecnica Ilaliana, tome III, 1904.
- p.306 - vue 306/688
-
-
-
- 5 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 307
- La figure i montre : en B le volet ou l’écran ; en S le disque; en L la lampe à are;
- Le disque et l’écran sont noircis. L’écran est percé en son milieu d’une petite fenêtre o qui est recouverte d’un papier transparent, et le disque porte une fente .s qui, une fois par tour, passe devant le trou o et laisse ainsi tomber pendant un court instant la lumière de la lampe t sur le papier transparent.
- L
- *
- ou :
- t
- 2 TC ------- — (i)
- 11
- Des équations précédentes nous tirons :
- f
- P T
- n
- 1
- et comme on a :
- Fig. i.
- La fenêtre o s’illumine donc jjériodiquement, et, même dans le cas de glissements très grands, à des intervalles de temps très suffisamment larges pour permettre de compter sans difficulté.
- Appelons alors :
- n, le nombre des éclairs de lumière observés pendant le temps t; g-, le glissement;
- /A la fréquence primaire; f, la fréquence du courant da7is le rotor; p, le nombre de paires de pôles.
- Prenons comme origine des temps un instant où la lampe fonctionne et où, à la fois, la fente passe devant le trou.
- Au bout de p périodes, la fente se retrouve près du trou, mais plus exactement devant ; l’écart angulaire a correspondant pour valeur :
- 2 7 = P T i
- Tw
- T étant la période, et a> la vitesse angulaire du recul apparent de la fente.
- Désignons encore par t le temps qu’il faut pour que la fente revienne passer exactement devant le trou au moment où la lampe fonctionne ; t sera alors l’intervalle entre deux éclairs et l’on a :
- T A = i
- et ;
- f
- ioo — fi
- (g étant exprimé en pour cent), il en résulte que le glissement pourra se calculer par la formule :
- i oo n
- g = io - p -.
- b fi 1 t
- Telle est la formule à employer avec ce dispositif.
- On peut admettre qu’on compte sans difficulté 180 éclairs par minute : ce chiffre indiqué par M. Kapp ne semble nullement exagéré puisqu’il correspond à 3 éclairs par seconde; s’il s’agit alors d’un moteur bipolaire dont le courant primaire est à 5o périodes, et que le glissement n’excède pas 6 % , la détermination pourra se faire avec une exactitude très satisfaisante.
- Naturellement pour les moteurs multipolaires, on obtiendra une précision encore plus grande même pour des glissements plus élevés.
- L’auteur a fait une expérience en remplaçant la> lampe à arc par une lampe à filament métallique; malheureusement l’inertie thermique d’un tel filament, même de très faible diamètre, est trop forte, et l’on ne peut arriver ainsi à faire les observations dans le cas d’une fréquence de 5o.
- A. P.
- a ii = Tii)
- p.307 - vue 307/688
-
-
-
- 308
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T.
- VI (2« Série). — N» 23.
- ELECTROTHERMIE
- Classification et comparaison de différents types de fours électriques. — F.-E. Carcano. — L'Industria, 21 el 28 mars 1909.
- L’auteur étudie la question au point de vue de l’industrie électro-chimique italienne, et il commence par constater que c’est devenu un lieu commun d’affirmer que l’Italie doit devenir un des plus grands centres électro-chimiques du monde. Il pense néanmoins qu’il y a lieu sur ce :point de faire quelques réserves. Après quelques mots sur ce problème national, il aborde l’étude économique du four électrique au point de vue le plus général.
- CLASSIFICATION DES APPLICATIONS DU FOUIl ÉLECTRIQUE
- L’auteur distingue trois catégories d’applications :
- icr groupe. — Production de substances qui ne peuvent être obtenues par aucun autre procédé que le four électrique ; la concurrence industrielle ne s’exerce alors qu’entre les différentes installations électriques.
- C’est le cas du carbure- de calcium, du ferrosilicium, de l’aluminium, etc.
- 2° groupe. — Production de substances qui peuvent être obtenues autrement que par le four électrique, mais dans des conditions de pureté moindres, ce qui permet d’admettre un prix de revient un peu plus élevé par le four électrique.
- C’est le cas des alliages de manganèse, de divers sels de baryum, et de l’acier.
- 3e groupe. — Production de substances qui peuvent être indifféremment obtenues par le four électrique, ou par un autre procédé, ce qui oblige le four électrique à manifester des avantages alors économiques notables.
- C’est le cas de la fonte, dont les électro-métallurgistes s’occupent aujourd’hui, et qui donne lieu à d’intéressantes discussions.
- LE POINT FAI RLE DU FOUR ÉLECTRIQUE
- Ceci posé, l’auteur déclare que l’électro-chimiste se trouve toujours en présence d’un ennemi perfide qui paèalyse les audaces et les innovations des inventeurs, d’un « mal nécessaire », qui est l’électrode.
- 11 est des industries dans lesquelles la consomma-
- tion des électrodes atteint les 20 % du coût total du produit.
- Dans la production de la fonte au four électrique, ce chiffre peut osciller de 4 à 8 francs par tonne de fonte, chiffre assez élevé pour l’industrie dont il s’agit.
- Voilà pour la dépense ; quant aux accidents d’exploitation (irrégularités ou arrêts du service), il faut en attribuer les deux tiers au moins aux électrodes et à leurs accessoires.
- Si ensuite on songe que, pour les fours d’une certaine puissance, le poids des électrodes dépasse 20 quintaux, et leur volume im3, on comprendra quel embarras elles peuvent causer à l’ingénieur qui veut établir un projet de four.
- Il résulte de ce qui précède qu’au point de •vue économique l’électrode a deux grands défauts : sa dégradation rapide et ses dimensions exagérées.
- Si donc on trouvait un moyen de supprimer les électrodes, ou du moins de les réduire à un rôle purement auxiliaire, le champ d’action du four électrique s’élargirait considérablement, notablement en ce qui concerne la production de la fonte.
- DIFFÉRENTS TYPES DE FOURS ÉLECTRIQUES
- A part quelques types tout à fait spéciaux, on peut faire dériver tous les fours actuellement en usage du four Siemens. Ordinairement on divise les fours électriques en deux classes :
- i° Ceux dans lesquels la haute température est fournie par un ou plusieurs arcs.
- 20 Ceux dits « à résistance », dans lesquels la chaleur est engendrée par effet Joule, dû à la résistance offerte au passage du courant soit par la substance même que l’on traite, soit par un conducteur, généralement en charbon, placé au contact de la matière traitée.
- En réalité cette division est peu satisfaisante, car nous verrons que, dans la catégorie la plus importante des fours, ce sont les deux phénomènes qui entrent simultanément en jeu.
- C’est pourquoi l’auteur propose la classification suivante :
- icr groupe. — Fours où l’arc éclate entre deux où plusieurs électrodes situées au-dessus de la substance en traitement, de sorte que celle-ci n’est pas parcourue par le courant, et s’échauffe uniquement par radiation.
- Le prototype est le four Stassano.
- p.308 - vue 308/688
-
-
-
- 5 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 309
- 2e groupe. — Fours à électrodes fixes en contact permanent avec la matière traitée, de sorte que celle-ci est échauffée uniquement par effet Joule.
- Le prototype est le four Acheson pour graphite, carborundum, etc.
- 3e groupe. —- Fours ayant une ou plusieurs électrodes mobiles et réglables, traversant la matière en traitement. C’est le type le plus important et le plus général.
- Presque tous les fours à carbure de calcium, à ferro-silicium, etc., actuellement en usage, appartiennent à cette catégorie; de même la plupart des fours employés en électro-sidérurgie.
- Ce groupe se divise à son tour en deux sous-groupes, selon que la sole du four constitue l’une des électrodes, ou bien que cette sole, tout en étant faite d’une substance conductrice, n’est pas reliée à la source d’énergie électrique, de telle sorte que le courant entre et sort du four par des électrodes mobiles.
- On peut donner comme exemple le four Héroult pour la fonte (fig. i).
- Fig. i. — Four Héroult pour la production de la fonte.
- a est la sole du four, g et h constituent l’engrenage à crémaillère qui commande le basculement du four, et/"est le canal de coulée correspondant.
- Aux débuts de l’industrie électro-chimique, le four à une seule électrode mobile était le plus employé, surtout pour les petites puissances; aujourd’hui c’est au contraire le second type qui tend à prévaloir, et l’auteur le déclare d’ailleurs de beaucoup préférable.
- F’ig, a et 3. — Four Héroult pour la production de l'acier.
- La coupe inférieure montre en d la constitution de la sole c du four, et en a son enveloppe, tandis que l’électrode mobile est représentée en E sur la coupe supérieure.
- Citons aussi le four Kellcr et le four Héroult pour l’acier. Ce dernier est représenté par les figures 2 et 3.
- Les deux électrodes C comportent des arrivées de courant pnq par câble souple, qui permettent le réglage. La figure 3 montre en l l’écrou de réglage;
- En effet, si le type à électrode unique a pour lui l’avantage d’une plus grande simplicité (peut-être plus apparente que réelle), il offre en revanche une grande difficulté pour assurer un contact convenable et suffisamment solide entre la sole du four et la source d’énergie; en outre, il est plus facile avec le type à deux électrodes de diminuer l’impédance du circuit. Enfin, à puissance égale, ce dernier permet d’employer un courant d’intensité moitié moindre, pour le plus grand avantage de tous les appareils.
- p.309 - vue 309/688
-
-
-
- 310
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série); —N» 23.
- 4e groupe. — Fours à induction, basés sur la conception de-FCrranti, que Kjellin-Hjorth à rendue industrielle. Grande dispersion, cos <p peu élevé, manutention coûteuse, telles sont lès Caractéristiques de ce four, qui n’a d’autre application que la production de l’acier.
- Récemment, le four à induction a été perfectionné par Rochling et llodenhauser, qui ont créé ainsi une sorte de four mixte, à électrodes et à induction.
- 5e groupe. — Enfin nous avons les fours à élec-trolyse, dans lesquels s’effectue, en courant continu, la décomposition d’un sel en fusion.
- Dans ces fours, la température est généralement plus basse que dans les fours thermo-électriques proprement dits.
- C’est ainsi qu’on obtient l’aluminium, le calcium, le magnésium.
- COMPARAISON DES DIFFÉRENTS TYPES
- L’auteur écarte d’abord les fours à résistance pour la plupart des applications, car, ne possédant point d’organes mobiles ni réglagles, la régularité de leur fonctionnement ne peut être satisfaisante qu’à la condition que la résistance électrique de la substance traitée reste pratiquement constante du début à la fin d’une opération. Or il existe très peu de substances qui jouissent d’une telle propriété; on peut donc dire njue les applications actuelles se réduisent au carborundum et au graphite Acheson.
- Les fours à induction sont excellents; ce sont peut-être les meilleurs pour l’acier, surtout lorsqu’il s’agit d’obtenir une quantité limitée d’acier de la meilleure qualité, mais leurs applications ne peuvent dépasser le domaine de l’électrosidérurgie, à cause du principe même sur lequel ils sont basés.
- Il reste donc à comparer les fours à arc supérieur du type Stassano et analogues, et ceux à une ou plusieurs électrodes traversant la matière.
- Le four Stassano présente trois grands avantages :
- i° Absence de tout contact entre les électrodes et la substance traitée et, par suite, plus grande régularité de fonctionnement, et pureté du produit;
- i° Faibles dimensions et dégradation modérée des électrodes;
- 3° Possibilité de récupérer entièrement les gaz émis par la réaction.
- Par contre, ils présentent un grave inconvénient dû au mode même de la génération de la chaleur ; pour que le rendement ait une valeur acceptable, il faut disposer le plus près possible de l’arc une ma-
- tière réfractaire. Or s’il est assurément possible de trouver un corps qui résiste à une pareille température, on ne peut nier qu’il sera néanmoins dans de déplorables conditions de conservation. En outre, même avec cette modification, le rendement restera mauvais quand on aura affaire à un minéral qui donne lieu à la formation de croûtes superficielles peu conductrices, qui s’opposeront à la pénétration de la chaleur. E. M.
- BREVETS <*>
- Indicateur de vide perfectionné. — Société Anonyme pour l’exploitation des procédés Westinghouse-Leblanc. — N° 399 aî>7 du 8 février 1909.
- Cet indicateur de vide donne directement la pression restante, dans l’enceinte où l’on fait le vide, sans que l'on soit obligé de comparer ses indications à celles d’un baromètre, et il permet de mesurer cette pression avec une approximation d’autant plus grande que la valeur maxima de la pression, que l’on voudra pouvoir mesurer, sera plus petite.
- En principe, tout baromètre métallique, du genre Vidi ou Bourdon, introduit dans une enceinte où l’on fait le vide, mesure directement la pression restante dans cette enceinte.
- Mais le vide ne subsiste pas toujours dans celte enceinte. De temps en temps, la pression atmosphérique y est rétablie. La cuvette ou le tube déformables, où l’on aura dû faire un vide aussi élevé que possible, qui sont les organes sensibles du manomètre, doivent pouvoir supporter la pression atmosphérique, sans que leur limite d’élasticité soit atteinte. L’appareil, il est vrai, est capable de mesurer toute pression comprise entre O et la pression atmosphérique.
- Or, dans la plupart des cas, il importe peu de connaître la pression dans une enceinte où l’on fait le vide, tant que celui-ci est loin d’avoir pris sa valeur normale. Si l’on veut, par exemple, mesurer la pression restante dans un condenseur, où elle variera normalement entre 40 et Gomm de mercure, il serait beaucoup plus intéressant de disposer d’un indicateur, dont la graduation n’irait que de o à ioomm de mercure, que d’un indicateur dont l’aiguille aurait la
- C) Extraits communiqués par le Cabinet Armengaud jeune, a 3, boulevard de Strasbourg, Pains.
- p.310 - vue 310/688
-
-
-
- 5 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 311
- même amplitude de déplacement, mais pourrait mesurer toute pression comprise entre o et 760. La précision des lectures se trouverait ainsi naturellement multipliée par 7,6.
- Il suffirait, pour cela, de se servir de cuvettes ou de tubes à parois très minces, dont la déformation pourrait prendre la plus grande valeur possible, sans que la limite d’élasticité du métal fût atteinte, lorsque la pression passerait de o à ioomm de mercure; mais il faudrait que les parois déformables de la cuvette ou du tube fussent soutenues intérieurement dès que la pression atteindrait ioomm de mercure, de manière qu’elles ne puissent plus subir de nouvelle déformation, lorque la pression continuerait à augmenter.
- L’appareil ne donnerait plus d’indications, dès que la pression deviendrait supérieure à ioomm, mais il pourrait la supporter impunément.
- Le moyen le plus simple d’obtenir ce résultat consiste à remplir partiellement le tube avec un corps facile à déformer, n’ayant aucune tension de vapeur appréciable aux températures que doit supporter l’indicateur de vide, et à faire ensuite un vide aussi élevé que possible dans la cuvette ou le tube, avant de les fermer.
- Fig. 1.
- Lorsque la cuvette ouïe tube se seront suffisamment contractés pour que tout leur intérieur soit rempli par le corps que l’on y a introduit, ils ne pourront plus subir de nouvelle contraction et résisteront à la pression extérieure comme des corps pleins. Si ce corps est parfaitement souple, tant qu’il ne remplira pas complètement la cuvette ou le tube,
- Fig. 2.
- il n’empêchera pas la pression extérieure de le déformer.
- Sur les figures 1 et 2, sont représentées les sections d’une cuvette de Vidi et d’un tube de Bourdon, à paroi métallique partiellement remplis de caout-
- chouc. Celte cuvette et ce tube se comporteront comme des corps parfaitement élastiques et compressibles, tant que le caoutchouc 11e les remplira pas entièrement. Ils se comporteront, ensuite, comme des corps pleins.
- Fi^. 3.
- On pourrait, à la rigueur, limiter les déformations de la cuvette de Vidi en introduisant, dans son intérieur, un corps rigide, comme il est représenté sur la figure 3, mais il vaudra toujours mieux faire reposer les parois de la cuvette sur une masse élastique. En tout cas, cela est nécessaire avec le tube de Bourdon, dont l’axe doit pouvoir se déformer librement. Il faut que le corps introduit dans son intérieur soit
- parfaitement souple pour ne pas gêner cette déformation.
- On peut remplacer le caoutchouc par un matelas quelconque, fait, par exemple, avec des feuilles de clinquant ou un paquet de fils juxtaposés.
- p.311 - vue 311/688
-
-
-
- 312
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 23.
- Mais, du moment que l’on peut mesurer ies très faibles pressions, il faut que le vide dans la cuvette ou le tube soit poussé extrêmement loin et qu’il se maintienne. Or, il est facile de rendre les parois de la cuvette parfaitement étanches, en les élamant sur leurs deux faces, et en les faisant bouillir dans un bain de paraffine au-dessus duquel on fait le vide. Dans ces conditions, en effet, les pores du métal se remplissent de paraffine, lorsqu’on rétablit la pression atmosphérique au-dessus du bain.
- Mais il est difficile d’extraire complètement l’air occlus il la surface des parois métalliques ou dans une masse de caoutchouc. Même après avoir maintenu longtemps le vide sous l’action des pompes, il faut prévoir qu’une certaine quantité d’air se dégagera lentement, pendant que l’appareil sera en service.
- Cela n’aura aucune importance si cette quantité d’air, qui sera extrêmement petite, peut se répandre dans une vaste capacité. Aussi, l’on mettra généralement ces cuvettes et ces tubes en communication avec un réservoir hermétiquement clos, que l’on aura soigneusement vidé, en même temps qu’eux. C’est pourquoi on a proposé, plus haut, de remplir partiellement les cuvettes et les tubes avec un liquide, tel que du mercure ou de l’huile. C’est ce qu’il faudra faire lorsque l’on se proposera de mesurer des pressions relativement élevées, et qu’il ne sera pas nécessaire de pousser très loin le vide dans les cuvettes ou dans les tubes.
- Dans le cas général, on joindra un réservoir à l’appareil, le liquide employé s’écoulera dans ce réservoir. C’est pour cela que l’on doit employer un corps dont la section puisse se déformer facilement, de manière à épouser la forme de la section de la, cuvette ou du réservoir, mais qui soit incapable de s’écouler vers le réservoir.
- On a représenté, sur la figure 4, en vue de face et en coupe transversale, un indicateur de vide muni d’un tube de Bourdon a en communication avec un réservoir p. L’autre extrémité du tube a commande par une connexion c l’aiguille r, qui se déplace devant une graduation k. Une boîte en fonte hermétiquement close /'renferme le tube, l’aiguille et la graduation. Une glace épaisse g-, pouvant supporter la pression atmosphérique, ferme la boîte f, et permet de suivre les déplacements de l’extrémité de l’aiguille au-dessus de la graduation. Celte glace g est maintenue par une rondelle h et une tubulure permet de mettre l’intérieur de la boîte /'en communication avec la capacité où l’on fait le vide.
- La même disposition s’appliquerait, si l’on se servait d’une cuvette Yidi. Il conviendrait, alors, d’utiliser le mode de commande de l’aiguille employé dans les baromètres de Vidi.
- A. B.
- BREVETS (*)
- Méthodes et appareils de mesures.
- 397 55o, du 17 décembre 1908. — Compagnie pouh
- LA FABRICATION DES COMPTEURS ET MATERIEL
- d’usines a gaz. — Amortisseur à liquide pour appareils de mesures électriques.
- 397 663, du 19 décembre 1908. — Compagnie pour
- LA FABRICATION DES COMPTEURS ET MATERIEL
- d’usines a gaz. — Compteur-moteur d’électricité. 397 83o, du a3 décembre 1908. — Société Aron Electricitatzaiiler. — Compteur monophasé pour courant alternatif.
- 399 770, du 2 mai 1908. — Pillieii. — Voltmètres compoundés donnant le voltage à l’extrémité des feeders.
- 399 771, du 2 mai 1908. — Pillieii. — Méthode et appareil de mesure pour courants alternatifs de faible valeur.
- Construction de machines.
- 397 455, du 9 novembre 1908. —Zumsteg — Système d’accouplement de dynamo et de moteur électrique.
- 397 733, du 21 décembre 1908. — Robert Bosch. — Mode de réalisation de l’isolement des bobines électriques.
- 398 8i3, du 23 décembre 1908. —Baiibour. —Perfectionnements aux collecteurs ou balais électriques.
- 397 881, du 4 décembre 1908. —Beck. — Bobine de résistance.
- 397 971, du 28 décembre 1908. — Société Alsacienne de constructions mécaniques. — Perfectionnement à la construction des machines dynamos électriques.
- 3g8 154, du 26 décembre 1908. — Kiddle. — Générateur électrique.
- 397 966, du 28 décembre 1908. — Société Wes-
- (') Liste de brevets concernant l'Electricité, communiquée par M. H. Josse, 17, boulevard de la Madeleine, à Paris.
- p.312 - vue 312/688
-
-
-
- 5 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 313
- TINGHOUSE CoOPER HKWITT COMPANY LIMITED. — Perfectionnements aux transformateurs pour faire fonctionner les appareils électriques à vapeur de mercure et autres.
- 397 975, du 11 mars 1908. — Roquet-Lalanne. — Procédé pour la transformation statique du courant alternatif en courant continu.
- 3g8 177, du 4 décembre 1908. — Fonteciia. — Dispositif de sûreté pour machines à courants polyphasés.
- 398 290, du 5 janvier 1909. — Dey. —• Perfectionnements dans les appareils pour le contrôle des moteurs électriques.
- 3q8 578, du 18 janvier 1909. — Dey. — Perfectionnements dans les appareils de contrôle des moteurs électriques.
- 398 647, du 20 janvier 1909. — Société Siemens Schuckeiit werkeG. rn. b. H. — Procédé pour le réglage automatique de générateurs de courant alternatif fonctionnant en parallèle.
- 3q8 671, du 21 janvier 1909. — Société Allge-meine Elektricitats Gesellschaft. — Procédé pour l’excitation et le réglage des machines à courant alternatif à collecteur.
- 399 164, du 11 avril 1908. — De Faiua. —Moteur électrique synchrone à démarrage et accrochage instantanés.
- 399 196, du 6 février 1909. — Schulz. — Générateur d’électricité.
- 399 3o2, du 10 février 1909. — Société Anonyme d’Ougree Mahihaye et Courtoy. — Dispositif de réglage automatique de courant de la vitesse des moteurs de laminoirs à charges variables.
- 399 229, du 2Ü janvier 1909. — Société Lethi-monnier et G‘“. — Régulateur pour machines dynamos ou autres appareils électriques.
- 399 536, du 16 février 1909. —Thomson Houston (anciens établissements Postel Vinay). — Perfectionnements aux dynamo-moteurs ou convertisseurs de courant continu.
- Arcs et lampes électriques.
- 397 376, du 14 décembre 1908. — Timar et von Dreger. — Lampe à arc avec paires de charbons disposés tangentiellement par rapport à l’axe de la lampe.
- 397 398, du 22 février 1908.— Planchon. — Corps incandescents pour lampes électriques.
- 397 44 7, du 2 septembre 1908. — Beeri. — Dispositif de suspension pour lampes à arc.
- 3g8 02 3, du 3o décembre 1908. — Société Ano-ny’me Westinghouse. — Perfectionnements aux lampes à arc.
- 397 088, du 4 décembre 1908. — Descours et Cala-man. — Lampe à arc.
- 397 i3i, du 7 décembre 1908. — Compagnie Générale d’Electricité. — Mise en circuit des lampes à incandescence.
- 398 093,du 11 décembre 1908.— Binet f.tGuenne.— Enveloppe de lampe à arc entièrement lumineuse.
- 3p8 601, du 18 janvier 1909. — Peaucellier. — Interrupteur automatique ayant pour but de modifier périodiquement l’intensitélumineuse de lampes électriques.
- 399 261, du 9 février 1909 . —Société Siemens et Halske Aktiengesellsciiaft. — Procédé pour la fabrication des filaments pour la lumière électrique avec du wolfram pulvérulent ou avec d’autres métaux peu ductiles.
- 399 640,du 19 février 1909.—Williamson.—Prise de courant portative pour l’éclairage électrique.
- Transmission et distribution.
- 397 339, du 12 décembre 1908. — Schroter. — Dispositif de fixation des fils conducteurs électriques aux isolateurs.
- 397 452, du 3i octobre 1908. — C. et E. Fein. — Jonction de câbles pour cordons conducteurs électriques.
- 397 742, du 21 décembre 1908. — Caveng. — Support de ligne électrique.
- 397 872, du 7 novembre 1908. — Egneh. — Câble électrique auto-porteur.
- 397 892, du 12 décembre 1908. — Brown, Boveri et C‘“. — Mode d’isolation des conducteurs électriques.
- 398 227, du3i décembre 1908. — Glenister (J.E.). Glenister (G. W.). — Perfectionnements dans l’isolement des fils électriques.
- 399 280, du 9 février 1909. — Richter. — Interrupteur électrique horaire.
- 399 52.6, du 23 avril 1908. — Drault. — Dispositif pour l’interruption périodique des courants alternatifs.
- 899 642, du 27 avril 1908. — Keller. — Distribution électrique rayonnante pour fours électriques à électrodes multiples.
- 399 774i du 2 mai 1908. — Pralon, Fhancon et Fournier. — Distributeur de courant électrique ou de gaz d’éclairage.
- p.313 - vue 313/688
-
-
-
- 314
- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
- T. VI (2e Série).—N** 23.
- 399 778, du 2 mai 1908: — Cathiard. — Transformateur à décalage compensé pour réseau.
- Traction.
- 397 736, du 21 décembre 1908. — Essex Company. — Perfectionnements aux isolateurs de rails.
- Applications mécaniques.
- 397 23o, du 3o octobre 1908. —Milton, — Perfectionnements aux systèmes et appareils d’allumage magnéto-électriques.
- 377 271, du 9 décembre 1908. — Le Pontois. — Magnéto à fer tournant.
- 399 190, du 6 février 1909. — Robert Bosch. — Armature pour magnétos d’allumage.
- Eléments primaires et accumulateurs.
- 397 4i3, du 14 décembre 1908. — Société industrielle de l’accu-mixte l’énergique.— Procédé de fabrication et de formation de plaques d’accumulateurs.
- 399 279, du 9 février 1909. — Greil. — Accumulateurs à électrodes en platine pour l’hydrolyse.
- 399 486, du i5 février 1909. — Lgclanché. — Per-
- . fectionnements apportés dans la fabrication des piles primaires.
- Télégraphie et Téléphonie sans fil.
- 397 627, du 19 octobre 1908. — Fleming et la SOCIÉTÉ MaRCONi’s WlRELESS TELEGRAPH Co LIMITED. — Détecteur d’ondes.
- 398 354, du 21 mars 1908. — Colin. — Détecteur au sélénium pour les ondes hertziennes et les courants vibrés.
- Divers.
- 397 999, du 29 décembre 1908. — Société di Mon-teponi. — Procédé et appareil pour le traitement par chauffage électrique des minerais ou autres matières.
- 3q8 079, du 16 décembre 1908. — Harmel. — Galvanisation électrique des fils métalliques.
- 399 351, du 12 janvier 1909. — Société Chicago Coil company. — Perfectionnements aux bobines d’induction pour l’allumage et autres applications.
- 399 714, du 26 janvier 1909. — Jannin. — Procédé de fabrication de fils électriques recouverts d’un isolant.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- L’Electrotechnique exposée à l’aide des mathématiques élémentaires. — N.-A. Paquet, A.-C. Docquier et J.-A. Montpellier. — 1 volume in-8 raisin de 3a8 pages avec 194 figures. — II. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 7 fr. 5o; cartonné, 9 francs.
- Le premier paragraphe de ce traité d’électrotechnique a pour titre : l’Industrie électrique. Le lecteur est donc immédiatement fixé sur le but pratique que se sont proposé les auteurs, et il redoute peu que les pages suivantes l’engagent dans le maquis des intégrales.
- Et en effet le texte ne lui parle, d’un bout à l’autre de ce volume, que de notions concrètes; les figures ne lui présentent que des instruments sans complication, des observateurs d’Ampère, des montres qui mettent en évidence le sens de leurs aiguilles, des
- pistons hydrauliques au chapitre des condensateurs, des mains indicatrices au chapitre de l’induction, bref tout l’équipage habituel de la vulgarisation électrotechnique. Et tout cela est un peu terre à terre sans doute, mais en somme fort clair, et n’est-ce pas ce que les auteurs ont voulu?
- L’ampleur de cet ouvrage est considérable puisque c’est seulement le tome premier dont il s'agit ici, et qu’il traite les matières suivantes ;
- L’énergie et ses transformations.
- Phénomènes magnétiques, électriques et électromagnétiques.
- Mesures usuelles.
- Le débutant pourra donc apprendre dans ce premier tome les généralités indispensables pour aborder l’étude des machines, sans rencontrer rien qui soit de nature à le rebuter.
- L. A.
- p.314 - vue 314/688
-
-
-
- 5 Juin 1909. REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 315
- Die atmospharische Elektrizitât. — H. Mâche ( et E.-V. Schweidler. — i volume in-8 carré de 247 pages avec 20 figures. — Fkiedr. Vieweg Und Sohn, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché, G marks; relié, 6 m. 80.
- Le but de cet ouvrage, d’une parfaite tenue scientifique, est de faire connaître les progrès qui ont été réalisés, au cours de ces dix dernières années, dans nos connaissances sur l’électricité de l’atmosphère.
- Des découvertes comme celles de la conductibilité électrique de l’air, de l’existence de matières radioactives dans l'épaisseur du sol et dans l’atmosphère, ont eu sur le développement de ces connaissances
- une influence énorme. Certains savants ont presque l’espoir aujourd’hui de fonder une météorologie véritablement scientifique sur des observations de radioactivité. Enfin, il n’est pas jusqu’à la théorie des ions qui, appliquée à l’atmosphère, 11e se soit montrée extrêmement féconde.
- Le plus important chapitre de l’ouvrage est consacré à l’étude des actions qui provoquent l’ionisation et l’électrisation de l’air. L’auteur y rappelle les travaux de Becquerel ; ceux de Curie lui semblent moins familiers. Un dernier chapitre expose et compare les différentes théories qui ont été émises pour expliquer les phénomènes dont il s’agit.
- A. T.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- NOTES INDUSTRIELLES
- Installations électriques de la Société anonyme des Houillères d’Anderlues.
- La Société anonyme des houillères d’Anderlues (bassin du Centre-Ouest) exploite la concession du Bois de la Haye et extensions, comprise entre celles des charbonnages de Fontaine-l’Evêque, de Monceau-Fontaine, de Merlemont et de Ressaix.
- L’extraction journalière est de 1 100 tonnes en moyenne et la production de coke atteint 210 tonnes.
- Le grisou se rencontre en assez grande abondance dans les travaux, et de sérieuses précautions ont dû être prises pour assurer une ventilation énergique et efficace.
- Nous donnons la description des installations de cette Société,faites par les Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, qui sont d’autant plus intéressantes qu’une exploitation de plus de deux ans en a démontré l’économie et la sécurité, et qu’elles comprennent tous les principaux genres d’application de l’électricité, telles que centrale, transport à grande distance, lavoirs, triage, ventilation, exhaure et extraction.
- Les gaz provenant de 5a fours à coke à récupération, système Coppée, sont brûlés dans 8 chaudières Germeau de 100 mètres de surface de chauffe chacune. Trois chaudières nouvelles seront prochainement installées pour l’emploi de combustibles ordinaires.
- La centrale comporte actuellement trois groupes électrogènes absolument identiques, et dont toutes les pièces sont d’une interchangeabilité parfaite.
- Les trois machines à vapeur Corliss sont du système Pirson, horizontales, compound jumelles, prévues pour marcher à vapeur saturée. Elles sont à détente variable par le régulateur avec enveloppe de vapeur aux deux cylindres et avec condensation en sous-sol par interjection.
- Leurs dimensions principales sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression : 5/jo millimètres.
- Diamètre du cylindre à basse pression : 935 millimètres.
- Course des pistons : 85o millimètres.
- Nombre de tours par minute : 125.
- Chacune des machines est capable de produire une force de 6i5 chevaux effectifs ou de 6^5 chevaux indiqués avec une admission d’environ 1 /15e et une pression au cylindre de 9 3/4 atmosphères.
- Elles ont été fournies par la Société anonyme des ateliers du Thiriau, à La Croyère.
- Le courant nécessaire à l’alimentation des différents services des charbonnages est produit par trois générateurs à courant triphasé, dont un actuellement en réserve, calés sur l’arbre des machines à vapeur.
- Chacun de ces alternateurs est à pôles tournants Leur puissance apparente est de 465 kilovoltampères.
- p.315 - vue 315/688
-
-
-
- 316
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- . VI (2e Série). — N» 23.
- la tension est de 55o volts, et la fréquence du courant alternatif triphasé qu'ils fournissent est de 5o périodes par seconde.
- Le bobinage du stator est en barres de cuivre nu, il est essentiellement élégant et robuste, et d’entretien très facile.
- Après une marche de io heures consécutives en pleine charge, la température d’aucune de leurs parties ne pouvait exçéder de plus de 4o° la température ambiante. Ils devaient également pouvoir être surchargés de io % sans inconvénients pendant une demi-heure.
- Les rendements industriels en pleine charge non compris les excitations étaient garantis de :
- 94 % sous un facteur de puissance égal à i.
- 92% — — 0,9.
- 90.5 % — — 0,8.
- Le rendement industriel total de chacun des groupes électrogènes, c’est-à-dire le rapport entre les watts utiles mesurés aux bornes de l’alternateur sous un facteur de puissance égal à l’unité, l’excitation n’étant pas comprise, et les chevaux indiqués aux diagrammes des cylindres de la machine à vapeur, ne devait pas être inférieur à 83,25 % pour une pression aux chaudières de 10 atmosphères.
- Chacune des machines ne devait pas absorber plus de 60 HP indiqués dans la marche à vide sans que l’alternateur soit excité.
- La Société anonyme des ateliers du Thiriau garantissait que la consommation de vapeur saturée par cheval-heure indiqué ne dépasserait pas 5 kg 5oo, déduction faite de l’eau entraînée et de l’eau condensée dans la conduite jusqu’à la soupape modératrice. La consommation d’huile par cheval-heure indiqué et par machine ne devait pas dépasser o kg 020.
- Quelle que soit la charge, les machines devaient fonctionner sans chocs ni trépidations. En aucune circonstance, entre la marche à vide et la marche en charge à 615 HP effectifs, la vitesse ne pouvait varier de plus de 6 % instantanément. Elle devait être ramenée à 4 % après 20 secondes.
- Les alternateurs devaient pouvoir marcher parfaitement en parallèle quelle que soit leur charge. C’est pourquoi un dispositif spécial agissant sur le régulateur permettrait de faire varier la vitesse pendant la marche dans la proportion d’environ 10% .
- Les essais de réception ont été effectués sur le groupe, électrogène n° 3 à la demande des délégués du charbonnage.
- La température des eaux d’alimentation des chau-lières était de 23°. Celle des eaux d’alimentation des
- condenseurs de 170, et à la sortie de ceux-ci elle atteignait 4o°. La température sur la chambre de mélange du condenseur a été de 35°5.' La pression de vapeur au modérateur du petit cylindre a été de 9ki5 en moyenne. Le vide du condénseur a été maintenu à 680 mœ approximativement.
- L’essai a été fait à une- puissance moyenne de 695 chevaux indiqués, et la quantité de vapeur consommée par cheval-heure indiqué a été trouvée de 5 k 410.
- Le facteur de puissance moyen pendant l’essai a été 0,93, le voltage aux bornes de l’alternateur de 55o volts, et la puissance'moyenne de 429 k 52. Le rendement industriel calculé de cette façon a été de 83,4 %
- Les températures suivantes ont été relevées après les essais sur l'alternateur :
- Température ambiante : 3o°.
- — du stator : 56°.
- — du rotor : tiède.
- EchaufPement maximum : 26 % .
- Ap rès la surcharge de 20% pendant une demi-heure, réchauffement maximum s’est élevé à 3i°.
- La consommation d’huile a été trouvée de ok°,02 par cheval-heure indiqué.
- La consommation de vapeur saturéé à 10 atmosphères est donc par cheval-heure effectif au tableau, de 6ks,4°° et par kilowatt-heure de 8ks,64.
- Le courant continu, nécessaire pour l’excitation des alternateurs, est fourni par deux groupes rotatifs, capables chacun d’alimenter les circuits inducteurs des trois générateurs.
- Chacun d’eux est composé d’un moteur asynchrone triphasé muni d’un dispositif de mise en court -circuit des bagues du rotor et de relevage des balais, 5o HP, accouplé par l’intermédiaire d’un manchon élastique à une dynamo génératrice à courant continu, 33 kilowatts, 115 volts,à excitation shunt. Leur vitesse en charge est de 720 tours par minute. Le courant nécessaire pour l’excitation initiale des alternateurs est fourni par une dynamo spéciale à courant continu actionné par une petite machine à vapeur monocylindrique se trouvant à l’extrémité de la centrale.
- Le tableau général de distribution, est surélevé d’environ 3 mètres au-dessus du niveau de la salle dos machines. L’électricien de service peut de cette façon se rendre compte d’un seul coup d’œil des cir constances anormales qui peuvent se présenter dans la marche des groupes électrogènes.
- Le tableau comporte 13 panneaux en marbre bleu turquin, supportant tous les appareils nécessaires à
- p.316 - vue 316/688
-
-
-
- 5 Juin 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 317
- la mesure et à la distribution de l'énergie dans toute l’installation.
- Trois de ces panneaux sont réservés poyr les alternateurs. Ils comportent chacun un ampèremètre calorique de 6oo ampères, un interrupteur tripolaire à rupture brusque à commande devant le tableau, un fusible tripolaire sous cartouche, un rhéostat d’excitation, un interrupteur de champ et une broche pour la mise en parallèle. ^
- Un panneau de réserve a été disposé pour l’appareillage ultérieur d'une quatrième unité. Le panneau central supporte le voltmètre de synchronisation à double échelle, avec commutateur pour les excitatrices. Les interrupteurs généraux et rhéostats d’excitation des excitatrices sont placés sur les panneaux adjacents à ceux des alternateurs. Les extrêmes supportent l’appareillage pour tous les départs de ligne, et entre autres le circuit du puits n° 2 normal pour 200 ampères, le circuit du triage pour 100 ampères, le circuit pour l’éclairage, les fours, l’usine à récupération, pour 40 ampères, le circuit du puits n° 3 pour 175 ampères, le circuit du puits n° 5 pour 200 ampères.
- Le dernier panneau qui avait précédemment été laissé comme réserve vient d’être équipé pour renforcer les lignes du triage et du lavoir.
- Sur le devant de la balustrade, et également en vue des machinistes et de l’électricien du tableau, se trouvent des wattmètres à grande échelle renseignant sur. la puissance fournie par chaque groupe électrogène.
- Ainsi que le montrent les ligures 1 et 2, le tableau a été étudié en vue de supprimer autant que possible les accidents de personne qui, dans certaines conditions, peuvent être mortels sous une tension de 55o volts.
- Les interrupteurs tripolaires et fusibles sont placés derrière le tableau, et un large couloir a été réservé de part et d’autre de ces appareils, en vue d’une visite, et au cas échéant, d’une réparation facile et sans aucun danger.
- Le tableau de distribution ne supporte, comme pièce sous tension, que les interrupteurs des excitatrices à no volts courant continu, et ceux servant à l’éclairage à 220 volts courant alternatif.
- Les rhéostats de champ des alternateurs se trouvent en dessous du tableau et sont commandés par chaînes GaU.
- Deux pompes centrifuges système Rateau assurent la circulation d’eau entre le bassin à eau chaude et le bassin de réfrigération (système Kœrting).
- Ces pompes sont capables d’un débit de a5o mètres
- cubes à l’heure à une hauteur de io*mètres. Chacune d’elles est accouplée directement avec un moteur triphasé asynchrone type protégé à rotor en cage d’écureuil, pouvant développer une puissance de 17 IIP à une vitesse de 1 44° tours.
- Les installations de triage et lavoirs sont particulièrement importantes. Elles sont centralisées près de l’usine électrique, entre les puits n09 2 et 4, et permettent de faire le triage de 1 45o tonnes de charbon, et d'en laver 9^0 tonnes par jour. Ces installations ont été établies suivant le procédé Coppée, par la firme Dubois, d’Anzin.
- Les transporteurs à charbon du triage nécessitent respectivement des puissances de 5,5 et 7,5 HP, et sont actionnés par trois moteurs triphasés hermétiques dont deux sont à rotor en cage d’écureuil pouvant développer 61/2 HP, à la vitesse de 1 000 tours à la minute et le troisième par un moteur de 8 1 /% HP, à 1 000 tours également.
- Les appareils déchargement du triage sont actionnés par deux moteurs triphasés hermétiques à rotor en cage d’écureuil, et pouvant développer 2 1 /2 HP à 1 5oo tours.
- Le mouvement des cribles clu triage est donné par deux moteurs triphasés hermétiques de 20 HP et 23 HP, munis d'un dispositif de mise en court-circuit des bagues du rotor, et de relevage des balais, et tournant tous deux à 720 tours à la minute.
- Le crible à pierres du triage nécessite l’emploi d’un moteur triphasé hermétique de 20 HP, muni également du dispositif de relevage des balais et tournant normalement à la vitesse de 720 tours.
- Les installations du triage sont complétées par deux monte-charges actionnés par deux moteurs triphasés hermétiques pouvant développer d’une façon intermittente les puissances respectives de 10 HP et
- 14 HP.
- Le démarrage et les changements de marche sont assurés par des controllers normaux. Un électro-aimant de frein rotatif manœuvré également à l’aide du controller permet de caler la charge à un instant quelconque. Des interrupteurs automatiques de fin de course assurent la sécurité complète des manœuvres.
- Les installations des lavoirs sont également très importantes, et un grand nombre de moteurs hermétiques y ont trouvé leur application.
- Les chaînes à schlammes du lavoir sont actionnées par deux moteurs triphasés hermétiques à rotor en cage d’écureuil, développant les puissances-de 3 1/2 IIP et 7 HP à la vitesse de 700 tours.
- Le transporteur du lavoir est mù par un moteur
- p.317 - vue 317/688
-
-
-
- 318
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. n (2* Série); — N» 23.
- hermétique, muni du dispositif de mise en court-circuit des bagues du rotor et relevage des balais, développant une puissance de 12 HP à 760 tours.
- Deux moteurs hermétiques munis du même dispositif, et développant une puissance de 40 HP, à la vitesse de 750 tours sont directement accouplés par manchon élastique à des pompes centrifuges et assurent le service général des eaux du lavoir. '
- y développe une puissance de 8 IIP, à 1 000 tours, étant accouplé à la pompe à schlammes.
- La nouvelle installation de lavoir de pierres comporte également plusieurs moteurs. L’un de ceux-ci, également du type hermétique, développe une puissance utile de 28 HP à 730 tours, en actionnant les transmissions mécaniques de ce lavoir, tandis qu’une pompe centrifuge est accouplée directement à un
- Fig-. 1. — Vue arrière du
- Les transmissions mécaniques générales sont actionnées par un moteur triphasé hermétique avec dispositif de relevage des balais, pouvant donner une puissance de 60 HP utiles à 750 tours, mais surchargé de 10 % d’une façon continue.
- Un moteur hermétique de 20 HP, 730 tours, muni du. dispositif de relevage des balais, actionne une seconde transmission des lavoirs à charbon, tandis qu’un moteur hermétique à rotor en cage d’écureuil
- tableau de distribution.
- moteur de 20 HP, type hermétique, tournant normalement à 720 tours.
- On peut remarquer que la Société des Houillères d’Ànderlues a jugé bon de n’employer dans ses installations de lavoirs et de triage, qu’un seul type de moteurs, le type hermétique sans ventilation, et l’on peut assurer que le surcroît de dépenses de premier établissement nécessité par ce |choix a été largement compensé par la grande 'sécurité d'exploita-
- p.318 - vue 318/688
-
-
-
- 5 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 319
- tion obtenue. Malgré les surcharges importantes qui ont été imposées en diverses circonstances à ce genre de moteurs, et quoique l’atmosphère dans laquelle ils fonctionnent soit saturée dépoussiérés très fines de charbon, les moteurs ont toujours, et sans le moindre accroc, supporté les charges qui leur étaient imposées.
- L’emploi des boîtes bornes hermétiques avec
- poussières pourraient rendre illusoire l’isolement des conducteurs.
- On a dit précédemment que les gaz alimentant les chaudières provenaient de 5a fours à coke à récupération système Coppée.
- Les engins mus par l’électricité ont trouvé une application particulièrement avantageuse pour l’alimentation de ces fours.
- Fig. 2. — Vue de côté du tableau de distribution.
- ampèremètres permet de se rendre compte à tout instant des surcharges anormales qui peuvent se produire en cours de fonctionnement, et met les interrupteurs et fusibles baignant dans l’huile à l’abri du charbon suspendu à l’état de poussières dans l’air.
- Les derniers raccordements à l’intérieur du triage et des lavoirs ont été effectués sous câble armé, et l’emploi de ce genre de câble est particulièrement à recommander dans les locaux où l’humidité et les
- C’est ainsi qu’un moteur de 12 HP, hermétique, tournant à 7>5o tours par minute, actionne le transporteur à charbon. Le broyeur à argile des fours est mû par un moteur protégé à rotor en cage d’écureuil pouvant développer 5 IIP utiles à 1 5oo tours, tandis qu’un moteur également protégé, muni d’un dispositif de mise en court-circuit des bagues'du rotor et de relevage des balais, et pouvant développer une puissance de 110 HP à 1000 tours, actionne le
- p.319 - vue 319/688
-
-
-
- 320
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI(2« Série). — N» 23.
- broyeur à charbon. Le mouvement de la chaîne à raclettes est produit par un moteur de 11 HP, hermétique, à i ooo tours, et l’ascenseur des fours est actionné par un moteur également hermétique de 20 IIP à i ooo tours. La liste des récepteurs nécessités par les fours à coke se clôture par un moteur de 20 IIP, hermétique, à dispositif de relevage des balais, actionnant un second transporteur à charbon.
- Tous les services principaux de lavoir, triage et production de l’énergie sont concentrés entre les n°s 3 et 4, sensiblement au centre des installations du charbonnage. Outre l’avantage de l’unité au point de vue rendement et exploitation de ces services corrélatifs, on se trouve dans les conditions les plus favorables au point de vue de la distribution de l’énergie et de la réduction des pertes en ligne.
- L’installation du service général des eaux de la centrale et accessoires, a nécessité l’emploi de plusieurs pompes centrifuges.
- ,La salle des pompes comporte trois groupes moteurs-pompes centrifuges sur bâti commun, et reliés par l’intermédiaire d’un accouplement rigide.
- Deux moteurs de io HP, à rotor en cage d’écureuil et tournant à la vitesse de 2 900 tours à la minute, y actionnent deux pompes centrifuges système Rateau comportant actuellement deux roues et pouvant refouler à la hauteur de 5om un volume d’eau de 3omS par heure.
- Un moteur de 5 IIP, à rotor en court-circuit tournant également à 2 900 tours, actionne une petite pompe centrifuge système Rateau pouvant élever 10in3 £ l’heure à une hauteur de 5o mètres.
- Le service des eaux a nécessité également un second groupe absolument identique au précédent, en même temps qu’une petite pompe également centrifuge, du système Rateau, de 25u'3 à 20'-?, placée au fond d’un puits près du triage, et actionnée directement par un moteur de 5 HP, à 2 900 tours.
- L’éclairage de la centrale et des environs est actuellement assuré par un transformateur statique à air libre, triphasé, pouvant développer d’une façon continue une puissance de 3o kilowatts à une tension de 225 volts. Les lampes situées à l’extérieur sont des lampes à arc absorbant de 10 à 15 ampères, suivant leur, destination. L’éclairage intérieur est assuré par des lampes à incandescence sous globe hermétique dans les endroits poussiéreux.
- Lavséparalion entre les circuits d’éclairage et de force motrice est donc complète, et de plus les interrupteurs placés sur la devanture du tableau géné-
- ral de distribution permettent de rendre indépendants à ce point de vue les divers services.
- J. R.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La Société des Grands Travaux de Marseille a
- tant de liens avec l’industrie électrique qu’il n’est pas sans intérêt de résumer ici les preuves de son activité et de son bon fonctionnement.
- Constituée au capital de 4 millions de francs, divisé en 8,000 actions de5oofr.pour l’entreprise des travaux publies, elle s’est intéressée à la création d'affaires de distribution de l’énergie électrique et la composition de son portefeuille, porté au bilan pour 4 929 3o4 85 fr. en serait la confirmation certaine si elle nenous était connue. Le rapport du Conseil fait d’ailleurs allusion à l’exploitation de l’éclairage et des forces motrices de Sofia dont les bénéfices sont en progression continue et dont l’entreprise est maintenant passée aux mains d’un groupe belge.
- Notre dernière chronique donnait sur ce point tous renseignements utiles ; tandis qu’à l’époque où eut lieu l’assemblée générale ordinaire de la Société des Grands Travaux de Marseille, le 6 avril dernier, le conseil disait : « Nous avons reçu, au cours de « l’année écoulée, des offres très intéressantes pour « la cession de cette entreprise à une société de tous « points recommandable et, quelles que soient les « perspectives d’avenir de l’affaire, nous nous som-« mes décidés à les accepter. Mais la municipalité « de Sofia s’est jusqu’ici refusée à autoriser la sub-« stitution de cette société à la nôtre, et la transaction « demeure encore sans effet. » Les difficultés ont été résolues puisque les G rands Travaux ont cédé l’affaire de Sofia à l’Eclairage Electrique de Saint-Pétersbourg pour une somme de 6 5oo ooo francs. L’activité des grands travaux s’estportée également sur les grandes entreprises de barrage et de canalisations que l’Energie Electrique du Sud-Ouest, les Forces Motrices de la Vis, le Sud-Electrique, l’Energie Electrique du Littoral et la Haute-Durance ont dû réaliser pour l’organisation de leurs stations centrales. La plupart de ces travaux sont terminés et la Société pense à utiliser ses capitaux et son matériel dans les multiples opérations de dragage et d’approfondissement des ports que les nécessités de la grande navigation vont exiger. Mais rien ne peut donner lieu à plus de déboires que les travaux de cette catégorie : l’usure rapide du matériel, les sur-
- p.320 - vue 320/688
-
-
-
- 5 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 321
- prises dues aux éléments, les affaissements de terrains, les éboulements, et au-dessus de tout les exigences de la main-d’œuvre se traduisant par des grèves qui compromettent tout l’effort passé, sont autant d’imprévus dont la part doit être très large. Les bénéfices de l’exercice écoulé qui s’élèvent à i 733 218,71 francs et à 2 076 34 1,68 francs si l’on y ajoute les reports des exercices antérieurs ont dès lors été amputés de 968 447,5o francs pour la dotation des divers comptes d’amortissements ; faisant abstraction du report des exercices écoulés qui sera de nouveau reporté et se grossira d’une somme de 44 294,09 francs provenant de l’exercice 1908, nous constatons que la Société des Grands Travaux consacre 55 % de ses bénéfices nets à des amortissements, sans compter les 3oo 000 francs qu’elle porte à une réserve dite supplémentaire ; les actionnaires se distribuent 36o 000 francsà raison d’un taux d’intérêt et dividende de 9 % sur le nominal de leurs titres. On voit que les aléas dontnous parlions plus haut sont compensés par d’importants bénéfices si les affaires en cours ou les affaires en participation sont sérieuses, bien conçues et bien administrées.
- Le bilan et le compte de profits et pertes tels qu’ils sont présentés ne nous permettent pas de faire le décompte des bénéfices dus aux différentes espèces d’entreprises de la Société ; on voit seulement que le produit brut du capital s’élève à 1 986991,36 francs presque équivalent aux 5o % de ce capital et que le produit net en représente les 43 33 % . Ci-dessous, le bilan au 3i décembre 1908 qui donne une idée de l'importance des différents postes, portefeuille, affaires en cours, débiteurs et
- créditeurs divers.
- ACTIF
- Caisse................................ 4 362 56
- Portefeuille................. 4 929 3o4 85
- Affaires en participations.... 8 5o6 53o 90
- Affaires suivies seules............. 548 793 i3
- Débiteurs divers............. 5 121 963 14
- Comptes débiteurs.................. 21 83o 95
- 19 132 785 53
- PASSIF
- Capital................................ 4 000 000
- Créanciers divers...................... 9 296 392 i5
- Comptes créditeurs..................... 1 761 o5i 70
- Réserves............................... 2 000 000 00
- Profits et pertes-: Exercice 1908. 1 733 218 71
- Report des exercices antérieurs... 343 122 97
- 19 i32 785 53
- L’affectation du solde créditeur du compte jü’ofits
- et pertes a été résolue de la manière suivante :
- Bénéfices bruts.............. 1 986 991 36
- frais généraux............... a53 772 65
- Bénéfices nets............... 1 733 218 61
- Amortissements.................... 968 447 5o
- 4 % au capital.................... 160 000 00
- 10 % du solde au conseil..... 60 477 X2
- 5 % au capital.................... 200 000 00.
- Réserve supplémentaire....... 3oo 000 00
- Report 5 nouveau................... 44 294 09
- 1 733 218 61
- L’assemblée des actionnaires de la Compagnie Française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston devait présenter cette année un caractère de particulier intérêt par les allusions à la fusion projetée que ne pouvaient manquer de faire et le président et certains actionnaires. Et de fait ni l’un ni les autres n’ont pu s’empêcher, l’un de défendre, les autres de critiquer l’absorption des Accumulateurs Union et de la Thomson-Houston de la Méditerranée. Chaque année, la question du portefeuille delà Thomson-Houston donne lieu à des observations qui reflètent l’inquiétude de certains porteurs, et, chaque année, le président s’efforce de rassurer les témoins par des arguments de fait et de raisonnement. Notre portefeuille vous semble élevé ? mais sa valeur réelle est supérieure à celle que nous lui avons assignée au bilan puisque entre les cours du 3i décembre 1908 et ceux du 27 avril 1909, son évaluation devrait être augmentée de 1 5oo 000 francs. Le revenu de ces 61 millions de valeurs vous semble bien modeste ? Seulement 1 700 58 4francs, en diminution de 108 000 francs sur celui de l’exercice précédent ; mais nous avons dû réaliser certains titres pour les besoins de notre trésorerie, puis souscrire à des actions de priorité de la Compagnie Générale Parisienne de tramways dont le coupon ne se détachait qu’en mai ; il n’y a donc pas lieu de vous étonner de cette réduction plus apparente que réelle. De l’aveu même de M. Guillain d’ailleurs, le revenu moyen de ce portefeuille en 1908 doit être compris entre 3 et 4 % comme en 1907 « parce qu’il n’y a pas de motif qu’il soit moindre ». N’cst-ce pas là précisément la condamnation de cette politique que l’un des actionnaires qualifiait de désastreuse qui consiste à se faire payer en titres et à s’en débarrasser quand les cours le permettront. Et le président du conseil de la Thomson-Houston a eu une réponse un peu déconcertante : si nous devions nous borner, a-t-il dit, à
- p.321 - vue 321/688
-
-
-
- 322
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N» 23.
- exiger un paiement en espèces pour tous nos travaux, nous n’en ferions peut-être pas beaucoup. Nous n’en disconvenons pas, mais le rapport du capital eût été meilleur et les actionnaires n’auraient pas à s’en plaindre.
- Toute la question d’ailleurs est de savoir si la Thomson-Houston est réellement une société de construction ou une société d’exploitation, un omnium comme l’a dit quelqu’un. A l’origine, elle ne devait s’occuper que de construction, mais il a bien fallu s’implanter, écouler le matériel américain d’abord, français ensuite, et pour imposer ses produits qui n’avaient point fait leurs preuves chez nous, prendre une telle part dans les affaires de traction que la concurrence en fût éliminée du coup. Les ateliers sont devenus l’accessoire qui ne travaillent que pour les filiales à des conditions dont elles seraient peut-être désireuses de s’affranchir, conditions qui ne sont favorables ni à eux-mêmes,ni davantage à la Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thpmson-Houston.
- Ce fût à un moment donné l’idée maîtresse d’absorber le plus possible d’anciennes entreprises de transport, le plus possible de sociétés de distribution-, il y eût de grandes pensées comme les participations à la Compagnie Générale Parisienne de Tramways, la création de cet immense réseau qui s’appelle l’Energie Electrique du Littoral Méditerranéen ; mais, en attendant, ceux qui ont eu assez de confiance pour payer autrefois leurs actions plus du double de la valeur nominale trouvent cet avenir un peu lointain, d’où leurs récriminations.
- S’il était nécessaire, pour se créer des débouchés, de prendre une participation dans chaque affaire, il eût été préférable de constituer deux sociétés distinctes : l’une de construction, l’autre d’exploitation, d’entreprises électriques comme on la dénomme en Belgique, en Suisse et en Allemagne. La Compagnie générale Transatlantique s’est résolu précisément, au bout d’un certain nombre d’années d’insuccès, à adopter cette formule pour ses chantiers de Penhoët. La chose n’a pas été faite par la Thomson et au contraire puisque les ateliers vont se trouver absorbés ; nous n’en persistons pas moins à croire que, dans bien des cas, il eut été de beaucoup préférable pour elle et pour tous les constructeurs d’opposer un refus à cette forme de paiement en titres qui transforme les sociétés de construction en banques de
- prêts à longs termes avec tous leurs risques et sans aucune compensation.
- L’exercice 1907-1908 se présente avec 4 798 481 fr. de bénéfices bruts ; mis en regard du capital actions et obligations, c’est un rendement brut de 6,90 % . Déduction faite des charges, le bénéfice net est de 2646 483 francs, équivalent à un rendement de 6,6 % du capital actions. Après prélèvement de 400000 fr. à titre de provision pour parachèvement des entreprises terminées, il est attribué 2 200 000 francs aux actionnaires, 24 648 francs au conseil, et reporté à nouveau 21 835 francs qui, ajoutés au report de 1907, formentun total de 175 264 fr.à la disposition des actionnaires. Les réserves qui s’élevaient à 23 200 000 fr. n’ont pas été pourvus cette année ; seulement le conseil a amorti, avant inventaire par prélèvement sur le compte de profits et pertes, 190727,54 francs de mobilier, dessins, brevets, frais divers et marchandises en magasin. Le poste des débiteurs divers, supérieur à 20 millions, ne laisse pas d’attirer l’attention à l’actif ; réduit de 6 400 000 francs par un versement de la Compagnie Générale Parisienne de Tramways, il s’est trouvé augmenté d’environ 5 600 000 franco du fait des ateliers et de divers gros clients.
- En résumé le bilan se présente comme ci-dessous.
- ACTIF
- Immobilisé........................ 600 004
- Banquiers et effets à recevoir. 4 3a4 186 66
- Portefeuille.................. 61 283 4J3 5o
- Participations................. 9 897 i33 00
- Magasin........................... 307 i32 74
- Travaux eu cours........... 6 i85 743 61
- Débiteurs divers.......... .. 20 157 824 58
- Frais d’émission-primes sur
- obligations..................... 722 000 00
- io3 477 438 09
- PASSIF
- Capital....................
- Obligations................
- Réserves diverses..........
- Créditeurs divers,.........
- Coupons et obligations à
- rembourser...............
- Profits et pertes..........
- 40 000 000 29 410 000 23 200 000 7 a53 127 47
- 814 398 3o 2 799 912 32 io3 477 438 09
- D. F.
- p.322 - vue 322/688
-
-
-
- 5 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX -
- DIVERS
- Paris. — Une Ecole Supérieure d’Aéronaulique ayant pour but de former des ingénieurs constructeurs de ballons, d’aéroplanes et de moteurs, vient d’être fondée sous la direction du commandant Roche.
- Le conseil de perfectionnement se compose de MM. Doumer, président ; Appell, Guillain et Renard, vice-présidents; d’Arsonval, Berlin, Carnot, Chautard,Dastre, Dausset, Deslandres, d’Estournelles de Constant, Langlois, Lecornu, Loreau, Painlevé, Pérrier, Quinton et E. Sartiaux, membres.
- La durée des études est fixée à une année.
- L’Allemagne, de son côté, organise à Friedricbshafen une école analogue qui s’ouvrira le iel' octobre prochain.
- Portugal. — D’après le Bulletin Commercial de Bruxelles, l’importation des appareils et machines électriques en Portugal a été pendantles années igo5 et 1906 : Tableau I
- PAYS DE PROVENANCE 1906 1005
- Allemagne Belgique Etats-Unis .. France milreis 6a i35 4 820 a38 19649 39 565 4 890 milreis 53 692 1742 4 574 38 460 20 954 769
- Angleterre Suisse
- Total......
- i3i 297 iao 191
- Les chiffres détaillés pour l’année 1907 n’ont pas encore été publiés. Les statistiques indiquent seulement que pendant cette année l’importation de ces articles a augmenté; le poids en a été de 453 iogkk' et la valeur déclarée de 168 614 milreis. Le droit de douane est de 3o % ad valorem.
- L’importation des piles électriques a été :
- Tableau II
- PAÏS DE PROVENANCE 1906 1905
- Allemagne milreis 2 409 milreis 1061
- Belgique a i83
- Etats-Unis 187 54
- France 2 740 2 447
- Espagne 92 45
- Angleterre 78.3 692
- Total 6213 4 482
- En 1907 les piles importées représentent 6 o56ks d’une valeur de 4 54a milreis. Le droit est de 3oo reis par kilogramme.
- L’importation des fils métalliques recouverts de caoutchouc ou gutta-percha a été:
- Tableau III
- PAYS de provenance 1906 1905
- milreis milreis
- Allemagne 35 o32 28 333
- Autriche 1 833 2 086
- Belgique 737 312
- France 2 674 6 488
- Angleterre 9255 5 975
- Italie 7*9 1 486
- Total 5o 25o 44 680
- Les fils métalliques ainsi que les câbles électriques paient un droit de 40 reis par kilogramme.
- Parmi les entreprises de tramways électriques, existent la Société portugaise Carris deFerrode Lisboa, et la société anglaise Lisbon Electric Tramways C° Ld, qui ont leurs sièges à Lisbonne.
- Tout le matériel roulant vient des Etats-Unis
- A Porto, la Companhia Carris de Ferro, au capital de 1 5oo contos de reis (environ 7 5oo 000 fr.) exploite des tramways électriques avec câbles aériens.
- La Compagnie Cintra ao Oceano exploite un tramway électrique avec trolley qui relie la station de Cintra à l’Océan, d’une longueur d’environ iokm; son siège social est à Lisbonne.
- Les principales entreprises 'd’éclairage électrique sont :
- 1“ « Compagnies réunies gaz et électricité de Lisbonne», au capital de 3i millions, ancienne société belge, actuellement portugaise, dont le siège social est à Lisbonne. Cette société fait installer unè nouvelle usine électrique. La force motrice sera de 10000 chevaux et suffira pour plusieurs années aux besoins de la capitale. L’emploi de l’électricité augmente sans cesse. En 1905-1906, les Compagnies réunies ont vendu 1 607721 k\v., et en 1906-1907, 2 274 543 kw.
- 20 « Compagnie du gaz de Porto », au capital de 8 millions, dont le siège social est à Porto. Cette affaire a été absorbée par les Compagnies réunies de Lisbonne qui ont aussi depuis quelques années le monopole du gaz et de l’électricité de la ville de Setubal, au su.d de Lisbonne.
- p.323 - vue 323/688
-
-
-
- 324
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 23.
- 3° « Eclairage intensif au Portugal », société belge, qui dépend aussi des Compagnies réunies du gaz et électricité.
- 4° « Compagnie pour l'éclairage, le chauffage et la force motrice », Société portugaise aidée de capitaux français, au capital de 99 000 milreis, dont le siège social est à Lisbonne et les usines à Ponta Delgada.
- La Société « The Anglo-Portuguese Téléphoné Company Limited », dont le siège est à Londres, a le monopole dés téléphones dans tout le Royaume.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- John C. Dolph Company, New-York.
- Isolants spéciaux.
- Thomson-Houston, Paris.
- Bulletin mensuel. Avril 1909. — Chemin de fer électrique Tunis-Gouletle-Marsa.
- Allgemeine Elektrizitats-Gesel/schaft, Berlin.
- Bulletin mensuel. Juin 1909. — A. E. G. Zeitung.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société d’études des Forces Hydro-électriques de l’Ance. — Le 12 juin, 8, rue Pillet-Will, à Paris.
- Omnibus et Tramways de Lyon. — Le 10 juin, place de la Bourse, à Lyon.
- Compagnie des Tramways de Roubaix et de Tourcoing, —Le 18 juin, 453, Grande-Rue, à Roubaix.
- Compagnie des eaux et électricité de l’Indo-Chine. — Le
- 16 juin, 58, rue de Londres, à Paris.
- Société Alfred Heinz et C'e. — Le 19 juin, 27, rue Gavé, à Levallois.
- Compagnie des Tramways de Saumur et extensions. — Le
- 17 juin, à Saumur.
- Compagnie Rouennaise de Tramways. — Le 26 juin, 33, boulevard Malesherbes, à Paris.
- Compagnie des Tramways électriques d'Elbeuf. — Le 26 juin, 33, boulevard Malesherbes, à Paris.
- La Française Electrique. — Le 8 juin, 19, rue Blanche, à Paris.
- Compagnie centrale de Chemins de fer et de Tramways. — Le 26 juin, 33, boulevard Malesherbes, à Paris.
- Anciens établissements Parvillèe freres et Cie. — Le 12 juin, 56, rue de la Victoire, à Paris.
- Société /’Electrique de Montmorency.— Le 10 juin, 53, rue des Dames, à Paris.
- Société d’Electricité de Saïgon. — Le 10 juin, 20, rue Mogador, à Paris.
- Société franco-algérienne d’Electricité. — Le 6 juillet,, 2o5, rue Saint-Honoré, à Paris.
- Société d'Electricité de Saussay et environs. — Le 21 juin, 6, rue de Chantilly, à Paris.
- Compagnie des Tramways de Lourdes. — Le 22 juin, 47, boulevard Haussmann, à Paris.
- Compagnie des Tramways électriques de Sedan. — Le
- 21 juin, 19, rue Louis-le-Grand, à Paris.
- Société du Tramway de Dinard à Saint-Brieuc. — Le
- 22 juin, 47, boulevard Haussmann, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le i5 juin, aux bureaux de l’artillerie, 2, avenue de Saxe, à Paris, adjudication de l’installation d’une station hydro-électrique à la poudrerie militaire du Bouchet (5 lots), 29627 francs. Demandes d’admission avant le 8 juin. En cas de non-adjudication, il sera procédé à une réadjudication le 6 juillet.
- Le icr juillet, à la mairie de_,/?oitrg'es, fourniture pour le service de l’artillerie, de câbles, fils et appareillages divers pour canalisation et éclairage électriques (4 lots),
- Cahier des charges à la fonderie de Bourges et à Paris, avenue de Saxe, 2.
- Les pièces nécessaires pour être admis à soumissionner devront parvenir au directeur de la fonderie de Bourges au plus tard le 10 juin. Les échantillons devront également parvenir à cette même date. La Commission d’admission des candidats à l’adjudication se réunira le 24 juin, à 2 heures, à la mairie de Bourges.
- Belgique
- Le 18 juin, à 11 heures, à la direction générale des ponts et chaussées, 38, rue de Louvain,- à Bruxelles, fourniture et placement des appareils de lustrerie nécessaires à l’éclairage par l’électricité des bâtiments de la nouvelle école de médecine vétérinaire de l’Etat à Cureghem ; caul. : ier lot, 200 francs; 2B lot, 55o francs; 3e lot, 45o francs (cahier des charges n° 47 ; prix : ofr. 3o); prix du plan : 2 fr.8o; s’adresser, 15, rue des Augustins, à Bruxelles. Soumissions recommandées le 14 juin.
- ITALIE
- Le 1e1’juillet, à 9 heures, à la direction générale des chemins de fer de l’Etat, à Rome, construction : i° du tronçon Selinunlo-Porlo Palo du chemin de fer Castelve-trano-Menfi-Bivio-Siacca du réseau complémentaire de la Sicile, écartement om95,isur 9 ioom, 802 000lires; caut. provisoire : 4° 000 lices; — s° à 10 heures, id. du tronçon Menfi-Capo S. Marco du même réseau, sur i3 9o5m92, 992 000 lires; caul. provisoire : 5oooo lires.
- ALLEMAGNE
- Le i5 juin, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Miinsler-en-W., fourniture et montage de deux grues hydrauliques pour les stations de Gronau-cn-W. efc Norden.
- PtBIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Noubt.
- p.324 - vue 324/688
-
-
-
- Trente-et-Unldmo année.
- SAMEDI 12 JUIN 1909.
- Tome VI (2e série).— N* 24.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 325. — Devaux-Charbonnel. Etude sur les lignes téléphoniques, p. 327. — E. Roth. Les moteurs polyphasés à collecteur (suite), p. 332.
- Extraits des publications périodiques. — Elude et essais de machines. Méthode d’essai des machines tétrapolaires à courant continu, Lulofs, p. 34o. — Traction. Voiture servant à la vérification des joints de rails en usage aux tramways municipaux de Vienne, L. Spanoi.er, p. 340. — Applications mécaniques. Electroaimant de levage pour ateliers, p. 342. — Divers. Nouveau système électrique de téléphotographie; la vision à distance par lelectricité, R-. Schonhofer p. 342. — Bibliographie, P- 343. — Variétés. Appareil pour la mesure des courants téléphoniques et, en général, des courants périodiques de grande fréquence et de très faible intensité, R. Arno p. 344- — Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. Electrification des chemins de fer do l’état italien, p. 348. — Chronique financière, p. 35o. — Renseignements commerciaux, p. 352. — Adjudications, p. 356.
- ÉDITORIAL
- M. Devaux-Charbonnel, ingénieur des Télégraphes, commence aujourd’hui une importante Etude sur les lignes téléphoniques, basée sur une conception très originale et qui mérite au plus haut point d’être ^exposée et développée avec toutes ses conséquences, de manière à pouvoir être soumise au contrôle de l’expérience.
- Cette conception est la suivante : il résulte des travaux antérieurs de l’auteur que la parole humaine produit, dans le téléphone, des courants alternatifs dont la partie principale est formée de courants périodiques réguliers.
- La période, analysée en elle-même, comprend un son fondamental correspondant à la note sur laquelle on parle, et des harmoniques qui ne jouent pas tous le même rôle :
- les uns renforcent l’intensité du son perçu, tandis que les autres influencent la netteté de ce son.
- Enfin, l’expérience montre que seules les fréquences voisines de 1 000 sont indispensables pour produire un son suffisamment net.
- D’où l’idée de M. Devaux-Charbonnel, de considérer le problème téléphonique comme un problème ordinaire de transmission de courants sinusoïdaux dont la fréquence est d’environ 1000. En partant de là, l’auteur édifie une théorie complète, évidemment approximative, mais dont l’intérêt est d’autant moins contestable qu’elle permet de traiter des problèmes qui n’ont jamais été abordés, en dépit de leur très grande importance pratique.
- p.325 - vue 325/688
-
-
-
- 326
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 24.
- C’est ainsi que l’auteur montrera comment on peut, à l’aide de sa théorie, faire les calculs relatifs aux lignes homogènes en tenant compte des appareils, ou hien étudier les lignes mixtes, en partie aériennes, en partie souterraines, ou encore les lignes totalement aériennes ou totalement souterraines, mais composées de secteurs de différentes spécifications.
- Au seuil de ce travail, M. Devaux-Char-bonnel place une étude des courants sinusoïdaux en général, et fait aussitôt appel aux imaginaires pour simplifier les calculs. C’est une question assez débattue en France que celle de l’usage des imaginaires dans l’électricité. On trouvera sans doute que M. De-vaux-Charbonnel plaide en leur faveur avec une singulière éloquence et que les exemples qu’il donne des simplifications dues à ce procédé de calcul sont assez frappants pour donner à réfléchir à ses adversaires les plus déterminés. Aux considérations, si suggestives par elles-mêmes, qu’on trouvera dans son article, nous ajouterons qu’à l’étranger, les imaginaires ne sont l’objet d’aucune défiance et d’aucun ostracisme, et que les théoriciens allemands en particulier n’hésitent jamais à les employer.
- L’auteur étudie ensuite la propagation du courant sur une ligne indéfinie, et donne une interprétation physique des paramètres qui interviennent dans son calcul. Puis il traite le cas d’une ligne de longueur finie et réserve pour un article suivant l’étude des constantes des lignes.
- Nos lecteurs ont suivi avec intérêt M. Roth dans les développements de sa théorie si complète des Moteurs polyphasés à collecteur. Arrivé au terme de ses calculs généraux, l’auteur en propose aujourd’hui l’application à des machines existantes. Yoici donc lesnécessaire contrôle de l’expérience qui vient insuffler en quelque sorte à ces calculs parfois arides, à ces diagrammes abstraits, une âme et une vie.
- Pour chaque série d’essais, M. Roth dresse une courbe où sont relevés les résultats effectivement obtenus ; cette courbe, il la compare à celle qu’il déduit de sa théorie, en donnant aux différents paramètres caractéristiques les valeurs particulières qui conviennent à la machine étudiée.
- On trouvera ainsi les diagrammes qui donnent :
- i° Le rendement en fonction delà vitesse;
- 2° Le cos <f en fonction de la vitesse ;
- 3° Le courant absorbé en fonction de la vitesse ;
- Et on pourra constater à quel degré d’approximation conduisent les calculs développés dans les articles précédents.
- M. Roth a fait ses expériences avec le matériel de la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques.
- On trouvera ensuite, dans nos Extraits de publications périodiques, l’exposé d’une curieuse variante de la Méthode d'essai d’Hop-kinson, due à M. Lulofs, ainsi que la description, par M. Spangler, directeur des Tramways municipaux de Vienne, d’une Voiture servant à la vérification des joints de rails.
- Nous consacrons ensuite quelques lignes à un Electro-aimant de levage pour ateliers qui semble destiné à rendre de sérieux services, et un exposé des grandes lignes d’un nouveau Système électrique de télépho-tographie, quia pour auteur M. R. Schônhôfer.
- Etifin nous attirons l’attention dé nos lecteurs sur la conférence dans laquelle le très distingué professeur italien M. R. Arno, décrit son Appareil pour la mesure des courants téléphoniques. M. R. Arno a montré, à une séance récente de la Société Internationale des Electriciens, que cet appareil accuse une déviation appréciable, même lorsque l’opérateur se contente de souffler dans le téléphone au lieu d’y parler.
- p.326 - vue 326/688
-
-
-
- 12 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLEC TRI CITE
- 327 -
- ÉTUDE SUR LES LIGNES TÉLÉPHONIQUES
- Dans une étude antérieure (*), nous avons montré quelle était la composition de la parole. Nous avons vu que dans une syllabe la voyelle joue un rôle prépondérant et que cette voyelle est un phénomène vibratoire régulièrement périodique et comprenant une vingtaine de périodes simples. Nous en avons conclu que la parole humaine donnait lieu, dans le téléphone, à des courants alternatifs dont la partie principale était formée de courants périodiques réguliers.
- Nous avons, de plus, cherché à analyser la période elle-même. Nous avons reconnu qu’elle comprenait un son fondamental correspondant à la note sur laquelle on parle, et des harmoniques, dont quelques-uns ont une amplitude supérieure à celle du son fondamental. Ces harmoniques sont variables avec les différentes voyelles et s’étendent depuis le deuxième jusqu’au treizième et même au delà. Mais pour la téléphonie, ils sont loin d’avoir tous la même importance. Les uns donnent l’intensité du son perçu, les autres donnent la netteté, et finalement l’expérience montre que seules les fréquences comprises entre 8oo et 1200 sont indispensables pour une bonne audition'.
- On peut conclure de tout ceci que les problèmes de téléphonie peuvent être très utilement étudiés en les Considérant comme des problèmes ordinaires de transmission de courants sinusoïdaux, dont la fréquence serait voisine de 1000. Evidemment ceci n’est qu’une approximation. C’est à l’expérience qu’il faudra s’adresser pour vérifier jusqu’à quel point cette façon de procéder est légitime. C’est encore Inexpérience qui dira quels correctifs il faudra apporter à cette méthode; et c’est justement pour permettre le contrôle de l’expérience, que nous voulons exposer
- (*) La Lumière Electrique, la sept. 1908, p( 3a3.
- les résultats auxquels conduit le calcul, ainsi compris, dans quelques cas qui n’ont pas encore été abordés, et qui cependant nous paraissent de la plus haute importance pratique. Tel est par exemple le cas des lignes homogènes quand on lient compte des appa-reils, ou celui des lignes mixtes, en partie aériennes, en parties souterraines, ou celui, des lignes totalement aériennes ou totalement souterraines, mais composées de sections de différentes spécifications. Ce sont les conditions qu’on rencontre généralement dans la pratique journalière de la téléphonie interurbaine, et il semble qu’il soit aujourd’hui possible d’étudier ces questions d’une façon assez rigoureuse.
- CHAPITRE Ier
- LES CONSTANTES DES LIGNES
- § i. — Les courants sinusoïdaux en général.
- Le problème de la téléphonie, ramené à un problème de courant alternatif sinusoïdal en régime permanent, se présente d'une manière assez simple et nous allons l’exposer dans toute sa généralité.
- Nous aurons recours à l’emploi des imaginaires, qui sont si commodes dans les questions de ce genre et qui facilitent énormément les calculs en permettant l’emploi de formules qui sont toujours simples.
- Un phénomène sinusoïdal quelconque qui peut se représenter par l’expression
- A sin (iùt — ®)
- peut aussi être représenté par la formule complexe
- Ae(“t_?)!‘ = A j cos(ü)i— <p) * sin(«2 — <y) j,
- à condition de ne considéi’er que le coefficient de l’imaginaire i.
- p.327 - vue 327/688
-
-
-
- 328
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2» Série). — N» 24
- On démontre facilement que cette remarque est absolument générale et qu’en particulier les problèmes de courants alternatifs peuvent être traités par les mêmes formules que les problèmes de courants continus, à la seule condition de remplacer les résistances par des quantités complexes dont les modules sont des impédances. Ainsi, si l’on a en circuit une résistance R et une self L avec une force électromotrice sinusoïdale de pulsation u) = 2?rN, N étant le nombre de périodes à la seconde, le courant sera donné par la formule
- I
- E
- R -j- /ojL*
- En effet
- s’agissait de simples résistances, mais à la condition d’envisager les impédances correspondantes . On aura donc :
- Ri —}— i o) Lj
- r(R-f, mL)
- /• -)- (R —J— î'«i>L)
- Tl Tj
- nmnnnwwminiri
- vwwwwwwwv-
- r
- Fig. i.
- Effectuant les calculs, par les procédés ordinaires des imaginaires, on trouve
- E = E0 sinwif =
- E0 étant l’amplitude maximum de la force électro-motrice.
- Le calcul donne
- T _ E# eM—*)*
- y^R2 + «u2 L2
- en posant, comme toujours, ioL
- ,8*=r-’
- et finalement, en ne prenant que le coefficient de I, on trouve pour I la valeur
- R, -j— ïwL,
- r [R (/• -|- R) -j- w2 L2] -J- i r2 w L
- (/• -f- R)2 -(- o>aL2
- ce qui donne les deux relations
- R(r + R) + ü)2L2 1 — (r -f R)2 -f w2L2’
- L4 = L
- [r R)2 -j- o)2L2'
- On voit immédiatement que la résistance et la self résultantes sont inférieures à r et à L, et qu’en particulier la self sera très faible si la résistance du shunt /• est faible.
- Yeut-on encore un exemple? Une capacité G donne lieu à une impédance de la forme
- \jR2 -j- û)2L2
- sin (tût
- ?)>
- ce qui est la foi’mule bien connue du courant.
- Voici quelques exemples qui feront bien saisir combien cette méthode est commode. Cherchons à calculer l’effet d’une résistance R avec self L, shuntée par une simple résistance ohmique / (fig. i).
- L’ensemble sera équivalent à une résistance Rj et à une self Lj.
- La valeur devra en être calculée comme s’il
- i
- “wC’
- de telle sorte que la capacité G en série avec R et L donne une impédance
- se réduisant à une simple résistance ohmique R dans le cas où il y a résonance.
- “ CL'
- ou bien ef
- p.328 - vue 328/688
-
-
-
- 12 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 329
- Vôyoris quel sera l’effet de la capacité C d’une bobine de self. Cette capacité devra être considérée comme un shunt sur l’impédance R-^îüiL de la bobine. Si Rj et Lj sont les valeurs résultantes de la résistance et de la self, on aura
- Rj £(*)Lf —
- R+<“L-^)
- R -j- i’wL; i — w2CL -|-/o>CR’
- d’où
- R L (i —wlCL) — CR2
- 1— (i—w2CL)2+ü>2C*R2 1— (i—w2CL)2+w2C2R2'
- Si le produit CL est faillie, comme c’est généralement le cas, à cause de la faible valeur de C, on aura simplement
- R L-CR2
- 1 ^ i + w2C2R2 1 ~ i + o)2C2R2'
- L’effet de la capacité est donc de réduire la résistance, mais surtout de diminuer la self.
- § •!. — Propagation du courant.
- Appliquons maintenant ces procédés de calcul à la propagation du courant sur une ligne indéfinie. Nous désignerons par p, X, y et s la résistance, la self-induction, la capacité et la perte par unité de longueur, c’est-à-dire, par kilomètre. Si la ligne est à simple fil, avec retour par la terre, ces différentes quantités sei’ont prises pour le fil de ligne et par rapport au sol. Si la ligne est à double fil, elles devront être choisies pour les deux fils à la fois; p sera la résistance des deux fils par kilomètre, X, y et <j les valeurs relatives de ces quantités prises pour un fil par rapport à l’autre.
- En exprimant que la baisse du voltage est due à la circulation du courant, et que l’affaiblissement du courant est dû aux dérivations par perte, et à la charge par capacité,
- on forme les deux équations bien connues
- d\
- dK
- dx
- dl
- dx
- pi + x
- dp
- „ , dE
- Ces deux équations peuvent s’écrire au moyen de la notation symbolique
- — S‘==(p + ,t°x)I> (’)
- dl
- ~ d~v ~ ^ + *“ï)E’ W
- et donnent par une transformation évidente
- d2 E dx2
- = a2E,
- en posant
- a2 = (p -j- éwX) (<j -j- imy). (3)
- La valeur de E se calcule immédiatement E = Peax -|- Qe~ax. (4)
- On en déduit I au moyen de la relation (1)
- I — (P eax — Qe-«x),
- en posant
- Z2 _ P ~h
- <7 -j- iiù'l’
- Interprétation physique des paramètres a et Z. — Si la ligne était indéfinie, il faudrait que le courant et le voltage soient nuis à l’extrémité, supposée très éloignée du point de départ. Pour que cette condition soit réalisée, il faudrait que P fût nul.
- On aurait alors, dans ce cas particulier, les relations plus simples
- E = Qe~ax, (4'j
- I = ~ e~ax. ' (5')
- Z
- p.329 - vue 329/688
-
-
-
- LÀ LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- ' ÎJ30
- T. VI (2® Sérié). — N® 24.
- Ou a donc en tout point de la ligne et à chaque moment la relation
- dit plus haut, le coefficient de i qui doit donner la valeur réelle de E
- ZI
- (G')
- E = Qn e~K® si n (w t, — fS.r).
- entre le voltage et1 l’intensité du courant.
- La constante Z est, à cause de cette ' remarque, ce qu’on appelle Vimpédance de la ligne. Nous étudierons plus loin sa valeur, mais nous pouvons dire dès maintenant que si on développe l’expression qui la représente, on trouve que cette constante est équivalente à une résistance ohmique placée en série avec une capacité. La relation 6' se trouvant, en particulier, vérifiée à l’origine de la ligne, on voit que si on applique une force électro-motrice E en ce point, il se développera le même coui’ant I que dans un circuit local, composé de cette force électromotrice et d’une impédance Z. Cette impédance Z sera donc, en somme, l’impédance de la ligne supposée indéfinie, c’est-à-dire en pratique très longue, mesurée à l’origine. C'est une quantité que l’on pourra facilement déterminer par l’expérience. Nous reviendrons tout à l’heure plus en détail sur ce point.
- .La formule 6' montre encore qu’il y aura en tout point de la ligne la même différence de phase entre la force électro-motrice et le courant. Cette différence de phase sei’a l’argument de l’impédance Z.
- Voyons maintenant ce que représente la constante a :
- Nous ne devons pas oublier que a est une expression imaginaire de la formé
- a = a + |3i
- et que d’autre part Q qui représente la force électro-motrice à l’origine est de la forme
- Q = Qo^'L
- ,xOn a donc finalement
- Cette expression nous montre que le voltage, à la distance x de l’origine, a une amplitude Q„e-otL de plus en plus petite, et décroissante suivant une loi exponentielle, en même temps que se manifeste une différence de phase (3,æ, par rapport à la phase de la force électro-motrice à l’origine. Autrement dit, la valeur de E au point x, si on ne tient pas compte de l’affaiblissement, mais seulement de la variation sinusoïdale avec le temps, est celle qui existait à l’origine un
- j3
- temps t= — auparavant. L’onde met donc un
- fyx
- temps — pour parcourir la distance x ; donc
- — représente la vitesse de propagation des
- ondes.
- En résumé le coefficient a est une expression de forme complexe ce-f-pt; la première partie a est un facteur d’affaiblissement qui représente l’amortissement de l’amplitude des ondes à mesure qu’elles se propagent sur la ligne. La deuxième partie (3 permet de calculer la vitesse e, avec laquelle les ondes se propagent par la relation
- CD
- La valeur de (3 est susceptible d’une autre interprétation physique.
- L’ondulation sinusoïdale se propageant avec la vitesse e, la longueur d’onde aura pour valeur
- X=t«T,
- T étant donné par la formule
- E = Q0e—?“•)*,
- c’est-à-dire, en prenant, comme nous avons
- p.330 - vue 330/688
-
-
-
- 12 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 331
- D’où la relation entre g et la longueur | d’onde X
- Ligne de longueur finie. — Le cas excessivement simple de la ligne indéfinie ne se rencontre pas en pratique. Nous verrons plus tard que, si la ligne est très longue, on se trouve dans des conditions très voisines de ce cas théorique. Mais, pour le moment, il paraît plus important d’étudier les phénomènes principaux qui se passent sur une ligne de longueur finie.
- Il suffira pour cela de reprendre les équations 4 et 5, en exprimant la condition qui devra être réalisée à l’extrémité éloignée.
- En cette extrémité, la ligne sera raccordée à un appareil dont nous représenterons l’impédance par Zr. Il pourra se faire que cet appareil soit une résistance ohmique, un condensateur, etc., etc.; la ligne pourra être isolée, ou bouclée sur elle-même; ces différentes conditions donneront pour Zr des valeurs différentes, mais le raisonnement qui va suivre conservera toujours sa généralité, si nous admettons que Zr est une quantité imaginaire à laquelle il faudra donner une valeur convenable dans les différents cas particuliers.
- En désignant par E, et I, le voltage et l’intensité au bout de la ligne de longueur l, on aura la relation
- On aura d’autre part, en plus des équations ordinaires de la propagation, les conditions à l’extrémité l
- E = Q0 e~ax + P0enx E, = Q 0c-nl + P0enl Q0e-ax — \\e"x Q0 e—al — P0 eal
- I =-------jz------ '‘ =------z-------'
- d’où
- Q„e~nl + 1 \c"1 _ Zr QQe~al — P„eaL ~ Z’
- et
- P0 = KQ0e-*«‘,
- en posant
- On tire de là
- E = Q0. j e~ax -f- Ke-0^-*) j, (8)
- I = j e~«* — Kc-«<«-*) J. (9)
- Considérons l’expression du voltage.
- On voit que E se compose d’une onde Q„, partie de l’origine et se propageant avec un amortissement a, de sorte qu’au point x con-sidéré, elle est réduite à Q0e~a*, puis d’une autre onde KQ<, décalée et diminuée, d’une certaine valeur, fonction de K, qui a parcouru le chemin Z, puis le chemin l—x, puisqu’elle est amortie de la quantité e-“(2î_a0. Il parvient en somme au point considéré deux ondes,l’une directe, l’autre qui s’est réfléchie à l’extrémité de la ligne.
- On pourrait, comme nous l’avons fait dans le cas d’une ligne indéfinie, calculer la valeur de E et de I en chaque point. Cette opération ne présente aucune difficulté. Mais elle ne présente pas non plus grand intérêt. Ce qu’il faut retenir, c’est que sur une ligne courte, il se produit des phénomènes plus compliqués que sur une ligne indéfinie, parce qu’il y a réflexion des ondes à l’extrémité. L’onde réfléchie est naturellement beaucoup plus faible que l’onde directe, sur tout si la ligne est longue et si l’on n’est pas au voisinage de cette extrémité. La ligne est divisée en ondes, comme dans le cas précédent, et la lonp’»1«.uu d’onde a la même valeur.
- p.331 - vue 331/688
-
-
-
- 332
- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE T. VI (2® Série). — N° 24.
- Un cas très intéressant est celui où l’impédance de l’appareil est égal à celle de la ligne. Dans ce cas, on a
- Z,. = Z K = o,
- et les formules de la propagation sont les mêmes que si la ligne était indéfinie.
- Nous verrons plus loin que cette condition est irréalisable en pratique. Elle n’a donc qu’un intérêt théorique. Il est d’ailleurs bien facile de comprendre que si l’on place, à l’extrémité d’une ligne de longueur finie, un appareil qui a même impédance que la ligne, c’est-à-dire même impédance qu’une ligne indéfinie, c’est comme si on ajoutait à cette section de ligne une ligne de longueur indéfinie, donc les phénomènes doivent être les mêmes que sur une ligne indéfinie. Cette remarque, sans utilité pratique, a cependant un grand intérêt pour certaines recherches expérimentales.
- On peut encore signaler deux cas particuliers.
- Supposons la ligne bouclée. On a K = — I
- Alors
- h
- Si, au contraire, la ligne est isolée, K = i
- Ei = 2Q0e-fli,
- h = o.
- Il y a dans chacun de ces cas soit un nœud, soit un ventre à l’extrémité de la ligne qui se trouve divisée à partir de ce point en ondes dont la longueur a été donnée plus haut.
- Nous n’insisterons pas davantage sur ces considérations générales, et nous allons aborder l’étude d’un problème des plus importants, l’étude des constantes clés lignes.
- (A suivre.) Devaux-Ciiarbonnel.
- 2Qo
- 7—al
- LES MOTEURS POLYPHASÉS A COLLECTEUR {Suite) (1)
- Y. — APPLICATION PRATIQUE DU DIAGRAMME
- La figure 25 représente un de ces moteurs sur lequel a été faite une série d’essais que nous
- La Société Alsacienne de Constructions Mécaniques s’occupe depuis quelques années de la construction des moteurs triphasés à collecteur.
- (4) La Lumière Electrique, tome VI (a0 série), p. 47, 71, io3, i3g, 204, 242 et 268.
- Ne terminons pas le chapitre précédent avant d’avoir signalé une propriété intéressante des moteurs polyphasés à collecteur. Remarquons que l’étude est valable quelle que soit la valeur du glissement. Si donc nous prenons pour le glissement des valeurs supérieures à 1, le diagramme est encore exact et le moteur doit tourner en sens inverse du champ. On constate en eflcl qu’étant donné une tension injectée dans le rotor et un certain angle de calage des balais nécessaires pour le démarrage, on renverse le sens de marche du moteur dès qu’on augmente la grandeur de cette tension ou que l’on diminue l’angle de calage des balais. Cette propriété peut être utilisée en pratique pour le freinage.
- Fig. 25. — Moteur triphasé de i5 IIP avec collecteur pour réglage de vitesse.
- allons comparer avec les résultats de la théorie.
- p.332 - vue 332/688
-
-
-
- 12 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 333
- Ce moteur a les caractéristiques suivantes : aao volts, 5o périodes, 6 pôles, i5 HP à i ooo tours.
- Le réglage de la vitesse a été obtenu au moyen d’un transformateur à nombre de spires variable, représenté par la figure 26. Cet appareil permettait de faire varier la grandeur de la tension injectée; on réglait sa phase en décalant les balais. Pratiquement la Société Alsacienne emploie pour le réglage de vitesse un survolteur-dévolteur à induction qui permet de faire varier à la fois la grandeur et la phase de la tension injectée, sans qu’il soit nécessaire de toucher aux balais.
- Les courbes de la figure 27 représentent les résultats obtenus par les essais. Les vitesses extrêmes ont été 118 et 1 535 tours. Le couple a été tenu sensiblement constant et correspondant à une puissance de 14,7 HP à 1 000 tours.
- La commutation a été très bonne dans toute l’étendue du réglage. Toutefois au-dessus de 1 5oo tours des étincelles ont commencé à apparaître.
- Notons les valeurs intéressantes fournies par les essais pour quelques vitesses, sous 220 volts, 5o périodes.
- Tableau
- VlTËSSÊ VITESSE KILOWATTS RENDEMENT
- SYNCHRONE AMPÈRES ABSORBÉS COS cp %
- 1 000 t. I l8 28,4 4,55o °>4 *9 27,5
- •JS IO 25,8 5,200 n,85 0 o,53x 44
- 96° 3l,2 °,998 87,8
- I 27O 43,6 i5,63o 0,940 88,7
- 1 535 54,5 2o,35o 0,982 81,7
- Remarquons que le moteur ordinaire absorberait à toute vitesse une puissance de
- 960 i5 X 0,736 1000 0,89
- 11,9 k\v.
- pour un rendement de 89 % à vitesse normale, et un courant de
- 11 900
- 220 \j3 0,86
- =: 36,5 arnp.
- pour un cos <p de 0,86.
- L’avantage du moteur à collecteur sur le moteur
- asynchrone ordinaire est donc nettement mis en évidence.
- Ces essais ont été effectués de façon à suivre autant que possible la loi du rendement maximum. L’irrégularité des courbes, surtout de celle du cos tf, provient de ce que l’on n’a pas pu régler la position des balais d’une manière absolument continue, de sorte que pour quelques positions l’angle de calage différait de l’angle théorique. Ces courbes sont absolument régulières dans le cas où on effectue le réglage au moyen d’un survolteur-dévolteur à induction. (Voir fig. 3i dans lesquelles on compare les résultats fournis par les essais aux résultats du réglage au rendement maximum théorique.)
- Fig. 26. — Transformateur à nombre de spires variable servant aux essais des moteurs.
- La différence des ordonnées des courbes donnant les valeurs des kw absorbés et de la puissance utile (celle-ci mesurée en kw) correspond aux pertes totales. On voit que ces pertes sont sensiblement constantes pour des vitesses comprises entre 400 et t 400 tours.
- Les résultats d’essais ont été comparés aux valeurs données par le diagramme pour les deux vitesses extrêmes de 118 et 1 535 tours (fig. 28 et 29).
- Nous allons donner la construction pratique de ces diagrammes.
- Nous parlerons en premier lieu du diagramme du moteur court-circuité, qui nous servira à construire les diagrammes du moteur à collecteur. Remarquons que notre diagramme du mo-
- p.333 - vue 333/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- 334
- T. VI (2« Série). —N» 24.
- teur court-circuité est sensiblement celui de Grob (').
- Nous tirons des essais à vide et en court-circuit les valeurs suivantes :
- Courant à vide, sous 220 volts, 5o périodes I,, — 15,6 ampères.
- Résistance par phase 0,062 ohm. Cette valeur a été augmentée de 80 % pour tenir compte des pertes par courant de Foucault dans l'enroulement statorique.
- Perte par frottement = 323 watts.
- Perte dans le fer rotorique (le moteur arrêté) = i55 »
- Courant de court-circuit ) . . „
- sous in volts les balais x . . ^
- . . . . , ( secondaire, 200 »
- poses et court-circuites). ^ ’
- Puissance absorbée en court-circuit : 1 000 watts. Déduisons de ces 1 000 watts les pertes ohmiques du stator
- 3 X 1,8 X 0,062 x 33^51 2 = 375 »
- Si ai'J- m’ihLi'i/.
- 36,5
- J.'
- Fig. 27- — Résultats d’essais d’un moteur triphasé ù collecteur de 220 v., 5o périodes, i5 H.P. a 1 000 tours.
- Montage de l’enroulement statorique en étoile. Perte ohmiquc à vide dans le stator
- 3 X X 0,062 X i5,6a = 82 watts.
- Pertes totales mesurées à vide — 7/jo »
- Perte dans le fer du stator (2) £=: 335 »
- Reste pour la perte dans le rotor 625 watts Cette valeur permet de calculer la résistance rotorique
- 625
- 3 X 2002
- = o,oo52 ohm.
- (1) Loc. cit.
- (2) Pour la séparation des perles (voir : -Dr Th. Leh*
- igo3, p. 5oy, 734.Bragstad etBACHE-WiEG, Zeitschrift fiir Elektrotechnik, igo5, p. 713.
- p.334 - vue 334/688
-
-
-
- •'V
- 12Juin 1909;
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- -------- .................—--- ——y
- m
- Fig. 2%.
- p.335 - vue 335/688
-
-
-
- 336
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2* Série). —N« 24._
- Nous trouvons de plus
- Ka 33,5 .
- x~vrm=------= 0,167.
- Kt 200
- Courant watté de la perte totale à vide 74»
- v/3
- 1,94 ampères.
- d’où
- sin <p0 = 0,995.
- Le point A0 de la marche à vide du moteur court-circuité est défini par
- tg&o
- 0,216
- i5,6 X 0,995
- 0,0139
- et
- sin9o
- cosft,
- (%• 2 9)
- Courant watté de la perte ohmique à vide
- 216 ampère.
- Le point Ado du démarrage du moteur court-circuité est déterminé par
- 11 s’ensuit que le décalage du courant à vide est donné par
- cos <p0 = —
- Pour construire le point A0, traçons la droite
- p.336 - vue 336/688
-
-
-
- T
- 12 Jüin 1909. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 337
- OD* formant un angle 0o avec OX et portons sur cette droite la longueur :
- I0 — OA0 = i5,5 amp. (').
- Traçons de plus la droite OArf0, telle que
- <)Arf0OX-:=----®rf0,
- le cercle de fonctionnement du moteur court-circuité en nous rappelant que son centre M0 est situé sur une droite AnC formant un angle 0o avec OD1 en A0 (fig. 8).
- Traçons une parallèle à OX par le point M0. Cette parallèle coupe le cercle dans le même point D que OD' et dans le point P. Son point
- K
- Erhf'ilf? <//*s rouront.*
- et portons sur cette droite la longueur
- d’intersection avec la perpendiculaire OE, à OX est le point P1. On a d’après (a5) :
- Irfo = OArfo = 199 amp.
- Ces points A0 et A^n permettent de construire
- PP' _ i(3
- ÏÏTT Z
- 0,076.
- La ligne du glissement <» est la droite qui relie O à P et qui coupe le cercle en un second point Aao , qui est le point de la marche au glissement ao .
- (') Toutes les longueurs sont mesurées à l’échelle des courants statoriqjues.
- p.337 - vue 337/688
-
-
-
- 338
- LA LUMIÈRE. ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N« 24.
- Remarquons que la ligne du glissement oo
- 200 400 600 800 1000 J200 1400 -1600
- Vile ss e
- Fig. 3i. — I. Courbe théorique déduite du diagramme. II. Courbe tirée des essais.
- peut être construite plus exactement par la tangente de l’angle G^ qu’elle forme avec OX.
- v Fig. 3i bis.
- Nous avons (formule i5)
- tgOoo
- M1 +*i)
- Or d’après (a3')
- •/•= (' +*,)"3>
- donc
- tgGoC =
- ^3 (ï H- ^l) (! +.T*)
- Mais
- i x
- : x3------ (formule 9).
- *3 = tgG0 = o,oi 39,
- donc
- « a i>°76
- .g 9„ = o,o,39—= o., 9,.
- La droite qui forme l’angle 6^, avec l’axe OX coupe le cercle en .
- L’équation (27) nous permet de calculer la valeur de h. Nous avons
- PD
- B»A.
- x
- p.338 - vue 338/688
-
-
-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 339
- 12 Juin 1909. .
- donc
- Ou d’après (18)
- B^oAoo i
- OA» i -j— t2
- Nous pouvons poser avec une approximation suffisante
- Tt = t2 = — = o,o38,
- 222
- h = 0,98.
- Nous connaissons donc les points M0, A0, A^ et Kao, ainsi que la valeur de h dont nous avons besoin pour construire le diagramme du moteur à collecteur.
- Nous déduisons des essais les valeurs suivantes :
- Tableau
- '' 118 tours 1 535 tours
- Tension.de réglage 27,2 volts 21,3 volts
- Vf 27,2 __ 21,3
- 220 ’ 220
- a * 12° 1800
- t’t- 0,0068 ohm o,oo54 ohm
- R2=== 11 0,0120 0,0106 —
- Perte dans le fer du transformateur de réglage (*).. 760 watts 3 60 watts
- Courant à vide du transformateur de réglage \et (1).. Courant watté 8 ampères 4,1 ampères
- Is de la perte dans le fer du stator . 335 — = 0,88 ampère 220 y 3 0,88 ampère
- h6o 36o
- J. y UO 220 y3 — o?yj 220 y 3
- Ife — L “h I« 2,88 — i,83 —
- i55
- IA0 des pertes dans le fer du rotor arrêté — °,4i 220 y3 o,4i —
- I fe “h I/i° i 3,29 — 3a3 = o,85 — 220 y^3 2,24 —
- I/ro des pertes par frottement au synchronisme.... o,85 —
- I/r° — U° o,44 — o,44 —
- (') Pour varier la tension injectée on procédait par réglage du nombre de spires primaires. Cela explique
- la variation des pertes dans le fer et du courant à vide du transformateur.
- (A suivre.) Edouard Roth.
- Belfort.
- p.339 - vue 339/688
-
-
-
- 340
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2e Série). — Nrf24. I
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- ÉTUDE ET ESSAIS DE MACHINES
- Méthode d’essai des machines tètrapolaires à courant continu. — Lulofs. — Electrical Engineering, 25 février 1909, d’après une communication faite à l’Institution of Electrical Engineers, le 10 février
- >909-
- L’auteur expose une conception fort originale qui consiste à appliquer à une seule machine la méthode classique d’Hopkinson.
- On sait que dans l’essai d’Hopkinson, on accouple deux machines, l’une fonctionnant en génératrice, l’autre en moteur, et qu’on emprunte à une source d’électricité étrangère l’énergie nécessaire pour compenser les pertes. M. Lulofs dispose les choses de telle sorte que c’est une seule et même machine qui fonctionne à la fois en moteur et en génératrice, chacune des deux moitiés de l’induit jouant l’un de ces deux rôles opposés.
- Pour arriver à ce résultat, on met les deux moitiés de l’induit en opposition, au moyen de liaisons convenables entre les balais, puis on relie le circuit à une source étrangère destinée à compenser les pertes et à fournir du courant qui renforce l’un des pôles de la dynamo et affaiblisse le pôle opposé. Les pôles de noms contraires voisins subissent une réaction correspondante, et l’on a bien réalisé une machine génératrice et motrice à la fois.
- On peut alors faire l’essai à pleine charge, avec une consommation très faible.
- R. C.
- TRACTION
- Voiture servant à la vériûcation des joints de rails en usage aux tramways municipaux de Vienne. — L. Spàngler. — L'Industrie des Tramways et Chemins de fer, mars 1909.
- L'auteur, directeur des Tramways municipaux de Vienne, rappelle qu’une bonne construction des voies pour les chemins de fer électriques, où le retour du courant se fait à la surface du sol, est d’importance capitale. Aussi, lors de la construction même des lignes, il y a déjà lieu d’apporter la plus
- grande attention à la pos.e des connexions électriques de rails, lesquelles doivent être vériliées après achèvement de ces lignes ; mais il faut encore, en cours d'exploitation, mesurer fréquemment la résisr tance électrique de ces connexions ; en particulier, ces mesures deviennent absolument nécessaires après tous travaux exécutés sur la voie, tels que remplacements de rails, pose de nouveaux aiguillages, etc,
- Fig. 1.
- Il existe une série de procédés qui utilisent le courant circulant dans les rails, lequel est peu intense sur un bon réseau de retour, pour pratiquer ces mesures d’après la méthode de réduction à zéro. L’agent chargé des mesures a, selon l’écartement choisi des points de contact sur le rail, besoin d’être accompagné d’un, deux ou trois aides; il doit se déplacer d’un joint à un autre et il sera par suite
- p.340 - vue 340/688
-
-
-
- 12 Juin 1309.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 341
- très long à opérer, en particulier sur les lignes à trafic intense. Sur les lignes à trafic très intense, ces mesures doivent être faites de nuit; il faut donc se préoccuper d’envoyer dans les rails un courant suffisant, ce qui n’est pas toujours très facile.
- On obtient les résultats de mesures les plus exacts par l’emploi d’un courant le plus constant possible, c’est-à-dire par la méthode de lecture directe de la déviation, avec une source de courant séparée. Mais ce procédé ne peut être employé que la nuit, pendant de9 interruptions de trafic souvent fort courtes, et par suite ces mesures doivent être exécutées très rapidement si l’on suppose qu’il s’agit de vérifier une longue section de voies.
- Les Tramways municipaux de Vienne emploient dans ce but une voiture destinée aux mesures, laquelle peut être remorquée soit par une automotrice, soit par des chevaux; mais le premier mode de remorque s’est montré préférable, parce qu’il est nécessaire, pour obtenir des lectures exactes et sûres sur les instruments, de pouvoir aisément faire avancer ou reculer la voiture. En effet, pour chaque connexion de rails reconnue défectueuse, lors du passage de la voiture, il faut pouvoir s’arrêter à l’endroit exact afin de permettre une mesure précise. Il est encore préférable d'équiper en automotrice la voiture de mesure.
- A l’intérieur de la voiture se trouve un moteur à courant continu à 5oo volts, accouplé à une dynamo pouvant donner de 200 à 3oo ampères sous une tension de 5 volts; il y a, en outre, deux appareils de précision permettant des lectures simultanées de l’intensité et du voltage, et d’autres appareils accessoires.
- Le courant nécessaire au moteur et à l’éclairage électrique de la voiture est prélevé sur le fil de trolley au moyen d’une prise de courant normale en forme d'archet, fixée au toit de la voiture.
- Le courant fourni par la génératrice est conduit aux bandages des roues (ces bandages étant isolés des essieux au moyen de corps de roues en bois) comme le montre la figure 1, par l’intermédiaire de bagues de frottement spéciales.
- Le courant peut être envoyé dans les bandages soit du côté gauche, soit du côté droit de la voiture; dans ce but, un commutateur est disposé sur la voiture. On ne peut donc faire des mesures que sur une seule file de rails, à chaque parcours.
- Au moyen de deux bandages isolés, on envoie un courant de 180 à 220 ampères (soit 200 ampères en moyenne) dans le tronçon de rail de 2m,io de lon-
- gueur (avec ou sans joint de rail) placé entre les deux bandages; on lit la différence du voltage dans le rail entre deux points espacés d’un mètre, au moyen dç deux contacts venant reposer sur le rail. Ces contacts-sont constitués (fig. 2) par deux balais en fils d’acier qu'on peut soulever de l’intérieur de la voiture, ou bien encore qu’on peut presser et faire traîner sur le rail d’une manière continue, Vie façon à opérer les mesures pendant la marche. Pour les joints dont les connexions sont particulièrement défectueuses, l’intensité du courant tombe à 80 ou 100 ampères.
- La résistance électrique des rails ou plutôt des
- f :
- y., a. y
- Fig. 2.
- joints de rails s’obtient en lisant en même temps l’intensité et la tension du courant employé.
- Lors de l’exécution des mesures sur le réseau des tramways de Vienne, on a obtenu ce résultat que le temps mis par les deux contacts de voltage, pour passer d’un côté a Vautre d’une connexion de rails, a été d'une seconde à une seconde et demie.
- On a dû renoncer à l’emploi des appareils enregistreurs qui avaient été prévus tout d’abord, parce que la surveillance du mécanisme enregistreur détourne l’attention de l’opérateur des mesures proprement dites, et que, par suite de l’inertie de l'aiguille des instruments de mesure, on a déjà dépassé le joint à mesurer avant que l’aiguille ait dévié de la quantité exacte ; en outre, si l'on reconnaît par l’indication des appareils que le joint est défectueux, on doit faire reculer la voiture et faire une mesure précise sur le joint.
- Il ressort également de ces considérations qu’il faut, autant que possible, laisser une distance de plus d'un mètre [de préférence deux mètres) entre les deux contacts de mesure de voltage qui frottent sur le rail, afin de laisser à l’agent chargé de la mesure un temps suffisant pour la lecture de la déviation avec une vitesse un peu plus grande de la voi-
- p.341 - vue 341/688
-
-
-
- 342
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE T. VI (2* Série). — N» 24.
- ture. L’utilisation de la voiture de mesures deviendra par suite sensiblement augmentée.
- Comme voltmètre, on peut employer avantageusement, au lieu d’un appareil enregistreur, .un voltmètre de précision, avec le plus grand nombre de divisions possibles, possédant une résistance propre élevée et permettant de mesurer jusqu’à i,5 volt.
- Comme ampèremètre, on peut employer un instrument de précision pouvant mesurer aoo et même 3oo ampères.
- Selon les longueurs de rails à vérifier et le plus ou moins bon état des connexions de rails, qui nécessitera des arrêts plus ou moins nombreux, l’emploi de cette voiture de mesures permet de vérifier à l’heure de a à 3kI" de rails, autrement dit, on pourra vérifier pendant les trois heures d’arrêt de l’exploitation, 6 à 9kul de rails, c’est-à-dire 3 à 4km)5 de voies en une nuit; le personnel nécessaire consiste en deux opérateurs, un ajusteur ou électricien, et deux agents pour le service de l’automotrice
- Cette voiture de mesure a été conçue aux ateliers autrichiens de la maison Siemens-Schuckert, qui, pour la mise en place des accessoires de construction destinés à amener le courant aux bandages isolés des roues, et pour les prises de contact sur les rails, ont été secondés par les ateliers des Tramways municipaux. L’équipement a été fourni par la maison Siemens-Schuckert tandis que la voiture elle-même a été construite à l’atelier central des Tramways municipaux. J. R.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Electro-aimant de levage pour ateliei-s. _____
- American Machinist, 27 février 1909.
- Cet appareil de levage, commandé à la main, est construit par la Cutler-Hammer Mfg. C°, de Mil-waukee (E. U.). Voici ses caractéristiques :
- Puissance...................... 45ks.
- Poids.......................... 3*8.
- Tension d’alimentation......... no volts
- Le courant est naturellement amené par cordon souple, puisqu’il s’agit d’un appareil mobile.
- Comme usage, il permet de soulever des pièces métalliques quelconques, et en outre il peut rendre des services précieux dans les opérations de forage, pour enlever les copeaux qui obstruent les trous des pièces forées, ou pour rattraper un boulon, ou une
- petite pièce métallique quelconque, tombés dans une cavité profonde. En vue de cet usage, les pièces polaires de cet aimant font fortement saillie en dehors de leurs bobines. T. G.
- DIVERS
- Nouveau système électrique de tèléphoto-graphie; la vision a distance par l’électricité. R. Schonhofer. — Rundschau fiir Technik und Wirt-schaft, n° 8, II, janvier 1909.
- Ce nouveau système de téléphoto'graphie repose sur le principe du fractionnement des images.
- Le poste de transmission (fig. 1) comprend l’appareil de projection A, la plaque à éléments de sélénium Ws, le synchroniseur St, et la batterie E.
- Le poste de réception comprend le synchroniseur S2, la plaque magnétique We, le dispositif éclaireur B, et l’appareil photographique P.
- Fig. 1.
- L’appareil de projection a pour objet d’agrandir l’image, et est par suite identique aux projecteurs du type ordinaire. L’image à transmettre peut être soit un positif, soit un négatif\ sur papier, plaque de verre ou pellicule. On peut même projeter directement des objets quelconques, personnes, pay» sages, etc.
- La plaque de sélénium est constituée par la juxtaposition d’éléments carrés ou hexagonaux ;les cadres qui entourent ces éléments sont faits d’une matière non conductrice, en ébonite par exemple. Les éléments de sélénium, tous rigoureusement identiques, peuvent affecter la forme indiquée par la figure 2.
- De chaque élément partent deux fils, dont l’un va rejoindre un câble de mise à la terre, l’autre allant au synchroniseur.
- Ce synchroniseur se compose d’un disque à la périphérie duquel se trouvent autant de touches conductrices qu’il y a d’éléments dans la plaque, de
- p.342 - vue 342/688
-
-
-
- 12 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 343
- sélénium. Un fil relie chaque élément de sélénium à la touche correspondante. Sur ces touches glisse un contact qui les met en relation avec la batterie.
- 'ü>
- Fig. a.
- La batterie est une batterie ordinaire de télégraphié. Bien entendu, on peut la remplacer par toute autre source" de courant convenable. L’une des bornes de la batterie est connectée au contact glissant du sychroniseur Si, comme on vient de le voir, l’autre au contact glissant du synchroniseur de réception S2. Ce deuxième synchroniseur est exactement semblable au premier. Chacune de ses touches est reliée par un fil à l’un des éléments de la plaque électro-magnétique We. Celle-ci est organisée tout à fait de la même manière que W,, mais, pour des raisons de construction, elle a des dimensions plus grandes et elle est horizontale. En regard de chacune de ces cellules se trouve un petit électroaimant mobile verticalement, et dont l’extrémité supérieure est constituée par un disque blanc; en haut de la course de l’électro, ce disque est éclairé ; s’il
- retombe sous l’action de la pesanteur, le disque rentre dans l’ombre,
- La bobine de chaque électro est connectée d’une part à la terre, de l’autre à S2.
- L’appareil d’éclairage a pour but d’envoyer des rayons lumineux parallèles et obliques sur la face antérieure de la plaque : ce qui peut se réaliser par exemple à l’aide d’un miroir parabolique. On peut aussi emprunter les rayons à une source lumineuse éloignée; en particulier on peut faire usage de là lumière solaire. Quant à l’appareil photographique, il n’offre aucune particularité spéciale.
- Dès lors, chaque élément de sélénium du poste d’émission est impressionné par l’image projetée et reçoit une quantité de lumière bien déterminée, in, variable pendant la durée d’une transmission ; le sélénium oppose donc une résistance également déterminée au passage du courant ; les deux synchroniseurs opèrent alors successivement la liaison des éléments correspondants des deux postes. Pour un élément très éclairé de la plaque de sélénium, la résistance est faible et il en résulte au poste de réception un courant de force déterminée qui est, selon le cas, capable ou non de vaincre la pesanteur du petit électro correspondant de la plaque Ws ; si la cellule de sélénium du poste de départ est très éclairée, ce courant est fort, et soulève l’électro, qui vient lui-même en position d’éclairage; si la cellule de sélénium est sombre, le courant est faible, et l’électro correspondant ne peut s’élever jusqu’à la position où il reçoit la lumière. M. G.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages [dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Recueil de problèmes avec solutions sur F électricité et ses applications pratiques. — H.
- Vieweger,traduit de l’allemand par G.Capart.— i volume in-8° raisin de 3i i pages avec 176 figures. — H. Du nod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 9 fr.
- L’électrotechnique est une science tellement vaste que, dans la plupart des ouvrages qui en traitent, il reste bien peu de place pour les exemples numériques qui permettraient au débutant de s’affermir dans la possession des notions acquises. C’est pour combler cette lacune que M. Capart a traduit l’ouvrage de H. Vieweger, dont le plan est ainsi conçu: à chaque série de questions est consacré un chapitre particulier au début duquel se trouve un résumé très
- succinct (mais mis au courant des plus récents travaux) des notions essentielles qui s’y rapportent. Puis la série commence par un problème très simple qui n’est en général que l’application immédiate de la loi formulée en tête du chapitre. Peu à peu, par des degrés bien ménagés, les questions se compliquent et arrivent à atteindre toute l’ampleur d’un problème industriel tel qu'il se pose dans la pratique.
- Lés solutions suivent immédiatement l’énoncé du problème ; elles sont extrêmement concises, grâce surtout à un système de notations convenues dont le tableau est rassemblé en tête de l’ouvrage.
- Nul doute que les élèves-ingénieurs ne trouven intérêt et profit à étudier ce livre, P. A.
- p.343 - vue 343/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2e Sérié). — N*24.
- 344
- VARIÉTÉS
- Appareil pour la mesure des courants téléphoniques et, en général, des {courants périodiques de grande fréquence et de très faible intensité (<).
- L’auteur rappelle d’abord les principaux résultats des recherches sur le phénomène de la variation de l’hystérésis dans un cylindre d’acier, placé dans un champ magnétique tournant, soumis à l’action de courants interrompus, alternatifs, ou variables d’unè façon quelconque, ou bien d’ondes hertziennes.
- i° Pour des champs magnétiques tournants suffisamment intenses, on constate toujours une diminution du retard de l’aimantation dans le cylindre de matériel magnétique; cette diminution d’hystérésis est d’autant plus grande que l’intensité du champ tournant agissant sur le cylindre est plus grande, et que l’intensité du champ magnétique secondaire, produit par le courant variable agissant sur le cylindre, est plus grande.
- a0 Pour des champs magnétiques tournants de faible intensité, on constate une augmentation ou une diminution du retard entre l’aimantation du cylindre d’acier et la direction du champ où il est placé, et précisément on trouve une augmentation d’hystérésis tant7 que l’intensité du champ magnétique secondaire n’a pas dépassé une certaine valeur donnée, à partir de laquelle on trouve au contraire une diminution d’hystérésis.
- 3° Toutes les conditions de l’expérience étant les mêmes, il y a toujours une valeur de l’intensité du champ magnétique tournant dans lequel est placé le cylindre soumis à l’action du courant périodique, pour laquelle on a le maximum de l’augmentation de l’hystérésis, et une valeur de l’intensité du champ tournant pour laquelle on n’a ni augmentation ni diminution d’hystérésis dans la substance magnétique essayée.
- /,° Lorsqu’on a affaire à des champs magnétiques tournants de faible intensité, à chaque intensité du champ tournant sur lequel on expérimente correspond, toutes choses égales d’ailleurs, une valeuï de (*)
- (*) M. R. Arno a fait récemment une Conférence à la Société internationale des Electriciens.et nous a communiqué gracieusement le texte de cette Conférence dont nous ne pouvons malheureusement que donner un résumé faute de place (N. D. L. R.)
- l’intensité du champ magnétique secondaire pour laquelle on obtient le maximum de l’augmentation de l’hystérésis, et une valeur de l’intensité du champ magnétique secondaire pour laquelle on n’a ni augmentation ni diminution de l’hystérésis dans le matériel magnétique soumis à l’essai.
- 5° L’augmentation du retard de l’aimantation, les autres conditions restant les mêmes, est d’autant plus grande que la fréquence du courant périodique employé est plus grande. Et, par contre, la diminution du retard de l’aimantation, les autres conditions restant les mêmes, est d’autant plus grande que la fréquence du courant périodique est plus petite.
- 6° Lorsque le cylindre de substance magnétique soumis à l’action du courant périodique d’une fréquence donnée, dans certaines conditions, ne donne ni augmentation ni diminution d’hystérésis, si l’on répète l’essai dans les mêmes conditions, mais avec des courants périodiques d’une plus grande fréquence, on a une augmentation de l’hystérésis.
- Vice versa, lorsque le cylindre de matériel magnétique, soumis à l’action d’un courant périodique d’une fréquence donnée, dans certaines conditions, ne donne ni augmentation d’hystérésis ni diminution d’hystérésis, si l’on répète l’essai dans les mêmes conditions, mais avec des courants périodiques d’une fréquence plus petite, on aune diminution de l’hysté-résis.
- 7° On constate qu’en faisant l’essai avec un courant périodique d’une fréquence donnée et obtenant une diminution d’hystérésis, si l’on répète l’essai avec des courants d’une plus grande fréquence, toutes les autres conditions de l’essai étant les mêmes, on peut obtenir une augmentation du retard de l’aimantation dans le cylindre magnétique.
- On constate aussi qu’en faisant l’essai avec un courant périodique d’une fréquence donnée et obtenant une augmentation d’hystérésis, si l’on répète l’essai avec des courants d’une fréquence plus petite, toutes les autres conditions de l’essai restant les mêmes, on peut obtenir une diminution du retard de l’aimantation dans le cylindre magnétique.
- 8° Enfin les effets d’un courant alternatif donné, sur le cycle d’hystérésis de l’acier, sont différents suivant la fréquence du champ magnétique tournant où est suspendu le cylindre de matériel magnétique.
- D’après ces principes, l’auteur a étudié et con-
- p.344 - vue 344/688
-
-
-
- 12 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 348
- struit un appareil qui peut déceler, mesurer et enregistrer aussi bien les courants téléphoniques que les ondes hertziennes.
- Un premier, modèle présentait la disposition générale suivante :
- Deux champs] magnétiques, tournant en sens contraires, de même intensité et de même fréquence, agissent chacun sur l’un des deux petits cylindres creux en acier, montés sur le même axe de rotation, constituant l’équipage mobile de l'appareil. Un de ces deux cylindres peut être soumis, en même temps, à l’action d’un champ magnétique secondaire, obtenu par le système des ondes hertziennes ou par le courant téléphonique qui traverse une bobine spéciale, entourant le cylindre et coaxiale au cylindre même.
- Dans ces conditions, l’hystérésis du cylindre subit une certaine variation, et comme l’autre cylindre suit toujours, avec le même retard d’aimantation, la rotation de son champ, l’équipage mobile dévie.
- Chacun des champs tournants était obtenu à l’aide d’un système de trois bobines, à' noyaux en fer, respectivement parcourues par trois courants alternatifs égaux décalés de phase l’un par rapport à l’autre de 1200, et empruntés à un système triphasé ordinaire. Pour une même fréquence, des champs magnétiques tournants et pour une intensité et une fréquence données du champ magnétique secondaire, l’intensité des champs tournants joue certainement un rôle considérable ; si l’on augmente cette intensité, on a une augmentation, jusqu’à une certaine limite, de la déviation de l'équipage mobile. Cette limite, d’autre part, dépend aussi de la sensibilité mécanique de l’appareil, et elle diminue autant que la sensibilité mécanique augmente.
- L’auteur a en effet constaté qu’en disposant l’appareil dans les meilleures conditions de sensibilité mécanique, c’est-à-dire en employant un équipage mobile très léger, porté par une simple suspension bifilaire, les autres conditions étant d’ailleurs les mêmes, il est bien vrai que la déviation augmente avec l’intensité des champs tournants ; mais toutefois la limite maxima de cette intensité diminue, à cause de la légèreté de l’équipage mobile qui, pour des champs un peu intenses, est dévié de la verticale de la suspension.
- Celte observation l’a conduit à diminuer d’abord les dimensions de l’appareil, et ensuite à supprimer les noyaux en fer des trois bobines composant chaque champ tournant. Par conséquent, l’appareil a été de beaucoup simplifié; et cette simplicité de
- construction a permis d’augmenter considérablement sa sensibilité. En effet, à cause de ses dimensions réduites, la place dans laquelle tourne l’équipage mobile est réduite elle aussi au minimum, favorisant de la sorte l’action du flux magnétique.
- L’emploi d’un système triphasé pour la production des champs tournants donne lieu à des difficultés, car il n’est pas toujours facile d’avpir à sa disposition des courants triphasés. D’ailleurs, on peut avoir un champ tournant par la combinaison de deux champs alternatifs égaux, disposés à 90°, et dont l’un présente un retard de phase d’un quart de période sur l’autre.
- Fig. 1.
- C’est cette dernière solution qui a été adoptée pour avoir les deux champs qui constituent la partie principale de l’appareil, s'olution qu’on peut facilement obtenir par un simple système monophasé.
- La figure 1 montre comment l’appareil peut se présenter d’une façon pratique pour être employé en téléphonie et en télégraphie sans fil.
- Dans ce but, il sera constitué essentiellement d’un équipage mobile, compose par deux petits fils ou par de petits tubes ou de petites spirales, etc., de matériel magnétique c, solidaires entre eux par l’intermédiaire du même axe de rotation a, et placés respectivement dans deux champs magnétiques, de la même intensité et tournant en sens contraires, de façon à équilibrer leurs couples sur l’équipage mobile, lequel en conséquence est dans ces conditions en repos.
- Un des deux petits fils, ou une des deux petites
- p.345 - vue 345/688
-
-
-
- 346
- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N» 24.
- spirales, ou un des petits tubes c de substance magnétique, par exemple celui qui est au-dessus, peut être soumis à l’action du champ magnétique tournant correspondant, en même temps qu’à l’action d’un autre champ secondaire produit par le courant téléphonique, ou bien par le système des ondes électromagnétiques, qu’on envoie dans la petite bobine b, coaxiale avec l’arbre de l’appareil et dont les deux extrémités communiquent respectivement — dans le cas de la mesure des courants téléphoniques — avec les extrémités de l’appareil générateur du courant téléphonique même, et, dans le cas de la mesure des ondes hertziennes, avec l’an-
- Fig. a.
- tenne et la terre. Chacun des deux champs tournants est obtenu à l’aide d’un système de deux paires de bobines S dérivées sur un système monophasé, placées à angle droit l’une par rapport à l’autre, et respectivement parcourues par deux courants alternatifs de même intensité et décalés de phase de 90° l’un par rapport à l’autre.
- Le décalage de phase des deux courants, parcourant respectivement les deux paires de bobines, a été d’abord obtenu exactement de 90° à l’aide d’une capacité convenable. Mais ensuite, pour simplifier, on a remplacé la capacité par une bobine inductive correspondante.
- La figure 1 donne la disposition schématique générale de l’appareil monté pour fonctionner avec un courant alternatif simple.
- A et B sont les prises de ce courant ;
- K est une clef pour couper le circuit;
- ;• est une résistance ohmique ;
- p une résistance inductive;
- S,, S», S3, S* sont les deux paires de bobines parcourues par les deux courants, qui engendrent chacun des deux champs tournants supérieur et inférieur identiques de l’appareil ;
- b est la bobine téléphonique secondaire ;
- T est un téléphone ordinaire.
- Les deux résistances ohmique r et inductive p ont une extrémité commune, reliée à la prise de courant A. Alors le courant provenant de A se partage dans les deux résistances r et p, qui sont calculées de façon à avoir la même intensité de courant dans les deux branches égales qui vont suivre, en même temps qu’un décalage de phase entre les deux courants dérivés.
- Le courant | traversant r parcourt les deux paires de bobines S,S2 placées en face l’une de l’autre de chacun de deux champs supérieur et inférieur. Lé courant décalé, traversant p, parcourt les deux autres paires de bobines SjS*. (de chacun des deux champs), qui sont placées à 90° par rapport aux bobines StS2. Les extrémités de sortie du courant aboutissent toutes à un point commun, relié par un conducteur à l’autre prise de courant B.
- Par suite du fort décalage obtenu à l’aide de résistance inductive p, on a deux champs magnétiques tournants, supérieur et inférieur, qui sont parfaitement égaux. Mais, puisque les connexions des bobines du champ inférieur sont interverties par rapport à celles du champ supérieur, chacun des deux champs tourne en sens contraire par rapport à l’autre.
- L’équipage mobile, constitué par les deux cylindres fixés sur le même axe et suspendus au centre des champs, l’estera donc en équilibre sous les actions égales et contraires des deux champs.
- La bobine téléphonique b est placée dans le champ supérieur, et elle reçoit du téléphone T le courant téléphonique agissant sur le cylindre, entouré par ladite bobine et plongé dans le champ tournant supérieur.
- Ce modèle de] galvanomètre téléphonique est simple, pratique et très sensible, tel que, si l’on place l’appareil en série avec un simple téléphone Bell (récepteur), en ajoutant encore en série une résistance ohmique de 100000 ohms, l’équipage mobile donne une déviation parfaitement évidente, par suite du courant qu’on produit en parlant dans le simple téléphone.
- Avec une telle disposition de l’appareil, on a
- p.346 - vue 346/688
-
-
-
- 12 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 347
- encore pu constater que, lorsqu’un système d’ondes électromagnétiques envoyé par une petite station génératrice (actionnée par une petite bobine de Ruhmkorff, alimentée par une pile ou un accumulateur) traverse la bobine b de l’appareil, on obtient
- Fig. 3.
- une déviation très sensible de l’équipage mobile, même si l’appareil est placé à une distance relativement grande par rapport à la station génératrice.
- Cette expérience montre que la sensibilité de l’appareil est telle] que l’appareil même pourra aussi avoir des applications importantes dans la télégraphie sans fil ; car, lorsqu’il aura été construit de façon à avoir une très grande sensibilité, on pourra peut-être l’employer comme révélateur, et certainement il pourra servir pour comparer entre eux les pouvoirs d’émission de différents radiateurs ou transmetteurs pour télégraphie sans fil par ondes hertziennes.
- Pour donner un exemple assez précis de la portée quantitative de l’instrument, on peut montrer la courbe (fig. 3) d’un essai, d’où il résulte encore une comparaison assez intéressante entre ce galvanomètre téléphonique et le thermogalvanomètre de Duddell,
- Voici les] données principales de l’instrument employé pour cet essai et du circuit établi aussi avec le thermogalvanomètre de Duddell :
- Conditions du galvanomètre téléphonique : Champs. — Bobines des champs tournants, 2 5oo spires chacune; courant monophasé, fréquence 42; intensité du courant dü champ, environ 5o milliampères.
- Conditions du thermogalvanomètre de Duddell.
- — Bobine de chauffage de 85,5 ohms de résistance.
- Courant essayéj — Gourant alternatif simple
- — produit par un convertisseur l’onfleur de Siemens d’environ 700 périodes à la seconde — assez semblable à un courant téléphonique.
- Circuit d’essais. — Les deux appareils à réflexion sont disposés de façon à avoir leurs échelles respectives à im de distance des miroirs correspondants. La bobine de l’appareil, montée en série avec celle du thermogalvanomètre de Duddell, est alimentée par le même courant produit par le convertisseur ronfleur Siemens ; le réglage de l’intensité de ce courant est fait à l’aide des boîtes de résistance réglables, en série avec les bobines des deux appareils. Un dispositif de commutation permet d’étalonner chaque fois le thermogalvanomètre par un courant continu produit par une source constante de différence de potentiel connue à travers des résistances de précision.
- Les deux courbes reproduites ci-contre montrent la loi que suivent les déviations des deux appareils, en même temps qu’elles font ressortir la comparaison entre eux.
- Les essais ont montré que lorsqu’il s’agit de courants d’une fréquence considérable, et particulièrement lorsqu’on a affaire à des courants téléphoniques, l’appareil a une sensibilité supérieure à celle du galvanomètre thermique de Duddell.
- Mais, d’après ce qui vient d’être exposé sur les propriétés très nombreuses et différentes de cet appareil, il est évident qu’on pourra parvenir à des résultats beaucoup plus intéressants si l’on modifie les conditions du fonctionnement de l’appareil même, c’est-à-dire si l’on change, par exemple, l’intensité ainsi que la fréquence des champs magnétiques tournants.
- R. Arno.
- p.347 - vue 347/688
-
-
-
- 348
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N» 24.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- NOTES INDUSTRIELLES'
- Electrification des chemins de fer de l’Etat italien.
- Une des dernières applications du système de traction électrique par courant alternatif triphasé pour l’électrification de plusieurs grandes lignes, est l’électrification de la ligne de Giovi qui relie le port de Gênes au Piémont et à la Lombardie, deux des provinces les plus prospères de l’Italie.
- Les conditions de ce trafic sont extrêmement pénibles; la ligne présente en effet une rampe de 3,5 % ét traverse un tunnel de plus de 4 kilomètres.
- Elles ont donné lieu à de nombreuses études de la part des ingénieurs des Chemins de fer de l’Etat italien. La conclusion de ces études fut que l’électri-
- Ces conditions nécessitaient deux locomotives par train, chaque locomotive ayant une capacité normale de i 700 à 2000 HP.
- La construction a été confiée à la Société italienne Westinghouse sur les bases du projet étudié par M. Koloman de Kando pour l’emploi de courants alternatifs triphasés.
- La zone couverte est une section de la ligne principale partant de la station Campassoà Gênes, allant à Pontedecimo et de là à Busalla. La distance est d’environ 20km entièrement en voie double. Un profil de la ligne est donné par la figure 1. La section comprise dans le tunnel est d’environ 4 ioom et la rampe de 2,9 % .
- BusalU
- Pontedecimo
- Rampe
- h
- 4 Kilomètres 10 ’w'
- Fig. 1. — Profil de la ligne de Gènes à Busalla.
- fication de la ligne existante pouvait se faire beaucoup plus rapidement et constituait une solution beaucoup plus économique du problème que la construction d’une ligne entièrement nouvelle et présentant un autre profil.
- Les conditions imposées prescrivaient que des trains d’un poids utile de 38o tonnes devraient être remorqués sur la rampe de 3,5 % à une vitesse de 45km à l’heure, et que ces trains devraient être capables de démarrer sur la rampe maxima sans difficulté. Le poids maximum des locomotives fut limité à tonnes.
- Le trafic, tant pour les marchandises que pour les voyageurs, sera assuré par des locomotives électriques dont les caractéristiques sont' prévues pour l’un ou l’autre service.
- On estime que le nouveau mode de traction doublera pratiquement le tonnage par heure sur la ligne. Avec la traction électrique, les trains de marchandises comprendront normalement 21 wagons dé 20 tonnes chacun. La ligne sera sectionnée en trois portions et les trains se suivront à des intervalles de t5 minutes.
- En comptant seulement sur 70 % du nombre de
- p.348 - vue 348/688
-
-
-
- 12 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 349
- wagons théoriquement prévu, on obtient l’intensité suivante de trafic : avec une période de 18 heures par jour, i o58 wagons parcourent la ligne; avec une période de 20 heures par jour, 1 17G wagons peuvent être remorqués. Les dispositions sont déjà prises pour que dans l’avenir les trains puissent se succéder à 10 minutes d’intervalle, ce qui, naturellement, augmentera le trafic d’autant.
- La station génératrice alimentant ce réseau sera
- la régulation de la récupération de l’énergie. On sait que, lorsque des locomotives électriques triphasées descendent une pente, elles engendrent automatiquement du courant qu’elles renvoient à la ligne. Cette énergie récupérée sur les trains descendants sera utilisée pour la marche des trains montants; le courant passe dans un relais automatique à retour de courant, puis dans un régulateur capable de récupérer 4 000 kw. d’énergie.
- l‘ig. 3. — Locomotive triphasée des chemins de fer de l’Klat italien.
- établie à Gênes. La première installation comprendra deux groupes turbo-alternateurs de 5 000 kw. triphasés, i3 000 volts, i5 périodes; chaque groupe est prévu pour supporter une surcharge de 100 % pendant 5 minutes.
- L’emplacement est réservé pour l’adjonction d’un troisième groupe semblable.
- L’énergie sera distribuée directement aux lignes de transmission sous i3 000 volts.
- Une des caractéristiques de la station centrale est
- La ligne de transmission est à fil double d’une extrémité à l’autre; elle est conçue avec les tout derniers perfectionnements de la pratique pour un transport à i3 000 volts.
- Elle alimentera quatre stations de transformation situées respectivement à Rivarolo, Pontedecimo, Montanesi et Busalla. Chacune de ces stations comprendra un petit bâtiment en briques et béton, contenant un transformateur triphasé d’une capacité nominale de 3 000 kilovolts-ampères, du type à bain
- p.349 - vue 349/688
-
-
-
- 350
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N® 24.
- d’huile, abaissant le courant de i3 ooo à 3 ooo volts, tension d’alimentotion du fil de trolley.
- Cette ligne de transmission a été prévue pour pouvoir supporter une tension plus élevée correspondant à un trafic plus intense. Les transformateurs, qui actuellement sont prévus pour 13 ooo volts peuvent, par un simple changement de connexions, être appropriés à la tension de 22 ooo volts. Quand ce changement deviendra nécessaire, le troisième groupe sera installé dans la station centrale et les trois alternateurs seront alors prévus pour fonctionner à 22 5oo volts.
- La construction de la ligne de trolley sera identique à celle actuellement en service sur la ligne du Simplon. Elle comprendra deux fils de 8mm,3 de diamètre, suspendus au-dessus de chacune des deux voies au moyen de fils transversaux supportés par des poteaux en acier placés de chaque côté des voies. Les rails seront éclissés électriquement et reliés aux sous-stations, et serviront de troisième conducteur.
- Les locomotives (fig. 2) ont une capacité de
- 2 ooo HP et un poids total de 60 tonnes, ce qui représente une capacité de 33,3 HP par tonne.
- Ces locomotives sont du type à einq essieux accouplés, avec roues de 1 070mm de diamètre. Les deux essieux avant et les deux essieux arrière ont un jeu latéral de 20™™ ; les roues de l’essieu central n’ont pas de boudin. Cette disposition permet aux locomotives de franchir les courbes d’un rayon relativement faible, soit 4oom, sans difficulté, rendant inutile l’emploi d’avant-train ; il en résulte que le poids d’adhérence de la locomotive est entièrement utilisé.
- Les moteurs, au nombre de deux, ont une capacité unitaire de 1 ooo chevaux. Ils sont enroulés pour
- 3 ooo volts et une fréquence de 15 périodes par seconde. Les locomotives sont construites pour deux vitesses qui sont respectivement de 45km et 22km,5 à l’heure.
- Les interrupteurs haute tension, trolleys et rhéostats liquides, sont à commande pneumatique et convenablement verrouillés, afin de prévenir toute fausse manœuvre de la part du wattman.
- La fourniture sera de 40 locomotives dont la première a déjà été livrée et est en essai sur la ligne de la Valteline, avant d’être mise en service régulier.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La Société d’Électro-métallurgie de Dives est de celles qui, cette année, ont jugé possible l’augmen-
- tation de leur dividende, malgré la situation peu sûre du marché du cuivre. Ses actionnaires touchent en conséquence 22 fr. 5o par titre contre 20 francs l’an dernier et 17 fr. 5o l’exercice précédent. Le rapport du Conseil d’Administration aussi bien que l’allocution du président à l’Assemblée générale reflètent le plus d’optimisme possible. L’un et l’autre enregistrent le peu de variation des cours et une augmentation d’affaires qui correspond à un accroissement de la consommation du cuivre en France et en Allemagne. Les résultats de l’exercice se traduisent par un bénéfice brut de 2241494 francs et un bénéfice net de 1 485 852 fr. 5G ; le capital étant de i5 millions on peut considérer ces résultats comme très satisfaisants, La libéralité du Conseil vis-à-vis des actionnaires ne l’empêche pas d’ailleurs de consacrer aux amortissements et réserves plus de 5o % des bénéfices nets ; la provision pour fluctuation des métaux reçoit ainsi 221 848 francs et la prime de remboursement des obligations 4 i/a % se trouve complètement amortie. Cette dernière disposition marque d’autant plus de prévoyance que les obligations en question doivent être amorties en 5 exercices à partir de 1911, et absorber de ce fait 600 ooo francs par an qui grèveront la trésorerie de la Société. Celle-ci est pour l’instant très à l’aise puisqu’en regard d’un total de créditeurs divers de 1 672 059 francs, l’actif fait ressortir plus de 4 millions de débiteurs divers et de disponible en caisse ou chez les banquiers. L’usine,au cours de l’exercice, a renouvelé ou perfectionné son outillage; la situation commerciale s’est développée; bref Dives se relève en s’agrandissant grâce à ces méthodes de gestion prudente qui président maintenant aux destinées de la plupart de ces affaires de transformation des métaux. Un dernier point qui attire l’attention, c’est l’importance des immobilisations en marchandises à l’usine, dans les dépôts, entrepôts et en route et en métaux bruts nécessaires pour réaliser un chiffre d’affaires suffisant ; calculées au cours moyen des métaux dans le courant de décembre, ces immobilisations s’élèvent à la somme de 7 9G3 286 francs.
- Le rapport de la Compagnie Centrale d’Eclairage et de transport de force par l'électricité de Limoges ne peut manquer d’intéresser tous les exploitants par les renseignements qu’il fournit sur le développement de son réseau. On sait la situation particulière de cette Compagnie possédant une usine à vapeur à Limoges, absorbant en 1901 la Société de la Yégère qui mit à sa disposition toute sa puissance hydraulique et assurant pour le moment toute la dis-
- p.350 - vue 350/688
-
-
-
- 12 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 351
- tribution éclairage et force motrice par l’usine hydraulique. Ainsi, en 1908,sur 5 788 699 kilowatts-heure enregistrés au départ de l’usine de Limoges, la Végère en a fourni 5 161 429; ce qui laisse une part bien faible aux aléas provenant de la ligne d’une longueur de 8okm et ne présentant pas toute la sécurité voulue, puisque le conseil consacre chaque année des sommes très importantes à sa réfection. Le coefficient d'exploitation de ce fait est descendu en cinq ans de 4^,6 % à 38,a %, résultat bien supérieur à quantité de ceux qu’on enregistre dans des cas analogues. Limoges est industriel et ses industries de la chaussure, de la porcelaine et autres s’accommodent très facilement du moteur électrique ; pour 80 000 habitants, le nombre d’abonnés est de 1 964 se répartissant : 80 383 lampes à incandescence, 607 lampes A arc et 44^ moteurs, le tout d’une puissance de 4 800 kw. et de 5 000 kw. si l’on y comprend les tramways ayant rapporté, durant l’exercice 1908, 876 140 fr. 90, soit près de 11 francs par habitant. Malgré la crise qui a sévi sur Limoges en 1908, crise qui a réduit l’augmentation des recettes, la progression des installations est très sensible et se traduit dans ce seul exercice par environ 5oo kw. de nouveaux abonnés. En passant, notons que le coefficient d’utilisation des transformateurs parait être d’après les chiffres du rapport, de 77 % , ce qui prouve l’importance de la force motrice qui intervient dans là consommation pour 34,8 % de kilowatts et rapporte 45,2 % des recettes totales. Le bénéfice brut d’exploitation ressortlfinalementà 584 635 fr. 92, à 602 624,94, si l’on y ajoute les recettes diverses. Déduction faite des frais généraux il reste net 384 694 francs répartis de la façon suivante :
- Amortissement des obligations..... 19 681 85
- Amortissement du matériel......... 172 38i 87
- Réserve légale.................... 9 63i 57
- 6 % aux actions................... 171 000 »
- Amortissement du capital-actions.. . 7 000 »
- Caisse de prévoyance............ 5 000 »
- Total.................... 365 oiu fr. 94
- Ici encore nous constatons que les actionnaires ne se distribuent que 46 % des bénéfices nets. L’ensemble des réserves,grâce aux affectations de cet exercice, atteindra ainsi 858 240 fr. 94 ou près du i/3 du capital-actions. Ceci est nécessaire en vue même des réfections auxquelles la Compagnie procède chaque année, mais encore pour faire face au développement de son réseau qui ne peut que prendre de l’extension. Il y a lieu d’insister sur cette particularité que la
- Compagnie de Limoges distribue en triphasé sur les mêmes câbles force et lumière et qu’elle vend du courant continu aux tramways qui ont supprimé leur usine propre de force motrice depuis 1903.
- Les résultats du deuxième exercice des Ateliers de Contructions Electriques du Nord et de l’Est ont permis à leur conseil de proposer la distribution d’un dividende de 5 % aux actions et de 4 fr. 60 aux paris bénéficiaires. Les profits du premier exercice de cette vaste organisation s’étaient élevés à 1 147 487 fr. qui avaient été reportés par mesure de prévoyance; ceux du deuxième sont en progression et se montent à 1 590 1991V. 61. Sur cette somme, 5o2 709 francs ont été affectés à l’amortissement des frais de constitution et d’unepartie des dépenses de premier établissement. La réserve légale reçoit 5i 634 francs,le conseil i5368 francs et les actionnaires etparts, suivant ce qui est dit plus haut, 964 620 francs, mais le report de l’exercice précédent qui revenait aux actionnaires a été porté aune réserve spéciale dite fonds de renouvellement qui sera appliqué à modifier et perfectionner l’outillage, si bien que le bilan au 3i décembre 1908 se présente déjà avec d’importantes réserves. Tout le capital à cette date n’était pas encore versé puisque le compte actionnaires figure encore à l’actif pour 3 184 5oo francs; cependant les ressources disponibles avaient permis aux trois divisions des ateliers de la fonderie et de la câblerie de faire un chiffre d'alïaires de 7807 5io francs. Les travaux en cours figurent au bilan pour 2 889 772 francs, en augmentation de 1 o3o48i francs sur l’exercice précédent et comme confirmation de l’achèvement des installations des divers ateliers. Il faut remarquer ici que la division de l’usine centrale, mise en marche à peine en juin dernier, n’a participé que pour peu de chose aux résultats de l’exercice;' nous souhaitons que l’an prochain la distinction fût faite dans le compte de profits et pertes entre les bénéfices de la construction et ceux de l’exploitation. Celle-ci dispose d’une puissance installée de 20000 chevaux et débitait déjà 65o 000 kilowatts-heures en avril dernier. Cette usine de distribution entre pour une large part dans les immobilisations qui se chiffrent par plus de i3 millions et par comparaison avec ses similaires qui ne bénéficient pas des avantages de remplacement et d’une clientèle de force motrice aussi dense;il sera très intéressant de savoir dans quelle proportion elle contribue à rémunérer les 20 millions engagés dans cette affaire.
- Au point de vue construction plus spécialement, le conseil a pu informer les action naires de la mise
- p.351 - vue 351/688
-
-
-
- 352
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 24.
- au point par ses services d’étude d’un moteur triphasé à variations de vitesse et de la commande que lui a passé la Compagnie des chemins de fer du Midi
- pour un équipement complet en monophasé y compris la station centrale d’un réseau de 3o kilomètres.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — L’administration des chemins de fer de l’Etat étudie un projet comportant l’amélioration des lignes existantes et l’électrification des lignes de banlieue de la gare Saint-Lazare-Paris-Versailles (rive droite), Paris-Saint-Germain et Paris-Argenteuil. Le montant du projet se monte à 35o millions, donti5o pour l’électrification des lignes de banlieue. Celte dépense serait répartie en dix années.
- République Argentine. — Le ministre argentin à Paris a été autorisé, au nom du gouvernement provincial de Buenos-Ayres, à contracter avec diverses banques un emprunt de 60 millions de francs destinés à la construction de chemins de fer.
- Allemagne. — La concession des tramways électriques de Hambourg et de la banlieue a été accordée à l’Allgemeine Elektrizilats-Gesellschaft et à Siemens et Halske ; le capital de la société à constituer par ces deux maisons pour l’exploitation du réseau sera de i5 millions de marks. La société nouvelle produira également la force motrice nécessaire. Outre une taxe sur les billets, l’Etat se réserve une part bénéficiaire fixée aux i/3 du bénéfice net.
- Turquie. —Le sultan a accordé à un syndicat, français une coucession de 75 ans pour la construction et l’exploitation du railway de Randerma il Balikesser, sans garantie kilométrique.
- ÉCLAIRAGE
- Seine-et-Oise. — La Compagnie Ouest-Lumière a été déclarée adjudicataire,au prix de o fr. 08 l'hectowatt, de la fourniture de l’énergie électrique pour l’éclairage et la force motrice de la commune de Saint-Germain- en-Laye.
- Pyrénées-Orientales. —La municipalité de Perpignan a soumis à une enquête le projet de construction d’une usine électrique destinée à l’éclairage de la ville; ce projet est présenté par la Société hydro-électrique Roussil-lonnaise.
- Haute-Marne. — Une Société est en formation à Sainè-Dizier dans le but d’établir une station électrique.
- Brésil. — Une nouvelle société, d’électricité vient d’être créée il Rio do-Janeiro ; son capital est de 3o millions de milreis.
- TÉLÉPHONIE
- Algérie. — La Chambre de commerce de Bône est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 80 436 francs en vue de l’établissement des circuits téléphoniques Bône-Jemmapes, Bône-Guelma (2e circuit) et Barral-Mondovi.
- La Chambre de commerce d’Alger est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 26 100 francs en vue de l’établissement des circuits téléphoniques Ménerville-Bellefontaine, Blida-Camp des Chênes, Blida-Dalmatie, Tizi-Ouzou-Fort-Nalional.
- La Chambre de. commerce de Philippeville est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 2 800 francs en vue de concourir aux dépenses d’établissement d’un circuit téléphonique Philippeville-Stora et réseau de Stora.
- DIVERS
- Par arrêté du ministre des Travaux publics des Postes et des Télégraphes, en date du 2 juin, les compteurs servant à mesurer les quantités d’énergie électrique livrées au public par les concessionnaires ou permissionnaires de distributions publiques d’énergie électrique, soumises aux clauses et conditions des cahiers des charges types en date des 17 mai et 20 août 1908, devront satisfaire, par application de l’article 16 desdits cahiers des charges, aux conditions ci-après énumérées :
- Définition du type.
- Article premier. — Le type de compteur est défini par .ses dessins de construction.
- Sont considérés comme de même type les compteurs de calibres différents, construits sur les mêmes dessins et dont les différences ne portent que sur les bobinages qui restent, d’ailleurs, semblablement placés.
- Le type peut comporter l'emploi d’appareils accessoires, tels que transformateurs, etc. ; ces accessoires forment partie intégrante du compteur.
- Chaque type de compteur porte un nom ; si le même nom s’applique à plusieurs calibres du même type, chaque type porte, en outre, un numéro de série caractéristique. Le nom et le numéro de série figurent sur les plaques des appareils mis en service.
- Constitution du dossier de demande d’approbation.
- Art. 2. — Le dossier de demande d’approbation contient les pièces suivantes :
- p.352 - vue 352/688
-
-
-
- 12 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 353
- i° Les dessins d’exécution à des échelles suffisantes pour en permettre la lecture facile ;
- 2° Une note descriptive exposant le principe du compteur, décrivant son mécanisme et son fonctionnement, indiquant la manière dont il est paré, dans la mesure du possible, aux différentes causes d’erreur. Celte note doit, en outre :
- a) Indiquer le détail des bobinages que peut recevoir le type, et les calibres correspondants ;
- b) Donner la durée de révolution du mobile le plus rapide qui soit nettement visible sur le mécanisme' ou sur la minuterie, et la valeur de l’énergie correspondant à un tour exact de ce mobile pour chaque calibre;
- c) Un certificat d’essai délivré par le laboratoire central d’électricité de Paris ou par les laboratoires agréés par le ministre, après avis du comité d’électricité, donnant les résultats des essais faits sur un compteur du type et portant sur les points énumérés à l’article 3 ci-après.
- Le dossier est fourni en trois exemplaires, un en original, pour lequel les dessins sont en calque sur toile, les autres exemplaires pouvant être de simples copies. Les dessins originaux portent une estampille de l’établissement qui a fait l’essai, pour certifier la conformité de ces dessins à l’appareil soumis aux essais.
- Les appareils accessoires sont toujours essayés avec le compteur proprement dit correspondant ; toutefois, si ce dernier a été approuvé antérieurement, les essais qui n’intéressent pas l’appareil accessoire n’ont pas à être recommencés ; mais la note descriptive mentionne le type de ce compteur et la date de son approbation. Une expédition en copie du compteur proprement dit est simplement ajoutée au dossier, mais elle doit porter le certificat de conformité de l’appareil essayé. Le dessin de l’appareil accessoire est produit en original.
- Les pièces sont du format 21 sur 3icm; les plans sont ramenés à ce même format par pliage d’abord en paravent, puis en travers. Le titre est inscrit sur la lace apparente du plan replié.
- Détail des essais.
- Art. 3. — Les essais portent au moins sur les points suivants :
- i° Essais aux trois régimes ; de pleine charge nominale ; de demi-charge; du vingtième de charge. Ces essais sont faits dans les conditions suivantes :
- a) Température arbitraire entre les limites io° et 25° C.
- b) Tension arbitraire entre 0,9 et 1, dix fois la tension nominale);
- c) Facteurs de puissance arbitraires entre 1, o et o,5 pour l’essai en plein débit ; et à demi-charge, un essai pour chacune des valeurs, 1,0 et o,5 approximativement.
- Sur les compteurs de 5 hectowatts et au-dessous un essai au régime de 20 watts est substitué à l’essai au vingtième de charge ;
- 20 Essais au régime de demi-chai’ge avec des écarts en plus et en moins d’un vingtième sur la valeur nominale de la fréquence ;
- 3° Essais en surcharge d’un cinquième de la puissance maximum normale ;
- 4° Epreuve sur la marche à vide;
- 5° Essais donnant le régime minimum qui assure un démarrage certain ;
- 6° Valeur des consommations internes dans chaque circuit ;
- 70 Essais de court-circuit d’une intensité égale à dix fois le courant maximum normal, limité dans sa durée d’application par le jeu d’un fusible fondant sous un courant double du maximum normal ; essai répété cinq fois.
- Résultats à obtenir.
- Art. 4. — Les résultats à obtenir et les tolérances sont fixés comme il suit :
- i° Essai à pleine charge nominale : erreur relative.......................................... ±3 % .
- 20 Essai à demi-charge : erreur relative..=fc 3 % .
- 3° Essai au vingtième de charge : erreur relative......................................... d= 5 %
- 4° Dans le cas où le compteur comporte un appareil accessoire, cette dernière limite seule est portée à............................................ ± 7 %.
- 5° Essai au régime de 20 watts : erreur absolue....................................± 2 watts.
- 6° Compteurs à courants alternatifs essayés en demi-charge aux fréquences de o,q5 et i,o5 fois la normale: l’erreur relative ne doit pas différer d’une unité en plus ou en moins de celle obtenue à la fréquence normale ;
- 70 Essai en surcharge d’un cinquième : le compteur ne doit subir aucune détérioration par l’application de cette surcharge pendant une demi-heure ;
- 8° Essai de démarrage : les limites supérieures de démarrage franc sont :
- ) Pour compteur de 5 hectowatts et au-dessous : 2 % de pleine charge ;
- ) Pour compteurs supérieurs à 5 hectowatts : 1 % de pleine charge ;
- 90 Consommations internes : les limites supérieures sont :
- a) Dans le fil de dérivation, sur un courant alternatif
- i,5 watts par 100 volts.
- Et sur courant continu :
- 4,0 watts par 100 volts de tension nominale;
- b) Dans les fils principaux :
- Pour compteur ampère-heure-mètres : o,5 volts àpleine charge ;
- Pour compteurs watt-heure-mètres de 5 hectowatts et au-dessous : i,5 volts à pleine charge ;
- Pour compteurs watt-heure-mètres supérieurs à 5 hec* lowatts : 1,0 volt à pleine charge ;
- p.353 - vue 353/688
-
-
-
- 354
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N® 24..
- io° Essais de court-circuits. — Après l’application des court-circuits, la valeur de l’erreur relative à demi-charge ne doit pas avoir varié de plus d’une unité.
- Nota important. — L’inobservation de l’une quelconque des conditions ci-dessus indiquées entraîne le rejet de la demande d’approbation sans autre examen.
- Instruction de la demande.
- Art. 5.— Le dossier est déposé, soit au ministère des Travaux publics (secrétariat du comité d’électricité),soit entre les mains de l’ingénieur en chef du contrôle des distributions électriques du département. Après avoir vérifié que le dossier présenté satisfait aux conditions prescrites par l’article 2 ci-dessus, le secrétariat ou l’ingénieur en chef en donne reçu et le transmet pour examen au comité d’électricité. L’examen du comité porte, en outre des conditions stipulées à l’article précédent, sur tous les points qu’il juge utile et notamment sur les suivants :
- Nature de l’isolation;
- Etanchéité de la fermeture;
- Facilité d’entretien ;
- Possibilité de vérifier rapidement l’étalonnage sans ouvrir l’appareil ;
- Nature des rouages enregistreurs, etc., etc.
- Forme de l'approbation.
- Art. 6. — L’approbation est donnée, s’il y a lieu, après avis du comité d’électricité par un arrêté ministériel qui est inséré au Journal Officiel.
- *
- ¥ *
- Grèce. — Le Bulletin commercial de Bruxelles nous donne les renseignements suivants sur le commerce des machines et appareils pour l’électricité et sur les entreprises d’électricité établies en Grèce.
- L’introduction de l’électricité en Grèce a fait des progrès rapides pendant les dernières années, et l’importation des produits de l’industrie :électrique devient, de jour en jour, plus considérable.
- Les articles plus spécialement importés sont :
- Câbles en cuivre isolés et armés pour les canalisations électriques souterraines; fils isolés pour installations électriques intérieures ; fils et câbles en cuivre pour lignes aériennes; isolateurs en porcelaine pour basse et haute tension; dynamos et moteurs électriques; transformateurs ; ampèremètres, voltmètres, appareils de sûreté et autres appareils de .tableaux d’usines; interrupteurs, douilles fusibles, prises de courant et autres petits appareils destinés aux installations électriques privées; lampes électriques à incandescence et à arc, lampes à filaments métalliques; compteurs; appareils de suspension, lustres, candélabres, etc.; poteaux en bois injecté et poteaux en fer, pylônes en treillis; appareils de sonnerie, de télégraphie et de téléphonie ; charbons électriques. • ;
- Quant aux appareils électrothérapeutiques, la consommation en est insignifiante. Les appareils de chauffage, d’allumage et d’explosion no sont pas encore en usage en Grèce.
- La statistique grecque n’étant pas complète sous ce rapport, il serait absolument impossible de fixer, même approximativement, le chiffre de l'importation des appareils électriques ; on estime cependant que la valeur des articles importés à ce jour, se chiffre déjà par des millions. Seule, la Société hellénique d’électricité en importe pour plus de 3oo 000 francs par an.
- Les produits de l’industrie électrique sont importés en Grèce d’un peu partout, sauf de Belgique; les négociants belges n’employant pas, pour lé placement de leurs produits, les moyens de propagande utilisés par leurs concurrents des autres pays.
- C’est principalement l’industrie allemande et, en second lieu, l’industrie autrichienne qui alimentent les : marchés grecs ; viennent ensuite la France et l'Italie, Des firmes autrichiennes, allemandes et italiennes, fournissent spécialement les fils torsadés pour installations intérieures, les fils isolés, les câbles caoutchoutés sous tresse, les câbles armés souterrains, les câbles armés triphasés, et les câbles et fils nus. Ces derniers sont aussi fournis, en grande quantité, par des maisons françaises,
- Les ascenseurs viennent principalement d’Italie.
- Les articles de sonnerie, qui sont d’une grande consommation, ainsi que les isolateurs, sont demandés aussi aux industries allemande et autrichienne.
- Dernièrement quelques produits de l’industrie française ont commencé à s’introduire sur le marché grec grâce à leur qualité. Ainsi, par exemple, une firme française importe du charbon électrique, des dynamos, des générateurs, des fils et câbles, des lampes à incandescence et à arc, etc.
- La Société hellénique d’électricité emploie aussi quelques produits français et elle fait venir d’Amérique tous les appareils fabriqués par la Thomson-Houston. Toute sa section électrique a été fournie et installée par une maison suisse il y a environ huit ans. Une autre maison suisse importe actuellement des dynamos, générateurs, etc., mais en petite quantité.
- Quant aux prix des produits électriques en Grèce, il ne serait pas facile de les indiquer exactement pour tous les articles, attendu que le marché n’est pas réglé et que leurs prix, notamment quand il s’agit de vendre à des administrations publiques ou municipales, varient suivant l’habileté des représentants des différentes maisons et la concurrence qu’elles se font entre elles.
- Les installations électriques en Grèce sont :
- i° Usine centrale de la Société hellénique d’électricité du Fhalère, qui alimente; a) l’éclairage municipal et privé de la ville d’Athènes ; b) les tramways d’Athènes et la société belge des tramways d’Athènes-Pirée et extensions ; c) le chemin de fer électrique de la ligne
- p.354 - vue 354/688
-
-
-
- 12 Juin 1909
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 35S
- d’Athènes au Pirée ; d) l'éclairage municipal et privé du faubourg de Kefissia ; e) l’éclairage municipal et privé du nouveau et du vieux Phalère; f) l’éclairage municipal et privé de la ville du Pirée ; g) la force motrice distribuée aux diverses industries du Pirée ; h) la force motrice distribuée aux installations agricoles de la plaine du Pirée.
- 20 Les concessions de la Société hellénique d’électricité consistant en: l’éclairage électrique dos villes de Chalcis, de Syra, d'Argostoli et de Calamata ; l’éclairage au gaz et l’éclairage partiel électrique de la ville de Patras; les tramways électriques de la ville de Patras.
- 3° Les installations suivantes appartenant à d’autres petites sociétés ou à des particuliers : a) éclairage élec-triquede la ville de Zante (concessionnaire M. Metaxas); b) éclairage électrique de la ville de Tripoli (concessionnaires MM. Zacharion et G0); c) éclairage électrique de la ville de Pyrgos (concessionnaire M. Polygenis ; d) éclairage électrique de la ville de Tricala (concessionnaire M. Stamatopoulo).
- Outre ces installations, on peut mentionner la Direction Générale des Postes et Télégraphes qui importe des articles électriques en quantités considérables, soit directement, soit par l’intermédiaire d’agents-commissionnaires, et la Société du gaz d’Athènes et du Pirée qui est associée, en ce qui concerne l’exploitation de l’éclairage électrique, avec la Société d’électricité, et fait une consommation assez importante de lampes électriques de toutes espèces.
- Les appareils et autres produits électriques employés par les usines à force motrice électrique, qui sont presque toutes alimentées par la Société d’Electricité, ainsi que ceux destinés au commerce, sont importés, presque toujours, par des agents-commissionnaires, a l’exception des appareils fabriqués par la Thomson-Houston, lesquels sont fournis par la Société d’électricité elle-mcme; les dynamos sont souvent données en location aux usines auxquelles elle fournit le courant.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société belge Siemens et Halske. — Constituée le 28 mai 1909. — Capital : 1 000 000 francs. — Siège social : Bruxelles.
- Compagnie auxiliaire d’Entreprises électriques. — Constituée le 28 mai 1909. — Capital : 10 000 000 francs. — Siège social : Bruxelles.
- Compagnie générale Boulonnaise d’Electricité. — Constituée le 7 juin 1909. — Capital : 2 5oo 000 francs. — Siège social : 47, rue de Bourgogne, à Lille.
- Société d'éclairage et de force de Vougeot. — Constituée le 7 juin 1909. — Capital ! 100 000 francs, — Siège social i Vougeot (Côte-d’Or).
- Société régionale d'éclairage électrique par les procédés Weissmann. — Constituée le 7 juin 1909. — Capital : 200 000 francs. — Siège social : 21, quai de Retz, Lyon.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société d'Eclairage et de Force par i’Electricité. — Le 21 juin, 26, rue Laffitte, à Paris.
- Société Anonyme des Accumulateurs Schmitt. — Le 22 juin, 11, rue de la Cerisaie, à Paris.
- Société Anonyme pour le travail électrique des métaux. — Le 21 juin, 26, rue Laffitte, à Paris.
- Société Pyrénéenne d’Energie électrique. — Le 28 juin, 20 bis, rue Lafayelle, à Paris.
- Compagnie des Tramways de l’Est-Parisien. — Le 23 juin 19, rue Louis-le-Grand, à Paris.
- Compagnie du Chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris. — Le 21 juin, 8, rue d’Athènes, à Paris.
- Société des Etablissements Keller-Leleux. — Le 26 juin, 3, rue Vignon, à Paris.
- Société des Ateliers électriques de Saint-Ouen. — Le 24 juin, 4, boulevard Haussmann, à Paris.
- Société Générale Electrique et Industrielle. — Le 2.4 juin, cité d’Antin, à Paris.
- Compagnie du gaz H. Riché. — Le 22 juin, 28, rue Saint-Lazare, à Paris.
- Société électrique de la Iqmpe Hydra. — Le 24 juin, 40, rue Condorcet, à Paris.
- Société des Forces motrices de la Vis. — Le 26 juin, 28, rue Pillet-Will, à Paris.
- Est-Electrique. — Le 22 juin, 90, rue Saint-Lazare, à Paris.
- Compagnie du Tramway du Mont-Blanc. — Le 26 juin, 78, rue d’Anjou, à Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil. — Le 29 juin, 5g, rue Saint-Lazare, à Paris.
- Société des Forces motrices de la Haute-Durance. — Le 29 juin, 8, rue Pillet-Will, à Paris.
- Société Françaises d’Entreprises électriques. — Le 18 juin, 16, rue Richer, à Paris,
- p.355 - vue 355/688
-
-
-
- 356
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N» 24.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Prochainement, à la Chambre de Commerce de Marseille, fourniture de six grues hydrauliques destinées à desservir le quai sud de la traverse de la Pinède au port de Marseille. Demandes d’admission avant le 20 juin à M. Batard-Razelière, ingénieur en chef des ponts et chaussées, quai de la Joliette, à Marseille.
- BELGIQUE
- Le a5 juin, à 11 heures, à la direction du service spécial des études et du contrôle des applications de l’électricité, 38, rue de Louvain, àBruxelles, installation d’une partie des canalisations et appareils d’éclairage électrique dans certains locaux du ministère de l’Intérieur et de l’Agriculture; caut. : 2000 francs (cahier des charges n° 36; prix : 1 fr. 20) ; prix des plans ; 6 fr. 80; s’adresser, i5, rue des Augustins, à Bruxelles. Soumissions recommandées le 21 juin.
- Le 22 juin, à 4 heures, à la maison communale, à Hollogne-aux-Pierres (Liège), fourniture du courant électrique pour tous usages publics et privés sur toute l’étendue de la commune ; caul. 5 000 francs. Soumissions recommandées le 18 juin.
- ITALIE
- Le 18 juin, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, adjudication internationale pour la fourniture de 55 4oo charbons pour lampes électriques; le 19 juin, adjudication internationale pour la fourniture de 5oooo lampes électriques à incandescence pour voitures.
- Le 26 juin, au ministère de la Marine, à Rome, adjudication internationale pour la fourniture de lampes électriques et supports destinés aux arsenaux. Devis ; i5o000 lires; caut. : i5 6oo lires.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le i5 juin, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Vienne, fourniture de crayons en charbon et lampes à incandescence pour éclairage électrique.
- Le 21 juin, aux chemins de fer de l’État autrichien, à Pilsen, fourniture et installation de câbles électriques dans les ateliers de Pilsen.
- Australie
- Le 21 juillet, à M. le deputy postinaster general, à Sydney, fourniture de matériel pour installations électriques.
- P*BIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17:
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
- p.356 - vue 356/688
-
-
-
- Ti‘ente-et-Uniènte année. SAMEDI 19 JUIN 1909. Tome Vt (2° série).— N* 26.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 358. — Machines-outils commandées électriquement, p. 35g.-— E. Roth. Les moteurs polyphasés k collecteur (.suite), p. 36.3. — Réactance de dispersion, p. 366.
- Extraits des publications périodiques. — Construction de machines. L'amélioration des moteurs synchrones par l’emploi d'accouplements à forces centrifuges, J. Eisciiek-Hinnkk, p. 370. — Traction, L’usure ondulatoire des rails dans les exploitations des tramways électriques, p. 374. — Eléments primaires et accumulateurs. Elément primaire au charbon, p. ‘i'jü. — Bibliographie, p. 376. — Correspondance, p. 377. — Législation et contentieux. La location d’une force motrice électrique est-elle un louage de chose ou un louage d’industrie, au point de vue liscal I’ — Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. Moteur de traction courant continu, p. 384- •—- Chronique financière, p. 386. — Renseignements commerciaux, p. 387. — Adjudications, p. 388.
- ÉDITORIAL
- M. Cornet continue à passer en revue les machines-outils commandées électriquement, et notamment les tours.
- L’un des appareils les pins remarquables qu’il décrive aujourd’hui est assurément le tour à charioter et à fileter, du type blindé, actuellement en service dans les usines du Creusot, où il est employé à la fabrication des obus de gros calibre. Il permet de travailler un obus, c’est-à-dire d’exécuter des faces extérieures et intérieures et le tarau-dage du bouchon, en trois heures et demie seulement.
- La vérification expérimentale à laquelle M. Roth soumet sa théorie des moteurs polyphasés à collecteur se poursuit aujourd’hui et aboutit à un tableau comparatif dans lequel les valeurs tirées du diagramme établi
- par M. Roth se montrent remarquablement voisines des valeurs fournies par l’essai direct.
- Il parait impossible de souhaiter meilleure concordance d’une théorie avec les faits qu’elle représente.
- Il est d’un grand intérêt, dans un projet de machine électrique, et surtout lorsque le nombre de pôles est peu élevé, de prévoir avec une précision suffisante la réactance <le dispersion des différentes parties du bobinage.
- IM. J. Rezelman fournit des documents à ce sujet en calculant cette réactance pour quatre machines différentes prises comme exemples.
- La première de ces machines est un moteur triphasé bipolaire, bobiné par pôle.
- p.357 - vue 357/688
-
-
-
- 358
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2« Série). — N» 25.
- L’auteur donne le résultat des essais exécutés sur ce moteur, et en tire les conclusions au point de vue de la dispersion.
- Dans nos Extraits de Publications périodiques, un article de M. J. Fischer-IIinnen traite de Vamélioration des moteurs asynchrones par l'emploi d'accouplements à force centrifuge.
- Le moteur asynchrone avec induit en court-circuit pourrait, dit l’auteur, paraître le moteur idéal aux points de vue de la simplicité, du bon marché et de la sécurité d’exploitation, s’il n’avait deux défauts : la valeur exagérée du courant de démarrage et la trop faible valeur du couple de démarrage.
- Pour augmenter le couple de démarrage, on peut augmenter le courant à vide, ou bien augmenter la résistance du rotor.
- Chacun de ces procédés possède certains inconvénients ; aussi a-t-on songé à munir le moteur asynchrone avec induit à court-circuit d’un accouplement à frottement basé sur la force centrifuge, et qui entrerait en action à partir d’un certain nombre de tours, ainsi que pendant la marche à vide.
- C’est à la description et au calcul de ces dispositifs que M. Fischer-Hinnen consacre son intéressante étude au cours de laquelle il établit les deux vérités expérimentales suivantes :
- i° Le courant de démarrage du moteur à induit en court-circuit muni d’un accouplement centrifuge est à peine supérieur à celui des moteurs à bagues collectrices démarrant en charge, surtout lorsque les contacts de démarrage sont peu nombreux.
- 2U Un moteur pourvu d’un accouplement centrifuge se comporte d’une manière plus favorable non seulement au point de vue du couple de démarrage, mais encore au point de vue de la durée des sautes de courant.
- Enfin la formule à laquelle le conduit son \ 1
- calcul montre clairement que, pour une puissance donnée, les dimensions de l’accouplement décroissent extrêmement vite quand la vitesse périphérique et le diamètre augmentent, de sorte que ce dispositif convient particulièrement bien aux moteurs à grande vitesse.
- Nous donnons ensuite, au sujet de l'usure ondulatoire des rails dans les exploitations des tramways électriques, les résultats d’une enquêté entreprise auprès des exploitations de tramways électriques de Grande-Bretagne, choisies parmi celles qui ont le plus récemment observé des traces d’usure ondulatoire sur leurs rails.
- On lira avec intérêt les opinions émises sur la cause du phénomène et les remèdes employés.
- Dans l'élément primaire au charbon, imaginé par M. Ernst Waldeman Jungner,’l’électrochimiste suédois, bien connu par ses travaux antérieurs sur les batteries d’accumulateurs au nickel-fer, l’électrolyte est constitué par de l’acide sulfurique concentré, additionné de certaines substances.
- D’après la description que l’auteur donne de cet élément, on verra que l’énergie électrique se trouve produite aux dépens du carbone de l’anode et de l’oxygène de l’air.
- L’emploi d’acide sulfurique concentré offre 'l’inconvénient de présenter une résistance électrique élevée. C’est pourquoi M. Jungner l’additionne de diverses substances.
- AsO, \z:0\ AsO\
- En outre, la construction de l’élément est loin d’être simple et, de plus, l’électrolyte doit être chauffé.
- Mais M. Jungner déclare .que sa pile utilise 5o % de l’énergie fournie par la combustion du charbon.
- p.358 - vue 358/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 359
- MACHINES-OUTILS COMMANDÉES ÉLECTRIQUEMENT <*>.
- Dans le tour de la Société française de Machines-Oulils (|tie nous avons décrit dans notre précédent article, le moteur était logé, comme on l’a vu, sur un des pieds de la machine. Le dispositif prévu en vue du fonctionnement électrique était donc, en somme, assez simple. Dans les tours que nous allons maintenant passer en revue, les modifications entreprises pour la commande sont poussées un peu plus loin et les machines ont subi de ce fait des transformations importantes. Dans certaines d’entre elles, même, le moteur est comme fondu avec la machine.
- La figure 8 représente un tour de la llendey Machine Company, Torringlon, Connecticut, (IJ. S. A entraîné par un moteur disposé au-dessus de la poupée. La solution choisie ici est assez courante en Amérique; elle a l’avantage*- de rédui re l'encombrement au minim u m, mais il faut éviter, par contre, que le moteur, à cause de sa position élevée au-dessus du pied, ne donne lieu à des trépidations de nature à nuire à la qualité du travail fourni par la machine. On arrive facilement à ce résultat en donnant au bâti une robustesse sullisante, et les machines américaines dans lesquelles cette solution est adoptée ne donnent jamais lieu de ce chef à des mécomptes. La transmission se fait ici au moyeu d’une chaîne silencieuse logée dans un carter. Ces tours sont munis, en général, de moteurs de la Crocker-Wheeler C° construits, soit pour voltage unique, soit pour voltage multiple à
- ('JParsuitc d'uni; erreur qui s’esl glissée dans le choix des clichés, nous avons, dans le précédent article du 8 niai, reproduit un tour de la Société française des Machines-outils non muni de l’inverseur Brenot, alors que notre intention était au contraire de présenter une machine dotée de cet appareil. Ne pouvant malheureusement plus réparer cette erreur, nous espérons que la description qui en a été donnée aura fait suffisamment comprendre les particularités de cet intéressant appareil.
- N. IJ. L. U.
- l’aide de plusieurs conducteurs. En voilage multiple le moteur peut prendre 21 vitesses et fournir, par combinaison avec le dispositif mécanique de la poupée, vitesses de travail. Le changement de vitesse du moteur s’obtient à l’aide d’un volant gradué se déplaçant avec le chariot et relié au controller par l’intermédiaire d’un arbre et de roues d’engrenage. L’ouvrier peut ainsi, sans se déplacer, obtenir les changements de vitesse. Ce dispositif, qui procure une sensible économie de temps, 11e se trouve, en général, que sur les tours d’une longueur supérieure à 3 mèlres.
- Le tour représenté dans la figure 9 sort des usines de la Société suisse pour la fabrication des Machiucs-üulils d’Oerlikon. Cette sociélé, qui s’est fait une spécialité des machines eutrainées éleclriquement, a appliqué l'électricité aux machines les plus diverses et s’esl efforcée de créer des dispositifs pratiques cl avantageux. Le tour à charioter et à fileter qui nous occupe constitue, au point de vue de la commande, une. solution rationnelle et très élégante. Le moteur fait, ici, partie intime de là machine; il est disposé, avec la poupée, dans un même carier et se trouve à une bonne "hauteur au-dessus de la base, ce qui rend sa visite aussi commode que possible. Le pied du tour supportant l’électromoteur a reçu, ainsi cpie le montré la figure, une niasse et un empâtement qui mettent la machine à l’abri des v ibrations que pourrait engendrer le moteur. De plus, par suite des limites véritablement très espacées entre lesquelles on peut faire varier la vitesse des moteurs que construisent, à cet effet, les Ateliers de Construction d’Oer-liUon, les organes intermédiaires de transmission sont réduits à leur plus simple expression. A cet avantage vient s’en ajouter un autre résidant dans le réglage instantané
- p.359 - vue 359/688
-
-
-
- 360
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 2&
- p.360 - vue 360/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 361
- de la vitesse et qui se traduit par une notable augmentation de la production de l’outil.
- Les moteurs à vitesse variable que livrent
- cipauxdes pôles de commutation. Le nombre dos pôles principaux est variable avec la puissance du moteur. Pour les faibles forces ce nombre est de deux; pour les puissances
- F>g- ;>•
- les Ateliers de Construction d’Oerlilcon sont construits pour n’importe quel voltage et pour courant continu ou triphasé. Leur rendement est pratiquement constant et très
- moyennes il est de quatre; dans les gros moteurs il est de huit et même davantage. Le tour dont il s’agit possède 3b vitesses pour l’arbre de la poupée, ce qui est de
- t'ig.
- élevé pour chaque vitesse. En courant continu, ce sont habituellement des moteurs multipolaires présentant entre les pôles prin-
- nature à donner satisfaction à toutes les exigences. Le moleurseulpossède i a vitesses dont la plus petite (8o) est à la plus grande
- p.361 - vue 361/688
-
-
-
- 362
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). —N» 25.
- (4oo) comme i à S. La vitesse des moteurs varie donc, comme nous le disions plus haut, entre des limites véritablement fort étendues.
- La figure io mon Ire un second tour à cha-rioter et à fileter de la Société suisse des Mitcliines-Outilsd’Oerlikon dont le moteur est logé au-dessous de la poupée, dans le pied du tour. C’est un moteur à courant triphasé et à vitesse variable. Comme les vitesses du moteur sont étagées et tjne l’on passe de
- II. Ernault, à Paris, intéressante et très bien disposée au point de vue de la commande. C’est un tour à charioter et à fileter du type blindé. Les tours de ce modèle sont livrés pour être commandés, soit par courroies ordinaires, soit par un moteur électrique. Celui qui est représenté dans notre gravure (fig. 11) est actuellement en service dans les usines du Creusot; il est employé à la fabrication des obus de gros calibre. 11 comporte un moteur Thomson-Houston de 6 à 8 chevaux
- l' i(v "•
- Pline à l’an Ire d’une façon un peu brusque, il a paru convenable de relier ici le moteur au tour, non pas par un train d’engrenages, mais plutôt par une courroie dont 1’élasticilé permet d’obtenir des changements de vitesse sans heurts. La position du moteur dans un pied de la machine rend celle-ci pou encombrante.
- Avant de passer à une autre classe de machines-outils entraînées électriquement,nous devons mentionner une machine do la maison
- pour l’entrainement de la poupée et un moteur de plus faible puissance pour le retour rapide du chariot. Les moteurs employés ici sont des moteurs à courant continu ordinaires dont la manœuvre' s’effectue à l’aide d’uii conlroller. La broche peut prendre la vitesses différentes allant de 6 à ai fi tours par minute. Les vitesses de chariotage sont au nombre de la ('gaiement et varient de <>""",ofi à iml,1,a par tour de la broche. Ce tour est très puissant et possède un haut rende-
- p.362 - vue 362/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 36»
- ment, car il permet le travail d’un obus en 3 h. i/a seulement. Ce travail, effectué sur des pièces arrivant grossièrement façonnées des ateliers de forge, comprend l'exécution
- des faces extérieures et intérieures de l’obus et le taraudage du bouchon.
- (A suivre.)
- A. CoMET.
- LES MOTEURS POLYPHASÉS A CO L LECTEUR (Suite) R»
- a. Construction du diagramme à 11H leurs (tig. 28).
- Par le centre M0 du cercle du moteur court-circuité menons une perpendiculaire sur OAœ et traçons la droite M0M' faisant un angle de a = i2° avec celte perpendiculaire (voir fig. 9 et 21). Portons sur M„M' la longueur
- M„M = - h l„
- 2
- v/E, K 2 Rs y/5 K>
- = -«>,98 - -7——0,167
- U ’ <.,0.2 V»
- MftM — 108 ampères.
- Le point M est le centre du cercle de fonctionnement. Nous savons que ce cercle passe par le point Aœ, commun à tous les cercles de fonctionnement.
- Relions M à A# et construisons une droite faisant l’angle 2 avec M A^. Le point d’intersection de celte droite avec le cercle est le point D,f (fig. i2). Le deuxième point d’intersection de la droite OD* avec le cercle est le point Aoc de la marche à vide. La droite ho'- h x est la ligne du couple.
- Construisons le point de fonctionnement A du couple correspondant à 1/1,7 HP à 1 000 tours. Nous trouvons
- I
- CW
- i/.,7 X 7-lé 220 \/'i
- = 28,5 ampères.
- Le point A se trouve à une distance de Ao'A^ égale à
- AT
- UA«
- 7>7U
- a8.r.
- 2f»8,f
- 23,6 ampères.
- Pour déterminer la vitesse (§/| du chapitre 111 , considérons d’abord le cercle du moteur courl-cir-cuité 1 lig. . 7). Menons une perpendiculaire àM«A,_ en un point quelconque e0 de ccttedroite. L’intersection de cette perpendiculaire avec la droite AWA,;„ est le point (,g)00)0.Le point h0 est déterminé par l’intersection de A0A^ et de c0 (glm))0. Menons ensuite une perpendiculaire eg' à MA,. en un point e de cette droite tel que
- Ac.oC — AæC().
- Or nous savons que le deuxième point d’inler-seetion de A0,!An avec le cercle est le point/., et que le prolongement de ZiM détermine sur le cercle le point G0de la marche au synchronisme. L’intersection de C„ A x avec eg’est le point h (fig. 10).
- Portons sur eg' à partir de h une longueur
- iigiaa = hn (g„in)0 ~ (v. formule
- J tjl
- 0,OOÜ*2
- 1 20 -----
- 0,01 ‘20
- /ig100 02 ampères.
- La droite A .,guil) détermine sur le cercle de fonctionnement le point A^du démarrage (fig. ia).
- La droite A Aœ coupe la droite eg' en un point g et la longueur g g,nn est proportionnelle à la vitesse (formule 32). La longueur h g\nn correspondant à 1 000 tours, la vitesse cherchée a pour valeur
- 10 U ,*->
- g,m>h
- ---- = I 16 tOlll’S.
- 5 2
- (') La Lumière Electrique, tome VI (a0 série), p. 47, 71, io3, i3ç(, ao.'j, a4a, 268 et 3.3a.
- Pour déterminer le courant I,- (§ 6, chapitre ni) pris sur le réseau et son décalage<p,., construisons’
- p.363 - vue 363/688
-
-
-
- 364
- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE . T. VI (2« Série). — N° 25.
- le pôle O'". A ccl effet menons une droite Avf, faisant lin angle a avec OAy, et portons sureette droite la longueur
- A«c F*
- A*lîx
- K V"'
- ')t U A »
- K.
- K,
- i +t2
- 0,12.4 y.22 0,167 )°>3
- Portons sur cette ligue à partir de 0" une longueur
- 0"<r = KI4(=3,5iX8
- 0*0" =: 28 ampères.
- Le point O" est le pôle cherché. La longueur ()'" A mesure le courant ],. pris sur le réseau. Nous avons
- 1 _ 2!^ - _2L k —’i,r»i
- I,. 27,y ampères.
- AqoFoc = 160 ampères. Relions A0 à Fœ. Nous avons
- A() Acn A » l1 v-
- Le décalage <fr du courant pris sur le réseau est l’angle que forme O'1' A avec la perpendiculaire O'" E|' à L0, L0l'.
- On mesure
- C0S®(. — 0,43.
- K = 3,51.
- La puissance absorbée a donc pour valeur aao y/l X ^7X o,43 = 4 5Go watts.
- Menons par le point A0 une droite formant avec A0O un angle
- p = Am A„ F»,
- et portons sur celte droite la longueur
- Celte puissance se mesure du reste par la perpendiculaire AL, abaissée du point A sur la ligne de la puissance absorbée L0, L0/.
- Nous trouvons
- at /i2>9-
- AL,, == .. 12 amperes
- >,ϻI
- A„0' = Kï0 = 3,5. X i5,r. AnO' — 54,5 ampères.
- Par le point O' menons une droite formant un angle fi avec OX, droite qui coupe le cercle de fonctionnement aux points L„ et l/fl.
- Portons de plus sur une perpendiculaire en O à L0L'n une longueur
- 220 \!’î X 12 = 4 56o watts.
- La puissance utile a pour valeur 116
- !>/
- = i,7 HP,
- ce qui correspond à
- O'O" — K '1 fe + V)
- ~ 3,51 X 3,2y
- O'O" — ii,5 amp. (jj 7'Cl 8, cliap. ni'
- et menons par O" une parallèle Ln, l/IM à L„ L'„.
- La droite Lü.L*0l est la ligne de la puissance absorbée.
- 1,7 X 7I6 — 1 2.55 watts et à un rendement de
- 1 255
- IOO —T7T- = 5-7,4 % .
- 4 l»6o
- Il est d’ailleurs facile de construire la ligne du rendement.
- p.364 - vue 364/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 363
- Abaissons de G0 les perpendiculaires G0 T0 et G0 U0 respectivement sur A0'-' A^ et Au A0'\
- Nous avons
- G0T0 ==: ao5 et G0U0 = 149 ampères.
- Nous en déduisons
- Le point T6-c est l’intersection de cet arc avec la droite A0C A^ . Pratiquement les points A0r et A0e' sont confondus.
- Le courant secondaire est mesuré par la longueur A0 A. Pour déterminer l’échelle du courant secondaire, rappelons-nous epte
- Oi)e
- G°T° O A.
- G0U0
- r 268,5 ao5------
- 292
- (§ 8, chap. ni)
- 3,5i
- i-'i9
- 5,85.
- Menons une parallèle quelconque à LU1 L0,'. Les points d’intersection de la ligne A0'! Au de la puissance utile avec ces deux droites sont respectivement s et S. La longueur s/’)00 correspondant an rendement de ioo % est donnée par
- «vS 322
- 67,1U0 = — = 55 amperes.
- c a,8a
- Le prolongement de SA coupe la ligne s/ ,00 en un point r et la longueur rs mesure directement le rendement. Nous avons
- K.
- et
- A()A =
- V(« +ti)2 + v2
- Iâ (v. formule u8)
- i _ sA1 +ï.)2 + v! A A
- *2--- ï? 7V0AJ
- KÎ
- où A„ A est à introduire à l’échelle des courants statoriques.
- Nous avons approximativement:
- V/(i~+ Ti)2 + V* — (l + T,) V^I -f t:!2
- £ (i + Tj) s I + X-= i,o38 A0A = 3i ampères,
- donc
- sr i a
- Y) = ioo ------- = ion — = 2T,3 % .
- si'i 00 55
- Etant donné la disposition des droites, on voit qu’il est plus exact de calculer le rendement par la comparaison des puissances utile et absorbée.
- Remarquons que nous n’avons pas tenu compte des pertes par frottement et de la puissance utile produite par le couple de l’hystérésis rotorique. Pour cela, il faudrait construire le point réel Ar0' de la marche à vide en menant à la ligne du couple A0C Aor, une parallèle à la distance.
- I/r° — hi° = °,44 ampère,
- distance mesurée sur une parallèle à G„Tt.0. Pour obtenir le point Tco on décrit de G0 comme centre un arc de cercle avec le rayon
- ODe O A 00
- „ 268,5
- 203 -----
- = 2/17 ampères.
- I3
- 1.,
- i,o38
- - ------31
- 0,167
- = 192 ampères.
- Comparons les résultats trouvés par le diagramme à ceux donnés par l’essai sous 220 v. 5o périodes.
- 1 Vitesse Ampères absorbés sur le réseau Watts absorbés sur le réseau cos 9 Rendement %
- Valeur du diagramme. 116 a7>9 4 56o 0,43 27,4
- Valeur de l’essai 118 28,4 4 55o °>419 27,5
- (A suivre). Edouard Roth,
- Belfort.
- 222
- p.365 - vue 365/688
-
-
-
- 360
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N<* 25.
- RÉACTANCE DE DISPERSION
- Le fonctionnement et la surchargeabilité des machines électriques dépendent directement de leur réactance. Pendant longtemps la détermination de la valeur exacte de cette réactance n’était pas bien connue et le progrès dans l’établissement des machines en a souffert certainement. Les alternateurs et moteurs à grande vitesse ont peu de pôles et de grands arcs polaires, donc au stator des bobines très longues sortant des encoches. Une erreur dans la détermination de la réactance correspondant à cette partie extérieure du bobinage, peu conséquente pour une machine à grand nombre de pôles et faible arc, pourrait donc devenir importante pour ces machines.
- Nous analysons dans la suite, à l’aide de quelques exemples assez simples, les réactances des différentes parties de l’enroulement du stator de quatre machines.
- Nous subdivisons, comme d’habitude, le flux de dispersion en trois parties :
- 1) <ii( —- flux traversant chaque rainure avec perméance X„, sur une longueur lH ;
- 2) == flux entre les sommets des dents avec perméance Xfc, sur une longueur 4;
- 3) -L = flux embrassant les bobines extérieures avec perméance X„ sur une longueur Zr(’).
- Désignons par :
- sH — nombre de fils en série par rainure; q ~ nombre de rainures par pôle et phase; p =x nombre de paires de pôles; a> — p. q. sn = spires en série par phase; x — pas polaire ;
- lt — longueur virtuelle des tôles ; t{ — pas des dents;
- /q = ouverture des rainures; zi — ti — /•{ = largeur du sommet des dents ;
- c — fréquence.
- (') Arnold. Die Wechselstromtechnik, tome IV.
- Le coefficient de self-induction en monophasé sur une phase est donné par :
- L] = 2. p. q. sn(l„. X„-|- 4-Ao-]- 4- X„).
- Nous verrons plus loin comment il faut l’appliquer dans certains cas.
- A. — Détermination de la réactance du stator d'un moteur triphasé de 220 HP à 2 pôles — 5o périodes — 3 000 tours, 6 3oo volts entre phases, le rotor étant enlevé
- (%•/)•
- Dimensions :
- diamètre extérieur des tôles <!>„•= ^6oulm ; diamètre intérieur des tôles <]>*• = 33o",m t =. 52omm; longueur totale des tôles l~ 45o— jX ia,4 = 4iomra; nombre des rainures = 3o, tl — 34,5mm; dimensions des rainures ~ 26 X 77, (lig. 2“);
- p ~ 1, d’où q —: 5.
- Le moteur a donc un nombre impair de rainures par pôle et phase et une disposition dissymétrique des bobines extérieures, étant bobiné par pôle.
- Les raccordements (a) de 3 encoches sont pliés vers le haut et les raccordements (b) des 2 autres vers le bas (fig. 1 et 3).
- Les longueurs 4 sont différentes pour les trois phases :
- I. Phase près du rotor — ls — gao’-*"".
- II. Phase du milieu — ls = 1 i8omul.
- III. Phase extérieure — ls = 1 26omm.
- Ces longueurs se décomposent en
- 4aj 4c» ^ 4h 4c*
- Pour : phase
- I. Isa — 4ô — 4lie
- II. 4a = 4i = 710 III. 4a = 4 b = 79°
- La périphérie U, =2 (a + b), correspon-
- p.366 - vue 366/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 367
- clant aux différentes parties de Zs, est pour chaque phase : U,a=26omm pour 3 rainures et Ufl6 = aiomm pour a rainures. La longueur ltc = 47om,n est la même pour les trois phases ; comme il ressort de la figure 3, la périphé-
- bobines (b) (fig. 3); ces spires auxiliaires nous permettent de mesurer le ^s(1).
- Essais. — Des mesures très précises ont été faites sur chaque phase :
- i) en monophasé par phase;
- rie UJC=5oomra est déterminée par les fils sortant de 5 encoches.
- Pour pouvoir séparer expérimentalement les différentes perméances et)*, nous
- 9.) en monophasé deux phases en série;
- 3) en triphasé.
- Remarques concernant les essais.— Le facteur de puissance est très faible (cos © ^ 0,06),
- avons placé quelques spires auxiliaires au milieu, et suivant le ls de la phase i (fig. i).
- Il y a io spires dans chaque intervalle des bobines (a:) et 20 spires dans l’intervalle des
- (*) La section des spires auxiliaires doit Être choisie largement, sinon on peut avoir facilement des surprises, le voltmètre calorique absorbant beaucoup de courant.
- p.367 - vue 367/688
-
-
-
- 368
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2« Série). — N° 25
- les tensions levées correspondent donc presque entièrement aux réactances.
- Les watts mesurés sont de 5o à 85 % plus grands que les watts calculés; les pertes
- Tableau
- près de la masse, montre la plus grande augmentation.
- Les essais ci-dessus ont été faits avec les plateaux paliers placés des deux côtés; la d’essai I
- e o — î eo — 2 eo — 3 Cou- rant I Watts W 1 pli. TENSIONS SUR LES SPIRES AUXILIAIRES cosç Résista nco Oll'U. PRt W
- 11) soir, intér. 10 spir, exter. Ch par phase Ri I*Rt
- Lectures avec 1 I 406 ! ab=lâi 94,3 80,7 7 164 a.»5 + a,-5 zz 5 3,82 5o 0,057 2, 21 104 1,57
- un I
- courant 1 de { 04,5 447,2 «=i65 £=281 ioi, 8 7 210 0,73 +. O,79 : = 1,52 1,09 5o 0, 067 2, 80 i37 1,53
- 7 amp. j dans I III phase 1 86,6 loi XN 00 0 «=174 b=307 j 264 o,5t) + 0,64 = = 1,23 0,98 5o 0,078 a. 94 144 i,83
- Tableau d’essai II
- e entre phases eo — 1 co —2 co — 3 I W 2 ph. TENSIONS SUR LES SPI1 AUXILiAl ES 10 spir. 10 spir. | intér. | extér. | a ES c cos 9 Résis- tance ohm. 2 ph. Cil série Rs i2R2 W I*R2
- Lectures
- avec | un courant I-II 1045 498 542 O J 4 10 3,o5 + 3,65 s= 6,7 5 5o 0, o56 5, oi 255 i,(>7
- de 7 amp. dans ) II- III 1120 0 544 573 1 5oo 0 0 5o 0, 064 5,74 284 1,76
- 2 phases j en série | f III-Ï 1060 49* 0 067 J 475 2,9 -f 3,5 — 6,4 4,95 5o 0,064 5,i5 202 1,88
- Tableau d’essai lit
- e entre phases eo — 1 « 0 1 te e 0 — 3 i W 1 ph
- Lectures en II 885 492,5 5i4 028 1 200
- mesu- rant le (il 937 622 543 559 ’7 240
- courant de 7 amp. * HI 908 532 555 570 184
- dans phase I
- TENSIONS SUR LES SPIRES AUXILIAIRES
- 10 spir. inter.
- 10 spir. cxiér.
- 3+3,6 = 6,6
- 3, 2 + 3,8 a = 7,02
- 3, 2 + », 8:) = 7, o5
- 5,o5
- 5,38
- 5,
- 5o
- 00
- 00
- Hem. — L’induction mutuelle des bobines extérieures produit un si grand déséquilibre, que les watts mesurés par phase n’ont pas d'intérêt.
- W total 624 ^
- 3.1*.R, 385
- Pour chaque lecture la tension est la même entre les 3 phases.
- supplémentaires sont en partie causées par des courants de Foucault dans le cuivre du bobinage, mais surtout dans les masses de
- suppression des plateaux a une influence négligeable sur les tensions (2 %), mais les 264 watts mesurés avec plateaux dans la
- fer environnantes; ainsi la phase III, plus * phase III diminuent à 231 watts après enlè-
- p.368 - vue 368/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 369
- vement, c’est-à-dire i,83 R( diminué à i,6Rt. Cet essai montre clairement qu’une partie des pertes supplémentaires est en dehors des enroulements et ne vient donc pas en considération directe pour leur échauffe-ment.
- D’après le tableau i, la phase II induit dans la phase I plus de volts que la phase III; dans les rainures, la disposition des enroulements est symétrique, la différence ne peut
- étant parcourue par le même courant. Les autres phases montrent la même réciprocité.
- La force électro-motrice induite dans les io spires auxiliaires extérieures de la bobine^) est plus élevée que dans les io spires placées intérieurement; e„ est environ 3o % plus grande que eb.
- Les raccordements (a) contiennent 3 x6o= 180 (ils
- et les raccordements (b) 2 X 60 — 120 fils;
- 1 1 K
- jlj ! s ! ï m’tü I
- Fig. 3.
- donc être produite que par les bobines extérieures; celles de la phase II sont en effet plus près de la phase I que celles de la phase III.
- Pour la même raison, la phase II induit plus de volts dans les spires auxiliaires.
- Il est à remarquer que la phase II induit autant de volts dans la phase I que I dans II,
- la force électro-motrice induite [dans les bobines extérieures des deux côtés du stator est donc
- a X I^o _ .
- pour («) ——— — o X
- pour (b) ——— h> — 12 X ht
- (/I suivre.)
- J. Rkzelman.
- p.369 - vue 369/688
-
-
-
- 370
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série)* — N° 25.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- CONSTRUCTION DE MACHINES
- JL’ amèlioi'ation des moteurs a synchrones par l’emploi d’accouplements à force centrifuge. — J. Fischer-Hinnen. —• Elcktrotcchnische Zeitschrift., 25 mars et icr avril 1909.
- Le moteur asynchrone avec induit en court-circuit pourrait paraître le moteur idéal aux points de vue de la simplicité, du bon marché et de la sécurité d’exploitation, s’il n’avait essentiellement les deux défauts suivants :
- i° Au démarrage, il exige un courant au moins quatre ou cinq fois supérieur au courant normal.
- Dans le cas de deux pôles et de nombreuses encoches, le courant de démarrage peut même atteindre de 8 à 10 fois la valeur du courant normal.
- *2g Le couple de démarrage est relativement faible. Discussion des perfectionnements en usage.
- Au premier de ces défauts, on peut remédier dans une certaine mesure par l’emploi d’un montage approprié (en étoile, en triangle, éventuellement en connectant à des résistances du stator) ou encore par celui d’un transformateur de démarrage.
- Malheureusement, on accentue encore par là la faiblesse du couple de démarrage ; ceci n’est donc applicable que lorsque le moteur doit travailler à très faible charge : tel est le cas de la commande des ventilateurs ou des pompes centrifuges.
- Pour augmenter le couple de démarrage, on dispose de deux procédés; on peut :
- ou bien augmenter le courant à çide\
- ou bien augmenter la résistance du rotor.
- Chacun de ces pi'océdés possède certains inconvénients : le premier agit défavorablement sur le cos 9 delà ligne, tandis que le second exerce une influence fâcheuse sur réchauffement et sur le rendement.
- On sait que le couple d’un moteur triphasé croît peu à peu à partir du démarrage, passe par un maximum ci décroît ensuite très brusquement, (fig. 1).
- D’où l’idée de munir le moteur asynchrone avec induit à court circuit d’un accouplement à frottement basé sur la force centrifuge, et qui entrerait en
- action à partir d’un certain nombre de tours, ainsi que pendant la marche à vide.
- Morelli a indiqué l’un des dispositifs les plus simples basés sur cette idée (J). Il consiste en deux
- Fig. 1.
- pièces d’accouplement de forme concave dont l’une est clavetée sur la poulie du moteur. La liaison est faite par un anneau de fer qui est pressé contre la couronne extérieure.
- Welikanolï a décrit des dispositifs analogues, qui ne laissent presque rien à désirer sous le rapport de
- Fig, 2.
- la simplicité, mais qui néanmoins présentent le grand désavantage de ne pouvoir être établis que d’une manière purement empirique.
- L’auteur rappelle d’autres dispositifs, notamment l'accouplement centrifuge élastique de Wüst, dont la figure 2 indique clairement le mode d’action.
- L’auteur ignore quelles expériences ont pu être faites sur les dispositifs qu’il vient de rappeler, mais
- (!) Atti delta Assoc. Elettr, liai. Set. Ott. 1907,
- p.370 - vue 370/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRiCITÉ
- 371
- il constate que ces procédés, et d’autres analogues, ont pris en Amérique un développement considérable, en particulier pour l’exploitation des moteurs monophasés.
- On les rencontre moins souvent en Europe, mais cela tient aux conditions un peu étroites auxquelles s’asservit l’exploitation européenne. Néanmoins, l’auteur estime qu’il y a grand intérêt à les faire mieux connaître, et il les étudie principalement dans le cas du moteurtriphasé avec induit en court-circuit.
- La figure i montre, en Z, la variation du couple d’un moteur polyphasé, que nous supposerons monté en triangle. Trois points surtout nous intéressent :
- Le point Za correspondant au démarrage;
- Le couple maximum Zm ;
- Le couple normal Zn.
- En outre, nous devons considérer les intensités de courant correspondantes ; elles sont représentées par la courbe J.
- Naturellement c’est au démarrage que le courant est maximum.
- Le moyen le plus simple dont on dispose pour le réduire consiste à faire le montage en étoile. Dans ces conditions, le courant de démarrage tombe au tiers de sa valeur primitive, et il en est de même du couple de démarrage. On obtient ainsi les deux courbes nouvelles Z' et J'.
- On voit qu’avec ce mode de montage, le couple est assez faible; mais il reste suffisant, dans la plupart de^ cas, pour faire marcher le moteur à vide.
- Pour cela, il y a néanmoins une condition essentielle : c’est que l’accouplement ne commence à agir que lorsque le moteur a atteint à peu près le nombre de tours qui correspond au coude de la courbe Z. La vitesse correspondante, exprimée en pour cent de la vitesse synchrone, a les valeurs suivantes, selon la puissance du moteur considéré :
- Tableau I
- PUISSANCE DU MOTEUR chevaux VITESSE DE DÉMARRAGE CORRESPONDANTE % de la vitesse synchrone
- 5 75
- 12 82
- 2r> 85
- 60 87
- Lorsque ce nombre de tours est atteint, on peut changer le mode de montage ; le moteur s’accélère
- rapidement jusqu’à sa vitesse de régime, et Paccou-plement entre en jeu d’une façon normale.
- Ici l’auteur place une remarque : il ne se trompe pas en attribuant la valeur moyenne 2,2 au rapport du couple maximum Zm au couple normal ZM, pour des moteurs ayant les puissances envisagées plus haut. Il s’ensuit qu’avec le montage en étoile on obtient un couple maximum d’environ 75 % du couple normal, bien que le moteur démarre à pleine charge, ainsi que l’expérience le montre, car sous l’action de Pentraînement. dû à l’accouplement, l’influence des masses oscillantes vient renforcer le moment de démarrage développé par le stator.
- Valeurs du courant k vide et en charge.
- Appelons :
- in le courant à vide dans le cas du montage en triangle;
- le courant normal;
- b le coefficient de dispersion.
- Pour le cas du montage en étoile, le moteur aura un courant de démarrage Ja — que ce soit à vide ou en charge — donné par :
- Nous aurons donc les chiffres suivants :
- Tableau II
- PUISSANCE DU MOTEUR chevaux *0 K VALEURS DE <T *0 J»
- 5 0,43 0,1 1,43
- 12 0,36 0,08
- 25 0,33 0,07 1,57
- 60 0,3 0,06 1,72
- Dans les moteurs à bagues collectrices qui démarrent en charge, on aura, selon le nombre des contacts de démarrage :
- Tableau III
- NOMBRE DES CONTACTS NOMBRE DES RÉSISTANCES RAPPORT ^2
- 6 5 1,5
- 5 4 1 >7
- 4 3 2
- 3 2 2,5
- 2 1 3,6
- p.371 - vue 371/688
-
-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2- Série). — N° 25.
- 372
- Le courant de démarrage du moteur à induit en court-circuit muni d’un accouplement centrifuge est donc à peine supérieur à celui des moteurs à bagues collectrices démarrant en charge, surtout lorsque les contacts de démarrage sont peu nombreux.
- On a une saule de courant un peu plus forte, il est vrai, au moment où l’on passe du montage en étoile au montage en triangle. Mais cela dure si peu
- de temps (de—- à— de seconde), qu’il est bien
- l5 20
- difficile de s’en rendre compte avec des appareils de mesures ordinaires. Pour étudier convenablement le phénomène, il a fallu instituer un très grand nombre d’expériences oscillographiques, le papier se déroulant sous l’action d’un petit moteur à marche rigoureusement constante, à la vitesse de i6mm par seconde.
- Les figures 3 et 4 indiquent le résultat des expériences. La figure 3 se rapporte à une durée totale de 12 secondes; la figure 4 à une durée totale de 11,4 secondes.
- Fig. 3.
- Fig. 4.
- Les expériences faites ont en outre montré qu’un moteur pourvu d’un accouplement centrifuge se comporte d'une manière plus favorable non seulement au point de vue du couple de démarrage, mais encore au point de vue de la, durée de sautes de courant.
- D’autre part le frottement, dans les accouplements dont il s’agit, dépend exclusivement de la force centrifuge, qui croît, on le sait, comme le carré de la vitesse.
- L’auteur observa,par exemple, que,pour un moteur de 5 HP, le nombre de révolutions, par minute, compté à partir de l’instant correspondant au couple maximum, était augmenté ainsi de 27 %, ce qui aurait pour conséquence d’augmenter de 60 % environ la force centrifuge ; pour un moteur de 12 HP,
- on aurait 40 % d’augmentation au lieu de 27 % , et on retombe à a5' % pour un moteur de 5o HP.
- Ces remarques ont conduit l’auteur à constituer un système dans lequel la pression croîtrait encore plus vite que le carré de la vitesse périphérique. Il est arrivé à réaliser ainsi les accouplements Oerlikon, dans lesquels deux courroies de cuir placées l’une vis-à-vis de l’autre, à la périphérie de la pièce intérieure d’accouplement, se trouvent pressées contre la couronne extérieure et l’entraînent par frottement.
- Lorsque le nombre de tours est très élevé, il suifit en général du poids de deux courroies superposées pour assurer le frottement nécessaire ; si au contraire la vitesse est relativement faible, l’élévation de la pression qui s’exerce entre les deux courroies s’obtient à l’aide d’un morceau de plomb.
- Une des principales qualités de ces accouplement, centrifuges à courroies consiste en ce que, non seule-
- Glisscmcnt %.
- ment ils sont très simples, mais encore ils sont insensibles aux légers désaxements de l’arbre de rotation ou à ses fléchissements momentanés.
- La figure 5 donne les variations de l’intensité en fonction du glissement pour un moteur généralcur triphasé continu.
- Le courant normal est de 12 ampères: le glissement était alors pratiquement nul. Si alors on augmentait graduellement la charge de la machine à courant continu, le glissement se mettait à croître, lentement d’abord, puis très rapidement. Le courant montait jusqu’à 17 ampères pour un glissement de 10 % , puis décroissait pour des charges supérieures de la génératrice.
- L’allure très particulière de cette courbe montre bien l’influence de la pression de l’air : et en effet dès qu’il y a une certaine quantité d’air accumulée entre
- p.372 - vue 372/688
-
-
-
- 49 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 873
- les courroies et les parois lisses — ce devait être ici aux environs de i5 ampères — la pression atmosphérique ne se fait plus sentir, et il ne reste plus que la force centrifuge des courroies, laquelle est bien inférieure.
- B •*
- Fig. <i.
- que le disque B reste immobile, on n’a k considérer que le frottement qui s’exerce entre lui et l’anneau a. Mais des que B sc met à tourner, (ce qui d’ailleurs
- Fig. r
- La figure 6 montre la disposition schématique de ces accouplements et le tableau suivant: donne les dimensions principales.
- Tableau
- Puissances et dimensions des accouplements centrifuges Oerlikon.
- PUISSANCE
- MAXIMÀ VITESSES
- transmise EN CHEVAUX EN TOURS/MINUTE
- 8<)0 0,9 <>>7 1,75 4,5 11
- I OOO o,35 1,95 3 7>6 18,5
- i non o,55 G7 4,15 io,5 93,5
- 1 5on o,85 9,5 5,75 14,2 3o
- 9 4<>o G7 4,5 9,8 93 43
- 3 000 9,95 5,5 19 a7 5o
- DIMENSIONS
- EN MM.
- A i85 990 960 3o5 355
- B 16 a 99 f ~ 5:j 70 94 k 34 85 100
- D 90 il 96 3o k 40 38 à 5o
- L 55 65 80 100 ï 90 3
- E 9 9 9 9
- N k .** 55 65 K 70 *9 85
- Poids en kg. 5 7 n,5 a9
- Dans le cas de très fortes charges, l’auteur préconise un dispositif un peu différent représenté par la figure 7.
- Le mode d’action de ce dispositif est double : tant
- ne peut se produire que lorsque le moteur est tout près d’atteindre sa vitesse normale), alors la force centrifuge s’exerce sur l’anneau b. Celui-ci se trouve ainsi pressé contre la pièce médiane A et assure un excellent entraînement.
- En terminant, l’auteur se livre k un calcul rapide de ces sortes d’accouplements :
- Appelons :
- D, le diamètre moyen d’une masse mobile assimilée k un anneau ;
- B, sa largeur en mètres;
- d, son épaisseur en mètres;
- Y, son poids spécifique;
- f, le coefficient de frottement correspondant;
- D-ic/i _
- i> —-----, la vitesse moyenne en métros;
- 60
- G = 1 000 D7cBû?y? Ie poids.
- La force qui s’exerce k la périphérie est alors:
- U =
- 7j HP
- et il faut pour la vaincre une force centrifuge :
- U
- r
- 7r> iip
- ^7“'
- D’aulre pari, l’expression de la force centrifuge est connue :
- C =
- G i’3
- y,81 D"*
- p.373 - vue 373/688
-
-
-
- 374
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série)— H° 25
- En comparant ces deux valeurs, on voit que la puissance susceptible d’être transmise a pour valeur, en chevaux :
- y./*.B.â?D3.w3 81 o
- Cette expression montre clairement que, pour une puissance donnée, les dimensions d'un tel accouplement décroissent extrêmement vite quand la vitesse périphérique et le diamètre augmentent, de sorte que ce dispositif convient particulièrement bien aux moteurs à grande vitesse.
- S. F.
- TRACTION
- L’usure ondulatoire des rails dans les exploitations des tramways électriques. — The Tramway and Railway World, avril 1909, et VIndustrie des Tramways et Chemins de fei\ avril, 1909.
- Voici les résultats d’une enquête entreprise auprès des exploitations de tramways électriques de Grande-Bretagne choisies parmi celles qui ont le plus récemment observé des traces d’usure ondulatoire sur leurs rails.
- Nous mettons particulièrement en évidence les opinions émises sur la cause du phénomène et les remèdes employés.
- Askton-under-Lyne.
- Au début de 1908, on a remarqué de Frisure ondulatoire sur les deux rails des voies dans Manchester Road, sur une étendue d’environ 3oo yards, en pente. La voie est posée au-dessus de houillères, et les rails vinrent à manquer de fixité.
- On a bourré à nouveau, au moyen de ciment et de rognures, le dessous des rails ce qui a constitué une assise très solide. IJusure ondulatoire a disparu.
- Mon opinion, faite d’après les toutes premières observations, est que le mal était déterminé par des inégalités de Vassise du rail.
- Notre ligne est en service depuis six ans. (Duc,-j>ale, ingénieur, directeur général.)
- Brcidford.
- Aucune trace d’usure ondulatoire de quelque importance n’est encore apparue. Toutefois, d’après le professeur Corus-Wilson, qui a fait une inspec- *
- tion attentive de notre réseau, nous avons des traces qu’il appelle de l’usure ondulatoire commençante. Je pense que ces traces, plus ou moins microscopiques, n’ont pas encore de caractère sérieux. Sur quelques-unes de nos lignes, les voitures circulent depuis dix ans, tandis que sur la majorité d’entre elles, le service dure depuis six ou sept ans; l’usure ondulatoire aurait donc eu tout le temps de se développer. (C.-J. Spencer, directeur général.)
- Colchester.
- Nous avons 8 milles de voies, et nous avons relevé de l’usure ondulatoire en trois endroits. La première apparition a eu lieu et octobre 1907, sur une voie en service depuis trois ans et trois mois. Les deux premiers endroits reconnus atteints se trouvent, à 1 mile 1/2 de la ville, au pied de deux pentes conduisant à une voie d’évitement. Les pentes sont respectivement de 1/21 sur une ligne di’oite, et de 1/3o sur une courbe d’environ 200 pieds de rayon. U usure est plus forte sur la pente la plus accentuée; elle s’étend sur3o yards de la pente 1/21, et sur 20 yards de la pente i/3o.
- Le' troisième endroit, où l’usure ondulatoire est apparue, se trouve au centre de la ville, sur une longueur de 10 yards, en ligne droite et en palier. La fréquence des passages est de i5 min. sur les deux premières lignes, et de 4 min. sur la troisième.
- La cause ne peut, selon moi, être attribuée quà un état antérieur de certains 7'ails, existant à la sortie des laminoirs; l’usure ondulatoire a été développée, par la suite, par le passage de voitures lourdes; si c’est un fait que l’usure ondulatoire a été trouvée sur des rails neufs, toute la question, d’après moi, se réduit à une question de laminage qui pourra être examiné avec l’aide des fabricants et de leurs ingénieurs. Je crois d’ailleurs qu'on dépense beaucoup de temps à faire des expériences à côté qui, il faut bien l’avouer, n’ont jusqu’à présent abouti à rien. (R.-G. Bullough, ingénieur-directeur général).
- Gloucester.
- De légères traces d’usure ondulatoire ont apparu sur une de nos lignes, et, comme d’habitude, elles se sont montrées sur le rail extérieur dans une légère courbe, sur une longueur d’environ 100 yards.
- Le rail a été immédiatement meulé et, jusqu’à présent, il n’y a aucun signe de réapparition de l’usure ondulatoire. (Léonard Johnston, directeur général.)
- p.374 - vue 374/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 375
- Great Yarmouth.
- Nous avons observé deux ou trois traces d’usure ondulatoire, ces traces se trouvent dans de légères courbes. Mais elles sont si faibles qu’on ne peut les apercevoir que par réflexion de la lumière sur les rails, et qu’on ne les sent pas au toucher. Les voitures roulaient déjà sur cette section depuis trois ans lorsqu’on a aperçu quelques traces et l’usure ondulatoire ne s’est point: accrue depuis son apparition. (F.-L. Turneh, directeur général.)
- Nottingham.
- Nous n’avons que peu d'usure ondulatoire sur nos voies. La première trace est apparue sur une voie en service depuis 1901. Sur cette section, longue de /, milles 1/2, l’usure est apparue d’une manière intermittente sur une longueur d’environ 200 yards, puis sur i5 yards à un autre endroit, tandis que le reste de la section restait indemne.
- De légères traces sont apparues sur deux autres lignes datant de 1901 et S902 ; les six autres lignes restent indemnes. Nous n’avons essayé ni le meu-lage des rails, ni aucun autre procédé, l’usure restant faible. (J. Aldworth, directeur général.)
- West Ifam.
- L’usure ondulatoire des rails a commencé à se montrer sur notre réseau au cours de l’été de 1907, et s’est développée rapidement sur toutes nos lignes. Elle apparaît particulièrement sur les petites longueurs de voies uniques, parcourues fréquemment à vive allure par nos voitures.
- Nous avons raboté les rails sur une certaine longueur, soit à la lime à main, soit au moyen de blocs de carborundum, fixés sur une machine placée elle-même sous une de nos quatre voitures-arroseuses (dernière méthode employée), mais l’usure ondulatoire se montre à nouveau au bout de six mois. (H.-E.. Blain, directeur général.)
- T. E.
- ÉLÉMENTS PRIMAIRES ET ACCUMULATEURS
- Elément primaire au charbon. — Electrical World, 29 avril 1909.
- M. Ernst Waldeman Jungner, l’électrochimistc
- suédois, bien connu par ses travaux antérieurs sur les batteries d’accumulateurs au nickel-fer, a dans ces dernières années donné une solution à l’ancien problème de la pile au charbon, et décrit une pile de ce type dans un brevet pris le 20 avril dernier. L’électrolyte est constitué par de l’acide sulfurique concentré, additionné de certaines substances que nous détaillons plus bas.
- L’anode est en charbon amorphe, tandis que la cathode est constituée par du graphite, inattaquable par l’électrolyte, et préparé de telle sorte qu’il est susceptible d’absorber l’air.
- La réaction consiste en une oxydation de l’anode de charbon amorphe sous l’action de l’oxygène atmosphérique absorbé par la cathode ; l’électrolyte n’a d’autre rôle que de permettre le transport de l’oxygène de la cathode vers l’anode. Dans ce but, la pile est disposée à la manière des accumulateurs nickel-fer du même auteur, ou des accumulateurs Edison. Mais dans le cas actuel,le charbon de l’anode se détruit graduellement, tandis que le graphite reste intact à la cathode.
- L’énergie électrique se trouve ainsi produite aux dépens du carbone de l’anocle et de l’oxygène de l’air.
- Critique de cette pile. — L’emploi d’acide sulfurique concentré et non dilué est indispensable, mais il offre l’inconvénient de présenter une résistance électrique élevée. C’est pourquoi M. Jungner l’additionne de diverses substances, telles que des composés oxygénés de l’azote ou du chlore. Il emploie notamment les oxydes :
- AzO, Az2Os, AzO2.
- et obtient ainsi une amélioration de la conductibilité.
- En outre, la construction de l’élément est loin d’être aussi simple que la réaction chimique dont il est le siège, et, de plus , l’électrolyte doit être chauffé.
- Mais M. Jungner déclare que sa pile utilise 5o % de l’énergie fournie par la combustion du charbon, ce qui est un bien beau résultat quand on le compare au coefficient d’utilisation de la même énergie dans la machine à vapeur.
- E. P.
- p.375 - vue 375/688
-
-
-
- 376
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N-25.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages [dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- La Materia radiante e iraggi magnetici. — A. Righi. — i volume in-8 raisin de 3o8 pages avec 68 ligures. —Zanichei.i.j, éditeur, Bologne. — Prix: broché, 8 lires.
- L’hypothèse soutenue dans cet ouvrage a pour objet d’expliquer les phénomènes lumineux observés en i858 par Pliicker et en 1869 par Hittorf, phénomènes qui accompagnent les décharges effectuées dans un champ magnétique.
- On sait que l’explication ordinaire de ces phénomènes se fait en regardant le faisceau lumineux qui se forme comme réellement constitué par des rayons cathodiques. Mais les expériences ultérieures et relativement récentes de Birkeland sont venues mettre en question la valeur de cette explication, et ont conduit quelques physiciens à admettre l’existence de nouveaux rayons, dont ils n’ont pu d’ailleurs démontrer la réalité, ni à plus forte raison décrire la nature.
- C’est pour combler cette lacune que M. Righi fait ici l’exposé d’une série de recherches expérimentales desquelles il croit pouvoir conclure : qu’il existe effectivement une nouvelle sorte de radiation, les rayons magnétiques, partant en général de la cathode d’un tube de décharge placé dans un champ magnétique ; que les particules qui constituent cette radiation se meuvent approximativement le long des lignes de forces du champ, rendant lumineux le gaz qu’ils rencontrent sur leur chemin ; et enfin, que ces particules ne sont ni des atomes, ni des molécules, ni des ions ni de simples électrons, mais qu’elles sont formées par la réunion d’un ion positif et d’un électron négatif.
- M. Righi rappelle à ce propos les recherches de MM. Villard, Witz, Paalzow et Neesen, et Willows. Abordant ensuite ses propres expériences ; il en donne le plan général, décrit lë tube à décharge et les appareils de mesure qu’il emploie, et consacre un important chapitre à l’étude des rayons magnétiques dans un champ non uniforme.
- Il est inutile d’insister sur l’importance des théories proposées dans cet ouvrage. Aux physiciens compétents de décider si M. Righi a ajouté une radiation nouvelle à la liste déjà si riche de celles que Becquerel et Curie nous ont révélées. R. C.
- Electricité (Agenda Dunod 1909). —J. A, Montpellier. — 1 volume in-16 de 349 pages avec 58 ligures. — II. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : relié, a fr. 5o.
- Cet agenda, destiné aux Electriciens, Ingénieurs, Industriels, Chefs d’ateliers, Mécaniciens et Contremaîtres, contient, sous une forme concise, un rappel des notions élémentaires de physique générale et d’électricité, et en outre une série de renseignements d’ordre pratique.
- Voici un aperçu du contenu de l’ouvrage :
- Quantités et unités physiques ; système métrique décimal; système C. G. S ;
- Quantités et unités géométriques et mécaniques ;
- Phénomènes généraux du magnétisme; définitions et lois générales ; quantités et unités magnétiques ;
- Phénomènes généraux du courant électrique et de l’électromagnétisme ;
- Définition et lois générales ; quantités et unités électromagnétiques :
- Quantités et unités thermiques et photométriques ;
- Renseignements pratiques sur la production de l’énergie électrique ;
- Générateurs mécaniques, piles hydro-électriques
- Renseignements pratiques sur les accumulateurs ;
- Renseignements pratiques sur les canalisations électriques ;
- Documents officiels relatifs aux distributions d’énergie électrique ;
- Partie commerciale.
- Le format et les modestes proportions de ce livre en font un répertoire commode et maniable.
- S. F.
- VOLUMES REÇUS
- Doppio oscillografo corne apparecchio per esperienze da lezione, par F. Piola. — Extrait du Nuovo Cimenlo, Pise.
- p.376 - vue 376/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 377
- Les découvertes modernes en physique, par O. Man ville, 2e édition. — i volume in-8° carré de 463 pages avec 65 ligures. — A. Hermann et fils, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 8 francs.
- La pratica delle Gostruzioni Elettrumecca-niche, par O. Pardini,2° édition. — i volume in-8° carré de 496 pages avec 343 ligures et 12 planches hors texte. — E. Bignami et Cie, éditeurs, Milan. — Prix : broché, 4 lires.
- Alcune osservazioni a proposito del sistema Bellini-Tosi e di altri analoghi per la telegra-fia senza ûli. par P. Barreca. — Extrait des Atti Associazione Eleltrotecnica ltaliana, Milan.
- Sui campinio di autoinduzione toroidali e sur loro profilo di minima resistenza, par P. Barreca. — Extrait des Rendiconti delta R. Acade-mia dei Lincei, Rome.
- Das Verhalten von Quadrantenelektrome-tern gegenüber Wechselspannungen, par B. Orlich. — Extrait de Zeitschrift fur fuslrumententun Je, Berlin.
- La téléphonie, par E. Pierard. — 1 volume in-8° raisin de 254 pages avec 174 figures. —H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. .— Prix : broché, 7 fr. 5o.
- Service d’études des grandes forces hydrauliques des Alpes. Tome III : Résultats des études et travaux, publiés par la Direction de l’hydraulique et des améliorations agricoles du Ministère de l’Agriculture. — 1 volume in-8° jésus de 688 pages avec figures, 7 planches, 14 caries en couleurs et 3o graphiques hors texte.— H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 3o francs.
- Die Fernsprechtechnik der Gegenwart (Ohne dieSelbstanschlusssysteme), tome II, par C. Hersen et R. Hartz. — 1 volume in-8° raisin de 64 pages avec 86 figures. — Fried. Vieaveg und Soiin, éditeurs, Brunswick. — Prix : 2 m. 5o.
- Congrès international des applications de l’électricité, Marseille 1908, par H. Arma-gnat, rapporteur général. Tome I : Rapports préliminaires. 1 volume in-8° raisin de 709 pages. — Tome II : Rapports préliminaires. 1 volume in-8° raisin de 737 pages. — Tome III : Organisation du Congrès. 1 volume in-8° raisin de 553 pages. — Gautiiier-Villars, éditeur, Paris.
- Comptes l'endus détaillés du XVe Congrès international de Tramways et de Chemins de fer d’intérêt local, Munich 1908. — 1 volume in-4° de 588 pages avec figures et planches hors texte, — Union Internationale üe Tramways, Bruxelles.
- Uber den Schutz des Auges gegen die Einwirkung der ultravioletten Strahlen unse-rer künstlichen Lichtquelîen, par W. Voege. — Extrait de 1’ Elektrotcchnische Zeitschrift, Berlin.
- CORRESPONDANCE
- Sur les aériens dirigeables.
- Monsieur le Directeur,
- De la dernière lettre de M. Blondel nous nous bornerons à analyser seulement ce qui est lié rigoureusement à la question, laquelle est réduite à présent à ces termes :
- i° M. Blondel soutient que l’aérien décrit par Brown en 1899 serait constitué par un couple d’antennes verticales espacées d’une demi-onde ayant la hauteur d'une onde; tandis que l’aérien décrit par lui-même en 1902 serait constitué par deux antennes verticales espacées d’une demi-onde, mais ayant la hauteur d’un quart d onde.
- Nous affirmons, au contraire, que l’aérien de Brown n’est pas du tout formé suivant les conclusions de M. Blondel, et que l’aérien dont M. Blondel revendique la paternité n’est’qu’un cas particulier de celui de Brown.
- 20 Pour soutenir sa thèse,M.Blondel se base sur une phrase du brevet Brown (page 2, lignes 14 à 18 du brevet) et sur les dimensions matérielles des figures dudit brevet.
- Cette phrase, traduite complètement en français, est la suivante :
- « En plaçant les conducteurs (verticaux) à la « distance d’une demi-longueur d’onde, on ob-« tient que le système envoie les ondes ou les « reçoit principalement suivant une seule direc-« tion qui semblerait être celle du plan des con-k d licteurs.
- « Si les fils verticaux n’étaient pas si soigneu-« sement ajustés à la longueur d’onde, ils transie mettraient ou recevraient des ondes.., etc., etc.»
- Le mot si (so en anglais) contenu dans la deuxième période signifie que les conducteurs verticaux doivent être placés à la distance indiquée précédemment, celle d’une demi-onde. O11 voit que dans le passage cité il n’y a absolument rien qui indique la hauteur à donner aux conducteurs verticaux.
- M. Blondel, tout en citant le texte anglais, traduit seulement la deuxième période, dans laquelle l’existence des mots fils verticaux soigneu-
- p.377 - vue 377/688
-
-
-
- 878
- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N° 28
- sentent ajustés à la longueur d’onde lui permet de faire croire à ceux qui ne connaissent pas l'anglais que Brown indique que la hauteur des conducteurs verticaux doit être d’une onde.
- Mais si ceux qui ne connaissent pas l’anglais lui demandaient la signification du mot si qui précède le mot soigneusement, qu’est-ce-qu’il répondrait ?
- 8° Brown ne parle jamais dans son brevet de la hauteur à donner aux antennes.
- Quant à la hauteur des antennes déduite des figures du brevet anglais Brown, quoiqu’il ne soit pas permis de baser un raisonnement sur les dimensions de figures schématiques, M. Blondel soutient que dans les brevets, même les figures schématiques doivent être en échelle. Cela ne tient pas. Fin effet, dans les figures schématiques des brevets on fait une pile de la même dimension qu’une dynamo, etc; et M. Blondel même dans son brevet anglais a donné à l’étincelle de la figure i une longueur d’environ le 3 % de celle de l’onde, et à la figure l\ il a donné au transformateur une longueur d’environ i/6 de celle de l’onde !
- 4°Mais siM. Blondel soutient sérieusement que les figures des brevets sont en échelle, nous avons le plaisir de lui faire connaître que Brown a breveté ses aériens même en Amérique par le brevet des Etats-Unis n° 741 622 de iyo3 déposé le 23 janvier 1900. Dans ce brevet, M. Brown ne parle jamais de la hauteur des antennes, mais dans la figure 1 (transmission) la hauteur des antennes verticales est égale à la moitié de la distance horizontale qui les sépare; et comme cette dernière est égale à la demi-longueur d’onde, M. Blondel, pour être cohérent à sa thèse, devra conclure que M. Brown emploie deux antennes au quart d’onde espacées d’une demi-onde.
- Mais nous ne voulons pas arriver à cette conclusion restrictive, parce que M. Brown, dans ses brevets, n’a jamais fixé une hauteur déterminée pour ses antennes, comme il a été aussi reconnu par les auteurs qui ont cité les aériens Brown. En effet, quoique M. Blondel ait affirmé que nous nous sommes mis à compulser la littérature des brevets pour y trouver une antériorité à opposer à la sienne, les aériens Brown ont été décrits par Van Dam (La Télégraphie sans /il Paris,Béranger, 1908, page 145) et par Righi (édi-
- tion allemande de la Télégraphie sans fil, page 553).
- 5°M. Blondel affirme encore que nous ne nous faisons pas une idée correcte du brevet Brown ; il déclare qu’une grande partie des schémas publiés par M. Bellini dans le dernier numéro du Jahrbuch sont inexacts. M. Bellini attend que M. Blondel spécifie les diagrammes incriminés en donnant la démonstration scientifique des erreurs. De notre côté, il nous est bien facile de démontrer que c’est M. Blondel qui n’a pas d’idées exactes à ce sujet. En effet, dans les figures 2 et 3 de son brevet, le diagramme de la distribution du potentiel montre qu’aux extrémités du secondaire du transformateur de Tesla, il existe un maximum de différence de potentiel, tandis que tout le monde sait que dans le secondaire 011 a un ventre de courant et un nœud de potentiel.
- 6° À part cela,M.Blondel répète dans sa dernière lettre ce qu’il avait déjà publié dans sa lettre du 20 mars, c’est-à-dire que, en plaçant l’oscillateur au pied d’une des antennes (dans le cas de l’excitation directe), on fait osciller les deux antennes en phase. Nous renvoyons M. Blondel pour cela aux figures et au texte du paragraphe 282, chapitre xii de l’édition allemande de « Zenneck », où il pourra constater que, quelle que soit la position de l’étincelle, Voscillateur oscille toujours suivant l’oscillation fondamentale et que la position de Vétincelle a seulement influence sur les amplitudes des potentiels et des courants, mais elle n’en a. aucune sur leur distribution.
- 7°Aprèsce que nous avons constaté,il estinutile de démontrer qu’il n’est pas exact non plus, ce que M. Blondel déduit du brevet Brown par de grands efforts au paragraphe 7 de sa lettre, c’est-à-dire que les antennes de Brown ne peuvent être que des antennes d’une demi-longueur d’onde, etc.
- 11 est aussi inutile d’insister sur l’assertion erronée que l’oscillateur placé au pied d’une des antennes les fait osciller en phase, et sur l’inexistence du dilemtne que M. Blondel nous pose.
- 8°Mais nous voulons noter enfin que M.Blondel, more solito, se garde bien de discuter l’aérien récepteur Brown ; il se borne à dire au paragraphe 3 que tout dispositif qui est mauvais pour l’émission est également mauvais pour la réception. Cela n’est pas du tout exact dans le cas du brevet Brown, parce que à la transmission il y a
- p.378 - vue 378/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 379
- l’étincelle dont la position la plus favorable est dans un ventre de courant, tandis que la position la plus favorable pour le cohéreur est entre deux nœuds de courant. Comme nous avons démontré que Brown n’indique jamais une hauteur déterminée à donner aux antennes, on peut parfaitement, avec les dispositions décrites par Brown, réaliser un aérien récepteur formé par deux antennes verticales au quart d’onde, espacées d’une demi-onde, reliées par un simple fil horizontal interrompu au milieu par le cohéreur. Et cet aérien récepteur est exactement celui que M. Blondel prétend d’avoir inventé trois ans après BroWn !
- Pour mettre fin à la discussion nous ne suivrons plus M. Blondel, quelles que soient ses argumentations ultérieures.
- E. Bellini et A. Tosi.
- M. Blondel nous a adressé la réponse suivante :
- Je vais répondre à la quatrième lettre de MM. Bellini et Tosi en suivant l’ordre des para- . graphes de cette lettre :
- i° L’affirmation de MM. Bellini et Tosi que mon aérien est un cas particulier de celui de Brown est restée jusqu’ici sans preuves; c’était cependant à ces Messieurs qui m’ont attaqué de les fournir (actoris est probare, dit le vieil adage).
- 2° Les lecteurs delà Lumière Electrique savent assez bien l’anglais, en général, pour n’avoir pas besoin de traduction juxtalinéaire. Point n’est d’ailleurs besoin de savoir l’anglais pour se rendre compte que les mots « si les fils verticaux n’étaient pas si soigneusement ajustés à la longueur d'onde », complétés par une figure où les fils verticaux sont ajustés réellement à la longueur d’onde, ne seraient pas employés dans le sens d’« espacés d’une 1/2 longueur d’onde » par un auteur qui aurait eu l’idée d’employer des antennes au 1/4 d’onde.
- 3d Je n’ai jamais dit que « dans les brevets les figures schématiques doivent être à l’échelle », mais le bon sens indique qu’1111 auteur, qui représente des systèmes d’antennes dans lesquels les hauteurs d’antennes, jouent un rôle très important au point de vue de la distribution des oscillations, ne les dessinerait pas égales à une longueur d’onde s’il reconnaissait la nécessité de leur donner au plus 1/4 d’onde. La réponse de
- MM. Bellini et Tosi est donc à côté de la question.
- 4° Quant au brevet Brown américain de 190.3, il prouve simplement que M. Brown a eu le temps de réfléchir entre 1900 et 1903, mais il n’est pas opposable à mes dispositifs qui ont été décrits en 1902 (brevet belge, 28 mai 1902). Voir d’ailleurs 6°.
- 5° Je n’ai pas l’intention de discuter ici les schémas de M. Bellini; la discussion a déjà duré assez longtemps.
- En ce qui concerne mon propre schéma, critiqué à tort, tout le monde sait que, lorsqu’on a 1/2 longueur d’onde à absorber dans le circuit, on peut donner au secondaire d’un transformateur Tesla ou d’Arsonval une longueur suffisante pour que son milieu soit un ventre de courant et ses extrémités des ventres de potentiel. J'ai d’ailleurs indiqué sur mes schémas qu’on peut remplacer ce secondaire allongé par des bobines de self disposées en dehors du Tesla. L’objection qu’on me fait n’a donc pas de raison d’être.
- 6° Le paragraphe cité, et très exact, du D1' Zen-ncck ne détruit pas mon dilemme, sous la forme générale exposée ci-dessous en rj. Il sc rapporte, d’ailleurs, au cas d’un circuit filiforme oscillant librement en demi-onde ; tandis que mes systèmes aériens sont soumis à des oscillations forcées. Enfin, si on voulait appliquer ce paragraphe de Zenneck au brevet de M. Brown, on constaterait que le résultat annoncé par cet auteur (c’est-à-dire l’établissement d’une différence de phase d’une 1/2 longueur d’onde entre les pieds des deux antennes verticales) est impossible par les procédés décrits dans ce brevet, tandis qu’il l’est par les miens. Je remercie MM. Bellini et Tosi de cette occasion qu’ils m’offrent de démontrer l’importance capitale qu’a ainsi mon excitation indirecte (qu’ils traitaient dernièrement de simple « détail »).
- 70 En ce qui concerne mon dilemme, je ne l’ai sans doute pas expliqué d’une manière assez claire; car il est en réalité indépendant de toute hypothèse sur le mode d’excitation. Le voici plus clair : si l’on prend comme Brown un système de deux antennes verticales « espacées d’une 1/2 longueur d’onde » (*) et réunies directement à leur
- (l) C’est la seule condition indiquée par Brown, etcelle à laquelle il attache une importance capitale; il n’intercale dans le 111 horizontal qu’un éclateur Righi.
- p.379 - vue 379/688
-
-
-
- 380
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N» 25.
- pied par un fil rectiligne horizontal, il n’y a, par raison de symétrie, que deux solutions pour la répartition des oscillations :
- a) Ou bien le ventre de courant est au centre du fil horizontal et alors les pieds des deux antennes sont des nœuds de courant, donc les antennes ne peuvent pas vibrer au 1/4 d’onde.
- b) Ou bien le ventre de courant est au pied d’une antenne et alors le pied de l’autre antenne est aussi forcément un ventre de courant,- donc les courants dans les deux antennes verticales sont de même signe et non pas de signes contraires, comme l’exige l’application considérée.
- 11 n’a rien été répondu à ce dilemme, et pour cause.
- 8° MM. Bellini et Tosi expliquent qu’on peut modifier l’aérien récepteur de Brown en réduisant les antennes verticales au 1/4 d’o^nde et qu’alors on obtient mon dispositif.
- Mais c’est là une inacceptable « pétition de principe », car ces messieurs ont reconnu eux-mêmes plus haut que Brown (tout en dessinant ses aériens égaux à une longueur d’onde) n'a pas indiqué qu’il fallait les réduire au 1/4 d’onde. Il n’appartient pas à ces Messieurs de le faire à sa place dix ans plus tard.
- En résumé, pour étayer leur attaque, MM. Bellini et Tosi sont obligés :
- i° De désavouer presque tout ce qui se trouve réellement dans ce brevet Brown, savoir : des antennes figurées à la longueur d’onde, l’obligation de les maintenir à une distance égale à une 1/2 onde (sans que d’ailleurs les montages représentés permettent d’obtenir ce résultat), le procédé d’excitation directe qui est incompatible avec les antennes verticales au 1/4 d'onde.
- ia D’y supposer existant ce qui n’y est pas, savoir : l’emploi d’antennes vibrant au 1/4 d’onde, la réduction de leur espacement à une fraction d’une r/2 longueur d’onde, l’excitation indirecte, etc.
- En présence de ces constatations, la question est jugée et je n’ai pas besoin de plus longs commentaires.
- A. Blonde/..
- Note de la Rédaction. — La Rédaction, estimant que cette discussion a duré assez longtemps et ne présente plus d’intérêt pour les lecteurs, la déclare close. Elle prévient les lecteurs, à cette occasion, qu’elle n’acceptera désormais, dans les cas analogues de discussion, que deux échanges d’observations pour chaque partie.
- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX
- La location d’une force motrice électrique est-elle un louage de chose, ou un louage d’industrie, au point de vue fiscal?
- Ce serait une erreur de croire que la question ainsi posée est destinée à trancher une subtilité juridique, intéressante seulement pour les jurisconsultes. Elle est au contraire très pratique, car elle conduit à des différences de tarifs importantes selon que l’on admet l’une ou l’autre des deux solutions.
- Le louage d'industrie, en droit fiscal, diffère du louage de chose, en ce qu’il suppose que le bailleur promet un fait personnel qu’il accomplira, et sans lequeî le preneur ne pourrait pas avoir la chose qui lui a été promise : par exemple, l’architecte qui s’engage pour un prix déterminé à faire construire une maison ne fait pas porter son contrat sur les moel-
- lons, les charpentes et les fers qu’il fera fournir par l’entrepreneur, mais il s’engage en outre à donner un travail personnel, un plan, une surveillance, jusqu’à parachèvement de l’œuvre à laquelle il s’est engagé.
- Au contraire, le propriétaire d’un immeuble qui donne à bail un appartement, livre purement et simplement une chose qui lui appartient, et le preneur en jouira indépendamment de tout fait accompli par le propriétaire, qui ne devra intervenir qu’au cas où la possession de son locataire serait menacée par un tiers.
- Cette intervention est absolument accidentelle ; dans bien des baux elle n’a jamais à se produire, tandis qu’au contraire dans le louage d’industrie, si le bailleur s’arrête de travailler, il est certain que le contrat ipso facto s’écroule.
- p.380 - vue 380/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 381
- A ces deux définitions, le droit fiscal a attribué des tarifs différents.
- Le louage de choses est le contrat courant, que chacun de nous fait journellement, qui est pour le fisc une source de revenus et qui jouit par conséquent d'un tarif de faveur ; l'article ier de la loi du i6 juin i8a/| déclare : « Les baux à ferme ou à loyer « de biens meubles ou immeubles, les baux de pàtu-a rage et nourriture d’animaux, les baux à cheptel ou « reconnaissance de bestiaux, et les baux ou contt vendons pour nourriture de personnes lorsque la « durée sera limitée, ne seront désormais soumis a qu'au droit de 9,0 centimes % sur le prix cumulé de « toutes les années. Le droit de cautionnement de « ces baux sera la moitié de celui fixé par le présent « article. »
- Comme on peut louer toute espece de choses, le tarif ainsi édiôté est applicable aux biens meubles ou immeubles. Seulement on ne peut demander la faveur du fractionnement triennal (c’est-à-dire réclamer la permission de ne payer que pour trois ans) que pour les baux d’irnmeubles. Si donc je loue une maison pour neuf années, je pourrai en faisant enregistrer le bail, demander à payer le droit de '20 centimes pour le montant de trois années cumulées.
- Au contraire, si je loue une dynamo pour dix ans: je suis obligé de payer le droit de ao centimes pour le montant des dix annuités cumulées, sans restitution possible, si dans le cours du bail, soit par la force des choses, soit par un accident, mon droit est résolu.
- Le louage d’industrie est, au contraire, une convention beaucoup plus rare, et comme telle est soumise par le fisc à un tarif plus élevé. L’article 69 § 3 n° 1, de la loi du 22 frimaire an VII,est ainsi conçu : « ï^s marchés pour constructions, réparations et « entretien et tous autres objets susceptibles d’esli-« malion, faits entre particuliers qui ne contiendront, « ni vente, ni promesse de livrer des marchandises, « denrées ou autres objets mobiliers (!), sont soumis a au droit de 1 % , »
- (!) Le langage un peu barbare de la législation fiscale appelle très souvent ces sortes de contrats des : « Marchés-louages », par opposition aux « marchés-ventes » dans lesquels le contrat porte non pas tant sur le travail à fournir mais sur la matière à livrer qui est abandonnée en pleine propriété à celui qui commande l’ouvrage.
- Il est assez difficile, clans certains cas. de distinguer ces deux sortes de marchés. Cette distinction est importante puisque l’article (U) de la loi du *22 frimaire an Vif, | 5 n° 1. déclare « que le droit de 2 % frappera les ad-
- II est évident que la location de la Force Motrice ne pouvait pas se soustraire à une difficulté de pareille nature.
- Evidemment il n'y a pas de place pour la discussion, si le contrat porte sur la location d'une usine munie, soit d’une chute d’eau et d’un groupe électrogène, soit d’une machine à vapeur. C’est un bail d’immeuble, avec tout ce que contient cet immeuble, et la Force Motrice que produisent les appareils qui y sont fixés.
- Mais si le preneur ne doit avoir la possession ni de la machine, ni d’aucune de ses parties, ni a fortiori de l’immeuble, et si la location porte uniquement sur la Force Motrice elle-même, c’est-à-dire sur ce produit immatériel qui n’existe que par l’intelligence et le travail de celui qui la produit, quelle sera la nature du contrat intervenu ?
- ‘ Est-il nécessaire de dire que l’administration a, dès le début, essayé devoir la immédiatement un contrat de louage d’industrie, permettant la tarification au droit de 1 % , et à toutes les réclamations elle produisait un jugement du Tribunal de Gex du a5 février 187/1, 9* 11* ava>t décidé ; a que la location d’une « force motrice fournie au moyen d’une chute d’eau, « et de turbines qui transmettent le monvement aux « engins de l’usine du preneur, constitue un bail « d’industrie passif du droit de 1 % ».
- Nous sommes en mesure aujourd’hui de citer le texte d’un jugement du Tribunal de Brest du 24 décembre 1908 qui est très intéressant, en ce sens qu’il détruit celte sorte de légende créée par l’Administration ('), d’après laquelle toute location de force motrice serait un louage d’industrie, sans distinction, et y fait ressortir très heureusement que chaque cas doit être examiné, analysé, avec beaucoup de soin, puis il fait l’application de ce principe à un cas très intéressant qui est le suivant.
- Dans le bail qui était soumis au Tribunal de
- indications, ventes, reventes marchés, traités étions autres actes translatifs de propriété à titre onéreux, de meubles, récoltes, et autres objets mobiliers généralement quelconques ».
- Pour faire cette distinction, il faut s’attacher surtout à eo qui est l’essence même du contrat. Par exemple, constitue non pas un marché-vente, mais un marché-louage, l'obligation prise par un entrepreneur de construire une maison, bien que l’entrepreneur fournisse les matériaux, car l’acquisition des matériaux n’est pas l’objet principal du contrat, (Voir sur ce point Dictionnaire des Rédacteurs, V°. Marchés n° 4°.)
- (') Ce jugement a paru dans le Moniteur indiciaire de Lyon, du 21 février 1908.
- p.381 - vue 381/688
-
-
-
- 382
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N° 25.
- Brest, il était expliqué que le preneur s’obligeait à consommer la force motrice hydraulique qui lui était fournie, sans que le bailleur prît rengagement d’actionner lui-même ses turbines, fournissant la force motrice qui serait en excédant, lorsque lui-même travaillerait pour sou compte, et quand il jugerait pouvoir travailler en raison du niveau des eaux, ce dont il serait seul juge.
- Sans doute le bailleur s’interdisait de donner à d’autres personnes le dit excédent de force motrice qui, par conséquent, se trouvait réservé d'une façon absolue au preneur. Mais ce n’est pas la réserve exclusive qui est faite à une personne déterminée qui lixe le caractère d’un contrat. Il faut, pour cela, recourir à l’essence même de la convention, et le tribunal l’a très bien analysée en faisant remarquer que, pour qu’il y eût louage d’industrie, il aurait fallu que le bailleur se trouvât dans l’obligation immédiate de ne jamais laisser arrêter son usine, alors même qu’il ne s’en servirait pas lui-même.
- Or, c’est précisément le contraire qui a été stipulé dans le contrai; l’industriel, bailleur de l’excédent de la force motrice, a le droit absolu de travailler quand il lui plaît, obligé seulement de donner, pendant les jours de travail, la force qu’il n’utilise pas.
- L’objet même du contrat est donc bien une chose immatérielle si l’on veut, mais ce n’est pas l'obligation de fournir qui la constitue.
- A ce litre,le jugement de Brest est extrêmement intéressant, et c’est pourquoi, ci-dessous, nous en donnons le texte. Il permettra quelquefois de discuter avec l’Administration de l'Enregistrement.
- Paun Boucault,
- Avocat û la Coin* d Appol do Lyon,.
- Texte du jugement du Tribunal de Brest du 28 décembre 1908.
- Le Tribunal :
- Attendu que l'administration de l’enregistrement des Domaines et du Timbre a décerné le a novembre 1905 une contrainte contre la Société Anonyme de Cellulose-Colon dont le siège est à Landerneau, pour une somme de 1 843 fr. 5o due à titre de suppléments do droits exigibles sur au acte de résiliation de liait passé devant M° Delorme, notaire à Brest, le 9 novembre u)o3 enregistré, consenti à ladite Société par la Société Fayel de Geroeourl cl Fauré de Lalène, Laprado fils et Cie, l’un de ces suppléments formant la différence entre le droit du bail à 0,20 % perçu pour location de force motrice avec fractionnement triennal, et le droit de 1 % qui était exigible pour le droit d’industrie et qui devait être liquidé sur >0 ans à raison do 2 5oo francs pour la première
- année et de 5 000 francs pour chacune des vingt-neuf autres, le second supplément de droit s’élevant à 3i francs pour cession à la Société locataire de fermages dûs à la Société bailleresse, soit i\ 1 % sur 2 480 francs;
- Attendu que l’Administration a réduit cette dernière somme de 3i francs, du montant de. la perception a 0,20 pour trois années encaissée lors de l’enregistrcmenl, soit à 28,65 ;
- Attendu que celte contrainte a été rendue exécutoire, qu’elle a été signifiée le 4 novembre 1905, qu’il y a été fait opposition le i5 du même mois, que deux mémoires ont été ensuite respectivement signifiés par chacune dos parties en cause ;
- Attendu qu’il a été stipulé dans l’acte du 4 novembre 1903 que la Société de Cellulose-Coton accepte le bail des immeubles et la location de force motrice hydraulique dont la promesse a été consentie, eu vertu d’un acte du 3o mai 1903, reçu par Delorme, notaire (et enregistré), que parmi ses immeubles se trouve une ferme et un champ dit « La Garenne », sis commune de Pen-cran, que le prix de location a été fixé d’une façon distincte à 3 000 francs pour les immeubles désignés dans les deux premiers paragraphes, à 700 francs pour la ferme et le champ dit La Garenne;
- Attendu qu’en outre la Société bailleresse s’est réservée de j;>rendre et de prélever sur ses turbines toute la force hydraulique qui lui est nécessaire pour l’exploitation de sa briqueterie et de ses dérivés et a loué û la Société Cellulose-Coton tout l’excédent restant disponible de ses forces motrices hydrauliques, après le prélèvement ci-dessus indiqué, et autant que permettrait l’abondance des eaux, ce dont elle serait seule juge;
- Attendu que la location de cette force motrice a été faite moyennant un loyer fixe à raison de 25 francs par journée de 24 heures, avec stipulation que si, par accident ou événement quelconque, la force motrice venait a être supprimée- ou cessait de pouvoir être utilisée au cours d’une journée commencée, il ne serait dû du. loyer de 26 francs que la part proportionnelle au nombre d’heures pendant lesquelles elle aurait été employée;
- Attendu qu’il est stipulé encore que la Société bailleresse s’interdit de fournir pendant la durée du bail, à quelque titre que ce soit, aucune portion de ses forces motrices hydrauliques, d’autre part que la Société locataire ne pourra être obligée de faire usage de ses forces motrices qu’aulant que son usine sera en fonctionnement et que la fourniture pourra lui en être garantie d’une façon continue, sans qu’elle ait à remettre ses machines à vapeur en marche dans un bref délai, ce dont elle sera seule juge, qu’enfin les constatations relatives à l’usage de la force motrice seront faites tous les jours contradictoirement entre les deux parties et contresignées dans le bureau de la bailleresse sur deux registres journellement signés par chacune d’elles, et dont l’un sera la propriété de la locataire qui le remportera chaque jour dans son propre bureau, que les transmissions de celle force mo-
- p.382 - vue 382/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D’ELECTRICITE
- 383
- trice seront établies et entretenues aux frais de la Société locataire, qui profitera de celles actuellement existantes dans les locaux loués ;
- Attendu que l'Administration de l’Enregistrement estime que ces conventions relatives à la fourniture de la force motrice, constituent un contrat de louage d’ou-
- vrage ;
- Attendu qu’aux termes de l’article 1710 du Code civil, le louage d’ouvrage est un contrat par lequel l’une des parties s’engage à faire quelque chose pour l’autre, moyennant un prix convenu entre elles;
- Attendu que, d’après l'Administration de l’Enregistrement, le travail effectué dans l’espèce consiste dans la mise en marche des turbines placées dans l’immeuble de la bailleresse, ainsi que dans leur surveillance et leur entretien, en résumé dans l’ensemble des actes de l’homme utile au fonctionnement des turbines qui fournissent la force motrice;
- Attendu que s’il est exact que la Société bailleresse effectue ce travail, ce n’est point en vertu de la convention du c) novembre iqo3, qu’en effet, elle ne s’est engagée qu’à la fourniture de l’excédenl de la force motrice hydraulique produite par elle-même, lorsque ces turbines seraient en action;
- Attendu que, sans doute, on peut admettre qu’il y a louage de travail, lorsque le bailleur, produisant une force motrice surabondante, s’engage formellement à en distraire une quantité déterminée pour autrui et affecte ainsi la portion improductive de son travail, à la création obligatoire d’une portion de Torees qu'il cède, mais ce ne peut être qu’à la condition que le bailleur s’oblige positivement dans le contrat à produire ce travail dans une mesure quelconque ;
- Attendu qu’au contraire dans la cause, c’est le preneur qui s’oblige à consommer la force motrice hydraulique qui lui sera fournie, le bailleur ne prenant, par contre, que l’engagement de ne pas céder l’excédent de force à d’autres personnes qu’à la Société preneuse lorsqu’il travaillerait pour son compte, et quand il jugerait pouvoir travailler en raison du niveau des eaux, sans qu’il ressorte du contrat l’obligation pour lui d’actionner les turbines au profit de la Société preneuse;
- Attendu que le locataire trouvait évidemment une garantie suffisante de la livraison de l’excédent de force
- motrice dans l’intérêt qu’avait la Société bailleresse à vendre une force improductive pour elle, qu’il s’est, par suite, borné à stipuler que cet excédent ne serait pas fourni à d’autres, mais ne s’est [joint arrogé le droit d’exiger le travail productif de la force motrice qu’il comptait aî4quérir ;
- 1
- Attendu que ce n’est, d’ailleurs, qu’à partir du moment où cette force existe en excédent, après le prélèvement du bailleur, qu elle doit être fournie, sans que le locataire puisse prétendre à quoi que ce soit, avant la livraison qui lui est faite;
- Attendu que l’espèce soumise au Tribunal de Gex et sur laquelle est intervenu son jugement du a5 février 1874, était différente, que le bailleur s’était obligé à fournir une force motrice déterminée au minimum provenant de ses eaux, et, à défaut, celle créée par sa machine à vapeur, qu’il y avait, par suite, de sa part, engagement positif d'effectuer régulièrement le travail utile à la production d’une force motrice d’un nombre de chevaux minimum, au besoin par sa machine à vapeur, c’est-à-dire par son action personnelle ;
- En ce qui concerne le second supplément; de droit relatif à la cession de fermages dns à la Société bailleresse ;
- Attendu cpie l’Administration de l'Enregistrement prétend que le droit du est celui relatif à la cession de créances ;
- Attendu que la cession du bail parle bailleur so différencie de la cession de la créance, en ce que le cessionnaire se trouve substitué ^u cédant, non seulement, dans le droit de recevoir les loyers ou les fermages, mais dans toutes les obligations du bailleur relatives à la jouissance due au preneur, qu’on doit, au contraire, voir une simple cession de créance dans le fait par un bailleur de céder seulement son droit de loyer, moyennant une somme d’argent; .généralement payable immédiatement;
- Attendu, que dans l’acte du 3o mai 1903, la Société bailleresse a non seulement cédé les fermages qui lui étaient dus mais aussi tous les droits qu’elle tenait du bail, que la faculté donnée au cessionnaire de le résilier en est la preuve; que, de plus, il est stipulé que la preneuse ferait son affaire, tant activement que passivement, du bail consenti à Lagadec, qu’ainsi sans conteste, il s’agit bien dans l’espèce d’une concession de bail;
- Attendu que l’article 69, § 3, n° 2 de la loi du 22 frimaire, an VII, établit le tarif des concessions de baux, que cette disposition doit être appliquée à la convention constituant une cession de bail, bien qu'elle implique accessoirement une créance à terme, que la disposition suivante doit être au contraire appliquée, au contrat, qui, à tort dénommé par les parties cession de bail, n’aura pour objet unique qu’une cession de créances à terme;
- Attendu que les opposants reconnaissent que les frais d’avoué doivent rester à leur charge;
- Par ces motifs.....annule la contrainte.
- p.383 - vue 383/688
-
-
-
- 384
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 25.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- NOTES INDUSTRIELLES
- Moteur de traction a coui'ant continu.
- Le moteur de traction Westinghouse type /(8o a été étudié pour pouvoir être facilement employé sur les tramwa}rs et chemins de fer à voie de i"\ Etant alimenté sous 5oo à 5f>o volts, il développe une puissance normale de /jo HP.
- La carcasse est divisée en deux parties par un plaît horizontal passant par lfaxe du moteur.
- Le moteur est construit de façon a être suspendu par la moitié supérieure de la carcasse. Celte disposition permet donc de procéder k l’inspection détaillée du moteur en abaissant la partie inférieure de la carcasse, la voiture ayant au préalable été placée au-dessus de la fosse.
- La carcasse est prévue avec trois ouvertures permettant une inspection facile et rapide des organes principaux : une large ouverture du côté du collecteur permet la visite de celui-ci, ainsi que l'inspection elle réglage éventuel des porte-charbons. Cette ouverture est close par un couvercle maintenu avec force sur son siège par des taquets à vis, de façon à empêcher toute entrée de poussière ou d'eau.
- Une ouverture appropriée, prévue du côté du pignon dans la partie supérieure de la carcasse, et fermée par un disque maintenu par deux vis, permet de vérilier l’entrefer. Une troisième ouverture pour le nettoyage est prévue au bas de la carcasse inférieure du côté collecteur; elle est close par une fermeture à boulons; un feutre rend cette ouverture imperméable à l'eau et à la poussière.
- Sur les parois latérales du moteur, s'emboîtent deux joues-paliers solidement boulonnées sur chacune des demi-carcasses et clavelées de façon à éviter tout déplacement. Ces joues-paliers forment boîte à huile. Afin d’empêcher que l’huile s’écoule à l'extérieur, par l'extrémité du palier, côté; collecteur, le coussinet est fermé par une plaque entrée à force dans une rainure : l’huile venant h l'extrémité du palier passe alors dans le godet inférieur par un c^nal de fuite.
- Les bobines inductrices sont constituées par du filde cuivre rond de haute conductibilité. Ce fil est isolé à double guipage cl traité au vernis isolant. L’enroulement est fait sur gabarit. Les bobines, une
- fois constituées, sont recouvertes de plusieurs couches de ruban isolant. Ainsi préparées, les bobines sont placées sur les noyaux polaires dont elles sont séparées avec soin par plusieurs couches de matière isolante. Elles sont maintenues en place par un cadre de laiton appliqué contre les épanouissements polaires et pressées par le serrage même des boulons des pôles.
- Les portes - charbons sont fixés aux parois de la carcasse supérieure et sont soigneusement isolés de
- Kig\ i. — Moteur S/,o ouvert.
- la masseau moyen d’un isolateur do porcelaine très robuste au point de vue mécanique et électrique. Les balais sont en charbons simulés par fil de cuivre souple; contre le collecteur ils sont appliqués par des ressorts réglables..L’accès des porte-balais, par la porte de visite, est très facile, et Ton peut, sans difficultés, soit changer les charbons, suivant l’usure du collecteur soit régler la tension des ressorts.
- p.384 - vue 384/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- HEVtJE D’ÉLECÎRICITË
- 3&>
- »
- Les bobines d’induit sont laites de fil de cuivre de haute conductibilité, enroulées sur gabarit ; elles sont soigneusement isolées entre elles et entourées d’un tube résistant eu matière isolante qui les isole du 1er des cannelures et protège l’isolant contre les ruptures, line fois constitué, l’induit est ('relié en fil d’acier.
- Fig*, a. — Coupe longitudinale du moteur.
- Sur un prolongement du croisillon, est clavelé un manchon portant la partie utile du .collecteur. Les lames de cuivre de hautes conductibilité, constituant le collecteur, sont, isolées entre elles au moyen de feuilles de mica et serrées (Mitre deux anneaux en
- Fig*. 3. — Coupe Iriuisvcrsnli' du motour.
- l’orme V dont l’un fait corps avec le manchon et dont l'autre est rapporté et pressé par un anneau de serrage à vis. Les matières constituant la partie utile du collecteur sont étudiées pour obtenir une usure égale.
- Les fils d’induit pénètrent dans une encoche faite
- dans un prolongement des lames du collecteur, et les soudures au collecteurs sont faites avec toutes les règles de l’art.
- Des chasse-graisse, destinés à empêcher l’huile d’atteindre l'intérieur da moteur, sont emmanchés sur l’arbre et emboîte les Vieux coussinets d’induit. L'huile projetée dans ce chasse-graisse retombe dans le godet inférieur.
- Le couvre - engrenage est en fonte malléable, en deux parties assemblées par des boulons. Dans la partie supérieure, une large ouverture est prévue pour faciliter le graissage. Ce couvrc-engrenages repose d’un coté sur un bras nervure venu de fonte avec l'un des coussinets supérieurs d'essieu et, de l'autre coté, sur un support venu de fonte avec la demi-carcasse supérieure, Avec la disposition prévue, on peut ouvrir le moteur en faisant descendre la demi-carcasse inférieure, sans toucher au couvre-engrenages.
- Comme on a pu le remarquer dans ce qui précède, la construction de ce moteur présente de nombreux avantages pour la visita et ^entretien du moteur.
- L’inspection de l’induit et des inducteurs peut sc faire très facilement sans retirer le.moteur du truck, ni soulever la caisse de la voilure. En effet, pour inspecter l’induit ou les deux inducteurs de la partie inférieure, il suffit de déboulonner les deux moitiés de carcasse en laissant les joues-paliers, et par là même l’induit, supportés par la carcasse supérieure cl d’abaisser la demi-carcasse inférieure.
- Le croisillon d1induit est prévu avec un prolongement sur lequel est clavelé le manchon du collecteur ; cette disposition permet :
- i° D’enlever et de changer l’arbre après avoir simplement enlevé les deux chasse-graisse, mais sans toucher ni à la partie induite^ ni au collecteur ;
- •2.° De changer le collecteur après avoir simplement enlevé le chasse-graisse du cote collecteur et défait les soudures entre le collecteur et les bobines.
- Le poids du moteur complet, avec coussinets d’essieux, pignon, roue dentée et couvre-engre-naires est de î ‘j.’.W1* environ. Avec une roue de
- o
- «Son111111 de diamètre cl un rapport d’engrenages de iFi : 70, le jeu entre la partie supérieure du rail et la partie la plus basse du couvrc-engrenages est d’environ 8o111111, et celui entre la partie la plus basse du moteur et la surface supérieure du rail d’environ <jomm. Le diamètre maximum d’essieu admissible est de iaorain. L'écartement minimum des roues de la voiture entre bandages intérieurs doit être de (pomm pour employer ce moteur.
- p.385 - vue 385/688
-
-
-
- 386
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — N° 25.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- (C Ainsi que nous vous le disions l’an dernier, à a coté de notre budget ordinaire, nous avons à faire « face aux dépenses temporaires d’un budget extrait ordinaire. Mais si, conformément à notre espoir, « vos recettes nettes continuent à progresser, cette « première étape de votre dividende pourra être « promptement franchie de manière à donner satis-« faction à tous les intéressés, sans porter atteinte tt aux principes de prudence dont le devoir de votre cc conseil d’administration est de ne pas se départi tir. » Ainsi s’exprime, dans son rapport à l'Assemblée des actionnaires du 2 juin dernier, le Conseil d’administration de la Société Lyonnaise des Forces Motrices du Rhône. Il faut dire que cette année le Conseil a estimé que les résultats de l’exercice l’autorisaient à distribuer 2$ francs par action au lieu de ^3 francs l'an dernier ; pour la première fois depuis le début de l’affaire, les actionnaires touchent donc un dividende de 5 % ; et comme les parts de fondateurs ont droit à une répartition quand ce dividende dépasse 5 % , on saisit le sens des paroles du Conseil qui semble donner quelque espoir d’une répartition soit l’an prochain, soit dans deux ans. La décision du Conseil approuvée par les actionnaires peut néanmoins surprendre. Les résultats de l'exercice 1908 ne sont pas tellement supérieurs à ceux de 1907 : l’écart entre les recettes totales est seulement de 177 620 francs en augmentation, de 180 388 francs pour les recettes d’exploitations, en diminution de 2 767 francs pour les produits divers ; comme les augmentations des frais généraux, des frais d'exploitation et d'entretien et des intérêts et amortissements des obligations absorbent en plus pour cet exercice 2o3 002 francs c'est au détriment des comptes d'amortissement que se fait l'augmentation du dividende ; on pourrail objecter que c’est dans une faible mesure puisqu’il s’agit seulement de 100 000 francs ou moins d’un vingtième des bénéfices nets ! La conséquence est cependant de porter i5o 000 francs de moins que l’an dernier à l’amortissement du compte spécial de premier établissement cc qui semble d’un contraste particulier avec les sages paroles du Conseil. Ce compte spécial de premier établissement apres neuf années d’exploitation subsiste encore à l'aclif, amortissements déduits,pour la somme de 8419608 francs ; à ce taux annuel de 5 jo 000 francs, il faudra encore (i ans pour le voir disparaître. Mais d’autre part, l'amortissement des obligations va exiger de plus en
- plus des sommes importantes. Si bien que la plus-value des recettes escomptée par le Conseil, les actionnaires et les fondateurs, devra être d'un ordre bien supérieur à celle de cet exercice pour autoriser tous les intéressés à l’espoir d'une répartition. Les nouvelles lampes à faible consommation ontréduitlcs recettes d’éclairage dans de grandes proportions, car pour un nombre d'abonnés nouveaux presque égal à celui de l'exercice précédent, le nombre de kilowatts-heures produits par l’usine n'a progressé que de 29 775 au lieu de $8/194. On relève d'autre part que la recette moyenne annuelle par abonné est de 376 francs et par kiloAvatt produit de 10 fr. 9$. Il y a lieu de dire enfih que le bénéfice net est très voisin de représenter le dixième du capital après prélèvement, d’une somme de 200 000 francs pour dépréciations d’inventaire, spécialement du matériel d’entretien du canal et des moteurs et compteurs fournis en location. Le compte provision pour renouvellement de matériel et entretien reçoit encore 400000 francs, ce qui, en résumé, porte à 4-5 % du bénéfice net les sommes réservées cette année pour les divers comptes de prévoyance.
- La Société Electro-métallurgique française, plus connue sous la dénomination de Société de Fro-ges, a dû faire un prélèvement de 312 000 francs sur sa réserve spéciale pour distribuer 4° francs aux actions libérées et 17 fr. 5o aux actions non libérées contre respectivement 7$ francs et $2 fr. 5o Fan dernier. Les bénéfices ont subi, en effet, une très importante réduction dû a la crise qui a sévi sur l'industrie et à la chute des cours de l’aluminium ; la différence d’un exercice à l'autre est de 1 856 118 fr. Le bilan, par l’augmentation des comptes créditeurs divers, approvisionnements et produits en cours, et la diminution des comptes banquiers et débiteurs divers reflète bien cette situation mauvaise, on peut dire désastreuse du marché de l’aluminium. Grâce à ses réserves antérieures, et aux 1064$ pôo fr. que représentent les primes sur l’émission des actions nouvelles, le Conseil a pu, sans inconvénient aucun pour la situation financière de la Société faire le prélèvement dont nous parlons plus haut. La circulaire Renauld donne les quelques détails complémentaires suivants sur cette affaire : 2097 $97 francs ont été dépensés en travaux neufs à l’usine de l’Ar-gentière dont la mise en route est prévue pour la fin de l'année. Elle serait installée pour fabriquer de l’aluminium ; ceci tiendrait à prouver que le projet qu'on avait prêté à Froges, de mettre 10000 chevaux de l’Argentière à la disposition de sa filiale la
- p.386 - vue 386/688
-
-
-
- 19 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 387
- Nitrogènc pour la fabrication clés produits azotés, a été abandonné. D’autre part, le président a déclaré à l’Assemblée que la production annuelle d’aluminium donne une moyenne de.6 tonnes par jour et que le stock à l’inventaire était de i 6oo tonnes ; mais que la société était en mesure de vendre toute sa production et d’écouler son stock, les emplois de l’aluminium se développant chaque jour. L’année en cours sera cependant encore médiocre.
- Un groupe lyonnais avait mis à l’ordre du jour la question du rachat des parts de fondateurs et la mise au porteur des actions. Le Conseil s’est résolu à étudier les deux questions.
- La Compagnie Générale d’Electro-chimie de Bozel a ressenti également, mais dans une moindre proportion que Froges, la crise industrielle et les conséquences de la concurrence des nouvelles usines créées pour exploiter le brevet Luilier tombé dans le domaine public. Mais la situation financière de la Compagnie qui dispose en banque de plus de 5o % de son capital soit i 57/j ç)u!l francs lui permet de passer le moment de la crise et de se créer de nouveaux débouchés par la fabrication de produits spé-
- ciaux. Elle n’entreprendra pas cependant celle des engrais azotés, se contentant de s’intéresser à une société suisse, l’Azote, dans laquelle sa participation est de 376000 francs.
- Le chiffre des bénéfices de l’exercice auquel s’ajoute le report à nouveau de l’exercice précédent s’élève à /|55 447 fr. 92. En déduisant, pour amortissements industriels divers, 69 35o francs, il reste un solde de bénéfices nets de 386 097 fr. 40 qui a été réparti de la façon suivante :
- Réserve légale 5 %...... 17 8(77 34
- 6 % aux actions......... 18000000
- i5 % au Conseil......... u3 9e 1 çj.'î
- 4 % aux actions......... 120 000 00
- Report à nouveau........ 44 3o8 i3
- L’un des actionnaires a fait allusion au relèvement probable des droits de douane sur les carbures, mais le président a répondu que ce droit d’abord de 12 francs était à l’heure actuelle do 70 francs, et qu’il ne lui paraissait pas possible d’espérer davantage.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- DIVERS
- Belgique. —Un congrès international delà Radiologie et de l’Electricité se tiendra à Bruxelles, en 1910. Le siège du Secrétariat général est 1, rue de la Prévôté, à Bruxelles.
- Russie. — D’après le Bulletin commercial de Bruxelles, la plupart des importantes fabriques allemandes d’appareils électriques sont représentées en Russie et ont établi des liliales et maisons de vente à Saint-Pétersbourg, Moscou, Riga, etc. C’est ainsi que dans celle dernière ville, l’Allgemeine Eleklricitals-Gcsellschaft a acquis, il y a peu d’années, les magnifiques établissements de la Société d’électricité Union. La fabrique de Riga produit tous les appareils électriques et fait principalement des moteurs et des dynamos, accessoires, tableaux de distributeurs, armatures, etc. D’après les renseignements recueillis, la concurrence étrangère pour ces articles est très difficile dans les provinces de la Baltique. Si l’usine de |l’Allgemeine Eleklrieilats-Gesellsehafl a besoin de produits qu’elle ne fabrique pas, elle les commande à d’autres établissements de la place, qui, <1 leur tour, s’engagent à se pourvoir chez elle. Dans le cas où l’Allgemeine Elektricitilts-Gesellschaft est obligée d'avoir recours à l’étranger, elle s’adresse à sa maison de Berlin.
- La Société Volta, à Reva.l, qui est également très im-
- portante, contribue pour une large part à exclure la cou eurrenee étrangère des provinces de la Baltique.
- A Moscou et à Saint-Pétersbourg, les usines étrangères ont installé des bureaux de représentation et de vente avec un dépôt des moteurs et appareils électriques les plus demandés.
- D’après la statistique du Département des Douanes, l’importation des divers produits de l’industrie électrique pendant l’année 1907 et les onze premiers mois de 1908 se répartit voir Tableau I.
- Les principales industries d’éclairage électrique, de tramways, etc., utilisant les produits de l’industrie électrique, sont :
- Société anonyme d’éclairage électrique à Saint-Pétersbourg ;
- . Siemens et Halske;
- Electricité de la ville de Kazan;
- Municipalité de Riga, éclairage électrique public et privé ;
- Municipalité de Moscou, éclairage électrique-;
- Tramways électriques de Varsovie, Riga, Saint-Pétersbourg, Moscou, Ivazan, Suralolf, Koursk, Orel, .Taros-law, etc.
- Vu l’énorme concurrence dans toutes les branches de l’industrie électrique et le fait que surtout les usines allemandesonl leurs représentants et souvent leurs dépôts sur place, il n’y a qu’un moyeu du s’introduire, c’est du
- p.387 - vue 387/688
-
-
-
- 388
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI(2*Série). — N8 âS.
- faire connue les usines allemandes ; que chaque usine ou un groupe de ces usines réunies entretienne un bureau de représentation et de vente et plus tard un petit dépôt des marchandises les plus demandées. A la téie de ce bureau doit se trouver un ingénieur, bon commerçant ou bienTin commerçant assez au courant de la partie technique nécessaire, connaissant la Russie, ses usages
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 26 juin à 2 h. 1/2, à la préfecture de Grenoble (Isère), fournitures du matériel de la voie courante, nécessitées par la construction d'un chemin de fer d’intérêt local à voie d’un mètre et à traction électrique, de Grenoble au Villard-de-Lans, 8 lois.
- 1907 1908 Il PREMIERS MOIS
- Quantité Valeur Quantité Valeur
- Fil métallique, recouvert de matières textiles, de gutla-percha, de caoutchouc ou pouds roubles ponds roubles
- d’autres matières communes, chaque fil ayant un diamètre : a) Jusqu'il 2 millimètres 3 000 122 000 4 000 176 000
- Fil métallique, recouvert de soie » 14 000 » ifi 000
- b) Au-dessus de 2 millimètres ! » 2.0 000 » 21 000
- Câbles électriques de toute espèce * 17 000 297 000 32 000 43q 000
- 91 000 2 0.63 000 111 000 2 607 000
- Transformateurs électriques 13 000 261 000 9 000 221 OOO
- Parties de machines dynamos et de transformateurs, savoir : a) Bobines d’induction 1 000 27 000 1 000 5i 000
- b) Ancres et collecteurs 6 000 i/|3 000 5 000 1.64 000
- c) Bâtis avec parties en cuivre autres que coussinets 2 000 38 000 1 000 20 OOO
- Appareils de télégraphe et de téléphone 6 200 206 000 4 700 14a OOO
- Accumulateurs électriques ; i 000 20 000 700 11 OOO
- Interrupteurs, commutateurs, coupe-circuits, douilles pour lampes à incandescence, rhéostats et commutateurs de toute espèce, montés ou non, sonnettes électriques et accessoires pour signaux électriques 3o 900 863 000 27 600 770 000
- Appareils électro-techniques de mesurage, ampèremètres, Avattmètres, voltmètres et compteurs 7 000 329 000 738 000 7 200 297 OOO 8i3 000
- Lampes électriques à incandescence : Montées 7 700 8 2U0
- Non montées » 2 000 » 1 OOO ’
- •
- commerciaux et financiers, parlant bien le russe et si possible l'allemand; allant lui-mènie continuellement relancer la clientèle de revendeurs et de consommateurs. Ce bureau ne doit s’occuper que du matériel de son pays sinon la concurrence étrangère s’arrangerait probablement bientôt avec la maison d'importation qui s’en serait chargée pour évincer ce matériel du'marché.
- Un autre moyen de taire des affaires dans la branche électrique, combinaison qui trouverait un immense champ d’action, serait de faire, à crédit, des installations électriques de tous genres, spécialement de moteurs, en acceptant des paiements mensuels. 11 s’agit ici des petits ateliers et des petites fabriques : boulangeries, confiseries, charcuteries, petits ateliers mécaniques, etc., ect. C’est un système bien connu, suivi en d’autres branches surtout par quelques entreprises allemandes, système qui, toutefois, tout en pouvant être rémunérateur, exige en premier lieu un personnel commercial supérieur parfaitement au courant des usages et coutumes russes.
- A Moscou, les usines étrangères ont installé des bureaux de représentation et de vente avec des dépôts des moteurs et appareils électriques les plus demandés.
- • BELGIQUE
- Le 2 juillet, à 1 h. 1/4» à l’hôtel de ville, à Jlruxclles, construction d’une sous-station d’électricité à Solbosch ; caut. : 5 000 francs; prix du cahier des charges : 1 franc; prix des plans : 8 francs; s’adresser, 11, rue Sainte-Catherine, à Bruxelles. Soumissions ledit jour, avant 11 heures.
- ITALIE
- Le 10 juillet, à 1 1 heures, aux directions générales des arsenaux de la marine, à Venise et Naples, fourniture de lampes et de lampadaires électriques, en 2 lots. Total : L. 2/) 79760.
- ALLEMAGNE
- Le 28 juin, au service des travaux techniques de la" ville de Leipzig, fourniture de batteries d’accumulateurs pour les installations électriques.
- BULGARIE
- Le 29 juin, à l'administration des finances du district, à Sophia, fourniture de 1 000 raccords \ 000 pôles-zinc, 800 grands bocaux pour éléments Le clanché, 2 500 pôles-zinc et 600 ballons pour éléments Meidinger. 10 5oo isolateurs, 5 oookm fil bimétallique et 1 oookm fil fer de galvanisé.
- P A BIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
- p.388 - vue 388/688
-
-
-
- Trente-et-Unlème année.
- SAMEDI 26 JUIN 1909.
- Tome VI (3« série).— N° 26.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- I/Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE. L’ÉLECTRICITÉ
- Directeur : A. BECQ.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 38g. — Devaux-Chahbonnel. Etude sur les lignes téléphoniques [suite), p. 3gi. — A. Comet. Machines-Outils commandées électriquement [suite), p. 3g4. — E. Roth. Les moteurs polyphasés à collecteur [fin), p. 400.
- Extraits des publications périodiques. — Etude, construction et essais de machines. Sur le calcul de la réluctance d’entrefer dans les dynamos à induit denté, W. Hartnele, p. 404. — Sur le refroidissement radial des induits, Ossanna, p. 4°5.— Turbo-générateur de 11 200 HP de la station centrale de Buenos-Àyres, p. 410- — L’influence des conditions de démarrage sur le fonctionnement des moteurs d’induction, Bertiiold, p. 410. — Bibliographie, p. 4*3. — Correspondance, p. 4i5. — Chronique industrielle et financière. — chronique financière, p. 4i5. — Renseignements commerciaux, p. 418. — Adjudications, p. 419. — Tables des matières.
- ÉDITORIAL
- Dans le premier article de son étude sur 1 les lignes téléphoniques, M. Devaux-Char-bonnel s’est borné à établir des généralités, à justifier l’emploi des imaginaires dans la question qu’il traite, à donner les formules très simples qui correspondent au cas fictif d’une ligne indéfinie ; aujourd’hui il aborde le fond même du problème en étudiant le calcul des constantes des lignes de longueur finie ; il se propose de chercher non seulement leurs valeurs, mais encore la manière dont elles varient avec la fréquence.
- La mesure de ces constantes a été laite par l’auteur à l’aide de deux méthodes : dans la première, M. Devaux-Gharbonnel a utilisé le galvanomètre présenté, il y a peu d’années, à l’Académie des Sciences, par M. Abraham. L’auteur donne une description de cet ingé-
- 1 nieux appareil et en fixe les conditions d’emploi.
- La deuxième méthode est celle du pont à téléphone. Elle exige, au préalable, des vérifications sérieuses que M. Devaux-Cdiarbonnel exposera dans son prochain article.
- Ün n’applique pas encore indistinctement la commande électrique à toutes les machines-outils et, à ce sujet, M. Comet cite les raboteuses parmi celles qui se prêtent le moins bien, actuellement, à l’électrification. Il ne semble pas d’ailleurs que les difficultés qui se présentent dans ce cas particulier doivent rester insolubles, et certains dispositifs d’inverseurs , notamment, pourront permettre de les surmonter.
- M. Comet étudie ensuite les étaux-limeurs,
- p.389 - vue 389/688
-
-
-
- 390
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 26.
- et décrit, à ce propos, les intéressants perfectionnements apportés par les grandes maisons de construction à la disposition «le leurs ateliers, afin de permettre le travail simultané de differents outils.
- M. Edouard Roth termine aujourd’hui sa très longue et très complète étude des moteurs polyphasés à collecteur.
- L’ampleur et la rigueur de cette analyse en font un travail en quelque sorte définitif, «jui rassemble et développe les résultats antérieurement acquis. Les concordances expérimentales si frappantes que M. Roth continue à nous présenter aujourd’hui sont, aux yeux de l’électrotechnicien, le garant de la valeur de sa théorie.
- Nous avons extrait d’une correspondance adressée à YElectrician une méthode approximative, due à M. W. Hartnell, et permettant de calculer la réluctance d'entrefer dans les dynamos à induit denté.
- La formule donnée par M. Hartnell se recommande par sa grande simplicité, et l’auteur déclare en outre l’employer depuis longtemps avec toute satisfaction. Elle est en concordance avec les travaux antérieurs de Shaw.
- L’important travail de G. Ossanna sur le refroidissement radial des induits de dynamos a pour but de reviser les idées de Ott, qui n’a pas, dit l’auteur, posé la question comme elle doit l’être.
- La conviction de M. Ossanna est que les fentes de ventilation ont une importance très notable au point de vue du refroidissement. Les calculs qu’il publie aujourd’hui pour rendre compte du phénomène, étaient depuis longtemps en sa possession, mais il jugeait inutile de les publier, parce que les construc-
- teurs ne semblaient pas avoir plus de doutes que lui sur l’excellence de la ventilation par le sectionnement des paquets de tôles.
- Mais récemment son attention a été attirée par des affirmations contraires émises par des ingénieurs éminents, et c’est pourquoi il a cru devoir faire connaître son analyse qui est basée sur trois hypothèses.
- On trouvera plus loin l’énoncé de ces hypothèses et on remarquera que la troisième a pour effet de faire dégager de la méthode suivie des résultats plutôt défavorables.
- Dans une suite de cinq diagrammes dont nous recommandons l’étude aux constructeurs, l’auteur met en évidence l’influence du refroidissement par les fentes de ventilation sur les différents rapports qui caractérisent réchauffement d’un induit.
- Les deux articles précédents ont trait à la théorie des machines électriques. Celui qui vient ensuite a pour but de faire connaître et de spécifier une machine existante , intéressante en raison de sa grande puissance et de sa nouveauté. C’est du groupe tendem turbo-générateur de la station centrale de Buenos-Ayres qu’il s’agit.
- Nous avons essayé d’en donner une idée assez complète, bien qu’il nous ait été impossible d’entrer dans le détail des dispositifs accessoires, et notamment du jeu des soupapes de sûreté, lequel est fort intéressant.
- M. Berthold nous ramène dans le domaine de la théorie en étudiant Y influence des conditions de démarrage sur le fonctionnement des moteurs d'induction.
- Nos lecteurs trouveront donc dans ce numéro un aperçu complet des meilleurs ai’-ticles récemment publiés sur la construction des machines électriques.
- p.390 - vue 390/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 391
- ÉTUDE SUR LES LIGNES TÉLÉPHONIQUES (Suite)
- (')
- §3. Constantes des lignes.
- Considérons une ligne de longueur finie l. Quand l’extrémité est isolée on a, à l’origine, comme nous venons de le voir
- E0 = Q0(i + ç—-al) ]° = Y[l~e^nl)
- Z,
- •* n
- i -f- e—2aZ I — e—îaï
- Quand la ligne est bouclée
- E„ = Q0(i —e~M) Io=Y°(i+e-a“l)
- Z2
- E0____ i — e~lal
- "L ~ J i + e-*«z‘
- Z, et Z, sont les valeurs de l’impédance au départ pour les deux cas considérés. On a immédiatement
- veloppement pourra être réduit au premier terme. On aura alors
- y Z i a — ào y
- 1 al l (g -f- /(i)f) l[g2 -1- m2y2J.
- Z2 = Zal = (p -J- iiû\)l.
- Il suffira donc de mesurer l’impédance à l’origine de la ligne, l’autre extrémité étant isolée ou bouclée, pour avoir deux relations qui, en réalité, à cause des imaginaires, en forment quatre, et donnent immédiatement les quantités p, X, y, a.
- Si la ligne n’est pas très courte, on prendra un terme ou deux de plus dans le développement et le calcul n’en sera guère rendu plus difficile, comme nous le montrerons plus loin.
- Z,Z2 = Z*,
- § 4- Mesure des constantes.
- relation très intéressante qui permettra de vérifier aisément si des expériences ont été bien faites.
- Mais la quantité
- i — e~2nl i -}- e~~1,a
- peut se développer en série. On a en effet
- j g-—2(il Qdl —al
- i -f- e~2ai eal -+- e~,u'
- Cette expression n’est autre chose que la tangente hyperbolique de la quantité al. Mais on a
- tg hyp. al — al —
- i aH: i X 5
- Si la ligne est suffisamment courte, le dé-
- Nous allons indiquer maintenant comment on peut mesurer ces constantes. Il est en effet indispensable, pour faire une étude sérieuse de la téléphonie, de connaître la valeur des constantes des lignes et aussi la manière dont elles varient avec la fréquence.
- Ainsi que nous venons de le dire, il suffira d’opérer sur une ligne suffisamment courte et de mesurer l’impédance à l’origine. On peut, pour cela, employer deux méthodes qui correspondent aux méthodes de déviation directe et d’équilibre usitées pour la détermination des résistances; la première comportera l’emploi d’un galvanomètre convenable pour courants alternatifs, la deuxième consistera à prendre un pont de Wheastone, dont le galvanomètre sera remplacé par un appareil convenable, un téléphone par exemple.
- Nous parlerons, plus loin, des générateurs de courants sinusoïdaux qui peuvent être employés pour ces mesures, et nous décri-
- (*) La Lumière Electrique, loine VI, 2e série, p. 327.
- p.391 - vue 391/688
-
-
-
- 392
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI '(2® Série). — N° 26
- rons tout d’abord les deux méthodes que nous avons employées.
- Méthode directe. — La méthode directe n’est réellement commode et précise que si on a à sa disposition un instrument approprié. Nous avons eu la bonne fortune de pouvoir nous servir d’un galvanomètre nouveau, imaginé par M. Abraham (') et dont nous allons sommairement rappeler le principe.
- Ce galvanomètre est une modification très ingénieuse du galvanomètre d’Arsonval, modification qui consiste à remplacer l’aimant permanent par un électro-aimant excité par un courant de môme fréquence que celui qui est à étudier.
- Le flux de l’électro-aimant sera de la forme
- Il sinon.
- Si dans le cadre du galvanomètre on fait passer un courant de même période, mais de phase quelconque o
- I sin (on — ç),
- le couple de déviation sera à chaque instant proportionnel à
- HI sinon sin(w£ — ç),
- et sa valeur moyenne, pendant une période, simplement à
- HI cosç.
- Finalement la déviation sera proportionnelle à l’amplitude du courant à mesurer et au facteur de phase cos o.
- On voit de plus que la sensibilité sera du même ordre que celle d’un d’Arsonval. Elle sera même supérieure, car le champ H produit par l’électro-aimant pourra être plus grand que celui d’un aimant permanent.
- Quand on aura déterminé la constante de l'instrument, le résultat d’une mesure don-
- (') Académie des Sciences, 3o avril 1906. Société de Physique, 4 mai 1906.
- nera le produit de l’intensité maximum par le cosinus de la différence de phase. Il faudra donc pouvoir séparer ces deux quantités, et l’appareil ne serait susceptible d’aucun emploi pratique si cette double opération ne pouvait se faire commodément. M. Abraham a très heureusement vaincu cette difficulté en employant un mode d’expérimentation très simple.
- Supposons qu’on dispose de deux courants égaux, mais en quadrature. L’instrument donnera séparément les valeurs
- Icostp et I sinç,
- d’où l’on tirera aisément I et <j>.
- En particulier si D et D' sont les deux
- Fig. 2.
- déviations correspondantes, on aura immédiatement
- D'
- tgŸ= D’
- par le rapport des deux déviations lues sur l’échelle, et l’on voit que le galvanomètre permet de mesurer directement des différences de phase.
- Voici comment on obtient des courants égaux et en quadrature. On dispose sur l’électro-aimant A, au voisinage du cadre mo-
- p.392 - vue 392/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 393
- bile C, quelques tours de fil Ej. La force électro-motrice induite par le flux de l’électro sera en quadrature avec ce flux que nous pouvons considérer comme fixant l’origine des phases.
- On prend, d’autre part, sur une faible résistance R, intercalée dans le circuit d’excitation de l’électro, une dérivation E2. Le courant ainsi recueilli est en phase avec le courant d’excitation, et par conséquent avec le flux de l’électro (fig. a).
- Nous avons donc créé deux forces électromotrices Et et E2, l’une en phase, l’autre en quadrature avec le flux. Pour les rendre égales, il suffira de les comparer au voltmètre. On fera très facilement varier la force en phase en déplaçant une des prises de courant sur la résistance, de manière à lui donner exactement la valeur qu’elle doit avoir, c’est-à-dire à la rendre égale à la force en quadrature.
- Voici maintenant comment on effectuera une mesure d’impédance. La force électromotrice en phase donnera un courant
- T E0 . ,
- lp = — sm (o)t — <p) c.oso,
- et une déviation proportionnelle à
- P —
- E0
- R
- cos2 9.
- La force électro-motrice en quadrature donnera un courant
- L
- ü
- R
- - COS (U)t— 9) cos ©,
- et une déviation proportionnelle à E„
- Q= cos 9 sin 9.
- O11 calculera 9 par l’équation
- O
- tS9 = f»
- et ensuite R se déduira de la déviation lue dans une des deux expériences, après avoir taré l’instrument au moyen d’une résistance ohmique R0 connue et qui donnera une déviation
- O11 voit combien cette méthode de mesure des impédances est simple. Elle ne présente qu’un inconvénient, c’est qu’il faut pouvoir disposer d’un alternateur assez puissant pour magnétiser les électro-aimants du galvanomètre. De plus le galvanomètre lui-même doit être installé d’une façon très stable. De sorte que cette méthode ne peut être employée que dans un laboratoire.
- Méthode d'équilibre. — On peut employer, très commodément, pour mesurer des impédances, le pont à téléphone. Le montage est le même que celui qui est employé pour la mesure des résistances. Il faudra disposer de condensateurs et de bobines de self gradués, pour constituer la branche de comparaison ; il faudra aussi n’employer comme branches de proportions que des résistances ohmiques.
- Il est donc indispensable, avant deprocéder à aucune mesure, d’effectuer une vérification sérieuse des étalons dont on dispose. C’est ce dont nous allons maintenant nous oc-. cuper.
- {A suivre.)
- Devaux- Cii arboxx el .
- p.393 - vue 393/688
-
-
-
- 394
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). —N® 26.
- MACHINES-OUTILS COMMANDÉES ÉLECTRIQUEMENT (Suite)^
- L’application du moteur électrique à la commande des tours a donné lieu, comme on vient de le voir par les exemples que nous en avons donné, à une assez grande diversité de solutions. Dans certaines autres machines-outils, telles que les raboteuses proprement dites, par exemple, le fonctionnement électrique est, par contre, encore peu employé.
- retirer de celui-ci tout le bénéfice qu’on en peut attendre, et c’est là une des raisons qui font préférer aux constructeurs de machines-outils l’entraînement par simple courroie dans les raboteuses. Il est clair toutefois qu’on pourrait obtenir ce renversement de la table à l’aide d’un dispositif purement électrique et, par exemple, à l’aide d’un ap-
- Fig.
- Dans ces machines, la présence de courroies est nécessaire, car c’est par ces dernières, généralement, que s’opère le renversement du mouvement de la table. La combinaison de M-e dispositif de renversement avec le moteur électrique ne permet donc pas de
- (<) Cf. La Lumière Electrique, tome VI, (ae série), p.359.
- 11 bis,
- pareil tel que l’inverseur Brenot que nous avons décrit. Il semble que, de cette façon, la construction de la machine se simplifierait et que le traArail gagnerait en précision.
- Les raboteuses de la Société française de Machines-Outils (fig. n bis) sont construites pour être commandées, soit par une courroie, soit par un moteur électrique. A cet effet on
- p.394 - vue 394/688
-
-
-
- 26' Juin 1909;
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 395
- a ménagé sur les montants guidant la traverse du porte-outil de petits bossages sur lesquels se tixentles organes d’entraînement.
- ment des raboteuses avec variateur de vitesse disposées pour la commande électrique.
- Fig. 12.
- L’appareil d’entraînement par moteur électrique est représenté dans les figures 12 et i3. Le moteur tourne constamment dans le
- Fig. i3.
- Dans les étaux-limeurs, où, à l’encontre de ce qui se produit pour les raboteuses ordinaires, ce n’est pas la pièce à travailler qui
- Fig.
- même sens et l’inversion du sens de la marche a lieu par une courroie. La Société française de Machines-Outils construit égale-
- 14.
- se déplace, mais au contraire l’outil qui est animé d’un mouvementde va-et-vient obtenu d’une façon simple, le moteur électrique a
- p.395 - vue 395/688
-
-
-
- 396
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N» 26:
- trouvé de fréquentes applications. Celui-ci est généralement placé au lias du socle de la machine, que l’on prolonge alors de,façon à former une base résistante. Le moteur transmet son effort, soit par de petites courroies, soit par des chaînes, c-oit par des engrenages. Lorsque la transmission se fait par courroies,le moteur est posé sur desglissières permettant de les tendre. Les moteurs eux-mêmes peuvent être à vitesse constante ou à vitesse variable. Dans le cas de moteurs à vitesse uniforme, les courroies passent sur
- Fig-. 16;
- des cônes de transmission permettant de faire varier la vitesse dans une certaine mesure. Avec les moteurs à vitesse variable, les cônes peuvent être supprimés et la transmission du mouvement effectuée par des chaînes ou des engrenages.
- La Cincinnati Shaper C°, Cincinnati (Ohio), a étudié toute une série d’étaux-limeurs entraînés électriquement. Dans ces machines le moteur est. placé, soit sur une plaque de fonte en prolongement de la base, soit contre ledmli de la machine sur des glissières verticales. La ligure i4 se rapporte à un étau-limeur mû par un moteur à vitesse variable. Le moteur Lransmet ici son effort à la machine
- par des engrenages logés dans un carier spécial.
- LJne solution originale d’étau-limeur actionné par un électromoteur est représentée dans la figure ia, qui se rapporte à une machine de la Société suisse pour la fabrication des Machines-Outils d’Oerlikon. Le moteur de commande est dissimulé ici à l’intérieur du bâti. La transmission du mouvement a lieu par une courroie étroite marchant à grande vitesse. Cette solution représente évidemment ce que l’on peut faire de mieux au point de vue de la diminution de l’encombrement.
- La Société suisse des Machines-Outils d’Oerlikon construit également une classe spéciale d’étaux-limeurs à commande électrique. Ce sont des machines portatives composées essentiellement d’un montant (fig. 16) muni de glissières, sur lesquelles se meut le coulisseau verticalement. Celui-ci porte une tête à chacune de ses extrémités. L’une de ces têtes travaille en poussant, et l’autre en tirant. Le montant de la machine se meut horizontalement sur des glissières spéciales placées au bas de la machine et peut égale-niénttoiirner sur lui-même de façon à orienter le coulisseau dans une direction quelconque. L’entrainement a lieu à l’aide d’un moteur placé au sommet de la machine et par des roues et pignons dentés enfermés dans des carters. On obtient ainsi, outre l’inversion du mouvement, deux vitesses pour le coulisseau. Un solide œillet situé à la partie supérieure du montant permet d’enlever la machine au moyen d’un pont roulant.
- La machine dont il s’agit fait partie d’une série de machines-outils portatives que la Société suisse des Machines-Outils d’Oerlikon a étudiée, en vue d’une nouvelle méthode de travail des grosses et lourdes pièces. Ces machines qui, ainsi que nous le disions déjà, ne sont devenues vraiment pratiques que grâce au moteur électrique, rendent dans ce cas de très réels services. Le sol de l’atelier est constitué par une grande plaque de fonte, divisée en damier par des rainures
- p.396 - vue 396/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 397
- en T permettant d’y fixer n’importe où la pièce à travailler, et, au tour de celte pièce, les différentes machines-outils, perceuses, alaiseuses, fraiseuses, taraudeuses, étaux-limeurs, mortaiseuses, etc., commandées chacune par un moteur spécial. Les oulils de ce genre peuvent également servir à faire des travaux accessoires sur de grosses pièces de machines, pendant que celles-ci sont en
- marines ou de machinés fixes, les carcasses de grandes dynamos ou d’alternateurs, etc.
- Parmi les étaux-limeurs commandés électriquement nous mentionnerons encore deux machines intéressantes de la Cincinnati Sha-per C°. La première (fig. 17) est destinée à travailler les pièces qui, par suite d’un poids ou d’un encombrement trop considérables, ne peuvent être placées sur des rabo-
- Fig i0.
- prise avec de gros outils (alaiseuses par exemple) effectuant le travail principal. La direction de ces machines portatives est aussi facile que celle des machines fixes, et, une fois fixées sur la plaque, elles offrent le maximum de résistance et de rigidité et l’on peut ainsi travailler rapidement et avec la précision voulue les grands bâtis de machines
- teuses ordinaires. Elle est de construction exceptionnellement robuste et comporte deux têtes, ce qui permet de travailler en même temps deux pièces differentes ou bien deux surfaces de la même pièce. Notre gravure représente la vue arrière de la machine. Les coulisseaux, dont on aperçoit les extrémités opposées à celles portant
- p.397 - vue 397/688
-
-
-
- 398
- T. VI (2* Série).'— N0 26 .
- I.A LUMIERE ÉLECTRIQUE
- l’outil, sont entraînés à l’aide de deux roues dentées à paroi pleine et de deux bielles aboutissant «à des glissières fixées sur les roues dentées. En faisant glisser le point d’attaque des bielles sur les glissières, on réduit ou on augmente la course de l’outil. De meme on peut déplacer chaque coulisseau dans le sens de son axe de façon à pouvoir travailler des surfaces placées à des distances plus ou moins grandes du bâti de la
- certains cas, retirer de l’électro-moteur, grâce à sa légèreté et à son indépendance.
- La machine est à deux tètes, comme la précédente, mais les coulisseaux sont en outre capables dé se mouvoir dans des plans horizontaux. On peut ainsi raboter en même temps sur une même pièce ou sur deux pièces différentes, les surfaces disposées de la façon la plus imprévue.
- Ces machines ont trouvé un débouché sur-
- 1-ig. i7.
- machine. Les coulisseaux sont disposés sur des chariots mobiles automatiquement dans le sens de l’axe longitudinal du bâti. Les moteurs au nombre de deux sont placés, comme on le voit, à l’arrière, sur des semelles attenant au socle de la machine. Ce sont ici des moteurs à vitesse variable et la transmission a lieu, pour celte raison, à l’aide d’engrenages logés dans des carters. Les mouve-ments des coulisseaux sont indépendants.
- La seconde machine (fig. 18) est de construction tout à fait spéciale et met bien en lumière les avantages qu’on peut, dans
- tout dans les usines américaines de ponts et charpentes en fer où elles rendent de nombreux services. Elles permettent de travailler simultanément les deux extrémités des cornières, fers ’ profilés ou poutrelles de toutes sortes, et de faire sur leurs faces d’about des coupures biaises qu’il serait très difficile d’exécuter à la cisaille. On obtient ainsi un travail soigné, rapide et économique, ce qui est conforme aux desiderata de l’industriel américain.
- Les deux têtes de cet étau-limeur sont montées sur base graduée et peuvent être
- p.398 - vue 398/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITE
- 399
- pivotées de 45 à 90°. Les moteurs sont adaptés sur chaque tête et actionnent non seulement les coulisseaux*, mais produisent aussi le déplacement lent des chariots sur le banc ainsi que la descente automatique verticale
- Les autres particularités de la machine sont semblables à celles de la machine précédente. Le coulisseau reçoit son mouvement (leva < t-vient d’une bielle attaquant une roue dentée par l’intermédiaire de glissières permettant
- ou angulaire. Les chariots peuvent être également déplacés au moyen de manivelles disposées aux extrémités du banc, de même la descente de l’outil peut être effectuée à la main. Le réglage angulaire des têtes est obtenu au moyen d’une roue à vis sans fin.
- de faire varier la longueur de course de l’outil. Les coulisseaux sont susceptibles d’être déplacés longitudinalement de façon à pouvoir travailler des surfaces placées plus ou moins loin du bâti.
- (A suivre.) A. Covet.
- p.399 - vue 399/688
-
-
-
- 400
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2° Série). — N’ 26.
- LES MOTEURS POLYPHASÉS A COLLECTEUR (Fin)-<*>
- ü>. Construction du diagramme à i535 tours. Figure ‘mj.
- Ce diagramme se construit exactement comme le précédent. La longueur Mo M a pour valeur
- MnM = 7 X 0,98 —0,167 2 0,0106 y/ 3
- Nous avons
- o" a rs
- 1,. = —— = ——- = 5 5 ampères. Iv 0,620
- L’angle de décalage est déterminé par COSip,. = 0,98.
- M0M = 96 ampères.
- L’angle a est de 1800.
- Construisons le point Dt-, et le point de fonctionnement A tel que
- <^22
- AT = 28,5 —— = 33,o ampères.
- 189
- La longueur A^l00 est maintenant donnée par 0,0002
- /ignw = 120------= 58,8 ampères.
- 0,0106
- La vitesse a pour valeur
- 1 000 h 1 °- y = i 000 --=r 1 5oo tours.
- gm,/i 58,8
- >
- La longueur Aæ a la valeur A« 1100
- A» 1' 00
- K
- donc
- A0O' = KI0 = i5,5 X 0,625 = 9,7 ampères
- O'O" 0,625 X 2,24 = 1,4 ampères 0"0" = 0.625 X 4,i — 2,56 ampères.
- §
- Fig. — Réglage de vitesse par décalage des balais dans les limites de 790 à 1 020 tours. Couple = <> ni. kg correspondant à 19,6 IIP à 1 000 thin.
- La puissance absorbée a donc pour valeur
- 220 X 53 X 0,98 = 19 ^50 watts.
- La puissance utile est de
- 1 5oo
- 756 X 14,7------= 16 200 watts,
- 1 000
- donc le rendement de
- 0,097 222
- 0,167 i,o38 = 126 ampères,
- A0A«, 207
- Âô^ = 3îî = ">''a
- (*) La Lumière Electrique, tome VI (20 série), p. 47, 71, io3, 139, 204, 242, 268 332 et 363.
- 16 200 i975o
- = 82,2 % .
- I OO
- Courant ctijorie
- p.400 - vue 400/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 401
- On a, comme dans le diagramme précédent, construit la ligne du rendement.
- Le courant secondaire a pour valeur
- h
- i,o38
- 0,1%
- 38 " u’35 ampères.
- construction delà figure 24, au cas particulier du moteur auquel se rapportent les diagrammes (fi g. 28 et 29).
- Le point de fonctionnement Aw, correspondant au courant rotoriquc minimum, se trouve sur le cercle du couple, à son intersection avec la droite
- 10OO
- Fig. 33. — Réglage de vitesse par décalage des balais dans les limites de 780 à 1 o3o tours. Couple = 7,0 in. kg. correspondant à n,5 HP à 1 000 Ihm.
- Comparons encore les résultats du diagramme et ceux de l’essai.
- Tableau
- Vitesse 1 Ampères ! tï | absorbés sur i j le réseau Watts absorbés sur le réseau COS {p Rendement %
- Va le u r d u d iag r a 1 n m e 1 5oo 197JO 0,98 82,2
- Valeur de l’essai.... 1 5'JÜ 54,5 20 3!>o 0,982 81,7
- Le réglage au rendement maximum. — Nous avons montré que le réglage au rendement maximum pouvait se ramener au réglage au courant rotoriquc minimum. Nous appliquerons la
- A0 K (fig. 2.11). Pratiquement le point K étant très éloigné du point À0, la droite A,«A0 peut ctre considérée comme parallèle à OEi. Pour déterminer le point Am, menons par A0 une parallèle à OEi et portons à partir de son intersection avec ÜX la longueur \cw = 28,5 ampères.
- Traçons le cercle du moteur court-circuité et déterminons le point A cc. Relions Am à A^; la perpendiculaire mm sur le milieu am de cette droite est le lieu des centres M des cercles de fonctionnement, pour lesquels le moteur travaille pour le couple. donné, au courant rotoriquc minimu m.
- Prenons un pointarbitraire Absur cette droite, point que nous relions à M0. Soit a l’angle que forme M0Mi avec la perpendiculaire à OA ^ menée par AJ0.
- Par le point A ^ menons une droite formant avec A/,iA l’angle (0 ^ — 0ob Cette droite coupe mmvn un point MY = 0 qui est le centre du cercle
- p.401 - vue 401/688
-
-
-
- 402
- LA LUMIÈRE' ÉLECTRIQUE 1. \I(2« Série). — N* 26.
- de fonctionnement correspondant à la marche au synchronisme au couple donné. Soit a0 l’angle que forme la droite My=oM0 avec la perpendiculaire ix OA ^ menée par M0.
- La valeur de v* correspondant à M0M est
- une droite aa formant l’angle 0o avec -A0AW, Traçons des droites formant avec «a des angles a et a0 et portons respectivement sur chacune d’elles la valeur v* I2 correspondante. I2 ayant la valeur
- v*
- J M„M K-
- V>
- K.
- K,
- Ki
- «,<>38 \ \
- —— A0A,„ -
- O,! 67
- 17/1 ampères,
- 1 ,o38 •
- X a«
- •1 , 0,01 \/ '5 1
- ----- i 3o--------------7-
- o,<)8 220 0,167
- V; = O , 1 2 4 .
- on trouve
- A,«Fi = 0,124 X 174 = ai,5 ampères A,„F.;=o — 0,0181 X 174 = 8,15. ampères.
- La valeur v,0 correspondant à INI0ÎMY — 0 est
- % —
- M0MÏ=0
- I X)
- v*0 = 0,0181.
- En procédant de cette façon on a admis que R2 était constant et égal à 0,01 ohm.
- Fig. 34. — Moteur triphasé de 20 HP avec collecteur pour réglage de vitesse.
- Fig. 35. — Survollciir-dévollcur à induction pour réglage de vitesse des moteurs triphasés de 20 ù 3o HP.
- En réalité IL varie entre 0,008 et 0,012 ohm, la première valeur correspondant à la plus petite valeur de v*, la seconde à la plus grande.
- Nous pouvons maintenant déterminer la droite nn, lieu des points Ft tels que les vecteurs OF, représentent en grandeur et en phase le courant total pris sur le réseau. Menons par le point Am
- La droite nn est donc déterminée par les points F, et Ft-0.
- Le vecteur 0Fy—0 est le courant total pris sur le réseau au synchronisme, pour le couple donné et le courant rotorique minimum. De meme le vecteur OF, est le courant pris sur le réseau dans les mêmes conditions, mais pour un
- p.402 - vue 402/688
-
-
-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 403
- 26 Juin 1909.
- glissement y que nous allons déterminer. Pour cela, traçons l’échelle du glissement pour le cercle de centre M, construction indiquée dans le diagramme (fig. 28). Nous mesurons sur cette échelle la valeur du glissement correspondant au point A,„. On trouve
- 7 = 9^ % »
- ou une vitesse du moteur de 70 tours.
- Nous pouvons maintenant tracer l’échelle des vitesses sur la droite nn, sachant que Fÿ“0 correspond à 1 000 et F, à 70 tours.
- Par le point Fï=i qui correspond à la vitesse o (démarrage), menons une parallèle à OX. Cette droite FT=,R est la ligne du rendement.
- Les vecteurs 0''Ft représentent les courants pris sur le réseau en tenant compte des pertes.
- Menons par le point O" une parallèle à nn. Elle coupe la ligne Fï==|R du rendement en un point /100 correspondant au rendement 100 % . L’échelle du rendement est donc déterminée. Tout vecteur CFF, fixe sur la ligne du rendement un point r,et la longueur/F7=i mesure directement, le rendement.
- Cette construction ne tient pas compte des pertes par frottement et de la puissance utile produite par le couple de l’hystérésis rotorique ; toutefois le courant 1/, °— V = 0,44 ampère est. si faible, qu’il est pratiquement négligeable.
- Le décalage 9,. du courant pris sur le réseau
- Fig. 3(5. — Schéma des connexions.
- Pour tenir compte despertes dans le fer,portons la longueur 00' égale au courant watté \/e -J- I/t° correspondant aux pertes dans le fer du moteur et du transformateur. Pour ces dernières pertes prenons une valeur moyenne, soit 38o watts. 11 s’ensuit que
- est mesuré par l’angle que forme 0"F, avec la parallèle OE'n à OE,.
- Les valeurs du courant, pris sur Te réseau, du rendement et du cos 9, données par ce diagramme ont été comparées aux valeurs fournies par les essais (fig. 3i).
- [/e + \ho = 00'
- 333 -f- 38o -f- 133
- 220
- S/3
- :2,3 ampères.
- Prenons de même une valeur moyenne du courant d’excitation L( du transformateur, et portons
- O'O" = \et = 4 ampères.
- KÉGLAGE PAH DÉCALAGE DES SALAIS
- Lorsqu’il s’agit de faire varier la vitesse dans de faibles limites, on peut procéder uniquement par décalage des balais, en laissant constante la tension injectée dans le rotor.
- Les -résultats de deux essais, faits dans ces conditions, sont consignés dans les figures 32 et
- p.403 - vue 403/688
-
-
-
- 404
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2« Série). — Nd 26.
- 33. Elles donnent les valeurs du rendement, du cos cp et du courant absorbé en fonction de la vitesse.
- Donnons pour terminer les photographies d’un moteur triphasé à collecteur de 20 HP )fig. 34) et d’un survolteur-dévolteur à induction (fig. 35) construits par la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques.
- L’emploi du survolteur-dévolteur supprime le décalage des balais. Toutefois une manette de décalage a été prévue pour la mise au point définitive.
- Un interrupteur placé sur le survolteur commande à la fois les stators du moteur et du survolteur. Les rotors des deux appareils sont reliés entre eux d’après le schéma de la figure 36.
- Un système de verrouillage empêche de fermer l’interrupteur, lorsque le rotor du survolteur'ne se trouve pas dans la position de démarrage du moteur. Le moteur une fois démarré, on fait varier sa vitesse en décalant le rotor du survolteur au moyen d’un volant à main. La manœuvre est très simple; de plus le survolteur a sur le transformateur à nombre de spires variable l’avantage de ne pas posséder de touches, ce qui le rend excessivement robuste.
- En résumé, nous pouvons dire que l’adaptation d’un collecteur aux moteurs à courant polyphasé résout complètement le problème du réglage économique de la vitesse de ces moteurs.
- Edouakd Roth.
- Belfort.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- ÉTUDE, CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Sur le calcul de la réluctance d’e:\ trefer dans les dynamos a induit denté. — W. Hart-nell. — The Electrician. ig mars 190g.
- L’auteur se sert depuis de longues années d’une formule approximative que l’expérience a montrée très suffisamment correcte pour les dimensions usuelles de dents et d’encoches.
- Cette formule est déduite d’un diagramme approximatif des lignes de force dans les encoches, et l’accord est parfait avec les diagrammes publiés en 1904 par le Prof. A. Shaw, ainsi qu’avec les calculs auxquels ces diagrammes ont servi de base.
- Soit :
- L, la longueur de la face polaire ; S, la largeur d’une encoche ;
- G, l’épaisseur de l’entrefer ;
- L’espace perdu correspondant à chaque encoche peut s’exprimer par :
- S*
- 4 G f S’
- Par exemple, si on a les dimensions suivantes :
- L = iq5 millimètres,
- S = 12 millimètres,
- G = 3 millimètres,
- on en déduira, pour l’espace perdu relatif à chaque encoche,la valeur :
- 144
- ---;---— 6 millimètres
- 12 -j- 12
- Supposons alors qu’il y ait en moyenne 7,5 encoches sous chaque pôle ; la longueur efficace de l’induit denté sous la face polaire sera de :
- >9^ — 7,5 X 6 =r i5o millimètres.
- De ce chiffre il est facile de déduire les ampères-tours nécessaires pour faire passer un flux donné à travers l’entrefer.
- En fait, la formule précédente revient à supposer que tout se passe comme si chaque encoche avait
- g
- pour effet de prolonger le flux de G -)-au delà de
- p.404 - vue 404/688
-
-
-
- 26 .Juin 1909.
- REVUE D'ELECTRICITE
- 408
- l'encoche, de sorte que la largeur efficace de celle-ci se mesurera par :
- SX
- G
- G -f S-
- 4
- L’espace perdu a bien alors en effet pour valeur approchée :
- SJ
- 4 G -I S‘
- A. P.
- S —
- SG G -j- S
- Sur le refroidissement radial des induits de dynamos. — G. Ossanna. — Eleltrotccluii/,- und Maschinenbau, a3 mai 1909.
- Il y a, dans l’électrotechnique entière, peu de problèmes aussi délicats que celui de. l’échauffement des dynamos ; on en a donné les solutions les plus contradictoires, puisque les résultats annoncés diffèrent parfois de 100 % , et davantage; d’autre part on néglige en général complètement la déperdition de chaleur par les différentes surfaces de ventilation.
- Les recherches faites jusqu’ici n’envisagent, dit l’auteur, qu’un côté du problème, de sorte qu’on no doit les considérer que comme des préliminaires, des préparations à l’étude scientifique de réchauffement.
- Ce n’est également qu’une simple contribution qu’il apporte ici lui-même, par le travail qu’on va lire ; l’auteur s’y est en effet seulement proposé de montrer qu’on a souvent fait trop peu de cas du refroidissement dû aux fentes de ventilation, que ce refroidissement peut, dans beaucoup de cas, être très efficace, pourvu que les deux conditions suivantes soient remplies :
- i° Gourant d’air énergique traversant les fentes de ventilation ;
- 2° Nombre suffisant de fentes.
- Les coefficients cl’Otl.
- On se rappelle que nous avons récemment reproduit, dans cette revue même, un important travail de M. E. Arnold (‘) sur l’échauffemenl des conducteur dans les dynamos à grande longueur de fer if) et que l’auteur y prenait pour bases les chiffres donnés
- par Ott pour tenir compte du refroidissement radial ou longitudinal.
- « 11 11e peut y avoir, disait à ce propos M. Arnold, de grande déperdition de chaleur dans le sens perpendiculaire aux tôles de l’induit, à cause des fentes de ventilation qui les séparent. »
- Et l’auteur admettait, d’après Ott ('), que :
- La conductibilité calorifique dans le sens perpendiculaire aux tôles est environ cent fois plus faible que parallèlement aux tôles.
- Or, M. G. Ossanna estime que, même si ces chiffres sont conformes à l’expérience, les conclusions qu’en tire Ott sont fausses, ou du moins pratiquement inutilisables, carie problème a été, selon lui, mal posé.
- L’auteur, en cherchant à reprendre les calculs d’Ott, se défend, d’ailleurs, de prétendre donner un procédé de calcul rigoureux de la conductibilité des induits, basé sur des expériences précises ; les calculs seraient en effet si difficiles et les résultats si compliqués que l’électrotechnique pratique n’en pourrait tirer grand profit. 11 aonvient donc de faire des hypothèses qui, d'une part, permettent de simplifier les calculs, et,d’autre part, conduisent à des conclusions d’utilité pratique.
- H y po thèses fonda m enta les.
- L’auteur suppose donc :
- i° Que le paquet de tôles ne porte aucun enroulement ;
- 20 Que les pertes par centimètre cube aient la même valeur en tous les points du paquet de tôles;
- 3° Que le paquet de tôles soit limité latéralement par deux cloisons de ventilation et dans le sens radial par deux surfaces cylindriques, comme l’indique la figure 1 ;
- 4° Que la conductibilité calorifique parallèlement aux tôles soit infinie, tandis que la conductibilité dans le sens perpendiculaire aux tôles ait la valeur indiquée par Ott.
- Calcul.
- Désignons par :
- R, le rayon moyen des tôles en centimètres;
- h, l’épaisseur radiale du paquet en centimètres ;
- l, la demi-largeur du paquet en centimètres;
- W,, la quantité de chaleur émise par seconde par les surfaces cylindriques limitant intérieurement et extérieurement un demi-paquet de tôles;
- (!) L. O. H. : Untersuchungen zur Fr âge der Erwiir-mungvon elektrisclien. MaschinenMittcilungen liber For-schungsarbeiten, publiés par le V. D. I., n”s 35 et >(>. Voir aussi E. T. Z,, 1908, p. 194.
- 8
- if). Lumière Electrique du 20 mars 190g, p. 3G-. (5) Extrait de VE. T. Z, du aa février 1909.
- p.405 - vue 405/688
-
-
-
- 406
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N» 26.
- W2, la quantité de chaleur émise par seconde par les surfaces latérales;
- W*, la quantité de chaleur par seconde qui est transportée perpendiculairement aux tôles au point x (voir fig. i);
- <AV(, la quantité de chaleur émise par seconde dans l’air, entre deux droites à l’intervalle dx;
- W, la quantité de chaleur développée par seconde dans un demi-paquet de tôles;
- *!“- C
- lMtf.
- Nous avons donc, par définition, les équations suivantes :
- d W = q a tu R hdx, ( i )
- d W, = A, •>. tc R a dx x, • (a)
- dx
- W« = —KawR h-gr, (3)
- = /(22TtR//T8. (i)
- Le signe — de l’égalité vient de ce que —
- négatif, tandis que W.r est positif.
- Posons alors :
- est
- C, = A/, ic R C, = K ai: R A C ., =: qnzWh C* — Jt2-xzl\h
- Nous aurons les équations simplifiées :
- <AV Cadx, (i«;
- (AV, = C txdx, (w
- ... dx
- W* — — C., —, " dx (V/
- II n ’h (w/
- q, la quantité de chaleur développée par centimètre cube et par seconde ;
- t, l’élévation de température dans la section .r, en degrés Celsius ;
- t,, l’élévation de température au milieu du paquet (.*' = o), en degrés Celsius ;
- t.2, l’élévation de température sur la section terminale (x — /), en degrés Celsius;
- t,„, l’élévation de moyenne température du paquet de tôles;
- Ai, la valeur moyenne du coefficient d’émission des surfaces limites cylindriques, c’est-à-dire le nombre de Joules émis à travers l’air par seconde, par centimètre carré et par degré d’élévation de température ;
- A2, le coefficient d’émission des faces latérales (même définition);
- K, la conductibilité du paquet de tôles dans le sens perpendiculaire aux tôles, c’est-à-dire le nombre de joules qui sont transmis par seconde et par centimètre carré de surface, lorsque la chute de température atteint i° Celsius par centimètre.
- Les quantités de chaleur sont évaluées en watts.
- La différence des quantités dcchaleurqui traversent les deux sections x et x -f- dx a pour valeur :
- rfW* = —C,
- («)
- En écrivant que la chaleur perdue est égale à la chaleur gagnée pour l’éloignement x du milieu du paquet, on trouve :
- d\Y = rf\V, + (AV*, (7)
- ou, avec les notations nouvelles :
- C. = C„-C,£.
- [1“)
- La solution de cette équation différentielle est :
- C
- T = C1e“'* + Cle“* + ^,
- (»)
- Ci et C2 étant les deux constantes d’intégration,
- p.406 - vue 406/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 407
- et Wi et w2 les deux, racines de l’équation du second degré :
- t^Cj — C, =».
- On en tire :
- -v/|-
- "'• = + \/%
- t = «:„\/i + <;rVS+S.
- La détermination des deux constantes d’intégration se fait en remarquant que :
- Pour x o, Wœ = o,
- Pour x = /, WX—.W,.
- Wx est donnée par l’équation suivante :
- \vÆ_-_ - Co îjl [( :,yà c.sVu: \ (y)
- pour x — o, on a :
- W* = o<= -(^\/fe
- de sorte que :
- C, ~ Ci = C
- et, pour x l :
- v/gcOvfê'-.-yâ'). c
- D’autre part :
- „, = c.„ = c,[cGVi'-rVS') + ^] c:
- et, comme on a :
- \V,= W*„,, (k
- on déduit des équations io, u, n :
- et, finalement :
- les constantes qui interviennent dans cette égalité avant les valeurs suivantes :
- {i\a)
- Si le paquet de tôles est très large (théoriquement infiniment large), ou si la conductibilité calorifique Iv
- perpendiculairement aux tôles est nulle, l’expression entre crochets devient égale à l’unité pour toutes les valeurs finies de x, et l’excès de température est donné par :
- Portons celle valeur dans l’équation i \ en introduisant clés cosinus et sinus hyperboliques (cos h et sin h) pour simplifier l’écriture ; il vient :
- C=-
- Ve
- Cj
- co s A
- s/ë-:-
- T=Tio
- p.407 - vue 407/688
-
-
-
- 408
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2» Série). — N» 26.
- Cctlc équation nous donne la distribution des températures à l’intérieur du paquet de tôles (voir fig. i) cl nous permet en particulier de déterminer réchauffement maximum t, au point :v =. o, réchauffement minimum t2 au point .t l, et la température moyenne T/«. On a
- T| = Tio
- ( 16)
- T2=T,u
- et
- d’où
- "“'Ver
- - y / td.v, l V o
- [7)
- x/tr.'
- 18
- . V7|[tos/‘V/|'+s;V/lslnV^']
- Le rapport — donné par l’équation iG est surtout "L o
- remarquable pour l’évaluation de l’influence refroidissante des fentes de ventilation, puisqu’il montre dans quelle proportion la température maxima est réduite par la présence ‘dé' ces fentes.
- Enfin, il est intéressant de connaître le rapport des quantités de chaleur émises par les surfaces limites. Or, l’équation -ict. donne :
- D'autre part
- Donc
- W, = C,T,„/.
- W’o — C4T0,
- “J)
- wa
- w;
- G, t*_
- Cl '-ml
- ou, sous une autre forme :
- W2 h h2 ti
- A\’, -xl h i t,„
- en portant dans l’équation (ai) les valeurs de Cj. et de Ci qui résultent de l’équation (5).
- Il s’agit maintenant de déterminer la température maxima T, en partant de la condition :
- W = W, -f W*. (aa)
- Remarquons que l’on a, en désignant par O] et 02 les deux surfaces supérieures limites d’un demi-paquet de tôles :
- Y\’i — h, a it R a lxm = h, 0| t„ W2 — h., a x R h T., = /(.. OoTo
- (a3)
- Dès lors, il vient :
- AV — /«,Oit,,, -)- //202t,
- W = h, — (o, -f ÏL p O*) T!
- T, \ T,„ /<! J
- et par suite :
- AV
- 1= („, +-üA Os)
- Tl \ Tm h i J
- On voit donc d’après cette formule que le coefficient d’émission h doit être réduit dans le rapport
- — quand on introduit dans le calcul Oi avec le coef-
- ficient i, tandis que Cf, doit être affecté du coefficient
- —2, si l’on veut obtenir une évaluation de son pou-T,„ /> I
- voir refroidissant.
- A l’aide des équations (15) à (af>) nous pouvons maintenant traiter la question à différents points de vue, à condition d’avoir une idée suffisante de l’ordre de grandeur des quantités /it et h>. Malheureusement, il n’en est pas ainsi, et il n’a pas encore été fait d’expériences assez précises sur ces constantes.
- Faute de mieux, nous admettrons provisoirement
- p.408 - vue 408/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 409
- qu’elles sont égales entre elles; posons donc: /jj = Ju.
- Il faut en outre préciser la valeur de K : or, Otto donne pour celte quantité des valeurs comprises entre o,oo55 et o,oio5. L’auteur admet qu’on peul prendre :
- K = 0,008.
- Dès lors, il peut construire les courbes des figures a à 6, qui donnent les valeurs de
- Zi XJ1 lî 2l et
- 5 î > \\t J
- HO Tj Tj T tn. W2
- en fonction de la largeur il du paquet de tôles.
- Les paramètres variables dans ces diagrammes sont :
- i° L’épaisseur du paquet : h ~ io, ao et 3o centimètres.
- t0 =iOO
- 6- io
- •2° La constante d’émission calorifique, qui reçoit
- les trois valeurs -—, — et ----------, — ou encore
- 5oo ioo ioo
- l’éehaulïement t„, qui est alors égal à ôoo, Ioo ou ioo, d’après l’égalité :
- plus favorable, c’est-à-dire d’autant plus petit, quo-la hauteur du paquet est plus faible et que la profondeur radiale de fer est plus grande.
- Pour des hauteurs telles qu’on en rencontre dans la pratique, ce rapport prend des valeurs comprises entre o,i et 0,5, ce qui montre que l’action refroidissante des fentes de ventilation est très notable.
- La ligure 3 montre que le rapport — n'rsl pas très
- variable et que, pour une valeur donnée de t0, il est à peu près indépendant de la hauteur du paquet.
- Tout au contraire, le rapport - varie dans de
- Fig. G.
- i i
- t„ étant alors l’cchauffement qui correspond à la perte de i watt par centimètre carré.
- La figure a montre que le rapport—— est d’autant
- grandes limites avec la hauteur des tôles l'fig. i' et est k peu près indépendante de 1 épaisseur.
- La figure î> montre que le rapport —varie très
- fortement selon la hauteur des tôles et la valeur de tu. Pour Tu = 5oo, la différence entre les cas h = m
- p.409 - vue 409/688
-
-
-
- 410
- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE T. VI (2‘ Série). — N» 26.
- et h = 3ocm devient si faible que les trois courbes se confondent.
- Enfin le rapporter-2 des quantités de chaleur est
- '' i
- (fig. 6) d’autant plus grand que les tôles sont plus basses, l’épaisseur h plus forte, et le refroidissement plus mauvais.
- Môme pour le cas du meilleur refroidissement : (t0 = ioo), W2 peut être encore rendu de i à 4 fois plus grand que W| en choisissant une hauteur de tôles entre 4 et 5 centimètres.
- De l’ensemble de ces résultats il ressort que l’in-fluence refroidissante des fentes de ventilation est très considérable pourvu que le paquet de tôles soit sectionné de manière convenable.
- D. A.
- Turbo générateur de 11 200 HP de la station centrale de Buenos-Ayres. — Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift, io et 17 avril 1909.
- Nous donnons ci-après la description du formidable groupe construit par la maison Brown - Boveri pour la centrale de Buenos-Ayres :
- i° Turbine à vapeur.
- Puissance 1 200 HP Vitesse 7)0 t/m
- Le condenseur est un condenseur à surface de i 3oo ra2, qui peut, avec une quantité suffisante d’eau de refroidissement à i5°, condenser 5o oookg de vapeur à l’heure avec un vide de 95,5 % ; d’autre part ce condenseur’est calculé pour donner un vide de gr % avec de l’eau de refroidissement à 25°.
- La turbine elle - même est calculée pour fonctionner avec de la vapeur surchauffée à 3oo°, et pour 12 atmosphères de suppression ; elle peut supporter la charge de 1.4 200 HP pendant deux heures.
- La consommation normale de vapeur, en employant une quantité suffisante d’eau de condensation à 15", est garantie de (5kg, 3 par kilcwatt-heure, pour la charge de 7 5oo kw. (la puissance inaxima étant de <3 25o kilowatts).
- 2e Alternateur. — Fréquence : 5o.
- Tension entre phases : i2.5oo volts
- Puissance normale : 8 825 KVA.
- L’excitatrice de no kw. commune aux deux générateurs fournit à chacuii d’eux le courant d’excitation SOUS 220 volts.
- Le poids total du groupe, y compris le. condenseur à surface, est de 475 tonnes.
- En raison de sa grande puissance et en considération de l’économie à réaliser sur la consommation de vapeur, la turbine est divisée en deux cylindres ; les hautes températures sont ainsi limitées dans le cylindre à haute pression, qui est relativement petit, ce qui écarte le danger des déformations dues aux oscillations de température.
- De l’autre côté du cylindre à haute pression se trouve la conduite de vapeur, munie d’une soupape de sûreté. Un régulateur de sécurité fait fonctionner cette soupape lorsque la vitesse de rotation s'élève de i5 % au-dessus de la vitesse normale.
- Les alternateurs sont à inducteur tournant. Les tôles de l'induit sont divisées en de nombreux paquets séparés par de larges fentes de ventilation.
- Les inducteurs sont formés de plateaux d’acier portant des rainures où passe l’enroulement en cuivre ])lal.
- Les deux alternateurs supportent une surcharge de 25 % pendant une demi-heure.
- L’échaufîement ne doit pas dépasser 45 il 5o° par rapporta l’air ambiant, à l’endroit le plus chaud du fer, ou des enroulements, pour un fonctionnement ininterrompu de 10 heures.
- Le poids d’un générateur complet (mais sans paliers ni bâti) atteint 73,4 tonnes;
- Poids du stator seul 48,1 tonnes
- « « rotor « 2 5,3 »
- E. M.
- L’influence des conditions de démarrage sur le fonctionnement des moteurs d’induction. — M. Berthold. —- Elcclrical World, 22 avril i9°9-
- 2Ü Alternateurs.
- A la turbine sont accouplés en tandem deux générateurs de 7.500 kilowatts.
- ier Alternateur. — Fréquence : 25
- Tension entre phases: 12000 a i3 000 volts.
- Puissance normale : 8 35o KVA.
- Lauteur rappelle d’abord le diagramme bien connu du cercle qui sort de base à toute étude du moteur d’induction, et il se propose d’étudier, à l'aide de ce diagramme, les conditions de fonctionnement, notamment dans le cas d’un moteur polyphasé à cage d’écureuil.
- Le diagramme du cercle (fig.
- 1) a été l’objet
- p.410 - vue 410/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 411
- s
- d’une discussion approfondie dans Y Eleelrical World, il y a trois ans, et nous rappellerons, à ce sujet, l'article du Dr A. 8. Mc Allister (*).
- Aujourd’hui, c’est surtout sur les données caractéristiques du démarrage que M. M. Bcrlhold porte son attention.
- On sait que le couple de démarrage est exprimé ordinairement en pour cent du couple de synchronisme, c’est-à-dire du couple que le moteur déve-lopperait à pleine charge et à la vitesse du synchronisme; ce couple est plus petit que le couple normal. .
- Le rapport du couple du synchronisme au couple normal est représenté sur le diagramme du cercle par le rapport des longueurs PQ et PU, P étant le point qui correspond à la pleine charge.
- Le couple de démarrage est représenté par le vecteur FG.
- Le rapport du couple de démarrage au couple de synchronisme, représenté par les longueurs dont nous venons de parler, n’est autre que le rapport de la puissance secondaire dissipée en chaleur au moment du démarrage n la puissance nattée Fournie par le moteur en charge.
- L’auteur désigne par les notations suivantes, les différentes quantités dont il se servira dans le calcul :
- W0 , puissance absorbée à vide ;
- W/, puissance fournie par le moteur a pleine charge;
- W,-, puissance absorbée à pleine charge ;
- \VK, puissance absorbée au démarrage;
- L, courant primaire à pleine charge;
- IKi, courant primaire au démarrage;
- Iü, courant secondaire à pleine charge ;
- IKa, courant secondaire au démarrage;
- S, glissement à pleine charge en pour cent;
- Lp, pertes totales primaires ;
- I0J courant primaire à vide ;
- Ikô courant primaire fictif au démarrage;
- î*!, résistance primaire ;
- r2, résistance secondaire ;
- cos 0, facteur de puissance à pleine charge;
- cos 0K, facteur de puissance au démarrage ;
- cos 0o, facteur de puissance à vide;
- Y] , rendement.
- Les pertes dans le cuivre du secondaire peuvent s’exprimer par :
- = (W, - L„) —.
- ioo
- Multiplions les deux membres de cette équation par
- et divisons par W/ ; il vient :
- ri I ___(W j Ly,) g /Ik2V
- Wi ~~ Wf joo VL/
- Le premier membre de celte équation représente le rapport de la puissance perdue dans le secondaire au démarrage à la puissance wattée fournie par le moteur à pleine charge.
- D’autre part on a :
- W, — L;J ioo W i ioo — S’
- donc le couple de démarrage exprimé en pour cent du couple de synchronisme a pour valeur :
- CONDITIONS DK DKMAIUÎACK
- Le démarrage des moteurs polyphasés à cage d’écureuil se fait, on le sait, dans des conditions désavantageuses. Il est donc intéressant de chercher à obtenir un couple de démarrage assez fort et de considérer les facteurs qui interviennent clans ce problème. Plus loin nous examinerons rinflucncede ces facteurs sur les conditions de marche normale.
- On peut modifier le couple de démarrage d’un moteur en changeant la résistance secondaire, — c’est-à-dire en changeant le glissement correspondant à chaque valeur du couple. Par ce procédé, les
- p) Electrical World, aô mai 190O,
- p.411 - vue 411/688
-
-
-
- 412
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N<* 26.
- pertes restent les mômes. Le couple croissant, la puissance absorbée au démarrage est également accrue, et le courant de démarrage se trouve légèrement réduit. Le facteur de puissance se trouve d’ailleurs augmenté au démarrage, bien que le rendement en charge et la puissance maxima fournie soient diminués l'un et l’autre.
- Il n’y pas intérêt, pour de nombreuses raisons, à dépasser une certaine valeur pour le glissement, — et dès lors il ne reste plus d’autre alternative que d’accroître le courant de démarrage, ce qui s’obtiendra en réduisant la résistance et la réactance du circuit du moteur.
- Lorsqu’on fait le projet d’un moteur d’induction, il ne faut pas perdre de vue que si l’on change les conditions de démarrage, les conditions de marche normale se trouvent par cela même modifiées.
- Les conditions de démarrage sont représentées sur le diagramme du cercle, MF et OF étant les courants primaire et secondaire, en grandeur et en phase. Rappelons aussi que la droite OJ sépare les pertes dans le cuivre du primaire et du secondaire, et que le couple de démarrage et le couple maximum sont représentés par FG et CG'. On a ainsi sur ce diagramme toutes les quantités intéressantes à considérer.
- On peut obtenir un couple de démarrage relativement élevé en rendant FG presque égal ou même rigoureusement égal à CG'. Le rapport de ces deux vecteurs a évidemment une influence prédominante sur le fonctionnement du moteur entre la marche à vide et l'arrêt, ainsi qu’il résulte de l’examen du diagramme.
- En vue d’obtenir une bonne marche normale et un fort couple, ou bien de bonnes conditions de démarrage, il est nécessaire de ne donner au circuit du moteur à cage d’écureuil qu’une faible impédance ; en d’autres termes, cos 0/,. doit être assez grand. Bien entendu, on peut aussi obtenir un fort couple même si cos h* est petit; seulement alors il faut un très fort courant de démarrage, ainsi qu’on le verra plus loin.
- Comme nous l’avons dit plus haut, le glissement en charge est déterminé par les valeurs de I2 et i\. Dans tous les cas, on doit avoir une résistance primaire relativement faible, pour produire un fort couple de démarrage.
- Lorsqu’on a prévu une valeur élevée pour cos 0*, le fonctionnement entre la charge nulle et l’arrêt se trouve entièrement représenté par le premier quadrant du cercle du diagramme.
- La puissance maxima absorbée correspond alors au démarrage.
- Le courant de démarrage dépend en grande partie de la réactance de fuite. Pour déterminer cette réactance, il faut considérer trois flux de fuites:
- i° Le flux de fuite à travers les encochés du stator et du rotor ;
- a0 Les fuites à travers les extrémités opposées dés dents ;
- 3° Le flux de fuite autour des bobines du rotor et du stator.
- MARCHE EN CHARGE
- L’auteur a abouti aux conclusions suivantes, basées sur des essais exécutés sur cinq machines, dont quatre petits moteurs et un plus grand (afin de pouvoir tenir compte des différences dues au dimensionnement) :
- i° Le couple de démarrage dépend principalement de deux facteurs, à savoir : la résistance du secondaire et le courant de démarrage ; si on augmente le couple de démarrage en augmentant la résistance secondaire, le rendement en charge et la puissance maxima fournie par le moteur décroissent ;
- 2° Si on augmente le couple de démarrage en augmentant le courant de démarrage, la puissance maxima fournie peut, soit rester la même, soit se trouver également augmentée, et le glissement à pleine charge se trouver diminué ; le rendement dépend alors du facteur de puissance au démarrage ;
- Pour de faibles variations du facteur de puissaneê au démarrage, — à égale puissance fournie par le moteur et à égales conditions de fonctionnement à vide, — Vinfluence du facteur de puissance au démarrage sur la marche normale peut s’énoncer ainsi :
- 3° Pour un facteur de puissance au démarrage élevé, le rendement à faible charge est relativement fort, et le facteur de puissance en charge normale est faible ; en surcharge, le rendement est mauvais et le facteur de puissance élevé ;
- 4° Pour un facteur de puissance au démarrage peu élevé, le rendement à faible charge et le facteur de puissance à pleine charge ne sont pas sensiblement altérés ; en surcharge, on a un fort rendement et un faible facteur de puissance ;
- 5° Pour une faible variation du facteur de puissance au démarrage, et pour une augmentation correspondante du courant de démarrage, les conditions de démarrage peuvent être améliorées sans modification sensible des différentes valeurs du rendement ;
- p.412 - vue 412/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 413
- T
- Les moteurs polyphasés à cage d’écureuil de moyenne et de petite taille peuvent être employés dans le cas de facteurs de puissance élevés au démarrage ; pour les moteurs de grande taille au
- contraire, le facteur de puissance au peut être relativement faible.
- démarrage
- C. M.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Leçons d’Êlectrotechnique générale, tome III. I
- — P. Janet. — 2e édition revue et augmentée. — i volume in-8 raisin de 356 pages avec 129 figures. — Gauthier-Villars, éditeur, Paris. — Prix : broché,
- 11 francs.
- Cette troisième partie du cours professé par M. Janet à l’École supérieure d’Electricité traite des moteurs à courants alternatifs, du couplage et com-poundage des alternateurs et enfin des transformateurs polymorphiques. Il s’agit donc là de la partie la plus délicate, et, au point de vue théorique, souvent la plus incertaine, de la technique des courants alternatifs.
- M. Janet expose, avec sa clarté coutumière, les notions classiques, et nous citerons comme un exemple heureux de méthode didactique le chapitre où est énoncée la théorie élémentaire des moteurs asynchrones à champ tournant.
- Six chapitres sont d’ailleurs consacrés à ces moteurs, et aucun éleclrotechnicien n’y trouvera d'exagération, tant est grande l’importance des notions qui se rattachent aux champs tournants ; ce sont celles surtout qui contribueront à développer le « sens éleclrotechnique » chez le débutant.
- L’auteur traite ensuite du couplage des alternateurs, puis des transmissions triphasées; un important chapitre est ensuite consacré aux générateurs et transformateurs polymorphiques. Les deux derniers étudient le compoundage des alternateurs et les moteurs à courants alternatifs simples à collecteur.
- L. B.
- Téléphonie sans û1. — E. Ruhmer, traduit de l’allemand par L. Ancel. — 1 volume in 8 raisin de 226 pages avec i5i figures. — H. Desforges, éditeur, Taris. — Prix : broché, 8 francs.
- Cet ouvrage, observe M. Blondel, qui en fait la 1
- présentation en quelques lignes aux lecteurs français, répondait à un véritable besoin dans la littérature technique électrique,. car aucun exposé didactique suffisamment complet des recherches effectuées de divers côtés depuis une dizaine d’années en vue de la réalisation et de la transmission électrique de la parole à travers l’espace, sans fil conducteur intermédiaire, n’avait été encore publié par un spécialiste compétent et expérimenté lui-même dans cette technique nouvelle.
- Compétent et expérimenté, l’auteur l’est incontestablement, puisqu’il a lui-même apporté une intéressante contribution à l’étude de ces problèmes, notamment au point de vue du système photophonique et de la construction des cellules de sélénium, qu’il a su rendre industrielle. Il a tiré de cette méthode des résultats inespérés avant lui.
- En dehors de l’intérêt même du sujet traité et des recherches importantes de l’auteur, cet ouvrage offre aux lecteurs français le précieux avantage de constituer une mine de documents très abondante ; on y trouvera en outre l’exposé de toutes les théories modernes relatives au problème de la téléphonie sans fil.
- La traduction française renferme quelques suppléments embrassant les publications et les recherches récentes. Une traduction anglaise du même ouvrage a paru au début de l’année dernière.
- S. G.
- Traité complet d’analyse chimique appliquée aux essais industi'iels, tome I, 3e fascicule. — J. Post et B. Neumann; 2e édition traduite d’après la troisième édition allemande par L. Gauthier. — 1 volume in-8° raisin de 3oo pages avec 45 figures. — A. Hermann et fils, éditeurs, Paris. —- Prix : broché, 8 fr. 5o.
- Ce 3e fascicule est consacré aux métaux, la moitié
- p.413 - vue 413/688
-
-
-
- 414
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. VI (2e Série). — Nff 26.
- de l’ouvrage environ traitant des analyses relatives au fer, et l’autre moitié des métaux autres que le fer : cuivre, argent, or, zinc, cadmium, nickel et cobalt, étain, bismuth, antimoine, arsenic, mercure, aluminium, platine, chrome, tungstène, uranium, vanadium, molybdène'.
- Un texte sobre et complet et des figures guident le chimiste dans le dédale des méthodes particulières qui conviennent aux différents minerais et aux composés qui intéressent la pratique industrielle : s’il s’agit par exemple de l’argent, les auteurs décrivent les minerais et les produits métallurgiques qui en contiennent, puis donnent les indications nécessaires pour exécuter l’essai par voie sèche, la coupellation, l’essai au creuset, l’essai par voie humide, et pour opérer selon les méthodes de Charpentier-Vollard ou de Gay-Lussac; ensuite, ils spécifient les liqueurs normales, et parlent de la détermination du titre des liqueurs, de l’influence des métaux étrangers, etc... et finalement des réactifs.
- Chaque métal donne lieu à une étude également détaillée.
- E. M.
- Elektrische Uhren. — A. Tobler. — i volume in-8 de a54 pages avec 120 ligures. — A. Hartleben, éditeur, Vienne et Leipzig. — Prix : broché, 3 marks ; relié, f\ marks.
- La technique des horloges électriques a récemment reçu un développement considérable et a réalisé les plus grands progrès; c’est ainsi qu’aujourd’hui on sait appliquer l’électricité aux horloges de la plus grande précision.
- Le petit livre de M. A. Fobler donne là-dessus tous les renseignements nécessaires et décrit les derniers procédés de commande électrique des horloges. Il s’adresse aux érudits, aux fabricants, aux ingénieurs, qui pourront s’y mettre au courant des inventions les plus intéressantes réalisées clans ce domaine pendant les treize dernières années.
- F. G.
- Miiller-Pouillets Lehrbuch der Physik und Météorologie, (tome IV, 1V0 partie, magnétisme- et électricité). — Pfaundler. — 1 volume in-8 raisin de 622 pages avec53i ligures. — Friedr. Vieweg und Soiix, éditeurs, Brunswick. — Prix ; broché, i3 marks.
- Les traités de physique dits « de Miiller-Pouillets » préparés depuis la 8e édition par M. L. Pfaundler,
- s’adressent spécialement aux naturalistes, aux médecins, aux pharmaciens, aux mécaniciens, bref à tous ceux qui ont besoin d’avoir des notions importantes de physique; on y trouve la description, très détaillée et accompagnée de nombreuses figures, des principaux appareils de physique.
- La première partie du tome quatrième, récemment publiée, traite du Magnétisme et de l’Électricité. En voici les principaux chapitres :
- Lois fondamentales du magnétisme ; loi de Coulomb et ses conséquences;
- Théorie du flux magnétique;
- Phénomènes fondamentaux de P Electrostatique ;
- Théorie dü champ électrique ;
- Le courant électrique;
- Unités électromagnétiques ; lois d’Ohm, Kirchhoff et Joule ;
- Électrochimie.
- Ceux qui ne sont pas initiés aux hautes mathématiques ne trouveront dans cet ouvrage rien qui les rebute, tandis qu’ils y puiseront aisément toutes les notions pratiques capables de les intéresser.
- S. F.
- Contrôle des installations électriques (appendice). — A. Monmerqué. — 1 volume in-8 carré de 3og pages. — C11. Béranger, éditeur, Paris et Liège. — Prix : cartonné, 7 fr. 5o.
- L’auteur, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Ancien Ingénieur des Services de la première section des Travaux de Paris et du service municipal d’électricité, Secrétaire du comité permanent d’électricité, était particulièrement qualifié pour traiter la question du contrôle des installations.
- L’appendice qu’il publie aujourd'hui contient la loi du i5 juin 1906 et ses annexes, décrets, réglements et circulaires émanant des ministères des Travaux publics, des Postes et Télégraphes, du Travail et de la Prévoyance sociale. Très clair et très complet, cet ouvrage se recommande par la facilité des recherches, pour lesquelles on peut s’aider efficacement d’une table des matières alphabétique.
- S. F.
- La Maison Moderne. —Applications domestiques de la Science à la ville et à la-campagne, par H. de Graf-figny. — 1 volume in-16, 284 pages, illustré. —- Attin-ger 1-rères, éditeurs, Paris. — Prix : 1 fr. 5o.
- M. de Gralligny passe en revue toutes les ques-
- p.414 - vue 414/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 413
- tions relatives à l’habitation : construction et hygiène, matériaux, aménagement intérieur, chauffage, éclairage, etc. Son livre est une mine de renseignements utiles et des plus variés, de conseils judicieux, d’aperçus souvent nouveaux et suggestifs.
- L’ouvrage est illustré de clichés fort bienvenus et qui ajoutent à son attrait. Son prix modique en fait un volume populaire par excellence qui s’adresse à tous ceux qui ont à cœur le confort de leur « chez, eux ».
- CORRESPONDANCE
- Appareil pour la mesui'e des courants téléphoniques.
- Monsieur le Directeur,
- La description dans votre journal (n° 24, ta juin, p. 344), d’un galvanomètre téléphonique dont M. le Professeur Arno déclare être l'inventeur a frappé mon attention.
- Tout en laissant à M. Arno la part qui lui est due pour les détails de construction de l’appareil spécial qu’il a exposé, je dois confesser que je suis un peu surpris de n’avoir trouvé dans la description aucune référence au fait que, bien avant que M. Arno ne s’occupât de cette étude, j’ai été le premier à construire des appareils de ce genre. L’instrument exposé est identique sous tous les rapports, sauf quelques détails de construction,au galvanomètre pour courants de haute fréquence que j’ai breveté en Angleterre au mois d’octobre 1902 et en France aussi.
- C’est la Compagnie Générale Radiotélégra-phiquc (C. G. R.) qui a l’exclusivité pour la France de la construction de ces galvanomètres suivant mon brevet, et la Compagnie susdite poursuivra sans doute toute maison qui tâche de vendre ce qui 11e constitue qu’une imitation de mon appareil.
- L’unique différence qu’011 aurait pu trouver d’ailleurs entre le modèle du Professeur Arno et le mien, c’est-à-dire les cylindres en acier, n’existe plus, parce que les cylindres ont été abandonnés et on a adopté actuellement pour le secondaire le fil fermé en acier suivant mon brevet.
- En consultant les livres de texte de radiotélégraphie, Fleming, Zenneck, Erskine-Murray, on peut constater que tous les techniciens reconnaissent que ces appareils ont été créés par moi et qu’ils ne sont pas dûs au Professeur Arno. L’idée de mesurer l’hystérésis par la suspension d’un corps magnétique dans un champ tournant est ancienne, Erving, Baily et autres l’ayant employée il y a dix-huit ans; mais j’ai été le premier à démontrer qu’on pouvait mesurer de cette façon le changement produit par un champ superposé qui oscille rapidement.
- Pour éviter d’autres arguments, si M. Arno a l'intention de répondre, il peut citer la date de 11’importe quel brevet à lui pour le comparer au mien de 1902,
- Agréez, Messieurs...
- Londres, le i5 juin 1909.
- L.-IL Walter.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- CHRONIQUE 'FINANCIERE
- On écrit d’Allemagne que la Société d'Electricité allemande d’Outre-Mer a réalisé en 1908 un bénéfice brut de 15072 892 marks contre i3 206289 l'exercice précédent ; le bénéfice net ressort à 7811581 marks contre 7735646. O11 peut dire qu’on saisit par le rapprochement de ces chiffres la
- difficulté des affaires au cours de l’exercice, car pour une différence en plus de bénéfice brut de i 866 6o3 marks, soit 14 %, le bénéfice net est demeuré à peu près stationnaire. Il y a eu augmentation des frais généraux en même temps que réduction des prix de vente. Le capital-actions porté en 1906 de 36 à 72 millions est resté le même en 1908; mais le capital-obligations a été élevé de 25 a 55 mil-
- p.415 - vue 415/688
-
-
-
- 416
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2* Série). — N?. 26. _
- lions de marks ; le service de celui-ci a par suite absorbé 25743o5 marks au lieu de 1 160416. Dans ces conditions de résultats et de charges, il paraît surprenant que le dividende distribué soit resté le même, soit y 1/2 %. D’ailleurs, les ambitions de cette société grandissant encore elle vient de porter son capital-actions à 80 millions de marks et son capital-obligations à 70 millions. Nous n’avons pas en France une seule société, en dehors de la Compagnie parisienne de Distribution d'Electricité, qui comporte un pareil capital ; connaissant la situation des affaires d’électricité en Allemagne et à quelles conditions les maisons allemandes de construction sont contraintes de traiter à l’étranger pour réaliser leur chiffre d’affaires, on se demande non sans anxiété quel peut être l’avenir de ces sociétés d’entreprises. Elles trouvent en Amérique, en Espagne, en Italie, en Turquie de nombreux éléments d’activité; mais il faut penser et à la concurrence belge et américaine et à l’essor de la production indigène qui refoule peu à peu l’étranger. Pourquoi ne pas pouvoir parler de concurrence française alors que nos capitaux participent directement ou indirectement à la constitution de ces affaires. Un emprunt à 4 Q2 % de la province de Pernambuco ou de celle de Buenos-Ayres est évidemment plus intéressant. Mais il est surtout plus avantageux aux lanceurs d’affaires.
- De Belgique on annonce la nouvelle de la constitution de la Société Générale de tramways de transports et d’électricité à Smyrne. Le capital est de 1 700 000 francs divisé en 3 400 actions de 5oo francs ; 1 408 de ces actions sont attribuées au trust franco-belge de tramways pour l’apport de ses intérêts dans la Société ottomane des tramwfiys de Gueuz-Tépé, et dans la Comjjagnie Hamidié de navigation et pour l’apport de la concession de Corde-lio ; 260 autres actions sont attribuées au syndicat d’études en Orient qui apporte le droit d’exploiter une usine électrique ; les 1 740 actions restantes sont souscrites par divers établissements belges de crédit. Smyrne, centre de commerce important,est aussi un centre de luxe, et beaucoup de particuliers, de clubs ou d’établissements publics,en dehors des services généraux du port et de la ville, attendent avec impatience l’extension de la distribution ; c'est chose presque faite et voilà encore quelques ordres assurés aux firmes belges de construction.
- Le rapport de la Société Parisienne pour l’industrie des chemins de fer et des tramways électriques est, comme chaque année, la revue succincte des grandes affaires belges et françaises aux-
- quelles elle est intéressée. La plupart de celles-ci sont en bon rapport, les autres multiplient leurs efforts pour sortir soit de leur situation difficile soit de la période d’organisation. Les résultats de l’exercice ne marquent pas un progrès sensible sur ceux de l’an dernier, « ce qui ne peut surprendre, dit le rapport, connaissant la crise industrielle qui a paralysé le développement des affaires nouvelles ». Quoiqu’il en soit, ils se chiffrent par 3 3o5oo4 fr. 92 de bénéfices nets dont la répartition proposée à l’Assemblée et votée par elle est la suivante :
- 5 % à la réserve légale.................. 158274 46
- 4 % ou 10 fr. de dividende ou actions libérées
- et 2 fr. 5o aux actions libérées du 1/4. . 1 £>93 800 92
- Conseil d’Administralion.................. 77 601 25
- 5 francs à toutes les actions............ 1000000 00
- i3 fr. 33 aux 25 000 parts............... 333 333 33
- Report à nouveau......................... 714 994 96
- L’examen de cette répartition suscite la remarque que les 9/10 des bénéfices sont absorbés par les actionnaires ; les bénéfices bruts en sont fort peu différents, car les frais généraux sont de peu d’importance : un peu plus de 200000 francs. Mais les amortissements pratiqués avant toute répartition sont dotés seulement de 104^7 francs. Les réserves latentes du portefeuille, suivant l’expression du rapport, autorisent le Conseil à se préoccuper moins que dans d’autres affaires de cette question des réserves. Donc, pas d’amortissements sur le portefeuille figurant au bilan pour 32525778 francs, d’après son évaluation aux cours de la bourse fin décembre. Evidemment les titres de la Société d’Electricité de Paris, du Métropolitain de Paris, des Ateliers de constructions électriques du Nord et de l’Est, des Tramways de Lille, voire même de la Compagnie générale de chemins de fer et de tramways en Chine sont en faveur et en plus-value. Mais les tramways en Russie, les entreprises du Congo supérieur et de l’Oasis d’Héliopolis sont encore en état de formation ou de transformation et ne donnent que des promesses; d’autre part, tout ce qui est concession de chemins de fer départementaux ou vicinaux en France, en raison des charges sans cesse croissantes de l’exploitation et des aléas dus aux variations des échanges en rapport avec la prospérité de l’industrie ou de l’agriculture ne constitue pas des affaires de grand avenir. Pour les 40 millions de capital versés au 3i décembre 1908 sur les 5o millions de capital nominal, il résulte en somme un
- p.416 - vue 416/688
-
-
-
- REVUE D’ELECTRICITJ
- 417
- 26 Juin 1909.
- revenu net de 8 % environ qui peut paraître un peu insuffisant pour ce genre d’entreprises ; c'est une moyenne qui se relèvera avec l’arrivée à maturité de chacune d’entre elles.
- Le Chemin de fer métropolitain de Paris parait ainsi donner à ses promoteurs des résultats hors de toute prévision. Les recettes totales d’exploitation y compris les produits divers, ont été en 1908 de 40662976 francs; les dépenses se sont élevées à 17 087 764 francs. Les produits de l’exploitation, ont donc atteint 23575212 francs contre 19 725 838 en 1907 et le coefficient d’exploitation s’est abaissé de 43,12 % h 42,02 % . La Ville de Paris a prélevé sur les recettes brutes 13268677 francs ne laissant comme produit net au profit de la Compagnie que io3o6 354 francs contre 8 5oo 384 francs en 1907. Le produit net annuel moyen par kilomètre ressort donc à 212317 francs au. Heu de 191 717 francs en 1907. Ce dernier chiffré marque une progression réelle due certainement à l’ouverture de la nouvelle ligne Porte de Clignancourt-Châtelet, mais aussi à l'ensemble pratique de la contexture actuelle du réseau pour le public; la communication entre elles des différentes gares de chemins de fer constitue une amélioration désirée depuis fort longtemps. Ce produit moyen subit des fluctuations dont on ne peut guère tirer de conclusions en raison même des variations presque semestrielles des longueurs du réseau; mais ce qui frappe cette année, c’est que pour une augmentation de longueur moyenne de 4 kilomètres, ou 10 % sur la longueur exploitée en 1907, le produit net moyen par kilomètre s’èst élevé de la même quantité; tandis que, pour les exercices précédents, il avait diminué. L’année 1909 verra, dit-on, Fachèvement du second réseau.
- Le Conseil a émis au cours de. l’année une troisième série d’obligations 4 % de 5oo francs pour compléter la somme nette de 75000000 francs d’obli-
- gations votée par les Assemblées générales des actionnaires. La charge des emprunts qui figure au compte de profits et pertes pour 2 085 356 francs s’élèvera de ce fait à plus de 3 millions; la part delà ville de Paris représente le tiers des recettes totales; les dépenses d’exploitation absorbent 17087764 fr. ou un peu plus des 4 dixièmes de ces recettes ; il reste, après un prélèvement de i5 000 francs pour amortissement des frais de constitution, un solde à répartir de 8 949 277 francs.
- Voici son affectation :
- Réserve légale: 5 % sur 8 35o48a fr. 5o. 417624 i3
- Amortissement de 4 160 actions........ 1 040000 00
- 7 fr. 5o à 293 970 actions de capital. . . 2 204775 00
- 8 % au conseil et à la direction sur
- 46881 83 francs..................... 375 o54 65
- Fonds de prévoyance................... 1 000000 00
- 12 fr. 5o à 3ooooo actions............ 3 750000 00
- Report à nouveau.................... 146923 00
- On remarquera l’amortissement du capital-actions simultanément avec le capital-obligations et le versement au fonds de prévoyance d’une somme qui l’augmente de 5o % ; mais on ne peut omettre de signaler qu’en face de 8 400 355 francs de créditeurs divers, inscrits au passif, on ne trouve à l’actif comme contre-partie que 7 541 646 francs de valeurs disponibles ou réalisables. Un actionnaire a critiqué l’emploi des réserves en achat des obligations 3 1/2 % de la Compagnie et a pu faire dire au président que les fonds d’Etat en portefeuille étaient représentés par des bons du trésor allemand. Nous verrons une autre société, la Compagnie Continentale Edison, consacrer de même ses réserves à l’achat de ces bons du trésor allemand et nous déplorerons,encore plus que notre ministre des Finances, cette évasion des capitaux français.
- D. F.
- p.417 - vue 417/688
-
-
-
- 418
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2® Série). — N® 26
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — Le Conseil d’Administralion des chemins de fer P.-L.-M. vient de passer commande de : 5o voitures de ire classe aux chantiers de La Büirè, 25 de 20 classe à la Société Dyle et Balacan, et 25 de 2" classe à la maison Carde.
- La même Compagnie va procéder prochainement à l’adjudication de 56 wagons-réservoirs et à la transformation de i5ooo wagons à marchandises.
- États-Unis.— La Westinghouse Electric and Manufac-luring C° vient de recevoir commande de 24 locomotives électriques pour les sections en tunnel du Pennsylvania Railroad. Les locomotives seront doubles, avec accouplement court, et équipées chacune avec deux moteurs continus de 2000 HP; elles devront pouvoir atteindre la vitesse maxima de 145um à l’heure.
- Autriche. — Le ministère des Chemins de fer de l’Autriche a demandé aux sociétés autrichiennes d’électricité de lui faire des offres pour l’électrification de la ligne Trieste-Opcina.
- Le ministre des Chemins de fer remettra prochainement aux constructeurs autrichiens la commande, à livrer en 1910, de 384 voitures à voyageurs, 190 fourgons et 1 365 wagons à marchandises pour les chemins de fer de l'Etat.
- Espagne. — La Banque de Paris et des Pays-Bas et la Société Générale s’occupent de constituer^ Madrid une société au capital de 5 millions et demi qui aurait pour but la création de plusieurs lignes de chemins de ter.
- Serbie. — Le ministre des Affaires étrangères de Belgrade s’est entendu définitivement avec les délégués d’un syndicat financier français au sujet d’un emprunt de i5o millions de francs dont 40 millions seront affectés à la construction de chemins de fer."
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- France. — Le ministère des Postes et Télégraphes va faire procéder à l’établissement d’une station radiotélé-grapliique à longue portée à l’ile d’Ouessant. Un crédit de i5oooo francs a été voté à cette intention.
- Les lieutenants de vaisseau, MM. Colin et Jeance, poursuivant leurs expériences de téléphonie sanB fil, ont réussi à établir des communications téléphoniques entre le Condé et la côte jusqu’à une distance de 166 kilomètres.
- ÉCLAIRAGE
- Hongrie. La Gazette de Francfort annonce qu’une Société française serait prochainement enregistrée en Hongrie où il lui serait confié l’entreprise de fourniture de la force électrique pour Fiume, Agram Abbazia, Trieste, etc. Celte Société, au capital-actions de 4 millions de couronnes et au capital-obligations de 20 millions de couronnes, aurait été constituée au consulat général d’Autriche-Hongrie, à Paris, par un consortium dont font partie la Banque Transatlantique, deux autres grands établissements de crédit et plusieurs banquiers parisiens,
- DIVERS
- France. — Un projet tendant à abaisser à des prix très réduits la valeur de l’heclowalt d’électricité avait été soumis au Conseil municipal de Paris par M. Popp. La Société Westinghouse devait assurer l’installation des nouvelles usines et s’offrait à garantir la constitution d’un capital.
- Mais cet engagement n’avait été pris que sous la condition que le Conseil municipal aurait approuvé le projet au i5 février suivant. Or, à cette date, la discussion n’était même pas mise à l’ordre du jour de l’assemblée municipale. Dans ces conditions, la Société Westinghouse refusa de prolonger le délai de sa garantie, et la concession ne fut pas donnée à M. Popp.
- Celui-ci avait assigné la Société Westinghouse en payement de 3 millions de francs de dommages-intérêts.
- L’affaire est venue le 18 juin devant la Cour d’Appel de Paris qui a repoussé la demande de M. Popp.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société des Usines Hydrorêiectriques des Hautes-Pyrénées. — Le 26 juin, 20, rue Vignon, à Paris.
- p.418 - vue 418/688
-
-
-
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 419
- 26 Juin 1909.
- Société électrique Westinghouse de Russie. — Le 3o juin, 45, rue de l’Arcade, à Paris.
- Energie Electrique du Nord de ta France. — Le 28 juin, 69, rue Miromesnil, à Paris.
- Société Roubaisienne d'Eclairage par le gaz et l'électricité. — Le 28 juin, 69, rue Miromesnil, à Paris.
- Société Bouionnaise d'Eclairage et de Force par l’électricité. — Le 28 juin, 26, rue Laffitte, à Paris.
- Société Le Triphasé. — Le 25 juin, 53, rue des Dames, à Paris.
- Compagnie Parisienne de Distribution d'Electricité. — Le 26 juin, 8, rue d'Athènes, à Paris.
- Compagnie électrique du Midi. — Le 29 juin, 59, jue de Chàteaudun, à Paris.
- Compagnie des Tramways départementaux du Midi de la France. — Le 3o juin, 5, place Saint-Michel, à Paris
- Compagnie des Tramways électriques de I Ariège. — Le 29 juin, à Saint-Girons.
- Compagnie des Tramways du département de l'Orne. — Le ier juillet, 19, rue Blanche, à Paris.
- Société Française de Tramways électriques et de chemins de fer. — Le 29 juin, 47, boulevard Haussmann, à Paris.
- Société d’Electro-chimie.—Le 29 juin, 19, rue Blanche, à Paris.
- Société d'Electricité Lahmeyer. — Le 28 juin, i5, rue Richepanse, à Paris.
- Société havraise d'Energie électrique. — Le 3o juin, 19, rue Blanche, à Paris.
- Compagnie française pour l’Exploitation des procédés Thomson-Houston. — Le 3 juillet, 19, rue Blanche, à Paris.
- Société française des Lampes Carbone. — Le 3o juin, 7, rue Duranti, à Paris.
- Société d’Electricité de la Nartuby. •— Le 3o juin, 69, rue Miromesnil, à Paris.
- Compagnie électrique du Nord. — Le 3o juin, porte d’Ocre, à Douai.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 22 juillet, à 3 heures, à l’Hôtel de Ville de Paris, concours pour la fourniture et l’installation d’un moteur à vapeur d’une puissance effective de 60 chevaux de 75 kilogrammètres et d’une dynamo à courant continu de 4o kilowatts, à l’Ecole municipale de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, située 10, rue Yauquelin.
- Une commission administrative se réunira à l’Hôtel de Ville, le jeudi 22 juillet 1909, à 3 heures après midi, pour, en séance publique, recevoir les propositions des concurrents et décider de leur admission.
- Tout constructeur qui voudra concourir devra déposer :
- i° Huit jours au moins avant cette date, entre les mains de l’ingénieur en chef, chef du service technique des eaux et de l’assainissement, 9, place de l’Hôtel de-Ville , les certificats de capacité constatant, suivant l’usage, les travaux de même genre qu’il a précédemment exécutés, la manière dont il a rempli ses engage-gements et les conditions dans lesquelles se sont effectués les règlements de comptes ;
- 2° Sur le bureau de la Commission administrative dont il a été parlé ci-dessus, à la date et à l’heure également sus-indiquées, les pièces suivantes :
- Un engagement de verser, il titre de cautionnement, à la caisse municipale, si le projet est choisi par l’administration, une somme de 5oo francs.
- Une soumission sur papier timbré, conforme au modèle de l’affiche.
- Le prix à forfait ne devra, en aucun cas, dépasser 20.000 francs.
- Le détail des projets, rédigés conformément aux indications du cahier des charges.
- Renseignements à l’Hôtel de Ville (bureau des eaux, canaux et égouts).
- BELGIQUE
- Le 3o juin, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, 14. rue de Science, à Bruxelles, équipement électrique aérien et établissement des connexions électriques des rails de la section de Scheut à Dilbeek de la ligne vicinale de Bruxelles-
- p.419 - vue 419/688
-
-
-
- 420
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI(2* Série). — N» 26.
- Schepdael Ninove. Soumissions à la poste le 29 juin au plus tard.
- Le 14 juillet, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de 1er vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles y fourniture et installation de machines et appareils nécessaires à l’équipement électrique d’une sous-station de transformation de courant alternatif en courant continu, pour la traction électrique de la ligne vicinale de Spa à Verviers. Soumissions à la poste le 13 juillet au plus tard.
- ALLEMAGNE
- Le icr juillet au service de l’éclairage et des eaux de la ville, à Brême, fourniture d une pompe centrifuge actionnée électriquement.
- ESPAGNE
- Jusqu’au 12 août, la junte des travaux du port à*Alicante recevra les offres pour la fourniture de deux pompes centrifuges et de trois moteurs à gaz pour l’assainissement du port d’Âlicante; caut. : i.5oo pesetas.
- p.420 - vue 420/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- .REVUE 'D’ÉLECTRICITÉ
- 421
- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- Théories et généralités.
- Théorie de l’interrupteur de Wehnelt basée
- sur la striction.—P.Bary. . i35, 172
- Etude graphique des résistances en parallèle.
- — P. Fehmers..........................176
- Recherche des harmoniques d'une courbe périodique donnée. — J. Fischer-Hin-
- nen. . 177
- Sur le champ produit par un oscillateur électrique d’une forme quelconque. —
- A. Montel....................199, 217
- Méthodes et appareils de mesures.
- Electromètre absolu à torsion. — E. Sal-
- mon............................... $2
- Appareil pour la mesure des courants téléphoniques, et, en général, des courants périodiques de grande fréquence et de
- très faible intensité. — R. Arno. . 344
- Brevets.........................................182
- Études, construction et essais de machines.
- Méthode graphique de calcul de l'induction dans les dents des induits de dynamos.
- — F. Blanc........................17
- Les moteurs polyphasés à collecteur à excitation shunt.— E. Roth. 47, 71, io3,
- 139, 204, 242, 268, 332, 363, 400
- Contribution à l’étude de la dispersion dans les bobinages à courant alternatif. —M.
- Schenkel...............................54
- Transformateur de fréquence système Ivolben-
- Scidener. — A. Bloch.............209
- Contribution à l’étude de la commutation dans
- les dynamos. — R.Rüdenberg. . . 276
- Méthode stroboscopique pour la mesure du
- glissement des moteurs électriques.
- — G. Kapp............................3o6
- Méthode d’essai des machines tétrapolaires à
- courant continu. — Lulofs. . . . 340 Réactance de dispersion. — J. Rezelman. . 366
- L’amélioration des moteurs asynchrones par l'emploi d’accouplements à force centrifuge. — J. Fischer-Hinnen. , . 374
- Moteur de traction à courant continu. . . . 38o Sur le calcul de la réluctance d’entrefer dans les dynamos à induit denté. —
- W. Ilartnell......................404
- Sur le refroidissement radial des induits. —
- Ossanna...........................4 <»5
- Turbo-générateur de 11 200 IIP de la station
- centrale de Buenos-Ayres...........410
- L’influence des conditions de démarrage sur le foctionnemcnt des moteurs d’induction. — il/. Bertliolcl..............410
- Brevets...................................181
- Arcs et lampes électriques et photométrie.
- Sur la régulation des lampes à arc à charbons
- inclinés. — J. Teichmuller. ... 83
- Renouvellement des lampes à. rendement élevé.
- — J.-F. Musselman.......................85
- Sur un procédé simple pour calculer l’intensité moyenne sphérique ou hémisphérique d’une source lumineuse. — J .-K. Su~
- mec.................................152
- Note relative à l’unification des unités lumineu-
- neuses. — P. Janet.....................^75
- rie-. 4
- Transmission et distribution.
- Calcul de réchauffement des conducteurs traversés par un courant variable. —
- C. Rie hier.........................113
- p.421 - vue 421/688
-
-
-
- 422
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2° Série). — N» 26.
- Les fusibles à bouchon; leur développement et
- leurs progrès. — W. Klément. . . i if>
- Méthode graphique de détermination du facteur
- de puissance dans un circuit triphasé. i5i Nouveaux parafoudres de la Compagnie Thomson-Houston-...............................i5/|
- Les formes et les matériaux à employer dans la
- construction des contacts des appareils électriques. Diagrammes comparatifs.
- — G.-J. Meyer......................... 214
- Les contacts dans l’appareillage électrique ; influences qui déterminent leurs qualités et leur fatigue. Règle pratique d’essai.
- — G.-J. Meyer.........................245
- Des isolateurs à haute tension. — R. Vala-
- brègue............................... . 295
- Brevets............................ . . . 181
- Traction.
- Chemin de fer électrique par courant monophasé sous 6 6oo volts....................282
- Voiture servant à la vérification des joints de rails en usage aux tramways municipaux de Vienne—L. Spângler. . . 840
- Electrification deschemins de fer de l’Etat italien .....................................848
- L’usure ondulatoire des rails dans les exploitations des tramways électriques. . . 3^4
- Usines génératrices et réseaux de distribution.
- Emploi des accumulateurs dans les centrales à courant triphasé avec machines à vapeur.— Arthur Lowit...................117
- Les puissances hydrauliques de la province
- d’Ontario. — L. Drake del Castillo. 1 /*5 Les usines hydro-électriques du Rhin. — De
- Coppet.............................255
- Applications mécaniques.
- \
- Machine d’extraction électrique...............25
- Grues électriques de 3o tonnes de la Northwestern Railways C°......................i53
- Machines-outils commandées électriquement.
- — A. Cornet.................167, 359 394
- Installations électriques de la Société anonyme
- des Houillères d’Anderlues . . . . 3i5
- Electro-aimant de levage pour ateliers. . . 342
- Applications thermiques.
- Dispositif indicateur et régulateur de température pour les fours et foyers industriels ................................119
- Electrochimie et électrométallurgie.
- Expression de la période de vibration électrolytique des ions et ses conséquences.
- — G. Rosset.............................39
- Principaux composés définis des alliages industriels fer-carbone-chrome. Exposé des différentes méthodes de préparation des ferro-chromes. — J. Escard.
- 77» 110
- La fabrication des condensateurs à forte capacité : solution électro-chimique du problème. — G. Schulze...................279
- L’industrie électro-chimique en Suisse. — De
- Coppet. . 284
- Classification et comparaison des différents types de fours électriques. — F.-E. Carcano.................................3o8
- Télégraphie et téléphonie.
- Etude sur les lignes téléphoniques. —Devaux-
- Charbonnel..................327, 891
- Nouveau système électrique de téléphotographie; la vision à distance par l’électricité.— R. Schonhofer. . . . . 842
- Divers.
- Correspondance . , . 57, 184, 220, 249, 377, 415
- p.422 - vue 422/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 423
- Calcul des pompes centrifuges [fin). — A. Bar-
- bezat............................... 7
- Sur la production des courants de haute fréquence.— H. de Graffigny. ... i5 Graissage des coussinets dans les voitures motrices de tramways. Graissage des en-
- grenages. Rapport présenté au Congrès International de Munich.— C. H.
- Julius..........................89, 125
- Brevets (liste)...................87, 120, 3i2
- Errata....................................189
- L’Exposition de la Société française de Physique.— J. Reyval. . . 281,268, 299
- Indicateur de vide perfectionné...........3io
- Elément primaire au charbon...............375
- Législation et contentieux.
- Conflit entre une compagnie gazière et une commune au sujet du meilleur éclairage. — P. Bougault...............................60
- Conflit entre le propriétaire et le locataire pour la substitution de l’éclairage électrique à l’éclairage par le gaz. — P. Bougault ...........................................122
- Contravention de voirie prononcée contre un électricien. Première interprétation par la cour de Cassation de l’article 2/, de la loi du i5 juin 1906. — P. Bougault. i55 Circulaire du ministre des Travaux publics en date du 16 mars 1909 relative aux redevances dues pour l’occupation du Domaine public par les ouvrages de transport et de distribution d’énergie électrique, adressée aux ingénieurs du
- contrôle.................................188
- Circulaire du ministre des Travaux publics en date du i3 mars 1909, portant instructions relatives aux frais de contrôle des distributions d’énergie électrique, adressée aux ingénieurs du contrôle. . 189
- Le monopole de la distribution de force motrice pouvait-il être stipulé dans une concession municipale avant la loi du 15juin 1906? Observation au sujet d’un arrêté du Conseil de préfecture de l’Aisne du i5janvier 1909. —P.Bougault. ........ 221, 2ÔO
- La location de force motrice électrique est-elle un louage de chose ou un louage d’industrie, au point de vue fiscal i* —
- P. Bougault.........................38o
- Renseignements économiques et commerciaux.
- Chronique financière, 33, 64, 96, 129, 161,
- 190, 224, 289, 320, 35o, 386, 414
- Renseignements commerciaux, 35, 66, 98, i3i,
- i63, 192, 226, 259, 291, 323,352, 387, 416
- Nouvelles Sociétés Adjudications, 36, 67, 99, CI2, 164, ig5, 227, i95
- 291, 324, 356, 388, 418
- Bibliographie.
- Œuvres de Pierre Curie...................2.4
- Cours de physique (5« partie). Electroptique.
- Ondes hertziennes.—H. Bonasse. . 87
- Eléments de la théorie des probabilités. —
- E. Borel.........................121
- Le passé, le présent et l’avenir de l’éclairage.
- — E. Guarini....................18/1
- Construction des induits à courant continu. —
- E.-J. Brunswick et M. Aliamet. . . 184
- Le four électrique (3e fascicule). — /l. Minet. 218
- La machine à influence, son évolution, sa
- théorie. — V. Schaffers.................218
- Machines-outils, outillage, vérificateurs. —
- P. Gorgeu . . . '...................218
- Recueil des lois, règlements et cahiers des charges relatifs à l’industrie électrique.
- — Geoffroy et Delore....................219
- Annuaire de route de l’Automobile-Club de
- France..................................219
- Vectors and vector diagrams applied to the alternating current circuit. — IP.
- Cramp et C.-F. Smith................249
- Les oscillations électromagnétiques et la télégraphie sans fil. — J. Zennech, traduit de l’allemand par P. Blanchin,
- G. Guérard, E. Picot'...................288
- L’électrotechnique exposée à l’aide des mathématiques élémentaires. — Ar.-/1. Pa-
- p.423 - vue 423/688
-
-
-
- 424
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série), — N° 26.
- guet, A.-C. Docquieret J .-A. Montpellier......................1*4
- Die atmosphiirische Eleklrizitat. — H. Mâche
- et E.-V. Schweidler...............3i5
- Recueil de problèmes avec solutions sur l'électricité et ses applications pratiques. — II. Vieweger, traduit de l’allemand
- par G. Capart......................343
- Leçons d’Electrotechnique générale, tome III.
- — P. Janet.........................413
- La Téléphonie sans fil. — E. Ruhmer, traduit
- de l’allemand par Ancel..............4x3
- Traité complet d’analyse chimique appliquée aux essais industriels, tome I, 3*’ fascicule. — /. Pont et B. Neumann. . 4 ri
- Elektrische Uhren. — A. Tobler................/, 14
- Müller-Pouillets Lehrbuchder Physik und Météorologie.— L. Pfaundler. . . . 414
- Contrôle des installations électriques (Appendice).— A. Monmerquè.....................414
- La Maison Moderne. — II. de Graffi-
- gny- • .................... • • 4i.
- p.424 - vue 424/688
-
-
-
- 26 Jùin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 125
- TABLE DES AUTEURS
- A
- Arno (R.). — Appareil pour la mesure des courants téléphoniques, et, en général, des courants périodiques de grande fréquence et de très faible intensité. . 544
- B
- Barbezat (A.). — Le calcul des pompes centrifuges [fin]........................... 7
- Bary (P.). — Théorie de l’interrupteur de
- Wehnelt basée sur la striction. i35, 17 2
- Beuthold (M.).— L’influence des conditions de démarrage’ sur le fonctionnement
- des moteurs d’induction................410
- Blanc (F.). — Méthode graphique de calcul de l’induction dans les dents des induits de dynamos.....................................17
- Bloch (A). — Transformateur de fréquence
- système Kolben-Seidener. . . . . . 209
- Bougault (P.). — Conflit entre une compagnie gazière et une commune au sujet du
- meilleur éclairage...................60
- Conflit entre le propriétaire et le locataire pour la substitution de l’éclairage électrique à l’éclairage par le gaz. . 122
- Contravention de voirie prononcée contre un électricien. Première interprétation par la cour de Cassation de l’article 24 de la loi du i5 juin 1906 . . i55
- Le monopole de la distribution de force motrice pouvait-il être stipulé dans une concession municipale avant la loi du i5 juin 1906? Observation au sujet d’un arrêté du conseil de Préfecture de l’Aisne du 15 janvier, 1909. . . 221, 25o
- La location [de force motrice est-elle un louage de chose ou un louage d’industrie, aupoint de vue fiscal ? .... 38o
- G
- Carcaxo (F.-E.). — Classification et comparaison des différents types de fours
- électriques.......................3o8
- Comet (A.). — Machines-outils commanclées
- électriquement.... 167, 3Î>9, 394
- Coppet (de). — Les usines hydro-électriques
- du Rhin...........................255
- L’industrie électrochimique en Suisse. 284
- B
- Devaux-Charbonnel. — Etude sur les lignes
- téléphoniques ..............327. 3qi
- Dbake del Castillo (L.). — Les puissances hydrauliques de la province d’Ontario. . . 145
- E
- Escard (J.). — Principaux composés définis des alliages industriels fer-carbone-chrome; exposé des différentes méthodes de préparation des ferro-chromes
- 11, 110
- F
- Feiimers (P.)- — Etude graphique des résistances en parallèle.......................176
- Fischer-Hinnen (J.). — Recherche des harmoniques d’une courbe périodique donnée 177 L’amélioration des moteurs asynchrones par l’emploi d’accouplements à force centrifuge..........................370
- p.425 - vue 425/688
-
-
-
- 426
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. VI (2e Série). — N° 26.
- G
- Graffigny (H. de). — Sur la production des
- courants de haute fréquence. ... i5
- H
- Hahtnell (W.). — Sur le calcul de la réluctance d’entrefer dans les dynamos à induit denté..............................4«4
- J
- Janet (P.). — Note relative à l’unification des
- unités lumineuses......................275
- Julius (C.-H). — Graissage des coussinets dans les voitures motrices de tramways. — Graissage des engrenages. — Rapport présenté au Congrès international de Munich....................................89, 126
- K
- Kapp (G.). — Méthode stroboscopiquc pour mesurer le glissement des moteurs
- électriques.........................3o6
- Elément (W.). — Les fusibles à bouchon;
- leur développement et leurs progrès. 116
- G
- Lowit (A.). —Emploi des accumulateurs dans les centrales à courant triphasé avec
- machines à vapeur..................117
- Lulofs. — Méthode d’essai des machines tétra-
- polaires à courant continu.........34o
- M
- Meyer (G.-J.). — Les formes et les matériaux à employer dans la construction des
- contacts des appareils électriques. Diagrammes comparatifs.....................214
- Les contacts dans l’appareillage électrique. Influences qui déterminent leurs qualités et leur fatigue. Règle pratique
- d’essai.................................245
- Montel (A.). — Sur le champ produit par un oscillateur électrique de forme quelconque ................................ 119, 237
- Musselman (J.-F.). — Renouvellement des
- lampes à rendement élevé.................85
- O
- Ossanna. — Sur le refroidissement radical des
- induits...............................4*>5
- R
- Reyval (J.).— L’Exposition de la Société française de Physique . . . 2 31, 263, 299
- Rezelman (J). — La réactance de dispersion...................................366
- Richteh (G.). — Calcul de réchauffement des conducteurs traversés par un courant
- variable..........................113
- Rosset (G.). — Expression de la période de vibration électrolytique des ions, et ses
- conséquences.......................89
- Roth (E.). — Les moteurs polyphasés à collecteur à excitation shunt. 47, 71, io3,
- 139, 204, 242, 268, 332, 363, 4°o
- Rüdenberg (R.). — Contribution à l’étude de
- la commutation dans les dynamos. . 276
- S
- Sai.mon (E.). — Electromètre absolu à torsion. 02 Schenkei. (M.). — Contribution à l’étude de la dispersion dans les bobinages à courant
- alternatif............................54
- Schônhôfer (R.). — Nouveau système électrique de téléphotographie; la vision à distance par l’électricité..................34 2
- p.426 - vue 426/688
-
-
-
- 26 Juin 1909.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 427
- Schulze (G.). — La fabrication des condensateurs à forte capacité : solution électrochimique du problème....................279
- Spangleii (L.). — Voiture servant à la vérification des joints de rails en usage aux tramways municipaux de Vienne . . 340
- Sumec (J.-K). — Sur un procédé simple pour calculer l’intensité moyenne sphérique ou hémisphérique d’une source lumineuse .....................................i5»
- T
- TEiCHMUi.LEn (J.). — Sur la régulation des
- lampes à arc à charbons inclinés . . 83
- V
- Vai.ahhègue (R.). — Des isolateurs à haute
- tension............................29$
- PtBM. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
- p.427 - vue 427/688
-
-
-
- p.n.n. - vue 428/688
-
-
-
- Téléphone : 160-58
- N° 14
- Supplément â la Lumière Électrique du 3-Avril ,1909
- 1
- Richard HELLER
- CONSTRIUCTEUR-ÉLECTRICIEN Bureaux, Ateliers et Laboratoires 18 et 20, Cité Trévise. — PARIS
- £
- O5 A
- IUSTRÏÏMEITS DE MESURE
- Concession pour la France et les. Colonies
- de la Société HARTMANN & BRAUN OVLTMÈTRES, AMPÈREMÈTRES,".WATTMÈTRES POUR TABLEAUX, TRANSPORTABLES ET ENREGISTREURS PHOTOMÈTRES, PYROMÈTRES ÉLECTRIQUES Fréquencemètres, Phasemètres
- INSTRUMENTS DE LABORATOIRE
- MA TÊRIEL D’INSTALLA TION
- APPAREILLAGE DE HAUTE ET BASSE TENSION
- Lampes à arc à flamme,
- Charbons et Balais « SIEMENS » Petits moteurs. Chauffage électrique, Horloges électriques, Lampe électrique « JUPITER » pour photographier. Lampe électrique « OSRAM » (de 25 à 400 bougies' (1 watt par bougie)
- Électricité Médicale et Dentaire, Instruments de Démonstration et de Physique.
- CATALOGUES SPÉCIAUX SUE, DEMANDE
- !
- s
- 1
- î
- *
- t
- i
- g
- A
- 5
- FRANCFORT S. M.
- ,(Allemagne)
- Représentée par la Société Anonyme d’Electrieité Lahmeyer
- PARIS
- 15, Rue Richepauce, 15
- BRUXELLES
- 8, Rue de la Chancellerie
- TURBOGÉNERATEURS
- Pour courant continu, alternatif et polyphas^
- p.2x1 - vue 429/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Electrique du 3 Avril 1909
- ANNONCES
- : OFFRES D’EMPLOIS
- On demande un chef d’atelier parfaitement au courant de la fabrication des appareils de mesurés électriques, voltmètres, ampèremètres et éventuellement des lampes à arc.
- S’adrèsser G. E. au bureau du journal.
- On demande pour une importante usine des Pyrénées, un bon mécanicien-électricien, au courant de la réparation du matériel d’usine. S’adresser, A. M. au bureau du journal.
- Brevets à céder
- AUTO-MIXTE
- M. II. PIEPER, à Liège, propriétaire des brevets français S. G. D. G. suivants :
- N° 374706 du 23 janvier 1907 pour “ Dispositif de groupement des organes moteurs sur un véhicule à propulsion mixte ”, et N° 373995 du 28 janvier 1907 pour “ Dispositif de couplage pour véhicules mixtes ”.
- Désire s’entendre avec des industriels français pour la vente ou l’exploitation de ces brevets.
- Pour tous renseignements, s’adresser à la COMPAGNIE INTERNATIONALE D’ÉLECTRICITÉ, 141, rue Lafayette, à Paris.
- DIVERSES
- AVIS
- La Concession de l’Éclairage par le Gaz de la Ville d’Anor (Nord) expire le i5 octobre 1912.
- La Commune examinera avec bienveillance les propositions qui pourraient lui être faites pour l’éclairage delà Ville et des particuliers, soit par le gaz, soit par l’électricité.
- Adresser les propositions à M. le Maire d’Anor (Nord).
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BUREAUX ET USINE
- 27, Rue Gavé. — à, LEVALLOIS
- — Téléphone : 537-58 —
- Brevet à céder
- M. Riccardo ARNO, titulaire du brevet français N° 340.597 en date du 16 Février 1904 pour « Compteur d’énergie électrique à champ tournant pour installations à courant alternatif simple », serait désireux d’accorder des licences d’exploitation de son invention ou de céder totalement ou partiellement les droits attachés à son brevet.
- Pour tous renseignements s’adresser à M. ARMENGAUD JEÛNE, Ingénieur-Conseil, 23, Roulevard de Strasbourg, à Paris.
- p.2x2 - vue 430/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 3 Avril 1909. '
- CHAUVIN & ARNOUX. îngéfliewïonstructeurs
- Caisse de Contrôle.
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 188, rue Championnet<\
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS
- Téléphone S28-B2
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905.. MÉDAIIXE d’Or : Bruxelles; 1897; Paris, 1899 ; Saint-Louis, 1904.
- INSTRUMENTS
- pour toutes mesures électriques
- DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Watimètre,
- MAISON
- ROUSSELLE & TOURNAIRE
- Société Anonyme. Capital 500.000 fr. — 52, rue de Dunkerque, PARIS (Xe)
- Seule Concessionnaire pour la France et les Colonies des Appareils, Brevets et procédés de fabrication de la
- Société Siemens et Halske
- NOUVEAU CATALOGUE
- N° 51
- APPAREILS DE MESURE
- POUR TABLEAUX
- A L’IMPRESSION
- INSTRUMENTS DE MESURES
- INDUSTRIELS ET DE PRÉCISION POUR LABORATOIRES
- Téléphonie. — Moteurs et Ventilateurs. Radiologie. — Lampes à arc “ Lilliput’’, Lampes TANTALE, etc , etc.
- LA LAMPE BECK
- à Arc-flamme à liante intensité lumineuse
- LA SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SANS AUCUN INÉCANISfflE délicat d’horlogerie ou de réglage Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Prix courant et Brochure descriptive sur demande
- O. AUBERT. 41 et 43, avenue Sainte-Foy
- NEUILLY-SUR-SEINE
- p.2x3 - vue 431/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 3 Avril 1909.
- Société Anonyme
- Westinghouse
- Capital : 15 Millions «le Francs
- USINES AU HAVRE
- Agences à PARIS, LILLE, LYON, NANCY, SAINT-ÉTIENNE,
- ' BORDEAUX, BRUXELLES, MADRID, ROME, GÊNES, MILAN, LISBONNE
- >
- LOCOMOTIVES DES USINES DE CHATILLONCOMMENTRY
- équipées avec 2 voitures courant continu 30 HP
- Équipements complets de locomotives électriques pour le fond de la Mine ou le jour, pour voies normales ou voies étroites et toutes puissances, depuis 10 HP.
- CONTROLEURS SÉRIE-PARALLÈLE AVEC FREINAGE ÉLECTRIQUE
- p.2x4 - vue 432/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique /du 3 Avril 1909.
- S
- ATELIERS DE JEUJONT
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme au capitalf de 90 millions
- GROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. — PONTS ROULANTS. — LOCOMOTIYES|DE CANAUX ET DE MINES. — MACHINES D’EXTRACTION
- SIEGE* SOCIAL : 75, Bd Haussmann. — PARIS
- Agence pour* 1© Sud.-Est :
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES, 67, rue Molière. LYON
- p.2x5 - vue 433/688
-
-
-
- G:
- Supplément à La Lumière Electrique du 3 Avril 1909.
- # *
- hoiit
- le m eilleur mastic
- mur isolateurs ;
- Alr&zonUucemJmi
- Eupmstifh dam tous les pays
- %
- \%
- X ^
- RÉFÉRENCES : soc. an. hkown, bovbri et o0, Badon (Suisse) ; atelier de construction oehukon à Oerlikon (Suisse) ; compagnie uelge siemens-sciiuckeiit, Bruxelles ; société des pouces motrices du refrain,' Montbéliard (France); société des forces électriques de la goulu. Saint-lniier (Suisse); sociéta adriatioa di ei.ettricita, Venise (Italie); soc. martesarra per distiuuuzionu du enkuoia elettrica. Milan, etc.
- TUDOR
- S ociété de
- L’ACCUMULATEUR
- Société Anonyme, Capital fi,Sioo,ooo Francs Siège Soeial : 81, Rue Saint-Lazare, 81 — PARIS USINES : 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, ruo de lTIôtel-de-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. TOULOUSE, 53, rue Raymond IV. — NANCY, 4, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES' SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- CHARBONNEAUX &C
- Verreries de Reims Fournisseurs des Postes et Télégraphes
- IE
- Teléph. : 198
- oe
- $
- Agent à Paris :
- A. TAVEAÜ, Ing. E.C.P.
- 4, Rue des Grands-Champs
- Téléph. : 935-52
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES
- Système MOSCICKI
- FRIBOURG (Suisse)
- LOA
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés sur courant monophasé.
- production des courants de haute fréquence. — télégraphie sans fil.
- — RAYONS X. — BATTERIES POUR PRODUCTION D’EFFLUVES. — OZONISEURS.
- Exposition de Milan 1906. -- Diplôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur E. C. P., 5, rue d’Assns, Paris. Représentant pour la France.
- p.2x6 - vue 434/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 3 A,vril igog.
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES
- DU NORD ET DE LEST
- Société Anonyme an Capital de 20 Millions
- SIEGE SOCIAL : 75/Boulevard Haussmann. PARIS
- Téléphone : 2 34-1 O
- CABLERIE
- • JEUHIONT -
- CABLES ARMÉS ET ISOLÉS A HAUTE ET BASSE TENSION
- Agence pour le Sud-Kst :
- Société de Constructions Électriques, 67, Rue Molière. LYON
- p.2x7 - vue 435/688
-
-
-
- Ï8
- Supplément à La Lumière Électrique du 3 Avril 190g.
- POUR TOUTES APPLICATIONS
- AFFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barres, Bandes; Bandelettes et Laines pour Collecteurs Etablissements Industriels E.-C. GRAMMONT
- A. GRAMMONT, SR
- PONT-DE-GHÉRUY (Isère) CHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale ;
- PONT-DE-CHÉRIJY (Isère)
- MAISONS DE VENTE :
- PARIS
- 10, Rue Taitbout (Téléphone 221-88 et 221-57) PARIS
- 212, Boul'1 Péreire (Téléphone 534-49). Pneumatiques.
- LYON
- 19, Quai de Retz (Téléphone 16-50) MARSEILLE
- 2, Rue Armény (Téléphone 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2 59).
- TRANSFORMATEURS Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie et Automobiles Voir annonce “Pneumatiques”
- MACHINES A ÉCRIRE
- UNDERWOOD, REMINGTON SCHMIDT, OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf aoec des pièces d’origine liorées aoec garantie de bon fonctionnement
- APPAREILS A POLYCOPIER
- ACCESSOIRES
- Fournitures de l™ qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l'outillage le plus moderne
- 121-20
- 3, rue Grammont, — PARIS
- ATELIERS E. DUCRETET
- Instruments de Précision pour les Sciences et l’Industrie
- F. DUCRETET et Ë. ROGER suce
- Constructeurs, 75, rue Claude-Bernard, PARIS
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Matériels pour grandes distances
- TÉLÉPHONES HAUT-PARLEURS
- Microphone Gaillard-Ducretet
- ÉLECTROTHÉRAPIE
- REDRESSEUR
- des courants alternatifs SYSTÈME O- DE PARIA
- APPAREILS
- DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Tarifs et Notices à la demande.
- CARPENTIER, GAIFFE, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTÉLÉGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- A TERRE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPAREILS POUR LA RADIOTÉLÉGRAPHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- Appareils de mesures spéciaux : Ondemètres et autres
- DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 20, rue Delambre, PARIS
- Adresse telèyraphique : Généradio-Paris Téléphone : 709-91 Marque de fabrique : G. G. R
- p.2x8 - vue 436/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 3 Avrilÿigog.
- 9
- Téléphone 708-03 — 708-04
- Ancienne Maison MICHEL et O1
- COMPAGNIE POUR LA
- Adresse télég. Compto-Paris
- FABRICATION DES COMPTEURS
- et Matériel «l’IJsiiie* à
- Société anonyme. Capital 8.000.000 tle francs. — 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, 16 et 18, PARIS
- COMPTEURS D’ELECTRICITE
- THOMSON pour courants continu et alternatif O’K pour courant continu ACT pour courant alternatif, diphasé et triphasé
- Compteurs à paiement préalable “ Système Berland ’’ à tarifs multiples “ Système Mahl ”
- Compteurs à double tarif, à indicateur de consommation maxima, à dépassement
- Compteur suspendu pour tramways
- APPAREILS DE MESURES Système Meylan tTArsonoal
- La construction exclusivement française
- des Ateliers
- I69. rue d'Alésia, TARIS
- H. ERNAULT
- GRAND PRIX — PARIS, 1900
- Rivalise avantageusement avec les constructions étrangères
- TOURS A CHARMER & A FILETER — TOURS REVOLVER - série blindée
- p.2x9 - vue 437/688
-
-
-
- Supplément h La Lumière Électrique du 3 Avril 1909.
- ,'to
- SOUPAPE imçtwqmNODON
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d’accumulateurs — Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. —- Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence. —
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D'ÉLECTRICITÉ MORS 7 7a“
- Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de fer. — Lampes à arc “ MORS-CARBONE ”
- Magnétos. — Installations électriques
- ACCUMULATEURS
- ET
- VOITURES ELECTRIOUES
- Alfred DININ
- Usines et Bureaux : % quai National, PUTEAUX (Seine)
- Téléphone J571-04 Adresse Télégraphique : ACCUDININ-PUTEAUX
- Bureau de Paris :j 49, rue Saint-Ferdinand, 49. — Téléphone 529-14.
- INSTRUMENTS DE MESURE POUR L’ÉLECTRICITÉ
- Paris 1889-1900 St-Louis 1904, Milan 1906 Londres et Marseille 1908
- Liège 1905 M.einhre du Jury
- Jules RICHARD*
- FONDATEUR & SUCCESSEUR
- de la Maison RICHARD Frères
- 25, rue Méli h ({ne (,l 77! \'0Z 10,rue Halévy^péno, PARIS
- Enregistreurs pour le contrôle de toutes les opérations industrielles en général
- 'lasurveillance constante et absolue qu'ils exercent, ces instruments permettent de réaliser de i/randes économies, et leur prix d’achat se trouée couvert à bref délai.
- NOUVEAUX MODELES pour courants continus et alternatifs, Ampèremètres, Voltmètres, Wallmèlrcs
- Modèle électromagnétique à apériodieité réglable sans aimant permanent restant continuellement en circuit.
- Modèle apériodique de précision, à cadre syslèmo d’Arsonval, Ampèremètre à shunts, Modèle thermique, sans self-induction, apériodique, a consommation réduite.
- OHN1JVJÊTRES — BOITES DE CONTROLE PORTATIVES
- p.2x10 - vue 438/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 3 Avril 1909.
- Éclairage Électrique
- En uente
- LA TRACTION ELECTRIQUE
- TRAMWAYS
- Locomotives et Métropolitains électriques
- (Traction dans les mines, sur eau et sur route)
- ÉTUDES ET PROJETS - MATÉRIEL
- Prix de premier établissement
- EXPLOITATION - PRIX DE REVIENT - RENDEMENT FINANCIER
- Par Paul DUPUY
- Un volume in-8° raisin (a5Xi6) de 5o5 pages, avec 264 ligures, un grand tableau schématique hors texte, augmenté d’un appendice de 4o pages avec 14 ligures. — Prix, broché...................ISS francs
- SOCIETE GRAMMIE
- Télêg. : GRAMME-PARIS Tèlèp. : 402.0!
- ACCUMULATEURS .
- LAMPES à ARC et à incandescence
- SUREAUX & ATELIERS 20, rue d’Hautpoul,
- PARIS
- DYNAMOS & MOTEURS à courant continu et à courant alternatif.
- Ci s
- Groupe convertisseur de 200 kw à. 250 volts alimenté parcourant triphasé à. 2.500 volts
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & Hri. B. DE LA MATHE
- au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURICE (Seine)
- —-----
- Manufacture G18 de CABLES et FILS ELECTRIQUES
- Transport de Force et Éclairage. — Construction et Pose complète de réseaux souterrains. Fourniture de Matérie i et Accessoires pour installations électriques.
- GABLES pour BASSE tension,
- GABLES pour HAUTE tension jusqu’à 30-000 volts.
- DEPOTS ;
- à PARIS, 81, rue Réaumur LYON-MARSEILLE-BORDEAUX, etc.
- Adresse Télégraphique :
- DELAMATHE, St-Maunce (Seine) Téléphone 940-26
- p.2x11 - vue 439/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 3 Avril 1909]
- 1*2
- CHEMINS DE FER DE L’ÉTAT
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare.
- “ Services rapides tous les jours et toute l’année (Dimanches et Fêtes compris).
- Départs de Paris-Saint-Lazare : à 10 h. 20 matin (lre et 2e cl. seulement) et à 9 h. 20 soir (l*'e, 2e et 3e cl.).
- Départs de Londres : Victoria (Cie de Brighton) à 10 h. matin (lre. et 2e cl. seulement), London-Bridge et Vcitoria à 8 h. 45 soir (lre, 2e et 3* cl.) — Trajet dejour en 8h. 40.
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables pendant 7 jours : lr'* cl. 48 fr. 25; 2° cl. 35 fr. ; 3° cl. 23 fr. 24. Billets d’al-leret retour valables pendant un mois: lre cl. 82 fr.75; 2° cl. 58 fr. 75; 3« cl. 41 fr. 50.
- Ces billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lro cl. et de 2e cl. à couloir avec W.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec W.-C. et toilette. Une des voitures de lre cl. à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- EXCURSIONS
- Billets d'aller et retour valables pendant 14 jours Délivrés à Voccasion des fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de VAssomption et de Noël.
- De (Paris-Saint-Lazare à Londres et vice-versa.
- lre classe 49 fr. 05 ; 2e classe 37 fr. 80 ; 3e classe 32 fr. 50.
- Pour plus de renseignements, demander le bulletin spécial du Service Paris à Londres, que l’Administration des chemins de fer de l’ état envoie franco à domicile sur demande affranchie adressée au Secrétariat de Direction (Service de Publicité), 20, me de Rome, à Paris.
- CHEMIN DE FER DU NORD
- PARIS-NORD A LONDRES
- (Viâ CALAIS ou BOULOGNE)
- CINQ services rapides quotidiens dans chaque sens
- VOIE t-A PLUS RAPIDE
- Service officiel de la poste (Viâ Calais)
- SERVICES RAPIDES ENTRE PARIS, LA BELGIQUE, LA HOLLANDE, L’ALLEMAGNE, LA RUSSIE,
- (LE DANEMARK, LA SUÈDE ET LA NORVÈGE
- TRAINS DE LUXE
- Toute Vannée :
- Nord^Express. —- Tous les jours entre Paris (1 h. 50 soir) et Berlin. (A l’aller, ce train est en correspondance à Liège avec rOstende-Vienne.)
- Le train partant de Paris le Lundi sur Varsovie et ceux partant les Mercredi et Samedi sur Saint-Pétersbourg.
- Péninsulaire-Express. — Départ de Londres le Vendredi, et de Calais-Marilime le Samedi à 1 h. 03 matin pour Turin, Alexandrie, Bologne, Brindisi, où il correspond avec le paquebot de la Malle de l’Inde.
- Calais-Marseille-Bombay-Express. — Départ do Londres et Calais-Maritime (2 h. 55 soir) lo Jeudi pour Marseille, en correspondance avec les paquebots pour l’Egypte et 1er. Indes.
- Simplon-Express. — De Londres, Calais (3 h. soir) et Paris-Nord (6 h. 51 soir) pour Lausanne, Brigue et Milan. (3 fois par semaine en hiver, tous les jours en été).
- L’hiver seulement.
- Calais-Méditerranée-Express. — De Londres, Calais (3 h. soir) et Paris-Nord (6 h. 51 soir) pour Nice et Vin-timilie.
- Train rapide quotidien. — De Paris-Nord (7 h. 32 soir) pour Nice et Vintimille composé de lits-salons et voitures de lre classe.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- La Compagnie d’Oidéans vient de mettre en service dans ses trains express de nuit entre Paris, Biarritz et la frontière d’Espagne, ainsi qu’entre Paris et Pau, une série de voitures-lits de grand luxe d’un type absolument nouveau et du plus grand confortable, construites par la Compagnie des Wagons-Lits.
- Ces voitures comprennent 3 catégories do places :
- 1° Des compartiments de 3 lits dits salons-lits avec cabinet de toilette et water-closet particulier. La perception supplémentaire à acquitter par voyageur en salon-lits est fixée à 50 % du prix de ll'e classe soit à 44 fr. 60 entre Paris et Biarritz et 46-fr. entre Paris et Pau. Toutefois, un compartiment salon-lits de 3 places pourra, être loué en entier à un ou à deux voyageurs moyennant deux billets de chemin de fer et trois suppléments.
- 2° Des compartiments à deux lits moyennant supplément de 33 % du prix de la place de lre classe, soit de 31 fr. 75 pour Biarritz et 32 fr. 70 pour Pau.
- Un voyageur peut d’ailleurs s’assurer la jouissance d’un compartiment à lits de 2 places en payant, en outre d’un seul billet de 1*® classs, le montant de deux suppléments.
- 3° Des places de couchettes avec supplément de 6 fr. pour les parcours jusqu’à 250 kilomètres et de 10 fr. pour les parcours excédant 250 kilomètres sur le réseau d’Orléans, enfin de 16 fr. entre Paris et Biarritz et entre Paris et Pau.
- Ces places peuvent être retenues à l’avance en s’adressant soit à la gare de Paris-Quai d’Orsay ou dans les principaux bureaux de ville de la Compagnie d’Orléans, soit aux agences de la Compagnie des Wagons-Lits.
- Les nouvelles voitures circulent dans le train rapide quittant la gare de Paris-Quai d’Orsay à 7 h. 40 du soir qui franchit en douze heures les distances de Paris à Biarritz et de Paris à Pau, au retour dans l’express quittant Biarritz à 6 h 7 et Pau à 6 h. 12 du soir pour arriver à Paris-Quai d’Orsay à 7 h. 58 du matin.
- La Compagnie d’Orléans se propose d’ailleurs d’étendre progressivement et rapidement l’emploi des nouveaux wagons-lits à ses principaux trains express de nuit.
- CHEMINS DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- STATIONS HIVERNALES
- (NICE, CANNES, MENTON, etc.)
- Billets d’aller et retour collectifs de lra, 2° et 3e classes Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lrti, 2e et 3e classes pour les stations hivernales suivantes : Cassis, La Ciotat, St-Cyr-la-Gadière, Bandol, Ollioules-Sanary, La Seyne, Tamaris-sur-Mer, Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Raptiacl-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3û personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de quinze jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation d’un supplément de 10 % .
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets quatre jours au moins à Tavance à la gare de départ.
- Des trains rapides et de luxe 1.imposes de confortables voitures à bogies dessL . vent pendant l’hiver, les stations du littoral Paris- la Côte d’Azur en treize heures par train extra-rapide de nuit ou par le train « Côte d’Azur Rapide ».
- p.2x12 - vue 440/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 3 Avril 1909.
- t3
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES CABLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & C"
- Société Anonyme au Capital de 1 300 000 francs
- Siège Social et Usine à Lyon: 11, Chemin du Pré-Gaudry
- CABLES ÉLECTRIQUES, SOUTERRAINS SPÉCIALITÉ POUR HAUTES TENSIONS
- J us cf u’à 50 000 ¥olts
- Fournisseurs du Secteur des Champs-Élysées, des chemins de fer de l’Ouest et de l’Orléans à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et de la Société du Gaz et de l’Électricité de Marseille, etc.
- COMPAGNIE FRANÇAISE POUR L’EXPLOITATION DES PROCÉDÉS
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social s IO, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : 158-11, 158-81 Adresse télégraphique ; Elihu, Paris
- TRACTION ÉLECTRIQUE - TRANSPORT DE FORCE
- TURBINES A VAPEUR (Système Curtis)
- Éclairage électrique — Appareils de Mines
- Ateliers de construction : 219, rue de Vaugirard, PARIS
- Accumulateurs
- FULMEN
- POUR
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Clichy
- Adresse télégraphique : FULMEN-CLICHY
- Téléphone 511-86
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-PERCHA CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works G0 (Limited)
- USINES : PERSAN (Seine-et-Oise) PARIS, 97, bould Sébastopol
- p.2x13 - vue 441/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 3 Avril 1909.
- «4
- 2e ÉDITION
- NOTIONS GÉNÉRALES
- SUR JL A
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- par
- R. DE VALBREUZE
- Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien.
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures. — Prix, broché. . . *7 fi’. 50
- LE RÉGLAGE
- GROUPES ELECTROGÈNES
- PAR
- J.-L. ROUTiN,
- Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur-Conseil.
- Préface de M. H. LÉATJTÉ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 455 pages avec 45 figures. — Prix, broché : S francs.
- MOTEURS A COLLECTEUR
- COURANTS ALTERNATIFS
- VaR LE
- D F. NIETHAMMER
- Professeur à l’École Technique Supérieure de Brünn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 134 pages, avec 438 figures.— Prix, broché.
- 5 lr.
- ÉTUDE SUR LES RÉSONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par G; CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la Rive gauche de Paris.
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix .2 fr. 50
- p.2x14 - vue 442/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 3 Avril 1909,
- 16
- En employant le
- Vertical Cosmos
- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, toujours habituelles quand vous avez besoin de prendre parmi vos papiers, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien même vos papiers seraient en nombre considérable et vous procurera ainsi une GRANDE ÉCONOMIE de temps, or, nous ne devons pas oublier un seul instant le vieux proverbe :
- TIME IS MONEY.
- Contre demande, envoi gratis et franco du catalogue spécial.
- C,E COSMOS,*rue «le Grainmont, PARIS
- Télêp. : 421 20.? Télég. : COSMOSTYL-PARIS.
- Désiré KORDA
- LA
- SEPARATION ELECTROMAGNETIQUE
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS
- Un volume in-8° raisin (25><i6) de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : broché, 6 fr. ; — relié, 7 fr.
- L’USURE ANORMALE
- DES
- TURBINES HYDRAULIQUES
- Par Julien DALEMONT
- Un vol. de 61 pages sur papier couché avec planches. Prix broché. 2 fr. 50
- p.2x15 - vue 443/688
-
-
-
- i6
- Supplément à La Lumière Électrique du 3 Avril 190g.
- Pneumatiques,
- Antidérapants
- A. GRAMMONT
- PONT-DE-CHÉRIIY (Isère)
- PARIS,rue Taitbout, 10. Téléphone: 221 85, 221 57.
- PARIS, Boulevard Péreire, 212. Téléphone : 534 49.
- LYON, quai de Retz, 19-20. Téléphone : 16 50.
- MARSEILLE, rue Armény, 2. Téléphone : 31 28.
- TOULOUSE, Roulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- Voir annonce : “ Electricité ”
- /
- BIAISONS 1 DE < VENTE :
- FILS & CABLES ÉLECTRIQUES
- Basse ou haute tension
- iusqu’â S0 000 volts
- APPAREILS TÉLÉPHONIQUES
- LE MONOPHONE
- Appareils Télégraphiques
- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
- Tableaux de Distribution CAOUTCHOUC POUR L’INDUSTRIE
- PNEU L’ÉLECTRIC
- auec ses gommes comprimées
- SIMPLE ! —- EFFICACE !
- RÉFLECTEURS /*
- MODÈRES
- ”Striplite
- ALUMINIUM POLI //
- Fournis en longueurs indivisibles de â,
- 3° °/ir
- MAXIMUM
- TOUS VOLTAGES
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE LA
- LUCIEN ESP!R, Administrateur - délégué
- AO et 12, ru g RODIER,
- PARIS —
- LAMPES A ARC
- VOLT A
- Ingénieur-Constructeur
- 18?, boulevard de la Villette
- PARIS
- Télégramme : GIBIARK Téléphone : 432.42
- AM PE Type A, hauteur réduite 1 Fonctionnant par AMPE Type B, sans mécanisme j ^
- AM PE Petit modèle, 2 ampères; durée : 20 heures continu et alternatif.
- AMPE à mécanisme inversé pour éclairage indirect. AMPE à charbons minéralisés.
- 1ICENCE Westinghouse Bremer.
- p.2x16 - vue 444/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 3 Avril igog.
- *7
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L'ELECTRICITE
- Accumulateurs.
- Compagnie Fkançaise des Accumdlateurs Electriques Union, i3, rue de L ndres, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz et Cie,27, rue Cave. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Appareillage électrique.
- Espir (L.), (General Electric de France Ltd), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteur (J.-A.), 122, avenue Philippe-Auguste, Paris.
- Richard IIeller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Voir aussi à la rubrique Constructions électriques
- et mécaniques où la plupart des maisons qui y sont
- indiquées font également l’appareillage électrique.
- Appareils de mesure.
- Carpentier (J.), 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Ber-nard (Paris).
- Richard (J.), 25, rue Mélingue, Paris.
- Richard IIeller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 23, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi (Ch.), /(i à 47> rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat (L’Invention-Paris), 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 59, rue de Provence, Paris.
- Monteilhet (A)., 90, boulevard Richard-Lenoir, Paris.
- Thierry (Ch.), 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication dss Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et Cie, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthixgton, 44, rue Balayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 70, boulevard Haussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 5q, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et Ci<!, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Laiimeyerwerke A. G., 45, Iiochsterstrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allema-gne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont (A),'Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Ci<:, Ornans (Doubs).
- Schneider et C'°, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d'Hautpoul, Pans.
- Société Française Oerlikon, 9, rue Pillet-Will, Paris.
- p.2x17 - vue 445/688
-
-
-
- U|>l,u.ptiHj|im.uppAwjiP.—^niJn^^^^»J^!lw|.||||^|lJ>p.wl^yl^lJ^^^^^.*n>w^mLWfJlwvl^^*gfw-Vl|,,»—•* »*»i-.»y.wi
- 18 Supplément à La Lumière Electrique- du 3 Avril-1909.
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Garnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et C‘“ (Ualata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Franzoni (A.), (Mastic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Grammont (A.), (Ebonile) Pont de Cliéruy (Isère).
- Hermann (.Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Gie (Embrayage Benn), Scloncourt (Doubs).
- Fils et|câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont (A.), Pont de Cliéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Peiicha et Teleghapii Works C° Lul, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Gie, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du t\ Septembre, Paris.
- Isolateurs
- Centoue et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg"! Saint-Denis, Paris.
- Taveau (A.) (Charbonneaux et Cie), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert (C.) (Lampe Beck), 41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié (Lampe Voila), 182, boulevard de la Villettc, Paris. J
- Compagnie Générale d’Electricité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrièiie [Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard Hiîllkh [Lampe Os ram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Beiîg-mann [Lampe Fulgura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société d’Electricité Mors (Lampe Mors-Carbone), 48, rue du Théâtre, Paris.
- Machines-outils.
- Ernaui.t (IL), 1 Gy, rue d’Alésia, Paris.
- Pneumatiques
- Grammont (A), Pont de Cliéruy, (Isère).
- India Rubber, Gutta-Pehciia et Teleghapii Works C" Lta , Persan (Seinc-ct-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et G1c, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayetle, Paris.
- Soupapes électriques.
- Ducretet (F.) et Roger (F,.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Duranti, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégrapiiique (Carpentier, Gaiffe, Rociiefort), 20, rue Delambrc, Paris.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Socié té Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet (F.) et Roger (E.), 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, :5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin (A.), 2, quai National, Puteaux (Sine).
- p.2x18 - vue 446/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Electrique du 3 Avril 1909
- *9
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE]
- En s’adressant b la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Stendards.— G. A. : Centralblatt fttr Accumulatorcn. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E, : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen. — Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine.— E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E.R. J. : Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londres).— E. R. N. : Electrical Review (New-York).— E. U. M. : Elekti’otechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.JW. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique. — I.T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlüsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. L E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.— S.E.T.Z. : SchweizerischeElektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. L E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstrom'technik. — Z. V D, I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure.
- Posejpal, Y. — Sur les forces électromotrices d’aimantation (C. R., i5 mars 1909),
- Becquerel, J. — Sur la question de l’émission et de l’absorption de la lumière incomplètement polarisée dans un champ magnétique et sur le phénomène de Zeemann dans les spectres cannelés (67. R,, i5 mars 1909). .
- Debierne, à. — Sur la décomposition de l’eau par les sels de radium (C. R., i5 mars 1909).
- Drzewxecki, D. — Equations fondamentales pour l’étude expérimentale des aéroplanes (67. R.y i5 mars >9°9)-
- Henry. —* Les alternomoteurs monophasés de traction (Eé., 27 mars 1909).
- Montpellier, J.-A. — Quelques applications de l’électricité au service des chemins de fer (Eê.y 27 mars
- ... — La téléphonie sans fil (G. 67., i3 et 3o mars I9°9)*
- Morrison. — Le concours de tracteurs militaires du War Office (G. 67., 20 mars 1909).
- Jacobson, A. — Emploi d’aciers spéciaux dans les ponts (G. 67., 20 mars 1909).
- Lauiuol, P. — Essai de théorie des aéroplanes (G. C.y 20 mars 1909).
- Quinat, J. — Méthodes modernes de perception des places dans les tramways et omnibus (G. C., 27 mars 1909).
- Barbillion. — Le retour par la terre des courants industriels (II. B.y mars 1909).
- Boyer-Guillon. — Le laboratoire d’essais du Conservatoire national des Arts et Métiers (II. B.y mars 1909).
- Marchis, L. — Le premier Congrès international du Froid (Rt S., i5mars 1909),
- Maigre, E. — Le problème du Géotropisme et la théorie des Statolithes (R. S.y i5 mars 1909).
- Montpellier, J.-A. — Le gazage électrique des fils (Eé., 20 mars 1909).
- De Kermond. — Pédale électrique pour signaux (Eé., 20 mars 1909).
- Glier. — Die elektrische Industrie im Jahre 1908 (E. T. Z., a5 mars 1909).
- Fisciier-Hinnen, J. — Uber Zentrifugal Kupplungen (E. T. Z., 2D mars 1909).
- Meyer, G.-J. — Yersuche über Kontakle im Appara-tebau (E. T. Z., 26 mars 1909).
- Tenzer, H. — Wasserkraft-Elektrizitatswerke ara Kerkaflusse in Dalmatien (E. T. Z., a5 mars 1909).
- Rujupler, E. — Motoren für huftfahrzeuge (Z. V. D• 20 mars 1909).
- Gkubler, M. — Yersuche über die SchubeIelastiziU.lt und-festigkeit (Z. V. JJ. 20 mars 1909).
- Schuœder, F. — Das neue Thomasstahlwerk der Bur-bacher Hutte (Z. V. J). 1., 20 mars 1909).
- {Z. V. D. I, 20 mars 1909).
- Brix, O. —Neuere Kesselbe Kohlanlagen (Z. V. Z>. i3 mars 1909).
- Rogowski, W. et Simons, K. — Uber Strcuung von Drehstrommotoren (E. T, Z., iS mars 1909).
- Klement, W. — Zwciteilige Edison-Stôpsel (E. T. Z.. 18 mars 1909).
- Molliko Perkin. — Electrochemislry in 1908 (Ea 16 mars 1909).
- Watson. —-A New Extra Ilig Tension Yoltmeter (Ea., 26 mars 1909).
- ... — Tramway Enterprise in Turkey (E. R. L.y 26 mars 1909).
- ... — Electrical Engineers and Gas Power (E. R. L., 26 mars j 909).
- p.2x19 - vue 447/688
-
-
-
- Supplément à la'Luniière Électrique du 3 Avril 1909
- VALEURS INDUSTRIELLES
- COURS COURS COURS COURS
- DU DU DU DU
- 22 MARS 29 MARS 22 MARS 29 MARS
- I9°9 i9°9 I9°9 i9°9
- Ateliers const. élect. Nord et Est.. . 320 320 Fives-Lille 63g 638
- Tîprthond Eoi’fiï fit Gio 1285 i320 Forces motrices Rhône 6o5
- Bréguet • . • 493 493 Forces motrices Haute Durance. ... 475 475
- Canalisation électrique 92 9' Forces motrices et Usines de l’Arve. i3o5 i3o5
- Cic électrique de la Loire 426 426 Française électrique
- Cie fabrication des compteurs 1860 i865 Grivolas i85 i85
- Cio française des métaux 673 664 La Volta.. .
- C'e générale électrique Nancy 1285 1285 Métropolitain 5o3
- Cie générale française de tramways. 59? 587 Nord-Sud Paris .,, 3l2 3i5
- — parisienne de tramways I91 189 Omnium Lyonnais . 162 164
- Gie générale d’électricité 828 820 Ouest-Lumière ..... ....
- Cio prod. chim. Alais et Camargue.. 1010 io3o Schneider et Cie (Creusot) . i994 1986
- Distribution d’énergie électrique... 480 480 Secteur de la place Clichy i3g5 1355
- Dyle et IBacalan 563 56 j — rive gauche,. .
- Eclairage électrique 262 261 Ste d’électro-chimie.
- Eclairage et force par l’électricité. . i35o i33o gto française des électrodes . . 45o 45o
- Edison (Cie continentale) i3g5 i397 Ste franco-suisse pour l’ind. élect.. 44o 440
- Electricité de Paris 660 663 Société Gramme 338 338
- Electro-chimie de Bozel. .......... 3o8 . 3i5 Ste Indo-chinoise d’électricité. . . ; . 685 • 69.5
- Electro-chimique du Giffre io35 io35 gto pne Distribution Electricité 371 371
- Electro-chimique de la Romanche.. . 476 476 gto pne l’Industrie dés ch. de fer.. . . 269
- Electro-industrielle 240 2.40 Sl,i Alsacienne Constructions mécan. 585o 585o
- Electro-métallurgique de Dives.... 443 447 Ste Grenobloise force et lumière... 465 465
- Electro-métall. française de Froges. I25o 1220 Sl° générale électrique industrielle. 225 225
- Énergie électrique du centre 496 . 496 Société industrielle des Téléphones 335 337
- Energie élect. littoral méditerranéen 376 38o Thomson-Houston .... 7TD 708
- Energie électrique (Société havraise) 429,50 429 Thomson-Houston Méditerranée. . . . 457 466
- Energie électrique (Société indust.) 143 144. Travaux d’éclairage et de force 393 378
- Est Lumière 472 473 Triphasé 5o2
- COURS DES MÉTAUX ET DES CHARBONS
- J [Prix des 100 kilogs à Paris sauf indication contraire)
- 3 Fers marchands i6,5o Etain Détroits (Le Havre) 348
- Aciers . 17.50 Etain Banka ... 354
- 1 Feuillards • *7 Etain Cornouailles 33/î
- Poutrelles I9 Plomb ordinaire. . .
- Tôles . 18 Plomb laminé .et en tuyaux . ..., 53
- Fontes 60 Zinc Vieille-Montao-ne. ". . . 8 .
- Zinc Silésie .(Le Havre) " 6i 75
- Cuivre en barres Chili. . . (Le Havre ) ’47.7r’. et t.46,2 >.. Zinc autres marqués.. . . . . .... . ... 60 75 '
- Cuivre en planches (L) 202 et. i65 ...
- Cuivre en tuyaux sans soudures (*) 242,5o et 2;o5
- Cuivre en fils (*) \ et -i6.5. Charbons (tout venant). . .... <5 76 à 16
- | (l) Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rou ?c, l’autre au cuivre jaune.
- p.2x20 - vue 448/688
-
-
-
- 1AMPE METAL
- fl
- UN WATT PAR BOUGIE
- PrIX'3 fr 75% d Economie
- La Lampè M ÉTAL de 32 Bougies
- consomme moins.
- qu'une Lampe ordinaire, de 10 Bougies
- ûemânm /& Marque MEfAL ck/ ms /âs Ekctr/cwnA
- L
- VENTE EN GROS
- CIE Cèdes LampeS“5,Rue Boudreau PARIS
- p.2x21 - vue 449/688
-
-
-
- Tiïï^miimçféTysm
- o^VvriF 1909
- ANNONCES DIVERSES
- BREVETS A CEDER
- M. JOHN HENRY DALE, ofïi •e la cession ou la licence d’exploitation de son brevet français N°, 3416*76 du ad mars 1904, pour : “ Nouveau dispositif pour l’installation d'un groupe de lampes électriques Pour tous renseignements, s’adresser à M. HENRŸ DÀNZER (Office de Brevets d’invention, France et Etranger) 5, Rue Richepanse. à Paris.
- Brevet LJÜNGSTROM 374-955 et 374-956
- Ces brevets ont pour objet un mode de construction de couronnes d’aubes de turbines à vapeur, et un procédé et des outils spéciaux pour les obtenir par découpage du métal, réduisant considérablement la largeur des aubes, et paY
- suite la longueur, Je poids et le coût des turbines genre Parsons.
- Le titulaire de ces brevets serait désireux de les vendre ou d’on concéder des licences d’exploitation. S’adresser à G. PROTTE, Ingénieur-Conseil E. C. P., 58, boulevard de Strasbourg, Paris. Tél. 4ao-if>
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES
- ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BUREAUX ET USINE
- 27, Rue Gavé. — à, LE VAL LOIS
- — Téléphone : 537-58 —
- CHEMIN DE FER D ORLEANS
- La Compagnie d’Orléans vient de mettre en service dans ses trains express de nuit entre Paris, Biarritz et la frontière d’Espagne, ainsi qu’entre Paris et Pau, une s> rie de- voitures-lits de grand luxe d’un type absolument nouveau et du plus grand confortable, construites par la Compagnie des Wagons-Lits.
- Ces voitures comprennent. 3 catégories de places:
- 1° Des 1 ompartimertts de 3 lits dits salons-lits avec cabinet de toiletté et water-closet particulier. La perception supplémentaire à acquitter par voyageur en salon-lits est fixée à 50 % du prix de lpe classe soit à 44 fr. 60 entre Paris et Biarritz et 46 fr. entre Paris et Pau. Tou* tefois, un compartiment salon-lits de 3 places pourra être loué en entier à un ou à deux voyageurs moyen-, nant deux billets de chemin de fer et trois suppléments.
- 2°. Des compartiments à deux lits moyennant supplément de 33 % du prix delà place de lre classe, soit de 31 fr. 75 pour Biarritz et 32 fr. 70 pour Pau.
- Un voyageur peut d’ailleurs s assurer la jouis-am*e d’un compartiment à lits de 2 places en payant, en outre «fun seul billet de !*• class>-, le montant de deu,. suppléments.
- 3° Des places de couchettes avec supplément de 6 fr. pour les parcours jusqu’à 250 kilomètres et de 10 fr. pour les pai*cours excédant 250 kilomètres sur le réseau d’Orléans, enfin de 16 fr. entre Paris et Biarritz et entre Paris et Pau.
- Ces places peuvent être retenues à l’avance en s’adressant soit à la gare de* Paris-Quai d’Orsay ou dans les principaux bureaux de ville de la Compagnie d’Orléans, soit àux agences de la Compagnie des Wagons-Lits.
- Les nouvelles voitures circulent dans le train rapide quittant la gare de Paris-Quai d’Orsay à 7 h. 40 du soir qui franchit en douze heures les distances de Paris à Biarritz et de Paris à Pau. au retour dans l’express quiit»nt Biarritz à-6 h 7 et Pau à 6 h. 12 du soir pour arriver à Bans-Quai d’Orsay à 7 h. 58 du matin.
- La Compagnie d’Orléans se propose d’ailleurs d étendre progressivement et rapidement l’emploi' s nouveaux wagons-lits à ses principaux ir«ins'express de nu t.
- CHEMIN DE FER DU NORD k
- PARIS-NORD A LONDRES
- (Viâ CALAIS ou BOULOGNE)
- CINQ services rapides quotidiens dans chaque sens
- VOIE LA PLUS UAPIÜE
- Service officiel de la poste (Viâ Calais)
- SERVICES RAPIDES ENT ^E PARIS, LA BELGIQUE,
- LA HOLLANDE, L’ALLEMAGNE, LA RUSSIE,
- [LE DANEMARK, LA SUÈDE ET LA NORVÈGE
- TRAINS DE LUXE
- Toute Cannée :
- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris (1 h. 50, soir) et Berim. (A l’aller, ce train est en correspondance à Liège avec l Osiende-Vienne.)
- Le tram partant de Paris le Lundi sur Varsovie et ceux partant les Mercredi et Samedi sur Saint-Pétersbourg.
- Péninsulaire-Express. — Départ de Londres le Vendredi, et de Oalais-Maritime le Samedi à 1 h. 03 matin pour Turin, Alexandrie, Bologne, Brindisi, où il correspond avec le paquebot de la Malle de l’Inde.
- Calais-Marseille-Bombay-Express. — Départ de Londres et Calais-Maritime (2 h 55 soir) le Jeudi pour Marseille, en correspondance avec les paquebots pour l’Egypte et 1er Indes.
- Simplon-Express.— De Londres, Calais (3 h. soir) et. Paris-iNord (6 h. 51 soir) pour Lausanne, Brigue et Milan. (3 fois par semaine en hiver, tous les jours Un été).
- L’hiver seulement.
- Calais-Méditerranée-Express. — De Londres, Calais 3 h soir.) et Pans-Nord (6 h. 51 soir) pour Nice et Vin-tiinille.
- Train rapide quotidien. — De Paris-Nord (.7 h. 32: soir; pour iSice et VinLunille composé de lits-salons et voilures de lpe classe. ..
- p.2x22 - vue 450/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 10 Avril. 1909.
- a 3
- CHAUVIN & AHNOUX, Irgéiiitirs-Cirsirniteirs
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 188, rue Championnet
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS Téléphone 828-82
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. Médaille d’Or : Bruxelles ; 1897 ; Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- de l'iiulr.ih;.
- INSTRUMENTS pour toutes mesures électriques
- DEMANDER L’ALUUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Wuniètre.
- Accumulateurs
- FULNIEN
- POUR
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Clicliy
- Adresse 'télégraphique : FU LM EN-CL IC H Y Téléphone 511-86
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-PERCHA CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- P
- pNÉU
- ERSAN
- The India Rubber, Gutta Percha et Telcgraph Works G° (Limited)
- USINES : PERSAN (Seine-et-Oise) PARIS, 97, bould Sébastopol
- Manufacture de Porcelaines Isolantes
- de H ERMSDORF (Sachsen-Altenburg)
- (GRAND-PRIX, Marseille 1908)
- HAUTE ET BASSE TEKSIOKS-PITIT ATPAPEILLAGE MODÈ ES SPÉCIAUX SUR PLAN
- Fournisseurs des Principales
- Sociétés Électriques Françaises et Etrangères
- Plusieurs lignes en service à tension normale supérieure à 50 000 volts
- Pour tous renseignements, s’adresser à nos agents généraux :
- MM. CENTORE & MARTY, 87, rue du Faubourg-Saint-Dônis — PARIS —
- Envoi franco d*Albums et d’Echantillons
- TÉLÉPHONE : 253-04 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE : CENIOTYMAR
- p.2x23 - vue 451/688
-
-
-
- . ' • /Supplément â La Lumière Électrique du xo Avril 1909.
- ALSACIENNE
- DE)-
- CONSTRUCTIONS MECANIQUES BELFORT
- MOTEUR A COURANT CONTINU DE 250 HP A 1500 TOURS POUR POMPE CENTRIFUGE
- TURBOS- DYNAMOS
- ET
- TURBOS - ALTERNATEURS
- MOTEURS A GRANDE VITESSE
- Pour POMPES CENTRIFUGES
- p.2x24 - vue 452/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Électrique du 10 Avril 1909.
- Usines et ATELIERS DE
- JEUMONT
- (NORD)
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme au capital de 20 millions
- GROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. - PONTS ROULANTS. — LOCOMOTIYES DE CANAUX ET DE MINES. — MACHINES D'EXTRâCTION
- SIEGE SOCIAL : 75, Bd Haussmann. —~ PARIS
- Agence pour 1© Sud Est s
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES, 67, rue Molière. LYON
- p.2x25 - vue 453/688
-
-
-
- 26
- Supplément à La Lurhibre Electrique du 10 Avril 1909.
- UUtillO LMjIi
- POUR TOUTES APPi ICATIoNS
- AFFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barres Itaml- H ; KHi11lflettesetl.a u s |><>ur C •U<-<’tenvs
- Etablissements Industriels E.-C. GRAMMONT
- A. GRAMMONT, SR
- PONT DE-CHÉRÜY (Isère! CHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale :
- PON(T-«»« -CkÉRUY (Isère)
- MAISONS DE VENTE :
- PARIS
- 10, Rue Taitboul (T léphnne 221-85 et 221-57) PARIS
- 212. Boul'1 Péreire vTéléphone 534-49). Pneumatiques.
- LYON
- 19, Quai de Retz ^Téléphone 16-50) MARSEILLE
- 2, Rue Armény (Téléphoné 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2-59).
- TR A NSFORM ATETJRS
- Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie et Automobiles Voir annonce “Pneumatiques”
- SIMPLE! — EFFICACE!
- RÉFLECTEURS
- ”Striplite
- PRIX MODÈRES
- ALUMINIUM POLI
- Fournis en longueurs indivisibles de
- 3 0 Vm
- TOUS VOLTAGES
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE Ld
- LUCIEN ESP!R, Administrateur - délégué
- 10 et 12, rue RODIER, — PARIS —
- COMPAGNIE G1' RADI0TÉLÉGRAPII1QUE
- CARPENTIER, G AI F F E, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTÉLÉGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- A TERRE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPIRFILS POUR LA RAOUTÉIÉG^APHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- Appareils de mesures spéciaux : ündemètres et autres
- DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 20, rue Delambre, PARIS
- Adresse télégraphique : Crénéradio-Paris
- 7 'lép/iono, : 709-91
- Marque de fabrique \ C. G. R
- Nouveaux Condenseurs Capillaires “ LAWRENCE ”
- A SU K FACES «®* Breveté S. G, D. G.
- Convenant spécialement
- pour TURBINES à vapeur
- et Machines à vapeur surchauffée
- LAWRENCE & C“
- Rue du C h eva lier-Fra nçais, LILLE
- p.2x26 - vue 454/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 10 Avril 1909.
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ËLECTRlOUES
- DU NORD ET DE L'EST
- Société Anonyme au Capital de 20 Millions
- SIEGE SOCIAL : 75, Boulevard Haussmann. PARIS
- Tcléphone : 234-10
- CABLERIE
- « JEUMONT
- CABLES ARMÉS ET ISOLÉS A HAUTS ET BASSE TSKSION
- Agence pour le Sud-Kst :
- Société de Constructions Électriques, 67, Rue Molière. I-YON
- p.2x27 - vue 455/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du io Avril 1909.
- •28
- C. OLIVIER etC
- ;e
- Fournisseurs de la Marine, des Télégraphes, des Chemins de fer et du Métropolitain
- Dynamos et Appareillage continu et alternatif Lampes à arc. Pompes centrifuges électriques
- Compresseurs d’air et Meules électriques
- Usine à ORNANS (Doubs)
- Agent général à Paris
- G. JARRE, 43, boulevard Haussmann, PARIS
- Téléphone :
- CHARBONNEAUX & C
- Verreries de Reims Fournisseurs des Postes et Télégraphes
- IE
- Teléph. : 198
- t&i
- %'t*.
- S
- .c V* **
- Agent à Paris:
- <&*** A. TAVEAU, mg. E.C.P.
- 4, Rue des Grands-Champs
- Téléph. : 935-52
- SOCIÉTÉ GENERALE DI S CONDCNSATEÜIIS ELECTIUQUCS
- Système MOSCICKI
- FRIBOURG (Suisse)
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés sur courant monophasé.
- PRODUCTION DBS COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE. — TÉLÉGRAPHIE SANS FIL. RAYONS X. — BATTERIES POUR PRODUCTION d’BFFLÜVES. — OZONISEURS.
- Exposition de Milan 1906. — DipAôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur K. C. P., 5, rue d'Assas, Paris. Représentant pour la France.
- Société ci o
- L’ACCUMULATEUR
- TUDOR
- Société Anonyme, Capital *,»OG,ooo Francs
- Siège Social: 81, Rue Saint-Lazare, 81 — PARIS USINES : 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSEN TANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-cle-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. — j TOULOUSE, 53, rue Raymond IV. — NANCY, 4, rue Isabey.
- I ADRESSE TELEGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, îiidor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon,. Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- [ TYPES SPÉCIAUX POUR L ALLUMAGE DES MOTEURS
- p.2x28 - vue 456/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du io Avril 1909.
- 29
- LA LAMPE BECK
- BREVETEE S. G. D. G.
- à ALre-flauiine à liante intensité lumineuse
- LA SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SANS AUCUN MÉCANISME délicat d’horlogerie ou de réglage Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Prix courant et Brochure descriptive sur demande
- C. AUBERT, 41 et 43, avenue Sainte-Foy
- NEUILLY-SUR-SEINE
- *
- & le meilleur mastic ^
- pour isolateurs %
- A. ïmzomiïcerne-Jm
- 1 Exportation dohs tous les pays
- RÉFÉRENCES : soc. an. brown, boveri et c°, Baden (Suisse) ; atelier de construction oehlikon à Oerlik m (Suisse) ; compagnie bkloe Siemens- schickert, Bruxelles; société dhs forces motrices du refrain, Montbéliard (France); société des pou'chs éi ectriquf.s de la goule. Sair.l-Iniier (Suisse); sociéta adMatioa di elktti-icita, Venise (Italie); soc. martesarra per distkibuzione de eneroia elettrica. Milan, etc.
- COMPAGNIE FRANÇAISE POUE L’EXPLOITATION DES PEOCÉDÉS
- THOMSON-HOUSTON
- O.A.F^ITAL. : 40 MILLIONS
- Siège social s lO, me de Londres, PAIII§
- Téléphone : 158-11, 158-81 Adresse télégraphique : Elihu, Paris
- TRACTION ÉLECTRIQUE - TRANSPORT DE FORCE
- TURBINES A VAPEUR (Système Curtis)
- Eclairage électrique — Appareils de Mines
- Ateliers de ronst.ruction : 219, rue de Vaugirard,
- p.2x29 - vue 457/688
-
-
-
- 3o
- Supplément à La Lumière Électrique du 10 'Avril 1909.
- ÉTABLISSEMENTS
- Aubert-Grenier, Dijon
- Usines et Bureaux : DIJON, Rue de la Stéarinerie. — Téléphone : 856
- DIRECTION POUR LA VENTE :
- PARIS — 3, Rue du Hàvre, 3 — PARIS
- TÉLÉPHONE : 304,38
- Câbles électriques souterrains
- Accessoires perfectionnés Fils et câbles isolés au caoutchouc
- ELECTRIQUE j
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d'accumulateurs — Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. — Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence. —
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D’ÉLECTRICiTÉ MORS 7 Ta“
- Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de fer. — Lampes à arc “ MORS-CARBONE
- Magnétos - Installations électriques
- Maison JOSEPH FARGOT, fondée en 1823
- FARCOT F“* & C
- Télégraphe :
- Farcot, St-OUEN S/SE1NE
- St-OUEN PARIS
- Téléphone :
- 504-55 et 604-33
- dKr *•* v?S|jv
- HORS CONCOURS : 1905 QUATRE GRANDS PRIX : 1900 HORS CONCOURS : LIÈGE 1905
- DYNAMOS et MOTEURS
- Eclairage - Transport de lorce
- MACHINES A VAPEUR — CHAUDIÈRES APPAREILS DE LEVAGE — POMPES A PISTON POMPES CENTRIFUGES — POMPES A INCEWDIE
- 'MHMMMIIHn
- p.2x30 - vue 458/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Electrique du 10 Avril 1909.
- 3i
- Éclairage Electrique En vente
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- TRAMWAYS
- Locomotives et Métropolitains électriques
- [Traction dans les mines, sur eau et sur route)
- ÉTUDES ET PROJETS - MATÉRIEL
- Prix de premier établissement
- EXPLOITATION — PRIX DE REVIENT — RENDEMENT FINANCIER
- Par Paul DUPUY
- Un volume in-8° raisin (ü5Xi6) de 5o5 pages, avec 264 ligures, un grand tableau schématique hors texte, augmenté d’un appendice de 40 pages avec i4 ligures. — Prix, broché.1% francs
- SOCIETE GRAMME
- BUREAUX & ATELIERS 20, rue d’Hautpoul, PARIS
- DYNAMOS & MOTEURS à courant continu et à cou-alternatif.
- Télég. : GRAMME-PARIS Télép : 402 01
- ACCUMULATEURS.
- LAMPES à ARC et à incandescence
- «s
- Groupe convertisseur de 200 kw à, 250 volts alimenté par courant triphasé à 2.500 volts
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & Hri. B. DE LA MATHE
- gté Ame au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURICE (Seine)
- 1 — 1 1
- Manufacture Gle de CABLES et FILS ÉLECTRIQUES
- Transport de Force et Éclairage. — Construction et Pose complète de réseaux souterrains. Fourniture, de Matérie et Accessoires pour installations électriques.
- GABLES pour BASSE tension,
- GABLES pour HAUTE tension jusqu'à 30-000 volts.
- DEPOTS 1
- à, PARIS, 81, rue Réaumur LYON-MARSEILLE BORDEAUX, etc.
- Adresse Télé' raphinuc :
- DELAMATHE. St Maurice (Seine) Téléphone 940-26
- p.2x31 - vue 459/688
-
-
-
- 32
- Supplément à La* Lumières Electrique du io Avril 1909
- P
- Antidérapants
- A. GRAMMONT
- l'OXT IHi-ClIi lUl (Isère)
- musons
- DE
- VENTE :
- PARIS, rue Taitbout, 10. Téléphone : 221 85, 221 57.
- PARIS, Boulevard Péreire, 212. Téléphone : 534 49.
- LYON, quai de Retz, 19-20. Téléphone : 16 50.
- MARSEILLE, rue Armény, 2. Téléphone : 31 28.
- TOUi OUSE, Boulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- Voir annonce : “ Electricité
- Les Rivets en Acier'
- COSMOS
- se posent comme des CLOUS
- SAN S OUTILLAGE
- $ ® 9
- —^r-=-. Demander .
- tous renseignements à la Compagnie 3, rue de Grammont. — PARIS
- 'Il
- U ® ii H|
- CABINET
- J. DELAGE
- FONDÉ ^ 7
- MARQUES de
- FABRIQUE
- PROCÈS
- eu
- CONTREFAÇON
- LICENCES
- A. MONTEILHET
- Ancien élève de l’École Polytechnique
- 90, boulevard Richard-Lenoir I TÉLÉPHONE niîi» I 919-37
- CHEMINS DE FER P ARIS-LYON -MÉDITERRANÉE
- STATIONS HIVERNALES
- .(NICE, CANNES, MENTON, etc.)
- Billets d’aller et retour collectifs de 1”, 2° et 3“ classes Valables 33 jours.
- Bu 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lre, 2e et 3e classes pour les stations hivernales suivantes : Cassis, La Ciotat, St-Cyr la-Cadière, Randol, Ollioules-Sanary, La Seyne, Tamaris-sur-Mer, Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Rapliaëi-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3“ personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chaîne des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de quinze jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation d’un supplément de 10 % .
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets quatre jours au moins à l’avance à la gare de départ.
- Des trains rapides et de luxe composés de confortables voitures à bogies desservent pendant l’hiver, les stations du littoral : Paris la Côte d’Azur én treize heures par train extra-rapide de nuit ou par le train « Côte d’Azur Rapide,».
- p.2x32 - vue 460/688
-
-
-
- 33
- Supplément à La Lumière Électrique du io Avril 1909.
- 2e ÉDITION NOTIONS GÉNÉRALES SU H LA v *
- TELEGRAPHIE SANS par R. DE VALBREUZE Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien. FIL
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures. — Prix, broché. . 7 fr. 50
- LE RÉGLAGE
- GROUPES ELECTROGÈNES
- PAU
- J.-L. ROUTIN,
- Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur-Uonseil.
- Préface de M. H. LÉÂUTÈ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 155 pages avec 45 figures. — Prix, broché : S francs.
- A
- COURANTS ALTERNATIFS
- rii» Ll'i
- Dr F. N1ETHAMMER
- Professeur à l’École Technique Supérieure de Brünn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 131 pages, avec 138 figures.— Prix, broché. . F» lr.
- ÉTUDE Süll LES RÉSONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par G. CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la Rive gauche de Paris.
- Un volqmein^S0 carré de 76 pages, broché. Prix .2 fr. 50
- p.2x33 - vue 461/688
-
-
-
- 34
- Supplément à La Lumière Électrique du 10 Avril 190g.
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- BREVET D’INVENTION S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- de
- 10 à 5 000
- CHEVAUX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Pierrier ”........................
- Pour les torpilleurs 368 et 369...............................
- Pour les cuirassés “ République ”, “ Danton ” et “ Mirabeau ”
- (groupes électrogènes de bord) ..............................
- Pour la Station de chargement d s sous-marins delà baie Ponty (Bizerte)
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne................
- Siemens & Halske, Charkow Russie)................................
- Compagnie Générale pour l'Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai).
- Arsenal de Toulon..... ..........................................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah)....
- Société d’Electricité Alioth, pour la Station deValladolid (Espagne).
- — pour la Station de Nîmes..............
- Port de Cherbourg................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle........................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans). ! Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)...
- Société Anonyme des Mines d’Albi.................................
- Société Normande de Gaz, d’Électricité et d’Eau.............
- Etc., etc.
- 2 machines 6.800 chevaux
- 2 — 4.000
- 12 _ 1.800
- 3 600 —
- 6 5.000 —
- 16 “ 3.410
- 7 2.330
- S 1 660 —
- 6 — 1.350 —
- 1 — 1.200 —-
- 2 — 1.300 —
- 3 830 —
- 2 — 800 —
- 1 — 750 _
- 6 — 658
- 2 — 600 —
- S — 580 —
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines a grande vitesse et près de 3 0 * > Machines à vapeur diverses.
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- Sté Ame des Établissements DE LAUNAY BELLEYILLE
- Capital : SIX MH.LIONS de Francs
- ATELIERS & CHANTIERS DE L*ERM!TAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- Adresse télégraphique : BELLEYILLE, Saint-Denis-sur-Seine.
- p.2x34 - vue 462/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 10 Avril 1909. 35
- LA
- LIBRAIRIE SCIENTIFIQUE A. HERMANN
- 6, rue de la Sorbonne. Paris (Ve)
- Achète les ouvrages
- ET
- collections scientifiques
- Désiré KORDA
- LA
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS
- Un volume in-8° raisin (25Xi6) de 219 pages avec 54 figures et 2 planches, Prix : broché, 6 fr. ; — relié, 7 fr.
- L’USURE ANORMALE
- DES
- TURBINES HYDRAULIQUES
- Par Julien DALEMONT
- Un vol. de 61 pages sur papier couché avec planches, Prix broché. 2 fr. 50
- p.2x35 - vue 463/688
-
-
-
- En employant le
- Vertical Cosmos
- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, toujours habituelles quand vous avez besoin de prendre parmi vos papiers, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien même vos papiers seraient en nombre considérable et vous procurera ainsi une GRANDE ÉCONOMIE de temps, or, nous ne devons pas oublier un seul instant le vieux proverbe :
- TIME IS MONEY.
- Contre demande, envoi gratis et franco du catalogue spécial.
- G,E COStVSOS,3et,®5 «'«<5 aie Ciramuseas»t, 1® AIIgH Télég.TécoPsMosTYL-PAHis.
- HV8IWS DE FER DE L’ETAT
- AWWWWWWWV
- PARIS A LONDRES
- Via Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare.
- Services rapides tous les jours et toute Tannée (Dimanches et Fêtes compris).
- Dépais de Pans-Sain.i-Lazare : à 10 h. 20 matin. (i*e et 2° cl. seulement) et à 9 h. 20 soir (lre, 2« eL 3(; cl.).
- Départs de Londres Victoria (Cio de Brighton) à lu h. matin (lre et 2e cl. seulement), London-Bridge et Vciloria à 8 h. 45 soir (lro, 2e et 8° cl.) — Trajet dejotiv en Sli. 40.
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables pendant 7 jours: lre cl.' 48 fr. 25; 2R cl 35 fr ; 3a cl. 23 fr. 2-. Billets d’al-| leret retour valables pendant un mois: lre cl. 82 fr 75-2e cl. 58 fr. 75; 3« cl. 41 fr. 50.
- Ce* billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et I vice-versa comportent d**s voiture*, de lr° cl. et de 2e cl. à couloir avec VV.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes av^c W.-C. et toilette. Une des voitures de lre cl. à couloir des trains de nuit | comporte des compartiments à couche ttes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- EXCURSIONS
- Billets d’aller et retour valables pendant 1A jours Délivrés à Voccasion des fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de l'Assomption et de Noël.
- De Paris-Sainf-Lazare à Londres et vice-versa.
- lre classe 49 fr. 05 ; 2R classe 37 fr. 80 ; 3° classe 32 fr. 50.
- Pour plus de renseignements, demander le b -lletin spécial du Service Pari» à Londres, que l’Administration des chemins de fer de I’ ^tat envoie franco à domicile sur demande affranchie adressée au Secrétariat de Direction (Service de Publicité), 20, rue de Rome, à Paris.
- wmmÊÊmmm
- SVBACHIN
- A ÉCRIRE
- UWDERWOOD, REMINGTON SCHMIDT, OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf aoec des pièces d'origine tiorées aoec garantie de bon fonctionnement
- vVWWVWWV
- APPAREILS A POLYCOPIER
- ACCESSOIRES
- Fournitures de lve qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l’outillage le plus moderne
- PARIS
- S, rue Grammont.
- m
- p.2x36 - vue 464/688
-
-
-
- Supplément à Lumière^Électrique du 10 Avril 1909.
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs.
- Compagnie .Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz et Cie,27, rue Gavé. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fui.mf.n, 18, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tüdor, 8i, rue Saint-Lazare, Paris.
- Appareillage électrique.
- Espir, L., (General Electric de France Ltd), 10, rue Bodier, Paris.
- Gf.nteur, J.-A., 122, avenue Philippe-Auguste,
- Paris.
- Richard H elle r, 18, cité Trévise, Paris.
- Bousselle et Tournaire, 02, rue de Dunkerque, Paris.
- Voir aussi à la rubrique Constructions électriques
- et mécaniques où la plupart des maisons qui ÿ sont
- indiquées font également l’appareillage électrique.
- Appareils de mesure.
- Carpentier, J,, 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championne!, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Ducretet, F., et Roger E., 70, rue Claude-Bernard, Paris.
- Richard, J., 20, rue Mélingnc, Paris.
- Richard IIeller, 18, cité Trévisc, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 23, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi, Ch., /|i à /|7, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat (L’Invention-Paris), 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 59, rue de Provence, Paris.
- Danzer, H., rue Riehcpansc, Paris.
- Monteiliiet, A., 90, boulevard Richard-Lenoir, Paris.
- Prot’te, G., 58, Boulevard Strasbourg, Paris.
- Thierry, Ch., 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et C‘°, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette,. Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 70, boulevard ITaussmann, Paris.
- Compagnie Française pour 1/Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, r>9, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et Cin, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Lahmeyerwerke A. G., 45, Hochsterstrasse, Franc fort-sui’-Ie-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont, A., Pont-de-Cbéruy (Isère).
- Olivier et Gie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cic, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine].
- | Société Gramme, 20, rue d'IIaufpoul, Paris, j Société Française Okrlikon. 9, rue Pillet-Will, 1 Paris.
- p.2x37 - vue 465/688
-
-
-
- 38
- Supplément à La Lumière Électrique du io Avril 1909.
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et Cic (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, [Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Franzoni, A., [Mastic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Grammont, A., (Ebonite) Pont de Chéruy (Isère).
- Hermann, (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss ErCie (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Hâvre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C“ LtJ, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Cic, 11, chemin du Pré-Gaadry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourgs Saint-Denis, Paris,
- Taveau, A., (Charbonneaun. et Cie), 4, rue des
- Grands-Champs, Paris,
- Lampes électriques,
- Aubert, C., [Lampe Beck),t\i, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié [Lampe Volta), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacakkièrb [Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard Heller [Lampe Osram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann [Lampe Fulgura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société d’Electricité Mors (Lampe Mors-Carbone), 48, rue du Théâtre, Paris.
- Machines-outils.
- Ernault, H., 169, rue d’Alésia, Paris.
- Pneumatiques
- Grammont, A., Pont de Chéruy, (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Lta , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Cle, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Wortiiington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Duranti, Paris, ,
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégraphique (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse),
- Téléphones,
- Ducretet, F,, ET Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris,
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin,A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- p.2x38 - vue 466/688
-
-
-
- J*-' îJ!I •J;!
- Supplément à la Lumière Eleciriÿuê au io Avi*iT 1909
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L'INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards.— G. A. : Centralblatt für Accumulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. - E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.— Els : L’Elettricista,— E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E.R. J.: Electric Railway Journal. E R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. u. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.JW. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E : L’Industrie électrique. — I. T. : , L’Industrie des Tramways et Chemin* de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlosen Télégraphié und Téléphonie. — J. E. Ë. : Journal of the institution of Electrical Engineers. —J, P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial Uni versity. —L E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générule des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. ET. Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F P.: Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. T. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- ... —Trials of a Sleam-Turbinc Plant (E., 10 mars
- 1909)-
- ... — Ten-coupled minerai Locomotive {E., 19 mars
- >909).
- ... — The Vibration and Whirling of Shafts (E 19 mars 1909).
- Quigley. — Electrical Engineering Feature of the Àlaska-Yukon-Pacific Exposition (E. fF., 18 mars 1909).
- ... — Experiments on the Efficiency of Ceiling Fan Blades (E. R. 2 avril 1909).
- Barbezat, A. — Le calcul des pompes centrifuges [L. E.y 27 mars et 2 avril 1909).
- De Graffigny, H. —Sur la production des courants de haute fréquence (L, Er, 2 avril 1909).
- Zeeman, P. Anderungen der Wellenlange an der Mit-tellinie von Tripletts (P. Z., 1e1’ avril 1909).
- Ritz, W. — Zum gegenwartige» Stand der Strahlungs problems (P. Z., 1«r avril 1909).
- Bose, E. — Zur théorie der anisolropen Flüssigkeiten (.P. Z., 1e1’ avril 1909).
- Willers, F.'A. — Uber die Viskositatsanomalien von Emulsionen in turbulenten Strômungszustande (P. Z,, ier avril 1909).
- Weiss, J. — Uber das Planckshe Strahlungsgesetz (P. X., i5 mars 1909).
- Constanzo, G. — Elektrische Zerstresung in der atmosphüarischen Luft (P. Z., i5 mars 1909).
- Schulze, G. — Versuche an Quecksilber-Gleicliri-chtern (E. T, Z., i«* avril 1909).
- Stirm. — Vorschlage zur Ausgestaltung der Pisam-schaltung (E. T. Z., ier avril 1909).
- Hundt, A. — Elektrisch betriebene Schifïohebewerke (2?. T.. Z,, iei avril 1909).
- Fischer-Hinnen, J. — Uber Zentrifugal Kupplungen [Em T. Z., 1e1’ avril 1909).
- Mosiær. — Uber den Einfluss des Tageslichies auf die Reichvveite von Funkenstationen (E. T. Z., icl‘ avril
- 1909).
- Arndt, K. — Die Elektrolyse in der chemischen Gros-sindustrie (E. T. Z1e1' avril 1909).
- Edler, R. — Graphische Bestimmung der Beieuchtung horizontalen B^denflivchen IE. T. Z., 28 mars 1909).
- Wagenek, A. — Uber Geschwindigkeitsmesser und deren Prüfung (Z. F. D, 27 mars 1909).
- Rumpler, E. — Motoren für huftfahrzeuge (Z. V. D• 20 et 27 mars 1909).
- Thaleniiorst. — Schwimmdock der Trockendock (Z. F. D. 27 mars 1909W
- Jasinsky. — Ventilatious verlust in Dampfturbinen (Z. V,D. 1., 27 mars 1909).
- Taure, H.-R. — Güterzug-Heissdampflokomotive der Moskau-Kasan-Bahn (Z. F. D. 1., 27 mars 1909).
- Wimplinger, A. — Zur Berechnung der Ladepumpen von Zweitaktmotoren (Z. F. D, i., 27 mars 1909).
- Hemsalech et Zimmern. —- Etincelles de résonateur. Analyse spectroscopique (C. R , 22 mars 1909).
- Dufour, A. — Sur les phénomènes de Zeeman normaux et anormaux dans les spectres de vapeur (C. Rm> 22 mars 1909).
- WoiiOGDiNE. — Note sur les propriétés magnétiques do quelques composés du fer (C. R., 22 mars 1909).
- Milloghau, G. — Contribution à l’étude du rayonnement (C. R22 mars 1909).
- Devanlay. — Les marées de l’écorce terrestre (R. S., 3o mars 1909).
- . . , — La lutte d’artillerie navale et les Projectiles chargés en explosifs (R. S.> 3o mars 1909).
- Cargano, F.-E. — Considerazioni sur formi elettrici e su alarne \ ro recenti applicazioni (Llndustria, 21 mars 1909).
- p.2x39 - vue 467/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Électrique du io Avril 1909 : 4 ;
- VALEURS INDUSTRIELLES
- cours COURS COURS COURS
- DU DU DU DU
- 29 MARS . 5 AV111I. 29 MARS 5 AVRIL
- I9°9 ^09 »9<>9 *9«>9
- Ateliers const. éleet. Nord et Est.. . 3. '20 . 326 Fives-Lille 638 634
- Rprfhmid Borol fit G*° I 320 I 320 Forces motrices Rhône . .
- Bréguet 493. 4.94 Forces motrices Haute Durance.... 475 . . 4;?,
- Q | io3 Forces motrices et Usines de l’Arve i3o5
- Giü électrique de lu. Loire 426 Française électrique
- C*e fabrication des compteurs i865 18*^5 Grivolas i85 ,190
- C*e française des métaux 664 6;o La Volta 100 ' ido
- Cio générale électrique Nancy 1280 1285 Métropolitain 5o3 5o5
- Gie générale française de tramways. . .587 / • 589- Nord-Sud Paris . , 3i5 817
- — parisienne de tramways 189 187 Omnium Lyonnais 164 ; i65
- Ciu générale d'électricité 820 8,28 Ouest-Lumière 142 142
- G‘° prod. cliim. Alais et Camargue.. IOjO . io3o : Schneider et Cie (Creusol) ... 1986 i8b5
- Distribution d’énergie électrique.. . 480 480 Secteur de la place Clichy r 3 5.5 i385
- Dyle et Bacalan 56) 56o — rive gauche,... . ,
- Eclairage électrique 261 260 Sto d’électro-chimie 3i25
- Eclairage et force par l’électricité. . i33o i33o S,l! française des électrodes .... 45o 45o
- Edison (Cio continentale). . 397 1385. S,# franco-suisse pour Fi :d. élerl . 44o 44o
- Electricité de Paris 663 670 Société Gramme 338 338
- Electro* chimie de Bozel 3i5 3i5 Ste Indo-chinoise d’électricité.
- Electro-chimique du GifTre ... ..... io35 ’ io35 Sto pne Distribution -Electricité...- 36'» ’
- Electro-chimique de la Romanche.. . 476 476, S'* Pne l’Industrie des ch. de 1er.. .. 239 264
- Electro-industrielle 2.40 240 Sle Alsacienne Constructions mécan. 585o 5875
- Electro-métallurgique de Dives.... 4(7 445 Sta Grenobloise force et lumière. . . 465 465
- Electro-métall. française de Froges. T 220 I -2 2 J Sl° générale électrique industrielle. 225 225 ..,
- Energie électrique du centre 496 496 Société industrielle des Téléphones 337 . 335
- Energie éleet. littoral méditerranéen 38o 36i Thomson-Houston 708 7*3
- Energie électrique (Société havraise) 4'2 9 43o Thomson-Houston Méditerranée'.... ’ 466 468
- Energie électrique (Société indusl.) 1.44 i45 ' Travaux d’éclairage et de force.. 3‘78 385
- Est-Lumière Triphasé '. . . 5o5
- COURS DES MÉTAUX ET DES CHARBONS
- * {Prix des 100 kilogs à Paris sauf indication contraire)
- Fers marchands . > 6 Etain Détroits (Le Havre) 349
- Aciers . ... : . 17 Etain 13anka.... ... .... , ......
- Feuillards:......... . . !7 Elain Cornouailles. 33 j 5o
- Poutrelles ..... ; .. 1 y Plomb ordinaire.
- Tôle s........ '. ... 1 18 Plomb laminé elen tuyaux. . 54
- Fontes 60 Zinc Vieille-Montagne ;.. ' 82
- \ . — Zinc Silésie (Le lia •re) . 61
- Guivrc en barres Ghili. . . (Le.Havre 148 et 1 47 Zinc autres marques ... Go
- Cuivre en planches (*)
- Cuivre en tuyaux sans, soudures i1). 244 et 203
- Cuivre en fils (*) . 196 et i63 Charbons (tout venant) -.7. (5, 70 à 16
- (*) Les deu x prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
- p.2x40 - vue 468/688
-
-
-
- rjsrSjT’ 7" ^«svw» rfl. -h--^-' ,-=•
- J||ü I ttnmkl jt-wm am^ A ln fit m •A«<«''‘ fflxaio.' „ J.. A .__._*! ...
- Supplément â la Lumière"-Électrique du 15 Avril 1909
- Richard HELLEH
- C ON S TR|UCTI3tJR<-ÉLECTRICIEN Bureaux, Ateliers et Laboratoires 18 et 20, Oité Trévise. — PARIS
- » à
- 5l S
- «* *“*
- INSTRUMENTS DE MESURE
- Concession pour la France et les Colonies
- de la Société HARTMANN & BRAUN OULTMÈTRES, AMPÈREMÈTRES, WATTMÈTRES POUR TABLEAUX, TRANSPORTABLES ET ENREGISTREURS PHOTOMÈTRES, PYROMÈTRES ÉLECTRIQUES Fréquencemètres, Phasemètres
- INSTRUMENTS DE LABORATOIRE
- MATÉRIEL D’INSTALLATION
- APPAREILLAGE DE HAUTE ET BASSE TENSION
- Lampes à, arc A flamme,
- 'Charbons et Balais « SIEMENS » Petits moteurs. Chauffage électrique, Horloges électriques, Lampe électrique « JI'PITER. » pour photographier. Lampe électrique « OSRAM » (de 25 à 400 bougies) (1 watt-par bougie)
- Électricité Médicale et Dentaire, Instruments de Démonstration et de Physique.
- CATALOGUES SPÉCIAUX SUR DEMANDE
- Filïm $ Gdillea
- FRilJraFOIlT-sur-le-lftHSlIV (Allemagne)
- Représentée par la SOCIÉTÉ ANONYME D’ÉLECTRICITÉ LAHMEYER
- PARIS :
- (5
- Bue Rishepance
- ^__jiLi' y
- STATIONS CENTRALES
- éclairage, traction, et transport do fcireo
- pour
- p.2x41 - vue 469/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Electrique du 17 Avril 1909
- AN NON CE 8 DIVERSES
- AVIS
- l'lUido de Mft BARBA.UD, notaire à Vuillafans (Doubs) ;
- Btudo do M‘‘ DFfOIJTAUT, notaire à Ornans (Doubs),
- ADJUDICATION
- lîn la mairie de Mouthier (Doubs , le dimanche 4 juillet 1909, à i heures du soir.
- I. De deux bandes de terrain de 20 mètres de "largepr chacune sur les deux rives de la Loue, soit une superficie d environ 12 hectares.
- II. D'une surface maxima de 12 hectares au choix de l’acquéreur, pour l’établissement du canal de dérivation des eaux de la Loue dans la forêt communale de Mouthier.
- La différence de niveau est d’environ 100 mètres et le débit moyen de la Loue est évalué à r> mètres cubes à la seconde.
- Consignation pour enchérir 5000 francs.
- Pour tous renseignements s’adresser soit : a M1' LE MAIRE de Mouthier, soit à Mc BAR-BAIJD, dépositaire du cahier des charges, soit à Me DÏIOUTAUT. ‘
- AVIS
- La Concession de l’Eclairage par le Gaz de la Ville d’Anor (Nord) expire le 15-octobre 1912.
- La Commune examinera avec bienveillance les propositions qui pourraient lui être faites pour l’éclairage de la Ville et des particuliers, soit par le gaz, soit par l’électricité.
- Adresser les propositions à M. le Maire d’Anor (Nord).
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- 'BUREAUX ET USINE
- 27, Rue Cavé — a LEV AL LOIS
- — Téléphone : 537-58 —
- Brevets à céder
- Le propriétaire des brevets français N08 31341;», addition 1562 au brevet 313415, 333033, 338967 et additions 4034, 4035, 364840,
- 371555, 374366, 386566, 370176 concernant des procédés et dispositifs ainsi qu’appareils de cépage pour la production de mélangés de gaz et plus spécialement do gaz cl d’air pour l’éclairage, désire s’entendre avec des industriels français pour exploiter (fabriquer ces inventions en France).
- S’adresser à RUDOLF MOSSE, Berlin S. W. sous I. U. 7736.
- Demandez tous
- Renseignements surfes
- Rivets Bifurques & Tubulaires
- CONFECTION
- des Articles
- DE
- VOYAGE SELLERIE MAROQUINERIE
- RÉPARATION
- DES
- COURROIES HARNAIS
- VALISES
- CHAUSSURES
- COSMOS
- 3, rue de Grammont, 3
- PARIS
- p.2x42 - vue 470/688
-
-
-
- Supplément h La Lumière Electrique du 17 Avril 190;).
- î 3
- CHAUVIN & ARNOUX, îiigénieijrsGcr^tructeiirs
- Caisse de Contrôle.
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 188, rue Championnet
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS
- Téléphone 828-82
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. Médaille d’Or : Bruxelles; 1897; Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- INSTRUMENTS
- pour toutes mesures électriques
- ç DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Wuttniètre.
- MAISON
- ROUSSELLE » TOURNAIRE
- Société Anonyme. Capital 500.000 fr. — 52, rue de Dunkerque, PARIS (Xe)
- Seule Concessionnaire pour la France et les Colonies des Appareils, Brevets et procédés de fabrication de la,
- Société Siemens et Halske
- NOUVEAU CATALOGUE
- N" 51
- APPAREILS DE MESURE
- POUR TABLEAUX
- A L’IMPRESSION
- INSTRUMENTS DE MESURES
- INDUSTRIELS ET DE PRÉCISION POUR LABORATOIRES
- Téléphonie. — Moteurs et Ventilateurs. Radiologie. —Lampes à arc “ Lilliput’’. Lampes TANTALE, etc., etc.
- 1*5*1
- !
- !
- i
- LA LAMPE BECE ';-;r :
- à Are-flamme à liaute Intensité lumineuse
- LA SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SANS AUCUN MÉCANISME délicat d’horlogerie on. de réglage I Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Prix courant et Brochure descriptive sur demande
- C. AUBERT. 41 et 43, avenue Sainte-Foy
- NEUlLLYSURSEiiSiE
- p.2x43 - vue 471/688
-
-
-
- 44
- Supplément à La Lumière Électrique du 17 Avril
- Société Anonyme
- Westinghouse
- -== Capital s 15 Millions de Francs .
- USINES AU HAVRE
- Agences à PARIS, LILLE, LYON, NANCY, SAINT-ÉTIENNE,
- BORDEAUX, BRUXELLES, MADRID, ROME, GÊNES, MILAN, LISBONNE
- ÉQUIPEMENTS DE LOCOMOTIVES ET TRAMWAYS ÉLECTRIQUES Courant alternatif monophasé et triphasé
- = QUELQUES RÉFÉRENCES —
- Chemin de fer de Tergnier-Anizy (Nord) Tramways et Omnibus de Lyon Chemin de fer de la Valle Brembana Tramways de Rome à Civita Caste 11 ana Chemin de fer de l’Etat italien de Giovi
- p.2x44 - vue 472/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Électrique du 17 Avril 1909. 45
- J E U NI 0 N T
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme au capital de £0 millions
- GROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. — PONTS ROULANTS. — LOCOMOTITES DE CANAUX
- ET DE MINES. — MACHINES D’EXTRACTION
- SIEGE, SOCIAL : 75, Bd Haussmann. — PARIS
- Agence pour le Sud-Est s
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES, 67, rue Molière. LYON
- p.2x45 - vue 473/688
-
-
-
- 46
- Supplément à La Lumière Electrique du 17 Avril' 1909.
- RÉFÉRENCES : soc. an. brown, boveri et c°, Baden (Suisse) ;• atelier de construction obrlikon à Ocrlikon (Suisse) ; compagnie belge siemens-schuckert, Bruxelles; société des pouces motrices du refrain, Montbéliard (Franco); société des forces électriques de la goule. Saint-Imier (Suisso); sociéta àdbiatica di elettricita, Venise (Italie); soc. martesarra per distkihuzione de energia elettrica. Milan, etc.
- Société dL©
- L’ACCUMULATEUR
- TUDOR
- Société Anonyme, Capital »,aoo,ooo Francs
- Siège Social: 81, Rue Saint-Lazare, 81 — PARIS USINES : 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 53, rue Raymond IV. — NANCY, 4, rue Isabeyi
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- *t)vV
- Teléph. : 198
- CHARBONNEAUX & C,E
- Verreries de Reims
- Fournisseurs des Postes et Télégraphes ^ ç©
- ©V Agent à Paris :
- - V*® 1. T1ÏEMJ, Du e.c.p
- \V\3''n4, Rue des Grands-Champs
- V * Téléph. : 935-52
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES
- {Système MOSCICKI
- FRIBOURG (Suisse)
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés sur courant monophasé.
- PRODUCTION DES COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE. — TÉLÉGRAPHIE SANS FIL.
- — RAYONS X. — BATTERIES POUR PRODUCTION D’EFFLUVES. — OZONISEURS.
- Exposition de Milan 1906. — Diplôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur K. C. P., B, rue fl’Assas, Paris. Représentant pour, la France
- p.2x46 - vue 474/688
-
-
-
- { + * r '. <>^tt , p * * w-f ^r- r % fi ^ *• v-•« f-« T""*** /" - *7 J?- —*w "»Tîr*wy«V,'T«PJ*T
- Supplément à La Lumière Electrique du 17 Avril 1909; 47
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES
- DU NORD ET DE L’EST
- ' V
- Société Anonyme au Capital de 20 Millions
- SIEGE SOCIAL : 75, Boulevard Haussmann. PARIS
- Téléphone : 234-10
- CABLERIE
- DE
- JEUMONT
- (NORD)
- CABLES UUUS ET ISOLES A SAUTE ET BASSE TEBSIOK
- Agence pour le Sud-Est :
- Société de Constructions Électriques, 67, Rue Molière. LYON
- p.2x47 - vue 475/688
-
-
-
- 48
- Supplément à La Lumière Électrique du r; Avril 1909
- "i'WSS'.
- POUR TOUTES APPl ICATIONS
- AFFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barres UainFs; B«n<lelettrs et l.am-s pour Collecteurs Etablissements Industriels E.-C. GRAMMONT
- A. GRAMMONT, SR
- PONT DE-CHÉRUY (Isère) CHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale :
- PONT-Dh-CHÉRUY (Isère)
- MAISONS DE VENTE :
- PARIS
- 10, Rue Taitbout (Téléphoné 221-85 et 221-57) PARIS
- 212, Boul’1 Pôreire (Téléphone 534-49). Pneumatiques.
- LYON
- 19, Quai de Retz (Téléphone 16-50)
- MARSEILLE
- 2, Rne Armény (Téléphone 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2-59).
- TRANSFORMATEURS
- Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie et Automobiles
- Voir annonce “Pneumatiques”
- MACHINES A ÉCRIRE
- UNDERWOOD, REMINGTON SCHMIDT, OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf aoec des pièces d'origine liorêes aoec garantie de bon fonctionnement
- vwvwvwwv
- APPAREILS A POLYCOPIER
- ACCESSOIRES
- Fournitures de 1™ qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l’outillage le plus moderne
- ffig^Tél. 121-20
- 3, rue Grammont. — P A RI, S
- REDRESSEUR ÉLECTROLYTIQUE
- DES COURANTS ALTERNATIFS SYSTÈME O. DE FA RI A, Breveté S. G. D. G. France et Étranger
- | (NOTICES ET TARIFS A LA DEMANDE)
- ! ATELIERS E. DUGRETET
- F. DUGRETET & El ROGERSUGCrsj 75, Rue Claude-Bernard, PARIS
- COMPAGNIE G“ RAD10TÉLÉGRAPII1QUE
- CARPENTIER, GAIFFE, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTÉLÉGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- A TERKE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPAREILS POUR LA RADIOTÉLÉGRAPHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- Appareils de mesures spéciaux : Ondemètres et autres
- DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 20, rue Delambre, PARIS
- Adresse télégraphique •. Généradio-Paris Téléphone : 709-91 Marque de fabrique C. G. ;R
- p.2x48 - vue 476/688
-
-
-
- Supplément à* ,Xa Lumière Électrique du 17 Avril 1909.
- Ancienne Mai-on MICHEL ot Oie
- Téléphone *---- Ad. Télég.
- 708-03-04 COMPAGNIE POUR LA *Compto-Paris
- FABRICATION DES COMPTEURS
- et matériel d’Usines à Gaz
- Société anonyme. Capital : 8.000.000 fr. — 16 et 18, Boulevard de Vauuirard, Paris
- COMPTEURS. — APPAREILS DE MESURES
- Système Meylan d’Arsonval
- INDICATEURS et ENREGISTREURS pour courant continu et pour courant alternatif Thermiques et Électromagnétiques
- VOLTMÈTRES
- AMPEREMETRES
- WATTMÈTRES
- Boîtes de contrôle Flux-mètre G-ràssot
- Ondographe Hospitalier
- I La construction exclusivement française
- des Ateliers LJ ETDIU A III T
- 169, rue d'Alésia, TARIS il" t I PL U La I
- GRAND PRIX — PARIS, 1900
- Rivalise avantageusement avec les constructions étrangères
- PERCEUSE HORIZONTALE AUTOMATIQUE
- Destinée au forage automatique des arbres de 18 à 45mm de diamètre et jusqu’à lm,o00 de .longueur
- CARACTÉRISTIQUES
- Piècef'à forer, prise dans un mandrin à serrage concentrique. Foret guidé par un chariot mobile.
- Perçage, automatique sous pression d’huile.
- p.2x49 - vue 477/688
-
-
-
- ?>0
- Supplément à La Lumière Électrique du 17 Avril 1909.
- SO HP A PE BLBCTRIQOE \ | |f)0l\
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d’accumulateurs — Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. — Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence. —
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D’ÉLECTRICITÉ MORS 7 71^°"“
- Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de fer. — Lampes à arc “ MORS-CARBONE ”
- Magnétos. — Installations électriques
- ACCUMULATEURS
- ET
- VOITURES ELECTRIOUES
- Alfred DININ
- Usines et Bureaux : % quai National, PUTEAUX (Seine)
- Téléphone 571-04 Adresse Télégraphique : ACCUDININ-PUTEAUX
- Bureau de Paris : 49, rue Saint-Ferdinand, 49. — Téléphone 529-14.
- INSTRUMENTS DE MESURE POUR L ÉLECTRICITÉ
- I
- GRANDS PRIX
- raris 1889-1900 St-Louis 1904, Milan 1906 Londres et Marseille 1908
- Liège 1905 Membre du Jury
- Jules RICHARD
- FONDATEUR & SUCCESSEUR
- de la Maison RICHARD Frères
- 25, iTieMéliu(jue(ai^R.’;)Tt 10, rue Halévy^.é,^, PARIS
- Enregistreurs pour le contrôle de toutes les opérations industrielles en général
- Pu'.- la surveillance constante et absolue tju'ils exercent, ces instruments permettent de réaliser de grandes économies, cl leur prix d'achat se trouve couvert à bref délai.
- NOUVEAUX MODÈLES pour courants continus et alternatifs, Ampèremètres, Voltmètres, Waltmèlres
- Modèle électromagnétique à apériodicité réglable sans aimant permanent restant continuellement en circuit.
- Modèle apériodique de précision, à cadre système d’Arsonval, Ampèremètre à shunts, Modèle thermique, sans self-induction, apériodique, a consommation réduite.
- OHMMÈTRES — BOITES DE CONTROLE PORTATIVES
- p.2x50 - vue 478/688
-
-
-
- Supplément a La Lumière Electrique du 17 Avril 1909.
- 5i
- Éclairage Électrique En vente
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- TRAMWAYS
- Locomotives et Métropolitains électriques
- (Traction dans les mines, sur eau et sur route)
- ÉTUDES ET PROJETS - MATÉRIEL
- Prix de premier établissement
- EXPLOITATION - PRIX DE REVIENT — RENDEMENT FINANCIER
- Par Paul DUPUY
- Ln volume in-8“ raisin (a5X*6) de 5o5 pages, avec 264 ligures, un grand tableau schématique hors texte, augmenté d’un appendice de 40 pages avec 14 figures. — Prix, broché.lïï francs
- GRAMME
- Télég. : GRAMME-PARIS Tèlép. : 402.0!
- BUREAUX & ATELIERS 20, rue d’Hautpoul,
- PARIS
- DYNAMOS & MOTEURS à courant continu et à courant alternatif.
- S §
- Groupe convertisseur de 200
- ét 250 volts alimenté par coi
- at triphasé à 2.500 volts
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & Hri. B- DE LA MATHE
- S« Amo au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURICE (Seine)
- 1 tO©tga .. ' —
- Manufacture G1» de CABLES et FILS ELECTRIQUES
- Transport de Force et Éclairage. — Construction et Pose complète de réseaux souterrains. Fourniture de Matérie < et Accessoires pour installations électriques.
- CABLES pour BASSE tension,
- CABLES pour HAUTE tension jusqu’à 30-000 volts.
- DEPOTS t
- à PARIS, 81, rue Réaumur LYON-MARSEILLE-BORDEAUX, etc.
- I Adresse Télégraphique:
- DELAMATHE, St-Maunce (Seine) I Téléphone 940-26
- p.2x51 - vue 479/688
-
-
-
- Supplément à La, Lumière Electrique du 17 Avril 1909
- CHEMINS DE FER DE L’ÉTAT
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare.
- Services rapides tous les jours et toute l’année (Dimanches et Fêtes compris).
- Départs de Paris-8aint-Lazare : à 10 h. 20 matin (lre et 2e cl. seulement) et à 9 h. 20 soir (lrtî, 2e et 3e cl.).
- Départs de Londres : Victoria (Cie de Brighton) à 10 li. matin (lreet 2e cl. seulement), London-Bridge et Vcitoria à 8 h. 45 soir (ll‘°, 2U et 3B cl.) — Trajet dejour en 8h. 40.
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables pendant 7 jours : l*'e cl. 48 fr. 25; 2e cl. 35 fr. ; 3° cl. 23 fr. 2L Billets d’ai-leret retour valables pendant un mois: lre cl. 82 fr.75; 2c cl. 58 fr. 75; 3« cl. 41 fr. 50.
- Ces billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent d*s voiture^ de lr° cl. et de 2e cl. à couloir avec W.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec W.-C. et toilette. Une des voitures de lrc cl. à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchi ttes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- EXCURSIONS
- Billets d'aller et retour valables pendant -M jours Délivrés à l'occasion des fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de VAssomption et de Noël.
- De Paris-Saint-Lazare à Londres et vice-versa.
- lrc classe 49 fr. 05 ; 2e classe 37 fr. 80 ; 3e classe 32 fr. 50.
- Pour plus de renseignements, demander le bulletin spécial du Service Paris à Londres, que l’Administration clés chemins de fer de 1’ jtat envoie franco à domicile sur demande affranchie adressée au Secrétariat de Direction (Service de Publicité), 20, rue de Rome, à Paris.
- CHEMIN DE FER PU NORD
- PARIS-NORD T LONDRES
- (Viâ CALAIS ou BOULOGNE)
- CINQ services rapides quotidiens dans chaque sens
- VOIJE: I. A I JLtJS RAPIDE
- Service officiel de la poste (Viâ Calais)
- SERVICES RAPIDES ENTKE PARIS, LA BELGIQUE, LA HOLLANDE, L ALLEMAGNE, LA RUSSIE,
- {LE DANEMARK, LA SUÈDE ET LA NORVÈGE
- TRAINS DE LUXE
- Toute Vannée :
- Nord-Express. — Tous les jours entre Paris (1 h. 50 soir) et Berlin. (A l’aller, ce train est en correspondance à Liège avec l’Ostende-Vienne.)
- Le train partant de Paris le Lundi sur Varsovie et ceux partant les Meicredi et Samedi sur Saint-Pétersbourg.
- Péninsulaire-Express. — Départ de Londres le Vendredi, et de Calais-Maritime le Samedi à i h. 03 matin pour Turin, Alexandrie, Bologne, Brindisi, où il correspond avec le paquebot de la Malle de l’Inde.
- Calais-Marseille-Bombay Express. — Départ de Londres et Calais-Mantime (2 h 55 soir) le Jeudi pour Marseille, en correspondance avec les paquebots pour l’Egypte et 1er Indes.
- Simplon-Express. — De Londres, Calais (3 h. soir) et Paris-iNord (6 h. 51 soir) pour Lausanne, Brigue et Milan. (3 fois par semaine en hiver, tous les jours en été).
- L'hiver seulement.
- Calais-Méditerranée-Express. — De Londres, Calais (3 h soir) et Pai\s-iNord (6 h. 51 soir) pour Nice et Vin-timille.
- Train rapide quotidien. — De Paris-Nord (7 h. 32 soir) pour Nice et Vintimille composé de lits-salons et voitures de lre classe.
- CHEMIN DE
- FER D ORLÉANS
- La Compagnie d’Orléans vient de mettre en service dans ses trains express de nuit entre Paris, Biarritz et la frontière d'Espagne, ainsi qu’entre Paris et Pau, une sérié de voitures-lits de grand luxe d’un type absolument, nouveau et du plus grand confortable, construites par la Compagnie des Wagons-Lits.
- Ces voitures comprennent 3 catégories de places :
- \° Des compartiments de 3 lits dits salons-lits avec cabinet de toilette et water-closet particulier. La percep-j tion supplémentaire à acquitter par voyageur en salçn-I lits est fixée à 50 % du prix de l‘‘e classe soit à 44 lr/60 entre Paris et Biarritz et 46 fr. entre Paris et Pau. Toutefois, un compartiment salon-lits de 3 places pourra être loué en entier à un ou à deux voyageurs moyennant deux billets de chemin de fer et trois suppléments.
- 2° Des compartiments à deux lits moyennant supplément de 33 % du prix de la place de lre classe, soit de 31 fr. 75 pour Biarritz et 32 fr. 70 pour Pau.
- Un voyageur peut d’ailleurs s’assurer la jouissance d’un compartiment à lits de 2 places en payant, en outre d’un seul billet de 1” classs, le montant de deux suppléments.
- 3° Des places de couchettes avec supplément de 6 fr. pour les parcours jusqu’à 250 kilomètres et de 10 fr. poulies parcours excédant 250 kilomètres sur le réseau d’Orléans, enfin de 16 fr. entre Paris et Biarritz et entre Paris et Pau.
- Ces places peuvent être retenues à l’avance en s’adressant soit à la gare de Paris-Quai d’Orsay ou dans les principaux bureaux de ville de la Compagnie d’Orléans, soit aux agences de la Compagnie des Wagons-Lits,
- Les nouvelles voitures circulent dans le train rapide quittant la gare de Paris-Quai d’Orsay à 7 h. 40 du soir qui franchit en douze heures les distances de Paris à Biarritz et de Paris à Pau. au retour dans l’express quittant Biarritz à 6 h 7 et Pau à 6 h. 12 du soir pour arriver à Paris-Quai d’Orsay à 7 h. 58 du matin.
- La Compagnie d’Orléans se propose d’ailleurs d’étendre progressivement et rapidement l’emploi des nouveaux wagons-lits à ses principaux trains expre.-s de nu t.
- CHEMINS DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANËE
- STATIONS HIVERNALES
- (NICE, CANNE8, MENTON; etc.)
- Billets d'aller et retour collectifs de l1’0, 2° et 3e classes Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lre, 2e et 3e classes pour les stations hivernales suivantes : Cassis, La Giotat, St-Cyr la-Cadière, Bandol, Ollioules-Sanary, La Seyne, Tamaris-sur-Mer, Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-HapKaël-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et cha-cmie des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de quinze jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation d’un supplément de 10 % .
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets quatre jours au moins à l’avance à la gare de départ.
- Des trains rapides et de luxe composés de confortables voitures à bogies desservent pendant l’hiver, les stations du littoral ; Paris ,1a Côte d’Azur en treize heures par train extra-rapide de nuit ou par le train « Côte d’Azur Rapide ».
- p.2x52 - vue 480/688
-
-
-
- Supplément &La Lumière Électrique du <7 Avril 1909.
- 53
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES CABLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & C“
- Société Anonyme au Capital de 1 300 000 francs
- Siège Social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gaudry
- CABLES ÉLECTRIQUES, SOUTERRAINS SPÉCIALITÉ POUR HAUTES TENSIONS
- Jusqu’à 50 OOO Volts
- Fournisseurs du Secteur des Champs-Élysées, des chemins de fer de l’Ouest et de l’Orléans à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et de la Société du Gaz et de l’Électricité de Marseille, etc.
- COMPAGrlIE FRANÇAISE POUR L’EXPLOITATION DES PROCÉDÉS
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 4 0 MILLIONS
- Siège social : IO, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : 158-11, 158-81 Adresse télégraphique : Elihu, Paris
- TRACTION ÉLECTRIQUE - TRANSPORT DE FORCE
- TURBINES A VAPEUR (Système Curtis)
- Eclairage électricfue — Appareils de Mines
- Ateliers de construction : 219, rue de Vaugirard, PARIS
- Accumulateurs
- FULMEN
- POUR
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Clichy
- Adresse télégraphique : r U L fri E N-CLICHY
- Téléphone 511-86
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-PERCHA CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- ERSAN
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works G0 (Limited)
- USINES : PERSAN (Seine-et-Oise) PARIS, 97, bould Sébastopol
- p.2x53 - vue 481/688
-
-
-
- 54
- Supplément & La Lumière Électrique du 17 Avril 1909.
- 2B ÉDITION
- NOTIONS GÉNÉRALES
- m SUR LA
- TELEGRAPHIE SANS FIL
- ' par
- R. DE VALBREUZE
- Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien.
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures. — Prix, broché. . . 7 fr. 50
- LE RÉGLAGE
- GROUPES ELECTROGÈNES
- TÀR
- J.-L. ROUTIN,
- Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur-Conseil.
- Préface de M. H. LÉAUTÉ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 185 pages avec 45 ligures. — Prix, broché : S lianes.
- MOTEURS A COLLECTEUR
- A
- COURANTS ALTERNATIFS
- TaR Lé
- Dr F. N1ETHAMMER
- Professeur à l’École Technique Supérieure de Brünn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 131 pages, avec 138 ligures. — Prix, broché. . 5 ir.
- ÉTUDE SUR LES RÉSONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par G. CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la Rive gauche , de Paris.
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix.2 fr. E
- p.2x54 - vue 482/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 17 Avril 1909
- 55
- En employant le
- Vertical Cosmos
- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, toujours habituelles quand vous avez besoin de prendre parmi vos papiers, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien même vos papiers seraient en nombre considérable et vous procurera ainsi une GRANDE ÉCONOMIE de temps, or, nous ne devons pas oublier un seul instant le vieux proverbe :
- TIME IS MONEY.
- Contre demande, envoi gratis et franco du catalogue spécial.
- C,E COSMOS, Set», rue fie Gramniont,PARIS Téiég.?copsMosTyL?PARis.
- Désiré KORDA
- LA
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS
- Un volume in-8° raisin (2ÎÏX16) de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : broché, 6 fr. ; — relié, 7 fr.
- L’USURE ANORMALE
- DES
- TURBINES HYDRAULIQUES
- Par Julien DALEMONT
- Un vol. de 61 pages sur papier couché avec planches. Prix broché. 3 fr. 50
- p.2x55 - vue 483/688
-
-
-
- 56
- Supplément à La Lumière Électrique du 17 Avril 1909,
- Pneumatiques,
- Antidérapants
- PONT DE-CHÉRVY (Isère)
- /
- PARIS, rue Taitbout, 10. Téléphone: 221 85, 221 57.
- biaisons
- DE
- PARIS, Boulevard Péreire, 212. Téléphone : 534 49.
- LYON, quai de Retz, 19-20. Téléphone : 16 50.
- VENTE :
- MARSEILLE, rue Armény, 2. Téléphone : 31 28.
- TOUiOUSE, Boulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- t
- Voir annonce : “ Electricité ”
- IIHMllllllWIIPHIIil'Hli li—IIH llll HHHIIIIIIIIIIWU mi
- FILS & CABLES ÉLECTB1QUES
- • Basse ou haute tension
- jusqu'à 50 000 volts
- APPAREILS TÉLÉPHONIQUES
- LE M0N0PH0NE SS
- Appareils Télégraphiques
- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
- Tableaux de Distribution
- CAOUTCHOUC POUR L’INDUSTRIE
- PNEU L’ÉLECTRIC
- auec ses gommes comprimées
- SIMPLE !
- EFFICACE I
- PRIX
- MODÈRES
- RÉFLECTEURS
- ”Striplite
- ALUMINIUM POLI
- Fournis en longueurs indivisibles de 3o °/m
- TOUS VOLTAGES
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE Ld
- LUCIEN ESP!R, Administrateur - délégué
- 10 et 12, rue RODIER, — PARIS —
- LAMPES A ARC
- VOLTA
- Ingénieur-Constructeur
- 182, boulavard de la Vilietta
- PARIS
- Télégramme : CIBIARK Téléphone : 432.42
- AM PE Type A, hauteur réduite ) Fonctionnant par AMPE Type B, sans mécanisme j fcU.™'
- AM PE Petit modèle, 2 ampères; durée : 20 heures continu et alternatif.
- AMPE à mécanisme inversé pour éclairage indirect. AMPE à charbons minéralisés.
- ICENCE Westinghouse Bremer.
- p.2x56 - vue 484/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 17 Avril 1909.
- 57
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L'ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz ETCie,27, rue Cave. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmex, 18, quai de.Clichy, Clicliy (Seine).
- Société de l’Accumulateur ïudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Appareillage électrique.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Espih, L., (General Electric de France Lld), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteur, J.-A., 122, avenue Philippe'Auguste.
- Paris.
- Richard Helj.er, 18, cité Trévise, Paris.
- Roussellf. et Tournaire, 32, rue de Dunkerque. Paris.
- Appareils de mesure.
- Carpentier, J., 20, rue Delambre, Paris..
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championne!, Paris. Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Yaugirard, Paris.
- Ducretet, F., et Roger E., 5, rue Claude-Ber-
- nard, Paris.
- Richard, J., 25, rue Mélingue, Paris.
- Richard Hei.ler, 18, cité Trévise, Paris. Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque. Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris,
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 23, boulevard de Strasbourg, Paris. Assi, Ch., /ti à 47, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barrezat (L’Invention-Paris), 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 59, rue de Provence, Paris. Danzer, H., 5, rue Richepanse, Paris.
- Monteiliiet, A., 90, boulevard Richard-Lenoir, Paris.
- Protte, G., 58, Boulevard de Strasbourg, Paris.
- Thierry, Ch., 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et Ci0,9o> rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 75, boulevard Haussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Ei.ectricité de Greil, 5g, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Lahmeyerwerke A. G., 45, Hochsterstrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont, A., Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d'Haulpoul, Pans.
- Société Française Oerlikon, 9, rue Pillet-Will, 1 Paris,
- p.2x57 - vue 485/688
-
-
-
- 5K
- Supplément à La Lumière Electrique du 17 Avril
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanneii et Cie (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Fkanzoki, A., (Mastic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Grammont, A., (Ebonité) Pont de Chéruy (Isère).
- Hëhmann, (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyes et Ci0 (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeurnont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Hâvre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et IL B. de La Matiie), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Df.lore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Perciiaet Telegrapii Works C° LKt, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Cie., n, chemin du Pré-Gaudry, Lyon,
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsoorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Tayeau, A., (Charbonneaux et Ci<’), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert, C., (Lampe Beck) ,41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié (Lampe Voila), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité (LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrière (Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard IIeller (Lampe Osram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann (Lampe Fulgura), G, rue Boudreau, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société «'Electricité Mors (Lampe Mors-Carboné), 7, rue Duranti, Paris. -
- Machines-outils.
- Eknault, IL, 169, rue d’Alésia, Paris.
- Pneumatiques
- Grammont, A., Pont de Chéruy, (Isère).1
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegrapii Works C° LU1 , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 2.5, rue du f\ Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et G'°, 19, avenue de la Gare, Sainl-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 4L rue Lafayelte, Paris.
- Soupapes électriques.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Duranti, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégraphiquè (Ca ; rentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Clru.le Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, 111e du 4 Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- p.2x58 - vue 486/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Electrique du j- Avril 1909
- $9.
- INt>®X BIBLI Qi<iR A P HIQU E
- En s'adressant ?» ïa Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index,
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. —B. S.: Bulletin ofthe Bureau, of Standards.— C. A. : Gentralblatt für Àccumulatoren.— Ç. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Elèctri'cian. — E. E. : Electrical Engineering.—Eé. : L’Electricien. - E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen. -n- Els : L’El£ttricista.E. M. : The Engineering Magazine — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E.R.J.: Electric Railway Journal. E R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. U. I¥L. : Elélîtrotechnik und Ma schinenbau.— E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift.— E. W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Çivil.— H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. Ë : L’Industrie électrique. — I. T. : L’Industrie des Ti’amways et Chemin* de fer. — J. D. T. T. : JahrbUch für drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Ëngineers. —J'. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L E. : Lumière Electrique. —- N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Ëngineers.—? P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. Er. : Revue électrique. —; R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et delà Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S, E.T.Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S* F. P.: Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. —Z'. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- Poppe, T.-W. — Storm and Lighlning Protection io Line Wires (E, IF.. i01’avril 1909).
- Lloyd, R.-L — Electric Refrigeratiou in a Dairy, (E. W.y Ier avril 1909),
- ... — The Use of Tungsten Lamps from the Illumi-nating Engineering Standpoint (E. IF., ier avril 1909).
- Ripley, G.-M. — Low-Grade Fuels and the Power Plant {E. Wi0r avril 1909).
- ... —1 Chimical Exlinguishers for Electric Pires (E. Wier avril 1909).
- Canada, W.-.T. — Gronnded Secondaries (E, W.. ier avril 1909).
- Mvbman, P.“J. — A Peculiar Motor [E, W ., icr avril > 9°9)-
- ... — Practical Photometry (E* IV,, io»* avril 1909).
- ... — Les petites turbines a vapeur (E. A, 10 avril 1909).
- ... — La fonderie en France cl aux Etats-Unis (I?. /. 10 avril 1909).
- Roset, G. — Expression dé la vibration électrolytique des ions et ses conséquences (L. E., 10 avril 1909).
- Roth. E. — Les moteurs polyphasés h collecteur (L. 7L, 3 et 10 avril 1909).
- Boucault, P. — Conflit entre une Compagnie gazière el une Commune au sujet du meilleur éclairage {L. E., 10 avril 1909).
- Gianoli, G. — Sulla influenza delle aque alcaline nei goneratori di vapore (L’ïnclustria, 11 avril 1909).
- Campos, G. — Contributo allô sludio sulla protezione degli impianti elettrici contrôle sovratensioui.
- ... — 11 200 P. S. Turbo-Tandem-Generator (S. E. T. Z., 10 avril 1909).
- Petit. — Neue Erfahrungen, Yerbesserungen und Betriebskosten, welche sich auf die gesamten für elektrische Strassenbahnen verwendelen Bremsvorrichtungen bezichen (5. E. F. Z., 10 avril 1909).
- ... — Fernsprechamter nach dem Zentrabatterie-system (.S. E. T. Z., 10 avril 1909).
- Schmidt, L — Der Kabelschulz (S. E. T. Z10 avril
- ... — Die Abdampf-Turbogeneraloranlage auf zechr Zollvercin [Z, G, T., 10 avril 1909).
- Goldschmidt, R. — Bremserjebuisse einer L?ronz-turbine [Z. G. T10 avril 1909).
- Gknsf.okk, W. — Untersuchung einer 3oo kw. Parsons turbine {Z, G. 7\, 10 avril 1909).
- ... — Le nouveau canon de campagne du colonel d’artillerie Déport (La Nature, 3 avril 1909).
- Doncieis, R. —Télégraphie sans fil; postes militaires de'bampagne (La Nature, 3 avril ‘1909J.
- Dorv. — Die Wirkungdes Dampfersbei parallelarbei-tenden Wechselstrommaschinen (E. u. M y 4 avril 1909).
- Sumac. K. — Die einfaschste Méthode zur Ermittlung der mittleren splanischen und hemispharisehen Licbt-slilrke aus der Lichtvcrteilungskurve (E, u. M.t 4 avril 1909).
- ... — Neuerungen auf dem gebiete der Motor-Elek-l.rizilntszitbler (E. u. il/., 4 avril 1909).
- ... — Fortschritle auf dem gebiete der Schaiter und Sicherungen (E. u. M., 4 avril 1909).
- p.2x59 - vue 487/688
-
-
-
- 6o
- Supplément à la Lumière Electrique du 17 Avril 1909
- VALEURS INDUSTRIELLES
- • COUIIS COUIIS COURS COURS
- DU DU DU DU
- 5 AVRIL l3 AVRIL 5 AVRIL l3 AVRIL
- 1909 *909 1909 19°9
- Ateliers const. élect. Nord et Est... 326 321 Fives-Lille 634 6x5
- 1320 l326 Forces motrices Rhône 568 556
- 493 49* Forces moti’ices Haute Dui’ance.... 475 475
- Canalisation électrique io3 1 02 Forces moti’ices et Usines de l’Arve. i3o5 x3o5
- 422 422 Française électrique 295 1 2'95
- 1875 1870 Gi’ivolas 190 190
- . PiC h>ann<itCD dot: Tr»P»failY ..... 670 674 La Volta IOO I OO
- C‘e générale électrique Nancy...... 1283 X 285 Méti’opolitain 5o5 5o5
- Cio générale française de tramways. 589 5gx Nord-Sud Pai’is 317 , 316
- — parisienne de tramways 187 >87 Omnium Lyonnais i65 166
- 828 826
- Cie prod. chim. Alais et Camargue.. io3o IOJO Schneider et Cie (Creusot) 188a i985
- Distribution d’énergie électrique... 480 480 Secteur de la place Clichy i385 i3go
- T)y1p pf Tîaf»îil»n 56o 56» — rive gauche. 565 • 001
- plpp.trîf|llP ... « 260 262 Ste d’électx’o-chimie 3x 2.5 3i25
- Eclairage et force par l’électricité. . x33o x3io Slu française des électrodes 45o 45o
- Edison (C*° continentale) i385 i38o franco-suisse pour l’ind, élect. . 440 440
- Itllppfripîfp rip Pans ... (>70 685 Société Gramme 338 338
- Klpp.frn.nViîmip do "Ro/.fîl 3 ï 5 3x5 Sle Indo-chinoise d’électi’icité 69a 6g5
- Klpptrn-ph'ïrmrjiif-' du (riffrfi xo35 io35 Sto Pne Distribution Electricité 36a 367
- Electro-chimique de la Romanche.. . 476 476 S’e Pno l’Industrie des ch. de fer.. . . 264 262
- Electro-industrielle 24O 2.40 Stc Alsacienne Constructions mécan. 58y5 5875
- Electro-métallurgique de Divës.... 445 449 Sto Grenobloise force et lumière... 465 465
- Electro-métall. française de Froges. I2'i5 T 225 Sto générale électrique industrielle. 225 225
- Énergie électrique du centre 49 e 496 Société industrielle des Téléphones 335 335
- Energie élect. littoral méditerranéen 361 36o Thomson-Houston 7.3 7x4
- Energie électrique (Société havraise) 43o 426 Thomson-Houston Méditerranée. ... 468 465
- Energie électrique (Société indust.) 145 i.j5 Travaux d’éclairage et de force.. . . . 385 370
- Rsl-T .nmi'pT'P Triphasé 5o5 ooa
- COURS DES MÉTAUX ET DES CHARBONS
- (Prix des 100 kilogs à Pa?'is sauf indication contraire)
- Fers marchands
- Aciers..........
- Feuillards......
- | Poutrelles.....
- j Tôles..........
- Fôntes.........
- Cuivre eu barres Chili.. . (Le Havre) 147 et 146
- Cuivre en planches (*)............. 20a et 264
- Cuivre en tuykux sans soudures (>). 244 et 200
- Cuivre en lils (*)................. 196 et i63
- J?
- 18
- 18.50
- 18.50 18 60
- Etain Détroits..... (Le Havre)
- Etain Banka.............
- Etain Cornouailles.................
- Plomb ordinaire.............
- Plomb laminé et en tuyaux....... . . .
- Zinc Vieille-Montagne.. ...........
- Zinc Silésie. .....’ . . (Le Havx'e)
- Zinc autres marques................
- 349 355 . 334.5o 40.75 55 82 6'i 60
- Charbons (tout venant)
- (5,70 à 16
- (>) Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
- p.2x60 - vue 488/688
-
-
-
- Supplément, <V la Lumière Electrique du 24 Avril 1909
- il »
- LAMPE METAL
- UN WATT PAR BOUGIE pRIX“3fr 75% d Economie
- 0 La Lampe MÉTAL de 32 Bougies
- consomme moins
- qu'une Lampe ordinaire de 10 Bougies
- uemânüer/ci ïldrçue MEFALéez tous /es f/ectnc/ens
- VENTE EN GROS
- CTGTdesLAMPES-5,RueBoudreau PARIS
- Jbulies
- ea pois
- système J-leader
- Construction perfectionnée
- Solidité sans rival
- WaNNER&G
- Télégrammes :BalataJPari$ °Téléphone:9i3_43
- Paris
- p.2x61 - vue 489/688
-
-
-
- IANNONCES
- AVIS
- Etude de Me BÀRBAUD, notaire à Yuillafans (Doubs) ;
- Etude de Mu DHOUTAUT, notaire à Ornans (Doubs).
- ADJUDICATION
- En la mairie de Mouthier (Doubs), le dimanche 4 juillet 1909, à 3 heures du soir.
- I. De deux bandes de terrain de 20 mètres de 'largeur chacune sur les deux rives de la Loue, soit une superficie d’environ 12 hectares.
- IL D’une surface maxima de 12 hectares au choix de l’acquéreur, pour l’établissement du canal de dérivation des eaux de la Loue dans la forêt communale de Mouthier.
- La différence de niveau est d’environ 100 mètres et le débit moyen de la Loue est évalué à 5 mètres cubes a la seconde.
- Consignation pour enchérir : 5000 francs.
- Pour tous renseignements s’adresser soit : à M1 LE MAIRE de Mouthier, soit à Me BAR-BAUD, dépositaire du cahier des charges, soit à M» DHOUTAUT.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- ABONNEMENTS INDIVIDUELS ET DE FAMILLE
- Pour les Côtes Nord et Sud de Bretagne.
- Afin de permettre aux Touristes ainsi qu’aux Familles «U* s'installer sur une des Plages de Bretagne el de rayonner de là sur les autres localités de celte région si variée cl si intéressante, la Cie d’Orléans, d’accord avec les Chemins de foi*'de l'Etal (ancien réseau de l’Ouest), délivre du jeudi qui précède la Fêle des Rameaux au 31 octobre inclus au départ de toute gare, station ou halle dos doux réseaux (Lignes de banlieue du réseau de l’Etat, anciennes lignes de banlieue do la Cio do l’Ouest exceptées) des abonnements individuels et de famille de lre et 2® classes pour le.s côtes Sud et Nord de Bretagne (Gares des lignes du Oroïsic, et; de Guérando à Brest et de Brest à Granville par Lamballo, Dol et Folligny et des lignes d’em-branrhement vers la mer).
- ( Vs abonnements comportent, en outre1 du trajet d aller (‘I retour à ses côtes avec arrêts intermédiaires facultatifs, la faculté de1 circuler à volonté sur les lignes dos Potes Sud et Nord do Bretagne, ils sont valables 33 jours avec faculté de prolongation d'une ou deux fois d'un mois moyennant supplément de 25°/o du prix initial pour chaque période sans que la validité puisse en aucun cas dépasser le 15 Novembre.
- xLe prix des caries d'abonnement est de 95 IV. en 2r classe et de 130 fr. en lro classe, lorsque la distance pour les parcours (aller et retour) n’excède pas 1000 kilomètres on dehors des points do libre circulation. Au delà de 10110 kilomètres le prix est augmenté do 0 fr. 045 et de 0 IV. 065 ((‘n 2e et 1™ classes) par kilomètre en sus.
- Des réductions allant jusqu’à 50 °/0 sont consenties en faveur des membres d’une meme famille.
- DIVERSES
- AVIS
- La Concession de l'Eclairage par lé Gaz de la Ville d’Anor (Nord) expire le i5 octobre 1912.
- La Commune examinera avec bienveillance les propositions qui pourraient lui être faites pour l’éclairage delà Ville et des particuliers, soit par le gaz, soit par l’électricité.
- Adresser les propositions à M. le Maire d’Anor (Nord).
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES
- ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BUREAUX ET USINE
- 27, Hue Gavé. — à, LEYALLOIS
- — Téléphone : 537-58 —
- CHEMIN DE FER DU NORD
- STATIONS BALNÉAIRES
- ET THERMALES
- Du jeudi précédant les Rameaux au 3i octobre, toutes les gares du Chemin de fer du Nord délivrent des billets à prix réduits, à destination des stations balnéaires. et thermales du réseau, sous condition d’eflectuer un parcours minimum de 100 kilomètres aller et retour.
- Billets collectifs de famille, valables 33 jours, prolongeâmes pendant une ou plusieurs périodes de i5 jours. (Réduction de 5o % à partir de la /|° personne);
- Billets hebdomadaires et carnets d'aller et retour individuels, valables 5 jours, du vendredi au mardi et de Favant-veille au surlendemain des fêles légales. (Réduction de 20 à 44 °/o)j
- Les carnets contiennent 5 billets d’aller et retour qui peuvent être utilisés à une date quelconque dans le délai de 33 jours.
- Cartes d’abonnement, valables 33 jours, (Réduction de 20 % sur le prix des abonnements ordinaires d’un mois), à toute personne prenant deux billets ordinaires au moins ou un billet de saison pour les membres de sa famille.
- Pour les stations balnéaires seulement :
- Billets d’excursion individuels ou de famille, de 2e et 3° classes, des dimanches et jours de fêtes légales, valables une journée dans des trains désignés (Réduction de 20 à 70 %>).
- p.2x62 - vue 490/688
-
-
-
- Supplément à La Lu.mière~*Electrique du a4*Avrîl 190g.
- :6â
- CHAUVIN & AHNOUX
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 755, rue Championnet
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS Téléphone 82S-82
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. Médaille d’Or : Bruxelles; 1897; Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- Caisse de Contrôle.
- INSTRUMENTS
- pour toutes mesures électriques
- DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Wattmètre.
- Accumulateurs
- FULNIEN
- POUR
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Cliehy
- Adresse télégraphique : FULMEN-CLIGHY
- Téléphone 511-86
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-PERCHA CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- Hersan
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works G0 (Limited)
- USINES : PERSAN (Seine-et-Oise) PARIS, 97, bould Sébastopol
- Manufacture de Porcelaines Isolantes
- de H|E R Wi S D 0 R F (Sachsen-Altenburg)
- (GRAND-PRIX, Marseille 1908)
- HAUTE ET BASSE TEHSIOÏîS.- PETIT APPAREILLAGE MODÈLES SPÉCIAUX SUR PLAN Fournisseurs des Principales
- Sociétés Électriques Françaises et Étrangères
- Plusieurs lignes en service à tension normale supérieure à 50.000 volts
- Pour lous renseignements, s’adresser à nos agents généraux :
- MM. CENTORE & MARTY, 87, rue du Faubourg-Saint-Denis — PARIS —
- Envoi franco d'Albums et d'EchantiUons
- TÉLÉPHONE : 253 04 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE CENïOTYWAP.
- p.2x63 - vue 491/688
-
-
-
- 64
- Supplément âjA« Lumière',Électrique du 24 Avril 1909.
- SOCIETE ALSACIENNE
- DE!
- CONSTRUCTIONS KtCANIQUIS
- BELFORT
- MOTEUR A COURANT CONTINU DE 250 HP A 1500 TOURS POUR POMPE CENTRIFUGE
- TURBOS- DYNAMOS
- ET
- TURBOS-ALTERNATEURS
- MOTEURS A GRANDE VITESSE
- Pour POMPES CENTRIFUGES
- p.2x64 - vue 492/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 24 Avril 1909.
- 65
- Usines et ATELIERS DE
- JEUMONT
- (NORD)
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme au capital de 20 militons!
- GROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. — PONTS ROULANTS. — LOCOMOTIVES DE CANAUX ET DE MINES. — MACHINES D’EXTRACTION
- SIEGE* SOCIAL : 75, Bd Haussmann. — PARIS
- Agence pour lo Sud-Est s
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES, 67, rue Molière. LYON
- p.2x65 - vue 493/688
-
-
-
- Supplément à La\Lumière Electrique du 24 Avril 1909.
- (36
- U
- POUR TOUTES APPLICATIONS
- AFFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barres, Bandes; Bandelettes et Lames pour Collecteurs Etablissements Industriels E.-C. GRAMMONT
- R
- A. GRAMMONT, S
- PONT-DE-CHÉRUY (Isère) CHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale :
- I » O"* rr ~ I > 36 - B * IG I ï I J Y (Isère)
- MAISONS DE VENTE :
- PARIS
- 10, Rue Taitbout (Téléphone 221-85 et 221-57) PARIS
- 212, Boni'1 Péreire (Téléphone 534-49). Pneumatiques.
- LYON
- 19, Quai de Retz (Téléphone 16-50) MARSEILLE
- 2, Rue Armény (Téléphone 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2 59).
- TRANSFORMATEURS Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie et Automobiles Voir annonce “Pneumatiques”
- SIMPLE !
- EFFICACE /
- PRIX MODÈRES
- RÉFLECTEURS
- ”Striplite
- ALUMINIUM //• POLI fj ,,
- Fournis en longueurs f / A indivisibles de 3o c/m
- MAXIMUM //,
- 2m,40
- TOUS VOLTAGES
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE Ld
- LUCIEN ESP1R, Administrateur - délégué
- 10 et 12, rue RODIER, — PARIS —
- COMPAGNIE G1' RAD10TÉLÉGRAPH1QUE
- CARPENTIER, GAIFFE, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTÉLÉGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- A TERRE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPAREILS POUR LA RADIOTÉLÉGRAPHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- Appareils de mesures spéciaux : Ondemètres et autres
- DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 20, rue Delambre, PARIS
- Adresse télégraphique : Généradlo-Paris Téléphone : 709-91 Marque de fabrique : C. G. R
- Nouveaux Condenseurs
- A SURFACES <®>
- pillai!
- “ LAWRENCE
- Breveté S. G. D. G.
- Convenant spécialement
- pour TURBINES à vapeur
- et Machinés à vapeur surchauffée
- LAWRENCE & C"
- 90, Rue du Chevalier-Français, LILLE
- p.2x66 - vue 494/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Electrique du 24 Avril tgog.
- 67
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ELECTRIQUES
- DU NORD ET DE LEST
- Société Anonyme an Capital de 20 Millions
- SIEGE SOCIAL : 75, Boulevard Haussmann. PARIS
- Téléphone : 234-10
- CABLERIE
- « JEUMONT «•
- Agence pour le Sud-Est :
- Société de Constructions Électriques, 67, Rue Molière. LYON
- p.2x67 - vue 495/688
-
-
-
- 68
- {Supplément â Là Lumière Électrique du 24 Avril 1909.
- C. OLIVIER ETC
- ;e
- Fournisseurs de la Marine, des Télégraphes, des Chemins de fer et du Métropolitain
- Dynamos et Appareillage continu et alternatif Lampes à arc. Pompes centrifuges électriques
- Compresseurs d’air et Meules électriques
- Usine à ORNANS (Doubs)
- Agent général à Paris
- G, JARRE, 43, boulevard Haussmann, PARIS
- Téléphone : 154-60
- CHARBONNEAUX &C
- Verreries de Reims Fournisseurs des Postes et Télégraphes
- <ef^_
- ® Agent à Paris :
- A. TAVEAU, Ing. E.C.P.
- 4, Rue des Grands-Champs
- Téléph. : 935-52
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES
- ISystème MOSCICKI
- FRIBOTJRG (Suisse)
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés sur courant monophasé.
- P PRODUCTION DES COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE. — TÉLÉGRAPHIE SANS FIL.
- — RAYONS X. — BATTERIES POUR PRODUCTION D’EFFLUVES. — OZONISEURS.
- Exposition de Milan 1906. — Diplôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur E. C. P., 5, rne d’Assas, Paris. Représentant pour la France.
- Société» de
- L’ACCUMULATEUR
- TUÛOR
- Société Anonyme, Capital 8,»oo,ooo Francs Siège Social ; 81, Rue Saint-Lazare, 81 — PARIS USINES : 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS s
- ROUEN, S, place Carnot. »— LYON, 106, rue de lTIôtel-de-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. TOULOUSE, 53, rue Raymond IV. — NANCY, 4, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tndor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- p.2x68 - vue 496/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Électrique du Avril 1909.
- 69 .
- LA LAMPE BEGK rrDT,lE
- à Arc-flamme à liante intensité lumineuse
- LA SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SANS AUCUN MÉCANISME délicat d’horlogerie ou de réglage Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Prix courant et Brochure descriptive sur demande
- O. AUBERT, 41 et 43, avenue Sainte-Foy
- NEUILLY-SUR-SEINE
- 0 / *
- Jsofit
- le meilleur mastic *
- pour isolateurs
- ATmzonUucemJm
- i Exportât!tn dons tous les pays
- 4
- %
- 7b
- <!>
- RÉFÉRENCES : soc. an. brown, bovkri ET c°, Baden (Suisse) ; atelier de construction oehlikon à Oerlikon (Suisse) ; compagnie belge sibmens-schuckert, Bruxelles ; société des forces motrices bu refrain, Montbéliard (France); société des forces électriques de la goule. Saint-Imier (Suisse); sociéta adriatica di elettricita, Venise (Italie); soc. màrtesarra per distribuzione de eneroia elettrica. Milan, etc.
- COMPAGNIE FRANÇAISE POUR L’EXPLOITATIOI DES PROCÉDÉS
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social s f©, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : 158-11, 158-81 Adresse télégraphique .* Elihu, Paris
- TRACTION ELECTRIQUE - TRANSPORT DE FORCE TURBINES A VAPEUR (Système Curtis) Eclairage électrique — Appareils de Mines
- Ateliers de construction ; 219, rue de Vaugirard, PARIS
- p.2x69 - vue 497/688
-
-
-
- Supplément a La Lumière Électrique du 24 Avril 1909.
- ÉTABLISSElMENTlS
- Aubert-Grenier, Dijon
- Usines et Bureaux : DIJON, Rue de la Stéarinerie. — Téléphone : 856
- Pose de Câbles
- DIRECTION POUR LA VENTE :
- PARIS — 3, Rue clu IMvre, 3 — PARIS
- TÉLÉPHONE : 304,38
- Câbles électriques souterrains
- Accessoires perfectionnés Fils et câbles isolés au caoutchouc
- SOUPAPE PjC-Pipni NODON
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d'accumulateurs — Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. — Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence. —
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D’ÉLECTRICITÉ MORS 7
- Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de fer. — Lampes à arc “ MORS-CARBONE ”
- Magnétos. — Installations électriques
- Maton J8SEPK FARGGT, fonAfe en 1M23
- FARCOT F“* & C"
- St-OUEN-PARIS
- Téléphona :
- 504-55 et 504-33
- HORS CONCOURS : *905 f QUATRE GRANDS PRIX : 1900 HORS CONCOURS : LIÈGE 1905
- DYNAMOS et MOTEURS
- Eclairage - Transport «le
- MACHINES fl VAPEUR — CHAUDIÈRES APPAREILS DE LEVAGE — POMPES A PISTON POMPES CENTRIFUGES — POMPES A INCENDIE
- p.2x70 - vue 498/688
-
-
-
- Supplément a La Lumière Electrique du a 4 Avril 1909.
- Éclairage Électrique En vente
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- TRAMWAYS
- Locomotives et Métropolitains électriques
- (Traction dam les mines, sur eau et sur route)
- ÉTUDES ET PROJETS - MATÉRIEL
- Prix de premier établissement
- EXPLOITATION - PRIX DE REVIENT - RENDEMENT FINANCIER
- Par Paul DUPUY
- Un volume in-8° raisin (a5x 16) de 5o5 pages, avec a64 figures, un grand tableau schématique iiors texte, augmenté d’un appendice de 40 pages avec 14 figures. — Prix, broché.1 S francs
- Aclr. télégr. : GRAMME PARtS
- Téléphone : 402.01
- -*d F*-
- Catalogues et Devis gratuits sur demande
- SOCIETE GRAMME
- 20, rue d’Hautpoul. — PARIS (19“)
- DYNAMOS ET MOTEURS à courant continu ALTERNATEURS MOTEURS ASYNCHRONES TRANSFORMATEURS — COMMUTATRICES GROUPES ÈLECTROGÈNES
- ALTERNATEUR BIPHASÉ DE 400 KYA AVEC EXCITATRICE EN BOUT
- Lampes ji filaments métalliques
- r, •' MONO WATT GRAMME”
- |1 consommant t watt par bougie
- Lampes courantes à filament de cliarl/on
- ACCUMULATEURS : ' LAMPES A ARC
- a feu nu ou eu vase clos
- POMPES - VENTILATEURS PONTS ROULANTS TRACTEURS TREUILS
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & Hrl. B. DE LA MATHE
- gté 4m« au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAiNT-MAURlGE ( Seine )
- —------•<>©<> ——
- Manufacture G1» de CABLES et FILS ELECTRIQUES
- Transport de Force et Eclairage. — Construction et Pose complète do réseaux souterrains. Fourniture de Matérie . et Accessoires pour installations électriques. •
- CABLES pour BASSE tension,
- CABLES pour HAUTE tension iusqu’à 30.000 volts.
- DEPOTS :
- à PARIS, 81, rue Réaumur LYON-MARSEILLE-BORDEAUX, etc.
- Adresse Télégraphique :
- DELAMATHE, St-Maurice (Seine) Téléphone 940-26
- p.2x71 - vue 499/688
-
-
-
- 7:a
- Supplément à La Lumière Électrique du 24 Avril 1909
- ------------_---
- Pneumatiques,
- Antidérapants
- A. GRAMMONT
- PONT-IIE-CHÉRUY (Isère)
- PARIS, rue Taitbout, 10. Téléphone : 221 85, 221 57.
- PARIS, Boulevard Péreire, 212. Téléphone : 534 49.
- LYON, quai de Retz, 19-20. Téléphone : 16 50.
- MARSEILLE, rue Armény, 2. Téléphone : 31 28.
- TOULOUSE, Boulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- Voir annonce : “ Electricité ”
- BIAISONS
- DE
- VENTE :
- CABINET
- J. DELAGE
- FONDÉ en 1890
- MARQUES de
- FABRIQUE
- ^ PROCÈS
- CONTREFAÇON
- <J^UCENCES
- MONTEILHET
- Ancien élève de l'École Polytechnique
- 90, boulevard Richard-Lenoir
- TÉLÉPHONE
- 919-37
- Les Rivets en Acier
- COSMOS
- se posent comme des CLOUS
- SANS OUTILLAGE
- u—Demander ~ teua renseignements à la Compagnie
- 3, rue de Grammont, — PARIS
- -
- CHEMINS DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- STATIONS HIVERNALES
- (NICE, CANNES, MENTON, etc.)
- Billets d’aller et retour collectifs de lra, 2° et 3° classes Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lre, 2e et 3e classes pour les stations hivernales suivantes : Cassis, La Ciotat, St-Cyr-la-Cadière, Bandol, Ollioules-Sanary, La Seyne, Tamaris-sur-Mer, Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Raphaël-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4« et chacune des suivantes.
- La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fols de quinze jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation d’un supplément de 10 %.
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets quatre jours au moins à l’avance à la gare de départ.
- Des trains rapides et de luxe composés de confortables voitures à bogies desservent pendant l’hiver, les stations du littoral : Paris- la Côte d’Azur en treize heures par train extra-rapide de nuit ou par le train « Côte d’Azur Rapide ».
- p.2x72 - vue 500/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique. du 24 Avril ,1909/* 7^
- 2e ÉDITION
- NOTIONS GÉNÉRALES ‘
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- par
- R. DE VALBREUZE
- Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien.
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures. —Prix, broché. . . 7 fr. 50
- LE RÉGLAGE
- GROUPES ELECTROGÈNES
- PAR
- J.-L. ROUTIN,
- Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur -Conseil.
- Préface de M. H. LÉAÏÏTÉ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 155 pages avec 45 figures. — Prix, broché : 5 francs.
- MOTEURS A COLLECTEUR
- COURANTS ALTERNATIFS
- Ta R LE
- Dr F. N1ETHAMMER
- rofesseur à l’École Technique Supérieure de Brünn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 131 pages, avec 138 figures.— Prix, broché. . 5 fr.
- ÉTUDE SUR LES RÉSONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par Gi CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la Rive gauche de Paris.
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix
- 2 fr. 50
- p.2x73 - vue 501/688
-
-
-
- 74 Supplément :à La Lumière Electrique du 24 Avril 1909.
- MACHINES BELLEYILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos.
- BREVET D’INVENTION S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- — Xx—
- TYPES
- de
- I O à 5 000
- CHEVAUX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Pierrier ”........................
- Pour les torpilleurs 368 et 369........................ ......
- Pour les cuirassés “ République ”, “ Danton ” et “ Mirabeau ”
- (groupes électrogènes de bord)..............................
- Pour la Station de chargement de sous-marins de la baie Ponty (Bizerte)
- Gompanhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne................
- Siemens & Halske, Charfcow (Russie)..............................
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les Stations électriques de Valenciennes * de Catane et de Cambrai).
- Arsenal de Toulon................................................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).........
- Société d’Electricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne).
- — pour la Station de Nîmes..............
- Port de Cherbourg................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle.....................................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à, l’électricité (Orléans).. Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)...
- Société Anonyme des Mines d’Albi.................................
- Société Normande de Gaz, d’Électricité et d’Eau..................
- Etc., etc. ___________
- 2 machines 6.800 chevaux
- 2 — 4.000 —
- 12 — 1.800
- 3 — 600
- 6 — 5.000
- 16 3.410
- 7 2.330
- 5 — 1.660 —
- 6 . 1.350
- 1 — 1.200
- 2 — 1.300
- 3 _ 830 —
- 2 — 800 —
- 1 ““ 750
- 6 658
- 2 — 600 __
- 5 — 580 —
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour compoi'tent plus de 400 Machines à grande vitesse et près dé sooo Machines a vapeur diverses.
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- Sté Ame des Établissements DELAUNÂY BELLEVILLE
- Capital : SIX MILLIONS .le Francs
- ATELIERS & CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- Adressé télégraphique : BELLEVILLE, Saint-Denis-sur-Seine.
- p.2x74 - vue 502/688
-
-
-
- 7$.
- Supplément kJLa. Lumière Électrique du 24 Avril 190g.
- LA
- LIBBAIRIE SCIIliTIPIQÜB A. mmn
- 6, rue de la Sorbonne. Paris (V°)
- Achète les ouvrages
- collections scientifiques
- Désiré KORDA
- LA
- SÉPARATION ÉLECTROMAGNÉTIQUE
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS
- Un volume in-8° raisin (25Xi6) de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : broché, 6 fr. ; — relié, 7 fr.
- L’USURE ANORMALE
- DES
- TURBINES HYDRAULIQUES
- Par Julien DALEMONT
- Un vol. de 61 pages sur papier couché avec planches. Prix broché. S fr. 50
- p.2x75 - vue 503/688
-
-
-
- 76
- Supplément à La Lumière Électrique du 24 Avril 1909.
- En employant le
- Vertical Cosmos
- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, toujours habituelles quand vous avez besoin de prendre parmi vos papiers, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien même vos papiers seraient en nombre considérable et vous procurera ainsi une GRANDE ÉCONOMIE de temps, or, nous ne devons pas oublier un seul instant le vieux proverbe :
- TIME IS MONEY.
- Contre demande, envoi gratis et franco du catalogue spécial.
- C,E COSMOS j 3 et 9, rue de Graiiinioiit, M® ARI^ Téiég. : cosmostyl-paris.
- CHEMINS DE FER DE L ÉTAT
- PARIS A LONDRES
- Vid Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare.
- Services rapides tous les jours et toute l’année (Dimanches et Fêtes compris).
- Départs de Paris-Saint-Lazare : à 10 h. 20 matin (lrc et 2e cl. seulement) et à 9 h. 20 soir (lro, 2e et 3° cl.).
- Départs de Londres : Victoria (C'” de Brighton) à 10 h. matin (lre et 2° cl. seulement), London-Bridge et Vcitoria à 8 h. 45 soir (lro, 2e et 3" cl.) — Trajet dejour en 8h. 40.
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables pendant 7 jours : 1™ cl. 48 fr. 25; 2« cl. 35 fr. ; 3» cl. 23 fr. 25. Billets d’al-leret retour valables pendant un mois: lre cl. 82 fr. 75; 2e cl. 58 fr. 75; 3e cl. 41 fr. 50.
- Ces billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lr“ cl. et de 2e cl. à couloir avec W.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec W.-C. et toilette. Une des voitures de lre cl. à couloir des trains de nuit conjporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- EXCURSIONS
- Billets d’aller et retour valables pendant '14 jours Délivrés à l’occasion des fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de l’Assomption et de Noël.
- De Paris-Saint-Lazare à Londres et vice-versa.
- lrc classe 49 fr. 05 ; 2eclasse 37 fr. 80 ; 3e classe 32 fr. 50.
- Pour plus de renseignements, demander le bulletin spécial du Service Paris à Londres, que l’Administration des chemins de-fer de l’état envoie franco à domicile sur demande affranchie adressée au Secrétariat de Direction (Service de Publicité), 20, rue de,Rome, à Paris.
- MACHINES A ÉCRIRE
- UNDERWOOD, REMINGTON SCHMIDT, OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf avec des pièces d’origine liorées aoec garantie de bon fonctionnement
- vwwwvww
- APPAREILS A POLYCOPIER
- ACCESSOIRES
- Fournitures de lrc qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l’outillage le plus moderne
- 121-20
- 3, rue Grammont. — PARIS
- p.2x76 - vue 504/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du a4 Avril 1909.
- 97
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L'ELECTRICITE
- Accumulateurs.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz ETCie,27, rue Gavé, Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’IIautpoul, Paris.
- Appareillage électrique.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Espih, L., (General Electric de France Lld), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteur, J.-A., 122, avenue Philippe-Auguste,
- Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 82, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesure.
- Carpentier, J., 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Ducretet, F., et-Roger E., 78, rue Claude-Bernard, Paris.
- Richard, J., 28, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 82, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris,
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 28, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi, Ch., 41 à 47, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat, 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 89, rue de Provence, Paris.
- Danzer, H., 8, rue Richepansc, Paris.
- Monteilhet, A., 90, boulevard Richard-Lenoir, Paris.
- Protte, G., 88, Boulevard de Strasbourg, Paris.
- Thierry, Ch., 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et Ci0, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 78, boulevard Haussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricitê de Creil, 89, rue Saint-Lazare, Paris.'
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot 'frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Lahmeyerwerice A. G., 48, Hochsterstrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allema-gne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Giiammont, A., Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Cle, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Pans.
- Société Française Oerlikon. 9, rue Pillet-Will, î Paris.
- p.2x77 - vue 505/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Électrique* du 24 Avril 1909.
- ?8
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et Cie (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Franzoni, A., (Mastic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Grammont, A., [Ebonite) Pont de Chéruy (Isère).
- Hermann, (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss etC‘u (EmbrayageBenn), Seloncourt (Doubs)..
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Noiid et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et II. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Deloiie, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegrapii Works C° Lld, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Cie, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 20, rue du /, Septembre, Paris.
- Isolateurs
- Centoiie et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Ta veau, A., (Charbonneaux et Cie), 4, rue des
- 1 Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert, C., (Lampe Beck) ,41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié (hampe Volta), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacaiirière [Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard \\u.iaæ.r[Lampe Osram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann [Lampe Fulgurd), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société d’Electricité Mors [Lampe Mors-Carbone), 7, rue Duranti, Paris.
- Machines-outils.
- Ernault, H., 169, rue d’Alésia, Paris.
- Pneumatiques
- Grammont, A., Pont de Chéruy, (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° L111 , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Cle, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Duranti, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégrapiiique (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- DiniNjA., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- p.2x78 - vue 506/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Électrique dù 24 Avril 1909
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Ànnalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards.— G. A. : Centralblatt für Accumulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen. — Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E. R. J. : Electric Railway Journal. E, R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York).— E. U. M. : Elektrotechnik und Maschinenbàu. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.,W. Electi'ical World. — G. G. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I.T. : L’Industi’ie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für dralitlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. r Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American lnstitute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et delà Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S.E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E.T.Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure.
- Monasch, B. — Fortschritte der Bogenlampentechnik (E.T. Z., i5 avril 1909).
- Lindeck, St. —• Die Internationale Konferenz über elektrische Einherten und Normalen ’zu London im Okto-ber 1908 (E. T. Z,, i5 avril 1909).
- Schmidt, J. — Uber elektrische Zentralanlagen in rüssichen Stadten (.E. T. Z., i5 avril 1909).
- Jeutsch, O. — Drahtlose Telephonie (E. T. Z.,
- 15 avril 1909).
- Harlicek, J. — Elektrisch angetriebene Ivompresso-ren (Z. V. D. /., 10 avril 1909).
- Prokll. R. — Neuere Flachregler mil regebarer Umlanfzahl (Z. F. D. 1., 10 avril 1909).
- Jaiin, J. — Das Wanken der Lokomotiven unter Bc~ rücksichtigung des Federspieles (Z. V. D. 1., 3 et 10 avril 1909).
- Rumpler, E. — Motoren für Luftfahrzeuge (Z. F. D. /., 3 et 10 avril 1909).
- Drysdale, Y. — The Use of the Potenliometer 011 Altemate-Currenl (Ea., 16 avril 1909).
- Beadle et Stjwens. — The Composition and Durabi-lity of Cable Papers (Ea., 16 avril 1909).
- Siiover, B.-R. — The Industrial Application of the Electric Motor, as llïuslrated in the Gary Plant of the Indiana Steel Company (Ea., 16 avril 1909).
- Dawson, Pi-i. — Practical Considération of Overhead Conductors (Ea., 16 avril 1909).
- Harwood, YV.-A. — A New Standard of Light(Æ7t.,
- 16 avril 1909).
- Gibson, A.-H. —• The Combined Efliciency of a Small gas Engine and Producer Plant (Ea., 16 avril 1909).
- ... — Aluminium Welding {Ea., 16 avril 1909).
- Sabersky, E., et Adler, E. — A New Electrical Har-dening Furnace (Ea., 16 avril 1909).
- Paterson, C. kt Rayner E.-H. — Non-Inductive, Water Cooled Standard Résistances for Précision Aller-naling Currcnl Measurements (Ea,, 16 avril 1909).
- George, L. — Sur les différents systèmes de vente de l’énergie électrique (/. E10 avril 1909).
- Izart, J. — Les économies de combustibles dans les stations centrales (J. E., 10 avril 1909).
- Montpellier, J,-A. — Galvanomètres étalons pour courants continus (Eé., 10 avril 1909).
- Perkins, F.-C. — Un nouveau détecteur des perles à la terre (Eé., 10 avril 1909).
- Rainville, A. — Economies résultant de l’application de l’énergie électriques dans les usines (Eé., 10 avril
- Berges, A. — Installation et utilisation des chutes d’eau (Eé., 10 avril 1909).
- ... — The reconstructed Car House and Shops of the Third Avenue Railroad Company (E. R. J., 3 avril
- 1909)-
- Roth, E. — Les moteurs polyphasés à collecteur à excitation shunt (L. E., 10 et 17 avril 1909).
- Escard, J. — Préparation industrielle des ferro-chromes (L. E17 avril 1909).
- Espitallier. — Organisation des rues des grandes villes (L'Ingénieur constructeur, i5 avril 1909).
- Julius, C.-H — Graissage des coussinets dans les voitures motrices des tramways; graissage des engrenages (L. E., 17 avril 1909).
- Kitt, Fa.-T. — Relation of Central Stations to the Automobile Business (E. R N., 27 mars).
- Wilkinson. — Hydroeleclric Plant of the Scheneclady Power Company (E. R. N., 27 mars 1909).
- Wolcott. —Alternaling Currents and Their Applications (E, R. N., 27 mars 1909).
- . . . — Single-Phase Railways of Europe (E. R, N., 27 mars 1909).
- — rdeclrically-Driven Fountain-Pen Faetory (E. R. N., 27 mars 1909).
- p.2x79 - vue 507/688
-
-
-
- 8o
- Supplément à la Lumière Electrique du 24 Avril 1909
- VALEURS INDUSTRIELLES
- : — ~ “ » • cours COURS COURS COURS
- DU DU DU DU
- l3 AVI111. I<) AVRIL l3 AVRIL 19 AVRIL
- 19°9 1909 J9°9 i9°9
- Ateliers const. élect. Nord et Est... 3'2I . 3i6 Fives-Lille 6i5 609.5o
- 15a h i332 Forces motrices Rhône 556 555
- 49* 49* Forces motrices Haute Durance.. .. 4?5 475
- Canalisation électrique 102 92,50 Forces motrices et Usines de l’Arve. i3o5 i3o5
- Cio électrique de la Loire. . . * 422 416 Française électrique 295 295
- r’ie fo'kiMPtttirm rlp«i C,OtTH>t.ftUVR .... 1870 1861 Grivolas I QO 184s
- 674 674 La Volta.
- f'ie plpelriqne INfnncy. ..... 1285 1285 Métropolitain
- Gie générale française de tramways. 5gi' 585 Nord-Sud Paris 316 : 3i 1
- — parisienne de tramways 187 186 Omnium Lyonnais 166' 162
- /”He rrrivuimlp ri ’élpntriP.l té ......... 826 823 Ouest-Lumière . ;
- Cic prod. cliim. Alais et Camargue.. io3o 1029 Schneider et Cie (Creusot) 1985 •968
- Distribution d’énergie électrique... 480 460 Secteur de la place Clichy ;i3go i3go
- Tfylp ot. Hnr.alaii 56 j 56o — rive gauche, 5oi 5o5
- Felpiracrp électrique. . 262 208 Ste d’électro-chimie' 3125 3125
- Eclairage et force par l’électricité. . i310 13oo S'0 française des électrodes . . . 45o 455
- Edison (Cie continentale) i38o i389 Ste franco-suisse pour l’ind. élèct.. . 440/ 44^
- F.lpp.tricité dp Paris 685 682 Société Gramme : 338 338
- F.îprfrn-cliirme de "Bozel 3i5 320 Ste Indo-chinoise d’électricité. .
- Fl prlrn-rhi inique du Ci(FrG io35 1019 St0 Pne Distribution Electricité.. . 363
- Electro-chimique de la Romanche.. . 476 465 gi. pne l’Industrie des ch. de fer.. .. 262 262
- Electro-industrielle 2.40 244 Ste Alsacienne Constructions mécan. 5875 6000
- Electro-métallurgique de Dives.... 449 45o Sta Grenobloise force et lumière. . . 465 465
- Electro-mélall. française de Froges. T 22a 1200 S’e générale électrique industrielle. 225 230
- Énergie électrique du centre 496 496 Société industrielle des Téléphones 335 328
- Energie élect. littoral méditerranéen 36o 365 Thomson-Houston. 714 703
- Energie électrique (Société havraise) 4 2 6 428 Thomson-Houston Méditerranée.... 465. . 463
- Energie électrique (Société indusl.) 145 i45.75 Travaux d’éclairage et de force.. .... 370 374
- F.st T ai mi ère 4?4 474 Triphasé 5o5
- COURS DES MÉTAUX ET DES CHARBONS
- [Prix des 100 kïlogs à Paris sauf indication contraire)
- Fers marchands î h Etain Détroits (Le Havre) 358
- Aciers 17,5o Etain Banka . .. . .. 365 5o
- Feuillards '..... . *7 Etain Cornouailles .. 345 , 5o
- Poutrelles !9 Plomb ordinaire 46 •75
- Tôles . 17,00 Plomb laminé et en tuyaux. 54
- Fontes . 6t Zinc Vieille-Montagne ... 82
- Zinc Silésie (Le Havre1) 61 5o
- Cuivre en barres Chili... (Le Havre) i49,5oet 148/25 Zinc autres marques ... 60
- Cuivre en planches (*) . 200 et 160
- Cuivre en tuyaux sans soudures (*). 240 et 200
- Cuivre en fils (*)-• . 100 et 160 Charbons (tout venant) ... ,. _ (5
- (') Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
- p.2x80 - vue 508/688
-
-
-
- N° 18 I
- Supplément à la Lumière Electrique du ie>' Mai 1909
- 1
- Richard HELLER
- CONSTRUCTEUR-ÉLECTRICIEN Bureaux, Ateliers et Laboratoires 20, Oité Trévise. — PARIS
- s fl5
- g. 4)
- C* *S3
- V y
- 1S et
- INSTRUMENTS DE MESURE
- Concession pour la France et les Colonies
- de la Société HARTMANN & BRAUN VOLTMÈTRES, AMPÈREMÈTRES, WATTMÈTRES POUR TABLEAUX, TRANSPORTABLES ET ENREGISTREURS PHOTOMÈTRES, PYROMÈTRES ÉLECTRIQUES Fréquencemètres, Phasemètres
- INSTRUMENTS DE LABORATOIRE
- MATÉRIEL D’INSTALLATION
- APPAREILLAGE DE HAUTE ET BASSE TENSION
- Lampes à. arc à flamme,
- Charbons et Balais « SIEMENS » Petits moteurs. Chauffage électrique, Horloges électriques, Lampe électrique « JUPITER » pour photographier. Lampe électrique « OSRAM » (de 23 à 400 bougies) (1 watt par bougie)
- Électricité Médicale et Dentaire, Instruments de Démonstration et de Physique.
- CATALOGUES SPÉCIAUX SUE, DEMANDE
- Fefa
- e-La!
- 6 A.-G.
- FRANCFORT S. I,
- {Allemagne)
- Représentée par la Société Anonyme d’Electrioité Lahmeyer
- fl ,
- PARIS
- j ;15, Rue Richepance, 15
- BRUXELLES
- 8, Rue de la Chancellerie
- TURBOGÉNERATEURS
- Pour courant continu, alternatif et polyphasé
- p.2x81 - vue 509/688
-
-
-
- Brevet à céder
- TRANSMETTEUR TÉLÉPHONIQUE
- Système BROWNE
- Brevetés. G. D. G., N" 377.472, le 2 Mai 1907.
- Cet appareil rend l’articulation plus claire, permet de conserver à de très grandes distances et de réduire la force électrique nécessaire au fonctionnement d’un système téléphonique, et donne la possibilité de taire usage de conducteurs de plus petit diamètre que ceux employés jusqu’à ce jour.
- L’inventeur, désireux de tirer parti de son brevet en France, s’entendrait avec Constructeur pour son exploitation moyennant conditions à débattre.
- Pour tous renseignements ou offres, s’adresser à MM. BRANDON Frères, Ingénieurs-Conseils, à Paris, rue de Provence, N° 59.
- ANNONCES DIVERSES
- AVIS
- La Concession de l’Eclairage par le Gaz de la Ville d’Anor (Nord) expire le i5 octobre 191a.
- La Commune examinera avec bienveillance les propositions qui pourraient lui être faites pour l’éclairage de la Ville et des particuliers, soit par le gaz, soit par l’électricité.
- Adresser les propositions à M. le Maire d’Anor (Nord).
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BUREAUX et usine
- 2.7, Rue Cavé. — à LEVALLOIS
- — Téléphone : 537-58 —
- Brevet à céder
- APPAREILS RECEPTEURS
- POOR LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Système PIERCE
- Breveté S. G. D. G. N° 375.450, le 7 mars 1907.
- Cet appareil, à cohéreur compris dans un circuit relié par induction au circuit d’antenne, permet, entre autres avantages, d’assurer toujours, par un réglage facile à effectuer, une résonance très nette et des signaux intenses ; de supprimer, dans une large mesure, les perturbations dues à des conditions anormales e t d’établir à volonté un circuit de sourde résonnance pour écouler des signaux dont on ne connaît pas la périodicité.
- L’inventeur, désireux de tirer parti de îton brevet en France, s’entendrait avec Constructeur ou Société pour son exploitation, moyennant conditions à débattre.
- Pour tous renseignements on offres s’adresse^ à MM. BRANDON Frères, Ingénieurs-Conseils, à.Paris, rue de Provence 1 ï\" :><).
- Demandez tous
- Renseignements sur les
- Rivets Bifurques & Tubulaires
- COSMOS
- ;3, rue de Grammont, 3
- PARIS
- p.2x82 - vue 510/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du i01' Mai 1909.
- 83
- CHAUVIN & ARNOUX, Ingénieurs-Constructeurs
- Caisse de Contrôle.
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 188, rue Championnet,
- PARIS
- Télégraphe .• ELECMESUR-PARIS Téléphone 823-82
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. MÉDAILLE D’Or : Bruxelles; 1897; Paris, '899; Saint-Louis, 1904.
- INSTRUMENTS
- pour toutes mesures électriques
- DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Wattmètre.
- MAISON
- ROUSSELLE & TOURNAIRE
- Société Anonyme. Capital 500,000 fr. — 52, rue de Dunkerque, PARIS (Xe)
- Seule Concessionnaire pour la France et les Colonies des Appareils, Brevets et procédés de fabrication de la
- Société Siemens et Halske
- NOUVEAU CATALOGUE
- N° 51
- APPAREILS DE MESURE
- POUR TABLEAUX
- Â L’IMPRESSION
- INSTRUMENTS DE MESURES
- INDUSTRIELS ET DE PRECISION POUR LABORATOIRES
- Téléphonie. — Moteurs et Ventilateurs. Radiologie. — Lampes à arc “ Lilliput’’. Lampes TANTALE, etc., etc.
- LA LAMPE 1EGK
- BREVETEE
- S. G. D. G.
- à Arc-flamme à liante intensité lumineuse
- LA SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SANS AUCUN MÉCANISME délicat d’horlogerie ou de réglage Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Pria: courant et Brochure descriptive sur demande
- C. AUBERT, 41 et 43, avenue Sainte-Foy
- NEUILLY-SUR-SEINE
- p.2x83 - vue 511/688
-
-
-
- 84 Supplément à La Lumière Électrique du i8r Mai 1909.
- Équipements complets de laminoirs réversibles et non réversibles en courant continu et courant alternatif.
- Dispositifs brevetés pour utilisation des volants. Amortisseurs d’acoups pour moteurs courant continu. Régulateurs automatiques de glissement pour moteurs C. A. Equipements électriques des services auxiliaires des trains de laminoirs, rouleaux, rippeurs, cisailles, etc.
- Agences à PARIS, LILLE, LYON, NANCY, SAINT-ÉTIENNE,
- BORDEAUX, BRUXELLES, MADRID, ROME, GÊNES, MILAN, LISBONNE
- MOTEUR, COURANT CONTINU, 1500 HP, 220 YOLTS, 100 A 125 TPM, COMMANDANT UN TRAIN TRIO A RAILS
- Société Anonyme
- Westinghouse
- Capital : 15 Millions de Francs
- USINES AU HAVRE
- Demander les Catalogues
- p.2x84 - vue 512/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du ier Mai 190g.
- ATELIERS DE || EU M O NT ^
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme au capital de 20 millions
- GROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. — PONTS ROULANTS. — LOCOMOTIVES DE CANAUX ET DE MINES. — MACHINES D’EXTRACTION
- SIEGE SOCIAL : 75, Bd Haussmann. — PARIS
- Agence pour* le Sud Est :
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES, 67, rue Molière. LYON
- p.2x85 - vue 513/688
-
-
-
- 86
- Supplément à La Lumière Electrique du ier Mai 1909.
- 3io(it
- ^ I le meilleur mastic
- pour isolateurs
- Tranzonttucem-Jm
- I Exportation dam tous lei paya
- RÉFÉRENCES : SOC. AU. BROWN, BOVERI ET C°, Baden (Suisse) ; ATELIERS DE CONSTRUCTION OERLIKON à Oerlikon (Suisse) ; compagnie biclge siemens-schuckert, Bruxelles; société des forces motrices du refrain, Montbéliard (France); société des forces électriques de la goule. Saint-Imier (Suisse); societa adriatica pi elettricita, Venise (Italie); s'oc, mautesarra per distribuzione de energia elettrioa. Milan, etc.
- Société de XII H A D
- L’ACCUMULATEUR I U U U H
- Société Anonyme, Capital »,»oo,ooo Francs Siège Social : 81, Rue Saint-Lazare, 81 — PARIS USINES : 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 53, rue Raymond IV. — NANCY, 4, me Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tndor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- CHARBONNEAUX & CIE
- Verreries de Reims Fournisseurs des Postes et Télégraphes
- Teléph. : 198
- , ^
- & ***
- 0+
- ® Agent à Paris :
- A. TAVEAU, ing e.c.p
- 4, Rue des Grands-Champs Téléph. : 935-52
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES
- Système MOSCICKI
- FRIBOURG (Suisse)
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés sur courant monophasé.
- PRODUCTION DES COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE. — TÉLÉGRAPHIE SANS FIL.
- — RAYONS X. — BATTERIES POUR PRODUCTION D’EFFLUVES. — OZONISEURS.
- Exposition de Milan 1906. — Diplôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur E. C. P., 6, rue d’Assas, Paris. Représentant pour la France.
- p.2x86 - vue 514/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du i0r Mai 1909,
- «7
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ELECTRIQUES
- DU NORD ET DE L'EST
- Société Anonyme au Capital de 20 Millions
- SIEGE SOCIAL : 75, Boulevard Haussmann. PARIS
- Téléphone : 234-10
- DE
- CABLERIE
- JEUMONT -
- 9
- CABLES ARMÉS BT ISOLÉS A HAUTE ET BASSE TENSION
- Agence pour le Sud-Est :
- Société de Constructions Électriques, 67, Rue Molière. LY'ON
- p.2x87 - vue 515/688
-
-
-
- 88
- Supplément à La Lumière Électrique du i«r Mai 1909.
- ul nutio mmn
- POUR TOUTES APPLICATIONS
- AFFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barres, Bandes; Bandelettes et Lames pour Collecteur» Etablissements Industriels E.-C. GRAMMONT
- R
- A. GRAMMONT, S
- PONT-DE-CHÉRUY (Isère) CHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale : POMT-DE-CHÉRUY (Isère)
- MAISONS DE VENTE :
- PARIS
- 10, Rue Taitbout (Téléphone 221-85 et 221-57) PARIS
- 212, Boul'1 Péreire (Téléphone 534-49). Pneumatiques.
- LYON
- 19, Quai de Retz (Téléphone 16-50) MARSEILLE
- 2, Rue Armény (Téléphone 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2 59).
- TRANSFORMATEURS Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie et Automobiles Voir annonce “Pneumatiques”
- MACHINES A ÉCRIRE
- UNDERWOOD, REMINGTON SCHMIDT, OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf aoec des pièces dforigine liorées aoec garantie de bon fonctionnement
- vwwwyww
- APPAREILS A POLYCOPIER
- ACCESSOIRES
- Fournitures de lre qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l'outillage le plus moderne
- /9„
- VJ
- Tél. 121-20
- S, rue Grammont, — PARIS
- ATELIERS E. DUCRETET
- Instruments de Précision pour les Sciences et l’Industrie
- F. DUCRETET et E. ROGER
- suce
- Constructeurs, 75, rue Claude-Bernard, PARIS
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Matériels pour grandes distances
- TÉLÉPHONES HAUT-PARLEURS
- Microphone Gaillard-Ducretet
- ÉLECTROTHÉRAPIE
- Tarifs et Notices à la demande.
- REDRESSEUR
- des courants alternatifs SYSTÈME O- DE FARIA
- APPAREILS
- DE MESURES ÉLECTRIQUES
- COMPAGNIE G“ MDI0TÉLEGRAPH1QUE
- CARPENTIER, GAIFFE, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES'
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTÉLÉGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- A TERRE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPAREILS POUR LA RADIOTÉLÉGRAPHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- ; Appareils de mesures spéciaux : Ondemètres et autres
- DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 20, rue Delambre, PARIS
- . yÿffiSîfâtytl'Ptphtqu* Généradlo-Paris
- Téléphone -. 709-91
- Marque de fabrique : .G. G. R
- p.2x88 - vue 516/688
-
-
-
- Supplément k La Lumière^'Électrique}[du i01'LMai 1909.
- %
- Téléphone Ancienne Maison MICHEL et O" Adresse télég 708-03 - 708-04 COMPAGNIE POUR LA * Compto-Paris
- FABRICATION DES COMPTEURS
- et Materiel' d’Usines à Gax
- Société anonyme. Capital 8.000.000 de francs. — 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, 16 et 18, PARIS
- COMPTHOHS D'ELECTRICITE
- THOMSON pour courants continu et alternatif O’K pour courant continu ACT pour courant alternatif, diphasé et triphasé
- Compteurs à paiement préalable “ Système Berland à tarifs multiples “ Système Mâhl ”
- Compteurs à double tarif, à indicateur de consommation maxima, à dépassement
- Compteur suspendu pour tramway»
- APPAREILS DE MESURES Système Meylan cïArsonoat
- Les Ateliers
- H.ERNAULT
- 169, rue (TAlésia, PARIS possèdent plus de
- lOOltACHINES DE PRECISION
- pour la taille des différentes sortes d1 engrenages
- 1° ENGRENAGES DROITS
- 2° — CONIQUES
- 3° — HÉLICOÏDAUX
- Roues à vis sans fin
- LIVRAISONS rapides et exactes
- p.2x89 - vue 517/688
-
-
-
- go
- Supplément a La Lumière Électrique du i01. Mai 1909.
- SOUPAPE blectriopb \01)(»\
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d’accumulateurs — Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. — Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence. —
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D’ÉLECTRICITÉ MORS 7 rrl “
- Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de fer. — Lampes à arc " MORS-CARBONE ”
- Magnétos. — Installations électriques
- ACCUMULATEURS
- ET
- VOITURES ELECTRIOUES
- Alfred DININ
- Usines et Bureaux : % quai National, PUTEAUX (Seine)
- Téléphone 571-04 Adresse Télégraphique : ACCUDININ-PUTEAUX
- Bureau de Paris : 49, rue Saint-Ferdinand, 49. — Téléphone 529-14.
- INSTRUMENTS DE MESURE POUR L’ÉLECTRICITÉ
- Jules RICHARD
- FONDATEUR & SUCCESSEUR
- de la Maison RICHARD Frères
- 25,iTieMéliiujue(a^si“/;0Eetvosrn 10,rueHalévy (Opéra), PARIS
- Enregistreurs pour le contrôle de toutes les opérations industrielles en général
- Par la surveillance constante et absolue qu'ils exercent, ces instruments permettent de réaliser de grandes économies, et leur }>rix d’achat se trouve couvert à bref délai.
- NOUVEAUX MODÈLES -pour courants continus et alternatifs, Ampèremètres, Voltmètres, Waltmàtres
- Modèle électromagnétique à apériodicité réglable sans aimant permanent restant continuellement en circuit.
- GRANDS PRIX I St-Loris'igotfMilan 1906
- I Londres et Marseille 1908 Modèle apériodique de précision, à cadre système d’Arsonval, Ampèremètre ii shunts,
- Mnnrapnnng { Lièae 1905 Modèle thermique, sans self-induction, apériodique, à consommation réduite.
- uUNÜUUnù J Membre du Jury OHMMÈTRES — BOITES DE CONTROLE PORTATIVES
- p.2x90 - vue 518/688
-
-
-
- Supplément a La Lumière Electrique du Ier Mai 1909.
- 9‘
- Éclairage Électrique £/? vente
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- TRAMWAYS
- Locomotives et Métropolitains électriques
- (Traction dans les mines, sur eau et sur route)
- ÉTUDES ET PROJETS - MATÉRIEL
- Prix de premier établissement
- EXPLOITATION - PRIX DE REVIENT - RENDEMENT FINANCIER
- Par Paul DUPUY
- Un volume in-8° raisin (a5X. 16) de 5o5 pages, avec 'a64 figures, un grand tableau schématique hors texte, augmenté d’un appendice de 40 pages avec 14 figures. — Prix, broché.ï® francs
- Adr. télégr. . GRAMME-PARIS . Téléphone : 402.01
- Catalogues et Devis gratuits sur demande .
- SOCIETE GRAMME
- 20, rue d’Hautpoul. — PARIS (19e)
- DYNAMOS ET MOTEURS à courant continu ALTERNATEURS MOTEURS ASYNCHRONES TRANSFORMATEURS — COMMUTATRICES GROUPES ÉLECTROGÈNES
- Lampes à filaments métalliques
- “ NWNO WA TT GRAMME"
- consommant 1 watt par bougie
- Lampes courantes à filament, de charbon
- ACCUMULATEURS LAMPES A ARC a feu nu ou en vase clos
- ALTERNATEUR BIPHASE DE 400 KYA AVEC EXCITATRICE
- POMPES - VENTILATEURS PONTS ROULANTS TRACTEURS TREUILS
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & flri. B. DE LA. MATHE
- Sté Ame au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURiGE (Seine)
- Manulactnre G>« de CABLES et FILS ELECTRIQUES
- Transport de Force et Éclairage. — Construction et Pose complète de réseaux souterrains. Fourniture de Matérie et Accessoires pour installations électriques.
- CABLES pour BASSE tension,
- GABLES pour HAUTE tension iusqu’à 30.000 volts.
- DEPOTS i
- à, PARIS, 81, rue Réaumur LYON-MARSEILLE-BORDEAUX, etc.
- Adresse Télégraphique :
- DELAMATHE, St-Maurice (Seine) Téléphone 940-26
- p.2x91 - vue 519/688
-
-
-
- 9*
- Supplément à La Lumière Électrique du iorMai 1909
- CHEMINS DE FER DE L’ÉTAT CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- PARIS A LONDRES Viâ Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare. Services rapides tous les jours et toute Tannée (Dimanches et Fêtes compris). Départs de Paris-Saint-Lazare : à 10 h. 20 matin (lrc et 2e cl. seulement) et à 9 h. 20 soir (lre,2e et 3e cl.). Départs de Londres : Victoria (C|e de Brighton) à 10 h. matin (lre et 2e cl. seulement), London-Bridge et Vcitoria à 8 h. 45 soir (lro, 2e et 3° cl.) — Trajet dejour en 8h. 40. GRANDE ÉCONOMIE Billets simples, valables pendant 7 jours : lre cl. 48 fr. 25; 2® cl. 35 fr. ; 3° cl. 23 fr. 25. Billets d’al-leret retour valables pendant un mois: lre cl. 82 fr. 75; 2c cl. 58 fr. 75; 3« cl. 41 fr. 50. Ces billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton. Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lro cl. et de 2e cl. à couloir avec W.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec W.-C. et toilette. Une des voitures de lre cl. à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette. EXCURSIONS Billets d’aller et retour valables pendant 14 jours Délivrés à l'occasion des fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de VAssomption et de Noël. De Paris-Saint-Lazare à Londres et vice-versa. lre classe 49 fr. 05 ; 2e classe 37 fr. 80 ; 3° classe 32 fr. 50, Pour plus de renseignements, demander le bulletin spécial du Service Paris à Londres, que l’Administration des chemins de fer de i’^tat envoie franco à domicile sur demande affranchie adressée au Secrétariat de Direction (Service de Publicité), 20, rue de Rome, à Paris. ABONNEMENTS INDIVIDUELS ET DE FAMILLE Pour les Côtes Nord et Sud de Bretagne. Afin do permettre aux Touristes ainsi qu’aux Familles de s’installer sur une des Plages de Bretagne et do rayonner de là sur les autres localités do cette région si variée et si intéressante, la Cio d’Orléans, d’accord avec les Chemins de fer de l’Etat (ancien réseau do l’Ouest), délivre du jeudi qui précède la Fête des Rameaux au 31 octobre inclus au départ de toute gare, station ou halte des deux réseaux (Lignes de banlieue du réseau de l’Etat, anciennes lignes de banlieue do la Cio de l’Ouest exceptées) des abonnements individuels et de famille de lrc et 2° 'classes pour les côtes Sud et Nord de Bretagne (Gares des lignes du Croisic et de Guérande à Brest et de Brest à Granville par Lamballe, Dol et Folligny et des lignes d’em-branehement vers la mer). Ces abonnements comportent, en outre du trajet d’aller et retour à ses côtes avec arrêts intermédiaires facultatifs, la faculté de circuler à volonté sur les lignes des- Côtes Sud et Nord de Bretagne, ils sont valables 33 jours avec faculté de prolongation d’une ou deux fois d’un mois moyennant supplément de 25°/o du prix initial pour chaque période sans que la validité puisse en aucun cas dépasser le 15 Novembre. Le prix des cartes d’abonnement est de 95 fr. en 2'’classe et de 130 fr. en 1J‘° classe, lorsque la distance pour les parcours (aller et retour) n’excède pas 1000 kilomètres en dehors des points de libre circulation. Au delà dç 1000 kilomètres le prix est augmenté de 0 fr. 045 et de 0 fr. 065 (en 2e et lrc classes) par kilomètre en'sus. Des réductions allant jusqu’à 50 °/0 sont consenties en faveur des membres d’une meme famille.
- CHEMINS DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE CHEMIN DE FER DU NORD
- STATIONS HIVERNALES (NICE, CANNES, MENTON, etc.) Billets d'aller et retour collectifs de lro, 2° et 3e classes Valables 33 jours. Du 15 Octobre au 45 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de 450 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lre, 2e et 3e classes pour les stations hivernales suivantes : Cassis, La Ciotat, St-Cyr-la-Cadière, Bandol, Ollioules-Sanary, La Seyne, Tamaris-sur-Mer, Toulon, Hyères et toutes les gares situées entre St-Raphaël-Valescure, Grasse, Nice et Menton inclusivement. Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et cha-cime des suivantes. La durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de quinze jours xmoyennant le paiement, pour chaque prolongation d’un supplément de 10 %. ARRÊTS FACULTATIFS Faire la demande de billets quatre jours au moins à l’avance à la gare de départ. Des trains rapides et de luxe composés de confortables voitures à bogies desservent pendant l’hiver, les stations du littoral : Paris- la Côte d’Azur en treize heures par train extra-rapide de nuit ou par le train « Côte d’Azur Rapide ». STATIONS BALNÉAIRES ET THERMALES Du jeudi précédant les Rameaux au 31 octobre, toutes les gares du Chemin de fer du Nord délivrent des billets à prix réduits, à destination des stations balnéaires et thermales du réseau, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 100 kilomètres aller et retour. Billets collectifs de famille, valables 33 jours, prolongcables pendant une ou plusieurs périodes de i5 jours. (Réduction de 5o % à partir de la 4° personne); Billets hebdomadaires et carnets d'aller et retour individuels, valables 5 jours, du vendredi au mardi et de Tavant-veille au surlendemain des fêtes légales. (Réduction de 20 à 44 °/o); Les carnets contiennent 5 billets d’aller et retour qui peuvent être utilisés à une date quelconque dans le délai de 33 jours. Cartes d'abonnement, valables 33 jours, (Réduction de ao °/0 sur le prix des abonnements ordinaires d’un mois), à toute personne prenant deux billets ordinaires au moins ou un billet de saison pour les membres de sa famille. Pour les stations balnéaires seulement : Billets d’excursion individuels ou de famille, de 2e et 3e classes, des dimanches et jours de fêtes légales, valables uue journée dans des trains désignés (Réduction de 20 à 70 %>).
- p.2x92 - vue 520/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du i°r Mai 1909.
- 93
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES CABLES ÉLECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & Cie
- Société Anonyme au Capital de 1 300 000 francs
- Siège Social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gaudry
- CABLES ÉLECTRIQUES, SOUTERRAINS SPÉCIALITÉ POUR HAUTES TENSIONS
- Jusqu’à 50000 Volts
- Fournisseurs du Secteur des Ghamps-Élysées, des chemins de fer de l’Ouest et de l’Orléans à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et de la Société du Gaz et de l’Électricité de Marseille, etc.
- COMPAGNIE FRANÇAISE POUR L’EXPLOITATION DES PROCÉDÉS
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : ÎO, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : 158-11, 158-81 Adresse télégraphique : Elihu, Paris
- TRACTION ÉLECTRIQUE - TRANSPORT DE FORCE TURBINES A VAPEUR (Système Curtis) Eclairage électrique — Appareils de Mines
- Ateliers de construction \ 219, rue de Vaugirard, PARIS
- Accumulateurs r h i uni CAOUTCHOUC GUTTA-PERCHA CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- F ULIvIEN UpsZfNÊ&S—
- POUR TOUTES APPLICATIONS Bureaux et Usine : à CLICHY, 18, Quai de Clichy Persan The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works G0 (Limited) USINES : PERSAN (Seine-et-Oise)
- Adresse télégraphique : FULMENCLICHY Téléphone 511-86 PARIS, 97, bould Sébastopol
- p.2x93 - vue 521/688
-
-
-
- 94
- Supplément à La Lumière Élèctriqua du ier Mai 1909.
- 2e ÉDITION
- NOTIONS GÉNÉRALES
- SUR LA
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- par
- R. DE VALBREUZE
- Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien.
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures. — Prix, broché. . . 7 fr. 50
- LE RÉGLAGE
- GROUPES ELECTROGÈNES
- PAR
- J.-L. ROUTIN,
- Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur -Conseil.
- Préface de M. H. LÉAUTÉ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 155 pages avec 45 figures. — Prix, broché : 5 trancs.
- MOTEURS A COLLECTEUR
- A
- COURANTS ALTERNATIFS
- Va R LE
- Dr F. N1ETHAMMER
- rofesseur à l’École Technique Supérieure de Brünn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 131 pages, avec 138 figures.— Prix, broché. . 5 lr.
- ÉTUDE SUR LES RÉSONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par Gi CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la Rive gauche de Paris.
- Un volume m-8» carré de 76 pages, broché. Prix
- 2 fr. 50
- p.2x94 - vue 522/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du i'r Mai. 1909.
- 95
- En employant le
- Vertical Cosmos
- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, toujours habituelles quand vous avez besoin de prendre parmi vos papiérs, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien môme vos papiers seraient en nombre considérable et vous procurera ainsi une GRANDE ÉCONOMIE de temps, or, nous ne devons pas oublier un seul instant le vieux proverbe :
- TIME IS MONEY.
- Contre demande, envoi gratis et franco du catalogue spécial.
- C,E COSMOS,Setrue deOrammont,PARIS
- Télép. : 121 20.?
- : COSMOSTYL-PARIS.
- Désiré KORDA
- LA
- SEPARATION ELECTROMAGNETIQUE
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS
- Un volume in-8° raisin (25Xï6) de 219 pages avec 54 figures et 2 planches.
- Prix : broché, 6 fr. ; — relié, 7 fr.
- L’USURE ANORMALE
- DES
- TURBINES HYDRAULIQUES
- Par Julien DALEMONT
- Un vol. de 61 pages sur papier couché avec planches. Prix broché. 2 fr. 50
- p.2x95 - vue 523/688
-
-
-
- 96
- Supplément à La Lumière Électrique du ior Mai 1969.
- Antidérapants
- PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- PARIS, rue Taitbout, 10. Téléphone : 221 85, 221 57.
- miicnuc l PARIS, Boulevard Péreire, 212. Té-lilAloUno\ léplione : 534 49.
- DE
- LYON, quai de Retz, 19-20. Téléphone : 16 50.
- 11 r il Te • U MARSEILLE, rue Armény, 2. Télé-VtHlt • phone : 31 28.
- TOUi.OUSE, Boulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- I ________
- Voir annonce : “ Electricité ”
- FILS & CABLES ÉLECTRIQUES
- Basse ou haute tension
- jusqu'à 50 000 volts
- APPAREILS TÉLÉPHONIQUES
- LE MONOPHONE
- Appareils Télégraphiques
- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
- Tableaux de Distribution
- CAOUTCHOUC POUR L’INDUSTRIE
- PNEU L’ËLECTRIC
- avec ses gommes comprimées
- LAMPES A ARC
- VQLTA
- Ingénieur-Constructeur 182, boulevard de la
- PARIS
- Télégramme : CIBIARK Téléphone : 432.43
- AM PE Type A, hauteur réduite ) Fonctionnant par A M P E Type B, sans mécanisme} ^istance’ni ïe'lf."6' AM PE Petit modèle, 2 ampères; durée : 20 heures continu et alternatif.
- AMPE à mécanisme inverse’pouréclairage indirect. AMPE à charbons nxviicrah'tsës*
- ICENCE "Westinghouse Brëiner.
- SIMPLE ! — EFFICACE î
- REFLECTEURS
- ATT
- ALUMINIUM
- PRIX MODÈRES
- POLI
- Fournis en longueurs /' / î indivisibles de 3° °/m ~ / MAXIMUM
- TOUS VOLTAGES
- 2m,40
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE Ld
- LUCIEN ESPIR, Administrateur - délégué
- 10 et 12, rue RODIER. — PARIS —
- p.2x96 - vue 524/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du ier Mai 1909.
- 97
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L’ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz et Cie,2y, rue Cave, Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, r8, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Sainl-Lazare, Paris.
- Société Gramme. 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Appareillage électrique.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Espir, L., (General Electric de France Lw), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteur, J.-A., 122, avenue Philippe-Auguste.
- Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousseli.e et Tournaire, 02, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesure.
- Carpentier, J., 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Ducretet, F., et Roger E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Richard, J., 25, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris,
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 23, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi, Ch., 4 1 à 47, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat, 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 59, rue de Provence, Paris.
- Danzer, H., 5, rue Richepanse, Paris.
- Protte, G., 58, Boulevard de Strasbourg, Paris.
- Thierry, Ch., 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et Ciü, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Balayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Atf.liers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 70, boulevard Ilaussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Tiiomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 59, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et C'e, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Lahmeyerwerke A. G., 45, Hochsterstrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont, A., Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société Française Oerlikon. 9, rue Pillet-Will, Paris.
- p.2x97 - vue 525/688
-
-
-
- 9è
- Supplément à La Lumière Électrique du i®1'Mai 1909.
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et Cie (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Franzoni, A., (Mastic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Grammont, A., [Ebonite) Pont de Chéruy (Isère).
- Hermann, (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wvss et Cle (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Ilâvre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Deloiie, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegrapii Works C° Ltd, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Bobei. et Cie, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 2$, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Taveau, A., (Charbonneaux et Cie), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert, C., (Lampe Beck) ,41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié (Lampe Volta), 182, boulevard de la Villette, Raris.
- Compagnie Générale d’Electricité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrière [Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard Heller [Lampe Osram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann [Lampe Fulgura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société d’Electricité Mors [Lampe Mors-Carboné), 7, rue Duranti, Paris.
- Machines-outils.
- Ernault, IL, 169, rue d’Alésia, Paris.
- Schneider et Cie, 4‘-G rue d’Anjou, Paris.
- Pneumatiques
- Grammont, A., Pont de Chéruy, (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegrapii Works C° Ltd , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Cio, 19, avenue de la Gare, Sairil-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soupàpes électriques.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Duranti, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégraphique (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicici, Fribourg (Suisse),
- Téléphones.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue do Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin,A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- p.2x98 - vue 526/688
-
-
-
- JSJf?.?.!
- Supplément à la Lumière Electrique du 1er Mai 1909
- 99
- MACHINES BELLEYILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- S8M»-
- BREVETj D’INVENTION S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- —--------
- TYPES
- de
- 10 à 5 000
- CHEVAUX
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos.
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Pierrier ”............................... 2 machines 6.800 chevaux
- Pour les torpilleurs 368 et 369....................................... 2 _ 4 000 _
- Pour les cuirassés “ République ”, ” Danton ” et “ Mirabeau ”
- (groupes électrogènes de bord)...................................... 12 1.800 _
- Pour laStationdechargementdesous-marinsdelabaiePonty(Bizerte) 3 _ 600 —
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne........................ 6 — 5 000 —
- Siemens & Halske, Charkow (Russie)...................................... 16 — 3i410 —
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour
- les Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai). 7 — 2 330 —
- Arsenal de Toulon............................................ ... 5 _ 1 660 _
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah)................. 6 — 1 350 —
- Société d’Electricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne). 1 — 1 200 _
- — pour la Station de Nîmes...................... 2 — 1 300 —
- Port de Cherbourg........................................................ 3 _ 339 _
- Fonderie Nationale de Ruelle............................................. 2 _ 800 —
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans).. 1 — 750 —
- Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines
- d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)... 6 — 658 —
- Société Anonyme des Mines d’Albi......................................... 2 — 600 —
- Société Normande de Gaz, d’Électricité et d’Eau.......................... 5 — 580 —
- Etc., etc.
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3 000 Machines à vapeur diverses.
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- Sté Ame des Établissements DELAUNAY BELLEVILLÈ
- Capital : SIX MILLIONS de Francs
- ATELIERS & CHANTIERS DE L'ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- Adresse télégraphique : BELLEVILLE, Saint-Denis-sur-Seine.
- p.2x99 - vue 527/688
-
-
-
- 'J 00
- ftnnnl prh f>n t
- VALEURS INDUSTRIELLES
- COURS COURS COURS COURS
- PU DU DU DU
- 19 AVRIL 26 AVRIL 19 AVRIL 26 AVRIL
- 1909 I9°9 I9°9 1909
- Ateliers const. élect. Nord et Est... 3i6 3i8 Fives-Lille 609.50 6«9
- i33a i332 Forces motrices Rhône ............ 555
- 49* 49* Forces motrices Haute Durance,... 475 475
- Canalisation électrique 92,50 1 IO Forces motrices et Usines de l’Arve. i3o5 i3o5
- 4l6 4l6 Française électriaue 2q5
- 1861 i865 Grivolas l84 186
- r'ie (Vonoatcp rlp« mpiailY. . . ..... 674 689 La Volta 100
- Cie générale électrique Nancy 1 a85 1285 Métropolitain . 5o r& 502
- Cie générale française de tramways. 585 5go Nord-Sud Paris. 3i 1 315
- — parisienne de tramways 186 187.60 Omnium Lyonnais 162 167
- fjie rl’plppf rîci le 8 2 3 8i5 Ouest-Lumière
- Cie prod. chim. Alais et Camargue.. 1029 ioi5 Schneider et Cie (Creusot) 1968 igi5
- Distiibution d’énergie électrique... 460 460 Secteur de la place Clichy 1390 i355
- riyla pt Rncnlan 5 60 562 — rive gauche,
- Frlaîra^rp élpf.t.riqnft. 258 260 Ste d’électro-chimie 3 125
- Eclairage et force par l’électricité.. i3oo 1285 Ste française des électrodes.. 455 455
- Edison (Cie continentale) *.. .. i38g 1400 Stc franco-suisse pour l’ind. élect. . 44'2 442
- Flpp.trir.if.é fie Paris 682 690 Société Gramme ' 338 338
- Flpplrn-eliimie rie Rozel 3i5 3a5 Ste Indo-chinoise d’électricité 6q5
- Firrtrn-p.liimiqiie du GifFre 1019 1019 Sto Pne Distribution Electricité... 363 35q
- Electro-chimique de la Romanche.. . 465 465 gie pue l’Industrie des ch. de fer.... 262 262
- Electro-industrielle 244 244 Ste Alsacienne Constructions mécan. 6000 6000
- Electro-métallurgique de Dives.. .. 45o 455 Sto Grenobloise force et lumière. .. 465 465
- Eleclro-mélall. française de Froges. I 200 I 17 O Sle générale électrique industrielle. 23o 23o
- Énergie électrique du centre 49e 49e Société industrielle des Téléphones 328 33ô
- Energie élect. littoral méditerranéen 365 364•5o Thomson-Houston 703 703
- Energie électrique (Société havraise) 428 420 Thomson-Houston Méditerranée.... 463 463
- Energie électrique (Société industj 140.75 .145 Travaux d’éclairasre et de force.. 374 382
- Fsf. T ai mi erp 474 476 Triphasé. 5o5 5o5
- COURS DES MÉTAUX ET DES CHARBONS
- [Prix des 100 kilogs à Paris sauf indication contraire)
- Fers marchands . 16 Etain Détroits (Le Havre) 356 5o
- Aciers . 17,80 Etain Banka
- Feuillards . 17 Etain Cornouailles ... 344
- Poutrelles * *9 Plomb ordinaire.. .
- Tôles .. . i7»5o Plomb lam-iné et en hiyanv -
- F onles . 6l Zinc Vieille-Montacme.
- Zinc Silésie.'.‘.Y......".(Le Havre! 61 . 5o
- Cuivre en barres Chili... (Le Havre) x^8fib et i47>5o Zinc autres marques.........’.. . .... 60
- Cuivre en planches (*) . 200 et 160
- Cuivre en tuyaux sans soudures (t). 240 et aoo - * '
- Cuivre en fils (*) . 190 et 160 Charbons, (tout venant! .... (6
- (!) Les deux prix sont relatifs, le plu s élevé au cuivre rouge, Fautre au cuivre jaune.
- p.2x100 - vue 528/688
-
-
-
- N» 19
- Sùp^lcifa’eiît & la Lumière Êlèotriqne 'Au. 8 Mtf'Pï.9091
- rr
- «1 "
- LAMPE METAL
- UN WATT PAR BOUGIE
- PRIX-3?: 75%dEconomie
- La Lampe MÉTAL, de 32 Bougies consomme moins.
- qu'une Lampe ordinaire de 10 Bougies
- :
- VENTE EN GROS >
- C';EGr desLampeS'5,RueBoudreau PARIS
- p.2x101 - vue 529/688
-
-
-
- PRfRPiiPI
- ÏO.ÏT
- âxx 8 Maï:;'-i909
- ANN ONCES DIVERSES
- mmrnmmmmi
- ; n OFFRE D’EMPLOI
- " Oü demande un Ingénieur français connaissant l’anglais, bien au courant des questions de traction électrique, pour l’étude des projets et dés installations de traction.
- /• S’adresser à la. SOCIÉTÉ ANONYME-^ WESTINGHOUSE (Service commercial),/*, boiilevard Sàdi-Çarnot, Le Havre. ;
- AVIS
- La Société des Dessinateurs industriels de France, iG, place de la République, se tient à la disposition de MM. les chefs de Maisons pour toute offre d’emploi de dessinateurs, calqueurs, etc^, qu’ils voudront bien lui adresser.
- Les candidats ne sont présentés qu’après un examen sérieux tant au point de vue des aptitudes que de la moralité.
- A VENDRE
- Voilure automobile Bolide, 10 chevaux, 2 cylindres, carburateur Grouvelle et.Arquembourg,
- 4 placés^ avec capote et accessoires, parfait état, v i .890 francs. ’
- S’adresser aux bureaux de la fJumière Electrique.
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES
- ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BUREAUX ET USINE
- 27, Rue*'Gavé. — & LEVAI, LOIS
- — Téléphone : —
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- 'ABONNEMENTS INDIVIDUELS ET DE FAMILLE
- Pour les Côtes Nord et Sud de Bretagne.
- Afin de'permettre aux Touristes ainsi qu’aux Familles I de s’installer sur une des Plages de Bretagne et de rayon- ! ner île là sur les autres localités de cette région si variée et si intéressante, la Cic d’Orléans, d’accord avec . les' ; Chemins de for de l’Etat (ancien réseau de l’Ouest), délivre du jeudi qui précède la Fête des Rameaux au 31 octobre ; inclus au départ de toute gare, station ou halte des deux j réseaux (Lignes de banlieue du réseau de l’Etat, anciennes lignes de banlieue de la C*° de l’Ouest excepléos) des abonnements individuels et de famille de lvc et 2° classes I pour les côtes Sud et Nord de Bretagne (Gares dos lignes I du Croisic' et de Guérande à Brest et de Brest à Granville par Lamballe, Dol et Folligny et des lignes d’embranchement vers la mer).
- Ces abonnements comportent, on outre du trajet d’aller I et retour à ses côtes avec arrêts intermédiaires facultatifs la faculté de circuler à volonté sur les lignes des Côtes | Hud et Nord de Bretagne, ils sont valables 33 jours avec S faculté de prolongation d’une ou doux fois d’un mois : moyennant supplément de 25°/o du prix initial pour chaque j période sans que la validité puisse en aucun cas dépasser I fe 15 Novembre.
- Le prix des cartes d’abonnement est de 93 IV. en 2e classe et de 130 IV. en l,c classe, lorsque la distance j .pour les parcours (aller et retour) n’excède pas 1000 kilomètres en dehors des points de libre circulation. Au delà de 1000 kilomètres le prix est augmenté de 0 fr. 015 et de 0 fr. 065 (en 2e et lpe classes) par kilomètre en sus.
- Des réductions allant jusqu’à 50 °/o sont consenties en faveur des membres d’une meme famille.
- CHEMIN DE FER DU NORD
- STATIONS BALNÉAIRES
- ET THERMALES
- Du jeudi précédant les Rameaux au 3i octobre, toutes les gares du Chemin de fer du Nord délivrent des billets à prix réduits, à destination des stations balnéaires et thermales du réseau, sous condition d’effectuer un parcours minimum de ioo kilomètres aller et retour.
- Billets collectifs de famille, valables 33 jours, prolongeâmes pendant une ou plusieurs périodes de i5 jours. (Réduction de 5o % à partir de la 4° personne);
- Billets hebdomadaires et carnets d'aller* et retour individuels, valables 5 joürs, du vendredi au mardi et de F avant-veille au surlendemain des fêtes légales. (Réduction de 20 à 44 %);
- Les carnets contiennent 5 billets d?aller et retour qui peuvent être utilisés à une date quel-I colique dans le délai de 33 jours.
- Cartes d’abonnement, valables 33 jours, (Réduction de ao %> sur le prix des abonnements ordinaires d’uu mois), à toute personne prenant deux billets ordinaires au moins ou un billet de saison pour les membres de sa famille.
- Pour les stations balnéaires seulement :
- Billets d’excursion individuels ou de famille, de 2e et 3e classes, des dimanches et jours de fêtes légales, valables uue journée dans des trains désignés (Réduction de 20 à 70 °/0).
- p.2x102 - vue 530/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 8 Mai 1909,
- io3
- CHAUVIN &ARNOUX, Ingénieurs-Constructeurs
- Caisse de Contrôla
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 188, rue Championnet
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS
- Téléphone S2B-S2
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. Médaille d’Or : Bruxelles; 1897; Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- INSTRUMENTS
- pour toutes mesures électriques
- DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Wattmètre
- Accumulateurs CAOUTCHOUC
- FULNIEN GUTTA-PERCHA CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- ! POUR TniTTPQ APPTTP.ATTnitfQ Persan
- IUUIXju ArrLiuü 1 lUii The India Rubber, Gutta Percha
- Bureaux et Usine : et Telegraph Works G0 (Limited)
- à CLICHY, 18, Quai de Clichy Adresse télégraphique : FULMEN-CLICHY USINES : PERSAN (Seine-et-Oise) PARIS, 97, bould Sébastopol
- Téléphone 511-86
- Manufacture de Porcelaines Isolantes
- de H[ERMSDORF (Sachsen-Altenburg) {GRAND-PRIX, Marseille 1908)
- SAUTE ET BASSE TENSIONS.- PETIT APPAREILLAGE MODÈLES ^SPÉCIAUX SUR PLAN Fournisseurs des Principales
- Sociétés Électriques Françaises et Étrangères
- Plusieurs lignes en service à tension normale supérieure à 50.000 volts
- Pour tous renseignements, s’adresser à nos agents généraux :
- MM. CENTORE & MARTY, 87, rue du Faubourg-Saint-Denis — PARIS —
- Envoi franco d’Albums et d’Echantillons
- TÉLÉPHONE : 253-04
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE: CENT0TYKAP
- p.2x103 - vue 531/688
-
-
-
- io4 Supplément â La Lumière Électrique du 8 Mai 1909.
- SOCIETE ALSACIENNE
- DE)
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES
- BELFORT
- MOTEURS A GRANDE VITESSE
- Pour POMPES CENTRIFUGES
- p.2x104 - vue 532/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 8 Mai 1909.
- i<>5
- Usines et ATELIERS DE
- JEUMONT
- (NORD)
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme aiT capital de 20 millions
- GROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. — PONTS ROULANTS. —LOCOMOTIVES DEJJANAUX ET DE MINES. — MACHINES D’EXTRACTION
- SIEGE SOCIAL : 75, Bd Haussmann. — PARIS
- Agence pour* 1© Sud-Est
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES. 67, tue
- ère. LYON
- p.2x105 - vue 533/688
-
-
-
- io6
- Supplément h La Lumière Electrique du 8 Mai 1909.
- CONDUCTEURS EU
- POUR TOUTES APPLICATIONS
- AFFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barres, Bandes; Bandelettes et Lames pour Collecteurs Etablissements Industriels E.-C. GRAM MONT
- A. GRAMMONT, SR
- PONT-DE-CHÉRUY (Isère) CHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale : POMT-DK-CHÉRUY (Isère)
- MAISONS DE VENTE :
- PARIS
- 10, Rue Taitbout (Téléphone 221-85 et 221-57) PARIS
- 212, Boul'1 Péreire (Téléphone 534-49). Pneumatiques.
- LYON
- 19, Quai de Retz (Téléphone 16-50)
- MARSEILLE
- 2, Rue Armény (Téléphone 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2 59).
- TRANSFORMATEURS
- Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie et Automobiles Voir'annonce “Pneumatiques”
- SIMPLE !
- EFFICACE !
- PRIX MODÈRES
- RÉFLECTEURS
- ”Striplite
- ALUMINIUM POLI
- Fournis en longueurs É\ indivisibles de
- 3° c/m
- maximum yy; 2m,40
- TOUS VOLTAGES
- GENERAL ELECTRIC DE FRANGE LA
- LUCIEN ESP1R, Administrateur - délégué
- 10 et 12, rue RODIER, — PARIS —
- COMPAGNIE G“ RADIOTÉLÉGRAPBIQIJE
- CARPENTIER, GAIFFE, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTÉLÉGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- A TERRE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPAREILS POUR LA RADIOTÉLÉGRAPHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- {Appareils de mesures spéciaux : Ondemètres et autres
- DEVIS,
- A dresse télégraphique : Généradio-PariS
- RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE . 20, rue Delambre, PARIS
- Téléphone : 709-91
- Alargue de fabrique : G. G. R
- Nouveaux Condenseurs Capillaires “ LAWRENCE ”
- A SUEFACES Breveté S. G. D. G.
- Convenant spécialement
- pour TURBINES à vapeur
- et Machines à vapeur surchauffée
- LAWRENCE * C"
- 90, Rue du Chevalier-Français, LILLE
- p.2x106 - vue 534/688
-
-
-
- Supplément à Là”Lumière Electrique du 8 Mai 1909.
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES
- DU NORD ET DE L'EST
- Société Anonyme an Capital de 20 Killions SIEGE SOCIAL : 75, Boulevard Haussmann. PARIS
- Téléphone : 234-10
- CABLERIE
- « JEUHIONT -
- CABLES ARMÉS ET ISOLÉS A HAUTE ET BASSE TENSION
- Agence pour le Sud-Est :
- Société de Constructions Électriques, 67, Rue Molière. X.YON
- p.2x107 - vue 535/688
-
-
-
- io8
- Supplément à La Lumière Électrique du®8]Maî 1909.
- 1
- C. OLIVIER ET CiE
- Fournisseurs de la Marine, des Télégraphes, des Chemins de' fer et du Métropolitain
- Dynamos et Appareillage continu et alternatif Lampes à arc. Pompes centrifuges électriques
- Compresseurs d’air et Meules électriques
- Usine à ORNANS (Doubs)
- Agent général à Paris
- G. JARRE, 43, boulevard Haussmann, PARIS
- Téléphone : 154-66
- CHARBONNEAUX & C,E
- Verreries de Reims
- Fournisseurs des Postes et Télégraphes
- Teléph. : 198
- 4
- ® Agent à Paris :
- A. TAVEAU, Ing. E.c.p
- 4, Rue des Grands-Champs Téléph. : 935-52
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES
- Système MOSCICKI
- FRIBOURG (Suisse)
- ill
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés sur courant monophasé.
- PRODUCTION DES COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE. — TÉLÉGRAPHIE SANS FIL.
- ,--RAYONS X. — BATTERIES POUR PRODUCTION D’EFFLUVES. — OZONISEURS.
- Exposition de Milan 1906. — Diplôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur E. C. P., 5, rue d’Assas, Paris. Représentant pour la France.
- Société de T* lin DD
- L’ACCUMULATEUR I UUUI1
- Société Anonyme, Capital »,SfcOO,ooo Francs
- Siège Soeial: 81, Rue Saint-Lazare, 81 — PARIS
- USINES : 39' et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 53, rue Raymond IV. — NANCY, 4, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Tonlouse, Tudor Nancy.
- WYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- p.2x108 - vue 536/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière?Électrique du 8 Mai 1909.
- <09
- LA LAMPE BECK rst
- à Arc-flamme à haute intensité lumineuse
- LA SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SANS AUCUN MÉCANISME délicat d’horlogerie ou de réglage I Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Prix courant et Brochure descriptive sur demande
- O. AUBERT. 41 et 43, avenue Sainte-Foy I
- NEUILLY-SUR-SEINE
- RÉFÉRENCES : soc. an. brown, boveri et c°, Baden (Suisse) ; ateliers de constpojction oerlikon à Oerlikon (Suisse) ; compagnie belge siemens-schdckert, Bruxelles; société des forces motrices do refrain,' Montbéliard (F’rance); société des forces électriques de la goule. Saint-limier (Suisse); socimta adriatica di elettricita, Venise (Italie); soc. martesarra per distribuzione de energia elettrica. Milan, etc.
- COMPAGNIE FRANÇAISE POUR L’EXPLOITATION DES PROCÉDÉS
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social s ÎO, me «le Londres, PARIS
- Téléphone : 158-11, 158-81 Adresse télégraphique : Elihu, Paris
- TRACTION ÉLECTRIOUE - TRANSPORT DE FORCE TURBINES A VAPEUR (Système Curtis) Eclairage électrique — Appareils de Mines
- Ateliers de destruction : 219, rue de Vaugirard, PARIS
- p.2x109 - vue 537/688
-
-
-
- t ï<h
- Supplément à La Lumière Électrique du 8 Mai 1909
- ÉTABLISS E|3sÆ E 2ST TiS
- Aubert-Qrenier, Dijon
- Usines et Bureaux : DIJON, Rue de la Stéarinerie. — Téléphone *. 856
- Pose de Câbles
- DIRECTION POUR LA VENTE :
- PARIS — 3, Rue du Havre, 3 — PARIS
- TÉLÉPHONE ; 304,38
- Câbles électriques souterrains
- Accessoires perfectionnés Fils et câbles isolés au caoutchouc
- SOUPAPE jugpwiNODON
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d’accumulateurs — Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. — Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence. —
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D’ÉLECTRICITÉ MORS
- rue Duranti PARIS
- Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de fer. — Lampes à arc “ MORS-CARBONE ”
- Magnétos. —- Installations électriques
- Maison JOSEPH FARCOT, fondée en 1823
- FARCOT FRES & C
- 'RES
- St-OUEN - PARIS
- IE
- HORS CONCOURS : 1889 rmgrapiie :
- QUATRE GRANDS PRIX : 1900 FarcoLSt-OUEïT S/SEINE HORS CONCOURS : LIÈGE 1905 Téléphone j ® ^ ^
- DYNAMOS
- et MOTEÎURS
- Éclairage. T ransport de force
- MACHCRES ft VAPEUR CH'â UDIÉRES
- APPAREILS DE LEVAGE POMPES A PISTO N ET CENTRIFUGES POMPES A INCENDIE.
- p.2x110 - vue 538/688
-
-
-
- Supplément a La Lumière Electrique du 8 Mai 1909.
- 111
- Éclairage Électrique En vente
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- TRAMWAYS
- Locomotives et Métropolitains électriques
- (Traction dans les mines, sur eau et sur route)
- ÉTUDES ET PROJETS - MATÉRIEL
- Prix de premier établissement
- EXPLOITATION - PRIX DE REVIENT - RENDEMENT FINANCIER
- Par Paul DUPUY
- Un volume iu-8° raisin (a5Xi6) de 5o5 pages, avec 264 ligures, un grand tableau schématique hors texte, J augmenté d’un appendice de 40 pages avec 14 figures. — Prix, broché.1® francs
- Adr. télêgr. : GRAMME-PARIS Téléphone ; 402-01
- Catalogues et Devis gratuits sur demande
- GRAMME
- 20, rue d’Hautpoul. — PARIS (19")
- DYNAMOS ET MOTEURS à courant continu ALTERNATEURS MOTEURS ASYNCHRONES TRANSFORMATEURS — COMMUTATRICES GROUPES ÉLECTROGÈNES
- Lampes à filaments métalliques
- “MONOWATTGRAMME”
- consommant 1 watt par bougio
- Lampes courantes à filament de charbon
- ACCUMULATEURS LAMPES A ARC
- a feu nn ou on vase clos
- ALTERNATEUR BIPHASE DE 400 KVA AVEC EXCITATRICE EN BOUT -
- POMPES VENTIUTEURS PONTS ROULANTS TRACTEURS TREUIL»
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & Hrl. B. DE LA MATHE
- S« A™° au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURICE (Seine)
- -
- Manufacture G1" de CABLES et FILS ÉLECTRIQUES
- Transport de Force et Éclairage. — Construction et Pose complète do réseaux souterrains. Fourniture de Matérie . et Accessoires pour installations électriques.
- GABLES pour BASSE tension,
- GABLES pour HALTE tension iusqu’à 30.000 volts.
- DÉPÔTS
- à PARIS, 81, rue Réaumur LYON-MARSEILLE-BORDEAUX, etc.
- Adresse Télégraphique :
- DELAMATHE, St-Maurice (Seine) Téléphone 940-26
- p.2x111 - vue 539/688
-
-
-
- na
- Supplément h La Lumière Electrique du 8 Mai 1909
- D . Inmimotimmo
- 1 llUUIIIUUljUUO, Antidérapants
- A. GRAMMONT
- PONT-DE-CHÉRIJY (Isère)
- ' PARIS, rue Taitbout, 10. Téléphone : 221 85, 221 57.
- MAISONS i PARIS, Boulevard Péreire, 212. Té-L léphone : 534 49-.
- DE J LYON, quai de Retz, 19-20. Télé-4 phone : 16 50.
- VENTE = [ MARSEILLE, rue Armény, 2. Télé-’ phone : 31 28.
- TOULOUSE, Boulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- Voir annonce : “ Electricité ”
- Les Rivets en Acier
- COSMOS
- se posent comme des CLOUS
- SANS OUTILLAGE
- §5® §5®
- == Demander =====
- \
- tous renseignements à la Compagnie 3, rue de Grammont. — PARIS
- HI 1 I
- CABINET
- de
- FABRIQUE
- J. DELAGE
- FONDÉ /A^S/ marques
- -
- 1908
- PROCÈS
- / en
- CONTREFAÇON
- LICENCES
- A. MONTEIEHET
- Ancien élève de l’École Polytechnique
- 90, boulevard Richard-Lenoir I TÉLÉPHONE rvms I 919-37
- CHEMINS DE FER
- DE PARIS A LYON ETALA MEDITERRANÉE
- Stations thermales desservies par le réseau P.-L.-M.
- AIX-LES-BAINS — CHATELGUYON (RIOM)
- ËVIAN-t ES-BalNS — GENÈVE — MENTHON (LAC D'ANNECY)
- URIAGEiGRENQBLE)—ROYAT (CLERMONT-FERRAND) THONON-LES-BAINS — VICHY — ETC.
- i° Billets d’aller et retour collectifs (de famille), ire, a® et 3® classes, valables 33 jours avec faculté de prolongation, délivrés du ioc mai au i5 octobre, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble.
- Minimum de parcours simple : i5o kilomètres.
- Prix: Les deux premières paient le tarif général, la 3e personne bénéficie d’une réduction de 5o la 4e et les suivantes d’une réduction de 75$.
- Arrêts facultatifs aux gares de l’itinéraire :
- Demander- les billets quatre jours à l’avance à la gare de départ.
- Nota. — Il peut être délivré à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de stations thermales, et en môme temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille, entre le point de départ et le lieu de destination mentionné sur le billet collectif.
- p.2x112 - vue 540/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 8 Mai 1909,
- 1 i3
- 3e ÉDITION
- NOTIONS GÉNÉRALES
- SUR LÀ
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- par
- R. DE VALBREUZE
- Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien.
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures. — Prix, broché. . . 'J fr. 50
- LE RÉGLAGE
- GROUPES ELECTROGÈNES
- PAR
- J.-L. ROUTIN,
- Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur-Conseil.
- Préface de M. H. LÉAUTÉ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 155 pages avec 45 figures. — Prix, broché : 5 francs.
- MOTEURS A COLLECTEUR
- COURANTS ALTERNATIFS
- r^R LE ' .
- Dr F. NIETHAMMER
- Professeur à l'École Technique Supérieure de Brünn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 131 pages, avec 138 figures.— Prix, broché. . 5 fr.
- ÉTUDE SUR LES RÉSONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par G; CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la J Rive gauche de Paris.
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix
- 3 fr. 50
- p.2x113 - vue 541/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du S Mal 1909.
- 114
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos.
- BREVET, D’INVENTION S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- de
- 10 à 5 000
- CHEVAUX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine. Pour le contre-torpilleur
- Pierrier ”.......................... 2 machines 6.800 chevaux
- Pour les torpilleurs 368 et 369................................. 2 __ 4.000
- Pour les cuirassés “ République ”, “ Danton ” et “ Mirabeau ”
- (groupes électrogènes de bord}...................................... 12 _ 1.800 __
- Pour la Station de chargement de sous-marins de la baie Ponty(Bizerte) 3 — ' 600 —
- Companbias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne......................... 6 — 5.000 —
- Siemens & Halske, Charkow iRussie)..................................... 16 — 3i410 __
- Compagnie Générale pour l'Eclairage etle Chauffage, Bruxelles (pour
- les Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai). 7 - 2 330 —
- Arsenal de Toulon......................................................... g _ 1.660 __
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).................. 6 — 1.350 —
- Société d’Electricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne). 1 — 1.200 -
- — pour la Station de Nîmes...................... 2 — 1 300 —
- Port de Cherbourg......................................................... 3 _ 339
- Fonderie Nationale de Ruelle.............................................. 2 _ 800 — >
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à. l’électricité (Orléans).. 1 — 750 —
- Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines
- d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)... 6 — 658 —
- Société Anonyme des Mines d’Albi.......................................... 2 _ 600 __
- Société Normande de Gaz, d’Électricité et d’Eau........................... 5 _ gso —
- Etc., etc.
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et pi'ès de sooo Machines à vapeur diverses.
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- Sté Ame des Établissements DELAUNAY BELLEVILLE
- Capital : SIX MILLIONS de Francs
- ATELIERS & CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- Adresse télégraphique : BELLEVILLE, Saint-Denis-sur-Seine.
- p.2x114 - vue 542/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 8 Mai 1909,
- n 5
- LA
- LIBRAIRIE SCIENTIFIQUE A. HERMANN
- 6, rue de la Sorbonne. Paris (V°)
- Achète les ouvrages
- ET
- collections scientifiqnes
- Désiré KORDA
- LA
- SEPARATION ELECTROMAGNETIQUE
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS .
- Un volume in-8° raisin (25><i6) de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : broché, 6 fr. ; — relié, 7 fr.
- L’USURE ANORMALE
- DES
- TURBINES HYDRAULIQUES
- Par Julien DALEMONT
- Un vol. de 61 pages sur papier couché avec planches. Prix broché. 3 fr. 50
- p.2x115 - vue 543/688
-
-
-
- ... rpxy.'- ... -'.••• ......-», ' • .- " '-..{••
- 116 Supplément & La Lumière Électrique du 8 Mai 1909.
- En employant le
- Vertical Cosmos
- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, toujours habituelles quand vous avez besoin de prendre parmi vos papiers, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien même vos papiers seraient en nombre considérable et vous procurera ainsi une GRANDE ÉCONOMIE de temps, or, nous ne devons pas oublier un seul instant le vieux proverbe :
- TIME IS MONEY.
- Contre demande, envoi gratis et franco du catalogue spécial.
- CIE COSMOS,3 et O, rue de Ctrammont,* ARIN Téiêg.?copsMosra-PAMs.
- 'gfl
- CHEMINS DE FER DE L ÉTAT
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare.
- Services rapides tous les jours et toute l’année (Dimanches et Fêtes compris).
- Départs de Paris-Saint-Lazare : à 10 h. 20 matin (lrl-et 2e cl. seulement) et à 9 h. 20 soir (l1,e, 2e et 3° cl.).
- Départs de Londres : Victoria (Cio de Brighton) à 10 h. matin (lr<! et 2° cl. seulement), London-Bridge et Vciloria à 8 h. 45soir ^lr°, 2e et 3e cl.) —Trajet dejour en 8I1. 40.
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables pendant 7 jours : lr<! cl. 48 fr. 25; 2e cl. 35 fr. ; 3” cl. 23 fr. 21. Billets d’al-leret retour valables pendant un mois: lre cl. 82 fr.75; 2e cl. 58 fr. 75; 3e cl. 41 fr. 50.
- Ces billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lr“ cl. et de 2e cl. à couloir avec W.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec W.-C. et toilette. Une des voitures de lre cl. à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à l’avançe aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe do 1 fr. par couchette.
- EXCURSIONS
- Billets d’aller et retour valables pendant i4 jours Délivrés à l’occasion des fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de l'Assomption et de Noël.
- De Paris-Saint-Lazare à Londres et vice-versa.
- lre classe 49 fr. 05 ; 2e classe 37 fr. 80 ; 3° classe 32 fr. 50.
- Pour plus de renseignements, demander le bulletin spécial du Service Paris à Londres, que l’Administration des chemins de fer de 1’ _,tat envoie franco à domicile sur demande affranchie adressée au Secrétariat de Direction (Service de Publicité), 20, rue de Rome, à Paris.
- UNDERWOOD, REMINGTON SCHMIDT, OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf aoec des pièces d’origine liorêes aoec garantie de bon fonctionnement
- APPAREILS A POLYCOPIER
- wvwvwww
- ACCESSOIRES
- Fournitures de lre qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l’outillage le plus moderne
- Téi. 121-20
- 3, rue Grammont, — PARIS
- p.2x116 - vue 544/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 8 Mai 1909.
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L’ELECTRICITE
- Accumulateurs.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz ETCie,27, rue Cave. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Appareillage électrique.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Naftcy.
- Espir, L., (General Electric de France Lld), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteur, J.-A., 122, avenue Philippe-Auguste,
- Paris.
- Richard Heli.er, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5-2, rue de Dunkerque, Paris. .
- Appareils de mesure.
- Carpentier, J., 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Dijcretet, F., et Roger E., 7a, rue Claude-Bernard, Paris.
- Richard, J., 2,1, rue Mélingue, Paris.
- Richard IIeller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris,
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 28, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi, Ch., !\\ à 47, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat, 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 5g, rue de Provence, Paris.
- Danzer, H., 5, rue Richepanse, Paris.
- Puotte, G., 58, Boulevard de Strasbourg, Paris.
- Thierry, Ch., 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et Cu, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 70, boulevard Haussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 09, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et Ci0, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Lahmeyeiuverke A. G., 45, Hochsterstrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française -Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont, A., Pont-de-Cliéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements DelaunÀy-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, ao, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société Française Oerlikon. 9, rue PilIet-AVilI, Paris.
- p.2x117 - vue 545/688
-
-
-
- ÜB Supplément à La Lumière Èleétrique du 8 Mai 1909
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et C‘b (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Franzoni, A., [Mastic pour isolateurs) à Lucerne (Suisse).
- Grammont, A., [Ebonile) Pont de Chéruy (Isère).
- Hermann, (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss etC16 (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et Ii. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- Indla Rubber, Gutta-Perciia et Telegraph Works C° Ltd, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Cle, 11, chemin du Pré-Gaudrjr, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs.
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Taveau, A., (Charbonneaux et C*«), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert, C., (Lampe Beck) ,41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié [Lampe Volta), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- I Lacarrière [Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard [Lampe Osram), 20, cité Trévise,
- Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann [Lampe Fulgura), G, rue Boudreau, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société d’Electricité Mors [Lampe, Mors-Carbone), 7, rue Duranti, Paris.
- Machines-outils)*
- Ernault, IL, 169, rue d’Alésia, Paris.
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Pneumatiques.
- Grammont, A., Pont de Chéruy, (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Lta , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Faiicot frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Sainl-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 445 rue Lafayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Duranti, Paris.
- Télégraphie sans M.
- Compagnie Générale Radiotélégraphique (Cak • rentier, Gaiffe, Rociiefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet, F., f.t Roger, E., 7.5, rue Claude' Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet, F., et Roger, E., 7a, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousseli.e et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin,A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- p.2x118 - vue 546/688
-
-
-
- ï-•"' '.- ....Suppléinérit à \vl Eiimiêrc'Électrique' dît É Mil 1909 “ 'V;''
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à là Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS E INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique
- des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards.— G. A. : Gentralblatt für Accumulatoren. _ G- R. :
- Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. ___ E. E. : Elec-
- trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K. B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.— Els. : L’Elettricista._E. M.:
- The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallur^ical Industry. — E. R. J. : Electric Railway Journai. E. R. L. : Electrical Review (Londres).— E. R. N.: Electrical Review (New-York).— E. u. M. : Elektrotechnik und
- Ma schinenbaü. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.JW. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. ____
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I. T. i L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié und
- Telephonie. *— J. E- E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J« P. : Journal de Physique. _K. I. U. :
- Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique.____N. G. :
- Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. —R. C. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. —. R. E. : Revue électrique. — R. I. Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. —R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et delà Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin delà Société d’encouragement pour-l’Industrie.— S. E.T.Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. L E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure.
- Donnan, G.-F., Barker, J.-T. et Hîll, B.-P. — Expe-riments on the Current and Energy Efficiencies of the Finlay Electrolytic Alkali-chlorine Cell (Ea., 3o avril"
- 1909).
- Clayton, Beadle et Stevens, H.-P. — The Composition and Durability of CablePapers (ÆVz., 30 avril 1909).
- Aspinall, J.-A;-F.—The Electrification of Railways (Ea., 3o-avril 1909).
- Kiebitz, F. — Fundamental Principles in the Design of Spark-telegraphy Stations (Ea., 3o'avril 1909).
- Dawson, Ph. — Practical Considérations of Overhead Conductors 3o avril 1909).
- Count Arco. — A New System of Wireless Telegra-phy used by the Telefunken Company (Ea., 3o avril I9°9)-
- Bary, P. — Théorie de l’interrupteur de Wehnelt basée sur la striction (L. E., ier mai 1909).
- Roth, E. — Les moteurs polyphasés à collecteur à excitation shunt (L. E., 17, 24 avril, 101 mai 1909).
- Drake del Castillo.-----Les puissances hydrauliques
- de la province d’Ontario (L. Eior mai 1909.)
- Bougault, P. — Contravention de voirie prononcée contre un électricien. Première interprétation par la Cour de Cassation de l’article 24 de la loi du i5 juin 1906 (L. E.f i°»’ mai 1909).
- ... — Les nouveaux parafoudres de la Compagnie Thomson-Houston (L. E., ier mai 1909).
- Borel, E. — La théorie des ensembles et les progrès récents de la théorie des fonctions (H. S.. 10 avril
- '909)-
- Clerget, P. — Les progrès de la circulation urbaine (R. Si5 avril 1909).
- ... — L’examen, à l’aide»du galvanomètre à corde, des courants du nerf vague (R. St, 15 avril 1909).
- Bonnier, P. — Les idées actuelles sur l’audition (R. S,, i5 avril 1909).
- Lacroix, A. — L’Eruption de l’Etna en avril-mai 1908 (i?. S., 1 o avril 1909).
- . - . — Résistances photo-électriques pour la transmission télégraphique des photographies et documents graphiques (R. S., i5 avril 1909).
- Grebel, A. —Gazogène à combustion horizontale pour fours à cornues d’usines à gaz (G. C., 24 avril 1909).
- Quinat, J. — Télégraphie sans fil par ondes dirigeables, système Bcllini-Tosi (G. C24 avril 1909).
- Didk, H. — Perturbations produites par la fermeture des robinets-vannes sur le fonctionnement d’une distribution d’eau (G. C.7 24 avril 1909).
- Von Metzeltin. — Die neuen a/5-gekuppelten Sclie-rellzuglokomotiven der Preussisehen Staatsbahn (Z. V. T). /., 24 avril 1909).
- Lasciie, O. — Das Kraftwerlc der A.E.G.-Turbinenfa-brik in Berlin (Z. V. D. I., 24 avril 1909).
- Benjamin, L. — Das Riemengetriebe und die Gehr-ckenssehe Théorie (Z. V. D. I., 24 avril 1909).
- Lichtenstein, L. — Ycrsuche zur Beslimmung der Kabelcrwarmung (E. T. Z., 29 avril 1909).
- Ambrosius, F. — Das Wecken in den Fernleitungcn (E. T. Z29 avril 1909).
- Russmann, O. — Die neue Form der Quarzlampe von Dr. Küch (E. T. Z.7 29 avril 1909).
- Simons, K. — Eine Ânwendung des Oszillographen {E.T. Z29 avril 1909).
- ... — Usine électrique de la Compagnie d’Eleclricité de Marseille, au Cap Pinède (G. C.7 17 avril 1909).
- De Kermond. — Relais à maximum à action différée, système Siemens (Eé.t 1e1' avril 1909).
- Rainville, A. — Traction électrique appliquée aux chemins de fer (Eé.7 ier mai 1909).
- Eberle, Cii. — Neuzcitliche Dampfanlagen (Z. V. D, , 2 mai 1909).
- Leitiiolf, O. — Konstructionen im neuen Stadttheater in Kiel (Z. V. D. 1., 1 mai 1909).
- p.2x119 - vue 547/688
-
-
-
- VALEURS INDUSTRIELLES
- COURS COURS COURS COURS
- DU DU DU DU
- 26 AVRIL 3 MAI 26 AVRIL 3 MAI
- 1909 *9°9 1909 I9°9
- Ateliers const. élect. Nord et Est... 3i8 319 Fives-Lille......... ; 609 600
- Berthoud Bord et C*° i332 1 3t5 Forces motrices Rhône 56o 56o
- Bréguet 491 491 Forces motrices Haute Durance.... 475 .475....
- Canalisation électrique. . . . . 110 io5 Forces motrices et Usines de l’Arve. i3o5 i3o5
- Ci0 électrique de la Loire. 416 4i5 Française électrique. .
- Cie fabrication des compteurs i865 1862 Grivolas. . 186
- G'e française des métaux 689 688 La Volta
- pie g*pnprnlp élpcfvriqnfi TVnncy 1 a85 Métropolitain 5o5 '
- C‘e générale française de tramways. 590 592 ' Nord-Sud Paris , 3.i 5 • 3i8
- — parisienne de tramways 187.50 188 Omnium Lyonnais 167 166
- Ci® générale d’électricité 8i5 824 Ouest-Lumière .,... i38 5o
- Cie prod. chim. Alais et Camargue.. ioi5 1026 : Schneider et Cie (Creusot) iqi5
- Distribution d’énergie électrique... 460 455 Secteur, de la place Clichy i355 i389
- Dyle et Bacalan 562 5 60 —• rive g*auoheT. .
- Eclairage électrique 250 260 Ste d’électro-chimie ... . ...
- Eclairage et force par l’électricité. . 1285 i3i8 Ste française des électrodes 455 45 0
- Edison (Gio continentale) 1400 1429 Ste franco-suisse pour l’ind. élect. . 442 . 44o
- Electricité de Paris 690 685 Société Gramme. ... 338 338
- Electro-chimie de Bozel 3j5 325 Ste Indo-chinoise d’électricité. 6q5 finîi
- Electro-chimique du Gilïre ioï9 ioiq gte pne Distribution Electricité.. «y 358
- Electro-chimique de la Romanche.. . 465 465 gte pne l'Industrie des ch. de fer.... 262 265
- Electro-industrielle 2.44 244 Ste Alsacienne Constructions mécan. 6000 5goo
- Electro-métallurgique de Dives.. . . 455 4:4 Sto Grenobloise force et lumière. . . 465 460
- Electro-métall. française de Froges. 1170 1195 gte générale électrique industrielle. 23o 23o
- Énergie électrique du centre 49e 496 Société industrielle des Téléphones 33o 329
- Energie élect. littoral méditerranéen 364•5o 36o Thomson-Houston, 703 716
- Energie électrique (Société havraise) 420 414 Thomson-Houston Méditerranée. . 463 468
- Energie électrique (Société indust.) i45 i65 Travaux d’éclairage et de force.. 382 • 38o
- Est-Lumière 476 480 Triphasé........ . . . . . . 5 04
- COURS DES MÉTAUX ET DES CHARBONS
- {Prix des 100 kilogs a Pa?'is sauf indication contraire)
- Fers marchands . 15,5o Etain Détroits (Le Havre) 35o ,5o
- Aciers .., . 16,5o Etain Banka ... 358
- Feuillards . 16.5o Etain Cornouailles ... 338
- Poutrelles . 18.5o Plomb ordinaire. . ... 39 .25
- Tôles. . . . . 17,60 Plomb laminé et en tuvaux. . . . 54
- F mîtes . 60 Zinc YieillerMont.np’np 80
- \ Zinc Silésie (Le Havre) 61 . 5o
- Cuivre en barres Chili... (Le Havre) et Zinc autres marques 59 .25
- Cuivre en planches (*). . . 200 et 160
- Cuivre en tuyaux sans soudures (*) 240 et 200
- 'Cnivrp pu hls (*) - . 190 et 160 Charbons (tout venant). . . . .' .... (5
- (1) Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rouge, l'autre au cuivre jaune.
- p.2x120 - vue 548/688
-
-
-
- Téléphone : 160-58
- N° 20
- 121
- Supplément à la Lumière Électrique du i5 Mai 1909
- Richard HELLER
- CONSTRUCTEUR-ÉLECTRICIEN Bureaux, Ateliers et Laboratoires 18 et 20, Cité Trévise. — PARIS
- INSTRUMENTS UE MESURE
- Concession pour la France et les Colonies
- de la Société HARTMANN & BRAUN VOLTMÈTRES, AMPÈREMÈTRES, WATTMÈTRES POUR TABLEAUX, TRANSPORTABLES ET ENREGISTREURS PHOTOMÈTRES, PYROMÈTRES ÉLECTRIQUES Fréquencemètres, Phasemètres
- INSTRUMENTS DE LABORATOIRE
- MATÉRIEL D'INSTALLATION
- APPAREILLAGE DE HAUTE ET BASSE TENSION
- Lampes à. arc à. flamme,
- Charbons et Balais « SIEMENS » Petits moteurs. Chauffage électrique, Horloges électriques,
- Lampe électrique « JI'PII'ER » pour photographier. Lampe électrique « OSRAM » (de 25 à 400 bougies) (1 watt par bougie)
- Électricité Médicale et Dentaire, Instruments de Démonstration et de Physique.
- CATALOGUES SPÉCIAUX SU R DEMANDE
- FRAXCFORT-sur-le-MEINf (Allemagne)
- Représentée par la SOCIÉTÉ ANONYME D’ÉLECTRICITÉ LAHMEYER
- PARIS :
- 15
- Rue Richepar.ee
- eus
- BRUXELLES
- to
- Rue Souveraine
- STATIONS CENTRALES
- éclairage, traction et transport de
- pour*
- force
- Adresse télégraphique i
- Kicheller Paris
- p.2x121 - vue 549/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Electrique du i5 Mai 1909
- ANNONCES DIVERSES
- OFFRE D’EMPLOI
- On demande un Ingénieur français connaissant l’anglais, bien au courant des questions de traction électrique, pour l’étude des projets et des installations de traction.
- S’adresser à la SOCIÉTÉ ANONYME WESTINGHOUSE (Service commercial!,A, boulevard Sadi-Carnot. Le Havre.
- AVIS
- La Société des Dessinateurs industriels de France, iG, place de la République, se tient à la disposition de MM. les chefs de Maisons pour toute offre d’emploi de dessinateurs, calqueurs, etc., qu’ils voudront bien lui adresser.
- Les candidats ne sont présentés qu’après un examen sérieux tant au point de vue des aptitudes que de la moralité.
- A VENDRE
- Voiture automobile Bolide, io chevaux, * cylindres, carburateur Grouvelle et Arquembourg, 4 places, avec capote et accessoires, parfait état, 1.800 francs.
- S’adresser aux bureaux de la Lumière Electrique.
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES
- ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SQUS-IBARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BUREAUX ET USINE
- 27, Rue Gavé. — à, LEVALLOIS
- — Téléphone : 537-58 —
- Adjudication
- VILLE DE MELBOURNE (AUSTRALIE)
- Fourniture de charbons à, flammes, et ordinaires pour lampes à arc.
- î _____
- Soumissions demandées pour la fourniture de i.iaU.ooo charbons à flammes et 70.000 charbons ordinaires pour lampes à arc. On pourra obtenir formule de soumission, copie du devis, du cahier des charges, etc., sur demande adressée au soussigné. Les soumissions devront être adressées au soussigné avec la mention “ Tenders for Arc Lamp Carbons ” au plus tard, mardi, le mai 1909, à midi.
- Le Conseil ne s’engage à accepter aucune soumission même la plus basse.
- Ecrire : M.c Ilwraith, Mc Lacharn et G', Ppty. Lld. Eilliter Square Buildings, LONDRES, E. C.
- Agents pour le Conseil municipal de Melbourne.
- Demandez tous
- Renseignements sur les
- Rivets Bifurques & Tubulaires
- COSMOS
- 3, rue de Grammont, 3
- PARIS
- p.2x122 - vue 550/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du i5 Mai 1909.
- I '2 3
- CHAUVIN &ARNOUX, Ingénieurs-Constructeurs
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 188, rue Championnet
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS
- Téléphone 823-82
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. Médaille d’Or ; Bruxelles ; 1897 ; Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- Caisse de Contrôla
- INSTRUMENT* S
- pour toutes mesures électriques
- DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Wattmètre
- MAISON
- ROUSSELLE& TOURNAIRE
- Société Anonyme. Capital 500.000 fr. — 52, rue de Dunkerque, PARIS (Xe)
- Seule Concessionnaire pour la France et
- NOUVEAU CATALOGUE
- N° 51
- APPAREILS DE MESURE
- POUR TABLEAUX
- A L’IMPRESSION
- les Colonies des Appareils, Brevets et procédés de fabrication de la
- Société Siemens et Halske
- INSTRUMENTS DE MESURES
- INDUSTRIELS ET DE PRÉCISION POUR LABORATOIRES
- Téléphonie. — Moteurs et Ventilateurs. Radiologie. — Lampes à arc “ Lilliput”. Lampes TANTALE, etc , etc.
- LA LAMPE BEGE
- BREVETÉE S. G. D. G.
- à Arc-flamme à haute intensité lumineuse
- LÂ SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SANS AUCUN MÉCANISME délicat d’horlogerie ou de réglage Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Prix courant et Brochure descriptive sur demande
- C. AUBERT. 41 et 43, avenue Sainte-Foy
- NEUILLY-SUR-SEINE
- p.2x123 - vue 551/688
-
-
-
- Supplément â La Lumière Électrique du i5 Mai 1909,
- Société Anonyme
- Westinghouse
- Capital : 15 Millions de Francs
- USINES AU HAVRE
- Agences à PARIS, LILLE, LYON, NANCY, SAINT-ÉTIENNE,
- BORDEAUX, BRUXELLES, MADRID, ROME, GÊNES, MILAN, LISBONNE
- TRANSFORMATEURS WESTINGHOUSE
- 1° Type H-M monophasé à bain d’huile et ^ 3uTypeE.-T. triphasé à serpentin pour cir-refroidissement automatique. jj culation d’eau, au-dessus de 1.000 kva.
- 2° Type H-T et C-T triphasés à bain d’huile 4° Type à circulation d’air forcé de 500
- et refroidissement automatique. jj à 5.000 kva.
- Plus de 600.000 kva de transformateurs WESTINGHOUSE en fonctionnement en Europe.
- ~ Demander les catalogues TRANSFORMATEURS ^
- p.2x124 - vue 552/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du i5 Mai *909,
- ATELIERS DE JEUHONT"
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme au capital de 90 millions
- GROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. — PONTS ROULANTS. —^LOCOMOTIVES DE CANAUX ET DE MINES. — MACHINES D’EXTRACTION
- SIEGE SOCIAL : 75, Bd Haussmann. — PARIS
- Agence pour 1© Sud-Est s
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES, 67, rue Molière. LYON
- p.2x125 - vue 553/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du i5 Mai 1909.
- ni
- RÉFÉRENCES : soc. an. jirown, bovep.i et c.°, Baden (Suisse) ; ateliers de construction oehlikon à Oerlikon (Suisse) : compagnie relge sihmëns-schuckeht, Bruxelles ; société des forcés motrices nu refrain, Montbéliard (Krai.ce); société dur forces électriques de la goule. Saint-lmier (Suisse); societa admaticà ni elettricita, Venise (Italie); soc. mahtesarra per mstuibuzione de f.nergia elettrica. Milan, etc.
- HIMHHnnnnHMHnnffilHnMHMBHBlHBnHMHi
- Société d©
- L’ACCUMULATEUR
- TUDOR
- Société Anonyme, Capital 8,800,000 Francs
- Siège Social : SI, Rue Saint - Lazare, 81 — PARIS USINES : 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- , INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, me de rHôtel-de-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 63, rue Raymond IV. — NANCY, 4, me Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- CHARBONNEAUX & CIE v "
- Verreries de Reims
- Fournisseurs des Postes et Télégraphes ^
- IeléEj98 €. ^&**'***
- ******
- yS** ^ ® Agent à Paris :
- ,e*
- L TÂVEAU, mg. b.c.p.
- 4, Rue des Grands-Champs
- Téléph. : 935-52
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES CONDENSATEURS ELECTRIQUES
- Système MOSCICKI
- FRIBOURG (Suisse)
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés sur courant monophasé.
- PRODUCTION DES COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE. — TÉLÉGRAPHIE SANS FIL.
- __ RAYONS X. — BATTERIES POUR PRODUCTION D’EFFLUVES. — OZONISEURS.
- Exposition de Milan 1906. — Diplôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur B. C. P., &, rue d’Assas, Paris. Représentant pour la France.
- p.2x126 - vue 554/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière 'Electrique du i5 Mai xgog.
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRI0UES
- DU NORD ET DE LEST
- Société Anonyme au Capital de 2ü Millions SIEGE SOCIAL : 75, Boulevard Haussmann. PARIS
- Téléphone : 234-10
- CABLERIE
- « JEUMONT ••
- p.2x127 - vue 555/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du iS Mai 1909.
- 128
- POUR TOUTES APPLICATIONS
- AFFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barres, Bandes; Bandelettes et Lames pour Collecteurs Etablissements Industriels E.-G. GRAMMONT
- A. GRAMMONT. SR
- PONT-DE-CHÉRUY (Isère) CHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale :
- PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- MAISONS DE VENTE ;
- PARIS
- 10, Rue Taitbout (Téléphone 221-85 et 221-57) PARIS
- 212, Boul'1 Péreire (Téléphone 534-49). Pneumatiques. LYON
- 19, Quai de Retz (Téléphone 16-50) MARSEILLE
- 2, Rue Armény (Téléphone 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2 59).
- TRANSFORMATEURS Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie et Automobiles
- Voir annonce “Pneumatiques”
- MACHINES A ÉCRIRE
- UNDERWOOD, REMINQTON SMITH, OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf aoec des pièces d’origine liorées aoec garantie de bon fonctionnement
- wvwwvww
- APPAREILS A POLYCOPIER
- vVWAAAA/WW
- ACCESSOIRES
- Fournitures de lre qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l’outillage le plus moderne
- Téi. 121-20
- 3, rue Grammont. — PARIS
- REDRESSEUR ÉLECTROLYTIQUE
- DES COURANTS ALTERNATIFS SYSTÈME O. DE FA RI A, Breveté S. G. D. G. France et Étranger
- (NOTICES ET TARIFS A LA DEMANDE)
- ATELIERS E. DUCRETET
- F. DUCRETET & E. ROGER """j SUCC‘Sj 75, Rue Claude-Bernard, PARIS
- COMPAGNIE G“ MD10TÉLÉGBAPH10UE
- CARPENTIER, GAIFFE, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTELEGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- 'A TERRE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPAREILS POUR LA RADIOTÉLÉGRAPHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- (Appareils de mesures spéciaux : Ondemètres et autres
- DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 20, rue Delambre, PARIS
- Adresse télégraphique : Généradio-Paris Téléphone : 709-91 Marque de fabrique : G. G. R
- p.2x128 - vue 556/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du iS Mai 190g.
- ‘29'
- j
- i
- 1
- i
- Ancienne Maisoü MICHEL et Oie
- Téléphone * Ad. Télécj.
- 708-03-04 COMPAGNIE POUR LA Compte-Paris
- FABRICATION DES COMPTEURS
- et Matériel d’Usines à Oax
- Société anonyme. Capital : 8.000.000 fr. — 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris
- COMPTEURS. - APPAREILS DE MESURES
- Système Meylan d’Arsonval
- INDICATEURS et ENREGISTREURS pour courant continu et pour courant alternatif Thermiques et Électromagnétiques
- VOLTMÈTRES
- AMPÈREMÈTRES
- WATTMÈTRES
- i Boites de contrôle
- ! f
- y Flux-mètre Grassot
- Ondographe Hospitalier
- La construction EXCLUSIVEMENT FRANÇAISE
- des Ateliers H. ERNAULT
- FRAISEUSE VERTICALE
- 169, Rue d’Alésia, PARIS
- fjGRAND PRIX PARIS 1900
- RIVALISE AVANTAGEUSEMENT
- avec les constructions étrangères
- FRAISEUSES VIE R TIC A LIE S
- DIMENSIONS
- Course longitudinale............
- — transversale...........
- — verticale de la Potence
- De la table.....................
- SÉRIE A
- PETIT MODÈLE
- a5omm
- i3o
- 5ooX i5a
- SÉRIE B
- UIIAND MODÈLE
- I IOOmm
- 5oo
- 600
- i 3ooX3TO
- FRAISEUSE UNIVERSELLE A LEVIER
- p.2x129 - vue 557/688
-
-
-
- i3ô
- Supplément à La Lumière Électrique du i5 Mai 1909.
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d'accumulateurs — Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. — Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence. —
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D’ÉLECTRICITÉ MORS 7 Tuiïr*
- Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de fer. — Lampes à arc “ MORS-CARBONE ”
- Magnétos. — Installations électriques
- ACCUMULATEURS
- ET
- VOITURES ELECTRIOUES
- Alfred DININ
- Usines et Bureaux : quai National, PUTEAUX (Seine)
- Téléphone 571-04 Adresse Télégraphique : ACCUDININ-PUTEAUX
- Bureau de Paris : 49, rue Saint-Ferdinand, 49. — Téléphone 529-14.
- ! INSTRUMENTS DE MESURE POUR L’ÉLECTRICITÉ
- GRANDS PRIX
- Paris 1889-1900 St-Louis 1904, Milan 1906 Londres et Marseille 1908 l Liège 1905 I Membre du Jury
- JULES RICHARD*
- FONDATEUR & SUCCESSEUR
- de la Maison RICHARD Frères
- 25,rueMéliiigue(a^™i:0etventlo" 10, rue llalévy t PA R | S
- Enregistreurs pour le contrôle de toutes les opérations industrielles en général
- l'nr la surveillance constante cl absolue qu’ils e.rercent, ces instruments permettent de réaliser de qrandes économies, et leur prix d'achat se trouve couvert à bref délai.
- NOUVEAUX MODELES pour courants continus et alternatifs, Ampèremètres, Voltmètres, Waltmètres
- Modèle électromagnétique à apériodieité réglable sans aimant permanent restant continuellement en circuit.
- M odèle apériodique do précision, à cadre système d’Arsonvni, Ampèremètre à shunts, Modèle thermique, sans self-induction, apériodique, il consommation réduite.
- OHMMÈTRES — BOITES DE CONTROLE PORTATIVES
- p.2x130 - vue 558/688
-
-
-
- Supplément a la Lumière Electrique du i5 Mai 1909.
- i3i
- En vente
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- TRAMWAYS
- Locomotives et Métropolitains électriques
- ( Traction dans les mines, sur eau et sur route)
- ÉTUDES ET PROJETS - MATÉRIEL
- Prix de premier établissement
- EXPLOITATION - PRIX DE REVIENT - RENDEMENT FINANCIER
- Par Paul DUPUY
- Un volume in-8° raisin (a5Xi6) de 5o5 pages, avec 264 figures, un grand tableau schématique hors texte, augmenté d’un appendice de 40 pages avec 14 figures. — Prix, broché.ISS francs
- Aclr. télégr. : GRAMME-PARIS Téléphone : 402.01
- Catalogues et Devis gratuits sur demande
- GRAMME
- 20, rue d’Hautpoul. — PARIS (19e)
- DYNAMOS,^ ET MOTEURS à courant continu ALTERNATEURS MOTEURS ASYNCHRONES TRANSFORMATEURS — COMMUTATRIGES GROUPES ÉLECTROGÈNES
- Lampes à filaments métalliques
- “ MRNOWATT GRAMME”
- consommant 1 watt par bougie
- Lampes courantes à filament de charbon
- ACCUMULATEURS LAMPES A ARC a feu nu ou eu vase clos
- ALTERNATEUR BIPHASE DE 400 KVA AVEC EXCITATRICE EN BOUT
- POIRPES - VENTILATEURS PONTS ROULANTS TRACTEURS TREUILS
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & Hri. B. DE LA MATHE
- gté au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURICE (Seine)
- —1
- Manufacture G1» de CABLES et FILS ELECTRIQUES
- Transport de Force et Éclairage. — Construction et Pose complète de réseaux souterrains. Fourniture de Matérie . et Accessoires pour installations électriques.
- CABLES pour BASSE tension,
- CABLES pour HALTE tension jusqu'à 30.000 volts.
- DU POTS :
- à, PARIS, 81, rue Réaumur LYON-MARSEILLE-BORDEAUX, etc.
- Adresse Télégraphique :
- DELAMATHE, St-Maurice (Seine) Téléphone 940-26
- p.2x131 - vue 559/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du i5Mai 1909
- i3a
- CHEMINS PE FER PE L'ÉTAT
- BAINS DE MER (Jusqu’au 31 octobre 1909).
- L’Administration des Chemins de fer de l’Etat, dans le but de faciliter au public la visite ou le séjour aux plages de la Manche et de l’Océan, fait délivrer, au départ de Paris, les billets d’aller et retour ci-après, qui comportent jusqu’à 40 0/o de réduction sur les prix du tarif ordinaire :
- lu. — Bains de mer de la Manche.
- Billets individuels valables suivant la distance, 3, 4 et io jours (i''° et 2e cl.) et 33 jours (iro, 2® et 3° cl.).
- Les billets de 33 jours peuvent être prolongés d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de 10% par période.
- 2°. — Bains de mer de l’Océan.
- (A) -Billets individuels de i,,0,2e et 3e cl, valables 33 jours avec faculté de prolongation d’unq ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de 10 % par période.
- (B) -Billets individuels de i°, 2e et 3e cl. valables 5 jours (sans faculté de prolongation) dn vendredi de chaque semaine au mardi suivant ou de l’avanl-veille au surlendemain du jour férié.
- VACANCES (Jusqu'au 1er octobre 1909). .
- Billets de famille valables 33 jours (ie, a® et 3e cl.) avec faculté de prolongation d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de 10 % par période.
- Ces billets sont délivrés aux familles composées d’au moins trois personnes voyageant ensemble, pour toutes les gares du réseau de l’Etat (ancien) situées à ia5 kilomètres au moins de Paris ou réciproquement.
- CHEMINS DE FER
- DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Stations thermales desservies parle réseau P.-L.-M.
- AIX-LES-BAINS — CHATELGUYON (RIOM) ÉVIAN-LES-BAINS — GENÈVE — MENTHON (LAC D’ANNECY)
- URIAGE(GRENOBLE) —ROYAT (CLERMONT-FERRAND) THONON-LES-BAINS — VICHY — ETC.
- Billets d’aller et retour collectifs (de famille), ive, a® et 3e classes, valables 33 jours avec faculté de prolongation, délivrés du ier mai au i5 octobre, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble.
- Minimum de parcours simple : i5o kilomètres.
- Prix: Les deux premières paient le tarif général, la 3e personne bénéficie d’une réduction de 5o %, la 4e et les suivantes d’une réduction de 75 %.
- Arrêts facultatifs aux gares de l’itinéraire :
- Demander les billets quatre jours à l’avance à la gare de départ.
- NNota. — 11 peut, être délivré à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de stations, thermales, et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille, entre le point de départ et le lieu de destination mentionné sur le billet collectif.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- ABONNEMENTS INDIVIDUELS ET DE FAMILLE
- Pour les Côtes Nord et Sud de Bretagne.
- Afin de permettre aux Touristes ainsi qu’aux Familles do s’installer sur une des Plages de Bretagne et de rayonner de là sur les autres localités de cette région si variée et si intéressante, la Cio d’Orléans, d’accord avec les Chemins de 1er de l’Elal (ancien réseau de l’Ouest), délivre du jeudi qui précède la Fêle des Rameaux au 31 octobre inclus au départ de ioute gare, station ou halle des deux réseaux (Lignes de banlieue du réseau de l’Etal, anciennes lignes de banlieue de la C'° de l’Ouest exceptées) des abonnements individuels et do tamille dn lrc et 2° classes pour les côtes Sud cl: Nord de Bretagne (Gares des lignes du Croisic et de Guérande à Brest et de Brest à Granville par Lamballe, Bol et Folligny et des lignes d’embranchement vers la mer).
- Ces abonnements comportent, en outre du trajet daller et retour à ses côtes avec arrêts intermédiaires facultatifs la faculté de circuler à volonté sur les lignes des Côtes Sud et Nord de Bretagne, ils sont valables 33 jours avec faculté de prolongation d’une ou deux fois d un mois moyennant supplément de 25% du prix initial pour chaque période sans que la validité puisse en aucun cas dépasser le 15 Novembre.
- Le prix des caries d’abonnement est de 95 fr. en 2® classe et de 130 fr. en 1™ classe, lorsque la distance pour les parcours (aller et retour) n’excède pas 1000 kilomètres en dehors des points de libre circulation. Au delà de 1000 kilomètres le prix est augmenté de 0 fr. 045 et de 0 fr. 065 (en 2® et lre classes) par kilomètre en sus.
- Des réductions allant jusqu’à 50 °/0 sont consenties en faveur des membres d’une même famille.
- CHEMIN DE FER DU NORD
- STATIONS BALNÉAIRES
- ET THERMALES
- Du jeudi précédant les Rameaux au 3i octobre, toutes les gares du Chemin de fer du Nord délivrent des billets à prix réduits, à destination des stations balnéaires et thermales du réseau, sous condition d'effectuer un parcours minimum de 100 kilomètres aller et retour.
- Billets collectifs de famille, valables 33 jours, prolongeables pendant une ou plusieurs périodes de i5 jours. (Réduction de 5o % à partir de la 4° personne);
- Billets hebdomadaires et carnets d’aller et retour individuels, valables 5 jours, du vendredi au mardi et de l’avant-veille au surlendemain des fêles légales. (Réduction de 20 à 44 %)j
- Les Carnets contiennent 5 billets d’aller cl retour qui peuvent être utilisés à une date quelconque dans le délai de 33 jours.
- Cartes d’abonnement, valables 33 jours, (Réduction de 20 °/0 sur le prix des abonnements ordinaires d’un mois), à toute personne prenant deux billets ordinaires au moins ou un billet de saison pour les membres de sa famille.
- Pour les stations balnéaires seulement :
- Billets d’excursion individuels ou de famille, de 2° et 3e classes, des dimanches et jours de fêtes légales, valables uue journée dans des trains désignés (Réduction de 20 à 70 °/o).
- p.2x132 - vue 560/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du i5 Mai 1909.
- i33
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES CABLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & Cte
- Société Anonyme au Capital de 1 300 000 francs
- Siège Social et Usine à Lyon: 11, Chemin du Pré-Gaudry
- CABLES ÉLECTRIQUES, SOUTERRAINS SPÉCIALITÉ POUR HAUTES TENSIONS
- Jusqu’à 50 000 Volts
- Fournisseurs du Secteur des Champs-Élysées, des chemins de fer de l’Ouest et de l’Orléans à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et de' la Société du Gaz et de l’Électricité de Marseille, etc.
- COMPAGNIE ERAIÇAISE POUR L’EXPLOITATIOI DES PROCÉDÉS
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : ÎO, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : 158-11, 158-81 Adresse télégraphique : Elihu, Paris
- TRACTION ÉLECTRIQUE - TRANSPORT DE FORCE TURBINES A VAPEUR (Système Curtis) Eclairage électrique — Appareils de Mines
- Ateliers de construction ; 219, rue de Vaugirard, PARIS
- m:
- 'Xf
- Trub, Fierz & Cû< Hoobrechtikon, Zurich, Suisse
- Fabrique d’instruments de mesures électriques de tous genres
- TiHi’gr. : Trub, Hombrechtikon. Code : 51" Edition A. B. C. MAISON FONDÉE EN 1893
- recommande ses plus récentes créations de 1er ordre
- VOLTMÈTRES, AMPEREMETRES, WATTMÈTRES
- pour tableaux, contrôles et laboratoires
- Instruments enregistreurs, Compteurs électriques
- pour tous courants, toutes intensités, toutes tensions
- On demande de bons représentants solvables pour toutes les grandes ailles
- p.2x133 - vue 561/688
-
-
-
- i34 .Supplément k La Lumière Électrique du i5 Mal 1909.
- 3e ÉDITION
- NOTIONS GÉNÉRALES
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- R. DE VALBREUZE
- Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien.
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures. — Prix, broché. . 7 fr. 50
- LE RÉGLAGE
- DES
- GROUPES ELECTROGÈNES
- PAPv
- J.-L. ROUTIN,
- Ancien élève de l'École Polytechnique, Ingénieur-Conseil.
- Préface de M. H. LÉÂUTÉ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 155 pages avec 45 figures. — Prix, broché : •» francs.
- A
- COURANTS ALTERNATIFS
- PAR LE
- Dr F. N1ETHAMMER
- Professeur à l’École Technique Supérieure de Briinn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 131 pages, avec 138 figures. — Prix, broché. . 5 fr.
- ÉTUDE SUR LES RÉSONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par G; CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la Rive gauche de Paris.
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix..2 fr. 50
- p.2x134 - vue 562/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du r5 Mai 1909
- i35
- Accumulateurs
- FULMEN
- POUR
- j TOUTES APPLICATIONS
- j Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Clichy
- Adresse télégraphique : FULMEN-CLICHY Téléphone 511-86
- CONFÉRENCES
- sur la
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Par H. POINCARÉ, de VAcadémie Française Un volume in-8° carré de 85 pages, broché. Prix.. . 2 fr.
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-PERCHA CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- The India Rubbèr, Gutta Percha et Telegraph Works G° (Limited)
- USINES : PERSAN (Seine-et-Oise) PARIS, 97, bould Sébastopol
- Vient de Paraître
- Désiré KORDA
- LA
- SEPARATION ELECTROMAGNETIQUE
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS
- Un volume in-8° raisin (25Xj6) de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : broché, 6 fr. ; — relié, 7 fr.
- L’USURE ANORMALE
- DES
- TURBINES HYDRAULIQUES
- Par Julien DALEMONT
- Un vol. de 61 pages sur papier couché avec planches. Prix broché. 2 fr. 50
- p.2x135 - vue 563/688
-
-
-
- i36
- Supplément & La Lumière Électrique du iS Mai 190g.
- Pneumatiques,
- Antidérapants
- A. GRAMMONT
- FONT-DE-CnÉRUY (Isère)
- (RAISONS
- DE
- VENTE :
- PARIS, rue Taitbout, 10. Téléphone : 221 85, 221 57.
- PARIS, Boulevard Péreire, 212. Téléphone : 534 49.
- LYON, quai de Retz, 19-20. Téléphone : 16 50.
- MARSEILLE, rue Armény, 2. Téléphone : 31 28.
- TOULOUSE, Boulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- Voir annonce : “ Electricité ”
- FILS & CABLES ÉLECTRIQUES [
- Basse ou haute tension
- jusqu'à 50 000 volts
- APPAREILS TÉLÉPHONIQUES
- LE MONOPHONE ZSLV
- Appareils Télégraphiques
- APPAÉEILIiAOE ÉLECTRIQUE
- Tableaux de Distribution
- CAOUTCHOUC POUR L’INDUSTRIE
- PNEU L’ÉLECTRIC
- auec ses gommes comprimées
- LAMPES A ARC
- VOLTA
- Ingénieur-Constructeur
- 182, boulevard de la ViTlatte
- PARIS
- Télégramme : CIBIARK Téléphone : 432.42
- AMPE Type A, hauteur réduite ) Fonctionnant par
- AMPE Type B, sans mécanisme! j*/110 volts.sansré-
- ) sistance ni self.
- AMPE Petit modèle, 2 ampères; durée : 20 heures continu et alternatif.
- AMPE à mécanisme inverse’pouréclairageindirect. AMPE à charbons minéralisés.
- IICENCE Westinghouse Bremer.
- SIMPLE !
- EFFICACE !
- JJ
- RÉFLECTEURS
- Striplite
- PRIX
- MODÈRES
- ALUMINIUM POLI /;
- Fournis en longueurs f /f, indivisibles de
- 3° %.i
- MAXIMUM 2‘’n,40
- TOUS VOLTAGES
- GENERAL ELECTRIC DE FRANCE Ld
- LUCIEN ESPIR, Administrateur - délégué
- 10 et 12, rue RODIER, PARIS
- p.2x136 - vue 564/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du iSTMai 1909.
- 137
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L'ELECTRICITE
- Accumulateurs.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz et Cio,27, rue Cave. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fui.men, 18, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 8i, rue Saint-Lazare, Paris.
- Société Gramme, ao, rue d’IIautpouI, Paris.
- Appareillage électrique.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Espir, L., (General Electric de France Lld), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteuu, J.-A., iaa, avenue Philippe-Auguste, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesure.
- Carpentier, J., ao, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Charopionnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard do Vaugirard, Paris.
- Ducretet, F., et Roger E., 70, rue Claude-Bernard, Paris.
- Richard, J., 25, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heli.er, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Gramme, ao, rue d’IIautpouI, Paris,
- True, Fierz et C", Hombrechtikon, Zurich (Suisse).
- Brevets d’invention.
- Armengaud, a3, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi, Ch., /|i à /17, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat, 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 59, rue de Provence, Paris.
- Danzer, IL, 5, rue Ricliepanse, Paris.
- Protte, G., 58, Boulevard de Strasbourg, Paris.
- Thierry, Ch., 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et C‘°, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Trub, Fierz et C°, Hombrechtikon, Zurich (Suisse)
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 75, boulevard Haussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 59, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et Cle, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Lahmeyerwerke A. G., 45, Hochsterstrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont, A., Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Dijlaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d'IIautpoul, Paris.
- Société Française Oerlikon. 9, rue Pillet-Will, Paris.
- p.2x137 - vue 565/688
-
-
-
- i38
- Supplément à- La Lumière Électrique du i5Mai 1909,
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et Cle (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Franzoni, A., (Isolit) à Lucerne (Suisse).
- Grammont, A., [Ebonite] Pont de Chéruy (Isère).
- Hermann, (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Cie (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeuinont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegrapii Works C° LlJ, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Bërthoud, Borel et Cie, n, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs.
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Taveau, A., (Charbonneaux et C1?), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert, C., (Lampe Beck) ,41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié (Lampe Voltn), 182, boulevard de la Villette, Payis.
- Compagnie Générale d’Electricité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrière [Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard Heller [Lampe Os ram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann [Lampe Fulgura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société d’Electricité Mors [Lampe Mors-Carboné), 7, rue Duranti, Paris.
- Machines-outils
- Hrnault, H., 169, rue d’Alésia, Paris.
- Schneider et C'e, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Pneumatiques.
- Grammont, A.», Pont de Chéruy, (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Ltd , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 2 5, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Cic, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Wortiiington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soupâpes électriques,
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Duranti, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégraphique (Gau pentier, Gaiffe, Rociiefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Septeinbre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux'(Seine).
- p.2x138 - vue 566/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Electrique du i5 Mai 1909
- 139
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s'adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index,
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS h INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. :Ànrtalender Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards.— G A. : Gentralblatt ftir Accumulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electricien. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. • E. K B. : Elektrische Kral'tbetriebe u. Bahnen.— Els : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metullurgica! Industry. — E. R. J. : Electric Ruilway Journal. E R. L : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York).— E. u. M. : Elektrotechnik und Ma schinenbau, — E. T. Z. * Elektrotechnische Zeitschrift. — E. W. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des îngénieui's Civils. — I. E : L’Industrie électrique. — I. T. : L’Industrie des Tramways et Gheminr de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für druhtlosen Télégraphié und Telephonie. — J. E E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. —J P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L E. : Lumière Electrique — N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin de la Société d’encouragement pour l’Industrie — S. E. T Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E- : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure.
- ... — Combination of Reciprocating and Turbine Marine Machinery {E.. 3o avili 1909).
- ... — Electric-Hydraulic Portable Rivcter (E..
- 3o avril 1909).
- ... — Aerial Flight (A1., 3o avril 1909).
- ... — Sonie Expérimenta on Impact (E., 3o avril
- *909)-
- Ltgnorelles, E. — Les forces navales de la Grande-Bretagne et la suprématie des mers (G. C., iel mai 1909).
- Papin, à. — Rafraîchissement des locaux industriels par évaporation d’eau (G. C., icl' mai 1909).
- ... . — L’industrie minérale en France en 1907 (G. G., j 0l’ niai 1909).
- Mathivet, J. — Principes généraux et détails du montage des postes à haute tension (/?. E , i5 avril 1909).
- Sxihnimann, E. — Les nouveaux fours à incinération des ordures de la Horsfall Destructor G0 Limited (R. E>} i5 avril 1909).
- ... — Lîmiteurs de tension (R. Eia avril 1909).
- Soulier, A. — La distribution de l’énergie électrique dans Paris (/. E , a5 avril 1909).
- Loppé. F. — Rhéostats à eau pour essai de matériel électrique (/. E., a5 avril 1909).
- Henry. — ‘Téléphonie sans fil : système Majorana; système Collins (/. E.y 26 avril 1909).
- La Rosa. — Sur les effets thermiques de l’arc musical (C, R. f 22 février 1909).
- Gouy. — Sur les décharges électriques dans les champs magnétiques intenses (C. R., 22 février 1909).
- Devaux-Charboxnel. — Sur la constitution des lignes souterraines qui amènent dans les grandes villes les circuits téléphoniques (G. R., 22 février 1909).
- Dufour, à. — Sur l'existence d’électrons positifs dans les tubes a vide (G. R., 22 février 1909),
- Arno, R. — Appareil pour la mesure des courants téléphoniques (5. 1. E.y 7 avril 1909).
- Bourdel. — Traction par courant continu à intensité constante (»S\ LE., 7 avril 1909}.
- George, L. — Sur les différents systèmes de vente de l'énergie électrique (/ E., 20 avril 1909).
- Girard, P. — Rôle de l’électrisation de contact dans la perméabilité des membranes aux électrolytes (C. R.. 19 avril 1909).
- Féry, Gu. — Quelques conséquences de l’emploi d’un récepteur sélectif dans la mesure de l’énergie rayonnante (G. R19 avril 1909).
- Péciieux, II. — Des propriétés électriques des cupro-aluminiums (G. R., 19 avril 1909).
- Nesper, E. — Uber drahtiose Telephonie (E. T, Z.. 6 mai 1909).
- Aaibrosius, F. — Das Wecken in Fernieitungen (E. T. Z.y 6 mai 1909). ,
- Kapp, G — Stroboskopisoher Schkipfungszahler (E. T. Z. y (i mai 1909).
- Comet, A. — Machines-outils commandées électriquement (L. E.y 8 mai 1909).
- Bary, P. —- Théorie de l'interrupteur de Wehncil basée sur la striction (L. E.y 8 mai 1909).
- Féry, Ci — Compteurs d’électricité pendulaires (L. E., 8 mai 1909).
- Lasciie, O. — Das Kraftwerk der A.E.G.-Turbinenfa-brik in Berlin (Z. V. D. iet> mai 1909).
- TuomakXj E. et SciijNetz.lei*, Iv. — Die elektrischen Lokomotiven am Simplon (Z. V. D. 1., i01* mai 1909).
- Escard, J. — Préparation et propriétés des silieo-inanganèses et silico-spiegels industriels (Eé., 8 mai).
- Vinot, G. —Recherches sur l’aimantation des rails de chemin do fer [Eé., 8 mai 1909).
- p.2x139 - vue 567/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Électrique du i5 Mai 1909
- 140
- VALEURS INDUSTRIELLES
- COURS COURS COURS COURS
- DU DU DU DU
- 3 MAI 10 MAI 3 MAI IO MAI
- 1909 I9°9 *9°9 J9°9
- Ateliers const. élect. Nord et Est.. . 319 3i8 Fives-Lille 600 619
- 1400 Forces motrices Rhône
- 491 4gi Forces motrices Haute Durance. 475 475
- Canalisation électrique io5 1 O7 Forces motrices et Usines de l’Arve. i3o5 i3oo
- Çio p|^pfriqiip r!p ]r» TiOiro . . . 415 416 Française électrique
- Çie ffd^nVntmn POrnptfilli’S 1862 i865 Grivolas 180
- rill iVanortîcA rlnc mpfîIllY. . .... 688 698 La Volta I7O
- Cio générale électrique Nancy 1286 1285 Métropolitain 5o5 5o6
- r^ie gpripralp Français!* cîfi tramways. 09(i 577 Nord-Sud Paris rtt 3i8
- — parisienne de tramways 188 180 Omnium Lyonnais. . . .... l66 i65
- Ç]ie fl plppt.PlClI.O 825 Ouest-Lumière i 38
- Cie prod. chim. Alais et Camargue.. 1026 IOlf> Schneider.et CIe (Creusot) 1920 1902
- Distribution d’énergie électrique... 455 459 Secteur de la place Clichv.. . i3»9 i35o
- yiyli» Baralan 56o 56o — rive gauche
- RVlnirncrp plppt.rîfJUCÎ 260 266 Sto d’éleclro-chimie 3i
- Eclairage et force par Pélectrieité. . i318 1290 Stc française des électrodes . 45 0 45o
- Edison (Cie continentale) 1429 ‘20 Sto franco-suisse pour l’ind. élect. . 440 440
- p.lfiptrîr.ilp dp Paris 685 681 Société Gramme 338 338
- Rlpot.rr» ntiimie de Bozel. 325 3-i5 Ste Indo-chinoise d’électricilé. 6q5
- Rlf»ptrr»kM*hîmif|ne du Gilïro 1019 IOIQ yto pne Distribution Electricité.. 358 uy j 0 r' y
- Electro-chimique de la Romanche.. . 465 465 S'* Pnc l’Industrie des ch de fer. 265 262
- Electro-industrielle 244 2.44 Ste Alsacienne Constructions inécan. 6900 5900
- Electro-métallurgique de Dives.... 4 ?4 4 80 Stc Grenobloise force et lumière. . . 460 460
- Electro-métall. française de Froges. ng5 T 200 Stc générale électrique industrielle, 23o 2.35
- Énergie électrique du centre 496 496 Société industrielle des Téléphones 329 328
- Energie élect. littoral méditerranéen 36o 35o Thomson-Houston 716 713
- Energie électrique (Société havraise) 4 >4 4îo Thomson-Houston Méditerranée. . . 468 469
- Energie électrique (Société indusl ) i65 157,5o Travaux d’éclairage et de force.. 38o 38i
- Rcf_T .nmiprp 480 48^ Triphasé 5o4
- COURS DES METAUX
- [Prix des 100 kilogs à Paris sauf indication contraire)
- Fers marchands...................... >6
- Aciers.............................. 17, 5o
- Feuillards.......................... 17
- Poutrelles.......................... 19
- Tôles................................. 17,60
- Foutes.............................. 62
- Cuivre eu barres Chili. . . (Le Havre) loo'.et 148,7 )
- Cuivre en planches (*)................ 200 et 16,0
- Cuivre en tuyaux sans soudures (J). ' 240 et 200 Cuivre en fils f1).................... igo et 106
- (Le Havre)
- 356.25
- 364
- 344
- Etain Détroits..........
- Etain Banka........
- Etain Cornouailles....
- 'Plomb ordinaire....................... ->9 80
- 54
- 82
- 6i. 5o 'ÏO -7;> i. 80 3. u 3 8 »
- •Plomb laminé et en tuyaux.
- Zinc Vieille-Montagne.. . . . ... . . ..
- Zinc Silésie. .............(Le Havre)
- Zinc autres marques.. ... .
- Aluminium, en lingots . .4...... (kil.)
- Aluminium en-planches. . . . ... . .(kil.) Aluminium en tubes............. (kil. 1
- (i) Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
- p.2x140 - vue 568/688
-
-
-
- N» 21
- Supplément à la Lumière Electrique du aa Mal 1909
- Tampemétal
- UN WATT PAR BOUGIE PRIX-3?- 75% d Economie
- La Lampe MÉTAL de 32 Bougies consomme moins. ( , .
- qu une Lampe ordinaire de 10 Bougies
- : ücwânm:/ô MdrqueMflMckz tous fesf/ectnaens
- VENTE EN GROS
- C ':E G rE d es La MPES' 5, Rue Boudrea u PARIS
- en. flots
- système 3-lender
- Construction perfectionnée
- Solidité sans rival
- WaNNER&G
- Télégrammes -.BaUta.Paris Téléphone: 913.4-3
- p.2x141 - vue 569/688
-
-
-
- i f i Supplément à la Lumière Electrique du 22 Mai 1909
- ANNONCES DIVERSES
- OFFRE D’EMPLOI
- On demande un Ingénieur français connaissant l’anglais, bien au courant des questions de traction électrique, pour l’étude des projets et des installations de traction.
- S’adresser à la SOCIÉTÉ ANONYME WESTINGHOUSE (Service commercial), a, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre.
- AVIS
- La Société des Dessinateurs industriels de France, 16, place de la République, se tient à la disposition de MM. les chefs de Maisons pour toute offre d’emploi de dessinateurs, calqueurs, etc., qu’ils voudront bien lui adresser.
- Les candidats ne sont présentés qu'après lin examen sérieux tant au point de vue des aptitudes que de la moralité.
- A VENDRE
- Voiture automobile Bolide, ro chevaux, a cylindres, carburateur Grouvelle et Arqùembourg, 4 places, avec capote et accessoires, parfait état, 1.800 francs.
- S’adresser aux bureaux de la -Lumière- Elec trique.
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BOREAUX ET USINE
- 27, Rue Cavé. — à LEVALLOIS
- — Téléphone : 537-58 —
- Brevet à céder
- La Société Kôrting et Mathiesen Aktiengesellschaft, titulaire et propriétaire du brevet français N° 367.849 du 7 juillet 1906, pour “ Aimant souffleur pour lampes à arc à électrodes disposés l'une à côté de Vautre v, désirerait traiter avec un industrie] ou toute autre personne pour la cession ou une concession de licence dudit brevet, pour son exploitation en France.
- S’adresser pour tous renseignements à M. Ch. THIERRY, Ingénieur-Conseil, à Paris, 48, rue de Malte.
- ------
- CHEMIN DE FER DU NORD
- STATIONS BALNÉAIRES
- ET THERMALES
- Du jeudi précédant les Rameaux au 3i octobre, toutes les gares du Chemin de fer du Nord délivrent des billets à prix réduits, à destination des stations balnéaires et thermales du réseau, sous condition d’effectuer un parcours minimum de ioo kilomètres aller et retour.
- Billets collectifs de famille, valables 33 jours, prolongeables pendant une ou plusieurs périodes de i5 jours. (Réduction de 5o % à partir de la 4° personne);
- Billets hebdomadaires et carnets d’aller et retour individuels, valables 5 jours, du vendredi au mardi et de l’avant-veille au surlendemain des fêtes légales. (Réduction de 20 à 44 °/»)i
- Les carnets contiennent 5 billets d’aller et retour qui peuvent cti'e utilisés à une date quelconque dans le délai de 33 jours.
- Cartes d’abonnement, valables 33 jours, (Réduction de 20 % sur le prix des abonnements ordinaires d’un mois), à toute personne prenant deux billets ordinaires au moins ou un billet de saison pour les membres de sa famille.
- Pour les stations balnéaires seulement :
- Billets d’excursion individuels ou de famille, de 20 et 3e classes, des dimanches et jours de fêtes légales, valables uue journée dans des trains désignés (Réduction de 20 à 70 %).
- p.2x142 - vue 570/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 22 Mai 190g.
- i43
- CHAUVIN &ARNOUX, Ingénieurs-Constructeurs
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 188, rue Championnet \
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS
- Téléphone S2S-B2
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. Médaille d’Or : Bruxelles; 1897; Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- Caisse de Contrôle
- INSTRUMENTS pour toutes mesures électriques DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Wattmètre
- Accumulateurs
- FULMEN
- POUR
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Cliehy
- Adresse télégraphique : FULMEN-CLICHY Téléphone 511-86
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-PERCHA
- CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works G0 (Limited)
- USINES : PERSAN (Seine-et-Oise) PARIS, 97, bould Sébastopol
- Manufacture de Porcelaines Isolantes
- de H E RM S DO R F (Sachsen-Altenburg) (GRAND-PRIX, Marseille 1908)
- HAUTE ET BASSE TENSIONS-PETIT APPAREILLAGE MODÈLES iSPÉCIAUX SUR PLAN Fournisseurs des Principales
- Sociétés Électriques Françaises et Étrangères
- Plusieurs lignes en service à tension normale supérieure à 50.000 volts
- ... e
- Pour tous renseignements, s’adresser à nos agents généraux :
- MM. CENTORE & MARTY, 87, rue du Faubourg-Saint-Dénis — PARIS —
- Envoi franco d*Albums et d’Echantillons
- TÉLÉPHONE : 253-04 ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE : CENT0TYMAP.
- —g——
- p.2x143 - vue 571/688
-
-
-
- *44
- Supplément â La Lumière Électrique du as Mai 190g.
- SOCIETE ALSACIENNE DE CONSTRUCTIONS MECANIQUES BELFORT
- Vi î
- 1 • *-! LJKfi -t “0 kT . iUiW Ll HHHHHr 'jJÊÊBmi ^juaÊg0£RKÎ2SÊÊÊ Lé| J E^;-jfl
- STATION CENTRALE DES HAUTS-FOURNEAUX DE PIOMBINO Groupes électrogènes à gaz de 1.800 chevaux STATIONS CENTRALES complètes avec MACHINES À TAPETTE Turbines à vapeur - Turbines hydrauliques ou MOTEURS A GAZ de toutes puissances -1
- p.2x144 - vue 572/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du ai Mai 1909.
- 45
- ATELIERS DE JEURONT-
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme au^capital de 20 millions
- GROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. — PONTS ROULANTS. — LOCOMOTIVES DE CANAUX
- ET DE MINES. — MACHINES D’EXTRACTION
- SIEGE SOCIAL : 75, Bd Haussmann. — PARIS
- Agence pour 1© Sud-Est s
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES, 67, rue Molière. LYON
- p.2x145 - vue 573/688
-
-
-
- 146
- Supplément à La Lumière Electrique du aa Mai 1909.
- POUR TOUTES APPLICATIONS
- AFFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barres, Bandes; Bandelettes et Lames pour Collecteurs Etablissements Industriels E.-C. GRAMMONT
- A. GRAMMONT, SR
- PONT-DE-CHÉRUY (Isère) GHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale :
- POIVT-DG-CHÉRUY (Isère)
- MAISONS DE VENTE :
- PARIS
- 10, Rue Taitbout (Téléphone 221-85 et 221-57) PARIS
- 212, BouId Péreire (Téléphone 534-49). Pneumatiques.
- LYON
- 19, Quai de Retz (Téléphone 16-50) MARSEILLE
- 2, Rue Armény (Téléphone 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2 59).
- TRANSFORMATEURS Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie et Automobiles Voir annonce “Pneumatiques”
- ASPIRATEURS ~ -------& VENTILATEURS
- Courant continu et alternatif
- GieMiumiMW
- L. ESPIR, A dm.-délégué
- PARIS. —10-12, rue Uodier, 10-12. — PARIg
- COMPAGNIE G“ RAD10TÉLÉGRAPH1QUE
- CARPENTIER, GAIFFE, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTÉLÉGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- A. TERRE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPAREILS POUR LA RADIOTÉLÉGRAPHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- lAppareils de mesures spéciaux :,Ondemètres et autres
- DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 80, rue Delambre, PARIS
- Adresse télégraphique : Généradlo-Paris Téléphone : 709-91 Marque de fabrique : C. G. R
- Nouveaux Condenseurs Capillaires “ LAWRENCE ”
- A SUEFACES Breveté S. G. D. G.
- Convenant spécialement
- pour TURBINES à vapeur
- et Machines à vapeur surchauffée
- LAWRENCE & C”
- 90, Rue du Chevalier-Français, LILLE
- p.2x146 - vue 574/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du aa Mai 1909.
- 147
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES
- DU NORD ET DE L'EST
- Société Anonyme an Capital de 20 Millions
- SIEGE SOCIAL : 75, Boulevard Haussmann. PARIS
- Téléphone : 234-10
- CABLERIE
- de JEUIHONT «°
- CABLES ARMÉS ET ISOLÉS A HAUTE ET BASSE TENSION
- Agence pour le Sud-Est :
- Société de Constructions Électriques, 67, Rue Molière. LYON
- p.2x147 - vue 575/688
-
-
-
- 'P-.* '.
- i,8 Supplément à La Lumière Électrique du a a] Mai 1909.
- C. OLIVIER ET C
- !E
- Fournisseurs de la Marine, des Télégraphes, des Chemins de fer et du Métropolitain
- Dynamos et Appareillage continu et alternatif Lampes à arc. Pompes centrifuges électriques
- Compresseurs d’air et Meules électriques
- Usine à ORNANS (Doubs)
- Agent général à Paris
- G. JARRE, 43, boulevard Haussmann, PARIS
- Téléphone : 154-6»
- Teléph. : 198
- CHARBONNEAUX &C
- Verreries de Reims Fournisseurs des Postes et Télégraphes
- — te» _______
- e Agent à Paris :
- 1 èftvV ». TÀVEMI, Inj E.C.P
- 4, Rue des Grands-Champs
- " Téléph. : 935-52
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES
- Système MOSCICKI
- FRIBOURG (Suisse)
- III
- Ml
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés sur courant monophasé.
- PRODUCTION DES COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE. — TÉLÉGRAPHIE SANS FIL.
- — RAYONS X. — BATTERIES POUR PRODUCTION D’EFFLUVES. — OZONISEURS. Exposition de Milan 1906. — Diplôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur E. C. P., 5, rue d’Assas, Paris. Représentant pour la France.
- société de tu non
- L’ACCUMULATEUR I UUUn
- Société Anonyme, Capital a,aoo,ooo Francs
- Siège Social: 81, Rue Saint-Lazare, 81 — PARIS USINES : 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rua de l’Hôtel-de-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 53, rue Raymond IV. — NANCY, 4, rue Isabey.
- . ... .X .1 • 1
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR R ALLUMAGE BSi MOTMRi
- p.2x148 - vue 576/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du
- Mai 1909. i/,9
- LA LAMPE BEGK htï
- à Arc-flamme à haute intensité lumineuse
- LA SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SANS AUCUN NIËCANISRIE délicat d’horlogerie ou de réglage Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Prix courant et Brochure descriptive sur demande
- C. AUBERT, 41 et 43, avenue Sainte-Foy
- NEUILLY-SUR-SEINE
- RÉFÉRENCES : soc. an. brown, bovep.i et c°, Baden (Suisse); ateliers de construction oerlikon à Oerlikon (Suisse) ; compagnie bei.oe sibmens-schuckert, Bruxelles; société des forces motrices du refrain, Montbéliard (France); société des forces électriques de la goule. Saint-Imier (Suisse); societa adriatica di elettricita, Venise (Italie); soc. martesarra per distribuzione de energia elettrioa. Milan, etc.
- COMPAGNIE FRANÇAISE POUR L’EXPLOITATION DES PROCÉDÉS
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : ÎO, rue de Londres, PARIS
- Téléphone ; 158-11, 158-81 Adresse télégraphique : Elihu, Paris
- TRACTION ELECTRIQUE - TRANSPORT DE FORCE
- TURBINES A VAPEUR (Système Curtis)
- Eclairage électrique — Appareils de Mines
- Ateliers de construction i 219, rue de Vaugirard, PARIS
- p.2x149 - vue 577/688
-
-
-
- i5o
- Supplément à La Lumière Électrique du 22 Mai 1909.
- ÉTABLISSEMENTJS
- Aubert-Grenier, Dij
- non
- Usines et Bureaux : DIJON, Rue de la Stéarinerie. — Téléphone : 856
- DIRECTION POUR LA VENTE :
- PARIS — 3, Rue du Hâvre, 3 — PARIS
- TÉLÉPHONE : 304,38
- Pose de Câbles
- Câbles électriques souterrains
- Accessoires perfectionnés Fils et câbles isolés au caoutchouc
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d’accumulateurs — Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. — Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence.—
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D'ÉLECTRICITÉ MORS 7
- Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de fer. — Lampes à arc “ MORS-CARBONE ”
- Magnétos. — Installations électriques
- Maison JOSEPH FHKCOT, fondée en 1823
- FARCOT F”“ * C“
- St-OUEN - PARIS
- HORS CONCOURS : 1889 Télégraphe :
- QUATRE GRANDS PRIX : 1900 Farcot-St-OUENS/SEINE
- 504-55
- HORS CONCOURS : LIEGE 1905 Téléphone j 504.33
- DYNAMOS
- et MOTEURS Éclairage. Transport de force
- MACHINES A VAPEUR CHAUDIÈRES
- APPAREILS DE LEVAGE POMPES A PISTON ET CENTRIFUGES POMPES A INCENDIE.
- p.2x150 - vue 578/688
-
-
-
- Supplément a La Lumière Electrique <lu aa Mai 1909.
- i5i
- | Efl vente
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- TRAMWAYS
- Locomotives et Métropolitains électriques
- ( Traction dans les mines, sur eau et sur route)
- ÉTUDES ET PROJETS - MATÉRIEL
- Prix de premier établissement
- EXPLOITATION - PRIX DE REVIENT - RENDEMENT FINANCIER
- Par Paul DUPUY
- Un volume in-8° raisin (a5x*6) de 5o5 pages, avec 264 ligures, un grand tableau schématique hors texte, augmenté d’un appendice de 40 pages avec 14 figures. — Prix, broché.15£ francs
- Ailr. télégr. : GRAMME-PARIS Téléphone : 402.01
- Catalogues et Devis gratuits sur demande
- GRAMME
- 20, rue d’Hautpoul. — PARIS (19e
- DYNAMOS^ ET MOTEURS à courant continu ALTERNATEURS MOTEURS ASYNCHRONES TRANSFORMATEURS — COMMUTATRICES GROUPES ÉLECTROGÉNES
- Lampes à filaments métalliques
- “MnNO WATT GRAMME"
- consommant 1 watt par bougie
- Lampes courantes à filament de charbon
- ACCUMULATEURS LAMPES A ARC a fou nu ou eu vase clos
- ALTERNATEUR BIPHASÉ DE 400 KYA AVEC EXCITATRICE EN BOUT
- POMPES - VENTILATEURS PONTS ROULANTS TRACTEURS TREUILS
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & Hri. B. DE LA MATHE
- S« Ame au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURICE (Seine)
- Manufacture G1» de CABLES et FILS ÉLECTRIQUES
- Transport de Force et Éclairage. — Construction et Pose complète de réseaux souterrains. Fourniture de Matérie et Accessoires pour installations électriques.
- CABLES pour BASSE tension,
- CABLES pour HALTE tension jusqu’à 30-000 volts.
- DEPOTS :
- à PARIS, 81, rue Réaumur LYON-MARSEILLE-BORDEAUX, etc.
- Adresse Télégraphique :
- DELAMATHE, St-Maurice (Seine) Téléphone 940-26
- p.2x151 - vue 579/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du aa Mai 1909
- i5*a
- p
- Antidérapants
- A. GEAUHONT
- P OiT-DE-CHÉRUY (Isère)
- MAISONS DE
- VENTE :
- PARIS, rue Taitbout, 10. Téléphone : 221 85, 221 57.
- PARIS, Boulevard Péreire, 212. Téléphone : 534 49.
- LYON, quai de Retz, 19-20. Téléphone : 16 50.
- MARSEILLE, rue Armény, 2. Téléphone : 31 28.
- TOULOUSE, Boulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- Voir annonce : “ Electricité
- CHEMIN OE FER D'ORLÉANS
- La Compagnie d’Orléans vient de mettre en service dans ses trains express de nuit entre Paris, Biarritz et la frontière d’Espagne, ainsi qu’entre Paris et Pau, une série de voitures-lits de grand luxe d’un type absolument nouveau et du plus grand confortable, construites par la Compagnie des Wagons-Lits.
- Ces voitures comprennent 3 catégories do places :
- 1° Des compartiments de 3 lits dits salons-lits avec cabinet de toilette et water-closet particulier. La percep i tion supplémentaire à acquitter par voyageur en salon-I lits est fixée à 50 % du prix de lre classe soit à 44 fr. 60 ] entre Paris et Biarritz et 46 fr. entre Paris et Pau. Toutefois, un compartiment salon-lits de 3 places pourra être loué en entier à un ou à deux voyageurs moyennant deux billets de chemin de fer et trois suppléments.
- 2° Des compartiments à deux lits moyennant supplément de 33 % du prix de la place de l‘e classe, soit de 31 fr. 75 pour Biarritz et 32 fr. 70 pour Pau.
- Un voyageur peut d’ailleurs s’assurer la jouissance d’un compartiment à lits de 2 places en payant, en outre d’un seul billet de 1" classr, le montant de deux suppléments.
- 3° Des places de couchettes avec supplément de 6 fr. pour les parcours jusqu’à 250 kilomètres et de 10 fr. pour les parcours excédant 250 kilomètres sur le réseau d’Orléans, enfin de 16 fr. entre Paris et Biarritz et entre Paris et Pau.
- Ces places peuvent être retenues à l’avance en s’adressant soit à la gare de Paris-Quai d’Orsay ou dans les principaux bureaux de ville de la Compagnie d’Orléans, soit aux agences de la Compagnie des Wagons-Lits.
- Les nouvelles voitures circulent dans le train rapide quittant la gare de Paris-Quai d’Orsay à 7 h. 40 du soir qui franchit en douze heures les distances de Paris à Biarritz et de Paris à Pau, au retour dans l’express quittant Biarritz à 6 h 7 et Pau à 6 h. 12 du soir pour arriver à Paris-Quai d’Orsay à 7 h. 58 du matin.
- La Compagnie d’Orléans se propose d’ailleurs d’étendre progressivement et rapidement l’emploi des nouveaux wagons-lits à ses principaux trains express de nuit.
- Les Rivets en Acier
- COSMOS
- se posent comme des CLOUS
- SANS OUTILLAGE
- 9 %
- ..- --- Demander =
- tous renseignements à la Compagnie
- 3, rue de Grammont. — PARIS
- CHEMINS DE FER PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- STATIONS HIVERNALES
- (NICE, CANNES, MENTON, etc.)
- Billets d’aller et retour collectifs de lr”, 2” et 3” classes Valables 33 jours.
- Du 15 Octobre au 15 Mai, la Compagnie délivre, dans toutes les gares de son réseau, sous condition d’effectuer un minimum de parcours simple de 150 kilomètres, aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble, des billets d’aller et retour collectifs de lre, 2e et 3e classes pour les stations hivernales suivantes : Cassis, La Ciotat, St-Cyr la-Cadière, Bandol, Ollioules-Sanary, La Seyne, Tamaris-sur-Mer, Toulon, Hyèrcs et toutes les gares situées entre St-Baphaël-Valescurc, Grasse, Nice et Menton inclusivement.
- Le prix s’obtient en ajoutant au prix de quatre billets simples ordinaires (pour les 2 premières personnes), le prix d’un billet simple pour la 3e personne, la moitié de ce prix pour la 4e et chacune des suivantes.
- T,a durée de validité des billets peut être prolongée une ou plusieurs fois de quinze jours moyennant le paiement, pour chaque prolongation d’un supplément de 10 % .
- ARRÊTS FACULTATIFS
- Faire la demande de billets quatre jours au moins à l’avance à la gare de départ.
- Des trains rapides et de luxe composés de confortables voitures à bogies desservent pendant l’hiver, les stations du littoral : Paris- la Côte d’Azur en treize heures par train extra-rapide de nuit ou par le train « Côte d’Azur Rapide ».
- p.2x152 - vue 580/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du zz Mai 1909. r53
- 3“ ÉDITION
- NOTIONS GÉNÉRALES
- SUR LA
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- par
- R. DE VALBREUZE
- Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien.
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures.—Prix, broché. . . 7 fr. 50
- LE RÉGLAGE
- GROUPES ELECTROGÈNES
- PAR
- J.-L. ROUT1N,
- Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur-Conseil.
- Préface de M. H. LÉAUTÉ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 155 pages avec 45 figures. — Prix, broché : S irancs.
- MOTEURS A COLLECTEUR
- A
- COURANTS ALTERNATIFS
- PAR LE
- Dr F. N1ETHAMMER
- Professeur à l’École Technique Supérieure de Brünn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 131 pages, avec 138 figures.— Prix, broché.
- 5 ir.
- ÉTUDE SUR LES RÉSONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par Gi CHEVRIER
- Ingénieur à la Outupagnie du Seoteur de la Rive gauche de Paris.
- Du volume in-8° carré de 76 pagres, broché. Prix.2 fr. 50
- p.2x153 - vue 581/688
-
-
-
- 154
- Supplément & La Lumière Électrique du 22 Mai 1909.
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos.
- <£**&
- BREVET D’INVENTION S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- — XX—
- TYPES
- de
- 10 à 5 000
- CHEVAUX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Pierrier ”.........................
- Pour les torpilleurs 368 et 369................................
- Pour les cuirassés “ République ”, 14 Danton ” et “ Mirabeau ”
- (groupes électrogènes de bord)...............................
- Pour la Station de chargement de sous-marins de la baie Ponty (Bizerte)
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne.................
- Siemens & Halske, Charkow (Russie)................................
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les Stations électriques de 'Valenciennes, de Gatane et de Cambrai).
- Arsenal de Toulon.................................................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abidallah).........
- Société d’Electricité Alioth,pour la Station deValladolid (Espagne).
- — pour la Station de Nîmes..............
- Port de Cherbourg................................;......;.........
- Fonderie Nationale de Ruelle......................................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à, l’électricité (Orléans).. Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)...
- Société Anonyme des Mines d’Albi..................................
- Société Normande de Gaz, d’Électricité et d’Eau...................
- Etc., etc.
- 2 machines 6.800 chevaux
- 2 — 4.000 —
- 12 1.800
- 3 — 600
- 6 — 5.000
- 16 3.410
- 7 2.330
- 5 — 1.660
- 6 — 1.350
- 1 -- 1.200
- 2 — . 1.300
- 3 — 830 '
- 2 — 800
- 1 750 —
- 6 658
- 2 — 600
- 5 — 580
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 4(00 Machines à grande vitesse et pi'ès de 3 ooo Machines à vapeur diverses.
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- Sté AM des Établissements DE LAUNAY BELLEVILLE
- Capital : SIX MILLIONS de Francs
- ATELIERS & CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- Adresse télégraphique : BELLEVILLE, Saint-Denis-sur-Seine.
- p.2x154 - vue 582/688
-
-
-
- 155
- Supplément à La Lumière Électrique du sa Mai 1909-
- L.A
- LIBRAIRIE SCIENTIFIQUE A. HERMANN
- 6, rue de la Sorbonne. Paris (V°)
- Achète les ouvrages
- ET
- Vient de Paraître
- CONFÉRENCES
- sur la
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Par H. POINCARÉ, de VAcadémie Française Un volume in-8° carré de 85 pages, broché. Prix. 2 fr.
- Désiré KORDA
- LA
- SÉPARATION ÉLECTROMAGNÉTIQUE
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS
- Un volume in-8° raisin (25Xi6) de 219 pagess avec 54 figures et 2 planches. Prix : broché, 6 fr. ; —; relié, 7 fr.
- p.2x155 - vue 583/688
-
-
-
- i56
- Supplément à La Lumière Électrique du 22 Mai 1909.
- En employait le
- Vertical Cosmos
- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, toujours habituelles quand vous avez besoin de prendre parmi vos papiers, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien même vos papiers seraient en nombre considérable et vous procurera ainsi une GRANDE ÉCONOMIE de temps, or, nous ne devons pas oublier un seul instant le vieux proverbe :
- TIME IS MONEY.
- Contre demande, envoi gratis et franco du catalogue spécial.
- CIE COSMOS,3etfM'«e deCtrammoiit,PARIS Télég.^CQSMQSTYL-PARIS.
- CHEMINS DE FER DE L’ÉTAT
- PARIS A LONDRES
- Viâ Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare.
- Services rapides tous les jours et toute l'année (Dimanches et Fêtes compris).
- Départs de Paris-Saint-Lazare : à 10 h. 20 matin (P0 et 2e cl. seulement) et à 9 h. 20 soir (l*’e, 2e et 3e cl.).
- Départs de Londres : Victoria (Cio de Brighton) à 10 h. matin (lre et 2e cl. seulement), London-Bridge et Vciloria à 8 h. 45 soir (lr«, 2e et 3* cl.) — Trajet dejour en 8h. 40.
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables pendant 7 jours : l,c cl. 48 fr. 2b; 2e cl. 35 fr. ; 3° cl. 23 fr. 25. Billets d’al-leret retour valables pendant un mois: lre cl. 82 fr. 75; 2e cl. 58 fr. 75; 3» cl. 41 fr. 50.
- Ces billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lro cl. et de 2e cl. à couloir avec W.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec W.-C. et toilette. Une des voitures de lre cl. à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- EXCURSIONS
- Billets d’aller et retour valables pendant -14 jours Délivrés à l’occasion des fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de l’Assomption et de Noël.
- De Paris-Saint-Lazare à Londres et vice-versa.
- lre classe 49 fr. 05 ; 2e classe 37 fr. 80 ; 38 classe 32 fr. 50.
- Pour plus de renseignements, demander le bulletin spécial du Service Paris à Londres, que l’Administration des chemins de fer de 1’ Aat envoie franco à domicile sur demande affranchie adressée au Secrétariat de Direction (Service de Publicité), 20, rue de Rome, à Paris.
- MACHINES A ÉCRIRE
- UNDERWOOD, REMINGTON SMITH, OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf aoec des pièces d’origine liorées aoec garantie de bon fonctionnement
- wwwwwvw
- APPAREILS A POLŸCOPIER
- WWVWWVWV
- ACCESSOIRES
- Fournitures de lie qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l’outillage le plus moderne
- 121-20
- 3, rue Grammont. — PARIS
- p.2x156 - vue 584/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 22 Mai 1909.
- 187
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L'ELECTRICITE
- Accumulateurs.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz et Cie,27, rue Cave. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Appareillage électrique.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Espih, L., (General Electric de France Lld), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteur, J.-A., 122, avenue Philippe-Auguste,
- • Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesure.
- Carpentier, J., 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Chainpionnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Ducretet, F., et Roger E., rue Claude-Bernard, Paris.
- Richard, J., 23, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris,
- True, Fierz et C°, Hombreehtikon, Zurich (Suisse).
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 28, boulevard de Strasbourg, Paris,
- Assi, Ch., 41 à 47, rue des Martyrs, Paris,
- Baiilow, Gentizon, Barbezat, 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 59, rue de Provence, Paris.
- Danzer, IL, 5, rue Richepanse, Paris.
- Protte, G., 58, Boulevard de Strasbourg, Paris.
- Thierry, Ch., 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Condenseurs.
- Lawrence et Ci0, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Trub, Fierz et C°, Hombreehtikon, Zurich (Suisse)
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 75, boulevard Ilaussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 59, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy," rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et Ci0, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Lahmeyerwerke A. G., 45, Hochsterstrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Giiammont, A., Pont-de-Cliéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Pans.
- Société Française Oerlikon, 9, rue Pillet-Will. Paris,
- p.2x157 - vue 585/688
-
-
-
- i58
- Supplément & La Lumière Électrique, du a a Mai 1909.
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wannkii et C‘“ (Balata-Dick), 67, avenue de la1 République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Franzoni, A., (Isolit) à Lucerne (Suisse).
- Grammont, A., (Ebonite) Pont de Chéruy (Isère).
- Hermann, (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Cie (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Cliehy (Seine).
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Ltd, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Cie, ii, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs.
- Centore et Marty (Manufacture de Porcelaines Isolantes de Hermsdorf), 87, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris.
- Taveau, A., (Charbonneaux et Cie), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert, C., (Lampe Beck) ,41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Gibié (Lampe Voltn), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrièiie (Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard Heller[Lampe Osram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann [Lampe Fulgura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société d’Électiucité Mous [Lampe Mors-Carbone), 7, rue Duranti, Paris.
- Machines-outils
- Ernault, II., 169, rue d’Alésia, Paris.
- Schneider et Cie, 42, -rue d’Anjou, Paris.
- Pneumatiques. ~
- Grammont, A., Pont de Chéruy, (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Lta , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- .Société Française des Pompes Woiithington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soup&pes électriques.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Duranti, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégraphique (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse). *
- Téléphones.
- Ducretet, F., et Roger, ,E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- p.2x158 - vue 586/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Electrique du 22 Mai 1909
- «5g
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- Bd s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATIONS jUSITÊES DANS L INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens deMontefiore. — A. P. : Annalender Physik. —A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards.— C. A. : Centralblatt ftlr Accumulatoren. — C. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electricien. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen. — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Iudustry. — E.R.J.: Electric Railway Journal. E. R. A. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. U. M. : Elektrotechnik und Maschinènbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.JW. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs ofthe College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — N. C. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. C. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R, M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle dc3 Mines et delà Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S.E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E. T.Z. : Schweizerische Elektrote^’.jnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z- V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingénieurs. |
- Doczekal, R. —. Wellenspannunegn in Gleichstrom-maschiuen (E. u. M., 2 mai 1909).
- Graubner, Y. — Uber elektrische Walzenstrassenan-triebe (E. u. M,, 2 mai 1909),
- Nordmann, Ch. — Les idées nouvelles sur les vitesses relatives des diverses vibrations lumineuses dans l’Ether intersidéral (R. S., 3o avril 1909).
- Lacroix, A. — L’éruption de l’Etna (R. S., 10 et 3o avril 1909).
- Clerget, P. — L’état actuel des chemins de fer français (R. S., 3o avril 1909).
- Rousselet, L. —- Système de répartition des charges agissant sur les câbles, agissant en parallèle (A. M., janvier 1909).
- Ferbon, A. — Sur le coefficient de température de l’accumulateur au plomb (Â. M., janvier 1909).
- Guiîneau, E. —Note sur le décolletage français (A. M., janvier 1909).
- Lanave, L. — Le congrès de la route (A. M., janvier
- 1909)-
- Vinsoxneau, J. — La route moderne (A. M., janvier l9n9)-
- Gascuel, L. — Calcul de la section d’un butoir de cisaille à blooms (A. M., janvier 1909).
- Catani, R. — Réduction of Iron Ore in the Electric Furnace (E. I. M., avril 1909).
- Seligman, R. — The Electrolytic Réduction of Aluminium as a Laboratory Experiment (E. 1. M., avril 1909).
- Fitz Gerald, A.-J. — Steel from Ore in the Electric Furnace (E. I. M., avril 1909).
- Walker, W.-H. — Corrosion of zinc-plated IronWire and Corrosion of Tubes and Shells of Steam Boilers (E. T. M., avril 1909).
- Schoop, M.-U. — Autogenons Welding of Aluminium (E. M. /., avril 1909).
- Louvrier, F. —Electric and Fuel Furnaces (E. M. avril 1909).
- Nagel, O. — The Use of Producer Gas in Chemical and Metallurgical Industries (E. M. I., avril 1909).
- Guttman, L.-F. — Physical Chemistry and Electro-chemistry at the College of the City of New-York (E. M. /., avril 1909).
- ... — Trazione elettrica ferroviaria monofase negli Stati Uniti [Els., ier avril 1909).
- ... — Saldatura, fucinatura, stuse elettriche [Els., icr avril 1909).
- ... — Il wattometro corne misuratore di fase in un circuito monofase [Els., 1e1' avril 1909).
- ... — Antenna pneumatica (Els., Ier avril 1909).
- ... -— St.udi sul detector elettrotico Els. iei' avril
- ^og)-
- Lemaire, E. — La dénomination des carbures employés dans l’industrie (G. C., i5 mai 1909).
- Rachon, L. — L’affichage des lois ouvrières (G. C., i5 mai 1909).
- Coupan, G. — Les machines agricoles (G. C., i5 mai
- ... — Transporteur continu à charbon, système Schencke (G. C., la mai 1909).
- Simon, H. Th. — Uber ein neues elektrodynamisches Telephon (P. Z., icr mai 1909).
- Ritz, W. — Uber einige anormale Zeenan. Effekte im Spektrum von Thorium. (P. Z., i8r mai 1909). —
- Moore, R. E. — Der Zeemann-Effekt bei den Linien des Thoriunespektrums (P. Z., Ier mai 1909).
- p.2x159 - vue 587/688
-
-
-
- i6o
- Supplément à la Lumière Electrique du 22 Mai 1909
- VALEURS INDUSTRIELLES
- . COURS COURS. • oôtnts COURS
- DU DU DU DU
- 10 MAI 17 MAI 10 MAI 17 MAI
- 1909 *909 i9°9 I9°9
- Ateliers const. élect. Nord et Est... 3i8 320 Fives-Lille 619 624
- 1400 1400 Forces motrices Rhône
- 491 491 Forces motrices Haute Durance. ... 475 4y5
- Canalisation électrique IO7 ÏOI ’ F’orces motrices et Usines de l’Arve. 13oo i3oo
- 416 4 >4 Française électrique . '200 200 ’
- *i865 1870 Grivolas. 178
- Gic française des métaux 698 7OO La Volta 100
- Cie générale électrique Nancy ia85 T 285 Métropolitain 5o6 5i8
- C'c générale française de tramways. 5-77 7 ; 5i77 , Nordr-Sud Paris 320 320
- — parisienne de tramways 180 180 Omnium Lyonnais 165 i65
- 825 835 Ouest-Lumière . f 138
- Çiu prod. chim. Alais et Camargue.. ioi5 i ôi 5 Schneider et Cie (Creusot) 1902 1906
- Distribution d’énergie électrique... 459 459 Secteur de la place Clichy i35b; i3o2
- Tlylc pf. Racalan. . . . 56o 558 rive .gauche, 5o8
- Eclairage électrique 256 257 Ste d’électro-chimie-
- Eclairage et force par l’électricité.. 1290 1270 Ste française des électrodes 45o 45o
- Edison (Çie continentale) 1420 .- 1409 Ste franco-suisse pour l’ind. élect. ) 44° • 44o
- Electricité de Paris 681 688 Société Gramme 338 870
- Electùo-chimie de Bozel.-. 3o5 325 Ste Indo-chinoise d’électricité.
- Elpntro-chîmiqnf» du Gi fifre 1019 101Q gte pne Distrihution Electricité,, .
- Electro-chimique de la Romanche.. . 455 465 gte pns l’Industrie des ch. de fer.. . . 262 263
- Electro-industrielle 244 244 Ste Alsacienne Constructions mécan. 5goo 0900
- Electro-métallurgique de Dives.... 480 479 Sto Grenobloise force et lumière... 460 460
- Eleetro-métall. française dë Froges, 1200 T 200 Ste générale électrique industrielle. 2,35 234
- Energie électrique du centre 496 496 Société industrielle des Téléphones 328. 33o
- Energie élect. littoral méditerranéen 35o 345 ' * Thomson-Houston 7i5 ; 719
- Energie électrique (Société havraise) 410 4io Thomson-Houston Méditerranée... . 469 469
- Energie électrique (Société indust.) 164 164 Travaux d’éclairage et de force..... 38 r ' 3y5
- Est-Tjnmiére 482 Triphasé 5o4 5 04
- COURS DES MÉTAUX
- [Prix des 100 kilogs à Paris sauf indication contraire)
- F«r* marchands . ................... ><>
- Aciers.............................. 17,5o
- Feuillards........;................. 17
- Poutrelles.............. :.......... 19
- Tôles................................ 17,30
- Fontes.............................. 6u
- Cuivre eu barres Chili.. . . (Le Havre) 148,20 eti39,5ci
- Cuivre en planches (t)............. ig5 et 157,5o
- Cuivre en tuyaux sans soudures (t). 235 et 197,50
- Cuivre en fils (*).. ............... i85 et 157.50
- Etain Détroits.......;... (Le Havre)
- Etain Banka...........................
- Etain Cornouailles...................
- Plomb ordinaire.......................
- Plomb laminé et en tuyaux.............
- Zinc Vieille-Montagne...........
- Zinc Silésie.............(Le Havre)
- Zinc autres marques...............
- Aluminium en lingots.........(kil.)
- Aluminium en planches........(kil.)
- Aluminium en tubes...........(kil.)
- 35o.5o
- 358
- 338
- 39.75
- 54
- 82
- 61.5o 59.70. 1.60 4.23 8 »
- (') Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
- p.2x160 - vue 588/688
-
-
-
- N» 22
- Supplément à la Lumière Electrique du 29 Mai 1909
- 161
- Richard HELLER
- CONSTRIUCTEUR-ÉLECTRICIBN
- Bureaux, Ateliers et Laboratoires
- s fl*
- •S1 i,
- & 2
- 18 et 30, Oité Trévise.
- PARIS
- INSTRUMENTS DE MESURE
- Concession pour la France et les Colonies
- de la Société HARTMANN & BRAUN VOLTMÈTRES, AMPÈREMÈTRES, WATTMÈTRES POUR TABLEAUX, TRANSPORTABLES ET ENREGISTREURS PHOTOMÈTRES, PYROMÈTRES ÉLECTRIQUES Fréquencemètres, Phasemètres
- INSTRUMENTS DE LABORATOIRE
- MATÉRIEL D’INSTALLATION
- APPAREILLAGE DE HAUTE ET BASSE TENSION
- Lampes à. arc à. flamme,
- Charbons et Balais « SIEMENS » Petits moteurs. Chauffage électrique, Horloges électriques, Lampe électrique « JUPITER » pour photographier. Lampe électrique « OSRAM » (de 23 à 400 bougies) (1 watt par bougie)
- Électricité Médicale et Bentaire, Instruments de Démonstration et de Physique.
- CATALOGUES SPÉCIAUX SUR DEMANDE
- Fêta
- &
- FRANCFORT S. I.
- (Allemagne)
- Représentée par la Société Anonyme d’Eleetrieité Lahmeyer
- PARIS
- .15, Rue Richepance, 15
- BRUXELLES
- 40, rue Souveraine
- TU RBOGÉNERATEURS
- 1*0111* courant continu, alternatif et polyphasé
- p.2x161 - vue 589/688
-
-
-
- 162' 1 ; ' '* Supplément à la Lumière Electrique du 29 Mai 1909
- ANNONCES DIVERSES
- OFFRE D’EMPLOI
- On demande un Ingénieur français connaissant l’anglais, bien au courant des questions de traction électrique, pour l’étude des projets et des installations de traction.
- S’adresser à la SOCIÉTÉ ANONYME WESTINGHOUSE (Service commercial), 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre.
- AVIS
- La Société des Dessinateurs industriels de France, 16, place de la République, se tient à la disposition de MM. les chefs de Maisons pour toute offre d’emploi de dessinateurs, calqueurs, etc., qu’ils voudront bien lui adresser.
- Les candidats ne sont présentés qu’après un examen sérieux tant au point de vue des aptitudes que de la moralité.
- A VENDRE
- Voiture automobile Bolide, 10 chevaux, 2 cylindres, carburateur Grouvelle et Arquembourg,. h places, avec cajDote et accessoires, parfait état, 1.800 francs.
- /
- S’adresser aux bureaux de la Lumière Elec trique.
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES
- ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BUREAUX ET USINE
- 37, Rue Gavé. — à, LE VAL LOIS
- — Téléphone ; 537-58 —
- CHEMINS DE FER DE L’ÉTAT
- PARIS A LONDRES
- Via Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare.
- Services rapides tous les jours et toute l’année (Dimanches et Fêtes compris).
- Départs de Paris-Saint-Lazare : à 40 h. 20 matin (lrc et 2e cl. seulement) et à 9 h. 20 soir (l™, 2e et 3e cl.).
- Départs de Londres : Victoria (Cio de Brighton) à 10 h. matin (lre et 2e cl. seulement), London-Bridge et Vciloria à 8 h. 45 soir (lre, 2e et 3* cl.) — Trajet dejour en 8h. 40.
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables pendant 7 jours: lrc cl. 48 fr. 25; 2* cl. 35 fr. ; 3* cl. 23 fr. 25. Billets d’al-lerefc retour valables pendant un mois: 4re cl. 82 fr. 7$; 2e cl. 58 fr. 75; 3* cl. 41 fr. 50.
- Ces billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lro cl. et de 2e cl. à couloir avec W.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec W.-C. et toilette. Une des voitures de lrü cl. à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- EXCURSIONS
- Billets d'aller el retour valables pendant 14 jours Délivrés à Voccasion des fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de VAssomption et de Noël.
- De Paris-Saint-Lazare à Londres et vice-versa.
- lre classe 49 fr. 05 ; 2e classe 37 fr. 80 ; 3° classe 32 fr. 50.
- Pour plus de renseignements, demander le bulletin spécial du Service Paris à Londres, que l’Administration des chemins de fer de l’^tat envoie franco à domicile sur demande affranchie adressée nu Secrétariat de Direction (Service de Publicité), 20, rue de Rome, à Paris.
- Demandez tous
- Renseignements sur les
- Rivets Bifurques & Tubulaires
- CONFECTION
- des Articles
- VOYAGE
- REPARATION
- DES
- SELLERIE
- 1AR0QUINERIE
- COURROIES HARNAIS
- CEINTURES VALISES
- CHAUSSURES
- COSMOS
- 3, rue de Grammont, 3
- PARIS
- p.2x162 - vue 590/688
-
-
-
- //."Ç/.^y-'• • r: ' > -ta:. •-??’:"7r-'v; ;
- ’ •' Supplément à La Lumière Électrique du 29 Mai 1909',
- 16$
- CHAUVIN &ARNOUX, Ingénieurs-Constructeurs
- Caisse de Contrôle
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 188, rue Championnet
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS
- Téléphone B28-B2
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. Médaille d’Or : Bruxelles; 1897; Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- INSTRUMENTS
- pour toutes mesures électriques
- DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Wattmètre
- MAISON
- ROUSSELLE & TOURNAIRE
- Société Anonyme. Capital 500.000 fr. — 52, rue de Dunkerque, PARIS (Xe)
- Seule Concessionnaire pour la France et les Colonies des Appareils, Brevets et procédés de fabrication de la
- Société Siemens et Halske
- NOUVEAU CATALOGUE
- N° 51
- APPAREILS DE MESURE
- POUR TABLEAUX
- A L'IMPRESSION
- INSTRUMENTS DE MESURES
- INDUSTRIELS ET DE PRÉCISION POUR LABORATOIRES
- Téléphonie. — Moteurs et Ventilateurs. Radiologie. — Lampes à arc “ Lilliput”. Lampes TANTALE, etc , etc.
- LA LAMPE BEGK
- BREVETEE
- S. G. D. G.
- à Arc-flamme à liante Intensité lumineuse
- LA SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SANS AUCUN MÉCANISME délicat d’horlogerie ou de réglage Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Prix courant et Brochure descriptive sur demande
- C. AUBERT. 41 et 43, avenue Sainte-Foy
- NEUILLY-SUR-SEINE
- p.2x163 - vue 591/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Électrique du 29 Mai 1909.
- Turbo-génerateur C. C. 500 périodes, 1.500 t. p. m., 500 volts
- Turbo-Alternateurs, Turbo-Génératrices, système Westinghouse
- ! Turbines à simple courant de 300 à 2.000 HP.
- Turbines à double courant de 2.000 à 20.000 HP. Turbines à vapeur d’échappement et basse pression de 300 à 2.000 HP.
- QUELQUES RÉFÉRENCES : Société anonyme de Châtillon-Commentry et Neuves-Maisons :
- S groupes 6S0 kilowatts. 3.300 volts, 3.000 tours par minute ;
- Société des Mines de Lens : 1 groupe fioO kilowatts, S.000 volts, 3.000 tours par minute;
- Société d’Éclairage de Saint-Ouen : 2 groupes 1.500 kilowatts, 6.000 volts, 2.520 tours par minute
- p.2x164 - vue 592/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Électrique du ag Mai igog.
- i65
- Usines et ATELIERS DE
- JEUHIONT
- (NORD)
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme aufcapital de SO millions
- GROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. — PONTS ROULANTS. — LOCOMOTIYES DE CANAUX': ET DEfMINES.:— (MACHINES D’EXTRACTION
- SIEGE SOCIAL : 75, Bd Haussmann. — PARIS
- Agence poixr* 1© Sud-Est
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES, 67, rue
- ère. LYON
- p.2x165 - vue 593/688
-
-
-
- 'MWJWl!
- 165
- Supplément à La Lumière Électrique du 39 Mai 1909
- 0 & J
- & $
- jts? £ é
- 4?^ •
- 3so(it
- le m eilleur mastic
- pour isolateurs
- AlrimniLucem-Juiiii
- £xp or ta hop dans tous les pay a
- & ^
- &
- <s>
- .RÉFÉRENCES : soc. an. niiowN, boveri et c°, Baden (Suisse) ; ateliers de construction oeklikon à Oerhkon (Suisse) ; compagnie belge siemens-schuckert, Bruxelles ; société des forces motrices du refrain, Montbéliard (France); société des forces électriques de la goule. Saint-Imier (Suisse); societa adiiiatica di elettricita, Venise (Italie); soc. martesarra per distribuzione de eneiigia elettrioa. Milan, etc.
- Société de | | g*% va
- L’ACCUMULATEUR I U U U H
- Société Anonyme, Capital ss,«00,000 Francs Siège Social : 81, Rue Saint - Lazare, 81 — PARIS USINES : 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 53, rue Raymond IV. — NANCY, 4, me Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- Teléph. : 1 98
- CHARBONNEAUX & C,E
- Verreries de Reims Fournisseurs des Postes et Télégraphes
- C*
- Agent à Paris ;
- A. TAVEAU, inff. B.c.p.
- 4, Rue des Grands-Champs
- Téléph. : 935-52
- ! i ..... /
- «|. ’JrcïTi
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES CONDENSATEURS ELECTRIQUES
- Système MOSCICKI
- FRIBOURG (Suisse)
- If
- II
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés sur courant monophasé.
- production des courants de haute fréquence. — TÉLÉGRAPHIE sans fil.
- — RAYONS X. — batteries pour production d’effluves. — OZONISEURS. Exposition de Milan 1906. — Diplôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur E. C. P-, 5, rue d’Assas, Paris. Représentant pour la France.
- p.2x166 - vue 594/688
-
-
-
- Supplément 1 La Lumière Electrique dti 29 Mai 1909.
- 167
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES
- DU NORD ET DE L’EST
- Société Anonyme an Capital de 20 Millions
- SIÈGE SOCIAL : 75, Boulevard Haussmann. PARIS
- Téléphone : 234-1 O
- CABLERIE
- > JEUMONT -
- GABLES ARMÉS ET ISOLÉS A HAUTE ET BASSE TENSION
- Agence pour le Sud-Est :
- Société de Constructions Électriques, 67, Rue Molière. LYON
- p.2x167 - vue 595/688
-
-
-
- i68
- Supplément à La Lumière Électrique du 29 Mai 1909.
- POUR TOUTES APPLICATIONS
- AFFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barres, Bandes; Bandelettes et Lames pour Collecteurs Etablissements Industriels E.-C. GRAMMONT
- ^VWWVVWWWW
- A. GRAMMONT, SR
- PONT-DE-CHÊRUY (Isère) CHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale : POMT-DE-CHÉRUY (Isère)
- MAISONS DE VENTE :
- PARIS
- 10, Rue Taitbout (Téléphone 221-85 et 221-57) PARIS
- 212, Boul'1 Péreire (Téléphone 534-49). Pneumatiques.
- LYON
- 19, Quai de Retz (Téléphone 16-50) MARSEILLE
- 2, Rue Armény (Téléphone 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2 59).
- TRANSFORMATE URS Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie et Automobiles
- Voir annonce “Pneumatiques”
- MACHINES A ÉCRIRE
- UNDERWOOD, REMINGTON SMITH, OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf aoec des pièces d’origine liorées aoec garantie de bon fonctionnement
- APPAREILS A POLYCOPIER
- - ACCESSOIRES
- Fournitures de lre qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l’outillage le plus moderne
- Tél. 121-20
- 3, rue Grammont. — PARIS
- ATELIERS E. DUCRETET Instruments de Précision pour les Sciences et l’Industrie F. DUCRETET et E. ROGER suce Constructeurs, 75, rue Claude-Bernard, PARIS
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL REDRESSEUR
- Matériels pour grandes distances des courants alternatifs
- TÉLÉPHONES HAUT-PARLEURS e*3 SYSTÈME O- DE FARIA
- Microphone Gaillard-Ducretet APPAREILS
- ÉLECTROTHÉRAPIE DE MESURES ÉLECTRIQUES
- Tarifs et Notices à la demande.
- CARPENTIER, GAIFFE, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTÉLÉGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- A TERRE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPAREILS POUR LA RADIOTÉLÉGRAPHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- [Appareils de mesures spéciaux : Ondemètres et autres
- DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 20, rue Delambre, PARIS
- Adresse télégraphique : Généradio-Paris Téléphone : 709-91 Marque de fabrique : G. G. R
- p.2x168 - vue 596/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 29 Mai 1909.
- 169
- Téléphone 708-03 — 708-04
- Ancienne Maison MICHEL et Oi0
- COMPAGNIE POUR LA
- Adresse télég. Compto-Paris
- FABRICATION DES COMPTEURS
- et Matériel d’Dsines à
- Société anonyme. Capital 8.000.000 de francs. — 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, 16 et 18, PARIS
- COHPTBUHS D’GLECTHIGITB
- THOMSON pour courants continu et alternatif O’K pour courant continu ACT pour courant alternatif, diphasé et triphasé
- Compteurs à paiement préalable “ Système Berland ” à tarifs multiples “ Système Mahl ”
- Compteurs à double tarif, à indicateur de consommation maxima, à dépassement
- Compteur suspendu pour tramways
- APPAREILS DE DESI RES Système Meylan d’Arsonoal
- La construction exclusivement française
- des Ateliers
- 16g. rue d’Alésia, TARIS
- H. ERNAULT
- GRAND PRIX — PARIS, 1900
- Rivalise avantageusement avec les constructions étrangères
- p.2x169 - vue 597/688
-
-
-
- Supplément A La Lumière Électrique du a9 Mai 1909.
- SOUPAPE jugwNODON
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d’accumulateurs — Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. — Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence. —
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D'ÉLECTRICITÉ MORS 7 rue Duranti
- PARIS
- Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de fer. — Lampes à arc “ MORS-CARBONE ”
- Magnétos. — Installations électriques
- ACCUMULATEURS
- ET
- VOITURES ELECTRIOUES
- Alfred DININ
- Usines et Bureaux : % quai National, PUTEAUX (Seine)
- Téléphone 571-04 Adresse Télégraphique : ACCUDININ-PUTEAUX
- Bureau de Paris : 49, rue Saint-Ferdinand, 49. — Téléphone 529-14.
- INSTRUMENTS DE MESURE POUR L’ÉLECTRICITÉ
- Jules RICHARD
- FONDATEUR & SUCCESSEUR
- de la Maison RICHARD Frères
- 25,rueMélingne (“^B^OetveT: 10,rue Halévy^a), PARIS
- Enregistreurs pour le contrôle de toutes les opérations industrielles en général
- Par la surveillante constante et absolue qu’ils exercent, ces instruments permettent de réaliser de grandes économies, et leur prix d'achat se trouve couvert à bref délai.
- NOUVEAUX MODÈLES pour courants continus et alternatifs, Ampèremètres, Voltmètres, Wattmètres
- GRANDS PRIX
- Modèle électromagnétique à apériodicité réglable sans aimant permanent restant continuellement en circuit.
- Paris 1889-1900
- St-Louis 1904, Milan 1906 . , . , , .
- Londres et Marseille 1908 Modèle apériodique de précision, a cadre système d’Arsonval, Ampèremètre a shunts, Lié e 1905 Modèle thermique, sans self-induction, apériodique, à consommation réduite.
- Membre6du Jury OHMMÈTRES — BOITES DE CONTROLE PORTATIVES
- p.2x170 - vue 598/688
-
-
-
- Supplément a La Lumière Electrique du 29 Mai igog.
- ï7*
- En vente
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- TRAMWAYS
- Locomotives et Métropolitains électriques
- (Traction dans les mines, sur eau et sur route)
- ÉTUDES ET PROJETS - MATÉRIEL
- Prix de premier établissement
- EXPLOITATION - PRIX DE REVIENT - RENDEMENT FINANCIER
- « Par Paul DUPUY
- Un volume in-8° raisin (a5Xifi) de 5o5 pages, avec 264 figures, un grand tableau schématique hors texte, augmenté d’un appendice de 40 pages avec i4 figures. — Prix, broché.1!® francs
- Adr. télégr. : GRAMME-PARIS Téléphone : 402.01
- Catalogues et Devis gratuits sur demande
- GRAMME
- 20, rue d’Hautpoul. — PARIS (19e
- DYNAMOSfiET MOTEURS à courant continu ALTERNATEURS MOTEURS ASYNCHRONES TRANSFORMATEURS —COMMUTATRICES GROUPES ÉLECTROGÈNES
- Lampes à filaments métalliques
- '‘MONOWATT GRA MME ”
- consommant I watt par bougie
- Lampes c.ouranies à filament de charbon
- ACCUMULATEURS J LAMPES A ARC a feu nu ou en vase clos
- ALTERNATEUR BIPHASE DE 400 KVA AVEC EXCITATRICE EN BOUT
- POMPES - VENTILATEURS PONTS ROULANTS TRACTEURS - TREUILS
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements Gr. & Hri. B. DE LA MA THE
- gjté Amo au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURICE (Seine)
- Manufacture G1® de CABLES et FILS ELECTRIQUES
- Transport de Force et Éclairage. — Construction et Pose complète de réseaux souterrains. Fourniture de Matérie j et Accessoires pour installations électriques.
- CABLES pour BASSE tension,
- CABLES pour HALTE tension jusqu'à 30.000 volts
- DEPOTS .•
- à PARIS, 81, rue Réaumur LYON-MARSEILLE-BORDEAUX, etc.
- I
- Adresse Télégraphique :
- DELAMATHE, St-Maunce (Seine) Téléphone 940-26
- p.2x171 - vue 599/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 29 Mai 1909
- 17a
- CHEMINS DE F ER PE L’ÉTAT
- BAINS DE MER (Jusqu’au 31 octobre 1909).
- L’Administration des Chemins de fer de l’Etat, dans le but de faciliter au public la visite ou le séjour aux plages de la Manche et de l’Océan, fait délivrer, au départ de Paris, les billets d’aller et retour ci-après, qui comportent, jusqu’à 40 0/o de réduction sur les prix du tarif ordinaire :
- lü. — Bains de mer de la Manche.
- Billets individuels valables suivant la distance, 3, 4 et io jours (ir0 et 2e cl.) et 33 jours (i,e, ac et 3e cl.).
- Les billets de 33 jours peuvent être prolongés d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de io% par période.
- 2°. — Bains de mer de l’Océan.
- (A) -Billets individuels de i>'e,2e et 3° cl, valables 33 jours avec faculté de prolongation d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de io % par période.
- (B) -Billels individuels de ie, 2e et 3e cl. valables 5 jours (sans faculté de prolongation) du vendredi de chaque semaine au mardi suivant ou de l’avant-veille au surlendemain du jour férié.
- VACANCES (Jusqu'au ier octobre 1909).
- Billets de famille valables 33 jours (ie, 29 et 3° cl.) avec faculté de- prolongation d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de io % par période.
- Ces billets sont délivrés aux familles composées d’au moins trois personnes voyageant ensemble, pour toutes les gares du réseau de l’Etat (ancien) situées à ia5 kilomètres au moins de Paris ou réciproquement.-
- CHEMINS DE FER
- DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Stations thermales desservies par le réseau P.-L.-M.
- AIX-LES-BAINS — CHATELGUYON (RIOM) ÉVIAN-LES-BAINS — GENÈVE — MENTHON (LAC D’ANNECY)
- URIAGE(GRENOBLE)—ROYAT (CLERMONT-FERRAND) THONON-LES-BAINS — VICHY — ETC.
- Billets d’aller et retour collectifs (de famille), tre, ae et 3e classes, valables 33 jours avec faculté de prolongation, délivrés du ier mai au i5 octobre, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble.
- Minimum de parcours simple : r5o kilomètres.
- Pria?: Les deux premières paient le tarif général, la 3e personne bénéficie d’une réduction de 5o %, la 4e et les suivantes d’une réduction de 75 %.
- Arrêts facultatifs aux gares de l’itinéraire :
- Demander les billets quatre jours à v l’avance à la gare de départ.
- Nota. — Il peut être délivré à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de stations thermales, et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille, entre le point de départ et le lieu de destination mentionné sur le billet collectif i
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- ABONNEMENTS INDIVIDUELS ET DE FÂIHII.LE
- Pour les Côtes Nord et Sud de Bretagne.
- Afin do permettre aux Touristes ainsi qu’aux Familles de s’installer sur une des Plages de Bretagne et de rayonner de là sur les autres localités de cette région si variée et si intéressante, la Oie d’Orléans, d’accord avec les Chemins de fer do l’Etat (ancien réseau de l’Ouest), délivre du jeudi qui précède la Fête des Rameaux au 31 octobre inclus au départ de toute gare, station ou halte des deux réseaux (Lignes de banlieue du réseau de l’Etat, anciennes lignes de banlieue de la C'° de l’Ouest exceptées) des abonnements individuels et de famille de lro et 2e classes pour les côtes Sud et Nord de Bretagne (Gares desHignes du Croisic et de Guérande à Brest et de Brest à Granville par . Lamballe, Dol et Folligny et des lignes d’embranchement vers la mer).
- Ces abonnements comportent, en outre du trajet d’aller et retour à ses côtes avec arrêts intermédiaires facultatifs la faculté de circuler à volonté sur les lignes des Côtes Sud et Nord de Bretagne, ils sont valables 33 jours avec faculté de prolongation d'une ou deux fois d’un mois moyennant supplément de 25°/o du prix initial pour chaque période sans que la validité puisse en aucun cas dépasser le 15 Novembre.
- Le prix des cartes d’abonnement est de 93 fr. en 2e classe et de 130 lr. en 1™ classe, lorsque la distance pour les parcours (aller et retour) n’excède pas 1000 kilomètres en dehors des points de libre circulation. Au delà de 1000 kilomètres le prix est augmenté de 0 fr. 045 et de 0 fr. 065 (en 2e et lre classes) par kilomètre en sus.
- Des réductions allant jusqu’à 50 °/o sont consenties en faveur des membres d’une même famille.
- CHEMIN DE FER DU NORD
- STATIONS BALNÉAIRES
- ET THERMALES
- Du jeudi précédant les Rameaux au 3ï octobre, toutes les gares du Chemin de fer du Nord délivrent des billets à prix réduits, à destination des stations balnéaires et thermales du réseau, sous condition d'effectuer un parcours minimum de 100 kilomètres aller et retour.
- Billets collectifs de famille, valables 33 jours, prolorigeables pendant une ou plusieurs périodes de i5 jours. (Réduction de 5o % à partir de la 4° personne);
- Billets hebdomadaires et carnets d’aller et retour individuels, valables 5 jours, du vendredi au mardi et de l’avant-veille au surlendemain des fêtes légales. (Réduction de 20 à 44 %>);
- Les carnets contiennent 5 billets d’aller et retour qui peuvent être utilisés à une date quelconque dans le délai de 33 jours.
- Cartes d’abonnement, valables 33 jours, (Réduction de 20 % sur le prix des abonnements ordinaires d’un mois), à toute personne prenant deux billets ordinaires au moins ou un billet de saison pour les membres do sa famille.
- Pour les stations balnéaires seulement :
- Billets d’excursion individuels ou de famille, de 20 et 3e classes, des dimanches et jours de fêtes légales, valables uue journée dans des trains désignés (Réduction de 20 à 70 %).
- p.2x172 - vue 600/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 39 Mai 1909,
- ,73
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIETE FRANÇAISE DES CABLES ELECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & C‘«
- Société Anonyme au Capital de 1 300 000 francs
- Siège Social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gaudry
- CABLES ELECTRIQUES, SOUTERRAINS SPÉCIALITÉ POUR HAUTES TENSIONS
- Jusqu’à 50 OOO Volts
- Fournisseurs du Secteur des Champs-Élysées, des chemins de fer de l’Ouest et de l’Orléans à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et de la Société du Gaz et de l’Électricité de Marseille, etc.
- COMPAGNIE FRANÇAISE POUR L’EXPLOITATION DES PROCÉDÉS
- THOMSON-HOUSTON
- CAPIiTAL : 40 MILLIONS
- Siège social s lO, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : 158-11, 158-81 Adresse télégraphique ; Elihu, Paris
- TRACTION ÉLECTRIQUE - TRANSPORT DE FORCE
- TURBINES A VAPEUR (Système Curtis)
- Eclairage électrique — Appareils de Mines
- Ateliers de construction : 219, rue de Vaugirard, PARIS
- 90 , , 1?0
- V
- 'Xr
- Trub, FiCrS & Co, Hombrechtikon, Zurich, Suisse
- Fabrique d’instruments de mesures électriques de tous genres
- THi-gr. : Trub, Hombrechtikon. Code : 5“' Edition A. B. C. MAISON FONDÉE EN 1893
- recommande ses plus récentes créations de iC1' ordre
- VOLTMETRES, AMPEREMETRES, WATTMÊTRES
- pour tableaux, contrôles et laboratoires
- Instruments enregistreurs, Compteurs électriques
- pour tous courants, toutes intensités, toutes tensions
- On demande de bons représentants soluab/es pour toutes (es grandes villes
- p.2x173 - vue 601/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électriquei du 39 Mai 1909.
- 174
- 3e ÉDITION
- NOTIONS GÉNÉRALES
- SUR LA
- TELEGRAPHIE SANS FIL
- par
- R. DE VALBREUZE
- Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien.
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures. — Prix, broché. . . 7 fr. 50
- LE RÉGLAGE
- GROUPES ELECTROGÈNES
- PAR
- Ü.-L. ROUTIN,
- Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur-Conseil.
- Préface de M. H. LÉAUTÉ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 155 pages avec 45 figures. — Prix, broché : S francs.
- MOTEURS A COLLECTEUR
- COURANTS ALTERNATIFS
- PAR LE
- Dr F. NJETHAMMER
- Professeur à l’École Technique Supérieure de Brünn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 131 pages, avec 138 figures.— Prix, broché. . 5 fr.
- ÉTUDE SUR LES RÉSONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par G: CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la Rive gauche de Paris.
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix
- 3 fr. 50
- p.2x174 - vue 602/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 29 Mai 1909-
- «75...
- Accumulateurs
- FULMEN
- POUR
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Clicliy
- Adresse télégraphique : FULMEN-CLICHY Téléphone 511-86
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-RERCHA CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works G° (Limited)
- USINES : PERSAN (Seine-et-Oise) PARIS, 91, bould Sébastopol
- --------------------
- Vient de Paraître
- CONFÉRENCES
- sur la
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Par H. POINCARÉ, de VAcadémie Française Un volume in-8° carré de 85 pages, broché. Prix.- 2 fr.
- —-----------------------------—----—
- Désiré KORDA
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS
- Un volume in-8° raisin (20X16) de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : broché, 6 l“r. ; — relié, 7 fr.
- L’USURE ANORMALE
- DES
- TURBINES HYDRAULIQUES
- Par Julien DALEMONT
- Un vol. de 61 pages sur papier couché avec planches. Prix broché. 2 fr. 50
- p.2x175 - vue 603/688
-
-
-
- i?6
- Supplément à La Lumière Électrique du 29 Mai 1909.
- Pneumatiques,
- Antidérapants
- A. GRAMMONT
- POIT DE-CHÉRUY (Isère)
- PARIS,rue Taitbout, 10. Téléphone: 221 83, 221 57.
- PARIS, Boulevard Péreire, 212. Téléphone : 534 49.
- LYON, quai de Retz, 19-20. Téléphone : 16 50.
- MARSEILLE, rue Armény, 2. Téléphone : 31 28.
- TOULOUSE, Boulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- Voir annonce : “ Electricité ”
- MAISONS
- DE
- VENTE :
- FILS & CABLES ÉLECTRIQUES
- Basse ou haute tension
- iusqu'à 50 000 volts
- APPAREILS TÉLÉPHONIQUES
- LE M0N0PH0NE
- Appareils Télégraphiques
- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
- Tableaux de Distribution
- CAOUTCHOUC POUR L’INDUSTRIE
- PNEU L’ÊLECTRIC
- avec ses gommes comprimées
- LAMPES A ARC
- VOLTA
- Ingénieur-Constructeur
- 132, boulevard do la Viliette
- PARIS
- Télégramme : GIBIARK Téléjîhone : 432.42
- AM PE Type A, hauteur réduite ) Fonctionnant par AMPE Type B, sansmécanismej ^ol£ “1?*' AMPE Petit modèle, 2 ampères; durée : 20 heures continu et alternatif.
- AMPE à mécanisme inversé pour éclairage indirect. AMPE à charbons minéralisés.
- ICENCE Westinghouse Bremer.
- ASPIRATEURS .
- =& VENTILATEURS
- Courant continu et alternatif
- L. ESP1R, Adm.-délégué
- PARIS. —10-12, rue Rodier, 10-12. — FARIg
- p.2x176 - vue 604/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du ag Mai igog.
- *77
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L’ÉLECTRICITË
- Accumulateurs.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz ETCie,27, rue Gavé. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, i8, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 8i, rue Saint-Lazare, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Appareillage électrique.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Espir, L., (General Electric de France Ltd), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteuu, J.-A., 122, avenue Philippe-Auguste,
- Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesure.
- Carpentier, .1., 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Dijcretet, F., et Roger E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Richard, J., 25, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heller, 18, cite Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris,
- True, Fierz et C°, Hombreclitikon, Zurich (Suisse).
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 23, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi, Ch., 41 à 47, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat, 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 59, rue de Provence, Paris,
- Danzer, H., 5, rue Richepanse, Paris,
- Protte, G., 58, Boulevard de Strasbourg, Paris.
- Thierry, Ch., 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Trub, Fierz et C°, Iiombrechtikon, Zurich (Suisse)
- Condenseurs.
- Lawrence et C'°, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Wortiiington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 75, boulevard Haussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 5q, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et Ciu, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Lahmeyerwerke A. G., 45, Hochsterstrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont, A., Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunay-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Pans.
- Société Française Oerlikon, 9, rue Pillet-Will. Paris,
- p.2x177 - vue 605/688
-
-
-
- T':'V '
- ïÿ 8
- Supplément à La Lumière Électrique du 29 Mai 1909.
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et Cie (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Franzoni, A., (Isolit) à Lucerne (Suisse).
- Grammont, A., [Ebonite) Pont de Chéruy (Isère).
- Hermann, (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Gie (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° LtJ, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Bertiioud, Borel et Cle, n, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs.
- Taveau, A., (Charbonneaux et Cie), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Lampes électriques.
- Aubert, C., (Lampe Beck) ,41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié (Lampe Volta), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale d’Electiiicité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrière [Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris,
- Richard Heller [Lampe Osrarn), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann [Lampe Fulgùra), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société d’Électricité Mors [Lampe Mors-Carboné), 7, rue Duranti, Paris.
- Machines-outils
- Ernault, H., 169, rue d’Alésia, Paris.
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Pneumatiques.
- Grammont, A., Pont de Chéruy, (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Lta , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soup&pes électriques.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electiiicité Mors, 7, rue Duranti, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégraphique (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet, F., et Roger, E., 78, rue Claude- Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- p.2x178 - vue 606/688
-
-
-
- '•' v Supplément à la Lumière Electrique du 519 Mai 1909 * i-*fÿ-vv’
- «
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- «
- En s’adressant 5 îa Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index.
- ABRÉVIATÎONSSUSITÉES DANS L INDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. —A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards.— G. A. : Gentralblatt für Accuruulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — £. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Elec-trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.— Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine.— E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industry. — E.R. J. : Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York).— E. u. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.*W. Electrical World. —• G. G. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I.E.: L’Industrie électrique. — I.T. : L’Industrie des Tramways et Chemina de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. —J, P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — N. G. : Nuovo Cimento. — P. A. L E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et delà Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S.E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E.T.Z. : Schweizerische Elektrote'‘ nische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I.E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtcchnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure. S
- Pierre-Gukdon, L, — Notes pratiques sur les chemins de fer et tramways (A. Mmars 1909).
- Vellutini, M. -— Note sur le calcul graphique d’un rhéostat d’excitation d’une dynamo excitatrice (A. M., mars 1909).
- Boramé et Julien. — Projet de loi modifiant la législation sur les brevets d’invention (A. 1\I., mars 1909).
- Spangler. — Voiture servant a la vérification des joints de rails, en usage aux tramways municipaux de Vienne (/. T., mars 1909).
- Bourreau. — Voiture de secours du réseau de Marseille (Y. Y7., mars 1909).
- ... — La question des freins en Grande-Bretagne (Y. T., mars 1909).
- Limasset. —Les voies de tramways (Y. Y7., mars 1909).
- ... — Cavi per altissime lensioni (Els., ier mars 1909).
- ... — Servizio telefonico automatico o manuale (Els., 1e1* mars 1909).
- ... — L’arco eletlrico Ira elellrodi délia stessa ua-tdra corne raddrizzatore di correnle (Els,, i°r mars
- ,9°9''
- ... — Prezzo di costo délia forza motrice agricola {Els., ier mars 1909).
- .... — Sui sistemi di mesura (Els..} mars 1909).
- ... — Aaerial Lines (E. R. Li j mars 1909) .
- ... — American Electrical Dépréssion (E. R. L., 14 mars 1909).
- ... — The conditions of Eieclricily Suppl y in Russia (E. R. L14 mars 1909).
- ... — Motor Converters at the I. E. E, (E. R. L., 14 mars 1909).
- ... — A New Forging-IIammer and Oil Furnace (E., 14 mai 1909).
- ... — The Problem of Flight (E., 1.4 mai 1909).
- ... — Electric Power from Peat (E14 mai 1909).
- ... — Docks for Dreadnoughts (E., 14 mai 1909).
- ... — The Ferry Spiral Pyrometer (E14 mai 1909).
- ... — Turbines in the Uniled-States Navy (E.} 14 mai i9°9)-
- Sardella, A. — Il pianoforte elettrico (Els., i5 avril I9°9)-
- Burali-Forti, C.j et Marcolongo, R. — Sistema vet-toriale minimo (Els., i5 avril 1909).
- ... — Amperometro a pressione per forti intensita (Els., i5 avril 1909).
- ... — Perdile calorifiche nclle stationi generatrici (Els., i5 avril 1909).
- Hogner, P. — The Régulation of Alternate-Current FlameArc Lamps (Ect., 14 mai 1909).
- Stanley, P., et Smith. — The Application of the No-load and Ghort-Circuit Diagram to the Design and Tes-ting of Induction Motors (Ea., i/\ mai 1909).
- Germann, T., et Hills. S. M. — The Use of Dielec-trics and Principal Tests applied to Them (Ea., 14 mai
- T9°9)-
- Pfeiffer, J. A. J. — Economies of Medium-Sized Power Stations (Ea., u\ mai 1909).
- Fleming, J. A. et Richardson, H.-W. — The Elïect of an Air-Blast upon the Spark Discharge of a Condenser charged by an Induction Coil or Transformer (Ea., 14 mai 1909).
- Dawson, P. —- Electric Traction on Railways (Ea., 14 mai 1909).
- Eyde, S., et Klonmann, S. — Usine hydro-électrique de la Société Norvégienne de l Azote, à Svœlgfos, près Notodden (Norvège) (G. C., i5 mai 1909).
- p.2x179 - vue 607/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Electrique du 29 Mai 1909
- j 80
- VALEURS INDUSTRIELLES
- COURS COURS COURS COURS
- .DU DU DU DU
- 17 MAI 24 MAI. 17 MAI 24 • MAI
- 1909 1909 I9°9 1909
- Ateliers const. élect. Nord et Est... 3îo 3io Fivès-Lille 624 625
- l400 i375 Forces motrices Rhône 583
- 491 491 Forces motrices Haute Durance. ... 475 475
- Canalisation électrique 101 102 Forces motrices et Usines de l’Arve. i3oo 13oo
- Cie électrique de la Loire 4 >4 415 Française électrique 200 200
- f^ie fpVuMi'atmn ...... 1870 1899 Grivolas I 78 l8o
- f^ie fyanr*aisp Hps mptnilX. 700 699 Keller-Leleux et Cio
- Cie générale électrique Nancy 1 a85 1283 Métropolitain 5i8 517
- Cie générale française de tramways. 577 577 Nord-Sud Paris 320 334
- — parisienne de tramways 180 180 Omnium Lyonnais i65 171
- r^ie rrA-pp-nalp n plpctncittt 835 848 Ouest-Lumière • 9 . i38.5o
- Cie prod. chim. Alais et Camargue.. ioi5 1010 Schneider et C’e (Creusot) 1906 1940
- Distribution d’énergie électrique... 459 459 Secteur de la place Clichy l3o2 i34o
- “Tlylp pf. Bnr.alau 558 556 — rive gauche, 5o8
- "Rplnîrao'p plpct.riqrif! 257 20 9 Sle d’électro-chhnie .
- Eclairage et force par l’électricité. . I2 7'0 I27O Sté française des électrodes 45o 455
- Edison (Cie continentale) 1409 i4i9 Ste franco-suisse pour l’ind. élect. . 44o 440
- Electricité de Paris 688 691 Société Gramme 370
- Elpptro-chimie de Bozel 325 3a5 Ste Indo-chinoise d’électricité. . n4Q
- Electro-chimique du GifFre îOI9 1019 gte pne Distribution Electricité.. . 352 366
- Electro-chimique de la Romanche.. . 465 465 gi« pne l’Industrie des ch de fer... 263 272
- Electro-indus trielle 244 235 Ste Alsacienne Constructions mécan. 5900 5 900
- Electro-métallurgique de Dives.... 479 480 Ste Grenobloise force et lumière... 460 460
- Electro-métall. française de Froges. T 200 1190 Ste générale électrique industrielle. 234 235
- Energie électrique du centre 49e 496 Société industrielle des Téléphones 33o 335
- Energie élect. littoral méditerranéen 345 373 Thomson-Houston 719 •7*7
- Energie électrique (Société havraisc) 4io 420 Thomson-Houston Méditerranée.. . . 469 455 '
- Energie électrique (Société indust.) 164 i63.5o Travaux d'éclairage et de force.. 375 378
- Ffit-Tiiimièrft 482 Triphasé 5 04
- COURS DES MÉTAUX
- (Prix des 100 kilogs à Paris sauf indication contraire)
- Fers marchands )6,5o Etain Détroits (Le Havre) 354
- Aciers . i7.5° Etain Ranka. ...... .. 36i . 5o
- F euillards Etain Cornouailles ... 34i , 5o
- Poutrelles • *9 Plomb ordinaire,... ; ... 39 .75
- Tôles Plomb laminé et en tuyaux. . K A
- Fontes . 60,5o Zinc Vieille-Montagne;. . .... •. 82
- Zinc Silésie (Le Havre) 61 ,50
- Cuivre en barres Chili... (Le Havre) 134.75 et i53 Zinc, autres marques............
- Cuivre en planches (*) . 197,5o et 160 Aluminium en lingots. ...... . (Ici 1 ) 1 60
- Cuivre en tuyaux sans soudures (*). 238.5o et 200 Aluminium en planches (kil.) 3 . 25
- Cuivre en fils (*) . 122.5o et. 160 Aluminium en tubes (kil.) 8 ))
- (') Les deux prix sont relatifs, le plu s élevé au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
- p.2x180 - vue 608/688
-
-
-
- N°
- Supplément à la Lumière 1Électrique du 5 Juin 1909
- •’ifei
- p.2x181 - vue 609/688
-
-
-
- mmmm
- m
- SuppiémenTà la vLumière Electrique du 5 Juin i909 '
- ANNONCES DIVERSES
- OFFRE D’EMPLOI
- On demande un Ingénieur français connaissant l’anglais, bien au courant des questions de traction électrique, pour l’étude des projets et des installations de traction.
- S’adresser à la SOCIÉTÉ ANONYME WESTINGHOUSE (Service commercial), 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre.
- AVIS
- La Société des Dessinateurs industriels de France, 16, place de la République, se tient à la disposition de MM. les chefs de Maisons pour toute offre d’emploi dë dessinateurs, calqueurs, etc., qu’ils voudront bien lui adresser.
- Les candidats ne sont présentés qu’après un examen sérieux tant au point de vue des aptitudes que de la moralité.
- A VENDRE
- Voiture automobile Bolide, 10 chevaux, 2 cylindres, carburateur Grouvélle et Arquembourg, 4 places, avec capote et accessoires, parfait état, 1.800 francs.
- S’adresser aux bureaux de la Lumière Elec trique. y.
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES
- ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BUREAUX ET USINE
- 27, Rue Gavé. — à LEVALIOIS
- — Téléphone : 537-58 —
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS CHEMIN DE FER DU NORD
- ABONNEMENTS INDIVIDUELS ET DE FAMILLE Pour les 'Côtes Nord et Sud de Bretagne. Afin de permettre aux Toùrisles ainsi qu’aux Familles de s’installer sur une des Plages de Bretagne et de rayonner de là sur les autres localités de cette région si variée . et si intéressante, la Cic d’Orléans, d’accord avec les Chemins de fer de l’Etat (ancien réseau de l’Ouest), délivre du jeudi qui précède la Fête des Rameaux au 31 octobre inclus au départ de toute gare, station ou halte des deux réseaux (Lignes de banlieue du réseau de l’Etat, anciennes lignes de banlieue de la C>” de l’Ouest exceptées) des abonnements individuels et de famille de lro et 2° [classes pour les côtes Sud et Nord de Bretagne (Gares des lignes du Choisie et de Guérande à Brest et de Brest à Granville par Lamballe, Dol et Folligny et des lignes d’embranchement vers la mer). 1 Ces abonnements comportent, en outre du trajet d’aller | et retour à ses côtes avec, arrêts intermédiaires facultatifs 1 la faculté de circuler à volonté sur les lignes des Côtes 1 Bud et Nord de Bretagne, ils sont valables 33 jours avec 1 faculté de prolongation d’une ou deux fois d’un mois 1 moyennant supplément de 2ïi°/0 du prix initial pour chaque période sans que la validité puisse en aucun cas dépasser le 13 Novembre. Le prix des cartes d’abonnement est de 93 fr. en 2e classe et de 130 fr. en lro classe, lorsque la distance pour les parcours (aller et retour) n’excède pas 1000 kilomètres en dehors des points de libre circulation. Au delà de 1000 kilométrés le prix est augmenté de 0 fr. 043 et de ;0 fr. 063 (en 2e et lrc classes) par kilomètre en sus. Des réductions allant jusqu’à 50 °/0 sont consenties en faveur des membres d’une même famille. STATIONS BALNÉAIRES ET THERMALES Du jeudi précédant les Rameaux au 3i octobre, toutes les gares du Chemin de fer du Nord, délivrent des billets à prix réduits, à destination des stations balnéaires et thermales du réseau, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 100 kilomètres aller et retour. Billets collectifs de famille, valables 33 jours, prolongeâmes pendant une ou plusieurs périodes de i5 jours. (Réduction de 5o % à partir de la 4° personne); Billets hebdomadaires et carnets d'aller et retour individuels, valables 5 jours, du vendredi au mardi et de l’avant-veille au surlendemain des fêtes légales. (Réduction de 20 à 44 %>); Les carnets contiennent 5 billets d’aller et retour qui peuvent être utilisés à une date quelconque dans le délai de 33 jours. Cartes d’abonnement, valables 33 jours, (Réduction de 20 °/o sur le prix des abonnements ordinaires d’un mois), à toute personne prenant deux billets ordinaires au moins ou un billet de saison pour les membres de sa famille. Pour les stations balnéaires seulement : Billets d’excursion individuels ou de famille, de 20 et 3e classes, des dimanches et jours de fêtes légales, valables uue journée dans des trains désignés (Réduction de 20 à 70 %).
- p.2x182 - vue 610/688
-
-
-
- USINE a iïflïs/JEM
- Supplément à La Lumière Electrique du 5 Juin 1909.
- f» Mf« ri? ^>vta
- ïM
- CHAUVIN &ARNOUX, Ingénieurs-Constructeurs
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 188, rue Championnet
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS
- Téléphone 52S-52
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. MÉDAILLE D'Or : Bruxelles ; 1 897 ; Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- Caisse de Contrôle
- n INSTRUMENTS
- I pour toutes mesures électriques
- DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL Enregistreur Wattmètre
- Accumulateurs
- FULMEN
- POUR
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Clichy
- N
- Adresse télégraphique : FULMEN-CLICHY Téléphone 511-86
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-PERCHA CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- ERSAN
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works G0 (Limited)
- USINES : PERSAN (Seine-et-Oise) PARIS, 97, bould Sébastopol
- p.2x183 - vue 611/688
-
-
-
- il« - do1 ffînixT7yc^:?4*s®f> ' '!"'*'r'' ' .‘r'.n
- SOCIETE ALSACIENNE
- DE
- CONSTRUCTIONS MECANIQUES
- BELFORT
- STATION CENTRALE A COURANT TRIPHASE AVEC MACHINES A VAPEUR COMpOUND
- Puissance 10.000 chevaux
- STATIONS CENTRALES
- complètes avec ÏACHINES A VAPEUR I
- Turbines à vapeur - Turbines hydrauliques
- ou MOTEURS A GAZ de toutes puissances
- p.2x184 - vue 612/688
-
-
-
- Supplément à /,« Lumière Électrique du 5 Juin 1909. i85
- Usines et ATELIERS DE
- JEUMONT
- (NORD)
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme aujcapital de millions
- GROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. — PONTS ROULANTS. — LOCOMOTIVES DE CANAUX |ET DE MINES. — MACHINES D’EXTRACTION
- SIEGE SOCIAL : 75, Bd Haussmann. — PARIS
- Agence pour 1© SudL Est :
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES, 67, rue Molière. LYON
- p.2x185 - vue 613/688
-
-
-
- -Supplétfl
- mm
- Lumière Electrique du 5 Juin igog.
- 1 AFiFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barées, Bandés; Bandelettes et Lames pour Collecteurs Etablissements Industriels E.-C. GRAMMONT
- A. GRAMMONT, SR
- PONT-DE-CHÉRÜY (Isère) CHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale : PORfT-DE-CHÉRUY (Isère)
- MAISONS DE VENTE :
- PARIS
- 10, Rue Taitbout (Téléphone 221-85 et 221-57) PARIS
- 212, Boula Péreire (Téléphone 534-49). Pneumatiques.
- LYON
- 19, Quai de Retz (Téléphone 16-50) MARSEILLE
- 2, Rue Armény (Téléphone 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2-59).
- TRANSFORMATEURS Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie et Automobiles
- Voir annonce “ Pneumatiques ”
- ASPIRATEURS .....=
- =& VENTILATEURS
- Courant continu et alternatif
- L. ESPIR, Adm.-délégué
- PARIS. -10-12, rua Rodier, 10-12. — PARIS
- V
- .COMPAGNIE C RAD10TÉLÉGRAPH10UE
- CARPENTIER, GAIFFE, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTÉLÉGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- A TERRE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPAREILS POUR LA RADIOTÉLÉGRAPHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- IAppareils de mesures spéciaux : Ondemctres et autres
- DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 20, rue Delambre, PARIS
- j Adresse télégraphique : Généradlo-Paris1 Téléphone : 709-91 Marque de fabrique : C. G. R
- Nouveaux Condenseurs Capillaires “ LAWRENCE
- A SURFACES <*» Breveté S. G. D. G.
- Convenant spécialement
- pour TURBINES à vapeur
- et Machines à vapeur surchauffée
- LAWRENCE * C"
- 90, Rue du Chevalier-F rang ais, LILLE
- p.2x186 - vue 614/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du S Juin 190g,
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES
- DU NORD ET DE L'EST
- Société Anonyme au Capital de 20 Millions SIEGE SOCIAL : 75, Boulevard Haussmann. PARIS
- Téléphone : 234-10
- DE
- CABLERIE
- JEUMONT -
- CABLES ARMÉS ET ISOLÉS A HAUTE ET BASSE! TEUSIOH
- Agence pour le Sud-Kst ;
- Société de Constructions Électriques, 67, Rue Molière: LYON
- p.2x187 - vue 615/688
-
-
-
- ^rî";,.-'s“çÇ';'vr^<vjrv
- 188 ...........
- Supplément? â La Lumière^ Électrique du 5 juin 190g.
- C. OLIVIER ET C
- !E
- Fournisseurs de la Marine, des Télégraphes, des Chemins de fer et du Métropolitain
- Dynamos et Appareillage continu et alternatif Lampes à arc. Pompes centrifuges électriques
- Compresseurs d’air et Meules électriques
- Usine à ORNANS (Doubs)
- Agent général à Paris
- G. JARRE, 43, boulevard Haussmann, PARIS
- Téléphone : 154-06
- CHARBONNEAUX & C,E
- Verreries de Reims
- Fournisseurs des Postes et Télégraphes ^ ^
- ’"1<ÜL_198
- * C Agent à Paris:
- » $V* ». TAVEAU, Ing E- c r
- ‘v 4, Rue des Grands-Champs
- V » Téléph. : 935-52
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES
- Système MOSCICKI
- FRIBOURG (Suisse)
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés sur courant monophasé.
- PRODUCTION DES COURANTS DE HAUTE FRÉQUENCE. — TÉLÉGRAPHIE SANS FIL.
- —- RAYONS X. — BATTERIES POUR PRODUCTION D’EFFLUVES. — OZONISEURS.
- Exposition de Milan 1906. — Diplôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur B. C. P., 5, rue d’Assas, Paris. Représentant pour la France.
- Société» cio “W» H g fâ
- L’ACCUMULATEUR I UUUN
- Société Anonyme, Capital s,soo,ooo Francs
- s Siège Social: 81, Rue Saint-Lazare, 81 — PARIS
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 53, rue Raymond IV. — NANCY, 4, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille,' Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tndor Toulouse, Tudor, Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- p.2x188 - vue 616/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 5 Juin 190g.
- >«9
- LA LAMPE BEGK
- BREVETEE
- 4S. G. D. G.
- à Arc-flamme à haute intensité lumineuse
- LA SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SANS AUCUN MÉCANISME délicat d’horlogerie ou de réglage Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Prix courant et Brochure descriptive sur demande
- C. AUBERT. 41 et 43, avenue Sainte-Foy
- NEUILLY-SUR-SEINE
- 4?^
- > le m eilleur mastic
- pour isolateurs
- AIramm,LucemJtiim
- Exportation dans tous tes pay*
- %
- "«a,
- RÉFÉRENCES : SOC. AN. BROWN, BOVEP.I ET C°, Baden. (Suisse) ; ATELIERS DE CONSTRUCTION 0EUL1K0N à Oerlikon (Suisse) ; compagnie belge siemens-schdckert, Bruxelles; société des forces motrices du refrain, Montbéliard (France); société des forces électriques de la goule. Saint-Imier (Suisse); societa adriatica di elettricita, Venise (Italie); soc. martesarp.a per. distribuzione de energia elettrica. Milan, etc.
- COMPAGNIE EBAIÇAISE POUR L’EXPLOIT ATIOX DES PROCÉDÉS
- THOIHSQN-HOUSTON
- O A. JE* XjT AL! 4 0 MX LLIONS
- Siège social % f ©, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : 158-11, 158-81 Adresse télégraphique : Elihu, Paris
- TRACTION ÉLECTRIQUE - TRANSPORT DE FORCE
- TURBINES A VAPEUR (Système Curtis)
- Eclairage électrique — Appareils de Mines
- Ateliers de construction : 219, rue de Vaugirard, PARIS
- p.2x189 - vue 617/688
-
-
-
- 190
- Supplément à La Lumière Électrique du 5 Juin 1909.
- ÉTABL.ISSEMENTIS
- Aubert-Grenier, Dijon
- Usines et Bureaux : DIJON, Rue de la Stêarinerie. — Téléphone : 856
- DIRECTION POUR LA VENTE :
- PARIS — 3, Rue du IMvre, 3 — PARIS
- TÉLÉPHONE : 304,38
- Câbles électriques souterrains
- Accessoires perfectionnés Fils et câbles isolés au caoutchouc
- SI>lP\Pi;iLBCTRIQDEMH>(»\
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d’accumulateurs — Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. — Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence. —
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D’ÉLECTRICITÉ MORS 7 rrl“
- .Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de fer. — Lampes à arc “ MORS-CARBONE ”
- Magnétos. — Installations électriques
- Maison JOSEPH FARCOT, fondée en 1823
- FARCOT FRES & C
- Télégraphe : Farcot, St-OUEN S/SE1NE
- St-OUEN-PARIS
- Téléphone :
- 504-55 et 504-33
- HORS CONCOURS : Î905 QUATRE GRANDS PRIX : 1900 HORS CONCOURS : LIÈGE 4905
- DYNAMOS et MOTEURS
- Eclairage - Transport do force
- MACHINES fl VAPEUR — CHAUDIÈRES APPAREILS DE LEVAGE -- POMPES A PISTON POMPES CENTRIFUGES — POMPES A INCENDIE
- p.2x190 - vue 618/688
-
-
-
- Supplément a La Lumière Electrique du 5 Juin 1909.
- ..
- 191
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- TRAMWAYS
- Locomotives et Métropolitains électriques
- (Traction dans les mines, sur eau et sur route)
- ÉTUDES ET PROJETS - MATÉRIEL
- Prix de premier établissement
- EXPLOITATION - PRIX DE REVIENT - RENDEMENT FINANCIER
- Par Paul DUPUY
- Adr. télégr. : GRAMME-PARIS Téléphone : 402-01
- Catalogues et Devis gratuits sur demande
- SOCIETE GRAMME
- 20, rue d’Hautpoul. — PARIS (19°)
- DYNAMOS]§ET MOTEURS à courant continu ALTERNATEURS MOTEURS ASYNCHRONES TRANSFORMATEURS — COMMUTATRICES GROUPES É.LECTROGÈNES
- ALTERNATEUR BIPHASE DE 400 KVA AYEC EXCITATRICE EN BOUT
- Lampes à filaments métalliques
- MONO WA TT GRAMME”
- consommant 1 watt par bougie
- Lampes courantes à filament de charbon
- ACCUMULATEURS I LAMPES A ARC a feu I1U ou en vase clos
- POWIPES - VENTILATEURS PONTS ROULANTS TRACTEURS - TREUILS
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & Hri. B. DE LA MATHE
- Sté Ame au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURICE (Seine )
- Manufacture G,e de CABLES et FILS ELECTRIQUES
- Transport de Force et Éclairage. — Construction et Pose complète de réseaux souterrains.
- , Fourniture de Matérie i
- et Accessoires pour installations électriques.
- CABLES pour BASSE tension,
- CABLES pour HALTE tension jusqu’à 30-000 volts.
- DEPOTS
- à PARIS, 81, rue Réaumur LYON-MARSEILLE-BORDEAUX, etc.
- r
- Adresse Télégraphique :
- DELAMATHE, St-Maurice (Seine) Téléphone 940-26
- p.2x191 - vue 619/688
-
-
-
- WWW
- 192
- Supplément à La Lumière Électrique, du 5 Juin 1909
- Antidérapants
- A. GRAMMONT
- PONT-DE-CHËRU1 (Isère)
- RAISONS
- DE
- VENTE :
- PARIS, rue Taitbout, 10. Téléphone : 221 85, 221 57.
- PARIS, Boulevard Péreire, 212. Téléphone : 534 49.
- LYON, quai de Retz, 19-20. Téléphone : 16 50.
- MARSEILLE, rue Armény, 2. Téléphone : 31 28.
- TOULOUSE, Boulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- Voir annonce : “ Electricité ”
- Les Rivets en Acier
- COSMOS
- se posent comme des CLOUS
- SANS OUTILLAGE
- $ i $
- Demander =. u..
- tous renseignements à la Compagnie
- 3, rue de Grammont. — PARIS
- “"WffjfjT
- CHEMINS DE FER DE L'ÉTAT
- BAINS DE MER (Jusqu’au 31 octobre 1909).
- L'Administration des Chemins de 1er de l’Etat, dans le but de faciliter au public la visite ou le séjour aux plages de la Manche et de l’Océan, fait délivrer, au départ de Paris, les billets d’aller et retour ci-après, qui comportent jusqu’à 4° °/o de réduction sur les prix du tarif ordinaire :
- lü. — Bains de mer de la Manche.
- Billets individuels valables suivant la distance, 3, 4 et 10 jours (i'° et 2“ cl.) et 33 jours (irB, 2e et 3° cl.).
- Les billets de 33 jours peuvent être prolongés d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de 10% par période.
- 2°. — Bains de mer de l’OeéaR.
- (A) -Billets individuels de i,e,2c et 3e cl, valables 33 jours avec faculté de prolongation d’une ou deux périodes do 3o jours moyennant supplément de 10 % par période.
- (B) -Billets individuels de ie, 2e et 3° cl. valables 5 jours (sans faculté de prolongation) du vendredi de chaque semaine au mardi suivant ou de l’avant-vcillc au surlendemain du jour férié.
- VACANCES (Jusqu'au Ie1' octobre 1909).
- Billots de famille valables 33 jours (i°, 2e et 3e cl.) avec faculté de prolongation d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de 10 % par période.
- Ces billets .sont délivrés aux familles composées d’au moins trois personnes voyageant ensemble, pour toutes les gares du réseau de l’Etat (ancien) situées à 126 kilomètres au moins de Paris ou réciproquement.
- CHEMINS DE FER
- DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANEE
- Stations thermales desservies parle réseau P.-L.-M.
- AIX-LES-BAINS — CHATELGUY0N (RIOM) ÉVIAN-LES-BAINS — GENÈVE— MENTH0N (LAC D'ANNECY)
- URIAGE(GRENOBLE)—R0YAT (CLERMONT-FERRAND) THONON-LES-BAINS — VICHY — ETC.
- Billets d’aller et retour collectifs (de famille), ir0, 2°et3c classes, valables 33 jours avec faculté de prolongation, délivrés du icr mai au i5 octobre, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble.
- Minimum de parcours simple : i5o kilomètres.
- Prix: Les deux premières paient le tarif général, la 3e personne bénéficie d’une réduction de 5o $, la 4e et les suivantes d’une réduction de 75
- Arrêts facultatifs aux gares de l’itinéraire :
- Demander les billets quatre jours à l’avance à la gare de départ.
- Nota. — 11 peut être délivré à un ou lusieurs des voyageurs inscrits sur un illet collectif de stations thermales, et en même temps qua ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille, entre le point de départ et le lieu de destination mentionné sur le billet collectif.
- p.2x192 - vue 620/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 5 Juin 1909.
- 193
- 3e ÉPITION
- NOTIONS GÉNÉRALES
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- par
- R. DE VALBREUZE
- Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien.
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures.—Prix, broché. . . 7 fr. 50
- LE RÉGLAGE
- GROUPES ELECTROGÈNES
- PAR
- «J.-L. ROUTIN,
- Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur -Conseil.
- Préface de M. H. LÉAUTÉ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 155 pages avec 45 figures. — Prix, broché : 5 francs.
- MOTEURS A COLLECTEUR
- A
- COURANTS ALTERNATIFS
- PAR LE
- Dr F. N1ETHAMMER
- Professeur à l’École Technique Supérieure de Brünn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 131 pages, avec 138 figures.— Prix, broché.
- 5 fr.
- ÉTUDE SUR LES RÉSONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par Gi CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la Rive gauche de Paris.
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix .2 fr. 50
- p.2x193 - vue 621/688
-
-
-
- 194
- Supplément à La Lumière Électrique» du 5 Juin 1909.
- MACHINES BELLEYILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos.
- BREVET D’INVENTION S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- — xX —
- TYPES
- de
- 10 à 5 000
- CHEVAUX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Pierrier ”...................... 2
- Pour les torpilleurs 368 et 369............................. 2
- Pour les cuirassés “ République ”, “ Danton ” et “ Mira,beau ”
- (groupes électrogènes de bord)............................
- Pour la Station de chargement de sous-marins de la baie Ponty (Bizerte)
- Companhias Reunidas Gaz e Eleetricidade, Lisbonne.............. 6
- Siemens & Halske, Charkow (Russie).............................
- Compagnie Générale pour l’Eclairage etle Chauffage, Bruxelles (poulies Stations électriques de Valenciennes* de Catane et de Cambrai).
- Arsenal de Toulon................................................ 5
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallahj !..!!!!.!!. ! 6
- Société d’Electricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne). i
- — pour la Station de Nîmes............ 2
- Port de Cherbourg............................................... 3
- Fonderie Nationale de Ruelle.................................... 2
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans)..
- Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)...
- Société Anonyme des Mines d’Albi............................... 2
- Société Normande de Gaz, d’Electricité et d’Eau................ ! ! 5
- Etc., etc.
- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines a grande vitesse et près de 3 ooo Machines à vaneur diverses.
- 2 machines 6.800 chevaux
- 2 4.000 —
- 12 1.800 __
- 3 — 600 —
- 6 — 5.000
- 16 3.410
- 7 2.330 .
- 5 — 1.660 —
- 6 — 1.350
- 1 __ 1.200
- 2 — 1.300
- 3 — 830
- 2 — 800
- 1 — 750 —
- 6 658
- 2 — 600
- 5 — 580 —
- s de 400 Machines
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- Sté Ame des Établissements DELAUNAY BELLEVILLE
- Capital : SIX MILLIONS «le Francs
- ATELIERS & CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- Adresse télégraphique : BELLEVILLE, Saint-Denis-sur-Seine.
- p.2x194 - vue 622/688
-
-
-
- •-•*7ÿv ' •• • ; t3\ .. •• • .'. *•••«*««•»?; a.-- . 'c r-,\;
- Supplément à Xa Xwmière Electrique du S Juin 1909
- 1-4
- LIBRAIRIE SCIENTIFIQUE A. HERMANN
- 6, (rue de la Sorbonne. Paris (V°
- Achète les ouvrages
- ET
- collections scientifiques
- Désiré KORDA
- LA
- SÉPARATION ÉLECTROMAGNÉTIOUE
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS
- Un volume in-8° raisin (25X>6) de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : broché, 6 fr. ; — relié, 7 fr.
- Vient de Paraître
- CONFÉRENCES
- sur la
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Par H. POINCARÉ , de rAcadémie Française
- Un volume in-8° carré de 85 pages, broché. Prix.. 2 fr.
- p.2x195 - vue 623/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 5
- Juin 190g.
- En employant le
- Vertical Cosmos
- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, toujours habituelles quand vous avez besoin de prendre parmi vos papiers, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien même vos papiers seraient en nombre considérable et vous procurera ainsi une GRANDE ÉCONOMIE de temps, or, nous ne devons pas oublier un seul instant le vieux proverbe :
- TIME IS MONEY.
- Contre demande, envoi gratis et franco du catalogue spécial.
- C,E COSMOS,3 et »? rne de Cirammout,PARIS Téiég.?cosMosTYL?PAEis.
- CHEMINS DE FER DE L’ÊTAT
- PARIS A LONDRES
- Via Rowen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare.
- Services rapides tous les jours et toute l’année (Dimanches et Fêtes compris).
- Départs de Paris-Saint-Lazare : à 40 h. 20 matin (lrft et 2e cl. seulement) et à 9 h. 20 soir (lre, 2e et 3R cl.).
- Départs de Londres : Victoria (Ciô de Brighton) à 10 h. matin (4re et 2e cl. seulement), London-Bridge et Vcitoria à 8 h. 45 soir (lro, 2e et 3e cl.) — Trajet de jour en 8I1. 40.
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables pendant 7 jours: l,e cl. 48 fr. 25; 2° cl. 35 fr. ; 3“ cl. 23 fr. 25. Billets daller et retour valables pendant un mois: lre cl. 82 fr. 75; 2* cl. 58 fr. 75; 3R cl. 41 fr. 50.
- Ces billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-vorsa comportent des voitures de lre cl. et de 2e cl. à couloir avec W.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec W.-C. et toilette. Une des voitures de lre cl. à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- EXCURSIONS
- Billets d’aller et retour valables pendant 14 jours Délivrés à Voccasion des fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de VAssomption et de Noël.
- De Paris-Saint-Lazare à Londres et vice-versa.
- lre classe 49 fr. 05 ; 2e classe 37 fr. 80 ; 3e classe 32 fr. 50.
- Pour plus de renseignements, demander le bulletin spécial du Service Paris à Londres, que l’Administration des chemins de fer de l’état envoie franco à domicile sur demande affranchie adressée au Secrétariat de Direction (Service de Publicité), 20, rue de Rome, à Paris.
- UNDERWOOD, REMINGTON SMITH, OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf aoec des pièces d'origine tiorées aoec garantie de bon fonctionnement
- APPAREILS A POLYCOPIER
- ACCESSOIRES
- Fournitures de liC qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l’outillage le plus moderne
- ggmîEjzTo
- 3, rue Grammont. — PARIS
- p.2x196 - vue 624/688
-
-
-
- ---r*. <vv.',. ''''• Jl .-g,- •• , :i
- Supplément à Za Lumière Electrique du 5 Juin 1909,
- •sr
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L’ELECTRICITE
- Accumulateurs.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz et Cie,27, rue Cavé. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudoh, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’IIautpoul, Paris.
- Appareillage électrique.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Espir, L., (General Electric de France Lld), 10, rue Rodier, Paris.
- Gknteur, J.-A., 122, avenue Philippe-Auguste,
- Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesure.
- Carpentier, J., 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’XJsines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Dijcretet, F., et Pioger E., 7b, rue Claude-Bernard, Paris.
- RrciiARD, J., 25, rue Mélingue, Paris.
- Richard IIeller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris,
- Truiî, Fierz et C°, Hombrechtikon, Zurich (Suisse).
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 23, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi, Cii., /,i à /|7, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat, 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 59, rue de Provence, Paris.
- Danzer, H,, 5, rue Richepanse, Paris.
- Protte, G,, 58, Boulevard de Strasbourg, Paris.
- Thierry, Ch., 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Trub, Fierz et C°, Hombrechtikon, Zurich (Suisse)
- Condenseurs.
- Lawrence et Cio, 90, rué du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Wortiiington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 75, boulevard Haussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 59, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot 'frères et Cie, 19, avenue cle la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Laiimeyerwerke A. G., 45, Hochsterstrassc, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont, A., Pont-de-Ghéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunai-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Pans.
- Société Française Oerlikon, 9, rue Pillet-Wiîl, Paris,
- p.2x197 - vue 625/688
-
-
-
- *9®"
- Supplément ' à Là Lumière
- ue du 5 Juin 1909,
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et Cie (Balcita-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Hermann, (Librairie) 6, .rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Cie (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Lld, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Cie, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 28, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs et Isolants.
- Taveau, A., (Charbonneaux et Cie), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Franzoni, A., (Isolit) à Lucerne (Suisse).
- Grammont, A., [Ebonite) Pont de Chéruy (Isère).
- Weidmann, H., Rapperswill (Suisse).
- Lampes électriques.
- Aubert, C., (Lampe Beck) ,41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié (.Lampe Volta), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité (Lampe Métal), a, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrière (Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard IIeller{Lampe Osram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann (Lampe Fulgura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Usines Pintscii (Lampe Sirius-Kolloid), 46, rue d’Anjou, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société d’Electricité Mors (Lampe Mors-Carbone), 7, rue Durand, Paris.
- Machines-outils
- Ernault, H., 169, rue d’Alésia, Paris.
- Schneider et C‘e, 42> rue d’Anjou, Paris.
- Pneumatiques.
- Grammont, A., Pont de Chéruy, (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Ltd , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Durand, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégraphique (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Toqrnaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- p.2x198 - vue 626/688
-
-
-
- Supplément à, la Lumière Électrique du 5 Juin 1909
- '99
- (INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index,
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L NDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. —- A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards.— C. A. : Gentralblatt fur Accumulatoren. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen. — Els. : L’Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine.— E. M. I. : Electi-ochemical and Metallurgical Industry. — E.R.J.: Electric Raihvay Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. N. ; Electricai Review (New-York).— E. U. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau.— E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.jW. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. C. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. —J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs ofthe College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — N. C. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. C. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R, M. M.: Revue universelle des Mines et. delà Métallurgie. — S. B. E. ^Société belge d’Eleclriciens. — S. E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E.T.Z. : SchweizerischeElektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenienre. ;
- Grenthe, L. — Rénovation de l'ancienne chaudière cylindrique horizontale (A. M., avril 1909).
- Pierre-Guédon, L. — Moteur à gaz pauvre de i5o chevaux actionnant un compresseur d’air (A. M.f avril
- 1909)-
- Chaud. — Moyen simple d’évaluer la vitesse angulaire des arbres tournant verticalement {A. M., avril 1909).
- Marillier et Robelet. — Examen du projet de loi relatif à l’obligation d’exploiter les brevets et les dessins ou modèles (A. M., avril 1909).
- Bourdon. — Essais de résistance des rails à gorge (/. T., février 1909).
- Stahl. — Nouvelle voiture des tramways municipaux de Dusseldorf (/. T., février 1909).
- Lecadre. — Application de l’acier au manganèse à la construction des voies volantes (/. T., février 1909).
- Hildebrand. —- Bogies à un seul essieu pour automotrices de tramways électriques (7. T., février 1909).
- Piola, F. — Doppio oscillografio (Els., i5mars 1909).
- Carletti, A. — I telegrafi amonici ed il novo sistema di telegrafia multiplia E. Mercadier (Els., i5 mars 1909).
- ... — La radioattivita (Els., i5 mars 1909).
- ... — La porcellana corne materiale Isolante dal punto di vista fîsico-chimico (Els., i5 mars 1909).
- ... — Nuova unita fotometrica (Els., i5 mars 1909).
- Kolben, E. — Der Einfluss des Siliciums auf die elektrischen und magra-Yischen Eigensehaften des Eisens(5. E. T. Z., ier et i5 mai 1909).
- Schmidt, J. — Der Cabelschutz (S. E, T.,Z., ier et i5 mai 1909).
- ... — Elektrisch gestenerte Pressluftstellwerke (S. E. T. Z., i5 mai 1909).
- Lepsius, B. — Alkali Chloride Electrolysis in Europe (E. M. I., mai 1909),
- Nagel, O. — The Combustion of Producer Gas (E.M. I., mai 1909).
- Schoop, M. U. — — Aluminium Welding (E. M. mai 1909)-]
- Sarerskv, E. et Adi.er, E. — Electric Hardening Fur-naces (E. M. /., mai 1909).
- Zaremba, E. — The Evaporator (E, M. I., mai 1909).
- Suhulze, G. — Aluminium Electrolytic Condensers of Bigli Capacity (E. M. /., mai 1909).
- Traphagen, F. W. — Dry Chlorination of Sulphide Ores (E. M. I., mai 1909).
- Hansen, A. — Small Experimental Heroult Furnace (E. M. I,, mai 1909).
- Gati, B. — Beitrage zur Keuntoriss des Barretters (P. Z., ier mai 1909).
- Retschy, E. — Darstellung der elektrischen Zustande der Gleiclistrom-dynamo-maschine durch Schnitte von Ebenen mit einer Flasche (P. Z., i«r mai 1909).
- Kaemmerer, W. — Elektrisch betriebenes Fahr-schriff für den Rhein (Z. V. D. ia mai 1909).
- Cattaneo, G. — Der Berliner Eistalast (Z. V. D, T,, i5 mai 1909).
- Muller, B. — Einfluss der Betriebes, Durchmessers und Profiles auf die Formânderung von Flammrohren (Z. V. D. E, la mai 1909).
- Buhlr, M. — Rundholz-Yerlade anlage der Zellstoff Fabrik Waldhof bei Mannheim (Z. V. D. I., i5 mai i9°9)-
- p.2x199 - vue 627/688
-
-
-
- ‘ 4 *
- àôo
- Supplément à la Lumière Électrique du 5 ]'Juin 1909
- VALEURS INDUSTRIELLES . i
- COURS COUltS COURS COURS
- DU DU DU DU
- 24 MAI Ier .î UIN 24 MAI JUIN
- !9°9 I9°9 J9°9 I9°9
- Ateliers const. élect. Nord et Est... 3io 3io Fives-Lille 626 635
- 1 3t5 i335 Forces motrices Rhône 583 63o
- 491 49" Forces motrices Haute Durance. .. . 4 7 5 475
- Canalisation électrique 1*0‘2 101 Forces motrices et Usines de l’Arve. i3oo i3oo
- Cio électrique de la Loire 415 4 i5 Française électrique 200 195
- Hie fnhrîri.'it.îon dns compteurs ..... i8uo l8qO Grivolas l8o 181.5o
- P.ic trannnisn dos métaux 600 700 Tveller-Tiéleii v ol. ’f!!c.. 46o
- C'G générale électrique Nancy 1285 1285 Métropolitain 517 515
- Cie générale française de tramways. 5 77 578 Nord-Sud Paris 33 i 335
- — parisienne de tramways 180 178 Omnium Lyonnais 171 169
- 848 85o . Ouest-Lumière ........ 138.5o i36
- Cio prod. chim. Alais et Cariiargue.. 1010 io3o Schneider et Cio (Greusol) . <9 i° >9:i9
- Distribution d’énergie électrique... 45.9 459 Secteur de la place Cliehy i34o i355
- Dyle et 13acal.au 556 555 — rive gauche, 5o5.5o 507
- Eclairage électriciue. 289 260 Ste d’éleclro-chimie 312 5
- Eclairage et force par l’électricité. . I 270 1280 S'e française des électrodes 455- 455
- Edison (Cie continentale) .. 14 *9 141 > S1® franco-suisse pour l’ind. élect. . 440 438
- Electricité de Paris 69 1 700 Société Gramme . 4 2 5 418
- Electro-chimie de 33ozel 3‘i5 315 Ste Indo-chinoise d’électricité. ^ yQ
- Elcctro-cliimique du Gilfre 101.9 1000 Sto Pn® Distribution Electricité..... 366 369
- Electro-chimique de la Romanche.. . 465- 465 gte pne l’Industrie des ch. de fer... . 272 268
- Electro-industrielle 235 2.35 Sto Alsacienne Constructions mécan. 5900 O9OO
- Electro-métallurgique de Dives.. . . 480 485 Stu Grenobloise force et lumière. . . 460 460
- Electro-métall. française de Froges. "9° ug5 Sle générale électrique industrielle. 2.35 235
- Energie électrique du centre 496 496 Société industrielle des Téléphones 335 341
- Energie élect. littoral méditerranéen 373 375 Thomson-Houston. 7 I 7 705
- Energie électrique (Société havraise) 4'iO 420 Thomson-Houston Méditerranée. . . . 455 455
- Energie électrique (Société indusl.) 16 î.5o i65 Travaux d’éclairage et de force 378 378
- : Est-Lumière 4 8 2 485 Triphasé 5o4
- COURS DES MÉTAUX
- {Prix des 100 kilogs à Paris sauf indication contraire)
- Fers marchands..................... )6,5o
- Aciers............................. 17,80
- Feùillards.......................... 17
- Poutrelles .................. ..... 19
- Tôles....................'.......... 17.50
- Fontes.......................... 60,5o
- F tain Détroits........... (Le Havre)
- Etain Banlca..........................
- Etain Cornouailles .................
- Plomb ordinaire................j......
- Plomb laminé et en tuyaux.............
- Zinc Vieille-Montagne..............
- Zinc Silésie. ...........(Le Havre)
- Zinc autres marques................
- Aluminium en lingots........(Icil.)
- Aluminium en planches........(kil.)
- Aluminium en tubes...........(kil.)
- Cuivre en Barres Chili.. . . (Le Havre) i54.75 et r53
- Cuivre en planches)1)................. 197,50 et 160
- Cuivre en tuyaux sans soudures)1). 237.50 et 200 Cuivre en fils (*)..................... 192.50 et 160
- 351.5o 35 g 33q 40 54 H
- 61.70 60 '
- 1.80 3.20 8 »
- (’) Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
- p.2x200 - vue 628/688
-
-
-
- Téléphone : 160-58
- N» 24
- 201
- Supplément à la Lumière Électrique du 12 Juin 1909
- Richard HELLER
- CONS TR|UC TE UR-ÉLECTRICIEN Bureaux, Ateliers et Laboratoires 18 01 30, Oito Trévise. —
- ' INSTRUMENTS DE MESURE
- Concession pour ] la France et les Colonies de la Société HARTMANN & BRAUN VOLTMÈTRES, AMPÈREMÈTRES, WATTMïTRES POUR TABLEAUX, TRANSPORTABLES ET ENREGISTREURS PHOTOMÈTRES, PYRÛMÈTRES ÉLECTRIQUES Fréquencemètres, Phasemètres
- INSTRUMENTS 0E LABORATOIRE
- MATÉRIEL DTNSTALLA TION
- APPAREILLAGE DE-HAUTE ET BASSE TENSION
- Lampes à arc à flamme,
- Charbons et Balais « SIEMENS » Petits moteurs. Chauffage électrique, Horloges électriques, Lampe électrique a JUPITER » pour photographier. Lampe électrique « O SRAM » (de 25 à 400 bougies) (1 watt par bougie)
- Électricité Médicale et Dentaire, Instruments de Démonstration et de Physique.
- CATALOGUES SPÉCIAUX SUR DEMANDE
- Film s GroLUion-luiiniNiii
- FRA^CFORT-sur-le-jMEINi (Allemagne)
- Représentée par la SOCIÉTÉ ANONYME D’ÉLECTRICITÉ LAHMEYER
- STATIONS CENTRALES
- pour éclairage, traction et transport cio force
- Adresse télégraphique :
- Kiclieller-Parîs
- p.2x201 - vue 629/688
-
-
-
- 202
- Supplément à la Lumière Electrique du Juin 1909
- Brevet à céder
- TURBINE A VAPEUR ÉQUILIBRÉE
- Brevet français Hodgkinson N° 344.947
- Ce brevet porte sur l’équilibrage par pression de vapeur réglée automatiquement, quelle que soit la puissance variable transmise, de la poussée en bout qui s’exerce sur l’arbre des turbines à vapeur, réversibles ou non.
- Le titulaire du brevet serait désireux de le vendre ou d’en concéder des licences d’exploitation. S’adresser à G. PROTTE, Ingénieur E. C. P., 58, Boulevard de Strasbourg. Paris. Télép. 420-t5.
- Brevet à céder
- COMMUTATEURS ELECTRIQUES
- Syt'eme “VElilTYS LIMITED’* el \DALZIEL
- Breveté S. G. D. G. N° 376.580, le 10 Avril 1907.
- Ces appareils, de construction simple et robuste et d’un fonctionnement parfait, sont particulièrement destinés à être employés comme commutateurs inversées pour les dynamos dont on fait usage pour l’éclairage des trains et dont les connexions exigent d’ètre inversées chaque fois que le mouvement de rotation de l’essieu d’où elles dérivent leur commande change de sens.
- Les Propriétaires du brevet, désireux d’en tirer parti en France, s’entendraient avec Constructeur pour son exploitation moyennant conditions à débattre.
- Pour tous renseignements ou offres, s’adressera MM. BRANDONFrères, Ingénieurs* Conseils, rue de Provence, n° 59, à Paris.
- ^lllllllllllllllll^ll^ll ... mu uiiiiiiiiiH—Hmum - - j
- ANNONCES DIVERSES
- A VENDRE
- Voiture automobile Bolide, 10 chevaux, 2 cylindres, carburateur Grouvclle et Arquembourg, k places, avec capote et accessoires, parfait état, 1.800 francs.
- S’adresser aux bureaux de la Lumière Liée trique.
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BOREAUX ET USINE
- 37, Rue Cavé. — à LEVALLOI8 — Téléphone : 537-58 —
- Demandez tous
- Renseignements sur les
- Rivets Bifurques & Tubulaires
- COSMOS
- 3, rue de Grammont, 3
- PARIS
- p.2x202 - vue 630/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Electrique du 12 Juin 1909.
- 203
- CHAUVIN &ARNOUX, Ingénieurs-Constructeurs
- Caisse de Contrôla
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 188, rue Championnet
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS
- Téléphone 825-52
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. Médaille d’Or : Bruxelles ; 1897 ; Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- INSTRUMENTS pour toutes mesures électriques DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Wattmètre
- MAISON
- ROUSSELLE & TOURNAIRE
- Société Anonyme. Capital 500.000 fr. — 52, rue de Dunkerque, PARIS (Xe)
- Seule Concessionnaire pour la France et
- NOUVEAU CATALOGUE
- N° 51
- APPAREILS DE MESURE
- POUR TABLEAUX
- A L’IMPRESSION
- les Colonies des Appareils, Brevets et procédés de fabrication de la
- Société Siemens et Halske
- INSTRUMENTS DE MESURES
- INDUSTRIELS ET DE PRÉCISION POUR LABORATOIRES
- Téléphonie. — Moteurs et Ventilateurs. Radiologie. — Lampes à arc “ Lilliput”.
- p.2x203 - vue 631/688
-
-
-
- '20.4
- Supplément à La Lumière Électrique du n Juin 1909.
- 1
- 1
- i
- Société Anonyme
- Westinghouse
- Capital : 15 Millions de Francs
- USINES AU HAVRE
- Agences à PARIS, LILLE, LYON, NANCY, SAINT-ÉTIENNE,
- BORDEAUX, BRUXELLES, MADRID, ROME, GÈNES, MILAN, LISBONNE
- Turbo-généraieur C. C. 50 périodes,'.1.500 t. p. m., 500 volts
- Turbo-Alternateurs, Turbo-Génératrices, système Westinghouse
- / Turbines à simple courant de 300 à 2.000 HP. Les Turbines WESTINGHOUSE j Turbines à double courant de 2.000 à20.000 HP. se font en trois types j Turbines à vapeur d’échappement et basse pres-
- l sion de 300 à 2.000 HP.
- QUELQUES RÉFÉRENCES : Société anonyme de Ghâtillon-Commentry et Neuves-Maisons :
- 3 groupes G50 kilowatts, 3.300 volts, 3.000 tours par minute ;
- Société des Mines de Lens : 1 groupe 650 kilowatts, 5.000 volts, 3.000 tours par minute;
- Société d’Éclairage de Saint-Ouen : 2 groupes 1.500 kilowatts, 6.000 volts, 2.520 tours par minute.
- !
- i
- p.2x204 - vue 632/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du la Juin 1909.
- ao5
- ATELIERS DE JEUMOHT»
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme au capital de 90 millions
- GROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. — PONTS ROULANTS..— LOCOMOTIVES DE CANAUX ET DE MINES. — [MACHINES D’EXTRACTION
- SIEGE SOCIAL : 75, Bd Haussmann. — PARIS
- Agence pour 1© Sud Est s
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES, 67, rne Molière. LYON
- p.2x205 - vue 633/688
-
-
-
- 2oG
- Supplément à LafLumièrefëElectrique du 12 Juin 1909.
- RÉFÉRENCES : SOC. AN. BHOWN, BOVERI ET 0°, Baden (Suisse) ; ATELIERS DE CONSTRUCTION OERLIKON à Oerlikon (Suisse) ; compagnie belge siemens-schuckert, Bruxelles ; société des forces motrices du refrain, Montbéliard (Franco); société des forces électriques de la goule. Saint-Imier (Suisse); societa adriatica di blettricita, Venise (Italie); soc. martesarra per distribuzione de energia elettrica. Milan, etc.
- TUOOR
- Société de
- L’ACCUMULATEUR
- Société Anonyme, Capital »,soo,ooo Fbancs Siège Social: 81, Rue Saint-Lazare, 81 — PARIS USINES : 39 et 41,. route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. TOULOUSE, 53, rue Raymond IV. — NANCY, 4, rue Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tndor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- CHARBONNEAUX &C
- Verreries de Reims Fournisseurs des Postes et Télégraphes
- ie
- Têléph. : 198
- .. tfV'vV . «<>•
- Agent à Paris :
- 4. TAVE4U, ma. e.c.p.
- 4, Rue des Grands-Champs
- Téléph. : 935-52
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE 1)ES CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES
- Système AIOSCICKI
- FRIBOURG (Suisse)
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés sur courant monophasé.
- PRODUCTION DBS COURANTS DK HAUTE FRÉQUENCE. — TÉLÉGRAPHIE SANS FIL.
- — RAYONS X. — BATTERIES POUR PRODUCTION D’EFFLUVES. — OZONISEURS.
- Exposition de Milan 1906. — Diplôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur E. C. P., 5, rue d’Assas, Paris. Représentant pour la France.
- S
- p.2x206 - vue 634/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 12 Juin 1909.
- - -
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ELECTRIQUES
- DU NORD ET DE LEST
- Société Anonyme an Capital de 20 Millions
- SIEGE SOCIAL : 75, Boulevard Haussmann. PARIS
- Téléphone : 234-10
- CABLERIE
- JEUMONT -
- CABLES ARMÉS ET ISOLÉS A HAUTE ET BASSE TENSION
- Agence pour le Sud-Kst : *
- Société de Constructions Électriques, 67, Rue MolièreLYON
- p.2x207 - vue 635/688
-
-
-
- 208
- Supplément à La Lumière Électrique du 12 Juin 1909.
- POUR TOUTES APPLICATIONS
- AFFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barres, Bandes ; Bandelettes et Lames pour Collecteurs Etablissements Industriels E.-C. GRAMMONT
- A. GRAMMONT, SR
- PONT-DE-CHÉRUY (Isère) CHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale :
- POIVT-DE-CHÉRUY (Isère)
- MAISONS DE VENTE :
- PARIS
- 10, Rue Taitbout (Téléphone 221-85 et 221-57) PARIS
- 212, Boul'1 Péreire (Téléphone 534*49). Pneumatiques.
- LYON
- 19, Quai de Retz (Téléphone 16-50) MARSEILLE
- 2, Rue Armény (Téléphone 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2-59).
- TRANSFORMATEURS
- Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie et Automobiles
- Voir annonce “Pneumatiques”
- MACHINES A ÉCRIRE
- UNDERWOOD, REMINGTON SMITH, OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf aoec des pièces d’origine liorées avec garantie de bon fonctionnement
- APPAREILS A POLYCOPIER
- AOOESSO IRES
- Fournitures de lre qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l’outillage le plus moderne
- 121-20
- 3, rue Grammont. — PARIS
- REDRESSEUR ÉLECTROLYTIQUE
- DES COURANTS ALTERNATIFS SYSTÈME O. DE FA RI A y Breveté S. G. D. G. France et Étranger
- (NOTICES ET TARIFS A LA DEMANDE)
- ATELIERS E. DUCRETET
- F. DUCRETET & E. ROGER^j SUCC”, 75, Rue Claude -Bernard, PARIS
- .COMPAGNIE 6“ RAD10TËLÉGRAPHI0UE
- CARPENTIER, GAIFFE, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTELEGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- A TERRE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPAREILS POUR LA RADIOTÉLÉGRAPHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- (,Appareils de mesures spèciaux : Ondemètres et autres
- DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 80, rue Delambre, PARIS
- Adresse télégraphique •. Généra. ÛiO-jparis Téléphone : 709-91 Marque de fabrique : C. G. R
- p.2x208 - vue 636/688
-
-
-
- Supplément à La LumièrefÉlectrique du 12 Juin 1909.
- Téléphone
- 708-03-04
- Ancienne Maison MICHEL et Oie
- Ad. Télég. Compto-Paris
- COMPAGNIE POUR LA
- FABRICATION DES COMPTEURS
- et Matériel «TUsines à Gaz
- Société anonyme. Capital : 8.000,000 fr. — 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris
- COMPTEURS. - APPAREILS DE MESURES
- Système Meylan d'Arsonval
- INDICATEURS et ENREGISTREURS pour courant continu et pour courant alternatif Thermiques et Électromagnétiques
- VOLTMÈTRES
- AMPEREMETRES
- WATTMÈTRES
- Boites de contrôle Flux-mètre Grassot
- Ondographe Hospitalier
- La construction exclusivement française
- des Ateliers
- 169, rue d'Alésia, TARIS
- H. ERNAULT
- GRAND PRIX — PARIS, 1900
- Rivalise avantageusement avec les constructions étrangères
- PERCEUSE HORIZONTALE AUTOMATIQUE
- Destinée au forage automatique des arbres de 18 à 45mm de diamètre et jusqu’à lra,500 de longueur
- CARACTÉRISTIQUES
- Pièce à forer, prise dans un mandrin à serrage concentrique. Foret guidé par un chariot mobile.
- Perçage, automatique sous pression d’huile.
- p.2x209 - vue 637/688
-
-
-
- üio Supplément à La Lumière Électrique du 12 Juin 1909.
- SOUPAPEiLBGTMpgujyODON
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d’accumulateurs — Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. — Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence. —
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D’ÉLECTRICITÉ MORS 7 rrl “
- Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de fer. — Lampes à arc “ MORS-CARBONE ’
- Magnétos. — Installations électriques
- ACCUMULATEURS
- ET
- VOITURES ELECTRIOUES
- Alfred DININ
- t
- Usines et Bureaux : % quai National, PUTEAUX (Seine)
- Téléphone 571-04 Adresse Télégraphique : ACGUDININ-PUTEAUX Bureau de Paris : 49, rue Saint-Ferdinand, 49. — Téléphone 529-14.
- INSTRUMENTS DE MESURE POUR L’ÉLECTRICITÉ
- Jules RICHARD*
- FONDATEUR & SUCCESSEUR
- de la Maison RICHARD Frères
- ;25,rueMélmgue(TêiS)Eetver: KXraeHalévy(oPé,a),PARIS
- Enregistreurs pour le contrôle de toutes les opérations industrielles en général
- .Par la surveillance constante et absolue gu’ils exercent, ces instruments permettent de réaliser de grandes économies, et leur prix d’achat se trouve couvert à bref délai.
- NOUVEAUX MODÈLES pour courants continus et alternatifs, Ampèremètres, Voltmètres, Wattmèlres
- Modèle électromagnétique à apériodicité réglable sans aimant permanent restant
- (MIS PBIX
- continuellement en circuit.
- Paris 1889- 1900.
- St-Louis 1904, Mila n 1908
- Londres et Ma rsieiMe 1908 Modèle apériodique de précision, à cadre système d’Arsonval, Ampèremètre à simnfs, ( Lièq e 494)5 Modèle thermique, sans self-induction, apériodique, à consommation réduite.
- ! Membre, du Jury OHMMÈTRES — BOITES DE CONTROLE PORTATIVES
- p.2x210 - vue 638/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du i a Juin 1909.
- 211
- LA LAMPE BEGK
- BREVETEE
- * S. G. D. G.
- à Arc-flamme à haute intensité lumineuse
- LA SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SANS AUCUN MÉCANISME délicat d’horlogerie ou de réglage Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Prix courant et Brochure descriptive sur demande
- C. AUBERT, 41 et 43, avenue Sainte-Foy
- NEUILLY-SUR-SEINE
- Adr. têlêgr. : GRAMME-PARIS
- Téléphone : 402-01 -*!*•-
- Catalogues et Devis gratuits sur demande
- GRAMME
- 20, rue d’Hautpoul. — PARIS (19e)
- ALTERNATEUR BIPHASE DE 400 KVA AVEC EXCITATRICE EN BOUT
- DYNAMOS® ET MOTEURS à courant continu ALTERNATEURS MOTEURS ASYNCHRONES TRANSFORMATEURS — COMMUTATRICES GROUPES ÉLECTROGÈNES
- Lampes à filaments métalliques
- “ MONOWATT GRAMME”
- consommant 1 watt par bougie
- Lampes courantes à filament de charbon
- ACCUMULATEURS ; LAMPES A ARC
- a feu nu ou en vase clos
- POMPES - VENTILATEURS PONTS ROULANTS TR«CTfcURS TREUILS
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & Hrl. B. DE LA MATHE
- Sté au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURICE (Seine)
- —oc^Otgjo .....—
- Manufacture G1» de CABLES et FILS ÉLECTRIQUES
- Transport de Force et Éclairage. — Construction et Pose complète de réseaux souterrains.
- Fourniture de Matérie -et Accessoires pour installations électriques.
- CABLES pour BASSE tension,
- CABLES pour HALTE tension jusqu'à 30-000 volts
- DEPOTS :
- à PARIS, 81, rue Réaumur LYON-MARSEILLE-BORDEAUX, etc.
- Adresse Télépraphique :
- DELAMATHE, St-Maurice (Seine) Téléphone 940-26
- p.2x211 - vue 639/688
-
-
-
- 212
- Supplément & La Lumière Électrique du 12 Juin 1909
- CHEMINS DE FER PE L'ÉTAT
- BAINS DE MER (Jusqu’au 31 octobre 190!)).
- L’Administration des Chemins de fer de l’Etat, dans le but de faciliter au public la visite ou le séjour aux plages de la Manche et de l’Océan, fait délivrer, au départ de Paris, les billets d’aller et retour ci-après, qui comportent jusqu’à 4° °/o de réduction sur les prix du tarif ordinaire :
- 1°. — Bains de mer de la Manche.
- Billets individuels valables suivant la distance, 3, 4 et 10 jours (i>'° et 2e cl.) et 33 jours (ire, 26 et 3e cl.).
- Les billets de 33 jours peuvent être prolongés d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de 10% par période.
- 2°. — Bains de mer de l’Océan.
- (A) -Billets individuels de i,e,2e et 3e cl, valables 33 jours avec faculté de prolongation d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de 10 % par période.
- (B) -Billels individuels de i°, 2e et 3e cl. valables 5 jours (sans faculté de prolongation) du vendredi de chaque semaine au mardi suivant ou de l’avant-veille au surlendemain du jour férié.
- VACANCES (Jusqu'au 1er octobre 1909).
- Billets de famille valables 33 jours (ie, 2e et 3° cl.) avec faculté de prolongation d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de 10 % par période.
- Ces billets sont délivrés aux familles composées d’au moins trois personnes voyageant ensemble, pour toutes les gares du réseau de l’Etat (ancien) situées à 125 kilomètres au moins de Paris ou réciproquement.
- CHEMINS DE PER
- DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE
- Stations thermales desservies par le réseau P.-L.-M.
- AIX-LES-BAINS — CHATELGUYON (RIOM) ËVIAN-LES-BAINS — GENÈVE — MENTHON (LAC D’ANNECY)
- URIAGE(GRENOBLE) —ROYAT (CLERMONT-FERRAND) THONON-LES-BAINS — VICHY — ETC.
- Billets d’aller et retour collectifs (de famille), iro, 2e et 3e classes, valables 33 jours avec faculté de prolongation, délivrés du iar mai au i5 octobre, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble.
- Minimum de parcours simple : i5o kilomètres.
- Prix : Les deux premières paient le tarif général, la 3e personne bénéficie d’une réduction de 5o la 4e et les suivantes d’une réduction de 75 %.
- Arrêts facultatifs aux gares de l’itinéraire :
- Demander les billets quatre jours à xl’avance à la gare de départ.
- Nota. — Il peut être délivré à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de stations thermales, et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille, entre le point de départ et le lieu de destination mentionné sur le billet collectif.
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- ABONNEMENTS INDIVIDUELS ET DE FAMILLE
- Pour les Côtes Nord et Sud de Bretagne.
- Afin de permettre aux Touristes ainsi qu’aux Familles de s’installer sur une des Plages de Bretagne et de rayonner de là sur les autres localités de cette région si variée et si intéressante, la Cie d’Orléans, d’accord avec les Chemins de 1er de l’Etat (ancien réseau de l’Ouest), délivre du jeudi qui précède la Fête des Rameaux au 31 octobre inclus au départ de toute gare, station ou halte des deux réseaux (Lignes de banlieue du réseau de l’Etat, anciennes lignes de banlieue de la C’“ de l’Ouest exceptées) des abonnements individuels et de famille de lre et 2° classes pour les côtes Sud et Nord de Bretagne (Gares des lignes du Croisic et de Guévande à Brest et de Brest à Granville par Lamballe, Dol et Folligny et des lignes d’embranchement vers la mer).
- Ces abonnements comportent, en outre du trajet d’aller et retour à ses côtes avec arrêts intermédiaires facultatifs la faculté de circuler à volonté sur les lignes des Côtes Sud et Nord de Bretagne, ils’ sont valables 33 jours avec faculté de prolongation d’une ou deux fois d’un mois moyennant supplément de 25°/o du prix initial pour chaque période sans que la validité puisse en aucun cas dépasser le 15 Novembre.
- Le prix des cartes d’abonnement est de 93 fr. en 2U classe et de 130 fr. en 1™ classe, lorsque la distance pour les parcours (aller et retour) n’excède pas 1000 kilomètres en dehors des points de libre circulation. Au delà de 1000 kilomètres le prix est augmenté de 0 fr. 045 et de 0 fr. 065 (en 2e et lre classes) par kilomètre en sus.
- Des réductions allant jusqu’à 50 °/0 sont consenties en faveur des membres d’une même famille.
- CHEMIN DE FER DU NORD
- STATIONS BALNÉAIRES
- ET THERMALES
- Du jeudi précédant les Rameaux au 3i octobre, toutes les gares du Chemin de fer du Nord délivrent des billets à prix réduits, à destination des stations balnéaires et thermales du réseau, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 100 kilomètres aller et retour.
- Billets collectifs de famille, valables 33 jours, prolongeâmes pendant une ou plusieurs périodes de i5 jours. (Réduction de 5o % à partir de la 4° personne);
- Billets hebdomadaires et carnets d’aller et retour individuels, valables 5 jours, du vendredi au mardi et de l’avant-veille au surlendemain des fêtes légales. (Réduction de 20 à 44 %>);
- Les carnets contiennent 5 billets d’aller et retour qui peuvent être utilisés à une date quelconque dans le délai de 33 jours.
- Cartes d’abonnement, valables 33 jours, (Réduction de 20 °/0 sur le prix des abonnements ordinaires d’un mois), à toute personne prenant deux billets ordinaires au moins ou un billet de saison pour les membres de sa famille.
- Pour les stations balnéaires seulement :
- Billets d’excursion individuels ou de famille, de 2e et 3° classes, des dimanches et jours de fêtes légales, valables une journée dans des trains désignés (Réduction de 20 à 70 %).
- p.2x212 - vue 640/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 12 Juin 1909.
- àx3
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES CABLES ÉLECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & C,e
- Société Anonyme au Capital de 1 300 000 francs
- Siège Social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gaudry
- CABLES ÉLECTRIQUES, SOUTERRAINS SPÉCIALITÉ POUR HAUTES TENSIONS
- Jusqu’à 50 000 Volts
- Fournisseurs du Secteur des Champs-Élysées, des chemins de fer de l’Ouest et de l’Orléans à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et de la Société du Gaz et de l’Électricité de Marseille, etc.
- COMPAGNIE FRANÇAISE POUR L’EXPLOITATION LES PROCÉDÉS
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 1©, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : 158-11, 158-81 Adresse télégraphique : Elihu, Paris
- TRACTION ÊLECTRIOUE - TRANSPORT DE FORCE
- TURBINES A VAPEUR (Système Curtis)
- Eclairage électrique — Appareils de Mines
- Ateliers de construction i 219, rue de Vaugirard, PARIS
- p.2x213 - vue 641/688
-
-
-
- ai4
- Supplément & La Lumière Électrique» du 12 Juin igog.
- 3e ÉDITION
- NOTIONS GÉNÉRALES
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- R. DE VALBREUZE
- Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien.
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures. — Prix, broché. . 7 fr. 50
- LE RÉGLAGE
- GROUPES ELECTROGÈNES
- PAR
- J.-L. ROUTIN,
- Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur-Conseil.
- Préface de M. H. LÉAUTÉ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 155 pages avec 45 figures. — Prix, broché : 5 francs.
- MOTEURS A COLLECTEUR
- A
- COURANTS ALTERNATIFS
- PAR LE
- Dr F. N1ETHAMMER
- Professeur à l’École Technique Supérieure de Brünn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 131 pages, avec 138 figures.— Prix, broché. . 5 fr.
- —--------------------------------!--------------------
- ÉTUDE SUR LES RÉSONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par G; CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la Rive gauche de Paris.
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix.2 fr. 50
- p.2x214 - vue 642/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 12 Juin 1909
- 215
- Accumulateurs
- FULNIEN
- POUR
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Clichy
- Adresse télégraphique : FULMEN-CLICHY Téléphone 511-86
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-t>ERCHA
- CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- The India Rubber, Gutta Percha et Telegraph Works G° (Limited)
- USINES : PERSAN (Seine-et-Oise) PARIS, 97, bould Sébastopol
- Vient de Paraître
- CONFÉRENCES
- sur la
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Par H. POINCARÉ, de VAcadémie Française
- Un volume in-8° carré de 85 pages, broché. Prix. 2 fr.
- Désiré KORDA
- LA
- SÉPARATION ÉLECTROMAGNÉTIQUE
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS
- Un volume in-8° raisin (a5Xi6) de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : broché, 6 fr. ; — relié, 7 fr.
- L’USURE ANORMALE
- DES
- TURBINES HYDRAULIQUES
- Par Julien DALEMONT
- Un vol. de 61 pages sur papier couché avec planches. Prix broché. 2 fr. 50
- p.2x215 - vue 643/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Électrique du la Juin 1909.
- 216
- ----------------
- Pneumatiques,
- Antidérapants
- A. GRAMMONT
- P ONT-DE-CHÈBUY (Isère)
- I PARIS, rue Taitbout, 10. Téléphone : 221 85, 221 57.
- Miicnuc 1 PARIS, Boulevard Péreire, 212. Té-niAloUno\ léphone : 534 49.
- LYON, quai de Retz, 19-20. Téléphone : 16 50.
- MARSEILLE, rue Armény, 2. Téléphone : 31 28.
- TOULOUSE, Boulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- Voir annonce : “ Electricité ”
- ———
- FILS & CABLES ÉLECTRIQUES
- Basse ou haute tension
- jusqu’à 50 000 volts
- APPAREILS TÉLÉPHONIQUES
- LE MONOPSONE
- Appareils Télégraphiques
- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
- Tableaux de Distribution
- CAOUTCHOUC POUR L’INDUSTRIE
- PNEU L’ÉLECTRIC
- auec ses gommes comprimées
- LAMPES A ARC
- VOLTA
- Ingénieur-Constructeur
- 182, boulevard de la Vfllette
- PARIS
- Télégramme : CIBIARK Téléphone : 432.42
- AMPE Type A, hauteur réduite ) Fonctionnant pur I AMPE Type B, sans mécanisme} |i(PaVcfn?s“' AMPE Petit modèle, 2 ampères; durée : 2J heures continu et alternatif.
- \ AMPE à mécanisme inversépouréclairage indirect. AMPE à charbons minéralisés.
- ICENCE Westinghouse Bremer.
- ASPIRATEURS = =& VENTILATEURS
- Courant continu et alternatif
- L. ESPIR, A dm.-délégué"
- PARIS. —10-12, rueRodier, 10-12. — PARIS
- p.2x216 - vue 644/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 12 Juin 1909.
- 217
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L'ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz et Cic,27, rue Cave. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, 18, quai de Clicliy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Appareillage électrique.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Espir, L., (General Electric de France Ltd), xo, rue Rodier, Paris.
- Genteur, J.-A., 122, avenue Philippe-Auguste,
- Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 62, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesure.
- Carpentier, J., 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Ducretet, F., et Roger E., ^5, rue Claude-Bernard, Paris.
- Richard, J., 25, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris,
- Trub, Fierz et C°, Hombrechtikon, Zurich (Suisse).
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 23, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi, Ch., 41 à 47, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat, 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 5g, rue de Provence, Paris.
- Danzer, H., 5, rue Richepanse, Paris.
- Protte, G., 58, Boulevard de Strasbourg, Paris.
- Thierry, Cii., 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Trub, Fierz et C°, Hombrechtikon, Zurich (Suisse)
- Condenseurs.
- Lawrence et C10, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, y5, boulevard Hausstnann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, xo, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 5g, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Faiicot frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Laiimeyerwerke A. G., 45, Hochsterstrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont, A,, Pont-de-Ghéruy (Isère).
- Olivier et Cie, Ornans (Doubs).
- Schneider et C‘e, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunai-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Pans.
- Société Française Oerlikon. 9, rue Pillet-Will. Paris.
- p.2x217 - vue 645/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Électrique du 12 Juin 1909.
- 21S
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanneii et Cie (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Hermann, (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Cie (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clichy (Seine).
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Lld, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Cie, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs et Isolants.
- Taveau, A., (Charbonneaux et Cie), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Franzoni, A., (Isolit) à Lucerne (Suisse).
- Grammont, A., [Ebonité] Pont de Chéruy (Isère).
- Weidmann, II., Rapperswill (Suisse).
- Lampes électriques.
- Aubert, C., (Lampe Beck) ,41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié [Lampe Volta), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrière [Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard Heller [Lampe Osram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann [Lampe Fulgura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Usines Pintsch [Lampe Sirius-Kolloïd), 46, rue d’Anjou, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société d’Electricité Mors [Lampe Mors-Carbone), 7, rue Duranti, Paris.
- Machines-outils
- Krnault, IL, 169, rue d’Alésia, Paris.
- Schneider et Gie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Pneumatiques.
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Lta , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Dücretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Duranti, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégraphique (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Dücretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Dücretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- p.2x218 - vue 646/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Electrique du 12 Juin 1909
- 219
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans
- notre index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L NDEX
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards. — G. A. : Centralblatt fttr Accumulatoren. — C. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electricien. — E. E. : Electrical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K. B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen. — Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metallurgical Industrÿ. — E.R.J.: Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Revievr (Londres). — E. R. N. : Electrical Review (New-York). — E. u. M. : Elektrotechnik und
- Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.jW. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. ________
- H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industrie électrique. — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch für drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs of the College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. —-N. C. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. C. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et delà Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E. T.Z. : Schweizerische Elektroterhnische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. 1. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Vereines deutscher ingenieure. j
- Ossanna, G. — Uber die radiale Kühlung von Dyna-moankern (E. u. M,, 23 mai 1909).
- Lôwy, J. — Einfluss der Zündung auf die arbeitsveise eines Explosions motors (E. u. M., 23 mai 1909).
- ... — Bestand und Betriebsergebnisse der selbstiin-digen elektrischen Lolcalbahnen inUngarn im Jahre 1907 {E, u. M.', 23 mai 1909).
- Fischer Hinnen, J. — Uber die Yoransberechnung der Einphasen Kollektormotoren (E. T Z., 27 mai, 3 juin i9°9)-
- Sterzel, K.-A. ~ [Stromwandlér für Wechselslrom-Leistungsmessungen [E. T. Z, 27 mai 1909).
- Gripenberg, W.-S. — Uber eine Druckkontakt-Selen-zelle (E. T. Z,, 27 mai 1909).
- Lehmann-Rigiiter, E. W. — Die Yerwendung des Abdampfes zu Heizzwecken.
- Miciieneelder, C. — Elekromagnetische Verlade Krane (E.T. Z., 3 juin 1909).
- Hôciistadter, M. — Schutz von Telephonanlagen gegen stôrende Einflüsse von Wechselstrom-Starkstrom-leitungen (E. T. Z., 3 juin 1909).
- Voege, W. — Uber den Schutz des Auges gegen die Einwirkung derultra violetten Strahlen unserer Kiinotli-ehen Lichtquellen (E T. Z., 3 juin 1909).
- ... — Ein neues Messgerât für die Rontgen-Technik (.E. T. Z., 3 juin 1909).
- Bat, I. — L’àrne du four électrique; l’évolution de l’électrode (Eé., 5 juin 1909).
- Izart, J. — La mesure des puissances (Eé., 5 juin
- »9°9)-
- ... — Les mesures anglaises et le système métrique (Eé., 5 juin 1909).
- ... — Production de l’énergie électrique par le vent (Eé., 5 juin 1909).
- ... — Stérilisation de l’eau par l’ozone (Eé., 29 mai I9°9)-
- Maïtausgh, G. — Uber die Verscbiedenen Methoden zur Berechnung elektrischer Leilungsnetze und ihre Kombi-nalionenT(S. E. T. Z., 27 mai 1909).
- Schmidt, J. — Der Ivabelschulz (S. E. T,, Z., 20 mai I9°9)-
- ... — Elektrisch gestenerte Pressluftslellwerke (S. E. T. Z., 29 mai 1909).
- Schorling. — Neuere Erfahrungen, Verbesserungen und Betriebskosten, die sicli auf die gesamten, für elektrische Strassenbahnen verwandten Bremsvorrichtungen beziehen (S. E. T. Z., 29 mai 190g).
- Semenza, G. — Sulla macia simultaneo di parecchie centrali elettriclie inunmedesimo impianta (L’Industriel, 23 mai 1909).
- Tenzer, H. — Centrale idroelettrica sul kerke in Dal-mazia (L'Industriel, 23 mai 1909).
- ... — Costruzione di gasometri L'Industriel, (23 mai
- 1909)-
- Parisi, M. — La Telegralia multipla « Sistema Giara » (Els., 1e1' mai 1909).
- Anfossi, G. — Richerche sulla distribuzione del poten z.iale alla superficie degli isolatori in esiercizio (Els., i'M' mai 1909).
- ... — La trazione elettriea sotto la galleria del Ceni-sio (Els ier mai 1909).
- P101.A, F. — Doppio oscillografo (Els., i5 mars 1909).
- Bourreau, O. — Arroseuse automotrice des tramways de Marseille (J. T., avril 1909).
- Piktri, O. — Importance économique des grande8 centrales régionales au point de vue du développement des tramways et des chemins de fer d’intérêt local à fraction électrique (I. T., avril 1909)).
- De Burlet, C. — Les chemins de fer vicinaux en Belgique (/. T., avril 1909).
- ... — Statistiques,comparées des tramways de Grande-Bretagne (I. T., avril 1909).
- — L’usure ondulatoire des rails (/. T., avril 1909).
- ... — L’exploitation des tramways en 1908 (I. T., avril 1909).
- p.2x219 - vue 647/688
-
-
-
- SuppïemënTà' la Lumière Électrique du 12 Juin 1909
- VALEURS INDUSTRIELLES
- nouas cours COURS COURS
- nu nu T>U DU
- i,M‘ ,1 uix S .11:1 x icr .u;t?î S j lux
- 19°9 IÇ)0() *909 9°9
- Ateliers coust-, élect, Nord et iist.. . .> ï O G'.iG Fives-Lille 6.35 642
- Forces motrices Rhône 63 0 63o
- Brcguet . • . 491 491 Forces motrices Haute Durance. . . . 4/5 ' 4 75
- Canalisation électrique J OI 104 Forces motrices et Usines de VArve. 13oo 13oo
- Cio électrique de la Loire 415 4 r 4 Française électrique 195 195
- Cio fabrication des compteurs 1899 '9*':. Grivolas 181,5o 181,5o
- 700 yü() ) \> 8 3 Keller-Leleux et Cio 469 469
- 0*011 oralp olool.riqnO Nancv T 2 8 5 Métropolitain 515 5l7
- C‘« générale française de tramways. 578 5 71 : Nord-Sud Paris . . 3 3 5 338
- — parisienne do tramways I 78 \y 6 Omnium, Lyonnais. ... 169 168
- Cic générale d’électricité 85o 845’ Ouest-Lumière.,... i3G 188
- Cie prod. chim. Alais et Camargue.. l ÜJO 10G0 Schneider et C,e (Creusot). 939 191.5
- Distribution d’énergie électrique... 4 >9 455 Secteur de la place Clichy 1.355 i34o
- 5 4 5 512 — rive gauche 5o- 569. r>o
- Eclairage électrique x 60 aJ‘>4 Stl! d’éleclro-chimie 31 2 5 312.5
- Eclairage et force par Félcctricito. , ï 280 1 x 5 x S<0 française des électrodes 455 45o
- Edison (Cio continentale! 141 > 1420 S1® franco-suisse pour l’ind. élect. . 488 438
- Electricité rlo Paris 7 O O 7 1 < > Société Gramme, 418 418
- Electro-chimie de Bo/.el. . . . 315 3 1 5 Ste lndo-cliinoise d’électricité. .... 768 . 75l...
- -Electro-chimique du Giffre.. j 000 986 gte pne Distribution Electricité 3 69 87a
- Electro-chimique de la Romanche.. . 4-65 465 S1' P110 l’Industrie des ch. de fer.. , . 268 269
- Electro-industrielle 1 -20 a 2 >5 Stu Alsacienne Constructions mécan. 6900 5900
- Electro-métallurgique de Dives.... 485 4 GG Sto Grenobloise force et lumière. . . 460 465
- Electro-métall. française cîe Froges. 1 xyS ï ‘240 Ste générale électrique industrielle. a35 2 00
- Energie électrique clu contre i9,-> 4 ' Société industrielle des Téléphones 34i 347
- Energie élect. littoral méditerranéen 8 7 a 37f, Thomsou-Hous'lon 7o5 , 7 TO •
- Energie électrique (Société havraise) 4.40 412 Thomson-Houston Méditerranée. .. . 455 45o
- Energie électrique (Société indust.) 16 5 169 Travaux d’éclairage et de force 378 877
- Est-Lumière ... . , . 485 48G.5o Trinhasé. .... ,4 08 004
- \
- COURS, DES .MÉTAUX s
- j ( Prix des lOO'Jtilcgs à 'Paris sauf indication contraire)
- . 3 G. 5< > . 5o
- Aciers . . ï 7,5o Etain Barika .
- Feuill ard s j 7 13tain (3ornouaiIh';; , . 338
- Poutrelles • j iq , -a.. Plomb ordinaire. ... 4°
- Tôles l 7 . >0 Plomb laminé et cm In vaux 54
- K on te s . Go, 5o Zinc Vipillp-Mmit.n'PTio.L . '. 83
- Zinc Silésie 'Le Havre).' 61 .75
- Cuivre en barres Chili. . . (Le Havre ) i55 et <54 Zinc antres marques.. .. ;. ...... k.. . Go
- Cuivre en planches ('*) . 198 et î’Gc Aluminium en lingots (kih) • 1 80
- Cuivre en tuyaux sans soudures (J). '.>.39 et *01 kii.) .2 3-
- Cuivre en fils (f) . iqi et i63 Aluminium en tubes (kil.) 8 ))
- (>) Los deux prix sont relatifs, le plus clevc au cuivre rouge, l'autre au cuivre jaune.
- p.2x220 - vue 648/688
-
-
-
- N° 25
- Supplément , à Va . Lumière Electrique du 19 Juin 1909
- 2-2-1
- A
- LAMPE METAL
- UN WATT PAR BOUGIE
- PRIX' 3 fr' ...75% d Economie
- La Lampe MÉTAL de 32 Bougies
- consomme moins
- qu’une Lampe ordinaire de 10 Bougies
- VENTE EN GROS
- C'te G r des LamPES - 5, Rue Boudreau PAR 15
- 99
- Télégrammes *. Balata_Parîs °Téléphones 9i3„43
- J oulies
- en. pois
- s/steme J-leader
- Construction perfectionnée
- Solidité sarv-s rival
- Wanner&G
- Paris
- p.2x221 - vue 649/688
-
-
-
- 222
- Supplément à la Lumière Électrique du 19 Juin 1909
- ANNONCES DIVERSES
- AVIS
- Les fabricants de machines convenables pour recouvrir le fil de fer et les cables de libres d’asbeste sont priés de donner leur adresse à “Gables” aux soins de Nimioun kt fils, agence de Publicité, 14-18, Que on Victoria Street, Londres.
- A VENDRE
- Voiture automobile Bolide, 10 chevaux, 2 cylindres, carburateur Grouvelle et Arquembourg, 4 places, avec capote et accessoires, parfait état, i.8oo francs.
- S’adresser aux bureaux de la Lumière Ëlec trique.
- AVIS
- La Société des Dessinateurs 'industriels de France, i(’>, place de la République, se tient à la disposition de MM. les chefs de Maisons pour toute offre d’emploi de dessinateurs, calqueurs, etc., qu’ils voudront bien lui adresser.
- Les candidats ne sont présentés qu’après un examen sérieux tant au point de vue des aptitudes que de la moralité.
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES ÉCLAIRAGE CES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BUREAUX ET USINE
- 27, Rue Gavé. — à LE VAL LOIS — Téléphone : 537-58 —
- CHEMIN DE FER D’ORLÉANS
- ABONNEMENTS INDIVIDUELS ET DE FAMILLE
- Pour les Côtes Nord et Sud de Bretagne.
- Afin do permettre aux Touristes ainsi qu’aux Familles de s'installer sur une des Plages do Bretagne cl de rayonner df: là sur les autres localités de celle région si variée et si inléressanlo, la (J1® d’Orléans, d’accord avec les (.'hemins de fer de l’Klnl (ancien réseau de l'Ouest), délivre du jeudi qui précède la Fête des Hameaux au 31 octobre inclus au dépari de toute gare, slalion ou balle dos deux réseaux (Lignes de banlieue du réseau de l’Flal, anciennes lignes de banlieue de la C>“ de l’Ouest exceptées) des abonnements individuels et de famille de lr“ et 2“ classes pour les rôles 8ml fît Nord de Bretagne (Gaies do.s lignes du (.'roisie et de Guéramle à Brest et de Brest à Granville par Lamballe, Bol et Folligny cl des lignes d’em-branebement vers la mer).
- v 'es abonnements comportent, on nuire du trajet d’aller et retour à ses côtes avec arrêts intermédiaires facultatifs la faculté de circuler à volonté sur les lignes des Côtes Sud et Nord de Bretagne, ils sont valables 33 jours avec faculté de prolongation d'une ou deux fois d’un mois vhoyonuanl supplément de 25°/0 du prix initial pour chaque période sans que la validité, puisse en aucun cas dépasser le 1 5 Novembre.
- I,o prix des cartes d’abonnement est de !)j l'r. en 21' classe et de 130 IV. en llc classe, lorsque la distance pour les parcours (aller et retour) n’excède pas 1000 kilomètres en dehors 'des points de libre circulation. Au delà de 101)0 kilomètres le prix est augmenté de 0 fr. 015 el de 0 IV. OG.'i (en 2® et 1®® classes) par kilomètre en sus.
- Des réductions allant jusqu’il îj0 °/0 sont; consenties en faveur des membres (l’u.ne même famille.
- CHEMIN DE FER DU NORD
- STATIONS BALNÉAIRES
- ET THERMALES
- Du jeudi précédant les Rameaux au 3i octobre, toutes les gares du Chemin de fer du Nord délivrent dns billets à prix réduits, à destination des stations balnéaires et thermales du réseau, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 100 kilomètres aller et retour.
- Billets collectifs de famille, valables 33 jours, prolongeables pendant une ou plusieurs périodes de 10 jours. (Réduction de 5o % à partir de la 4U personne);
- Billets hebdomadaires et carnets d'aller et retour individuels, valables 5 jours, du vendredi au mardi et de l’avant-veille au surlendemain des fêtes légales. (Réduction de 20 à 44 °/°)j
- Les carnets contiennent 5 billets d’aller et retour qui peuvent être utilisés à une date quelconque dans le délai de 33 jours.
- Cartes d’abonnement, valables 33 jours, (Réduction de 20 °/0 sur le prix des abonnements ordinaires d’un mois), à toute personne prenant deux billets ordinaires au moins ou un billet de saison pour les membres de sa famille.
- l'our les stations balnéaires seulement :
- Billets d’excursion individuels ou de famille, de 2e et 3" classes, des dimanches et. jours de fêtes légales, valables mie journée dans des trains désignés (Réduction de 20 à 70 °/0).
- p.2x222 - vue 650/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 19 Juin 1909. 1
- 223
- CHAUVIN &ARNOUX, **
- ieurs-Constructeurs
- Caisse de Contrôla
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 188, rue Championnet «
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS
- Téléphone B2B-B2
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. Médaille d’Or : Bruxelles; 1897; Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- INSTRUMENTS
- pour toutes mesures électriques
- DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Wattmètre
- Accumulateurs
- FULNIEN
- POUR
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Clichy
- Adresie télégraphique : FUL M E N-CLICHY Téléphone 5Ü-8&
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-PERCHA CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- PnëSn.
- ERSAN
- The India Rubber, Gutta PerchaJ et Telegraph Works G0 (Limited)
- USINES : PERSAN (Seine-et-Oise) PARIS, 97, bouF Sébastopol
- p.2x223 - vue 651/688
-
-
-
- t>2,f Supplément à La Lumière Électrique du 19 Juin 1909.
- SOCIETE ALSACIENNE
- DE
- CONSTRUCTIONS MECANIQUES
- BELFORT
- STATION CENTRALE AYEC TURBO-ALTERNATEURS ZOELLY. PUISSANCE 12.000 CHEYAUX
- STATIONS CENTRALES
- complètes avec ItÀCHOTES A YAPETJE»
- Turbines à vapeur - Turbines hydrauliques
- ou MOTEURS A GAZ de toutes puissances
- p.2x224 - vue 652/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 19 Juin 1909.
- Usines et ATELIERS DE
- JEUMONT
- (NORD)
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme au capital de 3© millions
- (TROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. — PONTS ROULANTS.:— LOCOMOTIVES DE£CAN AUX ET DE MINES. — (MACHINES L’EXTRACTION
- SIEGE [SOCIAL : 75, Bd Hàussmann. — PARIS
- Agence pour 1© Sud-Est s
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES, 67, me Molière. LYON
- p.2x225 - vue 653/688
-
-
-
- 326
- Supplément à Là^Lumiète Electrique du 19 Juin 1909.
- POUR TOUTES APPLICATIONS
- AFFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barres, Bandes; Bandelettes et Lames pour Collecteurs Etablissements Industriels E.-C. GRAMMONT
- A. GRAMMONT. SR
- PONT-DE-GHÉRUY (Isère) CHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale : ï»OT¥Tr-»E-CIfiÉÏ4UY (Isère)
- MAISONS DE VENTE :
- PARIS
- 10, Rue Taitbout (Téléphone 221-8S et 221-57) PARIS
- 212, Boul'1 Péreire (Téléphone 534-49). Pneumatiques.
- LYON
- 19, Quai de Retz (Téléphone 16-50) MARSEILLE
- 2, Rue Armény (Téléphone 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2-59).
- TRANSFORMATEURS Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie.et Automobiles
- Voir annonce “Pneumatiques”
- ASPIRATEURS -----------
- =& VENTILATEURS
- Courant continu et alternatif
- L. ESPIR, Adm.-délégué
- PARIS. —10-12, rueRodier, 10-12. — PARIS
- COMPAGNIE G“ RADIOTÉLÉGRAPHIQUE
- CARPENTIER, GAIFFE, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTÉLÉGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- A TERRE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPAREILS POUR LA RADIOTÉLÉGRAPHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- |Appareils de mesures spéciaux : Ondemètres et autres
- DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE | 20, rue Delambre, PARIS
- j Adresse télégraphique : Généradio-Paris1 Téléphone : 709-91 Marque de fabrique : G. G. R
- Nouveaux Condenseurs Capillaires “ LAWRENCE ”
- A SURFACES Breveté S. G. D. G.
- Convenant spécialement
- pour TURBINES à vapeur
- et Machines à vapeur surchauffée
- LAWRENCE & Cie
- 90, Rue du Ghevalier^França iSf GIX*JL»F
- p.2x226 - vue 654/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Electrique An 19 Juin..1909..,
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES
- DU NORD ET DE L'EST
- Société Anonyme au Capital de 20 Millions
- SIEGE SOCIAL : 75, Boulevard Haussmann. PARIS
- Téléphone : 234-1 O
- DE
- CABLERIE
- JEUMONT -
- CABLES ARMÉS ET ISOLÉS A HAUTE ET BASSE JENSION |
- Agence pour le Sud-Est :
- Société de Constructions Électriques, 67, Rue Molière: LYON
- p.2x227 - vue 655/688
-
-
-
- '»#8
- Supplément à JËaglumière Électrique du 19 Juin 190g.
- C. OLIVIER ET CIE
- Fournisseurs de la Marine, des Télégraphes, des Chemins de fer et du Métropolitain
- Dynamos et Appareillage continu et alternatif Lampes à arc. Pompes centrifuges électriques
- Compresseurs d’air et Meules électriques
- Usine à ORNANS (Doubs)
- Agent général à Paris
- G. JARRE, 43, boulevard Haussmann, PARIS
- Téléphone : 1S4-6S
- CHARBONNEAUX & C1
- Verreries de Reims Fournisseurs des Postes et Télégraphes
- Teléph. : 198
- ls* j Agent à Paris :
- A. TAVEAU,
- ^4, Rue des Granc
- Ing. E.C.P Grands-Champs Téléph. : 935-52
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES CONDENSATEURS ÉLECTRIQUES
- Système MOSCICKI
- FRIBOURG (Suisse)
- A
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés snr courant monophasé.
- PRODUCTION DBS COURANTS DE HATJTB FRÉQUENCE. — TÉLÉGRAPHIE SANS FIL.
- —- RAYONS X. — BATTERIES POUR PRODUCTION D’EFFLUVES. — OZONISEURS.
- Exposition de Milan 1906. — Diplôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur E. C. P., 6, rue d’Assas, Paris. .Représentant pour la France.
- Société de
- L’ACCUMULATEUR
- TUDOR
- Société Anonyme, Capital 8,800,000 Francs
- Siêg-e Social: 81, Rue Saint-Lazare, 81 — PARIS
- USINES : 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-ViUe. — NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 53, rue Raymond IV. NANCY, 4, me Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tndor Toulouse, Tudorj Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- p.2x228 - vue 656/688
-
-
-
- Supplément à La lumière Électrique du 19 Juin 1909,
- a?»
- LA LAMPE BECK
- BREVETEE
- S. G. D. G.
- à Arc-flamme à haute intensité lumineuse
- LA SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SANS AUCUN MÉCANISME délicat d’horlogerie ou de réglage Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Prix courant et Brochure descriptive sur demande
- C. AUBERT. 4! et 43, avenue Sainte-Foy
- NEUILLY-SUR-SEINE
- 'g/
- , h meilleur mastic
- pour isolateurs
- ATrdnzonUücem-Jm
- I Exportation éam tous lei paya
- RÉFÉRENCES : soc. an. bhown, boveri et c°, Baden (Suisse) ; ATELIERS DE construction qehlikon à Oerlikon (Suisse) ; compagnie belge siemens-schuckert, Bruxelles ; société des forces motrices du refrain, Montbéliard (France); société des forces électriques de la goule. Saint-Imier (Suisse); societa aduiatica di elettricita, Venise (Italie); soc. martesarra per distribuzione de energia elettrioa. Milan, etc.
- COMPAGNIE FRANÇAISE POUR L’EXPLOITATION DES PROCÉDÉS
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social s ÎO, rue de Londres, PARIS
- Téléphone : 158-11, 158-81 Adresse télégraphique : Elihu, Paris
- TRACTION ËLECTRIOUE - TRANSPORT DE FORCE
- TURBINES A VAPEUR (Système Curtis) Eclairage électrique — Appareils de Mines
- Ateliers de construction : 219, rue de Vaugirard, PARIS
- p.2x229 - vue 657/688
-
-
-
- 23o
- Supplément à La Lumière Électrique du 19 Juin 1909.
- ÉTABLISSEMENTiS
- Aubert-Grenier, Dijon
- Usines et Bureaux : DIJON, Rue de la Stéarinerie. — Téléphone : 856
- DIRECTION POUR LA VENTE :
- PARIS — 3, Rue du Hâvre, 3 — PARIS
- TÉLÉPHONE : 304,38
- Câbles électriques souterrains
- Accessoires perfectionnés Fils et câbles isolés au caoutchouc
- SOUPAPE imciiuQPH N ODON
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d’accumulateurs — Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. — Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence. —
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D’ÉLECTRICITÉ MORS 7 TA“
- Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de îer. — Lampes à arc “ MORS-CARBONE ”
- Magnétos. — Installations électriques
- Maison JOSEPH FARCÛT, fondée en 1823
- FARCOT F"" & C
- 'TTÏ1 '*•**<•« .-.il?
- ~i\ M A. J
- Télégraphe : Farcot, St-OUEN S/SE1NE
- St-OUEN-PARIS
- Téléphone :
- 504-55 et 504-33
- HORS CONCOURS : 1905 QUATRE GRANDS PRIX : 1900 l-j HORS CONCOURS : LIÈGE 1905
- DYNAMOS et MOTEURS
- Eclairage - Transport do force
- MACHINES A VAPEUR — CHAUDIÈRES APPAREILS DE LEVAGE — POMPES A PISTON POMPES CENTRIFUGES — POMPES A INCENDIE
- p.2x230 - vue 658/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière, Electrique du îgJuin 1909.
- En vente
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- TRAMWAYS
- Locomotives et Métropolitains électriques
- (Traction dans les mines, sur eau et sur route)
- ÉTUDES ET PROJETS - MATÉRIEL
- Prix de premier établissement
- EXPLOITATION » PRIX DE REVIENT - RENDEMENT FINANCIER
- Par Paul DUPUY
- Un volume in-8° raisin (a5Xi6) de 5o5 pages, avec 264 figures, un grand tableau schématique hors texte, augmenté d’un appendice de 40 pages avec 14 figures. — Prix, broché. . . . . . . . 1S francs
- Adr. têlégr. : GRAMME-PARIS Téléphone : 402-01
- Catalogues et Devis gratuits sur demande
- SOCIETE GRAMME
- 20, rue d’Hautpoul. — PARIS (19°)
- dynamos&et moteurs
- à courant continu ALTERNATEURS MOTEURS ASYNCHRONES TRANSFORMATEURS — COMMUTATRICES GROUPES ÉLECTROGÈNES
- ALTERNATEUR BIPHASÉ PE 400 KYA AVEC EXCITATRICE EN BOUT
- Lampes à filaments métalliques
- “M0N0WATT GRAMME"
- consommant 1 watt par bougie
- Eampes courantes à filament de charbon
- ACCUMULATEURS LAMPES A ARC
- a fou nu ou on vase clos
- POMPES - VENTILATEURS PONTS ROULANTS TRACTEURS - TREUILS
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & Hrl. B. DE LA MATHE
- S« A“ au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURICE (Seine)
- —------«£*=*>----
- Manufacture G1» de CABLES et FILS ÉLECTRIQUES
- Transport de Force et Éclairage. — Construction et Pose complète de réseaux souterrains. Fourniture de Matérie 1 et Accessoires pour installations électriques.
- GABLES pour BASSE! tension,
- GABLES pour HALTE tension jusqu’à 30.000 volts
- npnoTtc -
- DEPOTS
- à PARIS, 81, rue Réaumur LYON-MARSEILLE-BORDEAUX, etc.
- I
- Adresse Télégraphique :
- DELAMATHE, St-Maurice (Seine) Téléphone 940-26
- p.2x231 - vue 659/688
-
-
-
- ar
- Supplément à La luthière électrique du 19 Juin 1909
- Antidérapants
- A. GRAMMONT
- PONT-DÉ-CBÉRUY (Isère)
- / PARIS, rue Taitbout, 10. Téléphone : 221 85, 221 57.
- mienne l PARIS, Boulevard Péreire, 212. Té-mAiauna \ léphone : 534 49.
- LYON, quai de Retz, 19-20. Téléphone : 16 50.
- MARSEILLE, rue Armény, 2. Téléphone : 31 28.
- TOULOUSE, Boulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- Voir annonce : “ Electricité ”
- DE VENTE :
- J
- CHEMINS DE FER PE L'ËTAT
- BAINS DE MER (Jusqu’au 31 octobre 1909).
- L’Administration des Chemins de fer de l’Etat, dans le but de faciliter au public la visite ou le séjour aux plages de la Manche et de l’Océan, fait délivrer, au départ de Paris, les billets d’aller et retour ci-après, qui'comportent jusqu’à 4» °/o de réduction sur les prix du tarif ordinaire :
- 1“. — Bains de mer de la Manche.
- Billets individuels valables suivant la distance, 3, 4 et io jours (i10 et 2e cl.) et 33 jours (ile, 2e et 3* cl.).
- Les billets de 33 jours peuvent être prolongés d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de io% par période.
- 2°. — Bains de mer de l'Océan.
- (A) -Billets individuels de ire,2° et 3e cl, valables 33 jours avec faculté de prolongation d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de io % par période.
- (B) -Billets individuels de ic, 2eet 3° cl. valables 5 jours (sans faculté de prolongation) du vendredi de chaque semaine au mardi suivant ou de l’avant-veille au surlendemain du jour férié.
- VACANCES (Jusqu'au 1er octobre 1909).
- Billets de famille valables 33 jours (ie, 2e et 3U cl.) avec faculté de prolongation d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de io % par période.
- Ces billets sont délivrés aux familles composées d’au moins trois personnes voyageant ensemble, pour toutes les gares du réseau de l’Etat (ancien) situées à x25 kilomètres au moins de Paris ou réciproquement.
- Les Rivets en Acier
- COSMOS
- se posent comme des CLOUS
- SANS OUTILLAGE
- 9 ^ SS
- - Demander -*—.
- tous renseignements à la Compagnie
- 3, rue de Grammont. — PARIS
- CHEMINS DE FER
- DE PARIS A LYON ET A LA MEDITERRANÉE
- Stations thermales desservies par le réseau P.-L.-M.
- AIX-LES-BAINS -- CHATELGUYON (RIOM) ÉVIAN-LES-BAINS —GENÈVE —MENTHON (LAC D’ANNECY)
- URIAGE(GRENOBLE) —ROYAT (CLERMONT-FERRAND) THONON-LES-BAINS — VICHY — ETC.
- Billets d’aller et retour collectifs (de famille), ire, 2e et 3° classes, valables 33 jours avec faculté de prolongation, délivrés du ier mai au i5 octobre, dans toutes les gares du réseau P.-L.-M., aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble.
- Minimum de parcours simple : i5o kilomètres.
- Pria?: Les deux premières paient le tarif général, la 3e personne bénéficie d’une réduction de 5o %, la 4e et les suivantes d’une réduction de 75 %.
- Arrêts facultatifs aux gares de l’itinéraire :
- Demander les billets quatre jours à l’avance à la gare de départ.
- Nota. — Il peut être délivré à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de stations thermales, et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de la famille, entre le point de départ et le lieu de destination mentionné sur le billet collectif.
- p.2x232 - vue 660/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Électrique du it) Juin 1909.
- >33
- 3e ÉDITION
- NOTIONS GÉNÉRALES
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- R. DE VALBREUZE
- Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien.
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures. — Prix, broché. . 7 fr. 50
- UE RÉGLAGE
- GROUPES ELECTROGÈNES
- PAR
- J.-L. ROUTiN,
- Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur Conseil.
- Préface'de M. H. LÉAUTÉ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 155 pages avec 45 figures. — Prix, broché : S francs.
- MOTEURS A COLLECTEUR
- A
- COURANTS ALTERNATIFS
- PAR LE
- Dr F. N1ETHAMMER
- Professeur à l’École Technique Supérieure de Brünn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 131 pages, avec 138 figures. — Prix, broché. . 5 fr.
- ETUDE SUR LES RESONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par G. CHEVRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur de la Rive gauche de Paris.
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché. Prix.2 fr. 50
- p.2x233 - vue 661/688
-
-
-
- a34
- Supplément' & La Lumière
- ai* du 19 Juin 1909.
- '1,
- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- BREVET D’INVENTION S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES de
- 10 à 5 000
- CHEVAUX
- Machine à triple expansion, de 500 chevaux, actionnant directement deux dynamos*
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Pierrier ”......................... 2
- Pour les torpilleurs 368 et 369................................ 2
- Pour les cuirassés “ République ”, ” Danton ” et “ Mirabeau ”
- (groupes électrogènes de bord)............................... 12
- Pour la Station de chargement de sous-marins de la baie Ponty (Bizerte) 3
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne................. 6
- Siemens & Halske, Charkow (Russie)................................ 16
- Compagnie Générale pour l’Eclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai). 7
- Arsenal de Toulon........................ ........................ 5
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).......... 6
- Société d’Electricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne). 1
- — pour la Station de Nîmes............ 2
- Port de Cherbourg............................................... 3
- Fonderie Nationale de Ruelle...................................... 2
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans).. 1
- Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d’Alger, d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)... 6
- Société Anonyme des Mines d’Albi................................ 2
- Société Normande de Gaz, d’Électricité et d’Eau................. 5
- Etc., etc.
- à grande vitesse et pi'ès de 3 ooo Machines à vapeur diverses.
- ÉTUDE GRATUITE DES PROJETS & DEVIS D’INSTALLATION
- Sté Ame des Établissements DËLAUNAY BELLEVILLE
- Capital : SIX MILLIONS de Francs
- ATELIERS & CHANTIERS DE L’ERMITAGE, à SAINT-DENIS (Seine)
- Adresse télégraphique : BELLEVILLE, Saint-Denis-sur-Seine.
- ihines 6.800 chevaux
- — 4.000 —
- 1.800 —
- 600 —
- 5.000 « .
- __ 3.410 —
- _ 2.330
- 1.660 —
- — 1.350 —
- 1.200 —
- — 1.300 —
- 830 —
- 800 _
- — 750 —
- 658
- — 600
- — 580 —
- -400 Machines
- p.2x234 - vue 662/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 19 Juin 1909
- 235
- L./V
- LIBRAIRIE SCIENTIFIQUE A. HERMANN
- 6, rue de la Sorbonne. Paris (V°)
- Achète les ouvrages
- ET
- collections scientifiques
- Désiré KORDA
- LA
- SÉPARATION ÉLECTROMAGNÉTIOUE
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS
- Un volume in-8° raisin (25><i6) de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : broché, 6 fr. ; — relié, 7 fr.
- Vient de Paraître
- GONFÉIFLENGEIS
- sur la
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Par H, POINCARÉ, de VAcadémie Française
- Un volume in-8° carré de 85 pages, broché* Prix.... 2 fr.
- Éimiaiiîii
- p.2x235 - vue 663/688
-
-
-
- a36 Supplément à La Lumière Électrique du 19 Juin 1909.
- ” /
- En employant le
- Vertical Cosmos
- pour classer votre correspondance vous éviterez les longues recherches, toujours habituelles quand vous avez besoin de prendre parmi vos papiers, un document quelconque, car, par son système particulier de classement à la fois si SIMPLE ET SI PRATIQUE, il vous fournira le moyen de retrouver en quelques secondes ce document quand bien même vos papiers seraient en nombre considérable et vous procurera ainsi une GRANDE ÉCONOMIE de temps, or, nous ne devons pas oublier un seul instant le vieux proverbe :
- TIME IS MONEY.
- Contre demande, envoi gratis et franco du catalogue spécial.
- C,E COSMOS, Setrue «le lïramniont,PARIS Télég.^élCOPSMOSTYL-PÀRIS.
- mm
- .
- CHEMINS DE FER DE L’ÉTAT
- PARIS A LONDRES
- Via Rouen, Dieppe et Newhaven par la gare Saint-Lazare.
- Services rapides tous les jours et toute l’année (Dimanches et Fêtes compris).
- Départs de Paris-Saint-Lazare : à 10 h. 20 matin (iCR et 2° ci. seulement) et à 9 h. 20 soir (l1’6, 2e et 3° cl.).
- Départs de Londres : Victoria (Cie de Brighton) à 10 h. matin (ll'e et 2e cl. seulement), London-Bridge et Vcitoria à 8 h. 45 soir (lro, 2e et 3° cl.) — Trajet dejour en 8h. 40.
- GRANDE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables pendant 7 jours : lre cl. 48 fr. 25; 2e cl. 35 fr. ; 3° cl. 23 fr. 25. Billets d’al-leret retour valables pendant un mois: lre cl. 82 fr. 75; 2® cl. 58 fr. 75; 3° cl. 41 fr. 50.
- Ces billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton.
- Les trains du sei*vice de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de lru cl. et de 2e cl. à couloir avec W.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec W.-C. et toilette. Une des voitures de lre cl. à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à l’avance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- EXCURSIONS
- Billets d'aller et retour valables pendant. 14 jours Délivrés à Voccasion des fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de VAssomption et de Noël.
- De Paris-Saint-Lazare à Londres et vice-versa.
- lre classe 49 fr. 05 ; 2e classe 37 fr. 80 ; 3° classe 32 fr. 50.
- Pour plus de renseignements, demander le bulletin spécial du Service Paris à Londres, que l’Administration des chemins de fer de l’ Aat envoie franco à domicile sur demande affranchie adressée au Secrétariat de Direction (Service de Publicité), 20, rue de Rome, à Paris.
- UNDERWOOD, REMINGTON SMITH. OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf aoec des pièces d’origine iiorêes aoec garantie de bon fonctionnement
- APPAREILS A POLYCOPIER
- ACCESSOIRES
- Fournitures de l?e qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l’outillage le plus moderne — -
- 121-20
- S, rue Grammont. —
- PARIS
- p.2x236 - vue 664/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Électrique du 19 Juin 1909.
- W‘i -<;WÏÏ?
- a3 ;
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L’ELECTRICITE
- Accumulateurs.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin, A., quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz etCIc,27, rue Cave. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, 18, quai de Clichy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Appareillage électrique.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Espir, L., (General Electric de France Lld), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteuii, J.-A., 122, avenue Philippe-Auguste,
- Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesure.
- Carpentier, J., 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championnet, Paris.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Dijcretet, F., et Roger E., 76, rue Claude-Bernard, Paris.
- Richard, J., 25, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris,
- Trub, Fierz et C°, Hombrechtikon, Zurich (Suisse).
- Brevets d’invention.
- Armengaud, a3, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi, Ch., /( 1 à 47, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Barbezat, 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 59, rue de Provence, Paris.
- Danzer, H., 5, rué Richepanse, Paris.
- Protte, G., 58, Boulevard de Strasbourg, Paris.
- Thierry, Cii., 48, rue de Malle, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Trub, Fierz et C°, Hombrechtikon, Zurich (Suisse)
- Condenseurs.
- Lawrence et C10, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Woiithington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 75,-boulevard Haussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Tiiomson-IIouston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité de Creil, 5g, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot frères et Cic, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Lahmeyerwerke A. G., 45, Hochsterstrasse, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont, A., Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et C'°, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann, 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunai-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Pans.
- Société Française Oerlikon. 9, rue Pillet-Will. Paris,
- p.2x237 - vue 665/688
-
-
-
- 238
- Supplément & La Lumière Electrique du 19 Juin igog.
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et CiG (Balata-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Hermann, (Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Cie (Embrayage Benn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Matiie), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Cliehy (Seine).
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Perciia et Telegraph Works C° L1J, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et C'% 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs et Isolants.
- Taveau, A., (Charbonneaux et Cie), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Franzoni, A., (Isolit) à Lucerne (Suisse).
- Grammont, A., (Ebonite) Pont de Chéruy (Isère).
- Weidmann, IL, Rapperswill (Suisse).
- Lampes électriques.
- Aubert, C., (Lampe Beck),l\\, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cu’.iÉ (Lampe Voltn), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrière (Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard Heller (Lampe Osram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann (Lampe Fulgura), 6, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Usines Pintsch (Lampe Sirius-Kolloid), 46, rue d’Anjou, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société d’Electricité Mors [Lampe Mors-Carbone), 7, rue Duranti, Paris.
- Machines-outils
- Ernault, H., 169, rue d’Alésia, Paris.
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Pneumatiques.
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Lta , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Duranti, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégiiaphique (Carpentier, Gaiffe, Rochefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 5a, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- p.2x238 - vue 666/688
-
-
-
- Supplément à la Lumière Électrique du 19 Juin 1909
- 23g
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans notre Index,
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS b N DES
- A. I. M. : Association des ingénieurs électriciens de Montefiore. — A. P. : Annalen der Physik. — A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — B. S. : Bulletin of the Bureau of Standards.— G. A. Centralblatt fur Accumulatoren. — C. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. — Ea. : The Electricien. — E. E. : Elec-trical Engineering. — Eé. : L’Electricien. — E. K. B. : Elektrische Kraftbetriebe u. Bahnen.— Els. : L’Elettricista. — E. M.: The Engineering Magazine. — E. M. I. : Electrochemical and Metullurgical Industry. — E.R. J. : Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londres).— E. R. N.: Eleclrical Review (New-York).— E. u. M. : Elektrotechnik und Ma schinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.JW. Electrical World. — G. C. : Le Génie Civil. — H. B. : La Houille Blanche. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. E. : L’Industi’ie électrique. — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. D. T. T. : Jahrbuch fiir drahtlôsen Télégraphié und Telephonie. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —K. I. U. : Memoirs ofthe College of Science and Engineering, Kyoto impérial University. —L. E. : Lumière Electrique. — N. C. : Nuovo Cimento. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways. — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique. — R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M.: Revue universelle des Mines et delà Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin delà Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E. T.Z. : Schweizerische Elektrotechnische Zeitschrift. —S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. — Z. S. Zeitschrift Schwachstromtechnik. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure. ]J
- Daiime, A. — Die Turbinenpumpender « The Dayton Hydraulic Machinery Company r in Dayton, Ohio, U. S. A. [Zeitschrift fur das Gesamte Turhinenwesen, 9 juin
- *909)-
- Perkins, F. C. — Das Dampfturbinenkraftwerk fur den elektrisclien Betrieb des Saint-Clair Tunnels (Zeitschrift fur das Gesamte Turhinenwesen, 9 juin 1909).
- Dubislar. — See regulierung und Wasserkraft anlagen im gebiet des Skienflusses in Norwegen (Zeitschrift fiir das Gesamte Turhinenwesen, 9 juin 190g).
- .. . —• Bac électrique à accumulateurs, on service sur le Rhin. G. C (12, juin 1909).
- Dantin, Ch. — Les moteurs à explosion légers pour dirigeables et aéroplanes [G. C., 12 juin 1909).
- Chassériaud, R. — Sur la définition et la mesure du rendement des hélices de propulsion aérienne [G. C., 12 juin 1909).
- Henry, E. — Nouvelles méthodes employées aux Etats-Unis pour la fondation des bâtiments [G. C,, S et 12 juin 1909).
- Anfossi, G. — Sur la distribution du potentiel à la surface des isolateurs de ligne [Eé., 12 juin 1909).
- Montpellier, J.-A. —Réseau de distribution d’énergie électrique de la Société du Sud Electrique (Eé., 12 juin i909)-
- Izart, J. — La mesure des puissances [Eé., 12 juin
- 1909)-
- Bay, I. — L’âme du four électrique; l’évolution de l’électrode [Eé., 12 juin 1909).
- Rumpler, E. — Das Pârsevallsche Motorsuftschiff mo-dell 1908 [Z. V. D. /., 5 juin 1909).
- Landsberg, Th. — Der Zweigelenkbogen mit Zugband [Z. V. D.I., 5 juin 1909).
- Schmidt, J. — Betrachtungen an einem Wellbleeh-llammrohre [Z. V. D. T., 5 juin 1909).
- Musmann, A. — Einiges iiber[Steuerungen mit verstell-barem Exzenter [Z, V. JD. I., 5 juin).
- Russ et Makower. W. — Die Austossung radioaktivcr Materie bei den Unvrandlungen des Radiions [P. Z., i01’juin 1909).
- Tuomikoski, Y. — Die Absorption der y — Slrahlung des Radiums durch Blei [P. Z., 1e1'juin).
- Fuchtbauer, Cii. — Freiwillige Leitfâhigkeit des Na-triumdampfes und Beziehungzwisclien [Ionisation der Gase und der Absorption ihres Linienspeklrums [P. Z.. i°r juin 1909).
- Giesel, et F. Zenneck, J. —Die Verwendung des Zink-sulfids fiir die Braunsche Rohre (P. Z., ie" juin).
- Bôiim Wendt, C. et von Sciiweidler, E. — Uber die spezifische Geschwindigkeit der Ionen in fliissigen Die-lektrikas [P. Z., icr juin 1909).
- Born, M. — L'ber eine Verallgemeinerung der Euler-schen Knickformel [P. Z., ierjuin 1909).
- Moulin, M. et Saphores, J. — Bericht über die Ausstel-lung der Société française de Physique (P. Z., 1e1' juin).
- Weiss, J. — Uber das Planksche Strahluiigsgeselz [P. Z., ier juin).
- Besio Moreno, N. — Los caminos carreleros [Anales delà Sociedad cientifica argentina, décembre 1908).
- Outes, F. F. — Observaciones sobre la eomplicacion y sinostosis de las suturas del crânes cérébral de los primitivos habitantes del sur de Entre Rios [Anales de la Sociedad cientifica argentina, décembre 1908).
- Gallardo, A. — La lucha cientifica contra las plagas [Anales de la Sociedad cientifica argentina, décembre
- ... — Der Thermograph [S.E. T. Z., 5 juin 1909).
- MattaUsch, G. — Uber die Verschiedenen Methoden zur Bereclinung elektrischer Leitungsnelze und ihre Kombi-nalionen [S. E. T. Z., juin 1909).
- p.2x239 - vue 667/688
-
-
-
- a4o
- Supplément à la Lumière Electrique du 19 Juin 1909
- VALEURS INDUSTRIELLES
- — COURS COURS COURS COURS
- DU DU DU DU
- 8 JUIN i5 juin 8 JUIN l5 JUIN
- 1909 1909 I9°9 '909
- Ateliers const. élect. Nord et Est.. . 326 32,4 Est-Lumière 486.5o 486,5o
- r 345 1 345 Fives-Lille fi jfc
- 4qi 4cji Forces motrices Rhône 63o
- Canalisation électrique 104 )T7,5o Forces motrices Haute Durance.... 47-5 475
- Cio électrique de la Loire 4‘4 4 v 3,5o Forces motrices et Usines de l’Arvc. i3oo i3o5
- Cie fabrication des compteurs 9>4 1876 Française électrique it)5 195
- 7°9 7°7 Grivolas
- C‘° générale électrique Nancy < 286 1285 Keller-Leleux et Cio 469 469
- Cie générale française de tramways. 577 577.50 Métropolitain 517, :528
- — parisienne de tramways 176 176 Nord-Sud Paris 338 335
- 845 83o Omnium Lyonnais 168 166
- pie pne Flîsf-rî'hnt.ion TCIPP.lricilC 375 37a Ouest-Lumière 138
- Cie prod. chim. Alais et Camargue.. 1060 1060 Schneider et C10 (Greusot) 1925 I9TO
- Distribution d’énergie électrique... 455 454.5° Secteur de la place Clichy i34o 1320
- Hylp p|. Rnnalnn 572 5 60 — rive gauche, 5i6
- lvf’lnirarro plpr.f.rir|UO •J 8 4 205 Stc d’électro-chimie 3ia5
- Ihplaîracrp pf. force par Vélcclricile . . 1252 12 4$ gto française des électrodes.. . 45o
- Edison (Cio continentale) 1420 1.398 Slu franco-suisse pour l’ind. élect.. 438 438
- K.lppfrir.ilp de Paris. t4° 810 Société Gramme. 41.4
- Pllerifrn-rldmic dp "Bozcl •-* K 0 I } 3i5 Sle Indo-chinoise d’électricité "48
- Electro-chimique du Giffre 986 986 gte pno l’Industrie des ch. de fer.. . . 269 74° 269,
- Electro-chimique de la Romanche.. . 465 465 Sto Alsacienne Constructions mécan. 5900 6900
- Electro-industrielle •1 35 2.35 St= Grenobloise force et lumière... 465 465
- Electro-métallurgique de Dives.... 466 465 S'° générale électrique industrielle. 2 35 *2 25
- Electro-mélall. française de Froges. 124(0 1820 Société industrielle des Téléphones 347 343
- l'inoro-ip électrique du centré 4y6 476 Thomson-Houston . . '1 2 ('
- Energie élect. littoral méditerranéen 376 3<jo Thomson-Houston Méditerranée. .,. 45o 468
- Energie électrique (Société havraise) 41 4 20 Travaux d’éclairacrc et de force.. . . 377 378
- Energie électrique (Société indust.) 169 17 i Triphasé 5o4 5 0.4
- COURS DES MÉTAUX
- {Prix des 100 Idlogs à
- Paris sauf indication contraire')
- Fers marchands....................... iG.So
- Aciers................................ !7>5o
- Feuillards.......................... 17
- Poutrelles.......................... 19
- Tôles. . . ........................... 17.00
- Fontes.............................. 60,5o
- N
- Cuivre on barres Chili. . . (Le Havre) i56 et lôy.aj
- Cuivre en planches (4)............ 200-et 160
- Cuivre en tuyaux sans soudures (')., 2.40 et 200
- Cuivre enfils (*).................. 190 et 160
- Etain Détroits.(Le Havre) - 355
- Etain Banka..................... 362.5o
- Etain Cornouailles ............. 342
- Plomb ordinaire................ 40
- Plomb laminé et en tuyaux....... 54
- Zinc Vieille-Montagne.......... . 84
- Zinc-Silésie...........(Le Havre) 62.75
- Zinc autres marques............. 60
- Aluminium en lingots........(leil.) 1.80
- Aluminium en planches.......(kil. ) 3.a5
- Aluminium en tubes..........(kil.) 8 »
- (') Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
- p.2x240 - vue 668/688
-
-
-
- N» 2Ç/
- ,Supplément à la LupiièKeÉlectriquet 4u. 26 Juin '•%
- mm.
- srb™
- -e
- &
- Richard SELLER
- CONSTRUCTEUR-ÉLECTRICIEN
- Bureaux, Ateliers et Laboratoires
- g â,
- •S1 i,
- -*s v
- &a
- »
- 18 et 20, Oit© Tfévise.
- PARIS
- INSTRUMENTS DE MESURE
- Concession pour la France et les Colonies
- de la Société HARTMANN & BRAUN VOLTMÈTRES, AMPÈREMÈTRES, WATTMÈTRES POUR TABLEAUX, TRANSPORTABLES ET ENREGISTREURS PHOTOMÈTRES, PYROMÈTRES ÉLECTRIQUES Fréquencemètres, Phasemètres
- INSTRUMENTS DE LABORATOIRE
- MATÉRIEL DTNSTÀLLATION
- APPAREILLAGE DE HAUTE ET BASSE TENSION
- Lampes à, arc A flamme,
- Charbons et Balais « SIEMENS » Petits moteurs. Chauffage électrique. Horloges électriques, Lampe électrique « JUPITER » pour photographier. Lampe électrique « OSRAM » (de 25 à 400 bougies) (1 watt par bougie)
- Électricité Médicale et Dentaire, Instruments de Démonstration et de Physique.
- CATALOGUES SPÉCIAUX SUR DEMARRE
- Fêta » Guilleaume
- À.-G.
- FRANCFORT S. M.
- (Allemagne)
- Représentée par la Société Anonyme d’Eleetrieité Lahmeyer
- PARIS
- fj .15, Rue Richepance, 15
- BRUXELLES
- 40, rue Souveraine
- T U R B O GÉNERATEURS
- Pour courant continu, alternatif et polyphasé
- p.2x241 - vue 669/688
-
-
-
- 34*
- Supplément à la Lumière Electrique du 26 Juin 1909
- ANNONCES DIVERSES
- AVIS
- Les fabricants de machines convenables pour recouvrir le fil de fer et les cables de fibres d’asbeste sont priés de donner leur adresse à “Cables” aux soins de Neyroud et fies, agence de Publicité, 14-18, Queen Victoria Street, Londres.
- AVIS
- Plusieurs secteurs électriques à vendre. S’adresser, Ê. B., bureau de la Lumière Électrique, i42, rue de
- Rennes.
- A VENDRE
- Voiture automobile Bolide, io chevaux, 2 cylindres, carburateur Grouvelle et Arquembourg, 4 places, avec capote et accessoires, parfait état, 1.800 francs.
- S’adresser aux bureaux dé la Lumière Elec trique.
- Accumulateurs
- HEINZ
- POUR
- STATIONS CENTRALES ÉCLAIRAGE DES HABITATIONS
- SOUS-MARINS, TRACTION ÉLECTRIQUE
- BUREAUX ET USINE
- 27, Rue Gavé. — à LEVALLOIS
- — Téléphone : 537-58 —
- CHEMINS DE FER DE L’ÉTAT
- PARIS A LONDRES
- Via Rouen, Dieppe, et Newhaven par la gare Saint-Lazare.
- Services rapides tous les jours et toute l’année (Dimanches et Fêtes compris).
- Départs de Paris-Saint-Lazare : à 10 h. 20 matin (lre et 2e cl. seulement) et à 9 h. 20 soir (ire, 2e et 3e cl.).
- Départs de Londres : Victoria (Cle de Brighton) à 10 h. matin (lre et 2e cl. seulement), London-Bridge et Vcitoria à 8 h. 45 soir (l1’0, 2e et 3° cl.) — Trajet dejour en 8h. 40.
- GRANQE ÉCONOMIE
- Billets simples, valables pendant 7 jours : lre cl. 48 fr. 25; 2e cl. 35 fr. ; 3° cl. 23 fr. 25. Billets d’al-leret retour valables pendant un mois: lre cl. 82 fr. 75; 2e cl. 58 fr. 75; 3e cl. 4i fr. 50.
- Ces billets donnent le droit de s’arrêter sans supplément de prix à toutes les gares situées sur le parcours, ainsi qu’à Brigton.
- Les trains du service de jour entre Paris et Dieppe et vice-versa comportent des voitures de 1»® cl. et de 2e cl. à couloir avec W.-C. et toilette ainsi qu’un wagon-restaurant; ceux du service de nuit comportent des voitures à couloir des trois classes avec W.-C. et toilette. Une des voitures de lre cl. à couloir des trains de nuit comporte des compartiments à couchettes (supplément de 5 fr. par place). Les couchettes peuvent être retenues à Pavance aux gares de Paris et de Dieppe moyennant une surtaxe de 1 fr. par couchette.
- EXCURSIONS
- Billets d’aller et retour valables pendant 14 jours Délivrés à Voccasion des fêtes de Pâques, de la Pentecôte, de l'Assomption et de Noël.
- De Paris-Saint-Lazare à Londres et vice-versa,
- lre classe 49 fr. 05 ; 2e classe 37 fr. 80 ; 3e classe 32 fr. 50.
- Pour plus de renseignements, demander le bulletin spécial du Service Paris à Londres, que l’Administration des chemins de fer de l'état envoie franco à domicile sur demande affranchie adressée au Secrétariat de Direction (Service de Publicité), 20, rue de Rome, à Paris.
- Demandez tous
- Renseignements sur les
- Rivets Bifurques & Tubulaires
- CONFECTION
- des Articles
- DE
- REPARATION
- DES
- VOYAGE SELLERIE MAROQUINERIE CHAUSSURES
- COSMOS
- 3, rue de Grammont, 3
- PARIS
- p.2x242 - vue 670/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Electrique du 26 Juin 190g. 'j,,
- 243
- CHAUVIN &ARNOUX,
- Ingénieurs-Constructeurs
- BUREAUX ET ATELIERS
- 186 et 188, rue Ghampionnet
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESUR-PARIS
- Téléphone B2S-SS
- Hors Concours : Milan, 1906. Grands Prix : Paris, 1900; Liège, 1905. Médaille d’Or : Bruxelles ; 1897 ; Paris, 1899; Saint-Louis, 1904.
- mm
- Caisse de Contrôle
- INSTRUMENTS
- pour toutes mesures électriques
- DEMANDER L’ALBUM GÉNÉRAL
- Enregistreur Wattmètpe
- Accumulateurs
- FULMEN
- POUR
- TOPTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine :
- à CLICHY, 18, Quai de Clichy
- Adresse télégraphique : FULMEN-CLICHY Téléphone 511-86
- CAOUTCHOUC
- GUTTA-PERCHA
- CABLES & FILS ÉLECTRIQUES
- pWËu
- ERSAN
- The India Rubber, Gutta Percha] et Telegraph Works G° (Limited)
- USINES : PERSAN (Seine-et-Oise) PARIS, 97, bould Sébastopol
- p.2x243 - vue 671/688
-
-
-
- 944
- Supplément à Z« Lumière Électrique du 26 Juin 1909.
- • Société Anonyme
- Westinghouse
- Capital : 20 Millions de Francs =
- USINES AU HAVRE
- Agences à PARIS, LILLE, LYON, NANCY, SAINT-ÉTIENNE,
- BORDEAUX, BRUXELLES, MADRID, ROME, GÊNES, MILAN, LISBONNE
- Station centrale de l’Arsenal de Brest, comprenant 4 alternateurs triphasés de 950 kva., 5.000 volts
- Installations complètes de STATIONS CENTRALES avec alternateurs ou génératrices courant continu. TABLEAUX DE DISTRIBUTION haute et basse tension, SOUS-STATIONS et KIOSQUES de transformation. TRANSPORT DE FORCE à haute tension, Nombreuses références.
- DEMANDEZ LES CATALOGUES
- p.2x244 - vue 672/688
-
-
-
- ; Supplément à La Lumière Électrique du 26 Juin 1909.
- 245
- ATELIERS DE JEUMONT-
- Ateliers de Constructions Électriques
- du Nord et de l’Est
- Société Anonyme au capital de 20 millions
- GROUPES MOTEURS ET GENERATEURS. — PONTS ROULANTS. — LOCOMOTIVES DE CAD AUX ET jDE MINES. — MACHINES D’EXTRACTION
- SIEGE SOCIAL : 75, Bd Haussmann. -- PARIS
- Agence pour 1© Sud-Est :
- SOCIÉTÉ DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES, 67, rue Molière. LYON
- p.2x245 - vue 673/688
-
-
-
- a-{6
- Supplément à La Lumière Electrique du 26 Juin 1909.
- w
- If meilleur mastic
- I pour isolateurs
- Aframm,Lücerre-Jm
- typortahnn fans teus les pays
- <4
- %
- O*
- <p
- RÉFÉRENCES : soc. an. brown, bovEri et c°, Baden (Suisse); ATELIERS DE construction oehlikon à Oerhkon (Suisse) ; compagnie belge sikmeins-schuckeut, Bruxelles ; société des forces motrices du refrain, Montbéliard (France); société des forces électriques de la goule. Saint-Imier (Suisse); societa aduiatica di elettricita, Yeniso (Italie); soc. martesjarra per distribuzione de energia elettrica. Milan, etc.
- Société de
- L’ACCUMULATEUR
- TUDOR
- Société Anonyme, Capital s,soo,ooo Fbancs Siège Social : 81, Rue Saint-Lazare, 81 — PARIS USINES : 39 et 41, route d’Arras, 39 et 41 — LILLE
- INGÉNIEURS-REPRÉSENTANTS :
- ROUEN, 2, place Carnot. — LYON, 106, rue de l’Hôtel-de-Ville. — NANTES, 7, rue Scribe. — TOULOUSE, 53, rue Raymond IV. — NANCY, 4, me Isabey.
- ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
- Tudor Paris, Tudor Lille, Tudor Rouen, Tudor Nantes, Tudor Lyon, Tudor Toulouse, Tudor Nancy.
- TYPES SPÉCIAUX POUR L’ALLUMAGE DES MOTEURS
- CHARBONNEAUX & C'E
- Verreries de Reims
- Fournisseurs des Postes et Télégraphes
- Têléph. : 198
- .. ^vv
- î» **
- & 11*
- g>*
- Agent à Paris :
- h. TâVEÂU, Ing. E.C.P
- 4, Rue des Grands-Champs
- Téléph. : 935-52
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES CONDENSATEURS ELECTRIQUES
- Système MOSCICKI
- FRIBOURG (Suisse)
- Protection des réseaux contre les décharges atmosphériques et contre les surtensions. — SUPPRESSION DU DÉCALAGE DE PHASE et de la chute de tension des alternateurs. — Démarrage en charge des moteurs triphasés sur courant monophasé.
- PRODUCTION DBS COURANTS DE HAUTS FRÉQUENCE. — TÉLÉGRAPHIE SANS FIL.
- — RAYONS X. — BATTERIES POUR PRODUCTION D’EFFLUVES. — OZONISEURS. Exposition de Milan 1906. — Diplôme d’honneur.
- CONTI, Ingénieur B. C. P., 5, rue d’Assas, Paris. Représentant pour la France.
- p.2x246 - vue 674/688
-
-
-
- Supplément i la Lumière Electrique du 26 Juin 1909, , a4?
- ATELIERS DE CONSTRUCTIONS ÉLECTRIQUES
- DU NORD ET DE L'EST
- Société Anonyme au Capital de 20 Millions
- SIEGE SOCIAL : 75, Boulevard Haussmann. PARIS
- Téléphone : 234-10
- CABLERIE
- DE JEUMONT "
- CABLES ARMÉS BT ISOLÉS A HAUTE ET BASSE iTEMSIOI
- Agence pour le Sud-Est :
- Société de Constructions Électriques, 67, Rue Molière. LYON
- p.2x247 - vue 675/688
-
-
-
- fçsrjTri’.-'VT
- 48
- Süpplémeflt à La~ Lumière Électrique du 26 Juin 1909.
- ':;îsv; r "' '"X''
- POUR TOUTES APPLICATIONS
- AFFINAGE, LAMINAGE ET TRÉFILERIE DU CUIVRE
- Barres, Bandes; Bandelettes et ha.mes pour Collecteurs Etablissements Industriels E.-C. GRAMMONT
- A. GRAMMONT. $'
- PONT-DE-CHÉRUY (Isère) CHAVANOZ (Isère); SAINT-TROPEZ (Var) Administration centrale ; POMT-DE-CHÉRUY (Isère)
- MAISONS DE VENTE :
- PARIS
- 10, Rue Taitbout (Téléphone 221-85 et 221-57) PARIS
- 212, Boul'1 Péreire (Téléphone 534-49). Pneumatiques.
- LYON
- 19, Quai de Retz (Téléphone 16-50) MARSEILLE
- 2, Rue Armény (Téléphone 31-28) TOULOUSE
- 4, Boulevard Lazare-Carnot (Téléphone 2 59).
- TRANSFORMATEURS
- Dynamos à Courant continu, Alternatif, Monophasé et Triphasé
- CAOUTCHOUC INDUSTRIEL
- PNEUMATIQUES pour Vélocipédie et Automobiles Voir annonce “Pneumatiques”
- MACHINES A ÉCRIRE
- UNDERWOOD, REMINGTON SMITH, OLIVER, YOST, ETC.
- Remises à neuf aoec des pièces d’origine livrées aoec garantie de bon fonctionnement
- wwwvwwv
- APPAREILS A POLYCOPIER
- ACCESSOIRES
- Fournitures de lre qualité Papier carbone pour Duplicateurs Encres spéciales, etc.
- Atelier de réparation pourvu de l’outillage le plus moderne
- ^j^ff>Tél. 121-20
- 3, rue Grammont, PARIS
- ATELIERS E. DUCRETET
- Instruments de Précision pour les Sciences et l’Industrie
- F. DUCRETET et E. ROGER suce
- Constructeurs, 75, rue Claude-Bernard, PARIS
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Matériels pour grandes distanc s
- TÉLÉPHONES HAUT-PARLEURS
- Microphone Gaillard-Ducretet
- ÉLECTROTHÉRAPIE
- DE
- Tarifs et Notices à la demande.
- REDRESSEUR
- des courants alternatifs SYSTÈME O- DE FAR1A
- APPAREILS
- MESURES ÉLECTRIQUES
- COMPAGNIE G“ RAD10TÉLÉGRAPH10UE
- CARPENTIER, GAIFFE, ROCHEFORT
- FOURNISSEURS DES MINISTÈRES
- ENTREPRISE DE POSTES DE RADIOTÉLÉGRAPHIE DE TOUTES PUISSANCES
- A TERRE ET SUR NAVIRES
- FOURNITURE DE TOUS APPAREILS POUR LA RADIOTÉLÉGRAPHIE ET LA RADIOTÉLÉPHONIE
- [Appareils de mesures spéciaux : Ondemètres et autres
- DEVIS, RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 20, rue Delambre, PARIS
- Adresse télégraphique z (îéüél‘â£liü-PariS Téléphone : 709-91 Marque de fabrique : C. G. R
- p.2x248 - vue 676/688
-
-
-
- Supplément à La LufnîèrefËlecirique du j6 juin igot).
- ..'fw1
- a/,g
- Téléphone 708-03 — 708-04
- Ancienne Maison MICHEL et O1
- COMPAGNIE POUR LA
- Adresse télég. Compto-Paris
- FABRICATION DES COMPTEURS
- et Matériel tM)sïnes à tla»
- Société anonyme. Capital 8.000.000 de francs. — 16 et 18, Boulevard de Vaugirard, 16 et 18, PARIS
- COMPTEURS D'ÉLECTRICITÉ
- THOMSON pour courants continu et alternatif O’K pour courant continu AGT pour courant alternatif, diphasé et triphasé
- Compteurs à paiement préalable “ Système Berland ” à tarifs multiples “ Système Màhl ”
- Compteurs à double tarif, à indicateur de consommation maxima, à dépassement
- Compteur «suspendu pour tramways
- APPAREILS DE MESURES Système Meylan d’Arsonoal
- Les Ateliers H.ERNAULT
- 169, rue d'Alésia, PARIS possèdent plus de
- lOOUÏCHINES DE PRÉCISION
- pour la taille des différentes sortes dé engrenages
- 1° ENGRENAGES DROITS 2° — CONIQUES
- 3° — HÉLICOÏDAUX
- Roues à vis sans fin LIVRAISONS rapides et exactes
- p.2x249 - vue 677/688
-
-
-
- *i>o
- Suppléaient à La Lumière Électrique du 26 Juin 1909.
- TRANSFORMATEUR STATIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS EN COURANT CONTINU
- APPLICATIONS : Charge d’accumulateurs —- Fonctionnement des moteurs à courants continus, Treuils, Cabestans, Monte-charges, Ascenseurs. — Lampes à arc sur courants alternatifs à basse fréquence. —
- Projections, Appareils médicaux, etc.
- SOCIÉTÉ D’ÉLECTRICITÉ XKEORS 7 Ta"1
- Signaux et appareils de sécurité pour les chemins de fer. — Lampes à arc “ MORS-CARBONE ”
- Magnétos. — Installations électriques
- ACCUMULATEURS
- ET
- VOITURES ELECTRIOUES
- Alfred DININ
- Usines et Bureaux : % quai National, PUTEAUX (Seine)
- Téléphone 571-04 Adresse Télégraphique : ACCUDININ-PUTEAUX
- Bureau de Paris : 49, rue Saint-Ferdinand, 49. — Téléphone 529-14.
- *
- INSTRUMENTS DE MESURE POUR L’ÉLECTRICITÉ
- Jules RICHARD
- FONDATEUR & SUCCESSEUR
- de la Maison RICHARD Frères
- 25, rue Mélingue (“sOïvlT- 10,rueHalévy (Opéra), PARIS
- Enregistreurs pour le contrôle de toutes les opérations industrielles en général
- :lJar la surveillance constante et absolue qu'ils exercent, ces instruments permettent de réaliser de //rondes économies, et leur prix d’achat se trouve couvert à bref délai.
- NOUVEAUX MODÈLES pour courants continus et alternatifs, Ampèremètres, Voltmètres, Wallmètres
- Modèle électromagnétique à apériodicité réglable sans aimant permanent restant continuellement en circuit.
- nn juunn nnr \ Parls *889-1900 .
- GRANDS PRIX St-Louis 1904, Milan 1906
- I Londres et Marseille 1908: Modèle apériodique de précision, à cadre système d’Arsonval, Ampèremètre à shunts, nnno PMlPnilRQ ( Lièqe 1905 Modèle thermique, sans self-induction, apériodique, à consommation réduite.
- mmé uUWüUUnc j memhT% du Jnry OHMMÈTRES - BOITES DE CONTROLE PORTATIVES
- p.2x250 - vue 678/688
-
-
-
- r-’A
- Supplément à La Lumière Electrique du ü6 Juin 190g
- a5i
- LA LAMPE BEGK rÆ
- à Arc-flamme à haute intensité lumineuse
- LA SEULE LAMPE A ARC QUI IGNORE LA PANNE
- SMS AUCUN MÉCANISME délicat d’horlogerie ou de réglage Mise en marche instantanée Lumière absolument fixe de 3200 bougies
- Prix courant ët Brochure descriptive sur demande
- C. AUBERT, 41 et 43, avenue Sainte-Foy
- NEUILLY'SUR-SEINE
- Adr. télégr. : GRAMME-PARIS Téléphone : 402-01
- -♦if*-
- Catalogues et Devis gratuits sur demande
- SOCIETE GRAMME
- 20, rue d’Hautpoul. — PARIS (19e)
- ALTERNATEUR BIPHASE DE 400 KYA AVEC EXCITATRICE
- DYNAMOS,! ET MOTEURS à courant continu ALTERNATEURS MOTEURS ASYNCHRONES TRANSFORMATEURS — COMMUTATRICES GROUPES ÉLECTROGÈNES
- Lampes à filaments métalliques
- " MONO WATT GRAMME”
- consommant i watt par bougie
- Lampes courantes à filament de charbon
- ACCUMULATEURS LAMPES A ARC
- a fou nu ou ou vaso clos
- POMPES - VENTILATEURS PONTS ROULANTS TRACTEURS - TREUILS
- BOUT
- LA CANALISATION ÉLECTRIQUE
- Anciens Établissements G. & Hrl. B. DE LA MATHE
- S té Ame au Capital de 4.000.000 Fr.
- Siège social & Usines à SAINT-MAURICE (Seine)
- ** 1 — *— !
- Manufacture Gle de CABLES et FILS ÉLECTRIQUES
- Transport de Force et Éclairage. — Construction et Pose complète de réseaux souterrains. Fourniture de Matérie et Accessoires pour installations électriques.
- CABLES pour BASSE tension,
- CABLES pour HAUTE tension jusqu’à 30-000 volts.
- DEPOTS :
- à, PARIS, 81, rue Ré&umur LYON-MARSEILLE-BORDEAUX, etc.
- Adresse Tilêoraphique :
- DELAMATHE, St-Maurice (Seine) Téléphone 940-26
- p.2x251 - vue 679/688
-
-
-
- a5» ' Supplément à La Lumière Electrique du 26 Juin 1909
- ' P
- CHEMINS DE FER DE L’ÉTAT
- e<W\AAAneAAAAAeAMnn/VWWVWW^AAeMVWWMeAMM«VIMMMWWWVywWWWMMWW
- BAINS DE MER (Jusqu’au 31 octobre 1909).
- L’Administration des Chemins de fer de l’Etal, dans le but de faciliter au public la visite ou le séjour aux plages de la Manche et de l’Océan, fait délivrer, au départ de Paris, les billets d’aller et retour ci-après, qui comportent jusqu’à 4° °/o de réduction sur les prix du tarif ordinaire :
- 1°. — Bains de mer de la Manche.
- Billets individuels valables suivant la distance, 3, 4 et io jours (i10 et 2e cl.) et 33 jours (i,c, 2® et 3e cl.).
- Les billets de 33 jours peuvent être prolonges d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de 10% par période.
- 2°. — Bains de mer de l’Océan.
- (A) -Billets individuels de i''6,2e et 3e cl, valables 33 jours avec 'faculté de prolongation d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de 10 % par période.
- (B) -Billels individuels de i°, 2e et 3° cl. valables 5 jours (sans faculté de prolongation) du vendredi de chaque semaine au mardi suivant ou de l’avaul-veille au surlendemain du jour férié.
- VACANCES (-Jusqu'au ï®® octobre 1909).
- Billets de famille valables 33 jours (ie, 2e et 3e cl.) avec faculté de prolongation d’une ou deux périodes de 3o jours moyennant supplément de 10 % par période.
- Ces billets . sont délivrés aux familles (composées d’au moins trois personnes voyageant ensemble, pour toutes les gares du réseau de l’Etat (ancien) situées à 125 kilomètres au moins de Paris ou réciproquement.
- CHEMINS DE FER
- DE PARIS A LVOH ET A LA MÉDITERRANÉE
- Stations thermales desservies par le réseau P.-L.-M.
- AIX-LES-BAINS — CHATELGUYON (RlOWl) ËVIAN-LES-BAINS — GENÈVE — MENTHON (LAC D’ANNECY)
- UBIAGE(GRENOBLE)—ROYAT (CLERMONT-FERRAND) THONON-LES-BAINS — VICHY — ETC.
- Billets d’aller et retour collectifs (de famille), iro, a® et 3° classes, valables 33 jours avec faculté de prolongation, délivrés du ï01 mai au x5 octobre, dans toutes les garés du réseau P.-L.-M., aux familles d’au moins trois personnes voyageant ensemble.
- Minimum de parcours simple : it>o kilomètres.
- Prix : Les deux premières paien t le tarif général, la 3e personne bénéficie d’une réduction de 5o %, la 4e et les suivantes d’une réduction de 75 %.
- Arrêts facultatifs aux gares de l’itinéraire :
- Demander les billets quatre jours à l’avance à la gare de départ. x Nota. — Il peut être délivré à un ou plusieurs des voyageurs inscrits sur un billet collectif de stations thermales, et en même temps que ce billet, une carte d’identité sur la présentation de laquelle le titulaire sera admis à voyager isolément (sans arrêt) à moitié prix du tarif général, pendant la durée de la villégiature de. la ftynille, entre le point de départ et le lieu de destination mentionné sur le billet collectif.
- CHEMIN DE PER D’ORLÉANS
- ABONNEMENTS INDIVIDUELS ET DE FAMILLE
- Pour les Côtes Nord et Sud de Bretagne.
- Afin du permettre aux Touristes ainsi qu’aux Familles de s’installer sur une des Plages de Bretagne et de rayonner de là sur les autres localités do cette région si variée et si intéressante, la Ciü d’Orléans, d’accord avec les Chemins de fer de l’Etat (ancien réseau de l’Ouest), délivre du jeudi qui précède la Fête des Rameaux au 31 octobre inclus au départ de toute gare, station ou halte des deux réseaux (Lignes de banlieue du réseau de l’Etat, anciennes lignes de banlieue de la C1* de l’Ouest exceptées) des abonnements individuels et de famille de lro et 2° (classes pour les côtes Sud et Nord de Bretagne (Gares des lignes du Croisic et de Guérande à Brest et de Brest à Granville par Lamballe, Dol et Folligny et des lignes d’embranchement vers la mer).
- Ces abonnements comportent, en outre du trajet d’aller S et retour à ses côtes avec arrêts intermédiaires facultatifs j la faculté de circuler à volonté sur les lignes des Côtes ] Sud et Nord do Bretagne, ils sont valables 33 jours avec 1 faculté de prolongation d’une ou deux fois d’un mois moyennant supplément de 25°/0 du prix initial pour chaque période sans que la validité puisse en aucun cas dépasser le 15 Novembre.
- Le prix des cartes d’abonnement est de 95 fr. en 2“ classe et do 130 fr. en 1™ classe, lorsque la distance pour les parcours (aller et retour) n’excède pas 1000 kilomètres en dehors des points de libre circulation. Au delà de 1000 kilomètres le prix est augmenté de 0 fr. 045 et de 0 fr. 065 (en 2e et l1’® classes) par kilomètre en sus.
- Des réductions allant jusqu’à 50 °/0 sont consenties en faveur des membres d’une môme famille.
- CHEMIN DE FER DU NORD
- STATIONS BALNÉAIRES
- ET THERMALES
- Du jeudi précédant les Rameaux au 3t octobre, toutes les gares du Chemin de fer du Nord délivrent des billets à prix réduits, à destination des stations balnéaires et thermales du réseau, sous condition d’effectuer un parcours minimum de 100 kilomètres aller et retour.
- Billets collectifs de famille, valables 33 jours, prolongcables pendant une ou plusieurs périodes de i5 jours. (Réduction de 5o % à partir de la 4° personne);
- Billets hebdomadaires et carnets d'aller et retour individuels, valables 5 jours, du vendredi au mardi et de l’avant-veille au surlendemain des fêles légales. (Réduction de 20 à 44 °/c);
- Les carnets contiennent 5 billets d’aller et retour qui peuvent être utilisés à une date quelconque dans le délai de 33 jours.
- Cartes d’abonnement, valables 33 jours, (Réduction de 20 °/0 sur le prix des abonnements ordinaires d’un mois), à toute personne prenant deux billets ordinaires au moins ou un billet de saison pour les membres de sa famille.
- Pour les stations balnéaires seulement :
- Billets d’excursion individuels ou de famille, de 20 et 3“ classes, des dimanches et jours de fêtes légales, valables uue journée dans des trains désignés (Réduction de 20 à 70 °/0),
- p.2x252 - vue 680/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 26 Juin 1909.
- 253
- GRAND PRIX A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES CABLES ÉLECTRIQUES
- Système BERTHOUD, BOREL & Cle
- Société Anonyme au Capital de 1 300 000 francs
- Siège Social et Usine à Lyon: 11, Chemin du Pré-Gaudry
- CABLES ÉLECTRIQUES, SOUTERRAINS SPÉCIALITÉ POUR HAUTES TENSIONS
- Jusqu’à 50 000 Volts
- Fournisseurs du Secteur des Champs-Élysées, des chemins de fer de l’Ouest et de l’Orléans à Paris, de la Société des Forces motrices du Rhône à Lyon et de la Société du Gaz
- et de l’Électricité de Marseille, etc.
- COMPAGNIE FRANÇAISE POUR L’EXPLOITATION DES PROCÉDÉS
- THOMSON-HOUSTON
- CAPITAL : 40 MILLIONS
- Siège social : 109 rue de Londres, PARIS
- Téléphone : 158-11, 158-81 Adresse télégraphique : Elihu, Paris
- TRACTION ÉLECTRIQUE - TRANSPORT DE FORCE
- TURBINES A VAPEUR (Système Curtis)
- Eclairage électrique — Appareils de Mines
- Ateliers de construction : 219, rue de Vaugirard, PARIS
- H. WEIDMANN, RAPPERSWIL, Suisse
- Fabriques de Cartons comprimés lustrés et de Matières isolantes pour l’industrie électriques GRAND PRIX : EXPOSITION DE MARSEILLE, 11)08
- Cartons comprimés lustrés isolants en touilles, en rouleaux et en ruban continu. Tubes, disques, rondelles carton comprimé. Carton mieanisé.
- Amiailite (amiante vulcanisé durci), en plaques, tubes, carcasses de bobines pour machines dynamos, transformateurs et appareils, couvercles cl boîtes de protections, isolants divers.
- Comité, isolant pour liantes tensions, pièces moulées, manches d'appareils, isolants complets pour conlrollers et autres pour la traction électrique-, Micatène en plaques, toile de mica, papier-mica, isolants eu mica, tubes, rondelles, disques.
- Gartogène (mica et papier)), en luîtes et plaques.
- Ciment-amiante en plaques et pièces découpées, diaphragmes, isolants divers.
- TS*» vaSüRÿ' Toile huilée, soie huilée, papiers huilés et japonais, vernis isolants.
- ^ POULIES ET CONES A FRICTION EN CUIR FACTICE POUR PETITS MOTEURS, ETC.
- Livraison rapide de pièces de rechange pour installations en réparation et en reconstruction
- p.2x253 - vue 681/688
-
-
-
- -' < ;^,’:ï5^^ç*^^jr-|r^* V^î A?>‘^,:':î 91 s--^ /i.y i ^ç-- ^ .n^^.ïv'v: -'•^î^/": * ^wjn*-:#-i>^^,>^vx :--ç.“?î=!% sç-.v..<r?'^<T ^ ; V’1*^ ^.Cr ? ;<<T*'J’i'V V-?^ - ^î"^/
- a54 , Supplément à La Lumière Électrique* du aôjjuin 1909.
- 3e ÉDITION
- NOTIONS GÉNÉRALES
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- R. DE VALBREUZE
- Ancien Officier du Génie, Ingénieur-Électricien.
- Un volume in-8° raisin de 170 pages avec 129 figures. — Prix, broché. . 7 fr. 50
- LE RÉGLAGE
- GROUPES ELECTROGÈNES
- PAR
- J.-L. ROUTIN,
- Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur -Conseil.
- Préface de M. H. LÉAUTÉ, Membre de l’Institut.
- Un volume in-8° carré de 155 pages avec 45 figures. — Prix, broché : S francs,
- MOTEURS A COLLECTEUR
- COURANTS ALTERNATIFS
- PAU LE
- Dr F. N1ETHAMMER
- Professeur à l’École Technique Supérieure de Brünn (Autriche),
- Un volume in-8° raisin, de 131 pages, avec 138 figures.— Prix, broché. . 5 fr. B
- ETUDE SUR LES RESONANCES
- Dans les Réseaux de Distribution
- par Courants alternatifs
- Par G. CHE'.VRIER
- Ingénieur à la Compagnie du Secteur do la Rive ga uche de Paris.
- Un volume in-8° carré de 76 pages, broché.5Prix . . „ ...
- 2 fr. 50
- p.2x254 - vue 682/688
-
-
-
- Supplément à La Lumière Électrique du 26 Juin 1909
- 255
- En vente
- LA TRACTION ÉLECTRIQUE
- TRAMWAYS
- Locomotives et Métropolitains électriques
- (Traction dans les mines, sur eau et sur route)
- ÉTUDES ET PROJETS - MATÉRIEL
- Prix de premier établissement
- EXPLOITATION - PRIX DE REVIENT - RENDEMENT FINANCIER
- Par Paul DUPUY
- Un volume in-8° raisin (a5Xi6) de 5o5 pages, avec a64 figures, un grand tableau schématique hors texte, augmenté d’un appendice de 40 pages avec 14 figures. — Prix, broché.1Sî francs
- Vient de Paraître
- CONFÉRENCES
- sur la
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Par H. POINCARÉ , de l1 Académie Française
- Un volume in-8° carré de 85 pages, broché. Prix. . 2 fr.
- Désiré KORDA
- LA
- ET
- ÉLECTROSTATIQUE DES MINERAIS
- Un volume in-8° raisin (25X16) de 219 pages avec 54 figures et 2 planches. Prix : broché, 6 fr. ; — relié, 7 fr.
- L'USURE ANORMALE
- DES
- TURBINES HYDRAULIQUES
- Par Julien DALEMONT
- Un vol. de 61 pages sur papier couché avec planches. Prix broché. 2 fr. 50
- p.2x255 - vue 683/688
-
-
-
- 256
- Supplément & La Lumière Électrique du 26 Juin 1909.
- Antidérapants
- Â. tiRAMMONT
- PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- (KAAAAA/VV'^'V'^WVV'A^
- R1MS0NS
- DE
- VEHTE :
- PARIS,rue Taitbout, 10. Téléphone: 221 85, 221 57.
- PARIS, Roulevard Péreire, 212. Téléphone : 534 49.
- LYON, quai de Retz, 19-20. Téléphone : 16 50.
- MARSEILLE, rue Armény, 2. Téléphone : 31 28.
- TOULOUSE, Roulevard Lazare-Carnot, 42. Téléphone : 2 59.
- Voir annonce : “ Electricité ”
- FILS & CABLES ÉLECTRIQUES
- Basse ou haute tension
- jusqu'à S0 000 volts
- APPAREILS TÉLÉPHONIQUES
- LE MONOPHONE SX.?
- Appareils Télégraphiques
- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
- Tableaux de Distribution
- CAOUTCHOUC POUR L’INDUSTRIE
- PNEU L’ÉLECTRIC
- avec ses gommes comprimées
- CIBIt ,0LT*
- Ingénieur-Constructeur
- 182, boulevard de la Villette
- PARIS
- Télégramme : CIBIARK Téléphone : 432.42
- AM PE Type A, hauteur réduite 1 Fonctionnant par AMPE Type B, sans mécanisme! Stance'ni AMPE Petit modèle, 2 ampères; durée : 20 heures continu el alternatif.
- AMPE à mécanisme inversé pour éclairage indirect. AMPE à charbons minéralisés.
- ICENCE Westinghouse Bremer.
- ASPIRATEURS == =& VENTILATEURS
- Courant continu et alternatif
- L. ESP IR, Adm.-délégué
- PARIS. —10-12, rueRodier, 10-12. — PARIS
- p.2x256 - vue 684/688
-
-
-
- Supplément & La Lumière Électrique du 26 Juin 1909.
- 25?
- PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE L’ELECTRICITE
- Accumulateurs.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Dinin, A., 2, quai National, Puteaux (Seine).
- Heinz et Cie,2.7> rue Cave. Levallois (Seine).
- Société Nouvelle de l’Accumulateur Fulmen, 18, quai de Clicliy, Clichy (Seine).
- Société de l’Accumulateur Tudor, 81, rue Saint-Lazare, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’IIautpoul, Paris.
- Appareillage électrique.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Espir, L., (General Electric de France Lld), 10, rue Rodier, Paris.
- Genteur, J.-A., 122, avenue Philippe-Auguste,
- Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Appareils de mesure.
- Carpentier, J., 20, rue Delambre, Paris.
- Chauvin et Arnoux, 186, rue Championne!, Paris.
- Compagnie pour la Farrication des Compteurs et Matériel d’Usines a gaz, 16 et 18, boulevard de Vaugirard, Paris.
- Ducretet, F., et Roger E., 78, rue Claude-Bernard, Pai’is.
- Richard, J., 25, rue Mélingue, Paris.
- Richard Heller, 18, cité Trévise, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’IIautpoul, Paris,
- True, Fierz et C°, Ilombrechtikon, Zurich (Suisse).
- Brevets d’invention.
- Armengaud, 23, boulevard de Strasbourg, Paris.
- Assi, Ch., 41 à 47, rue des Martyrs, Paris.
- Barlow, Gentizon, Baiibezat, 4, boulevard Saint-Denis, Paris.
- Brandon frères, 89, rue de Provence, Paris.
- Danzeii, IL, 5, rue Richepanse, Paris.
- Protte, G., 58, Boulevard de Strasbourg, Paris.
- Thierry, Ch., 48, rue de Malte, Paris.
- Compteurs.
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines a Gaz, iG et 18, Boulevard de Vaugirard, Paris.
- Trub, Fierz et C°, Ilombrechtikon, Zurich (Suisse)
- Condenseurs.
- Lawrence et Cio, 90, rue du Chevalier Français, Lille.
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Constructions électriques et mécaniques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, 78, boulevard Haussmann, Paris.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston, 10, rue de Londres, Paris.
- Compagnie Générale d’Electhicité de Ciieil, 59, rue Saint-Lazare, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Farcot'frères et C‘°, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Felten et Guilleaume Lahmeyerwerke A. G., 45, Ilochsterstrassc, Francfort-sur-le-Mein (Allemagne).
- Française Electrique, 99, rue de Crimée, Paris.
- Grammont, A., Pont-de-Chéruy (Isère).
- Olivier et CiG, Ornans (Doubs).
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, Belfort.
- Société Anonyme des Usines Electriques Beiig-mann, G, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Etablissements Delaunai-Belleville, Saint-Denis (Seine).
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Pans.
- Société Française Oerlikon, 9, rue Pillet-Will. Paris,
- p.2x257 - vue 685/688
-
-
-
- 258
- .•ftfi'j.p,; .. .M^r r-r:-::' ' ; -A*
- Supplément & La Lumière Electrique du 26 Juin 1909.
- Société Anonyme Westinghouse, 2, boulevard Sadi-Carnot, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Courroies de transmission.
- Wanner et Cle (Balatn-Dick), 67, avenue de la République, Paris.
- Divers.
- Compagnie Cosmos, (Meubles) 3, rue de Grammont, Paris.
- Hermann, (.Librairie) 6, rue de la Sorbonne, Paris.
- Embrayage.
- Wyss et Cie (EmbrayageBenn), Seloncourt (Doubs).
- Fils et câbles électriques.
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeumont (Nord).
- Aubert-Grenier, 3, rue du Havre, Paris.
- Canalisation Electrique (Anciens Etablissements G. et H. B. de La Mathe), Saint-Maurice (Seine).
- Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, Clicliy (Seins).
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° LIJ, Persan (Seine-et-Oise).
- Société Française des Cables Electriques système Berthoud, Borel et Cie, 11, chemin du Pré-Gaudry, Lyon.
- Société Industrielle des Téléphones, 20, rue du 4 Septembre, Paris.
- Isolateurs et Isolants.
- Taveau, A., (Charbonneaux et O), 4, rue des Grands-Champs, Paris.
- Franzoni, A., (Isolit) à Lucerne (Suisse).
- Grammont, A., (bonite) Pont de Chéruy (Isère).
- Weidmann, H., Rapperswill (Suisse).
- Lampes électriques.
- Aubert, C., (Lampe Bech) ,41, avenue Sainte-Foy, Neuilly (Seine).
- Cibié (Lampe Voila), 182, boulevard de la Villette, Paris.
- Compagnie Générale d’Electricité [LampeMétal), 5, rue Boudreau, Paris.
- Compagnie Générale Electrique de Nancy, rue Oberlin, Nancy.
- Lacarrière (Lampe Z), 53, rue de Châteaudun, Paris.
- Richard Helleii (Lhmpe Osram), 20, cité Trévise, Paris.
- Société Anonyme des Usines Electriques Berg-mann [Lampe Fulgura), G, rue Boudreau, Paris.
- Société Anonyme des Usines Pintsch [Lampe Sirius-Kolloïd), 46, rue d’Anjou, Paris.
- Société Gramme, 20, rue d’Hautpoul, Paris.
- Société d’Electricité Mors [Lampe Mors-Carbone), 7, rue Duranti, Paris.
- Machines-outils
- Ernault, IL, 169, rue d’Alésia, Paris.
- Schneider et Cie, 42, rue d’Anjou, Paris.
- Pneumatiques.
- Grammont, A., Pont de Chéruy (Isère).
- India Rubber, Gutta-Percha et Telegraph Works C° Ltd , Persan (Seine-et-Oise)
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4 Septembre, Paris.
- Pompes.
- Farcot frères et Cie, 19, avenue de la Gare, Saint-Ouen (Seine).
- Société Française des Pompes Worthington, 44, rue Lafayette, Paris.
- Soupapes électriques.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Société d’Electricité Mors, 7, rue Duranti, Paris.
- Télégraphie sans fil.
- Compagnie Générale Radiotélégraphique (Carpentier, Gaiffe, Rociiefort), 20, rue Delambre, Paris.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude Bernard, Paris.
- Société Générale des Condensateurs Electriques système Moscicki, Fribourg (Suisse).
- Téléphones.
- Ducretet, F., et Roger, E., 75, rue Claude-Bernard, Paris.
- Rousselle et Tournaire, 52, rue de Dunkerque, Paris.
- Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Septembre, Paris.
- Voitures électriques.
- Dinin, A., 2, quai National/Puteaux (Seine).
- p.2x258 - vue 686/688
-
-
-
- Supplément à la Lux
- W-Çffî;-
- ""•1 ":Y ’’-
- e du 26 Juin 1909
- INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
- En s’adressant à la Revue nos lecteurs peuvent obtenir les articles indiqués dans*rnotre Index.
- ABRÉVIATIONS USITÉES DANS L’INDEX
- A. 1. M. : Association des ingénieurs électriciens de Mcntefiore.— A. P. : Annalen der Physik.—A. M. : Bulletin technologique des Arts et Métiers. — G. R. : Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences. — E. : Engineering. —Ea. :The Electrician. — E. E. : Electrical Engineering, — Eé. : L’Electricien. — Els. : L'Elettricista. — E. M. : The Engineering Magazine.— E. M. I. : Electrochemical and Métal lurgical Industry.— E. R. J.: Electric Railway Journal. E. R. L. : Electrical Review (Londres). — E. R. Ci: Electrical Review (Chicago). — E. U. M. : Elektrotechnik und Maschinenbau. — E. T. Z. : Elektrotechnische Zeitschrift. — E.W. Electrical World. — G. G. : Le Génie Civil. —- H. B. : La Houille Blanche. — I. : LTndustria. — I. G. : Bulletin de la Société des Ingénieurs Civils. — I. Cr. L’Ingénieur Constructeur. — I. E. : L’Industrie électrique. — I. Hg. : The Illuminating Engineer. — I. T. : L’Industrie des Tramways et Chemins de fer. — J. E. E. : Journal of the Institution of Electrical Engineers. — J. P. : Journal de Physique. —-L. E. : Lumière Electrique. — N. î La Nature. — P. A. I. E. E. : Proceedings of the American Institute of Electrical Engineers.— P. Z. : Physikalische Zeitschrift. — R. G. T. : Revue Générale des Chemins de fer et Tramways, — R. E. : Revue électrique. — R. I. : Revue industrielle. — R. M. : Revue de Mécanique.— R. S. : Revue générale des Sciences. — R. M. M. : Revue universelle des Mines et de la Métallurgie. — S. B. E. : Société belge d’Electriciens. — S. E : Bulletin de ia Société d’encouragement pour l’Industrie.— S. E. T. Z. : Schweizerische Elektroter.’inische Zeitschrift. — S. F. P. : Bulletin des séances de la Société française de Physique. — S. I. E. : Bulletin de la Société internationale des électriciens. —Z. G. T. : Zeitschrift für das Gesamte Turbincwsen. — Z. V D. I. : Zeitschrift des Yereines deutscher ingenieure.
- ... — New Electric Furnace Installation (E. R. C., 5 juin 1909).
- ... — The Design of Steam-Electric Power Plants [E. R. C5 juin 1909).
- .— Power Gosts in a Small Turbo-Engine Plant [E. R, C., 5 juin 1909).
- ... —- Electric Fire Hazards {E. R. G., 5 juin 1909).
- ... —-Automatic Load Régulation on Traction Systems (E. R. C.y 5 juin 1909).
- Bouchard. — Station électrique P.-L.-M. et usine électrochimique de Chedde (/. Ci5 juin 1909).
- Boudet, J. — Le viaduc de Lantosque (/. G., i5 juin
- ï9°9)‘
- ... — Mesures d’hygiène concernant les travaux à l’air comprimé-(/. G., 15 juin 1909).
- Rousselet, L. — Un nouveau triplex (A. A/., mai
- *9°9)-
- Louis, Ch. — Echauffement des freins à lame (A. M., mai 1909;.
- Goffin, V. — Note sur l’accumulateur thermique Druitt-Halpin (A. Mt, mai 1909).
- Louis, Ch. — Sur le dosage du manganèse (A, M.t mai 1909).
- Marillier et Robelet. — De l'examen préalable des demandes de brevets d’invention (A. il/., mai 1909), Kistiakowsly, Wl. — Elément galvanique a courant alternatif (R. E., i5 juin 1909).
- Langlet, E. — Télescope pyrométrique Ch. Féry à dilatation (R. E., i5 juin 1909).
- Schwartz, A. — Dispositif pour empêcher les variations constantes dans les compteurs-moteurs (R. E.,
- i5 juin 1909).
- Durand, A. — Les appareils de mesure actuels (//. R., juin 1909).
- Georges, L. —Différents systèmes de vente de l’énergie électrique (II. B juin 1909).
- Limb. C. — Deux appareils pour mesurer des courants continus ou alternatifs de 000 ampères (H. J?„ juin I9°9)-
- Boutillier, C. — Nos ports de commerce (Technique Moderne, juin 1909).
- Marchis, L. — La vapeur d’eau surchauffée (Technique Moderne. juin 1909).
- Détholliaz. — Transport d’énergie électrique : traversée des fleuves (Technique Moderne, juin 1909).
- Grard, Ch. — Laitons et cuivre : essais mécaniques, études micrographiques (Technique Moderne, juin 1909).
- Martiny, H. — L’Institut anglais du fer et de l’acier (Technique Moderne, juin 1909).
- ... — Questions de tarifs (Bulletin mensuel de la Chambre syndicale des forces hydrauliques, etc,, juin I9°9)-
- ... Arrêté du ministre des Travaux publics, du 2 juin 1909, fixant les conditions d’approbation des types de compteurs (Bulletin mensuel de la Chambre syndicale des forces hydrauliques, etc., juin 1909).
- Bertin. — Stabilité transversale des aéroplanes pendant leur giration (/. P., juin 1909).
- Dufour, A. — Sur quelques expériences récentes relatives à l'hypothèse de l'existence d’électrons positifs aux basses pressions dans certains tubes à décharges électriques (/. P.y juin 1909).
- Cuaudier, J. — Etude expérimentale des propriétés électro-optiques des liqueurs mixtes (J, Pjuin 1909).
- Lokhtine, W. — Phénomènes de la congélation des rivières (/. Pjuin 1909).
- Wiiitehead. J. B. — The Résistance and Reactance of Armored Cables (P. I. A. E. Ejuin 1909).
- Thomas, P. H. — OuLput and Régulation in Long-Distance Lines (P. I. A. E. E.. juin 1909).
- Thomas, P. H. — Calculation of thé High Tension Line {PI. A. E. E.y juin 1909).
- Charters, S. B,, .Tu. et Hillebrand, W. A. — Réduction in Capacity of Polyphasé Motor due lo Unbalancing in voltage (P. 1. A. E. E.y juin 1909).
- p.2x259 - vue 687/688
-
-
-
- VALEURS INDUSTRIELLES
- Ateliers const. élect. Nord et Est...
- Beçthqud florel et Ç'°..............
- Bréguet.............................
- Canalisation électrique.............
- Cie électrique de la Loire..........
- C*e fabrication des compteurs ......
- C‘® française des métaux............
- C'® générale électrique Nancy.......
- C‘® générale française de tramways. — parisienne de tramways
- Ci® générale d’électricité..........
- Cie pne Distribution Electricité....
- C‘® prod. chim. Alais et Camargue.. Distribution d’énergie électrique...
- Dyle et Bacalan.....................
- Eclairage électrique................
- Eclairage et force par l’électricité..
- Edison (C‘® continentale)...........
- Electricité de Paris................
- Electro-chimie de Bojel.............
- Electro-chimique du Giffre..........
- Electro-chimique de la Romanche.. .
- Electro-industrielle................
- Electro-métallurgique de Dives.. . . Electro-métall. française de Froges.
- Energie électrique du centre........
- Energie élect. littoral méditerranéen Energie électrique (Société havraise) Energie électrique (Société indust.)
- couns
- DU
- i5 JUIN
- •909
- 3 24 1345
- 491
- 117.50
- 413.50 1876
- 707
- ia85
- 577.50
- 176 83o 375
- 1060
- 454.50 56o 265
- 1245
- 1898 810 3i5 986 465 2.35 465 1320 476 390 420 174
- COURS
- DU
- 22 JUIN
- I9°9
- 329 i35o
- 494
- n5
- 414
- 1892 696
- 1285
- 577.50
- 177.50
- 820 372 ; 1060 449
- 562
- 255
- 1270
- i3go
- 810
- 3i5
- 1000
- 460
- 2.35
- 462
- 1320
- 480
- 377
- 419.50
- 172
- Est-Lumière......................
- Fives-Lille.......................
- Forçes motrices Rhône........
- Forces motrices Haute Durance..., Forces motrices et Usines de l’Arve
- Française électrique.............
- Grivolas.,.. ....................
- Keller-Leleux et C'°..............
- Métropolitain.....................
- Nord-Sud Paris................
- Oçmnium Lyonnais..................
- Ouest-Lumière ..............
- Schneider et Cle (Greusot)........
- Secteur de la place Glichy........
- —- - rive gauche,........... . .
- Ste d’électro-chimie..............
- Ste française des électrodes......
- S‘® franco-suisse pour l’ind. élect..
- Société Gramme....................
- Ste Indo-chinoise d’électricité.
- gu pne l’Industrie des ch. de fer.... Ste Alsacienne Constructions mécan. Sto Grenobloise force et lumière. . . Ste générale électrique industrielle. Société industrielle des Téléphones
- Thomson-Houston...................
- Thomson-Houston Méditerranée. .. . Travaux d’éclairage et de force... .. Triphasé..........................
- COURS
- DU
- l5 JUIN
- 1909
- 486,5o 648
- 680
- 475 i3o5 195 180
- 469 528 335 166 140 1910 1320 5i6 3i25 4S0 438 414 748 269 5goo 465 225 343 726 468 378 5o4
- COURS
- DU
- 22 JUIN
- I9°9
- 486.50 65o 671 475
- rô<?5
- IIO
- IÔO
- 459
- 524
- 335 !
- 166 <4o >885 i3i 1
- : 5.14 .. .
- 3d25 45 o 438
- 414 -•
- 748
- 254
- 5goo
- 465
- 229.50 34i 706 453 382 483
- COURS DES MÉTAUX
- (Prix des 100 kilogs à Paris sauf indication contraire)
- Fers marchands Aciers i6,5o 17 Etain Détroits Etain Banka.. (Le Havre) 355;. 362
- Feuillards 18 Etain Cornouailles
- Poutrelles !9 Plomb ordinaire 4o
- Tôles 17.50 Plomb laminé et en tuyaux. . ... v. • • , . . ». . 6.4'.:
- Fontes 6o, 5o Zinc Vieille-Montapne., . .
- Zinc Silésie, .(Le Havre) 62,75
- Cuivre en barres Chili. .. (Le Havre) iSy,5o et 168,75 Zinc autres marques 60,75
- Cuivre en planches (*) 2o5 et i65 Aluminium en.lingots. ..... : (kü.) i,,8o
- Cuivre en tuyaux sans soudures (*). 245 et 2û5 Aluminium en planches... (kü. ) 3,25
- Cuivre en fils (M 195 et i65 Aluminium en tubes (kil.) ' 8
- (') Les deux prix sont relatifs, le plus élevé au cuivre rouge, l’autre au cuivre jaune.
- p.2x260 - vue 688/688
-
-