La Lumière électrique
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- La Lumière Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
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- » .
- Électrique
- :W* -,
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL
- PROFESSEUR AU COLLÈGE DE FRANCE, MEMBRE DE L’iNSTITUT
- A. BLONDEL
- INGÉN. EN CHEF DES PONTS ET CHAUSSÉES,
- Pp a l’école des ponts et chaussées
- Eric GERARD
- DIRECTEUR DE L’iNSTITUT ÉLECTROTECHNIQUE, MONTEFIORE
- M. LEBLANC
- ANCIEN PROFESSEUR A
- l’école supérieure des mines
- G. LIPPMANN D. MÔNNIER H. POINCARÉ A. WITZ
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, PROFESSEUR A L’ÉCOLE CENTRALE MEMBBE DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES Dr DE LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES MEMBRE DE L’iNSTITUT DES ARTS ET MANUFACTURES ET DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE DE LILLE, MEMBRE CORR1 DE L’iNSTITUT
- RÉDACTEUR EN CHEF :
- R. CHASSERIAUD, Ingénieur, Ancien élève de l’École Polytechnique et de l’École Supérieure d’Électricité
- TOME IX (a* Série)
- Ior TRIMESTRE 1910
- ADMINISTRATION et RÉDACTION
- l4a, RUE DE RENNES, l42
- PARIS VI®
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- Trente-deuxième année» SAMEDI i01' JANVIER 1910.
- Tome IX (2° série). — N° 1.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- &
- 'V
- B/fi,
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 5. — I. Ladoff. L’emploi des substances électrolytiques comme électrodes de lampes à arc [suite], p. 7. — J. Reyval. Le problème de l’enseignement technique en France et à l’étranger {suite), p. 12.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et Généralités. Etude mathématique de réchauffement d’un conducteur parcouru par une décharge oscillatoire très rapide, A. Léauté, p. i4- — Propriétés électriques des aciers (résistivité et thermo-électricité), H. Péciieux, p. 14. — Sur la variation de la conductibilité du verre avec la température, L, Dunoyer, p. i5. — Etude, construction et essais de machines. Les tendances actuelles de l’industrie électrique (machines génératrices), G. Kapp, p. i5. — Usines génératrices. L’inspection des installations électriques en vue des assurances, F. Drexler, p. 16. — La station centrale électrique à turbines de Buenos-Ayres (x45 000 HP), p, 16. —Applications mécaniques. La propulsion électrique à bord des navires : I. Généralités À. Mavor; II. Le système Bailey, p, 18. —L’électricité appliquée au tissage, p. 20. — L’électricité dans les mines; le point de vue des mineurs, Th. Burt, p.20. — 'Télégraphie et Téléphonie. Statistiques relatives aux Télégraphes et aux Téléphones (I. Le développement téléphonique mondial et le progrès en Amérique, H.-Y. Hellrigl; II. Contribution à la statistique des service nationaux des Télégraphes et des Téléphones en Hongrie pendant l’année 1908), p. 20. — Divers. L’industrie en Allemagne et en Angleterre, p. 20. — L’exposition de la Société anglaise de Physique, p. 20. — Brevets, p. 21. — Variétés. Les lois de protection forestière en Italie (suite), P.Buffault, p. 22. — Chronique industrielle etfinancière. — Chronique financière, p. 26. — Renseignements commerciaux, p. 28. — Adjudications, p. 3t.
- ÉDITORIAL
- La partie que nous publions aujourd’hui du long article de M. I. Ladoff est assurément l’une des plus documentées et des plus intéressantes. Elle se rapporte aux différentes tentatives qui ont été faites pour améliorer le crayon dit « de magnétite », et renferme de nombreuses données numériques, ainsi que la discussion des principaux résultats.
- L’une des conditions les plus importantes de réussite dans Vemploi des substances èlec-trolytiques comme électrodes de lampes à arc
- consiste dans la subdivision aussi grande que possible des différents éléments qui entrent dans la constitution de l’électrode.
- L’article renferme également plusieurs renseignements sur le rôle joué, dans le fonctionnement de l’arc, par la petite niasse de matière fondue qui se trouve à l’extrémité des crayons, et sur l’explication, ou du moins les .'tentatives d’explication, des périodes de jaunissement observées dans le régime de la lumière.
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- LA LÜMÏÈHË ÊLËCTK1QÜE
- T. IX (2* Série). — N® 1.
- M. J. Reyval continue à mettre sous les yeux de nos lecteurs les documents relatifs aux solutions qu’a reçues à l’étranger le délicat problème de l'enseignement technique.
- Il insiste aujourd’hui particulièrement sur le mode de recrutement du personnel enseignant, et esquisse à grands traits un tableau d’ensemble des installations de l’Institut électrotechnique de l’École Supérieure de Dantzig. On y verra notamment la façon remarquable dont sont outillés les laboratoires.
- Quant aux méthodes d’enseignement, elles comprennent notamment des cours d’été, au sujet desquels l’auteur donne plusieurs indications.
- Nous avons toujours, dans nos Extraits de publications périodiques, tenu largement nos lecteurs au courant des travaux les plus importants parus dans la presse étrangère, ou communiqués aux différentes Sociétés élec-trotechniques du monde.
- Nous ferons désormais quelque chose de plus.
- En outre du compte rendu détaillé des recherches ou des études d’ensemble les plus importantes et d’un intérêt 'général, nous signalerons à* nos lecteurs tous les travaux relatifs à l’électricité, de manière qu’ils aient sous les yeux un fidèle tableau de son déve-oppement général.
- De la sorte, notre table des matières trimestrielle ne sera plus seulement l’index de ce qui a paru dans la Lumière Electrique, ce sera le répertoire général de toutes les publications intéressant l’électricité. Elle sera contenue dans un volumineux Supplément, qui sera à lui seul un .document précieux pour l’ingénieur, le chercheur, et en général pour tous ceux qu’intéressent les progrès de l’électrotechnique.
- Sous cette rubrique, qui sera prochaine ment établie sur ses bases définitives, nous donnons aujourd’hui notamment des extraits importants relatifs : aux innovations réalisées récemment en fait de machines génératrices, à propos desquelles M. G. Kapp traite surtout le problème de la ventilation; à la constitution des usines centrales récentes, et enfin à la question, actuellement très débattue èn Angleterre, de la propulsion électrique à bord des navires*
- La souplesse du régime de vitesse exigé par les hélices marines a suggéré différentes solutions ingénieuses, qui ont abouti à la création de moteurs spéciaux, décrits succinctement pax4 M. A. Mavor dans une communication à l’Institution of Civil Engineers.
- M. Bailey a également imaginé un dispositif spécial dont on trouvera la description et le schéma.
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- L’EMPLOI DES SUBSTANCES ÉLECTROLYTIQUES
- GOMME ÉLECTRODES DES LAMPES A ARC (Suite) (')
- La première étape dans le perfectionnement du crayon de magnétite consista dans l’addition d’acide titanique. Le crayon était alors composé en pratique de composés oxygénés du fer et du titane, avec ou sans addition de faibles quantités d’autres substances chimiques, dont le mode d’action restait assez mystérieux.
- Les composés oxygénés du fer ne sont que médiocrement conducteurs de l’électricité à l’état normal. Comprimés dans les crayons, ils prennent une apparence vitreuse et perdent la faible conductivité qu’ils possédaient. Quant à l’acide titanique, c’est un isolant.
- Il en résulte que l’on ne pouvait l’ajouter au crayon de magnétite que dans des proportions extrêmement faibles, soit io % au maximum. Une plus forte proportion d’acide titanique rendrait le crayon inactif pour les voltages et les intensités pratiques.
- Déjà pour un pourcentage de 8 % de titane, les crayons fonctionnaient mal et ne se rallumaient pas après un premier fonctionnement.
- Le crayon de magnétite solide et rétrécie par cuisson ne donna que des désappointements, aüssi bien que ses prédécesseurs : les crayons de magnétite pure, ou bien avec addition d’hydrate ou de titanate de potasse. Même en l’enfermant dans un tube de fer, on n’obtenait pas de meilleurs résultats.
- Finalement l’on eut recours à un crayon pulvérulent formé d’un mélange de magnétite, d’acide titanique, et d’une petite quantité de sels alcalins. Mais l’instabilité dé fonctionnement de ce crayon rendit son usage impraticable (2).
- . P). Voir Lumière Electrique, 18 décembre, p. 355.
- (2) Voir « Characteristics of the magnétite arc » ; F.-H. Dyott, Electriçal World, 7 décembre 1907, p. 1093.
- Par conséquent, le quatrième type de crayon dit de magnétite fit faillite comme les autres.
- « Pour remédier à ce défaut, a dit M. G. Dyott, et en même temps pour accroître la durée de vie des électrodes, on a recours également à des additions d’oxyde de chrome ou de minerai de chrome-fer, appelé chro-mite, ce dernier étant peut-être le meilleur des deux ». Malheureusement le chrome diminue l’éclairement de la lampe, et forme, par refroidissement, une scorie isolante.
- Voici la composition chimique des électrodes de magnétite :
- Silice 4, 4o %
- Acide chromique 00 £
- Chaux 00 O
- Magnésie U 18 %
- Fer 5o, 76 %
- Titane x 4, 41 %
- Récemment, la Compagnie Siemens, (Char-lottenburg) a breveté un procédé de fabrication d’électrodes de magnétite à partir des composés oxygénés du fer, en les fondant à l’aide de l’arc électrique et en coulant la masse dans des tubes de fer.
- L’auteur a fait une série d’expériences avec des électrodes préparées selon ce procédé. Il a expérimenté des électrodes de magnétite pure et aussi des électrodes à 10, 3o, So et 70 % de rutile, et enfin, des électrodes de rutile pur. La magnétite employée était à 91 % environ, le reste étant composé d’oxydes d’aluminium, de calcium, de magnésium et de silicium.
- Un tube de fer de20e"1 de long, i4mra de diamètre intérieur* et omra,5 d’épaisseur de paroi, d’une résistance de o,ooi3i ohm, fut rempli, soit de magnétite pure, soit de magnétite à 5o % de rutile. La chute ohmique dans
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- le tube (soit o,oi3i volts pour un courant de io ampères), s’éleva dans ces deux cas à 0,0183 et 0,0200 respectivement, pendant le fonctionnement de l’arc. Il y avait donc une augmentation de résistance, mais elle était encore négligeable. En augmentant la proportion de rutile, on augmentait la proportion des radiations jaunes et vertes dans la lumière de l’arc, tandis que les radiations chimiques subissaient au contraire une diminution.
- En même temps, le volume de l’arc devenait plus faible et le cône lumineux plus aigu.
- Il est très difficile de maintenir pendant un certain temps un arc de rutile pur. La ma-gnétite pure a une tendance à entrer en ébullition, ce qui occasionne des fluctuations de lumière. On peut éviter cela en refroidissant superficiellement l’électrode, en employant par exemple une électrode de magnétite avec un noyau en cuivre, qui convoie la chaleur à l’extérieur. Avec ce dispositif on obtient de bons résultats des électrodes de magné Lite sans addition de ti tane. La magnétite est oxydée dans l’arc, tandis que le rutile n’est pas changé. Le produit final de l’oxydation n’est donc nullement gazeux mais solide.
- Plus la proportion de rutile dans les électrodes est grahde, moins il y a de fumée produite. On peut calculer la quantité d’air théoriquement nécessaire par heure, avec un courant de 8 ampères pour assurer l’oxydation :
- Dans le cas d’une lampe ordinaire : (il faut alors 09 litres) ;
- Dans le cas d’un arc renfermé (2 litres) ;
- Et, finalement, pour un arc de magnétite avec électrode positive en cuivré (o‘,o23).
- Il semblerait donc que la lampe à la magnétite puisse fonctionner presque sans air. mais la quantité considérable de fumée développée exige, pour être entraînée, une quantité d’air supplémentaire.
- Avec de la magnétite à 5o % ou plus de rutile, il est très difficile d’amorcer l’arc entre les électrodes de magnétite et de
- cuivre, si l’on n’a pas pris soin de réchauffer préalablement l’électrode de magnétite. Il est donc à recommander de choisir une proportion de rutile inférieure à 5o %. Avec une lampe dont une électrode contient 70 % de magnétite et 3o % de rutile, et qui consomme 7 ampères sous 64 volts, le pouvoir éclairant sphérique a été trouvé égal à 834 bougies, ce qui donne une consommation de 0,537 waR par bougie 'Hefner sphérique. Avec une longueur d’arc de i5mra, l’éclairement hémisphérique (pris dans l’hémisphère inférieur) et la consommation spécifique avaient les valeurs suivantes pour des électrodes de magnétite à différentes proportions de rutile.
- Tableau I
- VOLTS AMPÈRES WATTS BOUGIES WATTS PAR BOUGIE
- i5 % Tf 02 3o % » » 5o % » » 60,24 61,6 63,96 8,75 8,4 8,54 527 5i7 546 7n 8i5 1000 o,7i o,634 0,546
- Pour différentes longueurs de l’arc, et avec une intensité constante, on a de même trouvé les résultats suivants pour une électrode de magnétite à 3o % de rutile.
- Tableau II
- LONGUEUR d’arc VOLTS AMPÈRES WATTS BOUGIES WATTS PAR BOUGIE
- 10 62, 75 9,58 5o4 743 o,673
- i5 63,5 9>75 620 1062 o,58i
- 20 7I>°° 9>75 694 1345 o,5i5
- On peut donc résumer comme il suit l’influence combinée de ces deux facteurs : longueur de l’arc et intensité du courant :
- A intensité constante, la consommation spécifique en watts par bougie d’éclairement hémisphérique inférieur va en décroissant lorsqu’on augmente la longueur de l’arc.
- Pour une longueur d’arc constante, la consommation spécifique décroît rapidement à
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- mesure que le courant augmente, entre 3 et 6 ampères, mais lorsque le courant dépasse 6 ampères, la décroissance de la consommation spécifique devient très lente. On peut môme dire que la consommation est alors à peu près constante.
- Tahlhau III
- LONGUEUR d’arc AMPÈRES on mm AMPÈRES on mm AMPÈRES en mm AMPÈRES eu mm AMPÈRES on mm
- 5 3 5 6 8 10
- IO i,58 0,95 o,85 0,80 0,76
- i :> 1,02 o,G o,5i o,/,6 0,41
- 7.0 0,/, o,38 0,34
- 0,28
- >0 pour 100 Ti 0 i
- 15 °,72 0/11 o,36 o,34 0,32
- *20 o}3 0,25
- En raison de la lumière qui est réfléchie vers le haut par une lampe à arc à rnagné-tite, l’usage d’un réflecteur est indispensable. Les données ci-dessus résument les résultats de mesures faites sur le pouvoir éclairant de la lampe elle-même, sans mettre aucune résistance en série. L’intensité de la lumière présente un maximum à io ou i5 % au-dessous de l’horizontale.
- Des électrodes contenant 3o % de rutile se consument légèrement plus vite que les électrodes de magnétite pure ; la consomption d’une électrode à 3o % de rutile était, par heure :
- de iram,o5 pour 6 ampères; i,nm,65 pour 8 ampères; et de 2m,n,i4 pour y ampères.
- Quelques données ont pu être établies sur le prix de revient et le prix d’entretien des électrodes de magnétite (').
- L’on peut discuter les avantages du procédé de la compagnie Siemens. Les oxydes éprouvent par cuisson un retrait et fournissent un déchet sous l’influence d’un chauf-
- (') Dingler's Polyl. Journal, ‘> cl 12 janv. reproduit dans YEleklr. Zcit., ai mars.
- fage au gaz ordinaire, qui ne donne pas de résultats meilleurs que le chauffage au moyen du courant électrique. L’avantage semble être plutôt du côté de la méthode que j’ai moi-même décrite dans Y Electrical World, en raison de sa simplicité et de son bon marché.
- D’ailleurs, les essais de pouvoir éclairant et de rendement n’ont été exécutés par la Compagnie Siemens que dans le cas des bas voltages. Mes propres expériences, conduites exactement de la même façon que celles qui précèdent (avec cette seule différence que le réchauffage était obtenu au moyen d’un fourneau à gaz), étaient également limitées au cas des bas voltages, pour des raisons matérielles : nous ne disposions en effet d’aucune lampe appropriée, et nous étions obligés d’avoir recours à une lampe portative. Il est évident qu’une telle lampe, qui n’est pas protégée contre les courants d’air par un globe, limite la longueur de l’arc, et par conséquent la tension.
- Les avantages d’un voltage plus élevé, et par conséquent d’une longueur d’arc plus grande dans un système d’électrodes qui produit la luminescence par vaporisation métallique, sont cependant indéniables.
- En 1907, M. Steinmetz breveta les systèmes suivants (') : +*
- i° Une électrode constituée par un mélange d’une poudre avec une substance granulée plus réfractaire que la poudre ;
- 20 Une électrode dont le corps est formé d’une substance qui éprouve une fusion locale au point où l’arc éclate, et de grains plus réfractaires, mélangés avec ce corps, de sorte que, pendant le fonctionnement, il y a projection au-dessus de la petite région liquide qui a subi la fusion, sur le corps de l’électrode ;
- 3° Une électrode formée d’un certain nombre de constituants dont l’un est plus réfractaire que tous les autres et subsiste
- (') i5oclobru 1907, brovel Chus. l’.Sloininulz, 868, 5o'j.
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- sans subir la fusion au milieu de la masse fondue pendant le fonctionnement, ce qui stabilise l’arc.
- En un certain sens, le crayon dit « de nrïa-gnétite » ne peut sans un certain effort d’imagination être dit métallique ou de composition essentiellement métallique ; on pourrait aussi bien dire que l’eau contenue dans un récipient en fer est essentiellement gazeuse, sous prétexte qu’elle est composée de deux parties d’hydrogène et d’une partie d’oxygène.
- CRITIQUE DE l’ÉLECTIIODE DE MAGNÉTITE
- Les défauts de l’électrode de magnétite sont nombreux et variés ; dans l’article susmentionné, M. G.-M.Dyott s’exprime comme il suit :
- « Un arc éclatant entre deux électrodes de magnétite pure est très riche en radiations bleues et ultraviolettes. Il est instable et il émet une grande quantité de fumée. L’arc produit entre des électrodes d’oxyde tita-nique est très brillant; il est d’une couleur blanche très pure, donne de la fumée et forme une scorie isolante par refroidissement. Il est également très instable. Si l’on emploie exclusivement la magnétite et l’oxyde de titane, l’instabilité .de l’arc devient telle qu’elle rend son éniploi pratiquement impossible.
- « L’arc d’oxyde de chrome est d’une couleur chargée, jaune verdâtre, et brûle d’une façon stable, mais son rendement lumineux est plus élevé. Il forme une scorie isolante par refroidissement, se consume très lentement et ne donne pas de fumée ».
- Que l’addition de composés oxygénés du chrome, qui seul rend pratique la lampe à la magnétite, ne soit pas favorable à tous les points de vue, c’est ce que l’on peut conclure du passage suivant du même auteur et publié dans le même journal (*) :
- « Quiconque possède quelque expérience
- de l’arc à la magnétite a pu constater que, pendant certaines périodes, l’arc perd complètement son éclat particulier et prend une vilaine teinte jaunâtre. Gela dure, tantôt quelques secondes, tantôt quelques minutes et constitue un sérieux amoindrissement des remarquables qualités de cette lumière. On a constaté que ces phénomènes se produisent plus fréquemment vers la fin de la durée de vie de l’électrode, et c’est pourquoi on les attribue au mauvais mélange des ingrédients ; mais, en fait, de nombreuses expériences ont montré que, si c’est là l’une des causes du phénomène, ce n’est jamais la seule ».
- De ce qui précède, on peut déduire les raisonnements suivants :
- i° La composition de l’électrode supérieure n’est pas la cause directe des périodes de jaunissement, car le fer de cette électrode ne permettrait pas un phénomène aussi intense : l’oxyde de fer tend, en effet, à donner à la flamme une coloration blanc bleuâtre ;
- a" C’est donc la composition de l’électrode inférieure qui doit être incriminée. Passons donc en revue les différentes substances qui entrent dans sa composition :
- 3° Ce ne peut pas être la magnétite, puisqu’elle tend à donner une flamme blanc bleuâtre ;
- 4° Ce ne peut pas être non plus l’oxyde de titane, car il donne une flamme absolument blanche ;
- 5° Il faut donc que ce soit la chromite.
- On ne doit pas accuser entièrement les impuretés, car tous les charbons étaient les mêmes dans chaque lampe ; par conséquent la faute en est probablement à la substance elle-même.
- Il est probable que la solution est la suivante :
- A l’électrode supérieure adhère un petit globule de matière en fusion. La grande chaleur développée volatilise aisément la magnétite, puis l’oxyde de titane, de sorte qu’il ne reste que le chrome ; voilà pourquoi l’électrode de fer donne d’autant plus de périodes
- (M The Magnetite Are; Electrical World, p. 854.
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- de jaunissement qu’elle comporte un plus grand nombre de globules adhérents, et que par suite le chrome se manifeste en plus grand excès.
- • On a également constaté qu’après qu’un globule a été déposé sur l’électrode supérieure et que l’arc l’a touché pendant un temps très court, avant qu’il soit transporté sur l’électrode inférieure, on obtient un arc très brillant et très violent, correspondant à un fort excès d’oxyde de titane ; mais si on laisse maintenant subsister un autre globule sur l'électrode supérieure pendant un temps très long, avant de le transporter sur l’électrode inférieure, on obtient un arc jaunâtre, ce qui montre que la magnétite et l’oxyde de titane ont été consumés, laissantsubsisterle chrome.
- L’analyse spectrale a montré également la présence du chrome, décelée par les trois raies caractéristiques dans le vert, qui prédominaient pendant les périodes de jaunissement.
- Ceci rend compte du fait que ces périodes se produisent surtout après que l’électrode a brûlé pendant un certain temps ; le chrome n’est pas consumé dans les mêmes pi’opor-tions que les autres substances et par suite s’amasse en excès.
- Pour éviter ce phénomène désagréable, il est bon d’employer une quantité de chrome aussi faible que possible, ou mieux encore d’incorporer à l’électrode certains sels pour prévenir l’accumulation locale de l’un quelconque des ingrédients.
- Les expériences précédentes ont montré qu’une électrode positive en laiton reste beaucoup plus propre qu’une électrode en cuivre, et l’auteur de ces lignes préconise l’emploi d’une certaine quantité de cette matière, étant donné que la constitution de l’électrode supérieure a quelque influence sur le fonctionnement de l’arc.
- Il est en effet bien connu qu’en inversant le courant dans la lampe, l’arc subit une altération remarquable. Non seulement la flamme perd de son éclat, maisla partie de cette flamme
- qui est voisine de l’anode ne donne pratiquement pas de lumière du tout.
- On conçoit donc que, si dans les conditions ordinaires un globule de scorie adhère à l’électrode positive et que l’arc l’ait touché, la luminosité de la partie supérieure de la flamme diminue beaucoup.
- Les figures a, 6, 7, 8, sont des reproductions de photographies prises soit quelques minutes après l’amorçage de l’arc soit à l’instant où on le met en circuit, l’anode étant absolument froide.
- Fig.5, G, 7, 8.
- Tout cela semble indiquer que la température du crayon positif est la cause du phénomène et montre toute l’importance de conserver propre autant que possible la surface de l’anode.
- Il est bon d’ajouter que lorsque la photographie de la figure 8 lut prise, il y avait des traces d’oxyde de titane sur l’électrode de cuivre, ce qui explique la région lumineuse à la partie supérieure de la flamme.
- On peut donc conclure, en disant que, dans la préparation des électrodes, les différentes substances doivent être réduites à un état de division aussi grand que possible.
- Si les ingrédients se trouvent agglomérés en masses, la couleur de l’arc ne sera pas'uni-lorme. Par exemple, si l’arc jaillit d’un point où la magnétique seule est présente, la flamme devient bleue et présente un aspect fumeux. Si ces précautions paraissent des raffinements superflus, elles ont néanmoins une influence considérable sur la qualité commerciale delà lampe.
- (O suivre.) I. Ladoff.
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- LE PROBLÈME DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE EN FRANCE ET A L’ÉTRANGER (Suite) (').
- Nous avons vu dans le précédent article de quelle manière est comprise la spécialisation des futurs ingénieurs dans le premier établissement d’enseignement technique que nous ayons considéré : celui de l’Université de Gand.
- Après avoir indiqué l’esprit général de l’enseignement, il nous reste à donner quelques détails d’organisation pratique, et à aussi dire quelques mots du mode de recrutement du personnel enseignant.
- C’est chaque année, avant le i5 février, que l’élève doit choisir, par écrit, de celui ou de ceux des groupes de matières compris sous le n° II (électrotechnique spéciale) (2) qu’il désire comprendre dans son examen. Cependant, il ne peut choisir le n° 4 pris isolément (Téléphonie et Télégraphie).
- Bien entendu mention sera faite sur le diplôme délivré à l’élève, des groupes sur lesquels il a obtenu la moyenne des points.
- Les leçons se répartissent à peu près de la façon suivante :
- IA) Electricité théorique.
- IC a) Mesures théoriques.
- 11-2°) Construction, etc.
- II 4°) partira. Télégraphie.
- Environ «8o leçons.
- IB) Electrotechnique générale.
- IC b) Mesures industrielles.
- II l) Eclairage, etc.
- II 4) Partira. Télégraphie et signalisation.
- II 3 a) Electro-métallurgie.
- Environ 115 à 120 leçons.
- II 3 b) Electrochimie.
- Environ 20 leçons.
- L’enseignement est donné par des ingénieurs, afin de revêtir le caractère industriel indispensable.
- Ceci est un trait commun avec la faculté technique de Liège, et d’ailleurs aussi avec les facultés allèmandes, les instituts polytechniques italiens, et toutes les facultés techniques des universités anglaises et américaines.
- C’est un inspecteur de la direction des télégraphes, qui est titulaire des cours d’électricité théorique, de mesures théoriques, de construction, de télégraphie et téléphonie. M. O. Steels (*), auquel nous empruntons ces détails et qui est chargé des cours d’électrotechnique générale, d’électrotechnique spéciale (transport d’énergie, centrale, traction, etc.), et de plusieurs autres cours, est également un ingénieur.
- C’est dans le même esprit que l’on s’est attaché à organiser les différents laboratoires d’une manière vraiment industrielle. Cette question de l’organisation des travaux pratiques, dont l’importance est si bien reconnue dans la plupart des écoles étrangères et que l’on voit parfois résolue chez nous d’une manière si insuffisante, est digne que nous lui consacrions toute notre attention; c’est pourquoi nous allons maintenant ajouter aux documents qui précèdent, les grandes lignes d’une description, récemment publiée, d’un des établissements étrangers les mieux outillés à cet égard.
- l’institut éi.ectkotechniquu DE l’École SUPÉ1UEUHE 1)E DANTZIU (®)
- L’Ecole supérieure technique de Dantzig donne, dans un institut spécial, une instruction électrotechnique encyclopédique. L’enseignement commence, pour les étudiants de tous les instituts, par des « cours d’été » de 4 heures par jour, qui donnent une vue d’ensemble sur l’élec-troteehnique, à l’aide d’expériences nombreuses, et auxquels viennent s’ajouter des exercices de laboratoires, à raison d’un après-midi par semaine.
- Cette préparation constitue pour les architectes, les ingénieurs de travaux publics, les chimistes, et ceux qui appartiennent à la division des sciences générales, leur formation électrotechnique, et fournit aux futurs électriciens et constructeurs de machines, les bases d’un enseignement plus développé. Ces deux dernières
- (') Voir Luitiière Electrique, 4 décembre, p. 3o3. (a) Voir Lumière Electrique, ibid., noie.
- (>) Voir Lumière Electrique, ibid., labl eau p. 3b4. (2) D’après G. RœssEUin, E. T, Z.
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- catégories suivent, pendant l’hiver suivant, une série de cours relatifs aux conditions spéciales de fonctionnement des machines électriques, cours auxquels viennent s’ajouter des exercices de laboratoire, à raison d’un jour entier par semaine.
- Pour l’électricien s’ajoute encore une série de cours pour le semestre d’été aux exercices pratiques.
- Enfin, les deux semestres suivants sont réservés à des exercices de laboratoire.
- Le principe de l’enseignement est donc de partir d’un programme général commun à tous les futurs ingénieurs, en les spécialisant de plus en plus au fur et à mesure de l’avancement des cours dans une branche particulière.
- Cet institut a été ouvert en octobre 1904; il fait partie de l’Ecole supérieure, qui comprend : un institut de chimie, l’institut électrotechnique, un laboratoire de machines auquel on a ajouté récemment un laboratoire de résistance des matériaux.
- Le laboratoire des machines alimente tous ces bâtiments en eau, chaleur, lumière et force, et fournit l’énergie nécessaire à l’institut électrotechnique, Il comprend deux groupes électrogènes à vapeur d’une puissance totale de 33o kw, et une batterie d’accumulateurs de 128 kw pour une décharge en 3 heures sous une tension de a20 volts.
- Il est intéressant de signaler le nombre et la diversité des sources d’énergie électrique dont dispose l’institut électrotechnique.
- Le courant alternatif monophasé et triphasé est produit par deux moteurs-générateurs ayant une puissance de 5o et de 100 KVA sous 220 volts, Leur vitesse et leurs tensions sont réglables dans une large mesure. La tension du courant continu, à 220 volts, fourni par le laboratoire, est d’une constance suffisante pour la plupart des cas. Cependant, pour des cas spéciaux, on a prévu une batterie de 121 éléments, d’une
- capacité de 162 ampères-heure en trois heures.
- Afin de conserver cette batterie en bon état, elle n’a pas été divisée en groupes pouvant débiter indépendamment les uns des autres. On a préféré, pour obtenir des voltages variés, employer une dynamo spéciale, de 5o kilowatts.
- Pour produire des courants continus à forte intensité et à bas voltage, on a prévu une dynamo de 10 volts, 1 000 ampères, dans la salle des machines, et une batterie de trois éléments, dont le courant de décharge est de 216 ampères pendant trois heures.
- On a rassemblé sur un tableau principal dans la salle des machines tous les appareils permettant de faire toutes les combinaisons voulues entre les différentes sources d’énergie ci-dessus.
- Enfin, deux transformateurs permettant d’obtenir du courant mono et triphasé à haute tension, complètent l’installation.
- Au total, l’institut électrotechnique dispose à poste fixe des machines suivantes pour les essais :
- i° Une génératrice shunt;
- 20 Un transformateur triphasé et un transformateur monophasé ainsi qu’un transformateur monophasé à noyau mobile ;
- 3° Une dynamo série;
- 4° Un alternateur triphasé;
- 5° Une dynamo série à réunir à la dynamo n° 3 pour les transports de force;
- 6° Un moteur asynchrone monophasé;
- 70 Un moteur asynchrone triphasé.
- En dehors de ces machines de types normaux, les élèves ont, suivant les cas, à étudier des machines spéciales, telles qu’une dynamo Rosenberg, un moteur monophasé à collecteur, pouvant être monté comme moteur série compensé à répulsion ou moteur Eichberg, une commutatrice, un générateur monophasé à haute fréquence (10 000 périodes), un moteur de pont roulant, un convertisseur en cascade, etc..
- (A suivre.)
- J. Reyvat..
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2* Série). — N« 1.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES(l)
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Étude mathématique de réchauffement d’un conducteur parcouru par une décharge oscillatoire très rapide. •— A. Lèautè. — Académie des Sciences, séance du 6 décembre 1909.
- L’auteur, a montré précédemment (2) que la décharge d’un condensateur, lorsqu’elle traverse un fil métallique très fin, produit dans certains cas une véritable explosion de ce fil. Cette explosion est d’autant plus forte que la self-induction insérée dans lé circuit est plus faible, et il est intéressant de voir si cette augmentation est due à la diminution de la période ou à l’accroissement du maximum de l’intensité. On y parvient par l’étude mathématique de la loi d’échauffement d’un conducteur parcouru par une décharge oscillante.
- Pour faire ce calcul, l’auteur admet que l’air garde une température constante et que les échanges de chaleur entre le conducteur et l’atmosphère se font d’après la loi de Newton. Les conclusions sont les suivantes :
- Influence de la fréquence. — L’augmentation de la fréquence provoque, du moins pour les décharges très rapides, une diminution de la température
- (*) Cette rubrique recevra désormais une grande extension, qui en fera le compte rendu analytique général des publications ou communications aux Sociétés savantes, d’Europe et d’Amérique, relatives à l’électricité.
- Comme par le passé, des extraits importants seront donnés des principaux articles, ou de ceux qui présentent un intérêt général. Les autres seront plus ou moins brièvement analysés.
- "La liste de tous ces articles sera récapitulée el, au besoin, complétée, dans la table des matières trimestrielle de La Lumière Electrique, soigneusement établie selon un double classement (par noms d’auteurs et par ordre de matières), avec référence directe aux publications françaises ou étrangères dont sont tirés les extraits. x Celte table des matières qui formera de la sorte un volumineux Supplément, gratuitement offert à nos abonnés, constituera le répertoire complet, la table des matières générale de toutes les publications électriques.
- N. D. L. R.
- (2) Yoir Lumière Electrique, 11 décembre 1909, p. 331.
- atteinte par le fil, mais cette diminution est très faible.
- Variations simultanées dô la fréquence, de l’amortissement et de Vamplitude. — La tempérar ture atteinte par le fil croît quand la self-induction décroît.
- En résumé, lorsqu’un fil fin est parcouru par une décharge de condensateur, l’augmentation que l’on constate dans la violence de l’explosion, quand on diminue la self-induction, est due à l’accroissement simultané de l’amortissement et de l’amplitude du courant; la fréquence tend à produire un effet inverse.
- A. S.
- Propriétés électriques des aciers (résistivité et thermo-électricité.) — H. Pécheux. —
- Académie des Sciences, séance du 6 décembre 1909.
- L’auteur a opéré sur des aciers doux et durs ou demi-durs de types commerciaux, pour étudier l’influence du carbone et du silicium.
- Résistivité. — Si l’on compare deux catégories d’acier, on constate que :
- La résistivité à o° de l’acier très doux est très voisine de celle de l’acier demi-dur mais le principal coefficient de température est plus faible dans ce dernier, lequel est un véritable alliage, le premier étant un simple mélange de ferrite et de graphite. Le silicium accroît dans tous la résistivité à o° et diminue le principal coefficient de température.
- Thermo-électricité. — a) La température du point neutre est généralement d’autant plus basse que la proportion de carbone est plus grande ;
- h) La présence du silicium relève sensiblement cette température dans les aciers doux ; dans les aciers durs, l’influence du carbone est prépondérante ;
- c) La température d’inversion est toujours supérieure au double de la température du point neutre, comme dans le cas du fer d’ailleurs (Ph. Harrison) ;
- d) La co.urbe change d'allure à une certaine température, qui est d’autant plus basse que celle du point d’inversion l’est elle-même, le silicium ayant pour effet de réduire l’écart entre les deux températures ;
- e) Enfin, dans les aciers, le point neutre a lieu à
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- 1er Janvier 1910.
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- une température inférieure à celle qu’on obtient avec le fer pur ; l’écart est d’autant plus grand que la teneur en carbone est plus grande, en général ; il en est même de la température du changement d’allure de la courbe.
- A. S.
- Sur la variation de la conductibilité du verre avec la température. — L. Dunoyer. —
- Académie des Sciences, séance du 3 décembre 1909.
- Les études antérieures sur la conductibilité du verre ayant été faites en créant dans le verre un champ électrique élevé, il était intéressant de reprendre la question au point de vue de l’emploi spécial du verre comme isolant, entre une électrode reliée à une paire de quadrants d’un électromètre sensible, et un]anneau de garde. Pour cela, il fallait soumettre le verre à un champ électrique très faible.
- Le courant de fuite qui se manifeste dans ces conditions est proportionnel à la différence de potentiel sous laquelle il se produit, c’est-à-dire que la loi d’Ohm s'applique et qu’il y a lieu de considérer une conductibilité bien définie.
- Ces expériences suggèrent donc que les conditions d’étude des diélectriques seraient beaucoup mieux définies, à un certain point de vue, si l'on opérait toujours, dans des champs très faibles, quoique d’une manière beaucoup plus lente.
- La courbe représentant la variation de la conductibilité montre que cette conductibilité reste extrêmement faible jusque vers i5o°. La diminution apparente qui se manifeste de iG° à i5o° correspond au fait que le verre est mieux desséché. L’isolement ne le cède en rien, vers i5o°, aux bons isolements par l’ébonite, entre électrode isolée et anneau de garde. Il est assez intéressant de constater, sur la forme de la courbe représentative, avec quelle rapidité extrême la conductibilité augmente entre 1800 et 220°. Elle rend alors tout isolement par le cristal absolument illusoire, avec l’emploi d’un électromètre suffisamment sensible. A. S.
- ÉTUDE, CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Les tendances actuelles de l’industrie électrique machines génératrices. — G. Kapp. — Discours prononcé à l’Institutionof ElectricalEngineers, 11 novembre 1909, reproduit par The Electrician, 19 novembre 1909.
- L’auteur a saisi l’occasion de l’adresse qu’il devait
- prononcer en qualité de président de 1’ « Institution of Electrical Engineers » pour passer en revue la position actuelle de la technique électrique, et pour indiquer les progrès les plus importants récemment réalisés, ainsi que les tendances générales de cette industrie.
- La tendance actuelle est aux grandes unités. La Generale Electric C° de New-York a construit quelques turbo-alternateurs de 14 000 kw et 9 000 volts ; de même, la Compagnie Norvégienne de l’Azote, dans son installation près de Notodden, a mis sur pied quatre alternateurs triphasés, mus par turbines hydrauliques, de 10 5oo kw chacun, soit 7 000 kw avec un facteur de puissance de 0,67, la tension aux bornes étant de 10 000 volts et la fréquence de 5o périodes. Les pertes totales à pleine charge étant d’environ 3ao kw, il a fallu prévoir des dispositifs 'spéciaux pour la ventilation. On amène l’air sous la plaque de chaque machine, mais on ne s’est pas préoccupé d’évacuer l’air chaud.
- A propos de cette question de la ventilation des turbo-générateurs, M. Kloss a indiqué (*) que le procédé scientifique consiste à prendre l’air à l’extérieur de la salle des machines et à l’évacuer également à l’extérieur de cette salle. D'une façon générale, la première partie de cette recommandation est déjà observée dans les usines centrales actuelles, mais l’air chaud est souvent évacué dans la salle des machines elle-même. Il ne semble cependant pas y avoir de difficulté à disposer des conduites d’échappement sous a plate-forme de la machine.
- Il est inutile de prévoir un ventilateur séparé, et il est tout à fait simple de monter des palettes à chaque extrémité du rotor, de telle sorte que dans toute la machine l’air soit obligé de suivre le chemin qu’on lui a tracé.
- Dans la plupart des usines modernes, les pompes à air sont entraînées par les moteurs électriques, mais l'Allgemeine Elektrizitàts Gesellschaft a remplacé ce procédé par des pompes centrifuges actionnées par turbines. Un dispositif de ce genre appliqué à un turbo-alternateur de 6 000 kw comporte, par exemple, une petite turbine à vapeur à 2 000 tours par minute,qui actionne la pompe de circulation, la pompe à air, et une troisième pompe qui injecte l’eau dans la chambre d’admission de la pompe d’alimentation, qui est du type centrifuge également.
- (*) Daus une communication antérieure faite à l’Institution.
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- On n’emploie ainsi aucune espèce de pompe à piston et l’alimentation peut être réglée sans surveiller la pompe correspondante.
- Ce procédé diminue l’encombrement d’une manière considérable. Le principe sur lequel est basé le fonctionnement de la pompe à air est que l’eau s’échappe de la roue de la pompe centrifuge dans un diffuseur qui l’entoure.
- L’espace annulaire entre le ventilateur et Je diffuseur est en communication avec le condenseur ; l’eau qui circule dans cet espace entraîne l’air avec elle et le décharge à la pression atmosphérique à la périphérie du diffuseur.
- Les différentes particules de l’eau agissent ainsi comme d’innombrables petits pistons élémentaires qui compriment l’air et le poussent en avant.
- L’eau qui a été employée pour expulser l'air va rejoindre celle qui vient directement du condenseur, et vient agir avec elle, comme il a été dit, dans la pompe d’injection.
- L’eau d’alimentation obtenue de cette manière est absolument exempte d’air, et l’alimentation n’exige que 5 % . Bien entendu, l’absence de toute machine à piston dispense d’employer tout filtre à huile.
- USINES GÉNÉRATRICES
- L’inspection des installations électriques en vue des assurances. — F. Drexler. — Elek-trotechnik und Mascliinenbau, 19 décembre 1909.
- L’auteur passe en revue les conditions de sécurité que doit remplir une installation électrique, et énumère les fautes les plus ordinaires commises à cet égard, notamment en ce qui concerne les fusibles et coupe-circuits.
- L’auteur conclut en condamnant, d'après les expériences de Bamberger et Sahulka, l’emploi du celluloïd, comme éminemment dangereux.
- La station centrale électrique à turbines de Buenos-Ayres (145 000 chevaux) (*). — Prak-tische Maschinen-Konstrukteur et Revue industrielle, 27 novembre 1909).
- Les turbines sont construites pour une puissance normale de 41 200 chevaux à une vitesse de 750 tours à la minute et peuvent fournir un excédent de puissance de 28 % pendant 2 heures.
- (') Déjà partiellement ‘lécrile dans la Lumière Electrique,
- Elles sont alimentées avec de la vapeur surchauffée à 3oo° à une tension de iiVs aux soupapes d’admission, et fonctionnent avec des condenseurs à surface.
- La consommation de la vapeur en marche normale pour une charge de 7,500 kw aux alternateurs est de 6,3kB par kilowatt-heure, avec de l’eau de condensation a 15°. Deux alternateurs sont couplés en tandem avec les turbines; l’un d’eux est calculé pour une charge de 8 35o kw et donne un courant alternatif d’une fréquence de 25 périodes sous 1 200 volts, et est prévu pour une charge maxima de 8 825 kilowatts.
- Des excitatrices de 110 kw fournissent aux alternateurs le courant d’excitation sous une tension de 220 volts.
- Les condensateurs à surface possèdent chacun une surface de refroidissement à i5°, un vide de g5 % ; avec de l’éau à 25°, le vide obtenu peut atteindre 91 % .
- Le poids d’un groupe entier, y compris le condensateur est de 475 tonnes.
- L’installation comprend 4 bâtiments accolés :
- Le bâtiment contenant les tableaux de distribution, la salle des pompes à air , et la salle des chaudières.
- La salle des machines est prévue pour contenir iG groupes de turbo-alternateurs. Au milieu des groupes se trouvent les 3 groupes excitateurs, dont deux sont déjà en exécution. Chacun d’eux comprend une turbine Parsons couplée avec deux excitatrices. Les condensateurs sont situés dans le sous-sol, de la salle des machines. L’eau de refroidissement est aspirée dans une canalisation souterraine par les pompes centrifuges traverse ensuite les condensateurs et s’évacue par un canal parallèle à l’axe longitudinal de la salle dés machines. Les conduits d’évacuation qui partent des condensateurs ne débouchent pas directement dans ce canal, mais dans un puits spécial disposé derrière chaque condensateur. Des puits analogues, de section ovale, se trouvent situés sur le canal d'aspiration.
- Le bâtiment des chaudières se compose de cinq salles distinctes qui contiennent chacune 2 rangées de 6 chaudières, chaque chaudière comportant 4 foyers. L’étage supérieur de chaque salle constitue une soute à charbon.
- Chaque groupe de deux foyers est alimenté par un cône de chargement ménagé dans le plancher de la soute à charbon, Les grçupes de chaudières sont si-
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- tués face à face, la chaulïerie se trouvant, entre les deux; au-dessous se trouve la cave aux cendres C. Après l’achèvement de l’installation, le bâtiment des chaudières comportera 5 X n = Go unités.
- La salle des machines et la salle des pompes sont dèsservies chacune par un puissantpont roulant Les voies deroulement de la salle des machines reposent sur des piliers, l’autre sur des consoles fixées au mur mitoyen de la salle des chaudières.
- Chaque turbine se compose de deux corps, haute et basse pression, supportés par 3 paliers.
- Cette disposition, nécessitée par la puissance de la machine, réduit au minimum la consommation de vapeur et assure un rendement très élevé en permettant l'emploi d’un grand nombre de couronnes ; elle présente en outre l’avantage d’éviter les déformations résultant d’une trop grande chute de température dans un même mécanisme.
- L’arrivée de vapeur est munie d’une soupape d’arrêt principal, d’où la vapeur se rend par des conduits à la soupape de réglage à double siège située à la partie supérieure de la turbine, du côté haute pression. Le piston qui actionne cette dernière soupape est commandé par pression d’huile, contrairement à ce qui a lieu dans les types antérieurs Parsons, où cette commande se fait par pression de vapeur. La pression d’huile est empruntée au système général de graissage, ce qui, dans le cas d’une circulation d’huile défectueuse, provoque automatiquement l’arrêt de la turbine.
- Le régulateur à ressort qui commande le relais placé près de la soupape de réglage, est monté sur le même arbre vertical que l’une des pompes à huile et actionné par des roues hélicoïdales.
- Un régulateur de sûreté à déclic, également monté sur cet arbre, ferme la soupape d’arrêt principal quand la vitesse dépasse i5 % de sa valeur normale. La seconde pompe à huile est montée sur un arbre placé symétriquement au premier par rapport à l’axe de la turbine. Ces deux pompes fonctionnent en parallèle et refoulent l’huile dans les canalisations à une pression de ikB,5 : l’huile est prise dans les réservoirs aménagés dans les cadres de fondation, pour être distribuée aux différents paliers et retourne ensuite aux réservoirs.
- Les rotors sont constitués par des tambours en acier forgé, dont les moyeux sont emmanchés sur des portées coniques et assujettis au moyen de fermetures à bayonnette. Des chambres de chaleur sont ménagées dans le moyeu, du côté d’admission de vapeur, pour lui permettre de se mettre rapidement
- en équilibre de température avec les autres parties de la machine. La poussée axiale de la vapeur est compensée par des pistons d’équilibrage avec joints en labyrinthe. Celui de l'étage à basse pression, dont les dimensions sont considérables dans les précédents Parsons, fait ici partie tambour lui-même (brevet Fullagar). Les deux tambours sont supportés par des paliers à cannelures, et sont reliés par des manchons d’accouplement élastiques.
- Alternateurs. — Les alternateurs sont du type Brown Boveri, à inducteurs mobiles et à induit fixe. Les enveloppes sont construites de manière à provoquer une auto-ventilation énergique. Les tôles de l’induit sont divisées en un grand nombre de paquets, maintenus à une certaine distance les uns des autres, de façon à offrir une surface de refroidissement suffisante. Les enroulements sont placés dans des rainures et assujettis au moyen de cales. Les extrémités des conducteurs sont' fixées sur des supports isolants afin d’éviter tout déplacement.
- Les tôles d’acier constituant l’inducteur cylindrique sont séparées par des pièces d'écartement de façon à permettre à l’air de circuler ; elles sont munies d’encoches dans lesquelles sont placés les conducteurs. Ceux-ci sont constitués par les lames de cuivre enroulées sur gabarit et disposées dans les encoches de telle sorte que la force centrifuge suffit à les maintenir et à rendre tout déplacement impossible. Les extrémités des enroulements qui font saillie en dehors du corps de l’inducteur sont solidement maintenues par des supports isolants.
- Un très grand soin a été apporté à l’étude de la ventilation. L’air qui arrive aux deux extrémités de la’ machine par des orifices ménagés dans le socle est insufflé dans les enroulements par deux ventilateurs fixés sur le rotor ; de petits canaux ont été prévus dans l’induit et dans les inducteurs pour en faciliter la circulation. On obtient aussi une température uniforme dans les différentes parties de l’alternateur ; ceci a pour conséquence d’empêcher tout déplacement des conducteurs causé par l'inégalité des dilatations, déplacement qui pourrait être nuisible à l’équilibre de la machine dans son mouvement de rotation.
- Ces alternateurs peuvent, sans inconvénients, supporter pendant une demi-heure une surcharge de % . La température maxima, constatée en marche normale dans le fer ou dans”l'enroulement, ne doit pas dépasser de plus de 5o° la température ambiante.
- Le poids d’un alternateur complet, sans socle et
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- sans paliers, est de 73,4 tonnes, le stator seul pèse 48,1 tonnes, et le rotor 25,3 tonnes.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- La propulsion électrique à bord des navires.
- I. Génisralitiîs. — A. Mavor. — Communication à VInstitution of Civil Engincers, 7 décembre 1909 Reproduite par l’Engineering, 10 décembre 1909.
- Les conditions d’application de la puissance motrice sont différentes pour les véhicules terrestres et pour les navires, bien que les progrès réalisés dans l’un des modes de locomotion aient souvent influé sur l’autre.
- Comme différence, on doit signaler la faculté de supprimer, sur le navire, tout dispositif de transmission, puisque le moteur et le propulseur sont directement reliés.
- Les turbines terrestres ont un meilleur coefficient d’utilisation que les turbines marines, parce que l’ingénieur est plus libre à terre pour choisir la vitesse de rotation, pour pratiquer la subdivision des unités motrices, etc.
- L’auteur propose de prévoir un équipement électrique entre le premier moteur et le propulseur destiné à donner une certaine élasticité aux conditions de fonctionnement que s’imposent réciproquement ces deux organes : à pleine charge tous les éléments de l’installation génératrice fonctionneraient et combineraient leurs actions en vue de la propulsion. A charge plus faible, au contraire, le dispositif permettrait de pratiquer le sectionnement des unités.
- A cette fin on a établi des moteurs spéciaux, capables de fournir les nécessaires changements de vitesse et de sens, et se prêtant à la combinaison ou au sectionnement indiqués. Ce sont nécessairement des moteurs alternatifs, dont la vitesse est fixe et égale à un multiple simple de la vitesse du générateur.
- On les a réalisés sous deux formes :
- I. Moteur « Spinner ». — C’est un moteur ordinaire à vitesse constante dont l’arbre est directement relié au propulseur et qui peut recevoir un deuxième mouvement de rotation autour de l’axe du propulseur ; ce deuxième mouvement lui est imposé par un second moteur concentriquement extérieur au premier, de sorte que la vitesse de rotation du propulseur dans l’eau est la somme algébrique de celle du moteur principal (V) et de celle qui est
- imposée par le moteur concentrique auxiliaire (Y'). Les deux moteurs étant réversibles, on voit qu’il y a dans chaque direction trois vitesses résultantes possibles :
- i° La vitesse V du moteur principal (vitesse moyenne) ;
- 2° La vitesse réduite : V — V' ;
- 3° La grande vitesse : V -|- V'.
- . II.Moteur multiple. —C’est un moteur à cage d’écureuil dont le stator est muni de deux ou plusieurs circuits électriques indépendants, reliés chacun à une source d’énergie également indépendante.
- Par exemple, le moteur pent être alimenté par deux souri es d’énergie à 25 et 5o périodes respectivement, les enroulements étant à 46 et 92 pôles. A pleine charge, la vitesse est de 66 tours par minute. Si l’on envoie le courant à 25 périodes dans l’enroulement à 92 pôles, la vitesse devient de 33 tours par minute.
- II. — Le système Bailey. — Revue de Mécanique, 3o novembre 1909.
- Une bonne solution du problème de la commande des hélices, qui permettrait de simplifier l’installation et la conduite des turbines et mettrait à la disposition du commandant du navire des hélices marchant avec un excellent rendement [et avec une souplesse parfaite, constituerait, dans l’application des turbines à la navigation, un progrès qui permettrait peut-être de les appliquer à des navires de commerce autres que les grands rapides, tels que les cargo et mixtes.
- Voici quelques détails sur le système de M. P. Durt-nall, l’un des premiers promoteurs de ce système de transmissions électriques. Ce système comporte l’emploi de dynamos polyphasées avec des moteurs à cage d’écureuil sans collecteurs, tels qu’avec une turbine faisant par exemple 1 000 tours par minute on pourrait commander, comme sur l’un de ses projets de cargo, l’hélice à 27, 45 et 80 tours en marche avant ou arrière, sans interposition de résistances. D’après M. Durtnall, l’application de son système au célèbre paquebot Lusitania entraînerait une économie de 3i %. Dans le système proposé parla maison Siemens, on emploie les courants triphasés, mais avec des moteurs à collecteurs sur chaque arbre d’hélice et variation de leur vitesse par un commutateur modifiant le voltage du champ magnétique des moteurs (1).
- (') London association of foveman Engineers and Draught men, 4 septembre 1909.
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- .A.
- M. Bailey a proposé récemment un système dans lequel (fig. i) la dynamo triphasée 2, commandée par la turbine 1, est reliée au moteur d'induction 4 par le circuit 3. Le renversement de la marche se fait par le commutateur 6, pivoté en 7 et relié par une \ bielle 14 au levier de manœuvre i3.
- Quand i3 se trouve dans la position de pleine marche avant «, S, sur les contacts 5o, il ferme le circuit de pile 3g, par 54 et 64, sur le solénoïde 56, qui, attirant 8t sut* 66, ferme le circuit triphasé 88 sur les moteurs synchronisés 18 et 20, qui se mettent à tourner.
- 57, de sorte que 81 ferme le circuit des moteurs *8 et 20, qui se mettent à tourner, toujours synchroniquement, mais en sens contraire de précédemment. En môme temps, i3 ferme, par 53, 54,86, 56, 77, 62, 63 le circuit de 39 sur solénoïde 48 qui, par 48, ferme la soupape d'admission de vapeur 14 et ouvre la soupape 45, qui admet la vapeur aux aubes de freinage dé la turbine de manière à en réduire la vitesse, jusqu’à ce que le moteur 18, en faisant tourner 16, ait rompu le circuit en 5i, 53, puis se soit arrêté, comme 20, par le lâcher du solénoïde 57, La rupture en 53 et 48 permet, d’autre part, au ressort
- Fig. 1.
- Le moteur 20 ouvre, par 21, 22, 23, la soupape d’admission 24 de la vapeur à la turbine par 41, 24, 42, et le moteur 18 fait tourner de droite à gauche autour de i5 la plaque de commutation 16, par sa transmission à vis sans fin 17, juqu’à ce que 16 ail ainsi rompu le contact de i3 avec 5o, ce qui arrête automatiquement les moteurs 18 et 20, parce que le solénoïde 56, coupé de son circuit,laisse le ressort 90 ramener 81 à sa position neutre figurée. Si l’on ramène ensuite t3 de b vers <7, <7., il referme le circuit en 51 et 53, par 54, i3, 5i, 75, sur le solénoïde
- 49 de ramener 46 a sa position figurée, où il rouvre 44 et ferme 45.
- Pour arrêter la turbine, on ramène i3 dans sa position moyenne a,«, sur 5i et 53 de manière à refermer le circuit de 39 sur 07 qui. ramenant 81 sur 67, remet en mouvement les moteurs 18 et 20, jusqu’à leur arrêt par rupture en5i, après fermeture de 24.
- Pour passer à la marche arrière, on-amène i 3 de a9a vers a9c, avec le même jeu des circuits que pré* cédemment.
- Pour assurer la marche synchrone dés moteurs
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2® Série). — N® 1.
- 18 et 20, on introduit dans le circuit du moteur 18 des résistances 27 en nombre déterminé par la position du bras 26, commandé par le pignon 29, en prise avec les vis sans fin 79 et 80, de sorte, que 26 se meut proportionnellement à la différence des vitesses de rotation de ces vis. Comme ces vis sont commandées par des cliquets et rochets 32, 35 actionnés par les solénoïdes 3o, reliés aux contacts 85, tournant avec les moteurs 18 et 20, on voit qu’en ce cas de décalage de ces moteurs, le bras du rhéostat 26 prend automatiquement une position telle que le synchronisme se rétablisse.
- Enfin, pour empêcher dépasser brusquement delà position de pleine marche avant à celle de pleine marche arrière avec la turbine lancée, le toc 70 empêche ce mouvement tant que le voltage dans le circuit de la dynamo 2, reliée au solénoïde 71, est suffisant pour empêcher le ressort 72 de retirer 70 de devant i3.
- L’électricité appliquée au tissage. — Elec-trical Revie»’, 17 décembre 1909.
- Des expériences intéressantes ont été faites dans un tissage de la petite ville de Vetschau, en Allemagne, où s’était posé le problème de choisir entre la commande mécanique directe par machine à vapeur et la commande électrique individuelle, en employant la même machine pour produire l’électricité.
- Les expériences ont montré que les mêmes métiers, en passant de la commande mécanique à la commande électrique, ont accusé une augmentation de puissance débitée de i5 .à 20 % ;.en même temps, la consommation de charbon diminuait de ik® par métier et par jour.
- Avec la commande mécanique directe, les 3o métiers de l’installation consommaient en moyenne o,52 HP chacun, soit 10,7 HP pour l’ensemble.
- L’installation électrique actuelle comprend : un alternateur triphasé de 85 KVA, 23o volts, et une dynamo (du type des machines d’éclairage) donnant 210 ampères sous 110 volts.
- L’électricité dans les mines; le point de vue des mineurs. — Th. Burt. — Circulaire mensuelle de l’Association des mineurs du Northumberland, novembre 1909 (•).
- Exposé des dangers résultant, pour le personnel, doucette application d’électricité, et conseils pratiques adressés aux mineurs à cet égard.
- (') Reproduit^ par The Etectrical Review, 10 déc. 1909.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Statistiques relatives aux Télégraphes et aux Téléphones.
- I. — Le développement téléphonique mondial et les
- PROGRÈS RÉALISÉS EN AMÉRIQUE. - . H.-V. Hellrlgl. -
- Eleklroteclmik und Maschinenbau, 12 décembre 1909.
- L’auteur donne une série de tableaux comparatifs des différents pays, relativement au nombre des postes téléphoniques, au développement des réseaux et à leur activité économique.
- II. — Contribution a la statistique des services nationaux des Télégraphes et des Téléphones en Hongrie pendant l’année 1908. — lilekiroteclinik und Maschinenbau, 19 décembre 1909.
- Des données numériques nombreuses sont extraites du rapport' publié jiar la Direction générale du Service Royal hongrois des Postes, Télégraphes, Téléphones pour l’année 1908. Le développement supplémentaire des lignes télégraphiques a atteint 3o8okm, soit2,3 % de la longueur totale du réseau (139 74 4knl); celui des lignes téléphoniques, 26528km, soit n,3 % de la longueur du réseau (261 456 kilomètres).
- DIVERS
- L'industrie électrique en Allemagne et en Angleterre. — Engineering, 17 décembre 1909.
- En 1907 et 1908 les quatre grandes maisons allemandes d’électricité ont payé des dividendes de l’ordre de 12 %, tandis que les maisons anglaises luttaient pour la plupart péniblement.
- Les causes de cet état de choses tiennent : au rôle des banques industrielles (’), à la journée de 8 heures, aux appointements du personnel, à l’organisation commerciale extérieure.
- L’exposition de la Société anglaise de Physique. — Engineering, 17 décembre 1909.
- Description des principaux appareils présentés par les 38 exposants (ro de plus que l’année précédente) : interrupteur au dixième de seconde pour manomètre enregistreur; photomètre Trotter, etc.
- (1) Y. Lumière Electrique, 18 décembre, p. 378.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 21.
- BREVETS
- Lampe à arc dans laquelle ravancement des électrodes est effectué au moyen des effets »du courant qui se produisent au point de support. — M.-B. Duschnitz. — Publié le ia octobre 1909.
- Encore la question de l'avancement automatique des électrodes de lampes à arc.
- Ici, les électrodes peuvent avoir une section d'une forme quelconque sans que celle-ci ait une action sur l'avancement automatique. Ge point présente pour la pratique des avantages essentiels puisqu'on n’est pas lié à une fabrication spéciale pour les électrodes.
- Les électrodes ne sont pas soutenues du tout, mais l’avancement est obtenu à l’aide d'un organe auxiliaire conducteur du courant, lequel est placé à une certaine distance des électrodes hors de la portée de l'arc voltaïque. L'organe auxiliaire peut être construit pour cela en une ou plusieurs pièces parmi lesquelles la ou les pièces qui ont une résistance plus grande sont consumées par l’arrivée du courant au fur et à mesure de l’avancement; tandis que les parties de l’organe auxiliaire qui ont une faible résistance restent constamment dans la lampe.
- De tels organes auxiliaires sont représentés par les figures i et 2 en une coupe transversale, r sont les parties ayant une résistance plus faible, tandis que les parties 2 (à la figure 1 une lame emboîtée) ont une résistance plus forte et que leur partie dépassante est consumée graduellement au fur et à mesure de l’usure des électrodes par la combustion par suite du contact avec l’organe d’amenée ou de retour du courant 3, lequel reste intact par suite de sa conductibilité calorifique élevée. A cet effet l’organe auxiliaire est rendu fixe, et la butée 3 coulisse longitudinalement, ou inversement.
- Le mouvement est effectué généralement par l’excès de poids des électrodes ou de leurs organes de support, mais il peut aussi être obtenu au moyen d’un ressort ou autrement. L’organe auxiliaire 1-2 peut aussi, au lieu d’avoir la forme d’une baguette, être annulaire ou en forme d’un disque, de sorte que Ton peut obtenir un mouvement rotatif. La partie 2 peut aussi être pincée d’un côté,pourvu qu’elle reste longitudinalement en contact électrique avec 1. La partie 2 est renouvelée chaque fois après être uséjs, tandis que 1 reste intact.
- La figure 3 indique un dispositif permettant d’ob-
- tenir l’avancement automatique sans transmission par câble. Le courant est amené en i au corps auxiliaire 1 qui est rendu fixe, et qui porte une nervure 2 sur laquelle vient s’appuyer la butée 3. La tige fixe 8 sert à guider la butée 2 qui porte les électrodes 5 et 6.
- Le courant arrive en i dans la tige 1, passe par l’intermédiaire de la nervure 2 à la butée 3, et de là à l’électrode 6 pour retourner à travers l’arc et l’électrode 5 en ix à la canalisation. Avec les déplacements de la butée 3 varient aussi les résistances opposées au passage du courant. Si la butée 3 se trouve au bout d’un certain temps par exemple à la hauteur 31, le courant est obligé de parcourir dans l’organe 1 un chemin plus longqu’auparavant. Plus la butée 3 continue son mouvement descendant, plus le parcours du courant augmente en i. De l’autre côté, plus les
- électrodes se sont consumées, plus par conséquent elles sont courtes, plus 3 ou 3* descend vers le bas. Ge raccourcissement des électrodes entraîne alors une diminution de la résistance dont le résultat est une augmentation correspondante de la tension. Suivant le dispositif proposé, la résistance du circuit est toujours constante, puisqu’à une diminution de la résistance des électrodes 5 et 6 correspond l’augmentation de la résistance de l’organe 1. Il est naturellement nécessaire que la résistance de 1 soit aussi grande que la somme des résistances de 5 et G réunies. Si la compensation de la résistance des matières présentait des difficultés dans certains cas, 3 peut être construit de manière à former le curseur d’un rhéostat, lequel peut par exemple être composé de spires de résistance qui seraient enroulées sur 8.
- Le trajet du courant est choisi dans ce cas de telle manière que le curseur (la butée 3) met dans son mouvement descendant toujours plus de spires en circuit.
- L’énergie du courant au point d’appui peut être utilisée de la manière lajplus variée pour l'avance*
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2® Série). — N® 1.
- ment, par exemple par l’usure à la combustion, fusion des bords, etc., ou aussi par l’amollissement et la flexion ou l’écrasement de goupilles ou d’autres
- saillies, dents, etc. L’organe auxiliaire peut avoir pour cela la forme d’une baguette ou d’un disque, etc.
- A. P
- VARIÉTÉS
- Les lois de protection foi’estière en Italie (suite) (').
- CRÉATION DE RESSOURCES POUR LA RASILICATE
- « La plaie qui a le plus rongé les forces vives de la Basilicate est la destruction de scs merveilleuses forêts.... Bisogua rimboschire. » (Pietro Lacava.)
- En effet, la destruction insensée des forêts a ruiné l’industrie et l’agriculture de cette province, essentiellement pays agricole et d’élevage, a bouleversé le régime des eaux, favorisé les éboulements, les inondations, augmenté l’émigration, etc. (2).
- A tout cela, le remède a paru être le reboisement et la création de ressources financières pour les cultivateurs. Il en est résulté l’importante loi du 3i mars 1904, dont voici les dispositions intéressant la forêt.
- Article premier. — Il est institue une caisse provinciale de crédit agricole pour la Basilicate, avec siège à Potenza. Elle a la personnalité morale et a pour objet de faire des avances en argent et en nature aux caisses agricoles, sociétés agricoles coopératives ou autres, aux propriétaires et fermiers, pour travaux et améliorations agricoles et pour reboisements.
- Art. 25. — Les biens patrimoniaux du Trésor public et de la province sont mis à la disposition de la caisse provinciale et seront divisés en deux catégories : terrains soumis à la servitude forestière (3) et terrains libres. Les premiers seront consignés aux inspections forestières pour être reboisés conformément aux dispositions de l’article 4-5 ci-dessous; les seconds seront à leur tour divisés en deux classes, celle des terrains propres à la culture forestière qui seront
- \
- (*) Voir Lumière Electrique, 18 décembre 1909.
- {*) De 1881 à 1891, l’émigration permanente en Basilicate a été de 2.00 000 personnes.
- (3) D’après la loi du 20 juin 1877.
- consignés aux inspections forestières comme les précédents, et celle des terrains agricoles qui seront, par les soins de la caisse, allotis et affermés ou vendus avec obligation d’amélioration.
- Art. 29. — Les biens patrimoniaux des communes seront divisés en deux catégories : terrains soumis à la servitude forestière et terrains libres. Les terrains libres non cultivés à ce jour seront aliénés ou affermés...
- Art. 38. — La servitude forestière sera proposée pour tous les terrains qui ont besoin de restauration, afin d’empêcher les éboulements (l), ou qui seront à reboiser dans l’intérêt du régime des eaux ou pour raisons hygiéniques ou économiques.... (2).
- Art. 40. — Les bois existants et ceux de nouvelle création soumis à la servitude forestière ne pourront être l’objet de coupes générales ou partielles avant d’avoir atteint la maturité économique.
- Pour toute coupe de forêt de province, de commune ou d’établissement public, le propriétaire devra en présenter la demande au commissaire civil qui fera, par l’inspection forestière, certifier la maturité économique du bois à exploiter et établir aux frais du propriétaire le projet de coupe, lequel sera soumis à l’approbation du ministère de l’Agriculture.
- Pour une coupe dans un bois particulier soumis à la servitude forestière, il suffira du consentement écrit du commissaire civil qui prescrira les conditions et précautions jugées nécessaires.
- Art. 41. — Quand le propriétaire d’un fonds
- (*) En Basilicate, la moitié des communes est menacée d’ébouleinents (Petermanns Mitteilungen, 1906, p. 211-213).
- (2) Devront également être soumis à la servitude foçestière les bois existants, qui précédemment ne tombaient pas sous le coup de la loi forestière de 1877 (Circul. ministérielle, n» 110, Bollettino ufficiale, art. 1240).
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- soumis voudra le consacrer à la culture agricole, il devra en démontrer la convenance dans une demande spéciale faite au commissaire civil, lequel, après avoir pris l’avis de l’inspection forestière, pourra accorder l’autorisation sous les conditions propres à assurer un bon régime des eaux météoriques et la stabilité du sol au moyen des travaux qui seront reconnus nécessaires. Les décisions du commissaire ne seront exécutoires qu’après approbation du ministère de l’Agriculture.
- Art. 42. — Dans les bois soumis, objet d’une exploitation générale ou partielle, ou incendiés, le pâturage ne pourra s’exercer sans l’autorisation écrite de l’inspecteur forestier et cette autorisation ne pourra, en aucun cas, être donnée si les jeunes bois et le recrû ne sont pas assez développés pour n’avoir à éprouver aucun dommage du pâturage.
- Les infractions seront punies des peines prévues par la loi du 20 juillet s877.
- Art. 43. — Outre l’exemption d’impôt foncier prévue par l’article 78 ci-dessous, les primes suivantes sont établies :
- 100 lire au maximum, une seule fois, pour tout hectare de terrain nu reboisé en essences de haute futaie avec succès, ce dont il sera certifié par l’inspecteur forestier au moins cinq ans après la plantation ou le semis ;
- 5o lire au maximum, une seule fois, pour tout hectare de terrain reboisé en taillis pour empêcher les éboulements, à justifier comme ci-dessus.
- L’administration délivrera gratuitement les semences et les plants.
- Les propriétaires primés devront, sous peine de déchéance de l’exemption d’impôt foncier, s’assujettir à l’observation d’un plan de culture et de conservation qui sera élaboré par l’inspection forestière.
- Art. 44. — Pour reboiser les terrains particuliers, là où la nécessité en sera reconnue, il sera demandé au commissaire civil, sous la dépendance du ministère de l’Agriculture, la faculté de leur appliquer les dispositions de la loi du mars 1888 (*). Il sera pourvu aux frais d’application de ladite loi des expropriations, ainsi qu’aux allocations d’indemnités dans les limites
- n
- des crédits ouverts pour l’exécution de la présente loi (').
- Art. 4?>. — Avec lesdits crédits, le ministère de l’Agriculture, Industrie et Commerce pourvoira directement au 'reboisement et à la restauration des terrains domaniaux de l’Etat, de la province ou des communes — que ces derniers soient patrimoniaux ou domaniaux ex-féodaux — qui seront compris dans la zone soumise à la servitude forestière. Sur ces mêmes crédits seront prises les sommes nécessaires à la construction de maisons de gardes et à tous travaux nécessaires pour la venue, la conservation et la mise en valeur des nouveaux bois. La dépense sera pour 5/6 à la charge de l’Etat et pour 1/6 à celle de la province qui y est obligée.
- Tous les terrains provinciaux et commun ,ux, reboisés par les soins du gouvernement, à l’exclusion pour les communaux des domaniaux exféodaux, feront partie, depuis le commencement des travaux, des forêts domaniales inaliénables. Mais leur revenu net ira au profit de la Caisse provinciale de crédit agricole pour les biens domaniaux de l’Etat et de la province, et au profit des banques de grains pour les biens communaux patrimoniaux, déduction faite du revenu antérieurement perçu par la province ou les communes, qui continueront à le toucher.
- Art. 46. — Une dépense de 21600000 lire (5) est autorisée pour l’exécution des travaux d’organisation hydraulique, de régularisation des eaux, de reboisement et de restauration des terrains montagneux. Cette dépense sera pour 5/6 à la charge de l’Etat, pour 1/6 à celle de la province.
- Les biens-fonds qui retireront avantage de ces travaux seront exemptés de la contribution prévue par les lois en vigueur.
- Art. 47. — L’approbation des projets de travaux équivaudra à la déclaration d’utilité publique. En cas d’expropriation, l’indemnité due au propriétaire sera calculée comme il est prévu à l’article 27 de la loi du 2 août 1897 relative à la Sardaigne.
- Art. 78. — Par dérogation aux dispositions
- (*) Ces crédits, pour ce cjui se rapporte aux reboisements et à la conservation des forêts, primes comprises, sont de 100000 lire par an pour les exercices de 1904 è 1907, et de 3oo 000 lire de 1907 à 1924.
- (2) Diversement répartie par exercice, de 1906 à 1923
- (') Loi sur le reboisement.
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- existant en la matière, il est entendu que les terrains particuliers soumis au reboisement par leurs propriétaires seront exemptés de l’impôt foncier du Trésor et de la surtaxe communale et provinciale, pour trente ans quand les bois seront de haute futaie, pour quinze ans quand ils seront raités en taillis.
- Art. 87 à 93 et 37. —11 est institué pour l’exécution de la loi un commissaire civil, assisté d’un conseil qui remplace le comité de la province et qui se compose de neuf membres, dont : l’inspecteur forestier, un représentant de la pro-vince élu par le conseil provincial, le président de la Chambre de commerce de Potenza, un agriculteur, un expert en sylviculture nommé par le ministre de l’Agriculture.
- Pour l’exécution de cette loi, un règlement royal est intervenu le 26 mars 190$, donnant des règles et des indications administratives et techniques, dont nous extrayons les dispositions suivantes :
- Art. 60. — Quiconque voudra, dans un bois soumis à la servitude forestière, procéder à un déboisement temporaire pour changer l’essence, extraire de vieux sujets ou des cépées improductives, travailler le terrain pour le reboiser ensuite, devra en faire la demande préalable au commissaire civil, en démontrant la nécessité ou l’utilité de son projet au point de vue de l’économie forestière.
- Après enquête le commissaire statue en fixant le mode et la durée de l’opération. Les frais de l’enquête sont à la charge de l’impétrant.
- Art 6x. — Quand un propriétaire voudra user de la faculté laissée par l’article 41 de la loi, il devra justifier la convenance de l'opération et soumettre le plan des travaux à faire pour assurer la stabilité du sol, la bonne exploitation agricole et le régime des eaux.
- Art. 66. — Quiconque veut excaver ou déboiser des terrains soumis à la servitude forestière pour exécuter des travaux même d’intérêt public, en demandera l’autorisation au commissaire civil qui l’accordera quand il n’en pourra résulter aucun dommage quelconque et qui prescrira les mesures de précaution et les conditions convenables. Ce commissaire réglera de même l’exécution des travaux d’utilité publique et déterminera les zones qu’ils occuperont.
- Art. 67. — Le pâturage est interdit sur les terrains soumis à la servitude forestière, visés
- par l’article 42 de la loi, jusqu’à ce que les plans et recrû soient à l’abri de la dent du bétail. Dans les bois existants ou à créer on pourra réserver au pâturage les zones qui, par les conditions topographiques, hydrographiques et géologiques, y sont propres, sous les garanties et règles qui seront prescrites par le commissaire civil.
- Art. 68. — Les enquêtes et examens prescrits par l’article 4<> de la loi sur les projets de coupes sont aux frais des impétrants.
- Art. 70. — Le particulier qui voudra reboiser des terrains nus et concourir aux primes prévues à l’article 43 de la loi devra en donner avis au commissaire civil qui'prescrira les règles d’exécution des travaux en vue de la conservation du sol et d’un bon régime des eaux, règles dont l’observation sera obligatoire.
- Art. 72. — Lorsque le reboisement de terrains particuliers, soumis à la servitude forestière, sera reconnu nécessaire pour la consolidation du sol, la régularisation du régime des eaux, pour des raisons d’hygiène ou autres d’intérêt général, si les propriétaires se refusent à l’exécuter, le commissaire civil pourra, s’il ne juge pas convenable ou possible de constituer une association (4), recourir à l’expropriation desdits terrains suivant l’article i5 de la loi du ier mars 1888.
- Art. 73. — Aux fins de reboisement de terrains particuliers soumis, le commissaire civil peut accorder une indemnité aux propriétaires qui excluent, pour un temps à déterminer, le pâturage d’une ou plusieurs espèces d’animaux de leurs terrains et se soumettent à l’observation de plans de culture et de conservation (2).
- Cette loi sur la Basilicate est une très importante et très significative manifestation des efForts que fait le gouvernement italien pour provoquer le développement et favoriser la prospérité des diverses provinces du royaume, particulièrement des provinces les plus pauvres et les plus déshéritées jusqu’ici. Elle permet aussi d’apprécier l’essor remarquable que prend de plus en plus l’Italie depuis son unification.
- Une chose absolument digne d’attention encore, c’est que le législateur italien n’oublie jamais l’importance de la forêt el la place qu’on
- (•) Voir la loi du ier mars 1888, P. Buffaui.t, Solution du problème forestier à Vétranger.
- (2) Article 19 de la loi du 1e1' murs 1888.
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- doit lui réserver, c’est qu’il cherche toujours une heureuse et sage combinaison des moyens financiers et économiques, des institutions agricoles avec les mesures aptes à la conservation et à la reconstitution des forêts, tous les procédés rendus solidaires et connexes les uns les autres et, grâce à cette connexité, devant conduire à la régénération de pays misérables et ruinés tant par les agents physiques que par les conditions morales et sociales.
- Si nous entrons dans les détails de la loi, nous devrons signaler comme excellentes mesures :
- L’extension de la servitude forestière à tous les terrains ayant besoin d’être maintenus solides et boisés;
- L’exploitabilité économique imposée aux bois existants et futurs pour assurer leur bon aménagement et empêcher leur gaspillage, et l’assujettissement de ces bois à des règles précises d’exploitation et de conservation;
- L’exemption d’impèt, la délivrance gratuite de graines et de plants aux propriétaires particuliers, les primes et autres utiles encouragements.
- Nous louerons encore la contribution de la province, faible d’ailleurs (i/6), aux dépenses de reboisements sur les terrains des personnes morales (Etat, proviuce ou communes). En Italie, comine en France, un sérieux obstacle au reboisement est le manque de ressources financières des communes et même des provinces, mais il n’est que juste que celles-ci contribuent, si peu soit-il, à une opération dont elles doivent retirer de multiples profits, immédiats ou indirects. Peut-être est-il exagéré seulement de faire contribuer la province au reboisement des terrains de l’Etat.
- Avec M. Zappella, nous regretterons, par contre, la latitude laissée au propriétaire particulier de faire, quand il en démontre la convenance, de la culture agricole sur des terrains soumis à la servitude forestière. Cette faculté est déjà, au regret des forestiers italiens, donnée par la loi du 20 juin 1877. En Basilicate, elle entravera probablement beaucoup de bons effets de la loi de 1904 et permettra aux propriétaires d’éluder plusieurs des sages obligations de cette loi.
- Le pâturage, dit encore M. Zapella, est impossible à supprimer totalement, la loi agit donc heureusement en le restreignant autant que faire se peut et en permettant au commissaire civil de
- mettre temporairement en défense les terrains à reboiser moyennant indemnité au propriétaire (’).
- CRÉATION DF. 1IESSOUHC1ÎS I’OUH LA CALAUKE.
- La situation de la Calabre est fort semblable à celle de la Basilicate et a paru demander les mêmes remèdes.
- La loi du »5 juin 1906, votée pour créer des ressources à cette province, est donc, en majeure partie, calquée sur celle du 3i mars 1904, que nous venons de passer en revue. Voici, au point de vue forestier, les éléments essentiels de cette loi de 1906 (*).
- Art. 3o. — Pour divers travaux publics (routes, chemins de fer, ports, organisation hydraulique de la plaine et des bassins montagneux, reboisements) est autorisée une dépense extraordinaire de 119 38o 000 lires, dont 23 600 000 pour l’organisation hydraulique (reboisements compris).
- Art. 37. — La réalisation de cette organisation, y compris le reboisement et la restauration des terrains en montagne, est faite par les soins de l’Etat, qui prend 5/6 de la dépense à sa charge, laissant 1/6 à la charge des provinces intéressées.
- Les collectivités et les particuliers qui retireront avantage de ces travaux seront exemptés de la contribution prescrite par les lois en vigueur.
- Art. 45 et suiv. — Il est établi pour les trois provinces de Calabre un institut de crédit agricole, dénommé Institut Victor-Emmanuel III...
- Art. 67. — La servitude forestière sera proposée, en tenant compte des terrains qui y sont déjà soumis, pour tous les terrains qui ont besoin d’être restaurés en vue d’empêcher les éboule-ments ou pour tous ceux sur lesquels le reboisement ou la réglementation du pâturage intéressent le régime des cours d’eau ou l’hygiène ou l’économie publiques.
- Les propositions faites par les inspectons forestières seront soumises pour décision défini-
- (*) Cette disposition, qui existe chez nous (art. 7 à 1 1 de notre loi du 4 avril 1882), n’a malheureusement donné aucun résultat. Elle était d’ailleurs forcément destinée à rester lettre morte. Y. Pif.rrr Buitaut : Insuffisance de notre législation en matière de conservation e_L.de restauration des forêts. Bordeaux. Féret, 1902, i01 Congrès du Sud-Ouest navigable.
- (2) Bollettino ufficiale del Ministera dei lavori publier, ior juillet 1906.
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- LA
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- T. IX(2e Série). — N° d.
- tivc à une commission provinciale composée du président ou vice-président du tribunal, de l’inspecteur forestier, d’un ingénieur du génie civil et de deux délégués du Conseil provincial choisis en dehors de son sein.
- Art. 70 à 73. — (Art. /(o à 43 de la loi sur la Basilicate.)
- Art. 74. — Pareilles exemptions et primes sont accordées aux propriétaires qui pourront démontrer à la commission provinciale qu’ils ont reboisé des terrains depuis moins de 5 ans.
- Art. 75 et 76. — (Art. 44 et 45 de la loi sur la Basilicate.)
- Art. 77. — Le service forestier étudie et prépare les projets de travaux forestiers et ceux d’amélioration des pâturages existant sur les fonds de l’État, des provinces et des communes.
- Art. 84. — Les terrains privés reboisés par leurs propriétaires seront exempts de l’impôt foncier du Trésor et des surtaxes provinciale et communale pour 3o années quand les bois en seront traités en futaie, pour i5 ans quand ils seront traités en taillis ou quand il s’agira de terrains rendus solides par le gazonnement et l’aménagement en pâturages de montagne.
- L’exemption s’obtiendra sur demande appuyée d’un certificat de l’inspection forestière constatant l’exécution du travail.
- Les dépenses prévues pour les travaux de reboisement et autres frais connexes sont de
- tooooo lire par an, de 1907 à 1911 et de a5o 000 pour la période de 1912 à 1926.
- Nous ne pourrions que répéter, ici, les observations faites sur la loi pour la Basilicate. Mais la loi pour la Calabre appelle une remarque nouvelle, c’est la place faite, pour la première fois, dans les lois italiennes, à l’amélioration des pâturages qui, combinée avec le reboisement, peut conduire,en Italie comme en France, à la restauration des montagnes. Nous ne croyons pas nous tromper en attribuant cette (heureuse innovation aux conseils et aux efforts de l’éminent Directeur de l’Institut royal forestier de Vallombrosa. M. le Commandeur F. Piccioli préconise, en effet, pour le salut des montagnes italiennes, avec toute la force que lui donnent sa haute compétence et son autorité indiscutée, cette féconde combinaison de l’arbre et de la pâture améliorée (’) ; que, depuis longtemps déjà enFrancej nos meilleurs forestiers, les Broilliard, les Loze, les Cardot, ont recommandée, mais que la routine pastorale ne leur a pas permis d’appliquer en grand. L’éminent ingénieur forestier italien a, d’ailleurs, fait partie de la commission chargée de préparer le règlement d’administration publique consécutif à la loi de 1906.
- {A suivre). P. Buffault.
- (‘) Voir Comm. ing. F. Piccioli. Boschi e lorrenti, Casa éditrice nazionale Roux e Viarengo, Roma-Torino, 1905.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- On peut dire en celte fin d’année que la situation générale de l’industrie en Europe et aux Etats-Unis est meilleure quel'an derniers pareille époque; mais elle ne répond ni aux vœux des constructeurs, ni aux espérances qu’avait fait naître chez beaucoup la reprise des affaires dans le Nouveau-Monde. x Au point de vue plus particulier qui nous occupe, soit de l’industrie du cuivre, soit des entreprises d’électricité, il y a certainement une déception qui a pour origine la stagnation des affaires. Nous nous rappelions encore l’exaltation des spéculateurs à là
- hausse qui au mois d’avril dernier prédisaient que le cuivre atteindrait en fin d’année les plus hauts cours qu’il ait jamais vus ! Sans des coalitions dont le dernier mol n’est pas dit, il se tiendrait aux environs de 5o livres ; les bruits persistants qui ont couru dernièrement d’une alliance des producteurs du Mexique, des Etats-Unis et du Canada ont pu seuls avoir une action sur un marche hésitant et les cours ont haussé de deux livres environ. Mais y a-t-il là les symptômes d’une campagne de prospérité ? Par curiosité autant que par documentation nous empruntons k Y Information quelques opinions qui éclaireront peut-être là situation :
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- « Pendant la première quinzaine de décembre, le « cuivre a encore monté de près de deux livres mal-« gré une nouvelle augmentation des stocks; cette « fois-ci, la hausse semble plus justifiée que celle « constatée précédemment, car elle a été baséeprin-« cipalement sur des rapports plus précis d’accords « conclus parmi les producteurs américains pour la « réduction de la production et sur la fermeture de « plusieurs mines de Montana. Les statistiques « américaines de novembre, d’autre part, étaient « plus satisfaisantes, et bien qu’elles' n’aient pas « indiqué une diminution des stocks aussi importe tante que celle, qu’on avait prévu dans certains « milieux, elles ont aidé à soutenir le marché ; évite demment les manufacturiers américains ont été « effrayés par les rumeurs concernant la combinai-« son et ils ont couvert leurs besoins pour quelques « mois ; toutefois, c’est un point dont il faudra tenir « compte en estimant les perspectives d’avenir « du cuivre ». Voici au regard de ces perspectives l’opinion d’un autre journal anglais : « On espère « généralement que la consommation du cuivre aux « Etats-Unis augmentera considérablement en 1910 « et que la réduction de io % quia été déjà imposée « rétablira éventuellement l’équilibre, car cette ré-« duction équivaudra à près de 60 ooo tonnes de « cuivre par an. Mais ce n’est qu’à la publication « des statistiques américaines établies pour le mois « de janvier que l’on s’apercevra d’une diminution « appréciable, en raison des cinq ou six semaines « qui sont indispensables pour transformer le métal « brut en cuivre affiné ». Au dire du Statist, cc dans « les milieux bien informés, on estimerait que la « décision en ce qui concerne la réalisation d’une « fusion des principaux producteurs du cuivre amé-« ricains est près d’intervenir et qu’elle aura un « contrôle plus important qu’il n’a été considéré pro-« bablement jusqu’ici ».
- Enfin toujours cité par Y Information, le Minng Journal disait à la date du 20 courant : « Le marché « du cuivre a été plus calme la semaine dernière et « l’étendue des fluctuations des prix modérée. On « n’a reçu aucune autre nouvelle intéressante en ce « concerne la fusion cuprifère en Amérique, mais il « est généralement admis que les négociations se « poursuivent sans arrêt et il est probable que l’on « n’apprendra rien de nouveau à cet égard avant que « le plan ne soit définitivement adopté. La demande « locale en Amérique est plus active pour le cuivre « dont la tendance est redevenue satisfaisante aux « Etats-Unis. Les consommateurs anglais et conti-
- « nentaux achetaient très couramment de ce côté-ci « de l’Atlantique pendant les premiers jours de la « semaine qui vient de s’écouler, mais la réaction « temporaire qui s’est produite sur le marché du « Standard a ralenti la demande pour la consom-« mation. L’Inde a acheté le cuivre manufacturé « dans une proportion modérée. »
- De Londres, on dit que le marché du cuivre s’est raffermi, que la réduction de la production est en progrès parmi un certain nombre de mines de cuivre américaines; que la consommation industrielle fait des progrès et que si la production du Standard diminue, la situation s'améliorera graduellement.
- Il ressort de toutes ces appréciations une impression nettement favorable ; Elles se félicitent toutes des projets en vue et ne semblent pas douter d'une reprise de la consommation. Nous donnerons pour finir les remarques que fait sur le môme sujet le Moniteur des Intérêts Matériels". « Bien que les « affaires avec la consommation n’aient pas été aussi « animées que les semaines'précédentes, la demande « a été satisfaisante, principalement celle des fabri-« cants des continents. L’industrie de l’électricité « en Allemagne a repris son entière activité, et elle « consomme autant de cuivre qu’aux meilleures « époques ; les perspectives d’une extension future « sont très favorables. Sur le continent, le cornet merce du laiton progresse également et en Angle-« terre on constate une amélioration progressive « dans cette industrie ».
- Il est de fait qu’en Allemagne la Bourse a eu dans ces derniers temps un renouveau d’activité au marché des valeurs industrielles et principalement des valeurs du groupe d’électricité, stimulées par les déclarations favorables faites à l’assemblée générale de l’Allgemeine Elektricitats-Gesellschaft dont les actions ont monté, suivies par celles de Siemens et Halske, Berliner Elektricitàts Werke et la Société d’Electricité de Saint-Pétersbourg. Chez nous, l’orientation de nos secteurs est favorable ; la Compagnie parisienne de distribution est toujours en progression en prévision d’un avenir encore lointain et l’Electricité de Paris inscrit le cours de 510 francs à la suite des résultats’de l’année dernière qui font augurer de plus larges bénéfices pour l’exercice en cours. Nos valeurs de traction sont stagnantes sinon en recul sur leurs cours précédents tandis, qu’en Belgique elles sont l’objet de transactions plus vives, recherchées par ceux qui tentent d’y trouver un placement à 5 % et qui peuvent l’y rencontrer avec les tramways de Bilbao
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- à 99, les Buenos-Ayrcs à i35, les Turin à 44o, les Barcelone à i54-
- Le deuxième exercice de la Canalisation Électrique a pris fin au 3n juin dernier et a produit des résultats si satisfaisants aux regards des commissaires des comptes qu’ils n’ont pas craint de s’exprimer ainsi dans leur rapport : « Vous pouvez être rassurés sur l’avenir de votre Société. Tous les efforts de votre Conseil d'Administration ont été couronnés de succès. Votre Société a, en moins de deux ans. joui d?une ère de prospérité qu’il eût été téméraire d’escompter aussitôt ». On sait que la Canalisation Electrique a été constituée en 1907 au capital de 4 millions de francs divisé en 40 000 actions de 100 francs sur lesquelles 2 000 entièrement libérées ont été attribuées à MM. de la Mathe en représentation de leurs apports; au passif figure en outre un poste obligations de 2 millions dont 5ooooo francs seulement se trouvaient effectivement versés au 3o juin. Le working-capilal, néanmoins, ne s’élève donc qu’à 4 millions et demi. Le bénéfice net est de 659 56o francs, soit 14,65 % du capital de travail. Avant toute; répartition, iSoooo francs ont été affectés à l’amortissement de divers postes de l’actif; sur le surplus, 5 % , soit25 478 francs, sont attribués à la réserve légale; un intérêt de 5 % qui absorbe 200 000 francs est distribué aux action-
- naires; le Conseil reçoit comme tantièmes 42 692 fr.; et enfin un dividende de i,5 % est réparti aux actions. En résumé sur 65g 56o francs, 3o2 612 fr., soit moins de 5o % sont distribués. Sage mesure que la situation de trésorerie ne nécessitait d’ailleurs pas, car ainsi que le fait ressortir le rapport des commissaires, en regard de 741 780 francs d’exigibilités, il y a à l’actif 2 067 866 fr. de disponibilités à long ou à court terme. La Canalisation Electrique, trop à l’étroit dans ses usines de Saint-Maurice a absorbé dernièrement les ateliers Aubert Grenier et Cieà Dijon. Il est intéressant d’autre part de noter la confirmation par l’Assemblée. générale des six administrateurs suivants que s’était adjoints le Conseil : M. Conreau, administrateur des forges de Montbard; M. Courvoisier, président de la Société Electro-Métallurgique ; M. Desanges, administrateur délégué de Gaz et Eaux; M. Giros, administrateur délégué de l’Energie Electrique du Nord de la France ; M. Grenier, de la maison Aubert, Grenier et Cie; enfin M. Tissot, président de l’Union électrique. Pour qui est quelque peu au courant des entreprises d’électricité, il est superflu d’insister sur les relations commerciales que la Canalisation Electrique s’est ainsi assurées.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. —Une demande de concession vient d’être faite au Conseil municipal de Paris pour un réseau de chemin de fer électrique souterrain réunissant les différentes grandes gares. Ce réseau, absolument indépendant du métropolitain actuel, serait destiné au transport rapide des marchandises.
- La commission des emprunts du Conseil municipal de Paris a adopté le principe de l’emprunt de 40 millions ^pour l’achèvement du réseau métropolitain,
- Alpes-Maritimes. — Est à l’élude le projet d’un funiculaire électrique à Nice.
- Var. — Le Conseil général a adopté les conclusion du rapport relatif au projet d’établissement du chemin de fer électrique de Salerne à Aups.
- Allemagne. — Il est question d’établir un tramway électrique pour relier Wissembourg à Landau, par Bergzaliern et Klingenmunster ; deux sociétés auraient déjà été constituées pour l’installation et l’exploitation de cette ligne.
- République Argentine. — Le Conseil municipal de Buenos-Ayrcs a approuvé le projet de métropolitain déposé par l’Anglo-Argentine Tramways C ; la durée de la concession est de quatre-vingts années. Le réseau souterrain comprendra trois lignes et sera exploité en combinaison avec le réseau actuel des tramways. La première ligne (4 kilomètres) doit être construite pour le
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- ier juin 1913, la deuxième (5 kilomètres) pour le 3i décembre 1914 et la troisième (6 kilomètres) pour le 3i décembre 1917.
- Espagne. — A été soumis à l’approbation du gouvernement le projet d’un tramway électrique de Renteria à la frontière française viâ Irun et Behovia.
- ÉCLAIRAGE
- Ille-et-Vilaine. — Le préfet ayant approuvé le rapport de la municipalité de Saint-Lunaire relatif à l’établissement de l’éclairage électrique, les travaux vont commencer très prochainement.
- Seine. — Le Conseil municipal de Plessis-Robinson a donné son approbation au traité passé avec le Sud-Lumière concernant l’éclairage électrique
- Meurthe-et-Moselle. —La Société générale électrique de Jarny a obtenu du Conseil municipal une concession de quinze ans pour l’éclairage électrique.
- Nord. —- Le Conseil municipal de Roubaix a voté une somme de 9 000 francs pour l’éclairage électrique de la salle d’exposition.
- Seine-et-Marne. — La Compagnie du gaz de Provins a obtenu la concession de l’électricité de la ville.
- Drôme. — Le Conseil municipal de Valence vient d’adopter le projet concernant l’installation de l’éclairage électrique de l’hospice.
- Jura. — Les deux centrales électriques destinées à ournir la force motrice dans la région du Méconnais sont sur le point d’être achevées ; les villes de Lons-le-Saunier, Cize, Villefranche-sur-Saône, etc., vont donc être sous peu dotées de l’éclairage électrique.
- Haute-Garonne. — Le Conseil municipal de Carbonne a voté le crédit nécessaire pour l’étude d’un projet d’éclairage électrique.
- Le projet d’éclairage électrique de Saint-Gaudens, présenté par la Compagnie Luchonnaise d’électricité, vient d’être approuvé par le Conseil municipal.
- Loir-et-Cher. — La municipalité de Saint-Gervais a concédé à la Société de distribution électrique du Centre l’éclairage électrique de la commune pour 40 années.
- Orne. — L’électricité va être prochainement établie à Fiers; la Gampagnie du gaz aurait obtenu la concession.
- Roumanie.— Une société vient d’être constituée àGiur-gero dans le but d’établir l’éclairage électrique public et privé.
- Allemagne.— Une société nouvelle, « Elektrizitâtswerk Beihingen Bleidelsheim, A.-G. », s’est constituée sous cette dénomination, au capital de a 5oo 000 marks, pour la fourniture du courant électrique à Ludwigsburg et dans les localités avoisinantes. Les principaux intéressées sont la Société Felten et Guilleaume-Lahmeyer, la Banque Albert Schwarz, à Stuttgart, ainsi que les municipalités de Stuttgart et de Ludwigsburg.
- TÉLÉPHONIE
- Côte-d’Or. — La Chambre de commerce de Dijon est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 378 410 francs en vue de l’établissement des circuits téléphoniques Beaune-Chalon, Dijon-Reims et Châtillon-Bar et de l’extension du réseau téléphonique départemental.
- Loir-et-Cher. — La Chambre de commerce de Blois est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 223 346 fr. en vue de l’établissement d’un circuit téléphonique Blois. Vendôme 20 et de l’extension du réseau téléphonique départemental .
- Loire. — La Chambre du commerce de Saint-Etienne est autorisée à avancer à l’Etat une somme de io5 000 fr. en vue de l’établissement des circuits téléphoniques Saint-Chamond-Lyon 2e et Saint-Etienne-Lyon 5e et 6e.
- Lot-et-Garonne. — Le département de Lot-et-Garonne est autorisé à emprunter une somme de 622 268 fr. applicable au payement d’avances à faire à l’Etat en vue de l’extension du réseau téléphonique départemental.
- Saone-et-Loire. — La Chambre de commerce de Chalon-sur-Saône est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 94 760 francs en vue de l’établissement des circuits téléphoniques Chalon-Lyon 2e et Chalon-Louhans.
- DIVERS
- République Argentine. — D'après le Bulletin conu mercial de Bruxelles, le commerce des machines et appareils électriques, en République Argentine, mérite de fixer toute l’attention. Déjà ce pays reçoit tous les ans pour une quinzaine de millions de francs de matériel électrique. L’usage de l’électricité tend à se vulgariser d’ailleurs dans tous les coins de cette vaste contrée.
- La République offre un placement pour tous les
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- articles de la branche électrique, c’est-à-dire pour tous ceux qui se rattachent à l’éclairage, la locomotion, la téléphonie, la télégraphie, la force motrice industrielle, etc. On s’occupe de plus en plus dans la province de Gordoba et dans la région des Andes à utiliser les cours d’eau en vue de la production de la lumière et de la force motrice électriques.
- Les Allemands, les Anglais et les Nord-Américains ont très bien compris la valeur du marché argentin; ils s’y sont puissamment organisés. La fabrication locale est, peut-on dire, nulle.
- Voici dans quelles proportions les différents pays ont participé à l'importation des appareils électriques dans la République Argentine en 1908: Allemagne, 49* par mille; Autriche-Hongrie, 3; Belgique, i4; Danemark, 1; Etats-Unis, 98; France, 36; Italie, 33; Norvège, 1; Pays-Bas, 1 ; Royaume-Uni, 312; Suède, 8; Suisse, 2; total 1 000.
- Pour les fils et câbles conducteurs, la statistique officielle distingue les fils ou câbles soumis à un droit d’entrée de 25 % ad valorem, et ceux qui acquittent un droit de 5 %. En général sont soumis au droit de a5 % : i° les fils et câbles en cuivre, doublés de soie, de tous diamètres, ainsi que ceux non recouverts de soie, si leur diamètre ne dépasse pas 5mm; 20 les fils et câbles en fer ou en acier doublés de coton, de gutta-percha, etc. Les autres fils et câbles, ainsi que les câbles souterrains en cuivre doublés de plomb et armés de fer ou d'açier, acquittent le droit de 5 % .
- Voici, pour l’année 1909 et par provenances, les chiffres relatifs aux importations de fils et de câbles soumis au droit de 5 % : Allemagne, 2 8a3 g87ktj, valeur 782800 piastres; Belgique, 4 362, valeur 2 53g; Etats-Unis, 175645, valeur 102322; France, 877.3, valeur 4 i65 ; Italie, i3 585, valeur 7 572 ; Royaume-Uni, 441 oo3, valeur 227 170; total, 3 468 t55kK, valeur 1 076 568 piastres.
- Voici, d’autre part, les chiffres de l’importation en 1908 des fils et câbles soumis à un droit de 25 ad valorem'. Allemagne, 146 o58kS, valeur 112 734 piastres; Autriche-Hongrie, 5 83i, valeur 4 177 ; Belgique, 14 860, valeur 16093; Etats-Unis, 3i 260, valeur 22 665; France, 9 091, valeur 6185 ; Italie, 78668, valeur 77 467; Royaume-Uni, 126 709, valeur 86 83i ; Suède, 77, valenr 94. total, 412 584ks, valeur 326 246 piastres.
- Il a été importé, en outre, des fils et des câbles en franchise de droits d’entrée, en vertu de dispositions spéciales. Voici les chiffres pour 1908 : Allemagne, 87 553ks, valeur 39 984 piastres ; Belgique, 3 727, valeur 2 236; Etats-Unis, 1372, valeur 759; France, 13429, valeur 8723; Italie, 655, valeur 458; Royaume-Uni, 104625, valeur 56i8i; total, 211 36ik®, valeur I08 43i piastres.
- La statistique renseigne également sur les accessoires pour câbles souterrains ; la valeur de leur importation se montait en 1908 à 96 726 piastres. Il y a trois ans, les
- Allemands partageaient cette importation avec les Américains du Nord et les Anglais, mais aujourd’hui ils en ont presque le monopole.
- Les importations de matériel de téléphonie et de télégraphie et de piles électriques ont eu une valeur de i3 373 piastres en 1908. Les principaux fournisseurs sont les Anglais et les Allemands,
- Les isolateurs principalement employés dans le pays sont ceux en matières céramiques (porcelaine, faïence, etc.). Les Américains importent, en outre, une certaine quantité d’isolateurs en verre. Voici les chiffres (quantité et valeur) des isolateurs en matières céramiques importés: Allemagne, 2i7 690k®, valettr 27892 piastres; Autriche-Hongrie, 752, valeur 188; Belgique, 3 j 20, valeur 374 ; Etats-Unis, 4 5g8, valeur 551 ; France, 40676, valeur 7073; Italie, 385, valeur 96 ; Royaume-Uni, 181 334, valeur 22419; Suisse, 716, valeur 179 ; total, 44927«kgj valeur 58772 piastres-or.
- Il a été importé en 1908 pour 45 907 piastres-or de matériel de télégraphie « non spécialement mentionné ». La presque totalité est venue d’Angleterre.
- En 1908, la République Argentine a reçu6 38o appareils téléphoniques ayant une valeur de 36 o5o piastres. La principale provenance est la Belgique, mais ce pays semble perdre du terrain au profit de l’Allemagne. La Suède et le Royaumè-Uni détiennent également une importante position dans ce commerce. Les principaux fournisseurs de matériel téléphonique non mentionnés autre part sont le Royaume-Uni et la Suède.
- Les sonneries électriques viennent presque toutes d’Allemagne, qui en a importé, en 1908, pour 8 3i4pias-tres sur un chiffre total de 9 162 piastres.
- Pour le matériel d’éclairage électrique et les lampes à incandescence, voici le -détail des importations pour chaque provenance en 1908 : Allemagne, 73 079^, valeur 58 461 piastres ; Autriche-Hongrie, 2 429, valeur 1 944 ; Belgique, 261, valeur 209; Etats-Unis, 24 u3, valeur 19290; France, 3107, valeur 2486; Italie, 1 o5i, valeur 841 ; Pays-Bas, 3 4o4, valeur 2 723 ; Royaume-Uni, 16212, valeur 12968; Suisse, 95, valeur 76; Suède, 2 198, valeur 1 758 ; Uruguay 594, valeur 475 ; total I26543K<>, valeur 101 23i piastres.
- Pour les lampes à arc, voici les chiffres relatifs à 1908: Allemagne, 4 82iks, valeur j3 620 piastres; Belgique,-52, valeur 576 ; Etats-Unis, 426, valeur 5 480 ; FrânceT^o, valeur, 6 210; Pays-Bas, 21, valeur 336; Royaume-Uni, 1 122, valeur 17632; total, 6 892^, valeur io3 854 piastres.
- Los Allemands fournissent les trois quarts des crayons pour lampes électriques; les Anglais, les Français et les Américains du Nord se partagent le quart restant. L’importation totale a été de 279 o47kB en 1908 pour une valeur de 55 808 piastres-or.
- Pour les dynamos et moteurs électriques, voici les chiffres pour 1908 : Allemagne, 585 357ks, valeur 175 6o5 piastres; Belgique, i3 527, valeur 4 o58; Dane-
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- mark, 2 128, valeur 638; Espagne, 52, valeur i5; Etats-Unis, 209 107, valeur 62 732; France, 104 209, valeur 3i 264; Italie, 19052, valeur 5 7i5; Royaume-Uni, 921 232, valeur 276 268; Suède, 5i 119, valeur i5. 536; Suisse, 16972, valeur 5092; total, 1 972 755uk, valeur 576 8a3 piastres.
- Suivant les renseignements obtenus, il y a beaucoup de demandes pour les dynamos de 110 et de 65 volts avec différents ampérages, ainsi que pour les moteurs à courant continu jusqu’à 2 chevaux et 220 volts.
- Au-dessus de 2 chevaux,tous sont à 44o volts.
- A Buenos-Ayres, il y avait 6 329 moteurs électriques avec une force de 35 g3r chevaux-vapeur en service le 3i décembre 1908.
- La statistique argentine renseigne pour 1908 une importation de 4 876 petits moteurs électriques complets ou non, pour ventilateurs, ayant une valeur de 3g 008 piastres. Cet article vient surtout de l’Amérique du Nord.
- Les ventilateurs électriques sont d’une impérieuse nécessité à Buenos-Ayres pendant la saison chaude. L’importation progresse notablement ; elle a atteint les chiffres suivants en 1908 : Allemagne i87k?, valeur 1 4g6 piastres; Etats-Unis, 2 827, valeur 22 616; France, 10, valeur 80; Italie, 1 o3g, valeur 8 3i2; Royaume-Uni, 694, valeur 5 552; total, 4 7$7ks> valeur 38 o56 piar-tres.
- I/AUcmagnc, l’Angleterre et les Etats-Unis sont les principaux fournisseurs de compteurs de courant élec* trique. L’importation s’est élevée, en 1908, par pays do provenance : Allemagne, 3 3giko, valeur 40 692 piastres; Belgique, 2, valeur 24; Etats-Unis, 368, valeur 4 416; France, 553, valeur 6 636; Italie, 22, valeur 264-, Royaume-Uni, 3 062, valeur 36 744 J total, 7 398'^', valeur 88 776 piastres.
- Les chiffres qui suivent se rapportent à l’importation, en 1908, d’appareils électriques non spécialement mentionnés, tels que accumulateurs, etc. : Allemagne, 1 349kB, valeur 170 747 piastres; Autriche-Hongrie, 10, valeur 1 463; Belgique, 68, valeur 8758; Espagne, 1, valeur 12; Etats-Unis, 404, valeur 5i 483; France, 35o, valeur 39 366; Italie, 28, valeur 5 36o; Pays-Bas, 2, valeur 197, Royaume-Uni, 2 o55, valeur 227 733; Suède, 118, valeur 1 731; Suisse, 11, valeur 1 718; total, 4 3g6kK, valeur 5o8 463 piastres.
- Une maison allemande fait d’énormes affaires en accumulateurs fixes.
- Il existe un certain débouché, dit-on pour les accumulateurs transportables.
- Il se fait une forte consommation d’appareils de chauffage électrique ; comme ou le conçoit aisément, la demande s règle beaucoup sur le coût des articles; tous les appareils de chauffage électrique doivent être à 220 volts.
- L’usage des ascenseurs électriques se répand de plus en plus à Buenos-Ayres.
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- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Sooiêté dos Forces Motrices de ta Tarentaise. — Siège social : 2, place Jean-Achard, Grenoble.
- Compagnie des Tramways électriques de ta Côte d'Azur._
- Durée : 60 ans. — Capital : 2 000000 de francs. — Siège social : 42, rue d’Antibes, à Cannes.
- Hamm et Cle (applications industrielles de l’électricité). —- Durée : i5 ans. — Capital : 3oo 000 francs. — Siège social : i5, rue de la Banque, à Paris.
- Lebrun et Jeay (Electricité). — Durée : 10 ans. — Capital : 61 000 francs. — Siège social : 9, rue Meslay, à Paris.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Thomson-Houston, Paris.
- Bulletin mensuel, novembre 1909. —L’usine du Laudy de la Société du Gaz de Paris.
- Ateliers de constructions Électriques du Nord et de T Est, Jeumont.
- Bulletin mensuel, septembre 1909. — Pompes centrifuges brevets A. C. E. C., Rateau.
- Allgemeine Eiektricitats Gesellschaft, Berlin.
- Turbo-Angetriebene Hilfsmaschinen A. E. G.
- Ein et Mehrphasen-Turbodynamos.
- A. E. G. Flammenbogenlampen.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société d’Electricité de Saigon. — Le 12 janvier, 20, rue Mogador, à Paris.
- Compagnie Electrique du Midi. — Le 5 janvier, 6, rue.de Londres, à Paris.
- Société Régionale de Distribution électrique du Centre. — Le 3 janvier, 5, rue du Havre, à Paris. '
- Société d’Electricité d'Issingeaux. — Le 17 janvier, 77, avenue de Villiers, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE _
- Les 3i janvier et i5 février, à la mairie de Châlons-
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- la Lumière élecîRiqüe
- T. IX (2* Série). — N» 4.
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- sur-Saône, concours pour l’installation d’un générateur et d’une pompe à vapeur. i° Installation d’un générateur pouvant produire normalement i 5ooks de vapeur à l'heure. Date de production des projets : 3i janvier 1910; 2° Installation d’une pompe à vapeur pouvant refouler 20om3 d’eau à l’hêure. Date de production des projets : i5 février 1910.
- ITALIE
- Le 11 janvier, à 11 heures, au ministère de la Marine, à Rome, et aux directions générales des arsenaux, à Spe-zia et Naples, fourniture de lampes et porte-lampes électriques, i5oooo lires; caut. : 15000 lires.
- Jusqu’au 25 janvier, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, fourniture de 5 tours verticaux avec moteurs destinés aux ateliers de Savone, Alexandrie, Pistole, Castellammare et Naples (adjudication internationale).
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le i5 janvier, à la direction générale de la régie des tabacs, à Vienne, fourniture d’un moteur à l’huile, d’une dynamo, de 16 électromoteurs, de 4 ascenseurs électriques, etc., pour l’établissement d une usine d’énergie.
- ALLEMAGNE
- Prochainement, à l’administration communale, à Schwegesmoor-lez-Datnmé (Oldenbourg), établissement d’installations électriques.
- Prochainement, à la Grossh. Kulturinspektion à
- Mayence, établissement d’une centrale d’électricité et d’énergie pour cent communes.
- Prochainement à la direction du tramway à vapeur Bonn-Godesberg-Nehleni, à Rotin, électrilisatiou de la ligne, 1 750 000 marks.
- Prochainement à l’administration de la ville, à Frei-burg-en-B. i° extension des installations électriques, 65o 000 marks ; 20 établissement d’une polyclinique 168 000 marks.
- ANGLETERRE
- Le 10 janvier, au Comité de Tramways et de l’Électricité, à 2?eZ/ast(IrIande), fourniture d’une turbo-dynamo à courant continu de 1 5oo kilowatts et d’un appareil de condensation.
- BELGIQUE
- Le 26 février, à 11 heures, à l’hôtel de ville, à Bree (Limbourg), établissement d’une usine centrale d'électricité pour l’éclaiaage de la commune..
- Prochainement, à la maison communale, à Ixelles-lez-Bruxeïles, fourniture d’un moteur à gaz avec pompe et de 1 ooom de canalisation en fonte de om3o de diamètre pour le refoulement, au Maelbeek des eaux usées du bassin de la Woluwe; fourniture de 85 lampes électriques à 12 ampères, 10660 francs.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Noukt.
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- Trente-deuxième année.
- SAMEDI 8 JANVIER 1910.
- Tome IX (2* série).— N' 2.
- La
- Lumière Électrique
- /C/^"
- Précédemment (Sf . ,.Ap«\
- L'Eclairage Electrique^ , .#
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 33. — G. Duez. Choix de l’emplacement d’une usine électrique, p. 35. — I. Ladoff. L’emploi des substances électrolytiques comme électrodes de lampes à arc [suite), p. 38. — E.rH. Weiss. Calcul de l’enroulement d’une bobine, p. 42-
- Extraits des publications périodiques. — Théories et Généralités. Décharge des inducteurs. Influence du condensateur primaire et de la longueur de l'étincelle, E. Caudrelier, p. 44- — Les circuits équivalents à une • ligne composée en régime stable, E. Kenneli.y, p. 44- — La résistance linéaire entre deux conducteurs cylindriques parallèles dans un milieu de conductivité uniforme, E. Kennelly, p. 45. — Méthodes et appareils de mesures. Sur un dispositif destiné à l’évaluation de très faibles différences de pression, A. Lai-ay, p. 45. — Sur un nouveau compas électromagnétique et diverses méthodes de compensation, L. Dunoyeu, p. 45. — Traction. Les conditions économiques des transports postaux aux Etats-Unis, K. Croate, p. 45. — Les locomotives électriques des tramways de Brunn, F. Gubler,p. 45. — De l’usage des batteries d’accumulateurs dans les sysèmes de traction, A.-W. Harris, p. 48. — Sur l’éclairage électrique des trains, M. Jakob, p. 52. — Les installations de force sur les lignes de traction électrique en Amérique, p. 5-2. — Usines génératrices. Les installations hydro-électriques norvégiennes de 25o ooo HP, A. Bnoros, p. 52. — Station centrale électrique de Cermonl-Ferrand, p. 5a. — Télégraphie et Téléphonie sans fil. Sur la déformation des ondes électro-magnétiques à la rencontre d’un obstacle cylindrique isolant, C, Schaeeer, p. 53. — Brevets, p. 54- — Bibliographie, p. 56. —• Variétés Les lois de protection forestière en Italie (suite), P. Buffatjlt,p. 57. — Chronique industrielle et finan-oière. —Notes industrielles. L’industrie de l’acine nitrique en Norvège, S. Eyde. p. 60.'— Chronique financière, p. 62. — Renseignements commerciaux, p. 64. — Adjudications, p. 64.
- ÉDITORIAL
- Parmi les différentes considérations qui fixent Vemplacement d'une usine centrale dans un réseau de distribution, intervient celle du prix du transport de force entre l’usine et les points à alimenter.
- La solution du problème est évidente et, pour ainsi dire, géométrique, lorsque les chutes de potentiel entre l'usine et les différents points à alimenter sont rigoureusement égales et constantes. Mais, dans le cas général où cette hypothèse simplificatrice ne peut plus être admise, il faut se livrer à une discussion générale dont M. G. Duez précise les termes et discute les résultats.
- A mesure que le travail de M. I. Ladoff
- sur Y emploi cle substances électrolytiques comme électrodes de lampes à arc approche de sa fin, les développements de nature purement historique font place à des discussions expérimentales d’un intérêt plus immédiat encore pour tous ceux que préoccupe le problème des lampes à arc.
- Deux diagrammes importants fixent, dans l’article d’aujourd’hui, les relations qui existent entre la longueur d’arc, le voltage, l’intensité et la consommation de l’arc à la ma-gnétite.
- Le calcul de Venroulement d'une bobine a été établi par M. IL Weiss pour donner la solution du problème suivant : Etant donné
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- une bobine ayant des constantes physiques déterminées, quel sera le diamètre du fil à enrouler sur cette bobine pour obtenir une résistance donnée ?
- Bien que ce problème dépende, en réalité, de facteurs qui ne sont pas tous aisés à déterminer d’une manière précise (et notamment du tassement des fils), une étude purement mathématique comme celle dont il s’agit ici n’est cependant pas sans intérêt, tout au moins comme point de repère.
- Parmi les théories récemment établies, nous signalons notamment celle de M. E. Kennelly sur les circuits équivalents à une ligne composée de plusieurs sections et fonctionnant en régime stable. Le calcul, assez long, n’est pas reproduit, mais le résultat est explicitement énoncé et l’on verra qu’il est fort simple.
- Deux instruments de mesure intéressants ontétérécemmentdécritsH’un, deM. A.Lafay, sert à des expériences délicates de physique; l’autre est le compas maritime deM. Dunoyer, dont le principe est déjà connu.
- Deux études de traction fort importantes suivent ces premiers extraits.
- L’une, de M. F. Gubler, est une description accompagnée de schémas, des locomotives électriques des tramways de Brunn, dont l’équipement comprend notamment des con-tacteurs intéressants.
- La deuxième étude est la reproduction d’une communication de M. E. Harris sur l'usage des batteries d’accumulateurs dans les systèmes de traction. Tout ce qui concerne cette importante question est clairement résumé par l’auteur, et tous les systèmes principaux décrits et schématisés.
- Une courte description de la station centrale de Clermont-Ferrand et une étude théorique de télégraphie sans fil, due à M. G. Schæfer, terminent cette revue des périodiques étrangers.
- Nos Variétés contiennent la fin de la communication de M. P. Buffault sur les lois de protection forestière en Italie.
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- CHOIX DE L’EMPLACEMENT D’UNE USINE ELECTRIQUE
- Ce choix est déterminé, comme on le sait, par différentes considérations, comme le prix du terrain, les facilités de transport, ainsi que le prix de revient du combustible au point où l’on veut établir l’usine et surtout le prix du transport de force de l’usine aux points à alimenter.
- C’est ce dernier point que je me propose d’étudier ici.
- L’instinct nous porte à considérer le centre de gravité des masses iv i2, is, i„ (intensités des courants d’alimentation des différents points) comme la position la plus avantageuse de l’usine, mais il est important de remarquer que ceci n’est absolument vrai que lorsqu’on admet que toutes les chutes de potentiel entre l’usine et les différents points à alimenter sont constantes et égales ; cela résulte d’ailleurs du calcul qu’on a l’habitude de faire pour trouver la position la plus avantageuse de l’usine.
- En effet si, au lieu de considérer les chutes de potentiel ei, e2, c3, en comme constantes et égales toutes à une même valeur e, on les considère comme différentes, on a les relations suivantes :
- i.li
- <?i = — X p
- $1
- 4 4
- e.> = — p
- Si
- e — ljll o 63 “ P
- l1) lu
- =------P
- s„
- S K eji, '£alïs, = dépense combustible relative à la perte en ligne plus dépense d’amortissement cuivre.
- K et a étant des constantes indépendantes de e et l{ et s{.
- La dépense peut donc s’écrire :
- D K \c\ii -j- e^ii...-(-cniH\
- + a\j,l'' +.......+
- Si nous considérons que les quantités et, e2, e3, gardent une valeur constante chacune quand la position de l’usine varie, la seule dépense variable avec cette position est la dépense cuivre qui est égale à :
- + 7 + 7 *4
- l g2 c3 ert- _l
- et que l’on peut considérer comme la somme des moments d’inertie des masses
- aii ai2 cu„
- C j Gu
- moment qui n’atteindra son minimum que lorsque l’usine sera placée au centre de gravité des masses ci-dessus, et non au centre de gravité des masses , 4, 4 d’une façon générale.
- Ce n’est seulement que lorsque
- el = <4 = e3= e«
- que ce dernier point est vrai.
- Ceci posé, on peut se demander quelle serait la position la plus avantageuse si les chutes de tension e,, e„, au lieu d’être con-
- stantes, quelle que soit cette position, étaient libres de varier.
- On sait que, pour une position déterminée de l’usine, la dépense relative à l’un des points d’alimentation atteindrait son minimum pour une chute dûe à la perte en ligne
- égale à e, — lx \JC^r et pour une densité
- 4 _ e i — p4
- s/-
- a s
- Kl?
- Recherche du minimum de la dépense
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- i,
- Keji'j —J— « Z|- — , ou e, est la variable.
- et
- II résulte de tout ceci que, pour une position déterminée de l’usine, la dépense minimum sera
- ./K
- ia \/ -
- v a
- expression qui peut s’écrire
- [44
- —îo/u “j“* ig/g
- hi lu
- ia
- h
- i2
- ln
- Si, au lieu de supposer la position de l’usine fixée, nous nous proposons de trouver pour quelles valeurs de lx, Z2, l„ l’expression ci-dessus atteint son minimum, nous voyons que ce sera d’après un raisonnement analogue à celui déjà employé, quand l’usine est au centre de gravité des quantités'
- h >2 ln_
- 4’4......w
- Avant d’aller plus loin, remarquons que ce que nous venons d’établir ne trouverait pas souvent une application en pratique, puisqu’il nous faudrait alimenter les différents points à des potentiels différents.
- usine Eaiimonté + perte en ligne.
- Aussi nous trouvons-nous donc amenés rationnellement à l’emploi d’un survoltage e' nous permettant de donner à la perte en ligne e, la valeur la plus avantageuse tout en alimentant les points à la tension Ej par suite de la relation
- Eusino -f- e — <?, — Ej,
- il y aura de ce fait une augmentation de dépense d’appareil de survoltage de la forme m (e, i, — X i(), où m etX, sont des constantes indépendantes de e{ puisque
- e' = eu -j- E, — E = c, — a
- l’expression de la dépense vue plus haut sera donc pour un point alimenté
- ,, . . all\i i
- -|-------f- ni (rv, — X/,).
- Il s’ensuit qu’en faisant les mêmes raisonnements que ci-dessous, la dépense minimum sera pour une position déterminée de l’usine
- K-~^ [44 + 44 .+ 44,] - m\l
- avec
- *' = ' \/k+,
- e, = h \JK + m.= K + „, X "'
- Cette formule nous montre donc que même avec l’emploi du survoltage la position la plus avantageuse de l’usine est au centre de gravité des masses
- il 4 lj].
- 4 4..........i,:
- Il est intéressant de remarquer dès maintenant que les dépenses i1 4, in ln sont les dépenses kilométriques comme le prix de transport du charbon de la gare à l’usine qui est de la forme K'I4, ce dernier prix peut
- donc figurer dans S il ou 21 J Z2, de telle
- sorte que dans la recherche du centre de
- gravité des masses y-'"'T on pourra faire in-4 ln
- . . KT
- tervemr fa masse —jr.
- Détermination de la dosition de l’usine.
- Prenons d’abord un point arbitraire U sur le plan et mesurons Z(, Z„.
- Nous savons que pour ce point la dépense minimum sera
- puis cherchons le centre de gravité des
- niasses y,--- y- et soit Z+ l'„ ses dis-
- 4 4.
- tances aux points à alimenter.
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- Si l’usine est mise en ce point, la dépense de pertes en ligne pour des chutes
- l\ J
- 1 v K + ni
- sera lamêmequepour le point précédent, tandis
- que la dépense cuivreS l'* sera inférieure;
- si maintenant, pour ce dernier point, on
- adm.et des chutes e, = i /—, la dé-
- V R + m
- pense totale sera encore plus faible et de la forme 2 (^j l' ,2 ; en continuant ainsi de
- proche en proche on arrivera à la position la plus avantageuse qui sera un centre de gravité des masses -, / désignant la distance de ce point à un des points alimentés.
- Us Lj ^
- i
- Fig. a.
- 3
- On voit de suite d’ailleurs que si les points sont également alimentés par des intensités 4 = 4 — i3,... — i» et situés au sommet d’un polygone régulier, le centre de gravité des
- masses - est au centre du polygone régulier;
- on voit aussi que d'une façon générale les points alimentés sont aussi des centres de
- gravité des masses j-
- En effet, si l’usine est au point A la masse y- est infinie, il y aura donc un centre de gra-
- 4
- vité des masses - en ce point. Nous verrons
- b
- d’ailleurs qu’en général les points tels que A ne sont plus avantageux pour la position de l’usine que par rapport aux points situés à l’extérieur du polygone. D’ailleurs il ne faut pas oublier que nous avons démontré seulement que, lorsque l’usine n’est pas au centre
- de gravité des masses -, il existe un point
- I
- plus avantageux et pas autre chose.
- Examinons une application de ces principes au cas le plus simple qui puisse se présenter. Il n’y a que deux points A et B à alimenter et l’usine doit être située sur la droite AB (fig. a) ici se réduit à :
- itii -f- 44 — q (L — 4) “h *24 — *iL — 4 (h — *?)•
- pour fixer les idées supposons ii ^> 4 ; dans ce cas nous voyons que le minimum est atteint pour l2 = L, la valeur du minimum étant égale à L4-
- Dans ce cas, il y a donc lieu de placer l’usine au point d’alimentation où l’intensité est la plus grande.
- Remarquons que ce point est bien un
- i
- centre de gravité des masses qu’on aurait
- pu trouver par la méthode indiquée plus haut.
- On verrait en effet par cette méthode que, pour une position déterminée de l’usine comprise entre A et B, le centre de gravité
- b O b l .
- des masses j j- est compris entre u et B et
- d’autant plus près de ce dernier point que . u est voisin de B.
- Si au contraire le point u était astreint à se mouvoir à gauche du point A, le centre de
- gravité des masses - se rapprocherait du
- point A en même temps que le point u, toujours dans l’hypothèse où 4 ]> 4-
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- Il est intéressant de remarquer que lorsque le point u se déplace entre A et B, l’expression £, L — h (4 — i.>) se réduit à 4 L pour 4 = 4, la position la plus avantageuse de l’usine est donc en un point quelconque.
- Si au lieu de prendre a points en ligne droite on en prenait 3 avec les intensités t,, i,2i 4 on aurait une expression pour S il de la forme
- aii -)- l>i-4 “H 4 (4 — 4 — ^i)
- où a et b sont des constantes et 4 la distance du point u au point alimenté avec une intensité /'2, le minimum aurait donc lieu pour 4 =.o, sauf dans le cas où L, — 4 -f- i{.
- Dans ce dernier cas, la dépense totale serait constante quelle que soit la position de l’usine.
- Lorsque les points alimentés ne sont pas en ligne droite, mais sont les sommets d’un polygone, on voit que les longueurs l2, ls, l„ peuvent toutes s’exprimer en fonction de 4 et d’un angle x. (fig. i).
- En appliquant cette méthode au cas d’un triangle équilatéral, on verrait que si 4 = 4 = 4 la position la plus avantageuse est au centre de gravité même du triangle si l’usine est astreinte à rester à l’intérieur du triangle.
- Si au contraire elle ne pouvait être à l’intérieur, la position la plus avantageuse serait en un des sommets du triangle. (Ces
- points sont centre de gravité des masses-j.^
- G. Duez,
- Ingénieur-Electricien.
- L’EMPLOI DES SUBSTANCES ÉLECTROLYTIQUES COMME ÉLECTRODES DE LAMPES A ARC {Suite) (1).
- RELATIONS ENTRE LA LONGUEUR d’aRC, LE VOLTAGE, L’iNTENSITÉ ET LA CONSOMMATION
- L’arc à la magnétite est plus stable avec des intensités de courant relativement fortes, mais, pour une longueur d’arc et une composition d’électrode déterminées, il y a une certaine valeur du courant qu’il est prudent de ne pas dépasser.
- Plusieurs expériences ont été faites afin de rechercher la valeur du courant qui et convenait le mieux à chaque longueur d’arc, et, à celte fin, une électrode de a/8 pouce (environ icm,5) fut préparée avec la composition suivante :
- Go % de magnétite Fe304 ;
- (l) La Lumière Electrique, n et 18 décembre 1909, p. 323 et 355, et Ier janvier 1910, p. 7.
- 27 % d’oxyde de titane Ti O2;
- i3 % de chromate de fer Cr20/,Fe.
- Un grand nombre de lectures du voltage, de l’intensité, et de la longueur d’arc ont été faites et les résultats en sont représentés par la figure 9.
- Les courbes ainsi obtenues ne concernent, bien entendu, que l’électrode dont la composition vient d’être indiquée, employée en conjonction avec une électrode positive en cuivre, et brûlant avec l’électrode négative dans le support inférieur de la lampe.
- La conclusion la plus intéressante que l’on doit déduire de ces courbes est qu’il se produit une chute approximative de tension de 7 volts éntre les électrodes lorsqu’elles sont en contact ellêctif (fig. 11) et que cette chute s’élève brusquement cà 3a volts environ lorsque les électrodes sont écartées de 1/10 pouce, soit
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- ocra,a5. En augmentant cet écartement, la chute de tension s’élève d’une façon uniforme jusqu’en un point de la courbe où le voltage augmente plus brusquement.
- Ce point, qui est marqué d’une cioix sur chaque courbé, est analogue au point de sifflement de l’arc au carbone, et détermine la longueur maximum d’arc que l’on peut em-
- Fig. 9. — Relations entre le voltage, l’intensité et la longueur d’arc.
- ployer pratiquement pour chaque intensité de courant particulière. L’expérience a d’ailleurs montré que, pour les usages commerciaux, la longueur d’arc doit être au moins de 25 à 3o % plus faible que celle qui correspond à ce point.
- Afin de déterminer les relations entre la
- F'ig. io. — Relation entre la longueur d’arc et la consommation.
- longueur d’arc, la puissance, etc., une autre série de courbes fut obtenue (fig. io), donnant la puissance consommée dans l’arc pour dif-
- férentes intensités et longueurs d’arc. Ces courbes montrent avec évidence que si l’on désire établir un arc de 3/4 pouce, (environ a™1) il faut employerun courant qui ne soit pas inférieur à 4 ampères et, de préférence, de 5 ou 6 ampères..
- En considérant ces courbes, il ne faut pas perdre de vue que l’arc est plus lumineux à son extrémité négative, et que, plus le courant est intense, plus cette région lumineuse s’étend loin de l’électrode négative. Dans un arc de ic,n,5, par exemple, employant un courant de 3,5 ampères, la puissance consommée est d’environ 3go watts, et en employant 6 ampères il faut pratiquement encore la même puissance.
- Dans le premier cas, l’on doit remarquer que cette partie de la courbe étant au-dessus du point de sifflement, l’arc serait très instable. Avec 6 ampères au contraire, non seulement l’arc sera très stable, mais le flux lumineux total émis par lui sera presque doublé en raison de l’extension de la zone lumineuse au-dessus de la vapeur.
- La photographie qui représentait un arc de 5/8 de pouce(icm,5)brûlantavec un courant de 6 ampères, montre clairement ce fait, surtout si on la compare avec la photographie-du même arc sous une intensité de 4 ampères (voir fig. 5, 6, 7, 8).
- Du fait qu’avec des intensités faibles cette région très lumineuse se trouve confinée à l’extrémité inférieure de l’arc, et se trouve très rapprochée de la petite masse fondue de laquelle il jaillit, et qui agit comme un réflecteur (fig. 8), on a conclu que les résultats les plus économiques sont, obtenus en faisant brûler l’arc sens dessus dessous. Cela n’est point douteux, mais cette disposition donne une répartition entièrement différente de la lumière, l’intensité maximum d’éclairement se trouvant alors à 8o° environ au-dessous de l’horizontale ; la question se pose d’ailleurs de savoir si le flux total de lumière, pour les mêmes valeurs du courant et de la longueur d’arc, dans chaque cas, n’est pas considérablement inférieur avec l’arc renversé.
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- Le domaine particulier d’application pratiqué de l’arc à la magnétite, c’est l’éclairage en série des rues, et comme, pour cet usage, le maximum d’intensité lumineuse doit se trouver entre z5° et l’horizontale, et non pas sous la lampe, on peut se demander si la petite économie réalisée sur la consommation contrebalance la meilleure distribution de lumière que l’on obtient en plaçant le pôle négatif dans le support inférieur de la lampe. Si l’on considérait uniquement la constitution mécanique de la lampe, la disposition en fonctionnement inversé reprendrait probablement l’avantage.
- Récemment, la Ci0 Westinghouse a lancé un crayon pulvérulent ayant la composition suivante :
- Oxyde de titane............... 23,35 %
- Oxyde de fer (F02e3). . .’.... 61,00 %
- Oxyde de chrome................... 8,10 %
- Alumine................:...... 2,35 %
- Oxyde de manganèse................ 0,45 %
- Chaux......................... i ,5o %
- Soude......................... i,o/t %
- Magnésie...................... i,36 %
- Silice............................ i,5o %
- Anhydride phosphorique (P2os). 0,037 %
- Anhydride sulfurique (SO3). . . . 0,14 %
- Total........ 100,527 %
- La Compagnie Générale Electrique employait une anode de cuivre pur, tandis que la Cle Westinghouse utilise une combinaison d’une bande de fer et de cuivre enroulée en spirale, dans laquelle la proportion est de 54,3o % de cuivre contre 45,8a % de fer.
- AI. G. Little a fait breveter récentmentle système suivant (l) :
- i° Une électrode de cuivre-fer ;
- 20 Une électrode composée d’un rouleau de fer contenant de la.tournure de cuivre;
- 3° Une électrode comprenant un grand (*)
- nombre de couches alternatives de fer et de cuivre ;
- 4° Une électrode composée d’un grand nombre de couches constituées alternativement par un métal dont l’oxyde fondu est conducteur, et par un métal dont l’oxyde fondu n’est pas conducteur à froid.
- Le même auteur a énuméré les différentes perturbations qui se produisent lorsque les électrodes de magnétite sont disposées de manière que l’anode ou électrode positive soit au-dessus, et l’électrode négative ou électrode constituée par l’oxyde métallique en dessous, précisément à la manière des lampes au carbone. Il proposait en conséquence d’inverser la position des électrodes et d’employer un courant d’air rotatif autour de l’arc.
- Ce dispositif avait pour but de forcer l’arc à garder une position centrale, d’empêcher l’incurvation et de stabiliser la lumière; pour ce qui est de la fumée dégagée par l’arc, le courant d’air circulaire donnait d’excellents résultats.
- C’est dans le but d’éviter l’accumulation d’oxyde chromique (qui couvre la surface de la petite flaque formée sur la cathode, et cause également une diminution de la lumière, en modifiant le mélange de telle manière que l’oxyde de chrome ne pouvait pas être séparé de l’oxyde de titane), que l’auteur a rendu la surface de l’électrode rugueuse.
- Etant donnée l’importance technique du dispositif ainsi proposé, j’ai fait quelques expériences dans le même ordre d’idées.
- Le crayon de magnétite ou crayon d’oxyde étant placé au-dessus, et la spirale de cuivre et de fer en dessous, sans le dispositif de courant spécial préconisé par M. Little, avait pour effet de dédoubler l’arc.
- L’arc vert formé sur le cuivre se distinguait de l’arc blanc qui formait un nuage autour de l’électrode supérieure.
- Le fonctionnement de l’arc était si agité que les mesures photométriques ne pouvaient guère se faire; par instants seulement, à savoir pendant l’alimentation, l’arc au
- (*) Brevet américain du g juin 1909.
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- titane remplissait tout l’espace entre les électrodes et donnait à l’ensemble sa coloration blanche.
- Ces expériences ont montré d’une façon générale que plus la surface de l’anode est inégale, pins la scorie qui se détache de
- Fig. ii. —Electrodes Westinghouse au titane: 620 bougies hémisphériques ; 0,48 watts par bougie. La courbe en traits mixtes se i*apporte au dispositif avec courant d’air empéclié.
- A ces moments-là, la luminosité de l’arc était grande.
- D’autres expériences furent faites avec des
- la flaque en fusion de la cathode, contient de titane. L’arc qui en résulte aura le même effet qu’un arc double au titane, c’est-à-dire
- $
- 'É
- Fig. 12. — Chutes de potentiel et différents aspects de l’arc.
- anodes de cuivre et de fer en fonctionnement parallèle avec un câble de cuivre, et avec l'anode deD. Little, avecdifférenles cathodes.
- qu’un arc produit par un couple d’électrodes qui toutes les deux contribuent à la vaporisation du titane; d’ailleurs la surface
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2e Série). — N° 2
- inégale s’égalise peu à j>eu précisément par la scorie, dont l’accumulation peut finir par causer une perturbation considérable. Il nous reste maintenant à résumer par un tableau et des schémas, la comparaison entre les électrodes de la Générale électrique et celle
- de la Westinghouse, et d’autre part celles de la Westinghouse avec ou sans le dispositif spécial de courant d’air, ainsi que les principaux faits mis en évidence dans cette étude.
- (.4 suivre.)
- I. Ladoff.
- CALCUL DE L’ENROULEMENT D’UNE BOBINE.
- Etant donnée une bobine, on a souvent à chercher le diamètre du fil de l’enroulement pour obtenir une résistance donnée. Ce problème est assez simple quand on a affaire à du fil de petit diamètre faiblement isolé, mais dès que l’épaisseur de l'isolant atteint une valeur voisine de celle du diamètre du conducteur nu, il est assez difficile d’obtenir une formule qui donne le diamètre du conducteur en fonction des constantes physiques de la bobine. C’est cette formule que je me propose d’établir.
- Appelons (fig. i) :
- l, la longueur entre joues de la bobine;
- S, la section A, B, C, D ; r, le rayon du fil nu ; e, l’épaisseur de l’isolant;
- Q, la résistance à réaliser;
- N, le nombre de tours;
- L, la longueur du fil bobiné ; p, la résistance spécifique.
- Nous avons évidemment :
- ' l (R' — R) =,S = N- (/• + s)2K (i)
- K est un coefficient plus grand que i et qui dépend du vide entre les spires, ce vide étant dû, soit à la forme cylindrique du fil, soit aux couches isolantes interposées entre les couches de fil ; je le calculerai tout à l’heure pour quelques cas simples.
- La longueur du fil bobiné est rigoureusement
- égale à la longueur de la spire moyenne multipliée par le nombre d ® tours :
- L = *N (R'+R) ' (a)
- Entre Q et cette longueur L on a la relation :
- A
- B
- Q = Lp—.
- izr2
- «
- Fig. i.
- B
- ____x
- (3)
- En éliminant L et N entre les équations (i), (2) et (3) on arrive finalement à l’équation définitive :
- r (>' + £!
- _ 4 /iP (iv2 — m
- V lîKQ
- Cette équation est du second degré en / et donne, comme seule racine acceptable, la racine positive :
- C’est la valeur du rayon du fil nu dans le cas
- où c a une valeur comparable à /•; mais si-
- r
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- est plus petit que p, on peut appliquer la for-5
- mule en négligeant e, car les erreurs en plus ou en moins se compensent sensiblcmenL et l’on obtient alors : 1
- (R'1
- R*]
- itQK
- (B)
- formule qui s’appliquera aux enroulements ordinaires.
- Si l’on remarque que le volume utile V de la bobine s’écrit :
- V = ic (R'2 — R2)/, la formule (B) devient :
- On voit que pour une même valeur de Q la valeur de r est proportionnelle à la racine quatrième de V (fig. 2).
- Ceci permettra de fixer les dimensions d’une bobine quand Q et r seront déterminés.
- Calculons lv dans quelques cas simples, i. —Enroulement simple chevauché.(fig. 3). On peut considérer que le fil se dispose dans
- place possible. Chaque tour de fil absorbe le -
- des vides voisins, ce qui fait deux vides complets.
- La section du vide est, en considérant le triangle A,B,C :
- «.= (,• + 6)»/ 3-^±^-2
- par suite dans le cas présent
- K
- *_±ar = j + (r + o2 <a ^ -*)=1>10.
- (r + s)2
- 2. — Enroulement non chevauché (fig. /,).
- Dans ce cas l’enroulement est tel que la sec-
- tion d’un tour de fil est un carré de côté 2 { et par suite on a :
- 4 (/ -f e)!
- K
- 1,27.
- " ('’ + e)!
- 3. Enroulement avec couches isolantes interposées 1 fig. 5).
- Dans ce cas qui est fréquent pour les bobines
- GQQ
- à haute tension, chaque tour occupe une section rectangulaire :
- (/• -f- e) sur 2 Çr -f- s -f- -
- 2 f
- si l est l’épaisseur de la couche isolante. O11 a donc :
- le bobinage de manière à occuper le moins de
- K =
- i ('’ + £) (' + £ + “)
- 2 l
- 7ï(r -)- â)2
- = I.a7
- -(/• = 6)
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- ou encore : *
- épaisseur de la couche isolanle\ diamètre apparent du fil /"
- * *
- Eni3ratique.il est rare que les enroulements soient faits avec une précision aussi mathématique et avec une régularité aussi parfaite. On pourra donc admettre dans la formule (B) un
- coefficient K voisin de i,i5 ou 1,20; pour la formule A qui suppose e comparable à r, un coefficient plus voisin de 1,10. Ceci dans le cas de nonr interposition de couches isolantes.
- Si l’on a des couches isolantes interposées, il faut tenir compte que l’on emploie presque toujours du papier ou de la toile Meirowski ou autre qui fléchit légèrement, de sorte que K sera pris voisin de 1,2a ou de i,3o dans les formules (A) et (B) suivant les. valeurs relatives de e et de
- Eubbse-II. Weiss.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Dèchai'ge des inducteui's. Influence du condensateur piûmaire et de la longueur de l’étincelle. — E. Caudrelier. — Académie des Sciences, séance du i3 décembre 1909.
- Dans une note antérieure ('), l’auteur a exposé une théorie qui, par une considération toute différente de celles qu’à développées Klingelfuss, rend compte de la présence de stries dans l’étincelle de décharge des inducteurs. Il se propose aujourd’hui d’établir que cette théorie permet d’expliquer toutes les expériences par lesquelles Klingelfuss avait cru démontrer l’exactitude de son interprétation, et que de plus elle n’est pas, comme celle de Klingelfuss, en défaut dans le cas des étincelles courtes.
- Cette théorie permet d’expliquer : i° que dans le cas de courtes étincelles, l'écartement des traits lumineux reste sensiblement constant, lorsqu’on modifie la capacité primaire; 1° que la distance de ces traits lumineux varie d’une façon très appréciable, quand il s’agit de longues étincelles.
- Au contraire, la théorie de Klingelfuss prévoit une variation de l’écartement des stries qui serait à peu près indépendante de la.longueur de la couronne et l’auteur a montré précédemment que cette conclusion 11’est pas conforme à l’expérience.
- Les circuits équivalents à une ligne composée en régime stable. — E. Kennelly. — Pro-ceedingsof tlie American Academy of Arts and Sciences, novembre 1909.
- L’auteur définit une « ligne composée » : une ligne conductrice formée de deux ou plusieurs sections successives, caractérisées chacune par des constantes linéaires différentes (longueur, résistance inductance, etc.).
- Dans un précédent travail (*), l’auteur a établi que toute ligne unique (c’est-à-dire constituée par une seule section), en régime, stable, à courant continu ou monophasé, peut être assimilée à un conducteur triple symétrique : ce conducteur est le « circuit équivalent » de la ligne dans ce cas particulier.
- Mais on peut étendre les lois du circuit équivalent à une ligne composée. On arrive alors au résultat suivant :
- Une ligne composée d’un nombre quelconque de sections, sans charge, ou en charge (de nature quelconque), fpnetionnant en régime stable, soit en courant continu, soit en courant alternatif de fréquence déterminée, a la même impédance réceptrice à chaque extrémité : de sorte.que si l’on applique 1 volt à l’une ou l’autre des deux extrémités, l’intensité du courant reçu à l’extrémité opposée sera toujours la même (sous la réserve que toutes les parties de la ligne
- (') Arti/icial Lines for Continuons Currents in lhe Stcady State. — Mêmes Proceedings, .1908, XUIV,97.
- (') Comptes rendus, 2-i novembre 1909.
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- obéissent à la loi d’Ohm, ce qui exclut le cas des défauts d’isolement (').
- La résistance linéaire entre deux conducteurs cylindriques parallèles dans un milieu de conductivité uniforme. — E. Kennelly. — Proceedings American Philosopkical Society,vol.XLVIII, I9°9 (*)•
- Etude mathématique du problème, à l’aide des fonctions anti-hyperboliques, et tableau numérique (pour des valeurs depuis i,oi jusqu’à 5 ooo du rapport de la distance d’axe en axe des deux conducteurs à leur rayon).
- MÉTHODES ET INSTRUMENTS DE MESURES
- Sur un dispositif destiné à l’évaluation de ti'ès faibles différences de pression. — A. La-
- fay. — Académie des Sciences, séance du i3 décembre 1909.
- Ce dispositif présente sur les autres l'avantage de permettre dans bien des cas d’employer une méthode de zéro et, lorsqu’on est obligé d’opérer autrement, il se prête avec facilité à des tarages immédiats et aussi fréquents qu’il est nécessaire.
- On utilise une pellicule rendue conductrice par un dépôt d’argent, qui s’obtient en étendant, sur une glace argentée, du collodion ou une dissolution de celluloïd. On constate après dessiccation que, en cherchant à soulever la pellicule qui s’est formée sur l’argent, ce métal y reste adhérent et abandonne le verre en même temps qu’elle.
- C’est une membrane préparée de cette manière que l’auteur a employée comme cloison de séparation horizontale entre les deux cellules circulaires et superposées A et B. Elle est tendue sur un anneau travaillé de manière qu’après sa mise en place la lame argentée se trouve dans le plan de la face du disque qui forme l’une des parois de la cellule circulaire inférieure B.
- En établissant une différence de potentiel convenable entre les deux masses métalliques séparées par cet anneau, il est possible de contre-balancer, par une pression électrostatique aisément calculable.
- (*) Voir: Di Piiuio. Sui circuit! non uniformi; Devaux-Charboknel. Sur les lignes téléphoniques, Lumière Electrique, 1909.
- (2) Communication faite le 2.4 avril 1909 à cette Société.
- un léger excès de pression du gaz contenu dans le compartiment inférieur B.
- Sur un nouveau compas électromagnétique et diverses méthodes de compensation. — L. Dunoyer. — Journal de Physique, novembre 1909.
- L’auteur fait une étude très détaillée de l’appareil qu’il a présenté à la Société française de Physique, il y a plus d’un an (3 avril 1908). Les principes de la compensation sont auparavant exposés, et l’auteur reproduit à ce propos le théorème du commandant Guyou.
- Les expériences faites sur le cuirassé Patrie avec cet appareil ont montré que la ceinture cuirassée exerce une très grande influence. Le compas de M. Dunoyer dont le principe est celui de l’inducteur terrestre permet de vérifier et de rectifier la compensation, sans observations astronomiques ou géographiques.
- TRACTION
- Les conditions économiques des transports postaux aux Etats-Unis. — K. Choate. — Communication à la Street Railwuy Association de l’Etat de New-York, Albany, 8 décembre 1909 J1).
- L’électrification des services postaux est une question nouvelle et pas encore mûre.
- L’auteur, directeur général de la ligne Otsego-Her-Kimer, relate les essais faits à cet égard, et qui ont été soumis à l’examen du Post Office Department. Ces essais ont été très heureux, non seulement au point de vue de la rapidité, mais encore au point de vue du rendement.économique.
- Les locomotives électriques des ti'amways de Brunn.—F. Gubler. —Elektrotechnik und Ma-schinenbau, 17 octobre 1909.
- Beaucoup de lignes de tramways issues de la transformation de voies à traction animale possèdent l’écartement de rails normal pour permettre le transport des wagons de marchandises. Cela sert à la fois les intérêts de l’industrie dans les grands centres et ceux des compagnies de tramways pour lesquelles ces ressources supplémentaires sont souvent intéressantes. C’est ce qui explique la présence
- (*) Reproduite par VElectric Railway Journal, 11 décembre 1909.
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- de locomotives de puissance souvent élevée sur des réseaux de petite traction.
- Par exemple, les locomotives de la Société de tramways électriques de la ville de Brunn sont les plus puissantes actuellement en service en Autriche en tant que tracteurs à adhérence. Comme, de plus, elles présentent quelques détails et innovations intéressants, nous allons en reproduire succinctement la description.
- Ces locomotives sont destinées, en outre de leur service commercial, au transport des personnes dans les périodes de circulation intense.
- Comme les trains de voyageurs remorqués ont un poids total d’environ 3o tonnes, tandis que, pour le transport des marchandises, la locomotive doit traîner 100 tonnes de charge totale, sur rampes de 26 millièmes. Cette charge est naturellement variable et les locomotives sont pourvues d’un ballast réglable, d’après, le poids adhérent réalise.
- Le poids maximum du ballast est de 7 tonnes, et celui de la locomotive en ordre de marche peut varier entre 2i et 28 tonnes. La charge par roue pour ces locomotives à 4 essieux varie ainsi entre 2 600 et 3 5oo kilogrammes.
- Partie mécanique. — Les locomotives possèdent 2 boggies et la distance des pivots est de 3 5oo‘um. La distance d’axe en axe est pour chaque boggie de a ooomnl pour un diamètre de bandage de 90omin et un diamètre d’axe de i4<)1I!m. La crapaudine et les paliers latéraux du châssis sont munis de ressorts permettant un jeu dans le sens transversal à la voie. Chaque boggie possède deux boîtes à sable commandées par l’air comprimé et un frein à 4 sabots pour commande,soit à la main,soit à l’air comprimé. Le ballast est placé dans une caisse située à côté de la cabine du mécanicien, directement au-dessus des surfaces d’appui du châssis. Il est constitué par des prismes rectangulaires d’un poids unitaire de 100 kilogrammes.
- La locomotive est munie d’un équipement à air comprimé qui sert à actionner les appareils avertisseurs, les boîtes à sable, ainsi que les freins.
- Dans tout cet équipement, on a eu en vue la possibilité de faire manœuvrer l’ensemble par un seul homme. C’est ainsi que le freinage qui s’effectue en service normal une fois .le contrôleur ramené au zéro a lieu automatiquement lorsque le conducteur abandonne la manette dans une position de marche.
- Sur la figure 1, est représenté l’essentiel de ce dispositif dont voici le fonctionnement : la manette du contrôleur possède un poussoir qui doit être
- constamment enfoncé pendant la marche par la main du conducteur. Dans cette position il maintient ouvert le clapet n° 1 d’une double soupape reliant la soupape distributrice avec le cylindre de freinage. Il en est de même lorsque le contrôleur est au zéro, sans qu’il soit pour cela besoin d’enfoncer le bouton. Si l’on abandonne la manette sur une position de marche quelconque, un ressort ferme d’abord le clapet j, ce qui ferme la conduite allant de la soupape distributrice au cylindre du frein. Ce même ressort ouvre le clapet n" 2 et met ainsi en commu-
- Fig. 1.
- nication directe le réservoir à air comprimé et le frein. Ce poussoir interrompt aussi automatiquement le courant des moteurs environ deux secondes avant de faire fonctionner le freinage; d’ailleurs, cet intervalle de temps peut être réglé à volonté.
- Equipement électrique. —• La ligne aérienne des tramways de Brunn est disposée pour le service de trolley. Comme pour les manœuvres de garage on perdrait beaucoup de temps pour le déplacement de la perche, les locomotives sont munies de deux organes différents de prise de courant : elles possèdent en outre de la perche une prise de courant auxiliaire à rouleau, sur parallélogramme articulé, qui peut être manœuvrée de la cabine de manœuvre et n’exige aucune manipulation spéciale aux aiguillages. Il n’y a d’ailleurs jamais qu’une de ces prises de courant qui fonctionne.
- Chaque locomotive possède 4 moteurs série de 42 HP (puissance d’une heure) sous la tension de aoo volts. A charge pleine, à excitation maximum, ils donnent une vitesse d’environ 8,5 kilomètres-heure. La réduction de vitesse est de 1/6,06 et a lieu par engrenages. La mode de suspension du moteur est facile à concevoir sur la figure 2. Les rno-
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- teurs sont à 4 pôles et possèdent un nombre égal de pôles auxiliaires. Les moteurs sont par deux d’une façon continue en parallèle et chacun des groupes ainsi formés peut être monté en parallèle ou en série avec l’autre. Pour la marche avant, il y a 9 positions de couplage en série et 5 de couplage en parallèle.
- Les 7 premières positions peuvent être employées pour freinage rhéostatique. Ce freinage n’est employé que pour les trains de voyageurs dont les voitures ne possèdent pas le freinage à air comprimé. Le
- des parties les plus intéressantes de l’équipement électrique. Ils ferment leurs contacts aussitôt qu’un circuit auxiliaire est fermé, tandis qu’à la rupture de ce circuit auxiliaire ils coupent le circuit principal, rappelés par leur propre poids et par l’action d’un ressort. Le courant auxiliaire est conduit à travers un interrupteur à main avec coupe-circuit, passe par les contacts du disjoncteur combiné, par des contacts de verrouillage du con-tacteur, les bobines de celui-ci, et finalement par les contacts du poussoir du contrôleur,
- Kig. a.
- contrôleur possède des positions de shuntage de l'excitation; dans ces positions la proportion : courant d’excitation/courant d’induit = o,5 environ, et l’on peut ainsi atteindre une vitesse de iô,5 kilomètres-heure.
- Les contrôleurs employés possèdent au total 6 positions de marche économique et offrent ainsi de grands avantages par rapport aux contrôleurs ordinaires. Les interrupteurs automatiques sont remplacés par des contacteurs.
- Ceux-ci, combinés avec le contrôleur, forment une
- dont il a été question ci-dcssus. Le disjoncteur combiné entre en action sous l’effet d’une surcharge ou d’un court-circuit. L’interrupteur à main sert de secours ; quant au verrouillage électrique du con-tacteur et du contrôleur, il a pour but d’obliger de ramener ce dernier au zéro avant d’opérer un nouvel enclenchement du contrôleur. Le conducteur peut effectuer la manœuvre de toute la voiture sans, avoir à se déplacer, même au changement de marche. Il a sous les yeux un voltmètre et un ampèremètre et chaque locomotive possède un compteur d’énergie.
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- De l’usage des batteries d’accumulateurs dans les systèmes de traction, — A.-W.E.-Harris. — Communication a la The Electrician, 22 et '29 octobre 1909.
- On tend actuellement dans les utilisations d’énergie de toutes sortes à égaliser la charge sur les générateurs. Cela permet d’obtenir la puissance à meilleur marché, grâce à ce que les générateurs travaillent constamment à pleine charge, ou à peu près. L’appareil le plus simple et le plus employé pour parer aux à-coups est le volant sous ses différentes formes. Mais il est avéré que dans le cas de fluctuations de longue durée l’action du volant devient insuffisante. C’est alors que l’usage de la batterie-tampon prend toute son importance.
- Si les batteries sont superflues dans le cas de grandes exploitations de traction où la station doit fournir de l’énergie à cinq ou six cents voitures à la fois, dans le cas d’applications de moindre importance, de tramways électriques par exemple, leur utilité est incontestable. Le courant de démarrage d’un train est souvent trois ou quatre fois supérieur au courant normal, ce qui-produit des à-coups violents à la station génératrice ou à la' sous-station. Une batterie importante peut, de plus, suppléer un instant à un arrêt de la station génératrice ou servir à l’éclairage pendant la nuit.
- En réalité, la batterie-tampon ne maintient pas rigoureusement la charge constante, car le survolteur ne s’inverse pas instantanément, mais il est remarquable de constater avec quelle, rapidité la batterie peut parer aux à-coups. Il est important d’avoir une batterie suffisante pour supporter la plus grande partie des surcharges et l’on tend toujours à installer des batteries de trop faible importance.
- On a dit souvent : Poùrquoi avoir un survolteur et ne pas laisser la tension des génératrices s’abaisser en même temps que celle de la batterie i’ Ceci est parfois réalisé : on s’arrange pour obtenir une chute de tension de 5 & . Mais dans ce cas la puissance maximum de la batterie ne peut être utilisée, car il faudrait prévoir une chute de 20 % , ce dont il ne peut être question pour une génératrice. On est donc conduit, soit à installer une batterie deux ou trois fois plus considérable qu’il 11’est nécessaire, soit à utiliser un survolteur ou booster.
- La ligure 1 représente un des systèmes les plus simples de sy^yolteurs. La batterie travaille en parallèle avtïc les générâîrices el: est reliée par l’intermédiaire-du survolteur a(ax barres de distribution. Le survol
- teur est conduit par un moteur. Il porte un enroulement à fil lin A en dérivation sur la ligne et monté de telle sorte qu’il tend à faire charger la batterie, et un enroulement à gros fil B en série sur la ligne et tendant à faire décharger la batterie. L’action de ce dernier enroulement est proportionnelle à l’accroissement de la charge à la station. Les inducteurs travaillent au-dessous de la saturation, de telle sorte
- Fig. 1. — G, génératrices principales ; M, moteur ; B, batterie.
- que le voltage est constamment proportionnel au courant d’excitation (ceci s’applique à tous les sur-volteurs à action directe).
- Il est aisé de voir que les survolteurs de ce type fournissent une compensation insuffisante et peuvent conduire à une décharge complète de la batterie si aucune disposition n’est prise pour l’empêcher. On a recours à un troisième enroulement compensateur.
- Survolteur Ilighfie.ld. — Le premier survolteur anglais utilisant une troisième source de régulation est du à M. J. S. Highfield. Il ajoute une excitatrice montée sur le même arbre que le moteur et le survolteur et destinée à fournir un voltage équivalent au voltage normal de la batterie. Ainsi que le montre la figure 2, l’excitatrice E et la batterie sont montées en parallèle, l’enroulement shunt du survolteur étant connecté entre les deux. Si donc la batterie se charge et que son voltage soit supérieur au voltage normal, un courant traverse les enroulements inducteurs de l’excitatrice. Celle-ci tend à faire charger la batterie et cela d’autant plus que la tension à ses bornes est plus élevée. Si la bobine B tend à produire une décharge, le courant dans l’enroulement shunt se renverse, le voltage delà batterie devenant inférieur à celui de l’excitatrice. Cet enroulement agit alors dans le même sens que la bobine B. De plus, si la surcharge se prolonge, la tension de la batterie tend
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- à tomber; un courant plus important traverse alors l’enroulement shunt, ce qui conduit le survolteur à aider encore plus la batterie. La bobine shunt maintient donc la tension de survoltage constante, et la charge et la décharge sont alors proportionnelles au courant dans la bobine B, c’est-à-dire à la charge totale de la station. On règle l’excitatrice au moyen du rhéostat R. Parfois l’on ajoute un enroulement série G destiné à compenser en partie la chute de voltage à la charge. Cet enroulement n’est pas indispensable.
- Fig. a. — Système Highfield ; E excitatrice,
- Les ÿiducteurs du moteur doivent travailler au-dessous de la saturation, de sorte que toute altération dans le voltage aux barres de distribution entraîne une variation proportionnelle du champ et que l’on puisse obtenir une vitesse à peu près constante. On ajoute quelquefois un enroulement différentiel pour parer à la chute de vitesse à pleine charge; mais il est préférable d’admettre une certaine chute de vitesse, assez faible, afin de prévenir l’emballement du.moteur.
- L'excitatrice au contraire est sursaturée afin de conserver une tension aux [bornes constante, meme sous de petites variations de vitesse.
- Survolteur automatique E. C. C. — Dans le survolteur Ilighlleld, l'excitatrice marchant à tension constante tend à maintenir constant le voltage aux barres suivant l’équation :
- Volts de la batterie -f- volts du survolteur = Gte.
- Si cependant une surcharge violente survient, il est impossible de maintenir le voltage constant. C’est ce qui entraîne la Compagnie E. C. C. à construire un autre type de survolteur dû à M. W. G. Strang dans lequel la charge et la décharge ne dé-
- pendent pas du voltage aux barres de distribution, mais seulement du courant dans la bobine série, c’est-à-dire de la charge de la station.
- L’équation est alors :
- Volts de la batterie -f- volts du survolteur = volts aux bornes de distribution, équation dont le deuxième membre ne peut être constant.
- La figure 3 montre que les bobines B et C remplissent exactement le même rôle que dans le type Highfield; mais la bobine A et l’excitatrice sont reliées par l’intermédiaire du survolteur au lieu de l’être par l’intermédiaire de la batterie. Si la tension
- oDftfiotoooses* a
- .Booster,
- Fig. 3. — Système E. G. G.
- aux bornes de l’excitatrice est de zéro, une différence de potentiel de 5o volts entre les barres de distribution et la batterie fournira 5o volts aux bornes de l’excitation shunt du survolteur, qui à son tour survoltera la batterie de 5o volts, la mettant au voltage de la ligne sans qu’elle débite de courant. Supposons maintenant que l’excitatrice fournisse par exemple '20 volts dans le sens voulu. Il y aura alors 70.volts aux bornes de l’enroulement shunt, ce qui conduira le survolteur à charger et à augmenter la charge jusqu’à ce que les 20 volts soient récupérés. La bobine série B peut avoir une influence prépondérante et inverser ce champ; mais la tension de l’excitatrice tendra toujours à faire recommencer la charge dès que l’intensité dans B diminuera.
- Ainsi, quelle que puisse être la tension aux barres de distribution, la bobine A maintiendra toujours la batterie à cette tension et par suite la charge ou la décharge ne dépendront que du courant d’excitation. De plus une variation dans le voltage aux bornes de l’excitatrice n’a qu’une faible importance. Ce voltage ne dépasse pas 25 volts. Son excitation est réglée par le rhéostat R.
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- Un autre avantage au point de vue de la traction est que, lorsqu’une décharge soudaine survient, la vitesse de l’ensemble baisse tout d’abord, produisant une chute de tension de l’excitatrice. Mais cette chute de tension produit sur le survolteur une diminution de sa tendance à la charge; le courant de décharge augmente donc au moment même où il est utile d’accroître la vitesse. Plusieurs de ces machines fonctionnent actuellement et donnent d’excellents résultats.
- Survolteur automatique Lancashire (fig. 4). — Il diffère du précédent en ce qu’il n’y a pas d’excitatrice. La tendance à la charge est obtenue au moyen d’une bobine montée en dérivation sur les barres par l’intermédiaire d’un rhéostat. Le courant dans la bobine D est alors en pure perte: s’il est considérable on obtient un réglage facile, mais aucune efficacité; s’il est faible, l’efficacité est plus grande, mais le réglage est difficile.
- -'mrremnnrcinr'-
- 00001
- Fig. 4® — Système de la Lancashire Dynamo G0.
- L’action n’est donc pas théoriquement aussi rapide que dans les autres systèmes ; pratiquement elle est suffisamment rapide lorsque les variations de charge ne sont pas par trop brusques.
- Survolteur automatique Tilney. — Il appartient à cettedernière classe. Les enroulements régulateurs sont montés sur un petit moteur qui manœuvre un rhéostat de réglage et ne progresse que par fractions de tour. La figure 5 en représente le montage. Le moteur auxiliaire met en mouvement les contacts X sur les rhéostats P et R qui prennent le courant sur ies barres Q et S, cette dernière étant divisée en deux moitiés. Il y a quatre bobines d’excitation
- Fig. 5. — Système Tilney.
- Autres types de survolteurs. — Les types précédents peuvent être dits à action directe, jjarce que les différentes bobines de réglage agissent directement sur l’excitation du survolteur. Il existe d’autres types dans lesquels les différentes bobines agissent, soit sur un solénoïde, soit sur un petit moteur auxiliaire,lesquels manœuvrent un rhéostat en série avec l’enroulement shunt du survolteur. Ces systèmes présentent l’avantage de permettre la transformation de survolteurs non automatiques déjà existants en survolteurs automatiques. On peut faire conduire le survolteur par un moteur quelconque sans enroulements spéciaux. Mais ils présentent l’inconvénient de nécessiter deux étapes pour la régulation, à savoir : mise en mouvement du solénoïde ou du moteur puis régulation du champ par le rhéostat.
- montées sur les inducteurs du moteur auxiliaire : l’enroulement série B, l’enroulement dérivation réglable D et les deux enroulements C et C' qui centralisent l’action des deux précédents. On remarque que l’enroulement série B n’est traversé que par le courant des génératrices et non par le courant total de la station. La surcharge des génératrices agit donc directement sur la bobine B, laquelle tend immédiatement à augmenter le courant de décharge de la batterie et à rétablir l’équilibre.
- Régulateur automatique Thurry. — Dans cet appareil l’excitation du survolteur est réglée par le moyen d’un solénoïde monté en dérivation sur les barres de distribution et d’un petit moteur qui commande le rhéostat. La figure 6a montre que le moteur fait osciller, à l’aide de système de bielles, deux
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- SI
- cliquets A et B. Dans la portion normale, les pièces C et C' retiennent ces deux cliquets, les empêchant de s’engager dans les dents de la roue à rochets R. Si le voltage baisse, le plongeur descend et le cliquet A entraîne la roue à rochets dans un certain sens. Si .le voltage monte, le cliquet B l’entraîne dans le
- Fig. 6. — Système Thury.
- sens opposé. La figure 6,, montre le montage de ce rhéostat qui est en même temps renverseur.
- Sur moiteur à excitation réglée par un solénoïde série. — Un troisième type de cette classe, très employé aux Etats-Unis, comporte une excitatrice agissant directement sur le champ du survolteur, le courant inducteur de cette excitatrice étant lui-même réglé au moyen d’un solénoïde traversé par le courant des génératrices. La figure 7 reproduit cette disposition. Deux piles A et B sont en dérivation sur un certain nombre d’éléments de la batterie, quatre par exemple. L’excitation est prise d’une part ou point milieu de ces quatre éléments, d’autre part du point commun au deux piles. S’il n’y a pas de courant dans le solénoïde, le levier est abaissé par le ressort.LapileB est alors « comprimée »,sarésistance diminue et le courant traverse les enroulements inducteurs dans le sens des flèches. Si au contraire un courant traverse le solénoïde, c’est la pile A qui est «comprimée» et le courant d’excitation change de sens. La tension aux bornes de l’excitation change donc de signe et par suite inverse la polarité des inducteurs du survolteur. Ce principe a été utilisé dans le survolteur Entz avec cette modification que l’excitation et les piles sont en dérivation sur la batterie tout entière.
- Résultats obtenus. — La figure 8 reproduit des courbes obtenues avec le survolteur automatique Highfield. Le régime normal de la batterie était d’environ 1 7.00 ampères à la charge, % 5oo à la décharge, quoique, à un voltage réduit il fut possible d’atteindre à la décharge 3 400 ampères pendant une période de i5 sec. Le courant total varie de o à 4 000 ampères. La courbe indique une seule surcharge brusque de 3 3oo ampères. Le débit de la
- Fig-, •). — Système Entz (Principe).
- batterie s’élève alors à 1 5oo ampères. Des courbes donnant le courant total et le débit de la batterie, on a déduit; par soustraction la charge de la génératrice en ampères (l’exactitude de ce procédé4 ayant été contrôlée par l’expérience). Sur ces courbes il est facile de constater quel pouvoir stabilisateur possède la batterie.
- Considérations générales. — Il est en général mauvais de surcharger une batterie au-delà de 5o % du régime normal indiqué pour une heure, quoique certains constructeurs permettent un courant double de ce régime pour une période de i5 secondes.
- M. Highfield, dans son mémoire, attribue à la batterie qu’il utilise un pouvoir stabilisateur moyen pour une journée,qu’il évalue à 84 % . Des travaux plus récents réduisent à 82 % environ cette évaluation.
- Quant à la question du prix, une batterie avec survolteur munie de ses appareils de contrôle coûte à peu près autant par kilowatt qu’une installation à vapeur. En tout cas si l’on ne veut pas utiliser de batleide, il faut installer une usine génératrice de même puissance à peu près que la batterie qu’elle doit remplacer. La dépense de capital étant à peu près la même, la question d’entretien est donc seule susceptible de discussion.
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- Actuellement les machines à triple expansion ne répondent pas assez rapidement aux lluctuations et l’usage de la batterie dans ce cas s’impose. La batterie permet aussi d’utiliser les machines sans con-
- tactions : puissance, nature du courant, etc.; emploi des turbines, des machines à piston. Coupes verticales d’usines.
- Fig. 8.— Courbes obtenues avec le booster llighficld ; Courbe ricure (petite flèche) : courant total de la ligne;
- densation, souvent plus économiques, surtout lorsqu’elles travaillent au voisinage de la pleine charge. Le champ le plus vaste ouvert aux batteries d’accumulateurs dans l’avenir semble être dans leur utilisation auprès des moteurs à gaz, actuellement inutilisables dans les usines de traction à cause de leur manque d'élasticité.
- Sui• F éclairage électrique des trains. — M. Jakob. —• Elektrische Kraftbetriebe und Jlahnen. i4 décembre 1909.
- A propos d’un travail récent publié sous le même titre par le Dr Max Büttner('), l’auteur discute les avantages et les inconvénieuts des divers systèmes de régulation. 11 préfère à tous un système mixte qui réunirait les qualités des trois suivants, déjà examinés par M. Büttner et appelés, selon la ma- , nière dont interviennent la batterie d’accumulateurs et la dynamo actionnée par le train :
- Réglage sur courant de machines constant ;
- — — de charge — ;
- — tension de machine constante.
- Les installations de force sur les lignes de traction électrique en Amérique. — Elektrische Kraftbetriebe und Hahnen, i/j décembre 1909.
- \
- Tableaux donnant les caractéristiques de ces ins-
- ombrée (grande flèclie) : charge des machines; Courbe supc-Courbe inférieure : courant total de la batterie.
- USINES GÉNÉRATRICES
- Les installations hydro-électriques norvégiennes de 250 000 HP. — A. Brofos. — Elec-trical World, 9 décembre 1909.
- L’installation hydro-électrique que l’on établit actuellement en Norvège dans le district de Gele-marken est, à plusieurs égards, considérée comme la plus importante du monde entier.
- En réalité elle est double et comprend : Rjukan I et Rjukan II ; l’eau, après avoir passé dans les turbines de la première station, est amenée à la deuxième, puis retourne à la rivière Maane, qui produit la chute d’eau, une des plus grandes de Norvège.
- La hauteur de chute est de a85m pour Rjukan I, perte de charge déduite, et la puissance correspondante, de x3oooo HP. L’eau actionne io roues Pelton de 14 5oo HP, reliées chacune à un générateur de 17 000 KVA, qui produisent du courant triphasé à 5o périodes, 11 000 volts (l).
- Station centrale électrique de Clermont-Ferrand. — Itevue Industrielle, 3o octobre 1909. <
- La Compagnie du gaz de Clermont-Ferrand alimente les secteurs de Clermont-Ferrand et de
- (') Môme journal, nos 28 et 29.
- (*) Voir Lumière Electrique, 4 dcc. 1909, p. 3o6.
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- Royat au moyen d’un courant à 3 ooo volts fourni par un groupe de transformateurs à courant alternatif.
- Le courant reçu provient de la station hydro-électrique construite par la Société Westinghouse sur la Sioule d’où il est amené sous 20 000 volts par une ligne de 3okm de longueur.
- Le barrage, installé au village de Quielle, a i2om de longueur à la crête et 32 de haut. L’épaisseur à la base est de 20“ et la longueur de Gom. Le canal d’amenée, qui mesure en cet endroit i5om de largeur et a 7km,5 de long, peut contenir 10 000 ooo™3.
- La station est directement adossée au barrage. Elle comprend 6 groupes turbo-alternateurs de 1 200 chevaux, et 4 turbo-excitatrices de 76 chevaux. Toutes ces turbines, construites par la maison Escher-Wyss et Gie de Zurich, sont alimentées par des canaux de prise en charge de 1,60 de diamètre. Elles fonctionnent sous 21 à 3om de chute et sont établies en turbines doubles de 333 tours à la minute. Elles sont accouplées directement aux alternateurs Westinghouse.
- La régulation se fait par servomoteurs automatiques qui, pour des variations de charge entre 25 et 5o % , ne permettent pas de variations de vitesses supérieures à 3 % ; des variations entre o et la pleine charge, la vitesse ne varie pas plus de 7 % . Le rendement des turbines atteint 76 % à pleine charge, 80 % aux trois quarts de charge et 7a % à demi-charge ; or, les fluctuations qu’on peut escompter en service normal dans la vitesse du courant ne dépassent pas 2 % .
- Les alternateurs de 1 ooo kw. reliés aux turbines par accouplements élastiques Zodel donnent du courant à la tension de 1 ooo volts.
- Les machines ont ï8 pôles et leur fréquence est de 5o périodes à la vitesse de 333 tours par minute. Leur rendement est de 94 % à pleine charge et de 82,5 % aux trois quarts. Elles peuvent fonctionner 25 heures de suite sans que leur température dépasse de 40" la température ambiante: sous l’influence d’une surcharge de 25 % , l.a température n’est qu’une fois et demie celle de l’extérieur, et pour une surcharge temporaire de 5o % réchauffement n’est que de Go°.
- Les turbo-excitatrices fonctionnent sous 21 à 25m de chute à 900 tours à la minute et sont accouplées à dès dynamos Westinghouse à courant continu à 125 volts d’une puissance de 5o kilowatts.
- L’installation comprend 13 tableaux de distribution dont 3 pour les excitatrices, G pour les alternateurs et les autres pour les alternateurs à haute tension
- placés en dessous des tableaux de distribution. Le courant à 20 ooo volts est amené de Clermont-Ferrand par une ligne de 3o kilomètres.
- L'installation des transformateurs à Clermont-Ferrand comprend plusieurs groupes monophasés de 370 kw et leur rendement à pleine charge et aux trois quarts est 97,7 %, à demi-charge de 97,1 % .
- De l’installation de transformateurs de Clermont-Ferrand le courant alternatif à 3 ooo volts est distribué dans le réseau.
- Comme appareils thermiques on a prévu une dynamo à vapeur Willans-Robinson de 315 kw et un générateur Babcock-Wilcox de 265m2 de surface de chauffe et une puissance de vaporisation de 7 5ook» à l’heure.
- J. R.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Sur la déformation des ondes électro-magnétiques a la rencontre d’un obstacle cylindrique isolant. — C. Scha.efer. — Jahrbuch der drahtlosen Télégraphié und Telepkonie, décembre 1909.
- L’auteur expose une théorie mathématique du phénomène, confirmée par des expériences faites à l’Université de Breslau, en employant comme diélectrique de l’eau contenue dans des tubes de verre (diamètre intérieur : ocln,i5 à icm,2i), les ondes utilisées étant de 24 à 58 centimètres.
- i° Avant d’atteindre le cylindre, les ondes forment des franges d’interférénee dont l’intensité varie en sens inverse de la distance à l’axe du cylindre. Ces franges se déplacent, soit lorsque le
- d’onde varie, la constante diélectrique restant constante — soit lorsqu’on change la substance isolante,
- le rapport restant constant; À
- %° Derrièi e le cylindre, il n’y a pas de franges d’interférence.
- Suivant les cas, on obtient derrière le cylindre en employant les mêmes termes que dans le cas des ondes lumineuses :
- a) Une augmentation de l’énergie; b\ La « luminosité » primitive ; cj De 1’ « ombre ».
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- L’auteur représente le phénomène par une série de courbes.
- BREVETS
- Dispositif permettant la liaison de deux systèmes téléphoniques à énergie centrale. — Ateliers Thomson-Houston. — Publié le i5 octobre 1909.
- Cette invention, système Thomas, concerne l’établissement d’un poste principal de téléphone, permettant de mettre en communication, soit le central avec un poste supplémentaire relié au poste principal, soit deux postes supplémentaires entre eux.
- Dans la plupart des installations de ce genre réalisées jusqu’ici, le poste principal pouvait recevoir l’appel du poste supplémentaire, mais il n’en recevait pas de signal de fin de conversation, lequel signal était obtenu seulement au central. Il'nécessitait donc une grande surveillance de la part du personnel chargé du poste principal.
- On s’est préoccupé d’assurer ici une meilleure et plus facile surveillance des postes dépendant du poste principal, et l’on a spécialement adopté l’installation à un réseau à énergie centrale.
- La figure 1 permet de se rendre compte du fonctionnement du poste principal.
- Les chiffres portés sur cette planche correspondent aux indications suivantes :
- 1 et 2, fils de la ligne venant du central ;
- 3 et 4, fils de la ligne allant à un poste supplémentaire.
- (Ce poste peut être soit équipé pour central intégral, soit du type ordinaire, mais avec un condensateur dans le circuit, lorsque le récepteur est accroché, ce condensateur étant monté d’une façon analogue à celui 8, pour permettre l’appel par courant alternatif.)
- 5, jack à double coupure du poste supplémentaire sur le standard et correspondant à un poste supplémentaire ;
- (3, annonciateur correspondant ; il peut être un annonciateur à volet ou une lampe, ou tout autre signal connu ;
- 7, jack à rupture de la ligne venant du réseau x central;
- 8, condensateur sur la ligne du réseau, permettant appel par alternatif ;
- 9, annonciateur d’appel sur le réseau comme en 6 ;
- 10, u, condensateur du discorde ;
- 12, fiche du demandeur;
- 13, fiche du demandé;
- 14, bobine d’induction du tableau intermédiaire (poste principal) ;
- 15, récepteur du tableau intermédiaire ;
- 1G, microphone du tableau intermédiaire ;
- 17, clé d’écoute du discorde;
- 18, clé d’appel vers le demandé ;
- 19, signal de contrôle du demandé;
- 20, signal de contrôle du demandeur;
- 21, relais de contrôle du demandé ;
- 22, relais de contrôle du demandeur;
- 2*3, relais de mutation des batteries , côté demandé;
- 24, relais de munitions des batteries, côté demandeur ;
- 25, batterie centrale du tableau intermédiaire (poste principal).
- Gomme on voit par ce schéma, le poste principal comporte :
- i° Un poste représenté par une bobine 14, un récepteur i5 et un transmetteur iG, qu’on peut mettre en relation avec le central ou un poste supplémentaire, grâce à la clé d’écoute 17 et à la clé d’appel 18 ;
- 20 Une arrivée du central, représentée par la ligne 1, 2, le condensateur 8, l’annonciateur 9 et le jack à rupture 7 ;
- 3° Des départs versles postes supplémentaires, représentés, par l’un d’eux comportant la ligne 3, 4, l’annonciateur 6 et le jack à double coupure 5 ;
- 4° Les fiches 12 et 13 et leurs connexions nécessaires pour réaliser les diverses communications nécessaires ;
- 5° Enfin les relais 21, 22, 2.3, 24, assurant automatiquement la substitution de la batterie du réseau à la batterie 25 du tableau intermédiaire, celle-ci ne jouant le rôle de batterie centrale que lorsqu’on ne raccorde pas le poste principal au réseau (cas de communication entre deux postes supplémentaires).
- On peut se rendre compte, par le schéma, que l’on substitue automatiquement l’énergie centrale du réseau à celle du tableau intermédiaire, par le jeu ordinaire de la manœuvre de mise en communication.
- De même, on peut voir que le poste supplémentaire mis en communication avec le réseau donne simultanément et automatiquement le signal de fin de conversation au centre et au poste principal.
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- Une fois la communication établie entre un poste supplémentaire et le central, tous deux réciproquement peuvent se rappeler l’un l’autre, sans l’intervention du poste principal ; en un mot, le central se comporte, vis-à-vis du poste supplémentaire qui lui est raccordé par le poste principal, comme si le poste supplémentaire était un poste téléphonique ordinaire isolé.
- Cela peut se voir facilement en considérant le fonctionnement du poste.
- A. Un poste supplémentaire veut un autre poste supplémentaire. — (Le central n’interviendra donc pas, et le poste principal joue le rôle de central vis-à-vis des postes supplémentaires.) Le poste supplé-
- Fig. i.
- mentaire demandeur décroche son appareil, ce qui ferme le circuit sur la batterie centrale du poste principal (batterie 25) et le courant de celle-ci fait déclencher l’annonciateur 6.
- Ainsi appelé, l’opérateur du poste principal enfonce la fiche 12 dans lejack 5, ce qui coupe l’annonciateur 6. En même temps la fiche 12 ferme le circuit de la batterie 25 sur le relais 22 qui, en attirant son armature, allume la lampe 20, signal de contrôle du demandeur.
- Ensuite, l’opérateur du poste principal appuie
- sur la clé d’écoute 17, ce qui met en circuit avec le demandeur le poste 14, i5, 16, et permet au demandeur de demander à l’opérateur la communication qu’il désire.
- Jusqu’ici le fonctionnement décrit, consistant seulement à mettre le demandeur et l’opérateur en communication, est le même si l’on demande un poste supplémentaire ou le central. On a supposé plus haut que c’est un autre poste supplémentaire qui est demandé. Alors l’opérateur enfonce la fiche i3 dans lejack du demandé, 5 par exemple, et par la clé d’appel 18, produit l’appel par alternatif du demandé. Dès que celui-ci décroche son récepteur, il ferme le circuit de la batterie 25 dans le relais 21 du demandé, ce qui, comme précédemment, allume une lampe, la lampe du contrôle 19 du demandé.
- Pendant toute la durée de la conversation, les deux lampes 19. et 20 resteront allumées, et elles s’éteindront individuellement lorsque le demandeur et le demandé raccrocheront. Tant qu’un seul des deux postes en communication raccrochera, une lampe restera allumée, indiquant ainsi à l’opérateur qu’il ne faut pas couper la communication.
- B. Un poste supplémentaire demande le réseau. — Il appelle d’abord le poste principal comme plus haut, et l’opérateur de celui-ci, pour demander le réseau, enfonce la fiche i3 dans le jack 7 du réseau. Mais celui-ci a sa douille reliée à la batterie 25, et par suite, quand le troisième contact de la fiche i3 touchera la douille, il réunira la batterie 25 au relais 23, qui, en appelant ses deux armatures, substituera la batterie centrale du réseau à la batterie 25.
- Une fois la communication établie par le central, les deux lampes 19 et 20 sont allumées. Si le j»oste supplémentaire raccroche, elles s’éteindront simultanément; mais tant qu’on n’aura pas retiré la fiche i3, si le poste supplémentaire décroche à nouveau son récepteur, il rappellera le central, avec qui il est resté en communication. De même, tant que les fiches 12 et i3 sont dans les jacks 5 et 7, le central peut rappeler le poste supplémentaire. P. T.
- Four électrique rotatif. — F.-A. Imbert. — Publié le 8 septembre 1909.
- On peut reprocher aux fours électriques à chauffage exclusivement radiant, c’est-à-dire- dans les-quels un ou plusieurs arcs sont en activité, que les matières traitées ne sont chauffées que par leur surface étalée sur la sole à la vue des arcs, tandis que
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- tout le reste de la chaleur émanée de ceux-ci ne produit qu’une fusion de la voûte et des autres parois exposées aussi à la radiation; de là une utilisation désastreuse de la chaleur radiante dans ces appareils.
- Pour obtenir le rendement maximum dans de tels fours, il faudrait pouvoir étaler les matières en élaboration sur une surface cylindrique concentrique à l’arc, et alors toute l’énergie électrique transformée en chaleur serait utilisée, sauf celle rayonnant sur les deux faces du cylindre perpendiculaires à son axe; mais ces parties seraient dans le cône d’ombre formé par les électrodes qui pénétreraient forcément dans le cylindre par ses bases et la perte serait incomparablement plus petite que celle causée par le chauffage inutile et même destructeur de la voûte et de ses parois adjacentes.
- Une pareille disposition est irréalisable, mais l’on peut cependant se rapprocher beaucoup du rendement qu’elle donnerait par le procédé suivant :
- En faisant tourner une enceinte cylindrique réfractaire, convenablement équipée autour de ses électrodes prises pour axes de rotation, la chaleur j radiante se répartit uniformément sur toute la surface intérieure. Les matières en élaboration, placées à l’intérieur du cylindre, roulent sur cette surface qui leur cède de la chaleur, tout en recevant directement sur leur face opposée le rayonnement de l’arc; ainsi les matières se trouvent chauffées en dessus par l’arc, en dessous par la sole, et l’énergie élec-
- trique se trouve parfaitement utilisée. La sole et la voûte ne forment plus qu’un seul et même organe et le surchauffage ruineux que subissent la voûte et ses parois de soutien dans un four ordinaire est supprimé et remplacé par le refroidissement que produisent les matières au bénéfice de leur échauf-fement.
- Tel est l’ingénieux principe du four proposé par M. Imbert.
- Les dimensions d’un tel four ne dépendent que de l’intensité du courant employé et du degré de température que Ton désire obtenir, de l’intensité du courant dépend le diamètre des électrodes et de ce diamètre résulte la longueur de génératrice du cylindre.
- En outre, un four électrique rotatif ainsi constitué se prête à une multitude d’emplois et ses applications ne sont pas réservées uniquement à la métallurgie. Dans l’industrie des produits chimiques, par exemple, un brassage plus ou moins énergique des matières en élaboration est souvent exigé; ce four rotatif fournit, avec toutes les températures dési-| râbles, un brassage parfait. De plus, étant absolument étanche et s’opposant à toute entrée d’air parasite, ce four est encore applicable à toutes les opérations chimiques qui doivent être effectuées à l’abri de l’air et sa supériorité sur les fours à chauffage non électrique employés pour ces mêmes usages, est évidente.
- E. C.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont de
- Traité complet d’analyse chimique appliquée aux essais industriels. Tome second, deuxième fascicule. —Sucre de betterave. Sucre de canne. Amidon et fécule. Dextrine. Glucose. Documents officiels concernant les produits alimentaires sucrés, par Post et Neumann, traduit et augmenté par Pellet et Chenu.— i volume in-8° jésus de 3oo pagesavec 120 figures . — A. Hermann et fils, éditeur, Prix : relié, 8 francs.
- Les traducteurs se sont efforcés, tout en respectant le texte original de l'auteur allemand, de le compléter par l’introduction des méthodes plus spécialement employées en France, et des procédés
- ux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- d’analyse les plus récents. Le fascicule allemand correspondant comprenait toute la série des industries agricoles : MM. Chenu et Pellet ont préféré, étant donnée l’importance de leur additions, le diviser en deux parties elle présent fascicule ne comprend que le sucre de betterave, l’amidon, la fécule, la dextrine et le glucose auxquels ils ont ajouté un chapitre sur le sucre de canne et un appendice donnant tous les documents offieiels concernant les produits alimentaires sucrés.
- Dans le chapitre Sucre de betterave, l’auteur allemand, M. le professeur Fruhling, dont on connaît la
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- compétence en matière de sucrerie, a traité la question du contrôle chimique, en particulier les différentes méthodes d’analyse.
- Dans le chapitre concernant le Sucre de canne, qui n’existe pas dans l’édition allemande, MM. Pellet et Chenu ont surtout insisté sur l’analyse de la matière première dérivant avec tous les détails voulus les différentes méthodes de dosage du sucre dans la canne.
- Dans le chapitre suivant, M. le D1' E. Parow a donné tous les procédés de dosage nécessaires pour le contrôle de la fabrication de la fécule, de l’amidon, de la dextrine et du glucose.
- LAppendice qui termine ce fascicule .contient divers documents officiels sur les produits alimentaires sucrés, tels que les définitions et opérations régulières adoptées par les Congrès internationaux de Genève et Paris pour la répression des fraudes alimentaires, etc.
- S. F.
- VOLUMES REÇUS
- Dr J. Fx'icks Physikalische Technik, tome II, 2e partie (7‘ édition), par le Dl Otto Lehmann. —
- 1 volume in-8° jésus de i 3og pages avec 2 328 figures avec 14 planches en couleurs. — Friedr. Vieweg et Sohn, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché, 40 marks; relié, 43 marks.
- Die Fernsprechtechnik der Gegenwart (Sa fascicule), par C. Hersen et R. Hartz. — 1 volume in-8° raisin de 62 pages avec 28 ligures. —Friedr. Vieweg et Sohn, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché,
- 2 m. 5o.
- Die Popularisierung der elektrischen Be-leuchtung, par E. Wikander. — Extrait de VElek-trotechnische Zeitschrift, Berlin. — Prix : 1 m. 20.
- Agenda Dunod 1910, Electricité, par J.-A. Montpellier. — 1 volume in-iG de 4°° pages. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : relié, 3 francs.
- L’électricité dans les mines, par E. J. Brunswick. — 1 volume in-8° raisin de 254 pages avec 68 figures. — Gautiiier-Villars, éditeur, Paris. — Prix : broché, 7 fr. 5o.
- La soudure autogène des métaux, par S. Ra-gho. — 1 volume in-8° carré de 90 pages avec 18 figures. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 2 fr. 5o.
- Tables numériques pour Vélectricité, par H. Duculot. — Brochure in-16 de 96 pages. — Béranger, éditeur, Paris et Liège. — Prix : 2 francs.
- A contribution to the Statistics of International Electrical Engineering symbology,par A.-E. Kennelly. — Extrait de Y Electrical World, New-York.
- The équivalent circuits ol composite Unes in the steady State, par A.-E.Kennelly. — Extrait de Proceedings of the American Academy of Arts 'and Sciences, Cambridge.
- The linear résistance between parallel con-ducting cylinders in a medium ofuniform con-ductivity, par A.-E. Kennelly. — Extrait de Proceedings American Pliilosophical Society, Cambridge.
- Problèmes et exercices de mathématiques générales, par E. Fabry. — 1 volume in-8° raisin de 420 pages avec 63 figures. — A. Hermann et fils, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 10 francs.
- VARIÉTÉS
- Les lois de protection forestière en Italie [suite] (1).
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- Les lois, dont les dispositions essentielles, en ce qui concerne le point de vue forestier, vien (*)
- nent d’être passées en revue, sont suggestives de bien des réflexions, comparaisons et résolutions. En plus de celles déjà faites au cours de cette étude, nous nous bornerons à en noter quelques autres, d’ordre plus général.
- Il est frappant — et jusqu’à un certain point nouveau pour bien des Français — de voir dans ces lois italiennes l’existence de la forêt reconnue nécessaire et étroitement liée, non seulement à
- (*) Voir Lumière Electrique, 4 et 18 décembre 1909.
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- la construction et au maintien de grands travaux publics comme l’aqueduc de la Pouille, ou à la consolidation du sol, comme dans la Basilicate, mais aussi à la prospérité agricole d’un pays, comme pour la Sardaigne, la Basilicate et la Calabre. Cette conception très juste du législateur italien mérite notre attention. Car, en France, si l’on reconnaît que la forêt est la source d’une matière première indispensable et le remède préservatif et curatif des inondations, ravinements, ruissellements, tous phénomènes ayant leur origine en montagne et se répercutant ensuite sur la plaine, l’on ne voit pas assez que la présence de la forêt est en même temps, quoique à un moindre degré, nécessaire dans la plaine, en raison de son rôle météorologique et hygiénique, comme au point de vue économique; l’on ne voit pas assez qu’elle intéresse la prospérité même de Vagriculture. Ce côté de l’action de la forêt est trop souvent, croyons-nous, négligé ou ignoré (*). Nos voisins et amis d’outre-monts l’ont mieux apprécié que nous.
- (* l) Voir sur son importance, dont pourtant les sécheresses de ces années dernières nous donnent assez la mesure, L.-A. Fabre, passim, et principalement: La protection du sol, Revue bourguignonne de VUniversité de Dijony 1907.
- Dans sa proposition de loi sur les forêts d’utilité publique, M. Raynard, conservateur des Eaux-et-Forêts en retraite, ne craint pas d’abandonner au caprice de ses propriétaires, voire par conséquent à la destruction, une surface de forêts de plaine qu’on ne saurait estimer à moins de deux millions d’hectares ». Il la soustrait à toute opposition à défrichement de la part de l’Etat et n’hésite pas à déclarer que la conservation de ces deux millions au moins d’hectares boisés ne concerne nullement l'intérêt général ! ,(2° Congrès de l’Association pour l’aménagement des montagnes. Compte rendu, Bordeaux, Féret, 1907, p. 291, 292 et Bull. Soc. forestière de Franche-Comté et Belfort, 1906, t. VIII, p. 764.) On est en droit de s’étonner d’une telle afïirmation, alors que, d’un côté, la pénurie de bois d’œuvre nous menace de plus en plus, et que, d’autre part, l’influence bienfaisante et multiforme de la forêt, même en plaine, est incontestablement démontrée; que les Martel nous prouvent la nécessité de reboiser les calcaires par les fissures desquels les eaux superficielles s’enfouissent graduellement nous menaçant de tout désertiser ; que cette même menace est d’ailleurs donnée par la diminution et l’assèchement croissants de nos sources et de nos ruisseaux de plaine, accompagnant les sécheresses de ces dernières années, et de la présente année 1907 ; que les Fabre nous montrent les plaines des riches terres noires de Russie ravagées par les ravinements; que les géogra-
- Quelle différence de conception et de portée entre les quatre lois, objet de cette étude, et notre unique loi « imprévoyante » et étroite du 4 avril 1882 ! Cellè-ci se limite strictement à la montagne où, incapable de prévenir le mal, elle attend qu’il soit né pour y apporter de timides remèdes (*). Au contraire, la loi italienne — du moins les quatre lois examinées dans ce mémoire — prévient le mal, en plaine comme en montagne, n’attend point le danger « né et actuel les catastrophes déplorables et ruineuses, mais cherche à les prévenir et intervient de suite pour recréer le manteau forestier protecteur, « l’armature végétale » du sol.
- L’Etat italien encourage mieux que l’Etat français la propriété forestière, car non seulement il exempte d’impôt foncier pendant 3o ou i5 ans les terrains reboisés, mais encore, il accorde des primes en argent aux reboiseurs volontaires par hectare repeuplé, et surtout il place dans la classe des fonds les moins imposés les terrains soumis à la servitude forestière (Sele, Basilicate, Calabre). Il y a là une mesure d’encouragement efficace dont nous devrions nous ins-j)irer en France, où les bois sont lourdement grevés par l’impôt (2).
- Au point de vue de Faction exercée par l’Etat sur les propriétaires pour la mise à exécution des reboisements nécessaires ou la conservation des forêts existantes, plusieurs remarques sont à faire.
- Alors que l’Etat français ne reboise qu’après avoir acheté à l’amiable ou par expropriation des terrains à repeupler, que les propriétaires soient des personnes morales ou des particuliers, l’Etat italien agit différemment. Il n’exproprie que les particuliers lorsqu’ils se refusent à exécuter eux-
- phes nous signalent l’envahissement du steppe et du sable asiatique; que partout le déboisement, même en plaine, cause des dommages plus ou moins grands !
- (*) Sur l'insuffisance de cette loi. V. Pierre Buffault : Insuffisance de notre législation; L.-A. Fabre: L'achèvement de la restauration des montagnes de France,
- 1e1' Congrès de l’aménagement des montagnes, Bordeaux, Féret, 190a.
- (-) Voir Arnould : Les Forêts et l’impôt, Revue des Eaux-et-Forêts, 1895; Exagération des impôts frappant la propriété forestière, Besançon, iqo3. Les projets de nouvelles lois fiscales en France ne paraissent malheureusement pas devoir comporter des exemptions qui seraient cependant bien nécessaires et d’intérêt général.
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- mêmes les travaux reconnus nécessaires. II impose ceux-ci aux provinces et aux communes, sur leurs propres terrains, tout en les laissant propriétaires ; mais alors il prend «à sa charge 4/5 ou 5/6 de la dépense et laisse i/5 ou i/6 à la charge de la province (Sardaigne, Basilicate, Calabre). Cette contribution de la province est bien juste, puisque la collectivité régionale retirera profit dureboisement qu’il s’agit d’opérer, mais peut-être rencontrera-t-on quelques difficultés à la réaliser, faute de ressources pécuniaires suffisantes et d’un concours moral assez complet de la part de ces collectivités (‘).
- Si l’Etat italien encourage plus libéralement que l’Etat français le propriétaire forestier, par contre, il le surveille bien plus strictement et ne craint point, avec juste raison, de faire plier les droits de jouissance de la propriété privée, « le droit à l’abus » (2), devant l’intérêt général. La loi sur le Sele, en particulier, est le type de la réalisation de cette conception juridique que nous trouvons bien préférable à notre principe actuel français de l’acquisition forcée par l’Etat des terrains à restaurer.
- Dans toutes les régions qu’il s’agit de régénérer ou restaurer, la soumission à la servitude forestière de la loi de 1877 devient la règle générale et s’applique même aux terrains qui 11’y
- (>) Tl se dessine en Italie un mouvement d’opinion, mis en lumière par le récent congrès forestier de Florence (Congrès de juin 1907, dont j’ai rendu compte dans mon article précité de la Revue des Eaux et Forêts) et qui tend à mettre à la charge de l’Etat la totalité des dépenses de restaurationel.de reboisement. On se rapprocherait ainsi de la conception française actuelle de VEtat-Providence. Si ce mouvement peut jusqu’à un certain point être justifié par l’expérience des années écoulées, et la pauvreté des populations, il 11’est pas cependant à l’abri des critiques. Et nous croyons fâcheuse, tant au point de vue de l'exécution rapide des travaux qu’au point de vue de l’éducation forestière des populations, cette mise complète des dépenses à la charge de l’Etat, qui fait dépendre par trop la progression des travaux des disponibilités budgétaires, et qui n’apprend pas aux intéressés à secouer leur routine, leur inertie, pour habituer au respect de la forêt et à la propagation de l’arbre. C’est tuer les initiatives privées et locales sans grands avantages-; nous en faisons l’expérience en F rance.
- (2) V. B. Brunhes. A propos de la dégradation du Puy-de-Dôme, ae Congrès du Sud-Ouest navigable, Toulouse, Privât, 1904. P. Buffaui.t : Observations sur la nécessité de réformer nos lois forestières, Toulouse, Privât, 1906, 4e Congrès du Sud-Ouest navigable.
- étaient pas déjà assujettis de par cette loi. Bien plus, un plan de culture et l’observation dé règles spéciales relatives au traitement des bois, à la nature et à l’ordre des coupes, sont imposés aux propriétaires forestiers, qu’ils soient particuliers ou personnes morales. Ces propriétaires conservent entier leur droit de propriété, mais ils sont limités dans leur mode de jouissance.
- 11 y a là, à la fois, des restrictions au droit d’user et un respect de la propriété privée fort intéressants. C’est, pour tout dire en un mot, une limitation du « droit à l’abus» fort sage et juste, qui se retrouve d’ailleurs dans d’autres pays (') et dont se rapprocheraient diverses propositions de loi récemment formulées en France (2).
- Notons, d’ailleurs, que si l’Etat italien ne craint point de restreindre ainsi le droit d’abus du particulier, il est équitable envers celui-ci et lui accorde une indemnité lorsque les mesures commandées par l’intérêt général (travaux, suspension de pâturage, etc.), causent à ce particulier une diminution dans le revenu de sa propriété (Sele, Basilicate).
- Pour ce qui est de la réglementation pastorale, la législation italienne est encore peu développée. Cette réglementation paraît se borner généralement, d’une part, à l’article 19 de la loi du ier mars 1818 sur le reboisement, qui prévoit la mise en défens temporaire des terrains dégradés avec indemnité au propriétaire ou usufruitiers, article resté, d’ailleurs, à peu près lettre morte (’) ; d’autre part, à la suspension temporaire ou la réduction du pâturage sur les terrains boisés de certaines régions (Sele, Basilicate). C’est seulement dans la loi de 1906, sur la Calabre (art. 84) que nous le répétons, la législation italienne commence à envisager l’amélioration des pelouses de montagnes.
- Nous sommes plus avancés sur ce point, mais,
- (') J. Madelin, Les restrictions légales au droit de propriété forestière privée, Paris, A. Rousseau, 1905: Pierre Buffault, Solution du problème forestier à l'étranger.
- (2) Notamment la proposition de M. Guyot et celle de M. Reynaiid sur les forêts de protection ou d’utilité publique (iur Congrès de l’aménagement des montagnes, Bordeaux, 1904) et celle de M. Fernand David. Chambre des députés, session de 1907, n" 843, séance du i5 mars 1907.
- (3) Tout comme les articles 7 à 11 de nôtre loi du 4 avril 1882, dont les dispositions sont semblables.
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- en principe plutôt qu’en fait, puisque les parties de notre loi de 1882, relatives à la réglementation pastorale sont, par elles-mêmes, vaines et stériles. Et cette avance théorique, nous là perdrons peut-être bientôt, les Chambres italiennes étant actuellement saisies d’un projet de législation pastorale.
- Nous nous trouvons, d’ailleurs, en retard encore sur un autre point.
- En Sardaigne, en Basilicate, en Calabre, le gouvernement italien a institué et fortement constitué le crédit agricole, mesure fort heureuse et féconde qui, certainement, contribuera puissamment au relèvement et au développement agricole de ces diverses provinces. Mais, ce qui est nouveau et particulièrement intéressant, c’est que l’Etat dote ces caisses ou instituts de crédit de terrains boisés ou à reboiser. Or, n’est-ce pas à peu près ce que voudrait l’Association pour l’aménagement des montages en France, lorsqu’elle demande que les Associations diver-
- ses, même celles de crédit, les caisses de retraites et autres, soient aptes à posséder des bois et à placer des fonds en reboisement? Son vœu, à cet égard, se trouve donc réalisé... en Italie. Tâchons qu’il se réalise aussi en France.
- En terminant ce mémoire, nous tenons à nous acquitter d’un agréable devoir qui est d’exprimer toute notre vive gratitude à l’éminent ingénieur, chef de l’Ecole forestière-d’Italie, M. le Commandeur F. Piccioli. C’est à sa très bienveillante et gracieuse obligeance que nous devons les divers documents qui nous ont permis de rédiger cette étude et d’y exposer les remarquables efforts faits par l’Italie pour réparer scs ruines forestières. Qu’il veuille bien, ainsi que le très distingué professeur de droit à cette même Ecole, M. le Commandeur T. Pam-paloni, dont nous sommes aussi l’obligé, trouver, ici, le témoignage public de notre reconnaissance.
- P. Buffault.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- NOTES INDUSTRIELLES
- L’industrie de l'acide nitrique en Norvège. — S. Eyde. — Extrait d’une Communication à l’Association des ingénieurs et architectes norvégiens (*).
- J’avais affirmé il y a trois ans, à cette même place, devant l’Association polytechnique, que la découverte de M. Birkeland et de moi offrait une base à une nouvelle industrie. Je puis dire maintenant que celle-ci a fourni aujourd’hui, au point de vue économique, la preuve de sa viabilité. Jusqu’à présent, on a appliqué à l’industrie norvégienne de l’acide nitrique, pour les établissements de Nottoden Svalgfos, Rjukan et Vamma, la somme de 22 millions de couronnes, sur lesquels 17 millions et demi ont été apportés par les ouvriers, les usiniers et les commerçants norvégiens. A la fin de 1910, ces établissements seront achevés. Leur prix total attein-
- (') Aftenposten : i3 février 1909. — Zeitschrift fur Elektrochemie, ior mars 1909. — Reproduit par la
- Houille Blanche, septembre 190g.
- dra 54 millions de couronnes, dont 42 millions seront dus à la Norvège.
- La question de la concurrence des produits de cette industrie avec le salpêtre du Chili ne se pose pas, car la consommation de l’azote croît si rapidement que la quantité que nous pouvons produire en Norvège n’aura de longtemps aucune influence sur le marché.
- Nous sommes en voie d’aménager dans notre pays, pour la production des oxydes de l’azote, des forces hydrauliques d’une puissance du 5oo 000 chevaux, qui pourront livrer annuellement 3oo 000 tonnes d’acide nitrique. Les deux fabriques nécessaires pour cela, chacune de la force de celle de Rjukan actuellement en construction, ne seront pas en activité avant moins de 10 ans; elles exigeront l’emploi d’un capital de i5o millions de couronnes au total.
- Le Chili exporte actuellement 1 800 000 tonnes de salpêtre par an. Dans l’année 1920, l’exporta-
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- 8 Janvier 1910. REVUE D’ELECTRICITÉ
- tion en sera vraisemblablement de a Sooooo tonnes. A la même époque, l’exportation annuelle de la Norvège atteindra 3oo ooo tonnes, valant 45 millions de couronnes, ce qui correspond à 12 % de l’exportation du Chili. La crainte que, par réduction du prix du salpêtre du Chili, les conditions économiques d'exploitation du procédé norvégien ne soient troublées,est vaine ; car, au Chili, le climat et les circonstances opposent au travail de production du salpêtre de soude toutes les difficultés imaginables, ce qui exclut tout avilissement sensible du prix de vente au-dessous des prix actuels. Lorsque l’établissement en construction à Rjukan sera terminé, une nouvelle ville ouvrière s’élèvera près de Saaheim pour 1 000 hommes, c’est-à-dire pour environ 4 000 habitants. Les sociétés intéressées à l’affaire et les autorités prendront soin que les ouvriers et leurs familles y puissent vivre dans les conditions les plus favorables.
- Notre exploitation a donné un revenu net d’un demi-million de couronnes pour une recette totale de 2 millions,, les dépenses pour exploitation, amortissement et frais généraux atteignent 1 million et demi. Les arrêts déjà signalés à la fabrique et à l’usine génératrice ne permirent pas, en 1908, une marche moyenne de plus de l'i 000 kw., alors que l’installation est construite pour une puissance normale de 22000 kw. Nous fûmes, pendant les six derniers mois, à part quelques périodes de basses eaux, en pleine marche régulière, et avons alors en moyenne travaillé avec 19 5oo kw. soit avec 2 5oo kw de moins qu’en marche théorique. Pendant cette durée, nous avons atteint une recette de 1 Sooooo couronnes pour une dépense de 970 000 couronnes, c’est-à-dire un revenu net, pour 6 mois, de 53oooo couronnes, qui représente, en calculant pour un an, 1 060 000 couronnes. Ces recettes rémunèrent un capital de 11 millions de couronnes pour les deux usines de Svalgfos et Nottoden. Avec la mise en fabrication du nitrate d’ammoniaque et du nitrate de potasse, qui sont à l’élude, les recettes s’élèveront, ainsi que par la régularisation projetée des forces hydrauliques et par la mise en service des nouvelles installations de Mjosvand et de Maarvand.
- Je ferai remarquer, particulièrement, que ces résultats ont été obtenus avec une industrie entièrement nouvelle, qui n’a pu s’appuyer sur aucun exemple, et que l’exercice écoulé est le premier exercice d’exploitation de la nouvelle industrie. Si l’on compare ces résultats avec les calculs faits autrefois, il en ressort que nos rendements sont un peu meil-
- leurs, et nos dépenses un peu plus faibles que nous ne l’avions admis.
- Permettez-moi quelques remarques au sujet de la genèse de cette affaire. J’assumai moi-même les premiers frais des recherches avec quelques amis, parmi lesquels la plupart se retirèrent peu à peu, car ils crurent l’entreprise trop audacieuse. Pour la continuation des recherches, on fonda ensuite la société Det Norske Kralstofkompagnie, au capital de 5oo 000 couronnes; il ressortit bientôt qu’elle ne suffisait pas pour l’exécution de recherches coûteuses et de grande échelle. En même temps, on reconnut que l’exécution de ces recherches serait considérablement facilitée, au cas où nous disposerions, non seulement de notre invention, mais encore de chutes d’eau qui représenteraient une certaine valeur, même après un échec de la méthode, et qui, en cas de succès, étaient susceptibles de croître extraordinairement de valeur en accroissant celle du procédé. Pour exécuter cette combinaison de possession de brevets et de chutes d’eau, la Société Det Norske Aktieselskab for elektrokemisk Industrie, au capital de 5 millions de couronnes, fut fondée, avec le soutien précieux de M. Wallenberg (célèbre banquier suédois) dont le mérite, tant par le risque qu’il courut que pour le travail personnel énorme qu’il fournit pour le développement de notre entreprise norvégienne, ne peut être prisé trop haut. Cette nouvelle Société acheta la majorité des actions des sociétés existantes : Rjukanfos Wammafosse-kompagnie, et Arendalsfossekompcignie (Boile-foss), ainsi que de la Det Norske Kvcilstofkompa-gnie, qui possédait les brevets de Birkeland et Eyde et quelques autres, concernant l’utilisation de l’azote atmosphérique. Elle me fournit les moyens de construire à Nottoden une petite fabrique qui fut prête en 1904, et elle me chargea d’étudier la méthode. Les dépenses totales pour les recherches ont dépassé le chiffre de 1 000 000 couronnes.
- Ayant terminé la période d’essais, nous apprîmes la réussite de la Badische Anilin und Soda Fabrik dans la même voie. Nous nous réunîmes avec cette entreprise et il fut facile aux Sociétés réunies de s’assurer la somme totale qui était nécessaire à l’acquisition et à l’aménagement de la chute de Rjukan, et éventuellement d’autres forces hydrauliques. Pour des raisons d’ordre pratique, il fut utile de former deux nouvelles Sociétés, dont l’une se proposait l’installation des forces et livrait du courant, tandis que l’autre absorbait ce courant] et se chargeait de la fabrication. Ces deux nouvelles Sociétés reçurent
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- les noms de Norsk Kraftakt.ieselskab, au capital dé 16 millions de couronnes, et Aklieselskabet det Norske Salpetervesket, au capital de 18 millions de couronnes. Par suite d’entente entre nos entreprises allemande et norvégienne, les résultats d’essais d’une nouvelle fabrique en construction près de Nottoden, décideront si, pour la grande installation finale, ce sont les fours de la Badische Anilin und Soda Fabrick ou ceux de Birkeland et Eyde qui seront employés.
- L’utilisation des chutes de Rjukan exige la création d’une ligne de transport de la ville de Skien jusqu’à Rjukan. Elle se compose d’une ligne de bateau de Skien à Nottoden, d’une voie ferrée jusqu’à Tinneset, d’un trajet jusqu’à Vestfjorddalem, et d’une voie ferrée par cette vallée jusqu’à Rjukan. Les conditions de concession de la ville intéressée, pour le chemin de fer, le droit de cession de l’Etat, et d’autres circonstances encore, obligent à la fondation d’une troisième société indépendante au capital de 3 millions de couronnes, qui s’occupera de. rétablissement de ces diverses lignes de transport sous le nom de Norsk Transportaklieselskab.
- S. E.
- CHRONIQUE FINANCIERE
- La nouvelle financière de la semaine, de nature à retenir l’attention des électriciens, est l’admission à la cote en banque, après quelques difficultés qui ont eu lieu de surprendre, des actions nouvelles de la Société norvégienne de l’Azote et de Forces hydroélectriques.
- . Les promoteurs de l’affaire formentdeux groupes, dont un groupe français à la tête duquel se trouve la Banque de Paris et des Pays-Bas. La Société possède la chute et les usines hydro-électriques et électro-chimiques de Svalgfos-Nottoden : la puissance. installée est de /(o ooo chevaux, une des plus importantes du monde pour l’électro-chimie. Pour compléter cette dernière, on aménage,en aval de Svaelgfos, la chute de Lienfos, soit i5 ooo chevaux et la première moitié de la chute de Rjukan qui est estimée à 120000 chevaux environ. La Société constituée en 1900 est au capital de 41 166 afin francs en actions d’une valeur nominale de a5o francs. Les jo8 ooo titres nouveaux ont été introduits à la cote en banque vau cours de 370 francs; ils tiennent compte des résultats de l’exercice écoulé qui permettront de proposer, à l’assemblée prochaine des actionnaires la distribution d’un dividende de 8 % sur les a5 ooo ac-
- tions de préférence et d’au moins 5 % sur les 16668 actions ordinaires anciennes. On sait que l’objet principal est la production de l’acide nitrique et de ses dérivés et notamment des engrais azotés par la fixation au four électrique de l’azote de l’air. Le rendement des fours supérieur à celui envisagé dès le début a augmenté de plus de 10 % en moyenne pendant les douze premiers mois ; on est parvenu à fixer 96 % des vapeurs nitreuses sortant des fours, particulièrement sous forme de nitrate de chaux, engrais très recherché en agriculture à l’égal du nitrate de soude du Chili auquel il tendra à se substituer pour le remplacer complètement le jour où les gisements actuels) seront épuisés.
- Il nous parait intéressant de signaler les établissements de crédits et les Sociétés d’entreprises qui ont souscrit aux actions de la Société d’Électricité. d’Odessa; on pourra ainsi se rendre compte de l’influence prépondérante que pourra y exercer le groupe belge détenteur de la majorité des actions; le capital est de 8 millions de francs. La Société Générale belge d’entreprises électriques a souscrit ï« 400 actions ; la Compagnie mutuelle de Tramways, 5 ooo ; la Banque de Bruxelles, 2 ooo; le Crédit Général de Belgique, le Comptoir de la Bourse de Bruxelles, la Compagnie Centrale de l’Industrie Electrique : 1 5oo actions chacun ; la Banque de Paris et des Pays-Bas, 2 800 ; enfin la Société financière de transports et la Société allemande pour entreprises électriques, 12 ooo actions chacune. On ne peut que regretter la faible part prise officiellement par les financiers français à l’organisation de celte Société d’Odessa en pays ami, mais dans un milieu très soumis à l’influence allemande.
- La fin de l’année n’a pas apporté de solution au problème des transports en commun. Le Conseil municipal a voté la jonction des deux exploitations, mais il a modifié également certaines dispositions du cahier des charges, notamment les tarifs, la longueur des lignes et la correspondance qui a été supprimée. On ne doute plus maintenant de l’adhésion des groupes au programme définitif, mais on peut se demander lequel des deux l’emportera. Le cours des Omnibus se tient calme et celui de la Thomson progresse légèrement à 7G7, influencé aussi par la bonne nouvelle de la commande du matériel destiné à l’extension de l’usine électrique de San Paolo, qui appartient à la Société anglo-romaine pour l’éclairage de la ville de Rome. Nos valeurs de secteurs en fin d’annéè semblent lasses de toujours monter; c’est que la progression de leurs recettes n’a pas
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- été ce qu’on croyait. Il faut en accuser surtout les difficultés inhérentes à une période d’organisation qui comporte tout, depuis les agrandissements des centrales de distribution jusqu’à la construction et la mise en route des sous-stations, Nombre de clients attendent dans certaines régions de Paris depuis plus de six mois que le courant leur soit donné.
- La question des tramways départementaux n’a pas reçu plus de solution que celle des tramways municipaux. La commission d’admissibilité ayant considéré qu’aucun demandeur en concession pour le réseau actuellement desservi par les tramways de Paris et du département de la Seine n’avait été retenu, son rapporteur a proposé de supprimer le paragraphe suivant du cahier des charges : « Le ré-« trocessionnaire sera tenu aux mêmes obligations « pour tout réseau ou toute fraction de réseau qui ne « serait pas comprise dans la concession et dont il « aurait assuré l’exploitation dans le département de « la Seine par quelque mode d’accord que ce soit, « antérieurement à la date de la présente conven-« tion. » C’est, en effet, pousser un peu loin une assimilation qui n’est pas de droit, et on conçoit fort bien que les demandeurs en concession aient reculé devant cette clause qui pouvaient rendre déficitaires des exploitations actuellement productives. Il faut d’autre part que tous les demandeurs soient sur le même pied'd’égalité et qu’aucun d’eux ne soitobligé, pour raison d’ancienneté, d’exploiter d’une certaine façon sur un certain nombre de kilomètres, tandis qu’un autre nouveau venu ne se verrait imposer les conditions intégrales du cahier des charges que pour une partie du réseau. Le Conseil général a adopté cette manière de voir appuyée par le Préfet de la Seine.
- Puisque nous parlions dernièrement des difficultés qui s’étaient élevées à Lille entre la Société Lilloise, qui a le monopole de la distribution sous le régime antérieur à la loi de 1906, nous devons noter la nouvelle d’une proposition présentée par le maire de Lille à son conseil municipal de donner un avis favorable à une demande de concession de l’Énergie Électrique du Nord de la France pour la concession d’une distribution d’énergie pour tous autres usages que l’éclairage privé ou public dans la ville de Lille, sur les territoires de Fives et Saint-Maurice.
- Grenoble-Électricité,en décidant dans sa dernière assemblée générale de porter son capital à /|5oooo fr. a renouvelé son conseil d’administration qui comprend maintenant, MM. Charpenay, banquier; Lépine, administrateur de Fure et Morge ; Ducreste, de la
- maison Neyret-Brenier ; Vallot, directeur honoraire de la Banque privée ; Grammont, des établissements de Pont-de-Chéruy ; Paulin et Délavai, constructeurs électriciens à Grenoble.
- La plupart de ces personnalités se retrouvent dans le conseil de la Société des Forces Motrices de la Tarentaise, qui vient de se constituer à Grenoble; elle a pour but l’étude, la vente ou éventuellement l’aménagement et l’exploitation d’une chute d’eau à créer par une dérivation de la haute Isère.
- Les actionnaires de la Compagnie Générale d’Ëlectricité ont voté dans leur a.ssemblée du 18 décembre dernier la distribution d’un dividende de 3o francs. Au cours actuel des actions, g3o francs, c’est un modeste revenu brut de 3,aa % . Comme la situation générale de l’affaire est excellente, cette parcimonie du Conseil n’a pas été sans soulever les critiques des actionnaires et non des moindres : M. Trecelle, agent de change; M. Mauchy, critique financier du Temps. Ce dernier avait fait paraître dans ce journal il y a quelques semaines un article documenté sur la Compagnie Générale d’Ëlectricité et sur les pourparlers engagés sans succès avec la Compagnie du Gaz de Marseille pour arriver à une entente qui mettrait fin à leur lutte actuelle sur le terrain des prix. Cet article avait ému nombre d’actionnaires qui ont pu croire avant l’assemblée que la prudence du conseil lui était dictée par les nécessités financières résultant de cette âpre concurrence qui absorberait ainsi tous les bénéfices des autres filiales de leur Compagnie. Les déclarations de M. Azaria, provoquées par M. Mauchy,ont tout lieu de rassurer les plus exigeants comme les plus timides.Marseille, qui a nécessité une immobilisation de 7 63o 000 fr., se suffit maintenant à lui-même puisque ses recettes équilibrent, après deux ans d’exploitation, tous les frais de trésorerie et d’administration à l’exception des intérêts intercalaires payés statutairement pour la dernière fois au capital. L’exercice en cours s’annonce avec un bénéfice qui sera de 5 à 6 fois plus important que celui laissé par l’exercice précédent.
- Au surplus, la Compagnie Générale d’Ëlectricité ne veut pas faire état, dans son compte de profits et pertes, des bénéfices que pourraient lui procurer ses filiales; elle a toujours demandé jusqu’à présent à ses co-associés de porter en amortissements et réserves le solde du compte profits et pertes de chacune des stations d’Angers, Nantes, Nancy, etc., estimant que ses propres bénéfices sont suffisants pour rémunérer son capital et doter ses comptes de prévoyance. Elle demandera même à ses action-
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- naires, après amortissement complet du matériel de ces stations, que les dividendes, distribués par elle, soient portés au bilan de la Compagnie Générale en amortissement de son portefeuille.
- L’exercice 1908-1909 se solde par un bénéfice de a 345 856 fr. 45; on en déduit d’abord pour la réserve générale et l’amortissement des obligations .89/» 5.00 francs ; puis pour la réserve légale 5 % , soit 98 017 fr. 80. La part du Conseil sur le solde absorbe 98 iÿ6 francs; celle des actionnaires, à 3o francs par
- titre, 900 000 francs ; il reste disponible, avec le report ancien, 898 5o8 francs dont 85o 000 francs ont été portés à la réserve supplémentaire ; 57 % des bénéfices nets sont ainsi portés en réserves ou amortissements. La situation financière de la Compagnie Générale n’exigeait pas évidemment que les actionnaires acceptent autant de sacrifices ; mais la stabilité des dividendes futurs se trouvera acquise pour eux par leur docilité à suivre la prudence de leur Conseil. D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — La commande des 2 280 wagons de la Compagnie des Chemins de ferP.-L.-M. a été répartie ainsi qu’il suit : 58o à La Buire, à Lyon, 45o à la Société générale des Ateliers de Saint-Denis, 3oo à la maison Magnard et Cie, 3oo à la Société Lorraine des Anciens Etablissements de Dietrich, 3oo à la Société Franco-Belge de matériel de chemin de fer, 200 à la Société des Ateliers du Nord de la France et i5o à la maison Malissard-Taja. "
- La même Compagnie a passé commande de i5 locomotives aux Ateliers de Construction de la Meuse.
- Allier. — Est déclaré d’utilité publique, l’établissement d’un chemin de fer d’intérêt local de Donjon à Di-goin, devis : 2 178 000 francs.
- Italie. — La Direction générale des chemins de fer de l’Etat va commander prochainement aux usines nationales 217 fourgons à bagages et 4 700 wagons à marchandises.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Allgemeine Elektrizitats-Gesellschaft Berlin.
- A. E. G. Zeitung. Janvier 1910. — Die neut Turbi-nenhalle der A. E. G. — Die Eutwieklung der elek-trischen Vollbahnen. — Die neuen Ifochspannungs-Fabrikale der A. E. G. — Schaltung, Sicherungund C011-trolle des eleklrischcu Stromes.
- ADJUDICATIONS
- BELGIQUE
- Le i3 janvier, à 11 heures, à la maison communale, à Ixelles-lez-Bruxelles, fourniture du service de l’électricité de câbles armés et d’accessoires pour réseau à basse tension ; caul. : 10 % du montant de la soumission. Soumissions le 11 janvier.
- Le 18 janvier, à midi, à l’hôtel de ville, à Anvers, installation de l’éclairage électrique et de sonneries d’alarme dans la caserne des pompiers, rue du Palais; caut. : 2 000 francs. Cahier des charges : o fr. 5o.
- ALLEMAGNE
- Le 12 janvier, au service du gaz, des eaux et de l’électricité de la ville, à Dresde, fourniture de 354 transformateurs à huile pour courants monophasés.
- Prochainement, à l’administration delà ville, à Bherdt, fourniture de quatre voitures pour le tramway électrique, 25 000 marks.
- ITALIE
- Le 16 janvier, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, fourniture de 200 déchargeurs à pont électrique à deux lignes; — le 26 janvier, fourniture d’une fraiseuse actionnée électriquement pour le dépôt de locomotives de Campasso; — le 3o janvier, fourniture de 55 trapans électriques, dont 27 de 20mm et 28 de 5omm ; le 6 mars fourniture de 3o 000 lampes filament métallique (adjudications internationales).
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17:
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Trente-deuxième année. SAMEDI 15 JANVIER 1910. Tome IX (2* série).— N* 3:
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- I/Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITE
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 65. — G. Kknnard. L’éclairage moderne, p. 67. — I. Ladoff. L’emploi des substances electrolytiques comme électrodes de lampes à arc [suite),p. 72. — A. Gomet.Machines-outils commandées électriquement [suite), p. 7/J.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et Généralités. Influence d’un champ magnétique sur l’amortissement des vibrations lumineuses, J. Becquerel, p. 79. —Adsorption d’ions, V. Bournat, p. 79. Influence des décharges oscillatoires et du magnétisme sur l’hystérèse élastique du fer soumis à une traction,
- P. Grimaldi et G. Accolla, p. 79.-Méthodes et appareils de mesures. Nouvel appareil pour la mesure des
- champs magnétiques, Voege, p. 79. — Arcs et lampes électriques. Elude de l’action des rayons ultra-violets sur les microbes. P. Cernovodeanu et V. Henri, p. 80. — Traction. Cabine d’enclenchement pour ligne de tramways à Washington, p. 80. — Usines génératrices. L’installation de la Société Minière et Electrique du Valdarno, à Cas-' telnuovo-Valdarno. L. Pasching, p. 81. — Les ressources hydrauliques du Texas, L. Starr, p. 81. — Applications mécaniques. L’énergie électrique dans les aciéries, R. Tschentcher p. 81. — Dispositif d’inversion automatique pour raboteuses à commande électrique, p. 83. — Electrochimie et électrométallurgie. Le traitement de la viande par l’électricité, C. Lincoln, p. 83. — Contribution à l’étude de l’électrolyse dù sucre de raisin, de la glycérine et du glycol, W. Lob, p. 83. — L’oxydation de l’azote atmosphérique; résumé des progrès réalisés depuis 1907 jusqu’au milieu de 1909. F. Haber et A. Kgenîg, p. 83. — Brevets, p. 83. — Législation et Contentieux. La violation par un concessionnaire de son cahier des charges entraine-t-elle la condamnation à des dommages-intérêts ? P. Bougault, p. 84. •—-Arrêt du Conseil de préfecture de l’Hérault, p. 8(i. — Projet de loi relatif aux usines hydrauliques établies sur les cours d’eau navigables et les canaux J. Coignet, p. ... — Chronique industrielle et financière. — Noies industrielles: Booster hydro-électriquç, p. 92. — Chronique financière, p. g3. — Renseignements commerciaux, p. g5. — Adjudications, p. 96.
- ÉDITORIAL
- L’article de M. Kennard traite la question de Y éclairage moderne dans sa plus grande généralité. La lutte se trouve aujourd’hui pratiquement circonscrite entre le gaz et l’électricité ; ce sont donc ces deux modes principaux d’éclairage qu’envisage exclusivement l’auteur.
- Les très rapides progrès accomplis tout récemment dans ce domaine ont rendu caduques toutes les études d’ensemble qui datent de quelques années et même de quelques mois ; c’est pourquoi, sans doute, cette
- question est actuellement suivie de très près, et fait en ce moment même l’objet de nombreuses communications aux sociétés savantes de l’ancien et du nouveau Monde. Les auteurs de ces travaux ne peuvent prétendre à faire une œuvre définitive : il s’agit seulement de marquer une étape, étape qui sera certainement et prochainement dépassée. Aussi nos lecteurs nous ont-ils vu, dans ces derniers temps, faire la part très large aux études relatives à l’éclairage électrique.
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- LA LUMIÈRE.
- L’article de M. Kennard, bien que déjà publié dans une revue étrangère, d’ailleurs fort peu répandue en France, nous a paru éminemment propre, par son caractère de concision précise et substantielle, à résumer l’état actuel de la question.
- Immédiatement après, M. Ladofï achève d’étudier un point très particulier de ce même problème : Vemploi des substances électrolytiques comme électrodes de lampes à arc.
- Cette étude, très longue et très documentée, avec ses références abondantes aux différents brevets, rendra, nous n’en doutons pas, de grands services aux spécialistes.
- L’étude, très ample, également de M. Cornet sur les machines-outils commandées électriquement, approche, elle aussi, de sa fin.
- L’auteur passe en revue aujourd’hui différentes machines à rectifier et donne quelques détails sur le mode d’adaptation de ces machines, soit à la commande électrique, soit.à la commande par friction.
- Dans nos Extraits des publications périodiques, est décrite une cabine d'enclenchement pour ligne de tramway, en service en
- , ELECTRIQUE T. IX (2* Série). — N«* â.
- ' '-A*
- ' ' '\0.
- Amérique, qui présente des dispositions intéressantes de signalisation. *"
- Ensuite, vient une spécification rapide, mais très condensée, des installations de îà Société Minière et Électrique du Valdarno. Il est cependant impossible de se faire une idée complète d’une usine génératrice sans un schéma d’ensemble, qui vaut à lui seul une longue description. Nous nous sommes surtout attachés à donner le principe de la distribution à haute tension, au point de vue de l’appareillage. Il y a là, comme on le verra, des dispositifs d’une grande hardiesse et d’une élégance, au moins théorique, incontestable.
- On a vu traiter plus d’une fois dans cette Revue la question de l’application de l'électricité dans les aciéries. M. Tschentcher en a fait un tableau d’ensemble que nous avons reproduit. Cette application de l’électricité est en plein développement.
- Notre rubrique : Législation et Contentieux a, dans le numéro actuel, comme on le verra, une importance particulière. Deux textes d’un grand intérêt y sont reproduits in-extenso.
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- L’ÉCLAIRAGE MODERNE
- En dehors des méthodes même de production de la lumière artificielle (* *), les considérations d’éclairement ont attiré récemment l’attention d’une façon beaucoup plus vive que jusqu’alors; cela résulte en partie des exigences et des conditions modernes, et aussi de l’observation continuelle de nombreuses installations où l’éclairement laisse beaucoup à désirer. On se propose ici de mettre en évidence les points essentiels qu’il faut observer lorsqu’on dresse les plans des dispositifs d’éclairage d’un bâtiment.
- La possibilité d’obtenir un éclairement avantageux dépend dans une certaine mesure de la source de lumière artificielle dont on dispose. Quoiqu’il existe de nombreux moyens différents de production de lumière, encore est-il que le gaz et l’électricité sont les deux seules méthodes qui soient d’un emploi universel, et c’est pourquoi nous n’envisagerons que ces deux sources.
- Tableau I
- ÉCLAIRAGE AV GAZ
- Mètres cubes
- Type de brûleur. par bougie-heure (2).
- Brûleur Batswing 0,011
- Brûleur Argand 0,009
- Manchon Welsbach 0,0023
- Manchon renversé 0,002I
- Manchon à haute pression. 0,0013
- De grands progrès ont été effectués, ces dernières années, dans les méthodes d’éclairage; ils portent sur l’augmentation de ren-
- (*) Cet article est extrait du Post office Electrical En-gineçrs Journal, octobre 1909.
- (*) C’est de la bougie anglaise ou candie qu’il est question ici, ainsi d’ailleurs que dans tout l’article,
- dement, l’amélioration de la couleur, la stabilité et la sûreté de ces systèmes. Les tableaux I et II indiquent les lampes les plus perfectionnées et leur consommation spécifique d’énergie ; on y a classé par ordre de mérite les types les plus récents dont le rendement a été amélioré.
- Tableau II
- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Type de lampe. Watts par bougie.
- Lampe à incandescence à filament
- de charbon
- Lampe Nernst'. 1,5
- Lampe à filament métallique i,®5
- Lampe à vapeur de mercure Lampe à vapeur de mercure, en o,5
- quartz 0,27
- Lampe' à arc à flamme. '0,20
- Ces chiffres indiquent les remarquables progrès qui ont été réalisés en ce qui concerne le rendement de l’éclairage ; cependant, sans autres données, il serait impossible d’attribuer à ces systèmes une valeur relative pour faire des comparaisons économiques. C’est une donnée qu’on connaîtra immédiatement, une fois les caractéristiques individuelles de chaque lampe étudiées, en tenant compte dupouvoir éclairant émis en bougies, du prix d’achat des lampes et des dépenses qu’entraîne leur renouvellement. D’ailleurs, le choix du système à employer et aussi le type des lampes ne peuvent être déterminés avant de connaître la forme d’énergie dont on dispose et la qualité de l’éclairement qu'on désire.
- Les conditions suivantes sont essentielles quand on désire établir un bon éclairage artificiel :
- i° Cacher complètement à la vue la source brillante ;
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2* Série). ~ N° 3.
- a° Distribuer la lumière à une intensité de 7,5 à ao bougies-mètres, suivant les cas, en disposant des sources spéciales de lumière où cela sera nécessaire;
- 3° Rendre la couleur aussi voisine que possible de celle de la lumière du jour;
- 4° Remplir-les conditions ci-dessus avec le minimum de dépense.
- L’une des erreurs les plus sérieuses que l’on commet à l’heure actuelle dans l’éclairage est l’emploi extrêmement étendu que l’on fait de sources lumineuses de grand éclat intrinsèque non protégées par un écran; elles causent une contraction de la pupille de l’œil, ce qui, par conséquent, diminue la visibilité. Les recherches de M. F. Laporte montrent que lorsqu’on emploie des sources lumineuses de grand éclat intrinsèque non masquées, il y a besoin d’un éclairement beaucoup plus grand; ce fait est beaucoup mieux perceptible quand l’éclairement est inférieur à io bougies-mètres.
- Le tableau III indique l’éclat intrinsèque de différentes sources lumineuses; lé pouvoir éclairant est donné en bougies par millimètre carré de la surface d’émission.
- Tableau III
- SOURCE POUVOIR ÉCLAIRANT EN BOUGIES PAR MM2
- Soleil IOOO 160 o,39 0,077 o,oa5 0,0016
- Cratère de l’arc électrique.... Lampe à incandescence à filament de charbon
- Manchon incandescent Lampe à vapeur de mercure.. . Tube à vide de Moore
- La seule source de lumière qu’on puisse considérer comme ayant un pouvoir éclairant en bougies par millimètre carré suffisamment faible est le tube de Moore, le chiffre 0,0016 éthnt généralement reconnu comme une bonne valeur pour le travail.
- Pour les besoins de l’éclairage artificiel, cette valeur ne saurait être dépassée, et
- même là où cela sera possible, on adopter une valeur encore plus basse.
- Afin -de réduire l’éclat intrinsèque au chiffre de 0,0016 bougie par millimètre carré ou à une valeur inférieure, on adoptera l’un des moyens suivants :
- i° Augmentation de la surface de la source lumineuse ;
- a* Emploi d’abat-jour ou d’écrans convenables;
- 3° Protègement complet de la source effective de lumière et renvoi de celle-ci par réflexion.
- La manière la plus efficace, pour obtenir la diffusion au moyen de globes, est d’employer ceux qui sont fabriqués en verre prismatique, tels que les modèles « holophane », en ayant soin de prendre un diamètre convenable pour le globe.
- La formule ci-dessous servira à déterminer le diamètre approximatif du globe requis pour réduire le pouvoir éclairant de sa surface à une valeur de o,ooo4 par millimètre carré
- I/H.s. X L 0,0004 X 3,i4
- où
- D — diamètre du globe en millimètres.
- I,„.s. intensité moyenne sphérique.
- K = facteur qui varie suivant, les types de globe.
- Tableau IY
- VALEURS DE K POUR DIFFÉRENTS (FLORES
- Verre clair n.ftn
- Verre prismatique o,85
- Verre fumé 0,80
- Verre givré 0,70
- Verre opalescent o,65
- Verre d’opale o,5
- . Le meilleur système d’éclairage, à tous les points de vue si l’on excepte celui de l’économie, est sans contredit le système d’éclairage indirect. La source effective de lumière n’est pas visible, mais ses rayons sont ren-
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- voyés au moyen d’un abat-jour renversé sur une surface réfléchissante située en dessus. Il en résulte une lumière également diffusée, parfaitement exempte d’éclats, et aussi une absence complète d’ombres nettement définies. Cette méthode d’éclairage est illustrée au moyen des courbes que représente la figure i, et voici les conditions de l’expérience.
- Dimensions de la chambre : 4m de longueur,
- mètres a une distance de 3ocm des murs de la chambre. Comme on le voit sur la figure 2, on a fait une seconde série de lectures en substituant à la lampe précédente une lampe de 5o bougies à éclairage direct, les autres conditions restant les mêmes.
- Afin de montrer l’importance du fait d’avoir une lampe placée à une hauteur correcte, on a fait deux séries de mesures, la lampe étant placée successivementà im,8oet 2m?2oau-des-
- mètn
- Lampe de
- dans / ;
- ÿ-.O mètres
- Fig. 1. — Mesures d’éclairement faites dans une salle de 4 x 4 mètres, avec une lampe de 100 bougies à réflecteur, renversée.
- 4,n de largeur, 3m de hauteur, d’une superficie de 16 mètres carrés.
- Décoration de Vappartement : Plafond blanc; frise d’une teinte crème claire; les murs en dessous peints en bandes vert clair.
- Source de lumière : Une lampe Osram de 100 bougies contenue dans un réflecteur renversé en forme de bol, de 38cm, placé au centre diagonal de la chambre.
- Mesures d’éclairement : Elles ont été faites à l’aide d’un photomètre transportable dans un plan horizontal correspondant à la hauteur d’une table au-dessus du plancher; la plus faible valeur obtenue a été 7,5 bougies-
- sus du plan horizontal de la table. A im,8o, la Tableau V
- ÉCLAIRAGE DIRECT INDIRECT
- Pouvoir éclairant de la lampe <
- (bougies) Surface en mètres carrés qui reçoit un éclairement supé- 5o IOO
- rieur à 7,5 bougies-mètres. Watts consommés dans les l5,2 i3,6
- lampes Osram Mètres cubes de gaz brûlés par 65 i3o
- heure dans les manchons. . . 0,114 0,228
- Watts par mètre carré. Mètres cubes de gaz par mètre 4,28 9*5
- carré 0,0075 0,0168
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- lampe est évidemment trop basse : le long des murs l’éclairage est insuffisant, et au centre il atteint une valeur qui n’est pas nécessaire. Il est intéressant de comparer sous forme de tableau, les essais que i*eprésentent les figures i et a et aussi d’indiquer approximativement la consommation d’énergie dans chacune des deux méthodes d’éclairage.
- On voit par là que le système indirect dépense environ moitié plus d’énergie que le système direct; mais l’éclairement y est de beaucoup supérieur, et il faut remarquer tout spécialement l’absence complète d’effort
- ils auront enfin des cannelures, afin de briser les rayons lumineux et d’obtenir ainsi une bonne diffusion. Le plafond ou le diffuseur supérieur devront être maintenus parfaitement blancs ; sans cela, les qualités de la lumière seront bien amoindries. Le succès de la mise en œuvre de ce système dépend complètement du rendement lumineux des réflecteurs. Pour se conformer à la dernière recommandation, il sera judicieux d’employer une source lumineuse qui ne produise pas le noircissement des murs et du plafond.
- L’éclairement, en aucun endroit, ne sau-
- mètre. ; au dei sus
- mètres
- Z.75
- dé 50
- au dessus
- ) 76 été, a)tes fi s^mes
- PI in hor
- i /res d\'cfarren icnt
- zontaf
- 0,S L.O !JS 2.0 2.5 3.0 3.5 4k.0
- Fig*, a. Mesures d éclairement faites dans une salle de 4 X 4 mètres, avec une lampe de 5o bougies
- en position normale.
- visuel à effectuer et l’excellente diffusion de la lumière*
- Afin d’obtenir des résultats satisfaisants avec le système indirect d’éclairage, il faut porter toute son attention sur les points Suivants :
- Les réflecteurs renversés seront de préférence en verre argenté, afin d’obtenir un bon rendement de réflexion; ils seront construits de façon à renvoyer autant de lumière que possible sur les bords extérieurs du plafond ;
- rait être inférieur à 7,5 bougies-mètres. Quand cela sera possible, on choisix’a la couleur des murs el des meubles de façon à absorber aussi peu de lumière que possible.
- Il est aussi inutile d’employer pour l’éclai-rementdes valeurs qui dépassent 3o à 4« bougies-mètres. Jusqu’à cette valeur, l’œil humain est très sensible aux modifications d’éclairement, mais au delà, en pratique, l’œil ne saisit pas les différences qui peuvent exister entre différents pouvoirs éclairants.
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- L’estimation exacte du coût de l’éclairage est une opération qui est un peu pénible ; il faut tenir compte de nombreuses quantités variables, mais les suivantes sont les plus importantes :
- i° Prix initial de l’installation;
- 2° Prix de renouvellement des lampes, manchons, charbons, globes, etc. ;
- 3° Dépenses d’énergie ;
- 4° Dépenses pour nettoyage, remise en état, etc.
- Quand on emploie des lampes de ioo bougies, ou moins, on peut en général ne tenir compte que des dépenses de renouvelle-ment et d’énergie. Afin de montrer comment on estime les dépenses d’éclairage, les calculs suivants ont été effectués pour une lampe de 5o bougies employant soit le gaz, soit l’électricité. On a choisi les meilleures lampes de chaque système, c’est-à-dire le manchon Welsbach et la lampe Osram.
- La figure 3 représente la variation pour cent du pouvoir éclairant, pendant la durée utile d’une lampe Osram et d’un manchon à gaz. Il y a une différence remarquable entre le fonctionnement de ces deux lampes. La courbe relative au manchon à gaz est la moyenne de plusieurs essais publiés par le Dr Bohm,
- Tableau VJ.
- OSRAM MANCHON
- Pouvoir éclairant moyen (bou-
- gies) 48 45
- Durée utile moyenne (heures;.. I 200 280
- Kilo-bougie-heures par lampe. 58 10,3
- Prix pour renouvellement (cen-
- times) 860 40
- Prix du renouvellement en cen-
- times par kilo-bougie-heure. (),2 3,9
- On obtient les valeurs précédentes en estimant à 4o centimes le prix des manchons et à 3 fr. 6o celui des lamqies Osram.
- Le prix de l’énergie varie, suivant les cas, av.ec le prix du gaz ou de l’électricité.
- Voici une règle pour calculer les dépenses d’énergie :
- Centimes par kilo-bougie-heure = CxP :
- Gaz : G == nombre moyen de mètres cubes par bougie-heure.
- P = prix de vente de i ooo mètres cubes.
- Electricité : G = nombre moyen de watts par bougie.
- P — prix de vente du kilowatt-heure en centimes.
- En comptant le courant à 4° centimes (k. w. h.) et en tenant compte de ce qu’une lampe Osram consomme, en moyenne, i,3 watt par bougie, pendant sa durée utile, le coût de l’énergie sera de :
- i,3>< 4o = Û2 centimes par K. B. II.
- c 90
- 200 «00 600 800 IOO0 1200.
- Temps en heures.
- Fig*. 3. — Variations comparées de l'éclairement pendant la durée des lampes (lampe O&ram et manchon Welsbach).
- En ajoutant la dépense de renouvellement précédemment déterminée, soit 6,2 centimes, le prix total de l’éclairage par K. B. H. revient à 58,2 Centimes.
- Quand cela sera possible, on établira le prix relatif, pour différents systèmes, par heure et par mètre carré de la surface du sol. Les résultats disposés sous forme de tableau faciliteront le choix de l’éclairage et montreront en même temps quel est le système économique. — -
- Dans l’éclairage direct, il est ordinairement préférable d’installer un grand nombre
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- n
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- de petites unités, plutôt que seulement quelques unités d’un grand pouvoir éclairant. De la sorte, la lumière est bien mieux répartie et le système est plus maniable.
- Pour l’éclairage des bâtiments de grande surface, où il y a besoin d’un éclairement intense au plus bas prix possible, on recommande d’installer le système indirect en employant des lampes à arc à flamme puissantes, et en prévoyant un éclairage spécial là où il sera utile. Quand les conditions existantes rendent impossible l’emploi du système indirect, on obtiendra des résultats très satisfaisants en employant un système combiné de lampes à vapeur de mercure et et de lampes à incandescence convenable-
- ment masquées; cela afin de réduire l’effet de coloration dû à l’absence de raies rouges dans la lumière de la lampe à mercure.
- Les récents progrès obtenus dans l’éclairage par le tube à vide indiquent pour l’avenir la possibilité d’employer ce type de lampe; elle a deux grands avantages : son bon rendement et son faible état intrinsèque, deux qualités essentielles pour obtenir un éclairage avantageux. Si de telles lampes entrent avec succès dans le commerce, beaucoup des problèmes que rencontre l’ingénieur chargé d’effectuer des installations d’éclairage se trouveront simplifiés.
- G. Kennaud.
- L’EMPLOI DES SUBSTANCES ÉLECTROLYTIQUES COMME ÉLECTRODES DE LAMPES A ARC {Suite)
- Dans le même ordre d’idées que les inventions précédentes, on peut encore citer, pour terminer, la suivante, qui remonte à l’année 1906 (2).
- Elle comporte une paire d’électrodes pour lampe à arc, brûlant dans l’air et caractérisée d’une part par une cathode constituée par des composés métalliques, développant la fumée nécessaire pour maintenir l’arc, et, par conséquent, consumable, et d’autre part, par une électrode positive formée d’un métal bon conducteur et difficilement oxydable, maintenu froid. L’électrode positive est en dessus, l’électrode négative en dessous. L’inventeur prévoyait aussi l’emploi d’une élec-
- (’) La Lumière Electrique, 11 et 18 décembre 1909, p. 3a3 et 355, Ier et8 janvier 1910, p. 7 et 38.
- (2) Brevet allemand 178472, classe 21 f., groupe 78, 15 octobre 1906.
- trode négative constituée par un oxyde métallique tel que la magnétite, et d’une électrode positive en cuivre.
- Il est très suggestif de comparer les inventions dont il vient d’être question avec certaines autres, d’un caractère plus douteux et moins scientifique, récemment brevetées en Amérique. Il arrive que le texte des brevets fait, en particulier, allusion à des électrodes qui ne se consument pas, comme si cela était possible.
- Il est intéressant à ce propos de rappeler le dispositif qui, depuis longtemps, avait été imaginé par Pvasch. Cet auteur disait notamment : il va de soi que tout arc peut être établi entre une électrode ordinaire (carbone, métal ou autre) et Une électrode électrolv-tique (*). Et en effet, depuis un temps immé-
- (') Brevet allemand’! 17214, classe 21 f., 19 mars 1899.
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- morial (si l’on peut ainsi dire), l’on a employé des anodes métalliques dans l’éclairage par lampes à arc.
- M. B. Monasch a mis en évidence, dans un récent ouvrage ('), qu’un certain nombre d’expérimentateurs ont fait des recherches sur les propriétés de l’arc métallique au carbone et ont réussi à faire fonctionner un arc entre différents métaux.
- M. A. Blondel (*) employait également un charbon muni d’un noyau (destiné à fournir la vapeur nécessaire à l’arc) relié à une électrode métallique, qui était en l’espèce une électrode de cuivre. On pourrait multiplier presque à l’infini ces exemples (3).
- Un brevet allemand ('*), dont nous n’avons pas encore parlé, fait allusion à une électrode contenant de l’oxyde de calcium combiné avec un mélange de différents autres oxydes des séries du zinc, du magnésium, de l’aluminium ou du chrome, unis à des terres rares (à l’exception du zirconium).
- On a également proposé (i;) l’emploi de composés oxygénés du fer additionnés de magnésie, de chaux, de silice, et autres corps analogues, la magnétite Fe30* étant mélangée avec le reste, de manière à former une poudre, avec l’aide d’un liant; d’électrodes composées entièrement ou partiellement de nitrides de titane (6); d’électrodes constituées par différents oxydes de fer et de titane, avec du fer et du titane à l’état métallique (7).
- Pour compléter cette revue des inventions de valeurs diverses, qui se sont produites au
- (1) Dr B. Monasch : Dev Electrische Lichlbogen, Berlin 1904, p. 112 à 1 23.
- () M. A. Blondei. : Comptes Rendus, vol. CXXVIII, 1899. P- 7a7.
- (3) Weidemans Annalen, vol. CCXCIIIjiSgG.p. i85.
- Voir aussi Ducretet : Rapport à l'Académie des Sciences, 3o décembre 1878; brevet anglais 1149, de W. E. Siale. 12 novembre 1846.
- p) Brevet allemand 123789, classe 21 f.
- (5) Brevet allemand 176 /\io, classe 21 f., groupe 77, 7 août 1902.
- () Brevet allemand 182 968, classe 21 f., groupe 77, juin 1906.
- p) Brevet allemand 189904, classe 21 f., groupe 77, 7 décembre 1904.
- cours de ces dernières années, nous citerons encore ; des électrodes d’acide titanique caractérisées par une tige métallique centrale, dont le métal fournit une résistance plus forte à l’arc que le métal de l’anode ; en particulier, on prévoyait une anode de fer avec une tige centrale de cuivre (*); un système comprenant : pour l’anode, du cuivre et une substance au titane ; pour la cathode : des composés de fer et de titane (2); un métal électrolumineux, ou son oxyde, de conductivité imparfaite, dans un milieu métallique de conductivité convenable ; un conducteur électrique contenant du titane et un autre métal ou de l’oxyde de titane dans un milieu métallique ou encore du titane et son oxyde chimiquement exempt de carbone (3).
- La General Electric G0 a récemment lancé une lampe à arc pour montage en série sur courant continu, à la magnétite. Cette lampe est spécifiée comme prenant 6,6 ampères avec une consommation de o,3 watt par bougie horizontale; l’électrode employée dans cette lampe a la composition suivante en pour cent :
- Oxyde de titane 44,64
- Oxydes de fer 4i,?A
- Oxydes de chrome 7,00
- Oxyde de manganèse 2,ao
- Chaux 1,60
- Magnésie c4y
- Silice 0,60
- Alumine o,3o
- Soude °,29
- Carbone 0,17
- Sulfure 0,15
- Phosphore 0,01
- ¥ ¥
- Aux schémas que nous avons indiqués la
- (*) Brevet allemand 196 203, classe 21 f., groupe 77,
- 6 juillet 1907.
- (2) Brevet américain 896397, 18 août 1908.
- (3) Brevet anglais 226 A. D. 1904. Voir encore : Brevet américain 905557, icr décembre 1908; brevet américain,
- * 9G891, 9 mars 1909.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2e Série).— N* 3
- dernière fois, pour résumer les principaux faits établis dans cette étude, nous ajouterons ces quelques indications relatives aux
- Magnétite.
- Région blanche dùe au titane.
- Cuivre et fer en spirale.
- Fig. i3. — Système Westinghouse.
- conspmmations spécifiques de plusieurs des types de lampes passés en revue :
- Un système comprenant :
- Une électrode positive (en-dessus) à spirale cuivre-fer, type Westinghouse ;
- Une électrode négative (inférieure) à la magnétite, soit (a) du type de la Westing-liousè, soit (b) du type de la General Electric C°, accuse une consommation spécifique
- i ,06 fois plus forte, avec la variante (a) qu’avec la variante (b).
- De même, le système à électrode positive supérieure en cuivre pur consomme
- Cuivre et fer CAbie cuivre Cuivre et fer en spirale.
- Fig. i5.
- 1,18 fois plus par bougie hémisphérique avec l’électrode négative à la magnétite de la General Electric C° qu’avec celle de la Westing-house.
- I. Ladoff.
- MACHINES-OUTILS COMMANDÉES ÉLECTRIQUEMENT (Suite)
- Comme exemple intéressant de machines à centrer commandées électriquement, on peut citer les machines doubles de la Société suisse pour la construction des machines-outils d’Oerlikon (fig. 35). Celles-ci comportent deux broches entraînées directement, chacune, par un moteur d’une puissance d’un demi-cheval. L’une des deux broches, celle
- (') La Lumière Electrique des 8 mai, 19 et 26 juin, 7 et 21 août et 20 novembre 1909.
- de gauche, est fixe alors que l’autre peut se déplacer sur le banc, à l’aide d’un pignon agissant sur une crémaillère par un croisillon. La machine possède deux chariots mobiles munis de mors à centrage concentrique et deux supports auxiliaires réglables en hauteur et mobiles également sur le banc.
- Les dimensions de cet outil permettent de centrer à la fois deux pièces de 3m,5o de longueur chacune ou une seule pièce de 6m,oo de longueur au maximum, le plus
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- grand diamètre admis étant de 200 millimètres.
- Dans les machines à rectifier la commande électrique est d’un fréquent usage. Ici l’électromoteur ne se rencontre pas seulement dans les machines fixes, il apparaît encore dans toute une série d’outils transportables à laquelle on peut dire qu’il a donné naissance. Ces nouveaux appareils sont basés sur l’indépendance du moteur et permettent d’effectuer certains travaux d’une façon particulièrement commode, expéditive et économique. En d’autres termes, ici encore,l’application du motéur électrique s’est soldée par un progrès franchement marqué.
- La HealdMachine Comp. Worcester,Mass.
- lui de la broche et celui de la table sont produits par un seul moteur. Cette disposition, qui s’impose dans une machine de dimensions moyennes 11’a pas permis de se passer de courroies. Le moteur est fixé à la base d’une colonne portant à sa partie supérieure un certain nombres de poulies dont une commande la broche et la table porte-pièce et une autre entraîne la meule. La machine dont il s’agit est employée à la rectification de surfaces cylindriques d’un diamètre compris entre 70 et 2oon,ra et d’une profondeur allant jusqu’à 3oomm, La meule tourne à une vitesse de 4 5ooà 6 5oo tours par minute et la broche peut prendre 10 vitesses planétaires différentes correspondantes aux divers dia-
- Fig. 35.
- construit des machines fixes à rectifier qui ont trouvé-leur application surtout dans le travail des cylindres d’automobiles (fig. 36). Ces machines comportent essentiellement une broche ho'rizontale recevant, par un système à double excentrique, un mouvement planétaire- et une table porte-pièce susceptible de se déplacer sur une potence mobile dans le sens vertical. Le déplacement de la table porte-pièce est obtenu par des engrenages appropriés et une tige munie de joints universels. Le mouvement de la meule, ee-
- inètres des cylindres à rectifier. Le moteur (YVestinghouse ou similaire) a une puissance de deux chevaux et demi et tourne à 1 100 tours par minute ; il est prévu normalement pour cogrant continu de 110 volts ou courant ' alternatif de 220 volts. A titre d’exemple de production de ces machines, mentionnons qu’un alésage de i3o""n de diamètre et 280""" de longueur, préalablement dégrossi à omm,2o de la cote, est rectifié en vingt-cinq minutes.
- Parmi les machines transportables à recti-
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- LA LUM lÈltli ÉLECTRIQUE
- T. IX (2« Série). — N* 3.
- 7fi
- fier et à affûter, nous citerons d’abord les | appareils « American » de la Diamond Machine Cu Providence 11. I. Ces appareils simples méritent, à cause de leur faible prix et des services qu’ils peuvent rendre, une mention spéciale. L’emploi croissant d’outils de précision comme les fraises ou les alè-soirs, dont les conditions de coupe doivent être soigneusement entretenues si l’on veut i
- que ceux que nous allons décrire se recommandent tout spécialement. D’un prix modique, les appareils « American » tiennent lieu à la fois de machines à rectifier et de machines à affûter et sont aptes, comme on va le voir, à effectuer des travaux très variés.
- Ces appareils sont construits pour commande par friction ou pour commande élec-
- Fig. 36.
- obtenir économiquement un travail précis, a placé les machines à rectifier au rang des machines indispensables à tout atelier mécanique. Dans les établissements d’importance moyenne, où la dépense d’une machine fixe à rectifier peut ne pas être justifiée par le nombre de fraises employées mais où il faut cependant affûter ces fraises et faire de petits travaux de rectification, les appareils tels
- trique, fis comprennent, dans ce dernier cas, une base avec partie relevée à angle droit sur laquelle est fixée le liras portant la broche (fig. 37). Ces appareils se fixent sur le chariot du tour et sont susceptibles de pivoter sur leur base dans un plan horizontal. De plus, la broche peut osciller dans un plan vertical et prendre des inclinaisons repérables à l’aide d’une graduation spéciale.
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- Dans un autre type d’appareils à commande électrique l’ensemble est porté par une tige de section rectangulaire munie d’une embase demi-circulaire portant la graduation
- sur un cône à deux étages. Le chariot porte-meule de l’appareil représenté dans la figure 38 possède un déplacement de par un volant à main qui permet de régler
- l'jfï.
- pour l’inclinaison de la broche (fig'. 38). Dans les deux cas le moteur est placé à la partie supérieure sur une courte tige serrée par
- 'JS.
- un écrou. Il transmet son mouvement à la broche par une petite courroie ronde passant
- la meule en position ou de lui donner de l’avance lorsque l’appareil est monté, par exemple, sur un chariot de tour sans avance angulaire ou sur une table fixe de machine-outil. Dans les appareils à commande électrique la broche est disposée pour pouvoir recevoir une rallonge que l’on aperçoit à terre sur la figure 38 et à l’extrémité de laquelle on fixe une mollette pour les reclifieations i ulérieures.
- Les appareils à commande par friction (fig. 3p) comportent une base analogue à celle des appareils commandés électriquement, mais le mouvement est transmis à la broche par une tige portant un galet à friction qui s’appuie sur le cône du tour. La lige porto un joint universel pour permettre le déplacement angulaire de la base de l’appareil et transmet son mouvement à la broche par un jeu d’engrenages coniques. Dans les appareils destinés à faire les rectifications intérieures, la broche porte une rallonge terminée par une mollette appropriée, -mais, comme dans ce genre de travail la tige portant le joint universel doit être, sur le tour,
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- disposée parallèlement à l’axe de la broche, l’appareil doit être muni i’un jeu d’engrenages coniques supplémentaires.
- La figure 4° montre l’appareil disposé pour l’afîutage d’une fraise, la figure 3y l’outil en place pour la rectification d’une pièce cylindrique. Dans la figure 3q on aperçoit l’appareil « American » à friction attaquant une fraise américaine à l’aide d’une meule de forme cuvette. La place nous manque pour montrer même sommairement
- de son emplacement ét, l’on peut l’employer sur des étaux limeurs, fraiseuses, rabot-teuses, etc... La figure 4° montre, à ce propos, l’affûtage d’une fraise en place sur une machine, un travail que l’on ne pourrait pas réaliser avec l’appareil à friction.
- La construction et le montage du moteur électrique sont tels que le mouvement de la meule est exempt de vibrations et que, d’autre part, l’ensemble du moteur et de l’appareil s’incline, suivant le travail à ac-
- Fig. 3<).
- par des gravures les applications multiples ) de ces appareils si pratiques malgré leur sim- j plicitë et nous devons nous borner à signaler j les services véritablement précieux qu’on en peut attendre dans 1’alîulage des fraises, tarauds et alésoirs de toutes formes, dans la rectification extérieure des fraises, des j bagues ou des douilles et dans la rectifica- I lion intérieure des douilles, des trous de ! fraises ou d’alésoirs creux, etc... L'appareil j à commande électrique du fait de la'présence i de l’électromolcur présente, sur l’appareil à friction, certains avantages au nombre des- \ quels il faut remarquer et la simplicité et la ! mobilité. Ilest exempt d’engrenagesconiques et peutservirindilféremment à la rectification des surfaces extérieures ou intérieures. De plus, recevant son mouvement d’une source indépendante, on est peu limité dans le choix
- complir, sans que la tension de la courroie soit altérée. On peut faire varier la vitesse
- Fig. 40.
- de la meule soit au moyen du cône [à deux étages que comporte l’appareil, soit au moyen de poulies intermédiaires à faire sui-
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- vantles besoins (en bois, par exemple) afin de permettre l’emploi des plus petites meules à la vitesse convenable. Ces appareils sont régulièrement fabriqués pour courant continu deno volts ou courant alternatif de 220 volts, mais ils peuvent être également livrés avec des moteurs de voltage différent. Le diamètre de la poulie de la broche est de
- 5o,,,m, les poulies fournies avec le moteur à courant continu ont respectivement 70 et ioomra et celle du moteur à courant alternatif 100 et i27ra,n de diamètre. Le poids des appareils « American » à commande électrique varie entre i3 et 22 kilogrammes.
- (.A suivre.)
- A. COMET.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Influence d'un champ magnétique sur l’amortissement des vibrations lumineuses. — J. Becquerel. —.Académie des Sciences, séance du 27 décembre 1909.
- Dans un travail récent, relatif aux dissymétries présentées par les composantes magnétiques des raies d’émission des vapeurs, M. A. Dufour (’) a émis, pour expliquer les dissymétries d’intensilés, l’hypothèse d’une action du champ magnétique sur l’amortissement.
- Au cours de ses recherches sur les modifications que subissent, sous l’influence d’un champ magnétique, les bandes d’absorption des cristaux, l’auteur a observé quelques effets qui semblent produits par une variation de l’amortissement.
- D’autre part, il est évident, à première vue, que les énormes dissymétries observées en refroidissant jusqu’à — 259°, produisantparfoisla disparition presque totale d’une composante alors que l’autre est de plus en plus intense., 11e sont pas dues uniquement à des variations de' l’amortissement. L’auteur les a attribuées, ainsi que M. Kamerlingh Onnes, à des variations de stabilité des systèmes vibrants (ou des U’ajectoires-des électrons), variations qui résultent des changements de période imposés par le champ magnétique.
- Adsorption d’ions. — V. Bournat. — Académie des Sciences, séance du 27 décembre 1909.
- Les électrolytes en solution très' étendue influent, (*)
- (*) A. Dufour, Communication à la Société française de physicjue, 3 décembre 1909.
- d’une manière variable,selon la valence des ions qu’ils renferment, sur la tension superficielle de l’eau. Cette influence semble pouvoir être en rapport avec une adsorption des ions H -f- dans la couche superficielle.
- Influence des décharges oscillatoires et du magnétisme sur l’hystérèse élastique du fer soumis à une traction. — TP. Grimaldi et G. Ac-colla. — L’Eletiricista, i5 décembre 1909.
- Les auteurs exposent les résultats des expériences qu’ils ont entreprises en 1903-1904 sur les variations de l’hystérèse élastique d’un fil de fer soumis d’une part à une traction mécanique, et d’autre part à Tin-fluence d’un champ magnétique combinée ou non avec celle d’ondes électriques.
- Des tableaux numériques résument ces mesures de précision.
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURES
- Nouvel appareil pour la mesure des champs magnétiques. — Voege. — Elektrotechnische Zeitschrift, 16 septembre 1909.
- L’aiguille aimantée est reliée à un ressort spiral qui la maintient dans une position invariable, indépendante de la pesanteur et du magnétisme terrestre, de sorte que dans toute position de l’appareil, l’aiguille indicatrice (solidaire de l’aiguille aimantée) est au zéro.
- Autour de l’aiguille aimantée se trouvé, bieïf entendu, une bobine parcourue par un courant avec, en série, la résistance de réglage et le galvanomètre.
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- Cet appareil, très maniable (5c,n de diamètre), convient particulièrement à la mesure des champs faibles (champs de dispersion, etc.)
- ARCS ET LAMPES ELECTRIQUES
- Etude de l’actiàn des rayons ultra violets sur leS microbes. — P. Cernovodeanu et V.
- Henri. — Académie, des' Sciences, séance du 3 janvier 1910.
- Les expériences faites avec quatre lampes en quartz à vapeur de mercure ont accusé notamment les résultats suivants :
- L’action bactéricide des rayons ultra violets décroît plus vite que le carré de la distance; elle est sensiblement indépendante de la température. Les rayons les plus favorables pour la destruction des microbes sont ceux qui ont une longueur d’onde au-dessous de 2 800 unités Angstrôm.
- TRACTION
- Cabine d’enclenchement pour ligne de tram-waysà Washington. —Revue générale des chemins de fer et des tramways, octobre 1909'.
- A quelques bifurcations de tramways à Washington
- sont installés des systèmes d’aiguilles et de signaux enclenchés, qui comportent des signaux consistanten feux électriques (vert pour la voie libre, et rouge pour l’arrêt), placés dans des caisses imperméables disposées sous le pavage entre les rails ; l’aiguilleur se trouve dans une tour octogonale de seulement 1m,22 de diamètre disposée sur une colonne ornementale sur ou près des contre-allées, le tout dépassant la hauteur d’un homme à pied.
- La disposition des voies est, par exemple, celle qu’indique la ligure 1.
- Les deux feux électriques, rouge et vert, sont placés sous une petite enveloppe cylindrique dans laquelle sont disposées des fentes permettant au svaltmann d’apercevoir les feux; cette enveloppe cylindrique se trouve enfermée à l’intérieur d’une robuste caisse en verre imperméable entre les rails dans l’axe de la voie, de sorte que les feux sont exactement dans la direction du wattman qui s’approche.
- On ne voit qu’un feu à la fois et, normalement, c’est le feu rouge indiquant l’arrêt qui est allumé.
- Pour manœuvrer une aiguille, l’aiguilleur tourne un levier dans l’appareil de la cabine de manœuvre, il se produit alors un contact qui ferme un circuit
- Contact di iïitou dusii
- Cabine | |
- Fig. 1.
- Plan de la bifurcation de Dclnware Avenue et C. Street, à Washington.
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- sur un solénoïde, lequel actionne l’aiguille. Le levier s’arrête un peu au delà de sa demi-course, immobilisé par un loquet d’électro qui ne se soulève que quaad l'aiguille s’est faite, le levier pouvant alors être poussé à fond jusqu’en fin de sa course.
- Des enlenchements mécaniques existent entre les leviers des aiguilles et des signaux.
- Le levier signal est manœuvré en comprimant un ressort qui ramènera automatiquement le levier dans la position renversée, c’est-à-dire à voie libre.
- Au commencement de la course du levier de signal le circuit du feu rouge est coupé et à la fin le circuit du feu vert se ferme.
- Le feu vert ou de voie libre ayant été donné, le wattman s’avance et lorsque la voiture a dépassé les limites du croisement bon, il se produit un contact qui actionne l’électro du loquet d’enclenchement du signal ; le loquet du signal tombe alors, libérant le levier qui, sous l’action de son ressort antagoniste, reprend sa position normale (feu rouge).
- L’enclenchement mécanique entre le levier du signal et le levier de l’aiguille fait qu’on ne peut manœuvrer les aiguilles au moment où la voiture passe au-dessus, puisque le levier enclencheur du signal ne sera libéré que quand la voiture aura dépassé le croisement de l’aiguille,
- La cabine de manœuvres possède un plan des voies qui reproduit les mouvements des aiguilles et possède également des feux répétiteurs contrôlant les indications des signaux.
- La première installation a été faite à la Dclaware Avenue et C. Street N. E. (fig. i)sur les lignes de la Capital Traction Company et de la Washington Rail-way 'et Electric Company. Les autres bifurcations à installer sbnt au nombre de deux, à la place de la Union Station, une autre à la North Capital Street et Massachussetts Avenue et une dernière à Firt and B. Streets S. E.
- USINES GÉNÉRATRICES
- L'installation de la Société Minière et Electrique du Valdarno, à Castelnuovo-Valdarno. — L. Pasching. — Elektrotechnische Zeitschrift, 9 et 16 septembre 1909.
- Cette centrale emploie, pour la production de l’énergie électrique, de la lignite en petits morceaux, contenant 40 à 5o % d’eau, qu’elle tire d’une mine voisine.
- Elle comporte trois génératrices à champ tournant de 1 800 KVA, 6000 volts, 5o périodes direc-
- tement accouplées à des machines à vapeur à piston de 2400 chevaux à 98,7 tours par minute. La tension fournie par les génératrices est portée à 33 000 volts, au moyen de trois groupes de transformateurs monophasés de 3 X Ooo KVA ; cinq canalisations distribuent l’énergie à la Toscane (Florence), etc. ; le développement total du réseau est de x20km environ.
- La partie la plus intéressante de l’installation est constituée par l’appareillage d’interruption à haute tension.
- L’excitation est fournie par deux machines à courant continu, six pôles de i.3o kw, ia5 volts et 485 tours par minute, dont l’une est actionnée à la vapeur et l’autre par un moteur asynchrone de 190 chevaux et 220 volts. Ces deux excitatrices tr avail lent sur des barres communes, sur lesquelles sont branchées les canalisations d’excitation des trois génératrices principales, ainsi que les circuits auxiliaires des disjoncteurs à maxima, des lampes de contrôle, etc. On a prévu l’installation d’une batterie d’accumulateurs comme réserve pour l’excitation.
- Dans le circuit à haute tension, chaque ensemble d’une génératrice avec ce groupe de transformateurs correspondants forme une unité indépendante. D’autre part, les bornes à haute tension des transformateurs sont reliées par l’intermédiaire de bagues collectrices.
- Ce système présente l’avantage de simplifier beaucoup l’installation au point de vue du dispositif d’interruption.
- Les ressources hydrauliques du Texas. — L. Starr. — Elcctrical IVorld, 9 décembre 1909.
- La mise en œuvre des magnifiques cours d’eau du Texas commence juste à attirer l’attention des industriels.
- Autour d’Austin et de San Antonio, les ressources hydrauliques sont considérables.
- Outre les chutes du Colorado, on peut utiliser celles des rivières tributaires : Llano, San Saba, Concho.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- L’énergie électrique dans les aciéries. (*) — R. Tschentcher. — Proceedings American Inslitute of Electrical Engineers, septembre 1909.
- La première aciérie possédant une installation élec-
- (') V. Lumière Electrique, t. VII (ae série), p. 49 et 112.
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- trique de quelque importance qui ait été construite en Amérique est celle de VIllinois Steel Company f1). L’usine comporte une station de 4000 kw composée de deux génératrices triphasées, afi périodes, 2 200 volts, conduites par des machines à vapeur. Elle a été mise en service en septembre 190/1; elle alimente deux sous-^tations de transformation et une ligne de transmission de i6km, aa 000 volts, fournissant le courant nécessaire à l’exploitation de deux usines de ciment. Avant cette date il n’existait pas en Amérique d’aciérie comportant une station de puissance supérieure à 3000 kilowatts.
- On peut classer les aciéries en quatre groupes de la façon suivante :
- A. Usines de finissage où l’acier acheté brut est amené à sa forme commerciale;
- B. Usines de fabrication de l’acier en partant du fer;
- G. Usines où l’on traite directement le minerai et qui comportent par conséquent des^hauts-fourneaux ;
- D. Usines qui doivent de plus fournir de l’énergie à des installations auxiliaires.
- Pour les groupes A et B les installations électriques jointes à l’usine sont à peu près semblables. Le courant continu est utilisé de préférence; la puissance requise varie de 400 à 2000 kw. Les seuls progrès possibles pour de semblables usines résulteront de l’amélioration des appareils à vapeur, de la substitution d’une turbine à vapeur ou d’un moteur à gaz aux anciennes machines à piston. Enfin on peut prévoir la possibilité de remplacer par des fours électriques les anciens fours à puddler ou les convertisseurs Bessemer.
- Pour les usines du groupe G, la puissance de la station génératrice varie de 10 000 à 5oo kw suivant que les laminoirs sont ou ne sont pas mus électriquement. L’énergie est répartie entre les divers appareils suivants : déchargeurs, convoyeurs, distributeurs de minerai, appareils pour le service des fours, des hauts-fourneaux, des laminoirs. Si le minerai doit être amené à l’usine d’un point éloigné il est bon d’installer une batterie-tampon comme cela se fait dans les usines.de traction de faible importance. Le service des laminoirs comporte en général des moteurs à courant alternatif. Dans la plupart des cas l’usine à courant alternatif est séparée de la station principale à courant continu et placée dans un autre bâtiment.
- Le voltage alternatif varie avec les stations : il est
- rarement inférieur à 6600 volts, la fréquence généralement adoptés étant de 52 périodes.
- Pour les usines du groupe D il nous suffira de citer comme exemple l’installation de VIllinois Steel G’0, dont le développement pendant ces cinq dernières années a été remarquable. Avant septembre 1904, la station comprenait un équipement générateur de courant continu à volts, de 2900 kw. Depuis cette époque de nouveaux fours, un convoyeur de minerai, des laminoirs et des outils de finissage mus électriquement ont été ajoutés. De plus la station s’est engagée k fournir la puissance nécessaire à l’exploitation de deux usines de ciment.
- La station a été transformée peu à peu et voici sa constitution actuelle :
- Nombre de moteurs à courant alternatif et
- continu ............................. 2 000
- Puissance totale des moteurs, en chevaux., 75000
- Lampes à arc. . .......................... 1 5oo
- Equipement générateur de courant alternatif a5 000 kw » » » continu.. 3 000 »
- » » total.................. 28 000 »
- Equipement de convertisseurs et moteurs-
- générateurs'. ......................... 6 5oo »
- Batterie d’accumulateurs.................... 1 200 »
- Transformateurs........................... 3i 000 »
- La tension continue est de 25o volts. La tension alternative n’est pas uniforme; la distribution est faite aux divers voltages suivants : no, 440, 1 100, 2 200, 22 000 volts. Cette variété de voltage n’est pas à conseiller et eût certainement été évitée si la station avait été construite en une seule fois.
- L’équipement à vapeur comprend des turbines k basse pression d’une puissance de 9000 kw munies de condenseurs où des machines compound entretiennent le vide.
- Le facteur de puissance est peu élevé ; cela est elû à l'installation des moteurs des laminoirs, (moteurs asynchrones) et à la transmission aux usines de ciment où l’on utilise seulement des moteurs d’induc-lion. Ges moteurs absorbent 7 000 kw sous 440 volts. Pour relever le facteur de puissance, on a songé k établir dans ces usines des groupes de moteurs synchrones. On a réalisé de ce chef une économie à la station génératrice, où le courant d’excitation est moins important, dans les stations de transformation et dans la ligne où l’intensité de courant est diminuée en raison du relèvement du facteur de puissance. Grâce à l’installation de deux moteurs synchrones de 1 65o kilovolt-ampères, le rendement total de la
- («) V. Lumière Electrique, lac. cil.
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- transmission s’est élevé de 83 à 8^,5 % , ce qui a fourni un bénéfice net de 3oo kilowatts.
- Enfin la station possède un four électrique de i5 tonnes à électrode de charbon, pour le service duquel fonctionnent trois transformateurs de y5o ki-lovolt-ampères, 2200 volts.
- Les résultats obtenus jusqu’ici au moyen des fours électriques dans la fabrication de l’acier permettent de prévoir que leur utilisation prendra un très grand développement, et que dans un avenir prochain ils seront appelés à remplacer les autres fours ou les convertisseurs Ressemer. Si l'on considère qu’un four électrique pouvant produire 4 000 tonnes par 24 heures absorbe de 20 000 à 3oooo kw, on se représente facilement de quelle importance deviendront alors les usines fournissant l’énergie aux aciéries.
- Dispositif d’inversion automatique pour raboteuses à commande électrique. —Engineering, 3i décembre 1909.
- Il s’agit d’une application du dispositif de MM. Vickers et Maxim (des River Don Works, Shefi fteld) qui a permis de réduire la puissance motrice, dans une installation de machines-outils, dans la proportion de 5 à 3, en supprimant les grandes poulies de transmission.
- Au point de vue électrique, le dispositif consiste en un moteur shunt dont la vitesse est réglée par le rhéostat de champ, le changement de sens étant obtenu par un inverseur automatique spécial.
- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- Le traitement de la viande par l’électricité. — U. Lincoln. — Communication au 3° Congrès annuel de Y American Méat Packers'Association, Chicago, 18 octobre 1909 (').
- On a pu établir définitivement en 1906 que le lard peut être traité par l’électricité d’une manière bien plus rapide et plus efficace que par les anciennes méthodes. Depuis celte époque, cette méthode est couramment appliquée et les causes d'insuccès ont été définitivement éliminées.
- Le traitement électrique se fait dans des cuves de
- 0 Reproduite par YElectrical Res’iew and Western Electrician, a5 décembre 1909.
- bois ayant généralement environ les dimensions suivantes :
- 4m de longueur;
- im de largeur;
- i"1 de hauteur.
- Des électrodes de graphite sont adaptées à cette cuve et le courant passe sur la viande et une marinade ayant la même composition que dans les anciens procédés.
- A la fin du traitement, la marinade est enlevée; on remet de la viande neuve dans la cuve, etc. ; la durée du traitement électrique est remarquablement courte.
- Le courant continu n’est plus employé pour cette application ; on fait exclusivement usage de courant alternatif h. 60 périodes, qui ne donne pas lieu aux phénomènes d’électrolyse parasite qu’engendrait le courant continu.
- Contribution à l’étude de l’èlectrolyse du sucre de raisin, de la glycérine et du glycol.
- — W. Lob. — Zeitschrift fur Eleklrochemie, i01' janvier 1910.
- L’auteur étudie comment se comportent ces trois substances dans une solution d’acide sulfurique et montre que la molécule de sucre est affectés de façons très diverses suivant les conditions d’expérience.
- L’oxydation de l’azote atmosphérique ; résumé des progrès réalisés depuis 1907 jusqu au milieu de 1909.— F.Haber et A. Kœnig.
- — Zeitschrift fur Eleklrochemie, ier janvier 1910.
- Cet article présente un résumé bibliographique très complet de là question, avec références aux brevets, aux publications de tout genre et aux communications aux Sociétés savantes.
- BREVETS
- Réglage des moteurs à collecteur par un transformateur à entrefer. — Ateliers de constructions électriques du Nord et de l’Est. — Publié le 3i août 1909,
- Ce dispositif se rapporte aux moteurs série à collecteur mono ou polyphasés et a pour objet d’obtenir pour ces moteurs des caractéristiques qui conviennent plus particulièrement à certaines applications.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- . On monte en série le stator et le rotor de ces moteurs avec l'interposition d’un transformateur dont la réluctance des circuits magnétiques est artificiellement accrue par la présence d’un entrefer. Cet entrefer peut être réglable.
- Cette disposition a pour but de donner aux moteui’s une vitesse à vide finie qui n'est plus une vitesse d’emballement et de réduire les écarts de vitesse entre la marche à vide et la marche en charge.
- Dans le cas des moteurs à courants triphasés, le
- transformateur, en dehors de la possibilité qu’il donne de réduire la tension sur le collecteur, permet, comme l’on sait, de multiplier le nombre de phases pour l'alimentation du rotor.
- Les caractéristiques d’un moteur série avec transformateur à entrefer sont telles qu’il peut être avantageusement employé pour la commande des laminoirs et dans les groupes pour machines d’extraction.
- C. M.
- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX
- La violation par un concessionnaire de son , cahier des charges entraînent elle la condam-
- O I
- nation à des dommages intérêts ? (';
- Le Conseil de Préfecture de Montpellier a rendu, à la date du % juillet 1909, un arrêté extrêmement , intéressant, dont nous donnons plus loin le texte, et qui nous permet de résumer ici la théorie des manquements par le concessionnaire aux obligations que lui impose son cahier des charges.
- L'espèce qui était soumise au Conseil de Préfecture peut se résumer ainsi : La Compagnie du Sud-Electrique ^ concessionnaire, en vertu d’un cahier des charges depuis très longtemps signé, devait; donner l'éclairage électrique àla commune de Saint-Bauzille-en-Putois (Hérault). Il n’était un mystère pour personne qu'au moment de la rédaction la Compagnie se proposaitde desservir une agglomération de communes situées dans le voisinage de celle-ci, ce qui expliquait les prix et toutes les conditions de fournitures qui avaient été acceptées d’un commun accord.
- Mais, les circonstances ayant obligé la Société à s’orienter d’un autre côté, elle ne put fournir la lumière en temps utile, c'est-à-dire à l’époque fixée par son cahier des charges, lequel disait que les fournitures d’éclairage devaient commencer dans le délai d’un an, à compter des autorisations préfectorales.
- La déchéance pouvait être encourue pour ce fait, aux termes de l'article V\ du cahier des charges.
- Mais, dans l’hypothèse de la déchéance prononcée,
- aucune indemnité n'était stipulée au profit de la commune.
- Celle-ci, pour trancher la situation, assigna le Concessionnaire devant la juridiction administrative, demandant, pour le retard, une indemnité assez considérable, et, au cas où, dans un délai à impartir par le Conseil, les travaux ne seraient pas effectués, la condamnation à la déchéance avec 5o 000 francs de dommages-intérêts.
- La Compagnie concessionnaire répondait que si la déchéance devait être prononcée, on se retrouverait dans l’hypothèse prévue au cahier des charges, laquelle ne comportait aucune indemnité pour déchéance et qu’il n’appartenait pas à la juridiction administrative d’augmenter une pénalité, au préjudice d'un concessionnaire, quand, seule, la déchéance est prévue au contrat.
- C’est sur ces données, respectivement exposées de chaque côté de la barre, que le débat s’est engagé devant le Tribunal administratif.
- Le Conseil de Préfecture, dans des termes fort nets, à donné raison à la Société concessionnaire, tranchant encore, dans le sens de deux arrêts du Conseil d’Etat, la difficulté qui lui était soumise.
- 11 a été, en effet, plusieurs fois décidé que les contrats administratifs constituent des conventions sitigeneriS) qui ne doivent pas être confondues avec les traités de droit commun, dans lesquels l'article 1 du Code civil est toujours applicable [*),
- (*) Le texte exact de l'article 1 i.ji est celui-ci: « Toute obligation dé faire ou de no pas faire se résout « en dommages-intérêts en cas d’inexécution de la part (( du débiteur, »
- (*) D’après la Houille blanche, décembre 1901).
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- Oa sait, en effet, qu'entre parties contractantes du droit commun, alors même qu'aucune sanction pénale n’aurait été indiquée, toute obligation non exécutée donne lieu à des dommages-intérêts. Les exemples que l’on peut citer sont nombreux. C'est ainsi qu’un entrepreneur, qui s'est engagé à livrer à un propriétaire un immeuble à une époque fixée, peut être condamné à une indemnité par jour de retard, sans que le Tribunal puisse se refuser à chiffrer cette indemnité, en donnant comme motif que les parties contractantes n’en auraient elles-mêmes pas indiqué le quantum.
- Le caractère exceptionnel des contrats administratifs les empêche de rentrer de ce chef dans la même catégorie.
- Si l’on se trouve, a dit le Conseil d’Etat, le n janvier 1884, dans l'hypothèse d'un manquement prévu par le cahier des charges, le Concessionnaire doit être condamné à l’indemnité qui est prévue, sans que le juge puisse l'adoucir, s’il la trouve trop forte, ni l’augmenter si, dans les circonstances, il la trouve trop faible. L’hypothèse était la suivante : le département du Pas-de-Calais avait concédé au sieur Level, ingénieur, le chemin d'intérêt local d’Àvesnes à Savy. N’ayant pas de capitaux à sa disposition, le concessionnaire, par une dérogation aux conditions ordinaires en matière de concession, avait obtenu une dispense absolue de cautionnement; le cahier des charges stipulait simplement la déchéance de la concession pour le cas où les travaux ne seraient pas commencés dans un délai déterminé. Le sieur Level fut condamné par le Conseil de Préfecture, non seulement à la déchéance qu'il ne pouvait pas éviter, mais encore à 3o 000 francs de dommages-intérêts.
- Le Conseil d’Etat cassa cette décision pour les motifs que nous avons indiqués, proclamant encore une fois qu’il ne lui appartenait pas d'interpréter le silence du cahier des charges.
- Même arrêt, dans la faillite de-la Compagnie d’Orléans à Rouen, à la date du 15 juillet 1881.
- C'est évidemment de ces arrêts que le Conseil de Préfecture de l'Hérault s’est inspiré.
- Devait-on craindre dans cette affaire une jurisprudence un peu nouvelle du Conseil d’Etat, qui, dans un arrêt du 3i mai 1907, a condamné un concessionnaire à une somme de 1 000 francs pour inexécution de certaines obligations, notamment pour éclairage défectueux, absence d'éclairage, etc... (Conseil d’Etat, 3i mai 1907, année 1907, 3, p. 8r. Affaire Déplanque, commune de Nouzon) ?
- Nous ne le croyons pas, et pour plusieurs raisons.
- D’abord, dans l’espèce, la commune de Saint-Bauzille-en-Putois ne pouvait alléguer aucun préjudice. Habituée, depuis qu’elle existe, soit à l’obscurité, soit à la lumière du pétrole, elle ne pouvait pas dire que la prolongation de cet état de choses ait diminué le bien-être de ses habitants. Elle était même dans l’impossibilité absolue de montrer que le lien contractuel résultant de son cahier des charges l’avait empêchée de contracter avec d’autres concessionnaires puisqu’il ne s'en était pas présenté.
- Tout autre est la situation d'une commune qui a fait des sacrifices pour être éclairée, notamment celui d’aliéner sa liberté et de ne pouvoir contracter avec d’autres personnes. De plus, quand il s'agit d'éclairage public, c'est une fourniture qui est faite et qui doit être bien faite, en vertu des principes généraux qui régissent les situations respectives de consommateur et de fournisseur.
- Mais, indépendamment de cette situation de fait, et en se basant surtout sur les considérations du commissaire du Gouvernement, M. Romieu, qui a demandé aii Conseil une condamnation du concessionnaire, il est aisé devoir que les deux situations étaient essentiellement différentes.
- On peut résumer ainsi la théorie de M. Romieu, dans l’affaire Déplanque, contre commune de Nouzon.
- Quand on sc trouve, dit-il, en présence d’une infraction au cahier des charges, infraction reconnue par le concessionnaire lui-même, il faut distinguer deux cas : ou bien les infractions ont été prévues avec une pénalité nettement stipulée et, dans ce cas-là, le juge ne peut aller plus loin que le contrat. Au contraire, si les infractions dont la commune peut se plaindre, tout en étant contraires au principe même de l’obligation, n'ont pas été sanctionnées par avance dans le contrat, le juge administratif peut les constater et condamner le Concessionnaire à des dommages-intérêts ().
- (') Conclusions de M. Romieu. — Faisons maintenant application de ces principes à l’espèce actuelle,c’est-à-dire à l’éclairage delà ville de Nouzon. Voyons d’abord quelles sont les sanctions prévues par le cahier des charges et quelles catégories d’infractions elles visent : i° Au cas où la mise en marche du service au début de la concession n’aurait pas eu lieu à la date fixée, il y a une clause pénale de 26 francs par jour de retard; a** Pour chaque lampe de l'éclairage public qui ne sera pas allumée, une retenue sera opérée sur le montant mensuel des sommes dues par la Ville ; 3° S’il y a interruption complète de l’é-clairagc pendant trois jours, la ville peut prononcer la
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- Il nous suffit de faire remarquer que, précisément, la Compagnie concessionnaire était dans l’hypothèse d'un retard visé au contrat, comme pouvant donner lieu à la seule déchéance, sans qu'il y ait de dommages-intérêts prévus.
- Le juge, ayant eu le respect de la liberté des parties contractantes, s’est donc conformé aussi bien à cette jurisprudence qu’à celle créée par les deux arrêts précédents.
- Paul Boucault,
- Avocat à la Cour d’appel de Lyon.
- Arrêt du Conseil de Préfecture de l'Hérault
- Commune de Saint-Rauzille-en-Putois contre Société du Sud-Electrique,
- Au NOM DU l’ISUPLK FRANÇAIS,
- Le Conseil de Préfecture de l’Hérault statuant au Contentieux,
- Vu le mémoire enregistré au greffe du Conseil le premier avril mil neuf cent neuf, déposé par M. le maire
- mise en régie, et trente jours après la déchéance ; 4° Pour manque d’approvisionnements, la Ville peut également prononcer la mise en régie, et après trois sommations, la déchéance. Dans ces deux derniers cas, on prévoit, en outre, une retenue à forfait sur le cautionnement, à titre de dommages-intérêts. Quelles sont, d’autre part, les inexécutions relevées par la Ville contre son concessionnaire ? Les unes, telles que les interruptions ou lacunes dans l’éclairage public, ou le manque d’approvisionnement, rentrent dans les cas que le cahier des charges, comme nous venons de le voir, a spécialement réprimés. On se trouve ici en présence de clauses et de règles précises édictées par le contrat, soit une amende, soit une procédure de régie et de résiliation nettement déterminée, on ne saurait y substituer une sanction autre que celle dont les parlies sont convenues par leur marché et, dès lors, c’est avec raison que le Conseil de Préfecture a refusé, de ce chef, de faire droit à la demande de dommages-intérêts formée par la ville. Le droit commun ne peut remplacer les règles contractuelles explicites qui forment la loi des parties. Les autres faits d’inexécution constatés à la charge du Concessionnaire sont, au contraire, des infractions pour lesquelles le contrat, tout en précisant l’obligation, n’a pas fixé la sanction, éclairage public défectueux (non à raison du nombre de becs allumés, ce qui rentrerait dans le deuxième cas prévu, pour lequel on a stipulé une clause pénale, mais à raison de l’insuffisance du voilage et de la machine destinée a le produire), absence des appareils photométriques exigés, defaut d’entretien, nombre d’heures d’éclairage inférieur à celui qui est prescrit. Il y a là une violation d’articles du cahier des charges, d’obligations définies, pour laquelle nous ne trouvons pas la sanction correspondante. C’est pourquoi nous estimons que la Ville est recevable et foudée à demander au juge la sanction en vertu du droit commun des manquements de service que le droit contractuel n’a pas spécialement visés.
- de Saint-Bauzille*en-Putois, au nom de cette commune contre la Société du Sud-Electrique, 90, rue de la Victoire, à Paris, par lequel il expose que, par un traité approuvé, la commune a concédé pour trente ans à ladite Société le droit d’utiliser les dépendances de la voie publique en vue de l’éclairage public et particulier, que de son côté là Société s’engageait à établir dans les rues du village les canalisations électriques nécessaires pour assurer l’éclairage public et fournir sur le parcours la lumière électrique et la force motrice aux habitants qui la demanderaient.
- Que, depuis 1906, date des accords passés avec la Société, les travaux nécessaires pour assurer le fonctionnement de la concession n’ont pas même commencé, malgré les pressantes et nombreuses réclamations et les mises en demeure adressées à cette Société.
- Pourquoi il conclut à ce qu’il plaise au Conseil : condamner la Société du Sud-Electrique à exécuter de suite pleinement et entièrement ses engagements, dire que les ouvrages nécessaires pour assurer la distribution de l’énergie électrique dans la commune, conformément au traite antérieur, devront être commencés dans la huitaine du prononcé de l’arrêté à intervenir et terminé dans le délai de six mois.
- Condamner ladite Société à payer à la commune une indemnité de dix francs par jour de retard apporté déjà à l’exécution des travaux, et cela à partir du premier janvier mil neuf cent neuf, et pour le cas où la Société n’exécuterait pas les travaux dans le délai imparti, prononcer la résiliation à ses torts et griefs, la condamner à une indemnité de 5o 000 francs et aux dépens'.
- Vu le mémoire déposé le dix-sept avril mil neuf cent neuf par la Société du Sud-Electrique, domiciliée pour l’instance en l’étude de Mc Bourguet, avoué à Montpellier, par lequel elle fait connaître que, du texte du traité intervenu, il résulte que la Société ne devrait être engagée vis-à-vis delà commune que dans l’hypothèse où les travaux qu’elle devait exécuter dans la région lui permettraient de développer son réseau pour atteindre ladite commune, que n’ayant pu développer son réseau du côté de Saint-Bauzille, il y a lieu de lui accorder les délais nécessaires pour réaliser ce programme, ou de rompre le traité ; qu’il ne peut y avoir lieu à dommages-intérêts, la commune ne pouvant alléguer ni une clause pénale, ni un préjudice.
- Pourquoi ladite Société conclut au rejet de la demande de la commune de Sainl-Bauzille-en-Putois, Lui donner acte qu’elle ne s’oppose pas à l’annulation du contrat.
- Vu la délibération du Conseil municipal de Sainl-Bauzille-en-Putois,, en date du 2 mai mil neuf cent neuf.
- Vu les conclusions déposées en l’audience par M° Catalan, avoué, au nom de la commune de Saint-Bauzille-en-Putois, tendanl* à ce qu’il plaise au Conseil lui allouer les conclusions de son mémoire introductif d’instance, condamner la Société aux dépens, et tenant notamment les prétentions émises par la Société dans
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- son mémoire en défense, la condamner à dix francs par jour de retard, à partir du premier janvier mil neuf cenL neuf. Prononcer la résiliation aux torts et griefs de la Société, la condamner à 5oooo francs de dommages, et, tenant le principe de la responsabilité, faire à la commune concluante toutes réserves pour lixer ultérieurement le montant des dommages qu’un nouveau traité avec un nouveau concessionnaire pourra .infliger à la commune, et en prononcer la condamnation contre la Société ;
- Vu les conclusions déposées par M° Bourguel, avoué, au nom de la Société du Sud-Electrique, tendant à ce qu’il plaise au Conseil dire que la commune ayant signé un cahier des charges dans lequel elle n’a prévu aucune indemnité, soit pour le retard, soit pour la déchéance, elle ne saurait aujourd’hui demander une indemnité, rejeter la demande de la commune ;
- Yu le traité passé entre la commune de Saint-Bauzille-en-Pulois et la Société du Sud-Electrique;
- Vu ensemble les pièces du dossier;
- Yu les lois des 28 pluviôse an VIII, 22 juillet 1889;
- Ouï, Mc Caladoux, conseiller-rapporteur;
- Ouï, Me Guibal, avocat, au nom de la commune de Saint-Bauzille-en-Putois, Me Bougault, avocat du barreau de Lyon, au nom de la Société du Sud-Electrique, et leurs observations orales ;
- Ouï, M. le Commissaire du Gouvernement en ses conclusions,
- Après en avoir délibéré conformément à la loi :
- Considérant que la commune de Saint-Bauziile-en-Putois, au prétexte que la Société du Sud-Electrique, qui a été substituée à la Société d'applications industrielles, n’a pas tenu les obligations qui lui ont été imposées par le traité du vingt et un avril mil neuf cent cinq, demande qu’un délai soit imparti à ladite Société pour commencer les travaux nécessaires à l’éclairage électrique, sous peine de voir prononcer la résiliation du traité et dés dommages-intérêts :
- Considérant qu’un contrat de concession constitue une convention d’un caractère spécial, et que les règles qui le régissent ne se trouvent ni dans les textes de lois, ni dans des règlements, mais dans des conventions passées avec les concessionnaires, que, par suite, le cahier des charges doit être la loi des parties ;
- Considérant que le traité du vingt et un avril mil neuf cent cinq, intervenu entre la commune de Saint-Bauzille-en-Putois et la Société du Sud-Electrique n’a prévu aucune indemnité, soit pour le retard, soit pour la déchéance, que, seulement aux termes de l’art. 13 dudit traité, le concessionnaire peut encourir la déchéance pour n’avoir pas commencé les travaux dans le délai d’un an, à dater des autorisations préfectorales, que ce traité ne stipule aucune autre pénalité, que, par suite, il y a lieu de faire droit à la demande de résiliation formée par la commune de Saint-Bauzille-en-Pulois et de rejeter le surplus de sa demande et de mettre les dépens à la charge de ladite Société,
- Arrête :
- Est résilié le traité pour la fourniture de l’éclairage et de la force motrice par l’énergie électrique, intervenu entre la commune de * Saint-Bauzille-eu-Putois et la Société du Sud-Électrique. La Société supportera les frais de l’instance.
- Délibéré au Conseil, le deux juillet mil neuf cent neuf et prononcé en audience publique de ce jour, à Montpellier, le dix du même mois, où étaient présents : MM. Galdié, président ; Caladou, Alby, conseillers ; Mounier, commissaire du Gouvernement; Paul Goudas, secrétaire-greflier.
- Projet de loi relatif aux usines hydrauliques établies sur les cours d'eau navigables et les canaux. — Rapport présenté à la Chambre de Commerce de Lyon, dans sa séance du 21 octobre 1909. — M. Jean Coignet, vice-président (’).
- Messieurs,
- J'ai l'honneur de vous rendre compte de l'examen que votre Commission de législation a fait du projet de loi relatif aux usines hydrauliques établies sur les cours d’eau et canaux du domaine public, qui a été voté par la Chambre des députés, dans sa séance du 16 juillet 1909.
- La Chambre de commerce de Lyon a pris déjà deux délibérations, les 22 janvier 1903 et i3 septembre 1906, sur le projet de loi relatif aux usines hydrauliques sur les cours d'eau non navigables, ni flotlables. Il est regrettable que ce projet de loi ne soit jamais venu à l’ordre du jour de la Chambre des députés. Tel qu’il a été rédigé définitivement par la Commission de la Chambre, d'accord avec le Gouvernement, il tenait compte, dans une large mesure, des desiderata formulés par notre Chambre. Son adoption, en permettant d’éviter le chantage des barreurs de chute, donnerait un nouvel essor à l'aménagement des chutes des pays montagneux.
- Le projet de loi relatif aux usines hydrauliques établies sur les cours d'eau navigables et canaux du domaine public a eu un tour de faveur et a été voté sans débat par la Chambre des députés. Il soulève, en effet, des questions beaucoup moins délicates, le caractère domanial de ces cours d’eau rend l’État propriétaire de tous les droits de riveraineté et de propriété sur ces cours d’eau, et libre, par conséquent, de disposer comme il l’entend des chutes d’eau que l’on peut créer sur eux. C'est donc un projet de loi en quelque sorte administratif, tendant simplement à imposer par la loi certaines règles
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- générales dans les décisions que l'administration sera appelée à prendre à cel égard.
- L’Etat faisant toutefois appel à l’industrie privée pour l’aménagement; et l’exploitation des chutes d‘eau, il a paru opportun à votre Commission, de législation d’examiner le régime qui sera imposé dorénavant à cette industrie.
- Ce régime sera celui de la concession, avec retour à l’Etat de l’usine concédée, à l’expiration de la concession.
- Actuellement, le régime est celui de l’autorisation ou permission. Cette autorisation est donnée à titre précaire, c’est-à-dire que l’administration se réserve toujours le droit de retirer, sans indemnité, l’autorisation. Cette autorisation est donnée parles préfets, s’il est constaté que la prise d’eau n’aura pas pour effet, eu égard au volume des cours d’eau, d’en altérer le régime, ou encore s’il s’agit d’une autorisation temporaire, de deux ans au plus. Dans les autres cas, l’autorisation est donnée par un décret rendu, après enquête, sur l’avis du Conseil d’Etat. La modification ou le retrait de l’autorisation ne peuvent avoir lieu que suivant les formes ci-dessus (art. /(O à l\5 de la loi du 8 avril 1898).
- Jusqu’à la loi de 1898 sur le régime des eaux, la jurisprudence du Conseil d’Etat- était que le retrait d’autorisation sans indemnité ne pouvait avoir lieu que pour une raison d’intérêt public (navigation, agriculture, commerce, industrie, salubrité). L’autorisation n’était jamais retirée dans un intérêt privé, par exemple, pour donner la jouissance de la chute d’eau à un autre titulaire, ce nouveau titulaire fut-il une commune. On conçoit qu’un tel régime de précarité, malgré les traditions ,de bienveillance de l’administration, ait permis à des industriels d'établir des moulins ou des petites usines, mais il est insuffisant pour rassurer les énormes capitaux nécessaires à l’aménagement des grandes chutes d’eau, que l’industrie moderne électrique permet d’utiliser.
- Avant la loi de 1898, le Pouvoir exécutif pouvait certainement donner des concessions, aucun texte législatif ne le lui défendant; mais aucune ne le lui permettait expressément, et il préférait s’en tenir à de simples autoxùsations.
- Quand on a voulu établir, en 1892, aux portes de Lyon, une usine de ia 000 chevaux sur une dérivation du Rhône, l’usine de Jonage, les promoteurs de cette entreprise ont demandé une concession pour laquelle les Pouvoirs publics ont rendu une loi spéciale, cette loi étant du reste nécessaire pour concéder une distribution d’énergie électrique, la loi du
- i5 juin 1906 sur cette distribution n’existant pas encore.
- Aujourd’hui, avec les termes de la loi de 1898, il semble bien que, pour chaque concession, il faille une loi spéciale. Cet état de choses est de nature à entraver l’utilisation des forces motrices de nos fleuves, et votre Commission est unanime à penser que la loi proposée vient combler utilement une lacune.
- Seulement, pour que cette loi suscite des entreprises, il ne faut pas que les charges imposées à l’entrepreneur soient telles que tout capitaliste sérieux en soit écarté. Un élément essentiel d’une concession étant sa durée, il faut que cette durée soit assez grande pour que toutes les dépenses de premier établissement soient entièrement amorties à l’expiration de la concession et qu’il y ait, en outre, des perspectives de bénéfices assez importants et assez durables pour compenser les risques de l’entreprise. La concession de l’usine de Jonage a une durée de 99 ans. Mais c’était la première usine de ce genre en France, et on peut admettre une durée plus courte aujourd’hui qu’011 connaît mieux les conditions d’exploitation de ces usines. Fort sagement, le projet de loi renonce à fixer une durée uniforme pour toutes les concessions, et laisse au pouvoir concédant le soin de fixer cette durée dans le cahier des charges de chaque entreprise.
- S’inspirant de ce qui a été fait pour les chemins de fer, il décide que la concession sera donnée par une loi lorsque le canal de dérivation d’une usine aura plus de ao*m, ou que la puissance brute dont l’usine pourra disposer à l’étiage dépassera i5 000 kilowatts, et qu’elle sera donnée par un décret pour toutes les usines inférieures. Nous n’avons pas d’objection à cette répartition.
- 11 nous reste simplement à souhaiter que les pouvoirs concédants ne cèdent pas trop facilement à la tendance actuelle de ne donner que de courtes concessions, ce qui serait de nature à enrayer complètement la mise en valeur de cette richesse nationale. Dans chaque cas particulier, la durée de la concession devra être mise en regard des charges imposées aux concessionnaires. Il sera souvent dans l’intérêt public d’augmenter ces charges en augmentant par compensation la durée.
- Le projet de loi ne fixe pas ces charges, il se contente d’en déterminer le cadre. L’article 9 du projet de loi vise parmi ces charges les mesures intéressant la navigation ou le flottage, la protection conlrc les inondations, la salubrité publique, l’alimentation des
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- populations riveraines, les nécessités de l’irrigation, la conservation et la libre circulation du poisson, la1 protection des paysages, les réserves en eau ou en force stipulées au profit des services publics, les conditions de rachat.
- Le même article 9 renvoie également au cahier des charges le soin de fixer le montant du cautionnement, celui de la redevance duc à l’État pour la prise d'eau et autres conditions financières de la concession, et enfin les tarifs maxima à percevoir pour là vente au public de l’énergie.
- La longue énumération de ces charges montre que leur total peut facilement dépasser les produits palpables de l’entreprise si le pouvoir concédant, en en faisant une juste appréciation, ne modère pas l’appétit de chacun des intérêts publics mis ainsi en avant.
- Votre Commission pense que les charges qu’on peut rendre le plus onéreuses pour l’entreprise sont les mesures intéressant la navigation, les réserves en eau ou en force au profit des services publics, et la redevance due à l’Etat; elle estime qu’il est regrettable qu’en en posant le principe, le projet de loi ne marque pas un ordre de préférence et une limitation à certaines d’entre elles.
- Votre Commission vous propose d’émettre le vœu qu’il soit introduit, dans le projet de loi, que partout où la navigation pourra être établie, ce doit être l’intérêt prédominant.
- En effet, la redevance due à l’État, dont le principe est posé dans l’article 44 de la loi du 8 avril 1898, et le taux fixé par le décret du l'i juillet 1906, n’est qu’un intérêt fiscal qui doit être modéré si l’on veut favoriser l’aménagement des chutes. Pour les concessions de force motrice, le décret du il juillet 1906 fixe la redevance au 1/10 de la valeur locative de la force concédée. Ce taux devrait être visé comme un maximum par le projet de loi et pouvoir être abaissé en considération d’autres charges qui seraient imposées au concessionnaire.
- Les réserves en eau ou en force pour les services publics constituent un principe très dangereux. En effet, avec les transports de force à grande distance, tous les services publics dans un rayon de plus en plus étendu peuvent invoquer une réserve en leur faveur. Si on les écoute tous, la chute sera entièrement absorbée. Il faudra donc faire un choix entre eux. Auquel donnera-t-on la préférence ?
- La loi du 15 juin 1906 sur les distributions d’énergie électrique a très bien vu cette difficulté. Elle a sagement décidé que les concessionnaires de distribution
- publique ne peuvent être assujettis qu’à des avantages envers l’Etat ou les communes consistant en prix réduits d’abonnement, comme ceux qui seraient accordés aux services publics pour les fournitures équivalentes.
- Nous demandons formellement que les réserves en eau ou en force prévues par le nouveau projet de loi ne le soient que dans cette limite. Une réserve gratuite est absolument dangereuse. D’abord, on sera toujours tenté d’en exagérer l’importance, quitte, pour le service public qui l’aura réclamée, à n’en pas user. Mais, même dans ce cas, une fois inscrite dans la concession, elle restera une menace permanente pour le concessionnaire et l’empêchera d’utiliser toute la force aménagée.
- Dans le projet de loi sur les usines hydrauliques établies sur les cours d’eau non navigables, déposé par le Gouvernement le 12 juin 1906, les réserves d’énergie au profit des services publics sont limitées au quart des basses eaux. En outre, ces services n’ont le droit de réclamer cette énergie que pendant
- 10 ans. Passé ce délai le concessionnaire peut en disposer. Il faudrait au moins imposer cette limitation. Mais nous estimons que partout où l’amélioration de la navigation est possible, il vaut mieux laisser toute l’énergie au concessionnaire en lui imposant une contribution plus élevée aux travaux en faveur de la navigation et se contenter, pour les autres services publics, de la stipulation des prix réduits d’abonnement.
- Les réserves en eau en faveur de l’irrigation inscrites au projet de loi appellent aussi quelques observations.
- S’il s’agit de maintenir des irrigations existantes,
- 11 ne peut y avoir aucune objection. Mais s’il s’agit d’irrigations futures, la réserve peut être illimitée et, sous prétexte d’irrigations que l’avenir ne verra peut-être jamais réaliser, on risque d’empêcher la naissance d’industries qui augmenteraient la richesse nationale. Il faudrait donc que le projet imposât dès maintenant une limite. Dans le projet de loi relatif aux cours d’eau non navigables, le gouvernement prévoyait que, seules, auraient droit à une réserve d’eau les entreprises d’alimentation des agglomérations non riveraines et des entreprises d’irrigation collectives, qui se traduiraient en projet déposé dans les deux mois du décret de concession et qui seraient exécutées dans un délai de trois ans. -
- Votre Commission réclame les mêmes restrictions.
- Du reste, en ce qui concerne la région du Midi de la France, le ministère de l’Agriculture songe, avec
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- raison, à établir les irrigations, au fur et à mesure des demandes des agriculteurs, au moyen d’usines de pompage mues par l’énergie électrique. Ces usines seront alors des services publics rentrant dans la catégorie de tous les services publics ayant droit, non à de l’énergie gratuite, mais à des prix de faveur d’abonnement, comme nous l’avons exposé plus haut.
- Les questions diverses d’intérêt public étant ainsi réglées, l’État aura à se préoccuper du plus important d’entre eux, puisqu’il s’agit de cours d’eau navigables, c’est-à-dire de la navigation.
- A ce point de vue, le texte du projet de loi aurait besoin d’être précisé. Le paragraphe 5 de l’article 9 prévoit, à titre de redevance, une contribution afférente à l’utilisation des ouvrages déjà établis par l’État dans l’intérêt de la navigation ou du flottage. Mais là ne peut se borner la contribution au service de la navigation, et c’est dans le paragraphe 4 de cet article, prévoyant les mesures intéressant la navigation, que l’administration pourrait puiser le droit d'imposer au concessionnaire l’exécution d’ouvrages nouveaux en faveur de la navigation. Nous pensons que c’est bien là l’interprétation à donner à cet article. Mais il conviendrait de le dire explicitement .
- En effet, l’établissement de l’usine hydraulique est de nature à interrompre ou à gêner la navigation, soit que cette usine nécessite un barrage à travers la rivière, soit que par une dérivation elle prenne un volume d’eau ne laissant plus dans le lit de la rivière le tirant d’eau nécessaire. Il faudra, de toute nécessité, établir des écluses ou ascenseurs pour la navigation, dans le premier cas, et prévoir le canal de dérivation, en vue de la navigation, dans le second. Il se présentera deux hypothèses : ou bien les recettes de l’entreprise seront suffisantes pour rémunérer le capital nécessaire à ces travaux, et il sera juste de lui imposer cette dépense ; ou bien elles ne le seront pas, et l’Etat aura à envisager si l’amélioration qui résultera, en général, pour la navigation de ces travaux, légitime qu’il se contente d’une contribution partielle. C’est la première hypothèse qui a été envisagée, lorsque l’Etat a imposé à la Compagnie de Jonage l’établissement d’écluses qui lui ont coûté 3 ooo francs.
- Le calcul était juste, puisque malgré celte charge la Société est prospère. Cette combinaison peut donc être renouvelée. Nous irons plus loin, et nous pensons que la contribution du concessionnaire peut s’étendre à d’autres travaux concernant la navigation que ceux immédiatement nécessités par la construction de l’usine. Puisque l’Etat concède un bien qui
- est le sien, il peut parfaitement imposer une contribution supplémentaire, pourvu que les conditions économiques de l’entreprise le comportent. L’Etat peut établir cette contribution supplémentaire, soit en abrégeant la durée de la concession, soit en augmentant la redevance en argent, ou les diverses réserves prévues. Mais aucune de ces mesures ne sera d’un intérêt comparable à celui que présentera l’amélioration de la navigation sur une section étendue d’un fleuve ou d’une rivière.
- On sait qu’il y à une demande de concession d’une usine hydraulique sur le Rhône, à Génissiat, près de Bellegarde (Ain). Cette usine aurait une puissance de 75 000 kilowatts à l’étiage. Même après le vote du projet de loi que nous examinons, cette concessionj vu son importance, nécessitera le vote d’une loi spéciale. Toutes les considérations que nous venops de faire valoir, au sujet de la navigation, auront là une application des plus intéressahtes. Mais il est indispensable que, dans un projet de loi qui Veut fixer les principes dont devront s’inspirer les lois spéciales, on prévoie toutes les combinaisons possibles permettant d’aménager un cours d’eau au double point de vue de la force motrice et de la navigation. Ainsi seront accrues les richesses du pays. La création des usines consommatrices de force motrice sera grandement facilitée si ces usines peuvent recevoir leurs matières premières par la navigation. Au point de vue économique, les deux intérêts sont solidaires. C’est une raison de plus pour les lier financièrement.
- A côté de la question des grandes usines, le projet de loi règle la situation des petites usines.
- Il définit les petites usines, « usines disposant d’une puissance brute en étiage d’au plus 200 kilowatts et qui n’ont pas pour objet principal le commerce de l’énergie ». Cette définition vise surtout, comme on le voit, les petites usines, telles que moulins, papeteries, etc..., consommant elles-mêmes la force hydraulique qu’elles empruntent aux cours d’eau navigables.
- Pour ces usines, le projet de loi maintient le régime actuel de l’autorisation, qui reste précaire et révocable, mais limite l’effet de cette autorisation à une durée maxima de cinquante années. Cette innovation nous parait très mauvaise. Jusqu’ici les permissions sont données sans délai fixe, et la limitation des durées était introduite seulement dans le régime des concessions.
- Celte limitation de durée ne se comprend pas pour des usines appartenant, le plus souvent, à des particuliers. C’est assez que la permission puisse être
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- retirée dans un intérêt’public, mais quand il n’y a aucun intérêt public en jeu, on ne comprend pas cette limitation. Le projet de loi prévoit bien que la permission peut être renouvelée. Mais si elle ne l’est pas, le permissionnaire est tenu, au choix de l’administration, soit de rétablir les lieux dans l’état primitif, soit d’abandonner à l’État, sans indemnité ceux de ses ouvrages qui sont établis sur le domaine public fluvial. La première hypothèse ne peut exister que dans le cas où l’ouvrage hydraulique est devenu une gêne pour les intérêts publics. Mais en vertu de la précarité, l’ouvrage peut être supprimé à tout moment. Alors, pourquoi le prévoir à date fixe? Serait-ce parce que, actuellement, l’intérêt public auquel on sacrifiera un intérêt privé doit être solennellement constaté par le Conseil d’Etat, tandis qu’avec le projet de loi, à l’expiration du délai, cet intérêt privé pourra être sacrifié à la volonté de l’Administration, sans qu’elle ait à donner de motifs, ni à prouver la réalité de l’intérêt public?
- Dans la seconde hypothèse, l’État s’emparant sans indemnité d’un ouvrage hydraulique, en fera usage pour lui, ou substituera un nouveau permissionnaire à l’ancien. Voit-on un petit usinier, travaillant depuis cinquante ans dans une localité, où il aura apporté un élément de richesse industrielle, frustré de la force hydraulique qu’il aura aménagée de ses deniers, au profit d’un de ses concurrents, qui viendra à sa porte lui faire une concurrence avec l’aide de l’État?
- Votre Commission proteste contre cette conception inique. Elle demande le maintien du régime de la permission pour les petites usines, tel qu’il fonctionne actuellement. Le décret du 14 novembre 1899 qui fixe la redevance due à l’État pour les diverses usines a prévu la révision de cette redevanu a ce moins tous les trente ans. Les droits de l’État sont donc entièrement sauvegardés.
- S’inspirant de la loi 1906 sur les distributions d’énergie électrique, votre Commission demande en outre que, comme l’a fait cette loi, le petit usinier ait le choix entre le régime actuel de la permission, avec les inconvénients de la précarité et le régime nouveau de la concession, institué pour les grandes usines, et qui ne serait obligatoire que pour ces dernières.
- Pour les usines existantes, il y en a deux catégories, celles qui ont une existence légale, et celles qui sont sous le régime de la permission précaire et révocable.
- Par usines ayant une existence légale, on entend non seulement les usines qui, comme celle de Jonage,
- ont été concédées régulièrement, mais encore les usines qui ont un titre de propriété véritable. Ce sont les usines qui ont un acte de concession antérieur à l’édit de Moulins de i566, qui a proclamé la domanialité inaliénable des cours d’eau navigables; celles qui, conformément à l’article premier de cet édit, ont été aliénées, par exception, par le pouvoir royal, après i566, avec clause de rachat; celles enfin qui ont été veudues comme biens nationaux sous la Révolution. La situation de ces usines a été définie de nouveau par l’article 45 de la loi du 8 avril 1898, qui dispose que leur prise d’eau peut toujours être modifiée ou supprimée par l’Administration, mais moyennant indemnité.
- L'article 17 du projet de loi déclare que la loi nouvelle ne leur sera pas applicable.
- Mais pour les usines existantes sous le régime de la permission, les articles 4 et i3 les assujettissent à la nouvelle loi dans les conditions suivantes : les petites usines (celles inférieures à 200 kilowatts) voient la durée de leur permission, actuellement indéfinie, limitée suivant le principe du nouveau régime. On leur concède seulement, dès maintenant, le maximum de la durée prévue au nouveau régime, c’est-à-dire cinquante années. Les grandes usines (celles supérieures à 200 kilowatts) ou même les petites, lorsqu’elles ont pour objet principal le commerce de l’énergie, seront, dans un délai de cinq ans, placées sous le régime des usines concédées. Il suffira seulement d’un décret, quel que soit leur importance, pour leur donner cette concession.
- Votre Commission proteste contre une modification sans indemnité des droits acquis.
- Elle a fait ressortir l’inconvénient pour les petites usines à venir de la limitation de la durée des permissions. Pour "les usines existantes, construites sous le régime actuel, c’est une injustice de limiter après coup la durée de la permission et ce n’est pas parce que le projet de loi ajourne à cinquante ans la possibilité d’une spoliation qu’il est plus acceptable.
- Quant aux usines existantes que le projet oblige dans les cinq années à se transformer en usines concessionnaires, la méconnaissance des droits acquis est encore plus grave. Non seulement on limite la durée de la permission comme dans le cas des petites usines, mais encore on impose toutes les charges du régime de la concession. Ces charges sont à la discrétion de l’administration, et on a vu qu’elles peuvent être considérables.
- Votre Commission demande donc, pour les usines existantes, le maintien du statu quo, avec faculté
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- néanmoins pour les usiniers de se ranger sous le régime de la concession, s’ils y trouvent avantage.
- ' Votre Commission croit, au contraire, nécessaire de corriger la rigueur de l’article 45 de la loi de 1898 qui refuse toute indemnité au permissionnaire qui se voit retirer sa permission, donnée à titre précaire. Le législateur, en effet, à cette époque, ne faisait que confirmer la jurisprudence, étant entendu que l’administration ne révoquait d’autorisation qu’en vue d’un intérêt public.
- Mais aujourd’hui, avec le développement de l’industrie électrique et des transports de force, il est de l’intérêt général qu’il se constitue de grandes usines sur les cours d’eau navigables, et pour y arriver, il faudra souvent supprimer les petites usines, au voisinage des grandes.
- L’Administration va-t-elle profiter de la précarité de la permission de la petite usine pour la supprimer sans indemnité, afin de pouvoir donner librement la concession à la grande usine, ou, avec le système du projet de loi, va-t-elle attendre cinquante ans pour le faire? Ce serait injuste dans le premier cas, et contraire à l’intérêt général dans le second. La solution est de stipuler dans la nouvelle loi que le concessionnaire d’une grande usine doit indemniser la petite usine dont sa concession doit amener la suppression ou lui restituer en énergie électrique l’équivalent de l’eau qui lui est enlevée.
- En résumé, votre Commission vous propose de demander au Sénat de voter le projet de loi relatif aux usines hydrauliques établies sur les cours d’eau navigables, qui lui a été envoyé par la Chambre des députés, avec les modifications suivantes :
- 1“ Les charges à imposer aux concessionnaires devront l’être surtout en faveur de l’amélioration de la navigation du cours d’eau considéré ;
- 20 Les réserves en eau ou en force à faire au profit des services publics devront être limitées, comme elles le sont dans la loi du i5 juin 1906, sur les distributions électriques et dans le projet de loi du Gouvernement sur les usines hydrauliques établies sur les cours d’eau non navigables ;
- 3° Le régime de l’autorisation sera maintenu tel qu’il l’est actuellement, sans limitation de durée ;
- 4° Les petites usines et les usines existantes auront le choix entre le maintien du régime de l’autorisation et le nouveau régime de concession 5
- 5° Si la concession de grandes usines entraîne la suppression de petites usines, le concessionnaire devra indemniser la petite usine i.
- ' A l’unanimité, la Chambre de commerce de Lyon a adopté ce rapport, dans ses termes et conclusions, et l’a converti en délibération.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- NOTES INDUSTRIELLES
- Ilill tout aussi facilement que celui de certains bassins placés en deux points de la ville et qui ne son^ alimentés qu’une fois par jour.
- Une pompe centrifuge pouvant élever 55oooom:1 d’eau par heure avec une charge de nm a été installée. Son aspiration est reliée au réservoir et son refoulement à un bassin pouvant contenir 27*5 ooon'3, placé au-dessus de la pompe. Le tuyau principal d’alimentation partant de la station de pompage débouche ainsi directement dans le bassin, avec un trop-plein allant au réservoir.
- La pompe est accouplée directement à un moteur à excitation compound, dont l’enroulement série est
- Booster hydro-électrique. — Rerue Industrielle, 13 novembre 1909.
- On vient de faire, à Darlington, une intéressante adaptation de l’électricité au service de l’usine éléva loire hydraulique. Le problème consistait à maintenir une suffisante dans un quartier élevé (Harrogate-Hill) sans s’astreindre d’autre par à créer une pression élevée dans tout le reste du réseau de distribution.
- Il a été résolu de la manière suivante:
- Pendant la nuit, au moment du minimum de consommation, on fait le plein réservoir d’Harrogate-
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- exceptionellement important, afin de maintenir à peu près constante la quantité d’eau débitée, pour des variations de charge variant entre /t3o et 5oo volts ; le courant est emprunté en effet, à un fil de trolley de tramways à une distance considérable de la station génératrice. La puissance normale du moteur est de 38 HP. On peut régler exactement la vitesse, grâce au rhéostat de l’enroulement shunt. Un conjoncteur disjoncteur automatique combiné avec rhéostat de démarrage à plot mort, permet le démarrage k pleine charge. Cet appareil est du type courant, avec une mise en marche rapide plot par plot; la limite du temps nécessaire pour parcourir les plots étant réglée à la main. Ce rhéostat de démarrage est manœuvré par un modèle spécial de contacts conjoncteurs-disjoncteurs à flotteur, enfermé dans une enveloppe en fer, et actionne par un fil de cuivre relié k un flotteur placé dans le bassin.
- On a aussi veillé attentivement k ce que le moteur ne puisse pas être mis en route automatiquement si la pompe se désamorce d’une façon quelconque. Un tuyau aboutissant k la partie supérieure de la pompe est relié à un cylindre contenant un flotteur en cuivre qui dans sa position supérieure, ferme le circuit contenant le solénoïde du disjoncteur et le contact du bassin ; mais si l’eau descend au-dessous d’un niveau déterminé dans la pompe le circuit est interrompu, et la pompe ne peut démarer avant d’être réamorcée.
- Deux fils pilotes, venant de l’usine, permettent l’interruption à distance de tout le système, k l’aide d’un relais.
- L’installation de Darlington semble constituer une solution particulièrement heureuse du problème jusqu’ici assez complexe de la distribution rationnelle de l’eau dans une ville k profil accidenté.
- A. de V.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- L’ouverture k la circulation du deuxième tronçon de la ligne métropolitaine Porte d’Orléans-Porte de Glignancourt a ramené l’intérêt public vers les actions du Métropolitain qui ne cessent de s’inscrire en hausse, atteignant, au-8 janvier, le cours de 620 francs ; et, en même temps, vers le Nord-Sud qui subit le contre-coup de ses retards et des bruits tendancieux de malfaçons que font courir de mauvaises langues ! Cette dernière entreprise a dû lutter contre les difficultés offertes par un tracé accidenté depuis Montmartre jusqu’à la Concorde, contre le
- mauvais vouloir' des bureaux de la Préfecture peu empressés à s’acquitter de leur tâche administrative; enfin, contre les grèves ; en sorte que la partie qui paraissait réserver le plus d’aléas, c’est-à-dire la traversée de la Seine, est celle qui en a présenté le moins, car elle s’est accomplie régulièrement et se trouve achevée maintenant. On a parlé aussi d’un nouvel appel de fonds, nécessité par les imprévus des travaux, du désintéressement des établissements financiers qui soutenaient l’entreprise. En faisant la part des exagérations et des erreurs que eompor-tent ces bruits, il n’est pas sans raison de dire que le seul retard de l’ouverture k l’exploitation promise pour le courant de 1909 justifie bien des craintes et conduit certains porteurs à réaliser un bénéfice sur des titres qui ne leur procurent qu’un intérêt intercalaire de 3 % { Comme le Nord-Sud, à l’encontre du Métropolitain, a pris la charge de tous les travaux d’infrastructure, le capital à rémunérer est pro-tionnellement beaucoup plus élevé que celui de son concurrent; mais il bénéficie, par rapport a lui, d’une réduction des quatre cinquièmes sur les redevances dues à la Ville de Paris par billet simple ; son parcours intéresse des quartiers qui se pénètrent l’un l’autre aux heures du matin et du soir, ainsi qu’il suffit de s’en rendre compte en suivant toutes les artères perpendiculaires à la Seine depuis le boulevard de Latour-Maubourg jusqu’à la rue de Rennes. Ses promoteurs comptent donc sur une affluence exceptionnelle, et ils espèrent qu’elle sera de nature à créer un trafic analogue à celui du Métropolitain. L’exploitation débuterait en avril ou en mai 1910 ; ce n’est donc pas avant deux ans que l’entreprise pourra, financièrement parlant, justifier de ses hauts cours.
- La question des transports en commun recevrait, dit-on, une solution prochaine, dans le courant de ce mois-ci, d’aprèsles optimistes, et en faveur des Omnibus d’après les tendancieux. Le groupe concurrent recevrait une compensation. Pourquoi alors, semble-t-il, retenir si longtemps l’attention, retarder une modification qui se doit depuis dix ans ? Ceci rappelle la lutte des secteurs et du groupe Mildé-Le Creusot qui s’est terminée au profit des premiers mais sans dommage pour les seconds. Une question, qui n’a nullement attiré l’attention de nos édiles et qui avait sa raison d’être examinée, est celle de la correspondance entre les lignes métropolitaines et les lignes d’omnibus et de tramways.
- Déjà, pour répondre à des exigences de la main-d’œuvre, il a fallu supprimer, en fin de compte,
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- l’usage de la correspondance sur ces dernières. Combien pratique ce système, cependant, et bien plus encore quand il se combine entre toutes les lignes de transport. A New-York, il en est ainsi ; à Buenos-Ayres, où la municipalité vient d’accorder la concession du Métropolitain à l’Anglo-Argentine Tramways C , il en sera de même. La Société des tramways de Buenos-Ayres possède presque la totalité des actions de l’Anglo-Argentine. Celle-ci avait englobé dernièrement tous les réseaux de tramways de la ville dont eertains n’avaient plus qu’une durée de concession de cinquante ans environ. Pour obtenir que le réseau souterrain fût exploité en combinaison avec les lignes de tramways actuellement en service, le pouvoir concédant n’a pas hésité à fixer la durée de la concession à quatre-vingts ans et à unifier pour le même terme toutes les concessions en cours. Le tarif appliqué pour le chemin de fer souterrain sera le même que celui des tramways, c’est-à-dire le tarif unitaire à io centavos; mais il sera délivré des billets de parcours mixte (tramways et souterrain) pour i5 centavos. Comme redevances à payer à la municipalité, l’Anglo-Argentine qui paie actuellement 6 % de sa recette brute totale et ia % additionnels sur la partie de la recette supérieure à un rendement de 5o ooo dollars par an et par kilomètre, paiera 6 % de la recette brute pour le réseau souterrain, mais non la taxe additionnelle de 12 % .
- Toutefois, il sera tenu compte, pour l’établissement de cette taxe additionnelle à payer par les tramways, d’un montant de 5 centavos par billet de i5 centavos délivré pour un parcours mixte. Le total des recettes des tramways sera donc augmenté pour le calcul de cette taxe d’autant de fois 5 centavos qu’il aura été délivré de billets mixtes de i5 centavos, les io centavos restants étant considérés comme correspondant au parcours souterrain et partant exempts de la taxe additionnelle. On ne peut nier, à tous points de vue,l’économie et Téquité de la combinaison. A Paris ii a fallu plus que de la diplomatie pour obtenir l’échange des voyageurs entre le Métropolitain et le Nord-Sud; qu’eût-il fallu pour obtenir ce que les habitants de Buenos-Ayres trouveront si naturel ?
- Il est toujours question de la constitution d’un trust du cuivre : d’autres disent plutôt d’une association de certaines sociétés qui se soumettraient à des mesures de contrôle et de restriction de la production. Le Rio se tient malgré tout aux environs du même cours : i g85 et l’allure du marché du métal
- est plutôt en hausse. Les valeurs des sociétés qui utilisent le cuivre comme les Métaux etlesTréûleries du Havre font preuve des meilleures dispositions et s’avancent les unes à 698 les autres à ao3.
- Nous croyons utile de compléter les renseignements que nous donnions dans notre dernière chronique sur la Compagnie Générale d’Électrioité en ajoutant les quelques détails suivants. Le Conseil a amorti avant bilan, à l’aide de bénéfices touchés de la Compagnie d’Ëlectricitë de Marseille, une somme de 600.000 francs figurant à l’actif sous la rubrique comptes divers ; le chiffre d’affaires des usines de fabrication a subi un certain recul ; néanmoins les dépenses nouvelles ont pu être amorties à 8.000 francs près et la provision régulatrice des cours du cuivre n’a eu à jouer que dans des limites fort restreintes. Le développement des affaires des stations centrales se poursuit au contraire de la manière la plus intéressante. Nancy et Rouen ont dû être pourvues chacune d’un turbo-alternateur de 2 5oo kilowatts. Les dépenses d’installations nouvelles s’élèvent pour l’ensemble des stations à francs 1 63o 463. Mais le nombre des abonnés desservis a augmenté 2 174, le nombre des lampes de 292 j5o et les moteurs de 835 pour une puissance de 6 095 chevaux. Les recettes ont passé de 5 628 194 francs à 6 682 625, soit une recette moyenne de 117 francs par kw force et lumière installé.
- La Société industrielle des téléphones a réalisé au cours de l’exercice écoulé un bénéfice net de 1950821 fr. 28. Après prélèvement de 85oooofi\; pour divers amortissements, la somme disponible à répartir est de 1 100821 francs. Le dividende de 5 1/2 % a absorbé 990000 francs; le surplus est partagé entre la réserve légale, le conseil qui touche 8 299 francs et le report à nouveau. Au débit du compte profits et pertes et en vue de répondre aux objections faites l’an dernier à l’assemblée, le Conseil a fait ressortir que malgré l’augmentation des frais commerciaux due au développement de la fabrication des chaussures, les frais généraux d’administration avaient diminué. Le rapport fait en outre ressortir l’inactivité complète de l’usine de Calais pour les câbles sous-marins, inactivité si préjudiciable aux intérêts de la société ; car elle a une répercussion sur les dépenses du navire François-Arago dont les campagnes se limitent à des relèvements de câbles pour réparations, campagnes onéreuses et difficiles. Ce navire qui figure à l’actif pour 90 000 francs se trouvera amorti de 100 000 fr. par un prélèvement sur les bénéfices, Il a été ques-
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- tion à l’assemblée d’un procès intenté contre la Société par une maison concurrente ; mais il y a lieu de penser que les choses s’arrangeront en cours d’instance. Une remarque plus digne d’intérét est celle qui a fait allusion à l’octroi par le gouvernement d’une commande de multiples de téléphones à
- une maison étrangère dont les prix présentaient un écart de a5 à 3o % . La situation créée à l’industrie par ceux mêmes qui devraient la défendre justifie à elle seule cet écart de prix.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Tunisie, — Le tramway de Tunis à la Marsa va être prochainement électrifié.
- Basses-Pyrénées.—Deux groupes déjà concessionnaires de tramways départementaux sont en présence pour obtenir la concession du tramway électrique de Biarritz à Saint-Jean-de-Luz ; il est probable qu’une entente interviendra entre ces deux concessionnaires et que l’établissement du tramway se fera sous peu.
- Algérie. — La question de l’installation des tramways électriques à Constantine est sur le point d’être solutionnée favorablement.
- Drôme. — On étudie le projet d’un tramway électrique de Valence à Saint-Précay.
- Calvados.' — La commission d’enquête a donné un avis favorable au projet de tramway de Saint-Laurent à Port.
- Allemagne. — La commission municipale des voies et communications a terminé la discussion du projet de contrat concernant la construction d’une ligne aérienne et souterraine de Gesund-Brunnen-Rixdorf entre la Ville et la Société générale d’Electricité.
- La ligne coûtera 84 millions de marks, dont la moitié sqrait avancée par la Ville de Berlin en acompte à 4 % d’intérêt, remboursable pendant les 36 premières années de la concession de 90 ans.
- La ligne serait aérienne sur 3km 1 /3 et souterraine sur 6km,4.
- Russie. — La Compagnie des chemins de fer Moscou-Kasar demande-une concession pour la construction et l’exploitation de quatre nouvelles lignes ferrées devant étendre son réseau et le relier à des réseaux nouveaux en construction ou projetés.
- ÉCLAIRAGE
- Algérie. — Les conseils municipaux de Saint-Denis du Sig et de Lamoricière ont adopté les rapports relatifs à l’installation de l’éclairage électrique.
- Charente. — M. Charrat, ingénieur, a soumis à l’approbation des municipalités intéressées un projet de réseau d’éclairage électrique comprenant les communes de Segonzac, Jarnac, Saint-Même, Bourg-Charente et Sé-gogne.
- Ariège. — On procède actuellement à l’installation de l’éclairage électrique à Vie d’Oust.
- Alpes-Maritimes. — Le Conseil municipal de Nice a voté la somme nécessaire pour l’éclairage électrique des quais du port.
- Finistère. — La municipalité de Brest a adopté le cahier des charges concernant la concession de l’éclairage électrique.
- Haute-Garonne. — L’usine dtDrlu qui appartient à la Société pyrénéenne d’énergie électrique fonctionnera dans le courant du printemps 1910. Dans toute la zone de débouchés les réseaux de village sont établis et beaucoup d'aconnés sont reliés dès maintenant au réseau général qui atteindra en fin 1910 près de 1 oook°>. L’exploitation se fait déjà autour de Toulouse et dans le Tarn; 88 localités, représentant 125 000 habitants, sont desservies grâce aux usines du nord du réseau déjà aménagées et qui, dans l’avenir, serviront de secours.
- Isère. — Le projet de concession d’éclairage électrique de Peyzin présenté par la Société Grenobloise Force et Lumière a été approuvé par le Conseil municipal.
- Savoie. — La Société électrique a adressé au Conseil municipal de Chamonix une demande d’autorisation pour l’établissement d’une usine hydraulique aux Tines.
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- Lu Société des forces motrices du Haut-Grésivaudan a obtenu les concessions d’éclairage électrique d’Ibertville et du bourg du Lac.
- Seine-et-Oise. — Le Conseil municipal de Chatou a adopté l’éclairage électrique par les nouvelles écoles.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Compagnie Générale Electrique de la Ghampagne. — Constituée le i3 décembre 1909. — Capital : 2 325 000 francs. Siège social : 1, Brood street-place, Londres.
- Societa anonima Forza, — Constituéele 31 décembre 1909. i-i— Capital : 2 ,5oo 000 lires. — Siège social : Milan.
- Société d'Électricité d’Odessa. — Constituée le 17 décembre 1909. — Capital : 8000000 de francs, — Siège social : Bruxelles.
- ADJUDICATIONS
- BELGIQUE
- Le 18 février, à 11 heures, à l’hôtel de ville, à Ostende, construction et installation de 8 grues roulantes électriques pour le service du port; prix du cahier des charges : 2 francs; prix du plan : 7 francs.
- ALLEMAGNE
- Le 18 janvier, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Sarrebriick, fourniture et montage de superstructures métalliques : 42 tonnes fer fondu, 2-5 fonte d’acier doux et 80 tonnes poutrelles en fer.
- RUSSIE
- Le i01' mars, à l’administration supérieure des routes et travaux hydrauliques, à Helsingfors (Finlande), fourniture d’une grue pivotante actionnée électriquement.
- Le 28 février 1910, à la Compagnie des tramways de Bilbao, à Bilbao, adjudication des travaux de construction d’un tramway électrique destiné à relier la rue Fernandez del Campo à la station du chemin de fer de San-tander-Bilbao. Caut, : 1 645 pesetas.
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- PtlH. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Trente-deuxième année. SAMEDI 23 JANVIER 1B10. Tome IX <2" série). — N° 4.
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- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
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- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITE
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 97. — J- Rezelman. Induction mutuelle entre phases, p. 99.—A. Comet. Machines-outils commandées électriquement [suite et fin), p. ioî>.
- Extraits des publications périodiques. “ Théories et Généralités. Le redressement par les cristaux des courants et oscillations électriques, W. Pierce, p. 110. — Efforts mécaniques qui s’exercent sur les conducteurs placés dans un champ électrique, F. Emde, p. 110. — Etude, construction et essais de machines. Réaction d'induit et compoundage d’alternateur, Dalémont et Herdt, p. no. — Arcs et lampes électriques. Les progrès de l’industrie de l’éclairage en Europe, Tu. Oweïss, p. 112. — Etude du rayonnement des lampes à incandescence à filament métallique, Fery et Ciiéneveau, p. 112. — Quelques mots sur l’éclairage des magasins et des ateliers, S. Dow, p. n3. — L’éclairage de la ville de Saint-Louis, E. Tiedeman, p. n3. — Solution du problème de l’éclairage des magasins de confection, A. Gurney, p. n3. — Traction. Etude d’une commande par bielles pour locomotives électriques de trains de marchandises, Cürt Heilfron, p. n3. — Usines génératrices. Montage par trois en série pour la charge des batteries d’accumulateurs sans interrupteur spécial, R. Edler, p. n5. — Installation à 2 y5o volts à courant continu, H. Earrixger, p. ii5. — Les aciéries do Resicza (Hongrie), p. 116. -—L’installation hydro-électrique et les machines thermiques auxiliaires de Lansing(Michigan), p. 116. —Applications mécaniques. Les appareils de contrôle pour moteurs de laminoirs, T. Hendekson, p. 116. — Application de l’électricité à la propulsion électrique des navires, R. Emmet, p. 117. — Electrochimie et électrométallurgie. Sur la séparation du vanadium, du molybdène, du chrome, du nickel dans les aciers spéciaux, E. Pozzi-Esoot, p. 117. — De la production de petites quantités d’aldéhyde formique dans l’oxydation de l’alcooléthylique par voie chimique, physique ou biologique, E. Voisenet, p. 118, — 'Télégraphie et Téléphonie. Sur l’isolement des bobines d’induction, A. Campbell et Egkersley, p. 118. — Divers. L’électricité dans les nouveaux bureaux de la Maison-Blanche à Washington. W. Fawiett, p. 11g. — Brevets, p. 119. —Bibliographie, p. 121. — Variétés. Les tendances actuelles de l’industrie électrique (stations centrales, traction, électrochimie), p. 121. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 125. —Renseignements commerciaux, p. 126.—Adjudications, p. 128.
- ÉDITORIAL
- Nos lecteurs se rappellent la savante étude récemment publiée, ici même, par M. Rezelman, sur la réactance de la dispersion.
- Le même auteur décrit aujourd’hui une série d’expériences faites sur une nouvelle machine comportant une disposition spéciale des bobines extérieures et montre que ces expériences confirment les idées qu’il a exprimées au sujet de Vinduction mutuelle entre phases.
- De telles expériences, établies d’une manière rigoureusement scientifique, constituent une documentation de grande valeur pour les constructeurs de machines.
- Le grand article de M. Cornet prend fin dans le numéro d’aujourd’hui. Parmi les machines-outils commandées électrique/nent, l’auteur étudie cette fois notamment les machines à meuler et à polir, de construction
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- T. IX (2® Série). — N® 4.
- très simple, les presses à emboutir, d’un rendement remarquable, différentes poinçonneuses, etc.
- Le caractère purement descriptif de ce travail a permis à l’auteur de passer en revue, d’une manière à peu près complète, un sujet très vaste.
- Après la relation de quelques expériences de M. W. Pierce, sur l’emploi de différents cristaux, et notamment de la molybdénitepour le redressement des courants alternatifs faibles, ainsi que de vues théoriques de M. F. Emde, susceptibles d’ailleurs d’application pratique, nous présentons, avec quelques détails, un résumé de la récente communication de MM. Dalémont et Herdt à la Société des Electriciens.
- On sait que la réaction d’induit des alternateurs a été analysée d’une manière approfondie par M. Blondel.
- MM. Dalémont et Herdt l'ont ressortir l’avantage qu’il y a à compenser l’une des composantes du flux nuisible par un compoun-dage appropi’ié, dont ils donnent la théorie et indiquent la réalisation pratique.
- Aux renseignements que nous avons déjà publiés sur les recherches de MM. Féry et Chéneveau, nous en ajoutons aujourd’hui quelques autres, sous forme d’un tableau où l’on trouvera une série de constantes intéressantes relatives au rayonnement des lampes à incandescence.
- M. Curt Ileilfron décrit ensuite un système '
- de bielles applicable aux locomotives électriques de trains de marchandises.
- M. R. Edlér donne un schéma de montage par trois en série pour la charge des batteries d’accumulateurs. Ce montage peut être réalisé avec deux commutateurs tripolaires ordinaires.
- La commande à distance des différentes manœuvres est réalisée d’une manière ingénieuse A&nsVinstallation de volts continus dontM. H. Barringer donne la description et le schéma.
- Les tabliers élévateurs employés dans les aciéries américaines sont très généralement actionnés par la force hydraulique.. Cependant M. Henderson décrit un exemple de commande électrique, dans son étude, que nous reproduisons, sur les appareils de contrôle pour moteurs de laminoirs.
- Deux travaux d’analyse chimique, dont l’un intéresse de près l’industrie électrométallurgique, sont reproduits ensuite quant à leui’s résultats essentiels.
- On connaît assez mal le rôle joué par les fuites de Visolement clés bobines d'incluc-tion dans les transmissions téléphoniques. MM. Campbell et Eckersley se sont attachés à ce problème et ont exécuté à ce sujet une série de mesures intéressantes.
- Enfin le début d’une nouvelle année nous a paru une époque favorable pour jeter, avec M. Kûpp, un coup d’œil d’ensemble sur l’industrie électrique. On trouvera le résumé dfe cette étude dans nos Variétés.
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- 22 Janvier 1940.
- RËVUË D‘ÉLËGTR1C1TÉ
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- INDUCTION MUTUELLE ENTRE PHASES
- J’ai cru utile de décrire les expériences faites sur une nouvelle machine avec disposition spéciale des bobines extérieures, qui
- de 4 ooo K VA à 4 pôles — 5o périodes —» i 5oo tours — 6 6oo volts entre phases, le rotor étant enlevé.
- Fig. Kl. — Bobinage par pblcs conséquents spécial en 3 phases.
- complètent mon étude antérieure sur la réactance de dispersion et .confirment en même temps la conclusion exprimée sur l’induction mutuelle.
- Stator d’un turbo-alternateu" triphasé
- Dimensions.
- <fv = i n34œœ.............. T_= 8 [ 2 mm
- l =r I o5o - 26 x ........ li — 9^0 mm
- 60 rainures (aa X ”3) ouvertes. q = 3 4““, a s„ = 5 p — a q = 5
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2» Série). — N° 4.
- Le stator est bobiné par pôles conséquents, c’est-à-dire qu’il y a deux bobines par phase pour les quatre pôles, les raccordements de cinq encoches forment donc une bobine ; seulement comme la carcasse de cet alternateur est en deux pièces, les bobines extérieures ont dû être disposées dissymétriquement et en trois plans pour pouvoir terminer complètement le bobinage de chaque moitié avant assemblage (fig. ia et b).
- Les raccordements des phases I et III sont placés comme d’habitude dans le cas d’un bobinage par pôles conséquents, tandis que ceux de la troisième phase (II), au lieu de venir couvrir le joint, sont inclinés en sens opposé (fig. ia et a).
- Fig. ib. — Bobinage par pôles conséquents spécial en 3 phases.
- La figure 3 représente le sens du courant dans les phases I et III couplées en série; nous constatons que les parties a sont parcourues par des courants de sens opposé, il y a donc induction mutuelle négative; les parties c sont parcourues par des courants de même sens, ce qui produit une induction mutuelle positive. L’induction mutuelle delà partie c est donc contraire de celle de la partie a et elles s’annulent sensiblement. Il n’en est pas ainsi pour les phases I-II et II-III couplées en série (fig. 4); les parties a et c sont parcourues par des courants de même sens, il y a donc,dans toutes les deux,induction mutuelle positive et de plus sur une grande longueur des raccordements.
- Les longueurs extérieures sont les mêmes pour les deux bobines de la phase II :
- l, — ï 86o,uni; les deux autres phases ont chacune une bobine courte près du fer et une bobine longue éloignée du fer, toutefois leur longueur moyenne est égale à celle de la phase IL
- La longueur l, se décompose en ïea, l,c et nous avons :
- lsa = ioGo',,m............... U,a = 44omm
- lse — 8oo,1,m................... Vse = 65omu'
- Essais. — Les mesures ont été faites sur chaque phase avec plateaux de protection enlevés :
- i° En monophasé par phase ;
- a0 En monophasé deux phases en série ;
- 3° En triphasé.
- SÉPARATION DES TENSIONS
- i. En monophasé par phase.
- La machine a des rainures ouvertes (fig. 5), déterminons :
- x„ = i,a5 + — + .T—rrr + ^-) == l695
- \OD 11 il -|-'±'1 ‘ï'ï/
- sur une longueur ln = lt — y5 donc :
- 12,5 . 5i . 5o f
- 5— I0— • 95 • L6(/‘ = °>a57 Q-
- Pour cinq rainures par pôle et phase
- >.,,=0,92 jlog(^i) p = 2. 7 = 5 ( \ f 1 /
- + 2,1 +5 logf— .£-±-^ ^ 8 V/, tt p
- ="''J2 !io*
- + '" + -Mrh-4-') | =
- sur une longueur lk = lt = g5; donc :
- Xtk :
- 12,J . !>l . 30
- 2.5. IO8
- . 95.6 = 0,908 Q.
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- révue d’électricité
- 101
- Nous avons :
- 2 . L
- = o,/,6 . qs (Iog + A)
- = 0,46 . 5 (log -f- o) = a,i3
- 44°
- bobinage par pôles conséquents ; donc 12,5.5i . 5o“
- xsa ~ ----p----~ . io6.2,1 > — o,36 ü
- 12,5 . 5i . 5o
- Xsc = ----------j— . 80 . 1,74 = 0.22 il
- 2.5.10®
- Fig. 2. — Bobinage par pôles conséquents ordinaire en 2 phases.
- sur une longueur lsa = i 060 et soit, au total
- X = o,40 . qs (log + A)
- . „ „ 2 . 1860 •;
- = 0,46.5 (log. --------J- o) = 1,74
- sur une longueur lsc — 8oo ; A = o pour un
- ïsa + .rse = o,58 Q.
- La réactance totale devient donc :
- A’*, = 0,257 -J- 0,908 o,58o == 1,745 0.
- Le tableau d’essai I donne 52 volts pour
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2e Série). — N« 4.
- 30 ampères, ce qui correspond à une réactance
- r„ = P = 1,735 Û.
- 00
- 2. En monophasé sur deux phases en série.
- La perméance XH conserve sa valeur de 1,695, donc :
- n r.
- JTsj. ----
- 2.10. IO*
- 95.1,695— o,5i3 12,
- Fig-. 3. — Phases I et lïl en série. Tableau d’essai I.
- e0"l e0"2 «0-3 COURANT I FRÉQUENCE C
- Lecture avec un cou- 1 52 l6,8 3o r 0 I
- rant de 3o ampères n 1-7 52 <7 3o 51
- dans phase. iii 7 ll 52 . 3o 5i
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 103
- Tableau d’essai II.
- <? ENTRE PHASES e0"l eH~2 co_:î COURANT 1 FRÉQUENCE C
- Lecture avec un courant 1-11 137 69 68 j 3 0 3o 5 I
- de 3o ampères dans 11-111 136 O 69 (37,r. 3o 5 f
- a phases en série. iii-i 118 59 0 58,5 3o 51
- .....................n’ffrrnmwKW^
- Fig. 4. — Phases II et III en série.
- Tableau d’essai III.
- è ENTRE PHASES e0“l e,r:i COURANT I FRÉQUENCE V
- Lecture en mesurant | l io5 60 , _ ')(> 51
- le courant de 3o amp. 11 I '2 3 — 68 — 3o ji
- dans phase. ni 108 60,5 3o 51
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- T. IX(2e Série).—N» 4.
- 1Q4
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- Pour dix rainures par pôle et phase , ce qui correspond à une augmentation de:
- X/, = 0,92 p = % q r= 10
- -f- 5,6 -f" 10 1°
- — 0,92
- -)- 5,6 -f- 10 log
- 812
- •9 • 5A,2
- sur une longueur lk — l{: = 90 ; B = 1 pour un nombre de rainures occupant x.
- 12,5 . 5i . 100 „ „ „„ _
- ,rsk = ----------------. g5 . 7,8 = 2,36o Q
- 2 . io . io8
- sans induction mutuelle entre phases, la réactance des bobines extérieures des deux phases en série serait :
- 2 (#4-a + •Ktû) = 2 . 0,58 = 1,160 Q
- et la réactance totale :
- Xs2 — o,5i3 -f- 2,360 -j- 1,160 = 4,033 0.
- D’après le tableau d’essai II, on obtient pour les phases I et III en série, une tension de 118 volts pour 30 ampères, c’est-à-dire une réactance
- d’où résulte que l’induction mutuelle entre ces deux phases est réellement négligeable.
- Pour les phases I et II ou II et III, la tension s’élève à 137 volts pour 30 ampères ; la x’éactance totale est donc :
- 13n
- .r.,2 = —— = 4,56 Q au lieu de 4,033 0.
- 3 o
- Cette augmentation de :
- 4,56 — = 0,527 Q
- est s due à l’induction mutuelle entre les bobines extérieures de ces phases; la réactance de 1,16 devient donc :
- 1,16 -f- 0,527 — *,687 Q,
- 1,687
- 1,16
- 1,45.
- Il est encore à remarquer qu’il n’y a pas
- ---~1
- _________i________i
- d'attraction magnétique entre les bobines extérieures des phases I et III mais bien entre les bobines de la phase II et celles des deux autres.
- En outre, en triphasé, les phases ne sont plus parfaitement équilibrées, en charge ; l’essai en court-circuit a donné les courants indiqués ci-après pour une même excitation de io ampères.
- 1 ) En triphasé :
- phase I : Icc =: 35,8 ampères » II : I« = 31,5 »
- » III : Icc = 36,8 »
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- 22 Janvier 491 d. ÜEVÙÊ D'ÉLECTRICITÉ
- 405
- 2) En monophasé deux phases en série :
- phase I-II : IM = 5i,a5 ampères » II-III : lcc — 5i ,2 »
- » I-III : Icc — 53,5 »
- 3) En monophasé par phase :
- phase I. : IC(! = 89,5 ampères
- phase II : It.0 = 90,5 ampères » III : Ice 89,5 »
- L’essai en court-circuit en monophasé par phase montre, comme précédemment, que, sans induction mutuelle, les réactances des trois phases sont parfaitement égales.
- J. Rezëlman.
- Ingénieur, chef de service des A. C. E. C *
- MACHINES-OUTILS COMMANDÉES ÉLECTRIQUEMENT [Suite et Fin)
- Fig. 41.
- toutes les machines-outils faisant usage de la meule. De ses ateliers' sont sorties un
- (’)£« Lumière Electrique des 8 mai, 19 et 26 juin, 7 et 21 août, 20 novembre 1909 et i5 janvier 1910.
- grand nombre de solutions ingénieuses au point de vue de la commande électriquet Nous en rencontrerons quelques-unes au cours de cet article. Voici d’abord un exemple fort original de machine à rectifier sur le tour (fig. 4i). Cet appareil est employé à la rectification des tourillons d’éssieuxde locomotives. Le moteur, placé à une des extrémités de l’outil, sert de contre-poids au support de la meule et entraîne celle-ci par un arbre longitudinal et une courroie. Sa puissance varie de r,5 à 3 chevaux. Il est alimenté commodément, malgré la rotation de l’outil, par l’intermédiaire d’un disque sur lequel frottent les contacts. Cet appareil se fait en deux types pesant respectivement 45o et 6S0 kilogrammes. .
- Les machines à meuler, et à polir, de cott* struction presque toujours très simple et ayant besoin de tourner en général à des vitesses assez grandes, s’allient bien à l’élec-tromoteur. On place celui-ci souvent sur l’arbre même de la machine. Si l’on veut réduire l’encombrement ou communiquer à l’outil une vitesse différente de celle dü moteur, on fait usage d’engrenages ou de courroies comme organes de transmission intermédiaires. La figure 42 représente une machine à meuler à deux disques de la Diamond Machine Comp. Providence, RI* eii-traînée par un moteur de 6 chevaux monté sur l’axe de l’outil. La manœuvre s’effectue par un rhéostat logé dans le bâti. La So-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- JL
- 107
- ciété des Etablissements Frédéric Schmaltz construit des machines à affûter commandées par un moteur de i à 3 chevaux et demi, suivant le type de la machine, et placé sur une console en prolongement de l’axe de la meule ainsi que des machines à meuler à commande électrique par l’entremise d’une courroie (fig. 43). L’emploi d’une courroie possédant toujours une certaine élasticité est rationnel dans les machines servant à meuler de lourdes pièces, car celles-ci, amenées de façon plus ou moins brusque, tendent à caler la meule.
- t'i£, 44.
- Mentionnons encore, avant d’arriver aux presses, une machine Frédéric Schmallz à affûter les fraises à lames rapportées (lig. 44)- Afin d’obtenir un travail parfaitement exact les lames sont affûtées, ici, sur leur mandrin. La partie essentielle de la machine est constituée par un mécanisme mobile à la main dans le sens vertical et por-
- tant le moteur et la meule. La traverse sur laquelle est montée la meule, est posée sur deux appuis et peut se mouvoir, soit parallèlement à l’axe qui joint les deux appuis, soit autour de ce même axe. Elle est susceptible dans ce dernier cas d’effectuer une rotation de 90°. La course longitudinale est réglée par un disque qu’on aperçoit près de l’appui de gauche de la traverse. Le moteur suit la traverse dans tous ses mouvements et commande la meule ainsi que son déplacement transversal à l’aide de deux courroies. La fraise à affûter est encastrée dans une tête mobile en tous sens et portant les graduations nécessaires. Cette machine, qui offre certainement un fort intéressant exemple de commande électrique, peut admettre des fraises d’un diamètre maximum de 600 millimètres.
- Dans les presses courantes à emboutir ou les outils similaires, le moteur électrique transmet son effort, soit par des engrenages, soit par des courroies. Dans les presses de la maison E;-W. Bliss et G0, Saint-Ouen(Seine), ce sont en général les engrenages qu’on a choisis. La figure 4a montre une presse à découper les jets venus de fonte dans laquelle le moteur est disposé sur une console fixée au bâti par des écrous.
- L’embrayage de la presse s’effectue ici à l’aide d’une pédale, de sorte que l’ouvrier a les deux mains libres pour la manœuvre de la pièce fondue. L’arrêt automatique du coulisseau dans sa position la plus élevée et avec les couteaux grands ouverts permet à l’ouvrier de poser commodément la pièce pour le coup suivant. Afin de permettre un travail facile quelle ([lie soit la direction des jets sur la pièce, les couteaux peuvent être placés dans la position qu’ils occupent,sur la figure ' ou perpendiculairement à celle même position. Ces outils sont d’un grand rendement.
- La figure 46 représente encore une machine originale de la maison Bliss. C’est une poinçonneuse actionnée par un moteur placé à l’arrière sur une console. La transmission
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. I3t(2« Série).— N» 4. '
- iôë
- s’opère par Un train d’engrenage et une bielle reliant une manivelle à un balancier. Cette presse est destinée au poinçonnage des trous de boulons ou de rivets, ou à pratiquer des ouvertures dans de grandes tôles pour la fabrication des réservoirs à eau chaude, à air comprimé, à vapeur, etc.
- Les presses américaines à poinçonner (fig. 47)1 à embosser (fig, 48) et à emboutir
- Fig. /,5.
- (fig. 49) de la Ferracute Machine Comp. Brid-geton, sont mues par un moteur entraînant un volant ou une poulie à l’aide d’une courroie. Cette disposition permet d’actionner la presse, si besoin est, à l’aide d’une transmission ordinaire. Par suite de l’élasticité de la courroie elle évite aussi les trop grandes surcharges du moteur. Dans ces trois types d’outils le moteur est placé à la
- partie inférieure sur une petite plate-forme mobile pour permettre la tension de la courroie. La puissance et la vitesse des moteurs
- Fig. 40.
- Fig. 47.
- qui concerne la puissance, il convient d’éviter l’emploi de moteurs trop faibles, non seu-
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- loo
- leinent par économie d’entretien des collecteurs, mais aussi parce que les produits travaillés se comportent d’autant mieux que la marche est plus régulière. Au sujet des vitesses, les moteurs à grande vitesse conviendront lorsque la pression maxiina développée par la presse ne se produit que pendant une faible portion de la course, car, dans ce cas,
- Avec les presses se termine notre énumération des machines-outils à commande électrique. Dans cette étude, qui devait nécessairement rester assez superficielle, nous avons eu surtout pour but de mettre en lumière, par des exemples appropriés, les avantages si nombreux que possède ce mode d’entraînement des machines et d’inciter par
- Fig. 48.
- Fig. 49-
- le volant fournit facilement l’énergie nécessaire au travail et le glissement possible de la courroie atténue les à-coups dans le moteur. Les moteurs à petite vitesse conviennent aux presses dont le travail est sensiblement uniforme pendant une assez grande partie de la course.
- là ceux de nos lecteurs que la question intéresse à s’engager dans la nouvelle voie. Le sujet, du reste, n’est pas, épuisé et nous ne manquerons pas, chaque fois qu’apparaîtra, dans ce domaine, une nouveauté vraiment intéressante, de la signaler ici-même.
- A. COMET.
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- LA . LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2« Série). — N» 4.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Le redressement par les cristaux des courants et oscillations électriques.— W. Pierce.
- — Pliysical lïet'ictv et The Electrician, 24 décembre
- >909-
- L’auteur a indiqué, antérieurement ('), la possibilité d’employer le carborundum pour redresser les courants alternatifs faibles et a montré que le phénomène n’était essentiellement ni électrolytique ni thermo-électrique.
- On peut employer aussi l’anatase, la brookite et la molybdénite; cette dernière, a la même sensibilité que les détecteurs radiotélégraphiques. Pour la molybdénite, l’auteur a étudié le phénomène à l’aide de l’oscillographe ; il a pu constater ainsi qu’il n’y a pas de retard du cycle rectifié sur la tension ; l’auteur a également étudié les propriétés thermo-électriques de la molybdénite et son coefficient de température.
- Les expériences montrent, d’ailleurs, que l’effet thermo-électrique, loin de pouvoir servir d’explication au redressement du courant, tend à le contrarier.
- Efforts mécaniques qui s’exercent sur les conducteurs placés dans un champ électrique.
- — F. Emde. — Elel:trotechnih and Maschinenbau, 9 janvier 1910.
- Parmi les forces mécaniques qui interviennent dans un champ électromagnétique, ce sont les forces d’origine magnétique qui sont les plus importantes pour l’électrotechnicien. Cependant, si pour une application spéciale (telle que l’électromètre) l’on a à s’occuper au contraire des forces d’origine électrique, on se trouve en présence d’une seule loi (la loi de Coulomb) qui est peu utilisable (de même que la loi correspondante en magnétisme, dont on ne songerait pas à se servir pour calculer un électro-aimant).
- Ce sont au contraire des lois d’usage pratique, relatives à ccs forces d’origine électrique, que l’auteur cherche à rassembler. 11 déduit notamment dp ses calculs que, en prenant la valeur de 2 000 volts par millimètre pour l’intensité de champ dis-ruptive dans l’air, la traction mécanique moyenne
- (') The Electrician, 20 décembre 1907, p. 3^4.
- qui s’exerce sur une surface conductrice placée dans l’air ne peut s’élever que jusqu’à iran>£,8 par millU mètre carré.
- ÉTUDE, CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Réaction d’induit et compoundage d’alternateur. — Dalémont et Herdt. — Bulletin de la Société internationale des Electriciens, décembre 1909.
- On n’a peut être pas suffisamment insisté sur ce fait que pour substituer, comme on l’a fait dans des théories antérieures, au courant réel, deux composantes, il faudrait en toute rigueur que ces composantes eussent chacune le même circuit magnétique que le courant réel, et l’on sait qu’il en est autrement. , Considérons les divers flux d’excitation et d’armature d’un alternateur.
- Soit OA (fig. i) la force électromotrice à vide E„ en grandeur et en phase; 01 le courant et l’angle de décalage total entre ces deux grandeurs ; O F et OG sont les deux composantes du courant, ON représente en grandeur et en phase le flux produit par
- l’excitation constante qui induit, dans l’armature à circuit ouvert, la force éleclromotrice E„ ; OII est le (lux dû à la composante OG du courant en quadrature avec E,,, tandis que OK est le flux dû à la composante OE. Ces deux flux donnent lieu respectivement aux forces éicctromolriccs ÀB et BC. Si l’on introduit enfin la force électromotrice DG
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- REVUE D’ÉLËCT R 1CITK
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- due aux fuites de l’induit, en quadrature avec le courant, et la chute ohmique VD en phase avec le courant, on aura en OV la tension aux bornes.
- En résumé, le flux réel en charge a quatre composantes qui sont:
- ON, flux dû à l’excitation constante ;
- OK, flux dû à la composante wattée du courant ;
- OH,, flux dû à la composante déwattée du courant;
- OS, flux dû aux fuites de l’induit.
- De même, }a tension aux bornes a cinq composantes :
- OA, force électromotrice à vide ;
- AB, force contre-électromotrice due au flux O K ;
- CD, force contre-électromotrice due au flux OK;
- CD, force contre-électromotrice due au flux de fuite OS ;
- DV, chute ohmique généralement négligeable.
- La remarque que nous faisons ci-dessus relativement aux différences de réluctance des circuits magnétiques de OK et de OH apparaît au diagramme d’une façon visible, puisque, par suite de ces réluctances différentes, la droite DC prolongée ne passe pas par A, mais par un point A' sur la perpendiculaire menée par A à la droite OA : si l’on néglige VD, chute ohmique, on voit que la réaction d’armature totale DA a deux composante: AD' et D'D.
- Si nous appelons Xit x2 les réactances de l’induit correspondant au flux de réaction OH et OK et si .r3 est la réactance due aux fuites, nous aurons donc (lig. 2):
- AB = j?, I sin d>, BC —:i\ 1 cos {I>, DG I, AD' = (x4 -J- x.j) 1 sin <I», D’D = (,r2 -f- .r3) I cos <f>. En admettant que .i^Æ^et x3 soient des constantes
- H1
- pour une machine donnée à tout état de charge, on voit que les deux composantes de la réaction totale varient comme le sinus et le cosinus de l’angle <f> et que, dès lors, on peut comparer approximativement l’elïet de l'induit à celui d’un pôle dont l’intensité dépend de la valeur du courant débité, et dont la %
- position varie de - à o° (électriques) par rapport à
- l’axe du pôle. Il est clair qu’il faut imaginer pour une machine entière autant de pôles de ce genre qu’il y a de circuits magnétiques et, d’autre part, que les pôles fictifs se déplacent avec la roue polaire et que leur position par rapport aux pôles est fixée par la valeur du décalage <1> du courant sur la force électromotrice à vide. Ceci d’ailleurs ne serait rigoureusement vrai que sia.’l-J-.f 3 était égal à x3-J- ,r3.
- Diagramme elliptique. — Le calcul montre que la relation qui lie OD" à la différence OA — OD' représente une ellipse, dont les axes dépendent du courant I. On peut à l’aide celte ellipse déterminer par une construction simple la tension aux bornes pour une valeur donnée du courant I et du décalage (I>.
- Principe du compoundage. — Il s’agit de compenser par.une méthode quelconque soit la réaction totale d’induit soit séparément chacune de ses composantes. Dès 1896, M. Blondel indiquaitau Congrès de. Genève les avantages qu’il y avait à compounder les alternateurs, et M. Maurice Leblanc avait insisté sur le même fait, dans la Lumière Electrique, en rappelant combien les machines à faible self-induc-lion étaient peu économiques. Tout récemment, on est revenu sur ce point, et l’on a montré, par des exemples typiques, combien l’utilisation des matériaux dans les alternateurs est incomplète, et quels sont les moyens propres à élever la capacité' spécifique de ces machines. La grande largeur relative des armatures est due à ce que, pour avoir une chute de tension faible, on choisit une valeur élevée du rapport des ampère-tours du champ aux ampère-tours d’armature.
- Le but de ce travail est d’indiquer une méthode assez simple pour obtenir un compoundage, sinon parfait, du moins fort approché. Les auteurs en font, dans leur communication, l’application à une machine triphasée, à pôles tournants.
- Compoundage par compensation de la-, sin <f>.— Si l’on se reporte à la figure 2, on remarque que, la réaction totale ayant deux composantes, on pourrait obtenir un compoundage parfait au moyen de deux champs de compensation, l’un dirigé suivant l’axe
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- 112
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T, IX (2* Série). — N° 4,
- des pôles et dont l’intensité varierait suivant I sin O,
- 7C
- et l’autre décalé de - degrés électriques et dont l’in-
- tensité dépendrait de I cos <1>.
- Mais il faut remarquer que, si la composante AB diminue la force électromotrice agissante, la composante BC l’augmente et change seulement sa phase ; la troisième composante CD diminue de nouveau la force électromotrice et change encox’e sa phase.
- Si donc on se borne à compenser la réaction AB, due au courant déwatté par un champ coïncidant avec le champ d’excitation principal, on aura, pour un courant I et un décalage total d>, la tension aux bornes représentée par le vecteur OB' (fig. 3). On voit en outre que, pour diverses valeurs de <ï> et de I, le point B' se déplacera sans que toutefois la longueur OB' diffère beaucoup de OA.
- Fig- 3.
- Il est facile de trouver la valeur de la tension aux bornes après compensation de la composante I.rr sin <ï>.
- OB' = ^ (E0 — sin d>)2 -f- (x2 -J- I2 cos2 d>.
- Connaissant E0, I, x2 et.r3, on peut calculer pour quelle valeur de <b le vecteur OB' sera exactement égal à OA, force éleclromotrice à vide. L’écart des valeurs extrêmes de OB et les différences entre OA et OB' dépendent des valeurs de xl% x2 et x3, qui ne sont pas rigoureusement fixées, puisque ces constantes dépendent d’éléments dont on peut disposer dans une mesure, limitée sans doute, mais pratiquement suffisante.
- Ce procédé de compoundage revient donc simplement à placer sur les pôles de l’alternateur des ampère-tours addilitionnels, qui créent une force màghétomotrice supplémentaire proportionnelle à I sin <I>.
- Pour obtenir un courant d’excitation proportionnel à I sin O, les auteurs indiquent plusieurs dispositifs : par exemple, il est naturel de régler
- l’excitation supplémentaire, alimentée à tension constante, au moyen d’un rhéostat, dont la manette, commandée par un moteur spécial construit à la façon d’un phasemètre Dolivo-Dobrowolski (’), recevrait des déplacements proportionnels à I sin ‘P»
- ARCS ET LAMPES ELECTRIQUES ET PHOTOMÉTRIE
- Les progrès de l’industrie de l’éclairage en Europe. — Th. Owens. — Communication au 3e Congrès annuel de l’illuminating Engineeriiig Society. New-York, 27, 28, 29 septembre 1909; reproduite par The Illuminaling Engineer (Londres), janvier'i^to.
- i ' < *y
- Les lampes employées aujourd’hui pour l’écljflÿhge domestique étaient celles qui servaient hiér encore à l’éclairage public, et on peut prévoir un processus analogue pour l’avenir.
- L’auteur étudie successivement l’éclairage public puis l’éclairage privé. Il fait ressortir les principales différences entré les méthodes américaines et européennes, à propos notamment de l’usage respectif des globes circulaires ou des réflecteurs.
- Etude du rayonnement des lampes à incandescence à filament métallique. — Féry et Chéneveau. — Bulletin de la Société internationale des Electriciens, décembre 1909. (3)
- L’application des lois du rayonnement, soit aux lampes à filament de charbon, soit aux lampes à filament métallique, conduit aux principaux résultats suivants, qui sont rassemblés dans le tableau I; on y a joint également quelques constantes de ces lampes :
- Il résulte des recherches des auteurs que le cliar-
- (<) Ce phasemètre est, comme ori sait, basé sur l’emploi de deux circuits perpendiculaires traversés par deux courants décalés de l’angle <ï> : le champ produit par ces deux circuits fixes développe dans un rotor des courants induits qui donnent lieu à un couple proportionnel à I sin <I> ; dans le système de MM. Dalémont et Herdt, ce couple serait naturellement équilibré par un ressort de rappel antagoniste.
- (2) La Lumière Electrique a déjà reproduit la: communication récente des mêmes auteurs à l’Académie des Sciences, sur le même sujet. Nous nous bornons donc aujourd’hui à,signaler les résultats numériques qui servent de conclusion à leurs recherches,
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- REVUE D’ÉIÆCTRICITE
- 113
- ii I..MWH .mi
- Tableau I
- LAMPE A INCANDESCENCE A FILAMENT
- « .de charbon métallique
- W — aT*. D J.=A''';.w Température vulgaire du filament en régime normal Résistance en régime normal Volts. a= 2ycjr).io~t2 »= 4 A —: a,08.10° B = 32,o5 X -- 4 i78o°C ii",78 2,1)3. 10—u 4,6 3,o8. io® 27,63 4,6 i875°C 189-,8 I IO
- Ampères., 2,12 o,58
- Watts dépensés 53 63,8
- intensité lumineuse horizontale en bougies, en régime normal. i5,4 62,7
- Consommation spécifique en watts par bougie, en régime normal 3,44 1,21
- bon agit bien comme un co^ps noir et le tungstène comme un corps gris. Il est à peu près certain que les aütres métaux constituait les filaments des lampes nouvelles donneraient jjes résultats analogues. Car, si l’on ne peut étudier les propriétés de ces filaments au point de vue du rayonnement à l’air libre, on peut aussi, cotpme pour le tungstène les assimiler £^u platine et avoir, par conséquent, une idée de leur pouvoir émissif pour la radiation totale; on peut aussi connaître la puissance des températures absolues de ces filaments qui intervient dans la loi reliant ces températures aux puissances électriques absorbées correspondantes.
- Une étude spéciale de la lampe à filament de tantale ou de tout autre corps n’offrait donc aucun intérêt autre que celui de vérifier également des lois générales. •
- S. E.
- Quelques notes sur l’éclairage des magasins et des ateliers. — S. Dow. — The allumina-ting Engineer (New-York), janvier 1910.
- L’auteur expose à ce sujet les opinions d'un certain nombre de personnalités compétentes relativement : à l’influence morale d’un bon éclairage sur le personnel, à sa valeur comme garantie contre les accidents ou les malfaçons ; à l’importance de la lu. mière solaire et aux méthodes propres à déterminer exactement la part qu’on doit lui réserver dans l’éclairage général ; aux différentes intensités lumineuses nécessitées par les différents métiers, etc.
- Cet article contient surtout des idées générales avec peu de chiffres (').
- L’éclairage de la ville de Saint-Louis. — E. Tiedeman. — The Illuminating Engineer (New-York), janvier 1910.
- Description de l’éclairage de cette ville, réalisé par l’initiative d’un groupement de négociants et de propriétaires, la Down toivn Lighting Association.
- L’éclairage de Saint-Louis est le plus parfait de toutes les villes des Etats-Unis.
- Solution du problème de l’éclairage des magasins de coniection. — A. Gurney. — The II lu-minating Engineer (New-York), janvier 1910.
- L’énergie nécessaire à l’éclairage d'un magasin s’obtient, en watts en multipliant la surface en mètres carrés par le nombre de bougies-mètres que l’on désire et en divisant ce produit par une constante (égale à /J dans le cas de lampes au tungstène).
- TRACTION
- Étude d’une commande par bielles pour locomotives électriques de trains de marchandises. — Curt Heilfron. — Génie civil, a5 décembre 1909.
- Dans la construction des locomotives électriques à
- (') Voir aussi : Rapports au Congrès d’hygiène de la Seine, à Paris, 1909 ; Illuminating Engineer, Londres, juin 1909, p. 373; etc.
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- ..'414
- T. IX (2* Série). — N» 4.
- voie normale, on tend aujourd’hui à transmettre aux roues le couple de chaque électromoteur, fixé rigidement sur lé châssis, uniquement au moyen de bielles, organes qui donnent les meilleurs résultats dans tous les systèmes de locomotives à vapeur.
- Un moteur (fig. a) monté d’une manière rigide sur la locomotive attaque, par l’intermédiaire de bielles a, un axe b qui transmet le mouvement aux essieux au moyen de bielles c.
- Diamètre des roues motrices en rnsms
- t60o
- ZiOO
- 2*00
- 2 MO
- 2/00
- <5 £
- <5 a ) > ».
- S-C
- ,,u
- fi à, ÿû ,5» «
- Fig. i. — Diagramme de fonctionnement.
- L’interposition de cet axe b permet de réaliser une construction avantageuse de l’ensemble, sans recourir à l’emploi de bielles de longueur excessive. De plus, les essieux moteurs peuvent supporter facilement des chocs verticaux et les bielles ne sont pas soumises à des efforts de chocs supplémentaires.
- On cherche maintenant à utiliser ces mêmes organes de transmission dans les locomotives de trains de marchandises à marche lente. On renonce donc aussi bien à l’attaque par engrenages qu’à l’attaque par bielles avec engrenages intermédiaires. Ces modifications créent toutefois des difficultés pour l’application de la traction électrique sur les grandes lignes.
- Précisément pour les locomotives de trains de marchandises il semble commode d’obtenir, par des engrenages réducteurs, les grands efforts nécessaires à la jante des roues. Il suffit alors d’électromoteurs
- possédant un couple relativement faible, dont l’effet est augmenté par des engrenages qui réduisent, d’autre part, le nombre de tours. En tout cas, les constructeur» doivent choisir pour les moteurs une vitesse aussi élevée que possible; en d’autres termes, avec l’attaque directe par bielles, il faut réduire autant que possible le diamètre des roues motrices.
- Des études dans ce sens ont été faites récemment par la Société Felten et Guilleaume-Lahmeyerwerke, de Francfort-sur-Mein, à l’occasion d?un projet de locomotives pour trains de marchandises à Voie normale, avec attaque par bielles et tiges d’accouplement,
- Jusqu’à présent, on admettait généralement que'le diamètre des roues motrices ne devait guère descendre au-dessous de in,,io.. La substitution, aux roues motrices de im,io, de roues de im présenterait de grands avantages, comme le montre la figure i, étant donné que même dans ce dernier cas, la vitesse des éleclromoteurs est encore très réduite. Avec des roues motrices de im, le nombre de tours est augmenté de io % et le couple diminué d’autant. La figure i indique aussi, pour divers diamètres de roues motrices, les valeurs comparées des couples, avec des moteurs de 6oo chevaux, puissance développée pendant une heure.
- Dans le tableau I, on a réuni, à titre d’exemple, les efforts maxima supportés par les bielles dans les locomotives électriques pour trains de marchandises, en lés comparant à une locomotive à vapeur pour trains de marchandises de l’Etat prussien à 3/3 essieux couplés.
- La figure a montre que, dans la position horizontale des bielles c, avec des dimensions convenables de têtes de bielles, on obtient un diamètre minimum d’environ im,o8 pour les roues motrices.
- En effet, à la limite d’usure des bandages, le point le' plus bas de la tête de bielle motrice doit être
- Tahleau I
- DIMENSIONS LOCOMOTIVE A. VArEOR A 3/3 ESSIEUX COUPLÉS LOCOMOTIVE ÉLECTRIQUE A 3/3 ESSIEUX COUPLÉS
- Diamètre des roues motrices : mm i 3/(<) I IOO i 080 I OuO 97° 93o
- Charge moyenne par essieu moteur : —
- tonnes i3,/, I /| , O
- Effort de traction limite par essieu pour un
- coefficient d’adhérence deo,a5 : tonnes. . V. 3,5
- velle : mm G3o 5oo 5oo 5oo 5oo 4;o
- Effort maximum sur le boulon dé la mani-
- velle : tonnes 7>1 lil 7>6 7’° G,8 7’1
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- 22 Janvier 1910. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- encore au moins à ioomm de la surface supérieure du rail. Ceci conduit à adopter pour les roués motrice un diamètre supérieur à iin,o8 tandis qu’avec la dis-
- " r 4.1
- Fig'- a. '
- position de la figure, on peut le réduire jusqu'à o'
- USINES GÉNÉRATRICES
- Montage par trois en série pour la charge des batteries d’accumulateurs sans interrupteur spécial. — R. Edler. — Elektrotechnische Zeitschrift, a septembre 1909.
- L’auteur montre que la charge en série de trois rgoues de batteries d’acccurnulateurs „ selon le raon-
- Fig. 1. — L, charge ; E, décharge ().
- tage « Micka », peut être réalisé avec 2 commutateurs tripolaires de construction normale. Les 3 groupes sont désignés sur la figure 1 par les chiffres I [a, b\\ II (e-, <* 1); III [cf] ;
- U! et U3 sont les deux commutateurs;
- (*) Les circuits ne sont pas réellement interrompus en regard de ces lettres.
- W, la résistance de charge, avec ses bornes g et h ; ,
- L, et Ls les deux canalisations.
- Des trois montages indiqués par l’auteur, celui de la figure 1 est le plus pratique et ne cause aucune perturbation dans l’exploitation (').
- Installation de 3 750 volts à courant continu.— H. Barringer. — Communication àla Canadian Society of Civil Engineers, 9 décembre 1909 (3).
- La station génératrice dont il s’agit est situ’ée au centre de Twickenham, faubourg du sud-ouest de Londres. La transmission est à courant continu, 2750 volts, et sera ultérieurement transformée en distribution à trois fils, 5 5oo volts. Il y a actuelle-
- Fig. 1. — T, transformateur; B, disjoncteur; V, V,'voltmètres électrostatiques ; V’ voltmètre de marche en parallèle.
- ment 4 sous-stations, dont 3 sont automatiques; ces dernières sont munies chacune d’un transformateur
- (1) Voir sur la même question : Elektrdtechnik und
- Maschinenhau, 1908, n° 26 ; brevet allemand 124 647 > Elektrotechnische Zeitschrift, 1906, p. 726.
- (2) Reproduite par VElectrical Review and Western Electriçian, 25 décembre 1909.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- T. IX (2\Série). — N°4.'
- de 5o ou ioo kw, d’un système de régulation automatique et d’un coupe-circuit manœuvré à distance, unipolaire, à basse tension, qui permettent, de ne prévoir comme appareillage à haute tension que l’interrupteur de court-circuit et les deux fusibles visibles à la gauche du schéma (fig. i) qui représente l’agencement de ces sous-stations. Le démarrage est commandé à distance par le' câble pilote à 5 fils qui est visible sur ce schéma. Les parties marquées LT sont à basse tension ; celles marquées HT sont seules
- à haute tension.
- «
- Les aciéries de Ftesicza (Hongrie). — Electri-cal Review and Western Electrician, 25 décembre 1909.
- Ce que sont le Creusot pour la France et l’usine Krupp pour l’Allemagne, Resicza l’est pour la Hongrie.
- Actuellement la production annuelle de l’usine se répartit approximativement ainsi :
- 'Acier : 100 000 tonnes ;
- Fer: 65 000 tonnes (et prochainement 110 000 t.)
- L’auteur décrit sommairement l’ensemble des principales installations de l’usine.
- L’installation hydro-électrique et les machines thermiques auxiliaires de Lansing, (Michigan). — Elcctriral Review and Western Eleclri-cian, 25 décembre 1909.
- Cette usine a été établie en vue de fournir l’éclairage et la puissance motrice à Lansing et à East Lansing, et l’on compte la développer encore jusqu’à une puissance totale de 18000 IIP.
- L’installation électrique comprend deux groupes unitaires de quatre turbines ; chacun des groupes est relié à un alternateur de la General Electric Cu, de 540 kvv, 4 000 volts triphasé, 60 périodes, 120 tours par minute, monté en étoile avec point neutre à la terre.
- Les moteurs thermiques auxiliaires sont également décrits.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Les appareils de contrôle pour moteurs de laminoirs. — T. Henderson. — Proceedings Ame-ricanlnstitulc of Electrical Enginecrs, septembre 1909.
- L’utilisation des moteurs électriques dans l’industrie de l'acier a nécessité le perfectionnement des
- appareils ordinaires de contrôle. Un moteur de laminoir, par exemple, demande en effet un service de contrôle bien plus important qu’un moteur de tramway ; de plus, en traction, si une voiturp motrice vient à être mise hors de service, elle peut être convoyée par la suivante jusqu’au garage sans qu’il en résulte un grand dommage pécuniaire. Dans les aciéries, au contraire, où les blocs d’acier doivent passer sans interruption par une série de transformations pendant lesquelles ils doivent conserver leur température, un retard dans l’une quelconque des opérations arrête le fonctionnement tout entier entraînant la perte d’une quantité d’acier souvent considérable et par suite causant un important dommage.
- Il est donc important que les appareils de contrôle que l’on utilise dans ces installations soient extrêmement robustes.
- L’appareil de commande employé dans les usines Gary est un disjoncteur ordinaire où le contact mobile peut être mis en mouvement par le plongeur d’un électro-aimant,
- La tige conductrice est en cuivre laminé, munie de pare-étincelles de charbon placés dans le . champ d’un souffleur magnétique puissant.
- Le montage est fait de façon à réduire au minimum les chances de retard dans le cas où quelque organe viendrait à se briser.
- C’est ainsi que le contact auxiliaire de charbon doit fonctionner par son propre poids si le ressort qui commande son mouvement se casse.
- Le temps nécessaire au remplacement des pièces défectueuses a été de même réduit au minimum : i5” pour les pare-étincelles; 20" pour les ressorts; i'4o" pour une bobine d’électro-aimant.
- Enfin si le dommage est considérable l’appareil peut être enlevé du tableau et remplacé dans l’espace de 1' 3o". Il résulte des expériences faites, que la durée des pièces de contact varie en raison inverse du carré du nombre d’interruptions par minute.
- Les progrès réalisés dans la fabrication de l’appa-reillage ont permis peu à peu l’électrification de tous les appareils employés dans la métallurgie de l’acier. Toutefois, les tabliers élévateurs des blooming sont presque tous restés hydrauliques.
- Une seule installation existe en Amérique où ces tabliers sont mus électriquement. Us comportent des rouleaux mobiles qui doivent être élevés ou abaissés de façon à recevoir l’acier soit entre les rouleaux les plus bas, soit entre les plus élevés.
- Le mécanisme adopté est celui de la figure j,
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Un moteur de 160 HP, 88 tours par minute, commande un train d’engrenage dont la raison est de
- lequel entraîne 4 leviers qui supportent le tablier. Ces leviers sont munis de contre-poids destinés à équilibrer le poids du tablier et du lingot. Tout 'revient alors à assurer le démarrrage et l’arrêt. Si la
- Fig. i.
- tige de connexion avait une longueur infinie, le point B décrirait une sinusoïde parfaite. Si l’on se reporte à cette courbe (fig. 2), on voit que, au début de la rotation, une faible partie dn mouvement est transmise au point B et par suite au tablier. Le couple moteur est donc en grande partie utilisé à emmagasiner de l’énergie cinétique, ce qui assure le démarrage.
- Lorsque le tablier a atteint le sommet de sa course, le couple moteur tend alors à retarder le mouvement et favorise l’arrêt. On a pu, à l’aide de cet appareil, effectuer une opération complète en 2 sec. 5.
- Nous mentionnerons aussi l’application qui a été faite de l’électricité aux déchargeurs et convoyeurs de charbon à l’usine Gary. Le charbon est amené aux bâtiments des gazogènes par des wagonnets qui le versent dans une trémie. De là il passe à travers un broyeur et est dirigé automatiquement vers les soutes.
- Lorsque le wagonnet destiné à l’approvisionne-ment arrive au fond de la soute, il ouvre automatiquement la trappe qui commande l’arrivée du charbon et il reste suspendu à l’extrémité d’un levier à contre-poids. S’il ne reçoit pas de charbon, le wagonnet reste immobile. Mais si le broyeur envoie une quantité suffisante, le wagonnet se remplit, fait basculer le contre-poids, ce qui met en mouvement le moteur qui commande la manœuvre.
- Le wagonnet se trouve immédiatement enlevé,
- tandis que la trappe se referme ét qu’un Svagonnet vide vient le remplacer.
- On voit par ces quelques exemples combien l’application de l’électricité petit rendre de services dans les aciéries, et Ton peut prévoir que bientôt aucun des appareils servant à la fabrication de l’acier ne sera mû autrement que par des machines électriques.
- Application de l’électricité à la propulsion des navires. — R. Emmet. — Communication au i?0 Congrès général de Society of Naval Architects and Marine Engineers, New-York, 18 et 19 novembre 1909 (*).
- L’auteur décrit deux méthodes différentes de propulsion électrique, appliquées aux naviresvl/’A;«rtSrtS et Wyoming, et qu’il appelle :
- i° Traction combinée (les unités génératrices et les moteurs ainsi que les turbines à basse pression sont mis en action ensemble ou séparément suivant le régime à obtenir) ;
- 20 Traction électrique proprement dite (la propulsion est assurée uniquement et entièrement par les moteurs électriques).
- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROIŸIÉTALLURGIE
- Sur la séparation du vanadium, du molybdène, du chrome, du nickel dans les aciers spéciaux. — E. Pozzi-Escot. — Académie des Sciences, séance du i3 décembre 1909.
- L’analyse d’un ferro-métal -contenant du vanadium et du molybdène présente des difficultés ' qui deviennent presque insurmontables dans le cas de la présence simultanée du nickel et du chrome; le problème de la séparation de ces éléments n’a pas reçu jusqu’à présent de solution satisfaisante.
- Il est au contraire possible, par une application judicieuse de la méthode générale d’analyse que l’auteur a fait connaître (2), d’arriver très simplement et avec rapidité à une solution très acceptable du problème, ce qui présente, au point de vue industriel, une incontestable importance.
- (*) Reproduite par YElectrical Review and Western Electrician, a5 décembre 1909. Voir Lumière Electrique, (2) Bull. Soc. fr. Chiai., (4° série), tome Y, p. 93-104.
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- T\tV.-v
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE i : T. IX (2*Série), — m 4.
- La matière est mise en solution chlorhydrique ou nitrique, peu importe. On porte celte solution à l’ébullition et on y verse un grand excès d’hypobro-mite de sodium fortement alcalin; on fait bouillir quelques minutes et on filtre la solution bouillante sur une bourre de coton. Dans celte opération le chrome est intégralement transformé en chromate sodique et passe en solution avec le niolybdale et le vanadate de sodium; le fer et le nickel restent sur le filtre. S’il y avait du manganèse et du cobalt, ces éléments resteraient également dans la partie insoluble; l’auteur a montré, en effet (*), que dans les conditions précédentes, il ne se dissout pas de manganèse. On lave le précipité à l’eau bouillante.
- On verse alors quelques centimètres cubes d’acide chlorhydrique dilué sur le précipité, qui se dissout ; on recueille la dissolution et on lave avec grand soin la bourre de coton ; on porte la solution à l’ébullition, on précipite de nouveau par un léger excès d’hypobromite et on filtre de nouveau ; passent en solution les dernières traces de chrome, de molybdène et de vanadium qui auraient pu échapper à la première opération; le fer et le nickel restent sur le filtre à l’état de peroxydes ; on les lave avec grand soin à l’eau bouillante.
- La première séparation ainsi réalisée du fer et du nickel d’une part, du molybdène, du vanadium et du chrome d’autre part, enlève toutes difficultés aux séparations ultérieures. Le fer est séparé du nickel par l’ammoniaque, le chrome est réduit par l’alcool dans la solution et précipité également par l’ammoniaque; alors que le molybdène et le vanadium, à peine réduits, restent en solution et sont ensuite séparés, notamment par la méthode de Carnot, au Vanadate de manganèse (2).
- .. I
- Da la production de petites quantités d’aldéhyde formique dans l’oxydation de l’alcool-èthylique par voie chimique, physique ou biologique. — E. Voisenet. — Académie des Sciences, séance du 3 janvier 1910.
- Parmi les réactions étudiées par l’auteur se trouve l’oxydation de l’alcool éthylique par éleetrolyse : l’auteur a constaté que, si l’on soumet un mélange de cet alcool et d’acide sulfurique dilué à l’éleclro-lyse pendant une journée, le liquide soumis à la
- (*) Pozzi-Escor, /luit. Soc. Cliim. belge, tome XXII; p. 327 à 339.
- (2) Ad. Carnot, Comptes rendus, 27 juin 1887; Traité d’analyse, tome II, p. 796.
- v
- distillation fractionnée donne la réaction caractéristique de la présence d’adhéhyde formique.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Sur l’isolement des bobines d’induction. — A. Campbell et L. Eckersley. — The Electricien, 10 décembre 1909.
- On sait que dans la technique des courants alternatifs, l’importance de la self-induction des bobines croît avec la fréquence; dès que cette fréquence devient de l’ordre de quelques milliers de périodes par seconde (en téléphonie, par exemple, et>, a fortiori, en radio-télégraphie), les effets de la capacité et des fuites deviennent, en effet, très accentués.
- Il semble que l’on n’ait pas fait suffisamment ressortir à cet égard le rôle joué par l’isolement.
- Soit une bobine d’induction schématisée par la figure r ;
- r
- A
- 'Timnrwir'-
- Rii
- B
- M/WVWWWW\AA-^
- s
- Fig. 1.
- R et L, résistance et self effectives de la bobine ;
- K, sa capacité répartie en première approximation;
- S, la résistance de fuites ;
- z y R2 -)- L2 (o2, son impédancè; a — fo \l — 1.
- Le circuit AB équivaut à une résistance R 'et à une self L’ données par :
- R' -j- L a
- °+ R + ü + K*
- d’où l’on tire, tous calculs faits:
- R'
- V
- z2 (R + Gz*)
- (R + Gz2)2 +w2 (Kz2 — L)2 z2 (L—Kz2)
- ~ (R Gz2)2 + o)2 (Kz2 — L)2
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- • \,
- REVUE D’ÉLECTRIÇITÉ
- i° Si G ;= o et si K est faible, on retombe sur les corrections bien connues indiquées .pour la capacité distribuée (');
- 2° Si K = o et R petit devant il vient :
- R' = R + Gz*
- ]/ = L(i — aRG —GV).
- Donc pour une fréquence de 1000,avec R = 20 oh., * L = o,i lienry, et S = 0,1 megolim (G = io“5), I on a :
- z2 = 4o X i-o4 et par suite :
- R' = 24 ohms au lieu de 20, L' étant pratiquement égal à L. Il y a donc dans cet exemple un accroissement de résistance apparente de 20 % (2).
- Les auteurs exécutaient les mesures de résistances d'isolement par la méthode de Wien.
- On sait que le principe de cette méthode est le suivant (fig. 2) :
- Soit: K, le condensateur en expérience, dont la résistance d’isolement est représentée par P ;
- ky le condensateur étalon à absorption et fuites négligeables ;
- Q,.une résistance ôhmique réglable;
- R et S,les bras de résistance, dont Tune réglable ;
- A, une source de courant alternatif (un microphone par exemple) ;
- G, un galvanomètre à vibration ou un téléphone.
- On a, lorsque le galvanomètre est amené au zéro y __ S h
- V “Tl r+wWj*
- R 1 + o)2 k2 Q*
- ~ S a)2 k2 Q
- (*) Dolezalek, Elehtrotechnische Zeitschrift, février
- 1904.
- (2) Voir aussi E. IIarrison. The'Electrician, p. 119, vol. XXXI, 1893*
- DIVERS
- L*électricité dans les nouveaux bureaux de la Maison Blanche à Washington.—W. Fa-wlett. — Elec.tric.al Review and Western Electricien, icl janvier 1910.
- Cet article, ainsi que plusieurs autres récemment parus dans la presse américaine, présente une description, accompagnée de photographies, des installations téléphoniques, télégraphiques, etc., et'del’appareillage correspondant.
- BREVETS
- Mode de réglage des machines à coui'ant alternatif, a collecteur. — Allgemeine Elektri-citâfcs-GeselIschaft. — Publié le 3 septembre 1909.
- On a déjà donné le principe (’) d’une machine à courant alternatif, à collecteur, ayant un stator monophasé et un rotor diphasé (à deux axes) et dans laquelle le stator et le rotorsont soumis à de certaines tensions dans Taxe du stator, tandis que le rotor est excité dans Taxe perpendiculaire à l’axe du stator. Il était spécifié que l’excitation doit être maintenue aussi en phase que possible avec les courants de travail. On a indiqué également (2) que l’excita-1 tion peut être produite par un enroulement en série, rélié avec l’un des circuits de travail.
- Il s’agit aujourd’hui d’une nouvelle forme d’exécution du mode général de réglage susmentionné, cette forme d’exécution étant représentée en plusieurs exemples dans le dessin ci-joint.
- Suivant la figure 1, on utilise, pour l’excitation (balais <?), un transformateur série à deux bobines ; la tension de travail de l’induit et celle du stator (balais b et enroulement a du stator, respectivement) sont prises au même enroulement secondaire d’un transformateur t et peuvent être réglées d’une manière quelconque convenable. Pour le démarrage, on met l’induit complètement en court-circuit et on ne règle la machine que par la tension du stator, par exemple, en augmentant ou en réduisant progressivement, par le transformateur t, la tension amenée à l’enroulement a du stator, en série avec le trans-
- (q Brevet français n° 3^5 44°> du 20 octobre 1902.
- (2) Première addition n° 1 du 10 février 1903, à ce brevet.
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- LA LÜMlÊRÈ ÉLÈCÎRÏQÜE T. IX (2» Série). — N° 4.
- foityfiéfttrt d’excitation t\ Pour un nombre de tours plus élève, on applique alors au circuit £, b du rotor, une tension qui est en phase avec la tension qu’on vient de mentionner, et dont on peut régler la valeur à volonté. En même temps, grâce à ce renversement des connexions, connu en soi, la tension à l'enroulement a du stator se trouve réduite, en sorte qu’on obtient une bonne commutation. En réglant les deux tensions, on peut alors régler à volonté ,1e nombre de tours et le couple de rotation de la machine.
- Fig. i.
- Pour expliquer le mode de réglage sus-indiqué, il suffit de remarquer ce qui suit : la tension de réactance existe dans les moteurs à courant alternatif à.. collecteur, de même que dans les moteurs h courant continu, et est également proportionnelle à l'intensité du courant à commuter et au nombre de tours. Si l’on en fait abstraction, la commutation est la plus avantageuse quand les deux forces électromotrices, qui sont induites, par transformation, dans les enroulements du rotor fermés en court-circuit sous les balais de travail, sous l’action du champ magnétique F de la machine et par la rotation dans le champ transversal G qui se trouve dans l’axe de travail sont égales et de sens contraire. La première de ces deux forces électromotrices est égale à F/, en négligeant un facteur de proportionnalité qui dépend des dimensions de la machine. La
- seconde est égale à Gw,/*désignant le nombre de périodes et nie nombre de tours de la machine. La condition sus-énoncée s’exprime donc ainsi :
- F f=cGn,
- c étant une constante.
- Or, les champs en question dépendent des tensions de travail (prises pour un même nombre d’enroulements) E4 du stator et E2 du rotor conformément aux équations suivantes dans lesquelles c' et c" sont des constantes de même que c etC.
- F — ^ (E* + E2)
- G = — E*.
- f
- Si l’on introduit cette valeur dans la première équation, on obtient, après une simple transformation :
- E4 -f- E2 n2 E1 ~~L f2*
- Cette équation ne détermine que le rapport des tensions de travail, mais non ces tensions elles-mêmes. On pourrait, par conséquent, obtenir une bonne commutation avec différentes valeurs de ces tensions. Mais, de la somme E4-f-E2 des tensions de travail dépend la capacité -du moteur. Si on conserve la même tension du stator, dans le changement de connections du rotor, mentionné plus haut, la capacité du moteur tombe, en sorte que l’intensité de courant à commuter est trop grande et il se produit des étincelles par suite de la tension de réactance qui a augmenté d’une façon correspondante. On évite ceci si l’on réduit en même temps la tension du stator.
- C. M*
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 121
- BIBLIOGRAPHIE
- fl est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- Manuel pratique du monteur-électricien, par J. Laffargue et L. Jumau. — i volume in-8° couronne de 1008 pages avec 926 figures. — ëkrnakd Tignol, éditeur, Paris. — Prix, relié 10 francs.
- Le plan de ce manuel est très vaste et très complet. On en jugera par cet aperçu des principaux chapitres :
- Définitions générales;
- Production de l’énergie électrique ;
- Transformation de l’énergie électrique ;
- Appareils démesuré, de réglage et de manœuvre ;
- Distribution;
- L’usine génératrice ;
- Canalisations extérieures ;
- Installations électriques intérieures ;
- Applications; accidents, règlements.
- On voit, par l’importance du volume, que les auteurs ont pris à tâche de ne rien laisser dans l’ombre et de tout développer.
- Ils terminent par un manuel par questions et réponses résumant les cours de la Fédération des chauffeurs-mécanicicns-électriciens.
- S. F.
- Tables numériques pour l’électricité, par H. Duculot. — Brochure in-16 de 96 pages. — Béranger, éditeur, Paris et Liège. — Prix : a francs.
- M. Duculot a adopté, pour son manuel, la solution inverse de la précédente : son volume est très petit et très condensé.
- Le texte y est réduit a peu près à rien : il n’y a qu’une série de tableaux numériques, puisés dans de bons auteurs. Cette deuxième conception de la façon d’établir un manuel, peut aussi fort bien se soutenir, puisqu’il faut toujours se résigner à faire, en pareil cas, œuvre incomplète.
- S. F.
- VARIÉTÉS
- Les tendances actuelles de l’industrie électrique (usines centrales, traction, électrochimie) (*).
- La chute de tension qu’on peut tolérer est un point, qui réclame un examen attentif lorsqu’on établit un générateur. Pour la sécurité, une grande chute de tension serait préférable, mais au point de vue de la régulation, l’inductance et le champ démagnétisant de l’induit devraient être aussi petits que possible. C’est pourquoi il est préférable d’adopter, comme
- (') D’après G. Kapp. (Electrician, 19 novembre 1909).
- __La partie de cet article qui concernait les génératrices
- et leur ventilation a déjà été publiée dans la Lumière Electrique du ier janvier 1910; ici c’est un coup d’œil général qui est jeté par l’auteur sur toutes les branches de l’électrotechnique.
- 1 on le fait d’ordinaire un moyen terme. M. Miles Walker a imaginé une ingénieuse méthode que la British Westinghouse C'’ a mise en pratique (*).
- Les bobines d’excitation sont logées, comme d’ordinaire, dans des rainures longitudinales du rotor, mais, au lieu de les placer symétriquement par rapport aux axes polaires, M. Walker en place le centre plus près du bord d’entrée du pôle, de sorte que les dents situées dans cette partie du rotor sont plus saturées que celles de l’axe polaire ; au contraire, l’aimantation est plus faible pour celles qui se trouvent du coté du bord de sortie. Si la machine fonctionne avec un facteur de puissance voisin de l’unité, le courant induit affaiblit l’induction dans le
- (() Rappelons que le principe de cette méthode a été décrit dans la Lumière Electrique tome V, p. 402,1909.
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- bord polaire d’entrée et l’augmente dans relui de sortie. Comme ce dernier n’est pas saturé, l’action renforcatrice peut opérer tout son elïet ; au contraire l’action démagnétisante sur le bord d’entrée n’a pour ainsi dire pas d’influence, à cause de la saturation initiale. En somme, on n’observe aucune modification du flux ou plutôt on constate qu’il augmente un peu avec la charge, de sorte que l’effet démagnétisant de l’induit est compensé.
- Afin de réduire le coût et la complication de l’appareillage d’interruption, et de rendre plus facile la mise en parallèle, on emploie des machines asynchrones comme générateurs. La construction mécanique en est plus aisée que celle du champ tournant d’un turbo-alternateur ordinaire et comme on peut rendre l’entrefer très petit, le facteur de puissance est élevé. Le professeur Niethammer préconise l'emploi de tels générateurs réunis à des convertisseurs dans les sous-stâtions de tramways. Il n’y aurait besoin dans ce cas d’aucune autre source de courant alternatif, le convertisseur lui-même produisant l’excitation du générateur. 11 estime le rendement total d’un groupe de 3ooo kw 110,96.
- L’auteur igno>re si les idées du professeur Niethammer ont été réalisées en pratique, mais les signale comme un progrès possible et intéressant.
- On rencontre des difficultés dans la construction des turbo-alternateurs de très basse fréquence, car la vitesse est insuffisante pour que la turbine soit placée dans de lionnes conditions de travail. M. Ziehl a imaginé un type d’alternateur qu’il appelle cc génératrice à double champ ». L’auteur en décrit le principe (‘).
- TRANtjFORMATEU RS
- Grâce aux recherches de Sir Robert Hadfield qui ont eu pour résultat la production des substances connues sous le nom d’«alliages de fer », la science de la fabrication des transformateurs s’est développée d’une façon remarquable. Pour les transformateurs aussi bien que pour les générateurs, la tendance est aux grandes unités. Les plus importants en Europe sont construits par la maison Siemens-Schuckert. Ce sont des transformateurs triphasés, refroidis par l’huile ; leur puissance est de 6 750 K. Y. A. et le voltage de haute tension est de 66000 volts. Le dispositif de refroidissement n’est pas celui qu’on emploie habituellement, mais sans doute est-il très efficace. En général le bac est beaucoup plus élevé que le transformateur, et la partie supérieure est destinée à contenir les tubes de circulation d’eau. Ici au contraire (fig. 1) le bac ajuste la hauteur nécessaire pour contenir le transformateur, et on ne cherche pas à y refroidir l’huile. Au moyen d’une pompe on entretient dans le bac une circulation d’huile ; elle passe à l’extérieur dans un serpentin où elle se refroidit effectivement. Ce dispositif est particulièrement avantageux quand l'eau de refroidissement est sale. L’emploi de l’huile comme moyen de remplissage a rendu possible la construction de transformateurs de très haute tension.
- moteurs
- La construction des moteurs à courant alternatif est maintenant devenue une construction type, et pour le moteur d’induction ordinaire, on ne peut s’attendre à aucun progrès vraiment saisissant.. Les inventeurs recherchent cépendant des moyens pour faire varier la vitesse de ces moteurs ; à ce propos, M. Hunt, de la Fonderie de Sandycroft a imaginé une ingénieuse méthode de groupement des bobiafes, en appliquant le principe de la cascade à un seul moteur. On peut ainsi faire marcher un moteur à 8 pôles à la vitesse d’un moteur à 12 pôles, et on a un facteur de puissance meilleur que lorsqu’on accouple deux moteurs en tandem (’).
- En ce qui concerne les moteurs monophasés, M. Dcria imaginé un perfectionnement remarquable que MM. Brown-Boveri ont mis en pratique. On
- (() M. Ilunt a présenté à l’Institution un mémoire à ces sujet, dont la substance sera bientôt connue.
- (1) Voir Lumière Electrique du 24 juillet 1909.
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- emploie deux groupes de balais ; l’un est fixé suivant les axes polaires du stator, l’autre est réglable de façon à faire avec les balais fixes des angles variables. Le déplacement des balais produit un effet analogue'à celui qu’on observe avec un moteur série à courant continu lorsqu’on modifie la tension aux bornes ; ainsi en réglant la position des balais, on règle par là même le couple et la vitesse. Cette propriété rend précieux le moteur Deri dans les cas où l’on a besoin d’une régulation délicate de vitesse. Les applications d’un tel moteur sont précieuses pour les ascenseurs, etc., et surtout la traction électrique.
- Le moteur bien connu Winter Eichberg, sous sa première forme avait une caractéristique de moteur série ; récemment, M. Eichberg a modifié l’enroulement de son moteur pour lui donner une caractéristique shunt; il tourne ainsi à vitesse constante quelle que soit la charge, dans les limites de son champ de fonctionnement. Il démarre comme une machine série et, une fois qu’il a pris sa vitesse, les connexions sont modifiés par le contrôleur et le moteur se trouve dans les conditions d’une machine shunt. Avec un moteur de ce type, l’auteur a vérifié lui-même qu’en pratique le facteur de puissance était voisin de l’unité à toutes charges, ce qui confirme les dires des inventeurs.
- CHEMINS DE FEU ELECTHIQUES
- Quoiqu’il y ait des partisans du courant continu à 3 non volts pour les lignes aériennes, la majorité des praticiens ont la conviction que le courant alternatif, sous une forme ou sous une autre, doit devenir le meilleur moyen d’alimentation des moteurs de traction. Le seul point sur lequel il puisse encore exister des divergences d’opinion est de savoir si l’on emploiera du courant triphasé ou monophasé, les électriciens préférant le premier, les ingénieurs de traction le second, à cause de la plus grande simplicité des ouvrages aériens. Il semble probable que le système monophasé sera le plus généralement adopté.
- En Italie, le gouvernement a décidé d’électrifier 5/|Okm de voie par le système triphasé. Ceci est intéressant, car en Allemagne, Autriche, Suède et Amérique, on préfère le monophasé. i\I. Verola, l'ingénieur en chef des chemins de fer d’Italie, a lui-même donné à l’auteur les raisons de ce choix. Ce n’est pas une décision absolue d’ertiployer le système triphasé, mais, pour les lignes à électrifier en ce moment, on l’a jugé préférable. Dans le cas des trois
- lignes à ouvrir (Pontodecimo-Busalla, Bardonecchia-Modane, et Savona-Ceva) le service est très dur : il faut remorquer des trains de 400 tonnes et au delà sur de longues rampes de % à 35 % , à une vitesse de 45km à l’heure. On peut avec le système triphasé se plier à ces conditions en employant deux locomotives de 60 tonnes d’une puissance normale de % ooo HP (pendant une heure). Elles ont cinq axes d’entraînement et deux moteurs placés entre les trois axes du milieu (t). Le système triphasé a l’avantage qu’en descendant les côtes la vitesse ne peut dépasser une certaine limite tout en permettant une récupération d’énergie. Avec le système monophasé, le poids des moteurs serait au moins doublé, d’où résulterait une plus grande dépense d’énergie, d’autant plus qu’il faut toujours deux locomotives par train. Les avantages d’un meilleur réglage de la vitesse et d’un plus haut rendement au démarrage n’ont que peu d’importance, car les rampes sont longues et bien uniformes, et la distance entre stations est grande. Pour cela, et aussi pour conserver runiformité dans le service, il est probable que d’autres électrifications se feront en triphasé, notamment pour la prolongation de la ligne de la Valteline vers Milan, qui sera bientôt entreprise.
- Il est probable, cependant, que d’autres lignes seront équipées en courant monophasé. L’une de celles-ci est la ligne Turin-Pignerol-Torre-Pelice où il y aura besoin de vitesses très différentes, le maximum étant 8ok'u à l’heure pour des trains de voyageurs de 100 tonnes.
- L’auteur, à la suite de conversations qu’il a tenues avec des ingénieurs suisses, a tout lieu de penser que l’électrification des chemins de fer suisses se fera par courant monophasé, surtout depuis que le moteur système Deri simplifie et allège l’équipement. Le premier essai de ce moteur a été fait sur le chemin de fer triphasé d’Engelberg en n’utilisant qu’une phase. Le démarrage et le réglage de l’effort de traction et de la vitesse s’effectuent simplement en déplaçant les balais à l’aide d’un volant à main qui agit par rintermédiaire d’engrenages.
- En ce qui concerne les fréquences, des devis comparatifs ont été faits pour i5 et a5 périodes en courant monophasé. Relativement au poids et au prix, on obtient avec la plus petite fréquence, un bénéfice sur le matériel roulant et la ligne, et une perte_sur les installations génératrices et transformatrices.
- Ç1) Voir von Kando, Lumière Electrique du 21 août 1909, p. 239.
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- Dans l’ensemble, la différence est légèrement en fa-veur de la plus petite fréquence. Aussi, dans le sud de l’Allemagne, en Italie et en Suisse, on recommande i5 périodes comme fréquence type, avec une marge de io % en dessus et en dessous.
- FOURS ÉLECTRIQUES POUR L’ACIER
- La réduction du ruinerai de fer par la chaleur, obtenue électriquement, en est encore à l’état expérimental. Une usine existe bien en Suède, à Dom-narfvet, mais elle ne produit que 6 tonnes par jour. L’avantage commercial consiste en un gain de a/3 de tonne de coke par tonne de fer brut obtenu, mais il faut compter l’énergie. Aussi ce procédé ne peut être avantageux que là. où le combustible est très cher et l’énergie électrique extrêmement bon marché. Dans les usines de fabrication d’acier à partir de la fonte, et de raffinage d’acier, le choix de ce moyen de chauffage est bien plus heureux ; le stade expérimental est dépassé et les résultats obtenus sont très satisfaisants non seulement au point de vue technique, mais aussi commercial (fours Girod, Stassano, Héroult). Pour une capacité de 2 à 3 tonnes, la dépense moyenne d’énergie par tonne est d’environ 1 000 kilowatt-heures quand la masse est introduite froide et4oo quand elle est fondue. Elle esta peuprès la même pour chacun des fours mentionnés ; mais tous ont les mêmes inconvénients, inséparables de l’emploi des arcs électriques, en ce qui concerne les grandes variations de charge. On surmonte cette difficulté par l’emploi des fours d’induction (fours ICjellinet Rôchling-Rodenhauser). Kullmann indique l’énergie requise par tonne d’acier introduit à l’état de fusion : 125 kilowatt-heures par tonne de rails; 25o kilowatt-heures par tonne d’acier à outils.
- FIXATION DE L’AZOTE ATMOSPHERIQUE
- A cet égard les méthodes dont il est fait mention sont : le système Birkeland-Eyde, appliqué pour la première fois en Norvège.
- 20 Le système Frank-Caro appliqué pour la première fois en Italie.
- L’usine de Notodden, pourvue de quatre générateurs de 7 000 kw et de 32 fours électriques, a une production annuelle de 20 000 tonnes de nitrate de chaux, et une seconde usine est en cours de cons-
- truction aux chutes de Rjukan ('), elle doit être en plein fonctionnement en 1911, la production annuelle sera alors portée à 100 000 tonnes.
- L’auteur parle également du nouveau procédé de production des composés nitrés, dû à MM..Sehœnherr et Heszberger ; ce procédé s’introduit actuellement sur une large échelle ert Norvège sous les auspices de la Badische Anilin und Soda Fabrik.
- Dans le dernier procédé on fait passer l’air à travers un tube de fer dans lequel on maintient un arc à courant alternatif de 5 mètres de long, sous une tension de plus de 4 200 volts. L’air rentre à l’une des extrémités du tube par une série de canaux dirigés tangentiellement à la périphérie et le mouvement de rotation qui lui est ainsi communiqué a pour effet de maintenir l’arc dans l’axe du tube.
- Chaque arc absorbe 600 HP.
- L’inventeur du procédé annonce une plus grande teneur en azote que celle obtenue par le procédé Birkeland-Eyde, et des composés plus riches en azote, soit 18 % au lieu de i3 % .
- On se propose de développer ces installations dans l’ouest de la Norvège en utilisant environ 400 000 HP.
- APPLICATIONS DE l’ÉLECTRICITE DANS L’AGRICULTURE
- Sir O. Lodge a réalisé pratiquement une installation comportant un réseau de fils de fer galvanisés tendus au-dessus du champ qu’il s’agissait de traiter, à une hauteur de 5m,4o au-dessus du sol, et supportés par des poteaux en bois et des isolateurs à huile.
- Ce réseau est électrisé positivement à une tension de 60 000 à 100000 Volts au moyen d’une bobine d’induction et d’un système de redresseurs. La puissance primaire nécessaire est très faible, environ 10 à 20 watts par acre, ce qui correspond à 0,2,5 ou o,5 watt par are.
- L’installation fonctionne durant 5 ou 6 mois à raison de8 à 10 heures par jour. Sous l’influence de ce traitement, l’accroissement du rendement superficiel du sol est d’environ 3o % , et ce chiffre peut être dépassé dans certaines conditions.
- On compte quelques applications de ce système en Angleterre, six en Allemagne et une en Hollande. (*)
- (*) Voir Lumière électrique, 4 déc. 1909 el8 janv. 1910.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Nous enregistreronssimplementlanouvelledonnée par certainsjournijmx financiers du traité que viennent dé conclure la maison Schneider et Cie et la Société allemande Felten et Guillaume Lahmeyerwerke. Par ce traité, le Creusotreprend certaines affaires de la Société Lahmeyer, filiale française et belge de la maison de Francfort, et construira désormais les machines électriques d’après les procédés et brevets de la Société Felten et Guillaume Lahmeyer. On ajoute que cette entente est le résultat des différentes affaires que le Creusot a traitées de commun accord avec la Société d’électricité Lahmeyer, comme, par exemple, celle d’un laminoir réversible à blindages pour les aciéries de Terni qui sera attaqué par un moteur de ihooo chevaux, ainsi que celle d’une locomotive monophasée de 80 tonnes, i 5oo chevaux, 'pour le Chemin de fer du Midi. A propos de licences accordées par des maisons étrangères, rappelons pour mémoire l’introduction du matériel de Siemens par la Société alsacienne, et la Société de Fives-Lille du matériel de Schuskert par les établissements Daydé et Pillé, du matériel Thury et Gaaz par le Creusot lui-même. On s’est plu à faire ressortir en fin d’année l’activité qui avait régné au cours de l’année 1909 dans le compartiment des valeurs électriques. Plusieurs fois nous avons eu l’occasion de donner l’indication et les raisons des mouvements de hausse de celles-ci ; nous rappellerons ci-dessous les variations des plus importantes. Au groupe des secteurs, Edison est passé de 1 381 à 1 4 < 5 ; le Secteur de Clichy de 1 3^5 à 1 476 ; Eclairage et Force de 1 235 à 1 383.
- La Compagnie parisienne de distribution d’électricité, qui se traitait au comptant en 1908, a été admise au marché à terme en 1909, après libération complète des actions anciennes et doublement du capital social, s’est élevée de 34a à 428. La Société d!Electricité de Paris, qui était 3397 en 1908, se négocie fin 1909 aux environs de 510. L’Energie Electrique est passée de 127 fr. 75 à 170 fr. 5o. L’amélioration des rapports entre la France et le Vénézuela a permis aux câbles télégraphiques de rattraper le cours de 98 francs après s’être maintenus fort long- I
- temps aux environs de 40 francs. Nous avons vu dernièrement les progrès de la Compagnie générale d’Electricité gagnant en un an 180 points Ù979 francs. Parmi les ateliers de construction, ceux du Nord et de l’Est ont progressé de 277 à 43o; Bréguet et la Compagnie générale de Nancy ont subi le contrecoup des bons résultats de l’exercice écoulé ; la Société Westinghouse a pu déclarer un bénéfice ; l’Eclairage Électrique, par contre, dont le dividende a été supprimé, a fléchi de 280 à 210 francs. Les valeurs de transport, malgré l’incertitude de la solution à intervenir dans la question des transports en commun, ont subi toute une hausse très appréciable. Le métropolitain est monté de 5o2 à 620 ; les Omnibus de 995 à 1480; les Tramways-Sud de 160 à 200; ceux de l’Est-Parisien de 68 à 74 ; et la Thomson-Houston de 728 à 774. L’année écoulée ayant étéplu-tôf une année de liquidation, il semble qu’un avenir plein de promesses attend toutes ces valeurs dès lors que la prospérité sera générale. Elle 11’est encore que partielle et affecte surtout la métallurgie qui profite des grosses commandes de nos chemins de fer, de la perspective de l’élévation des droits de douane, et de l’attente du vote d’un nouveau programme naval ; elle serait vite générale, du moins chez nous, sans cette inquiétude que fait perpétuellement peser sur l’industrie des projets de lois inquiétants, suscités par des sentiments d’humanitarisme auxquels ne se subordonnent guère les lois économiques.
- La hausse qui s’était faite sur le cuivre métal et sur les valeurs qui en dépendent ne semble pas devoir s’accentuer, tout au moins dans une période rap-jîrochée.
- Ainsi les cours du métal ont fléchi et le Rio a reculé jusqu’à 1 964 francs, perdant 23 francs en huit jours. La combinaison américaine serait compromise et des gens bien informés attribueraient tout simplement à des achats spéculatifs la hausse de ces dernières semaines. Gomme la question de l’électrifi-catiôn des lignes de chemins de fer en Amérique paraît devoir entrer dans la période de_ réalisation, peut-être faut-il s’atttendre malgré tout au maintien de celte hausse. Le New-York Central, et le New-York, New-Haven and Hartford Railroad ont élec-
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- trifié leurs lignes sur un certain parcours hors de New-York. Les résultats obtenus seraient si satisfaisants que les directeurs de l'Illinois Central se sont décidés à suivre cet exemple pour les terminus de leurs lignes à Chicago : c’est dans un rayon de 25 milles autour de cette ville la transformation de la traction sur 3a5 milles. Un contrat de plus de 75 milliers de francs de travaux a été également signé pour l'électrification complète des terminus à New-York des lignes Newark and New Jersey City de la Pensylvania Railroad. En Europe le gouvernement bavarois transformerait prochainement certaines lignes de montagne. Le gouvernement suédois, à la suite d’essais satisfaisants poursuivis dans le voisinage de Stockholm envisagerait la transformation d’une nouvelle section. Sur le chemin de fer italien de la Yalteline et sur la ligne du Simplon, les locomotives électriques ont maintenant complètement remplacé les machines à vapeur. En France même la Compagnie du Midi équipe ses lignes de montagne, suivant en cela la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée; l’État poursuit le projet élaboré par les anciens ingénieurs de l’Ouest pour Paris-^Saint-Germain, et le Chemin de fer de Ceinture est prêt à réaliser le nouveau mode de traction. Mais tous ces projets ne se réalisent qu’avec beaucoup de lenteur à cause même des multiples intérêts enjeu. Ce débouché paraîtra plutôt de nature à en remplacer d’autres arrivés à la période de saturation et les stocks de métal ne diminueront guère. On ne tient pas compte suffisamment à notre avis dans toute cette question de la consommation et de la production du métal, de l’énorme accroissement des mines de Russie, car elles joueront bientôt un rôle important dans l’accu-mutation des approvisionnements.
- Le développement des entreprises d’électricité dans nos colonies prend une forme des plus inté-
- ressantes pour nos capitalistes assez hardis pour s’y intéresser. La Compagnie des Eaux et de l’Électri-cité de rindo-Chine, dont le capital-actions est maintenant de 5 700 000 francs et le capital-obligations de l\ 5oo 000 francs a réalisé durant l’exercice 1908-1909, avec un capital tant actions qu’obligations de 7 169 000 francs, un bénéfice brut de 718 691 fr. 41, supérieur à 10 % du montant de ce capital. Toutes charges déduites, y compris des amortissements divers s’élevant à 217 117 fr. 7^, le bénéfice net ressort à 366 428 fr. 16 sur lequel le conseil a prélevé 128 33i fr. 16 pour les réserves légales statutaires et de remplacement du gros matériel des usines. Les actionnaires ont touché un dividende total de 9 % . La Société exploite les concessions d’eau de Cho-lon, Saïgon, Cantho et Mytho et les concessions d’électricité de Cholon et Saïgon. Cholon a été mis en service en avril 1909; Saïgon a été racheté à partir du ier mai de la même année.
- Une station centrale destinée à fournir l’énergie à tous les services d’eau et d’éclairage de Saïgon-Gholon est en projet en vue d'améliorer les services et de réduire les frais d’exploitation. Au total, les recettes d’exploitation de toutes les usines s’élèvent, actuellement, à 1 179 187 fr. 27 et leurs dépenses à 591 623 fr. 73, ce qui fait ressortir à 5o % le coefficient d’exploitation. Les réserves totales figureront au bilan pour 892 381 fr. 96, sans compter les 3oo 000 francs provenant de la prime de la dernière émission de 2000 actions : elles représentent le cinquième du capital-actions. On ne peut, dans le résultat , faire le décompte de ce qui est du à l’eau ou à l’électricité : on ne peut nier l’activité de la société qui trouve sa contre-partie dans le rapide développement de ses deux objets sociaux.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — La compagnie des chemins de fer de l’Est
- vient de remettre à la SUchsische Maschinen Fabrik
- \
- Hartmann, à Chenmilz, une commande de 20 locomotives.
- Une demande de concession a été
- formulée pour rétablissement cPutie ligne de tramways électriques d’Allos à la gare de Thoramc-Haute.
- Pas-dk-Calais, — On projette la construction d’une ligne de tramways entre Outreau et Equihen.
- Miîurthk-kt-Moseuæ. — L’affaire des tramways de Briey est entrée dans une nouvelle phase. Il n’est ques-
- Basses-Àlpes*
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- tion pour le moment que de la ligne de Briey à la frontière allemande, à Franehepré, d’une longueur de iokm6.
- La société en instance de concession demande aux maires de Briey, Moutiers, Auboué, Homéeourt et Jœuf, et aux directeurs des usines de ces mêmes communes, de souscrire ensemble une garantie d’intérêt de i5ooo francs, qui ajoutée il celle de même somme, consentie il sa.session d’août dernier par le conseil général, suffirait à garantira 4 % le capital de construction, évalué à 742 000 francs, pendant les dix premières années de l’exploitation.
- Suisse. -— Une concession de 80 années a été accordée à MM. A. Bider et E. Jenny pour la construction et l’exploitation d’un chemin de fer électrique de Walden-bourg à Balsthal, avec un embranchement de Saint-Wolfgand (Balsthal) à Mümliswil. La longueur totale de la ligne est de i5 kilomètres.
- MM. Schârer et F. Luder ont obtenu une concession de 80 années pour l’établissement d’un chemin de fer électrique de Herzogenbuchsee à Kirchberg par Koppi-gen et de Koppigen àLysspar Utzenstorf.
- La Société des Tramways Lausannois a obtenu une concession pour l’établissement d’un tramway électrique de Georgette à Port-de-Pully.
- Autriche. — L’administration des chemins de fer de l’Etat autrichien vient de passer aux ateliers de construction du pays la commande de i34 locomotives de types divers à fournir jusqu’au mois d’octobre prochain.
- Espagne. — La Société des Tramways électriques de la Galicie a formulé une demande de concession pour la construction d’un tramway entre Yigo et Bayonne (Ponte vedra).
- Russie. —Le Conseil municipal de Nikolaïeff a décidé d'effectuer un emprunt de 25 millions de francs dont 5 275 000 seront consacrés à l’électrification de son réseau de tramways.
- TÉLÉPHONIE
- Paris. — Une ligne téléphonique directe entre Paris et Vienne par Francfort vient d’être établie; les communications précédentes s’établissaient par Paris-Berlin et Berlin-Vienne.
- L’administration des téléphones vient de décider l’établissement d’une ligne téléphonique entre Paris et Madrid.
- DIVERS
- Canada. — D’après le Bulletin Commercial de Bruxelles, il résulte des relevés du Département fédéral
- des douanes, à Ottawa, que, pendant l’année fiscale se terminant au 3i mars 1909, le commerce d’importation des machines et appareils électriques s’est élevé à 2073 i5i dollars, soif près de 11 millions de francs.
- Ce chiffre se décompose comme suit : charbons électriques, 45 5i7 dollars; ampoules de lampes à incandescence, 60 123 ; appareils électriques, piles électriques, isolateurs, appareils de télégraphie et de téléphonie, 1643696; moteurs électriques, générateurs, dynamos et douilles, 333 5o3 dollars.
- Voici, par ordre d’importance, les pays qui ont participé à ces fournitures : Etats-Unis, 1 937 371 dollars; Grande-Bretagne, 91 092; Allemagne, 20 444 j Autriche, 10 963; France, 6 553; Norvège, 4 486; Suède, 1 ySy j Hollande, 265; Belgique, 225 dollars.
- Ces chiffres démontrent que la vente de ces produits se trouve presque exclusivement entre les mains des États-Unis, qui ont pour eux le bénéfice d’un voisinage immédiat.
- D’après le dernier recensement industriel, il existerait au Canada 34 firmes de construction et 157 usines d’éclairage et d’énergie électriques. Leur capital global est de 94 793 ni dollars et la valeur de leur production annuelle atteint 16 584 8o5 dollars. Leur personnel est de 6 060ouvriers. En 1901, il n y avait que 83 usines, au capital de 17 158 422 dollars, employant 2 821 ouvriers.
- Il résulte d’un rapport présenté à la Conférence pour la conservation des ressources naturelles de l’Amérique du Nord, récemment réunie <1 Washington, que, sur les 95 682 907 chevaux représentant l’ensemble de la force motrice naturelle du Dominion, 516 885 chevaux seulement sont actuellement utilisés. En admettant que 21,9 tonnes de charbon constituent la quantité de combustible nécessaire annuellement pour l’entretien d’un cheval-vapeur, l’auteur de l’étude arrive à la conclusion que ces réserves d’énergie hydraulique équivalent à la force qui serait obtenue au prix d’une dépense de 56a 455 633 tonnes de charbon par an.
- Voici la répartition par provincç des ressources hydrauliques du pays : Québec, 17 oj5 g3g chevaux; Ontario, 3 129 168; Colombie britannique, 9 o65 5oo; Territoires du Nord-Ouest, 600 000; Alberta, 1 144 000; Manitoba, 5o5 000; Saskatchewan, 5oo 000 ; Yukon, 47° 000 > Nouveau-Brunswick i5oooo; Nouvelle-Écosse, 54 3oo chevaux.
- Les cours d’eau recelant la plus forte somme de force motrice seraient, par ordre d’importance ; le Hamilton, dans la Péninsule du Labrador, avec 9 millions de chevaux ; les chutes du Niagara; le Rupert, dans la province de Québec, 2 millions; le Notlaway et l’East-Main dans la même province, 1 million de chevaux chacun.
- On évalue en outre à 1 176316 chevaux l’accroissement en force hydraulique qui résulterait du creusement du canal maritime de la Baie Géorgienne.
- Le nombre des usines distribuant l’énergie électrique est incalculable et on doit se borner à citer les plus im-
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- portantes. Les rapports de la Hydro Electric Power Commission de Toronto fourniront il cet égard aux intéressés des renseignements très étendus. Au nombre des principaux de ces établissements, qui se trouvent localisés pour la plupart dans la région du Niagara, citons : la Ontario Power Co, 5o ooo chevaux; la Cana-dian Niagara Power Co, 4° 000 > la Electrical Development Co of Ontario, Limited, 37 5oo. Les deux premières usines ont été construites de manière à disposer dans un avenir prochain de forces motriees respectives de 180 000 et 100 000 chevaux. D’autre part, la Toronto Niagara Power Company, actuellement en construction, sera capable de fournir une énergie électrique de ii5 000 chevaux.
- La lumière électrique est en très grand usage dans le pays; il n’est pas jusqu’aux petites villes qui ne possèdent une installation pour l’éclairage des rues. Le rapport du Département du Revenu de l’Intérieur pour l’année 1908-1909 publie une liste complète des compagnies d’éclairage, dans laquelle on relève les noms suivants : Montreal Light Heat and Power, 49* 923 lampes; Pene-tanguishene and Midland Electric Street Railway Light and Power Co, Limited, 266 5oo; British Columbia Electric Railway Co, Limited, Vancouver, 202 100, Ottawa Electric Co, 181 o54 ; Winuipeg Electric Railway, i53 753; The Hamillon Electric Light and Power Co Limited, 112 5oo lampes
- La longueur des lignes électriques de transport était, à la date du 3o juin 1908, de 99 203 milles, représentant un capital de 87 903 a3i dollars. Les recettes nettes furent de 5 3n 169 dollars, soit 6,04 % du capital investi. Le mouvement des passagers s’éleva à 299 099 3oq et les transports de fret portèrent sur 732 4a5 tonnes. Le nombre total des employés était de 9 964, louchant en salaires la somme de 5 767 578 dollars.
- Il existe actuellement 5o compagnies canadiennes de transport, dont les plus importantes sont : Montréal Street Bar Co, capital versé i3 420 000; Toronto Street Co, 11 998 3a6; Winuipeg Street Co, 10 124 876; Quebec Railway Light and Power Co, 5 402 945 ; Toronto York Radial, 3 520 009; Ilamilton Radial Co, 2 271 i5o; Cape Breton Railway Co, 2 124 000; Moutreal Park Island, 2 060 900 dollars.
- L’utilisation de l’électricité dans l'exploitation minière donnera un nouvel essor à l’industrie électrique au Canada, où la présence de nombreuses chutes d’eau permettra l’exploitation de mines dont la mise, en valeur a été jusqu’ici entravée par l’éloignement des charbonnages.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
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- Le 22 mars, ù 2 h. 1/2, à la mairie de Saint-Etienne, fourniture de: i01' lot, 1 oo5 magnétos d appel ; 2e lot,
- T. IX (2e Série). — N® 4.
- i oo5 sonneries trembleuses : 3e lot, 4 7*5 cordons.’ Demandes d’admission avant le 27 janvier.
- BELGIQUE
- Le 2 février, à 11 heures, à la Société Nationale des chemins de fer vicinaux, 14, rue de la Science, kBruxelles, fourniture de câbles armés souterrains et pose des canalisations électriques pour les lignes vicinales du Centre (cahier des charges spécial n° 1 ; prix : 1 franc). Soumissions recommandées le iB1‘ février.
- Prochainement, à la maison communale, à Ixelles-lez-Bruxelles, fourniture d’un moteur électrique, une pompe, etc., 7 400 francs; fourniture d’un moteur et d’un ventilateur électrique pour l’usine d’incinération des immondices.
- ALLEMAGNE
- Le 29 janvier, à M. Lohr, Kôniglicher Baurath, à Kiel, établissement d’installations électriques pour éclairage et énergie à l'Université.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Ei-lenburg, établissement d’installations électriques, 170 000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Hanau, construction d’un tramway électrique, 34o 000 marks.
- Prochainement, au Kreistag, à Dessau, établissement d’installations d’énergie électrique, 2 5ooooo marks.
- Prochainement, il l’administration communale, à EVensburg, établissement d’un tramway électrique, 200 000 marks.
- Prochainement, au Kreistag, il Stolp-en-P., établissement d’une centrale d’électricité, 2 millions de marks.
- BULGARIE
- Le 9 février, à 3 heures, à l’administration des finances du district, à Sophia, fourniture pour les chemins de fer de l’Etal bulgare de 6 voilures de i1'0 et de 2“ classe à couloir central à 3 essieux, 40 id. de 3« classe et i5 fourgons à 2 essieux pour trains de marchandises. Cahier des charges (texte allemand) et plans ù consulter au Musée commercial, à Bruxelles.
- AUSTRALIE
- Le 9 mars, 4M. le depuly Postmaster general, à Sydney, fourniture de 222 tableaux de distribution pour le service téléphonique.
- PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17;
- le Gérant : J.-B. Noubt.
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- Trente-deuxième année.
- SAMEDI 29 JANVIER 1910.
- Tome IX (2* série).— N* 5.
- La
- Lumière Électrique
- P'r écéde mjm ent
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITE
- La reproduction des articles de La Lumière Électrique est interdite.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 129. — L. Isambekt. Sur une construction géométrique permettant de passer des essais à vide d’un moteur synchrone aux courbes en V en charge, p. i3i. — J. Reyval. Le problème de l’enseignement technique en France et à l’étranger [suite], p. i35.
- Extraits des publications périodiques. —Méthodes et appareils démesures. Sur la mesure des hautes inductions, E. Güjiuch, p. i36. — Arcs et lampes électriques et photométrie. Le problème de la photométrie hétéro-chromatique, S. Millar, p. i38. — Les procédés modernes d’éclairage, L. Gaster, p, i38. — L’arc électrique excité entre électrodes métalliques, G. Cady et W. Yinal, p. i38. — Lampes au tungstène à bas voltage pour enseignes et décoration, S. Merrill, p. i38. — L’éclairage public de la ville de New-York, Th. Owens, p. i38. — Lampe au tungstène avec support spécial, G. Mills, p. i38. — Relation entre l’éclairage des rues et la circulation nocturne, M. Connelly, p. i3g. — Usines génératrices. Station hydro-électrique de Mc Call Ferry, Kiei-fer, p. i3g. — Usine génératrice de la « Lehigh Coal and Navigation C° », p. 140. — Applications mécaniques. Grue de quai à commande électrique, 141- —Soufflerie d’orgue à commande électrique, p. 141. — Bibliographie, p. 143. — Correspondance, p. i43. — Variétés. Rapport de la Commission d’enquête instituée par le ministère du Commerce de Norvège au sujet de la production électro-métallurgique du fer et de l’acier, p. 144. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. i5i. — Renseignements commerciaux, p. i53, — Adjudications, p. 160.
- ÉDITORIAL
- Le travail de M. Isambert sur les courbes en V en charge d’un moteur synchrone, apporte une contribution des plus originales à l’étude de ces machines. Elle intéressera directement les théoi’iciens qui se sont consacrés à l’étude des diagrammes relatifs à la technique des courants alternatifs. Mais elle est en outre immédiatement accessible à tous les électriciens, car l’auteur a eu soin de prendre les choses au commencement, et de préciser, et justifier, dans une introduction, en partant des constructions classiques,
- les simplifications qu’il apporte aux diagrammes ordinairement employés.
- Ce sera, à l’avenir, une règle constamment observée dans cette Revue, de mettre à la portée de tous, par des explications préliminaires suffisamment claires, les travaux qui pourraient de prime abord sembler peu accessibles aux non spécialistes.
- On trouvera ensuite, non pas la fin, mais un fragment seulement de l’article de M. J. Reyval sur Y Enseignement technique en
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- France et à l'Etranger, la place exceptionnellement importante qui est occupée dans ce numéro par nos Renseignements commerciaux nous ayant limité à cet égard.
- Ce fragment se suffit à lui-même puisqu’il donne du Laboratoire populaire d’électricité de Bruxelles unë description qui permet de s’en faire une idée complète.
- L’idée qui préside à l’organisation de ces laboratoires populaces est fort curieuse et tout à fait digne qu’on y accorde quelque attention.
- M. E. Gumlich a indiqué récemment, pour la mesure des' hautes inductions, un dispositif destiné à supprimer la plupart des causes d’erreurs qui entachent les procédés actuels.
- Ces mesures précises lui ont montré que les gaz inclus dans le fer exercent une influence extrêmement nuisible sur les propriétés magnétiques, conclusion qui est d’un grand intérêt industriel.
- Les difficultés de la photomètrie hétéro-chromatique ont suggéré à M. S. Millar des observations et des expériences dont nous donnons le résumé.
- Les résultats sont très différents suivant le degré de contraste des couleurs comparées.
- Nous signalons ensuite divers travaux, où
- J’on puisera quelques indications sur l’usage que l’on fait, à l’étranger, des lampes au tungstène à bas voltage pour la décoration des édifices, sur les phénomènes oscillatoires présentés par Varç électrique, etc.
- La centrale hydro-électrique de Mac Call Ferry est digne, par ses dimensions formidables, delà description développée que nous lui consacrons, La partie purement hydraulique est d’une grande importance et a donné lieu à des dispositions originales.
- D’une autre centrale très importante, celle de la Lehigh Coal and Navigation C°, nous faisons connaître ensuite l’équipement ainsi que l’agencement du réseau de distribution.
- Deux applications mécaniques d’inégale importance sont successivement décrites : la première est une grue de quai à corn-mande électrique, caractérisée par une disposition spéciale du système de poulies, destinée à assurer une plus grande sécurité ; le deuxième est une soufflerie d'orgue basée sur un principe vraiment curieux, et dont nous reproduisons l’étrange — et fort ingénieux — schéma.
- Dans nos Variétés enfin, on trouvera le texte d’un Rapport relatif à l’électroniétal-lurgie du fer et de l’acier.
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- SUR UNE CONSTRUCTION GÉOMÉTRIQUE PERMETTANT DE PASSER DES ESSAIS AVIDE D’UN MOTEUR SYNCHRONE
- AUX COURBES EN V EN CHARGE
- I. Remarques préliminaires sur le diagramme
- DE FONCTIONNEMENT DES ALTERNATEURS
- Dans le diagramme de Potier (fîg. i), OABC représente le diagramme des tensions. OA est la tension aux bornes à produire ; RI, la chute ohmique ;
- S w I, la chute due à la self-induction du stator ;
- E,., la tension résultante ;
- 01, est la direction de l’intensité;
- Donc © est le décalage extérieur ;
- OD —3r est la force magnéto-motrice 'correspondant à E,. sur la caractéristique à vide
- et elle est en avance de - sur E,..
- 2
- Fit>. 1 •
- GD — a^ en phase avec I, c’est-à-dire fai-
- sant avec J,, un angle % + ô, pétant le décalage
- extérieur, représente la force niagnétomotricc de réaction d’induit et 3 la force magnéto-motrice résultante.
- Potier, pour construire son diagramme, a recours à la caractéristique en déwatté. Pour éviter cet essai on mesure, comme l’a indiqué M. Blondel, la dispersion de l’induit en enle-
- vant le rotor du stator eteri mesurantla tension nécessaire à mettre aux bornes du stator pour faire passer l’intensité I normale ; on obtient ainsi la composante AG. Gomme nous connaissons RI, le triangle rectangle ABC est déterminé, donc Er est déterminé, et par conséquent 3r puisque la caractéristique à vide est supposée connue.
- Pour déterminer j„, on mesure, comme l’a indiqué Rothert, les ampère-tours inducteurs nécessaires pour obtenir l’intensité I dans la marche en court-circuit ; c’est le côté MD du triangle MGD dans lequel MG est le nombre
- /M
- /
- Seul
- »
- M
- Fig. a.
- d’ampère-tours ’ correspondant à la force électromotrice AG sur la caractéristique à vide; MG-doit être perpendiculaire àAC.Les contre -ampère-tours >ja sont représentés par GD, perpendiculaire à BG ; le triangle MGD est donc déterminé en grandeur et en direc-
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- tion et résulte complètement de l’essai en court-circuit.
- Tout le diagramme est donc déterminé. Dans la construction pratique, on fait tourner le triangle des forces magnéto-motrices
- TZ
- de - en arrière et l’on obtient ainsi la figure 2
- en traçant AB = RI en direction avecl’horizon-tale.
- Puis en transportant la figure ODGM pour
- Fig. 3.
- donner plus de facilité à la construction, on obtient enfin le dernier diagramme (fig. 3) qu’on peut simplifier, comme on va le voir, pour les moteurs synchrones.
- II. CoUKBES EN Y o’UN MOTEUR SYNCHRONE EN CHARGE.
- Nous supposons connues par les essais :
- i° La caractéristique à vide en génératrice à la fréquence normale
- E = f (ai) ;
- 2° La courbe en Y à vide avec relevé des watts ;
- 3° La résistance d’une phase du stator R;
- 4° La caractéristique en court-circuit à la fréquence normale
- I = />/>;
- 5° La caractéristique du stator (induit), le rotor (inducteur) étant enlevé c =/*(!).
- Nous supposerons que les self-inductions et réactions d’induit des alternateurs sont conformes aux diagrammes qui viennent d’être établis (’).
- On peut remplacer, bien entendu, les deux dernières courbes 4° et 5° par une caractéristique en déwatté ou tout autre essai permettant de déterminer pour une intensité donnée les ampères-tours de réaction du stator.
- Pour la construction du diagramme, portons les valeurs wattées de l’intensité et les forces électromotrices en ordonnées et les valeurs déwattées parallèlement aux abscisses.
- Commençons par construire (fig. 4) le triangle des forces électromotrices ayant pour côtés la chute ohmique d’une part et la force électromotrice de self-induction es d’autre part : le triangle ABC est entièrement connu (pour une valeur donnée de l’intensité) par RI = BC et AC pris sur la courbe (5°). Sur le prolongement CG de AC, portons le nombre d’ampères-tours correspondant sur la caractéristique à vide à la force électromotrice AC, et constituons le triangle COG ayant : deux côtés connus CG et OG ; —ce dernier étant donné parles ampères-tours correspondants à I sur la caractéristique en court-circuit (courbe 4°) ;—et un angle connu OCG ; OC étant parallèle à AB.
- OG ainsi déterminé représente les ampères-tours de réaction dus à l’enroulement du stator.
- Construisons maintenant en XOY nos axes de coordonnées sur lesquels nous porterons la caractéristique à vide de l’alternateur (courbe i°). Et commençons par résoudre le problème suivant :
- Etant données l’intensité I et la puissance
- absorbée P„ = IJ I y/3 cos w, quelle sera l’excitation?
- (') On sail que d’autres constructions ont été exposées par M. Blondel (Moteurs synchrones, 1899) pour le cas de la théorie des deux réactions, dont il est l’auteur. (N. D. L. R).
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- Pour cela traçons avec A pour centre une circonférence ayant U comme rayon et un rayon ADt faisant l’angle ® avec l’axe OY ; le triangle ACDj, ainsi construit aura comme côtés e„ U et E, E étant le voltage produit par l’alternateur sous l’excitation résultante. Ici nous voyons que E = CD, ; en rabattant
- tante en portant en ordonnées le facteur de puissance et en abscisses l’excitation. Pour d’autres intensités nous aurons d’autres courbes telles que I, II, III (fig. 5) ('). Nous pouvons déjà remarquer sur ces courbes que leur surface augmente avec l’intensité considérée et que leur sommet, correspondant à
- Y
- Cerclé, desjrmssancea êisafbées*l®^L Cercle despertes cuivres *, -*52:
- Cercle desjmssances rendues*- -SE'ÎJî
- lmp.-tour s
- D| en F et en construisant la figure F G H, nous avons en O H la force magnéto-motrice résultante ; en portant cette longueur en OM, nous aurons en G M la valeur des ampères-tours cherchés.
- En répétant cette construction pour un certain nombre de valeurs de l’angle ®, nous pouvons tracer une courbe à intensité cons-
- cos y — i, se déplace vers la droite (sens de l’augmentation de l’excitation) pour une aug-
- Il faut remarquer ici que, pour d’autres valeurs de l’intensité, tous les côtés de la figure O A B C G restent semblables à eux-mêmes et augmentent ou diminuent proportionnellement à l’intensité. C’est il dire que A se déplace sur la droite O a. B sur la droite 01) et C sur OX. Les inclinaisons des droites O a et O b peuvent donc être déterminées une fois pour toutes.
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- mentation de l’intensité. Pour 1=0, cette courbe devient une droite verticale passant par le nombre d’ampères-tours correspondants à la marche à vide en alternateur sous le voltage et la fréquence normales.
- Puissance absorbée. — La puissance ab-
- Fig. 5.
- sorbée est propor tionnelle à TK, le cercle OT étant tracé avec I pour rayon ; cette considération détermine l’échelle des puissances.
- Puissance utile. — La puissance utile se déduit facilement de la puissance absorbée si l’on connaît le rendement du moteur. Etudions donc les pertes qui entrent en jeu.
- Frottements. — Ces pertes sont données sur la courbe à vide (courbe a°) par le nombre de watts obtenus pour cos <p = i. Portons ces watts en OZ à l’échelle, déjà connue, de la puissance, et traçons la parallèle x' z x à l’axe des X.
- Pertes cuivre RP (stator). — Ces pertes ne varient qu’avec l’intensité; par conséquent en portant en 00, la valeur RP et en traçant le cercle O, T, ayant I pour rayon, nous aurons pour chaque point TT, = 00 = pertes constantes dans le cuivre.
- Pertes fer. — Elles ne dépendent que de là saturation, c’est-à-dire de OC ; c’est-à-dire que comme les pertes cuivre, elles sont constantes pour une intensité constante. Nous en tiendrons donc compte de la même façon
- que pour celles-ci en déterminant un centre 02 tel que 0,02 — watts fer, et en traçant le cercle 02T2.
- Pour obtenir le centre 02 il suffit, ayant tracé la courbe des watts à vide fonction de l’intensité (courbe a°) avec les axes X' Z Y, de faire la construction IN02 indiquée sur la figure 4-
- Ces cercles étant tracés nous voyons que T2K, représente, à l’échelle connue des watts, la puissance utile.
- Détermination des points de la courbe en Y à une puissance Pu donnée. — En résumé cette construction se fera de la manière suivante :
- On tracera d’abord les courbes (I) et (II), la droite x' z x' et le cercle O U. On déterminera, par une construction préalable, les deux droites O a et 0 b ainsi que les positions de A et de G pour une intensité donnée. On tracera ensuite, à une distance P„ de x x, une parallèle à l’axe des x.
- Avec une longueur 01=1 sur l’échelle des intensités on décrira le cercle 0 T, et de 02 [déterminé à l’aide de (II)] le cercle 02T2 ayant même rayon. Ce deuxième cercle coupe la droite P„ en deux points T' et T". En T" on élèvera l’ordonnée T"S. Il suffira ensuite de joindre OS, qui détermine <p, et, par la construction déjà donnée, permettra d’obtenir la valeur magnéto-motrice correspondant à une puissance P„sous un courant I. Le point T' est une seconde solution qui donne un angle 9/ tel que la force électromotrice se trouve décalée en arrière de l’intensité. Ces deux solutions correspondent aux deux branches des courbes en Y et conviennent donc toutes deux. Le cercle tangent à la droite P„ donnerait une seule solution, celle qui correspond au cos © = 1.
- Il y a bien d’autres remarques à faire sur les résultats obtenus ; mais ils sortent des limites de cette note qui n’avait pour but que de donner une solution, entre beaucoup d’autres, pour le tracé de ces courbes.
- L. IsAMBERT.
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- LE PROBLÈME DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE EN FRANCE
- ET' A L’ÉTRANGER (Suite) (').
- Nous venons de voir, à l’aide d’un exemple, pris en Allemagne, l’importance qu’oii attache —avec raison — dans les récentes fondations d’établissements techniques, au côté expérimental de l'enseignement, c’est-à-dire, avant tout, à l’aménagement des laboratoires.
- On a même voulu aller plus loin encore, et mettre des moyens d’étude pratique et expérimentale à la disposition non seulement des techniciens, mais encore du grand public. La tentative est curieuse et mérite d’être considérée avec quelque attention. Le but que l’on poursuit ici est donc de fournir, par l’expérience, les éléments de l’électrotechnique à toute personne désireuse de s’instruire.
- Les laboratoires dits « populaires » qu’on a créés selon ce principe ressemblent donc en quelque sorte à ces cartes muettes que l’on met entre les mains des débutants pour leur apprendre la géographie. Il saute aux yeux que le point délicat dans une organisation de ces pièces est de ne pas décourager la bonne volonté des étudiants volontaires en les laissant par trop démunis de toute orientation.
- Il y a là, comme bien on pense, une très grande difficulté, dont on n’a pas toujours su triompher dans les tentatives faites notamment en Angleterre et en Allemagne.
- Au contraire, le laboratoire que M. Gold-schmidt a fondé à Bruxelles semble en quelque Sorte le modèle du genre, et nous allons en donner une idée en puisant notamment quelques renseignements dans la description que M. L. Ramakers en a très récemment publiée (2).
- Au surplus, ces laboratoires populaires sont bien réellement des établissements d’enseignement technique, puisqu’ils sont parfaitement propres à contribuer à la formation de l’ingénieur électricien. (*)
- (*) Voir Lumière Électrique, 4 décembre 1909 et 1e1' janvier 1910.
- (2) L. Ramakers. Le laboratoire populaire d’électricité de Bruxelles. Le Génie civil, i5 janvier 1910.
- LE LABORATOIRE POPULAIRE D'ÉLECTRICITÉ DE BRUXELLES
- Ce qui distingue ce laboratoire, c’est l’esprit de méthode qui a présidé à son organisation. Tout y est disposé de manière que l’étudiant y rencontre successivement, mais sous une forme parfaitement réelle et concrète, les différentes expériences dont les schémas jalonnent tout traité d’électricité, et cela dans l’ordre même où peut les présenter un livre bien fait.
- Cette sorte « d’histoire sans paroles », si l’on peut dire, du développement électrotechnique, se déroule le long d’une série de cases vitrées, contenant chacune un dispositif expérimental bien déterminé, et dont le visiteur ne peut manier que les organes nécessaires pour exécuter l’expérience.
- Au rez-de-chaussée, ce sont les aimants naturels, puis les électro-aimants et leurs propriétés, le frottement du verre et de la cire, la machine de Wimshurst, les rayons cathodiques, etc., dont les propriétés principales sont illustrées par des expériences toutes préparées.
- Au dessus, ce sont les instruments de mesure, les études relatives à l’électricité théorique, à l’induction, aux courants alternatifs.
- Enfin des salles annexes sont consacrées aux mesures de précision, relatives notamment aux machines. Sauf dans ces-derniers locaux, le visiteur est laissé entièrement libre. Miini d’un petit précis très explicite qui lui est remis à l’entrée, il lui suffit de faire jouer les leviers qui lui sont indiques et d’exécuter ponctuellement un programme d’opérations très nettement tracé.
- En ce qui concerne les machines, au contraire, les essais ne sont faits que parles soins ou sous la surveillance de praticiens expérimentés.
- Une salle des cours avec projections complète cette remarquable installation.
- Après ce dernier coup d’œil jeté sur ce qu’ont su réaliser les nations étrangères, _nous allons maintenant rentrer en France pour examiner notre œuvre et nos projets. •
- (La fin prochainement.) J.< Reyval;
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PERIODIQUES
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURES
- Sur la mesure des hautes inductions. — E. Gumlich. — Elektroteclinische Zeitschrift, n et 18 novembre 190g.
- L'auteur a perfectionné la réalisation de la méthode d’isthme d’Ewing dont le dispositif est schématisé par la figure 1.
- Le cône'double AB en métal à essayer porte sur l’isthme J deux bobines du même nombre de tours. En tournant l’ensemble de 1800 autour de l’axe vertical, la bobine intérieure (1) étant seule en série avec le balistique, on obtient une déviation proportionnelle à l’induction B'; les bobines (1) et (2) étant en opposition, la déviation est proportionnelle au champ H' entre elles.
- Fig. 1.
- Ce dispositif a, en fait, plusieurs défauts inhérents :
- i° Nécessité de faire pour chaque métal de nouveaux cônes doubles avec leurs bobines;
- 2U Faible exactitude de la détermination de la surface des bobines d’après les dimensions géométriques;
- 3° Impossibilité d’une correction expérimentale du champ (voir ci-dessous) ;
- 4° Nécessité d’opérer seulement avec un champ élevé à cause du petit nombre de tours.
- Tous ces inconvénients sont évités dans le dispositif de l’auteur (fig. 2).
- On peut ainsi opérer sous des champs faibles (i2o-i5o gauss) pour opérer avec les champs plus hauts, on peut, en conservant le même dispositif,raccourcir les bobines (fig. 3).
- Fig. 3.
- La surface des bobines peut être déterminée à quelques millièmes près à l’aide du balistique, enuti-lisant soit un aimant-étalon, soit une bobine-étalon. Les dimensions de la baguette J sont également bien déterminées, même dans le cas des tôles de dynamo.
- Enfin la correction expérimentale du champ peut être faite en étudiant avec une petite bobine auxiliaire (de = 3mm) le champ dans l’axe de l’isthme et dans les zones adjacentes, la baguette J étant évidemment enlevée.
- On peut contrôler ces résultats en plaçant les deux^bobines sur une baguette en bois.
- On a trouvé ainsi que le champ dans l’axe (H) est de 2,5 % plus élevé que celui donné par la mesure (H') ; sous l’hypothèse d’une distribution linéaire, on obtient 1,20 % de chute entre H et H, (champ entre le milieu de la bobine intérieure de surface st et la baguette de surface s). Ce champ H4 est nécessaire pour corriger l’induction mesurée B', la bobine intérieure n’étant pas exactement appliquée sur la baguette ; de sorte que l’induction vraie est
- s
- La comparaison de résultats ainsi corrigés avec ceux donnés par la méthode du joug est très satisfaisante : il faut seulement pour obtenir l’identité,
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- majorer B de o,5 %, de sorte qu’on adoptera : H = H'(. +a,5 %);
- B = (V — ~-^H' (i + i,a5 %)(i+o,5 % ).
- Pour les champs élevés (bobines raccourcies) les corrections sur H' sont plus grandes, — la chute étant plus que linéaire : par exemple supposée de la forme H = — 3,5% et 4,5 %,soit8 % de
- De l'ensemble de l'étude, il résulte que les gaz inclus dans les fers ont un très grand effet nuisible pour les propriétés magnétiques (perméabilité maxima; force électrique), que ce ne sont pas les impuretés solides qui ont l'influence essentielle; les recherches de Physikal. Techn. Reichsanstalt laissent même croire que l'effet favorable de recuit tient à la diminution de ces gaz (et simultanément du charbon) et non, comme on le croit généralement, à la modification de la structure moléculaire qui semble même être défavorable.
- 30000
- 25000
- 20000
- 800 1200 WOO 2000 ZWO 2800 3200 3600 0000 0800 0800 5200 5600 6000
- Fig*. 4. — Courbes : V ia3 fer électrolytique; V 119 fer au bois ; V 122 acier fondu ; Y 121 (courbe supérieure) : acier non trempé; io45 tôle en ferro-alliagc ; Y 121 (courbe inférieure) : acier trempé; V118 fonte de fer.
- chute entre le champ ;i l’axe et le champ mesuré; encore faut-il en moyenne majorer de i % pour avoir les mêmes valeurs qu’avec les longues bobines.
- L’auteur a appliqué ce procédé pour la détermination de B et p. des différents fers, les courbes de la figure 4 en servent d’exemple. Il a résumé cette étude dans un tableau qu’il a complété par les valeurs du magnétisme rémanent de la force coercitive, de la saturation (4tcJ — B —- H); de la perméabilité maxima et de la valeur du coefficient de Steinmetz 73 (*).
- (!) Sur la variabilité de V) avec B, voir : Gumlich et Rose, Elekirotecluiische Zeitschrift, 1905, p. J08.
- Quant à la saturation ou valeur limite de l’intensité d’aimantation (47cJA), elle diminue lorsque les impuretés augmentent.
- L'explication qu’on en donne, en disant que les impuretés sont magnétiquement passives et diminuent seulement la surface du fer — peut être admise, sauf en ce qui concerne le charbon : le durcissement (transformation de la perlite en martensite) diminue considérablement la saturation; sur d'autres métaux (assez purs) on a trouvé que l’influence soit des gaz, soit de la structure moléculaire est négligeable pour la saturation.
- S* 1\
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2* Série). — N» 5
- ARCS ET LAMPES ELECTRIQUES ET PHOTOMÉTRIE
- Le problème de la photométrie hétéro-chromatique. — S. Millar. — Communication au 3e Congrès annuel de l’IUuminating Engineering Society, New-York, 27, 28, 29 septembre 1909; reproduite par Tlie llluminating Engineer (Londres), janvier 1910.
- Ce problème présente deux difficultés capitales : l’une d’ordre physiologicpie (à savoir la vision plus ou moins normale de l’observateur) et l’autre d’ordre psychologique) qui tient à ce fait que la comparaison de deux éclairements de couleur différente est en soi-méme une chose difficile pour un même observateur),
- I/auteur relate deux séries d’expériences :
- i° Expériences faites sur des couleurs très différentes.
- M. Millar a comparé, il y a deux ans, une lampe à vapeur de mercure avec une « rampe » de lampes à filament de carbone approximativement de même dimension. Les distances de l’étalon au photomètre variaient de 3o à Il a obtenu avec trois photo-
- mètres différents les résultats indiqués par le tableau I :
- Ta 111,eau I
- DISTANCE HOUOIIÏS (CANDI.Es) POUR CENT
- DES LAMPES mm
- AU PHOTOMÈTRE Photomètre Lumnier-Brndhun à conirnslu Photomètre Bunsen. Photomètre l?lickcr.
- ccniimètrcs
- 3o IOO 102 102
- 9° I 1 2 1 x/i 101
- I 20 123 108 io3
- I TO i37 1 10 10 3
- a0 Expériences faites sur des couleurs peu différentes.
- Il s’agit alors de comparer, par exemple, une lampe au tungstène avec une lampe à filament de carbone. Les résultats obtenus étaient parfois très divergents, selon l’observateur et l’instrument employés, parfois au contraire remarquablement concordants.
- Lesprocédésmodernes d'éclairage. — L. Gas-ter. — Communie;dion à la Royal Society of Arts, février et mars 1909; reproduite par The Electricien, 26 novembre et 3 décembre 1909.
- L’auteur fait une comparaison générale, aux points de vue technique et économique (en prenant pour bases naturellement les prix anglais), des lampes électriques à arc et à incandescence, des lampes au gaz, au pétrole, à l’acétylène, à l’alcool, etc. (').
- L'arc électrique excité entre èlecti'odes métalliques. — G.Cady et W. Vinal.— American Journal of Science et The Electrician, 3 décembre 1909.
- Les auteurs ont montré antérieurement (*) que dans l’arc électrique à faible intensité le courant subit, dans certaines conditions, des variations accentuées et rapides. En fait, il s’agit là de véritables oscillations d’intensité etde fréquence considérables ; dans certains cas une fraction égale à (10 % de l’énergie de la décharge peut être absorbée par ces courants oscillatoires ; la fréquence de l’onde fondamentale généralement observée atteint a5o 000.
- Lampes au tungstène à bas voltage pour enseignes et décoration. — S. Merrill. — Electrical Review and Western Electrician, icr janvier 19x0.
- Les exemples sont empruntés, comme dans l’article précédent, à la Compagnie du gaz et d’Electri-cité de Denver. En mars 1909 cette compagnie a installé 600 lampes au tungstène pour la décoration extérieure de ses ateliers. Huit transformateurs de 0,20 k\v et deux de o,33 kw servaient à réduire le voltage du réseau pour l’alimentation des lampes.
- L’éclairage public de la ville de New- York.
- — Th. Owens. — Electrical Ueview and Western Electrician, i01' janvier xgio.
- New-York a la plus vaste installation d’éclairage électrique du inonde et ne le cède qu’à Londres pour le nombre de becs de,gaz.
- L’auteur donne de nombreuses indications statistiques.
- Lampe au tungstène avec support spècial.
- — G. Mills. — The Jlluminaling Engineer (New-York), janvier 1910.
- On peut remédier aux inconvénients dus à la fragilité de ces lampes en les faisant supporter par l’intermédiaire d’une sorte de ressort à boudin en laiton.
- (') Voir G. Kknnaiid, Lumière Electrique.
- (2) Voir The Rlertriciun, fi décembre 1907, p. 296,
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- revue d’électricité
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- Relation entre l'éclairage des rues et la circulation nocturne. — M. Conuelly. — The Illumi-nating Engineer (New-York), janvier 1910.
- Statistiques établies d’après des relevés faits à Denver.
- USINES GÉNÉRATRICES
- Station hydro-électrique de Mc Cail Ferry. — Kieffer. —Engineering, 7 janvier 1910.
- On exécute actuellement à Mc Gall Ferry (Pensyl-vanie) un des plus grands projets d’installation hydro-électrique qui ait jamais été entrepris en Amérique et peut-être dans le monde entier. Il est intéressant au double point de vue de l’étendue des travaux entrepris et des méthodes originales de con-truction employées.
- Mc Call Ferry est située sur la rivière Susque-hamia à 64km de Baltimore et à environ io5km de Philadelphie. La puissance fournie sera utilisée dans un rayon de H2kœ. L’usine génératrice est à environ 37kmen amont de l’embouchure de laSusque-hanna. La rivière, dans les 96 derniers kilomètres de son cours, traverse une région très accidentée, où elle forme de nombreux rapides. Son lit est parsemé d’iles et de rochers. Sa largeur varie de 450“* à 1 5oom; elle est bordée de rocs abrupts de 100 à ia5m de haut. Son lit est entièrement formé de roc solide, ce qui réalise une excellente fondation pour l’immense digue qui a été construite. La rivière est, à cet endroit, divisée en deux par une île rocheuse.
- La rivière Susquehanna est sujette à des crues très importantes; son débit atteint jusqu’à 225 fois le débit correspondant aux basses eaux. C’est pourquoi on a dû construire un grand barrage de ^So™ de long. Pendant les crues, les eaux atteignent une hauteur de 4m» 5 à 5m, 5 au-dessus de ce barrage.
- Dans la plupart des installations de ce genre, la puissance que peut fournir l’usine dépasse de beaucoup celle qui peut être immédiatement utilisée dans le périmètre d’exploitation. Il n’en est pas ainsi à Mc Call Ferry, car dans le rayon de ii2km où doit s’étendre son réseau sont comprises les villes d’York, Lancaster, YVilmington, Harrisburg, Baltimore, Philadelphie et plusieurs autres de moindre importance. Une première enquête a montré qu’il n’y a pas moins de 750000 chevaux employés dans ces diverses agglomérations et, comme l’usine en mettra 120000 sur le marché, il est certain qu’elle
- pourra en réaliser l’emploi dans les meilleures conditions.
- La Société « Mc Call Ferry Power C° » a été constituée en 1905 au capital de 5a 000000 francs, dans le but d’installer et d’exploiter l’usine que nous nous proposons de décrire. Les travaux sont entièrement conduits par la Compagnie elle-même qui n’a voulu en confier l’exécution à aucune société soumissionnaire, dans le dessein d’obtenir un travail plus parfait et plus rapide. Des instructions ont été données aux ingénieurs chargés de la direction des travaux, leur faisant connaître que le but de la société était d’installer une station de tout premier ordre où chaque chose fût parfaite dans ses moindres détails, afin que les réparations et les changements ultérieurs fussent réduits au minimum.
- L’usine est construite en maçonnerie avec des charpentes en fer. Les fondations sont faites dans le roc. Elle a 24™ sur i5o mètres.
- Dix turbines verticales Francis développant i3 5oo chevaux sous une hauteur de chute de 161’1 et avec une admission de 80 % y seront installées. Ces turbines sont construites par . la Compagnie « I. P. Morris C° » de Philadelphie. Chacune d’elles est couplée avec une génératrice triphasée de 7 500 kw, 11 000 volts, a5 périodes de la General Electric C°. Leur vitesse est de 94 tours par minute. Le courant d’excitation est fourni par l’ensemble de deux génératrices de 1000 IIP, montées directement sur l’arbre des turbines et tournant à 240 tours par minute. La hauteur de chute minimum est de i3m, la puissance génératrice correspondante par machine est de 12000 HP. |Les turbines pourront assurer leur pleine puissance même avec la hauteur minimum de chute lorsque l’admission sera de 100 % . Elles comportent deux roues, dont le"S aubes ont des directions opposées, montées sur le même arbre. Cet arbre est en acier forgé, d’une seule pièce. Son poids et celui de tous les organes qu’il porte (i5i 755ks) y compris l’induit de l’excitatrice sont supportés par une butée tenue par un châssis encastré dans la maçonnerie. Ce châssis peut être déplacé de laçon à permettre de retirer l’axe et les roues à aubes qu’il porte. Ces roues sont en acier d’une seule pièce et les aubes sont soigneusement travaillées à la main. La roue mobile a environ 3m de diamètre.
- L’ouverture des vannes est commandée par un axe creux, soutenu par un support fixe à la maçonnerie. Cet axe commande les systèmes d’engrenages qui agissent sur le vannage de l’une et l’autre turbine ; il est sous la commande directe du régulateur de
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- vitesse. La vitesse maximum du courant dans les conduits d’admission est de im, 80 par seconde et tous les détours qui lui sont imposés sont progressifs de manière à éviter le plus possible les perles par chocs et frottement. Les tubes de décharge des deux turbines superposées débouchent au-dessous du niveau d’aval. Quand il est nécessaire d'accéder à la turbine supérieure il suffit de fermer les vannes supérieures. Si, au contraire, la turbine inférieure doit être visitée, des blocs de fermeture permettent d’arrêter le courant et le tube de décharge peut être vidé à l’aide de pompes.
- Il a fallu d’abord construire un barrage provisoire. Pour cela des cloisons de bois d’une épaisseur de 4m, 80 furent placées à la file, à une distance de 3m, les unes des autres. Leur base était découpée de façon à s’adapter au fond de la rivière, laquelle avait été préalablement sondée. Les espaces entre les cloisons furent bouchés au moyen d’épaisses solives de bois de 3m, 60 de long s’élevant à la même hauteur. Enfin comme ce barrage ne suffisait à détourner que 95 % environ du courant, des poutres verticales clouées au sommet des cloisons, furent placées le long de la digue sur la face amont. Les intervalles entre ces poutres furent comblés par des broussailles et des pierres ; enfin la partie supérieure fut consolidée à l’aide de pierres, de sable et d’argile. On obtint ainsi un barrage très satisfaisant, qui, sur une longueur de 3oom et pour une pression de 5m?5 d’eau ne laissait passer que om3, 007. Elle a été submergée trois fois par des crues, mais elle a toujours résisté.
- La digue à 75om de long et de à a4m de haut. C'est l’une des plus considérables du monde. Elle est construite en maçonnerie; la face amont est plane tandis que la face aval a la forme parabolique ordinaire.
- L’une des conditions les plus importantes qui doivent être réalisées dans la construction des digues de maçonnerie consiste dans la latitude d’extension et de contraction qui doit lui être laissée. La digue de Mc Call Ferry est sectionnée et, à des intervalles de iam, des matériaux compressibles (du papier goudronné et comprimé) sont disposés en couches verticales, de telle sorte que, même pour de grandes variations de température, la digue ne sera pas sujette à des déformations dangereuses.
- Le fonctionnement de l’usine devant être assuré en toute saison, il était important de réaliser un dispositif destiné h détourner les glaces entraînées par la rivière. A cet effet trois cloisons submergées sont
- placées à intervalles égaux entre le rocher et l’extrémité de la digue. Dans les intervalles sont disposées des poutres de bois qui, s’élevant et s’abaissant avec le niveau des eaux, détournent la glace du réservoir d’amont. Enfin pour détourner la glace qui pourrait se former dans le réservoir d’amont lui-même, l’usine génératrice fait un angle de 4^° avec la direction du courant et pour pénétrer dans le second réservoir d’amont la glace doit changer brusquement de direction et passer sous une nouvelle série d’arches submergées. Des cribles inclinés placés dans le second réservoir constituent une protection certaine contre la glace ou les solives que le courant peut entraîner. Ces cribles sont faits de telle sorte que tout ce qu’ils ont laissé passer peut être reçu sans inconvénient par la turbine. Le danger de voir une diminution de la hauteur de chute par suite de l’augmentation du niveau d’aval pendant les basses eaux est évité par le moyen d’une digue destinée à détourner le courant dans le canal inférieur.
- L’une des particularités les plus intéressantes de la construction a été l’utilisation de carcasses d’acier pour la construction des différentes sections de la digue.
- La digue a été construite par sections de Les carcasses d’acier ont une grande résistance, sont facilement interchangeables et d’une construction simple. Elles comportent 5 poutres d’acier tenues par des boulons à des blocs, encastrés k la base de la digue, et rapportées au sommet par des colonnes verticales. A ces poutres sont fixés des panneaux de bois qui s’appliquent sur la surface courbe de la digue. La paroi verticale d’amont de la digue est formée de panneaux fixés aux liges d’acier. Ces tiges sont faites de telle façon qu’elles peuvent être élevées en trois longueurs, à mesure que le travail de maçonnerie avance.
- Usine génératrice de la « Lehigh Goal and Navigation C°». — Electrical World, 3o décembre I9°9-
- Cette compagnie exploite d’importants gisements d’anthracite qui s’étendent de Mauch Chunk à Ta-maqua (Pensylvanie).
- Elle utilise le canal parallèle à la Lehigh River et plusieurs lignes de chemin de fer.
- Pour distribuer la force et la lumière à ses mines, celte compagnie a installé depuis quelques années une vaste centrale dans la vallée de Lansford (Pen-sylvanic).
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- Equipement de la centrale.
- L’équipement comprend :
- Deux alternateurs Westinghouse triphasés, de respectivement 700 et 400 k\v, 25 périodes, 2 3oo volts, directement accouplés à des machines coin-pound Allis Chalmers ;
- Un alternateur diphasé Crocker-Wheeler, 200 kw, 60 périodes, 1 100 volts, accouplé directement à une machine Bail ;
- Un moteur triphasé, 2 3oo volts, directement relié à une machine d’éclairage;
- Puis une série de machines plus anciennes ; une génératrice de 4^5 kw, 600 volts, directement accouplée à une machine Gorliss ;
- Deux génératrices Walker, 225 kw, 600 volts, directement accouplées à des machines Corliss ;
- Une génératrice de 120 kw, 1 100 volts, deux phases, 60 périodes, accouplée par courroie à une machine Fischer ;
- Une génératrice pour l’éclairage commandée par une machine Bail.
- La salle des chaudières contient 6 chaudières Maxim de 3oo chevaux et 3 de 5oo chevaux. Il y a, en outre, un convertisseur rotatif de 3oo kw, disposé de manière à pouvoir être monté soit en cornpound, soit en cornpound inverse, soit en shunt.
- Réseau de distribution.
- La station alimente 4 locomotives électriques de mines, de 20 tonnes, 2 de i5 tonnes et 3i de 8,5 tonnes, situées de 3o à 36om sous terre; elle fournit en outre 3oo chevaux pour l'éclairage d’une usine spéciale, 525 pour le moteur, 25o kw pour l'alimentation de lampes à arc et de lampes «à incandescence, et de i5o lampes à arc, à courant continu en série.
- Les locomotives minières sont alimentées par 5 sous-stations de, respectivement, 3oo, 600 et i5o kw. Deux de ces sous-stations sont alimentées par feeders triphasés à 2 3oo volts, qu’elles transforment en courant continu à 3oo volts. Deux autres sont alimentées sous 10 000 volts triphasés et fournissent du courant continu à 3oo volts. La 5e est alimentée à 10 000 volts triphasés et débite une puissance de 3oo kw sous 600 volts.
- Gomme particularité intéressante, on peut noter qu’à Bisons, station de Nesquehoning, il y a un convertisseur rotatif à G phases alimenté, du côté alternatif, de manière que le courant de démarrage est très faible, grâce à l’emploi de trois transformateurs spéciaux monophasés de 110 kilowatts.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Grue de quai à commande électrique. — Engineering, 7 janvier 1910.
- MM. R. Waygood and G° Ltd ont établi une grue de débarquement électrique, présentant les particularités suivantes :
- La volée se continue à l’arrière, au-delà de l’axe de pivotement, par un prolongement formant un peu plus que le contrepoids nécessaire à la volée seule. La partie d’avant a donc une légère tendance à se cabrer plutôt qu’à tomber lorsqu’il n’y a pas de charge.
- Un certain nombre de poulies sont postées pour l’extension arrière- des bras auxquelles correspondent des poulies en nombre égal fixées sur le plateau de roulement sur lequel repose le piédestal. La corde de levage est passée d’abord sur la poulie de front de la volée puis sur les poulies arrière dont 011 vient de parler. Lapouliede front peut être placée à une distance variable du point de pivotement de sorte que, quelle que soit l’inclinaison du bras de volée, la charge sur la corde reste pratiquement la même. C’est cette disposition que montrent les figures 1 et 2. Elle présente l’avantage que la charge soulevée est balancée par la pression des cordes sur les poulies d’arrière et ne tend , en aucune façon à entraîner le bras de volée qui par conséquent ne peut tomber. En un mot, le bras de volée, qu’il soit chargé ou non, se soutient de lui-même et aucun accident n’est possible à moins que le bras lui-même ne vienne à se rompre.
- Un autre avantage de cette disposition est que, dans la manœuvre du bras de volée, la seule puissance absorbée est celle qui correspond au frottement du bras sur ses pivots et de la corde sur les poulies. Cette puissance est donc faible, d’où économie réalisée. De plus le bras est porté par la partie supérieure du piédestal, ce qui permet de loger la cabine de manœuvre en un point d’où l’on peut facilement surveiller le travail. Le centre de gravité de l’ensemble est placé très bas et à l'intérieur du chemin de roulement, ce qui diminue la tension sur le piédestal.
- La grue électrique représentée par la figure 1 a une portée maximum de 24ra,3o et minimum de 9m,io. Elle peut soulever une charge de i,5 tonne à une vitesse de 72'" par minute, le bras ayant sa portée maximum, et jusqu’à 6 tonnes avec une vitesse de i8mpar minute, la portée du bras étant de iom, 24. Le moteur de levage est un moteur série; le courant est à peu près le même, grâce à la réduction possi-
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- T. IX (2« Série). — II* 5
- ble du bras de volée, que la charge soit de i,5 tonne ou de 6 tonnes. Le moteur série permet de soulever de Caibles charges à de grandes vitesses. Le système
- avec une charge de 6 tonnes (portée réduite)', 6 ampères sous 480 volts.
- Les avantages que les constructeurs font valoir au
- Fig. 1. — Ensemble de la grue.
- Fig. a. —- Disposition des jeux de jjoubes.
- d’engrenages est à double réduction. Deux tambours séparés servent à l’enroulement des câbles ; l’un pour les lourdes charges est entraîné au quart de la vitesse de l’autre; des embrayages spéciaux sont disposés pour permettre l’utilisation de 1*un ou l’autre des tambours.
- La disposition des poulies à l’arrière est indiquée sur la figure %, Le moteur d’orientation est placé au haut du piédestal.
- La manœuvre du bras de volée s’effectue au moyen d’un moteur shunt et le déplacement total peut être réalisé en 17 secondes.
- La puissance absorbée dans les différentes manœuvres a été mesurée et les résultats suivants ont été obtenus.
- Pour l’élévation d’une charge de i,5 tonne l’intensité est de ampères sous 446 volts. Pour 1 ,s8 tonne l’intensité est de 68 ampères sous 448 volts. Pour l'orientation, avec ou sans charge, le moteur absorbe 5 ampères sous 480 volts et dans la manœuvre du bras de volée avec une charge de 1,5 tonne le moteur consomme 6,5 ampères sous 480 volts;
- sujet de cet appareil sont : économie d’exploitation ; équilibre parfait du bras de volée, qui lors même de la rupture d’un engrenage ne peut tomber ; enfin accession facile aux différents organes, ce qui permet une inspection fréquente.
- Dans le même article est ensuite décrite une grue de quai hydraulique due aux mêmes constructeurs.
- Soufflerie d’orgue à commande électrique.
- — Engineering, 14 janvier et Electrieal Review and Western Electrician, 8 janvier 1910.
- Cet appareil, nommé « Rotasphcre » par ses constructeurs, consiste essentiellement en une roue munie d’un pneumatique (comme une roue de bicyclette ordinaire), qui actionne une manivelle par l’intermédiaire d’une chaîne.
- Cette mahivelle est reliée par une bielle à celle de la soufllerie, dont elle commande ainsi le mouvement.
- La roue de bicyclette est actionnée par le frottement contre sa jante d’une hémisphère d’aluminium
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- solidaire d’un moteur électrique shunt à vitesse constante.
- On obtient les variations du régime de ce système
- Fig. x.
- de pompe à air en déplaçant le moteur (avec son hémisphère) autour d’un pivot vertical, de manière à faire varier la surface de friction de l’hémisphère d’aluminium sur la jante de la roue.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Die mechanische Beanspruchungraschlau-lender Magnetrader (Turbogeiieratoren). — Ch.-A.. Werner. — i volume in-8 carré de g5 pages avec 47 figures. — Wilhiîm Knapp, éditeurs, Halle a. Saale. — Prix: broché, 4 ni. 5o.
- L’emploi, qui se développe sans cesse, de la commande par turbines des machines électriques a posé au constructeur des problèmes nouveaux pour la solution desquels il n’est pas toujours suffisant ni possible de recourir à l’empirisme pur. Des méthodes scientifiques et rigoureuses s’imposent pour le calcul des efforts auxquels sont soumis les rotors à grande vitesse.
- Le problème est traité d’une manière très serrée et complète dans l’ouvrage que nous présentons ici. L’appareil mathématique est peut-être un'peu pesant,
- et c’est pourquoi, sans doute, l’auteur a cru devoir donner, au chapitre ni des exemples d’application pratique des formules indiquées.
- Signalons aussi, à la page -i!|, l’exposé d’une méthode graphique pour l’élude des forces normales et de leurs moments.
- Enfin l’auteur a fort bien su mettre en œuVre les travaux antérieurs relatifs au sujet traité.
- C. O.
- CORRESPONDANCE
- Monsieur le rédacteur en chef,
- Je lis avec un très grand retard la note de M. Revilliod : Sur la répartition des courants électriques dans un réseau (Lumière Electrique, 14 août 1909). L’auteur démontre que la deuxième loi de Kirchhoff équivaut à la condition que l’expression
- 2 (z E* 4 — r,c Pk)
- soit maximum et il en déduit le principe suivant : Dans tout réseau conducteur alimenté par des sources d’électricité, il s’établit un système de courants tels que la puissance fournie par ces sources diminuée de la moitié de la puissance de l'effet foule total soit maximum.
- Or dans le réseau la puissance totale 2 E/c 4 produite par les forces électromotrices doit être égale à celle absorbée par l’effet Joule 2 /y, ***. Par conséquent, l’expression qui doit être maximum se simplifie :
- 2 (a E* 4 — rk Pti) = 2 Ë* 4 = 2 /’*
- de telle sorte qu’on peut en tirer une loi beaucoup plus simple que celle énoncée par M. Revilliod : Dans tout réseau conducteur, dans lequel se trouvent des forces électromotrices, il s’établit un système de courants, lel que la puissance fournie par ces forces électromotrices soit maximum. On voit que ce principe n’est qu’un cas particulier d’une loi naturelle beaucoup plus générale, celle de l’effet maximum obtenu par un effort minimum.
- Naples, le 11 janvier 1910.
- Ing. Giancaulo Yallauhi,
- R. Scuoîrt Poiilecuicà (Naples).
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- T. IX (2® Série). — N° 5.
- VARIÉTÉS
- Rapport de la Commission d’enquête instituée parle ministère du Commerce de Norvège au sujet de la production électro-métallurgique du ter et de l’acier (‘j.
- La Commission norvégienne, instituée dans le but de faire une enquête sur la question, a eu un champ d’action très limité. Quoi qu’il en soit, celte Commission a publié un rapport provisoire qui traite des essais suivants ayant donné des résultats pratiques et qui sont partiellement achevés :
- i° Aux usines de Domnarfvet, visitées par l’un des membres de la Commission du 17 au 19 juin et du 29 au 3i juillet 1909;
- 20 Aux usines de la Nobel Steel Company, en Californie, sous le contrôle du professeur Dorsey A. Lyon et avec le concours de M. P. Iléroult;
- 3° Aux usines de la Societa Unio/ie llaliana Concimi, en Lombardie, sous le contrôle de M. F.-E. Carcano;
- 4° Par application du procédé « Lash », au sujet duquel il a été lu un mémoire à la réunion tenue à Niagara Falls par la American éleclro-chemical Society ;
- Aux usines lvrupp, à Essen, qui ont été visitées par l’un des membres de la Commission.
- Au sujet des essais en Italie, le rapport en question dit que M. F.-E. Carcano a fait des expériences consistant à fondre àu four électrique des pyrites de fer grillées pour le compte de la Societa Unione llaliana Concimi.
- La matière brute avait donné à l’analyse de 46 à 47 % de fer et environ 2 % de soufre. On peut obtenir de grandes quantités — de 100 000 à 300 000 tonnes par an — des pyrites en question à un prix d’environ 4 sh. 2 d. la tonne rendue en usine. Ces pyrites ne peuvent être utilisées par les hauts fourneaux que dans une proportion très restreinte, eu égard à leur haute teneur en soufre et à leur grosseur. Mais pour leur emploi dans le four électrique, il semble que les perspectives soient toutes différentes et même favorables. Le coût de l'électricité est, paraît-il, d’un dixième de penny
- (') D’après 1‘Iran Brade Circular et le Bulletin de la Chambre syndicale des forces hydrauliques, etc. décembre 1909.
- par kilowatt-heure. Il ne paraît pas du tout nécessaire d’employer du minerai en blocs et, en ce qui concerne le coke, il est moins nécessaire pour le four électrique que pour le haut fourneau. D’autre part, la teneur élevée du minerai en soufre ne constitue pas une difficulté insurmontable pour l’emploi des pyrites de fer. Pour les essais dont il s’agit, M. Carcano a utilisé deux types de fours différents. Pour résumer les résultats obtenus nous dirons que M. Carcano a opéré avec une composition de laitier favorable et avec un four dont la construction paraît particulièrement appropriée au traitement d’un minerai en poudre.
- D’après les renseignements obtenus, il semblerait que M. Carcano ait trouvé une solution satisfaisante pour le premier problème. En ce qui concerne la construction du four, la Commission n’est encore en possession d’aucun renseignement sur la forme à adopter d’après ces essais.
- Comme on peut le penser, la plus grande importance a été attachée à la question de l’élimination du soufre contenu dans le minerai de fer. C’est .un fait bien connu que le four électrique, en raison des températures élevées qu’il permet de réaliser, convient particulièrement à ce point de vue, mais il 11e s’ensuit pas qu’une proportion d’environ 2 % de soufre puisse être séparée pour être mélangée ensuite au laitier sans qu’il soit nécessaire de prendre des dispositions spéciales et sans qu’il en résulte une augmentation de frais. La méthode habituellement suivie pour obtenir ce résultat consiste à faire un laitier basique au moyen d’une grande quantité de chaux. Mais la fusibilité du laitier décroît à mesure qu’augmente la proportion de chaux et, par suite, cette méthode ne peut être appliquée que jusqu’à un certain point. Si l’on dépasse une certaine limite, il en résulte que le laitier ne s’écoule pas assez facilement. Mais il est possible, sans diminuer la quantité de chaux ni la qualité basique du laitier, d'augmenter sa fusibilité par un choix judicieux des différentes parties dont il se compose. C’est à celte méthode que sont dus les bons résultats obtenus par M. Carcano. D’après les renseignements à la disposition de la Commission, la teneur en soufre de la fonte est réduite considérablement : jusqu’à la proportion de 0,015 à o,o58 % . Les frais supplémentaires afferents
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- aux autres parties constituantes du laitier s’élèvent à deux sixièmes ou trois sixièmes par tonne de fonte. Leur coût est un peu plus élevé que celui de la chaux seule, et c'est une question à élucider que celle de savoir s’il ne serait pas plus avantageux d'éliminer le soufre en grillant le minerai, et en utilisant à cet effet les gaz d échappement des fours. D’autre part, il convient d'observer que l’addition d ingrédients peut avoir pour effet d'augmenter la quantité de laitier, ce qui donnerait lieu à une plus importante consommation de courant. Enfin, une composition spéciale du laitier pourrait restreindre la durée du four.
- Quant au rendement, il est, d'après M. Carcano, de 2,80 tonnes de fonte par cheval et par année de 35o jours. La consommation d'électrodes pendant les essais au four du type ouvert s’est élevée de 18 à ao'tfir, et à un poids environ moitié moindre dans le four du type fermé.
- Les essais auxquels ces chiffres se rapportent ont eu une durée de plusieurs mois et ils ont donné lieu à une consommation de 700 chevaux. Ils se poursuivent encore.
- LA PRODUCTION ELECTRIQUE DE L’ACIER A ESSEN
- Au cours d’une visite à Essen, l'un des membres de la Commission a eu l'occasion de visiter l’installation des fours électriques que possède la maison Krupp pour la fabrication de l’acier. Le premier essai dans cette direction a été fait avec un four Kjellin à induction ; mais ce four est maintenant remplacé par un autre du type Frick. Celui-ci a une capacité d’environ 700 kw, pour une charge d’environ 9 tonnes. Il sert exclusivement pour la fonte de riblons, provenant principalement d’acier au creuset. A chaque coulée on laisse environ deux tonnes dans le four, pour le départ de la charge suivante froide. La coulée est donc chaque fois'de sept tonnes.
- Le bain d'acier n'est soumis à aucun procédé d'affinage. La charge consiste seulement dans des matières pures et, après la fonte, le bain est laissé seul pendant un certain temps, afin que s'opère la dissociation du laitier.
- Voici les données obtenues, relativement à la durabilité du four et a la consommation d’énergie: le procédé de fusion demande généralement six heures, dont cinq heures pour la fusion de la charge seulement. La consommation de courant par tonne de lingots s’élève environ à 65o kilowatts-heures. La
- durée moyenne du four, sans qu'il soit nécessaire de faire aucune réparation, est estimée de trois il quatre semaines.
- LES ESSAIS AUX USINES DE l) O M N A R F V ET S
- Les facteurs suivants ont une importance décisive lorsqu'il s’agit d’établir sur une hase solide, au point do vue commercial, une installation de fours électriques pour la fabrication de la fonte : (1) la consommation de courant, (2) les frais de réparations, (3) la consommation de coke et d’électrodes. Les expériences faites aux usines de Doinnarfvets ont été interrompues à la fin de 1908 et reprises au commencement de mai de cette année. Depuis cette époque, le four a fonctionné d’une manière continue pendant une période d’environ trois mois, jusqu’à la fin de juillet, et, à ce moment, on a dû suspendre les opérations en raison de la grande grève qui a eu lieu en Suède. Dans l'intervalle, un des membres de la Commission a eu l’occasion de visiter les usines, d’abord du i 4 au 19 juin, puis une seconde fois du 29 au 3i juillet. Nous résumons ci-après les résultats acquis à cette époque et quelques renseignements fournis par les propriétaires desdiles usines, la Elcc-Irometal, à Ludvica.
- OBSERVATIONS CONCERNANT LE PROCEDE DE FUSION
- Le courant électrique employé est un courant alternatif triphasé de 40 volts et 2,5 périodes. Il est fourni par une canalisation à haute tension et 60 périodes qui l’amène dans un transformateur rotatif. Le four consomme en moyenne 65o ampères, et il reçoit le courant par trois électrodes doubles ayant chacune une section transversale de 66 sur 33 centimètres.
- Du i/| au 19 juin, la charge normale était constituée par 100 kilogrammes de minerai de Granges-borg, 2 kilogrammes de chaux (dont les deux tiers étaient de la chaux éteinte), 9 kilogrammes de coke, 9 kilogrammes de charbon de bois. Le minerai répondait en moyenne à l’analyse suivante : 62,50 % de fer, 1 % de phosphore, 0,025 % de soufre.
- Lecoke et lecharbondebois contenaientrespective-ment 83 % et 74 % de carbone. La fonte obtenue était grise et un échantillon prélevé sur la masse en fusion a donné à l'analyse : 1,75 % de phosphore et 0,016 % de soufre. La composition du laitier en fusion, d’après un échantillon prélevé simultanément, était : SiO^, 27,90 % ; A1203, 12,20 % \ CaO, 51,70 % ; Fe203, 0,80 % S, 0,82 %. Celle analyse confirme les résultats de précédentes expériences faites au four électrique et dans lesquelles on avait
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- employé un laitier de composition basique. Alors que le phosphore passe à peu près en totalité clans la fonte, la plus grande partie du soufre va au laitier.
- D'après une comparaison avec des analyses précédentes, la teneur en soufre a été, d’une manière générale, inférieure au chiffre précité, et souvent au-dessous de o,oo5 % . Ce résultat est obtenu spécialement dans le cas de la fonte grise ; pour la fonte blanche, la teneur en soufre est plus élevée, mais d’une manière générale elle n’a pas dépassé o,o5 % .
- Pendant la période dont il s’agit, on n’a pu obtenir de fonte à teneur en carbure particulièrement faible.
- La proportion de carbure était, si élevée qu’il était impossible d’obtenir une autre fonte que la fonte blanche, et, par un fait du hasard, il fut ajouté une quantité de carbone supérieure à la quantité j>res-crite.
- . Le résultat a donc été une fonte très grise et du laitier contenant du carbure, en conséquence de quoi l’excédent de carbure s’était accumulé dans le creuset et ne put s’écouler que difficilement avec le laitier qui était très lourd en raison de sa constitution fortement basique. En vue d’éliminer cet excédent de carbure, afin d’obtenir un fonctionnement normal du four, la circulation des gaz fut interrompue pendant environ un quart d’heure et l’on envoya de l’air dans le four. L’excédent de carbure fut ainsi éliminé et le four fonctionna normalement. L’accumulation du carbone dans la chambre de fusion est une caractéristique du procédé électrique pour la fonte du minerai.
- Gomme le four ne peut recevoir qu’une quantité limitée de charbon de bois, il s’ensuit que la proportion de ce dernier dans la charge doit être également limitée ; si la limite est dépassée, et qu’il y ail plus de charbon de bois qu’il n’est nécessaire pour la réduction de la fonte et son absorption par cette dernière, il arrive facilement qu’une petite partie du charbon de bois entre en combinaison et forme du carbure de calcium, dans un laitier fortement basique, mais la plus grande partie reste dans la chambre de fusion et rend irrégulière la marche du four.
- On a prétendu que celte particularité du four électrique constituerait un danger constant et une source d’inconvénients au point de vue d’une exploitation régulière. Gela peut être vrai dans le cas d’un four construit de telle façon qu’il n’aurait qu’une seule admission. Dans un tel cas, la seule chose à faire consisterait à modifier la composition de la charge suivante et d’admettre que la première ail été
- un insuccès. Mais il ne peut être question de cela en ce qui concerne le four des usines de Dômnarf-vets, et il n’y a réellement aucun danger à ce point de vue.
- La Gommission est d’avis que cet inconvénient peut être facilement évité, à la condition de traiter avec beaucoup d’attention le point en question.
- Dans le cas ci-dessus mentionné, le carboné en excès a été éliminé par un courant d’air et cela a été fait sans affecter le moins du monde la régularité du fonctionnement du four.
- En ce qui concerne l’alimentation du courant du four, la système adopté a fonctionné d’une manière très satisfaisante et sans interruption. Pendant la période du 14 au 20 juin, on n’a même pas touché aux électrodes et elles sont restées pendant tout ce temps dans la même position.
- Pendant la seconde visite du Comité aux usines de Domnarfvets, on a employé des concentrés magnétiques du Langgrufvan, de dimensions inférieures à oIIIln,5, et dont voici l’analyse : 58,57 % Ec ; 2,80 % MgO ; 2,96 % CaO ; 2,14 % A120;) ; 11, n % Si02 ; 0,009 % Pa 08 ; 0,13 % MnO.
- Le poids et la composition de la charge étaient les suivants : 85 kg de concentrés, 6 kg de chaux; 16 "(f de charbon de bois. Le départ, avec cette charge, a eu lieu dans l’après-midi du a5 juillet et le four a fonctionné jusqu’au 3i juillet, date à laquelle le four fut abaissé. La circulation des gaz, qui avait été utilisée jusqu’au 29 juillet, cessa à cette date par suite d’un accident survenu au sac à suie. Les résultats de ces essais, pendant lesquels le fonctionnement du four ne cessa pas d’être satisfaisant, ont une importance particulière au point de vue des conditions en Norvège, où les minerais de fer sont pauvres et demandent un traitement magnétique ou autre pour pouvoir être utilisés.
- . En vue d’employer le minerai fin, on a dû le mélanger au minerai eu blocs ou bien en faire des briquettes dans une proportion suffisante qui n’est guère inférieure à 70 à 75 % . La quantité de minerai fin pouvant être employée dans un haut fourneau ordinaire dépend cependant du pourcentage de poussière que contient le minerai en blocs. A ce point de vue le four électrique présente des avantages. La quantité de gaz passant par la cheminée dans un haut fourneau est dix fois plus grande que dans un four électrique. Naturellement, il convient de tenir compte de la plus grande vitesse de la circulation des gaz dans le four électrique.
- Quoi qu’il en soit, les avantages sont indisruta-
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- blement du côté du Four électrique et, sans qu’il soit nécessaire d’admettre que l’industrie de la fonte du minerai par le procédé électrique n’aura pas besoin, dans l’avenir, de prendre en considération la question de transformer la poussière de minerai en briquettes, on doit juger très satisfaisants et très encou-rag'eants les résultats obtenus à Domnarfvets.
- Le procédé de fusion laisse peu de chose à désirer au point de vue de la régularité de la marche du four, mais il ne faut pas perdre de vue que l’on employait du charbon de bois, non du coke, et que celui-là est en tous cas bien préférable à celui-ci. Il n’est pas improbable que, si la charge était constituée entièrement par des poussières, l’utilisation de la circulation des gaz s’en trouverait affectée dans une certaine mesure.
- sières contenues dans le minerai en blocs. L’économie afférente à la possibilité d’employer du minerai en poussières n’est pas de mince importance.
- CONSOMMATION DI5 COUllANT
- Le tableau I rend compte succinctement des indications relevées pendant la période du 14 au 19 juin, lant en ce qui concerne les volts et ampères que l’importance des coulées. Ces relevés furent faits chaque demi-heure, à partir de 9 heures du matin le i/( juin, jusqu’à 9 heures du soir le 19 juin, soit pendant une période de cinq jours et demi. Jusqu’à 1 h. 5o minutes de l’après-midi du 19 juin, le four, par suite d’un accident survenu au transformateur rotatif, fut alimenté avec du courant alternatif triphasé à 60 périodes. Gomme on ne disposait d’aucun appai’eil pour
- Tableau I
- DATES H matin EURES soir NOMBRE DIIEURES MOYENNE ampères KILOWATTS- HEURES PRODUCTION kgr.
- 1.4 juin 0 3 6 358 2 i5o 670
- 3 9 6 364 2 188 535
- — 9 3 6 377 2 260 345
- i5 juin 3 9 6 351 2 104 460
- 9 4 7 358 2 5o4 770
- — 4 10 G 364 N? CO 840
- — ] 10 3 5 382 1 908 I 'A 20
- 16 juin 3 9 3o G 1/2 . 36o 2 340 710
- 9 3o 1 3o 4 344 1 384 600
- — 1 3«, i 5o et 7 8c> à 9 4 5/6 5°9 2 459 G20
- 9 3 G 5i4 3 o85 963
- 17 juin •> J 9 G 5i5 3 090 962
- 9 12 i5 et 12 4° à 3 5 3/4 465 2 672 7G1
- — 3 9 G 452 2 710 1 02 'y
- — 9 9 2j et 11 5o à 3 ' 3 7/12 512 I 887 298
- 18 juin 3 9 6 49e . 2 975 I I 80
- 9 3 6 475 2 85o 860
- — 3 9 6 491 2 945 75o
- 9 •> ) 6 472 2 880 870
- «9 juin • • • _> 9 6 487 1 9 20 740
- Totaux.. . 114 2/3 432 49 >95 15 081
- Il est difficile de dire ce que devrait être la proportion de minerai en blocs et de poussière dans le cas de l’emploi du coke, mais la Commission croit tenir compte de tous les aléas en estimant le pourcentage probable de poussières à 75 % et celui de minerai en blocs ou de briquettes à %. En employant ces proportions, il est à peine nécessaire d’escompter que la régularité du fonctionnement du fouC pourrait être affectée. Cependant les proportions exactes dépendront du pourcentage de pous-
- mesurer les kilowats correspondant à 60 périodes, les relevés durent être effectués au moyen d’ampèremètres et de voltmètres.
- En se basant sur ces relevés, et en calculant le facteur de phases pour 60 périodes au moyen du facteur de phases pour 25 périodes, qui fut déterminé plus tard, on a déterminé la consomm_ation en kilowatts. Pour les relevés effectués lorsque le courant revint à 25 périodes, on utilisa des appareils de mesure adaptés à cette périodicité.
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- On voit, d’après les chiffres du tableau I, que la production totale de fonte pendant cette période a été de i5 o3i tonnes, correspondant à un rendement de 1,91 tonne par HP par an (365 jours). Ce calcul ne tient pas compte du temps pendant lequel le courant fut coupé, soit au total cinq heures vingt minutes.
- En ce qui concerne le rendement pendant le reste de la période de fonctionnement, la Elektrometal Company, à Ludvika, a fourni les chiffres suivants. Le rendement total pour chaque semaine a varié de i ,35 tonne pendant la première semaine à 2,66 tonnes au maximum pendant la semaine suivante.
- Pour toute la période de fonctionnement (environ trois mois), les résultats ont été : 2,0'i tonnes de fonte par HP par an.
- Il a été publié, à plusieurs reprises, des renseignements d’après lesquels les chiifres donnés ci-dessus auraient été dépassés dans une mesure considérable. A la vérité, il se pourrait que certains des chiifres relatifs aux expériences dont il s’agit fussent beaucoup plus favorables s’ils étaient applicables à une courte période seulement, et en ce qui concerne certaines coulées ils sont même supérieurs à ceux qu’il paraît possible de réaliser au point de vue théorique. Dans des essais de cette nature, il arrive quelquefois qu’une petite quantité de fonte reste dans le four et qu elle soit comprise dans la coulée suivante. Par suite, l’exacte proportion des chiffres est altérée.
- Dans son premier rapport, la Commission avait exprimé l avis qu’en employant du minerai contenant plus de 0o % de fer dans un four de 2 5oo HP, il est possible de compter sur une production de 3 lonnes par HP par an. Nonobstant les chiffres les moins favorables des essais de Domnarfvets, la Commission se juge fondée à maintenir son avis d’après lequel le chiffre de 3 lonnes est le plus probable dans le cas d’une exploitation régulière et continue, car le rendement minimum obtenu à Domnarfvets peut être attribué à des circonstances d’une nature accidentelle et à des défectuosités dans la construction du four. Le rendement plutôt faible peut être attribué en partie aux perles de chaleur dans le four. Ces pertes ont été considérables, ainsi qu'on peut le voir d’après les mesurages et beaucoup plus importantes (pie la moyenne admissible.
- Destoutes les perles de chaleur, celles occasionnées par le refroidissement à l’eau de la voûte autour de l’accès des électrodes dans le four sont sans contredit les plus élevées, puis viennent les pertes de
- chaleur résultant du rayonnement de la surface extérieure du four. Deux mesurages ont été faits les 17 et 18 juin en vue de déterminer la quantité de chaleur perdue par le refroidissement à l’eau de la voûte et des -électrodes ; les rés ultats en sont in diqués par le tableau II.
- Tableau II
- ÉLECTRODES TEMPERATURE DK L’EAU CIRCULANT Degrés G. 4.2 LITRES d’eau en MINUTES CALORIES PAH MINUTE
- I N" Il N° Ill N° 48 52 54 Total.. . • r. 4 »,5 '*>9 43o 75() 5/,G 1 r 3 2
- i'9*
- NM N° ; 57 l. 3,08 6,17 680
- N° H 61 367
- N > III . 54 3,()8 640
- Total.. . 1 687
- Dans les deux cas, la température de l’eau à son admission était de 70 C et les pertes de chaleur correspondent respectivement à 120,2 et à 117 kw de la valeur en kilowatts.
- Tableau III
- A A A
- degrés centigrades degrés centigrades degrés centigrades
- i/*5 1 3o
- 1 70 280 125
- I9r> 4-
- 293 + 2 4 0 170
- i5o t or» 175
- 5o O 9
- A = Electrodes.
- -b = Tuyères pour la circulation des gaz.
- O — Trou de coulée pour la fonte et le laitier.
- L’importance des pertes de chaleur causées par radiation et par conduction à la surface extérieure du four a été évaluée approximativement, en mesurant la température de la surface extérieure de la
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- chambre de fusion. Les résultats sont indiqués au tableau III dans un développement de la surface des parois de la chambre de fusion.
- Les températures ont été mesurées en plaçant le thermomètre sur la paroi du four et en le couvrant avec un morceau d’asbestos. Les températures ont été relevées dix minutes après. Cette manière de mesurer est très pratique au point de vue de la vérification de la distribution de la chaleur sur la surface extérieure. Les chiffres suivants sont seulement approximatifs et n'indiquent pas d’une manière absolue l’exacte quantité de chaleur perdue par radiation. En se basant sur ces mesurages, si la température moyenne de la surface est de 190°, et si l’on emploie la formule suivante (d’après Dulong et Petit) pour les pertes de chaleur par radiation et par conduction :
- W — 125 XS X (1,0077/-: 1,0077/3)
- + o,55 X h X (/1 -r /*) 1
- si, d’autre part on introduit les valeurs ci-après :
- S = 3, b “ 5, /j = 190 et 4 — 20,
- on trouve que la perte par mètre carré et par heure est de 2,716, ce qui correspond à 68 k^v pour toute la surface extérieure de la chambre de fusion, qui est de 2im2,8.
- D’après ce procédé de mesure, la perte totale de courant s’élève à 187 k\v environ, soit à 42 % de la consommation totale du four, si l’on estime celle-ci à 45o kw en moyenne. Les pertes sont très importantes et pourraient être réduites en utilisant, sur une plus grande échelle, la circulation des gaz pour le rafraîchissement de la voûte et des parois du four et, d’autre part, en augmentant l’épaisseur de ces dernières.
- 11 ne faut pas perdre de vue que le four de Dom-narfvet n’a été construit et exploité qu’à litre expérimental, avec une consommation de 600 à roo HP et une production journalière de 3 à 4 tonnes de fonte. En vue d’une exploitation régulière, la Elektromeial Company a construit un four de 2 *>00 IIP et, dans un tel four, la perle du courant sera certainement d’importance relativement moindre.
- CIRCULATION DES GAZ ET COMPOSITION DES DIFFÉRENTES SORTES DE GAZ d’ÉCIIAPPEMENT
- Le four est muni d’un dispositif pour l'évacua-
- tion des gaz d’échappement et pour l’admission d‘un courant d’air dans la partie inférieure de la chambre de fusion. Les gaz en excédent, qui n’étaient pas utilisés à Domuarfvet, peuvent naturellement être employés dans d’autres usines pour griller les minerais ou dans un but de chauffage.
- Les avantages inhérents à la circulation des gaz sont :
- i° Le rafraîchissement des parties de la chambre de fusion les plus exposées à la chaleur, ce qui permet de supprimer en partie ou même intégralement le rafraîchissement par l’eau ;
- 20 Une meilleure et plus égale répartition de la température dans toutes les parties du four. A ces deux points de vue, la circulation des gaz offre une grande importance, notamment au point de vue de la répartition de la température.
- Il est naturel que, dans un four électrique où la plus grande partie de la chaleur est produite par un arc, il se produise de grandes différences de température, et que, au total, et en comparaison avec le courant consommé, la température soit basse.
- Dans le four électrique pour la fabrication de l’acier, la zone de la chaleur intense de l’arc est très favorable pour l'affinage du bain d’acier. Mais dans le four électrique pour fondre le minerai, cela n’est ni nécessaire ni désirable. En ce qui concerne le four de Domnarfvet, il ne serait pas entièrement conforme à la vérité de dire que la chaleur était produite par de grands arcs ou émise par rayonnement de tels arcs. Mais la source de production de chaleur était cependant restreinte au rayon le plus proche des électrodes. La zone utile du four se trou-vaitdonc limitée dans une proportion considérable, et, au milieu de la partie du four en forme de cône, la température était si basse qu’aucune réduction importante du minerai ne pouvait s’y effectuer.
- L’avantage de l’utilisation de la totalité de l'espace se trouve ainsi perdu, et il serait impossible d’utiliser une quantité de courant comme celle qui pourrait être employée si la zone utile était étendue à la partie en forme de cône et à la cheminée. Les inconvénients afférents à de telles conditions ont été démontrés et prouvés jusqu'à l'évidence par les expériences dont il s’agit. D’après les mesurages effectués, il a été prouvé que la température moyenne au cône du four, à un mètre et demi environ au-dessus de la ligne du courant sans circulation de gaz était d’environ 200° G et de ioo° G à la partie supérieure.
- D’après une série de mesures effectuées du 14
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- au 16 juin, les températures correspondantes ont été considérablement plus élevées ; elles variaient au cône entre 490 et 620° avec une moyenne de 55o°. A la partie supérieure, la température moyenne dépassait légèrement 2oo°C. Une complète utilisation de l’espace dans la chambre de fusion ne serait pas possible dans les conditions actuelles sans circulation des gaz. Une grande partie du cône du four, ainsi que toute la cheminée, sont sans importance au point de vue de la réduction, mais ces parties servent de trémie pour la charge, et elles servent également à éviter une trop grande perte de chaleur. Une telle concentration de la zone de réduction n’existe pas dans le haut fourneau.
- En améliorant la circulation des gaz, on pourrait réaliser un rafraîchissement plus eiïeclif de la voûte du four et les gaz en circulation augmenteraient en même temps la température dans le cône et dans la cheminée, de manière à augmenter la réduction du minerai avec l’aide du gaz oxyde de carbone. En outre, il serait possible d’employer une plus grande „ quantité de courant et, par suite, de réaliser une exploitation du four plus intensive ; on aurait ainsi une meilleure utilisation et un rendement augmenté.
- Pendant les essais effectués dans l'été de 1908 et en décembre dernier, les gaz d’échappement consistaient principalement en oxyde de carbone.
- Ce fut le cas dans les derniers essais, alors que la
- qui est des vapeurs aqueuses que, naturellement les gaz contiennent également, il n’en a pas été tenu compte et les analyses se rapportent uniquement à des gaz secs. La composition moyenne des gaz, lorsqu’il est fait usage de la circulation des gaz, est, à l’échappement, d’environ 40 % d’acide carbonique et de 48 % de monoxyde de carbone, le reliquat consistant dans de l’hydrogène et de l’hydrocarbure.
- Les chiffres correspondants, pour la région du cône, à im,5o environ au-dessus du système conducteur, sont 3o et 55 % . La valeur de la chaleur des gaz d’échappement est estimée 1 780 calories par mètre cube, ce chiffre étant basé sur une composition moyenne de 4<> % d’acide carbonique, de 48 % de monoxyde de carbone et de 12 % d'hydrogène. A titre de comparaison intéressante, on peut signaler que la valeur moyenne de la chaleur des gaz d’échappement dans un haut fourneau ordinaire s’élève à 900 calories par mètres cube, mais la quantité est naturellement considérablement plus grande, même si l’on tient compte de déductions convenables pour les gaz requis et utilisés pour le chauffage préliminaire de l’air envoyé au haut fourneau par la soufflerie.
- DUREE l)U FOUR
- A en juger d’après les renseignements que la Commission avait à sa disposition lorsque le pre-
- T Alt CEA u IV
- '5 j 11 in 16 j uin 17 juin 18 j uin
- A la Dans A la Dans A la Dans A la Dans
- sortie le sortie le sortie le sortie le
- des gnz cône. des gaz. cône. des gaz. cône. des gaz. cône.
- Oxyde de carbone 41 )) 3y 33,6 •i9)1 » 3y,5 29,8
- Gaz de carbone 4 <5 » '19)1 56,3 47,9 » 48,1 55,5
- Hvdrogènc I 2 .» » ' )) 11,3 » I I ,2 i4,4
- Hydro-carbone I ‘2 » » » i,4 » y> ))
- circulation des gaz était troublée. La composition, des gaz d’échappement était en moyenne de 15 % d’acide carbonique, les 85 % restants consistant oxyde de carbone et une petite quantité d’hydrogène.
- Pendant la période du 14 au 19 juin, la circulation des gaz s'effectuait comme il faut, et les analyses faites donnèrent les résultats indiqués dans le tableau 3 V.
- Ainsi, les gaz d’échappement sont composés, notamment, d’oxyde de carbone, d’acide carbonique et d’une petite , quantité d'hydrogène. Pour ce
- mier rapport fut remis, on avait pensé qu’il était possible d’escompter sans aléas une période de trois mois pour une exploitation continue sans réparations. Lors de la dernière visite aux usines de Dom-narfvets, après l’expiration d’une telle période, le revêtement de la chambre de fusion n’offrait aucune trace de fusion, ni même d’un commencement de fusion.
- Il est difficile d’exprimer une opinion au sujet de l’exacte durée à escompter pour une exploitation régulière, car celle durée dépend en grande partie
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- de nombreuses circonstances, et en particulier de l’intensité de la marche du four. Il paraît très probable que le four pourrait être exploité pendani près d’un an.
- CONSOMMATION d’ÉLECTHODES ET DE COKE
- Etant donnée la courte durée des expériences, il fut tout à fait impossible de déterminer Tusure des électrodes. D’après les renseignements fournis par la Elektrornetal Company, elle est de 7^ par tonne de fonte. Ce chiffre 11e tient compte que de la consommation proprement dite et laisse de côté l’augmentation résultant du fait que les électrodes n'ont
- pas été jusqu’ici utilisées dans l’entière mesure de leur capacité.
- L’espace libre entre la voûte et la charge est natu-Tellement la cause pour laquelle toute leur longueur n’a pas été utilisée. A ce point de vue, les conditions s’amélioreront en proportion de l’allongement des électrodes. On peut avoir maintenant des électrodes de de longueur, alors que la longueur maximum (;lait auparavant de im,6o.
- Relativement à la consommation de coke, dans des conditions normales d’exploitation et pour la fabrication d’une fonte à faible teneur en carbone (1 à i,;> '/o),elle ne devrait guère dépasser à 3ook& par tonne.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La Chambre des députés vient d’achever au milieu de l’indifférence du public la discussion et le vote des nouveaux tarifs douaniers : ceux-ci sont naturellement dans le sens d’une protection plus accentuée par rapport aux tarifs antérieurs. Les électriciens cependant ont lutte assez énergiquement pour éviter des élévations de droits sur des matières premières, indispensables à leur industrie, et que les soi-disants défenseurs de la métallurgie avaient rêvé de surcharger ; ils ont surtout obtenu la suppression d'anomalies du texte primitif qui ne pouvaient se concevoir.
- Beaucoup de dispositions de cette nouvelle loi intéressant tout particulièrement l’industrie et le commerce belges, l’émotion soulevée en Belgique dans les milieux intéressés a été telle que le gouvernement a cru devoir provoquer la convocation du Conseil supérieur de l’industrie et du commerce pour délibérer sur les mesures propres à remédier aux conséquences résultant de la mise en vigueur de ce nouveau tarif; on espère dans une intervention diplomatique qui pèsera sur les votes du Sénat. C’est peut-être une illusion puisque nos plus farouches protectionnistes se sont réfugies dans la haute assemblée. Ce qu’il faut dès maintenant retenir de l'opinion de nos voisins, c’est ceci, que résume le
- Moniteur des Intérêts Matériels : U est choquant à leur avis que le pays des droits de l’homme, de la France de 1789, prêchant la liberté et l’union des peuples et des individus, provoque précisément la guerre douanière avec ses clients les plus attachés. D'autre part, si la France est obligée de nouveau de surélever ses barrières protectionnistes, elles devrait voir là la preuve de la vanité de semblables barrières de plus en plus fortes et de plus en plus inefficaces. L’insuffisance apparente des droits de iHcjj. résulte de leur existence même, et au lieu d’atténuer le mal en supprimant la cause, on sc dispose à l’aggraver.
- M. Strauss, libre-échangiste, qui s’exprime ainsi, 11’est pas alors d’avis de répondre au protectionnisme par la guerre de tarifs ; il serait plutôt d’avis de laisser les protectionnistes s’enfoncer dans leur erreur tant que ses conséquences ne leur auront pas ouvert les yeux.
- Le tarif ad valorem pourrait, pour certains articles de luxe, être substitué aux droits spécifiques (vins, soieries, parfumerie) ; pour les autres articles, il faudrait dégrever le plus possible les matières premières et veiller à abaisser les prix de revient en Belgique. Tout en France va à l’encontre de cette réduction des prix, et nos voisins auront beau jeu à nous lia tire sur ce terrain. Dès maintenant, notre main-d’œuvre est plus élevée que laleur; l’augmentation desprix de vente, corrélative de celle des droits cl des impo-
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- sitions de toute nature qui nous menacent, conduira fatalement à un nouveau renchérissement de la main-d’œuvre. La logique veut donc que nos voisins, comme les Allemands et les Italiens, nous submergent de leurs produits à bon marché, les droits ne compensant pas la différence des salair es. Ce cri d’alarme de la Belgique ne sera guère entendu et d’autant moins que l’Angleterre se prépare à élever chez elle des barrières inconnues jusqu’à présent.
- Toutes ces discussions économiques sont sans influence sur le mouvement en avant de toutes les valeurs de traction ou d’électricité. Le Métropolitain, qui vient de mettre en service complet la ligne n° 4, monte à 620. Les Omnibus, qui maintenant se trouvent seuls demandeurs pour la nouvelle concession des transports, sont l’objet de demandes ; l’ancienne société serait liquidée et les actionnaires seraient appelés à souscrire au nouveau capital de la société. On dit bien que la Compagnie demande certaines modifications du cahier des charges et notamment la participation de la Ville de Paris à l’annuité d’amortissement du matériel, que le Conseil municipal ne paraît pas disposé à accorder ces modifications et serait plutôt tenté de faire exploiter les tramways en régie par la ville. Mais il n’y a pas lieu d’attacher grande importance à ce simulacre de résistance, car il faut espérer que le bon sens de la commission d’admissibilité et de la commission municipale triomphera des rêves démagogiques de certains membres de rassemblée.
- Seul le Nord Sud, qui vient en plus de subir une véritable catastrophe, ne participe pas à la hausse des cours. Le Secteur Popp et le Triphasé d’Asnières qui, parmi les valeurs de secteurs, sont à des cours plus à la portée du public, deviennent l’objet de sa faveur : le Triphasé notamment a gagné 3o points d’une semaine à l'autre en montant de 705 à 735.
- En Allemagne le groupe de l'électricité demeure aussi très ferme . On parle de la conclusion d’un contrat entre la ville de Berlin et l’Allgemeinc Elek~ tricilals-Gesellschaft pour la construction d’une ligne souterraine à grande vitesse allant du Nord au Sud de la ville. La Deutsche Ueberseeiche Elektri-eitàts, très liée au groupe bruxellois de la Compagnie des tramways de Buenos-Ayres et de l’An-glo-Argentine Tramways, qui vient d’obtenir la-con-
- cession de la ligne souterraine à Buenos-Ayres doit évidemment en ressentir le contre-coup.
- Enfin à l’assemblée de la Siemens et Halske qui vient d’avoir lieu, l’un des directeurs a pu déclarer que le stock des commandes aurait subi un accroissement, mais que la direction ne juge pas opportun d’entrer dans des détails plus précis pour empêcher certaines combinaisons de se former.
- A l’instant où les grandes firmes d’Amérique cherchent la réalisation d’une entente pour réduire la production du cuivre, il n’est pas sans intérêt de souligner les progrès que fait cette dernière en Russie. L’augmentation est de 8,8 % en dix mois par rapport à l’année précédente ; elle tient principalement aux usines chimiques qui, bien que réduites de 5 à », ont passé de 3i 000 pouds à 43 000 pouds. Cette augmentation de la production amène, bien entendu, le recul des importations de métal étranger : celles-ci sont tombées de »3o 000 pouds en *907 à 191 000 pouds en 1909.
- Il est bien vrai que les producteurs américains ont de leur côté réduit leur production avec l’espoir, dit-on, de forcer les consommateurs étrangers à prendre possession de la plus grande partie du cuivre détenue par les spéculateurs de Wall Street. Leur entente cependant est toujours à l’état de projet, car ils sont dans l’incertitude des intentions du président Taft sur la loi du commerce entre les différents Etats de l’Union. Les cours sont fermes sans exagération, car les statistiques sont plus favorables; il y avait, au 3o novembre, i53 000 000 de livres en stock; au 3i décembre 141 766 000 livres seulement. La production totale de 1909 a atteint 1 4<>5 4<>3 000 livres pour une consommation indigène et une exportation de 1 385 994 000 livres. A notre avis, il ne se dessine pas un mouvement.de consommation assez important pour justifier une hausse rapide des cours.
- On signale au contraire une hausse de l'aluminium dont le prix est monté de iao à i35 marks et de nouveau à 140. On ne sait s’il faut attribuer l'augmentation de la consommation à la substitution de raluminium au cuivre dans l’établissement des lignes de transport d’énergie. Malgré des exemples intéressants et hardis, les exploitants du cuivre en France ne paraissent pas l’adopter facilement.
- D. F.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — La Compagnie de chemins de fer de l’Est a passé commande de ses 4o locomotives.
- Les 20 machines série 3 700 vont à la Société de Construction des Batignolles.
- Les 20 machines série 3 100 vont en Allemagne, à la Sachsiche Maschinen Fabrik Hartmann, à Chemnitz, à un prix déliant toute concurrence, paraît-il.
- Les 40 tenders sont échus à la Société Française de Constructions mécaniques (Cail), à Denain.
- L’adjudication du P.-L.-M., qui aura lieu lin de ce mois, comporte 110 tenders à trois essieux avec caisse à eau de 16 mètres cubes, frein à air et à vis, conduite pour chauffage à vapeur- Ces tenders sont destinés aux 110 machines commandées récemment.
- On dit que les étrangers ont l’iutention de soumissionner.
- Aube. — Le Conseil municipal de Troyes a renvoyé à la commission des tramways les propositions qui lui avaient été faites par la Société Giros et Loucheur concernant l’installation de deux nouvelles lignes de tramways électriques.
- Isère. — La ligne électrique en aluminium Dauphiné-Centre, qui transmettra de Grenoble à Saint-Chamond l’énèrgie électrique des Alpes, est presque entièrement terminée. Sa mise en service, qui aura lieu sous peu, permettra de juger des résultats du métal nouveau employé.
- Morbihan. — Il est question d’établir une ligne de tramways de Lorient à Guidel.
- Loire-Inférieure. — Le traité concernant l’exploitation des tramways à Saint-Nazaire et l’érection d’une usine électrique vient d’être définitivement conclu avec la Société d'énergie industrielle de Paris.
- Rhône. —La Compagnie des Tramways et Omnibus de Lyon va établir une nouvelle ligne de tramways qui desservira le quartier de Gerlaud.
- Le traité entre la Société des forces motrices de l'Ain et la Société électrique du Saut au Mortier vient d’être signé. On va procéder prochainement à l’établissement de la ligne électrique Cize-Villefranehe.
- Allemagne.— Les directeurs de chemins de fer ont été chargés de commander, pour la communauté prussienne-hessoise des chemins de fer de l’Etat, 1 048 wagons à
- voyageurs, 100 fourgons, 3gwagons-poste et de bagages. La livraison devra se faire du ior avril au 3o septembre 1910.
- Belgique. — Les Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi viennent de recevoir commande d’équipements électriques pour 70 voitures motrices de la Société Nationale des chemins de fer vicinaux.
- Luxembourg. — Un groupe d’industriels étüdie un projet de constitution de force hydraulique sur la Sûre ; le capital à engager serait de 12 millions.
- ÉCLAIRAGE
- Doubs. — La nouvelle Compagnie du gaz de Pontarlier a l’intention de procéder à l’établissement d’une distribution d’électricité aux particuliers.
- Meurthe-et-Moselle. — Le Conseil municipal de Pont-Saint-Vincent a approuvé les propositions de la Compagnie du gaz de Nancy pour l’éclairage de la commune i\ l'électricité.
- Loir-et-Cher. — M. Le Déan a obtenu, pour 20 années, la concession de l’éclairage électrique communal et privé de Sargé.
- Seine.'— Le Conseil municipal de Romainville a définitivement approuvé le traité pour la fourniture de l’éclairage et de l’énergie électrique.
- La Commission du Conseil municipal du Perreux a renvoyé à l’étude le projet de traité avec la Compagnie d’électricité Est-Lumière.
- Aisne. — La Société Electrique du Nord est demanderesse de la concession d’éclairage électrique de Saint-Quentin.
- Haute-Vienne. — Une enquête est ouverte à la mairie de Coussac-Bonneval sur la demande de concession d’éclairage et d’énergie électriques présentée par M. Lavaud,
- Pyrénées-Orientales. — La municipalité de Banyuls est en. pourparlers avec M. Ecoillîerau sujet de l’établissement de l’éclairage électrique.
- Seené-et-Oise. — Le Conseil municipal de Sacias s’est adressé à l’Union électrique d’Etampes pour la fourr niture de l’éclairage électrique.
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- Le Conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye a adopté le rapport concernant l’éclairage électrique du nouveau collège ; le devis se monte à 28 978 francs.
- Haute-Garonne. — La municipalité de Carbonne a chargé M. Delmas de lui présenter un rapport sur la question de l'installation de l’électricité dans la commune.
- Tarn. — Le maire de Mazamet vient de signer le nouveau contrat d’éclairage électrique et de distribution de force motrice.
- La Société Pyrénéenne d'Energie électrique a obtenu la concession de l’éclairage électrique de Castres.
- Nord. —La municipalité du Caleau, ne s'étant pas entendue avec la Compagnie du gaz, a l’intention de faire appel aux Sociétés d’électricité pour l’éclairage électrique .
- Espagne. — L’entente entre les principales entreprises qui exploitent l’électricité à Madrid, est aujourd’hui un fait à peu près accompli.
- Les parties intéressées, c’est-à-dire, la Compagnie Madrilène d’Electricité, la Société de Chambéry et là Société du Midi d’un côté, et de l’autre l’Hydro-Electrique du Saut de Bolarqué, sont tombées d’accord sur les bases suivantes :
- Le Saut de Bolarqué fournira entièrement l’énergie électrique aux trois entreprises précitées;
- Le Saut de Bolarqué obtient le monopole dans les limites du inunicipe de Madrid;
- Réciprocité des entreprises de ne prendre du courant qu’à Bolarqué ;
- Prix de l’énergie : 0,12 pesetas par kilowatt-heure.
- Durée du contrat d’union intime : 1 a ans (engagement mutuel).
- Bolarqué et les trois Compagnies s’engagent à s’entr’ai-der cordialement et étroitement contre les concurrences présentes et futures.
- Les usines de production par la houille seront fermées, mais, à titre de prévision, seront conservées disponibles.
- C’est sur ces bases que sera établi le contrat à intervenir et qui est en préparation.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- France. — La Compagnie Générale Transatlantique a chargé la Compagnie Marconi d’établir des stations de télégraphie sans fil sur la Guadeloupe et le Pérou qui font le service entre le Havre et Colon (Colombie).
- Angleterre. — Le Cassanira et VAthenia de la ligne Donaldson vont être équipés de stations radioté-légraphiques.
- République Argentine. — La Compagnie Telefunken a
- reçu commande de plusieurs stations radiotélégraphiques à ériger sur la côte argentine.
- Australie. — Le gouvernement a décidé l’installation de plusieurs stations de télégraphie sans fil de grande puissance à Sydney, Doubtless Bay, Suva et aux Nouvelles-Hébrides.
- DIVERS
- Paris. — Nous donnons ci-dessous d’après le Bulletin municipal officiel, le texte de l’arrêté du Préfet de la Seine concernant la concession de la distribution de l’énergie électrique dans Paris.
- TIT1IE Ier. -- CONDITIONS GÉNÉRALES
- Conditions d’application du présent arreté. Contrôle.
- Révision.
- Article premier. — Le courant électrique ne sera livré qu’aux propriétaires ou abonnés dont les installations satisferont, au moment de leur établissement et à tine époque quelconque, aux prescriptions du présent arrêté.
- La Ville et les concessionnaires auront à tout moment le droit de vérifier que ces prescriptions sont bien observées. Les agents chargés du contrôle devront jus-tifier de leur qualité.
- Art. 2. — Les installations et appareils existant préalablement à la promulgation du présent | arrêté pourront être conservées même s’ils ne lui sont pas conformes de tout point. La conformité devra être établie au fur et à mesure des remplacements.
- Toutefois, seront appliquées sans délai, et pour toutes les installations anciennes ou nouvelles, les prescriptions concernant : la résistance à la rupture, art, 14; — les précautions contre les élévations excessives de température, art. i5 ; — l’exactitude des compteurs, art. 77 à 83.
- Renseignements à fournir par les concessionnaires. ,
- Art. 3. — Les concessionnaires indiqueront, à toute pérsonne qui en fera la demande, la nature du courant qui pourra être mis à sa disposition.
- Raccordement des immeubles avec la canalisation publique.
- Art. 4. — Le branchement sur la canalisation publique et toutes les installations nécessaires pour amener le courant dans l’immeuble jusques et y compris la boîte de coupe-circuit principale ou le poste de transformateur, seront installés par les concessionnaires et deviendront la propriété de la Ville de Paris, conformément à l'article 71 de la convention du 5 septembre 1907.
- Art. 5. — La boîte de coupe-circuit principale ou le transformateur seront placés dans un local sec et aéré, toujours accessible aux concessionnaires.-
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- Art. G. — Los propriétaires ou concessionnaires auront le droit de modifier, déplacer ou transformer la partie de branchement d’immeuble visée à l’article l\.
- Les dépenses de cette transformation seront à la charge du propriétaire ou des concessionnaires, suivant que les motifs qui l’auront nécessitée seront du fait de l’un ou des autres.
- Exécution et vérification des installations faites par les particuliers.
- Art. 7. — Tout ce qui est au delà de la boîte de coupe-circuit principale ou du transformateur sera exécuté par les concessionnaires, les propriétaires ou les abonnés,, conformément à l’article 71 de la convention du 5 septembre 1907.
- Art. 8 (ainsi modifié par arrêté du 27 décembre 1909). —• Les concessionnaires seront, mais seulement en ce qui concerne les installations situées avant les compteurs, prévenus en temps utile des travaux à faire par les propriétaires ou abonnés, de façon à pouvoir les contrôler en cours d’exécution.
- Art. 9, — La mise en service d’une installation ne sera faite que par les concessionnaires.
- Art. 10. — Avant le raccordement d’une installation au réseau, celle-ci sera soumise à la vérification des concessionnaires, l’abonné ou propriétaire ayant été convoqué et pouvant assister en personne ou se faire représenter.
- L’abonné ou propriétaire est tenu de donner toutes facilités pour cette vérification.
- Art. 11. — En aucun cas, malgré la Vérification et la mise en service des installations, les concessionnaires n’encourront de responsabilité à raison des défectuosités qui ne seront pas de leur fait ou du fait de leurs ouvriers ou entrepreneurs.
- Conditions d'établissement communes aux diverses installations.
- Art. 12. — Les installations ne devront pas être disposées de façon à pouvoir recevoir le courant d’une source étrangère au réseau des concessionnaires.
- Exception sera faite s’il est employé des dispositifs spéciaux permettant de séparer le courant du réseau des concessionnaires cl le courant de toute autre provenance.
- Art. i3. — Les canalisations installées dans un même local et affectées à des usages différents du courant pour lesquels le tarif n’est pas le même, devront être entièrement séparées et faciles à distinguer.
- Art. 14. — Toutes les parties de l’installation devront résister à une tension double de la tension normale, et de même nature, soit entre deux conducteurs, soit entre un conducteur quelconque et la terre, la tension d’épreuve ne devant jamais dépasser 5oo volts.
- Art. i5. — Dans toutes les parties de l'installation, les sections des conducteurs seront calculées de façon
- que réchauffement ne puisse pas dépasser 25° C u dessus de la température ambiante.
- Conditions d'exploitations communes aux diverses installations.
- Art. 16. — Les concessionnaires auront seuls le droit d’accès aux appareils de jonction desservant tout branchement collectif ou particulier.
- Ces appareils 11e pourront être ouverts, fermés, plombés ou déplombés que par leurs soins.
- Art. 17. — L’abonné et le propriétaire, chacun en ce qui le concerne, devront prévenir les concessionnaires avant d’apporter une modification dans leurs installations; ils devront également les prévenir si quelque anomalie ou accident survient dans le fonctionnement de ces installations.
- Art. 18. — Sur les canalisations en charge, aucun tra„ vail ne pourra être entrepris par les propriétaires ou abonnés, sans que les concessionnaires aient été régulièrement prévenus pour intervenir en temps utile.
- Les concessionnaires fixeront le moment où le travail pourra être exécuté de façon à garantir la sécurité de l’exploitation.
- Art. 19. — Les concessionnaires auront le droit, après mise en demeure par lettre recommandée, de couper le courant sur toute canalisation qui, n’ayant pas été réparée en temps utile, ne satisferait pas aux conditions du présent arrêté.
- Insuffisance des installations.
- Art. 20. — Les canalisations de diverse nature à faire pour réunir un immeuble au réseau général ou pour desservir cel immeuble, seront établies d’après les besoins de cet immeuble, conformément à la déclaration écrite du propriétaire.
- Avant exécution, le propriétaire ou l’abonné fournira tous les éléments d’appréciation sur la longueur des diverses canalisations et l’importance des locaux à desservir.
- Si les prévisions se trouvent insuffisantes du fait du propriétaire ou de l’abonné, les concessionnaires ne seront tenus de fournir le courant supplémentaire demandé que lorsque les parties insuffisantes auront été renforcées, aux frais du propriétaire ou de l’abonné, depuis et y compris la jonction avec la canalisation publique.
- TITRE II. -- CANALISATION INTERIEURES AVANT
- LES COMPTEURS
- Section A. — Dispositions générales.
- Nombre de fils.
- Art. 21. — Les canalisations colleclives_d’immeubîes seront au moins à 3 fils si elles sont reliées à un réseau à lil multiples.
- Elles devront être à 5 fils lorsqu’elles seront reliées à un réseau à 5 fils continu ou alternatif, si la puissance
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- T. IX (2* Série). — N° 5.
- totale des compteurs, prévue par le propriétaire, dépasse 5o hectowatls.
- Ces conditions s’appliqueront à tout branchement individuel d’abonné alimentant un ou plusieurs compteurs d’une puissance totale supérieure il 25 hectowalts.
- Chute de tension.
- Art. 22 (ainsi modifié par arrêté du 27 décembre 1909).
- — Les canalisations intérieures seront établies de façon qu’il ne puisse pas y avoir plus de 1 volt 5 de chute de tension par pont entre la boîte de coupe-circuit principale ou la sortie du transformateur, et l’un quelconque des compteurs, les canalisations étant supposées utilisées à leur pleine puissance telle qu’elle aura été déclarée parle propriétaire, en vertu de l’article 20, §
- du présent arrêté.
- - Cette pleine puissance correspond, pour chaque installation desservie par compteur spécial, non à la puissance totale des appareils de consommation alimentés, mais ;\ la puissance maxima que le propriétaire aura déclaré devoir être utilisée, à un moment donné et en vue de laquelle le compteur aura été établi.
- Dans les canalisations communes de l’immeuble, la puissance à considérer pour chaque tronçon sera la somme des puissances maxima des installations particulières qu’il dessert.
- Section minima.
- Art. 23. — Pour les canalisations intérieures d’immeubles, jusqu’au compteur, on n’emploiera pas de câbles de moins de 5min,2 de section.
- Raccordements.
- Art. 24. — Sur les canalisations raccordées à des réseaux alternatifs à deux fils, pour les parties situées avant le compteur, les raccordements pourront se faire au moyen d’épissures.
- Art. 25. — Sur les canalisations intérieures raccordées à des réseaux continus ou alternatifs à 3 ou 5 IMs, pour les parties situées avant le compteur, il sera posé à chaque bifurcation un appareil spécial dénommé distributeur et décrit plus bas, section B, art. 3i à 38.
- Art. 26.— Sur chaque branchement individuel d’abonné et aussi près que possible de l’origine, il sera placé un coffret décrit plus bas, section G, art 3g à 53.
- Emplacement des diverses parties de l’installation.
- Art. 27. — 11 est interdit de faire passer sur une façade donnant sur une voie publique aucune partie de canalisation située avant le compteur.
- Art. 28. — Les canalisations situées avant les compteurs devront toujours emprunter les passages communs des immeubles.
- En cas d’impossibilité, il sera pris des précautions supplémentaires soumises à l’acceptation des concessionnaires.
- Art. 29. — Entre l’origine du branchement particulier d’abonné et le coffret d’une part, d’autre part, entre le coffret et le compteur, les conducteurs ne devront présenter ni épissure ni raccordement.
- Les abonnés pourront établir un interrupteur entre le coffret et le compteur â condition de faire agréer par les concessionnaires des dispositifs spéciaux donnant toute garantie contre les fraudes.
- Art. 3o. — Une gaine métallique sans solution de continuité pourra être exigée si un branchement particulier d’abonné traverse une ou plusieurs pièces du local desservi avant d’arriver au compteur.
- Celte gaine ne sera pas exigée dans le cas de branchements composés de deux conducteurs concentriques.
- Section B. — Distributeurs.
- ' Description générale.
- Art. 3i. —Le distributeur est essentiellement formé de deux séries de barres suivant deux directions perpendiculaires, reliées, les unes à la canalisation principale, les autres à la canalisation dérivée.
- Le nombre des barres de chaque série égal au nombre des conducteurs de la canalisation dont le distributeur reçoit le courant.
- Sera également agréé tout dispositif jjermettant d’éviter la coupure des câbles sur le circuit principal et de réduire le nombre des raccords sur bornes.
- Parties conductrices.
- Art. 32. — Le serrage des conducteurs se fera au moyen de cuvettes munies de plaquettes de recouvrement et d’écrous en dessous desquels sera interposée une rondelle Grower.
- Pour les intensités supérieures à 3o ampères on pourra substituer au serrage par cuvette un serrage par étrier.
- Les écrous seront carrés.
- Les vis seront conformes au système international, avec pas de omm,9 pour les vis de 5mm et de inim pour les vis de 6 millimètres.
- Art. 33. — Les diverses pièces recevant du courant, barres, plaquettes, vis, écrous, etc., ne présenteront aucune arête vive.
- Art. 34. — L’écartement sera au minimum de 5mm en Ire les barres inférieures et le socle, de i5mm entre les barres inférieures et les barres supérieures.
- Art. 35. — Les dimensions des diverses parties des distributeurs seront les suivantes (en millimètres) :
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- Tableau I.
- INTENSITÉ PAR BARRE EN AMPÈRES jusqu’à 3o AU-DESSUS de 3o jusqu’il 100
- ( Lareeur 15 :i 20
- Barres ] „ | Epaisseur
- Intervalles entre les barres (espace libre entre les parties les plus saillantes). Diamètre des vis 12 r, 12 6
- Côté du carré des écrous. 9 10
- Socle et enveloppes;.
- Art. 36. — Le socle sera en porcelaine, marbre, ou tout autre matière équivalente.
- Art. 3^. — Le distributeur sera enfermé dans une boîte avec couvercle.
- Ce couvercle sera garni intérieurement d’une matière isolante et incombustible.
- Il devra assurer une fermeture hermétique, être facile à manœuvrer, et comporter un dispositif de plombage.
- Au passage des câbles â travers le couvercle, le jeu devra être aussi réduit que possible.
- Les entrées non utilisées seront bouchées.
- La boîte sera légèrement écartée de la paroi la supportant.
- Art. 38. — Les boîtes des distributeurs seront plombées et déplombées par les concessionnaires seuls.
- Les raccordements y seront exécutés par les concessionnaires seuls, les conducteurs ayant été amenés par le propriétaire ou l’abonné, de façon que le travail puisse se faire aussitôt après réception des canalisations à raccorder.
- Section C — Coffrets.
- Description générale. Emplacements.
- Art. 3g. — Le coffret renferme les appareils de sécurité servant également â brancher et débrancher chaque abonné.
- Art. 40. — Le coffret sera placé au minimum à om,5o du sol.
- Sur les réseaux alternatifs à deux fils, il sera placé au maximum à im,5odu sol.
- Appareils intérieurs.
- Art. 41.— Aucune partie du fusible ne sera écartée du socle de moins de io millimètres.
- Art. 42.— Une cloison isolante et incombustible séparera les touches de polarité différente sur toute la longueur du coffret.
- Elle dépassera de 5 millimètres au moins les tètes des vis les plus élevées.
- Art. 43. — Une substance isolante et incombustible, facile à remplacer, sera placée sur le socle en dessous du fusible.
- Art. 44. — Les touches auront une longueur suffisante pour assurer un contact efficace entre le conducteur et le fusible.
- Jusqu’à 3o ampères, les touches, du côté des conducteurs, seront à cuvette avec plaquette de recouvrement. Le serrage se fera par un écrou et une rondelle Grower.
- Au-dessus de 3o ampères, les touches pourront être à cuvette ou à étrier. Si elles sont à cuvette, il sera établi deux vis de serragé dans le sens de la longueur.
- Les pièces recevant le courant ne présenteront aucune arête vive.
- Art. 45- — Les vis seront conformes au système international avec pas de omm,g pour les vis de 5mro, et de imm pour les vis de 6 et 7 millimètres.
- Art. 46. — Les dimensions des appareils contenus dans les coffrets seront les suivantes (en millimètres) :
- Tableau IL
- j INTENSITÉ PAR TOUCHE jusqu’à DE DE
- } EN AMPÈRES ! 3o 3i à ioo ioià 5oo
- ,,, . \ Largeur 20 4o 12
- louches \ t-’ v / Lpaisseur.. . . 3 5
- Intervalles entre touches
- (espace libre entre les parties les plus saillantes). i5 i5 25
- Longueur - iioy,2 X uoY. 3o 4o 6o
- ; utile j
- des fusibles ! ü X 2.20v, 44°' * 5o 6o 8o
- Diamètre des vis 5 6 7
- 9 IO I 2
- i
- Socle et enveloppe.
- Art. 47. — Le socle sera en marbre, porcelaine, ou toute autre substance équivalente.
- Art. 48. — L’enveloppe du coffret sera en fonte lorsque le colfret sera à moins de 2 mètres du sol.
- Les parois latérales et le fond seront garnis d’une matière isolante et incombustible.
- Art. 49. — Les dimensions de la boîte seront aussi réduites que possible sans nuire à la facilité des manœuvres et au bon fonctionnement.
- Art. 3o. — Dans les coffrets placés en saillie, le jeu, au passage des câbles, sera aussi réduit que possible.
- Un isolement supplémentaire protégera les conducteurs en ces points.
- Art. 5i. — Les coffrets comporteront une- fermeture -hermétique.
- Ils comporteront un dispositif d’ouverture et de fermeture très simple, mais ne pouvant être manœuvré
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- qu’avec un outillage spécial que posséderont seuls les agents des concessionnaires.
- Art. 52. — Les coffrets porteront extérieurement le titre de la Compagnie de distribution d’électricité de Paris.
- Ils porteront intérieurement une étiquette destinée aux inscriptions , de service et ayant au minimum 3omm X millimètres.
- Art. 53. — Le plombage et le déplombage du coffret, son ouverture et sa fermeture, la manœuvre des appareils de sûreté qu’il renferme, seront faits par les concessionnaires seuls,
- TIT1U5 IIÏ. -COMPTEURS
- Conditions générales.
- Art. 54. — Les compteurs devront être d'un type approuvé par le préfet de la Seine.
- Chaque compteur â mettre en service sera en outre soumis à la vérification des concessionnaires en ce qui concerne la bonne construction, la conformité aux prescriptions du présent arrêté et l’exactitude.
- 'Emplacement. — Tableau. — Passage des câbles sur le tableau.
- Art. 55. — L’emplacement du compteur et de ses accessoires sera choisi d’accord entre l’abonné et les concessionnaires et sera situé le plus près possible du coffret.
- Art. 56. — Le compteur sera fixé sur un tableau appuyé sur un gros mur ou tout autre support a 1 abri des vibrations.
- Le bord inférieur de ce tableau sera au plus à im,70 du sol.
- Le tableau sera en bois dur et sec de om,02 d’épaisseur minima. Il comportera des emboîtures aux deux extrémités.
- Les dimensions maxima que le concessionnaire pourra exiger sont : hauteur, om,85 ; largeur, om,45.
- Art. 57. — Le tableau sera posé d’aplomb et fixé par l’abonné.
- Il sera écarté d’au moins ictu de la paroi le supportant.
- Il sera muni d’un dispositif de sûreté empêchant tout déplacement et toute dénivellation à l'insu des concessionnaires et appliqué à deux vis do fixation diagonale-ment opposées.
- Art. 58. — Aucun appareil appartenant à l’abonné autre que le compteur ne sera placé sur le tableau.
- Art. 59. — Les câbles du branchement seront amenés jusqu’au bas du tableau en laissant une longueur supplémentaire égale à la hauteur de ce tableau pour permettre le raccordement avec le compteur.
- Ce raccordement sera fait par les concessionnaires seuls.
- Art. 60. —- Le passage des câbles aura lieu exclusivement sur la face antérieure du tableau.
- Organes accessoires» Raccords. Enveloppes.
- Art. 61. — Les bornes de connexions des compteurs seront placées â la partie inférieure et disposées de façon que :
- Pour les compteurs à 2 fils, les bornes concessionnaire soient à gauche et les bornes abonné à droite.
- Pour les compteurs de 3 et 5 fils les bornes concessionnaire et abonné alternent, en commençant par la gauche et dans l’ordre indiqué ci-dessus.
- Art. 62. — Les bornes pour la fixation des fils aboutissant aux compteurs seront en laiton ; elles comporteront chacune deux vis île serrage.
- Pour les calibres supérieurs à 100 ampères, les câbles seront reliés par l'intermédiaire de cosses en cuivre fixées chacune par deux vis au moins.
- Art. 63. — Les vis de serrage des fils, sur les bornes des compteurs seront en fer ou en acier.
- Elles seront à tête fendue et renforcées.
- Elles seront établies suivant le système international.
- Art. 64. — Sur un compteur, toutes les bornes seront de même dimension.
- Elles seront séparées par des cloisons isolantes de facou qu’un court-circuit ne soit pas possible.
- Art. 65. — Les bornes des compteurs seront couvertes par un couvercle indépendant pouvant être plombé.
- Ce couvercle enveloppera les bornes et les parties dénudées des câbles de façon à empêcher toute fraude,
- Art. 66. — L’enveloppe des compteurs devra empêcher l’introduction dépoussiérés ou d’insectes.
- Elle devra pouvoir être facilement ouverte ou fermée par les concessionnaires.
- Art. 67. -^L’enveloppe des compteurs sera composée de deux parties pouvant sc manœuvrer et se plomber séparément.
- L’uùe d’elles permettra seulement l’accès aux pièces nécessitant un entretien courant.
- L’autre protégera les pièces à manœuvrer pour le réglage du compteur.
- Art. 68. — Des fenêtres permettront de voir directement la minuterie des compteurs et, s’il y a lieu, une partie du premier mobile suffisante pour qu’on puisse facilement compter le nombre de révolutions sans enlever l’enveloppe.
- Les vitres de ces fenêtres seront fixées de façon à éviter l’introduction de poussières et à empêcher la fraude.
- Leur dispositif de fixation devra en permettre le remplacement facile chez l’abonné sans qu’une soudure soit nécessaire.
- Art. 69. — Les vis de fixation du compteur sur le tableau seront disposées de telle sorte que, après le plombage du compteur, on ne puisse les dévisser.
- Art. 70. — Les compteurs porteront, de façon bien apparente, l’indication de leurs caractéristiques techniques *. tension ; intensités ; fréquence, s il y a lieu ;
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- 29'Janvier 1910.
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- constance d’étalonnage, s’il y a lièu, c’est-à-dire nombre de watts-heure équivalant à un tour du premier mobile.
- Organes principaux.
- Art. 7t. — Dans les compteurs d’énergie, le circuit à fil fin sera fixé aux bornes d’entrée du compteur et devra pouvoir s’en détacher aisément.
- Art. 72. — Les organes de réglage des compteurs devront pouvoir être manœuvrés d’une façon certaine et progressive.
- Art. 73. — Les crapaudines des compteurs seront conformes au modèle approuvé par le Préfet de la Seine.
- La pierre employée sera de première qualité, bien polie, exempte de trous et de fentes.
- Art. 74. — Les minuteries des compteurs seront à cadrans.
- Le nombre des cadrans sera au minimum de 4 jusqu’à 10 hectowatts et de5 au-dessus de ro heetowatts.
- L’unité enregistrée par le dernier cadran sera l’hecto-watt-heure jusqu’à 200 heetowatts de puissance, et le kilowatt-heure au-dessus ; les autres cadrans donneront les multiples décimaux de cette unité.
- L’unité adoptée sera indiquée de. façon bien apparente.
- Art. 75. — Les compteurs qui ne peuvent être vérifiés en comptant le nombre de tours du premier mobile seront munis de cadrans fractionnaires donnant les dixièmes, centièmes, millièmes de l’unité adoptée.
- Ces cadrans seront d’une couleur différente de celle des autres cadrans et ne porteront pas de chiffres.
- Art. 76. — L’isolement des enroulements entre eux et l’isolement entre les enroulements et la masse devra être d’au moins 1 megohm.
- Les enroulements devront pouvoir résister pendant i5 minutes à une tension égale à quatre fois la tension de régime et de même nature.
- Conditions d'exactitude.
- Art. 77. — Les compteurs ne devront présenter aucune marche à vide.
- Art. 78. — Les compteurs devront démarrer pour un débit au plus égal à :
- 1/100 du débit maximum si ce dernier est égal ou inférieur à 5o hectowatts ;
- A 5o watts si le débit maximum est compris entre 5o et 100 hectowatts;
- A 1 /200 du débit maximum si ce dernier est égal ou supérieur à 100 hectowatts.
- A.r(;. 79. — L’erreur relative des compteurs, en plus ou en moins, mesurée séparément pour chaque circuit dans les compteurs à plusieurs circuits, devra, aux essais de labortoire sur compteurs neufs, être égale au plus :
- A 3 % pour les débits égaux ou supérieurs à i/ioedu débit maximum. 1
- A 5 % pour un débit égal au i/ao du débit maximum.
- Pour les essais faits sur place sur les compteurs en service, les limites ci-dessus de 3 % et 5 % seront portées respectivement à 5 % et 10 %.
- Art. 80. — La consommation des compteurs, lorsqu’il n’y a pas de débit, ne devra pas dépasser t ,5 watt par 110 volts pour les compteurs d’induction et 4 watts par 110 volts pour les autres compteurs.
- Art. 81. — A pleine puissance, la perle de charge ne devra pas être supérieure à 1 volt.
- Art. 82. — Les compteurs de quantité ne seront admis que pour des intensités égales au plus à 10 ampères.
- Dans les compteurs de cette catégorie, la perte de tension au débit maximum ne devra pas dépasser o,5 volt par no volts.
- Art. 83. — Les conditions ci-dessus (art. 77 à 82) seront exigibles :
- a) A toute tension s’écartant au maximum de 10 % de la tension normale, en plus ou en moins.
- b) A toute température comprise entre o et 3o° C.
- c) En ce.qui concerne les compteurs alternatifs, pour toute valeur de la fréquence s’écartant au maximum de 10 % de la fréquence normale, en plus ou en moins.
- d) En ce qui concerne les compteurs alternatifs, pour toute valeur du facteur de puissance égale ou supérieure à o,3.
- (4 suivre.)
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- L’Énergie Electrique du Pas-de-Calais. — Durée : 99 ans. — Capital : 1 200000 francs. -— Siège social ; g, rue Charles Merlin, Douai.
- Société Parisienne d’installations électriques. — Durée : 3o ans. — Capital : i5o 000 francs. — Siège social : 3i, rue de Constantinople, Paris.
- Compagnie Générale Boulonnaise d’Electricité. — Durée : 63 ans. — Capital : 2 5oo 000 francs. — Siège social : 22, rue Rossini, Paris.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie électrique du Nord. — Le 28 janvier, à Douai.
- Compagnie des chemins de fer de l’Est-Meusien. — Le 29 janvier, 19, rue Blanche, à Paris.
- Secteur électrique du Centre Parisien. — Le 1e1' février, 16, rue Riclier, à Paris.
- Compagnie du chemin de fer de Berck-Plage à Paris-Plage, — Le 3 février, 104, rue Richelieu, à Paris.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (28 Série). — N° 5,
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 12 février, à l’Etablissement central du matériel de la télégraphie militaire, 5i bis, boulevard de Latour-Maubourg, à Paris, fourniture de postes microphoniques de forteresse modèle 1909 (sans microphone), 16 000 fr. Production des pièces avant le Ier février. Séance préparatoire d’admission, le 2 février.
- BELGIQUE
- Le 23 mars, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, à Bruxelles, fourniture du courant électrique nécessaire à l’exploitation des lignes vicinales de Bruges. Soumissions le 22 mars.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 2 février, aux Chemins de fer de l’Etat autrichien, à Pilseti, fourniture de machines-outils et installations mécaniques d’atelier.
- ESPAGNE
- Le 14 mars, à midi, à la Direction générale des travaux publics (ministère de fomento), à Madrid, adjudication de la concession d’un tramway électrique dénommé Nord-Est de Barcelone; caut. : pes. 6.o3o-i2.
- Le 12 avril 1910, à l’Administration du canal d'Isabelle II, à Madrid, adjudication de la fourniture des machines et accessoires nécessaires à l’élévation des eaux destinées à l’approvisionnement de la partie haute de la capitale espagnole.
- Cette fourniture comprend : 3 pompes élévatoires; 2 moteurs électriques ; 1 moteur à vapeur muni de son générateur ; 1 tableau de distribution pour les moteurs électriques; 1 pont-grue pour le montage et le changement des pièces mécaniques; un assortiment complet de clefs, outils et pièces de rechange.
- NORVÈGE
- Le ior février, à l’Administration des télégraphes norvégiens, à Christiania, fourniture d’un cutter-moteur,
- RUSSIE
- Le 14 mars 1910, à la mairie de Samarkand, adjudication des travaux d’établissement, dans cette ville, d’un tramway électrique.
- TURQUIE
- Le i5 février 1910, au ministère ottoman des Travaux publics, à Constantinople, adjudication pour la construction et la concession d’un tramway électrique entre Niaousta-villc (vilayet de Salonique) et la station de Niaousta située sur la ligne de Salonique à Monastir.
- PARIS, — IMPRIMERIE LHVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Garant : J.-B Nouet.
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- Trente-deuxième année.
- SAMEDI 5 FÉVRIER 1910.
- Tome IX (8* série).— N* 6.
- La
- Lumière Électriq
- P'r écéde mjm e n t
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITE
- La reproduction des articles de La Lumière Électrique est interdite.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 161. — R. Chassériaud. L’inondation et les installations électriques parisiennes, p. i6'i. — De Baillehache. La formule de Poynting et le courant de l’énergie dans les dynamos, p. i65. — G. Duez. Chronique des tramways électriques : l’établissement des voies, p. 171.
- Extraits des publications périodiques. — Méthodes et appareils de mesures. Sur l’élimination des couples directeurs électriques et des elfets dus à la dissymétrie, à l’absence de réglage et aux forces électromotrices de contact dans les électromètres à quadrants, L. Decombe, p. 176.— Etude, construction et essais de machines. Diagrammes vectoriels des enroulements polyphasés, M. V. Atres, p. 177. — Procédé pratique pour l’installation des grands moteurs électriques, Mc Gahey, p. 179. — Arcs et lampes électriques. Lampes au tantale pour l’éclairage des navires, A. Gradenwitz, p. 180.— Transmission et distribution. Les développements récents de la transmission d’énergie électrique, W. Marchant et A. Watson, p. 180. —• Usines génératrices. Station hydro-électrique de Mc Call Ferry [suite], Kieffer, p. i85. — Variétés. Fondation Montefiore Levi, p. 186. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 187. — Renseignements commerciaux, p. 188. — Adjudications, p. 192.
- ÉDITORIAL
- Nous 11’avons pas pensé pouvoir faire autrement, au moment où le fléau que l’on sait vient de désoler plusieurs quartiers de Paris et de compromettre le fonctionnement de presque tous les services municipaux, que de lui accorder une assez courte mention.
- L’influence exercée par l'inondation sur les installations électriques parisiennes a donné lieu, dans la presse quotidienne, à des informations nécessairement un peu incertaines et confuses.
- Il n’était d’abord pas sans intérêt de les remettre au point d’après les renseignements
- puisés aux sources les plus autorisées.
- Maintenant, le danger est passé, mais le mal reste. Les remèdes que l’on emploiera pour le guérir et les indications que l’on peut tirer à cet égard d’accidents antérieurs donneront à cette étude une suite qui dépendra des événements.
- En dépit de son titre, l’article de M. de Baillehache n’est pas aussi inaccessible, à beaucoup près, ni aussi théorique que l’on pourrait croire. __ _____
- En effet, d’une part l’auteur prend soin d’expliquer, sans aucune exception, toutes les
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- notions d’analyse vectorielle qui lui sont nécessaires pour son calcul ; et, d’autre part, comme on le verra dans la seconde partie, cet article aboutit à des conclusions d’intérêt pratique.
- Ceux que rebute un peu l’analyse vectorielle, considérée cependant comme si commode et si fondamentale par les électrotechniciens anglais et allemands, pourront trouver dans cette étude de la Formule de Poynting une occasion de s’instruire aisément et d’apprécier les avantages de ces procédés de calcul.
- La Chronique des tramways électriques, qui présente l’ensemble des données les plus récentes relatives à Vétablissement des voies, est la première d’une série permanente de chroniques semblables, que nous nous proposons de consacrer à chaque branche spéciale de l’électrotechnique. Nous donnerons des détails plus étendus sur cette nouvelle rubrique à propos de la première chronique télégraphique et téléphonique, qui paraîtra prochainement, sous la signature de M. Devaux-Charbonnel.
- M. Decombe a indiqué une méthode ingénieuse qui élimine la plupart des corrections
- à faire dans l’emploi de Y électromètre à quadrants.
- Un important travail de M. Ayres sur les diagrammes vectoriels des enroulements polyphasés dont la traduction a été confiée à l’un de ixos collaborateurs les plus compétents, est ensuite analysé et commenté.
- M. Gahey donne quelques indications très pratiques sur Y installation des moteurs en tenant compte des conditions d’encombrement.
- Nous donnons ensuite une idée aussi complète que possible d’un grand travail d’ensemble de MM. Marchant et Watson sur les développements récents de la transmission d'énergie électrique : les limites pratiques de tension, la protection des lignes,la fréquence, les modes de montage des transformateurs, les conditions économiques, tout — jusqu’aux types d’isolateurs — est abondamment étudié.
- Enfin on trouvera ensuite quelques renseignements qui complètent la description de la station de Mc. Call Ferry déjà donnée précédemment.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- 5 Février 1910.
- L’INONDATION ET LES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES PARISIENNES
- Au moment où la crue de la Seine vient d’affecter d’une manière si désastreuse les installations électriques parisiennes, nous nous proposons de rassembler ici quelques documents qui puissent servir à tirer un profit aussi large que possible des cruels enseignements que comporte cette catastrophe.
- Il nous suffira d’amorcer aujourd’hui cette étude.
- Les faits d’abord.
- LES SECTEURS
- Il y a deux ans, Paris était divisé en six secteurs dont les usines étaient établies au bord de la Seine ou dans les points bas de la vallée. On sait que, depuis, l’Union des Secteurs a repris l’affaire et que l’ancien régime devait officiellement prendre fin au mois de novembre 1907. Les retards administratifs avaient eu d’ailleurs pour effet de retarder la signature des contrats.
- Quoi qu’il en soit, on avait prévu une période transitoire dont la durée totale avait été estimée à six ans ; à l’expiration de ces six ans, c’est-à-dire à la fin de 1913, le nouveau régime devait être définitivement établi. Il comportait les installations suivantes :
- Deux grandes usines, de 7a 000 kw, et dont la construction n’est pas commencée à l’heure actuelle, devaient alimenter respectivement le Nord et le Sud de la capitale.
- Des sous-stations, au nombre de i3, devaient recevoir de ces usines le courant biphasé à 12800 volts qu’elles étaient chargées de distribuer à leur tour aux consommateurs.
- Or, ces i5 sous-stations, qui devaient être terininéeS en 1913 seulement, ainsi que le reste de l’installation, le sont en grande majorité dès aujourd’hui. C’est d’elles que peut venir
- le salut dans la catastrophe actuelle. Réparties en effet dans des régions généralement éloignées du fleuve, la plupai’t d’entre elles sont restées entièrement à l’abri des atteintes de la crue. Il est donc facile de les brancher directement sur la centrale de Saint-Denis, par exemple, ou sur une de celles qui sont chargées de fournir l’énergie pendant la période transitoire. C’est pourquoi les interruptions de sei’vice ne furent pas générales jusqu’au 27 janvier et affectèrent presque uniquement les quartiers inondés.
- Le 28, un événement nouveau se produisit : les égouts commencèrent à céder, inondant les canalisations : ce fut alors l’interruption de service presque générale dont la ville souffre encore aujourd’hui.
- L’usine d’Issy, au secteur de la rive gauche, est complètement inondée, peut-être perdue ; mais son abandon n’est nullement décidé encore.
- LES TÉLÉGRAPHES ET LES TÉLÉPHONES
- Au bureau central des Postes et Télégraphes, rue de Grenelle, l’électricité est employée normalement pour assurer trois sortes de services différents : d’àboi’d l’éclaii’age ; ensuite la commande des appareils. En idéalité, l’électricité n’attaque pas directement ces appareils ; mais ils sont actionnés par des poids et c’est à remonter ces poids que sei’-vent les xnoteui’s électriques. Enfin la charge des accumulateurs.
- Pour l’éclairage, il y eut naturellement interruption complète du service et il fallut, comme pax’tout, recoui’ir aux lampes à pétrole .
- Quant aux moteurs et accumulateurs, ils furent presque atteint par l’eau pendant les deux jours du maximum de crue. Néanmoins,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2® Série). — N® 6.
- en pompant énergiquement et d’une façon continue, on parvint à les protéger. Seul, un convertisseur a trempé un peu, ainsi qu’un petit groupe de secours. On put les surélever à temps pour éviter de plus grands dégâts.
- Lorsqu’on s’arrêta de pomper, le dimanche soir 3o janvier, l’eau était déjà en décrue. Il était temps, car, d’une part, les pompes employées avaient servi bien au delà de leur durée normale de fonctionnement continu, qui n’excède pas 3 ou 4 heures, et, d’autre part, des affouillements inquiétants commençaient à se produire.
- Il y a donc eu au total peu de dégâts. On s’attend cependant à trouver beaucoup de câbles télégraphiques endommagés, car ils sont contenus dans des tubes en papier. Mais le service télégraphique, au contraire du service téléphonique, n’a pas été interrompu. On amê me pu enregistrer dans la journée de dimanche une sorte de record :
- 1ooo télégrammes (au prix, il est vrai, de longues heures de travail supplémentaires pour le personnel).
- Quant au téléphone, on ne sera fixé exactement sur l'importance des dégâts que lorsqu’il sera possible de pénétrer dans les égouts.
- LA TÉLÉGRAPHIE SAiNS FIL
- Au poste radiotélégraphique de la Tour Eiffel, l’eau s’élevait encore, le lundi 3i janvier, à 2m,5o environ.
- L’inondation du poste a été causée par la rupture d’un ancien égout, peu solidement construit, reste de l’Exposition de 1900, et qu’on utilisait encore pour l’évacuation des eaux du Champ-de-Mars.
- L’irruption des eaux fut à tel point subite et imprévue qu’elle provoqua une fuite précipitée du personnel du poste, si bien qu’un soldat du génie dut même abandonner ses effets. Le poste fut, bien entendu, immédiatement hors de service. Mais on continua à pouvoir communiquer avec les petits postes
- militaires des environs de Paris : Villeneuve-Saint-Georges, Palaiseau, Cormeil, Mont-Valérien, par le petit poste mobile installé sur voiture, devant la façade des Invalides qui regarde la Seine. La puissance de ce poste est d’ailleurs très faible : 3 kw ; la longueur d’onde employée,-de 5oom environ.
- Quant au poste principal submergé, on ne l’abandonne pas, mais il faudra que le fleuve ait repris son niveau normal pour qu’on connaisse l’étendue des dégâts. Au fur et à mesure que les eaux se retirent, on procède, à l’aide de radeaux, au sauvetage partiel des appàreils, et notamment des instruments de mesures. Ce poste comprenait, en somme, le matériel de l’ancienne station, qui était installée dans des baraques, avec quelques perfectionnements cependant. Enfin, il y avait là, en expérience, un certain nombre de machines d’essai, notamment la machine à courant continu pour l’arc à haute tension de M. Blondel, et l’alternateur à 4oo périodes étudié par M. Béthenod.
- On a bien des sujets de perplexité au sujet de tout ce matériel : les condensateurs Mosciki et les machines pourront-ils être remis en service ? Etant donnée l’importance des isolements à assurer (60 000 v.), on ne sait si le séchage, qui va être tenté, sera suffisant.
- Quoi qu’il en soit, on reconstruira la station, une fois la crue bien terminée, dans des conditions d’étanchéité toutes spéciales.
- * ¥•
- Avant d’aborder l’exposé des premières mesures prises ou à prendre pour limiter les effets de ce désastre, nous extrairons d’une publication récente les renseignements suivants qui concernent un accident du même ordre survenu au commencement de l’année dernière, en Russie, sur une échelle, il est vrai, infiniment plus restreinte, puisqu’il ne s’agissait que d’une installation électrique unique, en service à bord d’un navire (*).
- (l) Elektrotechnische Zeitschrift, i septembre 1909.
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- 5 Février 1910.
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- Cette installation comprenait une seule dynamo de 3, 4 kw, actionnée par machine à vapeur.
- Le navire sombra brusquement en pleine nuit, de sorte que l’on ne voyait plus émerger que l’extrémité du tuyau de la cheminée. On se mit aussitôt à l’œuvre pour renflouer le navire, mais on n’y put parvenir qu’au bout de dix-neuf jours.
- Le naufrage s’était produit à la fin de février.
- Au mois de mai, l’on se mit en devoir de faire les réparations nécessaires.
- Au premier abord, on put constater que l’installation électrique n’avait été que fort peu endommagée. Les conducteurs, isolés au caoutchouc et placés dans des rouleaux isolants de ramm de diamètre, se montrèrent absolument intacts.
- On tira quelques fils des tubes isolants pour en faire l’essai : il se comportèrent aussi bien que s’ils avaient été tout à fait neufs. Il en fut de même des boites de branchement et la couche de papier des tubes isolants.
- Il faut noter ici que ces tubes isolants étaient pourvus d’une couche de peinture à l’huile assez épaisse, qui avait dû s’opposer très efficacement à la pénétration de l’eau.
- Pour les interrupteurs, les prises de courant, etc., ils n’y eut besoin que d’un nettoyage superficiel. De même pour le tableau de distribution en marbre, avec ses coupe-circuits.
- Au contraire, les instruments de mesures
- étaient complètement hors de service, de sorte qu’aucune réparation n’était possible et qu’il fallut les remplacer intégralement. Les culots des lampes à incandescence avaient souffert pour la plupart, le plâtre et le verre s’étant séparés du filetage.
- Quant à la machine électrique, elle accusait un court-circuit franc et une mise à la masse.
- Elle fut soumise à un séchage de 48 heures dans une étuve. Ce procédé donna de bons résultats pour l’induit, mais les bobines inductrices accusèrent les mêmes phénomènes qu’auparavant. Il fallut les dérouler, sécher le fil, changer les couches de papier isolant transpercées par l’eau, refaire l’enroulement et le revernir.
- Ceci fait, l’isolement des bobines était parfaitement rétabli. La dynamo une fois remontée fut remise en service ; on la fit d’abord fonctionner à vide pendant un temps assez court : elle supporta l’épreuve comme si elle n’avait jamais été sous l’eau.
- On peut citer également, à l’appui de ces constatations relativement rassurantes, l’exemple d’une dynamo d’éclairage ordinaire, employée pour la télégraphie optique dans un fort de l’Est, et qui a été pi’ise dans une inondation locale il y a quelque temps. Bien que cette machine fut assez vieille, elle fut remise par un simple séchage ordinaire en fort bon état de fonctionnement.
- (A suivre.)
- R. Chassériaud.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2* Sérié). — K* 6.
- LA FORMULE DE POYNTING ET LE GOURANT DE L’ENERGIE DANS LES DYNAMOS
- La question de savoir comment l’énergie, qu’une dynamo reçoit sous forme mécanique du moteur qui l’actionne, continue de s’écouler dans cette dynamo elle-même, a été traitée récemment par M. F. Emde dans Elektrotechnik und Maschinenbau (*). Il ne s’agit pas là d’une question exclusivement scientifique, sans intérêt direct pour les électrotechniciens, car la solution de M. Emde est de nature à guider les constructeurs de dynamos dans l’étude des phénomènes du champ électromagnétique.
- Nous suivrons dans ses grandes lignes l’exposé du savant ingénieur allemand, dont les recherches ont contribué dans une large mesure aux progrès de l’industrie électrique. Mais, dans une première partie, nous croyons utile de bien préciser ce qu’il faut entendre sous la désignation de courant de Vénergie ; nous nous appuierons, à cet effet., sur les considérations de H. A. Lorentz. (Au cours de cette étude, nous appellerons aussi l’attention du lecteur sur l'importance capitale, aussi bien pour les applications que pour les questions de théorie pure, des méthodes de l’analyse vectorielle qui permettent de « voir » dans l’espace et ne fournissent pas seulement une extrême simplification d’écriture. Il serait désirable qu’en France on accordât dans l’enseignement une place à l’analyse vectorielle, comme on le fait en Allemagne et en Angleterre.)
- I
- LA FORMULE DE POYNTING
- N§ i. —Les premières notions précises sur le courant de l’énergie électromagnétique
- sont dues à Poynting (‘), qui les a découvertes il y a vingt-six ans. Poynting a trouvé que ce qu’il y a de plus simple, c’est d’imaginer que l’énergie électromagnétique se déplace partout normalement aux lignes de force magnétiques et aux lignes de force électriques (aux lignes de courant dans les conducteurs pondérables), et que la quantité d’énergie, qui traverse par unité de temps l’unité de surface, soit donnée par le quotient de l’aire dii parallélogramme formé par les intensités de champ électrique et magnétique divisé par 4 it. De la sorte, si & désigne l’intensité de champ électrique, l’intensité de champ magnétique, la densité du courant de l’énergie est exprimée en notations vectorielles par :
- s=^-[fi.ae]„, (i)
- l\ IC
- Rappelons que l’intensité de champ électrique est le quotient de la densité des lignes de force (2) électriques par la constante diélectrique ; comme on peut exprimer la densité des lignes de force en coulombs par centimètre carré, l’intensité de champ peut se mesurer en volts par centimètre; d’autre part, ae s’exprime en unités absolues électromagnétiques G. G. S. Donc S s’obtient en
- ers „ watt
- ----2— ou io-7 —-
- sec. cm2 crrr
- puisque i watt, unité de puissance dans le
- (') London transactions 175 (1884), p. 343.
- (2) L’expérience enseigne que la densité des lignes de force électriques n’est pas une constante; c’est ainsi, du moins, que l’on convient d’expliquer que la résistance au percement ,pour une même épaisseur, sous un voltage donné, est d’autant plus faible que les surfaces de séparation du diélectrique ont une plus forte courbure.
- (*) N° 40, 3 octobre 1909.
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- système « pratique », vaut io1 ergs par seconde.
- Remarque. — Avant d’aller plus loin, je désire intercaler une remarque : le watt est l’unité de puissance du système absolu métrique, dont les unités fondamentales sont le mètre et le kilogramme, représentées par le mètre international et le kilogramme international ('). Dans ce système, l’unité de force est la force qui communiqué à l’unité de masse, le kilogramme, l’unité d’accélération, le mètre par seconde dans la seconde ; à cette unité j’ai proposé èn 1908 de donner le nom de quintaldyne (io3 dynes). L’unité de travail est le travail que produit 1 quintaldyne par un déplacement de son point d’application sur 1 mètre de longueur dans sa propre direction : c’est la quintaldyne-mètre ou joule. L’unité de puissance est la quintaldyne-mètre par seconde ou watt.
- § a. —L’équation (1) montre que l’énergie est en repos aussi bien dans un champ purement électrique que dans un champ purement magnétique. C’est seulement quand le. champ électrique est percé par un champ magnétique que l’énergie se met en mouvement. On appelle souvent « vecteur-radiant » le vecteur de Poynting, à cause de sa signification en électro-optique. [Ne pas le confondre avec un vecteur-radial r={x, y, 5).]
- § 3. —Poynting a découvert son théorème en partant des équations de Maxwell, mais la manière dont il a conçu la transformation de l’énergie n’en est pas une conséquence rigoureusement nécessaire ; elle contient encore une part d’hypothèse. Pour bien nous en rendre compte, considérons, comme l’a fait Lorentz (*), un système quelconque de corps pondérables contenant des ions ; en-veloppons-le au moyen d’une surface fermée quelconque, en supposant qu’il n’existe au
- (1) On sait que ces étalons sont déposés au Pavillon de Breteuil depuis le 26 septembre 1889. — Voir mon ouvrage Unités électriques, cliap. 11.
- (2) H. A. Lohentz. Versuch eincr Théorie der elec-trischen nnd oplischen Erscheinungen in bewegten Kor-pern. Leiden, i8g5.
- tour de ce système et jusqu’à une distance infinie que de l’éther.
- Pendant un élément de temps dt, le seul travail qui s’exerce est celui qu’engendre la force affectant la matière pondérable qui résulte de 3, force électrique, c’est-à-dire par la force
- i % V2 dt J’ P + Syfj, 4- 8-i’s) ch (2)
- car il est à remarquer que, si d’une manière générale, on a :
- & = 6, -f <S2 = 4t:V* 5 -f- |>. 3C\, (V)
- la force résultant de <s2 = [v 3C] ne produit aucun travail, puisqu’elle est toujours normale à la direction du déplacement.
- § 4- — «Si, c’est la force électrostatique ; elle seule existe dans les phénomènes électrostatiques, bien que d’une manière générale elle dépende du mouvement des ions. Lorentz a montré que, dans tous les cas où dans un élément de volume dx il se produit un déplacement diélectrique § — c’est-à-dire une grandeur vectorielle créant, dans la théorie de Maxwell, le premier mode de rupture de l’état d’équilibre de l’éther dans le voisinage de tout corps chargé d’électricité — l’éther produit sur la matière pondérable quelconque qui se trouve dans cet élément une force dont les composantes sont 4^ V2 dx, etc., c’est-à-dire une force qui a pour valeur, pour l’unité de charge:
- 3{ = /,icV28.
- Et cela est assez facile à comprendre : dans l’ancienne Electrostatique, pour obtenir les composantes de la force qui agissent sur un élément de volume de matière pondérable en repos, on détermine la «fonction potentielle» par l’équation de Poisson et on multiplie ses dérivées par —V2 p dx, V étant la vitesse de la lumière dans l’éther ou le rapport des unités électriques, électromagnétiques et électrostatiques, p étant la densité de l’espace considéré. (Lorentz admet que la fonc-
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- T. IX (2* Sérié). — N° 6.
- tion p s’annule chaque fois qu’une particule de l’intérieur d’un ion s’échappe dans l’éther libre, c’est-à-dire dans l’espace inter-ions, ce qui a l’avantage d’éviter toute considération de discontinuité).
- Or, si l’on considère la matière pondérable comme étant en repos, et si le déplacement diélectrique 8 est indépendant du temps, 3 est défini par (’)
- div 8 = p.
- D’autre part, l’équation de la théorie de Maxwell qui relie le déplacement diélectrique S à la variation de la force magnétique par rapport au temps, c’est-à-dire (a)
- — 4itV2 rot 3 = 3C (IV)
- donne, dans l’hypothèse ci-dessus, puique az n’existe pas,
- rot § = o.
- Celte dernière équation prouve que 8# , Zy, §z peuvent être considérées comme les différentielles partielles d’une fonction unique
- qu’on peut appeler — ce qui donne
- 4 TC
- 1 è(o
- 8* —----------—, etc.,
- 4ir dx’ ’
- et par suite l’équation
- div 8 = p
- devient (')
- Aw = — Atcq
- (') Par définition,
- "SS*
- ox
- asy
- + %- +
- J>8-
- Ds
- V8.
- ^ étant le nabla d’Hamilton.
- S’il existe en chaque point de l’espace un vecteur S (comme c’est le cas), div 8 a partout une valeur définie, indépendante du choix des systèmes de coordonnées.
- Maxwell a montré que pour toute surface fermée <r, si & est la charge totale h l’intérieur, on a :
- J8„ J pdx
- ou corame
- J div A dt = J A„ de
- il vient
- J div 8 dT = j" p dx de sorte que l’on a toujours:
- div 8 = p,
- sauf pour le cas de l’éther libre, où le déplacement diélectrique est solénoïdal (div 8 = o).
- (2) La « rotation » ou le « curl » de 8 est un vecteur qui ne dépend que des différentielles partielles de 8 ; par définition, on a :
- "58. 'SS y SSæ SS. S8y S8;
- S y Sz ’ Sz S.r Sr ’
- Soit Ae= rot 8, on a plus explicitement :
- SS- SSy S8æ S8. S8j- SSa-
- A*=Sj— Ss’ A,'=Sl~ Aï== S^~S7'
- ce qui est l’équation de Poisson.
- Il faut donc nécessairement que la fonction potentielle coïncide avec co, ce qui donne pour les composantes de la force
- V»p£ dx, dx
- V»3 ~ *, -V.pl"*,
- oy dz
- Mais si, comme1 le suppose Maxwell, la force est produite par la présence de l’éther, il est probable qu’elle dépend du déplacement diélectrique dans l’élément de volume considéré. On peut alors écrire l’expression précédente
- 4uV28œ p dx, etc.,
- et l'on a bien pour l’unité de charge <S, — 4tcV2S.
- Gela posé, il ne nous reste plus à définir que la grandeur v dans la formule (2) ; v est la vitesse de la matière pondérable ; c’est donc une quantité qui ne peut varier d’un
- (1) Par convention, le symbole A a la signification suivante
- -J)2
- A ~ ^ ïij2 + ^Z2
- On l’appelle quelquefois « laplacian «ou paramètre différentiel de Lamé.
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- point à un autre, pour un corps chargé d’électricité, que d’une manière continue.
- Nous avons dit que l’on avait
- 36],
- SC est la force magnétique, second mode de rupture de l’équilibre de l’éther dans la théorie de Maxwell ; 36 ne dépend que de la répartition instantanée du courant. — est le vecteur-produit de v et de 36, c’est-à-dire un vecteur dont la grandeur est donnée par l’aire du parallélogramme construit sur v et SC (*), et dont la direction, normale à la surface engendrée par v et 36, correspond à une rotation de moins de i8o° pour amener la direction de v à coïncider avec la direction de 36.
- On considère qu’à une rotation sur une surface correspond une direction déterminée pour la normale à cette surface. Par convention, le sens de la normale est celui dans lequel un observateur devrait se trouver placé par rapport à la surface, pour que, pour cet observateur, la rotation s’accomplisse dans le sens inverse des aiguilles d’iine montre.
- § 5. — Revenons maintenant à la formule (2), savoir:
- 47îV2o?ï f p (§.r('a: -f- hj/Vÿ + (li, (2)
- et soit d% le travail des forces étrangères qui agissent sur la matière; soit W l’énergie mécanique ordinaire ; nous avons :
- d'ë—dW — /,TtV2d£ Çp(3.,çx-j-3(/8v-f-orvz)dt. (/,)
- Le signe / s’applique à tout l’espace rempli par de la matière pondérable ; nous pouvons donc l’affecter à l’espace enfermé dans la surface U.
- Remplaçons alors dans la formule (2), les termes 4 p , etc., parleurs valeurs (2)
- à 36- à 36,y dy dz
- /|1C
- dlx dt ’
- etc.
- (J) Cette aire a pour expression |r||36| (sin r, 36).
- (a) Cela est légitime; en effet, soit c le courant de con-veetion qui, dans tout corps chargé d’électricité existe en plus du courant de déplacement 8 (par définition 5 est
- et intégrons par parties les termes sous le signe / contenant les différentielles de SCX, 3CU, 36*; si nous tenons compte de l’équation IV, savoir
- — 4'tcV2 rot S = 36,
- il vient
- de = d fW -f U) -f V2dü f 13.3e |lt de (5) dans laquelle
- U = 2irV3 J §2 dt -j- J_ J' 362de. (6)
- § 6. — Supposons, pour fixer les idées, que les déplacements diélectriques soient limités à une portion fixe de l’espace et que la surface a soit tout entière en dehors de cet espace ; à la surface, S = o et 3£ = o, de sorte que
- d« = d (W + U) ;
- il s’agit donc vraiment d’une grandeur (W + U), dont l’accroissement est égal au travail des forces extérieures, c’est-à-dire à une véritable énergie. Cette grandeur se compose de l’énergie mécanique ordinaire W et de l’énergie électrique U.
- Si nous ne tenons plus compte enfin de cette dernière hypothèse, l’équation (5) a toute sa généralité, et nous pouvons dire que non seulement l’énergie électrique U a sa
- une différentiation par rapport au temps des composantes
- . d 8s ,
- du vecteur 8, c est-a-dire —-—, etc) ; nous avons, en
- dt
- grandeur el^pn direction,
- et le courant total t est
- i : r + 6 -- pr 6.
- Mais nous savons aussi que
- rot 36 tu
- Lorenlz admet que cette équation est applicable, non seulement à l’éther libre, mais également à l’éther qui remplit la matière pondérable, et par définition
- "536; T>3Cy T>3Cæ "536. HSCy 7)SCX rot 3e = — —-^Z ^T' ^ “ ÏTP
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- T. IX (2* Série). — H» 0.
- valeur déterminée par la formule (6), mais encore qu’elle remplit effectivement l’espace, o’est-à-dire qu’elle a pour valeur, par unité de volume
- 27CV2§2 + — se.
- 8tc
- Mais, dans l’équation (5), YV-f- U représente la totalité de l’énergie enfermée dans la surface a, donc on peut s’imaginer qu’une quantité d’énergie
- V2dt j' | o . St\n de
- s’est transportée à l’extérieur de la surface cr. Ce qu’il y a de plus simple dans ces conditions, c’est d’attribuer à ce courant d’énergie la valeur
- 2 [S . X]n (7)
- par unité de temps et par unité de surface.
- Lorentz ne s’occupe pas de la question d subtile » de la localisation de l’énergie, qui est intimement liée à la précédente. Il se contente de savoir que, dans un espace quelconque, où il y a de l’énergie — dont la portion électrique est calculable par la formule (6) — cette énergie se transforme comme si elle voyageait effectivement dans les conditions précisées par l’expression (7).
- Remplaçons V2S par sa valeur — , ou plutôt
- &
- —, parce que nous avons vu que «Sa engen-4.7$
- drait une force normale à la direction du déplacement ; il vient :
- s = £ • «..] (x)
- Nous retrouvons l’équation de Poynting. Cette équation est indépendante du temps, mais elle n’a été établie que pour l’éther en repos. Lorentz a démontré que, dans tous les cas où le courant d’énergie électromagnétique pourrait varier avec le temps, il faudrait admettre un mouvement de l’éther
- tout entier. On serait alors ramené à explorer à nouveau les modes de courants possibles dans l’éther libre, et à envisager encore une fois la question des actions motrices de la matière pondérable.
- Remarque. — Les équations précédentes montrent quelle élégance extrême l’analyse vectorielle, due au génie d’Hamilton, permet de donner aux équations fondamentales du mouvement d’un système d’ions placés dans l’éther :
- div 2 — p (I)
- dîv St = o (II)
- rot St t\% 1 (III)
- — 47cV* rot 0 = St (IV)
- ô = 4«V*-8 + [r.aC]. (V)
- § 7. — La formule de Poynting contient encore une part d’hypothèse; M. Ernde la met en évidence par le raisonnement suivant. Supposez, dit-il, un espace tubulaire le long duquel de l’énergie électromagnétique, s’é--coule ; soient A et B les valeurs du courant d’énergie, traversant deux sections et s^t calculées par la formule de Poynting (fig. 1). Alors, si vous appelez G un accroissement
- l'iff. 1.
- quelconque d’énergie, vous pouvez dire que le courant d’énergie qui a traversé la section a, est A -|- G, et que celui qui a traversé la section s2 est B -f- G ; vous pourriez donc adjoindre au courant d’énergie de Poynting un cycle quelconque, purement électromagnétique, d’énergie, et considérer le courant total comme le « véritable ». courant d’énergie électromagnétique. Le calcul confirmerait votre manière de voir : à la place de S, vous pourriez regarder comme densité du courant d’énergie :
- S' S + rot- M
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- M étant un vecteur quelconque lié à & et à æ par n’importe quelle relation, car
- div S' = div S
- (il est facile de voir que toujours div x’ot M = o).
- Si l’expérience permet seulement de mesurer la différence B—A, c’est-à-dire la valeur de l’énergie absorbée dans le milieu entre Sj et s2, cela ne tient ni à un défaut de la théorie, ni à une imperfection de l’expérience, mais seulement à la nature même de l’entité considérée ; nous devons nous contenter de la calculer à l’aide d’une donnée numérique jusqu’à un cei'tain point arbitraire.
- Cela posé, il est facile de voir quel avantage il y a à se servir de la formule de Poynting. Quand il s’agit de rechercher de quelle manière peut s’effectuer la transformation de l’énergie dans un milieu, il faut raisonner sur le milieu lui-mêrne, ce qui ne laisse pas que d’être fort imprécis. Le théorème de Poynting facilite, au contraire, le
- problème, puisqu’il donne le moyen de n’en* visager qu’une surface dans le milieu, et d’y restreindre les calculs.
- Remahque. — Si l’on applique la formule de Poynting à une ligne ordinaire à deux fils, à courant continu, on trouve facilement que la majeure partie de l’énergie électromagnétique, qui se propage de la station génératrice à la station réceptrice, suit un chemin dans l’air entre les deux fils ; mais de l’énergie électromagnétique afflue, dans les fils eux-mêmes, vers l’axe et s’y transforme peu à peu en chaleur, par effet Joule. Nous laisserons de côté cette question pour voir ce qui se passe dans les machines électriques. Gomme l’étude du phénomène est intimement liée à celle des tourbillons électriques il nous paraît nécessaire de rappeler quelques notions succinctes sur ces phénomènes physiques.
- {La fin prochainement).
- C,e i>e Baillehache.
- Ingénieur des Arts et Manufactura».?. ; - ;-v
- CHRONIQUE DES TRAMWAYS ÉLECTRIQUES '
- • e
- L'ÉTABLISSEMENT DES VOIES
- Depuis quelque temps l’attention des spécialistes a été attirée sur la nécessité de perfectionner le grand comme le petit matériel de voie, ainsi que les procédés de pose dans le cas des tramways; l’expérience acquise jusqu’à ce jour, en matière de tramways, a en effet démontré combien il était difficile d’entretenir les voies en bon état ainsi que d’assurer un bon retour de courant, dans le cas où la traction était électrique.
- C’est surtout les joints de rails, tant au point de vue du retour du courant que de la solidité de la voie, qui ont préoccupé particulièrement les exploitants.
- Ce joint est, en effet, un point faible de la voie, qui se détériore avec une grande ra-
- pidité dès que l’assemblage n’est plus parfait, et cela d’autant plus rapidement que le fond est plus ou moins solide. S’il s’agit, par exemple, de rails avec les éclisses à bon?’ Ions, les écrous se desserrent, non seulement sous l’action des vibrations, mais aussi, croyons-nous, sous l’action de dénivellation que tend à prendre un rail, par rapport à l’autre, lorsqu’une voiture passe sur le joint.
- Une fois le joint desserré, il y a, en outre du mouvement de dénivellation des deux rails, un mouvement de flexion sous l’action du poids des voitures; ces mouvements de baisse au joint agissent sur le terrain et le détériorent plus ou moins vite, suivant sa nature, de façon souvent à créer un porte à faux
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- à l’endroit du joint. Quelles que soient, d'ailleurs, les causes qui amènent ces défectuosités, il est facile de se convaincre qu’elles existent lorsqu’on examine les voies de tramway actuellement en service depuis plusieurs années.
- On verra en général que les rails, au lieu d’être droits, deviennent cintrés, parais-
- Fig. i.
- sant présenter une flexion permanente au
- joint.
- Les creux qui en résultent sont alors une cause rapide de détérioration pour le matériel fixe et roulant et une cause de gêne pour les voyageurs.
- Les chocs qui en résultent se perçoivent, d’ailleurs, très distinctement à l’oreille. Aussi évite-t-on, le plus possible, cet état de choses, en faisant resserrer le plus souvent possible les écrous des boulons d’éclisses et en rebourant les joints généralement avpc du sable qui, comme chacun sait, laisse filtrer l’eau.
- Dans les pays humides et à sol argileux, l’argile remonte à la surface, lorsqu’il pleut, et le joint repose alors sur une véritable couche de boue liquide, que l’on doit enlever pour la remplacer par un fond meilleur.
- Mais tout ceci constitue un travail très onéreux, surtout lorsque le rail est noyé dans e pavage.
- De plus, comme le rail est souvent cintré au moment où l’on fait ce travail, on relève e joint cintré à l’aide d’un levier, de façon à le ramener au moins à son niveau primitif, ou plutôt au même niveau que le reste de rail ; puis on bourre dessous avec un nouveau fond. On conçoit qu’il peut arriverainsi qu on relève trop les deux extrémités d’un même rail, ce qui produit un porte à faux au milieu du rail.
- C’est un travail très délicat qui exige beaucoup de surveillance, d’autant plus qu’il faut éviter de déformer le profil en travers des routes.
- Il y a lieu, d’ailleurs, de changer les éclis-ses, surtout quand il y a deux voies avec un service à grande fréquence ; au bout d’un certain temps, l’arête supérieure de l’éclisse, au lieu d’être une ligne droite, présente la dénivellation indiquéesur la figure i,la flèche indiquant le sens de marche des voitures sur la voie montante, par exemple.
- En raison des inconvénients présentés par les éclisses à boulons, différents inventeurs ont songé à un autre système, connu sous le nom d’éclisse à serrage permanent.
- Ces éclisses ont été décrites dans plusieurs publications ; nous nous contenterons donc simplement de rappeler que le principe consiste à insérer de force, soit à l’aide de presses, soit par tout autre moyen, des lames en forme de coin pour obtenir le serrage voulu.
- La figure ci-contre, joint Ambert, en indique ruflisamment le fonctionnement. Beaucoup d’éclisses de ce genre sont actuel-
- Fig. a.
- lement à l’essai sur un grand nombre de réseaux importants.
- Des résultats connus jusqu’ici, on peut conclure que la voie résiste longtemps lorsqu’au moment delà pose de ce genre d’éclisses, elle ne présentait pas de déformation permanente aux joints; dans le cas contraire,
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- le desserrage se fait assez rapidement sous l’action des chocs.
- La Compagnie des tramways de Roubaix vient d’en commander pour une grande partie de ses voies après essai satisfaisant.
- Il résulte que, pour s’en servir sur une voie un peu ancienne, il y a lieu de raboter le dessus du joint de façon à obtenir une surface parfaite ; ce travail peut être fait à la main, mais il est alors très long et très
- Nous croyons, à ce sujet, intéressant d’indiquer comment a été posée dernièrement la voie aux tramways de Bombay.
- Pour les traverses, il a fallu choisir des bois spéciaux pouvant résister à la flore et aux animaux parasites qui abondent dans l’Inde ; en outre, pendant les trois mois de moussons, il y a de très gros orages qui donnent une épaisseur d’eau de 2‘'m; l’humidité est d’ailleurs toujours très grande,
- Plateforme
- , , des tramwaus Ch au 33 èe
- Çh au os te pavée prevue _ centrale
- '',___far'
- Bouche d'écoulement de la chaussée
- Tuyau en béton armé
- Fig. 3.
- coûteux; on peut se servir de wagons-outils servant à meuler les rails comme ceux employés dernièrement en Amérique pour rattraper les creux et dresser les surfaces du rail après soudure des joints. .
- Ces wagons sont munis d’un moteur électrique qui sert à la fois à la traction et à l’entraînement des roues à meuler.
- Ces wagons peuvent servir également pour .le percement des rails.
- et pour éviter les troubles électriques, il faut adopter un triple isolement de la ligne aérienne.
- Pour avoir une voie résistante dans ces conditions, il a fallu creuser des tranchées et déposer au fond des pierres d’une certaine grosseur qui ont été comprimées par un rouleau (fig. 4).
- Puis, les traverses ont été placées dessus avec interposition d’une couche de pierres
- f Maca.dam
- Macadam *
- Macadam
- Pierres
- D’après tout ce que nous venons de dire, il est bien évident qu’il y a tout avantage :
- i° A drainer les eaux par le procédé indiqué à la figure (3); ce procédé est actuellement employé sur la nouvelle ligne Lille-Roubaix-Tourcoing (Voir Génie Civil, i01'janv. 1910);
- 20 A employer des fonds durs el élastiques, à mettre des traverses ou tout appareil, servant à augmenter la surface d’appui du joint.
- dures bourrées avec la batte de la pioche; l’espace compris entre les traverses est rempli de pierres gi’ossières et toute la largeur de la voie, au dessus, est comblée avec du macadam jusqu’au niveau du rail.
- Le rouleau, pour le macadam, était poussé à la main, et la plus grande partie du ballast apportée sur place par des femmes car la main-d’œuvre est tellement bon marché qu’on l’emploie là où on emploierait
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IX (2* Série).— «• 6.
- les machines en Amérique ou en Europe.
- Les aiguilles sont en acier coulé, avec pointe d’acierau manganèse, et les croisements, avec centre d’acier au manganèse.
- Nous aurons probablement, dans la suite, l’occasion de parler de cette exploitation de Bombay qui présente des particularités intéressantes.
- Comme autre exemple de pose de voie, nous croyons intéressant de décrire, d’après XElectric Railwcty Journal, un procédé nouveau de renforcement des voies indiqué par le Dr Eisig, directeur du tramway municipal de Chemnitz, en Allemagne.
- Ainsi que l’indique la figure 5, le système consiste en un ancrage composé de barres de fer d’environ 2cm,5 de diamètre ; ces barres sont entourées de béton et sont assujetties solidement par des coins en acier dans le rail ; elles sont recourbées pour assurer une prise solide dans le béton.
- Asphalte
- '///'///////////''////twA;
- / * s SS S//s S/ /YSSss S//// /. 'y'.
- Béton
- Béton?
- | Ces barres servent donc comme renforcement latéral; d’autres barres, placées parallèlement aux rails, sont liées par des fils aux précédentes, et la résistance au mouvement latéral est augmentée, comme on le voit sur la figure, par l’insertion de barres transversales ; le tout est surmonté d’une couche d’asphalte. On voit que les vibrations sont
- sans effet sur cet ensemble, et qu’il ne peut y avoir pulvérisation du béton de ce fait,
- Ce travail exige un grand soin et ne peut être confié qu’à des spécialistes en béton armé.
- Pour éviter la formation de vides, le béton doit être mélangé avec plus d’eau à la base qu’en haut près du rail.
- Avant de placer les rails et les barres de renforcement dans le béton, il faut avoir soin de bien les nettoyer afin d’avoir une surface bien unie et exempte de graisse.
- Voici, d’ailleurs, le procédé de pose de ce système qui vient d’être employé à Nuremberg, en Allemagne, en juin 1909.
- Les rails, après avoir été boulonnés aux joints, étaient nettoyés avec des brosses d’acier ; les barres transversales étaient mises en place et assujetties solidement par des coins en acier, ensuite les barres de renforcement longitudinales étaient attachées aux barres transversales.
- Un moule en planches était placé de façon à contenir la grande masse de béton entre et à l’extérieur des rails, puis cette masse était tassée jusqu’au niveau voulu.
- Le moule était ensuite retiré, puis lé béton entourant le rail et le renforcement était bourré de façon à former une masse compacte; finalement les deux masses de béton étaient tamponnées pour obtenir une surface de contact parfaite.
- La fondation, ainsi construite, était laissée dix jours avant la pose de la couche d’asphalte.
- L’ensemble de cette voie d’essai était environ de 200 mètres et le coût de la pose, y compris le béton et les barres de renforcement, était environ de 45 francs par mètre de rail ou de 90 francs par mètre de voie.
- Le prix du béton était plus élevé que d’habitude à cause de la richesse du mélange, mais par contre, celui du travail était moindre. En résumé, le coût de cette méthode serait moins élevé que dans le procédé qui consiste à placer les traverses dans le béton ; en outre, cet assemblage aurait l’avan-
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- tage de former un tout rigide et homogèné.
- Il ne serait paâ possible de séparer le rail du béton sans désagréger complètement ce dernier.
- Cette construction empêcherait les vibrations de la tête du rail due à l’élasticité de la lame.
- Ce serait là un moyen d’éliminer une des causes de détérioration des rails, si l’on admet cette théorie que la détérioration des rails est produite par les vibrations latérales dues aux mouvements de lacet des voitures.
- A priori le grand inconvénient de ce système est qu’il faut tout démolir pour rem-placer un rail usagé.
- L’on répond à cela que la durée du rail serait considérablement augmentée et serait aussi longue que celle de l’ensemble lui-même. C’est là une question d’expérience qui, au premier abord, semble douteuse, mais dont on pourra se rendre compte dans un certain temps, puisque ce procédé Ara être mis à l’essai dans beaucoup de villes allemandes.
- Ce procédé est d’ailleurs patenté en Europe et en Amérique.
- En cas de réparation, il sera nécessaire de séparer le béton des terres de renforcement, en les coupant à l’aide de ciseaux et de retirer les barres de renforcement des rails à coups de marteau après les avoir entaillées.
- Une grande amélioration des voies, tant au point de vue de la solidité que du retour du courant, a été obtenue par la soudure autogène des joints.
- Nous rappelons qu’il y a actuellement quatre procédés connus de joints soudés : le joint Falk, le joint alumimo-thermique, le joint électrique et le joint à soudure autogène oxy-acétylénique.
- Le joint Falk est obtenu comme on sait par une couche de fonte coulée qui n’atteint jamais le point de fusion de l’acier, c’est donc simplement une connexion mécanique, il exige un matériel très coûteux, tel que cubilot, soufflerie, etc.; on, a remarqué, en outre, que pendant l’hiver, par suite d’un phéno-
- mène inexpliqué, les bris de rails étaient beaucoup plus fréquents que dans tout autre système.
- Dans la soudure alumino-thermique, il y a deux manières de procéder en employant ou non un métal d’apport, les extrémités de chaque rail étant comprimées avec une très grande force à l’aide de serrage à vis, au moment où ils sont amenés à l’état pâteux, par suite de la grande quantité de chaleur dégagée dans la réaction.
- Le dégagement de chaleur très rapide qui agit en un point déterminé du rail serait, dit-on, très préjudiciable au métal, par suite de dilatations inégales entré ce point très chauffé et d’autres points qui restent à des températures plus basses; il y a là comme un coup de fouet calorifique.
- D’après un rapport fait à la commission internationale du Congrès du chemin de fér, publié dans le bulletin de cette commission en 1904, on aurait constaté qu’en jetant d’une hauteur de i'n5o deux morceaux de rails soudés à l’aluminothermie, la soudure se cassait nettement.
- D’autre part, on nous a affirmé que de grands progrès avaient été réalisés depuis cette époque.
- Quel que soit d'ailleurs le procédé employé on doit chercher une liaison complète et intime des différentes parties, sans changer la forme, sans troubler l’état moléculaire, de façon à avoir une voie homogène aussi bien au point de vue électrique que mécanique. Les partisans de la soudure autogène acéty-léno-thermique prétendent arriver à ce résultat parce que, suivant eux, le chalumeau employé est très simple, pouvant agir dans tous les sens avec une flamme très chaude, de façon à produire une fusion suffisante dii métal en tous ses points.
- On peut éviter les altérations du métal par des alliages en baguettes (métal d’apport) que l’on coule d’après les besoins.
- En outre, la fusion n’est pas trop rapide ; on peut chauffer le métal de façon à éviter des dilatations inégales au moment de la
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- fusion. De nombreux essais sont d’ailleurs en cours pour comparer ce système aux autres et aussi pour se rendre compte s’il y a intérêt à souder l’âme, le patin, ou bien le champignon.
- Il est intéressant de remarquer à ce sujet que, si on prend un rail et qu’on sectionne le patin, ce rail perd 6o % de sa résistance; si l’on coupe seulement le champignon en laissant le patin et l’âme intacts, il perd seule-4o % de sa résistance. Si, d’autre part, on "fait les deux entailles en ligne perpendiculaire en laissant l’âme entière, il y aura une résistance inférieure de 5o % à celle d’un rail où l’entaille du champignon n’a pas été faite dans le même plan que celui du patin.
- C’est pourquoi l’on a pensé qu’il y avait intérêt à faire les soudures du patin de l’âme et du champignon dans des sections différentes (procédé Rosa). Des essais ont été faits aux tramways de Lille, à la Compagnie des Omnibus de Paris, à la Compagnie du Métropolitain. Jusqu’ici les résultats n’auraient pas été partout satisfaisants, les derniers perfectionnements n’ayant pas été appliqués.
- En Belgique, en Espagne et surtout à
- Marseille les résultats seraient beaucoup meilleurs, la solidité des joints serait à toute épreuve et le procédé pourrait s’appliquer sur toutes les voies existantes sans aucune modification ni aucun démontage. Les ingénieurs de la Compagnie de Marseille ont constaté que la flexion du joint était entièrement supprimée et ils ont estimé que la voie aurait une durée indéfinie (*).
- Il serait intéressant aussi de voir si cette voie ne présentant plus d’interruption, en un seul morceau, ne se déforme pas sous l’action de chaleur solaire par dilatation : lorsque la voie est noyée dans le pavé, l’expérience semble indiquer qu’il ne peut y avoir de déformation, mais il peut y avoir d’autres inconvénients, comme celui-ci :
- Supposonsque,surle parcours du tramway, il y ait un pont tournant ou levant, il peut arriver que, sous l’action de la chaleur solaire, le rail extérieur au pont vienne caler celui posé sur le pont, de sorte que le pont ne pourra plus manœuvrer.
- G. Duez,
- Ingénieur-électricien.
- (') lie vue de la soudure autogène.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURES
- Sur l’élimination des couples directeurs électriques et des effets dus à la dissymétrie, à l'absence de réglage et aux forces électro-motrices de contact dans les êlectromètres à quadrants. — L. Decombe. — Académie des sciences, séance du 17 janvier 1910.
- Dans un électromètre à quadrants, on a, à l’équilibre :
- G, étant le coefficient de torsion du fil ; a, son angle de torsion ;
- 0, l’angle d’écart de l’aiguille relativement à une position initiale quelconque ;
- W, l’énergie potentielle du système formé par l’aiguille et les quadrants.
- Mais cette équation peut s’écrire (en remarquant que W est une fonction quadratique et homogène des potentiels V4, Vs et Vdes secteurs et de l’aiguille, et que les coefficients qui y figurent sont naturellement des fonctions continues de 6, développables suivant les puissances de 6) :
- C« = F(V„ Va,V) + 8P(e) (I)
- F étant une fonction quadratique et homogène à coefficients constants et P (0) un développement en 0.
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- rimentaux et les vérifications seront publiés ultérieurement.
- A. S.
- ÉTUDE, CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Diagrammes vectoriels des enroulements polyphasés. — M.-V. Ayres. — Electrical World, 23 décembre 1909.
- L’emploi des générateurs triphasés à l’alimentation des réseaux de traction pour courants alternatifs simples a suggéré à l’auteur d’étudier les différents genres d’enroulements poly et monophasés en vue de leur adaptation à la distribution de l’énergie sous forme de courants alternatifs simples.
- Les résultats sont évidemment connus des spécialistes ; toutefois, la méthode adoptée pour cette
- i° Elimination des couples directeurs, et notamment de ceux signalés par Hopkinson, M. Gouy, etc...
- IL suffit de ramener constamment l’aiguille dans sa position initiale par rotation du tambour de suspension. Alors en effet 0 = o et l’équation devient :
- C«=F(Vt, V„V). (2)
- L’influence des couples dus aux différents termes de P, etc., disparait.
- 20 Elimination de l'influence du réglage.
- On peut toujours combiner par différence deux lectures convenables a et a' de manière à avoir des relations de la forme :
- C(«-*')=KVV' (3)
- V et V' désignant deux potentiels donnés, de telle sorte que la sensibilité dans la mesure de V' soit rigoureusement proportionnelle à V, et réciproquement. Dans les deux cas l’étalonnage est supprimé.
- Par exemple, il suffit, ayant fait une première lecture a, correspondant à l’équation (2), d’en faire une deuxième a' en interchangeant simplement les potentiels des secteurs :
- C*' = F(V„ V„ V). .(4)
- En retranchant (4) de (2) :
- C (a' — a) = A (V, - V.) (V, + V2 + AV)
- ou en faisant V, -J-V2 = 0 :
- G (a' — a) — 2 A AV,V.
- 3° Elimination des forces électromotrices de contact.
- Si l’on tient compte de ces forces électromotrices, il faut écrire :
- V, = U, + «t V2 = U2 4. e2 V = U + e.
- et alors les relations de la forme (4) deviennent :
- C (a' — «) = K {v + p) P1. (5)
- On peut éliminer [/. par deux lectures correspondant à V = 0 ; mais cela n’est généralement pas nécessaire. En particulier, la formule (5) se prête directement à la mesure relative des potentiels V'.
- L’autre montre enfin comment cette méthode s’applique à la mesure des charges ; les dispositifs expé-
- étude est assez commode et mérite d’être signalée.
- L’auteur considère le cas d’une dynamo ayant 6 perforations par pôle, minimum de ce qui est employé actuellement, et suppose cette machine pourvue d’un enroulement comportant deux bobines par perforation avec un pas en largeur de bobine égal au pas polaire.
- Dans ces conditions, les forces électromotrices dans les 12 sections de chaque paire de pôles peuvent être représentées par les 12 côtés d’un dodécagone régulier (fig. 1).
- Fig. 1.
- Si l’on suppose que la puissance de la machine est limitée à la production d’un courant I par conducteur et d'une tension par bobine simple, tel que le diamètre AG soit égal à 2E, on obtient pour valeur de la puissance par paire de pôles eFpour différents nombres de phases les chiffres bien connus du tableau I.
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- Tableau I
- TENSION PAR PHASE GOURANT EXTÉRIEUR PUISSANCE
- Courants alternatifs simples AG = 2E 2 I 4 E I
- Courants triphasés AE = Ey/3 I y/3 3 y/3 El = 5,196 El
- Quatre phases AD — E y/2 I s/l 4 /â E 1 = 5,657 El
- Six phases AC — E l 6 E I
- Ces quatre cas représentent les conditions que l’on peut obtenir avec un enroulement fermé, par exemple celui d’un induitde machine à courant continu^).
- Si le nombre de perforations est plus grand, le nombre des côtés du polygone augmente, mais les résultats restent les mêmes, pourvu que le nombre de perforations reste multiple du nombre de phases.
- Les quatre cas étudiés ne constituent pas les seuls symétriques si l’on ne s’astreint pas, comme cela a toujours lieu pour les génératrices polyphasées, soit à laisser l’enroulement fermé, soit à connecter les bobines dans l’ordre qui correspond à une dynamo
- on le voit facilement, les résultats du tableau II. Ces nouveaux cas montrent que pour les couranis
- triphasés on peut arriver à un groupement dés bo-
- Tableau II (* 2
- Courant alternatifs simples..........
- Courant à circuit unique (fig. 2)....
- Courants triphasés y (fig. U)........
- Courants à 4 phases x(hg- 4)........ • • •
- Courants diphasés (fig. 5)...........
- Courants à 6 phases (étoile) (fig. 6).. . .
- Courants triphasés y (fig. 7)........
- Courants triphasés A (fig. 8). . '...
- Courants triphasés A (fig. 9)........
- Courants triphasés -( (fig. 10)......
- Courants diphasés (lig. 11)..........
- TENSION PAR PHASE COURANT EXTÉRIEUR PUISSANCE
- A B = 4 E I 4 El
- 0 A = E y/3 I 3 y/§ El = 5,196 El
- O A = E \]l I 4 y/2 El = 5,657 El
- 2 y/2 E I 4 y/2 El = 5,657 El
- A B = E 1 6 El
- 0 A = 2 E I 6 El
- AB = 2 E I y/3 6 El
- AB = 2 E I y/3 6 El
- 0 A = 2 E I 6 El
- AB = 2,8 285 E I 2Xa,8285EI=5,657EI
- à courant continu. L’auteur étudie en particulier les cas où les connexions établies entre les bobines i sont celles des figures 2 à 11 et qui donnent, comme
- (*) Il est intéressant de donner aussi, ce que l’auteur ne fait pas, la valeur de la puissance donnée par la dynamo comme machine à courant continu avec un nombre de sections assez grand; c’est évidemment aussi :
- 2 \J'j. R. 2 1= 4^2 El— 5,657 E I
- (a) Dans ce tableau, les montages sont indiqués par des ettres grecques : triangle3 A; étoile :.y et x-
- bines et c’est le groupement classique tel que la puissance fournie par la machine soit la même que celle que donnerait la même dynamo avec un enroulement à 6 phases, à condition, bien entendu, qu'il ne s’agisse pas d’une commutatrice ou d’une génératrice polymorphique (courants continus et alternatifs) pour lesquelles l’ordre de succession desbobincs, par suite de la présence du collecteur, est forcément naturel.
- Gomme les pertes dans le fer restent les mêmes | dans tous les cas, on voit que le rendement ne sera
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- pas le même et variera, par exemple, pour une dynamo de i ooo kw et d’un rendement de 94 % , dans les meilleures conditions, de 91 à 94 % , la puissance variant elle-même alors de 667 kw à 1 000 kilowatts.
- Fig. 7.
- Fonctionnement en génératrice monophasée. — Dans une seconde partie de son article, M. Ayres étudie plus particulièrement le fonctionnement des dynamos à enroulements mono ou polyphasés comme génératrices de courants monophasés.
- La faible valeur trouvée pour la dynamo utilisée comme génératrice monophasée seulement donne la raison pour laquelle il y a intérêt à adopter des machines polyphasées avec plusieurs circuits d’utilisation monophasés.
- Trois solutions peuvent être employées pratiquement :
- i° Connecter le point neutre aux rails et alimenter 3 lignes par les fils de lignes partant d’une dynamo triphasée ;
- 20 Adopter une dynamo diphasée avec deux circuits distincts pour l’alimentation de 2 lignes avec un sous-retour commun par la terre ;
- 3° Alimenter deux lignes seulement par une dynamo triphasée en connectant l’une des bornes aux rails, auquel cas ces deux phases seulement doivent travailler.
- La principale objection à l’emploi des dynamos polyphasées est l’impossibilité d’équilibrer les charges sur les différentes phases; il faut y ajouter la complication des feeders, des commutateurs, de l’isolation, etc.
- Avec la troisième solution, en supposant deux courants égaux dans les deux lignes, on obtient, avec le groupement indiqué sur la figure 10, une
- tension de 2 \/3 E sur chaque ligne et, comme le courant dans la phase connectée directement à la terre ne doit pas dépasser I, le courant dans les
- deux autres phases est seulement —— de sorte que
- V '*
- la. puissance n’est que de 4 E I comme pour l’emploi en génératrice monophasée. Toutefois, les pertes
- par effet Joule sont un peu plus faibles puisqu’une des phases seulement ale courant normal; néanmoins, ce mode de distribution est moins satisfaisant que qelui avec génératrice monophasée à cause des inégalités de charge sur les deux lignes.
- La New-Haven Railroad G0 emploie une autre méthode consistant à utiliser seulement deux phases de l’enroulement indiqué sur la figure 10. La tension est encore de 2\/3 E et par suite, la puissance
- de 2y/3 El ou 3,464 El, c’est-à-dire 57,7 % de celle de la génératrice triphasée et 86,5 % de la ^génératrice monophasée.
- On peut faire facilement une génératrice mono-!• phasée avec une génératrice triqpsaéaen dispos ant en
- Fig. io.
- série les 3 phases supposées décalées de 6o° (fig. 12), la puissance est alors 4 E I, comme pour le cas de la figure 2.
- Enfin, on pourrait encore faire une génératrice monophasée avec une triphasée en adoptant le montage en A de la figure 9 et en dérivant le courant entre les points A et C. La tension serait de 2 E, le courant de 21 et la puissance encore 4EI; de plus la dynamo pourrait aussi fournir en même temps des courants triphasés.
- Au point de vue construction,, s’il est assez délicat de dépasser 10 000 à 11 000 volts avec le montage en A, la difficulté n’est pas insurmontable pour des dynamos d’assez forte puissance. Il n’y a pas non plus de difficulté à employer 6 perforations par pôle pour des alternateurs à 23 périodes avec une puissance de 1 000 KVA au moins, avec des vitesses ordinaires. Avec des turbo-alternateurs, le nombre de perforations sera toujours deux ou trois fois plus grand.
- G. F. G.
- Procédé pratique pour l’installation' des grands moteurs électriques. — Mc Gahey. — Lettre adressée kYElectrical World, 6 janvier 1916.
- Soit un moteur ordinaire à deux paliers dont la courroie d’accouplement doit travailler sous une ten*
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- sion assez forte. Au lieu de faire supporter toute cette tension par le palier situé du côté de la poulie, ce qui déterminerait une usure excessive à cette extrémité de l’arbre, on peut avantageusement réunir par un joint à collet un tronçon d’arbre supplémentaire à l’arbre de l’induit, que l’on prolongera
- 1. i
- Moteur avec coussinet extérieur.
- Fig. i.
- de 6ocm environ. Le tronçon d’arbre supplémentaire est aminci à son extrémité opposée, ce qui permet de le faire supporter par un troisième coussinet peu important établi en dehors du bâti de la machine (fig. i).
- Ce troisième coussinet est, par exemple, en béton. Ce dispositif fonctionne avec succès dans plusieurs installations.
- ARCS ET LAMPES ELECTRIQUES
- Lampes au tantale pour l’éclairage des navires. — A. Gfradenwitz.— Electrical Review and Western Electrician, t5 janvier 1910.
- Les lampes au tantale sont très employées pour l’éclairage des paquebots allemands. L’expérience montre qu’elles résistent fort bien aux oscillations du navire; en outre leur faible consommation de courant permet de réduire beaucoup le prix d’établissement de la distribution et de l’appareillage.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Les développements récents delà transmission d’énergie électrique. — W. Marchant et A. Watson. — Communication à 1’ Institution of Electrical Engineers de Manchester, 3o novembre 1909 (').
- VOLTAGE MAXIMUM
- A l’heure actuelle, le voltage possible dans les
- (*) Citée par l'Electrical Review, io et 17 décembre «9°9-
- transports d’énergie n’est limité que par le phénomène de « couronne », ou décharge spontanée de la ligne (*).
- La tension diélectrique produite dans l’air au voisinage d’un conducteur dépend de la différence de potentiel entre conducteurs, du diamètre des fils et de leur espacement mutuel.
- La courbe (fig. 1) donne les tensions critiques en kilovolts par centimètre en fonction du diamètre des fils (en millimètres).
- D’autre part, la tension diélectrique dans l’air décroît en même temps que la pression atmosphérique, et peut être représentée à cet égard par la formule suivante ;
- R = R. (0,. +0,8 A)
- p étant la pression atmosphérique en millimètres de mercure.
- Cette tension diélectrique décroît également quand la température monte, et la relation est encore linéaire.
- pfi 20
- Diamètre des fils en millimètres.
- Fig.1.
- On peut se baser sur le diagramme de la figure 1, et prendre les coefficients de sécurité suivants : Grandes villes et régions industrielles
- notamment du niveau de la mer.. . . 1,8 à 2,8;
- Régions d'altitude moyenne............ i,5
- Régions montagneuses, à air très pur. 1,2 Les distributions qui, actuellement, se rapprochent du voltage maximum possible sont en très petit nombre. L'installation normale à 60000 volts, dont il y a de nombreux exemples en Amérique, est loin d’approcher de cette limite, sauf dans des cas exceptionnels (courts tronçons de faible calibre). Les feeders à 60 000 volts, même en cuivre, ont rarement moins de iumm de diamètre, et l’emploi de
- (') Voir Lumière Electrique, 18 sept. 1909, p. 371 et 9 oct, 1909, p. 52.
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- l’aluminium (’), qui comporte des sections beaucoup plus fortes, est très fréquent.
- Le tableau I indique les lignes actuellement existantes qui fonctionnent sous des voltages voisins de la limite; il indique en outre les tensions diélectriques correspondantes et les facteurs de sécurité adoptés :
- cuivre, pour produire le couple de démarrage et les amener à la vitesse synchrone.
- PROTECTION DES LIGNES CONTRE LES DECHARGES ATMOSPHERIQUES.
- Les ingénieurs américains estiment que ce pro-
- Tableau I.
- INSTALLATION VOLTAGE ESPACEMENTS DES FILS ALTITUDE TENSION DIÉLECTRIQUE FACTEUR DE SÉCURITÉ
- cm m kv/cm
- Great Western
- Power C° IIO OOO 3oo 240 24, 2 I, 52
- Island Bar i5o 000 » » 33,0 G 11
- Central Colorado... Power C° 110 000 3oo 1 800 23, 2 i,34
- Grand Rapids IOO OOO 3 00 3oo >9*6 G87
- EREQUENCE
- Le courant triphasé est très généralement employé.
- La question de la fréquence est dominée par celle de la « standardisation ».
- En Amérique, les fréquences « standard » sont 2Îi et 6o périodes, la deuxième étant presque universellement employée pour l’éclairage.
- Cette tendance à la standardisation semble excessive, et la fréquence 6o très peu commode.
- Le fonctionnement d’un grand nombre de stations centrales éloignées les unes des autres sur un réseau commun de distribution ne présente pas de difficultés sérieuses. On emploie les méthodes ordinaires pour opérer la synchronisation, souvent des synchroniseurs rotatifs. On peut voir fréquemment fonctionner en parallèle à i6okm de distance des usines hydrauliques et des installations de turbines à vapeur.
- La mode est aux interrupteurs commandés par l’air comprimé, plus rapides, et dont le fonctionnement est indépendant de la volonté de l’opérateur.
- L’expérience montre qu’il est plus facile d’opérer la synchronisation à travers une ligne de transmission que dans une usine centrale.
- En général dans les usines hydro-électriques, on ne met pas les machines en circuit sans qu’elles soient synchronisées ; cependant, au Shenectady, la General Electric G0 a mis en circuit dans ce but des moteurs synchrones et des convertisseurs, les moteurs étant pourvus de bagues d'amortissement en
- blême est l’un des plus importants à résoudre, et l’opinion générale s’accorde à trouver qu’aucun parafoudre ne remplit un rôle véritablement effectif. Dans presque toutes les usines on a remplacé les anciens parafoudres par ceux du type électrolytique. On les connecte un jour sur deux directement à la ligne afin de les maintenir chargés, mais normalement, un interrupteur à cornes les en sépare. Même sur de longues lignes, on ne dispose de parafoudres qu’à la station centrale et aux sous-stations. Si l’on en place en des point intermédiaires, l’augmentation de sécurité qu’on obtient ne compense pas celle des risques de dérivations intempestives dues à leur emploi.
- La protection la plus efficace est certainement le fil de terre. L’expérience vient d’en témoigner à San-Francisco où, à la suite d|un violent orage, la seule ligne non endommagée était pourvue d’un tel fil. Non seulement il agit comme un écran vis-à-vis des nuages électrisés, mais encore il offre à la foudre, pour aller au sol, un chemin plus direct que la ligne de transmission et l’empêche par suite de tomber sur cette dernière. Cependant, comme garantie supplémentaire, il est préférable de connecter aux lignes des parafoudres ordinaires.
- Les perturbations provenant de l’électricité atmosphérique sont beaucoup moins à craindre sur les lignes de transmission à haute tension que sur celles qui fonctionnent à 20 000 ou 3o 000 volts à cause du meilleur isolement de la ligne.— — -
- On ne se sert nulle part de déchargeurs à jet d’eau, où la charge électrostatique rejoint le sol par l’inter-
- f Voir Lumière Electrique, 18 décembre 1909.
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- m
- médiaire des gouttes d’eau qui touchent les fils. De toute évidence, avec les hautes tensions employées, pour éviter un important courant de fuite, il faudrait que la résistance du jet. d’eau fût considérable ; et alors le fil ne se purgerait pas assez rapidement de la charge électrostatique qu’il contient.
- On a souvent plarlé'd’employer des générateurs asynchrones, c’est-à-dire des moteurs d’induction ordinaires dans'lès systèmes de transmission ; ce système est surtout avantageux lorsqu’on dispose de nombreuses petites chutes d’eau très éloignées les unes dès autres. On sait que", dans ce système, le courant doit être décalé en avant par rapport à la tension, mais il est inutile de s’occuper de cette condition car, dans un tel système, le courant de charge de la ligne est assez important pour qu’elle soit naturellement remplie.
- On s’arrange en général pour que de tels générateurs fonctionnent à pleine charge ; le surplus est fourni par des machines synchrones ordinaires. On a. fa,it une intéressante application de ce système, ppur-des groupes excitateurs, dans beaucoup d’usi-ne^gépératrices de la Pacific Gas and Electric G0. Une turbine ou une roue Pelton, une génératrice à courant continu, et un moteur d’induction sont accouplés. Si la génératrice est surchargée, le moteur d’induction entraîne la turbine ; au contraire, à fa,ible. charge, l’énergie retourne au réseau, le moteur d’induction se comportant comme générateur. Il,n’y a pas besoin de régulateur, c’est le moteur d’induction tout seul qui contrôle la vitesse.
- TÉLÉPHONES
- Un bon système de téléphones dans un réseau de distribution important est une chose fondamentale ; aussi faut-il considérer la question des interférences téléphoniques avec beaucoup d’attention. Pour les lignes de transmission à iooooo volts et au-dessus, on n’a pas essayé de faire courir les lignes téléphoniques sur les mêmes poteaux que les lignes de transmission. Avec le système à 60 ooo volts la pratique usuelle est de disposer la ligne téléphonique sur des isolateurs placés sur les mêmes poteaux que la ligne de transmission, et trois mètres environ au-dessous d’elle. Afin d’éviter les effets de mutuelle induction.on transpose les lignes téléphoniques à de fréquents intervalles. Cependant, cela n’esf pas suffisant, car les effets inductifs des trois fils de ligne ont des amplitudes assez différentes dans les. deux lignes téléphoniques pour y produire des
- courants importants dans toute sa longueur. On peut éviter complètement les effets d'induction en transposant à là fois la ligne téléphonique et la ligne de transmission. On effectue la transposition de cette dernière, en employant des paires de pylônes à un intervalle d’environ 5km. Souvent on effectue cette transposition par une rotation de i/3 de tour en chacun de ces points. Avec ces précautions la transmission téléphonique est satisfaisante, même si la ligne a 25oklQ de longueur.
- Si le point neutre du système triphasé est mis au sol, ce dispositif est une garantie efficace contre les effets électrostatiques; mais si les tansforinateurs sont montés en triangle et si aucun point n’est relié au sol, ces effets peuvent être très’ 'considérables. Pour parer à cet inconvénient on rélie les conducteurs à une bobine inductive aux deux extrémités de la ligne, et on connecte au sol le point central.
- MONTAGE DES TRANSFORMATEURS
- Sur ce point les idées divergent beaucoup. Pour l’instant la faveur est au montage en triangle. Voici brièvement résumés les avantages des deux systèmes de montage :
- Triangle. — i° Si l’une des phases est coupée les deux autres fourniront l’énergie correspondant aux a/3 de la puissance du transformateur;
- a0 Si une terre se produit sur un des fils de la ligne de transmission, la marche du système n’est pas troublée, pourvu que les isolateurs qui portent les deux fils restants soient capables de supporter la tension totale du système.
- Etoile. — i° Les dimensions des isolateurs employés correspondent seulement à la tension étoilée du système ;
- 2° L.e point neutre est relié au sol et la tension entre chaque ligne et la terre est définitivement égalisée. C’est un point d’une grande importance relativement au téléphone.
- En réalité, l’avantage du montage en triangle, qui réside dans le fait de permettre aux transformateurs de fonctionner seulement avec deux phases, si l’une des lignes vient à se rompre, n’est pas très important, car (on l’a remarqué sur les lignes à 60000 volts) rarement les isolateurs sont capables de supporter la pleine tension de la ligne. On peut d’ailleurs faire la même remarque en ce qui concerne les transformateurs.
- En dépit de ceci,cependant, le montage en triangle
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- est beaucoup plus répandu que celui en étoile, et la Great Western C8, en augmentant le voltage de son usine de 60 ooo à iooooo volts (ier octobre 1909), a remplacé en même temps le montage en étoile par le triangle. Il est vraiment étonnant que le montage en étoile ne soit pas plus fréquemment employé, car il donnerait des résultats beaucoup plus satisfaisants sur les systèmes à très haute tension.
- CONDITIONS ÉCONOMIQUES DE TRANSMISSION
- Les dépenses d’installation, relativement aux usines hydro-électriques, sont prépondérantes dans la détermination du prix de l’énergie. Les dépenses courantes sont toujours faibles, car on n’a besoin que d’un personnel restreint. Au Niagara le kilowatt installé, y compris la ligne de transmission, revient à 5oo ou 750 francs, et pourtant, l’installation est importante, et il suffisait de percer un court tunnel. C’était bien autre chose auparavant. Le chiffre le plus bas pour le capital engagé, y compris la ligne de transmission est de 38o francs par kilowatt. Les dépenses relatives aux lignes sont très importantes ; ainsi l’Ontario Development C° vend son énergie plus de deux fois moins cher au Niagara qu’à Toronto.
- Un point des plus intéressants est la détermination du voltage de transmission. La loi de Kelvin est basée sur la condition que la dépense d’énergie dans la ligne soit mînima. Il est plus rationnel que le rapport du prix de cette énergie au revenu qu’on retire de la transmission soit minimum. Si cette condition est remplie le prix de l’énergie perdue est égal aux dépenses d’intérêt et de réparation de la ligne de transmission.
- Le calcul montre que l’emploi des voltages ainsi déterminés est économique, et qu’au delà de 3ookm, on a avantage à employer des tensions de l’ordre de iooooo volts.
- Pour déterminer les dimensions des fils, il faut tenir compte aussi du phénomène de « couronne », et on ne peut pas réduire la section au delà de celle pour laquelle ce phénomène se produirait. Le rendement moyen total de transmission est d’environ 90 % , la chute de tension dans le cuivre étant d’environ 10 % , et la chute de tension totale (résistance et inductance), environ i5 %.
- INSTALLATIONS HYDRO-ÉLECTRIQUES MODERNES
- Sauf de rares exceptions, il faut établir de longues
- canalisations d’éau, des tunnels, etc. Lès canaux sé font en bois ou plutôt maintenant en béton, plus durable et qui réclame moins de surveillance. SuiVànt que la chute d’eau a plus ou moins de i5om, les moteurs hydrauliques sont des roues Pelton ou Doble, ou bien des turbines à réaction : les premières tou-> jours à axe horizontal, les secondes à axe horizontal ou vertical, ce dernier mode ayant aujourd’hui là préférence. Il faut veiller à préserver les conduites dés coups de bélier et des efforts dus à de brusques diminutions de charge. C’est le rôle des régulateurs. Une pratique répandue en Amérique est de faire travailler les machines à pleine charge et de parer aux à-coups à l’aide d’appareils à vapeur situés en quelque autre point du réseau.
- Dans les installations les plus récentes, on semble préférer la tension de 11 000 volts environ pour les générateurs; on emploie des transformateurs à bain d’huile, refroidis par l’eau, qui élèvent la tension à la valeur voulue pour la transmission. Souvent, on peut modifier leur montage de façon à obtenir un voltage inférieur à leur voltage normal, et fréquem-, ment, dans les débuts du fonctionnement d’une exploitation, on emploie ce plus bas voltage, alors que l’usine n’a pas encore atteint son régime de pleine charge. Quelquefois le transformateur et le générateur qui l’alimente sont considérés comme formant un tout; ailleurs, on le traite comme faisant partie de la ligne : dans ce cas, assez rare, on emploie des séries de transformateurs monophasés connectés chacun sur une phase, sans aucun appareil de coupure.
- En général, les excitatrices sont complètement séparées et possèdent leurs turbines particulières.
- La disposition des appareils de coupure est très variée ; dans la plupart des usines, à l’exception de quelques-unes et notamment de celle du Niagara, les appareils de haute tension et les barres sont à l’air libre avec entre eux des cloisons en briques. Les isolateurs sont montés sur des tiges et supportent des barres de cuivre ou d’aluminium. A la station de la Central Colorado G°, on se sert d’isolateurs suspendus analogues à eaux de la l igne. A l’extérieur sont situés les parafoudres ; dans l’usine, les bobines inductives, en général simples spirales de cuivre suspendues en l’air. Dans tous les cas la ligne est séparée des barres de haute tension par des interrupteurs à huile et des connecteurs à couteaux.
- Les transformateurs d’instruments sont fréquemment employés sur le côté haute tension de l’usine, quoiqu’ils tendent à prendre des proportions vrai-
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- ment énormes. On se sert de petits indicateurs de potentiel fondés sur le principe des électroscopes ordinaires.
- Les générateurs employés dans les stations modernes sont tous à pôles tournants. La vitesse d’un générateur de io ooo kw est d’environ 3oo tours par minute. Des rotors à pôles saillants et une ventila-lation naturelle semblent être universellement employés. Quant aux transformateurs, la pratique n’a pas encore décidé lequel vaut le mieux de transformateurs triphasés ou de plusieurs transformateurs monophasés.
- Dans les vieilles usines à 40 000 volts et au-dessous, on employait des transformateurs refroidis et isolés par l’air. On n’emploie jamais ce procédé dans les nouvelles, et encore moins dans celles de très haut voltage. Les risques d’incendie provenant de l’isolement par l’huile ne sont pas graves, mais on a l’habitude de placer chaque transformateur dans des compartiments séparés en briques munis de portes de fer qu’on peut fermer si cela est nécessaire.
- L’isolement des câbles de haute tension à leur sortie des bacs dé transformateurs est un problème difficile. Une borne à 100000 volts est toujours chose délicate à réaliser, même en adoptant le type à condensateur. Avec ce type, on cherche à ce que le gradient de potentiel à l’intérieur de l’isolant soit aussi uniforme que possible. Pour cela on insère dans la couche isolante des lames métalliques dont les dimensions sont calculées pour que la capacité entre deux lames consécutives soit la même; on divise ainsi en parties égales la différence de potentiel entre le conducteur et le bac d'où il sort.
- A l’exception d’une ligne à 33 000 volts, au She-nectady, partout aux Etats-Unis on se sert d’isolateurs montés sur tiges, jnsqu’à 65 000 volts. Au delà on emploie le type suspendu.
- On emploie très généralement la porcelaine brune, mais pas le verre pour les hauts voltages. Celui-ci n’est pas assez solide et il se fend à la gelée.
- Les isolateurs suspendus et les pylônes d’acier sont les derniers perfectionnements apportés dans la construction des lignes, et on les emploie toujours pour les tensions de l’ordre de 100 000 volts. On emploie deux modèles d’isolateurs suspendus : le type Locke et celui de la General Electric. On les met en série par 4 ou 5 pour une ligne à 100 000 volts, et l’isolement qu’ils procurent est suffisant, même si l’un des isolateurs vient à se briser. Ils sont maintenus par des traverses, et avec une seule ligne, on peut placer les trois conducteurs dans un plan hori-
- | zontal; avec deux lignes, on peut placer trois conducteurs de chaque côté du pylône, supportés par trois traverses.
- Les pylônes sont généralement en fer galvanisé constitués par des pièces séparées qu’on boulonne sur place. Chaque pièce est galvanisée complètement après construction, de sorte que les risques de corrosion sont faibles. On essaie généralement Chapeau en fonte malléable.
- Fig1. 2. —• Isolateur Locke.
- les isoL-eurs au double de la tension qu’ils doivent supporter.
- Avec les poteaux de bois, la portée usuelle est de 35 à 45™; avec les pylônes en acier, il n’est pas rare d’employer normalement des portées de 36om. Pour traverser un ravin on emploie quelquefois des portées de 90011', mais dans ce cas, on remplace les fils de cuivre ou d’aluminium par des fils d'acier
- Passage du maillon.
- Fig. 3. —- Isolateur de la General Electric.
- Les fils oscillent très peu quand le vent les dévie et ils se balancent tous en même temps. L’espacement normal des fils pour une ligne à 60 000 volts est de im8o; pour 100000 volts, 3m. La flèche permise peut être très grande : de om9o à im2o aux plus hautes températures.
- Quand la ligne traverse un chemin de fer, on dispose en général deux pylônes le plus près possible de la voie, de façon que le fil en tombant ne puisse toucher le sol. Jamais on ne voit d’enveloppes protectrices comme on en établit en Angleterre ; souvent même on ne prend aucune précaution spéciale contre les risques de chute de fils.
- Les deux métaux surtout émployés pour les lignes aériennes sont l’aluminium et le cuivre. Sur la côte du Pacifique, la tendance est au cuivre. Presque toujours les conducteurs sont toronnés. Même quand le toronnage est effectué avec sept ou dix-neuf fils,
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- le câble est trop dur pour se prêter à une manipulation commode, et on fait une âme de chanvre. La tension est ainsi beaucoup plus uniforme, et pour une seclion donnée le câble peut supporter un effort beaucoup plus grand.
- _ SOUS-STATIONS
- La distribution à courant continu est inconnue, sauf dans une ou deux grandes villes. Le système universel de distribution consiste en fils aériens supportés par des poteaux de bois, à une tension de •i 3oo volts. De place en place un petit transformateur est boulonné sur le poteau et abaisse la tension jusqu’à no volts pour desservir les maisons avoisinantes. Les sous-stations contiennent donc seulement des transformateurs abaisseurs qui débitent du courant à 2 3oo volts, et des régulateurs d’induction pour régulariser le voltage sur le réseau.
- Dans quelques installations de la Pacific Gas and Electric C°, les transformateurs possèdent simplement des chevilles de réglage.
- On n’emploie quetrèsexceptionnellementles câbles souterrains dans certaines parties des grandes cités.
- Les sous-stations de transformation de courant alternatif en courant continu n’ont rien de particulier ; on emploie des convertisseurs rotatifs à 6o périodes de toutes dimensions. Cependant, on trouve quelques nouveaux exemples intéressants de convertisseurs à axe vertical, où l’axe est fixe et Sert de pivot à l’induit.
- On ne trouve qu’en Amérique des usines spéciales à l’alimentation des lampes à arc en série, et on emploie pour cela de très hauts voltages : jusqu’à io ooo volts. On emploie quelquefois des machines rotatives pour effectuer la conversion, mais l’emploi des redresseurs à vapeur de mercure combiné avec des transformateurs à intensité constante. s’étend aussi. Ces redresseurs peuvent durer 3 ooo à 4 ooo heures et se construisent jusqu’à io ooo volts, 3o ampères.
- Il est très rare aussi de séparer les usines génératrices de traction et d’éclairage. Une compagnie fournit du courant à tous les services par un seul réseau; il est probable que la puissance réclamée pour le chauffage, laforce motrice, les ascenseurs, etc., contribue à donner un meilleur facteur de puissance. Quand du courant de basse fréquence est destiné à l’éclairage, on installe en général des tranformateurs élévateurs de fréquence. Cela paraît bien inutile, car avec les lampes à incandescence ordinaires ou à filament métallique, les fluctuations de lumière sont
- inappréciables avec 25 périodes. Reste la question des arcs; là les fluctuations seraient appréciables; mais les arcs alternatifs ayant une efficacité beaucoup moins grande que les arcs continus, il semble bien qu’il soit inutile de faire des dépenses pour rendre meilleur leur fonctionnement, et l’argent dépensé dans les sous-stations pour transformer la fréquence de 3o à 6o aurait sans doute été mieux employé à améliorer le système de distribution.
- USINES GÉNÉRATRICES
- Station hydro-électrique de Mc Call Ferry; (installations accessoires) (). — Kieffer. — Engineering, 7 janvier 1910.
- Afin de pouvoir déposer les masses considérables de maçonnerie nécessaires à la construction de la digue, on a élevé immédiatement au-dessous de l’emplacement qu’elle devait occuper, et sur toute sa longueur, un pont provisoire de 17"' de large. Il supporte quatre voies ferrées pour le transport des matériaux ainsi que des voies de roulement pour les grues de levage.
- Tous les appareils mécaniques utilisés dans la construction sont mus par l’air comprimé. Les grues employées sont de deux.types différents. Les premières, qui reposent sur une assise de i2m de large, ont servi à la construction du pont temporaire.
- Actuellement deux d’entre elles sont employées à déposer la maçonnerie de la digue; une autre sert à installer les carcasses d’acier et à creuser des excavations. Elles peuvent supporter un poids de 2 25oks. Elles sont déplacées sur leurs voies de roulement au moyen de petites locomotives qui servent aussi au roulage des matériaux sur le pont.
- Les grues de l’autre type sont employées à la construction de l’usine elle-même. Elles sont de plus grande dimension et permettent une manœuvre extrêmement rapide. Il ne s’écoule pas un intervalle de plus de 10 minutes entre le moment où le béton est préparé et celui où il est déposé à l’endroit qui lui est désigné.
- L’installation pour la fabrication du béton est située à l’extrémité est du pont temporaire et aussi près que possible des chantiers de construction. L’usine comprend huit malaxeurs Smith mus séparément par des moteurs à air comprimé. Au-dessus
- (•) Cet article complète celui qui a été publié dans le dernier numéro, p. i3g.
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- des malaxeurs sont des réservoirs pour le sable, la pierre et le ciment. Pour chaque malaxeur il y a deux trains de chariots qui passent au-dessous des réservoirs, s’arrêtant en face de chacun d’eux pour en recevoir les quantités de pierre, de ciment, de sable nécessaires, etfinalement au-dessus du malaxeur dans lequel ils se déversent. L’eau arrive directement aux malaxeurs par des tuyaux disposés à cet effet. Les portes de tous les réservoirs s’ouvrent automatiquement et les chariots sont amenés jusqu’aux malaxeurs sur des plans inclinés. L’installation peut fournir i ^So™3 de béton par jour. Les réservoirs ont une capacité de io ^oo"’3. Le béton est déchargé dans des récipients à bascule de om3,7o qui sont réunis par groupes de huit sur un même châssis. Quatre de ces châssis forment un train qu’une petite locomotive entraîne sur le pont, en face des grues qui saisissent les récipients et les vident à l’endroit indiqué. Ce travail est exécuté méthodiquement et avec une très grande rapidité.
- La pierre est fournie par l’usine de broyage de Conowingo située .à une distance de a4km de' la station de Mc Call Ferry qui lui est réunie par le Pennsylvania Railroad. La pierre de Mc Call Ferx’y était inutilisable à cause de la grande proportion de mica qu’elle contient.
- Deux broyeurs Austin n° 8 fonctionnent à Conowingo. La pierre est amenée sur la voie spéciale de l’installation jusqu’à un système élévateur à chaîne sans fin qui la distribue aux broyeurs. Ceux-ci la réduisent à la dimension convenable et la déchargent directement dans des wagons disposés à cet effet.
- Le sable vient d’un dépôt des environs de Charles-town. Il est extrait par une drague à vapeur de
- 6o tonnes et chargé sur des wagons du Pennsylvania Railroad.
- Le mélange est [fait dans les proportions suivantes : une partie de ciment, trois de sable, cinq de pierre broyée. Ces pierres ont environ iacm,5 sur leur plus grande dimension. Lorsqu’elles viennent du broyeur, on les trie en trois tas. Le premier comprend de grosses pierres utilisées pour la construction solide (digue, pont, fondations). Le deuxième reçoit les petites pierres qui passent à travers un crible de 5cm et sont utilisées pour les murs de faible épaisseur et les cloisons dans l’usine même. Enfin le troisième tas est formé de la poussière du broyage qui est employée à la place du sable dans la fabrication du béton pour les bâtiments.
- Toutes les ouvertures dans la maçonnerie sont faites au moyen de formes autour desquelles on dispose le béton. Les conduites d’amenée et de décharge font partie intégrante de la maçonnerie de l’usine, c’est-à-dire que celle-ci forme avec ses fondations un tout compact dans lequel ces conduites sont ménagées.
- Ces conduites sont faites à l’aide de formes de bois composées de blocs circulaires réunis par des tiges de bois courbées à chaud.
- Les ouvriers occupés à la construction sont pour la plupart des Italiens placés sous la conduite d’ingénieurs américains. Ils sont environ i 5oo. Des logements, réfectoires, hôpitaux, magasins ont été aménagés pour eux par les soins de la Compagnie et les conditions d’hygiène y sont exceptionnelles.
- Le développement de la station de Mc Call Ferry, jusqu’à son état actuel, a coûté une somme de 55 ooo ooo de francs.
- VARIÉTÉS
- Fondation Monteûore Levi.
- Un prix, dont le montant sera constitué par les intérêts d’un capital de i5o ooo francs de rente belge à 3 % , sera décerné, tous les trois ans, et pour la première fois en 1911, à la suite d’un concours international, au meilleur travail original présenté sur l’avancement scientifique et sur les progrès des applications techniques de l’électricité dans tous les domaines, à l’exclusion des ouvrages de vulgarisation ou de simple compilation.
- Ce prix portera le nom de « Fondation Georges Montefiorc Levi ».
- Seront seuls admis au concours les travaux présentés pendant les trois années qui auront précédé la réunion du jury.
- Ce jury sera formé de dix ingénieurs électriciens, dont cinq belges et cinq étrangers, sous la présidence du professeur-directeur de l’Institut électro-technique Montefiore.
- Par une majorité de quatre cinquièmes dans cha-
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- cune des deux sections (étrangers et nationaux), le prix pourra être exceptionnellement divisé.
- Au cas où le prix n'aurait pas été attribué, toute la somme rendue ainsi disponible sera ajoutée au prix de la période triennale suivante.
- Le ministre des sciences et des arts de Bel-
- gique est chargé de l’exécution de ce décret.
- On peut prendre connaissance du règlement, relatif à ce concours, tous les jours non fériés, de io heures à midi et de a heures à f> heures, à l’Office national du Commerce extérieur, 3, rue Feydeau, Paris (IIe).
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIERE
- CHRONIQUE FINANCIERE
- On ne peut mesurer les conséquences qu’auront pour les secteurs parisiens et la plupart des maisons de constructions électriques les inondations de la Seine. Les stations centrales, les canalisations, les postes [de transformateurs ont été atteints par les eaux. Les frais de remise en état de tout ce matériel, la diminution des recettes au cours d’un des meilleurs mois de l’année, la réalisation de mesures provisoires influenceront défavorablement les résultats de fin d’année. C’est dans ces circonstances qu’on rend justice à la prévoyance des Conseils d’administration qui économisent, dit-on, souvent et non sans reproches pour nos petits-enfants; maïs les événements leur donnent raison. Les importantes réserves des secteurs qui leur ont créé une situation de trésorerie très large vont leur permettre de faire rapidement face aux nécessités de la situation. Autrement, il leur eût fallu peut-être faire appel au crédit public. Ces mêmes événements contribueront encore à retarder la mise en service de certaines installations de la Compagnie Parisienne de Distribution d’Electricité que le public et le Conseil municipal chargent déjà de beaucoup de méfaits ; le premier ne dispose pas assez vite à son gré des lignes et du courant; le second se plaint d’une insuffisance de recettes qui rend très hasardeux l'équilibre de son budget !
- La demande de cuivre résultant de tant de dégâts à réparer n’aura que peu d’influence sur le marché du métal ; la France est un faible consommateur et les stocks ont trop d’importance pour qu’un achat de quelques milliers de tonnes conduise à des cours exagérés. On note au contraire qu’aux Etats-Unis les chefs de l’industrie électrique expriment l’opinion que, dans chaque branche de cette industrie, les perspectives pour 1910 sont véritablement brillantes,
- En Angleterre, il en est ainsi également et la situation de l’industrie électrique s’améliore chaque jour. Voilà des situations qui peuvent conduire à une augmentation des cours; mais elle sera lente si la spéculation ne s’en mêle pas.
- L’Énergie Industrielle vient d’absorber la Société Hydro-électrique Lyonnaise et la Compagnie des Eaux et Electricité de Madagascar. La première a pour objet la distribution de force motrice et de lumière dans la banlieue Est de Lyon; la seconde, qui vient d’achever les travaux relatifs à la création d’une usine hydro-électrique et à la distribution d’énergie électrique à Tananarive, terminera au cours de cette année ceux relatifs à l’adduction et à la distribution des eaux dans cette capitale. L’Energie Industrielle, dans ce but, a porté son capital de 3 087 ooo'francs à 4 millions, et obtenu de ses actionnaires l’autorisation d’émettre un million d’obligations; une partie de ce nouveau capital servira en outre à faire les installations de l’éclairage électrique et de la distribution de force à Saint-Nazaire.
- A Lyon, dont nous venons de parler, on annonce que l’entente communale intervenue en 1900 entre la Société des Forces Motrices du Rhône et la Compagnie du Gaz de Lyon serait, paraît-il, définitivement rompue. La Société des Forces Motrices du Rhône, en suite de cela, informe ses abonnés d’éclairage d’un abaissement important de tarif à partir du ic‘‘ avril prochain. Les actions des Forces Motrices du Rhône, malgré le détachement d’un coupon de 1-2 fr. 5o, ont alors progressé sensiblement, tandis que celles du Gaz avaient une tendance à baisser. On estime, en effet, dans les milieux intéressés, que l’accroissement de consommation de l’énergie électrique résultant de l’abaissement des tarifs profitera naturellement aux Forces Motrices du Rhône qui æ dos moyens de production plus puissants et plus économiques.
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- On parle en Amérique d’une fusion de la General Electric C° et de la Westinghouse Electric C°, fusion qui serait suivie d’une seconde combinaison internationale des firmes électriques dont s’occupe le groupe Morgan. La nouvelle est d’importance, car ces deux sociétés de constructions électriques exercent, dès maintenant, presque un monopole dans toute l’Amérique du Nord. La combinaison internationale s’opérerait évidemment avec les filiales anglaise, française, italienne et espagnole, et prendrait les apparences d’une lutte commerciale avec les maisons allemandes.
- La question des transports en commun va subir un nouveau temps d’arrêt pour faire place aux questions plus urgentes de réorganisation des chaussées
- de Paris. La Compagnie des Omnibus a demandé des modifications que la sous-commission d’admissibilité paraît disposée à accepter. Mais le Conseil municipal, nous l’avons déjà dit, ne semble pas vouloir entrer dans cette voie et insérer des clauses qui avantagent l’exploitation. On ne saisit pas le pourquoi de ces dispositions peu commerciales dont la Ville sera la première à souffrir, puisque son intérêt est de faciliter la création d’un organisme qui vive' par lui-même et dont le surplus des recettes lui assure une redevance bien nécessaire à ses finances. Quoi qu’il en soit, les Omnibus attendent patiemment le renouvellement de leur concession dont ils peuvent être assurés, étant'les seuls demandeurs et les seuls organisés pour la période transitoire. D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — La Thomson-Houston a reçu de la Compagnie du chemin de fer électrique Nord-Sud de Paris une commande de 124 moteurs de 126 chevaux chacun pour l’équipement électrique de ses automotrices.
- Indre-et-Loire. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement d’une ligne de tramways électriques entre Tours (place Rabelais) et Pont-Cher (Joué-les-Tours).
- Italie. — Un tramway électrique est projeté entre Meda et Cantu.
- La municipalité de Milan a demandé l’autorisation de construire une nouvelle ligne de tramways de la Porte-Ticinese à la section de Saint-Gothard.
- Un tramway électrique est projeté entre Salo, Gardone, Toscolano et Gargnano. La province de Brescia a offert une contribution de 600 000 lire. A Toscolano, la ligne rejoindra le chemin de fer de Maderno à Brescia, qui sera électrifié cette année, et permettra ainsi le service diçect entre Brescia et Milan.
- Allemagne. — Plusieurs lignes de tramways électriques sont projetées à Alsenau, Horstein et Welskirchen,
- Breslau et Brochau, Neustadt et Landau, Treptow (Berlin) et Deep.
- Autriche-Hongrie. — L’administration a autorisé la construction d’une ligne électrique à voie étroite entre la station de Spitlal-Millstaltersee et la ligne de Marburg-Franzenfeste à Millstatt, et d une autre ligne similaire à Teschen.
- Hollande. — La municipalité de Harmelen a demandé un subside pour la construction d’un tramway de Harmelen à Utrecht. La ligne aura i2km de long et coûtera 2^5 000 francs.
- Les autorités communales de Rheden et Arnhem sont en pourparlers pour la construction d’un tramway électrique qui relierait Schoonoord, Oesterbeck, Velk et Arnhem. La longueur totale serait de 40 kilomètres.
- Russie. — On va procéder à Odessa à l’électrification du réseau de tramways. La compagnie belge concessionnaire des lignes a obtenu, de plus, la concession de l’éclairage électrique.
- Équateur. — Deux chemins de fer doivent être prochainement construits dans la République de l’Equateur : le premier reliera Tigsan et Huigra à Cuenca; le second sera à traction électrique sur une longueur de i7okra entre Quito et Ibarra. On estime la dépense exigée par l’exécution de ces travaux à 1 800 000 pesos or.
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- DIVERS
- Paris. — Arrêté du Préfet de la Seine concernant la concession de la distribution de l’énergie électrique dans Paris (suite et fin) (').
- TITRE IV. -- CANALISATION APRÈS LES COMPTEURS.
- Répartition en circuits distincts.
- Art. 84. — Les installations d’abonnés servant à l’éclairage et reliées aux réseaux à 3 ou 5 fils seront divisées en circuits de a5 hectowatts au plus par no volts.
- Chaque circuit sera muni au départ d’un interrupteur et d’un coupe-circuit bipolaire placés aussi près que possible du compteur et sur un tableau distinct.
- Sur les réseaux à 5 fils pour les installations de plus de 5o hectpwatts, le tableau sera disposé de façon à permettre de transporter les circuits d’un pont sur un autre.
- La puissance de chaque installation d’abonné sera distribuée entre les divers ponts du réseau de façon qu’à un moment quelconque la différence de débit entre deux ponts ne dépasse pas 25 hectowatts.
- Art. 85. — Les installations utilisant l’énergie pour des usages autres que l'éclairage et commandées par un compteur spécial seront, autant que possible, alimentées sous 220 volts sur les réseaux à 3 et 5 fils. Les appareils fonctionnant sous iio volts seront répartis en circuits de 5o hectowatts au plus. Les appareils fonctionnant sous 220 volts seront, autant que possible, répartis en circuits de 25 hectowatts au plus.
- Sur les réseaux à 5 fils, le tableau permettra de changer les circuits de pont.
- Conditions générales.
- Art. 86. — Tous les conducteurs et appareils devront, autant que possible, être accessibles afin qu’on puisse en tout temps les contrôler et les remplacer.
- Canalisations courantes.
- Art. 87. — Il ne sera admis aucun conducteur de moins de otnm2,64 de section.
- Art. 88. — L’emploi de conducteurs nus devra être l’objet d’une entente entre l’abonné et les concessionnaires.
- Art. 89. — Les conducteurs isolés seront munis d’une protection électrique et d’une protection mécanique.
- Art. 90. — Les câbles sous plomb nu ne doivent jamais être mis en contact avec des corps attaquant le plomb.
- Les câbles sous plomb nu noyés dans la maçonnerie seront protégés mécaniquement. (*)
- (*) La Lumière Electrique, 29 janvier 1910, p. i54.
- L’emploi de crochets ordinaires à tuyaux est interdit pour la fixation des câbles sous plomb.
- Art. 91. — Les moulures servant de protection mécanique aux conducteurs ne présenteront aucune discontinuité.
- Les angles des rainures seront arrondis aux changements de direction.
- Art. 92. — Les fils souples devront toujours rester apparents.
- Art. 93. — Dans les locaux où passent des conduites d’eau ou de vapeur, toutes précautions utiles seront prises pour éviter les effets des condensations d’eau ou de la chaleur.
- Art. 94. — Dans les locaux humides, on intercalera des cales entre les murs et les moulures de façon à ménager un espace d’air d’au moins 5 millimètres.
- Art. g5. — Au croisement des tuyaux de gaz ou d’eau, il sera ajouté un supplément d’isolement électrique et de protection mécanique.
- Art. 96. — A la traversée de murs, cloisons et plan-chersy on encastrera des tuyaux mécaniquement résistants et les conducteurs seront garnis d’un isolement supplémentaire.
- Dans les anciennes constructions où les prescriptions du paragraphe précédent ne pourraient être appliquées, le passage des conducteurs dans le vide des planchers pourra se faire sans interposition de tuyaux résistants, à condition que chaque conducteur soit revêtu d’un fourreau en caoutchouc, ou autre matière équivalente, non scellé dans le raccord.
- Connexions.
- Art. 97. — Les connexions des lignes avec les tableaux et appareils autres que la lustrerie ne seront pas réalisées par soudures ni ligatures, mais par serrage de vis assurant un parfait contact.
- Art. 98. — Pour les autres connexions, les soudures seront faites en évitant l’emploi de substances décapantes liquides ou acides.
- Art. 99. — Les soudures et épissures ne devront pas constituer des points faibles électriquement ou mécaniquement.
- Au droit des soudures ou épissures, l’isolement électrique sera établi avec des matières équivalentes à celles qui constituent l’enveloppe des conducteurs.
- Les soudures ou épissures ne devront avoir à supporter aucun effort de traction.
- Art. 100. — Sur les conducteurs souples, les ligatures métalliques sont interdites.
- La jonction des conducteurs souples entre eux ou avec d’autres conducteurs sera faite par prises de courant avec contact à vis.
- Art. 101. — Les dérivations de fils mobiles se feront par des [prises de courant à fiches ou autres appareils équivalents.
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- Lob iiU mobiles seront reliés aux prises de courant de telles sortes que la traction ne puisse déchirer l’isolant ni détacher les (ils de leurs connexions.
- Art. ioa. — Les connexions entre câbles sous plomb devront être étanches.
- Coupe-circuits et interrupteurs.
- Art. io3. — Chaque circuit principal ou dérivé sera muni d’un coupe-circuit multipolaire, sauf les exceptions ci-après :
- Des circuits d’appareils groupés ne desservant qu’une puissance totale de 4 hectowatts au plus pourront n’avoir qu’un coupe-circuit bi-polaire.
- Des appareils dispersés pourront être reliés à un coupe-circuit bi-polaire unique, si la puissance totale ne dépasse pas 2 hectowatts.
- Art. 104. — Un coüpe-circuit spécial sera placé à l’origine de tout circuit desservant des lampes placées à l’extérieur ou desservant un local humide.
- Art. io5. — Les coupe-circuits seront placés aussi près que possible de l’origine des dérivations et groupés dans des endroits facilement accessibles.
- Art. 106. -— Sur les coupe-circuits, les pièces fusibles et vis de serrage seront protégées par un couvercle.
- Les couvercles métalliques sont interdits sauf pour les modèles d’appareils qui comportent un fusible noyé dans un bourrage protecteur suffisant.
- Les coupe-circuits seront disposés de façon que, lors de la fusion, il ne se produise en aucun point ni arc durable, ni court-circuit.
- Art. 107. — Les interrupteurs et commutateurs seront à rupture brusque, sauf le cas où ils n’uuront pas à être manœuvrés en charge.
- Les dispositions seront telles qu’il ne puisse y avoir ni échauffement anormal, ni arc permanent à la rupture, ni inflammation ou déformation d’aucune partie par suite de réchauffement dû à un mauvais contact.
- Art. 108. — Les têtes des vis ou boulons traversant la base seront recouvertes de matière isolante.
- Art. 109. — Les appareils d’interruption et de sécurité auront des dimensions telles qu’ils ne puissent, par l’effet du courant, prendre une température anormale.
- Les appareils munis de couvercles ne devront laisser passer hors de ce couvercle aucune pièce métallique nue en contact avec le courant.
- Est interdit pour les socles l'emploi du bois ou de toute autre matière présentant la même inflammabilité.
- Divers.
- Art. 110. —> Les appareils mixtes à gaz et à électricité seront séparés du reste de la canalisation à gaz par un raccord isolant.
- Sont interdits les appareils dans lesquels la flamme du gaz peut échauffer les conducteurs.
- Art. ni. — Dans les douilles de lampes à incandescence, les conducteurs seront autant que possible montés sur des supports isolants incombustibles, inaltérables ù la chaleur et à l'humidité.
- Les douilles seront isolées des appareils sur lesquels elles seront montées.
- Art. 112. — Les lampes à arc seront isolées par leurs crochets de suspension.
- Chaque circuit de lampe à arc comprendra sur chaque pôle un interrupteur et un coupe-circuit.
- Les rhéostats de lampe à arc seront placés dans un endroit abrité, aéré et loin de toutes matières inflammables. Us seront établis de façon à ne jamais s’échauffer à plus de 2000 C. Les matières résistantes devront être éloignées d’au moins 5om des parois des murs ou tableaux.
- Art. n3, — Les appareils suspendus par chaînes ou tiges seront isolés à leur point de suspension,
- TITnË V. —» APPAREIL D’UTILISATION.
- Appareils autres que les moteurs.
- Art, 114. —‘Sur les réseaux alternatifs, il ne sera pas admis d’appareils d’utilisation présentant en régime normal un facteur de puissance inférieur à 0,6.
- Art. n5. —Les batteries d’accumulateurs seront protégées par un disjoncteur polarisé, indépendamment des interrupteurs ou coupe-circuits exigés.
- Les rhéostats intercalés pour la charge des accumulateurs devront comporter un interrupteur à rappel automatique à zéro en cas d’interruption du courant,
- Conditions applicables à tous les moteurs.
- Art. 116. — Les moteurs de plus de 10 hectowatts seront munis d’un rhéostat à rappel automatique à minimum de courant ou d’un dispositif équivalent.
- Art. 117. — Les moteurs seront munis d’interrupteurs sur tous les pôles, le rhéostat de démarrage pouvant faire office d’interrupteur.
- Ils seront protégés par des coupe-circuits ou disjoncteurs automatiques placés entre l’interrupteur et le moteur.
- Art. 118. •— Les moteurs porteront une plaque indiquant :
- a) La tension aux bornes des induits et des inducteurs ;
- b) L’intensité absorbée à pleine charge ;
- c) Pour les moteurs à courant alternatif, le facteur de puissance à pleine charge.
- Conditions applicables aux moteurs à courant continu.
- Art. 119. — Sur les réseaux ù courant continu les moteurs absorbant plus de 10 hectowatts seront alimentés sous la tension de 220 volts.
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- 5 Février 1910.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Sur les réseaux à courant continu 5 lils, les moteurs absorbant plus de ao hectowatts seront alimentés sous la tension de 44° volts.
- L'excitation pourra se faire sous i io volts ou 220 volts.
- Art. 120. -— Le courant de démarrage ne devra pas dépasser le courant de pleine charge.
- Conditions applicables aux moteurs à courant alternatif.
- Art. 121. — Les moteurs synchrones à courant alternatif ne pourront être établis qu’après accord avec les concessionnaires.
- Art. 122. — Sur les réseaux diphasés:
- Les moteurs monophasés 110 volts ne seront admis que si la puissance absorbée ne dépasse pas 1 hectowatt.
- Les moteurs monophasés 220 volts seront admis jusqu’à 3 hectowatts.
- Au delà de 3 hectowatts, il ne sera admis que des moteurs diphasés.
- Art. 123.— Les moteurs monophasés seront disposés de façon à ne pas absorber un courant de démarrage supérieur à trois fois, à une fois et demie ou à une fois le courant de pleine charge, suivant que la puissance absorbée à pleine charge sera inférieure à .5 hectowatts, comprise entre 5 et 100 hectowatts ou supérieure à ioo hectowatts.
- Art. 124. — Les moteurs diphasés seront disposés de façon à ne pas absorber un courant de démarrage supérieur à deux fois, à une fois et demie ou à une fois le courant de pleine charge, suivant que la puissance absorbée à pleine charge sera inférieure à 10 hectowatts. comprise entre 10 et 100 hectowatts ou supérieure à 100 hectowatts.
- Art. 12!). — Les facteurs de puissance ne devront pas être inférieurs aux valeurs indiquées ci-après :
- Tableau III.
- Art. 126. — Pour l’estimation du calibre des compteurs, on se basera, non sur la puissance réelle des moteurs exprimée en watts, mais sur leur puissance apparente exprimée en volts-ampères.
- A titre d’indication, le courant de pleine charge absorbé par les moteurs ne devrait pas dépasser les valeurs suivantes pour les puissances correspondantes indiquées ci-dessous :
- Tableau IV.
- PUISSANCE ABSORBÉE par les moteurs (en hectowatts) COURANTS DE PLEINE CHARGE par phase pour moteurs (en ampères)
- monophasés à 110 volts diphasés à 220 volls
- 2 ,5 5,75 1,2
- 5,5 11 2,3
- IO 18 4,5
- 40 64 i5,5
- 5o 78 i8,5
- 70 102 a5
- IOO • i38 33.5
- 3oo 400 9’-»,5
- Art. 127. — Ampliation du présent arrêté, qui sera inséré au Recueil des actes administratifs et au Huile-lin municipal officiel, sera adressée :
- i° A la Compagnie Parisienne de Distribution d’électricité ;
- 2° Au Service technique de l’Eclairage ;
- 3° A la Direction de l’Inspection générale et du Contentieux ;
- 4° A la Direction des Affaires municipales ;
- 5° A la Direction administrative des services d’architecture.
- PUISSANCE
- FACTEURS DE PUISSANCE
- UES MOTEURS (en hectowatts)
- MOTEURS MONOPHASES
- 1/2 charge
- MOTEURS DIPHASES
- 1/2 charge J^1,™
- a ,5 5 ,5 10
- 40
- 5o
- 70
- 100
- 3oo
- 0,4
- o,55
- o,58
- 0,62
- »
- »
- o,65
- o,74
- o ,60 0,68 0,70 0,76 »
- ))
- 0,78. o ,83
- o,55
- w
- o,55
- 0.G1
- »
- o
- 0,72
- 0,75
- 0,70
- »
- 0,75
- 0,80
- »
- »
- o,83
- o ,86
- L’écart entre les facteurs de puissance de chaque phase sera au plus de 6 % .
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Société des Téléphones et Télégraphes de Lyon, Paris. Appareils pour téléphonie privée, haut-parleurs. Signaux lumineux. Appareils de mines, de marine et de chemins de fer.
- Thomson-Houston, Paris.
- Bulletin mensuel, décembre 1909. — L’usine de San-Paolo de la Société Anglo-Romano.
- A/lgemeine-E/ek/ricitâts-Gese/Ischaft, Berlin.
- Allgcmeine Elektricitàls Gesellschaft Zeitung, février I9°9- — Elektrische Wasserforderungs-Anlagen— Eine Elektrische Treidel-Anlage — Neue Anwendungsgebiete der Eleklrizilat — Die Entwicklung der Elektrischen Vollbahnen — Die Wirtschaftlichkeit des Quecksîlbèr-dampf-Gleichrichters.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2* Série). — N° 6.
- ADJUDICATIONS
- ITALIE
- Le ‘ao février, aux chemins de fer de l'Etat italien, à Rome, adjudication internationale pour la fourniture de 6 grues pour les dépôts de locomotives d’Ancône, Turin, Florence, Naples, Salerne et Palerme.
- ESPAGNE
- Le 3o mars, à midi, à la direction générale des travaux publics (ministère de fomcnlo), à Madrid, adjudication delà concession d’un tramway électrique de Cadix à San-Fernando et Carraca; caut. provisoire : i 5/(9 pes.64.
- ALLEMAGNE
- Le 18 février, a la Bauinspoklion für Zollausschluss-gcbiel und Holzalcn, à finiine, fourniture de i5 ascenseurs électriques de 1 5ookt> de portée.
- Le ai février, au Kaiserliches Kanalbauamt Y, à Kiel, fourniture de deux' grues tournantes actionnées électriquement.
- Prochainement, au Lankreis, i Aix-la-Chapelle, travaux d’extension à.la centrale électrique d’Eschweiler-Pumpe, 53o 000 marks.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Rathe-now, établissement d’un tramway électrique pour voyageurs et pour marchandises.
- autrighe-honcrie
- Le 10 juillet, à la Société des chemins de fer de l’Etat autrichien, à Vienne, fourniture de 18 chaudières pour stations hydrauliques.
- SERBIE
- Le 11 février 1910, à la direction des postes et télégraphes, à Belgrade, adjudication de la fourniture do 4o 000 isolateurs en porcelaine de différentes dimensions caut. provisoire : 2 00ofr., définitif : 3 000 fr.
- P4BM. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B Nouet.
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- Tronte-dfeuxIAine année.
- SAMEDI 12 FÉVRIER 1910.
- Tome IX (2* série).— N* 7.
- La
- Lumière Électrique
- Pré cède moment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ELECTRICITE
- La reproduction des articles de La Lumière Électrique est interdite.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 193. — G. Sartori. Oscillographe double de démonstration. Son emploi comme hysté-résigraphe, p. 195. — De Baillehache. La formule de Poynting et le courant de l’énergie dans les dynamos {fin), p. 199. — R. Chassériaud. L’inondation et les installations électriques parisiennes [suite), p. 208.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et Généralités. La loi de l’induction, Fritz Emde, p. au. — Etude de quelques alliages de cobalt d’après leurs forces électromotrices, F. Ducelliez, p. 212. — La cohésion diélectrique du néon, E. Bouty, p. 212. — Action de la chaleur sur l’aluminium dans le vide, E. Kohn-Abrest, p. 212. — Etude, construction et essais de machines. Qualités et procédés d’essai des huilés •pour transformateurs, p. 212. — Arcs et lampes électriques et photométrie. Recherches sur les lampes à filament métallique, R. Lavender, p. 21J. — Force contre-électromolrice de l'arc électrique, D. Child, p. 2i3. — Applications mécaniques. L’application de l’éiectricité à la propulsion des navires, J. Oram, p. 2i3. — Perceuse électrique mobile à adhérence magnétique, p. 213. — Electrochimie et électrométallurgie. Le Congrès de l’American Electrochemical Society, p. 214. — Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. Rhéostat métallique pour service intensif à refroidissement par l’air, p. 218. — Chronique financière, p. 221. —Renseignements commerciaux, p. 222. — Adjudications, p. 224.
- ÉDITORIAL
- On pourra juger, tant par les photographies que par les commentaires du texte, du grand intérêt que présente l'oscillographe double de M. G. Sartori, notamment pour la mise en évidence des cycles d'hystérésis.
- C’est en cherchant à simplifier le dispositif bien connu du professeur F. Piola que M. Sartori est arrivé à la conception de son appareil. La netteté de diagrammes obtenus est, comme on le verra, très remarquable. La Lumière Électrique est heureuse de présenter dès aujourd’hui cet instrument dont la description se retrouvera dans un grand
- nombre de publications électrotechniques.
- Malgré l’ampleur de l’élude de M. de Baillehache sur la formule de Poynting et le courant de Vénergie dans les dynamos, nous en donnons aujourd’hui intégralement la fin, pour permettre ainsi de mieux saisir l’ensemble du développement.
- • Gomme nous l’avons dit précédemment, l’on peut, sans être un théoricien très exercé, suivre ce développement, grâce aux éclaircissements que multiplie l’auteur. D’ailleurs, les conclusions pratiques de ce travail sont
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE T. IX (2*Sériô). — N« 7.
- rassemblées à la fin, et l’on y verra notamment comment se produit dans une dynamo la transformation de l’énergie.
- En continuant à documenter nos lecteurs sur les effets de Y inondation sur les installations électriques parisiennes, nous poursuivons un double but :
- D’une part, les sources très autorisées auxquelles peut puiser une publication technique lui permettent de remettre au point avec exactitude un grand nombre d’informations un peu hâtives publiées çà et là, et par là, d’indiquer quelle est la situation précise faite par les événements aux secteurs, aux télégraphes, etc.
- D’autre part, il est permis de considérer la catastrophe récente comme une expérience — fort désagréable sans doute — imposée par la force des choses, comme un problème proposé par les événements aux électriciens. A ce titre, les solutions de fortune qu’il a fallu, ou qu’il faudra adopter, l’efficacité des différents remèdes employés pour remédier aux dommages causés, présentent un intérêt d’autant plus grand que l’événement qui y donne lieu est plus exceptionnel.
- Les idées de M. Emde sur la loi de l’induction ont été contestées et le seront encore. Pour préciser les éléments de ces discus-
- sions, nous avons extrait quelques points essentiels de son œuvre.
- Une chose semble bien acquise au sujet des essais d'huiles de transformateurs, c’est qu’il est bien difficile de faire des mesures exactes. Les résultats obtenus avec soin n’en sont que plus intéressants.
- Après quelques nouveaux documents sur les questions à'éclairage, on verra, à propos de la propulsion électrique des navires, que cette nouveauté ne suscite pas, notamment dans les milieux officiels, un enthousiasme aussi général qu’on aurait pu le croire d’après certaines publications.
- Nous décrivons aussi un type intéressant de perceuse à commande électrique.
- Il est difficile de donner au jour le jour une idée bien èxacte du développement d’une science aussi spéciale que Vélectrochimie.
- Mais le compte rendu d’un congrès consacré à cette branche de l’électrotechnique permet de présenter, en un grand tableau d’ensemble, une quantité de progrès intéressants.
- Le silundum, en particulier, y a pu trouver une place digne de l’attention qu’on lui a accordée.
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- OSCILLOGRAPHE DOUBLE DE DÉMONSTRATION
- SON EMPLOI GOMME HYSTÉRÉSIGRAPHE
- Au Congrès de la Société Italienne de Physique qui a été tenu à Florence en septembre 1908, le professeur F. Piola présentait un oscillographe double (’) destiné à montrer la composition orthogonale de deux grandeurs alternatives vectorielles.
- Deux oscillographes ordinaires de démonstration ont leurs axes à angle droit (voir fig. 1 ) et sont disposés dans deux plans parallèles.. Pour composer les mouvements des spires vibrantes des deux oscillographes, au lieu de munir chacune d’elles d’un
- Fig. 1. — Oscillographe double de démonstration.
- Afin de simplifier les notables difficultés de construction inhérentes à l’oscillographe Piola et de rendre en outre cet appareil susceptible d’une plus large application (mais toujours dans le domaine didactique), j’ai modifié le dispositif Piola en ayant recours à deux oscillographes indépendants l’un de l’autre.
- petit miroir et de composer par un moyen optique les déplacements du rayon lumineux, j’ai jugé préférable (et cela pour rendre plus intuitif le mécanisme delà composition, étant donné le caractère de l’instrument) de composer mécaniquement les deux mouvements.
- A cet effet, le miroir unique, qui occupe le centre de l’appareil, est de forme carrée, et surmonté, suivant deux axes perpendicu-
- f) Voir l’Elettricista, i5 mars 1909.
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- T. IX (2® Sérié). — N° 7
- laires, de deux fils de soie dont les extrémités sont fixées aux spires vibrantes des deux oscillographes. L’un des oscillographes étant mobile au moyen d’une vis micrométrique, l’on peut donner aux fils de soie la tension convenable.
- spires des oscillographes viendront se dessiner sur cet écran.
- Les figures qui sont reproduites ici montrent quelques-uns des résultats obtenus. Les champs magnétiques des oscillographes étaient alimentés par une source à force-
- l'ig. 2, — Composition de deux grandeurs vectorielles orthogonales de période égale, mais déphasé et amplitude différentes. Jje premier bifilaire est traversé par le courant qui parcourt, le primaire d’une bobine, tandis que le second bifilaire est traversé par le courant induit dans une seconde bobine partiellement introduite dans la première. Le courant employé est sinusoïdal; lig. 3. — Comme dans la figure 2; toutefois avec un noyau de fer introduit tout entier.— La déformation de la courbe produite par la présence du fer est rendue visible. On a modifie la distance de 1 écran et l’amplitude du vecteur vertical pour rendre la figure plus claire ; Fig. 4. *— Gomme dans la figure 2 ; mais la courbe est profondément altérée par la présence d une inductance contenant du fer dans le circuit de la bobine inductrice; Fig. 5. — Comme dans la figure 2; mais en employant le courant alternatif provenant d’alternateurs et de transformateurs Ganz. La courbe centrale est obtenue en ôtant le fer; la seconde courbe en introduisant à moitié le noyau de fer dans la bobine intérieure; Fig. 6. — Combinaison de deux grandeurs vectorielles alternatives orthogonales, de période et d*amplitude égales, mais décalées de' l/S de phase. Courants traversant deux lampes à incandescence identiques, en triphasé. Première courbe, phases a, b\ seconde courbe, phases a, c.
- Si Ton fait tomber sur le miroir un rayon lumineux émanant d’un projecteur ordinaire, et si l’on reçoit le rayon réfléchi sur un écran, les figures correspondant à la compo-silion orthogonale des vibrations des deux
- électromotrice constante (accumulateurs).
- Si l’on emploie le courant d’une dynamo, l’image lumineuse révèle les oscillations de la tension. Et quand on emploie une dérivation du courant qui alimente le projec-
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- teur, l’image lumineuse change alors continuellement et forme des figures complexes, à cause des harmoniques qui s’introduisent dans le circuit de la dynamo par suite de la présence de l’arc.
- U oscillographe double comme hystérési-graphe. — En modifiant convenablement le mode d’emploi de cet oscillographe double, on peut montrer à un nombreux auditoire, avec toute l’évidence possible, le cycle d’hystérésis. Jusqu’ici, pour rendre visible, dans les cours, le phénomène d’hystérésis, on a toujours eu recours au tube de Braun. Mais,
- on veut mettre en évidence l’hystérésis.
- La spire, parcourue par un courant continu, effectue alors des déplacements qui sont directement proportionnels à la valeur instantanée du flux. On obtient ainsi les valeurs de l’une des coordonnées du véritable cycle d’hystérésis.
- Pour obtenir ensuite les valeurs de l’autre coordonnée, il suffit d’envoyer dans la spire mobile du second oscillographe un courant proportionnel à celui qui donne naissance au champ magnétique alternatif dans le premier, en le dérivant par une résistance
- Fig. 7. — Cycle d’hystérésis obtenu avec le fer massif du champ magnétique d’un des oscillographes. Courant alternatif de la Ville; Fig. 8.—Cycle d'hystérésis obtenu avec du fer au silicium en lamelles. Courant alternatif de la Ville.
- sans parler du caractère peu pratique de la méthode qui exige l’emploi d’une machine électrostatique, la visibilité de la courbe reste toujours très faible et il est quelque peu laborieux de la photographier.
- Ici, la spire vibrante de l’un des oscillographes est traversée par un courant constant provenant d’un accumulateur; d’autre part, elle est soumise à l’action du champ magnétique alternatif produit par le fer dont
- ohmique convenable, intercalée dans le premier circuit.
- Dans ces conditions, comme les courants du champ magnétique du premier oscillographe et de la spire vibrante du second se trouvent en phase, s’il n’y avait pas d’hystérésis du fer, les mouvements orthogonaux se composeraient en une ligne lumineuse unique sur l’écran. Mais, comme il y a hystérésis, le vecteur du champ magnétique
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- du premier oscillographe se trouve en retard sur le vecteur du second et la ligne lumineuse se dédouble pour former le cycle bien connu d’hystérésis.
- La figure 7 montre le résultat obtenu quand on emploie comme fer le massif même de l’appareil.
- La figure 8 montre au contraire un cycle d’hystérésis dû au fer spécial au silicium* que l’on emploie dans la construction des noyaux des transformateurs. Pour cette expérience, le champ magnétique d’un des oscillographes doit être éliminé et remplacé par un noyau à lamelles, muni d’un enroulement convenable. Le noyau a une fente dans laquelle doit se trouver la spire vibrante. L’allure du cycle d’hystérésis qu’on obtient dans ce cas montre que les harmoniques supérieures du courant alternatif restent accentuées; en outre, le cycle d’hystérésis, au lieu d’être unique, devient multiple; mais, d’autre part, il met en évidence le fait que Faire limitée par le cycle est très petite, ce qui explique pourquoi la qualité de fer employée donne lieu à de très faibles pertes par hystérésis.
- Cet hystérésigràphe (*) permet de faire des recherches très intéressantes sur l’allure du phénomène d’hystérésis dans les divers fers, aux diverses périodicités dè courant, avec des inductions croissant successivement jusqu’à la région de saturation : il permet également d’exécuter des rechei’ches sur la grandeur et l’allure des flux de fuite dans les circuits magnétiques non homogènes.
- Quand on veut étudier l’allure du phénomène d’hystérésis dans un noyau à circuit magnétique fermé, on peut employer l’oscillographe double (fîg. 1), avec un dispositif
- P) Récompensé rl’une médaille d’or à la réunion annuelle delà Société italienne de Physique, qui eut lieu à Padouc en septembre 1909.'
- suggéré par Madelung(‘) pour une recherche identique au moyen du tube de Braun.
- Le courant alternatif, duquel dépend le phénomène d’hystérésis, traverse l’une après l’autre deux bobines primaires, suffisamment éloignées pour ne pas s’influencer réciproquement, l’une et l’autre sans fer au début de l’expérience, et munies d’un circuit secondaire convenable. Ces secondaires sont reliés aux spires vibrantes de deux oscillographes. Dans ces conditions,- les courants induits dans les secondaires quand les primaires sont parcourus par le même courant alternatif, se trouvent en phase et la composition de deux oscillations dorine lieu à une ligne droite lumineuse, plus ou moins inclinée par rapport aux axes, suivant les amplitudes des mouvements oscillatoires particuliers.
- Mais si nous introduisons un noyau de fer dans une des bobines primaires, l’hystérésis introduit un retard de phase du courant induit secondaire par rapport à celui de l’autre groupe transformateur et la ligne droite lumineuse qui apparaît sur l’écran dégénère en une courbe plus ou moins complexe suivant les cas.
- Cette courbe toutefois ne représente pas tout à fait le cycle d’hystérésis, parce que les coordonnées de ses points, au lieu.d’être proportionnelles à la force magnétomotrice f(ï) et au flux <p, sont au contraire propoi’tion-
- nelles à —et à —.
- dt dt
- Elle n’en est pas moins éminemment instructive, particulièrement pour l’étude minutieuse de l’hystérésis dans le voisinage des valeurs maxima de la force magnétomotrice et du flux, en raison de la propriété connue de la dérivée d’une fonction.
- Trieste, janvier 1910.
- G. Sartoiu.
- (*) Physikalischc Zeitschrift, ior février 1907.
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- 12 Février 1910.
- ilkvue D’Electricité
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- LA FORMULE DE POYNTING
- ET LE GOURANT DE L’ENERGIE DANS LES DYNAMOS (Fin) (l)
- II
- TOURBILLONS ÉLECTRIQUES
- § 8. — Pour comprendre en quoi consistent les tourbillons électriques, il importe avant tout de se prémunir contre toute idée d’assimilation entre ce genre de phénomènes et les tourbillons de particules matérielles tournantes où les hypothétiques tourbillons d’atômes.
- Il s’agit en fait d’une chose très simple et l’électrotechnicien, qui a pris la peine de s’y arrêter, éprouve la satisfaction de voir clair dans la production des courants induits, de comprendre le vrai sens de la loi de l’induction et de pouvoir, en conséquence, l’appliquer d’une manière plus sure. Il est hors de doute que si l’on se demande quelle est la cause électrique des courants induits, et où se trouve le siège de cette cause, on est obligé d’étudier les tourbillons électriques, car la « force électromotrice induite » n’est qu’une pure fiction : ce n’est qu’un symptôme géométrique du tourbillon électrique, ainsi qu’on peut le démontrer en s’appuyant sur le théorème de Stokes (2) ; la chute de tension ohmique le long d’une courbe fermée que l’on appelle « force électromotrice induite » et le tourbillon électrique précisent seulement le mode de distribution du champ électrique.
- Les tourbillons électriques se distinguent en deux classes :
- i° tourbillons de surface;
- a° tourbillons d’espace.
- (*j Voir Lumière Electrique, 5 février 1910.
- mfsir=C rot & da.
- o s
- Le cercle en indice montre que l’intégration est relative ii une courbe fermée.
- Comme les tourbillons de surface sont plus intuitifs que les « tourbillons d’espace », nous allons commencer par ceux-là.
- § 9. — Tourbillons de surface.
- Soit une partie plane d’un fragment de métal; si le métal est chargé d’électricité, positive par exemple, les charges électriques sont distribuées sur la surface du métal et non dans l’intérieur. Les lignes de force électriques qui émanent de ces charges sont dirigées dans l’air ambiant; de plus, si le champ électrique est en repos ou, ce qui revient au même, en équilibre, — c’est-à-dire quand aucune transformation d’énergie ne peut y être stable, — il ne peut exister nulle part de courants dans le champ ; les lignes de force électriques sont alors toutes normales à la surface du métal (fîg. 2).
- Fig. a.
- Envoyons maintenant un courant électrique à travers le morceau de métal; toutes les lignes de force électriques s’inclinent dans le sens du courant comme si elles étaient attirées par les lignes de courant qui passent sous la surface. L’intensité du champ électrique dans l’air s donne une composante normale & , qui ne dépend que de la densité de la charge électrique sur la surface du
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- 200
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2* Série). — N° 7.
- métal, et une composante tangentielle &t dirigée dans le même sens que la densité de courant i à la surface (fîg. a bis). De plus &t = pt, p étant la résistivité de la matière conductrice, c’est-à-dire une quantité qui dépend uniquement de la nature du conducteur. Cette relation traduit le véritable sens de la loi d’Ohm qui établit, en toute réalité, une liaison entre le courant dans le fil et la tension dans l’air (*).
- Supposons, maintenant, que nous déplacions le morceau de métal au travers d’un champ magnétique que, pour fixer les idées, nous supposons immobile (fîg. 3). Dans ce cas, la composante tangentielle de l’intensité de
- P) En effet, soit une résistance /’ = p-; la chute ohmi-que de tension est par unité de longueur ri i
- T = p-S
- i
- Mais pour que - soit la véritable densité du courant,
- il faut non seulement que le courant s’écoule normalement à la surface s en tous ses points, mais encore qu’il soit réparti uniformément sur elle. Ces conditions n’étant pas toujours remplies, il faut considérer la densité de courant comme un vecteur i ; la chute de tension ohmique du courant qui se trouve alors filiforme est, par unité de longueur,
- — / ,l pt --
- l
- pour l = o,s = o;
- c’est ce qu’on appelle l’intensité de champ électrique &:
- & ~ pi.
- La définition deébn’est valable qu’autant que l’on considère l’intérieur d’un conducteur, car, pour un point d’un corps non conducteur pi prend la valeur i ndé terminée oo Xo. Mais on peut définir l’intensité de champ électrique pour l'intérieur d’un isolant par un procédé analogue. Il suffit d’imaginer qu’entre les faces, distantes de l, d’un condensateur plan s’exerce une tension E; l’intensité de champ dans le diélectrique est alors, entre les deux faces du condensateur, la tension par unité de longueur, E
- soit j-; d’une manière générale, c’est la valeur du quotient :
- tension
- champ électrique dans l’air &t diffère en général de pt aussi bien en grandeur qu’en direction. Il n’est plus utile d’envoyer, de l’extérieur, du courant à travers le morceau de métal ; seulement, pour pouvoir obtenir un courant, il faut nécessairement considérer un anneau conducteur fermé. La composante tangentielle et la densité de courant sont généralement disposées, dans ce cas, comme
- Fig. ibis.
- si elles allaient à la rencontre l’une de l’autre ; les lignes de force s’inclinent comme si leurs origines étaient entraînées par le courant sur un certain parcours, ce qui fait
- «
- qu’elles se penchent dans le sens opposé à celui qu’elles avaient auparavant. C’est ce saut brusque des composantes tangentielles de l’intensité du champ électrique dans l’air qui est manifestement la cause des courants
- écartement des électrodes
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- induits, car si l’on place les deux extrémités d’un fil immobile contre le morceau de métal, il se produit, dans ce fil, un courant qui se propage dans le sens de & , et par suite en sens inverse du sens dans lequel le morceau de métal devrait se mouvoir pour donner naissance à un anneau.
- On représente ce saut des composantes tangentielles par un vecteur spécial, qu’on appelle le vecteur-tourbillon.de surface; c’est
- un vecteur <ji, situé dans la surface tangente (’) au point considéré du conducteur, et dont la direction est normale à la ligne de jonction des extrémités des flèches qui figurent stet p: (fig. 4 et 4 bis). On peut aisément se représenter ce vecteur ét comme l’arbre d’un pignon engrené avec deux barres den-
- tées (fig. 5). Le sens du vecteur-tourbillon correspond au sens d’enfoncement d’un tire-bouchon qui tournerait dans le même sens que l’arbre.
- § io. — Tourbillons cTespace. —La production de telles différences finies entre des vecteurs extrêmement voisins est naturellement restreinte aux surfaces, car s’il s’en
- P) Plus généralement, dans la surface de glissement de deux corps ; . dans nombre des cas, l’un des corps est solide, l’autre gazeux, (surtout de l’air.)
- produisait de semblables dans l’espace, d’un point à un autre, on arriverait à des valeurs infinies. Dans l’espace, on ne peut imaginer que des modifications continues du vecteur de champ. Les figures 6 et 7 représentent
- Fig. 5.
- des tourbillons d’espace de l’espèce la plus simple; la figure 7 est l’image, par exemple, de la répartition des courants tourbillon-
- O——--------------------
- O --- -...
- O ' "
- Fig. G.
- naires dans une tôle d’acier. On réserve le nom de « tourbillons d’espace » ou simple-ment de « tourbillons » à cette classe de
- O---------
- O----- >•
- O—----—
- -9
- <----------•
- Fig. 7.
- tourbillons qui dépendent des modifications continues du vecteur intensité de champ.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2* Série). — N» 7.
- On peut dire aussi qu’on considère les variations dans l’espace des vecteurs de champ sous deux aspects :
- i° Au point de vue de leur propre direction ;---ce qui conduit à assimiler ces varia-
- tions à des sources (divergences), par analogie avec les phénomènes de la dynamique des liquides;
- a0 Au point de vue de la direction normale à leur propre direction ; — ce qui conduit à regarder ces variations comme des tourbillons.
- Quand il existe des tourbillons électriques dans l’intérieur d’un corps, l’intensité de champ électrique ne peut être nulle qué pour des points isolés ou tout au plus pour des lignes isolées ('). Dans le cas des conducteurs, il se produit des courants tourbillonnaires qui ne cheminent pas vers l’extérieur et ne sont pas pratiquement utilisables; ils échauffent seulement le conducteur. Aussi, quand on ne peut éviter la production de tourbillons électriques dans l’intérieur d’un conducteur, on s’efforce de rendre le conducteur autant que possible non conducteur, en le feuilletant et en intercalant entre les tôles minces des feuillets isolants. On n’a pas à se préoccuper de l’inconvénient des tourbillons électriques quand on produit les courants d’utilisation induits, à l’aide des tourbillons de surface.
- L’ingénieur, par conséquent, doit attribuer en général une importance bien plus grande à l’étude des tourbillons de Surface qu’à celle des tourbillons ordinaires.
- Les considérations qui précèdent vont nous permettre d’appliquer facilement la formule de Poynting à l’étude de la tranformation de l’énergie dans les machines électriques industrielles.
- Remarques. — i° Soient ôx,6y, &. les composantes de l’intensité de champ électrique, parallèlement à trois axes de coordonnées rectangulaires. Chacune de ces composantes
- (') La connaissance d’un tourbillon ûl ne délei’mine pas l’intensité du champ électrique & ; en effet, si
- rot &' — rot on a & = & — & = — grad cp.
- aura, au temps t, des valeurs généralement différentes les unes des autres, en divers points de l’espace ; nous avons donc à les considérer analytiquement comme des fonctions des trois coordonnées je, y, z du point. Nous regardons comme composantes du vec^ leur ûl les trois expressions.
- de. d&y
- __ déæ___
- dx ôij ~ z
- Supposons que & soit la vitesse linéaire d’un point d’une roue, sa vitesse angulaire
- 1 ... i
- sera - dtetsa vitesse de rotation-;—ûl. C’est
- 2
- pourquoi l’on désigne ûl sous le nom de « rotation de & » (') ou comme « (vecteur) tourbillon du vecteur & ».
- ûl = rot & (2).
- 2°) La considération des tourbillons électriques explique simplement pourquoi dans Y essai cle Hering , il ne peut se former de courant induit : comme les lignes de force magnétiques ne traversent pas les surfaces de glissement, aucun tourbillon électrique ne peut prendre naissance.
- III
- APPLICATION DE LA FORMULE DE POYNTING A
- l’étude de la transformation de l’énergie
- DANS LES DYNAMOS ET LES ALTERNATEURS
- § ii. — Partons du cas de l’induction unipolaire, en raison de sa simplicité géométrique.
- Soit un aimant permanent, en forme de cylindre droit à base de cercle, tournant autour de son axe. La rotation engendre dans l’air un champ électrostatique. Dans l’inté-
- (') Maxwell, Electricité et magnétisme, article 25.
- (2) On a aussi, d’après le théorème de Stokes:
- éb = lim - J &dr.
- O
- pour .9 = 0.
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- rieur de l’aimant, il n’existe pas de champ électrique; donc l’énergie y est en repos. Dans l’air, les lignes de force électriques et magnétiques se disposent en surfaces méridiennes (l) ; par elles, l’énergie afflue alors dans l’air autour de l’axe magnétique, tout en étant entraînée dans le sens de la rotation de l’aimant.
- Cherchons en quels endroits le courant d’énergie électromagnétique subit une solution de continuité, autrement dit en quels endroits l’énergie électromagnétique naît d’autres formes de l’énergie ou en crée. Il suffit pour cela de rechercher quelles sont les places où le vecteur S de Poynting présente une divergence (*). (Ce problème est d’ailleurs le seul que nous puissions résoudre sans tomber dans l’arbitraire.) Comme S est un vecteui’-produit (voir § 4) :
- S=
- 4 TC
- et comme
- [div AB] = B rot A — A rot B, nous avons
- div S = --X rot &------<S rot X.
- 4 tc 4 TC
- Or, nous pouvons écrire ici (3) :
- x’Ot X = 4tci.
- Mais 'fit n’est autre chose qu’une quantité de chaleur J produite par effet Joule, pour l’unité de volume (il n’y a ni piles, ni éléments thermiques) ; donc
- J 4- div S = — X rot &.
- 4 tc
- Faisons abstraction de J qui nous intéresse
- P) C’est-à-dire des surfaces passant par l’axe de l’aimant.
- C2) Nous avons vu qu’une divergence était une « source » d’énergie (v. § 10).
- (3) v est la densité de courant. Soit i le courant moyen; pour un conducteur pondérable parcouru par un courant et dans lequel d’innombrables ions se déplacent, on a, en désignant par X la valeur moyenne de X :
- rot X m 4 tc t.
- peu ici. Nous voyons que les endroits où le vecteur de Poynting offre des divergences sont situés dans le champ du tourbillon électrique (dans roté;). Mais, dans le cas de l’induction unipolaire il existe des tourbillons électriques de surface sur la surface de l’aimant, quand celui-ci tourne, et, en particulier, sur les surfaces terminales (*).
- Gomme les lignes de force électriques sont distribuées sur des surfaces méridiennes, les tourbillons de surface sont normaux aux surfaces méridiennes et par conséquent aux lignes de force magnétiques ; donc le produit' scalaire
- X rot & — o.
- Il suit de là que, quand un aimant tourne librement, le vecteur de Poynting ne diverge nulle part, et l’énergie accomplit sans transformation aucune une rotation autour de l’aimant. Dans cette « marche à vide», le travail canique est identiquement nul.
- § ia. — Passons maintenant à l’étude de la «marche en charge». Complétons à cet elîet l’aimant par une sorte d’étrier conducteur immobile (fîg. 8). Le courant qui y circule engendre des lignes de forcé magnétiques tout autour de lui-même. Or, dans le voisinage de chacune des extrémités de l’aimanL, ces lignes de force magnétiques vont cheminer parallèlement aux faces terminales (dans le sens de la rotation au pôle sud, en sens inverse au pôle nord), de telle sorte que les composantes électriques tangentielles donnent au vecteur de Poynting une composante normale aux surfaces terminales, mais dirigée
- (’) C’est d’ailleurs cequ’exprime le ier terme dusecond membre de l’équation vectorielle différentielle qui traduit la loi générale de l’induction pour tout corps rigide en mouvement, savoir:
- „ r i n
- — Ji = —-----1- (e , grad) Ûb -+- I i<b, - rot i» 1.
- o £ L 2 J
- L’induction Ob est un Vecteur qui a généralement, en divers points de l’espace, diverses valeurs et diverses directions. Dans le cas d’un aimant, Ûb a uue valeur évidemment différente de o.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2® Série). — N° 7
- vers l’extérieur ; et, comme les composantes tangentielles font à cet endroit un saut, le vecteur de Poynting fait lui-même un saut au même endroit.
- N
- S
- Fig. 8.
- Il est facile de déterminer le sens de rotation. Soit en un point de la surface de l’aimant sa l’intensité de champ électrique dans l’air, vm la vitesse d’une particule de fer, na la normale-unité dirigée dans l’air et <Jin la composante de l’induction magnétique dans la direction de na. La loi de l’induction permet d’écrire (’) :
- [ & a 7 1 == £0/t Vm. (*)
- (*) Plus généralement, si n est la normale à la surface de séparation de deux surfaces glissant le long l’une de l’autre, de longueur |«| =: i, dirigée du deuxième corps dans le premier, on a :
- £ft-=[)i,<Si— 62]=i|ÿï, [l'^îî]] —
- Mais, d’après une transformation connue [« [c £0]J = (n, Oh) r — (h, r) Oh
- donc
- Oi- = (£Bi,,ri — t’i,,£0i) — (£02k,,2 ““ l’in&i/
- = O'I — >’a) — vn (£01 — £0-2).
- Le tourbillon de surface est parallèle à la surface tangente.
- Si l’on multiplie scalairement par v„„ il vient :
- [na Vm] Sa = F2,„.
- Or 0hn est positif au pôle nord de l’aimant, négatif au pôle sud. Donc, les vecteurs na, vmi &ai déterminent dans cet ordre un système droit au pôle nord, un système gauche au
- N N
- Fig- 9-
- pôle sud (fig. 9) ; les flèches sur les surfaces terminales représentent les composantes tangentielles de l’intensité de champ électrique dans l’air.
- La composante électrique tangentielle est dirigée, à la surface, en sens contraire dans l’intérieur de l’aimant du sens de la composante électrique tangentielle dans l’air; donc la composante du vecteur de Poynting normale à la surface de l’aimant change brusquement de direction et se dirige vers l’intérieur dans l’aimant. (Les flèches i (fig. 10) montrent dans quel sens le courant a lieu, quand on ajoute un étrier conducteur.)
- Le vecteur de Poynting éprouve ainsi une divergence de surface à la surface terminale où aboutit l’étrier conducteur: c’est là ce qui constitue la source du courant d’énergie électromagnétique. L’énergie se propage à partir de la surface terminale, partie dans l’intérieur de l’aimant où elle se transforme en
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- chaleur par effet Joule, partie à l’extérieur de l’aimant, dans l’air ambiant, et son action s’exerce sur le parcours de l'étrier conducteur, dans lequel elle se transforme également en chaleur.
- Conclusion : C'est dans la divergence de surface du vecteur de Poynting qu’il faut voir la source du courant de l'énergie électroma-
- ÎT N
- gnétique. Cette divergence de surface est créée par l’action simultanée du tourbillon de surface électrique et clés lignes de force magnétiques (de la réaction d’induit) (') produites parle courant de charge.
- § i3. — On conçoit dès lors comment les choses se passent dans les machines industrielles.
- Soit une dynamo à courant continu fonctionnant en génératrice. Les composantes électriques tangentielles, qui font un saut à la surface de l’induit, sont dirigées suivant l’axe de la dynamo (2) ; les lignes de force magnétiques créées par le courant de l’induit
- (’; L’élude de la réaction d’induit est celle des modifications du régime magnétique des différentes parties du circuit, et surtout de l’entrefer.
- (2) Dans les induits dentés les tourbillons électriques se trouvent sur les arêtes des tôles.
- s’enroulent à la périphérie ; la composante du courant d’énergie qui est le résultat de leur réaction est dirigée suivant le rayon correspondant. Les lignes de force magnétiques créées par le courant. d’excitation, et les lignes de force électriques, émises par les charges statiques de la surface de l’induit (*), détournent le courant d’énergie de la direction radiale et le conduisent vers le milieu ambiant entre les deux conducteurs qui relient la dynamo aux appareils de consommation.
- (Si la dynamo fonctionne comme réceptrice, la réaction d’induit et par conséquent le courant d’énergie ont une direction opposée à la précédente. L’énergie se propage des conducteurs d’amenée vers la machine.)
- Ainsi donc, la transformation de l’énergie s’opère, pour une dynamo génératrice, de la manière suivante :
- L’énergie qui provient de la machine motrice, sous forme mécanique, ou plus exactement sous forme élastique, afflue dans l’induit suivant l’axe de la machine. Là, elle se rompt suivant les rayons; arrivée à la surface de l’induit, elle passe brusquement de la forme élastique à la forme électromagnétique et elle continue d’affluer sous cette nouvelle forme à travers l’air sur les conducteurs. Dès que l’énergie est sortie du champ magnétique des pôles de la machine, il se produit un transport d’énergie tout à fait comparable à celui qui a lieu le long de la ligne.
- Dans une génératrice triphasée à inducteur
- (') Ces lignes de force électriques se déploient principalement entre les zones neutres de l’enroulement de l’induit, qui sont coupées la plupart du temps par les pôles magnétiques. Si le circuit du courant de la machine est isolé de la terre, les deux bornes ont meme tension par rapport la terre, elles pôles magnétiques, qui sont continuellement à la terre, ne sont pas seulement géométriquement au milieu de la zone neutre, mais encore électriquement. Si, au contraire, l’une des bornes de la machine est il la terre, comme cela a lieu pour la traction électrique sur rails, il ne se forme évidemment pas de lignes de force électriques entre les pôles magnétiques et les zones neutres qui sont à la terre.
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- tournant, les endroits de transformation de l’énergie sont les portions de surface magnétique faisant face à l’induit. Dans les moteurs triphasés .asynchrones, ce sont les surfaces du rotor.
- Dans les convertisseurs, il n’existe pas de réaction d’induit avec composantes magnétiques tangentielles sous les pôles; donc le courant d’énergie électromagnétique ne subit aucune modification de sa forme (le vecteur de Poynting n’a pas de divergence de surface). Ceci démontre en même temps qu’un bobinage de compensation ne peut servir à écarter dans l’entrefer les composantes du champ magnétique qui tombent dans la périphérie (*).
- § i4. — La force mécanique qui s’exerce dans le champ magnétique sur une surface de fer est une traction; sa direction normale est donc vers l’extérieur. Aussi, quand l’intensité de champ magnétique présente une composante tangentielle à une surface de fer, autrement dit quand les lignes de force magnétiques sont inclinées sur cette surface, il n’existe sur cette surface aucune tension de poussée extérieure. Les composantes de la force qui contribuent, dans une dynamo, à faciliter le mouvement de rotation, ne peuvent donc s’exercer ni sur les surfaces terminales de l’induit, ni sur les parties cylindriques des surfaces de l’induit et des cornes polaires concentriquement évidées ; elles peuvent s’agripper seulement à des portions de surface que traverserait une flèche circonférentielle, c’est-à-dii’é aux flancs des dents et aux extrémités des pièces polaires. Il ne faut pas oublier non plus dans la recherche du courant d’énergie mécanique que, sur une surface sur laquelle ne s’exercent pas de forces extérieures, il peut exister cependant des tensions tangentielles de traction ou de compression, et aussi des tensions de poussée autour de la normale à cette surface. Soit, par exemple, une surface normale à l’axe
- (*) On sait combien ce procédé est d’une construction difficile, et combien il est coûteux.
- des .r; sur cette surface peuvent s’exercer des tensions Y„, Z* et l’on a
- Y, = Z, (')
- (ou encore aÿ, tr, et ; la tension Xx équilibre la traction magnétique, tandis que les tensions
- X.I/ == Ya, — X- = Zœ = O parce que les autres forces qui leur correspondent manquent.
- Si la vitesse a la direction de y, le courant d’énergie mécanique est dirigé par la tension tractive Y, jusque sur la surface où il n’existe aucune force tangentielle extérieure.
- § 15. — Terminons par un bref calcul.
- Remplaçons dans l’équation
- Q 4- div S = — 36 rot &
- 4 x
- div S par la divergence de surface et rot & par le tourbillon de surface. Nous supprimons par là même la chaleur Q, produite par effet Joule, car une telle quantité ne peut exister que dans un volume et non sur une surface. Il vient :
- (fi-îi. S, — Sj) -— 36 fii ^2]
- l\ TC
- Mais la loi de l’induction donne (voir note 1 p. 204):
- [«21, ~ <S2] = Wi—C2) — e„ (<B, — <Ba)-
- Nous pouvons poser
- o,
- c’est-à-dire annuler la vitesse normale à la surlace de glissement (si nous ne considérons pas, par exemple, les surfaces latérales des pôles d’un inducteur tournant), de sorte que
- («*i, «, — fi*) = y- 36 (e, — e2) M „.
- 4 TC
- Transformons cette équation pour le cas de
- (') On désigne par Xr une force, dirigée suivant x, agissant sur l'unité de surface normale à la direction y.
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- la surface cylindrique d’un induit, et introduisons les coordonnées /•, Ç, z du cylindre (fig. n). L’équation prend la forme
- Su- — s2/. = ji. | 3Cr (e,r — e2;) + M- (e1 = — e2s) j {&,.
- L’indice i se rapporte à l’air, l’indice 2 a l’induit, toutés les composantes suivant l’axe des z sont nulles. Regardons l’air ambiant comme en repos (tq* = o) ; si i est l’intensité
- Iz
- — -H-—.
- Fig- ”•
- de courant de l’induit (le nombre d’ampères-tours par centimètre de longueur est alors 10 iz), nous pouvons écrire Xr = 4iti*, en laissant de côté l’intégrale suivant la ligne d’induction dans le fer.
- Le saut du courant d’énergie électromagnétique est alors, à la surface de l’induit, sous les pôles :
- S„.-- S,,. = - 4.
- formule souvent employée aujourd’hui par les constructeurs de dynamos (').
- Vérifions son homogénéité dans notre système de dimensions :
- = [M2 L-3 T-iyj.
- On sait qu’ici y est la constante de la gravitation (*).
- Nous pourrons encore écrire :
- [puissance-! rmaxwell cm déca-amp-]
- cm2 J [ cm2 sec cm J
- ou
- [énergie] = [tnaxwell déca-amp]
- Or, nous trouvons bien une identité, en appliquant la règle du système B :
- [M2L-'y] == My ï
- [M2L-‘yj
- APPLICATION
- Soit
- (Î3,. = IO OOO •
- maxwells
- X,
- 4 o
- 4 000
- 4 = 3 00
- amp
- 3o
- déca-amp
- cm cm
- la formule donne comme valeur du saut du courant d’énergie électromagnétique à la surface de l’induit, sous les pôles, une chute de 120 watts par centimètre carré :
- Sir — Sïf. = — 120
- ergs
- wall s
- § 16. — Conclusion.
- Les considérations précédentes montrent que la formule de Poynting ne présente pas un intérêt considérable uniquement pour les physiciens.
- La loi de Poynting met en évidence l’intensité de champ électrique ; c’est une gran-
- (') Voir en particulier J.-K. Sumec, Zeitschrift fur Elektrotechnik, p. 454 et 469.
- (') La loi de Newton donne
- [force] — [M2L—!y]
- donc les dimensions d’une puissance sont [M2L->T-'y].
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- deur que l’on semble éviter dans la pratique industrielle ; il est pourtant certain que l’on est en droit de parler d’un flux de déplacement électrique au même titre que l’on parle d’un flux d’induction magnétique. L’étude de l’intensité de champ électriqùe conduit à celle des tourbillons électriques, dont l’intérêt pratique est hors de doute, puisque ce sont eux la cause physique des courants induits (*). ' ;
- • L’emploi de la formule de Poynting est susceptible de rendre de grands services pour l’étude des phénomènes du champ électromagnétique, et l’on peut prévoir que, dans un avenir prochain, les constructeurs de dynamos, ayant reconnu l’utilité pratique du vecteur de Poynting, voudront s’en servir dans leurs calculs.
- C'° de Baillehache,
- Ingénieur des Arts et Manufactures.
- (') On rencontre parfois dans certaines publications électrotechniques étrangères la dénomination de « gradient » pour désigner l’intensité de champ électrique ; on assimile ainsi l’intensité de champ électrique à une pente de potentiel (analogue à une courbe de baisse de température — grad u)
- & — — grad ?
- dtp
- (c’est-à-dire &x= — dx,’,etC'
- (formule de Cauchy)
- Mais cette définition n’est pas générale, car on aurait
- points P, et P2 est la différence de potentiel entre ces points :
- J P.
- (S . ds) — <p (xi, ji,
- :i) — ? (#2, ,7*2) **)
- Comme la tension électrique est l’intégrale linéaire de l’intensité de champ électrique & le long d’une courbe donnée
- du
- Ût— — rot grad <p = o
- et le champ électrique serait toujours dépourvu de tourbillons, — ce qui n’a lieu que dans des cas particuliers (champ lamellaire de Kelvin).
- L'intégrale linéaire de champ électrique entre deux
- c’est seulement dans les cas où S est un gradient qu’une tension électrique est une différence de potentiel. Dans l’entrefer d’un moteur polyphasé, le champ électrique est tourbillonnaire ; il n’y existe donc pas de potentiel électrique, mais seulement un champ électrique. (Voir F. Empe, Eclairage Electrique du 27 janvier 1906.)
- L’INONDATION ET LES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES PARISIENNES (Suite) (*)
- Dans ce qui précède nous avons établi en grande partie le bilan du désastre, du moins en ce qui concerne les dommages actuellement constatés. L’anéantissement momentané des secteurs parisiens et du poste de télégraphie sans fil de la tour Eiffel, le Central télégraphique menacé, mais sauf, les téléphones gravements atteints, tels sont les effets de la crue.
- Aujourd’hui l’on est partout à l’œuvre pour
- (') Voir Lumière Electrique, 5 février 1910, p. i63.
- réparer et reconstruire. Dans quelques semaines, nous ferons connaître ici les résultats de ces efforts. Mais, s’il n’est pas possible de dire dès maintenant comment on a pu réparer, il est possible du moins de dire comment on a pu préserver.
- Tout en effet n’a pas sombré d’un seul coup. Là même où l’eau a été victorieuse, la prévoyance des ingénieurs a pu parfois, soit limiter beaucoup l’inévitable dommage, soit substituer immédiatement aux organismes atteints d’autres organismes indemnes.
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- C’est ce qui s’est passé, dans une certaine mesure, pour les secteurs, pour le Métropolitain, et pour quelques lignes cle tramways. Il a suffi de recourir aux usines intactes, et en premier lieu à celle de Saint-Denis.
- l’usine DE SAINT-DENIS
- L’usine génératrice de la Société d’Elec-tricité de Paris, à Saint-Denis, a pu assurer, au plus fort de la crue, une production utile de plus de 3oo ooo kilowatts-heure, qui a permis de suppléer à quelques-uns des services les plus urgents. Le Métropolitain, comme nous l’avons dit, en a profité le premier, puisqu’il a pu continuer à fonctionner dans toutes les galeries qui n’avaient pas été envahies par les eaux.
- crue, est cependant construite au bord même du fleuve. Si elle n’a pas souffert, c’est que les mesures préventives avaient été bien comprises.
- Sans donc refaire ici une description complète de l’installation qui est connue depuis longtemps des lecteurs de la Lumière Electrique, faisons ressortir et mieux connaître l’agencement des dispositions protectrices.
- En premier lieu, la salle des machines a été établie au-dessus du niveau des plus fortes eaux. Non seulement donc il n’y a eu aucune disposition de fortune à prendre au moment même de l’inondation, mais encore les génératrices n’ont pas même été menacées.
- Mais en fait, c’est par les sous-sols que l’eau est venue attaquer la plupart des autres
- Galerie d'alimentation en eau
- Galerie d'èvacüStion tfe/è&u
- Galerie ü'evacijMion de veau
- Galerie d'af/mentation en eau
- Fig-, i. — Schéma des galeries d’alimentation et d’évacuation (principe), vannes; A, A, chambres de prise d’eau; B, B, chambres à sable; i, 2, 3, 4, puits des crépines (Débit 2 5oom3 l’heure) ;P, P, P, P, pompes centrifuges de circulation des condenseurs; C, C, C, C, condenseurs à surface.
- Certains tramways, par exemple ceux du Nord-Parisien, n’ont pas cessé de rouler.
- Enfin, dans les quartiers de la capitale où les canalisations à basse tension étaient établies en cables étanches, ni la lumière, ni la force motrice n’ont manqué,
- Or cette usine, qui a si bien résisté à la
- usines. A Saint-Denis, on avait assuré à ces sous-sols une étanchéité complète vis-à-vis des infiltrations au moyen d’épaisses couches de béton et de ciment.
- La distribution y était également laite par cables étanches.
- Le point délicat était sans doute l’alimen-
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- tation en eau, et, corrélativement, les moyens de refoulement.
- Pour l’alimentation, il a naturellement fallu prévoir des galeries de communication avec la Seine, mais ces galeries peuvent se fermer au moyen de deux vannes suffisamment espacées, dont le jeu permet d’admettre une quantité limitée d’eau à chaque fois.
- Quant à la puissance motrice dont on disposait pour le refoulementde l’eau, elle était considérable : les io pompes de circulation d’eau des condensateurs à surface ont un débit normal de 2 5oom3 à l’heure, absorbant une puissance de i5o chevaux environ. On a pu en outre répartir rapidement dans l’usine une dizaine de petites pompes pour épuiser les quelques infiltrations locales qui s’étaient néanmoins produites.
- Nous donnons ci-contre (fig. 1) non pas la représentation exacte, mais un schéma montrant le principe de l’aménagement des galeries servant à l’alimentation et à l’évacuation.
- On voit qu’elle peut s’appliquer à n’importe quel genre d’usine, à condition que l’on dispose d’une force motrice suffisante.
- LA LIGNE DES INVALIDES A VERSAILLES
- et l’usine d’issy-les-moulineaux (*)
- On peut citer un autre intéressant exemple de résistance à l’envahissement des eaux : c’est celui qu’a donné la ligne élec-
- (*) Voir A. Guéry, Eclairage Electrique, 2 3 novembre 1903.
- trique Invalides-Versailles et la station d’Issy-les-Moulineaux qui lui fournit le courant.
- Ici sans doute il a bien fallu céder à l’inévitable, lorsque, dans la nuit du mercredi 26 janvier, le fleuve déborda ses parapets. Mais jusqu’à ce moment la ligne, dont la tranchée longe la Seine sur une longueur de 5k,n, des Invalides à la porte de Javel, put être sauvegardée à l’aide de pompes électriques, qui ont fait merveille.
- L’usine d’Issy-les-Moulineaux, établie au bord de la Seine, n’a subi que des dégâts peu importants. On put protéger la salle des machines; l’eau s’arrêta à 65tm en dessous du sol de cette salle et se contenta d’envahir assez fortement les sous-sols (carnaux de fumées, carnaux d’escarbilles, etc.).
- Là encore ce furent les pompes puissantes mises en œuvre, qui, avec leur énorme débit de 2 5oo'“3 d’eau à l’heure, permirent de défier avec succès la menace de l’inondation.
- Enfin, en outre de l’usine principale et de la ligne proprement dite, on sait qu’il y a un certain nombre de sous-stations qui transforment le courant triphasé 25 périodes à 5 000 volts, de la centrale, en courant con-tinu 600 volts.
- Toutes ces sous-stations furent indemnes, sauf celle du Champ de Mars, qui put rapidement être remise en service.
- D’ailleurs, dès le début de cette semaine loute la ligne Invalides-Versailles R. G. est rentrée en fonctionnement.
- {A suivre).
- R. Chassériaud.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- La loi de Vinduction. — Fritz Emile. — P. 997 ioa3, 1074, 1119 (année 1908) et p. 783 (année 1909). — Elektrotechnik und Maschinenbau.
- Dans le mémoire dont nous extrayons les développements qui vont suivre, M. Emde s’applique à démontrer que la théorie suivant laquelle la tension électrique circulaire (sur un parcours quelconque) est égale à la diminution du flux magnétique embrassé dans l’unité de temps répond bien à la totalité de notre connaissance expérimentale des phénomènes de l’induction ; il se propose de montrer de quelle manière on doit sereprésenter les grandeurs dont il s’agit, comment la théorie s’applique à des cas particuliers et quelles réponses elle fournit à une série de questions. Le sujet est traité à deux degrés : dans la première partiede son mémoire, l’auteur se borne à une étude plus élémentaire des phénomènes il les réduit à ce qui est indispensable pour la pratique, ce qui lui permet de se limiter aux courants électriques. Dans la seconde partie, l’auteur tient compte en plus du champ électrique dans i’air ambiant la principale question dans cette partie est de savoir de quelle manière les phénomènes électriques se nouent aux phénomènes magnétiques.
- Première partie. — On écrit souvent la loi de l’induction sous forme de deux équations dans lesquelles on se sert pour abréger du symbole E que l’on fait égal en même temps à la tension électrique circulaire 2 i\ iv et à la variation du flux magné-
- O
- tique — <~^i’ ^ en r®su^te une compflcat*on néfaste
- pour la conception des phénomènes, parce qu’on se figure le symbole E comme une grandeur électrique particulière, qui devrait exister dans l’intérieur du fil en dehors de la chute de tension ohmique. On se demande alors aussitôt où cette grandeur peut se trouver localisée, et voilà les difficultés qui commencent; par exemple, si l’on prend la chute de tension inductive d’une ligne à courant alternatif pour une grandeur électrique, au lieu d’y voir une grandeur magnétique, on est amené à se demander comment cette chute de tension inductive se répartit sur
- la ligne à l’aller et au retour, et cela n’a aucun sens.
- La vitesse v, qui entre dans la formule valable pour le champ magnétique stationnaire, savoir
- 2 iv’v = / [vBJ dr,
- o O
- est sujette souvent à une interprétation erronée. La question qui se pose est celle-ci : qu'est-ce qu’il faut supposer en repos, et quels sont les déplacements qui ont une influence? II faut regarder comme en repos tous les corps ou tous les systèmes de coordonnées qui nous font paraître le champ stationnaire; s’il n’existe pas de pareils systèmes, la formule est inapplicable. On attribue fréquemment la vitesse v aux lignes de courant électriques ou aussi aux lignes de force magnétiques ; il en résulte des difficultés insurmontables, car F n’a un sens défini au point de vue physique que si l'on entend par là la vitesse de points matériels ou de lignes de points matériels. C’est seulement en concevant toujours v de cette manière qu’à une coupure des lignes de force correspond chaque fois au même instant une variation du flux magnétique et inversement. Ce sujet se trouve expliqué par l’induction unipolaire et par l’essai de Hering.
- Dans beaucoup de cas, il est commode de décomposer la variation totale du flux en deux parties :
- j’ftdt+ S^dr-
- f f O
- On désigne généralement le premier terme du deuxième membre comme « force électromotrice de repos» et le second comme «force électromotrice de mouvement ». Mais la valeur des deux termes dépend de ceux des corps que l’on regarde comme étant en repos. Pour un induit denté, le second terme, qui correspond aux lignes coupées, est très petit.
- Pour pouvoir employer la loi de l’induction toujours sous la forme
- 2 ’•>'* = ~zfBd‘
- O /
- on est amené souvent à compléter les chemins conducteurs pour fermer leurs tracés, en intercalant
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- des voltmètres, au moins en pensée. S’il y a de plus des piles galvaniques ou des couples thermo-électriques, il faut remplacer /v’v par (/Vv — 6v).
- Deuxième partie. — Ici la question est de voir comment la production des phénomènes d’induction se fait en un point quelconque de l’espace. L’auteur insiste surtout sur la grande importance pratique des tourbillons (ou mieux encore des « moulinets », suivant l’expression du professeur Wiechert de Gôt-tingue) de surface électriques, qui, dans les machines électriques par exemple, sont à regarder comme la véritable cause des courants induits (et non pas les « forces électromotrices induites »}. Sur la surface d’un conducteur en repos, la composante ten-gentielle de l’intensité de champ électrique a la même direction que le courant qui s’écoule en dessous, et le rapport de cette composante à la densité du courant ne dépend que de la nature matérielle du conducteur, de sa résistivité. Le champ électrique dans l’air se rattache ainsi par ses composantes tan-gentielles à la chute dè tension ohmique dans le conducteur [loi d’Ohm). Cette liaison n’existe pas pour un conducteur qui se déplace au travers d’un champ magnétique. Le plus souvent, dans ce cas, la composante tangentielle dans l’air est dirigée en sens inverse de la chute de tension ohmique dans le conducteur. C’est cette variation brusque, ce saut des composantes tangentielles, qui constitue ce qu’on appelle le tourbillon de surface, suivant une expression de l’analyse vectorielle. Ailleurs on trouve des variations continues d’espèce similaire (tourbillon de volume) aussi bien à l’intérieur des conducteurs (courants de Foucault) que dans l’air ambiant et dans les autres diélectriques. M. Emde donne des règles qui permettent de déterminer en quels endroits de tels tourbillons électriques se trouvent et là où ils ne peuvent se former.
- Souvent on a cru incompatible avec l’idée d'une action électromagnétique se propageant de proche en proche le fait de regarder comme égales la tension circulaire et la variation (par rapport au temps) du flux magnétique embrassé; c’est pourquoi l’on a donné la préférence à la formule qui exprime l’idée des conducteurs coupant les lignes de force, mais qui n’est valable que dans le cas particulier du champ stationnaire. M. Emde démontre que l’apparence d’une action à distance résulte seulement d’une relation géométrique, connue en calcul intégral sous le nom de théorème de Stokes; d’après ce théorème, la tension circulaire peut être regardée, non plus comme une intégrale de ligne, mais comme une gran-
- deur étendue sur Yaire circonscrite, c’est-à-dire comme un flux de tourbillon électrique. La variation de l’induction magnétique en fonction du temps détermine non pas l’intensité de champ électrique, mais bien son tourbillon.
- Etude de quelques alliages de cobalt d’après leurs forces èlectromotrices. — F. Ducelliez. — Académie des Sciences, séance du io janvier 1910.
- Pour les alliages de cobalt et d’étain, la force électromotrice croît jusqu’à o,3 volt environ correspondant à la proportion de 66,76 % d’étain. Au delà, la force électromotrice décroît brusquement, puis devient à peu près constante et inférieure à 0,1 volt.
- Pour les alliages de coballet d’antimoine, ce point de rebroussement s’observe pour la teneur 67,04 % . Des résultats différents sont obtenus avec les alliages de bismuth, de plomb, de cuivre.
- La cohésion diélectrique du néon. — E. Bouty. — Académie des Sciences, séance du 17 janvier 1910.
- Une couche de néon de 57°™ d’épaisseur équivaut à une couche d’air de i'im au plus, ou à une couche d’hélium de 50m au point de vue de l’obstacle opposé à la décharge.
- Action de la chaleur sur l’aluminium dans le vide. — E. Kohn-Abrest. —Académie des Sciences, séance du 17 janvier 1910.
- Quand on chauffe de l’aluminium pratiquement pur (99,2 % ) dans le vide, et notamment de l’aluminium en poudre, on constate après refroidissement une altération d’aspect très notable, ainsi qu’une perte de poids due à la volatilisation de l’aluminium. Celte volatilisation se produit à iioo0, et tout se passe comme si l’aluminium mettait alors à nu du silicium, qui semble se volatiliser à son tour.
- ÉTUDE, CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Qualités et procédés d’essai des huiles pour transformateurs. — Electrical Engineering, 3o décembre 1909.
- A pureté égale, l’huile lourde possède une rigidité diélectrique légèrement supérieure à l’huile légère.
- Comme ordre de grandeur, des résultats accusés par les meilleures qualités d’huiles minérales, on peut donner les distances disruptives suivantes, cor-
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- respondant à un écartement uniforme de oCL-,5 entre électrodes :
- i4 ooo à ao ooo volts entre électrodes plates 9000 à i3 ooo » » » pointues.
- On peut faire les essais avec un alternateur à induit lisse donnant 120 volts à pleine excitation, 5o périodes, et un transformateur de rapport 200.
- D’une manière générale, ces essais sont extrêmement délicats : un brin de coton placé selon le trajet de la décharge la provoque très facilement. En outre il faut nettoyer soigneusement les électrodes : un dépôt de l’ordre du dixième de millimètre représente en effet 1 ooo volts pour une bonne huile, sans compter l’influence perturbatrice qu’exerce par soi-même toute irrégularité de la surface des électrodes.
- ARCS ET LAMPES ELECTRIQUES ET PHOTOMÉTRIE
- Recherches sur les lampes à filament métallique. — R. Lavender. — Communication à la section de Birmingham de l’Institution of Eleetrical Engi-neers; reproduite par The Electrician, 3 décembre 1909.
- L’auteur a étudié des lampes de 25 bougies, 100 volts. Leur durée de vie économique décroît lorsqu’on augmente la tension. La température de l’ampoule croît avec le temps, probablement à cause du dépôt noir qui se forme sur une certaine région de l’ampoule. La région exposée au noircissement a été trouvée plus grande pour les lampes au tungstène que pour les lampes au tantale. Il arrive aussi que ce noircissement survient tout à coup, par exemple après 600 heures de fonctionnement.
- Force contre-èlectromotrice de l’arc électrique. —- D. Child. — Physiçal Review et The Electrician, $1 décembre 1909.
- L’auteur passe en revue les différents travaux relatifs à cette force contre-électromotrice ('); il semble que l’on ait désigné sous ce nom des choses différentes. La plupart des expérimentateurs ont trouvé une force électromotrice résiduelle inférieure à 1 volt. On l’a expliquée — et les recherches de l’auteur s’accordent avec cette théorie — par la différence de température des électrodes. (*)
- (*) Becknell ; Physiçal Review, 21, 181, 1905; Blondel, Lond. Elcc., 3g, 615, 1897;
- Hotchkiss, Trans. Amer. Phys. Soc., 2, 1901 ; Milkiewicz, Science Ahstr., 7, 36o et Beir, 27, 465, 1903.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- L’application de l’électricité à la propulsion des navires. — J. Oram (vice-amiral). — Communication à la Junior Institution of Engineers ; reproduite par The Electrician, 26 novembre 1909.
- L’amiral J. Oram, dans le discours présidentiel adressé à la fin de novembre 1909 à cette institution, remet au point la question de la propulsion électrique des navires, du moins en ce qui concerne le point de vue officiel. L’Amirauté considère comme très douteuse l'efficacité des systèmes proposés; quelle que soit l’ingéniosité déployée par les inventeurs, il lui semble que l’interposition d’une dynamo et d’un moteur entre les machines et l’hélice implique des risques d’avarie et de dérangements supplémentaires qui sont encore prohibitifs dans l’état actuel du problème.
- Perceuse électrique mobile a adhérence magnétique. — Le Génie civil, i5 janvier 1910.
- La perceuse électrique représentée en coupe ci-contre est actionnée par le petit moteur M, qui attaque l’engrenage conique E; l’avancement de la mèche est assuré, à mesure que le trou dans la tôle T devient plus creux, par la pression du ressort hélicoïdal /', réglée par le volant Y. En même temps la perceuse adhère fortement à la surface des tôles en travail, quand on lance le courant dans les bobines ei, e% de l’électro-aimant qui entoure la mèche.
- Fig. 1.
- Cette machine construite par les Etablissements Frein, de Stuttgart, travaille dans toutes les positions ; il suffît de la suspendre à un crochet de levage, de la présenter à l’endroit où il s’agit de percer un trou, et de manœuvrer l’interrupteur qui ferme le circuit de l’électro-aimant, puis celui qui commande le démarrage du moteur. L’ouvrier 11’a plus ensuite qu’à tourner le volant V à mesure que la mèche
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- s’enfonce, et à surveiller le travail de l’outil, sans être astreint à aucun effort.
- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- Le Congrès de l’American Electrochemical Society (New-York, 28, 29 et 3o octobre 1909). — Electrochemical and Métallurgical Industry, décembre I909-
- RECHERCHES RELATIVES AU DORE
- Le D1, E. Weintraub, en recherchant une substance propre à la fabrication des lampes à incandescence, a été amené à étudier les conditions de production du bore pur et homogène fondu.
- Diverses expériences relatives à la réaction de l’anhydride borique sur le magnésium (l), le calcium, l’aluminium, etc., n’ont fourni qu’une substance qui n’était pas encore du bore pur.
- La réduction du chlorure de bore par l’hydrogène donna la solution du problème.
- Le bore pur est un corps qui fond entre 2 000 et 2 5oo° C.
- Le bore possède les propriétés de transformer, par effet catalytique, le charbon métalloïdique en charbon métallisé.
- SILUNDUM
- Gomme on le sait, le Silundum ou carbone silicié est un nouveau produit qui s’obtient lorsqu’on chauffe du carbone dans la vapeur du silicium, soit au-dessus de 1 6oo°. A cette température, le carbone conserve son état, en supposant, bien entendu, que l’on chauffe à l’abri de l’air. Le chauffage s’effectue dans les fourneaux électriques analogues à ceux montés pour la fabrication du carborundum. On place les pièces de carbone dans un lit de sable et de coke, ou mieux de carborundum amorphe enrichi de sable. Selon la température et la durée de l’action, on silicifie ainsi tout l'intérieur, en une couche seulement superficielle. On peut silicifier des pièces de charbon de toutes formes, par exemple des tubes qu’on silicifiera à l’intérieur et à l’extérieur.
- Les propriétés de cette nouvelle forme de carbure de silicium sont une grande dureté, une résistance remarquable aux acides à froid, une, bonne conductibilité électrique. La dureté est variable et dépend
- de la température, du four de la zone où se fait la réaction, delà proportion de silicium ainsi absorbée. Le silundum perd son silicium vers 1 700* et il se combine alors avec l’oxygène de l’air. Le silundum ne peut pas se fondre. Sa résistivité électrique varie avec l’espèce de charbon générateur et avec la dureté du produit, et celui qui est fait avec du charbon le plus poreux a la résistivité la plus grande.
- Quelles sont les applications du silundum ? C’est d’abord le chauffage électrique, dans les appartements et les cuisines. Le silundum remplace mieux le platine et coûte moins cher. Le chauffage industriel pour fusion, etc., l’emploie aussi, ainsi que celui des fours de laboratoires.
- Sa tenue vis-à-vis des acides en fait une excellente matière première d’électrodes pour cuves de blanchissement électrique. Le coke silicifîé peut remplacer le ferrosilicium en sidérurgie.
- Le silundum est dû à M. F. Bolling de Francfort (’).
- MM. A. Tucker, F. Kudlich et M. Humann ont étudié la formation du silundum basée sur les deux réactions suivantes :
- SiO2 + 2 SiG = 3 Si -f 2CO et :
- SiO2 + iC = Si -f 2CO.
- Ils ont employé les fours électriques représentés l’un en élévation et l’autre en plan, par les figures 1 et 2.
- Un four est constitué par une enveloppe en briques réfractaires, contenant du charbon granulé -----------------------------------------
- qui comprime un grand nombre de petites plaques
- O Cette description, que nous avons intercalée ici, est extraite du Bulletin de la Société d’Encourage ment, etc., ! janvier 1909.
- C) Voir les travaux de Moissan.
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- de charbon entre deux électrodes horizontales en graphite (fig. i). Le sable mélangé de carborundum était mis en contact intime, dans l’axe du four, avec les morceaux de charbon.
- La température à employer est à peu près égale à celle qui convient à la préparation du carborundum;
- ARC AU TITANE
- L’arc au titane se forme entre une cathode de carbure de titane placée au-dessous d'une anode de cuivre, cette dernière étant inactive et ne subissant aucune diminution appréciable.
- A 3 amp. io3 volts et avec un arc de 25““ de long, il consomme seulement 0,228 watt par bougie. Les expériences présentées par M. S. Weedon montrent que l’arc au titane est plus facile ment obtenu par courant continu que par courant alternatif à faible voltage. Il est à peu près semblable à l’arc au charbon, mais sa lumière est plus fixe.
- PROGRÈS RÉALISÉS DANS L’ANALYSE ÉLECTROCHIMIQUI-
- Le Dr E. Smith a présenté un rapport résumant les travaux sur le développement des méthodes modernes d’électrolyse. Le premier appareil présenté est à électrode tournante, ce qui permet une agitation d’un électrolyte et rend possible l’emploi d’une haute densité de courant, ce qui hâte l’analyse. Un autre appareil comporte un double compartiment dans lequel le mercure agit à la façon d’une électrode bipolaire. Il est employé pour l’analyse des sels de sodium et de potassium.
- M. Smith indique encore le procédé qu’il a employé pour la séparation du radium du baryum. Le chlorure de baryum radifère est traité dans l’appa reil à double compartiment. Le radium se porte à la partie extérieure, tandis que la solution de chlorure de baryum qui reste à l’intérieur perd ses propriétés radio-actives.
- PERTES AUX ÉLECTRODES DANS LES FOURS ÉLECTRIQUES.
- M. Hering décrit une nouvelle méthode pour la mesure des conductibilités moyennes calorifiques électriques. La figure 3 représente la disposition de l’expérience.
- ad est la tige sur laquelle est faite la mesure. Elle est plongée, sauf à ses extrémités qui sont refroidies par un bain à température constante dans une ma" tière considérée comme parfaitement isolante au
- point de vue calorifique. On fait passer à travers cette tige un courant électrique et l’on place un pyromètre en son milieu. Lorsque celui-ci marque une température constante, la chaleur totale dégagée par le passage du courant est entièrement transmise aux bains liquides dans lesquels plongent les extrémités.
- Fig. 3.
- #
- 8BB
- Si Test la différence de température en degrés centigrades entre le milieu de la tige et ses extrémités, si W est la puissance en watts transformée en chaleur dans la tige, enfin si S et L sont respectivement la section et la longueur de cette tige, la conductibilité moyenne k en calories grammes par seconde et par centimètre carré est donnée par la formule :
- W L
- k = o, 00/,7 T g-
- Pour réaliser l’isolement calorifique parfait qui est requis par l’expérience, on entoure la tige d’un tube de même substance séparé d’elle par un isolant électrique et parcouru par un courant qui l’élève à la même température. Les extrémités du tube sont refroidies de la même façon que celles de la tige. L’échange de chaleur est ainsi à peu près nul. En pratique, on obtient un isolement suffisant en disposant autour de la barre d’essai un certain nombre de barres identiques toutes en. série et parcourues par le même courant (voir fig. 3 à droite).
- M. Hansen résume les expériences qu’il a faites dans le but de déterminer la perle calorifique dans les électrodes. Il s’est appuyé sur ce principe que cette perte est égale à la moitié de la perte par elïet Joule, augmentée de celle due à la conduction par simple différence de température entre les extrémités de l’électrode.
- ACIDE PERÇU LO RI QUE
- M. Frank C. Mathers propose l’emploi des per-chlorates comme bains de galvanisation. Il obtient l’acide perchlorique en traitant le perchlorate de soude par un excès d’acide chlorhydrique.
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- CONDUCTANCE PRATIQUE DES ÉLECTROLYTES
- Dans les voltamètres ordinaires, les électrodes sont placées à une certaine distance des parois. L’espace non compris entre les électrodes est le
- Fig. 4.
- siège de courants qui suivent un parcours sinueux. M. W. Richards étudie l’influence de ces courants sur la conductibilité dès électrolytes.
- Deux électrodes A B C D, E F GH (flg. 4) en cuivre sont placées dans un bain de sulfate de cuivre. La résistance de l’électrolyte dans son ensemble est déterminée à l’aide d’un ampèremètre et d’un voltmètre. On élève les électrodes par degrés de icm en mesurant chaque fois la résistance. De la conductance globale de l’électrolyte déduite de ces expériences on soustrait la résistance du volume d’électrolyte ABCDEFGH. On obtient alors la conductance de la partie située entre la partie inférieure des électrodes et le fond du récipient.
- Le rapport de la conductance de cette partie à la conductance de l’ensemble est à peu près constant pour une même proportion entre la profondeur AK du liquide au-dessous de l’électrode et la distance AH entre les deux plaques de cuivre. Mais si l’on fait varier cette proportion, le rapport calculé varie ainsi que l’indique la courbe (fig. 5).
- AFFINAGE ELECTROLYTIQUE DU CUIVRE
- M. W.-L. Spalding traite de la puissance requise dans l’affinage électrolytique du cuivre.
- Le prix de l’énergie consommée atteint environ 10 % du prix total du traitement du minerai. Mais
- cette énergie peut être obtenue à un prix relativement bas, car la chaleur perdue dans les hauts fourneaux peut être utilisée à fournir la vapeur nécessaire.
- La meilleure solution est alors d’avoir deux génératrices en parallèle, l’une conduite par un moteur électrique branché sur le réseau général de distribution, l’autre conduite par une machine à vapeur. La charge est alors répartie entre les deux génératrices, ce qui permet, malgré les à-coups que subit forcément la machine à vapeur (au moment du chargement
- Fig. 5. — Conductance totale du prisme inférieur.
- du minerai ou du combustible par exemple), d’obtenir une puissance constante.
- Dans le cas du courant alternatif, l’usine doit comporter des groupes moteurs-générateurs synchrones qui sont le mieux adaptés, par la régularité de leur marche et leur facteur de puissance élevé, au service presque ininterrompu que demande une installation d’affinage.
- ALLIAGES DE FER ET DE CUIVRE
- M. James Aston étudie les propriétés des alliages
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- de cuivre et de fer aux divers points de vue de leur ténacité, leur dureté, leur malléabilité, etc.
- CAltBURE DE CALCIUM
- M. Dekay Thompson traite de la tension d’équilibre de l’oxyde de carbone dans le système monova-riant formé par ce gaz, la chaux, le carbone et le carbure de calcium.
- PILES SÈCHES
- M. Lobridge montre qu’il serait désirable de posséder des piles sèches construites sur des données définies, ce qui n’exiate pas jusqu’à présent. Il y a une augmentation de la résistance intérieure d’une pile sèche à mesure qu’elle débite de l’énergie. Cette résistance qui est très faible lorsque là pile est neuve augmente lorsquelapile vieillit et surtout lorsqu’elle est mise en service. Les premières conditions requises pour une pile sèche sont d’avoir une longue durée, une faible résistance et une polarisation minimum ; il est impossible de spécifier laquelle de ces qualités est la plus importante. Une pile sèche ordinaire fournit depuis io ampères-heure quand elle est court circuitée pendant une heure jusqu’à 3o am-pères-lieure. Le voltage à circuit ouvert est de i,5. ou de i,6. Le taux habituel de l’énergie fournie est de 3o watts-heure. L’accroissement de résistance est dû en partie à la réduction de MnO2, et, à l’accumulation, sur la surface qui sépare le papier du zinc, d’impuretés insolubles et de sels basiques résultant de l’électrolyse. Lorsqu’une pile vient d’être construite, le papier est saturé d’une solution de chlorure de zinc et d’ammonium. La proportion de chlorure de zinc augmente et atteint celle qui convient à former, en présence du chlorure d'ammonium des chlorures doubles dont la plupart sont insolubles. Si l’ammoniac est mis en liberté il réagit sur le chlorure de zinc pour former un précipité d’hydrate de zinc, qui entrave le fonctionnement de la pile, à moins que l’ammoniaque ne soit en quantité suffisante pour le dissoudre.
- Il est donc désirable de trouver une pile sèche qui présente des conditions plus stables de résistance intérieure.
- FUSION ÉLECTRIQUE DES MINERAIS DE FER
- M. E.-R. Taylor propose un nouveau four destiné à l’électro-métallurgie du fer. Dans ce four le char-
- gement du charbon et celui du minerai se font séparément, le minerai restant à la périphérie et ne se mélangeant au combustible que dans la partie la plus chaude. Comme le montre la figure 6, les électrodes sont placées sous des arches qui les protègent contre
- Fig. 6.
- les chocs lors du chargement des matériaux. Des plaques en chicane de forme triangulaire sont placées contre les parois de façon à assurer le contact entre le minerai et le gaz carbonique pendant le parcours de ce dernier de la chambre intérieure à la chambre extérieure. Des moteurs électriques commandent de petits ventilateurs destinés à renvoyer le gaz carbonique à la partie centrale du four où il est transformé en oxyde de carbone susceptible de réduire une plus grande quantité de minerai.
- EFFET ANODIQUE
- Cet effet a été signalé pour la première fois par Bunsen dans l’électrolyse des sels de calcium. L’expérience se trouve arrêtée dès le début par une interruption de courant que Bunsen attribue au dépôt sur l’anode d'une couche de chaux ou de silice.
- Plusieurs théories ont été imaginées en vue d’expliquer ce phénomène. Dans l’électrolyse de la cryolithe, il semble dû à un appauvrissement du bain
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- et cesse dès que l’on ajoute un excès d’alumine. Borchers l’attribue à une densité excessive de courant à l’anode tandis que Willner en voit la cause dans une couche de silice déposée sur l’électrode, hypothèse que semble justifier la présence fréquente des silicates mêlés aux sels calcaires.
- 4-4-4
- Fig. 7.
- MM. C. Frary et L. Bodger employaient pour leurs expériences une modification de l’appareil de Tucker et Whitney; d’après leur communication ils ont remarqué que le phénomène ne se produit pas dans l’électrolyse des chlorures de baryum et strontium tandis qu’il se produit toujours dans celle du chlorure de calcium, quoique l’échantillon soumis à l’analyse ne contienne aucune trace de silice. Ils en concluent que les précédentes hypothèses doivent être écartées ; ils attribuent l’effet anodique à la densité du courant et relient ce phénomène à celui bien connu de l’état sphéroïdal.
- Ils ont vérifié qu’il y a pour un électrolyte donné une densité de courant critique au-dessus de laquelle
- les gaz se dégagent en quantité suffisante pour former des bulles à travers lesquelles le courant doit passer sous forme d’arc.
- Ceci réduit la densité de courant, mais la puissance consommée est presque doublée, et l’augmentation est dépensée dans la couche de gaz qui est élevée à une très haute température, ce qui lui donne l’apparence de l’état sphéroïdal.
- Si donc la densité de courant est inférieure à la densité critique, la couche de gaz ne se forme pas et l’effet anodique est évité.
- ÉLECTRO CÉMENTATION
- M. Alfred Sang de Paris décrit un nouveau procédé pour la galvanisation du fer ou de l’àcier par voie sèche.
- L’objet à galvaniser est chauffé par le passage du courant vis-à-vis duquel iljoue le rôle de résistance. Le four est en fonte revêtu de matières réfractaires.; il est rempli d’un mélange de charbon broyé et d’oxyde de zinc.
- Ce procédé est employé surtout pour la galvanisation des fils métalliques. Ceux-ci, venant du tambour 2 (fig. 7), passent sur une série de poulies (/,) montées sur un même axe dont elles sont isolées électriquemént, puis ils pénètrent dans le four 5 et s’enroulent sur d’autres poulies en nombre égal situées dans la partie arrière du four en 6. Un transformateur relié par l’intermédiaire d’un rhéostat aux deux poulies extérieures fournit le courant alternatif à basse tension qui doit élever la température du fil. Celui-ci est porté au rouge cerise ; l’oxyde de zinc en contact avec le fil est réduit et le zinc volatilisé vient recouvrir le fil d’une couche pénétrante.
- L’auteur attribue la qualité de la galvanisation obtenue à la présence d’un alliage de zinc et de fer.
- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- NOTES INDUSTRIELLES
- Rhéostat métallique pour sei-vice intensif, à refroidissement par l’air.
- '• En étudiant le type de rhéostat qui fait l’objet de cette notice, on a surtout eu en vue la création d’un appareil robuste et capable de se comporter d’une
- manière satisfaisante dans les conditions de travail les plus dures, et même de supporter à l’occasion, sans dommage, un maniement relativement brutal de la part de personnes peu au fait des choses de l’électricité.
- Le bâti en forme de cage des nouveaux appareils
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- (fig. i) se compose d’éléments semblables superposés et formés chacun de deux cadres rectangulaires en fer forgé réunis par des tiges filetées aux deux bouts et munies d’écrous. Ces tiges sont isolées et supportent les résistances soit directement, si celles-ci sont composées d’éléments en fonte séparés les uns des autres par des rondelles isolantes, soit par l’intermédiaire décadrés en tôle, si lesdites résistances sont formées par des spires de fil métallique enroulé sur des cylindres de porcelaine. Un châssis en fer profilé, intercalé à une hauteur convenable, supporte l’arbre dont les deux extrémités sont disposées pour recevoir un volant-manivelle ou une roue à chaîne indifféremment à la face antérieure ou postérieure du rhéostat. La construction de la couronne circulaire des plots de contact est assez originale et conçue de façon à assurer une grande rigidité. Les plots sont constitués par des chevilles en fer étamé enveloppées dans du leathe-roïd imprégné, posées dans des encoches fraisées à la périphérie d’une sorte de roue fixe en fonte à trois bras et maintenues deux à deux par des petites plaques fixées par des vis à la jante de la roue fixe.
- A leur extrémité libre antérieure, ces ehevilleà sont fondues et reçoivent une bague de cuivre qui sert de pièce de contact proprement dite, c’est-à-dire de % pare-étincelle. Cette bague peut être retirée et remplacée s’il le faut sans avoir à ôter aucune vis. D’un autre côté comme la cheville fendue fait ressort et qu’elle est munie d’une facette, la bague ne peut tourner. Au lieu du frotteur habituel, on a adopté comme contact mobile un fort galet en cuivre qui s’appuie contre les plots sous l’action d’un ressort suffisamment énergique. Ce dispositif offre l’avantage de tenir lieu,en quelque sorte, de l’encliquetage ou de la commândeà vis sans fin qu’on adopte parfois pour que la mise hors circuit des résistances au démarrage ait lieu forcément d’une manière lente. En outre, le galet a naturellement une plus longue durée que les contacts glissants; on a constaté par expérience qu’après io ooo interruptions du circuit, il n’avait subi aucune détérioration. Pour maintenir sa surface dans l’état de fraîcheur qui assure un bon contact, il suffit d’ailleurs de le frotter de temps en temps au moyen de papier de sable. En outre, le démarreur est muni d’un souffleur magnétique très énergique comportant deux bobines connectées chacune à l’une des extrémités
- de la résistance de démarrage. Après le démarrage le rôle du galet mobile est terminé et le courant est amené au moteur à travers un puissant contact fixe.
- Quand les circonstances le demandent, le rhéostat est pourvu de disjoncteurs à maximum et à minimum dont la construction est comprise de façon à en faire des appareils indépendants et à pouvoir par conséquent les monter après coup sur le rhéostat qui n’en serait pas muni. La manette du rhéostat n'est pas enclenchée mécaniquement avec le disjoncteur automatique mais bien électriquement. Il en résulte que l’interruption du circuit se produit même si la manette est maintenue en place par une force exté
- rieure et qu’on ne peut démarrer ensuite si l’excitation est trop faible, point particulièrement important quand il s’agit d’un démarreur-régulateur.
- La caisse en tôle qui renferme l’appareil est pourvue de perforations à la partie inférieure et au sommet. Elle fonctionne donc à la façon d’une cheminée et, par suite de la disposition des résistances, la ventilation et le refroidissement de celles-ci sont parfaitement assurés. L’enveloppe en tôle est facile à retirer et toutes les parties intérieures du rhéostat sont très accessibles. La construction des différentes pièces ainsi que leur montage sont d’une grande simplicité et on a veillé avec soin à les rendre interchangeables, de manière que les réparations éventuelles puissent être exécutées aisé • ment.
- La figure a est le schéma de montage d'un démarreur-régulateur du système décrit muni de disjoncteurs à maximum et à minimum. Gomme la figure
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- l’indique, lorsque le galet mobile atteint le premier plot G et que l’arc conducteur D touche le contact jflxe B, le circuit se ferme à travers les bobines des disjoncteurs E et H, la résistance F et les pièces de contact A, G, B et D, l’armature du disjoncteur E est attirée et quand le galet A s’appuie contre le second
- Ces rhéostats' sont spécialement adaptés au service des machines-outils. Ils sont étudiés pour permettre des démarrages fréquents et on peut les disposer pour permettre de faire varier la vitesse de 3oo % par le réglage de l’excitation. Il sont aussi indiqués dans tous les cas où les circonstances du
- F
- Eilî J-JÜ
- -üiarinj—
- M
- Fig.
- plot, le moteur reçoitle courantdu réseau tant dans l’inducteur que dans l’induit. Les résistances de démarrage sont ensuite retirées du circuit de l’armature, suivant le processus habituel. Après quoi, si le mouvement du volant-manivelle continue, le galet touche les plots de réglage de l’excitation. A ce smoment l’interrupteur interne K est ouvert et le circuit des inducteurs est alimenté à travers une partie des résistances de réglage, le galet A, l’arc conducteur B et le contact C.
- travail sont analogues à celles des appareils de levage et dans les services auxiliaires des usines métallurgiques, des laminoirs, des fabriques de ciment, etc., quand la marge de régulation de la vitesse est trop grande pour permettre l’emploi des contrôleurs. Il va sans dire qu’ils peuvent aussi être employés dans les cas ordinaires, d’autant plus que leur pi'ix ne dépasse pas sensiblement celui des résistances des petits courants.
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- CHRONIQUE FINANCIERE
- Chacun s’applique à supputer le montant des dégâts causés par les inondations et les délais dans lesquels Paris aura repris le cours de sa vie normale. Au plus fort de la crue, la Bourse a manifesté ses craintes en inscrivant en baisse tous les cours des valeurs de secteurs et d’entreprises de transports. On sait que seul le secteur des Champs-Elysées a pu assurer le service de la plus grande partie de ses abonnés : ceci ne veut pas dire cependant qu’il n’ait pas subi de dommages dans ses installations primaires et secondaires : mais iis sont réduits au minimum. Au contraire, l’air comprimé, la Rive Gauche, Clichy, le Triphasé, Éclairage et Force ont vu leurs usines envahies par les eaux dans déplus ou moins grandes proportions, et dans tout le périmètre sinistré leurs postes de transformateurs ou leurs sous-stations sérieusement endommagés. En fin de semaine cependant la confiance est revenue et les cours se sont de nouveau inscrits en hausse,sauf pour la Rive Gauche et le Triphasé qui ont coté respectivement 346 et 695.
- Nombre de maisons de constructions ont été atteintes dans les mêmes conditions : la Canalisation Electrique à Charenton, la Société Industrielle des Téléphones à Levallois, le Creusot à Champagne-sur-Seine, la Compagnie Thomson-Houston à la Maltournée, l’Eclairage Electrique à Paris ; mais les arrêts pour ces maisons ne seront que très passagers et de conséquences assez réduites. La Bourse même a pensé que l’effet immédiat du désastre serait de leur créer une situation avantageuse par les nombreuses commandes de réparations ou de matériel neuf qui en résulteraient pour elles et elle n’a pas hésité, on peut le dire, à pousser toutes ces valeurs. Ainsi Thomson a fait 85o, le Creusot 1 943, l’Éclairage Électrique a3o, les Téléphones 334.
- La situation en ce qui concerne le Métropolitain et le Nord-Sud apparaît comme moins satisfaisante. Le premier que nous laissions bien au delà de 600 avant la crue est redescendu à 571 pour finir à 576; le deuxième,qui avait atteint le cours de 33o,est retombé à 278 pourfinirà 293. Celui-ci, dans sa détresse, se félicite d’être en retard parce que la plus grande partie de ses installations électriques non encore réalisée a été soustraite à une destruction presque certaine; seul le tunnel qui est complètement terminé a subi l’action des eaux à laquelle il aurait parfaitement résisté. Mais malgré tout, l’exploitation subira
- un nouveau retard qui reporte à cinq ou six mois d’ici le bénéfice des premières recettes.
- Au Métropolitain, au contraire, tout a souffert ï l’infrastructure, l'équipement électrique, la station centrale, les sous-stations. Dans quelles proportions? nous ne le saurons vraisemblablement qu’à la prochaine assemblée générale ; mais ce qui apparaît comme dommage immédiat et facilement supputable, c’est la réduction des recettes qui doit être au moins des trois quarts ; pour si peu que se prolonge l’arrêt des lignes inondées, prolongation due surtout au matériel électrique, les bénéfices de l’exercice subiront une diminution dont la répercussion sur le dividende est désormais indéniable. Faisant le compte à cette occasion de la perte en capital subie en huit jours par les valeurs du groupe du Métropolitain, perle qui se chiffre par i3 millions, le Moniteur des intérêts matériels expose que des accidents de ce genre profondément regrettables ne touchent ni le fonds ni le rendement d’une entreprise de transport en commun. Gela affecte, dit-il, le résultat d’un exercice sans répercussion sur les suivants ; et il rappelle l’accident de la station de la Couronne dont le Métropolitain a supporté facilement les conséquences. Gela a en outre le bon côté de provoquer pour l’avenir des mesures de protection qui seront d’autant plus efficaces que l’étendue du désastre a été plus grande.
- Le désaccord qui vient de surgir entre le Gaz de Lyon et la Société des Forces motrices du Rhône a été l’objet des commentaires de tous les journaux financiers. Tous ont fait ressortir la chute du Gaz de 822 à 790 et la hausse de Jonage à 613 après 608 au 3i décembre dernier et le détachement d’un coupon. La lutte sera fort intéressante bien que regrettable au même titre que celle qui persiste à Marseille entre la Compagnie générale d’électricité et le Gaz de Marseille. Mais il nous semble qu’on va bien vite en donnant au Gaz de Lyon une situation très inférieure à celle de Jonage quant au prix de revient et quant à la concurrence que le gaz se fait à lui-même. Jonage, pour ses extensions, sera contraint d’accroître ses installations à vapeur; il peut être amené par ses contrats de force motrice à d’onéreuses immobilisations. Le Gaz, en perdant quelques clients de lumière, les conservera toujours pour le chauffage; il peut d’autre part supputer les bénéfices de son exploitation gaz pour compenser les insuffisances de son exploitation électricité; il peut enfin réaliser d'heureuses combinaisons avec les stations hydrauliques des Alpes du Dauphiné.
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- Les recettes des Forces motrices du Rhône étaient au 3i décembre 190g de /» 9^6 25i fr. i5 contre /( 735298 fr. 20 au 3i décembre 1908 : soit une augmentation de 220952 fr. g5 ou de 5 % en faveur du dernier exercice. On sait que l’emploi généralisé des lampes à filament métallique avait particulièrement influencé les recettes de Jonage ; le fait de cette augmentation de recettes prouve donc une extension importante de la distribution. Le Conseil proposerait dans ces conditions de fixer le dividende à 26 francs contre 25 l’an dernier. Les parts de fondateur recevraient 6 francs, mais les porteurs ne toucheraient pas cette somme qui serait absorbée par le remboursement des impôts avancés par la Société depuis l’origine.
- Les producteurs d’aluminium attendent avec impatience la mise en service de la ligne Dauphiné-Centre presque complètement achevée à l’heure actuelle. Celle-ci doit transporter à Saint-Chamond et dans la vallée du Gier le courant acheté par l’Energie Electrique du Centre et provenant de l’usine de la Roizonne. Une autre application, la monnaie d’aluminium qui supplanterait le bronze et le nickel,peut donner beaucoup d’essor aux affaires qui s’occupent de ce métal. Froges monte à 1 5g5 francs l’action libérée; Péchiney à 1197 francs, et ceci malgré l’ouverture de nouvelles usines et les résultats peu satisfaisants des exercices écoulés.
- On annonce d’une façon définitive la fusion des Compagnies Copper, Nevadia Consolidated et Bos-
- ton Consolidated, appartenant toutes trois au groupe Guggenheim. La valeur des actions en bourse de ces trois Compagnies dépasserait 80 millions de dollars. Ce résultat a été favorablement accueilli. Les engagements des contractants ne sont pas écrits afin de ne pas tomber sous l’application des lois fédérales particulières. Les adhérents espèrent que les consommateurs utiliseront leurs réserves et qu’il en résultera un accroissement des achats; leur intention serait de ne pas exagérer la hausse des prix, mais, de se garantir un bénéfice raisonnable en réalisant un écart à la tonne d’environ 32 fr. 5o; le prix de vente qui oscille entre 1 fr. 3o et 1 fr. 35 le kilogramme varierait donc de 1 fr. 60 à 1 fr. 70. Cette première étape serait suivie d’une seconde ; mais le passé prouve que tous les essais tentés pour régulariser la production ont eu les résultats les plus funestes. L’augmentation du prix de vente, point n’est besoin de le dire, amènera la réouverture de mines pauvres; et les grandes Sociétés que leur outillage industriel etleurs capitaux engagés obligent à une production minimum ne pourront supporter longtemps les restrictions imposées. Le plan de l’accord ne serait que le préliminaire du trust du cuivre établi suivant la conception du trust de l’acier. D’autre part, les fabricants d’aluminium surveillent de très près les fluctuations des prix pour profiter dès qu’elle se présentera d’une situation avantageuse.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- ÉCLAIRAGE
- Indre-et-Loire. — La commune de l’Isle-Bouchard reçoit les offres de concession pour l’installation de l’éclairage électrique.
- Allemagne. — L’Allgemeine Elektrizitiits-Gesellschaft, de Berlin, aurait conclu avec le gouvernement du grand-duché d’Oldenbourg un contrat pour la fourniture de l’énergie électrique dans le pays. Les frais d’installation seraient de 10 millions de marks.
- Brésil. — La ville de Florianopolis va être-dotée de l’éclairage électrique. Le Gouvernement a signé un contrat dans ce but, accordant un délai de trente jours pour commencer les travaux, qui devront être terminés en ! huit mois. Le devis a été fixé à 5a3 coutos.
- Roumanie. — La municipalité de Focshani a obtenu l’autorisation d’émettre un emprunt de 1 million de francs, dont 750 000 francs seront consacrés à l’établissement de l’éclairage électrique.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL ET TÉLÉPHONIE
- Espagne. — Le ministère de la Guerre vient de commander à une Société anglaise deux stations de télégraphie sans fil. La plus importante, qui sera établie dans les environs de [Madrid, aura une tour de ioom et sera aussi puissante que celle de Berlin. La seconde station sera érigée à Ceula et reliera par Communication radiotélégraphique les colonies espagnoles à Madrid.
- — Une station de télégraphie et de télé-
- Allemagne.
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- phonie sans lil système Poulsen-Lorenz vient d’ètre érigée à Eberswalde ; son rayon de communication s’étendra jusqu’à 5 ooo kilomètres.
- Allier. — La Chambre de commerce de Moulins est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 174 290 francs en vue de l’établissement du téléphone dans quarante communes de sa circonscription.
- Eure. — La Chambre de commerce de Pont-Audemer est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 9.683 fr. en vue de l’établissement d'un circuit téléphonique : Le Havre-Pont-Audemer.
- Eure-et-Loir. — La Chambre de commerce de Chartres est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 104 o53 francs en vue de l’établissement des circuits téléphoniques : Chartres-Tours et Chartres-Maintenon-Nogent-le-Roi.
- Australie. — Le gouvernement australien a décidé l’acquisition d’un important matériel téléphonique. Celte fourniture donnera lieu prochainement à plusieurs adjudications.
- DIVERS
- Canada (•). — Les dynamos les plus demandées au Canada sont celles de 5 chevaux. Leur prix varie de 190 à 25o dollars.
- Ces machines tombent sous l’application de l’article 453 du tarif des douanes. Les droits sont de i5 % au tarif préférentiel, 25 % au tarif minimum et 27 1/2 % au tarif général.
- En 1908-1909, l’importation des marchandises de cette catégorie a atteint 333 5o3 dollars, se répartissant comme suit: Etats-Unis, 3io4go dollars, Grande-Bretagne, 18221, Norvège, 4486.
- Les accumulateurs qui peuvent être placés sur le marché canadien sont ceux d’une capacité de 600 ampères-heure, dont le prix est actuellement d’environ 6 dollars par pile. La statistique confond ces produits avec les isoloirs et les instruments de télégraphie et de téléphonie. La valeur d’importation de ces divers produits a atteint, pendant l’année dernière, 1 643 696 dollars. Les pays qui participèrent à ce commerce furent: les Etats-Unis, 1 56o 662 dollars; la Grande-Bretagne, 6988751a France, 5 653 ; l’Allemagne, 4 100 ; l’Aulriche-Hongrie, 1 699; la Suède, 1 465 dollars.
- Les accumulateurs se trouvent soumis aux mêmes droits que les dynamos, c’est-à-dire 15, 25 et 27 1/2 %, suivant les tarifs.
- Les charbons électriques sont soumis à l’article 316 du tarif et paient à l’entrée 22 1/2 % , 32 1/2 % et 35 %
- (’) V. Lumière Electrique, 22 janvier 1910, page 127.
- ad valorem. La dernière statistique accuse pour ces articles une valeur d’importation de 45 517 dollars. Dans ce chiffre, 24 180 dollars reviennent aux Etats-Unis ; i5 3gi à l’Allemagne; 2 63o à l’Angleterre ; 2 ai3 à l’Autriche ; 838 à la France et 265 dollars à la Hollande.
- Le prix de vente des charbons électriques au Canada est de 23 dollars le mille.
- Les lampes à incandescence sont visées à l’article 435 qui prévoit des droits de 20, 27 1/2 et 3o %. La statistique n’en donnant pas séparément la valeur d’importation, il n’est pas possible de déterminer l’importance du commerce étranger. Le prix de vente est de 12 à i5 cents de dollars la pièce.
- Pour les lampes à arc, les droits de douane sont de 20, 27 i/2,3o %, suivant les tarifs. Les lampes généralement employées dans le pays sont celles de la Westinghouse C°, dont la capacité d’éclairage est de 1 000 bougies. Leur prix est de 17 cents de dollars environ. Ces. articles ne faisant pas l’objet d’une rubrique spéciale dans les relevés statistiques officiels, il est impossible de lixer la part qui revient à l’industrie étrangère dans la consommation de ces produits dans le Dominion.
- Les appareils de sonnerie, télégraphie, téléphonie, sont soumis à des droits de i5, 25 et 27 1/2 %. La statistique rangeant ces objets avec une série d’autres produits, il est difficile d’en apprécier la valeur d’importation.
- Les fils isolés avec caoutchouc vulcanisé coûtent en moyenne 16 cents de dollar par livre anglaise. Les câbles souples pour lampes à incandescence avec caoutchouc vulcanisé se paient 2 cents la verge.
- Les machines électriques destinées à l’exploitation des mines sont admises en franchise de droits.
- La valeur d’exportation du cuivre s’est élevée à 6 406 5a8 dollars. Les pays qui ont participé à ce commerce sont : les Etats-Unis, 6 212 Sgy dollars et la Grande-Bretagne, 193 g3o dollars.
- Les expéditions de plomb à l’étranger ont atteint la valeur de 38o 38i dollars. Les principales destinations furent le Japon, i63 262 dollars; la Chine, i33 307; les possessions britanniques, y5 880; les Etats-Unis, 5 329 et la Belgique, 1 5o5 dollars.
- Enfin, l’asbeste et le minerai de fer ont été exportés à concurrence de 1 ySy 648 et 71 663 dollars. Ces produits ont été principalement dirigés vers les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. La Belgique a importé du Canada en 1908-1909 pour 159 758 dollars d’asbeste.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société des Etablissements Keiier Leleun, /tour les Alliages électro-thermiques. — Le 26 février, 3, rue Vignon, à Paris.
- Compagnie Toulousaine d'Electricité. — Le 17 février, 10, quai Saint-Pierre, à Toulouse.
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- Société du Chemin de fer industriel de la Ploine-Saint-Denis et d'Aubervilliers. — Le 17 mars, 60, rue de la Victoire, à Paris,
- Société des Tramways d’Amiens. — Le 7 mars, 10, rue Blanche, à Paris.
- Compagnie des Tramways de Rouen. —Le 7 mars, 10, rue Blanche, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 12 mars, à la mairie de Grenade-sur-Garonne (Haute-Garonne), concours pour la fourniture de machines et pompes élévatoires pour le service des eaux. Renseignements à M. Pendaries, 32, rue de Metz, à Toulouse.
- Le 4 mars, à 2 heures, à la direction générale des postes et des télégraphes, rue de Grenelle, io3, k Paris, fourniture d’appareils pour bureaux télégraphiques, en 14 lots. Demandes d’admission avant le 22 février.
- BELGIQUE
- Le 18 février, à 4 heures, aux hospices civils, à Saint-Gilles-lèz-Bruxelles, rue du Fort, 25, fourniture, montage et mise en exploitation d’une batterie d’accumula-' teurs à la centrale annexée à l’hôpital communal ; cahier des charges : 2 francs. Soumissions le i5 février.
- Le 4 mars, à 10 heures, au gouvernement provincial, à Hasselt, adjudication-concours poiir l’établissement de machines élévatoires pour le service de distribution d’eau à Hasselt. Soumissions recommandées le 2 mars.
- ALLEMAGNE
- Le 16 février, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Posen, fourniture de 216 g3o crayons en charbon pour éclairage électrique.
- Le 24 février, aux chemins de fer’de l’Etat prussien, à Cologne, fourniture de 10 ioo supports pour isolateurs, 1 000 porte-isolateurs, 86 3oo isolateurs en porcelaine, 216 3ookg fil de fer galvanisé, 9 700kg fil isolé, 900kg fil de cuivre, 840 mètres courants câbles télégraphiques, 68 ooom câbles en fer, etc.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Prochainement, à l’administration communale, à Brait-naît (Haute-Autriche), fourniture d’un moteur pour le service électrique, avec générateur et tableau commutateur.
- ROUMANIE
- Le 15/28 mars, à la mairie de Tecuciu, éclairage de la ville à l’électricité, en 2 lots. 5o 000 francs et 435 000 fr.
- ' EGYPTE ;:VÎ
- Jusqu’au 14 avril,à midi, au ministère des Travaux publics, au Caire, soumissions pour l’installation complète de machines élévatoires destinées au service des travaux d’assainissement de la ville du Caire. Cahier des charges (texte français) et plans à consulter au Musée commercial, à Bruxelles.
- PiEM. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17;
- Le Gérant : J.-B Noubt.
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- Trente-deuxième année. SAMEDI 19 FÉVRIER 1910. Tome IX (2° série).— N* 8.
- La
- Lumière Ëlectriq
- P*r écédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITE
- La reproduction des articles de La Lumière Électrique est interdite.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. aa5. — H. Magiion. Sur la généralisation des abaques de M. A. Blondel, p. '227. — P. Roland. L’aluminium, ses conditions actuelles de production et ses applications industrielles, p. 229.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et Généralités. Sur la résistance ohmique apparente des plaques minces pour les courants alternatifs, J. Biîthenod, p. 232. — Etude, construction et essais de machines. Les essais de machines électriques, R.-F. Blackmore et W.-V. Newman, p, 233. — Moteur électrique à l’épreuve du feu, p. l’i'j. — Turbines à.vapeur et turbo-générateurs, P. ERLicu,p. 237. — Arcs et lampes électriques. — Lampe à arc à charbons multiples, p. 237. — Les dangers d’incendie par rupture de lampes à incandescence, p. 237. — Applications mécaniques. Les câbles électriques dans les mines, P. Simpson, p. 237. — Divers. Le i3e Congrès de l’Association électrotechnique italienne, p. 238. — Statistiques relatives aux écoles supérieures techniques en Autriche, p. 23g. — Variétés. Sur un nouveau récepteur radiotélégraphique avec enregistreur optique (le Convecteur), A. Rossi, p. 239. — Chronique industrielle et financière. — Documents d’exploitations. L’application de l’électricité à la commande des pétrins mécaniques. Discussion technique et économique, p. 246. — Chronique financière, p. 249. — Renseignements commerciaux, p. 251. — Adjudications, p. 256.
- ÉDITORIAL
- M. II. Magron s’est livré à une étude approfondie des abaques donnés parM. Blondel pour* la lecture directe des tensions et des llèches en fonction des portées et des variations de température.
- M. Blondel avait déjà indiqué lui-mème une première extension à l’application de ces courbes, en montrant qu’on peut, par un simple changement d’échelles, les utiliser dans le cas d’un métal dont le poids spécifique est différent de celui qui a élé pris pour point de départ.
- La deuxième généralisation des abaques de M. Blondel, publiée aujourd’hui par M. Ma-
- gron, permet de considérer également des métaux ayant des coefficients de dilatation et d’élasticité différents. lien résulte, en somme, que tous les métaux peuvent maintenant être étudiés directement sur l’abaque primitif, — au prix, bien entendu, de quelques transformations singulièrement moins pénibles que ne le serait la construction d’une série d’abaques différents.
- Après avoir montré naguère, dans celle Revue même, toute l’ampleur des applications de Valuminium, M. Roland, en quelques indications rapides et très générales,
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2« Série).— N» 8.
- mais qui résument nettement la situation actuelle, met en évidence les conditions particulièrement favorables qui sont échues en partage à l’industrie française.
- Les chiffres relatifs au mouvement d’exportation sont suffisamment éloquents par eux-mêmes, et bien faits pour donner confiance dans l’avenir.
- L’article de M. Béthenod, dont nous donnons un résumé succinct et les conclusions principales, intéressera particulièrementceux qui s’occupent de télégraphie sans fil. Il est relatif, en effet, au calcul de la résistance apparente des plaques minces en courant alternatif dont l’emploi est beaucoup plus répandu que celui des fils pour faire les connexions des différents appareils.
- Nous donnons ensuite, d’après MM. Black-inore et Newmann une analyse détaillée de la façon d’effectuer les principaux essais de machines.
- Nous pensons en effet qu’il pveut être intéressant de rappeler synthétiquement quels sont les essais vraiment pratiques. Quelques chiffres précis sont donnés pour l’emploi des rhéostats métalliques et des résistances liquides. Cet article a d’ailleurs l’intérêt de monte quels sont les procédés d’un usage courant, du moins en Angleterre.
- Après quelques indications sur une récente machine électrique à Vépreuve du feu, et sur la tendance générale de l’industrie allemande en fait de turbo-géné/'aieu/'S, nous signalons un type d’électrode pour lampe à arc, récemment introduit, puis les conclusions d’un expert anglais à propos des dan-’ gers d'incendie par suite de rupture des lampes à incandescence, et enfin les idées de M. P. Simpson sur la protection des câbles électriques dans les mines.
- Ici les idées sont très divergentes* et, comme en bien des cas, on voit des ingénieurs tirer d’iine expérience personnelle incontestable des conclusions diamétralement contradictoires.
- A la fin de septembre dernier a eu lieu à Brescia le i3e Congrès de VAssociation élec-troiechnique italienne. Nous donnons un résumé des travaux de ce Congrès.
- Dans nos variétés une large place est faite à la description du convecteur, nouveau récepteur radiotélégraphiqüe avec enregistreur optique,, qui, d’après son auteur, réunit la simplicité et la sensibilité.
- Le principe de cet appareil est un phénomène de résonance électromécanique.
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- SUR LA GÉNÉRALISATION DES ARAQUES DE M. A. RLONDEL
- L’abaque, dont M. Blondel a donné l’étude dans le compte rendu du Congrès de la Houille Blanche à Grenoble, simplifie d’une façon considérable le calcul mécanique des canalisations. Il se compose de deux réseaux de courbes établis, le premier pour chaque valeur de T (tension par millimètre carré du conducteur) en portant en ordonnées les variations de température et en abscisses les portées, le second en portant sur chacune de ces courbes de tension les flèches correspon-g dantes à la portée et en joignant les points de même flèche.
- Une lecture directe sur un tel abaque donne immédiatement la tension et les flèches en fonction des portées et des variations de température.
- De plus, comme l’a démontré M. Blondel, lernême abaque peutêtreutilisé pour un métal dont le poids spécifique est différent (ou, ce qui revient au même, pour un conducteur du métal donné supportant une surcharge de vent ou de neige), en faisant un changement d’échelle de portées dans le rapport —
- (iz étant le nouveau poids spécifique) et en divisant la valeur de la flèche ainsi lue par ce l’apport.
- Nous allons montrer que ce même abaque peut également être utilisé pour un métal ayant un autre coefficient de dilatation « et un autre coefficient d’élasticité.
- Ces trois valeurs (rc, » et E), définissant, au point de vue qui nous intéresse, un métal, il en résulte qu’un seul et unique abaque pourra être utilisé pour tous les métaux.
- Il est évident que les lectures faites par la méthode que nous allons indiquer seront moins rapides que sur l’abaque construit pour le métal employé, mais nous pensons que, néanmoins, ce procédé peut rendre quelques
- services lorsqu’on ne possède pas l’abaque voulu et que l’importance de l’étude à exécuter ne compense pas le travail assez laborieux de l’exécution d’un abaque spécial. En particulier pour les différents bronzes télégraphiques et téléphoniques, il serait long et inutile d’établir un abaque pour chacun d’eux.
- Variation du coefficient d'élasticité E. —-
- !o Z0 30 1*0 50 SO - 10 B0 90 100
- Fig- i-
- L’équation d’une des paraboles de tension est :
- a4«Ta aE’
- où 0 représente une variation de température et .v la portée exprimée en mètres.
- Si, dans cette équation, nous donnons à E une nouvelle valeur E', la parabole ne change pas, mais elle se déplace parallèlement à elle-même le long de l’axe des 0 d’une quantité :
- E'ix ”
- T
- Ea
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- T. IX (2e Série). — N® 8.
- Les différentes courbes seront donc déplacées sur l’épure parallèlement à elles-mêmes de quantités proportionnelles à
- i i
- Ë7"- Ë
- et à T.
- Soit, par exemple, comme sur la figure E')>E(‘).
- Nous appellerons premier abaque, celui établi pour E=E, c’est-à-dire celui dont nous devons nous servir, et deuxième abaque celui qui serait construit pour E = E'.
- Traçons sur le premier abaque la droite horizontale ab ou 0 — A (qui est une isotherme du premier abaque) et voyons ce que devient cette isotherme lorsqu’on passe au deuxième abaque. Les points d’intersection de cette droite avec la courbe T se sont
- él,evés de quantités égales à—— —
- et la
- droite est devenue la courbe a b'.
- Si donc sur le premier abaque, nous nous déplaçons le long d’une horizontale, tout se passera comme si nous avions suivi sur le deuxième abaque une courbe a b' et pour passer d’une portée à une autre à température constante pour le nouveau métal, il faudra opérer de la façon suivante :
- La première portée donnant la tension T,, nous nous transportons suivant .une horizontale jusqu’à la deuxième portée qui nous donne la tension T2; tout s’est passé comme si .nous avions- suivi une courbe a! b', c’est-à-dire connue si nous nous étions élevés d’une quantité égale à
- (±____i
- a \E' E
- Ti , i
- a U' E
- pour rester à température constante, il suffira donc d’abaisser notre point le long de la verticale d’une quantité égale à cette valeur, c’est-à-dire à :
- f: |T-
- (1) La ligure est établie en prenant E' — -i i X io:t, coefficient d’élasticité du fer et E=: i3 X io3, coefficient d’élasticité du cuivre.
- Les courbes T de la figure sont celles de l’abaque (pour le cuivre.
- Il est évident que pour passer d’une portée plus grande à une portée plus petite, il faudrait s’élever de cette quantité et non plus s’abaisser.
- Variation du coefficient de dilatation. — La A'aleur de 0 étant divisée par a, pour une nouvelle valeur du coefficient de dilatation pc
- les ordonnées seront multipliées par —, et
- pour pouvoir se servir du premier abaque, il suffira de faire une variation d’échelle telle qu’une ordonnée 0 représente une variation
- de température —, G; il est plus facile de voir a
- qu’à portée constante, si on fait varier à la fois E et a, une variation de température 0 lue sur le premier abaque représente pour le nouveau métal une variation de :
- oc
- fj
- T2 et Tj étant la tension lue sur le premier abaque.
- Variation du poids spécifique tï. — Nous n’insisterons pas sur la variation de i:, M. Blondel ayant déjà indiqué qu’il suffit d’effectuer un changement d’échelle dans le
- rapport — et de diviser les flèches lues aussi
- 7w
- par ce rapport.
- A titre d’exemple pour la marche à suivre, nous allons déterminer les tensions et les flèches pour un câble d’acier, en nous servant de l’abaque établi pour le cuivre.
- Nous avons pour l’acier : 1 a' = o,ooooi i tz' — 0,0078 E ' — ai x io3 et pour le cuivre :
- a = 0,000018 = 0,0089 E = i3 X '»’
- Nous en tirons :
- 7Z1 0,0078
- TZ 0,0089
- a 0,000018
- a'
- 0,000011
- = 0,88
- 1,63
- a
- E'
- — — .1,61.
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- Cette valeur négative nous montre que pour passer d’une portée à une autre plus grande à température constante, il faudra abaisser notre point de lecture sur la verticale.
- Soit une portée réelle de 5o mètres, nous devons faire nos lectures sur une portée de :
- 5o X o,88 = 44 mètres.
- A la température initiale et pour une tension de 7kg par millimètre carré, nous lisons sur l’abaque une flèche de o,3i, la flèche réelle sera donc de :
- Abaissons la température de 20° sur l’épure, la tension sera de ioh8,5 et la flèche
- réelle de — 0,227. Cet abaissement de o, 88
- 20° correspond à un abaissement réel de :
- i,63 [20 — (io,5 — 7) X 1,6i 1 = 23°,4.
- Supposons maintenant que le vent donne une surcharge dont le coefficient soit 3, la nouvelle portée fictive sera de :
- 5oX o,88x 3= 132 mètres
- Transportons-nous à partir du point initial horizontalement à cette portée, le point de rencontre donne la tension T — 11,2; il faudra donc (pour nous maintenir à température constante) nous abaisser d’une quantité égale à :
- (11,2 — 7) 1,61 — 6,76
- où nous trouvons :
- Ce qui permet d’établir un tableau des tensions et des flèches.
- Tableau I
- CONDITIONS TENSION par mm- FLÈCHE
- Température initiale -kf? J 0,34
- Abaissement de tempéra-
- ture de 2 3°4 10,5 <>,227
- Surcharge due au vent ;
- coefficient 3 1 2 0,60
- H. Magron.
- L’ALUMINIUM (Fin)
- SES CONDITIONS ACTUELLES DE PRODUCTION ET SES APPLICATIONS INDUSTRIELLES
- point de vue économique
- L’aluminium est actuellement moins cher que le cuivre. A la date du n juin 1909, la tonne métrique était cotée de 1 5oo à 1 620 francs (avec respectivement 98 à 99,75 % de métal pur) contre 1 58o à 1 600 francs pour le cuivre électrolytique. Mais il n’en était pas de même il y a vingt ans, comme le montre le tableau I.
- Voifii l’une des raisons de l’ostracisme qui l’a frappé si longtemps, mais ily en a une deuxième :
- (') Voir Lumière . Electrique, 18 décembre 1909, p. 36o.
- En raison de ses grandes qualités, on voulut l’utiliser en toutes circonstances, dans les usines de fabrication de plaques de blindages, aussi bien que dans les laboratoires de chimie. Il arriva alors que, employé dans des conditions défectueuses,l’aluminium ne donna pas, bien souvent, les résultats qu’on en attendait, ce qui produisit une défiance générale à son égard.
- Néanmoins le tableau I montre quels progrès rapides, s’accomplissaient dans sa production. L’énorme demande d’aluminium qui se produisit pendant le boom du cuivre en 1906-1907, et les prix élevés qui en furent la conséquence, affec-
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- tèrent sérieusement le développement des applications de l'aluminium. Mais, d’autre part, ce fut cette activité de la demande qui conduisit les producteurs à entreprendre la fabrication sur une grande échelle et leur permit d’arriver aux prix actuels. Depuis la fin de 1908 en effet, on constate encore une grande et décisive diminution des prix.
- Tahleau I
- Abaissement progressif du prix de l’aluminium au cours des soixante dernières années.
- PRIX |»AK KILOGRAMME franc»
- 185o 1 000
- 1860 3oo
- 1870 15o
- 1880 80
- 188.) 80
- 1891 20
- 1892 1 r>
- 189° • • • h
- 1900 2,5o
- 1901 $
- >9°’ 3 a t\
- 19°r? 2,50
- 1908 2,r)0 à i,5o
- Cet abaissement si frappant et si considérable des prix de l’aluminium doit intéresser l’industrie française d’une façon tout à fait particulière..
- On sait en effet que nos gisements de bauxite en Provence, ainsi que les chutes d’eau si nombreuses qui en facilitent l’exploitation, ont mis entre nos mains les moyens de production les plus considérables qu’il y ait à la surface du monde.
- 11 est clair que nous devons continuer, comme par le passé, à jouir à cet égard d’un véritable privilège par rapport à la capacité de production des autres nations. Cependant les choses ne sont plus aujourd’hui tout à fait ce qu’elles étaient autrefois, au temps où la seule usine française Péchiney à Salinclrcs, dans le Gard, suffisait à la consommation mondiale de l'aluminium. Des circonstances à peu près étrangères à la technique, et qui tiennent surtout à la jurisprudence des nations,sont venues très récemment modifie)’, à notre détriment, le marché de ce métal.
- La fabrication de l’aluminium s’exerce maintenant librement sur le Nouveau aussi bien que sur l’Ancien continent. C’est l’année dernière que les brevets ont cessé de la couvrir aux Etats-Unis ; il en est résulté un accroissement de la production quelque peu anarchique et désordonné, qui a abouti très rapidement à la surproduction, et par là à cet abaissement considérable des prix dont nous venons de donner sommairement une idée.
- C’est le bilan de cette situation nouvelle que nous nous proposons de mettre, aussi brièvement mais aussi exactement que possible, sous les yeux des industriels français et pour cela* nous nous inspirerons des travaux les plus récents et les plus autorisés, en mettant à contribution d’une manière toute particulière l’excellent exposé que vient de présenter M. R. Pitaval aux Ingénieurs civils de France (M.
- CONSOMMATION NATIONALE ET EXPORTATION
- Un fait domine tou-te la question. Notre industrie nationale de l’aluminium est une industrie d'exportation. Elle a très notablement dépassé les besoins de la consommation française, qui n’absorbe guère que 3 5oo tonnes par an (chiffre, disons-le en passant, tout proche de ce qu’était la consommation mondiale de ce métal il y a trente ans).
- D’autre part, qu’est devenue de nos jours cette consommation mondiale, qui se chiffrait si modestement naguère ?
- Le total général, pour les Etats-Unis, la France, l’Angleterre, l’Italie (qui sont les grands consommateurs) et le reste de l’Europe, a doublé presque exactement de 1900 à 1908 pour atteindre près de i5 000 tonnes. Toujours en prenant pour bases les chiffres de l’année 1908,011 constate que les Etats-Unis d’Amérique comptent dans celte somme pour un tiers ; la France vient ensuite, puis l’Angleterre,- avec 1 200 tonnes, et l’Italie avec le quart de ce dernier chiffre.
- L’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, la Russie, etc., n’atteignent pas ensemble la consommation des États-Unis.
- A cette demande de i5 000 tonnes a répondu une production totale toute proche de 20 000 ton-
- p) Séance du 5 novembre dernier. Les documents statistiques sont empruntés à la Metallgesellschafl de Francfort.
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- nés en 1907, et qui se maintient depuis lors aux alentours de ce chiffre formidable. Ici les États-Unis comptent pourletier», et la France pour une proportion égale, soit environ 6000 tonnes, le reste se répartissant ainsi :
- i/iopour l'Angleterre ; i/3o pour l’Italie ;
- l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse ne produisant ensemble.que i/5 environ.
- Ces chiffres font ressortir l’intensité remarquable de la production française et caractérisent nettement, comme nous le disions plus haut, une industrie d’exportation.
- Cette situatioii de fait, notre industrie s’y est pliée de la manière la plus naturelle./
- Les statistiques des douanes accusent en effet, dans notre exportation, une1 progression qui est bien loin d’être régulière, mais qui dans l’ensemble est extrêmement notable.
- De moins de 700 tonnes en 190Î, notre exportation avait monté à. près de 1 5oo en 190G; elle est tombée ensuite, puis s’est relevée, et de telle sorte que les neuf premiers mois de 1909 accusent à eux seuls un chiffre de 2 700 tonnes, soit plus du double de toute l’année 1908.
- Tels sont les éléments de la question. Il 11e nous appartient pas, mais seulement aux événements, à l’activité de nos industriels, à l’habileté de notre législation commerciale, d’en donner la solution.
- Sans préjuger de l’avenir, on peut dire que le pessimisme ne semble pas de mise en pareille matière, et il suffît pour s’en convaincre de vouloir bien se reporter à la première partie, déjà assez lointaine, de la présente étude, dans laquelle nous faisions défiler toutes les applications industrielles qui constituent les énormes débouchés du nouveau métal, et mettions en évidence les raisons de la faveur naissante dont il jouit pour l’établissement des canalisations.
- APPISNOICE
- Usines. — La production de raluminium dispose en France d’une puissance théorique de plus de 100000 chevaux, en comptant aussi bien les usines en cours d’installation que celles qui fonctionnent déjà. Pratiquement, il faut réduire ce chiffre à moins de Soooo chevaux à cause des périodes d’étiage qui paralysent partiellement la force motrice.
- Prenons donc le chiffre de 5o 000 chevaux. A
- raison de aSo** environ d’aluminitim par cheval-an, cela représente encore une production approximative annuelle de 12000 tonnes. On peut cependant considérer ce chiffre plutôt comme un maximum, mais il ne saurait guère se réduire au-dessous de 7 000 tonnes (correspondant à 3o 000 chevaux réellement disponibles au lieu de 5o 000).
- Toutes les fabriques d’aluminium françaises sont situées dans la région des Alpes, sauf celle d’Aiizat.
- Les six principales sont groupées en Savoie, entre Modane et Saint-Jean de Maurienne.
- La plupart fabriquent elles-mêmes leurs électrodes.
- Nous donnons d’après M. Pitaval, la liste suivante des usines françaises :
- Société Electro-métallurgique française.
- chevaux
- Usine de La Praz (Savoie) . . . !......... i5 000
- Usine de La Saussaz (Savoie;.............. 10000
- Usine de Froges (Isère), pour mémoire.
- Usine de Largcntière (I lautes-Alpes) (en
- construction)........................... 24 000
- Compagnie des produits chimiques d'A lais. ; Usine de Calypso-(Sain.t-Michel-dc-Mau-
- rienne) (Savoie)..................... 20 000
- Usine de Saint-Félix-de-Maurienne (Savoie) ................................. 4 000
- Usine de St-Jean-de-IYlauriènne (Savoie). 26000
- (dont 14000 ch. en cours d’installation).
- Société d'électrochimie.
- Usine de Prémont (Saint-Micliel-de-Mau-
- rienne) (Savoie)....................... 10000
- Société des produits Electrochimiques
- et métallurgiques des Pyrénées.
- Usine d’Auzat (Ariège)............... 10000
- Société VAluminium du Sud-Ouest.
- Usine de la Neste, (en construction'. . . . 10000
- Société VElectrométallurgie du Sud-Est.
- Usine de Venthon (près Albertville, Savoie).................................... 6000
- Minerai. — La bauxite rouge du Var renferme 60 à 80 % d’alumine, et à peine 3 % de silice, ce qui est une proportion cxccptiorinclléinent avantageuse. Actuellement la production annuelle
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- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
- T. IX (2e Série). — N° 8
- dépasse, pour la France, 200 000 tonnes de ce minerai.
- Traitement. — Le traitement se fait par décomposition de l’alumine dans un creuset en graphite servant de cathode. Le fondant employé est un mélange de spath-fluor, aussi peu siliceux que possible, et de cryolithe, qui provient soit
- du gisement unique du Groenland, soit de la fabrication artificielle.
- Quant à l’alumine, elle s’extrait de la bauxite par réaction avec la soude : 4kB de bauxite donnent 2kg d’alumine et ikB d’aluminium. Le voltage employé est de 5 à 7 volts, et la température doit être maintenue aux environs de 1 000 degrés.
- P. Roland.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la résistance ohmique apparente des plaques minces pour les courants alternatifs. — J. Bethenod. — Jakrbuch der drahtlosen Télégraphié und Téléphonie, vol. II, n° 4, p. 397.
- L’auteur commence par rappeler les travaux de Maxwell, lord Rayleigh, lord Kelvin, Barton (*), etc., sur la résistance apparente des conducteurs cylindriques, de Brylinski (2) sur celle des conducteurs indéfinis limités par un plan, et enfin de Bou-cherot (3) qui a établi, par une méthode fort élégante, des formules très simples dans le cas où la section du conducteur envisagé est très grande par rapport à celle de la région superficielle dans laquelle se trouve localisé le courant alternatif traversant ledit conducteur. Il se propose d’établir une formule applicable aux plaques très minces telles que celles que l’on emploie en radiotélégraphie pour relier entre eux les divers organes de transmission. Si l’épaisseur 2 A de la plaque est très petite par rapport à sa longueur et à sa largeur, on peut la supposer indéfinie suivant ces deux dernières dimensions et la densité de courant S en un point quelconque de la section normale au courant ne dépend
- (*) Cf. E. Nkoulgéa. Résistance et self-induction d’un fîl dans une décharge oscillante. Critérium de la décharge oscillante d’un condensateur. L’Eclairage Electrique tome XXIII, p. 477, 1900.
- (2) Cf. Brylinski. Sur la résistance des conducteurs en courant variable. Bull, de la Soc. internat, des Electriciens, p. 255, 1906.
- (3) CE P. Bouciierot. Sur la localisation superficielle des flux et courants variables. Bull, de la Soc. internat, des Electriciens, p. 663, 1908.
- plus que du temps t et de sa distance x au plan médian de la plaque (situé à des distances ±h des deux surfaces).
- Les équations de Maxwell se réduisent alors à
- æi di
- - 4 K U. C -r
- dtl dt.
- en désignant par c*la conductivité et par p. la perméabilité du métal supposée constante. (L’équation (1) peut d’ailleurs être établie directement d’une façon très simple.)
- En posant symboliquement
- S == (/=/—1)
- a) étant la vitesse de pulsation du courant sinusoïdal de fréquence f traversant la plaque, l’équation (1) peut s’écrire
- «**A .. ' , ,
- — =-4«c|i.wy A, (2)
- équation dont la solution est
- A — Aepx —j- Bejtj&s.,
- en posant
- p2 = 4 ~ c p, io j.
- Gomme, par raison de symétrie, la densité ne doit pas varier lorsque l’on change x. en —x, les constantes A et B doivent être égales et par conséquent la solution de (1) est
- § = A (e?® + e~?x) c*"1. (3)
- Le courant J, correspondant à la section comprise
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- entre deux plans perpendiculaires aux surfaces de la plaque, et distants l’un de l’autre de l’unité de longueur, est donc :
- r+h
- J = J ; td-v-
- Après quelques calculs très simples, grâce à l’emploi de la méthode symbolique, l’auteur démontre que le maximum réel de (/*) a pour expression
- Avec les fréquences usitées en télégraphie sans fil, la fraction composant le dernier facteur du deuxième membre de ces formules est d’ailleurs très voisin de Tunilé tant que cette épaisseur xh n’est pas très faible. En terminant, l’auteur fait une application numérique dans le cas où
- — i
- c = o,6 . io 3 (plaque de cuivre)
- f =! I ()() OOO .
- -f e-*hh
- x cos x bh,
- avec
- 5)
- b — v/ai:o);jLO,
- — ,j~ Vf
- et que le maximum réel de la densité 8 en un point quelconque de la section est
- S0 = A \/-J- er~h:,‘ -(-x cos x b.v. (6)
- Or réchauffement par unité de section est évidem-
- •x 9
- I Cq % I
- ment égal en ce point à - . — (le facteur - provenant de ce que §0 est la valeur maximum et non la valeur efficace), de telle sorte que l’on peut calculer la résistance apparente ra au moyen de l’égalité de définition :
- r
- a
- T 2 Jo
- h x
- J- h c
- 'X
- L’on obtient ainsi, tous calculs laits, en utilisant
- la notation des sinus et cosinus hyperboliques :
- «
- b sih xbh -)- sin xbh xc coh xbh — cos xb/i
- expi*ession que l’on peut écrire
- r<i
- J c
- . bh .
- sih xbh -|~ sin xbh coh xbh — cos xbli
- (?)
- (»)
- en désignant par rc la résislance en courant eon-
- , i
- tinu----r.
- x c h
- Les formules (7) et (8) montrent que l’on a grand intérêt à diminuer l’épaisseur xh à égalité de section, car alors ra tend vers /v.
- On trouve ainsi que pour xh = — centimètres,
- 100
- la résistance ra est égale à 2,43 7’c, tandis qu’en
- réduisant celte épaisseur à centimètres, l’aug-
- 100
- mentation de résistance n’est plus que de xo % environ.
- P. S.
- ÉTUDE, CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Les essais de machines électriques. — R.-F. Blackmore et V.-W. Newman.— Communication à l'Institution of Electrical Engineers, u.3 novembre 1909. — Reproduite par VEIectrical Review^ ai jan* vier 1910.
- Petites machines à courant continu. — Les essais doivent être effectués dans l’ordre suivant : Essai de résistance à la rupture, détermination des pertes dans le fer et par frottement, mesure de la résistance, essai en charge et détermination de l'élévation de température, essai à circuit ouvert (dynamo), essais de régulation, eçsai au frein et mesure de l’isolement.
- L’essai de. résistance à la rupture est le premier à effectuer car il est possible qu’à la suite de cet essai il soit nécessaire de refaire le bobinage de la machine ; tous les autres essais sont alors à recommencer. Pour les machines de voltage normal, on fait en général cet essai à x 000 volts, en se servant d’un transformateur tel que, lorsque le secondaire est mis en court-circuit, l’intensité du courant ne prenne pas une valeur exagérée ; le meilleur moyen de savoir si la machine supporte la tension d’épreuve est de placer des lampes aux bornes du secondaire ; elles restent allumées jusqu’à ce que l’isolement vienne à céder.
- Pour déterminer les pertes dans le fer et par frot-
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- LA LUM 1ÈRE ÉLECTiUQU E
- T. IX (2e Série). — N°8.
- tement, les balais doivent être sur la ligne neutre. On trouve cette position en connectant un voltmètre à cadre mobile aux bornes des balais ; on fait passer dans les inducteurs lô tiers environ du courant d’excitation normal, et on note la déviation du voltmètre au moment où l'on rompt le circuit d’excitation. On déplace progressivement les balais; ils sont sur la ligne neutre quand, en opérant comme ci-dessus, on n’observe aucune déviation.
- On entraîne maintenant la machine à vide et on détermine la puissance absorbée ; elle correspond aux pertes dans le fer èl* par frottement, pour la vitesse particulière à laquelle tourne la machine. Si Ton veut tracer la courbe des pertes dans le fer et par frottement, on commence à faire les lectures à la plus haute vitesse qu’on réduit ensuite. La machine prend ainsi un régime de vitesse beaucoup plus rapidement, car les pertes accélèrent les modifications de vitesse.
- Ceci fait, les balais sont décalés en arrière (pour un mot’eur) jusqu’à ce que l'on observe de légères étincelles; au delà de ce point, on ne doit pas augmenter le décalage des balais pour éviter des étincelles, s’il s’en produit en charge.
- On peut remarquer que, pour un moteur shunt, la vitesse à charge incomplète, lorsqu’il est froid, est presque toujours la même que la vitesse à pleine charge, lorsqu’il est chaud.
- Il faut retenir, pour la détermination des pertes dans le fer et par frottement, les lectures laites sur la ligne neutre, et non les indications obtenues avec décalage arrière. Dans ce dernier cas, les bobines réunies aux touches du collecteur situées sous les balais se déplacent dans un champ qui induit des courants de circulation intenses dans ces bobines court-circuitées. lien résulte une augmentation considérable de puissance absorbée pour l’entraînement à vide. En charge, au contraire, la réaction transversale de l’induit neutralise ce champ et les courants de circulation disparaissent; par suite, il n’y a besoin d’aucune augmentation de puissance.
- On peut déterminer la résistance de tous les circuits en y faisant passer un courant continu et en observant la chute de tension.
- On fait maintenant l’essai en charge, et la meilleure façon d’opérer est certainement d’employer un dispositif de « mise en charge réciproque », par exemple de faire l’essai bien connu d’IIopkiuson. Lorsqu on essaie un grand nombre de machines, ^économie d’énergie, qui est de 80 % environ (quand on compare cet essai à l’essai à charge constante),
- la facilité avec laquelle on règle la charge, l’absence de rhéostats ou de résistances liquides sont des raisons plus que suffisantes pour adopter celte méthode, même lorsqu’on ne dispose pas de deux machines semblables. Naturellement, dans ce dernier cas, on ne peut calculer le rendement confor-. mément à la formule d’IIopkinson, mais connaissant les pertes dans le fer et par frottement ainsi que les résistances, on peut déterminer sa valeur.
- *J”i*
- Fig. i.
- Quand cela est possible, on peut connecter les deux machines comme le représente la figure i. On évite ainsi les dangers de la mise en parallèle, et elles démarrent comme des moteurs. On peut ensuite modifier la charge par un réglage- shunt.
- On a souvent besoin des caractéristiques à circuit ouvert; souvent on fait varier le courant d’excitation jusqu’au double de sa valeur normale. Avec les machines deplus. de 3oo volts, il est commode de connecter les inducteurs en parallèle; il suffit alors d’appliquer le voltage normal au circuit d’excitation pour obtenir le double des ampère-tours normaux. Dans ce cas, la tension aux bornes de l’induit peu$, à la vitesse normale, dépasser le champ des indications du voltmètre; on fait tourner alors à une vitesse plus faible et on corrige en conséquence.
- Les essais de régulation de vitesse pour les moteurs ne présentent aucune difficulté, même avec la méthode d’IIopkinson. Les essais de compoundage et de régulation des générateurs doivent être faits de préférence à charge constante. Pour obtenir la courbe de compoundage correcte, quand le montage des machines est celui de la « mise en charge réciproque », on rencontre quelques difficultés ; en pra-
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- tique cependant on peut opérer comme il suit : mettre en marche à pleine charge et au voltage normal (tq), faire les lectures, noter la position du rhéostat shunt et arrêter. Ensuite entraîner jusqu’à la vitesse nor-male à circuit ouvert; ajuster le rhéostat shunt à la position repérée et faire les lectures (e2). Do nouveau mettre en marche à la vitesse et au courant normal et amener le voltage à la valeur tq ± (tq-—e2), en prenant le signe -j- si (q >* PaJ marquer les nouvelles positions des rhéostats shunt et arrêter, démarrer de nouveau à circuit ouvert et faire les lectures. La différence entre les de,ux dernières lectures représente pratiquement l’effet du compoundage.
- Pour les essais au frein, il est convenable d’adopter une surface de frottement de Gocm2 par cheval. Jusqu’à i5o chevaux, oh se sert généralement de trois freins; cependant au delà de Go chevaux, on ne fait guère d’essais de cette nature.
- Grandes machines à courant continu. — Qn répète tous ces essais, si c’est possible, mais, si l’on ne dispose pas de machines convenables pour opérer la charge, l’élévation de température due à l’effet Joule s’obtient en court-circuitant l’induit- Souvent les machines donnent des étincelles très violentes quand on les met en court-circuit franc. Dans ce crs, on met en série des résistances, et, à mesure qu’on augmente leur valeur, on élève la tension pour maintenir le courant de pleine charge ; on continue ainsi jusqu’à avoir atteint la puissance du moteur d’entraînement. On fait ensuite tourner à circuit ouvert avec l’excitation correspondant au voltage normal de pleine charge, et on note l’élévation de température au bout de six heures. Avant de faire cet essai en court-circuit,les bobines compound, s’il y en a, sont déconnectées ou reconnectées en opposition.
- Les essais spéciaux mentionnés dans les livres techniques pour ces cas particuliers sont rarement
- réalisés pour les essais commerciaux. En général
- une température mesurée comme ci-dessus est de 8 à io % plus faible que celle mesurée après un essai ordinaire à pleine charge,
- Machines à courant alternatifs —- Le nombre de ces machines qu’il est possible d’essayer en même temps est limité par les différentes périodicités et les différents voltages, qui nécessitent l’emploi d’un ou de plusieurs groupes moteurs-générateurs.
- Petits moteurs d’induction. Avant de faire marcher la machine, on mesure la résistance par phase du stator et du rotor, s’il est pourvu d’un enroulement. On fait l’essai de résistance à la rup-
- ture entre phases et entre phases et le sol, à environ trois fois la tension normale.
- On. détermine les pertes par frottement et dans le fer eu faisant marcher le moteur à vide; on note les watts, volts et ampères par phase; cl en soustrayant la perte dans le cuivré de ces watts, on obtient la valeur des pertes en question. Si l’intensité n’est pas la même dans chaque phase et si les résistances des différentes phases sont les mêmes, il est probable qu’il existe une fausse jonction entre les bobines. Quand le rotor de la machine est court-circuité et qu’aucun dispositif de démarrage n’est disponible, on peut appliquer la pleine tension au stator; mais si le rotor est enroulé, il est nécessaire d’avoir un dispositif de démarrage quelconque. La machine ne pourrait démarrer, ou si elle le faisait, elle tournerait très lentement à circuit ouvert par suite des courants induits dans le noyau; si cela se produit et qu’on ne puisse arrêter la machine par un léger freinage,on peut s’attendre à un court-circuitsur le rotor.
- Pour l’essai de température, on accouple la machine à une génératrice à courant continu de puissance analogue ; si le rotor est court-circuité et s’il n’existe pas de dispositif de démarrage, on met en route à l’aide du courant continu, et l’on ferme le courant alternatif à la vitesse convenable ; puis en modifiant T excitation de’ la génératrice on peut obtenir la pleine charge.
- Avec un rotor court-circuité on peut déterminer lé glissement en plaçant une bobine sur le palier du moteur et en connectant à ses bornes un voltmètre dont le zéro est au milieu; le glissement a pour valeur le quotient :
- ioo X nombre des oscillations par minute Go X par fréquence du courant d’alimentation
- Le glissement d’un moteur dont le rotor est enroulé se mesure en plaçant l’aiguille du voltmètre aux bornes de deux des bagues collectrices.
- Le facteur de puissance s’obtient en divisant les watts par le produit des ampères et des volts ; s’il est faible, les pertes sont probablement trop grandes, le diamètre du rotor étant trop faible.
- Grands moteurs d’induction. — On répète, si c’est possible, les mêmes essais. On peut déterminer l’élévation de température à demi-tension et intensité totale. Le glissement à pleine charge peut s’obtenir à l’aide du diagramme d’Heyland.
- Avec deux moteuys semblables, on peut faire l’essai d’IIopkinson, comme avec des machines à
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- courant continu. Les deux moteurs ont des poulies de diamètres différents et leurs stators sont alimentés par la meme source de courant alternatif. Ils démarrent comme des moteurs; lorsque la machine qui tourne le plus vite atteint la vitesse du synchronisme, elle se comporte comme un générateur et fournit de l’énergie à l’autre qui devient moteur (l’équilibre est à peu près établi quand les couples sont inversement proportionnels aux vitesses).
- Alternateurs. — De meme qu'avec les moteurs d’induction, le rapport entre le voltage d’essai de rupture et le voltage de travail peut être grand, afin de se prémunir contre les surtensions qui peuvent sc produire dans la ligne. On peut reconnaître la polarité des bobines du rotor en y faisant passer un courant continu et en se servant d’une boussole; on mesure aussi leur résistance.
- Quand cela est possible, on détermine le coefficient de régulation en faisant fonctionner la machine à pleine charge sur une résistance liquide, de sorte que le courant est en phase avec la tension aux bornes.
- Avec les grands alternateurs, il est d’usage défaire l’essai en court-circuit et à circuit ouvert. Le premier s’effectue en fermant l’induit sur un ampèremètre peu inductif et en élevant peu à peu le courant d’excitation jusqu’à obtenir 1<? courant de pleine charge dans l’induit; si l’on fait plusieurs lectures, on obtient la caractéristique en court-circuit, qui est sensiblement une ligne droite. De même, on peut tracer la caractéristique à circuit ouvert, en faisant varier le courant d’excitation et observant la tension aux bornes; onpeutainsi calculer la chute de tension.
- Pour déterminer l’élévation de température, on fait fonctionner la machine à pleine charge lorsqu’elle est petite, mais avec les grandes unités, on opère à circuit ouvert pendant plusieurs heures, avec le courant d’excitation nécessaire pour produire la tension normale à pleine charge.
- Moteurs synchrones. —Les essais sont les memes que pour les alternateurs. La machine est accouplée à une génératrice à courant continu de puissance égale, et le démarrage s’effectue par le courant continu; on trace la caractéristique à circuit ouvert qui relie la tension et le courant d’excitation, pour la vitesse du synchronisme. Le moteur synchronisé est alors branché sur le courant alternatif et on le charge à l’aide de la génératrice. On trace des courbesscntrc l’intensité d’excitation et l’intensité principale, le voltage et la fréquence étant constants, le facteur de puissance étant l’unité; cette dernière condition s’obtient en ajustant le courant d’excitation,
- de façon à donner l’intensité induite minima pour la charge donnée. Le rendement s’obtient comme pour les alternateurs. L’élévation de température s’obtient par un essai en charge, à la vitesse pour laquelle le moteur est construit.
- On peut faire démarrer le moteur à vide en l’entraînant avec l’alternateur qui fournit l’énergie.
- * Commutatrices. — On fait de même l’essai de résistance à la rupture, et on détermine les résistances.
- La courbe de saturation s’obtient en entraînant avec- un moteur auxiliaire, en notant l’intensité d’excitation et la tension aux bornes ; de même pour la courbe de court-circuit.
- Le rendement s’obtient directement avec les petites commutatrices à pleine charge, le facteur de puissance étant l’unité, en mesurant la puissance absorbée et la puissance fournie.
- Pour obtenir les conditions de synchronisation, on amène la machine à sa vitesse à l’aide d’un moteur auxiliaire, les bagues collectrices et le courant triphasé d’alimentation étant reliés à des lampes de phase. Au moment où les lampes s’éteignent on note le courant d’excitation, et les tensions continues et alternatives; ces données serviront de guide pour synchroniser. Pour déterminer l’élévation de température, avec les petites commutatrices on fait marcher un certain temps à pleine charge; avec les grandes, on opère à circuit ouvert, l’intensité d’excitation étant plus grande que sa valeur normale, comme pour les grands alternateurs.
- Appareillage. — Au cours de sa communication, l’auteur donne aussi quelques renseignements relatifs aux instruments de mesure à employer dans les essais de machines à courant continu (appareils à cadre mobile), à leur montage et à leur étalonnage auxquels il recommande d’apporter grand soin.
- Il parle également des rhéostats et résistances liquides.
- Pour les rhéostats, il signale l’emploi du fil de manganin enroulé en spirale monté sur des supports en métal déployé; la densité de courant à adopter est de i,!> à 3 ampères par millimètre carré.
- Relativement aux résistances liquides, jusqu’à i ooo volts, on peut employer un bac de 1,2. X i,2 X 0,9 mètres cubes qui absorbera de 5oo à i ooo k\v. suivant le nombre des électrodes. Pour de hauts voltages jusqu’à 6 ooo volts ou 7 ooo volts, on peut employer un bac de plus faible section, i8tlul2 par exemple, sur 3m de longueur. On peut employer des cloisons en bois afin d’augmenter la résistance apparente. On a obtenu des
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- conditions de fonctionnement convenables avec une densité de courant aux électrodes de o,i ampère par centimètre carré; une eau de résistance spécifique moyenne subit une diminution de résistance de 5o % à 8a° C. La chute de tension à employer est de io,6 volts par centimètre.
- Pour un générateur de basse tension on peut se servir de lames de fer pour les essais : une lame de 3,8 X i,.9cma de section peut supporter normalement un courant de a 3oo ampères, cela correspond à une densité de 3,i8 ampères par millimètre carré. Si ces lames sont noyées dans l'eau on peut porter la densité jusqu’à es3 ampères par millimètre carré. En tout cas il est bon d’ajouter en parallèle un rhéostat à plots pour parfaire le réglage.
- Moteur électrique à F épreuve du feu. — Elec-trical Engineering, 20 janvier 1910.
- Ce moteur a été construit pour être mis en service dans une fabrique cfe poudre à canon, où la présence d’une certaine quantité de poussières explosives dans l’air est inévitable. La carcasse de la machine devait donc être capable de résister à une explosion intérieure et ne pas laisser échapper les gaz chauds vers l’extérieur.
- Dans ce but, toutes les ouvertures sont munies de lourds couvercles composés d’un cadre en fonte avec le centre en- fer plissé. Ceci donne une certaine élasticité, et en outre une large surface de refroidissement.
- Turbines à vapeur et turbo-gènèrateurs. — P. Ehrlich. — Communication à YElektrotechnischen Verein de Vienne, 10 novembre 1909 ; reproduit par Elcktrotechnik und Masehinenbau, 2 janvier 1910.
- L’effort des grandes maisons de construction allemandes, a surtout porte sur la robustesse de la construction ; les essais des inducteurs de turbo-géné-rateurs, par exemple, les soumettent à des elïorts mécaniques très supérieurs à ceux même qui, en cours de fonctionnement, correspondraient à un excès de vitesse de 5o % .
- ARCS ET LAMPES ELECTRIQUES
- Lampe à arc à charbons multiples. — Elec-trical Engineering, 6 janvier 1910.
- Dans ce type de lampe, on a cherché à assurer un fonctionnement stable et silencieux de l’arc, en
- constituant les électrodes par quatre charbons parallèles placés côte à côte et solidaires. L’arc éclate tantôt sur l’un de ces couples de charbons parallèles, tantôt sur l’autre, selon le degré de consomption.
- Les deux électrodes ainsi constituées sont disposées en convergence selon un angle voisin de a5°, c’est-à-dire assez grand ; elles ont l’une et l’autre un guidage fixe.
- Les dangers d’incendie par rupture de lampes a incandescence. — Eleclrical Engineering, 6 janvier 1910.
- Dans une expertise faite par une compagnie d’assurance anglaise à propos de l’incendie, survenu en décembre dernier, d’un magasin d’étoffes, un expert a incriminé les lampes à filament métallique qui avaient pu éclater soit sous l’influence de la pression extérieure, soit par suite du contact d’une scorie chaude avec l’ampoule.
- Des essais systématiques ont montré qu’une lampe à iilament métallique placée à 8im environ d’une étoffe pouvait, à la rupture de son ampoule, enflammer l’étoffe sans que les fusibles puissent la protéger.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Les cables électriques dans les mines. — P. Simpson. — Eleclrical Engineering, 6 janvier 1910.
- On doit accorder, dans les installations minières, une attention toute particulière au choix de la câblerie électrique : les cables sont en effet soumis ici à des variations de température importantes, à des chocs et des efforts de toute sorte (chutes de pierres et de matériaux, etc.), enfin à l’action de l’humidité.
- Les cables à enveloppe de plomb sont tout d’abord à proscrire, car leur poids les fait traîner, ce qui occasionne des fuites. Le type qui convient dans les fosses étroites, c’est le câble armé à deux fils, dont l’armature est enroulée en spirale selon deux directions opposées ou encore le câble à ruban d'acier; en tout cas, toujours choisir un câble armé, à cause de sa plus grande résistance mécanique.
- Dans les galeries principales, on doit choisir l’un des trois types .suivants :
- i° câble à caoutchouc vulcanisé;
- a0 le précédent avec protection par iil galvanisé ou ruban d’acier;
- 3° câble isolé au bitume, avec armature d’acier.
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- Les boîtes de jonction ‘ne sont pas à recommander pour le service souterrain : il vaut mieux sc servir d'interrupteurs.
- Enfin, lorsqu’il s'agit de câbles concentriques, le conducteur extérieur doit toujours être au potentiel du sol, pour pouvoir être manœuvré sans danger.
- DIVERS
- Le 13° Congrès de VAssociation èl'êctrot&ch-nique italienne- — Eleiiricista, i*p novembre 1909,
- Le i3e Congrès de l’Association électrotechnique italienne a eu lieu à Brescia, dans les derniers jours de septembre 1909.
- Le professeur Loinbàrdi, président dè l’Association, a passé en revue, dans son discours d’ouverture, les progrès de rélectrotechnique, en consacrant une mention particulière à la question des rapports des dynamos avec les moteurs thermiques et hydrauliques, ainsi qu’aux établissements de transmission cl de distribution et aux appareils d’utilisation.
- Les communications les plus importantes ont été , les suivantes :
- L’ingénieur G. Campos a parlé d’Un nouveau type cVisolateur pour transformateurs, capable de supporter les hautes tensions actuellement usi- 1 tées.
- Dans ce type, de parois fort minces, la section méridienne est limitée par une courbe logarithmique qui va en s’élargissant du côté du support.
- Le professeur Riccardo Arno a lu Une note sur cle Nouvelles méthodes de mesures industrielles pour les systèmes de distribution à courant alternatif\
- Avec les compteurs actuellement en service, 011 néglige totalement la dépense inhérente au courant déwatté, lequel est pourtant nécessaire au consommateur, D’autre part, il convient que l’appareil de mesure ne fasse pas entrer en ligne ce courant déwatté avec la meme importance pour le compte des frais.
- Le professeur Riccardo Arno a démontré que le problème peut se résoudre pratiquement, dans les cas les plus importants pour la pratique, par une méthode très simple cl en ayant recours à des appareils-pins simples cl moins coûteux que les compteurs actuellement usités.
- H a aussi traité et résolu le cas des systèmes de mesure à forfait.
- Le Dr 6\ Rossi a présenté un rapport sut 1& Production électrique de V-acide ivitriqïm à partir de l’azote atmosphérique, sujet des plus intéressants pour l'agriculture.
- L’industrie électrôtecbnique, grâce à l’installation d’uneJSociété qui fonctionne Legnano et utilise ïo ooo chevaux, peut fournir les 30000 tonnes de nitrate nécessaires aux agriculteurs italiens, qui les reçoivent actuellement d’Amérique.
- Le D1’ Rossi a présenté en outre, avec accOTnpa*-gnement de projections, son Cons>ector, appareil révélateur d’ondes hertziennes, basées sur la magnétostriction, qui fait l’objet d’un article spécial.
- Le professeur Piola a fait une communication sur FEleclrolyse par courant alternatif dans le chantp magnétique et montre qu’un champ magnétique normal au courant dans le voltmètre permet ‘de séparer les effets correspondants aux deux clemb-périôdes.
- L’ingénieur A. Tosi a parlé de la Boussole de relèvement des ondes hertziennes, c’est-à-dire de l’emploi du radiogoniomètre pour la détermination de la direction dans laquelle se trouve une station qui émet des signaux hertziens.
- L'ingénieur R. Vallauri a traité des Méthodes graphiques dans le calcul des projets de traction électrique.
- L’ingénieur G. Vallauri a exposé le résultat de ses ‘expériences sur Y-hystérésis dans un champ magnétique tournant. JJ hystérésis tournante et T hystérésis alternative (') suivent-elles, pour un même métal, quand vanié l’intensité de magnétisation, une même loi ou deux lois distinctes P
- La question est controversée. Elle avait été l’objet de recherches d’Ewing et d’autres expérimentateurs ; elle a été reprise par Vallauri, qui expose la méthode et les résultats de ses mesures. Il formule la conclusion suivante : L’hystérésis en champ tournant suit une loi de variation (en fonction de la magnétisation) différente de celle que suit l’hys-léré-sis en champ alternatif. Elle présente !un maximum au-delà duquel la magnétisation continuant à croître le travail de l’hystérésis diminue rapidement.
- Enfin, l’ingénieur Revessi a parlé de Y Electrification des voies ferrées par le système monophasé.
- Les congressistes ont fait d’intéressantes visites à
- (*) Voir aussi : A. Piuuueu. Les Variations thermiques de l’hystérésis tournante et de l’hystérésis alternative, Lumière Electrique, 11 décembre 1909, p. 332.
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- des établissements de Rrescia et d'autres villes, parmis lesquels nous citerons :
- La centrale de Brescia de l’Union téléphonique de Lombardie;
- Les ateliers métallurgiques de Togni;
- Les établissements électriques municipaux de Brescia ;
- L’usine de la Société électrochimique du Caffaro avec son transport de force à'toooo volts triphasés;
- L’établissement du P on ale;
- «
- La centrale municipale de la rue Âdige h Milan et la sous-station de la rue Gadio.
- Statistiques relatives aux écoles supérieures techniques en Autriche. — Zeitschrift des Oslen. Ingénieur ttnd Architekten\,ereinesi '28 janvier 1910.
- Le tableau publié montre que le nombre des auditeurs s’est élevé, à Vienne, par exemple, depuis la création du doctorat ii?» avril 1901), de 5oo environ* entre l’année 190T-1902 et l’année 1905-1906.
- VARIÉTÉS
- Sur un nouveau récepteur radiotèlègra-phique avec enregistreur optique, (Le Convec-teur). — A. Rossi. — Communication au Congrès de Brescia. Elettricista, ier novembre 1909.
- Le convecteur est un révélateur d’ondes hertziennes et radiotélégraphiques, caractérisé par des propriétés spéciales , qui le différencient nettement de tous les autres appareils récepteurs employés jusqu’ici dans la tcchniqué de la télégraphie sans fil.
- i° Il est doué d’une période propre, de l’ordre du centième de seconde, qui en fait un résonateur mécanique très faiblement amorti par rapport aux vibrations électriques ;
- 20 L’organe directement influencé par l'action des ondes électromagnétiques est capable d’accomplir sous cette action des mouvements amples et réguliers, qui sont communiqués à un miroir dont il est solidaire, de façon qu’un rayon lumineux, réfléchi par ce miroir sur une bande photographique, peut effectuer immédiatement l’enregistrement des signaux courts et longs de l’alphabet Morse, sans le secours d’aucun relais;
- !V* L’organe sensible est un iil de fer fin, dont la masse entière, de l’ordre du demi-milligramme pour une longueur qui se chiffre en décimètres, est soumise à l’action des ondes, et, grâce à sa période propre , transforme immédiatement l’énergie électromagnétique des vibrations électriques en énergie de vibration mécanique. De là, une grande sensibilité relativement à son excitation de résonance ;
- !(' Cette sensibilité est telle que l’appareil
- permet de mettre en lumière avec une extrême évidence le fait, prévu en théorie depuis longtemps, du courant variable de convection provoqué par une charge électrique en mouvement, non seulement par rapport à un dipole électrique, tournant à la vitesse de résonance (Riglii), mais encore par rapport aux déplacements que peut exécuter une main d'homme, par exemple, sur un bâton d'ébonite électrisé, à la distance de plusieurs décimètres de l'appareil.
- Cette expérience remarquable, d’un haut intérêt scientifique, justifie le nom de convecteur, dont l’auteur, par raison de concision, a voulu baptiser l’appareil lui-même.
- Les idées qui ont guidé l'auteur dans sa conception, outre celle d’un enregistrement direct des signaux, visaient une utilisation meilleure du principe fondamental — lequel est en substance le principe bien connu de Rutherford (action des champs alternatifs sur les cycles d’hystérésis), mais se trouve appliqué ici de manière essentiellement nouvelle— en ce qui concerne le rendement de ce transformateur d’énergie spécial et complet que constitue un détecteur magnétique. L’auteur se proposait, d’éviter les diverses transformations d’énergie successives qui ont lieu dans le type Marconi, à partir de la décharge, provoquée par le champ des ondes, du travail mécanique emmagasiné dans le noyau de fer mobile, jusqu’au bourdonnement connu que l’oreille perçoit par la plaque téléphonique.
- Pour résoudre complètement ce problème il ne voyait pas d’autre moyen que d’avoir recours
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- aux phénomènes de déformation par magnéto-triction qui ont lieu dans les métaux magnétiques, le fer et le nickel, lesquels sont propres a produire directement des déplacements par suite des variations de la magnétisation. Il était facile de prévoir et de vérifier que les ondes électromagnétiques auraient de l'influence sur l’amplitude des cycles de magnétostriction, depuis que, en 190I, le professeur A. Sella avait démontré leur action sur le phénomène réciproque, c’est-à-dire sur les cycles de magnétisation par déformations élastiques, action analogue à celle sur les cycles magnétiques ordinaires du détecteur Marconi.
- Pour créer un dispositif qui réponde vraiment à une réelle nécessité technique, il ne suffit pas, en général, de combiner un appareil qui représente la mise en expérience des seuls principes scientifiques qu’on a en vue d'appliquer. Il est nécessaire, la plupart du temps, de compliquer les conditions de fonctionnement, loin de s’en tenir à la simplicité des'schémas scientifiques qu’on utilise dans les expériences de recherches élémentaires. Il faut même s’adresser à d’autres principes, en apparence étrangers à la question, mais qui viennent en aide aux principes fondamentaux pour multiplier l’effet que l’on veut mettre en lumière.
- Dans le cas actuel, les déformations produites parla magnétostriction dans les meilleurs matériaux magnétiques, le fer et le nickel, sous forme de fils écrouis, sont d’un ordre de grandeur assez petit. Un fil de fer, dans un. champ magnétique croissant, commence par s’allonger, suivant les lignes de magnétisation, puis il se raccourcit; rallongement qu’il prend, dans des champs faibles atteint au maximum 1/400 000 de la longueur totale. Un fil de nickel, au contraire, se raccourcit toujours et la contraction est, parallèlement, à peine dix fois plus grande.
- Il fallait donc recourir à un artifice pour agrandir l’effet de ces efforts de déformation dus à la magnétisation dans le but d’obtenir des cycles de magnétostriction aussi amples que possible, pour agrandir, au même degré, l’effet éventuel des perturbations électromagnétiques.
- C’est ainsi que l’auteur a imaginé de susciter dans un fil magnétique des vibrations périodiques à l'aide cf’une magnétostriction excitée périodiquement, en les portant an maximum d’amplification par le principe (le la résonance.
- Si l’on voulait exciter,dans un fil de fer tendu des vibrations longitudinales au moyen d'un champ magnétique alternatif en résonance avec la période propre du fil, ce dernier devrait avoir une longueur pratiquement inadmissible étant donnée la grande valeur de la vitesse du son dans le fer, à moins d’exciter le champ par des fréquences assez élevées. Pour constituer un appareil de dimensions maniables et ayant une période propre de l’ordre des centièmes de seconde (fréquence des courants industriels), ou facile à produire avec un diapason électromagnétique, l’auteur a eu l’idée de tirer parti des vibrations torsionnelles9 que Ton peut exciter dans un fil de fer par magnétostriction, en se basant sur le phénomène de Wicdematin.
- Le schéma de l’appareil est d’une simplicité extrême. Un fil de fer cylindrique est tendu verticalement entre deux points fixes A et B (fig. 1). Deux champs magnétiques constants, fournis par deux barrettes magnétiques égales, parrallèles au fil, le magnétisent dans ses deux moitiés en sens contraire avec l’intensité J, longitudinale. Supposons le fil parcouru par un courant /, grâce auquel il est magnétisé circulaire-ment avec l’intensité C.
- II en résultera dans le fil une magnétisation hélicoïdale d’intensité E.
- En raison de la magnétostriction le long de cette ligne d’induction hélicoïdale, si l’intensité magnétique est telle qu’elle corresponde à un allongement, le fil de fer aura à supporter un effort de torsion dans le sens même de la flèche C, qui est le sens de la rotation de l’hélice résultante. Telle est la torsion Wiedçmann.
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- Dès lors, si, sans faire varier le champ longitudinal, on inversej) le sens du courant dans le fil, la torsion changera de sens.
- Si donc l’on envoie dans le fil un courant alternatif, le fil pourra exécuter des vibrations forcées de torsion, avec une amplitude maximum dans la partie médiane; on peut les mettre en évidence à l’aide d’un petit miroir, qui fait tourner, dans un plan normal au fil, le rayon réfléchi d’un rayon lumineux incident.
- D’après les lois générales de la résonance, si ce courant alternatif possède précisément la fréquence qui correspond à la période des vibrations torsionnelles propres du fil (avec son petit miroir), celui-ci atteindra, même avec de faibles excitations, des amplitudes de vibrations très grandës qui ne sont d’ordinaire limitées que par le frottement.
- Le petit miroir réfléchira sur un écran une ligne lumineuse horizontale, représentant l'amplitude de la vibration.
- A égalité de couple de torsion, c’est à-dire d’excitations magnétiques, l’amplitude maxima de la vibration, pour un degré de résonance donné, est d’autant plus grande que la /iH puissance du diamètre du fil est plus petite. En outre, en ce qui concerne l’amplitude de la vibration, il convient de faire usage d’un fil de fer aussi fin que possible. Cette condition favorisera toujours l’effet des perturbations électromagnétiques sur les cycles magnéto-élastiques qu’il accomplit, et cet effet sera d’autant plus grand que la masse de fer influencée est plus petite.
- Dans le modèle de démonstration que l’auteur a présenté à Brescia, le fil de 1er a un diamètre de omm,a et il est soutenu par deux tendeurs spéciaux,'que porte une tablette rectangulaire isolante et qui doivent satisfaire à trois conditions indépendantes : i° Assurer au fil une longueur déterminée afin qu’il ait une période de torsion déterminée; a0 lui imprimer une traction statique déterminée, pour modifier dans un sens donné ses propriétés magnéto-élastiques, l’expérience démontrant qu’il y a un rapport étroit entre cette traction et la sensibilité aux excitations électromagnétiques auxquelles le fil est soumis et que cette sensibilité atteint un maximum assez élevé; 3° enfin, donner au fil une certaine torsion préventive, généralement de plusieurs tours, ce qui favorise [^spontanéité de sa vibration torsion-nclle de résonance po'ur la moindre excitation.
- Dans la figure 2, laquelle 11’a qu’une valeur schématique, on a indiqué en haut et en bas les deux tendeurs du fil de fer, qui sont reliés à deux petites brides A13. Près des extrémités et vers le milieu, où le miroir m est placé, se trouvent trois pointes de fer doux qui guident dans le fil le flux magnétique provenant des deux petits aimants sn, ns9 disposés derrière la tablette isolante.
- Le fil est tendu le long de l’axe d’un petit tube de verre de 2,nm d’ouverture, interrompu en son milieu pour laisser de la lumière au miroir ; une spirale de fil de cuivre isolé est enroulée sur les deux moitiés du petit tube en sens inverse, pour aboutir aux brides a et à.
- Les deux parties essentielles del’apparcil, le fil de fer cl la petite spirale de cuivre qui l’entoure, sont soigneusement isolées Tune de l’autre. On remarquera que l’appareil est parfaitement symétrique par rapporta la ligne médiane horizontale passant par le centre m; la moitié supérieure de l’appareil reflète la moitié inférieure, non seulement comme détails de construction, mais menu; en ce qui concerne les phénomènes électriques et magnétiques dans le fer et le cuivre.
- En raison des caractères de réciprocité très nette qui distinguent le phénomène Wiedemann, ces deux parties peuvent indifféremment se substituer l une à l’autre dans leurs fonctions. Ainsi, si l’on envoie un courant dans la petite spirale,
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- cellc-ci magnétise le fil cle fer avec la meme configuration polaire que s’il se trouve inlluencé par 1 les aimants ns, sn. Elle est normalement des- \ tinéc à recevoir l’excitation électrique provenant des ondes qui atteignent l’antenne et, par son ! champ, à modifier la magnétisation cyclique que le fil de fer subit durant sa vibration, quand il est ' parcouru par le courant alternatif de résonance; mais l’expérience montre, comme on pouvait le prévoir, que Ton peut aussi exciter la petite spirale par ce courant et intercaler le fil sensible entre antenne et terre.
- Pour les expériences de laboratoire, l’appareil est normalement armé par des ondes hertziennes ; £)récisément les extrémités a, b de la petite spirale sont insérées au centre d’une paire d’antennes verticales (deux fils de cuivre de 3,nm et i2oum) qui constituent une sorte de résonateur de Iiertz rectiligne, isolé du sol. L’appareil complet est d’autre part supporté par une colonne de verre qui le tient i-solé à im5o du sol.
- Le petit miroir est éclairé, à l’aide d’un objectif par une lampe Nernst (220 volts) dont une lentille rejette le filament lumineux sur une échelle horizontale transparente, placée à a5c“ du petit miroir.
- Quand l’appareil est bien réglé — par exemple, en résonance avec les l\ 2 périodes du courant qui alimente la lampe Nernst — la vibration du fil sensible peut être produite avec ampleur et régularité moyennant le dispositif de démonstration indique schématiquement dans la figure 3.
- C c I
- I
- Fig. 3.
- Une des extrémités du fil A ou B, Vautra restant isolée, est mise en communication avec un disque^ C de aoem, qui constitue un condensateur, vis-à-vis d une autre plaque métallique C/, dont le potentiel, par rapport au sol, est porté à quelques dizaines de volts alternatifs. Ce poten-
- tiel peut être pris, par exemple, à Y une des garnitures de la lampe Nernst.
- La couche d’air entre C et C' ayant quelques centimètres, la vibration du petit miroir Couvre alors l’échelle d’un ruban lumineux de 10 à aocm et davantage selon le degré de résonance.
- 11 suffit donc du courant de charge que prend dans ces conditions le système CA B, pour déterminer une large vibration du fil de fer. Cette vibration est en outre caractérisée par une constance absolue, tant que la tension, la fréquence et la capacité du système restent constantes.
- Une personne qui approche une main d’une’ des antennes fait notablement augmenter l’amplitude de la vibration et peut la faire osciller avec un mouvement alternatif jusqu’à 3 ou 4 fois par seconde. Si l’on touche l’antenne, le ruban lumineux s’épanouit, parfois sur toute l’échelle, violemment.
- La petite spirale de cuivre, qui entoure le fil sensible et qui est reliée aux antennes et quelquefois au sol, a beaucoup d'influence par sa capacité sur le fonctionnement de l'appareil. Cela est tellement vrai, qu’on peut la remplacer par un petit tube métallique continu, fendu longitudinalement, et qu’il suffit de porter au potentiel alternatif de résonance, le fil AB étant alors inséré entre les antennes, pour construire une forme d’appareil spécialement adapté à la radiotélégraphie et à d’autres expériences particulières.
- En tout cas, si l’on fait communiquer le fil de fer avec la gaine métallique qui l’entoure, toute vibration disparait, pour n’importe quel potentiel de charge.
- Dans la forme#actuclle, la petite spirale est parcourue par des courants périodiques de haute fréquence, excités par les ondes ou perturbations électromagnétiques qui atteignent les antennes hertziennes a b.
- L’étincelle, pale, ou dénuée de périodicité persistante, que produit un allumeur Clarke, monté comme un oscillateur de Hertz (suivant les indications du professeur Itighi , émet cependant des perturbations que l’appareil ressent de façon notable, même à un mètre de distance, en imprimant des oscillations bizarres au ruban lumineux sur l’écran.
- En chargeant une antenne à distance avec les étincelles d’une YVhimshurst, on constate à chaque décharge de brusques variations de Ion-
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- gueur dans le ruban lumineux, soit en plus, soit en moins, suivant le cas clans lequel se trouvent placées les étincelles cle la machine électrique par rapport aux vibrations parfaitement périodiques du fil.
- En général, clés ondes qui surprennent l étal magnétique du fil de fer sans aucune relation de périodicité constante avec sa vibration même, modifient peu, et encore cle façon brusque et passagère, la longueur de la ligne lumineuse qui rend compte de la valeur moyenne cle l’amplitude imaxima dans la succession des vibrations du fil. Les étincelles isolées d’une machine électrique émettent des perturbations fort amorties, qui tombent sur une petite partie d’un seul cycle sur 42 par seconde et par suite l’œil 11e perçoit dans la ligne lumineuse qu’une courte coimimotion, dans un sens variable suivant le cas .
- La vibration, et par suite la ligne lumineuse, reste'pourtant modifiée de façon durable., quand les trains d’ondes viennent à troubler en période constante tous les cycles magnéto-élastiques accomplis par le fil de fer, ou tout au moins un grand nombre cle ces cycles. La variation sera en plus ou en moins, suivant la phase de chaque cycle qui est constamment troublée.
- C’est ce que l’on constate, quand 011 excite ame antenne d’émission, ou un oscillateur de Hertz vertical, avec des étincelles fournies par une Rubmkorff alimentée par un courant alternatif de là même fréquence* ou par un Wehnelt convenablement réglé qui donne des décharges en phase constante avec la vibration du lil.
- C’est là la propriété qui caractérise nettement le convecteur comme récepteur radiotélégraphi-que : Indiquer, par des variations durables de la ligne lumineuse, la réception de trains d’ondes qui se succèdent avec une périodicité donnée de basse fréquence, ef répondre à cette fréquence par un maximum de sensibilité 1res accentué.
- Outre l’accord ordinaire de haute fréquence qu’il établit entre les circuits des antennes, il permet encore un second accord local de basse fréquence et même plus définitif que le premier, pour rendre plus intense la syntonie entre les deux stations.
- Le convecteur réalise donc parfaitement le but qu’on a déjà -cherché à atteindre par l’application du monotéléphone aux détecteurs d’onde apériodiques ordinaires, tels que 1VYectrohjtique, YAudion et le Marconi
- Ces détecteurs 11e permettent pas — ou ne permettaient pas — la réception des signaux, sinon acoustiquement, par le moyen d’un téléphone. Il fut toujours malaisé de créer des relais qui pussent remplacer le téléphone et d’amener ces appareils à enregistrer avec sûreté, en raison des variations très faibles de courant que de semblables détecteurs produisent dans les circuits secondaires. Ces appareils ne sont en réalité eux-mêmes que de véritables relais des courants alternatifs très faibles, induits par les ondes ra-diotélégraphiques dans les circuits de résonance. Dans le détecteur magnétique de Marconi, ces courants agissent en effectuant la décharge de l’énergie magnétique amassée par le noyau de fer glissant dans le champ constant extérieur, aux dépens du mécanisme qui le traîne, décharge qui se produit à l’arrivée de chaque groupe d’ondes sous forme d’une variation subite de flux dans le circuit du téléphone. Dans le détecteur électrolytique, dans l’Audion, et -dans les similaires, une force électromotrice extérieure rend disponible une certaine quantité d’énergie ionique, emmagasinée potentiellement eu équilibre instable dans le champ de deux électrodes, et que le courant alternatif de l’onde déplace brusquement dans le circuit du téléphone,.
- Ces systèmes sont par eux-mêmes complètement apériodiques ; pour cette raison, ils peuvent fonctionner comme récepteurs dans la téléphonie sans fil. Pour la radiotélégraphie, les expérimentateurs ont adjoint à ces appareils le monotéléphone dont la plaque vibrante résonne plus fortement à une fréquence donnée (celle à laquelle se succèdent les trains d’onde transmis), afin de créer la possibilité d une syntonie de basse fréquence.
- Le convecteur au contraire est lui-même immédiatement un résonateur très faiblement amorti, capable de transformer directement une vibration électrique de basse fréquence en une vibration mécanique, et il 11’y a pas de transformation d’énergie entre l’elïet des ondes et l’indication optique enregistrée.
- De telles propriétés le rendent extrêmement sensible eu égard à son excitation synchrone ainsi que le 'démontrent de nombreuses expériences (').
- ('1 A. G. Rossi. Convector, révélateur d’ondes électromagnétiques fondé sur la magnétostriction.).-!. E. I, 1909,
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- Il ne fonctionnera pas comme un relais des ondes, celui-ci ayant pour rôle de troubler la vibration du fil, déjà excitée par une source synchrone locale, de la façon qu'on a présentée dans un but de démonstration, avec des armatures hertziennes ; mais la vibration meme sera produite par Vénergie seule > que lui communique Vantenne radiotélégraphique, sans quil soit nécessaire de faire intervenir aucune source de courant alternatif locale.
- Qu’on imagine, en effet, que l’émission de la station qui transmet soit constituée de trains d’ondes fortement amorties, sous forme de simples impulsions de force électrique, mais par cela seulement même susceptibles de convoyer une puissance bien plus grande que dans le cas d’ondes moins amorties, à égalité de circuit de décharge, et qu’elles soient seulement soumises à la condition de partir avec la fréquence même des vibrations propres du fil sensible à la station réceptrice, qui peuvent être portées sans difficulté à une centaine par seconde. Le fil résonnera parfaitement à cette émission discontinue et il entrera en vibration persistante, étant donné son faible amortissement, pour toute la durée du signal.
- Ainsi disparaissent tous les dispositifs complexes qui actuellement sont en usage pour établir les résonances de haute fréquence, de même que la nécessité d’appareils générateurs d’ondes persistantes; tout pourra se réduire à l’antenne Marconi primitive, portée à une grande capacité, et chargée directement par un nombre déterminé d’étincelles par seconde, à la station qui transmet et à la station réceptrice; il suffira \ simplement d’intercaler entre l’antenne et la j terre le fil du convecteur, convenablement armé parla capacité de la gaine métallique qui l’entoure. La syntonie restera toujours suffisamment bien assurée par les propriétés nettement sélectives du fil sensible du convecteur, grâce à son excitation de résonance à basse fréquence.
- Remarquons finalement que l’appareil seVa complété de façon à enregistrer les signaux. La raie lumineuse sera projetée à l’aide d’un objectif sur le diaphragme focal d’une chambre obscure, dans le plan de laquelle on fera glisser,
- XIII, 3. — Appareils galvauoniétriqucs très sensibles pour courants alternatifs. Académie des Sciences de Turin, 1908-09, LX.IV.
- avec une vitesse constante, une bande photographique, verticalement, près de Tune des extrémités de la ligne lumineuse, pour être impressionnée, suivant les durées longues ou brèves des signaux Morse, chaque fois que la ligne lumineuse s’éloigne de sa valeur normale non troublée. D’autre part, il est possible, grâce à* des dispositifs optiques convenables (comme on en voit dans l’appareil de démonstration) d’éclairer le petit miroir porté par le fil de façon suffisamment intense pour pouvoir utiliser l’autre extrémité de la ligne lumineuse, à influencer une cellule de sélénium qui commande un circuit local d’appel ou de mise en mouvement de l’appareil enregistreur; lequel consistera ordinairement en un mécanisme à défileur pour faire glisser la bande, et en une série de deux ou trois cuvettes pour développer et fixer l’inscription, par analogie avec beaucoup d’autres appareils similaires que. la technique utilise déjà dans des buts variés.
- +
- * *
- Conclusion. — Le convecteur se propose d’entrer dans la pratique radiotélégraphique dans tous les cas où Ton éprouve, outre la nécessité impérieuse d’enregistrer les signaux pour les contrôler, le besoin d’une simplification notable du matériel et de la manœuvre, en conservant toutefois à la transmission ces caractères de séparation et de direction qui sont le but de toutes les syntonies. La syntonie spéciale de basse fréquence qu’il utilise est basée sur un cas de résonance électromécanique, qui peut atteindre des acuités encore plus élevées que celles des résonances de haute fréquence, qui sont possibles dans les appareils ordinaires à étincelle primaire, avec circuits secondaires accordés.
- On remarque, d’autre part, dans le monde des praticiens de la télégraphie sans fil, une accentuation toujours plus grande de cette vague défiance de l’excitation à arc, qui n’a pas tardé à succéder aux vifs enthousiasmes des premiers temps, surtout en raison de la complexité relative des appareils cl de la manœuvre qu’exigent le système Poulsen et ses congénères. Il est probable que, de la technique radiotélégraphique, à laquelle la théorie suggère chaque jour des sim-' plifications appropriées et rationnelles, le sys-
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- tème Poulsen émigrera presque complètement, pour confirmer le triomphe qui lui revient de droit, en radiotéléphonie.
- Le problème, théoriquement assez simple et bien défini, de la transmission sans fil des signaux courts et longs, réclame des solutions plus simples et plus sûres que ne le sont beaucoup de solutions actuelles, des solutions qui permettent en même temps de réaliser une émission économique de grandes quantités d’énergie dans les stations de transmission pour triompher des grandes distances, et de se soustraire aux entraves imposées par les conférences internationales, avec les longueurs d’onde prescrites, qui limitent singulièrement la possibilité des syntonies et le secret des transmissions.
- Le système de la Slosserregung préconisé par M. Wien et autres tend à entrer dans cet ordre d’idées. Il consiste, comme on sait, à excitera sa vibration propre un circuit secondaire, très faiblement amorti, qui commande l’antenne de transmission, grâce à des impulsions quasi apériodiques, produites généralement par un millier de petites étincelles par seconde dans un circuit oscillant primaire très amorti. Le système comporte donc encore des circuits secondaires, dans lesquels on cherche à exciter des vibrations quelque peu persistantes.
- Le convecteur permet de "réaliser un système de transmission et de réception encore plus simplifié, par une sorte de Slosserregung directe, obtenue par une centaine d’étincelles par seconde , proportionnellement plus énergiques, comme il a été exposé ci-dessus.
- Le convecteur conserve pourtant la faculté d’être applicable avec tous les autres systèmes actuels à ondes isolées, plus ou moins persistantes, pourvu qu’il soit sur place animé d’une tension synchrone. Il exige, dans ce cas, un appareil accessoire, qui peut être un çliapason automatique pour lui fournir quelques dizaines de volts alternatifs en résonance avec lui, et un courant infinitésimal. Un semblable appareil ne consomme au plus qu’zm watt d’énergie continue et constitue un accessoire autrement simple que
- les mécanismes et circuits potentiométriques qui règlent le fontionnement des autres récepteurs radiotélégraphiques. Il faut, en outre, noter que cet accessoire synchrone constitue le meilleur organe pour la commande d’un tikher local, en vue d’exalter les qualités sélectives du fil sensible pour la fréquence eonsonante, quand on reçoit avec des ondes persistantes et des circuits de résonance.
- L’application du tikker aura lieu comme l’indique la figure 4, ou l’antenne réceptrice excite en vibration le circuit de résonance L CC, tandis que le diapason D, actionné par une pile, maintient en vibration le fil AD avec la tension
- alternative eonsonante induite dans la bobine F et ferme périodiquement, par le tikker TT, le circuit des deux spirales et du fort condensateur G' sur le condensateur de résonance G, en déchargeant synchroniquement dans le circuit C'a (3, qui agit sur le fil sensible, rénergie électromagnétique oscillante en L G C pour la résonance à grande amplitude.
- Dans ces conditions, le convecteur réunit les caractères d’un révélateur d’ondes sensibles qui permet une double syntonie, 'de haute et basse fréquence, cette dernière beaucoup mieux définie que celle que donne un monotéléphone ; enfin, il enregistre directement les signaux, grâce à sa propriété fondamentale de transformer immédiatement des ondes électriques ou des groupes d'ondes électriques dJunc fréquence donnée, en larges vibrations mécaniques de ré-
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- sonance.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- DOCUMENTS D’EXPLOITATIONS
- h’application de Vélectricité a la commande des pétrins mécaniques. — Discussion technique et économique.
- D’une enquête faite tout récemment sur la question des pétrins mécaniques par M. A.- Ticier (') nous avons extrait les renseignements suivants qui concernent spécialement le problème de la commande électrique.
- I. — Les différents types de pétrins mécaniques.
- Il existe, et depuis fort longtemps, une infinité de types de pétrins mécaniques, mais les systèmes qu’on rencontre le plus souvent et qui paraissent se partager la faveur des boulangers rentrent dans les trois catégories suivantes :
- i° Pétrins cylindriques à cuve fixe. — L’outil formé de palettes et de branches plus ou moins contournées tourne autour d’un axe horizontal. Ces pétrins très simples, très bon marché, généralement établis par de petits constructeurs, paraissent adoptés surtout par les petites boulangeries. Leur prix, moteur compris (de i à 2 chevaux) varie de 900 à 1 200 francs. Ils se font généralement avec cuve en bois.
- 2a Pétrins à cuve tournante. — L’outil est constitué soit par une ou plusieurs hélices à axe horizontal ou vertical, soit par une fourchette qui imite assez exactement le mouvement des mains de l’ouvrier pétrisseur. Ce genre d’appareil avec cuve en bois ou en fonte est extrêmement répandu. Avec cuve en bois il est très léger et absorbe peu d’énergie pour la marche avide. Avec cuve en fonte il est très mécanique et très robuste. Dans les deux cas, très peu encombrant, il s’installe facilement dans tous les fournils. Le pétrin complet avec le moteur (de 2 chevaux généralement) coûte de 1 5oo à 2 000 francs.
- 3° Pétrins à cuve mobile à mouvement alternatif. — L’outil constitué par un moulinet de forme appropriée est fixe; la cuve, en bois ou en fer glisse sur
- (1) Publiée par le Bulletin de lu Chambre Syndicale des forces hydrauliques, etc. janvier 1910.
- des rails et est animée d’un mouvement de va et vient. Ce système très ancien est très robuste mais assez lourd. Certains spécimens étaient en service sans réparations depuis 12 à i5 ans. On lui préfère généralement maintenant les appareils rotatifs qui sont plus mécaniques. Le prix est de 1 5oo à 2 000 francs y compris le moteur de 1 à 2 chevaux.
- Tous ces appareils se prêtent également bien à la commande par moteur électrique. Ils marchent généralement à deux vitesses; Vitesse accélérée pen» dant le déblayage de la farine et du levain ; vitesse plus réduite pour l’opération du pétrissage propre» ment dit. Il est à remarquer que tous les patrons boulangers, ainsi que leurs ouvriers, se déclarent très satisfaits de leur pétrin mécanique, quel que soit son type, et ne réclament aucun perfectionnement.
- D’après les boulangers, il est impossible de distinguer le pain fabriqué mécaniquement du pain bien travaillé, fait à la main. Le pain au pétrin mécanique est d’une qualité plus égale : le moteur électrique, en effet, fournit toujours le même travail aussi longtemps qu’on le veut, tandis que l’ouvrier souvent fatigué faiblit à la fin de l’opération très pénible du pétrissage ('),
- II, Conditions de fonctionnement DES PÉTRINS COMMANDÉS ÉLECTRIQUEMENT.
- Sur des graphiques que l’on a méthodiquement établis à l’aide d’ampèremètres enregistreurs, on distingue aisément :
- i° De 8 heures et demie du soir à 3 heures du matin, le travail de 3 ou 4 pétrissées suivant l’importance de la boulangerie ;
- (*) Pour se rendre compte personnellement de la valeur comparative des pains fabriqués à la main et au pétrin mécanique, l’auteur a dégusté 10 échantillons (5 mécaniques, 5 à la main) ; et les a classés comme suit sans être préalablement renseigné sur leur origine:
- Bonne qualité : 3 mécaniques ;
- Assez bonne : 2 mécaniques, 3 à la main ;
- Médiocre : 2 à la main.
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- a° Dans le jour (à 8 heures du matin et 3 heures de Paprès-midi), deux opérations pour la préparation des levains.
- exigée pour le pétrissage proprement dit qui la termine.
- Soit par exemple un pétrin mécanique à cuve
- Heures 10 i Midi j 2 3 «• s s
- 10 n Minuit 1 2 3 4. s s
- JO heures
- Fig. 1. — Courbe de fonctionnement d’un pétrin mécanique à cuve tournante en fonte.
- Moteur : 3,3 1ÎP.—-Puissance maxima • 3,fi lnv. JDucrgie consommée annuellement : 83fikilo\vnüs-licure—Tension : 220 volts.
- La pétrissée dure de 3o à 40 minutes. Pendant le délayage, qui commence l’opération, la puissance exigée atteint la moitié environ de la puissance
- tournante en fonte vantes :
- Moteur 3,3 II P.
- avec, les
- caractéristiques sui-
- Tableau ]
- Consommation $es pétrins mécaniques à commande électrique..
- CONSOMMATION DÉPENSE
- PUISSANCE DU MOTEUR SYSTÈME DU PÉTRIN ANNUELLE
- en kilowatts-heure en francs J1)
- M ? 1 Cuve tournante en bois 273 109
- I i 1 Chemin de fer, cuve en bois :j7.s 15i
- 4> | % \ * Cuve tournante en bois ;<>3 121
- Cuve tournante en bois ïoG I 22
- Z 1 1 >5 Chemin de fer, cuve en bois r>.'.(i 2l8
- | f 1 5 Cuve tournante en bois . Q I *2 364
- a v 1 i,75 Cuve tournante en bois 5 O I 200
- Moyenne. . . , 4 do 184
- [ a Cuve tournante en fonte 816 326
- Cuve tournante en fonte 3a4 !29
- g 1 2 Chemin de fer, cuve en bois.. . 4 Cia l84
- £ / 2 Cuve lixe en bois 307 Ï23
- t J a Cuve tournante en bois »43 97
- a Cuve (Ixe en bois 154
- ! a Cuve fixe en bois V* 109
- Moyenne 40 I 160
- g [ 3,5 Cuve tournante en bois 4 10 164
- 1 3,3 Cuve tournante en fonte 561 224
- « { 3,3 Cuve tournante en fonte «S 36 334
- •S / 4 Cuve tournante en fonte !)!)8 4oo
- .1 1 4 Cuve tournante en fonte a aoo 880
- 1 Moyenne ! 1 000 400
- (l) 0 fr, 40 c. le kilowatt-heure. — Moyenne générale : 58o kilowalts-licure — 282 francs.
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- Puissance maxima 2,6 kilowatts.
- Consommation annuelle d’énergie, 836 kilowatts-heures.
- Tension, 220 volts.
- La figure 1 donne le diagramme correspondant.
- La durée d’utilisation quotidienne est en moyenne de 3/4 d'heure à 1 heure. La puissance exigée par les petits pétrins utilisés par les petits boulangers est de 1 cheval à 1 cheval et demi. Pour les pétrins mécaniques dans les boulangeries de moyenne importance, il faut compter 2 chevaux, et le moteur doit supporter à la fin de la pétrissée des à-coups de 2 kilowatts. Dans les grandes boulangeries, on rencontre des pétrins absorbant de 4 à 5 chevaux.
- Le tableau I indique la consommation annuelle d’énergie de 19 boulangers et les types de pétrin employés. Les consommations ont été classées dans trois catégories correspondant aux petites, moyennes et grandes boulangeries. On voit que la consommation annuelle moyenne est de :
- Pour la irc catégorie: 460 kilowatts;
- — 2e — : 401 — ;
- — 3e — : 1 000 — ;
- La moyenne générale est de : 58o kilowatts.
- La durée annuelle d’utilisation est en moyenne de 260 à 3oo heures.
- III. PlUX de l'énergie électrique employée
- POUR LÀ COMMANDE «ES'PETRINS.
- La durée d’utilisation des abonnés boulangers, très faible, ne permet pas de consentir une réduction sur le tarif maximum de la force motrice.
- On peut à la vérité faire ressortir en faveur des boulangers que leur moteur ne fonctionne pas pendant la pleine charge, mais, par contre, le secteur pourra à bon droit objecter que le moteur par son allure irrégulière imprime à la lumière des secousses désagréables à partir de 8 heures du soir.
- Mais la considération suivante doit prévaloir pour la détermination du tarif qui doit être consenti aux boulangers: actuellement, avec les appareils plus ou moins perfectionnés au point de vue mécanique qui sont généralement employés, le boulanger réalise sur la main-d’œuvre, en payant l'énergie au prix fort de 40 centimes le kilowatt, un bénéfice immédiat très supérieur à la dépense de courant.
- Un boulanger d’importance moyenne en effet employant trois ouvriers, en suppprime un (gagnant 5 fr. 4° c.), quand il installe un pétrin mécanique.
- Sa dépense annuelle d'énergie est de
- l’ordre de.........................Fr. 25o »
- L’économie réalisée sur la main-d’œuvre
- est de................................. 1 950 »
- Le bénéfice qui se dégage dès la première année est donc de..............Fr. 1 700 »
- *
- c’est-à-dire sensiblement le prix de son installation complète.
- Ainsi, le boulanger amortit sa nouvelle installation la première année et continue sans aucun aléa à réaliser un bénéfice annuel de l’ordre de 1 700 francs. On peut ajouter qu’il trouve encore dans le remplacement du pétrin à bras par le pétrin mécanique des avantages importants, d’ailleurs évidents, qu’il serait banal de souligner (\).
- De ce qui précède, on doit conclure que même au prix maximum les boulangers se trouvent extrêmement avantagés, et que dès lors les secteurs qui traitent au kilowatt-heure devront maintenir leur plein tarif.
- Le travail du boulanger étant très bien déterminé, les entreprises de distribution d'énergie pourront sans aléa traiter à forfait au cheval-an. On voit d’après le tableau ci-joint que pour une puissance moyenne de 1 cheval et demi, la recette est de l’ordre de a5o francs. Les Compagnies ne devront donc pas traiter au-dessous dë 200/250 francs par cheval. Le prix de 3oo francs appliqué dans certaines régions, pour une puissance de 1 cheval et demi n’est pas exagéré, et laisse encore au boulanger une large marge de profit.
- IV. — Action commerciale.
- Il est inutile que les secteurs s'improvisent marchands de pétrins, leur spécialité est déjà assez vaste, mais pour faciliter l’installation de la force motrice dans les fournils ils auront intérêt à se mettre en rapport d’une part, avec les constructeurs, d'autre part avec les boulangers.
- Les constructeurs et représentants seront avisés par des circulaires que le secteur est tout disposé pour développer ses ventes de courant à consentir
- (A) Il faut observer en passant que le moteur électrique est très supérieur au moteur à gaz auquel les boulangers font le reproche d’avoir des démarrages aléatoires, de nécessiter un entretien de jour qu’ils peuvent difficilement assurer, de produire des bruits qui ne sont pas tolérés la nuit par le voisinage, de dégager de mauvaises odeurs qu’on 11e peut accepter dans un local où s’élabore un produit alimentaire.
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- des tarifs avantageux pour la force motrice et des facilité de paiement pour l’installation électrique. Les constructeurs enverront au secteur des catalogues, notices, référence» qui, réunis en collections, pourront être utilement mis à la disposition des boulangers et présentés par les courtiers du Service commercial.
- Des circulaires distribuées aux boulangers leur feront connaître le nom de leurs confrères de la région qui utilisent déjà le pétrin mécanique ; elles leur indiqueront le prix de l’énergie, la dépense moyenne annuelle, les facilités de paiement accordées par le secteur pour le moteur, et par les constructeurs pour les pétrins mécaniques.
- A titre de prime spéciale, on pourra faire savoir aux boulangers, qu’on leur accordera,.avantage très apprécié, quelques lampes dans leurs fournils aux prix de la force motrice.
- Enfin, pour créer une ambiance favorable, il sera très bon d’envoyer les circulaires, les prospectus, etc. aux Chambres de Commerce, Sociétés d’hv-giène, Sociétés coopératives, etc.
- Il est très probable que l’introduction de l’élec-tricite dans la boulangerie hâtera la transformation de cette industrie qui utilise encore des procédés archaïques. N’est-il pas étonnant que le pain, aliment de première nécessité, qui a tous les caractères d’un produit manufacturé : constance du poids, de la forme, de la composition, soit encore fabriqué au détail, par petites quantités, par des procédés millénaires, dans d’étroits fournils, petites usines à outillage rudimentaire, distribuées dans tous les quartiers de la ville.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La hausse nouvelle de la Seine ne pouvait avoir qu’une influence défavorable sur les cours du Métropolitain et du Nord-Sud. Ce dernier l’a moins subie pourtant que son concurrent, il s’inscrivait le 12 février à 290 francs après 292, tandis que le Métropolitain tombait le même jour de 57Ü à 566. Les nouvelles de dernière heure confirment bien que, pour l’un et l’autre, les épuisements se poursuivent régulièrement et qu’en apparence les dégâts n’ont pas l'importance qu’on s’était plu à leur donner. Nous avons déjà dit que le Nord-Sud pouvait s’estimer fort heureux du retard de ses installations dont la partie la plus délicate échappait ainsi au désastre :
- l’infrastructure de ses lignes,l’ensemble des travaux de maçonnerie et de revêtement du tunnel souffriront seuls du séjour prolongé des eaux. Le recul de la mise en exploitation à une date encore indéterminée, la prolongation de la période des intérêts intercalaires, l’augmentation de son découvert en banque, constituent, en dehors des dépenses normales prévues pour l’installation, les seules conséquences immédiates de l’inondation. On parle de responsabilités encourues pour avoir inondé les lignes du Métropolitain ou causé 1’elïondrement de certains immeubles. Encore faudra-t-il prouver que la faute initiale en est au Nord-Sud et qu’il n’avait pas pris les précautions nécessaires pour les éviter.
- Au Métropolitain, les dégâts s’aggravent en ce sens qu’ils atteignent toutes les installations, et qu’en matière de canalisations électriques et de dynamos, de moteurs ou de transformatrices, nul n’oserait affirmer qu’il ne faut pas, sinon les remplacer entièrement, tout au moins les refaire à neuf. L’arrêt que d’aucuns supputent maintenant devoir être entre un et deux mois se prolongera donc du fait de ces réfections. Durant toute cette période, la perte sur les recettes s’augmente de la masse des frais généraux correspondant à toute l’entreprise et des salaires distribués sans profits. La Compagnie se retournera peut-être contre le Nord-Sud, jieut-être contre la Ville. Le gain de ces procès paraît fort aléatoire, et en tous cas d’une réalisation fort éloignée. On insinue déjà que la jVille étant constructeur et par le fait propriétaire de l’infrastructure, c’est à elle qu’incombera le soin de la remise en état des voies et du tunnel, à moins qu’elle n’en charge la Compagnie concessionnaire moyennant une prolongation de la concession. La formule serait heureuse pour les deux parties, et il est à souhaiter que, s’il doit y avoir conflit, il se résolve par une entente de ce genre. Quoi qu’il en soit, les augmentations de dividende si bien escomptées par la Bourse et tous les journaux financiers, se trouvent compromises pour quelque temps. On doit regretter, dans ces conditions, l’insuffisance de la dotation annuelle des comptes de prévoyance, sur lesquels il eût été facile de prélever ces dépenses extraordinaires.
- Les autres entreprises de transport ont repris peu à peu leurs services. Les tramways de l’Est Parisien, les tramways Nogentais ont plus souffert de la crise et s'en ressentent encore. Quant aux secteurs, ils ont fait tous leurs efforts pour mettre en route leurs unités, au fur et à mesure de leur remise en état, et rétablir les canalisations et lés postes de
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- transformateurs endommagés. Le secteur de Clichy, le secteur d’Eclairage et Force et le secteur de la Rive Gauche ont été les plus sérieusement atteints parla crue et dans leurs cours à la Bourse. Ce dernier principalement, dont les services sont en grande partie interrompus, donne lieu à d'importantes fluctuations et à des commentaires que Ton doit mettre en doute. On dit son usine tellement compromise, que le Conseil envisagerait sérieusement la question de l'arrêter définitivement, de lui substituer momentanément le courant de Saint-Denis et d’attendre la construction sur le terrain qui l’avoi-aine de la nouvelle station centrale de la Parisienne de distribution, station dont le terrain seul est acheté, mais dont tout le reste est à faire !
- Nos prévisions sur le cuivre semblent se réaliser; le Rio a baissé jusqu’à 194^ et le métal lui-même est reculé de nouveau jusqu’au cours de 59 £5. On attribue cette baisse à la mauvaise tenue du marché de New-York, en général à l’augmentation sensible de stocks, malgré toutes les prévisions de reprise et les soi-disant accords des producteurs américains ! Il faut plutôt admettre que la hausse était due à des achats spéculatifs, qui ont été suivis de réalisations forcées, parce que le marché du cuivre en général n’est vraiment pas favorabre. On dit que la plus grande partie du métal, vendu en novembre pour l’exportation, par les producteurs américains, a été maintenant presque complètement consommée; il se peut, mais il n’y a pas de signes manifestes que les besoins se maintiennent et même augmentent. La seule nouvelle intéressante est l’annonce de la substitution de la traction électrique à la vapeur sur tout le réseau des chemins de fer de Boston ; cette substitution entraînera une dépense de 35o millions de francs, mais évidemment échelonnée; d’où une influence minime sur les cours.
- En même temps qu’on annonce une émission d’obligations 3 3/4 % de la Compagnie Parisienne de distribution, émission prise ferme par certains établissements de crédit, on rappelle l’augmentation de capital de 80 à 90 millions de marks de laDeutscke Ueberseeische Elektricitats-Gesellschaft : c’est en vue des constructions entreprises à Buenos-Ayres, et c’est un regret pour nous de constater combien les capitaux français, si répandus en Argentine dans toutes les entreprises de prêts hypothécaires, de travaux publics, de chemins de fer sont peu représentés dans les affaires d’électricité. Nul établissement n'a pris soin de les diriger de ce côté et c’est par l’intermédiaire de sociétés belges ou allemandes
- qu'ils sont sollicités. Dans ces pays neufs, de telles entreprises sont pourtant assurées d'un brillant avenir.
- L’Allgeineine Eleklricitàts-Gesellschaft, fort intéressée à la précédente société, vient d’abaisser le prix de ses lampes à filament métallique; le développement de leur vente a réduit le prix de revient dans des proportions qui ont permis cettè diminution. Le problème de leur meilleure utilisation sur les secteurs actuels est à l’ordre du jour : c'est tout au bénéfice de la clientèle, et au détriment des secteurs. Malgré cela et malgré les prix réduits pratiqués à Paris pour l'éclairage jusque et- après 1914, il se forme de plus en plus des sociétés par liculières pour fournir dans certains ilôts l'éclairage et la force motrice. Les derniers événements donnent raison aux promoteurs de ces affaires, si tant est que les sous-sols où ils s’installent sont à l’abri des infiltrations.
- Le Secteur électrique du centre parisien ou
- station Trévise, fondé par la Société française d’En-treprises électriques, se transforme en société anonyme pour continuer l’exploitation de l’usine installée ou en voie d'installation rue de Trévise à Paril. Le capital est de 5oo 000 francs, divisé en 5 000 actions de ioo francs chacune, dont 3 5oo libérées d'un quart à la constitution et 1 5oo actions d’apport. Il a été créé en outre a 000 parts de fondateurs. Les 1 5oo- actions d’apport et 5o 000 francs en espèces ont été attribués à la Société française d’Entreprises électriques, société fondatrice, et les 2 000 parts de fondateurs à son conseil d’administration. La répartition des bénéfices est la suivante : 5 % à la réserve légale ; 5 % aux actions à titre de premier dividende; sur le surplus i5 % au conseil et 10 % aux parts de fondateurs. S'il y a un solde, il sera réparti entre toutes les actions à titre de supplément de dividende.
- Dans la région du Sud-Est, vient se constituer la Société des Forces Motrices delaTarentaise dont le conseil comprend entre autres : MM. Bouehayer, Gharpenay, Lépine et Neyret, familiers, on peut le dire, de ces sortes d’entreprises ; et la Société d'Électricité de la Vallée du Rhône, dont le siège social est au Teil (Ardèche) et dont l’objet est la distribution de l’énergie électrique à Bourg-Saint-Andéol et environs. La société rémunère les apports de M. Ghalamel, fondateur de l'alïaire, par 65o actions ordinaires de 5oo francs entièrement libérées et. 000 francs espèces, montant des dépenses exposées par lui pour le compte de la société. Le capital est de 1800000 francs, divisé en 3 600 ac
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- tions de 5oo francs dont a q5o sont à souscrire.
- Lv Moniteur des Intérêts matériels & donné, dans son numéro du 6 février, un tableau d'ensemble des recettes pour 1908 et 1909 de 88 entreprises de tramways diverses et de tous les pays, de nature à intéresser tous ceux qui ont quelque participation dans ces affaires. La progression des recettes, à quelques exceptions près, est générale et permet de constater partout le dénouement de la crise de 1907-1908, qui avait affecté toutes les industries. Les com-
- mentaires qui suivent ce tableau s’appliquent à démontrer que la répartition des bénéfices ayant dans toutes ces sociétés des modalités extrêmement variables, il ne fautpas,dans le choix d’une de cesva-lcurs, se baser sur les plus-values de bénéfices nets : il faut, si Ton tient à se rendre compte de la valeur intrinsèque du titre que l’on achète, bien examiner toute l'influence des clauses statutaires sur les répartitions à venir.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Angleterre. — L’AUgemeine Elektricitats-Gesellschaft a procédé à l'électrification de la ligne Londres-Brighton. Elle a employé le courant monophasé.
- Lord Bessborough, président de la Compagnie London Brighton and South Coast, a récemment constaté non seulement le succès technique, mais encore l’accroissement important (63 % ) du trafic depuis l'électrification.
- Mexique. — On annonce la formation d’une société mexicaine, au capital actions de 5 millions de dollars, pour la construction et l’exploitation d’une ligne ferrée reliant la ville de Tezioullan au port de Nautla.
- La Compagnie Chapala Hydro-Electric et Irrigation étudie le projet de construction d’un chemin de fer électrique de i90kra de longueur de Guadalajara à Aguasca-lientes.
- Bulgarie. — Une adjudication aura lieu le 26 février à Sofia pour la fourniture de 6 locomotives pour trains de marchandises, 16 locomotives à cylindres et 8 loco-motives-tenders, d’une valeur totale de 2 311 000 francs. Les 6 premières locomotives devront être livrées le ier novembre de cette année, les 24 autres, le iel* février 1911.
- Une seconde adjudication aura lieu ultérieurement pour la fourniture.de 35o wagons à marchandises d’une valeur de 1 700000 francs environ.
- \
- Danemark. — La ville de Copenhague se propose de conclure un emprunt de 60 millions de couronnes dont une partie serait destinée au rachat des tramways électriques.
- Hollande. — La Société des Tramways de Flessingue Middelbourg et Extensions va convertir son réseau à la
- traction électrique. Elle a obtenu une concession de vingt-cinq ans pour l'éclairage électrique de Flushing et rétablissement d’un tramway électrique dans cette ville.
- Allemagne. — On étudie le projet d’un tramway électrique entre Hanau et Crossanheim.
- Autriche. — La Société Siemeiis-Sclmckert a été chargée de l'électrification du métropolitain de Vienne.
- Le Crédit mobilier autrichien et la ville d’Innsbrück viennent d’obtenir du gouvernement la concession d’un chemin de fer électrique, d’une longueur de 58lfm, devant relier Wilten (Innsbrück) à Garmisch-Partenkirchen. Une société sera constituée dans ce but au capital de 2 695 000 couronnes. La ligne devra être construite en trois ans; l’exploitation sera dirigée par l’administration des chemins de fer de l’Etat.
- Deux lignes de tramways électriques doivent être prochainement construites en Autriche-Hongrie. La première est destinée i\ relier Bozen' à Saint-Jakob, et la seconde Poîa à Diguano.
- République Argentine.—La Société Colson Brookhouse et Pyne a obtenu une concession de soixante années pour l'électrification du réseau de tramways de Sanla-Fé.
- ÉCLAIRAGE
- Ain. — Le Conseil municipal de Trévoux a approuvé la demande de concession d’éclairage électrique présentée par la Compagnie du gaz de Lyon.
- L’Union électrique de Saint-Claude étudie le projet d’un réseau électrique concernant l’éclairage des com-
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- munesde Lautenay,Outriaz, Brénod, Corcelles, Champ- | sor, Lompnes et Hauteville.
- Aisne. — Le traité de la ville de Guise et de la Compagnie du Gaz expirant dans cinq années, la municipalité aurait l’intention d’étudier, dès à présent, les projets d’éclairage électrique qui lui seraient soumis.
- Ardèche. — On procède actuellement à l’installation de l’éclairage électrique à Lavelade.
- La Compagnie Force et Lumière, de Grenoble, a été chargée de l’installation de l’éclairage électrique à Annonay.
- Aveyron. — La municipalité de Millau a conclu avec la Compagnie du Gaz le traité concernant l’établissement de l’éclairage électrique.
- Calvados. — La Chambre de Commerce de Caen a voté le principe de l'installation de l’éclairage électrique.
- Cilarente-Inférieure. — La municipalité d’Aulnay est en pourparlers avec M.Chagnaud pour l’établissement de l’électricité dans la commune.
- Cher. — Le Conseil municipal a adopté le cahier des charges présenté par le Centre Electrique concernant la distribution de l’énergie électrique à Viorzon-Forges.
- «
- Côtes-du-Nord. — Le projet de MM. Meunier, Bienvenue et Cie,relatif à l’éclairage électrique de Saint-Quay-Portrieux, Binic et Etables, a été approuvé par les trois municipalités.
- Deux-Sèvres. — Le Conseil municipal de Parthenay a l’intention de commencer l’étude du projet de l'éclairage électrique public et privé.
- Doubs — Le Conseil municipal de Pontarlier n’a pas accepté les propositions d’éclairage électrique qui lui avaient été faites par la Compagnie du Gaz.
- Haute-Loire. — M. Gryois a obtenu de la municipalité de Brioude la concession de l’éclairage électrique.
- Le Conseil municipal de Saint-Symphorien-en-Laye a approuvé le projet d’éclairage électrique présenté par la Compagnie d’Energie électrique du Centre.
- Haute-Saône. — Le Conseil municipal de Lure a l’intention d’étudier un projet d’éclairage électrique, dès que la concession de la Compagnie du Gaz sera arrivée à expiration.
- Hérault. — Il est question d’installer l’électricité à Cette. n
- Jura. — Le projet d’éclairage électrique de Louhans va être mis sous peu à l’étude par la municipalité.
- Loire. — Le projet présenté par la Société d’Energie électrique du Centre pour l'éclairage électrique de Rigny a été adopté par la municipalité.
- Manche. — Le Conseil municipal d’Equeurdreville a émis le vœu que la Compagnie du gaz, profitant de l’installation de la traction électrique pour les tramways, donnera l’éclairage électrique à la commune. *
- Morbihan. — La Compagnie du gaz de Lorient procède à l’étude d’un projet d’éclairage électrique de la ville.
- Orne. — La Société Schiltz et Levril, de Paris, a obtenu la concession de l’éclairage électrique de-Dom-front.
- Pas-de-Calais. — Les communes de Billy, Berclau et Douvrin viennent d’accorder une concession de trente années pour l’éclairage électrique.
- Savoie. — La Société des Forces motrices du Haul-Grésivaudan, qui possède déjà les concessions d’éclairage électrique de Bourgel-du-Lac. et d’Albertville, vient d’ajouter à son réseau les communes de Montmélian, Pontcharra, Bernin, Crolles, Lumbin, La Terrasse et Le Touvet.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Russie. — Le gouvernement russe a proposé au gouvernement des Etats-Unis d’établir des communications radiolélégraphiques entre Kamchatka (Sibérie) et Alaska.
- Etats-Unis. — Le ministère de la Guerre possède 3g stations de télégraphie sans fil, -dont i3 aux Etats-Unis, g en Alaska, 5 aux îles Philippines, 5 pour le service d’artillerie de forteresse et 7 pour le service de transport.
- Panama. — Le gouvernement a conclu un arrangement avec l’United Fruit Company pour l’établissement de stations de télégraphie sans fil à Colon et à Bocas.
- DIVERS
- Seine. — La Compagnie Électro-Mécanique du Bourget (Seine) vient de recevoir des Ateliers de Constructions Électriques du Nord et de l’Est la commande d’une turbine à vapeur dont la puissance normale de 14200 chevaux pourra être poussée jusqu’à 20000 chevaux et du condenseur à surface correspondant. Cette turbine, qui sera installée dans l’usine de la Société d’Électricité de Paris, à Saint-Denis, sera accouplée à un alternateur triphasé de io25o volts et 25 périodes à 75o tours. Ce groupe sera donc, croyons-nous, le plus
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- puissant de tous ceux actuellement en marche ou en construction en Europe,
- La consommation de vapeur à i2ks/cm2 surchauffée à 3oo° C, ne sera que de 4k6 par cheval effectif (environ 3k&,5 par cheval indiqué), l'eau de refroidissement étant à i5°.
- La turbine sera du type combiné Brown Boveri Parsons dont la construction bien connue permet une réduction de longueur sensible par rapport aux turbines du type Parsons pur. Cette construction présente dans le cas actuel l’avantage de permettre d’installer le nouveau groupe dans remplacement réservé précédemment pour un groupe de 8000-10000 chevaux, semblable aux 10 groupes déjà eu fonctionnement dans cette usine.
- Cuba.. — D’après le Bulletin Commercial de Bruxelles, 1 importation des machines et appareils électriques semble assez considérable à Cuba et ne peut qu’aller en se développant. Les chiffres accusés par les statistiques du commerce cubain sous les rubriques « machines électriques » et « lampes électriques » sont vraisemblablement fort inférieurs à la valeur totale de l'importation des machines et appareils électriques en général.
- Les moyennes des années njo5 à 1907 donnent pour l’importation des « machines électriques » une valeur annuelle de 70 000 dollars environ. Dans ce total, les Etats-Unis interviennent pour 5o 000 dollars; l'Angleterre pour 18 000 en 1905*1906 et 2 5oo en 1906-1907; la France pour 3 000; l’Allemagne pour 2 5oo dollars.
- L’importation des lampes électriques atteint une valeur annuelle de 4° 000 dollars environ (260 000 pièces). Les Etats-Unis fournissent pour 24 000 dollars; l’Allemagne pour 10000; la France pour 2 3oo; l’Auglelorre pour 4oo; l’Espagne pour 35o; la Belgique pour 3oo; là Suisse pour 25 dollars.
- Il est très vraisemblable qu’un certain nombre d’articles relatifs à l’appareillage électrique, comme les fils et cAbles, accessoires en porcelaine, tableaux indicateurs, etc., les appareils téléphoniques et autres sont englobés dans d'autres rubriques des statistiques. Il n’est pas possible d’apprécier la valeur de l’importation qui s’en fait.
- L’éclairage électrique est assez répandu à Cuba et se développe constamment, non seulement dans les villes, mais meme dans les bourgs d’importance secondaire. Il en est de même pour l’éclairage des sucreries (186 usines).
- La Havane (3oo 000 habitants) et Santiago de Cuba (5o 000 habitants) sont pourvus d’un réseau de tramways électriques. La « Havana Central Railroad C° » exploite également quelques lignes de chemins de fer électriques dans les environs de La Havane.
- M. A. Bétancourt a présenté à la municipalité de Cienfuegos (3o 000 habitants) un projet pour l’installation dans cette ville de l’éclairage électrique et d’un réseau de tramways. On estimait à un an la durée des travaux.
- Le materiel de tramways vient presque exclusivement des Etats-Unis. Les voitures de la « Havana Electric Railway C° » sont montées dans ses ateliers avec des châssis et des moteurs (i5 chevaux, 5oo volts) fournis par des firmes américaines.
- L’appareillage aérien, y compris les câbles, est également livré par les Etats-Unis. L’Allemagne fournit quelquefois des câbles.
- Les dynamos les plus demandées sont celles de 10 à 5o kw., donnant un courant continu de ia5 volts. La plupart proviennent des Etats-Unis. Comme exemples de prix donnons les deux suivants : dynamo 25 kw. avec rails et rhéostat, emballée, /'. a. b. New-York, 3oo dollars; dynamo 4° kilowatts avec rails et rhéostat, emballée, 43o dollars.
- Pour des installations importantes et préparées de longue main, on s’adresse aussi à l’industrie allemande. Les deux stations génératrices qui fournissent le courant pour l’éclairage électrique à La Havane, sont montées avec les dynamos d’une maison allemande. A Guanabacoa, en face de La Havane, de l’autre côté de la baie, la station électrique est pourvue de dynamos et de moteurs à gaz allemands.
- Les moteurs électriques les plus demandés sont les moteurs à courant alternatif monophasé de 110 volts et les moteurs à courant alternatif triphasé de 220 volts, de tj4 de cheval à 7 chevaux et au-dessus.
- Il y a lieu de signaler spécialement, comme offrant un débouché important à La Havane, les petits moteurs de 1/2 à 1 cheval qui, clans un grand nombre de maisons, servent à actionner une pompe pour monter l’eau aux étages supérieurs. Ces moteurs se vendent actuellement 38 dollars (prix de détailj. La concurrence est assez forte pour cet article. Depuis quelque temps, on vend, à La Havane, des moteurs do ce genre produits par une maison italienne, lesquels font facilement concurrence aux moteurs américains.
- L’usage des ventilateurs électriques est très répandu. On en trouve de deux genres: les ventilateurs d’appariement, sur pied, avec quatre ailes en cuivre protégées par une garniture en cuivre également; les grands ventilateurs pour salles publiques, cafés, etc. Les ventilateurs sont fournis principalement par les Etats-Unis, l’Allemagne et l’Italie.
- Les lampes à incandescence viennent en grande quantité des Etats-Unis, mais peuvent être facilement fournies par l’industrie européenne. La lampe à filament de charbon est de vente courante ; il y a un grand débouché à prévoir pour la lampe à filament métallique. Comme exemples de prix d'achat par grande quantité 011 périt citer les deux suivants (pour lampes de 16 bougies) qui varient du simple au double : i5 cents (ofr. 75) (type : qualité supérieure, provenance américaine) ; o fr. 3a (type : qualité courante, provenance française). ... .
- Les lampes à are, beaucoup moins répandues, sont fournies par l’industrie américaine, mais la concurrence
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- par l’industrie européenne est très possible. Les sucreries offrent un bon débouché pour cet article.
- Appareils téléphoniques.— En raison du climat chaud et humide du pays, les appareils téléphoniques doivent être de construction très robuste ; ils sont originaires presque tous des Etats-Unis, ainsique les sonneries, les tableaux annonciateurs et les fils et câbles électriques.
- Voici le tarif des droits de douane : dynamo et pièces détachées, moteurs, ventilateurs, appareils téléphoniques, sonneries, etc.; provenance des Etats-Unis: •20 % ad valorem; toute autre provenance : a5 % ad valorem ; lampesà incandescence des Etats-Unis: a,44 dollars par ioo pièces; d’autres provenances: 3,25 dollars par ioo pièces ; fils et câbles des Etats-Unis : 7,5o dollars par iookg; d’autres provenances: 9,38 dollars par ioo kilogrammes.
- Cuba ne produit aucune des matières premières employées dans l’industrie électrique.
- Roumanie. — Les machines et appareils électriques importés en Roumanie sont les suivants : machines dynamo-électriques, électro moteurs, convertisseurs, induits, accessoires de machines dynamo-électriques, accu inulateurs électriques ainsi que leursplaques de rechange, lampes à arc voltaïque et leurs mécauismes, appareils électriques pour télégraphes et téléphones, appareils électriques pour transmission de force ou éclairage, appareils électriques pour sonneries, batteries électriques pour la médecine et la chimie, appareillage, câbles pour transmission de courants électriques avec armature de fer en tôle, en fil ou en bande, ou simplement isolés avec du papier, del’asbeste, de la gutta-percha, du caoutchouc et d’autres matières non dénommées, lampes â incandescence, etc.
- Dans la statistique du commerce extérieur on distingue :
- i° Machines dynamo-électriques, électro-moteurs, convertisseurs, transformateurs, inducteurs et induits pesant par pièce 2 oook8 ou davantage. Ces articles paient un droit d’entrée, au tarif général de 3o francs les iook8 et au tarif conventionnel un droit deti2 francs les ioo kilogrammes.
- L’importation se présente comme suit : en 1906, lui 745kfi valant 1 126107 francs; en 1907, 899657^ valant 3 148 800 francs.
- Les principaux pays d’importation en 1907 sont : Allemagne, 624 7a8kS; Belgique, 167 168; Autriche-Hongrie, 89 oo3 : Suisse, 13 336 ; France, 12 37,5 ; Grande-Bretagne, 3 048 kilogrammes.
- 20 Les mêmes articles que ci-dessus pesant par pièce moins de 2 oook8 jusqu'à aoo*s payant un droit d’entrée, au tarif general, de 40 francs les iook&, et au tarif cou ventionneKde 24 francs les 100 kilogrammes.
- Leur importation a été la suivante : en 1906, 160 117*8 valant 840 585 francs; en 1907, 208 028ks valant
- 1 040 140 francs.
- t^es principaux pays de provenance en 1907 sont: Allemagne, 162 593*8; Autriche-Hongrie, 37 269; Grande-Bretagne, 3 806; France, 2 696; Belgique, 1 764 kllog.
- 3° Les mêmes articles que ci-dessus pesant par pièce moins de 200 kilogrammes.
- Ces articles paient un droit d’entrée au tarif général de 5o francs les iook8 et de 35 francs les iook8 au tarif, conventionnel.
- Leur importation a été la suivante : en 1906, 12 729*8 valant 101 83a francs; en 1907, 37084*8 valant
- 296 672 francs.
- Les principaux pays de provenance en 1907 sont : Allemagne, 28625; Autriche-Hongrie, 5 971; France,
- 1 243; Belgique, 3i6; Suisse, 3o5 kilogrammes.
- 4° Accessoires de machines dynamo-électriques, payant un droit d’entrée de 5o francs les iook8 au tarif général et de 35 francs au tarif conventionnel.
- Les principaux pays de provenance en 1907 sont : Allemagne, 15 916*8; Autriche-Hongrie, i3 63i; France,
- 1 236; Grande-Bretagne, 369; Italie, 236; Belgique, 42* Total, 3i 43ok8 d’une valeur de 167 i5o francs.
- 5° Accumulateurs électriques ainsi que leurs plaques de rechange payant, tant au tarif général qu’au tarif conventionnel, un droit d’entrée de 20 francs les 100 kilogrammes.
- L’importation a été de : en 1906, 43 3a8K* valant 64 992 francs; en 1907, 116 967*8 valant 176 451 francs.
- Les principaux pays de provenance en 1907 sont : Autriche-Hongrie, 101 702*8; Allemagne, 13905; France
- 1 355; Suisse, 3; Belgique, 2 kilogrammes.
- 6° Lampes à arc voltaïque et leur mécanisme, payant tant au tarif général qu’au tarif conventionnel, un droit d’entrée de 7a francs les 100 kilogrammes.
- L’importation a été de : en 1906, 12810*8, valant 96 075 francs; en 1907, i3 792*8 valant 102 44o francs.
- Les jM’ineipaux pays de provenance- en j 1907 sont : Allemagne, 10086*8; Autriche-Hongrie, 3 538; .France 115 ; Grande-Bretagne, 53 kilogrammes.
- 70 Appareils électriquespour télégraphes ettéléphones, payant un droit d’entrée de 100 francs les iook8 au tarif général et de 80 francs au tarif conventionnel.
- L’importation a été de : en 1906, 17 673*8 valant 176 730 francs; en 1907, 29 769*8 valant 297 690 francs.
- Les principaux pays de provenance, en 1907, sont : Allemagne, 17 i46k8; Autriche-Hongrie, 7 975 ; Belgique, 1662; Suisse, 1117; France, 370; Grande-Bretagne, 140 kilogrammes.
- 8° Appareils électriques pour transmission de force du éclairage, payant les mêmes droits d’entrée que les précédents .
- L’importation a été de : en 1906, 22626*8 valant ii3 43o francs; en 1907, 5o5o5*8 valant a52 5a5 francs.
- Les principaux pays de provenance, en 1907, sont : Allemagne, 37 160*8; Autriche-Hongrie, 8 826; Italie,
- 2 519; Suisse, 971; France, 446; Grande-Bretagne, 374; Belgique, 209 kilogrammes.
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- 9® Appareils électriques pour sonneries, payant les mêmes droits d'entrée que ci-dessus.
- L'importation a été de : en 1906, 5 17valant 20 700 francs; en 1907, 3 6o7kff valant 14 4'28 francs.
- Les principaux pays de provenance, en 1907, sont : Allemagne, 2 66ik&; Autriche-Hongrie, a 118; France, 379; Belgique, 5 kilogrammes.
- io° Batteries électriques pour la médecine et la chimie, payant les mêmes droits d'entrée que les précédents.
- L’importation a été de : en 1906, a 845kt? valant 34 i4o francs; en 1907, 2 3i6k® valant 27 792 francs.
- Les principaux pays de provenance, en 1907, sont : Allemagne, 1 i3iks;N Autriche-Hongrie, 626; France, 299; Suisse, 200 ; Belgique, 5o kilogrammes.
- 11° Appareillage électrique, payant les mêmes droits d’entrée que les précédents.
- L’importation a été de : en 1906 : 3i 590k£ valant 3i5 390 francs; en 1907, 5o 374k& valant 573 740 francs.
- Les principaux pays de provenance, en 1907, sont : Allemagne, 46 8o7k&; Autriche-Hongrie, 9460; Grande-Bretagne, 364; France, 346; Belgique, 319 kilogrammes.
- 12° Câbles pour transmission de courants électriques ainsi que lü isolé pour conduites électriques avec armature de fer en tôle, en fil ou en bande, payant, tant au tarif général qu’au tarif conventionnel, un droit d’entrée de 12 francs les 100 kilogrammes.
- L'importation a été de : en 1906, 270 292^ valant 1 35i 46g francs; en 1907, 801 83iks valant 4 009 i55 fr.
- Les principaux pays de provenance, en 1907, sont : Allemagne, 633 294^; Autriche-Hongrie, i5g 529; Grande-Bretagne, 8 713 : France, 29? kilogrammes.
- i3° Câbles pour transmission de courants électriques ainsi que fils isolés pour conduites électriques simplement isolés avec du papier, de l’asbeste et d’autres matières non dénommées, payant, tant au tarif général qu’au tarif conventionnel, 20 francs les 100 kilogrammes.
- L’importation a été de : 18070*4$, valant 108 420 francs en 1906 et 996*4» valant 6 976 francs en 1907.
- Les principaux pays de provenance en 1907 sont: Allemagne, 49^kg; Grande-Bretagne, 485kfcr; Autriche-Hongrie, 19 kilogrammes.
- i4° Les mêmes, isolés avec du caoutchouc ou de la gutta-percha, payant tant au tarif général qu’au tarif conventionnel, 3o francs comme droits d’entrée.
- L’importation a été de: 3 821*4$ valant 3o 568 francs en 1906 et 5i 324k£ valaut 4*o 592 francs en 1907.
- Les principaux pays de provenance en 1907 sont : Autriche-Hongrie, 32 107^ ; Allemagne, 19 2 i3*4$; Grande-Bretagne, 4 kilogrammes.
- i5° Les mêmes, isolés avec des fils textiles autres que la soie, même combinés avec d’autres matières (fils isolés pour téléphones ), payant, tant au tarif général qu’au tarif conventionnel, un droit d’entrée de 5o francs les 100 kilogrammes.
- L’importation a été de : 87 343kn valant 873 43o francs
- en 1906 et 79 i4okK valant 791 400 francs en 1907.
- Les principaux pays de provenance en 1907 sont: Allemagne, 53 i63kK ; Autriche-Hongrie , 25 292*4*;
- Grande-Bretagne, 57ikK; France, 58*4$; Belgique, 56 kilogrammes.
- 160 Les mêmes, isolés avec des Uls de soie, payant, tant au tarif général qu'au tarif conventionnel, un droit d’entrée de 100 francs les 100 kilogrammes.
- L’importation a été de 719% valant 10785 francs en 1906 et 1 i44kg valant 17 160 francs en 1907.
- Les principaux pays de provenance en 1907 sont: Allemagne, 5o6fa8p; Autriche-Hongrie, 331 ; France, 302; autres pays, 5 kilogrammes.
- 17° Isolateurs et isolants électriques, en faïence ou en porcelaine, même combinés avec d’autres matières communes, payant un droit d'entrée, tant au tarif général qu’au tarif conventionnel, de 10 francs les 100 kilogrammes.
- L’importation aélé de : 169 070*4$ valanL 162 i63 francs en 1906 et io3 622*4* valant 93 206 francs en 1907.
- Les principaux pays de provenance en 1907 sont : Allemagne, 62 i3okff ; Autriche-Hongrie, 41004; France, 464; autres pays 24 kilogrammes.
- Il est diilicile d'indiquer les prix pour les moteurs, les transformateurs, etc., lesquels varient à l’infini suivant le genre et la qualité des matières employées. La plupart de ces articles sont fournis par les usines allemandes, autrichiennes et hongroises ; une faible partie seulement par les fabriques françaises, anglaises et belges.
- Les prix dos câbles pour force motrice, éclairage, câbles aériens nus ou recouverts d’isolants, câbles souterrains recouverts de diverses enveloppes dont la dernière est goudronnée, varient suivant le cours du cuivre, les diamètres et qualités.
- Pour les accumulateurs et batteries de piles, les px;ix changent suivant les dimensions. Les piles pour sonneries (type Leclanché) se vendent au détail de 1 franc à 1 fr. 5o ; les autres de 1 fr. 5o à 3 francs.
- Les prix des lampes à arc voltaïque varient suivant l’intensité du courant; ils oscillent entre 100 et 176 fr.
- Les lampes à incandescence sont assez demandées ; leurs prix varient suivant leur force de o fr. 40 à 3 francs; les lampes économiques trouvent un placement facile à Bucarest, â cause du prix fort élevé de l’électricité, mais la concurrence y est très vive entre les fabriques. Elles reviennent, en détail, suivant leur qualité et le nombre de bougies, de 2 fr. 25 à 20 francs.
- l^es ventilateurs sont d’un emploi à peu près général à Bucarest dans les banques, les hôtels, les hôpitaux et les institutions publiques. Les prix varient pour les ventilateurs fixes de 200 à 400 francs, et pour, les ventila-.. leurs de table de 75 â 200 francs.
- Les fils recouverts de tissus pour l’éclairage, câbles souples à deux conducteurs, chacun recouvert d’une couche de caoutchouc vulcanisé, d’une seconde couche
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- de coton glacé ou de soie, se vendent au mètre et les prix varient suivant le diamètre et la nature de la tresse; pour sonnerie : fils enduits de paraffine et recouverts de coton paraffiné revêtus d’une couche de para ou de gutla-percha et quelquefois d’un ruban de papier entre deux guipages, les prix sont au détail de 3 à 5 francs le kilogramme.
- En ce qui concerne l’industrie des appareils électriques dans le pays, on peut dire que seule la Direction des postes et télégraphes construit, dans ses ateliers de Bucarest, un certain nombre d’appareils téléphoniques.
- Le développement continuel de l’industrie indigène fait que l’importation des machines et des appareils électriques en Roumanie est assez considérable. Son marché est l’objet d’une vive compétition de la part de l’Allemagne, de P Autriche-Hongrie, de l’Angleterre et de là France.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Secteur Electrique du Centre parisien (station Trévise). — Constituée le 7 février 1910. — Capital: 5oo 000 francs.
- — Siège social : 35 bis, rue de Trévise, Paris.
- Société d’Electricité de la Vallée du Rhône. — Constituée le 7 février 1910. — Capital : 1 800 000 francs. — Siège social : Le Teil (Ardèche).
- La Lampe Osram. — Durée : 5o ans. — Capital : 1 200000 francs. — Siège social: 20, cité Trévise, Paris.
- Société Couten et Juiilard (Electricité). — Durée : 12 ans.
- — Capital : 276 000 francs. — Siège social : Moulin-de-Madame (Lot-et-Garonne).
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société des chemins de fer et tramways du Var et du Gard.
- — Le 2 mars, 3, rue Moncey, à Paris.
- Compagnie Parisienne de l'Air comprimé. — Le 26 février, 19, rue Blanche, à Paris.
- Compagnie Générale Française de Tramways. — Le 16 mars, 6, rue Chauchat, à Paris,
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le ier mars, à 3 heures, à l’Office Colonial, Palais Royal, à Paris, fourniture d’isolateurs destinés aux Postes et Télégraphes de la Côte-d’Ivoire. Caut. prov, 3oo francs, défin. 600 francs.
- Le i3 mars, à la mairie de Labaslide-en- Val (Aude), construction d’une usine hydro-électrique pour l’éclairage de la commune, i4 3oo francs. Renseignements à la mairie.
- Jusqu’au 10 mars, à la Préfecture, à Oran (Algérie), offres pour la concession du tramway électrique d’Oran àEl-Ançor.
- BELGIQUE
- Le 25 février, à la maison communale, à Ixelles-lez-Bruxelles, à 11 h. 1/2, fourniture et montage d’un moteur électrique, d’une pompe et accessoires nécessaires *au refoulement des eaux d’égouts du quartier de Boendael ; caut. : 750 francs. Soumissions recommandées le
- 23 février.
- Le 7 mars, à 11 heures, à l’Hôtel de Ville, à Gand, fourniture de 3 grues électriques pour le port de Gand ; caut.: 2 000 francs. Soumissions recommandées le 5 mars.
- PAYS-BAS
- Le 22 février, à la Compagnie pour l'exploitation des chemins de fer de l’Etat, à Utrecht, établissement d’une usine d’électricité, à la station de Zwolle, 3o 3oo florins.
- ALLEMAGNE
- Le 21 février, au service du gaz, des eaux et de l’électricité de la ville, à Alloua, fourniture de 2 moteurs à gaz.
- Le 23 février, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Altona, fourniture de 357 9IQ crayons en charbon pour éclairage électrique.
- Prochainement, àl’Administration communale kLeubs-dorf-en-Sétablissement d’installations électriques.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 3o mars, à l’Administration communale, k Szigetvar (Hongrie), installation de l’éclairage électrique.
- EGYPTE
- Jusqu’au 14 avril, au ministère des Travaux publics, au Caire, soumissions pour la fourniture, la livraison, la mise en place, l’essai et la mise en mouvement d’une installation complète de pompes à vidange composée de 4 pompes à vapeur, de 4 générateurs accompagnés de surchauffeurs, économiseurs et autres accessoires requis pour une installation tout à fait complète et prête à fonctionner. Plans, cahier des charges et autres documents moyennant 5 livres égyptiennes (129 fr. 5o), à la Société des ingénieurs civils de France, rue Blanche, 19, à Paris.
- ROUMANIE
- Le 28 mars, à la municipalité, à Tecuciu, installation de l’éclairage électrique, 485 000 francs.
- Pour 'éviter tout retard dans la rédaction de la Revue nous rappelons que la Direction scientifique ne s'occupe que de la partie technique. Par suite toutes les communications techniques devront être adressées à M. le Rédacteur en chef. Pour toute autre communication s’adresser aux « bureaux de la Lumière Electrique ».
- IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- PÉRIR.
- Le Gérant : J.-B Nouet.
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- Trente-déuxidmo année.
- SAMEDI 26 FEVRIER 1910.
- Tome IX (2e série). — N° 9.
- La
- Lumière Électri
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- L'Eclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITE
- La reproduction des articles de La Lumière Électrique est interdite.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 25^. — Devaux-Charbonnel. Chronique de télégraphie et téléphonie, p. [259. — H. Magron. Sur les zones d’utilisation des pylônes, p. 265.
- Extraits des publications périodiques. — Etude, construction et essais de machines. Un diagramme simple de la chute de tension des transformateurs, J.-A. Sciiouten, p. 269. — Arcs et lampes électriques. Les progrès dans la construction des lampes à arc (Lampe Timar-Dreger), W. Wedding, p. 269. — La hauteur la plus favorable pour les lampes d’éclairage public, J. Sumec, p. 270. — Télégraphie et Téléphonie sans fil. Générateur Peukert A haute fréquence pour la télégraphie sans ül, L. H. Walter, p. 270. — Divers. Courants électriques produits par les arbres, la terre et l’eau, Crommelin, p. 273. — Brevets, 273. — Correspondance, p. 274. — Législation et contentieux. Décret en date du 3o décembre 1909, moniiiant le décret du 17 octobre 1907, organisant le Service du Contrôle des Distributions d’énergie électrique, p. 275. — Arrêté du 11 décembre 1909 modifiant l’arrêté du 3 avril 1908, organisant le contrôle des distributions d’énergie électrique dans le département des Pyrénées-Orientales, p. 275. — Variétés. De l’influence des ingénieurs sur les affaires publiques, p. 275. — Comparaison entre l’industrie électrique en Allemagne et en Angleterre, p. 278. — Création à Grenoble d’une station d’essais électrochimiques et électrométallurgiques, p. 280. — Chronique industrielle et financière.— Documents d’exploitations. Statistique des usines d’électricité allemandes au i01’ avril 1909, p. 281. — Chronique financière, p. 282. — Renseignements commerciaux, p. '284. — Adjudications, p. 287.
- ÉDITORIAL
- Nous présentons aujourd’hui à nos lecteurs la première Chronique de télégraphie et téléphonie, de M. Devaux-Charbonnel.
- Gomme nous l’avions annoncé, à propos de la première Chronique de tramways électriques, cette rubrique nouvelle que nous introduisons dans la rédaction de la Lumière Électrique est destinée à assurer toute l’ampleur et surtout toute la continuité' possibles à la documentation que, dans chaque branche de l’électrotechnique, nous avons toujours mise sous les yeux de nos lecteurs
- Pour chaque branche spéciale, un ou plusieurs de nos collaborateurs les plus éminents ont bien voulu se charger de présenter et de mettre au point, à intervalles de temps assez réguliers, Vensemble des nouveautés les plus intéressantes introduites et publiées soit en France, soit à l’étranger ; c’est ainsi que nous nous sommes assurés le concours de :
- MM. À. Blondel, Devaux-Charbonnel, G.-h’. Guilbert, Janin, Maurice Leblanc, A. W_ilz,elc.
- Le prochain numéro contiendra la fin de la chronique de M. Devaux-Charbonnel. Bien-
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- tôt après viendra, sous la signature de M. G.-F. Guibert, dont nos lecteurs connaissent les importants travaux, la première chronique des machines électriques.
- MM. Maurice Leblanc et Witz suivront de même la question des stations centrales, etc.
- De M. Magron, dont on a lu une première étude dans le numéro précédent, nous publions aujourd’hui un travail sur la zone d'utilisation des pylônes, dans lequel l’auteur résout, par un abaque d’emploi pratique, le problème suivant :
- Etant donné un projet de canalisation déjà arrêté, y compris le type des supports, dans quelles limites peut-on étendre l’emploi des mêmes supports pour des portées ou des angles de déviation différents?
- M. Scbouten a étudié le diagramme des transformateurs en le mettant sous une forme simplifiée qui semble commode, sinon d’une rigueur inattaquable.
- Gomme nouveautés, dans les questions d’éclairage, on peut signaler :
- i° Une nouvelle lampe à arc (Timar-Dreger) où l’on a cherché la simplicité et la robustesse et dont on trouvera la description;
- a0 Des idées de M. J. Sumec, basées sur des expériences, d’après lesquelles les lampes destinées à l'éclairage des rues doivent
- être placées à une, assez grande hauteur.
- Le générateur Peuhert à haute fréquence pour la télégraphie sans fil semble se signaler à l’attention des spécialistes par une simplicité de construction et par une régularité de fonctionnement également remarquables.
- Signalons encore quelques brevets étrangers, part i culièrement intéressants, présentés et commentés par un spécialiste des questions de machines.
- Enfin l’on trouvera dans nos Variétés deux articles d’ordre général.
- Il était intéressant de faire connaître comment on conçoit actuellement, outre-Manche, ce que doit être l’influence de Vingénieur dans les affaires publiques.’ Il semble que parmi les observations semées au cours de cette étude, beaucoup puissent être méditées avec profit par d’autres encore que les Anglais.
- Les réflexions comparatives sur les procédés d’exploitation usités en Allemagne et en Angleterre sont destinées à faire ressortir quelques-unes des raisons des succès si marqués de Vindustrie allemande au cours des dernières années, tandis que la situation de V indus trie anglaise était infiniment moins brillante.
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- CHRONIQUE DE TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- THÉORIES, EXPÉRIENCES ET NOUVEAUX TYPES D’APPAREILS
- Il est généralement admis en France que, dans le domaine des applications de l’électricité, la télégraphie et la téléphonie ne tiennent qu’une place bien restreinte. Cette opinion provient certainement de ce que la littérature technique ne leur consacre que très peu d’ai-ticies. Le public n’est pas tenu au courant des efforts faits par les ingénieurs et par les constructeurs pour améliorer les systèmes d’exploitation. En effet, cette partie de l’industrie électrique étant monopolisée par l’État, qui devient son seul client, les industriels n’ont pas intérêt à faire connaître les dispositifs qu’ils réalisent ou qu’ils proposent, car cette publicité ne peut avoir pour eux aucune conséquence pécuniaire avantageuse.
- A l’étranger, au contraire, il est fait une part beaucoup plus large aux questions de télégraphie etde téléphonie. L’attention qu’on leur accorde est d’ailleurs pleinement justifiée par l’importance des services qu’elles rendent au monde des affaires et au public en général, aussi bien que par les capitaux considérables engagés dans l’installation des stations centrales et la construction des réseaux.
- Il y a dans cette branche de l’électrotechnique, de môme que dans toutes les autres, nombre de questions intéressantes, nombre de problèmes difficiles à résoudre et qui sollicitent tous les jours l’attention des chercheurs. Nous nous proposons d’en exposer quelques-uns aux lecteurs de cette Revue.
- Nous commencerons aujourd’hui par ceux dont il a été le plus question dans les journaux récemment parus.
- Théorie.
- Le problème de la propagation du courant continue à préoccuper les savants et les ingé-
- nieurs. On sait combien la question est difficile. Qu’il s’agisse de télégraphie ou de téléphonie, les phénomènes les plus intéressants se produisent pendant la période variable du courant; mais à ce moment les phénomènes sont si compliqués que bien peu d’auteurs se sont décidés à s’attaquer à cette rude besogne. Quelques études ont été faites pour le cas du courant continu, mais rien de complet n’a été présenté pour les courants alternatifs. Poulies courants téléphoniques le problème est déjà très ardu quand on se limite au cas du régime permanent. Heureusement, l’expérience est venue montrer que, pour les besoins de la pratique, pour l’étude du fonctionnement des lignes et des appareils non seulement on pouvait se borner au régime permanent, mais encore il'.suffisait de considérer, au lieu des nombreux harmoniques qui composent les sons de la voix humaine, une vibration unique de forme sinusoïdale et d'une fréquence voisine de i ooo.
- Ainsi délimité, le problème est encore vaste, mais il est facilement abordable. M. Kennelly, clans un mémoire présenté à VAmerican Academy of Arts and Sciences et quQi été signalé ici mème('), vient d’étudier le moyen de calculer quelques combinaisons de circuits qui soient équivalentes à des lignes hétérogènes : The équivalent circuits of composite Unes in the steady State. Une ligne hétérogène est formée d’un certain nombre de sections dans lesquelles la résisr tance, la capacité, la self-induction et l’iso-lementsont uniformément réparties. L’auteur a déjà montré, dans un précédent mémoire, que, pour une ligne homogène, on peut consti tuer, au moyen de trois conducteurs, un dis- (*)
- (*) Voir Lumière Electrique, 8 janvier 1910, page 44.
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- positif artificiel qui la représente dans le cas du régime permanent, c’est-à-dire qui peut être substitué à la ligne elle-même, sans que la distribution des potentiels et des courants soit modifiée aux extrémités ou au delà de ces extrémités. Il a établi que la ligne artificielle pouvait être constituée soit par deux résistances égales et une perte en leur point de jonction, soit par une seule résistance reliée à ses deux extrémités à une perte. Il a appelé le premier dispositif un T et l’autre un II. Dans le nouveau mémoire, il se propose d’étendre ces lois au cas des lignes hétérogènes.
- Après avoir rappelé comment se fait le calcul dans le cas d’une ligne homogène, et inversement comment on peut déterminer les constantes de la ligne réelle équivalente à une ligne artificielle donnée, il passe au cas des lignes hétérogènes. Il étudie tout d’abord l’assemblage de deux lignes. Dans le cas général, on peut trouver ùn dispositif artificiel qui le représente, mais ce dispositif n’est plus symétrique. Dans le dispositif en T, les deux résistances du côté horizontal ne sont pas égales, dans le dispositif en 11, il en est de même pour les deux pertes terminales. Il en résulte une conclusion fort intéressante. Considérons le cas du II. On pourra le ramener au cas d’une résistance avec deux pertes égales, et à une perte supplémentaire à une des extrémités. Or, il a été démontré que la disposition symétrique est équivalente à une ligne réelle qu’on peut calculer. Il en résulte que l’ensemble de deux lignes hpmogènes pourra être représenté par une seule ligne réelle homogène, ayant une perte à une extrémité, ou bien par une quantité de lignes réelles ayant une perte à chaque extrémité. De même, le dispositif en T pourra être remplacé par un dispositif symétrique, comportant une impédance supplémentaire à une extrémité. Donc un ensemble de deux lignes homogènes pourra être rèprésenté par une ligne homogène et une impédance à une de ses extrémités, ou bien encore par une infinité de lignes ho-
- mogènes ayant une impédance à chaque extrémité.
- Quand le nombre de sections est plus grand, l’auteur indique sur des exemples la manière dont le calcxd doit être dirigé. Il arrive finalement à des représentations dissymétriques toujours sous les deux mêmes formes générales de T ou II. Il en est de même si, en certains points, la ligne est chargée, c’est-à-dire doit traverser un appareil ou un dispositif quelconque, présentant une augmentation brusque de résistance, de capacité ou de self.
- Finalement il arrive à cette conclusion que la ligne hétérogène, quel que soit le nombre des sections, chargée ou non, dans le cas du régime permanent, présente les mêmes propriétés qu’on la considère à une extrémité ou à l’autré. En d’autres termes, si on place à un bout une force électromotrice, le courant qui arrivera à l’autre bout sera le même, si on intervertit l’extrémité de départ et l’extrémité d’arrivée.
- Nous étions nous-même arrivé déjà à une conclusion analogue en étudiant le cas de deux lignes. On peut aisément par la marche que nous avons indiquée (*) établir la généralité de cette conclusion. Nous y reviendrons plus tard. Contentons-nous pour le moment de résumer le travail fait par M. Kennelly. Il permet soit de construire une ligne artificielle qui représente un ensemble donné de conducteurs et d’appareils, soit de calculer pour une installation existante ou en projet Y impédance de réception, c’est-à-dire l’impédance par laquelle il faut diviser la force électromotrice du transmetteur pour avoir le courant d’arrivée. Ces résultats sont donc d’un très grand intérêt. Malheureusement, comme l’auteur le reconnaît lui-même, l’application à la téléphonie n’est pas simple. Quand il s’agit du courant continu, les formules sont relativement faciles à calculer. En effet une ligne qui a, par unité de longueur, les valeurs p, X, y et ff pour la résis-
- (‘) Voir Lumière Electrique, juin et juillet 1909.
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- tance, la self-induction, la capacité et la perditance, est caractérisée par les deux constantes bien connues
- « = /(P + iu'k) [a + (WY) Z
- Dans le cas du courant continu, la pulsation a) est nulle, et les deux constantes sont réelles. Les formules qui donnent la valeur du courant, du voltage et des impédances aux différents points de la ligne sont des fonctions hyperboliques de ces deux quantités. Quand elles sont réelles, on peut se servir de tables qui existent; mais quand elles sont imaginaires, il faut se livrer à des opérations assez longues pour calculer les valeurs numériques des formules, car jusqu’à l’heure actuelle il n’existe pas de table pour faciliter le calcul de ces fonctions.
- Les courants forts et les courants faibles.
- On se l’appelle les troubles que la traction électrique par courant continu est venue jeter il y aquelque vingt ans dans l’exploitation des lignes télégraphiques et téléphoniques. L’usage de la terre comme circuit de retour permettait à des courants très intenses de se dériver par le sol à travers les lignes et rendaient dans certains cas leur service impossible, en faisant fonctionner les sonneries et les appareils intempestivement et en produisant des bruits insupportables dans les récepteurs téléphoniques. Après quelques tâtonnements, le remède lut trouvé ; ce ne fut peut-être pas un remède parfait, mais ce fut au moins un palliatif qui permit aux divers genres de courants de vivre en bonne intelligence. L’amélioration de la conductibilité des rails des tramways, par l’éclissage électrique des joints ou leur soudure, la pose de leeders de l’etour aux points les plus chargés amenèrent une diminution très sensible des variations du potentiel qui se produisaient tout le long de la voie. Le télégraphe était sauvé. Le téléphone, beaucoup plus sensible, dut renoncer totalement à l’usage du sol comme conducteur de retour et dut même équilibrer les effets d’induction en
- croisant les fils de ligne à intervalles réguliers pour mettre ses deux conducteurs dans une situation absolument symétrique par rapport au fil inducteur des tramways.
- Ces relations de bon voisinage ne devaient malheureusement pas durer longtemps. Le développement de l’industrie électrique, la construction de lignes de transport de plus en plus longues, à des voltages de plus en plus élevés, venaient continuellement poser à la science des ingénieurs de nouveaux problèmes pour permettre l’usage simultané du télégraphe, du téléphone et del’énergie électrique. Cependant, aussi longtemps qu’il n’a été question que de lignes complètement métalliques, des solutions pratiquement satisfaisantes ont pu être employées. Mais aujourd’hui la traction électrique par courants alternatifs, avec retour par le sol, qui commence à apparaître, vient redonner un caractère d’actualité à la question de protection des lignes télégraphiques et téléphoniques, car les effets de perturbation qui ont été constatés dépassent de beaucoup ceux qu’on avait coutume de rencontrer et exigent que de nouvelles solutions soient envisagées.
- Nous trouvons dans un mémoire présenté par M. J.-B. Taylor à Y American Inslitute of Electrical Engineers un exposé très intéressant du problème et des solutions qu’il peut recevoir (’).
- Les courants télégraphiques étant de quelques milliampères, une soixantaine au plus, il est aisé de comprendre que les courants induits par des installations industrielles voisines peuvent très facilement troubler le fonctionnement des appareils. Les premiers remèdes qui se présentent à l’esprit sont les suivants :
- Augmentation de l’impédance de la ligne ; ceci oblige à employer une pile de transmission plus forte, mais diminue dans une proportion facile à calculer le courant d’induction.
- Augmentation du courant de travail, ce qui rend le courant inducteur relativement moins important.
- (') Voir Lumière Electrique, 20 novembre njoy, p. 244*
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- Shuntage des appareils de réception, au moyen de condensateurs ou de résistances non- inductives qui dériveront les courants alternatifs.
- Emploi d'enroulements en court-circuit sur les bobines des appareils ou de cuirasses métalliques qui développent par induction des courants neutralisant en partie les courants perturbateurs.
- Mais il ne faut pas s'illusionner : tous ces remèdes seront insuffisants dans les cas graves. Alors M. Taylor indique la disposition suivante: on place en série sur le fil inducteur des transformateurs, dont les secondaires sont reliés au fil induit; par un choix judicieux des connexions, on peut créer ainsi dans l’induit des courants égaux et de sens opposé à ceux produits par induction. Pour diminuer l’induction électrostatique, on relie en même temps au circuit induit, au moyen d’un condensateur, le secondaire d’un transformateur. On fait cette opération dans un nombre suffisant de sections pour obtenir l’équilibre cherché. On peut d’ailleurs, au lieu d’intercaler des transformateurs sur le fil de travail, employer un artifice plus commode; il suffit de placer au voisinage du fil induit un autre fil qui subit les mêmes influences que lui de la part de l’inducteur et de le relier au moyen de transformateurs de rapport i/i au fil à protéger, qui se trouve ainsi parcouru par deux courants égaux et de signe contraire.
- Mais ce procédé qui est assez délicat à mettre en œuvre, qui a été cependant employé comme nous le verrons plus loin parce qu’il permet de compenser plusieurs fils télégraphiques suivant le même trajet au moyen d’un seul conducteur, ne vaut pas le dispositif beaucoup plus simple, et qui se présente immédiatement à l’esprit, de doubler le fil télégraphique par un conducteur de même nature et de supprimer les terres. C’est peut-ptre là en effet le seul remède qui puisse être employé dans les cas graves, et encore faut-il prendre les plus grandes pré-, cautions pour, que les appareils soient
- montés symétriquement sur les fils de ligne, sans quoi l’équilibre qu’on cherche ne se trouvera jamais réalisé.
- Le même remède est évidemment celui qui convient le mieux pour le téléphone, mais il ne faut pas perdre de vue l’extrême sensibilité de ce dernier, qui est affecté par des courants de quelques microampères, quand leur fréquence est comprise entre ioo et % 5oo.
- M. Taylor parle ensuite des dispositifs qui peuvent être appliqués aux lignes d’énergie elles-mêmes. 11 fait tout d’abord remarquer que, dans certains cas, une ligne équilibrée peut donner lieu à des effets puissants d’induction. Ainsi une ligne triphasée, dont le point neutre est à la terre, fonctionnera comme une ligne à simple fil, avec des effets beaucoup plus intenses, si le courant contient le troisième harmonique ou quelqu’un de ses multiples.
- Pour ce qui est plus spécialement du courant monophasé, on peut rendre son voisinage moins gênant de différentes façons : par exemple, l’usine génératrice pourrait se trouver au milieu de la ligne et envoyer de part et d’autre de ce point des courants égaux et de sens contraire; cette disposition serait irréalisable dans bien des cas, mais il n’est pas impossible de diviser la ligne en un certain nombre de sections, et de connecter les transformateurs des différentes sous-stations, de manière à obtenir le même résultat. Enfin on peut placer, à côté du fil de travail, un deuxième fil destiné à neutraliser les effets de ce dernier. Ce sera, soit un fil chargé au moyen d’un transformateur à un potentiel égal et de signe contraire, soit un deuxième fil de travail, relié à l’autre pôle des génératrices, et servant sur les lignes à double voie à la circulation des trains en sens inverse du premier fil de travail. Ce dernier système est eii somme le trolley à double fil, avec ou sans usage du retour par la terre.
- En conclusion, étant donné que les lignes à double fil employées pour le télégraphe ou le téléphone ne seront jamais parfaitement équilibrées, il semble bien que les troubles
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- ne poui’ront être évités, surtout pour les récepteurs si sensibles du téléphone, que si des dispositions spéciales de construction sont adoptées pour les lignes de traction.
- Ajoutons que le mémoire de M. Taylor se termine par une série de graphiques très intéressants qui résument les effets d’induction produits par un courant monophasé à a5 périodes sur un conducteur parallèle. Il trouve par exemple qu’à une distance de iom, la force électromotrice induite est environ de o,o4 volt par ampère et par mille de parallélisme du courant inducteur. On voit, par ce chiffre, de quel ordre de grandeur peuvent être les effets d’induction sur une ligne téléphonique, construite pour le service du chemin de fer, le long des voies, avec quel soin cette ligne doit être équilibrée pour être praticable et même quelles précautions il y a lieu de prendre pour éviter des accidents aux agents qui font usage du téléphone.
- La discussion qui a suivi la présentation du mémoire de M. Taylor a mis en relief quelques faits que nous croyons devoir signaler.
- M. Scott fait connaître qu’il a essayé d’employer le système du transformateur ayant une bobine sur le fil de trolley et l’autre sur le fil télégraphique, de manière à équilibrer l’induction. Il a remarqué que l’équilibre ne pouvait pas être atteint, car le courant varie constamment sur le fil de trolley et ne varie dans le transformateur qu’au moment où une voiture le dépasse. De plus une certaine induction est produite par le courant qui circule dans les rails et dans le sol. Il a alors essayé d’employer un transformateur à plusieurs enroulements, l’un de ces enroulements étant mis en relation avec les rails. N’ayant pas encore obtenu des résultats satisfaisants, il s’est décidé pour le fil supplémentaire qui suit le même trajet que le fil télégraphique. Le système a été mis à l’essai et réalisé pour le chemin de fer de New-York à New-Haven et Hartford. Sur le fil compensateur, qui est exposé à la même induction que le fil télégraphique, sont mon-
- tés des transformateurs qui lui sont réunis. Les enroulements sont judicieusement calculés, de manière que l’équilibre soit réalisé. Gomme alors il ne circule dans le secondaire aucun courant ondulatoire, le transformateur travaille comme à circuit ouvert, et on peut monter un certain nombre de bobines secondaires, chacune d’elles étant réunie à un fil télégraphique différent de la nappe influencée. Le fonctionnement des transformateurs est, paraît-il, excellent. Le nombre des fils télégraphiques protégés est assez élevé ; il atteint le chiffre de 3o. Ce procédé parait donc très recommandable, car il n’affecte pas les circuits du chemin de fer; il n’y introduit aucune bobine ; il n’y a aucun danger de dérivation du courant du chemin de fer dans les fils télégraphiques, et par suite aucun danger d’accident dans les transformateurs-, enfin il n’y a aucune partie mobile qui soit affectée parle mouvement des trains, et par conséquent aucun réglage à effectuer après la première installation.
- M. Scott ajoute, ce qui est d’ailleurs bien évident, que les solutions qui consistent, d’une manière plus ou moins directe, à doubler le fil du trolley, sont d’une réalisation pratique fort difficile et ne peuvent guère être considérées comme pouvant résoudre le problème qui est posé.
- M. W. Copley indique qu’il a fait de nombreuses expériences pour déterminer jusqu’à quelle limite pouvait s’élever le voltage des courants induits sans nuire au fonctionnement des installations télégraphiques. Il a trouvé, pour les appareils où la lecture se fait au son, que cette limite était très faible, e! pour les appareils à relais, qu’elle ne devai t pas dépasser la moitié du Aroltage de travail. D’ailleurs la limite est plus basse à mesure que diminue la fréquence. Elle, est pour i5 périodes, les trois quarts environ de sa valeur pour :î5 périodes.
- Enfin M. Barclay déclare que la disposition qui a été réalisée sur la ligne New-York à New-Haven ne donne pas entière satisfaction; car le courant de traction d’une
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- part, etcelui de travail du télégraphe d’autre part, varient constamment, changent l’état magnétique des noyaux des transformateurs et détruisent un équilibre qui n’existe guère qu’à charge constante. Dans les conditions pratiques on trouve sur les lignes télégraphiques, un .voltage résiduel d’une quinzaine de volts qui en rend le service assez difficile, qui peut être accepté pour des appareils simples et robustes comme le Morse, mais qui serait très gênant pour des appareils rapides.
- On peut se demander quelle doit être la conclusion dernière de la discussion qui vient d’être portée devant VAmerican Instilute. Tous les remèdes proposés ne paraissent-ils pas tous comporter, malgré leur ingéniosité, quelques points faibles qui les rendent inefficaces ? Il semble en somme que, dans le cas où un parallélisme de grande longueur existera entre des lignes à courants faibles et des lignes de traction monophasée, il n’y ait qu'une solution pour empêcher les inductions sensibles ou même dangereuses : l’emploi de câbles à armature métallique, dont l’enveloppe soit mise à la terre, afin d’éviter les hauts voltages par induction électrostatique, et la constitution dans ces câbles des circuits télégraphiques ou téléphoniques par des boucles entièrement métalliques.
- Nousne tarderonsprobablementpas à savoir si ces prévisions doivent se réaliser, car la traction électrique parait être une nécessité pour les services urbains et les services de banlieue des grandes villes, et l’emploi du système monophasé n’est actuellement qu’au début du développement qu’il ne doit pas tarder à prendre.
- Nous avons passé intentionnellement sous silence toute une partie de la discussion, qui est d’ailleurs fort intéressante, et sur laquelle nous reviendrons une autre fois. C’est celle du retour par la terre et des hypothèses que l’on peut faire sur le chemin parcouru dans le sol par les courants de retour, afin de calculer les effets d’induction mutuelle entre lignes à simple fil, ou à double fil.
- • *
- « *
- La pêche et les câbles sous-marins.
- Depuis un quart de siècle, les procédés de pêche se sont singulièrement perfectionnés. La vapeur a remplacé la voile, et la force dont on peut disposer à bord a permis d’employer des engins excessivement puissants. Il y a actuellement plus de 2 000 bateaux à vapeur, la plupart sous pavillon anglais, d’une centaine de tonneaux, actionnés par des machines de 80 chevaux, qui opèrent dans l’Océan Atlantique, depuis le cercle polaire jusqu’à la hauteur du Maroc. Peu à peu ils ont été amenés à travailler à des profondeurs de plus en plus grandes, et aujourd’hui ils pêchent dans des fonds de joo mètres et plus.
- Les procédés employés pour ce genre de pêche consistent à traîner de grands filets, des chaluts, maintenus sur leur face antérieure par deux pièces de bois qui sont fixées à des câbles d’acier, actionnés du bord du bateau. Ces pièces de bois, gai’niés de fer sur leur pourtour, demeurent à peu près verticales à mesure que le bateau se déplace.
- Les chalutiers croisent évidemment nombre de fois les câbles sous-marins sans leur causer de dommages. Mais il arrive quelquefois qu’une des pièces de bois qui maintiennent le filet s’engage sous un câble. Cet accident se produit, soit parce que les garnitures de cette pièce sont en mauvais état et présentent des parties saillantes qui ne devi'aient pas exister, soit parce que, en un point particulier, entre deux petites collines sous-marines, par exemple, le câble ne repose pas sur le fond. Dans le cas où le câble est saisi, il y a alors lutte entre lui et les filins d’acier du chalut.
- Si le câble est très solide et très résistant, les filins cassent; le chalut perd son filet et tous ses engins. S’il a suffisamment de mou, il peut être amené jusqu’à la surface et dégagé par les pêcheurs sans autre inconvénient. Cependant, si la mer est houleuse, il peut être fortement endommagé, sans pour
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- cela être rompu, et sa résistance tellement diminuée qu’il sera rapidement mis hors de service.
- Des protestations énergiques ont été adressées au gouvernement anglais par les compagnies de câbles, qui ont l'ait remarquer que quarante fois, pendant les dix dernières années, leurs communications avaient été interrompues pour cette cause, et elles estiment qu’à l’heure actuelle les bateaux de pcche sont leurs plus dangereux ennemis.
- Une commission a été nommée par le Post-Master General, qui a été chargé de faire une enquête et d’en publier les résultats.
- Voici les renseignements que donne à ce propos VElectrical World du 3o décembre 1909.
- Les compagnies de câbles avaient demandé qu’une certaine section de 2 500 milles nautiques carrés, s’étendant à l’Ouest de l’Islande, fût légalement interdite à la pèche. Cette demande 11’a pas été retenue, parce que l’interdiction d’une pareille zone amènerait à interdire la pèche dans bien d’autres zones du même genre et porterait un grave préjudice à cette industrie. De plus, cette décision ne pourrait être prise qu’après un arrangement international, et sou-observation devrait être surveillée par un service spécial de police navale.
- L’industrie de la pèche, tout en reconnaissant la réalité du danger signalé, a proposé
- de son côté qu’une entente et une coopération eflicace soient établies entre les armateurs et les compagnies de câbles, pour éviter de pareils accidents. En particulier, on pourrait, dans chaque port, organiser un service d’inspection des engins, et, d’autre part, les compagnies pourraient employer pour leurs câbles des modèles plus résistants.
- Celte proposition parait assez sage, car les capitaines des bateaux de pèche n’ont aucun intérêt, au contraire, à saisir les câbles sous-marins, et ils consentiront volontiers à prendre toutes les précautions qu’on voudra leur imposer pour diminuer les chances de causer des accidents. Ils ont tout intérêt à réaliser les formes du filet qu’on leur indiquera comme devant être inofïensives pour les câbles sous-marins. Et il parait, eu conclusion, beaucoup plus facile d’étudier la forme convenable qu’il faut donner aux filets, que de réaliser une entente internationale pour proscrire certaines zones de grande étendue. Il ne faut, d’ailleurs pas oublier que, même si certaines zones étaient proscrites par la loi, il ne serait pas aisé d’exiger que les pêcheurs les respectent, car ils sont généralement incapables de faire exactement le point; ils naviguent sans sextant, à l'estime, et comptent beaucoup plus sur la Providence que sur les observations astronomiques pour diriger leur route.
- (A suivre.)
- D E V A U X- G H A R H O N X E ]..
- SUR LES ZONES D’UTILISATION DES PYLONES
- Lorsqu’une canalisation est calculée et que les types de supports ont été déterminés pour une portée normale el pour un angle maximum donné de déviation de la ligne, il y a lieu de se demander dans quelles conditions peuvent être employés les mêmes supports en modifiant les données du problème, c’est-à-dire :
- i° Savoir jusqu’à quelle portée peuvent
- servir les pylônes en diminuant l’angle de déviation ;
- 20 Savoir jusqu’à quel angle ils peuvent servir en diminuant les portées.
- Ges résultats sont ensuite traduits par un abaque, qui limite dans le plan diverses zones à l’intérieur desquelles les supports peuvent être utilisés.
- Dans la détermination de ces zones, nous
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- devons considérer deux cas différents qui sont les suivants :
- i° Les portées sont plus petites que la portée normale et l’angle de déviation plus grand ;
- a0 L’angle est plus petit que l’angle maximum prévu et les portées plus grandes que la normale.
- Ces deux cas se divisent eux-mêmes en deux, conformément à l’article 6, § 2, de l’arrêté ministériel du 31 mars 1908, paragraphe qui prévoit un coefficient de sécurité supérieur à 8 dans les parties des canalisations établies le long des voies publiques, et un coefficient de sécurité supérieur à 5 dans les travaux des voies publiques et des agglomérations.
- Etablissement de l’abaque.
- Il est nécessaire, pour l’établissement de ces zones d’utilisation, de faire dans chacun des deux cas ci-dessus indiqués, une hypothèse sur les tensions des conducteurs, et celles que nous proposons sont les suivantes :
- ior Gxs. — Portées inférieures à la portée normale. — Nous admettons que la tension maxima des conducteurs est constante quelle que soit la portée. Cette hypothèse est préférable (bien qu’elle conduise à des zones d’utilisation plus petites) à celle qui suppose la (lèche constante, car il est inadmissible de supposer qu’une portée de i5m par exemple (traversée d’une route) puisse être établie avec la même flèche qu’une portée de So ou 100 mètres.
- Cette hypothèse a d’ailleurs l’avantage de donner un coefficient de sécurité indépendant de la portée pour le conducteur.
- a0 Cas. — Portées supérieures à la portée normale. — Dans ce cas, l’hypothèse précédente n’est plus admissible, car elle conduit à des flèches croissantes, diminuant par suite la hauteur au-dessus du sol.
- Nogs admettons donc pour ce cas une (lèche maxima constante, ou, ce qui revient au même, avec une approximation suffisante, une flèche constante pour la tension maxima.
- Efforts sur les supports.
- Les calculs qui suivent sont établis pour des pylônes à base rectangulaire.
- ier Cas. — Portées inférieures à la portée normale. — Effort de compression. — L’effort supporté par le pylône se compose:
- i° Du poids propre du pylône qui est constant, soit 1*.
- 20 Du poids des conducteurs, proportionnel à la portée.
- Soit |j, le poids par mètre des conducteurs et x la portée ; le poids supporté par montant sera :
- 4
- Effort de flexion. — Cet effort se compose :
- i° De la résultante de la traction des fils.
- Appelons A la tension maxima donnée pour l’ensemble des conducteurs, et h la hauteur du centre d’effort au-dessus du sol ; le moment de flexion dû à cet effort sera :
- 1 sin — Ah,
- %
- en appelant a l’angle de déviation de la ligne.
- 20 Du moment de flexion dû à l’effort du vent sur le pylône ; soit B ce moment.
- 3° Du moment dû à l’effort du vent sur les conducteurs, effort proportionnel à la portée, soit C/i.r, en appelant G la force produite par le vent sur l’ensemble des conducteurs et par mètre de portée.
- L’ensemble de ces 3 efforts donne sur chaque montant un effort qui est :
- 2 sin - Ah —(— B —j- Ch.x ïd ,
- en appelant d la distance des centres de gravité de deux clés montants.
- Les efforts de traction et de compression qui doivent rester constants seront donc donnés par les équations :
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- Traction :
- l’effort de traction des conducteurs sera donc:
- 2 sin - A h -J- B 4- C hx 2 1
- 2 d
- P + ^
- Ki.
- . a , pxi
- il étant le nombre de conducteurs.
- Compression :
- s sin — AA —|— b —\— Qhoc
- i 1
- + Ltfü=K,.
- K, et IL, étant les efforts de travail du métal dans les conditions normales.
- Ce système de deux équations à deux inconnues n’a qu’une solution, qui est celle de la portée normale avec l’angle maximum, pour lesquels les pylônes ont été établis.
- Pour obtenir la zone d’utilisation, il faut en supprimer une et ne conserver que celle qui donne le travail le plus élevé (compression). Cette équation sera alors celle de la courbe qui limite la zone d’utilisation, soit :
- 2 sin - Ah —B —I— Chx
- -----î------;_________ +P + '^=K.
- 2 d 4
- En portant en ordonnées les valeurs de sin -, on voit que cette équation est celle d’une droite.
- a0 Cas. — Portées supérieures à la portée normale. — Dans ce cas, nous admettons que la flèche reste constante pour la tension maxima du conducteur quelle que soit la portée. C'est-à-dire que nous avons pour le cas de travail maximum :
- ptf2 „
- = f = constante,
- p représentant le poids par mètre du fil et de sa surcharge (vent, neige, etc.).
- Le moment fléchissant dû. à la résultante de
- Les autres efforts étant les mêmes que dans le cas précédent, l’équation de la limite de la zone sera :
- 1 “,î',f'"+B+cfa , P + n* „
- ici + 4 ~ V‘
- Celte courbe et la droite précédemment définie se raccordant au point dont les coordonnées sont la portée normale et l’angle maximum normal de déviation, définissent la limite de la zone d’utilisation.
- Il faut remarquer que celte zone d'utilisation, à portées supérieures à la portée normale, ne peut généralement pas se prolonger jusqu’au point a — o, car le seul travail du pylône ne suffit pas à définir la portée maxima possible ; il faut en outre que le travail des conducteurs eux-mêmes ne dépasse pas la charge maxima admise.
- Cette considération limite donc les zones d’utilisation à une droite parallèle à l’axe des angles.
- Application.
- L’application correspondante à l’abaque ci-joint est faite pour des pylônes de ti’ois types différents ayant iém au-dessus du sol, et supportant :
- Six câbles de cuivre de 6o millimètres carrés.
- Deux fils de cuivre de 4«/io de diamètre.
- Les trois tjqies ont les données suivantes :
- Type A. — Cornières de 65 X 65X9 formant un carré à la base de 900 millimètres.
- Angle maximum « — 5°.
- Poids : 980 kilogrammes.
- Type B. — Cornières de 70 X 7a X 10 formant à la base un carré de 900 millimètres.
- Angle maximum : 220.
- Poids : 1 264 kilogrammes.
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- Type C. — Cornières de 90X90X10, formant à la base un rectangle cle 900 X 1100 millimètres.
- Angle maximum : 45°.
- Poids : 1 660 kilogrammes.
- La portée normale est de 70 mètres.
- Observations. — Dans ce cas comme dans tous les semblables où les pylônes suppor-
- charge maxima de travail de i5k8par millimètre carré, pour les fils de 4°/10 de diamètre.
- 11 est un cas où la hauteur des fils au-dessus du sol ne limite plus la flèche : c’est le cas où la canalisation traverse un ravin où un cours d’eau non navigable.
- On peut alors augmenter la flèche, et par
- F/ëch s ci ns ta rite
- Tension
- no no
- Fig-
- lent des conducteurs de différentes sections, la portée maxima est déterminée par les conducteurs de la plus petite section, car ils supportent du vent des surcharges plus considérables que les gros.
- La limite des zones .* — 96'" est, dans l’exemple, la portée correspondante à une
- conséquent la portée, à condition toutefois, pour éviter le mélange des fils, que la flèche maxima ne dépasse pas le double de l’écartement des conducteurs.
- Dans l’application de l’abaque, le cas correspond à une portée de 126 mètres.
- il. Magkon.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- ÉTUDE, CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Un diagramme simple de la chute de tension des transformateurs. — A. Schouten. — Elektro-technische Zeitschrift, i3 janvier 1910.
- Le diagramme habituel de la chute de tension en pour cent (fig. 1) montre que la chute AC est pro-
- Fig. 1.
- portionnelle au courant J. Soit AD la chute pour
- TC
- ifi=o, et AB pour 9 = -. Portons en AF, sur le vec-Jrvatt
- .) dcwutté.
- Fig. 2.
- leur AC lui-même, le courant correspondant à larhulc normale AC à pleine charge. Pour un décalage 9 dif-
- férent de 90, 011 voit que le courant Ail (pii donnera la même chute de tension AC sera porte sur la droite A(f de façon que : AG : AC = AF : Al I. De même 11' pour AG' : tous ces points sont en ligne droite. Ceci permet de tracer un diagramme de chute égale cpii donne immédiatement la chute de tension pour un courant et un décalage quelconques (dans l’hypothèse de décomposition préalable du courant débité en courant watté et courant déwalté). L’auteur applique cela à un transformateur A . E. G. de l\0 K. V. A., 'jooo/225 volts, qui a donné pour — io3 ampères et cos 9 = i une chute clc 2 % (soit5 volts) ; et pour cos <p = o, une chute de 2,6 % .
- S. P.
- ARCS ET LAMPES ELECTRIQUES
- Les progrès dans la construction des lampes à arc (Lampe Timar-Dreger). — W. Wedding. — Elehtrolechnische Zeitschrift, i3 janvier 1910.
- Il y a deux conditions essentielles à remplir dans une lampe à arc :
- i° L’allumage automatique;
- 20 La fixité de l’arc obtenu.
- Autrefois ces lampes étaient bien simples (bougies Jablochkoff) ; en les perfectionnant on les a rendues compliquées et chères (souillage magnétique, régulateurs, dispositifs spéciaux nécessités par l’introduction de substances étrangères au charbon). Les premiers essais de simplification sont réalisés dans la lampe Beck, où il n’y a pas d’électro-aimant de réglage, mais il y subsiste celui du soufflage. Un second perfectionnement est obtenu dans la lampe Timar-Dreger.
- L’ensemble de celte lampe est représenté par la figure 1.
- Il y a deux paires horizontales de charbons: le charbon supérieur de chaque paire est le charbon positif, il dépasse légèrement le charbon négatif pour dégager la lumière. Avant l’allumage, le charbon supérieur s’appuie sur le charbon inférieur; le courant traversant l’électro d’allumage E dig. 2) fait
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- basculer b, support des charbons, autour des axes ai as, sépare les charbons et les rend parallèles. Lorsque les charbons sont brûlés, le charbon négatif tombe (fig. 3) et éteint ainsi l’arc.
- d* IM1
- riques pour une tension de 85,6 volts et une intensité de 10,2 ampères.
- Le globe a polir dimensions :
- d — 3po ““A = io«",m.
- 3° Les consommations spécifiques sont :
- 0,239 watt par bougie (sans globe),
- 0,266 watt par bougie (avec globe).
- Fig-, i.
- 4° La durée de fonctionnement est de sept heures.
- On construit des modèles avec 16 paires de charbons fonctionnant soixante-douze heures. L’encombrement général est le même.
- En résumé, le fonctionnement de cette lampe est bon, sa construction simple et robuste, et son prix faible.
- La section des charbons est ovale; le rapport 13 ii
- des diamètres est—pour le positif et — pour 9 7
- le
- négatif.
- Les essais, pendant trois mois, sur une lampe
- E
- Fig.
- S. P.
- La hauteur la jjlus favorable pour les lampes d'éclairage public. — J. Sumec. — lilektrolechnik mut Maschinenbau, 2 janvier 1910.
- Trois facteurs interviennent dans la question :
- La qualité de l’éclairage;
- Le prix des supports des lampes;
- La facilité du service.
- Le calcul et l’expérience montrent que les hauteurs
- 1 de lampes à incandescence actuellement usitées, de
- 2 3m,5o à 4 m, avec intervalles de 3o,n, sont beaucoup trop faibles, et doivent être portées à 5 ou 6m au moins.
- à charbons raccourcis (i^ouira), ont donné les résultats suivants ;
- i° Pendant l’allumage, l’arc ne se forme pas aux extrémités et demande alors une demi-minute pour prendre le régime normal;
- 20 L’-intensité lumineuse moyenne est, sans globe, de 3 960 bougies hémisphériques pour une tension de 94,7 volts, l’intensité du courant étant de 9,9 ampères; et avec globe, de 3 290 bougies hémisphé-
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Générateur Peukert à haute fréquence pour la télégraphie sans fil. —H. Walter. — Tlie lileclrician, 14 janvier 1910.
- Il est intéressant de signaler un dispositif nou-
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- KEVUE D'ELECTRICITE
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- veau pour la production d’oscillations non amorties qui vient d'être réalisé par le professeur Peukert, de Brunswick, dispositif qui a le mérite d’être d’une extrême simplicité et d’une grande régularité. Une première étude sur un générateur à haute fréquence de ce type a été faite par M. A. Wasmus qui a publié un compte rendu de ses recherches à la Brunswick Technische Ilochschule. L’idée résulte d’une étude de Steidle sur le contact entre un disque tournant recouvert d’huile et un ressort qui appuie sur lui.
- La figure i représente une coupe en élévation du générateur utilisé pour les expériences.
- Fig. i.
- A est un disque fixe qui peut être déplacé le long de son axe. Le disque et son support sont isolés du bâti. B est un disque semblable monté de façon à pouvoir tourner autour de l’axe mais dont le déplacement longitudinal est empêché par le palier conique C. Le contact avec le bâti est assuré par un balai portant sur la bague D.
- L’intervalle entre les disques est réglé au moyen du dispositif à vis E. L’huile est amenée par le canal F et se distribue régulièrement pendant la rotation sur la face des deux disques, les recouvrant d’une couche capillaire, sans remplir entièrement l’intervalle qui les sépare.
- Lorsque les disques sont au repos et séparés par un intervalle d’environ un dixième de millimètre, si l’on applique un voltage continu graduellement croissant, une décharge se produit à ajo volts sous la forme de petites étincelles. Lorsqu'on réduit la résistance du circuit, le voltage étant maintenu constant, une variation progressive de résistance ne produit pas toujours une variation continue du courant et de la différence de tension entre les disques. De grandes variations de résistance sont suivies d’abord de petites variations du courant jusqu’à ce que, à un certain moment, le voltage tombe à une fraction de volt; au même moment, le mécanisme de la décharge change. Au lieu d’un grand nombre d’étincelles le courant passe en un seul endroit sous forme d'arc.
- Si le courant est augmenté ou s’il reste en per-
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- manence pendant un certain temps, l’arc disparaît sans que le courant soit interrompu.
- La conduction présente alors tous les caractères de la conduction métallique. La dilïérence de potentiel entre les disques tombe d’abord de o,/| volt avec un quart d’ampère à o,a5 volt avec un demi-ampère, puis, plus lentement, à un minimum de o,ifivolt avec 5 ampères; elle remonte ensuite très lentement à o,a volt avec 7 ampères. La variation garde la même allure, que les disques soient secs ou revêtus d’une couche d’huile; mais l’effet est plus régulier dans ce dernier cas.
- Lorsque l’un des disques tourne lentement, l’arc est entraîné et tourne lui-même avec un petit retard sur la rotation du disque. Si l’on augmente la vitesse de rotation du disque, l’arc se résout entièrement en petites étincelles réparties le long d’une circonférence. Le système fonctionne alors comme un interrupteur et cela avec une grande régularité. Les courbes caractéristiques d’un semblable système d’étincelles ont été construites pour différents voltages, la vitesse de rotation du disque étant maintenue constante à 800 tours par minute. Ces courbes ont la même allure que dans le cas d’un arc métallique.
- La différence de potentiel entre les électrodes dépend de la longueur de l’étincelle. Dans les expériences faites avec le courant continu (2 ampères) et une vitesse constante de 800 tours, elle a varié de
- l\o volts, avec des étincelles de — de millimètre,
- à 60 volts avec une longueur d’étincelles de — de
- 0 ? /,3
- millimètre. La vitesse de rotation n’a aucun effet sensible sur elle.
- Le phénomène garde le même aspect quand les disques sont montés en dérivation sur un circuit, oscillant. On ne peut obtenir des oscillations nen amorties que lorsque l’intensité du courant continu est supérieure à 5 ampères ; l’énergie fournie est alors très faible. Au-dessous de cette valeur, les étincelles 11’entretiennent pas les oscillations et le phénomène ressemble beaucoup à celui de la charge d’un condensateur avec décharge amortie.
- De cette façon, on obtient des oscillations extrêmement amorties en raison de la grande résistance des étincelles, la fréquence dépendant des constantes du circuit de charge. La théorie montre que la fréquence des oscillations augmente lorsque le voltage de la source augmente et que la Gapacité di-
- minue.
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- Les oscillations à haute fréquence produites cle cette façon ne peuvent donc pas être employées dans les cas où une grande résonance est nécessaire.
- Si, cependant, le circuit primaire I (iig. 2) est accouplé par la méthode de Wien avec un .circuit accordé II, on constate que, en ce qui concerne la fréquence et ramortissemént, les oscillations du se-
- nn?
- i
- 1
- Fig\ 2.
- conduire sont absolument indépendantes du circuit primaire et seulement déterminées par les constantes de son propre circuit. On peut le constater par ,ce fait que l’amortissement du secondaire est le même avant l'accouplement qu’après.De plus, on remarque que l'énergie fournie au circuit secondaire augmente continuellement avec la valeur de l’accouplement.
- La forme spéciale de l'étincelle fait de ce générateur, lorsqu'il est employé avec la méthode d’excitation de Wien, un appareil tout à fait avantageux pour l’obtention d'étincelles pratiquement non amorties.
- C’est seulement sur un circuit présentant un faible amortissement que l’on peut obtenir des oscillations donnant une grande résonance, la fréquence dépendant seulement des constantes du circuit. La constance de là déviation d’ungalvanomètre fonctionnant sur une thermo-jonction placée sur ce circuit montre que l'énergie du secondaire est remarquablement constante, de même que la fréquence. Les conclusions des expériences effectuées par M. Was-mus sont les suivantes :
- L'inductance, la capacité du circuit primaire et le voltage de charge étant maintenus constants, l'énergie recueillie au secondaire croît à mesure que diminue la résistance en série jusqu'à une valeur maximum au delà de laquelle une diminution de la résistance produit une diminution d'énergie.
- Si l'inductance et la capacité restent constantes, l'énergie récupérée croît avec le voltage de charge jusqu’àxune valeur comprise entre 600 et 700 volts, et décroît ensuite continuellement.
- De plus, l'énergie 11c dépend nullement de la
- température des électrodes; le coefficient d’accouplement peut être modifié dans une assez grande proportion sans entraîner de variation sensible de l'énergie recueillie au secondaire.
- Le générateur peut fonctionner pendant de longues heures sans aucune surveillance. La dépense d’énergie pour la rotation du disque et la dépense d’huile sont tout à fait insignifiantes. Dans le dernier modèle (fig. 3) qui a été construit par la « Poly-froquenz Elektricitats-Gesellschaft », les disques
- Fig. 3.
- sont placés horizontalement. Ils sont en cuivre pur ou recouverts d’une mince couche d'argent. Dans le premier cas, quelques gouttes d'alcool ajoutées à l’huile viennent tomber à la surface de façon à empêcher l’oxydation. En raison de la rotation de l'une des électrodes qui est effectuée par un petit moteur absorbant 60 watts, il est inutile de refroidir par circulation d'eau. Avec un éclateur de ce système entretenu par du' courant continu ou alternatif de /t/iO à 1 5oo volts et avec un circuit primaire d'une capaciléde o,5 à 1 \)Ay l'énergie est absolument constante, même pour les plus faibles longueurs d’ondes.
- Comme chaque éclateur ne doit pas supporter une charge de plus de 4 ampères, l’énergie qui peut être recueillie au secondaire semble limitée. Mais on peut employer plusieurs de ces éclateurs. Il suffit alors d'un voltage de 800 volts pour chacun. Pour les grandes puissances le courant alternatif est préférable au continu.
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- DIVERS
- Courants électriques produits parles arbres, la terre et Veau. — Crommelin. — Noie à la Société des ingénieurs civils de France, 1909.
- M. Crommelin a récemment relaté quelques expériences qui ont permis de constater que des courants élccti'iques peuvent être produits par les arbres, la terre et l’eau.
- Une tige de cuivre, enfoncée dans un arbre, était reliée à une borne d’un galvanomètre, dont l’autre borne était connectée à une tige de fer enfoncée dans le sol; le galvanomètre accusa une déviation de 4°. On a vérifié que le résultat est proportionnel au nombre des arbres mis en circuit.
- Dans une autre expérience, une tige était enfoncée dans l’arbre dénudé d’écorce à cet endroit:, tandis que l’autre tige pénétrait dans l’écorce; le galvanomètre donna une déviation de 20,
- Ces expériences ont été faites sur des hêtres; les déviations ont été beaucoup plus prononcées avec le peuplier.
- Enfin, une tig’e de fer enfoncée dans le sol a été reliée à une borne du galvanomètre dont l’autre borne était réunie à un fil isolé du sol et plongeant dans l’eau d’une rivière. On a trouvé une déviation de l’aiguille de 4o° à 11 heures du matin, et de ü5° seulement l’après-midi. Ces courants varieraient donc d’intensité, suivant le moment de la journée.
- M. Crommelin cite encore d’autres expériences et notamment la suivante : on a immergé, dans une solution de sulfate de cuivre, deux lames de cuivre reliées à deux tiges de fer enfoncées dans le sol à im de distance; on a recueilli au bout de quatre cent huit heures un dépôt de cuivre du poids de a5mmtr, ce qui prouve bien la production d'un courant électrique.
- BREVETS
- Alternateur à force èlectromotrice sinusoïdale. — C.-P. Steinmeitz. — Publié le 5 octobre 1909 (Electrical World, u novembre 1909).
- Pour obtenir un alternateur triphasé avec force èlectromotrice sensiblement sinusoïdale, M. Slein-meitz adopte le dispositif suivant : Le montage étant en étoile pour éliminer l'harmonique d’ordre 3 et ceux d’ordres multiples, l’enroulement est réparti dans <) perforations par pôle avec un [pas d’enroulement égal à 7/9 du pas polaire pour chaque bobine.
- De plus, les bobines de chaque phase ne sont pas groupées à la manière ordinaire avec 3 bobines par paire de pôles : les groupes de plusieurs pôles diffèrent par la valeur du nombrede bobines par groupe, de façon que la moitié des bobines de chaque phase soit déplacée par rapport cà l’autre moitié d’une quantité égale à 1/9 dupas.
- La faible différence entre les fractions - cl — per-
- 9
- met de faire disparaître Fharmonique d’ordre f> ; de
- même la différence entre - et ~ serait assez faible
- 9 1
- pour que l’harmonique d’ordre 7 disparut également.
- G. F. G.
- Variation de vitesse avec les moteurs compensés à répulsion. — F. Eichberg. — Publié le 4 mai 1909, (Electrical World, 18 novembre 1909).
- Pour faire varier le nombre de spires actives sur l’armature d’un moteur à répulsion compensé, M. F. Eichberg emploie les balais de court-circuit comme balais normaux au démarrage, et la seconde paire de balais coquine bornes normales pour le fonctionnement seulement.
- Lorsque le commutateur est dans la position indiquée sur la figure 1, la moitié des spires du rotor sont hors circuit; c’est la position du démarrage. Dans la position non indiquée toutes les spires sont en circuit.
- G.-F. G.
- Moto -commutatrice sans étincelles. — G.-P. Steinmetz. — Publié le 16 novembre 1909 (Electrical World, ‘i décembre 1909).
- Gette invention, qui vise à la fois l’application d’une commutatrice comme génératrice de courant continu et comme moteur synchrone, et h laquelle nous pouvons donner le nom de moto-commutatriee, n’est en somme qu’une application aux transformateurs rotatifs d’un mode de pôles auxiliaires et de commutation, breveté autrefois par MM. Sayers, Mavor et Coulson f1) pour les machines à courant
- (>) Voir VÉclairage Electrique, vol. XX, p. 493, 1899.
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- continu. Dans ce dispositif, les ampcre-tours nécessaires à la magnétisation des pôles de commutation sont ceux de l’induit lui-même, et ils remplissent bien, par conséquent, la condition d’être proportionnels au débit.
- L’induit de la nouvelle machine de M. Steinmetz (fig. ijest du type à enroulement fermé et le fonction, nement de la machine doit être tel que la force magnéto-motrice équivalente de l’induit, produite par les courants alternatifs ' d’alimentation, • soit plus
- Fig. i.
- grande que celle correspondant au courant continu débité par le collecteur et puisse servir, par suite, à l’excitation des pôles auxiliaires pour l’amélioration de la commutation. Ceci exige que la puissance débitée par le collecteur soit plus faible que celle reçue sous forme de courants alternatifs, d’où la nécessité de faire travailler en outre la machine comme moteur.
- Le seul inconvénient à cette manière d’opérer est que le flux de commutation des pôles auxiliaires est aussi fonction de la charge de la partie moteur qui doit ainsi rester dans un rapport pratiquement constant avec celle de la partie commutatrice.
- C.-F.G.
- Moteur monophasé a collecteur. — Alexan-derson. — Publié le 5 octobre 1909 (Eloclrical World, 28 octobre 1909).
- Le moteur série à répulsion, dont le schéma des connexions est représenté sur la figure 1, démarre comme un moteur ordinaire à répulsion avec induit en court-circuit.
- Pour l’obtention des vitesses élevées, le circuit d’excitation B sur le stator est connecté avec l'induit. et l’ensemble est disposé aux bornes du réducteur de tension F qui modifie la tension d’alimentation. Le reste de cette tension est utilisé dans un second
- enroulement C avec une réactance en série.
- \
- Le but de l’inventeur, en réduisant la tension qui agit sur l’induit et l’enroulement inducteur B, est
- do diminuer le champ inducteur, lequel est réglé aux faibles vitesses pour une bonne commutation, mais aurait un effet désavantageux pour la commutation aux vitesses élevées.
- En introduisant l’enroulement inducteur B dans le circuit de l’induit, on décale un peu plus le courant dans l’induit par rapport à celui de l’enroulement inducteur C, de façon à produire un flux de fuite, lequel, lorsqu’il est coupé par les spires de l’armature en commutation, induit une force électromotrice facilitant la commutation.
- L’alimentation de l’enroulement G par la tension restant disponible, permet de compenser un peu la réduction du facteur de puissance qui se produirait si l’on intercalait cet enroulement dans le circuit de l’induit. Quant à l’enroulement statorique D, agissant comme bobine de réaction, son but est d’empêcher la fixation définitive de la valeur du décalage du flux inducteur et, par suite, d’obtenir un véritable moteur shunt comme cela aurait lieu si la bobine réactive était supprimée.
- Fig. [.
- L’enroulement D doit être disposé de façon à n’avoir aucun effet inductif sur les autres enroulements du moteur ; il est disposé dans des perforations qui, autrement, seraient occupées par l’enroulement C, les bobines étant connectées en sens inverse de façon qu’il n’y ait aucune induction mutuelle entre ces deux enroulements.
- Cet enroulement D est tel qu’il produise un nombre de pôles double de celui de l’induit et qu’il 11’ait aucune induction mutuelle avec l’enroulement induit.
- C. G. F.
- CORRESPONDANCE
- Paris, 25 janvier 1910, Monsieur le Rédacteur en Chef,
- Je trouve clans le numéro de La Lumière Elec-
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- trique le schéma de charge en 3 séries des batteries d’accumulateurs, avec deux inverseurs tri-polaires.
- Posilion 5
- Position 2
- Position 1
- Fig. i.
- J’ai l’avantage de vous remettre ci-contre un schéma que j’applique depuis quelques années et qui ne comporte qu’un inverseur bipolaire et un inverseur unipolaire.
- Pendant la position I la résistance E permet d’équilibrer la charge des groupes i et a. Lors de la décharge (position 3) la manette du rhéo-tat R est mise sur le plot de court-circuit.
- Veuillez agréer, etc.
- G. Michaux.
- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX
- Décret en date du 30 décembre 1909, modifiant le décret du 17 octobre 1907, organisant le Sei'vice du Contrôle des Distributions d’énergie électrique ().
- Le décret du 17 octobre 1907 est modifié ainsi qu’il suit (article 13) :
- Le tarit maximum des frais de contrôle prévus aux articles 9 et 11 de ce décret sera révisé au plus tard le i”r janvier 191a.
- Après la première révision, le tarif pourra être révisé tous les dix ans.
- Arrêté du 11 décembre 1909, modifiant l’arrêté du 3 avril 1908, organisant le contrôle des distributions d’énergie électrique dans le département des Pyrénées-Orientales (a).
- Par arrêté du 11 décembre 1909, l’arrêté du 3 avril 1908, organisant le contrôle des distributions d’énergie électrique dans le département des Pyrénées-Orientales, a été modifié ainsi qu’il suit, en ce qui concerne le service du contrôle de l’exploitation technique, savoir :
- Ingénieur.
- M. Mathieu, ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées, à Perpignan.
- Agents du contrôle.
- «JM. BÈs (Louis), conducteur principal des Ponts et Chaussées, à Perpignan.
- M. BÈs (Albert), conducteur des Ponts et Chaussées, à Perpignan.
- Ces dispositions ont leur effet à dater du 16 décembre 1909.
- (') Journal officiel du 3i décembre 1909. (lJ) Journal officiel du 1.4 décembre 1909.
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- VARIÉTÉS
- De F influence des ingénieurs sur les affaires publiques. — Engineering, 5 novembre 1909.
- L’article que nous reproduisons ici expose les idées qui se font jour Outre-Manche.
- Les ingénieurs sont fiers d’avoir créé la civilisation moderne en améliorant les conditions de la vie. Et en effet, leurs travaux ont accru notre confort, nos loisirs, peut-être aussi ont-ils allongé la vie humaine par l'assainissement général de tous les produits de consommation. Enfin, ils ont facilité les moyens de communication et de locomotion, et par là-même rendu plus rapides et plus énergiques les moyens dont dispose la société pour se préserver contre les malfaiteurs.
- .Personne cependant ne semble vouloir admettre que ringénieur puisse avoir le droit de s’ingérer dans les affaires publiques si ce n’est pour apporter de nouveaux perfectionnements techniques; le public anglais n’a pu se faire encore à l’idée que la législation puisse tenir compte des opinions des ingénieurs constitués en corps ou que les* usages sociaux puissent subir leur influeneç.
- Il y a, en Angleterre, des Health Acts inspirés par le corps des médecins; des lois concernant la liberté individuelle et le transfert des propriétés, inspirées par les professions légales ; des Education Acts destinés à'répondre auxexigences du clergé, etc. La législation tient compte de certaines professions nouvelles. Le public obéit aveuglément aux indications que lui donnent les médecins, les membres du clergé, etc., etc. Mais lorsqu’il s’agit des ingénieurs, il tourne leurs idées et leurs propositions en ridicule.
- Il suffit de rappeler l’opposition faite à rétablissement des chemins de fer, encore toute récente; onia rencontre encore quand les compagnies s’efforcent de faciliter le trafic en y apportant des modifications.
- En revanche, 011 pourraitpenserque l’ingénieur ait gagné quelque estime par considération de ce qu’il a fait en rendant la nourriture moins eoû-tcusexet plus &ainc : grâce à eux, le pain est aujourd’hui meilleur et coûte moins cher; on peut
- en toute saison se procurer des fruits et des légumes frais, des aliments que jadis seuls pouvaient goûter ceux qui parcouraient le monde. Et malgré tout, personne ne leur rend hommage et ne fait mention de leurs travaux. Il en est de même en ce qui concerne la fabrication des vêtements; on nra même pas élevé un monument à Hargreaves et à lioAve.
- Que Ton compare, par exemple, les résultats de deux mouvements similaires qui se sont produits dans le but de donner rang et titres militaires aux médecins de l’armée et aux ingénieurs de la marine. Depuis longtemps on appelle les premiers capitaine, colonel chirurgien-major, et pourtant leur rôle en temps de guerre est essentiellement neutre; c’est seulement depuis peu qu’on donne aux seconds les titres de capitaine ou amiral ingénieur, et cependant ceux-ci peuvent prendre part effectivement à la'lutte, souvent aux premières lignes. Encore n’ont-ils pas les pouvoirs qui correspondent à ces titres, purement honorifiques. Pourquoi? C’est que le» docteurs ont pris chaudement en main la cause de leurs collègues, dissuadant même les jeunes médecins d’entrer dans l’armée, et, comme il fallait bien des chirurgiens, les autorités capitulèrent. Mais une seule société d’ingéniefcirs enseignants a dirigé ses efforts vers le but en question, et c’est à elle seule que sont dus les quelques avantages obtenus. N’cst-il pas permis de croire que si les Institutions des Civil Engineers et des Mecluinical Engineers avaient insisté pour que les ingénieurs de la marine soient les égaux des officiers de l’armée active, si elles avaient fait valoir que ce sont eux qui conservent à l’Angleterre sa suprématie navale, si elles avaient employé les mêmes moyens que les docteurs, le but désiré ne serait pas déjà atteint? r
- E11 somme, le corps des ingénieurs est par trop modeste, ce qui 11e peut guère se concevoir étant donné l’expérience de certains. Ils n’ont jamais exercé ni cherché à exercer une influence dans la société. Ils laissent les hommes d’état, politiciens, hommes d’affaires récolter ce qu’eux-memes ont semé, et en tirer gloire.
- 11 y a à cela une raison ; c’est que la profession
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- del’ingénieurcsttrès absorbante et qu’elle ne lui laisse que peu de temps pour penser à autre chose. C’est meme là ce qui la distingue des autres carrières, dont le but est beaucoup plutôt d'assurer la vie de ceux qui les embrassent que de leur fournir une satisfaction intellectuelle. Lorsqu’un ingénieur entre dans une association, c’est uniquement le côté technique qui l’attire; il s’occupe bien sans doute des intérêts de sa société, mais c’est guidé par le mpmc point de vue. *
- Et pourtant il y a plus à faire.
- Jusqu’ici la tendance des ingénieurs à prendre dans les affaires une influence corporative s’est traduite surtout parla constitution du Standards Commillee. Celui-ci a contribué directement à Tunification et à la simplification de la fabrication industrielle, mais, indirectement, il a donné un résultat beaucoup plus important : il a montré qu'il existe une corporation susceptible'de parler au nom des ingénieurs et d’imposer son opinion sur les sujets qui relèvent de sa compétence. L’inlluence de ce comité se borne aux questions professionnelles et industrielles ; mais c’est déjà quelque-* chose, c’est même un grand progrès, qu’il y ait une assemblée représentant non pas seulement unp Institution, mais plusieurs, et qui ait qualité pour formuler les meilleures opinions de toute la profession. Auparavant, le seul indice des opinions des ingénieurs était la discussion technique,et 1*1 nslitution, dans le compte rendu qu’elle en donnait, déclinait toute responsabilité ^u sujet de l’exactitude des conclusions ; cela était d’ailleurs souvent justifié par la confusion et les contradictions qu’elles présentaient.
- D’autre part, il se dessine un mouvement dont le but est d’améliorer la position sociale de l’ingénieur. Les deux grandes Institutions s’en occupent; le président de l'Institution of Civil Engineers, M. Inglis, dans le discours qu’il prononçait le 2. novembre 1909, indiquait les premières manifestations de ce mouvement, conséquence de la volonté des ingénieurs de s’ingérer dans les affaires où seuls ils sont compétents : pendant les dernières vacances, le conseil a été engagé à s’élever contre les modifications apportées aux Building Acls contenus dans le London CounLy Council Bill. Dérogeant à ses habitudes en raison de l’importance de la question,. l’Institution est intervenue et, après une discussion longue et ardue devant la Chambre des Com-
- munes, le texte du Bill fut modifié de façon à lui donner satisfaction. C’est un fait d’importance et il faut se féliciter de cette démarche de la première Institution d’Angleterre; il faut, espérer qu’elle se généralisera bientôt, les ingénieurs se persuadant que c’est leur droit et leur devoir d’intervenir dans l’organisation de la société.
- En Amérique, les ingénieurs oiitfait un pas de plus en affirmant leurs droits à prendre partiaux affaires de la société etdc l’Etat. En octobre 1908, la Société américaine des Mcchanical Engineers a discuté une communication de M. Cooke intitulée « les Ingénieurs et le Peuple », plan de coopération entre la Société et le public. Au congrès de décembre, on a adopté une résolution de M. Swasey sur ce sujet et en mars dernier un comité a été choisi dans le conseil pour surveiller les rapports de la Société et du public. Ce comité serait permanent chargé de surveiller la législation et les autres écrits publics, d’appeler l’attention du conseil sur ceux qui pourraient intéresser b;s ingénieurs et aussi sur ceux dans lesquels ils pourraientet devraient, en vertu de leur compétence, intervenir au profit du corps politique. Evidemment ce mouvement n’est qu'à l’état embryonnaire, mais il va se développer entre les mains des ingénieurs américains. Ceci aura un double avantage: le publicseramaintenu au courant des nouveautés importantes, à l’abri de beaucoup d’erreurs, tandis que les ingénieurs y gagneront le sentiment de leur responsabilité et élargiront un peu leur horizon et leurs vues sur la vie.
- C’est le manque de vues d’ensemble qui met souvent les ingénieurs sous la dépendance d’autres hommes beaucoup moins capables qu'eux-mêmes. 11 semblerait naturel par exemple qu’un ingénieur fut directeur général d’une entreprise dont le succès dépend de son rendement mécanique, d’un réseau de chemins de fer par exemple; c’est cependant l’exception, car une telle situation demande des aptitudes très spéciales. La minutie que réclament les travaux de l'ingénieur a tendance à rétrécir le champ de sa vision; or les grandes affaires exigent à leur tète quelqu’un qui voie de plus haut, et tant que les ingénieurs, en tant que corps, ne réaliseront pas plus complètement leurs devoirs de citoyens, ils ne pourront occuper les situations auxquelles leur donne droit leur travail.
- On a dit qu’un ingénieur cessait vraiment d’être
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- ingénieur le jour où il devenait un homme d'affaires, et cela est vrai en grande partie, car il n’est pas possible de concentrer son attention à la fois sur deux choses différentes.
- Mais il n'est pas question que les ingénieurs abandonnent leurs occupations; seulement, ils ne doivent pas se laisser complètement absorber par elles, ni oublier qu'ils font partie d’une société dont l’existence repose en grande partie sur leurs travaux. En montrant qu'ils en sont fiers, qu'ils sont toujours prêts à donner un conseil et à aider à préserver leurs œuvres de la ruine, ils obtiendront le crédit auquel ils ont pleinement droit. S’ils prouvent au contraire que le seul lien qui les unit repose sur leur valeur technique ou sur les avantages qu’ils peuvent en retirer, on les assimilera à des marchands quelconques.
- L’auteur termine son article en exprimant le désir qu’en Angleterre on considère avec attention l’exemple des ingénieurs américains et que non seulement on se demande s’il est digne d’être imité, mais aussi s'il n'y a pas des moyens sérieux et effectifs h prendre dès maintenantpour le mettre en pratique.
- Comparaisons entre l’industrie électrique en Allemagne et en Angleterre. — Communication et discussion à la séance de 1’ Institution of Elec-trical Engineers du 9 décembre 1909; reproduite par l’Engineering, 17 décembre 1909.
- La récente communication que M. Morcom a faite à la section de Birmingham de l’Institution of Elec-trical Engineers a mis en lumière le fait que le salut des grandes compagnies de construction électriques en Angleterre réside dans le développement des affaires d’exploitation. Il y a des millions placés dans des exploitations électriques en Angleterre, et une grande partie est improductive.
- Le rapport sur les méthodes et les procédés de l’industrie électrique allemande, fait par MM. L.-J. Lepine et A.-R. Stelling à l’Institution of Electrical Engineers, a suscité une intéressantcrdiscussionsur ce sujet. La majorité des orateurs se sont contentés de confirmer que le succès de l’industrie électrique en Allemagne, comparé à celui de la Grande-Bretagne, était du à des causes politiques. Une telle affirmation est bien loin de résoudre la question.
- La différence entre les résultats financiers obtenus par les exploitations en Allemagne et en Angleterre est frappante. Dans les deux années 1907 et 1908 les
- quatres grandes Compagnies allemandes ont payé des dividendes de l’ordre de 12 % . Pendant la même période, la majorité des Compagnies anglaises, bien' loin de payer quelque dividende que ce soit, ont dû lutter pour leur propre existence.
- Le dernier rapport de l’Union des grandes Compagnies d’électricité allemandes qui s’occupent particulièrement d’appareillage et de traction, montre qu’aucune Compagnie qui en dépend ne paie moins de 6 % et que la Société elle-même paye 10 % sur nn capital de 1 600 000 livres. Les Compagnies correspondantes ep Angleterre sont bien/loin de ce compte.
- Ces excellents résultats en Allemagne ont été largement favorisés par des concessions mutuelles faites par les Compagnies et par les opérations des Banques industrielles.
- En Angleterre, au contraire, il y a toujours eu les compétitions les plus âpres dans presque toutes les branches de l’industrie électrique, à l’exception d’une seule. Les fabricants de câbles ont pu sauvegarder leurs intérêts et il est probable qu’on aurait pu faire quelque chose en faveur des maisons de construction de machines électriques. Des difficultés se présentent en raison de la variété des appareils, mais il ne semble pas impossible d’arriver à un arrangement. Par exemple, les catégories d’appareils qui sont fabriqués par un petit nombre d’usines permettraient le plus facilement cet arrangement. L'uniformisation des prix des transformateurs à courant alternatif offrirait moins de difficultés que celui des moteurs à courant continu. A notre connaissance, les appareils de mesures constituent la seule catégorie qui ait pu faire l’objet d’un arrangement commercial. Le premier arrangement a duré seulement un an ou deux ; mais nous savons qu’un nouvel arrangement est actuellement élaboré dont les détails ne sont pas encore connus.
- La question des banques industrielles et des Sociétés d’exploitation est liée très étroitement au succès général d’une affaire. Un capital est nécessaire pour de telles entreprises et ce capital ne viendra pas - vers une industrie qui ne réussit pas.
- Le capital, comme tel, est indifférent à la façon dont il doit être employé et choisira des Skaling-rinks de préférence à l’industrie électrique si cette première entreprise permet de meilleurs dividendes ou une plus grande sécurité. L’absence et l’insuccès de semblables Compagnies en Angleterre s’explique aisément par la législation répressive qui a traqué
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- l’industrie électrique à ses débuts et l’a poursuivie jusqu’à maintenant.
- Il n’y a pas lieu de croire que l’insuccès de l’industrie électrique anglaise doive être attribué au manque d’initiative des financiers anglais.
- On ne peut pas attendre du capital qu’il se porte là ou il n’y a aucun espoir de revenus satisfaisants. L’idée émise par M. Mordey, que l’état où se trouve actuellement l’industrie est imputable à l’avidité des capitalistes qui ont construit trop d’usines, est tout à fait contraire à cette manière de voir et implique qu’il y a eu un trop grand esprit d’entreprise. Sans doute la surproduction est en partie responsable de l’état des affaires; mais.il est certain que les usines ne sont pas employées comme elles devraient l’être.
- Certains passages du rapport indiquent les raisons qui permettent à l’industrie allemande de surpasser l’Angleterre sur les marchés et l’étranger, raisons qui ne font intervenir aucune question de tarif.
- La plus importante est la journée de 18 heures. Le jour est divisé en deux périodes de 9 heures avec un intervalle d’une demi-heure entre ces périodes. La première s’étend de 7 heures du matin à 4 h. i5 du soir et la seconde de 4 h. 45 du soir à a heures du matin. Le taux des salaires pour ces deux périodes est très peu différent.
- L’avantage de ce système, au point de vue d’un industriel, est évident.
- Les heures supplémentaires, qui nécessitent un taux de paiement plus élevé, sont inconnues, tandis que le rendement du travail fourni par les machines-outils est doublé. L’amortissement du capital est plus rapide et les frais d’exploitation plus faibles.
- Il y a des raisons de croire que le bénéfice, défini comme la différence entre le prix commercial de l’appareil et son prix de revient, est de l’ordre de i5 % , dans les ateliers de construction allemands. En Angleterre au contraire, à l’époque actuelle, cette différence est, le plus généralement, nulle*.
- S’il était possible d’adopter le système de la journée de 18 heures dans les usines anglaises, leur position vis-à-vis des usines allemandes serait immédiatement améliorée; mais il n’est pas probable que les Trade-Unions acceptent un tel arrangement, malgré l’exemple qui leur en est donné par l’Allemagne.
- Une autre raison qui semble donner à l’Allemagne un avantage est le taux très bas des appointements, aussi bien pour le personnel des ateliers que pour celui des bureaux. Les ingénieurs à leur sortie de l’école reçoivent ordinairement dans les bureaux de
- dessin iüo francs par mois. Nous croyons bien que c’est là tout ce ce que méritent des ingénieurs novices (*), et cependant la majorité des compagnies anglaises ne donnent pas à leurs dessinateurs moins de 40 francs par semaine. On peut penser qu’aucun travail satisfaisant ne peut être obtenu de jeunes gens sortant de l’école avant qu’ils aient passé un temps assez long dans les bureaux de dessin ; cependant, en raison de la diligence rigoureuse du travail, il est probable que clés résultats assez satisfaisants sont obtenus. Si un jeune ingénieur est occupé à dessiner des portte-balais, et uniquement des porte-balais il est probable qu’il pourra rendre des services au bout d’une semaine ou deux (2). Un passage du rapport dans lequel il est indiqué cpie les dessinateurs ne doivent pas entrer dans les ateliers nous fait sourire. Cela est caractéristique de l’esprit germanique. Un jeune homme sortant de l’école et entrant, dans une usine sait parfaitement sur ce point qu’il n’est pas venu pour apprendre à être ingénieur, mais seulement pour faire partie d’un tout organisé et concourir à faire fructifier les capitaux.
- Enfin le rapport indique comme raison capitale de l’infériorité des affaires anglaises là différence qui existe entre les organisations établies en pays étrangers par les Compagnies allemandes et anglaises.
- Dans les pays importants, les Compagnies allemandes ont installé des succursales techniques et commerciales. II est certain qu’il est beaucoup plus important d’avoir dans les villes étrangères des grands offices de vente que dans le pays lui-même où est l’usine principale.
- Néanmoins, à quelques exceptions près, les Compagnies anglaises n’ont pas de telles succursales. Il est probable cependant qu’elles seraient enchantées d’en avoir et que le seul fait de la dépense que cela entraînerait les en empêche. L’augn^ntation dans l’exportation des machines électriques anglaises pendant ces derrières années montre qu’un certain
- (•) On peut même dire que ces appointements sont exorbitants si on considère, comme l’auteur semble le faire ici, la valeur d’emploi immédiate des jeunes ingénieurs. Mais est-ce bien ainsi que se pose la question ?...
- N. D. L. R.
- ('*) Il n’empêche qu'avant l’expiration de ce délai, non seulement il ne rend aucun service, mais il constitue une charge pour la maison qui l’emploie. Faut-il en conclure (ce qui serait dans la logique des raisonnements précédents) qu’il doit pendant ce temps payer au lieu d’être payé?... N. D. L. R.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2e Série). — N° 9.
- progrès a été réalisé et, comme lorsque la vente augmente les autres conditions s’améliorent nécessairement, il est probable que les Compagnies anglaises seront bientôt en mesure d’avoir à l’étranger de grands offices de vente.
- Le seul conseil qu’on puisse donc donner aux Compagnies anglaises est de s’appliquer à développer le commerce avec l’extérieur et d’étudier la possibilité d’arrangements entre compagnies. On ne peut rien attendre encore d’une réforme dans les tarifs, très problématique, et quelque chance qu’il y ait d’un retour prochain à une prospérité générale, bien des années passeront encore avant qu’un changement se produise dans l’industrie électrique d’Angleterre.
- Création a Grenoble d’une station d’essais èlectvochimiques et èlectromètallurgiques.
- On nous signale la création, aujourd’hui à la veille de prendre sa forme définitive, d’un laboratoire d'essais élcelroehimiqucs et: èlectromètallurgiques annexé à l'Institut Eleclroteclmique de Grenoble.
- Il s’agit de mettre à la disposition des chercheurs, non seulement l’équipement électrique et éleclrochi-mique appropriés,mais, déplus, un laboratoire muni du matériel d’analyse et des appareils d’investigation générale.
- La mise à l’essai des procédés doit en effet être faite dans une station d'essais électrochimiques agencée cvd hoc pourvue d’une abondante distribution d’énergie électrique. Celte station louerait au chercheur, à l’ingénieur, au chimiste à la Société d’études, une logclle, une cellule, où les nouveaux procédés seraient mis à l’étude.
- En résumé, une fois complète, la station d’essais pourrait abriter :
- i° Des inventeurs venant faire subir à leurs procédés l’épreuve de la pratique industrielle;
- a° Des chercheurs venant soumettre une idée, peut-être féconde, au contrôle expérimental, sous les diverses formes que celui-ci peut emprunter.
- La ville de Grenoble a mis à la disposition de rinst.il.ut Elcetrotechnique une usine électrique de 6<>o à 8oo chevaux de puissance, située dans la ville même, à quelques mètres à peine des grandes transmissions d’énergie qui sillonnent la vallée du Drac, desservie par une voie ferrée raccordée à la gare aux marchandises du P.-L.-M., longée enfin par le canal
- de Fontenay, dérivation du Drac, susceptible, après entente avec le propriétaire, d’assurer un débit de io a i5m3 par seconde.
- On dispose dès aujourd'hui d’une installation de four d’essais de 200 chevaux.
- COMPOSITION nu CONSEIL DE LA SOCIETE POUR LE DEVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
- Présidents d’honneur :
- M. Casimir Breuier, président de la Chambre de commerce; M. le Recteur de l’Université, M. le Maire de Grenoble, MM. les Préfets de l’Isère, de la Drôme, de l’Ardèche, des Hautes-Alpes, de la Savoie, de la Haute-Savoie.
- Pt 'ésident :
- M. Marins Viallet, vice-président de la Chambre de commerce de Grenoble.
- Vice-Présidents :
- MM. Collet, doyen de la Faculté des Sciences de Grenoble ; Ch. Diederichs, manufacturier à Bonr-goin ; O. Micltoud, vice-président du Conseil d’Ad-ministration de la Société Grenobloise de Force et Lumière.
- Trésorier :
- M. G. Charpenay, administrateur de la Société des Forces Motrices et Usines de l’Àrve.
- Secrétaire :
- M. L. Barbillon, directeur dé l'Institut Electro-technique.
- Membres:
- MM. Augustin Blanchet, industriel à Rives ; le général de division en retraite Bonnet, à Dijon; TT. Capitant, ex-adjoint au Maire de Grenoble, professeur à la Faculté de Droit de l’Université de Paris ; Giraud, principal au Collège de Privas ; Léon Michoud, professeur à la Faculté de Droit de l’Université de Grenoble; II. de Rcnéville, administrateur délégué de la Société des Mines d’Antbraeite de La Mure; Sappey, industriel, président du Groupe Dauphinois de la Société des Anciens Elèves des Ecoles d’Arts et Métiers; Yielhomme, ingénieur-administrateur délégué de la Société Eleclroniclal, lurgique Française de Frogcs.
- Chambres de commerce adhérentes :
- Annonay, Aubenas, Avigori, Bourg, Grenoble, Lyon, Marseille, Roanne, Valence, Vienne, etc.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- DOCUMENTS D’EXPLOITATIONS
- Statistique des usines d’électricité allemandes du ier avril 1909 (*).
- Tableau I.
- Nombre et importance des usines, suivant la nature du courant produit.
- PUISSANCE EN KILOWATTS Puissance
- totale
- Nombre d’usines des machines des accumulateurs en kilowatts
- Nature du courant 1907 1909 1907 1909 1907 1909 1907 1909
- Alternatif 4i 47 26 201 18 463 115 838 26 316 18 801
- Triphasé Ia9 i83 151 123 186 428 1 536 I 367 I52 659 187 795
- Continu 1 ai 7 i 543 178 169 2G1 525 64 853 101 o5a 243 022 362 577
- Mixte et inconnu i43 205 37") 258 521 448 61 586 70 088 436 844 592 436
- Totaux 1 53o I 978 730 701 987 864 128 090 173 745 858 841 1 161 609
- Tableau II
- Nombre des usines d'électricité d'après la nature de la force motrice employée.
- NOMBRE D’USINES
- 1906 1907 1909
- Eau 616 669 7i3
- Vapeur 135 161 177
- Transformateurs 9 32 36
- Moteurs à explosion. .. 180 210 294
- Eau et vapeur a5o 288 348
- Divers. . . 148 170 410
- Totaux 00 fT) PO 1 1 53o 1978
- Tableau III
- Nombre des usines cVélectricité, d'après la puissance en kilowatts.
- KILOWATTS NOMBRE D’USINES
- 1900 1907 1909
- 0 à 100.... 539 634 7a9
- 101 à 5oo.... 565 625 662
- 5oi à 1 000.... 9a io5 123
- 1 001 à 2 000. . . . 55 60 71
- 2 001 à 5 000.... 32 37 53
- Àu-tlessus de 5 000. . . . 21 28 40
- Puissance non indiquée. 34 41 3 00
- Totaux 1 338 1 53o 1978
- (l) Les renseignements donnés sont extraits par le Bulletin de la Chambre syndicale des forces hydrauliques, etc., de l’ouvrage Statistik (1er Electrizitdswerke in Deutschlancl nach dem Stand i*p avril 1909, faisant suite ô la statistique qui paraissait chaque année dans YElectrotechnischc Zeitschrift. Il n’y a pas eu de statistique pour 1908.
- On n’a considéi'é comme usines d’électricité que les établissements dont les canalisations et les conducteurs empruntent les voies publiques et qui alimentent en courant électrique des localités, soit en entier, soit en majeure partie, ou qui ont un caractère d’intérêt public. Les autres installations produisant de l’énergie électrique nont été comprises dans la statistique que lorsqu’elles servent à l’éclairage public, soit dans la môme localité, soit dans une localité voisine, ou qu elles livrent du courant à des particuliers en utilisant les voies publiques, , , . . —
- Il existe environ 72 usines qui, faute de renseignements, n’ont pas été comprises dans la statistique; le nombre total des usines d’électricité se trouve ainsi porté à 2 o5o en chiffres ronds.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2« Série). — N 9.
- Tableau IV
- Classification des usines d'après leur ancienneté.
- NOMBRE D ANNÉES d'exploitation NOMBRE d’usines NOMBRE d'années d’exploitation NOMBRE d’usines
- I i3 63
- a6 )) i a 95
- H au » 11 114
- a 4 I IO 179
- a 3 I 9 1-54
- a a a 8 ia7
- ai 8 7 131
- ao 8 6 ia9
- *9 4 5 i54
- 18 9 4 i a 4
- ll *9 3 I TjO
- iG a 8 a 13a
- x5 51 i 19a
- i4 39
- Tableau V
- Puissance des machines et accumulateurs des stations centralesfen kilowatts.
- 1906 1907 1909
- Machines 609 5x5 73o 75i 987 864
- Accumulateurs.... 11-3 5;4 ia8 090 173 745
- Totaux 723 089 858 841 T l6l 609
- Ces totaux sc divisent comme suit; d’après la nature du courant :
- 1906 1907 1909
- Courant continu Courant alternatif et a53 14 4 a43 oaa 36a 677
- triphasé i57 665 '79 964 ao6 596
- Courant mixte 3ia a8o 435 855 59a 436
- Totaux 7a3 089 858 84 x 1 161 609
- Tableau VI
- Nombre et puissance des appareils utilisant le courant produit par les usines.
- > ! I 1906 1907 1909
- Nombre ) , , . . , r, > des lampes a incandescence Capacité \ 1 N°mbl’e, des lampes à arc Capacité j Rendement des moteurs fixes en chevaux Rendement des moteurs de chemin de fer en chevaux Capacité des appareils de cuisine et de chaulïagè en kilowatts. . Capacité globale en kilowatts 8 a4o 596 4xa o3o 154 9x3 77 455 377 838 » » 8 a 9 54i 9 768 563 486-8a8 178 91a 89 456 58a 86a » » 1 100 86x 1a 808 35i 640 416 a34 566 1a9 011 896 910 a86 910 37 7 a x x 87a 59a
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La question de la réforme du tarif des douanes français préoccupe de plus en plus l’opinion étrangère. A vrai dire, elle s’en émeut davantage que l’opinion française, qui semble lassée de l’effort qu’on lui a demandé, lors de ces consultations « à domicile » auxquelles s’est astreinte la commission des douanes! La Belgique, comme nous l’avons déjà vu, s’agite beaucoup, parle de représailles, si son action n’obtient aucun résultat auprès du Sénat; son conseil supérieur de l’industrie et du commerce a décidé, par l’organe de sa commission spéciale chargée d’étudier le nouveau tarif, qu’il n’était pas chargé de proposer un nouveau tarif de douanes
- belge, mais qu’il laissait au gouvernement le soin d’examiner quels sont les articles de luxe qui peuvent être frappés, en stipulant toutefois que l'augmentation de ces droits ne peut constituer un renforcement du protectionnisme en Belgique, Voilà une précaution oratoire qui permettra d’appeler mesure de défense ce qui représentera réellement pour nous une mesure de protection. Les mots n’étant pas les mêmes, les principes seront sauvegardés.
- Une protestation plus énergique des bourgmestres des communes voisines de la frontière au sujet de la taxe projetée contre les ouvriers étrangers travaillant en France pourrait avoir plus d’effet sur nos assemblées parlementaires. Des industriels
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- belges, propriétaires eux-mêmes d’usines dans le Nord de la France, menacent de transporter celles-ci de l’autre côté de la frontière, si cette taxe est votée. Ceci est une véritable mesure de défense que tout esprit dégagé de certaines vues économiques un peu courtes ne pourra les blâmer d’adopter. Nous manquons de main-d’œuvre industrielle autant qu’agricole, notre cadre ne comporte pas de donner le pourquoi de cette situation, mais nous devons seulement en constater le fait au point de vue économique. Et c’est le moment qu’on choisit pour éloigner de nos centres manufacturiers la main-d’œuvre étrangère, qui vient combler les vides le plus souvent à la satisfaction de nos industriels ! La conséquence sera bien de réduire la production nationale, de renchérir les produits, et finalement de rendre tout à fait illusoires les droits des nouveaux tarifs douaniers. Quelques années encore, et l’augmentation du tarif deviendra nécessaire.
- On conçoit difficilement que les métallurgistes, qui ont beaucoup fait pour la révision du tarif douanier, et qui sont dans l’obligation d’avoir recours à cette main-d’œuvre, laissent passer celte disposition sans protestations. Quelles conséquences également à prévoir sur la production de nos charbonnages! Par la force des choses, ils utilisent beaucoup d’étrangers; la loi de huit heures, appliquée depuis le icr janvier dernier, aura déjà pour effet de réduire la production et d’augmenter les prix; car l’écart entre le prix de revient et le prix de vente ne laisse plus aux compagnies assez de marge pour assurer les amortissements, les travaux neufs et l’intérêt du capital. Toute taxe supplémentaire sur la main-d’œuvre, de quelque façon qu’elle soit appliquée, conduira ou à une diminution de la production ou à une augmentation des prix de vente. Les statistiques actuelles émanant des ingénieurs du corps des mines ne laissent aucun doute à cet égard; et comme cette loi du maximum de la durée du travail menace toute l’industrie française, nous donnerons l’aperçu suivant : Depuis igoS, date de promulgation de la loi, le rendement en charbon de l’ouvrier du fond n’a cessé de décroître passant de 99ikg dans le Nord en 1905, à gioVs dans le même département en 1908, de 975fefir en 1908 dans la Loire, à 876^ en 1908; la réduction varie de 7,5 % cà 10 % . Les salaires, de leur côté, ont augmenté respectivement de i3,2 % à 7,1 % ; la loi ayant été appliquée par paliers successifs de deux ans, on s’explique les effets progressif et dégressif. Us seront logiquement les
- mêmes pour le cas de l’application intégrale de la loi. D’autres lois fiscales en préparation et visant les mines ne disposeront pas les compagnies à diminuer le prix des combustibles. On voit, au point de vue économique et financier, la répercussion sur toutes les industries.
- Aussi partout où cela sera possible, verra-t-on la concentration des mines de production d’énergie électrique, la suppression de la machine à vapeur chez l’artisan dans la petite et même dans la grande usine. On aura de plus en plus recours à l’énergie hydro-électrique transportée à de grandes distances, ou utilisée sur place, à la suite d’une émigration des usines.
- Partout notre territoire se couvre de ces multiples sociétés d’exploitation. La dernière fois, nous parlions de la Société d’Electricité de la Vallée du Rhône; aujourd’hui, on annonce la constitution de la Société Toulousaine du Bazade qui absorbe par voie de fusion la Société Toulousaine d’Electricité et la Société civile anonyme du Moulin du Bazade. La première, dont le réseau s’étend sur toute la ville de Toulouse, était locataire principal de l’actif de la seconde consistant en une chute sur la Garonne en pleine ville de Toulouse et. en immeubles, terrains et usines. Le capital de la nouvelle Société sera de 9 i5o 000 francs, divisé en 36 000 actions dont 6 480 actions privilégiées À, qui seront remises à la Société du Moulin de Bazade, 20120 actions privilégiées B, et 4 000 actions ordinaires qui seront remises à la Société Toulousaine. Il est créé en outre 8 000 parts bénéficiaires. Les recettes de iyoy ont atteint 1 17S 000 francs et l’on estime qu’elles pourront rapidement s’augmenter de 80 % .
- Les inondations ont eu une répercussion des plus fâcheuses sur les recettes de nos compagnies de chemins de fer. L’Orléans, le Paris-Lyon-Méditerranée, l’Est, l’Etat paieront en insuffisance de revenus et en dépenses de réfection un lourd tribut au désastre. C’est bien difficilement que, ccs deux dernières années, les dividendes ont été maintenus à des taux de capitalisation raisonnables, et c’est bien difficilement aussi que se sont effectués les remboursements à l’Etat des subventions résultant de la garantie d’intérêts. Les effets de la loi sur les retraites des mécaniciens et chauffeurs s’ajoutant à ceux des derniers événements, il court le bruit d’une crise des chemins de fer. Les charges nouvelles ne sont pas compensées par les plus-values de recettes et toutes les modifications ingénieuses des Compagnies pour abaisser le coefficient d’exploitation; il a été
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- question de l’augmentation des tarifs, mais l’Etat, qui cependant y aurait intérêt, semble faire la sourde oreille. Là encore l’exploitation devra avoir recours à la traction électrique ; mais on hésite devant tant de capitaux à immobiliser et devant cette révolution du mode de transport.
- Nos édiles appelés à se prononcer sur les modifications à apporter au cahier des charges des transports en commun les ont définitivement acceptées : il s’agit d’étendre la zone du trolley, de diminuer certain droits de stationnement et de reculer le début de la période d’amortissement. Mais le Conseil municipal a dû d’abord rejeter la proposition de certains socialistes d’exploiter en régie directe, puis en régie intéressée ; tous les bienfaits de ces deux systèmes ont été de nouveau vantés avec le môme luxe d’arguments : nécessité de se soustraire à une oligarchie financière, de ne pas livrer la ville de Paris pieds et poings liés à la Compagnie actuelle; les progrès réalisés et à réaliser feront de la régie directe une source de gros bénéfices ; enfin ce serait accomplir un acte de haute moralité ! Le préfet de la Seine n’a pas eu beaucoup de peine à détruire l’effet de ces banalités et à enlever le vote du Conseil. 11 semble bien que c’est pour la forme qu’on invite tous les futurs demandeurs en concession à
- faire leurs offres, car nul ne doute, quant à présent, de l’octroi de la concession à la Compagnie Générale des Omnibus.
- Le marché de New-York a été en dépression toute la semaine dernière : il en est résulté à Londres et à Paris une baisse des valeurs de cuivre. La modicité de la diminution des stocks a eu aussi son influence sur les cours, et malgré la confirmation de source sûre de la conclusion d’un accord entreles principaux producteurs, il ne s’ensuit aucun mouvement intéressant. L’Amérique du Sud, qui échappe pour le moment aux combinaisons de l’Amalgamated, ouvre des mines ; le Mexique poursuit d’actifs travaux de mise en valeur de gisements importants. En Afrique l’achèvement du chemin de fer du Cap au Caire conduira à l’exploitation des gisements du Haut-Congo. En Amérique du Nord même, Calumet and Iiecla et Pliilps Dodge et Cu ont déclaré vouloir rester indépendantes. Quel espoir peuvent donc former les partisans du trust ?
- La Société d’Electricité Alioth déclare un dividende de 6% aux actions ordinaires et privilégiées malgré réduction des bénéfices de 188000 francs environ : ils se chiffrent pour l’année à 919 Gg3 francs au lieu de 1 107 729 francs.
- D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. —Le ministre des Travaux publics a présenté à la Chambre un projet de loi ayant pour objet de déclarer d’utilité publique l’établissement du réseau complémentaire de voies électriques souterraines, concédé à la compagnie du Métropolitain. Voici la liste de ces nouvelles lignes ou prolongements de lignes :
- i° Prolongement de la ligne n° 7 par les quais, du Palais-Royal à la place de l'Hôtel-de-Yille et au boulevard Moriaud, longueur : 3740 mètres;
- 20 Prolongement de la ligne n° 3 jusqu’à la porte des Lilas avec raccordement sur la ligne n° 7 près de la porte du Pré-Sainl-Gervais; longueur : 1 835 mètres;
- 3° Voie ferrée de la porte d’Orléans à la porte de Genlilly; longueur : 1 400 mètres;
- 4° Prolongement du Trocadéro jusqu’à l’Opéra, et éventuellement jusqu'au carrefour Drouot, de la ligne de
- la porte de Saint-Cloud au Trocadéro par la place de l’Alma et le rond-point des Champs-Elysées ; longueur : 4 000 mètres ;
- 5° Embranchement de la Bastille à la porte de Picpus ; longueur : 4 a5o mètres ;
- G0 Ceinture intérieure des Invalides aux Invalides, longueur : 12 28a mètres;
- 70 Ligue de la porte de Choisy et de la porte d’Italie au boulevard Saint-Germain, avec raccordement sur la ligne n° 4 au carrefour de l’Odéon; longueur : 4 5a8 mètres;
- 8° Ligne de la porte de Montreuil à la place de la République : longueur : 4 655 mètres;
- 90 Ligne de la place de la République à la porte des Lilas : longueur : 3940 mètres.
- Charente. — Le Conseil général a émis un vœu favorable en vue de l’établissement d’une ligne de tramways de Confolens à Saint-Ju >'en par Saint-Maurice, Chabrac et Blagnac.
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- Côtes-du-Nord. — On va procéder très prochainement à la construction du ae réseau des tramways départementaux comprenant les lignes suivantes : i° Guildo à Saint-Briac; a0 Lamballe à Pléneuf; 3° Yfïignae à Matignon.
- Orne. — Le projet d’établissement d’une ligue de tramways de Domfront à Gorron est actuellement à l’étude.
- Pas-de-Calais. — Les travaux d’établissement du tramway électrique de Béthune à Bruay vont commencer très prochainement.
- Calvados. — Le Conseil municipal de Pont-l'Evêque a donné sün adhésion au projet de traction électrique pour le tramway de Pont-l’Evèque à Mézidon.
- Suisse. — Une compagnie française étudie le projet d’établissement d’un tramway électrique de Thun à In-terlaken. Le devis se monterait à 3750000 francs.
- Autriche-Hongrie. — La compagnie des tramways d’Agram va procéder à l’augmentation de son capital dans le but de convertir son réseau de tramways à la traction électrique.
- Une somme de 908 000 couronnes vient d’être affectée au renouvellement du matériel de traction de Prague. Le conseil municipal de cette ville a été, en outre, autorisé à contracter un emprunt de 2000000 de couronnes en vue de l’extension de son réseau électrique.
- Transvaal. — Le conseil municipal de Pretoria a l’intention d’émettre un emprunt de 25 millions de francs, dont 3 750000 francs seraient consacrés à l’extension de son réseau de tramways.
- Brésil. — Les études définitives pour l’extension de la ligne de chemin de fer à construire entre Pitangueiras et Viradouro ont été approuvées par le gouvernement fédéral.
- Roumanie. — M.Era. Gostinesco, ministre des Finances, vient de déposer sur le bureau de la Chambre des députés un projet de loi l’autorisant a conclure un emprunt de 19 millions de francs destiné à couvrir les besoins des chemins de fer de l’Etat.
- Sur cette somme, environ 24 millions de francs seront dépensés en achatde nouveau matériel, dont 5 195000 fr. pour voitures à voyageurs (environ 1 3oo), 11 060000 fr. pour wagons à marchandises, 7 5oo 000 francs pour locomotives, etc.
- Le gouvernement a décidé, en outre, de commencer immédialementla construction de quatrelignesnouvelles.
- Ces lignes sont :
- i° La ligne de la Dobroudja, qui partira de la station de Dorobanlz, sur la ligne Cernavoda-Constantza, et qui, par Babadag, ira aboutir à Tulcea. Devis : 6 millions de francs ;
- 20 La ligne de Pasheani-Grashi-Tg’-Neamlz. Devis : 3 millions de francs ;
- 3° La ligne de Buhàeshti-Negreshli-Baceshti-Bara-Roman, faisant communiquer les deux grandes voies ferrées longitudinales de la Moldavie et établissant une communication directe entre Vaslui et Roman. Devis provisoire : 21/2 millions.
- 4° La ligne Faurel-Tecuci, qui fera communiquer directement la Moldavie avec Constantza. Devis : 3 millions de francs.
- Enfin, le projet de loi accorde 1 1/2 million pour la transformation de la ligne Crasna-Hushi en ligne à voie normale. Cette somme suffira pour transformer la ligne jusqu’à Dobrina.
- ÉCLAIRAGE
- Allier. — Le Conseil municipal de Cramoyes a accepté le projet d'éclairage électrique qui lui avait été soumis.
- Ardèche. — Dans notre numéro du 19 février, p. 256, nous avons annoncé la constitution de la Société d’électricité de la vallée du Rhône; celte Société se propose de distribuer l’énergie électrique dans la région comprise entre Valence et Pont-Saint-Esprit, sur les deux rives du Rhône, et dans la région de Flaviac, Privas, Vais et Aubenas. L’Energie électrique du Littoral méditerranéen fournira à la nouvelle Société une puissance minima de 6 000 chevaux; le courant lui sera livré par l’usine de Ventavon. Une usine à vapeur de secours est également prévue. Les fondateurs se sont assurés des contrats de vente d’énergie avec les principaux industriels et sociétés de la région, parmi lesquels la Société J. et A. Pavin de La-farge, pour ses usines de Cruas, le Teiï, Lafarge, et le Sud-Electrique, pour l’alimentation de la partie nord de son réseau. Les contrats obtenus permettent d’escompter une recette de début d’environ 700 000 francs .
- Charente. — Le Conseil municipal de Ségogne a adopté la conclusion du rapport de M. Michaud sur l’installation de l’éclairage électrique.
- Côte-d’Or. — M. Bourgeois aobtenu delà municipalité de Nuits-Saint-Georges la concession de l’éclairage électrique.
- Haute-Garonne. — Les municipalités de Cier et de Salles étudient actuellement des projets d’éclairage électrique.
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- Ille-et-Vilaine. — Une Société est en voie de formation à Questembert en vue de l’établissement de l’éclairage électrique.
- Isère. — On va procéder prochainement à l’installation de l’électricité dans la commune de Balure-des-Groltes.
- Loire. — La commission municipale de Charlieu a été chargée d’examiner les propositions d’éclairage électrique qui ont été faites par la Compagnie électrique du Centre.
- Meurtiie-eï-Moselle. — Le Conseil municipal de Bé-tlieniville a soumis à l’enquête le projet d’éclairage électrique présenté par M. Donat.
- Pas-de-Calais. —- Est soumis à une enquête le projet présenté par la Compagnie Electrique du Nord concernant les concessions d’éclairage électrique des communes de Violâmes, Givenchy-lez-La Bassée, Douvrin et Harnes.
- , Puy-de-Dôme. ;—La Société des forces motrices d’Auvergne est demanderesse de la concession d éclairage électrique de Pont-Bas et de Dégoulat.
- Pyrénées-Orientales. — La municipalité de Saint-Jean-Lasseille est en pourparlers avec M. Escoiflier, de Thuir, pour la concession de l’éclairage électrique.
- Rhône. — Le maire de Taluyers a été chargé par le Conseil municipal de faire les démarches nécessaires en vue de l’installation de l’éclairage électrique.
- Savoie. — Une enquête est ouverte à Aix-les-Bains sur le projet de concession d’éclairage et de distribution d’énergie électrique.
- Seine. — L’installation de l’électricité à Noisy-le-Sec va commencer prochainement, le préfet ayant approuvé l’accord conclu entre la municipalité et la Compagnie du gaz.
- Seine-kt-Marne. — M. Ruel a présenté aux municipalités de Dammarlin, Saint-Mard et Juilly un projet de réseau d’éclairage électrique.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Etats-Unis. — Une station radiotélégraphique vient d’être érigée ii Washington ; elle pourra communiquer aveè les vaisseaux américains jusqu’il une distance de 3 6oollm. Les frais d’établissement ont été de i 5oo ooo francs.
- Chine. — L’administration chinoise vient d’ouvrir une station de télégraphie sans fil à Shanghaï.
- Egypte. —Il existe deux stations radiotélégraphiques en Egypte, l’une à Port-Saïd et l’autre à Tewfik; elles sont réservées toutes deux au service maritime.
- Australie. -— Comme suite à notre information du 29 janvier, l’établissement des 6 stations de télégraphie sans fil, décidé par le gouvernement australien, reviendra fi i 7Ôo 7Ôo francs; sur celte somme, 583 35o francs seront fournis parle gouvernement impérial; 671 5y5 fr. par le gouvernement australien; 4°8 325 francs par la Nouvelle-Zélande, et 87 5oo francs par les îles Fidji.
- Suisse. — Le bureau international de l’Union télégraphique de Berne donne la liste des stations de télégraphie sans fil, dans 20 pays, excepté la France, Il existe 128 stations côtières et 679 stations flottantes; 207 emploient le système Telefunken et 191 le système Marconi. La Grande-Bretagne en possède 121, l’Allemagne 80, l’Italie 38, la Hollande 18, le Japon i5, la Belgique 11, la Roumanie G, le Danemark 4, le Mexique 4, la Norvège 6, les Indes Occidentales 4, le Chili 3,l’Uruguay 2, le Brésil 1, Gibraltar 1 et Malte 1.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Compagnie des chemins de fer de l’Ouest. — Le 16 mars, 45, rue de la Boétie, à Paris.
- Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. — Le 18 mars, 88. rue Saint-Lazare, à Paris.
- Société Versaiiiaise de Tramways électriques et de distribution d'énergie. — Le 12 mars, 10, rue de Londres, fi Paris.
- Compagnie des chemins de fer de T Est. —Le 19 mars, 84, rue de Grenelle, è Paris.
- Electro-Métallurgie du Sud-Est. — Le 3 mars, 188, boulevard Saint-Germain, à Paris.
- Compagnie Parisienne de distribution d’Electricité. —- Le 11 mars, 8, rue d’Athènes, à Paris.
- Compagnie Générale de Construction et d’Exploitation de Raiiways. — Le iul' mars, 29, rue de Mogador, à Paris
- Banque des Chemins de fer Orientaux. — Le 3 mars, à Zurich.
- Compagnie des Tramways de Cambrai et de Saint-Quentin. — Le 17 mars, 3, rue Moncey, à Paris.
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- 26 Février 1910.
- 287
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- DIVERS
- France. — Nous empruntons à la Circulaire Brun, de
- Lyon, le tableau suivant concernant les* recettes de certaines entreprises d’énergie électrique.
- Tableau
- MOIS DIFFÉRENCE RECETTES DIFFÉRENCE
- EXERCICE DÉCEMBRE en faveur de depuis le com1 de l’exercice en faveur île l'exercice
- COMPAGNIES
- SOCIAL « —— - *——
- 1909 1908 l9"9 1908 Courant Précèdent Courant F rècéden
- Ie*1 jânv.-3i déc. Energie Electrique du Nord de la
- France. 160 107 80 912 79 !</> » 1 1G1 4Ô0 5o8 096 653 364 »
- 1’r iuil.-3o juin Energie Electrique du Centre 175 941 120 §21 55 420 » 928 144 610 861 317 283 »
- id. Compagnie Electrique de la Loire.. iq3 5o*7 n8 mn i5 33o » 1 1iG 0S4 068 010 148 o65 »
- icl janv.-3i déc. Société des Forces motrices et éclai-
- rage de Grenoble 53 5y3 5a 773 818 )) 400 969 385 801 i5 1G8 »
- id. Société des Forces motrices du Haut*
- Grésivaudan 47 58i 43 096 4 485 n 459 2.58 440 431 18 827 »
- id. Société des Forces motrices du Rhône. 54t 880 517 184 24 696 n 4 955 800 4 735 413 220 387 »
- 1e? iuil.-3o juin Union Electrique 52 ç)3ç) 5i 3o3 i 636 » 287 697 279 Gi1 8 086 ))
- id. Est-Lumière 373 000 34q 000 24 000 » 1 527 000 1 352 000 175 000 »
- i°r juin-3i mai Société Electrique des Pyrénées.... 56 q34 54 206 2 72S » 223 732 210 797 12 935 )>
- icr janv.-3i déc. Société d'Elcctricité de Caen 58 637 49 277 9 36o » 401 863 323 727 78 i35 »
- Ier juil.-3o juin Sud-Electrique 120 000 94 855 25 J 45 )> 580 340 445 784 i34 556 ))
- icr janv.-3i déc. Société Méridionale de Transport de
- Force 121 049 112 843 8 206 » 1 25i 83o 1 r65 135 86 696 ))
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l'Est Jeumont.
- Bulletin mensuel. Octobre 1909, — Installations électriques dans les carrières de porphyre de Lessines.
- AHgemeine Eiektricitâts-Gesellschaft. Berlin.
- Elelctrischer Antrieb in Bauniwollspinnereien,
- Elektrisch betriebene entwasscrungsanlage ini Gebiete der Maas-Mündung.
- Elelctrischer Pflügen.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 24 mars, à 3 h. 1/2, à l’Hôtel de Ville, à Paris, concours, en trois lots, pour la fourniture et l’installation des moteurs, pompes, machines élévatoires et générateurs à établir en vue de l’agrandissement de Tusine élévatoire de Saint-Maur, 4, rue du Canal, à Joinville-le-Pont (Seine).
- 1er lot : Construction et mise en place de deux machines destinées à l’élévation de l’eau de Marne brute aux réservoirs de Ménilmontant, pouvant fournir chacune ooom3 par 24 heures, et de cinq machines destinées i\ l’élévation de l’eau de Marne stérilisée aux réservoirs de Charonne, pouvant fournir chacune a5 ooom3 par 24 heures j 65o 000 francs ; caut. ; 3o 000 francs.
- 2e lot : Construction et installation de trois moteurs
- vapeur et de trois pompes centrifuges pour élever séparément 600 litres par seconde, pour l’alimentation des nouveaux bassins filtrants; q5 000 francs; caut. 3 5oo francs.
- 3ft lot : Construction et installation de dix-sepl générateurs semi-tubulaires, destinés à fournir la vapeur nécessaire aux groupes élévatoires et machines électriques; 223 000 francs; caut. 8 000 francs.
- BELGIQUE .
- Le 2 mars, à 1 heure, 5 la Bourse de Bruxelles, fournitures et travaux nécessaires pour l’éclairage électrique de la gare d’Ath (cahier des charges spécial n° 786).
- Ier lot, fourniture et montage de 12 poteaux métalliques.
- 20 lot, fourniture de 2 tableaux type 5, parafoudre monopolaire.
- 3elot, ferrures, herses, traverses, cornières,plats, etc.;
- 4° lot, 4ooks lil d’acier ou de fer galvanisé de 5mni de diamètre, en rouleaux de iom de longueur, diamètre au rouleau im; tuyau droit en fer ou en acier de i3n*n* de diamètre int. sur aimm de diamètre ext. fileté aux deux extrémités sur i5mm de longueur.
- Le 4 mars, à 4 heures, aux hospices civils, à Saint-Gilles-lez-Bruxelles, rue du Fort, a5, fourniture, montage et mise en service d’exploitation de 2 dynamos à courant continu et d’un groupe transformateur rotatif à installer à la centrale annexée à. l’hopilal de Saint-Gilles ; cahier des charges : 2 francs. Soumissions le ier mars.
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2* Série). — N° 9.
- Le a3 mars, à n heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, à Bruxelles, rue de la Science, 14, fourniture du courant électrique nécessaire à l’exploitation des lignes vicinales de Bruges; cahier des charges i franc. Soumissions recommandées le 21 mars.
- ESPAGNE
- Le 21 mars, à 11 heures, à la maison consistoriale (mairie) de la ville de Lu Laguna (Ténérilfe), adjudication de l’éclairage public par l’électricité, jusqu’au 3o juin 1954, sur la base d’une redevance annuelle de i5 916 pes. 55; caut.: 10 000 pesetas.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 2 mars 1910, à la Direction des chemins de fer de l’Etat, à Budapest, adjudication des travaux d'installation de l’éclairage électrique dans 3 gares de province : cahier des charges relatif à cette adjudication à la Direction précitée.
- Le8 mars 1910, aux chemins de ferde l’Etatautrichien, à Linz, fourniture d’installations mécaniques d’atelier, machines-outils, moteurs, etc.
- Le 14 mars 1910, à la Mairie de Kisiyszallas, adjudication des travaux d’installation, dans cette ville, d’un réseau électrique ; 23o 000 couronnes.
- ALLEMAGNE
- Le 19 mars, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Miinster-en-W., fourniture et montage d’une grue roulante de 3o tonnes, actionnée électriquement.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Ulm, établissement d’une centrale d’électricité, 5ooooo marks,
- I NORVÈGE
- Le 28 février, à la direction de la Silberbergwerk, à Konigsberg, fourniture d’une pompe centrifuge à haute pression et d’un moteur à courant alternatif.
- EGYPTE
- Le 10 mars 1910, au ministère de l’Intérieur, au Caire, fourniture de moteurs à gaz destinés à l’éclairage de l’administration pénitentiaire de Tourah. Caut. : 75 livres égyptiennes.
- TRANSVAAL
- Prochainement, au ministère des Chemins de ferde la colonie sud-africaine, à Johannesburg, fourniture de matériel roulant, 700000 livres sterling.
- Pour éviter tout retard dans la rédaction de la Revue, nous rappelons que la Direction scientifique ne s'occupe que de la partie technique. Par suite toutes les communications techniques devront être adressées à M. le Rédacteur en chef. Pour toute autre communication, s'adresser aux « bureaux de la Lumière Electrique ».
- PtBIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Trente-deuxième année.
- SAMEDI 5 MARS 1910.
- Tome IX <2« série). — N* 10.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L’Éclairage Électrique ^
- vÿr
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
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- A
- La reproduction des articles de La Lumière Électrique est interdite.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 289. — Devaux-Charbonnel. Chronique de télégraphie et téléphonie {fin), p. 291.— L. Drake del Castillo. L’usine génératrice de la Toronto Power G0, à Niagara Falls, p. 296.
- Extraits des publications périodiques. — Théories et Généralités. Sur la variation de l’énergie de l’électron en fonction de la vitesse dans les rayons cathodiques et sur le principe de relativité, E. Guye et S. Ràtnovsky, p. 299. — Sur l'émission de charges électriques par les métaux alcalins, L. Dunoyer, p. 299. — Méthodes et appareils de mesures. Compteur d’énergie pour l’éclairage et la force motrice, p. 299. — Étude, ' construction et essais de machines. Survolteurs et compensatrices à courant continu, A. Ker, p. 299. — Un type de système inducteur, W. Burleigh, p. 3o3. — Arcs et lampes électriques. Action des rayons ultraviolets sur le vin en fermentation, Maurain et Wargollier, p.3o4. — Transmission et distribution Valeur et forme de la courbe du courant de retour dans les redresseurs à mercure, Gunther Sciiulze, p. 3o5. — Les interrupteurs à 110 000 volts de la Southern Power Company, p. 307. — Amenées de courant à haute tension, p. 307. — Transport à distance de l’énergie électrique de stations centrales à gaz de hauts fourneaux, Holt, p. 3o8. — Applications mécaniques. Machine électrique destinée à préparer les rouleaux pour instruments de musique mécaniques, p. 3o8. —Brevets, p. 3io. — Bibliographie, p. 3i2. — Correspondance, p. 3i3. — Chronique industrielle et financière. — Notes industrielles. Lampes à arc sans mécanisme, p. 314- — Chronique financière, p. 3i5. — Renseignements commerciaux, p. 3i8. — Adjudications, p. 3ig.
- ÉDITORIAL
- Dans la dernière partie de sa Chronique de Télégraphie et Téléphonie, M. Devaux-Gharbonnel étudie le système Mercadier, et notamment le relais dit mono-téléphonique qui en constitue la partie essentielle ; puis, d’après une spécification allemande, le câble sous-marin Emden-Ténériffe, avec ses deux types d’âme; et enfin deux dispositifs, allemands aussi, relatifs au mode de recherche des défauts des lignes à l’aide de coupures, et à la sélection automatique des lignes de service (on sait qu’on appelle ainsi les lignes
- qui relient entre eux les bureaux centraux et sont employés pour les conversations « de service » des téléphonistes).
- Le,dernier dispositif, dont il est donné deux schémas, semble en particulier fort ingénieux, et a donné, paraît-il, dans des essais actuellement l’éalisés à Copenhague, des résultats très heureux.
- L'usine génératrice de la Toronto Power C° est installée aux chutes du Niagara, sur des bases dont l’ampleur s’accorde avec le carac-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IX(2e Série). — N°40.
- tère gigantesque de la cataracte qu’elle exploite.
- La description que nous en donnons aujourd’hui permettra, grâce surtout à l’abondance des schémas et des photographies qu’elle présente, non seulement de concevoir l’importance de cette installation, mais encore d’avoir une idée précise de beaucoup de détails fort intéressants.
- Les types de compteurs électriques dont nous donnons les schémas correspondent aux conditions nouvelles que devront envisager les exploitants dans un avenir assez prochain.
- Avec le développement des lampes à filament métallique, la consommation d’énergie pour l’éclairage baissera beaucoup, et il faudra songer à développer également et par conséquent à tarifer les autres dépenses d’énergie (chauffage, etc.).
- Les survolteurs à courant continu sont très souvent employés d’une manière défectueuse.
- M. Ker a réuni, au contraire, un certain nombre de schémas de montage qui doivent être recommandés, en combinaison ou non avec des compensatrices.
- On a beaucoup parlé récemment dans la presse étrangère du type de système inducteur proposé par M. Burleigh, établi en vue d’améliorer la commutation et le refroidissement. Ce système n’est pas compliqué, du moins comme conception, et les essais lui ont, paraît-il, été entièrement favorables.
- MM. Maurain et Warcollier ont soumis, après le cidre, le vin à l’action des rayons ultraviolets produits par une lampe quartz. La fermentation est arretée en un temps très court.
- Les redresseurs à mercure ont donné lieu à des études intéressantes : nous empruntons des renseignements à celle de M. G. Schulze qui s’est occupé du courant de retour, de son intensité et de la forme de sa courbe. Des tableaux et des diagrammes résument les résultats de ces mesures.
- Nous décrivons ensuite des interrupteurs à no ooo volts, et des amenées de courant à haute tension d’un type récent, puis, dans le domaine des applications mécaniques, une machine destinée à préparer les rouleaux pour instruments de musique mécaniques. La construction de ce dernier appareil est relativement simple, ainsi que sa manœuvre.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- CHRONIQUE DE TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE (Fin) (,)
- THÉORIES, EXPÉRIENCES ET NOUVEAUX TYPES D’APPAREILS
- Télégraphe Merccidier.
- On sait que depuis longtemps M. Mercadier s’est consacré au problème de la télégraphie harmonique, qui consiste à envoyer simultanément sur un même circuit des courants vibrés de périodes différentes. L’expérience a montré depuis longtemps que ces différents courants pouvaient se propager sans interférer entre eux, et actionner à l’extrémité de la ligne des récepteurs convenablement syntonisés. Dans l'octave qui s’étend entre 4oo et 8oo vibrations, on peut envoyer sur une ligne douze courants ne différant les uns des autres que d’un demi-ton.
- M. Mercadier avait d’abord employé, pour réaliser ce résultat, des téléphones construits spécialement à cet effet. Le courant était produit au départ par un électrodiapason et reçu à l’arrivée dans un téléphone syntonisé, dont la membrane ne répondait qu’à un son bien déterminé en hauteur, et appelé pour cette raison mono téléphone. Mais depuis les premiers essais, bien des perfectionnements ont été apportés au système; et tout dernièrement on a pu l’aire fonctionner entre Paris et Lyon sur une ligne télégraphique ordinaire à simple fil, simultanément six appareils Hughes, pendant qu’un Baudot quadruple travaillait à la manière ordinaire par le même fil sans être autrement inflencé sur les courants vibrés.
- Voici quelles sont les dernières disposi-tions auxquelles s’est arrêté M. Mercadier et qui lui ont permis d’obtenir un résultat aussi remarquable. Le système de transmission est toujours basé sur le même principe. Des électro-aimants, en vibration constante, produisent le courant vibré qui traverse le pri-
- f) Voir Lumière Electrique, 26 février 1910.
- maire d’un transformateur, dont le secon-» daire relié à la ligne n’est fermé qu’au moment et pendant le temps voulu par la clef de transmission. Cette clef de transmission peut d’ailleurs être soit un manipulateur Morse ordinaire, soit le chariot d’un appareil Hughes, etc., de sorte que le système s’applique non pas à un appareil particulier de transmission, mais à un appareil déjà existant et constitue simplement une source particulière de courant d’une forme spéciale qui est envoyé sur la ligne.
- Au poste d’arrivée se trouve un relais qui a reçu le.nom de relais mono-téléphonique. Cet appareil constitue la parti e la plus originale et la plus importante du système. Il consiste en une sorte de récepteur téléphonique dont la membrane est remplacée par une plaque vibrante ayant des propriétés élastiques telles qu’elle a une période bien définie de vibration. On n’utilise d’ailleurs que le premier harmonique de la plaque qui a la forme d’un disque de T“1U d’épaisseur; la ligne nodale correspondant à cet harmonique est un cercle dont le rayon est les 0,68 du rayon total; la plaque repose sur trois points situés à égale distance sur la ligne nodale. Cette plaque,' lorsqu’elle est mise en vibration, agit comme un relais. A cet effet elle supporte en son centre l’extrémité d’un levier parfaitement équilibré et qui a une période d’oscillation beaucoup plus lente que la plaque. Dès que cette dernière entre en vibration, le levier s’écarte et un circuit local qui passe par la pointe de contact se trouve rompu. Des dispositions très ingénieuses sont prises pour que le mouvement du levier se fasse sûrement et instantanément.
- On peut de cette façon employer le système Mercadier avec un appareil télégraphi-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- que quelconque. Les transmetteurs et récepteurs sont d’ailleurs montés sur des dispositifs du genre du pont de Wheastone, analogues à ceux du Duplex, pour permettre la réception et la transmission simultanées.
- Le télégraphe Mercadier paraît àrrivé maintenant à son complet développement. Il semble capable de se plier à toutes les exigences de la pratique et destiné à donner une solution très avantageuse et très satisfaisante du problème de la télégraphie multiple (Electrician, 17 décembre).
- Câble Emden-Ténériffe.
- L’Allemagne depuis quelques années travaille activement à développer son réseau de câbles sous-marins. Pendant longtemps son domaine fut limité aux petits câbles qui la reliaient aux pays immédiatement voisins, l’Angleterre, le Danemark, la Norvège et la Suède. La pose des câbles dans l’Atlantique nord fut un premier pas dans la voie d’une extension mondiale des relations sous-marines. Il s’agit maintenant de relier l’Allemagne avec le Brésil par des communications entièrement allemandes. Un premier tronçon de la ligne Emden-Pernambuco a été immergé dans le deuxième semestre de 1909 et s’étend d’Emden à Ténériffe. Très prochainement, une nouvelle section va être établie entre Ténériffe et Monrovia, sur la côte occidentale d’Afrique. Ces communications ont pour l’Allemagne une importance considérable. Elles vont lui permettre d’acheminer directement les correspondances de l’Amérique du Sud et ultérieurement de relier à la métropole ses possessions de l’Ouest-Africain.
- Le câble Emden-Ténériffe, qui vient d’être livré au trafic, a été posé en deux fois. Une première section de 676 milles a été immergée depuis Borkum (près d’Emden) jusqu’à la sortie de là Manche du iS au 26 juin dernier. Le complément de 1 431 milles a été posé duN26 juillet au 2 septembre. C’est la Compagnie Allemande Sud-Américaine qui a fait toute l’opération avec le bateau câble Sté-
- phan. Cette Compagnie, qui n’a été fondée que le 27 août 1908, a donc mené à bien dès la première année de son existence une entreprise considérable.
- Par une disposition qui est assez rarement employée, l’âme du câble de mer profonde n’est pas du même type que celle dü côtier et de l’intermédiaire. Elle ne renferme que 226kB de cuivre au mille au lieu de 272, et i43kgde gutta au lieu de i54- Le conducteur de cuivre se compose d’un fil rond central entouré de 12 fils du plus petit diamètre. La résistance est respectivement de 2,42 et 2,02 ohms internationaux, la capacité de 0,42 et o,44 microfarad. La constante de temps est donc inférieure à 4 secondes pour la section Emden-Ténériffe. Elle permet une vitesse de transmission de 65o à 700 signaux par minute (E. T. Z., 7 octobre 1909).
- Les âmes des types côtier et intermédiaire sont recouverts d’un ruban de cuivre pour assurer la protection contre les tarets.
- Le câble est à une seule âme, mais la petite section entre Borkum et Emden est constituée à deux conducteurs, l’un d’eux devant servir comme fil de terre.
- Dispositif de coupures pour essai des lignes.
- Quand une ligne est défectueuse, il faut procéder à des essais pour localiser la position du défaut. Afin de faciliter cette recherche, les lignes sont généralement divisées en sections, dont chaque extrémité aboutit à ce qu’on appelle un point de coupure. Ces points de coupures se divisent en deux catégories. Les uns, situés sur le trajet même des conducteurs, permettent simplement à un agent de couper un circuit et de se brancher, au moyen d’un appareil, sur l’un ou l’autre côté à l’effet de reconnaître sur quelle section se trouve le dérangement ; les autres, au contraire, sont placés dans un bureau et permettent à un employé de faire des essais avec des appareils de mesures qui ne peuvent être montés que dans un local réalisant certaines commodités
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- d’installation. Les bureaux en question sont parfois assez éloignés du tracé direct de la ligne. Les conducteurs doivent y être amenés par des lignes souvent assez longues, ce qui présente l’inconvénient d’allonger d’une façon sensible les circuits qui entrent ainsi en coupure ; même, dans certains cas, la ligne de secours doit être constituée par des cables souterrains et les communications, surtout s’il s’agit du téléphone, peuvent être affectées d’une façon préjudiciable par cette intercalation.
- L' Elektrotechnische Zeitschrift, dans son numéro du ao janvier dernier, donne la description d’un dispositif employé en Bavière et qui permet de remédier à cet inconvénient. Il consiste essentiellement en une sorte de relais, placé dans une boite étanche sur la ligne elle-même, et qui permet, soit d’établir la liaison directe de conducteurs, soit l’intercalation de la ligne de secours qui doit les amener au bureau. Ce relais comprend deux électro-aimants qui peuvent attirer à volonté, en la faisant basculer d’un coté ou de l’autre, une armature commune mobile autour d’un axe situé entre eux. L'inclinaison de l’armature à droite, par exemple, donne la communication directe, à gauche, introduit la ligne de secours.
- Chacun des électro-aimants est relié au bureau par une ligne à simple fil qui permet de faire la manœuvre voulue ; un dispositif de contrôle comprenant une troisième ligne à simple fil et un annonciateur placé au bureau indique si l’armature a bien été replacée dans la position qui donne la communication directe.
- Quant aux liaisons elles-mêmes, elles sont établies par deux tubes de verre recourbés en forme de triangle, et dans lesquels on a introduit de l’azote et une certaine quantité de mercure. Ces tubes sont solidaires de l’axe de l’armature des électro-aimants et s’inclinent comme elle à droite ou à gauche. Dans le mouvement, le déplacement du mercure produit les liaisons métalliques nécessaires, et qu’il n’est pas difficile d’imaginer,
- entre des pointes qui traversent la paroi des tubes de verre, de manière à établir les connexions entre les fils de ligne soit entre eux, soit avec les fils de secours.
- Cet appareil, quoique d’une construction un peu compliquée, nous a paru bon à être signalé, car il donne la solution d’un pi’o-blème intéressant et pourrait, dans certains cas, être employé avantageusement.
- Sélecteur automatique pour lignes cle service.
- Dans les grandes villes, il y a intérêt à installer plusieurs bureaux téléphoniques centraux, pour éviter qu’en cas d’accident, d’incendie, par exemple, un grand nombre d’abonnés soient à la fois privés de leurs communications ; on a même tendance, à l’heure actuelle, à en exagérer le nombre. Il faut d’ailleurs remarquer que plus les bureaux centraux sont nombreux, plus lès lignes d’abonnés sont courtes et peuvent être économiquement construites. Mais alors il faut, pour relier les abonnés de bureaux différents, installer un certain nombre de lignes d’intercommunication qu’on appelle des lignes auxiliaires.
- Pour choisir la ligne qu’il convient de donner à une communication, les téléphonistes des deux bureaux à relier doivent entrer en relation. Elles se servent pour causer entre elles de lignes particulières, appelées lignes de service, qui sont installées de la manière suivante. Une téléphoniste du bureau d’arrivée B est reliée constamment à une ligne sur laquelle peuvent entrer en dérivation un certain nombre de téléphonistes du bureau de départ A. Il arrive même quelquefois que des bureaux de départ différents sont reliés à la même téléphoniste B.
- Lorsqu’une téléphoniste A veut causer à la téléphoniste B, elle appuie sur un bouton de conversation et s’introduit ainsi sur la lio-ne
- O
- de service. Comme en général, surtout au moment où le trafic est chargé, elle n’est pas seule à avoir besoin de causer a B, il en résulte une certaine-dilïiculté à prendre son
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- T. IX (2* Série). — N* 10.
- tour pour parler, il se produit des mélanges de conversations, des confusions qui amènent de temps en temps des erreurs. Il est certain en tout cas que ce mode d’exploitation est quelque peü barbare et que les abonnés, qui souvent se trouvent, au moment de l’établissement de leurs communications, mêlés à cette partie du service, ont été plus d’une fois intrigués par les colloques quelque peu bizarres dont ils ont entendu l’échange.
- : 1
- Le fonctionnement de son système repose sur un sélecteur qui relie automatiquement les téléphonistes A et B, lors de l’appel d’une téléphoniste A. Pour cela toutes les lignes de service qui aboutissent à B doivent traverser le sélecteur qui se compose essentiellement d’un bras tournant parcourant les différents contacts correspondant aux différentes lignes de service. Si une téléphoniste A a appuyé sur son bouton de conver-
- F
- Fig1, i. — S, téléphoniste A ; p, téléphonistes 13 ; N, lignes auxiliaires des bureaux À, 13, G ; II, téléphone ; m, ronfleur ;
- AV. sélecteur tournant; a, b, c, U, relais.
- Il est donc désirable que les ingénieurs se préoccupent de cette question et recherchent les moyens de remédier à cette situation. Ce serait parfait, si on pouvait éviter les fausses manœuvres et en même temps accélérer l’établissement des communications. L’Eleh'lrolechnisclieZeitschrift du ai octobre dernier donne à ce sujet la description d’un dispositif qui a été imaginé par M. Chris-tensen, ingénieur des téléphones à Copenha-
- salion, un courant va prendre terre à travers l’armature d’un relais de rupture après avoir passé par le sélecteur ; ce courant a pour effet d’allumer une lampe qui indique à B quelle est la téléphoniste A qui l’appelle et quelle ligne auxiliaire elle doit choisir, en même temps la ligne de service de A est reliée au récepteur de B, enfin le relais de coupure est actionné, la communication de l'armature à la terre est rompue et le courant d’aucune autre téléphoniste A ne peut
- gue.
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- plus traverser le sélecteur, jusqu’à ce que la communication demandée ait été établie.
- Dans le cas qui est le contraire du précédent, où la téléphoniste A a à sa disposition plusieurs lignes de service qui la relient au bureau B, le sélecteur est placé au poste de la téléphoniste A. Le sélecteur se compose d’un piston qui peut être animé d’un mouvement de va-et-vient dès qu’on ouvre une soupape amenant de l’air comprimé, qui agit
- supprime un ronfleur qui indiquait que les connexions n’étaient pas encore établies ; enfin la troisième et la quatrième donnent les contacts nécessaires avec les deux fils de la ligne auxiliaire choisie.
- Ges deux dispositifs sont évidemment très intéressants. Ils ne permettent qu’à une seule téléphoniste de se porter sur une ligne de service ; ils suppriment par conséquent toute erreur par suite de confusion ou d’entente
- Bureau A
- ig. 2, “ i, téléphoniste r ; a, téléphoniste a ; p, autres téléphonistes (bureau A) ; B, bureau B ; ÏIII, téléphones ; SS, boutons de conversation ; AA, clefs de réponse ; WW, sélecteurs ; III, lignes de conversation I, IJ, 111 ; m, ronfleur ;
- f, contacts fixes; e, contacts mobillcs ; u, électro pour soupape à air comprime ; /, électro-chercheur ; a, 6, c\ reluis ; G, table de contrôle,
- sur ses faces. L’ouverture de la soupape est provoquée par la téléphoniste A, au moment où elle appuie sur le bouton de conversation. Le piston entraîne avec lui un jeu de quatre ressorts : le premier correspond à un électro-aimant qui fonctionne et arrête le sélecteur dès* qu’un contact est trouvé avec une ligne libre, car alors une terre s’introduit sur le circuit ; le deuxième agit sur un relais et
- imparfaite. Ils doivent donc finalement permettre de gagner du temps et d’accélérer rétablissement des communications, ce qui est un avantage important en téléphonie.
- Tl parait que les essais qui en sont réalisés en ce moment à Copenhague sont très satisfaisants et que l’emploi de ce système va être étendu à un certain nombre de bureaux.
- D E Y AU x- GIIA H150 X N EJ..
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2e Série). — N» 10.
- L’USINE GÉNÉRATRICE DE LA TORONTO POWER C° A NIAGARA FALLS
- Les installations hydro-électriques des chutes du Niagara ont été décrites dans toutes les revues européennes. Mais ces installations se développent chaque année, vu les puissances considérables qui restent disponibles (*) et le développement de toute la région circonvoisine dans l’Ontario et l’État de New-York. On ne peut mieux juger des progrès réalisés dans l’électrotechnique qu’en visitant ces usines toutes voisines, dont les différences marquent, en quelque sorte, les étapes du progrès (2).
- Nous nous proposons de décrire ici les installations très récentes de YEleclriccil Development C°, qui est, en réalité, une entreprise provinciale, ayant comme seul objet la production de l’énergie, mais non sa distribution.
- Dans l’ordre chi’onologique, voici comment cette affaire a été organisée :
- La Toronto Power C°, fondée en mai 1902, avec un capital actions de 3 millions de dollars et i,5 million de dollars d’obligations, est la compagnie de distribution.
- L'Electrical Development C°, fondée en février 1903, avec un capital actions de 6 millions de dollars et 10 millions d’obligations, est la compagnie qui produit l’énergie et
- p) La puissance distribuée aujourd’hui ne représente que 5,5 % des chutes.
- (2) Sept usines fonctionnent actuellement, trois sur la rive américaine, quatre sur la rive canadienne.
- La puissance totale réellement distribuée est de :
- 273 y.jo IIP et se répartit comme suit :
- 126 800 pour l’électrochimie.
- 56 200 pour les tramways.
- 36 400 pour l’éclairage.
- 54 54o pour les services industriels.
- Voir au sujet des usines canadiennes : L. Dn.UvE dki. C.vstii.lo. Les forces hydrauliques do l’Ontario, Lumière Électrique, ier mai 190c), tome Y, 2e série.
- dont l’usine, celle que nous allons décrire, est établie en amont des chutes et fonctionne depuis ti’ois ans.
- L’usine actixelle, en y ajoutant des groupes prévus, pourra founxir 80 ooo HP ; la puissance vendue actuellement se répartit comme
- suit :
- En lumière et force motrice à Toronto, io ooo HP
- Aux tramways de Toronto. ........... 16000 HP
- Aux tramways de Niagara-St-Cathe-
- rines............................. 1 ooo IIP
- A la Calaract Power G0 de Buffalo.... 8 ooo HP
- Ontario pk Power C° / m
- ïâian mgÿfirs Pn^erC" jnectrîcBl'befç/ùppefnçnt Cy
- Fig. 1. — Usines du Niagara (rive canadienne).
- Les deux compagnies canadiennes sont actuellement sous le contrôle de la Toronto-Power Cn, établie en novembre 1890, et qui a pris à bail les deux enti’eprises précédentes depuis le ior mars 1908.
- On peut juger de l’acci’oissement des quantités d’énergie distribuées par les chiffres suivants :
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2* Série). — N° 10.
- Tableau I
- KILOWATTS-HEURES
- éclairage moteurs industrie et tramways
- 19°7 22 63o l58 36 4j8 564
- 1908 62 495 i58 40 617 653
- 1909 (8 mois) 48 641 oG5 3g 467 252
- Les receltes et les dépenses d’exploitation des deux compagnies combinées ont été :
- Recettes brutes Dépenses
- 1907.. .. /|Oü 000 dollars 112 000 dollars
- 1908.. .. 4 4 2 000 » gSooo »
- Ces quelques points fixés, nous donnerons
- Fig. 3. — Chambre de prise.
- immédiatement dans la figure 1, la situation des usines hydro-électriques sur la rive canadienne. On voit que l’usine de l’Electrical Development se trouve la première en amont des chutes, et que son canal de décharge aboutit sous la chute elle-même. Il est représenté sur la figure 1 par un pointillé.
- L’usine est établie de telle sorte que son plus grand côté est à la rive même ; les grilles sont donc parallèles au courant, ralenti par un grand barrage de protection formant un bassin de prise, et ayant dans la partie aval les deux déversoirs de trop-plein.
- Cette disposition générale ne présente rien de bien spécial, si ce n’est ses dimensions, puisqu’il s’agit de capter environ soixante mètres cubes d’eau par seconde, la hauteur nette de chute étant 5o mètres. La figure a donne une coupe longitudinale et une coupe transversale de l’usine.
- L’ensemble du bâtiment comprend trois parties :
- a) La chambre de prise d’eau (voir coupe transversale) ;
- b) Le puits des turbines, qui est divisé en trois étages en dessous de l’usine ;
- c) La salle des alternateurs.
- A. Chambre de prise. Cette chambre a iom de largeur et s’étend sur toute la longueur de l’usine. Sur l’un des côtés, vers la rivière, de larges baies ont été ménagées pour donner accès à l’eau; sur le côté opposé sont établies les grilles de protection et le^ vannes qui ouvrent l’entrée des conduites de pression. Ces vannes sont de construction robuste, en bois et fer,et peuvent glisser dans un cadre en acier sur lequel est ancrée l’extrémité des tuyaux; chaque vanne porte deux tiges verticales terminées par des vis à filet carré dont le mouvement est commandé par des moteurs de i5 chevaux.
- La figure 3 montre l’exti'émité de la chambre de prise ; on peut y voir les grilles et la charpente extérieure d’une des vannes.
- {A suivre.)
- L. Drake del Castillo.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la variation de l’inertie de Vélectron en fonction de la vitesse dans les rayons cathodiques et sur le principe de relativité. — E. Guye et S. Ratnovsky. — Académie des Sciences, séance du 7 février 1910.
- Des expériences effectuées sur les rayons cathodiques par la méthode de déviation électrique et magnétique, qui a l'avantage de ne pas nécessiter la mesure exacte d’énormes différences de potentiel, ont confirmé les hypothèses de Lorentz et non celles d’Abraham.
- Comme dans les mesures de M. Bucherer et de M. Hupka, le principe de relativité se trouve en accord avec l’expérience.
- Sur l’émission de charges électriques parles métaux alcalins. — L. Dunoyer. — Académie des Sciences, séance du 7 février 1910.
- Les observations de l’auteur confirment l’émission, constatée par J.-J. Thomson ('), de corpuscules négatifs, même dans l’obscurité, par les métaux alcalins. Ces observations conduisent à de nouvelles interprétations du phénomène.
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURES
- Compteur d’énergie pour l’éclairage et la force motrice. — Electrical Engineering, i3 et 20 janvier 1910.
- L’introduction des lampes à filament métallique, dont la consommation est si réduite, a diminué beaucoup et diminuera de plus en plus le nombre d’hec-towatts consommés j>ar les installations domestiques. Pour compenser cette diminution, les compagnies d’électricité seront naturellement conduites à favoriser le développement de l’emploi de l’électricité pour le chauffage, la cuisine, etc.
- Le compteur dont il s’agit ici est établi en vue de (*)
- ces développements nouveaux : dans cet appareil, le courant destiné à ces applications autres que l’éclairage ne traverse pas toutes les spires principales, tandis que le courant d’éclairage les traverse (fig. 1). Le nombre des spires affectées ainsi au
- courant de chauffage ou de force dépend du rapport des tarifs adoptés. Le compteur enregistre donc intégralement la consommation d’éclairage, et seulement une certaine proportion de l’énergie destinée au chauffage, etc.
- Il est d’ailleurs à remarquer qu’on peut utiliser simplement les compteurs d’ampères-heures montés à trois fils (fig. 2).
- ÉTUDE, CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Survolteurs et compensatrices à courant continu. — A. Ker. — Communication à l’Institution of\Electrical Engineers, 14 décembre 1909. Reproduite par Y Electrical Rcview, 14 janvier 1910.
- Dans les réseaux à deux fils de peu d’étendue, pour de petites villes, et dont l’usine génératrice est
- (*) Phil. Mag., tome X, igo5, p. 584.
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- située à une assez grande distance des consommateurs, et il est necessaire d’employer un ou plusieurs feeders. La méthode naturelle est de poser un feeder à deux conducteurs qu’on relie au point central du réseau. Il serait possible de régler le voltage au point d’alimentation à l’aide d’un réglage shunt des dynamos; il peut être préférable au contraire de se servir d’un survolteur ou booster pour compenser la chute de tension dans le feeder et de maintenir constant le voltage aux barres.
- On pourrait installer un survolteur série qui ne demanderait aucune surveillance ; il compenserait la chute de tension à la fois dans les deux conducteurs positif et négatif, et tout ou partie de celle qui se produit dans les câbles distributeurs. C’est le type de survolteur qui est le moins coûteux, mais on ne peut l’employer sans certaines précautions lorsqu’il existe d’autres feeders et survolteurs, car le courant de retour se divise entre les deux conducteurs négatifs en raison inverse de leur résistance; toutefois, en mettant en parallèle les inducteurs des deux survolteurs, la charge se répartit beaucoup mieux. Malgré tout on n’obtient pas de bons résultats.
- On peut éviter cet inconvénient en employant deux survolteurs série à deux fils, un sur le positif et un autre sur le négatif. Ils compensent juste la chute de tension correspondant à la moitié de feeder sur laquelle ils sont placés ; mais comme ils sont plus petits, leur rendement est moins élevé et ils sont plus dispendieux. Ils ne doivent pas sur-compenser la chute de tension dans le feeder, car le système ne serait pas stable, l’un des survolteurs supportant toute la charge au bénéfice de l’autre. On peut se prémunir contre ce danger en mettant en parallèle les excitations des survolteurs.
- Une meilleure méthode est de disposer l’enroulement des survolteurs de façon à ne pas compenser tout à fait la chute de tension dans les feeders; en ce cas le survolteur le plus chargé fournit du courant au point d’alimentation à un voltage légèrement inférieur à celui du survolteur le moins chargé. Par suite, celui-ci tend à donner un courant plus intense et l’équilibre se rétablit. Le seul reproche qu’on puisse faire à ce système est que le. voltage au point d’alimentation est moins-élevé au moment des fortes charges, que quand la charge est faible ; mais il est facile alors d'élever un peu la tension aux barres de l’usine ; et cela- ne réagit aucunement sur la compensation des survolteurs.
- Dans un système à (rois fils on ne peut régler les demandes de courant des consommateurs sur chaque
- pont de façon qu’elles s’égalisent; il faut donc, en même temps que les survolteurs, considérer des compensatrices.
- On sait que ces appareils se composent de deux ma chines identiques accouplées mécaniquement, et connectées en série aux bornes du système à trois fils. Le fil neutre part du point de jonction des induits.
- Une compensatrice shunt *dont l’excitation est connectée simplement aux fils extérieurs est très mauvaise. Un perfectionnement consiste déjà à croiser les excitations. Il est encore meilleur de placer quelques spires en série avec le fil neutre sur les bobines inductrices, et de les croiser aussi. On détermine en général les ampère-tours série de façon à compenser la chute de tension dans la machine. Une telle compensatrice pourra parer à n’importe quel déséquilibrage et maintiendra automatiquement le voltage à peu près constant sur les deux ponts. Mais cela même peut devenir un inconvénient. Si par hasard un court-circuit se produit sur l’un des deux ponts, la différence des courants peut devenir si grande que le côté moteur de la compensatrice soit surchargé. Pour parer à ceci, on place un fusible ou un disjoncteur sur le circuit des bobines série et on mot celles-ci en parallèle avec une résistance située sur le fil neutre. Lorsque le fusible vient à fondre, le circuit des bobines sérié est coupé et la compensatrice devient une compensatrice shunt ; elle peut alors bien se comporter vis-à-vis d’un courant intense quoique la compensation redevienne mauvaise.
- Maintenant, comment est-il possible de maintenir le voltage constant au point d’alimentation au moyen d’un survolteur?
- Un tel appareil, lorsqu’il est unique, est un simple générateur série placé sur l’un des fils extérieurs ; il compense la chute de tension totale, mais, comme on l’a expliqué ci-dessus, on ne peut l’employer s’il y a plusieurs feeders. On se sert alors de deux survolteurs par feeder, un sur le conducteur positif et un sur celui de retour, et on les établit de façon qu’ils ne compensent pas tout à fait la chute de tension, afin de garantir la stabilité du système.
- Un survolteur commercial de ce type peut facilement être construit pour élever la tension proportionnellement au courant qui le traverse avec une erreur maxima de 5 % . La chute de tension dans le lecder ne devant pas excéder i5 % du’voltage générateur, l’erreur du survolteur double est au plus égale à 0,70 % de ce voltage; pratiquement elle sera inférieure à cette valeur, car il est peu probable que les erreurs soient maxima en même temps dans les con-
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- ducteurs positif et négatif. Dans ce procédé on obtient toute satisfaction quel que soit le nombre des survolteurs et des feeders, du moment qu’aucun d’eux ne surcompense la chute de tension dans la portion de conducteur sur laquelle il est placé.
- Jusqu’ici, il a été question du cas d’une distribution à trois fils, les compensatrices étant sur le réseau. On fait ainsi l’économie du iil neutre qui est supprimé et de la chute de tension dans ce fil; de plus on gagne sur le cuivre employé dans les fds extérieurs. Malgré cela, il est certain que cette façon de faire exige la construction de locaux spéciaux, il faut de plus aller régler et graisser la machine plusieurs fois par jour. Ce qui vaut sans doute le mieux, c’est de placer la compensatrice à l’usine génératrice et d’équilibrer le système tout entier à partir de ce point.
- La figure i représente un système à trois fils alimenté à l’aide d’un seul feeder à trois conducteurs; chacun des survolteurs compense la chute de tension dans la partie sur laquelle il est monté. La compensatrice elle-même, en général, est établie pour eom-
- iqo*
- Booster IOO*
- J] 1
- Boooter
- Fig. i. — G, génératrice.
- penser la chute de tension dans le iil neutre. Si l’on établit un second feeder à trois fils avec survolteur, le courant de retour a maintenant deux voies pour revenir à la compensatrice; la résistance des deux fils neutres est donc maintenant plus petite et la compensatrice surcompense la chute de tension. Ce moyen de compensation de la chute de tension dans le fil neutre au moyeu de la compensatrice n’est donc pas très satisfaisant, car il oblige à employer un seul feeder à trois fils (les autres étant à deux fils), ou encore entraîne à modifier le bobinage de la compensatrice.
- Un autre procédé est d’employer un triple survolteur à trois lils, composé de trois générateurs : un sur le positif, un sur le négatif et un sur le neutre, ce dernier, naturellement, étant électriquement réversible (fig. a). Ceci donne toute satisfaction. Mais l'inconvénient, c’est que chaque survolteur se compose de quatre machines, un moteur et trois générateurs. Ce système est très stable et a l’avantage que
- les tensions au point d’alimentation sont les tensions naturelles ; elles ont par rapport à la terre les mêmes valeurs qu’aux barres do l’usine. De plus la charge se sépare entre les deux survolteurs en raison inverse de la résistance à partir des points d’alimentation ; le survolteur situé sur la partie la plus chargée fournit le plus grand apport.
- Une autre méthode encore est d’employer un sur-volleurdouble comme ci-dessus, ruais avec en outre un enroulement série parcouru par le courant du fil neutre. De cette façon le courant qui passe dans ce fil produit un champ qui s’ajoute à celui des inducteurs du survolteur du côté le plus chargé; de l’autre, il s’en retranche. A première vue cela paraît mauvais et il semble qu’on ne devrait pas toucher au côté le moins chargé pour obtenir un réglage correct de la tension; mais il est nécessaire de réduire le voltage du côté négatif d’une quantité égale à celle dont on l’élève sur le positif; c’est là le rôle de l'enroulement relié au fil neutre.
- Fig. a. — G, génératrice; c, compensatrice.
- Un tel survolteur compense automatiquement toutes les pertes et ou peut l’employer avec un ou plusieurs survolteurs à trois fils ; cependant il. a quelques désavantages sérieux. Quand un déséquilibrage se produit sur un feeder, non seulement celui-ci supporte toute l’augmentation de charge mais encore il délivre l’autre d’une partie de sa charge normale ; ainsi le cuivre est mal utilisé, et les survolteurs ont des dimensions beaucoup plus grandes, ils sont plus onéreux que si cet effet ne se produisait pas’
- Tout bien considéré, le système que schématise la figure n est encore le plus sur et le plus simple. Son prix n’est pas plus élevé que celui des deux survol-leurs avec bobinage sur le fil neutre: dans le premier cas on a besoin de trois petits générateurs ; dans le second de deux grands, pourvus de bobinages spéciaux.
- Un autre avantage est que, pour les feeders à poser dans l’avenir, des feeders ordinaires à deux~fils avec des survolteurs doubles suffiront, et le système de-
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- meurcra stable tant que ceux-ci ne surcompenseront pas la chute de tension.
- Dans une grande ville, le meilleur dispositif est probalemcnt d'avoir deux feeders à trois fils et des survoltcurs alimentant des points assez éloignés, équidistants du centre du réseau, tous les autres feeders étant à deux conducteurs. Avec deux survoltcurs à trois fils, l’un d’eux est toujours disponible pour alimenter la compensatrice en cas d'accident sur l’un des fils neutres ou sur l’un des survolteurs. Sur chaque feeder à deux fils se trouve un sur-voltcur composé d’un moteur entraînant deux générateurs, un de chaque côté.
- Les meilleurs moteurs d’entraînement des survoltcurs ont une excitation compound, de sorte qu’à toute charge la vitesse soit uniforme. Dans un tel système, on équilibre la tension au moyen d’une compensatrice shunt dont les enroulements d’excitation sont croisés. Les générateurs pourraient être légèrement compoundés, de façon à maintenir constant le voltage aux barres, mais en outre leur excitation doit pouvoir être réglée à la main pour qu’il soit possible d’élever la tension aux barres dans les périodes de forte charge. Ce qui constitue essentiellement la stabilité de ce système, c’est que la tension au point d’alimentation ne saurait être plus grande que la tension aux barres.
- Avec un survoltcur entraîné par moteur, si ce dernier vient à être séparé de la ligne, par exemple en cas d’une rupture de l’excitation shunt, le survol-teur se comporte comme un moteur et arrive rapidement à une vitesse exagérée. Pour se prémunir contre ce danger, on emploie un disjoncteur que traverse le courant du survoltcur ; le solénoïdc de
- Fig. 3. — G, dynamo; c, compensatrice ; o, régulateur shunt;
- G rhéostat de démarrage ; N, fil neutre.
- commando du disjoncteur est en série avec l’enroulement shunt du moteur de sorte que si le moteur se sépare de la ligne l’interrupteur s’ouvre et coupe le circuit du survoUeur.
- Il existe un autre danger relatif aux compensatrices cd'mpound. On l’a signalé plus haut et on a parlé de la nécessité d’employer un fusible sur le circuit des bobines série, le tout étant aux bornes d’une
- résistance ; ce montage est représenté par la figure 3.
- Quelquefois, il peut être possible de se servir d’un seul survoltcur pour deux ou plusieurs feeders sans qu’il en résulte une erreur sérieuse.
- Quand la charge n’est pas forte, le groupe des feeders est alimenté directement par les barres de l’usine et la compensatrice compense toujours la chute de tension dans le fil neutre ; c’est seulement lorsque la charge augmente qu’on met en circuit le survoltcur; il consiste en deux générateurs, un positif et un négatif alimentant ce qu’on peut appeler les barres de haute tension d’où partent les feeders.
- Pour mettre en circuit un survolteur ou l’en retirer, il faut prendre certaines précautions. La figure 4 montre un dispositif qu’on peut employer. Les survoltcurs série sont munis d’un enroulement shunt placé aux bornes des barres de la basse tension avec des potentiomètres dans le circuit. En manœuvrant le potentiomètre, les bobines shunt peuvent donner un champ qui s’ajoute à celui des bobines série ou qui s’en retranche, ou encore qui peut être nul. Les commutateurs A possèdent trois contacts et on opère comme il suit:
- Dans la position de figure du commutateur A, le courant partant des barres de l’usine passe à travers le commutateur et se rend aux barres de haute tension sans traverser le survoltcur. Les moteurs du survol teurunc fois mis en marche, on amène le commutateur A dans sa position médiane ; le courant traverse alors l’excitation série du survoltcur et se rend aux barres de haute tension; on peut constater qu’il existe une tension aux bornes de l’induit, mais celui-ci
- feeders
- Fig*. 4. — b, barres de Fusiiic.
- n’est pas encore parcouru par le courant total. Le potentiomètre est alors ajusté pour que l’cxcitalion shunt s’oppose à celle des bobines série ; ceci a lieu quand le voltmètre est au zéro; on s’arrange plutôt pour qu’il indique un très faible voilage. En tournant encore le commutateur, le survolteur est mis en circuit; puis le potentiomètre est ramené à sa position de zéro ; le courant total se rend alors aux
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- barres de haute tension, le survollagc étant proportionnel à la charge.
- - De très gros survolteurs de ce genre sont usités. Dans un certain cas, à la connaiss£fnce de l’auteur, le survolteur est traversé par un courant de 6 ooo ampères. Il ne semble pas avantageux d’installer de telles unités et de faire supporter la charge aux moteurs et aux générateurs des survolteurs, alors que les dynamos de l’usine pourraient très bien élever le voltage et alimenter directement les barres.
- La figure 5 indique un procédé pour arriver à ce but: les groupes de feeders sont connectés aux barres de haute tension et les dynamos disposées pour être branchées soit sur les barres de Tusine, soit sur les barres de haute tension. Les dynamos sont munies de régulateurs de voltage commandés au moyen de fils pilotes venant d’un point moyen choisi sur le réseau, de sorte que la tension des dynamos et des barres de haute tension s’élève quand la charge augmente. Si maintenant on relie les barres de
- l’usine et les barres de haute tension, les dynamos haute tension peuvent fonctionner à pleine charge, l’excès de courant étant fourni ou reçu par les barres de l’usine, suivant que la puissance réclamée est supérieure ou inférieure à celle que les dynamos peuvent fournir. La liaison est effectuée au moyen d’un survolteur composé de deux générateurs shunt, possédant un réglage potentiométrique. Si les générateurs des survolteurs possèdent aussi des enroulements sur le fil neutre comme l’indique la figure, ils compensent la chute de tension dans ce fil et la compensatrice est ordinaire; elle maintient le voltage du fil neutre à son départ de l’iisine constamment intermédiaire entre les voltage des barres.
- Ce procédé est avantageux et voici comment on opère :
- Quand la charge de la station est faible, les barres de Tusinc alimentent les barres de haute tension, puis les feeders à travers les survolteurs ; ceux-ci sont réglés par l'électricien de l’usine de façon à maintenir constant le voltage au pointd’alimenlalion.
- Quand la charge des feeders dépasse la puissance des survolteurs on met en roule une nouvelle génératrice qu’on couple sur les barres de haute tension. L’électricien réduit le voltage du survolteur jusqu’à ce que la génératrice fonctionne à pleine charge et le survolteur ne fournit que la petite quantité complémentaire. Si la charge des feeders est inférieure à la puissance des dymamos, l’électricien réduit la puissance du survolteur qui alors débite sur lés barres de l’usine et sert de secours aux autres générateurs pour alimenter la basse tension ou charger la batterie s’il y en a une.
- Au moyen des potentiomètres, l’électricien peut compenser toute inexactitude dans les bobines neutres du survolteur, augmentant le voltage d’un côté, le réduisant de l’autre, de façon à maintenir un bon équilibre au point d’alimentation.
- De cette façon il n'y a besoin que de petits survolteurs ; la perte est moins importante que dans les grands cl on peut faire fonctionner constamment les générateurs à pleine charge ou presque. Naturellement ceci n’est pas automatique, puisque l’électricien doit veiller au réglage des potentiomètres; mais une faute commise sur une ligne ne retentit que sur la proportion de la charge que doit fournir le survolteur, et non sur le voltage au point d’alimentation dont la valeur est maintenue correcte par le régulateur automatique de la dynamo et les bobines du survolteur placées sur le fil neutre.
- Quand plusieurs . feeders sont alimentés par le môme survolteur ou la meme génératrice, la chute de tension dans chaque feeder est affectée par la position du centre de la charge dans le réseau. C’est donc surtout dans les villes ou la densité des demandes d’énergie est presque uniforme que ce système peut être adopté sans qu’il se produise de grandes variations de tension au point d’alimentation.
- Un type de système inducteur, — W. Bur-leigh. — Electrical ReviciVy a fi novembre 1909.
- Le champ principal est, dans ce système,fourni par un certain nombre de pôles principaux, les pôles de commutation étant disposés comme l’indique la li-gnre 1.
- [/angle d’écart entre 1 axe d'un pôle principal et celui d’un pôle de commutation est égal au quotient d’une circonférence complète par le nombre des pôles principaux. C’est le trait distinctif de-celte disposition.
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- T. IX (2* Série). — N<* 10.
- Les enroulements sont placés comme l’indique le diagramme de la figure 2. Dans cette figure, le trait plein représente un enroulement série d’armature, tandis que les lignes poinlillées représentent les bobines de champ, et les rectangles, les pôles de commutation. Les parties telles que AA des
- bobines de champ principales"' sont parallèles au conducteur de l’induit soumis à la commutation.
- Celle disposition particulière des bobines de champ diminue la self-induction des enroulements induits soumis à la commutation et diminue aussi, dans une large mesurera quantité de cuivre à placer sur les pôles de commutation.
- Les essais ont montré que l’excitation nécessaire pour chacun des pôles de commutation n’est pas plus grande que dans le cas d’une machine ayant un
- Fig. 3.
- système inducteur ordinaire, avec un nombre égal de pôles principaux et de pôles auxiliaires. En outre, la position des balais n’est pas définie aussi étroite-
- ment que dans les machines ordinaires à pôles de commutation. Enfin les fuites magnétiques sont réduites à un minimum, qui ne dépasse jamais io % .
- La ventilation des bobines dans l’espace interpo-laire peut se faire en plaçant simplement les enroulements avec une légère obliquité par rapport à l’axe de l’induit. Ceci permet (fig. 3) de ménager un espace entre ces bobines, sans diminuer sensiblement leur influence favorable au moment de la commutation.
- ARCS ET LAMPES ELECTRIQUES
- Action des rayons ultraviolets sur le vin en fermentation. — Maurain et Warcollier. — Académie des Sciences, séance du 7 février 1910.
- Les auteurs ont déjà exposé (*) les résultats obtenus en faisant agir le rayonnement d’une lampe en quartz à vapeur de mercure sur le cidre en fermentation.
- Ils ont étudié, avec un dispositif identique, l’action de ce rayonnement sur un vin blanc mousseux et cherché pendant combien de temps il faut faire agir ce rayonnement sur des céftches de vin de différentes épaisseurs pour détruire la levure et empêcher ainsi une fermentation nouvelle.
- Le vin qui a servi aux essais avait subi la prise de mousse et était prêta être dégorgé.
- Avec des couches de vin de 1/4 de millimètre d’épaisseur, étalées entre une lame de quartz de 5mm d’épaisseur et une lame de verre, et exposées au-dessus de la lampe, de manière que la lampe de quartz fut à 4cm de la lampe, l’arrêt de la fermentation a été obtenu toujours pour une durée d’exposition supérieure à 10 secondes et jamais pour une durée inférieure à 5» secondes.
- Avec des couches de vin de imm,7 d’épaisseur, exposées directement à 4cm de la lampe, l’arrêt de la fermentation a été obtenu toujours pour une durée d’exposition supérieure à 1 minute (sauf cependant, sans doute par accident, pour une seule des nombreuses préparations) et jamais pour une durée inférieure à 3o secondes.
- Rappelons que, pour le cidre pur, la stérilisation nécessite une durée d’exposition supérieure à 2 ou 3 minutes pour des couches de 1/4 de millimètre, et qu’elle 11’est pas réalisée après i5 minutes d’exposition pour des couches d’environ 1 millimètre.
- C) Dans une note du 12 juillet 1909.
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- Ainsi la stérilisation du vin blanc est plus facile que celle du cidre, ce qui est lié à la plus grande transparence du vin pour les rayons efficaces.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Valeur et forme de la courbe du courant de retour dans les redi'esseurs à mercure. — Günther Schulze. — Elektroieçhnische Zeitschrift, i3 janvier 1910.
- Le courant de retour est important surtout parce qu’il peut produire l’allumage nuisible de retour. Le
- éliminer complètement le courant «utile redressé.
- Les essais ont porté sur des redresseurs Westinghouse et G0 en employant des anodes de nature, de forme et de longueur différentes (fig. n, 3 et 4). Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau I.
- La variation des valeurs moyennes du courant en fonction de la durée de mise en circuit (iig. 5) peut s’expliquer en admettant que le brusque accroissement provient de l'ionisation par le courant utile, la variation lente asymptotique étant due aux modifications de la pression et de la température.
- Le courant de retour varie peu avec la tension
- 120 Volt
- ~=~ Boiterie
- Fig. 1. Montage pour les mesures. —A, point milieu de l'autotransformatcur ; B, lampes ; G, cathode du redresseur ; D, bobine de self ; ABC, circuit à courant continu ; r, résistance d’allumage ; M, moteur synchrone ; F, balais frottant siale disque de contact S; b, interrupteur de court-circuit des balais F; wFn, trajet du courant utile; AjÀo, anodes du redresseur employé comme soupape; K, cathode de ce redresseur; N, résistances ; G, galvanomètre; mX1 Kn. trajet du courant de retour.
- dispositif employé par l’auteur est celui que repré- | mais surtout avec le courant utile; la diminution de sente la figure 1. Le redresseur de droite sert à I sa valeur moyenne provient plutôt de l'augmentation
- Tableau I
- INTENSITÉ ampères NATURE DE L'ANODE FORME DE l’anode SURFACE EXTÉRIEURE TOTALE DES ANODES cm2
- Type court (fig. <±a) ' J ‘OJ 1 - r- graphite cylindre creux 1 1
- Type moyen (fig. ib) 1 > % )) » 1 I
- Type long (fig. ‘MA { ? » )> 1 X
- Type haute tension (ig. Vf; 2 » D I 1
- Type fer (fig. J 10 3 fer cloche -’.8
- Type triphasé à brandies courtes.. \ 'O - /cylindre cannelé
- Type triphasé à brandies Ion- 'Sf> i graphite cylindre de sec-
- gués... ) ï tion étoilée 1 51
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- T. IX(2e Série). — N° 10.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- de surface des anodes que de l'accroissement de leur distance.
- Fig. 2a. — Redresseur. Type Fig. 26. — Redresseur. Type court. 5amp. Echelle : 1/6. moyen. 5 amp.Echelle : 1/6.
- La figure 6 représente en fonction de la tension
- Fig. 3Cf. — Redresseur. Type Fig. 36. — Type long. 5 amp. à haute tension. 5 amp. Echelle 1/6.
- Echelle 1/6.
- la valeur moyenne du courant de retour, pour une
- Fig. 4. —Redresseur. Type fer 10 amp. Echelle 1/6.
- \
- charge continue d’environ 6 ampères, avec différents types d'anodes.
- Pour Tallumage de retour, ce sont les valeurs maxima qui importent. Elles ont été relevées par la méthode de Joubert, l'oscillographe n'étant pas assez sensible. La figure 7 représente pendant une demi-
- 310 h
- 160 S
- C 20
- Durée de mise en circuit (minutes).
- Fig. 5. — Variation du courant de retour avec la durée de mise en circuit : a) pour les types de la figure 36, pour 6 amp. ; 120 volts alternatifs. 6) pour le type de la figure 4, pour le courant indiqué, sous 340 volts alternatifs.
- période la valeur du courant de retour; la courbe pointillée est celle de la tension.
- II y a lieu de distinguer le fonctionnement sur des lampes de celui sur une batterie d'accumula-
- 700 800 V
- Tension alternative entre les anodes.
- Fig, 0. — K, type court; h, type long; H, type haute tension. Relation entre le courant moyen de retour et la tension pour une intensité continue de (> amp.
- teurs : par suite de leur force contre-électromotrice, ces derniers accélèrent cl; relèvent le maximum.
- Le tableau II ci-conlrc indique des résultats comparatifs.
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- Tableau II
- MAXIMUM DU COURANT DE RETOUR milliampères SURFACE EXTÉRIEURE TOTALE DES ANODES cm2 COURANT DE RETOUR PAR UNITÉ DE SURFACE milliampères COURANTDE RETOUR PAR AMPÈRE DE COURANT UTILE (on charge noimalo) milliampères
- Type court, 5 ampères 0,75 I I 0,068 0,1 5
- Type haute tension, 5 ampères o,5o I I 0,045 0,10
- Type fer, 10 ampères i,56 4» o,o31 0,16
- Type à branches courtes, 3o ampères. f- :;>7 0,3 1 0,58
- Type à branches longues, 3o ampères. io,3 51 0,20 o,Vi
- En ce qui concerne la durée du fonctionnement, au
- sdoo
- 2600
- -S 2000
- 320 *3
- 1200
- 1G0 180 '
- Angle de phase.
- Fig. — Courbes du courant de retour pour 240 volts alternatifs entre auodes pour les intensités indiquées, type court.
- bout de 5 000 heures le type fer était en parfait état.
- S. P.
- Les interrupteurs à 110.000 volts de la Southern Power Company. — Eleclricul Review and Western Electrician, décembre 1909.
- Quatre groupes d’interrupteurs dans l'huile pour 110 000 volts ont clé récemment mis en service par
- la Southern Power Company dans son réseau à haute tension, près de Charlotte, N. C.
- Ces appareils sont uniques, non seulement par la grandeur de la tension, mais encore par celle des intensités. Il est intéressant dénoter leur limite d’action : ils doivent pouvoir interrompre efficacement tout court-circuit qui peut survenir sur une ligne de 120 000 kw. de puissance.
- L'une des caractéristiques de ces appareils est que chaque pôle est rendu entièrement indépendant des autres, au point de vue électrique, par immersion dans une cuve séparée; ces trois cuves ont à peu près la hauteur d’un homme.
- Au point de vue mécanique, les contacts correspondant aux trois phases de la distribution, bien qu’isolés, comme on vient de le dire, n’en sont pas moins reliés de manière à dépendre d’une poignée unique. La commande peut se faire soit à la main, soit électriquement.
- Sur chacun des contacts, il y a un dispositif de double rupture pour l’étincelle. Un petit interrupteur bipolaire, manœuvré par un mécanisme auxiliaire, indique la position des contacts de rupture en faisant fonctionner un signal lumineux.
- La même compagnie se propose en outre de mettre en service 5o interrupteurs du même type, destiné à des circuits k 88 ooo volts. Elle emploie éo-alement plusieurs interrupteurs à 44 <><>o volts.
- Aiîî6tiGÉ?s de coiii'ciiit a h&atG tonsion• hlcc-
- t rie al World, 16 décembre 1909.
- Une des caractéristiques les plus importantes des transmissions à liante tension est le système adopté pour amener les conducteurs dans la centrale.
- Le type récemment lancé par la Central Electric C° consiste (fig. i;> en des tubes constilués par trois éléments différents.
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- Une paire de disques de porcelaine très émaillée; Un tube de porcelaine de forme spéciale ;
- Et enfin un conducteur de cuivre qui traverse toute la longueur du tube.
- Fig. i.
- Le tube horizontal est assujetti d’une manière robuste dans les disques de support, de manière à former un ensemble très solide et d’installation facile. Le conducteur intérieur en cuivre est pourvu à ses extrémités de cosses où aboutissent les fils de lignes.
- Fig. 2.
- Ce dispositif convient pour des charges de 3oo ampères sous i3 'ioo volts.
- On peut également faire une combinaison, comme l’indique la figure 2, d’un de ces dispositifs d’amenée de courant avec un interrupteur à haute tension monté sur marbre.
- Transport a distance de F énergie électrique de stations centrales à gaz de hauts fourneaux. — Holt. — Elektrotechnische Zeitschrift, i3 janvier 1910.
- L’auteur a eu l'occasion de comparer la production d'énergie par le gaz des hauts fourneaux avec celle obtenue à l’aide de la vapeur.
- On trouve que le prix de l’énergie thermique est moins élevé dans le premier cas (0,9 centime au lieu de i,5 par kilowatts-heure).
- Il est donc préférable d'employer le gaz meme si l'usine génératrice est plus éloignée que l’usine à vapeur qu’on pourrait construire.
- S. P.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Machine électrique destinée a préparer les rouleaux pour instruments de musique mécaniques. — Electrical JForhf 20 janvier 1910.
- A la réunion de la sec lion des ingénieurs de l’As-
- sociation américaine pour l’avancement des sciences (Boston, mj et 3o décembre), M. F. Kelly a fait une communication relative à une nouvelle machine à découper les bandes destinées au fonctionnement mécanique des instruments de musique. Elle sert à percer des trous de dimension convenable dans une bande métallique employée ensuite comme modèle pour la fabrication des^bandes en carton.
- Elle comprend un chariot mobile dans une direction perpendiculaire au mouvement du rouleau. Ce chariot porte un plateau 38 sur lequel passe la bande à perforer. Au-dessus est une série de poinçons 3? de dimensions différentes. Le mouvement est communiqué au chariot par l’engrenage à crémaillère 10. Le sens de ce mouvement est déterminé par la mise en service de l’un ou l’autre des engrenages coniques 12 au moyen des embrayages correspondants i3. La longueur de la note est déterminée par le nombre des poinçons qui viennent appuyer sur la bande. Ce nombre est réglé par la manœuvre de l’index 3a qui entraîné l’appareil sélectionneur 3o. La roue à ro-c.hct 57, qui commande la vis sans fin 25, fournissant la puissance nécessaire au fonctionnement des poinçons, est mise en mouvement lorsque l’aimant 55 abandonne le contact 56. Le mouvement de progression de la bande est obtenu par le système de roues à rochet 53 et 54. L’index 2, qui est mobile sur l’échelle 51, figurant les différentes notes du piano et les divers signes d’expression musicale, porte un balai qui peut établir une connexion entre le plot 41 et les dérivations 48. Tant que le balai appuie sur le segment isolant, aucune connexion n'est faite et la table reste au repos. Lorsque le balai est abaissé, par exemple vers la droite, le circuit correspondant, qui comprend l’éleclro-aimant commandant l'embrayage de l’engrenage conique i3, est fermé. L’embrayage s’effectue et la table commence à se déplacer vers la droite. Ce mouvement continue tant qiie le circuit demeure fermé. Sur la figure, on voit que les conducteurs qui forment les extrémités des deux circuits le long desquels le balai se meut sont eux-mêmes mobiles. Ils sont fixés à la table et entraînés par elle. Par conséquent, le mouvement s'arrêtera dès que le segment isolant aura été amené en face du balai. Le mécanisme est disposé de telle sorte que ceci se produise dès que la table s'est déplacée de la quantité* nécessaire pour placer les poinçons dans la position voulue et leur permettre de tracer la note indiquée par la position de l’index sur l’échelle.
- La précision de l’opération dépend évidemment
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- de la largeur du bloc isolant. Gomme ce dernier peut être fait extrêmement étroit, et comme le rapport entre la longueur de l'échelle 5i et la largeur
- l’appareil auxiliaire indiqué en iG, 17 et 18 rend possible un ajustement extrêmement précis. Cet appareil auxiliaire était primitivement construit en
- de la bande à perforer est grand, l’erreur dans la position des poinçons peut être extrêmement ré-
- oT o
- Fig. 2.
- duitc. Toutefois on n’a pas cherché jusqu’ici une grande précision dans ce - mécanisme, parce que
- vue d’empêcher tout déplacement de la table pendant l’opération du poinçonnage. Au début, les dents 18 viennent se placer exactement dans l’intervalle qui existe entre deux dents adjacentes de la crémaillère 19, l’écart; entre les dents étant égal à l’intervalle entre les notes. Ce dispositif assure à l’appareil une fixité absolue.
- Pour manœuvrer l’appareil, l’opérateur place d’abord l’index a qui porte le balai sur l’échelle vis-à-vis de la note qui doit être inscrite. Puis il manœuvre l’indicateur la destiné'à mettre le nombre des poinçons voulus en action. L’index du chariot 3 vient se placer sur la même ligne que l’index a du balai, ce qui indique que les poinçons sont en place.
- Par pression sur une pédale, le dispositif de fermeture 16, 17 et 18 est mis en service. Los poinçons s’abaissent et, au moyen de l'aimant 33 et du ressort 37, ils sont relevés dès que la note voulue est tracée. Quand le rouleau a été coupé sur toute sa largeur, il subit un mouvement d’avance d’une longueur déterminée au moyen de la roue à rochct :)3 et une nouvelle série de perforations est effectuée.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IX (2* Série) — N- 10.
- Soufflerie pour orgue , système Discus. —
- Engineering, 21 janvier 1910.
- Cette machine est construite comme un ventilateur, avec plusieurs chambres de pression en série.
- L’arbre rotatif traverse celte série de chambres ; sur ses deux extrémités exposées à l’air libre sont montés deux disques qui servent à équilibrer la pression extérieure (atmosphérique), vis-à-vis de la pression intérieure. Ceci dispense de prévoir des coussinets, d’une construction toujours délicate dans ce genre de machines.
- BREVETS
- Appareils de mesure.
- 406 204, du 18 août 1909. — Dunoyer. — Système permettant, au moyen d’aiguilles aimantées spécialement disposées, de mesurer l’intensité du champ magnétique dans lequel elles se trouvent.
- Construction et essais de machines.
- 406 199, du 18 août 1909. — Société allgemeine Elektricitats-Gesellschaft. — Machine à courant alternatif polyphasé, à commutateur.
- 406 234, du 18 août 1909. — Muller. — Machine électro-magnétique.
- 406 401, du 23 août 1909. — Hunt et la Société
- THE SANDYCROFT FOUNDRY COMPANY LIMITED. ------
- Enroulements perfectionnés de rotor pour machines-dynamo électriques à courants alternatifs.
- 406 860, du 8 septembre 1909. — Stansfield. — Perfectionnements apportés aux enroulements des aimants des appareils électro-magnétiques.
- 407 006, du 14 septembre 1909. — Gianoli.— Dispositif électro-magnétique de freinage pour moteurs électriques.
- 407 064, du 16 septembre 1909. — Lehmann. — Mode de démarrage des moteurs synchrones.
- 407 081, du 17 septembre 1909. — Kohler. — Système de contrôleur pour moteurs à courant alternatif.
- 4o5 569, du 29 juillet 1909. — Muller. — Magnéto à haute tension.
- 4o5 637, du 2 août 1909. — IIaefely’. — Dispositif plus spécialement applicable à la confection de noyaux pour enroulements électriques à l’aide de substance isolante enduite d’un corps susceptible de devenir adhésif sous l’action de la chaleur.
- 4o5 749, du 5 août 1909. — Société Siemens Schuc-kert Werke G. m. b. H. — Machine polyphasée à collecteur.
- 4o5 937, du 11 août 1909. — Société Aktien ge-
- SELLSCHAFT BllOWN, BOVERI ET ClE. --- Dispositif
- de démarrage des moteurs polyphasés sans collecteur par des génératrices de démarrage à collecteur.
- 405 984, du i3 juillet 1909. — Haefely. — Presse plus spécialement applicable pour conformer des noyaux pour enroulements électriques, et en particulier les noyaux garnis de substance isolante enduite d’un corps susceptible d’être rendu adhésif.
- Arcs et lampes électriques.
- 406 i8i,du 17 août 1909. —Société Regina Bogen-lampen Fabrik G. m. b. H. ’— Dispositif de régulation pour lampes à arc.
- 40G 3iG, du 17 août 1909. —Société Garkeii Clark Electric company. — Perfectionnements aux conducteurs résistants pour appareils de chauffage électrique ou lampes électriques à incandescence.
- 40G 38o, du 21 août 1909. — De Stefano. — Système pour varier le pouvoir éclairant des lampes électriques.
- 406 453, du 25 août 1909. — Sociétéelectr. Bogen-lampen et Apparate Fabrik G. m. b. H. — Support pour électrodes de lampes à arc applicable lorsque ces électrodes doivent reposer sur un point d’appui.
- 406 454, du 25 août 1909. — Société electr. Bogen-lampenet Apparate Fabrik G. m. b. H. — Lampe électrique à arc avec électrodes dirigées de haut en bas.
- 406 yoS, du ier septembre 1909. — Christoph et Klein. — Lampe électrique à arc.
- 4,06 957, du i3 septembre 1909. — Société electr. Bogenlampen et Apparate Fabrik G. m. b. H. — Dispositif destine à mettre hors circuit les lampes à arc en cas d'arrêt dans leur fonctionnement.
- 40G 981, du i8décembre 1909. —Compagnie française POUR LA FABRICATION DES LAMPES ÉLECTRIQUES a incandescence. — Procédé de fabrication de filaments métalliques pour lampes électriques à incandescence.
- 406 995, du 14 septembre 1909. — Société Ge-bruder Siemens et Cie. — Electrode avec additions lumineuses pour lampes à arc avec admission d’air limitée à l’arc.
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- 4o5 693, du 21 novembre 1909. — Peaucellier. — Dispositif de mise en marche alternative d’organes actionnés par un courant électrique sur lequel ils sont en série particulièrement applicable .à la publicité lumineuse.
- 4o5 655, du 2 août 1909. — Aubert. — Dispositif pour le tirage de l’arc volumineux des lampes électriques à arc avec électrodes inclinées ou parallèles.
- 4o5 810, du 7 août 1909. — Société Felten et Guillaume Lahmeyer Werke A. G. — Lampe à filament métallique.
- 4o5 862, du 10 août 1909. — Société Electric export Werke G. m. b. H. — Couvercle pour lampes de poche rabattable.
- 4o5 877, du 10 août 1909. — Weissmann. — Système de montage de plaques métalliques pour l’alimentation de lampes électriques à incandescence.
- 405 888, du 10 août 1909. — Meszros. — Lampe électrique à filaments.
- 406 016, du 27 juillet 1909. — Société Gesell-SCHAFT FUR ELECTROCHEMISCHE INDUSTRIE G. m. b. H. — Dispositifs pour la production de l’arc lumineux entre les électrodes des lampes à arc.
- 406 042, du 10 août 1909. — Société Electric export Werke G. m. b. H.— Lampe électrique déminé pouvant s’employer également pour usages domestiques.
- 406 141. — Du Pérot. — Minuterie à remontage électrique ou à main pour éclairage électrique temporaire.
- 406 146, du i6août 1909. —Jaburg Junior. — Electrode pour lampe à arc.
- Transmission et distribution.
- 406 211, du 18 août 1909. — Sang. — Conduite métallique pour fils électriques.
- 406 260, du 3 décembre 1908. — Soulat. — Interrupteur à temps réglable pour circuits électriques et canalisations de fluides.
- 406 3o6, du 4 décembre 1908. — Roquet-Lalanne. — Appareil limitateur de courant électrique.
- 406 357, du 21 août 1909. — German. — Bobine d’induction.
- 406 664, du 3i août 1909. — Murray. — Système de coupe-circuit électrique.
- 406 808, du 6 septembre 1909. — Buisset. — Support en ciment armé pour poteaux en bois de lignes aériennes.
- 406 856, du 6 septembre 1909. — Société aktie-
- SELSKABET INTERNATIONAL ELECTRISK TRAPPEAU-
- tomat. — Dispositif pour commutateurs électriques.
- 4°5 54i, du 17 novembre 1908. — Paris. — Interrupteur redresseur de courant.
- 4o5 6o3, du 3o juillet 1909. — Snowdon. — Perfectionnements dans les commutateurs électriques.
- 4o5 702, du 3o mars 1909. — Bastide. — Contact électrique à frottement sans interruption possible.
- 405 739, du 4 août 1909. — Parsons. — Procédé et appareil pour la fabrication de conducteurs électriques.
- 406 io3, du 11 août 190g. — Justinien et Pradel. — Disjoncteur-conjoncteur automatique.
- Électrochimie et électrométallurgie.
- 406 162, du 17 août 1909. — Thorpe. — Perfectionnements auxdispositifs électrolytiques destinés à entrer dans la construction des compteurs, commutateurs et autres appareils électriques.
- 406 i63, du 17 août 1909. — Thorpe. — Perfectionnements dans les appareils électrolytiques propres à entrer dans la construction des compteurs, des interrupteurs et autres dispositifs.
- 406 442, du 24 août 1909. — Société Sapteter-saure Industrie Gesellsciiaft G. m. b. H. — Four pour le traitement de gaz à l’arc électrique.
- 406 493, du 26 août 1909. — Société anonyme électrométallurgique. — Mode d’alimentation des fours électriques pour courants polyphasés.
- 405 878, du 10 août 1909. — Vollert. — Procédé chimique électrolytique.
- Éléments primaires et accumulateurs.
- 406 i52, du 17 août 1909. — De Martis. — Perfectionnements apportés aux accumulateurs électriques.
- 40 6868, du 8 septembre 1909. — Société A. Nobe-court.—Electrode dépolarisante pour piles électriques et son procédé de fabrication.
- 406 100, du i3 août 1909. — Paulin. — Elément de pile.
- Télégraphie et Téléphonie sans fil.
- 4o5 876, du 10 août 1909. — Sharman. — Système de télégraphie et de téléphonie sans fil par transmission dans le sol.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2® Série). — N® 10.
- Télégraphie et Téléphonie.
- 4o6 219, du 2 décembre 1908. — Tardieu.— Mode = et dispositif de suspension de microphones téléphoniques en combinaison avec un plastron.
- 4o6 354, du 20 août 1909. — Société sub-target gun company. — Système indicateur ou à signaler. 406 772, du 4 septembre 1909. — Société Millet , signal G°. — Perfectionnements dans les appareils servant à percevoir ou reconnaître les sons.
- 4o5 608, du 3i juillet 1909. — Gottschalk. — Transmetteurs téléphoniques.
- 4o5 704, du 28 mai 1909. — Gurt von Frankenberg und Ludwigsdorf. — Procédé et appareil de télégraphie optique principalement pour aérostats.
- 4o5 75i, du 5 août 1909. — Stragiotti. — Perfectionnements dans les microrécepteurs ou translateurs.
- 4of> 774, du 6 août 1909. — Steidle. — Système pour éviter l’encombrement des postes téléphoniques dans les bureaux centraux.
- BIBLIOGRAPHIE
- II est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- ' Leçonsd’Êlectrotechniquegénérale. TomeII, par L. Janet, (3e édition). — Gauthier-Villars, éditeur. — Prix : i3 francs.
- La troisième édition du second volume du Traité d'électrolechnique générale de M. Janet présente peu de différence sur l’édition précédente. Quelques remarques et deux paragraphes nouveaux constituent les quelques changements à signaler en dehors de la mise à jour des indices bibliographiques si précieux pour le lecteur.
- Les deux sujets nouveaux traités sont la généralisation au cas des courants polyphasés des formules établies pour l’étude de la transmission d’un alternatif dans une ligne à induction et capacité également réparties, puis la détermination des harmoniques d’une fonction périodique représentée par une courbe.
- Que dire de plus sur cette troisième édition, que sur les autres, sinon que le traité de M. Janet est de beaucoup l’ouvrage le plus complet et le plus clair sur le sujet.
- Le succès obtenu par ce livre nous dispense, d’ailleurs, de le recommander à tous, car -notre recommandation viendrait trop tard,
- G.-F. Guilbeiit.
- La, théorie des couvants alternatiîs. TomeII. — A. Russel. — Traduit de l’anglais par G. Selig-man-Lui. — 1 volume in-83 raisin de 551 pages avec 209'figures. — Gauthier-Villars, éditeur,Paris. — Prix : broché, 18 francs.
- Nous avons déjà présenté il y a trois mois envi-
- ron ('), le premier volume du présent ouvrage, volume plus spécialement réservé aux théorèmes généraux- Le tome II est consacré au contraire aux machines électriques réalisées industriellement par l’application de ces théorèmes. C’est ainsi que Ton y trouve : la théorie des alternateurs et moteurs synchrones, complétée par un chapitre très étendu sur les harmoniques et sur les procédés d’analyse des ondes engendrées par ces machines; l’étude de leur couplage et des conditions de stabilité de celui-ci; la théorie des transformateurs avec fer et sans fer, des moteurs d’induction, des moteurs à collecteur, commutatrices et convertisseurs tournants; enfin, la théorie et la comparaison des systèmes de transmission de l’énergie.
- Sans entrer dans une analyse détaillée de tout ce vaste exposé, nous nous permettrons d’insister sur certains points très originaux à notre avis. Nous signalerons tout d’abord les formules pour le calcul de la force électromotrice à vide des alternateurs dans le cas d’ondes non sinusoïdales, puis la théorie des transformateurs avec ou sans fer, à laquelle l’auteur apporta ijadis une [notable contribution, à une époque où elle était encore assez peu développée au pointde vue industriel. L’étude des moteurs d'induction à champ tournant, notamment en ce qui concerne l’établissement du diagramme circulaire, est également présentée d’une façon extrêmement claire et très complète ; nous regretterons seuje- (*)
- (*) Cf. Lumière Électrique, tome VIII (2® série), g octobre 1909, p. 55.
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- ment que l’auteur n’ait pas insisté davantage sur les moteurs monophasés d’induction, dont il donne seulement la théorie ancienne applicable au cas anormal d’une marche à intensité constante. Quant aux moteurs à collecteur, l’auteur étudie en détail le moteur série, mais fait seulement une esquisse très brève des propriétés du moteur à répulsion ordinaire et du moteur à répulsion compensé genre Latour; il est vrai qu’à l’époque où fut écrite l’édition anglaise, ce genre de moteurs n’avait pas encore été l’objet des nombreuses publications faites depuis quatre ans, et une nouvelle édition comblera sans doute la petite lacune que nous signalons. Enfin, après un chapitre très développé sur les com-mutatrices, où se trouvent rassemblés les meilleurs travaux connus sur la question, l’auteur terminepar un chapitre remarquable sur la transmission de l’énergie. Le lecteur trouvera dans ce chapitre non seulement des formules très simples pour le calcul des lignes sans capacité, mais en outre des considérations intéressantes sur les lignes à capacité répartie et en particulier sur les lignes sans déformation d’IIcaviside.
- En résumé, malgré les légères petites critiques, relatives à des points de détail, que nous avons faites, nous estimons que le tome II du présent ouvrage est comme le tome I, appelé à rendre de très grands services aux électriciens qui le consulteront. Il est à remarquer du reste que le savant professeur a fait une large part aux travaux d’origine française, sans doute parce qu’ils satisfaisaient particulièrement son amour de la clarté et de la précision. 11 en résulte que son ouvrage doit plaire tout spécialement à des lecteurs français, surtout après l’excellente traduction dont nous sommes redevables à M. Seligman-
- L’Année électrique, èlectrothêrapique et radiographique (iO année), par le D1' Foveau de Gourmettes. — i volume in-12 de 370 pages. — Ch. Béranger, éditeur, Paris. — Prix : broché, 4 francs.
- La dixième Année électrique est une revue générale de tous les travaux effectués dans le domaine de l’élctricité, qu’ils soient nouveaux ou seulement des perfectionnements de découvertes antérieures. L’auteur signale les appareils récents, les perfectionnements apportés à l’éclairage, au chauffage, à la Ira-tion. Il consacre quelques chapitres à la télégraphie avec ou sans fil, signaux, etc.
- Il se trouve naturellement entraîné vers les applications de l’électricité à la médecine, et étudie en détail l’électrothérapie et la radiothérapie. Ce volume est complété par un chapitre concernant la jurisprudence et les règlements sur les rayons X. L’auteur néglige à dessein les développements techniques; son ouvrage est, par suite, d'une lecture très courante et le lecteur peut rapidement y trouver les sujets qui l’intéressent.
- VOLUMES REÇUS
- Traité completd’analyse chimique appliquée aux essais industriels (tome II, 3e fascicule), par J. Port et B. Neumann, 2e édition française traduite d’après la 3° édition allemande par M. Pellet et G. Chenu. — 1 volume in-8° raisin de 3oo pages avec 120 ligures. —A. Hermann et eils, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 8 francs.
- La télégraphie sans ûl et les ondes électriques (7e édition),par J. Boulanger eiG. Ferrié.
- — 1 volume in-8° carré de 487 pages avec 255 ligures.
- — Berger-Levrault et Cie, éditeurs, Paris. — Prix : relié, 10 francs.
- Manuel d’instruction technique des sapeurs-pompiers, par F. Michotte. — Brochure in-8° de 24 pages. — E11 vente, 45» avenue Trudaine, Paris. — Prix : o fr. 75.
- L’année électrique, èlectrothêrapique et radiographique (10e année), par le D1' Foveau de Gourmettes. — 1 volume in-12 de 370 pages.— C11. Béranger, éditeur, Paris. — Prix : broché, 4 francs.
- Cours pratique d’Electricité industrielle, tome II, par H. Chevallier.— 1 volume in-8° cari é de 373 pages avec 33o ligures. — Cu. Béranger, éditeur Paris. — Prix : cartonné, 7 IV. 5o.
- CORRESPONDANCE
- Trieste, 21 février 1910.
- Monsieur le Rédacteur en Chef,
- A propos de l’article sur le double oscillographe que vous avez publié dans le numéro 7 du 12 février, je me hâte de vous faire observer que le typographe, par erreur,a changé en or l’argent de la médaille avec laquelle l’appareil a été récompensé à Padoue. La médaille d’or a été décernée à M. le professeur A. Armerio pour une expérience sur la pression de la lumière.
- Agréez, etc. —
- G. Sautohi.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- NOTES INDUSTRIELLES
- Lampes à arc sans mécanisme.
- Voici, d’après M. R. Hopfelt, quelques renseignements sur la lampe à arc « Conta ».
- Cette nouvelle lampe, appelée Conta, est fabriquée par la Regina Bogenlampen-Fabrik à Cologne-Suelz (Allemagne). Elle fut d’abord montrée à une fête organisée à Cologne par l’Assemblée annuelle des Electriciens allemands en présence d’un public compétent.
- La lampe Conta fonctionne avec des charbons ronds, dont le prix est naturellement plus faible que celui des charbons de forme spéciale.
- On y a réussi, parce que le charbon négatif fait automatiquement serrage et desserrage (desserrage quand le charbon s’est consumé jusqu’à un certain degré).
- La figure i montre la construction de cette lampe. Le charbon négatif freiné (ou serré) P se trouve dans le milieu de la lampe, en position perpendiculaire, tandis que le charbon positif convergent S est actionné par l’aimant À qui fait basculer latéralement ce charbon quand la lampe s’allume, c’est-à-dire quand l’arc se forme.
- Le charbon serré ou freiné dont ladescente est réglée, porte à sa partie inférieure sur le bras incombustible K du levier de frein articulé en Det dont la partie supérieure E vient faire serrage sur le charbon au-dessus du plateau de la lampe. Tant que la moindre pression s’exerce sur le bras K, le charbon P se trouve freiné solidement par la partie E du levier. Au fur et à mesure de la combustion, la pression de la pointe du charbon contre la butée diminue naturellement, ce qui réduit peu à peu aussi la pression du levier E contre le charbon jusqu’à ce que le poids de ce charbon surmonte le frottement et le fasse descendre. Ce dispositif très délicat reste inaltéré pendant le fonctionnement de la lampe, de sorte que le charbon descend très régulièrement. El comme la pointe du charbon est toujours considérablement déchargée, il n’y a pas de danger qu’elle vienne à se roTnpre.
- Le charbon négatif serré est posé librement dans son porte-charbon, il tombe dehors sitôt que le char-
- bon s’est consumé et que le levier E passe au-dessus du charbon. A cet instant, la partie inférieure de la butée bascule en dehors, et de la sorte le charbon glisse de la surface oblique du levier de frein et tombe dans le cendrier, ce qui évite la combustion du porte-charbon, etc., si les charbons sont trop courts ou si l’on a oublié de mettre des charbons à temps.
- M. le D1' Corsepius s’est donné la peine de constater, par des essais et calculs, le degré de la réduction de pression de la pointe du charbon contre la butée, réduction qui est obtenu par le serrage du charbon au moyen du levier E.
- En tenant compte de la longueur du levier et du coefficient de frottement du charbon par rapport au métal, M. Corsepius a trouvé que la réduction de la pression est de plus de quatre cinquièmes ; la
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- pression du charbon sur la butée est donc inférieure à un cinquième de son propre poids et de celui du porte-charbon.
- - C’est justement cette réduction de la pression qui assure le bon fonctionnement de la lampe Conta même en service prolongé. Moins forte sera la pression du charbon contre la butée, plus longue et plus aiguë sera la pointe et plus le cratère s’éloignera de la butée.
- En général, la pointe a une longueur d’environ 6 ix 8lnm de façon que Tare-flamme se trouve à environ 5UI'n:, au-dessus de la butée. Cette distance suffit pour que la butée soit protégée constamment contre là température de Tare-flamme. Même dans le cas où la lampe fonctionne entre 12 et 15 ampères, la butée n’est pas endommagée. Il n’est donc jamais nécessaire de la changer quoique cela soit possible en prévision d’une usure éventuelle. Seulement dans des cas Spéciaux, après un service très prolongé, la nécessité d’un réajustage de la butée pourra se produire, et cela se fait alors simplement par une -vis.
- En outre, il est à signaler un autre avantage de la pression minime contre le charbon serré. On sait que le transport de chaleur d’un corps mauvais conducteur (comme dans ce cas le charbon) par rapport à Un corps bon conducteur (la butée) augmente fort rapidement si, la surface de pression restant la même, la pression croît.
- Etant donné que la pression du charbon contre la butée n’est que le cinquième de son propre poids, le transport de chaleur du charbon à la butée sera très minime. De plus, étant donné que la pointe d’appui du charbon se forme beaucoup plus fine que si le charbon agissait avec son poids total sur la butée, il est évident que pour cette raison aussi le transport de chaleur est réduit. On peut présumer que, dans la lampe Conta, c’est beaucoup moins d’un dixième de la chaleur rayonnée par le charbon-support qui se transmet à la butée, comparativement à d’autres lampes à charbon-support. La butée ne s’échauffe ici vraisemblablement que par la chaleur rayonnante de Tare-flamme, tandis que le charbon-support, proprement dit 11e perd aucune chaleur.
- Comme charbon-support, on emploie en tout cas, même pour courant alternatif, un charbon ordinaire (non minéralisé) dont le diamètre est d’environ x a amm plus faible que celui de l’autre charbon. Par exemple, s’il s’agit de courant continu de 8 ampères, on emploie des charbons d’environ G cl S,mn. On arrive ainsi au grand avantage de réduire l’émanation
- des vapeurs corrosives ; d’autre part on fait une économie en charbon.
- Etant donné l’absence du mécanisme régulateur, les lampes fonctionnent indifféremment sur courant continu ou alternatif, sans aucune modification. On n’aura pas à tenir en stock deux sortes différentes de lampes; il est cependant recommandable d’employer des charbons un peu plus minces quand la lampe doit fonctionner sur courant alternatif et quand la lumière doit être très fixe. Or, en remplaçant simplement la bague inférieure de guidage, on peut mettre facilement d’autres charbons.
- Pour utiliser une autre intensité de courant, et pour les lampes à charbons ordinaires (non minéralisés), il suffit de modifier le nombre de spires du souffleur magnétique et du rhéostat. Donc, en disposant de divers rhéostats et de divers souffleurs magnétiques, on peut ajuster la lampe Conta, dont l’emploi en soi est toujours universel, conformément à tout désir spécial.
- Comme nous l’avons dit plus haut, le charbon serré se trouve en position perpendiculaire dans la lampe, tandis que l’autre charbon converge sous un angle d’environ 10 degrés.
- Bien que la position perpendiculaire du charbon n’ait que l’avantage d’une petite économie de matière (parce que ce charbon est un peu plus court), il faut signaler en outre que la fermeture du disperseur devient plus parfaite par cette position du charbon, car le bâti se trouve alors à l’abri de l’encrasse-îrient : l’action souillante de l’arc en bas n’exige qu’une force magnétique très faible ; il suffit de construire le souffleur magnétique à t5 à 20 ampères-tours.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- L'agitation des milieux économiques étrangers dont nous parlions la dernière fois au sujet de la réforme douanière continue à se manifester; elle prend en Allemagne une tournure acrimonieuse, comme toujours, lorsqu’il s’agit d’une question touchant aux intérêts économiques de notre pays C’est sans doute, dans le cas actuel, parce que nos réformateurs ont surtout visé le tarif allemand et proposé de modifier le nôtre en raison des nombreuses spécialités que nos voisins d’Outre-llhin avaient peu à peu introduites et tarifées dans le leur, portant, par ces mesures, un très grand préju-
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- dice à nos industriels et agriculteurs français. La question des jouets les intéresse plus particulièrement, et l’on dit déjà que la commission du Sénat a modifié le tarif adopté par la Chambre.
- En Belgique, l’esprit public nous est plus sympathique et se traduit par une action diplomatique courtoise mais énergique; nos soies, nos laines et divers autres articles où nous excellons sont menacés d’une augmentation de droits à titre provisoire, jusqu’à la conclusion d’un traité de commerce.
- En Angleterre, tout danger paraît écarté jusqu’à de nouvelles élections. Mais aux Etats-Unis, où les Américains sont gens plus pratiques et moins attachés aux traditions, tous nos articles sont menacés d’une surtaxe de a5 % ad valorem sur le tarif actuel, tandis que le président Taft négocie heureusement avec les autres pays et notamment l’Allemagne sur la base de la réciprocité du tarif minimum.
- Evidemment l’industrie électrique française qui exporte relativement peu dans ces pays se ressentira moins que d’autres de ces représailles; mais nous exportons, malgré tout,des câbles, des dynamos, des appareils d’éclairage, lampes à arc, etc.; et surtout nous exportons dans tous ces autres pays qui, moins directement visés ou moins puissants pour se défendre, n’attendent qu’une occasion favorable pour manifester leur .mécontentement. Déjà sur ces marchés, nos produits sont très concurrencés : que ce soit l’Espagne, l’Italie, la Russie, la Chine, le Japon, l’Argentine ou le Brésil, partout nous nous trouvons précédés et distancés par des organisations allemandes ou américaines qui tiennent le marché. Comme F augmentation de la protection aura pour effet de renchérir d’une façon générale tous les produits de l’industrie, nous allons augmenter ces distances, trop heureux si les droits de i fr. t\0 le kilogramme en Russie et de o fr. 70 en Espagne qui frappent notre spécialité ne progressent pas encore.
- Celte question de la réforme des tarifs a rallumé, par contre-coup, celle de la banque d’exportation : parce que ceux qui défendent leur œuvre de protection ont cru victorieusement répondre aux libres échangistes ou tout au moins aux partisans du slalu quo (tue si le commerce et l’industrie français n’exportaient pas, c’était plutôt à une question de crédit qu’à une question de droits qu’il fallait l'imputer. M. Yves Guyot, adversaire déclaré du protectionnisme et défenseur raisonné de nos établissements de crédit, n’a pas eu de peine à démontrer que les industries qui «pouvaientexporter facilement, employaient « beaucoup de capitaux à bon marché, meilleur
- <c marché qu’à l’étranger, distribuaient peu de « salaires et établissaient ainsi leur prix de revient « si bon marché que, malgré les autres éléments de « cherté qui existent en France, elles peuvent sup-cc porter au dehors la concurrence avec succès. Tance dis cpie d’autres industries, dont le prix de revient c< est relevé par les tarifs de douane et sera surélevé ce par les nouveaux tarifs adoptés par la Chambre cc des députés, ne pourront plus lutter contre cette « concurrence même à l’intérieur » IVInformation),
- Et M. Yves Guyot, dans un autre article, fait ressortir le pourquoi de ce renchérissement de la plupart de nos produits; et après avoir donné des causes invoquées ci-dessus leur véritable incidence, on ne sera pas peu surpris de le voir ajouter : « On c< a oublié les lois sociales qui, sous prétexte de « protéger le travail, relèvent le prix du travail et « augmentent les frais généraux de l’industrie et du « commerce. Les rapports sur l’application des lois « réglementant le travail constituent les plus fornii-« dablcs réquisitoires qu’on puisse faire contre elles, cc — Non seulement cette législation écrase le pré„ cc sent, mais menace l’avenir, car elle supprime l’ap-cc prentissage. Le taux élevé de l’assurance sur les cc accidents pour les enfants contribue encore à cc leur fermer l’atelier. — Le gouvernement menace cc encore de nouvelles lois sociales qui ne diminüe-cc ront pas les frais de production, telles les actions « de travail. »
- Nous nous en voudrions d’affaiblir ce réquisitoire par quelques commentaires, mais il était intéressant à noter, car il est vrai pour toutes les industries et la nôtre en particulier qui subit chaque jour en France même des défaites retentissantes.
- On annonce cpie les Ateliers de Constructions électriques du Nord et de l’Est viennent de passer à la maison Rrown-Boveri la commande d’une unité de 10 000 kilowatts pour la Société d’Electricilë de Saint-Denis.
- Semaine de traction au point de vue financier, car le Parlement a été saisi d’un projet de loi ayant pour objet de déclarer d’utilité publique rétablissement du réseau complémentaire de voies électriques souterraines concédé à la Compagnie du Métropolitain.
- Et la Compagnie générale des Omnibus convoque ses actionnaires pour le a5 mars prochain à trois assemblées générales ordinaires et extraordinaires. A vrai dire, ces deux événements ne surprennent pas. Depuis longtemps le Conseil municipal a été saisi de divers projets de prolongements des voies métropolitaines existantes : ce sont ces projets approuvés
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- par lui auxquels il faut la sanction d'une loi pour être entrepris. Dix nouvelles années de travaux dispendieux et gênants vont suivre les dix premières dont la population a eu tant à se louer après avoir eu tant à s'en plaindre. La situation actuelle, si préjudiciable aux cours du Métropolitain qui se sont inscrits au plus bas à 566, si favorable à ceux de la Compagnie des Omnibus qui s'inscrivent à i 5oo, prouve qu'il y a nécessité de subir ces travaux ; nous n’avons pas encore le nouveau régime des transports en commun, et parce que quelques voitures de plus sillonnent nos rues, la circulation y est en certains endroits pratiquement impossible.
- Le projet de loi porte en outre approbation de la convention réglant l’admission des voyageurs avec un billet délivré par Tune ou l'autre des Compagnies sur les lignes du Métropolitain et celles du Nord-Sud. La convention prolonge de quatre années, c'est-à-dire jusqu'en iq5o, la durée de la concession de cette dernière Compagnie.
- La Compagnie générale des Omnibus, sans déclarer officiellement qu'elle se tient pour certaine d’obtenir le renouvellement de sa concession, prend cependant les devants et se propose de soumettre à l’Assemblée de ses actionnaires : l’approbation de traités à passer éventuellement avec la ville de Paris et conséquemment la transformation de la Société en Société anonyme; la prorogation de sa durée; l'augmentation du capital social. Des milieux, mal informés probablement, protestent déjà contre l’attribution de la nouvelle concession à cette Compagnie; d’autres, très informés mais attachés aux principes de socialisation, mènent une vive campagne contre celte même attribution; des esprits mieux informés, mais plus au courant des contingences, estiment que les actionnaires de la Compagnie générale des Omnibus auront vraiment du courage et beaucoup de désintéressement de ne pas voter purement et simplement la liquidation de leur vieille agence de roulage pour laisser à d’autres plus hardis, le souci d’assurer la vie de la nouvelle Compagnie.
- On ne sait si cette fameuse réorganisation des transports en commun communiquera la vie aux affaires qui en manquent, mais les Tramways-Sud
- accusent en janvier i36 5o8 francs de recettes en moins, l’Est-Parisien est toujours aux environs de 6o francs et se ressent des conséquences des inondations, tandis que les Tramways de la Rive Gauche ne bougent pas de /(6 francs. Les secteurs accusent tous de meilleures tendances, sauf celui de la Rive Gauche qui descend à 317 et ne paraît pas devoir se relever de sitôt du coup terrible que lui a porté l'inondation.
- La combinaison du cuivre en Amérique prend corps. L’attitude du pouvoir exécutif ne serait, paraît-il, pas hostile aux grandes sociétés financières. L’Anaconda Coppcr G0 convoque ses actionnaires pour approuver l’augmentation du capital de 38 millions de dollars à i5o millions, le capital nouveau ayant pour objet l’acquisition des propriétés de plusieurs compagnies américaines, sous le prétexte de mettre un terme aux contestations résultant du droit de suivre le filon sur son inclinaison au delà
- des limites en surface des concessions minières.
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- L’Utah Gopper G0 absorberait de son côté la Boston Consolidated, la Nevada Consolidated et l’Ohio Coppcr G0.
- Les Établissements Pieper n’ont pu réaliser au ‘ cours de l’exercice prenant fin au 3o septembre dernier que a58 17a francs de bénéfices bruts qui ont couvert les frais généraux, assuré le service des intérêts de la dette, et laissé 2 783 francs à consacrer aux amortissements.
- A Lyon, l’Energie électrique de l’Azergues vient de se constituer au capital de 1 5oo 000 francs, divisé en iî> 000 actions de 100 francs dont 1 200 d’apports à MM. Ginquin et Cottin, fondateurs. Ils apportent à la Société les conventions intervenues avec les maires de 38 communes pour la distribution de l’énergie électrique, des options diverses, des contrats, concessions, études, démarches, etc.
- On peut dire qu'il ne se passe pas de semaine sans voir naître une de ces multiples affaires qui sont appelées à renouveler les conditions du travail dans les villes et dans les campagnes et à avoir une action sociale autrement efficace que bien des mesures législatives.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — La Compagnie des .chemins de fer Paris-Orléans vient de commander à la maison J.-A. Maffei, de Munich, 20 locomotives pour trains express.
- Belfort. — L'établissement de la ligne Belfort-Re-chésy-Bonfol a été décidé à la suite de la réunion qui a eu lieu à la préfecture de Belfort en présence des délégués des cantons suisses Berne et Porrentruy. La ligne aura a8km de long et sera à traction électrique. Les travaux vont commencer dans deux mois et l’ouverture aura lieu en 1912.
- Seine. — Par décret du 17 février 1910 est déclaré d’utilité publique l’établissement du tramway de Suresnes à Garches.
- Belgique. — Un arrêté royal du 12 février 1910 approuve la délibération du conseil provincial du Brabant déclarant la Société des Tramways bruxellois concessionnaire de la ligne allant du boulevard Militaire jusqu’au centre de Watermael.
- Suisse. — La Compagnie du chemin de fer des Alpes Bernoises a décidé l'électrification du tronçon de Spiez à Frütiger.
- Allemagne. — La Compagnie des tramways et chemins de fer électriques de Salzburg a été autorisée à construire un tramway électrique à voie étroite de la station d’Anif à Kaltenhausen.
- Un chemin de fer électrique est projeté entre AIzenau, Selligensladl, Bieber, .Offenbach et Francfort; le projet a été préparé par la Société Siemens-Schuckert.
- La longueur totale des chemins de fer allemands à voie normale était, à la fin de l’année ,1898, de 4828okm ; elle atteignait, en 1908, 57 354km, soit une augmentation de 18,8 %. Sur l’ensemble de ces lignes, en 1898, 44 579km, soit 92,3 % appartenaient à l’État, et 3 701 soit 7,7 %, à des compagnies privées; en 1908, par contre, 53 io2km, soit 92,6 % , étaient placés sous la direction de l’État et 4 252km, soit 7,4 %, sous celle des compagnies. En 1898, il y avait 32 2ook«>, soit 66,7 % de lignes principales et 16 o8okm, soit 33,3 % de lignes secondaires ; les chiffres correspondants de 1908 sont de 34 o38, soit 59,3 % et 23 316, soit 40,7 % ; la progression dans le premier cas
- 11’est que de 5.7 % , elle atteint pour les autres voies
- 45 %.
- En 1908, le mouvement des voyageurs a fourni une recette de 773,19 contre 507,53 millions de marks en 1898, ce qui constitue une augmentation de 52,3 %. Les recettes, par kilomètre, furent de i3 go3 marks contre 10 829 marks en 1898, soit une différence de 3 074 marks ou 28,4 % en l’espace de dix ans.
- La répartition des recettes par classes de voyage,urs s’établit comme suit, pour 1908 : 3,i6 % en iro classe., 17,84 en 2° classe, 41 >67 en 36 classe, 35,4g en 4° classe et 1,84 pour le transport des militaires ; en 1898, ces chiffres étaient respectivement de 4>3i, 23,20, 48,25 21,54 et 2,70.
- Les recettes moyennes par voyageur et par kilomètre avaient atteint, en 1898, 2,77 pfennigs, elles étaient en 1908 de 2,40 pfennigs, soif une diminution de 13,4 %.
- Comme celui des voyageurs, le trafic des marchant dises n’a fait que progresser, de 1898 à 1908. Alors qu’en 1898 les recettes étaient de 1 195,54 millions, elles 1 s’élevaient dix ans plus tard à 1 726,84 millions de marks, soit une augmentation de 44,4° % • Les recettes au kilomètre étaient de 25 069 marks en 1898 et de 3o 465 en 1908, soit en plus 21,5 %.
- Les recettes totales, non compris le produit des locations, ont atteint 1 836,19 millions de marks en 1898 contre 2 6g5,o8 millions en 1908, soit une augmentation de 46,08 % quoique la longueur des voies exploitées n’ait progressé que de 19,?. % en moyenne pendant la période correspondante.
- Les frais d’exploitation, non compris les travaux de réparations importantes, agrandissements, améliorations et locations, sont passés de 1898 à 1908, de 1 093,71 à 1 947,80 millions do marks, soit 78,1 % et les dépenses, au kilomètre, de 22 881 à 34 198 marks, soit 49,5 % •
- Autrighe-Hongiue. — Le gouvernement a accordé à M. Adolt Lœwv la concession d’une ligne électrique entre Zarubek et Klein-Kuntschitz,
- 'Italie. — La Sociela ElettricaBresciana va construire prochainement un nouveau tramway électrique à Mantoue.
- La municipalité de Rome demande des concessionnaires pour l’établissement du chemin de fer électrique de Rome à la mer près d Ostie.
- Brésil. — La Rio-de-Janeiro Tramway, Light and Power C° a obtenu l’autorisation d’électrifier le chemin de fer de Corcovado.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Russie. — M. BiélofF a demandé l’autorisation de constituer une Société pour la construction et l’exploitation du chemin de fer de Podolie qui doit relier Kamenetz-Podolsk à Chepetowka.
- La Société russe des tramways de Kicw ne procédera à l’établissement que de 5 lignes sur les i3 demandées par la ville ; pour leur construction, cette Société se verra dans la nécessité d’augmenter son capital de i 1/2 à 2 millions de roubles.
- M. OuchkofF a soumis au gouvernement un projet de chemin de fer électrique du littoral de la Crimée, devant relier les villes de Sébastopol, Balaklava. Yalta et Alouschta.
- Serbie. — Le gouvernement serbe aurait l’intention de renouveler le matériel des voies ferrées Belgrade-Nisch-Pirot et Niscli-Traya. Les nouvelles dispositions prévues par ce projet permettraient la circulation des grands trains express.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL ET TÉLÉPHONIE
- Autriche-Hongrie. — Une station de télégraphie sans fil vient d’être érigée à Pola; son rayon d’action est cle 5oo kilomètres.
- Algérie. — La Chambre de commerce de Mostaganem est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 25 goo francs en vue de concourir aux dépenses de construction des circuits téléphoniques Prévost-Paradol à Tiaret, Trumelet à Tiaret, Palat à Tiaret.
- Russie. — Le zemstwo de Théodosie vient d’être autorisé par le gouvernement russe à contracter un emprunt de 3o 000 roubles, en vue de l’installation d’un réseau téléphonique destiné t\ relier Théodosie à Itarassouba-zar, Vieille-Crimée, Kertsch, Sondak, Otouzy et Kok-tousel.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société Générale des Tramways de Roy an. — Le 12 mars, 27, rue de Courcelles, à Paris.
- Compagnie de Locations électriques. — Le i5 mars, iy, rue Blanche, à Paris.
- Société de l’École Brêguet. — Le 17 mars, 81, rue Fal-guiêre, à Paris.
- Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. — Le 23 mars, 8, rue de Londres, à Paris.
- ADJUDICATIONS 4
- FRANCE
- Le 24 mars, h 2 heures, à la mairie do Verdunt construction d’un atelier mécanique, d une usine d’électricité (service du génie militaire) 8 85o francs ; caul. : 45o fr. Demandes d’admission avant le 10 mars.
- Le r5 mars, à 4 heures, à la direction générale des postes et télégraphes, rue de Grenelle, io3, i\ Paris, fourniture de 180 000 éléments de piles à liquide immobilisé, en 6 lots. Demandes d’admission le 5 mars au plus tard.
- ITALIE
- Le 23 mars, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, adjudication internationale pour la fourniture d’une presse hydraulique de 400 tonnes pour les ateliers de Vérone.
- ALLEMAGNE
- Le 5 mars, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Danzig, fourniture de crayons en charbon j>our éclairage électrique.
- Le 11 mars, aux chemins de fer de l’Etat prussien, à Magdebourg, fourniture de 4 5ooks câbles eu fer pour installations de signaux et de changements de voie.
- Prochainement, â l'administration de la ville, â Bi-schofswerda, établissement d’installations électriques, 25o 000 marks.
- Prochainement, à l’administration delà ville, à Altona, établissement d’une sous-station électrique â Othmars-chen, 55o 000 marks.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 21 mars, aux chemins de fer de l’Etal autrichien, à Pilsen, fourniture d’installations mécaniques d’atelier, machines-outils, etc.
- PAYS-BAS
- Le 16 mars, à la direction de la marine, à Willem-soord, fourniture de câbles en acier et en fer, tissus divers.
- Le 21 mars, à la direction de la monnaie de l’Etat, i\ Utrecht, fourniture et placement d’installations électriques d’éclairage et de force.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IX (2« Série). — N° 10.
- ROUMANIE
- Le a/i5 mars, à la direction générale des chemins de fer de l’Etat, à Bucarest, fourniture de i goom de câbles et fils isolés.
- Le 18 mars, aux chemins de fer de l’Etat roumain, à Sophia, fourniture de 386 wagons à marchandises.
- NORVÈGE
- Le 12 mars, à l’école technique supérieure, à Dron-theim, fourniture de 3 ascenseurs électriques pour personnes et marchandises.
- BELGIQUE
- Le 4 avril, à n heures, à l’Hôtel de Ville, à Gand, fourniture de 3 grues pour le port de Gand ; caut, : 2000 francs. Soumissions recommandées le 2 avril.
- BULGARIE
- Le 18 mars, à l’administration des finances du district, à Sophia, fourniture de ioo wagons à ballast, ioo id. à charbon, ioo id. couverts à marchandises, 5o id. découverts, io id. à volaille, io id. couverts pour transports de verre, io paires de wagons pour rails, 4 wagons-chaudières pour chauffage et 2 wagons pour transport du gaz.
- ESPAGNE
- Le i/} mars 1910, à la direction générale des postes et
- télégraphes à Madrid, adjudication des travaux d’établissement et de la concession d’un réseau téléphonique, à Victoria. Câut. : 2 25o pesetas. Le concessionnaire aura le droit de modifier et d’étendre le réseau téléphonique actnel, dans un rayon de i5 kilomètres.
- TURQUIE
- Le 25 février/10 mars, à 10 heures, à la direction générale de la dette publique, à Constantinople, fourniture d’un chemin de fer portatif avec wagons et accessoires divers. Plans et devds à remettre par les concurrents le 20 février/5 mars au plus tard ; caut. : i5o livres turques.
- Le 27 février/12 mars, à 10 heures, à la direction générale de la dette publique ottomane, à Constantinople, fourniture du matériel ci-après destiné à l’usage de ses salines : moteurs à gaz, machines électriques, pompes centrifuges et accessoires divers, suivant cahier des charges à la disposition des intéressés au siège central de l’administration à Stamboul. Plans et devis à remettre par les concurrents le 23 février/8 mars, avant 10 heures du matin ; caut : aSo livres turques.
- ANGLETERRE
- Le 8 mars, au secrétariat d’Etat pour l’Inde,. India Office, Whitehald, à Londres, fourniture de grues pour railway électrique aérien.
- Nous prions instamment ceux de nos abonnés qui possèdent les numéros 6, 7, 8, 9 et 10 de l’année 1894 de notre Revue, et la table des 10 premiers volumes de La Lumière Electrique (1 T‘ série) de bien vouloir nous le faire connaître.
- Pour éviter tout retard dans la rédaction de la Revue, nous rappelons que la Direction scientifique ne s’occupe que de la partie technique. Par suite, toutes les communications techniques devront être adressées à M. le Rédacteur en chef. Pour toute autre communication, s'adresser aux « bureaux de la Lumière Electrique ».
- PARIS.
- IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17;
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Trente-deuxième année. SAMEDI 12 MARS 1910. Tome IX (3* série). — N* 11.
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- La reproduction des articles de Là Lumière Électrique est interdite.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, P. 321. — A. Blondel. Abaque pour la chute de tension des transformateurs, p. 3a3. — L. Dkake del Castillo. L’usine génératrice de la Toronto Power C°, à Niagara Falls [fin), p. 3a8.
- Extraits des publications périodiques. — Méthodes et appareils de mesures. Tachymètre électrique . Hutchison, p. 338. — Etude, construction et essais de machines. Acier magnétique et aimantation permanente, G. Mars, p. 33g.— Traction. L’équipement électrique du « Great Northern Railway », Cary T. Hutchinson, p. 33g. — Usines génératrices. Les risques courus par le personnel des entreprises électriques, W. Ashe, p. 344- — Les dépôts à la surface intérieure des chaudières et leur traitement, H. Wakeman, p. 344- — Télégraphie et Téléphonie sans fil. Rendement obtenu dans la production des oscillations électriques au moyen des étincelles courtes, H. Ecoles et J. Makower, p. 344- — Divers. Le refroidissement électrique dans l’industrie alimentaire, L. Lloyd, p. 346. — Bibliographie, p- 346. — Variétés. —Nécrologie. Hippolyte Fontaine. — Frédéric Kohlrausch, p. 347. — Chronique industrielle et financière. — chronique financière,p. 34g. — Rensei-' gnements commerciaux, p. 35o. — Adjudications, p. 35a.
- ÉDITORIAL
- On trouvera, dans les considérations qui amènent M. A. Blondel à l’établissement d’un abaque pour la chute de tension des transformateurs, une façon directe et simple de traiter le problème et d’en tirer des conclusions pratiques.
- Gomme dans le cas des lignes de transmission, M, Blondel montre que les réseaux de cercles qui permettent de résoudre les deux problèmes fondamentaux (recherche de la chute de tension, soit à tension primaire constante, soit à tension secondaire constante) peuvent, isolés du reste du diagramme et convenablement gradués, constituer un graphique à lecture directe, moyennant l’emploi d’un abaque mobile auxiliaire dont la construction est facile.
- On conçoit aisément les services pratiqués que peut rendre la traduction sous forme d’abaque de résultats qui, pour être classiques, seraient par eux-mêmes d’une application moins facile.
- La seconde et dernière partie de la description de la centrale de la Toronto Power C°, à Niagara Falls, donne, avec une abondance d’illustrations qu’il est rare de rencontrer dans ces sortes de descriptions — où elles sont cependant si utiles — une idée complète des différentes parties de l’installation : puits des turbines, salle des machines, et enfin de la ligne de transmission, avec la sous-station de transformation.
- Le tachy mètre électrique dont nous donnons
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2e Série). — N° il.
- la description, résout élégamment le .problème de l’indication à distance de la vitesse de rotation d’un organe tournant quelconque.
- On verra comment, grâce à l’électricité, l’on a pu réaliser un appareil d’un usage pratique à bord d’un navire, indiquant en n’importe quel point du bâtiment la vitesse de rotation de l’hélice, pour là marche avant ou la marche arrière.
- Les recherches de M. G. Mars ont abouti, du moins pour une moitié du problème qu’il s’était posé, à des résultats très nets : la qualité d'acier qui' convient aux dynamos est clairement définie par sa teneur en carbure et en silicium.
- L’électrification des lignes à l’aide des courants alternatifs étant actuellement à l’ordre du jour, on lira avec intérêt une description assez explicite de l'équipement électrique du Great Northern Itailway.
- Cette installation date seulement de juillet dernier, et grâce à l’emploi du courant triphasé, dont l’auteur du projet, M. C. Hut-chinson, est un fervent partisan, il a été possible de mettre en' exploitation une partie
- de la ligne où la traction à vapeur n’eùt pas été praticable.
- MM. Eccles et Makowen ont déterminé le rendement obtenu dans la production des oscillations électriques au moyen des étincelles courtes, en se servant de l’éclateur de von Lepel à électrodes refroidies.
- Il est peu de problèmes actuellement plus débattus. On sait, en effet, combien la précision est généralement illusoire dans de telles mesures.
- Les auteurs distinguent deux sortes de rendement suivant le point où l’on mesure l’énergie fournie.
- Ils semblent conclure à l’existence, dans la décharge, de deux régimes, dont un seul correspondrait à la production des oscillations.
- Deux grandes figures viennent de disparaître.
- Nous rendons aujourd’hui un dernier hommage à l’œuvre de F. Kohlrausch et à celle de H. Fontaine. Dans des domaines très différents, tous deux ont puissamment contribué au pi’Ogrès de la science et de l’industrie électriques.
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- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
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- ABAQUE POUR LA CHUTE DE TENSION DES TRANSFORMATEURS
- L’abaque pour le calcul des chutes de tension dans les lignes électriques pour courant alternatif, que j’ai publié récemment^), était une simple application d’un graphique plus ancien que j’ai indiqué autrefois pour le calcul des chutes de tension des alternateurs (*). Je me propose, dans ce qui suit, de montrer comment le même abaque mobile résout encore très simplement la question du calcul de la chute de tension des transformateurs dans les conditions d’approximation que l’on admet ordinairement, c’est-à-dire en négligeant en charge l’influence du courant d’excitation.
- Ij, Lies courants, Uj/ll.jles te lisions aux bornes.
- Le transformateur se comporte comme un simple filtre qui présente au passage du courant une certaine résistance et une certaine self-induction (*) ; si on rapporte tout, par exemple, au circuit secondaire, le transformateur est équivalent à une résistance
- présentant une self-induction L, = l., c.
- V
- Fig. i. — Premier problème. — Principe de la construction d’un abaque de la tension primaire U1;pour différents régimes, pour maintenir une tension Ua constante aux bornes secondaires.
- Principe. — J’admettrai donc les relations simplificatrices usuelles
- «, I, = m L; nt U2 = m2 IL
- n,
- en appelant — le rapport de transformation, n2
- (‘) Lu Lumière Electrique, n° 33 et 36 de 1909.
- (2) L’Industrie Electrique, 23 mars 1884, p, 126, iig. 12.
- en appelant a le coefficient de dispersion
- M*
- () J’ai signalé déjà dans une « Note sur le courant déwatté » (Congrès international des Electriciens, Genève, 1896) que la chute de tension dans les transformateurs peut être calculée par les mêmes méthodes que celle d’un alternateur. D’autres auteurs, notamment Bragstad (Elektrotechnische Zeitschrift, 1901, p. 821) ont déjà eu l’idée d’employer la même épure pour le calcul de la chute de tension des transformateurs, mais ils ne l’ont pas mise sous la forme d’abaque que j’indique ici.
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- I. A LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IX (2» Série). — N» 11. v4
- Si on rapporte au contraire tout au circuit primaire, on devra lui attribuer les constantes
- Lj — gIi
- L’impédance correspondante Z a pour valeur respectivement, suivant les cas :
- z2= v'r*. + (fi, <j4)2
- ou
- Z, = v/r*, +
- et le facteur de réactance :
- (o ali
- Cette chute de tension, qui varie avec l’intensité I2 et le décalage ®, est maximum pour une même intensité I2, quand OQ vient sur l’axe horizontal MjOX,,, c’est-à-dire quand le coui’ant est décalé d’un angle égala l’angle « défini plus haut. Elle a pour valeur relative en pour cent, en appelant Jcc le courant de court-circuit mesuré au primaire :
- 7 1 TT
- cc
- “07 — Ü7
- Ucc étant la tension mesurée aux bornes primaires pendant le court-circuit.
- Pour simplifier l’épure, je représente le courant de. charge lui-même par le vecteur ZoI2 ou Zjlj, en pi’enant une échelle de cou-
- Za
- Fig.
- '-* —Deuxième problème. — Principe d’un abaque pour déterminer la chute de tension secondaire U. circuit d’utilisution, en supposant la tension primaire U, constante.
- aux bornes du
- Portons en MtO (fig. i et 2) la tension aux bornes, U2. Soit OA le courant de charge I2, décalé par exemple de l’angle ®; il donne lieu à une chute par impédance OQ= Z2I2, décalée de a en avance sur I.
- La force électromotrice à vide E2 (correspon dant théoriquement à la tension primaire aux
- bornes U,), E2 = -7—, est représentée par
- n,
- la résultante M,Q. La chute de tension E.->— U. produite par la charge peut être représentée par le segment obtenu en traçant un arc de cercle avec Mj comme centre.
- tant Z2 ou Zt fois plus granele, et en comptant l’angle de phase <p du courant à partir el’une elroite OZ0 faisant un angle a en avance sur OX, ; ici y = o sur les figures 1 et 2; on verra plus loin le cas général.
- Gela posé, le problème de la chute de tension peut être envisagé à deux points de vue différents : ' '
- i° On peut se donner comme constante la tension secondaire aux bornes U2 et chercher la façon dont doit être réglée la tension primaire U, pour obtenir ce résultat.
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- 12 Mars 1910. KEVUE D’ÉLECTRIÇIT E
- Chiite de tension pour 100 .
- Fig. 3. — Abaque fixe universel pour la mesure des chutes de tension.
- ,325
- des cos f '
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2* Série). — N» 11.
- a° On peut, au contraire, comme c’est le cas ordinaire, supposer la tension primaire Uj constante (d’où E2 constant) et chercher comment varie la tension aux bornes secondaires U2 en fonction de la charge.
- Dans le premier cas (fig. i), on pourra construire un abaque de la force électromotrice E2 en traçant du centre M4 une série de cercles concentriques de rayons croissants et équidistants et en inscrivant sur chaque cercle les tensions correspondantes. On pourra alors évaluer à vue par simple interpolation la valeur de E2 d’après la position du
- à droite, tandis que dans le premier cas elle va en croissant.
- Si, comme il est rationnel, on veut faire cette graduation en pour cent de la tension à vide, on trace dans le premier cas des cercles ainsi gradués :
- ioo, ioo -j- s, ioo -f- ae, ioo -(- 3e, etc...
- et dans le second cas, des cercles gradués :
- ioo, ioo — e, ioo — ae, ioo — 3e, etc..., e étant l’espacement des cercles en pour cent.
- Construction de l'abaque. — De ces épures, je déduis l’abaque de la chute de tension des
- Fig, 4- — Exemple d'ubuquc mobile pour un transformateur de 3oo KYA. Le pôle O doit être appliqué sur celui de l'abaque fixe et l'axe OX' sur l’axe de l'abaque fixe correspondant au cp-préru.
- point Q, par rapport au réseau de cercles.
- Dans le second cas (fig. a), on prendra un rayon constant M,0 et on tracera des cercles d’égale tension primaire (d’où E2 — constante) en prenant sur la direction MO une série de points équidistants M,, M't, M'1,, comme centres successifs de cercles «, a’, a" ayant tous le môme rayon et portant un chiffre de tension correspondant respectivement aux longueurs M,0, M',0, M",0, etc...
- On voit que dans le second cas la graduation des cercles va en décroissant de gauche
- transformaleui’s comme l’abaque des lignes (Lumière Electrique, septembre 1909), en supprimant toute la partie de l’épure qui est à gauche de O, et en ne gardant que les cercles, les axes OX0 et OZ0; ce dernier axe est seul variable en inclinaison (et en grandeur OQ0) suivant la construction du transformateur dont dépend le coefficient a et la chute rela-. -, Z2I, Z,It
- tive par impédance -p-* ou —jj-.
- L’abaque fixe (fig. 3) comprend donc un réseau de cercles à grand rayon, im ou am
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- 12 Mars 1910.
- revue d'Electricité
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- (donnant icmou 2cra d’équidistance entre cercles pour une chute de tension de i % de la tension normale (*), sur lequel on a marqué le point O et l’axe OX0.
- On n’a plus à construire, pour l’étude de chaque transformateur, qu’une épure mobile sur papier calque contenant l’axe OX, le centre O et la ligne OZ0 graduée en ampères (fig. 4)- dette construction peut se faire en utilisant directement les résultats d’une mesure du courant du court-circuit. On exécute cette mesure à la manière ordinaire (*) et on connaît d’autre part l’angle a par des mesures directes des résistances primaire et secondaire et par la connaissance des nombres de spires. Il peut être préférable, d’ailleurs, de mesurer <x au moyen d’un bon wattmètre (fait pour l’étude des forts déca lages), pour tenir compte des courants de Foucault dans la résistance apparente.
- Soit Ice le courant secondaire de court-circuit mesuré ; UM la tension primaire correspondante aux bornes ; on calcule en pour cent la longueur
- °Q.=^
- et on gradue de manière que le chiffre correspondant au point Q0 représente numériquement le nombre d’ampères (primaires ou secondaires, selon ce qu’on préfère) correspondant à IC(, mesuré.
- Puis on trace sur le même calque l’axe OX' faisant l’angle je tel que :
- „ L‘ tang a = —
- Ki
- (*) Si l’on ne disposait pas d’un compas à verge pour faire ce tracé directement, rien n’est plus facile que de tracer le gabarit de l’un des cercles par points en portant en abscisses sur OX0 les valeurs exprimées en millimètres.
- O b — i ooo (i — cos p)
- en ordonnées,
- bB — ioo sin p cl en faisant varier (3.
- Il suffit de déplacer ce gabarit parallèlement à lui-même pour tracer tous les cercles.
- I2) L’essai de court-circuit, comme on sait, a été indiqué par Kapp; le présent abaque peut être considéré comme une application de la méthode de Kapp, mais ne doit pas être confondu avec le diagramme des chutes de tension de Kapp.
- On n’a plus qu’à superposeï* ,1a seconde épure à la première, le pôle O sur pôle O. On tiendra compte alors du décalage du court-circuit d’utilisation de la môme manière qu’on a déjà fait pour les lignes, et que rappellent clairement les figures i et a, c’est-à-dire qu’on déplacera l’axe OX0 qui figure sur l’épure des cercles d’un angle 9 par rapport à l’axe OX'de l’épure qui porte le segment OQ; il est plus simple ici de déplacer la seconde épure par rapport à la première. J’ai donc tracé sur l’abaque fixe des lignes de repère qui indiquent la position qu’il faut donner à l’axe OX' de l’épure mobile suivant les différents décalages.
- Chute de tension pour 100
- Fig. 5. — Variante de l’épure obtenue en traçant sur l’abaque diverses positions du vecteur pour la lecture directe de la chute de tension sous les cosep correspondants.
- Au lieu d’indiquer les décalages en degrés, il est beaucoup plus pratique, comme je l’ai indiqué, de tracer les angles qui correspondent à des facteurs de puissance connus et ordinairement employés. C’est ainsi que
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IX (2« Série). — N°li .>
- j’indique les lignes de repère correspondant à cos f — 0,90 ; 0,90 ; o,85 ; 0,80 ; o,y5 ; 0,70 ; o,65 ; 0,60; o,55 ; o,5o. On pourrait en tracer d’autres si on le juge nécessaire.
- Exemple d'application. — Pour tracer un exemple d’abaque mobile, j’ai pris le cas d’un transformateur de3oo KVA (3.000 volts, 100 ampères) dont les constantes sont les suivantes :
- R, — 0,6'ohm
- . lcc — .100 ampères
- Ucc =' 90 volts
- d’où :
- Z, = —— = 0,9 ohm 100
- L'i == ws/i = y/z42— R]'2 = \/o,8i —o,36= 0,67 ohm. ZiLc Ucc _ 90 __ n
- Ui — U,” 3ooo —
- 0,67 '
- a = arc tang —— 1,102.
- 0,0
- La ligne 0Qm est ainsi égale à 3 % et tracée à la même échelle de longueur que l’équidistance des cercles de l’abaque fixe ; on forme l’angle Q0 0X'=« et on trace le cercle QmQ0, puis on gradue OQ0.
- Ici la ligne OQ0 correspondante à 100 ampères primaires a été graduée en 10 parties
- égales de 10 ampères primaires; mais chacune de ces parties représente aussi bien, si on le préfère, 3oo ampères secondaires, si la tension secondaire est de 100 volts, par
- exemple; et plus généralement 10 — am-
- n2
- pères.
- Supposons qu’on veuille trouver par l’abaque la chute de tension pour cos © = 0,90 : on place OX' sur la droite O — o, 90 de l’abaque fixe et on regarde où tombe le point Q0 par rapport aux cercles ; on voit que c’est sur le second cercle à gauche du cercle de 3 % ; la chute de tension est donc 2,8 %,
- De même, si on place la droite OX' sur la droite O — 0,60, on voit que Q tombe plus près du cercle de 3 % et on lit une chute de tension de 2,96 %.
- Conclusion. — En résumé, l’abaque fixe donné ci-dessus permet, en partant de l’essai en court circuit, de mesurer immédiatement toutes les chutes de tension de transformateurs quelconques, à la seule condition de tracer sur un morceau de papier calque une épure formée de deux lignes graduées, distantes d’un certain angle a, facile à calculer. Il n’y a qu’à l’appliquer sur l’abaque fixe, dont je donne une reproduction directement utilisable.
- A. Blondel,
- Paris, 21 février 1910.
- L’USINE GÉNÉRATRICE DE LA TORONTO POWER C° A NIAGARA FALLS (Fin) {l)
- B. Puits des turbines. — La figure 2 montre le puits des turbines, qui a 7"’ de largeur et 35m de hauteur depuis le niveau le plus bas jusqu’à la voûte. A l’étage inférieur se trouvent les groupes de turbines, alimentés latéralement par deux raccords pris sur la coriduite verticale de pression. L’arbre, dont
- toutes les parties frottantes sont accessibles, monte jusqu’aux alternateurs dans la salle des machines en passant dans des paliers de guides et des pivots, dont nous parlerons plus loin.
- La turbine, qui fonctionne sous une chute nette de 5im, est composée de deux roues centripètes superposées, ayant une conduite d’échappement commune disposée
- (J) Voir Lumière Electrique, 5 mars 1910, p. 296.
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- REVUE D’ÉLECTRICIITÉ
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- entre les deux roues, et sur laquelle sont branchées deux prises latérales aboutissant aux canaux de fuite. La figure 4 montre une vue de groupe prise au fond du pùits,à la lumière artificielle. Ces groupes ont été construits parla Société I. P. Morris, de Philadelphie.
- Dans le sous-sol immédiat de la salle des machines, l’arbre passe par un palier d’équilibre que l’on voit dans la figure 5 ; c’est un pivot alimenté par l’huile sous pression qui équilibre une partie du poids de la roue polaire de l’alternateur. La pression peut être réglée à volonté, et de petites fenêtres ménagées dans l’enveloppe extérieure permet-
- Fig. 4. — Turbine double de i3 ooo IIP.
- tent de vérifier constamment et en service le fonctionnement de cette partie délicate.
- Le système de réglage est une partie fort intéressante de l’installation. Pour la manœuvre du tiroir cylindrique de réglage, il ne peut être question que d’une commande indirecte par servo-moteur, étant donné que la masse entière à mettre en mouvement pèse 6,5 tonnes. La figure 6 montre l’ensemble du régulateur et du servo-moteur alimenté par de l’huile sous une pression de 20kg environ par centimètre carré. Les boules du régulateur sont constituées en réalité par deux bras recourbés (fig. 7), munis chacun de deux
- «
- chambres a et b, réunies par deux petits canaux verticaux, dont l’un est fermé par une tige percée seulement d’un canal fort étroit. La chambre a est remplie de mercure qui monte en b pendant la rotation normale à 5oo tours et reste en équilibre stable à cette vitesse, réparti alors entre les deux chambres.
- Fig. 5. — Palier de guide et d’équilibre.
- Une variation de vitesse entraîne un déplacement correspondant des boules et par conséquent de la masse de mercure, vers l’une ou l’autre chambre, suivant que la vitesse augmente ou diminue, et ce changement dans la position des masses est favorable à l’action du régulateur.
- Les bras agissent par l’intermédiaire du manchon équilibré et de leviers, sur la tige b (fig. 6). Supposons qu’il se produise une augmentation de vitesse, par suite d’une diminution de charge, les boules s’écarteront de leur position d’équilibre et la" tige b
- s’abaissera, ce qui déterminera l'admission ' *
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- d’huile dans le cylindre d et à la partie supérieure en e. En même temps, i’huile re-
- minera un mouvèment du piston ô vers le bas et fermera le canal d. Ce piston c com-
- tig*. 0. Ensemble du régulateur et du scrvo-moteur. •
- prise de la partie inférieure du cylindre sera » mande la valve /?, de sorte que l’abaisse-amenée aux conduites f et gy ce qui déter- | ment du piston couvre la valve iy qui permet
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- à l’huile sous pression d’arriver au piston le, dont la tige commande les leviers du tiroir
- de réglage à la turbine.
- Gette transmission de mouvement se lait dans ces conditions particulièrement difficiles, la turbine étant à 5om environ au-dessous de la salle des alternateurs, dans
- Fig. 7f — Régulateur. . Fig.
- laquelle sont installés les régulateurs à force centrifuge avec leur servo-moteur. Lorsque, dans un réglage, le tiroir s’est déplacé d’une certaine quantité par suite du déplacement initial du levier a, celui-ci est ramené à sa position normale par l’action de rappel du bras t. Ce mécanisme d’équilibre peut d’ail-
- leurs être réglé lui-rnéme par le volant à main e, sans qu’on modifie en quoi que ce soit l’ensemble dès pièces décommandé; de cette façon, le régulateur peut régler la turbine pour differentes vitesses. Le volant peut être aussi commandé par un petit moteur synchrone, mis en circuit au tableau de distribution, ce qui rend très simple la mise en service et en synchronisme des groupes. Il est également possible de suspendre l’action du régulateur centrifuge, afin de permettre d’opérer l’admission d’huile au cylindre au moyen d’un grand volant à main n. Dans la figure 2, on remarquç au groupe N° 2 la tige de transmission qui va au levier de la vulve de réglage.
- La figure 8 montre l’ensemble des leviers de manœuvre établis immédiatement au-dessus de la turbine. La figure 9, prise dans lesous-sol des alternateurs, montre le groupe de pompes à huile avec réservoir de pression, le levier commandé par le piston k (fig. 7) et dont le mouvement est
- 8.— Ensemble dns leviers du tiroir de réglage de la turbine-
- renvoyé par un balancier en fers assemblés.
- Dans une chambre creusée à l’extrémité du puits principal et au niveau des turbines, on a disposé deux groupes de turbines doubles de aoo HP, à 5oo tours, à axe vertical, alimentées par une conduite forcée distincte, de diamètre réduit (fig. 2). Les régulateurs
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- T. IX (2«Série). —N» ÏU*
- sont du même type que ceux des turbines principales.
- La figure io montre les deux excitatrices avec leurs régulateurs et le tableau portant les voltmètres et ampèremètres de contrôle. Les machines donnent i%5 volts et 2 4oo ampères.
- Un troisième groupe de 000 HP semblable aux précédents, mais commandé par moteur électrique, est établi dans la salle des machines.
- le treuil est monté sur un socle dans la salle des machines au niveau supérieur.
- Toute la puissance produite aux machines est envoyée à une station transformatrice construite à trois cents mètres de l’usine, et réunie à celle-ci par un tunnel aboutissant au sous-sol de la salle des machines ; les câbles des alternateurs sont branchés sur des barres omnibus avec interposition d’interrupteurs à huile et de fusibles, placés par unité dans des loges contiguës en maçonnerie. Les
- Fig*. 9. — Groupe des pompes à huile alimentant le sçrvo-motcur.
- Enfin, nous signalerons encore que chaque arbre de turbine est muni d’un frein pneumatique à sabots, établi dans le sous-sol immédiat de la salle des machines ; on peut, grâce à ce frein, arrêter très rapidement chacun des groupes. A ce même étage, on a aménagé un petit atelier pour les réparations les plus urgentes.
- Enfin,tous les étages du puits des turbines sont desservis par ascenseur électrique, dont
- servo-moteurs des interrupteurs sont commandés depuis le tableau de distribution.
- La figure 11 montre un de ces groupes d’interrupteurs dont la construction est très robuste, le fonctionnement simple et précis.
- Des barres omnibus à 12 000 volts partent les câbles qui vont à la station voisine de transformation, qui élève la tension à 60 000 volts pour la transmission.
- G. Salle des machines.—La figure 12 mon-
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- tre la salle des machines, du côté des groupes générateurs. Chacun des quatre générateurs triphasés installés peut donner 12000 volts
- et vers le milieu, se trouve une galerie à laquelle on a accès par un double escalier et où est installé le tableau de distribution
- Fig. 10. — Excitatrices.
- et 385 ampères par phase, soit environ 8 000 kw à a5o tours et 2.5 périodes. Nous ne croyons pas nécessaire de donner une description détaillée de ces machines, dont le seul intérêt pourrait être l’importance des dimensions. D’ailleurs dans ces dernières années tous les grands ateliers ont eu à construire partout des machines de cette puissance, soit à faible vitesse, soit à grande vitesse.
- Nous indiquerons seulement que le diamètre extérieur de la carcasse est 4m 80. tandis que la salle dès machines a i4m de largeur et que la distance d’axe en axe des groupes est de 8"’5o. On jugera par là du grand espace réservé autour des groupes el des dimensions qu’aura cette salle de machines, lorsqu’une aile nouvelle aura été ajoutée et lorsque les derniers groupes prévus seront installés. Pour le service des machines, un pont roulant de a5 tonnes et un autre de 80 tonnes circulent sur la même voie de roulement.
- A mi-hauteur du plus long côté de la salle
- Kig\ il. — Interrupteurs à haute tension, commandés par servo-motcurs.
- (fig. i3). Tous les appareils, voltmètres, ampèremètres, interrupteurs , disjoncteurs nécessaires au service des excitatrices, des
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- ,;33/i
- transformateurs d’usine,- du groupe moteur-générateur, sont à basse tension et placés sur le tableau.
- La commande à distance des moteurs-série à courant continu, qui font mouvoir les interrupteurs à haute tension se fait au moyen d’un jeu d’interrupteurs doubles que l’on distingue sur la figure i3. Les machines pouvant être branchées sur un double jeu de barres omnibus, les interrupteurs des snvo-moteurs sont à deux directions. Sur chaque couteau fixe de l’interrupteur se trouve connectée une lampe dont la lumière apparait à un petit verre rond fixé sur la tablette. Dès qu’on ferme un interrupteur dans
- T. IX (2* Série). — N«ïl. ;
- sionrest effëct'ué par dés relais qui mettent en court-circuit instantané lé rhéostat d’excitation des excitatrices. L’ensemble des relais est ainsi peu encombrant et monté sur un petit panneau, derrière le tableau de distribution. Les câbles venant des barres omnibus sont amenés aux primaires des 9 transformateurs ( 7.—°°- volts) qui sont installés Voo 000
- dans la station voisine de l’usine génératrice. La figuré i4 représente le schéma des cou-nexions de l’usine génératrice et de la station transformatrice au départ ; tous les traits pleins dans ce dessein se l’apportant aux appareils installés, les pointillés aux appareils
- l ig. ia. — Salle des alternateurs.
- une direction, connectant ainsi une machine, ou un feeder, sur les barres omnibus, le petit verre est éclairé par une lampe rouge, tandis que le verre correspondant à l’autre direction reste vert. Une inspection rapide permet de juger quels Sont les alternateurs et les feeders en service et sur quelles barres omnibus ils sont connectés.
- Le réglage automatique de la tension des barres omnibus se fait par un régulateur lyrill, qui a été décrit dans tous les périodiques ('). On sait que le réglage de la ten-
- (1) Cf. Eclairage Electrique, i3 niai igo5.
- prévus. Au surplus les connexions, comme on peut le voir, sont fort simples.
- Transmission.
- La plus grande partie de l’énergie électrique est transmise à Toronto aune distance de iilo11"1 de Niagara Falls.
- La ligne est représentée dans la figure i5. C’est en réalité une double ligne montée sur des pylônes métalliques voisins, tous les pylônes d’une même ligne étant réunis par un fil de terre. Les trois fils de chaque ligne sont distants de 2"1 environ et placés aux
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- sommets d’un triangle équilatéral, dont le centre est à i2m au-dessus du sol. La tension entre fils est de 6o ooo volts. Les isolateurs à triple cloche ont été essayés pour une ten-
- Stalion de transformation.
- En arrivant à Toronto, la ligne de haute tension aboutit à une station de transforma-
- l'ig. i3. — Tableau de distribution.
- sion double de la tension normale. La ligne I tion qui appartient encore à VElectrical De-est naturellement divisée en 9 sections qui | velopment C°. La figure 16 donne deux vues
- Lignes de départ
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- l'ig. 14. — Schéma des connexions (dépurl ù Niagara).
- T, transformateurs; H, interrupteurs dans l’huile; I, connecteurs à couteaux; K, feeders ; M, excitatrices et leurs moteurs ;
- 1,3... alternateurs.
- peuvent être séparées les unes des autres par la manœuvre d’interrupteurs.
- La perte en ligne est d’environ to %,
- en plan et une coupe transversale de cette station de transformation.
- La ligne aérienne est arretée sur les isola-
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- T. IX (2e Série). — N» 11. ;
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- teurs d’une tour métallique établie à quelques mètres de l’usine ; les fils pénètrent alors à l’intérieur en faisant un coude et vont à des interrupteurs à huile situés au premier étage dans des loges en maçonnerie. Dès l’entrée des fils, des dérivations sont prises sur chacun d’eux et amenées à des parafoudres électrolytiques à plaques d’aluminium, en passant par un éclateur. Des in-
- tension de 6o ooo à 12000 volts. Les transformateurs sont monophasés et groupés par trois, les primaires en triangle, les secondaires en étoile. En combinant, dans la figure 16, le plan du premier étage et la coupe transversale AA, on peut voir exactement quelles sont les dispositions adoptées et de quelle façon les circuits ont été établis.
- La distribution à Toronto étant faite par
- Toronto
- Station, d’arrivée
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- Bronté >?
- Burlingto'
- Ontario
- Hamiltoi
- Port Dalhousie
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- Usine
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- Fig. i5. — Ligne Niagara-Toronto.
- terrupteurs à haute tension, chaque fil descend à un double système de barres omnibus, chacun des fils pouvant être connecté à l’une ou l’autre de ces barres. Enfin, ces barres sont connectées aux circuits primaires des transformateurs de 2 600 kw qui abaissent la
- une autre compagnie, VElectrical Development C° alimente simplement 18 feeders qui partent des séries de barres omnibus secondaires à 12 000 volts, mises en parallèle par des fusibles. Ces barres sont établies à l’étage de la station transformatrice dans
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- Fig. 16. — Station de transformation à Toronto.
- a, barres auxiliaires et connecteurs à couteaux. — Connecteurs à couteaux : 6, de lignes ; c de transformateurs ; de barres ; c.barres principales et connecteurs à couteaux. — Interrupteurs dans l’huile ;L, de lignes: B, de barres: T, de transformateurs. — l, passages s, tunnel venant delà station génératrice.
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- une construction légère en maçonnerie, les interrupteurs à servo-moteurs et les coupe-circuits étant établis dans de petites loges tout à fait semblables à celles de l’usine arénératrice Le tableau de distribution est le môme également qu’à Niagara Falls et la manœuvre des appareils, leur mise en circuit et hors circuit s’exécute toujours avec le contrôle des lampes indicatrices. Chaque feeder est muni d’un ampèremètre et d’un phasemètre ; des wattmètres donnent à chaque instant les puissances consommées sur les lignes.
- Nous ajouterons que les transformateurs sont à circulation d’eau, alimentés à cet effet par une distribution générale comprenant deux pompes centrifuges commandées par moteurs électriques. La température des transformateurs est inscrite à chaque instant par un thermomètre enregistreur. Enfin une petite batterie d’accumulateurs de 55 éléments avec groupe moteur-générateur sert surtout à la commande de tous les moteurs-série à courant continu qui actionnent les interrupteurs primaires et secondaires.
- L. Drake del Castillo.
- EXTRAITS DES PUBLICATIONS- PERIODIQUES
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURES
- Tachymètre électrique Hutchison. — Elec-trical World, 3 février 1910.
- Il est toujours difficile de déterminer exactement la vitesse de rotation d'un arbre, surtout s’il s’agit de l’arbre d’un moteur à explosion. Un tachymètre très sensible suit très rapidement les modifications de la vitesse ; c’est une source d’ennuis car il faut calculer des moyennes, qu’un instrument pourrait se charger d’effectuer. On n’est, d’ailleurs, jamais sûr que le tachymètre soit exactement centré sur l’arbre, et ses indications dépendent de la façon dont on le tient. C’est pourquoi on a pensé à monter à demeure des tachymètres directement sur les arbres, en utilisant toujours le principe de la force centrifuge; mais, dans ce cas on rencontre de nombreuses difficulté d’ordre mécanique. Aussi a-t-on eu l’idée de se servir de l’électricité comme intermédiaire : le tachymètre est alors un voltmètre monté aux bornes d’une petite magnéto à courant continu. Ce principe a d’ailleurs l’avantage de permettre de transmettre où l’on veut les indications de la vitesse d’une machine.
- Le tachymètre Hutchison se compose d’une magnéto dont les aimants permanents et l’induit (type Siemens), sont fixes : entre les pièces polaires et l’induit tourne un système inducteur en fer doux qui ne laisse subsister qu’un très faible entrefer. La
- résistance et l’inductance de l’induit sont grandes.
- A i 600 tours par minute la magnéto donne ia5 volts, et entre 100 et 1 600 tours par minute, la courbe reliant' la tension à la vitesse est une ligne droite. Aux bornes de la magnéto est relié un voltmètre de grande résistance, convenablement amorti.
- L’arbre dont on veut mesurer la vitesse met en mouvement, au moyen d’une roue dentée et d’une chaîne, une autre roue dentée.
- Celle-ci est reliée par l’intermédiaire de deux ressorts en spirale, enroulés eh sens contraire, à un volant calé sur l’axe de la magnéto, axe qui est solidaire du système inducteur mobile. lien résulte une grande élasticité et la suppression des fluctuations de vitesse de l’axe de la magnéto. Pour régler l’appareil dans chaque cas particulier, on agit sur un shunt magnétique en fer doux qu’on peut déplacer longitudinalement dans des rainures pratiquées sur les pièces polaires.
- L’auteur a eu en vue l’application de cet appa- -reil aux navires. Dans ce cas il est nécessaire d’indiquer la vitesse de marche avant et de marche arrière.
- Afin d’écarter tout dispositif de contacts électriques mobiles, on a eu recours au procédé suivant : l’arbre de la magnéto ci-dessus, dont la vitesse est rendue uniforme par le dispositif décrit, entraîne, cette fois-ci, non plus une seule magnéto, mais deux. Pour cela, il porte un pignon qui engrène avec deux autres pignons ; l’un d’eux est calé sur
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- RE V®® D ’É t E C T RI CITÉ
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- l’arbre d’une première magnéto; l’autre est en prise avec l’arbre d’une seconde, mais non pas calé de façon invariable : lorsque le sens de la rotation change, le pignon tourne de <)oJ sur cet arbre avant de sc remettre en prise. Les ressorts sont protégés contre une rupture éventuelle provenant d’un brusque renversement de marche par des butées convenablement disposées.
- Quand la rotation s’effectue à droite, par exemple, la position des inducteurs des deux magnétos est identique et les courants débités sont en phase. Si le sens de rotation se renverse, celui des magnétos se renverse également, mais il résulte du dispositif décrit que les inducteurs des magnétos sont décalés
- Fig. i et 2.
- de 90° et que les courants le sont de 1800. De chaque magnéto partent deux fils : l’un des circuits alimente les bobines fixes du voltmètre, l’autre le cadre mobile. Le zéro du voltmètre est au milieu. Quand les courants dans les deux bobines sont en phase, la déviation a lieu à droite : quand ils sont en opposition, elle a lieu à gauche. Il est facile de graduer l’instrument en tours par minute.
- L’ensemble de l’appareil formé par les deux magnétos et les engrenages est protégé par un couvercle en laiton.
- On peut alimenter en parallèle, sur le navire, autant de voltmètres qu’on le désire.
- ÉTUDE, CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Acier magnétique et aimantation permanente. — G. Mars. :— Sta/il and Eisen, 27 octobre et 10 novembre 1909, et Electrical World. 20 janvier 1910.
- M. Mars, ingénieur des aciéries Bohler (de Kaffen-berg), résume dans ce travail un nombre considérable d’expériences. Selon cet auteur, l’industrie électrique'a besoin :
- i° D’un métal susceptible : de s’aimanter très rapidement ; de perdre son magnétisme aussi complètement que possible, dès qu’on cesse de faire agir le courant; et en outre (pour l’emploi dans les dynamos) d’avoir une hystérésis très faible et une grande perméabilité.
- L’alliage suivant répondrait parfaitement à ces desiderata : fer, silicium (îà 8,5 %), carbone (0,10 % au maximum). La perméabilité de cet alliage n’est pas beaucoup moins grande que celle d’un bon fer doux et son hystérésis est /jo % plus faible.
- 20 D’un métal qui ait les qualités exactement opposées, pour constituer les aimants permanents „• grande hystérésis, grande « retentivité » (du magnétisme), grande dureté, finesse de grain.
- Ici les résultats sont moins nets. L’auteur a cependant établi que le maximum de retentivité (faculté de garder le magnétisme) est obtenu pour 0,97 % de charbon.
- TRACTION
- L’équipement électrique du « Great Northern Railway ». — Cary T. Hutchinson, — Procee-dings American Institute of Electrical Engineers, novembre 1909.
- La première application du courant triphasé à l’exploitation d’une grande ligne de chemin de fer a été faite aux Etats-Unis en juillet dernier sur le « Great Northern Railway », au tunnel de Cascade Mountain, dans l’Etat de Washington, à environ iGokal à l’est de Seattle.
- L’installation comprend une station génératrice hydroélectrique d’une puissance de 5 000 kw fournie par des générateurs à 6600 volts, 25 périodes et un système de transmission à .33 000 volts. Une sous-station effectue la transformation à G 000 volts.
- C’est à cette tension que le courant est fourni aux locomotives par l’intermédiaire de trolleys;
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- sur les locomotives, la tension est réduite à 5oo volts pour le service des quatre moteurs triphasés qu’elles portent.
- Le tunnel de Cascade Mountain a une longueur d’environ 4km,a et une pente moyenne de 1,7 %. L’exploitation de la ligne au moyen de locomotives à vapeur était très difficile et très dangereuse en
- l’abri de ces divers inconvénients. Le choix s’est porté sur le système de traction électrique à courant triphasé qui est actuellement en plein fonctionnement.
- Le problème consistait à établir un équipement moteur capable d’entraîner un train d’un poids de .alSoS tonnes dans une portion très montagneuse de
- -0-14 000----14:
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- Ànipi'-rcs dans lo stator
- Fig. 1. — Caractéristiques d’un moteur triphasé 5oo volts, u5 périodes 476 HP; réduction d’engrenages : 4»2^ ; M, rendement du moteur (même échelle que E) ; E, rendement du système moteur-engrenages ; K, facteur de puissance ; H, puissance disponible sur l’axe, en chevaux (puissance maxima : G77 chevaux pour 1040 amp.); T, effort de traction (livres anglaises); S, glissement; L, milles à l’heure (roues de im,5u).
- raison de la température élevée qui régnait sous le tunnel et de la vapeur qui y séjournait après le passage de ces locomotives. Les rails étaient constamment recouverts de vapeur condensée et d’une couche de suie qui les rendaient très glissants. Il ne fallait pas moins d’une heure pour libérer le tunnel des gaz que le passage d’un train y avait entraînés. Aussi depuis un an recherchait-on un système qui fût à
- la ligne qui s’étend sur qokm environ entre Leaven-Avorth et Shykomish. L’effort de traction requis pour entraîner un train de ce poids sur une pente de a,a % est de 70 tonnes environ. Cet effort est réparti entre quatre locomotives ayant chacune quatre essieux moteurs.
- Locomotives. — Le poids total d’une locomotive
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- est de io4 tonnes. Il est réparti comme l’indique le tableau I :
- Le cahier dés charges relatif aux moteurs exigeait une puissance de a5o HP pendant trois heures avec une élévation de température de 7f»° C, la ventilation correspondant a un débit de 56m3,63o d’air par minute. Aux essais, les moteurs ont fourni, avec une ventilation de /(a™3,470 une puissance de 3^5 HP sous 5oo volts, de 400 HP à 6a5 volts et de 475 HP sous 5oo volts (essai d’une heure). Le rapport du débit continu au débit d’une heure est donc, dans ces conditions, de 79 % . La puissance continue correspond à un effort de traction de 4 240** par moteur. La puissance dans l’essai d’une heure correspond à un effort de 5 390*®. La locomotive peut donc fournir un effort de traction continu de 16 96ok® et pendant une heure un effort de 21 56ok®. La figure 1 représente les courbes caractéristiques de ces moteurs.
- La puissance moyenne de la locomotive est de 1 kw 12 par tonne ; chaque moteur peut entraîner 25o tonnes en service continuel sans arrêt et sans refroidissement. La locomotive peut donc entraîner 885 tonnes et même davantage, si l’on considère que, pendant les arrêts, les moteurs se refroidissent. L’effort de-traction maximum de la locomotive est d’environ 36 3ook® correspondant à un coefficient d’adhérence de 35 % environ; avec un effort de traction de 27 2ook® correspondant à un coefficient de 26 % , la locomotive peut entraîner un train de 885 tonnes sur une pente de 2,2 % .
- Tarleau I
- LOCOMOTIVE K
- a trucks 36 000
- Ghâssisetvoiture motrice i3 600
- 4 moteurs a a 100
- 8 boîtes de réduction de vitesse 5 000
- 2 transformateurs 9 400
- 2 compresseurs d’air 2 600
- 1 ventilateur 600
- /j0 t'héostntsi 4 600
- 56 contacteurs , 1400
- Divers 7 800
- Total 104 000
- Équipement électrique. — L’équipement électrique de locomotive se compose de 4 moteurs triphasés à 5oo volts, entièrement clos, avec circulation d’air forcée. Ils sont suspendus à la façon ordinaire,
- mais portent des engrenages aux deux extrémités de l’axe du rotor. Ceci a été rendu nécessaire en raison de la faible vitesse et du couple considérable utilisés. La raison de démultiplication est de 4,26, les dents sont en acier trempé, les dents des deux pignons ayant été taillées simultanément afin d’assurer un alignement parfait. L’engrenage attaque la roue motrice sans connexion à ressort.
- Les locomotives comportent en outre trois transformateurs triphasés de 400 kw, refroidis par ventilation transformant le courant de la ligne à 6 000 volts en 5oo ou en 625 volts. La capacité en charge continue des transformateurs n’est pas égale à celle des moteurs et il est nécessaire d’augmenter la ventilation lorsque les transformateurs ont fonctionné longtemps.
- ' L’air comprimé est fourni par deux compresseurs mus électriquement.
- Système de contrôle. — Le système de contrôle de chaque moteur est séparé. Les divers circuits partent du transformateur et traversent des résistances indépendantes. II y a 14 conlacteurs dans le circuit de chaque moteur, et en passant de l’un à l’autre, on modifie seulement le circuit d’une phase. Cet arrangement permet de traiter un circuit triphasé comme un circuit monophasé, le couple résultant ayant pour valeur la moyenne des valeurs des trois couples. On simplifie ainsi considérablement les appareils de contrôle. A chaque extrémité de la locomotive se trouve un poste de commande. Au démarrage, deux seulement des moteurs sont mis en circuit.
- Construction mécanique. — La locomotive est du type articulé, à 4 roues motrices sans roues de guidage. Elle est comparable à la locomotive à vapeur Mallet en ce sens que les sections articulées sont connectées d’une façon rigide et tendent à se guider l'une l’autre lors de l'inscription dans les courbes.
- Les roues ont im, 52 de diamètre. La voilure est portée par les trucks au moyen de pivots qui touril-lonnent dans des coussinets à axe vertical; l’un de ces coussinets présente une légère extension dans le sens de la longueur pour permettre aux trucks de se déplacer un peu, l’un par rapport à l’autre. La plus grande partie des appareils decontrôle, les transformateurs, rhéostats, conlacteurs sont placés dans un compartiment séparé de iul, 5o sur G1", 70. II reste deux espaces disponibles à
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- l’avant et à l’arrière de la locomotive, réunis de chaque côté de la chambre des appareils par un couloir de om, 76. Le compartiment central est divisé.en trois parties : la partie intermédiaire comprend les appareils à haute tension et le tableau; les deux autres contiennent les transformateurs et les contacteurs relatifs aux moteurs.
- Les rhéostats sont placés au sommet de la voiture.
- L’air, pour la ventilation, après avoir circulé dans, les transformateurs, refroidit les rhéostats, puis s’échappe dans l’atmosphère. La disposition surélevée des rhéostats présente l’avantage d’élever le centre de gravité de la locomotive, il est à environ im, 5o au-dessus de la voie, ce qui est rare dans les locomotives électriques.
- L'équipement électrique de la station comprend actuellement deux génératrices d’une puissance nominale de a 5oo KVA, '173 tours par minute, G 600 volts, a5 périodes; ces machines sont construites' de façon à pouvoir supporter des surcharges considérables. Il en est de même des excitatrices qui ont à faire face à des surcharges de 30 % en raison de la régulation défectueuse du vannage. Elles sont au nombre de deux d’une puissance nominale de ia5 kwà 760 tours parminute. Une troisième excitatrice sera prochainement ajoutée. La station comporte en outre 4 transformateurs élevant la tension à 33 000 volts. Chacun d’eux a une puissance nominale de 833 kw et peut supporter une surcharge de 100 % pendant une heure. Il y en a actuellement trois en service, et un quatrième en réserve.
- Usine génékatrice. — L’énergie est fournie à la station génératrice par une dérivation de la rivière Wenatchie qui longe la ligne sur un parcours de 3okm. Le barrage est situé à 3kul,G en amont de l’usine; l’eau est amenée à l’usine par une conduite de am,6o de diamètre. La hauteur moyenne de chute est de Gom environ.
- La digue a une longueur de m’’1. Le canal d’amenée se.termine à l’angle de l’usine génératrice, par un réservoir d’une hauteur totale de 551U, 77 au-dessus des fondations. Le réservoir a 9m, 14 de diamètre et, avec une hauteur moyenne de i6'n, 45, il a une capacité d’environ 1073 mètres cubes. L’usine génératrice est installée pour contenir trois unités principales et deux excitatrices. Il n’y a actuellement d’installées que deux turbines de 4 000 IIP, connectées directement à deux alternateurs triphasés. La consommation actuelle en eau pour h. puissance totale de 8 non HP est de i4m3,io7 par seconde, ce qui donne une vitesse de an,Gi par seconde à la vanne.
- On a été amené à choisir le système triphasé en raison de la récupération d’énergie possible aux descentes. Lorsqu’un train, sur une pente, dépasse la vitesse du synchronisme, les électrodes d’un rhéostat liquide monté sur la locomotive sont automatiquement plongées dans l’électrolyte et abaissées d’une quantité proportionnelle à la différence entre la vitesse du moteur et la vitesse de synchronisme. Le moteur qui fonctionne alors en génératrice débile sur le rhéostat et sert de frein. Ce dispositif donne d’excellents résultats.
- Il semble, au premier abord, que.la puissance des machines et en particulier des transformateurs est extrêmement faible pour une installation de celte importance, mais il faut se rendre compte que la charge subit des fluctuations énormes; c’est ainsi que l’usine fonctionnera à pleine charge pendant i5 minutes et à vide pendant deux ou trois heures.
- L’installation a fonctionné jusqu’ici d’une façon tout à fait satisfaisante, à l’exception de quelques difficultés qui se sont présentées au début dans le
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- fonctionnement des turbines. Les génératrices fournissent une tension sensiblement constante malgré d’importantes variations de vitesse, grâce à la régulation efficace des appareils Tirrill.
- L’excitation établie pour ia5 ampères a souvent supporté 3oo à 35o ampères et les régulateurs ont maintenu la tension normale malgré des variations de vitesse de 35 à 40 % •
- Ligne de transmission. — La ligne de transmission s’étend de l’usine de Leavenworth à la sous-station de Cascade Mountain sur une longueur d’environ 5o'm. Elle longe la voie, tantôt sur la même rive, tantôt sur la rive opposée du fleuve. Elle comporte deux circuits en fil de cuivre écroui ; les trois fils de chaque circuit sont placés dans un même plan vertical de chaque côté du poteau.
- Les poteaux ont 1 de haut et de a5 à 3o*m de diamètre.
- Les poteaux sont en bois massif. La ligne est di-
- maintenu aux poteaux par des isolateurs tendeurs en porcelaine. Deux fils d’une même' phase sont isolés l’un de l’autre par des plaques de bois et de porcelaine en série.
- Lorsque des fds dë phases différentes se croisent, ils sont isolés l’unde l’autre pardes isolateurs en bois de im,5ode long; 4 de ces isolateurs sont réunis d’une part à une plaque isolante à 8° et d’autre part à l’un dés 4 fils qui viennent converger au croisement sauf pour l'une des lignes dont le fil traverse directement la plaque; il est nécessaire de ramener le contrôleur au zéro, lorsque le trolley passe sous ces isolateurs. On étudie actuellement des dispositifs destinés k éviter cet inconvénient. Des ponts métalliques avec tendeurs pour les fils de trolleys sont disposés tous les 3oo,u sur le parcours à ciel ouvert. Des para-foudres, malgré l’extrême rareté des orages dans ce pays, ont été disposés à l’entrée du tunnel et à l’extrémité de la ligne.
- Le système de double isolement qui est employé
- Fi#. 3. — Vue longitudinale du dispositif primitif de suspension des fils dans le tunnel.
- visée en trois sections au moyen de deux interrupteurs placés dans le voisinage des gares.
- La ligne téléphonique est portée par les mêmes poteaux. Les fils en sont alternés à tous les intervalles de 5 poteaux.
- La sous-station est située à Cascade, à l'entrée est du tunnel. Elle comporte quatre transformateurs monophasés semblables à ceux de la station principale et dont la basse tension alimente la ligne. Trois de ces transformateurs sont en service; le quatrième est en réserve.
- Dispositifs de suspension des fils. — a) .1 air libre. — Les fds de ligne sont à une hauteur de 7'" au-dessus de la voie et suspendus tous les 3om Dans les portions à voie unique la suspension est faite au moyen de potences ; dans les portions à voies multiples on a employé la suspension caténaire (fig. 2).
- Lorsqu’il y a plusieurs voies, la suspension est faite à l’aide d’un système caténaire transversal
- sur tous les appareils de la ligne donne des résultats extrêmement satisfaisants. Les seuls inconvénients qui se soient produits sont provenus de ce que le trolley avait quitté le fil. 11 n’y a eu de rupture de fil ni d’isolant en aucun point de la ligne.
- b) Dans le tunnel. — Dans le tunnel,les fils sont à 5m,ao au-dessus du rail et à am,4o sur le eôté; ees espaces permettent aux conducteurs des trains -de manœuvrer les interrupteurs à main et de circuler sur les toits de wagons de marchandises. Chaque fil est soutenu tous les i5m au moyen d’une connexion mobile à un boulon qui peut pivoter dans un tendeur, les deux ouvertures de ce dernier permettant de réunir chaque fil à des isolateurs de porcelaine montés en série et soutenus au moyen d’écrous de suspension à joints de dilatation fixés au sommet do la maçonnerie du tunnel. La figure 3 représente un premier dispositif de suspension dos fils dans le unnel, dispositif qui a été abandonné à la suite de
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- ruptures de supports et remplacé par celui qui est décrit ci-dessus.
- Les fils télégraphiques, au nombre de io, traversent le tunnel dans un câble; il n’y a interférence entre les lignes de transmission et les lignes télégraphiques que dans la partie à ciel ouvert ; toute l’interférence semble provenir de la partie située sous le tunnel. Dans le but d’éliminer ces interférences, un transformateur de neutralisation a été installé, qui a donné jusqu’ici des résultats assez satisfaisants. Il n’y a eu aucune difficulté pour le service télégraphique unifilaire, mais il a été impossible d’obtenir un fonctionnement satisfaisant en quadruplex.
- Un système pour l’éclairage du tunnel a été installé. 5 transformateurs d’une puissance nominale de 4 kw sont placés dans des chambre3 refuge ; des lampes à incandescence sont disposées tous les i5met montées en série de î» sur 5oo volts. Après de nombreux essais, il a semblé que la lampe ordinaire à filament de charbon fonctionnant sous i io volls devait fournir les meilleurs résultats.
- La ligne électrique de Cascade-Mountain fonctionne actuellement dans d’excellentes conditions. Elle a permis l’exploitation de toute une partie du parcours du Great Northern Raihvay qui n’était pas possible avec la vapeur.
- Le rendement moyen total de la transmission entre les arbres des moteurs et les barres de l’usine génératrice est d’environ 70 % .
- USINES GÉNÉRATRICES
- Les l'isques courus par le personnel des entreprises électriques. — W. Ashe. — Electrical World, 6 janvier 1910.
- L’auteur rappelle, à propos du récent congrès de la National Civic Fédération, comment se pose, au point de vue des entreprises électriques, le problème de la sécurité du personnel. Les dangers d’électro-culion sont très variables suivant les individus (la résistance d’un homme varie, d’après les mesures de l’auteur, de 1 000 à 10 000 ohms), l’état électrique de l’atmosphère et la nature du contact accidentel. Il semble que la résistance du corps humain dépende moin& de la hauteur et de la section, que de la résistance de la peau.
- Dès que la peau a été briilée, la résistance du
- corps peut tomber à üoo ohms. Au résumé, il y a des cas où une décharge sous 2 000 volts n’est pas mortelle, tandis que dans d’autres conditions, 120 volts sont mortels (exemples: électrocutions sous i2ov0lts dans des mines russes).
- Les dépôts à la surface intérieure des chaudières et leur traitement. — H. Wakeman. — Electrical World, 6 janvier 1910.
- L’auteur cite deux dispositifs de traitement de l’eau par agitation avec de la chaux, à la pression de la chaudière.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Rendement obtenu dans la production des oscillations électriques au moyen des étincelles courtes. — H. Eccles et J. Makower. — Communication à Y Institution of Electrical Engineers ; reproduite par The Electricien, 17 décembre 1909.
- Pour produire des oscillations électriques en télégraphie sans fil, on a, ces dernières années, remplacé les éclateurs à grande distance explosive, fonctionnant sous une grande différence de potentiel, par d'autres, présentant une distance explosive plus faible et soumis à une tension comparativement plus petite.
- Il est essentiel avec ce procédé que les électrodes, entre lesquelles se produit la décharge, soient maintenues froides; autrement le métal se vaporise et un arc jaillit.
- Dans le système imaginé par von Lepel, la différence de potentiel employée n’est que de 5oo volts et la décharge se produit entre deux plaques métalliques refroidies et distantes seulement d’une fraction de millimètre.
- En octobre 1906, Max Wien(4) publiait le résultat de ses recherches sur la décharge oscillante entre plaques métalliques très rapprochées. On peut d’ailleurs se demander s’il faut la regarder comme un arc ou comme une pluie d’étincelles. Wien étudiait le phénomène qui se produit dans le circuit oscillant, au moyen d’un circuit résonant faiblement accouplé avec le circuit shunt; il observait qu’il
- (’) Deutsch. Phys. Gesell. Verli., 20e fascicule, p. 486-489.
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- ne s’y produit qu’une seule oscillation possédant la période même du résonateur.
- Il en tira cette conclusion que le circuit en essai n’agit que pendant un temps très court sur le circuit résonant et que cette action peut être considérée comme- une impulsion électromagnétique, qui dure tant que la décharge va en augmentant dans le circuit primaire ; lorsque celle-ci est terminée, le circuit primaire étant ouvert, le circuit résonant secondaire continue à osciller librement, suivant sa période propre, non affectée par l’ouverture du circuit primaire.
- Qu’on emploie des distances explosives longues, (les gaz échauffés étant alors chassés par un courant de gaz) ou courtes (auquel cas la chaleur doit disparaître par les électrodes elles-mêmes), il est évidemment avantageux d’employer des électrodes creuses où circule un courant d’eau.
- Ce sont ces considérations qui ont amené von Lepel à réaliser son éclateur.
- Les électrodes entre lesquelles se produit la décharge font chacune partie d’une boîte traversée par un courant d’eau. On règle leur écartement en intercalant entre elles un ou plusieurs anneaux de papier.
- M. Eccles a cherché à déterminer le rendement de cet appareil. Le montage est effectué comme l’indique la ligure i ; I, 1 représentent des bobines de self;R,R,des résistances de réglage, et S l’interrupteur principal du courant d’alimentation.
- V K
- ' I R
- —ai o—/QÛ5N—VW
- —WV
- Fig. i.
- quotient de la puissance rayonnée par celle que l’on fournit en S. Même dans les meilleures conditions, il est très faible, car une très notable portion d’énergie est perdue dans les résistances R.
- On détermine souvent aussi le rendement en divi-visant l’énergie rayonnée par l’énergie fournie aux bornes de l’éclateur, soit vp Comme il n’est pas possible de mesurer l’énergie rayonnée par une antenne, les auteurs ont employé, pour dissiper l’énergie, une résistance spéciale ayant une valeur de 38 ohms à haute fréquence (fig. 2).
- On avait, dans ces expériences :
- L = 8 microhenrys ;
- C zs o,o/|i microfarad;
- N 171 microhenrys;
- K = 0,0019 microfarad.
- La fréquence des oscillations était 294 000 et la longueur d’onde 1 020 mètres.
- La capacité de l’antenne était remplacée par un condensateur à air K, constitué par des lames de zinc pour un pôle et en verre, recouvert d’un côté par une feuille de papier d’étain, pour l’autre pôle. Ces plaques étaient maintenues par des supports en ébonite et avaient une surface de 45 X 28''n,‘2. La distance entre les plateaux était d’environ 6uln\ Le condensateur C était à feuilles de papier d’étain dont la surface était 25 X 25 centimètres carrés.
- II et H' sont des ampèremètres thermiques. La résistance r est placée dans un petit calorimètre rempli d’huile de paraffine, pourvu d’un agitateur et d’un thermomètre sensible ; de même pour la résistance R. Les calorimètres permettaient de mesurer simultanément la résistance produite dans
- „ I R N
- o~yÜÜ5wW\/—
- s
- S
- Fig. 2.
- Le circuit oscillant primaire est formé par une inductance L et une capacité C ; le circuit secondaire par une antenne dont la capacité par rapport à la terre est K, par les inductances N et L et le condensateur G. Lorsque la puissance primaire est élevée, on peut employer un grand condensateur et cela a l’avantage qu’il se produit au moment de la décharge un courant inverse qui peut annuler le courant principal et éteindre l’arc.
- Le rendement total Y)' peut s’obtenir en faisant le
- le secondaire sous forme d’oscillation, et celle perdue dans la résistance R.
- Pour déterminer la perle calorifique dans l’arc, on détermine la différence de température entre l’eau à son entrée dans la première électrode et celle qui sort de la seconde, et on mesure le débit du courant d’eau,
- Les résultats des expériences sont réunis dans le tableau I.
- Les courants de court-circuit indiqués sont ceux
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- qui circulent dans le circuit quand le voltage est appliqué aux bornes de l’appareil, l’éclateur étant mis en court-circuit. Le plus haut rendement totàl obtenu a été de 14,4 % .
- On voit qu’il diminue quand le courant augmente. Ceci est peut-être dû à la difficulté qu’il y a à maintenir l’arc dans des conditions vraiment actives, difficultés d’autant plus grandes que le courant est plus intense.
- Tableau I.
- COURANT COURANT NORMAL RENDEMENT
- DE DE ——. - ——
- COURT-CIRCUIT FONCTIONNEMENT »
- 1,46 0,7 à 0,9 0,489 0,144
- 1,46 0,8 à 1 0,373 0,120
- 1,87 0,446
- 2,10 0,406 0 ,o55
- 4 ,70 3,4 0,357 0,046
- 6,75 0,186 0 ,012
- Il semblerait qu’il y ait deux régimes dans la décharge, l’un produisant des oscillations, l’autre inac-
- tif à cet égard. Le premier prend de l’importance quand les électrodes sont bien refroidies, l’autre quand elles viennent à s’échauffer.
- En pratique, en télégraphie sans fil, on emploie des signaux intermittents et réchauffement est, sans aucun doute, beaucoup moins grand que dans les expériences continues. On peut donc obtenir des rendements momentanés beaucoup plus élevés. On a même certifié avoir réalisé des rendements totaux de l’ordre de 6o % .
- DIVERS
- Le refroidissement électrique dans l’industrie alimentaire. — L. Lloyd. — Electricol World, 6 janvier 1910.
- Un détaillant en beurre et œufs, de Philadelphie, a installé en raison de l’élévation du prix de la glace une machine de réfrigération électrique comprenant un compresseur et un moteur Westinghouse 7,5 chevaux, 85o tours par minute. Les frais d’exploitation ont été considérablement diminués, et l’amortissement de l’installation est achevé en 4 ans et demi.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- Cours de mécanique appliquée aux machines (5° fascicule, 2e édition). — J. Boulvin. — 1 volume in-8° raisin de 566 pages, avec 438 figures et 12 planches. — L. Geisle», éditeur, Paris. — Prix : broché, i5 francs.
- Ce fascicule du grand ouvrage de M. J. Boulvin est consacré entièrement aux machines à vapeur, y compris les turbines. C’est, au premier chef, un livre didactique industriel, dans lequel le côté descriptif et pratique est surtout développé.
- Les schémas sont nombreux, et ne ressemblent en rien à ceux qu'on trouve dans les traités de physique ou de mécanique générale : ce sont des machines existantes et d’un intérêt bien, actuel qui sont décrites et analysées; l’auteur a beaucoup utilisé les documents directement communiqués par les constructeurs.
- Les exposés théoriques indispensables sont traités clairement ; l’auteur s’y est visiblement donné pour seul but d expliquer les diagrammes pratiques et les graphiques les plus usités ; mais il n’a pas hésité à donner à cette partie semi-théorique de son œuvre tout le développement qu’il est utile et rationnel de lui accorder.
- Il résulte de là un mélange de théorie et de pratique dont le chapitre sur la « Distribution de la vapeur » offre un exemple typique, et qui imprime heureusement au livre son caractère de « livre d’ingénieur ».
- Les turbines sont étudiées dans la deuxième partie de l’ouvrage. Ici bien des problèmes sont encore à résoudre, mais il faut savoir gré à M. Boulvin d’avoir su grouper, sur les principaux types de turbines, les données que nous fournit l’empirisme actuel.
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- I) utiles indications sont ainsi résumées dans les exemples de calcul de turbines rassemblés à la fin du fascicule.
- f
- Notes et formules de l’ingénieur (16" édition). — Ch. Vigreux et Ch. Milandre. — i volume in-8 couronne de 2 000 pages avec 1 5oo figures. — L. Geis-i.eb, éditeur, Paris. — Prix : cartonné, 12 fr. 5o.
- Cet important manuel comporte des divisions spécialement consacrées à la Traction, à la Métallurgie, à l’Electricité, etc.
- Une documentation très abondante y est rassemblée, sans que les auteurs aient cru devoir recourir au « style télégraphique » (qui peut d’ailleurs se justifier dans les ouvrages de ce genre) ; grâce à l’emploi judicieux de caractères typographiques très petits, ils onl pu faire tenir dans ces 2000 pages l’ensemble des connaissances utiles à l’industriel.
- Le succès que rencontrent les ouvrages de cette sorte auprès du public industriel témoigne du besoin auquel ils répondent.
- VOLUMES REÇUS
- Uber den Zeemaneflekt in schwachen Ma-gnetfeldern, par O.-V. Baeyer et B. Gehrcke. —
- Extrait de Annalen der Physik, Leipzig.
- Magnetische Messungen, par E. Gehrcke et M.-V. Wagau. — Extrait de Physikalisch-Technischen Reichsanstalt, Brunswick.
- Cours de mécanique appliquée aux machines (5e fascicule, 3e édition), par J. Boulvin. — 1 volume in-8° raisin de 566 pages avec 438 figures et 12 planches. — L. Geisler, éditeur, Paris. — Prix: broché, i5 francs.
- Misui'a meccanica del lavoro d’isteresi del
- ferro in un campo ratante, par G. Vallauri. — Extrait des Atti Associazione Elcttrolecnica Ualiana, Milan.
- DieFernsprechtechnik der Gegenwart (9« fascicule), par O. Hersen et R. Hartz. — 1 volume in-8° raisin de 63 pages avec 5g figures. — Friedr. Vieweg und Sohn, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché, 2 m. 5o.
- Die Fernspreçhtechnik der Gegenwart [10B fascicule), par G. Hersen et R. Hartz. — 1 volume in-8» raisin de 63 pages avec 66 figures. — Friedr.Vieweg und Sohn, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché, 2 m. 5o.
- Die Fei'nsprechtechnik der Gegenwart (11e fascicule), par G. Hersen et R. Hartz. — 1 volume in-8° raisin de 66 pages avec i5 figures. — Friedr. Vieweg und Sohn, éditeurs, Brunswick. — Prix : broché, 2 m. 5o.
- Les oscillations électriques. Principes delà télégraphie sans fil, par C. Tissot. —- 1 volume in-18 Jésus de 470 pages avec i52 figures. — O, Doin et fils, éditeurs, Paris. — Prix : cartonné, 5 francs.
- Das radiotelegraphische Praktikum an der Technischen Hochschule in Darmstadt, par H. Rein. — 1 volume in-8° carré de gi pages avec 71 figures. — J. Springer, éditeur, Berlin. — Prix : broché, 3 marks.
- Traité de physique (Tome IV. 1er fascicule), par Ô. D. Ghwolson, traduit par E. Oavaux. — i volume in-8° raisin de 43o pages avec i65 figures. — A. Hermann et fils, éditeurs, Paris.— Prix: broché, 12 francs.
- Die elekti'ochemischen Patentschriften der Vereinigten Staaten von Amerika, par le V P. Ferchland. — 1 volume in-8" raisin de 204 pages avec 352 figures.— Wilhelm Knapp,éditeur a. Saale. — Prix : broché, 12 marks.
- VARIÉTÉS
- NÉCROLOGIE
- Hippolyte Fontaine.
- La science et l’industrie française viennent d’avoir à pleurer un homme qui a beaucoup fait pour le développement de l’élcctrotechnique.
- Hippolyte Fontaine a succombé à llyères, le 17 février dernier, à l’âge de 77 ans. Né à Dijon
- en i833, il fut successivement élève à l’Ecole des Arts et Métiers de Chalons, ingénieur à la Compagnie des chemins de fer du Nord, puis administrateur de la Société Gramme. Son nom reste atta-chéàl’histoiredes premiers débuts delà transmission de la force par l’électricité. C’est lui qui, en effet, à l’Exposition de Vienne,en 1873, démontra expérimentalement pour la première fois, sur deux dynamos Gramme accouplées, la réversibi-
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- lité des machines électriques. L’une des machines (génératrice) était actionnée par un moteur à vapeur, tandis que la réceptrice actionnait, à une certaine distance de là, une pompe éléva-toire.
- On sait quelles espérances fit naître, dès son apparition, cette découverte, qui les a depuis si bien justifiées et dépassées. Le problème fut bientôt ardemment repris ; à l’observation fondamentale de II. Fontaine, succédèrent les belles expériences de M. Marcel Deprez (à Munich, 1882, à Vizille, à Paris), de M. Siemens, et de combien d’autres, qui amenèrent le problème à maturité. Enfin, II. Fontaine lui-même fit avec le concours de la Compagnie du Nord des expériences décisives. ' - I
- Tout récemment encore, M. Dehenne, qui fut un collaborateur de H. Fontaine, rappelait les immenses progrès que la transmission de force électrique a permis d’apporter dans un domaine bien particulier : la commande des appareils de levage, et la Société des Ingénieurs Civils s’associait, par la voix de son président, à l’hommage rendu!1 Tous les électriciens s’y associeront également : on sait d’ailleurs que II. Fontaine occupait une situation en quelque sorte officielle dans l’industrie électrique, puisqu’il avait présidé la Société Internationale et le Syndicat des Industries électriques.
- On retrouve enfin son nom dans tous les jurys et sections d’éléctrieité de nos expositions universelles successives. II. Fontaine était officier de la Légion d'honneur.
- Frédéric Kohlrausch.
- Presque en même temps que la science française, la science allemande se trouve atteinte par la mort de F. Kohlrausch.
- Il était le fils du célèbre savant dont les travaux, en collaboration avec W. Weber, ont joué un rôle fondamental dans la théorie de l’éleetro-magnétisme.
- Nous retracerons ici, d’après M. W. Wien (*), les principales étapes de sa carrière de professeur: né le 14 octobre 1840, àRinteln, Frédéric Kohlrausch enseigna d’abord à Gôttingen (1866), puis au Polyteclinikum de Zurich (1870), à Darmstadt (1871) et enfin à Wiirzburg (1875): c’est à Wiirzburg qu’il déploya toute son activité, établit l’un des premiers instituts de physique et exécuta ses travaux les plus importants sur les mesures électriques et magnétiques.
- En 1894, il succéda à Kundt dans sa chaire de Berlin. Bientôt après Ilelmholtz succombait à son tour. Kohlrausch accepta alors la présidence de la Physikalisch-Technische Reichsan-talt (1890) et l’exerça pendant dix ans. Les cinq dernières années de sa vie s’écoulèrent à Mar-burg.
- De par son œuvre scientifique, F. Kohlrausch est avant tout le grand maître des mesures physiques : ses mesures sur la conductivité électrique (2) des électrolytes, font de lui l’un des fondateurs de la chimie physique. Ses mesures sur l’ohm et sur l’unité de courant sont également classiques.
- Sans doute la plupart de ses travaux se réfèrent à la physique la plus élevée, tandis que ceux de II. Fontaine étaient d’un caractère immédiatement pratique. Mais leur importance est très grande, et, si nous en abrégeons la longue énumération, rappelons cependant d’un mot son inducteur pour la production de courants sinusoïdaux, ainsi que sa théorie de la thermo-électricité. Enfin, en collaboration avec Heydweiller, il fit, sur la conductivité de l’eau pure, des mesures qui confirmaient la théorie d’Arrhénius sur la dissociation électrolytique.
- (•) Annalen der Physik, 1910, n° 3.
- (2) Y. Daa Leitvermôgen derElektrolyte, Kohlrausch et ‘Holborn, Leipzig, 1898.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- CHRONIQUE FINANCIERE
- Les statistiques récentes du cuivre, soit en approvisionnement, soit en route de Chili et d’Australie, marquent une diminution légère des stocks d’une semaine à l'autre qui a suffi pour rendre de l'activité au marché du métal et des valeurs qui en dépendent. La circulaire Merton signale un retour de la confiance dans les milieux industriels, des achats de grosses quantité de métal par les commerçants à tel point qu’en peu de temps, les détenteurs de métal furent vite débarrassés de ce qu’ils avaient en mains et que le cuivre électrolylique en particulier ne pouvait plus s’obtenir au-dessous de i3 3/4 cents. La demande des Etats-Unis est satisfaisante : jointe à l’action du trust qui limite partiellement la production, elle permet en définitive une hausse des cours.
- Le Rio Tinto est monté au plus haut à i 968 pour finir à 1 960 venant de 1 9»-) ; la Tharsis a gagné un point à i56,5o et le Cape Copper a peu varié à 190,00.
- La diminution progressive de la crue de la Seine en rapprochant la date de remise en service des différentes entreprises de traction redonne quelque activité à tout ce compartiment. Le Métropolitain, malgré une réduction de receites de plus de 2 millions depuis le 21 janvier 1910, s’avance à 585 sur la nouvelle delà reprise du trafic au 10 mars. Ne considérons pourtant point cette date comme définitive et bornons-nous à en souhaiter l'exactitude. Le Nord-Sud, de son côté, serait presque débarrassé des eaux qui l’avaient envahi et poursuivrait immédiatement l’installation de ses voies et de scs lignes. 11 a regagné le cours de 3oo francs.
- On ne peut guère parler des Omnibus sans dire qu’ils sont présentés par le Préfet de la Seine au Conseil municipal de Paris comme seuls demandeurs en concession présentant toutes les garanties désirables pour assurer le bon fonctionnement des services. La période transitoire dans le cahier des charges proposé est limitée à trois ans ; 200 voitures doivent être mises en service chacune des deux premières années de l’exploitation; pour les tramways la période transitoire est de cinq ans en raison de l’équipement du caniveau. A ceux qui se plaignent des désordres et encombrements de Paris,
- on peut prédire une période de désagrément qui n’aura pas de fin avec les transformations des voies de tramway et l’augmentation du réseau métropolitain.
- L’aluminium est de nouveau à l’ordre du jour. Les prix s’en sont relevés sur le marché international de 120 marks à 148 marks, et sur le marché français dans la même proportion. D’une statistique donnée par Y Echo des Mines et de la Métallurgie, il résulte que les exportations françaises ont doublé à partir de 1906 par rapport aux années 190!$-1904; elles ont varié de 14 738 tonnes en 1906,à
- 13 316 tonnes en 1908. Mais en 1909, la diminution du prix de vente a favorisé l’exportation qui accuse 44 *a>3 tonnes sorties; la spéculation a pu s’y mêler toutefois et ce chiffre élevé correspond probablement plutôt à des stocks qu’à une consommation réelle.
- Les Allemands, très concurrencés sur leurs marchés mêmes par nos produits, parient d’une entente entre producteurs, mais la France y est réfractaire. La situation de celte industrie paraît devenir normale et l’idée d’association perd de suite tout terrain gagné, parce que l’appât d’un gain passager plus élevé est plus fort que la pensée d’une situation toujours moyenne, quoique satisfaisante.
- MM. Marcel Vilgrain et Gie ont installé à Millery, dans l’Est, une station centrale dont les développements incessants réclament d’année en année de toujours nouveaux capitaux. Le capital initiai de 3oo 000 francs n’a pu, dès la seconde année, faire face aux besoins d’extension des réseaux ; il a fallu créer 5oo 000 francs d’obligations dont le placement s’est échelonné sur une période de quatre années.
- Pour 699 458 francs d’immobilisations, en 1906, les bénéfices se sont élevés à 10677 Varies; cn les immobilisations étaient de 1 007 832 francs après amortissement de 28 621 francs; on distribuait 2 % avec un bénéfice de 9 2o5 francs et malgré 276 899 francs de créditeurs en regard de 3i 002 francs de débiteurs divers et de disponibilités.
- E11 1909, les immobilisations figurent au bilan pour 1 175 024 francs; les recettes se sont élevées à 140 862 francs, les dépenses à ior 740 francs,laissant un bénéfice de 39 122 francs, très cn progression sur celui de l’exercice précédent qui s’était élevé à
- 14 801 francs.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2« Série). —N° 41
- On distribuera !% % , quoique la situation de trésorerie soit des plus étroites, puis qu’en regard de /i/|4 8o5 francs de créditeurs, il n’y a que /,<> 839 francs de disponibilités. Aussi parle-t-on d’une nouvelle augmentation du capital qu’on porterait à Goo ooo francs pour permettre l’émission d’une nouvelle série d’obligations à concurrence de de 3oo ooo francs.
- Affaire judicieusement conduite, paraît-il! 11 faut, en effet, excuser la situation qui ressort du bilan même; et le démarrage lent des affaires de distribution d’énergie explique les difficultés du début. Pensons plutôt, tout en ayant confiance dans l’avenir de ces affaires, car les besoins d’éclairage et de force motrice à bon marché ne peuvent que se développer, pensons plutôt, que les dépenses réelles ne répondent pas aux dépenses prévues parce que l’augmentation des besoins ne se fait pas aussi vite qu’on l’avait estimé et ne suit pas d’assez près l’extension du réseau.
- ’ On espère d’autre part, en desservant un plus grand nombre de communes un peu différentes comme usages et comme genres d’industrie, obtenir
- pour la station centrale un coefficient d’utilisation supérieur.
- Le calcul se justifiera si les éléments des recettes progressives existent: bien; il ne faudrait pas pour cela être conduit à baisser tellement le prix de vente dans certains cas qu’il soit voisin ou inférieur au prix de revient.
- La Compagnie des Tramways électriques de Limoges présentera prochainement ses comptes à l’Assemblée à ses actionnaires. Les recettes d’exploitation sont en augmentation de 15 5oy fr. 96 sur celles de l’an dernier, ses frais ne s’augmentant que de 2900 fr. 08. Pour un capital de a 400000 francs, le revenu brut total est de 5/*5 958 fr. 10 soit 22,7 % , par conséquent suffisamment large pour permettre la dotation des fonds de réserves et distribuer en même temps le dividende proposé de 27 francs par
- action. Les bénéfices nets de l’exercice sont de
- «
- 178 779 francs sur lesquels le dividende absorbe 129000 francs. Le surplus sera porté en réserve et amortissement : ces derniers comptes s’élèveront alors à 393 596 fr. 57, soit à 16 % de la valeur du capital-actions. D. V.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — La Compagnie des chemins de fer de l’Est vient de commander 1 ooo wagons à marchandises, dont ü5oà la Société Baume-Marpent, 25o à la Société Franco-Belge et 5oo à la Société Lorraine de Dietrich,
- La Compagnie des chemins de fer du Nord a commandé 20 locomotives avec leurs tenders à la Société des Anciens Etablissements Cail.
- Haute Vienne. — La Compagnie des tramways de Limoges a demandé à la municipalité l’autorisation d’établir une nouvelle ligne électrique aérienne.
- Alpes-Maritimes. — La municipalité de Menton a approuvé le nouveau projet de trains électriques entre Menton et la villa Caseria.
- Russie. — Le Conseil municipal de Bakou vient de voler une somme de 85o ooo roubles pour le rachat des tramways de cette ville. En outre, la traction électrique serait substituée à la traction animale actuellement en usage et le réseau serait considérablement étendu.
- Espagne. — La Société des Tramways de Valence a
- obtenu de la direction générale des Travaux publics l’autorisation de substituer la traction électrique à la traction animalejsur ses lignes de tramways de Valence à Burgasot et Gadella.
- Autriche-Hongrie. — L’administration des chemins de fer de l’Etat a décidé la construction d’une ligne électrique de Bozen à Rentsch. La force motrice serait fournie par la station d’Elsch.
- Italie. — La Sociela Elettrica di Campodolcino a l’intention d’établir un chemin de fer électrique de Campo-dolcino à Chiavenna; la ligne aura i4ktn de long et le devis d'établissement se monte à 35o ooo lire.
- Equateur. — Gomme suite à notre information du 5 février, il est question d’établir en plus une ligne de tramways électriques entre Guayaquil et quelques autres villes de la côte. Le point terminus de cette voie n’a pas encore été fixé.
- Brésil. — M. Fontaine de Laveleye, concessionnaire d’une ligne de chemin de fer, de tramways et de l’éclairage électrique à Gurityba, capitale du Parana, a l’intention de constituer une Société pour l’exploitation de ses concessions.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Suède. — L’administration des chemins de fer de l’Etat a demandé au gouvernement une somme de 7 5oo 000 couronnes pour l’établissement d’une station hydro-électrique à Yakkokoski situé entre Tome Trask et Kiruna. Sur cette somme, 65oooo couronnes seraient consacrées à l’équipement électrique de la station, 654 000 couronnes à l'établissement d’un chemin de fer électrique pour relier Yakkokoski il Kiruna, et 2804000 couronnes seraient réservées pour les agrandissements prévus de la station.
- ÉCLAIRAGE
- Algérie. — La Société du Gaz de Tunis a obtenu du Conseil municipal la prolongation de la concession de l’éclairage électrique jusqu’en 1956.
- Aveyron. — La municipalité de Firmi est en pourparlers avec la direction de l’usine de Capdenac pour l’installation de l’électricité dans la commune.
- Charente-Inférieure. — La municipalité de Montente a accordé à M. Saboureau une concession de trente-cinq ans pour l’éclairage électrique de la ville.
- Le Conseil municipal de Cericoux a voté l’installation 3e l’éclairage électrique dans la commune,
- CoàftÈzE. — La municipalité de Meylac a accordé la concèsslbn de l’éclairage électrique à la Société Ram-brault et Gîrard.
- Dordogne. —Une enquête est ouverte à Savignac-les-Eglises relative à l’établissement de l’éclairage électrique.
- La municipalité de VillaKublard va étudier prochainement un projet d'éclairage élêctrique de la commune.
- Ille-et-Yilaine. — Le cahier des charges relatif à l’éclairage électrique de Paramé a été approuvé par le Conseil municipal.
- Marne. — Il est question d’installer l’électricité dans la commune d’Hermenonville.
- Nord. — Le Conseil municipal d’Estaires a renvoyé à la commission pour examen le projet d’éclairage électrique qui lui avait été soumis.
- Seine. — Le Conseil général a voté une somme de 3 400 francs pour l’installation de l’éclairage électrique, à la maison de Nanterre.
- Seine-et-Oise. — Une commission a été nommée par les Conseils municipaux de Persan-Beaumont, à l’effet d’étudier les propositions d’éclairage électrique formulées par M. Menotti-Demarcq.
- Seine-Inférieure. — La Compagnie des tramways d’Elbeuf a obtenu une concession de vingt ans pour la
- distribution d’énergie électrique sur . les territoires d’Elbeuf et la fourniture du courant nécessaire à l’éclairage public et privé de la ville.
- De plus, la Compagnie centrale de chemins de fer et de tramways a demandé une concession de distribution d’énergie électrique pour toute la région de Rouen et d’Elbeuf.
- Tarn-et-Garonne. — Le Conseil municipal de Beau-mont-de-Loinagne a approuvé le projet de distribution d'énergie électrique qui lui avait été soumis parla Société Pyrénéenne d’Energie électrique.
- Var. — L’Energie Electrique du Littoral Méditerranéen vient d’obtenir la concession d’éclairage électrique de Rougiers.
- Hollande. — Une société allemande a demandé une concession pour l’établissement d’une station centrale électrique entre Hilversum et Bussum, afin de fournir l’éclairage électrique et la force motrice à toutes les communes du district de Govi.
- Luxembourg. — Comme la plupart des autres petites villes du Luxembourg (Yielsalm,Bastogne, Saint-Hubert, Marche, Bouillon), Neufchâteau va être pourvue de l’éclairage électrique. A cette fin, on utilisera les chutes d’eau des réservoirs des forges de Grandvoir. La lumière et la force motrice seront distribuées dans un rayon de iokm, de sorte que les localités de Bertrix, Libramonl et Warmifontaine bénéficieront également de cet avantage. Les installations seront complètement terminées pour le commencement de l’hiver prochain.
- Allemagne. — Le icr octobre prochain, s’ouvrira, à Berlin, un grand vélodrome d’hiver ^la piste aura 100 X 5on) qui sera éclairé a giorno par une couronne de 100 lampes Conta, de la Regina Bogenlampen fabrik, de Cologne pour lesquelles sera adopté un mode de fixation particulier dans le plafond de l’édifice.
- TÉLÉPHONIE.
- Algérie. — La chambre de commerce de Philippeville est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 4 860 francs en vue de la construction d’un circuit téléphonique Auribeau- Gastu avec réseau urbain d’abonnés et cabine publique à Gastu.
- La chambre de commerce d’Alger est autorisée à avancer au gouvernement général de l’Algérie une somme de 14000 francs en vue de la construction de circuits téléphoniques Orléansville-Charon, Koléa-Attatba avec réseaux urbains et cabines publiques à Charon et à Attatba.
- Nord. — La chambre de commerce d’Armentières est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 3 n5 francs en vue de l’établissement des circuits téléphoniques la Gorgue-Merville et la Gorgue-Lestrem.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T.
- IX (2® Série). — N® il.
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Compagnie Départementale d'Energie électrique. — Constituée le 17 février 1910. — Capital : 100 000. francs. — Siège social : 5, rue Taitbout, Paris.
- Société Charentaise d'Electricité et de Distribution d'Energie. — Constituée le 14 février 1910. — Capital :
- 1 100000 francs. — Siège social : 48, cours National, Saintes (Charente-Inférieure).
- Société Toulousaine d’Electricité de Bazacle. — Constituée le 28 février 1910. — Capital : 9 i5o 000 francs. — Siège social : 10, quai Saint-Pierre, Toulouse.
- Société Electrique du Châtelet-en-Brie. — Durée : 3o ans.
- — Capital : 5oooo francs. — Siège social: Châtelet-en-Brie (Seine-et-Marne).
- Société hydro-électrique du Brasinone. — Capital :
- 2 000 000 francs. — Siège social : Milan.
- Les Ardennes Electriques. — Constituée le 7 mars 1910,
- — Capital : 1 000 000 francs. —1 Siège social : Bogny (Ardennes.)
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le i5 mars 1910, àl’Office colonial, galerie d’Orléans, Palais-Royal, à Paris, adjudication :
- i° De 14000 isolateurs, à double cloche en verre,; type n° 25/9, scellés sur consoles longues en S n° 21/24;
- 2° De 4 000 isolateurs, à double cloche en verre, type n° 25/9, scellés sur consoles courtes en S n' 21/23.
- Caut. provisoire : 3oo francs; caut. définitif : 600 fr.
- BELGIQUE
- Le 23 mars 1910, à la Société Nationale des chemins dé fer vicinaux, rue de la Science, 14, à Bruxelles, fourniture du courant électrique nécessaire à l’exploitation des lignes vicinales de Bruges.
- Le 25 mars, à 1 h. 1/4, à l’hôtèl de ville, à Bruxelles, fourniture de coupe-circuits nécessaires au service de l’électricité; caut. : 5 % du montant de la soumission; cahier des charges : o fr. 5o. Soumissions ledit jour avant 11 heures.
- Le 2 avril, à 11 heures, â la direction du service spécial des études et du contrôle des applications de l’électri-
- cité, 38, rue de Louvain, h Bruxelles, installation des canalisations et appareils d’éclairage électrique dans' les nouveaux bureaux de l’administration des ponts et chaussées, rue dé Louvain, 4a, & Bruxelles, 8755 fr.g3; caut. : 1 000 fr. (cahier des charges 11" 12 ; prix: o fr. 80); prix des plans : 6 fr. 60 ; s’adresser, 15, rue des Augus-tins, à Bruxelles. Soumissions recommandées le 29 mars.
- Le 20 juin, à 11 heures, à la direction du service spécial de l’Escaut maritime, Marché-au-Blé-de-Zélande, à Anvers, établissement d’un ascenseur électrique pour chariots dans l’angle Nord-Est de l’embarcadère flottant du canal au Sucre, à Anvers; caut. : 8000 fr. (cahier des charges n° 19; prix: o fr. 20); prix du plan: 1 fr. 70; s’adresser, i5, rue des Augustins, à Bruxelles. Soumissions recommandées le 16 juin.
- PAYS-BAS
- Le 16 mars, à la direction de la marine, à Amsterdam, fourniture de 22 ooom câbles en acier, 5 4oom câbles en fer. •
- ITALIE
- Prochainement à la Compagnie des tramways de Borne, fourniture du matériel électrique nécessaire à la transformation du service de la traction des lignes communales. Cahier des charges relatif à ce concours, aux bureaux de « l’Ufficio Tecnologico », à Rome. ,
- ALLEMAGNE
- Le 18 mars, aux chemins de fer de l’État prussien, à Dortmund, fourniture de diverses machines-outils pour atelier.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 17 mars, aux chemins de l'Etat autrichien, à Vil-lach, fourniture de diverses machines-outils d’atelier.
- Le 22 mars, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Stanislau, fourniture d’installations mécaniques d’atelier, machines-outils, etc.
- Le 20 mars, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Czernoivitz, fourniture et montaged’mstallations mécaniques, machines-outils, etc.
- Le 21 mars, aux chemins de fer de l Élat autrichien, à Innsbruck, fourniture d’installations mécaniques pour plusieurs ateliers.
- Nous prions instamment ceux de nos abonnés qui possèdent les numéros 6, 7, 8, 9 et 10 de l’année 1894 de notre Bévue, et la table des 10 premiers volumes de La Lumière Electrique (1 r" série) de bien vouloir nous le faire connaître.
- v Pour éviter tout retard dans la rédaction de la Bevue, nous rappelons que la Direction scientifique ne s’occupe que de la partie technique. Par suite, toutes les communications techniques devront être adressées A M. le Bédacteur en chef. Pour toute autre communication, s’adresser aux « bureaux de la Lumière Electrique ».
- Plais. — imprimerie levé, rue casshtte 17 £« Gérant : J.-P. Nouet.
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- Trente-deuxième année. SAMEDI 19 MARS 1810. Tome IX (2* série). — N* 12.
- — —-ii—rnnnrfirifn-inrin -p~iri——i-iji~i~i~»~i~i~M~ii~i~irinrM~ini~ii~i—'-n-1-n-niinr r nr n -Lnrrvwinnr>rinrLriru~iruiJii-
- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- I/Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- La reproduction des
- articles de La Lumière Electrique
- est interdite.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 353. — C.-F. Guilbert . Chronique des machines électriques, p. 353. — Paul Jécou.
- Détecteur électrolytique très sensible fonctionnant sans force électromotrice auxiliaire, p. 30i. — J. Reyval. Le problème de l’enseignement technique en France et à l’étranger [fin), p. 363
- Extraits des publications périodiques. Théories et Généralités. Redresseurs à contacts de solides et de cristaux, E. Flowers, p. 368. — Résistance du silicium, p. 368. — Méthodes et appareils de mesures. Accéléro-mètre Moore à lecture directe, p. 368. — Elude, construction et essais de machines. Les essais de turbo-alter-nateurs, M. Nichols, p. 36g. — Effet de la température sur les pertes par hystérésis dans un champ tournant. P. FuLLER-et Grâce,, p, 374. — Traction. Les accumulateurs et la traction électrique, p. 374. — La ligne électrique d’intérêt local Trient-Malé.et nouvelles installations électriques de la commune de Trient, P. Dittes, p. 3j6. — La ligne électrique Innsbruck-Hall, p. 876. — Usines génératrices. L’usine électrique de Mürzzusehlag. K. Thien, p. 377. — Le vide le plus économique à employer dans les usines génératrices à turbines à vapeur et à tours de refroidissement, M. Neilson, p, 377. — Divers. Lés essais du caoutchouc destiné aux applications électriques, A. Schwartz, p. 377. — Bibliographie, p. 38o. — Chronique industrielle et financière. Documents d’exploitations. Les usages industriels de l’oxygène et son prix de revient, p. 38i. — Chronique financière, p. 38i. — Renseignements commerciaux, p. 383. — Adjudications, p. 384.
- ÉDITORIAL
- Notre première Chronique des machines électriques, qui parait aujourd'hui sous la signature d’un spécialiste depuis'longtemps connu de nos lecteurs, M. G.-F. Guilbert, est consacrée à l’étude d’un problème dont l’intérêt est très actuel. On sait combien, de nos jours, l’emploi des moteurs à gaz tend à se répandre dans les stations centrales.
- Ces moteurs, appliqués cà la commande des alternateurs, donnent lieu à des oscillations assez importantes, que l’exploitant doit chercher à combattre. Dans ce but, il peut recourir aux amortisseurs, aujourd’hui bien connus, de MM. llutin et Leblanc.
- C’est le mode d’action de ces circuits supplémentaires et leur efficacité qu’étudie M. Guilbert, en faisant d’abord l’analyse d’un récent travail de M.F. Emde, consacré au calcul de Y amortissement dans le couplage en parallèle des alternateurs. A ce propos, l’auteur rappelle également les importants travaux de M. Boucherot. Après avoir commenté et discuté la solution de M. F. Emde, et reproduit l’exemple numérique qu’il a donné, M. Guilbert se propose de reprendre le calcul sur des bases nouvelles, en tenant compte d’un plus grand nombre de facteurs expérimentaux.
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2* Série). — N° 12
- Les recherches se poursuivent très activement en ce moment dans le domaine de la télégraphie sans fils.
- Certains expérimentateurs cherchent à mesurer le rendement des antennes : nous avons rendu compte de certains travaux de ce genre, et nous en publierons prochainement encore. Mais s’il n’est pas indifférent de connaître quelle quantité d’énergie rayonne le poste émetteur, il est d’un intérêt plus immédiatement pratique de perfectionner, au poste récepteur, les dispositifs destinés à recueillir cette énergie : rappelons, à ce propos, le récent article de M. Brenot (*).
- Le détecteur électrolytique, présenté aujourd’hui par M. P. Jégou, est également fort intéressant, puisqu’il fonctionne sans force électromotrice auxiliaire.
- En terminant son étude sur le problème de renseignement technique en France et a l’étranger, M. J. Reyval considère plus particulièrement l’état de ce problème dans notre pays. Mais ici, ce n’est plus à l’enseignement technique supérieur qu’il s’attache surtout : les projets de loi récents... ou presque, cle M. Astier et de M. Dron concernent en effet l’enseignement élémentaire. C'est l’organisation actuelle de cet enseignement que décrit l’auteur. Il cite à ce propos des extraits importants des deux projets dont nous venons de parler.
- La question du redressement des courants alternatifs par les cristaux continue à donner lieu à d’intéressantes recherches ; celles de M. Flowers viennent de conduire leur auteur à la conclusion suivante : il doit se former au contact une pellicule solide qui se détruit, puis se reforme très rapidement au passage du courant.
- Pour mesurer tes accélérations des véhicules, M. Moore a imaginé un appareil d’un principe fort ingénieux et qui présente le gèand avantage de pouvoir être utilisé même
- dans les l’ampes, et indépendamment des trépidations.
- Nous avons récemment publié une importante communication résumant les principaux essais de machines électriques réellement employées dans l’industrie (*). Aujourd’hui nous l'eproduisons un travail analogue relatif aux lurbo-alternateurs.
- M. Nichols passe en revue, avec une grande abondance de détails précis, les principaux modes à'essais employés par les grandes maisons de construction : essais d’isolement, de résistance, d’équilibrage, d’échauffement, relevé des caractéristiques, consommation de vapeur, etc...
- La mise en service des nouveaux accumulateurs Edison sur les lignes de traction électriques a conduit à la constitution de véhicules spéciaux.
- Quant à ces accumulateurs eux-mêmes, c’est surtout la plaque positive qui a été perfectionnée, ou pour mieux dire, radicalement transformée.
- On lira ensuite les substantielles réflexions de M. Neilson sur le vide le plus économique à employer dans les usines génératrices à turbines a vapeur et à tours de refroidissement. L’auteur se pose le problème au point de vue d’une installation qui n’existe pas encore, et dont on établit le projet.
- Enfin M. Schwartz a réussi, du moins en partie, la tâche paradoxale de faire l’essai des caoutchoucs destinés aux applications électriques par des procédés purement mécaniques. Le grand intérêt de son travail a été souligné dans la discussion qu’il a soulevée. Bien entendu, il reste encore à trouver les lois qui retiennent les propriétés mécaniques du caoutchouc à ses propriétés électriques : mais il semble bien certain que ces lois existent,
- (•) V. Lumière Electrique l. VIII, p. 2<>5.
- (') Voir Lumière Electrique., I. ix, u° 8, p. a J3.
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- CHRONIQUE DES MACHINES ÉLECTRIQUES
- SUR LA VALEUR DE L'AMORTISSEMENT DANS LE
- II est intéressant cle remarquer que les circuits amortisseurs de MM. Mutin et Leblanc que nous décrivions ici il y a environ dix-huit ans (*), sont, depuis que le brevet de nos savants amis est dans le domaine public, l’objet d’études assez nombreuses.
- Tout récemment, notre confrère YElec-trical World (2) publiait un article de M. Warren-H. Muller, ingénieur de la Stan-dart Oil C°, où son auteur étudie la forme la plus commode ou mieux la plus agissante des amortisseurs.
- Après avoir rappelé l’amortisseur à grille, employé par la Westinghouse C°, concessionnaire des brevets Ilutin et Leblanc, ainsi que par l’A. E. G. de Berlin, il signale les circuits amortisseurs en cage d’écureuil qu’a adoptés la General Electric C" et qui sont, d’ailleurs, l’auteur de l’article oublie de le dire, ceux utilisés de tous temps par les inventeurs eux-mêmes.
- Nous ne reviendrons pas ici sur les raisons indubitables qui militent en faveur de ce dernier système, le seul d’une action efficace réelle, et nous passerons de suite à une étude d’un caractère beaucoup plus sérieux qui a été donnée par M. Fritz Emde (3). C’est l’analyse et la discussion de ce travail qui feront l’objet de notre article.
- INACTION DES CIRCUITS AMORTISSEURS
- On sait, par les remarquables études faites par la première section de la Société internationale des Electriciens et plus particulière-inentpar celle de M. Boucherot, quelesamor-
- (') Voir Lumière Electrique (i° série), vol. XLVI, p. 601, 1892.
- (2) Voir Electrical World, 3o septembre 1909, p. 778.
- (:t) Voir Elektrotechnik und Maschinenbau, 21 novembre 1909, p. 1 073.
- COUPLAGE EN PARALLÈLE DES ALTERNATEURS
- Lisseurs agissent réellement avec une grande efficacité sur les oscillations forcées ou périodiques des alternateurs en parallèle lorsque l’on est dans le voisinage de la résonance.
- Us peuvent également faire disparaître rapidement les oscillations libres ou isolées.
- L’action des premières oscillations est plus particulièrement importante dans les alternateurs attaqués par moteur à gaz; aussi, étant donné le développement incessant de l’emploi de ceux-ci dans les stations centrales, la question a-t-elle de nos jours un intérêt croissant.
- Pour que les avantages de l’amortisseur soient réels, et constatables par conséquent, il faut que les amortisseurs agissent fortement, et sur ce sujet, dit M. Emde, les observations et les résultats d’essais obtenus laissent quelque peu à désirer.
- Gomme, d’un autre côté, ces circuits augmentent le prix dès machines d’une quantité qui n’est pas négligeable, il n’était pas sans intérêt de rechercher l’ordre de grandeur du couple d’amortissement dû à ces circuits.
- C’est le problème que s’est posé M. Emde, problème différent, comme on le voit, de celui que se posa, entre autres choses, M. Boucherot, dans l’étude précitée, en recherchant quel poids de matière il suffit d’ajouter sur le volant pour s’éloigner assez de la résonance, de façon à obtenir le même écart angulaire qu’avec l’emploi d’un amortisseur avec volant voisin de la résonance.
- Néanmoins, le chiffre obtenu par M. Boucherot, a,5 à 5ltg par cheval pour des vitesses angulaires de 60 à iao tours par minute avec deux impulsions par tour, est à rappeler ici.
- M. Emde n’ayant en vue qu’une étude simple a renoncé aune exactitude absolue; il n’a, par suite, nullement l’intention d’arriver
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IX (2« Série). — N° 12.
- à des lois pour la disposition et la détermination des. circuits amortisseurs. Son but est de donner l’ordre de grandeur des actions qui se produisent. La méthode de calcul adoptée est la suivante :
- La position d’un point à la circonférence de l’induit, supposé fixe, peut être définie par un angle au centre « mesuré à partir d’une oi’igine quelconque.
- Soit en outre une fonction péi’iodique f(x) de période et telle que :
- /(* + *)+/(*:)= », (0
- et soit/1'^) sa déi’ivée; on pourra évidemment repi’ésenter l’induction magnétique à la circonférence au temps / = o par une expi’ession de la forme :
- puisque d’api'ès (i) :
- / (/>S :- tût) = - f (P% - «f- 1ï).
- Mais loi’sque l’amortisseur tounie, S est lui-même une fonction du temps t. Si le rotor tournait synchroniquement avec le champ tournant cette fonction serait :
- dans laquelle X indique la position au temps i = o; mais dans ce cas l’amortisseur serait sans action. Supposons que le l’otor ait une vitesse un peu supérieure à celle dusynchi’o-nisme, ce qui se prodixirait, par exemple,
- dans le cas d’une oscillation. On aura alors
- ♦
- si la machine est à i p pôles.
- Si maintenant le champ se déplace avec la
- vitesse angulaire —, l’induction au point a au P
- temps t sera :
- — f (pa. — toi!). (a)
- Ceci posé, considéi’ons une spire d’amortisseur constituée par deux barres en série dont l’une au temps t se trouve à un angle : a — 8, de l’origine, et l’autre à un angle :
- TT
- a = o------, c’est-à-dire distantes d’un inter-
- P
- valle égal au pas polaire.
- Si L est la largeur du fer et a R le diamètre, l’élémeixt de sui’face d’entrefer est LR à a et le flux par spii’e d’amortisseur sei’a :
- s
- £B«. da =
- p
- p
- \f (/>2 — Mt) —f{p% ~ «?>/)—it]
- i LR „
- = ——/-(pS—to/),
- (3)
- (M Voir Bulletin de la Société des Electriciens, p. 549, 1902.
- 8 = X + (. +g)W, (4)
- en désignant par g le glissement de l’inducteur par l’apport à la vitesse du synchronisme.
- Introduisons cette valeur de 3 dans l’expression (3) du flux, on trouve :
- <I>
- LR
- fip^ +#“*)»
- dans laquelle n’est plus fonction que d’une seule vai’iable t au lieu de l’êti’e de 8 et t comme dans (3).
- Si r est la l’ésistance ohmique d’une spire d’amortisseur, on aui’a, d’après les lois de l’induction, pour le courant i dans cette .spii’e :
- ri -
- diI» dl
- (6)
- Mais des équations (5), (2) et (4) on tiré :
- -y- f + é’H = sM f'
- =2^ (7)
- p 1
- Ceci posé, soit M le couple ou le moment' de la force d’oi’iginc électi’omagnétique agis-
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- sant sur la spire d’amortisseur, et soit d‘I> l’accroissement partiel du 11 ux <I> dans la spire pendant une rotation dl du rotor, le travail correspondant à ce déplacement sera :
- M dà =
- dans laquelle :
- <)<!>
- Q- «
- (8)
- (8a)
- L’équation (3) permet de calculer la dérivée ô<ï>
- partielle — on trouve :
- ô«I>
- —• = a LR/1' Iph — a)/) = -* LRdï*. (9)
- Des relations (8), (6), (7) et (9) on tire pour valeur du couple d’amortissement :
- M
- M
- ôâ
- giù (a LRÆ6ï-
- 1 <AJ>
- / dt ’ ôS
- 10)
- Si nous imaginons l'enroulement exécuté par des spires unitaires, le moment sur chacune d’elles varie donc, d’après l’équation (10), suivant la valeur de Le moment moyen par spire dépend donc de la valeur moyenne d3*,r de à savoir :
- = - f” [/v (-r)l2. dx, k J 0
- et l’on a :
- M —__________
- iY*mov---
- p r
- f r oci\
- 10 b)
- Cette valeur moyenne dans l’espace ne dépend plus du temps et le signe — signifie que le couple tend à ramener la vitesse à la valeur de la vitesse synchrone. S’il y a N spires d’amortisseurs sur toute la machine le couple total sera :
- C„ = NMmoy
- et si l’on définit alors une constante d’amortissement D par l’équation :
- Ca = — Dif
- W
- cette constante sera le nombre par lequel on devra multiplier la vitesse relative de l’amortisseur par rapport au champ tournant, pour avoir le moment d’amortissement.
- La valeur de cette constante sera :
- R = j7 (* LR)2 iî32efl. (ia)
- Le problème est ainsi résolu, mais nous pouvons transformer facilement cette expression. Pour cela nous définirons deux nouvelles constantes k et i\ (’)parles équations:
- JP = £iJâlllnx
- (i3«)
- et
- ïUÏ3
- 1 /*-«
- - - / r
- “ J Xo— r,
- et d’après l'équation (i) :
- (*' dx — - [/N — /V-o — *)]
- [3 b)
- V]Æii,3X —
- a;,, étant tel que f Çv0) soit égal à zéro.
- Le flux total dans la machine est donc :
- ‘ho = p'Ifi = (i/fi
- où «h, est le flux par champ.
- (') k et r, sont en somme les coefficients qui ont pour valeurs avec le cas d’une induction sinusoïdale
- k — \/2
- dW = Æ.iW2
- et
- 2
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
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- On en déduit :
- d’où :
- Avec une induction sinusoïdale on aurait finalement
- Ce rayon et cette largeur peuvent d’autre part convenir au cas d’une machine triphasée par exemple, avec :
- 2P - :r j ooo K VA, ap =: “>o ~,n — Go I : in.
- Si l’on prend comme poids du volant 80 tonnes, ce qui est un peu grand, un rayon de giration de 2,u,8o 011 trouve comme valeur du moment d’inertie le chiffre adopté par M. Emde.
- D
- expression assez simple comme on le voit.
- EXEMPLE NUMÉKIQUE
- M. Emde prend comme exemple numérique le cas suivant :
- ll>0 = IO." 10e (u. cgs)
- — 100 niogamaxwells.
- N = /Joo spires (800 barres)
- /• — 3 20 000 (u. cgs)
- = 0,000 3ao ohm
- On a alors :
- J 80. II)11. 9810. 280" — G25.lO10Cgs = G a 5 000 kgm. ni2.
- Si l’on se i*appelle alors que dans un mouvement oscillatoire amorti l’amplitude est
- réduite à — de sa valeur primitive au bout
- Z
- d’un temps :
- aJ,
- = d loK».s-
- Cette amplitude sera en particulier réduite de - (ou —, ou o,37 j de sa valeur au bout
- e \ 2;7 J
- d’un temps :
- D =
- /|00.
- 3 20 OOO
- ou encore
- a. io8
- io1'* io10 cm2.arm
- —— = Ga >--------—
- iG sec
- D= G25 ooo
- m2. kg. m sec.
- en conservant les unités du système pratique.
- L’auteur ne donne pas malheureusement les constantes de l’alternateur permettant de retrouver 3>0; on peut facilement reconnaître, toutefois, qu’il s’agit d’une machine à faible vitesse angulaire,avec faible induction moyenne, comme le comportent forcément les alternateurs à amortisseurs si l’on veut que ceux-ci agissent réellement.
- On trouve en particulier la même valeur d<; D en conservant la même valeur de r et en prenant :
- R = 3a!)cm, L = 3oom, t®moy= 3 200, dîefr = 3 Goo.
- 2. 62:» ooo G25 ooo
- 2 SCC.
- et au dixième au bout de 4)6 secondes. Ces chiffres sont plutôt grands, J étant grand et D un peu faible, car r est, à notre avis, choisi trop grand comme on le verra plus loin.
- Désignons par Cs le couple synchronisant ; on sait que la fréquence du mouvement oscillatoire amorti est (') :
- alors que celle du mouvement non amorti sera de :
- (’) Voir Cornu. Lumière Electrique (i''e série), tome LI,
- p. 23a, 1894.
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- Le nombre d’oscillations qui correspond à la réduction à o,368 de l’amplitude maxiina sera donc de
- Gomme le second terme est en réalité très faible devant le premier, T diffère peu de T0 et le nombre d’oscillations en question est sensiblement égal à
- aJ \/JCS
- DT — itD
- Si l’on calcule Gs par la formule connue (*) :
- C,
- pKP
- fû... =
- n.
- P étant la puissance de l’alternateur et lv le rapport du courant de court-circuit au courant utile. On obtient avec K — 3 :
- Supposons maintenant que la machine à vapeur commandant l’alternateur donne à celui-ci il— a. impulsions à la seconde, ce qui produira une oscillation forcée de deux périodes par seconde. La vitesse angulaire correspondante sera = »',„ = :0<;>.r et le couple d’amortissement aura pour valeur :
- C„ ~ DES ~ 620 . io10. ia,5G = 8 . mla cjjfs
- sec2
- Ce sera le couple avec lequel l’enroulement amortisseur réagira sur l’oscillation forcée chaque fois que le volant inducteur passera par la position moyenne.
- Le rapport des écarts angulaires du groupe couplé sans et avec amortisseurs est :
- a,= »'2 J Q2,,, - C,
- C,)*-f Ga*
- , /io .‘>.i .<>(><>.non . io'
- —-------------;-------------2.10 io‘ er<>-.
- 6,28 —
- kg’ni. m2
- a. K)7------------.
- sec2
- Chiffre identique à celui que se fixe a priori M. Emde si l’on remarque qu’il multiplie la valeur de C8 donnée par la formule de Kapp, qui est la même que celle prise plus haut, par le facteur i,5 parce que celte formule donne en général des chiffres trop faibles (‘).
- On obtient alors (avec Cs —fio’]
- ce qui donne ici :
- a' ^ i.
- L’amortisseur n’agit donc pas sensiblement : cela tient, comme l’a déjàfaitremarquer M. Boucherot, à ce que l’on est déjà trop éloigné de la résonance. Le volant réel emmagasine, en effet, une quantité d'énergie de :
- W— - J Q,„2 = - . 6%i. i o10 6,2-8 =1,2!» io11 M'U'ii, 2 2 ’ 0
- et le volant de résonance est de :
- T
- oscillation par seconde
- et
- y/jc«
- tcD
- 2,2 oscillations.
- (') Voir Boucherot. Bulletin de la Société internationale des électriciens, (20 série), lomeI,p. 345, 1902.
- (s) lïn réalité, cette valeur est très forte car k dépasse rarement i,5 dans les alternateurs à amortisseurs et, par suite, à forte réaction. On ne devrait donc compter que sur la moitié de celte valeur.
- 08 2 . io1*
- \'\ s = — = ------- = 0,25 10“ Acgsj.
- Le rapport entre les deux est de a.
- Pour une seule impulsion par tour (n — 1). par exemple par l’effet d’une manivelle non équilibrée, W* devientquatre fois plus grand et le rapport a a pour valeur 0,78, mais les oscillations sont très grandes par rapport à celles du cas précédent, environ seize lois plus fortes.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IX (2« Série). — N° 12
- COUPLE D AMORTISSEMENT ET COUPLE SYNCHRONISANT
- Dans la dernière partie de son étude, M. Ernde compare les deux couples C„ et Cs, ou mieux C3 et D. Il prend pour valeur de la résistance r
- „ a(L -f- «) /=p—TT-’
- a étant le pas polaire et s la section de l’amortisseur.
- On obtient ainsi pour D l’expression :
- D =
- 2 N* L2 R2 (ib\,
- p L -f-a A-2
- 12c
- Dans l’expression de C, donnée plus haut, on peut remplacer P par l’expression suivante :
- P = SrEI„ = ^R*LAQt8111„,
- en y remplaçant </E par :
- qE = 7« f N <I>i ;
- puis 'b, et N'l„, par :
- 2- RL
- <1>, = ——
- et :
- V>
- N'I„ = 27: RA,
- A désignant le nombre d’ampères-conducteurs par centimètre.
- L’expression Cs, en y rétablissant le facteur 1,5, devient alors :
- Ci = 1,5 —- R2 LA ûiiwap lv.
- U
- M
- vEn divisant finalement D et C, il vient
- D
- L üia
- •ÏSs
- Cs 1 ,5i:2v;p/c (L -f- a) A K ‘ p
- -. (.6)
- Appliquons cëtle formule à l’exemple choisi, on a :
- D
- c7
- 2 NS i!><> p
- /.r.
- en prenant a — L et A égal à 170 (chiffres un peu différents de ceux de M. Emde qui prend « = 2L et A un peu plus petit).
- Dans cette expression,
- aNi
- représente la
- section de cuivre par paire de pôles. Si cette section est la moitié de la section totale des
- épanouissements polaires,
- 2 Ns
- sera égal à la
- section meme d’un épanouissement. Cette section variera évidemment avec différentes
- machines ; si nous acceptons ----=
- P
- , D
- trouve — :
- C.,
- :90Cmî,
- on
- sec., mais ceci est une extrême
- limite.
- Si on admet que le cuivre ne couvre que la quatrième partie de la section précédemment supposée (ce qui donnerait encore une résistance beaucoup plus faible que celle supposée tout d’abord), on aura :
- D 1
- —- = — sec. Ls 20
- D’autre part, si on prend une valeur moyenne :
- ___ sec1
- C,
- correspondant à 0,71 oscillation libre à la seconde, on obtient:
- D
- L’amplitude de l’oscillation libre est réduite à sa e’“n,e partie après :
- 2 — = 2 sec.
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- ou encore après :
- y/JC,
- -D
- ï ,/, oscillations.
- En outre, pour les oscillations forcées on aura comme rapport du couple d’amortisse-mens au couple synchronisant :
- DQ
- "c7
- = 0,28,
- Q 2 ü,„
- pour —.= -------- lao
- 21V 21Ï
- nute (coups de piston) e t :
- impulsions
- par
- mi-
- Dü
- TT- = o,3i i
- — = — = 6o doubles chocs dans la minute
- 2~ 21V
- (influence de la manivelle).
- Enfin, si l’on veut comparer l’action de l’amortissement dans la marche en parallèle, avec celle de la masse oscillante dans la
- marche isolée, on a pour les deux valeurs ci-dessus de Q
- DU
- JÏÏÏ
- o, 126 et o,ar>2.
- Ces chiffres sont intéressants, mais quel degré d’exactitude faut-il leur attribuer?
- En premier, la formule de D ne tient pas comptedcsfuiles magnétiques quisontcepen-dant considérables dans l’amortisseur avec les entrefers importants employés avec les alternateurs.
- En second lieu, il nous semble que le flux qui intervient dans la production des courants induits dans l’amortisseur n’est pas le flux inducteur, mais le flux propre de l’induit.
- Dans ces conditions, l’ordre de grandeur des chiffres peut être assez sérieusement affecté. Il est, du reste, facile d’établir une expression plus rigoureuse pour D; c’est ce que nous verrons dans un prochain article.
- (A suivre.) C.-F. Guiluert.
- DÉTECTEUR ÉLECTROLYTKjUE
- TRÈS SENSIRLE FONCTIONNANT SANS FORCE ÉLECTROMOTRICE AUXILIAIRE
- Depuis quelque temps, la technique de la télégraphie sans fil s’est enrichie d’une nouvelle espèce de détecteurs qui, associés directement à des récepteurs téléphoniques, permettent de déceler les ondes hertziennes sans demander le secours ou l’application d’une source électrique auxiliaire.
- En principe ces détecteurs sont formés par l’assemblage de pyrites ou cristaux dérivés de corps simples avec des pointes métalliques très fines dont le contact est soumis à une pression convenable. A cette classe appartiennent, pour ne citer que les plus connus, le détecteur à carborandum, le Perikon et le Silicon.
- Si ces détecteurs sont aussi sensibles que les meilleurs détecteurs connus, il importe
- cependant de remarquer qu’ils sont très facilement déréglables et qu’ils exigent quelques tâtonnements pour retrouver les conditions de parfait fonctionnement. Ges tâtonnements sont d’autant plus longs que l’on n’est pas encore bien fixé sur le phénomène mis en jeu dans l’effet de la détection des ondes: certains croient à une action thermo-électrique, d’autres supposent que les deux métaux alliés forment un couple électrique et que l’ensemble se comporterait en fin de compte comme un détecteur électrolytique solide.
- Depuis plusieurs mois nos recherches nous faisaient pressentir que nous arriverions à établir des détecteurs électrcrly tiques liquides susceptibles de fonctionner égale-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. IX (2« Série). — N» 12.
- ment sans le secours d’une énergie électrique auxiliaire.
- Nos conjectures se basaient sur des résultats déjà très nets obtenus dans ce sens avec des détecteurs électrolytiques semblables aux détecteurs couramment utilisés,mais dont la cathode, ou électrode inactive, était constituée par un fil de fusible à base de plomb additionné légèrement d’étain. Dans ces détecteurs il se passe évidemment à l’intérieur une action chimique lente qui crée un léger couple électrique suffisant pour sensibiliser la pointe active. Celle-ci se trouve connectée extérieurement à l’électrode de plomb du détecteur par l’intermédiaire des téléphones
- encore beaucoup plus sensibles et qui rivalisent de sensibilité avec les électrolytiques ordinaires associés à la source électrique auxiliaire suivant le montage classique.
- Ces détecteurs (*) sont caractérisés par un choix particulier du métal qui constitue l’électrode inactive; celle-ci est réalisée ici par du mercure tenant en dissolution de Vétain pur. L’eau acidulée avec de l’acide sulfurique est versée sur ce mercure qui occupe le fond d’un récipient cylindrique en verre traversé au fond par un fil de platine servant d’électrode extérieure en contact avec l’électrode mercure-étain. Dans l’eau acidulée plonge la pointe sensible, semblable entiè-
- Antenne
- Téléphones
- ]£âu acidulée IMercure - étain
- l'ig. i. — Réception en direct: montage du détecteur.
- récepteurs qui sont connectés directement aux bornes du détecteur. Ces téléphones révèlent le passage des ondes à la façon habituelle.
- Les meilleurs résultats sont obtenus avec des téléphones très résistants de Sullivan (par exemple 7000 ohms).
- Ces détecteurs, déjà sensibles, sont d’une régularité de fonctionnement irréprochable et conservent une sensibilité remarquablement constante dans le temps. Pour ces détecteurs l’alliance de l’étain au plomb a toujours paru favorable sans être nécessaire. C’est de celte observation qu’est résultée la mise au point de détecteurs électrolytiques
- rement à toutes pointes sensibles des détecteurs électrolytiques ordinaires.
- En branchant (fig. r) directement aux bornes de ce détecteur les récepteurs téléphoniques convenables (Sullivan 7 000 ohms, dans le cas présent) et en associant le détecteur au circuit antenne-terre suivant les montages directs ou indirects couramment utilisés, nous avons obtenu de bons résultats .
- La sensibilité est telle qu’on a pu recevoir en général les principales émissions reçues
- (>.) Congrès do l’Association pour l’avancement des sciences, Lille, j août.
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- quotidiennement au poste de télégraphie sans fil d’Ouessant appartenant à l’administration des Postes et Télégraphes.
- Pour ce détecteur, les éléments nécessaires pour son fonctionnement sont connus, ce qui évite tout tâtonnement pour sa mise au point.
- Un montage syntonisé qui nous a donné d’excellents résultats consiste à placer le
- Avec tous ces nouveaux détecteurs, le récepteur se trouve réduit aux organes les plus strictement nécessaires. Le détecteur électrolytique ci-dessus décrit étant insensible aux chocs et aux trépidations absolument comme un détecteur électrolytique ordinaire, il nous a permis de constituer un récepteur d’ondes complet peu embarrassant que l’on
- Détecteur
- Antenne
- Terre
- \Eau acidulés 'Mercure-étain 1
- Téléphones
- l'ig. a. — Réception en indirect: montage du résonateur avec le détecteur.
- résonateur d’accord en série avec le détecteur et les récepteurs téléphoniques suivant le schéma (fig. 2). Avec ce dispositif, le rendement était nettement plus élevé qu’avec le montage généralement adopté dans lequel le résonateur est accouplé à un condensateur, l’ensemble étant branché aux bornes du détecteur.
- peut avoir sur soi et toujours en état de fonctionner.
- Sous cette forme il peut rendre quelques services par exemple pour l’exploration d’un champ hertzien au voisinage d’une émission et dans diverses directions.
- Paul Jécïou.
- LE PROBLÈME DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE EN FRANCE ETA L’ÉTRANGER {Fin) (')
- c’enseicnement technique en ehanck Dans de précédents articles, nous avons décrit divers établissements d’enseignement tech-
- (')Voir Lumière Electrique,\ décembre 190901 ^''janvier 1910.
- | nique à l'étranger; La plupart avaient pour but la formation d’ingénieurs ou tout au moins de a techniciens supérieurs ». Pour la France,—Je courant d’idées cpii règne actuellement nous invite à traiter la question à un point de vue dilïc-
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- rent et beaucoup plus général. Ce n’est pas renseignement technique supérieur de notre pays que nous examinerons aujourd’hui. Son organisation, son recrutement, ses programmes, son outillage, soulèvent, nous le savons, des critiques passionnées et parfois justifiées. Mais au moins cet enseignement a le mérite d’exister: il fournit à l’industrie un état-major nombreux qui, somme toute, ne fait nullement mauvaise figure en face de ses rivaux etrangers.
- Par contre, si, descendant l’échelle hiérarchique, nous passons aux cadres subalternes, nous constatons une véritable disette d’écoles capables d’assurer leur recrutement. L’enseignement technique moyen est encore, chez nous, à l’état embryonnaire. Quant à l'enseignement technique primaire, celui à qui devrait incomber la formation du gros des troupes industrielles, autant dire qu’il n’existe pas, ou plutôt qu’il n’existe plus. L’apprentissage est tombé dans ' une profonde décadence. Notre pays lui dut autrefois une pléiade d’ouvriers de métier hors pair; il fut une pépinière de contre-maîtres de premier ordre; mais aujourd’hui, onéreux à la fois pour les familles des apprentis, et pour les industriels qui le pratiquent consciencieusement, il disparait peu à peu. Au surplus c’est un mode d’instruction qui n’est plus adapté depuis longtemps aux nécessités modernes de l’industrie; on lui a reproché à très juste titre de créer des artisans, habiles mais imbus de routines, peu ouverts au progrès, rebelles aux innovations.
- Donc l’apprentissage agonise et rien n’a été fait encore pour substituer à celte institution qui a fait son temps quelque organisation nouvelle, capable de tirer un meilleur parti des jeunes énergies ouvrières.
- Cette situation ne peut se prolonger longtemps encore sans faire courir les plus graves dangers à notre prospérité économique; tout le monde est d’accord à ce sujet: les associations patronales, les chambres de commerce, les organisations ouvrières elles-mêmes poussent chaque jour quelque nouveau cri d’alarme. Il n’est plus besoin aujourd’hui de démontrer la nécessité d’un enseignement technique initiant l’enfant à l’exercice de sa profession future, lui donnant les connaissances indispensables pour pratiquer son métier avec goût et intelligence*: le temps est passé où l’on croyait que le personnel
- industriel, par le développement du machinisme, devait se réduire à une armée de manœuvres, véritables machines humaines conduites par une petite élite. L’industrie moderne réclame des ouvriers instruits et habiles en leur métier.
- Mais comment les former ? Quelle organisation substituer à l’apprentissage ? Ici les difficultés et les discussions commencent. L’initiative privée s’est révélée impuissante à créer l’enseignement technique. L’Etat seul dispose à cet effet de ressources et de moyens d’action suffisants. Il s’agit, en effet, d’un effectif de 760 000 jeunes gens des deux sexes, âgés de moins de 18 ans, actuellement employés dans l’industrie et dont 20 000 à peine reçoivent un enseignement méthodique et sérieux.
- Divers j}rojets de loi ont déjà été déposés au Parlement. L’un d’eux mérite une particulière attention: c’est celui de M. Astier, auteur d?un travail remarquable sur l’enseignement technique. Ce projet, déposé déjà sous la précédente législature, repris par la Commission du commerce et de l’industrie, attend depuis quatre ans le moment d’être soumis à la discussion parlementaire, et l’enseignement technique attend avec lui la charte organique qui lui permettra de se développer. La législature est passée, le projet Astier reste enseveli dans les cartons. On s’explique mal les retards apportés à la solution d’une question aussi urgente. M. Cruppi, lors de son passage au ministère du Commerce et de l’Indus trie, avait formellement promis d’insister pour réclamer de la Chambre l’élude du problème : il a quitté les affaires sans y avoir réussi. Dans un livre qu’il a publié récemment)1), il laissa deviner l’une des causes de cet insuccès. Des divisions mesquines entre ministères, une rivalité malheureuse entre l’Université d’une part, maîtresse de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur, et d’autre part la Direction de l’Enseignement technique, chargée de veiller, au ministère du Commerce, à notre embryonnaire enseignement technique, ne seraient pas étrangères au long sommeil des projets de réorganisation.
- Quoi qu’il en soit, on peut espérer que, sous la poussée de l’opinion publique, la Chambre pro-chaîne se mettra enfin à l’étude de renseignement, technique. Tou t. permet de croire que le
- P) Pour l'expansion économique de la France, P. V. Stock, éditeur, Paris, 1910.
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- projet Astier sera repris pour servir de base à une large discussion .
- C’est pourquoi nous avions annoncé notre intention d’en examiner ici les principaux dispositifs. Rappelons tout d’abord brièvement ce qui existe déjà.
- Quatre écoles nationales professionnelles, à Voiron, Vierzon, Armentières, Nantes, forment des ouvriers instruits (mécanique, filature), aptes à devenir contre-maîtres et chefs d’atelier, l’effectif en 1908 était de 1 009 élèves. Nous possédons, à Alais et à Douai, deux écoles de maîtres-ouvriers mineurs; à Saint-Etienne une école d’aspirants gouverneurs. Les écoles d’horlogerie de Cluses et Besançon, avec 200 élèves, assurent le recrutement des industries horlogè-res du Jura — 57 écoles pratiques de commerce et d'industrie, réparties sur toute la France, dotées de programmes très souples, s’adaptant aisément aux nécessités industrielles régionales, accueillaient, en 1908, 12 255 élèves. Les jeunes gens qui sortent de ces écoles sont des ouvriers ou des employés « aptes à rendre des services immédiats au comptoir ou à l’atelier ». Dotés d’une bonne instruction générale, l’industrie puise, parmi eux, après un certain nombre d’années de pratique, d’excellents contre-maîtres.
- Ajoutons à ces écoles divers établissements dus à l’initiative privée ou municipale, comme la Martinière à Lyon, l’Ecole municipale de tissage et de broderie, de Lyon ; l’Ecole d’horlogerie, de Lyon; l’Ecole de chimie industrielle de Lyon; l’Institut technique de Roubaix; l’Ecole industrielle de Tourcoing; l’Ecole d’apprentis mécaniciens du Havre; la Section élémentaire de l’Institut électrotechnique de Grenoble, le groupe des écoles nancéennes, etc. ; les cours organisés en certaines villes par les syndicats patronaux ou ouvriers.
- A Paris, nous trouvons comme écoles professionnelles : Diderot et Dorian (mécanique) ; l’Ecole municipale de physique et de chimie ; les Ecoles Germain-Pilon ; Bernard-Palissy; Boulle, (sculpture, art décoratif, dessin, ébénisterie, ciselure et gravure) ; l’Ecole Estienne (industrie du livre); trois écoles d’électricité (Bréguet, rue Belliard, rue Violet); six écoles pour jeunes filles; enfin divers cours libres donnés par des Sociétés privées.
- Il faut noter encore que les écoles primaires supérieures donnent quelques éléments d’ensei_
- gnement industriel et commercial. En 1905, il existait 220 écoles primaires supérieures de garçons avec 26930 élèves, et ni de filles avec i5 463 élèves. Mais sur ec total : 8742 garçons et 201 filles seulement figuraient à la section industrielle ; 1 i!)l garçons et 4'17 filles à la commerciale.
- Ccci dit, résumons le projet Astier.
- I.E PIIO.IKT ASTIER
- Voici tout d’abord sa définition île l’enseignement technique :
- « L’enseignement technique industriel ou commercial a principalement pour objet, sans préjudice d’un complément d’enseignement général, l’étude théorique et pratique des sciences et cle- arts ou métiers en vue de l’industrie ou du commerce.
- « Cet enseignement, donné dans des écoles et dans des cours professionnels ou de perfectionnement, est placé sous l’autorité du ministre du Commerce. »
- Le caractéristique essentielle du projet Astier réside dans Yobligation.
- L’enseignement professionnel est obligatoire oour les jeunes ouvriers ou employés du commerce ou de l’industrie des deux sexes, âgés de moins de 18 ans.
- Le complément naturel de cette obligation est que « le chef d’établissement est tenu de laisser à ses jeunes ouvriers et employés le temps et la liberté nécessaires pour suivre les cours obligatoires, communaux ou privés ».
- En outre, les communes ont l’obligation d’organiser avec le concours de l’Etat des cours professionnels si ceux que l’initiative privée a créés sont insuffisants.
- Les autorités préposées à l’enseignement technique seront : le Conseil supérieur de l’enseignement technique, les fonctionnaires de l’inspection et les Comités départementaux. Le comité départemental est une assemblée consultative, groupant des représentants autorisés du commerce et de l’industrie du département, et les mettant en rapports suivis avec l’administration. 11 donnera son avis sur les créations projetées d’écoles techniques publiques, les subventions aux écoles privées, les programmes, etc.
- Au point de vue administratif, les écoles pourront être nationales, départementales ou communales.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- Au point do vue pédagogique, elles se rangent en établissements élémentaires, moyens ou supérieurs. Chaque école technique aura un conseil de perfectionnement, dont les attributions seront uniquement consultatives et pédagogiques, mais qui associera étroitement les commerçants et industriels de la région à la bonne marche de l'école.
- La création des écoles publiques d'enseignement technique est soumise aux conditions suivantes :
- a Les écoles nationales d’enseignement te chic nique sont créées par une loi si elles sont du « degré supérieur, par un décret si elles sont « des degrés moyen ou élémentaire.
- « Les écoles départementales et communales « sont autorisées dans la même forme.
- cc Nulle commune ne peut obtenir la création « d’une école nationale d’enseignement techni-« que si elle ne prend l’engagement de contrite buer pour un quart au moins aux dépenses de cc construction et d’installation de ladite école, « et si elle ne fonde à cette école, pour dix au « moins, un nombre de bourses fixé de gré à gré c< avec le ministre du Commerce.
- cc Lcdépavtementpeut prendre, soit aux lieu et ce place delà commune, soit conjointement avec « celle-ci, les engagements dont il s’agit. »
- Le projet détermine en outre le statut du personnel, comporte divers articles afin de permettre l’utilisation des écoles pour l’instruction des adultes le soir.
- Il examine la situation des écoles privées et, soucieux de ne décourager aucune initiative, organise une véritable collaboration de l’Etat et de l’initiative privée en créant les écoles privées reconnues par l’Etat.
- L’organisation des écoles techniques ne suffît pas à créer renseignement technique. Un très grand nombre de j eunes gens ne pourront suivre, dès leur sortie de l’école primaire, plusieurs années de cours dans une école technique, ces cours fussent-ils gratuits. L’enseignement technique ne peut songer à détourner de l’aîelier jusqu’à l> ou ifi ans les jeunes gens qui y entrent aujourd’hui à t‘\ ans, avec le besoin pressant, de gagner leur vie. D’autre part, il est indiscutable qsiie L’atelier ne suffît plus à l'éducation professionnelle de l’apprenti ou du jeune ouvrier.
- Pour concilier ces deux nécessités, le projet crée des cours professionnels ou cle perfection-
- nement pour les apprentis, les ouvriers, les employés du commerce ou de l’industrie.
- Ces cours seront obligatoires pour les jeunes gens et jeunes fillesde moins de 18 ans, exception faite pour les élèves pourvus d’un diplôme ou certificat délivré par une école publique ou une école privée reconnue par l’Etat.
- u Les communes dans lesquelles l’organisation « de cours professionnels est reconnue néces-« saire sont désignées par arrêté du ministre du « Commerce et de l’Industrie après avis du a comité départemental et du Conseil supérieur cc de l’enseignement technique.
- « Il est institué dans ces communes, par arrê-« tés ministériels, une commission locale pro-cc fessionnelle, chargée de déterminer et d’orga-<c niser les cours obligatoires pour les besoins cc des professions commerciales et industrielles cc de la localité.
- cc S’il n'existe pas de cours professionnels dans cc la localité ou si les cours existants sont jugés a insuffisants par la commission locale, les comte inunes seront tenues de créer les cours profes-cc sionnels jugés nécessaires par ladite commis-cc sion et de pourvoir aux dépenses de leur ce fonctionnement. »
- Ces cours pourront être subventionnés par l’Etat.
- Ainsi que nous l’avons dit, les chefs d’établissement ont l’obligation de laisser à leurs subordonnés le temps nécessaire pour suivre ces cours.
- Voici ce que stipule le projet au sujet dep heures où les coifrs se tiendront :
- cc Les cours professionnelsobligatoiresdevront cc avoir lieu pendant la journée légale de travail, cc sans que cependant le temps de travail qui y « sera consacré puisse excéder huit heures par cc semaine ni deux heures par jour.
- a Des dérogations pourront être apportées à cc cette dernière règle par arrêté du ministre du cc Commerce et de l'Industrie, après avis de la « Commission locale professionnelle.
- En outre :
- « Le chef d’établissement est tenu également ce de s’assurer de l’assiduité au cours de sesjeur.es cc ouvriers et employés. A cet effet, chaque élève* « sera muni d’un livret qui devra être visé par ce les professeurs des cours à chaque leçon et cc par le chef d’établissement ou sou délégué au cc moins une fois par semaine.
- cc Dans le cas d’absences réitérées, le chef
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- «d’établissement devra en aviser immédiatement « les parents ou tuteur de l’enfant et le profes-« seur en avisera la Commission locale prnfession-« nelle. »
- L’infraction à ees dispositions comporte une échelle de pénalités, s’élevant jusqu’à ioo francs d’amende.
- La dernière partie du projet Astier, qui impose aux industriels de lourdes obligations, n’a pas été sans soulever de très sérieuses critiques. La plus grave est certainement que la nécessité pour les patrons de laisser leurs jeunes ouvriers et ouvrières quitter le travail au milieu de la journée peut, dans certaines industries, désorganiser complètement la marche d’un atelier.
- Dans les filatures textiles, par exemple, la collaboration des jeunes gens est indispensable. Pour atténuer la rigueur de cette partie du projet Astier, M. Dron, député du Nord, a récemment déposé un nouveau projet.
- LE PliOJET DltOX
- Comme le projet Astier, il établit l’obligation :
- « Les, chefs d’établissements industriels ou « commerciaux sont tenus de veiller à ce que « les jeunes gens ou jeunes filles de moins de « dix-huit ans, employés par eux, reçoivent les « notions indispensables à l'exercice de leur pro-« fession.
- « Ils ne peuvent employer que ceux qui suite vent régulièrement les cours professionnels « collectifs visés parla présente loi ou des cours « analogues créés par eux-mêmes, qui seraient « agréés, contrôlés et présenteraient les garan-« ties stipulées à l’article il »
- Les cours professionnels sont obligatoires, gratuits, administrés par un comité d’apprentissage, présidé par le maire, comprenant des délégués de l’administration, du Conseil municipal, de la Chambre de commerce, des ouvriers, du corps enseignant.
- Voici la disposition fondamentale du projet :
- « Les cours d’apprentissage auront lieu :
- « a) Soit pendant le temps du travail à l’usine « ou à l’atelier, là où ce travail ne sou (frirait pas
- «de l’absence momentanée de l’ensemble des ap-« prentis ou d’une partie d’entre eux, si le roule-« ment était établi ;
- « b) Soit en dehors de la journée de travail, s’il « y avaitinconvénient grave ou impossibilité pro-« fessionnelle à se priver, même momentanément, « de la collaboration des apprentis.
- « C’est le comité d’apprentissage qui, après « consultation de toutes les institutions ayant « compétence et autorité pour discerner les bc-« soins réels du commerce et de l’industrie, ré-« glera la durée des cours et leur fréquence, va-« riable suivant les nié tiers; dé ter minera les lie u res « auxquelles ils auront lieu, en tenant compte, « tant des exigences de chaque profession que du « nombre des apprentis à répartir entre les cours « théorique et pratique, en s’inspirant, en un « mot, de toutes les considérations utiles.
- Enfin :
- « Le chef d’établissement peut encore se sous-« traire aux obligations qui le concernent person-« nellement et qui viennent d’être rappelées en « instituant lui-même, dans ses usines ou ateliers, « pour ses propres apprentis, des cours théoriques « et pratiques dont les conditions d’organisation « (horaire, durée et programmes) seront assimi-« labiés à celles des cours collectifs obligatoires. « L’article 9 leur est applicable pour la fréquenta-« tion et l’obtention du certificat d’études profes-« sionnelles.
- « L’ouverture de ces cours sera subordonnée à « l’agrément de l’inspection technique, dont le « refus d’approbation devrait faire l’objet, d’un « rapport motivé. L’inspection technique aura « aussi exclusivement le contrôle immédiat du « fonctionnement de ces cours. »
- Ce sont là, on le voit, des dispositions un peu plus souples que celles du.projet Astier. Mais l’esprit général reste le même : organisation d’un enseignement obligatoire, adapté aux nécessités industrielles locales.
- Espérons que la nouvelle législature ne s’écoulera pas sans avoir mené cette œuvre à bonne fin, donnant ainsi satisfaction au désir unanime de commerce et de l’industrie.
- J. Reyyal.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Redresseurs à contact de solides et de cristaux,— E. Flowers. — The Electrician, 18 février 1910.
- L’auteur s’est d'abord préoccupé de construire un redresseur laissant passer des courants assez intenses; il s’est adressé pour cela aux sulfures, et en particulier la galène redresse environ la moitié du courant alternatif. Avec une tension efficace de ï volts, il était possible d’obtenir un courant redressé de i jo à '200 milliampères.
- Il s’est efforcé ensuite de rechercher les causes du phénomène de redressement; pour cela il a fait des expériences systématiques, étudiant en particulier:
- Le passage d’un courant continu allant de la pointe de contact au cristal ou inversement; dans le premier ras il se produit une augmentation de résistance du redresseur et pour une intensité donnée le courant cesse de passer.
- L’influence de la nature et de la forme de différentes pointes; elle est inappréciable.
- L’influence delà température; en tenant compte des causes d’erreur (effets thermo-électriques et électrochimiques), une élévation de température diminue le pourcentage de rectification qui finit par devenir nul.
- L’influence d’agents chimiques pour rendre actifs des échantillons de galène, qui primitivement n’opéraient pas la rectification.
- Voici les conclusions de cette étude : l’auteur, avec Piercc (*), rejette l’explication du phénomène par un effet thermo-électrique ; il ne croit pas non plus que la différence de conductibilité des deux corps en contact soit la cause du redressement. Pour lui, il se forme au contact une pellicule solide qui ou bien, une fois formée, possède une conductibilité unidirectionnelle, ou bien, ce qui est plus probable, se forme et se détruit très rapidement par le passage d’infimes quantités d’électricité. Cette hypothèse se trouve confirmée par les observations d’augmenla-tion de résistance lorsqu’un courant continu va de la poiffle au cristal, et de diminution dans l’autre cas. La paresse que montrent certains échantillons à aug-
- menter de résistance quand on les chauffe porte à croire que la formation périodique de cette pellicule est de nature élcctrochimiquc.
- Si cette explication est exacte, à chaque renversement du sens du courant, il disparaît une certaine quantité d’électricité, petite il est vrai mais définie, pour reformer la pellicule ; le pourcentage de rectification doit alors être plus faible d’une part avec les petits courants et d’autre part aux fréquences élevées.
- Résistance du silicium, — Electrical World, 17 février 1910.
- Le professeur E. Thomson signale que la résistance du silicium chauffé augmente très légèrement jusqu’à la température de fusion de l’argent et diminue ensuite très rapidement.
- Il suggère des applications de ces propriétés : résistances de démarrage de moteurs, disjoncteurs automatiques pour lampes à vapeur de mercure, etc.
- MÉTHODES ET APPAREILS DE MESURES *
- Accèlèromètre Moore à lecture directe, —
- Electric linilway Journal, 5 février 1910.
- On a imaginé déjà bien des appareils qui permettent de mesurer l’accélération. Tous mettent à profil l’inertie d’une masse matérielle libre de se mouvoir, et qui, par suite, est sensible aux modifications de vitesse. Par un S3rslème de leviers quelconques, cette masse déplace, sur une échelle divisée, une aiguille dont les indications renseignent sur la valeur de l’accélération. On emploie quelquefois un tube en U gradué, rempli de mercure, dont le plan-coïncide avec la direction du mouvement du véhicule ; les dénivellations sont d’autant plus grandes que les variations de la vitesse sont plus rapides. Ailleurs, c’est une bille qui se déplace dans une rainure légèrement inclinée. Tous ces ae celé ro m être s ne
- peuvent servir qu’à mesurer des accélérations horizontales; autrement il est nécessaire d’effectuer des corrections qui diminuent beaucoup la simplicité de leur emploi; il est d’ailleurs presque impossible de les rendre auto-eorreeleurs.
- (*) Voir Lumière Electrique, 22 janvier 1910, liage 110
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- A l’Indiana Aeademy of Science, dans la séance du novembre 1909, M. G.-R. Moore a présenté un accéléromèlre électrique qui échappe à ces critiques. L/appareil se compose d’une magnéto à double collecteur, d’un voltmètre à champ magnétique uniforme et cadre mobile, d’un condensateur de capacité convenable, et; de résistances réglables. Le schéma de montage est représenté par la ligure 1.
- Si la vitesse du véhicule varie, le voltage de la magnéto se modifie proportionnellement, et aussi la charge Q du condensateur. En vertu de la relation :
- I
- dQ__ JE
- dF~LdT'
- il passe dans la bobine mobile du voltmètre un cou^ rant proportionnel à la variation de la vitesse. Lors-
- que celle-ci est uniforme,
- d E
- JT
- est nul, et l’aiguille du
- voltmètre reste au zéro. Les déviations de 1 aiguille sont donc proportionnelles aux variations instantanées de voltage et par suite de vitesse.
- x x
- Fig. 1.
- Ce qui précède. suppose qu’on ail affaire à un condensateur idéal ; mais, en pratique, alors mémo que E reste constant., par suite des fuites du condensateur, il passe un courant dans la bobine du voltmètre, et le cadre mobile est soumis à un couple. Ou neutralise ce couple de la façon suivante : 011 dispose sur le cadre du voltmètre un second enroulement qui produit un couple antagoniste ; cet enroulement est parcouru par un courant provenant du second collecteur de la magnéto et traversant: des résistances. Il est possible de régler celles-ci de façon que les deux couples se détruisent. On peut,
- dès lors, 11e pas se préoccuper par trop de la qualité des condensateurs employés.
- L’effet bien connu des décharges résiduelles est ici tout à fait négligeable, car le condensateur m* se décharge pas instantanément, mais en quelques secondes.
- /I est évident que le fonctionnement de cet appareil n’est nullement affecté par la présence des rampes non plus que par les trépidations du véhicule. Il est facilement transformable en accéléro-mètre enregistreur, et enfin, tous les instruments dont il est composé peuvent être enfermés dans une caisse afin qu’on puisse le transporter d’un véhicule sur un autre.
- ÉTUDE, CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Les essais de turbo-alternateurs. — M Ni-chols. —v Electrical World, 3 février 1910.
- Les essais dont il est question ici se font couramment dans l’une des principales maisons de construction. Les alternateurs à essayer sont du type à grande vitesse et connectés directement à des turbines à vapeur verticales, sauf pour les petits modèles dont l’axe est horizontal. La plateforme d’essais est divisée en un certain nombre de massifs ; chacun d’eux est muni des conduites à vapeur nécessaires
- £
- ,0 Dv> ( 0---00 N- pt
- QQOOOOOOOOOOO .
- F ig. I. y
- ainsi que des cables reliés à un tableau d’où on règle l’excitation et où arrive le courant débité.
- Le courant d’excitation provient de groupes moteurs-générateurs branchés sur la canalisation principale à 5oo volts. Les générateurs fournissent 110 volts et leur excitation est montée sur le réseau continua 5oo volts. Le courant se rend d’abord au tableau. Il traverse un interrupteur monopolaire et des rhéostats dont le montage est conforme à celui de la figure 1. Grâce à ce montage, il est passible d’obtenir de très petites variations de voltage.
- Pour effectuer la charge on se sert de résistances
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- liquides montées en étoile; trois larges plaques de fer plongent dans l’eau et on les y enfonce plus ou moins suivant les indications envoyées du tableau, à l’aide d’une cloche d’appel et de signaux conventionnels.
- Les essais sont de deux sortes : les essais commerciaux et les essais spéciaux. Toutes les machines de type courant sont seulement soumises aux premiers, à moins d’exigences particulières venant notamment de la part du gouvernement. Les essais spéciaux se divisent en deux groupes: les essais proprement dits qui consistent par exemple à déterminer les caractéristiques des machines d’un type nouveau, et les essais de réception pour celles qui
- ne sont pas d’un type courant. Il est surtout question ici des essais commerciaux.
- Essais (Tisolement des bobines induites. — Les bobines induites doivent être essayées à haute tension conformément au tableau I. On entoure chaque bobine d’une feuille de papier d’étain et on applique la tension d’essai entre cette feuille et l’enroulement. Il faut régler la distance entre les pointes de l’éclateur du transformateur d’essai de façon que la tension correspondante soit de io % supérieure a celle du voltage d’essai. La figure 2 indique les dis • tances explosives entre pointes pour différents voltages. Il faut naturellement veillera la propreté parfaite de ces pointes. Si à cause de l’humidité de l’air
- Tableau I
- Tensions à employer pour les essais à haute tension.
- TENSION ALTERNATIVE A APPLIQUER AUX BOBINES INDUITES
- > PENDANT UNE MINUTE (volts)
- TENSION NORMALE DE L ALTERNATEUR prOllS) — *
- AVANT ASSEMBLAGE APRÈS ASSEMBLAGE APRÈS l’essai
- d’ÉC H AU FERMENT
- 8oo à i 200 r> JOO 4 3oo 3 JOO
- I 200 'X 3oo 8 OOO f) JÔO r> OOO
- 2 joo 3 ooo 9 OOO 7 .JOO 6 ooo
- 3 ooo 3 5oo IO JOO 9 ooo 7 ooo
- 3 JOO 4 ooo I 2 OOO IO ooo 8 OOO '
- /, ooo 4 '300 13 JOO I 2 ooo 9 ooo «
- 4 5oo j ooo i 3 OOO i3 ooo 10 ooo
- r> ooo 6 ooo 18 OOO I J ooo 12 ooo
- 6 ooo 7 ooo 2 I OOO 18 ooo 14 ooo
- 7 ooo 8 ooo 2 4 OOO 20 ooo 16 ooo
- 8 ooo 9 ooo *27 ooo 2 3 ooo 18 ooo
- 9 ooo I o ooo 3o ooo 2 3 ooo 20 ooo
- IO ooo 11 ooo 33 ooo 28 ooo 21 ooo
- i i ooo I 2 ooo 3f> ooo a9 ooo 22 ooo
- 12 ooo 13 ooo 39 ooo 3 1 ooo 23 ooo
- i3 ooo x4 ooo 4 2 ooo 33 ooo a 4 ooo
- 14 ooo i 5 ooo 43 ooo 34 ooo 2 3 ooo
- i 3 ooo i(> ooo 44 ooo 33 ooo 26 ooo
- 16 ooo 17 ooo 4 4 ooo 36 ooo 27 ooo
- *7 ooo 18 ooo 4 b ooo 37 ooo 28 ooo
- 18 ooo 19 ooo i7 ooo 38 ooo a9 ooo
- 19 ooo 20 ooo 48 ooo 39 ooo 3o ooo
- •À o ooo 2 I ooo 49 ooo 40 ooo 32 OOO •
- 2 i ooo 22 ooo 3 o ooo j 4 * ooo - 33 ooo
- •j. ‘i ooo 2 3 ooo 5 i ooo 43 ooo 33 ooo
- PUISSANCE CONSOMMÉE DANS LES INDUCTEURS TENSION ALTERNATIVE A APPLIQUER AUX BOBINES INDUCTRICES
- \ (kilowatts) PENDANT UNE MINUTE (volts)
- O à JOO » 2 ooo I 3oo
- 3oo i \ *300 » 3 ooo 2 ooo
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- l’étincelle éclate avant que le voltmètre indique la tension correspondante, on pourra écarter les pointes, mais pas de plus de omu,,25 à la fois, et pourvu que dans ces conditions l’écart des pointes ne corresponde pas à une'tension supérieure à 120 % du voltage d’essai indiqué dans le tableau 1.
- 50 75
- millimètres. Fig. 2.
- Essai d3isolement à froid des bobines inductrices et induites.—Après assemblage et passage à l’étuve on fait ces essais conformément au tableau I ; il faut cependant que les bobines aient eu le temps nécessaire de se mettre à la température ambiante.
- Résistance à froid des bobines inductrices et induites. — On mesure à froid la résistance de chacune des phases et celles des bobines inductrices. Pour mesurer la chute de tension on se sert de contacts a pointes fixés dans des poignées en bois. Il ne faut employer que des instruments étalonnés récemment et veiller à ce que la déviation d’un appareil de mesure soit aux environs des deux tiers de son échelle. Il est bon de répéter trois fois la mesure d’une résistance, avec diiïérentes intensités de courant. Il faut également noter la température ambiante.
- Réglage des balais. — Le montage une fois effectué, il faut veiller à la parfaite propreté des balais et en général de toutes les bornes, sorties de conducteurs, etc.
- Equilibrage de la turbine. — On équilibre alors le turbo-alternateur en le faisant tourner à vide et sans excitation. Pour cela on observe si, à la vitesse normale, il se produit des vibrations. Dans ce cas, on visse de petits poids sur le rotor pour corriger la vibration et on les rive quand le résultat attendu est obtenu. Pendant tout ce temps, les essais électriques se bornent uniquement au freinage de la machine ; pour cela on la fait débiter sur des résistances liquides, ou bien on la met en court-circuit et on règle l’excitation de façon qu’elle débite un courant
- de 5o % supérieur au courant normal. Autrement la machine continuerait à tourner pendant un temps très long, d’une demi-heure à trois heures.
- Echauffe ment de Vinduit. —On fait alors passer, dans l’induit un courant de 5o % supérieur à celui de pleine charge pendant une demi-heure ou une heure, l’induit étant court-circuité. Il faut noter le courant dans toutes les phases et maintenir la vitesse a son régime normal; relever l’intensité et la tension d’excitation, l’intensité induite et la température de deux bobines induites opposées au commencement et à la fin de l’essai. Si le courant d’excitation n’a pas la valeur qu’il possède ordinairement pour des machines analogues, il faut chercher la raison de ce fait. On détermine le montage des inducteurs et on se rend compte de leur polarité à l’aide d’une boussole.
- Disposition des phases. — On se sert pour la déterminer d’un instrument spécial qui, en réalité, n’est autre chose qu’un petit moteur d’induction. Il est composé d’un enroulement monté sur un noyau de fer et entourant un disque d’aluminium libre de tourner. Sur cet appareil sont situées des bornes numérotées 1,2, 3 et “4 qui correspondent aux memes bornes du tableau de distribution de 1‘alternateur. L’indicateur de disposition des phases étantconnectc, on fait touimer l'alternateur, à la vitesse normale, les circuits inducteurs et induits étant ouverts. Si le magnétisme résiduel de l’alternateur ne suffit pas à provoquer la rotation du disque, on peut employer un courant inducteur très faible et on note le sens de rotation du disque. Si les cables de l’induit ont été réunis au tableau de façon normale, ce sens coïncide avec lit direction de la flèche qui est tracée sur le disque. La force électromolrice appliquée à l’inducteur ne doit pas excéder 3oo volts et sa mise en service une minute. Cet essai est très important, car il est essentiel que toutes les machines aient la même disposition de phases les unes par rapport aux autres.
- Echauffement de Vinducteur et essai à grande vitesse,— On peut élever la température des inducteurs à 90° G, la machine étant en repos, en faisant passer dans les inducteurs un courant deux fois plus intensequelecourant normal. On fait tourner ensuite pendant une heure, l’induit étant ouvert à une vitesse de 20 % et un courant d’excitation de 20 % supérieurs aux valeurs normales. Il esL possible de se rendre compte du courant d’excitation- normal soit directement, si Ton dispose de résistances liquides suffisantes, soit par comparaison avec des machines
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- analogues dont le courant d’excitation à circuit ouvert, pour une même tension aux bornes, est le même que pour la machine en essai. Au bout d’une heure, les inducteurs étant ouverts, on continue à faire tourner sans arrêt jusqu’à ce que les bobines inductrices aient une température inférieure à 5o°. Gela peut durer une demi-heure; si au bout de ce temps la température est encore plus élevée que 5o°, on recommence à faire tourner pendant une seconde demi-heure. Excepté pendant la marche à vitesse plu1? grande que la vitesse normale et pendant le refroidissement, on relève toutes les demi-heures la température de % bobines inductrices, l’intensité et la tension d’excitation. Il est bon de renouveler cet essai une seconde fois; on peut mettre ainsi en évidence des défauts qui n’auraient pas apparu pendant lepremier. Onremarquera,pendantcetessai, des inégalités dans le champ magnétique, qui causeront des vibrations. Il en est de même pendant l’essai à grande vitesse.
- Caractéristique à circuit ouvert. — On étalonne d’abord le tachÿmètre de la turbine à l’aide d’une montre et d’un compteur de tours. A la vitesse normale on relève les indications de la tension induite, de la tension et de l’intensité d’excitation et de la vitesse. On peut commencer avec un champ faible et augmenter le courant d’excitation jusqu’à 3o et 35 % au-dessus du courant normal, en relevant les indications mentionnées ci-dessus, puis diminuer le champ jusqu’à zéro. Il suffit de faire io lectures dans chaque sens. Lorsqu’on augmente le courant d’excitation, il ne faut pas dépasser l’intensité pour laquelle on veut faire une mesure et y revenir ensuite ; il est nécessaire de revenir à zéro et de remonter ensuite jusqu’à la valeur voulue ; de même, lorsqu’on diminue l’intensiLé d’excitation, si l’on dépasse la valeur désirée, il faut remonter au maximum et revenir ensuite à l’intensité en question. Au voltage normal on détermine la tension sur les trois phases en faisant au moins 3 lectures pour chacune. Toutes les autres lectures peuvent s’effectuer sur une phase. On peut tracer la courbe qui relie l’intensité d’excitation à la tension aux bornes. On détermine à nouveau les points qui ne semblent pas se placer sur la courbe. Il faut choisir avec discernement les transformateurs d'instruments, de façon qu’aucun d’eux ne soit soumis à une tension supérieure à 10 % de celle pourjaquelle il est construit.
- Caractéristique en .court-circuit. — On court-circuite tous les câbles de l’induit et on entraîne le turbo-alternateur à la vitesse normale qu’on main-
- tient constante pendant tout l’essai. On commence avec une excitation faible, de façon à avoir 1/6 environ du courant induit normal. On relève l’intensité induite, l’intensité et la tension d’excitation, puis on augmente l’intensité d’excitation peu à peu, jusqu’à ce que le courant induit dépasse sa valeur normale d’environ ?5 % . On fait une dizaine de mesures. Pour le courant normal on relève les indications des ampèremètres dans chacune'des phases (on fait trois lectures). On construit la courbe qui relie l’intensité d’excitation à l’intensité induite; on obtient une ligne droite.
- Elévation de température; essai de % heures à pleine charge.— On fait rarement cet essai, sauf pour les petites machines, à cause de la dépense d’énergie qu’il exige. Pour avoir un facteur de puissance égal à l’unité, on se sert de résistances liquides pour effectuer la charge. Avant de mettre en route, on mesure la résistance de l’induit pour chaque phase, la résistance totale des inducteurs et on détermine la température. On peut entraîner la turbine au delà de la vitesse normale, le courant d’excitation ayant la valeur ordinaire et connecter un ampèremètre de 5 ampères entre l’extrémité de l’arbre et le plateau d’accouplement, en notant la déviation si elle existe. Ceci donne une indication sur l’importance des fuites magnétiques.
- On entraîne alors le turbo-alternateur à la vitesse etau voltage normaux pendant huit heures, la charge étant maintenue constante. On fait les mesures de températures suivantes au commencement et à la fin de l’essai :
- a, Surface du noyau d’induit (en deux places) ; 6,canaux de ventilation (en deux places); e*, croisillon des inducteurs; d, bagues collectrices (en haut et en bas); e, cornes polaires (entrée et sortie); bobines induites: f\en haut (en deux places) ; gy en bas (en deux places) ; bobines inductrices : h9 en haut (en deux places) ; i9 en bas (en deux places) ; j, palier supérieur; A:, palier du milieu; ly carcasse; salle d’essais {/» places).
- Les températures a, b, k,leXm doivent
- être relevées chaque heure en même temps que les intensités et les tensions inductrices et induites. La. charge doit être maintenue constante, et pour s’en assurer, on place un ampèremètre dans chaque phase.
- Echauffemenl conventionnel au fonctionnement. — Lorsqu’on ne fait pas l'essai de huit heures, on fait un essai de quatre heures à circuit ouvert, la tension aux bornes étant de io % supérieure au voltage nor-
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- mal, et un essai en court-circuit de deux heures, le courant induit ayant une intensité de 5ô % plus grande que la valeur, normale. On fait des mesures de résistance et delempérature avant le démarrage et on cherche s’il existe des fuites magnétiques comme dans l'essai précédent. La machine fonctionne pendant quatre heures à la vitesse normale, la tension aux bornes étant de io % supérieure à la tension de régime et l’induit étant court-circuité.
- On détermine la tension inductrice et induite et le courant d'excitation toutes les. heures ainsi que les températures a, b1J, ki l et m chaque demi-heure; avant d'arrêter on regarde encore s'il n’existe pas un courant entre le sommet de l’arbre et lé plateau d’accouplement. Après l’arrêt on détermine aussi rapidement que possible les températures a, bt c, d, e,7i, i,j\ /c, l et /?2, en ayant soin de protéger les réservoirs des thermomètres avec du coton; c’est la valeur maxima de leurs indications qu’on retient.
- Immédiatement après, on fait tourner pendant deux heures en faisant circuler dans l’induit court-circuité un courant de 5o % supérieur au courant normal, à la vitesse normale, en réglant pour cela le courant d’excitation. Toutes les heures on mesure les intensités induites et inductrices et la tension d’excitation; toutes les demi-heures on relève les températures a,b,fgy h,jtk,l et m. Avant l’arrêt, on doit être disposé à effectuer les mesures de résistance et de températures dans le plus bref délai possible.
- Après .l'arrêt on mesure la résistance à clmud de l'induit, du circuit total d’excitation et séparément: des bobines inductrices puis les températures ay Z>, f\ g, /?, /, y, ky l et m.
- Pendant l'essai d'échauffement, on doit soigneusement examiner l'induit au point de vue des pertes dans le fer en écoutant les vibrations quand la machine fonctionne à pleine excitation.
- On doit surveiller les balais pendant la marche et noter l’état de la surface des bagues collectrices après l'arrêt; on peut mesurer aussi, à laide d'un dynamomètre, la pression des balais sur les bagues.
- Essai à chaud. à haute tension. — Immédiatement après l’essai précédent on applique aux inducteurs et à l’induit une tension élevée, conformément au tableau I. Il est bon de noter le courant absorbé par Je transformateur d'essais.
- Régulation. — La machine est entraînée ii la vi-tesse nécessaire et cxcilée suffisamment pour maintenir le voltage normal aux bornes à pleine charge.
- On note la tension à pleine charge, 3/4, i /« et i/4 de charge, et enfin à vide.
- Détermination de la fréquence. — On se sert d'un indicateur de fréquence connecté au secondaire d’un transformateur de tension dont le primaire est relié aux bornes de l'alternateur: on mesure la vitesse de la turbine au moyen d’un compteur de tours et d’une montre. A la vitesse de régime l'aiguille de l’indicateur reste au zéro.
- Essai à haute tension du circuit d excitation. — On enlève les inducteurs tournants et, avant de démonter complètement la machine, on nettoie soigneusement les bobines inductrices et les bagues collectrices et on les essaie à une tension élevée qu'indique le tableau 1.
- Consommation de vapeur. — On fait cet essai conformément aux spécifications particulières de temps et déchargé imposées aux constructeurs; on veille à maintenir la charge bien constante, ainsi que la vit esse et à répartir la charge uniformément sur les phases; on étalonne fréquemment le tachymèlre. On note toutes les io minutes le voltage, l'intensité et la puissance, l'intensité et la tension d’excitation; de même la pression de la vapeur, celle du vide et la température de Ja vapeur doivent être maintenues aussi constantes que possible pour la turbine, et on enregistre leurs valeurs toutes les dix minutes. On mesure soigneusement le poids de la vapeur condensée. Il faut veiller que h* condenseur soit bien étanche, pour éviter des erreurs. Quand ou emploie de l'eau salée, on l'analyse avec du nitrate d’argent, après en avoir prélevé un échantillon additionné d’un peu d'acide azotique.
- L'auteur insiste sur l'étalonnage des instruments, recommande de les placer loin de tous champs magnétiques extérieurs, de ne pas employer de transformateurs de mesures en dehors de leur champ de fonction neinent.
- Si les bobines inductrices sont humides, on les sèche à l’étuve pendant 7 ou 8 heures à 90° G ; il ne faut pas dépasser ioo°. Pour calculer l'intensité d'excitation ï à pleine charge, à l'aide de la caractéristique à circuit ouvert: et de la caractéristique en court-circuit, on opère ainsi: soit /I( l'intensité d’excitation au voltage normal, ô> pour le courant de pleine charge, ou a : 1 ^ \Ji{ 2 -f- /.,2.
- Le coefficient de régulation électrique peut s'obtenir à l’aide de la caractéristique à circuit ouvert sur laquelle on peut lire le voltage obtenu quand le courant d’excitation est le courant normal. Pour déterminer le coefficient de régulation du groupe turbo-
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- alternateur, il faut tenir compte de la variation de vitesse pour cent de la turbine.
- Quand on fait les essais de rupture à haute tension, toutes les parties de la machine non soumises à Fessai doivent être reliées au sol. Autrement, il pourrait se produire des efforts trop considérables. Quant on effectue ces essais, il est bon d'augmenter peu à peu la tension, de la maintenir à la valeur voulue pendant une minute et de la faire décroître par degrés. Il est préférable, pour régler la tension aux bornes du transformateur d’essais d’employer des résistances plutôt que des réactances, car celles-ci modifient le rapport de transformation.
- Effet de la température sur les pertes par hystérésis dans un champ tournant. — P. Ful-ler et H. Grâce. The Electvician, février 1910.
- Le professeur Baily a indiqué que les pertes par hystérésis pour un fer placé dans un champ tournant atteignent leur valeur maxirna pour une induction d’environ 16000 gauss. A 20000 gauss, la perte
- n’est qu’environ — de cette valeur. Ces expériences 20
- ont été reprises par MM. Beattie et Clinker qui en ont confirmé les résultats (I).
- MM. Fuller et Grâce se sont proposé de déterminer l’influence de la température sur ces pertes.
- Le champ tournant est produit par deux paires de bobines, à angle droit, parcourues par un courant diphasé. Onmesurelatempératureàl’aide d une pince ihermo-éleclrique platine-platine rhodié. Les auteurs oui.établi9 pour différentes températures entre 107° et 58o°j une série de courbes indiquant la perte en ergs par centimètre cube et par cycle en fonction de l'induction. Pour une indurlion donnée, les pertes diminuent quand la température s’élève. A une température donnée, la courbe obtenue passe par un maximum. Ce maximum correspond à une induction d’autant plus faible que la température est plus élevée. On observe aussi que, plus grande est la température, plus rapide est la diminution des pertes en fonction de l'induction, après le maximum.
- TRACTION
- Les accumulateurs et la traction électrique.
- 1. LliS ACCUMULATJÎUKS l-'Ii It-MCKliL KlMSON. -
- Electric al IVorld, 10 janvier kjio et Electvician, 18 février 1910.
- LT£\lison Sloragc Battery Company vient de mel- (*)
- (*) Voir Y Eclairage Electrique : Travaux cle V Association Britannique, 19 décembre 189G, p. 629.
- Ire dans le commerce un nouveau type d'accumulateur destiné à la traction. 11 ne diffère guère apparemment du type de 1901 d'i, mais la nature de la plaque positive a été radicalement modifiée, et il a subi divers perfectionnements destinés à augmenter sa capacité et sa durée'.
- Les deux modèles actuels comportent l’un 4 plaques positives et r> négatives, l’autre 6 plaques positives et 7 négatives. La matière active de l’électrode positive est constituée par de l’oxyde de nickel; celle de l’électrode négative par de l’oxyde de 1er; l’élcctro-lyte est une solution dV potasse à 21 % additionnée d’un peu de lithinc. Le rôle de cette dernière n’est pas bien connu, mais Je fonctionnement: de l’électrode positive sc trouve amélioré par sa présence. La densité de la solution es! 1,21, et elle 11e doit varier ni pendant la charge, ni pendant la décharge. Cependant: le rendement et la capacité ne sont pas affectés sensiblement si elle descend jusqu’à 1,16.
- Les bacs sont en acier plaqué électrolytiquement et soudés au chalumeau oxy-acétylénique ; leursparois sont ondulées pour donner le maximum de résistance sous le plus faible poids.
- L’élément fer a une capacité plus grande que l’élément nickel. Primitivement, la plaque positive était constituée par des cuvettes rectangulaires plates contenant de l'oxyde de nickel et du graphite, mais le graphite s'oxydait et par suite du boursoufflemenl de la matière active, les supports 11’avaient pas une résistance mécanique suffisante.
- Dans les nouveaux éléments, l’oxyde de nickel est maintenu dans des tubes minces en acier perforé de io,:lïl de longueur et du diamètre d’un crayon ordinaire. Les tubes sont enserrés par huit anneaux d’acier, ce qui rend impossible l’expansion de la matière et assure un contact interne parfait. Au lieu de graphite, 011 emploie des lamelles cle nickel pur préparé par voie électrochimique, qu’on mélangé à la masse d’oxyde, ce qui améliore sa faible conductibilité. Chaque plaque positive se compose d’une grille supportant 'Iode ces tubes. La plaque négative comprend24 cuvettes rectangulaires plates, en acier perforé; elles sont plaquées de nickel, remplies d’oxyde de fer fortement comprimé, et disposées, entrois rangées, sur une grille également plaquée de nickel.
- Chaque groupe île plaques csl soutenu par une
- (») Voir f/Eclairage Électrique, 16 mai 1903, page 266. Voir aussi, pour l’étude détaillée de cet accumulateur L. Jcmau. Tes Accumulateurs' Electriques.
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- barre de connection qui lui est perpendiculaire ri qui est d’une seule pièce avec le pôle. L’écartcment de ces plaques est assuré par des rondelles d'acier, plaqué de nickel et le tout est maintenu en contact pardes écrous boulonnésàchaque extrémité. Entre le bac, le sommet et les cotés des plaques, sont insérées des pièces en caoutchouc dur ; il y en a également entre les plaques, ce qui assure une bonne isolation et un écartement invariable.
- Le couvercle de l’élément, qui est aussi soudé, a quatre garnitures; deux d’entre elles sont traversées par les iils positif et négatif; une autre permet aux gaz de s’échapper, tout en empêchant les perles d’électrolyte; la dernière sert au remplissage et elle est munie d’un couvercle hermétique; si ce couvercle est mal fixé, un ressort le rouvre aussitôt. Dans une batterie, les éléments sont séparés les uns des autres par des pièces en caoutchouc dur.
- <)-M
- d/O
- Type A-4 TypeA-6
- Hauteur totale de l’élément non monté (millimètres)................... 3'|0 .L',n
- Hauteur nécessaire pour loger la batterie (millimètres)................ 38o 38o
- Pour le type A-/| le régime de charge est de 3o ampères, mais ou peut le doubler pendant une heure si la température ne dépasse pas 37°8. On peut aussi, quoique cela ne soit pas recommandable, effectuer la décharge à % au-dessus du régime normal et pendant; quelques secondes pousser le débit jusqu’à 3 ou /( fois l’intensité normale. La capacité de la batterie Edison augmente pendant quelque temps, lorsqu’elle est mise en service, de sorte que le rendement s’améliore. Gela dure entre i et 3 mois de service régulier; c’est pour aider cette formation
- ampères-heures
- Fig. i. — C, charge; D, décharge.
- Le tube qui permet l’échappement des gaz est muni d’un dispositif tel que ceux-ci se dégagent absolument secs : les gouttes de liquide rencontrent une pellicule liquide qui est, formée dans la partie inférieure du tube, puis une valve à bille; grâce à cela les gouttelettes d’électrolyte retombent dans l’élément. Par suite, il est nécessaire de remplir les bacs seulement avec de l’eau distillée, eton ne change l’électrolyte que tous les 8 ou 10 mois.
- Voici quelles sont les données principales concernant ces accumulateurs:
- T ype A-4 Type A-G
- Caj^ac.ité normale en ampères-heures. Voltage moyen de décharge par élé- i 00
- ment Régime normal de charge et de dé- i,» 1 ,2
- charge en ampères 3 o
- Poids d’un élément complet (kilog.). <>,i 8.7
- Longueur du bac en millimètres. . . (>*> î):>
- Largeur » » ... ,a7 Ia7
- Hauteur » » . . . Vi<> U/.
- ampères-heures Fig. 2.
- qu’il est bon d'effectuer de temps en temps des surcharges.
- La figure i représente une courbe de charge et do décharge et; la figure a différentes courbes de décharge, pour différents régimes, la charge étant constante.
- La capacité maxirna de la batterie correspond à une charge de dix heures, aii régime normal; pour une batterie bien formée, cette capacité peut être de 3 o % plus grande que la capacité normale. On considère une charge comme normale lorsqu’elle a duré 7 heures au régime indiqué.
- Si, à la décharge, le débit est trois fois le débit normal, ou observe une chute de tension de o,o3 volt par io ampères daugmeulalion de débit. L’élévation de température qui en résulte a pour conséquence une légère élévation de voltage, par rapport à la tension normale, lorsqu’on revient au régime ordinaire.
- L'éciuiuiïemenl est donc favorable à la décharge, nuisible à la charge, mais une élévation de température excessive compromet la durée de la batterie. Le
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- • . ••y-
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- rendement de ces éléments est d’environ 6o à 65 % .
- Les types d’éléments A-4 et À-6 donnent respectivement chacun un peu plus de 3o et 35 watts-heure par kilogramme d'élément.
- Les constructeurs affirment que la batterie n’est détériorée ni par la surcharge, ni par une décharge complète.
- IL Nouvelle voiture de tramway a batterie d’accumulateurs. — Electric Railway Journal, 29 janvier 1910.
- O11 vient de faire, à New-Jersey, l’essai d’une voiture de tramway munie d’une batterie d’accumulateurs du type À-4 décrit ci-dessus.
- On emploie déjà, depuis quelques années, des batteries analogues pour les voitures automobiles, mais c’est seulement tout récemment qu’on s’est préoccupé de leur application aux tramways électriques. Les plans de la voiture d’essai rappellent en beau coup de points les dispositifs employés en automobilisme. Par exemple, les essieux sont séparés par le milieu en deux parties réunies par un manchon en acier destiné à les maintenir dans le prolongement l’une de l’autre tout en permettant aux roues d’avoir des vitesses de rotation différentes (flg. 3). On croit ainsi faire une notable économie d’énergie.
- Fig. 3.
- Les batteries sont placées sous les deux sièges longitudinaux de la voilure ; les gaz qu’elles dégagent s’échappent à travers des ouvertures pratiquées dans ces sièges. Elles sont composées de 200 éléments du type A-4 pour la traction et de 10 pour l’éclairage. On les charge tous en série, mais les accumulateurs d’éclairage fonctionnent indépendamment des autres; il eu résulte une parfaite lixilé de la lùmière. La capacité de la batterie permet à la voiture de marcher pendant 2/jokm sans qu’il y ail; besoin d'effectuer de recharge.
- Il v a sur la voiture deux moteurs de i5o HP, 110 volts. La vitesse maxima est de 24kn‘ à l’heure et; de iakm,8 avec une moyenne d’un peu moins de 9 arrêts par kilomètre.
- La succession des opérations effectuées par le controleur est la suivante :
- i° Batteries en parallèle à 5o volts; moteurs en série;
- 20 Batteries en parallèle à 100 volts ; moteurs en série ;
- 3° Batteries à 100 volts ; moteurs en parallèle.
- On n’emploie pas de rhéostats.
- La puissance consommée en marche normale est d’environ i,5 kw, et de 3,5 kw pour une accélération
- Le poids total de celte voilure avec 26 voyageurs est d’environ 6,3 tonnes.
- La ligne électrique d’intérêt local Trient-Malè et les nouvelles^ installations électriques de la commune de Trient. — P. Dittes. — Zeitschrift des Osterr. Ingenieur-und Architekten-Vereines, 28 janvier et 4 février 1910.
- La mise en service de cette ligne, effectuée partiellement le 14 septembre 1909 et définitivement le 12 octobre de la même année, a ouvert au trafic par voie ferrée une des pins riches vallées du Tyrol méridional.
- Le courant continu à 800 volts qui alimente la ligne est fourni par les trois sous-stations de Prcssano (an kilomètre 10,37), Sabino (kilomètre 3o,5) et Mostizzolo (kilomètre 49»17) (I11‘ reçoivent elles-mêmes l’énergie de la centrale par une transmission de 65km sous forme de courant triphasé 20 000 volts.
- L’auteur donne une carte du réseau et différents diagrammes et schémas d’installation.
- La ligne électrique Innsbruck-Hall. —Zeitschrift des Osterr. Ingenieur-und Architekten-Vereines, 4 février 1910.
- (Jette ligne est la première à courant continu et liante tension qui ait été installée on Autriche. Elle fait partie du réseau qui comprend déjà la ligne Innsbruck-Fulpmos, la première application de la traction monophasée on Europe.
- La nouvelle ligne, mise en service pendant l’hiver 1909, a i2km de long et comprend deux sections : l’une à 5oo volts, l’autre à 1 000 volts.
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- USINES GÉNÉRATRICES
- L’usine électrique de Mürzzuschlag. — K. Thlen. — Elektrotechnik und Maschincnbau, 2 janvier 1910.
- Celle usine a utilisé le cours delà Miirz, qui longe à cet endroit le chemin de fer de Mürzzuschlag à Neubcrg, et présente une chute brute de Gm environ. Les turbines, du type ordinaire, actionnent deux génératrices triphasées de 180 KVA, 3*2 pôles, 187 tours par minute, 5o périodes, et une troisième, à ',0 pôles, de -ao5 KVA.
- On compte en outre 8 stations de transformation (5 000 v. — ii5 v.), et une installation téléphonique.
- Le réseau de distribution alimente i'( lampes à arc, de 10 ampères et environ 75 lampes à filament métallique. La machine à vapeur de secours à une puissance maxima de 3oo chevaux effectifs.
- Le vide le plus économique à employer dans les usines génératrices a turbines à vapeur, et à tours de refroidissement. — M. Neilson. — Electrician, 14 janvier 1910.
- Il est relativement facile de déterminer, pour une usine déjà existante, qu’elle est la valeur du vide la plus avantageuse; il en' est autrement lorsqu'on dresse les plans d’une installation nouvelle.
- L’auteur estime que la valeur du vide, relativement aux frais de premier établissement, intervient uniquement dans le choix des chaudières et des condenseurs ; en ce qui concerne les dépenses annuelles, son influence se fait sentir sur la consommation de charbon, et aussi sur l’intérêt, les réparations et l’entretien des chaudières et condenseurs.
- II considère une installation contenant 3 lurbo-générateurs de 3 000 k\v, fonctionnant avec un certain vide (685,nm), et dont il détermine le prix. Il fait entrer en ligne de compte dans cette évaluation:
- i°pôurlachaufïerie : des chaudières, surchauffeurs, réchauffeurs d’eau d'alimentation, pompes d’alimentation, tuyauterie, appareils de manutention du charbon et des cendres ; prix : 88 fr. aS parkw ;
- a0 pour l'installation de ‘ condensation : des condenseurs à surface, pompes à airs et de circulation d’eau, tours de refroidissement et tuyauterie; prix : 35 fr. 3o par kilowatt. La consommation de vapeur est évaluée à 8k*, a par kilowatt-heure.
- L’auteur fait alors une hypothèse sur la variation de la consommation de vapeur avec le vide, tenant compte aussi de la variation de puissance consommée dans les appareils de condensation, d’où résulte une
- modification dans les prix des chaufferies et condenseurs. Il évalue à 10 % les frais d’entretien et à 7 % les intérêts à payer. Il prend un charbon ayant une capacité calorifique de 7 200 grandes calories par kilogramme.
- Ceci posé, il considère différents facteurs de charge de Tusine : io % , 20 % , etc., et dans chacun de ces cas, il établit des courbes indiquant, pour différentes valeurs du vide, les variation par unité d énergie fournie : x° des frais d’entretien et intérêts ; 20 de la consommation de charbon; 3° de la somme de ces deux dépenses.
- La dernière de ces courbes est: celle qui est importante : au fur et à mesure que le vide augmente, son ordonnée diminue, passe par un minimum et croît ensuite. Plus exactement, l’auteur a déterminé, dans chaque cas, une série de courbes correspondant à differents prix de charbon.
- Il laut évidemment choisir, dans chaque cas parti-uclier, les conditions qui répondent au minimum.
- Il est certain que le coût des chaufferies cl installations de condensation peut varier; mais fauteur affirme qu’une modification de 10 % dans ce prix est insensible sur les courbes obtenues. La consommation de vapeur dépend elle aussi de nombreux facteurs ; type de turbine, etc. ; mais celte influence est également très faible. L’auteur passe en revue les influences dont il n’a pas tenu compte et il estime,en dernière analyse,qu’il est en droit de le faire, car elles se contrebalancent en grande partie.
- Il va de soi que cette élude ne s’applique pas aux usines qui disposent abondamment d’eau de condensation. Dans ce cas, les résultats peuvent être très differents.
- DIVERS
- Les essais du caoutchouc destiné aux applications électriques. — A. Schwartz. — Communication à l'Institution of EUictvical Engineers, 11 janvier 1910; reproduite par YElectrical lieview, 28 janvier 1910.
- On commence à reconnaître qu’en cq qui concerne la valeur du caoutchouc pour les applications électriques, il faut se baser plutôt sur les essais physiques que sur les indications tirées de l’analyse chimique; celles-ci ne doivent intervenir que pour confirmer ces essais ou pour rechercher les causes des défauts qu'ils ont mis en évidence. L’auieur étudie la façon dont se comporte le caoutchouc à la traction, cl en particulier il indique un mo3’on pour
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- déterminer les cycles d'hystérésis d'allongement.
- Actuellement, les essais à la traction se bornent à la détermination delà charge et de rallongement à la rupture, pour un échantillon donné, et aussi à rallongement résiduel qu'il conserve après qu'il a été tendu d’une façon déterminée, pendant un certain nombre d’heures. Ces mesures s’effectuent aussitôt après la suppression de la charge et aussi quelque temps après. L’auteur estime qu'on pourrait tirer de meilleures indications de diagrammes indiquant la
- allongement Fig. i.
- façon dont se comporte le caoutchouc pendant l’essai, au lieu de se borner exclusivement à des mesures concernant son état iinal.
- Il a construit dans ce but une machine qui peut servir à l’essai de n’importe quel échantillon de caoutchouc; mais il a eu plus particulièrement en vue l'étude des enveloppes de caoutchouc des câbles.
- On commence par enlever les enveloppes extérieures, puis on fend le caoutchouc suivant la longueur du câble, et on le décolle en prenant soin de ne pas l’endommager. Si le câble est de petite section la largeur totale de la feuille de caoutchouc prélevée sert à l'expérience; pour des câbles plus gros, on la découpe de façon à obtenir une bande de 6m,r* environ de largeur et ioomn de longueur. L’auteur décrit un système de pinces destinées à serrer les extrémités de la feuille de caoutchouc, et entre lesquelles on la tend; au début de l’expérience la distance entre pinces est de 7Ê>mn\ Il indique aussi un appareil destiné à couper proprement le caoutchouc du câble cl les échantillons d’expérience.
- Le principe de la machine â tracer les cycles d’hystérésis est le suivant : un crayon se meut dans une certaine direction et inscrit sur une feuille de papier des longueurs proportionnelles à rallongement total de ^échantillon. Celte feuille de papier est portée par un chariot qui se meut, dans une direction perpendiculaire à la précédente, de quantités proportionnelles à la charge appliquée. En faisant croître la
- charge1 depuis zéro jusqu’à un certain maximum, et décroître ensuilejusqu’à o,on obtient un cycle d’hystérésis. Le maximum choisi était 8o à <>o % de la charge de rupture.
- La forme des courbes est caractéristique de l’espèce du caoutchouc. On peut en général décomposer l’une d’elles en trois parties i, a, 3 (fig. i). Pour le caoutchouc vulcanisé d’une façon normale,les portions i et 3 sont petites, tandis que la portion a a plus d’importance ; si la vulcanisation est considérable, ce sont les portions a et 3 qui disparaissent presque complètement devant la partie i. 11 est d’ailleurs plus commode de changer l’échelle des'courbes obtenues en prenant pour abscisses la valeur de rallongement pour cent (iig. ai.
- Lorsque le caoutchouc est homogène, les cycles relevés avec différents échantillons se superposent; aussi l’auteur recommande d’en prélever sur un même câble, on trois endroits par exemple, et de tracer sur la même feuille de papier les cycles d’hystérésis qui doivent coïncider, si le câble est vraiment d’une bonne fabrication.
- Les petites variations de température qui peuvent sc produire pendant l’expérience n’ont pas d’influence sensible, non plus que la vitesse d’inscription du diagramme.
- allongement %
- Fig. a.
- M.Stévarlavail découvert que, pour un allongement donné, la charge par unité de surface d’un échantillon était constante. L’auteur confirme cette loi et, de plus, il indique que le travail dépensé dans l’extension et la rétraction, ainsi que celui qui disparaît dans le caoutchouc lui-même (différence des deux précédents) sont des quantités proportionnelles à-celle même surface. Il ajoute qu’elles sont aussi sensiblement proportionnelles à la longueur de l'échantillon, pour une extension de aoo % (à un facteur numérique près qui dépend du temps de la vulcanisation).
- 11 est possible de tracer des cycles successifs d’hystérésis entre o et une limite donnée d’allongement ou de charge. Dans les doux cas, la surface dos cycles va en diminuant et, à partir du second, les courbes tournent toutes leur concavité vers l’axe des
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- charges. Mais il csl préférable d’opérer cuire des limites de charge données. Les ligures 3, /,, 5 représentent le résultat de telles expériences [jour différents pourcentages de caoutchouc. Si alors on porto .en abscisses le nombre de cycles et en ordonnées leurs surfaces, on obtient des courbes différentes suivant les proportions de caoutchouc (lig. <i). Elles ont des asymptotes parallèles à l’axe des abscisses; pour caractériser un échantillon quelconque on peut prendre en pratique la surface du sixième cycle à partir duquel l’aire des cycles successifs reste approximativement constante.
- classent parfaitement les échantillons dans leur ordre correct.
- Il est évident que des essais de capacité ot d’isolement doivent compléter ceux-ci, et la conviction de l’auteur est que ceux qu’intéresse particulièrement la question de l’industrie des câbles ou du caoutchouc pourraient facilement, en collationnant les résultats des mesures faites pendant un an ou deux, formuler une loi permettant de relier les données auxquelles aboutissent ces deux sortes d’essais.
- A 1 aide de la machine à hystérésis, il serait pos-
- Charge en Kg.
- ï 150
- Caoutchouc à ‘tO % Fig. 3.
- Charge en Kg. o 12 3 3.
- Caoutchouc à 50%
- Fig. 4.
- Charge en Kg. o i z z.s
- Caoutchouc a 50 % Fig. 5.
- L’extension de l’échantillon augmente avec chaque cycle, et elle suit une loi logarithmique à partir du second :
- extension = a -|- b log. /«,
- o ~ extension duc au second cycle;
- n r= nombre de cycles.
- Si donc on porte en abscisses le logarithme du nombre des cycles — on peut aussi indiquer en regard de celte échelle le nombre des cycles — et en ordonnées l’augmentation d’extension, les courbes obtenues pour différents échantillons de caoutchouc sont des lignes droites (fig. 7).
- Dès lors, pour repérer la courbe à laquelle se rap porte un échantillon donné, il sera suffisant d’aller jusqu’au quatrième cycle; c’est l’affaire de T» ou (i minutes.
- Un chimiste peut certainement déceler dans un mélange une substitution de 5 % à un corps donné; mais il. est douteux que les essais actuellement en vogue par la chaleur sèche ou humide puissent, le permettre.
- L’auteur, en faisant varier les proportions de caoutchouc, a fait à ce sujet toute une série d’expériences; les résultats obtenus par sa méthode sont bien meilleurs que ceux obtenus par aucune autre et
- sible de mettre en pratique pour les câbles la série d’essais suivants :
- i° Déterminaton de cycles d’hystérésis dans certaines conditions de charge, d’extension et de surface ;
- 20 Même expérience après que l’échantillon aurait été soumis à l’action de la chaleur pendant un certain
- 50% 2
- «0 v.
- Aires ie c.udes
- Aires
- Nombre de cycJes Fig. G.
- temps, à une certaine température. La surface du cycle ne devrait pas différer de la première de plus d’une quantité donnée ;
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- 3° Augmentation d’extension pour des cycles successifs dans des limites déterminées.
- Dans la discussion qui suit cette communication» M. Crainp fait observer qu’en vertu des expériences
- Cycles
- Z 3 4 5 6
- Log. du nombre des cycles.
- de l’auteur, relatives à la proportionnalité de travail dépensé dans le caoutchouc pendant un cycle avec la
- surface et la longueurcle l'échantillon, il serait possible de caractériser les propriétés de ce corps par la perte en ergs par centimètre cube, qui s’y produit exactement comme dans le cas de l’hystérésis magnétique. On adoplerait ce chiffre comme spécification d’une qualité. Si l’on pouvait alors le faire correspondre il la résistance mécanique du diélectrique, la machine que présente l’auteur aurait une très grande importance. C’est cette question de la correspondance des résultats obtenus avec les constantes diélectriques qui préoccupe eh général tous les ingénieurs qui prennent part à la discussion. L’auteur se propose de répondre plus complètement à leurs objections, mais il fait observer que, dès l’instant que les propriétés isolantes d’un câble dépendent beaucoup de la qualité et de la quantité du caoutchouc employé, comme aussi ses propriétés mécaniques, cette quantité doit forcément avoir un rapport avec les qualités physiques et les propriétés électriques du mélange.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Das radiotelegraphische Fraktikum an der technischen Hochschule in Darmstadt {La pratique radiotèlègraphique à F Ecole technique supérieure de Darmstadt). Rédigé par H. Hein, d’après le cours du professeur K. Wirtz. — i volume in-8° carré de 91 pages avec 71 ligures dans le texte et 18 ligures hors texte. — Julius Springer, éditeur, Berlin. — Prix : broché, 3 marks.
- A notre connaissance, cette petite brochure est unique en son genre ; comme son titre l’indique, elle contient en effet des renseignements sur l’organisation des essais pratiques effectués à l’Ecole technique supérieure de Darmstadt pour compléter le cours professé dans celle école sur la radiotélégraphie.
- Les élèves disposent pour ces essais de deux postes placés, l’iin. dans le .batiment de l’école même et; l’autre, dans une maisonnette située aux mines de Messel, à 8km,4 de Darmstadt. Il va sans dire que, grâce aux dons généreux des sociétés allemandes s'occupant de radiotélégraphie, les appareils de transmission et de réception, ainsi que les instruments de mesure, forment une collection des plus complètes, dont il serait difficile de. trouver l’équivalent en France. Dans le présent volume, sont décrits les divers montages et méthodes appliqués aux
- essais, et il est à remarquer que toutes les mesures, même celles des résistances ohmiques, sont effectuées avec du courant à haute fréquence. Il est seulement regrettable que, soit pour réduire l'importance matérielle du volume, soit poiir ne pas publier des résultats pouvant donner lieu à des comparaisons assez délicates entre tel ou tel matériel, l’auteur n’indique aucun résultat expérimental concret. II eût été cependant bien intéressant de connaître ceux fournis par certaines des méthodes décrites, dont l’application nous paraît devoir présenter de grandes difficultés.
- Quoi qu'il en soit, le présent livre sera lu avec fruit par tous ceux qui se sont spécialisés dans l’étude des ondes de haute fréquence, et leur fera souhaiter que l’on fonde bientôt en France une organisation analogue à celle qui existe à Darmstadt.
- J. B.
- VOLUMES REÇUS
- Formulaire des Centraux (13e édition), par J.-B.— 1 volumein-16 de463 pages avec figures. — H.Dc-nod et E. Pinat,.éditeurs, Paris. — Prix : relié, 7 fr. 5o.
- La matière, l’éther, l’électricité (tomes I et II), par H.-J. Proumen. — a volumes in-8° carré de ‘269 et 3oa pages. —Ii. Desforges, éditeur, Paris.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- DOCUMENTS D’EXPLOITATIONS
- Les usages industriels de l’oxygène et son prix de revient.
- Nous empruntons à M. G. Claude (') les renseignements suivants sur le rôle que l’oxygène produit par l’air liquide est appelé à jouer dans la grande industrie.
- L’oxygène peut augmenter de /,o % le rendement des réactions qui servent de base à la fixation de l’azote par l’arc électrique, améliorer de 3oo % peut-être la fabrication de l’ozone, et en un mot provoquer toute une chimie nouvelle.
- Déjà la firme belge d’Ougrée-Marihaye a commandé à la Société « L’air liquide » trois appareils de chacun 20o'h3 d’oxygène pur à l’heure, pour étudier l’action d’une suroxygénation notable de l’air lancé dans un de ses hauts fourneaux.
- Quant au prix de l’oxygène, il faut faire observer que sa consommation au détail, c’est-à-dire à raison de quelques mètres cubes, est beaucoup plus sérieuse que ne le sera, dans la grande industrie, sa consommation directe et sur place, au sortir des appareils et à la pression atmosphérique.
- Dès maintenant, le prix de fabrication du mètre cube ressort à 3,a centimes, pour des appareils de 2oon'3 à l’heure (en comptant à 2 centimes le cheval-heure de force motrice).
- Mais il serait très possible de réaliser actuellement des appareils de 1 ooom3 d’oxygène pur à l’heure, fonctionnant sous 10 atmosphères, et produisant un mètre cube et demi d’oxygène pur par cheval-heure. Le prix du mètre cube tomberait alors à 2,5 centimes. Ce serait moins encore en employant la force motrice hydraulique.
- En outre, au point de vue de l’encombrement et du personnel, de telles installations seraient éminemment avantageuses, puisqu’une modeste salle d’usine de 20 X 3o mètres abriterait intégralement un matériel capable de produire annuellement 5o millions
- (t) L’oxygène industriel, Revue générale des Sciences, 38 novembre 1909.
- de mètres cubes d’oxygène pur, avec un personnel de i5 personnes environ.
- A. L.
- CHRONIQUE FINANCIERE
- La question douanière reprend toute son actualité puisque le Sénat est sur le point de la discuter. Les protestations des groupements français et étrangers auront déjà une certaine influence sur- les décisions de la commission sénatoriale puisque certains points très controversés ont été de sa part l’objet de modifications importantes. Nous avons dit combien la taxe sur les ouvriers étrangers était parmi celles dont l’adoption définitive risquait d’amener de graves perturbations dans l’activité industrielle de nos régions frontières : la raison de celte taxe paraissait séduisante comme la raison de beaucoup de mesures fiscales. Plusieurs centaines de mille d'ouvriers, disait-on, franchissaient, chaque matin, notre frontière nord, ne subissant aucune des charges des citoyens français et abaissant les salaires ; il paraissait donc équitable de frapper les industriels qui les employaient d’une taxe supplémentaire qui les eût obligés à favoriser la main-d’œuvre indigène. Encore une de ces utopies économiques qui germent par paradoxe dans le cerveau des fervents adeptes de l’internationalisme. Il a suffi à la commission d’indiquer qu’il s’agissait là plutôt d’une taxe fiscale, d’un impôt sur les personnes que d’une taxe sur les choses, seul objet d’une loi douanière ; et la commission a demandé la disjonction de cet article. Mais d’autres dispositions qui intéressent tous les industriels et les constructeurs électriciens en particulier ont été maintenues : nous voulons parler du droit sur le combustible et notamment sur le coke et du droit sur les machines à vapeur. O11 a maintenu les tarifs proposés par la Chambre, mais 011 a aussi modifié la classification des machines à vapeur; le droit des machines demi-fixes, îles locomotives à voie ordinaire, des machines à imprimer, des machines agricoles a été augmenté ; 011 a l'ail un nou-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IX (2® Série). — N° 42 *
- veau classement dos machines-outils ol dos chaudières à vapeur. Enfin on a demandé que toutes les machines importées par parties soient accompagnées de dessins d'ensemble el d’une énumération des pièces qui composent la machine afin d’éviter les IVaur-des. Toutes ces mesures sont évidemment prises dans l’intérêt de l'industrie nationale! Et leurs conséquences immédiates se font déjà sentir puisque le prix du charbon augmente, qu’il en sera de même de celui du coke, par répercussion des produits de nos usines métallurgiques et par voie de déduction de toutes les matières â transformer. Les conclusions d’un pareil état de choses, se tirent d’eîles-mêmes et,à notre avis, les étrangers ont bien tort de s’émouvoir de ces mesures qui vont à l’encontre du but recherché.
- Enfin,le Conseil municipal de Paris a adopté le projet de convention concernant les tramways et les omnibus avec les modifications proposées par sa commission des transports sur la demande du préfet de la Seine. 11 a pris acte des avantages spéciaux offerts à la Ville de Paris par la .Compagnie générale des Omnibus ; puis, il a invité le Préfet de la Seine à faire toutes diligences on vue d’obtenir de l’Etal; la concession pour la Ville de Paris des tramways municipaux sur les bases du cahier des charges annexé, ainsi que sa rétrocession au profit de la Compagnie Générale des Omnibus sur les bases de la convention adoptée. La concession des omnibus dans Paris à ladite Compagnie générale des Omnibus a été autorisée aux clauses et conditions de la convention annexée. Le vote définitif a été acquis par f\\ voix contre a(> sur 70 votants et malgré l’opposition du groupe socialiste qui assume, vis à vis du public, la responsabilité du retard apporté à la solution de celte question urgente.
- La reprise des services sur les différentes lignes du Métropolitain a provoqué de nombreux achats qui ont contribué au relèvement des cours jusqu’à Goo francs : une seule ligne, celle qui passe sous la Seine, demeure encore partiellement arrêtée et sera remise en service dans une quinzaine. Ce mouvement; de bourse ne s’explique guère cependant, car il 11e lient nullement compte de la répercussion des derniers événements sur le dividende futur. Le Nord-Sud, par sympathie peut-être, a suivi aussi ce mou-
- vement ascendant et a été demandé à 317 francs ; on ne saurait trop faire de réserves sur l’exagération de cours alors qu’on ne connaît ni le montant des dégâts, ni le montant des indemnités réclamées par les riverains, ni la date de mise en service.
- La Thomson bénéficie de la décision du Conseil municipal qui attribue la concession des transports à la Compagnie des Omnibus et se relève de 816 à 822 francs. On dit que son dividende ne sera pas supérieur à 3o francs : cette nouvelle, ne saurait surprendre, car si le revenu du portefeuille a pu augmenter, les bénéfices des autres branches d’exploitation de la Société ont du rester stationnaires et le capital à rémunérer est maintenant de 60 millions. Les inondations ont particulièrement éprouvé l’usine de construction de petits moteurs de la Maltournée; et la Compagnie Parisienne de Distribution d’Ener-gie, une filiale, qui avait eu à subir le contrecoup de ces mêmes inondations, vient d’être détruite par un incendie dont les conséquences se répercutent sur toutes les affaires parisiennes de tramways qui touchent de près au groupe Thomson.
- Malgré la diminution des stocks de cuivre, le cours du métal ne semble guère se ressentir ou de l’augmentation de la consommation ou de la réduction de la production. La spéculation s’est trouvée désappointée, dit-on, par le peu d’envergure du trust qui se borne à l’absorption des filiales de l'Anaconda par leur créatrice ; elle a craint d’autre part l’altéra-lion des rapports déjà'peu cordiaux qui régnent entre la finance et la politique américaine. Le Rio a repris malgré cela un peu d’activité, on discute autour de son dividende probable qui pourrait bien être inférieur à celui de l’an dernier.
- Nous avons eu l'occasion de faire ressortir le judicieux emploi fait par les Chemins de fer méridionaux italiens des capitaux que le rachat avait mis à leur disposition . Ils viennent de commencer un mouvement de hausse qui les a portés en un mois de 685 à 718. On ne sait pas encore les motifs réels de cette avance, mais on présume que les différentes participations industrielles prises par la Compagnie pour scs.emplois commencent à donner des résultats intéressants. Notre ancienne Compagnie de l’Ouest a là, devant elle, un exemple bien instructif à suivre.
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- 19 Mars 1910.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Seine. — Dans sa séance du 9 mars, le conseil municipal de Paris a accordé à la Compagnie générale des Omnibus, une concession de 40 années pour les omnibus et les tramways. La compagnie aura un délai de 3 ans pour adapter la traction automobile aux omnibus et 5 ans pour l’électrification de tous les tramways de Paris et de la Seine.
- Meurthe-et-Moselle. — La Bévue Industrielle de VEst annonce que la Compagnie générale française des Tramways vient de présenter un avant-projet de construction de nouvelles lignes de tramways a Nancy ; ce projet est soumis actuellement à une enquête.
- Basses-Pykénées. — Comme suite à notre note du 6 novembre 1909, concernantPéleclrificalion du réseau des chemins de fer du Midi, la Compagnie vient de décider l'électriiication de la section Montrejean-Pau de la ligne Toulouse-Bayonne. Cette section a une longueur d’environ nokm. L’électrification doit s’étendre plus tard à la ligne tout entière sur une longueur de 3ao kilomètres.
- La Compagnie du Midi a commandé à la Société anonyme Westinghouse, du Havre, 3o automotrices à double bogie pour le transport des voyageurs et une locomotive électrique pour le service des marchandises.
- Les automotrices contiendront environ 5o voyageurs. Elles seront munies de 4 moteurs monophasésWesting-house, 125 HP, 283 volts, i5 périodes, et posséderont le système de contrôle multiple. Leur poids sera d’environ 56 tonnes.
- Elles pourront remorquer des trains de 100 tonnes, y compris le poids de l’automotrice, à une vitesse de.7ikm à l’heure en palier.
- L’équipement de la locomotive comprendra deux moteurs monophasés, i5 périodes, 600 HP.
- Lalocomotivc pèsera 80 tonnes et pourra remorquer une rame de 400 tonnes. Pour une remorque de 280 tonnes, la vitesse sera de 4okm à l’heure; pour 100 tonnes, de 6okm. Le courant sera transmis aux moteurs par une ligne aérienne à 12000 volts, à suspension caténaire.
- Belfort. — Dans notre note du 5 mars, nous avons annoncé l’établissement de la ligne électrique Belforl-Rcchésy, qui doit servir à relier directement Bâle à Belfort*.
- La seconde partie de la ligne comprendra le tronçon de Bille à Flühen qui existe déjà depuis plusieurs années et qui vient d’être prolongé jusqu’à Rodersdorf. Ce tronçon sera prolongé l’an prochain de Rodersdorf jusqu’à Ferrette. Il ne restera plus alors qu’à joindre Fer-relle à Bonfol, soit un parcours d’une douzaine de kilomètres au plus. La future ligne électrique présentera
- une particularité unique. Voici, en effet, comment se répartissent, par nationalités, les principales stations du tracé : Réchésy (France), Bonfol (Suisse), Courtavon et Ferrette (Allemagne), Rodersdorf (Suisse), Leimen (Allemagne), Flühen (Suisse).
- Turquie. — L’administration du chemin de fer du Hedjaz, vu l’importance que prend cette ligne, vient de commander en Europe 10 locomotives, 40 wagons pour voyageurs et i5o fourgons à bagages.
- Allemagne. — Plusieurs lignes de chemins de fer électriques sont projetées entre Auerbach et Schneeberg, Warnemunde et Warkgrafenheide, Steinigtwolmsdorf et Oberneukirch, Hermsdorf et Petersdorf, Reichenau et Payerbach.
- République Argentine. — La « Direccion General de Ferrocariles » vient de faire approuver par le gouvernement de la République Argentine le projet de construction de la voie ferrée Puerto Descado-Lago Buenos-Ayres. La dépense exigée par l’exécution de ces travaux est'évaluée à 21 200 pesos (1 peso or = 5 fr. 10) par kilomètre.
- Espagne. — Les villes suivantes vont être prochainement reliées par des chemins de fer électriques : Huelva à Ayamente, Palma à Sanlany et Santiago à Carballo.
- Italie. — Le Conseil supérieur des travaux publics a approuvé les projets de chemins de fer électriques suivants : Rome à Aibano, Novellara à Concadio, Castella-mare di Stabia à Mercalo San Severino, Caineriata-Ap-piano-Mezzate. et Varese à Airolo.
- Un tramway électrique est projeté entre Aibano et Torreglia, en prolongement de la ligne électrique Padoue à Aibano.
- On va établir un chemin de fer électrique à voie étroite de Pont-Saiut-Martin à Gressoney-la-Trinité; le devis se monte à 1 400 000 lires.
- La Compagnie des Tramways électriques de Turin a été autorisée à construire trois nouvelles lignes de tramways.
- Le Conseil municipal de Padoue a obtenu l’autorisation de construire cl d’exploiter un réseau de tramways électriques dans la ville.
- TÉLÉPHONIE
- Paris. — Une ligne téléphonique directe va être prochainement établie entre Paris et Munich.
- Turquie. — Le gouvernement turc étudie actuellement un projet de réseau téléphonique entre Constantinople, Jérusalem et Mecca.
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- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Allgemeine E/ektrieitats Gesel/schaft, Berlin,
- A. E. G. Zeitung, mars 1910. — Das Elektrizitâts-werkc Fürslenwalde.
- Die Eleklrifizierung der South London line der London Brigton und South Coast Railway G°.
- Elektrische Uhren.
- Indirekte Elektrische Beleuchtung.
- Elektrisches Dreschen.
- Transportable Elektromotoren f. d. Landwirlschaft.
- Elektr. betr. Futlerbereitungs- u. Speichermaschinen.
- Eleklr. Lokomotiven fin- normal spurige Anchluys-Bahnen.
- Elektrische Schmalspur-Lokomotiven -für Feld- und Indus trie. Bahnen.
- Elektriscber Einzelantrieb von Webslühlen.
- Aliiminiumzellen als Uebérspannung-Ableiter.
- ADJUDICATIONS
- ITALIE
- Le 17 mars, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, adjudication de la fourniture de machines-outils pour les ateliers de Rome et de Milan (adjudication internationale).
- Le 27 mars, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, adjudication de la fourniture de deux ventilateurs actionnés ]3àr moteur électrique pour fonderie, à livrer au dépôt de locomotives de Venise (adjudication internationale).
- Le 3o mars, à la Direction des chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, adjudication de la fourniture de i5 trépans (4 grands, 5 moyens et 4 Jégers) destinés à divers dépôts de locomotives (adjudication internationale).
- Le 3o mars 1910, à la Direction des chemins de fer da l’Etat italien, à Rome, adjudication de la fourniture d’un transformateur et de trois moteurs électriques nécessaires aux ateliers de Venise, Naples et Florence (adjudication internationale).
- Le 3 avril igio, à la Direction des chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, adjudication de la fourniture de 2 machines et 2 tours, nécessaires au travail des bielles de cuivre pour locomotives, et destinés aux ateliers de Riinini (adjudication internationale).
- Le 6 avril, à la Direction des chemins de fer de l’Etat italien à Rome, adjudication de la fourniture de 11 limeuses pour divers ateliers (adjudication internationale).
- Le 24 avril 1910, à la Direction des chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, adjudication de la fourniture de 5o 000 lampes électriques à filament métallique (adjudication internationale).
- AUTRICHE-HONGRIE
- Le 21 mars, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Vienne, fourniture d’installations mécaniques et machines-outils. '
- Le 29 mars, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, à Cracovie, fourniture d’installations mécaniques, machines-outils, etc., poiir ateliers.
- Le 15 avril 1910, à la mairie de Obecse, adjudication de la fourniture de 2 400 lampes électriques destinées à l’éclairage de la ville et à l’usage des particuliers.
- ESPAGNE
- Jusqu’au ier avril, M. le directeur du chemin de fer de Triano à Sestao recevra les soumissions pour la fourniture de deux locomotives-tenders pour le transport des minerais. Cahier des charges (texte espagnol) à consulter au Musée commercial, à Bruxelles.
- Le 9 mai, à midi, à la direction générale des travaux publics (ministère de fomento), à Madrid, adjudication delà concession d’un tramway électrique à Madrid, par la rue Velâzquez, celle do Alcala vers celle de Diego de Leon; caut. : 2 480 pesetas.
- CHILI
- Prochainement, à la direction générale des chemins de fer de l’Etat chilien, à Santiago, fourniture de 16 voilures à voyageurs et 226 wagons et véhicules divers.
- Nous prions instamment ceux de nos abonnés qui possèdent les numéros 6, 7, 8, 9 et 10 de l’année 1894 de notre Revue, et la table des 10 premiers volumes de La Lumière Electrique (1r” série) de bien vouloir nous le faire connaître. ,
- Pour éviter tout retard dans la rédaction de la Revue, nous rappelons que la Direction scientifique ne s’occupe que de la partie technique. Par suite, toutes les communications techniques devront être adressées à M. le Rédacteur en chef. Pour toute autre communication, s’adresser aux « bureaux de la Lumière Electrique ».
- UBIS. — IMPRIMERIK LEVÉ, RUE CA8BKTTK 17
- Le Gérant : J.-B. Nouet.
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- Trente-deuxième année.
- SAMEDI 26 MARS 1910.
- Tome IX (2° série). — N* 13.
- La
- Lumière Électriqug-
- P»r écédemment
- L'Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICll É
- La reproduction des
- articles de La Lumière Electrique
- est interdite.
- SOMMAIRE
- EDITORIAL, p. 358. — C.-F. Guilbeht. Chronique des machines électriques [suite et fin), p. 387. — J. de Beaupré. Ondemètre système Péri à capacité et self-induction variables, p. 391. — R. Ciiassé-riaud. L’inondation et les installations électriques parisiennes [fin], p. 3g4
- Extraits des publications périodiques. — Théories et Généralités. Electrolytes avec courant alternatif dans le champ magnétique, F. Piola, p. 397. — L’effet des oscillations électriques sur la conductibilité communiquée aux gaz par une cathode incandescente, O, Tugman, p. 399. — Etude, construction et essais de machines. Influence de différents moyens de refroissement sur l'élévation de température des noyaux feuilletés, p. 401. — Arcs et lampes électriques et photomélric. Nouvelle méthode de mesure du rendement lumineux, C. Hutciiins, p. 401.—Une forme simple et universelle de lampe à arc autorégulatrice, Bermbacii, p. 401. — Traction. Le chemin de fer monophasé à i5 périodes de Yisalia, p. 40a. — Applications mécaniques. Système Lancashire d'entraînement électrique des raboteuses et machines-outils à mouvement alternatif, p. 40a. — Electrochimie et électrométallurgie. Un nouveau procédé de galvanisation, A. Rosenberg, p. 402. — Télégraphie et Téléphonie sans fil. Le système Balsillie, p. 4o3. — Vibrateurs et récepteurs d’ondes électriques de courte longueur, W. Webb et E. Woodman, p. 4o5. — Bibliographie, p. 406. — Variétés. Dispositifs contre les dangers résultant de contacts à la terre de conducteurs à haute tension, Guido Fa.no, p. 406. — Chronique industrielle et financière. — Chronique financière, p. 4>2. — Renseignements commerciaux, p. 414- — Adjudications, p. 416.
- ÉDITORIAL
- Après avoir exposé la solution donnée par M. F; Emde, pour le calcul delà valeur clu couple amortisseur dans les alternateurs, M. C. F. Guilbert établit maintenant comment on peut calculer une valeur plus exacte de ce couple en tenant compte des fuites magnétiques, et en considérant plus spécialement l’influence du flux propre de l’induit.
- L’auteur expose en effet que c’est de ce flux seulement, et non pas du flux inducteur propre, produisant la force électromotrice à vide qu’il y a lieu de s’occuper en ce qui concerne l’action des amortisseurs.
- La conclusion de cette étude nous ramène, de même que les travaux antérieurs de M. Boucherot, à la conclusion que l’action des amortisseurs est maxima dans le voisinage de la résonnance, c’est-à-dire dans les conditions normales de fonctionnement.
- Nous avions indiqué en quelques mots, à l’occasion du compte rendu (') de la dernière exposition à la Société de Physique, le principe d’un ondemètre fort ingénieux dû à notre savant collaborateur M. le commandant (*)
- (*) Voir Lumière Electrique, 29 mai 1909, p. 265.
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
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- Ferrié. M. le capitaine Péri a inventé un appareil cle même genre, également intéressant, et qui semble particulièrement convenir aux postes radio-télégraphiques militaires ou coloniaux, en raison non seulement de sa robustesse, mais aussi de son aptitude à mesurer des longueurs d’ondes très variées.
- On sait que cette dernière condition est tout particulièrement importante à cause des formes très diverses que peuvent affecter les antennes.
- Le moment nous a semblé venu de tirer les conclusions de notre étude sur l’influence exercée par Y inondationde janvier 1910 sur les installai,ions électriques parisiennes.
- On verra combien les résultats de l’enquête à laquelle nous nous sommes livrés sont rassurants pour les électrotechniciens. Nous plaçant uniquement au point de vue technique, nous avons rassemblé des exemples caractéristiques montrant comment se sont comportés tous les organes des installations, depuis les machines jusqu’aux batteries d’accumulateurs et jusqu’à l’appareillage, vis-à-vis de l’épreuve qui vient de leur être infligée.
- Les travaux de M. F. Piola sur l’étude des électrolytes en courant alternatif dans un champ magnétique conduiront peut-être leur auteur à préconiser un disposi tif original pour l’emploi industriel de l’électrolyse par courants alternatifs.
- M. Tugman, lui aussi, en étudiant Y effet des oscillations électriques sur la conductibilité communiquée aux gaz par une cathode incandescente a pu obtenir des résultats qui dépasseront les limites du laboratoire.
- Après de brèves indications sur les procédés de refroidissement des machines, et leur mode d’action sur les noyaux feuilletés, nous résumons l’essentiel d’un procédé assez simple, du à M. Hutcliins, pour la mesure du rendement lumineux.
- Le chemin de fer monophasé à i5 périodes de Visalia, bien qu’inauguré en mars 1908, n’avait fait l’objet jusqu’aujourd’hui, de presque aucune publication ; cette réserve n’était pas, dit-on, sans alarmer quelque peu les partisans de la traction monophasée. Les premiers renseignements, très sobres, viennent d’être publiés par la presse américaine : nous les reproduisons sans retard.
- Le système de commande électrique de machines-outils que nous décrivons ensuite permet de régler à deux vitesses différentes les mouvements d’aller et de retour.
- Le procédé de galvanisation Rosenberg semble devoir conduire à des simplifications notables de la technique.
- Enfin, dans le domaine de la télégraphie sans fil, nous décrivons le très intéressant système Balsillie, dans lequel le détecteur et le résonateur constituent une même pièce.
- Dans nos.Variétés, nous donnons toute la première partie d’une récente communication deM. G. Fano sur la question du danger des contacts à la. terre dans la transmission à haute tension. L’auteur propose un dispositif spécial, qu’il justifie par une étude complète du problème.
- Nous rappelons que notre Table des matières trimestrielle constitue désormais un important fascicule séparé. Ce fascicule sera prochainement adressé à nos abonnés.
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- 26 Mars 1910. REVUE D’ÊLECÎRÎCITÉ SË1
- CHRONIQUE DES MACHINES ÉLECTRIQUES (Suite et Fin) (')
- SUR LA VALEUR DU COUPLE AMORTISSEUR DANS LES ALTERNATEURS
- Nous avons, dans le précédent article, montré comment M. Emde déterminait le couple d’amortissement des alternateurs avec circuits amortisseurs lors des oscillations libres ou forcées de ces machines.
- Nous allons établir maintenant, comment on peut facilement calculer une valeur plus exacte de ce couple, en tenant compte des fuites magnétiques et en remarquant que, seul, le flux propre de l’induit provoque au fond l’amortissement en question.
- La présence des amortisseurs sur un inducteur d’alternateur, voire même le simple emploi d’épanouissements pleins, superpose à la machine synchrone une machine asynchrone. Celle-ci est réceptrice ou génératrice, suivant que le glissement de l’inducteur (si celui-ci est mobile), par rapport au champ tournant induit, est en avant ou en arrière de ce champ, ou encore en avant ou en arrière de la position normale, c’est-à-dire correspondant à une vitesse rigoureusement uniforme .
- Le calcul du couple électro-magnétique s’exerçant entre le champ induit et les amortisseurs doit donc pouvoir être fait de la même façon que s’il s’agissait d’un moteur asynchrone alimenté, toutefois, dans certaines conditions particulières qu’il s'agit de définir.
- Le flux réel dans l’alternateur, supposé tout d’abord sans amortisseurs, est produit par les ampère-tours résultant de l’induit et de l’inducteur. Comme ccs derniers sont en principe constants, la partie variable du flux résultant pendant les oscillations vient seule de la variation des ampère-tours induits.
- Celle-ci est produite, même à puissance moyenne constante débitée par la machine, par deux causes : variation du courant syn-
- (1J Voir La Lumière Electrique, 19 mars 1910.
- chronisant en courant déwatté par rapport à la tension aux bornes et variation du courant Avatté produit par l’alternateur. Cette dernière est une augmentation dudit courant, si l’alternateur réduit son avance ou augmente son retard sur la position moyenne, par suite de la transformation d’une partie de l’énergie emmagasinée dans le volant en énergie électrique et une diminution dans le cas contraire.
- Ainsi donc, il n’est pas douteux que cette variation seule produit la partie variable du flux. Aussi, comme dans l’entrefer, le flux résultant est la somme géométrique des. flux composants, il nous suffira, en ce qui concerne l’action des amortisseurs, de nous occuper du flux propre à l’induit.
- La machine asynchrone composante doit donc être étudiée en fonction du courant induit, ou du flux propre correspondant, et non en fonction du flux inducteur propre, c’est-à-dire de celui produisant la force électromotrice à A'ide.
- Pour trouATer une solution simple au problème, nous ferons la remarque sumuite :
- La variation de la AÛtesse angulaire autour de la position moyenne est toujours très faible; 011 peut donc admettre que le glissement relatif de la machine asynchrone par rapport au champ induit est suffisamment petit pour qu’on puisse substituer à la courbe bien connue du couple, dans le voisinage du synchronisme, la tangente à cette courbe. Dans ces conditions, si l’on adopte les notations de l’étude classique de M. Blondel sur le moteur asynchrone (*), nous pourrons dans l’équation du couple (équation 26) en fonction du courant :
- (* ) Voir L'Eclairage Electrique, tome V, p, 97.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. IX (2« Série). — N« 13.
- remplacer le sinus par l’arc, ce qui donnera :
- aura pour valeur :
- C =p (i — a) X,!,*®.
- De plus, l’expression (équation 18) :
- ig-Ô
- gQ\
- >2
- pourra, en remplaçant la tangente par l’arc, s’écrire :
- On aura donc en éliminant 0 :
- D=;^
- 8/'2
- D’après les notations de M. Blondel, <I> est ici la partie du flux propre de l’induit qui traverse les circuits amortisseurs. Si donc l’on désigne par <Iq le flux propre entier produit dans l’induit, on aurait :
- D — P'kW*j' (*)
- C = Qgp (i — a) L2
- x,x,
- d’autre part, l’on a (équations i, 22 et 23) :
- 27tK,NiI]^2
- <I>1 —--------_-----,
- p (K.
- X, t:K,/i:|N12
- Ci pi R-
- X2 tîK2A'2)NT22 ç2 p(&
- Éliminons Xt X2 et I4 il vient pour expression du couple :
- C = - Qe
- 8 -^P"
- . /i1/iîK,N,*e1(q , ,
- 0 -----ïr--------
- ou enfin en tenant compte des relations :
- K,
- kK
- K,
- k.
- C‘l
- <7
- 8 ri
- Si G„ désigne le couple d’amortissement pour une variation de vitesse de Ü, c’est-à-dire pour un glissement égal à 100 % ou g — 1, on aura :
- La résistance /•, est ici la résistance vectorielle, c’est-à-dire la résistance totale des circuits amortisseurs. Par rapport à la résistance r du travail de M. Emde, on a donc :
- / = —2 2 2 ’
- de sorte que l’on peut écrire :
- 'P'Ci2
- Comparons cette expression à celle de notre article précédent, on voit qu’elle n’en diffère, à part la différence de signification de <ïq, que par l’introduction du facteur d’enroulement />\>, d’ailleurs pratiquement égal à l’unité avec les amortisseurs en cage d’écureuil, et au coefficient de fuite de l’induit. N2 désignant, en effet, le nombre total de conducteurs périphériques est double de N nombre de spires.
- Nous transformerons un peu cette formule en remplaçant r2 par :
- _ pL'N2
- J'-2- -----
- 1 Qp/ty^Yfl),2 8 r2
- et la quantité D définie par M. Emde par l’expression :
- C„ = n -,
- P
- p étant la résistivité du cuivre, L' la longueur apparente d’une barre d’amortisseur et 5 la section.
- (!) Coci suppose la machine il courants polyphasés ; avec un alternateur monophasé on aurait :
- ___pno2N./<I>,2
- D 8'2<’i2(l + "P ’
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- On a alors finalement :
- D — /^2A%2N2(I)12.y 8 pL'fV2
- Nous ferons quelques remarques sur cette expression.
- Tout d’abord, le facteur d’enroulement /i\2, s’il est égal à l’unité par les enroulements à cage d’écureuil, devient très faible dès que les épanouissements polaires ne sont plus en connexion électrique directe entre eux. L’amortissement se fait alors par des spires fermées sur elles-mêmes sur l’épanouissement et dont la largeurdécroît de l’arc polaire à zéro.
- Si l’on désigne par (3 le rapport de la largeur périphérique de l’épanouissement au pas polaire, la limite supérieure du facteiy h\2 sera évidemment :
- ce qui suppose que les courants se ferment en dehors de l’action du champ induit c’est-à-dire les pièces polaires débordantes.
- En réalité, les épanouissements ont la même largeur, sinon une largeur plus faible que celle de l’induit; on a donc une limite inferieure à k2 en prenant le carré de l’expression précédente.
- Par (3 = o,8, on voit donc que k2 est compris entre o,6i et 0,87 ; on ne doit donc compter, avec les épanouissements pleins, sans, bien entendu, les prétendus dispositifs pour caler les pôles entre eux, imaginés autrefois pour tourner les amortisseurs Leblanc, que surune valeur de Zc.2égal à o,5. La valeur correspondante de D est donc de ce fait quatre fois plus petite.
- D’un autre côté, p est avec l’acier encore dix fois plus grand que pour le cuivre ; comme la section du fer de l’épanouissement est trois à quatre fois plus grande que celle d’un amortisseur en cuivi’e et L' un peu moindre, la valeur de D est finalement à égalité de flux induit environ huit à dix fois
- plus petite avec pôles pleins qu’avec amortisseurs.
- Le coefficient de fuite de l’induit <q est, avec les entrefers employés dans les alternateurs, beaucoup plus grand que pour un moteur asynchrone, il faut compter en moyenne sur environ 1,1 avec l’un comme avec l’autre type d’alternateur.
- Enfin, le flux <!>,, produit par le courant induit, peut être facilement comparé au flux inducteur utile <I> à vide. En effet, la caractéristique du court-circuit donnant le coefficient d’équivalence entre les ampère-tours induits et inducteurs, le rapport du
- $ k
- flux — est défini par le rapport — des cou-
- «h
- rants çle court-circuit pour la- marche à vide et du courant normal. Il faut ici attribuer à k la signification généralisée que lui donne M. Boucherot, c’est-à-dire en prenant le courant de circuit pour les ampère-tours nécessaires au circuit magnétique induit seul (entrefer, dents et noyau) s’il y a saturation de l’inducteur.
- En introduisant le rapport k et le flux à vide d* les expressions de D deviendront
- n _
- Sr2/c- ’ — 8pL'A-2
- aussi bien pour les alternateurs polyphasés que pour ceux monophasés.
- Avec les alternateurs . à forte réaction, (/c— 1) comme doivent l’être les machines à amortisseurs, le flux d»,, est le même que <ï>, mais avec les machines à faible réaction (k — 3 ou 4). le flux <£, est trois ou quatre fois moindre que et par suite D neuf à seize fois plus petit.
- Finalement, on voit que pour un alternateur à amortisseurs à forte réaction, et un alternateur à épanouissements pleins, le couple d’amortissement sera environ cent fois plus petit avec le second qu’avec le premier.
- Nous appliquerons ce qui précède à un alternateur à amortisseurs connu de nos
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- lecteurs (*) et sur lequel des résultats d’essais sérieux ont été donnés (2). Ses données sont les suivantes :
- P = 6oo KVA, ip =z 8o, n = Go t : m.
- R = 3oocm, L = 36''ra ûimty = a 5oo ga.uss.
- N = 480 barres de 2cm,6 de diamètre, s = 50m2,3. Poids du volant : 4e 000 kR Rayon de giration : 2aocm. k = 1,1.
- La résistance équivalente d’une barre à amortisseur est à chaud (avec coupure des bagues de court-circuit tous les deux pôles, ce qui double sensiblement la longueur apparente d’où L'j = 8ocra)
- i,8 • lo-o .80
- —-------------= 27 . io_b ohm = 27 . io3 cgs.
- Bien que la machine en question soit à courants alternatifs simples, et que les amortisseurs aient à étouffer le champ tournant parasite, la résistance à prendre reste la même pour le calcul de D.
- Le flux <£> est :
- Enfin, le couple synchronisant est, d’après la formule de M. Boucherot :
- _ 1,1.40.600000
- L = ---------—---- io1 = 4,2 io13 cgs.
- 6,28 0
- On en déduit alors pour durée de l’oscillation libre sans amortissement :
- 27ï =2tc\/<2iÎ = 1,36 seconde.
- V cs V 4,2
- Avec amortissement, on aurait :
- 21: 2 % -
- / - = '/..-. = 1,8 seconde
- \/GT = (n) ^9
- avec l’amortisseur, et, surtout par suite de la forte réfiction d'induit, la période d’oscillation est donc assez sérieusement augmentée, alors qu’elle ne sera pas modifiée avec pôles pleins.
- La réduction de l’amplitude à la centième partie de sa valeur est obtenue après :
- 'il, , JUU
- (p — —-— . 36 . 2 5oo = 2 . io° cgs.
- 80 O
- Les caractéristiques à courant constant de cet alternateur, données par M. Potier, montrent bien, d’ailleurs, qu’à un courant cLé-watté de 100 ampères, sans excitation, correspond une tension aux bornes de 1 ooo volts environ. Avec le courant normal de 200 ampères, on aurait donc 3 000 volts aux bornes comme pour le flux à vide.
- La valeur de D est donc de :
- 2 7: = 2. — =rro,33 oscillation D 12
- et celle au dixième de sa valeur après 0,70 oscillation, c’est-à-dire après 1,36 seconde.
- Enfin, le rapport des écarts angulaires pour la même machine avec et sans amortissement est avec n'impulsions par seconde,
- n'2 JQa —. C,
- y (n'2JQ2 — G,,)2 -|-(D/i'Q)2
- 1 . 48o? . (40 . 2 . io°)2 8 . 480. 27. io8.~'2i,2
- 1,2 . io13 cgs
- que l’on peut écrire en posant aArec M. Bou cherot:
- Le moment d’inertie est :
- J = 40 000 000 . 220* = 2 . IOt2
- W=3 - JQ2, et W,. =; C‘ 2 271'
- /2
- (<) Voir Éclairage Electrique, tome IX, p. 193.
- (2) Voir Potier, Eclairage Électrique, tome XXIV,
- p. t33.
- ____W — W,.
- VV-w-r+ (£)-
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- Avec n' — i (coups de piston) on a W=r- . a . io12 =z 39,5 io'8.
- w ^ >2 i
- .12
- 0' = 0,87,
- l’influence finale de l’amortisseur serait donc faible, i3 % environ.
- Au contraire, le même rapport deviendrait pratiquement infini pour n = 1 (influence de la manivelle, obliquité de la bielle, etc.), puisque le volant de résonance W/• est alors quatre fois plus grand, et par suite presque égal et même un peu supérieur au volant réel.
- Dans ce cas, le rapport c entre les écarts
- angulaires du groupe couplé et du groupe non couplé est :
- (7
- W
- wr)*+
- QD\2
- __________3>),5 X io12_______
- ~ \/(i,5 10")’ +(37,7 X iot2]2“ 1,OJ'
- L’influence de l’amortisseur ramène donc bien le groupe dans les conditions normales, lorsqu’on est voisin de la résonance, alors que celte influence est faible lorsqu’on s’éloigne de celle-ci.
- Cette étude pratique confirme donc la théorie de M. Boucherot et donne une idée plus exacte du phénomène que ne le faisait prévoir le travail de M. Enide.
- C. F. Guilbeut.
- ONDEMÈTRE SYSTÈME PÉRI A CAPACITÉ ET SELF-INDUCTION VARIABLES
- L’on/ possède actuellement un assez grand nqjnbre de types d’onclemètres, et chaque type présente des avantages et des inconvénients assez caractéristiques. Il en résulte que l’adoption de tel ôu tel modèle se trouve décidée suivant l’usage que l’on a en vue. S’il s’agit, par exemple, de postes radiotélé-graphiques militaires ou coloniaux, les appareils doivent être peu volumineux, robustes, et doivent permettre aisément la mesure de longueurs d’onde très variées (*). L’un des appareils répondant le mieux à ce programme a été établi depuis quelques années déjà par le capitaine Péri, bien connu par d’intéressantes recherches en radiotélégraphie.
- Avec la plupart des appareils destinés à la mesure des longueurs d’onde et basés sur la mise en résonance de l’appareil avec le cir-
- (’) L’utilisation des ressources naturelles offertes par le terrain sur lequel l’on édifie le poste peut, en effet, conduire à des antennes de formes très diverses.
- cuit à mesurer, l’on fait en général varier soit la self-induction seule L, soit la capacité C.
- Dans le dispositif Péri, les deux éléments L et C sont susceptibles de variations continues. L’on réalise ainsi un appareil pouvant être utilisé sur une gamme de longueurs d’onde très étendue, puisque l’on agit simultanément sur les deux facteurs du produit LC proportionnel au carré de la longueur d’onde (').
- Ce nouvel appareil, dont nous allons entreprendre une description détaillée comprend quatre parties jorincipales réunies en série :
- 1. Le condensateur variable ;
- (*) Récemment, un ondemètre jouissant de propriétés analogues a été établi très ingénieusement par le Commandant Ferz’ié. Il semble cependant présenter par rapport au présent ondemèlre l’inconvénient d’un amortissement propre relativement élevé, en raison du principe même adopté pour obtenir une variation continue de la self-induction.
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- 2. La bobine de self-induclion variable ;
- 3. Le plateau d’accouplement;
- 4. L’indicateur de résonance.
- i) Le condensateur variable comprend une série de plaques métalliques a, b, c, d, (fig. i) séparées par un diélectrique quelconque
- Fig. i. — Coupc en élévation de l’ondemètre Péri.
- (ébonite, mica, etc.); les feuilles impaires «, e, par exemple, sont reliées à des boutons métalliques c, c'(fig. i et a), formant ressorts, encastrés dans le couvercle B, de l’onde-mètre (fig. i).
- Une pièce en cuivre F (fig. i et 2), munie d’un bouton E, peut^pïtr un simple mouvement de rotation, venir en contact avec les boutons métalliques signalés plus haut; or, comme toutes les plaques paires (fig. 1) sont reliées électriquement par la lamelle J, on voit que le mouvement de rotation de la pièce F permet de mettre en jeu un nombre variable de plaques, et par conséquent de faire varier la capacité d’une façon à peu près continue.
- 2) La bobine de self-induction variable comprend deux demi-bobines plates R et S (fig. 1 et 2) affectant la forme de deux demi-cercles et pouvant coulisser l’une au-dessus de l’autre dans le plan horizontal ; l’une d’elle est fixe ; l’autre, la bobine S, est rendue mobile dans un plan horizontal parallèle à la bobine fixe II, à l’aide du bouton molleté N
- (fig. 1) solidaire de l’arbre D logé dans la douille métallique P.
- Le conducteur de la bobine R part de la borne A (fig. 2) et vient aboutir à la douille P.
- La bobine S a son extrémité extérieure fixée au ressort GO (fig. 2); son extrémité intérieure est réunie à l’arbre D et par suite à l’extrémité intérieure de la bobine R. Dans le mouvement de rotation de la bobine S, le ressort CO glisse sur la face interne de la couronne métallique 11 (fig. 1 et 2) assurant ainsi une communication constante entre l’extrémité extérieure de la bobine S et la lamelle J vissée sur la couronne H.
- Suivant la position relative des demi-bobines R et S leur self-induction totale efet plus ou moins élevée ; quand elles se recouvrent exactement, les enroulements étant alors de même sens, la self-induction est nulle aux fuites près et seule la résistance ohmique des conducteurs subsiste.
- 3) Le plateau d’accouplement est destiné à rendre l’appareil sensible à l’influence du champ électromagnétique du circuit excitateur.
- Il se compose (fig. 2) d’un plateau U formant couvercle, en matière isolante, qui porte une bobine plate sectionnée ; le plateau peut se déplacer autour de n, n comme charnière et être immobilisé dans une position quelconque à l’aide des écrous molletés MM.
- Les prises L L' L" permettent de mettre en jeu un nombre variable de spires du plateau U.
- 4) , L’indicateur de résonance est un simple ampèremètre thermique T,t (fig. 2) de résistance ohmique aussi faible que possible, logé dans le socle de l'appareil et branché aux bornes TT'. Il peut être supprimé et remplacé par un petit tube à vide mis en dérivation sur les armatures du condensateur.
- Le circuit total de l’ondemètre comprend donc l’ampèremètre thermique, la pièce G, le condensateur variable, la lamelle J, la bobine de self-induction variable, le plateau d’accouplement avec retour à la borne T' du thermique.
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- Fonctionnement de l'appareil. — L’oncle-mètre est disposé près du circuit à mesurer et sa sensibilité est réglée par la position du
- teur sont dans des plans parallèles). L’appareil ayant été étalonné au préalable, on met en jeu, à l’aide du bouton E fig. i) un cer-
- Fig. 2, — Vue en plan
- plateau d’accouplement (la sensibilité maximum est évidemment obtenue lorsque le plateau U et la spire inductrice du circuit excita-
- de l’ondemètre Péri.
- tain nombre de plaques du condensateur celte première opération est combinée”avec le déplacement de la clemi-bobine S cpii porte
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- l’aiguille I ; la résonance est indiquée comme d’habitude par le thermique, et l’on peut alors déterminer la longueur d’onde au moyen des graduations inscrites sur la face supérieure de l’appareil.
- Ainsi qu’on peut en juger par ce qui précède, l’appareil du capitaine Péri est remarquablement étudié au point de vue constructif; il forme un ensemble compact où ne se trouve aucun espace perdu. Pour le trans-
- port, l’on peut du reste rabattre la planchette U horizontalement, de manière qu’elle forme un couvercle venant protéger le cadran gradué et les boutons E et N. Bien entendu, cet appareil peut être utilisé pour d’autres applications que la radiotélégraphie ; en particulier, ses qualités spéciales le rendent tout particulièrement ap te à la mesure de la fréquence des courants appliqués aux usages médicaux.
- J. de Beaupré.
- L’INONDATION ET LES INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES PARISIENNES {Fin)W
- Parmi les remèdes employés pour réparer les perturbations apportées par la crue de la Seine dans les services électriques de la capitale, il en est qui sont de nature purement administrative, en quelque sorte : ce sont les artifices d’organisation, consistant à relier entre elles les parties saines ; leur intérêt est grand, mais il n’est pas général. Que demain une catastrophe analogue survienne dans une autre capitale européenne, les procédés de fortune employés à Paris ne pourront servir qu'exceptionnelle-ment d’indication, (puisque les conditions locales seront changées.
- C’est pourquoi, laissant délibérément de côté tout ce qui concerne cet aspect du problème, nous nous bornerons aux renseignements techniques qu’a pu fournir l’inondation; et l’on va voir tout de suite combien ils sont nets et quelle est leur portée.
- Toute la question se résumait, en somme, à ceci : lorsque du matériel électrique a été inondé, on n’a guère d’autres moyens pour le réparer que l’étuvage : cet étuvage est-il suffisant dans le cas d’une immersion complète et prolongée?
- Or, l’expérience de toutes les installations électriques parisiennes sans exception per-
- (') Voir Lumière Electrique, tome ÏX (2® série) p. i63 et 208.
- met, aujourd’hui que le fléau a disparu depuis un bon mois, de faire une réponse nettement affirmative : une machine électrique immergée n’est pas perdue; bien souvent même, il n’y a pas lieu de la considérer comme gravement endommagée. La conclusion générale de l’expérience qui vient de nous être infligée, c’est que le matériel électrique supporte admirablement une inondation.
- Nous allons examiner comment cette proposition a été vérifiée en ce qui concerne successivement les machines, l’appareillage, les câbles et... les batteries d’accumulateurs.
- Les machines. — Les exemples les plus caractéristiques de sauvetages sont fournis par les secteurs et les lignes de traction électrique de l’État et de l’Orléans.
- A la station des Invalides, les moteurs qui actionnaient les pompes électriques ont été submergés brusquement, et dans l’espace de 2 à 3 heures il y eut tout d’un coup a.m,5o d’eau. Aussitôt que Ces moteurs purent être dégagés, on les transporta à la station du Champ de Mars où il existe une étuve.
- D’un type déjà ancien, puisqu’elle date de plus de dix ans, cette étuve est constituée à la façon d’une vaste chaudière, traversée par des serpentins réchauffeurs. Il y règne un vide de 5o % à peu près ; la température
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- y est assez modérée : aux environs de 5o°. On peut y faire entrer une machine complète, à l’aide d’un chariot roulant sur des rails. Le traitement auquel furent généralement soumis les moteurs est le suivant : on les laissait pendant vingt-quatre heures dans l’étuve; puis on les passait à la benzine, et on les replaçait ensuite pendant vingt-quatre heures encore dans l’étuve.
- Normalement, cela suffisait pour remettre une machine en bon état de fonctionnement.
- La Compagnie d’Orléans traitait les machines inondées par douzaines à la fois dans sept vastes étuves; la témpérature y était poussée jusqu’à i25° pour les moteurs de traction.
- Quant aux dynamos d’éclaii*age des trains, qui, placées au-dessous de batteries d’accumulateurs, avaient été inondées non pas d’eau seulement, mais d’acide, on leur appliqua untraitementhéroïque en repion géant d’abord les collecteurs et les plateaux de manœuvre (les bobinages étaient intacts) dans de l'acide à 3o° pour dissoudre le sulfate de cuivre, puis, après lavage à l’eau, dans une dissolution de potasse qui enlevait toute trace d’acide. Un deuxième passage à l’eau et un étuvage terminaient le traitement, qui fît merveille.
- L’appareillage. — Nous n’en dirons qu’un mot, pour constater sa bonne résistance et surtout réhabiliter l’emploi de la fibre, qui s’est fort bien comportée sur des interrupteurs de types anciens.
- Les câbles et leurs supports. — La résistance de ces organes n’a pas été moins étonnante que celle des machines. Il est impossible de citer un exemple plus frappant que le suivant : un câble triphasé à 5 ooo volts, avec un écartement de i5 à 20cm entre pôles a continué à débiter utilement pendant un certain temps, aloi’S qu’une de ses boites d’extrémité était noyée. Il va de soi que, pendant l’immersion, ce câble accusait un court-circuit assez important, de l’ordre d’un millier de kilowatts, par exemple, mais sans pourtant cesser d’être utilisable.
- Les supports en bois paraffiné ont pu, eux
- aussi, pour la plupart, être remis en service à peu près sans retouches. Dans tous les cas, il n’a jamais fallu plus de quarante-huit heures pour les rétablir, toutes les fois que cela était possible, c’est-à-dire toutes les fois qu’ils n’étaient pas fendus, usés, ou enduits d’une paraffine de mauvaise qualité. Ceux d’ailleurs pour lesquels le sauvetage fut impossible à cause de l’une de ces dernières raisons, constituent une très faible minorité.
- Batteries d’accumulateurs. . — C’est ici que nous avons à enregistrer les observations les plus curieuses. Des batteries, surprises par l’inondation, dans des conditions très défavorables, se sont déchargées presque paisiblement, sans court-circuit d’ensemble, et en tous cas sans avoir à subir d’effets destructeurs.
- Donnons quelques détails sur deux exemples séparément, en raison des eircons tance» diverses qui les ont accompagnés.
- Le premier est emprunté aux installations du chemin de fer électrique de l’Orléans, qui a, comme on le sait, eu à souffrir d’une façon toute particulière en raison de sa situation très exposée. On sait que cette ligne comporte trois sous-stations: celle d’Orsay à Paris, celle d’Ivry, et celle d’Ablon; chacune contient une batterie d’accumulateurs ; mais celle d’Orsay, située sous les combles de la gare, était hors de toute atteinte.
- Celles d’Ablon et d’Ivry ont été envahies par les eaux; l’une d’elles', atteinte le mercredi, venait d’être chargée le samedi précédent.
- Il y eut 5ocm d’eau au-dessus de chacune des deux batteries. Mais ici, grâce au sectionnement préalablement pratiqué, les tensions en jeu étaient très réduites et le danger, par conséquent, ti’ès diminué.
- Et en effet, les bacs qui titraient 220, étaient tombés la plupart à io°, parfois même à 8°, au bout des huit jours qu’a duré l’occupation par l’eau ; mais aucun court-circuit d’ensemble ne s’est produit, et les dégâts, très faibles sont limités aux plaques négatives, sur une
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- marge de ioom environ à partir du bord supérieur.
- Le deuxième exemple est emprunté à la ligne électrique des Invalides à Versailles. La batterie dont il s’agit avait été mise en décharge avant l’arrivée des eaux ; elle continua à se décharger par l’intermédiaire de l’eau, une lois qu’elle fut recouverte ; mais l’intensité de débit était relativement faible, puisqu’il fallut plus de vingt-quatre heures pour annuler la différence de potentiel entre les plaques.
- Ajoutons encore l’exemple vraiment paradoxal d’une certaine batterie qui, ayant quatre mètres d’eau au-dessus d’elle, a pu servir pendant sept à huit heures, à éclairer la gare des Invalides et a permis ainsi de continuer le sauvetage.
- CONCLUSION
- Il y a donc un enseignement à tirer de l’inondation de janvier 1910, et, comme nous le laissions prévoir dans le premier article consacré à cette étude, cet enseignement comporte la plus rassurante des conclusions.
- Sans doute, au moment de donner à cet égard une affirmation définitive, devons-nous, avant tout, faire preuve de prudence, et tenir compte de toutes les réserves. Sans doute nous ne sommes encore qu’au lendemain du sinistre, et si bons que soient actuellement les résultats constatés, il y a toujours un facteur dont il nous est impossible de tenir compte : le temps.
- Il arrive — il est arrivé déjà — qu’une machine, considérée comme sauvée, porte encore dans une fissure peu visible de l’isolant, le germe d’une tare qui mûrit lentement. Plus d’une fois déjà, cette lente oxydation, se révélant tardivement, a produit des mé-
- comptes. Mais, en présence de cette incertitude relative, il est possible de se fixer une sorte de coefficient de sécurité global, en prévoyant que quelques pour cent des machines réputées sauvées ne sont pas vraiment hors de danger. Et si l’on considère aloi’s qu’il y a pour ainsi dire cent pour cent de ces machines réputées sauvées parmi celles qui ont été atteintes; si l’on ajoute à cela la présomption favorable qui résulte de ce que la plupart d’entre elles ont été remises presque immédiatement en service intensif (tels par exemple les moteurs actionnant les pompes électriques, qui ont eu à faire leurs preuves à toute puissance, presque aussitôt après l’accident qu’ils avaient eux-mêmes eu à subir) on jugera que, dans l’ensemble, la solidité du matériel électrique s’est montrée supérieure aux meilleures espérances.
- Il est prouvé désormais qu’en cas d’inondation, s’il faut faire le sacrifice de tout ce est appareils de mesures et enroulements qui à fils fins (bobines de lampes à arc, par exemple), on.peut, au contraire, faire la plus grande confiance à toutes les machines, moteurs et générateurs à courant continu et alternatif, transformateurs statiques, aux canalisations et à leurs accessoires, aux organes de distribution enfin, fonctionnant sous des tensions échelonnées entre quelques centaines et quelques milliers de volts.
- D’autres enseignements sans doute se dégageront encore, avec le temps, de la rude expérience qui a donné matière à cette > étude. Il nous suffira pour le moment d’avoir publié ceux qui précèdent, et d’avoir mis ainsi sous les yeux des électriciens une documentation rassurante, qui n’a d’autre prétention que l’exactitude.
- R. ClLVSSÉniAUD.
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- EXTRAITS DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Electrolytes en courant alternatif dans un champ magnétique. — F. Piola. — Communication à l’Associazione elettrotecnica iUdiana, 28 sep. tembre 1909.
- L’objet de cette communication est de signaler l’aide que peut apporter le champ magnétique tant dans l’étude que dans les applications do l'électro-lyse par courant alternatif.
- On connaît bien les actions mécaniques produites dans le champ magnétique lorsqu’un liquide est Ira-versé par un courant.
- Tandis que ces actions ont servi de base aux dispositifs de Lippmann (‘) et de Leduc (2) pour mesurer respectivement le courant et le champ, elles servent à expliquer l’existence apparente dans les liquides du phénomène de Hall, à la recherche duquel Roiti et son école ont si grandement contribué.
- Si le liquide est un électrolyte, le champ peut agir sur la-concentration et donner lieu à des ciïels secondaires remarquables. On peut à ce sujet faire, de façon très simple, une expérience de démonstration. Entre deux électrodes filiformes de cuivre, placées dans de l’acide sulfurique dilué, on fait passer un courant électrique de quelques centièmes d’ampère ; ce courant, si la résistance est principalement constituée par le voltamètre, faiblit considérablement au bout de quelques secondes. Si l’on crée alors un champ magnétique orienté dans un sens quelconque par rapport à l’anode, l’intensité du courant remonte presque à sa valeur initiale : il est évident que le champ a balayé le sulfate de cuivre qui s’était formé au voisinage de l’anode en détruisant la pile de concentration qui s’était établie et qui agissait en sens contraire de la force électromotrice extérieure.
- La manière dont se comportent les électrolytes parcourus par du courant électrique continu, dans un champ magnétique, a conduit l’auteur à rechercher quelle pourrait être leur façon de se comporter lorsque le courant deviendrait alternatif.
- {*) C. R. 98, p, 1 a5G.
- (2) Journal cle Physique,-là, p. 184.
- Considérons d’abord l’électrolyse, par courant alternatif de l’eau acidulée à l’acide sulfurique entre électrodes de platine.
- Tant que le courant d’une fréquence donnée a une densité suffisamment faible sur une électrode, il ne se produit pas de phénomène chimique sur l’électrode même : pendant chaque demi-période, on a une réaction contraire à celle de la demi-période précédente. Mais si la densité atteint une certaine valeur, il y a dégagement de gaz, mélange d’hydrogène et d’oxygène produits séparément dans les deux demi-périodes. Dans ces conditions, quelle action aura le champ magnétique ?
- On le prévoit, et l’expérience confirme pleinement la prévision. L’auteur opère de la façon suivante : une des électrodes, indépendamment de la position et de la surface de l’autre, est dans le fond d’une cuvette à faces parallèles; elle est formée d’un petit fil de platine, du diamètre de omm,5, émergeant de 2““ dans le liquide. Le champ, de 2 ou 3000 gauss, produit en. Ire les pôles d’un électro-aimant de Faraday, agit horizontalement, à la hauteur de cette électrode. La fréquence du courant est de /t3 périodes par seconde.
- Quand la production de gaz est abondante on voit, au moment où le champ s’établit, lejet se diviser en plusieurs, symétriquement disposés par rapport à la verticale et dans un plan normal au champ magnétique. Il est facile, en réglant une résistance en série avec le voltamètre, d’obtenir un filet gazeux mince et bien rectiligne ; dans ce cas, le champ produit nettement la séparation du filet en deux. Si l’on observe le filet au microscope! (en faisant usage d’épanouissements polaires percés et en éclairant le voltamètre latéralement), on voit très distinctement quelle est la trajectoire de toutes les petites bulles, trajectoire que la figure 1 reproduit schématiquement.
- Chaque bulle semble animée d’un mouvement horizontal alternatif amorti et d’un mouvement vertical accéléré, correspondant respectivement à l’action électromagnétique et à celle d’Archimède. Des essais d’observations stroboscopiques n’ont pas donné de résultats intéressants.
- Les deux jets, évidemment, correspondent aux sens contraires du courant dans les deux demi-périodes et, pourvu qu’il n'y ait pas de différences de phases notables entre le courant et le dégagement des
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- gaz, ils seront formés en majeure partie, respectivement de H et de O. L’auteur ne l’a pas encore prouvé directement, mais il sejiropose de le faire.
- On peut se demander si la division du jet en deux ne dépendrait pas d’une différence de susceptibilité magnétique de l'hydrogène et de l’oxygène par rapport à celle de l’eau de façon que l’hydro. gène serait attiré du côté où le champ est plus faible et l’oxygène du côté où il est plus fort. Ce doute ne subsiste pas puisque, l’excitation du champ étant maintenue, la division cesse immédiatement, quand cesse le courant, même pour les bulles en mouvement.
- Si la densité du courant est très grande sur l’une des électrodes, comparativement à la densité sur l’autre, au point de rendre cette électrode lumineuse (phénomène de Wehnelt), le jet gazeux est dévié d’un seul côté qui change, lorsque change le signe de l’électrode incandescente ou le sens du champ. En
- o
- c
- c
- Q
- O
- o
- o
- D
- O
- o 0
- O O o o
- Fig. I.
- effet le voltamètre se comporte dans ce cas en redresseur, ne laissant passer le courant que dans un sens.
- Un autre cas est celui dans lequel une des électrodes réagit avec l’ion qui se dirige sur elle.
- Soit par exemple l’une des électrodes en cuivre et de l’eau acidulée à io % d’acide sulfurique comme électrolyte.
- Lorsque la densité du courant augmente, on passe, d’une première période dans laquelle on ne remarque aucun phénomène particulier, à une seconde dans laquelle il y a dégagement de gaz et, en même temps, le liquide, au voisinage de l’électrode, se colore en bleu. Evidemment, tandis que dans la première période, l’hydrogène mis en liberté dans la phase cathodique précipite tout le cuivre dissous
- dans la phase anodique, dans la seconde période ce phénomène ne se produit que partiellement; il. y a, par suite, formation de sulfate de cuivre et dégagement d’hydrogène. La preuve que le gaz ne se dégage que durant une des deux périodes c’est qu’en excitant le champ magnétique, on voit le jet gazeux dévier d’un côté. Puisqu’en inversant le champ on change le sens de la déviation, on possède une preuve encore plus convaincante que celle qui précède, que l’effet n’est pas dû à une différence entre la perméabilité des bulles et celle du liquide ambiant.
- Si l’on augmente encore la densité du courant, rien n’est en apparence modifié dans l’allure du phénomène, en l’absence du champ, mais dès que celui-ci agit, outre le jet de grosses bulles précédemment remarqué et dévié dans le sens du courant, on voit jaillir un second filet de petites bulles, lancé en sens contraire, qui va eqsuite se réunir au premier. Le phénomène prend l’aspect qu’indique schématiquement la figure a
- O; •>
- o;
- o/
- Fig. 2,
- et il se renverse en même temps que le sens du champ. Cela concorde parfaitement avec les résultats obtenus parCoppadoroqui,en étudiantlamanièredontse comportent des électrodes de nickel dans l’acide sulfurique, a trouvé que, dans certaines conditions de concentration et de densité de courant, l’hydrogène dégagé était accompagné d’une certaine quantité d’oxygène, tandis qu’on avait une diminution équivalente dans la production du sulfate de nickel, ou bien que l’électrode prenait un certain degré de passivité.
- La figure a montre que le dégagement des petites bulles se fait en opposition de phase avec celui des grosses. En raison de la faible vitesse ascensionnelle des premières et de lavitesse considérable des autres, tandis qu’on voit distinctement pour les unes presque
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- une onde entière, on ne voit des autres qu’une faible partie de la même onde.
- On ne doit pas se dissimuler que le phénomène que représente la figure % peut encore être interprété d’une autre façon ; l’analyse chimique devra décider si l’interprétation donnée est la bonne.
- Il résulte de ce qui précède que le champ magnétique peut fournir le moyen d’étudier, mieux qu’on n’a pu le faire jusqu’ici, les phénomènes qui s’accomplissent dans un voltamètre traversé par du courant alternatif. Mais il vient à l’esprit qu’on peut encore faire autre chose : la séparation effective des produits obtenus dans les deux demi-périodes cl, comme conséquence, l’application à l’élcctrolyse des courants alternatifs, non seulement dans le laboratoire, mais encore dans l’industrie.
- L’auteur se propose d’entreprendre à bref délai des recherches systématiques sur cette question.
- L’effet des oscillations électriques sur la conductibilité communiquée aux gaz par une cathode incandescente. — O. Tugman. — Elec-trician, 7 janvier 1909.
- La propriété qite possède un filament de charbon incandescent d’émettre des électrons positifs en excès a été utilisée par Fleming, pour obtenir des courants continus de faible intensité à l’aide d’un voltage alternatif à haute fréquence. Fleming appelle son appareil une soupape oscillante. L’objet des essais relatés ici a été de déterminer quel courant pouvait traverser l’intervalle entre le conducteur froid et le filament chaud lorsque des oscillations électriques étaient superposées à une tension continue et, de plus, de constater comment varie ce courant avec la pression du gaz et la position du conducteur froid.
- Le montage de l’appareil est représenté par la figure i. L’extrémité ouverte du tube supérieur est adaptée à un second tube de même dimension en relation avec une pompe à air. Le joint est maintenu par une enveloppe de caoutchouc fixée à l’aide de fils et est plongé dans un bain de mercure. On peut monter en quelques minutes plusieurs filaments. Comme on le voit sur la figure un tube de verre verlioal est adapté à la partie inférieure du tube qui porte le filament et vient se terminer dans la cuve à mercure. Une longue tige d’acier qui porte le conducteur froid (en l’espèce un plateau de cuivre) vient passer dans la cuve à mercure et se termine à l’extérieur du tube de verre.
- Ceci permet de faire la troisième connexion dans la position où l’on veut. La connexion électrique avec le plateau de cuivre est faite au moyen d’un fil
- de platine qui traverse le tube de verre en C. Un tube à vide à électrodes parallèles est soudé au tube qui conduit à la pompe. La décharge d’une bobine d’induction ù travers ce tube sert à indiquer la pression du gaz dans l’appareil.
- Les oscillations étaient produites par une bobine de 20™ de diamètre comportant huit tours de fils. Une des extrémités était reliée à la terre par l’intermédiaire d’un condensateur j l’autre au point G. Le primaire était constitué par une bobine de aocm de diamètre comprenant trois tours de fil en série avec une bouteille de Lcydc et un éclateur. La distance d’éclatement était toujours maintenue faible, de sorte que les oscillations étaient rapides et de faible amplitude.
- . rlHHH
- La chute de potentiel à travers le galvanomètre était négligeable, les courants qui le traversaient étant très faibles. En vue d’empêcher les oscillations d’influencer le galvanomètre G, une bobine d’induction était disposée en série avec cet appareil en M. De plus une bouteille de Leyde était montée en parallèle avec le galvanomètre en L. Le filament de charbon était chauffé par -le passage du courant provenant d’une batterie d’accumulateurs isolée des autres sources.
- La première série d’expériences a été faite sur un filament en forme de fer à cheval monté sur 5 ou 7 volts. La troisième borne consistait en un récipient de cuivre d’une profondeur de 2ocm et d’un diamètre un peu inférieur au diamètre intérieur du tube. Le vide
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- fut fait jusqu’à ce que l’on obtint une décharge de rayons cathodiques. On fit les observations de la façon suivante. Le contact D fut déplacé le long de la résistance R jusqu’à obtention du voltage voulu. Le courant dû au voltage continu était connu au moyen du galvanomètre. En fermant le circuit de la bobine I on engendrait des courants alternatifs. On lisait de nouveau l’indication du galvanomètre, lecture qui fournissait l’intensité du courant dans l’espace raréfié, duc à la superposition de la tension continue et de la tension alternative.
- Les résultats de cette première série d'observations sont consignés sur la figure 2. Les abscisses représentent la tension continue entre le pôle négatif du filament et la troisième borne. En ordonnées, sort portées les intensités lues au galvanomètre. Les
- Fig. a.
- lignes continues représentent l’intensité de courant dans l’espace raréfié due à la tension continue seule. Les lignes pointillécs indiquent le courant dû à la superposition des deux tensions. Les courbes I, II, III, IV et V correspondent au cas où le filament était traversé par des courants de 2,5, 2,7, 2,9 3, et 3,i ampères. Ces courbes montrent que les oscillations font naître un courant dans le galvanomètre meme lorsque la troisième borne est au même potentiel que la borne négative du filament. Cela paraît d’ailleurs rationnel si Ton considère que la moitié seulement de l’onde peut traverser l’espace raréfié. Lorsque la troisième borne se trouve chargée
- négativement, les électrons sont repoussés et ne peuvent pas contribuer au passage de l'électricité.
- De plus, comme le nombre des particules chargées positivement et émises par le fil chaud est extrêmement faible, la période négative des oscillations n’a aucun effet et le courant traverse le galvanomètre seulement lorsque les oscillations chargent la troisième borne positivement. La tension produite par les oscillations est probablement supérieure à celle qui est necessaire pour produire la saturation. Mais celte tension ne subsiste qu’un temps très court et la durée de chaque train d’oscillations est très courte vis-à-vis de l’intervalle qui les sépare. C'est pourquoi il semble probable que le courant du galvanomètre ne doive pas atteindre l’intensité correspondant à la saturation quand la tension oscillante est superposée à une tension continue faible.
- Dans toutes les expériences précédentes, le plateau de cuivre considéré comme troisième borne était maintenu fixe en position. Dans les expériences suivantes, on a fait varier sa position. Les résultats ont été consignés sur la figure 3. Lorsque le plateau de cuivre (de 3crn de diamètre) est éloigné des filaments, le courant à travers le galvanomètre commence par croître avec la distance. Lorsqufil est; à environ ic!n, le courant est environ deux fois ce qu’il est
- Fig. 3- — Différence de potentiel : I., o;.II.,a5; III., 5o volts (courant de i amp. dans le filament).
- pour une distance de im<n. La figure 3 montre aussi une augmentation très nette du courant quand la plaque arrive à 5cm du filament. Ces expériences comportaient la superposition des deux tensions.
- Une autre série d'expériences a été faite en utilisant seulement la tension continue. Un maximum très net apparaît quand la troisième borne est à environ icm du filament.
- Quand on applique dès voltages plus élevés, l’augmentation du courant est encore plus rapide.
- On peut expliquer ces maxima en comparant ces phénomènes à ceux qui se produisent lors de la dé-
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- charge clans les gaz raréfiés. On sait que l’effet d’ionisation des rayons cathodiques est faible au voisinage de la cathode et augmente rapidement quand on approche du point incandescent négatif ; il atteint son maximum en ce point et tombe ensuite à une très faible valeur. Le second maximum est dù à une ionisation secondaire. Il ne se produit qu’aux tensions élevées.
- Ces phénomènes deviennent de moins en moins ensibles à mesure que les filaments vieillissent.
- ÉTUDE, CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Influence de différents moyens de refroidissement sur l’élévation de température des noyaux feuilletés. — Communication à la section de Birmingham de Y Institution of Electrical Engineers. — The Electrieian, 14 janvier 1910.
- L’auteur étudie 1111 cylindre de fer doux constitué par des tôles de o,um,:)i d’épaisseur et le place dans différentes conditions de refroidissement : à air libre; à l’intérieur d’un bac en fonte, sans courant d’air, puis avec différentes vitesses de courant d’air; baigné dans une plus ou moins grande quantité d’huile, et enfin, cette huile étant refroidie par une circulation d’eau. Son étude est accompagnée de nombreux tableaux indiquant les conditions exactes des expériences. 11 en traduit les résultats par des courbes indiquant, dans chaque cas, en fonction de l’énergie dissipée, l’élévation moyenne de température du fer. Il donne également la valeur numérique des coefficients do conductibilité thermique entre fer et air, fer et huile, huile et bac, etc.
- L’élévation de température du fer provient dans la réalité non seulement des pertes qui s’y produisent, mais aussi de la chaleur communiquée par les bobines; il y aurait donc lieu de faire une série de recherches de même nature, afin de déterminer, en conservant les mômes conditions de refroidissement, l’influence de différents types de bobines et de déterminer des coefficients de conductivité.
- ARCS ET LAMPES ELECTRIQUES ET PHOTOMÉTRIE
- Nouvelle méthode de mesui-e du rendement lumineux. — C. Hutchins.— The Electrieian, a8 janvier 1910.
- Il est extrêmement difficile d’obtenir une courbe
- totale d’énergie rayonnée par une source lumineuse en fonction de la longueur d’onde, et de comparer son intégrale à celle de la portion visible du spectre.
- Dans la courbe d’énergie, il y a une partie visible a et une partie infra-rouge h. Si l’on concentre la lumière de la source à l’aide d’un petit miroir concave et qu’on place au foyer une pile thermo-électrique, la déviation du galvanomètre est proportionnelle à a -f- h = n.
- En reprenant la même expérience, mais en interposant sur le trajet des rayons une cuve remplie d’eau ou d’une substance parfaitement transparente, l’énergie visible restera la môme, a, et l’énergie infrarouge sera plus petite, c. Le galvanomètre mesurera
- a -f- c = ut.
- En interposant maintenant une cuve remplie d’une substance opaque, mais laissant passer des rayons infra-rouges, (une solution de permanganate de potasse suffisamment concentrée), le galvanomètre mesurera la quantité d’énergie d correspondant uniquement à ces rayons.
- On peut s’arranger, à l’aide d’un spectroseope et d’un écran convenablement disposés, de façon à mesurer aussi uniquement c, d’où le rapport :
- c
- d = ^
- . a m — dr
- Ces mesures faites, on a p :=---—- —--------.
- a -f- b n
- Cette méthode a permis à l’auteur d’obtenir des résultats comparables à ceux de Nichols et Coblentz sur une lampe à acétylène.
- L’auteur a eu surtout en vue d’établir une méthode plus simple que celles ordinairement employées, celle d’Angstrôm par exemple.
- Une forme simple et universelle de lampe à arc autorègulatrice. —Bermbach. — The Illumi-nating Engineer, janvier 1910.
- L’auteur décrit la lampe Conta (') et compare les courbes qui représentent les variations de la tension et du courant dans celte lampe, avec les courbes correspondantes relatives à d’autres lampes.
- (I) Voir Lumière Electrique a5 septembre 1909, p. 4°2 et 5 mars 1910, p, 314.
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- TRACTION
- Le chemin de fer monophasé à 15périodes de Visalia. — The Electrician, 18 février 1910.
- La presse américaine vient seulement de donner quelques détails au sujet du premier chemin de fer monophasé inauguré aux Etats-Unis en mars 1908, entre Yisalia et Lemon Cove.
- La longueur de la ligne actuellement exploitée est seulement de 35km. Sur une distance de i6kin, entre Visalia et Exeter, elle emprunte la voie du Southern Pacific Railroad dont les rails ont été munis de joints électriques. La voie est unique, sauf aux aiguillages de Visalia, Exeter et Lemon Cove.
- L'usine génératrice hydro-électrique est située sur le Keweah et fournit le courant triphasé à 35 000 volts, 60 périodes. Il se rend de là à la sous-station d’Exeter, située à peu près au milieu de la li^nc. Cette sous-station contient 6 transformateurs de 15o kw. à bain d'huile et à refroidissement par l’-eau, qui abaissent la tension à 2 200 volts, et 2 groupes moteurs-générateurs -Westinghouse comprenant chacun un moteur synchrone de 54o HP (bobiné pour 2 200 volts et couplé à un moteur d’induction pour le démarrage) et un alternateur monophasé à champ tournant de 375 kw, 11 000 volts, i5 périodes. En bout d’arbre sont des. excitatrices de 125 volts; il y a, en outre, des excitatrices identiques conduites par des moteurs d’induction triphasés, branchés directement sur le, courant de la ligne. j
- Le courant à 11 000 volts, i5 périodes, se rend à deux spds-stations situées de part et d’autre d’Excter à i3km environ. Dans chacune, la tension est réduite à 3 3oo volts, tension d’alimentation, par un transformateur Westinghouse de 3oo kilowatts.
- Le trolley est du type à suspension caténaire. Lés poteaux sont espacés de 36m et supportent un fil de iomm 4.
- Le matériel roulant comprend : une locomotive Baldwin-Westinghouse de 47 tonnes environ, munie de 4 moteurs monophasés, série-compensés, de 125 IIP; 4 voitures automotrices, possédant chacune 4 moteurs de 75 IIP et 2 voitures-remorques de construction analogue. Voitures et locomotive sonl^équipécs avec le système de contrôle à unités multiples. Elles possèdent des transformateurs qui abaissent la tension à une valeur convenable pour Lalimentation des moteurs.
- La locomotive fournit un effort de traction d’en-
- viron 2 tonnes, à une vitesse de 32ktn à l’heure en palier. L’effort de traction maximum est de 4 tonnes à une vitesse de à l’heure. L’effort de traction maximum au démarrage est de 7,7 tonnes.
- De mesures faites pendant 60 jours, il résulte que la consommation d’énergie est respeclivemeut de 35 et/|5 watts-heure, par tonne-kilomètre pour les automotrices et la locomotive.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Système Lancashire d’entraînement électrique des raboteuses et machines-outils à mouvement alternatif. — The Electrician, 18 février 1910.
- Dans la plupart des machines-outils à mouvement alternatif, telles que les raboteuses, l’entraînement se fait par courroies qui glissent et s’usent rapidement; la vitesse de coupe est déterminée : tout au plus, au moyen d’engrenages coûteux et encombrants peut-on obtenir 2 ou 3 vitesses ; le point de retour de la table est quelque peu indécis. Il en résulte des pertes de temps et d’énergie.
- Le système Lancashire a cherché à éviter ces inconvénients : un générateur à courant continu spécial est soit entraîné par un moteur branché -sur un réseau quelconque, soit accouplé à une transmission mécanique, et il alimente le moteur de la machine-outil. A chaque extrémité de sa course, la table manœuvre un levier qui renverse l’excitation du moteur et introduit des résistances différentes dans le circuit d’excitation du générateur suivant qu’il va se produire une coupe ou un simple mouvement de retour. Ainsi la coupe et le retour se font à des vitesses différentes et séparément réglables au moyen de contrôleurs spéciaux.
- L’avantage de ce système réside aussi dans'la récupération d’énergie qui se produit à chaque renversement de marche, et encore dans une grande exactitude du point où la table revient sur elle-même.
- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- Un nouveau procédé de galvanisation. — A. Rosenberg. — Communication à la Society of Arts, Engineering, 4 février 1910.
- L’auteur a cherché à réaliser un procédé qui ne nécessite pas de bains électrolytiques et qui n’exige
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- pas une préparation spéciale de l’objet sur lequel on veut faire un dépôt de métal. Il emploie des mélanges secs de matières pulvérulentes qu’on applique sur la surface de l’objet en frottant «à l’aide d’une brosse ou d’un linge mouillé. Il a pu ainsi effectuer des dépôts de zinc, cadmium, nickel, cobalt, étain, argent, antimoine, bismuth, or, platine, et aussi, tout dernièrement, de cuivre.
- En moins d’une minute on fait un premier dépôt, naturellement très mince, mais en prolongeant la durée de l’opération on obtient des dépôts plus épais.
- Les mélanges sont constitués par un métal électropositif — le magnésium, qu’on peut remplacer, en l’absence de chlorures, par l’aluminium et même le zinc — un sel du métal qu’il s’agit de déposer, ou quelquefois ce métal lui-même, et enfin des substances inertes telles que craie, talc, terre d’infusoires, acide borique, dextrine. Le rôle de ces substances est de diluer les ingrédients actifs et d’absorber l’humidité.
- A titre d’exemple, voici la composition en poids de quelques mélanges :
- Zinc: zinc, i5; sulfate d’ammonium, 5; magnésium i ; craie, io ; talc, 2,5.
- Nickel: Sulfate de nickel-ammonium, 20; poudre de magnésium, 2.
- La poudre de magnésium est protégée contre l’oxydation de l’air par immersion dans un bain de paraffine ou de cire. Lorsque les mélanges doivent être acides ou alcalins, on emploie de l’acide borique ou des acides organiques ou bien du carbonate de sodium.
- Ce procédé semble avoir des avantages pour obtenir rapidement des dépôts galvaniques chez soi ou à l’atelier. Le nickelage d’une bicyclette par exemple s’effectue en une heure, et lorsqu’il faut le refaire il n’est pas nécessaire de commencer par enlever tous les résidus de nickel et par procéder à un nettoyage soigneux. En frottant, on opère à la fois un nettoyage, une galvanisation et un polissage.
- En fait, c’est uniquement l’introduction d’un métal électropositif dans le mélange qui constitue une nouveauté.
- La galvanisation est due à une réduction probablement en partie chimique et en partie électrolytique.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- Le système Balsillie. — The Eleciricïan, 7 jan-vier 1910.
- A la récente exposition d’appareils de la Société de Physique de Londres, on a beaucoup remarqué l’appareil récepteur de télégraphie sans fil présenté par la « British Radio-Telegraph and Téléphone Company », connu sous le nom de système Balsillie et dans lequel le détecteur et le résonateur constituent une même pièce.
- Le procédé de transmission et de réception peut se résumer comme il suit : Un générateur de courant alternatif débite sur le primaire d’un transformateur élévateur de tension dont le secondaire est réuni à un condensateur à plaques de verre. Ce condensateur se décharge à travers un éclateur de forme spéciale et une bobine d’induction à laquelle est reliée l’antenne de réception. Les impulsions sont
- syntonisées «à la station réceptrice au moyen de circuits sélecteurs et doivent alors passer à travers le primaire d’un transformateur spécial dont le secondaire est en connexion aArec un récepteur téléphonique.
- Appareil de transmission. — Dans les stations de faible puissance, on emploie un générateur d’une fréquence de 60 à 120 périodes. Gomme l’étincelle produite par la décharge d’un condensateur en relation directe avec un alternateur n’est pas musicale, et comme l’on a constaté qu’un grand nombre d’arcs prennent naissance en même temps que les étincelles ordinaires, on utilise une nouvelle forme d’éclateur rotatif construit de telle façon cpie, lorsqu’il est mis en mouvement, une pression d’air élevée se manifeste aux points les plus rapprochés. Cet éclateur peut interrompre la décharge du condensateur de3oo à 1 5oo fois par seconde. Il comprend
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- deux électrodes extérieures de iicra,a de long, incurvées, placées tout près d’un cylindre tournant muni de dents très espacées. Ces dents (pii ont i2cuy*> de long' sont elles-mêmes hachurées sur rareté qui livre passage aux étincelles. Avec ce dispositif, on peut obtenir de ao à 3o étincelles en parallèle à chaque décharge du condensateur.
- La rotation du cylindre en empêchant la formation de l’arc augmente beaucoup l'efficacité de l’appareil. La longueur d’étincelles utilisée est pour une station de i kw. de oinm,^i et pour une station de 2 kw. de oimn,8o. Dans les stations de plus grande puissance, on a jugé préférable de construire un alternateur à haute fréquence fournissant directement la fréquence correspondant à la note voulue. La caractéristique
- Figé a* Fig. 3.
- de ce nouveau générateur consiste en une légère dif-
- férence entre le nombre des pôles et le nombre des sections, destinée à produire par tour une fréquence égale au produit du nombre des pièces polaires par le nombre des sections. De plus, les sections sont shunlécs par des condensateurs de telle façon que les oscillations produites dans les sections mêmes du générateur puissent être accordées a la fréquence voulue. \
- Transformateur. — Les enroulements du transformateur/sont disposés de façon à élever le voltage à i5 ooo'volts.
- Condensateur. — Il comporte deux plaques de verre de 6mm, d’épaisseur recouvertes d’un côté d une feuille d’étain et de l’autre d’une couche de paraffine.
- Elles sont enfermées dans une boite d’acajou et plongées dans un lit de paraffine. La capacité du condensateur est de o,oo2 mfd. pour une station de okw.20, de <),oo“> mfd. pour une station de i kw eide o,oi mfd. pour une station de a kw.
- Bobines d’induction. — Elles sont formées par des hélices en cuivre recouvertes d’une couche d’argents et enroulées autour de quatre piliers d’ébonile espacés de façon à donner à la bobine un diamètre de 22ew, 5.
- Une bobine d’induction spéciale est disposée en
- vue d’accorder l autenne à la fréquence du circuit oscillant. La bobine employée pour ce circuit est divisée en deux parties; l’une comporte 16 tours, l’autre 8. La longueur d’ondes que l’on peut obtenir en connectant le condensateur de o,oi microfarad aux extrémités de la plus petite bobine est de ^So"1. La plus grande bobine fournit une longueur d’onde de i 5ooin ; enfin l'ensemble fournit une longueur d’onde de a r>oom. Toutes les valeurs intermédiaires depuis ioom jusqu’à 2 .r>oo,n peuvent être obtenues.
- Manipulateur. — C’est un appareil Morse ordinaire disposé de telle façon que l’émission puisse être interrompue même de la slalion réceptrice, l’appareil récepteur étant courl-circuité seulement pendant le temps où la clef est abaissée pour l’émission d’un signal.
- Fig. 4.
- Réducteur d’interférence. — Il est construit sous la forme d’un circuit fermé, doué d’un grand amortissement, contenant une capacité fixe et une inductance variable. La bobine d’induction qui est constituée par un fil très résistant afin d’augmenter l’amortissement est reliée aux deux bornes de la capacité et le circuit ainsi formé est accordé à la fréquence des oscillations que l’on veut éliminer. Ces oscillations sont absorbées et le récepteur est maintenu à l’abri des interférences.
- Fig. 5.
- Appareil récepteur. — Il comporte, en un seul instrument, le détecteur et un dispositif pour accorder l’antenne à la fréquence voulue et empêcher que le récepteur ne soit troublé par des oscillations qu’il 11e doit pas enregistrer. L’amortissement de l’appareil est; extrêmement réduit .Le dispositif d’accord comporte doux capacités variables, deux coin-
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- imitateurs et un appareil permettant de l'aire varier le mode de montage des deux circuils, l’uu par rapport à rautre. La rapacité du condensateur du circuit primaire est de i 8oocul; celle du circuit secondaire de a 5oocm. La self-induction du secondaire est de i a5o ooo centimètres.
- Au moyen de l’uu des comnutlaieurs le détecteur peut être monté directement sur l'antenne qui peut être accordée à la fréquence voulue à l'aide de la bobine et du condensateur du circuil primaire; ou bien, lorsque la syntonisation est effectuée, le détecteur peut être placé dans le circuil secondaire qui est fermé sur lui-même et peut être do la même façon accordé à la fréquence voulue.
- Au moyen de l’autre commutateur on peut, soit placer le condensateur du circuit primaire en dérivation sur la bobine d'induction et le détecteur, soit le mettre en série avec ces appareils. Le dernier mode de connexion est employé lorsque les signaux à recevoir ont une longueur d’onde inférieure à la longueur normale que comporte l'antenne.
- Quatre méthodes de montage sont donc, possibles :
- i° Le détecteur est relié direrlemont à l'aiitcuu-c, le condensateur du circuit primaire étant en dérivation sur le détecteur et la bobine primaire (fig. a) ;
- Le détecteur esl relié directement à l'antenne, le condensateur du circuil primaire élan! en série avec Pantcnnc, le détecteur et In bobine primaire (lig- 3) ; -
- 3° Le détecteur est monté sur le circuit secondaire fermé, le condensateur du circuit primaire étant en dérivation sur la bobine d’induction de ce circuil
- (%• 4);
- /i° Le détecteur esl moulé sur le circuit secondaire fermé, le condensateur du circuil primaire étant en série avec la bobine d’induction (fig. !>).
- A l'aide de ces divers montages il est possible de recevoir des signaux comportant des longueurs d’onde variant de ioo à \ 5oo mètres.
- Le détecteur (fig. 6) a la forme d'un transformateur à hystérésis très sensible. Un certain nombre de petits noyaux de fer autour de chacun desquels est. enroulé un circuil primaire cpii reçoit les oscillations forment dans leur ensemble le noyau d’un secondaire dans le circuit, duquel est intercalé un téléphone. Ces noyaux possèdent un mouvement de rotation dans un champ magnétique de telle façon que le flux qu’ils embrassent varie constamment. Les bobines sont tour à tour mises en communication avec l'anlenne, au moment précis où le cycle magnétique, que parcourt
- leur noyau, passe par le point critique. Si, a ce moment, un courant oscillant traverse le primaire, l’hystérésis cessant immédiatement, le diaphragme téléphonique du circuit secondaire est impressionné. La self-induction de ce détecteur esl de 8o ooo centimètres.
- Il est d’un emploi extrêmement simple cl peut être installé immédiatement dans toute station par simple connexion de l’une des bornes à l'antenne et de l’autre à la terre.
- Vibrateurs et récepteurs d’ondes électriques de courte longueur. — W. Webb et E. Wood-man. — The Electrician. 4 février 1910.
- Les auteurs se sont proposé de rechercher les relations qui existent entre les dimensions et les propriétés des vibrateurs et récepteurs d’ondes électriques courtes, afin de pouvoir rendre systématique la construction de ces appareils, jusqu'ici un peu arbitraire.
- Ils mesurent les longueurs d'onde au moyen de la méthode interférentielle de Boltzmann'et sc servent d’un récepteur non sélectif, type Klemeneie.
- Les vibrateurs employés étaient soit un vibraleur 1 ordinaire à lames cle cuivre, dont les extrémités en regard étaient arrondies en forme d’hémisphère, soit un vibrateur modifié Righi.
- Toutes les mesures décrites s'appliquent à des dislances explosives inférieures à omm,r, l'étincelle se produisant clans l'huile.
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- Les résultats des expériences sont traduits au moyen de courbes, indiquant la longueur d’onde en fonction des dimensions des vibrateurs employés.
- BIBLIOGRAPHIE
- II est donné une analyse des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction,
- La soudure autogène des métaux. — 8. Ra-gno, professeur à l’École Polytechnique de Naples. —
- 1 volume in-8° carré de 90 pages avec 18 figures. — H. Dunod et Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché,
- 2 fr. 5o.
- L’auteur de cet ouvrage s’est propose surtout d’établir une comparaison entre la valeur d’emploi' des différents procédés de soudure autogène qui se partagent actuellement la faveur de l’industrie métallurgique. A cet effet, il a réuni, au cours d’un long chapitre, intitulé : « Données et comparaisons », un nombre imposant de documents et de chiffres, et l’on sait qu’une telle documentation est une chose bien délicate à établir. Il semble en effet que le problème de la soudure autogène soit avant tout une question scientifique, c’est-à-dire une question de fait; mais en réalité, étant données l’importance des intérêts qui sont en jeu et l’âpreté de la concurrence entre les
- différents systèmes, les discussions qui s’y rapportent sont plus passionnées que scientifiques.
- Il était donc fort intéressant de réunir des données qui permettent à l’exploitant d’avoir un critérium.
- L’enquête faite par M. Ragno n’est sans doute pas absolument complète, mais c’eût été réaliser l’impossible. Elle est du moins très vaste et met en œuvre les résultats de plus de 3o<> essais de traction faits sur les trois systèmes de soudure : oxhydrique, oxy-acétylénique et électrique, appliqués aux métaux les plus variés : fer, acier, fonte et cuivre.
- S, F.
- VOLUMES REÇUS
- Das ElektrischeBogenlicht.par EwaldRaseh. — 1 volume in-8° carré de 176 pages avec 52 figures. — Fiuedr. Vieweg et Soiin, éditeurs, Brunswick. — Prix: broché, 6 marks; relié, 7 marks.
- Elettroliti con corrente alternata nel campo magnetico, par F. Piola. — Extrait des Atti Asso-ciazione Elettrotecnica Italiana, Milan.
- Notes et formules de l’ingénieur, par Ch. Vi-greux et Ch. Milaudre. — 1 volume in-8° couronne de 2000 pages avec 1 5oo figures. — L. Geisler, éditeur, Paris. — Prix : cartonné : 12 fr. 5o.
- VARIÉTÉS
- Dispositifs contre les dangers résultant de contacts a la terre de conducteurs à haute tension. —Guido Fano. —Communication de la section de Naples. —Atti délia Associazione elettrotecnica italiana, novembre-décembre 1909.
- L’auteur parle des dangers que peuvent faire courir aux personnes les contacts à la terre éventuels de conducteurs à haute tension (courant alternatif mono ou polyphasé), soit contacts directs, soit contacts à travers les supports ou les réseaux secondaires de dis-tribûtion.
- Le danger se présente lorsque, dans le cas de contact le courant qui, par suite de ce contact, tra-
- verse la terre ('), provoque dans des espaces limités et accessibles de notables différences de potentiel.
- II convient de distinguer le cas où deux ou plusieurs conducteurs appartenant au même système, mais de phase différente, sc mettent simultanément à la terre en des points différents, et celui où cela se produit pour un seul des conducteurs.
- Dans le premier cas, il est évident que l’intensité du courant qui vient à traverser la terre dépend presque exclusivement de la résistance des contacts
- (') Sous le nom générique de terre, il faut entendre non seulement la masse terrestre, mais aussi tout ce qui lui est relié électriquement.
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- et de la tension du système. Dans le second cas, au contraire, cette intensité ne dépend pas seulement de la résistance des contacts et de la tension, mais spécialement de l'étendue et de la nature de l’installation.
- On sait que, dans une ligne quelconque, un conducteur constitue avec la terre un système que l’on peut représenter schématiquement par un groupe de petits condensateurs et autant de grandes résistances toutes reliées entre elles en parallèle (fig. i). Il suffit d'imaginer le conducteur subdivisé en un nombre
- a 6 c d
- Cj- = «| Cï = RÂ
- i MiWM/WWMMMWWr*
- Fig. i.
- convenable de parties ab7 bc, cd... ; à chacune de ces parties correspond une capacité déterminée G et une résistance d’isolement (à la terre) déterminée R. Si le conducteur fait partie d'une ligne alimentée parune différence de potentiel alternative, les divers condensateurs et les diverses résistances sont traversés par des courants alternatifs proportionnels à la différence de tension entre le conducteur et la terre; toutefois, dans chaque tronçon, tandis que le courant de capacité est directement proportionnel à la valeur de la capacité de ce tronçon, le courant de dispersion est au contraire inversement proportionnel à la résistance d'isolement.
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- Fig. 2.
- Si l’on examine un système monophasé (les considérations s'étendent naturellement aux systèmes polyphasés), on pourra le représenter, schématiquement comme l’indique la figure 2, où a et b figurent les deux conducteurs. Dans chaque tronçon particulier, les deux capacités ‘seront* pratiquement égales entre elles, et il en sera de même des deux résistances.
- En régime normal (les deux conducteurs étant isolés de la terre) la tension entre a et la terre sera égale à la tension entre la terre et b ; et, dans chaque tronçon, les courants vers terre des deux capacités, étant à tout moment égaux et de signe contraire, se composent pour former une résultante nulle, et il en est de même des courants des deux résistances.
- Si, au contraire, l'uii des deux conducteurs, par exemple a, se met à la terre en un point A, l’équilibre est rompu. Par l’effet du contact A, la différence de tension entre le conducteur a et la terre diminue, tandis que la différence entre la terre et b augmente; les courants qui, dans chaque tronçon, traversent le condensateur cl la résistance entre a et la terre ne sont plus égaux à ceux du condensateur et de la résistance entre b la terre et la résultante (qui n’est plus nulle) doit nécessairement, en traversant la terre, se fermer sur le point de contact A.
- Du point A, par suite, partira vers la terre un courant d'autant plus intense que le contact sera meilleur, et, si ce contact est parlait, l’intensité du courant sera égale à la résultante de tous les courants dus à toutes les capacités et à toutes les résistances entre b et la terre soumises à la complète tension entre a et b.
- En pratique (au- moins dans certaines limites), quand la tension augmente, en raison de ^'accroissement des épaisseurs isolantes, les capacités diminuent presque proportionnellement et les résistances d'isolement des divers supports isolants augmentent; on peut donc formuler la conclusion suivante :
- L'intensité du courant qui, par suite du contact d’un conducteur en tension, vient à traverser la terre dépend principalement de l’étendue et de la nature de l'installation. Plus une installation sera étendue, plus grande sera cette intensité de courant et, à égalité d’étendue, cette intensité sera évidemment plus grande dans une installation comprenant par exemple des cables souterrains, que dans une installation à lignes aériennes seulement.
- Ces considérations montrent qu’il est possible que, dans certains cas, le contact à la terre (d’un seul conducteur) soit moins dangereux dans une installation à très haute tension que dans une installation à moyenne tension.
- L’auteur s'est étendu sur ces considérations, parce qu'à son avis on doit accorder une plus grande importance aux contacts à la terre d’un seul conducteur qu'à ceux de plusieurs conducteurs. Lorsque plusieurs conducteurs de phases différentes .se mettent simultanément à la terre, il se produit un rappel uo-
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- table d’énergie du centre de distribution,-.et dans la plupart des cas, les fusibles fondent ou bien l’interrupteur automatique de la ligne ou s’est produit l’accident fonctionne. Au contraire, dans le cas du contact d’un seul conducteur, le trouble qui se produit (spécialement dans les installations à moyenne tension) est, dans la plupart des cas, assez faible pour passer inaperçu et le contact peut subsister pendant un assez long temps sans que le personnel attaché à l’installation s’en aperçoive (c’est ainsi que probablement cela s’est passé dans le récent désastre d’Olginate).
- En pareil cas, l’indication de la production du contact et de sa plus ou moins grande importance, peut résulter des lectures faites à 1rois voltmètres intercalés entre chaque phase et la terre. En effet, tandis que, dans les conditions normales, le potentiel entre chaque phase et la terre est égal au potentiel total V divisé par \/3, il ai*rive que, lorsqu’un contact accidentel de résistance R s’établit dans une phase, le, potentiel de ce dernier, par rapport à la terre prend la valeur (*) :
- dans laquelle r est la résistance normale de dispersion entre chaque phase et la terre, G la capacité
- correspondante et n = — la fréquence. Si les cou-
- rants de dispersion sont négligeables par rapport à ceux de capacité, on a :
- V^ü) GY
- Avec l une et l’autre de ces formules on peut construire une courbe qui donne les valeurs de P en fonction des valeurs correspondantes de R, et en divisant les ordonnées par les abscisses, on peut tracer aussi la courbe du courant J qui traverse le contact, en fonction de R. Ces courbes ont été tracées en trait plein dans la figure 3, en se servant des constantes relatives au réseau à haute tension de la
- (1)x Pour la solution analytique de ces problèmes voir la communication de G. Yallauri, qui sera prochainement publiée par la Lumière Electrique.
- Société Napolitaine d’entreprises électriques (*).
- A titre de comparaison, on a dessiné en pointillé dans la meme figure les mêmes courbes relatives à un réseau semblable au réseau considéré et fonctionnant à la même tension, mais ayant une étendue dix fois moindre. On remarque immédiatement que, tandis que les courbes, pour R très grand, tendent vers les mêmes valeurs — ce qui est naturel — on a, dans le second cas, pour R petit ou de valeur moyenne, des potentiels et des courants bien moindres. Ainsi pour un contact à la terre de même résistance, on a dans le cas d’un réseau plus étendu, un potentiel beaucoup
- Pig.
- 3.
- plus grand et conséquemment plus dangereux (cela se voit encore plus exactement dans la figure 4). Si l’on prend par exemple comme limite dangereuse des potentiels 100 volts, dans la première installation il faut que la résistance' des terres soit inférieure à 5 ohms (et elle-devra être encore plus petite dans une installation plus étendue), tandis que dans la seconde installation, il suffit qu’elle ne dépasse pas 45 ohms; on arriverait à des résultats analogues pour une autre valeur du potentiel limite. Gela explique que dans de petites installations, même réalisées sans beaucoup de soin, les accidents sont d’ordinaire moins graves que ceux qui se produisent dans installations étendues, même si celles-ci sont de beaucoup plus parfaites (2).
- (J) Ce réseau est triphasé à 5 000 volts, f\i périodes ; il est constitué par 40 ooorn environ de canalisation souterraine et 60 ooom environ de canalisation aérienne.
- (2) Pour juger pratiquement dans un établissement à haute tension de la qualité d’une terre par rapport à une autre, on peut procéder comme suit : déterminer le cou rant maximum qui, par suite de capacité et de dispersion peut traverser la terre dans le cas d’un contact d’un conducteur en tension avec elle et constater si, en appliquant entre les deux terres une différence de poten-
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- Une fois déterminé le potentiel P de la phase à la terre, on peut en déduire immédiatement l’importance du dommage, mais il faut apporter une attention spéciale à déterminer de quelle phase il s’agit et, par suite, sur quel voltmètre on doit lire le potentiel dont on tirera ensuite R. En elïel, on démontre que, dans le diagramme vectoriel des potentiels, le point qui représente le potentiel de la terre et qui, dans les conditions normales se trouve au centre du iriangle des phases, se déplace, quand on détermine un contact à la terre d’une phase, vers le point correspondant à cette phase même, et que ce déplacement a lieu non pas suivant la ligne droite qui les joint, mais en général suivant un arc de cercle dont le diamètre est égal à cette droite divisée par sin si tjj
- terre. On remarque aussi sur le diagramme polaire de grandes différences entre deux installations d’étendue différente. Ainsi, dans la ligure G on a représenté les deux positions que prend le point représentant le potentiel de terre pour une résistance R “ 4oo ohms dans l’installation de la Société napolitaine («) et. dans une installation d’une étendue dix fois moindre (/>). On voit que dans le second cas la position du point susdit est tout h fait différente et que le potentiel relatif est beaucoup plus faible.
- On admet généralement que la mise à la terre des parties conductrices, qui, par défaut d’isolement peuvent se trouver sous tension et exposées au contact accidentel des personnes, est suffisante pour les rendre non dangereuses dans le cas où elles viennent
- Fig. 4-
- est l’angle de décalage du courant normal de capacité et dispersion en avant du potentiel. D’ordinaire, et spécialement dans les installations qui comprennent un réseau souterrain, le courant de capacité est beaucoup plus grand que celui de dispersion; aussi est-il 1res voisin de 90° cl l’arc de cercle est-il très voisin d’un demi-cercle. On voit alors (fig. 5) qu’il existe plusieurs points (ceux compris entre I et A) pour lesquels le potentiel d’une phase par rapport à la terre est plus grand que le potentiel entre deux phases (par exemple 5 260 au lieu de :> 000) et d’autres points (ceux compris entre o cl B) pour lesquels le potentiel minimum n’est; pas celui de la phase à terre. On doit pourtant définir phase à terre celle qui, dans l’ordre du temps, suit la phase dont le potentiel a été davantage surélevé par rapport à la
- tiel alternative de ioo volts (si c’est la limite admise comme dangereuse), de fréquence égale i\ celle du‘'système, le courant qui les traverse est supérieur ou au moins égal au précédent.
- Fig. 5.
- au contact avec des conducteurs en tension, et que la mise à la terre d’un point de l'enroulement secondaire des transformateurs est également une des précautions suffisantes pour écarter les dangers résultant de contacts entre les conducteurs à haute et à basse tension ((i) * * 4).
- Il n’est pas douteux qu’une bonne mise à la terre atteint le but, mais l’expérience apprend que les plaques de terre, et spécialement les conducteurs
- (i) Dans les ateliers et cabines, par mesure de sécu-
- rité, on devrait toujours relier mélalliquement entre elles
- et mettre à la terre toutes les parties métalliques et con-
- ductrices qui peuvent éventuellement se trouver sous tension par défaut d’isolement elnon pas seulement celles qui sont exposées au contact accidentel des personnes. Et cela, parce qu’il peut arriver que des contacts de conducteurs en tension avec des parties métalliques non reliées à la terre,provoquent des courants au travers des murs et des pavages et par suite des différences de potentiel entre eux et les parties métalliques mises i\ la terre, ce qui rendrait ces dernières dangereuses.
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- qui les relient à la surface du sol, sont sujeltes à des corrosions, meme très rapides en certains cas.
- Dans une installation très étendue ou Ton a plusieurs centaines de terres à surveiller, il peut arriver que le mauvais état de quelques-unes d'entre elles passe inaperçu (d'autant plus que les détériorations ne sont d'ordinaire pas directement visibles) et; qu'en ços points l'unique protection vienne à faire défaut. Le cas-peut aussi se présenter où, par suite d une conformation spéciale du sous-sol, une ou plusieurs mises à terre soient en très lion contact avec le sol et entre elles, mais présentent par contre de fortes résistances par rapport aux autres terres de l'installation.
- C’est cet ordre d’idées qui a conduit le service technique de la Société Napolitaine aux conclusions
- Frg\ G.
- suivantes : Toutes les fois qu’on aura relié inétalli-quement entre elles par un conducteur continu et de section appropriée toutes les masses du système (consoles, cuirassements, poteaux, etc.), les masses memes ne présenteront aucun danger, si elles viennenten contact avec des parties sous tension, meme si ledit conducteur et les masses qui lui sont reliées n’ont pas été mises à terre de façon spéciale. (L'ensemble peut présenter également une fuite à la terre à travers toutes les consoles, cuirassements, poteaux, etc., qui sont généralement reliées avec le sol par l’intermédiaire des maçonnerie,plus ou moins conductrices.
- En effet, dans l’hypothèse où la condition précédente est satisfaite dans une intallation, nous nous trouverons en face d’un réseau de conducteurs (que nous pourrions appeler conducteurs de retour) qui suit le réseau de distribution. Nous pourrons le représenter schématiquement par autant de lignes qui convergent en un point (centre de distribution). Si un conducteur en tension vient, par exemple au point A(fig. 7), en contact avec la masse et par suite avec le conducteur de retour,le courant de capacité et
- dispersion, au lieu de passer tout entier à travers la terre, passera en très grande partie par les conducteurs de retour. Au point A, l’intensité sera maxima et ira en s’affaiblissant petit à petit, jusqu’à se réduire à zéro aux extrémités des autres conducteurs.
- Dans ces conditions, le cas le plus défavorable se présente quand le meilleur contact du réseau de retour avec la terre a lieu au point le plus éloigné B. La personne qui serait en contact simultanément avec la terre et avec A (le point évidemment le plus dangereux) se trouverait soumise à la différence de tension qui se produit entre A et B, en raison du passage du courant de capacité et dispersion qui, par suite du contact A, vient à traverser le réseau de retour. Mais la différence de tension entre A et B peut se réduire à une valeur assez petite pour n’être pas dangereuse ; on peut en tout cas calculer convenablement les résistances des conducteurs de retour.
- Il est évident que, si le réseau de retour est au contraire mis à la terre en un très grand nombre de points, comme cela se fait dans la pratique, on pourra considérer comme suffisant de supposer qu'une ou deux terres consécutives sont simultanément avariées, et calculer les sections des conducteurs de retour de façon que, en cas de contaet d’un point avec un conducteur de tension, il ne se forme pas entre ce conducteur et un autre qui comprenne un on deux contacts à terre (comme A et B) une différence de tension dangereuse.
- Dans le cas de contacts simultanés de plusieurs conducteurs de phase différente, il.est évident que le réseau de retour provoquera le court-circuit immédiat et par suite la coupure de la ligne avariée.
- Fig*. 7.
- Un réseau de conducteurs ainsi formé constitue une proteelection véritable et particulière indépendante des mises à la terre. Toutes les masses, enveloppes, consoles, etc., qui lui sont reliées métallique-ment, seront garanties contre les dangers résultant de contacts avec des conducteurs en tension, et on sera également garanti contre les dangers résultant des contacts entre primaire et secondaire des trahs-
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- formateurs, si l’on relie mélalliquemcnl au réseau de retour un point de l’enroulement secondaire.
- Dans la pratique, on admet qu’on a satisfait rationnellement aux conditions de sécurité, quand on a deux dispositifs pouvant fonctionner, en cas de besoin, indépendamment l’un de l’autre. Ainsi l’on admet comme suffisants deux systèmes de freins ou de cordes dans les ascenseurs, deux systèmes d’alimentation dans la chaudière à vapeur, etc. Dans le cas des installationsr électriques à haute tension, on pourra atteindre le même degré de sécurité en effectuant les mises à terre normales et en constituant, en outre, un réseau de retour comme celui qui a été décrit.
- Les conditions spéciales de l’installation de la Société Napolitaine permettaient de réaliser avec une dépense limitée un semblable réseau de conducteurs de retour, on le complète depuis quelque temps-Dans les ateliers et cabines, on complète les liaisons métalliques entre toutes les masses des machines et des transformateurs et toute les consoles, enveloppes, armatures métalliques, etc. Les poteaux métalliques et les colliers des traverses des poteaux en bois de chaque ligne à haute tension sont réunis entre eux au moyen d’un conducteur qui se relie, d’une part, aux conducteurs de retour de l’usine distributrice et d’autre part, à ceux des cabines ; enfin on rend le revêtement en plomb des câbles souterrains, qui est le conducteur de retour naturel, continu électriquement en reliant par un conducteur en cuivre les deux extrémités dans les boîtes de jonction et en funissant métalliquernent aux conducteurs de retour des ateliers et cabines. On procède en même temps à la vérification et à l'amélioration des prises de terre. Gomme il s’agit d’une installation en fonctionnement, les travaux (bien que peu importants) avancent un peu lentement et ne pourront être terminés tout de suite.
- Les travaux terminés, on reliera métalliquernent aux conducteurs de retour les dérivations à la terre des centres des enroulements secondaires des transformateur (il s’agit d’une distribution triphasée avec
- neutre à terre) et celle dos parafoudres de haute et basse tension. (*)
- Reste â parler des dangers résultant de la rupture et de la chute consécutive de conducteurs de lignes aériennes à haute tension. Le fait qu’il est possible (spécialement aux tensions moyennes) qu’un lil rompu reste en tension sans que le personnel de l’établissement s’en aperçoive, donne à cette question une importance considérable.
- On fait usage de plusieurs systèmes contre ces dangers ; certain d’entre eux, toutefois, offrent de sérieux inconvénients.
- Les réseaux de protection sont souvent cause de contacts, leur emploi est limité aux croisements seuls, à cause de leur prix élevé; enfin si on les isole, ils peuvent: devenir dangereux s’ils viennent en contact avec des conducteurs en tension ; si au contraire, ainsi que cela est certainement à conseiller, on les met à terre, la sécurité n’est pas encore absolue dans ce cas, le contact avec la terre pouvant se modifier avec le temps.
- Nous allons, dans la dernière partie de cette étude, examiner quelques-uns des systèmes proposés.
- (A suivre.)
- (*) Le désastre récent d’Olginate, dû à un contact entre haute et basse tension â travers les. déchargeurs des deux systèmes qui avaient leurs terres très voisines, conduisait à conseiller de mettre toujours les terres des déchargeurs de haute tension le plus loin possible de toutes les autres. Il ne faut pourtant pas oublier que des terres appartenant au môme système placées à une faible distance l’une de l’autre (dans les cabines électriques la distance ne peut jamais être bien grande) peuvent rendre dangereux l’esjjace de terrain entre elles et autour d’elles dans le cas de contacts simultanés avec des conducteurs en tension de phase différente.
- Dans les cas normaux, il est certain qu’il convient de se préoccuper davantage du premier danger et de tenir les terres des déchargeurs de haute tension séparées et éloignées, mais dans le cas de l’installation de la Société Napolitaine où, après l’achèvement du réseau de retour, on aura paré de façon presque absolue aux dangers analogues â celui d’Olginate, nous croyons convenable de relier même les dérivations à terre des déchargeurs à haute tension au réseau de retour afin d écarter les dangers qui peuvent résulter de terres séparées.
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- CHRONIQUE INDUSTRIELLE ET FINANCIÈRE
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- La Compagnie Parisienne de distribution d'Élec-tricité avait convoqué ses actionnaires le 11 mars dernier pour leur demander l'autorisation de contracter par voie d’émissions d’obligations des emprunts pouvant s’élever éventuellement ensemble à 100 millions de francs. Disons de suite que la résolution précédente, mise aux voix, a été votée à l’unanimité; mais nous devons retenir certaines déclarations du Conseil et de son président sur la marche générale de l'affaire. Toutes les sous-stations projetées, à l’exception de deux, celle des Gobelins retardée par l'es grèves et celle des Ternes, inutiles avant 1913, sont, à l’heure actuelle, terminées et en service ou sur le point de l'être; a5o kilomètres de canalisations secondaires, a3o kilomètres de câbles primaires, lao kilomètres de feeders ont été installés ; tandis que l’obligation de la Compagnie se limitait en dehors des canalisations primaires à 100 kilomètres de secondaires, enfin les terrains nécessaires ji l'établissement des deux centrales à construire au nord et au sud-ouest de Paris, ont été acquis.
- Les ressources dont disposait la Compagnie, 100 millions, dont 75 millions seulement versés, ontXc absorbés par ces premiers travaux et le rachat des anciennes canalisations des secteurs. Le Conseil eût pu appeler le quatrième quart des actions, mais comme il eût été insuffisant à couvrir les dépenses projetées, il a préféré faire appel au crédit public sous forme d’un emprunt obligatoire. Les raisons de cette préférence ne sont guère explicites : « Il est de l’intérêt des actionnaires, dit le « rapport, que notre Société se procure à bon « compte, sous forme d’obligations, une portion « aussi importante que possible, des capitaux à « engager dans l’entreprise; votre Conseil a estimé « qu’il serait avantageux de profiter des dispositions « favorables du marché pour recourir, dès à prête sent, à l’émission d’une certaine quantité d’obli-« gâtions ».
- À un actionnaire qui s’étonnait, malgré tout de ce mode de procéder, les 'dispositions du marché, à son avis, pouvant être aussi favorables plus
- tard, le président a bien voulu répondre que intérêts pour intérêts, les charges étaient les mêmes pendant la période intercalaire, puisque les actions touchaient un intérêt de 4 % ; que d’ailleurs ces obligations ne seraient émises qu’au fur et à mesure des besoins; et finalement que la' maxime de La Fontaine : « on ne peut contenter tout le monde et son père » étant toujours vrai, le Conseil avait fait pour le mieux, parce que certains actionnaires conseillaient de faire appel aux millions disponibles et d’autres proposaient de faire comme le Conseil l’avait décidé. La réponse est humoristique, mais la question demeure tout entière.
- On parle d’un intérêt de 3 3/4 % , mais à quel taux se fera l’émission, et qu’elles seront les charges d’ainortisse ment tant des obligations que de la prime à l’émission. Quelle part restera aux mains des établissements émetteurs qui garantiront la souscription, « à moins, a dit encore le président aux actionnaires présents « que quelques-uns d’entre vous ne souscrivent; la <c totalité de ccs obligations », Le compte rendu de l’assemblée ne dit pas si les actionnaires ont goûté toute la saveur de celte offre,mais il nous semble qu’ils ont dû être peu satisfaits de ces explications. Une Société qui a pour elle les faveurs du public ou tout au moins de la Bourse puisque ses actions de francs sont actuellement cotées aux environs de 416 francs, une situation du marché qui autorise à tout tenter, le Conseil le juge ainsi, voilà plus qu’il n’en fallait pour offrir directement au public des titres au-dessus du pair avec droit de préférence pour les anciens actionnaires. Mais le conseil s’est heurté là évidemment à de grosses difficultés, tant pour la détermination de la valeur de ccs nouveaux titres que pour leur assimilation aux anciens. La Bourse a trop vile escompté l’avenir et les cours qu’elle soutient ne correspondent pas à la valeur réelle de l’action qui ne louche qu’un très faillie intérêt et dont la plus-value ne trouve pas de contre-partie dans des réserves qui n’existent pas.
- D’autre part, les plus gros détenteurs actuels des titres sont les anciens secteurs qui ont pu jusqu’à présent souscrire en utilisant leurs réserves; mais ils ne pouvaient consentir à augmenter leur participation qu’aux conditions de la seconde émission, ce
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- qui risquait de faire effondrer les cours actuels. La Compagnie parisienne n'avait donc pas d’autre alternative que de gager un emprunt d’obligations sur son actif immobilier. Voilà peut-être ce que le président n’a pas voulu dire et qu’il a esquivé de dire en invoquant spirituellement notre bon La Fontaine.
- Les inondations, aux dires de M. Richemond, n’ont pas eu les conséquences fâcheuses qu’on pouvait prévoir; l’organisation même des sous-stations de la Compagnie parisienne a permis de venir en aide aux usines inondées et partiellement arrêtées, les efforts et l'énergie des employés des secteurs ont aussi beaucoup diminué l'interruption. Nous voudrions que ceci fût vrai pour tous les secteurs, mais en vérité, nous n’y pouvons souscrire, quand nous savons certains quartiers de Paris encore totalement dépourvus de lumière et de force et pour un délai indéterminé.
- En notant le cours actuel du Central Électrique duNord à 47 fr. 5o et celui de l’Union des Tramways à 20 francs, nous ne pouvons que rappeler les difficultés auxquelles se sont heurtées ces deux Sociétés dans la mise en exploitation de l’Energie Electrique du Nord de la France et de l'Electrique Lille-Roubaix-Tourcoing. La majeure partie de l’actif du Central est constitué par les titres de ces deux Sociétés ; l’Union des Tramways y est également intéressé. Mais tout en reconnaissant leurs efforts pour étendre autour de Lille, puis à Roubaix et a Tourcoing, la distribution de l’énergie électrique sous toutes scs formes, on 11e peut s’empêcher de se demander si le désir d’absorber la clientèle à tout prix n’a pas contribué à créer la situation actuelle. L’une et l’autre société convoque leurs actionnaires en assemblée générale extraordinaire, à l'effet de soumettre à leurs votes des propositions de réduction et d'augmentation de capital.
- Pour le Central Electrique, un groupe industriel français entrerait dans l'affaire et se proposerait de porter le capital successivement à 10 millions de francs. En meme temps, les parts de fondateurs seraient portées de 5oooo, à ioo. 000, leur nombre ne pouvant plus être augmenté; une augmentation immédiate de 2 millions aurait lieu aussitôt après l’assemblée et serait prise ferme. Mais le nouveau groupe élargiraitle eadredel’activiié sociale en aidant non seulement au développement des entreprises actuelles, mais en participant à d’autres industries productrices de force motrice et d’éclairage actuellement exploitées en France. Pour qui connaît les
- attaches d un certain groupe français au Central et à l’Energie Electrique du Nord, cette participation à d’autres industries peut offrir quelques clartés.
- Quant à l’Union des Tramways, qui n’a pu au début de 1909 réaliser ses projets, elle espère, de celte réorganisation, tirer profit pour elle-même L'ordre du jour de l'assemblée générale extraordinaire comporte la suppression de toute expression de valeur aux actions de capital, sans porter atteinte à leurs droits statutaires, l'augmentation du capital par l’émission d’actions privilégiées, la création départs de fondateurs. On ne peut s’empêcher de regretter, à la nouvelle de ccs « accrocs » iinancievs, que l’expérience de la Compagnie générale de traction n’ait servi de rien,pas plus aux créateurs de ces affaires qu’à leurs actionnaires.
- La Banque Brun de Saint-Etienne donne, dans sa dernière circulaire, quelques nouvelles de la construction des chemins de fer départementaux de la Ilaute-Yienne. Ils ont été concédés à la Société d’Ejilrepriscs électriques cl industrielles qui construit à Eymou-tiers, dans la Haute-Vienne,un barrage et une usine hydraulique. Le canal d’amenée, qui comprend trois souterrains, sera terminé en avril et fusiiie génératrice, d’après les prévisions de MM. Giros et Loucheur entrepreneurs généraux, serait livrée en octobre. Les voies sont en cours de construction,ainsi que la pose de lalignede t rolley à suspension caténaire du système breveté Giros et Loucheur; le courant sera monophasé à haute tension, à la fréquence de 1 j périodes.
- L’allure des cours du Cuivre déconcerte, parait-il, les professionnels! La statistique des producteurs américains annonce, en effet, des augmentations du stock, au lieu des réductions escomptées, et malgré une certaine reprise delà consommation, notamment eu Angleterre, les cours du métal sont en baisse. On donne maintenant les statistiques complètes de la production de la Russie au cours de 1909 : elles accusent une plus-value de 1 6f»o tonnes par rapport à la production de 1908,soit un pourcentage de 10,%• de plus eu plus la spéculation devra tenir compte de ce facteur indéterminé dans la production mondiale qui risque de fausser toutes scs prévisions.
- Le Rio Tinto a subi le contre-coup de la surprise du marché aux nouvelles ci-dessus ; il est descendu de 1 9f>5 à 1 988, mais a repris quelque avance à l’annonce du dividende de 80 shellings et a clôturé à 1 9'i8 en fin de semaine. Le dividende de 1909 ressort ainsi à 3 «G contre 2 £ U) sh. en 1908 et 4 £ 7 sh. en 1907. Le Boleo proposera le même dividende de ïo francs qu’eu 1908.
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- En Allemagne, les valeurs des groupes électriques persistent en fermeté, et au premier rang l’action de la Société allemande d’Elcctricité d’outre-Mer, qui a réalisé de très belles recettes à Ruenos-Âyres dans son exploitation de lumière et force motrice. Le 17 mars a eu lieu, à Berlin, la souscription publique a 900 000 livres sterling en obligations 5 % hypothécaires de la Victoria Falle und Transvaal Kraft CJ, remboursables à 110 %, émises à ioi %. L’Allgcmeinc Elektricitats-Gesellschaft se trouve
- très intéressée avccA d’autres sociétés d’électricité allemandes dans cette entreprise, et son patronage a donné aux titres une incontestable valeur.
- L’Energie Electrique du nord de la France augmenterait d’une part son capital actions de 4 Sooooofr. à 7 000 000 par l’émission de 10 000 actions de a5o francs l’une, et d’autre part son capital obligations qui serait porté à 10 millions par- la création de i3 750 obligations nouvelles de 5oo francs au taux de 4 t/a, émises à 480 francs. D. F.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — D’après VUsine, la Compagnie des Chemins de fer de l’Est va commander prochainement i5o wagons de 4<> tonnes.
- Seine. — Le Conseil General a donné un avis favorable à la demande émanant de la Compagnie des tramways de Paris et du département de la Seine et de la Compagnie des tramways électriques Nord-Parisien, suivant laquelle la première absorberait la seconde, ainsi que la Compagnie des tramways mécaniques des environs de Paris et la Compagnie du tramway à vapeur de Paris à Saint-Germain Le capital de l’entreprise serait d’environ 40 millions.
- Corse. — Une enquête d’utilité publique a été ordonnée en vue de l’établissement d'un chemin de fer de Ghisonaccia k Bonifacio.
- Loiç^iît-Cher. — Les avant-projets des cinq lignes ci-après ont été transmis au ministère des Travaux publics pour la déclaration d’utilité publique : Oucqucs à Chà-teaudun, Blois à Àmboise, Blois à Bcaugency et à Cléry. Contres à Selles-sur-Cher, Montiîs à Contres.
- Nord. — Par décret du 10 mars 1910, est déclarée d’utilité publique l’extension et la modification du réseau de tramways de Cambrai et de sa banlieue.
- Nièvre. — La Chambre de commerce de Nevcrs a approuvé le projet concernant la ligne de Cosne-sur-Loire à Saint-Sauveur. Celle section, destinée à relier le chemin de fer de P.-L.-M. d’Auxerre à Gien avec la ligne du Bourbonnais^ Paris, sera construite et exploitée par le département de la Nièvre, suivant conventions passées avec le département de PYonne.
- La longueur de la ligne à construire est de i9km,900
- dont 4 439m,5o dans la Nièvre et i5 46om dans l’Yonne.
- Le total de la dépense est évalué à 1 600 000 francs, dont 355 o33 francs pour la part de la Nièvre et 1 244 967 francs pour la part de l’Yonne. L’exploitation sera concédée à la Société générale des chemins de fer économiques, déjà concessionnaire du tronçon de Cosne à Saint-Amand.
- Ardennes. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement du prolongement, jusqu’à la frontière belge, du chemin de fer d’intérêt local de Monlhermé-Est à Hautes-Rivières. Le capital de premier établissement est fixé à 449 000 francs. La concession a été accordée à la Société anonyme des chemins de fer départementaux des Ardennes.
- Aube. — Le ministre des Travaux publics a déposé le 27 février, un projet de loi ayant pour objet de déclarer d'utilité publique, l’établissement dans le département de l’Yonne et de l’Aube, d’un réseau de chemins de fer d’intérêt local.
- Charente-Ini-icrieure.— Le 27 février, un projet de loi a été déposé par le ministre des Travaux publics, tendant à déclarer d’utilité publique, l’établissement d’une ligne de chemin de fer, de Saintes à Burie.
- Belgique. — La Compagnie des Tramways bruxellois a demandé la concession d’une ligne de tramways reliant la place Liedts à la rue Royale par la rue du Palais.
- Espagne. — La Société des Tramways de Valladolid a été autorisée à installer la traction électrique snr tout son réseau de tramways.
- Allemagne. — L’Administration centrale des chemins de fer a passé aux usines habituelles la commande de 484 locomotives pour la communauté de chemins de fer Prussienne-IIessoise et de 14 locomotives pour les che-
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- 26 Mars 1910.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 415
- nains de fer de l/Empire. Les livraisons devront être terminées le 3i mars 1911.
- Bri^sil. — If est question de la prochaine constitution d’un Syndicat qui aurait pour but la réalisation au Sud du Brésil, au moyen de la jonction, du développement et de l’unification de lignes déjà existantes, d’un vaste réseau de voies ferrées. Ce réseau mettrait les villes de Rio de Janeiro et de Sào Paulo en communication directe avec Montevideo et Buenos-Aires, et s’étendrait sur les Etats de Sào Paulo, de Paranà, de Santa-Caiha-rina et de Rio Grande do Sul.
- Hollande. —M. Zeurcher a demandé une concession pour Rétablissement et l’exploitation d’un tramway électrique entre Hilversum et Nieuwersluis.
- Le conseil municipal de Bréda a reçu une demande de concession de MM. J. Presse et Cie pour la construction d’un tramway électrique dans cette ville.
- Russie. — Le Conseil municipal de Poltava est en négociations avec plusieurs firmes pour la construction d’un réseau de tramways.
- ÉCLAIRAGE
- Espagne. — Le Conseil municipal de Madrid étudie le rapport de la commission relatif à une entente économique avec la Coopérative électrique de Madrid. D’après ce rapport, la Coopérative paierait à la municipalité une redevance de 20 000 pesetas pour le réseau de distribution, soit 10 000 pesetas de plus que ne paie la Compagnie madrilène du gaz dont le traité avec la Ville finit en 1914, plus 85 000 pesetas pour les accès, soit encore 10000 pesetas de plus que l’entreprise du gaz.
- La Coopérative s’engage à livrer au puMic le courant électrique avec un rabais de 40 % sur le tarif des compagnies actuelles d’électricité et, après soixante années d’exploitation, elle abandonnera à la municipalité tout le réseau avec les usines qui la desserviront.
- Si le Conseil municipal de Madrid adopte les conclusions de sa commission, cette décision aura une grande répercussion sur l’ensemble des compagnies madrilènes d’éclairage par le gaz ou par l’éleclricité, dont deux d’entre elles intéressent particulièrement le marché français.
- Russie. — Le Conseil municipal de Piatigorsk a reçu de la maison L. P. Tifcz une demande de concession de trente-sept années pour l’éclairage électrique ; l’offre faite par la Société Siemens et Halske n'ayant pas été acceptée à cause des conditions trop peu avantageuses.
- La Société Erickson a obtenu l’installation de l’éclairage électrique dans les états de Romaninsk (Caucase).
- Japon. — La Compagnie d’éclairage électrique de Tokyo aurait groupé récemment les sociétés similaires de la région pour ne former qu’une seule entreprise au capital de 65 millions de francs. D’importants travaux seraient entrepris pour la construction et l’installation d’une usine hydro-électrique de 5o 000 chevaux.
- DIVERS
- France. — Nous donnons ci-dessous la statistique comparative des recettes des chemins de fer français pour les années 1908 et 1909, le nombre de kilomètres exploités et le produit par jour kilomètre.
- Tableau 1
- DESIGNATION
- LONGUEUR EN KILOMETRES
- France et Algérie
- Etal (ancien réseau (2.967)......
- Etat Ouest (réseau racheté) (5 902)
- Etat algérien (968)..............
- Nord (3 775).....................
- Lyon (9 53o).....................
- Id. algériens (5i3).... ........
- Orléans (7 421). ................
- Est (5 004)......................
- Midi (3 880......................
- Médoc (io3)......................
- Bône*Guelma (1 654).........
- Caen à la mer (28)...............
- Est-Algérien (952)...............
- Ouest-Algérien (29O).............
- Sud-Ouest (285)..................
- Saône-et-Loire (192).............
- RECETTE BRUTE
- EPOQUE
- i inv. 1 jnv. 1 jnv*
- 1 jnv, 1 jnv. jnv. jnv. jnv. jnv. jnv. j iiv. i Inv. r jnv. 1 jnv. 1 jnv. 1 jnv.
- -3i déc. -3i déc. -3i déc. -3i déc. -3i déc. -3i déc. -3i déc. ~3i déc. -3l déc. -3i déc. -3i déc. *23 déc. -3i déc. -3i déc. -20 déc. -3i déc.
- 1909
- 1908
- francs
- 60 087 200 2T0 o38 000 6 672 606 27a 923 000 520 11C 000 i3 922 000 278 780 i36 2.37 737 000 129 33i 000 1 463 5o6 17 957 169 414 222 11 44* 997 4 463 690 1 006 986
- 454 15(j
- 58 394 212 741
- 7 593 270 363 5l2 iiO i3 581 273 537 227 .137 127 788
- 1 486 16 796 417 10 307
- 4 670
- 993
- 43o
- 900 000 iG5 000 000 000 o5i 000 000 415 oo5 2q5
- O1?
- 640
- 552
- 907
- PRODUIT PAR JOUR- KILOMÈTRE
- I9°9 1908
- . - ——
- francs
- 55 54
- oS 98
- 19 21
- 200 196
- i5o 147
- 74 72
- io3 101
- i3o 124
- 9i 90
- 39 39
- 3o 3o
- 41 42
- 33 3o
- 41 43
- 10 10
- G <»_
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- 416
- LA LUMIÈRE
- NOUVELLES SOCIÉTÉS
- Société des tramways électriques de Pêruwelz et extensions. —, Constituée le 28 janvier 1910. — Capital : 1 000 000 fr. —' Siège social : Bruxelles.
- Energie électrique de l’Azergues. — Constituée le 14 mars 1910. — Capital : 1 5oo 000 francs. — Siège social :
- I. 23, rue de Créqui, Lyon.
- Société d'électricité Oraison-Forcaiquier. — Constituée le 14 mars 1910. — Capital : 540000 francs. — Siège social : Barcelonnette (Basses-Alpes).
- Compagnie générale d'électricité du Sud-Espagne. — Constituée le 14 mars 1910. — Capital : 6 000000 francs. — Siège social : 3, rue Rossini, Paris.
- Société générale de canalisations électriques. — Durée : 5o ans. — Capital: i5o000 francs. — Siège social : 65, rue Demours, Paris.
- Société des forces électriques de la Saine. — Durée : 3o ans. — Capital : i5oooo francs, — Siège social: Planche s-en-Montagne (Jura).
- Compagnie des convertisseurs Stigier-der-Faria. — Durée : 20 ans. —Capital : 3oo 000 francs. — Siège social :
- II, rue du Havre, Paris.
- CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES
- Société des tramways électriques de Lille et de sa banlieue. — Le 8 avril, 5o, rue de Lisbonne, à Paris.
- Le Centrai Electrique du Nord. — Le 29 mars, à Bruxelles.
- Société anonyme des tramways de Barcelone. — Le 6 avril, 48;, rue de Naples, à Ixelles-Bruxelles.
- Société du chemin de fer électrique d'Osiende-Blanken-berghe et extensions, — Le 7 avril, 91, rue de l’Enseignement, à Brtfxelles.
- Société anonyme des’tramways de Varsovie, — Le 6 avril, 54, rue de Namur, à Bruxelles.
- Sociétéjtnonyme des tramways d'Astrakhan. — Le 6 avril, gi, rue de l’Enseignement, à Bruxelles.
- Société franco- beige pour les applications de l'électricité. — Le 3o'mars,-à'Bruxèlles.
- Compagnie des tramways électriques de Béziers et extensions- — Le 5 avril, à Paris.
- Société générale de tramways électriques en Espagne. — Le 5 avril, à Bruxelles.
- Compagnie du chemin de fer de Mamers à Saint-Calais. — Le 5 avril, au Mans (Sarthe).
- Société d’électricité de Strasbourg. —• Le 8 avril, à Strasbourg.
- Compagnie des roulements à billes D. W. F.— Le 11 avril, 35, boulevard de Strasbourg, à Paris.
- Compagnie madrilène de traction électrique. — Le i3 avril, à Madrid.
- x
- ÉLECTRIQUE T. IX (2e Série). — N» 13.
- Compagnie des chemins de fer Madrid, Sara gosse 'et Alicante Le i5 mai, 2, Pacifico, à Madrid.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- Le 3i mars, à la mairie de Veules-ies-Roses (Pas-de-Calais), installation de l’éclairage électrique (voir annonces diverses).
- Le 21 avril, à la chefferie du génie de Paris-Nord, 104, rue de Grenelle, à Paris, installation de l’éclairàge à l’électricité dans la caserne eu construction à la porté de Clignancourt à Paris, 20000 franes. Production des pièces le 3 avril au plus tard.
- Belgique
- Le 3o mars, à 11 heures, à la Société Nationale des chemins de fer vicinaux, à Bruxelles, rue de la Science, 14; fourniture de 5 lots composés chacun de 3o wagons à à haussettes et de 2 lots composés chacun de 20 wagons fermés pour voie de im; cahier des charges : 1 franc-Soumissions recommandées le 28 mars.
- Allemagne
- Le 6 avril, à la Bauinspektion für Zollaussehlussge-bief und Holzhafen, Brême, fourniture de deux cabestans électriques;— le 12 avril, fourniture de 6 grues roulantes électriques.
- Prochainement, à l'administration de.la ville, à Grau denz, travaux d’extension aux installations . électriques, 190000 marks. . ’ . : x.
- Prochainement, à l’administration communale, Ostho-fen (Hesse), établissement d’une centrale'électrique.
- Prochainement, à l’administration de la ville,,à Ilamme-eu-W, transformation des installations électriques, 100,000 marks.
- Autriche-Hongrie
- Le 3o mars, aux chemins de fer de l’Etat autrichien, ligne du Nord, à Vienne, fourniture de nombreuses installations mécaniques d’atelier, machines-outils, etc.
- Le 2 avril, à l’administration des postes, à Vienne, fourniture de 6q5 000 isolateurs de divers types.
- Prochainement à l’administration de la ville à Patzau (Bohême), établissement d’une usine d’électricité.
- Italie
- Le 10 avril, aux chemins de fer de l’Etat italien, à Rome, fourniture d’une machine a plier les feuilles de ressorts pour l’atelier de Rimini.
- Le 17 avril, aux chemins de fer de l’Etal Italien à Rome, fourniture de 17 tours parallèles, un grand, 10 moyens et 6 petits.
- Le Gérant : J.-P. Nouet.
- PA BIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE- 17
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- La Lumière Électrique
- TABLE DES MATIÈRES
- TOME IX (2“ Série)
- 1er Trimestre 1910
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- Tables du Tome IX (T Série)
- La Table des matières trimestrielles de la Lumière Électrique est éditée, à partir de maintenant, en fascicule séparé, en raison du développement qui lui a été donné. La Lumière Électrique se propose, en effet, de signaler, aussi complètement que possible, tous les articles intéressants, publiés dans la presse étrangère, de sorte que la table des matières de cette Revue constituera, en quelque sorte, la table des matières générales des publications électrotechniques frcinçaises et étrangères.
- Au point de vue cle. la disposition matérielle, la table par noms d’auteurs correspond aux recherches rapides, et la table méthodique des matières aux recherches complètes. Dans cette dernière, on a conservé, pour les travaux étrangers, la référence directe aux publications originales.
- Les articles dont les titres sont suivis d’un résumé très sommaire, sont ceux dont la Lumière Électrique a publié des extraits importants. Ceux dont le titre seul est indiqué, ont été simplement signalés, en quelques lignes, dans le texte de la Revue.
- Enfin, l’ordre alphabétique a été adopté d’une manière aussi générale que possible, en raison de sa commodité. Par suite, dans la table méthodique, les matières sont rangées selon l'ordre suivant :
- Applications mécaniques.
- Bibliographie
- Divers.
- Eclairage électrique.
- Electrochimie et électrométallurgie. Eléments primaires et Accumula teurs. Législation et Contentieux.
- Machines.
- Mesures.
- Télégraphie et Téléphonie.
- Télégraphie et téléphonie sans fil.
- Théories et généralité?.
- Traction. ,
- Transmission et Distribution.
- Usinés génératrices.
- Renseignements économiques et commerciaux.
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- TABLE METHODIQUE DES MATIÈRES
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- APPLICATIONS DIVEHSES
- L’application de l’électricité à la commande des pétrins mécaniques. — Discussion technique et économique. — Bulletin de la Chambre syndicale des forces hydrauliques, etc., janvier 1910.. 246
- Enquête de M. A. Ticier.
- Difïérents types de pétrins mécaniques. Conditions de fonctionnement des pétrins commandés électriquement. Diagramme et tableau de consommation. Prix de l’énergie électrique.
- Machine électrique destinée à préparer les rouleaux pour instruments de musique mécaniques.— Electrical World, 20 janvier 1910.. 3o8
- Section des ingénieurs de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (Boston, 29 et 3o décembre). Communication de M. J.-F.Kelly.
- L’électricité appliquée au tissage. — Electrical Review, 17 décembre 1909.............. 20
- Expériences comparatives faites à Vetschau (Allemagne) .
- Soufflerie d’orgue a commande électrique.
- Engineering, 14 janvier et Electrical Review and Western
- Electrician, 8 janvier 1910.................... if2
- Appareil dit « Rotasplière ». Variations de régime par le frottement d’un hémisphère d’aluminium contre la jante d’une roue de bicyclette.
- Soufflei'ie pour orgue, système Discus. —
- Engineering, 21 janvier 1910..... .......... 3io
- Booster hydro-électrique. — Revue Industrielle, i3 novembre 1909........................... 92
- Application faite, à Darlington, de l’électricité pour le service d’une usine élévatoire hydraulique, pour assurer la distribution dans le quartier de Harrogate-Hill.
- LEVAGE
- Grue de quai à commande électrique. — Engineering, 7 janvier 1910..................... 141
- Description et vues schématiques. Disposition spéciale du système de poulies.
- MACHINES OUTILS
- Machines outils commandées électriquement (Suite et fin). — A. Cornet............ 74, io5
- Machines à centrer, à rectifier, à meuler... 74
- Machines à meuler, à polir, à affûter, presses à emboutir ou à poinçonner..................... io5
- L’énergie électrique dans les aciéries. — R. Tsehentcher. — Proceedings American Fnstitute of Electrical Engineers, septembre 1909.......... 81
- Agencement de la première aciérie américaine possédant une installation électrique importante (usine de l’Illinois Steel C°).
- Dispositif d’inversion automatique pour raboteuses à commande électrique. —Engineering, 3i décembre 1909............................. 83
- Les appareils de contrôle pour moteurs de laminoirs. — T. Kenderson, — Proceedings American Institule of Electrical Engineers, septembre 190g.
- Installations de la grande usine de Gary. Schéma du mécanisme................................ 11G
- Système Lancashire d’entraînement électrique des raboteuses• et machines-outils à
- mouvement alternatif. — The Electrician, 18 février 1910.................................... 402
- Perceuse électrique mobile a adhérence magnétique. — Le Génie civil, i5 janvier 1910... 2i3
- Description et coupe schématique.
- MINES
- L’électricité dans les mines; le point de vue des mineurs. — Th. Burt. — Circulaire mensuelle de l’Association des mineurs du Norlhumberland, novembre 1909................................ 20
- Les câbles électriques dans les xîilnes. —
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- 2
- P. Simpson. — Elecirical Engineering, 6 janvier 1910......................................... 237
- PROPULSION DES NAVIRES
- La propulsion électrique abord des navires. I. Généralités. — A. Mavor. — Communication à VInstitution of Civil Engineers, 7 décembre 1909. Reproduite par l’Engineering, 10 décembre 1909... . 18
- Principe des moteurs spéciaux nécessités par les conditions relatives aux changements de vitesse et de sens: Moteur « Spinner » ; Moteur multiple.
- II. — Le système Bailey. — Revue de Mécanique, 3o novembre 1909............................. 18
- Rappel du système P. Durtnall, du système Siemens. Description et schéma du système Bailey.
- Application de l’électricité a la propulsion des navires. — R. Emmet. — Communication au . 170 Congrès général de la Society of Naval Architects and Marine Engineers, New-York, 18 et ig novembre I9°9............................................. 117
- L’application de l’électricité à la propulsion des navires. —J. Oram (vice-amiral). —Communication à la Junior Institution- of Engineers ; reproduite par The Electrician, 26 novembre 1909. .,... 213
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité complet d’analyse chimique appliquée aux essais industriels. Tome second, deuxième fascicule. —Sucre de betterave. Sucre de canne. Amidon et fécule. Dextrine. Glucose. Documents officiels concernant les produits alimentaires sucrés, par Post et Neumann, traduit et augmenté par Pellet et Chenu. — 1 volume iu-8°jésus de 3oo pages avec 120 figures. — A. Hermann et fils, éditeur, Prix : relié, 8 francs i................................ 56
- Manuel pratique du monteur-électricien, par J. Laffargue et L. Jumau. — 1 volume in-8° couronne de 1008 pages avec 926 figures. — Bernard Tionol, éditeur, Paris. — Prix, relié : 10 francs. 121
- Tables numériques pour l’électricité, par H. Duculot. — Brochure in-16 de 96 pages. — Béranger, éditeur, Paris et Liège. — Prix : 2 francs.. . . 121
- Die mechanische Beanspruchung raschlau-fender Magnetràder (Turbogeneratoren). — Ch.-A. Werner. — 1 volume in-8° carré de g5 pages avec 47 figures. — Wiliiem Knapp, éditeurs, Halle a. Saale. — Prix : broché, 4 m. 5o........... i43
- Leçons d’Electrotechnique générale. Tome II, par L. Janet, (3e édition). — Gautiiier-Villars, éditeur. — Prix : i3 francs............... 3i2
- La théorie des courants alternatifs. Tome II.—A. Russe!. —Traduit de l’Anglais par G. Selig-man Lui. — 1 volume in-8° raisin de 551 pages avec
- 209 figures. — Gautiiier-Villars, éditeur,Paris. —Prix : broché, 18 francs............................ 3i2
- L’année électrique, êlectrothèrapique et radiographique (10e année), parle DrFoveau de Cour-melles. — 1 volume in-120 de 370 pages. — Ch. Béranger, éditeur, Paris. —Prix: broché, 4 fr..... 3i3
- Cours de mécanique appliquée aux machines (5e fascicule, 2e édition). -—J. Boulvin. — 1 volume in-8° raisin de 566 pages, avec 438 figures et 12 planches. — L. Geisler,éditeur, Paris.— Prix : broché, 15 francs. 346
- Notes et formules de l’ingénieur (16e édition), par Ch. Vigreux et Ch. Milandre. — 1 volume in-8° couronne de 2 000 pages avec 1 5oo figures- — L. Geisler, éditeur, Paris. — Prix : cartonné: 12 fr, 5o. 347
- Das radiotelegraphische JPraktikum an der Technischen Hochschule in DarmstadtfLa pratique radiotélégraphique à l’Ecole technique supérieure de Darmstadt). Rédigé par H. Rein, d’après le cours du professeur K. Wirtz. — 1 volume in-8° carré de 91 pages avec 71 figures dans le texte et 18 figures hors texte. — Julius Springer, éditeur, Berlin. Prix : broché, 3 marks.,. ................... 38o
- La soudure autogène des métaux.— S. Ra-gno, professeur à l’Ecole Polytechnique de Naples. —
- 1 volume in-8° carré de go pages avec 18 figures. — H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, Paris. —Prix : broché,
- 2 fr. 5o.. .................................. 4<>6
- DIVERS
- x enseignement technique
- Le problème de T enseignement technique en France et à l’étranger (suite et fin).— J. Rey val. — Université de Gand (fin)............. 12
- Institut Electrotechnique de l’Ecole Supérieure de
- Dantzig................1........................ 12
- Le laboratoire populaire d’électricité de Bruxelles....................................... 135
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- 3
- L'enseignement technique en France....... 363
- Projets de lois: Le projet Astier. Le projet
- Dron.............................. 365, 367
- Statistiques relatives aux écoles supé~ rieures techniques en Autriche — Voir Statistiques.
- Fondation Monteûore Levi................. 186
- EXPOSITIONS
- L’exposition de la Société anglaise de Physique. — Engineering, 17 décembre 1909.......... 20
- INDUSTRIE EN GENERAL
- De l’influènce des ingénieurs sur les affaires publiques. — Engineering, 5 novembre 1909. . .. 276
- Cet article expose les idées qui se font jour outre-Manche, Standards Commitlee.
- Les tendances actuelles de l’industrie électrique. —G. Kapp....................... i5, 121
- Voir aussi: Machines, Traction, Electrochimie.
- Comparaison entre l’industrie électrique en Allemagne et en Angleterre. — Communication et discussion à la séance de Y Institution of Elec-tricol Engineers du 9 décembre 1909; reproduite par l'Engineering, 17 décembre 1909..........20, 278
- Rapport sur les méthodes et les procédés de l’industrie électrique allemande, présenté par MM. L.-J. Lepine et A.-R. Stelling à l’Institution of Electrical Engineers.
- QUESTIONS DIVERSES
- L’inondation et les installations électriques pai'isiennes. — R. Chassériaud......i63, 208, 394
- Les dégâts. Les remèdes.
- Courants électriques produits parles arbres, la terre et l’eau. — Crommelin. — Note à la Société des ingénieurs civils de France, 1909.......... 273
- L'auteur a fait des expériences.curieuses sur des hêtres, des peupliers, des rivières, etc.
- Le refroidissement électrique dans l’industrie alimentaire.—X. Lloyd. — Electrical World 6 janvier 1910............................. U6
- Les usages industriels de l’oxygène et son prix de revient. — D’après G. Claude...... 381
- L’électricité danslesnouveauxbureaux de la Maison Blanche à Washington. —W.Fawiett.
- Electrical Iteview and Western Electricien, iCI' janvier 1910................................ 119
- CONGRÈS
- Le 13a Congrès de l’Association électro-
- technique italienne, septembre 1909. — Elettricista. Ier novembre 1909.............:.......................... 238
- STATISTIQUES
- Statistiques relatives aux écoles supérieures techniques en Autriche. — Zeitschrift des Osten. Ingénieur und Architektenvereines, 28 janvier 1910. 239
- Statistiques relatives aux télégraphes et aux téléphones...................................... 20
- Statistique des usines d’électricité allemandes au 1er avril 1909.......................... 281
- NÉCROLOGIE
- Hippolyte Fontaine.. .......................... 3/l7
- Frédéric Kohlraush............................ 3/|<8
- CORRESPONDANCE
- G. Vallauri.................................... i/+3
- G. Michaux.................................... 27/,
- G. Sartori...................................... 3i3
- Listes des volumes reçus. 57, 3r3, 347,380, 40G
- Listes de brevets......................... 310
- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- GÉNÉRALITÉS
- L’éclairage moderne. — G. Kennard. — Post Office Electrical Engineers Journal, octobre 1909.. 67
- Discussion comparative de l’éclairage électrique,
- et de l’éclairage au gaz. Eclairage direct et indirect. Tableaux et diagrammes. Point de vue économique.
- Les procédés modernes d’éclairage,—L. Gas-ter.— Communication à la Royal Society of Arts, février
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- 4 —
- ét mars 1909; reproduite par The Electriciàn, 16 novembre et 3 décembre 1909... ... *....... i38
- Les progrès de l’industrie de l’éclairage en Europe. “Th. Owens. <— Communication ail 3° Congrès annuel de l’Illuminating Engineering Society. New Yorkja;, 28, 29 septembre 1909, reproduite par The Illu-miàating Engineer (Londres), janvier 1910... 112
- Quelques notes sur l’éclairage des maga sins et des ateliers. — S. Dow. — The Illumina-ting Engineer (New-York), janvier 1910........ n3
- Solution du problème de l’éclairage des magasins de confection.-- A. Gurney. — The Illumi-nating Engineer (New-York), janvier 1910.,... 113
- La hauteur la plus favorable pour les lampes d*éclairage public. — J. Sumec. — Eleldrotechnik und Maschinenbau, 2 janvier 1910..... 270
- Relation entre l’éclairage des rues et la circulation nocturne. — M. Connelly. — The Illu-minating Engineer (New-York), janvier 1910... 139
- L’éclairage de la ville de Saint-Louis. — B. Tiedeman. “ The Illuminating Engineer (New-York), janvier 1910........................... n3
- L’éclairage publie de la ville de New- York. — Th. Owens. — Electrical Review and Western Elec-trician, Ier janvier 1910.................... i38
- Les dangers d’incendie par rupture de lampes à incandescence. — Electrical Engineering, 6 janvier 1910........................... 237
- LAMPES A AUC
- L’emploi des substances électrolytiques cûmme électrodes de lampes à arc (suite et fin).
- —- I. Ladoff............ ............ 7, 38, 72
- Etude des différents brevets, par ordre chronologique :
- L’électrode de magnétite ; crayon Siemens ; expériences de l’auteur; critique de l’électrode de magné-
- titc ; aspects photographiques de l'arc.... 7
- Relations entre la longueur d’arc, le voltage, l’intensité et la consommation. Diagrammes. Courbes d’éclairement. Différents aspects de l’arc et représentation des chutes de potentiel............ 38
- Les brevets les plus récents. Vues en coupe do différents types d’électrodes................. 72
- L’arc électrique êiccitè entre électrodes métalliques. — G. oady et W. Vinal.—> American
- Journal of Science et The Electriciàn, 3 déoembre 1909..................'.................... i38
- Force contre-èiectromotrice de l’arc électrique. — D. Child—Physical Revie te et The Electri-cian, 3i décembre 1909...................... ai3
- Lampe à arc à charbons multiples. — Electrical Engineering, 6 janvier 1910................... 237
- Lampes à arc sans mécanisme. — Description de la Lampe Conta et renseignements divers sur cette lampe d’après M. R. Hopfelt.............3i4
- Une forme simple et universelle de lampe à arc autorègulatrice. — Bermbach. — The Illumi-nating Engineer, janvier 1910..................... 401
- Les progrès dans la construction des lampes à a Pc (Lampe Timar-Dreger). — W. Wedding.
- — Elehtrotechnische Zeitschrift, i3 janvier 1910,. 269
- Il y a deux paires horizontales de charbons ; le
- charbon supérieur de chaque paire est le charbon positif, il dépasse légèrement le charbon négatif pour dégager la lumière.
- LAMPES A INCANDESCENCE
- Recherches sur les lampes à filament métallique. — R. Lavender. —Communication à la section de Birmingham de l’Institution of Electrical Engineers; reproduite par The Electriciàn, 3 décembre 1909.. 2i3
- Lampes au tantale pour l’éclairage des navires. — A. Gradenwitz. — Electrical Review and Western Electriciàn, t5 janvier 1910.............. 180
- Lampe au tungstène avec support spécial.
- — G. Mills. — The Illuminating Engineer (New-York),
- janvier 1910................................. 138
- Lampes au tungstène a bas voltage pour enseignes et décoration. — S. Merrill. — Electrical Reyiew and Western Electriciàn, tcr janvier 1910.. 138
- PHOTOMÉTRÏE
- Le problème de la photomêtrie hétéro-chromatique. — S. Millar. — Communication au 3° Congrès annuel de l’Illuminating Engineering Society, New-York, 27, 28, 29 septembre 1909 ; reproduite par The Illuminating Engineer (Londres), janvier rgio.. .. i38
- Etude du rayonnement des lampes à incandescence a filament métallique. — Bèry et Ghèneveau. “ Rulletin de la Société internationale des EléCtrieièns, décembre 190g................ 112
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- Nouvelle méthode de mesure du rendement lumineûx.— C. Hutchlns. — The Electricien, a8 janvier 1910..................................... 401
- RAYONS ULTRAVIOLETS
- Etude de l’action des rayons ultraviolets sur les microbès. — P. Cernovodeanu et V. Henri. —
- Académie dès Sciences, séance du 3 janvier 1910, 80
- Action des rayons ultraviolets sur le vin en fermentation. — Maurain et YVarcoilier. —
- Académie des Sciences, séance du ^février 1910.. 3o4
- Mesure du temps nécessaire à l’arrêt de la fermen1-tation, selon l’épaisseur de la couche de liquide et l’éloignement delà source d’ultraviolet.
- RREVETS
- Lampe à arc dans laquelle l’avancement des électrodes est effectué au moyen des effets du courant qui se produisent au point de sup port. — M.-B, Duschnitz. — Publié le 12 octobre 1909........................................
- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÊTALLURGIE
- ACIDE NITRIQUE
- L’industrie de l'acide nitrique en Norvège.
- — S. Eyde. — Extrait d’une Communication à l’Asso-
- ciation des ingénieurs et architectes norvégiens (Aften-posten, i3 février 1909). •—Zeitschrift fur Electroçkemie, iet mars 1909.— La houille Blanche, sept. 1909.... 60
- Coup d’œil au point de vue économique sur les entreprises norvégiennes.
- L’oxydation de l’azote atmosphérique ; résumé des progrès réalisés depuis 1907 jusqu’au milieu de 1909. — F. Haber et A. Kcenig.
- — Zeitschrift fiir Ëlëktrochenüe, Ier janvier 1910.. 83
- Les usages industriels de F oxygène et son prix de revient. — Revue générale des Sciences, 3o novembre 1909............................ 38i
- Données économiques d’après M. G. Claude. chimie organique
- De la production de petites quantités d’aldéhyde formique dans l’oxydation de l’alcool éthylique par voie chimique, physique ou biologique. — B. Voisenet. —. Académie des Sciences, séance du 3 janvier 1910.................... 118,
- Contribution à l’étude de Fèlectrolyse du sucre dê raisin, de la glycérine et du glycol.
- — Wi Lob. Zeitschrift fiir Eleklrochemie, 1e1' janvier igto. -,....................,... ...... 83
- Le traitement de la viande par l’électricité.
- — C. Lincoln. — Communication au 3“ Congrès annuel
- de VAmerican Méat Packers’ Association, Chicago, 18 octobre 1909........ ......................... 83
- CONGRÈS, GÉNÉRALITÉS
- Le Congrès de F American Electrochemicaî
- Society (New-York, 28, 29 et 3o octobre 1909).— Elec-trochemical and Metallurgical Industry, décembre
- i9°9........•••••......................... 214
- Recherches relatives au bore. Dr E. Weintraubj Silundum. MM. A. Tucker, F. Kudlich et
- M. Hurnan................................. 3,4
- Arc au titane. M. S. Weedon............ 2i5
- Progrès réalisés dans l’analyse électrochi-
- mique. Dr E. Smith. ...................... 2j5
- Pertes aux électrodes dans les fours électriques. M. Hering décrit une nouvelle méthode pour la mesure des conductibilités moyennes calorifiques électriques...................... 215
- Acide perchlorique. M, Frank G. Mathers propose l’emploi des perchlorates comme bains de galvanisation................................ . 215
- Conductance pratique des électrolytes. M. W. Richards étudie l’influence des courants sinueux
- sur la conductibilité des électrolytes...... 216
- Affinage électrolytique du cuivre. M. W.-L. Spalding traite de la puissance requise dans l’affinage électrolytique du cuivre.............. 3Ig
- Alliages de fer et de cuivre. M. James
- Aston....................................... ai 6
- Garbure de calcium. M. Dekay Thompson. 217 Piles sèches. M. Lobridge montre qu’il serait désirable de posséder une pile sèche qui présente
- une résistance intérieure plus stable....... 2Iy
- Fusion électrique des minerais de fer. M. E.-R. Taylor propose un nouveau four destiné à
- Pélcctro-métallurgie du fer..................2I^
- Effet anodiqüE. Signalé par Bunsen dans l’élec-
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- 6
- trolyse des sels de calcium. MM. C. Frary et L. Bod-ger......................................... 217
- Electro-cémentation. M. Alfred Sang, de Paris, décrit un nouveau procédé pour la galvanisation du fer ou de l’acier par voie sèche............. ai8
- Les tendances actuelles de l’industrie électrique (électrochimie etélectrométallurgie). — G. Kapp. — ’liie Electrician, 19 novembre 1909........ 124
- Fours électriques pour l’acier. Fixation de l’azote atmosphérique. Application de l’électricité à l’agriculture.
- Création à Grenoble d’une station d’essais électrochimiques et êlectrométallurgiques. 280
- But et constitution de ce laboratoire.
- Electrolytes en courant alternatif dans un champ magnétique. — F. Piola. — Communication à l’Associazione elettrotecnica italiana, 28 septembre 1909................................. 397
- Quand la production de gaz est abondante on voit, qu moment où le champ s’établit, lejet se diviser en plusieurs, symétriquement disposés par rapport à la verticale et dans un plannormalau champ magnétique.
- MÉTALLURGIE
- L’aluminium. Ses conditions actuelles de production et ses applications industrielles, (fin). — P. Roland.......................... 229
- Point de vue économique; le mouvement d’expor-
- tation ; nombreux renseignements numériques puisés dans la communication de M. R. Pi ta val aux Ingénieurs civils 0 novembre 1909).
- Rapport de la Commission d’enquête instituée par le ministère du Commerce de Norvège au sujet de la production électro-métallurgique du ter et de l’acier. — Iron Trade Circular; Bulletin de la Chambre Syndicale des forces hydrauliques, etc. décembre 1909. Enquête faite à Essen (usines Krupp), à Domnarfvets et en Italie (procédés de M. Car-cano).................................. 144
- Données sur la consommation de courant, d’électrodes et de coke; les gaz d’échappement; la durée des fours.
- Sur la séparation du vanadium, du mo-, lybdène, du chrome, du nickel dans les aciers
- spèciaux. — E. Pozzi-Escot. — Académie des Sciences, séance du i3 décembre 1909....... 117
- Un nouveau procédé de galvanisation. — A. Rosenberg. —Communication à la Society of Arts.
- Engineering, 4 février 1910................ 402
- L’auteur emploie des mélanges secs de matières pulvérulentes qu’on applique sur la surface de l’objet en frottant à l’aide d’une brosse ou d’un linge mouillé.
- BREVETS
- Four électrique rotatif. — F.-A. Imbert. — Publié le 8 septembre 1909................... 55
- ÉLÉMENTS PRIMAIRES ET ACCUMULATEURS
- Les accumulateurs fer-nickel Edison. —Elec-trical World, 20 janvier 1910 et Electrician, 18 février 1910................................ 374
- La nature de la plaque positive a été modifiée ; divers perfectionnements destinés à augmenter la capacité et la durée ont été apportés.
- LÉGISLATION ET CONTENTIEUX
- La violation par un concessionnaire de son cahier des charges entraîne-t-elle la condamnation à des dommages-intérêts? — P. Bou-gault.... ........................... 84
- Projet de loi relatif aux usines hydrauliques établies sur les cours d’eau navigables et les canaux. — Rapport présenté à la Chambre de Commerce de Lyon, dans sa séance du 21 octobre 1909. —
- J. èoignet........................... 87
- Décret en date du 30 décembre 1009, modi-
- fiant le décret du 17 octobre 1907, organisant le Service du Contrôle des Distributions d’énergie électrique.................. 275
- Arrêté du 11 décembre 1909, modifiant l’arrêté du 3 avril 1908, organisant le contrôle des distributions d’énergie électrique dans le département des Pyrénées-Orientales................................. 27a
- Les lois de protection forestière en Italie (suite et fin). — P. Buffault....... .22, 57
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-
- MACHINES
- ALTERNATEURS
- Chronique des machines électriques : sur la valeur de F amortissement dans le couplage en
- parallèle des alternateurs. — C.-F. Guil-bert..................................355, 387
- Analyse et discussion d’une étude de M. F. Emde (Elektrolechnik und Maschinenbau, ai novembre 1909) ; calcul du couple en tenant compte des fuites.
- Réaction d’induit et compoundage d’alternateurs. — Dalèmont et Herdt. — Bulletin de la Société internationale des Electriciens, décembre 1909.
- Diagramme des flux; diagramme elliptique. On peut construire une ellipse qui permet de déterminer par une construction simple la tension aux bornes pour une valeur donnée du courant et du décalage. Principe du compoundage.............. 110
- BOBINAGES
- Calcul de l’enroulement d’une bobine. — E.-H. Weiss................................ 42
- Solution mathématique du problème. Cas de l'enroulement simple chevauché, de l’enroulement non chevauché et de l’enroulement avec couches isolantes interposées.
- Induction mutuelle entre phases. — J. Rezel-
- man.......................................... 99
- Expériences faites sur un turbo-alternateur triphasé de 4000 KV A à 4 pôles, 5o périodes, 1 5oo tours, 6600 volts entre phases, avec une nouvelle disposition spéciale des bobines extérieures.
- Sur l’isolement des bobines d’induction. — A. Campbell et L. Eckerley................... 118
- Voir Télégraphie et Téléphonie.
- Diagrammes vectoriels des enroulements polyphasés. — M.-V. Ayres. — Electrical World, 23 décembre 1909............................ 177
- Méthode pour l’étude des différents genres d’enroulements poly- et monophasés en vue de leur adaptation à la distribution de l’énergie sous forme de courants alternatifs simples, ou sous forme de générateurs de courants monophasés.
- COURANT CONTINU
- Un type de système inducteur. — W. Bur-leigh. — Electrical Itéview, 26 novembre 1909.... 3o3
- Disposition spéciale des pôles de commutation Ventilation. Bobinages obliques.
- Survolteurs et compensatrices à courant continu. —A. Ker. — Communication à VInstitution of Electrical Engineers, 14 décembre 1909. Reproduite par VElectrical Review, 14 janvier 1910........ 299
- Etude et schémas de cinq montages.
- Essais de machines.
- Les essais de machines électriques. — R.-F. Blackmore et V.-W. Newman. — Communication à l’Institution of Electrical Engineers, a3 novembre 1909.
- — Reproduite par YElectrical Review, 21 janvier
- 1910....................................... a33
- Petites machines à courant continu.
- Grandes machines à courant continu. Machines à courant alternatif.
- Petits moteurs d’induction.
- Grands moteurs dé induction.
- Alternateurs.
- Moteurs synchrones.
- Comm u tutrices.
- Appareillage.
- Lesessais de turbo-alternateurs.—M. Nichols.
- — Electrical World, 3 février 1910....... 369
- Essais d’isolement des bobines induites.
- Essai d’isolement à froid des bobines inductrices et induites.
- Résistance à froid des bobines inductrices et induites.
- Réglage des balais.
- Equilibrage de la turbine.
- Echauffement de l’induit.
- Disposition des phases.
- Echauffement de l’inducteur et essai à grande vitesse.
- Caractéristique à circuit ouvert.
- Caractéristique en court-circuit.
- Elévation de température ; essai de 8 heures à pleine charge.
- Echauffement conventionnel au fonctionnement. Essai à chaud, à haute tension.
- Régulation.
- Détermination de la fréquence.
- Essai à haute tension du circuit d’excitation. Consommation de vapeur.
- * *
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- 8
- MOTEURS SYNCHRONES
- Sur une construction géométrique permettant de passer des essais à vide d’un moteur synchrone aux courbes en V en charge. — L. Isambert............................... i3i
- En partant du diagramme de fonctionnement des alternateurs, on peut construire, pour les moteurs synchrones, un diagramme qui donne la puissance,
- • les pertes et permet de trouver la courbe en V pour une puissance donnée.
- TRANSFORMATEURS
- Abaque pour la chute de tension des transformateurs. — A. Blondel.................. 323
- La chute de tension dans les transformateurs peut être calculée par les. mêmes méthodes que celle d’un alternateur.
- Un diagramme simple delà chute de tension des transformateurs. — A. Schouten. —Elektro-technische Zeitschrift, i3 janvier 1910... 269
- On peut tracer un diagramme de chute égale qui donne immédiatement la chute de tension pour un courant et un décalage quelconques.
- Huiles pour transformateurs............ 212
- Voir Théories et Généralités.
- PERTES
- Influence de différents moyens de refroidissement sur l’élévation de température des noyaux feuilletés. — D. Gifford. —Communication à la section de Birmingham de l'Institution of Electrical Engineers. — The Electrician, 14 janvier 1910... 401
- Effet de la température sur les pertes par hystérésis dans un champ tournant. — P. Ful-ler et H. Grâce. — The Electrician, a5 février 1910...................................... 374
- Questions diverses.
- Les tendances actuelles de l’industrie électrique: machines génératrices.— G. Kapp. — Discours prononcé à l’Institution of Electrical Engineers, 11 novembre 1909, reproduit par The Electrician, 19 novembre 1909.......................i5, 121
- Grandes unités.-
- Ventilation.
- Procédé deM.'Kloss.
- Pompes.
- Procédé de l’A. E. G. (pompes centrifuges actionnées par turbines).................................... 10
- Chute de tension, transformateurs, moteurs:, iïi
- Procédé pratique pour l’installation des grands moteurs électriques. — Mc Gaheÿ. — Lettre adressée à l'Electrical World, 6 janvier 1910. 179
- Moteur électrique à l’épreuve du feu. — Electrical Engineering, 20 janvier 1910.. ............... 237
- TURBO-GÉNÉRATEURS
- Turbines à vapeur et turbo-générateurs. —
- P. Ehrlich. — Communication à l'Elektrotechnische Verein de Vienne, 10 novembre 1909; reproduit par Elektrotechnik und Maschinenhau, 2 janvier 1910. 237
- Les essais de turbo-alternateurs.......... 369
- Voir Essais.
- BREVETS
- Réglage des moteurs à collecteur par un transformateui' a entrefer. — Ateliers de constructions électriques du Nord et de l’Est. — Publié le 3i août 1909............................ 83
- Mode de réglage des machines à courant alternatif^ collecteur.— Allgemeine Elektrici-tàts-Gesellschaft. —Publié le 3 septembre 1909. 119
- Alternateur à force électromotrice sinusoïdale.— C.-P. Steinmetz;— Publié le 5 octobre 1909 (Electrical World, 11 novembre 1909)................. 273
- Variation de vitesse avec les moteurs compensés à répulsion. — F. Eichberg. — Publié le 4 mai 1909 (Electrical World, 18 novembre 1909). 273
- Moto-commutatrice sans étincelles. —C.-P. Steinmetz.— Publié le 16-novembre 1909 (Electrical World, 2 décembre 1909).................. 273
- Moteur monophasé à collecteur. — Alexan-derson. — Publié le 5 octobre 1909 (Electrical World, 28 octobre 1909)..................................... 274
- MESURES
- Oscillographe double de démonstration. Son Deux oscillographes à axes rectangulaires, dont emploi comme hystêrèsigraphe. G. Sar- ies mouvements sont composés mécaniquement. tor*.............................. *9® Photographie des courbes enregistrées.
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- •— 9
- Ondemètre, système Péri, à capacité et self
- induction variables.—J. de Beaupré..... 391
- Les deux éléments L et G sont susceptibles de variations continues.
- CHAMPS MAGNÉTIQUES
- Nouvel appareilpour la mesui'e des champs
- magnétiques. — Voege. — Elektrotechnisçhe Zeitschrift, 16 septembre 1909............... 79
- Sur la mesure des hautes inductions. — B. Gumlich. — Elektrotechnisçhe Zeitschrift, 11 et 18 novembre 1909.................................. i36
- Perfectionnement de là méthode d’isthme d’Ewing.
- Sur un nouveau compas électromagnétique et diverses méthodes de compensation. — L. Du. noyer, — Journal de Physique, novembre 1909... 45
- COMPTEURS
- Compteur d’énergie pour l’éclairage et la force motrice. — Electricol Engineering, i3 et 20 janvier 1910................................. 299
- Dans cet appareil, le courant destiné à ces applications autres que l’éclairage ne traverse pas toutes les spires principales, tandis que le courant d’éclairage les traverse.
- ÉLECTROMÈTRES
- Sur l’élimination des couples directeurs électriques et des effets dus à la dissymétrie, à l’absence de réglage et aux forces êlectromo-trices de contact dans les électromètres à quadrants.—Ij. Decombe.— Académie des sciences, séance du 17 janvier 1910................. 176
- i° Elimination des couples directeurs, et notamment de ceux signalés par Hopkinson, M. Goût/, etc...
- 20 Elimination de l’influence du réglage.
- 3U Elimination des forces électromotrices de contact.
- MESURES UIVERSES .
- Sur un dispositii destiné à l’évaluation de très faibles différences de pression. — A. La
- fay. — Académie des Sciences, séance du i3 décembre 1909.......................................... 45
- Sur l’isolement des bobines d’induction. — À. Campbell et L. Hckersley. —Electricien, 10 décembre 1909.................................. 118
- Les auteurs ont établi une formule donnant la résistance apparente de la bobine selon la fréquence. Ils mesurent les résistances d’isolement par la méthode de Wien (pont de Wheatstone avec condensateur étalon).
- Tachymètre électrique Hutchison.— Elec-trical World, 3 février 1910..... 338
- Le tachymètre Hutchison se compose d’une magnéto dont les aimants permanents et l’induit (type Siemens) sont fixes : entre les pièces polaires et l’induit tourne un système inducteur en fer doux.
- L'auteur a eu en vue l’application de cet appareil aux navires.
- Accélèi'omètre Moore à lecture directe. — Electric Railway Journal, 5 février 1910.. 368
- Le fonctionnement de cet appareil n’est nullement affecté par la présence des rampes non plus que par les trépidations du véhicule.
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Chronique de télégraphie et téléphonie : Théories,expériences etnouveauxtypes d’ap-
- pareils. — Devaux-Charbonnel........a5g, 291
- Théorie.............................. 259
- Mémoire présenté par M. Kennelly à XAmerican Academy of Arts and Sciences. The équivalent circuits of composite Unes in the steady state.
- Les courants forts et les courants faibles. 261 Mémoire présenté par M. J.-B. Taylor à Y American Institute of Electrical Engineers.
- La pêche et les câbles sous-marins, d’après Y Electrical World du 3o décembre 1909............ 26^
- Télégraphe Mercadier..................... 291
- Câble Emden-Ténériffe. E. T. Z. 7 octobre
- I9°9- • • .................................. 292
- Dispositif de coupures pour essai des lignes
- E T. Z., 20 janvier 1910.....................292
- Sélecteur automatique pour lignes de service. Elektrotechnisçhe Zeitschrift du 21 octobre dis. positif de M. Christensen, (deux schémas).. 29 »
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- 10
- Sur Visolement des bobines d’induction. — A. Campbell et D. Bckersley. — The Electricien,
- i o décembre 1909.......................... 118
- Y. Mesures (mesures diverses).
- STATISTIQUES
- Statistiques relatives aux Télégraphes
- et aux Téléphones............................ 20
- I. — Le développement téléphonique mondial et les PROGRÈS RÉALISÉS EN AMÉRIQUE. - H.-V. Hellrlgl. --
- Elektrotechnik und Maschinenhau, 12 décembre 1909. 20
- II. — Contribution a la statistique des services nationaux des Télégraphes et des Téléphones en Hongrie pen-
- dant l’année 1908.—Elektrotechnik und Maschinenhau 19 décembre 1909...........'................... 20
- BREVETS
- Dispositif permettant la liaison de deux systèmes téléphoniques à énergie centrale.
- — Ateliers Thomson-Houston. — Publié le i5 octobre 1909............................ 54
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE SANS FIL
- ÉTUDES THÉORIQUES
- Sur la déformation des ondes électro-magnétiques a la rencontre d’un obstacle cylindrique isolant. — C. Schaefer. — Jahrhuch der drahtlosen Télégraphié und Telephonie, décembre 1909. 53
- Sur la résistance ohmique apparente des plaques minces pour les courants alternatifs. — J. Bethenod............................. 232
- V. Théories et Généralités.
- TRANSMETTEURS ET RÉCEPTEURS
- Générateur Reukert à haute fréquence pour
- la télégraphie sans fil. — H. Walter. — The Electrician, 14 janvier 1910.............. ......... 207
- Comporte un disque fixe et son support isolés du bâti et un disque semblable mobile.
- Le système Balsillie. — The Electrician, 7 janvier 1910....................................... 4°3
- Présenté à l’Exposition d’appareils de la Société de Physique de Londres par la «BritishRadio-Tele-graph and Téléphoné Company ».
- Le détecteur et le résonateur constituent une même pièce.
- Sur un nouveau récepteur radiotèlègra-phique avec enregistreur optique. (Le Convec-teur.) — A. Rossi. — Communication au Congrès de Brescia. Elettricista, Ier novembre 1909... 239
- Un fil de fer cylindrique est tendu verticalement entre deux points fixes dans deux champs magnétiques constants.
- Détecteur èlectrolytique très sensible fonctionnant sans force-électromotrice auxiliaire. — P. Jègou........................ ........ 361
- Description et schémas de montage syntonisés.
- Vibrateurs et récepteurs d’ondes électriques de courte longueur. — W. Webb et 35. Wood-
- man. — The Electrician, 4 février 1910..... 4o5
- RENDEMENT
- Rendement obtenu, dans la production des oscillations électriques au moyen des étincelles courtes. — H. Ecoles et J. Makower. — Communication à l’Institution of Electrical Engineers; reproduite par The Electrician, 17 décembre 1909. 344
- Système von Lepel.
- Les auteurs ont cherché à déterminer le rendement de cet appareil.
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- La formule de JPoynting et le courant de l’énergie dans les dynamos. — De Baille-hache...................................*66, 199
- Exposé des idées de F. Emde (.Elektrotechnik und
- Maschinenhau, n°. 40, 3o octobre 1909), et de H.-A. Lorentz.
- La loi de l’induction. — F. Emde. — Elektru-
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- technik und Maschincnbau, p. 997, joa3, 1074, 1119 année igo8) et p. 783 (année 1900)........... 211
- Les circuits équivalents à une ligne composée eh régime stable. — E. Kennelly. — Pro-ceedings of the American Academy of Arts and Sciences, novembre 1909................................ 44
- Voir aussi Télégraphie et Téléphonie (Chronique de Télégraphie et Téléphonie).
- La résistance linéaire entre deux conducteurs cylindriques parallèles dans un milieu de conductivité uniforme. — E. Kennelly. — Proceedings American Philosophical Society,val.X LVIII,
- i9°9- < .................................... 45
- Sur la répartition des courants électriques dans un réseau. — G. Vallauri............... i43
- Sur la résistance ohmique apparente des plaques minces pour les courants alternatifs.
- — J. Bethenod. — Jahrbuch der drahtlosen télégraphié und Telephonie, vol. II, n° 4, p- 397... 232
- Calcul de la résistance apparente en fonction de la résistance encourant continu.
- DIVERS
- Efforts mécaniques qui s’exercent sur les conducteurs placés dans un champ électrique.
- — F. Emde. — Elektrotechnik und Maschinenbau,
- 9 janvier 1910............................... 110
- Electrolytes en courant alternatif dans un champ magnétique. — F. Piola. — Communication à VAssociazi'one eletlrotecnica italiana, 28 septembre 1909.......................... . . ... 897
- V. Electrochimie.
- Influence d’un champ magnétique sur l’amortissement des vibrations lumineuses. — J. Becquerel. — Académie des Sciences, séance du 27 décembre 1909. . . ....................... 79
- DÉCHARGE
- Etude mathématique de réchauffement d’un conducteur parcouru par une décharge oscillatoire très rapide. •— A. Xéauté. — Académie des Sciences, séance du 6 décembre 1909.......... 14
- Influence des déchaiges oscillatoires et du magnétisme sur l’hystèrèse élastique du fer soumis à une traction. — P. Grimaldi et G. Ac colla. — L’Elettricisla, i5 décembre 1909....... 79
- Décharge des inducteui,si Influence du condensateur primaire et de la longueur de
- l’étincelle. — E. Caudrelier. — Académie des Sciences, séance du i3 décembre 1909............ 44
- IONS JiT ÉLECTRONS
- Sur la variation de l’inertie de l’électron en fonction de la vitesse dans les rayons cathodiques et sur le principe de relativité. — E. Guye et S. Ratnovsky, — Académie des Sciences, séance du 7 février 1910.................. 299
- Sur l’émission de charges électriques parles métaux alcalins. — L. Dunoyer. — Académie des
- Sciences, séance du 7 février 1910 ........ 299
- Adsorption d’ions. — V. Bournat. — Académie des Sciences, séance du 27 décembre 1909. 79
- La cohésion diélectrique du néon. — E. Bouty.
- — Académie des Sciences, séance du 17 janvier
- 1910........................................ 212
- L’effet des oscillations électriques sur la conductibilité communiquée aux gaz par une cathode incandescente. — O. Tugman. — Elec-trician, 7 janvier 1909..................... 399
- Variation du phénomène avec la pression du gaz et la position du conducteur froid.
- REDRESSEMENT PAR CRISTAUX
- Le redressement par les cristaux des courants et oscillations électriques.— W. Pierce.
- — Physical Review et The Eleclrician, 24 décembre
- 1909 ......................................... 110
- Redresseurs à contact de solides et de cristaux. — E. Flowers. — The Electrieian, 18 février
- 1910 ....................................... 368
- L’auteur estime, d’après ses expériences, qu’ il se
- forme an contact une pellicule.solide.
- V. aussi, p. 3o5.
- MATÉRIAUX ÉLECTROTECHNIQUES
- Propriétés électriques des aciers (résistivité et thermo-électricité.) — H.Pécheux.—Académie des Sciences, séance du 6 décembre 1909.. . 14
- Acier magnétique et aimantation permanente. — G. Mars. — Stahl and Eisen, 27 octobre et 10 novembre 1909, et Electrical World, 20 janvier
- 1910...... .................................. 33p
- Sur la variation de la conductibilité du verre avec la température. — B. Dunoyer. — Académie des Sciences, séance du 3 décembre 1909. i5
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-
-
-
- Qualités et procédés d’essai des huiles pour transformateurs. — Electrical Engineering, 3o décembre 1909....................T........... 21 2
- Les essais du caoutchouc destiné aux applications électriques. — A. Schwartz. — Communication à VInstitution of Electrical Engineers, 11 janvier 1910; reproduite par l'Electrical Review, 28 janvier
- I910....................................... 377
- L’auteur étudie la façon dont se comporte le caoutchouc à la traction. Cycle d’hystérésis d’allongement.
- Action de la chaleur sur l’aluminium dans le vide. — B. Kohn-Abrest. — Académie des Sciences, séance du 17 janvier 1910............... 212
- Résistance du silicium. — Electrical World, 17 février 1910. ....................... 368
- Etude de quelques alliages de cobalt d’après leurs force èlectromotrice. — F. Ducel-
- liez....................................... ..... 212
- L’aluminium. —V. Electrochimie................ 229
- TRACTION
- Les tendances actuelles de l’industrie électrique. Chemins de fer électriques mono et triphasés. — G. Kapp......................... 123
- Etude des lignes italiennes ; l’électrification des chemins de fer suisses. Fréquences.
- Chronique des tramways électriques. L’établissement des voies — G. Duez............ 171
- Types d’éclisses. Drainage des eaux. Procédé employé sur la nouvelle ligne Lille-Roubaix-Tourcoing {Génie Civil icl' janvier 1910); Renforcement des voies; procédé Eisig, utilisé à Chemnitz {Electric Railway journal). Procédé de pose employé à Nuremberg, juin 1909.
- Joints soudés. Procédé Rosa.
- Les conditions économiques des ti’ansports postaux aux Etats-Unis. — K. Choate. — Communication à la Street Railway Association de l’Etat de New-York, Albany, 8 décembre 1909......... 45
- ACCUMULATEURS
- De l’usage des batteries d’accumulateurs dans les systèmes de traction. —A.-W.-E. Harris. — Electricien, 22 et 29 octobre 1909.. 48
- Description des différents systèmesde survolteurs; systèmes Highfield ; E. C. C., Lancashire ; Tilney; Thury ; Entz,etc. Schémas. Diagramme des résultats obtenus.
- Les accumulateurs et la traction électrique.
- I. Les accumulateurs fer-nickel Edison. — Electrical World, ao janvier 1910 et Electrician,
- 18 février 1910........................... 874
- La nature de la plaque positive a été radicalement modifiée.
- IL Nouvelle voiture de tramway a batterie
- d’accumulateurs. — Electric Railway Journal, 29 janvier 1910.......................... 376
- installations diverses
- L’équipement électrique du « Great Northern Railway ». — C.-T. Hutchinson. — Proceedings American Institute of Electrical Engineers, novembre 1909................................. 33g
- LOCOMOTIVES . ,.............................. 340
- Equipement électrique.
- Système de contrôle.
- Construction mécanique...... ......... 341
- Usine génératrice.......................... 342
- Ligne de transmission........................ 343
- Dispositifs de suspension des fils. — a) /I air libre.
- b) Dans le tunnel..............; ...... 343
- Le chemin de fer monophasé à 15 périodes de Visalia. — The Electrician, 18 février 1910. 4P2
- Description et consommation d’énergie.
- Cabine d’enclenchement pour ligne de tramways à Washington. —Revue générale des chemins de fer et des tramways, octobre 1909............ 80
- Description et schéma de fonctionnement.
- Étude d’une commande par bielles pour locomotives électriques de trains de mar-
- chandises. — Curt Heilfron. — Génie civil, 25 décembre 1909............................. 113
- Essais faits k Francfort; diagramme des efforts et tableaux de dimensions. Réduction du diamètre des roues motrices.
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-
-
-
- Sur l’éclairage électrique des trains. — M. Jakob. — Elektrische Kraftbetriebe und Bahnen, i4 décembre 1909........ ...................... 52
- DESCRIPTION D’iNSTAT.LATIONS
- Les locomotives êlecti'iques des tramways de Brunn. — F. Gubler. — Elektrotechnik und Ma-
- schinenbau, 17 octobre 1909.................... 45
- Description. Coupe schématique de l’équipement des locomotives. Le freinage a lieu automatiquement quand le contrôleur abandonne la manette dans une position de marche.
- Les installations de force sur les lignes dé traction électrique en Amérique. —• Elektrische, Kraftbetriebe und Bahnen, 14 décembre 1909..... 5a
- La ligne électrique d’intérêt local Trient-Malè et les nouvelles installations électriques
- de la commune de Trient. — P. Dittes. — Zeitschrift des Osterv. Ingénieur und Arcliitekten-Vereines, 28 janvier et 4 février 1910...................... 376
- La ligne électrique Innsbruck-Hall. — Zeitschrift des Osterr. Ingénieur und. Architekten-Yereines, 4 février 1910.................................... 376
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Les développements récents delà transmission d’énergie êlectiûque. — W. Marchant et A. Watson. — Communication à 1’ Institution of Elec-trical Engineers de Manchester, 3o novembre 1909. 180
- Voltage maximum. Fréquence. Protection contre les décharges atsmosphériques. Générateurs asynchrones. Téléphones. Montage des transformateurs. Conditions économiques de transmission. Installations hydro-électriques modernes. Sous-stations.
- Dispositifs contre les dangers résultant de contacts à la terre de conducteurs a haute tension. — G. Fano. — Communication à la section de Naples de YAtti Associazione elellrotecnica italiana,
- novembre-décembre 1909 [à suivre)........... 4°6
- Etude d’ensemble théorique et pratique. Courbes donnant le potentiel d’un contact de résistance donnée et mis à la terre, ainsi que le courant à travers le contact. Dispositifs de la Société Napolitaine.
- Transport a distance de l’énergie électrique de stations centrales à gaz de hauts fourneaux. — Holt. — Eleklrotechnische Zeitschrift, i? janvier 1910.. .......................... 3o8
- ABAQUES
- Sur la généralisation des abaques de M. A.
- Blondel. — H. Magron........................ 227
- L’abaque, dont M. Blondel a donné l’étude dans le compterendu du Congrès de la Houille-Blanche à Grenoble, peut également être utilisé pour un métal ayant un autre coefficient de dilatation a et un autrè coefficient d’élasticité.
- Il eu résulte qu’un seul et unique abaque pourra être utilisé pour tous les métaux.
- Sur les zones d’utilisation des pylônes. — H. Magron.................................. 265
- Les types de supports ayant été déterminés pour une portée normale et pour un angle maximum donné de déviation de la ligne, dans quelles conditions peuvent être employés les mêmes supports en modifiant les données du problème ?
- Abaque. Application.
- APPAREILLAGE
- Rhéostat métallique pour service intensit a refroidissement par l’air................. 218
- Les interrupteurs à HOOOO volts de la Southern Power Company. — Electriccd Review and Western Elcctrician, a5 décembre 1909... 307
- Chaque pôle est rendu entièrement indépendant des autres, au point de vu.e électrique, par immersion dans une cuve séparée.
- Amenées de courant à haute tension.— Elec-trical World, 16 décembre 1909.............. 3oq
- REDRESSEURS
- Valeur et forme de la courbe du courant de retour dans les l’edresseurs à mercure. — G. Schulze. —- Eleklrotechnische Zeitschrift, i3 janvier 1910.................................. 3o5
- Schémas, tableaux et courbes, résumant les résultats d’expériences de l’auteur. -
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-
- USINES GÉNÉRATRICES
- Choix de remplacement d’une usine élec. trique.—G. Duez................................ 35
- D’après le prix du transport de force.
- L’inspection des installations électriques en vue des assurances. — F. Drexler. — Elek-trotechnik und Maschinenbau, 19 décembre 1909.. 16
- Les risques courus par le personnel des entreprises électriques. — W. Ashe. — Electrical World, 6 janvier 1910......................... 344
- La résistance d’un homme varie, d’après les mesures de l’auteur, de 1 000 àio 000 ohms.
- Montage par trois en série pour la charge des batteries d’accumulateurs sans interrupteur spècial. — R. Edler. — Elektrotechnische Zeitschrift, 2 septembre 1909..................> n5
- Même question. — C. Michaux............. 274
- Les ressources hydrauliques du Texas. — L. Starr. —Electrical World, 9 décembre 1909.. 81
- Les dépôts a la surface intérieure des chaudières et leur traitement. — H. Wakeman. — Electrical World, 6 janvier 1910... . ;....... 344
- Le vide le plus économique à employer dans les usines génératrices à turbines à vapeur, et à tours de refroidissement. — M. Neiison. — Elèctrician, 14 janvier 1910............... 377
- DESCRIPTIONS
- La station centrale électrique à turbines de Buenos-A.yres (145 000 chevaux). — Prak-tische Maschinen-Konstrukteur et Revue industrielle, 27 novembre 1909........................... 16
- Description générale de l’installation. Régula-lation des turbines et ventilation des alternateurs.
- Station centrale électrique de Clermont-Ferrand. — Revue Industrielle, 3o octobre 1909. 52
- Turbines, alternateurs, machines à vapeur.
- Les installations hydro-électriques norvé-
- giennes de 250 OOO HP. —A. Brofos.— Electrical World, 9 décembre 1909................ 5a
- Installation de 3 750 volts a courant continu. — H. Barringer. - Communication àla Canadian Society ol' Civil Engineers, 9 décembre 1909. n5
- L'installation de la Société Minière et Electrique du Valdarno, a Castelnuovo-Valdarno.
- — L. Pasching. — Elektrotechnische Zeitschrift,
- 9 et 16 septembre 1909..................... 81
- L’installation hydro-électrique et les machines thermiques auxiliaires de Lansing Michigan — Electrical Review and Western Elec-trician, décembre 1909...................... 116
- Station hydro-électrique de Me Call Ferry.
- — Kieffer.—Engineering, 7 janvier 1910... i3g, 185 Le réseau doit alimenter York, Lancaster, Wil-
- mington, Harrisburg, Baltimore, Philadelphie, etc.. Turbines, vannes, barrage, digue. . . . i3q
- Appareil de levage, usine pour la fabrication du béton. ......................................i85
- Usine génératrice de la « Lehigh Coal and Navigation C°». — Electrical World, 3o décembre 1909....................................... 140
- Pour l’exploitation d’importants gisements d’an-thracitc en Pensylvanie. Centrale et réseau. Convertisseur rotatif à 6 phases à courant de démarrage très faible.
- L’usine électrique de Mürzzuschlag. — K. Thien. — Eleklrotochnik'und Maschinenbau, 2 janvier 1910....................................377
- L’usine génératrice delà Toronto Power C" à Niagara Falls. — L. Drake del Castillo.
- 296, 828
- Développement de cette usine, schémas, nombreuses photographies.
- Les aciéries de Resicza (Hongrie). — Electrical Review and Western Elèctrician, 25 décembre *909................................................116
- RENSEIGNEMENTS ÉCONOMIQUES ET COMMERCIAUX
- Chronique Financière: 26,62,93, 1 a5, i5i, 187,
- 221, 249, 282, 3i5, 3/,9, 381,.............. 412
- Renseignements commerciaux: 28, 64, 98, 126, i53, 188, 222, 25i, 284, 318, 35o, 383,....... 414
- Nouvelles Sociétés : 3r, 96, i5g, 256, 352, 416
- Adjudications: 3i, 64, 96, 128, 160,192, 224, 256, 287, 3i9,352,384,............................ 4if>
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-
-
-
- TABLE DES AUTEURS
- A
- Accola (G.}. — Voir Grimaldi (P.) .... 79
- Alexander son — Moteur monophasé à collecteur............................... ..... 274
- Ashe (W.). — Les risques courus par le personnel des entreprises électriques. . 344
- Ayiies (M.-V.). — Diagrammes vectoriels des
- enroulements polyphasés.............177
- B
- Baillehache (Comte de). — La formule de Poynting et le courant de l’énergie
- dans les dynamos................166, 199
- Bauringer (H.). — Installation de 2 700 volts
- à courant continu................ . n5
- Beaupré (J. de). — Ondemètre système Péri
- à capacité et self-induction variables. 3gi Becquerel (J.). — Influence d’un champ magnétique sur l’amortissement des vibrations lumineuses............................79
- Bermbach. — Une forme simple et universelle
- de lampe à arc autorégulatrice. . . 401
- Bethenod (J.). — Sur la résistance ohmique apparente des plaques minces pour les
- courants alternatifs...................a3a
- Blackmore (R.-F.) et Newman (V.-W.). —
- Les essais de machines électriques. . a33
- Blondel (A.). — Abaque pour la chute de tension des transformateurs.......................323
- Bougault (P.). — La violation par un concessionnaire de son cahier des chargés entraîne-t-elle la condamnation à des
- dommages-intérêts?......................84
- Bournat (V.). — Adsorption d’ions. ... 79
- Bouty (E.). — La cohésion diélectrique du
- néon...............................212
- Brofos (A.). — Les installations hydro-électriques norvégiennes de 25o 000 HP. 52 Buffault (P.). — Les lois de protection forestière en Italie [suite et fin). . . 22, 57
- Burleigh (W.). — Un type de système inducteur.....................................3o3
- Burt (Th.). — L’électricité dans les mines; le
- point de vue des mineurs.............20
- C
- Cady (G.), et Vinal (W.). — L’arc électrique
- excité entre électrodes métalliques. . i38
- Campbell (A.) etEcKERSLEY (L.). — Sur l’isolement des bobines d’induction. . . . 118
- Caudrelier (E.). —Décharge des inducteurs.
- Influence du condensateur primaire et de la longueur de l’étincelle. ... 44
- Cernovodeanu (P.) et Henri (Y.).— Etude de l’action des rayons ultra-violets sur les
- microbes...............................80
- Chassériaud (R ). —L’inondation etles installations électriques parisiennes, 163,208, 3g4
- Chéneveau (C.). — Voir Féry.................112
- Ciiild (D.). — Force contre-électromotriee de
- l’arc électrique....................213
- Choate (K.). — Les conditions économiques
- des transports postaux aux Etats-Unis. 45
- Claude (G). —- V. p. 38r.
- Coignet (J.). — Projet de loi relatif aux usines hydrauliques établies sur les cours d’eau navigables et-les canaux. . . 87
- Connelly (M.). — Relation entre l’éclairage
- des rues et la circulation nocturne. . 139
- Comet (A.), — Machines-outils commandées
- électriquement (suite et fin). . .74, io5
- Crommelin. — Courants électriques produits
- par les arbres, la terre et l’eau. . . 273
- D
- Dalémont et IIerdt. — Réaction d’induit et
- compoundage d’alternateurs. . . . 110
- Decombe (L.). — Sur l’élimination des couples directeurs électriques et des effets dus
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-
-
-
- à la dissymétrie, à l’absence do réglage et aux forces électromotrices de contact dans les électromètres à quadrants. . 176
- Devaux-Charbonnel. — Chronique de télégraphie et téléphonie.— Théories,expériences et nouveaux types d’appareils
- a5q, 291
- Dettes (P.). — La ligne électrique d’intérêt local Trient-Malé et les nouvelles installations électriques de la commune
- de Trient.................. 376
- Dow (S.). — Quelques notes sur l’éclairage
- des magasins et des ateliers. . . . n3
- Drake dee Castillo (L.). — L’usine génératrice de la Toronto Power C°, à Niagara Falls................................296, 328
- Drexler (F.). — L’inspection des installations
- électriques en Vue des assurances. . iG Ducelliez (F.). — Etude de quelques alliages de cobalt d’après leurs forces électromo- trices . . . . . . . . . . . 212
- Duez (G.). — Choix de l’emplacement d’üne
- usine électrique ........ 35
- Chronique des tramways électriques ; l’établissement des voies. . . 171
- Dïjnoyer (L.). — Sur la variation de la conduc-
- tibilité du verre avec la température. . t5 Sur un nouveau compas électromagnétique et diverses méthodes de compensation. .......... 45
- Sur l’émission de charges électriques par les métaux alcalins. • • . . 299
- Dusciinitz (M.-B). — Lampe à arc dans Laquelle l’avancement des électrodes est effectué au moyen des effets du courant qui se produisent au point de support.................................... 21
- Ë
- Ecoles (II.) et MakOvVer (.L). — Rendement obtenu dans là production des oscillations électriques au moyen des étin-
- celles courtes................. 344
- Eckersley (L.). — Voir Campbell (A.). . . 118
- Edison.—V. p. 374.
- Edler(R«). — Montage par trois en série pour \ la charge des batteries d’accumula-
- teurs sans interrupteur spécial. . . n5
- Ehrlich (P.). —Turbines à vapeur et lurbo-gé-
- nérateurs..........................237
- Eichberg (F.). — Variation de vitesse avec les
- moteurs compensés à répulsion. . . 278
- Emde (F.). — Efforts mécaniques qui s’exercent
- sur les conducteurs placés dans un
- champ électrique..........................110
- La loi de l'induction...............211
- Emmet (R.). — Application de l’électricité à la
- propulsion des navires.................117
- Eyde (S.). — L’industrie de l’acide nitrique
- en Norvège.......................... . 60
- F
- Fano (G.). — Dispositif contre lës dangers résultant de contacts à la terre de conducteurs à haute tension [à suivre). . 406
- Fawiett (W.). — L’électricité dans les nouveaux bureaux de la Maison Blanche à
- Washington.. ..........................1-19
- Féry et Chéneveau. — Etude du rayonnement -des lampes à incandescence à filament
- métallique...................... . . 112
- Flowers (E.). — Redresseurs à contact de solides et de cristaux. ..........................368
- Fuller (P.) et Grâce (H.). — Effet de la température sur les pertes par hystérésis dans un champ tournant. ‘ . 874
- G
- Gaheÿ (Mc. ).—Procédé pratique pour l’installation des grands moteurs électriques. 179 Gastér(L.). —Lés procédés modernes d’éclairage. ........... i38
- Gifford (D.). — Influence de différents moyens de refroidissement sur l’élévation de température des noyaux feuilletés. . 401
- Gracf. (H.), — Voir Füllér (P.).................A74
- Guadenwitz (A.). — Lampes au tantale pour
- l’éclairage des navires. ..... 180
- Grimàloi (P.) et Accola (G.). — Influence des décharges oscillatoires et dü magnétisme sur l’hystérèse élastique du fer soumis à une traction. ..... 79
- Gublee (F.). — Les locomotives électriques
- des tramways de Brunn....................45
- Guii.bEUT (G.-F.). — Chronique des machines électriques. •— Sur la valeur de l’amortissement dans le couplage en parallèle des alternateurs....................... 355, 387
- p.2x16 - vue 434/438
-
-
-
- — «7 —
- Gumlich (E.), — Sur la mesure des hautes
- inductions..........................i36
- Gurney (A.). — Solution du problème de
- l’éclairage des magasins de confection. n3 Guye (E.) et RatKOvsky (S.). -“Sur la variation de l’inertie de l’électron en fonction de la vitesse dans les rayons cathodiques et sur le principe de relativité. . . . 299
- H
- Haber (F.), et Kœnig (A.). — L’oxydation de l’azote atmosphérique; résumé des progrès réalisés depuis 1907 jusqu’au milieu de 1909. 83
- Harris (A.-W.-E.). -— De l’usage des batteries d’accumulateurs dans les systèmes de
- traction............................/,8
- Heilfron(Curt). — Etude d’une commande par bielles pour locomotives électriques de trains de marchandises.....................n3
- Heu-rigl (H.-Y.). — Le développement téléphonique mondial et les progrès réalisés en Amérique-. .........................20
- Henderson (T.)« — Les appareils de contrôle
- pour moteurs de laminoirs. , . . 116
- Henri (Y.). — Voir Cernovodeanu (P.). . . 80
- Herdt. — Voir Dalémont.................. , 110
- Holt. — Transport à distance de l’énergie électrique de stations centrales â gaz de
- haüts-fourneaux, 3o8
- Hopfelt. — V. p. 314.
- Hutchins (G.). —* Nouvelle méthode de mesure
- , du rendement lumineux............401
- Hutchinson (G.-T.). — L’équipemement électrique du « Great Northern Railway ». 339
- Hutchison. — V. p. 338.
- I
- Imbert (F.-A.). — Four électrique rotatif. . 55
- Isambërt (L.). — Sur une construction géométrique permettant de passer des essais à vide d’ün moteur synchrone aux courbes en Y en chargé....................i3t
- J
- Jakob (M.). — Sur l’éclairage électrique des
- trains............................52
- Jégou (P.). —Détecteur électrolytique très sensible fonctionnant sans force élec* tromotrice auxiliaire. , , , . . 301
- K
- Kapp (G.) — Les tendances actuelles de l’industrie électrique. ..... i5, i5t
- Keli.y. — V. p. 3o8,
- Kennard(G.). — L’éclairage moderne ... 67
- Kbnnelly (E.). — Les circuits équivalents à
- une ligne composée en régime stable. 44 La résistance linéaire entre deux conducteurs cylindriques parallèles dans un milieu de conductivité uniforme. . 45
- Ker (A.). — Survolteurs et compensatrices à
- courant continu..................299
- Ivieffer. — Station hydro-électrique de Mc
- Gall Ferry...................139, i85
- Kœnig (A.). — Voir Haber (F.)............83
- Kohn-Abrest (E.). — Action de la chaleur sur
- l’aluminium dans le vide.............212
- Tj
- Ladoff (I.). — L’emploi des substances éleo*-trolytiques comme électrodes de lampes à arc [suite et fin). . . . 7,38, 72
- LAfay (A.). Sur un dispositif destiné à l’évaluation de très faibles différences de
- pression....................................45
- Lavender (R.). —Recherches sur les lampes à
- filament métallique................ . 2i3
- Léauté (A.). — Etude mathématique de l’échauiïement d’un conducteur parcouru par une décharge oscillatoire
- très rapide............................... 14
- Lincoln (G.). — Le traitement de la viande
- par l’électricité...........................83
- Lloyd (L.). — Le refroidissement électrique
- dans l’industrie alimentaire. . . . 346
- Lob (W.). — Contribution à l’étude de l’élec-trolyse du sucre de raisin, de la glycérine et du glycol. ....... 83
- M
- Magron (II.). — Sur la généralisation des
- abaques de M. A. Blondel . ^ . .__227
- Sur les zones d’utilisation des pylônes 265
- p.2x17 - vue 435/438
-
-
-
- *8 -
- t Makower (J.), — VoirEcoles(H.) .... 344 Marchant (W.) et Watson (A.). — Les développements récents de la transmission
- d’énergie électrique..................180
- Mars (G.). — Acier magnétique et aimantation
- permanente............................33g
- Maurain et Warcollier. —Action des rayons
- ultraviolets sur le vin en fermentation. 3o4 Mavor (A.). — La propulsion électrique à bord
- des navires. — Généralités. . . . 18
- Merrill (S.). — Lampes au tungstène à bas
- voltage pour enseignes et décoration. i38 Michaux (G.). —Montage pour la charge des
- batteries d’accumulateurs.............274
- Millar (S.). — Le problème de la photométrie
- hétéro-chromatique.................. i38
- Mills (G.). — Lampe au tungstène avec support spécial.................................i38
- Moore.—V. p. 368.
- N
- Neilson (M.). — Le vide le plus économique à employer dans les usines génératrices à turbines à vapeur, et à tours de refroidissement. ............................. . 377
- Newman (W.-V.). — Voir Blackmore (R.-F.). 233
- Nichols (M.). —• Les essais de turbo-alterna-
- teurs................................369
- O *
- Oram (J.). — L’application de l’électricité à la
- propulsion des navires.............ai3
- Owens (Th.).— Les progrès de l’industrie de
- l’éclairage en Europe. . . . . . ua
- L’éclairage public de la ville de New-York. . . . . .........i38
- P
- Pasching (L.). — L’installation de la Société Minière et Electrique du Valdarno, à
- Castelnuovo-Valdarno............... 81
- Pécheux (H.). — Propriétés électriques des
- aciers (résistivité et thermo-électricité). 14
- Pierce (W.). — Le redressement par les cristaux des courants et oscillations électriques............................................
- Piola (P.). — Electrolytes avec courant alter-
- . natif dans un champ magnétique. . . 397
- Pozzi-Escot (E.). — Sur la séparation du vanadium, du molybdène, du chrome, du nickel dans les aciers spéciaux. . . 117
- R
- Ratnovsky (S). — Voir Guye (E.)...........299
- Reyval (J.).— Le problème de l’enseignement technique en France et à l’étranger [suite et fin). ..... 12, i35, 363
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- phases......................... 99
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