La Lumière électrique
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- La Lumière Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ELECTRICITE
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- La
- Lumière Électrique
- Précédemment
- L'Éclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES APPLICATIONS DE L’ÉLECTRICITÉ
- 0~$H3
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. d’ARSONVAL A. BLONDEL Eric GÉRARD
- PROFESSEUR AU COLLÈGE DE FRANCE, PROF. A L’ÉCOLE DES PONTS ET CHAUSSÉES, DIRECTEUR I)E L’iNSTITUT
- MEMBRE DE L’iNSTITUT MEMBRE DE L’iNSTITUT ÉLECTROTECHNIQUE MONTEFIORE
- G. LIPPMANN D. MONNIER A, WITZ
- PROFESSEUR A LA SORBONNE, PROFESSEUR A L’ÉCOLE CENTRALE Dn DE LA FACULTÉ LIBRE DES SCIENCES
- MEMBRE DE L’iNSTITUT DES ARTS ET MANUFACTURES DE LILLE, MEMBRE CORRt DE L’iNSTITUT
- M. LEBLANC
- PRÉSIDENT DE LA COMMISSION ÉLECTROTECHNIQUE INTERNATIONALE
- TOME XXVII (a* Série)
- TRIMESTRE I 9 I 4
- RÉDACTION et ADMINISTRATION
- 6, RUE DU ROCHER, 6
- PARIS, VIII0
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- Trente-sixième année
- SAMEDI 4 JUILLET 1914.
- Tome XXVI (2e série). N» 27
- La Lumière Electrique
- SOMMAIRE
- L. DESCROIX. — Le four électrique Renner-felt pour la fusion de l'acier................ 5
- J. REYVAL. — L’exposition annuelle de la Société Française de Physique (fin)......... i<>
- Publications techniques
- Télégraphie et téléphonie
- Etude expérimentale du récepteur téléphonique.
- — L. Bouthillon et L. Drouet........... 16
- Récepteur de poche pour la télégraphie sans fil. 17
- Le central téléphonique semi-automatique de
- Dresde.................................. 18
- Statistique
- L’industrie électrique américaine en 1918.... 20
- Applwations mécaniques
- La manutention mécanique du sable à la Philadelphia Rapid transit Company............ 25
- Etudes et Nouvelles Economiques.......... 27
- Renseignements Commerciaux............... 28
- Adjudications..................;....... 82
- LE FOUR ÉLECTRIQUE RENNERFELT POUR LA FUSION DE L’ACIER
- On parle, depuis quelques mois, d'un four électrique qui, à en juger par ses brillants débuts, semble destiné à une rapide fortune. Les brevets pris pour ce four par son inventeur, le Suédois Ivar Renner-felt, ne datent, en effet, que de 1912 (') et déjà plusieurs appareils sont en service. Les expériences faites en Suède, à Hallstahammar, ont été si satisfaisantes qu’au bout d'une année une aciérie électrique comportant quatre fours de ce système était installée dans cette même localité. Nous donnons dans cet article une description de cet appareil en indiquant les principaux avantages qu’il présente.
- Cet appareil se présente actuellement comme un four de faible capacité destiné plus spécialement à la fabrication de l’acier au creuset, ou de l’acier fondu, mais il convient tout aussi bien à l’affinage de la fonte, à la fusion des ferro-alliages et des alliages spéciaux, y compris le bronze, voire même à l’industrie du verre. Il peut être employé pour de petites charges de 100 kilogrammes comme pour de plus importantes.
- Tel qu’il est actuellement conçu, c’est un four cylindrique à axe horizontal dont l’oscillation s’effectue autour de cet axe, soit sur des tourillons, soit, plus simplement, sur des galets, (*)
- (*) Notamment, brevet anglais 7 367, du 26 mars 1912.
- comme dans la vue d’ensemble ci-jointe (fig. 1). L’enveloppe en tôle d’acier est doublée intérieurement par un revêtement en briques de silice, de magnésie ou même de charbon, suivant le traitement à donner au métal.
- Le courant est amené au centre du four par deux électrodes horizontales pénétrant par deux points opposés du four, soit à travers les fonds, soit à travers la paroi cylindrique, et entre lesquelles est disposée une électrode verticale centrale. A Hallstahammar, on emploie du courant triphasé converti en diphasé par un transformateur Scott; chacune des électrodes horizontales est reliée à une phase et l’électrode verticale, au point neutre. (Dans le cas d’une alimentation en courant continu par 3 fils, cette
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- dernière électrode serait connectée au fil neutre.)
- L’effet obtenu par cette disposition des électrodes est très particulier et caractéristique du nouveau four : les deux arcs jaillissant des électrodes horizontales sont en quelque sorte repoussés par l’électrode verticale et, par conséquent, s’incurvent vers la charge du lour, l'ensemble affectant la l'orme d’un fer de lance dirigé la pointe en bas. C’est ce qui fait rcffica-eilé de cet appareil, parce que, mieux que dans tout autre système — au dire de ses promoteurs — la chaleur est renvoyée sur le bain métallique bien que les électrodes n’y plongent jamais. La hauteur de l’arc au-dessus du bain est d’ailleurs réglable, elle est ordinairement tenue entre ifio et loo millimètres. A cet effet, les trois électrodes sont ajustables verticalement, tandis que les deux électrodes horizontales sont mobiles horizontalement. La figure », empruntée au brevet, montre deux électrodes e e, légèrement inclinées, montées dans des blocs obturateurs h supportés par des chariots c au moyen de cables qui permettent le réglage en hauteur, tandis que lè réglage horizontal, ou plus exactement, suivant 1*axe des électrodes, est obtenu par un mécanisme d’avance par volant à main et crémaillère. Cette dernière disposition se, retrouve dans le four de la ligure i.
- Le four est muni d’une porte de chargement à guillotine, à fermeture étanche.
- Fig. I, — Four ttenuerfelt de .i^5o Icg <lc contenance.
- Les petits appareils sont basculés et vidés à la main à l*aide d'un volant et d’un train d’engrenages agissant, par un pignon, sur un secteur «denté (fig. i).
- Les figures 3 à 6 montrent deux variantes de construction : dans les deux premières, le four cylindrique est monté sur des tourillons et rappelle un peu, par sa forme générale, celle
- Fig. 3. — Disposition des électrodes horizontales et mécanisme de réglage.
- d’un convertisseur Bcssemer, avec cette différence que son axe est tenu horizontal pendant l'opération ; dans les doux dernières figures, le cylindre oscille autour de son axe en roulant par sa périphérie sur des galets.
- La construction du revêtement intérieur mérite quelques détails; on l’exécute de la façon suivante. Contre l'enveloppe en tôle d’acier, on applique d’abord une épaisseur de i l millimètres de carton d’amiante, puis un lit de briques réfractaires dont l’ensemble forme la couche mauvaise conductrice de la chaleur; c’est à l’intérieur de ce garnissage qu’on applique ensuite le revêtement en silice, magnésie ou charbon, constitué par des anneaux de briques d’épaisseur différente, de façon à obtenir un laboratoire ovoïde. L’orifice de chargement et de coulée est garni de même cl son revêtement est solidement relié à celui du four. De petites ouvertures annulaires sont ménagées au passage des électrodes.
- La forme circulaire du four offre l’avanlage que la voûte incandescente réverbère sur la charge la majeure partie de la chaleur rayonnée par les arcs. Ces derniers sont, d’autre part, suffisamment éloignés du revêtement pour en éviter
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- la fusion de façon à peu près certaine, ün a, de plus, remarqué que l’ombre projetée par l’électrode verticale exerce une influence protectrice sur la zone la plus sensible de la voûte qui est la périphérie de l’orifice de passage de cette électrode.
- Les électrodes sont mobiles dans des fourreaux en bronze phosphoreux (fig. a), isolés et refroidis par l’eau, auxquels sont connectés les câbles amenant le courant. La transmission de celui-ci
- Fig.
- Fig. 5.
- Fig. 6.
- Variantes de construction.
- aux électrodes mêmes est assurée par des frotteurs en toile de laiton remplis de graphite pulvérulent. Ces électrodes sont en graphite Acheson, filetées et taraudées aux deux bouts, de telle manière que lorsque l’une d’elles est usée on la prolonge en vissant à son extrémité une électrode neuve. Pour les fours de petite capacité, on peut manœuvrer sans danger les électrodes à la main; dans les fours moyens, cette manœuvre se fait à l’aide d’un appareil à main, tandis que, dans les gros, elle est automatique.
- Le diamètre des électrodes varie, bien entendu, suivant la capacité des fours et va de ;
- 38 millimètres pour une èharge de a5o kilogrammes, soit pour une production journalière de i 5oo kilogrammes,
- à ioo millimètres pour une charge de 25oo kilogrammes; production journalière, i5 tonnes.
- La petite électrode Acheson de 38 millimètres supporte sans inconvénient une densité de courant de 70 ampères par centimètre carré. Les grosses électrodes de 100 millimètres ne doivent pas débiter plus de 3o à 35 amjxèrcs par centimètre carré. Suivant les dimensions du four, la tension varie de 60 à iao volts. Lorsqu’on opère sur une charge froide, la résistance entre les électrodes varie constamment, mais elle devient très régulière ainsi que l’intensité dès que le bain s’est formé. A ce moment, on règle facilement les électrodes horizontales pour que leurs débits soient égaux; quant à l’électrode verticale, il est rarement nécessaire d’y toucher. Une fois les arcs formés, pour compenser l’usure des électrodes horizontales, il suffit de les avancer dans le four de a5 millimètres à l’heure. La consommation d’électrodes Acheson est de moins de 3 kilogrammes par tonne d’acier dans les petits fours; elle est naturellement moindre dans les grands.
- Nous avons indiqué que le four pouvait marcher en partant d’une charge froide; en ce cas, 011 le réchauffe d’abord avau t qu’il reçoive le métal froid introduit à la main avec les additions nécessaires. Pendant le chargement, les électrodes sont reculées pour les préserver de toute détérioration accidentelle. Le chargement terminé, on les ramène à leur position normale, on ferme soigneusement la porte et l’on admet le courant. La charge fond rapidement et se recouvre d’une couche mince de laitier très fluide.
- L’agitation naturelle du bain est suffisante et le dégagement de gaz crée dans le four une atmosphère neutre ou réductrice dans laquelle l’air extérieur n’est pas admis. Dans ce but, la porte est tenue hermétiquement close jusqu’à ce que le traitement soit terminé: c’est-à-dire jusqu’au prélèvement des éprouvettes. Les additions finales se font, partie dans le four, partie dans la poche.
- La charge est évacuée rapidement; l’acier s’écoule dans la poche à une température bien supérieure à celle que possède le métal fondu au four Martin.
- La sole est alors réparée s’il y a lieu au moyen dedolomfc deter^eréfractaire etl’oi) inijrodpijt
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- aussitôt une nouvelle charge. Un fondeur et a manœuvres ou apprentis suffisent pour servir un four d’une production journalière de 3 à 6 tonnes. Quant à la durée d’un revêtement, on ne saurait encore l’établir de façon certaine eu égard au peu de temps depuis lequel fonctionnent les premiers appareils construits. Il est néanmoins établi que des voûtes en matériaux basiques ont supporté 102 charges sans nécessiter de réparations tandis que des voûtes en matériaux acides en ont supporté 174. Remarquons à ce propos que ces réfections du revêtement sont facilitées par le fractionnement de l’enveloppe métallique en plusieurs pièces assemblées par des boulons.
- Les résultats d’exploitation du four Rennerfelt varient selon le métal traité et il n’est guère possible de généraliser les constatations faites.
- Une aciérie suédoise qui produit de l’acier à outils, pour couteaux, scies, etc., emploie un four acide de 600 kilogrammes, garni de briques de silice, qui donne les mêmes réactions qu’un creuset. La qualité du produit dépend de celle de la charge. On dispose d’une énergie de 100 kilowatts et la consommation par tonne d’acier produit est de 800 à 1 000 kilowatts-heure.
- Le chargement se fait à froid. Le bain se recouvre promptement d’une mince couche de laitier à la surface duquel se développent des flammes rouges partant de l’arc et s’épanouissant en tout sens jusque sur les parois. Il n’y a pas d’ébullition ; rien qu’un mouvement lent du métal qui facilite l’ascension à la surface des particules de scories formées. L’atmosphère du laboratoire est réductrice et la production de gaz est suffisante pour prévenir toute rentrée d’air oxydant.
- Une fonderie d’acier de Suède travaille à l’aide d’un four de 600 kilogrammes, à revêtement magnésien. La charge se compose de fonte, riblons d’acier, minerai et castine. Là, on ne dispose guère que de 90 a 100 kilowatts. La fusion nécessite près de 1 heure et demie et la charge est prête en 3 h. 45 à 4 heures. L’affinage peut être poussé au degré voulu par évacuation répétée du laitier.
- On constate, dans cette fonderie, un gros avantage de la fusion électrique par le fait que la plus grande fluidité de l’acier plus chaud permet de couleiv avec la plus grande perfection des moulages minces et compliqués. Ce résultat a fait décider, après une expérience de six mois,
- de la construction de 2 autres fours de 2 5oo kilogrammes et 1 25o kilogrammes de capacité. Ces 3 fours, servis par 6 ouvriers par poste, produisent 20 à 25 tonnesd’acierparvingt-quatreheures.
- On estime qu’il faut compter sur une production annuelle moyenne de 8 à 10 tonnes d’acièr par kilowatt-an. S’il est évidemment désirable que le courant soit au plus bas prix possible, ces chiffres permettent néanmoins une fabrication rémunératrice quand le prix en est relativement élevé.
- Nous venons de parler de fours de 600 kilogrammes, on en fait cependant déjà de 3 tonnes de capacité et l’on se propose, par l’adjonction de plusieurs groupes d’électrodes espacées de o m. 75 à 1 in. 20 les uns des autres, de réaliser de grands fours « multiples », tels que celui dont la figure 7 donne un schéma. Avec scs
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- Fig. 7. — Four multiple à 4 groupes d’électrodes.
- 4 groupes d’électrodes, il donnerait une longueur de bain de 6 mètres à la surface duquel la chaleur se répartirait uniformément. Un pareil four pourrait traiter une charge de 25 à 3o tonnes. Un four de 9 mètres traiterait 40 tonnes, avec le même diamètre.
- Ces grands fours seront d’une utilité certaine pour l’affinage des charges d’acier préparées au Bcssemer ou au four Martin acide ou basique.
- Pour préciser les indications qui précèdent au sujet des productions possibles dans les nouveaux fours, nous citerons, d’après ses constructeurs, les quelques chiffres suivants basés sur l’expérience déjà acquise en Suède :
- Tableau I.
- Production annuelle par kiv-an,
- PETITS FOUBS
- Acier à outils.................... 8 tonnes.
- Acier doux pour moulages.......... 9 —
- Fonte, fondue et affinée.......... 22 —
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- CHANDS FOUItS
- Acier liquide de convertisseur ou
- de four à sole, affiné........ 4» tonnes.
- Un fourRennerfelt basique de 6oo kilogrammes fournit journellement 3 tonnés d’acier doux. Le prix de revient de la tonne d’acier dans la poche s’établit comme il suit :
- Tableau IL
- Prix de revient de la tonne d’acier doux.
- Francs.
- î oa5 kg de riblons à 82 fr. 5o la
- tonne..-............................. 84,55
- Recarburant et additions................. 3.90
- Electrodes, 3 kg à....................... 4,70
- Main-d’œuvre............................ 12,60
- Réparations et réfections................ 6,25
- Amortissement [10 %)..................... 3,i5
- Droits de licence................... 5,00
- Divers................................... a,5o
- Total....................... 122,55
- - kw-an à 45 francs................. 5,00
- 9 _______
- Prix de revient de la tonne.. . 127,55
- Si le kw-an coûte :
- l’acier revient à
- 90 francs 180 —
- 36o —
- 132 fr. 5o la tonne i4'-* fr. 5o —
- 160 fr. 5o —
- Les frais d'installation du four sont d’ailleurs très minimes ; il suffît d’un pont roulant ou d’une grue d’une force de 3 tonnes pour manœuvrer un four de 2 tonnes décontenance, soit de 10 tonnes de production journalière.
- Parmi les nombreux avantages qu’on revendique pour ce four, il y a lieu d’insister plus spécialement ici sur ceux qui ont trait au mode d’emploi de l’énergie électrique.
- Tout d’abord, l’appareil fonctionne indifféremment sur courant continu ou sur courants alternatifs à toutes fréquences. En second lieu,
- la position des arcs au-dessus du niveau du bain facilite la répartition uniforme de la chaleur sur toute la surface de ce bain et le rayonnement par la voûte; elle protège les électrodes cbntre l’action oxydante du laitier et permet l’alimentation du four en matériaux froids sans endommager les électrodes; enfin, grâce à cette surélévation, il n’est pas nécessaire d’interrompre le courant pour la coulée.
- L’ébullition du bain pendant la décarburalion de la fonte par le minerai est sans effet sur la dépense d’énergie.
- Les électrodes peuvent être intégralement consommées et rapportées continuellement bout, à bout sans arrêter le courant.
- Le réglage du courant est simple ; il suffît de temps en temps de surveiller les électrodes. L’écartement entre celles-ci et le bain peut être modifié sans que le chauffage varie ni sans interrompre le courant.
- Le décalage de phase est faible; on arrive à une valeur de cos <p — 0,97, correspondant, à 5o périodes, à un angle de décalage de 14 degrés. La charge du four n’est, donc, pas notablement inductive.
- Il est possible, aux heures de pointe de la centrale, d’arrêter la marche du four et de 11e fonctionner que pendant les heures où la charge est, par ailleurs, réduite. Pour maintenir le four chaud, il suffît de 15 % du courant de pleine charge pour les grands appareils et de 3o % au plus pour les petits.
- A cela s’ajoutent un certain nombre d’autres avantages techniques et économiques que nous croyons inutile d’énumérer, ce que nous avons dit nous paraissant suffisant pour établir l’intérêt que présente ce nouveau pas de la technique de l’électro-sidérurgie.
- L. Deschoix, Ingénieur-Conseil.
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- T. XXVI (2'Sérié). — N» 27.
- L’EXPOSITION ANNUELLE DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE {Fin)
- APPAREILS EXPOSÉS PAR LA MAISON l)A ET DUT1LH
- Vérificateur d’isolement avec magnéto à courant continu et tension constante.
- Cet appareil portatif se compose d’un voltmètre à cadre mobile portant une double graduation en volts èl en ohms, et d’une magnéto mameiivrée à la main. Il est renfermé à l’intérieur d’une boite et présente les particularités suivantes :
- i° La magnéto est constituée par deux induits en 1 placés à angle droit à l’intérieur des masses polaires et auxquelles correspondent deux collecteurs.
- Les courants produits par chaque induit sont
- donc décalés de - et le courant résultant obtenu a
- en groupant les induits en série ou en parallèle est suffisamment continu pour éliminer l’in-(luence perturbatrice de la capacité des lignes.
- a0 Les mesures sont rendues indépendantes de la vitesse de rotation de la manivelle a main au moyen d’un embrayage à friction fonctionnant par la force centrifuge. La magnéto tourne ainsi à vitesse constante quelles que soient les irrégularités du mouvement de la main, ainsi qu’on le constate sur le* voltmètre dont l’aiguille reste fixe pendant lés mesures.
- i° La tension de la magnéto est réglable au moyen de mécanismes faisan! varier la force de traction des ressorts de l’embrayage et l’angle de calage des balais. Ces réglages permettent de corriger les erreurs qui pourraient résulter de l'affaiblissement des ressorts, d’une variation dans le coefficient de frottement des pièces de l’embrayage, et de l'affaiblissement des aimants.
- /i° Les induits pouvant être groupés en série ou en parallèle par. la simple manœuvre d’un commutateur, la magnéto peut produire deux tensions dans le rapport de î à %, et l’appareil présente deux sensibilités de mesures.
- x Voltmètres et ampèremètres.
- A la suite d’études minutieuses, de nouveaux perfectionnements onlélé apportés aux appareils
- électromagnétiques basés sur la répulsion de deux pièces en fer doux placées à l’intérieur d’une bobine.
- Le nouveau type d’appareil comprend quatre palettes semblables constituant deux systèmes superposés de deux palettes, l’une fixe, l’autre mobile, agissant entre elles par répulsion tandis qu’une pièce lixe d’un des systèmes agit par attraction sur la pièce mobile de l’autre système, les forces répulsives cl attractives produisant des clîels qui s’ajoutent.
- Cette disposition a permis de donner aux fers des formes telles que les effets de l’hystérésis sont rendus négligeables et d’obtenir des échelles de graduation dont les divisions sont sensiblement égales à partir du dixième ou au contraire largement amplifiées suivant le cas.
- Les fers employés étant, en outre soigneusement étudiés au point de vue de l’hystérésis et les courants de Foucault étant évités à l’intérieur du boîtier, ces instruments donnent les mêmes indications sur courant continu et sur courant alternatif pour des fréquences de à iod, ainsi qu’il résulte d’un certificat du Laboratoire ('.entrai d’Flectricité en date du y avril iyi/|.
- Les ampèremètres n’ont pas de coefficient de température, étant toujours construits avec enroulements directs, sans shunt,quelle que soit l’intensité. (Liant aux voltmètres, le coefficient fie tempérai lire de la bobine motrice en cuivre et sa self-induction sont négligeables devant la résistance des bobines de tension qui est, au ‘moins 8 fois celle de h\ bobine en cuivre.
- Malgré ces qualités, ces appareils ont une très faible consommation. Ils se, recommandent, dans la plupart des cas, comme instruments de tableau èl de contrôle pour courant continu et alternatif. Ils présentent en effet des garanties d’exactitude supérieures à celles de la plupart des appareils thermiques et s’en distinguent par leur grande robustesse et la permanence de leurs indications.
- Fréquencemètres.
- Ces appareils sont basés sur. le .principe suivant :
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- L’équipage mobile comprend deux pièces en 1er doux montées sur le meme axe et placées à l'intérieur de deux bobines superposées et parcourues par des «-(Mirants i i et / Il peut osciller librement entre ses pivots sans être soumis à aucun couple directeur. Deux pièces en 1er doux lîxes placées en regard dès pièces mobiles agissentsur elles, mais leurs actions sont en sens opposé, de telle sorte qu'elles peuvent .s’équilibrer. Dans ces conditions, la position d’équilibre de l’équipage dépend uniquement du \rap-
- i i ,,, .
- port j- (fig.i).
- L’une des bobines étant montée en "série aVce une résistance sans sell et l’autre avec une résistance avec sell, le rapport des intensités
- Schéma de montage du fréquencemètre.
- traversant les deux bobines ne dépend que de la fréquence du courant, quelle que soit la tension aux bornes de l’appareil. L'instrument peut donc être gradué directement en Inique nées.
- En pratique, ces conditions ne sont pas remplies d’une layon parfaite, mais les erreurs résultant de variations de tension inférieures à »o % sont néanmoins négligeables.
- Afin que les deux bobines ne puissent s’influencer, ce qui aurait pour effet d’augmenter l'inflence de la tension, on dispose entre elles un double écran magnétique constitué par des plaques en 1er.
- Un amortisseur à air qui est logé entre les bobines permet d'ailleurs de les écarter l’une de l’autre.
- On réalise d'après ce principe des appareils de tableau et de contrôle avec cadrans de i ’> à i8 centimètres de diamètre. Le type normal est gradué pour des fréquences dans le rapport de i à i,5 correspondant à une déviation d’environ yo°, Par exemple io à (io périodes permettant la mesure facile du quart dé période qui correspond à i°au moins. La consommation de l’appa-
- reil est, dans ce cas, inférieure à un dixième d’ampère.
- Il est également possible d’obtenir la déviation totale de l’instrument pour des fréquences dans le rapport de i à i,«5 — par exemple i"» 1* > > — permettant la mesure du dixième de période.
- Les résistances etles bobines de self sonl assez peu encombrantes pour pouvoir être logées à l’intérieur des boîtiers, qui sont les mêmes que ceux des appareils ordinaires, alors que les fréquencemètres électromagnétiques en ns tr ni Is jusqu'à ce jour nécessitent des bobines additionnelles fort encombrantes cl qu’on doit loger dans des caisses spéciales, en dehors des appareils.
- ! APPAREILS EXPOSÉS PAR LES ATELIERS J. CARPENTIER
- Microgalvanomètre enregistreur Abraham. —
- Uet appareil, spécialement étudié pour la réception des signaux radiotélégraphiques, comprend : un galvanomètre sensible à éleelro, une chambre noire et un dérouleur muni de 3y piètres de pellicule ou de papier sensible.
- Le galvanomètre à cadre mobile comporte un équipage amovible très simplifié, disposé dans un support, (pii a pour fonction de porter les pièces polaires coniques de l’éleclro et de permettre tous les réglages d’orientation du miroir. L'équipage lui-même comprend la petite bobine mobile, allongée en écheveau et bobinée en (il très lin de façon à présenter une très grande sensibilité et un très faible moment d’inertie. U.ette bobine est suspendue par deux (ils plats très fins et porte à une de ses extrémités le petit miroir développé en largeur et non en hauteur de façon à obtenir une finesse correspondante du point lumineux donné par réflexion.
- Deux contacts cylindriques, servant de point d’attache aux fils de suspension, assurent à la fois la mise en circuit et le centrage de l'équipage galvanométrique. Différents cadres mobiles, bobinés en fil plus ou moins fin jusqu’à o mm. o35, ont été réalisés avec des nombres de tours variant jusqu'à i ooa. Leur poids est d’environ o gr.«5 pour ni» (ouïs; avec le lil de suspension employé ils donnent une période propre d!oscil lation de i/io de seconde environ, avec une sensibilité correspondante de Go mm. par micro-ampère pour une résistance . de cadre de i2o ohms.
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- Le système optique porté par la chambre noire comprend essentiellement une lampe à filament' rectiligne à orientation réglable dont la. lumière est concentrée par une lentille cylindrique de façon à former un point lumineux très brillant sur le miroir du galvanomètre. Le faisceau réfléchi vient former sur la pellicule ou sur le papier sensible, une image ponctuelle très fine et très lumineuse, dont le déplacement latéral, suivant la fente qui fait office de diaphragme, mesure la déviation du miroir du galvanomètre.
- Quant à la bande sensible, elle est disposée dans un châssis dérouleur actionné par un moteur électrique régularisé avec réducteur de vitesse. Cette bande, magasinée sur une bobine, comme les films de cinématographe, défile devant la fente et revient se magasiner, une fois impressionnée, sur une nouvelle bobine qui enroule en même temps une bande de papier noir destinée à permettre le déchargement en plein jour. Les vitesses de défilement, réglées par le rapport variable du réducteur et par la vitesse du moteur, peuvent varier de i millimètre à ioo millimètres par seconde.
- Phasemétre d’induction Ferrié-Pestarini. — Cet appareil est décrit dans le numéro Tl mars iyi/J, du Bulletin de lu Société Internationale des Electriciens. 11 comprend deux équipages mobiles indépendants munis chacun d’une aiguille. C’est le point de croisement des deux aiguilles qui .permet de mesurer le facteur de puissance. (Fig. i).'
- A cet effet, le premier équipage muni de deux groupes u altmétriques convenablement connectés, mesure la puissance réelle W du réseau ( triphasé, par exemple), que les phases soient ou non équilibrés. De même, le deuxième équipage, muni lui aussi des deux groupes "\vattmétriqués
- au décalage ^ connectés conformément au
- schéma indiqué par M. Pestarini, permet de mesurer la puissance réactive ou magnétisante M du même réseau, que les phases soient ou non équilibrées.
- Le facteur de puissance K, qui n’est qu’une fonction des deux quantités W et M, donnée par
- ' W2
- la formule K = ----— peut donc être donné
- \/W2 + M1
- par un réseau de courbes devant lequel se déplace
- le point de croisement des deux aiguilles. Un autre réseau peut d’ailleurs être tracé pour permettre la lecture de la puissance apparente totale (voltampères).
- i. — Plianuinùtrc d'induction Ferrié-Pestarini.
- Appareil à deux aiguilles pour la mesure des joints des rails. — Ce modèle d’appareil étudié en collaboration avec la Laboratoire Eleclrotecli-nique des Chemins fie fer.de l’Etat, a pour caractéristique principale, de permettre la mesure directe et sans tâtonnement de la résistance des joints île rails, évalués en mètres de rails.
- Deux millivoltmèlres à aiguilles croisées sont montés en dérivation, l’un sur une longueur connue de rail (i mètre); l’autre sur une portion d’égale longueur comprenant le joint à mesurer. On voit que le rapport des déviations ainsi obtenues permettrait de’déterminer, par une formule simple, la résistance du joint, mais l’avantage particulier de l’appareil, c’est qu’un réseau de courbes en mètres de rail, tracé sur le cadran, donne cette résistance par une lecture immédiate en utilisant le. point de croisement des aiguilles des deux millivoltmètres.
- Les deux aiguilles peuvent se croiser au-dessus ou au-dessous de la ligne de zéro suivant le sens du courant qui circule dans le rail; mais, en tout cas, lorsque ce courant varié, le point de croisement suit toujours la courbe correspondant à la résistance du joint en essai. La sensibilité des deux millivoltmètres est maximnrti au voisinage
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- du zéro, de façon qu’il suffît d’un faible courant dans le rail pour obtenir une mesure.
- Au contraire, cette sensibilité diminue progressivement dans une grande proportion au fur et à mesure que la déviation augmente, de sorte que les courants intenses ne font pas sortir le point
- Kig. ü. — Appareil à deux uiguilles pour la mesure des joints des rails.
- tic croisement des limites des échelles de l’appareil et que la lecture se fait toujours dans de bonnes conditions quel que soit le courant qui circule dans le rail.
- Les deux prises de contact sur rail qui complètent l’ensemble de l’appareil ont clé minutieusement étudiées et solutionnent de façon complète la difficulté qui réside dans l’obtention d’un bon contact sur la couche mauvaise conductrice qui recouvre les rails, cela grAce à un dispositif mécanique qui assure une forte pression sur le rail. D’ailleurs, pour être satisfaisant, un semblable contact doit être adapté à chacun des profils de rails sur lesquels on aura des mesures à effectuer.
- Ampèremètres, voltmètres industriels à grande déviation pour tableaux de distribution. — Dans ces modèles d’appareils, on s’est préoccupé d’obtenir l’échelle maximum avec le minimum d'encombrement.
- L’est ainsi qu’un cadran de 180 millimètres de diamètre qui, avec la déviation de 90 degrés habituelle, donne une échelle de iî> centimètres, permet d’obtenir dans le cas de ces nouveaux modèles une échelle de 46 centimètres environ;
- Deux types principaux d’appareils ont été réalisés. Les appareils à cadre mobile pour courant continu et les appareils d’induction pour courant alternatif.
- Les premiers sont une adaptation du modèle de galvanomètre à grande déviation construit par les Ateliers Carpentier depuis 1887. Le cadre mobile de ce galvanomètre présente un de ses cètés verticaux dans l’axe de l’équipage; tandis j (pie l’autre se déplace dans l’entrefer d’un aimant dont une des pièces polaires est en forme de cylindre et l’autre en forme de croissant pour entourer presque complètement la première.
- Des voltmètres et des ampèremètres à shunt permettent de réaliser toute la série des appareils nécessaires au courant continu.
- Dans les appareils d’induction à grande déviation, un disque d’aluminium de grand diamètre est soumis à l’action de deux groupes moteurs du type ordinairement employé dans les compteurs à champ tournant. Suivant les connexions réalisées, ces deux groupes watt métriques permettent la mesure des puissances en courant
- 3. — Ampèremètre ù. grande déviation pour talileau.
- monodiphasé ou triphasé à phases équilibrées ou non.
- D’autre part moyennant l’emploi des bobines ampèremélriques à lil fin en série avec une grande résistance non inductive on obtient des voltmètres d’induction à grande déviation, de
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- même qu’on obtient des ampèremètres d’induction en adoptant des bobines voltmétriques à gros fil disposant sur shunt les bobines ampère-métriques.
- On voit donc qu’on obtient ainsi toute la série des appareils de mesure, ampèremètres, voltmètres et wallmèlrès, pour courant alternatif ordinaire, comme on avait obtenu, par le dispositif précédent, tous les appareils à courant continu.
- Cet ensemble d'appareils- permet de réaliser ries Lableaux d’un encombrement réduit et d'un aspect tout à l'ait satisfaisant.
- Ohmètre 100 mégohms. — (iràce à l’utilisation de cadres légers à grand nombre de tours et à l’emploi de rubans d’argent très lins remplaçant les boudins de fils utilisés dans le modèle ordinaire (5 à io mégohms) un nouveau modèle d’ohmètre a été créé qui, en utilisant la magnéto ordinaire, permet de dépasser facilement- ioo mé-gohms.Un commutateur à quatre positions donne quatre sensibilités, ce qui rend possible la mesure des résistances relativement faibles par shuntage du cadre de mesure.
- Electrodynamométre universel sans combina-teur. — Après, avoir, en 191I, présenté les modèles d’électrodynamomètres universels (voltmètres, ampèremètres, wattmèlres) à sensibilités multiples, dans lesquels on passe de la mesure ries volts à celle des ampères et à celle des watts par un simple mouvement de levier, appareils qui ne s’appliquent cependant pas aux mesures d’ampères du courant continu, les Ateliers Carpentier, présentaient, en 191/1, un appareil multiple sans eombinateur, permettant lui aussi la mesure des volts, des watts et des ampères; mais cette fois, aussi bien en courant continu qu’en-courant alternatif.
- Par contre, ce nouvel électrodynamomètre universel ne permet plus le passage immédiat de l’une des mesures à l’autre et nécessite, pour cela, un changement de connexion. Dans certains cas, où l’on cherche surtout à posséder un ampèremètre étalon à sensisibilités multiples pour courant continu ou alternatif, cette solution paraîtra préférable à la première.
- L’électrodynamomètre universel sans combina le ih--est essentiellement un ampèremètre électrodynamique à sensibilités multiples, d’aspect identique à celui du volt-wattmètre ; il comporte un cadre mobile à gros fil et à petit nombre
- de tours. La mesure des ampères se fait directement en branchant le cadre mobile en dérivation sur un shunt de 5oo millîvolts mis en série avec la bobine de champ « ampères ». De la sorte, cet ampèremètre s'applique aussi bien en courant continu qu’en courant alternatif ; mais, en raison de la consommation relativement élevée dans le shunt, il convient surtout pour les (murants faibles (au-dessous de, 100 ampères!, t’.’esl pourquoi, bien que ne pouvunl comporter
- des sensibilités 100 et loo ampères, l’appareil normal est établi pour 1, », 10 et ,'io ampè-
- res.
- La mesure des volts s’obtient comme dans le volt-wattmètre, au moyen d’une bobinevol Imé-trique indépendante; la consommation dans le circuit tension étant relativement élevée en raison du bobinage du cadre (o amp. .{ pour la dérivation maximum) on a tiré parti en adaptant l’appareil aux tensions peu élevées auxquelles s’appliquent mal les électrodynamomèlres ordinaire, (i5, io, 75, i5o volts). Les mêmes sensibilités se retrouvent d'ailleurs dans la mesuré .des
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- watts avec une consommation de o amp. i, dans le fil fin.
- Bien entendu, cet appareil, qui est surtout adapté aux mesures d’intensité, peut être simplement gradué en ampères lorsque la multiplicité des fonctions ne paraît pas désirable. Dans ce cas, la bobine voltmétrique, ainsi que la résis tance additionnelle, ne sont pas nécessaires.
- Voltmètre étalon à grande échelle. — C’est un voltmètre à cadre mobile de grandes dimensions dont l’échelle atteint une longueur de, 400 millimètres et peut présenter 5oo divisions. Ltant donné le couple important des ressorts de cet appareil, le pointé peut être fait avec une grande précision, et on obtient ainsi un étalon de laboratoire pouvant donner une précision de l’ordre de o,i % dans de bonnes conditions.
- Colonne de synchronisation. — La colonne de synchronisation présentée, comporte i appareils de a5o millimètres de cadran et un sychroniseur à double face, un fréquencemètre Abraham et un voltmètre électromagnétique double.
- Le synchroniseur à aiguille tour nu nie et à double'face,présenté par les Ateliers Carpentier, se compose d’une partie fixe et d’une partie mobile qui sont, l’une et l’autre, le siège de champs tournants, de sorte que le rotor se met en marche à une vitesse égale au glissement de son champ par rapport au champ du stator. Il entraîne une aiguille noire très visible sur le cadran blanc.
- Les aiguilles de cet appareil sont goupillées sur l’axe, de sorte qu'il leur est impossible de prendre à la longue un déplacement angulaire quelconque par rapport au rotor, déplacement qui serait dangereux, car il pourrait mener le personnel à coupler des machines qui ne seraient pas en phase.
- L’appareil présenté, ayant un cadran de 9.5 millimètres à inscriptions très lisibles, était monté sur colonne pour station centrale. Le synchroniseur à double face est disposé de telle
- sorte qu’il peut être vu à la fois du tableau et du conducteur de la turbine.
- Le fréquencemètre Abraham, dont le principe est bien connu, a été amorti dans le modèle présenté, au moyen d’un disque d’aluminium disposé dans l’entrefer d’un aimant permanent. Quant au voltmètre électromagnétique double, il comprend 9 mouvements complets de voltmètre électromagnétique séparés -par .un écran magnétique. Les deux index rapprochés sur le même cadran permettent de lire à la fois la tension des barres et celle de l’alternateur à coupler.
- Contrôleur de lampes. — Ce contrôleur de lampes est constitué par un ampèremètre-voltmètre électromagnétique de contrôle à 4 sensibilités, o amp. 5, 1 ampère i3o volts et 960 volts.
- Un fil souple à a conducteurs, terminé par une prise de courant, permet de brancher l’appareil sur une prise de lampe ordinaire et, de mesurer la tension de l’installation en courant continu ou alternatif. D’autre part, une douille du modèle normal permet de mettre en circuit en série avec l’appareil une lampe à essayer et de mesurer le courant qu’elle prend sous la tension de l’installation. Un réseau de courbes de watts et de volts permet de lire directement, en même temps que les ampères, les watts consommés par la lampe. La petite correction en volts, due à la consommation propre, de la bobiné ampère de l’appareil, est indiquée par l’aiguille dans la mesure des ampères el se l'ail ainsi très simplement.
- L’ensemble de l’appareil renfermédans une boite élégante en noyer verni de, 1 5o X i5o X lin millimètres munie d’-uite poignée, peut se transporter facilement et constitue un nécessaire de contrôle commode, pour les ingénicurs-électriciens, installateurs ou consommateurs de lampes, etc.
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- PUBLICATIONS TECHNIQUES
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Etude expérimentale du récepteur téléphonique.
- Nous avons étudié les vibrations de la membrane du récepteur téléphonique sous l’action d’un courant alternatif en observant au microscope les déplacements correspondants d’un style fixé au centre de la membrane et perpendiculaire à celle-ci.
- Les observations ont porté sur les points suivants :
- I. Déplacement de la membrane du récepteur sous l’action d’un courant continu.
- Si le courant qui passe dans l’enroulement est d’un sens tel qu'il augmente l’aimantation du noyau, la membrane est attirée et le déplacement de son centre augmente avec l’intensité du courant, d’abord rapidement, puis de plus en plus lentement. Avec, un courant de sens contraire, la membrane est d’abord repoussée, jusqu’au moment où l’intensité est telle que l’aimantation du noyau est nulle. Quand le courant continue à augmenter, l’aimantation du noyan change de signe, et la membrane est de nouveau attirée.
- Gette variation du déplacement du centre de la membrane, qu’il était facile de prévoir, a été très exactement retrouvée par l’expérience.
- II. Vibration de la membrane du récepteur
- TÉLÉPHONIQUE QUAND UN COURANT SINUSOÏDAL PASSE DANS L’ENROULEMENT DU RÉCEPTEUR.
- La théorie faite en supposant l’amortissement nul, et les vibrations transversales et consistant en des oscillations d’ensemble de la membrane, conduit à la valeur suivante de l’amplitude du déplacement A du centre de la membrane :
- ~ K - u>2 M' 11 1
- où w eàt la pulsation du courant sinusoïdal, / l’amplitude du courant sinusoïdal employé, M une masse égale au cinquième de la masse totale de la mem-brane, K un coefficient lié au déplacement X du
- centre de la membrane sous l’action d'une force f appliquée en ce point perpendiculairement à la niera-
- P
- lirane par la relation X = —, M' un coefficient lié au
- déplacement A de la membrane sous l’action d’un courant continu d’intensité / par l’expression
- M'i
- Les coefficients M', K, M ayant été déterminés expérimentalement, on a comparé les valeurs de A données par la formule (ij aux valeurs observées en faisant passer un courant sinusoïdal dans l’enroulement du récepteur.
- Les expériences ont été faites avec les trois fréquences 446o, 1020.
- On constate d’abord que l’amplitude de l’oscillation est proportionnelle à celle du courant excitateur, comme l’indique la formule (1). Des vérifications quantitatives faites avec trois récepteurs dé types différents s’accordent très bien avec les résultats théoriques. On a obtenu :
- Récepteur Ader. — Si l’on utilise les valeurs des coefficients M', K et M :
- M' = 19,6 X 10e,
- K = 9,9 X io6,
- M = 0,67,
- pour calculer l’amplitude du déplacement du centre de la membrane pour un courant de 10 milliampères efficaces à 42 périodes, on trouve :
- A calculé == 57 microns,
- A observé = 55 microns. -
- Récepteur d'Arsorioal. — Pour un récepteur d’Arsonval, les valeurs des coefficients de la formule sont: M' 1,10 X 10“, K = 5,44 X 10e, M = 1,1-7. On a trouvé :
- A calculé. A observé.
- Pour 42 périodeis........ 1 microns 4 microns,
- Pour 460 périodes........ 0,2 micron o micron,
- (inappréciable avec les moyens dont on disposait).
- Récepteur Roussel et Tournaire. — Si, des vibrations observées pour les périodes 4a et 460^ on
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- déduit par le calcul l’amplitude du déplacement pour un courant continu de io milliampères, on trouve : A = 8,5 microns. La valeur observée est io microns.
- En résumé : « La théorie qui explique le son produit par le téléphone uniquement par des vibrations transversales d’ensemble de la membrane s’accorde bien avec les résultats donnés par l’expérience. »
- III. EtUDK DK LA SENSIBILITÉ IH1 IIÉCEPTKUII TÉLÉPHONIQUE.
- 1° Etude de la stabilité à une période donnée :
- Soit i l’intensité du courant qui correspond à la limite inférieure de perception du son.
- La théorie montre que, pour un récepteur donné et une période donnée, on a M' i = constante ; M' étant un coefficient qui ne dépend que de l’état rhagnétique de l’électro-aimant, et qui est proportionnel au coeffiicient angulaire de la courbe qui représente, en courant continu, le déplacement du centre de la membrane en fonction de l’intensité.
- Pour vérifier cette relation, on a mesuré, pour différents états magnétiques du récepteur, les quantités M' et i. On changeait l’état magnétique du récepteur en superposant, au courant alternatif qui produit le son, un courant continu d’intensité réglable à volonté.
- L’expérience montre que, en général, la relation M' i — constante est suffisamment vérifiée.
- Si, au lieu de considérer un même récepteur, on considère divers récepteurs dont les systèmes vibrants sont identiques, on doit encore avoir.
- M' i = constante.
- 11 était intéressant de voir si cette relation se vérifierait encore, au moins approximativement pour les dix récepteurs, d’ailleurs différents et choisis d’une façon quelconque, dont nous disposions. L’expérience montre que, si l’on range les différents appareils suivant la grandeur des coefficients angulaires à l’origine de la courbe des déplacements en courant permanent, cet ordre est inverse de celui des courants qui correspondent à la limite des sons perceptibles, à une exception près seulement pour chacune des trois fréquences étudiées (fréquence 42, 460 et 1020). C’est là une vérification qualitative de la théorie. On n’en pouvait attendre de meilleure avec l’expérience actuelle.
- 2° La sensibilité varie avec la fréquence : elle est plus grande à la fréquence 1020 qu’à la fréquence
- 460 et est beaucoup plus faible à la fréquence 42 qu’à la fréquence 460.
- Note de M. Léon Bouthillon et Louis Drouet
- transmise par M. A. Bloildel.
- ( Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences 2 juin 1
- Récepteur de poche pour la télégraphie sans HL -
- Jusqu’à présent, la nécessité d’employer un poste récepteur plus ou moins compliqué, a privé le grand publie des avantages mis à sa portée par l’envoi de signaux horaires des grands postes de T.S.F. tels que éélui de la Tour Eiffel, (’.’est pourquoi il est intéressant de signaler lé petit appareil de poche appelé « Ondophone » représenté ci-dessous. Cet appareil complet se porte dans la poche et ne nécessite pas l’emploi d’une pile ou d’autres accessoires pour l’audition des signaux, 11 utilise pour cela im détecteur de cristal combiné à un récepteur:téléphonique.
- Dans un rayon de 5o kilomètres environ autour de Paris, un parapluie ouvert constitue une an-
- Fig. 1. — Récepteur de poche pour T. S. F. « Ondophone ».
- tenue réceptrice convenable. Il suffit, dans ces conditions, d’y relier par un cordon l’une des pinces cl de mettre la seconde pince à la terre. Si l’on a sous la main un objet métallique plus important, tel qu’une bicyclette ou une automobile, on pourra recevoir les signaux à 200-kilo-inètres de la Tour Eiffel. D’autres objets métalliques tels qu’un poêle, un grillage métallique, un lit en 1er, été!, peuvent être utilisés et, pour de longues distances de 5oo kilomètres, par exemple, 011 peut se servir comme antenne d’un circuit téléphonique en se reliant à un appareil téléphonique quelconque. - ---
- Dans Paris même, une double antenne en fil métallique de a4 mètres installée sur le toit per-
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- met de recevoir les transmissions des postes allemands et anglais malgré l’existence sur leur parcours d’un nombre considérable de toitures en zinc.
- (Eleclrical Jîeviete, i i avril 191/j.)
- Le Central téléphonique semi-automatique de Dresde.
- L’équipcmcnI. du Central téléphonique de Dresde a subi, depuis deux ans, une transformation complète, les opérations faites à la main ayant été remplacées par un service semi-automatique. C’est le ag janvier dernier que le dernier abonné a été relié au nouveau service dont l'établissement a rencontré d’énormes difficultés en raison de circonstances locales défavorables. Ces circonstances ont. imposé la transformation graduelle de l’ancien système, tandis que cette transformation même a nécessité l’installation d’un service spécial d’intercommunication entre l’ancien central et. le nouveau. Ces diilicultés se sont compliquées d’ailleurs d’un manque d’espace.
- Le nouveau central téléphonique semi-automatique est installé dans un bâtiment du service des Postes. Les sélecteurs sont répartis en quatre salles, au troisième et au quatrième étage. La salle 1, au quatrième étage, comprend tous les sélecteurs pour les circuits des abonnés de 1 à 10000, à l’exception des sélecteurs secondaires, qui se trouvent dans la salle, a, au troisième étage. Les sélecteurs des circuits d’abonnés de 10000 à 20000, sont groupés dans la salle 3 du quatrième étage et les sélecteurs secondaires correspondants se trouvent à l’étage au-dessous, dans la salle /|, avec les sélecteurs spéciaux aux abonnés ayant plusieurs numéros. Dans la salle a, en outre des sélecteurs secondaires des 10000 premiers abonnés, on a installé les transmetteurs de numéros actionnés par moteurs, pour les tableaux-commutateurs, ainsi que les machines fournissant le courant d'appel et celles des signaux.
- Dans l’une des salles du troisième étage, est installé le bureau des appels qui comprend tous les tableaux commutateurs mancmivrés à la main (lig. 1). Ces tableaux sont disposés sur 3o tables ayant deux opératrices chacune se faisant lace; le bureau comporte, en outre, deux multiples additionnels avec, au total, (i postes d’opératrices, podr le service des grandes lignes
- inter-urbaines et 3 multiples additionnels, avec un total de 9 postes, pour le service suburbain. Les 60 postes d’appel ont été équipés chacun de deux jeux de clés, pour établir toutes les
- Fig. 1. — Salle des tableaux d'appel et des multiples.
- communications demandées par les abonnés Voici comment fonctionne le service :
- L’abonné demande la communication en décrochant le récepteur de son poste et, par ce mouvement, son présélecteur le relie à un sélecteur libre du premier groupe. En même temps, un autre sélecteur relie le circuit de l'abonné.
- Fig. 2, — Préséloctours, sélecteurs de groupes et de circuits peur les abonnés de 1 û i.ooo, salle 1.
- appelant au téléphone une opératrice qui se trouve libre. Celle-ci entend l’appel par son serre-tête, sans avoir aucune .manœuvre à faire pour cela. Elle y répond et, en répétant le nu-
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- méro annoncé par l’abonné, elle appuie successivement sur les clés correspondant aux chiffres indiqués, ce qui actionne les transmetteurs de numéros et, par l’intermédiaire de ceux-ci, les sélecteurs. Dès que l’opérairice a appuyé sur la dernière clé qui correspond au chiffre des unités, son appareil se trouve mis hors circuit automatiquement et elle est libre pour un autre appel, auquel elle répondra par le second tableau, les sélecteurs étant encore occupés par la première communication.
- Ainsi, tout le travail des opératrices se borne à demander le. numéro désiré et à le donnerai! moyen du tableau ; toutes les autres manœuvres sont faites par les sélecteurs. Lorsqu'un abonné demande la communication avec un circuit
- Fig. 3. — Sélecteurs secondaires pour les abonnés dr i i\ to.non et transmetteurs de nombres, salle 2.
- suburbain, l’opératrice le met en communication avec le multiple additionnel en appuyant sur la clé 6 de la rangée des in ooo. De même, la communication avec les lignes interurbaines, par le multiple correspondant, est donnée en appuyant sur la clé O.
- Entre les opératrices des deux tables, au premier plan de la ligure i, on peut voir, sur la table centrale, un grand nombre de lampes d’appel ; chaque lampe correspond à un sélecteur d’opératrice, et s’allume au cas où le sélecteur ne trouve pas immédiatement un poste.vacant au moment de l'appel. Le circuit d’appel est alors relié à un contact d’attente et affecté automatiquement au premier tableau qui dcvicntvacaul.
- Tout à fait au premier plan et perpendiculairement à la ligue des tables, se trouve le bureau de la surveillante qui, en dehors de divers dispositifs, est équipé d’une lampe et d’un jack cor-
- respondant à chaque opératrice. A chaque fois qu’un appel arrive au bureau, la lampe de contrôle de l’opératrice intéressée s’allume ; quand l’opératrice a donné1 satisfaction à l’abonné, sa lampe s’éteint. Au moyen des jnoks, la surveillante peut, à l’insu de l’opératrice, se mettre en communication avec son tableau et contrôler ainsi le service.
- En outre.,l’ensemble du service est continuellement contrôlé dans une salle spéciale où se répètent; tous les signaux des divers groupes d’appareils. On y trouve encore des instruments enregistreurs de la consommation de courant, des instruments donnant le nombre de communications établies et existant, simultanément dans les divers groupes, ainsi que la charge du central à chaque instant. A ce posté central, tous les accidents sont signalés et enregistrés auto-
- Fig. 4. — Machines des signaux du central téléphonique de Dresde.
- matiquement et les appareils de contrôle permettent. la surveillance constante de tout; le personnel.
- Deux batteries d’accumulateurs, chaînées par la station centrale du Bureau des Postes, fournissent, le courant, aux sélecteurs et alimentent les microphones du Central et des abonnés. Le courant, d’appel des abonnés est monophasé: il est; fourni par quatre transformateurs rotatifs reliés aux canalisations de lumière : les courants des signaux indiquant que l’abonné ne répond pas ou que la ligne est, occupée, sont fournis par quatre machines spéciales à collecteur (fig. /,). Le répartiteur principal est. installé dans une salle spéciale et sert à relier les circuits extérieurs aux circuits du Central. Les armoires des relais pour Les multiples additionnels dont l’arrière est accessible de celte salle, sont installées au centre.
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- Inutile d’ajouter que cette installation a nécessité un nombre énorme de câbles et de fils individuels. Le central téléphonique semi-automatique de Dresde est actuellement la plus grande
- installation qui existe de ce genre ; il dessert 16000 obonnés. Un autre bureau sera prochainement installé dans le faubourg de Striesen.
- (The Electrical Review, 29 mai 1914.)
- STATISTIQUE
- L’industrie électrique américaine en 1913
- L’activité de l’industrie électrique américaine s’est nettement ralentie dans le deuxième semestre de 191 '3, pour des raisons de politique intérieure et extérieure. L’une des grandes sociétés de constructions électriques a temporairement réduit de 54 à 45 le nombre d’heures de travail hebdomadaire. Néanmoins, la production générale est supérieure de 10 % environ à celle de 1912.
- Les génératrices triphasées accouplées à des turbines à vapeur ont augmenté de puissance unitaire. Le turbo-générateur de a5ooo kilowatts à 750 tours par minute fourni par C. A. Parsons et Co a été mis en service ; ce groupe a nécessité pour son service un ensemble de 5o électromoteurs auxiliaires de 180 à 4 kilowatts. Un groupe électrogène de 15 000 kilowatts à turbine horizontale Curtis, faisant 1 200 tours par minute, à été commandé à la General Electric Co par la Philadelphia Electric Co. La même compagnie construit actuellement pour Chicago, New-York et Philadelphie, "4 autres groupes à turbine de chacun 3oooo kilowatts, 4 groupes horizontaux et un groupe vertical de chacun 20 000 kilowatts; enfin 4 groupes verticaux de chacun 15 000 kilowatts.
- La Société Westinghouse a en construction des groupes à turbine de 3o 000 kilowatts où la turbine est divisée en deux cylindres de haute et basse pression, chacun accouplé à un générateur de i5ooo kilowatts. La partie à haute pression fait 1 5oo tours par minute et la partie à basse pression, 700 tours.
- La plus grande génératrice triphasée directement accouplée à une turbine hydraulique a une puissance de 17 5oo K VA à 375 tours par inimité (hauteurvde chute G5o mètres; vitesse de l’eau dans la turbine 90 mètres par seconde!, tandis qu’on construit des types verticaux de 12000 kilowatts pour les faibles vitesses de rotation.
- La Southern Aluminium Coa 11 génératrices à courant continu de la General Electric Co faisant 5 200 kilowatts chacune à 52o volts, avec 26 pôles et à la vitesse de 170 tours par min ute ; elles fonc-tionnent par accouplement direct à des turbines hydrauliques. La General Electric Co a fourni des moteurs à courant continu pour une installation d’extraction dans l’Afrique du Sud ; deux moteurs de 1 5oo kilowatts chacun à 5oo volts sont directement accouplés aux tambours des machines d’extraction et donnent au maximum 5 100 kilowatts ensemble. Ses moteurs mono et polyphasés à collecteur n’ont jusqu’ici conquis aucun champ d’application en Amérique, tandis qu’un moteur à courant continu de i5 kilow'atts à démarrage automatique esVsignalé comme parti-culièrcm en t approprié aux exploitations minières.
- L’emploi de carcasses en acier pour les moteurs triphasés en réduit le poids et en augmente la résistance. Les baguesdes rotors en court-circuit que construit la General Electric Go sont intimement soudées avec les barres.
- Un emploie de plus en plus, pour, terminer les longues lignes, le moteur synchrone comme condensateur synchrone, c'est-à-dire pour régler la tension par un réglage eon-espondant de l’excitation et, par suite, du cos <p. L’installation de Big Creek, en Californie, possède à l’extrémité désaligné à i5o 000 volts, à Los Angeles, deux condensateurs synchrones de chacun [i5 000 KYA.
- En ces derniers temps, le condensateur synchrone a été encore accouplé directement à une machine triphasée auxiliaire, ce qui permet également; de régler directement la tension et, par l’excitation du moteur synchrone, d’obtenir le cosf. le plus favorable. Cette connexion d’une commutatrice à une machine auxiliaire est connue. Pour le démarrage direct du côté triphasé, le moteur synchrone est pourvu d’un enroulement à cage d’écureuil sur le champ tournant.
- Les appareils.de commande des moteurs triphasés, et notamment ceux de commande auto*
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- matique, oui continué à se développer. Les installations des écluses du Canal de Panama en sont un exemple ; elles représentent une fourniture d’un chargement de plus de 70 wagons et dont la valeur dépasse 2,2 millions, La General ElectricCoa égalementconstruit une installation du même genre pour un autre canal : le New-York State Barge Canal.
- Les commatatrices se l’ont par unités de plus en plus grandes. Il a été construit, en 191 i, 11 commutatrices de chacune 4 000 kilowatts à (ioo volts 2f> périodes, pouvant supporter des charges momentanées de 10000 kilowatts. Pour ho périodes et 1 5oo volts, on monte généralement en série deux commutatrices. La machine de ce genre à6o périodes la plus puissante qui ait été construite en iyi3 est de a 5oo kilowatts. Les centrales électriques, les Compagnies de chemins de fer et les exploitations minières emploient de plus en plus des commutatrices transportables.
- Un convertisseur à vapeur de mercure de
- I 000 kilowatts a été mis à l’essai pour le service d’une locomotive il 2. 4 on volts. A Delroil, on a constaté une durée de 12. 4’>'1 heures tic service pour un pareil convertisseur. E11 raison du succès obtenu avec cet appareil, on espère, en Amérique, simplifier le système de traction par courant continu à haute tension en substituant le convertisseur statique au transformateur rotatif.
- II y a pour cela deux solutions :
- i° Amener à la locomotive ou l’automotrice du courant monophasé à la tension de 6 000 à 15 000 volts et y installer un convertisseur monophasé à vapeur de mercure. Le réglage de la tension du courant continu peut s’obtenir en modifiant par des transformateurs en cascade la tension du courant alternatif de façon à pouvoir travailler avec les moteurs à courant continu suivant un système analogue au Léonard. Toutefois, en raison des fortes pulsations du courant redressé, il serait nécessaire d’employer des carcasses de moteurs en paquets de télés.
- 2° Il est préférable d’établir le long de la voie des convertisseurs triphasés à vapeur de mercure qui transforment en courant continu de 2 400 à 5 000 volts le triphasé à 60 (5o) ou 25 périodes des centrales électriques ordinaires. Ce courant continu est envoyé dans les fils.de trolley ou le troisième rail et ne donne que de très faibles pulsations. Des équipements de voitures automotrices à 5 000 volts pour courant continu ont, été déjà
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- essayés par la General Electric Co. L’emploi du troisième rail pour courant continu à 1 ’ioo et 2.400 volts ne présenterait pas d’inconvénient. Naturellement, dans les diverses sous stations de redressement, on pourra également installer des batteries-tampons de protection contre des arrêts de la distribution de la centrale. D’ailleurs en Amérique, on attache une importance particulière au fait que les réseaux dé traction soient autant (pie. possible reliés à plusieurs centrales indépendantes.
- La question de prélèvement de courant monophasé sur des réseaux triphasés n’csl pas seulement importante au point de vue de la traction monophasée, elle l’est aussi pour l’éclairage. Les charges monophasées déséquilibrent les phases des distributions triphasées, surtout pour les centrales régionales. Comme on le sait, les moteurs triphasés synchrones et asynchrones connectés à ces réseaux triphasés déséquilibrés tendent à rétablir l’équilibre. Alexanrlerson a indiqué un équilibreur de phases qu’on relie eu parallèle à un pareil réseau triphasé. Cette machine est un moteur synchrone excité par du courant continu et dont l’enroulement des trois phases n’est pas directement couplé en étoile mais relié à l’enroulement triphasé d’une machine auxiliaire. Le champ de cette dernière est constitué par deux enroulements décalés de 90° l’un sur l’autre, dont le courant d’excitation (continu) .peut être réglé indépendamment.
- On construit des transformateurs pour des voltages jusqu’à i5o 000 volts etpourl’extérieur jusqu’à 140 000 volts. On a apporté une attention spéciale, en Amérique, à l’installation des transformateurs àl’extérieur. Néanmoins, la plus grande puissance estreprésentéë parle transformateur de *3 5oo KYA construit par les Ateliers Siemens Schuckert. Par l’emploi de cuves à huile ondulées et de tuyaux de circulation, on essaye d’élever à 3 000 K VA et plus, la puissance des transformateurs à huile à refroidissement automatique. L’un des plus grands transformateurs rotatifs (régulateur de champ) est un type de la General Electric Co à refroidissement par l’huile de 800 K VA. Le rotor est commandé par engrenage à vis sans fin au moyen d’un moteur auxiliaire. On sait que les Etablissements Brown Boveri et Cie ont également construit récemment un grand transformateur rotatif.
- Il y a lieu de signaler ici que l’American Insti-
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- Iule ol‘ Eleetrical Engincers, comme suite aux travaux delà Commission Internationale d’Elcc-tricité, a mis «à l’élude un nouveau projet des règles pour la construction des machines. Ce projet qui a été soumis aux Commissions locales d’électricité des divers pays contient des documents très précieux.
- Centrales électriques. — Tandis que les -turbines à vapeur et hydrauliques progressent, tant au point de vue des puissances unitaires qu’à celui de la puissance globale, on observe, en Amérique, un recul, très sensible des installations à moteurs à gaz et à pétrole et à machines à vapeur à piston.
- Dans les chaufferies, le réglage automatique du tirage et du registre de fumée, ralimcntation automatique des chaudières en eau et des foyers en combustible, sont l’objet d’une attention de plus en plus grande.
- On compte, aux Etats-Unis, plus de groupes à Iqrbincs à vapeur, à transmission par engrenages, spécialement pour la commande de génératrices à courant continu. Pour l’ajustage automatique de l’arbre du pignon de transmission, les paliers de cet arbre sont à supports hydrauliques.
- Malgré le grand développement des usines hydro-électriques en Amérique, on y reconnaît de plus en plus la nécessité d'étudier de très près le rendement financier de nouvelles usines de ce genre avant de passer à la réalisation des projets; en effet, beaucoup d’usines hydro-électriques n’ont pas donné de bons résultats-financiers bien qu’elles contribuent, par l’économie de combustible, à la conservation du patrimoine national. Le rendement des turbines hydrauliques étant de % etplus, et atteignant jusqu’à p'i %9 celui des générateurs électriques étant de 97 % , et celui des transformateurs, de q8/> % , on ne peut guère attendre d’améliorations notables à la partie mécanique. Une normalisation très poussée de la construction des turbines hydrauliques pourrait bien en diminuer le prix, mais probablement au détriment du rendement. Souvent, il est possible d’utiliser de petites usines hydrauliques ou des usines à mauvais rendement en. les . combinant à des centrales à moteurs thermiques pour travailler sur un réseau commun ; èn ce cas, l’usine hydraulique travaillera toujours à pleine charge, l’usine thermique ne fournissant que la charge complémentaire cl
- servant de réserve en cas d’arrêt des turbines hydrauliques.
- En iqi'i, M. W.-L.-R. Eminet a relaté des essais faits par la General Electric Co sur une machine fonctionnaut à la vapeur de mercure au lieu de vapeur d’eau el dont le rendement thermique total serait à peu près égal à celui des moteurs Diesel.
- Eu 1913 également, ou a mis en service la ligne tic transmission à i.joooo volts pour lao 000 kilowatts entre Big Grcek et Los Angeles, celle de Keokuk à Saint-Louis (110000 volts par aaoooo kilowatts, distance it\0 kilomètres) (*), enfin (b Voir la Lainière Electrique, tome XXV, 2e série, n° *2, 10 janvier 1 <) 149 page 5*2.
- l’installation de l’Appalachian Power Co à turbines de y/|O0 kilowatts (rendement 7 %)
- Lès puissances maximum des grandes centrales américaines en 191 \ ont été les suivantes :
- Tableau 1.
- CENTRALES PUISSANCE MAXIMUM KW PRODUCTION TOTALE d'énergie pour l'année EN MILLIONS . DE KW-H
- Niagara Palis Po-
- wer G° m 8on <j5u
- Chicago Conimon-wealth Edison C°. 271 000 9Î>o
- Acw-YorkEdison C°. 22& OOO 686
- Sept usines hydro-électriques canadiennes ont fourni aux Etats-Unis, en 191 ï, 662000000 de kilowatts-heure.
- Lampes électriques. — La vente des lampes à arc a sensiblement baissé tandis que celle des lampes à incandescence a continué à croître, de même que celle des appareils de cuisson cl de chauffage. L’année 191» est la première, en Amérique, où le nombre de lampes à filament métallique vendues dépasse celui des lampes à Ijlament de carbone. Dans l’année écoulée, la lampe à filament métallique a re^u plusieurs perfectionnements : dispositions contre le noircissement de l’ampoule, uieilleure fixation du filament et réduction de la consommation en watts par bougie, sans en réduire la durée. Les machines automatiques pour la fabrication en
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- série des lampes à filament métallique se sont perfectionnées. Dans le second semestre, la lampe d’un demi-'watt à atmosphère gazeuse, de 6oo à 5 ooo bougies, a été lancée par la General Electric Co. En Amérique, il y a également une grande demande de lampes à faible pouvoir éclairant pour monter en série sous une intensité constante ; ces lampes se construisent làcilement pour une faible consommation par bougie.
- La lampe à arc est surtout employée sous forme de lampe à arc à llanune avec une lumière aussi blanche que possible et de lampes à ma-gnélite, les unes et les autres, à grande intensité pour éclairage intensif. Les lampes a arc à ilainme se font également pour courants alternatifs à 2-1 périodes; les charbons durent no heures.
- Traction. — Le chemin de fer de New-York, New-Haven et Hartford a électrifié sa ligne de New-York à Boston en courant monophasé à périodes en employant uhe tension de a X 11 ooo =; 22 ooo volts. La Westinghouse Electric and Manufacturing Co a électrifié également une ligne de montagne de i»o kilomètres de longueur dans la Virginie de l’Ouest pour' le Norfolk and Western Railway ; le système adopté est le Split phase ^System. La Pennsylvania Railroad Co commence l’introduction de la traction électrique sur la grande ligne New-York-Washington en électrifiant une ligne de la banlieue de Philadelphie en courant monophasé.
- La lutte entre le monophasé et le continu à haute tension, pour la traction électrique sur les chemins de fer, est particulièrement intense en Amérique à l’heure actuelle et semble plutôt en faveur du courant continu à haute tension. C’est ainsi que récemment la ligne de /|Vkilomètres du Pittsburgh and Butler Street Railway a été transformée de monophasé en continu à 1200 /1 *)oo volts. Comme on le sait, c'est la ligne de Washington-Baltimore-An napoli s qui, la première, s’est transformée de monophasé en continu. Le New-York Central and Hudson River Railroad a commandé à la General Electric Co 16 nouvelles locomotives à courant continu de ioo et no tonnes pour faire ioo kilomètres à l’heure. Cette ligne possède 63 locomotives à courant continu. Signalons en passant que la General Electric Co construit actuellement pour les lignes suburbaines de Melbourne (Australie)
- /|Oo équipements de voilures, soit i 6oo moteurs de ioo kilowatts chacun pour courant continu à i ">oo volts.
- Le chemin de. fer rie Butte, Anaconda and Pacifie Railroad a éleclrilié une ligne d’environ îoo kilomètres en courant continu à 2 /|0<> volts, Le Cauadiau Northern Railway a également choisi le.courant continu au même voltage pour le servie»; du tunnel de Montréal. Le Canadien Pacific Railroad a commandé, pou rsa di vision de, Rossland, '1 locomotives de y 3 tonnes pour courant continu à 2/J00 volts. La Michigan United Traction.Co s’est également décidée à électrifier
- 1 ’io kilomètres de voie en courant continu a
- 2 /|Oo volts. A la même tension, on va équiper une Voie.'de 180 kilomètres dans les montagnes Rocheuses, sur le Chicago, Milwaukeè and Saint-Paul Railway. Le Conseil municipal de Chicago ayant récemment décidé qu’à partir tle juillet iyi5.il ne devrait plus circuler de locomotives dégageant de la fumée à l’intérieur de la ville, toutes lès lignes qui y accèdent devront être éleetriliées à bref délai dans une certaine zone.
- Les voitures pélroléo-électriques ont continué à se développer : la General Electric Co a également construit une locomotive pétroléo-ëlec-trique de 07 tonnes.
- Le 20 juillet iyi3 a marqué la disparition, à New-York, du dernier tramway à chevaux. On a mis en service dans cette ville un total -de 206 tramways à! accumulateurs. La Philadelphia Rapid Transit Co a commandé 700 équipements électriques complets de voitures pour les tramways et chemins de fer métropolitains.
- Entre la ville de New-York et les Compagnies de chemins de fer métropolitains et tramways, il a été passé des traités pour l’extension des réseaux électriques représentant un capital global d’installations de près de 1 87‘i millions de francs. L’ensemble des réseaux de New-York pourra, dans l’avenir, transporter annuellement
- 3 milliards de voyageurs.
- Les locomotives de mines à accumulateurs sont employées aux Etats-Unis non seulement dans les mines, mais clans les percements de tunnels, notamment pour les tunnels de l’aqueduc de Catskill où 3o de ces locomotives sont en service.
- La construction des systèmes électriques de signaux pour chemins de fer et tramways s’est normalement développée en cyi 3. A ccl égard,
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- la grande gare de Kansas-City, récemment construite, doit, connue beaucoup d’autres gares américaines, recevoir un équipement de signaux électro-pneumatiques.
- Les automobiles et camions électriques se développent de façon étonnante aux Etats-Unis. Les chantiers navals, arsenaux, imprimeries, hôpitaux, dépôts militaires, bibliothèques, laboratoires, etc., emploient beaucoup de camions électriques de i à 5 tonnes. On cherche également à développer un type d’automobile électrique populaire à i ooo dollars (5ooo francs). 11 paraît que les automobiles électriques se sont montrées d’un fonctionnement particulièrement sûr pendant les violentes tempêtes de neige qui se produisent dans les Etats de l’Est. L’automobile ordinaire à benzine est en majeure partie munie, en Amérique, d'un électro-moteur qui démarre automatiquement par chaîne le moteur à benzine, avec le secours d’une batterie d’accu-mlilateurs. On estime à i>.r> millions de francs la production annuelle en appareils électriques de démarrage de ce genre.
- En 1913, on a lancé, sur l'océan Pacifique, le charbonnier de 3oooo tonnes « Jupiter » de la Marine américaine. On sait que ce navire est équipé d’une turbine Curtis à grande vitesse .accouplée à un générateur triphasé, lequel actionne des moteurs à induction calés sur les arbres des hélices. L’électricité est de plus en ^plus employée, d’ailleurs, pour les manœuvres, ' les fours de boulangerie et appareils de cuisson, à bord des navires.
- Il faut noter, au point de vue des accumulateurs, le développement donné aux. États-Unis aux batteries de réserve dans les grandes centrales urbaines et, d’autre part, l’introduction de l’éclairage électrique des trains par dynamos actionnées par les essieux. Pour les appareils de mise en marche mentionnés plus haut à propos des automobiles, il a dû être fourni plus de aooooo accumulateurs transportables. Les accumulateurs sont également très employés dans les fermes, en combinaison avec des groupes élee-
- trogènes à benzine. Une,batterie d’accumulateurs Edison a supporté avec succès un service de 4 années. Toutefois, le prix, trois fois plus élevé que celui des accumulateurs au plomb, et les fortes intensités de charge nécessaires aux accumulateurs Edison sont peu encourageants.
- L’électrométallurgie a fait quelques progrès aux Etats-Unis en iyi!5. En Californie, on produit au four électrique de la fonte grise douce ; pour la fabrication de l’acier, on a mis en service, à la fin del’année, unfourHéroultetun four Stassano. Deux fours Frick de 20 tonnes chacun ont été commandés et plusieurs fours Girod sont en fonctionnement. 11 y a, en tout, une vingtaine de fours produisant de l’acier et, d’ici peu, on compte introduire des fours électriques à zinc.
- Le Bureau of Standards a fait des recherches approfondies sur les actions électrolytiques des courants terrestres et leur influence sur le béton armé.
- Dans le domaine de la radio-télégraphie, on a établi des règlements pour les navires en s’efforçant d’unifier les systèmes et de réaliser la coopération des sociétés. Des expériences de télégraphie sans fil ontété faites entre Paris et Washington,et il sera bientôt question de communications téléphoniques entre les deux continents. Le LackawannaRilroad emploie la radio-télégraphie pour les communications avec les trains en marche et l’armée, pour les aéroplanes. Diverses sociétés ont installé des postes radio-télégraphiques à grande puissance munis de machines à haute fréquence et de transformateurs de fréquence.
- L’American Téléphoné and Telegraph Co a posé, en igi3, un câble téléphonique souterrain de 5oo kilomètres, comportant 2$ 000 bobines, entre Boston et New-York par Washington. Ce câble, fabriqué à Chicago, a coûté 25 [millions de francs. En 1913, pour l’Exposition Panama-Pacifique, on espère pouvoir téléphoner directement de New-York à San Francisco.
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- \Elcktrolechnische Zeitichrift, 9 avril 1914.)
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- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- La manutention mécanique du sable à la Philadelphia Rapid Transit Company.
- La compagnie de Tramways susdite à Philadelphie dispose d’une installation mécanique pour le déchargement, le séchage et le transport du sable aux différents dépôts des voitures.
- Ce sable arrive par bateau sur la rivière Dela-ware où la Compagnie a établi, près de sa centrale, une jetée pour le déchargement. Le long de cette jetée, sur ses trois côtés baignés par l’eau, une voie permet la circulation d’une grue roulante dont la benne prenante décharge le sable sur la partie centrale de la jetée. Cette même grue le reprend ensuite pour l’amener au bâtiment d’étuvage et de dépôt établi à l’origine de la jetée. Le sable tombe directement dans l’étuve à chauffage direct, constituée par un
- Fig. i. — Bâtiment d'étuvage et de dépôt de sable de la Philadelphia Rapid Transit C°.
- cylindre en tôle d’acier d’environ i m. 25 sur 6 m. 25; des nervures intérieures à ce cylindre brassent le sable, tandis que le cylindre même tourne sur deux couronnes en acier qui lui sont reliées par des montures élastiques permettant le libre jeu de la dilatation. Ces couronnes tournent sur des galets et la commande du cylindre est faite par un moteur électrique de i5 chevaux, 578 volts à 5i5 tours par minute dont la vitesse est réduite dans le rapport de 90 : 1 1 par une commande par courroie et engrenages atta-. quant une grande couronne dentée montée sur
- le cylindre. Les gaz chauds qui traversent l’étuve s’échappent à travers une chambre d’alimentation, et le sable est mis en contact intime avec eux. Le tirage forcé est produit par un ventilateur Sturtevant qu’actionne un moteur de 5 chevaux. Ce ventilateur souffle le vent à la fois dans le cendrier fermé et au-dessus de la grille où il se mélange aux produits de la combustion, abaisse leur température et augmente le volume des gaz.
- L’installation ne comporte actuellement qu’une étuve, mais elle est prévue pour en recevoir une seconde. Par des coulottes, ces deux étuves déverseront leur sable dans l’élévateur à godets existant actuellement qui l’élève à i5 m. 3o de hauteur et le déverse sur un tamis cylindrique incliné. Celui-ci, qui sépare le sable fin du gravier, fait environ 20 tours par minute; il est placé immédiatement au-dessous du toit
- Fig. a. — Wagon réservoir pour le transport du sable capacité ia mètres cubes.
- d’un silo en béton armé d’environ 700 mètres cubes de capacité, flanqué d’un petit silo à gravier. Pour empêcher que le sable ne s’accumule en tas au-dessous du tamis, deux vis transporteuses placées en ce point en assurent la répartition. Ces vis tournent à .environ 100 tours par minute. Elles sont actionnées en commun avec l’élévateur et le tamis par un moteur électrique de m chevaux. Par des trappes ménagées à la partie inférieure, on fait écouler le salde dans des wagons qui le transportent aux divers dépôts de voitures.
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- Pour assurer ce service, il l'allait un type de wagon qui répondît à la variété même de construction des dépôts dont les uns comportent des trémies sous les voies, et d’autres des silos à sable surélevés. On s’est arrêté à un type de wagon réservoir constitué par un truck à bogies mesurant 4 m. 90 d’axe en axe des bogies et 10 m. 40 de longueur totale. Sur ce truck, est üxé un réservoir fermé, en acier, étanche à l’air, et d’une capacité de 11 mètres cubes; des cabines placées aux extrémités de ce truck abritent les appareils de contrôle. Ge truck est muni de moteurs du type GE 210. Le réservoir présente, au fond, un orifice pour le remplissage par gravité des trémies placées en sous-sol. Il est, en outre, muni d’une tubulure de fond pour un tuyau élastique de tos millimètres par lequel le sable est refoulé par l’air comprimé. Cet air est fourni par un compresseur électrique et un réservoir d’air comprimé porté par le truck lui-même.
- La vidange complète du réservoir par gravité peut se faire en 7 minutes, y compris l’enlrée et la sortie du dépôt. De récents essais ont établi qu’elle peut se faire en 2o minutes par l’air comprimé sous une pression de 2 kg. 8, quand le tuyau élastique a 12 mètres de longueur et est orienté verticalement. Le sable ne s’écoule pas dans un tuyau élastique horizontal, à moins d’être d’abord mis en mouvement par soufflage car, si le sable s’arrête dans un pareil tuyau horizontal et plein, il forme bouchon et il est impossible de l’y déplacer.
- Les deux wagons-réservoirs à sable actuellement en service sont d’une capacité suffisante pour le réseau et fournissent une certaine réserve pour les cas d’urgence, la capacité des silos des dépôts étant elle-même suffisante pour un service de quelques semaines. Ce n’est que dans
- les anciens dépôts que le sable est emmagasiné dans des silos peu élevés et refoulé par l’intermédiaire du tuyau élastique. Dans les deux plus récents, on emploie un équipement complet d’élévateurs, de transporteurs et de grands silos.
- Le sable séversé dans une fosse par le wagon-réservoir est repris par un élévateur à godets,
- Fig. 3. — Puisage du sable d’un dépôt de voitui'es.
- monté à l’étage supérieur du bâtiment et distribué aux trémies par un transporteur à courroie Robins. Tout cet équipement est actionné par un moteur de 5 chx. 5. Du fond des silos partent des tuyaux en plomb qui aboutissent, au rez-de-chaussée, à des vannes permettant le remplissage des seaux à sable.
- (Electric Railway Journal, 2's avril 1914.)
- TITRES TRIMESTRIELS
- Nos lecteurs trouveront encartés dans ce numéro les titre et faux-titre du tome XXVI correspondant à la période allant du l,r avril au ‘JO juin iOlh et dont les tables ont été données dans le numéro précèdent,
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- ÉTUDES ET NOUVELLES ÉCONOMIQUES
- Les conditions de l’emprunt français de 85o millions en rente 3,5 % amortissable en 25 ans, émise à 91 francs, mais frappée de l’impôt de 4 % sur le revenu seront-elles de nature à attirer l’attention du petit capitaliste ? Les établissements de crédit faciliteront l’operation ; l’emprunt sera en apparence couvert plusieurs fois, mais le classement du titre sera-t-il aussi réel qu’apparent ! Les arguments qui prévalent de facilité de négociation, petites coupures, libération échelonnée, exonération des droits de transmission et qui ne se traduisent pas par un avantage important tentent moins puisque des valeurs de premier ordre et aussi facilement mobilisables rapportent à leurs cours actuels net 3,5 % prime
- d’amortissement non comprise ; il en est ainsi des obligations de chemins de fer et de quelques autres titres parfaitement garantis. Rien d’ailleurs dans la loi n’indique que l’Etat, à quelque moment que ce soit, ne reprendra pas sa parole en ce qui concerne les droits de transfert et de transmission. C’est à partir du ier juillet prochain que lés nouvelles taxes sont applicables : 0,90 % au lieu de 0,75 sur la valeur en capital pour toute conversion de nominatif au porteur et o,3o % de la valeur nominale pour les obligations et du cours moyen de l’année antérieure pour les actions à titre de droit de transmission perçu sur le montant du coupon des titres au porteur. Un certain nombre de Sociétés ont déclaré prendre à leur charge l’impôt complémentaire de iï centimes et demi qui eu résulte par coupon semestriel pour leurs obligations : les cours s’établissant d’après le revenu net, il peut y avoir avantage en effet à imputer le montant de l’impôt au compte des frais généraux. Les valeurs étrangères abonnées et par conséquent négociables en France paieront à partir de la même date un impôt de /, % sur leurs coupons ; les valeurs étrangères non abonnées paieront 5 %. La perception de la taxe est assurée au moment du détachement du coupon par les banquiers, agents de change, établissements de crédit ; pour les coupons payés à l’étranger, le porteur devra en faire la déclaration globale au commencement de chaque année et payer le montant (le la taxe correspondante ; ou bien il a la faculté d’apposer sur le titre des timbres mobiles de valeur
- appropriée qui seront tenus à sa disposition dans les recettes des finances.
- L’Energie industrielle a tenu son assemblée le 5 juin dernier. On sait qu’elle exploite directement plusieurs réseaux, qu’elle est intéressée dans plusieurs filiales et qu’elle s’occupe de gérer un certain nombre d’entreprises ou même les domicilie simplement dans son immeuble. Les réseaux, exploités directement ont procuré un bénéfice d’exploitation de 710 196 fr. 92 en augmentation de 74 973 fr. 25 sur l’année précédente; le produit des domiciliations et des travaux en régie à 175 Soofr. 07 est lui-même en plus-value de 16684 fr. 92. L’ensemble des résultats se traduit par un bénéfice brut de 971 586 fr. 99 et par un bénéfice net de 514 üiy fr. 34, soit 10 % du capital actions. La répartition proposée par le Conseil et votée par l’Assemblée conduit à un décaissement de 25oooo francs correspondant à un dividende de 5 % aux actions; le solde est attribué aux-comptes de réserves ou d’amortissements. Le Conseil, qui avait été autorisé à émettre 7 5oo 000 francs d’obligations, a usé de cette faculté au cours de l’exercice et en a émis jusqu’au ier janvier 1914 pour 6 498 5oo francs. Les renseignements que donne le rapport sur la situation des divers réseaux donnent la preuve de leurs développements progressifs. Madagascar, avec un certain nombre de clients très restreint, 392, tient la tête de tous les autres réseaux pour le nombre de lampes qui atteint le chiffre de i645o. Le développement de la clientèle a conduit le conseil à l’étude d’une augmentation des moyens de production et une demande en concession d’une nouvelle chute dans les environs de Tananarive a été faite au gou-vernementgénéral. Mais l’Energie Industrielle assure en outre à Tananarive le service des eaux dont l’exploitation est très rémunératrice. La consommation d’eau augmente dans des proportions importantes et nécessite un agrandissement des réservoirs actuels.
- Les autres secteurs exploités : Rhône et Loire, Haute-Auvergne, Drôme, Est de Lyon, Oisans, Aube et Côte-d’Or se développent d’une façon intéressante. L’effort principal de l’Energie Industrielle au cours de l’exercice s’est porté sur les concessions~deFMon-targis et de Chalette dont les réseaux ont été rachetés à la Société d’Eclairage Electrique de la Ville d’Alàis,
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- Des concessions ont été obtenues des différentes communes avoisinantes du Loiret et des ententes ont été conclues avec les Compagnies Gazières de Gien, Briare, Souppes et Malesherbes. Les moyens d’action pour la réalisation de ce programme d’extension sont à l’étude, ils nécessiteront une augmentation du capital de la Société dont les disponibilités sont dès maintenant absorbées par les autres réseaux en cours de construction.
- La Société des forces motrices d’Auvergne a pu cette année augmenter légèrement le dividende de ses actions ordinaires sans négliger l’amortissement des divers postes de l’actif qui alourdissent le bilan. Les recettes de l’exercice pour un capital investi de 5 3'2Îj 770. francs se sont élevées à 508749^. 33 laissantun bénéfice d’exploitation de 287 279^. 21 ; l’augmentation des recettes a été de 13780 fr. 89, tandis que la compression des dépenses réduisait celles-ci de 3 282 fr. 36. La plus-value du solde créditeur du compte exploitation s’est donc élevée à 17 <>63 fr. 25 et la plus value du dividende seulement à 10000 francs pour les deux mille actions ordinaires qui touchent 2 fr. 5o au lieu de 2 francs. Surles bénéfices nets, le conseil a prélevé 116937 fr, 61 pour amortir 93 obligations, certaines créances irrécouvrables, le solde des apports et une partie des comptes de premier établissement ; la répartition adoptée de 5 %
- aux actions de priorité et de 2,5 % aux actions ordinaires n’absorbe que 100 000 francs. En analysant les résultats de l’exploitation on constate que le coefficient d’exploitation est satisfaisant à 43,4 % ; la station génératrice est hydro-électrique, mais la Compagnie du Bourbonnais fournit un appoint provenant de son usine thermique. Mais on est un peu surpris delà faible progression des recettes: 1,7 % quoiqu’on l’explique en partie par la crise qui sévit sur toutes les industries de la région. Au cours de l’exercice, la Société a installé et mis en route un quatrième groupe hydro-électrique de 1 000 chevaux et a relié son réseau à 10 000 volts à celui de 20000 volts dans le but de régulariser son service et dé s’attirer ainsi de nouveaux clients. Mais elle estime que son rayon d’action est insuffisant et elle a décidé la construction d’une ligne haute tension allant vers le sud en remontant le cours de la Dore et en éclairant au passage Olliergues. La réalisation du projet en question forcera la Société à une augmentation de capital évidemment sous forme d’une émission d’obligations. La situation de trésorerie exigerait d’ailleurs celle solution que des avances en compte-courant de ses banquiers ont pu retarder jusqu’à présent. Il apparaît ainsique pendant un ou deux ans le dividende des divers types d’actions ne pourra pas être augmenté. T. R.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — La dernière commande de la Compagnie des chemins de fer P.-L.-M. a été ainsi répartie :
- 200 wagons couverts à la Société Decauville, à Cor-beil; 400, à la Société La Buire, à Lyon; 200, à la Maison Magnard, à Fourchambault ; 200, à la Maison Petolat et Cie, à Dijon.
- 200 wagons plats, à la Société La Buire, à Lyon.
- 200 wagons à houille, à la Maison Magnard, à Fourchambault; 200, à-la Société Franco-belge, à Raismes; 200, à la Compagnie Française de Matériel Forges du Tilleul, à Maubeuge; 100, à la Société La Buire, à Lyon.
- 100 wagons à bogies, à la Maison Magnard, à Fourchambault; 100, à M. Malissard-Taza, à Anzin; 200, aux Ateliers du Nord de la France, à Blanc-Misseron.
- S
- Hérault. — T,a Commission des finances du conseil municipal de Montpellier a approuvé le projet, d’établissement d’une ligne de tramways devant desservir l’établissement départemental de Font-d’Aurelle.
- Seine-Inférieure. — Est déclaré d’utilité publique l’établissement d’une voie ferrée d’intérêt local à traction électrique, entre la rue du Quai-du-Débarquemenl, à Rouen, et le passage d’eau de Dieppedalle à Grand-Quevilly et formant embranchement de la ligne de la place Carnot à la mairie du Petit-Quevilly.
- Concessionnaire: Compagnie des Tramways de Rouen.
- ÉCLAIRAGE ET FORCE MOTRICE
- Aill. — La municipalité de Versailleux vient de passer un traité ferme avec M. Chevassu, ingénieur à Lyon, pour l’établissement d’un réseau d'énergie électrique susceptible de desservir en force et en lumière le village de Versailleux.
- La concession de l’éclairage électrique de Poncin expire le 24 septembre prochain. La Société Force et Lumière de Grenoble, qui vient de procéder à une enquête, seriit disposée à fournir l’énergie et la lumière
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- 4 Juillet 1914.
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- électrique à des prix avantageux à la commune de Poncin, et aux communes de Douvres, Ambronnay, Saint-.Teun-le-Vieux, Neuville-sur-Ain, Cerdon.
- Une enquête est ouverte à Bettant, au sujet d’un projet présenté par la Société Force et Lumière de Grenoble en vue d’obtenir la concession de la distribution de l’énergie électrique dans la commune,
- La municipalité de Châtillon-la-Palud vient de passer un traité avec la Société Force et Lumière de Grenoble, pour établir un réseau de distribution d'énergie électrique dans la commune.
- Alpes-Maritimes. — Le conseil municipal de Coaraze a pris èn considération une demande en vue de doter cette commune de l’éclairage électrique et nomme une commission pour l’étude de ce projet.
- Allier. — Des essais d’éclairage à l’électricité doivent être faits à Moulins, la municipalité songeant à abandonner l'éclairage au gaz.
- Ardennes. — La Compagnie Electro-Mécanique du Bourget, vient de fournir à la Société La Soie Artificielle de Givet, un turbo-alternateur triphasé de ç5o kilowatts è 3 ooo tours et 5a5 volts pour compléter un groupe de 5oo kilowatts installé depuis novembre 1908.
- Charente -Inférieure. — Une enquête est ouverte à Saintes sur le projet de distribution d’énergie élec* trique présenté par Le Centre Electrique.
- Côte-d'Or. — L installation de l’électricité à Arnay-le-Duc est décidée en principe avec M. Meneveaux, comme nouveau concessionnaire.
- DOUbS. — La Société des Forces motrices de La Loue vient de déposer à la mairie de Ponlarlier une demande d’autorisation pour la fourniture de la force et l’éclairage électriques.
- Les commissions compétentes du conseil municipal de Besançon se sont prononcées pour le remplacement des lampes à arc actuelles d’une puissance de 800 bougies par des lampes de 1 000 bougies.
- Eure. — Après la lecture du cahier des charges, le conseil municipal de Saint-Pierre-d’Autils u décidé de traiter avec la Société Continentale d'électricité pour le monopole d’éclairage dans la commune.
- Comme nous l’avons annoncé dans notre numéro du 14 mars, la Compagnie du Gaz de Louviers qui est en meme temps concessionnaire de l’éclairage électrique depuis 1897, va transformer complètement son entreprise. Au lieu de produire elle-même son électricité, elle achètera le courant à la Société Andelysienne qui, elle -même, est tributaire de l’usine de Quevilly appartenant à la Compagnie Centrale d’Energie Electrique.
- Le courant continu à 220 volts, actuellement fourni par la Compagnie du Gaz, sera prochainement changé en alternatif. Il arrivera jusqu’à Louviers à une tension de 16 000 volts et sera transformé à 110 volts pour la distribution.
- Hérault. — Les demandes de concession de l’éclairage électrique de Clermont-l’Hérault présentées par trois Sociétés ont été renvoyées aux commissions des travaux et des finances pour étudier les bases du traité à présenter et limiter la durée d'établissement.
- Ille-et-Vilaine. — Le conseil municipal de Redon a émis un avis favorable à la prise en considération d’une demande de concession d’Etat pour l’établissement d'une usine électrique.
- Indre-et-Loire. — Le conseil municipal de Cham-bourg a autorisé le maire à passer avec l’Electrique de Touraine tous les contrats utiles pour l’éclairage de la commune.
- Les conseils municipaux de Mouzay, de Varennes et de Vou ont accordé la concession de la distribution d’énergie électrique à la Compagnie de Distribution de Force et Lumière.
- Loire. — Le maire de Saiul-Bonnet-le-Château fait part au conseil municipal d’un projet de traité avec la Société Lumière et Energie pour l’installation de la force motrice à Saint-Bonnet. L’étude de cette affaire est renvoyée à la commission.
- Loire-Inférieure. — Le conseil municipal de Vertou a accepté le principe de l’éclairage public à forfait par la Société Nantaise d’Eleclricité.
- Le conseil municipal de Rezé a nommé une commission pour s’occuper des propositions de la Société d’Electricité relatives à la distribution de l’éclairage électrique dans la commune.
- Loiret. — Le conseil municipal de La Ferlé-Sainl-Aubin a renvoyé à la commission des finances et des travaux un projet de la Société L’Electrique de la Sologne ayant pour but de distribuer l’énergie électrique.
- Lot. — M. Gastambide projette de donner la force motrice à Saint-Géré au moyen d'une nouvelle usine génératrice qu’il construirait à Latouillc.
- Marne. — Le conseil municipal de Vandeuil a voté un crédit prévisionnel pour l’installation de l’électricité.
- Le conseil municipal de Berzieux a décidé en principe l’installation de l’éclairage électrique dans la commune. Des renseignements précis seront demandés à divers concessionnaires de la région.
- Nord. Le conseil municipal d’Estrées, après avoir
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- pris connaissance de la demande de concession pour la distribution de l'énergie électrique présentée par M. Messien, a donné un avis favorable et demandé la mise à l’enquête.
- Pas-de-Calais. — Une importante Société vient de se mettre d’accord avec la ville de Wimereux et M. Vignolle, propriétaire de l’usine à gaz, pour l’installation d'une usine électrique.
- Savoie. — Sur l’invitation du maire de Saint-Martin-de-Belleville, un très grand nombre d'habitants se sont réunis dans l'intention de s’entendre sur les moyens à prendre pour parvenir à l’installation d’une usine électrique pouvant permettre l’éclairage de tous les hameaux de la commune. Une commission a été nommée à ce sujet.
- Seine-et-Marne. — Les conseils municipaux de Rebais et de Saint-Cyr-sur-Morin ont décidé de mettre à l’enquête les projets d’éclairage à l’électricité.
- Seine-et-Olse. — Le conseil municipal de Mantes est saisi d’une demande de construction de lignes d’énergie électrique faite par M. Ragot, mécanicien. Aucune société n'ayant le monopole de l’électricité à Mantes, le projet présenté sera soumis ù l’approbation préfectorale et sa demande soumise à l’enquête. Le Conseil statuera dans une prochaine séance.
- Le conseil municipal de Villeneuve-le-Roi a décidé de réserver le projet de M. Desnos, relativement à l’installation de l’éclairage et de provoquer de nouvelles offres.
- Tarn-et-Garonne. — La question de l’éclairage électrique de Vazérac est actuellement à l’étude. L’énergie électrique serait fournie par le moulin de Lou-béjac. Il est question d’éclairer plusieurs autres villages de la région,‘dont Mirabel.
- La direction de l'usine à gaz de Lodève qui a l’intention d’établir un secteur électrique pour fournir aux habitants la force et la lumière, a fait de nouvelles propositions à la ville. Le conseil municipal a décidé de renvoyer cette question aux commissions compétentes.
- INFORMATIONS
- Arrêté du 30 mal 1914, fixant les conditions, d’approbation des compteurs d’énergie électrique. (Fin) (*).
- Apposition d'une plaque d’approbation et de construction.
- Art. 5. — Aucun compteur construit après la mise en vigueur du présent arrêté et de type approuvé, ne pourra êtrevmis en service sur une distribution publique
- () Lumière Electrique, 27 juin 1914, p. 83o.
- d’énergie électrique, sans être muni d’une plaque d’approbation et de construction.
- Cette plaque sera en métal et portera en caractères gravés d’au moins 3 millimètres de hauteur les indications suivantes à l’exclusion de toutes autres :
- i° Nom du constructeur;
- 20 Adresse du constructeur ;
- 3° Désignation du type ;
- 4° Date de l’arrêté d’approbation;
- 5° Limites d’ampérage et de tension de l’instrument considéré. Fréquence s’il y a lieu;
- 6° Lieu de fabrication ;
- 7° Constante du compteur et, s’il y a lieu, numéro d’ordre.
- Les constructeurs se conformeront à la disposition suivante :
- Société X... 54, rue de... à...
- Type A-B (monophasé 3 fils) ou (ampèreheurcmètre 2 fils).
- Approuvé le...
- 20 ampères, no volts, 5o périodes.
- Fabriqué à...
- Constante : io kilowatts-heure, numéro i o5o.
- Les indications « diphasé » ou « triphasé » et « watt-lieureinètre » seront substituées, s’il y a lieu, à « monophasé », « ampèreheuremètre » etc.
- Si le compteur est établi pour circuits multiples, la tension indiquée sera la tension composée ou celle qui existe entre les fils extrêmes; le courant indiqué se rapportera à un seul des circuits. Sur un ampèreheure-mèlre, la tension indiquée sera celle qui correspond à la graduation en hectowatts-heure ou en kilowatts-heure suivant les indications portées sur la minuterie.
- /)ispositions particulières aux compteurs monophasés A circuits séparés.
- Art. (i. — Ne peuvent être présentés à l’approbation, les types de compteurs dits « pour circuits équilibrés », ne comportant qu'un dispositif wattmétrique.
- Toutefois, les compteurs qui sont disposés en vue de permettre leur application sur les circuits polyphasés pour moteurs de faible puissance, peuvent être approuvés sous les conditions suivantes :
- i° Les compteurs sont désignés sous la dcnominalion de « compteurs monophasés à circuits séparés»;
- ï° Leur minuterie n’enregistre que la quantité d’énergie qui a réellement traversé le compteur;
- 3° L’emploi de ces compteurs est subordonné à l’établissement d’une convention spéciale entre l’abonné et le concessionnaire, ladite convention fixant un rapport constant entre l’énergie enregistrée par l’appareil et l’énergie totale utilisée par l’abonné.
- Instruction de la demande.
- Art. 7. — Le dossier est déposé soit au ministère des Travaux publics, soit entre les mains de l’ingénieur en chef du contrôle des distributions d’énergie électri-
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- que du département qui le transmet au ministre. Après avoir vérifié que le dossier satisfait aux conditions prescrites par l’article a ci-dessus, le ministre ou l’ingénieur en chef en donne reçu. Le dossier est ensuite communiqué pour examen au Comité d’électricité. L’examen du Comité porte en outre des conditions stipulées aux articles précédents, sur tous les points qu’il juge utile, et notamment sur les suivants :
- Nature de l’isolation.
- Etanchéité de la fermeture.
- Facilité d’entretien.
- Possibilité de vérifier rapidement l’étalonnage sans ouvrir l’appareil.
- Nature des rouages enregistreurs.
- Vérification du lieu de fabrication, etc.
- Forme de l'approbation.
- Art. 8. — L’approbation est donnée, s’il y a lieu, après avis du Comité d’électricité, par un arrêté ministériel qui est inséré au Journal officiel.
- Remplacement de l’arrêté du 13 août 19'I0.
- Art. 9. — Le présent arrêté sera mis en vigueur à dater du i«r octobre 1914.
- Il annule et remplace l'arrêté du i3 août 1910.
- Paris, le 3o mai 1914.
- Le ministre des Travaux publics, Fernand David.
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- Circulaire du 10 juin 1914 sur l’adoption de couleurs uniformes pour la représentation des canalisations électriques sur les plans annexés aux demandes de concession ou de permission de voirie.
- Mon attention a été appelée sur l’intérêt que présenterait l’adoption de couleurs uniformes pour la représentation des diverses canalisations d’énergie électrique sur les plans annexés aux projets d’exécutions qui sont communiqués pour avis aux services intéressés, par application de l’article 14 de la loi du i5 juin 1906 et des articles 3i et 33 du décret du 3 avril 1908.
- Les tracés en couleur sont déjà utilisés par de nombreuses Sociétés industrielles pour la représentation des canalisations de toute nature figurant dans les plans et l'adoption de couleurs uniformes serait de nature à hâter l’examen des dossiers.
- Ap rès entente avec M le ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et des Télégraphes et conformément à l’avis émis par la Commission des Distributions d’énergie électrique, j’estime qu'il y a lieu de fixer comme suit le choix des couleurs à adopter :
- Canalisations faisant l’objet de la demande. —
- 1ve catégorie : bleu; a* catégorie : rouge (ou blanc sur les plans tirés en bleu.)
- Canalisations préexistantes. — i‘« catégorie : jaune ; a" catégorie : terre de sienne.
- Ligne télégraphiques et téléphonique : vert.
- Les plans devront autant que possible être tirés sur papier blanc : la lecture en sera ainsi rendue plus facile.
- Vous voudrez bien insister auprès des demandeurs en concession et des pétitionnaires qui solliciteront des permissions de voirie pour qu’ils emploient ces couleurs dans la préparation des plans annexés aux dossiers de leurs demandes.
- Le Directeur des Distributions d’Energie Electrique,
- Weiss.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Exposition Internationale des Industries de la Pêche à Boulogne-sur-Mer.
- La Télégraphie sans fil a pris depuis quelque temps une telle importance dans l'industrie de la pêche maritime qu’elle devait tout naturellement figurer à l’Exposi-sition de Boulogne-sur-Mer.
- La plupart des chalutiersde cet important port de pèche possèdent aujourd’hui des appareils radiotélégraphiques à onde unique cl étincelle musicale, peu coûteux et peu encombrants, d'une portée variant entre 3oo et 800 kilomètres, qui ont rendu dans les dernières campagnes des services si appréciables que leur usage est devenu indispensable.
- Aussi, la Société Française Radio-électrique, qui a établi le type des appareils avec lesquels ont été équipés tous ces bateaux, a-t-elle tenu à présenter à l’Exposition des installations complètes de bord. Elle montre, outre ses appareils de yachts et ses appareils d’Ecoles, deux postes de chalutiers en plein fonctionnement desservis par un pylône de 80 mètres de hauteur, dont l’antenne permet aux visiteurs de recevoir incessamment les nouvelles télégraphiques du monde entier.
- SOCIÉTÉS
- Compagnie du Chemin de fer Métropolitain de Paris.
- Les recettes de la deuxième décade de juin se sont élevées à 1 45o 5o8 francs; elles dépassent de 22 882 fr. celles de la décade correspondante de 1913 et portent à 27 g51 35g francs le total encaissé depuis"le i«r janvier. Ce total marque un excédent de 1 29a 58o francs sur celui de la période correspondante de l'année dernière.
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- Omnium Lyonnais de Chemins de fer et Tramways.
- Tableau comparatif des recettes
- SEMAINE DU 3l MAI DU Ier JANVIER
- AU 6 JUIN AU 6 JUIN
- 1914 1913 i0«4 i9i3
- Cannes 9 668 10 7 894 20 281 3o2 60 271 54. 70
- Fontainebleau. . 7 686 85 3 841 9° 78 447 3o 71 835 »
- Bourges : 4 470 i5 4 067 80 86 4.5 40 83 571 75
- Poitiers.. . 4 007 95 3 620 45 80 993 20 77 5i6 35
- Troyes 6 225 85 5 542 55 2 I 954 65 117 612 75
- Pau 4 846 85 4 604 35 104 075 25 io3 210 75
- Cette 5 i37 4° 3 129 35 66 202 65 61 490 65
- Armentières 1 685 80 1 37. o5 32 484 °7 3i 843 65
- Totaux 43 00 C-s 95 34 07 I 65 85i 875 12 818 622 3o
- Avignon 6 142 o5 4 i5.2 9“ 89 554 55 89 02 I 60
- Saint-Etienne-Firminy 49 o33 i5 4i 262 i5 942 022 45 9!2 961 95
- POURCENTAGE
- CONSTITUTIONS
- Société Anonyme le Nord Triphasé. — Durée : 5o ans. — Capital : 3'i5 ooo francs. — Siège social : 42, avenue de Condé, Valenciennes.
- Société Franco-espagnole d’électricité. — Durée : 99 ans. — Capital : 12 5oo 000 francs. — Siège social : 56, rue de Provence, Paris.
- Société Générale des Horloges Electriques. — Durée : 4° ans. — Capital : 60 000 francs. — Siège social : 4> rue Martel, Paris.
- . . CONVOCATIONS
- Etablissements Devilaine et Rougé (Omnium d’installations Electriques). — Le 9 juillet, 47, rqe Saint-André-des-Arts,'à Paris. . 1 , : .
- Société Industrielle de Télégraphie sans fil et d’Electricité. — Le 10 juillet, 38, rue du Monl-Thabor, à Paris.
- Compagnie d’Electricité du Sénégal. — Le 16 juillet, 19, rue Cambacérès, à Paris.
- Société d’Electricité Radios. — Le 16 juillet, 19, rue Blanche, 5 Paris.
- Compagnie d’Electricité de Varsovie. — Le 22 juillet, 60, rue Caumartin, à Paris.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Thomson-Hôuston, 10, rue de Londres, Paris.
- Bulletin, avril 1914. — Usine élévatoire électrique de la rue Paulin (ville de Bordeaux).
- Mai 1914. — Groupes convertisseurs pour l’utilisation d’une batterie d’accumulateurs sur un réseau à courant alternatif.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- L’Administration des Chemins de fer de l’Etat, à Paris, a l’intention d’acquérir deux batteries d’accumulateurs électriques destinés à la sous-station de Süresnés-Puteaux.
- Les industriels, désireux de concourir à cette fourniture, peuvent se renseigner immédiatement, à cet égard, dans les bureaux du service électrique (2° division), 43, rue de Rome, à Paris (8e), les mardi et vendredi, de i5 à 17 heures, jusqu’au 17 juillet 1914.
- L’Administration des Chemins de fer de l’État, à Paris, a l’intention d’acquérir vingt-deux équipements électriques de traction à unités motrices multiples à courant continu pour voitures automotrices de banlieue à 4 essieux et à 4 moteurs. 1 -1-
- Lés industriels désireux de concourir à cette fourniture peuvent se renseigner dans les bureaux du service électrique (3e division), 72, rue de Rome, à Paris (8°), les mardi et vendredi, de i5 à 17 heures,-jusqu’au 3i juillet 1914.
- La reproduction des articles de la Lumière Electrique est interdite.
- Paris — imprimerie lbv*, 17, rue cassette. : ' U Cirant : J.-B. Nouet.
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- Trente-sixième année
- SAMEDI 11 JUILLET 1914.
- Tome XXVI (2* série). N» 28
- La Lumière Electrique
- SOMMAIRE
- MAURICE LEBLANC (fils). —Les gros électroaimants laboratoire........................ 33
- E. GIRARDEAU. — Etude sur la production des ondes par circuits oscillants couplés.. 37
- P. BOUGAULT. — Les accidents provoqués par la chute d’un fil téléphonique...... 43
- Publications techniques
- Stations centrales
- Utilisation des résidus de lavage du charbon à la production de l’énergie électrique.....
- Importance de la récupération des sous-pro-
- duits dans les stations centrales. — Harold Gray.......................................... 49
- Transmission et distribution Le problème du petit consommateur. — S.-E. Doane................................
- Traction
- Le système de signalisation d’un chemin de fer
- à grand trafic.— H.-G. Brown..........' 57
- Bibliographie....... ..............••••• 59
- Etudes et Nouvelles Economiques......r. . 60
- Renseignements Commerciaux.............. 62
- 47 Adjudications............................... 63
- LES (iROS ÉLECTRO-AIMANTS DE LABORATOIRE
- Il est indispensable de pouvoir disposer dans les laboratoires des champs magnétiques très intenses ‘ le moyen le plus simple est d'avoir recours à des èlectro-ainiants ayant, un champ magnétique presque fermé et d'opérer dans l’entrefer qu'on y a réservé.
- L’auteur étudie les diverses solutions proposées pour réaliser de tels appareils par MM. Weiss,
- du Polytechnicum de Zurich, Perrin, Deslandres, L'Académie des Sciences a émis du reste un construction de deux appareils.
- Lorsque l’existence de l’électron fut admise comme base des théories modernes des phénomènes électriques, les physiciens durent chercher des méthodes permettant de l’atteindre à l’intérieur de l’atome et d’étudier sa masse, sa charge, sa vitesse.
- L’électron se manifestant à nous surtout par des phénomènes lumineux dépendant de son mouvement, il parut bientôt évident qu’on révélerait ses caractéristiques en faisant varier ce mouvement par un procédé produisant des effets, connus et en observant la variation qui en résulte dans le phénomène lumineux produit.
- Or, un des seuls moyens que nous ayons d’agir sur la vitesse d’une particule électrisée est de la placer dans un champ magnétique ; de l’intensité
- b'abry, Perrot, Cotton et Piccard.
- vœu d’attribution de sommes importantes pour la
- et de la direction du champ nous savons déduire la variation de son mouvement si nous lui supposons une charge et une vitesse donnée.
- La découverte du phénomène de Zeemann, expliqué par les conceptions théoriques de Lo-rentz, fut une des premières conquêtes de la science dues à ce procédé d’investigation.
- On sait qu’il consiste dans le dédoublement des raies spectrales d’une source lumineuse placée dans un champ magnétique.
- Cette découverte fut faite avec un électro-aimant Rhumkorfî donnant environ 10 000 gauss, le phénomène était peu intense et l’expérience montra que sa grandeur était fonction de l'intensité du champ. On se préoccupa alors d’avoir des champs magnétiques aussi intenses que possible
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI ^2C Série). — N° 28*
- Le moyen lopins simple est d’avoir recours à un électro-aimant ayant un champ magnétique presque fermé et d’opércr.dans l’entrefer qu’on y a réservé.
- Electro-aimant IIWs.s’.— Les premiers électro-aimants puissants sont dus à M. Weiss du Poly-technicum de Zurich. Dans la construction de ces appareils on a à résoudre les deux problèmes suivants :
- i° Obtenir un circuit magnétique dont l'aimantation à saturation soit aussi élevée que possible.
- Obtenir la saturation du champ magnétique avec une dépense d’énergie aussi faible que possible. Cette dernière condition exige que l’on puisse- faire passer des courants aussi intenses que possible dans l’cnroulcmcnt des bobines. Pour éviter un échauffement exagéré dans le cas
- mais avec du tube de cuivre dans lequel on fait passer un rapide courant d’eau.
- En ce qui concerne le premier point, la découverte parM. A. Prcuss (*) de la propriété du ferro-cobalt, d’avoir une aimantation de saturation de io % supérieure à celle du fer, permet un gain important sur les noyaux entièrement en fer de Suède. L’état actuel de l’industrie ne permet pas encore d’obtenir des pièces de fcrro-cobalt assez grandes pour qu’on puisse constituer entièrement de cette matière les noyaux d’électro-aimants. On se contente de munir les noyaux en fer de Suède de pièces polaires en ferro-eobalt.
- Les nombres ci-dessous qui mon trent l’avantage que l’on peut retirer de l’emploi de ces pièces expriment les résultats de quelques mesures effectuées par MM. Picard et Fortrat au laboratoire de M. P. Weiss :
- Tableau I.
- DIAMÈTRE SUlt FRONT DE LA PIECE POLAIRE ENTREFER AMPÈRE-TOURS CHAMP E Fer. N GAUSS Ferrocobalt, PUISSANCE EMPLOYÉE
- % 3 % 2 25 OOO 39 oo2 ] ce 0 kw. 0 ,3/t
- » » 5o ooo /|3 5/, o /,5 790 I ,37
- y> )) 100 OOO 45 700 /|8 020 5,5
- » » 200 OOO 47 570 49 99° 2 2
- » 1 200 OOO 52 58o 55 170 2 2
- d’une expérience d’une certaine durée, on est obligé d’ajdopter un refroidissement spécial.
- Electro-aimant Weiss.
- Le gain dû au ferro-cobalt correspond donc à environ 5 % de l’intensité du champ mesurée engauss; il est autrement important si on considère la puissance nécessaire pour obtenir une intensité de champ donnée, elle est quatre fois plus petite avec les pièces polaires en fcrro-cobalt qu’avec les, pièces polaires en fer. L’électro-aimant Weiss, qui vient d’être offert par la Société des Amis du Muséum au laboratoire de M. Jean Becquerel, a i m. Go de haut et pèse, i Goo- kilogrammes; l’enroulement comprend i ooo tours de tube montés en série pour Je courant électrique et divisés en io sections montées en parallèle pour la circulation d’eau ; dans les conditions de marche maximum c’est-à-dire à 200 ampères; l’eau sous pression qui entre dans l’appareil à i5 degrés en sort à 5o degrés.
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- 14 Juillet 1914. • LA LUMIERE ELECTRIQUE , »S
- Ou ne peut pas, par conséqüfentydans ect appareil espérer augmenter beaucoup l’intensité clu courant clans l’enroulement et cependant, comme on peut s’en rendre compte sur les quelques' nombres du tableau précédent, on ne peut plus au voisinage de la saturation augmenter'la valeur' du champ de quelques gauss qu’au prix d une augmentation extrêmement considérable de la dépense d’énergie. On peut remarquer en outre, sur le meme tableau, la différence obtenue dans la valeur clu champ' pour une même dépense d’énergie pour un entrefer de a millimètres ou un entrefer cle i millimètre.
- Or, tout l’intérêt de ces gros électro-aimants cle laboratoire ne consiste pas à battre le record du nombre de gauss, mais il faut encore les obtenir clans un espace suffisamment étendu pour que l’on puisse y placer un instrument cle mesure, une source lumineuse, un cristal, une cuve, etc,
- M. Cotton a développé cette question clans un récent article (') où il étudie un à un tous les principaux problèmes à la solution desquels peut être utilisé un puissantélectro-aimant; nous nous contenterons de les énumérer pour bien montrer l’intérêt d’un tel instrument cle travail : propriétés magnétiques de la matière à diverses températures, propriétés magnétiques des milieux cristallisés, actions magnétiques sur les particules électriques, orientation des molécules par le champ magnétique, recherches sur la symétrie moléculaire, action du champ magnétique sur les êtres vivants, etc.
- 11 conclut que, pour toutes ces études, il faut non seulement des champs très intenses, mais aussi très étendus, en tous cas dépassant notablement le volume cle ceux dont on dispose actuellement, e’est-à-clire un cylindre cle 3 millimètres cle diamètre et de a millimètres cle hauteur.
- Plusieurs solutions ont été proposées pour améliorer les appareils actuels :
- Solution Perrin. — M. Perrin a proposé d’employer clés bobines sans fer. Dans ces bobines le champ reste constamment proportionnel au nombre d’ampères-tours, c’est-à-clire au courant qui traverse la bobine, et on se rend (*)
- compte qu’tin pourrait ainsi atteindre telle valeur clu champ que l’on voudrait, si malheureusement la quantité cle chaleur dégagée dans la bobine ne croissait en môme temps comme le carré du courant et s’il n’était dillicile cle l’évacuer assez rnpidemen l.
- Solution Oeslandreu et Fabry ('). —• MM. Dcs-lanclres et Fabry ont proposé cle garder le circuit magnétique cle l’électro-aimant, mais cle placer l’enroulement non sur les noyaux mais autour cle l’entrefer; lorsque les pièces polaires sont voisines de la saturation, à une augmentation du courant clans l’enroulement correspond un accroissement clu champ dans l’entrefer au moins aussi élevé que l’accroissement propre clu champ de la bobine envisagée comme placée clans l’air; et comme l’entrefer se trouve au centre de la bobine, cette force magnétique est aussi bien utilisée que possible.
- Il est évident qu’il y a une difficulté à grouper autour de l’entrefer les ampères-tours qui sont ordinairement répartis tout le long clés noyaux. Les auteurs constituent leur enroulement par un ruban cle cuivre mince de quelques dixièmes cle millimètre d’épaisseur plongé dans du pétrole qui sert à la fois pour l’isolement et pour le refroidissement. En employant du pétrole refroidi à —3o°, ils ont pu atteindre des densités de courant de i f>oo ampères par millimètre carré pour du cuivre de a/io de millimètre d’épaisseur et cle i 8oo ampères pour clu cuivre de i/io. La température du métal reste malheureusement toujours supérieure à celle du liquide, avec une densité de 3o ampères et une vitesse clu pétrole de o m. Go par seconde, l’excès de température était cle i3o°.
- Avec des pièces polaires en ferro-cobalt et un entrefer cle i mm. 7 d’épaisseur sur 3 millimètres de diamètre, ils ont obtenu avec 1 800 ampères, iq 800 gauss, et avec 1 900 ampères, 5i 5oo gauss.
- MM. Deslandres et Perrot ont montré qu’en construisantl’appareilavec clu cuivre cle meilleure qualité et en augmentant ses dimensions linéaires on pourrait obtenir un champ final déliassant 100000 unités; la puissance nécessaire serait
- (') Bulletin de la Société Internationale des Electriciens ,n0 33,mars 1914. — Comptes rendus de l'Académie des Sciences (séances des a et 9 mars 1914).
- (*) Revue Scientifique, aï avril 1914.
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- environ 2 ooo kilowatts et il faudrait abaisser la température initiale du pétrole à 6o° et porter sa vitesse de circulation à i m. 20 par seconde.
- Solution Cotton. — M. Cotton fait remarciuer que dans la solution précédente si les bobines sont placées à l’endroit où leur action est la plus puissante, elles sont aussi placées là où elles gênent le plus pour un grand nombre d’expériences, enfin la suppression des noyaux ne permet pas de faire varier l’entrefer dans d’aussi grandes limites.
- M. Cotton étudie depuis plusieurs années, en collaboration avec MM. Weiss et Piccard la construction d’un électro-aimant du type Weiss avec noyaux de 1 mètre de diamètre, du poids de 109 tonnes environ. Cet électro-aimant donnerait des champs bien constants dans des entrefers environ 200 fois plus étendus que ceux que l’on utilise maintenant.
- De plus, quand on voudrait obtenir des champs très intenses, 011 coifferait les pièces polaires de bobines supplémentaires énergiquement refroidies par de l’eau sous pression et dans
- lesquelles 011 peut réaliser des densités moyennes de courant équivalentes à celles produites dans l’appareil de MM. Deslandres et Perrot.
- La Commission del’Académie des Sciences, qui s’occupe de l’organisation du laboratoire électromagnétique^ jugé que runectl’autredeces deux dernières solutions présentait un grand intérêt suivant les problèmes qu’on se proposait de résoudre, et a émis dans sa dernière séance le vœu que :
- i° Une somme de 180000 francs soit consacrée à la construction par M. Pierre Weiss d’un électro-aimantpcsant 100 tonnes ayantdcs noyaux de 1 mètre de diamètre et pouvant donner un flux de 55 000 à 60 000 gauss; avec des bobines supplémentaires on pourrait atteindre 80 000 gauss.
- 20 Qu’une somme de 5o 000 francs soit consacrée à la construction par MM. Deslandres et Perrot d’un électro-aimant de leur système pouvant donner 100 000 gauss; il ne pèserait guère qu’une tonne et demie. ' ' '
- Ma en ici; Leih.àxc fils.
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- 11 Juillet 1914.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- 37
- ÉTUDE SUR LA PRODUCTION DES ONDES
- PAR DES CIRCUITS OSCILLANTS COUPLÉS
- On sait, que dans certaines < auditions on peut réaliser avec un primaire et un secondaire périodique un ensemble rayonnant une seule onde.
- L'auteur étudie en détail un procédé pratique employé en T. S. F. pour réaliser cette condition. Ce procédé, examiné officiellement par le Laboratoire Central <FElectricité, donne un rendement meilleur que les systèmes de couplage habituels.
- cénkhai.itks
- On sait que le procédé de production des ondes par excitation directe de l’antenne (fig. i) est depuis longtemps abandonné pour toutes les stations radiotélégraphiques devant mettre en jeu üne puissance supérieure à quelques centaines de watts.
- Dès 1897, Nikola Tesla proposa de produire les
- Fig. 1. — Excitation directe d'une antenne.
- oscillations par la décharge d’un condensateur dans un circuit fermé 1 et de faire agir par induction ce circuit I sur l’antenne •>. (fig. a).
- Ce procédé à excitation indirecte s’est universellement généralisé.
- Il présente sur l’excitation directe l’avantage de permettre l’utilisation de puissances considérables (la capacité C pouvant être très grande) et de rendre possible l’émission d’ondes moins amorties.
- Mais à côté de ces avantages, ce procédé a l’inconvénient d’entraîner, en général, la présence simultanée dans l’antenne de deux ondes de périodes et dé amortissements différents.
- Or, à la réception, on s’accorde sur une seule de ces deux ondes. Toute l’énergie rayonnée relative à l’autre onde est perdue. D’un autre côté la présence de ces deux ondes rend plus difficile l’élimination des stations: elle est nui-
- Fig. a. — Excitation indirecte d’anc antenne.
- sible à l’établissement d’une bonne syntonie' O11 admet en général, à la suite de théories simplifiées,que si X0 est la longueur d’onde commune des circuits I et II et si K est leur coefficient d’accouplement, les deux ondes produites ont respectivement pour longueur :
- V = X„ yfi — K et X" = X0 VXi + K.
- Il paraîtrait donc impossible de confondre ces deux ondes en une seule, t\ moins de choisir un
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- T. XXVI (2e Série). — N° 28.
- as
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- accouplement nul (K = o) auquel cas l’énergie iransniisc de ! et II serait également nulle et le système de circuits couples inutilisable. En pratique, on est conduit a établir un compromis. On choisit K, de layon que l’énergie transmise à l'antenne soit la plus grande possible, sans que les deux oncles X' et X" soient trop éloignées.
- La réalisation d’une onde unique à.l’aide de circuits couplés n’est cependant pas impossible, ni théoriquement, ni pratiquement.
- Deux solutions pratiques du problème ont été données Tune par M. VVicn, l’autre par M. Bc-thenod.
- Le système à impulsion de Wicn consiste à placer dans le circuit 1 un éclateur à étincelles fractionnées très courtes, et présentant une très grande surface de refroidissement.
- On constate que, dans ces conditions, si l’on fait choix d’un accouplement convenable entre lqs circuits I et II, les oscillations s’amortissent immédiatement dans le circuit 1. Le circuit 11 vibre ensuite seul avec sa période H son amortisse ment propres.
- La réalisation d’un éclateur spécial remplissant les conditions précédentes ne va pas sans difficultés, surtout pour les stations de grande puissance.
- M. Bethenod a cherché s’il n’était pas possible de réaliser pratiquement/’o/ide un iq ne, sans a voir recours à Vimpulsion, de fayon à s’alïranchir des difficultés provenant de l’emploi d’un éclaleur spécial.
- Si au lieu de se borner à effectuer une étude superficielle des systèmes couplés on tient compte en toute rigueur de l’influence des amortissements, on constate, comme l’ont d’ailleurs fait déjà plusieurs techniciens, (pie, pour un certain désaccord entre les circuits ! et II et pour des amortissements déterminés de ces circuits, il est possible démettre une onde unique et ce/à avec des accouplements très notables.
- Mais, en utilisant les montages normaux à deux circuits (Oudin ou Tesla), les conditions permettant d’obtenir ronde unique ne seraient pas toujours réalisables dans la pratique, car on n’est pas maître, en général, des amortissements de ces circuits.
- Afin de remédier à cet inconvénient, M. Belhe-nod emploie un circuit intermédiaire apériodique III (fig. 3). La. théorie montre que l’on peut alors envisager, au lieu des amortissements réels
- des circuits 1 et II, des amortissements fictifs dépendant des couplages de ces circuits I et II avec • le circuit intermédiaire et par suite variable à volonté. Dans ces conditions on démontre que la réalisation dune onde unique est toujours facile.
- r
- Irig. 3. — Montage à onde unique.
- La pratique sanctionne complètement ces conclusions.
- Elle montre, en outre, que Vintensité dans une antenne donnée, lorsqu*1 l’on réalise Fonde unicité, est toujours supérieure de ift % au moins à celle obtenue en couplant les memes circuits dans les conditions les plus favorables en Oudin ou en Tesla.
- Ces conclusions seront justifiées à la fois théoriquement et pratiquement selon le programme suivant.
- Dans une étude théorique. nous mettrons de nouveau en évidence qu’.il est possible de réaliser un système de circuits oscillants couplés possédant une période propre unique.
- Une étude pratique reproduira les résultats obtenus dans divers essais, et en particulier dans les essais officiels effectués par le Laboratoire Central d*Electricité,
- PREMIÈRE PARTIE
- ÉTUDE THKOHIQUE
- Il est possible de réaliser un système de circuits oscillants couplés possédant une période d’oscillation propre unique.
- Des études théoriques complètes, dont cer-
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- 11 Juillet 1914.
- 1. A LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- 39
- taines ont été publiées clans cette Revue, ont nettement démontré cette proposition.
- Sans revenir en détail sur les travaux laits à ce sujet par M. Bethcnod d’une part, et MM. Fracqucs et Provotellc l'i du Service de la Télégraphie sans fil militaire, d’autre part, nous croyons toutefois necessaire, pour la bonne compréhension des résultats, de reprendre; la question à son début.
- i° Rechercha des conditions nécessaires dans le cas de deu.v circuits oscillants couplés directement.
- Considérons d’abord deux circuits oscillants I
- et II (lig. /|) que nous supposerons couplés par induction pour fixer les idées.
- Désignons par :
- R[ lia les résistances ohmiques respectives des dits circuits,
- L[ L2 les inductances.
- Ci C5 les capacités,
- M le coefficient d'induction mutuelle entre les dits circuits (M1 — Iv2 L, L») K •< i.
- Posons :
- Q2, = ——
- ' L, C2
- R.
- a, = ——
- 2 L,
- R,
- 2 L,
- Nous pouvons écrire : o = R, 4 + djL -f c; J l'< dt + M d-jt i
- o = Ra 4 + J 4 dt + M ~~ j
- (*) Lumière Electrique, a 3 mai 1914, p. G47.
- Prenons la dérivée seconde par rapport à t de ces équations il vient :
- dt2 n
- R,
- ii
- dt2
- dt'
- d'i.,
- dr
- C, dt 1 (//._>
- IL dt
- f M
- dt*
- d'ii
- d}3
- l'in éliminant 4 entre la première des égalités 11) et la seconde des égalités (ai on obtient facilement
- jyja ___1*1 h
- dt'
- G»
- L| dix C2 dt C R2 4 C.
- /1 dt
- L. 1-2
- d3 ix La dix
- dt.,
- C, dt’
- R I —1
- (3)
- d’où finalement, en dérivant encore une fois, et tenant compte des notations admises :
- + a (a, Q\ + ^ + ÜV,. .
- On arrive ainsi à une équation du 4" degré qu’il s’agit de résoudre.
- Celte équation admet des solutions de la forme :
- /, = A e,u
- Alitant une constante; portant; cette valeur de /, dans i), il vient :
- 0= ( 1 —Iv2) aP -f- 2 (a 1 -f- -/3) lié1-}- (Q-1 —f— 03a —[— 4 Xx a2) u>2 -j- a (a, «>4 -f-a2 U2,) to + O2, Ü4.
- ou :
- o— (w2-j- 2a,m-j-Q2,)(w2-f-’>ia2u-)-Ü4) —lv2uP. (4)
- Cette équation du 4,; degré en o» a ses 4 racines imaginaires conjuguées deux à deux. Les parties réelles (toujours négatives) donnent les valeurs des amortissements des ondes, et les parties imaginaires, les vitesses de pulsation des dites ondes.
- On aura donc bien ainsi, en général, deux ondes résultantes distinctes, et il s’agit de déterminer à quelles conditions ces deux ondes s’identifient.
- Ceci revient à chercher les conditions nécessaires et suffisantes pour que l’équation (4) en -a
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2e Série).— N# 28.
- admette des racines imaginaires douilles, c’est-à-dire de la forme
- l’on retranche membre à membre en tenant compte encore de (7)
- ni = — a ± j P
- a et p étant, réels et positifs.
- Supposons le problème résolu ; l’on pourra écrire pour toute valeur de to
- (<o2 -f- 2 a, U -{- £22j) (w2 -f a «s w -f Q'2a) — K2wv — (* — K2) (—a +./ [5 - <n)2 (- « -/p -o>)2
- et il suffira d’égaler les termes de même degré en w pris de part et d’autre du signe — pour trouver les conditions désirées.
- L’on obtient en développant :
- (1 —K2)m442('ïi -f-«2)«i)3-|-(D2l -j- D2.2-(-4*i ao)w2-f-4-?. (a, + a, ü2,) w + Q22 =
- (1 —K) |wt44a w342(3*24 P2)w24-4a(a2-)-p2) «.>4 a4 4 0*+2 a2 p21 d’où les conditions :
- a ( 1 — K2) a = a, 4* «2 a ( 1 — K2) (’3 a2 -j- p2) = Q 2| 4 ^22 +4 «i «a a ( 1 — K2) a (a2 + p2) = a, Q22 4 a2 Q2,
- (1 — K2) (a2 4 p*)9 = Û*,Ü*t
- Ces quatre équations déterminent tout d’abord les valeurs de a et de p ; en éliminant ces deux quantités entre les quatre équations on obtient en outre deux conditions à. remplir entre les quantités Q,, Q2, a,, a2, K. Enfin, pour que les phénomènes ne soient pas simplement apériodiques, l’on doit avoir :
- (ûq 4- a2)2 Ü2j4^a4^®1^ oqQ2a4^2^2i
- a(i —K2)2” a (1 — K2) «,4«8 *
- Enfin la valeur de p2 se déduit de :
- _ «1 Q22 + «a a2. __ ,
- *1 + «2
- (10)
- 11 est, facile de vérifier que les conditions (8) et (9) sont parfaitement réalisables, si ==Q 2pour des couplages h très notables.
- Dans le cas limite où l’on suppose l’un des amortissements a,, par exemple, négligeable, on obtient :
- a.» a = 2/. - k2 (7')
- Û, û.= -,—-— \ 1 — K2 (8'}
- *2 = K Q2. (9')
- Mais bien que déjà dans ce cas limite très simple la valeur de k définie par (9’) ne soit pas nulle contrairement à ce qu’exige la théorie élémentaire classique, l’on peut aisément, se rendre compte que, pour certaines valeurs du
- rapport —, ce couplage K peut devenir réelle -«2
- ment serré.
- Prenons, par exemple, l’autre cas extrême, celui où les amortissements sont égaux :
- «1 = «2 = *o-
- P2>o
- (6)
- L’on obtient immédiatement :
- La première des égalités 9. donne immédiatement :
- a, 4 a2 2 (1 — K2)’
- (7)
- a
- — K*
- (7")
- (Q2,-(-ü22)2_Q21 Q2a
- 4 4 — K2
- En combinant cette valeur avec les deux dernières égalités 5 l’on obtient comme première condition :
- <*1 £122 4” _q2 ,0,
- V «.+«2 U
- tandis que la deuxième s’établit en combinant la deuxième et la troisième des égalités 5 que
- «, = ?ÎL±ÜÎ.,(, _K>). (9-)
- 4
- La formule 9" conduit évidemment à un couplage extrêmement serré pour des amortissements faibles et il est évident qu’entre les deux . «1 «1
- cas limites — =0 et — = i, il existe toute une a2 «2
- gamme dq valeurs admissibles pour k.
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- il Juillet mi. LA. LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- En définitive, il est indiscutable que deux circuits oscillants accouplés peuvent donner lieu à un système à onde unique.
- Toutefois, si l’on veut appliquer pratiquement les formules (7) (8) (9) (10), l’on se heurte à des difficultés de réglage lorsqu’il s’agit surtout d’installations radiotélégraphiques pour lesquelles les amortissements a] et a2 sont donnés d’avance et ne peuvent en général être modifiés à volonté. ...
- 20 Cas du couplage par un circuit intermédiaire apériodique.
- Aussi, il est bien préférable dans de telles applications d’adopter à la place du système simple de la figure 4 le système plus complexe de la figure 5 dans laquelle le couplage des circuits oscillants I et II se fait par l’intermédiaire
- i ni n
- Fig. 5.
- d’un troisième circuit III, lequel ne comporte pas de condensateur, c’est-à-dire est apériodique.
- Supposons que nous ayons affaire à des circuits disposés de façon à ce qu’il n’existe aucune induction mutuelle directe entre les circuits I et II : l’on peut écrire immédiatement les trois équations suivantes analogues aux équations (1) dans lesquelles lès symboles ont des significations analogues.
- o — R, f, -(- L, “H ô" J li dt -f- M,
- o = Ra i2 -j- L2 —^ £- J12 dt -j- M2
- dit
- '~dt
- dii
- di2
- dii
- dt3
- dit
- dt3
- ("1
- (On négligera la résistance ohmique du circuit III qui ne contient ni éclateur ni condensateur et qui ne rayonne pas d’énergie.)
- Une première manière d’envisager les choses est d’éliminer le courant i3 entre les 3 équations
- (2) en tirant le quotient^ de la dernière et en le
- portant dans les deux autres.
- On arrive ainsi immédiatement à deux équa^"“ tions en i\ et i2 et de forme tout à fait semblable aux équations obtenues dans >le cas de couplage sans circuit intermédiaire. Ges deux équations conduisent à 1111.0 résultante analogue à l’équation (3), en posant , ,
- Iv2,
- MY
- ltÿ;
- et K2.
- My-L,.L,\
- On a pu effet : . , >. , •• ;
- j K2, K2., .‘IrfQ, . /, a, a2 d3i,
- °=| 1 J HÊ +2\ .Tic2, +
- \ 1 —.KY ;t-^KY ' ( 1—K2,)(r—K22) ' dû r a, a22 a2 ûi2 -n +'2 L(TIky (T^kÿ + (TIkÿ) Fkÿ).| : -
- Q,2 Q\ '•
- + (.-k22)
- Cette équation est tout à fait analogue à celle obtenue dans le cas de deux circuits couplés.
- Il suffit de remarquer que les termes en a, et
- «2 sont respectivement remplacés par
- , a< et a" -
- “ i-K\ _ 1 — K*,
- et et o*2
- par Ü,2 Cï'2 1 et r>"2 —
- i — K,2 1 — K2,'
- Quant au coefficient de couplage résultant K' il est défini par
- K'2 — 1 iV 2____
- (* — K,2) (1 — K22)
- L’équation (3') peut donc s’écrire sous une forme semblable à l’équation (3) :
- o=(l-K'^‘ + 2K + a'')^4- }
- (û'* + Û** + 4 *'«") ^ -f 2(a'a”2+a"£2'2) 1 ^
- 4- ü'2 Q"3 b = o. ]
- Cette équation (3") admet de même des solutions de la forme
- it = Ae-Y
- w étant racine de l’équation (4') analogue à (4) : o = (a)2 -f- 2 a' w -j- O'2) (w2 -|- 2 a' w -pQ"2) — K'2 (oi. Comme dans le cas du couplage Oudin nous
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2* Série).—N« 28.
- sommes amenés à chercher dans quelles conditions cette équation admet des racines doubles et nous sommes conduits aux relations (5'):
- 2(1 — K'2) a = a' -f-a'
- 2 (, — K'2) (3 a2 + p2) = O'2 + Q''2 4- 4 a' a"
- 2 ( k —— K'2) a (a2 4- (i2) = a' Q1’2 4- a” D'2 (1 — K'2) (a? 4- p2)2 = Ü'* £2"2 .
- En éliminant a et p entre ces 4 équations il nous reste deux conditions à remplir entre
- Û', O”, a', a”, K'.
- Or, nous avons vu que dans le cas d’un montage Oudin ou Tcsla ces conditions n’étaient, en général, pas réalisables pratiquement, car on 11c pouvait disposer dos amortissements a 1 et a2 donnés à l’avance.
- Dans le cas présent, nous voyons que les cinq quantités Q' Q-1 a' a'1 K' sont fondions des deux variables K, et K2 et ion pourra toujours déterminer ces valeurs de K( et K2 de façon que les deux équations de conditions soient remplies.
- Le montage avec circuit apériodique nous apparaît donc comme un moyen pratique de réaliser les conditions nécessaires pour Vobtention d’une onde unique, conditions peu réalisables pratiquement avec les montages à deux circuits Oudin ou Testa.
- KKMAllQUE
- lin dehors du capitaine Fracques et du lieutenant .Provotelle, plusieurs ingénieurs distingués, intéressés parce nouveau montage, se sont occupés de la question et l’ont traitée au point de vue théorique :
- M. H. Warfinge dans le Jahrbuch der Draht-losen Télégraphié und Telephonie 1913, Bd VII, Ileft 2.
- M. le professeur A. Kalahné, dans les Annalen der Physih 1913, Bd XL1I, Heft 5, n° i5.
- M. W.-II. Eccles, DS. G.,dans The Electric" an 20 mars 1914, page 986, fait une analyse succincte du montage à onde unique dans laquelle il conclut qu’il y a de bonnes raisons théoriques pour que les résultats annoncés soient exacts.
- M. le professeur Macku, de Brunn, a fait une étude très complète de la question à la suite de. laquelle il conclut à la possibilité de réaliser une onde unique dans les conditions que nous avons indiquées.
- Un avis contraire a cependant été émis par M. le professeur G.tW.-O. Ilowc.
- M. Howe assimile le montage à onde unique à un montage Oudin ou Tesla, admettant que la présence du circuit intermédiaire modifie simplement la valeur des inductances respectives de l’antenne et du circuit oscillant.
- Appliquant à ces deux circuits fictifs la théorie élémentaire des systèmes couplés, M. Howe conclut que l’on obtient deux ondes ayant pour
- périodes Q et Q \/i — K2.
- Mais nous devons faire remarquer :
- D’abord, la théorie élémentaire des systèmes couplés donne des résultats inexacts lorsque les accouplements et les amortissements ont des valeurs particulières précisément réalisées dans le réglage à onde unique.
- Nous avons vu que, dans le cas simple de deux circuits, cette théorie conduisait à nier la possibilité d’obtenir une seule Onde avec des accouplements appréciables, réalisation cependant possible, ainsi qu’il a été maintes fois démontré.
- Enfin, il nest pas possible d’assimiler le montage à onde unique à un montage Oudin ou Tesla.
- En dehors de toute spéculation théorique, les essais, faciles à répéter, que nous indiquons par la suite, le montrent d’une façon péremptoire.
- Si, d’ailleurs, le montage à onde unique n’était qu’une complication du montage Oudin ou Tesla et n’avait aucune propriété particulière, il serait impossible d’obtenir, avec ce montage, un rendement supérieur à celui donné par le montage à deux circuits couplés.
- Or, des essais officiels effectués par le Laboratoire Central d’Electricité de Paris, ainsi que de nombreuses expériences exécutées d’autre part, montrent que l’on obtient, toutes choses égales d’ailleurs, une augmentation d’intensité de 10 % environ en remplaçant pour l’alimentation d’une antenne le montage Oudin ou Tesla par le montage à onde unique.
- Tous les essais que nous signalerons ne présentent aucune difficulté et peuvent être facilement réalisés par tout Laboratoire de Radiotélégraphie.
- Nous donnons, dans l’étude pratique qui va suivre, tous les renseignements nécessaires afin qu’ils puissent être reproduits.
- (A suivre.)
- Emile Gihakdeau, Ancien élève de l’Ecole Polytechnique.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- 11 Juillet 1914.
- LES ACCIDENTS PROVOQUÉS PAR LA CHUTE D’UN FIL TÉLÉPHONIQUE
- (ARRÊT DU CONSEIL D’ÉTAT, j3 JUILLET i9i3, DAME COLLARD)
- La Lumière Electrique a reproduit une décision récente d'un Conseil de Préfecture à Vencontre d'une Compagnie de Tramways qui était accusée d'avoir des courants vagabonds et nuisibles aux canalisations en foncées dans le sol. Nous croyons intéressant de donner aujourd’hui une décision au sujet d'une Compagnie de Tramways qui avait communiqué à un fil téléphonique un, courant haute tension et, par ce moyen, blessé un inoffensif passant. L'Etat et la Compagnie ont été condamnés au paiement d’une indemnité, mais cela n’a pas été sans soulever des difficultés de procédure comme on va le voir.
- « Ne marchez jamais sur un fil électrique, quand il est par terre », cela aurait deux graves inconvénients ; le premier, celui de vous tuer ou de vous blesser; le second, moins tragique mais profondément ennuyeux, consisterait dans une procédure sans lin, que vous devriez, vos héritiers ou vous, intenter contre le propriétaire du fil ; et si ce fil appartient à l’Etat, et s’il est devenu dangereux par le contact avec un courant de haute tension appartenant à une Compagnie de Tramways, il vous faudra 12 ans de lutte pour vous faire rendre justice ; comme vous allez d’ailleurs en juger.
- Une dame Collard eut le malheur, à Saint-Etienne, de marcher en 1901 sur un fil téléphonique tombé sur la voie publique ; ce n’est certes pas le courant circulant dans ce modeste conducteur qui pouvait faire bien mal : elle 11’en ressentit pas moins une électrocution partielle et, dès leurs premières constatations, les agents du contrôle acquirent la certitude que cette commotion violente était due au contact de ce fil avec celui de deux compagnies : la compagnie des tramways de Saint-Etienne et celle de l’Energie Electrique du Centre et de la Loire; c’est-à-dire, au point de vue procédure, avec un fil appartenant à une compagnie concessionnaire d’un service public, et avec un fil appartenant à une Société de distribution qui,à cette époque, n’était pas concessionnaire, mais simple permissionnaire. Devant le tribunal civilde Saint-Etienne, elleassigna en réparation de préjudice chacune de ces sociétés; mais elle s’entendit débouter de sa demande par deux jugements successifs, l’un du 3o juin 1902 rendu au profit de la Compagnie des tramways, et l’autre du 25 juin i9o3 rendu au profit de la Compagnie Electrique du Centre et de la Loire.
- « Si le fil téléphonique est tombé sur nos lignes « électriques, disaient les Compagnies, adressez-« vous à l’Etat, propriétaire du fil : caria respon-« sabilité n’incombe qu’au propriétaire de la « chose qui a causé un dommage, même indé-« pendamment d’une faute de sa part (') »
- Devant ce double échec, la dame Collard fut bien obligée d’assigner, devant le Conseil de Préfecture, l’Etat lui-même considéré comme propriétaire du service et des fils téléphoniques ; celui-ci s’empressa d’appeler en cause devant cette juridiction les deux sociétés en leur disant : « Si je suis propriétaire de mon fil, vous êtes « également proprietaires des vôtres, et si mon « fila été chargé immédiatement d’1111 courant « à un voltage considérable, c’est qu’il étaittombé « sur les vôtres et qu’il s’était par ce moyen en « quelque sorte contaminé : c’est vous qui êtes
- (•) La Compagnie du Centre et de la Loire était parti-culièremenl bien placée pour soutenir ce raisonnement : quelque lëmps auparavant, par la chute de son fil, elle avait tué un bœuf, électrocuté à moitié un autre bœuf et désagréablement électrisé leur conducteur, M. Pitaval ; elle soutenait qu’elle ne pouvait être responsable, parce que s'étant conformée à tous les règlements publics relatifs h la distribution d’énergie, elle n’avait à se reprocher aucune faute constitutive' d)un quasi-délit; donc on ne pouvait invoquer contre elle l’article i38î du Code civil. >
- La Cour de Lyon lui avait fait l’application, non point de l’article i38ï qui, en effet, n’esl applicable que s'il y a une faute constatée, mais de l’article 1384 qui met, indépendamment de toute faille, la responsabilité des accidents à la charge de celui qui est propriétaire de la chose qui l’a causé; l’arrêt de la Cour, rendu le 25 avril 1899 est très formel; on peut le rapprocher d’un arrêt de la Cour de Cassation du 16 juin 1896, (Sirey, 97, I, 17, arrêt du 16 juin 1896,' relatif à une blessure causée par un jet de vapeur.' (voir Rev. des Conc. tome I, p. 5io.)
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2* Série). — N» 28.
- « responsables, parce que vous n’aviez pas isolé « vos fils, au moins d’une façon suffisante. »
- Le Conseil de Préfecture de la Loire avaitretenu devant lui toutes les parties en cause, et ordonné une expertise, pour établir les responsabilités. Son arrêté, rendu le i3 octobre 1906, fut déféré par les Sociétés à l’examen du Conseil d’Etat pour deux motifs : le premier était un vice de forme sans aucun intérêt général et que le Conseil n’a point considéré comme sérieux (f); le second, beaucoup plus important, était basé sur une violation des règles de la compétence administrative, qui, comme chacun sait, sont extrêmement étroites.
- Aussi, le second motif doit-il, seul, retenir notre attention,
- Les Sociétés répondaient toutes les deux à la mise en cause de l’Etat par l’argument suivant : « Nous ne pouvons pas être jugées par deux tribunaux à la fois: nous avons été traînées devant le tribunal judiciaire, et nous avons été déclarées innocentes par deux jugements : c’est bien évidemment la preuve, d’abord que la juridiction judiciaire s’est rendue compétente, et ensuite qu’elle a reconnu toute absence de faute de notre part. Si l’Etat reprend aujourd’hui la poursuite contre nous, il substitue illégalement la compétence judiciaire qui, seule, peut être retenue dans une affaire de cette nature : ensuite, bien que nous soyons couvertes par l’autorité de la chose jugé'e, il reprend sous une autre forme le procès dont nous sommes sorties victorieuses : ce n’était donc pas la peine de gagner un procès. »
- Tout d’abord, le Conseil d’Etat, et il ne pouvait faire autrement a rejeté l’exception tirée par les
- (*) Ce vice de forme, que nous,n’avons encore jamais rencontré dans la procédure, était basé sur la considération suivante : les débats oraux .devant le Conseil avaient eu lieu le 3o juin igo5; ,l’arrêté avait été rendu le l3 octobre igo5, et les.Compagnies prétendaient que les juges assistant à la lecture n’étaient pas ceux qui avaient assisté aux débats; le Tribunal supérieur s’est tiré de la difficulté de la façon suivante : il est bien exact, dit-il, que la discussion ayant eu lieu le 3o juin, la lecture n’a eu lieu que le i5 octobre igo5, mais entre ces deux dates, a eu lieu ce que l’on appelle la mise en délibéré qui est intervenue le Ier'août igo5; or, à ce délibéré étaienCprésents tous les magistrats qui avaient assisté à la discussion ; sans doute, l’un des membres qui avaient concouru à la décision ne se trouvait pas à la séance publique où a. eu lieu la lecture, mais cela n'a aucune importance.
- Sociétés de la chose jugée : il faut, en effet, considérer que cette exception ne peut être invoquée que s’il y a identité de personnes, de cause, et d’objet; or il était élémentaire de constater que l’Etat ne pouvait se voir opposer les jugements précités du tribunal civil, puisque les instances auxquelles ils avaient donné lieu n’étaient pas dirigées contre lui, mais se déroulaient entre les Sociétés et la dame Collard : il 11’y avait donc pas identité de personnes.
- Donc la responsabilité des Compagnies pouvait être jugée sans arrière-pensée par le Conseil, et devait être appréciée par les principes généraux.
- Pour que la juridiction administrative soit compétente à l’égard d’une partie il faut que celle-ci puisse être traînée devant elle à l’occasion d’un contrat de travaux publics : la loi de Pluviôse an VIII, qui est la loi organique des Conseils de Préfecture ne permet pas de choisir la juridiction administrative alors même qu’il devrait en résulter une économie de frais et de temps. C’est un principe si souvent rappelé qu’il nous paraît complètement inutile d’insister plus longuement, et il nous suffira de voir comment le Conseil d’Etat en a fait l’application : la distinction qu’il a établie entre le concessionnaire de transport et le permissionnaire de voirie soulignera mieux que tout ce que l’on pourrait dire les principes de la matière.
- Par arrêt du 3o juillet 1909 (*), le Conseil a dit à la Compagnie des Tramways : « On prétend que « votre responsabilité est engagée par suite de « l’état de vos fils; or, ces fils sont placés en « vertu d’un contrat de concession : et, puisqu’il « s’agit de la mauvaise exécution d’un travail « public, c’est à la juridiction administrative à « retenir le débat pour savoir si le reproche que « vous fait l’Etat est ou n’est pas bien fondé. »
- Mais, en ce qui concerne la Société dé Distribution dite Compagnie Electrique du Centre et de la Loire, le Conseil d’Etat déclare qu’il chercherait vainement un acte de concession pouvant servir de base à la compétence administrative : la Société, en effet, était, à ce moment-là, simplement autorisée à occuper les voies publiques ; l’acte de police qui lui avait été délivré ne pouvait, en aucun point, être assimilé à un cahier des charges; il est assez amusant de voir quels efforts avait faits l’Etat pour se permettre de dire
- (*) Voir cet arrêt dans lafter. des Conc,, t. VIII, p. 4x4>
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- qu’il y avait dans les installations de la Société un élément de travail public; dans son mémoire au Conseil il disait : « Il est permis de croire que « cette Société distribue hors de Saint-Etienne « la lumière et la force dans un certain nombre « de localités; donc ses installations électriques « ont dans leur ensemble le caractère de travail « public. » C’était, en d’autres termes, l’Etat qui demandait au Conseil de juger la situation juridique d’un distributeur dans une ville en tenant compte de ce qui se passe dans les communes avoisinantes, car il aurait aimé à avoir vis-à-vis de lui devant la même juridiction deux responsables au lieu d’un seul.
- Le Conseil n’a point hésité à lui dire, au grand avantage, d’ailleurs, de la Compagnie de Distribution, qu’il prenait les choses comme elles étaient établies dans le périmètre considéré, et que, par conséquent, il ne pouvait garder devant lui un simple permissionnaire à l’égard duquel on ne pouvait relever aucun élément de traité établissant un travail public : si l’Etat voulait continuer la procédure en garantie, c’est donc devant le Tribunal civil qu’il devait se diriger.
- Nous ne croyons pas qu’il eût poursuivi la Compagnie du Centre et de la Loire devant une autre juridiction; ce qu’il y a de certain, c’est qu’il a continué la procédure contre la Compagnie des Tramways, ainsi que nous le verrons plus loin.
- Mais nous ne pouvons point quitter la solution intervenue entre l’Etat et la Compagnie Electrique du Centre et de la Loire, sans indiquer qu’elle est absolument conforme à la jurisprudence tant administrative que judiciaire, qui, aujourd’hui, doit être considérée comme établie d’une façon définitive. La Cour de Montpellier, par un arrêt en date du 18 octobre 1911,8 confirmé un jugement du Tribunal civil de Narbonne du 17 mai 1910, qui s’était déclaré à bon droit incompétent pour juger une question d’inconvénient du voisinage d’un fil électrique; ce fil, bien que desservant une propriété privée, située dans le rayon de l’octroi de la ville concédante, avait été établi en vertu du cahier des charges de la concession; il était donc compris dans la sphère des travaux publics, et les inconvénients qu’il pouvait avoir 11’étaient susceptibles d'appréciation que devant la juridiction administrative ('). (*)
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- Toujours, dans le même sens, la Cour de Cassation vient de casser un arrêt de la Cour de Nîmes. Cette Cour s’était reconnue compétente pour juger la question de l’inconvénient du voisinage provenant d’une usine établie par le concessionnaire de l’éclairage municipal, parce que, disait-elle, l’usine n’est pas mentionnée dans le cahier des charges, mais la Cour suprême a constaté qu’elle était une dépendance intime de la concession tout entière, et, par conséquent, devait être, grâce à son hut, englobée dans le travail public que constitue une concession d’éclairage dans tous ses éléments.
- L’arrêt de la Cour de Cassation est du 2 juin 1912 et se trouve dans Dalloz igi3, V, 5/».
- Que se passerait-il enfin dans l’hypothèse inverse, c’est-à-dire dans le cas où la Société de Distribution actionnerait l’Etat en responsabilité, pour avoir mal construit ses fils téléphoniques? Le cas peut évidemment se présenter, car il y a bien des situations où le vice de l’établissement peut être constaté. Nous l’avons vu dans une affaire solutionnée le 3 mars 1909 par la Cour d’appel de Bordeaux dans les circonstances suivantes : un incendie avait éclaté sur le cours Victor-Hugo, et les Compagnies d’assurance en voyaient la cause dans l’établissement d’une herse qui supportait les fils téléphoniques dans le voisinage de fils électriques; il y avait donc un travail public accusé d’un vice de construction, sans que la responsabilité d’un agent quelconque put être alléguée.
- La Cour a décidé à très bon droit que la juridiction administrative dans ce cas était seule compétente et a confirmé la décision du tribunal qui avait refusé de juger.
- Pour résumer clairemènt ces principes, nous dirons : i° Pour savoir devant quelle juridiction, la grave question de la rupture d’un fil et de ses conséquences doit être jugée, il faut se demander tout d’abord quelle est la situation juridique de la Société qui a placé ce fil : si elle est simple permissionnaire, le tribunal administratif ne saura connaître légalement ni une demande principale, ni une demande en garantie.
- 20 Si ce fil se rattache à un travail public, d’une façon suffisamment intime pour qu'il ne puisse
- d.ins le Mon. Jud. du 22 juin 1910, et l’arrêt-de. la Cour du Montpellier du 18 octobre 1911 dans la Gazette du Palais, 23 janvier 1912.
- (*) Yoir le jugement du Tribunal civil de Narbonne
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- pas en être séparé par la pensée, c’est le tribunal administratif qui sera compétent.
- II
- Pendant ce temps-là qu’était devenue Mme Collard ? Elle attendait.
- Son affaire d’ailleurs vient d’être définitivement jugée par le Conseil d’Etat suivant arrêt du a3 juillet 191Î, dans les circonstances suivantes.
- Elle obtient huit mille francs de dommages-intérêts : et pour la dédommager de sa longue attente le Conseil déclare que cette somme portera intérêt du jour de la demande devant le Conseil de Préfecture.
- Comme cette demande datait de 1904, Mme Collard aura fait sans le savoir, pendant 9 ans, un placement au 4 % et touchera sous forme d’intérêt plus du tiers du chiffre principal.
- Cette somme sera payée un quart par l’Etat, ainsi que toutes les sommes accessoires (intérêts, frais d’expertise, frais de procédure, etc.), et trois quarts par la Compagnie des tramways : la raison d’être de cette répartition se trouve, comme on va le voir dans le texte ci-joint, dans l’appréciation des responsabilités qu’a faite le Conseil : à la traversée des fils téléphoniques, la Compagnie des tramways avait oublié de mettre des isolateurs pour éviter le contact qui s’est si malencontreusement produit.
- Mais le Conseildéclare que PEtat ne peut néanmoins pas> être considéré comme indemne de toute responsabilité, car, si son fil ne s’était pas cassé, le contact n’aurait pas eu lieui
- Nous donnons ci-dessous le texte de l’arrêt.
- Le Conseil d’Etat :
- Considérant que lés deux recours susvisés du ministre des Travaux publics sont connexes, et qufil y a lieu de les joindre pour y être statuépar une seule décision ;
- Sur les conclusions du ministre des Travaux publics tendant à ce que la Compagnie des Tramways de Saint-Etienne soit déclarée responsable de l’accident éprouvé par la dame Collard;
- Considérant qu’il résulte de l’instruction et notamment de l’expertise à laquelle il a été pro cédé, que l’accident dont s’agit a été causé, sans qu’aucune faute puisse être retenue à l’encontre de la Marne Collard, par un fil téléphonique du service de l’Etat, qui s’est rompu accidentellement et qui est venu en contact avec un conducteur
- d’énergie électrique delaCompagnie deTramways de Saint-Etienne, lequel conducteur, contraire-mentaux règlements, n’était pas pourvu d’isolateurs à l’endroit où s’est produit le contact;
- Qu’à raison de la faute grave que constitue cette négligence, la Compagnie des Tramways doit être déclarée responsable pour la plus grande partie de l’accident éprouvé par la dame Collard;
- Mais, considérant que c’est la rupture d’un fil appartenant à l’Etat qui a été la cause déterminante dudit accident; qu’il résulte nettement de l’expertise que cette rupture doitêtreattribuée à la résistance insuffisante du fil employé ; qu’à raison de cette imprudence l’Etat 11e saurait être déchargé de toute responsabilité, et qu’il sera fait une juste appréciation delà part de responsabilité incombant à chacune des parties en mettant à la charge de la Compagnie des Tramways électriques de Saint-Etienne les trois quarts et à la charge de l’Etat le quart de l’indemnité allouée à la dame Collard,ainsi que les dépens exposés devant le Conseil de Préfecture, y compris les frais des deux expertises auxquelles il a été procédé ;
- Sur les conclusions du ministre des Travaux publics relatives au montant de l’indemnité ;
- Considérant qu’il résulte de l’instruction, et notamment de l’expertise médicale à laquelle il a été procédé, en exécution de l’arrêté du 7 février 1908, qu’il y a lieu de réduire l’indemnité allouée par le Conseil de Préfecture à la somme de 8 000 francs ;
- Décide :
- Article premier. — I/indemnité allouée aux époux Collard par le Conseil de Préfecture est réduite à 8ooofr., laquelle somme portera intérêts du jour de la demande introductive d’instance.
- Art. 2. — Celte indemnité ainsi que les dépens exposés devant le Conseil de Préfecture par toutes les parties mises en cause, y comjïris les frais des deux expertises auxquelles il a été procédé, seront supportés pour trois quarts par la Compagnie des Tramways électriques de Saint-Etienne et pour un quart de l’Etat.
- Art. 3. — Les deux arrêtés ci dessus visés du Conseil de Préfecture du département de la Loire, en date des 7 février et 8 juillet 1908, sont réformés en ce qu’ils ont de contraire à la présente décision.
- Art. 4. — Le surplus des conclusions du ministre des Travaux publics est rejeté.
- Art. 5. — Les dépenses exposées devant le Conseil d’Etat par la Compagnie Electrique de la Loire & l’occasion du recours n° 3i 344 seront supportées par la Compagnie des Tramways de Saint-Etienne.
- Paul Boucault,
- Avocat il ln Cour d'Appel de Lyon
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- PUBLICATIONS TECHNIQUES
- STATIONS CENTRALES
- Utilisation des résidus de lavage du charbon à la production de l’énergie électrique.
- La Lehigh Navigation Electric Company a fait construire récemment, à llauto (Pensylvanie), une centrale électrique qui a pour but d’utiliser les résidus du concassage et du lavage de l’anthracite qui est préparé aux grosseurs marchandes. Jusqu’ici, on n’a pas trouvé la vente rémunératrice de ces résidus de charbon bien qu’ils possèdent un pouvoir calorifique assez élevé, 5 ooo
- frais de transport, et les résidus de charbon pris directement aux concasseurs et aux lavoirs, sont amenés dans des wagons-tombereaux aux silos de la centrale.
- Les foyers et les grilles ont été spécialement étudiés pour brûler ces résidus avec le minimum de main-d'œuvre et le maximum d’économie.
- Pour produire l’anthracite de chauffage aux grosseurs marchandes, la Lehigh Coal and Navigation Company fait un tonnage de résidus suffisant à maintenir en fonctionnement continu une centrale électrique de ioo ooo kilowatts. La cen-
- Fig. i. — Vue d’ensemble de t'usine montrent le réservoir pour Tenu d'alimentation et de condensation.
- à 6 ioo calories par kilogramme. En raison de la forte teneur en poussier de ces résidus, ils ne peuvent être brûlés avantageusement que dans des foyers spéciaux. Le prix du transport des charbons de qualité inférieure étant le même que celui des bonnes qualités d’anthracite, la demande de ce charbon résiduaire a été jusqu’ici très limitée. A la centrale de Hauto, on a pris des dispositions pour réduire au minimum les
- traie de Hauto possède, pour commencer, une puissance de io ooo kilowatts, mais un projet est à l’étude pour porter cette puissance à ioo ooo kilowatts.
- L’énergie qu’elle produit est actuellement transportée aux mines de charbon, à des fabriques déciment et autres du voisinage, mais tout l’Etat de New-Jersey et les villes de Philadelphie et de New-York sont dans les limites commerciales de
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- transmission électrique. Quaker City n’est qu’à 117 kilomètres de la centrale par la route la plus courte et New-York en est à i58 kilomètres environ. La ligne de transmission a été établie pour un long parcours avec doubles circuits pour assurer un service ininterrompu; la tension adoptée est de 110000 volts, sauf pour la transmission de courant dans le voisinage immédiat de la centrale.
- Le plan de celle-ci (fig. 1) affecte la forme d’un T dont le pied vient buter contre le versant d’une colline et est relié par un pont métallique à une voie normale. Dans la tête du T sont installés les générateurs-transformateurs et tableaux de distribution, tandis que la branche verticale du T est occupée par la chaufferie, dont les chaudières sont disposées sur un seul rang au-dessous des voies et des silos à charbon. Les cheminées surmontent le bâtiment des chaudières, ce qui a permis d’en réduire le prix de construction. De plus, cette disposition rendra possible ultérieurement l’installation d’économiseurs sur le toit du bâtiment des chaudières.
- En dehors de l’utilisation des résidus de lavage du charbon, ce qui caractérise cette centrale, au point de vue de l’économie d’exploitation, est la méthode adoptée pour la manutention du combustible et des cendres, sans employer de transporteurs ni d’élévateurs. Le charbon provenant des lavoirs voisins est amené par chemin de fer sur le pont métallique, dans des wagons de 5o' tonnes qui pénètrent à l’étage supérieur de la chaufferie, le long des deux façades de celle-ci. L’espace est assez vaste pour déchargera la fois six wagons sur chaque voie. Le charbon tombe dans des silos en béton d’une capacité suffisante pour recevoir l'approvisionnement de deux journées. Il est inutile d’avoir des approvisionnements plus considérables, en raison de la proximité immédiate des mines et des lavoirs à charbon. Quant aux cendres, elles sont reçues dans des wagons amenés à l’étage inférieur sous les trémies des cendriers. Ces wagons sont remorqués sur une voie inclinée pour regagner la ligne principale par laquelle les cendres sont évacuées.
- Pour réaliser une combustion satisfaisante du charbon de basse qualité brûlé dans cette centrale, U a fallu adopter des grilles et des foyers de très grandes dimensions. La vapeur est fournie par 8 chaudières Babcock et Wileox à faisceau
- tubulaire à grande inclinaison (fig. 2). Chacune de ces chaudières possède 4 grilles, dont deux de chaque côté du massif, le chauffage se fait donc des deux côtés par des galeries latérales, les chaudières occupant l’axe du bâtiment.
- La pression du timbre est de i5 kg. 7. Abstrac-
- Sase de
- /acheminée
- awh-
- Fig. a. — Chaudières à doublé charbon.
- tion faite des surchauffeurs, ces générateurs de vapeur ont 930 mètres carrés de surface de chauffe; six d’entre eux sont équipés de grilles de construction spéciale chauffées à la main et les deux autres, de grilles automatiques du type Coxe modifié.
- Les grilles des foyers chauffés à la main mesurent 3 m. 65 de profondeur, sur a m. 45 de largeur, ce qui fait une surface totale de grilles de plus de 36 mètres carrés par chaudière. Les grilles sont de deux types différents, les unes à rainures, les autres à trous, tous ces orifices mesurant environ 2 mm. 5 de largeur et faisant une section libre totale de 6 % seulement de la surface de la grille. Au-dessus de la grille, les foyers ont une double voûte, de sorte que si la voûte inférieure est brûlée, la seconde voûte la remplace. Les 4. grilles aboutissent à un autel
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- central que surmonte la chambre de combustion. En fait, chacun des foyers constitue une sorte, de four à. reverbère qui assure la combustion complète du charbon, même si le tirage emporte des particules de charbon fraîchement chargé. La chambre de combustion dont nous venons de parler est très grande, de façon à réduire la vitesse des gaz et à permettre au combustible non bride de retomber dans le foyer. Les gaz des quatre foyers, après s’être mélangés dans cette chambre, se divisent en deux courants et passent sur les surchauffeurs au nombre de deux pour chaque chaudière avant de se rendre à la cheminée commune. 3 ventilateurs Sirocco fournissent l’air aux foyers soufflés, mais a ventilateurs peuvent suffire pour alimenter d’air les foyers de toutes les chaudières à pleine charge, le troisième formant réserve.
- Dans la salle des machines, il y a actuellement 3 turbo-générateurs de i a 5oo kilowatts à i i ono vplts/a5 périodes. A signaler, la disposition entièrement symétrique des machines dans chaque groupe de deux par rapport à un axe, disposition qui a pour but de faciliter la recherche des joints lorsque l’installa lion deviendra plus complexe, puisqu’il suffira de connaître l’installation relative à une machine pour connaître par le fait même celle de toutes les autres.
- L’aubage des turbines est une modification de celui des turbines Rateau, faite par l’Allgcmeinc Elektricitiits Gesellschaft, tandis que tous les autres organes sont ceux employés dans les turbines Curtis. A pleine charge et au rendement maximum, ces turbo-générateurs consomment 5 kg. 6 de vapeur par kilowatt-heure avec un vide de 710 millimètres.
- Pour obtenir l’approvisionnement d’eau suffisant à la condensation et à l’alimentation des chaudières, en raison de l’impossibilité d’utiliser l’eaudes ruisseaux assez rare, et d’ailleurs chargée d’acides et de soufre provenant des lavoirs à charbon, on a établi un barrage qui donne un réservoir de 4 5oo 000 mètres cubes. Ce barrage en terre mesure 55 mètres de longueur, 9 m. i5 de hauteur et 4 m. 60 de largeur au sommet avec une pente de chaque côté à 1 : x. Du côté du réservoir, le barrage est recouvert de carreaux en béton dont les joints sont remplis de bitume Etabli en amont de tous les lavoirs à charbon, ce réservoir n’est pas contaminé et son eau convient à l’alimentation des chaudières. L’eau de con-
- densation y est renvoyée à un point suffisamment éloigné de la prise pour en assurer lè refroidissement. Cette prise est d’ailleurs elle-même assez reculée du barrage et, pour le cas où le niveau de l’eau viendrait à baisser, on a installé deux pompes centrifuges de secours marchant à la vapeur.
- Les condenseurs sont du type Leblanc à injection et sont les plus grands de ce genre qui aient été construits. La turbine qui commande ces pompes a une puissance au frein de 445 chevaux. Lorsque le baromètre marque 740 millimètres, on obtient un vide de 715 millimètres, en condensant à l’heure 68 tonnes de vapeur.
- (A suivre).
- (Electrical World, 9 niai 1914.)
- Importance de la récupération des sous-produits dans les stations centrales. —
- Harold Gray.
- L’auteur, ingénieur-directeur des services électriques municipaux d’Accington, s’attache à faire ressortir l’avantage d’une utilisation rationnelle du charbon dans les centrales électriques et analyse les possibilités d’utilisation économique des moteurs à gaz.
- Il fait tout d’abord remarquer qu’en Angleterre, comme dans d’autres pays, l’électricité est produite dans des centrales à vapeur dont le rendement, depuis les chaudières jusqu’aux tableaux de distribution inclus, n’atteint pas 1 » % . Du charbon, on n’utilise que la chaleur et l’on perd tous les sous-produits très variés et d’une valeur marchande importante. La question se pose donc de savoir s’il est possible de récupérer ces sous-produits, et particulièrement le sulfate d’ammoniaque, dans une installation de fonctionnement sùr, d’entretien peu coûteux, qui consommerait le charbon et produirait du gaz de façon rationnelle au point de vue de l’art de l’ingénieur.
- Actuellement, il y a une grande difficulté à l’utilisation de moteurs à gaz dans les centrales à grande puissance. Le chauffage des chaudières au gaz est plus facile, maisd’un moins bon rendement. Le problème serait simplifié immédiatement s’il existait des turbines à gaz ou même si l’on disposait de moteurs à gaz d’une puissance approchant de celle des grandes turbines à vapeur modernes.
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- M. Harold Gray estime néanmoins qu’en raison du continuel renchérissementdu charbon, l’utilisation du gaz de gazogène au chauffage des chaudières, appliquée sur une grande échelle, offre des possibilités intéressantes, surtout étant donné les espérances que font naître les premiers essais de chauffage par combustion catalytique ou sans flamme, du système Bonecourt.
- Quant aux moteurs à gaz, pour être économiques vis-à-vis de la turbine à vapeur, il est nécessaire qu’ils fournissent un service extrêmement dur et qu’ils marchent constamment vingt-quatre heures par jour et six jours par semaine. En d’autres termes, l’installation de moteurs à gaz ne doit effectivement pas servir à fournir la charge très irrégulière d’un réseau de distribution en hiver. Ce qu’il faut lui demander et ce qu’elle peut faire mieux que tout autre type de moteur, c’est de fournir la charge des vingt-quatre heures. Or, cette charge est extrêmement faible par rapport au maximum de demande. Selon l’auteur, il serait exagéré d’évaluer à plus de six le nombre de centrales dont la charge de vingt-quatre heures est supérieure ou égale à 5 ooo kilowatts.
- Envisagée de ce point de vue, la question se transforme complètement. On peut produire 5 ooo kilowatts au moyen de deux moteurs à gaz ou plus qui, avec une réserve convenable, fourniront par an, un travail global de 36 ooo ooo de kilowatls-lieure; l’usine à vapeur fournira le reste de la charge variable et pour lequel la vapeur convient admirablement. Dans ces conditions, M. Gray établit comme suit les frais de production d’énergie :
- PAU KAV-Il
- Prix du combustible (centime)........ i .20
- Valeur nette des sous-produits (centime). o 7r>
- Prix net du combustible (centime).... o,/t î
- Main-d’œuvre, etc. (centime). ......... o,<;o
- Frais généraux (centime)............. i,3i
- Les prix de revient de l’installation de moteurs à gaz serait de 365 environ par kilowatt ou, pour 7 5oo kilowatts, de a 735 ooo francs. En comptant 7 % d’intérêt et d’amortissement, cela fait 191 /|5o francs ou o,5 centime par kilowattheure.
- Remarquons que la faible valeur de la charge de vingt-quatre heures, comparée à la demande maximum, ne correspondant pas à une situation temporaire, elle s’accentueraplutêt dans l’avenir, car une très faible proportion des usines consomment de l’énergie nuit et jour.
- Ainsi, l’utilisation combinée d’une centrale à gaz et d’une centrale à vapeur, sur les bases indiquées ci-dessus, paraît devoir convenir jusqu’à ce que la grosse turbine à gaz devienne un fait accompli. Alors, l’usine à vapeur pourra disparaître automatiquement et les turbines à gaz fourniront la charge totale.
- Comme argument en faveur de sa thèse, l’auteur invoque la difficulté de se procurer en quantité suffisante de l’eau propre pour la réfrigération. Or, à cet égard, une installation de moteurs à gaz 11e consomme que 20 % de l’eau nécessaire à une installation à vapeur de même puissance.
- Le prix du charbon continuera à augmenter ; le combustible liquide de plus en plus demandé dans l'avenir par les marines de guerre et marchande ne sera pas utilisable dans les installations terrestres. O11 sera donc amené à tirer un meilleur parti de chaque tonne de houille et c’est ce qui fait croire à l’auteur que d’ici quelques années l’industrie du gaz fera des progrès certains et cpie ce combustible sera employé à la production de l’énergie électrique par les moteurs à gaz, en même temps qu’on récupérera les sous-produits. Ce sera un bien au point de vue économique comme à celui de l’hygiène.
- ( The Electrician, 12 juin 1914.)
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- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Le problème du petit consommateur. —
- S.-E. Doane.
- Cet article, reproduit en annexe à un rapport de la Commission des Installations Electriques dans les bâtiments d’habitation déjà existants, à l’occasion du Congrès de Philadelphie de la National Electric Light Association, résume l’ensemble de la documentation recueillie par l’auteur au cours d’une enquête approfondie qu’il a faite en Europe.
- Au point de vue du problème du petit consommateur, l’intérêt principal se concentre, d’après l’auteur, en Allemagne et en quelques villes d’Italie; l’Autriche et la Suisse n’ont fait que suivre la voie tracée par leurs voisines; quant à la France, elle est très en retard à cô sujet. L’enquête n’a pu être conduite à fond en Angleterre, mais elle a suffi à établir que c’était en Allemagne que l’on devait recueillir la documentation la plus abondante.
- Pour tirer le maximum de profit des petits consommateurs, la station centrale a deux problèmes distincts à résoudre : iü il faut qu’elle rende profitables prioriXa. fourniture de courant au petit consommateur; >.° il faut qu’elle s’assure la clientèle de celui-ci. Ces deux problèmes oui de nombreux points communs et il n’est guère possible de les traiter séparément.
- Le petit consommateur peut devenir une source de profits tout d’abord en réduisant les dépenses de fourniture de l’électricité pour cette clientèle particulière, en réduisant le capital nécessaire à ce service et en basant les recettes sur une tarification propre à éviter les pertes par mauvaises créances et à procurer un bénéfice certain sur chaque abonné. Le premier point peut être atteint en simplifiant et rendant moins coûteux les systèmes de comptabilité et d’encaissement. Quant à l’établissement des recettes par l’application de tarifs rémunérateurs, il n’implique pas nécessairement une augmentation du prix de vente de la lumière, mais plutôt une diminution.
- On verra, dans ce qui suit, comment la recherche de la clientèle et sa sollicitation ont été organisées en différentes villes.
- Le plus gros obstacle à vaincre pour toucher le très petit consommateur est la dépense initiale pour les canalisations et appareils. Diverses méthodes ont été également imaginées et mises en pratique pour faire disparaître cet obstacle; on en trouvera un exposé dans l’étude succincte qui va suivre des diverses organisations de quelques villes.
- Strasbourg. — Strasbourg a été l’une des premières villes ayant appliqué des méthodes propres à s’assurer la clientèle des petits consommateurs. La Compagnie d’éclairage électrique opère d’après le principe suivant : seules les maisons complètement terminées"sont reliées au réseau et exclusivement pour des installations d’une à quatre lampes. La pose des canalisations de la première prise de courant est faite aux frais de la Compagnie; il suffit que l’abonné s’engage par contrat à payer pendant six ans pour une consommation annuelle minimum de courant de an fr. 5o sur la base de 5 centimes l’hectowatt-heure. Pour la pose des canalisations de la seconde, de la troisième et de la quatrième lampe, il est dû centimes par lampe et par mois pendant six ans, temps au bout duquel la Compagnie renonce à font droit de propriété sur l’installation. Dans tous les cas, il est dû par mois 'li centimes pour location de compLeur. Un branchement n’est établi dans un immeuble que si le courant est demandé par quatre locataires au moins.
- Tel est le régime appliqué en ville; mais, en dehors des 178 000 habitants de la cité, le secteur électrique a dans son rayon une population de 185 000 habitants répartis en i(ifi villages. Pour atteindre cette clientèle, le secteur avance aux futurs abonnés les frais de l'installation qu’il récupère par des versements répartis sur une à trois années, à la commodité de l’abonné et souvent à l’époque de la moisson. Les canalisations sont toujours posées par des installateurs au tarif ci-dessous :
- Ville.
- Colonnes montantes, le mètre. . . . Fr. i,5o
- Première prise de courant (ou lampe). 19,06
- Seconde prise de courant (ou lampe). iG,a5
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- Troisième prise de courant (ou lampe). 15,25 Quatrième prise de courant (ou lampe). 12,60
- Banlieue.
- Prise de courant dans les locaux secs. i5,75 Prise de courant dans les locaux
- humides........................... 21,00
- Supplément pour un va-et-vient...... 7,60
- Dans les cas ordinaires, ce tarif assure à l'installateur un bénéfice raisonnable; dans les cas exceptionnels, celui-ci doit s’entendre avec l’abonné pour le paiement de la différence. Les chiffres ci-après montrent les résultats obtenus par cette méthode :
- En janvier 1913, on comptait en ville 27 000 compteurs, soit 68 compteurs par 100 appartements ou 1 par 6 habitants et en banlieue 20 000 compteurs, soit. 1 pour 9,5 habitants. Sur ces chiffres, il y avait en ville i3 700 installations faites d’après le système indicpié contre
- I 460 en janvier 1910. Les recettes par habitant et par an étaient de 24 fr. 20 en ville et 6fr. 3o en banlieue, correspondant respectivement à 106 et 26 kilowatts-heure vendus. Ces derniers chiffres comprennent d’ailleurs le service des tramways et des moteurs qui représentent ensemble 20 % environ de la consommation totale. La moyenne des lampes à incandescence installées était de 2 par habitant dans la ville et de 0,74 dans la banlieue.
- D’après -les déclarations du directeur, après deux années de pratique de ce système, on constatait que le gaz disparaissait comme concurrent de l’électricité et qu’il était possible même de lutter avec l’éclairage au pétrole. Signalons en passant que le compte rendu annuel de la centrale de Strasbourg accusait un dividende de
- II %. Il faut faire remarquer que le secteur exige l’installation d’une lampe de 60 watts et 11’encourage pas l’usage de types plus petits.
- Milan. — A Milan, ville de 65o 000 âmes, les logements ouvriers se composent généralement de deux pièces avec cuisine. Le loyer par pièce est de 125 à i5o francs par an. Les ressources moyennes du chef de famille sont de 4 à 5 francs par jour. Dans ces conditions, il eut été vain de tenter l’introduction de l’éclairage électrique dans^la classe ouvrière sans la décharger des dépenses d’installation. La consommation de cette catégorie d’abonnés est, d’autre part, si faible qu’il paraît difficile de couvrir les frais de
- location de compteur et même d’encaissement. On a donc adopté le tarif forfaitaire, appliqué depuis octobre 1909, en employant un simple limiteur de courant du prix de 5 francs environ. Le tarif forfaitaire couvre la consommation d’énergie et la location de l’installation et d’appareils très simples. On installe de très petites lampes pour que le prix de l’éclairage reste très bas. Ce sont des lampes à filament de tungstène de 10, 20 et 3o watts qui sont tarifées à l’abonné à raison de o fr. 80, 1 fr. 25 et 1 fr. 80 respectivement par mois. Ces prix couvrent toutes les dépenses d’énergie et d’installations appartenant à la Compagnie. Afin de rendre les conditions aussi favorables que possible aux abonnés, des tarifs distincts sont établis pour les lampes commandées par un commutateur de telle façon qu’on ne puisse en allumer qu’une à la fois. Le tarif appliqué à un jeu semblable de lampes est de 20 à 25 centimes plus élevé que celui d’une seule lampe. L’abonné achète lui-même ses lampes et cela lui permet de reconnaître l’inconvénient du gaspillage. Le secteur vend les lampes 1 franc à 1 fr. 25. Il est interdit d’employer d’autres lampes que celles d’un watt par bougie. Le limiteur de courant est réglé pour la pleine charge. Les abonnements sont payés d’avance.
- Avant la pose de canalisations dans les maisons ouvrières, le propriétaire doit signer un contrat permettant à la Compagnie d’installer et d’entretenir les canalisations pendant i5 ans. La Compagnie installe seulement la colonne montante et les principaux circuits de distribution. Les installations à l’intérieur des logements sont faites par des installateurs à des prix fixés
- Fig. 1 . — Appareils employés A Milan.
- par prise de courant, suivant un système analogue à celui de Strasbourg. Les prix payés sont de 10 francs par prise de courant et de 21 francs par pairè de lampes contrôlées par un seul con>-
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- mutateur. A Milan, on emploie beaucoup les installations à fil souple (ou apparent) dans les maisons bourgeoises, mais pour les logements ouvriers on a jugé utile de protéger les fils en les plaçant sous tube ou sous baguette. La figure i montre les appareils employés. Le long des murs, les fils sont sous baguette contre le plafond et les fils allant aux appareils et aux interrupteurs sont sous tube de papier imprégné à enveloppe métallique mince.
- La Compagnie Edison, de Milan, comptait, au 3i décembre 1912, 1 638 maisons raccordées, 25 016 abonnés et 4^94^ lampes, dont 12 636 accouplées. Cela fait 33 3og lampes pouvant être allumées simultanément, soit une charge totale de 543 kilowatts environ. Il y avait, en outre, 4 7Î>o logements non loués avec 7 834 lampes, correspondant à une puissance de 100 kilowatts. Ainsi, la charge totale des branchements était d’environ 65o kilowatts. En 1913, elle est passée à 760 kilowatts. Le capital immobilisé dans les installations de logements ouvriers était, en décembre 1912, d’environ 1 5oo 000 francs, soit 7 % du capital correspondant aux installations totales de la Compagnie pour la production, la transmission, la transformation et la distribution du courant.
- Une installation d’abonné revient en moyenne à la Compagnie à 61 l'r. a a.
- Fig. a. — Colonne montante, disjoncteur et indicateur de dépassement employés à Milan.
- Quatre années de pratique de ce système ont montré l’opportunité de certaines modifications. On étudie notamment un projet d’après lequel, à l’avenir, les propriétaires d’immeubles devraient rembourser à la Compagnie en un certain nombre de versements, le prix des canalisations qui deviendraient finalement leur propriété. Ce système est déjà très employé en Allemagne où il donne d’excellents résultats. Il offre l’avantage que le propriétaire surveille lui-même les installations, ce qui réduit beaucoup les frais d’entre-
- tien pour la Compagnie. Comme les loyers sont payés par mensualités, on envisage également la possibilité de faire encaisser par les propriétaires, en même temps que les loyers, les abonnements à l’électricité ; cela réduirait les frais d’encaissement et faciliterait le service qui, autrement, doit être fait soit durant la soirée, soit même les dimanches et jours fériés.
- Néanmoins, le système a donné de très bons résultats dans sa forme actuelle. 11 est employé également à Milan par le Secteur municipal qui a 24 000 abonnés dans les habitations ouvrières, avec 47o >o lampes.
- Werdau (Saxe). — La Centrale électrique de Werdau est exploitée par l’Electricitâts-Liefe-rungs Gesellschaft, filiale de l’Allgemeine Elek-tricitàts Gesellschaft, qui exploite un certain nombre de Centrales d’éclairage. A cet égard, Werdau peut être considéré comme type de ces Centrales. C’est une ville de 25 000 âmes ; mais le secteur desservant en outre 5o villages de la banlieue, le nombre d’habitants de sa zone est d’environ 100000. On y applique le tarif forfaitaire contrôlé par des limiteurs de courant et sur les bases suivantes :
- Par lampe de 16 bougies. . . o fr. 58
- Par lampe de 25 bougies. . . o fr. g5
- Par lampe de 32 bougies. . . 1 fr. 25
- L’abonné est libre de faire son installation à ses frais, il doit alors payer au secteur, comptant ou par versements échelonnés, 9 fr. 5o pour le limiteur de courant. Sur demande, le secteur pose les canalisations moyennant paiement de 19 centimes en sus par mois et par lampe, pour la location de l’installation et des appareils simples, mais non compris la fourniture des lampes. L’abonné doit s’engager à continuer ces paiements pendant au moins trois ans. Ce prix de location est calculé de façon à faire rentrer i5 % du prix moyen de vente de l’installation par année. Ce prix peut donc être fixé à i5 fr. 25. Les canalisations sont faites généralement en fil souple. L’abonné doit en payer les frais d’entretien, de réparation et d’assurance, mais il n’en acquiert pas la propriété par le paiement de la location.
- D’après les termes mêmes des polices d’abonnements forfaitaires, on ne fait pas de branchement pour moins de deux lampes. En pratique, le secteur accepte d’établir des branchements
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- pour une seule lampe de 16 bougies, car un grand nombre d’abonnés ainsi gagnés augmentent peu à peu leur nombre de lampes.
- Les abonnés qui ont au moins six lampes, peuvent également être taxés d’après le système Ilopkinson, c’est-à-dire sur les bases de la demande augmentée du prix de la consommation réelle, et ils peuvent l'aire établir leur installation aux frais de la station centrale moyennant 19 centimes par lampe et par mois.
- Avec l’un et l’autre système, les lampes à filament de tungstène sont expressément prescrites et les abonnés qui doivent acheter leurs lampes eux-mêmes apprennent ainsi que l’usage de la lampe en réduit la durée.
- Le secteur de Werdau déploie une activité particulière dans la recherche et la sollicitation des abonnements. 11 a pour cela un système de fiches très complet pour chaque maison de la ville et des villages environnants. Il agit, d’autre part, sur la clientèle possible par des visites personnelles, de la publicité sous toutes ses formes, des conférences, des cadeaux à l’occasion de la Noël, etc. Le résultat de cette recherche rationnelle de la clientèle est que, dans sa zone, le secteur a déjà gagné 90 % de la clientèle possible en banlieue et 36 % en ville.
- Dortmund. — A Dortmund, et dans sa banlieue, la compagnie exploitante fait, pour les abonnements de 1 à n lampes, des installations remboursables en quatre ans. Les abonnés payent 3 fr. o5 par lampe et par an, outre un supplément de 11 fr. 75 pour le tableau. Au bout des quatre ans, l’abonné devient propriétaire de son installation. Le courant lui est vendu au compteur à raison de 3,7 à 5 centimes l’hectowatt-hcure, suivant les communes. Les très petits consommateurs ayant d’une à trois lampes, peuvent choisir un système de compteur à prépaiement avec installation gratuite non remboursable. Ils payent le courant à raison de 6, 3 centimes l’hec-towatt-heure. Ces très petits consommateurs peuvent également adopter un tarif forfaitaire avec limiteur de courant à raison de :
- 1 fr. 26 par mois pour 3o watts ;
- 1 fr. 57 — .io —
- 2 fr. 5o — " 60
- et ainsi de suite sur la base de 1 fr. 2f> par 36 watts jusqu’au maximum de 36o watts (i5 fr.).
- Le nombre d’installations faites aux frais du
- secteur est très satisfaisant. En deux mois, on a posé 1 000 lampes gratuitement pour des abonnés de 1 à 3 lampes avec compteur à prépaiement.
- Le service électrique municipal de Dortmund s’étant aperçu qu’un assez grand nombre de logements munis d’un branchement n’en faisaient pas usage, une enquête établit qu’ils étaient occupés par de nouveaux locataires, qui n’ayant jamais employé l’électricité, reculaient devant la dépense d’installation des appareils. Le secteur a créé, en conséquence, un service de location d’appareils, de i3 types différents, qui, suivant leur nature et leur luxe, sont tarifés de 20 centimes à 3 fr. 60 par mois. Le prix du montage des appareils est de 2 fr. 5o. Au bout de 3 ans, les abonnés deviennent propriétaires de leurs appareils. En janvier 1913, trois ans et demie après la mise en vigueur de ce système, 11 3oo appareils étaient installés ou demandes d’après ce principe, quoique le stock ne lut que de io5oo. Sur le prix de 9'i 5oo francs de ces 10 5oo appareils, on avait déjà récupéré 66 000 fr.
- A Dortmund, on a posé des compteurs dans 5oo maisons d’abonnés forfaitaires, afin de se faire une idée du prix de vente par hectowatt-heure consommé. On a constaté ainsi que ce prix se tenait entre 1,7 et 5 centimes. En un cas il a atteint 10 centimes mais, alors, on a averti l’abonné qu’il ne tirait pas un bon parti de son installation.
- Munich. — A l’occasion de l’Exposition d’électricité en 19m, les tarifs ont été abaissés de 7,5 centimes à 6,26 centimes l’hectowatt-heure et l’on a, en même temps, introduit quelques tarifs forfaitaires.
- Pour aider au développement des installations électriques, on a, d’autre part, eu recours au moyen suivant :
- i° Un bureau de renseignements et une exposition permanente d’appareils de chauffage et de cuisine ont été établis ;
- 20 Dans les maisons de rapport, l’installation d’éclairage des escaliers et les colonnes montantes sont établies aux frais de la Ville et remboursées eu 8 annuités ;
- 3° Chaque propriétaire de maison de rapport qui installe les colonnes montantes et les branchements à chaque appartement et qui s’engage à éclairer son immeuble par trois lampes au moins pendant 5 ans a droit au branchement gratuit.
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- Enfin, des appareils sont loués à des prix couvrant simplement les dépenses.
- L’effet de ces mesures ressort des chiffres ci-après : en 1911, on a fait 5/j7 branchements et posé *2077 compteurs et en 191*2, 1 *2*20 branchements et 5 286 compteurs.
- Trêves. — A Trêves le tarif forfaitaire est de 4 fr. 55 par 10 watts et par an. 11 est pcr<;u en trois termes égaux au itr octobre, icr janvier et
- Fig. 3. — Intérieur d'une habitation ouvrière è Trêves.
- icr avril, de manière à simplifier les écritures et les comptes. Cela ne s’applique toutefois qu’à la banlieue, car le secteur électrique, comme l’usine à gaz, est municipalisé ; par suite, le secteur n’a pu appliquer en ville des méthodes qui eussent fait concurrence à l’éclairage au gaz.
- Dans ce service, on a fait deux constatations particulièrement intéressantes au sujet du compteur: la première, c’est que, par économie excessive, certains petits abonnés arrivent à réduire leur consommation annuelle au compteur à i‘i francs par famille et comme les progrès dans la construction des lampes tendent à diminuer leur dépense, de tels abonnements ne couvriraient plus les frais généraux. La seconde constatation, c’est que les dépenses pour relever les compteurs, établir les quittances et lairc les encaissements, s’élèvent en moyenne à 5 francs par an et par compteur pour l’ensemble des 3 000 compteurs : par le tarif forfaitaire, on peut économiser sur cette somme au moins 3 fr. 90. Si l’on considère le petit consommateur moyen de 70 watts payant 4 centimes l’hectowatt-heurc au tarif forfaitaire, en admettant qu’il gaspille
- le courant, pour que son gaspillage soit équivalent à la dépense susdite de 3 fr. 90, il faudra qu’il s’élève à 1 400 heures. A cela, il convient d’ajouter que la perte d’énergie par la bobine en dérivation d’un compteur varie de 1*2 kilowatts-heure à 20 kilowatts-heure par an, suivant le type d’instrument et de voltage.
- Si l’on ajoute à ces considérations celles du capital représentées par un compteur et par un limitcur du courant, la comparaison n’est pas au désavantage du tarif forfaitaire.
- Gothembourg. — Il y a six ans environ, lorsque M. Wikandcr construisit la centrale municipale de Gothembourg (Suède), on comptait sur des recettes de 400 000 à 55o 000 francs mais, précisément à cette époque, les lampes à filament métallique firent leur apparition. 11 y avait alors à peu près 100000 lampes alimentées; on craignit de voir tomber les recettes au-dessous du minimum nécessaire et c’est alors que M. Wikander eut l’idée de proposer à tous les abonnés qui feraient leur installation à leurs frais de leur rembourser
- _______Recettes /
- -------K.W.installés <À
- 1912 1919
- 1909 1910 1911
- I^ig, 4, — Influence du système de gratuité du courant en remboursement du prix de ('installation sur les recettes.
- par fourniture gratuite de courant pendant la première année la valeur de l’installation, payée en courant à 4,5 centimes l’hectowalt-heure ; les abonnés devaient simplement s’engager à consommer un certain nombre d’hectowatts-heure pendant l’année suivante. Ce système a été appliqué en octobre 1909 et bientôt la station centrale a atteint les limites do sa capacité. De 4 800, le nombre des abonnés s’est élevé à 12000
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- en 1912 et à 20000 en avril 1914, pour une population de i65 000 habitants et la ville espère avoir tous les habitants comme abonnés dans quelques années. Le diagramme de la figure 4 montre
- nous n’avons pu qu’analyser succinctement ici l’étude de M. S.-E. Doane.
- Le tableau ci-dessous donne une classification sommaire des méthodes appliquées aux petits
- Fig. 5. — Quelques types de limileurs du courant.
- l’effet de la fourniture gratuite de courant sur la puissance installée et sur les recettes.
- Cette même ville a un système forfaitaire qui était appliqué à 2 5oo des i3 000 abonnés existant il y a un an ou deux.
- consommateurs pour le paiement de leurs installations et montre qu’elles peuvent se ranger en deux grandes catégories suivant que les installations sont faites aux frais du secteur électrique ou à ceux de l’abonné. <
- Systèmes employés pour le paiement des installations.
- INSTALLATION FAITE AUX FRAIS DE L-ABONNÉ : PRIMES NON REMBOURSABLES ALLOUÉES POUR l’installation PAR LE SECTEUR
- en espèces, pour une somme par rabais sur les tarifs pendant un certain temps.
- énergie gratuite pendant un un jusqu’à concurrence du prix de l’installation (convenu h l’avance) 70 % la première année.
- Installations subventionnées. Système de gratuité du courant pendant un an.
- Trêves. Gothembourg. Drammcn (Norvège.)
- INSTALLATION AUX FRAIS DU SECTEUR ELECTRIQUE DITE PARFOIS « GRATUITE »
- L’abonné devient propriétaire de l’installation on :
- effectuant des versements répartis sur un certain nombre d’années.
- payant le minimum de consommation garanti par la police pendant un nombrç d’années donné
- L’abonné ne devient pas propriétaire de l’installation et paie une location au secteur
- sous forme directe, cette location pouvant être comprise dans le tarif forfaitaire.
- sous forme ii directe : pi l’emploi d compteurs prépaiement tarif relevé.
- Installations
- par
- versements
- partiels.
- Installations
- en
- location.
- Installations
- gratuites
- avec
- compteur à prépaiement.
- Strasbourg (banlieue) et Strasbourg (ville) pour ac, 3e et 4* lampes. Dortmund, Munich.
- Pour les appareils : Munich.
- Strasbourg (ville) ire lampe
- Milan (location comprise dans le tarif).
- Wcrdau (tarif forfaitaire et compteur à pré-paiement).
- Pour les appareils : Munich.
- Dortmund.
- Ce Système est également combiné à celui de gratuité du courant.
- Malgré le développement donné à ce résumé,
- En terminant, l’auteur exprime sa conviction que le petit consommateur est devenu pour les centrales d’éclairage d’Europe une source impor-
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- tante de revenus dont les possibilités s'accroissent constamment avec les perfectionnements des méthodes d'éclairage. On peut prévoir que, dans un avenir prochain, le petit consommateur sera reconnu comme ayant, pour la station centrale, une valeur beaucoup plus
- grande que jusqu’ici. Mais, pour en arriver là, il faut modifier radicalement les méthodes actuelles de comptabilité, de mesure, de contrôle, les bases de renouvellement des lampes, les tarifs de vente, etc...
- (Electrical World ^ ^3 niai 1914*)
- TRACTION
- Le système de signalisation d'un chemin de fer à grand trafic. — H. G. Brown.
- L’auteur a fait sur ce thème une communication à l’Institution of Electrical Engineers, le 9. avril 1914. En voici le résumé.
- Avec les systèmes actuels de signalisation, il est nécessaire de diviser la ligne en sections avec un signala l’entrée de chacune pour indiquer si la voie est libre ou occupée. Or, il est possible d’établir un système automatique permettant un trafic beaucoup plus grand qu’avec tous les autres block-systems manœuvres à la main et présentant le meme degré de sécurité. Le fonctionnement d’un système automatique est d’ailleurs pratiquement instantané et si la circulation est intense, il devient le plus économique. Sur les lignes à grande fréquence des trains, munies de signaux automatiques, on emploie d’ordinaire des dispositifs d’arrêt automatique des trains placés aux signaux. Quand le signal est fermé, ces appareils prennent leur disposition de fonctionnement et si un train franchit le signal, ils agissent sur les freins pour provoquer l’arrêt du train.
- La figure 1 représente schématiquement un
- 1 2 3
- A. B C
- Fig- 1.
- dispositif de sectionnement automatique. Le signal 1 se ferme quand l’avant du train entre dans la section A et il reste fermé jusqu’à ce que la queue du train soit sortie de cette section. La section A contrôle donc le signal 1, la section B, le signal 2, la section C, le signal 3 et ainsi de
- suite. O11 remarquera que chaque signal est à une certaine distance en avant de sa section, distance que doit franchir la queue du train avant l’ouverture du signal correspondant. Un train qui franchit un signal fermé à pleine vitesse est freiné par le dispositif d’arrêt établi sur la voie et est, par suite, arrêté avant d’avoir parcouru une distance suffisante pour tamponner le train qui précède.
- L’avance du signal sur la section qu’il commande sera naturellement déterminée par le tracé de la voie et son profil (courbes, rampes, pentes, etc.), et elle est généralement le double de la longueur nécessaire à l’arrêt d’urgence en partant du maximum de vitesse. Cet excès de distance est nécessaire pour tenir compté d’un fonctionnement imparfait des freins, de l’état des rails, etc.
- L’espacement des trains en temps étant le facteur essentiel, on considère la longueur des sections en fonction du temps et non de la distance, et il est évident qu’une section contenant une station doit être plus longue en temps qu’une section intermédiaire beaucoup plus longue en distance. Le temps de traversée d’une section avec station est long, non seulement du fait de l’arrêt nécessaire, mais du fait de la réduction de la vitesse moyenne avant l’arrêt et au démarrage. Lorsqu’on établit des signaux automatiques pour trains circulant à de courts intervalles, on constate que l’aménagement des sections de station est des plus difficiles.
- La figure 2 représente un graphique de train avec l’avance maximum pour la traversée d’une station ordinaire et dans les conditions suivantes :
- Vitesse maximum du train : 40 kilomètres à l’heure.
- Accélération : o m. 446 par seconde-seconde.
- Freinage : o m. 800 par seconde-secohde.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- oS
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- Longueur du train : 91 m. 5o.
- Le signal I est contrôlé par la section C K avec une avance B C de 122 mètres, tandis que l’a-vance du signal 2, DK, est de 91 ni. 5o. De ce
- 255 ft.
- Arrêt: en
- station
- Fig. ».
- côté, on a pu réduire de 3o m. 5 l'avancement du signal parce que la section au delà de E est relativement longue et qu’on peut admettre qu’un train s’arrêtant dans cette section le fera au signal suivant. La distance A B est ce qu'on peut appeler la distance de visibilité du signal.
- Avec un ralentissement de 2 900 mètres à l’heure par seconde, si un train marche à la vitesse maximum de 40 kilomètres à l'heure, il faudra serrer les freins à une distance de 75 mètres environ en avant du signal 1 pour arrêter le train au signal.
- L’intervalle minimum entre deux trains est déterminé par le temps qui s’écoule entre l’instant où l’avant du train franchit le point A et celui où la queue passe en E. Ce temps est égal à 62",/i> plus le temps de stationnement. En supposant un arrêt de 10 secondes, le maximum d’avance possible d’un train sur le suivant serait de 7a",/». Si le stationnement durait 21 secondes au lieu de 10 pour le premier train, le signal 1 s’ouvrirait 11 secondes plus tard que ne
- l’indique le graphique. Le retard en résultant pour le train suivant serait, d’après l’auteur, de 19",45 et, dans tous les cas, supérieur au retard initial. Ainsi, le retard se ferait rapidement sentir en s’accumulant pour tous les trains suivants. De plus, chaque train arrivant après un intervalle supérieur à l’intervalle normal, trouverait un plus grand nombre de voyageurs à prendre sur les quais et l’arrêt de 10 secondes serait probablement dépassé. Par conséquent, l’intervalle minimum entre les trains applicable avec les dispositifs de signaux indiqués, ne serait probablement pas inférieur au double de l’intervalle minimum théorique défini par la* ligure 2.
- Au point de vue du temps, la section de station est le point critique, et si un service de plus grande fréquence est nécessaire, il faut modifier les dispositifs de signaux aux stations. La première modification consiste à établir un signal intérieur dans la section de station et il peut même être nécessaire d’en établir deux ou trois pour permettre la circulation plus fréquente des trains sans risque de désorganiser le trafic.
- Si l’on veut encore augmenter l’intensité de celui-ci^ il y a un autre système de signalisation considéré comme très satisfaisant là où il a été installé et réduisant indiscutablement l’intervalle de temps qui s’écoule entre le départ du premier train et l’arrivée du second, c’est le système de contrôle de la vitesse. Avec ce système, le second train peut ralentir pour l’arrêt en un point très rapproché de la queue du train en station. Un train approchant d’une station occupée et ralentissant convenablement, verra les signaux s’ouvrir devant lui juste avant qu’il les atteigne mais, s’il ne ralentit pas assez vite, les freins seront bloqués par le premier dispositif d’arrêt établi sur la voie, parce qu’il aura franchi .. trop vite la section en avant de la station.
- Toutefois, l’emploi du système de contrôle de la vitesse tel qu’il est établi actuellement est sujet à discussion et l’auteur estime que, dans la majorité des cas, il vaut mieux maintenir toujours entre les trains une distance minimum.
- (The Ehctrical i?eWete, 24 avril 1913.)
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- S9
- BIBLIOGRAPHIE
- Les courants vagabonds. L’Electrolyse et les Perturbations causées par l’induction et les courants pulsatoires, par Albert Payot et Alfred Tobiansky d'Altoff, ingénieurs. i volume in-8° de 16 pages. — II. Dunod et E. Pinat, éditeurs. Prix : i fr. a5.
- Le sous-sol de nos cités est encombré par un réseau, aux mailles serrées, de canalisations de toutes espèces : égouts, décharges d’eaux pluviales, conduites d’alimentations d’eaux potables, câbles électriques, téléphoniques, télégraphiques. Tout cela ne fait pas bon ménage ensemble. Un tuyau d’eau crevé et voilà les conduites d’électricité menacées; un coup de pioche mal donné et voici un câble téléphonique ou télégraphique percé et le service de tout un quartier arrêté.
- Pour comble de malchance, les compagnies de tramways électriques viennent encore compliquer la question. On sait que, par économie, le trolley à fil simple partant de la machine, le courant de retour se fait par la terre, considérée théoriquement comme le réservoir immense où l’électricité vient se perdre. Mais en pratique, les courants de retour ne se perdent pas dans la terre : ils circulent dans le sol et retournent à la dynamo après avoir vagabondé ici et là, et dans leur course s’attaquent à tous les objets métalliques qu’ils rencontrent en chemin : tuyaux d’eaux, câbles armés qu’ils percent, occasionnant ainsi des dégâts qui peuvent être très importants et qui, en tous cas, sont une cause constante de désagréments et une source de procès.
- L’étude de MM. Payot et Tobiansky d’Altoff a pour but de montrer comment naissent ces courants et comment on peut éviter leurs méfaits.
- Les Sociétés commerciales et le fisc. Les
- 3 taxes : Timbre, transmission, taxe sur le revenu, par René Delaporte, chef de services financiers et de contentieux de banque expert-comptable diplômé — licencié en droit — diplômé II. E. C. etc., etc. i exemplaire, i franc ; îo exemplaires, 7 francs. — Association des Comptables de l’Isère, 2, rue Yicat, Grenoble, éditeurs.
- Toutes les Sociétés anonymes, notaires, avocats, hommes d’affaires et comptables, devront posséder cette étude qui résume de la façon la plus concise et la plus complète, toutes les règles fiscales relatives aux trois taxes. Citons les divisions : Déclaration, Communication, Droit de timbre, Timbre par abonnement, Droit de transmission, Transfert, Taxe annuelle, Conversion, Taxe de 4 % sur le revenu.
- Tous les cas généraux et spéciaux sont envisagés et notés ; ce sont des solutions, des règles des moyens de défenses contre le fisc avec les dates des lois. Il est impossible de mettre plus de détails en si peu de pages et c’est ce qui fait de cette étude, un bréviaire indispensable et un conseil permanent et précieux.
- Notions sur les Compteurs électriques par J. Lajugie, conducteur-électricien. — Brochure in-16, II. Desforges, éditeur, Paris : Prix : o fr. 73.
- La brochure de M. Lajugie rendra bien des services, non seulement aux monteurs électriciens appelés tous les jours à installer des compteurs, mais aussi aux industriels et aux simples particuliers employant le courant électrique pour l’éclairage ; elle leur indiquera comment fonctionne le compteur qu’ils emploient, et comment ils peuvent se rendre compte de la dépense enregistrée.
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- LA LUMIÈltE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2e Série).—N» 28
- ÉTUDES ET NOUVELLES ÉCONOMIQUES
- Les vœux qui ont été émis au Congrès de la propriété minière dont les assises viennent de se tenir à Caen, doivent retenir l’attention des constructeurs électriciens ; leur réalisation procurerait en effet du travail à leurs usines pour plusieurs années. Le Congrès a d’abord rappelé que l’intérêt général devait primer l’intérêt particulier et que la loi devait être appliquée surtout lorsqu’il s’agissait d’intérêt général : tel étant le cas en matière de concession de mines, il a émis le vœu que le gouvernement s’inspirant des principes de la loi du 21 avril 1810, statue sur les demandes en concessions, sans établir de nouvelles modalités ayant pour effet de violer cette loi. Nous avons eu plus d’une fois l’occasion de souligner, soit à propos des mines de fer de la Lorraine, soit à propos de l’Ouenza, les conditions arbitraires imposées aux concessionnaires, corrigées quelque peu par la volonté du Conseil d’Etat, mais encore bien lourdes aux exploitants. Cependant ces conditions n’ont pas satisfait les dirigeants socialistes dont l’opposition se manifeste par l’inertie la plus complète et le refus d'octroi dès concessions sollicitées. Le Congrès de la propriété minière a insisté sur ce point qu’il était de première nécessité pour la France et pour la population de l’Ouest de mettre en valeur les gîtes reconnus et a émis le Vœu que le gouvernement octroie dans le plus bref délai toutes les concessions sollicitées dans l’Ouest et dont les travaux de recherches justifieraient l’attribution. Enfin il a demandé que des recherches nouvelles de gisements de charbon soient effectuées dans le Calvados et que sans attendre toutes mesures soient prises pour faciliter de toutes les manières et dans le plus bref délai possible les travaux susceptibles d’assurer le développement des ports de l’Ouest, notamment l’approfondissement du canal de Caen à la mer. Si l’ensemble de ces vœux recevait une exécution prochaine, l'industrie des travaux publics, les industries mécanique, métallurgique et électrique trouveraient un débouché important à leur activité et s’inquiéteraient moins de leur avenir immédiat.
- LaN Société d’Électricité de Caen serait la pre mière à bénéficier de l’essor économique de la région. Dans son compte rendu à l’assemblée générale du n mai dernier, Je Conseil a fait ressortir l’augmen-
- tation progressive des recettes d’exploitation passées de 397 689 francs en 1909 à 796050 en 1918; en quatre ans, elles ont doublées; par rapport à 1912 elles sont en plus-value de 18 % ; les dépenses d’exploitation n’ont pas suivi tout à fait la même augmentation et le bénéfice brut d’exploitation s’établit à 3ii 982 francs, supérieur de 7 490 francs à celui de 1912. Le bénéfice net de l’exercice, déduction faite des intérêts des obligations et des emprunts, ressort finalement à 221 819 francs et a été réparti comme suit : amortissements des frais d’émission du capital du mobilier, de l’outillage et dotation de la réserve générale d’amortissements, 4J 717 fr, 61, réserve légale, 8 905 fr. o5 ; aux actions 6 % , soit pour l’ensemble des actions anciennes et nouvelles 82 5oo fr. ; au conseil i5 % du surplus soit i3oo4, fr. 45. U restait un solde de 73 692 fr. 09 qui, grossi du report à nouveau de l’exercice précédent, formait un total de 85 276 fr. 44 à la disposition des actionnaires. Le conseil a proposé une nouvelle répartition de 1/2 % à toutes les actions et l’attribution de 70 000 fr. à la réserve générale d’amortissements. L’ensemble des réserves au bilan d’entrée de 1914 s’élèvera ainsi à &2o 724 fr. 09. Le rapport signale que la Société a poursuivi l’installation d’une nouvelle usine et de nouveau réseaux ; l’usine prévue pour 1 200 chevaux a été mise en service au début de novembre 1918; successivement tous les réseaux de distribution à 2800, 14 000, 3o 000 volts triphasés et 5^5 volts continu lui ont été raccordés et l’ancienne usine a été arrêtée. En dehors du réseau urbain de Caen, la Société, qui s’est assurée de nombreuses concessions dans le département dù Calvados, a poursuivi l’exécution d’un feeder ouest à 14 000 volts pour alimenter Bayeux, Rots et Bretteville et d’un feeder sud à 3o000 volts pour desservir les mines de Barbery.
- A l’Est, la Société d’Electricité du Littoral normand avec Cabourg et maintenant Trouville et Deau-ville se fournit de toute la puissance dont elle a besoin à la station de Caen. Le chemin de fer de l’Etat est en pourparlers pour l’alimentation des gares de son réseau et des ateliers de Mézidon.
- Les chiffres du bilan pour ces seuls chapitres des stations centrales et réseaux urbains et suburbains s’élèvent à 5.007 686fr. 91 ; l’exercice igi3 à lui seul comporte de ces divers chefs une augmentation
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- 11 Juillet 1914.
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- d’immobilisation de a 4^7 255 fr. 90. L’augmentation du capital de 1 5oo 000 francs réalisée au milieu de 1913 n’a donc pas permis de faire face aux besoins de la société. Au 3i décembre 1913 le compte fournisseurs et créanciers divers figurait au passif pour 2 i36 174, fr. 87 exigibles en grande partie à des échéances éloignées. Néanmoins cette situation 11e saurait subsister sans nuire aux développements prévus de l'usine et des réseaux, et nécessite, dans un avenir très prochain, une nouvelle augmentation du capital qui serait d’ailleurs assuré d’une rémunération sur la base des comptes actuels.
- La situation des Sociétés anglaises de constructions électriques s’est beaucoup améliorée dans ces dernières années. Les résultats de l’exercice 1914 pour la General Electric Company marquent un sensible progrès qu’il y a lieu d’enregistrer comme un succès sur la concurrence allemande. La General Electric Company clôture son exercice 1913-1914, avec un bénéfice brut de 113 113 livres; en y ajoutant le report antérieur de 3a 33i livres, et les revenus du portefeuille de 24781 livres, le total des bénéfices bruts s’élève à 190 225 livres. En déduisant le montant des amortissements et des intérêts des obligations, le bénéfice net ressort à 167897 livres dont l’affectation a été décidée comme suit : aux actions privilégiées, 24 000 livres; aux administrateurs et employés, 10167 livres; amortissement des frais de la nouvelle émission du capital, 14 000 livres; à la réserve, 3oooo livres, de façon à la porter à 200000 livres soit 5 millions; au fonds de secours du personnel, 3 000 livres ; aux actions ordinaires, 10 % , soit 40000 livres ; solde à reporter à nouveau, 36740 livres.
- On ne peut cependant comparer ces résultats généraux à ceux de la grande maison américaine, la Wertinghouse Electric and Manufacturing Company dont les recettes brutes ont atteint, en 1914, 218668230 francs, en augmentation de plus de 18 millions de francs sur celles de l’exercice précédent. Si la crise américaine a atteint profondément l’industrie minière et l’industrie sidérurgique, elle ne parait pas avoir eu d’influence sur l’industrie électrique. Le bénéfice net de fabrication est de 23 686 110 francs et le solde disponible du compte profits et pertes n’est pas inférieur à 20 294 000 francs, supérieur de près de 5 millions de francs à celui de
- l’exercice précédent. Les actions ordinaires ont touché 10, 73 % et le report à nouveau est encore de 863 040 francs.
- La reprise des affaires serait, sur le point de s’effectuer aux Etats-Unis ; les difficultés avec le Mexique paraissent, en effet, s’aplanir et il 11’y a pas d’événements à prévoir qui rendent les gens circonspects. Les cours du Rio s’en ressentent déjà et le cuivre dans ces dernières séances a été ferme avec une tendance à la hausse. Gomme l’été ne constitue pas une période de chômage pour l’industrie électrique qui travaille alors en vue des besoins de la saison d’hiver, il y a plus de chances, pour le maintien des cours que pour leur dépression.
- On dit que la Société Nantaise d’Eclairage et de force, à la suite de l’augmentation de son capital, absorberait l’Auxiliaire d’EIectricité de Nantes : cinq actions de capital de 100 francs de celle-ci seraient échangées contre deux actions de 260 francs de la première, et cinq actions de dividende contre une part bénéficiaire. La Société belge entrerait dès lors en liquidation.
- La Société allemande W. Lahmeyer et Cie a pu distribuer cette année 7 % sur son ancien capital de 26 millions de marks, au lieu de 6 % . Ses bénéfices bruts se sont élevés à 3 687 876 marks et ses bénéfices nets à 2 oo3 270 marks, très en progrès sur ceux de 1912-1913. Le capital a été porté fin 19.13 à 3o millions de marks; on peut donc considérer que la moitié de l'exercice a bénéficié de l’appoint que lui apportait les cinq millions de marks d’augmentation ; le résultat est assez satisfaisant puisqu’il se chiffre par 12 % de bénéfice brut.
- La Société adriatique d’électricité au capital de 20 millions de lires, qui est en relationsavec la Banque pour entreprises électriques de Zurich, va s’entendre avec la Société italienne pour l’utilisation des forces hydrauliques du Veneto di Celina ; la première de ces sociétés prendra une forte part d’actions de la seconde qui lui achètera une partie importante de force motrice provenant des nouvelles usines hydrauliques ; ,1a Celina, de son côté,, élèvera son capital de 9 800 000 lires à 16760000 ; la nouvelle émission sera prise par la Banque commerciale, la Société italienne des chemins de fer méditerranéens, etc.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TÉLÉPHONIE
- Paris. — La Chambre de Commerce de Paris est autorisée à avancer à l’Etat, au fur et à mesure des besoins,une somme de 5oo ooo francs en vue de concourir aux dépenses d’établissement de nouvelles lignes téléphoniques interurbaines.
- Allier. — La Chambre de Commercé de Moulins est autorisée à avancer à l’Etat une somme de 279 o4o francs en vue de l'élablissement d’un circuit téléphonique Paris-Vichy.
- Eure-et-Loir. — La Chambre de Commerce de Chartres est.autorisée à avancer à l’Etat une somme de
- 48 2.40 francs, en vue de l’élablissement de divers circuits téléphoniques dans le déparlement d’Eure-et-Loir.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, Jeuraont.
- Bulletin, juin 1914. — Installation d’exhaure à l’Avà-leresse des Charbonnages André Dumont, à Waterschei-Genck,
- Juillet 1914. — Nos nouveaux groupes compresseurs pour freins à air de matériel roulant à traction électrique.
- SOCIÉTÉS
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston.
- Comparaison des recettes des exploitations du Ier janvier au 3i mai 1913-1914.
- RECETTES RECETTES
- DÉSIGNATION DU MOIS DL MAI DU I JANVIER AU 33 MAI
- DES augmentation augmentation
- RÉSEAUX •9'3 19G en igï3 >9>4 en 1914
- *914 totale %
- Compagnie des chemins do fer Nogentais.... 387620,70 396 696,9.5 8076,26 1 709 622,60 i7'33 20() » 23 746,40 i,38
- Gic ^so. des train, élect. et omnib. de Bordeaux. 5/17786 » 56a53o,55 14544,55 2669 149,20 2 689906,95 30757,76 1,20
- Compagnie des tramways de Nice et du Littoral. 3686i8,i5 378398,80 9780,60 a 3o 1 67(3,80 2 37(3 522,45 74845,65 3,25
- Compagnie des tramways de Rouen 3a3 /,40,00 331227.10 7 786,20 1 3n3 835,7.5 1427262,25 534i6,5o 3,88
- Sociélé des tramways d’Amiens 76 886,85 75353,40 — 1 534,46 349044,90 36o344,75 11 299,85 3,23
- Société Yersaillaise de tramways électriques. 61 012,76 63942,80 2 o3o,o5 261281,10 27733s » iOo56,qo 6,14
- Société des Tramways Algériens 141 ()-j4,3o 148 327, (»:» 3 703, 35 678496,35 728iaa,5o 49620,15 7,3i
- Omnium Lyonnais de Chemins de fer et Tramways.
- Tableau comparatif des recettes
- Si!MAINE DU 7 JUIN AU l3 JUIN DU Ier JANVIER AU l3 JUIN ‘ POURCENTAGE
- 19G •9’3 I9«4 1913
- Cannes 8 309 10 8 627 20 289 66l 70 280 168 95
- Fontainebleau. . 4 710 o5 4 226 4° 83 îüy 35 76 061 4°
- Bourges 4 093 40 3 708 90 90 5o8 80 87 280 65
- Poitiers 3 667 85 3 5.5 25 84 661 o5 81 o31 3o
- Troves 5 738 76 5 684 95 127 698 40 .23 297 70
- Pau ..... 4 4l>7 80 4 3g8 85 108 533 o5 107 609 60
- Celte 3 677 o5 3 564 3o 69 879 70 65 o54 95
- Armenlières 1 631 3o 2 199 70 34 il5 37 34 043 35
- Totaux 36 335 3o 35 925 60 588 210 42 854 547 90
- Avignon 11 624 o5 4 507 » 93 979 10 93 528 60
- Saint- Etienne-Fi rminy 42 83j yS 43 379 90 984 855 20 956 34i 85
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- 11 Juillet 1914.
- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
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- Tableau des recettes d’exploitation des principales Sociétés (mois d’avril 1914).
- DÉSIGNATION ANNÉE Recettes du mois d avril 1914 Recettes depuis le début de l’année DIFFÉRENCE ENTI DES QUATRE I en 19*3 et en faveur de 1914 K LES RECETTES PREMIERS MOIS en 1912 en faveur de 1913
- francs francs francs
- Energie Electrique du Nord de la France..... Société Roubaisienne d'Eclairage Electrique Lille, Roubaix, Tourcoing Compagnie Electrique de lu Loire et du 365 379 1 568 974 429 040
- 2u6 707 755 068 5o 131
- Centre Société Générale de Forces Motrices et d’Éclai- 56o 049 a 327 341 322 407
- rage de la ville de Grenoble Société des Forces Motrices du Haut-Grési- 33 1S2 131 35i •5 9'G
- vaudan. 60 810 a53 404. 20 610
- Union Electrique 118 290 5o3 i58 80 i63
- Société d’Eiectricité de Caen 70 719 334 462 72 048
- Société Méridionale de Transport de Force,... 181 i60 740 204 84 244
- Sud-Electrique 212 566 0°3 194 58 899
- Est-Electrique 99 427 724 m O77
- Electricité de bordeaux et du Midi 107 918 502 G70 17 288
- Energie Electrique du Sud-Ouest 234 264 963 3o8 202 149
- Energie Electrique du Littoral Méditerranéen. Chemins de Fer Electriques départementaux de 733 784 2 978 826 335 537
- la Haute-Vienne 86 C19 283 465 49 882
- Tramways de.Roubaix-Tourcoing 190 874 726 348 23 343 ;
- Energie Electrique du Littoral Méditerranéen.
- Ventes du i®1' janvier 1914 au 3i inai
- 1914...».*...................... Kr. 3 645 178
- Ventes du i*r janvier 1913 au 3i mai
- 1913.............. . . ;........ Fr. 3 'i30 513
- Différence en faveur de 191-4.. Kr. 4°^ 06’)
- CONVOCATIONS
- Société Industrielle de Gaz et d'Eiectricité. — Le
- 18 juillet, iof rue de Milan, à Paris.
- L'EteCtrique du Blésois. — Le ‘29 juillet, 7’ï, boulevard Haussmann, à Paris.
- Société Française des Pompes Worthington. — Le 3o juillet, 44, rue La Fayette, à Paris.
- Société d'Eclairage Electrique du Secteur de la Place Gllchy. —* Le 3i juillet, 5V rue des Dames, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FR AN CF.
- L'Administration dos Chemins de fer do l’Etal, à Paris9 va procéder â l'achat de matière isolante spéciale pour haute tension.
- Les industriels désireux de remettre des ofTres de prix pour cette fourniture pourront, pour obtenir tous renseignements et documents utiles, s'adresser à M. l'Ingénieur priucipal des approvisionnements et des magasins, 42> rue de GluUeaudun, à Paris, tous les jours ouvrables de 9 à 1*2 heures et de 14 à 18 heures.
- Les offres devront parvenir à M, le Président des adjudications des Chemins de fer de l’Etat (Comptabilité générale), 20, rue de Rome, à Paris, le lundi 20 juillet 19*4, au plus tard, avant 18 heures.
- *
- * *
- L’Administration des chemins de fer de l’Etat, h Paris, a l’intention d'acquérir g3 tenders de 22 mètres cubes.
- Les industriels, désireux de concourir à cette fourniture, peuvent se renseigner immédiatement, à cet égard, dans les bureaux du service du matériel et de la traction (materiel). 44, rue do Rome, à Paris, tous les jours de la semaine, î.j à 17 heures.
- Les offres devront être remises pour le 20 juillet 1914, au plus lard.
- RÉSULTATS D’ADJUDICATIONS FRANCE
- 26 juin. — Au ministère des Postes et Télégraphes. io3, rue de Grenelle, à Paris, fourniture de tableaux commutateurs extensibles.
- Série A. — 2 lots de chacun 200 tableaux extensibles, modèle 1911 (u° 5o6-io). M. Mildé fils et C‘% 1 lot à 298. — Association des Ouvriers en Instruments de précision, 2 lots à 275. — Le Matériel Téléphonique, 2 lois à 274,85. — Ateliers Thomson-Houston, io, rue de
- Londres, 1 lot a 268, adj. d un lot à 263 la pièce, ___
- Société Industrielle des Téléphones, a5, rue du 4-Sep-lenibrc, 1 lot à 260 la pièce; adj. d’un lot_au meme prix.
- 3U lot. 200 clés d appel de poste intermédiaire câblées, type 1911 (n° 5oo-5oo). — Association des
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- T. XXVI (2' Série). — N° 28.
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- Ouvriers en Instruments de précision, i'4. — Atelierts Thomson-Houston, 14. — Société Industrielle des Téléphones, i3,5o. — MM. Mambret et Cio, i3. — Le Matériel Téléphonique, 12,95. —- MM. Mildé lils et Clc, 6o, rue Desrenaudes, adj. à 12,47 la pièce.
- 4a lot. — 200 réglettes doubles de direction intermédiaire (n“ 5oo-5o6. —Société Industrielle des Téléphones, 26. — MM. Mildé fils et Cie, 24,65. — Association des Ouvriers en Instruments de précision, 28,5o. — Le Matériel Téléphonique, 2i,5o. — Ateliers Thomson-Houston, 21. — MM. Mambret, 25, rue de la Monlagne-Sainte-Geneviève, adj. à 19,87 la pièce.
- Fourniture de câbles téléphoniques à 14 et 28 paires sous plomb.
- Série A. — 6 lots de chacun 10 000 mètres de câbles téléphoniques sous plomb, à 28 paires de conducteurs sous soie ou coton sans circulation d’air.
- Trélileries et Laminoirs , du Havre, 1 lot à 2 a5o. — Société Alsacienne de Constructions mécaniques, 1 lot à 2 070, 1 à 2 o65, i â 2 060. — The India Rubber, 2 lots à 2 060. — Société Industrielle des Téléphones, 1 lot à 2 o58, 1 à 2 048, 1 à 2 o38. — M. Grammont, 3 lots à
- 2 o54. — Ateliers de Constructions électriques du Nord et de l’Est, 4 lots a 2 o5o. 1 à 2 040, 1 à 2 o3o. — Le Matériel Téléphonique, 2 lots à 2 o45, 1 à 2 o35. — MM. Geoffroy et Delore, 2 lots à 2 0Î2 le kilomètre.
- Non adjugé, prix limite dépassé.
- Série B. — 4 lots 6e chacun i5 000 mètres de câbles téléphoniques sous]plomb, à 14 paires de conducteurs sous soie et coton, sans circulation d’air. — Trélileries et Laminoirs du Havre, 1 lot à 1 400. — Société Alsacienne de Constructions mécaniques, 1 lot à 1 260, 1 à 1 255. — Le Matériel Téléphonique, 2 lots à 1 249. — MM. Geoffroy et Delore, 2 lots à 1 240. —'The India Rubber, à Persan-Beaumont (Seine-et-Oise), 1 lot à 1 215; adj. d’un lot à 1 234' le kilomètre. — Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Septembre, 1 lot à 1 25o; adj. d’un lot 1 a3o le kilomètre — M. Gram-mont, à Pont-de-Chéruy (Isère), 2 lots à 1 248; adj. d’un lot à 1 228 le kilomètre. — Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, à Jeumont, (Nord),
- 3 lots à i 248; adj. d’un lot à 1 235 le kilomètre.
- Fourniture de fil de cuivre recouvert de caoutchouc
- et de coton ignifugé.
- Ier à 3° lots. — Chacun 100 kilomètres de lil de cuivre
- ' recouvert de caoutchouc et de coton ignifugé à deux conducteurs. — Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, 1 lot à i55. — MM. Alliot et Roi, 1 lot à 110. — Société Industrielle des Téléphones, 2 lots à 108. — The India Rubber, 2 lois à g5. — MM. Geoffroy et Delore, 28, rue des Chasses, à Clichy-la-Garenne (Seine), 1 lot â 92,75, 1 à 92,85; adj. d’un lot à 92,5o le kilomètre. — Ateliers de Constructions Electriques du Nord et de l’Est, à Jeumont, 1 lot à 91,90; adj. d’ùn lot aù même prix.
- 27 juin. Fourniture de tableaux commutateurs téléphoniques.
- i01' lot. — 5o tableaux commutateurs téléphoniques à 100 directions. — Société Industrielle des Téléphones, 1 377,85. — Ateliers Thoroson-IIouston, 1 282. Le Matériel Téléphonique, 1 273. — Association des
- Ouvriers en Instruments de précision,. 8, rue Charles-Fourier, adj. à 1 249 la pièce.
- 2e lot. — 5o tableaux commutateurs téléphoniques à 5o directions. — Société Industrielle des Téléphones, 936,25. — Ateliers Thomson-Houston, 889. — Association des Ouvriers en Instruments de précision, 865. — Société des Téléphones Ericsson, 921,90. — MM. Mildé fils et C'°, go5. — Le Matériel Téléphonique, 46 avenue de Breteuil, adj. à 858 la pièce.
- 3e lot. — 5o tableaux commutateurs téléphoniques à 25 directions. — Société Industrielle des Téléphonesj 538,40. — Ateliers Thomson-Houston, 575. — Le Matériel Téléphonique, 53o. — MM. Mildé fils et Cie, 533,33.
- — Association des Ouvriers en Instruments de précision, adj. à 524,90 la pièce.
- Série A. — 2 lots de chacun 25 tableaux interurbains.
- Le Matériel Téléphonique, 2 lots à 790. — Association des Ouvriers en Instruments de précision, 2 lots à 780.
- — MM. Mildé et CilJ 2 lots à 990. — Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Septembre, 1 lot à 769,90 la pièce; adj. d’un lot au même prix. — Ateliers Thomson-Houston, 10, rue de Londres, 1 lot à 778; adj. d’un lot à 768 la pièce.
- 6e lot. — 100 appels magnétiques, avec clé d’appel de poste intermédiaire.' — Société Industrielle des Téléphones, 47,45. — Ateliers Thomson-Houston, 49. — Le Matériel Téléphonique, 5o la pièce.
- Non adjugé, prix limite dépassé.
- La reproduction des articles de la Lumière Electrique est interdite.
- FABIg — 1VPBIMBBII LBV*, 17, BUE CA8BBTTB.
- Le Gérant : J.-B. Noubt.
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- trente-sixième année
- SAMEDI 18 JUILLET 1914.
- Tome XXVI (2* série). N° 2§
- La Lumière Electrique
- sommaire:
- H. de PISTOYE. — Calcul de la surface de refroidissement des bacs de transformateurs immergés dans l’huile.................. (>5
- E. GIRARDEAU. — Etude sur la production des ondes par circuits oscillants couplés(7?nJ. 69
- Publications techniques
- Stations centrales
- L’utilisation des résidus de lavage de charbon à la production de l’énergie électriqueY/î/ij.
- Traction
- Le métropolitain souterrain de Buenos-Aires.
- L’Electrification de l’Ueberetsr.lierbahn en courant continu à 1 200 volts................... 86
- Applications mécaniques Le mystère de la baguette divinatoire. —
- Dr Gradenwitz............................ 88
- Brevets. — Procédé et moyens de régulation pour distribution d’énergie électrique... 89
- Bibliographie.............................. 92
- Etudes et Nouvelles Economiques........ 9'5
- Renseignements Commerciaux................. 95
- 82 Adjudications............................... 96
- CALCUL DE LA SURFACE DE REFROIDISSEMENT DES RACS DE TRANSFORMATEUR IMMERGÉS DANS L’HUILE
- L’auteur établit les lois générales du refroidissement des transformateurs immergés dans l'huile à refroidissement naturel, et donne une méthode pratique de calcul des bacs de ces transformateurs, basée à la fois sur des considérations théoriques et sur les données de l’expérience.
- A l’heure actuelle l'emploi de l’isolement par l’huile pour les transformateurs est universellement admis comme plus économique et plus sur que l’isolement par l’air. En particulier pour tous les appareils à très haut voltage, ou de très forte puissance, cet isolement s’impose. Les transformateurs à ventilation forcée, qui sont quelquefois employés pour les puissances élevées, doivent être considérés comme inférieurs aux transformateurs à l’huile aux points de vue de la sécurité de fonctionnement quand la tension dépasse iSoooo volts, delà capacité de surcharge, du rendement si 011 tient compte de la puissance absorbée par le ventilateur, et enfin de la facilité de conduite, le ventilateur devant être surveillé avec soin comme tous les appareils rotatifs tandis qu’un transformateur statique pourrait être laissé presque sans aucune surveillance.
- Parmi les transformateurs isolés à l’huile, on
- a souvent préconisé les appareils à circulation d’eau ; ceux-ci tendent cependant à faire place de plus en plus aux appareils à refroidissement naturel-, à cause de la surveillance que demande la circulation d’eau toujours susceptible d’interruption, et du danger de mélange de l’eau et de l’huile en cas de défaut d’étanchéité du circuit d’eau.
- Les perfectionnements apportés depuis quelques années aux bacs de transformateurs à refroidissement naturel par l’emploi de tôles ondulées assemblées à la soudure autogène, ont, d’autre part permis de reculer très loin la limite de puissance anciennement fixée à ces appareils. A l’heure actuelle divers constructeurs ont exécuté des transformateurs de 3ooo K. Y. A. à refroidissement naturel. Aussi la question du calcul de la surface de refroidissement des bacs devient-elle de plus en plus importante. Comme cette ques-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2* Série). — N# 29<
- tion n’a été que très rarement abordée dans les publications techniques, il semble intéressantde publier une méthode de calcul qui est employée par l’auteur depuis plusieurs années et dont les résultats concordent de façon très satisfaisante avec les données de l’expérience.
- A. Loi qui lie réchauffement et la puissance dissipée.
- La première remarque qui s’impose dans une étude de ce genre est que réchauffement O’ de l’huile n’est aucunement proportionnel à la quantité de chaleur C à évacuer. La loi qui lie Ô et C peut être exprimée avec une exactitude très suffisante par la formule :
- C =• K 6‘ô
- ou bien :
- 0 — K' C°>5H
- formules où K et K' sont des coefficients de proportionnalité.
- Les formules de la forme 0 = KC que l’on trouve dansdivers ouvrages, avec l’indication des valeurs de K correspondant aux divers modes de refroidissement, sont par suite complètement inexactes et ne doivent en aucune façon être employées.
- Ceci est très important, car il en résulte que les transformateurs à refroidissement naturel supportent très bien le» surcharge». Prenons en effet un appareil dans lequel les perte» dans le cuivre Pc sont doubles des pertes dans le fer Pc, ce qui est un rapport assez courant ; on a pour les pertes totales :
- PT=P(J+pr=,,5P0.
- Si on met le transformateur en surcharge permanente de »f> % , les perte» dans le cuivre
- deviennent i^&’P ^ (,56PC, abstraction farte de la petite différence correspondant à l’augmentation de résistivité du coivre ; les pertes totales deviendront »,50Pc -h PV — *,o6 P0. Lé rapport des pertes en passant delà charge normaïe â la
- surcharge sera donc
- a,o(r
- r,5
- r,:i7.
- Le rapport des échauffements de L'huile sera — r,2, ce qui est très modéré.
- En réalité réchauffement du cuivre augmen-
- tera un peu pins vite que celui de l’huile a cause de la différence de température entre le cuivre et
- l’huile, mais ce dernier point sort du cadre de cette étude ('),
- P. Refroidissement d’un transformateur eh bac de tôle lisse.
- Une paroi lisse verticale peut dissiper 35o à 3^o watts par mètre carré en régime permanent, pour une élévation de température de l’huile de r>o°, celle ci étant mesurée daitS la coUChê supérieure de l’huile.
- Le couvercle du bac n’est souvent pas baigné directement par l’huile, mais il est chauffé par Conduction par les parois, et par rayonnement parla surface libre de l’huile, sa température est assez variable d’un cas à l’autre; ,on peut en moyenne admettre que la surface du couvercle épuivaut à une surface de paroi lisse verticale moitié moindre! La surface du couvercle h’est d’ailleurs en général pas très importante, et une erreur, même notable, sur le coefficient à lui appliquer n’entraîne qu’une très faible erreur sur l'ensemble.
- Quant au fond du bac, il n’y a généralement pas à en tenir compte, car l’huile chauffe très peu il la partie basse du transformateur; en outre le fond est en général constitué par Un socle en fonte qui conduit assez mal la chaleur, eu raison de sa grande épaisseur.
- (1) On peut remarquer à tië Stfjèt qtfé fés formules données dans certains règlements d’essai» pour ramener les échauffements a ce qu’ils seraient avec une température ambiante différente de celle des essais (en général 35°) sont radicalement fausses en ce qui concerne les transformateurs. Le coefficient de correction donné par le' règlement du Syndicat professionnel cfes Industries électriques est étt effet ;
- i
- i -f 0,oo5 (35°—fl]
- fl étant la température ambiante du focal d’eséàis.
- Le coefficient o,oo5 est égal au coefficient d’angmén-' tationde résistance dii cuivre 0,004, majoré de a5 % pour tenir compté des causes secondaires,
- ban# îes transfortfratenrs à r'éf r‘6 icf is à é fn en f nafûref, en Verttf de là loi fl =±- K' G0^,- On doit remplacer O'.ôo'S' par oyoo5. X o,.'>'9 == 0,003 ; en Outre les pertes dâOs> ïé 1er et dans le cuivre intervenant pour échauffer l’huile,' et les pertes dans le cuivre seules augmentant avec la température ïâ formule dé Vraîf être corrigée comme suit:
- 1
- » -f- oyoo'3 (35» — oÿ
- j>ertes cuivre pertes totale's
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- C. Refroidissement d'un transformateur en bac de tôle ondulée.
- h«e refrpidissement par la têîe ondulée se distingue du refroidissement par une surface de tôle lisse, en ce quelesftices en regard des ondulations rayonnent les unes sur les autres, ce qui diminue considérablement la dissipation de la chaleur.
- Pour calculer le refroidissement par une têle ondulée de profil ABC I) É P... (lîg. i) nous
- .M
- Côté huile
- Fig. i.
- remplacerons ce profil par un profil à angles droits A' B' C'D' E1 F'... caractérisé par ces deux conditions que le développement périphérique total soit le même pour les deux profils, et que la distance des faces parallèles en regard C' D' ci E' F' soit égale à la distance moyenne des faces CDetEF.
- 7
- 2 «6 > 10 II I» 1S IJ tO II U >( Il 30
- Di stance & en cm
- qu’elles rayonnent Tune sur l’aufre. La courbe de la figure a donne la valeur de ce coefficient U en fonction dé la distance § des cêtés en regard. Les surfaces C' .D' et. Ë' F', après application de ce coefficient de réduction, seront assimilables aux surfaces lisses verticales du paragraphe (B) et dissiperont la même quantité de chaleur.
- En réalité, il est bien évident (inc cette décomposition est purement fictive ; le rayonnement de la surface I)' E'ést fortement gêné par la présence des faces C' I)' ; par contre les points voisins de ('.'de la face C' D’ rayonnent de la chaleur dans la direction (le la (lèche x sans être gênés par la face E' F', mais les deux erreurs se compensent sensiblement. 11 parait en effet naturel d’admettre ([lie, la distance (’. F étant petite, la quantité de
- Fig. -2.
- Fig. 3. — Bac à poches latérales.
- Le profil A' B' C' D' E'F'étant ainsi détérminé, nous considérerons les faces telles que B' C'et D'E' comme surfaces lisses verticales susceptibles de dissiper les quantités de chaleur prévues au paragraphe (B) ; par contre la surface des faces en regard C' D' et E' F' devra être affectée d’un coefficient de réduction R tenant compte de ce
- chaleur rayonnée par le bac vers un point M extérieur (fig. i j est la même (pic si la surface du bac était une surface plane continue passant en CF; la projection de la surface du bac sur la direction B C F doit donc être considérée comme susceptible de dissiper les quantités de chaleur prévues au paragraphe (B).
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- La surface du bac qui rayonne librement à l’extérieur étant ainsi déterminée, on est conduit à considérer le surplus comme devant être alîecté du coefficient relatif à des surfaces parallèles illimitées distantes de S ; c’est d’ailleurs sur des surfaces de ce genre que la courbe delà figure 2
- Kig. 4.
- Il est évident que cette méthode peut être appliquée à des bacs de formes variées. En particulier sur un bac à poches latérales rapportées tel que celui de la figure 3, le calcul se conduira de la manière suivante : les fractions de surface AB, CD, etc. (fig. 4) des ondulations de la face de la poche tournée vers le bac principal seront affectées du coefficient relatif à la distance A, et les faces telles que BC, D li, etc., seront affectées du coefficient correspondent à 5. Pour la face de la poche opposée au bac, les surfaces M N, OP, etc., auront le coefficient 1, et les faces N O, P Q, etc., auront le coefficient correspondant à S.
- On voit en définitive que le calcul delà surface de refroidissement effective d’un bac en tôle ondulée estchose extrêmement aisée. L’auteur a eu l’occasion de vérifier cette méthode de calcul sur des bacs de transformateurs dont les puissances varient de 5oKVA environ à 2 000 K VA, et ne l’a jamais trouvée en défaut.
- a été déterminée, L’expérience démontre que cette décomposition de la surface ondulée est légitime.
- II. de Pistoye.
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- G9
- *
- ÉTUDE SUR LA PRODUCTION DES ONDES PAR CIRCUITS OSCILLANTS COUPLÉS
- O/i sait que dans certaines conditions on peut réaliser arec un primaire et un secondaire périodique un ensemble rayonnant une seule onde.
- L'auteur étudie en détail un procédé pratique employé en T. S. F. pour réaliser cette condition et dont nous avons commencé la. description dans le numéro précédent ('). Ce procédé,examiné officiellement par le Laboratoire Centrald'Electricité, donne un rendement meilleur que les systèmes de couplage habituels.
- DEUXIEME PARTIE
- ÉTUDE PRATIQUE
- Réalisation industrielle du montage à onde unique.
- Les deux inductances S et S' sont, eu général, constituées par deux spirales piales placées 390°. La spirale S' doit être dans un plan de symétrie de la spirale S de façon que le flux résultant la traversant, provenant de S soit nul.
- Pratiquement le couplage des circuits I et II avec le circuit intermédiaire III est réalisé en utilisant le mode dit par dérivation (Oudin) employé en T. S. F. depuis 1898 (Ducretet) (fig. G).
- Fig. 6.
- Fig. 7. — Circuit oscillant <\ onde unique pour poste de 5 kw.
- La figure 7 montre un circuit oscillant prévu pour une station de 5 kilowatts.
- La figure 8 représente l’une des inductances de circuit oscillantd’une station de 15o kilowatts.
- Le couplage par induction (Tesla) conduirait à une réalisation pratique plus compliquée. (*)
- 1. — Le montage à onde unique ne peut être assimilé à un montage Oudin ou Tesla.
- (*) Voir Lumière Electrique du u (juillet igi/î, n° .>.8, p. 37.
- Considérons une antenne et un circuit oscillant ayant une longueur d’onde propre commune
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI(2* Séria)» — H* 89
- égal à X0. Supposons ces deux circuits couplés comme le représente la figure 9 de façon à obtenir l'onclc unique et cherchons à assimiler le montage réalisé à un montage Oudin.
- Or, tous les essais réalisés montrent que l’on trouve ;
- l'ig. S. — Inductance de pjrcuit o$pj|lant à onde unique pour pqstft do i5q |tw.
- K = 0.
- 11 est à noter que dans les essais effectués l’jn-
- II faut; pour cela pousiflél'pr ! d’une part, le circuit oscillant, représenté ppr la figure 10 constitué par le condepsatofil' U, l'éclateur K placés en série avec l!cqspinl)]p fies deux inductances S et S, couplées en parallèle, d’autre part, le système constitué par l’antenne mise en série avec l'ensemble des deux inductances S' et Si couplées en parallèle (voir lig. 1 1).
- i° Si nous mesurons séparément les deux circuits ainsi obtenus, nous constatons qu’ils ont tous deux la même longueur d’< nde X'„ évidemment inférieure à X0.
- Soit maintenantX la longueur d’onde émise par le système à « onde unique » que nous considérons comme résultant du couplage des deux circuits ligure 10 et ligure 1 1, soit. K le coefficient de couplage de pes deux circuits.
- La valeur de K sera tlonqée par la formule ;
- tensité dans l’antenne était supérieure à celle obtenue à l'aide du meilleur montage en Oudin.
- La valeur nulle obtenue pour K ne peut donc être attribuée à une erreur d’expérience dans
- 3 s-
- l’évaluation d’une très faible valeur du çQupl.agp.
- Les mêmes résultats seraient évidemment obtenus si l’on utilisait les montages en Tesla, Nous pouvons donc conclure que ;
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
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- Il n’est pas possible d'assimiler le montage à onde unique à un montage en Oudin ou Tesla.
- Nous donnons oi-dessoiis les résultats d’un essai effectué en utilisant une antenne de Cr>.rt mètres de longueur d’onde propre et de
- o,ooi microfarad de capacité', et un circuit oscil-lantdontla capacité était égale à i/io micro farad,
- Puissance absorbée par le moteur entraînant l’alternateur............... 5 85o watts.
- Gourant dans l’antenne............... 11,2 amp.
- Longueur d'onde commune du circuit
- antenne-terre et du circuit oscillant. i 890 rn. Longueur d’onde commune des circuits ligures 10 et 11............... 1 362 ro,
- Longueur d’onde unique émise......... 1 36a pri-
- Nombre de tours utiles de l’inductance S'............................. 10 tours.
- Nombre de tours utiles de l’inductance S'i........................... . , 3/4 tour,
- Nombre de tours utiles de l’inductance S,......................,...... 2/4 tour,
- Nombre de tours utiles de l’inductance S.............................. 2 tours 2/4.
- Les inductances étaient constituées par des spirales plates.
- II. —• A énergie absorbée égaje, le montage à « onde unique » permet de rayonner une quantité d’énergie plus grande que le montage Oudin ou Tesla.
- Les essais dont nous donnons le détail ci-après mon Iront très nettement (pie le système à onçle unique a un meilleur rendement que le système Oudin.
- Pour une meme énergie primaire, l’énergio mesurée par le wattiyiètre d’un ondemètre influencé par l’antenne a été trouvée supérieure de 10 % lorsque l’on a remplacé le montage Oudin par le montage à « onde unique ». L'instrument était placé à une distance invariable de l’antenne.
- Le circuit oscillant (fig. 12) était constitué par
- une batterie de condensateurs C, d'une capacité de 2/100 MF, en sérre avec un éclateur-tube plateau E et une inductance constituée par une bande de cuivre de 19 millimètres de largeur et 1 millimètre d’épaisseur enroulée en une spirale S ayant 6 spires de 27 centimètres de diamètre extérieur, la dislance entre spires étant de 1,6 centimètre.
- Un curseur mobile O permettait de faire varier le nombre de spires en circuit.
- La batterie de ce circuit'oscijlanlétait chargée par le transformateur à résonance T alimenté par un alternateur à 1 000 périodes J. Bcthenod, entraîné par un moteur à courant continu M.
- Un voltmètre e, un ampèremètre a placés dans le circuit du moteur M, permettaient de mesurer l’énergie absorbée.
- L’antenne était unifilaire, sa longueur d’onde propre était de 358 mètres de sa capacité 000066 MF.
- L’antenne était montée en série avec une in-ductapce variable L, <Jç 65 MU au maximuni. On mesurait l’intensité dans le système antenne-terre à l’aide d’up ampèremètre, ~
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- Le montage Oudin (fig. i3) était réalisé par le couplage direct de l’antenne sur l’inductance S. Un curseur A permettait de faire varier le
- nombre de spires communes au système antenne-terre et au circuit oscillant et par là même faire varier le coefficient de couplage.
- Le montage à onde unique (fîg. 14 ) était réalisé à l’aide d’une deuxième inductance S' constituée par une bande de cuivre de mêmes dimensions que celles de l’inductance S enroulée en une spirale ayant n spires dont le diamètre extérieur était de 28 centimètres et la distance entre spires de 0,6 centimètre. Cette inductance était placée symétriquement et à 90 degrés de l’inductance S de façon que l’induction mutuelle entre les deux soit rigoureusement nulle.
- L’inductance S' était tout entière intercalée à la basé de l’antenne. Le système antenne !erre était couplé au circuit oscillant par le circuit
- intermédiaire constitué par une fraction des inductances S et S' variable grâce aux curseurs O, Aj qui permettaient de régler les coefficients de couplage entre l’antenne et le circuit intermédiaire d’une part, et entre le circuit oscillant et le circuit intermédiaire, d’autre part.
- i° Montage Oudin.
- Pour déterminer l’énergie maxima radiée par le montage Oudin, on s’est attaché à rechercher le meilleur couplage, c’est-à-dire celui donnant l’énergie maxima flans un ondemètre à capacité variable, placé à une distance fixe de l’antenne.
- La longueur d’onde du circuit oscillant est restée invariable pour toutes les expériences (soit en montage Oudin, soit en montage onde unique).
- Pour chacun des couplages adoptés la longueur d’onde propre du système antenne-terre était ramenée à la même valeur que celle du circuit oscillant en faisant varier le nombre de spires utiles de l’inductance L.
- Le tableau suivant donne le résultat de ces essais.
- Tableau I.
- N SPIRES M SPIRES L SPIRES T/M P WATTS AMPÈRES w
- * Va a Vf I I 2 710 1 84 5 a, 4' C)0
- 2 11 ‘/2 2 J I O 1 84*» 2,5 I 20
- 'A '/a 1 'h- 1 2 2 710 1 845 a .9 T5o
- * 73 1 'V 8 12 '/4 2 7 1 O 1 8/|0 3 i56
- a 73 I 3/; ia '/a 2 7.0 1 84<> a ,9 I DO
- 1 il 2 700 1 833 2 ,2 I 1 O
- N Nombre de spires de l’inductance S dans le circuit oscillant.
- M Nombre de spires de l’inductance S servant au couplage.
- L Nombre de spires de l’inductance L.
- T/M Vitesse de l’alternateur (tours par minute).
- P Puissance absorbée par le moteur M.
- 1 Intensité à base de l’antenne.
- W Indications du watlmètre de l’ondemètre.
- La courbe 2 de la ligure i5 a été obtenue avec le réglage donnant le meilleur résultat.
- 20 Montage à onde unique.
- La longueur d’onde propre du circuit oscillant
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- a été réglée à la même valeur que la longueur d’onde propre du système antenne-terre. Le déplacement des curseurs Oi, Ai a permis de déterminer la valeur du couplage qui donnait l’indi-
- Ni Nombre de spires de l’inductance S servant au couplage avec le circuit intermédiaire.
- N't Nombre, de spires de l’inductance S
- Tableau II.
- N SPIRES N, SPIRES N', SPIRES N' SPIRES L SPIRES T/M P WATT I AMPÈRES W
- i */? a/3 1 Va I I 5 2 yiO i 8/jo 3 , i a *74
- cation maximum dans rondemètre placé dans la même position dans l'essai précèdent.
- I Onde
- unique
- i z o
- 1-1 o
- 1 o o
- 2.0 21 22 23 2 A 25 2G 22 28 29 30
- Division du Condensateur Fig. i5.
- Le tableau 11 donne les résultats obtenus. N Nombre de spires de l’inductance S dans le circuit oscillant.
- servant au couplage avec le circuit, intermédiaire.
- N' Nombre de spires de l’inductance S' dans le circuit antenne terre.
- L Nombre de spires de l’inductance L (self d’antenne).
- Les lettres T/M, P, I, et W ont les mêmes significations que dans le tableau précédent.
- La courbe i de la figure i5 a été obtenue avec le réglage précédent.
- De son côté, sur la demande dé M. Bethenod le Laboratoire Central d’Electricitéa procédé à la
- i
- Fig. 16.
- comparaison du montage ~onde unique et du montage Oudin, et nous reproduisons ci-dessous le procès verbal de ces essais officiels.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2e Série). —N°29.
- PROCES-VERBAL DU LABORATOIRE CENTRAL
- d’électricité
- Objet. — Etude comparative de deux modes de couplage des systèmes oscillants.
- L’un des systèmes à coupler était un système oscillantordinaire comportant une self-induction, une capacité et un éclateur; l’autre était constitué par l’antenne établie sur le laboratoire de la Société Française Radio-Electrique.
- Les deux modes découplage utilisés ont été le montage connu sous le nom de montage en Oudin et le montage à onde unique préconisé par la Société Française Radio-Electrique. Les étincelles utilisées pour la production des oscillations étaient des étincelles musicales.
- Le courant alternatif nécessaire à leur production était fourni par un alternateur Bethenod entraîné parmi moteur à courant continu dont la vitesse a été maintenue constante pendant toutes les expériences.
- La résonance était obtenue en agissant sur l’excitation du moteur.
- L’éclateur était du type plateau-tube, à étincelle soufflée.
- Dans une première série d’expériences, on a cherché les conditionsde fonetionnementdu montage en Oudin. Pour cela on a fait varier le couplage des deux systèmes en faisantvaricr le nombre de spires communes, une bobine de self-induction intercalée dans l’antenne permettait dans chaque cas de maintenir la longueur d’onde du circuit
- Pour chaque couplage on relevait : i° La puissance consommée par le moteur à courant continu alimenté sous tension constante et fonctionnant à vitesse constante.
- i
- 2 90
- ?, 8 0
- 2 60
- 2 50
- Z a 0
- Z 3 0
- 2 2 0
- 2 1 0
- 2 0 0
- 1 8 0
- 1 7 0
- I 6 0
- 560 570 580 590 600 610 6Z0 630 690 65oÀ
- Fig. 17.
- j.° Les indications d’un ampèremètre à haute fréquence placé à la base de l’antenne.
- Tableau I. — Essais en Oudin.
- NUM K U OS NOM RR K I)K 81*1 RES 1» U 1 S s A N U E INTENSITÉ INDICATION MAXIMUM
- COM MUMES CONSOMMEE A LA RASE DE L’AMPÈREMÈTRE
- DK AUX PAR LE MOTEUR DE L'ANTENNE d’ondemtèue OBSERVATIONS
- l’experience DEUX CIRCUITS WATTS AM PÈRES M I I, L I A M PÈ K ES
- I 3 (JOO G oG 3io 364 2 ondes
- A * Va •i ()i3o G 3/, 'iSp
- 3 « V» 3 oGo G 35 5oo
- 4 i / 'i spire 3 070 5 Go 5oo X = 5 92
- 5 3/4 spire 3 1 20 G 35 600 X = 592
- secondaire égale à celle du circuit primaire, ce qu’on conlrôlaitpardes mesuresdircclcs à l’onde-mètre.
- .1° Les indications de l'ampèremètre d’un ondemètre à capacité variable (placé de façon à 11e pouvoir être excité que par l’antenne) lors-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- 18r
- qu’on faisait varier la période propre de cet instrument.
- Les courbes de la iig. 16 ont été obtenues en portant en abscisses les longueurs d’onde cor-
- respondant aux diverses positions du curseur cjp l’ondemètrc et en ordonnées les indications dé son ampèremètre.
- Le tableau I résume le résultat de ces expériences.
- Dans toutes ces expériences la distance d’éclatement était de 5 millimètres. La figure 17 représente une courbe correspondant aux courbes de la figure iG, mais relevée en plaçant l’ondemètre à proximité du circuit primaire séparé de l’antenne (circuit oscillant seul).
- Des expériences du même genre ont été faites avec le circuit à onde unique.
- Les connections de ce circuit sont indiquées dans le croquis ci-joint (fig. 18) ; les bobines AD et EF sont placées de telle façon que leur coefficient d’induction mutuel soit nul. Le circuit À B C D était identiquement le même que le circuit primaire du montage en Oudin et sa période était la même que celle du circuit antenne, bobine h, bobine E F terre. Les valeurs des nombres de spires désignées sur le croquis par Sa et par P a ont été déterminées par un réglage préalable fait par le personnel de la Société Française Radio-Electrique.
- Tableau IL — Essais en onde unique,
- NUMÉRO d’ordr e DE l’expérience NOMBRE DE SPIRES PUISSANCE CONSOMMÉE PAR L15 MOTEUR WATTS INTENSITÉ DANS l'antenne AMPERES INDICATION MAXIMUM 1)E l’ondemètre MILLIAMPÈRES LONGUEUR DE l’étincelle % LONGUEUR d’onde EN MÈTRES
- S sa p p«
- G 3 V 2 5 •/* l'A 3 v2 3 3 80 6,8 G'20 r, £>72
- 7 3 '/= 4 1 i/2 2 93o 5,4 63o . 4 572
- Tableau 111. — Essais comparés en Oudin et en onde unique.
- NATURE DISTANCE K'I* K "12 LONGUEUR
- DE d'éclatement P K Kl* J- Jo d’onde
- l’émission KN % EN MÈTRES
- Onde unique. . t\ 2 97° 5,72 9 3,6a d 3 ,31 8,9. 58o
- Onde unique. . > 3 33o G, 82 14 ,o 3,3 4 io 8,3 58o
- Oudin 5 3 iG5 G, 1 10,5 3,5/, 847 407 8:7 8,1 G08
- Onde unique. . 5 3 120 6,62 «3,5 3,a5 58o
- Oudin* r> 3 110 G, 3 13,5 2 ,o3 375 9*6 8,8 608
- Onde unique. . 4 2 710 5 >94 -;r> 3 ,08 359 58o
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- Une expérience a été faite avec 5 millimètres d’étincelle et une avec 4 millimètres.
- i
- 4- a- o
- 3 8 0
- 36 0
- Fig. >9»
- La figure 19 et le tableau II résument le résultat de ces expériences.
- Dans une deuxième série d’expériences laites
- à quelques jours d’intervalle, on a comparé les couplages suivants :
- i° Couplage en Oudin de l’expérience n° 5.
- 20 Couplages en onde unique :
- S = 3 1/2 spires — S a = 3 1/2 spires.
- P a = 1 1/2 spire — P =3 1/2 spires.
- avec 5 millimètres et 4 millimètres d’étincelles.
- Pour l'aire cette comparaison on a établi à environ 800 mètre du Laboratoire de la Société Française Radio-Electrique une antenne dans laquelle étaient intercalés à partir de la base un couple thermo-électrique, un condensateur et une bobine de self-induction.
- Le couple thermo-électrique permettait de mesurer une quantité Kl2 proportionnelle au carré de l’intensité du courant traversant l’antenne réceptrice lorsque des ondes étaient émises d’une façon continue au poste d’émission ; la résonance entre la réception et l’émission était réalisée en agissant légèrement sur le condensateur de façon qu’on ne modifiât pas la résistance de l’antenne de réception.
- O11 relevait en même temps la puissance fournie au moteur à courant continu P, l’intensité Ia en ampères indiquée par l’ampèremètre à haute fréquence intercalé à la base de l’antenne et l’intensité I0 en milliampères indiquée par un ondemètre placé dans une position invariable par rapport à l’antenne d’émission et amené en résonance.
- Dans le tableau III, on a fait figurer également des quantités proportionnelles aux rapports.
- V et V_
- l2 I02
- * Les nombres de la cinquième expérience peuvent être considérés comme douteux, un poste étranger émettant des signaux qui pouvaient se superposer dans l’antenne de réception aux ondes étudiées.
- Paris, le 20 janvier 191.3.
- Signé : P. Janet,
- Directeur du Laboratoire.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- REMARQUES
- AU SUJET DES ESSAIS DU LABORATOIRE CENTRAI. D’ÉLECTRICITÉ
- Les conclusions qui se déduisent clairement des essais du Laboratoire Central d’Electricité sont les suivantes : -
- Dans la première série d’essais le tableau I montre qu’avec le montage Oudin il est nécessaire de choisir un coefficient de couplage très faible K — o,o/( (courbe 5) si on veut arriver à faire se confondre les deux ondes.
- Remarquons que le réglage adopté pour établir la courbe 5 donne le maximum d’énergie radiée, ainsi que le prouve l’indication de l’onde-inètre.
- Le tableau II nous indique les résultats obtenus avec le montage « onde unique ».
- Dans le tableau III sont comparés des essais en Oudin et en « onde unique ».
- Nous résumons ci-dessous les expérience 3 et t\ effectuées pour des puissances voisines.
- Nous attirons l’attention sur le fait que la cinquième expérience du tableau III est manifestement erronée, l’émission de la Tour Eiffel étant venue à cet instant influencer l’antenne récep-
- trice. Il sulfit pour s’en convainôre de comparer cet essai en Oudin aux autres expériences et remarquer que l’intensité dans l’antenne d’émis-
- Tableau IV.
- AVANTAGES EN
- ONDE FAVEUR DE
- OUDIN l/ONDK UNIQUE
- UNIQUE A PUISSANCE
- i':t; A1,1:
- Puissance con-
- sommée par le
- moteur . 3 165 3 1 20
- Intensité à la
- base de l’antenne 6,i 6 ,62 IO %
- Intensité dans
- l’ondemètre.. 3 i 7 /107 •5 %
- Energie recueil-
- lie dans l’antenne réceptrice io ,5 i3,5 3 a %
- sion et dans l’ondemètre placés au voisinage ne peuvent correspondre à l’intensité mesurée dans l’antenne de réception.
- Emile Gibardeau. Ancien élève de l’Ecole Polytechniqu
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2e Série). — N°29-
- PUBLICATIONS TECHNIQUES
- STATIONS CENTRALES
- L’utilisation des résidus de lavage de charbon à la production de l’énergie électrique (fin) (*).
- L’équipement électrique de la Centrale de Jlauto est réparti par unités, chaque unité étant constituée par un générateur, une série de transformateurs et un feeder de départ. L’énergie est produite à n ooo volts et a5 périodes par trois turbo-générateurs de ia 5oo kilowatts de la General Electric Co. Trois séries de transformateurs leur correspondent qui relèvent le voltage de ii ooo à iioooo volts.
- Le courant de chaque machine est transmis par des bobines de réactance, placées au rez-de-chaussée, aux barres-omnibus des générateurs d’où partent deux circuits : l’un alimentant la série correspondante de transformateurs et l’autre, la boucle des barres-omnibus à 11 ooo volts. Les circuits à haute tension des transformateurs aboutissent aux barres-omnibus correspondantes alimentant les lignes extérieures et aux barres-omnibus générales à i ioooo volts qui peuvent être bouclées, comme celles du voltage inférieur, quand on met en parallèle plusieurs unités. .
- Les barres-omnibus à ii ooo volts alimentent également, par deux barres auxiliaires, des circuits de transmission à 11 ooo volts pour la Centrale et ses enviions immédiats. Dans l’installation définitive, on a prévu un feeder de départ pour chaque jeu de transformateurs mais actuellement il n’y en a que deux. Une barre-omnibus à i ioouo volts est disposée de manière à pouvoir relier un feeder quelconque à une série quelconque de transformateurs, ou deux ou plusieurs feeders en parallèle à une ou plusieurs séries de transformateurs.
- Les générateurs sont reliés en parallèle par les barres omnibus bouclées à ii ooo volts, et
- fournissent le courant aux circuits des moteurs
- ________
- (') Voir La Litinière électrique<1 ti 11 juillet iyi4, n° a8, p. L.
- auxiliaires dans la Centrale ainsi que dans les mines, ateliers de concassage et de lavage du charbon de la Lehigli Coal and Navigation Co.
- Du cêlé nord de la salle des machines, > galeries abritent les transformateurs et les interrupteurs. Au premier étage, divisé en deux compartiments par une cloison incombustible, sont les rhéostats de champ des générateurs, les barres-omnibus à basse tension et les transformateurs. Au-dessus, sont disposées les barres-omnibus à ii ooo volts et leurs interrupteurs, les interrupteurs à huile à i ioooo volts et la résistance de mise à la terre du neutre.Les circuits extérieurs à ii ooo volts sortent du bâtiment au niveau de la seconde galerie. Au-dessus des interrupteurs à 11 ooo volts est réservé un compartiment pour les interrupteurs de sectionnement des barres-omnibus à haute tension lorsqu’on augmentera l’équipement des générateurs. Au même étage au-dessus des interrupteurs à huile à haute ten-
- K.g. i — litlornij.lt'uj.s à huile de 110 ooo volts à bobine de rénctance el ré-sis tance de mise à la terre du neutre.
- •>. — Interrupteur de •A* ooo volts à bobine» de réactance.
- sion, sont établies les barres-omnibus à i ioooo volts. Les circuits extérieurs à haute tension traversent la toiture par des douilles et | se rendent à des bobines de réaction suspendues
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- à une charpente métallique par clés isolateurs :
- Tou» les conducteurs à haute tension sont constitués par des tubes en laiton montés sur isolateurs de porcelaine à une distance d’au moins pi centimètres de toute partie des bâtiments, sauf aux traversées des étages et du toit où ces conducteurs sont enveloppés dans des gaines spéciales.
- Les générateurs ont une réactance interne de
- relient les générateurs aux barres-omnibus principales à 11 ooo volts, sont du type automatique. Les interrupteurs à bobine de réaction sont employés sur les circuits des générateurs, départ et d’autre des transformateurs, et entre les lianes à îi ooo volts et les barres auxiliaires.
- L’aspect extérieur des interrupteurs à huile à no ooo volts avec bobine de réaction est semblable à celui d’un interrupteur ordinaire à haute
- Feeder de départ Feeder de retour Feeder de retour Feeder de retour
- iiq.ooo v. no.ooo v. nu ooo volts l/o.ooo volts
- Ban ?s
- no t )o v
- Disioncteur inverseur autom.a max.àaction-différée de 3oo amp avec relais drffer.è réactance
- Barres de transfôr.
- Feeders de déport à n.ooov.
- t Eclairage !{_
- jjjj Ventilateurs
- f |j) Barres qénér.
- Barres prmcip. il ooo v,'.
- Barres d'essai
- Bottine de n\ reactence
- Générateur 12. soo Kw.
- IExcitatrices /
- Fig. 3. — Schéma de connexions.
- (> % , ce cpii, avec celle des conducteurs, limite le courant de court-circuit à io fois la valeur normale. Il n’existe pas, dans la station, de bobines de réactance pour les feeders. L’une des particularités de cette installation réside dans l’emploi d’interrupteurs à huile à no ooo volts contenant des bobines de réaction pour limiter les afflux de courant dus à la commutation (lig. i). Des interrupteurs semblables sont également employés sur les circuits à n ooo volts. Tous les interrupteurs à huile, [sauf ceux qui
- tension monophasé, mais la c:r slruction intérieure en est differente. Chaque boîte contient un interrupteur principal et un interrupteur auxiliaire, ce dernier en série avec la bobine de réaction à travers l’interrupteur principal. L’interrupteur auxiliaire se ferme avant l’interrupteur principal et permet au courant de croître graduellement d’intensité dans la bobine de réaction. Quand on ouvre l’interrupteur, le contact principal s’ouvre le premier et la bobine de réaction réduit suffisamment l’intensité du cou-
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- rant pour éliminer à peu près toute chance d’afflux dans la ligne quand le contact auxiliaire s’ouvre à son tour, Les tiges des contacts sont reliées mécaniquement par leviers et engrenages de façon à permettre l’écoulement d’un intervalle de temps déterminé entre le fonctionnement des deux interrupteurs. Les trois appareils formant le jeu triphasé sont manœuvrés par un moteur actionnant un arbre placé derrière les interrupteurs à huile, ce qui assure la simultanéité de fonctionnement des trois. La bobine de réaction est fixée au sommet de la boîte. Les interrupteurs à 11 ooo volts sont établis sur le même principe mais avec bobines immergées.
- Les barres-omnibus à noooo volts, qui tonnent une boucle, sont pourvues d’interrupteurs de sectionnement permettant la marche des générateurs en parallèle ou séparément (voir le schéma des connexions (fig. 3).
- A chaque générateur correspond lin jeu de trois transformateurs à huile de 3 35o K. Y. A. refroidis par l’eau. Un jeu supplémentaire sert de réserve. Les enroulements primaires sont montés en triangle et les secondaires, en étoile; le neutre de la haute tension dans chaque jeu est relié par un interrupteur à commande électrique à une barre neutre commune mise à la terre à travers une résistance de 127 ohms.
- Le neutre de l’un des jeux de transformateurs étant à la terre, tous les interrupteurs du neutre des transformateurs, sauf un, sont tenus ouverts, par un dispositif d’enclenchement réciproque. Les transformateurs sont installés dans des compartiments incombustibles et séparés par des cloisons également incombustibles des barres-omnibus à basse tension installées au même étage ; une voie et des wagonnets facilitent la mise en place et l’enlèvement des transformateurs.
- La station comporte encore trois excitatrices, dont deux de 3oo kilowatts, sont constituées par des turbo-générateurs et donnent une tension de 260 volts, tandis que la troisième, de 25o kilowatts, est un groupe moteur-générateur alimenté par des transformateurs à 55o volts. Toutes les excitatrices sont munies de bagues qui permettent la connexion d’un fil neutre, pour l’éclairage de secours à 3 fils.
- L'énergie pour les essais, l’éclairage et la commande. des ventilateurs, pour le soufflage des foyers de chaudières, ainsi que du groupe d’excitation moteur-générateur est fournie par deux
- barres auxiliaires qu’alimentent des transformateurs reliés aux barres à 11 000 volts par des disjoncteurs automatiques à huile. Il existe également un groupe moteur-générateur spécial pour charger la batterie d’accumulateurs à ia5 volts, actionnant les interrupteurs.
- Il sera bientôt installé dans la Centrale, un appareil Nicholson pour l’extinction de l’arc en cas de conrt-circuit sur une ligne quelconque; par un fusible, cet appareil met automatiquement la ligne à la terre pendant un temps suffisant pour abaisser le voltage et, par suite, éteindre l’arc. Si le court-circuit persiste et se répète, d’autres fusibles, jusqu’à 8, fonctionnent successivement, après quoi le disjoncteur à maximum s’ouvre.
- A l’extérieur de la Centrale sont installés les parafoudres à cornes et les tours supportant les lignes; des tours de départ séparées sont établies pour les circuits de transmission à 11 000 volts et 110 000 volts, les parafoudres étant au pied de chacune. La tour des lignes à basse tension est la plus rapprochée de la Centrale ; elle est disposée pour porter 12 conducteurs répartis par G, dans un plan vertical, de part et d’autre de Taxe de la ligne. Les circuits à no 000 volts, qui partent du bâtiment par la toiture, passent au-dessus de la tour à basse tension, pour atteindre les ponts supportés par les tours à haute tension. De ce point, deux circuits à 110 000 volts vont aboutir à une sous-station située à Siegfried à 42 kilomètres, de là (fig. 4), tandis que deux lignes à 11 000 volts vont jusqu’à Lansford (Penns).
- HAUTO
- fllentown]
- Fig. 4. — Lignes de transmission ù iio volts.
- La sous station de Siegfried, est équipée de quatre transformateurs de 3 35o K. Y. A., à 110000/22000 volts, dont un sert de réserve. Les deux circuits sont montés en triangle et les enroulements primaires sont munis de 5 branchements qui peuvent être employés pour coin-
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- penser la chute de voltage en ligne, cette sous-station a également des interrupteurs à huile à bobine de réactance (fig. 2).
- De cette sous-station partent deux lignes à double circuit allant à Martin’s Crcek et à Coplay (Penns.). Ces dernières sont à 22000 volts, tandis que la ligne de Martin’s Creek est construite pour 110000 volts et fonctionnera sous ce voltage dès que les besoins de l’exploitation s’en feront sentir.
- Les deux lignes à 11 000 volts allant à Lansford, déjà mentionnées, alimenteront un nouvel équipement électrique de charbonnage de 3 200 kilowatts en courant continu qui s’ajoutera à la puissance de 1 800 kilowatts déjà utilisée.
- La sous-station de Siegfried fournit actuellement 1 200 kilowatts et fournira 3 5oo kilowatts ultérieurement à la Lawrence Portland Cernent C°, immédiatement voisine. Celle-ci ramène son voltage à 2 200 volts pour la commande des moteurs. Une autre cémenterie, située à Coplay, absorbe 1 000 kilowatts et transforme le courant en continu par des transformateurs rotatifs. A Martin’s Creek, une cémenterie absorbera 3 5oo kilowatts et en prend actuellement 1 200 qu’elle transforme en courant continu. Le long de la ligne allant à Martin’s Creek, il y a de riches gisements houillers qui offriront des débouchés pour la vente du courant. Un embranchement de la ligne est projeté pour cela vers Nazareth.
- Dans tout le réseau, les lignes de transmission sont à double circuit, chaque circuit pouvant transmettre toute la charge en cas d’indisponibilité temporaire de l’autre.
- Les circuits à no 000 volts, en câbles de cuivre à triple toron, de 16 millimètres de diamètre, sont supportés sur des tours en acier par des isolateurs du type à suspension à 6 disques de porcelaine de 255 millimètres de diamètre (fig. 5). Trois conducteurs sont disposés de chaque côté à 3 m. o5 d’intervalle, dans un plan vertical distant de 2 m. 75 de l’axe de la tour ; le câble inférieur n’est jamais à moins de 6 m. 75 au-dessus du sol. Les tours ont 24 mètres de hauteur et sont espacées de 82 m. 5o. Les conducteurs sont protégés contre la foudre par deux câbles en acier galvanisé passant au sommet des tours. Des tours d’ancrage, de force exceptionnelle, sont placées à chaque changement de direction de la ligne et, en alignement droit, à intervalles de 800 mètres environ. Chaque câble y est fixé par
- deux séries d’isolateurs d’extrémité, à 8 disques, montées en parallèle pour réduire l’effort mécanique sur la porcelaine (fig. G). L’observation d’autres lignes où les coups de foudre sont fréquents ayant montré que l’afflux de courant provoqué par la foudre a une tendance à donner des étincelles aux isolateurs des tours d’ancrage, ce qui perfore ou brise parfois ces isolateurs, 011 a établi en ces points des parafoudres à cornes.
- A cet elfet, les isolateurs d’extrémité sont fixés à une tige métallique, reliée électriquement au câble et recourbée en arc à chaque extrémité de manière à former des cornes pour la décharge de l’étincelle (fig. 6). Les isolateurs à suspension du type vertical sont équipés de parafoudres semblables (fig. 5).
- Fig. 5. —* Isolaient* à suspension avec parafjmlrca à cornes.
- Fig. 6. — Isolaient* d'ex-
- trémité arec para foudres.
- Pour diminuer la flèche des conducteurs quand ils sont chargés de glace ou de grésil, on emploie, pour une tour sur trois, des isolateurs spéciaux qui supportent tous les conducteurs, sauf ceux du bas (fig. 7). Deux jeux d’isolateurs à suspension sont suspendus aux extrémités de chaque traverse et écartés à leur base de manière à former à leur base un triangle isocèle avec le
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- conducteur qu’ils supportent. Les axes des isolateurs sont à angle droit l’un de l’autre en sorte qu’une tension excédant la normale sur les conducteurs ne déplace les isolateurs que d’un petit
- • y
- v- y &
- Fig. 7. — Isoluleur intermédiaire.
- angle. L’avantage de cette disposition est que le cable, en passant sur les isolateurs, conserve sa direction générale et n’a pas besoin d’ôlre raccordé spécialement à la portée voisine comme cela se fait quand on emploie des isolateurs d’extrémité sur les tours d’ancrage.
- On s’est assuré pour les lignes d’une zone de passage de 3o mètres, et l’on a établi les tours sur un coté de l’axe de ceLte zone pour pouvoir doubler la ligne de tours en cas d’extension du service.
- Un circuit téléphonique privé suit les lignes à haute et à basse tensions. Il est lormé de lils de cuivre n" b supportés parles traverses des tours ; mais, comme les portées sont très grandes, on a établi pour la ligne téléphonique des poteaux
- intermédiaires en bois. Les perturbations par induction et par effet statique sur les circuits téléphoniques sont évitées par des transpositions laites à chaque tour et à chaque poteau et des transformateurs de mise à la terre sont placés à
- Fig. 8. — Chapeau de protection des isolateurs contre la poussière.
- tous les postes distants de 7 kilomètres environ et en des points intermédiaires, distants de 9 km. 5. Le milieu du primaire de ces transformateurs est mis à la terre pour éliminer les charges statiques.
- (Electvical World, 16 mai 19*4*)
- TRACTION
- Le Métropolitain souterrain de Buenos-Aires
- Un ces dix dernières années, la population de Buenos-Aires et la circulation urbaine se sont accrues dans des proportions considérables, ainsi (pie cela ressort du tableau ci-dessous.
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- A N NK K S -) P - s 0 0 O H ^ « £ « £ y E cp s
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- lb03 8t)5 381 Go f\ 8 5 1 i33 719 u<j<S
- 1908 1 189 180 <s97 G 580 '255 07 I 89G
- 1913 1 '1J7 885 7 08 13 G 4 9 /|07 252 54«»
- lin présence de ce rapide accroissement, la municipalité, de môme que les compagnies de transport, se sont préoccupées d’y faire face et, après étude des solutions adoptées dans les grandes villes d’Europe et du Nord de l’Amérique, elles ont décidé d’un commun accord la construction d’un réseau métropolitain souterrain. La concession en a été donnée le 28 décembre 1909 par la municipalité à la Compahia de Tranvias Anglo*Argentina, limited.
- Trois lignes sont actuellement concédées et forment un développement total de 16 kilomètres. Elles sont indiquées sur le plan ci-contre. Pour le moment, la seule ligne construite et en exploitation est celle de la .Pfaza de Mayo à la Plaza Once de Septembre, ligne qui doit être prolongée, comme l’indique le tracé, jusqu’à Cabab-
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- ito. Cotte ligne a été ouverte au trafic le ier décembre 191 b Elle est presque rectiligne, à deux voies et mesure environ '3 55o mètres de longueur ou 1 970 mètres si l’on y ajoute mie voie d’évitement de fiao mètres. Cette ligne comporte neuf stations distantes d’environ /|<m> mètres en moyenne et désignées parles noms des places ou rues où elles sont situées.
- taires et la cote minimum est à -j- 19 m. fi. La hauteur maximum du tunnel au-dessus des rails est de 7 m. 9a et la hauteur minimum, de 4 m. 85. Les seules courbes de quelque importance sont celles île la Phiza Congreso et de la Plazn Once de Sepliembre, avec un rayon minimum de 85 mètres. La combe de cette dernière place contourne l'emplacement du futur llétel de ville ;
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- Fig. 1, — ïr«c« des lignes du Métropolitain de lUienos-Aiies.
- La profondeur à laquelle est percé le tunnel est. à peu près invariable, en sorte que la voie ne comporte que de faibles rampes ne dépassant jamais 5 % et qui ont été nécessitées, soit par le niveau des rues, soit par les canalisations d’égouts existantes. La cote maximum de rail dans le tunnel est de -f- 28 m. 9'} au-dessus du point zéro du service national des travaux sani-
- après quoi, la ligne se dirige vers la station du chemin de fer de l’Ouest où s'effectue le changement de train pour les voyageurs se dirigeant vers Moreno.
- Ce qui caractérise ce métropolitain souterrain, c’est qu'entrepris parla Compagnie de Tramways Anglo-Argentine, ses lignes doivent se raccorder par des rampes aux lignes de tramways exis-
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- tantes. Pour le moment, on ignore comment pourra .se faire exactement cette combinaison entre deux services totalement différents l’un de l’autre au point de vue de la vitesse de marche, de la fréquence des convois, de leur composition, etc. Il faut s’attendre à cc que l’exploitation se heurte à d’insurmontables difficultés qui obligeront probablement à dissocier les deux services.
- L’établissement du tunnel a exigé des travaux préparatoires considérables ; il a fallu combler d’anciennes caves et déplacer de nombreuses canalisations, — tuyauteries et câbles. En certains endroits, comme sur la place du Congrès, par exemple, on a dù procéder à la réfection complète des égouts.
- La majeure partie du tunnel esta voûte unique reposant sur des piédroits de 90 centimètres d’épaisseur en maçonnerie de moellons. Toutefois, lorsqu’il y a plus de deux voies et, en outre, à l’intérieur des stations, la voûte est supportée par des colonnes et des poutres métalliques longitudinales. La voûte est formée par des poutrelles avec voûtelettes en briques. Elle n’est entièrement en béton armé que dans la section à 4 voies située à l’Ouest de la Place Once de septiembre. Les voûtelettes sont recouvertes d’une aire en mortieretPimperméabilité delà voûte estassurée par un revêtement formé de deux couches de carton bitumé et surmonté d’une épaisseur de briques.
- La ventilation du tunnel est assurée par des
- Fig. ». — Coupe transversale du tunnel.
- La construction du tunnel proprement dite a été commencée dans le second semestre 1911. On l’a faite en tranchée, en employant quatre puissantes pelles mécaniques attaquant la tranchée des deux côtés à la fois. Ces machines étaient actionnées par trois moteurs électriques, l’un commandant la benne piocheuse, l’autre opérant le levage de la charge, et le troisième, la rotation horizontale et la translation de la pelle mécanique sur les rails. La commande se faisait par courant triphasé à 3 000 volts par 5o périodes, ramené sur le chantier même à 225 volts par un transformateur. Le cube de terre enlevé par chaque machine atteignait journellement 5oo mètres cubes. Son évacuation était assurée par les lignes de la Compagnie de tramways vers des terrains vagues.
- puits de 3 mètres carrés de section, à intervalles d’environ 1G0 mètres, et par des puits plus grands à l’intérieur des stations. Des puits d’éclairage ont été aménagés également partout où cela a été possible.
- La construction des stations est analogue à celle du tunnel. On y accède des trottoirs des rues par des escaliers doubles de 2 m. 5o de largeur.
- En général, ces stations sont à deux quais de 100 mètres de longueur, prévus pour des rames de 6 voitures et disposés de chaque côté de la station. Toutefois, dans deux des stations, les quais sont placés bout à bout, dans celle de la Plaza de Mayo, il n’y a qu’un quai central. Quant à celle de la Plaza Once de Septiembre, elle offre une disposition spéciale des voies pour faciliter
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- le passage des voyageurs à la voie souterraine du chemin de 1er de l’Ouest.
- Les murs sont revêtus de briques vernissées, de coloration différente pour chaque station, de façon à faciliter la distinction entre ces dernières.
- La voie est constituée par des rails à double champignon de 18 mètres de longueur et de /,3 kg. 7 par mètre posés sur traverses en bois et pouvant se changer en quelques minutes.
- En raison de la fusion imminente des chemins de fer souterrains métropolitains avec le réseau de tramways, la prise de courant se fait par câbles aériens, à raison de 3 câbles en cuivre pour chaque voie. Ceux-ci sont suspendus par des tendeurs transversaux à des isolateurs doubles; la prise de courant se fait par un pantographe. Le voltage de
- L’éclairage est assuré par trois sous-stations fournissant du courant continu à 220 volts, chacune à la moitié des lampes et, au besoin, à la totalité du réseau. Les connexions sont établies de façon que le chef de chaque station puisse se brancher pour l’éclairage sur tel réseau qu’il lui convient.
- Les trains devant se succéder à intervalle de une minute et demie, on a adopté un bloc-système semi-automatique à courant alternatif se rapprochant de celui employé à Hambourg. Les signaux sont optiques et ne sont visibles que dans le sens de la marche. Le garde-signaux est chargé en même temps de la manœuvre des aiguilles qui s’opère électriquement au moyen de deux batteries d’accumulateurs. Des dispositions
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- Fig. 3. — Gare avec deux escaliers latéraux.
- la ligne en tunnel est de 1 100 volts. Si l’on avait renoncé à la jonction au réseau de tramways, la prise de courant par troisième rail eût notablement mieux convenu et eût été plus sûre au point de vue du service.
- Le courant d’éclairage et de force motrice est fourni par la Société Deutsch-Uberseeische Elck-tricitcits-Gesellschaft, au moyen de quatre sous-stations reliées à la ligne par des canalisations souterraines et par des câbles suspendus aux parois du tunnel. Deux de ces sous-stations transforment le courant triphasé à i3 000 volts en courant à 1 100 et 5oo volts à l’aide de commuta-trices pour alimenter respectivement la ligne en tunnel et les lignes de tramways. Chaque sous-station alimente normalement la moitié de la ligne mais peut, au besoin, sans délai, pourvoir à l’alimentation de toute la ligne.
- sont prises pour empêcher l’ouverture d’une aiguille avant que toutes les voitures d’un convoi ne l’aient franchie. Sur la nouvelle ligne actuellement en construction, on a préféré la signalisation complètement automatique. Des communications téléphoniques sont établies entre les postes des gardes-signaux et entre les gares; de plus, les gares sous-stations et ateliers, etc., sont tous reliés téléphoniquement au Bureau central.
- Les voitures ont été combinées pour le service mixte en tunnel et sur les voies ordinaires de tramways; à cet effet, elles sont munies de plates-formes avec marches, pour le service dans les rues, et de portes latérales, pour le service en tunnel. Elles mesurent i(i mètres de longueur et comportent 2/, places assises en long et 16 en travers. Elles sont montées sur bogies et pèsent 3o tonnes.
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- Ces voitures sont équipées de deux moteurs d’une puissance horaire de 8o kilowatts à 060 tours par minute de l’A. E. G. et munies du système de train-control. Le rapportd’engrenagcs est de i : 4>o5 et la vitesse maximum de !»o kilomètres à l’heure. Les roues motrices et porteuses ont 90a millimètres de diamètre. L’accélération au démarrage est d’environ o,G in./sec.2.
- Sur le réseau de tramways, le courant de réglage est pris directement sur la ligne, tandis qu’en tunnel il est transformé par un moteur-générateur et ramené à 5oo volts.
- Pour l’alimentation en air comprimé des freins Knorr, de la sablière et des deux pantographes,
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- Fig. 4- — oxi Portes pour lu circulation en tunnel. bb Plutes-formos d’acccs des tramwuys.
- chaque voiture est pourvue d’une pompe à air sur l’essieu et d’une pompe à moteur indépendant. Pour l’exploitation actuelle, on a commandé 5o automotrices. Un atelier de réparations et un dépôt ont été établis pour ce matériel roulant. Ils comportent trois halls : l’un pour le montage et la visite des voitures comprend également l’atelier de réparation tandis que les deux autres peuvent abriter ioo voitures.
- Tant que la voie ne sera pas prolongée jusqu’à Caballito et que le Chemin de fer de l’Ouest n’aura pas terminé l’électrification de ses lignes souterraines, le trafic entre la Plaza de Mayo et la Plaza Once de Septicmbre, se fera par des rames de deux à quatre voitures et à intervalles de trois à cinq minutes. Lorsque les trains parviendront à Caballito, ils y seront disloqués et, de la station terminus, les voitures indépendantes accéderont par une rampe au niveau du sol et circuleront comme tramways dans le quartier de Liniers ou de Villa Devoto.
- La longueur maximum des trains est prévue de six voitures, soit ç)G mètres; à la fréquence de une minute; et demie, cela permettra de transporter par heure, dans les deux sens, iG 8oo voyageurs. lia vitesse commerciale est calculée à raison de Vo kilomètres à l’heure, en sorte que le parcours complet s’clïectuera en dix minutes et, après le prolongement jusqu’à Caballito, en dix-
- huit minutes. Les arrêts prévus sont de vingt secondes.
- Le tarif unique des parcours est de io centimes; il est de i5 centimes avec correspondance sur le réseau de tramways. Le service est ouvert de 5 heures du matin à i heure du matin.
- L’établissement de cette ligne a coûté au total 8G ont) o' <> de francs dont:
- C» ooo ooo pour les travaux préparatoires ;
- V> ooo ooo pour les terrassements ;
- i’i Goo ooo pour les travaux supplémentaires ;
- n Goo ooo pour le matériel roulant ;
- io 8oo ooo pour le dépôt et l’atelier de réparation.
- La longueur de la ligne étant de 8 km. 97 le kilomètre de double voie revient donc à •). 1 Goo ooo francs environ.
- Ce prix sera évidemment réduit par l’extension du réseau, certains chapitres de dépenses ne s’y trouvant pas intéressés.
- Avec la fréquence de trains adoptée, le trafic correspond au transport annuel de a55 millions de voyageurs par kilomètre de voie unique.
- (Elcktrotcchnische Zeitschrift t 7 mai 191.4.)
- L’électrification de l’Uberetscherbahn en courant continu à 1 200 volts.
- Le chemin de fer de l’Uberetsch ou « Uberets-cherbahn » relie Bozen à Kaltern qui en est dis-lant de i5 kilomètres au Sud-Ouest et à Saint-Antoine point de départ du funiculaire qui monte jusqu’à la Mendelpass située à une altitude de 1 8f»o mètres. Cet endroit, qui est un des plus pittoresques de ce pays montagneux, est un centre d’excursions important pour les touristes. De plus, il eslplacéen un point stratégique, de sorte que le chemin de fer de l’Uberetsch est susceptible, à divers points de vue, de prendre ultérieurement un développement important.
- L’électrification à haute tension continue du chemin de fer de l’Uberetsch a été elfeclée en 1911 de la façon suivante. Le courant continu à 1 aoo volts est produit dans la sous-station d’Eppan placée sensiblement au centre du réseau; dans cette sous-station arrive le courant alternatif à 10000 volts et 46 périodes fourni par l’usine de l’Etsch, située à une distance de 900 mètres qui alimente toute la région. De la sous-station
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- partent quatre feeders alimentant chacun une section de la ligne dont la longueur varie entre 2 km. 2 et 6 kilomètres.
- La sous-station comporte au rez-de-chaussée une salle de machines, le local des transformateurs, râtelier, le magasin et la moitié de la batterie, dontl’autre moitié esta un étage supérieur.
- Poteau à potence et indication de l’encombrement matériel.
- Le premier étage sert de logement au personnel. Au-dessous de la salle des transformateurs, se trouvent au sous-sol les départs de câbles et les interrupteurs â ioooo volts. Les appareils a ioooo volts sont installés dans des cellules à l’abri du feu construites en « Duro ». Une cellule comprend la boite du câble, le transforma-
- teur de potentiel et l’interrupteur principal ; deux autres cellules contiennent chacune un interrupteur à huile pour chaque transformateur avec ses sectionncurs et ses transformateurs de courant.
- Dusous-sol de la sous-s talion le courant â haute tension est envoyé à deux transformateurs dans l’huile à refroidissement naturel i oooo/5oo volts de 220 K.V.À. de capacité chacun. Le courant â 5oo volts alimente deux groupes convertisseurs formés d’un moteur asynchrone accouplé directement â une dynamo munie de pôles auxiliaires, chacun de ces groupes, tournant à 990 tours par minute, fournit i/*o kilowatts sous 1 200 volts. En outre, un survolteurde 260 ampères sous 120 volts et une batterie Tudor de 577 éléments complètent l’installation.
- Le courant est distribué par un conducteur en cuivre de 80 millimètres carrés de section, â l’exception toutefois delà portion Kaltern-Saint-Antoine qui comporte deux conducteurs de 5o millimètres carrés de section chacun. Les supports sont constitués par des supports en bois distants normalement de /|0 mètres; cet espacement est réduit de moitié dans les tunnels (%• «)•
- Le matériel roulant comprend quatre voitures motrices et un certain nombre de remorques. Les voitures motrices servent indifféremment â la traction des trains de voyageurs ou des trains de marchandises, elles pèsent 17,5 tonnes environ et leurs roues ont un diamètre de 1 000 millimètres. Ces voitures, longues de 9 m. 5o, comprennent; chacune un compartiment de irc classe avec 5 places et un de 3e classe avec i5 places et un fourgon.
- L’équipement électrique - de chaque motrice comprend deux moteurs de 85 chevaux â 1 100 volts et 56o tours par minute. Le courant auxiliaire est fourni par des convertisseurs spéciaux qui fournissent chacun 5oo watts sous 100 volts avec 600 volts au primaire, de façon que deux de ces appareils puissent être mis en série sur le courant de traction. L’éclairage est pris sur le circuit â 1 200 volts et il est réalisé au moyen de lolampcs â 120 volts en série. 11 en est de même pour le chauffage qui comporte trois appareils en série de 600 watts chacun. Des dispositions spéciales ont élé prises pour éviter loul contact dangereux. ""
- Le matériel fonctionne parfaitement par simple .
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- adhérence sur la ligne Kaltcrn-Saint-Antoine qui présente des rampes de 5a pour i ooo en moyenne cl de 6a pour i ooo au maximum; la vitesse moyenne, qui atteint /tfi kilomètres sur les autres
- sections, est d’environ i5;i2o kilomètres)à l’heure sur la section Kaltern-Saint-Antoine.
- (Elcktrische Kraftbetriebe und Bahn.cn, i4 avril 1914-)
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Le mystère de la baguette divinatoire.
- Dp Gradenwitz.
- La baguette divinatoire, autrefois tournée en dérision par les savan,ts, a été, ces années dernières, l’objet de congrès et d’expériences officielles sans qu’on ait pu en éclaircir le mystère. Cependant, les expériences faites récemment par M.E.K. Miiller, de Zurich, avec un architecte du canton de Berne, M. Jœggi-Ferrand, démontrent que le fonctionnement de cette baguette est dû à des phénomènes essentiellement électriques et magnétiques qui ne sont perceptibles qu’aux personnes douées d’une sensibilité spéciale. La première expérience consiste à tenir un pendule de laiton ou une baguette de sourcier (en baleine) au-dessus d’une lame de cuivre chargée d'électricité. Sous l’action d’une charge négative, le pendule se met à osciller et il s’arrête sous l’action d’une charge positive. La baguette, au contraire, subit une répulsion vers le haut ou vers le bas suivant le signe de la charge.
- D’autre part, deux pièces de 5 francs isolées superposées repoussent la baguette et mettent le pendule en mouvement. Cette action cesse dès que les deux pièces de monnaie sont séparées par deux chandeliers de façon à constituer un petit condensateur électrique.
- Au moyen du pendule ou de la baguette, M. Jœggi détermine la position des pôles d’un aimant. Mais M. Miiller ayant substitué à l’un des aimants une barre de fer doux, il constata à sa grande surprise qu’au lieu de pôles termi-
- naux les effets magnétiques se concentraient au milieu du barreau, là où l’on s’y attendait le moins.
- L’expérience suivante paraît particulièrement propre à l’étude de la sensibilité individuelle aux charges électriques de sens opposé. Une série de récipients en verre ont été présentés à M. Jœggi qui ignorait que ces récipients constituaient une batterie de piles. Plaçant la baguette au-dessus de chacun, l’opérateur l’a vue dévier tantôt en haut, tantôt en bas. La même expérience a été répétée avec le même succès en reliant les pôles intermédiaires de la batterie à une série de bornes disposées irrégulièrement à une certaine distance. L’influence de l’électrisation par frottement est rendue sensible par l’expérience suivante. En l’absence de l’opérateur, on a promené une pièce d’argent sur une feuille de papier. L’opérateur a ensuite pu relever à la baguette le parcours de la pièce.
- De même qu’un aimant permanent, le champ magnétique créé par une bobine de fil de cuivre traversée par un courant électrique exerce sur la baguette d’un opérateur sensible une réaction extrêmement violente qui semble se continuer sans affaiblissement apparent jusqu’à 1 m. 60 de distance.
- Ces expériences, conclut le Dr A. Graden-Avitz, prouvent que l’organisme humain dans un état d’excitation particulier possède une sensibilité et une faculté auxquelles on n’aurait pas pensé..
- (L1 Electtricista
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- BREVETS
- Procédé et moyens de régulation pour distribution d’énergie électrique. Société :
- l’éclairage électrique. — Brevet n° 4G3 607. — Demandé le ao décembre 191a. Délivré le aa décembre 1913. Publié le •à’] février 1914.
- Cette invention a pour objet des procédé et moyens de régulation pour distribution d’énergie électrique, qui se caractérisent essentielle-
- LO.J
- ment en ce que les déséquilibres électriques, qui se produisent dans le réglage normal existant entre deux points de l'installation, sont utilisés pour modifier l’équilibre d’une balance électro-
- magnétique ; le fléau de celte dernière, dans ses déplacements, pouvant, fermer, à l’exclusion l'un de l’autre, les circuits d’excitation qui produisent ractionncmcnt dans l’une ou l’autre direction, d’un servo-moteur actionnant les organes de régulation qui doivent rétablir automatiquement l'équilibre du système. Dans ce but, chacun des circuits d’excitation du servo-moteur est, pendant la durée de sa fermeture réalisée parle déplacement correspondant du fléau de la balance, alternativement ouvert et fermé par un interrupteur auxiliaire, de sorte que le courant continu qui l’alimente est transformé en une série d’impulsions périodiques. Ces impulsions agissent éleetromagnétiquemcnt pour actionner : d une part, ledit interrupteur auxiliaire agissant comme un système transformateur de fréquence électrique, d’autre part, un système mécanique transformateur de mouvement qui provoque les déplacements convenables des organes de régulation pour corrriger ainsi les perturbations produites dans le régime de fonctionnement normal de l’installation.
- Plus particulièrement, les procédé et moyens de régulation automatique sus-indiqués peuvent en agissant, par exemple, sur l’excitation des machines fonctionnant en génératrice ou comme moteur, maintenir un rapport constant, prédéterminé, entre plusieurs voltages on intensités, quelles que soient leur origine ou leur destination. C’est ainsi qu’il est possible d’utiliser les moyens sus-caractérisés pour constituer un groupe d’équilibre automatique pour distributions à courant continu sur 3... n fils, permettant de répartir la tension aux extrémités des feeders, quels que soient les variations du voltage total et le déséquilibrage des ponts qui peut varier de o à une valeur donnée.
- La figure unique du dessin annexé montre schématiquement et à titre d’exemple l’application des moyens, objet de l’invention, pour la réalisation d’un groupe d’équilibre tel qu’il est indiqué ci-dessus.
- Ainsi décrits, les moyens de régulation automatique, objet de l’invention, consistent essentiellement à connecter, aux deux points de la distribution entre lesquels on veut maintenir cons*
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- tant un rapport prédéterminé, les enroulements d’une balance électromagnétique A. Par le caloul convenable dos ampères-tours des enroulements a, b et. par l'équilibrage convenable du fléau c de la balance A, on peut maintenir ce dernier en équilibre stable, tant (|ue les conditions de fonctionnement demeurent normales sur la ligne.
- Au contraire, quand il se produit une perturbation, la valeur du champ induit par l’un des électros a ou b de la balance A devient prépondérante et détruit l'équilibre du fléau c de celte dernière, qui s’incline alors dans l’un ou l’autre sens, autour de son couteau. Ces déplacements peuvent être utilisés pour commander, à l’exclusion l’un de l’autre, les interrupteurs d, p des circuits d’excitation f\ g d’un servo-moteur B, qui peut tourner indifféremment dans l’une ou l’autre direction.
- Dans ce but, le circuit d’excitation /'ou g qui est fermé sur une source locale h l’alimentant est, durant cette période qui correspond au déséquilibrage sur la ligne, périodiquement ouvert et fermé par la manœuvre d’un interrupteur auxiliaire* ou/qui transforme ainsi le courant débité sur ledit circuit d’excitation, en une série d’impulsions.
- Le servo-moteur B est constitué par une armature h sur les brandies de laquelle sont, bobinés les enroulements d’excitation /', g. Entre les pôles de l’armature peut osciller une armature /, en fer doux, portant un talon m qui peut alternativement buter contre et déplacer des interrupteurs auxiliaires./, / branchés dans chacun des circuits d’excitation /', g du servo-moteur B, chaque fois qu’il se produit une attraction, du fait du champ électro-magnétique engendré entre les pièces polaires de l’armature k. Le déplacement de ces interrupteurs /, /, en coupant le circuit d’excitation correspondant, annule le champ attractif et permet à l’armature oscillante l de reprendre sa position moyenne en ramenant l’interrupteur i, j sur lequel il agit, en position de fermeture ; ce qui produit, à nouveau, l’exci-Lation de l’enroulement correspondant et réalise le même cycle, tant que l’interrupteur principal d ou e appartenant au lléau c demeure en position de fermeture. L’ensemble de ce dispositif constitua donc un système électro mécanique destiné à transformer, en impulsions périodiques, le courant continu débité dans le circuit d’excita-
- tion du servo-moteur B par le déséquilibrage de la ligne.
- L’armature /, en fer doux, porte également, articulés sur elle, deux cliquets opposés n agissant sur une roue à rochets o. Sur l’axe de cette roue o sont calés les organes déplaçables appartenant aux moyens de régulation qui doivent corriger et compenser les déséquilibrages de la ligne et. tels que, par exemple, le frotteur d’un rhéostat; d’excitation C appartenant à une machine quelconque. L’ensemble du dispositif ainsi établi peut donc, par les déplacements qu’il reçoit, pour manœuvrer, comme précédemment indiqué, les interrupteurs /, J transformateurs de fréquence, agir également pour entraîner les organes de régulation C. Il forme donc simultanément. un système mécanique destiné à transformer, en déplacements moteurs, les impulsions électriques produites dans le circuit d’excitation j\ g du servo-moteur B.
- Dans l’application représentée, les moyens de régulation, objet de l’invention, ont été utilisés pour réaliser un groupe d’équilibre automatique pour distribution à courant continu sur cinq fils.
- Une balance électromagnétique A et un servo moteur B agissant sur l’excitation shunt de D chaque machine d’équilibre E, sont donc prévus pour chacun des ponts i, a, '1, 4 de la distribution. Dans le but de répartir le voltage total sur les feeders, les bobines a des balances A sont en série entre les deux câbles extrêmes de l’installation, de sorte que le voltage aux bornes, pour une répartition égale des voltages, est égal au voltage total divisé par le nombre des ponts. Les bobines conjuguées b de chaque balance A sont, en outre, reliées aux fils pilotes d, a', .V, ou 4' du pont correspondant 1, a, 3 ou 4- .Le'.courant d’excitation des servo-moteurs B est. fourni par une source locale quelconque h : batterie d’accumulateurs par exemple.
- Si on veut répartir également la tension aux extrémités de chaque pont 1, a, 3, 4, 011 doit régler les balances A de façon à ce que leurs fléaux respectifs c soient, en équilibre lorsque le voltage aux bornes des bobines b est exactement égal à celui aux bornes des bobines a, c’est-à-dire au voltage total divisé par le nombre des ponts. A ce moment, les interrupteurs d, e contrôlant les circuits d’excitation /', g des divers servo-moteurs B sont ouverts,
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- Si, au contraire, l’attraction réalisée par le champ induit dans l’une quelconque des bobines h devient prépondérante par suite d’un déséquilibre entre les ponts i, a, 1, 4, l’équilibre du fléau (.'de la balance correspondante sera rompu et il viendra fermer l’un ou l’autre des circuits d’cxci-t.ation/'nu g de son servomoteur B. Il se crée ainsi un champ qui attirera l’armature oscillante l, déplacera l’interrupteur i ou / qui ouvrira le circuit d’excitation f ou g. De ce fait, l'enroulement du servo-moteur B cesse d’être excité et l’armature en fer doux l est rappelée en sa position initiale en fermant, à nouveau, le circuit d’excitation par la manœuvre convenable de l’interrupteur fou j. On voit également que les déplacements angulaires alternatifs de l'armature oscillante/provoquent, parTintermédiairedu système d’encliquetage n, u, l’actionnemon t de la manette du rhéostat C, de façon à accroître le nombre des résistances inséréesdansle circuit d'excitation J), de la machine d’équilibre correspondante K. La manœuvre se continue jusqu’à ce que le voltage aux bornes de la bobine b devienne égal à celui aux bornes de la bobine n ; à ce moment, le iléau c qui était verrouillé, par le champ magnétique prépondérantproduitpar l’excitation de la bobine b de la balance A, reprend sa position d’équilibre en ouvrant le circuitd’excitation du servo-moteur B. Il est évident que l’on peut, régler les balances A de façon à ce que le voltage pomTun des ponts soit différent de celui des autres; la somme des voltages de ceux-ci étant toujours égale au voltage total.
- Les moyens de commande automatique des rhéostats d’excitation L, tels qu'ils sont décrits, permettent, pour réaliser la régulation d’une distribution de courant continu sur plusieurs fils, de n’employercommc groupe d'équilibre que des machines possédant un enroulement!'!! lin et des pèles auxiliaires. On peut ainsi supprimer les eompoundages et permettre une marche stable des différents groupes montés en parallèle sur le réseau de distribution.
- On peut cependant, dans le cas d’application à des installations existantes et afin de ne pas modifier ces dernières, associerau compoundage des machines d’équilibre les moyens de commande automatique des rhéostats d’excitation C. Dans ce cas, le groupe d’équilibre comprend •>.. t... (n-I) machines accouplées bout à bout etconnec-tées en série; leur nombre dépendant de la divi- |
- sio n du voltage total. L’induoteor de ces machines comporte des pèles auxiliaires et l’enroulement compound nécessaire à la compensation totale ou partielle delà réaction d’induit et do la perte chimique dans l’induit. Les machines extrêmes peuvent posséder, en sus, une bobine supplémentaire traversée par un courant proportionnel au débit des feeders, afin d’obtenir un hypercom-poundage de ces machines.
- Les moyens (le commande automatique, objet de la présente invention, sont encore utilisés pour réaliser la manœuvre des rhéostats de champ contrèlant le courant d’excitation sur les enroulements fil lin des machines d’équilibre.
- (/unique les moyens de régulation automatique puissent trouver leur application dans tous les cas où les variations, qui sc produisent dans la valeur d’un rapport prédéterminé existant entre plusieurs voltages ou intensités, peuvent être compensées parla manœuvre ou le déplacement correspondant. d’organes appropriés (manette de rhéostat ou autres), on mentionnera encore que la balance A, avec un enroulement différentiel sur l’une de ses bobines, peut être utilisée pour commander un survolteur-dévolteur; le survolteur-dévolteur assurant la charge et la décharge automatiques d’une batterie tampon pour un débit total donné.
- HKSUMÉ :
- i° Procédé de régulation automatique pour distribution électrique decourant continu, carac-* lérisé en ce que les déséquilibres produits dans le rapport prédéterminé des voltages ou des intensités existant entre deux points delà distribution engendrent des ruptures. d’équilibre dans une balance électro-magnétique normalement en équilibre stable; ces déséquilibres produisant la fermeture de l’un ou l’autre des circuits d’excitation d’un servo-moteur, à marche réversible, qui est actionné par les ouvertures et fermetures périodiques dudit circuit et qui entraîne les organes devant compenscrlcs perturbations de la distribution.
- •j».° Moyen de réalisation du procédé de régulation automatique spécifié en i°, caractérisés en ce que les enroulemeuts delà balance électromagnétique sont reliés aux points de la distribution entre lesquels on veut maintenir un rapport déterminé de voltage ou d’intensité, et agissent
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- sur le fléau qui manœuvre les interrupteurs des circuits d’excitation du servo-moteur; les enroulements d’excitation étant disposés sur une armature entre les pèles de laquelle est articulée une place oscillante en 1er doux, laquelle, sous l'influence des variations du champ électromagnétique produitpnrla commande d’un interrupteur auxiliaire qu’elle action ne, et qui est disposé dans le circuit d’excitation, agit dans scs déplacements alternatifs sur un encliquetage commandant les organes, dont la manœuvre doit corriger le déséquilibre de la distribution.
- 3° Application du procédé et des moyens spécifiés en i° et •>?, pour réaliser un groupe d’équilibre automatique pour distribution de courant continu à plusieurs fils, caractérisée en ce que, à chaque machine d’équilibre, correspond une balance électromagnétique et un servo-moteur dont les déplacements, fonctions des déséquilibres respectifs des ponts, réalisent la commande des rhéostats de champ desdites machines, dont l’excitation peut revêtir n’importe quelle forme
- et notamment être shunt, compound ou hyper-compound ; les bobines des balances étant, les unes, dans le cas d’une égale répartition du voltage sur les ponts de la distribution, montées en série entre les câbles extrêmes de cette dernière, alors que celles, conjuguées,sontrespectivement reliées aux fils pilotes du pont leur correspondant.
- 4° Variantes d’établissement des moyens spécifiés en 3°, dans lesquelles les enroulements simples, additifs ou différentiels, et par suite les champs électromagnétiques produits, ainsi que les conditions d’équilibre mécanique des balances, sont réglés pour obtenir des rapports déterminés et constants entre les voltages ou les intensités existant entre divers points d’une distribution d’énergie électrique, etee dans lebutde corriger les déséquilibres électriques parles ruptures d’équilibre des balances et l’actionnement en résultant des servo-moteurs commandant les organes corrigeant les perturbations produites dans le régime normal de la distribution.
- BIBLIOGRAPHIE
- Calcul et mesure des lignes de transport à longue distance. — Ulisse del Buono.
- Dans le calcul des lignes de transport à longue distance, les phénomènes de capacité présentent une importance souvent considérable. Diverses méthodes exactes ou approximatives permettent de les déterminer; les premières conduisent à lies expressions contenant des fonctions exponentielles ou hyperboliques, les secondes ne répondent pas toujours avec une suffisante approximation à la réalité.
- L’auteur, partant des expressions exactes delà tension et du courant, et en supposant la capacité répartie tout le long du conducteur, s’est donné pour but d’arriver à des expressions ana-
- lytiques et à des constructions géométriques simples.
- La première partie comprend le calcul des lignes, la détermination du régime à vide et en court-circuit, l’établissement de formules simplifiées pour certains cas particuliers, le calcul de la variation de l’intensité et de la tension le long de la ligne, la détermination des pertes. Elle se termine par un exemple de calcul pratique d’une ligne.
- La seconde partie concerne la détermination des constantes d’une ligne avec application de la méthode à la ligne Piscara-Naples.
- (Atti dell'Associazone elettrotecnica italiano, 3i octobre 1913.)
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- ÉTUDES ET NOUVELLES ÉCONOMIQUES
- La situation générale des marchés financiers est toujours peu satisfaisante. Nous entrons dans la période des vacances, peu favorable au développement des affaires ; mais il faut constater que partout le volume des transactions commerciales n’a pas repris l’ampleur qu’on attendait d’une légère amélioration de la situation économique dans les Balkans et dans l’Amérique du Sud. Déjà on annonce une baisse des prix des charbons en Belgique. En France l’application de la loi de huit heures, l’incidence des nouveaux impôts et les difficultés rencontrées pour le recrutement d’une main-d’œuvre suffisante ne permettront pas de compter sur la même réduction. Ceci ne pourra qu’aggraver la situation faite à nos industriels en face d’une concurrence toujours plus acharnée. Le cuivre se tient heureusement aux environs des mêmes cours.
- Il est exceptionnel de lire dans ces conditions que l’A. E. G. a publié en bourse de Berlin un communiqué dont la teneur a un peu surpris après les dernières déclarations du président. A la date du 3o avril le carnet de commandes s’élevait à 413 millions de marks contre 33o millions en iqi3; les livraisons faites à la même date étaient de 3^ i millions de marks au lieu de 33o millions en 1913. L’action de l’A. E. G. a bien entendu bénéficié en bourse de la bonne impression produite par ces nouvelles. A Paris, nos valeurs de traction et d’entreprises de distribution qui viennent pour la plupart de détacher leurs coupons ne marquent aucun mouvement de reprise. Nous ne croyons pas à leur relèvement prochain malgré l’augmentation de leurs recettes parce que la clientèle cherchera à les capitaliser désormais à un taux plus intéressant.
- La Société nîmoise d’Eclairage et de Force motrice a réalisé en 1913 un bénéfice d’exploitation de 358 538 fr. 35 pour un montant de recettes de 727 625 francs, ce qui correspond à un coefficient d’exploitation de 49, 3 % . L’augmentation très sensible des recettes de 62998^-. 45 provient en grande partie du raccordement des casernes et de l’hopilal général, raccordement effectué au cours de l’exercice et dont l’effet a été de porter le nombre de lampes totales desservies par le réseau de 47 985 à 5 1 ig5. Le nombre total des abonnés était au 3i décembre 1913 de 4 656; on considérera que par rapport au
- nombre des habitantsce chiffre est encore faible et est susceptible d’une importante progression. Le produit net de l’exercice à 243968 fr. o5, représente un rendement de 24, 39 % pour le capital de un million il a permis de porter soit à la réserve légale soit aux amortissements i3o 252 fr. 17, de distribuer aux actionnaires un dividende de 10 % d’attribuer au conseil i3 4 26 fr. 95 et de reporter à nouveau 7977 fr. 46. Il est bien entendu que ce produit net est obtenu après déduction des intérêts des emprunts figurant au bilan pour 1 5ioooo francs en nominal sous forme de trois séries d’obligations 41/2 % dont le remboursement régulier concourt à l'amortissementMes immobilisations, Ces dernières s’élèvent à 2816 789 fr. 10 pour l’ancienne usine, les sous-stations les postes de transformateurs et les réseaux primaires et secondaires ; les compteurs à eux seuls figurent à l’actif pour 262 2o5 fr. 60. On doit remarquer que les autres postes de l’actif qui constituent des non-valeurs comme les frais de l’établissement les frais d’émission des obligation etc, sont inscrits pour un franc ; mais on doit remarquer également que la différence entre les disponibilités et les exigibilités est en faveur de ces dernières qui sont en excès de 112 000 francs ; le compte de profits et pertes a d’ailleurs supporté pendant l’exercice 20 291 fr. i5 d’intérêts divers qui correspondent aux facilités accordées en banque.
- La progression très rapide des recettes qui paraît être de 10 %, supérieure elle-même de 5o % à l’augmentation des dépenses permettrait de compenser peu à peu cette insuffisance de la trésorerie et d’accroître les profits si la Société ne se trouvait pas comme toutes les entreprises de distribution dans l’obligation de poursuivre l’extension de son réseau secondaire. Sa situation financière et ses promesses d’avenir lui permettront de se procurer facilement les ressources correspondantes.
- L’Est Electrique distribue pour la première fois cotte année un dividende de 4 % à ses actions de priorité. Toutes ces actions ne jouissant pas des mêmes droits par suite de la diversité des époques d’émission, la somme décaissée pour les 11 600 titres en circulation s’élèvera à 96 000 francs. Le complément des bénéfices nets réalisés, soit 104 106 fr. 78 a été affecté à divers amortissements et notamment
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2* Série). — N* 29
- jusqu’à concurrence de 197^9^. 85, à l'amortissement total du compte accidents turbos. Au mois de décembre, en effet, un grave accldeht, consécutif à un violent orage, a privé la station de l’usage de ses deux groupes turbo-alternateurs de 2 000 et de 4 000 kilotwats. Le Conseil estime à 60 000 francs environ le montant des dommages que lui a causé cette suspension de service qui lui a momentanément aliéné dans la région l’esprit des industriels dont les usines ne peuvent supporter un chômage pro longé. Le service normal n’a pu être repris qu’après dix-sept jours ; mais pour éviter à l’avenir pareille interruption un nouveau groupe de 8 000 kilowatts a été installé.
- Malgré cet incident les recettes d’exploitation sont passées d’un exercice à l’autre de 696 856 fr. 70 à 1 066 741 fr. ii ; les dépenses du meme compte passaient en meme temps de /i 77 066 fr* 66 à 695 19a fr. 34> laissant un bénéfice’brut d’exploitation de 371 5/|8 fr. 77. L’exercice 1913 est le cinquième de la Société au cours duquel elle a réalisé pour la première fois plus d’un million de recettes ; la population desservie soit directement, soit par l’intermédiaire de sociétés concessionnaires est passée de 106048 habitants à i*a5 897; la recette moyenne par habitant ressort ainsi à 8 fr. 5o ; la longueur des lignes primaires et secondaires s’élevant à 220 kilomètres* la recetlé moyenne par kilomètre est au Je environs de 4 85o francs.
- L’Est Electrique a conclu avec les sociétés de distribution ses voisines des accords qui délimitent sa zone d’action, mais, dans les limites de cette zone* elle s’est assurée les concessions des communes traversées par ses réseaux et a raccordé pendant l’exercice 7 agglomérations nouvelles. Il est iutéres-rant de constater que pour 14 *55 lampes installées et 7 700 chevaux de moteurs branchés* les recettes se
- sont élevéesà 1 06674 1 francs, tandis qp’à Nîmes pour 5i 195 lampes installées et 1 873 chevaux de moteurs les recettes ont atteint ^7 6*5 francs. Lp montant total des immobilisations, y compris les travaux en cours, ligure au bilan pour 5 840 54* fr. 89. Le capital de l’Est Electrique est constitué actuellement par 3 millions de francs d’actions et 2 millions de francs d'obligations. Comme pour la Société nîmoise, les exigibilités sont supérieures aux disponibilités; mais la plus grande partie des sommes groupées sous le poste créditeurs divers, etalteignant 1 975 590 francs est remboursable à longue échéance. La région desservie par l’Est Electrique est très industrielle et très à même d’utiliser rapidement l’énergie mise à sa disposition; la progression constatée des recettes et des bénéfices annuels depuis le début de l’exploitation doit donc se poursuivre dans les mêmes conditions, et les mesures ayant été prises pour éviter le retour des incidents de décembre dernier, on peut estimer que le revenu des actions de priorité atteindra à bref délai le taux de 5 % que les actionnaires pouvaient escompter.
- Le Consortium de Constantinople qui avait constitué pour organiser la distribution de l’énergie électrique à Constantinople vient de se substituer une société « Tramways et Electricité », au capital de 18 millions de francs divisé en 72000 actions de 200 francs. Il a été créé en outre 1 000 parts de fondateur et 72000 actions de dividende, sans désignation de valeur. La Financière de transports a reçu les parts de fondateur et 7200 actions do dividende en rémunération de scs études, démarches et négociations; les souscripteurs du capital parmi lesquels figurent des banques belges, allemandes, françaises, autrichiennes et suisses se sont répartis les 64 800 actions de dividende restantes.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- êgLairâgë ET FORCÉ MOTRICE
- Ain. — 1 /e conseil municipal de Chalamont a donné hinndat au maire de résoudre définitivement la question de l’éclairage électrique et force en traitant avec M. Chevassu, et en appliquant le cahier des charges élaboré par la commission.
- \
- Ardennes. — Le conseil municipal de Sechault a concédé à M. Vasset, électricien à Virginy, le monopole
- pOitr quarante ails dé l'installation de l'électricité dans la eoriitnitue*
- Chafrentë-îhfèHèu^ë. La concession de l’éclaî-ràge électrique dé Doluè et SàitiLTrOjaü à été accordée à la Société à là Société dü Centràl-Oueèt électrique. Un hôuvëau Moteur installé dès maintenant permet de faire face à toute nouvelle dépense d’énergie.
- Cher. — Deux inge'nieürâ de la Compagnie Edison se sont éntrénUs âVeC lé tnàirë thl projet d’éclaimge
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- 18'Juillet 1914.
- LA LUMIÈRE E'LEGTRIQUE
- 9»
- électrique de Sancergues. Prochainement les propositions de cette Société seront soumises au conseil municipal.
- Côte-d’Or. ^ Le ëtUiseil municipal de lîruzey-éh-4 Plaine a voté l'Installation de l’éclairage électrique de la commune à partir du i®1' dtîlobre prochain et a dlitUrtsé le lüalëc à signer le contrat intervenu avéti lit GültlpUghie d’Ëlectricité boul-guigrionne.
- Deux-Sèvres. — Le maire de Moncoutant inforine la municipalité de ses pourparlers avec M. Gilbert, négociant à Thouars* représentant de rOmriiutn français* au sujet de là concession de quarante années dë l’éclairage municipal par l'électricité. Le traité pdtirra être signé aussitôt approbation dù conseil înitiilcipal. Une autre Société très serieùse vient également de taire des offres. Le conseil statuera ultérieurement.
- Lozère. — Le conseil municipal de Villefort a décidé qu’un projet d’éclairage électrique sera mis incessamment à l’étude.
- Puy-de^Dômè. — Dans sa derhiêbe Séante le tonSfeil municipal de Saiiit-GérVaz.y a Vbté ritistttlldlidii dë l’éclairage électrique datià la toniniünë 4 partit du rir janvier prothain.
- Sa5ne-et-Ii6ire. — Lë conseil municipal de Couchefe-les-Mines a renvoyé à une commission pour études un projet d’installation de l’électricité à La Varenne.
- Le conseil municipal de Cuiscry, sur la demande d’autorisation présentée par M. Gianinazzi, ingénieur électricien, à Lyon.; d’établir urie ligne dë transport d’énergie électrique à haute tension sur le territoire de la côhimüne* a décidé d’acfcorder ladite autorisation.
- Sëine-înfériôüre. — Le conseil municipal du Havre a adopté un rapport tendant |à l’installation de l’éclftiragé électrique au cours de la République et place Saitit-Fraiiçoisf Lé total de la dépense Sera dë Jo 780 fi*;
- Seine et-Marne. — Le conseil muliicipal de Cliauf» fry saisi d’une demande de concession de l’installation électrique dans la commune émanant de la Société d’Êtudes et d’Exploitation Electriques a décidé la mise à l'enquèle de ce projet.
- TàPli et- Garonne. — La concession de l’éclairage électrique de Lafrançaise devant être rétrocédée è la Société des Moulins de Loubéjac, le conseil municipal a accëpté les grandes lignes du nouveau projet et a donné mission au maire, de traiter cette question au mieux des intérêts dé la coihriniue.
- TÉLÉPHONIE
- Loir-et-Cher. — La Ghiiihbrë dé Comiiiëfcë du
- Blois a accepté de contracter un nouvel emprunt de 167 9o5 francs, dans le but de faire construire un troisième circuit Blois-Paris (une S'ettlfeligne lui paraît suffisante quant j\ présent, contrairement à l’avis .de l'administration des Postes, qui en réclame deux à la fois), un dcüxièmë cii’ëüit BldiS-TdurS ; un deuxième circuit Biois-Orlëàns ; iih Circuit Chdtëdürbilx-Blbis et lès lignes locales ci-après : Vérdes-GhiUëdüdiiii ; Oiizaiti Blois, direct; tor-rriefiiÿ, Thofë, Sellhië, Soüvighy, Hoiisékÿ, Saint-Boliàiré, Saiut-Blmaÿ, VltlërlHàlH, VlllëdiëU-en-Beauce, Sainl-Léonîtfd, Mâëcillÿ-en-Gaiilt et Noudft sdr-Loire.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES Société Française d’Ëlectricité A. E. G.
- 72, rue d’Amsterdam, Paris.
- A. K. G.\ juin 1914. ~ Lë biplan A; E. G.
- Le chemin de fer souterrain de Buenos-Aires.
- Les turbo-alternateurs à grande vitessë pour fortes puissances.
- sütiiËtés
- Omnium Lyonnais de Chemins de fèr et Tramways.
- Tableau comparatif des receites
- SÎ'MÂlftfi DU <4 .fUlN AU 20 JUIN • • ^ .. , . « - -• DU Ier JANVIER AU 20 JUIN ëduïtcÈtftÀUtë
- i9*4 i{><3 *9*4 iÿB
- Cannes 7 98a 70 7 671 i5 297 644 40 287 840 IO
- Fontainebleau. 4 7>55 20 4 671 60 87 892 55 80 733 »
- Bourges 4 072 75 4 008 35 94 581 55 91 289 »
- Poitiers 3 816 10 3 747 65 88 477 *5 84 778 95
- Troyes 5 859 3o 5 840 l\o i33 552 20 129 i38 10
- Pau 4 389 i5 4 i65 65 112 922 70 111 775 25
- Cette. . 3 754 35 3 675 55 73 639 o5 68 730 5o
- Armentières 1 683 55 1 715 25 35 798 92 35 708 60
- Totaux » i :. i. 36 298 10 3JL-4.îj5 .60 924 .5o8 §.2 890 0.43 5o
- Avignon 4 213 o5 4 495 25 g8 192 i5 g3 023 85
- Saint-Etienne-Firminy 43 233 20 \t\ 992 80 1 028 088 4° 1 001 334 65
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI(2e Série). — N° 2Ô.
- Compagnie Française pour l’Exploitation des Procédés Thomson-Houston.
- Comparaison des recettes des exploitations du i'r janvier au 3o juin 1913-1914.
- DESIGNATION
- DES
- RÉSEAUX
- Compagnie des chemins de fer Nogentais..., G>o l?so des tram, élect. et omnib. de Bordeaux Compagnie des tramway s de Nice et du Littoral
- Compagnie des tramways de Rouen..........
- Société des tramways d’Amiens............
- Société Versaillaise de tramways électriques, Société des Tramways Algériens...........
- Recettes RECETTES
- DU MOIS DE JUIN DU I1 ' JANVIER AU 3o JUIN
- augmentation augmentation
- igi3 •9*4 en 19*3 «9*4 en 1914
- 1914 totale %
- 389 573, q5 375o5i,q5 — 11622 » 2 O99 096,55 2 I 1 I 320,95 12 224.40 o,58
- 528 837,65 543078,50 14246,85 3 087986,85 3132985,45 44998.6o 1,43
- 80+787,60 317 4 56,65 12669,00 2606464,40 a 6g3 979. »o 87 514,70 3,35
- 2QI 879,80 3i3 517,0.5 22i37,a5 1 665 2i5,55 1 740 769.30 7& 553,75 4.53
- 71 5+5,70 74095.2.5 2 569,55 420 570,60 . 434- 44o » i3 869,40 3,39
- 61235,35 64 49^45 3 263,10 322 316,45 341 836,45 19320 )) 5,99
- i35 718,95 145147.40 9428,45 614215,3o 873269,90 59054,60 7.25
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- L’Administration des Chemins de fer de l’État, à Paris, a l’intention d’acquérir un chariot transbordeur électrique de 20 mètres destiné au dépôt de Yaugirard.
- Ces industriels, désireux de concourir à cette fourniture, peuvent se renseigner immédiatement, à cet égard, dans les bureaux du service électrique (2e division), 43, rue de Rome, à Paris (8°), les mardi et vendredi, de i5 à 17 heures, jusqu’au 21 août 1914.
- ESPAGNE
- Jusqu’au 29 juillet, la Compagnie du chemin de fer de Tajuna, à Madrid, recevra les offres pour la fourniture de 6 locomotives type Pacific de 3o tonnes, 3 tenders de 19 000 litres et 6 tenders de 12 .000 litres pour voie d’un mètre, pour le chemin de fer secondaire de Orusso à Cifuentes.
- PROMOTIONS
- Ecole d’Eleotriolté Bréguet (électricité et mécanique théoriques et pratiques).
- Elèves du Cours normal (2‘ année) ayant obtenu le diplôme d’ingénieur électricien.
- Nouveaux : Fouilly, Pras, Cheminât, Brault, Niguet, Maillet, Martin,Bodin, Fondet, Godon, Coquard, Imbert,
- Guyol, Chéront, Taillardat, Berry, Leduc, Prince, Betts, Deschamps, Apté, Quéré, Lecroq, Roger, Gault, Roberts, Hébert, Cochet, Deveaux, Geay, Bezencehet, Làvialle d’Anglards, Furcy, Hérouart, Paltrié, Pommier, Gyger, Bossert, Simoneton, Bladviel, Boscher, Pinot, Terrés, Yautravers, Ifoltzer, Collard, Bouteillier, Fortemps, Per-rotin, Guilbert, Bru, Marchesné, Colombet.
- Vétérans : Germain, Riffard Théophile, Larroque, Gélineaud, RilTard Emile, Finat, Brunet, Camus.
- Etrangers : Held, Hidalgo.
- Elève>• le plus souvent nommés :
- Cours normal, ire année: Gioux, Darley, Graillot, Vercollier, Repiquet, Delorme, Sergent, Yrysakis, Maria, Reneuf, Antoine, Belin.
- Cours préparatoires, 3e année : Joyaux, Beysens, Payen, Baron, Vuillennot, Bonnot, Gossot, Delporte, Rodriguez, Ledos, Alexandre, Chuppé, Rousilhon, Larnaud.
- 20 année : Page, Ullmann, Bourard, Palewski, Blan-cheville, Périllat, Causit,-Debéron, Bouheben.
- ir” année : Faivre, Landel, Pellé, Presson, Proust, Richebois, Godrant.
- La reproduction des articles de la Lumière Electrique est interdite.
- Pjlbis
- IUPBIMBBIE LCV&, 17, BUE CASSETTE.
- Lt Garant : J.-B. Nouet
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- SAMEDI 25 JUILLET 1814.
- Trenter-slxlèmc année
- Tome XXVI (2* série). N» 30
- La Lumière Electrique
- SOMMAIRE
- Capitaine FRACQUE. — Conférences sur la Télégraphie sans fil....................... 97
- J. REYVAL. — Les distributions d’énergie électrique dans le bassin de Briey. — Le Réseau de la Société Energie-Eclairage.... 106
- E. BELLINI. — Une nouvelle pile électrique. 115
- Publications techniques
- Construction et essais de machines
- Dynamomètre de torsion à dispositif optique de lecture. — Volkmar Vibweg.............. 119
- Une méthode thermo-électrique pour la détermination de la pureté des objets en platine.
- — G.-K. Burgess et P.-D. Sale........... 121
- Applications mécaniques
- La cuisine électrique moderne, la préparation et la conservation de l’eau chaude. —
- Friedrich BiiendeL..................... 122
- Bibliographie........................ 124
- Etudes et Nouvelles Economiques...... 126
- Renseignements Commerciaux........ ....... «»7
- Adjudications............................ 127
- CONFÉRENCES SUR LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Nous commençons aujourd’hui la publication des conférences sur la T. S. F. faites, aux officiers du 8e régiment du génie, par le capitaine Fracque, commandant le groupe des Compagnies radiolélégraphiques en 1912-1913.
- Le plan général de ces conférences est le suivant :
- PREMIÈRE PARTIE (‘)
- Etude des transformations de l’énergie dans un système unique.
- i° Dans le cas où ledit système, n’étant pas relié à une source, a simplement emmagasiné préalablement une réserve déterminée d’énergie dont, un dispositif quelconque de déclanchement, permet la transformation.
- 20 Dans le cas où le système est connecté, d’une manière permanente, avec une source qui lui fournit de l’énergie d’une façon ininterrompue.
- () La première partie, complètement rédigée, sera publiée intégralement dans la Lumière Electrique, puis éditée sous forme d’une brochure spéciale.
- La deuxième partie, que l’auteur a cru devoir remanier et développer, suivra à peu d’intervalle.
- La troisième partie, en préparation, ne sera publiée que plus tard, avec une introduction sur les fonctions
- INTRODUCTION
- (révision sommaire des quelques notions mathématiques qu’il est indispensable de bien posséder.)
- CHAPITRE PREMIER
- énergie électromagnétique; ses diverses formes; ses transformations.
- Énergie électro-magnétique existant dans un espace donné.
- Energie électrique emmagasinée par un condensateur chargé.
- Énergie magnétique existant au voisinage d’un circuit parcouru par un courant.
- Energie se dissipant en chaleur dans un conducteur parcouru par un courant.
- périodiques de deux variables indépendantes et la résolution des équations aux dérivées partielles que l’on rencontre au cours de cette étude.
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2e Séria). — K° 30.
- Transformations successives d’une quantité d’éner-gie emmagasinée préalablement :
- a) Au voisinage d'un circuit résistant et inductif;
- b) Dans un circuit résistant, inductif et capacitant.
- CHAPITRE II
- PHÉNOMÈNES OBTENUS LORSQU’ON RELIE BRUSQUEMENT LES EXTREMITES I>’UN CIRCUIT AUX DEUX PÔLES
- d'une source d'énergie électrique.
- 1° a) Action d'une force électro-motrice constante dans un circuit résistant et inductif, b) Action d’une force électro-motrice constante dans un circuit résistant, inductif et capacitant. Mécanisme de la charge d’un condensateur rélié d’une source à courant continu.
- 2° a) Action d’une force électro-motrice sinusoïdale dans un circuit résistant et inductif.
- b) Action d’une force électro-motrice sinusoïdale dans un circuit résistant, inductif et capacitant. Mécanisme de la charge d'un condensateur relié à un alternateur.
- c) Action d’une force électro-inotrice périodique, mais non sinusoïdale, dans un circuit résistant, inductif et capacitant.
- CHAPITRE III
- MÉCANISME DE LA PRODUCTION DES TRAINS D’OSCILLATIONS DANS UN CIRCUIT A CONDENSATEUR
- Fréquence d’étincelles — Etincelles rares — Etincelles musicales.
- Types divers d'éclateurs.
- Puissance utile mise enjeu.
- Puissance dépensée par la source.
- Rendement économique de l’opération de charge. Intensité efficace du courant pendant la production des trains d’oscillations. '£
- Facteur de puissance en régime variable.
- CHAPITRE IV
- PROBLÈME DE LA MANIPULATION. --- APPAREILS A
- AJOUTER DANS LE CIRCUIT DE CHARGE DU CONDENSATEUR, POUR OBTENIR, DANS LE CIRCUIT DE DÉCHARGE, A LA VOLONTE DE L’OPERATEUR, DES SÉRIES COURTES OU LONGUES DE TRAINS ü’oSCILLA-TIONS.
- i° Manipulation sur le circuit principal :
- a) Procédé du « tout ou rien ».
- b) Procédé du rhéostat compensateur.
- c) Procédé du rhéostat shunt.
- 2° Autres procédés possibles de manipulation,
- 3° Manipulation sur l’excitation de l’alternateur.
- CHAPITRE V
- CALCUL DU SYSTÈME DE CHARGE d'un POSTE D'ÉMISSION DE T. S. F. — DISCUSSION RAISONNEE DES CONDITIONS A IMPOSER AUX CONSTRUCTEURS POUR
- l’établissement des divers appareils. —Réception l)E CES APPAREILS EN USINE.
- EXEMPLE NUMÉRIQUE (CALCUL D’UN POSTE METTANT EN JEU 2 500 WATTS UTILES).
- DEUXIÈME PARTIE
- Études des systèmes couplés fermés
- TROISIÈME PARTIE
- Étude des systèmes ouverts.
- INTRODUCTION
- REVISION SOMMAIRE DE QUELQUES NOTIONS MATHÉMATIQUES
- Les fonctions périodiques, exponentielles simples, et exponentielles pseudo-périodiques sont d’un usage constant dans l'étude des phénomènes électriques mis en jeu en T. S. F. En outre, la plupart des problèmes que l’on a à résoudre conduisent à des équations différentielles linéaires à coefficients constants, avec ou sans second membre.
- Nous consacrerons donc les premières leçons à une révision rapide de ces notions mathématiques, ce qui nous permettra, d’ailleurs, de simplifier considérablement l’exposé et la discussion des différents problèmes à traiter.
- I. Fonctions périodiques.
- Définition d'une fonction périodique. (
- Une fonction d’une variable est périodique lorsqu’elle reprend la mêrhe valeur pour des valeurs de la variable croissant ou décroissant en progression arithmétique.
- La raison de cette progression arithmétique est dite période de la fonction :
- Soit : y =zf(t) une fonction périodique de période T.
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- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
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- 25 Juillet 1914.
- On a :
- m =f{t + T) =f{t + t»T) = ... =/-(«+»T).
- On appelle fréquence l’inverse de la période
- On a donc toujours entre la période et la fréquence d’une fonction périodique quelconque la relation :
- /T — i.
- Fonction périodique simple, harmonique ou sinusoïdale.
- On donne ce nom à la fonction :
- y = A sin u>t.
- Soit T la période de cette fonction. On doit avoir :
- On dit que •
- y2 est en retard de 0 sur y y y3 es! en avance de 0 sur yt.
- On dit aussi
- <ût étant la phase de y/,
- que 7/2 est décalée en arrière de e>0 par rapport à y que 7/., est décalée en avant de wO par rapport à //,
- Lorsque 0 — - c’est-à-dire wO = -t\ a
- yi est dit en quadrature avec y2 et y3 y* et y3 sont alors en opposition.
- La dérivée de y = A sin w t étant
- ~jL — Ao) cos wt = Aw sin (mt -\-
- A sin tut = A sin iod T) = A sin w (t -f- aT).
- Il faut donc que wT soit égal à ai;.
- On a donc pour cette fonction
- •7m a TC (1)
- période I = — fréquence t — —• w ' 2 21t
- La quantité w = %%f =
- aie
- T
- s’appelle pulsation
- de la fonction
- A est l’amplitude de la fonction y.
- La droite double z = ± A est dite courbe d'amplitude de y.
- u> CD
- Fig. i.
- on en déduit qu’elle est en avance de — sur y et que
- son amplitude est égale à celle de la fonction multipliée par la pulsation w.
- Nous verrons, en électricité, que la variation de certains phénomènes donne naissance à d’autres phénomènes dont l’amplitude est proportionnelle à la vitesse de variation, du phénomène initial ; si ce dernier est sinusoïdal, le phénomène nouveau aura une amplitude de la forme K A «), A étant l’amplitude du phénomène initial et K un coefficient de proportionnalité.
- Si m est extrêmement grand, on conçoit que KA w puisse prendre une valeur appréciable, même si A n’est pas très grand et si le coefficient K est petit.
- En T. S. F, nous aurons affaire à des valeurs de (> atteignant plusieurs millions.
- Addition de deux fonctions sinusoïdales de même période.
- //, = A, sin (w£ —<j>j)
- 7/0 = A2 sin {u>t — cf2).
- La figure i indique les différentes valeurs que prend la fonction y au cours d’une période :
- Chaque période comprend deux alternances, dont les ordonnées sont égales et de signes contraires.
- Soient les fonctions : y/, = A sin lût
- y2 = A sin u> (/ — 0) = A sin (W — wO) y3 = A sin w (£ -j~ 0) =• A sin (wt -f- w0).
- On voit, par un calcul très simple, que yt -j- y2 peut se mettre sous la forme
- !h + y2 = P «n (w» ~ <W '
- p et étant déterminés par les relations suivantes -,
- ( p = y/A2i + A22 -f- aAjA2 cos (<pt — cp2)
- { A. sin ail 4- A2 sin cp2 —
- 1 tg <ly = —----J-l—!-----:---ï-
- ( A) cos ifi -f- A2 cos <pa
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- 100
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2* Série). — N» 30!
- ce que l’on exprime en disant que la somme de deux fonctions sinusoïdales de même période T est également une fonction sinusoïdale de période T, dont l’amplitude est fonction de la différence de phase des deux fonctions composantes.
- Valeur efficace d'une fonction sinusoïdale.
- On appelle valeur efficace d’une fonction périodique la racine carrée de la valeur moyenne du carré de cette fonction pendant une période
- V —f[l)
- Produit de deux fonctions sinusoïdales de même période.
- y, Ai sin (tùt — cpi) y» — A2 sin (toi — <p2) yty2 = A,A2 sin (toi — <pi) sin (tot — <p2)
- ou en développant
- A|A2
- 2
- cos(f2---f,)
- A| A2
- 2
- C0S[2CÜ<— (fi +f2)J.
- yetr = y/l
- Dans le cas d'une fonction sinusoïdale :
- y — A sin at
- Z/otr:
- l2 bit dt — — .
- V»
- C’est le quotient, par y/2 de l’amplitude de la fonction.
- Le produit y! y2 est donc la somme algébrique A A
- d’une quantité constante ----- cos (ip2 — <fi) et d’une
- 2 l
- quantité de pulsation 210, c’est-à-dire de fréquence double-de celle des fonctions composantes.
- Valeur moyenne d’une fonction pendant un temps déterminé.
- Par définition, la valeur moyenne de y =f{*) pendant le temps qui s’écoule entre les instants f0 et fi est :
- Valeur moyenne, pendant une période, du produit de deux fonctions sinusoïdales de même période.
- iji = A, sin [bit — ?,) y2 = Ai sin [bit — <p2)
- £-^-2cos(?2-<p,)—^^2cos(atüt—(<pl+?2))Jrft
- : 1 Ai A 2
- (Z/lZ/2)moy — —r. —JZ. cOS
- y/ 2 y 2
- (?2—Tll^Z/iefft/aeffCOsftpj—
- 2/moy
- fi t’a
- Valeur moyenne d’une fonction sinusoïdale pendant une période.
- y — A sin (toi — tp)
- 1 f[A •
- ÿmoy — T J ™ sln (w^ — cp) dt ~ O
- ce qui était évident, puisque la période comprend deux alternances égales et de signes contraires.
- Valeur moyenne d’une fonction sinusoïdale pendant une demi-période.
- y — A sin u>t
- r
- 1 A sin ut dt —
- 2 A x
- C’est le produit des valeurs efficaces de ces deux fonctions par le cosinus de leur différence de phase.
- Somme de deux fonctions périodiques de périodes différentes.
- yt = Ai sin (toi — œ) j y2 — Aa sin (a't — 9) )
- L’origine des temps est prise à un instant où les fonctions sont en phase.
- On voit facilement, en posant
- to -f- to’ to — to’
- ------ = a -------------- —- b
- 2 2
- que
- 2/i + yi = p sin (at — t|>)
- p et 41 étant déterminés par les relations :
- p = \/A2, -j- A22 -(- 2 AiAa cos 2 bt
- ___— [Ai sin [bt — cp) — A2 sin [bt -f- 9)]
- Ai cos [bt — a.) -f- A2 cos [bt -)- ip)
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- 25 Juillet 1914.
- 101
- La courbe p = ± y/ A2j -f- A22 -f- a A, A2 cos 2 />£ est la courbe d’amplitude de la fonction yl -f-t/2>
- Nous voyons que p oscillera entre les valeurs A^ —Ag et Aj — A2.
- La courbe de yi -{- y2 sera toute entière à l’intérieur de la courbe d’amplitude avec laquelle elle aura des points communs chaque fois que
- sin (at — 41) — — >•
- La pseudo-pulsation de cette fonction sera
- ta 4- ta'
- a —--------
- 2
- mais la phase t|>, au lieu d’être constante, variera avec le temps t.
- La ligure 2 donne, en pointillé, la courbe d’amplitude et en traits pleins, une idée de la courbe de Vl + î/2-
- C’est l’image du phénomène, bien connu, des battements.
- II. Fonctions périodiques non sinusoïdales.
- Si y = f{t) est une fonction périodique non sinu-
- ü TC
- soïdale de période T = —, on démontre qu’elle
- Ù)
- peut se décomposer en une infinité de fonctions
- sinusoïdales de pulsations w, 210, 3 ce..rtu).....
- d’amplitudes Ao...At A2 A3,.... A„.........
- de phases <ft 'p2 cp3.... .....
- Le calcul des A et des <p se fait très facilement ; on obtient finalement:
- A,,—;J^(f)sin«o)^/J -)- | j'f(£)cos/Hü&&J Ç f{t) cos n wt dt
- sin n iotdt
- En particulier
- A° = f J/ ^ dt‘
- Le terme constant de la série A0 est donc égal à la valeur moyenne, pendant une période, de la fonction
- f[t). '
- On en déduit que si cette fonction a une valeur moyenne nulle pendant une période, la série ne contient pas de terme constant.
- Le terme A( sin (lat — <f>i) est appelé terme fondamental.
- Le terme A„ sin («u>£ — 1p„) est dit: harmonique de rang n.
- On démontre facilement que si la fonction xj — f[t) est telle que f (t) — — la série ne con-
- tient que des termes de rang impair.
- y = Ai sin (w£ — ç4) -j- A3 sin (3w£ — + • • • +
- H- A2n-j_i sin [(2/1 -f- 1) te — <faB+i)J
- Si, en outre, la fonction f[t) satisfait à la condition
- / «) = /•(?-*)
- On démontre que cp, cp3. . . cp2n+i. •. ne peuvent être égaux qu’à zéro ou à %, c’est-à-dire que la série a la forme suivante :
- f(t) = A, sin (ùt -j- A3 sin 'iut -f- .. .+
- -f- A2„_|_! sin (2/1—j— 1 ) tsxt —j— ...
- A,A3 . .. A2„_)_i
- étant positifs ou négatifs.
- Valeur efficace d’une fonction périodique non sinusoïdale.
- Soit la fonction :
- y = Ao + A^infü)*—<p,) + ... + A, ,sin(mi>«—<p„)+.. Par définition
- ’j.J' r Ao-f-Ai8În(ü)<—Ç i)+.-. + Ansinimot—(fn)+.--]2dt
- On voit immédiatement, en effectuant les calculs, que
- + * • •
- ‘g?» =
- 2
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2e Série). — N° 30.
- 102
- ou
- III. Fonction exponentielle.
- //eft = [A/i eff]2 •
- j/oii est donc la racine carrée de la somme des carrés des valeurs efficaces des termes composant la série.
- Produit de deux fonctions non sinusoïdales de même période.
- y — A e~St.
- Rappelons que e} base des logarithmes népériens ;?sl la limite de ^ quand ni croît indéfini-
- ment.
- C’est la somme de la série
- Soient les deux fonctions :
- yi = A0-|- A| si n (toi— q> i ) —}—... —|— A « sin(/i toi—.. v/2 Bq H- B| sin (w/ — ) -j— ... -{- B« sin(//io/—tyn )“-j” * *
- U JJ., r= AUB0 + A„ 22 B„ sin (mot. — '%)
- —j— Bq 2. A„ sin (noit ”• ^/i)
- -f- 22 A,/B7 sin (poil — cp^) sin (i/wf. — ÿ,/).
- Valeur moyenne, pendant une période, du produit de deux fonctions non sinusoïdales de même période.
- Reprenons les deux fonctions ci-dessus
- i rT
- (//,//2)m°y = Tj; / [AoBo A0 1 B„ sin (mol — <p-i) -f-
- + B0 2 Au sin (n tôt — ?„) -f-
- -j- 2 A/,B7 sin (piol — yt,) sin ((/<ol — ^(/)] dt.
- I2n effectuant le calcul, on trouve:
- (//lÿsjnwy — ^ A/,«(!' B^oif COS (ij^, <f/,)
- c’est-à-dire que la valeur moyenne de //, i/2 pendant une période s’obtient en faisant la somme des produits des valeurs efficaces des termes de même rang dans les deux fonctions, par le cosinus de leur différence de phase.
- On démontre facilement que :
- ^ A,,en By,eff cos (tjj/i 'f/,) <2 [A/jciv]* [B/„,(f]Jj
- c’est-à-dire que la valeur moyenne du produit des deux fonctions est plus petite que le produit des valeurs efficaces dè ces deux fonctions.
- Nous trouverons une application de cette propriété en T.S.F. lorsque nous constaterons, dans le circuit de charge d’une batterie de condensateurs (pendant le régime avec étincelles) que, bien que l’accord de résonance ait été préalablement fait entre la période propre dudit circuit de charge et celle de la force électromolrice de l’alternateur source d’énergie, le produit des lectures de l’ampèremètre et du voltmètre' est diiïérenl de l’indication donnée par le watlmètre.
- + - +
- I . 2.
- + ... +
- 1.2.3
- m
- + •
- Fig. 3.
- La courbe y = Ae~Sl se construit facilement: (fig.3).
- La fonction y sera réduite à la fraction — de sa
- m
- valeur primitive A, au bout d’un temps 0 déterminé par la relation
- m
- 0 = | log. m.
- Ce temps sera donc d’autant plus petit que o sera plus grand. 3 est le facteur d’amortissement de la fonction y.
- Calcul de l’expression.
- A e~St dt
- Nous aurons fréquemment besoin de connaître la valeur de l’expression
- X
- A
- c—^
- dt.
- qui représente l’aire de la zone comprise entre la courbe et les axes de coordonnées
- I
- Ae~st dt = A
- C’est le quotient de l’amplitude initiale de la fonction par son facteur d’amortissement.
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- 25 Juillet 1914.
- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE
- 103
- IV. Fonction exponentielle pseudo-périodique*
- y — Ae~$t sin (o>^ — <p).
- La courbe d'amplitude de cette fonction est Z = zt Ae~*‘,
- courbe exponentielle que nous savons construire.
- La fonction y s’annule pour t = oo et pour
- sin (i*>£ — cp) = o c’est-à-dire pour ü>£ — cp == Krc
- d’où
- î- +
- U)
- K%
- o)
- y est maximum ou minimum pour dire
- Ae~$t [u> cos (<*>£ — ;p) — 8 sin
- —r- = o c’est-à-dt
- (u)t — cp)] = o
- Deux zéros ou deuxmaxima ou minima co/isecu/i/s
- % t ;
- sont espacés de—ou-, c’est-à-dire d’une demi-
- U) ‘2
- période.
- Fig. 4.
- Deux maxima ou deux mini ma du même sens sont espacés de — ou T, c’est-à-dire d’une période.
- c’est-à-dire pour
- Rapportentre les ordonnées des sommets successifs de la courbe.
- Décrément logarithmique.
- et pour
- tg (lût — cp)
- ù)
- y imax y2max
- [e-^sin (to£—cp)]/
- [iesin(o>£— cp)]*:
- — — S'I
- — e 0i —________________e 2
- c’est-à-dire
- (.)
- +
- (O
- arc Ig
- ai Ivt;
- _|--------,
- 0 i«)
- En général, dans les cas que nous rencontrerons en T. S. F. 8 est négligeable par rapport à w, de sorte que les maxima et minima de y ont lieu aux instants
- *-+- + h> a o)
- Lorsque S n’est pas négligeable vis-à-vis de w, les abscisses correspondant aux maxima et minima dey
- sont diminuées de la quantité —------ arc ta* » et les
- 2(ù (ù ° S
- sommets de la courbe ne sont pas tout à fait sur la courbe d’amplitude Z = ± Ae~S/.
- La figure /, indique, en pointillé, la courbe d’amplitude Z — ± Ae~S£,-
- et en traits pleins la courbe y ™ Ae ~u sin ùo / _ ^ lorsqu’on suppose 8 très petit par rapport à (u.
- en supposant 5 négligeable vis-à-vis de g). De même
- y 2inax y3nmx
- //auiax y% max
- On en déduit que :
- ?/2 «max y2»i+i max
- // îmax J1/3 max
- D = 8 T est dit, décrément logarithmique de la fonction y
- D-logf ^’Wlogf =
- \y imàx/ Xÿainax/ Vy2n—imax/
- Le décrément logarithmique d’une fonction exponentielle pseudo-périodique est donc le logarithme népérien du rapport de deux ordonnées maxima consécutives de même sens de cette fonction.
- Des relations ci-dessus, on déduit :
- y3inax V'S max
- y%n- 1 max _______
- y*2ti~j-l nmx
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T- XXVI Série).— N® 30.
- y2n+i sera réduit à la fraction — de la valeur pri-
- mitive »/, lorsque
- d’où
- et
- (eJT)n _ m
- /tST = log. nt
- 11 ~ D l0g' m'
- Le nombre d’oscillations nécessaires pour faire tomber l’amplitude initiale à cette valeur sera donc inversement proportionnel au décrément logarithmique de la fonction.
- Calcul des expressions.
- I A e~st sin (ut — <p) dt . 01
- et
- soit
- J'A e~st cos (ut — <p) dt
- y = Ae~u sin (ut — <p).
- On démontre, par un calcul qui n’a rien de compliqué, que
- Cl . , , , — e~4'[u)cos(io£—ç)+§sin(«/—ail
- J= I e-»sin wf-cp)dt=-----t------* ----ï---1iJ
- Jo ' T w2 4- 82-
- J'- f e-“co,(,H-,)<lt J—
- Jo \ W2 + g2
- D’où l’on déduit :
- 8 sin <p — to cos tp
- ^ Jo
- w2 + 6*
- \
- ) — [w sin rp -}- S cos cp] j
- (J«- ---------------------- (J~=n
- et par suite
- (‘Il - i t \ j* nu. Afwcoscp—8sintpl
- J tAe~ot sin (ut— <f)dt = A [JJ, = -L-M, y
- i/o U)2 -J- C*
- Lorsque 8 est négligeable vis-à-vis de w, ce quj
- sera généralement le cas en T. S. F., ces expressions auront des valeurs très voisines de zéro, (si A n’est pas excessivement grand).
- Calcul des expressions :
- / [At?—sin (wf — ®)]2 dt Jo
- et
- e~st cos (ut — <p)|2 dt
- On démontre, de même, très facilement que /?. ,, . , „ A2["i tosin2®-J-8cos2çl
- i[A^“..»(.<-T)r*=Ty--------------;|8. *]
- rr* m I / lu J. A2r' i «sin2-p-f8coS2!p-l
- j[A-*'cos|„(-f)F*=T[s +---------a. + 8, TJ.
- Lorsque S est négligeable vis-à-vis de u, les deux expressions ci-dessus se réduisent sensiblement à
- A2
- 48'
- Nous retiendrons cette expression que nous emploierons fréquemment en T. S. F. dans l’étude des circuits couplés.
- Somme de deux fonctions exponentielles pseudo-périodiques de périodes différentes.
- Soient les deux fonctions :
- y, = Ate—s,( sin — <p,) y2 = A2e—sin (u2t — (p2).
- Posons :
- W, —j—. tOg
- 0)| ------ (1)2
- 8| -j- §2
- fi.
- D’où:
- 5, — * -f- p S2 = a — p.
- ü)j — ci —(— b io2 = a — b
- Il en résulte que :
- — A4e-(“+3)( sin [(a -f b) t — <pt] +
- -j- Aje—(«—S)( sin [(a — b) t — ?>].
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- 25 Juillet 4914. LA LÜMifellE ÉLECTRIQUE
- 105
- En développant celte expression, on démontre facilement que y, —/y2 peut se mettre sous la fornie :
- yî + iji = sin (at. —
- p et <J/ étant déterminés par les relations :
- ! p = yA2,e-—3'A22e23(-f-ïA,A»cos|-ibt-{— cp2 —J | A,e—3rsin [bt — <p,)—Aae3 sin [bt -\- <p8)
- ( Aie-St cos [bt—<pj) A2eB< cos {bt. -(- <p2)
- Nous voyons donc que la fonction ;/, -(- î/2 peut se mettre sous la forme d’une fonction exponentielle pseudo-périodique ; mais il y a lieu de bien remarquer que la courbe d’amplitude de y, y2 sera
- z = ± pe~
- et que p, au lieu d'être une constante, sera une fonction du temps t.
- La pseudo-pulsation de J/i-f-f/a sera égale à a, c’est-à-dire àla demi-somme des puisa lions des fonctions composantes.
- Mais la phase tjj sera également une fonction du temps.
- Ces formules nous seront précieuses pour l’étude des systèmes couplés.
- Calcul de l’expression :
- f (ÿi + îhY dt.
- Jo
- Lorsque nous étudierons, par exemple, l'effet thermique dams l’un ou l’autie des circuits d’un système couplé, nous aurons à calculer la valeur de l’expression.
- / [A;e~4|< sin (o)(f — <p,) -j- A,e—sin iw2/— cp2)ydt. Je
- Un calcul simple montre que l’on arrive à la valeur suivante :
- {Vi + Vifàt-
- -f AtA2
- +:
- fK
- .A*,
- 4
- AS
- 4
- “i w, sin ap, -f- S, cos 2<pi' •Ji ta2, -f- S'2, _
- "i ü)2 sin 2©, -f- S2 cos 2^2
- _S2 W22 -j- S22
- sin(<p,— 'f2)+(5,+S2)cos((p1-1p2)
- +
- +
- L (wj - o>2)2 + (o, + S2)2
- (Si-f-Sa) cos (^H-?2) -j- (wi-J-Wa) sin (<pi —<p2)~j
- (wi “H W2)2 -(- (§i -f- 82)a J
- Lorsque §i et S2 seront petits vis-à-vis de w, et w2, cette expression se réduira à :
- AS - AS , A|Aa (Si + 5a) cos (<Pi — <pa)
- 4S| 4 8a (<*>i — <<>a)2 -f- (Si -(- Sa)2
- Calcul de l’expression.
- [iyi + f/a + • • • + y»)2 dt.
- Quand nous étudierons, par exemple, l’effet thermique produit, dans un système tertiaire, par l’action simultanée des deux circuits d’un système couplé, nous aurons à calculer une expression de la forme :
- (sin(wi/ ®,)-|-...-f-A„e-Vsin((i>„£—<p n)fdt.
- Le calcul montre que cette expression est égale à
- A 3
- jo(!h + y* + - + yn)2dt- V4§
- V èéiLi**'1 sin '-*?»+ S" cos
- "^45„
- Wn'j
- +SA/’A{1
- w„a + S„2
- tùp to?)sin(®,,—tp?)+(Si,-l-S7)cos(cp/,—^7) + (S,, + S7)2
- \'o,, -f- 07) cos (?p —|— ^>7) (Mii 4~ <*>?) sin (?P-|-<p7
- ((!)/> S" W</)2 (3/) + S7)2
- ]•
- Dans le cas particulier des trois fonctions yt yi yt et lorsque St S2 83 sont négligeables vis-à-vis de Wi ot2 W3, cette expression se réduit à :
- Ai2 . a22 . A32 . AiA-2(Qi-f-52)coa(<ip1—<pa)
- 4 0| 482 483 (o>|—o>2)2 “b 181+83)*
- A2A3 [82 + 83] coa (92 — ®3)
- + (o.2 - w*)2 + (82 + 83)2 .
- AaA! [83 + 8t] cos (93 — yt)
- (&>3 — 6>,)2 + (83 + S,)2
- (A suivre.J
- J,
- (y 1 -H/s H-J/ a)9df=l
- Capitaine Ëracque,
- Chef du service de la Télégraphie militaire au Maroc occidental.
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- m
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T.XXVI(2* Série). —N?30.
- LA DISTRIBUTION D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE DANS LE BASSIN DE BRIEY
- LE RÉSEAU DE LA SOCIÉTÉ « ÉNERGIE-ÉCLAIRAGE »
- On sait le colossal développement industriel pris par la région dite du « Bassin de Briey ».
- Dans les 18 concessions actuellement en exploitation la production totale de minerai a été pour 1013 de 15106986 tonnes.
- Sur ces 18 concessions 3 sont actuellement alimentées, ou sur le point de l’être, par le réseau de la a Société Energie-Eclairage » et 15 possèdent des centrales indépendantes.
- La puissance moyenne nécessaire a un siège de moyenne importance, 200 mètres de profondeur étayant une extraction de h 000 tonnes par jour et une exliaure de 5 mètres cubes à la minute est d'environ 900 kilowatts auxquels il faut ajouter 100 kilowatts en prévision de venues d’eau pouvant atteindre 20 mètres cubes au moment des dèpilages.
- La puissance totale se monte ainsi à 1 600 kilowatts par siège sans compter les machines de réserve.
- On se rend compte de l’importance des puissances installées dans le bassin ; la consommation annuelle totale des mines en énergie peut être évaluée à 50 millions de kilowatts-heure.
- On voit donc tout l'intérêt que présente une distribution d’électricité dans cette région entièrement neuve ou des cités entières surgissent de terre au voisinage des sièges d’extraction.
- Quant à la grosse clientèle des Mines un grand réseau de distribution est appelé à lui rendre service au double point de vue de l'économie de production de courant et de la sécurité que lui assure ce réservoir inépuisable d'énergie.
- I. — Historique et Généralités.
- La Société Energie-Eclairage a été constituée en 1908, au capital de 1 million de francs, parla Compagnie Générale Electrique de Nancy.
- Le but poursuivi au début était d’alimenter en énergie électrique, et principalement en éclairage, les agglomérations assez denses de la vallée de l’Orne, entre Conflans-Jarny et Hoinécourt.
- L’extension rapide de ce premier réseau, ainsi que les résultats obtenus, incitèrent à donner une plus large extension à l’affaire et, pour pouvoir desservir toute la région minière et métallurgique du bassin de Briey, deux nouveaux groupes, la Compagnie Lorraine d?Electricité et l’Un on Gazière et Electrique, participèrent, dans le courant de 191», à l’augmentation du capital social, qui fut porté à 3 millions de francs.
- Actuellement, le réseau d’Energie-Eclairage longe la frontière franco-allemande depuis Mars-la-Tour jusqu’à Serrouville, au Nord d’Audun-le-Roman, et se prolonge à l’Ouest jusqu’à Etain, c’est-à-dire à peu de distance de Verdun. Ainsi qu’on peut s’en rendre compte sur la carte ci-jointe (fig. 1).
- II. — Réseau et postes de transformateurs.
- Le réseau primaire de distribution, d’une longueur de uoo kilowatts environ, est entièrement construit pour la tension de 10 000 volts. De nombreuses boucles permettent l’alimentation de chaque tronçon par plusieurs points et donnent ainsi une grande sécurité à l’exploitation.
- Les lignes à 10 000 volts construites au début étaient établies sur poteaux en bois. Par suite de l’extension et du renforcement des canalisations, il leur est substitué peu à peu des lignes mixtes sur des poteaux en bois, en alignement, et pylônes en fer, aux angles d’une certaine importance, et aux traversées de chemin de fer ou de voies publiques (fig. % et 3).
- La sécurité de l’exploitation est assurée au moyen d’un réseau téléphonique privé, ayant la même étendue que-le réseau de distribution et établi en plus grande partie sur les mêmes supports que les canalisations haute tension.
- Les réseaux secondaires de distribution, dans chaque commune, sont établis à 4 fils, pour une distribution par courant triphasé 110-190 volts. Us sont alimentés par des postes de transforma-
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-
- LA LUMlfcRR F.1.K C T l< IQ U K
- 107
- 28 Juillet 1914
- Pierrepont
- Arrency
- BazeiUes
- Fi II i ères
- Serrou ville
- \Audun-fe-Rom en
- Murvi/fe
- Tneux
- i Londres
- m Piennes„ . W/
- r TucifueyntouÊr
- ’ Bain Vi tlp^Wà\.
- tJoudreviJ/Ç ^ftêncieuf/eà
- m y
- \ 's^/ÿrrwj[ Je^ec WAnoux
- «^STATION 06 MANCIEULLES
- Senon i
- Mance
- Ame!
- lantéfontaim Génavi/le^ les 8srocfies9
- [outiers
- Bines de / '^bwlnevilte
- Vafleroi
- Etain
- LabrhzÊ
- STATION DE JAHNT CONFIANT»
- Doncourt
- Fresnes-en- Wocvrc
- 30.000
- BS 000
- 65.000 *
- 10.000
- Fig. i. — Carte schématique du réseau de la Société « Energie-Eclairage
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- teurs, d’une puissance de 7 «à 55 kilowatts, montés en dérivation sur les lignes principales. Leur isolement rapide du réseau, en cas de réparations à exécuter, se fait au moyen de sectionncurs.
- D’autres batteries de sectionncurs aériens, disposés sur les lignes principales, permettent d’effectuer les réparations urgentes d’une section de lignes sans arrêt de la distribution.
- Les postes de transformateurs primitifs, ainsi
- Ces appareils sont ainsi complètement isolés du reste de l’appareillage et l’on peut compter sur leur fonctionnement régulier, ce qui n’était pas le cas lorsqu’ils étaient soumis aux intempéries de cette région au climat rigoureux.
- Des cabines légères de transformateurs, facilement transportables, permettent en se branchant directement sur les canalisations à haute tension, d’actionner des concasseurs, bétonnières, monte-
- Fig. 2. — Ligne principale haute tension io ooo volts. (Les angles importants sur pylônes.)
- que le montrent les photographies ci-jointes, étaient établis en maçonnerie et surmontés d’une sorte de cheminée quadrangulaire, destinée à gagner la hauteur réglementaire de sortie des fils (fig. /|).
- Ce dispositif, qui nécessitait l’installation des batteries de parafoudres à l’extérieur, a été abandonné dans la construction des postes plus récents. Pour ceux-ci, la maçonnerie est élevée à 7 mètres environ de hauteur et les parafoudres, ainsi que leurs cuves à résistance, sont logés à l’étage supérieur (fig. 5).
- charges, etc... sur les chantiers mêmes de construction ou d’entreprise des travaux publics.
- III. — Alimentation du réseau. Usines.
- Le réseau est alimenté par trois sources d’énergie entièrement distinctes : la première en date, qui était à l'époque de sa création au centre du réseau, est la Station Centrale de Confians-Jarny. Lorsqu’elle devint insuffisante, des accords furent conclus tout d’abord avec la Société des Mines de Saint-Picrrcinont, à Maneieulles, qui
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- possède une importante Centrale; puis avec la Compagnie Lorraine d’Electricité, qui a pu disposer, au profit de sa Société filiale, d’une puissance importante qu’elle lui livre dans la sous-station de Trieux.
- La puissance dont dispose ainsi Energie-Eclairage est de 6:'»o kilowatts à .larny, i ioo kilowatts à Mancieulles, et 3 ooo kilowatts à Trieux.
- Station de Jarny. — La Station Centrale de .larny est située au bord de la rivière l’Orne, à
- Babcock et Wilcox, se trouve jdans un bâtiment mitoyen de celui de la salle des machines. Un autre corps de bâtiment distinct, est occupé par les bureaux de la Société et les logements du personnel.
- Station de Mancieulles. — La station de Mancieulles, située au centre actuel de la distribution, possède trois groupes turbo-alternateurs de i ooo kilowatts chacun, fournissant du courant triphasé à 2 ooo volts, !>o périodes.
- 1-'iy. j. — Ligne liaiiLc tension 10 ooo volts. — Traversée (le chemin de fer.
- proximité de la grande ligne de chemin de fer de Pagny-sur-Moselle, à Longuyon (fig. 6 et 7).
- Entièrement équipée par la Compagnie Générale Electrique de Nancy, elle comprend trois groupes turbo-alternateurs Eleelra de 220 et 180 kilowatts fournissant cl 11 courant alternatif triphasé à la tension de 3 ooo volts et à la fréquence de 5o périodes par seconde.
- Des transformateurs élèvent, à la sortie des alternateurs, la tension du courant, de 3 ooo à 10 ooo volts, tension de distribution.
- La chaufferie, installée avec des chaudières
- Les turbines sont alimentées par deux batteries de huit chaudières, situées dans un bâtiment distinct de celui de la salle des machines.
- L’énergie disponible, en marche normale, est de 2 ooo kilowatts sur lesquels f>oo environ sont absorbés par les services d’extraction des Mines de Saint-Picrremont. Le solde est mis à la disposition du réseau de distribution d’Energie-Eclai-: rage.
- A la sortie du tableau, le courant est élevé à la . tension du réseau, dans un poste élévateur, à 2 000/10 ooo volts comprenant :
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- Deux transformateurs triphasés de la Compagnie Electrique, d’une puissance de loo K. Y. A. chacun et un groupe de quatre transformateurs
- Alimentation par la Compagnie Lorraine d‘ Electricité. — Enfin, à Trieux, dans une sous-station à 6 j ooo volts, Energie-Eclairage reçoit unepuis-
- monophasés de -t-rj K. V. A. chacun, du même constructeur ;
- Quatre départs principaux, commandés par des disjoncteurs, alimentent les différentes sections du réseau,
- sauce de 3 ooo kilowatts de la Compagnie Lorraine d’Electricité.
- Cette sous-station, située au centre de gravité de la distribution, est prévue pour transformer à io ooo et à 3o 000] volts le courant reçu à
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- 65 ooo volts. Tout d’abord, tant que le réseau primaire à io ooo volts n’aura pas atteint son plein débit, seule la portion de sous-station
- Les artères à 3o ooo volts survantes :
- T vieux-A udun-le-Roman-Muvville-Joudreville ; Trieux-Tucquegnieux-Joudreville ;
- Kig. 5. — Poste de transformation modèle 1913.
- 65 ooo/io ooo volts sera édifié, puis, dès que la puissance du réseau sera devenue suffisamment importante, la deuxième portion de la sous-station, pour la transformation à 3o ooo volts sera construite.
- J oudreville-Conflans-Jarny, traversant les régions minières et aboutissant aux extrémités du réseau, à io ooo volts seront construites. '
- Sur ces lignes à 3o.ooo volts pourront être
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- branchés directement les clients tels que les I transformation 3o ooo par io ooo volts alimente-mines, absorbant une puissance importante. I ront, en ses extrémités, le réseau 10 ooo volts.
- Ces abonnés seront reliés au moyen de postes de transformation, établis directement sur le réseau de 3oooo volts.
- De plus,un certain nombre de sous-stations de
- IV. — Données commerciales.
- Nature de la clientèle. — Le réseau de distribution est établi sous le régime des concessions
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- simples, reliées par permissions de voirie.
- Il dessert actuellement une soixantaine de communes représentant une population d’environ 5o ooo habitants.
- Là puissance reliée au réseau est de i 725 kilowatts se décomposant en /|5o kilowatts, pour la lumière et 1 273 kilowatts pour la force motrice.
- L’énergie est vendue exclusivement au compteur pour les abonnés d’éclairage et de petite
- leur accueil. Ün observe le remplacement progressif de tous les moteurs à essence par des moteurs électriques, dont le bas prix d’installation et la sécurité de marche sont fort appréciés par tous.
- L’agriculture se montre favorable au développement de la distribution d’énergié " électrique, et cc mode de force motrice est appliqué couramment aux batteuses, pompes centrifuges, eoneas-
- Fig. 7. — Station centrale de Conflan*-Jarny. — Vue extérieure de l'usine.
- force motrice, au tarif de 60 centimes le kilowatt pour l’éclairage, 23 centimes le kilowatt pour la force motrice.
- Ce prix relativement bas de l’énergie a permis la diffusion très rapide de l’éclairage électrique au sein de la population ouvrière de Briey, et l’électricité tend à y supplanter tous autres modes d’éclairage.
- ;.La recette-d’éclairage, par habitant, atteint 6 à 7 francs dans la plupart des communes.
- L'application de la force motrice électrique à la petite industrie a rencontré également le meil-
- seurs etc., utilises dans les fermes de la région.
- Alimentation des Mines. — Dans l’avenir, le débouché principal de la distribution doit être l’alimentation des nombreuses mines du Bassin de Briey.
- Les résultats satisfaisants déjà obtenus, au cours des derniers mois, permettent d’augurer favorablement de l’avenir.
- Plusieurs mines, telles que celles de Valleroy, Droitaumont,Pienne,etc...,ontsouscrit au réseau, des puissances importantes de plusieurs centaines de kilowatts instantanés. L’intérêt tout particu-
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- lier de cette distribution aux mines réside dans la possibilité d’utiliser l’énergie électrique d’une façon presque parfaite. Pour leurs épuisements, les Mines utilisent une puissance de plusieurs centaines de kilowatts pendant io à jî heures par jour. Il est facile, par une entente entre le secteur et les mines intéressées, d’obtenir que deux mines, employant environ la môme puissance, l’utilisent à des heures différentes de la
- Fig. 8 — Ligne haute tension 65 ooo volts, pylône à la frontière.
- journée, de façon que cette énergie atteigne finalement un coefficient, d’utilisation de près de •>./i heures.
- La clientèle minière aussi bien que le secteur y trouveront un grand intérêt, car une utilisation de cette importance permet de livrer l’énergie électrique à des prix qui deviennent intéressants même pour les mines possédant des centrales importantes.
- Alimentation des secteurs voisins. — Le réseau d’Energie-Eclairagefournit aux concessionnaires voisins la plus grande partie de l’énergie électrique qui leur est nécessaire.
- Par son poste de Serrouville. elle alimente le réseau de distribution d’Union Gazière et Electrique. Par le poste d’Etain, elle est reliée au réseau de la Société Meusienne d’Electricité.
- Enfin le poste de Chambley permettra un échange de courant avec le réseau de la station électrique de Millery.
- Services publics. — Parmi les Services publics assurés par le réseau d’Energie-Eclairage, on peut citer l’alimentation en eau potable de la ville de Briey, l’éclairage de différentes casernes et de l’Hôpital des Mines et de la Métallurgie à Briey, où l’électricité trouve une très large application.
- En dehors de l’éclairage, l’éhergie y est utilisée pour la stérilisation de l’eau, les ascenseurs, inonte-charges, machines à glace, lessiveuses, cuves et toutes sortes d’appareils médicaux.
- Conclusion.
- La région desservie par le réseau d’Energie-Eclairage est l’une des plus industrielles de l’Est de la France.
- Les industries métallurgiques et minières s’y développent avec la plus grande rapidité, et ilya tout lieu de supposer que l’industrie électrique proliféra, dans une large mesure, de l’augmentation de richesse de la région.
- Bien que la Société soit encore en pleine période d’installation, la puissance desservie atteint déjà i kilowatts en augmentation de g5o kilowatts depuis un an.
- Les recettes ont progressé d’environ i»o % d’un exercice sur l’autre.
- De petite distribution locale, la Société est devenue une grande distribution régionale.
- Le réseau, installé suivant la technique la plus sérieuse, offre aujourd’hui la sécurité la plus désirable et peut s’attaquer à toutes les clientèles.
- J. Reyval.
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- UNE NOUVELLE PILE ÉLEUTRIQÜE
- La pile électrique capable de fournir des quantités considérables d'énergie d'une manière continue et pratique est encore à trouver.
- ( ht trouve ci-dessous la description d'une nouvelle pile, fondée sur un principe nouveau, c'est-à-dire celui de rendre impossible Vélectrolyse du sel formé par les réactions chimiques. Cette pile fournit un courant d’une constance remarquable et des quantités d’énergie considérables.
- La transformation directe de l’énergie chimique en énergie électrique est un problème qui n’a pas encore été résolu au point de vue industriel.
- Une pile industrielle doit présenter une résistance intérieure aussi petite que possible. Il est par conséquent à exclure a priori du nombre des piles industrielles les piles à deux liquides, avec ou sans vase poreux. Les deux électrodes d’une pile industrielle doivent être placées à une distance aussi petite «pie possible et de préférence s’enchevêtrer les unes dans les autres, comme dans les accumulateurs.
- .le inc suis attaché à l’étude de ce problème séduisant qui est la recherche d’une pile industrielle. Le but de cet. article est d’exposer les raisonnements qui m’ont amené à imaginer une nouvelle pile, de donner la description de celle-ci et les résultats de quelques essais. Quoique cette pile soit bien loin d’atteindre l'idéal, toutefois il me semble, qu’elle marque un pas en avant dans la solution de ce problème.
- D'après ce qui est universellement connu sur là dépolarisation des piles, il faut que le liquide unique d’une pile soit on même temps excitateur et dépolarisant, à moins que la plaque positive ne contienne en elle-même les éléments dépolarisa teurs.
- Une cause d’affaiblissement des piles à un seul liquide à laquelle on n’a pas prêté beaucoup d’attention est due à l’électrolyse du sel formé par la combinaison du métal négatif avec le liquide excitateur. Considérons, par exemple, une pile de Volta. Au commencement de son fonctionnement le liquide est une solution aqueuse d’acide sulfurique. Le courant qui travers ela pile transporte le radical S04 sur l’électrode zinc et l’hydrogène sur le cuivre; celui-ci est polarisé par l’hydrogène. Mais au fur et à mesure que la pile fonctionne le liquide s’en-
- richit en sulfate de zinc et s’appauvrit en acide sulfurique. Le courant tend alors à déposer le zinc sur le cuivre. La pile est polarisée en même temps par le zinc et par l’hydrogène. Et, tout invraisemblable que cela puisse sembler à première vue, il n’en est pas moins certain que ci' dépAt de zinc a lieu en réalité; Il suffit, en effet, de fermer en court-circuit un élément de pile de Volta ne contenant que des substances chimiquement pures jusqu’à épuisement. On peut alors voir que la lame de cuivre est recouverte d’une couche continue et luisante de zinc.
- On voit donc que le zinc polarise la pile aussi bien que l’hydrogène et qu’il ne suffit pas pour dépolariser une pile, à un seul liquide d’empêcher le dépAt d’hydrogène sur la plaque positive, mais il faut empêcher aussi ce dépAt île zinc.
- Il était par conséquent naturel de penser que l’électrode négative et le liquide d'une, pile industrielle devaient être choisis de façon que le sel produit par leur combinaison fût insoluble. Le métal qui se présentait spontanément à l'idée était le plomb qui forme beaucoup de sels insolubles.
- Mais à ce point surgit une nouvelle difficulté. Ce sel insoluble restant adhérent à l'électrode négative fait augmenter la résistance intérieure de la pile au delà de toute limite admissible. 11 fallait donc trouver le moyen d’obtenir que ce sel se détachât tout seul et tombât au fond du vase. J’ai obtenu ce résultat en employant l’amalgame de plomb.
- La pile que j’ai imaginée est formée comme suit : (')
- Electrode négative. — Amalgame de plomb, obtenu en versant le mercure dans le plomb fondu. Une bonne proportion est : plomb, 90 grammes; mercure, 10 grammes.
- (') Les brevets principaux ont été demandés,
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- Electrode positive. — Charbon.
- Liquide. — Solution d’acide sulfurique et d’acide azotique. Une bonne proportion est la suivante :
- Eau.............................. i ooo cm3
- Acide sulfurique à 66° Baume..... 8o —
- Acide azotique à 36° B jumc...... iao —
- La force élcctromotricc de cette pile est de i ,i5 volt.
- Pendant le fonctionnement l’amalgame de plomb s’use en forme de coin avec tranchant en bas ; une substance blanche, lloeonneuse cl lourde se détache de l’électrode négative et tombe an fond du vase. Cette substance est formée de sulfate de plomb, de sulfate mer-eurcux et de petits globules de mercure métallique. De l’électrode positive, se dégage du gaz que l’analyse chimique a montré être formé des produits de décomposition de l’acide azotique.
- Le gaz qui a servi à cette analyse avait été obtenu avec une pile forcée, c’est-à-dire dans les conditions suivantes :
- La plaque de charbon de cette pile avait été coupée en forme de U à branches inégales. La
- cette pile en série avec une autre. Dans ces conditions la récolte de ioo centimètres cubes de gaz a demandé environ trois jours.
- M. Coignard, ingénieur-chimiste,a bien voulu se charger de l’analyse des gaz ainsi recueillis. Le résultat a été le suivant. :
- Azote........................... 91,71 %
- Vapeurs nitreuses cl acide carbonique, ensemble................. a 90 %
- Oxygène......................... 5,'kj %
- Hydrogène.................... traces (?)
- Carbure d’hydrogène............. néant
- La force élcctromotricc de la pile augmente légèrement pendant les premiers instants de son fonctionnement. Elle diminue ensuite au fur et à mesure que Je liquide s’épuise. On peut régénérer la pile en y ajoutant un mélange d’acide sulfurique et azotique. La difficulté consiste dans le fait qu’on ne sait pas dans quelle proportion il faut ajouter les deux acides. S’il devien t possible dans l’avenir de déterminer ce rapport, la pile pourra fonctionner jusqu’à dissolution complète de l’amalgame de plomb, en y versant du mélange acide et en soutirant le déprtt blanc
- Taiilcau I.
- ESSAIS N 08 POIDS DF. I.A PLAQUK CONSOMMATION O RA MM F.S SURIACK I AI M F II G V. K CM* COMPOSITION DU Î.IQUIDF
- Uli rniniricnreiuent Après vingl-quatre heures
- I i 1 IJI) r* j G i Eau i ooo cm3 ILSOv à <»(,". -j "> — ILNOii à 'ifi0. iuu —
- •2 712 7“ I •iGo Eau i ooo cm3 HjjSO* à 66°. 6/| — 1INO., à 36’. 2io —
- branche la plus courte était coiffée par une éprouvette de ioo centimètres, destinée à recueillir le gaz. La branche longue, ainsi que toutes les parties desquelles se seraient développés des gaz qui n’auraient pas pu être recueillis par l’éprouvette, étaient recouvertes d’un vernis isolant. Dans ces conditions la pile, même en cmirt-eircuit, fournissait trop peu de gaz ; le remplissage de l'éprouvette aurait demandé des mois. Pour accélérer la récolte des gaz on a relié
- au fur. et à mesure de son fonctionnement.
- La consommation d’amalgame de plomb à circuit ouvert est très petite et pratiquement nulle, quand la surface de l’électrode est bien nette de toute substance étrangère capable de donner naissance à des couples locaux (Tableau 1).
- La consommation à circuit fermé est d’environ 5 grammes par ampère-heure.
- La résistance intérieure de la pile croit avec le débit, comme il est indiqué par la courbe de
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- la figure i. Cette courbe a été relevée sur une pile formée d’une plaque d’amalgame de plomb
- Ohms
- o iz
- 0.09
- 0.0 7
- 0.0 6
- 0.0 fl-
- 0.03
- 0 02
- O O 1
- Ampères
- Fig-, i. — Courbe de résistance intérieure en fonction de l’intensité du courant.
- 5 «
- S J5.
- r, i, -l a 3 K) il I! 13 11 15 iB n '8 13 fl V ’>î v't U lr-?r. V Heures
- Fig. a. — Courbe de décharge.
- de 200 centimètres carrés de surface totale, disposée entre deux plaques de charbon, chacune
- de 2.3o centimètres carrés dé surface totale. La distance moyenne entre les électrodes était de 2 centimètres.
- La pile employée pour les essais de décharge était formée de 4 plaques positives enchevêtrées avec 3 plaques négatives. La surface totale immergée d’électrode négative était de 900 centimètres carrés, celle de l’électrode positive de
- 0 I l 3 15 6 7
- Heures
- 9 10 n tt 13 11
- Fig. 3. — Courbe de décharge.
- 0 I 'l 3 4 6 B 1 8 9 10 U U 13 11 IB 16 11 18 13 fO fl fl f3 fl f5
- Heures
- Fig. 4. — Courbe de décharge.
- i 23o centimètres carrés. La distance moyenne des électrodes était de 2 centimètres. La quan*
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- tité de liquide était de 2600 centimètres cubes. La résistance intérieure était de 0,022 ohin pour un courant de décharge de 5 ampères.
- La figure 2 montre les courbes de décharge de cette pile sur line résistance extérieure fixe pendant vingt-cinq heures, avec interruption de dix heures (une nuit) après la onzième heure. La capacité a été de 112,0 ampères-heure.
- On a ajouté ensuite :
- liait................................... /|5o cm3
- Acide sulfurique à 66°.................... 96 —
- Acide azotique à 36°..................... 192 —
- et on a déchargé encore pendant quatorze heures. La figure 3 montre les courbes de cette décharge. La capacité obtenue a été de 63 ampères-heure.
- On a ajouté ensuite le même liquide du cas précédent et on a déchargé pendant vingt-sept heures avec un intervalle de onze heures
- environ (une nuit) après treize heures et demie. La figure 4 montre les courbes de cette décharge. La capacité obtenue a été de n5 ampères-heure.
- Les essais (’) de décharge à intensité constante de 5 ampères ont donné une capacité de 92,98 ampères-heure jusqu’à une d. d. p. de o,5 volt. La d. d. p. moyenne a été de 0,81 volt.
- Les essais de décharge à d. d. p. constante de 0,898 volt ont donné un courant de 9 ampères au début et de 1,4 ampère à la fin de la décharge laquelle a duré vingt heures. La capacité a été de 87,25 ainpères-hcure.
- E. Bellini,
- Docteur èi-scienees Ingénieur-Electricien.
- (') .le dois cet essai et l'essai suivant à l’amabilité de la Société pour le Travail électrique des Métaux.
- ERRATUM
- Dans la lettre de M. Blondel, relative au Calcul de la capacité terminale d’une antenne, La Lumière Electrique, n" 26 du 27 juin 1918, p. 828, 2' colonne, au lieu de plots, lire filets.
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- PUBLICATIONS TECHNIQUES
- CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Dynamomètre de torsion & dispositif optique de lecture. — Wolkmar Vieweg.
- Le dynamomètre de torsion décrit par l’auteur a été construit par la Maison Amsler frères de Schaffhouse et essayé au laboratoire de mécanique de l’Ecole Supérieure Technique de Cliar-lottenburg ; il est muni normalement d’un dispositif de lecture stroboscopique. Mais on l’a essayé avec un dispositif optique qui, d’après l’auteur, donne des résultats bien supérieurs.
- Comme beaucoup d’appareils de ce genre, celui-ci repose sur le principe suivant : quand un arbre, ou une barre élastique, transmet un effort, il supporte une torsion qui, entre certaines limites, est exactement proportionnelle au couple de rotation transmis. Dans l’appareil dont il s’agit ici, la barre c porte à ses deux extrémités des brides a et b dont l’une se fixe à l’arbre moteur et l’autre à l’arbre commandé, en
- trouve dans le même plan que le limbe en celluloïd l.
- Dans les dynamomètres de torsion construit par MM. Amsler frères, l’angle de torsion est lu par la méthode stroboscopique ; l’observateur vise à cet effet soit directement, soit par réflexion dans un miroir fixe, à travers une petite fente radiale du disque d, la graduation et le vernier éclairés par une lampe à incandescence I placée en arrière.
- Le dispositif optique de lecture employé à Charlottenburg, au contraire, a été imaginé par Brodhun qui l’a appliqué à la photométrie. 11 consiste en un miroir tournant avec le disque d et incliné à 45 degrés ; l’image que la graduation et le vernier projettent sur ce miroir à travers la fente est réfléchie dans une direction perpendiculaire à l’axe de rotation et reçue dans une lunette. L’écartement des disques d et e est tel que l’image virtuelle se forme sur l’axe de rota-
- Fig. i. — Dynamomètre de torsion Amsler à dispositif optique de lectuçe.
- sorte que l’appareil constitue un accouplement rigide. La barre est enveloppée d’un long manchon cylindrique solidaire de la bride a et portant deux disques d et e, tandis qu’un plateau f est porté par un manchon plus grand solidaire de la bride b.
- Le bord du disque f est constitué par un limbe gradué en celluloïd transparente. Primitivement, on s’est servi comme repères de deux verniers en celluloïd ni ni eachâssés dans le bord du disque e aux extrémités d’un même diamètre. Ultérieurement, on a extrait le vernier » du disque et on l’a fixé de manière telle qu’il se
- tion même. Par suite de la rotation de la graduation, l’image tournera également un peu autour de l’axe pendant le temps où elle est visible dans la lunette ou à l’oeil nu ; mais, en raison des faibles dimensions du miroir, cette rotation est très petite en sorte que l’image ne bouge pas sensiblement.
- Lorsque la vitesse de rotation est modérée, l’image est alternativement visible et éclipséé suivant que le miroir est ou n’est pas dans le champ visuel ; au contraire, quand la rotation est rapide, on obtient une image contirtwe quand la graduation et le vernier sont suffisamment
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- la lumière électrique
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- éclairés et si l’on a soin de rendre sombre le champ visuel tant que le miroir ne s’y trouve pas.
- On a vérifié la méthode au moyen d’un miroir en verre argenté à sa surface de manière à éviter les images réfractées. Ce miroir était incliné à /|5 degrés par rapport au disque et à l’axe de rotation. Il était solidement fixé au disque par une monture en laiton dont le poids total, y compris le miroir, était de !\o grammes. Sa distance à l’axe étant de ai centimètres, ce dispositif soumettait le disque, par l’elïet de la force centrifuge, à la vitesse de 3 ooo tours par
- d’une lunette permet une graduation beaucoup plus fine avec, comme index, un trait sur verre en sorte que la précision des lectures est considérablement accrue. La méthode stroboscopique donne toujours des images floues. Comme la fente en mouvement à travers laquelle le vernier est éclairé, et par laquelle la lumière de ce vernier pénètre dans l’œil, tourne à la même vitesse que la graduation, en négligeant la dilatation de la pupille, on voit l’image étalée sur la largeur de la fente. Dans le dynamomètre Amsler, cette largeur qui est d’environ o,3 de millimètre fixe ainsi le degré de précision des lectures.
- Fig. 2.
- minute,” à un effort de 84 kilogrammes. Une petite masse métallique, fixée en un point du disque diamétralement opposé au miroir, faisait équilibre à cc dernier.
- Le vernier et la graduation étaient éclairés par une lampe à incandescence de 5o bougies dans un globe mat. Pour avoir un champ noir quand le miroir ne s’y trouvait pas, les autres parties du dynamomètre étaient peintes en noir mat.
- On a employé l’appareil à l’essai d’une turbine à vapeur de ioo chevaux en l’intercalant entre la turbine et un frein hydraulique. La vitesse de rotation a été élevée jusqu’à 3 ooo tours par minute. Toutefois, la division n’étant pas très fine, on ne s’est pas servi de lunettes.
- Les avantages delà méthode optique de lecture décrite ici sur la méthode stroboscopique, résident dans une plus grande intensité lumineuse, une plusvgrande netteté de l’image et la suppression de la parallaxe. Comme simplicité d’exécution, les deux méthodes se valent. En outre, l’emploi
- Avec le procédé optique, on peut lire encore le centième de degré, ce qui correspond, pour un diamètre de 12 centimètres, à un arc de 0,02 de millimètre. Il est donc possible de réduire sensiblement le diamètre du dynamomètre et, par suite, les pertes par frottement des disques, pertes qui 11e sont nullement négligeables quand on détermine le rendement de petites machines dans certaines circonstances.
- L’influence de la résistance de l’air sur la mesure du couple de rotation est minimum quand les disques e et /'avec la graduation et le vernier sont placés du côté de la machine à essayer. L’augmentation de frottement dans l’air du plateau d, par suite de l’adjonction du miroir, ne donne alors pas lieu à des erreurs.
- Si, pour éliminer les erreurs d’excentricité des disques et delà graduation,on voulait employer deux secteurs gradués à 180 degrés l’un de l’autre, il faudrait placer les miroirs l’un à un angle un peu supérieur, l’autre à unangle unpeu inférieur à 45 degrés par rapport à l’axe de rotation pour
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- pouvoir observer deux images distinctes pendant le mouvement.
- Le dynamomètre est chargé à l’état staticpie de poids égaux au moyen de deux leviers boulonnés aux brides extérieures a et b de manière à déterminer l’angle de torsion en fonction du couple de rotation. En pratique, les courbes oblenues sont des droites. Si n est le nombre de tours, M, le couple en kilogrammètres correspondant à la déviation du dynamomètre, la puissance en chevaux transmise parle dynamomètre est :
- N = 0,001396 n M.
- (Zeitschrift des Vereines deutscher Fngenieure).
- Une méthode thermo-électrique pour la détermination de la pureté des objets en
- platine. — G. K. Burgess et P. D. Sale.
- A la demande du Dr W. F. Hillebrand, président de la Commission pour l’étude delà qualité des ustensiles en platine, de l’American Chemical Society, des expériences ont été faites sur la perte de poids due au chauffage continu et répété de creusets en platine de divers degrés de pureté. On espérait ainsi pouvoir classer les objets en platine, d’après leur évaporation à une température définie, — 1 aoo° C, — au point de vue de la durée du platine. Ces expériences ont cependant montré le besoin d’une méthode rapide et précise pouvant être appliquée aux creusets sans les détériorer. A cet effet, les auteurs ont utilisé comme éléments de mesure la force thermo-électromotrice du platine par rapport à ses alliages.
- Leur méthode, appliquée au cas des creusets, est illustrée par la figure 1. Deux fils de platine pur de o 111m. 1 à o mm. a sont soudés par leur extrémité au bord du creuset en e et f, et reliés à un galvanomètre pyrométrique ordinaire ou à un millivoltmètre G. Le point de soudure e est chauffé par un petit chalumeau au gaz et à l’oxygène c?, tandis que l’autre soudure f est refroidie par un jet d’air c. Pour empêcher l’effet du rayonnement, les deux côtés du creuset sont isolés par une feuille de carton d’amiante A découpée comme l’indique le dessin.
- On mesure les températures en créant un couple thermo-électrique en e au moyen du fil de platine et d’un fil à 90 Pt -f- 10 Rh qui est soudé au creuset au moyen de l’arc électrique en un point voisin de e, à o mm. 5 ou 1 millimètre.
- On obtient également des résultats très satisfaisants par simple contact des fils de platine avec les creusets. En ce cas, l’appareil, une fois réglé, l’essai peut se faire en quelques secondes et le creuset demeure absolument intact. Cette
- Fig. 1.
- méthode permet encore de vérifier l’homogénéité du creuset.
- A l’aide du commutateur a b, on peut mesurer alternativement la température au point e et la force électromotrice développée dans le creuset, quand le point e est à cette température.
- 11 est naturellement essentiel que les deux fils de platine soient rigoureusement en métal pur, ce qu’on obtient en étirant le fil normal Heraeus, pour couples thermo-électriques. La soudure des fils se fait à l’aide d’un courant de /jo volts
- CouPbes isothermes [sssis thermoélectriques de pureté sur objet» en platine
- I 1 1
- 0 Z » 5 I 11 I » M 20 ! t .i 8 SO Z 4 6 » 40 Z 4 • 8 60
- Teneur en indium %
- Fig. 2.
- et d’un crayon pointu de graphite, en faisant jaillir un arc entre le crayon et le creuset qu’on touche en même temps avec le fil.
- La communication donne les résultats obtenus dans une série de mesures à 1 o5o degrés, sur
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- des creusets de diverses marques. La figure •>. donne les courbes isothermes de la force éloctro-inotricecn millivolts du couple platine pur —platine irridié, pour différentes teneurs en iridium. Pour plus de simplicité, on rapporte, en effet, toutes les impuretés à une teneur en iridium. En plusieurs cas, on a trouvé une concordance absolue entre les teneurs indiquées pour les creusets et celles déterminées par la méthode, mais, en d’autres cas, il y avait une grande divergence. Il faut remarquer que la présence de l’iridium est souvent voulue pour donner plus de rigidité aux creusets de platine. La méthode fournit toutefois un moyen de s’assurer que le fabricant a bien observé la teneur en impuretés exprimée en iridium ; elle permet, en clfet, de déterminer facilement cette teneur avec une précision de
- o,oi %. 11 serait probablement avantageux d-substituer le rhodium à l’iridium dans les creusets de platine pour en augmenter la résistance, lorsqu’il s’agit, de faire des pesées avant, et après chauffage, car le rhodium est beaucoup moins volatil que l’iridium et un peu moins que le platine.
- Si la méthode thermo-électrique ne distingue pas entre de faibles teneurs de rhodium et d’iridium, en la combinant aux méthodes qui mesurent la perte do poids, on pourrait arriver à cette différenciation. Une méthode par décharge électrique à haute température serait peut-être suffisamment sélective pour différencier les alliages du platine à l’iridium et au rhodium.
- (American Chemical Society, 6 avril 1914 )
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- La cuisine électrique moderne, la préparation et la conservation de l’eau chaude. — Friedrich Brendel.
- Sons ce titre, l’auteur décrit une série d’appareils électriques pour la cuisson des aliments, — fourneaux, grils, etc., — ainsi que pour la préparation de l’eau chaude.
- Ces appareils sont conçus de manière à rappeler par leur forme extérieure les appareils à gaz et à se régler avec la même commodité; de celte façon, ils lie deroutenl pas les personnes appelées à s’en servir. Les figures 1 et >., par exemple, représentent des réchauds à 1111c et deux plaques chauffantes de a?.o millimètres de diamètre consommant par plaque 900 watts nu
- Fig 1 et 2 — Réchauds électriques à une et deux plaques cliuulTuntes.
- maximum. Cette consommation peut d ailleurs être réglée à 900, Goo et 400 à !loo volts. Les connexions sont établies de façon à rendre.impos. sible tout contact acidentel avec les organes conducteurs. Les bornes sont recouvertes d une
- boîte protectrice qui renferme également la borne de mise à la terre. La monture du réchaud est émaillée.
- D’après un essai fait au Laboratoire ofliciel de Munich, le rendement thermique, en cuisson continue, est de 86 % . Ce bon rendement est obtenu par la construction particulière de la plaque chauffante. La base de cette dernière est constituée par un double fond emprisonnant un matelas d’air et protégée contre l’échauffement par la plaque chauffante proprement, dite au moyen de garnitures d’amiante. Ces garnitures mettent la chambre de chauffe à l’abri de l’humidité et empêchent, en outre, une circulation d’air nuisible. Entre la plaque de chauffage et la monture,il existe un jeu de 10 millimètres de largeur qui empêche la transmission de la chaleur à la monture et au plateau supérieur. La totalité de la chaleur produite reste ainsi concentrée dans la surface utile de la plaque chauffante. Après un fonctionnement de deux heures d’un réchaud du type de la figure 1, sans aucun refroidissement artificiel, on a enregistré les températures suivantes :
- Au centre de la plaque chauffante, > 1 o° C environ ;
- En divers points du plateau supérieur, w>° C environ ;
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- Au fond du tiroir, 6o° C environ ;
- Sous les pieds, ^5° C environ.
- La conduite des réchauds se fait exclusivement par un robuste interrupteur de réglage. Dans les’ appareils a plusieurs plaques chauffantes, les interrupteurs correspondants sont montés sur un tableau. Les degrés de chauffage sont indiqués
- Fig. 3. — Fourneau électrique de cuisine.
- Fig. 4.
- Gril électrique.
- L’article décrit un appareil fixé au mur (fig. 5) et duquel on ne peut prélever qu’un volume d’eau chaude égal à celui de l’eau froide qui y est amenée par la canalisation urbaine. Le corps de chauffage, qui se monte et se démonte à volonté sans avoir besoin de mettre le réservoir d’eau chaude hors de service, reste constamment en circuit et absorbe une quantité de courant très faible. Pour se servir de l’appareil, il n’est pas
- Fig. 5. — Appareil pour la préparation d’eau chaude.
- par des chiffres en noir sur fond blanc : feu vif, 3; moyen, 2; feu doux, 1. Sur le meme principe, on construit de grands fourneaux de cuisine électriques (lig. 3) et des grils (fig. 4), ceux-ci sont munis des cordons et d’un contact à fiche for-formantànlerrupteur de réglage.
- L’importance des appareils de préparation de l’eau chaude dans la cuisson des aliments est très grande. En effet, la cuisson à l’eau se trouve abrégée (1e plus des deux tiers si les aliments à cuire sont directement mis à l’eau chaude. En réduisant cette opération, on diminue (Paillant la durée de consommation du courant de cuisson lequel absorbe des intensités assez considérables ; c’est donc là un point qui mérite l’attention des secteurs électriques.
- besoin de manœuvrer l’interrupteur. 11 suffit d’ouvrir le robinet pour avoir de l’eau chaude. L’appareil reste toujours plein d’eau. Un régulateur automatique très simple peut y être adjoint pour éviter le gaspillage de courant; en ce cas, ce régulateur ouvre ou ferme le circuit, suivant que la température franchit des limites déterminées.
- Un appareil d’une contenance de 20 litres, par exemple, consomme de i3<> à 200 watts et permet de tirer en une demi-heure de i3 à litres d’eau à 8o° C. Quand l’appareil a été vidé complètement, il faut, pour porter son contenu à 8o° C, de 7 h. 1/4 à 11 heures.
- (Elektrotechnische Zeitschriftt 11 juin 1914.)
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- BIBLIOGRAPHIE
- Cours de magnétisme et d'électricité : Première partie : Étude du champ magnétique, par H Bouasse, professeur à la Faculté des sciences de Toulouse. ie édition complètement transformée et considérablement augmentée. Librairie Ch. Delagrave, éditeur, Paris. Prix, 16 francs.
- Le succès obtenu par la première édition du Traité général de Physique a été considérable, aussi une deuxième édition de ce traité était-elle attendue depuis un certain temps et commencée d’ailleurs.
- Le traité que nous présentons, à nouveau, aux lecteurs est le troisième du Cours de physique, celui qui se rapporte à l’électricité et au magnétisme. Il comprendra trois parties dont la première : Etude du champ magnétique, fait seule l’objet du présent volume. Les deux autres: Applications et spécialités, sont en préparation. Il s’agit donc bien, comme le dit l’auteur, d’une transformation et, surtout, d’une augmentation très importante.
- Le cours de M. Bouasse, destiné à la préparation aux certificats de physique et à l’agrégation, doit servir également aux ingénieurs et constitue pour tous un « minimum des connaissances exigibles d’un ingénieur ou d’un professeur de physique », minimum d’ailleurs suffisant pour toutes les applications, mais c’est surtout à ce premier titre qu’il intéressera nos lecteurs.
- Comme dans ses traités de mathématiques et de mécanique générales, l'auteur fait précéder son ouvrage d’une préface, ou mieux, d’une introduction assez longue. Cette introduction dans le cas présent est pleine d’intérêt et contient au fond, en réponse à des critiques plus ou moins justes, un véritable exposé sur l’art d’écrire un traité de physique.
- Sans nous apesantir sur ce préambule, disons que M. H. Bouasse part de ce principe que les matériaux une fois divisés en séries, « le choix des séries est subordonné à la condition de n’introduire les idées que (le plus possible) les unes après les autres, au fur et à mesure des besoins, de manière que le lecteur se familiarise successivement avec elles sans risquer de les confondre. Il est encore subordonné à la facilité plus ou moins grande de se représenter matériellement les théories et de les illustrer par des expériences »,
- Au fond, les faits étant connus, il s’agit de les présenter dans un ordre logique en faisant abstraction de bibliographie et d’histoire; c’est-à-dire d’une façon très souvent personnelle, autrement dit, de tourner le moulin à café d’Ampère à sa manière et d’en tirer une matière qui, pour être toujours formée des matériaux de départ, peut être beaucoup plus agréable au goût que celle d’un autre manipulateur.
- Malheureusement, pour opérer ainsi, il faut acquérir l’expérience nécessaire, ce qui ne se fait pas en un jour, de sorte que la méthode de M. Bouasse, n’est pas une méthode de commerçant; mais une méthode de physicien auquel la rédaction de ces livres a demandé de longues années et ne lui laissera, ce qui suffit encore à quelques-uns d’entre nous, que la satisfaction du devoir accompli et celle du travail exécuté pour son propre plaisir.
- Ceci dit, passons rapidement en revue les principales divisions de la partie qui nous occupe.
- Le premier chapitre est consacré aux vecteurs et à leurs flux et contient les définitions, les opérations fondamentales sur les vecteurs, le potentiel et les théorèmes généraux.
- Le second se rapporte aux actions en raison inverse au carré de la distance, champ de face, équations de Ponson et de Laplace, surfaces équipotentielles et actions diverses.
- Au chapitre III, M. H. Bouasse étudie les aimants et les milieux polarisés, les propriétés des aimants permanents dans un champ uniforme, et, enfin, les champs créés par les aimants permanents avec les comparaisons des moments magnétiques et des champs horizontaux uniformes ainsi que les deux méthodes de Gauss.
- Nous passons ensuite au chapitre IV à l’étude des champs produits par les courants, propriétés des feuillets et champs des courants.
- Le chapitre V est consacré aux actions électrodynamiques des champs sur les courants; loi de Laplace, formule d’Arnpè.c et au potentiel vecteur.
- Au chapitre VI, M. Bonasse arrive à la loi d’Ohm, aux lois de Kirchhoff et au pont de Whealstonc et étudie également les corps à deux et trois dimensions, la réfraction des lignes de courants, la distribution
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- des courants dans une plaque et les anneaux de Nobili.
- La loi de Joule et l’énergie' transportée par les courants y compris les applications diverses, fait l’objet du chapitre VII.
- Le chapitre VIII, un des plus développés, traite des galvanomètres et électrodynamomètres. L’auteur y montre comment on peut obtenir un champ connu en valeur absolue et étudie la distribution particulière des courants, l’oscillation d’un mobile avec frottement, les galvanomètres divers et les électrodynamomètres.
- Le chapitre IX s’occupe des diverses mesures : résistances, forces électromotrices, courants, etc.
- Au chapitre X, nous arrivons aux phénomènes généraux d’induction ainsi qu’à l’énergie électro-cinétique de l’éther et à l’induction électro-magnétique dans les corps à plusieurs dimensions.
- Le galvanomètre balistique, et son emploi à la mesure des paramètres d’induction font l'objet du chapitre XI qui contient également les capacités et les condensateurs avec l’étude de leur charge et de leur décharge.
- Au chapitre XII, l’auteur s’occupe des rotations électro-magnétiques et des phénomènes d’induction connexes.
- Le chapitre XIII traite des propriétés générales des courants alternatifs, définitions diverses, effet de la self-induction et de la capacité, mesure des intensités et des puissances et, enfin, élude sommaire des courants non sinusoïdaux.
- Enfin, le chapitre XIV et dernier étudie les unités absolues et leur réalisation concrète.
- Ce court exposé montre, pensons-nous assez bien l’ordre suivi par M. Bouasse, pour qu’il ne soit pas besoin d’insister sur sa valeur logique.
- En somme, cette première partie du Traité de M. Bouasse, sera tout particulièrement intéressante à lire pour les électriciens et nos étudiants, qui se dstinent à la carrière d’ingénieurs électriciens, y
- trouveront un moyen facile de se pénétrer des connaissances indispensables dans cette carrière.
- E. Rkyvàl.
- Cours d'électricité industrielle : le courant Continu. Notions physiques, Génératrices et Réceptrices, Accumulateurs, Distributions, Mesures, L’éclairage électrique, par Franz Magonette, ingénieur, professeur d’école industrielle. Iu-8" de 4°° pages, avec 223 figures et 47 planches. Cartonné, i3 fr. 5o. H. Dunod et E. Pinat, éditeurs, 47 et 49, quai des Grands-Augustins, Paris.
- Le présent ouvrage est la reproduction de la première partie du cours que M.Magonette donne depuis dix-sept ans : il est spécialement destiné aux élèves des Ecoles industrielles.
- On s’y est efforcé d’être simple, bref, et relativement complet; on a évité tout calcul compliqué : la connaissance de l’arithmétique élémentaire et quelques notions de l’algèbre du premier degré suffisent pour la compréhension du texte. Ce volume est à la portée des gens du monde qui veulent acquérir des notions concrètes sur l’industrie électrique.
- Désireux d’en venir au plus tôt à la partie industrielle proprement dite, l’auteur a réduit au strict minimum la partie du cours relative à l’électricité physique. Il n’a cependant pas cru devoir passer l’électrostatique sous silence et en a donné quelques rudiments. ,
- Dans la partie industrielle, il a développé la partie « Schémas », notamment en ce qui concerne les démarreurs, les tableaux de distribution avec accumulateurs, les bobinages d’armatures ; il a donné de nombreux résultats d’essais de machines.
- On a toujours recherché le côté pratique des choses plutôt que le côté scientifique.
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- ÉTUDES ET NOUVELLES ÉCONOMIQUES
- La baisse des actions clu Nord-Sud, les bruits tendancieux qui courent périodiquement sur cette entreprise, soit en Bourse, soit dans les journaux financiers, devaient donner plus d’intérét aux explications que le Conseil d’administration ne devait pas manquer de donner à ses actionnaires à l’assemblée ordinaire du 15 juin. Ces explications ont été encourageantes; l’exposé très net du présidents bien fait ressortir que les charges avaient augmenté en raison de la première annuité de remboursement de la première tranche d’obligations; qu’ainsi l’augmentation des recettes avait été compensée par cette charge prévue, qu’il en serait de même pendant plusieurs années, mais que les moyens de la compagnie seraient toujours au-dessus de ses obligations et que dans ces conditions il était permis de concevoir des espérances. Pour confondre les déclarations optimistes du président il a été fait état des résultats du Métropolitain;mettons de côté cequiparait constituer des termes de comparaison, il ne faut pas oublier que la situation financière des deux entreprises est totalement différente : d’une part la ville se charge à son compte de tous les travaux d’infrastructure ; d’autre part la Compagnie du Nord-Sud dépense ioo millions pour le même objet; elle doit rémunérer ces capitaux sur les produits de l’exploitation, tandis que le Métropolitain n’inscrit pas à son compte de profits et pertes la charge Sorrespondante. La redevance sur les billets, plus élevée dans le cas du Métropolitain, vient compenser en partie cette dépense, mais elle est proportionnelle aux recettes au lieu d’être indépendante de celles-ci. Le Métropolitain a usé d’autre part de deux moyens qui ont allégé ses charges annuelles : il a prolongé la durée de l’amortissement des obligations en le réparlis-sant sur un nombre d’années supérieur à la durée de la concession; il s’est fait autoriser à placer des obligations pour un montant correspondant au chiffre de ces obligations multiplié par leur valeur d’émission, tandis qu’en général l’autorisation que donne l’assemblée ne s’applique qu’à un emprunt nominal. Quoiqu’il en soit de ces différences primordiales, il faut enfin considérer que le Métropolitain en est à sa treizième année d’exploitation, que son réseau ast beaucoup plus étendu, que plusieurs de ses
- lignes sont d’un rapport exceptionnel et que malgré la distribution d’un dividende égal au précédent, il a constaté la baisse de scs titres de 700 francs à moins de Goo francs.
- Ce qu'il manque encore à notre avis au Nord-Sud et que nous avons déjà fait ressortir, c’est sa tête de ligne de la porte de la Chapelle. Le rapport fait entrevoir, pour le début de 1915, l’ouverture de cette portion de la ligne principale : nul doute que le chiffre des recettes ne s’en ressente très sensiblement ainsi que le coefficient d’exploitation. Le Nord-Sud est parvenu à abaisser celui-ci à 49 % soit de 1,860 % en un an : le résultat a été souligné par un actionnaire et mérite, en effet, quelque considération si on l’inscrit à côte de ce qu’obtiennent nos grandes compagnies de chemins de fer; enfin les frais d’exploitation et d’entretien du Nord-Sud sont et seront moins élevés que ceux du Métropolitain construit dix ans plutôt avec moins de souci de réduire ces frais au minimum. Néanmoins la situation de l’entreprise reste difficile et demande une vigilance constante pour éviter que le moindre incident ne compromette ses débuts.
- L’année 1913 constitue la troisième année de l’exploitation effective ; les recettes-voyageurs se chiffrent par 9 829 735 fr. 65 auxquelles il faut ajouter 193 880 fr. 35 de produits divers. Le rendement brut du capital engagé de 144 996 600 francs ressort ainsi à 6,8 % , mais il faut tenir compte de la non-productivité de la partie du capital investi dans les travaux en cours de construction de la ligne A (place Jules-Joffrin à la porte de la Chapelle) et de préparation de la ligne C (gare Montparnasse à la porte de Vanves). On peut estimer dans ces conditions que le rendement brut ressort à 9 % . Le produit net de l’exercice,que nous entendons après déduction des dépenses d’exploitation, dès redevances contractuelles et des charges d’emprunt,est seulement de 2037 33gfr. 18 ou 2,71 % sur lesquels 2,5 % ont été distribués aux actionnaires à titre de dividende. La réserve légale a reçu 97504 francs et Tamorlissement de 1 o3o obligations de Iapremièreséries’élevantà5i3 352 francs constitue l’amortissement de l’exercice.
- Ce qu’il faut remarquer c’est l’augmentation sensible des recettes malgré 1 certaines conditions
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- défavorables de l’exploitation, la nouvelle organisation des autres transports en commun et la concurrence plus accentuée des lignes d’omnibus et de tramways; c’est aussi l’abaissement du coefficient d’exploitation malgré l’augmentation des charges de l’exploitation et l’amélioration du rendement kilométrique. Les disponibilités immédiates iigurenlàl’actif pour 10928008 francs, lessommesexi-gibles 11e s’élèvent pas à plus de 2 600000 francs, la situation de trésorerie apparait donc à l’heure actuelle
- comme satisfaisante. La Compagnie du Nord-Sud pourra achever ses projets en cours d’exécution sans faire appel à l’emprunt; mais la construction de la ligne C qui n’était pas prévue au programme primitif exigera l’augmentation du capital sous une forme ou sous une autre; il faut penser qu’à ce moment-là toutes les conditions du marché et de l’exploitation se seront améliorées pour la facilité de l’opération.
- T. R.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- ÉCLAIRAGE ET FORCE MOTRICE
- Meuse. — Le conseil municipal de Ligny-en-Barrois a accordé l’autorisation de faire installer l’électricité à l'église pour la force motrice et l’éclairage.
- Vendée. — La commission des travaux du conseil municipal de Fontenay-le-Comte s’est réunie à l’hôtel de ville. Elle avait à étudier le cahier des charges élaboré par la Société Géorgie qui fournit l'éclairage au gaz de la ville.
- On sait que celte Société accepte la rupture de son traité d’éclairage par le gaz pour y substituer l’électricité.
- La commission des travaux a résolu de se renseigner près des villes actuellement éclairées à l’électricité et de n’accepter le cahier des charges qu’après avis d’un ingénieur choisi par la commission.
- Celle-ci a l’intention de fixer un délai de six mois pour l’installation à compter du jour de la signature du cahier des charges.
- Yonne. — Le conseil municipal d’Avallon a émis un avis favorable à la demande faite par l’Omnium français d’Electricité pour la distribution d’énergie électrique dans la ville.
- TÉLÉPHONIE
- Allier.—La Chambre de Commerce de Moulins a voté un projet d’emprunt de 128 167 francs pour l’installation du téléphone dans 21 communes et l’établissement de circuits de dégagement et de jonction destinés à permettre le dégagement de circuits d’usage commun et à faciliter les relations entre chefs-lieux de canton limitrophes.
- SOCIÉTÉS
- Compagnie du Chemin de fer Métropolitain de Paris.
- La première décade de juillet a procuré à cette Société une recette de t 398 624 francs, supérieure de 16 277 francs à celle de la décade correspondante de 1913,Depuis le i»r janvier il a été encaissé 3o 8o3 725 fr., soit 1 3i8 680 francs de plus que du ior janvier an 10 juillet 1913.
- CONVOCATIONS
- Société Française des Forces Hydrauliques du Rhône. — Le 28 juillet, 39, boulevard Malesherbes, à Paris.
- Appareillage Electrique Grivolas. - Le 5 août, 19, rue Blanche, à Paris.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- L'Administration des Chemins de fer de l’Etat, à Paris, va procéder à l’achat de câbles électriques.
- Les industriels désireux de remettre des ofTres de prix pour cette fourniture pourront, pour obtenir tous renseignements et documents utiles, s’adresser à M. l’Ingénieur principal des approvisionnements et des magasins, 42, rue de Chàleaudun, à Paris, tous les jours ouvrables de g à 12 heures et de 14 à 18 heures.
- Les offres devront parvenir à M. le Président des adjudications des Chemins de fer de l’Etat (Comptabilité générale), 20, rue de Rome, à Paris, le lundi 27 juillet 1914, au plus tard, avant 18 heures.
- *
- * ¥
- L’Administration des chemins de fer de l'Etat; à Paris, a l'intention d’acquérir 681 wagons couverts, série Kw,
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- Les industriels, désireux de concourir à cette fourniture, peuvent se renseigner immédiatement, à cet égard, dans les bureaux du service du matériel et de la traction (matériel), 44, rue de Rome, à Paris, tous les jours de la semaine, de 14 à 17 heures.
- Les offres devront être remises le 3 août 1914, au plus tard.
- * *"
- ¥ *
- Le 1 2 août, au ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts (sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts, division des services d’architecture), rue de Valois, n° 1, adjudication de l’installation de l’électricité à exécuter à l’iinmeuble de l’avenue de Suffren, pour les sei vices annexes du ministère de la Marine.
- Communication des devis et des cahiers des charges générales, particulières et spéciales sera donnée, rue de Valois, n» 1 (3' étage, salle n° ri5), tous les jours non fériés, de 12 heures à 17 heures.
- L’Administration des Chemins de fer de l’État, à Paris, a l’intention d’acquérir 22 moteurs compresseurs d’air électriques pour voitures automotrices de banlieue.
- Les industriels désireux de concourir à cette fourniture peuvent se renseigner immédiatement dans les bureaux du service électrique (38 division), 72, rue de Rome, à Paris (8e), les mardi et vendredi, de i5 à 17 heures, jusqu’au 24 août 1914.
- BELGIQUE
- Prochainement, en la salle de la Madeleine, à Bruxelles fourniture et montage à l’atelier central de Namur d’une grue roulante à portique de 4° tonnes avec moteurs électriques et accessoires, nécessaire au service de la traction et du matériel des chemins de fer de l’Etat.
- ESPAGNE
- Le 9 septembre, à 12 h. à la direction générale des travaux publics (ministère de Foinento), à Madrid, adjudication ^de la (concession d’un tramway électrique de Ferrol à Santa Maria de Neda; cautionnement provisoire : 2 800 pes. 3o.
- RÉSULTATS D’ADJUDICATIONS
- FRANCE
- 26 juin. — Au ministère des Postes et Télégraphes, io3, rue de Grenelle, à Paris, fourniture de tableaux commutateurs téléphoniques extensibles modèle 1911.
- i«r et 2° lots. — Chacun 200 tableaux extensibles modèle 1911.
- MM. Mildé fils et C1®, 1 lot à 298. — Association des Ouvriers en Instruments de précision, 2 lots à 275. — Le Matériel Téléphonique, 2 lots à 274,85. — Ateliers Thomson-Houston, 10, rue de Londres, 1 lot à 268, adj. d’un lot à 203 la pièce. — Société Industrielle des Téléphones, 25, rue du 4-Septembre, 1 lot à 265; adj. d’un lot à 265 la pièce.
- 3e lot. — 200 clés d'appel de poste intermédiaire, câblées, type 1911.
- Association des Ouvriers en Instruments de précision, 14. — Le Matériel Téléphonique, 12,95. — Ateliers Thomson-Houston, 14. — Société Industrielle des Téléphones, i3,5o. — MM. Mambret et Cio, i3. — MM. Mildé fils et Cic, 6o, rue Desrenaudes, adj. à 12,47 pièce.
- 4e lot. — 200 réglettes doubles de direction intermédiaire.
- MM. Mildé fils et Cle, 24,65. — Association des Ouvriers en Instruments de précision, 22,5o. — Le Matériel Téléphonique, 2i,5o. — Ateliers Thomson-Houslon, 21. — Société Industrielle des Téléphones, 26. — MM. Mambret, 25, rue de la Montagne-Sainle-Gene-viève, adj. à 19,87 la pièce.
- La reproduction des articles de la Lumière Electrique est interdite.
- Paris — ihpbimbaib lbv£, 17, nus cassbttb.
- Le Gérant : J.-B. Noubt
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- Trente-sixième année
- Samedi i« août iôi4.
- Tome XXVI (2« série). N» Si
- La Lumière Electrique
- SOMMAIRE
- C. CAMIGHEL. — D. ETDOUX et J. LHÉRIAUD.
- — Expériences sur l’enregistrement des débits, des conduites forcées de l’usine de Soulom (Compagnie des Chemins de fer du
- Midi)................................. i m
- Capitaine FRACQUE. — Conférences sur la Télégraphie sans fil (Suite)............ i/to
- Publications techniques.
- Construction et essais de machines.
- Moleurà double rotor, système Oerlikon, avec induit en court-circuit et 18 vitesses pour la commande d’un compresseur................ 1/17
- Télégraphie sans fil.
- Dispositif pour étudier la puissance des oscillations captées dans une réception de télégraphie sans fil.......................... 153
- Transmission et distribution.
- Les lignes de transmission sur poteaux et sur
- pylônes................................. 154
- Bibliographie.....................,....... 156
- Etudes et Nouvelles Economiques .......... 1r» 7
- Renseignements Gommeroiaux................ 159
- Adjudications............................. 160
- EXPÈRIENCES SUR 1/ENREGISTREMENT DES DÉBITS DES CONDUITES FORCÉES DE L’USINE DE SOULOM (COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DU MIDI)
- Les auteurs de cet article ont eu Voccasion de faire un grand nombre d’expériences sur les compteurs d’eau Venluri, soit dans les Laboratoires de V Institut Kleclrotechnique delà. Faculté des Sciences de Toulouse, soit à l'usine dé Soulom appartenant à la Compagnie des Chemins de fer du Midi; les débits étudiés ont atteint 3 000 litres par.seconde.
- Ces expériences ont montré que l'appareil étudié possède une précision remarquable et qu'il résoud complètement un problème de la plus haute importance dans les usines hydro-électriques la mesure et T enregistrement des débits avec-une erreur relative inférieure à 2 %'.
- ; Dans un article précédemment paru dans la Technique Moderne, nous avons exposé les essais auxquels nous nous sommes livres pour déterminer le degré d’exactitude des jaugeages effectués, à l’Institut Electrotechnique de la Faculté des Sciences de Toulouse, à l’aide d’un venturi monté sur une conduite de ioo millimètres de diamètre. Ce venturi présentait un rétrécissement au quart, c’est-à-dire que la partie rétrécie avait une surface quatre fois plus petite que la section normale.
- Ces expériences, faites en rcmplissantun bassin de capacité parfaitement déterminée et en lisant
- à des intervalles réguliers, pendant ce remplissage, les indications d’un manomètre différentiel branché surle venturi, ont montré que, jusqu’au débit de i5o litres à la seconde auquel nous sommes arrivés, les résultats donnés parla formule théorique de Venturi(1) étaient absolument
- (•) Nous rappellerons en quelques mots la formule et le principe de l’appareil venturi :
- Si l’on considère un tuyau à axe horizontal et de diamètre conslant, et si l’on intercale sur un point quelconque de son parcours un ajutage composé d’un convergent raccordé à un divergent très allongé, il se produit, dans la section rétrécie, une diminution de;pression que l’on
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI (2« Série). — N- 31.
- conformes aux résultats expérimentaux, sans qu’il fût possible de déceler une perte de charge appréciable dans l’appareil.
- Dans le même article, nous avons décrit le venturi de très grandes dimensions que la Compagnie des Chemins de fer du Midi a fait établir
- ment de la traction électrique sur une partie de son réseau.
- Nous rappellerons que cette usine, qui réunit deux chutes différentes, l’une de 120 mètres de hauteur et l’autre de 2&o mètres, comprend 2 groupes de 3 conduites forcées chacun.
- —!"
- : 457
- Fig. 1. — Compteurs d’eau système Veuturi.
- sur les conduites forcées de l’usine hydro-électrique de Toulouse de 20 000 chevaux, construite pour fournir l’énergie nécessaire à l’établissc-
- peut calculer en appliquant le théorème de Bernouilli.
- Si nous désignons en effet par Q le débit de la conduite, par s0 l’aire de sa section normale au point A, origine du convergent, par po la pression en ce même point exprimée en hauteur d'eau, et par i>0 la vitesse de l’eau, si les mêmes quantités dans la section rétrécie, au point B, sont désignées par Si, pt etc,, on a, en appliquant d'abord l’équation de continuité :
- Q = <Vo = *Vm ;
- Le théorème de Bernouilli donne ensuite :
- <v , »v .
- -----h Po —--------h Pi 5
- 2/>' 2 <1
- g
- De ces équations, l'on tire, en négligeant la perle de charge due au frottement :
- Q = k s]po — Pi,
- K étant une constante qui ne dépend que des données de construction de l'appareil.
- Le premier groupe est formé de 3 conduites de 1 m. 200 de diamètre ; le deuxième est formé de 3 conduites de ont. 81. Chaque conduite comprend un venturi (fig. 1) avec rétrécissement au quart. Mais il n’existe pour chaque groupe qu’un seul manomètre différentiel auquel une conduite quelconque peut être reliée parunjeude robinets. Ce manomètre, dont nous donnons le dessin (fig. 1), est enregistreur; sa graduation donne directement le débit. Elle va, pour le manomètre des conduites de 1 m. 200 dé diamètre, de 35o à 3 5oo litres et, pour celui des conduites de o m. 81, de 100 à 1 5Go litres..
- Nous avons expliqué, dans l’article précité, comment n’ayant pu faire d’expériences avec ces appareils, nous avions calculé la graduation en fonction des dimensions des appareils et du manomètre.
- Nous avons trouvé que si la théorie donnait pour les conduites de 1 m. 200 :
- , *
- . i,3i vW— Pi
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- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- 131
- l,r Août 1914.
- Et pour les conduites deoni.81 :
- Q = o,603 V/>o — Pi
- Lu graduation était établie suivant les formules :
- ( ) = 1 ,'iy V/^o —/>,
- Q — <>,59l V/'o —pi-
- P/èvation
- teur étaient exactes et que l’on pouvait compter sur la précision de a % qui avait été garantie.
- Nous avons pu effectuer ces essais sur les ven-turi des conduites de 1 m. 200, mais nous devons reconnaître qu’ils ont présenté de très grosses difficultés. Il n’était pas possible, en effet, de vérifier les débits par le jaugeage direct de la quantité d’eau écoulée, pendant un temps donné,
- Coupe
- Aobrnet dad/ntstK» 6 R
- Remphsjage du mtreurt
- Fig. 1. — Appareil Vcnturi.
- La différence de dans le premier cas et 65
- de— dans le deuxième étant réservée par le 5o
- constructeur pour tenir compte des pertes de charge par frottement dans la longueur de l’appareil.
- Mais, une fois ce point établi, il restait à vérifier que les indications données par le construc-
- dans un bassin de capacité connue, comme nous l’avions fait pour le venturi de l’Institut Électrotechnique de Toulouse, dont nous avons parlé précédemment. Il faut en effet pouvoir constituer ce bassin et en déterminer, avec une très grande précision, les cubes aux différents niveaux. Or, les turbines de l’usine de Toulouse évacuent les eaux, chacune dans une chambre d’évacuation de très grande capacité, communiquant directe-
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- LA LUMIERE ÉLECTRIQUE T. XXVÎ (2" Série). — N° âl.
- ment avec un canal de fuite longeant toute la façade de l’usine sur 58 mètres. Ce canal de fuite se continue ensuite par une partie souterraine de ia't mètres de longueur, avant de ressortir «à l’air libre, pour aller rejoindre le gave de Pau (fig. *a).
- Malgré le soin apporté à l’exécution des travaux, et en raison des inclinaisons données aux
- Fig’, a. — Plan de l’usine et du canal de fuite.
- murs et des intersections des diverses surfaces, les unes avec les autres, le cubage exact, surtout à présent que l’usine est en fonctionnement partiel, est à peu près impossible. Nous avons donc dû y renoncer.
- 11 ne nous restait alors d’autre ressource que de tarer les venturi par comparaison avec un autre procédé de jaugeage direct déjà bien ét udié. Ce procédé est évidemment moins précis que celui que nous avions employé à Toulouse, puisque les erreurs d’expérimentation commises dans le tarage du premier appareil s’ajoutent aux erreurs commises dans les expériences de comparaison du deuxième avec le premier.
- l/appareil le mieux étudié et le mieux connu, qu’il convenait par conséquent d’employer, est le déversoir en paroi mince et à nappe libre établi dans les conditions indiquées par Bazin ; mais, pour l’employer dans le cas qui nous occupe, il fallait des circonstances exceptionnellement favorables. On ne peut en effet donner l’eau à travers les venturi qu’en passant par les turbines. D’autre part, pour bien faire, le déversoir aurait dû être établi contre la sortie même de la chambre d’évacuation de la turbine correspondant au venturi dont on veut étudier le débit;
- mais alors on se heurte à une difficulté insurmontable ; à la moindre variation de charge, le fonctionnement de la vanne compensatrice fait sortir l’eau avec de tels bouillonnements qu’il est impossible de mesurer une hauteur de lame déversante.
- Nous nous sommes alors servis d’un déversoir établi en a (fig. a), à l’extrémité aval de la partie souterraine du canal de fuite, lors des essais des turbines.
- Ce déversoir, établi avec le plus grand soin, remplit exactement les conditions indiquées par Bazin, c’est-à-dire que construit sans rétrécissement de la section normale du canal aux abords (de façon à éviter les contractions aux joues), il possède des guides destinés à empêcher l’évasement de la nappe, mais disposés de façon à permettre les renflées d’air par en dessous pour dénoyer la lame (fig. 8).
- La paroi mince est formée d'une lame de tûle de a m. 5o de longueur, dépassant de plus de o m. i5 de hauteur la partie maçonnée. La hauteur du seuil au-dessus du fond mesurée sur l’axe est de o m. 8/(.
- Ce mode d’expérimentation présentait deux difficultés : la première provenait de ce que la disposition des venturi de l’usine de Sou loin, comportant un seul manomètre enregistreur par groupe de trois conduites, ne permet de mesurer que le débit d’une seule conduite à la fois. Or, le canal de fuite étant commun à toutes les turbines, il était nécessaire de trouver une période ou une seule turbine était en marche.
- Nous avons pu trouver cette période au commencement de juin, époque où, les essais de traction électrique étant momentanément interrompus, une seule turbine était en marche, pour fournir l’énergie électrique aux tramways de la Bigorre auxquels la Compagnie du Midi cède du cou rant.
- Celte première difficulté levée, il en restait une seconde au moins aussi importante. L’enregistreur venturi indique le débit dans la conduite à chaque instant. Le déversoir lui-même ne peut indiquer ces débits de la même façon, d’abord parce qu’il faut un certain temps à l’eau, pour aller du venturi au déversoir, ensuite parce que toute la partie du canal de fuite située en amont du déversoir forme un réservoir dans lequel se produisent des emmagasinements de nature à changer notablementles débits. Dans les périodes
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- où les variations sont très rapides, les maxima et les minima qui se produisent sur le déversoir, doivent être très amortis par rapport à ceux que Ton mesure au venturi.
- Nous avons réussi à triompher de cet obstacle grâce à la méthode expérimentale employée que nous allons décrire en détail.
- Le principe en est le suivant ;
- Observer simultanément le venturi et le déversoir à des instants déterminés et pendant une assez longue période ; tracer ensuite les courbes
- établi et ouApar suite, il n’y a pas de phénomène d’emmagasinement en amont du déversoir. Il suffît alors, pour ces périodes, de comparer le débit du déversoir donné, par la formule de
- Bazin, Q = mlh \j2gh au débit lu sur le venturi.
- Nous avons profité de cette série d’expériences pour mesurer également la dépression dans les renidards des conduites qui sont montées au | départ avec des appareils automatiques d’arrêt ! de débit système Bouchaycr et Viallet. Ces appa-1 reils, dont nous donnons en appendice la des-
- ftee/z/'cj/ff/'n
- c/cj parot*
- Fig. 3. — Caractéristiques de la résistance liquide. Fig. 3. — Caractéristiques du déversoir à mince paroi
- sans contraction latérale.
- des débits relevés au venturi et des hauteurs de la lamé déversante en prenant les temps pour abscisses et ces quantités pour ordonnées. Ces courbes présentent une allure analogue, mais les phénomènes sont décalés les uns par rapport aux au Li es, en raison du temps que met l’eau à aller d’un appareil à l’autre, et les amplitudes des variations sont beaucoup moins grandes sur la courbe correspondant au venturi.
- On remarque cependant, la plupart du temps, sur ces courbes, des parties à peu près horizontales qui se correspondent. Ces parties sont relatives à une période où un régime constant est
- cription et le fonctionnement, sont destinés à arrêter automatiquement l’écoulement de l’eau au cas où, par accident aux turbines ou aux conduites, celui-ci dépasserait une quantité que l’on s’est fixée d’avance.
- Description détaillée des expériences.
- Pour une expérience complète, quatre observateurs étaient nécessaires :
- a) Le premier mesurait le niveau de Peau dans la chambre de mise en charge en faisant des lectures sur une règle scellée aux parois, .
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- b) Le deuxième mesurait la hauteur de l’eau dans le reniflard à l’aide d’un plateau flottant sur l’eau et surmonté d’une règle verticale
- On pouvait ainsi mesurer facilement la différence entre ces deux niveaux.
- c) Le troisième observateur lisait les débits au
- h
- b
- SOO .
- <fSO .
- rieitce n° •>.(>.
- 2700
- 2600 _
- Fig. 4. — Expérience n° 28.
- graduée. Un index fixe indiquait le point correspondant à la partie supérieure du reniflard et l’on avait au préalable mesuré la différence de niveau entre cet index et le zéro de la règle de la chambre de mise en charge.
- venturi; il avait soin de vérifier le zéro de l’appareil au commencement et à la fin de chaque série de lectures en agissant sur la vis de réglage de l’instrument; si, à la fin de la série, l’appareil ne revenait pas exactement, 011 faisait la correction
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- nécessaire en prenant comme zéro la moyenne des deux zéros obtenus.
- d) Le quatrième observateur lisait les hauteurs de lame déversante en visant avec une lunette une règle fixée contre la paroi du canal à i ni. 75 en amont du seuil. Dans les expériences de Bazin, cette distance était de 5 mètres, mais nous
- canal derrière le seuil et ensuite à la présence, dans la partie amont du canal, de traverses fixées à peu près au niveau atteint et qui créaient des chutes artificielles. Nous avons alors rendu l’observation au déversoir plus exacte par l’adjonction d’un radeau flottant sur l’eau en . amont, procédé (pie. nous avions imaginé dans
- \ N
- $0 _
- 4* -
- Z6 _
- 22. _
- iO _
- 1Z -
- Fig. 4* — Expérience n° 29.
- avons vérifié préalablement que la différence de niveau entre ce point et les points amont sur une plus grande longueur n’était pas appréciable.
- Le zéro de la règle était à o m. oo3 au-dessus du seuil du déversoir.
- Aux forts débits, il y avait des remous assez importants, dus d’abord, comme l’a indiqué Bazin, à ce que la hauteur de la lame déversante était supérieure à la moitié de la profondeur du
- nos expériences antérieures, comme nous l’avons indiqué dans notre article précité; on amortissait ainsi dans de très grandes proportions les oscillations de la surface libre. Par contre, nous n’avons pas employé le procédé des cellules amortissantes, l’installation de ce dispositif, d’ailleurs très efficace, étant impossible.
- Pour tenir compte par avance du décalage des phénomènes, les observateurs a b comtpen-
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- i:u;
- çnient leurs lectures, deux minutes avant l'observateur e; eelui-ei les commentait lui-même deux minutes ax ant l’observateur d. Les séries duraient \int minutes.
- A cause de l'éloignement des olxscrvateurs, ceux-ci commentaient à une heure convenue après réglage préalable des chronomètres, les lectures se faisant toutes les quinze secondes, de elle sorte que si l'on désigne par t.n l’instant
- les zones appropriées dont nous avons parlé précédemment, en nombre variable suivant le régime de marche dans chaque expérience, et en calculant la quantité d'eau écoulée sur le déversoir suivant les tables données par Bazin, nous avons dressé un tableau comparatif où les résultats sont rangés par ordres chronologique.
- Mais, avant de donner les résultats de ce tableau, nous indiquerons, à titre d’exemple, les
- d*. -
- / erre/'- -
- " ’ , e/e /'erreur--------
- ! '----------------------------------------
- <£_ _ _£ £A- —----------------------------------------------------------
- I :: I '----------{-------1----------1---
- MO j. .900 tooo Hto *20*
- — ___ ^ ‘
- •... ai-
- Jt'ig;, 5. CompucaiBon de* débits obtenus pur le déversoir et pur le YenUiri, — Kn abeisses, débit du réservoir. 1211 ordonnées, différences entre les débits du venluri el du déversoir.
- nit.inl, ou peut écrire comme suit les moments des lectures :
- Observateurs a et />.... -j- // X 1 V
- Observateur r............ /„ -j v.1 | n iV
- Observateur d,........... /„ -| /,' | n 1V
- Pour obtenir des régimes plus variés, ou faisait débiter davantage a la turbine en faisant alimenter par l'alternateur, eu même temps que les tramways de la liigorre, une résistance liquide variable eousliluée par des plaques de télé, plongeant dans le. canal de. fuite des turbines (lig. La turbine employer, a une. puissance de t r*oo chevaux.
- Les résultats de ees expériences ont été traduits en eourloss dont nous donnons Irnis exemples (lig. 4) . le, s intervalles horizon taux entre, chaque, point représentent quinze, secondes. Sur iliaque expérience., la première, courbe, a clé. ulile.une.cn purlanl comme ordonnées les débits en iilre.s pur se.euude. lus sur l'appareil viqituri ; la deuxieme a comme ordonnées les hauteurs lues il la règle, du déversoir : lu froisicnm indique ie.n depre.ssiuiia dans le. leuillnrd.
- |,u (dininiosaut, sur «dutenue de ces euuibcs,
- zones choisies sur une des courbes que nous axons fait reproduire :
- N” m r'i xi'i Kii .Nci : ali «•
- /unes choisies au venluri.. . . «oh i8fiâ”| h U> "i i \ >
- à à
- lié jV
- /.unes rorrespoiulanles au
- déversoir lié II) 3l>" lié 'X Vo
- à ^ à
- ité'-VV-VÏ"' 1 1 v
- 1 tiiliit au venluri 8 j À 8 1 • >
- Hauteur île la lame «lever-
- saule ; (Il |- o,ou'U o, U \ u/il l
- Débits au déversoir . i
- l es résultats trouves au cours de ces operations sont les suivants : Noir le tableau à la page soixante'.
- l'es résultats nous ont servi à construire l’épure des erreurs relatives ^ig. N) sur les «.Uni-nées suixantes :
- Nous rappellerons tout «l'abord que Bazin, dan° r>cs c.xperieuees célébrés sur les déversoirs,
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
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- indiqué que l'approximation de i % est liés dilli-cile à obtenir, même dans le cas bien défini du déversoir à vive arête et que, souvent, oh n’atteint pas une précision supérieure à 3 à 4 % .
- Admettons que nous ayons pu arriver à une
- ligne horizontale, porté en abscisses les débits donnés par le déversoir pris comme base. En ordonnées à line échelle beaucoup plus grande, nous avons porté les différences, positives ou négatives, entre le débit du déversoir et celui du
- NUMÉROS NUMÉROS D’ORDRE DÉBITS DIFFÉRENCE DÉPRESSION
- DES EXPÉRIENCES DES OBSF.lt VALIONS * *
- nu déversoir nu venturi DKVI HSOIK UN % EN MÈTRES D'EAU
- litres litres
- f I 87G 860 ~ I ,7 )>
- * 4 7 y.5 9ir» + 3,15 )>
- ( 3 85o 83o - 2,35 ))
- a 5 4 845 820 — 2,9 ))
- 1 i 0 i 0 I 070 + 1 ,0 ))
- 26 1 6 85o 855 -f )>
- ! 7 845 840 — 0 ,G »
- 8 2 275 2 300 + 1 >' ))
- 27 9 2 5 Go 2 575 -j- 0 ,G ))
- I() 2 44o 7 i\70 — 0,8 ))
- . I I 2 43o 2 45o + 0 î8 0,27
- 28 I 7 2 520 2 5oo — 0 ,8 0,28
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- 2Ô )) 3 100 )> ">4o
- 33 2 G 27 )) » 3 15o 3 25o )) )) 0 ,4 i5 o,44
- 28 )) 3 200 )) 0,4:!
- précision moyenne de >. %. D’un autre côté les constructeurs de venturi garantissent Une précision de •}. % .
- C’est donc dire qu’il peut y avoir entre les indications du déversoir et celles du vënturi des divergences de l’ordre de grandeur de 4 % .
- Portant de cette donnée, noUs avons, sitr une
- venturi, et nous avons tracé les lignes correspondant à des différences de % % et de 4 % (fig- 5).
- Ou voit que la plupart des différences ne dépassent pas % et qu’aucune n’atteint 4 % C’est donc un contrôlé très net de l’exactitude du venturi.
- On peut donc en tirer cette conclusion que les
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T.XXVI(2e Série). — N«34.
- vcnturi sont des appareils donnant une précision au moins égale à celle des déversoirs les mieux établis, tout en étant d'une lecture infiniment plus commode.
- Leur usage, dans les usines hydro-électriques, est des plus utiles, car ils peuvent non seulement servir lors des essais, mais ils constituent par la suite un contrôle facile de toute l’inslal-lalion hydraulique, que ce soit â pleine charge ou à faible débit, car ils permettent, par des manœuvres très simples, soit de vérifier le débit des canaux d’amenée ou la perte de charge dans les conduites, soit de suivre le rendement
- d'arrêt de débit ».du système breveté Bouchayer et Viallet dont voici la description :
- Description (fîg. 6). — A la sortie du réservoir R, dit « chambre de mise en charge », la conduite ABC a la forme d’un siphon dont le point B (point haut de la génératrice inférieure) se trouve au-dessus du plan d’eau maximum HII dans le réservoir.
- Un tube deux fois recourbé ahcd dit « tube de rentrée d’air ou reniflard », est soudé sur le sommet B du siphon. A sa partie supérieure, ce tube porte un robinet /*, dit « robinet de rentrée d’air », et communique par l’intermédiaire du
- Fig. 0. — Appareil aulomalique d’arrêt de débit.
- d’une turbine et de déceler les fuites aux joints ou à tout autre organe inaccessible en exploitation, soit encore de s’assurer qu’en marche à vide les consommations d’eau ne sont pas exagérées. De plus, leur caractère d’appareils enregistreurs en fait des instruments de contrôle permanents. On nesauraitdonctropen recommander l’emploi.
- 11 nous reste à dire quelques mots des rouilla rds.
- Appareil automatique d’arrêt de débit système B. et V.
- Les conduites forcées de l’usine de Soulom présentent au départ de la chambre d’eau un dispositif particulier dit « appareil automatique
- tube rt et du robinet/, avec une trompe à eau, n, alimentée par le tuyau mn que commande la vanne v. Le coude inférieur communique par le iube cf avec le tube eg, dit a nourrice » dont l’orifice g est obturé par une vanne mobile et qui sert au remplissage de la conduite.
- FonctionnementLa conduite ayant été remplie jusqu’au niveau du réservoir à l’aide de la nourrice ou par accès direct, pour la partie amont, on ferme le robinet b.
- On fait alors le vide dans la partie supérieure du siphon à l’aide de la trompe à eau n dans laquelle l’aspiration est produite par .un courant d’eau allant par le tube mnp, de la chambre d’eau à la conduite de vidange.
- A mesure que le vide se produit, la partie
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- supérieure du siphon se remplit; quand tout l’air a été entraîné, on ferme le robinet t puis les vannes e et. g et la conduite est prête a fonctionner.
- En ouvrant l’extrémité aval de la conduite, l'écoulement continu de l’eau se produit normalement.
- Cet écoulement, d’après la loi de Bcrnouilli,cst régi par l'équation :
- h + P + + C - C‘e-
- Dans laquelle :
- Il représente la hauteur au dessus du plan de comparaison ;
- p la hauteur d’eau équivalente due à la pression en un point;
- (> *
- — la hauteur due à la vitesse;
- Ç la perte de charge (variable suivant les conditions de l’écoulement,
- Si nous appliquons cette équation en M (point O) et en N (point i), la pression atmosphérique étant supposée la même en M et N, il vient :
- H=A+j0 + ^+Ç.
- La hauteur de l'eau en N et par conséquent dans le tube d n’est plus alors que
- l, \-p H — - - - ^
- •> <)'
- &
- alors (|u’auparavant elle était égale à II en vertu du principe des vases communicants.
- Donc, lorsqu’il y a écoulement, le niveau baisse dans le tube d, à mesure que l’écoulement et par conséquent la vitesse, augmentent, le V 2
- terme-----\- Ç, jonction de la vitesse, croissant
- avec celle-ci.
- Dès que ce niveau baisse au-dessous du point x (point bas de la génératrice supérieure du coude inférieur du reniflard) une rentrée d’air se produit, le désamorçage a lieu et l’écoulement se trouve arrêté automatiquement.
- L’appareil est alors calculé de façon que ce phénomène se produise dès que la vitesse atteint une valeur dangereuse soit par suite d’une rupture des conduites, soit pour tout autre motif.
- Fig. 7. — Courbes de dépression dans le reniflard.
- La ligure 7 représente le résultat des expériences sur le reniflard. L’une des courbes représente en fonction du débit la dépression observée au reniflard, l’autre courbe représente
- V»
- la valeur correspondante de —.
- ‘iy
- G. Camichel,
- Directeur de l'institut Electrotechnique de Toulouse.
- D. Eydoux,
- ingénieur principal de la voie aux chemins de fer du Midi.
- .). Lhèiuaud,
- Ingénieur de la Traction aux chemins de fer du Midi
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-
- m
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2« Série). ^ N* 31»
- CONFÉRENCES SUR LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL (Suite)™
- Continuant la publication du Cours du capitaine Fracque que nous avions commencée dans notre précèdent numéro nous donnons aujourd'hui la fin de Vintroduction dans laquelle sont rappelées quelques notions sommaires de mathématiques qu'il est indispensable de posséder pour pouvoir suivre ce cours.
- INTRODUCTION (Suite).
- (révision sommaire de quelques notions mathématiques]
- V. — Equations différentielles.
- Cette équation admet une solution de la forme :
- On aphélie équation différentielle d’ordre n une relation entre une variable t, une fonction y de cette variable et leâ h* premières dérivées de y par rapport à t, cette relation étant satisfaite quelle que soit la valeur donnée à la Variable.
- f{y>
- dy æy_ dHj ^ _
- dC de ' ' dt» ’ J
- On démontre* en analyse* qu’une équation de cette nature a toujours une solution et que cette solution renferme n constantes arbitraires.
- Ëqtiàtiôhà linéaires à côèlficieüts constants.
- Nous ne rencontrerons dans l’étude qui suivra, que des équations linéaires à coefficients constants, c’est-à-dire dans lesqüellëS :
- i° La fonction inconnue y et ses dérivées n’entrent qu’au premier degré et ne sont pas multipliées entre elles;
- a0 Les coefficients des différents termes en
- dy ^y
- J' dt dtn
- sont indépendants de la variable t.
- a 4- A A" de + A"~
- dn-h)
- dy
- dtn
- ••• + Al dt + A°y ~
- Lorsque £ / (/) est nul, l’équation est dite sans seednd membi'e. Lorsqu’il n’en est pas ainsi, l’équation est dite avec second membre.
- Equations linéaires à coeffcients constante sans second membre.
- Soit l’équation :
- d"y
- A„
- dt»
- + AtTt+ A°y ~ °’
- y — e*1.
- En effet, si on remplacé y et ses dérivées par leurs valeurs tirées de l’expression ci-dessus dans l’équation différentielle, il vient :
- A„îx"e«( 4" ... 41 = o
- ou
- (&„<%* -)- Àn—1 Cf/1 ^ • . . + A(à + A0) = O.
- La parenthèse est une équation du «° ordre en à, appelée équation caractéristique de l’équation différentielle donnée.
- Cette équation admet n racines a,, a2, a« et il est bien évident que les valeurs e®'1, soni des
- solutions particulières de l’équation différentielle donnée.
- La solution générale qui doit renfermer n constatés arbitraires sera alors :
- y = X1c«,t -(- X2éM< 4- ... 4- X„eanf
- X,, X2... X„ étant ces n constantes arbitraires.
- Dans les problèmes de mécanique ou d’électricité qui conduisent à des équations différentielles, on détermine ces n constantes en écrivant que les conditions initiales des dits problèmes sont satisfaites.
- Equation du premier ordre.
- A,
- dy
- dt
- + \y =
- Equation caractéristique :
- A(<x -f- Aq = o.
- (*) Voir Lumière Electrique, n° 3o du a5 juillet 1914, p. <>5.
- La racine de cette équation étant a
- Ao
- Â~‘
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- I” Août 1114.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- 141
- La solution générale de réquaRon différentielle est :
- >/ = V T' .
- Nous trouverons une équation de cette forme quand nous étudierons les transformations d’une quantité d’énergie préalablement emmagasinée au voisinage d’qn circuit apériodique dq premier ordre (cirçuit ayant de la résistance et de la self-induction).
- Les racines sont —§ ± mj en posant j = \/ — i. La solution générale est alors :
- y = e~u (X,e!'y'< -|t.
- Or, on démontre en analyse que :
- emjl. _ CQS )nf _j_ j sjn nlf
- e~m.it cos ml — / sin ml.
- Par suite :
- Eqqation çlu dçu^iémq ordre.
- À2 ^ + A* ÿ + AoV
- Divisons les deux membres par A2 et posons :
- A.
- A 2
- 28
- Ao
- â;
- ,2
- Supposons Aw A,, A2 positifs, ce qui aéra fou-jours le cas dans les éqpations que nous rencontrerons.
- L’équation caractéristique devient alors :
- a2 -j- $ S a -)- u)2 = o.
- Trois cas, peuvent se présenter : i° Racines réelles distinctes;
- j.° Racine double;
- 3P Racines imaginaires. i° Racines réelles distinctes.
- Les racines sont — 8 ± \/'S2 — to2 S2-u>2 est positif pay hypothèse; supposons-le égal à m2.
- Les racines de l’équation caractéristique sont alors :
- — S -(- m et (8, -rfr /«),
- La solution générale de l’équation différentielle est donc :
- y = i)t -j- X2e—(wî+s)<
- ou : y — e~St [X,emf X,@—
- y = e~u [(X, -f- X2) cos ml -f-,/ (X, — X2) sin mt].
- Mais si la valeur de y doit être réelle pour répondre aux conditions du problème, il faut que X, -f- X2 et (>., — Xa) f soient réels.
- Nous pouvons donc poser :
- X, + Xa=P
- j (X, — X2) = — Q.
- On obtient alors :
- y — e—*1 (P cos mt Q sin ml)
- =2 c~*( p s.in [mt —?)'
- en posant :
- P COS f = — Q P siu cp r= —.P.
- D’où :
- pr=V P2 + 0-, cas?:
- 0
- — P
- -/ — .. ...i r—-,.........•
- vA,2+q2 y/ P*+Q4
- En résumé, dans le cas des racines imaginaires, la solution générale de l’équation différentielle est de la forme :
- y — Ae~M sin (mt — tp).
- C’est une fonction pseudo-périodique que nous avons étudiée dans les précédentes leçons.
- Nous trouverons une solution de cette forme dans l’étude de la décharge oscillante d’un condensateur.
- i° Cas d'une racine double.
- Si 8 = ± (o, l’équation caractéristique admet une racine double :
- Nous trouverons une équation de cette forme dans l’étude de la décharge apériodique d’un condensateur.
- 3° Racines imaginaires.
- S2-(i)2 est négatif; posons 82 — tu2 = — /«*
- a — — 8.
- Dans de c$s // =; X, e~u ne peut être la solution générale de l’équation différentielle, puisque nous n’aurions qu’une constante arbitraire au lieu de deux.
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- 14Î
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2e Série). — N» 31.
- On démontre, en analyse, que lorsque l’équation caractéristique d’une équation différentielle linéaire a une racine multiple, dont l’ordre de multiplicité est K, le terme correspondant à cette racine dans la solution générale, contient en facteur un polynôme entier de degré K-i. Par conséquent, dans le cas qui nous occupe, le terme e~Sl sera multiplié par un polynôme du icr degré. La solution générale de l’équation différentielle sera donc : Cas d'une racine triple. La solution générale est : y — e«'‘ [Xt -)- X3t -j- X42] (a, étant la racine triple). Équation du 4° ordre. A dhj 4- A dHj 4- A dhj 4- A dy 4- \ — o A* dë + A» IF + Aa ~dê + ’ dt + A° “ °' L’équation caractéristique est :
- y ~ e~St (X, X2£). A4a4 -(- A3a3 -|- Aaa2 -f- A,a -j- A0 = o.
- Nous trouverons ce cas particulier dans l’étude de la décharge d’un condensateur dans un circuit dont la période propre tend vers l’infini, c’est-à-dire qui est sur le point de devenir apériodique. Elle a soit /* racines réelles, soit a racines réelles et a racines imaginaires conjuguées, soit 4 racines imaginaires conjuguées deux à deux. La solution générale dans chaque cas est alors : i°) 4 racines réelles a,, a2) a3, a*.
- Équation du 3e ordre. y = Xjg»^ -f- X2e«*< -)- X3e*3t -f- X^e*'1
- Al$+A.$ + A,f+ Ao!/ = o. * dt3 ^ de ' 1 dt — J (4 constantes arbitraires Xt, Xa, X3, X*). a0) 2 racines réelles a,, a2 — deux racines imagi- ( *3 $ J naires < „ .
- L’équation caractéristique est : ( «3 — P./
- A3a3 -f- Aaa2 -}- A,« -f- A0 = o. y = X^*'1 -f- X2eas< -f- X3e“3* sin (j q)
- Elle a 3 racines réelles; ou bien i racine réelle, 2 imaginaires. Si les trois racines réelles sont a,, a2, a3, la solution générale de l’équation est de la forme : (-4 constantes arbitraires, X,, Xa, X3, <p). 3°) 4 racines imaginaires deux à deux conju- gaées \^+\'J. +a“-/- (a, — Pi j { a2 — (32./
- y = Xieait -f- X3eait -f- Xient. y — 'kle*,t sin — cp) X2 esin(|32£ — <p). (4 constantes arbitraires X,, Xa, <p et tj/.)
- Si une racine est réelle, les deux autres sont imaginaires conjuguées; la solution générale est alors : Cas où, l'équation caractéristique a des racines multiples.
- y = X,ea't -)- X2e“*( sin (ps< — »). 1° (a) 1 racine double :
- Nous trouverons des équations du troisième ordre quand nous étudierons le couplage de deux circuits dont l’un est du premier ordre et l’autre du deuxième ordre. y = Xie*'t -f- X2e«*‘ -|- (X3 -f- Xd) e°3t (a3 étant la racine double). (b) 2 racines doubles distinctes :
- Cas d'une racine double. y (X, -j— X,t) e°l3 —|— (X3 —|— Xd) eU3*
- La solution générale est alors : y = X,e*'* -j- (Xa -f- Xd) (a,, a3 étant les 2 racines doubles). (c) 1 racine triple : y = X,e«>‘ + (X2 -(- X3t -j- X^2) e
- (a2 étant la racine double). (a2 étant la racine triple).
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- 4" Août 1914.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- 143
- (d) 1 racine quadruple :
- ;/ = + V 4- V2 + V3) e*'1
- («! étant la racine quadruple).
- 2° (e) 1 racine double réelle et 2 racines imaginaires :
- y - (X, -)- >V) c“‘l + sin — <p).
- 3“ (f) 2 racines doubles imaginaires :
- Soient I 1 ^~ ^ J ces deux racines doubles.
- \ «. - Pi./
- du second ordre, c’est-à-dire à la fois résistants, inductifs et capacitants.
- Nous serons dans l’un ou l’autre des cas envisagés suivant les valeurs relatives des données électriques, de ces circuits et de leur coefficient de couplage.
- Nous avons envisagé tous les cas particuliers possibles, parce que nous en retrouverons un certain nombre, lorsque nous arriverons à l’étude des systèmes couplés dits à « onde unique ».
- Équations différentielles avec second membre.
- Reprenons l’équation générale :
- y — (Xj l'ît) e(*'+Pd)< -f- (X3 -f- X*£)
- ou
- A ^ + A—1 ^12 dt* + dt"-' ‘
- + A» + Aoy — 2/K'*
- y — e"-'1 [(A, + \t) ef'Jt -f (X, -f- X^) e~MJ
- OU
- __ t r[P'l + \i) + Q'i + ^1) fj cos pd + 1
- J - [ l(\ - \ù + (X* - >**) t\j sin pt/)]J
- ou, en remarquant que cette expression doit être réelle (dans les problèmes que nous rencontrerons), que par suite Xt — X3, X2 — X*, sont des imaginaires pures, tandis que X! -j- X3, X2 -f- X* sont des quantités réelles,
- \ Xt -f- X3 = P, ( X, — X2 — — Q,/
- I A> + ( Ki K = — Qaj
- y = e«•* [(P, 4- IV) cos [ig. 4- (Q, 4- Q2t) sin p,/] ou enfin
- y = Aleai< sin (p^ — o) -f- Ad eœ|< sin (p,/ -— t}/)
- (4 constantes arbitraires Ai A2 cp <J/).
- (g) h racines imaginaires distinctes, mais ayant le même coefficient de j en valeur absolue.
- Soient
- ( ai 4~ Pi] ( aa H- Pi/
- ( «i — Pi./ i H — Pi j
- les racines de l’équation caractéristique.
- y = Xje*1* sin (P,£ —-<p) 4* ^2eai< sin ((V — <]>).
- Nous trouverons des équations différentielles du 4* ordre dans l’étude du couplage de deux circuits
- Supposons que
- 2/K — <pi(f) 4" • • • 4~
- soit une somme de q fonctions du temps.
- Supposons que y, soit solution particulière de l’équation :
- A" dé • • • + Ai È + Aa'J = •iW ( l>
- de même que y2 soit solution de :
- A" dé “ + A* Jt A,J^ =
- De même pour
- !ht !h • • • i .77*
- La fonction
- Vr- — Vi + Va + • • • + V<i
- sera une solution particulière de l’équation générale. En effet :
- &\h _ <tMl i dL^l ,
- dt’1 dtn dtn ' dtn
- De même pour les autres dérivés de yp. Substituant ces valeurs dans l’équation générale, on obtient la somme des équations (i) (2)...... (q) qui sont satis-
- faites respectivement.
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-
-
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- 14*
- T. XXVI (2e Série). — N# 3$.
- Faisons maintenant le changement de variable :
- 3 = y — y p
- An
- dl'> I S;
- d ’o h y = z + ?/p dy
- + A, -j'+A0j/=/l/)devient
- «/"s * " ^
- • + A* -ü + A°"
- A" luF • + A| ^ + A°?/"
- +
- d\h>
- :/!/).
- Or, la deuxième parenthèse est égale à /'(/) puisque //,, est une solution particulière : l’équation en s se réduit donc à la première parenthèse :
- 20 /(/) = B Sin (iùf — (p). Une splmipn particulière sera:
- yp = X sin (o)t — -p — <Jd.
- Pour déterminer X et tj/, on remplace dans l’équation avec second membre y,, et ses dérivées successives par leurs valeurs :
- y — X sio (w£ — cp — (p). y' = Xw cos (w< — -p — t|4 y" = — X a)2 sin (w£ — cp — *4) y'" := — Xw3 cos (wi — <p — tj>)
- d"z
- dl"
- + A| Tt + A°3
- Il sin (<i>£ — ®) — A0X sin (w£ — p — tji) -|-
- -{- A, Xw cos ( ) — A2Xtü2 sin ( ) -j-
- ([ui est l'équation primitive sans second membre.
- La solution générale de cette équation sans second membre est :
- 3 = X,e“>‘ +X2e«=< . .. + X„e««* et la solution générale en y est alors :
- y — X|C"'< -|- X./«( ... 4* X„e"«* -f- yp
- (On y trouve les n constantes arbitrairesX|,X2... X«.)
- Par conséquent, pour avoir la solution d’une équation diflérenliclle avec second membre, il suffira d’ajouter à la solution générale de l’équation privée de son second membre, une solution particulière de l’équation avec second membre.
- ou
- Bsin(w/—<p)=XA0[sin(w£—p)cost|*—cos(w£~ <p)sint}']+...
- Pour que cette équation soit vérifiée, quel que soit t, il faut que les coefficients de sin (u>t—p) et de cos (w/,— p) soient les mômes dans les deux membres ; d’où :
- B = XA0 cos tp -{- XA,w sin cj; o —— XA0 sin -j- XA,u) cos tj;—. ...
- De ces deux relations, on déduira X et t|q et la solution générale sera :
- y = Xlettl‘ -)- X2eaî( . . . -f- X„e«’d -f- X sin (o>/ — cp— <|t).
- Recherche des solutions particulières.
- ia f (£) = B [constante). Une solution particulière évidente est :
- D’où
- y p =
- B
- A. a
- Nous trouverons un second membre de cette forme en étudiant l’action d’une source alternative dans un circuit, soit isolé, soit couplé avec un autre circuit (transformateur).
- 3° Le 2° membre f (t) est y.ne fonction pseudo-périodiq.ue.
- [t) = B e~sin (wô—cp), yp = Xe~St sin (ut — cp — ty)
- y — X1c"/l/ + X2e"d .. , -f- X,(c""' -f- —.
- Ao
- Nops (couverons un second membre de celte forme en étudiant l’action d’une soiprcc à courant continu dans ,un circuit fermé Ru premier ou du [deuxième ordre.
- est une solution particulière.
- On détermine X et i|t comme dans l’exemple précédent.
- Nous aurons affaire à un second membre de cette forme dans l’étude de l'action d’un circuit du second ordre sur un autre circuit couplé d’une manière très lâche avec le précédent.
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- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
- Août 1914.
- 4° Le 2e mettre çsj, la, so,n,une de 2 fonctions p se udo-p èriodiq ues.
- On a une solution particulière de la forme : yp — \e—>itsm{iùt. — * — '!/)-j-X'e“'s'( sin (io't — <p'— <J/).
- On substitue y» et ses n premières dérivées dans 1 équation à second membre et on identifie les termes en sinus et cosinus (o>£-:p) et ceux en sinus et cosinus (o>'#-?')•
- On trouve ainsi 4 relations qui permettent de calculer X, X', i]/, <j/\
- Nous aurons affaire à un second membre de cetle forme quand nous étudierons l’action d’un système couplésur uncircuit tertiaire accouplé très lâchement avec les deux premiers (ondemètres, antenne de réception).
- Pour cela remplaçons y, z et letifs çlérivées par les valeurs tirées des expressions ci-dessus, dans les deux équations différentielles.
- Il viendra, après avoir divisé par X e:
- iA„ a« -|- A„_i a"-1 -f ......+ A„ -j-
- + p lBHa« + Rn-ia"-' + ..... + B0J — o
- A'„a'‘ -f- A'„—i a” 1 -f-.-f: A'a -|-
- + 1* -f +....+ B'0] = o.
- Pour que ces deux relations soienlsatisfaites simultanément, il faiit que ces deux équations du premier degré en y soient compatibles, c’est-à-dire que le déterminant :
- A,,a«+A,..+A0...B„a«+Bn_ia«->+...+B0|
- Système d’équations linéaires à coefficients constants.
- Dans les problèmes relatifs au couplage de deux circuits, nous arriverons toujours à un système de plusieurs équations différentielles à plusieurs inconnues. Nous pourrions, évidemment, éliminer toutes les inconnues sauf une, et retomber sur une équation différentielle à une seule inconnue de l’un ou de l’autre des types indiqués précédemment.
- Mais il sera beaucoup plus commode et plus rapide de résoudre directement le système d’équations d’après la méthode classique suivante :
- 1° Systèmes sans seconds memhres.
- Soit
- ! A _i_ A»-‘ An 4- B— 4-
- l a-r A tt;—. + * • • + "h ^ 7771 +
- (itn fi)\ — 1 7
- dtn
- 'A'„5 + A'._,^ï+...+A^+e',.£ +
- + BV
- dH~iz
- dtn
- - + ...+ B’0z = o.
- un système de deux équations différentielles, déterminant deux fonctions y et s de t.
- Cherchons des solutions de la forme :
- z — ;/.Xe*L
- soit égal à zéro.
- On obtient, en égalant à zéro ce déterminant et en effectuant, une équation en « du degré in.
- Cette équation à i„ racines, a, a2... a3„.
- A chacune de ces racines, correspond une valeur de [j. bien déterminée :
- _ __ [A„at" -|- An-iat,11" 1 -f . . . -j- A0j ^ B1 -(- ... 4- B0
- [ A„a«2„ -)- A„—ia" 4~ • 4~ A(,|
- Bn<*3»" 4" BB_ian—12„ -J- • • • 4"
- z,. •= |j.,X,e“'«
- . ~':'u — (*2«X2«eas"(
- constituent in solutions particulières du système, dont la solution générale est alors :
- ij ~ X ,<?»<* 4- Xae“s< 4- ... 4- Xa»<?“*«f .
- 3 = \).ïXie"'t 4- 4- ... +p.j!,txs»e«»<.
- Les in constantes arbitraires d’intégration se déterminent en écrivant les in conditions initiales auxquelles doivent satisfaire les inconnues.
- Les expressions : | l/i = \e*'1
- j 1/2,1 ~ y^inC**»1
- y = Xe*‘
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. XXVÎ (2e Série).— N» 34.
- Uè
- 2° Systèmes avec seconds membres.
- et si l’on fait les changements de variable
- Soit le système :
- Il — Y -}- y z — Z -)- z,,
- . dny . fln~'y A"^ + A’,-1^'+'--+ “y +
- fJn~ sln—\ -
- + B'-^ + B,--.3?=f+..-+B'.==TW.
- Si on connaît une solution parliculière de ce système
- ?/p et zv
- on retombe immédiatement sur un système sans seconds membres en Y et Z, identique au système donné privé de ses seconds membres. Il suffira donc pour avoir la solution générale du système donné, d’ajouter, à la solution générale du système sans seconds membres, une solution parliculière du système avec seconds membres.
- La recherche des solutions particulières se fait, comme nous l’avons indiqué précédemment, dans le cas d’une seule équation différentielle.
- (A suivre.)
- Capitaine Fracque,
- Chef du service de la Télégraphie militaire au Maroc occidental.
- ERRATUM
- Dans le commencement des conférences du capitaine Fracque, Lumière Hlectrique N° 3o du 25 juillet kji/| :
- Au lieu de
- Lire
- Page 98. Page 99
- Page 101 Page 102
- — ire colonne, ligne i3. . ) ile colonne, ligne i5. . .
- j 20 colonne.............
- . — 2" colonne, ligne 17. , . — ira colonne; ligne 17. I 2e colonne : ligne 4..................
- ligne 9.
- Page io3
- ligne 12. ligne 14.
- relié d’une <ad (t + T)
- à y
- (2„+l) W -- j j
- sin (nu>t — 9,,) du même sens
- 9 2U
- <0 3ir
- £7:
- e —
- ST
- — e
- ST
- — e e-iT
- relié à une
- “ (t + '1')
- à yi
- (2n+i) «>* — fsn-H sin (no)! — $,1)
- de même sens
- 9 , î*
- Ci) ~ 2Ci>
- ST
- ST
- cST
- ligne 17................................ 33 Js 3?n-M
- J l 3*3 3*2n—l
- 1 dernière ligne.......................... 3»'i+i
- ' x
- Page 104. — ire colonne, 3° ligne à partir du bas. . x A e~sin (col — 9) dt
- Page io5. ir0 colonne, ligne 5...................... * _
- , \ lig"6 10................ sin (un* 9,)
- 2° colonne \ ligne 16................. cjos
- ( avant-dernière ligne. . . . (w2__w
- X
- JT Jjt 3*2>i-i 33 3s ' 3*i
- Tïn+l
- OC
- Ae—S/ sin [oit — 9) dt
- v/A ,2e-2pt + ... sin (ci),; — 9,) de
- (“a — M3)2
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- 16T Août 1914.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- Uï
- PUBLICATIONS TECHNIQUES
- CONSTRUCTION ET ESSAIS DE MACHINES
- Moteur à double rotor système Oerlikon, avec induit en court-circuit et 18 vitesses entre 1OOO à 3 500 tours, pour la commande d'un compresseur.
- Un des principaux inconvénients du moteur à induction polyphasé, est la difficulté qu’on rencontre pour réaliser sans pertes le réglage de la vitesse. Pour parer à cette dilliculté, on a déjà proposé et employé avec succès les diverses méthodes suivantes : la connexion en cascade de deux moteurs à induction, d’un moteur à induction avec un moteur à collecteur, le changement du nombre de pèles dans les moteurs à induction et les moteurs triphasés à collecteur.
- Toutes ces méthodes sont bien connues. 11 existe cependant encore une autre méthode moins connue et rarement employée jusqu’ici, dans la pratique qui permet d’obtenir une variation de vitesse sans pertes ; celle-ci consiste dans l’emploi d’un moteur auxiliaire, qui fait tourner la partie primaire du moteur principal à vitesse variable, soit dans le même sens que le rotor, soit en sens inverse. Par cette méthode, il est possible également d’obtenir des vitesses au-dessus du synchronisme, tandis que toutes les autres méthodes, à l’exception de celle qui emploie le moteur à collecteur, ne donnent que des vitesses en dessous du synchronisme. Cependant les nombreuses difficultés, provenant du collecteur, rendent impossible la construction d’un moteur à collecteur à grande vitesse pour grande puissance.
- L’avantage du système ci-dessus mentionné, de pouvoir marcher à une vitesse hypersynehrone, même avec un moteur asynchrone, est surtout manifeste pour les machines, qui, pour des raisons économiques, exigent une grande vitesse, telles, par exemple, les soufflantes, compresseurs et pompes centrifuges.
- Dans les quelques applications qui ont etc faites jusqu’ici de cette méthode, on a du se limiter à trois vitesses.
- Ce n’est que grâce au nouveau système établi par les Ateliers de construction Oerlikon, qu’on a pu réaliser avec la même combinaison de deux moteurs, une série de »(> vitesses. L’idée fondamentale du nouveau système réside en ce que le moteur auxiliaire, aussi bien que le moteur principal, sont établis comme moteurs à vitesse variable, par changement du nombre de pôles. La combinaison d’un moteur principal à n vitesses avec un moteur auxiliaire à rn vitesses, donne au total m n -[- n vitesses.
- La vitesse maximum que peut atteindre un moteur à induction bi-polaire normal, à la fréquence de 5o périodes, est de \ ooo tours. Avec le nouveau moteur à double rotor, des Ateliers de construction Oerlikon, il est possible aujourd’hui d’atteindre, à la même fréquence, des vitesses de '> ^5o tours et plus.
- Voici, brièvement exposé, le mode d’application de la nouvelle méthode :
- Si un moteur normal à l\ pôles est connecté à un réseau à f»o périodes, son rotor tournera à vide à la vitesse de i 5oo tours par minute. Si maintenant, par une construction convenable, on rend mobile le stator de ce moteur, que nous appellerons, dans ce qui suit, moteur principal, et si, à l’aide d’un moteur auxiliaire faisant i ooo tours, ce stator, commandé par courroie ou engrenage, avec un rapport de réduction de i : tourne dans le même sens que le rotor, la
- vitesse de rotation du champ tournant du moteur principal se trouvera augmentée de a5o tours. Ce champ tournant n’aura donc plus une vitesse de i 5oo tours, mais bien de i ^50 tours. Or, le rotor du moteur principal se trouve, à vide, en synchronisme avec le champ tournant; par conséquent, il prendra une vitesse de i ^5o tours. Le moteur principal et le moteur auxiliaire fonctionnent, en ce cas, tous deux comme moteurs. La puissance fournie sur l’arbre du moteur principal est égale à la somme de l’énergie en watts absorbée par les deux moteurs, diminuée de la somme de leurs pertes. La partie de la puis-
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2* Sérié) ^ N° 31.
- sancc totale fournie par le moteur auxiliaire, est
- de _!----PS., celle fournie par le moteur princi-
- i 5oo
- / \
- pal est de ( i------— PS, PS., représentant la
- \ i r>ooj
- puissance totale en chevaux mesurée sur l’arbre. Si le moteur auxiliaire est mis hors circuit et si le stator du moteur principal est bloqué par un frein, la vitesse du rotor retombera à i 5oo tours.
- Inversons maintenant le sens de rotation du moteur auxiliaire, de sorte qu’après desserrage du frein, le stator du moteur principal tourne eu sens inverse du rotor et comme auparavant a a5o tours ; la vitesse du champ tournant du moteur principal, sera réduite de i 5oo à i aSo tours et le rotor de ce moteur ne tournera plus qu’à i a5o tours. Dans ce cas, le moteur principal fonctionnera comme moteur et le moteur auxiliaire comme génératrice.
- La figure i représente un pareil groupe où la commande du stator du moteur principal se fait par courroie.
- Du moment que les moteurs principal et auxiliaire sont à changement du nombre do pôles, le premier donnant a,le seconde vitesses différentes, il est possible d’obtenir a x « X ô + « — «fi vitesses différentes, les vitesses extrêmes étant dans le rapport 1:4.
- La disposition la plus simple est la combinaison des deux moteurs en une seule construction, comme dans le motor à double rotor de la figure a, construit par les Ateliers de construction OcrlikoTi. Voici quelques détails de construction et quelques résultats d’essai de ce moteur. Les données du tableau 1 sc rapportent à un moteur de f>oo volts, 5o périodes.
- Ce moteur sert à la commande directe d’un compresseur d’air, système Oerlikon, fonctionnant sous 1111c pression de 5.000 millimètres de hauteur d’eau et débitant 3 5oo tours, 3, mètres cubes par seconde. Pour obtenir 18 vitesses, le moteur principal a été établi à deux vitesses avec un enroulement se commutant pour deux et quatre pôles. Il possède donc deux vitesses synchrones, de 1 5oo et 3 000 tours. Le rotor du moteur principal est un induit en court-circuit.
- Le moteur auxiliaire est à 4 vitesses, son stator possède deux enroulements à commutation des connexions polaires de 3a à 16 et de 24 à 1 a pôles.
- Tableau I.
- NUMÉROS DE LA VITESSE TOURS PAR MINUTE VITESSES PUISSANCE EN CHEVAUX
- I 3 5oo Vitesse synchrone. 3oo
- a 3 3 7 5 » a85
- 3 3 a5o » » 280
- 4 C'» 00 *» fO » » 270
- 5 3 000 » » 255
- 6 a 81 3 » )> 24»
- r j a 750 2 6a5 » )> a3o
- 8 )) y> 220
- \) a 5oo » » 210
- 10 a 000 » a 170
- 11 1 875 )> » 160
- 1 a 1 750 » » i5.o
- 13 1 G87 » »
- 4 1 5o<> » » ia5
- 1 3i3 » » 110
- 16 l 25o » » 100
- 17 1 ia5 » )) 9G
- 18 I OQO « 80
- Les 4 vitesses synchrones de ce moteur sont donc de 187, a5o, 'J75 et 5oo tours.
- Le rotor du motor auxiliaire est également un induit en court-circuit et l’enroulement en cage d’écureuil est directement à la périphérie du stator tournant du moteur principal. Parla combinaison des vitesses des deux moteurs principal et auxiliaire, ou obtient:
- E11 connectant le moteur principal pour 4 pôles, les vitesses de
- 1 5oo ± 187 tours 1 5oo ± a5o »
- 1 5oo ± 375 »
- 1 r>oo =h Soo »
- soit 8 vitesses ;
- Et en coanccta.nl; le moteur principal, pour a pôles :
- 3 000 ± 187 tours 3 000 ± a5o »
- 3 000 ± 373 »
- 3 000 ± 000 »
- soit également 8 vitesses.
- Si l’on met le moteur auxiliaire hors circuit et si Ton cale le stator du moteur principal, on réalise également les vitesses de 15,oo et fie 3 000 tours.
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- 1" Août 1914,
- LA LUMIÈRE ELECTRIQUE
- Fig-, i, — Groupe ou la commande du stator du moteur principal se lait par courroie.
- Fig. 2. — Moteur à double rotor*
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- LA. LUMIÈRE ÉLECTRIQU
- T. XXVI (2e Série). — N» 31.
- Le nombre total de vitesses estdone bien de 18.
- r»£. 3. — l'nlor portant l’onroiiïenienl j'iimanr. |pS six bonnes du niolcur piincipal et rimluil en euurt circuit du mulcur auxiliaire.
- Dans le moteur de la figure a, l’induit en cage d’écureuil i du moteur principal est monté dans
- des paliers i à graissage à bague, calculés pour la vitesse de 3 5oo tours. La partie primaire 3 du moteur principal tou me dans des paliers à billes /|, montés sur des prolongements latéraux des paliers a. Les paliers à billes sont calculés pour une vitesse maximum de loo tours par minute. Pour la commutation de a à /, pôles du moteur j principal et pour l’arrivée du courant à enroulement r>, il existe six bagues de collecteurs (i. Le refroidissement du moteur principal est ass.iré par deux ventilateurs 7. L’induit en court-circuit 8 du moteur auxiliaire est monté directement sur la partie primaire 3 du moteur principal. Le stator y du moteur auxiliaire est boulonné sur la plaque de fondation 10; les bornes de l’enroulement 1 1 sont reliées au commutateur polaire i3 du moteur auxiliaire; le commutateur est directement monté sur le stator 9 et possède un inverseur du sens de rotation verrouillé de telle fatjon que l’inversion de la rotation ne peut se faire que lorsque le commutateur polaire est à
- 4' — Moteur ù double rotor, la partje supérieure de l'enveloppe étant enlevée.
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- 4*' Août 1944.
- I.A LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- 451
- la position zéro. Pour le démarrage on fait usage d’un transformateur de démarrage i5qui est également combiné avec le commutateur polaire pour renroulement. j du moteur principal. Le frein i !\ est solidaire du commutateur polaire i » et sert à caler l’inductcur » du moteur principal aux vitesses de i :>oo et i ooo tours. A toutes les autres vitesses, il est desserré automatiquement.
- Le moteur est représenté par la figure /t, dans laquelle la partie supérieure de l’enveloppe protectrice des bagues du collecteur est enlevée ainsi que celle du commutateur polaire.
- lai ligure 3 représente le rotor qui porte l’en-
- Fig. 5. — Induit en court-circuit du moteur principal.
- roulement primaire, les 6 bagues du moteur principal et l’induit en court-circuit du moteur auxiliaire. L’induit en court-circuit du moteur principal est visible dans la figure 5 avec les deux
- 120 0.60
- 100 0,30
- démonter en un quart d’heure ; ils se sont remarquablement comportés en service.
- Fig. G. — Stator du moteur auxiliaire.
- Le démarrage du moteur à double rotor s’effectue très simplement de la façon suivante :
- Le moteur auxiliaire est mis en rotation progressivement au moyen du commutateur polaire
- 230 0.70
- 200 030
- 160 0,40
- - tO lO'-ô Ot '31 O
- 80 0.20
- 40 030
- 0 0,00
- FiSr 8. Fig. 9.
- Courbes du rendement, du facteur de puissance et do rinten^ite en fonction de la puissance pour deux vitesses obtenues [«nr la combinaison soit du moteur principal ù deux pôles, suit du moteur principal à quatre pôles avec le moteur auviliniie.
- ventilateurs servant au refroidissement du moteur principal. Dans la figure 6 on voit le stator du moteur auxiliaire et les deux enroulements à commutation des connexions polaires.
- Les doubles paliers peuvent facilement se
- iTï, (fig. *>.), aux vitesses de 187, aSo, et 500 tours, et cela en sens inverse du sens de rotation du moteur principal. Puis le volant du transformateur de démarrage i5 du moteur principal es-mis à la position 1, correspondant à la connect
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- 192
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T. XXVI (2e Série) i — N° 31,
- tion unipolaire du moteur. La tension appliquée dans cette position aux bornes du moteur correspond au tiers seulement de celle du réseau. Le rotor du moteur principal atteint en Ho secondes environ la vitesse absolue de i 5oo — 5oo “ i ooo tours, Eh passant au transformateur de démarrage dé la position i à la position püis à la position 3, On admet peu à peu dans le moteur la tension totale dü réseau. Le volant du transformateur de démarrage a été ainsi amehé à la position 3 qui est la position normale de travail du moteur lïohnôcté pour 4 pôles. Le courant maximum de démarrage est le tiers ehviron du courant normal à \ 5oo tours.
- L’accroissement briisque de courant en passant de a ooo a 3 5oo tours est à peu près égal à l’ih-tensité normale à pleine vitesse. On peut alors, à Laide du commutateur polaire 13,régler à volonté la vitesse à 3 3^5, 3 ïjo, 3 187, 3 ooo, a 8i3, a 700, 2 Ga5, et a 5oo tours. Les essais de démarrage ci-dessus ont été faits sur le compresseur directement accouplé avec le registre à demi-ouvert.
- Les ligures 8 et 9 donnent les courbes du rendement, du facteur de puissance et de l’intensité en fonction de la puissance pour deux vitesses obtenues, rime .par. la combinaison du moteur principal à 4 pôles et du moteur auxiliaire,
- 200 0,40
- 300 /OOO ASOO 2000 2500 J OOO
- Kig. io. — Rendement et facteur de puissance en fonction de la vitesse.
- Après cela on peut, avec le commutateur polaire i3, régler à volonté la vitesse à i ia5, i a5o, i 3i 3, i 5oo, i 687, i 750, 1 875 ou a ooo tours par changement du nombre de pôles et de sens de rotation du moteur auxiliaire.
- Pour passer de 2 ooo à 3 5oo tours, 011 amène le volant du transformateur de démarrage i5 à la position 4. Dans cette nouvelle position le moteur se trouve automatiquement bipo laire, et la tension appliquée à ses bornes se trouve, comme auparavant;, réduite au i/3 de la tension nouvelle.
- Puis^en passant de la position 4 a la position 5 et enfin à G, le moteur se trouve comme précédemment branché directement sur le réseau.
- l’autre par la combinaison du moteur principal à deux pôles avec le moteur auxiliaire.
- La figure 10 donne le rendement et le facteur de puissance en fonction de la vitesse dans les limites de réglage en admettant que le motciir travaille, avec un couple constant.
- Si le moteur auxiliaire est du type à induit à bagues, les vitesses peuvent se régler de façon continue au moyen de résistances de glissement. Du réglage continu s’obtient également en employant un moteur à collecteur comme moteur auxiliaire.
- Le moteur à double rotor décrit ci-dessus est exposé à l’Exposition Nationale Suisse à Berne où il peut être VU en fonctioilnehienl.
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- 1er Août 1914.
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- 153
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Dispositif pour étudier la puissance des oscillations captées dans une réception de télégraphie sans fil.
- Le lundi 8 juin, le Comité scientifique français de Télégraphie sans fil avait organisé, avec le concours du poste de la Tour Eiffel (poste émetteur), une journée complète d’expériences dans le but de se rendre bien compte des variations que subissent les oscillations dans leur propagation à chaque moment de la journée. A cet effet, différents observateurs, membres correspondants du Comité, placés à diverses distances dans le rayon d’action du poste, devaient étudier la variation de puissance des oscillations captées par l’antenne de leur poste récepteur.
- Le dispositif spécial dont nous avons fait usage et qui nous a donné satisfaction, consiste à associer avec un circuit accordé un détecteur électrolytique sans source électrique extérieure n; intérieure, c’est-à-dire dont les deux électrodes (anode et cathode) sont en platine et plongent dans un électrolyte d’eau acidulée à B. (eau distillée, acide sulfurique pur).
- On sait que sous cette forme (Ferrie, Comptes rendus, ipofj), le détecteur électrolytique est susceptible de déceler des ondes énergiques dans des écouteurs ou un galvanomètre directement relié à ses bornes.
- Ce qui nous a conduit à adopter ce détecteur de sensibilité très médiocre, c’est sa parfaite et presque merveilleuse constance dans ses effets détectifs, comme des expériences préliminaires ont pu nous le révéler et comme il est facile de s’en rendre compte si l’on observe que le circuit révélateur est pour ainsi dire homogène et par conséquent ne peut donner lieu à aucun couple électrique local perturbateur : l’effet détecteur étant directement du à l’action extérieure des ondes captées.
- D’autre part, la faible distance qui sépare notre poste de Sablé de la 'Four Eiffel (aoo kilomètres environ) et le développement notable de notre antenne nous permettaient d’obtenir des effets assez intenses pour permettre l’utilisation de ce détecteur.
- Pour apprécier et comparer la puissance des sons perçus dans les écouteurs, nous avons fait usage de notre bobine transformatrice spéciale [Comptes rendus, i5 juin 1908), à induit mobile par rapport à l’inducteur, ce qui permet de faire varier l'accouplement et ainsi de repérer sur une règle graduée la position relative des deux bobines qui annule sensiblement toute perception des signaux.
- Les avantages que nous avons reeonnusà celle méthode de mesures pour détecteur électrolytique homogène et bobine transformatrice d’écoute à accouplement variable sont, il me semble, les suivants :
- Du côté détecteur : i° la parfaite constance de la sensibilité d’un récepteur facile à montrer ; •z° grâce à la faible sensibilité du détecteur, les mesures ne sont gênées ni par les parasites ni parles émissions étrangères.
- Du côté bobine transformatrice à accouplement variable: i° indications plus vigoureuses que la méthode du shunt sur les écouteurs, parce qu’011 modifie ainsi dans de notables proportions la résistance totale du eircuitdétecteur; •a0 011 peut toucher impunément aux écouteurs sans apporter de troubles au circuit local révélateur, puisque les écouteurs sont dans un circuit complètement isolé du circuit détecteur.
- 11 est, en effet, facile de constater les perturbations passagères qu’occasionnent les contacts des mains ou du corps avec une partie quelconque du circuit détecteur.
- Voici, d’ailleurs, les nombres que nous avons recueillis et qui donnent lieu à une courbe régulière, mettant en évidence l’action favorable de la nuit sur la propagation :
- o\ a". V1. 6\ 8“. io1*. ia“.
- 80 85 «7 87 8'i 7 1 (>5
- a1'. 4". fi11. 8". io\ nh.
- signaux 7À 7a 77 80 88
- (Note de M. Paul JegOU, présentée par M. L.ipp-manil. Comptes rendus des séances, de VAcadémie des Sciences, i5 juin 1914)*
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI(2' Série).—N»34.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Les lignes de transmission sur poteaux et sur pylônes. — R.-D. Coorobs.
- Depuis io ans, le développement rapide de l’éclairage électrique a déterminé un accroissement énorme du nombre et de la longueur des lignes de transmission et de distribution. De quelques réseaux à 11 oon volts sur poteaux en bois avec des portées de 45 mètres, on en est arrivé à des lignes à i/to ooo volts sur pylônes en acier et à
- | au sens étroit du terme. Or, ce sont presque uniquement les ingénieurs électriciens qui, jusqu’ici, ont établi eux-mêmes leurs lignes en y apportant les méthodes tout empiriques des lignes téléphoniques. Cet état de choses ne saurait se prolonger davantage et l’industrie de l’éclairage électrique
- i
- i
- i
- Fig*, i. — Exemple d’une ligne à deux circuits 3 fils, 33 ooo volts, sur poteaux bois.
- Fig. a. — Supports en bois surchargés.
- les portées de i5o à i!\0 mètres. L’auteur constate que ce développement s’est fait sans règles lixes de construction. L’établissementde pareilles lignes relève à la fois de la compétence de l’ingénieur électricien et de celle de l'ingénieur civil,
- doit progresser en tendant vers l’uniformisation.
- Le type [de construction pour les lignes de transmission sur une bande de terrain appartenant à une compagnie dépend du prix de revient comparé aux frais résultant de l’entretien et des
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- lor Août 1914.
- I. A LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- i ns
- »;>
- arrêts accidentels de service. Cela est également vrai dans une moindre mesure pour certaines lignes électriques de chemins de 1er. Quand les ligneé de transmission sont construites sur. la voie publique ou traversent d’autres lignes, de même que dans le cas de lignes de traction à haute tension, les Irais dus aux accidents à la construction remportent de beaucoup sur le prix de revient d’une bonne construction. Il n’est
- Fig. 3. — Exemple de a lignes à ôo ooo volts à t seul circuit, 3 fils sur pylônes métalliques établis sur une bande de terrain appartenant u l’entreprise électrique.
- guère possible de définir a priori le type de ligne exact, le genre de support et la capacité totale de transmission qui donneront le maximum d'économie. Lemieux qu’on puisse l’aire, c'est d’apprécier les choses avec bon sens, de prévoir les extensions futures et d’apporter dans la construction le soin nécessaire. Il est difficile, en effet, de prévoir le nombre d’années qu’une ligne restera dans sa position initiale, ce que vaudront les vieux matériaux si l’on doit la reconstruire, ce que deviendront les règlements municipaux
- et autres concernant l’établissement de ces lignes, etc.
- En ce qui concerne la force portante des supports, au moins pourles bas voltages, l’expérience a montré qu’elle avait été estimée en général au-dessous de sa valeur réelle. Cependant, certaines lignes de distribution extrêmement chargées qu’on peut voir fréquemment dans les villes américaines ne sont pas des exemples de la capacité extrême des supports à cet égard; elles représentent plutôt des surcharges déraisonnables. Leur destruction occasionnelle entraîne à des frais qui militeraient fortement en faveur de lignes multiples et plus légères. Il est vrai que deuxlignes légères coûtent plus cherà construire qu’une ligne très chargée, mais on ne peut pas prévoir et chiffrer d’avance l’économie surles frais d’entretien et sur les interruptions plus ou moins prolongées de service.
- Les lignes ordinaires sur poteaux en bois employées pour les réseaux locaux de distribution sont sujettes à de plus fréquentes modifications que les lignes de transmission et prêtent moins aux erreurs de construction. Dans la construction des lignes de transmission, on a généralement à décider si l’on doit établir sur une seule ligne de supports un ou deux circuits, deux ou quatre, ou plus et, pourles voltages élevés, si l’on doit faire porter à une seule ligne de supports un ou deux circuits.
- lies ressources financières de l’entreprise imposent parfois la solution la plus économique. Ces lignes sont généralement établies, dans des régions à population peu dense, où les pénalités en cas d’accidents sont moins rigoureuses. La solution naturelle, etd’ailleurs absoluincntappropriée en pareil cas, est l’adoption de supports bas, de longues portées, avec une marge très réduite pour l’accroissement de la ligne et des constructions légères.
- Dans ce qu’on peut appeler les qualités supérieures de construction de ligne, le nombre des circuits portés par un support unique dépend pour beaucoup de la situation de la ligne et de son voltage actuel et futur. Il y a une différence très importante entre la ligne établie sur une bande de terrain appartenant à la compagnie et celle établie sur routes ou sur d’autres propriétés. Dans le premier cas, on peut admettre que la compagnie exploitante peut adopter toute combinaison delignesforlcmentchargées ou doublées
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- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE T.XXVI (2e Série).— N» 31.
- 15(>
- en les protégeant par des barrières et un service de surveillance. D’autre part, l’occupation des routes par des lignes surchargées et meme par des lignes de transmission quelconques, prête à la critique. D’ailleurs, au point de vue commercial de même que pour le service, des lignes séparées, parallèles ou bouclées, offrent de réels avantages. Evidemment, la répartition du nombre total de fils ou cables entre deux ou plusieurs lignes de supports ne peut se justifier par la raison d’économie sur le prix «.rétablissement, car des lignes ainsi dédoublées coûteront toujours plus cher qu’une ligne très chargée; la subdivision se justilic toutefois par d’autres raisons. Si l’on fait passer les lignes par deux routes différentes, on s’assurele maximum de garantie contre un arrêt simultané du service sur les deux lignes, en même temps qu’on peut élargir leur champ d’action. Mais, d’autre part, le prix de revient sera supérieur à celui de deux lignes construites sur
- une même bande de terrain appartenant à la compagnie et il sera presque le double de celui d’une ligne ayant la capacité totale de transmission de l'ensemble.
- Ee nombre de circuits que doit porter un même support dépendde laeapacitéde transmission de la ligne et de la continuité de service désirée; il dépend aussi, dans une certaine mesure, de la longueur des portées et de la nature dessupports. Le même poids de conducteurs réparti entre deux circuits procure une protection considérable contre les chutes des poteaux, moyennant un faible supplément de frais pour poteaux plus hauts, potences plus larges et plus nombreuses, isolateurs en plus grand nombre, etc... Néanmoins, le circuit unique peut être installé avec un plus grand espacement et employé plus économiquement avec les longues portées.
- (Eiectrical ff'orlcl, 3o mai 1914.)
- BIBLIOGRAPHIE
- Cours d’électricité théorique, professé à racole supérieure des Postes et Télégraphes, par J.-B. Pomey, Ingénieur en chei'des Postes et Télégraphes, avec une préface de l. iæcornu membre de l'Institut. Deux volumes in-8 (-ifj-iG), Tonie I, Volume de vin-* 396 pages, avec 90 figures : 1914» prix *3 i’r. Tome II, Gautuier-Villahs, éditeurs.
- Pendant longtemps, l’astronomie a été à peu près le seul champ d’application des hautes mathématiques. De nos jours, un nouveau domaine, celui de l’électricité, s’est largement ouvert devant elle. L’électrolcchnique n’est pas, comme l’hydraulique ou comme Part des constructions, obligée de s’en tenir à des approximations plus ou moins discutables : elle dérive, directement et sûrement, de la pure spéculation .
- Aussi le Cours professé par M. Pomey à l’Ecole supérieure des Postes et Télégraphes présente-t-il, en dépit de son titre, un intérêt qui n’est pas exclusivement théorique. Les développements mathématiques qui y tiennent la plus grande place som nécessaires pour former des ingénieurs appelés à contrôler Içs distributions d’énergie électrique.
- Ce cours procède de celui qui était antérieurement professé par Yaschy ; mais l’auteur a élargi le cadre,
- suivant les exigences des idées modernes il ne s’interdit pas de parler des molécules, des ions, des électrons, de toutes ces entités qui aident si largement à la compréhension des phénomènes qu’on dirait volontiers, en parlant d’elles : « Si elles n’existent pas, il faut les inventer ».
- Sans prétendre faire une analyse complète de l’ouvrage, je signalerai quelques-uns des points les plus saillants...
- Malgré son caractère théorique, l’ouvrage renferme bien des résultats directement utiles à l’ingénieur ; par exemple, le calcul de la capacité et de la self-induction d’un système de deux fds ; celui de la résistance d’un fil parcouru par des courants périodiques.
- En résumé, le cours de M. Pomey répond parfaitement à son objet. Sous une forme condensée, il fournit au lecteur ce qui est nécessaire pour comprendre le mécanisme de l’électricité et du magnétisme, et pour aborder avec fruit la lecture des Mémoires originaux. Il sera utilement consulté par tous ceux qui désirent connaître l'état actuel de la science électrique.
- J-», Lecoknu,
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- i''r Août 1Ô14
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- Ri7
- ÉTUDES ET NOUVELLES ÉCONOMIQUES
- Le 21 juillet, la cote officielle des métaux, à Paris, donnait : cuivre en barres, Chili, américain ou autres provenances équivalentes aux premières marques, livré au Havre : 161 francs les 100 kilogrammes; sept jours auparavant, le cours était identique; par comparaison avec les cours des semaines correspondantes de 1913 et 1912, il était respectivement plus bas de 11 francs et de l%% fr. 5o. Nous avions dit récemment que les cours avaient plutôt une tendance à se maintenir. De New-York 011 télégraphie que le marché reste calme, et que si les vendeurs d’électrolytique ont abaissé leur prix à *3 cents 3/4, ils sont fermes sur cette nouvelle base. On ajoute que la situation du métal rouge est parfaitement saine, les stocks restant comparativement faibles et notamment ceux sous le contrôle des américains ; mais l’opinion est que la période de calme est provisoire et que si Wall Street retrouvait quelque activité, ces mêmes américains donneraient le signal d’une campagne de hausse. En France, il ne serait pas surprenant que la demande soit plus active en raison même de l’emploi immédiat des fonds de l’emprunt. S’ils servent en partie1 à liquider une situation passée très obérée, ils on pour but la transformation et l’augmentation du matériel de guerre. De ce fait, nos établissements métallurgiques de l’Est escomptent déjà d’importantes commandes qui absorberont du métal rouge. Mais ce n’est point dans c&tte circonstance particulière qu’il faut trouver un stimulant vraiment efficace au marché général des affaires. L’industrie électrique apparaît comme une des dernières qui se ressente de la crise que nous subissons depuis les mois d’août et septembre de l’année dernière; mais elle l’éprouve réellement et la modicité de ses offres est un critérium de la pénurie d’affaires où elle se débat.
- L’examen que nous effectuons périodiquement de certaines statistiques générales confirme malheureusement cette particulière situation. Du ier janvier au ier juillet 1914 les recettes de nos grande Compagnies de chemins de fer s’élèvent à 956 1 10 000 francs en diminution de 2 millions pour la même période de 1913: la longueur exploitée est un peu supérieure. Les réseaux de l’Est et du Nord placés au premier rang de notre activité nationale subissent pour leur compte une perte qui atteint deux millions. Nos importations sont supérieures de i(>o millions à celles de 191I;
- mais nos exportations sont au même taux. C’est une des conséquences de l’insuffisance de notre main-d’œuvre nous obligeant à avoir recours davantage aux produits manufacturés de l’étranger; en totalisant les deux chiffres du commerce spécial, on arrive au total de 7 milliards 789 millions, au lieu de 7 milliards 612 millions; enfin, les revenus directs ou indirects de l’Etat qui sont jusqu’à ce jour et par la nature de l’incidence des impôts une des preuves de la prospérité du pays, ces revenus sont presque stationnaires. Aussi la situation de l’encaisse à la Banque de France n’a-t-elle jamais été aussi brillante : l’or dépasse 4 milliards, l’argent (>25 millions. Dès lors, pourquoi, malgré l’augmentation de la circulation fiduciaire, la Banque conserve-t-elle son taux d’escompte à 3 1/2 % quand la Banque d’Angleterre pratique depuis plusieurs mois le taux de 3 % , et la Banque d’Allemagne 4 % ? L’emprunt est maintenant effectué, réparti entre les souscripteurs et nulle spéculation ne peut conduire le public à des négociations sur titres de nature à grossir le portefeuille des banques. Seul le commerce pourrait contribuer à gonfler ce portefeuille s’il y trouvait quelque avantage ; mais le demi pour cent supplémentaire du taux d’escompte ne l’y encourage pas. La perspective de troubles extérieurs et le souci de ne pas se laisser dominer par la situation de la Banque d’Allemagne qui accroît de même méthodiquement son encaisse or expliquent peut-être cette politique : elle a le grand avantage de consolider la situation financière du pays, de permettre de venir en aide aux banques d’escompte <et de dépôts en cas de panique, et de modérer la spéculation. Aujourd’hui en présence des événements qui se précipitent sans qu’on aie pu les prévoir, une telle politique ne peut qu’être approuvée.
- D’après les renseignements qui nous viennent de Russie, l’industrie française serait appelée à y collaborer à la construction de nombreuses lignes de chemins de fer et à la fabrication du matériel roulant. En quatre ans, le réseau russe serait augmenté de plus de 3i 000 verstes; le projet prévoit une dépense de 2 963 millions de roubles. Notre industrie métallurgique qui se plaint grandement de son inactivité pourra trouver là matière à une occupation suffisante jusqu’au jour ou la reprise des affaires s’accentuera en France. La mise eh chantier de plusieurs cui-
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- lî>8
- LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
- T. XXVI (2* Série;. — N” 31.
- rassés et torpilleurs,dont la construction est réservée aux chantiers nationaux, donne lieu d’autre part à l’adjudication de certaines spécialités qui intéressent les constructeurs français et peuvent leur être acquises s’ils s’en donnent la peine.
- L’Energie Electrique du Littoral méditerranéen distribue cette année 4 % , soit 20 francs par action au lieu de 17 fr. 5o pour l’exercice précédent. Le fonds d’amortissement ducapitàrreçoit84 000 francs, la réserve légale 83 849 fr. 95; le report à nouveau s’élève à 4*921 1 fr. 88 un peu inférieur au report de 1912 mais encore égal au cinquième du solde disponible. Le produit brut de l’exercice s’était élevé à
- 4 802 663 fr. 12 en tant que provenant de l’exploitation proprement dite ; en y ajoutant 380966 francs provenant du solde créditeur du compte intérêts et divers, le total des recettes de 1913 s’établissait à 5i83 6iofr. 10: ce montant représente le chiffre d’affaires de la Compagnie qui obtient ainsi un rendement brut actuel de6, 5 % de son capital nominal. Déduction faite des charges d’exploitation et des intérêts des obligations, le produit net est finalement de 2 o $4 o45 fr. g5, supérieur de 186640 francs à celui de 1912. Sur ce solde, le Conseil a prélevé avant toute répartition une somme de 357046 fr. 87 pour divers amortissements. En résumé, sur
- 5 i83 610 fr. 10 de recettes,toutes les charges absorbent 3149564 fr. o5 ou soixante pour cent, les comptes de prévoyance ou de réserve reçoivent 524 8g5 francs ou environ dix pour cent, et les actionnaires se répartissent 1 520 000 francs ou trente pourcent. L’ensemble deces résultats indique une situation plus satisfaisante et chaque année progressive. L’exploitation a profité du maximum de marche des usines hydrauliques dont la proportion de production est des trois quarts de la production totale.
- L’administrateur délégué a indiqué à cet égard quelles étaient les considérations dont s’inspirait le Conseil pour la création d’usines hydrauliques. Lorsque nos usines hydrauliques,a-t-il dit, commen-
- cement à être chargées, si nous voulons fournir une production d’énergie assez considérable il est nécessaire d’ajouter à notre production hydraulique une certaine partie de production à vapeur. Lorsque cette production à vapeur devient assez importante pour payer la charge du capital nécessaire à l’installation d’une usine hydraulique importante, nous en réalisons l’établissement. C’est dans cette ordre d’idées que l’usine de Foutan pour la région de Nice et l’usine de Largue pour le réseau des Bouches-du-Rhône ont été entreprises. La première,sur la Roya, a pu débiter de l’énergie sur le réseau dans le courant de mai 1914, permettant de supprimer à partir de ce moment, les frais de la vapeur sur le réseau des Alpes-Maritimes. L’usinedu Largue qui utilisera sur une hauteur de 8 mètres environ l’eau du canal de fuite de l’usine de la Brillanne Villeneuve pourra dès le début de igi5 servir d’appoint pour le réseau des Bouches-du-Rhône.
- L’Energie Electrique du Littoral a en outre la charge d’assurer le fonctionnement de l’usine Joseph DurandyàNice,dela SociétéduGaz etd’Electricité de Nice,et de l’usine de Saint-Giniez qui appartient à la Compagnie Générale Française de Tramways. Chacune de ces usines doit recevoir de nouvelles unités pour assurer l’extension du service des réseaux. De nombreuses sociétés font appel au concours de l’Energie du Littoral pour leur fournir la force motrice : la Compagnie des Messageries maritimes, MM. Schneider et Cie,la Compagnie d’Electricité du Sud-Est,etc.; d’autres,déjà clientes,augmentent leur souscription. Le développement de l’exploitation se poursuit maintenant avec plus de rapidité : les résultats sont de nature à permettre la distribution d’un dividende de 4 % et permettent d’entrevoir dans un assez bref délai son élévation à 5 % . Le Conseil tend à atteindre ce moment avant de faire appel à de nouveaux capitaux dont il aura besoin pour répondre à l’augmentation de la production.
- T . R.
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- 1" Août 1914.
- LA LUMIERE ELECTRIQUE
- 15!)
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- TRACTION
- Paris. — La commande des chemins de fer de l'Etat de g3 locomotives « Pacific » a été partagée en trois lots égaux entre la Société Française de Constructions mécaniques à Denain, la Compagnie de Fives-Lille et la Société Franco-Belge de Raismes.
- Maine-et-Loire. — La Chambre de Commerce de Cholet s’est occupée du prolongement sur Cholet de la ligne de chemin de 1er de Nantes à Vallet par le Pallet. La longueur de cette ligne serait de 3o kilomètres, elle desservirait environ dix communes. Ce projet ne changerait en rien la construction des lignes à voies étroites d’intérêt départemental.
- Elle a émis le vœu que le prolongement sur Cholet de la ligne à voie normale de Nantes à Vallet soit l’objet d’une étude que la Chambre de Commerce de Cholet recommande à la bienveillante attention du ministre des Travaux publics et du directeur des Chemins de fer de 1 Etat. Et décide d’adresser copie de celle délibération au ministre des Travaux publics, au directeur des Chemins de fer de l’Etat, à l’Office des transports de l’Ouest et à la Chambre de Commerce de Nantes.
- Russie. — Le ministère des Voies de communication vient d’évaluer les besoins de matériel roulant à commander par les chemins de fer de l’Etat pour la période triennale de 1915-1917. En voici le relevé :
- En igi5, 3i 000 wagons et 600 locomotives ; en 1916, 22 000 wagons et 1 100 locomotives ; en 1917, 24 000 wagons et 1 100 locomotives.
- A valoir sur les crédits de 1912 il a déjà été commandé 8 5oo wagons et 400 locomotives.
- ÉCLAIRAGE ET FORCE MOTRICE
- Ain. —• Le conseil municipal de Lent a décidé de traiter avec la Société l’Union Electrique pour l’éclairage électrique de la commune.
- Alpes-Maritimes. — Des pourparlers étaient engagés depuis longtemps entre la commune de Levens et l’Energie Electrique du Littoral Méditerranéen, en vue d’installer la lumière électrique à Sainte-Claire. Un accord vient d intervenir entre les parties et les travaux vont commencer.
- Côte-d’Or. — Le conseil municipal de Saint-Romain a décidé d'installer l’éclairage électrique dans les rues de la commune et dans les établissements communaux.
- Des pourparlers sont engagés avec la Société électrique de Nolay.
- Doubs. — M. Gaudel, directeur de la Société des Forces motrices de la Loue, a demandé à la municipalité de Ponlarlier l’autorisation de fournir l'énergie électrique à la ville. La force motrice électrique est eu dehors du monopole concédé à la Société du Gaz, et de l’Electricité. Avis favorable a été donné à la demande de M. Gaudet.
- Eure-et-Loir. — La Société l’Electrique de Loir-et-Cher a présenté au conseil municipal de Chartres une demande en vue d’établir une ligne de transport à haute tension destinée à alimenter la distribution de Chartres. Le conseil a accordé toutes les permissions de voirie nécessaires. La ligne^de transport, de 33 000 volts, partant de Chàleaudun viendra par Lucé, par la route nationale n° 23, de Paris à Nantes.
- Finistère. — La concession accordée à la Société Châleaulinoise arrivant à expiration en 1915, le conseil municipal de Chàteaulin décide de provoquer des offres de la part de particuliers ou de Sociétés, et de solliciter le concours d'un ingénieur conseil qui s’occupera de la question technique.
- Ille-et-Vilaine. — Une enquête est ouverte à Saint-Malo sur la demande de concession de distribution d’énergie électrique dans la commune de Saint-Malo, présenté par la Compagnie Lebon et C18.
- Indre-et-Loire. — M. Outil! a proposé au conseil municipal de Tours la création d’une usine hydraulique à Larçay. Cette usine serait destinée à fournir la force électrique nécessaire pour la distribution de l’eau de la Loire dans la ville de Tours. Elle utiliserait le barrage de Larçay. Le rapport est adopté.
- Loire-Inférieure. — Comme suite à sa précédente délibération, le conseil municipal de Rezé va s’entendre avec la Société d'électricité pour l’installation de l’électricité dans les nombreux villages de la commune.
- Meurthe-et-Moselle. — Le conseil municipal de Batilly a autorisé le maire à traiter avec la Société Energie-Eclairage pour l’éclairage de la commune par l’électricité.
- Oise. — Le conseil municipal de Betz a été saisi d’une proposition de M. Àudrain, relative à l’éclairage de la commune par l’électricité. Cette proposition a.été adoptée.
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- 160 LA LUMIÈRE ÉLECTRiQUE f. XXVÎ(2° Série). — N° U.
- Orne. — Le conseil municipal de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe a donné son approbation au projet d’éclairage électrique.
- La municipalisation des services d’électricité n’ayant pas donné de bons résultats, le conseil municipal de Ranes a loué l'usiné électrique à M. Ohesnel, électricien à Boucé qui est chargé de la distribution du courant aux abonnés.
- Puy-de-Dôme. — La municipalité de Ghalus fait activer les démarches pour rétablissement de l’électricité.1 Le projét dé concession a été cédé à MM. Cùrabet et Mareuge, de Saint-Germaiu-Lembrun.
- Saône-et-Loire. —- De nouvelles propositions viennent d’être faites pour l’éclairage de la commune de Simandre par une Compagnie d’Energie Electrique. Une commission, mixte a été nommée parle conseil municipal et-la Société (dés commerçants, pour examiner ces propositions.
- Yonne. — Sur l’initiative de M. Didont, maire de La Celle-Saint-Gyr, une réunion des maires de la région aura prochainement lieu à Joigny, afin d’étudier la question de l’éclairage électrique dans la vallée du Vrin et les communes environnantes.
- SOCIÉTÉS
- Compagnie du Chemin de fer Métropolitain j de Paris.
- Les recettes de la deuxième décade de juillet se sont . élevées à i 3oo 838 francs, elles sont inférieures de j 71 916 francs à celle de la période correspondante de; igi3. La plus-value depuis le Ier janvier se trouve de la • sorte ramenée à 1 246 760 francs.
- PUBLICATIONS COMMERCIALES Compagnie Générale d’Electricité de Creil,
- 19, rue Louis-le-Graud, Paris.
- Notice sur les transformateurs.
- ADJUDICATIONS
- FRANCE
- L'Administration des Chemins de fer de l'État, h Paris, a l’intention de faire procéder à l’installation des canalisations électriques principales et secondaires destinées à l’éclairage- et au transport de force des remisages d’Auteuil et.de.La Garenne. ' ?
- Les industriels désireux de concourir à cette fourniture peuvent se renseigner immédiatement dans, les bureaux du service électrique (3e division), 72, .rue, de Rome, à Paris (8e), les mardi et vendredi, de i5 à 17 heures, jusqu’au 24 août 1914.
- L’Administration des Chemins de fer de l’État, à Paris, a l’intention d'acquérir et de faire installer un chariot transbordeur électrique pour locomotives, destiné à l'ateliér de'montage à Saintes. ’ ‘‘ 1
- Les industriels, désireux de concourir à cette fourniture, peuvent se renseigner immédiatement, k cet égard, dans les bureaux dü service électrique (i'e division), 43, rue de Rome, à Paris (8e), les mardi et vendredi, de i5 à 17 heures, jusqu’au 10 septembre 1914*
- *
- * ¥
- Un concours est ouvert à Nantes pour l’étude et l’exécution des travaux d’éclairage électriques, téléphones et sonneries électriques, travaux d'installations au.nouveau lycée de jeunes filles.
- Le programme de ce concours est déposé à la division des travaux publics à la, mairie de Nantes où les intéressés pourront en prendre connaissance.
- BELGIQUE • ,
- . Jusqu’au 6 août, à l’administration communale, à Sot-tengein (Flandre Orientale) ofTres pour l’exploitation du réseau d’éclairage électrique.
- *
- ¥ ¥
- Le 27 août, à 16 heures, à la maison communale, à Hermalle-sous-IIuy (Liège), distribution de l’énergie électrique; cautionnement : 5 000 francs; cahier des charges et plan : 5 francs.
- La reprôdùction des articles de la Lumière Electrique est interdite.
- Paris — imprimerie Levé, 17, rue cassette.
- Le Gérant : J .-B; Noüet
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- Supplément à La Lumière Electrique du i<> janvier 191».
- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- TROISIÈME TRIMESTRE 1914
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- T H 01S1 li M E T H1M EST R li
- i y i 4 (N"* »7-a8-2y-.'io-3i).
- Construction et essais de machines.
- Les gros électro-aimants «le laboratoire. — M. Leblanc fils...................................... .'3 3
- Calcul «le la surface de refroidissement des bacs de transformateurs immergés dans l’huile.
- — H. de Pistoye........................ 65
- Dynamomètre de torsion à dispositif optique de
- lecture.— Volkmar Vieweg................ 119
- Une méthode thermo-électrique pour la détermination de la pureté des objets en platine. —
- G.-K. iiurgess et P.-D. Sale.............. 121
- Moteur à double rotor système Oerlikon, avec induit en court-circuit et 18 vitesses pour . la commande d’un compresseur............... 147
- Stations centrales.
- Importance de la récupération des sous-produits dans les stations centrales. — Harold
- ,:l<. . Gray.......................................... 49
- i'ülUatiou des résidus de lavage de charbon à la
- production de l’énergie électrique. . . . ;47, 78
- Expériences sur l’enregistrement des débits des conduites forcées de l’Usine de Soulom (Compagnie des chemins de fer du Midi). .
- — G. Camichel, D. Eydoux et 7. Lhériatid. 129
- Transmission et Distribution.
- Le problème du petit consommateur. — S.-K.
- Doane........................... ..... 5i
- Les lignes de transmission sur poteaux et sur
- pylônes.. ,. ......................... 154
- Les distributions d’énergie électrique dans le bassin de Briey. Le réseau de la Société .Energie Eclairage. — J. Reyval ................... 106
- Traction.
- Le système de signalisation d’un chemin de fer a
- graml tralic. — II. G. Brown.............. S-j
- Le métropolitain souterrain de Buenos-Aires.... 82
- L’électrification de l’Ueberetscherbahn en courant
- continu à 1 200 volts................. 86
- Applications mécaniques.
- La manutention mécanique du sable à ,1a Philadel-
- phia Rapid Transit Company................ a5
- Le mystère de la baguette divinatoire. — Dr Gra-
- denwitz................................... 88
- La cuisine électrique moderne, la préparation et la conservation de l’eau chaude. —
- /<’. Brcndel.........................’... 122
- Electrochimie et électrométallurgie.
- Le four électrique Rennefell pour la fusion de l’acier. — Dbscroix. Une nouvelle pile électrique. — E. Bellini..................... ,.. ............
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- 111
- LA LUMIÈRE. ÉLECTRIQUE
- Télégraphie et Téléphonie.
- Elude sur la production des oudes par circuits
- oscillants couplés. — lu (iirardeau. . 3;, #9
- Conférences sur la télégraphie sans iil. — Capitaine Fracque................................97, 140
- Elude expérimentale du récepteur téléphonique. —
- L, Boutkillon et L. Drouet.............. 16
- Récepteur de poche pour la télégraphie sans (il. . . 17
- Le central téléphonique semi-automatique de
- Dresde................................. iK
- Dispositif pour étudier la puissance des oscillations captées dans une réception de télé- . graphie sans fil.......................... 1 53
- Statistique.
- L’industrie électrique américaine en 1910
- Législation.
- Les accidents provoqués par la chute d'un Iil téléphonique. —P, Hougault
- O
- Brève ts.
- Procédé et moyens de régulation pour distribution d’énergie électrique.
- 80
- Bibliographie.
- Les courants vagabonds. L’éleetrolyse et les perturbations causées* par l’induction et les courants pulsatoires. — A. Payot et
- H. Tobiansky df Altoff..................
- Les sociétés commerciales et le fisc. — 11. Delaporte ..................................... ....
- 59
- Notions sur les compteurs électriques. — J, Lu-
- jugie ,
- Cours de magnétisme et d’électricité. — II. Bonasse. Cours d’électricité industrielle : le courant continu. — F. Magonettc......................................
- Cours d'électricité théorique. — 7. B. Pomey. . . .
- >9
- 1^4
- r 56
- Divers.
- L’exposition annuelle de la Société Frau^aise de Physique. — llryval.
- Renseignements économiques et commerciaux.
- Etudes et nouvelles économiques...................................................7î ^°î9^»
- Renseignements commerciaux........................................................28,62, 96, 127, 109
- Adjudications...................................................... ..............3‘L ^3, 9^* I27>
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- f v - —-----------
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- TABLE
- fS
- DES NOMS D’AUTEURS
- TROISIEME
- TElMESTRE
- 9 i 4 (N0’ ü-'iij- îo-'i i ),
- B
- Bellini (IJ.)* — Une nouvelle pile électrique... ii5
- Boucault (P.b — Les accidents provoqués par la
- chute d’un lil téléphonique............... 43
- Boutiiillon (L.). — Elude expérimentale du récepteur téléphonique.................................. 16
- Brendel (F ). — La cuisine électrique moderne, la préparation et la conservation de l’eau
- chaude................................. l22
- Brown (H.-G.). — Le système de signalisation
- d’un chemin de fer à grand trafic....... 57
- Burgess (G.-K.).—Une méthode thermo-électrique pour la détermination de la pureté des objets en platine................................ . 121
- c
- Gamichel (G.)- — Expériences sur l'enregistrement des débits des conduites forcées de l’usine dé Soulom (Compagnie des Chemins de fer du Midi)......................................... 129
- D
- Descroix (L.). —Le four électrique Rennerfelt pour
- la fusion de l'acier...................... 5
- Doane (S.-E.). — Le problème du petit consomma-
- mateur................................... 5i
- Drouet (L.). — Voir L. Boutiiillon.
- E
- Eydoux (D.). — Voir C. Gamichel.
- F
- Fracque (capitaine). — Conférences sur la télégraphie sans lil.............................97, 140
- G
- Girardeau (E.). — Etude sur la production des
- ondes par circuits oscillants couplés, 37, 69
- Ghadenwitz (D.). — Le mystère de la baguette divinatoire................................. 88
- Gray (IL). — Importance de la récupération des
- sous-produits dans les stations centrales. 49
- L
- Leblanc fils (M.). — Les gros électro-aimants de
- laboratoire.......................... 33
- Lhériaud (J.). — Voir C, Gamichel.
- P
- Pistoye (H. de). — Calcul de la surface de refroidissement des bacs de transformateurs immergés dans l’huile........................... 65
- R
- Rkyval (J.) :— L’Exposition annuelle de la Société
- Française de Physique.................. 10
- Les distributions d’énergie électrique dans le bassin de Briey. Le réseau de la Société Energie-Eclairage...................... 106
- S
- Sale (P. D.). — Voir G. K. Burgess.
- V
- Vieweg (V.) — Dynamomètre de torsion à dispositif
- optique de lecture........... 119
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