L'Industriel
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- JOURNAL DES SCIENCES ET DES ARTS.
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- U Industriel est publié par cahiers de quatre à cinq feuilles, avec des planches gravées en taille-douce. Il parait un cahier le 1 o de chaque mois, et six cahiers forment un volume.
- Le prix de la souscription est de 3o fr. pour un an, et de 18 fr. pour 6 mois , non compris les frais d’affranchissment.
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- PRINCIPALEMENT DESTINE A REPANDRE LES CONNAISSANCES UTILES A l’industrie GENERALE J AINSI QUE LES DECOUVERTES ET LES PERFECTÏONNEMENS DONT ELLE EST JOURNELLEMENT l’oBJET.
- RÉDIGÉ PAR M. CHRISTIAN, ,
- directeur du conservatoire des arts et métiers;
- Orné de 18 planches gravées en taille-douce 7 parM. Leblanc.
- IIe ANNÉE. — TOME IIIe.
- souscrit
- AÜ BUREAU DU JOURNAL DU COMMERCE*
- Rue Saint-Marc, N° 10;
- ET A LA LIBRAIRIE DE l’iNDUSTRIE,
- M<$me Maison.
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- IMPRIMERIE DE SEELIGÜE ,
- BREVETE POUR tES PRESSES MECANIQUES ET A VAPEUR ,
- Rue des Jeûneurs, n. i4.
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- SU Ie*.
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- (IIIe VOLUME.) c4bat, >%.
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- JOURNAL
- PRINCIPALEMENT DESTINÉ A RÉPANDRE LES CONNAISSANCES UTILES A L’INDUSTRIE GÉNÉRALE , AINSI QUE LES DÉCOUVERTES ET LES •PERFECTIONNEMENS DONT ELLE EST JOURNELLEMENT L’OBJET.
- SÛR L’APPRENTISSAGE
- DES ARTS ET MÉTIERS.
- Sur mille personnes, prises au hasard, dans un pays tant soit peu civilisé, il y en a certainement neuf cent quatre-vingt-dix-neuf qui ont consacré ou qui désirent consacrer plusieurs années de leur vie à apprendre un métier, quand ce n’est pas, tout à la fois, à lire , à écrire, et un métier ou une profession quelconque.
- Cette obligation, vieille comme le monde, est imposée irrévocablement dans le double intérêt de 1 individu et de la société.
- Faire un apprentissage quelconque a donc été de tout temps , et semble devoir être toujours une né-
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- cessité, un besoin qui saisit chaque individu pour ainsi dire à sa naissance ; et tant bien que mal, il faut y satisfaire, que ce soit en peu ou en beaucoup de temps.
- Or, comme il est d’une grande importance pour l’individu, comme pour la société, que l’apprentissage se fasse bien et dans le moins de temps possible, on peut avancer, sans hésitation, qu’il y a là des questions qui touchent les intérêts les plus intimes de l’espèce humaine ; et quand on y regarde de près, il y a lieu de s’étonner que ces questions , toujours à poser et à mettre en évidence, attendent, si l’on peut parler ainsi, depuis des siècles, que les investigations de l’esprit, que les lumières de la raison se tournent enfin de leur coté pour les reconnaître et les résoudre.
- Les siècles se sont écoulés, et partout les premiers pas, le début de l’enfance et de l’adolescence dans la carrière qui les conduit aux affaires inévitables du monde, ont été incessamment abandonnés aux grossières inspirations de l’instinct et aux caprices de coutumes bien plus grossières encore.
- On a laissé faire à l’instinct ce qu’il fallait demander au jugement et à la raison; et aux coutumes, ce qu’il fallait demander à des institutions régulières et à des méthodes raisonnées.
- 11 semble que, de tout temps, on se soit beaucoup plus occupé d’étendre le cercle de nos connaissances jusque dans les régions obscures cle la spéculation ,
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- ou même d’exercer notre entendement dans de véritables jeux d’esprit, que de répandre des connaissances positives applicables, généralement utiles; que de poser et de chercher à résoudre les grandes questions qui intéressent le développement de l’intelligence et de la raison dans les masses, dans le commun des esprits.
- La science est cultivée pour elle seule, et en quelque sorte au profit de chaque individu et de ceux-là seuls qui , placés dans la même sphère d’intelligence et d’instruction, peuvent partir du même point et suivre la science jusque dans ses profondeurs.
- Tandis que la plupart des hommes, entraînés par le besoin de travail, obligés de tourner sans cesse dans le cercle des affaires matérielles de la vie, font route à part; et cette route, si de loin à loin elle reçoit quelques reflets de lumière de celle que suit la science, on peut dire du moins qu’elle reste incertaine , longue, tortueuse, hérissée d’obstacles qu’on ne cherche ni à signaler ni à aplanir.
- On peut dire plus encore ; tout se fait pour les esprits exercés, rompus déjà dans un exercice plus ou moins long de l’intelligence ; l’ordre de faits qu’on observe, les théories qu'on en déduit, sont toujours à leur niveau et à leur usage exclusif.
- Mais pour arriver à ce point, à ce niveau, comment procède-fc-on ? quelle est la science de l’apprentissage , pris dans toutes ses acceptions ? qui la cultive , Fenseigne, la propage ? où sont les recher-
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- chcs directes qui doivent fonder et perfectionner cette science ? Les livres, les doctrines, les méthodes, les guides même ne manquent point à ceux qui , sortis de l’apprentissage, quel qu i! soit, intellectuel ou manuel, peuvent avancer, comme ils le veulent, dans la carrière qu’ils ont à parcourir.
- Mais combien de temps n’ont-ils pas perdu avant d’en être là ? Partout l’homme fait trouve des routes tracées ; on n’en voit, ce me semble, nulle part pour P homme a faire; et les premiers dévelop-pemens de nos facultés intellectuelles et de la raison ne s’accomplissent qu’au hasard et avec lenteur, quand ils ne sont point arrêtés tout court par les entraves de vieilles routines et d’aveugles habitudes.
- Naguère encore combien d’années, pour ne parler que du temps, ne fallait-il pas consacrer pour apprendre à lire et à écrire ? Heureusement l’attention s’est tout à coup réveillée sur une matière si grave, si digne de la fixer : les méthodes sont bientôt intervenues , et déjà l’on en voit les heureux résultats.
- Mais pour apprendre un art, un métier, combien de temps n’y met-on pas encore, et commentes apprend-on ? c’est sur ce point que nous allons hasarder quelques réflexions.
- Ce n’est certainement pas un objet de médiocre importance *, car il s'agit des besoins , des intérêts les plus directs des peuples civilisés, de ce qui peut contribuer le plus au bien-être domestique de cha-
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- <jiie individu, comme à l’aisance et à la prospérité des masses.
- n’avons pas la prétention de traiter ici cette routière avec tous les développemens et selon les divers points de vue sous lesquels elle mériterait d’ètre présentée, mais bien de la signaler aux regards des hommes éclairés comme un sujet d’études et de méditations, neuf et fécond en grands résultats pour le bonheur des peuples.
- Les travaux manuels que les besoins généraux de lu société exigent des membres qui la composent, peuvent être partagés en deux classes fort distinctes : lu première classe comprend les travaux qu’on exécute avec de la force physique seulement, par un roouvemenl machinai du corps ; c’est le lot d’une roain-d’œuvre aveugle, c’est celui des hommes qu’on uppelle si froidement hommes de peine.
- La seconde classe comprend cette grande variété de travaux qui ne peuvent être exécutés que par une
- roain plus ou moins exercée, et par quelques combinaisons de l’intelligence.
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- U ne faut à ceux que le sort appelle aux travaux de la première classe, que de la force, de la santé, des circonstances qui leur permettent de choisir le genre de travail qui s’accommode le mieux avec leur üge et leur tempérament.
- Un certain degré de force acquise, et la volonté de faire, suffisent ici : il n’y a rien à apprendre, si ce 11 est à se déterminer et à se livrer avec persévérance à
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- faction que le travail commande. Mais la force requise, et même la volonté d’une action journalière , soutenue^ il fautles attendre de lage, qui seul peut les développer au degré convenable, pour les appliquer à des travaux utiles, à des occupations productives.
- Jusque-là, : jusqu’à ce que les individus de cette destinée soient parvenus au point de pouvoir travailler , il faut que la providence s’en mêle, car on n’aperçoit rien dans les institutions sociales qui annonce que leur existence reconnue et comprise ait fait régler quelque chose pour eux. Ils se forment ou se corrompent suivant les circonstances , et semblent, en général, végéter dans un engourdissement complet de leurs facultés intellectuelles.
- Ceux qui ont à consacrer leur vie aux travaux de la seconde classe ne sont pas dans une position plus favorable : une existence assurée, aisée surtout , dépend, pour eux, d’un certain degré d’habileté, que devrait toujours accompagner quelque développement intellectuel 5 mais pour l’acquérir j il faut un apprentissage de plusieurs années: et quel est cet apprentissage ? quelles en sont les conditions ?
- Si on oubliait ce qui se passe généralement au sujet de l’apprentissage dans tous les pays industrieux, et pour tous les genres d’industries manuelles , on se croirait forcé, par respect pour le bon sens, de supposer qu’il existe de fait entre le maître et l’àp-prenti un contrat par lequel l’un s’engage à donner des leçons, ou à montrer journellement et graduel-
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- lement tous les détails pratiques d’un art ou d’un métier, et l’autre à payer cette instruction un certain prix stipulé en un genre de valeur quelconque.
- Il n’en est pas ainsi, en général : le maître reçoit le prix de l’apprentissage , et l’apprenti, à parler rigoureusement, n’en reçoit aucune leçon.
- Gomme c’est ordinairement avec du temps et au prix de plusieurs années engagées au service du maître qu’on paie l’apprentissage, celui-ci n’a d’autres soins que de tirer le plus de profit possible du temps de service de l’apprenti, et il se garde bien de perdre le sien à donner en retour l’instruction qu’on paie cependant réellement tous les jours.
- Tout se fait dans l’intérêt direct du maître, auquel tous lesmomens de l’apprenti sont constamment sacrifiés. Ainsi, ce qu’on lui fait faire n’est pas pour son instruction, mais pour le Service de l’atelier. Heureux encore, lorsque ce qu’il fait peut être un acheminement à ce qu’il doit apprendre par la suite, car deux, trois années sont quelquefois entièrement perdues pour l’apprenti. Il est le valet du maître, du compagnon, de tout le monde ; il paie ainsi ,*par une servitude assez souvent très-dure, l’insigne faveur de venir tous les jours dans les ateliers, de s’habituer la vue aux outils dont on se sert, aux travaux qui s’y font, et de regarder travailler, s’il en a le loisir et l’envie.
- Ce ne peut done être qu’à force de voir, de tatou.-
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- ner dans les momens de désœuvrement, et d’essayer d’imiter les ouvriers qu’il a toujours sous les yeux r qu’il arrive à manier les outils d’abord gauchement, et ensuite moins maladroitement. De temps en temps aussi, si quelque travail facile se présente, s’il y a à faire quelques pièces de peu dhmportanee , on les donne à l’apprenti, non pas précisément pour lui en apprendre l’exécution, mais pour ne pas dépenser le temps d’un ouvrier payé.
- C’est ainsi que l’apprenti, marchant au milieu de tous les désagrément, de toutes les duretés d une servitude véritable, arrive enfin, tant bien que mal, par de grands détours et après beaucoup de temps, à apprendre tout seul les détails pratiques du, métier ou de l’art auquel il se destine.
- S’il est doué d intelligence et d’activité d’esprit et de corps ^ il aura hâté lui-même son instruction , et pourra devenir un ouvrier habile.
- S’il est dépourvu de capacité, s’il a peu de ressort dans le caractère, il n’apprendra son métier que par une suite d’habitudes instinctives , et ne sera jamais qu’un mauvais ouvrier.
- Telle est, dans ses traits généraux , l’esquisse fidèle du mode d’apprentissage des arts et métiers.
- Or, pour peu qu’on réfléchisse sur ce mode, sur ces coutumes, on les trouve tout empreints de la barbarie du moyen âge j on voit que les lumières n’ont point encore pénétré de ce coté, et qu’au milieu d’immenses progrès dans les arts et dans l’esprit
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- d’amélioration qui les domine, ce vieil échafaudage, élevé dans les temps de servitude et d’ignorance, reste encore debout, comme pour attester avec quelle lenteur la civilisation atteint les masses, chez les peuples mêmes qui semblent y marcher avec le plus de rapidité.
- Les inconvéniens graves, les fâcheuses conséquences de ce mode grossier d’apprentissage sont cependant palpables, et ce n’est pas d’aujourd’hui que les familles et les générations d’ouvriers en supportent le poids.
- Le temps que l'apprenti doit donner au maître, et quelquefois la rétribution pécuniaire à ajouter au temps , mettent l’apprentissage hors de la portée de cette classé nombreuse de chefs de famille qui ont à peine de quoi élever leurs enfans jusqu’à l’âge du
- travail.
- Et pour ceux qui , à force de privations, d’ordre et d’économie, parviennent à entretenir leurs enfans pendant l’apprentissage, l'extrême longueur de celui-ci est bien dure à supporter. Encore , si l’enfant dont on vend ainsi les plus heureuses années, celles °u Pâme est disposée à s’ouvrir aux bonnes comme aux mauvaises impressions , sortait d’apprentissage avcc une habileté proportionnée au temps qu’il y a consacré, elle pourrait le consoler des rudes épreuves Par lesquelles il a dû passer lui et sa famille.
- 11 n’en est malheureusement point ainsi : en ge-ftéral, il en sort à peine exercé pour gagner de quoi
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- pourvoir à sa propre subsistance, et il faut que le jeune ouvrier soit d’une trempe de cœur et de caractère peu ordinaire, pour se rendre enfin capable de venir à son tour aider sa famille qui s’est sacrifiée pour lui.
- Cet état de choses jette beaucoup plus de désordres que l’on ne pense dans la masse du peuple, et dans la marche industrielle des arts et métiers.
- Dans le peuple, par l’oisiveté à laquelle on est forcé d’abandonner les enfans, exposés sans défense à toutes sortes d’influences corruptrices ; par le relâchement des liens qui devraient unir le père à ses enfans et ceux-ci à leur père , l’enfance étant toujours une charge pour l’un, et la vieillesse devenant à son tour une charge pour l’autre. D’impérieux besoins , une vie dure de travail et de privations, étouffent ainsi les sentimens de famille, et la portion la plus nombreuse des générations qui se succèdent végète péniblement sans culture et sans éducation première.
- Dans la marche des arts et métiers , par les obstacles sans nombre dont l’apprentissage est hérissé} par l’opposition perpétuelle des intérêts du maître et de ceux de l’apprenti ; par les dégoûts dont celui-ci est abreuvé, et par l’ennui qui vient remplacer l’amour du travail et l’envie de bien apprendre son état.
- On ne cherche pas à bien faire, mais à gagner le p lus tôt possible de quoi vivre j et tels sont les vices
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- du mode d’apprentissage , que c’est encore fortlong> et que l’ouvrier a bien à languir avant d’arriver là.
- Aussi, pour qui suit de près cette classe si importante de la société, il y a lieu d’être singulièrement frappé du peu de capacité de la plupart des ouvriers: ils n’ont ni l’intelligence de leur état, ni l’habileté qu’on devrait attendre d’une pratique de plusieurs années.
- Le hasard seul semble faire des ouvriers intellige.ns et capables, mais le hasard ne fait que des exceptions et n’atteint que des individus } c’est aux règles^ aux institutions à atteindre les masses;
- Le travail n’est ainsi, pour le plus grand nombre, qu’une occupation grossière, machinale, qui s’empare de l’homme tout entier, au préjudice de son développement moral, et sans servir de frein à des passons désordonnées.
- On est donc forcé de remarquer que ce qui, chez les peuples civilisés, touche le plus directement les intérêts matériels du plus grand nombre, ce à quoi même se rapportent et tous les intérêts et tout le Lien-être du peuple, l’apprentissage d’un art ou dun métier n’a ni règle ni méthode : il est, en général , livré d’une part aux caprices de l’intérêt prive , et d’autre part au seul développement d habitudes instinctives , à un aveugle exercice de la
- niain.
- Le telle sorte que ce qui devrait s’apprendre Ie
- plus tôt et le mieux dans l’instruction populaire, exige
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- le plus de temps et se fait le plus mal • et que ce qui devrait servir aux premiers développemens de l’intelligence et de la raison , semble n’ètre propre qu’à éteindre les facultés de l’esprit.
- Mais cet objet si grave, si fortement lié au bien-être public, est-il susceptible de quelques change-mens, de quelques améliorations fondamentales ? Il en est certes d'immenses à introduire : ce serait d’abréger le temps de l’apprentissage, en l’employant plus utilement au but que tout apprenti doit se proposer; ce serait d’assujettir cet apprentissage à des méthodes raisonnées, qui feraient trouver dans le travail manuel un des moyens les plus efficaces et le plus à portée pour commencer la culture des facultés intellectuelles..
- Mais le peut-on ? C’est la seule question que nous ayons le dessein d’examiner ici.
- D'abord, pour savoir s’il y a des changemens, des améliorations possibles, il faut chercher en quoi consistent , au fond, les métiers de toutes espèces et l’apprentissage qu’ils exigent rigoureusement.
- La plupart des professions qu’on nomme vulgairement arts et métiers, ont pour objet de donner certaines formes aux matières premières qui concernent respectivement chacune de ces professions. Les autres ont pour objet principal de faire agir certaines matières les unes sur les autres, et d’en former un composé nouveau pour la consommation.
- Le menuisier, le tourneur, le cordonnier appar-
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- tiennent à la première catégorie ; le boulanger, le teinturier, le brasseur, à la seconde.
- Ou le métier consiste à donner directement la forme prescrite à une masse de matière, ou bien à composer cette forme définitive par un assemblage de pièces travaillées préalablement sous des formes diverses , que prescrit la place que chacune va occuper dans cet assemblage.
- he tourneur, par exemple, donne directement à la matière, au bois, au fer qu’il doit travailler , la forme qu’on lui demande; le menuisier, le cordonnier découpent leurs matières premières respectives
- un certain nombre de pièces auxquelles ils don-oent une forme spéciale, pour réunir ensuite par envers modes d’assemblage, particuliers à chaque §6nre de métiers, ces différentes pièces qui doivent entrer dans la composition d’une commode, par exempt •> pour le menuisier, d’un soulier pour le cordonnier.
- Quant aux professions dont toute la pratique se 1 eduit à préparer et à faire agir des matières les unes ^nr les autres pour en obtenir un produit nouveau, lA iei*r faut des recettes pour l’espèce la qualité et le nombre des matières à employer, la pratique des pro-cedes de préparation, et la connaissance des symptô-nms, si on peut le dire, qui doivent se présenter dans e cours du travail, pour être certain qu’il s accomplit comme cela doit être, ou pour savoir y porter lf'niedc au besoin.
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- Dans le nombre de ces professions, il en est beaucoup de très-simples, et qui ne consistent véritablement qu'en différens tours de main ou dans quelques secrètes préparations.
- Il en est d’autres plus compliquées, et par le nombre de matières à employer et à connaître, et par la diversité de préparations préliminaires à faire pour arriver à la composition définitive de l’objet de ces professions.
- Nous venons de dire ce qui constitue un métier quelconque, voyons maintenant en quoi peut, d’après cela, consister l’apprentissage.
- L’apprentissage, suivant l’espèce de métier, est, on le pense bien, plus ou moins compliqué; mais il est possible d’exprimer d’une manière générale jusqu’où peut aller le plus haut degré de complication.
- On peut ranger, sous le rapport de l’apprentissage, les arts et métiers en trois grandes divisions, savoir : i° celle qui comprend les métiers pour l’exercice desquels il suffit d’apprendre le maniement des outils et leur juste emploi, c’est-à-dire la fermeté, la précision et l’habileté de ce maniement; 2° celle qui comprend les métiers pour lesquels , outre l’habile maniement des outils, il faut apprendre encore à décomposer l’objet à exécuter dans les différentes pièces qui doivent le composer, à donner à celles-ci les formes élémentaires qu’elles ont à recevoir, et enfin à assembler ces pièces avec le plus de régularité et de perfection
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- possible*, 3° enfin celle des arts et métiers pour lesquels il faut apprendre à connaître les qualités et les effets respectifs des matières et des a gens qu’on emploie, acquérir de l’habileté dans la mise en œuvre de ces matières et un coup d’œil juste pour saisir les eirconstances qui doivent assurer le succès dans l’exé-eution du produit.
- Qu’on prenne un art, un métier quelconque, on verra qu’il entre dans l’une de ces trois divisions gé-n “raies *, on verra, en outre, combien il est aisé, pour ehaque métier en particulier, de déterminer d’une tuanxere claire , distincte, les différens points et les seuls points même sur lesquels il faut porter l’apprentissage.
- 11 est sans doute superflu de dire que la capacité intellectuelle, que l’esprit de combinaison qui en dérive, s’appliquent à tous les métiers, quelque Amples qu’ils soient, et que toujours il y aura des différences inévitables dans le parti que chaque ouvrier saura tirer de l’apprentissage.
- Mais, pour bien éclaircir notre pensée sui le on de la question, il est utile maintenant de passer res généralités à quelques applications particuliers.
- Prenons pour exemples le métier ou lait d tourneur et celui du menuisier, et voyons sur quoi doit porter l’apprentissage dans l’un et dans 1 auti^j cherchons à déterminer quelles sont les opeiatioi fondamentales dont chacun de ces métieis se coi
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- pose, et qui s’appliquent indistinctement à l’exécution de tout ce qu’on peut leur demander.
- On ne demande au tourneur qu’une forme à donner à une pièce de bois ou de métal, en un mot 7 à une pièce informe d’une matière solide quelconque.
- Cette forme donnée, le travail est achevé, et il l’est ausssi parfaitement qu’il peut l’èlre, si la forme a les dimensions précises qu’elle doit avoir.
- Les machines-outils de diverses espèces qu’on appelle tours, et un assortiment d’outils à main , comme ciseaux , gouges, crochets, burins, etc., composent le système entier des instrumens au moyen desquels tous les travaux de cette profession peuvent s’exécuter.
- Or, qui sait choisir ou disposer le tour le plus convenable à l’exécution de telle pièce demandée, placer la pièce brute sur le tour ainsi qu’elle doit l’ètre, choisir les outils à main qu’exigent et la nature de la matière et la forme à donner, et enfin faire agir les outils sur la pièce avec la précision et l’habileté requises, celui-là est tourneur et peut exécuter tous les travaux du métier.
- Ainsi donc, pour former un ouvrier tourneur, il faudra t° lui faire connaître les différentes espèces de tours, lui en expliquer les fonctions diverses, et lui apprendre par des exemples à choisir le plus convenable dans les différens cas généraux qui peu-
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- ^ent se présenter ; 20 lui montrer comment on cin-
- 1 comment on emmandrine une pièce, comment, en un mot, on doit la placer sur le tour; 3° lui apprendre à choisir les outils qui conviennent aux matériaux à traiter, et aux formes que l’on veut obtenir; 4° enfin, il faudra lui montrer comment on tient Coutil, et comment on le fait agir et promener sur la pièce.
- Cette instruction acquise, il ne s’agit plus que de 1^ mettre en pratique, et de l’exercer avec attention et persévérance.
- Or, tout homme de sens concevra sans peine que si on porte successivement l’attention de l’apprenti sur chacun de ces articles d’instruction, en lui montrant et en lui expliquant l’usage de chaque chose, *1 faudra bien peu de temps pour le mettre en état de faire un travail utile, en commençant par les pièces les plus simples et les plus aisées à exécuter; ll faudra peu de temps à un jeune homme zele, intelligent, pour savoir pratiquer complètement toutes les opérations fondamentales du métier, et enfin pour trouver dans son instruction et dans son travail o salaire proportionné et à son intelligence et a son
- activité.
- Si pour l’art du menuisier nous employons le ttiéïne mode d’investigation, nous trouverons, en général, que l’ouvrier en ce genre est formé, lors-‘CIU il est parvenu :
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- i° A savoir débiter à ia scie, avec précision, une pièce de bois suivant une ligne donnée.
- 2° A ébaucher et à dresser régulièrement une pièce sur ses diverses faces.
- 3° A percer des trous dans la direction exigée.
- 4° A faire des tenons et des mortaises ainsi que des queues d'aronde et leurs entailles.
- 5° A faire des rainures, des languettes et des moulures.
- 6° Enfin à assembler les pièces suivant les différens modes usités.
- Ces différens sujets d’instruction comprennent tout le sytème d’opérations de la menuiserie, et représentent par conséquent tout ce que l’ouvrier doit apprendre.
- il devient maître, lorsqu’il sait en outre tracer chaque pièce suivant les formes précises qu’exige la place qu’elle va occuper dans l’objet de menuiserie qui lui est commande'.
- Or, si chacun de ces sujets d’instruction est présenté à part et pratiqué exclusivement par l’apprenti bien dirigé, jusqu’à ce qu’il le sache bien, et avant de passer à un autre, il est impossible de concevoir qu’il faille beaucoup de temps pour former un ouvrier non pas en état de composer un meuble, mais capable du moins d’en exécuter toutes les pièces sous la direction d’un maître, et de gagner ainsi bientôt de quoi vivre.
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- De cette manière , on peut apprendre un métier eo suivant les memes méthodes que pour apprendre les sciences. L’instruction peut être graduée et toujours proportionnée aux progrès de l’apprenti, et dans tous ses degrés elle peut être autant un moyen de culture intellectuelle qu’un sujet d’exercices manuels.
- Chaque opération de métiers serait tournée et retournée dans tous les sens, expliquée dans tous ses rapports avec les autres, et suivie par un exercice non interrompu, jusqu’à une exécution parfaite.
- 11 est aisé de concevoir qu’une école, par exemple, de
- menuiserie, formée sur ces hases , ferait un ouvrier en trois ou quatre mois de temps, d’un jeune liomme de bonne volonté, eût-il même une capacité tres-ordinaire.
- Et cet ouvrier ne saurait pas seulement exécuter les opérations d’après les meilleures règles pratiques, mais encore se rendre raison de ces règles, ce qui est d’une grande importance pour ses succès futurs dans sa profession.
- Qu’on juge maintenant de l’influence d’un semblable enseignement sur les destinées des classes inférieures de la société -, et pour ne parler que d’un seul point, combien il serait avantageux aux familles
- trouver dans l’apprentissage une école d’instruc-hon positive. de mœurs, et pour chaque individu
- moyen prompt de pourvoir à sa subsistance.
- Un degré de plus dans la civilisation semble devoir
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- nous faire arriver à cet heureux état de choses, dont nous n’avons pu toucher que les sommités} nous pensons cependant en avoir dit assez pour être bien compris par tous les gens éclairés, et pour appeler peut-ctre sur ce sujet les méditations de tous ceux qui ont à cœur l’amélioration de l’espèce humaine.
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- DESCRIPTION
- D’un métier mécanique en fonte de fer et a mouvemen t de rotation, propre a tisser toute espèce d’étoffes simples ou croisées et de toute largeur, en lin, coton , chanvre , soie, laine, etc. par M. Debergue, rue de VArbalète, n° 24 , faut. St.-Marcel 3 à Paris.
- L’auteur de ce métier a pris, le 17 juin 18245 un brevet d’invention et de perfectionnement de i5 ancres , pour cette machine, à laquelle il a fait depuis plusieurs améliorations, pour lesquelles il a pris suc cessivement des brevets d’addition et de perfectionnement, La Société d’Encouragement pour l’indus-Irie nationale a , dans sa séance du 31 août 1826, sur le rapport de MM. Ternaux, Lasteyrie,, Mallet, Lrancœur et Molard jeune , décerné à M. Debergue line médaille d’or d’encouragement, pour son métier breveté en juin 1824. On trouve ce rapport, suivi de ^ description avec figures de ce métier, dans la 25e année, pag. 415 n° de février 1826, du Bulletin de la Société düEncouragement.
- Les perfectionnemens que M. Debergue a apportés depuis 1824 à son métier Payant rendu bien supérieur dans son jeu et dans ses effets, etPimportance de ces améliorations ayant fait de cette machine un métier Nouveau, dont les avantages font même qu’on ahan-
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- donne aujourd’hui l’usage de celui qui est décrit dans le Bulletin de la Société (JCEncouragement , nous croyons devoir ici, dans l’intérêt de l’art du tissage, donner la description de cette machine , telle que MM. Debergue et compic la construisent aujourd’hui dans leurs ateliers.
- Dans le nouveau métier que nous allons décrire , le mouvement de toutes les parties mobiles, communiqué par un moteur quelconque, au moyen d’une courroie passant alternativement et à volonté d'une poulie folle ou mobile sur une poulie fixe, s'exécute à l'aide d'un arbre horizontal^ tournant dans l’intérieur du bâti et portant dans sa longeur un nombre suffisant d’excentriques , qui font, par leurs révolutions^ mouvoir les marches, agir la chasse ou battant, et lancer la navette ; l'enroulement de l'étoffe tissée s’opère au moyen du même arbre sur un rouleau placé en avant du métier, et au fur et à mesure que le tissu se fait. A cet effet, le battant venant frapper contre la duite qui vient de passer, fait dérouler la chaîne de dessus l’ensouple, et tourner le rouleau d’enroulement d'une quantité égale à l’épaisseur d’une duite *, ce mouvement s’opère à l’aide d’une roue à rochets conduite par deux cliquets.
- Explication des figures planches i et 2 qui représentent cette machine dans son ensemble sur trois faces,
- en coupe et dans quelques-uns de ses détails.
- PL 1, fig. 1, vue extérieure de face.
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- Fig. 2, vue d’une portion du côté droit du bâti, contre lequel sont appliqués les poulies et l’engrenage, qui tirent leur mouvement du moteur principal pour le transmettre à toutes les parties mobiles du métier on y voit le moyen d’arrêter et de rétablir à volonté ce mouvement.
- PI. 2, fig 3, élévation extérieure de la machine, vue du côté opposé à la fig. 2.
- Fig. 4, coupe verticale du métier par un plan parallèle à à l’un de ses bouts.
- Du Bâti.
- Ce bâti, dont toutes les parties sont en fonte, est formé de deux côtés évidés a, b, fondus chacun d’un seul jet. Ces deux côtés sont réunis à l’aide de deux traverses c, t/, à double fourche, portant, à chacune *le leurs extrémités des pâtes e, fig 4 ? recourbées intérieurement à angle droit. Ces pales s’appliquent contre les faces intérieures des côtés a, ô, et se fixent Sllr ces côtés au moyens de boulons à écrous} on v oit eïl /, fig. 4, les écrous des quatre boulons qui fixent les deux traverses c , d contre le côté b du bâti, et les tetes , fig. 2 et 3 , des boulons d’assemblage qui portent ces écrous.
- Les deux côtés n, ô et les deux traverses c, d sont les seules pièces qui composent le bâti sur lequel est ajusté tout le mécanisme du métier.
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- Du battant ou chasse «
- Le battant ou la chasse de ce métier est composé de deux leviers verticaux h, en fonte, appelés épées, plus épais dans le milieu de leur longueur qu’aux extrémités, et se mouvant à charnière en i, fig. i, 3 et 4- Les épées, qui sont placées dans le bâti à peu de distance des côtés a, b , portent chacune, à leur extrémité supérieure, une boîte à navette /, fig. i et3, disposéede la même manière que dans les métiers ordinaires dits à caribari ; le battant porte en outre un peigne ou ros fig. ï et 4 5 qui ne diffère en rien de ceux ordinairement usités dans le tissage- ce ros est retenu, comme de coutume, dans les rainures de deux pièces de bois «g n, lig. 4, fixées horizontalement contre les épées h. Chacune des boîtes à navette l est garnie d’un ta-q^t o, fig. ire, enfilé sur une tringle ronde p en fer, et glissant sur cette tringle lorsqu’il chasse la navette po<dr lancer la cluite, ou lorsque la navette, revenant , le frappe de sa pointe pour le faire reculer au fond de la boîte, afin de se loger elle-même dans cette boîte jusqu’à ce qu’elle en soit chassée par le taquet qu’elle vient de repousser.
- Mécanisme a l'aide duquel s'opèrent le lancement de la navette et le mouvement du battant.
- Surlemilieu delà hmgueur d’un arbre horizontal </, en fer, fig. i, 2et4, traversant le métier dans toute sa
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- longueur, et le dépassant de chaque côte, est fixée une poulie r en bois, fig. i, que l’on voitséparementde pro-fil et en coupe par l’axe, fig. 5, pl. 2 j sur chacune des faces de cette poulie est appliqué à demeure un cercle dé fonte 5 • ces cercles ont pour premier objet dé former, ^ 1 aide cle deux feuillures t, pratiquées sur les bords de la poulie , deux gorges u qui, se coupant en forme d -A, au point d, comme on le voit fig» opèrent par ^otte disposition, et à l’aide du levier a basculer et des cordes e’ attachées aux extrémités de ce levier et aux taq«ets 0, le tirage de ces taquets, et par conséquent le Wcement de la navette. Pour que ce mouvement ait lieu, le levier v a son extrémité inferieure montée à charnière sur le bout d'un petit arbre horizontal x, %• 41 vécu dans une coulisse j, fig. iie •> pratiquée d^ns le milieu de la traverse c -, cet arbre se fixe a la place qui lui convient, au moyen de l’écrou z, %. 1
- 4* Au-dessus du petit arbre x, le levier v est ren-f°rcé par ûne plaque a% retenue sur ce levier au ^oyen de deux boulons à écrou b’ *, au milieu de cette plaque , qui porte une saillie , est perce un trou cpfi traverse également l’épaisseur du levier, et dans lequel est enfilé un goujon * ayant une clavette d’un h°ut pour le retenir, et portant à l’autre bout un petit gallet qui roule alternativement dans les deux b°vges u de la poulie r.
- c Deux poulies excentriques en fonte sur 1 arbre q pour faire mouvoir la chasse \ ils ont, comme on le de face et en coupe de profil ^ fig* 8, sur le cote,
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- une large rainure circulaire z , entourée par deux rebords, l’un m3 pratiqué en dedans, et l’autre w3 formant la surface circulaire de la poulie ; ces deux rebords forment des excentriques qui servent de guides à un galet o3 qui est engagé dans la rainure z et qui tient à chacune des épées h de la chasse à l’aide du support coudé p3, qu’on n’a fait que ponctuer dans cette figure, aussi-bien que la partie de l’épée h qni reçoit ce support.
- On conçoit que, d’après cette disposition, si l’on imprime, par un moyen quelconque, le mouvement de rotation à l’arbre q, les deux excentriques c’ feront reculer et avancer alternativement le battant, qui retombera sur la duite aussitôt que les point des excentriques c les plus éloignés de l’axe q cesseront de repousser les épées h; on conçoit encore que, pendant que le jeu du battant aura lieu, la poulie >*, entraînée par le mouvement de rotation de l’arbre q, fera passer alternativement le galet conducteur du levier u, de l’une des gorges u de la poulie r dans l’autre gorge de cette même poulie ; ce passage du galet d’une gorge dans l’autre s’effectue rapidement au moment que le galet rencontre le point d\ fig. i et 5, qui est le point d’intersection des deux gorges u ; il arrive alors que, si le galet se trouve dans la gorge u de gauche, position qui est celle qu’on lui voit fig. i, le levier v se trouve dans la position inclinée à gauche, comme on le voit dans cette même figure ; et lorsque le galet vient à passer dans la gorge de droite, ce même
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- levier passe rapidement à droite sous la même incli-O-uson que celle qu’on voit à gauche, mais qui est a^0rsa droite ; ce mouvement, qui se renouvelle alternativement à chaque fois que le point de rencontre ^es dqux gorges u se présente au galet, fait passer ^ternativement de gauche à droite et de droite à bauche l’extrémité supérieure du lévier u, à laquelle Sont attachés les bouts des deux cordes e qui tien-^ent aux taquets o ; c’est ce passage alternatif du le-!le^ qui oblige les taquets 0, en tirant les cordes e’, a chasser la navette de gauche à droite, et réciproquement.
- Les cordes e’ passent dans deux pitons f' qui leur Sei vent de guides, et qui sont fixés à la chasse.
- anis nie qui empêche le battant cV agir lorsqu il arrive flUe la navette ne parcourt pas tout le chemin qu elle d°it faire pour diriger la duite dans la chaîne.
- Nous venons d’expliquer le jeu du battant qui retombe sur la duite lorsque les excentriques c cessent ^e le repousser, et nous avons fait voir clairement comment la navette était lancée’, voyons maintenant Pai' quel moyen, lorsque la navette vient à s arretei «W la chaîne, le battant s’arrête tout a coup de lui-même pour empêcher la rupture des fils de la chaîne, et pour éviter que les dents du ros ne viennent s endommager en frappant la navette.
- Let effet a lieu au moyen d’un petit arbre en fei t'oiid g’^ ffg< 3 dont les collets roulent libie-
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- ment dans trois brides li qui lui servent de supports, et qui sont fixées par des vis sous la pièce de bois m qui porte le ros. Ce petit arbre porte deux équerres dont la branche inférieure i de chacune traîne sur la partie supérieure des côtés b du bâti; la branche supérieure de cette même équerre entre dans l’intérieur des boîtes à navette , où elle est disposée de manière que, quand la navette arrive dans sa boîte à la place qu’elle doit y occuper, elle rencontre cette branche de l’équerre qu’elle repousse en arrière ; ce mouvement brusque fait tourner l’arbre g’ d’une quantité suffisante pour que le bout de la branche inférieure i de l’équerre s’élève un peu au-dessus de la surface supérieure du bâti ; alors le battant retombe librement sur la duite, en suivant la courbe des excentriques c qui en détermine la course ; mais lorsque la navette n’arrive point à sa place dans l’une ou l’autre des deux boîtes qui la reçoivent alternativement, il en résulte que les branches supérieures des deux équerres de l’arbre g ne sont point repoussées en arrière, et que le bout des branches inférieures î , qui, dans ce cas, traîne sur le bâti, rencontre un cran pratiqué sur ce bâti, se loge dans ce cran comme on le voit en i’, fig. 4? et empêche le battant d'avancer.
- Disposition et mouvement des lisses et des leviers ou marches gui les font agir.
- pièce en fonte courbée en forme d’anse de panier 5 et servant de support aux lisses; elle est rete-
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- bue de chaque bout à coulisse et par des boulions Sl*r les côtés a et b du bâti, de manière à pouvoir Se reculer ou se rapprocher à volonté du battant, et permettre ainsi de placer les lissses dans la direction plus convenable à l’ouverture de la chaîne.
- deux crochets attachés aux supports des lisses V au moyen de boulons portant écrous; ces deux cro-chets reçoivent les tourillons d’un arbre horizontal nt. SlU' lequel sont ajustées des poulies d’inégal diamètre, reçoivent, enroulent, déroulent les couroies n , ’tant ]es extrémités sont attachées, au moyen de cor-^s, aux laines supérieures o\ sur lesquelles les lisses y s°nt montées. Les lames inférieures q 3 des lisses, sont attachées, par des cordes, aux tringles de bois hori-z°utales r’ traversées par de longues broches de fer ou brans s\ ayant à leur extrémité supérieure un pas de ^ qui est reçu dans un écrou à oreilles dont la base repQse sur les traverses r. Les tirans s1 sont terminés, a taur extrémité inférieure, par un crochet dans le-quel se loge un petit goujon tout court t\ fig. 3 et 4 > Serré par des écrous dans une coulisse u pratiquée 0îlgitudinalement dans chacun cîes leviers v\ qui Emplissent la fonction des marches dans un métier °l'dinaire. Ces leviers ou marches , dont on en voit 1111 représenté sur deux faces et séparément fig. 6 , se meuvent, comme de coutume, à l’une de eUrs extrémités, sur une broche de fer x fig. 4 b mais autre extrémité de ces marches,, sur laquelle le tis-^rand pose ordinairement les pieds pour faire agir es lisses, porte ici une petite pièce de fer a2, courbe.
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- et agissant autour d’un petit bout d’axe qui lui sert de centre de mouvement*, cette petite pièce est logée dans une rainure excentriquey\ pratiquée sur le côté de chacune des plaques de fonte s, fig. 4 et 5 , fixées par des vis de pression ô2 sur les deux faces plates de la poulie de bois r, et ayant deux petites coulisses courbes c2 qui permettent d’en régler la position convenable sur la poulie de bois.
- Les choses étant disposées comme on vient de le dire, on conçoit que, si l’on fait tourner l’arbre <7, qui porte à l’une de ses extrémités un volant en fonte <7% les petites pièces mobiles a attachées aux marches v suivront le contour sinueux de la rainure excentrique yj approchant, comme on le voit, au centre dê la forme d’un cœur; et comme cette rainure est combinée de manière à faire lever et baisser alternativement la marche qu’elle conduit d’une quantité suffisante pour le tissu que le métier doit faire, les lisses auront un mouvement uniforme d'élévation et d’abaissement qui fera ouvrir la chaîne d* d'une quantité constante.
- Si le tissu devait être croisé, au lieu d’être simple ou lisse comme il est supposé l’être dans le métier représenté ici, qui n’a que deux marches, on conçoit qu’il suffirait de distribuer sur l’arbre q des mouve-mens, d’autres poulies excentriques pareilles à celles de la fig. 8, placées de manière à imprimer le mouvement convenable aux différentes marches qu’elles auraient à faire mouvoir.
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- Mécanisme qui fait enrouler d’une quantité constante le tissu au fur et a mesure qu!il se fabrique.
- Ce mécanisme est formé d’un rouleau de bois e% fi 1
- i et 4, sur lequel est retenu le bout du tissu <7%
- au moyen d’une baguette/’2, qui se loge dans une rai-
- I1Ure pratiquée dans toute la longueur du rouleau e\
- rouleau est enfilé sur un axe en fer, dont l’extré-
- mite de gauche porte une roue dentée h2 qui engrène
- Un pignon U placé en dedans du bâti et contre le
- cote a2- paxe c|u pignon i2, qui traverse l’épaisseur du
- Cote a du bâti, porte une roue à rochels A2, dans les
- ^ents de laquelle sont engagés deux cliquets /2, u2 ; le
- Premier de ces cliquets sert à empêcher le recul de la
- r°ue à rochets, et le second fait tourner cette roue
- **ne dent à chaque coup que le battant frappe sur
- a fiuite. A cet effet, ce deuxième cliquet 11% qui est
- Mobile sur le point o2, est prolongé par un levier
- ^Urbe m2, à l’extrémité duquel est suspendu un
- P°ids p2- l’épée h de gauche du battant porte un
- balet <p, fîg. 3 ? sur lequel repose toujours le levier m2.
- resulte de cette disposition que quand le battant
- aPPr°che pour frapper la duite , le galet q3 se porte
- 611 avant, et permet au levier m2, sollicité par le
- P°ids p2} et d’après la forme de sa courbe inférieure,
- descendre pour continuer à reposer sur le galet q2;
- Mouvement du levier m2 fait reculer la tète du
- 1(Juet na5 qui entraîne dans son mouvement la roue
- 1 rochets A2, jusqu’à ce que la tète du cliquet l2 ait
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- sauté d’une dent sur cette roue , ce qui, au moyen du pignon i2 et de la roue dentée ô2, a fait tourner le rouleau e2 et enrouler le tissu de l’épaisseur d’une duite refoulée. Le battant venant à s’en retourner, le galet q° relève le levier m% et pousse en avant le levier n.% dont la tête redescend d’une dent sur la roue à rochets, pour recommencer le même mouvement à chaque retour du battant.
- On fera remarquer ici que les fig. i et 2 ont été levées sur un métier disposépour fabriquer de la toile propre à faire du linge ordinaire de ménage} dans ce cas, la roue d’engrenage h2 a 5g dents, le pignon i2 en a 18, et la roue à rochets i5o. Cet engrenage varie dans sa denture et par 'conséquent dans sa marche , suivant la finesse ou la grosseur de la trame qui doit remplir la chaîne.
- La chaîne qui est enroulée sur i’ensouple r2, est maintenue parallèlement à la hauteur du ros, par deux rouleaux de bois s2, montés sur des supports à coulisse £2, que l’on fixe à la hauteur convenable contre les côtés intérieurs du bâti, au moyen d’une vis de pression.
- La chaîne se déroule d’elle-même de dessus l’en-souple, par le seul elfet du tirage qu’elle éprouve chaque fois que le rouleau e2 enroule le tissu. Pour que ce déroulement 11e fournisse pas plus de chaîne qu'il n’en faut pour recevoir chaque duite, et pour que toute la partie développée de la chaîne soit toujours parfaitement tendue, une corde u2 fait quel-
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- ^ues tours en spirale sur le bout de l’ensouple ; l’un des bouts de cette corde est attaché à une traverse en hois u , fixée derrière le métier contre le pied du bâti, et l’autre bout porte un poids x2, à l’aide duquel la corde un sert de frein qui s’oppose plus ou moins fortement au déroulement de l’ensouple, en raison du plus ou moins de pesanteur du poids x2: d’après cette disposition , la chaîne ne peut avancer vers le ros d’autant qu’elle y est attirée par le mouvement du bouleau e% et la chaîne est toujours aussi tendue que I on veut.
- Mécanisme, qui fait agir le métier à Vaide d’un moteur (Quelconque.
- Ce mécanisme se compose de deux roues dentées, y et z2., de chacune 85 dents; ces deux roues, qui s engrènent, sont montées en dehors du bâti, la préféré sur le bout de l’arbre principal <7, et la seconde Syr un petit axe rond , ajusté à coulisse et retenu par fort écrou que l’on voit en «3, fig. 1. Le prolongement de ce petit axe porte une large poulie b3, %• i et 7, pl. ire ; c'est sur cette poulie, dont le centre est réuni à celui de la roue dentée z2 par un canon qui tourne sur son axe, que passe la courroie transmet à cette poulie le mouvement de rotation elle tire elle -même d’un tambour, situé horizontalement près du plafond du local ou se trouve le mé-*lerî lequel est mis en action par un moteur quel-Conque.
- tom. iii.
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- Moyen de suspendre et de rétablir a volonté le mouvement du métier.
- Ce moyen est représenté en plan séparément par la fi g. 7, en voici l’explication.
- Sur l’axe de la poulie bz, et contre cette poulie,, en ^st une autre c3, que l’on nomme poulie folle, parce quej, quand elle est en action , elle tourne seule et librement sur son axe, sans que son mouvement produise cl’effet sur aucune des parties de la machine. Une fourchette d3, fig. 2 et 7, embrassant dans sa largeur la courroie qui donne le mouvement à la poulie ô3, et ayant son manche i3 enfilé dans un levier vertical e3, fig. 1, 2 et 7, attaché par deux boulons, à son extrémité inférieure, contre le côté b du bâti, permet de faire passer à volonté la courroie de la poulie b3 sur celle c3 et réciproquement*, la partie inférieure^3, du levier e3, est amincie et forme ressort *, vers sa partie supérieure , ce même levier vertical est reçu dans une coulisse <7% fig. 7, pratiquée dans l’épaisseur delà partie horizontale et supérieure d’une équerre /i3, solidement fixée contre le bâti par Ain boulon. La coulisse g3 est disposée de manière à ce que, quand la courroie est sur la poulie b\ le levier e3 se trouve engagé dans une encoche pratiquée sur le derrière de cette coulisse, comme l’indique la fig. 7, et qu’il occupe au contraire la partie le plus en avant et la plus étroite de cette coulisse, lorsque la courroie se trouve sur la poulie folle c3.
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- Pour faciliter le jeu de la fourchette lorsqu'on fait agir le levier e3, l’extrémité de son manche P est-assemblée à charnière sur le bout d'un petit support ¥, retenu par un boulon contre le bâti du metier. On conçoit que cette disposition fait que l’extrémité, de la fourchette dl décrit un arc de cercle chaque fois qu'une personne, en tenant le levier e* par sa poignée /35 fait jouer ce levier dans la coulisse cf. C’est a l’aide de ce mouvement du levier e3 que l’ouvrier suspend tout à coup la marche du métier, en faisant passer la courroie de la poulie ¥ sur celle c3, soit, quand des fils de la chaîne viennent à casser, soit lorsque la navette , dépourvue de trame , demande qu’on la remplisse, soit enfin dans toute autre circonstance où le métier ne peut marcher sans incon-nient.
- Jeu et conduite de ce métier.
- Le métier étant pourvu de la chaîne, et disposé de Manière à pouvoir fonctionner, l’ouvrier chargé d’en SOigner les diverses opérations porte la main droite a la poignée P du levier e3, et fait passer la courroie, ^ue par le moteur, de la poulie c3 sur celle Z?3; alors cette dernière poulie, montée sur un canon tournant librement sur son axe, entraîne dans son mouvement la roue dentée z2, qui est montée sur le même canon, qui imprime à son tour le mouvement de rotation a la roue dentée y2, montée, comme nous l’avons dit, sur le bout de l’arbre </, des mouvemens; cet arbre,
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- en irai né par la rotation de la roue ja, et dont le mouvement est régularisé par le volant <73, imprime, au moyen des différens excentriques ajustés sur sa longueur, les divers mouvemens qui s’opèrent, comme nous l’avons déjà expliqué, dans toutes les parties du métier,
- Un même ouvrier peut, lorsqu’on travaille avec une bonne trame et sur une bonne chaîne, soigner
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- deux métiers disposés convenablement, c’est-à-dire lorsque le devant de l’un se trouve en face du derrière de l’autre: son occupation consiste à suspendre l’action du métier toutes les fois qu’il s’aperçoit qu’il y a des fils de chaîne cassés, que la navette manque de trame ou qu’elle n’en fournit pas dans la chaîne, ou enfin lorsque cette navette est arrêtée par un accident quelconque ; il doit remettre toutes ces choses dans leur état naturel, avant de rétablir le mouvement du métier. On conçoit que cet ouvrier doit avoir une attention soutenue, et qu’il doit être très-agile, surtout quand il est chargé de la surveillance de deux métiers à la fois; surveillance qu’il ne pourrait exercer à lui seul ^ si la chaîne ou la trame étaient sujettes à se rompre trop fréquemment.
- Des dimensions de ces métiers, de la nature et de la quantité de produits quon en obtient.
- Les métiers que construisent MM. Debergue et compagnie sont annoncés comme pouvant fabriquer, en 1/2, 2/3, 3/4? 4/4 et 5/4 d’aune, des tissus en
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- laine , coton , lin , chanvre ou soie, de differentes hnesses •, la quantité d’ouvrage qu’ils sont susceptibles de faire par journée de 12 heures de travail, est, à peu près, de i5 à 22 aunes d’étoffes en lin, chanvre ou laine, suivant la grosseur des tissus \ à peu près 5o aunes de toile à voile , et 7 à 8 aunes de tissu de soie de la force du taffetas*
- Tableau des Prix de ces Métiers.
- POUR LE TISSAGE DE
- LAINE ET COTON
- LIN ET CHANVRE
- croisé.
- 'croisé.
- croisé.
- métiers
- aune
- aoo
- Hans ces prix ne sont pas compris les temples , peignes, lames ou lisses, navettes, taquets, cordages et pièces de rechange.
- j Un métier en 3^4 n’a environ que trois pieds de °ng sur six de large, et sa hauteur n’excède pas quatre pieds 5 on peut lui imprimer une vitesse ca-
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- pabie de permettre à la navette de lancer 120 duites par minute.
- La marche de ces métiers nécessite un mouvement régulier ; le moteur le plus avantageux quon puisse leur appliquer paraît être la machine à vapeur ou la roue hydraulique.
- Quinze de ces métiers , accompagnés d’une machine à parer , qui se construit aussi dans les mêmes ateliers, forment un assortiment qu’on peut mettre en activité avec un moteur régulier de la force d’un cheval.
- O11 peut se procurer aussi, dans les mêmes ateliers, des machines à ourdir , des machines à bobiner , des métiers pour la fabrication des draps même dans les plus grandes largeurs, et des métiers à plusieurs marches pour le tissage de toutes les étoffes qui demandent depuis deux jusqu’à huit marches.
- M. Debergue ayant fixé le principe de son métier, s’occupe maintenant d’y appliquer le métier dit a la Jazquart,
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- DESCRIPTION DES PÉRFECTIONNEMENS
- Apportés par l’auteur du métier (pie fou vient de décrire dans la disposition du battant pour le rendre élastique; dans le mécanisme destiné a enrouler le tissu au fur et a mesure qu’il se fait, et dans la manière de construire Tintérieur de la navette pour que le fil de la trame soit constamment tendu en passant dans la chaîne»
- divers perfectionnemens sont représentés planche 3,
- Les fig. g et io montrent, de profil et de face, le attant élastique et le nouveau mécanis me d’ enroule-'ttent, occupant leur place respective sur lé métier.
- Battant élastique. côté gauche du bâti.
- ^ ^ 5 nouveau battant rendu élastique au moyen de ^ei*x longs ressorts pareils à celui que l’on voit en c; Extrémité inférieure de chacun de ces ressorts est at-tachee par un boulon d au montant de la chasse. Le y°Se est ajusté dans un châssis de bois f> qui est porté, Ses deux bouts, par les extrémités supérieures des Ressorts c auxquelles ce châssis est fixé. Le ros ainsi lspose dans son châssis mobile, qui est constamment P°Ussé en avant par les ressorts c, s’engage entre les C GUx pièces de bois qui forment la tête du battant, ^ occupe la position indiquée par la fig. 11, qui re-
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- présente une coupe verticale du battant vu de profil. L’effet des ressorts c se trouve assuré au moyen d’une pièce de bois horizontale g, fixée au battant dans le milieu de sa longueur, par un boulon h, et dont les extrémités, formant ressort, appuient derrière les ressorts c, 11 résul te de cette disposition du battant une élasticité qui fait que le tissu ne se trouve pas sensiblement attiré lorsque la trame n’est pas parfaitement égale, et lors même qu’il y a absence de quelques duites.
- Nouveau mode d’enroulement.
- i, cylindre de bois sur lequel s’enroule, de lui-même , le tissu à mesure qu’il se fabrique.
- /c, roue dentée fixée à l’extrémité de l’axe du rouleau i , et engrenant une vis sans fin l qui lui imprime! e mouvement.
- ni, arbre de la vis sans fin, porté par les deux supports «, o.
- p i poulie en bois à deux gorges fixée sur l’arbre m. L’une de ces gorges reçoit deux tours d’une corde g, attachée, d’un bout, au bâti a du métier, et portant à l’autre extrémité un poids r. Sur l’autre gorge sont enroulés deux tours d’une corde s, portant d’un bout, un poids w, et ayant l’autre bout attaché à une petite pièce t qui est retenue par deux écrous à oreilles, sur un boulon v, fixé à l’un des mon tans b du battant. Au moyen de cette combinaison, lorsque le battant recule, le boulon v prend une inclinaison de ta-
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- tpselle il résulte un tirage exercé sur la corde s ; ce tirage fait monter le poids u et tourner la poulie pf par conséquent la vis sans lin l, qui, à son tour, marcher la roue A:, dont la denture est c&lculée pour que l’étoffe s’enroule, à chaque coup battant ^ d’une quantité égale à la largeur otoffe fournie par chaque duite. Quant à la corde clic a pour objet d’établir un frein qui ein-Peche la poulie p de tourner, lorsque, dans le retour ^ll bottant, le poids u vient à redescendre} dans ce la poulie p ne bouge pas, et la corde s glisse seu-toent sur cette poulie pour laisser descendre le P0lds u qui tend cette corde.
- buvette perfectionnée qui tient la trame constamment tendue.
- F*
- plan de la navette garnie de son porte-
- Anette.
- i3, coupe verticale et longitudinale par le milieu de la navette.
- rig. 14, portion de la navette dessinée sur une . s §l’ande échelle et montrant d’une manière plus Vlsïble le mécanisme à l’aide duquel la duite est 0lJjours tendue dans l’opération du tissage. a ’ Porte-canette ou petit axe formé d’un lil de fer •J111 ie<luel sont attachées quatre petites lames d’acier £, tflant autant de ressorts qui entrent dans la canette P°ni 1 empêcher de tourner seule. c? pignon monté suc le bout du porte-canette, et
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- engrenant une roue dentée d. Cette roue porte, sur ie plat, une petite broche horizontale qui, à chaque tour de la roue, vient butter contre une cheville qui lui sert d’arrêt» La roue d est attachée à un ressort en spirale e, semblable à celui d’une montre, qui se déploie pendant tout le temps que la roue d est mise en action par le pignon c, et qui se reploie sur lui-même en entraînant la roue dans son mouvement, aussitôt que ce pignon cesse d’exercer son action sur ladite roue; alors c’est au contraire la roue d qui fait détourner le pignon avec la canette montée sur son axe, et qui renvide la trame sur la canette. Il est concevable que, d’après cette disposition, tant qu’il s'exerce un tirage sur le fil de trame enroulé sur la canette, le pignon c, commandé par ce tirage, fait tourner la roue d, qui est parfaitement libre sur son axe, jusqu’à ce que la petite broche montée horizontalement sur le plat de cette roue rencontre l’arrêt qui l’empêche de tourner; alors l’axe de la canette demeure immobile, et si la trame est encore tendue, la canette tourne seule, parce que les petites lames b n’offrent point une résistance assez forte pour empêcher la canette d’obéir au tirage de la trame ; mais aussitôt que ce tirage n^a plus lieu et que le fil vient à se détendre, alors le ressort spirale e, qui n’éprouve plus de résistance, se repîoie sur lui-même , et fait tourner la roue d en sens inverse ; le pignon c , entraîné par cette roue, fait en même temps tourner aussi la canette en sens inverse; de sorte que le fil, qui
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- aurait pu être détendu pour un instant, s’enroule de suite de lui-même sur la canette, et ne peut jamais serpenter, comme il arrive ordinairement dans le tissage* La navette que nous venons de décrire offre encore Un autre avantage qui consiste à rendre facile le placement et le déplacement de la canette dans la na~ Vette j à cet effet, la petite pièce de bois /, fig* 12 et j dans laquelle est reçu le bout de l’axe de la ca-nette > est appliquée contre un ressort à deux bran-C^es ^ue l’on voit fig, 12 , et qui permet de pouvoir pousser la pièce f avec le doigt, soit pour y faire ^ntrer le bout de l’axe de la canette, soit pour l’en *aire sortir.
- Notice sur Vorigine des métiers a tisser mecanigues, et SUr les tentatives gui ont été faites pour en faire adopter Vusage, gui est maintenant très-répandu en Angleterre et en Ecosse, et gui commence a se propager en France.
- L idée d’appliquer un moteur aux métiers à tisser P°Ur remplacer le travail de l’homme, parait due au célébré Vaucanson , qui la publia en 1747i ma*s cette luvention ne fut mise en pratique que vers la fin du dernier siècle. En 1785, Cartwright introduisit le bssage par mécanique, à Doneaster-, en 1790, Grïm-aw établit plusieurs machines de ce genre a Man-cLester} d’autres furent construites par Bell aDum-
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- barton, en Ecosse ; Robert Miller , de Miltotf Printfield, en Ecosse, prit nue patente pour un métier mécanique à tisser, dont on trouve la description avec ligures dans le RepertoryofArts, iresérie, t. 8, pag. 148^ et dans le huitième volume, pag. 72 , des Annales des Arts et Manufactures, mais ce métier > ainsi que ceux établis par Monteith à Glascow, en 1801, obtinrent d’abord peu de faveur, parce qu’ils laissaient beaucoup de choses à désirer, soit sous le rapport de la solidité, soit sous celui de la simplicité du mécanisme.
- Ce ne fut que quelques années plus tard que les métiers mécaniques furent introduits dans les manufactures. En i8o5 et 1808, MM. Finlay et compagnie établirent à Down et à Catrine, en Ecosse, des ateliers considérables de tissage par mécanique \ on y voit réunis près de cinq cents métiers mus par une machine à vapeur. Cette entreprise a eu beaucoup de succès et a donné de grands bénéfices.
- Les Anglais se sont aussi occupés du perfectionnement de ces sortes de métiers. Horrock et Morsland, de Stockport, près Manchester, ont inventé des métiers mécaniques d’une construction solide, mais dont l’usage est aujourd’hui abandonné, à cause de leur complication, et aussi parce qu’on a trouvé des moyens d’obtenir un tissage plus uni et plus régulier, et d’éviter la rupture trop fréquente des fils et les dérange-mens qui se sont long-temps opposés à l’adoption de ces machines.
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- Aujourd’hui elles sont généralement adoptées en 1]gleterre et en Écosse, et il n’est pas d'établissement c^e filature qui n’en possède un certain nombre. Au ^oyen de quelques changemens faits dans la dispo-, Slbon du mécanisme, on est parvenu à appliquer ces tiers à la fabrication des tissus croisés et façonnés e soie et de laine. À Manchester, on a essayé de fa-^riquer de cette manière des draps de très-grande ^ugeur- mais cette tentative n'a pas eu de succès. °1C15 d’après des données recueillies en i823, le pro-Ult d’une manufacture de cette ville , travaillant ^ec quatre cents métiers mécaniques, destinés à faire Cs tissus de coton.
- vitesse du battant des métiers est de 80 coups Minute pour des calicots 3/4, de 85 coups pour s Caücois 2/3, et de 120 coups pour des étoffes de °le de petite largeur.
- ourdissoir dirigé par un bon ouvrier est sus-eptihle d’alimenter cinq machines à parer, dont cha-^Oue prépare les chaînes pour dix-huit métiers quand e est conduite par un ouvrier habile. L’atelier ou \ échines sont établies, est chauffé par la vapeur,
- fieit
- |*0e température uniforme de 80 à 85° Fahren-
- Les
- ( 21 à 23° R. )
- res
- ouvriers travaillent ordinairement seize heu-
- Par jour, afin d’augmenter leur salaire*, le pro-des métiers diffère selon l’habilete de 1 ouvrier filli les conduit, le temps employé pour rattacher les cassés, diviser les coupes, etc. Deux métiers, sur-
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- veillés par une jeune fille , dorment ordinairement 200 yards ( 182 mètres ) d’étoffes par semaine, ou 18 yards (16 mètres 1^2 ) par jour pour chacun , tandis que le même travail fait à la main par un habile ouvrier, produirait beaucoup moins.
- D’autres avantages résultent encore du nouveau mode de tissage, sous le rapport de la perfection et de la bonne qualité des tissus : i° la chaîne étant parée avant d’être montée sur le métier est plus solide et plus unie ; 20 la trame mouillée sur les canettes pal’ la vapeur, dans un espace vide d’air, est aussi lisse que si elle avait été grillée ; 3° l’étoffe est générale-ment mieux fabriquée et plus solide.
- Le prix d’un métier tout en fer est, à Glascow, de 10 à 12 livres sterling (3oo francs); mais 011 a imaginé récemment de petits métiers simples et légers , nommés dandy-loom, qui ne coûtent que 84 francs, et qui promettent du succès ; ils sont mus par une manivelle ou par la main de l’ouvrier, avec moins de fatigue et plus de régularité que les métiers ordinaires.
- Une autre invention fort intéressante, est celle de la machine propre à faire les peignes ou ros, qui opère avec une célérité vraiment surprenante ; elle est due à un Américain. Le.fil de fer préalablement aplati et poli, se dévide de dessus un tambour place près de la machine ; il est sucessivement divisé, introduit entre les jumelles du peigne et soudé avec de
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- ta poix fondue : trois dents sont ainsi place's par seconde.
- Quoiqu’on ne saurait contester les nombreux avances du tissage par métiers mécaniques , ce système
- est cependant point encore aussi généralement répandu en France qu’il mérite de l’être ; des tenta-*lves ont été faites, il est vrai, en 1806, pour l’ap-P^quer à la fabrication des toiles ; mais elles ne Prissent pas avoir eu de suite; plusieurs de nos Manufacturiers commencent néanmoins à introduire Ces métiers dans leurs ateliers.
- Pour prouver combien on attache, en Angleterre, ^importance à cette branche d’industrie, nous al-°ns faire connaître succinctement les différons per-taetionnemens ajoutés depuis quelques années aux Métiers mécaniques.
- l° Horrock, de Stockport, près Manchester, a ob-^eiîu, le 3i juillet 1813, une patente pour un métier ^ fer dont la description se trouve dans la dix-sep-lleïiîe année du Bulletin de la Société ddEncourage-Meat de Paris, page 8 ; il h’est plus en usage aujour-
- 2° Les perfectionnemens imaginés par Robert Bow-M^u de Manchester, et décrits dans son brevet du M°is de janvier 1821, consistent dans l’emploi d’un M'Min nombre de lisses mélangées de laine et soie : Ces lisses sont.disposées de manière qu’elles agissent ^ec ta plus grande facilité, indépendamment Lune antre, et en conservant une tension toujours égale.
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- Les marches qui les élèvent et les abaissent alternativement, sont placées au-dessus et au-dessous de l’équipage du métier , et sont mues par deux roues d’en-grenage.
- 3° Richard Roberts, de Manchester, annonce dans sa patente du ^4 novembre 1822, avoir ajouté au métier mécanique les perfectionnemens suivans: i° une nouvelle disposition des lisses pour la fabrication des futaines et des étoffes croisées : les pédales d’une forme particulière, qui les font agir, sont foulées par la rotation d’une roue armée de galets ; 20 un mécanisme susceptible de remplacer la tire pour la confection des tissus façonnés et à dessins figurés, -, 3° un nouveau moyen de rouler l’étoffe sur l’ensouple à mesure de sa fabrication ; 4° im autre moyen pour opérer la tension toujours égale de la chaîne ; 5° enfin un mécanisme pour faire agir simultanément des navettes chargées de différentes couleurs pour le tissage des étoffes de petite largeur. Ce métier a été l’objet d’un brevet d’importation en France.
- 4° Le métier de Robert Buchanan de Glascow ( patente du 10 octobre 1828) se distingue par deux roues dentées excentriques, de diamètre différent, engrenant l’une dans l’autre, et faisant agir le battant avec une vitesse et une force qui se règlent suivant l’espèce d’étoffe qu’011 veut fabriquer. L’auteur assure que la chasse frappe i3o coups par minute, sans qu’il se casse plus de fils que dans les autres métiers mécaniques; la seule difficulté qu’on éprouverait peut-
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- etre dans l’emploi cle ce métier, serait la construc-tl°n des roues excentriques, qui exigent une grande regularité pour remplir convenablement les conditions voulues.
- 8° Ulrich Stansfeld, de Leeds, a pris deux patentes pour des métiers mécaniques. La première, du 5 juil-1823, pour deux modes différens de dérouler la chaîne sur l’ensouple, et pour un moyen d’en augmenter ou diminuer alternativement la tension, afin faciliter l’opération du tissage, c’est-à-dire de la Relier lorsque le pas est ouvert, et de la tendre au moment où la duite est serrée. La seconde patente, 27 juillet 1824^ est aussi relative à un nouveau systeme d’enroulage de l’étoffe fabriquée, et de ten-Sl°n de la chaîne, qui s’opèrent par une combinai-S0ll5 fort ingénieusement conçue, de leviers mus par ^ue roue en cœur, dans laquelle tourne un levier arUie de galets, et monté sur l’arbre principal. On y trouve en outre un mécanisme propre à faire marcher Une série de métiers par un même axe de rotation, °u a arrêter le mouvement d'un de ces métiers sans suspendre celui des autres. C'est tout simplement un embrayage ordinaire qui s'applique à la poulie mo-trice chaque métier; cette poulie est montée sur llUe douille glissant sur l’arbre principal, et tourne ^Vec cet arbre, ou indépendamment de lui, selon le csoin. A ce métier est réunie une nouvelle machine a teindre et parer la chaîne. Celle-ci, en se déroulant sur les rouleaux, passe d’abord à travers un pertuis
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- ou canal en bois qui rassemble tous les fils ^ ces fils passent entre une première paire de cylindres, et de la dans une auge contenant le bain de couleur don ton veut les teindre. On y laisse la chaîne en masse, afin quelle se pénètre suffisamment de la couleur, après quoi on la retire pour la passer entre une seconde et une troisième paire de rouleaux qui en exprime la teinture superflue. Une auge à colle, placée à la suite de ces rouleaux, reçoit ensuite la chaîne, qui passe finalement entre une quatrième et dernière paire de rouleaux pour en exprimer la colle, et de là à travers plusieurs peignes sur l’ensouple (i). On voit que dans ce procédé les brosses, employées ordinairement pour étendre le parement, sont remplacées par un laminoir.
- 6° La patente délivrée à Joseph Daniel, de Stocke, dans le comté de Wilt, le y juillet 1824* a pour objet un métier mécanique propre à fabriquer des étoffes de laine, dans lequel le battant est mu par une manivelle montée sur l’arbre principal. Un ressort fixé derrière ce battant, et réuni à la manivelle, règle scs mouvemens de telle sorte que la navette
- (1) Quand la chaîne a besoin de recevoir un mordant avant la teinture, on la passe d’abord dans une auge contenant ce mordant, puis dans le bain de couleur ; en sortant de ce bain , elle plonge dans un baquet rempli d’eau pure, qui lave les impuretés dont les fils auraient pu se charger. Après cette t >pération , oh procède au parage.
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- passe à travers la chaîne sans secousse, et que la duite est toujours également serrée. Les lisses sont ouvertes, comme à l’ordinaire, au moyen de pédales foulées alternativement par un levier armé de galets: elles sont tendues par un levier oscillant, à contrepoids, placé au-dessus du métier. Des brosses obliques °u des plaques de cardes, dont le bord de l’ensouple entouré, servent à tendre l'étoffe fabriquée dans ^ sens de sa largeur ou par les lisières.
- 7° John Potter, de Smedley, près Manchester, a Paginé un métier mécanique pour la fabrication des étoffés brochées et façonnées (patente du i3 mai 1824).
- qui le distingue est : i° une roue excentrique à S°rge, dans laquelle roule un galet, qui fait mou-v°l*‘ l’équipage et les rouleaux sur lesquels la chaîne est enveloppée; 20 un mécanisme pour enrouler l’é-t°ffe à mesure qu’elle est fabriquée ; 3° un mode parodier pour faire agir les lisses.
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- MÉLANGES.
- PERFECTIONNEMENS DANS LA FABRICATION DE L ACIER.
- Ces perfectionnemens, pour lesquels MM. Jolmitim-tineau et Henry-William Smith ont pris, le 6 octobre 1825, une patente en Angleterre, consistent à donner à l’acier ordinaire la ressemblance de celui qui compose les lames damassées. Pour obtenir cet effet, on combine un alliage métallique avec l’acier boursouflé ou tout autre acier employé communément dans la fabrication de l’acier fondu. Cet alliage, dont on va voir la composition , et que les patentés désignent sous le nom de meteor steel ou acier météore, a la propriété d’améliorer la qualité de l’acier dont on fait usage pour cet objet.
- Composition de Valliage.
- On mêle ensemble, dans un creuset de plomb noir, vingt-quatre parties de zinc, quatre parties de nickle, ou nickel, et une partie d'argent. On couvre la surface de ce mélange avec du charbon en poudre, on ferme hermétiquement le couvercle du creuset pour prévenir toute évaporation , et en expose ce creuset, ainsi disposé, à la chaleur d’un fourneau , jusqu’à ce que les métaux entrent en fusion. L’alliage ainsi formé
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- est versé dans l’eau froide pour le rendre plus cas-? sant, et lorsqu’il est refroidi on le réduit en petits morceaux.
- C’est avec cette préparation dite poudre météore employée comme on va le voir, qu’on obtient l’acier
- perfectionné.
- A vingt-quatre livres d’acier boursouflé, ou autre, placé dans un creuset ordinaire, on ajoute huit onces poudre météore, six onces de chromate de fer en poudre, une once de poussier de charbon , deux °Oees de chaux vive, et deux onces d’argile à poree-laine* on soumet ces matières à Faction élu feu, et il resulte un acier d’excellente qualité, et qui présenté les caractères appareils de l’acier de damas.
- Cn apporte des variations dans l’apparence exté-écrire de cette composition , en introduisant plus ou ^oins de poudre météore, et on obtient plus ou moins dureté suivant la quantité de charbon dont on fait Usage : à cet égard, les quantités que l’on doit employer dépendent en quelque sorte de la qualité de acier pris pour base de la composition.
- La chaux vive et la terre à porcelaine dont on se Sen comme flux, ou fondant, peuvent varier en quan-, ^tés sans altérer sensiblement le procédé, et quoique es doses que l’on vient d'indiquer soient préférables, toutes autres, on peut cependant varier légèrement es proportions des métaux sans nuire d’une manière» Sonsiblc à la qualité de l’ac ier.
- ^ <cs fourneaux et creusets en usage dans les fonde-*,
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- ries peuvent servir à la composition de Vacier météore, qui, lorsqu’on a suivi le procédé que l’on vient d’indiquer, est un métal que l’on peut fondre et forger comme de coutume.
- Pour faire ressortir davantage les nuances sur la surface des objets fabriqués avec Vacier météore, on en polit d’abord la surface que l’on frotte ensuite avec un acide, et l’on voit les nuances se prononcer d’autant plus fortement que l’on frotte plus de temps avec l’acide. Ce que l’on peut employer de mieux pour cet objet, est un mélange de dix-neuf parties de vinaigre distillé avec une partie d’acide nitrique. Aussitôt que l’apparence de la surface de l’ouvrage est parvenue au point désiré, on lave avec soin cette surface, on la fait sécher, et l’on a un acier qui ressemble à celui des lames damassées.
- Note de M. le général Treussart sur la fabrication des Pouzzolanes ou Trass factices.
- Lorsqu’on voudra faire des pouzzolanes factices, on prendra des argiles qui soient grasses au toucher et qui contiennent un peu de chaux-, on en fera des briques de moyenne dimension que l’on fera calciner dans un four à réverbère construit de manière à ce qu’elles soient, pendant tout le temps de la calcination , en contact avec un courant d’air. Dans les pays ou l’on fait de la brique, on pourra éviter la construction de ce four, en faisant calciner l’argile dans
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- ^es fowrs ordinaires, et en ayant soin de ne pas ier-miei’ ia partie supérieure du four, afin d’introduire,
- pendant toute la durée de la cuisson, un courant
- d’ ' • 7
- 1 air entre toutes les briques. Avant d’entreprendre
- 1 opération en grand, il sera bon de faire chauffer pendant divers laps de temps, dans un petit fourneau a reverbère, une certaine portion de l’argile que l’on ^eut employer, afin de reconnaître le degré de caici-ïlation qui est le plus convenable. On réduira en poudre très-fine les argiles calcinées à divers degrés, on en fera des mortiers en employant une partie chaux commune, mesurée en pâte, contre deux parties et demie de ces cimens.
- On mettra ces mortiers dans des verres, et on les Plongera dans l’eau après leur avoir laissé prendre à air une demi-consistance pendant dix ou douze heu-res- Si au bout de trois ou quatre jours, le durcissement est tel qu’en pressant le mortier avec le ponce, °n n’y fasse aucune impression (ainsi que cela a lieu a'ec la pouzzolane et le trass naturel), on peut être Certain que l’on a une véritable pouzzolane factice.
- Oans la fabrication en grand, on doit chercher à ^teindre le degré de calcination du ciment qui fait (Wcir la chaux commune le plus promptement pos«
- sible.
- Ce degré sera facile à reconnaître par la couîeui fllle prend le ciment, lorsque l’argile qu’on a employée contient du fer, ainsi que cela a lieu presque jours.
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- Un grand nombre d’expériences a fait connaître que lorsque les mortiers faits avec de la chaux commune et de la pouzzolane factice durcissent promptement, ils présentent toujours une grande résistance. Il est à observer qu’on se sert souvent pour les mortiers à l’air, de cimens qui lUy produisent aucune amélioration et qui coûtent cependant fort cher. L’expérience m’a fait connaître, à cet égard , que tous les cimens qui n’avaient pas la propriété de faire durcir les chaux communes dans l’eau, ne produisent pas plus d’effet dans les mortiers à l’air que si on n’y mettait que du sable ; tandis que ceux qui faisaient durcir promptement les chaux communes dans Peau, produisaient aussi à l’air d’exceliens mortiers. Avant d’employer aucun ciment pour les mortiers qui doivent être exposés à l’air, on doit donc s'assurer, par le moyen que je viens d’indiquer, s’il fait durcir promptement les chaux communes dans l’eau. Ces sortes de cimens sont de véritables pouzzolanes factices. On pourra les appeler des cimens hydrauliques.
- Dans les pays où l’on trouve des chaux hydrauliques naturelles, on doit, ainsi que je l’ai dit dans le Mémorial, les employer de préférence aux chaux communes, soit pour les constructions dans l’eau, soit pour celles à l’air. Pour les constructions importantes, il sera toujours prudent de mêler un peu de çiinent hydraulique avec le mortier. Quant aux pays $ii l’on ne rencontre point de chaux hydrauliques
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- Naturelles, la suite de mes expériences me fait persister à croire qu’au lieu d’en faire artificiellement, d est préférable, tant sous le rapport de 1 économie fIUe sous celui de la résistance des mortiers, de faire directement du mortier hydraulique en employant de ia chaux commune, du sable et du ciment hydrauli-fiUe j à Strasbourg , une partie de chaux commune Niesiirée en pâte, une partie 172 de sable etunepar-he \j2 de ciment hydraulique, m’ont donné un très-h°n mortier, soit pour les constructions dans l’eau, S0lt pour celles à l’air.
- Sur force des tuyaux de plomb. —M. Jardine
- dmburgh a fait, sur cet objets des expériences
- j nous allons consigner ici les résultats ; voici d’a-
- iQid 1 indication de la méthode que cet ingénieur a suivie.
- ^ un clés bouts du tuyau était bouché -, à l’autre °ut se trouvait une pompe foulante *, une éprouvette ^Pendante de la pompe donnait la mesure de la Plession exercée.
- ^ans les premiers momens de l’action , on n’aper-CVait aucune altération notable dans la forme du bientôt, cependant, on le voyait se dilater j^duellemen t dans toute sa longueur ; ensuite de pe-s protubérances se montraient dans les parties les faibles, grandissaient peu à peu, et finissaient fiai' éclater.
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- Le tube, dans la première expérience, a vait i pouce et demi anglais de diamètre, et un cinquième de pouce d’épaisseur. Il supporta, sans changer de forme, une pression équivalente à celle d’une colonne d’eau de iooo pieds anglais de hauteur ou à 3o atmosphères , ce qui correspondait à 420 livres anglaises par pouce carré de la surface intérieure. Quand la pression fut de 1000 pieds d’eau , le tube commença à se dilater; la rupture eut lieu sous la pression de 1200 pieds : alors chaque pouce carré de surface supportait un poids de 600 livres.
- Le métal dont le tube était fait avait une grande ductilité. Les bords des parties fracturées étaient tranchans et réguliers comme des lames de couteau.
- Dans la seconde expérience, le tube avait 2 pouces de diamètre et un cinquième de pouce d’épaisseur. Il soutint la pression exercée par une colonne d’eau de 800 pieds de hauteur sans paraî tre se dilater ; une colonne de 1000 pieds le rompit. La fracture avait moins de régularité cpie dans la première expérience : le métal 11’était pas ausssi ductile.
- Encre indélébile pour écrire et imprimer sur la toile. — Cette encre est composée de
- 2 drains (3,54 gram. ) de nitrate d’argent en fusion ;
- 1 dram (1,77 gram, ) de gomme arabique dissoute dans 7 drams d’eau distillée et colorée avec un peu d’encre de Chine.
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- Avant décrire sur le tissu avec la plume, ou d’im-primer à la planche avec cette encre, on commence par mouiller la toile avec une composition formée de i once ( poids anglais égal à 28,134 gram. ) de sous* carbonate de soude desséché, et 2 drams de gomme arabique dissoute dans 4 onces d’eau.
- Le chlore a la propriété de ternir la couleur qu’on obtient par ce procédé •, mais on peut la rétablir par Exposition immédiate à la lumière.
- Perfectionnement de la lithographie par M* Ridol* phi. Le saYon forme la base’de l’encre lithographique oniployée pour dessiner sur la pierre} les dessins sont d abord lavés, avant d’être soumis a la presse, avec E 1 eau acidulée par l’acide nitrique, qui s empare E l’excès d’alkali du savon et rend ainsi ce savon insoluble. Ces premières préparations étant faites , recouvre la pierre pendant quelques instans , avec One solution de gomme arabique, qui donne à cette pierre la propriété de repousser plus efficacement Encre d impression pendant que le rouleau appli-fl^e cette encre sur les lignes des dessins qu on a tra-cés sur la pierre. Mais dans cette operation, 1 eau açidulée attaque les carbonates dont se compose la P^rre lithographique } et en conséquence les parties les plus délicates des dessins sont fréquemment détachées de la pierre. M. Ridolphi prétend remédier a cet inconvénient,, en substituant a 1 eau acidulée faible solution de nitrate de chaux parfaitement
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- neutre, qui a aussi la propriété de décomposer le savon sans agir sur la pierre, et qui, par conséquent, ne peut aucunement altérer les dessins qu’on y a tracés.
- L’auteur compose le nitrate qu’il emploie en versant de l’eau-forte ordinaire sur des fragmens de pierres lithographiques , jusqu’à ce qu'il ne se produise plus d’effervescence; il étend alors le liquide dans de l’eau de pluie, il le filtre et le conserve pour s’en servir au besoin.
- Indication de deux sujets de prix proposés par la Société d1 Encouragement pour Vindustrie nationale, située a Paris, rue du Bac, n° 42, dans sa séance générale du 22 novembre 1826 pour être délivrés en juillet 1828.
- Lin et chanvre préparés sans rouissage. — Un prix de 6,000 francs est proposé à celui qui, avant le ier mai 1828, aura préparé, par des opérations simples, faciles et nullement nuisibles à la santé, 5oo kilogrammes de chanvre et de lin sans rouissage ; il faudra que les diverses fabrications dont les matières premières sont le lin et le chanvre soient reconnues d’une qualité au moins aussi bonne que les meilleurs lins ou chanvres de même espèce trai-i tés par la méthode ordinaire du rouissage , que le déchet ne soit pas plus considérable, et que le prix de la matière ne soit pas sensiblement augmenté par l’emploi du nouveau procédé. Les concurrens de-
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- ^ont indiquer avec exactitude l’état dans lequel la plante aura été arrachée, décrire les procédés em* pioye's, et fournir un certificat authentique qui en constate le succès, par l’emploi de la filasse en fil, toiles et cordages, et par l’émission de ces matières tians ta commerce.
- Lithographie. — La société offre, pour le perfectionnement de la lithographie :
- 10 Un prix c{e 500 francs à la personne qui aura lndiqué une recette facile à exécuter pour la prestation des meilleurs crayons , qui se tailleront aîsement_, qui produiront un trait graisseux , qui ^01 ont peu cassans , et capables de conserver leur Pointe • il en sera préparé qui seront numérotés sui-«ot deux ou plusieurs degrés de dureté, comme cela a Leu pour les crayons Conté et ceux de carbure de (Î1 (Lits de mine de plomb).
- a° Un prix de 600 fr. à celui qui aura décrit exactement le procédé de fabrication et envoyé l’échan-011 d’une encre lithographique supérieure à celles c°ftnues, bien coulante, susceptible de résister à Fac-*l0îl de l’acide que l’on emploie pour mettre à nu le q Le la pierre, permettant de tracer des lignes fort iees, et prenant bien l’encrage dans toutes ses par-les pendant un long tirage. Les concurrens devront nLiquer la substance la plus convenable à appliquer 111 ta pierre pour faciliter l’écriture et la rendre plus ette- la manière de confectionner les meilleurs pin-
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- ccaux, et les bonnes plumes d’acier, ou d’autres sortes de plumes, s’ils en trouvent qui méritent la préférence; ils rechercheront quel est le degré le plus convenable de l’acide nitrique pour décaper les pierres suivant la température atmosphérique; si l’acide hy-drochlorique ou un mélange des deux, ou enfin tout autre acide ne produirait pas mieux l’effet cle nettoyer la pierre sans altérer les traits formés. Us essayeront enfin d’opérer les corrections à l’aide d’alcalis ou de tous autres agens chimiques , sans entamer la
- erre.
- 3° Un prix de 5oo fr. au concurrent qui aura indiqué la meilleure recette pour la préparation des vernis d’encrage propres à l’encre et au crayon. Si l’on se règle sur les procèdes usités, la question comprendra la cuite de l’huile de lin à des degrés faciles à reconnaître, sa décoloration pour les dessins coloriés, la préparation du meilleur noir de fumée, celle des matières colorantes convenables à la lithographie, et le mélange de ces ingrédiens dans des proportions fixes. La Société verrait avec plaisir que l’on indiquât la théorie de ces opérations : elle n’en fait pas cependant une condition de rigueur.
- 4e Un prix de 200 fr. pour la construction d’un rouleau préférable à ceux dont on se sert en ce moment, et dans lequel la couture ou la jonction des bords n’aura aucune influence sur l’encrage; les con-currens devront en outre indiquer le cuir le plus convenable pour supporter l’effet du râteau.
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- S0 Un prix de 4oo francs pour la meilleure machine à dresser les pierres , qui présente d’ailleurs cîes avantages marques sur le travail à la main usité
- aujourd’hui.
- h° Un prix de i5oo francs pour un encrage méca-ill{jue qui réussisse constamment bien, indépendamment du moteur qu’on lui appliquera, et des correc-tl0ns faites sur la pierre.
- 7° Un prix de 2400 francs pour la construction une bonne presse à laquelle une puissance méca-quelconque puisse être appliquée, et procurer ec°uomiquement un tirage aussi parfait que celui °htenu, par des ouvrier adroits, des presses à bras ac-biellenient en usage. Les systèmes déjà essayés pour-l0nt ®tre suivis par les coucurrens. L’exécution plus Parfaite qu’ils en feraient leur donnera des droits au Prix proposé.
- Un prix de 3oo francs pour la meilleure mé-0cte d incision des pierres, ou la combinaison la plus de ce genre de gravure avec les procédés de li-tp’aphie à la plume et au crayon.
- 9 Un prix de 100 francs pour la meilleure mc-
- j 0t'e de faire des retouches nécessaires pour dou-
- \ Cl nombre d’épreuves obtenues dans le premier
- tirage.
- 10 Un prix de 200 francs pour les meilleurs pa-Plerset encres auto graphique s; il faudra que l’écriture
- 0lt facile a tracer, que son transport sur la pierre
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- soit complet, que l’encre prenne bien le verniset que les déliés soient tous marqués dans le tirage.
- 11° Une médaille d’or du grand module sera décernée à l’auteur de la description la plus complète des meilleurs procédés, et des divers ustensiles actuellement en usage ; cette notice devra être rédigée sous la forme de manuel et être très-intelligible.
- Les recettes ou ustensiles présentés par les concur-rens seront examinés et fournis à l’expérience par des commissaires de la Société , pendant tout le temps qu’ils jugeront nécessaire pour bien constater la supériorité des moyens proposés : à cet effet, toutes les pièces relatives au concours devront être déposées au secrétariat de la Société avant le icr février 1828.
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- TABLEAU
- Des Patentes et Brevets pour des objets d'industrie > délivrés pendant le mois de décembre 1825.
- EN ANGLETERRE. . EN FRANCE.
- A William Pope , de Londres, pour des per-fectionnemens apportés aux voilures ou machines de transport h roues.
- A William Pope , Londres , pour la com
- sltion d’une nouvelle l'èce de savon.
- A Henry B errv , de Londres, pour des per-fectionnemens dans les formes des bouteilles cl
- vaisseaux de sûreté desti-ttéskcontenir des liqueur* volatiles, concrètes, et autres fluides ou substance*
- diverses.
- A Ezekiel Edmunds , d< bradford, pour des per
- Au sieur Brasseux ( Charles^ François ), graveur, à Paris, Palais-Royal, galerie de Richelieu, n, 3V, un brevet d’invention et de perfectionnement de cinq ans, pour un cachet à 5o côtés, susceptible d’augmentation.
- Aux sieurs Herbet-Tavernier» père et fils et comp., fabricans de velours de soie , demeurant à Amiens, département, de la Somme , un brevet d’invention de cinq ans , pour la fabrication de velours sans envers.
- Au sieur Grimpé (Emile), graveur-mécanicien , à Paris, clos Saint-Lazare , faubourg Saint-Denis, un brevet d’importation et de perfectionnement de dix ans, pour des procédés mécaniques propres à graver les cylindres destinés à l’impression des étoffes.
- Au sieur Droz (Henri), horloger, à Charleville, départent.
- T.
- III.
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- fectionnemens apportés aux machines à mélanger et carder la laine ,1e coton et toutes les matières fibreuses susceptibles de subir ces opérations.
- A John Beever , de Manchester, pour des per-fectionnemens apportés au canon de fusil.
- A Edmund Lascombe , de East Stonchouse, pour l’importation et des découvertes relatives à la fabrication des huiles extraites de certaines substances végétales, et propres à l’éclairage par le gaz et à d’autres usages.
- A John - Phillips Bea-van, pour l’importation d’un ciment propre aux constructions et à d’autres usages.
- A Francis Halaiday , de Ham, pour des perfec-
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- des Ardennes , un brevet d’invention de dix ans, pour une ca-drature applicable aux montres à répétion.
- Aux sieurs Vernet (Jean-Ma-rie-Hippolyte ), banquier, et Gauwin (Archange-Constantin), rentier, à Paris, rue Neuve-des-Petits-Champs , n. 56 , un brevet d’invention et de perfectionnent]* de quinze ans, pour un moyen d’obtenir la vapeur motrice sans ébullition et sans danger, avec une grande réduction de volume, de poids et de frais , etc.
- Aux sieurs Laforest-Berrier, fils et comp., administrateurs de la compagnie sanitaire contre le rouissage, demeurant à Paris, rue Saint-Claude , n. î, au Ma' rais, un brevet d’invention de quinze ans, pour une broie usé-canique rurale, propre à la pré' paration des chanvres et des lins sans rouissage.
- Au sieur d’Hennin (Charles-Paul-Joseph) , laveur de cendres, à Paris, rue Neuve-Sainte-Eli' sabeth, n. 2, un brevet d’invention et de perfectionnement de dix ans, pour un moulin cylin' drique propre à laver les cendres contenant des matières d’or et d’argent.
- Aux sieurs Porry-Signoret et comp., demeurant rue Goudère*
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- tionnemens dans l’usage des machines mues par la vapeur.
- A Joseph - Ghessebo-cough Dyer, de,Manches- j ter, pour des perfection-! Démens apportés aux machines à fabriquer les cardes en fil de fer destinées
- au cardage de la laine, du coton, des étoupes et autres matières fibreuses de décrie nature, et pour le perfectionnement de la Machine h raser et préparer le cuir employé dans *a composition de ces cardes,
- A Robert Addams , de theresa Terra ce , pour u»e méthode de mettre en mouvement les voitures de diverses formes, sur des routes à rainures ou autres chemins,
- A Matthew F erris , de hongford, pour des per-lectionnem. apportés apx
- échines à imprimer les étoffes de coton et autres.
- A- James Asiiwell-Ta-
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- n. 3, à Marseille, département des Bouches-du-Rhône, un brevet d’invention de dix ans, pour une machine, en fonte de fer qu’ils appellent sulfre fusifère, propre à la distillation et à l’épuration du soufre.
- Aux sieurs Joanne frères , Mouzin (Philibert), et Lecomte (Eugène), demeurant à Dijon , département de la Côte-d’Or, un brevet d’invention de quinze ans, pour une machine propre à faire remonter les rivières aux bateaux par la seule impulsion du courant, et applicable aux voitures par terre à l’aide de la vapeur ou tout autre moteur.
- Au sieur Lebouïer-de-Saint-Gervais (Bernard), à Paris, rue Notre-Dame-des-Yictoires, n. 16, un brevet d’invention de dix ans, pour un ventilateur agissant par impulsion, aspiration ou agitation.
- Au sieur Ledru de Béthune, (Casimir - Joseph), machiniste, demeurant à Paris , rue du Fau-bourg-du-Temple, n. 90, un brevet d’invention et de perfectionn. de cinq ans, pour un fourneau économique qu’il appelle factotum limonadier et cuisinier.
- A la DUeFouRN er (Françoise-
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- bor , de Londres, pour un moyen d’indiquer la profondeur de l’eau déplacée par les navires et les vais^ seaux.
- A John Mc. Curdy , pour des perfectionnem. dans la manière d’engendrer la vapeur.
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- Pauline), maîtresse couturière, à Paris , rue Vivienne, n. 9, un brevet d’invention de cinq ans, pour des bourrelets d’enfant en baleine, qu’elle appelle hygiéniques.
- Au sieur Johnson (John-Edward) , à Paris, rue Godot-de-Mauroy, n. 5, un brevet d’importation de dix ans, pour un registre d’affiches roulantes.
- Aux sieurs Risler frères et Dixon , constructeurs à Gernay, représentés à Paris par le sieur Risler-Heilmann, passage Saul-nier, n. 6, un brevet d’invention et de perfectionnement de dix ans, pour un renvidage mécanique applicable aux métiers dits mull-jennys.
- Au sieur Léger (Léger), gra-veur et fondeur en caractères, à Paris, place de l’Estrapade, n. 28, un brevet d’invention de dix ans, pour des moules , poinçons, matrices et caractères à l’usage de l’imprimerie.
- Au sieur Carlotti (don Marco), à Paris, rue du Bouloy, n. 8, un brevet d’invention et de perfectionnement de quinze ans, pour un système mécanique propre à stéréotyper la musique et toute sorte de caractères, et que son auteur appelle Typo-mé-lographie.
- Au sieur Simonard (Vincent-, Rouis - Désiré) , mécanicien à
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- Lyon, place de la Fouillée, n. 1, département du Rhône, un brevet d’invention de quinze ans, pour un système mécanique propre è la remonte des rivières par l’effet du courant.
- Au sieur Albàn (Ernest), médecin à Rostock, grand-duché de Mecklembourg-Schwerin, représenté à Paris parle sieur Claverj, demeurant chez le sieur Lari-vière , rue du Port-Mahon, n, 3, un brevet d’importat. de quinze ans, pour un appareil dans lequel l’eau est vaporisée pour l’usage des machines à vapeur, au moyen d’un métal fondu, et la chaleur de ce métal constamment réglée.
- Au sieur Chiavassa (Jean-An toine),àParis,rue Albouy, n. 2, faubourg St.-Martin, un brevet d’invention de cinq ans, pour un écran à double glace et à charnière.
- Au sieur Lemare ( Pierre-Alexandre) , demeurant à Paris, quai de Gonti, n. 3, un brevet d’invention et de perfectionnement de dix ans, pour des appareils tant nouveaux que perfectionnés , sous le nom de caléfac-teurs Lemare et inaltérables.
- Aux sieurs Jacquot et Geets, fabricans de chapeaux, à Paris, chez le sieur Auger, rue Culture-Sainte-Catherine , n. 21, un I brevet d’importation de dix ans,
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- pour des moyens d’apprêter les chapeaux de feutre, qui les rendent à la fois souples, forts et imperméables.
- Au sieur Piguet (Alexandre), à Paris, rue desTrois-Couronnes, n. 3o, brevet d’importation de cinq ans, pour une mouchette d’une construction particulière.
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- bulletin bibliographique.
- Tous les Ouvrage
- s annoncés dans le Bulletin se trouvent à la librairie
- dk l’industrie, rue Saint-Marc, n. 10.
- Manuel des ateliers dangereux, insalubres ou incommodes , v 1M. L. Macarel, avocat aux conseils du Roi et à la cour de ^ssation, à Paris; au bureau de l’administration du Recueil des ^ ile;s du conseil d’état, rue des Grands-Augustins, n° 28 ; et a librairie de l’Industrie , rue St.-Marc ,n°io: 1 vol. in-18.
- prix:3fr.5oc.
- ^ ,^et ouvrage contient une nomenclature raisonnée des lois, f eciets et ordonnances relatifs aux ateliers , ainsi que des arrêts tin^11^ jurisprudence en cette matière. On y a joint l’indica-b précise des formalités à remplir pour l’établissement des 0ls classes d’ateliers.
- Va
- rt du Teinturier, suivi de VArt du Teinturier-De'grais-seur, par M. Bergues
- dp^ a,1^.eur 1 après avoir donné des idées générales sur l’art <1 de attire, sur la manière d’opérer, traite des couleurs
- pau~ P'/BBÎpcs colorans, en s’arrêtant aux détails princi-‘ rpu concernent chaque substance tinctoriale
- Tl
- Sli| Passe ensuite aux mordans et à leurs préparations., ope'rg11^ na,:ure des matières sur lesquelles on doit
- ,Aauteur termine son ouvrage par un Traité sur l’art du lei Btu l'ier-dégraisseur.
- D Ie vend , à Paris, chez M. Malher et compie, passage P^ine, à la librairie Scientifique et Industrielle.
- * a la librairie de l’Industrie, rue Saint-Marc, n. 10,
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- Tableau synoptique des principes généraux de la tenue des livres en parties doubles ; ou Méthode nouvelle et expéditive pour enseigner cet art, par Coefy, professeur de commerce et directeur du bureau spécial de comptabilité.
- Le but de l’auteur, en publiant ce Tableau, est d’abréger le temps qu’on emploie ordinairement à apprendre la tenue des livres.
- L’art de tenir les livres avec exactitude a de l’importance pour toutes les classes d’industriels. On doit regarder la comptabilité comme la partie la plus essentielle de l’économie administrative d’un établissement.
- L’auteur, en s’occupant de cet objet, comme il vient de le faire, pour l’instruction de ceux qui se destinent à la «arrière des affaires, a rendu un véritable service et mérite les encouragemens du public.
- On trouve l’ouvrage chez I’Auteur , rue des Moineaux, n. 18, et chez Renard, rue Sainte-Anne, n. 71, et à la Librairie de l’Industrie, rue Saint-Marc, n. 10. Prix: 5fr> 5o c., et franco , 5 fr. c.
- Il y a aussi des feuilles d’étude qui se vendent séparément. Prix : i fr. 5o c.', et franco , 1 fr. 55 c.
- M. Grandjean, menuisier-layetier , rue Reaurepaire 1 n. 20, vient d’inventer de nouveaux étuis à chapeaux d’honv-nie auxquels il a donné le nom d’étuis à cuvette. Ils sont faits en bois de bout moulé et revêtus d’une toile gommée et peinte. Leur forme ne diffère en rien des étuis ordinaires; mais ils ont sur eux l’avantage d’une solidité à toute épreuve. Ainsi on peut monter ou s’asseoir dessus , on peut les jeter d’une très-grande hauteur, sans qu’ils se brisent; ils sont de plus imperméables. Ces étuis seront d’uoe grande utilité pour les voyages, car ils n’exigent ni soins ni précautions. M. Grandjean exécute aussi des étuis pouf les shakos militaires.
- IMPRIMERIE DE SELLIGUE, RUE DES JEUNEURS, N. 14.
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- 2.
- (IIIe VOLUME.)
- Ô,
- 1S2-'
- IL'lIMi'ü
- JOURNAL
- ^^CIPALEMENT destiné a répandre LES connaissances utiles A ^INDUSTRIE générale, ainsi que LES DÉCOUVERTES et les PERf£CTIONNEMENS DONT ELLE EST JOURNELLEMENT L’OBJET.
- de ce que sont les machines,
- Rapport a l’emploi de la force dans les travaux
- 1nDUSTRIELS, ET, EN GÉNÉRAL, DELA MANIÈRE d’eN CaéCULER LES EFFETS.
- confond assez généralement l’idée de force avec ({e machin ; on parle de la force du levier, de Puissance d’une machine, comme si un levier ou machine quelconque recelaient une faculté pro-Pre de produire du mouvement.
- ÏWce qu’avec un levier , un homme soulèvera 0 ou 100 kilogrammes $ parce que avec une machine eux hommes ou même un homme remueront une ^asse que cent hommes réunis ne remueraient point Sa,ls secours de cette machine, ceux que le pré-tom. ut. ' _ 6
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- jugé entraîne et que séduisent les apparences, croient très-fermement qu’on se procure toute la force qu’on veut avec une machine , qu’il s’agit seulement de trouver une heureuse combinaison mécanique: delà les erreurs que l’on commet si souvent sur cette matière.
- Nous nous proposons d’examiner dans cet article les fonctions auxquelles les machines, de quelque nature quelles soient , sont invariablement destinées dans les opérations mécaniques de l’industrie \ ce qu’on a droit d’en attendre, et ce qu’il serait contre les lois de la nature de chercher à en obtenir jamais; enfin nous montrerons brièvement comment on peut en apprécier les effets par le calcul.
- On donne le nom de machines à une réunion de pièces matérielles d’une infinie variété de formes » pièces combinées et concertées entre elles de manière à produire un effet unique, ou bien plusieurs effets divers , successifs ou simultanés, au moyen d’uu moteur, dont elles transmettent la force d’après les vues de celui qui a conçu la machine et déterminé le jeu des pièces dont elle est composée.
- On appelle encore vulgairement machines simples> le levi er, lecoin, la vis, la poulie, etc., qui ne sont? à proprement parler, que des outils, quand on les emploie isolément, et des fractions ou pièces de ma< chines quand ils entrent dans la composition de celles' ci, qui , au surplus, ne sont autre chose aussi que des outils, mais des outils plus ou moins compliqués.
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- Habituellement l’outil simple est l’auxiliaire de la 1113111 de l’homme dans les travaux de l’industrie, comme l’outil composé, ou ce qu’on nomme vulgairement machine, l’est des grandes forces delà nature, c est-a-dire de la pesanteur représentée par l’eau corc-lante et par le vent, et de la vapeur à l’état de compression.
- H °util simple est donc à la main ce que la ma-cMne la plus compliquée est à un moteur inanimé quelconque. J
- Comme la main de l’homme peut prendre toutes ^rtes de positions et communiquer du mouvement dails des directions infiniment variées, dans des ins-Uns infiniment courts, et en le modifiant même à ^oionté pendant tout le temps que le mouvement Ureî il suit évidemment que l’outil le plus simple sUfîxt a ce genre de moteur pour exécuter des travaux ^caniques qui exigent une grande variété de mou-Vemens, ou si l’on veut une action très-compliquée.
- ^°us les autres moteurs, sans exception , n’ont qu une seule manière de communiquer le mouve-iïlent dont ils sont ou animés ou dépositaires, et cette ^niere est invariable ; ils ne peuvent ni la changer 111 la modifier : c’est une impulsion aveugle, dans un ®eol sens, qu’ils produisent ; elle est par sa nature e la même espèce, elle agit dans la même direction ans Un instant que dans l’instant qui a précédé ou que dans celui qui suivra; il faut donc bien , pour exeeution d’une opération qui suppose la mise en jeu
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- d’an système quelconque de mouvemens varies, qu’orf donne pour auxiliaires à ces moteurs un outil compliqué , c’est-à-dire une machine.
- La main fait varier elle-même sa propre force et tous les mouvemens de l’outil selon les exigences du travail ; mais pour les autres tnoteurs, c’est l'outil même ou la machine qui doit nécessairement faire varier leurs forces et leurs mouvemens suivant les besoins et les circonstances d'une opération.
- Toutes les machines connues et que l’avenir fera connaître ne sont et ne ourront jamais être composées que dans la seule vue de modifier le mouvement des moteurs, et d’en gouverner l’action à volonté.
- C’est là le but unique de toutes les machines, et leur unique destination ne peut jamais être que de l’atteindre. La machine la plus compliquée comme la plus ingénieuse ne fait qu’obéir, comme l’outil le plus simple, à l’action du moteur, et transmettre/ suivant la nature de sa composition, et sans rien ajouter, la quantité de mouvement qu’elle reçoit.
- Pour ne rien laisser d’obscur sur ce sujet, nous allons entrer dans quelques détails et essayer de tracer le cercle qui circonscrit invariablement les fonctions auxquelles les machines sont appelées dans les travaux industriels.
- Ces fonctions sont de trois espèces :
- La première a pour objet de transmettre la force autrement que la machine ne l’a reçue du moteur.
- La seconde, de faire exécuter par une force aveu-
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- une opération pour laquelle un homme adroit, attentif, semblerait nécessaire.
- La troisième, enfin , défaire exécuter par une force beugle, ou par l’homme, un travail, avec un degré de précision dont la main n’est point capable, à plus forte raison une force aveugle, comme celle du che-''al, ou inanimée, comme celle d’un courant d eau ou de la vapeur.
- Les machines n’ont point et ne peuvent avoir d autres destinations} elles sont toujours composées pour l’un de ces trois objets, quand elles ne le sont Pas pour deux ou pour tous les trois à la fois.
- L est sur la première espèce de ces fonctions que vulgaire a le plus de préjugés et le plus de notions erronées : il croit qu’une machine ajoute de la force à relie du moteur qui la met en mouvement *, et parce on voit, par exemple, qu’un homme soulève avec Une machineun fardeau qu’il ne pourrait pas soulever Saus ce secours, on se persuade que la machine a la fa-( ulté, certes tout-à-fait miraculeuse, d’augmenter la *0l’ce de cet homme.
- Qr, il faut bien se convaincre qu’il n’en est rien ; H11 elle ne fait que transmettre la force de l’homme virement qu’elle ne l’a reçue -, et voici ce qu’il faut r°usidérer sur cette matière.
- ^ous avons établi clairement, dans quelques arti-(drs de ce journal, que la force est représentée par une usasse animée d’une certaine vitesse *, qu’une masse -ans vitesse, c’est-à-dire inerte, peut bien être un des
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- élémens représentatifs d’une force, mais n’estpoint une force *, et que la notion de vitesse, séparée de celle d’une niasse qui en serait animée, est une abstraction qui ne nous représente rien, ou plutôt qui est incompréhensible dans l’ordre d’idées où nous place le sujet que nous traitons ici.
- Il faut, encore un coup, la réunion des deux élé-mens représentatifs de la force, masse et vitesse, pour la constituer, pour la réaliser à nos yeux } et l’on sait que le degré de force dépend tout aussi bien de la grandeur de la masse que de la grandeur de la vitesse, et réciproquement : c’est-à-dire qu’une petite masse, animée d’une grande vitesse, peut tout aussi bien représenter une grande force, qu’une grande masse douée d’une petite vitesse. Nous renvoyons sur ce point au premier volume de VIndustriel.
- L’effet de la force, ou, en d’autres termes, le travail mécanique exécuté par elle, peut être également représenté par une certaine masse qui se meut avec une certaine vitesse j ainsi, par exemple, ce sera une meule de 1000 kilogrammes qui devra faire cent tours par minute ; ce sera le poids de mille broches de filature qui font deux à trois mille révolutions par minute.
- Or il peut se faire, et il arrive presque toujours que le degré de masse et celui de vitesse qui représentent l’opération mécanique que l’on veut exécuter, ne sont pas les mêmes que les degrés de masse et de vitesse qui représentent la force motrice que l’on se propose d’employer.
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- La force est cependant capable de produire l’effet emandé 5 d faut donc trouver un moyen d’user de a force en arrangeant les élémens dans d’autres proportions respectives , et c’est là précisément la fonc-don qu’une machine vient remplir, elle est composée P^ur transmettre la force autrement qu’elle l’a reçue; ^ est-à-dire qu’elle a reçu, par exemple, l’action d’une §l^nde masse animée de peu de vitesse, et par une ?01 de décomposition qu’elle fait subir à la force en a transmettant, elle remue une petite masse avec une Scande vitesse.
- Ainsi, vous avez un cours d’eau dont la force est ^présentée par une masse de 1000 kilogrammes, avec vitesse d’un mètre par seconde, et vous voulez cette force faire mouvoir un marteau pesant en-Vlron 3oo kilogrammes avec une vitesse de trois mè-tees par seconde : vous devrez nécessairement avoir teoours à une machine pour opérer ce changement aijs la transmission de la force de l’eau au marteau ; teais n’en attendez rien de plus, c’est tout ce qu’elle faire; et si en multipliant la masse par la vitesse ’ffri représentent l’effet produit, et, dans notre exem-. ’ poids du marteau par sa vitesse^ vous trou-Un nombre égal au produit de la masse d’eau par j. Vltesse de son mouvement, vous auriez atteint la ftHte de tout ce qu’on peut obtenir d’une force ap-P iquee a une machine.
- Les lois de la nature ne permettent point à l’homme e dépasser cette limite : quoi qu'il fasse, il reste tou-
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- jours plus ou moins en-deçà, par la perte de force, à laquelle le service d’une machine donne inévitablement lieu en transmettant le mouvement ; et cette perte est d’autant plus grande, en général, que le changement opéré par la machine dans l’ordre des proportions des élémens constitutifs de la force motrice est grand, parce que dans ce cas la machine a moins de simplicité que lorsqu’on n’a besoin de transmettre la force qu’avec peu de changemens dans les proportions de ses élémens.
- Si, rapportant les travaux mécaniques à un moteur donné, nous prenons l’homme pour exemple, nous trouverons deux choses extrêmes qui seraient éternellement hors de sa portée sans le secours des machines, c’est ou la production d’une très-grande vitesse, ou la mise en mouvement d’une très-lourde masse»
- Réduit au simple usage de ses mains, il lui serait aussi impossible d’imprimer une très-grande vitesse a hobjet le plus léger, que de déplacer un fardeau d’un grand poids.
- La fonction d’une machine composée pour le premier cas sera de convertir, si l’on peut s'exprimer ainsi, la force de l’homme presque toute en vitesse? et pour le second cas, de la convertir presque toute e# masse.
- Ainsi, la force de l’homme étant par supposition représentée par une masse égale à ioo et par une vitesse égale à io, la machine, abstraction faite des
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- Si
- pèi’tes , produirait, par exemple, un effet mécanique Représenté par une masse égale à i et par une vitesse e§ale à iooo pour le premier cas.
- Pour le second cas, elle pourrait produire un effet mécanique représenté par une masse égalé a iooo et Par une vitesse égale à i.
- Tous les changemens qu’on peut désirer faire dans les proportions des facteurs du produit qui représente travail à exécuter, la science de la mécanique en fournit les moyens*, mais elle est absolument impuis-SaiHe s’il s’agissait d’un produit plus élevé que celui Par lequel la force motrice elle-même est représentée.
- Ainsi, avec un cours d’eau dont la masse serait représentée par i ooo kilogrammes et la vitesse par un ^tre par seconde, la force serait considérée comme * 0°o •'*'* i = iooo; ou, avec une machine à vapeur dont j pression sur le piston serait équivalente à iooo ki-l0granmies , et la vitesse de ce piston à un mètre par Seeonde, la force serait également !ooo X i — iooo. Or tout ce qu’il est possible de faire avec chacune cesdeux forces, qui sont égales dans notre hypothèse, et Quelle que soit la combinaison mécanique qu’on Puisse concevoir, sera de remuer une masse, avec une Vltesse, dont le nombre qui l’exprimera en mètres par Seconde, multiplié par celui qui exprimera cette iîlasse en kilogrammes, donnera pour produit iooo, eMaUiais la plus petite fraction au-delà, ce sera même toujours au-dessous : mais encore une fois, au moyen Combinaisons mécaniques différentes, vous pourrez
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- varier, comme il vous plaira, et pour ainsi dire à Tin-fini, la valeur de chaque facteur du produit,sans pouvoir jamais dépasser la valeur du produit lui-même.
- Telle est, dans ses limites absolues, la première espèce de fonctions que nous avons dit plus haut appartenir aux machines.
- On peut expliquer par la théorie du levier simple, la manière de parvenir, avec des combinaisons mécaniques , à atteindre le but dans tous les cas possibles : vous avez un levier de 24 décimètres de longueur, et un moteur dont la masse, ou Feffort, ou la pression, est représentée par 100 kilogrammes, avec une vitesse de x o décimètres par seconde. Or, pour soulever avec ce moteur un fardeau de 100 kilogrammes à ïo décimètres de hauteur en une seconde, vous mettrez le point d’appui du levier tout au milieu; vous ne changez rien ainsi aux proportions des facteurs, vous ne changez que la direction du mouvement, c’est-à-dire que la force abaisse de îo décimètres en une seconde une des extrémités du levier, et soulève l’autre de la même quantité dans le même temps.
- Si le fardeau à soulever est de 200 kilogrammes, vous placerez le point d’appui du levier à 8 décimètres de distance de ce fardeau, et en faisant agir la force ^ ce fardeau ne s’élèvera plus dans une seconde qu’à 5 décimètres de hauteur, pendant que la force, restant animée de la même vitesse, descendra otf s’abaissera dans le même temps de 10 décimètres; que si le fardeau est de 4©o kilogrammes, vous pla"
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- 6eiez point d’appui quatre fois plus rapproché du ^rcieau qu’il ne l’est du moteur, et la même force élevera encore, mais à 2 ip décimètres de hauteur ans une seconde, la vitesse du moteur restant la
- même.
- ^a puissance que vous emploierez est représentée par ^0o >< io, ou 1000. Dans le premier cas du placement j11 Point d’appui au milieu du levier, l’effet est éga-eïïient représenté par 100 X 10 — 10005 dans le Secoud cas, par 200 X5 = 10005 dans le troisième Cas5 par ^oo X 2 1/2 = 1000, abstraction faite de toutes pertes de force dans la transmission de mou-euient qui s’opère par le levier.
- Que
- si , au lieu d’avoir à soulever une masse plus Braiïc!e que celle qu’on peut toujours attribuer au mo» î vous aviez voulu soulever, avec plus de vitesse ^Ue Celta dont le moteur est naturellement animé, 11116 ïuasse plus petite, il est clair que ce serait du Moteur que vous auriez rapproché le point d’appui, obtenir des effets
- inverses.
- dont
- °us voulez tirer de l’eau d’un puits 5 le moteur vous pouvez disposer est capable d’un effort 0llstant de 10 kilogrammes avec 3o mètres de vitesse
- nar * O
- minute 5 si 10 kilogrammes d’eau élevés à 3o res en une minute vous suffisent, une corde et un £ suffiront , vous n’avez rien à changer dans les ^ oteurs de la force motrice 5 mais s’il vous fallait a fois une plus grande quantité d’eau, 20 kilo-*5 amines, par exemple, élevés seulement à i5 mètres
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- en une minute, le meme moteur ne pourrait exécuter le travail qu’avec le secours d’une machine.
- Un simple treuil à manivelle, avec une corde et un seau, construit de manière que pendant que Ie moteur parcourrait un mètre sur la manivelle U seau s’élèverait d’un demi-mètre, opérerait le changement nécessaire dans la transmission du mouvement.
- Que si avec ce treuil et le même moteur, vous vous proposiez d’élever à la fois 3oo kilogrammes d’eau, il faudrait ajouter d’autres pièces, d’autres combinaisons de leviers au treuil, pour pouvoir exécuter ce travail ; il faudrait, par exemple, combiner des engrenages, de telle façon que les 3oo kilogram*1’ mes d’eau fissent un mètre de chemin pendant que le moteur ferait 3o mètres; c^est-à-dire qu’en une minute vous n’éleveriez l’eau qu’à un mètre , mais y à la vérité , vous en élèveriez trente fois davantage.
- Cet exemple familier suffit pour faire voir combien est simple le mode de décomposer la force motrice y pour la recomposer , à l’aide des combinaisons meca* niques, sur d^autres proportions dans l’arrangement de ses élémens constitutifs.
- Un autre résultat dérive naturellement de l’exeï" cice de cette fonction par les machines, c’est le changement de direction qu’elles donnent ou peuvent donner au mouvement primitif du moteur en Ie transmettant : ainsi la force de l’eau s’exerce naturellement suivant une ligne inclinée plus ou moiu5
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- ^horizon c’est dans cette direction qu’il faut Pendre le mouvement pour le porter, par une ma-^ine_, dans toutes les directions que les besoins de lïldustrie peuvent exiger, dans tous les coins et recoins des ateliers, que cette force, coulant toujours ^ns le même lieu, dans le même sens, et de la même
- Manière, va pourtant animer, à toutes sortes de dis-tattces et sous mille formes diverses, par quelque âr-*ailgement de pièces matérielles, inertes ^ qu’on machines.
- On voit que s’il n’est pas donné au génie de l’homme e créer de la force, sa part est assez belle dans le Parti qu’il peut tirer de celle que la nature lui offre a^°ndammënt, comme une sorte de matière brute à exploiter et à façonner à son gré et à son profit.
- En résumé, la limite invariable de la premièrees-Eece de fonction à laquelle les machines sont desti-Uees dans les travaux de l’homme sur la terre, est le Rangement
- ails les élémens de la force motrice quelle qu’elle S°lt) et la transmission dans des directions et à des lances variées, du mouvement naturel qui cautérise cette force.
- Oans ce cas, les machines ont pour but ou de Suppléer à ce qui manque à la manière dont l’homme Peut exercer sa force propre, ou de remplacer tout-a'fait l’emploi de cette dernière, en faisant servir es forces de la nature, beaucoup plus puissantes, et
- pur et simple des rapports préexistans
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- plus propres à produire de grands effets dans un petit espace.
- Dans la seconde espèce de fonction, ce n’est plus la force humaine seulement que les machines viennent suppléer, mais l’adresse, le travail manuel ? dans des limites toutefois que le génie doit reconnaître, sous peine de s’égarer dans des combinaisons aussi vaines que celles par lesquelles on espérerait gagner de la force.
- Quand il ne s’agit que de transmettre la force motrice, en variant seulement et sa direction primitive et les proportions naturelles de ses éléniens, les machines sont, en général, fort simples et fort aisées à composer ; mais lorsqu’on se propose de faire exécuter par un moteur aveugle un travail qui semble exiger, ou qui jusqu’alors a exigé de l’adresse et de l’intelligence , la machine qui doit tirer de cette force aveugle une suite de mouvemens variés , et concertés entre eux suivant des conditions exactement déterminées, est toujours plus compliquée que dans les cas précédens \ elle est aussi plus difficile à composer, ou du moins tous les esprits ne sont pas propres à ce genre de composition ; il faut plus d’inspirations que de raisonnemens, plus de sagacité et de force d’esprit que de science.
- Au fond, cependant, ces machines offrent toujours des combinaisons plus ou moins complexes de leviers de toutes sortes de formes, dont les mouvemens sont organisés de manière à produire des effets
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- successifs ou simultanés , mais varies et de position et de nombre.
- Quand on voit, par exemple, filer du coton à la main, par les moyens les plus simples, on remarque rçue la fileuse a toutes sortes de mouvemens à produire pour accomplir cette opération : elle attire dans une direction qui lui convient une certaine Quantité de filamens qu’elle fait glisser parallèlement les uns à côté des autres, et de la manière la plus égale qu’il lui est possible, imprime un mouvement de rotation à la broche pour lier ces filamens Par la torsion, et enfin renvide le fil façonné sur cette broche, par un autre mouvement de rotation.
- Cette opération, si simple en apparence, si simple metne en réalité pour une main adroite et exercée , Se complique aux yeux de l’esprit, aussitôt que l’on cherche l’exécution par une force aveugle.
- Aucun des détails de cette opération ne peut être jlegligé dans le jeu de la machine ; tous les effets de a main sur les filamens doivent être imités ou promis par des mouvemens équivalons ; et comme la machine bien conçue et bien composée fait toujours e meme, et qu’une fois en mouvement ses effets ont Nécessairement plus d’exactitude et de précision, elle °Pere en général mieux que la fileuse, dont les mou-Vemens sont sujets à une foule de petites causes perturbatrices ; elle peut aussi faire plus, parce que les mécanismes , qui exécutent le travail de la main, peuvent être multipliés dans une seule machine, et
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- 8g
- produire avec une force unique ce qui exigeait le concours d’un plus ou moins grand nombre d’individus.
- Mais pour que le travail manuel puisse être remplacé par une machine mùe par une force aveugle, quelle qu’elle soit, il faut que les effets à produire, pour exécuter l’opération, puissent être déterminés à l’avance et soumis à des règles fixes. Si des circonstances éventuelles, dont on ne peut prévoir le temps d’apparition, sont inséparables du travail à faire, en un mot si une attention soutenue semblé nécessaire pour varier les mouvemens qu’il exige par sa nature, il est rare qu'on ne doive point reconnaître là la limite à laquelle s’arrête la seconde espèce de fonction que les machines peuvent remplir dans les travaux industriels.
- Vouloir dépasser cette limite, c’est presque inévitablement ou se jeter dans des difficultés qu’on ne reconnaît comme insurmontables qu’après avoir perdit beaucoup de temps et d’argent, ou se livrer à des combinaisons si compliquées qu’on ne peut les admettre dans la pratique.
- Le but principal de cette classe de machines est de faire servir une grande force motrice, peu dispendieuse comparativement à la main-d’œuvre, à l’exécution d’un travail qui ne consiste, en général» que dans des mouvemens réguliers, toujours répétés de la même manière., et se renouvelant incessamment dans des directions déterminées; travail que la
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- ï' àui de Vhomme peut exécuter, mais plus lentement f':t ‘V; plus de dépenses.
- Fa trois' une espèce de fonction des machines dans ^industrie s’applique aux cas assez nombreux ou le
- ^ tV“b exige une telle précision que la main ne pour-la*t y parvenir avec un simple outil, et sans le se-C dune combinaison mécanique qui régularise |>at qu’il y a de variable dans les mouvemens de >î! ir , et remédie à tout ce qu’il y a d’incertain ' ' < fdonné.
- p( ,
- - r '-St pas ici la force de l’homme qu’on veut rem-* ? ce n’est pas non pltis à une grande étendue C l pre'a; ction qu’on prétend parvenir, mais bien à ,Te i 'duction plus parfaite, à des formes et à des 4 ac auons rigoureuses dans tous les sens de l’objet.
- ‘ïî îsi, c est une surface plane, cylindrique> coni- ‘cr. etc., etc.^ etc., quil faut former avec une grande 1 1 ision, ce sont des dimensions régulières qu’il faut "cer avec exactitude, et autres choses de ce «retire : les dcmiies seules peuvent le faire, et dans cette fonc-i0n 7 il n est véritablement de limite que celle qu’on
- * A
- reconnaître à l’habileté de la composition et de U c°ns truc lion de la machine.
- -u considérant ies machines isolément, c’est-à-dire ^ les *
- séparant de la force qui les anime et u t r les rend utiles, on voit que dans les eise tiens qu’elles exercent pour le service de ’
- ^les rte sont que des combinaisons de pièces -tent chargées de prendre sur son po.nt, t. m.
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- ment qui leur est donné, et tel qu’il leur est donne, pour le porter en le variant et en le décomposant sui vant l’esprit qui a conçu et fait exécuter ces combinaisons, sur la matière qui doit ou changer de place, ou changer de forme.
- Lorsque les machines n’ont à transmettre qu’une grande puissance d’action, comme, par exemple, à soulever, ou à mettre en mouvement des masses pesantes ou de lourds fardeaux, on voit clairement, d’après ce que nous avons dit plus haut, combien il est aisé de faire le calcul de leurs effets propres.
- Vous avez, par exemple, une presse à vis, ou une presse hydraulique qu’on fait mouvoir avec un levier, ou avec une combinaison de leviers ; le plateau qui presse, descend, supposons, d’un millimètre, pendant que le moteur appliqué à l'extrémité du levier parcourt un mètre; il est évident que la machine fait un effort mille fois plus grand que celui du moteur, mais avec une vitesse mille fois moindre.
- Que si la masse ou l’effort du moteur est de io kilo grammes avec ïooo de vitesse, sous le plateau, lamasse ou l’effort qui représente la force primitive décomposée du moteur est de io,ooo kilogrammes, avec un de vitesse.
- Il est inutile, comme on le voit, pour arriver à ce résultat, de calculer en détail toutes les pièces ou leviers qui entrent dans la composition de la machine.
- Un point quelconque , pris sur la circonférence d’une roue hydraulique, parcourt un mètre par se-
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- coude, et un point quelconque pris sur la circonférence d’une roue dentée, mue par le moteur, n’im-P°rte le nombre de pièces intermédiaires qui les Mettent en relation avec la roue hydraulique, par-c°urt en une seconde ou undèc imètre, ou 10 mètres : dans le premier cas, ce qui, dans l’action motrice, représente la masse ou l’effort sera dix fois plus grand et la vitesse dix fois plus petite que dans le moteur même* et dans le second cas, la masse sera dix fois plus petite et la vitesse dix fois plus grande.
- Un piston de machine à vapeur parcourt i mètre Par seconde, en s’élevant et en descendant dans le cylindre, et l’effet produit est le mouvement d’un Martinet qui ne s’élève qu’à un décimètre par se-conde : si le martinet perd 1000 kilogrammes, il est çlair que la pression utile de la vapeur n’est que de 100 kilogrammes , puisque la vitesse primitive du moteur est dix fois plus grande que le fardeau soulevé. Ainsi donc, pour calculer l’effet des machines dans transmission pure et simple qu’elles opèrent du mouvement moteur, il suffit de comparer l’état de la rce au point d’application du moteur, et ce qu’elle est au point oii le travail s’exécute \ il résulte néces< sûrement de cette comparaison, la connaissance dn angement que la machine a fait dans les propor-h°ns des élcmens de la force motrice, seul but rai-s°nnable du calcul des machines proprement dites.
- ^1 nous avons été bien compris dans tout ce qui précède, il ne restera plus de doute sur la venta-
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- Lie destination des machines dans les travaux de l’homme ; elles ne sont pas, comme on l’a vu, destinées et ne peuvent jamais l’être, à avoir de la forcey ou ce qui est la même chose, à augmenter celle du moteur qu’on emploie-, mais à varier, comme on le veut, la nature de l’action de la force, suivant les exigences de l’opération qui se présente à exécuter.
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- DESCRIPTION
- J)5
- lJ Une roue hydraulique a augets, de 22 pieds de dia-nietre y recevant Veau en dessus, sous un angle de 02 degrés et qui est munie de chaque cote’, près de S(l circonférence d’un cercle denté engrenant intérieurement un pignon monté sur Varbre de transmission des mouVemens»
- Cette roue qui a été construite par MM. Fairbairne ^ Lilie de Manchester en Angleterre, et qui est en Usage dans l’établissement de filature de MM. Gros, ^aviHiers, Roman etcomp. à Wesserling, où elle fait Pouvoir, au moyen de 9 pieds cubés d’eau arrivant Pat' seconde d’une chute de 19 pieds, les mécanismes transmission de mouvement pour i5ooo broches !2oo broches maintenant en activité, et prôdui-^ant 3^5 kilogrammes de fil n° 38 en 12 heures de est représentée en élévation dans son coursier, 4î fig* ire, et en vue par dessus planche 5,
- hg- 2.
- a représente la roue, dontles augets reçoivent Peau Un angle de 52 degrés 4^ minutes, à partir de extremité supérieure du diamètre vertical.
- ^ î citerne en fonte de fer, disposée au bout du ca-d’une manière convenable à l’introduction de eau dans les augets c de la roue a ; ces augets, qui
- planche
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- sont attachés les uns aux autres par des liens r qui les soutiennent, ne se remplissent jamais d’eau qu’à moitié seulement, et ne se vident que très-près de la verticale abaissée du centre de la roue.
- d, grand cercle en fonte, formé de plusieurs jantes fixées sur chaque côté et près de la circonférence de la roue, de manière à boucher les bouts des augets. Ce cercle intérieurement denté , engrène un pignon e placé près de la vanne, et monté sur un arbre horizontal^, qui transmet le mouvement à tou tes les parties de la filature. ( Voyez cet arbre , planche 6, fig. 4, 5 et 6.)
- g 7 arbre horizontal renforcé dans le milieu de sa longueur; il sert d’axe à la roue ses collets tournent dans deux forts coussinets A, montés dans de solides paliers établis sur la maçonnerie le formant les côtés du coursier. Ces paliers sont munis d’un réservoir rempli d’un onguent composé d’huile et de graisse dont le contact avec les parties qui se frottent évite toute usure, lors même qu’il, y aurait un peu d’éch autrement; par ce moyen on n’a besoin de graisser qu’une ou deux fois par semaine.
- i, deux disques en fonte et à rebord extérieurement, montés sur les bouts de Taxe g; iis ressemblent par leur forme à un couvercle de boîte circulaire. Le rebord de ces disques reçoit l’un des bouts des rayons ^ et des contre-forts m, qui y sont solidement retenus les uns et les autres par des écrous n. ’
- Les rayons l sont liés, à leur extrémité opposée a
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- celle qui est attachée aux disques, aux jantes o, *pù -> par leur jonction en p, forment les cercles de la r°ue ci; sur lesquels sont fixés les fonds des augets , dont la réunion compose la surface de la roue.
- Les contre-forts m sont ajustés en q, au milieu de de la largeur de la roue, par des têtes en forme de T, demanière qu’ils présentent, étant assemblés, les côtés de deux cônes opposés par la base.
- 5^ vanne portant quatre crémaillères t, qui sont égrenées par autant de pignons u, montés sur unarhre horizontal v»
- x, râtelier servant à diriger l’eau dans les augets. Le râtelier, et la vanner, sont disposés de manière à ce ^ue l’eau arrive sur la roue avec une vitesse toujours
- Uniforme.
- forte traverse en fonte établie sur la citerne, et servant, au moyen du boulon ci, a maintenir 'crate--lier x. Cette traverse porte aussi les chapes b de deux poulies c’, dontla gorge de chacune reçoit une cnaîneci ; Ces chaînes, qui passent dans les gorges de deux an tres poulies e’j portées chacune par un support à goujon f , fixé sur le sommet du râtelier x, sont attachées d’un hout â la vanne; à l’autre bout de ces chaînes est sUspendu un poids cf servant de contre-poids à la Vanrje qu’il tient en équilibre.
- râtelier disposé dans le canal â une certaine distance de la vanne, pour garantir les augets de la r°ue des objets nuisibles que le courant pourrait entraîner sur ces augets.
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- Le pignon, e, a, par sa position intérieure au cercfe denté qui lui imprime le mouvement, l’avantage de pouvoir se placer sur la verticale passant par le centre de gravité de la masse d’eau contenue dans les augets, et d’engrener avec un plus grand nombre de dents de ce cercle, que si l’engrenage avait lieu extérieurement} cette disposition permet de faire ce pignon, aussi-bien que la roue, très-légers : il en résulte encore que la masse d’eau renfermée dans les augetsse trouve comme suspendue aux dents du pignon, les pivots de la roue n’ont d’autre résistance à vaincre que celle provenant du poids de la roue même, qu’ainsi ces pivots sont d’un très-petit diamètre, ce qui réduit considérable-* ment le frottement, d’autant plus que ces pivots ont peu de vitesse. D’ailleurs, la roue portant de chaque côté un engrenage intérieur, les deux pivots jouissent du même avantage, et la roue elle-même se trouve placée dans la position la plus favorable pour agir avec la plus grande régularité.
- Calculs relatifs aux roues hydrauliques recevant Veau par-dessuslesquels ont servi de guides dans la cons* traction de la roue que Von vient de décrire.
- Soit ABCD, fig. 3 pl. 4 , une roue de ce genre, et AE la profondeur des augets : d’après l’expérience, la puissance de l’eau est nulle en c, d\ elle augmente presque en raison directe de la distance qui existe de e en d, et sa plus grande force se trouve en A -, c’est-à-dire que la puissance à un point quelconque a y
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- tians une direction ae perpendiculaire au rayon, est comme ac.
- En examinant la figure, on conçoit que la roue ire produira pas son plus grand effet lorsqu’elle recevra 1 eau à son sommet c, et qu’il doit y avoir tin grand avantage si le diamètre est augmenté et que l’eau soit rcçue à un point situé entre A et C.
- Voici le calcul qui conduit à déterminer le point 011t il est le plus convenable de faire choix :
- Soit c égal à cette portion de circonférence qui doit e^re chargée d’eau , x égal à l’arc compris entre le P°mt ou l’eau coule sur la roue et la ligne horizon-AE, et b égal à l’aire du courant qui alimente les ailgets.
- Alors, le solide le plus grand possible qui représentera la force effective, sera i b + (°- c~r ) ou
- égal à un maximum. Par les principes de
- ni('ximum et minimum, ceci a lieu lorsque x — c K 1 •— //T~) ou x = 2929 c *, par conséquent, lare c 'X doit être le quart de cercle d g ou 9°°? 1axfî
- * = 3^,270.
- Ee là se tire cette maxime importante pour la pratique, gu une roue hydraulique produira le plus grand lorsque le diamètre de la roue est proportionné ^ la hauteur de la chute, c* est-ci~dire lorsque sa di-* ïne.nsion sera telle que Veau qui coule sur celte roue sei a a un point éloigné de 5a° I de son sommet.
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- Si l’on suppose r le rayon de la roue à l’extrémité des augets, et h la chute effective, on aura alors h =r ( i + sinus i) ou h — i6o5 r ; car le sinus 3y ~ ~ 6o5 ; donc 623 h — r.
- Ainsi, lorsque la chute effective est déterminée , il est facile de calculer le rayon de la roue. Quand la chute effective est les | de la chute totale, r = 554 /*, ou 1108 h égale le diamètre de la roue.
- La hauteur effective est moindre que la véritable, de la hauteur nécessaire pour donner à l’eau la même vitesse qu’a la roue, avant qu’elle ne tombe dans les augets.
- Comparaison entre les roues par-dessus.
- En déterminant la proportion du rayon de la roue à la hauteur de la chute, on a trouvé l’équation de la force effective.
- Résumant cette équation, on a ~ b égale
- la force effective de l’eau, et ^ br égale la
- puissance mécanique.
- Mais la quantité d’eau dépensée pour maintenir cette puissance sera b r ; donc la quantité d’eau dépensée est à sa puissance mécanique comme 1 :
- /C* — 2
- \ c — x j
- Lorsque l’eau est appliquée au sommet, x = { c ? et par conséquent l’eau dépensée est à sa puissance mécanique comme 1 : donc la puissance est égale
- à la moitié de l’eau dépensée.
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- o , c est-a-
- Le même rapport a lieu lorsque x ^ii'e lorsque l’eau est appliquée à la haui)eur de l’axe; fai conséquent lorsque le rayon d’une roue est égal a ta chute effective, sa puissance est la même que 81 1 eau était appliquée au sommet d’une roue de Moitié grandeur.
- Lorsque la roue est alimentée au point qui pro-Ult ta plus grand effet, et que, par conséquent, la Quantité d’eau dépensée est à la puissance mécanique ^ tenue comme i : 0,5875 c , l’effet produit sera Ptas grand que sj peau était appliquée au sommet
- <tans la D
- proportion de 1,1714 : 1 ou de 70,28 à 60.
- escription de Varbre horizontal f, des pg. 1 et 2 1 PL 4 et 5, au bout duquel est monte le pignon e, et de différens supports.
- Les fig. 4,5 et 6, pl. 6, représentent, dans sa longueur interrompue, et par ses deux bouts, 1 ar-hre f des fig. 1 et 2, destiné à transmettre le mouvement à toutes les parties de la filature. Les quatit rÇnflemens A sont destinés à recevoir le pignon prin-°lpal e, figures 1 et 2, pl. 4 5, qui s y fixe pai
- (ll{atre clavettes. Les renflemens B sont disposes poui recevoir, de la même manière, une roue d angle. Let arbre est entaillé à l’un de ses bouts C, à moitié •ta son épaisseur, pour s’assembler avec un autie aiLfe de même grosseur, coupe de la même ma-^tare. Cet assemblage de deux arbres que l’on veut allonger, s’exécute comme on le voit fig. 7 5.^es {lewS
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- too
- arbres I3,E, après avoir été entaillés et réunis, comme' on le voit en F, leur jointure est recouverte par un manchon G , représenté en coupe fig. 7, et parle boni fig. 8. Le tout est fixé par une clavette I que l’on insère à la fois dans deux rainures longitudinales, pratiquées l’une dans l’intérieur du manchon, l’autre à la surface des deux parties des arbres que l’on réunit.
- Fig. 9, 10, 11 et12, vues, sous quatre faces, d’un support en fonte de fer destiné à réunir deux roues d’angle, dont l’une est fixée sur un arbre horizontal passant par l’ouverture H, et l’autre sur un arbre vertical reçu dans la crapaudine en cuivre K. Ce support se fixe sur un poteau vertical par des boulons placés en L.
- Fig. 13, 14et 15,profil, plan et coupe verticale d’un support en fonte destiné à porter un arbre horizontal pareil à celui fig. 7; ce support n’a qu'un coussinet inférieur M, la partie N au-dessus de ce coussinet est creuse, comme l’indique la fig. i5 ; cette partie creuse sert de réservoir pour la graisse*, on fixe le couvercle 0 au moyen d’une clavette P.
- Fig. 16, 17 et 18, vues, sous différentes faces, d’un support en fonte de fer, portant deux roues d’angle, dont les paliers se fixent en Q* l’ouverture R livre passage à un arbre vertical communiquant le mouvement à différens étages d’un bâtiment*, sur cet arbre, est fixée une autre roue d’angle qui distribue le mouvement aux deux roues dont on vient de parler. Ce
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- support se fixe aux murs du bâtiment au moyen des
- °ü vertu res S, T.
- F* 7
- ri§* i9î 20, 21 et 22, vues, de profil, de face,en r u et en coupe , d’un support construit sur le même Plincipe que celui des fig. i3, 14 et i5. La fig. 22 Une coupe verticale suivant la ligne ponctuée ah
- fi8- *9-
- F* o
- ^ 20 et 24, élévation "et vue par le bout, d’un
- support destiné à réunir deux roues d^angle dont Lune est fi ' °
- 1 t QXee SUr Un ar^re tournant dans le col-
- c’ et l’autre sur un arbre horizontal porté par la
- rapaudine d. Les coussinets et la crapaudine ont un
- °Uvercle commun e f qui se fixe au corps du support
- Par une clavette <7. Les coussinets serèglent par des
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- EXPÉRIENCES.
- Sur la résistance de diverses substances a la rupture causée par une tension longitudinale, par M. Xavier.
- Plusieurs corps ont été soumis à des expériences de ce genre. On sait, par exemple, que le bois peut être rompu par un effort de 8 kilogrammes environ sur chaque millimètre carré de la section transversale •, que le fer fondu exige un elïort de 13 à 14 kilogrammes j le fer forgé, un elfort de 4° kilogrammes; et que le fer passé à la filière présente une force une fois et demie plus grande environ.
- Les recherches dont je me suis occupé ayant principalement pour objet la résistance des tuyaux et autres vases exposés à des pressions intérieures, j^ai soumis à l’expérience la tôle ou fer laminé, le cuivre laminé, le plomb laminé et le verre, dont on fait quelquefois des vases dans les appareils de physique et de chimie. Les expériences ont été faites avec beaucoup de soin et sans l’aide d’aucune machine, ayant préféré employer des pièces moins fortes, que l’on pouvait rompre en leur suspendant immédiatement des poids, plutôt que d^agir au moyen d’une machine , ce qui altère presque inévitablement les résultats. Les dimensions on été xaesurées avec un
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- ig3
- *listrument garni d’un vernier qui donnait immédiatement les dixièmes de millimètre; et lorsque les substances étaient fragiles, au lieu de mettre les poids *vec la main, on faisait couler lentement du sable, jlUe l’on pesait ensuite. J’avais soin de tracer avant ^xPRrience sur une face de la pièce, deux traits, et °bserver l’accroissement de distance de ces traits, bar l’effet de l’augmentation progressive de la charge , aussi-bien que les variations des dimensions transver-des pièces, lorsqu’elles étaient sensibles.
- ^ uprès ces expériences :
- 1 be laminage ne perfectionne pas le fer, comme lait le tirage à la filière : six expériences sur de la !°^e> tirée dans le sens de la longueur des feuilles, ,ndiqUenj- ime force moyenne de 4* kilogrammes par tefilirnètre carré de la section transversale. Qualité xPçriences sur de la tôle tirée perpendiculairement tengueur des feuilles indiquent une force de 36 Kllogi'ammes.
- lieux expériences sur de la tôle de cuivre, indiquent u,lG force de a i kilo grammes par millimètre carré.
- ^ Six expériences sur du plomb laminé indi-^llerit une force de i kilogramme ir par millimètre ^Ir>é. On pourrait en conclure que le plomb résiste autant moins, à surface égale, qu’il est plus mince. 7 Sept expériences sur des tubes ou des tiges ^ e*nes, en verre et en cristal, indiquent une forcç kilogrammes f-par millimètre carré. uïi général, le fer commence à s’allonger sensible-
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- frient, et paraît.s’altérer sous des charges égales au$ t- au moins de celles qui produisent la rupture. Le même effet a lieu pour le cuivre, avec des charges égales à la moitié dé celles qui produisent la rupture, et pour le plomb avec des charges qui surpassent un peu cette moitié.
- Ces trois substances présentent des modifications différentes, lors de leur rupture par l'effet d’une tension. L’allongement du fer avant la rupture est assez irrégulier -, il a varié dans des expériences depuis -h jusqu’à 75 environ de la longueur primitive ; le cuivre s’est allongé avant de rompre des r environ de la longueur primitive, la largeur et l’épaisseur diminuant en conséquence; le plomb, sous les dernières charges que les pièces ont supportées, s’est allongé de 75 environ de la longueur primitive ; mais sous les charges un peu plus grandes qui ont déterminé la rupture? on a vu les pièces s’allonger lentement et progressivement en diminuant de largeur et d’épaisseur; et tandis que les autres substances rompent subitement et présentent une fracture transversale, le plomb rompt lentement en s’étirant, et les deux parties présentent après leur séparation une sorte de tranchant par l’effet de la diminution progressive de la largeur et de l’épaisseur; ce qui leur donne à peu près la forint de l'outil nommé tourne-vis.
- On sait que, par les principes de la statique, connaissant la pression intérieure qui s’exerce dans un y#se qui contient un fluide, on peut déterminer dan$
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- plusieurs cas les efforts de tension auxquels sont sou-^îses les parois du vase : par exemple, si le vase est j11* cylindre à base circulaire ouvert par les deux )Quts, la paroi est tendue dans le sens des sections transversales seulement, avec une force qui} pour Une unité de longueur du cylindre, est égale à la Passion exercée sur l’unité superficielle multipliée P^r le rayon du cylindre \ si le cylindre est fermé par es ceux bouts, outre la tension exercée dans le sens la section transversale, la paroi est encore tendue ^aris le sens des arêtes , et l’on peut prouver que cette n°uvelle tension est exactement moitié moins grande cIlle la première. Enfin, si le vase est sphérique, la Paroi est également tendue dans tous les sens, avec Urie ^rce égale à la moitié de la tension supportée Par un cylindre du même diamètre. On peut remar-^er que les substances essayées, n’étant jamais sou-^lses dans les expériences qu’à des tensions dirigées Os une seule direction, s’y trouvent dans un état ei eot de celui ou elles sont lorsque les parois des ^ases sont tendues à la fois dans plusieurs directions.
- etau donc permis de douter que, dans ces derniers Usî on pût appliquer, sans erreur, les résultats des expériences à la détermination de l’épaisseur des pa-^0lS5 pour lever ce doute, j’ai fait exécuter en tôle er deux sphères qui avaient environ o,33 mètres 0,28 métrés de diamètre sur 2 -r millimètres d’é-Paisseur. Ces sphères ont été rompues au moyen d’une Presse hydraulique, par des pressions d'environ 144 m. 8
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- et i63 atmosphères} le résultat de ces dernières expériences est que la matière n’est pas affaiblie par suit^ de ce qu’elle est également tirée dans tous les sens, et qu’elle résiste alors de la même manière que si elle n’était tirée que dans une seule direction. E*1 effet, la tôle a été rompue par une tension égale dan? tous les sens d’environ 46 kil. par millimètre carré ck la section, nombre un peu plus grand que la force moyenne donnée par les expériences directes ; ce que l’on peut attribuer à ce que la sphère était consolidée par le cercle 011 la tôle était doublée et soudée, et pr°" bablement aussi à ce que cette tôle était d’une qtia-îité un peu meilleure.
- En comparant la force du plomb, telle qu'elle re" suite des expériences directes, a celle qui résulte tk quelques expériences faites à Edinburgh j)ar M. Ja*v dine sur des tuyaux cylindriques, on trouve u*1 entier accord entre les résultats. Ainsi le calcul pdlt donner de véritables lumières sur la résistance cks parois des vases.
- Tôle ou Fer laminé.
- Les expériences ont toutes été faites en suspendait l’une des extrémités de la pièce à un support fïxe’ et attachant à l’autre extrémité un plateau que 1 ’0,î chargeait de poids. Les dimensions ont été mesuré avec soin au moyen d’un instrumen tgarni d’un vei’" nier qui donnait immédiatement les dixièmes der»^" limètre.
- ire Expérience faite sur une pièce en tôle, dord^1 longueur était, dans le sens du laminage, terminé
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- Par deux anneaux formés avec la même tôle, mais à laquelle on avait conservé plus de largeur. lAm des anneaux passait dans une pièce de fer pose'e sur deux Sllpports. L’autre soutenait un crochet auquel le plateau était suspendu. Longueur de la pièce, o,o45 Uietres; largeur au milieu, 0,009 métrés; largeur aux deux bouts, 0,0095 mètres; épaisseur, o,ooi5 mètres. Avant i expérience, on a tracé sur la pièce avec les pointes d’un compas deux traits^ dont la dis-tance était de o,o366 mètres. La pièce étant chargée deaSakil., ladistancedes traits n’avait pas augmenté
- sensiblement ; à 363 kil. cette distance est devenue °îo37 mètres, à 463 kil. 0,0392 mètres. La pièce a r°uipu au milieu de la longueur sous 488 kil., un Estant après que le dernier poids de 25 kil. avait été Pâ mais avant que bon eût le temps d’observer ^allongement. La tôle était très-saine, presque entiè-Ccinent nerveuse , -h de grain au plus. Largeur mesurée après la rupture et près du point de rupture, 0’°o84 mètres; épaisseur, 0,001 métrés.
- 2Me Expérience, sur une pièce semblable a la precedente. Longueur de la pièce, 0,048 mètres; largeur au milieu, o,oo63 mètres; aux deux bouts, °5°o68 mètres; épaisseur 0,0015 mètres; distance des ^ux traits, 0,04 mètres. Cette distance n’a pas aug-menté sensiblement sous une charge de 294 1°1 • charge étant de 319 kil., cette distance est devenue °’°4°3 mètres; à 344 kil., 0,0406 mètres; à354 kil., °î04°9 mètres; à 369 kil. 0,0419 métrés; à 374 kib,
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- o,o423 mètres. La pièce a rompu au milieu sous cette dernière charge, un instant après que la distancé dés traits a été prise. La tôle était très-saine, entièrement nerveuse. Largeur après la rupture, 0,0059 mètres ; épaisseur, 0,0014 mètres.
- 3e Expérience, sur unë pièce Semblable à la précédente. Longueur de la pièce, o,o36 mètres; largeur au milieu, 0,0073 mètres; aux deux bouts, 0,0076 mètres; épaisseur, 0,0026 mètres; distance des deux traits, o,o32 mètres. Cette distance n’a pds augmenté sensiblement sous une charge de 663 kil.} à 718 kil., elle est devenue o,oo33 mètres; à 738 kil., o,o346 mètres; à 788 kil, o,o348 mètres. La pièce a rompu au milieu sous 823 kil., sans que Ton ait eu le temps d’observer l’allongement. La tôle était très-saine, entièrement nerveuse. Largeur après la rupture, 0,007 mètres. ; épaisseur, 0,0022 mètres.
- 4e Expérience, sur une pièce semblable à la précédente. Longueur de la pièce, o,o35 mètres ; largeur au milieu, o,oo83 mètres; aux deux bouts,0,0086 mètres ; épaisseur, 0,0024 mètres. Distance des deux traits, o,o3 mètres. Cette distance n’a pas augmenté sensiblement sous une charge de 610 kil. ; à 635 kil.? elle est devenue o,o3oi mètres;à660kil., o,o3o2mètres ; à 77okil., o,o3o3 mètres ; à 795 kil., o,o3o4 métrés; à 810 kil., o,o3o5 mètres. On n’augmentait la charge à chaque fois que de 10 ou de 5 kil. L’allongement a augmenté progressivement jusqu’à ce que îa charge étant de 905 kil., la distance des deux traits
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- est devenue o,oo332 mètres. La pièce a rompu aü ^ilieu après que l’on a eu pris la mesure de cette distance. La tôle était très-saine, entièrement com-P°see de nerf très-fin. Largeur après la rupture, 0î°o82 mètresj épaisseur, 0,00207 mètres.
- 5e Expérience, sur une pièce semblable à la présente. Largeur au milieu, 0,0078 mètres ; aux ^eux ^outs, 0,0081 mètres-, épaisseur, 0,0015mètres, fiance des deux traits, 0,04 mètres. Cette distance ,x a Pas augmenté sensiblement sous une charge de ' ° à 876 kil., elle est devenue o,o4o5 mètres j *436 kil., o,041 1 mètres-, à461 kil., 0,00422 mètres.
- a piecea rompu au milieu sous 470 kil., sans qu’on aiteule temps d’observer l’allongement. La tôle était Saine et nerveuse.
- d Expériencesur une pièce semblable à la présente. Largeur au milieu, 0,0073 mètresj aux ^ x bouts, 0,0079 mètres j épaisseur, 0,0023 mètres.
- lstance des deux traits, o,o5 mètres. La pièce ne s’est Pas allongée sensiblement sous 286 kil.-, sous 336 kil., Cette dis tance est devenue o,o5o2 mètresj sous 486 kil., °,’0o°4 mètresj sous 536 kil., o,o5o6 mètres. La pièce j est ensuite allongée progressivement, et sous 686 kil. a distance était devenue o,o536 mètres. La pièce a j°mPu sous ce poids après que la mesure a été prise. a tôle était très-saine, elle nerf fin et égal.
- r'A Expérience, sur une pièce semblable à la pré-nte, mais dont la longueur était dans le sens Peipendiculaire à la direction du laminage. Lon-
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- gueur de la pièce, o,o45 mètres; largeur au milieu, 0,0061 mètres; aux deux bouts , o,oo65 mètres ; épaisseur, 0,001 mètre. Distance des deux traits, 0,04 mètres. La pièce ne s’est pas allongée sensiblement sous 216 kil. ; sous 226 kil. la distance est devenue 0,0401 mètres; sous 231 kil., 0,0400 mètre»; sous 241 kil., o,0408 mètres. La pièce a rompu sous ce dernier poids au milieu de la longueur. La rupture présentait un nerf fin sans grain.
- 8e Expérience , sur une pièce semblable à la précédente. Largeur au milieu, 0,0072 mètres; aux deux bouts, 0,015 mètres; épaisseur ^ 0,0022 mètres. Distance des deux traits, 0,098. Cette distance a paru commencer à croître sous 256 kil.; sous 381 kil., elle est devenu 0,0984 mètres; sous 481 kil. 0,099. La pièce a rompu sous 531 kil., au milieu de la longueur. La rupture présentait un grain qui n’était pas très-fin ; elle offrait l’apparence - de couches dont l’adhérence n’était pas parfaite.
- 9e Expérience, sur une pièce semblable à la précédente. Largeur au milieu , 0,007 mètres; aux deux bouts, 0,015 mètres, épaisseur, 0,0015 mètres. Distance des deux traits, 0,0904 mètres. Cette distance a paru augmenter s ous 286 kil.; sous 316 kil. elle est devenue 0,0908 mètres; sous 346 kil., 0,0918 mètres. La pièce a rompu sous 351 kil. La cassure était comme la précédente, mais le grain plus fin.
- 10e Expériencej sur une pièce semblable à la précédente. Largeur au milieu, 0,0073 mètres ; au*
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- ^e*ix bouts, 0,015 mètres ; épaisseur, 0,0011 mètres, distance des traits, 0,0905 mètres. Cette distance a Paru augmenter sous i56 kil. ; sous 266 kil. elle est ^evei^ue0,0907 mètres ; sous 219 kil.; 0,0914 mètres; Sous 3i 1 kil., 0,0922 mètres. La pièce a rompu sous *6 kil. La cassure était comme la précédente, mais e grain encore plus fin.
- Cuivre rouge laminé.
- 116 Expérience, faite sur un anneau de 0,18 méfias de longueur sur 0,048 mètres de largeur, ayant la 0lnie d’un rectangle terminé par deux demi-cercles :
- demi-cercles portaient contre deux morceaux de j,r r°nds de 0,04s mètres de diamètre, l’un fixe, ^aiHre chargé du plateau où l’on mettait les poids. M soudure était faite dans Lun des demi-cercles. Ul‘geurdu cuivre formant l’anneau, 0,0112 mètres*. v Parsseur, 0,0012 mètres. Distance de deux traits mar-(]lles sur un des côtés du rectangle 0,09 mètres. Il 11’y Pas eu d’allongement sensible sous kil.; sous kil., cette distance est devenue 0,0907 mètres; s°us 3o2 kil, 0,0912 mètres. Elle a ensuite augmenté P1 °grcssi vement, de manière que sous 535 kil. elleétait *77 mètres; sous 538 kil. elleest devenue o,i365 ^ tres, et la pièce a rompu comme on venait de pré-^nter le compas. La rupture s’est faite au milieu j 1111 des côtés du rectangle. La cassure, vue à la 0upe5 présentait un grain très-fin. Le cuivre, en s’a 1-°ngeant, diminuait également, dans toutes ses par-
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- ties, de fargeur et dJépaisseur, ce qui a lieu jusqu’à la rupture. Largeur du cuivre mesurée après la rupture, 0,0098 mètres; épaisseur, 0,001 mètre. Comme chacun des côtés du rectangle portait la moitié de 1» charge, on a inscrit dans le tableau ci-dessous la moi' tié des poids.
- i2e Expérience, sur un anneau semblable au précédent. Largeur du cuivre 0,01ifrmètres, épaisseur 0,00 f 8 mètres*, distance des traits o, 115 mètres. Cette distance n’a pas paru augmenter sous 4^6 kil.; sou? 536kil. elle est deveue o, 1158 mètres, et sous 581 kil» 0,1 i6o5 mètres. On a déchargé la pièce, et la distance est demeurée 0,11695 mètres La pièce étant chargée de nouveau, la distance n’a pas paru augmenter jusqu’à ce que la charge fût devenue 525 kil., poids qui a porte cette distance à 0,1162 mètres*, sous 625 kil. elle était de 0,1168 mètres; sous6y5kil., de0,1185 mètres.Elle» ensuite augmenté progressivement jusqu’à ce que sous 915 k.elle fût devenue o, 14° 1 - La pièce, SOUS925 kil.,3 rompu près du commencement d’un des demi-cercles? avant que l’on ait eu le temps de présenter le compas-Largeur du cuivre mesurée après la rupture, 0^0io5 mètres; épaisseur, 0,017mètres.
- Plomb laminé.
- 13e Expérience, faite sur un morceau de plomb découpé dans une feuille suivant la formed’un rectangle prolongé par des parties plus larges. Chacune de ces parties étaitserrée et clouéeentre deux petites planches? ce qui donnait la facilité d’attacher la pièce avec de
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- a ^celle aux morceaux de fer qui la supportaient et cJui soutenaient le plateau. Longueur de la partie Rectangulaire 0,11 mètres: largeur, o,o3o4 mètres; tisseur, o,oo33 mètrefc. Distance des deux traits parqués sur la pièce, 0,07 mètres. Cette distance n’a Pas augmenté sous un poids de 96 kil. On a déchargé a piece pour arranger une des ficelles qui la faisait h*1 dre, et on l’a rechargée de 106 kil. La distance est trouvée de 0,070g mètres* Sous 111 kil. , de ,0713 mètres ; soüs 121 kil., de 0,0722 mètres ; sous ^î01 kil.5 deo,oj6 mètres. La figuredu plomb,quis’éti-aitj s était maintenue rectangulaire, la largeur étant g Ultea0,0293mètres, etl’épaisseurà o,oo32mètres. °Us 161 kil.^ la distance des deux traits est devenue ?°785 mètres. La pièce a rompu sous 166 kil., un temps après que l’on a eu poséle dernier poids ( e J kil. L’œil suivait facilement l’allongement très-tensible qui a précédé immédiatement la rupture, ^ette rupture s’est faite près d’une des extrémités de ^ Partie rectangulaire, qui avait été un peu tordue, plomb, outre qu’il s'allonge beaucoup plus avant r°mpre, ne présente pas une fracture transversale °teme le fer et le cuivre; mais la largeur et l’épais-de^5 SG S°nt ma^ntenues uniformes dans le reste .a Ptece? diminuent près de l’endroit où la sépa-hon va se faire, en sorte que les deux parties sépa-s sont rétrécies et amincies à l’endroit rompu, terminées par une sorte de tranchant, et présentent une S^re semblable à celle de l’outil nommé tourne-vis.
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- Cette partie ouïes dimensions diminuent ainsi, a eu, dans ces expériences, i à 2 centimètres de longueur.
- 14e Expérience, sur une pièce semblable à la précédente. Largeur, 0,0202 mètres*, épaisseur, o,oo33 mètres. Distance des traits, 0,08 mètres. Cette distance n’a pas changé sous 56 kil. ; sous 76 kil. elle est devenue 0,0818 métrés ; sous 86 kil., 0,0849 mètres ; sous ni kil., o,o883 mètres. La largeur était réduite à 0,0192 mètres, l’épaisseur à o,oo3i mètres. La pièce à rompu lentement, au milieu de la longueur, sous 116 kil.
- i5e Expérience, sur une pièce semblable à la précédente. Largeur, 0,0147 mètres; épaisseur o,oo33 mètres. Distance des traits, 0,08 mètres. Cettedistance n'a pas changé sous 46 kil. ; sous 5i kil. elle est devenue 0,0804 mètres; sous 61 kil., 0,0812 mètres; sous 76 kil. , 0,0862 mètres. La largeur était de 0,014i mètres, l’épaisseur de o,oo32 mètres. Sous 77 kil. la distance des traits est devenue 0,089 mètres. La pièce a rompu lentement sous 78 kil.
- 16e Expérience, sur une pièce semblable à la précédente. Largeur, o,o3i2 mètres; épaisseur 0,0024 mètres. Distance des traits, 0,09 mètres. Sous36kil., qui était le poids du plateau, cette distance est devenue 0,0906 mètres; sous 4* kil.., 0,091 mètres; sous 61 kil., 0,0976 mètres. La pièce s’est allongée lentement, et a rompu sous 63 kil. Le plateau n’étant pas librp de tourner lorsqu’on a mis les premiers poids, la pièce
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- e*ait un peu tordue. On a laissé ensuite tourner le Poteau, et elle s'est redressée. Les deux parties sépale s étaient fort allongées, comme on Fa indiqué ci-dessus.
- 1Je Expérience, sur une pièce semblable à la présente. Largeur, 0,0296 mètres ; épaisseur, 0,0024 Iiletres. Distance des traits, 0,09 mètres*, sous 46 kil. distance a paru commencer à s’accroître*, sous 1 kil. elle est devenue 0,0905 mètres; sous 61 kil., ,09I4 mètres; sous 81 kil., 0,0972 mètres. La lar-feeur de la pièce était alors 0,0286 mètres; l’épaisseur, r002 2 mètres. La pièce a rompu lentement sou s 86 kil.
- Expérience, sur une pièce semblable à la présente. Largeur, 0,0165 mètres; épaisseur, 0,0024 Setres. Distance des traits, o,o85 mètres. Cette dis— Ce n a Pas paru augmenter sensiblement sous 26,3 •5 sous 28,3 kil. elle est devenue o,o855 mètres; °^s33,3 kil., 0,0872 mètres; sous4'o,3 kil., 0,0913 es. La largeur de la pièce était alors 0,015g mètres; ^epaisseur n’avait pas diminué sensiblement; sous L3 kil. 3 la pièce s’est allongée lentement et a rompu.
- Verre.
- ter
- 9e Expérience, sur un tube de verre. Ce tube était ^uniné par deux anneaux circulaires qui donnaient a facilité d’attacher des ficelles aux extrémités. L011-btienrd’un anneau à l’autre, o, 155 mètres. Diamètre extérieur, variant de 0,0048 mètres à 0,0049 métrés.
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- lié
- Diamètre intérieur, variant de 0,0022 mètres à 0,002^ mètres. On a chargé le plateau de balance en y faisant couler lentement du sable •, le tube a rompu à la fois en plusieurs endroits sous 44A kil.
- 20e Expérience, sur un tube semblable au précédent. Lés deux points de jonction aux anneaux circulaires avaient été renforcés avec de la cire d’Espagne. Diamètre extérieur, de 0,0069 mètres à 0^,0071 mètres. Diamètre intérieur , de o,oo34 mètres à o,oo35 mètres. Le tube a rompu près d’une des extrémités sous 71,9 kil.
- 2 ieExpérience sur un tube semblable au précédent. Diamètre extérieur, 0,0068 mètres à 0,0071 mètres; diamètre intérieur, o,oo3/f mètres à o,oo35 mètres '. le tube a rompu au milieu sous 65,9 kil.
- 22e Expérience sur un tube semblable au précédent. Diamètre extérieur, o,oo54 mètres à o,oo58 mètres; diamètre intérieur, 0,0024 mètres à 0,0025 mètres. Le tube a rompu près de l’une des extrémités sous 4o,4 kil.
- 23e Expérience, sur une tige pleine en verre. Les extrémités avaient été présentées au feu et refoulées avec la précaution de les refroidir lentement, et l’on Y avait formé un gros bouton avec de la cire d’Espagne 5 ce qui permettait de les saisir avec des ficelles. Diamètre à l’une des extrémités , 0,0064 mètres a o,oo65 mètres ; à l’autre extrémité, 0,0070 mètres a
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- L. j * ,
- °’0o71 mètres. La pièce a rompu près de l’extrémité moins grosse sous 54,9 Jk.il.
- "4e Expérience, sur une portion de la même tige, eparée comme ci-dessus. Elle a rompu sous 11 o kil. *, diamètre au point de rupture, o,oo65 mètres à 0,0o66 mètres.
- a5e Expérience, sur une tige pleine en cristal, pré-
- ^arée comme ci-dessus. Longueur entre les extrémités r \ D
- ï 0,70 mètres. Elle a rompu sans secousses, sous
- l64 kil • *, comme on posait un poids de 1 kil. , la
- r^pture s’est faite à la fois en plusieurs points. Les
- ^ Us petits diamètres mesurés près des points de rup-
- *Ure étaient 0,0095 mètres à 0,0097; les plus grands
- °5°°99 mètres à 0,01 mètre.
- Vdses sphériques rompus par V effet dé une pression intérieure.
- 26e Expérience. On a fait un vase sphérique avec j eux pièces de tôle de fer, battues pour leur donner a double courbure nécessaire. Ces deux pièces, for-îfant chacune la moitié du
- vase , se recouvraient
- 1 **ne l’autre de o^oi mètre, suivant la direction d un grand cercle de la sphèée , et étaient assemblées par dos rivets et par une soudure. Dans un des points de gland cercle était soudée une portion de tuyau d environ o,o3 mètres de diamètre, susceptible d êü e Jeiuiee par une vis percée suivant son axe, au moyen
- de laquelle Eintérieur de la sphère pouvait être mis en
- c°mmunication avec une presse hydraulique. Une
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- autre ouverture semblable, mais fermée hermétiquement, avait été pratiquée dans un point placé à l’un des pôles du grand cercle. Cette dernière ouverture était inutile pour l’expérience, mais elle avait été necessaire pour s’assurei1 que la soudure avait été bien faite. Le diamètre extérieur de la sphère, dans le sens du grand cercle contenant la soudure , était eh 0,337 m<3tres, et le diamètre perpendiculaire au plan de ce grand cercle de 0,323 mètres. L’épaisseur de Ia tôle était de 0,0026 mètres. La presse hydraulique forçait l’eau dans une capacité avec laquelle l’intérieur de la sphère communiquait par un petit tuyau-Cette capacité présentait à sa face supérieure une ou' ver Une pratiquée dans un plan horizontal, ayant exactement un centimètre carré de surface. On recouvrait cette ouverture avec une petite plaque eîe cuir sur laquelle on, plaçait des poids qui chargeaient cette plaque verticalement. Le levier de la presse hydraulique était mis en action , il jaillissait autour de la petite plaque de cuir des particules d’eaUî ce qui donnait l’assurance que la pression intérieure surpassait celle qui était indiquée par les poids don* cette plaque était chargée. L’eau jaillissait mêiï^ après que le coup de levier était fini, par l’effet & l’élasticité de la sphère, qui, ayant été dilatée peu" dant le coup de levier, se contractait ensuite. ha plaque de cuir ayant été chargée successivement de 138 kil., la sphère ne parut pas altérée 5 mais la charg6 ayant été portée à 144 kil-7 il se forma à o,o5 mètre5
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- I T q
- de la soudure une très-petite fente de o,o35 mètres de longueur, par laquelle on vit jaillir de.l’eau.
- 27e Expérience, faite sur un vase sphérique sem— Stable au précédent. Le diamètre extérieur, dans le sens du grand cercle suivant lequel la soudure était &ite, était de o,2Ô5 mètres, et le diamètre perpendiculaire au plan de ce cercle , de 0,279 mètres y l épaisseur de la tôle, 0,0024 mètres. La sphère a resisté, îa soupape étant chargée de i5q kil. } elle a foiripu lorsque cette soupape a été chargée de 163 kil.*? fr rupture s’est manifestée par une très-petite fente,, a °}i2 mètres du cercle soudé, et à 0,10 mètres du 1 appendice placé dans ce cercle.
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- Récapitulation des Expériences sur la Résistance des diversdS Substances à une Tension longitudinale.
- IVos.
- Tôle ou fer laminé , tiré dans le sens du laminage Idem.
- Idem Idem Idem Idem
- Tôle ou fer laminé , tiré perpendiculairement au sens du laminage .... .
- Idem . . -......
- Idem. ........
- Idem............
- Cuivre rouge laminé, Idem. . * ..... .
- MOYENNE.
- Plomb laminé. . .
- Idem............
- Idem............
- Idem. . ......
- Idem............
- Idem............
- moyenne.
- »
- mill. mill.
- 9&
- 6,S
- 7.3
- 8.3
- 7.3
- 7,3
- 6.1
- 7.2
- h
- 11,2
- 11,6
- 5o,4 20,2 29,6 3 4,7
- 16, 5
- 1.5
- 1.5
- 2.6
- 2.4
- 1.5
- 2,3
- 1,0
- 2,2
- i,5
- 1,2
- 1,8
- a,a
- 3.3
- 2.4
- 2,4
- 3.3
- 2.4
- POIDS
- QUI A PRODUIT
- lie 1er allongement observé.
- kilog.
- 365
- 3ig
- 7i3
- 635
- 376
- 536
- 216 381 286 2 66
- 123
- 268
- 106
- 76
- 46
- 36
- 5i
- 28,3
- La rupture
- kilos
- 4S8 374 823 qo5 46i 68 6
- 24
- 53i
- 35i
- 3i6
- 269
- 4o5
- 166
- 116
- •86
- 63
- 78
- 4i,5
- POIDS
- QUI A PRODUIT la rupture parmiUioi carré.
- kilog.
- 36,i
- 39,6
- 43.3
- 45.4
- 39.4
- 40,9
- 4o,8
- 39.5
- 33.5 33,4 39,3
- 36,4
- 20
- 22,2
- i,65
- 1,74
- 1,21
- 0,84
- 1,61
- i,o4
- 1,35
- DIAM ïntér. ÈTHE Extiir.
- 19 Tube de verre . . . mill. 2,3 mill. 4,85 44,4 3,i
- 20 2,45 7 7^9 2,47
- 21 Idem 3,45 6,95 65,9 2,3
- 3^ ; Idem . , 2,45 5,6 40,4 2,o3
- ^5 Tige pleine en verre. . . 6,45 54,9 1,68
- 24 Partie de lamême tige 6,55 110 3,26
- 25 Tige pleine en cristal . • 9,6 164 2,27
- MOYENNE. . > • 00
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- MÉLANGES.
- indication de trois sujets de prix, proposés par la so-Cleté d?encouragement de Paris, dans sa séance du 22 novembre 1826 pour être délivrés en juillet 1828.
- Cordes a boyau pour les instrumens de musique. — a société propose 1111 prix de 2000 fr. pour celui qui Prouvera qu’il peut fabriquer constamment, et assez économiquement pour soutenir la concurrence étran-ï3ere, des chanterelles égalant, en qualité, les meilleures chanterelles de Naples ; et pour laisser aux concurrens a plus grande liberté possible, sans établir entre eux s conditions inégales, la société a arrêté : i° que teOx qui voudront concourir se feront inscrire au secrétariat de la société avant le Ier mai 1828 ; 20 qu’ils feront tenus de fabriquer des chanterelles avec les festins faisant partie de leur approvisionnement or-oaire-, 3° que des commissaires seraient nommés Pai la société, pour suivre les opérations du concours ;
- préviendront les concurrens huit jours à l’avance, ? 11 de leur donner le temps de s^approvisionner. Au l°Oi marqué, ils se rendront à leurs fabriques, pour Ul^le toutes les opérations j on prendra des mesures P°ur que les divers concurrens reçoivent les eommis-'tom. in. g
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- saires à peu près à la même époque; 4° les commis" saires recevront de la société des instructions parlicu-lières sur les précautions qu’ils auront à prendre pou** constater l’état des intestins au commencement de l’opération, et pour suivre toutes les modifications qu’ils subissent avant d’être transformés en chanterelles. Toutes les opérations étant achevées ^ les paquets seront scellés et adressés au secrétariat de la société ; 5° les concurrens devront fabriquer au moins quatre paquets de chanterelles sous les yeux des commissaires ; 6° la commission chargée de l’examen des produis fera acheter d’autres paquets de chanterelles de première qualité chez les divers concurrens ou dans leurs dépôts, et ces paquets tirés du commerce, et résultant de leur fabrication ordinaire seront exami nés en commun avec les pièces du concours elles-mêmes; n° la société fera venir aussi des chanterelles de Naples des fabriques les plus renommées ; ces chanterelles seront soumises aux mêmes épreuves que les chanterelle5 françaises , et le prix sera décerné à celui des concurrens qui aura pu soutenir la comparaison.
- Teinture des chapeaux en noir. — Un prix de 3ooo fr. est proposé pour celui qui indiquera un procédé de teinture en noir pour chapeaux, tel que couleur soit susceptible de résister à l’action prolongée des rayons solaires, sans que le lustre ou la souplesse des poils en soit sensiblement altéré. Les condition5 essentielles à remplir par les concurrens sont les suivantes : i° les mémoires seront remis avant le ier maJ
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- ^8*5 2° les procédés y seront décrits d’une manière aire et précise, et les doses de chaque ingrédient y Seront indiquées en poids connus*, 3° chaque mémoire Sera accompagné d’échantillons teints par les procédés
- Proposés.
- Conservation de la glace. — Un prix de 2000 fr.
- ûnL *
- 1 proposé pour l’établissement de glacières domes-h^ues. Voici les conditions auxquelles il faudra salis-1Ie •' l° l’appareil devra être tellement construit, Cllle ^es frais d’établissement soient peu coûteux, qu’il ^ la forme d’une sorte de meuble transportable, P°Ur se prêter aux déménagemens, et qu’il soit facile e le sortir de la cave pour le remplir de glace pen-ailt les rigueurs de l’hiver*, 20 il devra être propre ^ contenir assez de glace pour qu’en évaluant à 400 1 * la consommation annuelle d’un ménage, on
- ÎVll* ü 7
- ^ Ssey trouver pendant l’été cette provision*, cepen*-. 'cCs 4°o kil. pourront être partagés en deux ou s vases, si l’inventeur y trouve plus de facilité de ^ * lsP°rt et plus d’économie*, 3° chaque kilogramme ^ glace ne devra pas coûter plus de 3 centimes en prenant l’intérêt du capital employé à l’acquisi-u de 1 appareil, et supposant que la glace ne coûte feeïl en hiver; 4° il devra être facile d’ouvrir et de ^ appareil, pour y déposer, dans la partie Vl<lée de glace, les vases de ménage contenant substances alimentaires quûm veut préserver de la p- ruP^ion pendant les temps chauds et humides ; 5° cuteur rédigera un mémoire où il exposera tous
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- les détails de son appareil, afin d’en rendre laçons-* truction facile, et décrira les soins nécessaires pou*' enfermer la glace dans l’appareil et la conserver; il serait même convenable qu’il formât ou fît établir une fabrique où son appareil serait construit à un prix fixé; 6° Fauteur aura dû, avant l’époque déterminée pour la délivrance du prix, faire les épreuves nécessaires sous les yeux des commissaires délégués par la société d’encouragement, qui se rendront certains par le fait, que toutes les conditions exigées sont remplies.
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- TABLEAU
- ^es Patentes et Brevets pour des objets d’industrie >
- Délivrés pendant les mois de janvier et février 1826.
- JANVIER.
- KN ANGLETERRE.
- t ^ 'Lmes Ogston et
- anies-Thomas Bell, ho
- ,,&eisj pour l’importatio
- uo perfectionn. dans ]
- Ostruclion des garde
- J;mPs de différentes foi ïïies.
- 4 Richard Evans, 1 fp°!1.adlcr » pour des pei c 10unnemens dans 1< ^Ppareüs et les procéda
- ^ rfisliJlation.
- A Henry Houldswortb, jeune, filateur de coton, ** Manchester, pour des pertectionnemens dans les Machines h imprimer , le gouvernent venant d’en oaut, aux bobines, tubes autres instrumens sur
- EN FRANCE.
- Au sieur Vinçard ( Bonaven-ture-Auguste ), artiste à Paris , quai aux Fleurs, n. 21 , un brevet d’invention de cinq ans, pour un tissu qu’il appelle mexico-français, destiné à fabriquer des chapeaux.
- Aux sieurs Paturle-Lupin et compagnie , négocions , demeurant à Paris, rue Lepelletier , n° 2, un brevet d’invention de cinq ans , pour une machine qu’ils appellent èpeutisseuse, destinée h dégager les tissus de toute espèce de nœuds, vrilles et autres aspérités qui se trouvent sur leur surface.
- Au sieur Carette ( Louis ), ferblantier-lampiste à Lille , département du Nord , un brevet de perfectionnement et d’addition à son brevet d’invention de cinq ans, du 5i décembre 182O, pour une lanterne portative de sûreté à cylindre mobiles , û
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- lesquels s’enroule le fil , dans le filage, le renvi-dage et les machines à retordre.
- ÂBenjaminNEWMARCK, pour une méthode perfectionnée d’éprouver les armes à feu.
- l’aide de laquelle on peut, sans craindre l’incendie , parcourir les magasins etétahlissemens renfermant les matières les plus inflammables.
- Au sieur Barnet (Isaac-Cox)» consul des Etats-Unis d’Amérique , demeurant à Paris , rue Plumet, n° i4, un brevet d’importation de quinze ans pour un procédé propre à convertir le fef en acier.
- A John Rothwell , fabricant de rubans de fil, pour des perfectionn. dans les armatures de métiers à fabriquer diverses espèces de tissus.
- Au sieur Saint-Etienne (Fran' çois-Xavier), fabricant de fécule» à Paris , rue de la Colombe » n. 4 » un brevet d’invention de cinq ans , pour une machine propre à séparer, au moyen d’un tamis mécanique qu’il appelle accélérateur, la fécule de pomme de terre, de son parenchyme ou
- A Henry-Anthony Key-m an s , de Londres, pour l’importation de perfec-tionnemens dans la construction des appareils et travaux propres à la navigation intérieure.
- A John-F rédéric Smitii, pour des perfectionnera, dans la méthode de préparer, filer et doubler la laine , le coton et autres matières filamenteuses.
- mare.
- Au sieur Brasseux (Charles-François) , graveur, à Paris , au Palais-Royal, galerie Richelieu » n. 3 , un brevet de perfectionnement et d’addition h son brevet d’invention de cinq ans, du iet décembre dernier, pour un ca-chei à cinquante côtés et suscep' tible d’augmentation.
- Ausieur Pigeait (Nicolas-Eloi)’ parfumeur à Paris, cour Batave» n. 7, et rue Saint-Denis, n. 184» un brevet d’invention de ciufl ans, pour une huile qu’il nom#16 huile de castor, propre à fait10 croître les cheveux.
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- A William Wiïïtfield, Birmingham, pour des perfectionnemens dans la fabrication des anses de poêlons, chaudrons et au-tres vaisseaux de cuisine , oussi bien que des anses de théières , et autres
- objets.
- A Benjamin Cook, fondeur en cuivre , pour des perfectionnemens dans la fabrication des^ gonds de différentes formes.
- A Abraham-Robert Lo-^£nt , négociant , pour one méthode d’appliquer, ^ans danger la vapeur aux chaudières , tuyaux j ot appareils disposés pour produire, transmettre et régler les divers degrés de chaleur , dans plusieurs procédés employés pour faire bouillir , distiller , évaporer , épaissir, dessécher , chauffer, etc.
- A sir Robert Seppings , inspecteur de la marine, pour la construction perfectionnée des mats généralement connus en Angleterre , sous les noms de made inasts et triade boivspriis,
- A Robert Stepiiensox , Pour un moyen de remé- |
- Au sieur Large (Benoît), quai Peyrollerie, n„ 133, à Lyon, un brevet d’invention et de perfectionnement de quinze ans,pour deux systèmes de chaudières propres aux machines à vapeur.
- Au sieur Reboül (François), rue Trigame, n. i, à Marseille, département des Bouches-du-Rhône , un brevet d’invention de dix ans, pour une soie qu’il appelle scm$ fin ou rondin.
- Au sieur Falatieu (Joseph) , à Paris, rue Joubert, n. 26, un brevet d’invention et de perfectionnement de cinq ans, pour des perfectionnemens apportés à la fabrication des fers en barre.
- Au sieur Rimbert (François-Narcisse) , lampiste-mécanicien, à Paris, vieux marché Saint-Martin, n. 15, un brevet d’inven tion de cinq ans, pour une lampe mécanique.
- Âù sieur Arnaud (Pierre),ancien capitaine d’artilierie, repré-
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- dîer à l’extrême frottement de la circonférence des roues de chariots et voitures de transport, en usage sur les chemins de fer ou à rainures, et autres routes publiques.
- senté à Paris , par le sieur Der~ ville, banquier, rue de Grenelle-" Saint-Honoré, n. 29, un brevet de perfectionnem. et d’addition1 à son brevet d’invention de cinq ans, qu’il a pris le 5o juin 1819, et dont la durée a été prolongée de dix ans, par ordonnance du roi du 20 juin 1824, pour des machines destinées à la construction des roues de voitures.
- Au sieur Théron (Jean-Pierre) , menuisier-mécanicien, rue du Rosier, n. 2, à Lyon, département du Rhône, un brevet d’invention de cinq ans, pour une cantre, ou machine propre à ourdir la soie.
- Au sieur Laignel (Jean-Bap-tiste-Benjamin), chez le sieur Tiaffet, place des Terraux, n. 1, à Lyon, département du Rhône, d’un second brevet d’addition et de perfectionnement à son brevet deperfectionnementdequinze ans,qu’ilapris,le 22 juillet 1820, pour un système de navigation sur les fleuves et rivières dont la rapidité est un obstacle.
- Au sieur Sharp (Thomas), de Manchester, représenté à Paris par le sieur Giraudeau, rue du Mail, n. 1 , un brevet d’importation de quinze ans, pour une machine qu’il nomme Mulljenny perfectionnée, propre à filer le coton et la laine et toute.autre matière filamenteuse.
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- Au sieur Cordier (Jean-Marie), mécanicien à Béziers, département de l’Hérault, un brevet d’invention de cinq ans, pour une pompe à double effet.
- FÉVRIER.
- A Robert Rigg , p( nouvel appareil condenser applicable £ appareils en usage dans préparation du vinaig A Josias - Christop Gamble , pour des ap]
- ïeils K 1
- “‘auon et la cristallis des matières aiumint et autres sels et solu eristallisables, dont < ques-uns sont applic; aux opérations géné d’évaporation , dis
- don, d’épaississemen
- dessèchement, et p eulièrement b la géi bon de la vapeur.
- A William Maviie ^Ailliam White , et ders, pour de nouv perfectlonnemens ap lés dans La fabricatior chapeaux.
- Au sieur Fouaciik aîné, constructeur de navire au Havre , un brevet d’invention de 10 ans, pour un système de bateaux bordés avec des planches croisées ;
- Au sieur Duvoir, mécanicien à Paris, rue delàHoussaie ,n° 1 bis, un brevet 'd’invention de dix ans, pour un lit à extension de la colonne vertébrale.
- Aux sieurs Marîotte , chimiste, et Bertijault, ingénieur des ponts et chaussées, à Châ-lons-sur-Saône, un brevet d’invention de quinze ans , pou r la construction des toitures, plafonds, planchers, cloison s, etc., à l’épreuve du feu, au moyen de fds métalliques revêtus en dessus eten dessous d’un enduit quelconque.
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- À Hugh Evans, pour «ne méthode de rendre les navires et autres bâti-mens mus par la vapeur, plus sûrs en cas de danger de coulage , ou pendant le temps qu’on emploie à les réparer dans l’eau.
- A William Chapman , pour des perfectionne-mens dans les machines propres aux chargement et déchargement des navires , vaisseaux et autres bâtimens.
- Au sieur Finot, de SaulieU > représenté à Paris, par le sieur Laligant, rue Meslée , n. 28, ufl brevet d’invention de quinzeans» pour une composition en carton imprégnée de divers oxides des-tinés à remplacer les cuirs à ra-soir, et qu’il appelle euthégo^e ou bon aiguiseur.
- Au sieur Tulloch , de Lo»' dres , un brevet d’importation de quinze ans , pour une méca" nique propre à scier le marbre et la pierre, et à faire des rainures.
- A Benjamin Cook, fondeur en cuivre , pour des perfectionnemens dans la fabrication des fils dé diverses espèces.
- A William Warren , pour l’importation de perfectionnemens dans la manière d’extraire les substances médicinales de l’écorce de l’arbre Péruvien, ou parties connues sous les noms de quinine et cinchonine , et de préparer les différens sels où ces substances peuvent servir de bases.
- A John-Lane Higgins , pour des perfectionnemens dans la construction des mâts , verges, voiles , agrès de navire est vais-
- Au sieur Mahiet fils , arquebusier à Tours, un brevet d’invention de cinq ans , pour un fusil à percussion perfectionné.
- Aux sieurs Dumon frères et Poitevin , à Pont - de - BordeS (Lot-et-Garonne) , un brevet de perfectionnement de dix ans > pour un appareil distillatoire continu , ambulant, fixé sur une charette , et condensant sans Ie secours de l’eau.
- Au sieur Lepaute, horloge1”’ à Paris, rue St.-Honoré ,n. 247’ un brevet d’invention de ciIl(j ans, pour deux machines serva11 û procurer à la combustion dl1
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- seaux, et dans ie plan usité pour manœuvrer ou naviguer avec ces objets.
- A Benjamin Newmarck
- U Charles B ois s er, pour une machine applicable au moyen de suspendre st d'attacher avec sécu-rité , les croisées , portes, volets , blindes et autres objets.
- A Thomas Walter, fabricant de chapeaux de paille , pour des perfec-tionnemens dans la fabrication des tresses de paille destinées k faire des bonnets , des chapeaux et autres objets.
- A Charles Wiiittaw, pour des perfectionnerons dans la manière d administrer les médecins par Faction de la vapeur.
- 5 A ArnoldBuffijm, pour ^importation de perfectionnement dans la fahri-oation et la teinture des chapeaux.
- A James Fraser , pour des cabestans et vindas d une construction perfectionnée.
- gaz une lumière constante et ré gulière.
- Au sieur Boucarut , peintre-doreur, à Paris , rue de Cléry, n. 11, un brevet d’invention de dix ans , pour des procédés propres à la confection des panneaux inaltérables à l’usage de la peinture.
- Au sieur Klepfer- Dufaut , facteur de pianos , rue Louis-le-Grand, n. 20, à Lyon, un brevet d’importation et de perfectionnement de dix ans, pour un forté-piano de nouvelle construction.
- Au sieur Barnet , rue Plumet, n. 14, à Paris, un brevet d’importation de quinze ans, pour de nouveaux procédés de fabrication de chapeaux.
- Aux sieurs Julin-Âchard et G‘«, négocians,rue de la Gerbe, n. 13 , k Lyon , un brevet d’invention et de perfectionnement de cinq ans pour des bains portatifs k domicile.
- Au sieur Lenoir , quai de la Mégisserie , 11. 66, k Paris, un brevet d’invention et de perfectionnement de dix ans , pour des procédés de production, de conservation et de transport de la
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- À Benjamin Newmarck, pour des moyens de préserver les vaisseaux inté rieurement et extérieurement tant sur terre que sur l’eau.
- Au même, pnur une composition qui préserve le bois de charpente , et autres substances de la pourriture sèche et d’autres accidens.
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- glace, et pour son application à divers objets d’utilité.
- Aux sieurs Allen et VaniioL" tem , fabricants d’aiguilles , rue de l’Echiquier, n. 4 > et rue Ha' melot, n. 5o , à Paris, un brc-vet d’invention de dix ans , pour une scierie portative propre à scier le marbre et la pierre.
- Au sieur Warnecke, h Nancy? un brevet d’invention de cinq ans? pour un instrument de musique qu’il appelle guitare-basson.
- Au sieur Smith , de Londres ? représenté à Paris par M. R1' vière, rue du Port-Mahon, n. ù ? un brevet d’importation de cil* ans , pour la préparation d’m1 extrait composé des parties sah1' bres du malt et du houblon, au moyen duquel il obtient les d\' verses espèces de bière.
- Aux sieurs Duvoir, HeurtAUL1^ et Morin , à Paris , un brev®1 d’importation et de perfection' nement de dix ans, pour un sys' tème de routes suspendues.
- Au sieur Leciiartier, profe»' seur de dessin et de mathématc ques , rue Croix-des - Petits*' Champs , hôtel de l’Univers , a Paris, un brevet d’invention d0 dix ans , pour une machine pr° pre à la fabrication des cloUs d’épingle.
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- bulletin bibliographique.
- Tous les Ouvrages
- annoncés dans le Bulletin se trouvent à la librairie
- de l’industrie, rue Saint-Marc, n. io.
- jj
- IS/T°/fE descriptive de la machine a vapeur , traduite e i anglais Stuart , précédée d’une introduction expo-Sant la théorie des vapeurs , suivie delà Description des Pejfectionnernens faits en France , et des considérations générales sur l’emploi de ces machines ; t vol. , 1827, avec 6 S a«ches. Paris, à la librairie scientifique et industrielle , e MM. Malher et Cie., passage Dauphine -, et à la librairie e 1 industrie, rue St.-Marc, n. 10.
- en*ra<luction a été faite sur la 3e édition qui a eu lieu ngleterre, ce qui annonceqtte l’ouvrage a été goûté dans 11 pays où P on doit être bon juge de la matière qu’il traite, ^aducteur a supprimé la description de quelques ma-j, lnes anciennes agissant par l’air échauffé , parce qu’outre ^ C(>nvenient de ne point avoir de rapportavec les machines c iVaPeur proprement dite , elles avaient encore peut-être Ul ne pouvoir fonctionner.
- Quelques notes répandues dans la traduction sont desin tfS 3 ^ac^iter l’intelligence des objets décrits ) et pour c, re ouvrage à la portée des personnes qui n’ont au-tr ^ no^on sur la nature et la propriété de la vapeur , le j. Ucteur a cru devoir placer en tête de l’ouvrage une in-
- , ----- ica uecuuvertes îanes uepuis 1 année
- époque de la publication de la 3e édition de l’ouvrage de M, otuart , et quelques considérations générales sur les parties qu il regarde comme les plus importantes delà machine a VaPeur et l’application de ce moteur.
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- L’ART DU JARDINIER
- Dans la culture des arbres fruitiers et des plantes potagères i par A. J. Mérault • r vol. in-12. Paris, 1827, à la U' brairie scientifique et industrielle de Malher et Cie, et à celle de l’industrie, rue Saint-Marc, n. 10.
- L’auteur a divisé son ouvrage en trois sections ; dans la première section , il traite des objets nécessaires ou utile5 à la culture des jardins fruitiers et potagers, tels que l'arrosoir , la bêche , la binette, la brouette , la charette , la cisaille de jardin, la claie, le cordeau, le cueilloir, les échelles, Péçhenilloir, le rateau , la ratissoire , les treillages , les paillassons , les cloches, les couches, etc., etc. Il a placé dan* cette section le Calendrier du jardinier , contenant l’état des travaux et des récoltes de chaque mois de l’année.
- La seconde section comprend la culture des arbres fruitiers , et la troisième celle des plantes potagères.
- Cet ouvrage est terminé par un état nominatif des jardiniers-fleuristes et pépiniéristes de Paris , et par une table alphabétique des noms botaniques et vulgaires des arbres fruitiers et des plantes potagères.
- BOTANIQUE
- Du droguiste et du négociant en substances exotiques ; traduit de l’anglais de Thomson, par M. E. Pelouze , u» vol. in-12. Paris , 1827, à la librairie scientifique et industrielle de Malher et G»e, et à la librairie de l'industrie? rue Saint-Marc, 11, 10.
- Ce petit ouvrage est extrait d’un savant traité que vient de publier à Londres le docteur Anthony-Todd Thomson* Parmi les objets qui y sont traités, comme les plus importa 11s à bien connaître pour la médecine et les arts , on peut citer les articles suivans, Aloès , Au gus turc , Canelle j Camphre, lpécacuana , Opium , Quinquina, Rhubarbe , Séné ? etc., etc.
- Quoique ce traité ne paraisse pas s’adresser directement aux disciples d’Esculape , puisque le traducteur en a banni
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- i«df Ce-<^u* ’ dans l’original, se rapportait précisément aux ICalionsdela médecine et au mode d’emploi dans les mala Co ’• je,s dians ne doivent cependant pas le dédaigner* 1 Slderé sous le rapport de l’histoire naturelle des végétaux, ^ntre Parfaitement dans le cadre de leurs études. Les de6^ eû Phannacie spécialement y trouveront la solution ,lea des questions qui sont de nature à leur être pro-P°Sets dans ils examens.
- p
- q^^P6^^traité, dans lequel les matières sont rangées par
- Th
- publication
- pai
- 0 in sou.
- appendice , qui termine l’ouvrage , traite aussi, par* amre alphabétique, d’un certaiu nombre de végétaux in-^S^nes ou naturalisés en France ; on y signale les plantes iu‘ s°nt vénéneuses.
- Produits bitumineux des mines de Lobsann.
- de^b* a plusieurs découvertes dans l’art de confectionner Ou mnS morl;iers, cimens et mastics. Parmi les plus remar-des • ’ nous distinguons celle du bitume que l’on extrait h.h‘llUne* de Lobsann, situées dans le département du Bas-sat'10?* Pr®s de Wissembourg , et dont l’emploi est des plus s*arsans comme des plus généraux.
- der 0tlS^S^an^ à température ordinaire , susceptible de cé-forte Van*' de se rompre, quand il subit une traction un peu An p’ ^^appiatit sans se briser , lorsqu’il est comprimé, polis a chaud 3 il adhère fortement à tous les corps non ln | ne sont ni gras , ni humides à leur surface. Il est s’u°'r daas l’eau , et très-peu soluble dans l’alcool ; il ]yj aJec ^es huiles grasses et les résines.
- Cu ‘ Pdlix Dournay, propriétaire de ces mines, s’est oc-de" .a^ec. un P^11 succès de la préparation de deux espèces }e P*°duits : Pun appelé brai ou goudron minéral, qui est inej\Ume T>ur , s’emploie comme enduit, générale-
- 1 Sur tous les corps qu’on veut garantir de l’humidité, °tt “«“serverdans i’eau.
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- L’autre , est le mastic minéral bitumineux, qui peut veiiï'4 placer le ciment des anciens dans les constructions hydrau" tiques et autres , et qui s’applique avec un grand avantage aux couvertures des bâtimens en terrasses , aux chapes de voûtes , aux rejointemens des maçonneries, etc.
- La Société d’encouragement pour l’industrie, et le JuvV de l’exposition de 1823, ont l’une et l’autre décerné des médailles à M. F. Dournay., pour cette découverte ; une commission nommée à Brest par le ministre de la Marine et celle instituée par M. le Directeur général des Pbnts-et' Chaussées et des Mines , ont fait des rapports entièrement favorables sur ce bitume.
- Nous ne donnerons pas de plus longs détails sur cet inu portant produit, susceptible de recevoir de nombreuse5 applications ; mais on pourra s’en procurer de plus étendu5 en s’adressant à M. Sehmid, qui en tient à Paris le dép^ générai, rue du Faubourg St.-Denis, n. 88.
- IMPRIMERIE DE SELLIGUE , RUE DES JEUNEURS, N. 14.
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- (IIIe VOLUME.) juXt » S*7.
- 31m.
- JOURNAL
- ^^CIUALEMËNÏ destine a rêtand're les connaissances utiles
- A L'INDUSTRIE GÉNÉRALE , AINSI QUE LES DECOUVERTES ET LES ^ÉFECTtONNEMENS DONT ELLE EST JOURNELLEMENT L’OBJET-
- SUR LES AGENS CHIMIQUES.
- Ï^armi les forces que l’industrie emploie, il en est ^Oxdans la nature dont elle tire un très-grand parti, *Ws des Vues fort différentes.
- L’une est cette 'force en vertu de laquelle les corps s°ot attirés vers le centre de la terre, que, comme on 5 on a nommée gravité ou pesanteur, et qui sert ^ 1 homme pour imprimer du mouvement a des nias-^ î a des pièces matérielles destinées à executer quel-travail industriel.
- L autre est une force intestine, pour ainsi dire mystérieuse , qui agit sur les molécules dont les differens ^°rps de la nature sont formés, et qui donne à 1 in-**strie la faculté de varier presqu’a l’infini la na-
- tom. iii ,n
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- ture, la constitution intime des combinaisons mate* rielles qu’elle veut produire.
- Les agens mécaniques sont les représentans de la première, les agens chimiques sont ceux de la seconde.
- Nous allons essayer dans cet article de faire connaître l’allure de cette dernière force dans ses principaux modes d’action, et d’en expliquer les phénomènes les plus généraux, dans l'espoir d’être utiles à eeu* qui seraient étrangers aux connaissances chimiques.
- Cette force se présente évidemment sous deux faces fort distinctes.
- On la voit, d’un côté, tenir les molécules maté" rielles unies entre elles et former des masses; on la voit, de l’autre, varier d’intensité dans son action? suivant les natures respectives des molécules sur les" quelles elle s’exerce.
- Quelquefois elle semble se refuser à réunir certain8 corps moléculaires entre eux , et souvent elle se montre si active entre deux corps^ que, si l’un d’eux es1 déjà engagé dans une combinaison, il suffit de la pr6" sence de l’autre pour détruire la combinaison, à quelle un de ces corps arrache l’autre pour se comb1" ner avec celui-ci de préférence.
- On connaît bien les effets de cette force, ma*8? comme en beaucoup d’autres cas, on en ignore cause.
- On l’appelle attraction moléculaire , pour exprimef l’ensemble des phénomènes qu’elle présente. BJauSï'cS
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- dénominations expriment plus spëcialemeut ses diffé-fens modes d’action.
- On nomme adhérence, la cause qui fait que deux surfaces appliquées l’une sur l’autre résistent plus ou ^oins à leur séparation, suivant que le contact des Molécules respectives des deux surfaces est plus intime.
- Ainsi une plaque de bois ou de métal ^ qu’on fait toucher, par exemple, à une surface liquide, résiste, Par adhérence, à la séparation, d’une manière fort
- sensible.
- On nomme cohésion la cause qui attache les moié-Cules les unes aux autres dans un corps, et qui s’oppose, avec plus ou moins de force , à tout ce qui peut tendre à les détacher.
- Quelle que soit la nature du corps, elle agit sur les molécules pour les unir ou pour les maintenir unies, faiblement pour les uns, et à différens degrés d intensité pour les autres.
- Cette variété d’action a donné lieu à distinguer les c°rps en trois classes : les fluides aériformes, les liquides et les corps solides.
- Ça cohésion est très-faible entre les molécules d’un üuide aériforme, comme l’air atmosphérique, par ^xemple* moins faible entre celles d’un liquide; plus 01 te entre les molécules d’un corps solide, et notamment d un corps dur.
- Enfin, on nomme affinité la cause en vertu de la-quelle on voit qu’un corps s’unit de préférence à telle
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- nature de corps qu’à telle autre, et forme un composé qui ne ressemble plus, par ses caractères, ni à l’un ni à l’autre de ses composans.
- C’est là, sous ces diverses formes, cette puissance universelle, toujours agissante, qui régit, dans les opérations de la nature et des arts, toutes les combinaisons qu^on voit journellement avoir lieu entre les diverses espèces de corps.
- La substance composée qu’on nomme végétal, plante , se forme par la combinaison des molécules du sol et de l’air atmosphérique , unies par Faction de l’affinité.
- Les matières animales se forment, à leur tour, par la combinaison des molécules végétales et de l’air atmosphérique , opérée pareillement par l’action permanente de cette force } de telle sorte que la matière terreuse semble passer à l’état de matière végétale , celle-ci à l’état de matière animale, qui rend à la terre les principes constituons qu’elle a reçus des végétaux.
- Le monde matériel est ainsi une succession non interrompue de compositions et de décompositions qui donne naissance à cette variété infinie de substances que nous offre la nature.
- En empruntant cette force à la nature, les arts industriels opèrent aussi des compositions et des décompositions, non pas assurément avec la même étendue de puissance, non pas avec le pouvoir de l’imiter dans ses merveilles, mais assez du moins pour défaire des
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- Combinaisons qu’elle nous fournit, ou pour faire des combinaisons utiles que nous n’y rencontrons point. La nature et la connaissance de quelques-unes de ses L)is nous donnent ainsi les moyens de multiplier et de varier ses produits.
- La manière dont cette force agit est toute mystérieuse, parce qu’elle ne fait pas mouvoir sous nos yeux ^es masses sensibles ; elle semble ne s’exercer que sur içs molécules les plus déliées, les plus élémentaires ries corps *, et deux choses sont nécessaires pour qu’elle °Pere, soit comme puissance de combinaison ou de disposition, soit comme puissance de décomposition, Car elle se présente à nous sous ce double aspect.
- La première, c’est que les molécules des corps qui doivent s’unir soient libres , c’est-à-dire que les corps soient amenés préalablement à un grand état de division ; car la force de cohésion, qui retient les mole-chles unies entre elles, nuit ou s’oppose a 1 action de Affinité,, qui tend à opérer une combinaison nou-Velle de deux corps entre eux.
- La seconde, c’est que les deux corps à combiner s°ient de nature à s’y prêter^ ou, en d’autres termes, ils aient de l’affinité l’un pour l’autre.
- Ainsi donc, pour former une combinaison entre d^ux ou plusieurs corps, il faut d’abord détruire la °rce de cohésion qui lie leurs molécules respectives.
- On le fait en réduisant les corps en poudre fine, *s°ns plutôt en interposant un fluide entre les mole-
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- cules, pour les tenir à distance, et les livrer, libres de toute cohésion, à l’action de l’affinité.
- Expliquons-nous sur ce point. Prenez de la neige, par un temps froid , à quelques degrés au-dessous de zéro ; mêlez-îa avec du sel commun en poudre; les molécules visibles de l’eau glacée et du sel resteront dans le même état : la puissance de combinaison ne l’emportera pas sur la force de cohésion qui unit les molécules respectives des deux corps.
- Faites fondre la neige, c’est-à-dire faites que les molécules élémentaires d'eau, moins rapprochées les unes des autres , aient moins de cohésion entre elles, et versez le sel dans l’eau, la solution s’opérera, et d'autant plus vite que le sel sera réduit en poudre plus fine; et il y aura une telle union, une union si intime entre les molécules les plus déliées de l’eau et du sel, que vous n’apercevrez plus celui-ci à la vue : le liquide sera transparent.
- Réduisez en limaille très-fine du zinc et du cuivre; faites-en le mélange. Quoi que vous fassiez à froid, les molécules resteront séparées, et vous continuerez de les apercevoir ainsi fort distinctement à l’œil nu.
- Mais faites fondre le cuivre, ce qui revient à interposer le calorique entre ses molécules et à détruire en grande partie la cohésion qui les unit, et en y mêlant la limaille de zinc qui s’y fondra, vous aurez un alliage dans lequel vous ne pourrez plus, à l’œil? distinguer les molécules des deux métaux.
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- C’est là le premier aspect sous lequel on peut considérer la puissance de combinaison, et ce n’est point tout ce qu’elle peut faire, ainsi que nous le verrons plus loin.
- Considérons-la maintenant sous un autre point de
- vUe.
- Prenez du sable ou de l’argile; réduisez-les en P°udre, comme on l’a supposé pour le sel ; versez-les ^ans Feau : quelque impalpable que soit la poudre , v°us ne parviendrez jamais à faire disparaître cette poudre; elle se mêlera à l’eau,mais elle la troublera, Ce qui veut dire qu’à l’œil les molécules resteront Pactes et visibles telles qu’elles étaient, et se sépareront par le repos, en se précipitant au fond de *’eau.
- Vous voyez ici que la puissance de combinaison n’a pas d’action sensible entre les molécules d’eau et C(dles de sable ou d’argile ; ce sont deux natures de c°rps qui n’ont pas de tendance à s’unir, comme on a vu pour le sel et l’eau.
- Qn pourrait dire que le premier degré de puissance e combinaison qui s’exerce entre deux corps se ma-^feste par la division extrême des molécules que l’un es deux opère sur l’autre, au point de faire dispa-*aitre ces molécules à la vue, comme cela arrive avec
- u sucre sur lequel on verse de l’eau en quantité suf-
- osante.
- ®t il faut remarquer, ainsi que nous le disions P Us haut, que, pour donner toute liberté d’action
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- à cette force, un des deux corps, au moins} doit être* en général , à l’état fluide, soit par sa nature, soit en le rendant tel par quelque agent convenable.
- Pour l’eau et le sucre, par exemple, ou pour l’eau et le sel, la puissance de combinaison ne va point au-delà de ce premier degré : les molécules du sucre ou du sel disparaissent à l’œil, à la vérité, mais elles existent encore dans l’eau, comme sucre, comme sel ? avec toutes leurs qualités propres, hormis leurs formes visibles \ c’est plutôt un mélange bien intime qu’une véritable combinaison.
- Avec d’autres corps la force se montrera sous un .autre aspect.
- Versez du vinaigre sur une certaine quantité de chaux bien pure en poudre ; non seulemen t la chaux disparaî tra à l’œil, mais le vinaigre et la chaux formeront une combinaison dont les propriétés physiques seront différentes de celles des deux composans.
- Ce n’est plus de la chaux , ce n’est plus du vinaigre, ce n’est pas non plus, et à plus forte raison, un simple mélange des deux ; c’est un corps , un produit nouveau , une combinaison artificielle qui a ses propriétés spéciales, permanentes, car ses principes constituant ne peuvent plus désormais se désunir d’eux-mêmes.
- Cette union des molécules de vinaigre et de chaux n’est cependant pas indestructible : la force qui la maintient entre ces deux corps a son degré, sa li" mite, d’après leurs natures respectives. Tel autre
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- acide, par exemple, qu’on verserait sur cette comhî*> Raison i pourrait s’emparer de la chaux et s’y combiner, après en avoir séparé les molécules de vinaigre, 011 bien quelque autre corps que la chaux pourrait s unir au vinaigre, à l’exclusion de la chaux, et celle-C1 se séparerait de le première combinaison.
- On dirait, dans le premier cas, que l’acide qui chassait le vinaigre a plus d’affinité avec la chaux que le vinaigre* et dans le second cas, que le corps qui précipiterait la chaux a plus d’affinité avec le vinaigre ({Ue n’en a la chaux.
- Or, il pexit arriver que telle combinaison de deux Corps soit de nature à subir une suite de decomposi-dons et de recompositions instantanées de celte es-Pèce, jusqu’à ce qu’enfin on ne trouve plus de corps ^ui puisse chasser directement l’un ou l’autre des Principes constituans de cette combinaison.
- Cependant elle n’est pas non plus indestructible ] îïlais la loi de décomposition se complique, ainsi que |e service des agens chimiques charges de mettre en îeu ^es forces d’affinité.
- Mais ce n’est pas ce dont il doit être question ici,
- revenons.
- Nous voyons, par ce qui précède, que d abord le Premier degré de l’affinité semble se manifester, lors-un corps disparaît en se mêlant intimement avec 1111 autre, comme le sucre avec l’eau, le zinc avec le suivre, qu’ensuite le second degré efface les propriétés respectives des composans, et donne un produit dont
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- les propriétés sont différentes de celles de chacun de ces composans ; qu’enfin les corps ont entre eux divers degrés d’affinité, et qu’il suffit de mettre en présence de deux corps combinés ensemble, un troisième corps ayant plus de puissance de combinaison avec l’un des deux, pour qu’il y ait changement de combinaison, ou, en d’autres termes, décomposition et composition nouvelle.
- Mais cette force, qui anime ainsi les molécules des différens corps les uns pour les autres, qui les attire ainsi pour les unir, est-elle illimitée dans son exercice? c’est-à-dire deux corps peuvent-ils se combiner en toutes proportions ? peut-il y avoir autant de combinaisons distinctes et caractéristiques qu’il peut se présenter de différences dans les quantités respectives de molécules de deux corps qu’on veut unir en* semble.
- Interrogeons les faits pour répondre à cette question, fort importante dans cette matière.
- Supposons qu’on prenne trois verres contenant leè mêmes quantités d^eau; qu’on fasse fondre dans Ie premier du sucre en poudre *, dans le second du sel i et dans le troisième de l’alun pareillement enpoudïe* On remarquera , en premier lieu, qu’après avoh versé dans l eau certaines quantités de ces trois sub5" tances , l’eau refusera d’en fondre davantage *, & puissance de combinaison sera épuisée } et on alors que le liquide est saturé de sucre, de sel d’alun.
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- °" ^marquera, en secÎnd lieu, que dans chaque rr®? contenant pourtant même quantité deau, il ^ des quantités différentes de sucre, de sel et amn, pour saturer le liquide*, de telle manière ^^5 suivant la nature des corps, une certaine quan-tlté de molécules d’eau admet plus ou moins de mo-^Uies de ce corps dans ce premier degré de com-
- lîlaison.
- ^rj ce qui se passe ici pour l’eau et les trois subs-^Uces dont il est question, s’applique à toutes les com-lr*aisons des autres corps : il y a dans toute comhi-^aiSOïl un point de saturation} si l’on augmentait la °se d un principe constituant au-delà de ce point eiUe, l’excédant resterait en dehors de la combinaison* il n’y seraij- l’état de simple mélange} ^verrait suspendu dans le liquideoù il conser-erait ses propriétés, dans le cas d’une véritable C0lî>Waison.
- y a un point de saturation, point varie encore suivant la nature des Ps qu on met ensemble pour l^s faire entrer en
- orubinaison.
- lnsi donc on aperçoit dans les combinaisons que a Preseilte la nature, ou qu’on produit dans les ’ Ulîe qui régit les proportions selon lesquelles ^ 1 erens corps , suivant leurs natures respec-
- doivent s'unir entre eux.
- r CllX corps cependant peuvent s’unir en diffé->s Proportions ; mais elles ne sont jamais arbi-
- ^oo-seulement il ^ais ce cor
- îlOUs
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- ira ires ; elles sont toujours exactement définies, autant qu’il y a de changemens affectés dans les pr°' portions selon lesquelles deux corps de certaines na" tu res sont susceptibles de s’unir, autant il y a de combinaisons distinctes.
- Ainsi, par exemple, que deux grammes d’un corp5 A puissent s’unir à un gramme d’un autre corps B et former une combinaison spéciale, et qu’ils puissent aussi s’unir à deux grammes de ce dernier et forme1, une autre combinaison, ces deux combinaisons offr1" root toujours les mêmes rapports dans les quantité^ respectives des molécules du corps A et du corps B appartenant à chaque combinaison.
- Du plomb fondu, exposé dans cet état à Faction de Fair atmosphérique, se combine avec Voxigèriti un des principes constituans de l’air, lesquels sont Yoxighie et Vazote, et cette combinaison se présente sous la forme d’une couche pulvérulente, grise, vous apercevez sur la surface du plomb fondu.
- Or, vous concevez quej, pour que cette combinai" son ait lieu, il faut que la puissance de combinaison) ou l’affinité qui existe entre le plomb et l’oxigèn6» soit plus intense que celle qui tient uni l’oxigène a l’azote dans Fair atmosphérique.
- La production de cette poudre grise exige toujours les mêmes proportions de molécules de plomb et d’oxigène-, mais il est dans la nature du plomb pouvoir s’unir à d’autres proportions encore d’o*1" gène, et former d’autres combinaisons spéciales et très'
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- caî,âcterisëes, pour chacune desquelles les quantités *jespectives de plomb et d’oxigène sont exactement terminées • ce n’est jamais ni du plus ni du moins.
- fer qui se rouille est dans le même cas : en se ^ttillaïU il se combine avec Foxigène, et forme une poudre de la couleur qu’on lui connaît. 11 peut Poudre d’autres proportions d’oxigène, lorsqu’on le sente à Faction de celui-ci dans les circonstances ^venables, et on obtient alors d’autres combinai» 0tisî d autres poudres de certaines couleurs, qui ap-* tiennent aux différentes proportions de Foxigène dans ces combinaisons.
- g soufre qu’on brûle à l’air, ayant aussi plüsd’af-*
- ^ ïHté, comme tous les corps combustibles, avec ï’oxi-
- île 3 ffUe l’azote qui s’y trouve combiné dans l’air
- °spheriqiie, forme avec l’oxiaène une combinaison rn ii ’ .
- louvelie, dont les caractères principaux sont
- Bazeux et d’avoir une odeur très-pénétrante.
- v°it là, d’une part, la force d’affinité méta-
- On
- ïïl0îiphoser une substance solide , comme le souire , ^ Une substance aériforme tres-subtile , et, d autie , former avec deux corps , dont l’un est, sans 0(feur et l’autre presque inodore, un produit d une 0(feur suffocante.
- v soufre, dans d’autres circonstances, peut s unii û antres proportions d’oxigène , mais tou jouis, 0lUine nous le disions ci-dessus, à des propos do is Ruinées • et l’on obtient, au lieu d'un gaz, une h-
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- qucur acide, très-peu volatile et sans odeur sd1" sible.
- Ceci nous prouve combien les changemens qui $ pèrent par l’action de l’affinité sont essentiels , loi’8" que les corps , s'unissant régulièrement suivant leS lois des proportions, forment des combinaisons caraC" téristiques.
- Maintenant, si l’on veut défaire les combinaison8 diverses que nous venons de donner pour exemple5 il s’agira d’enlever l’oxigène au plomb, au fer et ali soufre. Pour cela il faudra non seulement connaîti’6 le corps qui aura plus d’affinité pour l’oxigène ou poul l’un de ces corps qu’ils n’en ont pour boxigène, iUalS encore comment' il convient de mettre la puissance &G combinaison de ce nouvel agent de décomposition dat)S les circonstances les plus favorables à son exercice jet’ si l’on veut opérer avec économie, il faudra sa^°,f combien il y a d’oxigène dans la combinaison qu veut décomposer, et combien il faut en poids oueîl volume de l’agent de décomposition , pour s’empart;I de tout l’oxigène; c’est-à-dire qu’il faut savoir daïlS quelle proportion entre boxigène dans la nou^*6 combinaison que vous allez produire avec cet ageu*'
- Si l’on emploie trop peu du corps qui doit s’empa' rer de l’oxigène, la décomposition s’arrêtera lorsq1’^ la loi des proportions sera satisfaite pour la quau^ employée.
- Si bon en emploie trop, l’excédant pourrait è*1 une perte réelle, quand il ne serait pas une cause
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- Vordre dans la formation du produit que vous vouez obtenir.
- Parmi les causes qui favorisent l’action de la puissance de combinaison, soit qu’on la fasse servir à une combinaison directe , soit qu’on l’emploie à opérer Valablement une décomposition pour produire au Moment même une autre combinaison , nous avons de'jà dit que les molécules du composant devaient re presque entièrement libres de toute cohésion} que des corps au moins devait être toujours ou li-*ïuide 5 ou liquéfié par le feu, ou bien gazeux. Il faut encore ajouter le temps , élément quelquefois indispensable d’une combinaison.
- L action de l’affinité est souvent lente dans son exer-Clce5 si lente même dans quelques cas, qu’il n’est nne qu’à la nature seule de nous en offrir les résul-j^ts* lje temps de Fhomme est si court, que telle com-tuaison , dont il explique pourtant la formation , est point à sa portée, puisqu’il faut peut-être des Slecles pour la former et l’accomplir.
- H en est dans les arts qui se font presque instanta-
- neu1Pnt. .1 ... A . :
- '-ut, h en est aussi qui exigent plusieurs jours et
- ?eQle plusieurs mois, tant l’affinité peut être lente
- son action.
- Si 1 ensemble des phénomènes que présente la j./ Ce combinaison qui attire les molécules des dit-
- ^rens corps, était compris entièrement dans Faction recte d une substance sur une autre soit pour s’y °mbiner, soit pour en défaire la combinaison primi-
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- tàve > et dans la loi des proportions selon lesquelle les corps cherchent invariablement à s’unir, le système complet de nos connaissances sur ce point serait assez simple et d’une application peu difficile \ mais cette force , qu’un mot caractérise, se montre soiiS tant de formes dans son action , et reçoit des circonstances mêmes qui accompagnent naturellement oU éventuellement l’instant de son exercice , une si grande Variété de modifications, qu’il faut la suivre et l’observer long--temps dans sa marche, pour savoir en tirer parti dans toutes les occasions qui peuvent se présenter*
- 11 est des corps qui, ainsi que nous Favôns déjà dit? refusent invariablement de s’unir à d’autres \ mais si un troisième corps vient se combiner à l’un dés deu*j Punion aura lieu entre les trois, cômmè si la forcé était tout à coup réveillée par la présence de ce troisième corps.
- Un exemple familier donnera une idée superficiel^ de ce phénomène : l’huile ne s’unit point à FeaU ? agitez ces deux liquides ensemble tant que vous voudrez , l’huile se séparera de l’eau par le seul effet du repos.
- Mais combinez l’huile avec la potasse ou la soude? le savon qui en provient s’unira , comme on le sait ? îrès-aisément à l’eau.
- Pour teindre, il s’agit de combiner les matières colorâmes avec les molécules qui composent les filameus éfe la laine , de I3. soie , du coton , du lin , etc. Or?
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- *lans Faction directe des premières molécules sur les secondes , ou la force de combinaison est inerte , ou elle est si faible que l'union n’est en quelque sorte (IU cbauciiée. Il faut préalablement combiner avec les nlamens quelque corps qui, développant l’affinité en-lee ces filamens et les molécules colorantes, produise **ne combinaison permanente, c’est-à-dire une teinte solide.
- 'lais le corps ou l’agent intermédiaire dont il faut sc servir varie avec la nature des filamens , selon i]s appartiennent ou au règne végétal ou au règne ^imal, et avec la nature même des matières colo-ïantes.
- A
- Un voit comment se complique le mode d’action de Cc-tte force , et qu’il faut l’avoir étudiée dans l’action ( ciproque de tous les corps dont on peut faire usage Uïl a un, de deux avec un, ou de deux avec deux.
- de
- est rare qu elle se montre agissante entre un
- II
- plus grand nombre de corps. La nature semble ane-là la puissance de combinaison : économe ne Moyens, mais prodigue d’effets, il lui faut peu d ele-illens, peu de principes constituons, pour former un Nombre infini de produits variés par les seules diffé-rences de proportions et de circonstances.
- Nous
- avons parlé plus haut des circonstances qui Refluent sur la force à laquelle toutes les molécules ^matérielles sont incessamment soumises, soit qu elle s equiÜhre elle-même entre des molécules materielles natures diverses dans une combinaison aetueife-
- iik
- i x
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- ment existante, soit qu’elle mette dans un véritable mouvement intestin des molécules qui vont et peuvent s’unir , comme cela arrive dans une substance végétale ou animale, qui fermente ou qui se décompose en pourrissant.
- Il est bon maintenant d’insister plus particulièrement sur ces circonstances : nous en citerons minci-
- ' JL
- paiement trois, savoir : l’état des corps qu’on veut faire entrer en combinaison, la présence naturelle ne l’air atmosphérique, la température à laquelle h1 combinaison doit se faire.
- La première et la troisième jouent un grand rôle , la troisième surtout, dans le développement et l’effet de la force d’affinité.
- Le temps, dont nous avons fait mention plus haut, est aussi quelquefois une circonstance fort influentc'j mais, ne fùt-ce que dans des vues d’économie industrielle, nous sommes moins à portée de le faire servi** utilement dans le narti que nous tirons de la for^ d’affinité.
- L’état du corps : s’il est pur ou s’il ne l’est pas; s ^ est pur , c’est-à-dire sans aucun mélange avec deS substances étrangères, il faut se rappeler une de n<)S remarques précédentes sur la nécessité de détruis l’effet de la cohésion , en ne présentant le corps p<>1?l la combinaison, s’il est solide, que fondu dans un quide ou liquéfié par la chaleur; il faut meme que*' quefois, s’il est liquide , le réduire à l’état de vap**111 ou de gaz,
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- Si le corps n’est pas pur, on est oblige, ou de le pu* ï’ifier en le débarrassant des substances qui altèrent ses propriétés, ou de combattre l’elfec de ces substance en opérant la combinaison.
- Ainsi, premièrement, la potasse ou la soude que ^°n emploie pour purger les étoffes de lin ou de coton doivent former une combinaison avec les matiè-les étrangères qui altèrent ou souillent là blancheur naturelle des filamens de ces étoffes. On n’obtiendrait Point d’effet, si l’on se bornait à répaiidre sur les ( toftès sèches de la poudre sèche , et restant telle , de Potasse ou de soude. Il faut, si ces deux agens sont purs, les fondre dans l’eau pour que la combinaison Se fasse.
- Secondement, comme ces substances sont, dans le Commerce, mêlées avec plus ou moins de matières étrangères, il faut les en débarrasser ; et, comme un certain acide qu elles contiennent ordinairement af-j ^ht leur puissance de combinaison^ on est forcé de eulever, ce qui se fait au moyen de la chaux qui se combine avec cet acide, et se précipite avec lui au Oftd de la solution de soude ou de potasse , dont Fae-hon est ainsi rendue plus énergique.
- présence de l’air atmosphérique : les agens chi-(lues dans les arts n’opèrent ordinairement que sous °u influence : quand l’air ne joue pas un rôle par
- P1 ession naturelle, il peut en jouer un par sesprm-(1f*es c°nstituans, qui tendent à entrer en combmai-avec les corps que vous avez à manier.
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- Ainsi, par exemple, voulez-vous étamer une feuille de fer bien polie : si vous la laissiez trop long-temps exposée à l’air avant l’opération, un des principes constituais de l’air serait entré en combinaison avec le fer, et l’union de l’étain et du fer ne se ferait plus ou se ferait mal, ou il faudrait avec quelque agent subsidiaire combattre cette combinaison dans le moment même de l’opération.
- Quand on unit la matière tannante que renferme l’écorce de chêne à l’eau, pour la porter dans un grand état de division sur la peau , pour s’y combiner avec 3a gélatine, et faire une combinaison insoluble dans l’eau même et imputréfiable , que nous nommons cuir , il faut que la solution de tannin ne reste pas long-temps exposée à l’air : sans quoi une bonne partie de sa puissance de combinaison avec la gélatine est affaiblie.
- La température à laquelle se fait la combinaison : c’est ce qu'on appelle vulgairement le feu ou le calorique qui la donne, pour ainsi dire, à toutes espèces de degrés d’intensité.
- Le calorique est comme une force opposée à la cohésion , puisqu’il la détruit dans les corps. Il est, par conséquent, un des principaux agens de la puissance de l’affinité; et, quand il n’est pas l’agent nécessaire d’une combinaison ou d’une décomposition, il est rare qu’il ne soit point un auxiliaire utile. Aussi, depuis les opérations qui s’exécutent à la chaleur de l’eau bouillante, et même à de plus douces chaleurs en-
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- oore, comme dans la fermentation do raisin pour faire le vin, jusqu’à la chaleur violente des fourneaux de fusion pour les métaux, on le voit figurer partout ot aider le jeu de la force d’affinité.
- Il faut apprendre à régler l’intensité de son action suivant la nature des corps que l’on veut faire entrer combinaison. Ici son action doit être lente et faible,, vive et au plus haut degré d’intensité. On ne fe-rait point de bouillon en faisant tremper du bœuf (îaos de beau froide : il faut, comme on le sait , de 1 eau bouillante ", et l’on ne réduirait pas du minerai de fer à l’état métallique avec la chaleur de l’eau bouillante : il faut une température bien autrement
- élevée.
- Le minerai de fer est une combinaison de fer avec des principes constituans de l’air, laquelle n’a Point les qualités qu’on recherche dans l’usage du bu*, et dans le minerai cette combinaison est encore ttîêlée avec d’autres matières étrangères *, de sorte que, Pour avoir du fer avec toutes les qualités qui lui appartiennent comme métal pur, il faut qu’on le debar-1asse non seulement du principe constituant de l’air, ^ais encore des matières étrangères qui s'y trouvent Celées ou combinées.
- Pour cela les substances matérielles qu’on peut employer seraient insuffisantes sans la coopération du oalori
- ique à un haut degré d’action.
- a la
- - .v_0.---------***
- ec cet agent on emploie donc une substance qui P1 oprieté de s’unir de préférence avec le prin-
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- cipe constituant de Fair, ou, en d’au très termes, qui, •à ?'.nc liante température, a plus d affinité avec ce principe que n’en a le fer, et en même temps quelque autre substance qui puisse s’emparer des matières étrangères.
- Le métal, ainsi débarrasse de ses combinaisons dans le minerai, coule libre sous la forme qui lui appartient à un certain degré de pureté.
- On voit ici le minerai de fer subir deux ou plusieurs décompositions , et les principes conslituans de sa combinaison naturelle reformer avec les agens que Ton emploie des combinaisons d’une autre espèce.
- Il y a des opérations où Faction des agens chimiques est plus compliquée -, nous en donnerons un exemple pour terminer.
- Le sel de cuisine est un composé de soude et d’un acide ; on veut désunir ces deux corps, pour avoir la soude seule, dont l’emploi est très-étendu dans les arts.
- On ne connaît aucun moyen , du moins qui soit praticable en grand , pour s’emparer de l’acide et laisser la soude à nu ; mais on connaît bien quelque agent propre à chasser l’acide du sel et à se combiner avec la soude.
- Cet agent est un autre acide, formé de soufre et dhm des principes constituans de Fair atmosphérique. On le fait agir sur le sel, et on obtient une combinaison de soude et de ce dernier acide. Mais on connaît aussi un troisième agent qui peut enlever le
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- principe constituant de l’air au soufre, et un quatrième qui peut s’unir au soufre et le séparer de la soude • on les emploie donc, et il résulte de leur con-cours la séparation plus ou moins complète de la soude, à un degré de pureté, ou du moins de conve-nance , d’autant plus grand, que l'opération a été conduite avec plus d’habileté.
- ^ n donnant, dans cet article, une idée générale de ce que la science chimique appelle attraction mo-oculaire, affinité, nous avons cherché surtout à faire pressentir comment peut s’expliquer et se régler Service des agens chimiques dans les opérations de ^ industrie, de quelle nature sont les principaux phénomènes de la puissance de combinaison que le simple praticien met en jeu sans en connaître ni le Principe ni les lois. Nous avons essayé aussi de jeter peu de jour sur les voies par lesquelles on peut arriver à la connaissance réelle des faits et des théories de cette force.
- lje n est donc point à l’exposition détaillée des lois hui régissent l’exercice des agens chimiques que nous ayons prétendu, mais à montrer les principaux traits, a physionomie, si on peut parler ainsi, de la force les anime, sans entrer dans un cercle d’idées étran-î3eics à ceux qui n’ont fait aucune étude chimique.
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- DESCRIPTION.
- D’un appareil de compression3 ou Pompe foulante et cispirante de la fabrique de MM. Taylor et Martineau de Londres y en usage a ïusine des Thermes près Paris, pour comprimera 3o atmosphères , dans des vases portatifs , le gaz hydrogène destiné cl l’éclair âge.
- ÜESCRtPTION de cet appareil et principe sur lequel IL EST ÉTABLI.
- Cet appareil de compression est formé d’un tuyau en forme de siphon, dont la partie inférieure a, intérieurement , la forme d’un demi-cercle ; cette partie est remplie par une colonne mobile de mercure qui supporte, dTm coté y une colonne de gaz arrivant par un petit tube à soupape, et de l’autre une colonne d eau qui se répand dans un tube horizontal formant la branche supérieure du tuyau. Cette branche reçoit intérieurement un long cylindre formant piston, dont le jeu fait alternativement monter et descendre Ie mercure dans la petite branche du siphon, de sorte que le gaz, qui arrive d’un gazomètre par un tuyau ? se trouvant refoulé par le mercure, entre daçis une capacité à soupape disposée verticalement pour le recevoir , et passe de cette capacité, parmi tuyau » robinet, dans une autre capacité d’où il est enfin in-
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- i è i
- froduit, après qu’il a été comprimé à trente atmosphères , dans les vases que l’on veut emplir de gaz comprimé, et que l’on ferme, lorsqu’ils sont remplis, au moyen de robinets dont ces vases sont munis.
- Cet appareil est plongé dans une bâche remplie ^ eau froide à peu près aux 3/4 cio sa hauteur, pour Provenir l’échaufifement que les conduits pourraient prendre pendant l’action de la machine.
- La partie horizontale du tuyau en forme de siphon, elle mécanisme qui fait mouvoir le piston? s°nt montés sur un bâti en fonte de fer légèrement
- construit.
- explication dès figures qui représentent cet appareil dans son ensemble.
- pi ,
- ^J- 7 5 h g. ire, coupe verticale et longitudinale. % a, plan.
- > tuyau en fonte composé de trois parties. a partie inférieure a, présentant intérieurement, 611 coupe verticale, la fi mire d’un fer â cheval, est ^ le au fond d’une colonne de mercure d, au-essris de laquelle s’élève une colonne d’eau e; cette Partie du tuyau est plongée dans une bâche en tôle /, dg^8 ^a<îue^e est de l’eau froide jusqu’à la hauteur - Lgne AB. Un tuyau d’évacuation est applique §r,, e c°tc de cette bâche pour empêcher l’eau de ^ei au-dessusxlu niveau AB. ia seconde partie b, du tuyau abc, est un tube coudé
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- qui se raccorde avec la première partie au moyen «le six boulons à écrou g, et avec la troisième partie c-, qui est horizontale, au moyen de six autres boulons à écrou h.
- i, cylindre ou piston en fer forgé, ajusté à frottement dans la partie horizontale c du tuyau abc-Lu colonne d’eau e se prolonge jusqu’au bout de ce piston ; et pour que l’espace compris dans le tuyatf entre la colonne de mercure et le bout du piston soit toujours en état de contrebalancer la colonne de mercure de manière à ne laisser au-dessus de ce fluide que l’espace convenable n pour recevoir le gaz, espace dont la hauteur est de huit pouces, lorsque le piston est hors du tuyau c, un petit tube k est vissé sur la partie b du tuyau, et reçoit également à vis la partie inférieure d’une sphère creuse l en fonte, dont la partie supérieure est fermée par un bouchon à vis nh que l’on dévisse toutes les fois qu’il est nécessaire d’introduire de l’eau dans la sphère L
- oT bièie retenue d’un bout à la tète du piston i, et de l’autre à la manivelle p, dont l’axe q, qui porte d’un bout un volant en fonte, reçoit le mouvement de rotation d’une machine à vapeur.
- La bièle o est terminée par une fourchette dont les deux branches v portent des coussinets en cui^*6 qui se meuvent sur l’axe horizontal s, au milielJ duquel est retenu, par un écrou t, le bout du piston qui est taraudé à cet effet.
- Les deux extrémités de l’arbre s portent chacun6
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- ürie poulie en cuivre m, tournant sur son axe et ayant une gorge arrondie dans le fond. Chacune de Ces poulies reçoit, en-dessus et en-dessous, une tige cylindrique v, en fer, bien dressée; ces tiges, qui ser-Cftt de conducteurs aux poulies u dans leur mouvement horizontal de va et vient, sont taraudées à chacune de leurs extrémi tés et fixées par des écrous x Ua*s l’intérieur du bâti en fonte y. Ce bâti est formé
- d j J
- ueux côtés fondus chacun d’un seul jet, et réunis llîl a l’autre par des boulons pareils à celui que l’on ^°it en z, et par des traverses comme on en voit deux ei3 « Le tuyau c a en dessous un rendement dJ s étend à droite et. à gauche , et qui se fixe sur la verse à rebord a par deux boulons. L’autre cx-e 1111 té de ce tuyau est retenue de la même manière
- Sllr le bâti y.
- axe q de la manivelle p, tourne dans de forts ^°Ussinets en cuivre ajustés dans la tête des pieds de lîiere du bâti. Les chapeaux qui recouvrent ces °Ussinets sont percés, au centre, d’un trou par le-
- quel
- °n introduit l’huile destinée à adoucir les frot-
- hftiens des tourillons de l’arbre </.
- e 5 boîte pratiquée dans le bout du tuyau c et Jemplie d’étoupe pour empêcher la filtration de eau que le piston i pourrait entraîner en sortant du tuyau c, dans lequel ce piston se meut.
- T > rondelle ayant au centre un tuyau cylindrique entre juste dans la boîte à étoupe pratiquée au ÎOut du cylindre c ; elle est réunie à ce cylindre au
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- moyen de six boulons g’. Le serrage de ces boulot oblige le noyau de la rondelle f, qui est creusé légèrement en cône, à comprimer fortement l’étoupe en la rabattant sur le piston.
- Description du mécanisme à Vaide duquel le gaz rive du gazomètre dans la capacité n, au-dess^ du mercure, pour être comprimé dans les rése voirs destinés a alimenter les vases portatifs,
- li , tube partant d’un tuyau horizontal comffl11' niquant avec le gazomètre et apportant le gaz dan-' le tuyau vertical i ; ce tuyau est traversé, à son centré par une tige verticale dont l’extrémité inférieure es1 munie d’un ressort à boudin et d’une soupape &’, dl11 s’ouvre par le bas par la pression qu’exerce sur eUe le gaz qui arrive du gazomètre, lorsque le mercui’t> venant à descendre le vide se forme en n.
- V, réservoir en fonte, muni à son extrémité inf " rieure d’une soupape s’ouvrant par en haut-, cr?l dans cette capacité qu’est refoulé le gaz qui arrivt dans l’espace n, lorsque, par l’action du piston, ^ mercure vient à remonter dans cette capacité.
- m’, enveloppe en cuivre ayant la forme de c<h*( renversé; un tuyau à robinet, partant d’un résef' voir, amène continuellement dans ce cône un jel d’eau froide destinée à rafraîchir le vase V; cette eal! s’écoule continuellement par la partie inférieure à11 cône et tombe dans la bâche f.
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- i6S
- . \
- n > rondelle en fonte servant de couvercle à la ca-^cite r • elle est fixée au sommet de la partie infé-tieure a du tuyau abc, par six boulons o’y cette Ridelle est percée, dans toute son épaisseur et près v s°11 centre, de deux trous taraudés qui reçoivent Vls) l un la boîte circulaire en fonte p\ dans la* Quelle est logé le ressort qui règle le mouvement de j s^opape &’• l’autre la boîte q\ dans laquelle est q°^°e ^a s°upape, portant également un ressort à bou*
- 1115 Par laquelle le gaz comprimé entre dans la ca~ P®cité V,
- ^*a boîte p’ reçoit la base du tuyau i • cette base a (la îeib01 d sur lequel appuie un écrou r qui se visse le sommet de la boîtep’, pour empêcher la fuite bUZ a ^a ^)ase du tuyau i . L’extrémité supérieure Ce njème tuyau est aussi garnie d’un bouchon à cfUi bouche bien ce tuyau, et au centre duquel ^Se la tige de la soupape le .
- Aja boîte circulaire cf est taraudée intérieurement
- SOît PTfiv! ' , / / • . ij r • >
- înf' . UUTllte supérieure pour recevoir I extrémité aju ileUle Pe^ ^ube s\ au bout duquel est
- (lu e ^ liSe de la soupape *, l’extrémité supérieure con'tUbe 5 eSt v*ss®e dans Ie bout du vase V. Ce vase Par ^Ue ^ formé de deux parties qui sont réunies çst £Slx Voulons t\ Le sommet de la partie supérieure ^Uel îii0 ^iU Un bouchon taraudé a au centre du-, ' Passe lu petit tuyau v\ destiné à conduire le gaz Ven-3lIîîl!^ c^ans une capacité ou réservoir assujetti Ca enieut sur le sol et ayapt à peu près deux
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- pieds de haut sur un pied de diamètre. La forme de ce réservoir est exactement celle d’un cervelas.
- C’est de ce réservoir, muni de tuyaux à robinets, que le gaz est conduit dans les vases transportable faits en forte tôle, ayant la forme d’un saucisson , et contenant depuis quinze pieds jusqu’à cent pieds cubes de gaz comprimé. Au moyen de ces vases, Ie gaz comprimé par une pression égale à trente atmosphères est porté à domicile et distribué dans des lampes pour y être employé à l’éclairage.
- Le poids d’un de ces vases contenant cent pieds cubes de gaz comprimé, est de cent livres.
- Maniéré de remplir de gaz comprimé les vases portatif*-
- Un tuyau partant du réservoir de gaz comprin^ passe sous terre pour se rendre à l’endroit où h's vases doivent être remplis. En cet endroit, dont *a distance et la situation dépendent des localités -> est disposé un léger bâti en bois muni de sa*1" gles sur lesquelles on couche horizontalement, à eü' viron trois pieds au-dessus de terre, le vase que l’°!l veut emplir ; ce vase porte, à l’une de ses extrémité un petit tube avec robinet dans lequel on ajuste 1° bout du tuyau qui apporte le gaz comprimé du r-servoir; ce tuyau se partage en deux branches iuî5' nies chacune d’un robinet qui permettent d’emp*11 deux vases à la fois.
- Pour être assuré que le gaz que l’on introduit daiP
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- 1 _ '
- es vases portatifs est comprimé au degré désiré, un Peu en avant du bâti qui porte ces vases, s’élève dans une boîte en bois, fermée de trois côtés seule-jttent, un tube de verre gradué dans lequel une co-°nne de mercure- obéissant à l’intensité du gaz,
- 5/p 7 -O 7
- ^Rleve dans cette boîte et indique a l’ouvrier, par la ^auteur à laquelle le mercure se trouve dans le tube Verre, le degré de compression du gaz, de sorte (lu il n’ouvre les robinets qui conduisent aux vases b01 ta tifs qu’il remplit qu’au moment que la hauteur " ia c°lonne de merture est arrivée au point couve» ^^ble à l’état de compression que l’on veut avoir.
- Du jeu et des effets de cette machine,
- mouvement de rotation est imprimé par l’ae-tl°n d une machine à vapeur à l’axe on et ce mouve-de rotation, qui est réglé par un volant, im~ Plinie à la bièie o, au moyen de la manivelle p, un gouvernent de va et vient qui fait agir le piston i, Manière à lui faire battre 20 à 32 coups par mi~
- îlïï*. A d 11
- An f’ n ‘ ? 1 3
- J, ‘ au lui- et a mesure que ce piston s approcnc de 9: 1® colonne d’eau e, pressée par le mercure d, Ce C^aiîs 1® partie a du tuyau abc, jusqu’à ce que j Mercure soit descendu de manière à laisser entre surface et la soupape &’ un espace vide n de hmi de ^au*b CR* se remplit de gaz par l’ouverture
- pïrl S°Uf>aPe ^ 5 ® cet instant, le piston 1, poussé e 1ctour de la manivelle p, s’enfonce dans la par*»
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- lie horizontale c du tuyau abc, et chasse devant lùî la colonne d’eau e, et par conséquent la colonne de mercure, qui, remontant jusqu’à la hauteur de la soupape placée au fond de la capacité l\ et fermant la soupape îc , force le gaz comprimé d’entrer dans le vase l\ jusqu’à ce que le mercure redescende de nouveau par l’effet résultant de la sortie du piston. Delà capacité / , le gaz comprimé se rend dans un réservoir d’où il est conduit, après avoir été comprimé à 3o atmosphères, comme nous l’avons expliqué, aux valses portatifs destinés à le recevoir.
- Réflexions«
- A l’usine des Thermes, six machines comme celle que l’on vient de décrire sont mises en action par une machine à vapeur de la force de dix chevaux j «dont nous donnerons la description dans l’un de nos plus prochains numéros > trois machines de compression sont placées parallèlement de chaque côté de la machine à vapeur, elles portent chacune un volant; et les axes des manivelles de ces six appareils forment 5 de chaque côté, le prolongement de l’axe du volant de la machine à vapeur.
- Chaque machine de compression en bon état, étant conduite par une machine à vapeur qui ne se dérange pas , peut donner par heure i5o pieds cubes de gaz comprimé, mais on ne peut guère compter que sur le tiers de ce résultat, tant à cause des dérangement
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- ont lieu assez fréquemment dans ces machines, ^ue par la perte que le gaz éprouve dans les passages.
- A l’époque des plus longues nuits l’usine des thermes a fourni par jour, au moyen de ses six machines de compression, jusqu’à 2,5oo pieds cubes de 8az comprimé à 3o atmosphères ; il a fallu, pour obtenir ce résultat, travailler le jour et la nuit.
- Malgré les soins qu’on a pris pour construire ces Machines, qui sont d’une très-belle exécution, le Mercure renfermé dans le tuyau de compression éprouve des pertes assez grandes, soit en s échappant à la surface du piston, soit en passant avec le gaz comprimé, soit en sortant par tous les autres endroits *îui ne peuvent être fermés assez hermétiquement.
- Des machines de ce genre, venant d’Angleterre, sont établies à Bordeaux, à Lille et à Rouen.
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- t. Itt.
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- INDICATEUR
- Des diverses pressions exercées dans le cylindre d'iine machine a vapeur.
- Cet instrument dont on attribue la première idée à feu M. Watt, montre à nos yeux les changeme^5 successifs de pressions qui ont lieu dans le cylindre d’une machine à vapeur pendant chaque course du piston, et en marquant ainsi la durée de ehaque pression particulière, il offre d’une manière très-sa" tisfaisante et avec une simplicité remarquable ufle approximation de la force développée.
- Explication des figures gui représentent cet instrument.
- PL 9, fig. ire, coupe de face*, fig. 2, vue & profil.
- A, couvercle du cylindre de la machine à vapeur*
- B , robinet ordinairement en usage pour tenir belî de la boite à graisse.
- C, cylindre indicateur ayant environ huit poOceS de long et quinze lignes de diamètre ; il est ouvert al1 sommet, et sa base est vissée sur la partie supérie*,re du robinet B. Ce cylindre porte, en deux points
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- ta surface extérieure, et aux extrémités d’une même génératrice de cette surface, deux broches horizon -taies D, sur le bout desquelles est ajusté et retenu par deux écroux, un montant plat F, qui sert de Support à un cadre ou châssis EGH1. Les dimensions fie ce châssis sont, intérieurement, de douze pouces *ta long sur sept pouces de haut; les deux traverses Hl, ont chacune, intérieurement, une rainure. Ces deux rainures servent de coulisses dans lesquelles Une planchette K, d’environ sept pouces carrés, se ^eut à droite et à gauche. Cette planchette est représentée en particulier et sur une plus grande échelle, Par la fig. 3 • elle est disposée de manière à parcourir Aviron quatre pouces et demi par chaque coup du piston de la machine à vapeur.
- ta, fig. i et 4, corde attachée d’un bout sur l’épais-seur d’un des côtés de la planchette K, 1 autre bout est retenu sur un cylindre mobile M. La corde L passe dans la gorge d’une poulie N dont la chappe est fixée contre le montant El du cadre.
- O, autre corde attachée sur l’autre côté delà pïan-cfiette K et passant également sur une poulie P; la c°rde O porte à son extrémité inférieure un poids Q.
- L’est la disposition des deux cordes L, O, qui fait ^primer à la planchette K, le mouvement hori-z°ntal de va et vient qu’elle éprouve â chaque coup piston de la machine.
- ta ? fig, i, piston imperméable à Pair*, il est ajusté
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- de manière à parcourir, intérieurement, le cylindre indicateur C, alternativement de bas en haut et de haut en bas \ sa tige S a seize pouces de longueur et 5/8 de pouce de diamètre, elle est enfilée et glisse H* brement dans la tête d’un guide T attaché au support F, à six pouces au-dessus du sommet du cylindre in" dicateur C.
- U , porte-crayon en cuivre enfilé sur la tige S do piston l\, et pouvant se fixer à telle hauteur que l’on veut de cette tige, au moyen de la vis de pression "V • Dans ce porte-crayon est logé un petit ressort qo1 pousse la pointe d’un crayon de manière à la faire ap" pliquer contre la surface de la planchette K, comme on le voit très-distinctément dans la fig. i.
- X, grand ressort à boudin, dont l’extrémité infé'’ rieure est attachée au piston R, et l’extrémité supe" rieure au guide T \ ce ressort doit avoir environ sep1 pouces de long quand il est au repos , et sa foi’cC doit ê trecalculée de manière que le piston R puis^ descendre presque au fond du cylindre C lorsqu’il est chargé à raison de i4 livres par pouce carré. Lorsqu^ est au repos il doit encore avoir la propriété de pod" voir se comprimer d’un pouce et demi.
- Jeu et effet de cet indicateur,
- Lorsqu’on ouvre le robinet B, une communicatio1* directe s’établit entre le grand cylindre de la machme et le petit cylindre indicateur C , et la densiteeee ia
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- Vapeur devient, dans ^indicateur, la même que dans cylindre de la machine à vapeur au-dessus du piston. Quand cette densité sera moindre que celle de la pression atmosphérique , le piston R s’abaissera dans son cylindre, et il s’élèvera dans le cas contraire. Mais le ressort spiral X, s'il est bien fait, s’étendra à des distances égales avec des poids égaux. Ce Ressort retient le piston R, et indique, par la distance a laquelle il lui permet de descendre, la pression à laquelle il est soumis pendant chaque course du piston de la machine. (
- 5 piston indicateur R s’élèvera donc à l’instant où s ouvre la soupape supérieure de la vapeur, il fera ascensiou pendant tout le temps que le piston de machine à vapeur emploiera à descendre, et il conservera une hauteur proportionnelle à la densité de la vapeur renfermée dans le cylindre. Lorsque soupape d’éduction ou de sortie s’ouvre, le piston mdicateur s’abaisse, et montre , par la rapidité de sa c°urse et la profondeur à laquelle il descend , la Quantité de vide produit dans le cylindre.
- •O*
- .. 1 Pondant ce mouvement vertical et alternatif du pJston indicateur, la planchette K opère son double gouvernent horizontal de va et vient dans ses cou-k crayon placé en U tracera sur la planchette, sur nne feuille de papier appliquée contre sa sur-Ce5 Une figure à peu près semblable à celle que l’on 0lt lepresentée figure 3, par les lettres m n o p 5
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- figure dont la partie mn est tracée par le crayon péri* danl la descente du grand piston de la machine. Le point m de la planchette étant parvenu à l’endroit de la pointe du crayon, la condensation a lieu, la pression atmosphérique s’exerce alors sur le piston indicateur et le fait descendre jusqu’à ce que la tension du ressort spiral X contrebalance la force de la pression. Alors la machine commence à exécuter Ie mouvement ascensionnel et produit la ligne po à mesure que la planchette se meut. Lorsque le pistori de la machine arrive au sommet, l’admission de la vapeur détruit le vide qui existait sous le piston indicateur , et permet au ressort d’élever ce piston jusqu’à ce que l'équilibre soit rétabli. 11 s’ensuit conséquemment que la distance entre la ligne mn et la ligne po sera plus grande à proportion de la différence existant entre la pression de la vapeur et la pression exercée dans le cylindre pendant l’existence du vide, et la courbe mp sera d’autant plus aigne que la rapidité avec laquelle le vide se forme sera grande. Si on mesure cette distance en huit ou di* endroits, et si on prend une moyenne, on obtiendra alors, par une simple proportion, la pression sur chaque pouce carré du piston.
- Soit a l’aire du piston indicateur; 6, un poids appliqué expérimentalement à ce piston; d, la distance à laquelle ce même piston tombe avec ce poids ; e, la distance moyenne prise sur un dessin du genre de celui mnop, %. 3, et / la moyenne pression elJ
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- livres sur la machine a vapeur pendant le trace de ce dessin : alors on a d : : *• e : /, ou bien ^ = f\ et, comme pour chaque appareil individuel, «, 6, d s°nt des quantités constantes •> ~d~ x-> nombre constant par lequel il faut multiplier la moyenne distance obtenue d’un dessin, pour avoir la moyenne Pression en livres sur chaque pouce carré du piston la machine.
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- DESCRIPTION
- D'une machine soufflante à deux cylindres, l’un ver~ tical et Vautre horizontal, par M, Paterson.
- La fig. 6, pl. 8, montre cette machine de côté. a, fourneau de fonderie sur lequel la machine soufflante doit exercer son action au moyen du tuyatf b> dont le bout pénètre dans la tuyère.
- c , cylindre vertical, portant, sur le côté, un tube d à deux branches en forme de fourchette, commii" niquant avec le tuyau b. Les deux branches du tube d sont munies chacune d’une soupape.
- e, cylindre horizontal muni d’un tube vertical fi qui communique avec le tuyau b. Chacun des fonds de ce cylindre est muni d’une soupape s’ouvrant en dedans et permettant à l’air extérieur d’entrer dan5 le cylindre aî ter nativement à droite et à gauchi' Deux soupapes placées convenablement admettent de la même manière Pair atmosphérique dans le cylh1" dre vertical c, alternativement en dessus et en dessons du piston de ce cylindre.
- Le mouvement de va et vient est communiqué an* deux pistons des cylindres c, e par une manivelle 9 qu’un moteur quelconque fait tourner. Cette man1" velle fait agir deux bièles h, i, dont l’une est attaché à la tige du piston du cylindre horizontal e, et l’autre
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- l11
- retenue à l’une des extrémités du balancier ïei dont le centre de mouvement est en l. L’autre extrémité du balancier k est munie d’un parallélogramme à quatre charnières, dont un des angles est attaché à 1 extrémité supérieure de la tige du piston du cylindre vertical c.
- A Fextréniité de la bièle h, qui est réunie au bout de la tige du piston du cylindre e\ se trouve un ga~ n qui roule dans une rainure pratiquée sur une plaque de fonte m.
- bâti en fonte servant de support au cylindre vertical c; il est formé de deux châssis parallèles entre lesquels joue la bièle h.
- P •> c], solives se coupant à angle droit. Les tourillons de l’axe du balancier k sont, pour plus de solidité , ajustés dans des coussinets iixés a l’intersection de ces solives.
- Jeu et effet de celte machine.
- ^ La manivelle g étant mise en action par le moteur, ^ jouer a la fois les deux pistons des cylindres c, e. Plston du cylindre e se trouve au milieu de la Ion-de ce cylindre, aux deux instans ou le piston ha (^^ntlre vertical e est arrivé, soit en bas, soit en ^ ut de ce cylindre, et lorsque ce même piston est, (jr U toilr’ au milieu du cylindre c, celui du cylin-^i-eest Parvenu à l’un des bouts de çe dernier
- cylindre.
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- Quand le pisioh du cylindre c est parvenu au bas de sa course , la soupape supérieure adaptée au haut de ce cylindre laisse arriver Fair extérieur sur la tête de ce piston, et une soupape qui est logée dans la branche supérieure du tuyau à fourchette dse trouvé fermée par la pression de l’air refoulé contenu dans le tuyau h ; lorsque ce même piston remonte, la soupape supérieure du cylindre c se ferme, et celle de la branche supérieure d s’ouvre pour laisser passer f dans le tuyau b, l’air refoulé dans lé cylindre c par le piston \ dans le même temps la soupape de la branche inférieure d s’est fermée, tandis que la soupape inférieure du cylindre c, pressée par l’air atmosphérique , laisse introduire cet air sous le piston pour être refoulé à son tour lors de la descente de ce piston ; cet air comprimé sous le piston fait fermer la soupape inférieure du cylindre c qui lui a livré passage, et fait ouvrir, par sa pression, la soupape ch* tube inférieur d pour se rendre dans le tuyau b, d’o1* il est chassé dans le fourneau.
- Un effet à peu près semblable a lieu dans le cylindre horizontal : lorsque le piston de ce cylindfe est amené, par l’action de la manivelle, contre lefou^ de droite de ce cylindre, la soupape du fond opp°se s’est ouverte en dedans pour laisser entrer l’air at" mosphérique *, et quand le même piston vient à être poussé en avant, ladite soupape se ferme , l’air coU1' primé par le piston passe dans le petit tuyau r pra" tiqué sur le cylindre e, et en communication avec cc
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- cylindre par une soupape placée à chaque bout, et se rend, par le tuyau vertical f, dans le tube L j dou il va à son tour alimenter le fourneau. Le pis-ton, en revenant, produit un effet semblable, d ou il s’ensuit qu’un vent continu et de même force ar-rive toujours parla tuyère dans le fourneau.
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- DESCRIPTION
- D'une pompe entièrement en métal et a mouvement de rotation, inventée par M. Joseph Eve , et construite par MM. Taylor et John.
- Cette pompe que F on voit exte'rieurementde côté, planche y, fig. 7, et intérieurement fig. 8, est coin-posée de deux cylindres a, b, de six pouces de long sur trois pouces un quart de diamètre , tangens l’m> à l’autre, et opérant, sur leurs axes c, t/, leurs révolutions en sens contraire. Ces deux cylindres manœuvrent dans une cage e , dont les côtés sont traverse* par les tourillons de ces cylindres.
- La surface cle chaque cylindre est munie, dan* toute sa longueur, de deux languettes f de neuf h" gnes ; on a aussi pratiqué, sur chacune de ces surface*? deüx rainures g, destinées à loger les languettes f, de sorte que, quand les deux cylindres sont en action, les languettes de l’un de ces cylindres engrènent successivement dans les rainures de l’autre, et récipr0" quement.
- Le mouvement de rotation est imprimé aux cyh11" dres et, hj par un engrenage composé de trois roues ^ i /£f) fig. 7. Les deux petites roues A, 1, s’engrène^ et ont chacune 18 dents, et la grande roue A, T'1 engrène la roue 1, porte 5a dents. Les deux roues î, sont fixées, d’un même côté de la cage, sur les bon15
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- des axes des deux cylindres a, b. L’axe de la roue k tourne dans la partie saillante l, fig. 8, du tuyau m ’ïoi termine la partie inferieure de la cage renfermant les deux cylindres a , b. Le bout du tube m est ieuni par des boulons à l’extrémité supérieure d’un tuyau n, qui descend jusqu’au fond du puits d’où la P°mpe doit élever l’eau.
- L’axe de la roue k porte une manivelle o à laquelle deux hommes sont appliqués pour mettre la pompe en jeu.
- Jeu et effet de cette pompe.
- Les deux hommes appliqués à la manivelle font tourner la grande roue A:, qui transmet le mouvement de rotation à la petite roue i> montée sur l’axe 11 cylinc]re b\ et la roue A, montée sur l’axe du cy-nrea, reçoit, en sens inverse, le mouvement de Rotation de la roue i. Dans le mouvement des cyiin-es u 5 &, les languettes f frottent contre la paroi intérieure de la cage e, et établissent, dans les tuyaux 5 n,> Un vide partiel qui fait monter l’eau dans la
- Ces mêmes languettes, en continuant de tourner a D 7
- 3 entraînent Leau et la font passer au-dessus des
- ? *ndres a, b, d’où elle sort par le tuyau de dé-
- P5 à raison de i/6 de tonne par minute (i),
- npm°nC^Uatre p eds cubes et demi.
- JÎ1 leniplaçant le tuyau d’évacuation p d’une ma-
- (D La
- tonne est une mesure anglaise du poids de !0 l6 kilog.
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- siière convenable, on peut transformer cette pompe fin une pompe à incendie, ou bien la rendre propre à l’arrosage des jardins.
- La quantité d’eau qu’on peut élever avec cette pompe dépend de la vitesse que l’on imprime auï «ylindres u, h, et de la force dont on fait usage pour mettre ces cylindres en action, cette force peut être exercée par des hommes ou par des animaux.
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- NOUVEAU PROCÉDÉ
- p
- Ur mouler les roues cTengrenage sans employer d&-viodèle divisé et denté; par M. A. Sonolet , com Missaire des fontes de la marine royale a Rochefort*
- t ^ auteur ayant remarqué que l’emploi de la fonte e*ait moins considérable qu’il pourrait l’être, surtout P°ur les engrenages, parce qu’on éprouve de la diffi-Cnlté a les faire couler avec précision, que les modè-j snepeuvent se faire faire partout, et que d’ailleurs P^lx de ces modèles est beaucoup trop considérable P®Ur les pièces qui ne doivent pas se répéter souvent, paginé un moyen facile de faire construire toute espece de modèles de çe genre par l’ouvrier le plus 0l>clinaire , et de rendre le moulage de ces pièces tel tout mouleur puisse l’exécuter ét soit dafrs î’im-P°ssibilité de commettre des fautes. Voici en quoi c°nsiste ce procédé :
- 11 faut supposer d’abord que l’on connaît le clia-
- ïlebe de la roue ainsi que la forme et le nombre de
- jGS ^eilts, alors le modèle en bois s’exécute très-fa ci-
- ment à très-peu de frais, de la manière sui-
- vante : ^
- r %• i et 2, pl. 8, le plan et le profil de la
- lle Pr°jetee, soit en outre ab le diamètre de cette lle pris sur l’extrémité des dents; cd la partie in té-
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- rieure de la largeur des jantes, y compris la longueur des dents, et ef la partie extérieure desdites jantes/ cette dernière partie sera taillée en pente comme l’indique la ligne gh , fig. 2, pour faciliter la dépouille du modèle et la position des dents.
- On marquera par un trait, de chaque coté du modèle, des lignes qui détermineront le fond et la longueur des dents, et Ton conservera, sur la por^ tion extérieure des jantes, la partie circulaire ql*e Ton voit d’une manière sensible en 6/i, fig. 2. Cette partie du modèle dont la forme n’est nullement de rigueur, est cependant très-importante dans le nioU' lage, parce qu’elle sert à marquer la parfaite con" centricité de toutes les dents rapportées, lesqueHeS sont arrêtées dans la cavité produite par cette part]e du modèle.
- La fig. 3 représente une seule dent vue en éléva" tion, et la fig. 4 fuit voir l’arrangement des dents suf la périphérie de la roue. Chaque partie pleine A:, fi»' 5 et 4, a la forme de l’intervalle qui doit exister efl" tre les dents de la roue que l’on veut couler, et leS parties vides l sont celles qui doivent former la deJlt de ladite roue.
- m, w, o, fig. 1 et 49 sont autant de pièces parfi®1" tement semblables entre elles, et dont la forme exactement de l'intervalle qui les sépare.
- Si l’on a bien calculé le nombre des dents de ^ roue que l’on veut obtenir, et si le procédé que 1 °fl vient d’indiquer a été bien suivi pour la confecti0*1
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- modèle, la roue qu’on en obtiendra par le cou~ ^age sera bien conforme à celle qu’on se propose d’établir.
- Quant au moulage, il rentre dans la classe du mou-age des pièces les plus simples et peut être exécuté Par toute espèce de mouleur; mais il est bon que ouvrier chargé de ce travail marque, sur l’une des ^ces du modèle, quatre ou huit points de division, esquels, laissant leur empreinte dans le sable., servi-r°nt à s’assurer de l'exactitude du placement des
- cWs.
- Si, avec le même modèle de roue, on voulait augmenter ou diminuer le nombre de dents, le moyen serait facile , puisqu’on n’aurait que le modelé de eiu hg. 3 à changer, en lui donnant la nouvelle 0ruieqne l’on aurait adoptée.
- 0Ur confectionner toutes ces pièces parfaitement ^jüblables entre elles, en employant un moyen fa-5 et a la portée de l’ouvrier même le moins expé-,rOenté, M. Sonolet a fait construire une boite en *Uln ou en cuivre, qui prend parfaitement les for-du modèle. Cette boîte, que l’on voit en coupe fe* 5, et qui est fermée de toute part, excepté a la §o^le supérieure , est formée de plusieurs pièces qui retenues , à leur partie inférieure, sur une pla-^0nd ayant les mêmes formes que la partie One* 2 ’ ^CU1 Part*e supérieure est maintenue par 1} Presse eïl fer que l’on voit en plan fig. 5.
- aut apporter quelques soins dans la composition tom. iiï. j3
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- de cette Loue ; mais, pour s’en servir,' il suffit cîe l’aS* sembler, de fouler le sable , de raser la partie supérieure de ce sable avec Une règle de fer, de desserrer la presse, et de retirer chaque pièce séparément : alors les dents resteront sans la moindre dégradation* Pour les placer sans risquer d’en dégrader les arêtes? on se servira de pointes très-fines, avec lesquelles on piquera chaque dent du côté opposé à celui qui doit se joindre à la dent déjà placée.
- Pendant que l’on tiendra la dent, et avant de 1* poser, on pourra la cendrer ou la fumer, sans crain" dre que la laitance employée à cet usage n’altère 1# formes.
- Lorsque toutes les fausses dents seront mises eu place, l’excavation laissée par le modèle de la roUe sera parfaitement rempli, et quand on fermera & moule, elles se trouveront parfaitement maintenu^ dans leur position.
- L’auteur de ce procédé assure avoir moulé plusieurs roues de cette manière, et avoir obtenu les résulta# les plus satisfaisons, tant sous le rapport de la régU' larite que sous celui de la propreté.
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- MOYEN
- e remplacer la corde a nœuds , imagine et essayé par Aunoux , fabricant d'étaux a Cambrai, déparie* Ment du Nord.
- Ce moyen consiste à faire usage de deux petites buffles en fer ci) b $ placées Tune au-dessus de l’au-^ ’ comme on le voit fig. 5, pl. 9» On attache le jPremier brin d’une corde c au crochet inférieur d de a m°ufïle supérieure a, et on laisse le dernier brin main de l’ouvrier qui se place en e \ cet ou-* rier ctani assis sur sa planche, qu’il a préalablement suspendue au crochet/de la mouffie inférieure, ® cleve ainsi sans secousse, avec un effort égal au quart mn poids, et sans qü’il coure aucun danger, puis-*111 d est maître ou de rouler sa corde à mesure qu’il ^onte, ou d’v faire des noeuds en boucles faciles « Refaire.
- k auteur de ce moyen en a fait l’essai lui-même, et convaincu que, dans le cas même ou, par mala-*
- Presse
- ou par accident, le premier brin de la corde
- tiendrait à s’échapper, il suffirait de serrer les autres la main, au point g, et sans grand effort, poui Prêter le mouvement.
- A Taide de cette nouvelle disposition, l’ouvrier ficut s’entourer de ses outils et d’une partie des matériaux qu’il doit employer»
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- Il est nécessaire que la corde soit moelleuse et tendue à l’avance, pour éviter les mauvais effets de la torsion et de l’entrelacement des brins.
- La corde dont M. Arnoux s’est servi pour faire son essai était une petite corde en chanvre filé, de 4 gnes de diamètre, et il a suspendu au crochet f rio poids de 600 kil., sans qu’un seul fil se soit rompu* Cependant il serait préférable d’employer une corde un peu plus forte, 11e fût-ce que d’une ligne, pour la rendre plus maniable.
- L’auteur propose en outre de remplacer la plan" chette des cordes à nœuds ordinaires sur laquelle l’ouvrier est assis, elles courroies qui suspendent cette planchette, par un fauteuil en fer, représenté par la lettre /t, fig. 6 , lequel n'a pas, comme la planchette et les courroies qui la supportent, l’inconvénient de gêner les mou\emens de l’ouvrier : cet ouvrier ponrra être debout dans le fauteuil lorsqu’il voudra manoeü" vrer sa poulie ; il se trouvera bien plus à son aise, son effort ne sera augmenté que du quart du poids dn fauteuil, que l’on peut évaluer, au plus haut, à ou 32 livres.
- Le châssis inférieur de ce fauteuil, et ceux quL avec lui, sont destinés à recevoir les outils, pourront être garnis d’un léger treillage.
- Le fauteuil, demeurant toujours vertical, permet" tra, dans certaines circonstances, à l'ouvrier de $e
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- porter sur le côté, au moyen d’une corde i attachée su crochet de la mouffle inférieure, par un anneau laquelle corde étant tirée plus ou moins permettra a l’ouvrier de se diriger sur le point convenable à ^n travail*
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- ROBINET À VIS ET A SOUPAPE
- Pour mettre les liquides en bouteille, par M, hxsihl& oe Laplaigne, de Lyon.
- Ce robinet* qui est représente pU 8, en eoupe v^r* tieale dans sa longueur fig. io, et de face fig, 11, est formé , comme les robinets ordinaires, d’un conduit # qui fraverse la clef b , et qüi mène le liquide dans bouteille que Ton veut remplir ; mais ce qui le distingue, c’est un autre conduit vertical c, qui a son orifice en d, sur le devant du nez du robinet, et quise termine en cône sur la tête de ce même robinet. Cette partie conique est remplie par une soupape e, même forme, sur laquelle appuie une vis f à tete plate, que Ton fait tourner avec le premier doigt le pouce*
- Le canal c a pour objet, lorsque la soupape e e&t levée, de livrer passage à l’air atmosphérique contenu dans la bouteille que Ton emplit. Cet air re" monte dans le conduit c, au fur et à mesure que ^ bouteille se remplit de liquide. Quant à la soupape* elle trouve son utilité lorsque ee sont des eaux sattf'* rées de gaz que Ton met en bouteille. Alors, qua*1 ces eaux ont chassé l’air atmosphérique de la boV* teille, on bouche l’ouverture c, en faisant descend^ la vis f sur la tête de la soupape e , et les gaz ne p^‘ vent plus s’échapper.
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- L’extrémité de la queue de ce robinet est aussi garnie d’un pas de vis g, et d’un rebord h. Si l’on tient à ménager le tonneau auquel on applique ce Robinet, on lui adapte sur le fond un écrou en métal, dans lequel se visse l’extrémité g\ et, pour empêcher tout écoulement, on enfile sur la vis g une rondelle de cuivre qui s’applique contre le rebord h.
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- MOYEN DE RÉUNIR DEUX TUYAUX.
- Nous avons déjà donné dans le tome Ier, pag. 2^2 7 pi. m de cet ouvrage, un moyen imaginé paf M. Mouifarine pour réunir deux tuyaux ; en voici un autre proposé et mis à exécution par M. Lavigne de D Plaigne, de Lyon, pour les tuyaux destinés à la con-duite des gaz. Ce moyen , que l’on voit représenté en coupe par le milieu, pi. 8, fig. 7, consiste à élargir? dans une certaine longueur les orifices des deux tuyaux u, b , que l’on veut réunir, et d’enchâsser et souder dans cet élargissement deux tubes cylin" driques c, d, dont le trou du centre est exactement du même diamètre que ceux des tuyaux a, b. Les élar-gissemens pratiqués dans le bout des tuyaux a, b ? étant exactement égaux à l’épaisseur des tubes c, d, il en résulte solution de continuité dans le canal centré des tuyaux et des tubes c, cl. L’un de ces tubes , celui à par exemple , porte un rebord e sur lequel est à che" val le rebord intérieur f d’un écrou g, fig. 7,8 et 9 ? dont l’extérieur est polygonal. Le tube c a, en h, nH pas de vis pour entrer dans celui de l’écrou g.
- Il résulte de la disposition des trois pièces c , d, qui composent l’assemblage, que l’écrou g tourne librement entre le rebord e du tuyau d et l’extrémite du tuyau b, et qu’en faisant tourner l’écrou avec une
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- ctaf > on approche à volonté l’un de l’autre les deux tuhes c, d. Pour éviter la fuite du gaz ou du liquide rçui doit passer dans les tuyaux, on intercale, entre tas deux tubes c, d, une rondelle de cuir que l’on comprime fortement en faisant tourner l’écrou g.
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- VIS DE SÛRETÉ
- Quon ne peut enlever lorsqu'elle est posée.
- Cette vis, dont on voit l’élévation pl. 9, fig. 9, et le plan de la tête fig. 10, ne diffère des vis ordinaire que par la disposition de sa tête. Cette tête se fait en limant chaque moitié de sa surface, de manière à for* mer, dans toute l’épaisseur de la tête, deux plans in" clinés disposés en sens contraires.
- Le tourne-vis destiné à enfoncer ces vis est conS" truit de la même manière.
- Il résulte de ces dispositions que , dans l’usage , h* épaulemens de la tête de ces sortes de vis oppose*11 une forte résistance au tourne-vis, de sorte qu’il tiès-facile de les enfoncer; mais une fois qu’elles son£ en place9 il est presque impossible de les dévissé? parce que le tourne-vis qu’on leur oppose dans ce glisse sur les plans inclinés sans produire d’effet.
- Ce genre de vis a été appliqué à des cercueils de reté.
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- MÉLANGES.
- Nouveau procédé pour fabriquer de F acier
- Le procédé, pour lequel M. Charles Mackintosh a pï'is le mai 1825 une patente en Angleterre, consiste a communiquer du carbone au fer lorsque ce metal est élevé à un très-haut degré de température s Ce qui s’opère en mettant en contact avec le fer des imprégnés de carbone. Le gaz que M. Mackintosh °°wseille d’employer, comme étant à la fois le pluscon^ Venable et le plus économique, est celui qu’on retire charbon de terre,
- Le fer qllc l’on veut convertir en acier doit être r®Gfermé dans un creuset ordinaire et exposé à la ateur d’un fourneau. Lorsque ce métal a acquis ^ne ternpérature assez élevée, on introduit un cou-lant gaz dans le creuset par un orifice disposé conve-naLlement et un tube fait pour cet usage, une autre °Uverture est pratiquée dans le couvercle du creuset, L°Ur hisser échapper la portion de gaz qui ne s’est Pas combinée avec le fer.
- vicier fondu rendu aussi doux que le fer>,
- Jacob Perkins a fait insérer dans le vol. ï ï %
- 302 , du Techniçal Repository, le procédé suw
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- vant, qu’il assure avoir employé avec succès en Àmé“ rique pour donner à l’acier fondu la douceur et la flexibilité du fer.
- On enferme l’acier fondu dàns des vaisseaux en fonte de fer, fermés assez hermétiquement pour eitf' pêcher l’air d’y pénétrer. On expose ces vaisseaux sur des fourneaux où l’on entretient l’acier, pendant un temps suffisant, à une chaleur qui lui donne une couleur rouge pas trop foncée j et enfin on laisse refroidir très-lentement.
- L’auteur assure que ce procédé, à l’aide duquel on obtient des feuilles d’acier fondu aussi flexibles que Ie fer-blanc, est supérieur à celui que l’on prati" que ordinairement, et qui a pour objet d’enlever Ie carbone à l’acier et de ramener ce métal à l’état de fer, ce qui met dans l’obligation de lui restituer sà nature d’acier en lui restituant le carbone avant do le tremper.
- Perfectionnement dans la méthode de fabriquer e,i grand le charbon de bois, par M. Bull.
- Ce perfectionnement consiste à intercepter le paS" sage à l’air, en entourant de charbon pulvérisé Ie bois que l’on veut convertir en charbon, Il est reconnu que le contact de l’air avec le bois, dans la carhoui' sation, détruit une grande portion du charbon et diminue la valeur de ce qui reste de ce combustible*
- On peut se servir, pour empêcher l’air de pénétrer
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- ans masse du bois à carboniser, du poussier qu, leste sur le terrain après que le charbon en morceaux a ete enlevé de la fosse. Un charbonnier de New-Jersey, qui a faj|- l’expérience de ce procédé, a trouvé le produit augmentait en quantité de plus de 10 pour cent qu’il n’en avait jamais obtenu aupara-» ^a^t de la même espèce et de la même quantité de 0ls 5 son charbon ayant été porté au marché, s’est-trouvé presque de 20 pour ceat plus pesant que le arbon ordinaire,
- j, charbon était d’une propreté égale à celle de ^thracîtec’est-à-dire qu’il ne salissait pas au torn erî et se vendait facilement à un prix élevé.
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- JffiË2£
- TABLEAU
- JDes Patentes et Brevets pour des objets d'industrie*
- Délivrés pendant le mois de mars 18261
- MARS.
- EN ANGLETERRE. *
- EN FRANCE.
- A James Fraser, pour une nouvelle méthode de distiller et rectifier les es-prits et les eaux-fortes.
- A Robert MidgLey, pour une méthode, des machines ou des appareils propres k transporter les personnes k traversées riviè -res et sur la terre.
- A George Anderïon . pour des perfectionnem. dans le peignage de la laine et des déchets de soie.
- A JamesNEviLLE, ingénieur, pour une nouvelle chaudière ou appareil propre k engendrer la vapeur avec économie de combustible.
- Au sieur Rouard, couvreur» rue du Jour, n. 19, k Paris, uD brevet d’invention et de perfeC' tionnement de cinq ans , pour la fabrication de tuiles propres au* couvertures des bâtimens.
- Au sieur Rodier fils, k NîmeS' département du Gard, un brev<d d’invention de quinze ans, podf des procédés propres à donner toute espèce d’ouvraisons k la soie i à la laine, au coton » etc* Aux sieurs LemarChànd frère5'
- Commune de Ganteleu, départ®' ment de la Seine-Inférieure , Ul1 brevet d’invention et de perfeC' tionnement de cinq ans, pour u**
- séchoir condensa teurk air chaud*
- Au sieur d’AiaüEBELLE, rue d® l’Université, n. 4o, k Paris, lllJ brevet d’invention et de perfec> tionnement de cinq ans, pour de5 procédés propres à reproduire etl lithographie tous les végétaux» feuilles et fleurs.
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- A Nicholas-Hegesippe Maniclôr, chimiste, pour |a préparation de nouvel-les substances grasses, et leur application h la production fïh lr. 1"'~'-X-
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- Àu sieur Bertavx, rue Sainte Martin, il. 48, à Paris, un brevet d’invention de dix ans, pour des moyens de rendre les voitures t inversables.
- ^tioii de la lumière. (
- p Au sieur Droïssarts ingénieur-mécanicien, rue du Grand-rieuré > n. 16 , à Paris , uil brevet d’invention et de perfec-i ,*?n.eïnent de quinze ans , pour un système de navigation erieure qu’il appelle équipage anthelctique, mû par une ' chme à vapeur agissant sur des points fixes, p Au sieur comte de la MartiziIïre , quai Voltaire, il. 21, à aris, un brevet d’invention et d’importation de dix ans, l Ur une mécanique qu’il appelle vat~amont, propre à faire ^monter les bateaux par la force du courant, p -du sieur Leva vasseur- Précour , rue de Cléry, n. 11, à tifllS’ 11,1 Brevet d’importation de quinze ans, pour un sys-de machines propres h filer la laine peignée.
- Au
- v sieur Weydemann , sellier-carrossier, à Versailles, un let d’invention de cinq ans , pour une espèce de calèche * 11 appelle calèche-Weydemann.
- ^ Au sieur Niciiolson, ingénieur, h Paris, chez les sieurs n rnaux, Gandolphe et Ce, rue des Fossés-Montmartre, ch'2 5 Un brevet d’importation de quinze ans, pour une ma-ch^e fervant a conduire à la surface des bobines ou bro-cs 9 lès rubans de coton, de fd, etc., et à guider et corn-er ces mêmes rubans h ces surfaces.
- d,(^U.s*eur Sartoris, banquier, h Paris, rue la Chaussée-u* 3s, un brevet d’importation et de perfection-Van ent 8e quinze ans , pour un système de barrages et nes Propres h faciliter la navigation.
- "Pp . sieur Ciiaroy , mécanicien , à Paris, boulevart du *uéca ' * n‘ un brevet d’invention de cinq ans , pour un r<jo, /^lslIle5 qu’il appelle le guide du fi leur ^ ou renvideur b 1 lep> s adaptant aux mulljennys.
- sieur Dussurgey , docteur en médecine, h Lyon, rue
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- des Bouchers, n. 1, un brevet d’invention de cinq ans, pour la préparation d’une substance qu’il appelle gallate de U' nin, propre à remplacer les astringens dans la teinture et autres arts.
- Au sieur Leva vasseur-Précour , à Paris, rue de ClérV » n. 11 , un brevet d’importation et de perfectionnement de quinze ans , pour un système de fabrication de briques» tuiles et carreaux.
- Au sieur Pailliette , mécanicien , à Paris , rue Contre scarpe, n. 2 , un brevet d’invention de cinq ans , pour une chaussure qu’il appelle à semelle ligno-mélallique.
- Au sieur Dugueyt , négociant, rue Neuve, n. 12, à Lyo°’ un brevet d’importation et de perfectionnement de cinq ans» pour un métier mécanique propre au tissage de toutes espèces d’étoffes de soie , de laine, de coton et fil.
- Aux sieurs Pellecat et Baudot , négocians , à Paris, rn® Neuve-des Petits-Champs , n. 26 , un brevet d’importath'11 de dix ans, pour une machine propre à arçonneret bâtisser les chapeaux d’homme.
- Au sieur Redmund , ingénieur, de Londres, représente à Paris par le sieur Albert, rue Neuve-Sainl-Augustin, n. 2$» un brevet d’importation et de perfectionnement de quin#6 ans , pour des perfectionnemens à la construction des l>a' teaux et navires.
- Au sieur Hoyau , mécanicien , à Paris, rue de Paradé" Poissonnière, n. 39, un brevet d’invention de quinze ans, poî,r des machines propres à exécuter rigoureusement les surface planes, sphériques , cylindriques ou coniques, et qui soid applicables à la fabrication des glaces, des verres d’optiql,e’ au dressage et polissage des marbres.
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- bulletin bibliographique.
- rp
- °Us ^es Ouvrages annoncés dans le Bulletin se trouvent à la libbaibie de l’industrie, rue Saint-Marc, n. 10.
- '^r<Zlie de F éclairage, par TL. Peclet , un volume in-8°, orne de to planches. Paris, 1827. Prix : 8 fr. 5o c.
- j, /j£ ^ut de cet ouvrage est d’exposer la théorie de l’éclairage et j^tât actuel de ses differentes branches. Ce traite' est divisé en tio11 C^aP*tr®s* ^e premier renferme, sous le titre de Considéra-qui genera^es sur la lumière, un résumé des lois de l’optique oh‘ °ût ^ aPP^cat^ons dans l’art de l’éclairage; le seconda pour Jet d examiner les différentes sources de la lumière, et princi-ent celle qui réside dans la combustion ; le troisième traite par ^ar ^CS mat*®res soldes ; le quatrième, de l’éclairage
- le ‘ m ^ticres liquides; le cinquième, de l’éclairage par le gaz;
- ^tèrue, de la comparaison des différens modes d’éclairage; le ^ . e> des appareils destinés à modifier la lumière; enfin le
- ^ ^me et dernier est réservé à l’examen des appareils destinés ç UlrC *nstantanement de la lumière.
- Porta 6UVrage reD^erme non seulement tout ce qui a été faitd’im-core JUs<Iu,ici dans les différens modes d’éclairage, mais en-pale Un ^rand nombre d’expériences nouvelles qui ont eu princi-d’e'cV Dt ^°Ur °^jef de comparer entre eux les différens appareils per 8e? et sous le rapport économique et sous celui de la Q^oenee de la lumière. ,
- ]e gaz^011^ 3U c^iaP*tre cinquième, qui traite de l’éclairage par r°ya] ’ Un COlnpte de l’éclairage au gaz de la houille dans l’usine Sur x f ^aris, duquel il résulte un bénéfice de 4;^79 Par an e(dairage produit par y.4°° becs. On trouve encore, dans
- TO]\t. iij.
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- le meme chapitre, un compte de l’e'clairage de l'Hôpital Saint'-Louis, où l’on établit une comparaison de dépense entre Fe'clai* rage au gaz et celui fait avec l’huile.
- Cet ouvrage se vend à la librairie scientifique et industrielle de Malher et Ce , place Dauphine, et à la librairie de l’Industrie ; rue Saint-Marc, n° io, à Paris.
- L’art de fabriquer la porcelaine , suivi d’un vocabulaire des mots techniques et d’un traité de la dorure et de la peinture sur porcelaine, par F. Bastenaire-Daudenart , ancien manufacturier, etc. ; tom. Ier, un volume in-i 2 , orné de 3 planches. Prix : 9 fr..
- I/aufeur de ce travail , après avoir donne', dans un discours pre'liminaire, une dissertation sur la fabrication de la porcelaine en Chine, et sur les perfectionnemens apporte's successivement eu France dans la fabrication de la porcelaine, entre en matière et traite, dans ce ier volume, distribue'en 18 chapitres, des pro' prie'te's que doit avoir la porcelaine ;. du lieu où doit être située une fabrique de porcelaine ; des terres propres à fabriquer les b ri' ques qui doivent servir à la construction du four; de la manière de fabriquer ces briques; de la construction du four à porcelaine et de ses dimensions; de la recuisson des fours; des terres propre* à faire les gazettes et de 1a, manière de faire ces vases; du choi* des matières propres à la composition de la pâte de porcelaine J du pe'tunze', de la calcination de cette pierre, de celle du silex* do caillou, du gypse, etc., et des fourneaux de re'verbère; du koW du gypse ou albâtre;: des tessons de porcelaine ; de la coinposit*0® des pâtes ; du moulin, du broiement et des me'langes; des roou^eâ et du moulage des pièces de porcelaine; et enfin des tours propreS à la formation des vaisselles, de l’ébauche des pièces et du tournage.
- S’adresser à la librairie scientifique et industrielle, passage PaU' phine, et à la librairie de l’industrie, rue Saint-Marc, n° i°?'3 Paris.
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- ao3
- Mtdè du vétérinaire et du maréchal pour le ferrage des clie-vau oc et le traitement des pieds malades; traduit de l'anglais de Goodwin par MM. O S y gcirdes-clu-corps y des n°tes de M. Berger, médecin-vétérinaire, \ vol. in-vxK flVec 3 planches, prix : l\fr. 5o c.
- j »
- J auteur a divise' son ouvrage en 3g chapitres; dans les 12 pre-lCrs c^apitres , après avoir fait des observations générales sur la tif- UlC P*ec^ du Cheval, U entre dans diffe'rens détails rela-au satot et à sa contraction; de là il passe à l’examen de di~
- seimes; et
- rses Maladies, telles que Y ulcère les bleimes et les 11 revient
- dies. I, quel à
- sur les pieds du cheval, dont il décrit les diverses mala-es 8 chapitres suivans sont consacre's à des observations sur
- à la ^UeS *nstrumens en usage parmi les maréchaux ferrans anglais;
- ^l^od.e usitée en Angleterre pour ferrer les chevaux ; à Fin-thodUCtl°û fer à siège en Angleterre , par M. Osmer, aux mé-c}j CS ftrrure du sieur Colénmrd et du sieur Bracy-Clark. Le conf11^ 2° ^ralte du fer fiançais modifié; les derniers chapitres Val ^renneQt des détails sur les differentes espèces de fers-à-che-la ïnaUr ^ ra*nurej l’etampure, les clous, la manière de brocher, ^ dCre Paver ^es sta^es des réservoirs ou égouts; le traite-à es pteds des chevaux dans les écuries , sur le fer et la botte . t Jer pour les chevaux qui se coupent, sur les bottes à eau et Lçt aSDles^ et endQ sur les maréchaux ftrrans:.
- ^lalh °Uvragese vend à la librairie scientifique et industrielle de rUe g . et passage Dauphinç, et à la librairie de l’Industrie, aiat-]\îarc, n° 10, à Paris.
- raite théorique et pratique du hlànchiment des toiles de lin, de chanvre et de coton , par h. J. Blacuette , orné de 4 planches. A Paris, chez Firmin Di dot , père et fis, à-raires, rue Jacob, n° 24 1827.
- ^auteur traite successivement des différentes matièr s
- Noyées 1
- dans
- em-
- cet art, de la manière de le purifier ou d’en récon?-
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- 'naître l’état; du chlore, des chlorures; du grillage, de la macéra' tien ; du lavage et des machines à laver ; des opérations du coulage, et de la préparation des lessives. Il montre l’emploi des vieilles lessives, les procédés d’immersions dans l’eau acidulée et dans le chlore; enfin l’ordre de ces diverses opérations, en y coî2' prenant le passage au bleu et à l’amidonage.
- On vient de mettre sous presse un outrage ayant pour titre : Vade mecumdu chirurgien vétérinaire, ou Guide complet pour la eure de toutes les maladies particulières aux chevaux, aux bêtes à cornes, moutons, chiens, etc., etc.; traduit de l’anglais de Johu îüdge, chirurgien vétérinaire des chevau-legers lianovriens. Cette traduction , enrichie de notes de M. Dupuy, professeur à Pécole royale vétérinaire d’Alfort, paraîtra dans les premiers jours d’aout en un volume in-8°. Pour donner une idée de l’utilité de cet ouvrage, nous nous contenterons de rapporter les derniers mots d’uu article fait à propos du livre anglais par l’un des journaux leS plus estimés de Londres : « En un mot, il n’est point de li^re » qui mérite mieux d’être dans les mains de tout fermier, ma*' » chand de bestiaux, agriculteur, et de quiconque possède u*1 » cheval ».
- Plusieurs imprimeurs du département de la Loire-Inférieur nous ayant manifesté, par l’organe d’un de nos abonnés de tes, le désir qu’ils ont de connaître la presse d'imprimerie efl fonte de fer i aventée par M. Clymer, de Philadelphie, t10115 leur annonçons que cette presse est décrite avec figure dans la *7 année du Bulletin de laSociété d*Encouragement pour l’industr*e nationale; et que, pour se la procurer, ils peuvent s’adresser a M. Barnet, consul des Etats-Unis d’Amérique, demeurant à Pa ris, rue Plumet, n° 4.
- IMPRIMERIE DE SELLIGUE , RUE DES JEUNEURS, N. 14.
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- (IIIe VOLUME.)
- SI*
- 4-
- C'Ul
- 18557,
- JOURNAL
- u>alement destiné a répandre les connaissances utiles LINDUSTRIE générale, ainsi que les découvertes et les ECTIONNEMENS DONT ELLE EST JOURNELLEMENT L’OBJET»
- COUP D’OEIL RAPIDE
- ^Ur l’état actuel de Vindustrie en France.
- L5
- üos EXPosition de l’industrie française , en appelant ^ ^egards sur ses produits , semble nous faire un.
- d essayer de tracer l’esquisse de son état actuel : ïeu ^ Ce<^0ns5 dans le dessein d’user de la plus rigou-llupartialité j notre capacité manufacturière n’a des eS°^n batterie ; et si, dans la lutte industrielle ^ Peilples entre eux, nous trouvons des rivaux re-Pa^^eS ’ ceux~c* savent 5 quand ils ne s’aveuglent 5 ^u ils ont à nous redouter beaucoup à leur tour.
- N dé;
- eus sommes loin de prétendre ici à 11e r»en lais-
- s^rs Sllei A11 cêté de l’exactitude ; mais nous sommes clue si nous nous trompons, ce sera de bonne foi ; T°M. m. i5
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- les opinions que nous émettrons sur cette grave ma' tière , nous les donnerons franchement, non cornm^ bonnes , mais comme nôtres , que nous serons toujours empressés de rectifier.
- Four rendre aussi complète qu’il nous sera possible l’esquisse que nous allons présenter, nous croyofl5 utile d’en ordonner les principaux traits, en di'i-sant les différentes branches d’industrie suivant Ie règne auquel appartiennent les matières première dont elles font usage.
- S’il se trouve un peu d’arbitraire dans cette ordonnance , elle nous servira du moins de guide dans Imploration d’une si grande quantité de faits, et nous serons plus assurés de ne rien omettre d’essentiel.
- Nous examinerons donc trois classes de manufactures -, savoir : i° les manufactures que nous nomme" rons du règne minéral \ 2° les manufactures dites di* règne végétal, et 3° les manufactures dites du règne animai.
- Mais avant d’entrer en matière, on ne trouvera sans doute pas déplacé que nous disions quelq110 chose sur l’industrie agricole.
- On peut, en général ,y avancer que les procéda agricoles n’ont subi des améliorations remarquable que dans le nord de la France, et sur quelques poiid* isolés , où des propriétaires instruits ont cherche a dissiper les ténèbres de la routine qui couvrent gU corc une grande partie du royaume.
- Les anciennes pratiques de culture, les instrumeJîS
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- 1 *
- es plus imparfaits y sont encore employés avec une
- °Pnuâtreté que le temps et l’ouverture de canaux de
- ^tOiUunication F^îiS multiplies peuvent seuls peut-
- €*le combattre avec succès.
- Les charrues perfectionnées ont peine à prendre ;
- Cependant les machines à battre le blé, les tarares
- L°Ur vunner le grain , les coupe-racines, les semoirs,
- Vers systèmes d’extirpaleurs sont demandés par un
- bland nombre de propriétaires, qui finiront, on doit
- esperer, par en répandre l’usage.
- L faut très-long temps pour propager un bon ins-
- ^naent agricole; il en faut peu pour une machine
- Manufacture dont le succès est constaté, parce
- ^ °n n y soutient point la concurrence avec de l’iner-
- et de l’engouement pour les vieilles pratiques.
- . a Machine à faner, connue en France depuis plu-
- Aleurs années, n’est encore employée dans aucun canton A , r i ...
- 5 «a ce n est peut-etre chez quelques proprietaires
- aï>ieux d’innovations.
- les redoute presque partout 5 encore si c’était Lres Mi mûr examen ! mais c est parce toute inno-bl 10n,cluelque bonne qu elle soit en elle-même, sem-(\ëï e^layR1‘ l’agriculteur ; on les redoute jusque ails les objets les plus importons , l’irrigation , par exeMple.
- ^ peine connaissons - nous un bon système d’irri-de^l0ïl ’ ^ nest pas rare de voir une grande Rendue terres périodiquement desséchées ,• et par cela^ eMe fie peu de rapport, a trois ou quatre pieds
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- au-dessus d’une rivière ou d’un ruisseau mÊarisS#" ble. Il faudrait faire franchir à l’eau cette hauteur pour porter la fertilité, l’abondance sur son passage? mais on craint la dépense, sans chercher à la mettra en balance avec le profit qu’elle donnerait; et puis? comment s’y prendre? on ne l’a jamais fait; on U6 voit point d ailleurs quelques exemples autour de sol-C’est à qui commencera le premier, et personne ne Ie t'eut ou ne l’ose.
- L’amélioration des laines fines a de grands succès depuis nombres d’années, et l’on arrive aujourd’hUI sur quelques points à dépasser ce que l’on connaît plus fin en Europe , et de plus propre à la fabrication de la plus belle draperie ; mais n’a-t-on pas trop ne-gligé les laines communes ? L’essor vers l’amélioration des laines n’a-t-il pas été trop rapide ? Peut-être qlie les secousses que cette branche d’industrie agricole * éprouvées sont, en grande partie, le résultat du pel* de circonspection et de mesure qu’on a mises à con*' duire ces améliorations.
- Aujourd’hui on fait pour les laines longues ce l’on fit ,, dans le temps, pour les mérinos ; c'est une matière nouvelle pour le pays , et le fondement d’nne grande étendue de production.
- Les chèvres à duvet de cachemire réussissent bieI*7 il s’agira de savoir si, à raison de la petite quantité àe duvet qu’elles portent, et du prix assez médiocre ^ ce lainage, elles méritent de remplacer les cbè*ïeS
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- ^ldiî
- 2'üy
- ll§ënes , sans exiger plus de soins et de dépense de Nourriture que celles-ei.
- àr/CS eSSa*s c^e cr°isement que l’on fait des chèvres vet cie cachemire avec celles d’angora promettent *îUeb{ues résultats satisfaisans. Toute conquête de
- Niatières filamenteuses « ou nouvelles, ou perfectionnées , . ’ . y
- 5 quelles qu elles soient , est toujours d’une
- Solide importance pour l’industrie générale ; on ne
- ^ fait cette conquête qu’avec beaucoup d’applica-
- n 5 de temps et de persévérance.
- °Us ne Youlions signaler sur ce sujet que quel-
- illes Points principaux. La France a beaucoup à faire
- ^Ncore en agriculture; l’on assure qu’il s’y trouve
- "*s de sept cent mille hectares de terres qui ne rap-
- cen Cilt ?as ’ ^au*e dJune culture appropriée, cinq
- Ntdle francs par an.
- Régné minéral.
- n ^ulîîîi les manufactures dites du rèsrne minéral -, t us importantes sont, sans contredit, les usines tapit UrSïcllles i et parmi celles-ci, les plus impor-peS,^0Ur France, ce sont les usines à fer.
- }e 11 y a pas douze ans qu’il n'existait encore dans ^Pa}s aucune usine où l’on traitât le fer au charbon Sç^ei,le ’ et le corroyage au laminoir. Partout on se tou^^ c^iaid)on de bois , et on forgeait le fer, de
- ^ échantillon, au martinet. lljourd’hui il existe et on met en construction
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- plusieurs grands établissemens , où Ton affine le fer au charbon de terre, et d’après îa méthode anglaise-Lorsque la loupe est formée sous le martinet > on 1# passe dans les rainures circulaires du laminoir, po#r l’échantillonner suivant la demande*
- On attache avec raison une importance nouvelle aux usines de ce genre \ on recherche soigneusement tous les gisemens de minerais de fer \ et où le charbon de terre est reconnu à peu de distance, il y a autant de demandes de concession qu’il y a de localités pï’0-pres à recevoir des usines.
- Il faut dire pourtant que les méthodes perfection-nées de traiter le fer sont plutôt employées dans Ie8 nouveaux établissemens que l’on forme, que dans 1® plupart des anciens, restés jusqu’à présent attaché à l’ancienne routine. Comme ils font des bénéficeS assez considérables dans cette branche d’industrie ? et que les maîtres de forges s’entendent assez entre eux pour maintenir le fer à hauts prix , ils ne sente#1 pas encore la nécessité de faire des frais pour ar#e^ liorer leur système de fabrication , qui , sous plu^ sieurs points, n’a guère changé depuis peut-être de#* siècles.
- Un art qui ressort des usines à fer, a fait des pr° grès remarquables en France, c’est l’art de mo#^ef ce métal , soit en sable d’étuve, soit en sable vert* On était fort arriéré il y a quinze ans au pl#s maintenant, dans la capitale, et dans les usines 4^* peuvent rapprovisionner, les fonderies de fer ont
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- a i
- 1Wiporiànce et des succès ', mais1 il y a disette d’ou-'riers habiles en ce genre, pour ce qui concerne Slmtout les pièces difficiles, destinées aux travaux
- mécaniques.
- On ne compte guère aujourd’hui d’usines en état fournir de la fonte en gueuse d'une qualité propre Produire, en seconde fusion, des pièces assez douces ^°Ul> être tournées, limées, etc., comme elles le sont ^Pfond on emploie de la fonte anglaise, dont on se Sert beaucoup en France.
- Les hauts fourneaux ont donc encore, sous ce rap-ï>0rtj des améliorations à subir j du moins dans la ^niere de les conduire, pour être en état de donner f°nte propre à tous les usages auxquels on la des-lïle aujourd’hui,
- ^a tôle de fer, qui se faisait encore, il y a un petit ilottihre d’années, au marteau, se fait maintenant Plesque partout au laminoir, et avec de grands avan-^ S°US loils ^es rapports.
- . art a fait des progrès sensibles *, et comme l’em-h °i de la tôle s’étend, par la multiplication des ^ 1 ndieres à vapeur, pour divers usages, on s’occupe 11 fominage avec une nouvelle ardeur ; il est à dési-ei que ce soit surtout pour obtenir des tôles ductiles, aces et exemptes de gerçures.
- Les
- à
- tréfilcries s’améliorent : on abrège le ü a™1
- en étirant le fer au laminoir en tringles ion ^
- Petit diamètre, qu’on fait passer ensuite a *
- a fo manière ordinaire. On a aussi poi te quct t
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- ameliorations dansée corroyage de la loupe pour tréfileries : on a du fer plus nerveux et moins de de-ciiet.
- Les fabriques d’acier laissent encore beaucoup a désirer, et les aciers d’Allemagne et d’Angleterre en" ti ent encore pour beaucoup dans la consommation de la France.
- On fait, à la vérité, de l’acier cémenté sur quel' ques points, et sur quelques autres quelque peu d’acier fondu ; mais on ne peut pas dire que ce soit m suffisamment en grand, ni avec un succès constant» Cette branche d’industrie attend une pratique plus éclairée , et peut-être des capitaux.
- L’art de fabriquer les limes, concentre'long-temps sur un seul point par l’habileté et l’intelligence^ répand en France depuis quelques années; il semble vouloir prendre un essor nouveau. Le peu de fabriques qui existaient avant étaient loin de suffira à la consommation. L’Allemagne et l’Angleterre ert expédiaient et en expédient encore beaucoup eti .France : la première, des limes grossières ; la seconder des limes bâtardes et fines de toutes qualités.
- Il existe à Paris, pour les limes très-fines etde très" petites dimensions, une des fabriques d’Europe Fon fait le mieux cet article, mais c’est sur une petite échelle de fabrication, et avec tout ce qu’il y a mieux en aciers anglais.
- La fabrication des faux et faucilles, établie eïl France assez nouvellement, n’offre pas encore tous-Ie5'
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- Résultats ou l’étendue des résultats qu’on a le droit
- eu étendre; on en tire beaucoup des pays étrangers.
- ^ Un peut en dire autant de la grosse quincaillerie et ? quincaillerie commune; on n’a jusqu’à présent de sérieux en France pour y introduire des
- fabri
- Üstes
- ques habilement montées pour les milliers d’ar-:s que cette branche comporte , et que la consomption du pays réclame depuis long»temps. L’étran-b'Gl y pourvoit,
- a clouterie par machine s’est peu répandue jus-
- ^ a présent, non seulement par la difficulté qu’il y a ^ 1 1 f
- iaire toutes espèces de clous par machines , mais
- où 16 ^arce <lue main-d’œuvre, dans les contrées
- °u les fait à la main, est à très-bon marché et fort
- depuis long-temps,
- °Ur la fabrication de certains objets, comme les pas^8*6' c^vers articles de quincaillerie, il n’est ^ aise de lutter avec avantage, au moyen d’un sys-Océanique , contre le travail d’une main-d’oeu-|.jo^eXercae5 pour ainsi dire de génération en généra-5 a exécuter les mêmes choses, sous l’inflnence 116 Srande division de travail. Ces industries, où f>rospèrent depuis long-temps, sont favorisées a l]?e ^0lde de circonstances locales qui les y ont les 6 ^ développées j et quelque bons que soient . Pr°cédés mécaniques propres à remplacer la doim ^ œUV1 e dans ïa fabrication de ces objets, on ne es employer qu’avec beaucoup de circonspection,
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- 2 i /}
- dans les lieux surtout ou ce genre d’industrie est i*1* connu. C’est une question d’administration manu-facturière souvent difficile à approfondir 5 et toujours fort importante à étudier.
- La bijouterie d’acier a son siège principal à Pari® et dans les environs-; et si elle laisse quelque chose a désirer en ce qui concerne les moyens les plus propi’eS d’opérer, il ne lui manque rien du côté des formes et du fini de l’exécution. Les procédés fondamentaux semblent pouvoir être améliorés ; mais ceux de détail sont trop sous l’empire de la mode pour n’être poil*1' mobiles comme elle.
- La coutellerie est à peu près dans le même cas; ct pour ce qui regarde les articles très-communs efl ce genre , aucun autre pays peut-être ne l’emporte pour le bon marché de l’exécution : non pas pai’ce qu’on emploie des moyens d’opérer mécaniquemeïd et avec plus de promptitude, mais parce que dansleS lieux où ces articles se font on remarque une gran^ division de travail et une main-d’œuvre habile et a bon marché.
- Pour les aiguilles, la France est presque entière' ment tributaire de l’étranger ; on a tenté à différent^ reprises, et on n’a pas encore réussi a naturalisé dans le pays cette fabrication importante. Cette i11" dustrie est aussi compliquée que le produit en est pe" lit, et si petit même qu’on le consomme presque s’en apercevoir. Le commerce cependant en est i111 mense et d’étendue et de profit. Les difficultés <ïlie
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- Présente la transplantation de la fabrique d’aiguilles fixent être grandes, parce qu’elle se compose d’une Serie d’opérations fondamentales qui ne peuvent ^exécuter que par des mains exercées et habituées dès ^enfance à ce genre de travail., et aux prix modérés ,Ulî système de fabrication qui passe d’une généra-^l°n à l’autre. Tout est depuis long-temps établi, et ouvrier cherche ses profits non dans l’augmentation es Prix, mais dans son habileté à faire plus de pro-*ts dans sa journée. Dépendant du maître, il n’a P0lnt a disputer sur son salaire, et ce qu’il n’obtien-*lendrait pas d’un fabricant, il ne l’aurait pas d’un aUtre ; ü faU£ qUqi vive du talent qu’il a pour l’exé-j U^0ïl de la seule opération qu’il sache faire, et dont Prix ne varie pas ou varie peu.
- ^ette transplantation toutefois n’est pas impossible; *^ais elle ne peut s’opérer qu’avec beaucoup de soins., e temps et de persévérance. 11 faut considérer cette aire comme une terre qu’on ensemence pour en jf1Ie une forêt; il faut attendre long-temps avant que exploitation soit en coupes réglées.
- ^a fabrication des fers-blancs a été long-temps ar-j^tée par l’imperfection de nos procédés, et, s’il faut ? ^*re, par l’inertie du petit nombre de manufactu-^eis f[lïi s’en occupaient il y a quinze ou vingt ans. ujourd’hui elle prend de l’essor; on va rivaliser, îllîs un cours ordinaire de fabrication, avec ce qu’il ^ a de mieux à l’étranger} qui nous fournit encore ea«coup de cet article d’une si grande consomma-
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- tioïi ; Légalité et le brillant des feuilles , et la dtich-lité parfaite de la matière, sont les qualités qui don-nent à ce produit de la supériorité sur les marchés*
- La France est pauvre en mines de cuivre ; elle en tire beaucoup de l’étranger, en brut ou en rosette.
- Le traitement de cette matière première est reste stationnaire pour la plupart des articles de consommation ; l’affinage cependant pour les planches laminées , soit pour chaudières, soit pour la doublure des vaisseaux , s’est amélioré depuis peu de temps.
- On parvient à donner au cuivre plus de purete? en le dégageant des matières et des métaux étrangers qui le souillent ou altèrent ses qualités.
- On est parvenu aussi à rendre bien homogènes et sans soufflures les cylindres en cuivre destinés à la gravure pour l’impression des toiles.
- Quoi qu’il en soit, on présume que le traitement du cuivre réclame encore de nombreux perfectionne-mens.
- Celui du plomb est plus avancé, pour ce qui concerne le laminage de ce métal en feuilles de grandes dimensions et de toute épaisseur, ainsi que pour la fabrication des tuyaux sans soudure, étendus au la" minoir cannelé sur un mandrin , et tirés ensuite à la filière. L’art est parvenu depuis cinq à six ans à une perfection jusqu’alors inconnue.
- La perfection du laminage du zinc date peut-être d’un peu plus loin.
- La légèreté relative de ce métal et sa fermeté pluS
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- Ipande que celle du plomb, en font rechercher les eiulles pour beaucoup d’usages *, il se répandrait peut-61:10 davantage s’il était moins cher.
- Cette cherté provient de son peu d’abondance rela-plve> et de la nécessité où l’on est de l’employer dans alliage qu’on connaît sous le nom de cuivre jaune, dont la consommation est immense.
- Chie découverte assez récente, en apparence très-Pei^ importante, a donné une extension remarquable ^ la fabrication du fil de laiton , et même du fil de 5 ainsi qu’à la fabrication des toiles métalliques. te découverte est relative au bomba cre de ces toiles, H 1 prennent sur un moule toutes les formes qu’on e^ire5 les ixiailles s’arrangeant avec une extrême fa-
- te suivant les contours et même les sinuosités du faille.
- p
- les objets de ce genre qui ont eu le plus de ce sont de petits paniers de toutes formes et couvre-plats. Il s’en est exporté de Paris peut-être P°llr une valeur de six millions en deux ou trois
- années.
- Quand on a commencé cette fabrication, le pied carré n A 7 .
- ae toile métallique coûtait vingt sous; aujour-
- Ui on ne le paie que quatie sous, parce qu’on en
- Usomme plus, et que par conséquent on en produit
- Js* C est assurément un des effets à remarquer delà
- ^ouinaalion sur la production.
- ^ a fabrication des objets en cuivre plaques d’ar-
- bCut3 celle du trait ou du fil du cuivre argenté ou
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- doré, ont fait de grands pas et fort rapidement depuis 1820} elles sont arrivées au niveau des ined-leures fabriques étrangères •, les articles plaqués FcU1" portent par le bon goût des formes.
- Les traits d’or et d’argent entraient pour une somme assez forte dans les importations de l’étranger en France-, il s’en fait encore, mais elles doivent diminuer tous les jours.
- La bijouterie fausse surpasse encore dans ses progrès les fabrications dont nous venons de parler. Elle en est au point qu’à la vue on prendrait 3a fausse pon1 la vraie, tant on imite fidèlement et l’aspect des pierres fines par des pierres factices, et le travail soigîie de la bijouterie fine, par des procédés assez expéditif pour qu’il y ait du profit à l’appliquer sur des matières de peu de valeur.
- L’art de faire les oxides de plomb, le minium et ce qu’on appelle la mine orange, a été assez long" temps dans l’enfance en ce pays ; on les produit aujourd’hui avec tout l’éclat qu’on recherchait dans articles fabriqués à l’étranger.
- Les fabriques d’acides minéraux se sont singulier^* ment améliorées par les lumières que la chimie a répandues depuis quelques années dans les ateliers.
- On parvient aujourd’hui à faire l’acide sulfuri<llie par des procédés tellement économiques et de tières, et de main-d’œuvre, et d’appareils, que cet article est baissé de près de 40 pour 100 depuis ques années.
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- art s’est perfectionné avec l’art de faire l’alun celui d’extraire la soude du sel marin.
- Qe dernier a fait des pas immenses *, il est devenu ^ s ce pays un des arts chimiques les plus impor-
- A
- moins de découvrir quelque agent nouveau . ou ^tre clue^clue appareil plus expéditif que ceux £ nt 0n se sert, il est permis de croire que l’art de !te la soude artificielle est arrivé à son terme, tant le bon marché de la production, que pour la °mie qualité et la pureté des produits.
- , es mêmes causes ont fait faire les mêmes progrès
- 3. U p i * s. o
- xa')rication du chlore et du chlorure de chaux °p !^ailchir les toiles.
- fah -S CSt eta^^ depuis quatre à cinq ans de grandes
- hl flClUes ^e chlorure de chaux qui en livrent aux
- lea?C^sseurs à d’assez grandes distances, parce que
- ^ °re combiné avec la chaux peut se transporter
- *s des barriques sans altération sensible, et se conserver i 1 5
- 1 uans son efficacité assez long-temps pour per-
- slon ^ aUX blanchisseurs d’en faire quelque approvi-
- ^ cment pour leurs besoins.
- |S fabriques de chaux, de plâtre, marchent gé-
- . ement suivant les erremens de l’ancienne rou-tme>
- C .U
- j , Mes de briquesde tuiles , de carreaux, sont dans
- 1 ^ème cas * cependant depuis un an ou deux Ca^che, principalement dans les endroits qui appro-v,sionncnt Paris, à substituer des machines à la
- on re-
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- 220
- main-d’œuvre, et à perfectionner le mélange et le travail préparatoire des terres. Tout porte à croire que d’ici à deux ans il y aura dans cette branche d’industrie des améliorations très-remarquables.
- Il s’en fait dans ce moment de toutes nouvelles dans la raffinerie du sel pour la cuisine.
- Jusqu’à présent rien n’était changé dans les anciennes méthodes; aujourd’hui, par les nouveau* procédés et par la manière àe tirer parti de la chaleur que la raffinerie du sel exige, il y a toute apparence que les frais seront réduits de moitié, et <Jue les produits seront beaucoup plus beaux et d’uue meilleure conservation.
- Les manufactures de porcelaine procèdent micu* qu’autrefois, pour ce qui concerne les frais de fabrication ; et leurs produits, sans être améliorés sous Ie rapport des qualités, se vendent cependant à meih leur marché, et par conséquent en plus grande quantité. C’est moins ici le perfectionnement des procèdes? qu’une demande plus grande des articles de cette in' dustrie, qui semble en avoir fait baisser les pri* et augmenter la production.
- La faïencerie, restée jusqu’à présent stationnaire e* pour ainsi dire dans l’enfance de Lart, quant au tème de fabrication suivi presque partout dans Ie pays, n’a fait aucun effort pour se perfectionner? parce que, sans concurrence sur les marchés inte" rieurs, elle a toujours vendu ses produits avec d’asse2 grands bénéfices.
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- . Viêttt d’iiftporter en Franee \t système êtifciéf la fabrication anglaise, et bientôt il y a lieu tl’es* *)ercr que cette branche d’industrie sera forcée de ^archer avec les connaissances actuelles. Les fabri-^es existantes devront abandonner l’ancien système b°iir lutter avec celles qui suivront le nouveau * et 0îit les produits sont de nature à attirer nécessaire* ïïîent la préférence*
- ^ u y â quelques changement nouveaux et Utiles aîîs les fabriques de verre et cîe cristaux.
- Lès fours mieux entendus, un emploi de matières
- -Jietix et inspiré par des connaissances chimi® . esplus étendîtes * se font remarquer dans les priii-'‘Pales fabriq UCSj
- Les prix ÔI1t baissé sensiblement depuis quelques ^hiiéès j et la consommation a pénétré dans des elaë* 011 elle n’existait guère autrefois*
- fV i ü v
- ^ n a singulièrement perfectionné la taille des cris® Va X 5 eïl adoptant des procéde's plus expéditifs | bn . Ïïleiïïe jusqu’à Suppléer la taille par Une sorte fcîë Va] Pour des objets qüi n’ont pas une grande
- e**r, à la vérité^ mais qui sont d’unë grande COn* ^mation dans îa classe moyenne de la société.
- *\ e£t parvenu aussi à donner aUx pièces soufflées s ditïicnsîoîis que le souffle ordinaire de î’hommë ^peuxai t faire obtenir*
- tiïi ^ .^auufüCtüres de glaces Ont fait quelques pas î tient avec plus de sûreté de grandes pièces $ et * à amélioré sensiblement leë opérations du polis* i.Ti, i 6
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- sage par des machines, qui font bien plus vite et avec une dépense de force moindre que par les anciens procédés.
- Une grande manufacture, qui vient de s’ériger sur une grande échelle et dans une localité très-favorable, contribuera sans doute à donner un essor nouveau à ce genre d’industrie, que le défaut de concurrence indigène avait paru laisser encore jusqu’à cette heure dans une sorte d’indifférence pour les améliorations qui pouvaient se présenter.
- Le travail des marbres et autres pierres qui entrent dans la construction , et qui concernent reinbellisse-ment des édifices, a subi quelques ehangemens sur plusieurs points : on a substitué le débitage à la mécanique par l’eau ou par la vapeur, au travail péni' ble et long des scies à bras. Ce procédé ne peut manquer d’avoir du succès, et doit s’appliquer à toute espèce de pierre.
- ( La suite au numéro prochain
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- 223
- DESCRIPTION
- 1)’
- Une machine a vapeur a piston horizontal, a haute Passion et sans condensation, de la force de dix chevaux, construite par MM. Taylor et Martineau, en usage a Vusine des Thermes près Paris et dans Plusieurs ateliers de France.
- N°us avons annoncé dans notre dernier n°, p. 168, n°us donnerions la description d’une machine à ^apeur qui met en action, à l’usine des Thermes, près j aï>ls5 six appareils de compression, ou pompes fou-atites aspirantes, employées à refouler, dans des ^Ses Portatifs, le gaz hydrogène destiné à l’éclairage.
- est de cette machine qu’il va être parlé.
- ^ ^et appareil consiste en un gros cylindre , monté • °llz°ïitalement sur un bâti en fonte, et dans lequel Un piston qui fait mouvoir l’axe de communi'ca-esi;11 ^ moilvemen11:* Au-dessous de ce cylindre en 1111 autre plus petit, appelé tiroir, dans lequel est ^enée, par un tuyau , la vapeur engendrée dans chaudière. Ce tiroir, qui est muni de deux pistons, ç !*ne communication avec chacun des bouts du gros lïlc^re 7 et avec l’atmosphère, de sorte qu’il permet c ^ruativement à la vapeur d’entrer dans le gros mdre, d’un côté du piston, tandis qui! établit
- e Communication entre la vapeur qui est de l’autre
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- côte du piston et l’atmosphère. C’est ainsi que le pis** ton du gros cylindre opère horizontalement son mouvement de va et vient.
- Un régulateur centrifuge placé au-dessus du gros cylindre, et qui est mis en action par l’axe de transmission des mouvemens, règle l’admission de la vapeur dans le tiroir^ et empêche l'accélération et Ie retardement du mouvement de la machine.
- Explication des figures.
- PL io, fig. i. Elévation latérale , ou vue de côté de cette machine.
- PL 11 , fig. 2. Coupe verticale faite par lé miltéd de la machine et dans la longueur.
- Fig. 3. Plan ou vue par-dessus.
- Æj bâti en fonte de fer formé de deux châssis pa* rallèles assemblés par des boulons.
- b, gros cylindre horizontal recevant continuel^"' ment la vapeur qui lui arrive alternativement chaque bout.
- c, hg« 2, piston métallique ajusté à frottement daîl3 le cylindre b\ il est représenté en détails par les fi»' 4,5, 6 et g j la fig. 4 en montre la coupe vertical de profil , ou l’on voit qu’il est formé de deux roité déliés d en fer, réunies par des boulons, et enU'e lesquelles sont placés deux anneaux de cuivre hris^ e, formant, par leur assemblage, un manchon élast*
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- *P*3? ayant la propriété de toucher, dans tous les en-^l°its de sa course, la paroi intérieure du cylindre b, es fig. 5, 6 et y représentent ces anneaux assem-ies 5 en coupe verticale par le centre , de profil et Pai’ le bout,
- /. fig. i, 2 et 4, tige du piston c.
- 91 lig* 2, boite à étoupe réservée dans Fun des °Uts du cylindre Z>, pour adoucir le mouvement de a tige f, et empêcher la sortie de la vapeur. Dans le ^ud de cette boîte est une petite rondelle i, en cuivre ; j^st entre cette rondelle et le bouchon en fer h, que etoupe se trouve fortement comprimée au moyen de Vls de pression.
- }•> cylindre appelé tiroir, ayant pour objet de dis— ^ihuer dans le cylindre b la vapeur qui lui arrive e la chaudière. Ce tiroir, que l’on voit représenté ,s°léinent fig. 8, pi. io, est muni de deux pistons m, j1* %• 2 , montés sur une seule et même tige o, dont prolongement, hors du tiroir, a une portion plate ^efttéep, formant une crémaillère qui concourt, îUoyen d’un engrenage, à faire mouvoir les deux Pist°ns m y n.
- r . /
- tiroir i, sur lequel est fixé par des boulons le lïi(lre b, est perce', à l’endroit de ses deux tubu-x Ï€s H > de deux trous verticaux r, s, correspondant ^ deux ouvertures obliques £,w, aboutissant dans nuérieur du cylindre b. Ces quatre ouvertures sont inees a 1 introduction de la vapeur, aïternative-d un côté du piston* dans le cylindre b, ejrt
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- même temps qu'elles permettent à la vapeur situer de l’autre côte du piston de s’échapper au dehors.
- u, x, deux tuyaux verticaux en fonte , dont l’in-' térieur est en communication avec l’intérieur du tiroir; c’est par ces tuyaux que la vapeur qui s’échappe du cylindre b est évacuée.
- j, fig. i et 8, tuyau vertical amenant dans le tiroir l la vapeur engendrée dans une chaudière. tuyau est muni, près de son extrémité inférieure , d’une soupape dont l’ouverture se règle au moyen d’une manivelle z, à l’extrémité de laquelle est attachée, à cet effet, une bièle et. L’extrémité supérieure de cette bièle est réunie à l’un des bouts d’un levier Ô’, fîg. i, dont l’axe c’, fig. i et 3, est porté par deu* supports d\ boulonnés sur le bâti. L’autre bout du levier />’ est terminé par une fourchette qui embrasse un collet ou gorge e’, pratiquée sur un tube 1i monte à coulisse sur l’axe vertical f du régulateur centri" fuge^’.
- £*, bi as du régulateur ; ils sont assemblés à char^ nière au sommet de l’axe vertical f\ et l’ex trémie inférieure de chacun porte une sphère i\
- Les deux bras le du régulateur sont réunis al1 tube à coulisse /épar deux tiges obliques /’, assemble^ à charnière d’un bout aux bras k\ et de l’autre a deux oreilles ménagées à cet effet au bord supérieur du tube h\
- L’axe vertical du régulateur centrifuge, eS* maintenu dans sa verticalité par un châssis en f°aÊC
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- S°hhe de deux montans m\ dont chacun est fixé par es "Oulons sur les iumelles du bâti, et de deux trâ-* ^e*ses, l\me inférieure n\ fig. 29 dans le milieu de Quelle est logée une crapaüdine eti cuivre o’ qui ïeÇoit le pivot de Taxe f ; et Vautre supérieure p\ qui ^st traversée, au milieu dé sa longueur, et dans toute j n epaisseur, par un petit tube de cuivre <7’, dans ^^el est reçu et tourne l’axe f. Get axe porte une Poulie r’, à deux gorges , recevant i à l’aide d’une Oorde^ de la poulie à trois gorges s% montée sur Taxe i v°lant u’, le mouvement de rotation qu’elle transe ^et à l’axe 'f3 du régulateur, sur lequel elle est fixée. a c°rde v\ qui sert à la communication de ce mou-
- fuient, est dirigée sur la poulie r’ par deux poulies ‘°Ues
- v’ • \ ,
- . J i manivelle à douille liras, formée sur 1 axe du
- v<>lant.
- <îela
- attachée d’un bout* à charnière j aü coude
- manivelle r’. L’autre extrémité de cette bièle se «ine en une fourchette dont les deux branches a4 0ïit garnies de eoussinets en cuivre pour recevoir g uge 63, fixée horizontalement, par un écrou c2, pb* ^ ’ au taout tige f du piston c du gros ey-
- oü fe* sei>t fitaxe fixe à deux petites roues
- çj bolets d2, en cuivre , qui tournent librement sur Uc{Ue bout de cet axe ^ et qui vont et viennent ho-* 20îltaleïncnt dans deux longues coulisses ou lunettes clUi leur servent de guides pour maintenir cons*. ^ment la tige f dans la position horizontale.
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- %\ i et 3 y excentrique.* formé d’un plateau idrculaire en fonte, monté sur Taxe du volant, en dehors du bâti,
- fj\ levier dont Pextrémité supérieure est formée d’une lunette composée de deux demi-cercles concaves qui se réunissent en h* 7 au moyen de deux petits Voulons; I/excentrlque f% est; logé dans cette lunette de manière â tourner librement, A l’autre bout du levier g , est fixée , par deux boulons P, une plaque de fer Æ3, fig\ ï , 3 et 8, ayant une entaille au moyeu de laquelle cette pièce est accrochée sur une broche plantée horizontalement dans le petit levier à man* ehe t7 fixé au bout ePim arbre horizontal m\ sur le* quel est montée une roue dentée qui engrène 1* crémaillère p, formée sur une partie de la tige o des pistons du tiroir. €’est au moyen de cet engrenage que, pendant l’action de la machine, les pistons ni7 * du tiroir reçoivent le mouvement horizontal de v* et vient qui fait distribuer la vapeur dans le gi’os cylindre
- o fig, 2;, équerre fixée au bâti, et recevant un au-* neau qui porte et dirige dans sa course le bout de l* tige O des pistons du tiroir.
- p.% fig< 3 5 deux pièces d’embrayage , montées su^ faxe du volant et s’engageant l’une dans l’autre r-l’une de ees pièces est fixe, et l’autre mobile; cct^ dernière est manœuvrée par un levier à fôurch.ette > à l’aide duquel on interrompt ou rétablit à voloîlt& Iç moiiyemçnt que; la machine à vapeur que 1
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- de décrire imprime aux divers a mettre eu action»
- qu’elle
- Jeu de cette machine.
- veut mettre cette machine en activité,
- ^ eleve la pièce k* pour la décrocher du levier l%
- . 8 on fait passer la vapeur du tiroir l dans le ey-
- p ïe h 5 en manœuvrant à la main le levier l* que 0ïi tient par la poignée, et que l’on fait aller et venir, ÿ a ce que le cylindre h soit purgé d’air et plein ç^apeur* alors on rattache la plaque k2 au levier hy 0nC0'ïlïiîenee ^ ^*a*re tourner le volant en lui donnant impulsion à la main, et la machine se meut ^ -e“ïoènie et sans interruption , par l’effet de Fin-Action et de l’évacuation de la vapeur qui s’opè~ de la manière suivante :
- O
- pe Uï>P0sons que les pistons m, n du tiroir l oeeu-_ 111 la position qu’on leur voit fig. 2, et que la sou-* ^ Pe du tuyau qui amène la vapeur de la chau-* e^e dans le tiroir,, soit ouverte : alors la vapeur qui Ve dans le tiroir, entre les deux pistons m, n% b a PGl ^es ouvertures s, u, fig. 2, dans le cylindre ^ errière le piston qu’elle pousse devant elle. Ce ^ ^veinent du piston, opéré par la force élastique ^ a vapeur qui entre dans la capacité t\ du cylindre J * es^ secondé parla fuite de la vapeur contenue dans Gapacité s3 du même cylindre, laquelle, s’échappe
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- pat les ouvertures t, r et par le tuyau d’évacuatîdri ^ qui la conduit dehors.
- Lorsque le piston c a termine sa course horizontale de droite à gauche, l’excentrique f% fig; 1 et 3, a fad ün demi-tour, pendant lequel le levier g2 a été attire vers l’axe du volant*, ce levier, par sa réunion alï petit levier /% monté sur l’axe de la roue n2, a fad tourner cette roue, qui engrène la crémaillère f d’une quantité suffisante pdur que les pistons rn, 11 du tiroir aient dépassé, vers la gauche,, l\m l’ouvef' ture r et l’autre l’ouverture s 5 alors la vapeur qui ne cesse d’arriver entre les deux pistons in, n, se préci-pi te par les ouvertures r, t, dans la capacité vide •sa du cylindre b, et pousse le piston c en sens con*' traire , pendant que lâ vapeur renfermée dans la ca** pacité r2 facilite ce mouvement en s’échappant à son tour par les ouvertures w, s, et par le tuyaud’évacUa" tion x. Quand le piston c a opéré ce second mouve^ ment, les pistons m, n, sont retournés à leur premia position, la vapeur pénètre de nouveau dans la ca" pacité r2, où elle opère comme elle l’avait fait d â' bord : on conçoit que ce mouvement se renouvela^ tant qu’il arrive de la vapeur dans le tiroir l, lé plS^ ton c a fait faire un tour à la manivelle y , et paf Conséquent au volant u\ chaque fois qu’il a terrn*116 son double mouvement de va et vient.
- Du régulateur centrifuge.
- On conçoit encore que la vapeur arrivant dans Ie
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- Joindre b avec plus ou moins de force élastique , oti 11 Plus ou moins grande quantité , il. doit en résulter e plus ou moins grande vitesse dans la rotation du ti régrdateur centrifuge g’, fig. i , esj; des-
- ea parer à cet inconvénient, en réglant de la ma-
- mère«„; i . , , & .
- i suivante la quantité de vapeur qui arrive dans
- e tiroir l.
- °Us ajoutons quelques détails pour ceux qui ne °HUaissent pas le jeu du régulateur des machines à Yapeur.
- n
- w 0lunie nous l’avons déjà dit, la poulie à trois Pa ^ * ’ niont^e sur l axe du volant, communique , trj1 ^ ^ntermédiaire de la corde v des poulies direc-^ ces x1 et de la poulie à deux gorges r’, le mouvement s Ration à l’arbre vertical/’, et par conséquent aux p i es j5 • n résulte de cette correspondance entre y\.Xe ^ v°lant et celui du régulateur, que quand la si k' Se v°lant augmente ou diminue, celle des deux er. CleS du régulateur augmente ou diminue a
- aussi
- Sp^eiïle raison *, mais à mesure que la vitesse des lfS 1 devient accélérée, ces deux sphères s’ccar-dai^ ^Une ^autre > tube li remonte et entraîne ^ s°n mouvement ascensionnel le bout du levier b y kiptel est engagé le collet e’; cè levier s’élevant paUn ^°ut, et ayant son centre de mouvement en c’, tr > îe ^out qui porte la bièle a s’abaisse au con-' ïtio 6 et descendre la manivelle z, qui, par ce Iïia^enîeïlt, fait tourner la soupape du tuyau yr de ACie a rétrécir le passage que cette soupape livre
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- à la vapeur qui arrive de la chaudière dans le tiroir* L’effet inverse a lieu quand la vélocité du volant n diminue : les sphères i se rapprochent de leur axe» le tube K descend, la soupape du tuyau y s’ouvie davantage, et la vapeur entre avec plus d’abondan^ dans le tiroir et dans le gros cylindre , d’où il s’ensud une plus grande vitesse dans la machine. Le régulateur g’ a donc la propriété de rendre presque insensible l’accélération ou le ralentissement de l’axe t1 volant, en faisant ouvrir et fermer graduellement la soupape du tuyau qui amène la vapeur dans le €) lindre,
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- jâ33
- DESCRIPTION
- b
- >
- Un fourneau propre a réduire les crasses de plomb . par% J. Mâdelaiwb, capitaine d'artillerie* (Ex-^r&it du Journal des Sciences militaires.)
- Et?
- t Es basses ne sont autre chose que de la litharge P^otoxide de plomb), mêlée souvent avec un peu
- terrée Ai----' _ t?h______. î. i _• .
- *• sul{
- cWb
- ^ --------------------------- ------- --
- q eil’es étrangères. Elles sont très-faciles à réduire,
- Sufîit, pour cela, de les mettre en contact avec du
- °n incandescent. La quantité de plomb que les
- Part*^ ^euven^ colîtenir est très-grande, puisque io'y les de îitbarge pure renferment ioo parties de
- s^ul ^ePen^an* ^es terres étrangères ne sont pas çjj eiîlent à déduire du poids de la îitbarge, mais es entraînent encore de celle-ci en fondant avec elle former des scories.
- de u I11^anf des crasses pulvérisées avec du poussier Une i 30n 5 en ^es exposant dans des creusets à
- ïiiai
- p E0111* des essais en petit. On brasque le creuset et
- . Valeur rouge, an réduirait très-bien l’oxide / S011 ne se sert de ce procédé, quoique très-simple,
- un
- ajoute, suivant l’impurete de la lit g Eeu de flux noir pour dissoudre la gangue.^
- Laos les grands travaux, on a îecoiiis *>ut-IViurn(aU à manclie, ou au fournea ^
- diffère pas essentiellement. Dans ces fournea
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- on fait passer les crasses à travers les charbons ardeu5 dont ils sont remplis. Le charbon de bois incandescent s’empare de i’oxigène de la litharge et laisse à nu Ie plomb, qui continue à s’épurer en filtrant à travers les charbons jusqu’au fond.
- L’expérience a démontré que le fourneau écossa15 est le plus économique, puisqu’en l’employant on oh" tient plus de plomb avec une moindre consommât^*1 de combustible} la quantité de plomb s’élève quel" quefois jusqu'à 89 p. ojo de litharge. On doit obseï" ver que malgré que le rapport du plomb à la litharge soit ^, en grand, il n’est pas possible d’atteindre ce taux à cause de la volatilisation du plomb, et surtout3 cause desscories qu’on ne peut empêcher de se former-M. Madelaine, en adoptant le principe du four" neau écossais pour la réduction de la crasse de plomb? a disposé cet appareil, comme nous allons l’explique11’ de manière à le rendre plus propre à l’usage que 1 pourrait en faire dans les étabissemens d’artillerie, °ü l'on 11’a que de faibles quantités de litharge àtraitef’
- Explication des figures qui représentent le fourni cylindrique sans soufflet, approprié pour le tràde ment de petites masses de litharge.
- PI. 12, fig. ire. Élévation de face.
- Fig. 2. Coupe horizontale suivant la ligne ponctue6 AB; passant par les soupiraux.
- Fig. 3. Coupe verticale suivant la ligne ponctué Cl), fig. 2.
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- F* /
- , 4- Coupe verticale suivant EF , fig. 2 r la che-
- iïllîlte étant enlevée.
- y a> lr*térieur du fourneau revêtu d’un cylindre eii ^te de fer. ( A défaut de cylindre on peut employer s plaques de fonte et faire le fourneau carré. )
- ^ ) plaque de fonte sur laquelle reposent les pre-es couches de charbon, et qui sert à l’écoulement
- aplomb.
- Passif du fourneau construit en briques.
- ? cercle en fer pour maintenir la partie supë-llre c^u fourneau.
- 5 soupiraux garnis de tôle intérieurement,
- ^e'cjtll^au en tôle pour déterminer le tirage et servant
- eiHinée.
- Lof’ Cr*kle en tôle pour retenir les morceaux de char-j (l1Ul sont entraînés par le plomb en fusion.
- . ? Marmite en fonte qui reçoit le plomb. p ^arres de fer qui supportent le crible, couv ^* ouverture du fourneau; on la diminue
- de eilal>lementavec une brique pour régler le tirage As^piraux.
- Soi fît ^lC*e cettc disposition on peut supprimer le Sant , ’ Parce qu’on obtient un courant d’air suffi-** d’avers les charbons au moyen des soupiraux e, ^JÎUe la cheminée f facilite le tirage : à la vérité on s°OffiaS UnC c^a^eur aussi vive qu’en faisant usage du Sf*nt ïïla*s celle qu’on obtient est plus que suffi-étafi6 ^°Ur Cobjet qu’on se propose. Cette chaleur ^icux répartie, la réduction se fait mieux, les
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- dégrada lions d u fourneau sont moins promptes^ moins de scories, et l’on peut même économiser k combustible. Enfin > en évitant l’emploi du soufflet? un a encore à déduire la main-d’œuvre de rhomttie qui l’aurait fait agir (i).
- La forme cylindrique du fourneau n’est pas encorf la plus avantageuse qu’on puisse lui donner ; maJ* on ne doit attacher une grande importance au* formes, aux proportions des machines , qu’en rais011 des services qu’elles doivent rendre , et comme dau9 les arsenaux la quantité de litharge à traiter est as^ faible, il‘convient, dans ce cas, de tenir plutôt simplicité de FappareiL
- Du combustible a employer, et de la manière charger le fourneau,
- Le combustible à employer et la manière de cba* ger le fourneau ne sont pas indifférons.
- Il n’est pas possible de se servir dü charbon terre, parce qu’il s’agglutinerait à l’état de coke > ^ pourrait cependant en faire usage , eii le mêlant ^ faibles portions avec le charbon de bois.
- 11 faut rejeter la charbonnille, parce qu’elle irlteï*
- (i) Le succès obtenu en petit permet de croire qU£ l a pourrait employer avec profit le tirage pour de Semblé opérations métallurgiques en grand. ^
- La forme cylindrique paraît aussi préférable à eelk fourneau écossais»
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-
- fierait les issues nécessaires au courant d’air ; ainsi, 11 • * convient d’employer du charbon de choix, et d’a-
- s°in de bien le tasser, afin de n’avoir jamais de
- °P grands vides dans l’intérieur. Les rangées du
- n(* doivent être faites surtout avec soin , parce
- e^es sont destinées à compléter la revivification
- du Plomb.
- ^pres avoir formé ainsi les trois premières couches,
- 011 place par-dessus de gros charbons allumés, et l'on
- c°ütinue à mettre du charbon jusqu’à la partie su-
- PciieUre du massj£ du four neau ; on excite le tirage 1 ' 1 ' ^ aide du tuyau servant de cheminée. Enfin, lors-
- ^ e lo feu a bien pris, et que les charbons du haut
- rouges, on charge de deux à trois kilogrammes
- Charge, et l’on répète cette opération toutes les
- ^°ls quen ôtant le tuyau , on voit que cette matière
- ^piesqueentièrement disparu, on ajoute de temps à
- ^ le du charbon pour maintenir toujours la charge
- même hauteur.
- l^ut avoir soin en outre :
- Pou6 ^ ^aS ^a*sser tr0P d’intervalle entre les charges, ne Pas consommer inutilement le charbon; p0^G Passer souvent le tisonnier dans les soupiraux ^ 116 pas les laisser engorger ; le q6 C^aiBer toujours sur le derrière plutôt que sur q,eVai>t , afin que la litharge ne tombe pas, avant les Fe lf^ulte, dans le crible en tôle destiné à arrêter ^‘ericires et les charbons ; e Jeter en masse la litharge à l’endroit oii la eha-T* ni, 17 .
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- s38
- T *
- leur est la plus forte, de manière que îe courant (fai? ne soit pas intercepté \
- De retirer les cendres et les scories du fond du fourneau-, lorsqu’elles l'obstruent j
- D’humecter la litbarge lorsque le feu est vif, et au commencement de l’opération ÿ
- Enfin, lorsque la réduction est terminée, de bouclier l’ouverture supérieure pour éviter que le fourneau ne se refroidisse trop promptement.
- Le plomb que l’on obtient est pur, suivant le degré de chaleur du fourneau, Plus ce degré est élever plus le plomb est impur , parce qu’il peut conten»1 alors du cuivre,, et surtout de l’antimoine, du zincr revivifiés avec lui. Au reste, si on destine le ploU1^ pour la fabrication des balles, il importe peu qu soit très-pur.
- Les scories seules ne méritent guère qu’on les fhs5<J )-essuer^ la consommation de combustible et la maU1" d’œuvre seraient quelquefois à peine compense65' Au reste, on peut juger de leur richesse à leur poid5* et en disposer en conséquence. Il est inutile de dil'e que , pour les faire passer au fourneau , on doit Ie5 réduire en morceaux, etc,, etc.
- Aperçu sur la consommation de charbon et sur l(l main-d’œuvre.
- La consommation de charbon pour la icducU°ri des crasses dépend de la manière de conduire le
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- ^3» 1 ^
- 11 n est pas très-vif, les crasses exigeront plus de
- temPs pour se réduire, et en somme on consommera
- plus de combustible *, on peut alors en porter la
- quantité à quarante pour cent, en poids , du plomb
- ^'3teüu. Mais si on entretient le feu, et qu’on charge
- ujours à propos, alors la consommation ne sera que
- ^Un quart, et même d’un cinquième : en grand,
- e u est guère que du quart du plomb.
- ^ seul ouvrier suffit pour ce travail, et doit ré-
- . lre cent vingt-cinq kilogrammes de crasses dans sa
- l0lJcnée- et comme cent kilogrammes de crasses doi-
- k 1 Produire de quatre-vingt à quatre-vingt-neuf
- ^°grarnmes de plomb, il en résulte qu’en fixant à
- ^ . Ceïîtimes le prix du kilogramme de charbon de
- ^ls de bonne qualité, à 2 fr. 5o c. le prix de la jour-
- cle l’ouvrier , et en supposant même que Pon
- ^tiepne que quatre-vingt pour cent de plomb, il
- resulte, disons-nous, que cent kilogrammes de
- leduit ne coûteraient au plus que c> fr., tandis
- le dans le commerce, à 8o cent, le kilogramme, le nièrn • . . a , b
- Je pouls de cent kilogrammes reviendrait à 8o fr,
- Le f ° ,
- “l fourneau avec sa cheminée devant au plus cou-
- /o \ w a , *.
- loi U ^ ‘ ’ dtant susceptible en outre d’un trés-p. ®^ervice,on peut, dans cette évaluation, négliger lihaèt d’un si faible capital.
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- MELANGES,
- Indication de deux sujets de prix proposés par la So" ciété d’Encouragement de Paris, pour l’industrie nationale en France, dans sa séance générale du 22 novembre 1826, pour être décernés en juillet 1829'
- Fonderies de fer.La Société offre un prix de 6,000 fr-à celui qui indiquera un ou plusieurs procédés sim' pies et peu dispendieux, et en faisant usage de mine* rais de diverses natures et produisant habituellement des fontes de qualités inférieures, pour obtenir cons* tamment des fontes grises à grain homogène, jouissant de beaucoup de ténacité, pouvant être fondues pin' sieurs fois et recevoir les diverses opérations du mon" lage en petites et en grandes pièces sans perdre de leurs qualités j faciles à travailler à la lime, au bn" rin, à tarauder et à polir, et pouvant se comparer 1 sous ces divers rapports, aux bonnes fontes anglais# de la Franche-Comte. Plus les procédés seront appl**’ cables à un grand nombre de minerais, plus le bnt que la Société se propose sera rempli.
- Les concurrens devront faire connaître, dans nn mémoire, la forme, les proportions et les disposition5 du haut-fourneau j la nature des matériaux empl°yeS
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- ^aïïs sa construction, le nombre et la position des ^üyeres • la force et la quantité du vent ; l’espèce de S°ufilerie ; la nature des minerais employés ; les opérions préliminaires auxquelles il a fallu les soumet-j ’ ia nature des fonda ns ; leur proportion relative; j naturedu charbon; et joindre à cette description, s plans 5 coupes et élévations du haut-fourneau, *lftcés sur une échelle métrique, p ^a Société verrait avec plaisir les détails exacts sur pliure du haut-fourneau dans le traitement des dif-er^ns minerais, et l’influence qu’exerce le mélange diverses espèces sur la qualité de ia fonte. Les con-111 feus devront envoyer des gueuses ou gueusets en ffiantité suffisante, par exemple, deux mille kilo-blaiïlIïles environ, pour les soumettre à divers essais ^ Pouvoir faire couler des pièces d’une assez grande ^ tension (i). Ces fontes devront être accompagnées Cei’tificats authentiques délivrés par les ingénieurs y s ^hies ou les officiers d’artillerie, directeurs de 0lideries ou d’usines métallurgiques du gouverne-et constatant : i° qu’elles proviennent de pre-^leie fusion; 2° quelles sont le produit habituel du ^t-f0Urneau 7 et non un produit obtenu avec des Cautions particulières. et qu’on ne pourrait se pro-
- b) La Société tiendra compte aux maîtres de forges du le'e^ *ïansPorf des fontes, dans le cas où les pièces mollir ae pourraient être vendues à Paris , et des déchets ofe-^0^Us dans le moulage des diverses pièces qu il sera juge double de faire exécuter.
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- curer à volonté; 3°que le hautfourneau marche de-puis plusieurs mois en fonte semblable, quelque soit le minerai employé; 4° que la quantité de ces fontcS versees dans le commerce est assez considérable poui’ qu'elles aient pu être employées à mouler de grandes pièces. Les concurrcns devront joindre à leur cnxoi des échantillons des minerais et des fondans employés? et de quelques laitiers provenant desfondages. ils se* vont tenus de faire, devant les commissaires de la So" ci été, tous les essais qui seront jugés convenables, poui Rassurer de la bonne qualité de leurs fontes; et po1*1 conserveries procédés dont ils auront fait usage, pourront prendre un brevet d'invention.
- Les échantillons et le mémoire descri ptif devront être adressés à la Société avant le Ier janvier 1829*
- Moulage des pièces de fonte destinées a recevo un travail ultérieur. La Société propose un prix dc 6,000 fr. à celui qui indiquera le procédé le plus sim" pie, le plus économique et le plus prompt pour in°11' 1er en fonte douce des pièces destinées à un travail ultérieur, de quelque forme et de quelque dimension quelles soient.
- Les conçurrens devront indiquer, dans un moire, quelles sont les fontes qu’ils ont employé’ comment on peut s’assurer de la bonne qualité d une fonte et ne pas la detoricrcr en l’employant; connu ei on peut adoucir de la fonte de médiocre qualité’et tendre susceptible de recevoir ensuite tel travail qu
- la
- ’oU
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- ^udra îui donner. Ils devront également faire con-ri^itie le moyen de prévenir le durcissement qui s'o-Ij ie à la surface des pièces minces, ou remédier à ce ^urcissenient, si, comme cela est probable, il estl’ef-V” ^ 11 ne trempe produite par le refroidissement ra-décriront les règles à suivre et les dimensions U °^server dans le placement des évens et des jets, et remédier aux inconvéniens du tassement dans ffi*elques parties. Ils feront connaître Fcspèce de sable 0nt ^ faut se servir ; quel est le meilleur charbon P011!’préparer les moules, et la manière de les prépa-erî les moyens à employer pour bien placer les j aux et empêcher leur déformation dans le mou-soit en sable vert, soit en sable étuve. Enfin ils Clll0r*t les moyens d’empêcber que le sable ne s’in-01 pore dans le métal, et les précautions à prendre donner issue aux fluides élastiaues, qui occasion-1 oes soufflures. La Société distinguera partieuliè-^ nerq ceux des concurrens qui indiqueront en même p quels sont les meilleurs procédés ou alliages cpie °n ^01t employer pour avoir mie matière d’u;
- lr
- :e ex-
- tcî
- dureté et susceptible de recevoir un poli fin,
- fflie doit être celui des laminoirs.
- concurrens devront présenter des echanulhms jCcon*pagnés de certificats authentiques délivres par ingénieurs des mines on les officiers d'art:hene , Velours de fonderies ou d’usines ji'ietahuigiqms ou S°Uvernement, et constatant qu’ils ne sont pas ehon-is f'xpvcs partnÿ ]cs pièces qui ont le mieux réussi. Aitl,nl
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- ces échantillons, devront se trouver des presses hv-drauliques, des chaudières et des bouilleurs de ma> chines à vapeur exécutés en fonte française. D’ailleurS/ pour ne laisser aucun doute sur l’efficacité des moyens décrits dans les mémoires, les conçurrens seront tenus de répéter, en présence des commissaires de la Société? toutes les expériences qui leur seront demandées, de mouler les différentes pièces dont on leur présen-tera les modèles; les concurrens pourront s’assureri par un brevet d’invention, la propriété de leurs procédés.
- Les grandes pièces moulées resteront la propriété des concurrens, et leur seront rendues après le cou-’ cours.
- Les mémoires et échantillons devront être adresses a la Société avant le Ier janvier 1829.
- Note sur le blanchiment du lin et du chanvre pcir ^ rouissage.
- M. Gavin Inglis annonce quJen 1820, époque ala" quelle il s’occupait de Fart du blanchisseur, on lul confia quelques écheveaux de fil, afin qu’il les prépa' ràt par le blanchissage; ce fil était tellement lisse qu’^ attira son attention : il l’immergea dans l’eau chau<ie à l’entrée delà nuit, pour le préparer à recevoir 1 aC'” tionde la vapeur; mais il fut très-surpris du change" ment de couleur de ce fil et de la quantité de matiere colorante dissoute dans l’eau; après cette prefldeie
- /
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- ^ration les écheveaux furent lavés, tordus, trempés
- da
- ns Une faible lessive alcaline et mis sécher sur des toiles brunes* A l’état de siccité ce fil se trouva avoir éteint un degré de blancheur que M. Inglis dit n’a-* 011 jamais observé en pareille circonstance, et lors-ensuite il fut lavé dans un courant aussi long-temps h* il parut coloré et exposé sur le pré pendant deux 1 couleur en devint telle qu’il ne put s’em-
- ei* de penser que ce fil avait subi une opération Valable et importante avant d’avoir été remis entre
- ses r» * 1
- Plains. Les recherches que fit M. Inglis pour découvrir je qu’il supposait qu’on avait faitsu-
- a cette matière, lui apprirent qu’elle avait été eli ^ UnG ^°*re Kilmarnock 5 que Ie lin dont e provenait avait été arraché avant qu’il fût trop l f1Ue qui était le plus vert était destiné pour e trdvail le plus fin} que le plus blanc , apres avoir été aVa^ été roui dans un vouloir alimenté par un e c°urant d’eau, et qu’on prenait, dans le pro-. C e rouissage, des précautions particulières con-j| à ne pas laisser le lin séjourner dans l’eau aussi j^temp, qubn était dans l’habitude de le faire clu alors, et qu’au lieu de l’étendre sur l’herbe, ^hiès le rouissage, pour le faire sécher , on l’exposait b]11S Un s<^c^°^r* M. Inglis apprit encore que le lin aïîc avait été uniformément roui dans un très-faible ^ üiantd’eau, et que le lin plus fortement coloré avait l°Urne dans des routoirs creusés dans des endroits eau était en plus grande abondance.
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- Muni de ces renseigneinens , M. Inglis fit constrtin’6 un rouloir dans lequel Peau. claire arrivait successivement et empêchait le dépôt des principes colora ns snf le lin, parce qu’alors le courant les entraînait, il oh' tint de cette manière du lin d’une blancheur remarquable, tandis que cette même substance était très-noire lorsqu’elle sortait des routoirs à eau stagnante? creusés dans le même terrain et remplis de l’eau de la même source*
- Celte méthode de rouissage à Peau courante pa" raît, suivant un article inséré dans le vol. 6,pag. 281? du Technical Repository, avoir clé introduite en Bol" lande par M. Hondt cl’Arcy ; on exposait les matières? après leur dessiccation et lorsqu’on en avait séparé les feuilles, à l’action d’une chute d’eau de 4 à 6 pieds? les hottes de lin et de chanvre étaient étendues entre deux claies de bois;, on renouvelait toutes les heures 1 eau qui tombait sur ces matières. Ce procédé étad continué jusqu’à ce que le végétal fût décoloré, ce qtu exigeait, en général, 10 à 12 jours. La quantité d’eal1 employée à cet effet, et la manière d’établir son courant, exigeaient du soin, car si l’eau coulait trop rap1" dément, la substance soumise au rouissage risqualt d’être emportée; le renouvellement du courant deaü produisait une couleur uniforme qui se distribuai a travers la masse avec un degré de chaleur qui assuralt un rouissage uniforme. On assure que le lin et Ie chanvre traités par ce procédé donnaient une fibre p-llS flexible et plus soyeuse que par la méthode ordina116’
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- 0ïl av&it en outre l’avantage d'obtenir en douze jours llri résultat qui, auparavant , demandait trois à qua-
- tre semaines.
- moyen analogue semble avoir été mis en prati-^e dans le Somersetshire, à la fabrique de toiles à 0iie*, établie près de YeoviL
- pie tend que les avantages de cette méthode se ^0ïit sentir au même degré dans le papier fait de cliif-0,isde vieilles toiles à voiles.
- ^ï. Inglis affirme qu’il découvrit dans le lin qui n’é-Pas encore parvenu a l’état de maturité, que la Iïiatiere colorante était soluble dans l’eau , mais qu’à ^esure que le lin mûrissait, cette matière devenait ^oins en moins soluble, jusqu’à ce qu’enfin l’eau produisit plus que peu ou point d’effet sur elle. e suc du lin qui n’est pas mûr est dans un état ltlcilagineuX, de là sa solubilité dons l’eau*, mais si 1 ^ laisse sur pied jusqu’à ce que sa couleur soit de-
- VeUu
- M’a
- ïe et un brun foncé et que ses graines soient tout-
- 11 ^ unîtes, le suc de cette plante passe de l’état mu-agUîeux à l’état résineux, et n’est certainement plus ^ Uie dans l’eau, en ce qui concerne la résine, à us qu’on n’emploie des dissol vans.
- 0j. Pai’aît donc, d’après les observations de M. ln-^ S5 que pour rouir le lin de la manière la plus con-
- VçUabie
- il fautle cueillir avant sa maturité et l’ex*
- ^ Sei dans une eau courante pendant 10 à 12 jour
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- Sulfate blanc de baryte obtenu du sulfate natif baryte non épuré, et pouvant remplacer le blanc plomb dans la peinture.
- M. William Duesbury, fabricant de couleurs a Manchester, a pris en septembre 1825 une patentée11 Angleterre, pour un procède de fabrication de W" fate blanc de baryte avec du sulfate natif non épurai Voici en quoi consiste ce procédé :
- On prend du sulfate de baryte impur, connu vub gairement sous le nom de spath (terre posante), et désigné en latin par les mots terra ponderosa, vitriolatth marmor metallicum, etc., matière que Ton trouve e11 abondance dans plusieurs contrées de l’Angleterre.
- On trie cette substance, on la lave bien , pour la dégager aussi complètement que possible de toid mélangé impur, et on la pulvérise dans un bocard, 011 à 1 aide de tout autre appareil ^ en y mêlant de l’ealJ et en opérant comme si on composait de la couleur* Le spath ainsi pulvérisé est mis dans unechaudi^16 en plomb, établie sur un fourneau en briques un,nl de tuyaux de cheminées ; ce fourneau est destiné a porter au degré de l’ébullition le spath déposé dallS la chaudière de plomb, auquel on a ajouté une ass^ grande quantité d’eau.
- Après que la madère a été soumise à l’ébulliti0*1 ’ on y ajoute de l’acide sulfurique. La proportion cet acide au sulfate de baryte dépend de la quantité^6
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- fer
- *pi on suppose qu’elle contient; cette quantité peut Meurs s’apprécier en prenant de temps en temps, Pédant que se fait l’ébullition, certaines portions de Matière que l’on examine, pour découvrir si elle a éteint le degré de blancheur convenable; si l’on sài-P^1ǰit que ce degré n’est point atteint, on ajoute en-°lede l’acide et on continue l’ébullition jusqu’à ce 011 Etienne la couleur désirée, j n a soin, pendant l’opération de remuer souvent Matière pour empêcher qu’elle ne s’attache au fond
- ^chaudière.
- j ^ spath étant ainsi préparé se lave dans l’eau à eu Sleurs reprises, jusqu’à ce que la dissolution de fer ^ s°it séparée ; on le fait ensuite sécher dans une /e, ou de toute aytre manière convenable pour appeler cette matière à l’usage qu’on en veut faire, j, peut, dans certaines circonstances, remplacer °l^e sulfurique par d’autres acides ou des composés ^acide capables de dissoudre le fer, mais l’auteur de Procédé recommande en général d’employer l’acide Uï>ique de préférence. .
- pal j°rs^u,°n a usage d’acides ou de composés ca-^ ^ Proc^re ^es effets chimiques sur le plomb, °*t remplacer la chaudière de plomb par un vais-
- yerre, ou de terre recouverte d’un émail con-
- Sçau de
- Vei'able, ou un vase formé d’une c°«que, pourvu quelle ne soit pas suscep 1 _ •“•tuée par les acides ou les composes que 1 on ««ployer.
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- %5o
- On peut faire «sage cîe chaudières en cuivre, même en se servant de l’acide sulfurique, mais, dans ce cas, le plomb est préférable au cuivre.
- On prétend que la matière préparée comme on vient de le dire n’est plus susceptible de décomp081" tion ou de changer de nuance lorsqu’elle est exposée » l’humidité ou à des émanations sulfureuses. 11 parai* néanmoins qu’elle est plus particulièrement destinee aux couleurs à l’eau qibà la peinture à rhuib’* Lorsqu’on l'emploie en détrempe sur des murs °u comme couche de fond, ou bien dans les tentures de papier, il parait qu’elle a la propriété de retenu' sa couleur blanche sans être affectée par l’action de 1al/ mosphère.
- Papier collé dans la cuve de fabrication.
- Mous avons donné, page /j6 du 2e volume de cei: ouvrage , l’analyse d’un papier collé dans la cuve de fabrication, que M. Braconnot avait publiée daîlS les Annales de Chimie et de Physique. Voici siU’ cC meme sujet une instruction de M. Mérimée que n011* extrayons du Bulletin de la Société d%Encouragent^ pour l’industrie nationale , et dans laquelle le de collage diffère en quelques points de celui iinUd11 par M. Braconnot.
- Il y a environ vingt ans, dit M. Mérimée, on eIJ voya d’Allemagne, à la Société d’Encouragement, ^e5 échantillons de papiers collés, les uns avec dusavo*1
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- j ^ resine, (l’au très avec de l’empois : ils étaient fai-^ paient collés. En effet, dans les papeteries alleman-p k 5 ^lmsi que dans la plupart des nôtres, ou est dans Usage de faire pourrir le chiffon. Privé de son gluten ^Ul ^ effet de la macération, la pâte a besoin d’une
- ^l0p0i ti0ii plus grande d’empois ; et si l’on porte la au point nécessaire pour rendre le papier forte-
- do.sg
- lTlç» 1 îi
- c°Ué, les feuilles, au sortir de la presse, ne peu-
- ^ en I ’ >
- aesœuvrer sans peler.
- Quant au collage au moyen de la décomposition t|Uil ^ aiun d’un savon résineux, il était bien connu i^îlS ^ Plupart de nos papeteries *, mais il ne tait pas c‘oll,eU P^'aticpie, si ce n’était pour des papiers peu tels qu’on les demande pour l’impression, loi °US av*ons connaissance de ces deux procédés, la g^U.Gli 15 M. d’Àreet et'moi fumes chargés par °cieté d’Eneouragement de faire des recherches
- ottj. 1 °
- pie GS m°yens perfectionner le collage du pa-
- se de réunir les deux procédés était trop na-leUe pour ne pas se présenter d abord a notre esprit-°Us devions présumer que l’addition de savon per-^llaitd employer une plus grande proportion d’em-Saîis augmenter l’adhérence des feuilles; nous ^vions que les Chinois, qui.mêlent de la colle de riz * ieurpàtede papier, y ajoutent le suc mucilagmeux *Ufte espèce de guimauve, pour que les feuilles ne (; c°Uent pas entre elles lorsqu'on les presse. L expe-confirma nos conjectures; niais comme nous
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- a5a
- ©perlons avec du chiffon pourri, le papier quoique imperméable à l’encre , n’avait pas la roideur que l’on regarde, dans le commerce, comme le signe Ie plus certain d’un bon collage. Nous restâmes alors convaincus que le procédé ne réussirait pleinemeid qu’avec du chiffon non macéré, et qu’il fallait attendre que nos fabricans renonçassent au système vl" cieux du pourrissage.
- Nous procédions de la manière suivante :
- Lorsque la trituration était achevée, et que la était au point où il ne restait plus qu'à y mêler ^ bleu pour l’azurer, nous faisions verser dans la pde deux seaux d’empois fait avec de l’amidon et de l’alu11. Lorsque le mélange était intime , nous ajoutions peU à peu une dissolution de savon résineux en prop°r" lion suffisante pour décomposer l’alun. L’action du cylindre développait alors beaucoup d'écume : on faisait disparaître avec un verre d’huile.
- Croyant donner plus de roideur au papier , nou5 ajoutâmes ensuite à l’empois de 1a. colle animale clam fiée. Le papier pela un peu lorsqu’on le releva apre§ avoir été pressé en porse blanche; pour lors, n°u5 fîmes ajouter dans la cuve une petite quantité de db" solution de savon blanc, et les feuilles, dans la suÙe » se désoeuvrérent sans jamais peler.
- Le savon résineux n'était pas préparé, comme Ie conseille M. Braconnot, avec de l’alcali caustique mais avec du sous-carbonate de soude, et nous ajou" lions de la résine jusqu’à ce qu’elle refusât d’eidiel
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- ^ ^°nril)uiaisOii. Du délayait de suite ce soüs-s&VUU ails l’eau chaude», et on le versait dans un ton-La résine non combinée se précipitait, et la Solution, en refroidissant, se prenait en gelée»
- j ^âïls ees expériences, nous nous dirigions dis près de p1^68 principes qu’on observé dans les opérations y1 teinture, c’est-à-dire que nous tâchions de pré» eu! eï>, plus egalement possible autour des mole» s nu chiffon un mélange d’alumine, clé résine et eïilpois„
- I)5 ' ’ v
- ^ apres cette observation, je crois qu'il serait en*
- ftueux de commencer par alimer le chiffon, et
- °perer ensuite la précipitation respective des ma» U(a>es » r * -y. 4 „ ,
- y5 en ajoutant le savon résineux, préalablement
- e e avec l’empois»
- cl’ois aussi qu’il y aurait de l’avantage à ajouter de soude caustique à l’eau dans laquelle on ten^eia^ ^amld°n. On sait que les alcalis caustiques , ertissent instantanément en colle les fécules arnv* ^ ^ ^ ^bnjtllitioîx venant ensuite, rendrait la colle rt C°ïe plus fluide ; on y ajouterait le savon, et lors* a e ^lange serait bien intime, on le verserait peu ^ l.SlU Pate ftlunce, jusqu’à ce qu’on fût parvenu sur^°lnt saturation, ce dont il serait facile de s’as* P» . au uioyen d’un papier réactif; enfin, on ajom ^ Uu peu de dissolution de savon blanc dans la S* en P°rmant les feuilles , le mouvement de ^tier donnait naissance à des bulles, on les fe* ’teM. jjjs xfi
- Un
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- rait disparaître avec un peu d’huile ou d'ennuis^ huileuse.
- Nous nous servions d’huile de colza pour dissiper l’écume occasionnée par le savon*, il vaudrait miellX employer une huile siccative, telle que celle de u01* ou de pavot. Une émulsion huileuse produirait p1’0” hahlement le même effet ; alors elle serait préfrfa" Me , surtout pour les papiers destinés au lavis.
- Quoique nous ayons réussi avec de la colle de & ri ne de froment, cependant celle d’amidon, qui seel^ plus promptement, doit produire an meilleur ef*eh et , sous ce rapport, je conseillerais la colle de f»r*lie de riz , dont les Chinois nous ont enseigné l’usage.
- La proportion des différentes matières est dlîïlt grande importance : elle doit être réglée d après ^ qualité de la pâte, qui peut contenir plus ou de gluten. 11 faut régler cette proportion par des es sais en petit qui ne peuvent présenter de difficulté un papetier intelligent.
- L’alcali de savon décompose le bleu de Prusse, ^ ne peut donc employer cette couleur pour azur^1 papier. Il faut, comme les Hollandais et les Angl^’ se servir de bleu de cobalt, qui produit une tein|L beaucoup plus brillante et plus durable. On doit bayer le cobalt avec l’amidon lorsqu’on prépafe colle : alors, mêlé intimement avec l’empois, *1 vient plus léger, et ne se précipite plus au verso ^ la feuille, comme cela a lieu dans les papiers à%itl des 'fabriques anglaises.
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- Extrait (Tun rapport fait à Ici Société cVEncouragement pour Vindustrie nationale, par M. Mérimée, sur des papiers collés a la cuve, par MM. Canson , jabri-CQas de papiers à Ànnonay.
- Si l’on peut, dit Je rapporteur, contester à
- ^ • Canson la priorité d'invention dans le collage
- Papier à la cuve, on ne peut du moins leur refuser i , , 7 * f
- e ttierite de la perfection dans Fexécu lion du oro-cedé tu , 1 , . , . •*
- * us sont les seuls qui, a notre connaissance,
- dç Gn^ ^aris ie commerce une quantité' considérable
- Papier collé à la cuve, et le collage de ce papier
- °Us paraît supérieur à celui de nos meilleures fabriques.
- ^^Les échantillons qui ont été adressés à la Société
- ^ Ucouragement, de la fabrique de Vidalon-lès-An-
- ^ ay 5 se composent de papiers vélin et à vergeu-
- 7 de différentes sortes et de diverses grandeurs; Uousi . , . . , 7
- 0 ies avons soumis a plusieurs épreuves qui nous
- démontré que l’intérieur des feuilles est colle
- ^ ^ ^a surface, au point que l’on peut écrire sur
- Partie grattée sans que l’encre s’emboive.
- U fabrique en Angleterre un papier à lettre azuré
- ec cobalt : il est d'une très-belle teinte, mais il
- UtuT revers’ uii des côtés de la feuille est d une
- féi011^ ^eaucoilP plus foncée que l’autre- Cette dif-
- ^l^riCe n’a pas lieu dans les papiers azurés de
- Canson, la teinte est égale de chaque côte. Cette
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- observation aurait suffi pour indiquer la présence & l’empois à celui qui coimaî{rait, ce que personne n l' gnore, le moyen dont les blanchisseuses se serveffi pour azurer le linge avec le bien de cobalt.
- Le collage des papiers pour lavis présenté plus difficultés que celui d'aucune autre espèce; car il i]S suffit pas qu’ils soient plus imperméables qu’aucu*1 autre, il faut qu’ils soient uniformément imprégo^ décollé. S'il y en a en excès dans quelques endroit7 si la répartition est inégale, il est impossible d’ap" pliquer une large teinte sans qu’il se découvre dea taches.
- Sous ce rapport, les papiers pour lavis & MM. Canson laissent à désirer. Toutefois, nous d®" vons déclarer que dans les meilleurs papiers de lande, il ne se trouve qu’un petit nombre de feih^5 dont le collage soit parfait.
- Si les matières dont on se sert polir rendre le l)â' pier imperméable ne sont pas parfaitement mêla11'' gées, le papier pourra être très-fortement colle} 1 sera excellent pour l’écriture, mais ne convient3 pas au lavis, parce que la couleur prendra plus da*1* des endroits que dans d’autres. Il arrivera ce q111 * lieu dans la teinture quand le mordant n’est pas 11111 fermement appliqué sur l’étoffe, ou quand l’étoife 3 été inégalement travaillée dans le bain : elle est d llîî nuance inégale ; elle est ce qu’on appelle hring^e ^ demeurant, c’est dans cette seule espèce de paP*e que MM. Canson sont inférieurs aux papetiers
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- ^ 2D7
- anglais. Toutefois, tels que sont les papiers
- b^od-aiglc de MM. Canson, il est possible, à l’aide
- Une légère préparation, d’appliquer dessus des
- ^utes égales^ etils ont l’avantage de supporter mieux
- duaucun autre les traits du crayon et le frottement
- e la gomme élastique, sans que l’épiderme en soit aHére'
- "^P&'îences sur les quantités comparatives de calorie fllle qui se dégage dam la combustion des principales especes de bois et de charbons employés comme Cotllbustibles aux états du nord de VAmérique, par M' Marcus Bull
- ïy
- uns une série d’expériences faites sur une grande
- Urrété de bois pour déterminer la différence dans les
- du j tS uhmdxms obtenus avec du bois vert et avec
- >ols sec, on a prjs une même quantité, en poids,
- même espèce de bois vert, pour qu’il y ait la
- ( me quantité de matière ligneuse 5 on a reconnu
- ^Ue le produit ne variait pas sensiblement, mais que
- n(*ant il était toujours à l’avantage du bois sec ,
- 1 d ailleurs peut se carboniser plus également et Plusf^i r , , . r 5:5
- ^ facilement que le bois vert.
- 11 tr>ouva que le bois mort produisait la même
- charbon que le même bois vivant, et que
- \ iAaoches donnaient un charbon plus dense que
- 1 ^onc. u
- aUui les bois les plus denses, l’ébène séché au
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- 258
- four > ayant une pesanteur spécifique égale a ( celie de Feau étant i ), donna , en charbon, 33,8^ pour cent, résultat plus grand que celui qu’on oh" tient de tout autre bois. La pesanteur spécifique de ee charbon s’est trouvée de 0,888, quantité aussi p*ü? grande que la pesanteur spécifique des autres bol5' S9. cassure ressemble tellement à celle des charboU5 obtenus des minéraux, qu’il est difficile d’en recoin naître la différence.
- Du chêne vivant séché à l’étuve, d’une pesante111 spécifique de 0,942 5 donna 32,43 pour cent de ch»1’" bon d’une pesanteur spécifique de 0,591. Le bois ap' pelé écaille de tortue, ayant une pesanteur spécifié de 1,212 donna 3o,3i pour cent de charbon d’une p6 sauteur spécifique de 0,866. Du cocotier d’une pesalî teur Spécifique de 1,231, produisit 28,53 pour cent charbon d’une pesanteur spécifique de o>,]^2. Le b111" de Turquie, d'une pesanteur spécifique de 0,9^3, rel* dit 27,24 pour cent de charbondont la pesanteur 5Pe cifique s’est trouvée de 0,622.
- Ac
- Un morceau de bois bien poli perdit très-pel1 son lus tic par la carbonisation dans du poussier charbon, et les veines brillantes qui se trouva# sur en bois se distinguaient d’une manière aussi parente dans le charbon. ^
- On tira de cette série d’expériences, et à la sui# beaucoup de comparaisons faites au moyen de ïlieSt\ res effectives de différons charbons minéraux > 1€S Blés suivantes :
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- TABLE
- °ur les charbons minéraux et les charbons de bois*
- noms
- des
- CHARBONS.
- ^ de ÏÏÏ'-Kawe.o. de i^0c,e-Island.
- - JSchuylkm.
- — (je ellSquehanna-
- ^ J f^atara.
- ^ de
- ^orcester,
- de ^ Llve,'t»oo!.
- ^ A, ewcastle.
- _ ;! Ecosse.
- 5e l^xhàus.
- -» g!ff ^lchiaond.
- ck.Ci'-
- ' 'i'é^,lîererl‘ll0rJ'' ^ Ie «îbônè. c»k5 ÿ p»n.
- ^lanlTV11® r,é*o«fréc). »o d*?.; , ^nxparties, \ f RiLk *’ d° bouille do,
- bon ei ’ ,,ne de cliar-
- n el nae d’argije, 1
- Pesanteur spécifique du charbon sec. Poids du charbon sec par hushei, en livres. Temps pendant lequel 10° de chaleur furent maintenus dans la chambre par la combustion d’une livre de chaque. Valeur de® quantités spécifiques de chaque article comparé avec l’hickory pris pour modèle»
- H. M. Ton.
- t>494 78,61 i5,io 99
- j ,4oo 70,67 i3,iu 99
- i,438 75,67 9,3o 71
- î ,45 3 76,46 io,4o ÎOÔ
- 72,20 i3,io 99
- 1À^9 76,77 ï 1,30 , 85
- 2,104 110,71 Jj5q 39
- 100 bushelîi
- 1,24.0 65,20 10,ôo 200
- 1,351 70,04 9,10 2l5
- i ,204 65,55 9*a» 198
- i,i4o 59>99 9,00 *9*
- 1,265 66,46 y, 20 208
- 1,246 65,56 9,20 205
- i,396 70,46 9,5a 245
- 0,62,5 32,89 i5,o 166
- o,4o 1 22,68 i5,o n4
- 0,4° 1 21,10 15,o 106
- 0,28.5 i5,o i5,o 75
- 0,557 29,01 1 :i,5o 1 2(î
- 1.3,20
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- M. lley, manufacturier, membre du conseil g6* ne'ral des manufactures, a publié un Mémoire fi>rt bien fait sur la nécessité de bâtir un édifice spéciale-îîient consacré aux expositions générales des produit de l’industrie.
- Nous recommandons ce Mémoire à l’attention de nos lecteurs, qui, après l’avoir lu, Seront assure" nient de l’avis de Fauteur, et feront, comme lui, de* vœux pour l’érection d’un palais des manufactures î ils diront avec lui : « Puissions-nous donc, rendus » aux arts de la paix par la restauration, puissions" ü nous voir bientôt s’élever dans la capitale du » royaume, un monument qui transmette à la p°s" « térité l’heureuse époque de la tendance générale des » esprits vers le système des manufactures. Exaucer » ce vœu, serait un genre d’illustration nouveau611 i) France., il est vrai, mais qui serait fait pour pl»ire » au cœur d’un monarque bon, sensible, humait ? » et à qui la partie de la prospérité publique qul » est fondée sur le succès du travail des mains, est » aussi chère que toutes celles dont l’ensemble fait la n splendeur de son trône et la gloire de la patrie*
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- TABLEAU
- ^es Patentes et Brevets pour des objets d’industrie Délivrés pendant le mois d'avril 1826.
- AVRIL.
- EN Angleterre.
- EN FRANCE.
- A John Bellingham , Ur des perfeclionne-tio ^ans construc-
- ^ aPPare^s Cl“"
- A James Rowbqtiiam ^ a Robert Lloyd , pour a Préparation d’une sub-^ance propre b former ^es chapeaux, des bon-
- ûets » des habUlemens de
- toute espèce, etc.
- A William ÀVoon ,pour 1111 appareil propre à délire l’air inflammable dans les mines.
- Au sieur Favre , à Nantes # département de la Loire - Inférieure , un brevet de cinq ans , pour des rouleaux de cylindres inaltérables et d’exécution économique , propres tant aux presses d’impression des toiles peintes et en taille-douce, qu’à l’apprêt des étoffes à la calandre, et aux cylindres à chaud et à froid.
- Au sieur de Jonch (Maurice) , négociant de Warington en Angleterre , représenté à Paris par le sieur Andelle , chez les sieurs Seillers et (fo, passage des Petits - Pères , n° 1, un brevet d’importation de quinze ans,pour une machine propre à filer la laine.
- Au sieur Cloué, menuisier -mécanicien, à Paris, rue du Bac, n° 120, un brevet d’invention et de perfectionnement de cinq ans*
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- À John Petty Gilles-pie, pour un nouveau ressort, ou combinaison de ressorts destinée à produire une résistance élastique.
- A Samue! Brown, pour des perfectionnemens b sa patente du 4 décembre 1820 , pour une machine propre à faire le vide, et produire ainsi une puissance avec laquelle on peut élever l’eau, et mettre en action des machines,
- A Francis Halliday , pour un appareil appelé garde-vent, propre à empêcher les cheminées de fumer.
- A John Williams, pour des perfectionnemens apportés dans la disposition des foyers à l’usage des vaisseaux et des appareils pour cuire à la vapeur.
- A William Ciibice et à Robert Gibson , pour des
- pour un perfectionnement appot*' té aux presses lithographiques.
- Au sieur Decaudin , fabricant de franges , à Paris, rue du FaU' bourg St-Denis, n° 214, un brevet d’invention de dix ans , pollV une machine propre à fabrique1, des franges.
- Au sieur Dumery , mécanicien* b Paris, rue de l’Aiguillerie, n° un brevet d’invention de ci ni ans , pour un moteur hydraub' que perfectionné»
- A la dame Rejn-aux-Bainvillï* à Givonne , près Sedan , département des Ardennes , un brevet d’invention de cinq ans , p°l’r une machine qu’elle appelle P h1' seuse, propre b nettoyer la laiufc destinée b la fabrication draps.
- Au sieur Frichot , fabricant d’aciers polis , à Paris, rue de^ Gravilliers , n° 42 > un brevet d’invention et de perfectionnement de cinq ans, pour la confection au laminoir, en fer °‘J en acier , de toutes les pièce-connues dans la fabrication de Pacier poli sous le nom de pi^ceS perlées.
- Au sieur Fleisciiinger , serrn rier-mécanicien » b Paris »
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- Î^Geetiormemens dansles J&achines à fabriquer les
- briques.
- A Charles Kennedv , ebirurgien,pour des per-fectionnemens dans 1 ap~
- fc^eil destiné h pratiquer
- des ventouses.
- bourg* Montmartre , n& $9* uit brevet d’invention de cinq ans * pour une machine en acier cou-
- f>ant * propre à broyer les cou-eurs à sec, lorsqu’elles sont eri pierres ou en morceaux.
- Au sieur Marchand , quincaillier , à Paris, rue Saint-Denis, n° i55, un brevet d’invention de cinq ans, pour une machine propre à découper , dans des plaques de métal, des écrous et des rondelles , et à forger des pièces de différentes formes.
- Au sieur Virton-Huet , de Fessieux, faisant élection de domicile à Paris , rue de Grenelle-Saint-Honoré, hôtel des Quatre-Fils-Aymon , un brevet d’invention de cinq ans , pour une machine qu’il appelle table mobile3 propre à battre le blé et autres grains.
- Au sieurs Descroisilles , manufacturier , rue de la Petite-Chartreuse, n° 4 bis, faubourg Saint-Hilaire , à Rouen , département de la Seine-Inférieure , un brevet d’invention de quinze ans, pour des appareils à combustion d’alcool , appliqués au flambage de toute espèce de tissu de laine, de coton, etc.
- Au sieur Gancel, demeurant commune de la Lalande, arrondissement de Rouen , département de la Seine-Inférieure, un brevet d’invention de cinq ans ,
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- a66
- pour une machine qu’il appelé lavoir économique des lcwneS propres à la fabrication des draps.
- Aux sieurs Englerth, REt-leaux et Dobbe , d’Echsweiles > représentés à Mézières , dép®r' tement des Ardennes , par les sieurs Bernard Gilet et fils, & bricans b Sedan, un brevet d u#' portation et de perfectionneineU1 de cinq ans, pour une macbi°e propre à fouler les draps.
- Au sieur Rotch , de Londres» représenté à Paris par le siçllf Perpigna, rue du Marché-S^11* Honoré , n° 11, un brevet d i°r portation de quinze ans , p°ür un procédé propre à filer , t0,r dre, doubler et organsiner la s°ie'
- wA Jolm'Goiildixg, pour des perlectionnemens apportés aux machines îi préparer et filer la laine, le coton, le chanvre , et autres matières fibreuses.
- A Arnold Buffurn et à John Mac-Cardy , pour l’importation de perfec-tionnemens dans les machines, à vapeur.
- A 'Robert Seppikgs ,
- MAI.
- Au sieur Delcambre , °e3? ciant, à Paris, rue Neuve-d H léans, n° 22, un brevet d’inv*el1 tion de quinze ans, pour 11 épuration mécanique, à tout & gré de finesse voulu, des s11^ tances minérales et végétales* Au sieur Garnier dit R°^. ’ lin , à Saint-Georges , île d ron , département de la Chal te-Inférieure, un brevet d in^gx\ tion de dix ans , pour un app“ disliilatoire. ; . ur
- Au sieur Chaumettr:, ingén16
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- pour des perfectionnerons dans les appareils
- Propres à abattre les mâts
- vaisseaux.
- A William Fexnep.,
- P°ur le perfectionnement
- ^es appareils destinés â Nettoyer les cheminées.
- A Alexandre Aaear» . P°ur un nouvel instru-ront, et pour des per-octionnemens apportés $
- 'ludques-uns des meil-
- ours instrumens conuus.
- applicables à l’organe de ta Vn.-.
- a Vue.
- Pour }J°Sei^ ScUALLER des ^ Perfectionnemen très Sf, ols > patins et au
- irçs i >Tni,lua *L uu
- Mes ^^ssures sembla
- pour Hecard
- UrA>, Une compositio de île à Mvcr dans l’ea be^er> et dans toute au
- o eau.
- At
- evyZ-
- VCHARIAII, pour
- 2 6 J
- mécanicien, à Lyon , rue de fa Barre , n° 2, chez le sieur Lafo-resl, département du Rhône , un brevet d’invention de dix ans, pour des encriers et écriloires à bascule et à soupape.
- Aux sieurs Chalmas , rentier , et B arrêt , mécanicien-tourneur , à Lyon, département du Rhône, le premier place deLouîs-le-Grand , u° 20, et le second place des Céleslins, n° 9, un brevet d’invention de quinze ans , pour une voiture mécanique à trois roues que deux hommes font mouvoir , et pour l’application du mécanisme de cette voiture à toute espèce d’tisine.
- Au sieur Douet , à Tours, département d’Indre-et-Loire, un brevet d’invention de cinq ans, pour un vermicelle qu’il appelle analeptique 3 au sagou, au salep, â l’arrow-root, au tapioca , au lichen d’Islande et au cachou.
- Au sieur Ciiristofle, fabricant de boutons , à Paris, rue du Temple, n° 22, un brevet d’invention de cinq ans, pour des boutons à facettes métalliques.
- Au sieur Brocot, horloger, h Paris, rue Bourtibourg, n° «4» un brevet d’invention de cinq ans , pour un mouvement de pendule avec sonnerie à râteau, et échappement à repos.
- Au sieur IIayward , de Wey-
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- ünê combinaison de ma* tériaux qu’on peut employer comme combustibles.
- À Daniel Dunn, pour te perfectionnement des presses b vis » propres à presser le papier, le tabac et autres substances, et h extraire l’huile.
- A Thomas Hughes, pour le perfectionnement de la méthode de rendre au blé gâté sa première qualité.
- À Francis Molineux , pour le perfectionnement des machines à filer et retordre la soie, la laine, le chanvre, le coton, etc.
- 268
- mouth, en Angleterre, fai»an élection de domicile à Paris, rhe* le sieur Cameiùij, rafïineur, b°tr levart Saint-Jacques, n° 4> llî? brevet d’invention et d’importa* tion de cinq ans, pour un appa' reil à vapeur propre à faire boun* Iir toute espèce de liquide.
- Au sieur Dupon , négociant»l>1 Paris, rue aux Fers, n° 18, 1,11 brevet d’invention de quinze a118’ pour un appareil de chauffage e d’éclairage parle gaz hydrogène qu’il appelle cheminée gazoj^ mivore.
- Au sieur Lorillard, serrurier mécanicien, à Nuits, départ6 ment de la Côte-d’Or, un bre*6
- y
- d’invention de cinq ans , p(
- une machine propre â percer h planches destinées à recevoir 1 1 bouteilles vides.
- Au sieur Andrieu , mécan1^ cien , à Paris, rue du Petit'he posoir, n° 6 , un brevet d’inveî^
- tion et de perfectionnement
- quinze ans , pour une macho1 destinée à être mise en ment par certain gaz en remp a cernent de la vapeur d’eau.
- ü (A
- IMPRIMERIE DE SELLIGUE , RUE DES JEUNEURS, N. U.
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- $0
- (IÏIe VOLUME.) S'e^ïcmîw \Say.
- JOURNAL
- ^CIPalemeïïT destiné a répandre les connaissances utiles
- ^industrie GÉNÉRALE , AINSI QUE LES DÉCOUVERTES ET LES FECTlONNEMENS DONT ELLE EST JOURNELLEMENT L'OBJET.
- COUP D’OEIL RAPIDE
- $ît» y ' ^
- L ETAT ACTUEL DE L INDUSTRIE EN FRANCE. (Deuxième article.)
- Manufactures, dites du règne végétal.
- Plus
- commencer par une des plus anciennes et des ^ s importantes, nous parlerons des manufactures °^t le lin et le chanvre sont les matières premières, dles donnent lieu à une remarque assez curieuse, ^ applique à la France comme à tous les autres c’est que tout le système de cette industrie est stationnaire et très-loin d’avoir fait un pas vé ^Ulement important *, on dirait qu il a plutôt ie T. iii. l9
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- Irogradé 5 si l’on ajoute foi du moins à ce qu’ont dd. les anciens sur cette industrie.
- La pratique funeste du rouissage, dans l’eau y d* lin et du chanvre, se fait encore, en général, coin#16 il s’est toujours fait, et les préjugés opiniâtres qu0*1 a élevés contre un procédé fort simple et fort efficace’ qu’on a publié il y a quelques années, n’ont pas pe*' mis qu’on en fit l’usage qu’on aurait pu en faire.
- Il fallait de la persévérance, il fallait renoncer a d’anciennes habitudes, et prendre la peine d’accord le procédé nouveau avec les localités et les espèces de lin et de chanvre qu’on avait à traiter ; il fallait sa voir renoncer à l’aspect et à une certaine douc^ que le rouissage donne à ces matières, du moins p°uf les sept huitièmes des usages auxquels elles sont deS tinées, usages qui n’exigent pas plus de souplesse de douceur de filamens, que le procédé nouveau p011 vait donner d’une manière fort simple.
- Que si l’on ne voulait pas pas y renoncer, il fa^a prendre la peine de chercher, parmi divers indiqués, ceux qui pouvaient rendre la filasse do*ce et blanche en même temps, sans avoir recours rouissage.
- On ne rompt pas aisément les habitudes agric°^eS’ et il faut peut-être plus de temps en France que d’autres pays. ^
- La préparation du lin et du chanvre n’a donc p fait les progrès quelle aurait pu et dû faire.
- Quant aux essais nombreux auxquels tant de P
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- 21I
- plus ou moins capables se sont livrées, pour
- ei Par machines le lin et le chanvre , aussi bien ^ïi P
- l>ance que dans d’autres contrées, ils n’ont encore aucun succès complet ; c’est-à-dire qu’on est en-°le loin de pouvoir, avec des machines, soutenir la ^ïlcurrence (jg ]a filature à la main, dans les pays où ^ain-d’œuvre est exercée à ce genre de travail et à b0îl marché.
- C i
- ^ cependant les résultats qu’on a obtenus depuis
- ce1** f *'ro*s anS S°nt beaucoup supérieurs à tout
- 0 ^ 0îl avait filé précédemment ; et encore ne peut-
- Pas dire que le problème soit résolu de tous points.
- es fils de lin et de chanvre qu’on emploie en ce Î>°rt'î SOi1^ Presclue entièrement filés à la main. Une pl°n fies premiers est tirée des pays étrangers, car ne cu^*ve ne Pas assez fin P°ur sa
- ^°tnmatioii intérieure et commerciale.
- Su^a fabrication y est, en général, fort négligée ; on fin ^res(îue partout obstinément les anciennes rou-hrj ’ <°n pourrait dire même les anciens vices de fa-i. ton. H en est ainsi de tout ce qu^on fait avec le on 16 cfianvreî en étoffes communes et mi-fines, *****, à la rigueur, citer la fabrication des la~ c°tïinie ayant subi, depuis peu d’années, quel-j^S aïliéliorations.
- Itssjjl b^a^Ure à la main du lin pour la batiste, et le t^m les apprêts de cet article, sont arrivés, de ^mémorial, à un tel degré de perfection ,
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- qu’on serait tenté de croire qu’on ne peut rien y ajouter.
- Hor mis cette dernière fabrication, il y a doncbeaU" coup à améliorer dans les manufactures où le lin et Ie chanvre entrent comme matières premières.
- On s’en occupe aujourd’hui avec beaucoup d’acU' vite, et il y a lieu d’espérer que cette branche d’n1" dustrieva prendre un essor nouveau, et marcher pa" rallèlement avec les industries analogues.
- La cotonnerie s’est grandement améliorée depms
- trois à quatre ans, tant sous le rapport de la manie*^ de gouverner et de conduire avec économie les divers systèmes de combinaisons mécaniques employés pour la filature et le tissage, que sous le rapport de laqlia' Lite des produits, qu’on fabrique mieux'au jourd’bn* et à meilleur marché.
- On a appris à faire un meilleur choix des mati'èreS premières , et à les mieux assortir aux qualités produits qu’on veut obtenir.
- On a singulièrement perfectionné les opérations^ battage , de l’épluchage , en les exécutant par machines d’un très-bon effet; on faitplus vite, naie^ avec moins de déchets et moins de chances d’inlide' lité de la part des ouvriers attachés autrefois à ceS opérations.
- Le cardage n’est pas resté en arrière ; Yopér^oil s’accomplit plus promptement ; on y ménage nnelj* les fibres du coton ; on vient même d’ajouter carde un perfectionnement qui dispense d’en
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- V , '
- outrer le gros tambour, comme on le fait generale*
- avec plus ou moins de perte de temps et de matière.
- Les machines à redoubler les nappes cardées, pour Rendre avec plus d’égalité les fibres de coton les unes ^ c°té des autres , ont influé d’une manière remarquable sur la perfection des opéra lions subséquentes. , ^es systèmes d’étirage s'en sont ressenti, et les bancs ^ ^roches qu’on substitue généralement aux métiers U ^aïlternes, ont donné à toute la filature une aisance une amélioration de travail qui méritent d’être
- •^ftiarquées.
- j Cependant on n’est pas encore parvenu à filer, dans Numéros très-élevés, aussi bien que les Anglais, j n Peut filer aussi fin , mais le fil n’a ni l’égalité ni insistance du leur; on a les mêmes machines, «aïls en obtenir, en ce genre, des résultats aussi per-
- itionnés.
- L est à présumer qu’on arrivera bientôt au même tant les efforts sont grands de la part de ceux jfl11 ont intérêt à la fabrication des fils fins. Les autres fleurs n’y attachent, pour leurs maisons, aucune portance, préférant filer des numéros ordinaires des fils très-fins.
- Le tissage des toiles de coton, avec des métiers à ro-0ïl5 qu’on appelle improprement métiers mecani-^es » éprouve quelques difficultés à s’introduire en r^nce; il y existe cependant quelques établissemens ^ Marchent avec ces métiers.
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- On ne peut disconvenir qu’ils conviennent beaucoup «lieux à certaines localite's, où les tisserands sont chefs et rassemblés dans des ateliers communs, que daus d’autres localités où les tisserands sont à meilleur maf' ché et répandus dans les villages.
- La composition de ces métiers, qui n’est assuré rnent pas une découverte nouvelle, mais une ancienue combinaison mécanique de Vaucanson , renouvela en Angleterre, doit contribuer à améliorer la fabtt-cation des tissus, sinon sous le rapport de la pcrfe^ tion du travail, du moins sous celui du prix qu ^ pourra coûter, quand on sera autant familiarisé avcc ces nouveaux métiers qu’avec les anciens, et surtout quand on sera parvenu à en modifier le système canique suivant les localités et les allures de la pop1*' îation.
- Des machines qui conviennent fort à un pays» **e conviennent pas de la même manière à un autre daUs une positiaasi différente : ce qui serait, par exempt * avantageux en Angleterre , ne le serait pas, ou no ^e serait point au même degré en France, ou dans ^ autre pays.
- Quoi qu’il en soit, la fabrique des tissus fins en c°~ ton, en blanc et en couleur, a fait de grands progfeS depuis peu de temps. La percale, le jaconnat, ^eS tissus de fantaisie, le tulle ou dentelle de coton » mousseline, l’organdi , etc., tous ces articles s0fl£ confectionnés maintenant avec une habileté inconn1*6 chez nous il y a 5 ou 6 ans.
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- Celle des toiles peintes a peut-être marché plus rarement encore dans le champ des plus importantes aiïîeliorations. kes procé(iés mécaniques pour l’apprêt ^ 1 impression , les procédés chimiques pour la pro-ction d’une -grande variété de couleurs et de nuances j lcles et brillantes, ont acquis les plus grands déve-°Ppemens dans les manufactures françaises. On fait Pei1 t'être mieux que partout ailleurs , si l’on ne fait ^ a meilleur marché. À l’étranger les toiles peintes s Premières manufactures de France semblent don* ^ lieu à une préférence marquée sur le même article malgré le bas prix de celui-ci. a bonneterie fine laisse à désirer, si on la compare
- . Ce qui se fait de mieux en ce genre en Angleterre I , . • r • ' > *
- j ‘ ^es métiers sont aussi perfectionnes qu en An-Un,erre’ ma*s ^ manque ici de grands établissemens j>. Renient occupés de cette fabrication, et en état de lre les sacrifices convenables pour amener les ou-^rs a la même habileté d’exécution.
- grosse bonneterie a fait quelques progrès : on a 1 . P°Se assez récemment de nouveaux métiers circu-
- iuirp
- Çst s Pour faire des jupons de coton. Cette branche r ? St,r voie d’une extension nouvelle et importante, ^t pticatmn qu’on a essayé de faire de ces nouveaux SQ.^leis a la confection soit de la bonneterie fine, SuCc'^eS ^)as 5 n a Pas Espoir d’un prompt
- Si fe P^ditif
- métier à bas devenait plus simple et plus ex-î et surtout si l’apprentissage était moins long,
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- tmi doute que cette branche d’industrie ne'prospéré d’une manière nouvelle et inattendue.
- Il y a quelques années que les papeteries étaient dans le même état qu’il y a un demi-siècle. DepûlS on a introduit dans quelques-unes de meilleurs lins à effilocher et à affiner le chiffon ; on s’est attaché à donner un blanc parfait à la pâte, au moyen du chlorure de chaux, qu’on se procure si aisément? ainsi que nous l’avons dit dans notre premier article* On y a introduit les machines à faire le papier sans fin, trouvées en France et perfectionnées en Angle' terre; la machine de M. Cameron commence aussi a s’y faire connaître pour le papier à vergeures , et de" puis peu il est question d’une nouvelle machine p^uS simple, pour faire ce même papier, avec laquelle on doit faire six fois autant de papier, en un temp5 donné, qu’avec la main-d’œuvre
- On y a amélioré la presse , les étendoirs, les se" choirs, et surtout la colle, qu’on est parvenu à rendr6 plus blanche que par le passé. Enfin, cette brancb® d industrie est en marche et prospère. Il lui reste a désirer pour un séchage plus prompt sans altérer 1 ty parence du papier, et pour la réduction des ehi$0llS en pâte, opération qui consomme une grande quan" tité de puissance mécanique.
- L’emploi de la paille, au lieu de chiffons, réussit on en fait de très-beaux papiers ; mais les prépaia lions de la paille , pour la rendre propre à faire UÏ1 papier uni et d’une bonne consistance, sont peut-ctre
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- : *7?
- r'éçovc trop chères. Ilest présumable qu’on s’en servi-* Y11* généralement, si l’on n’ayait point de chiffons,où 'Jfeschiffo
- ns doublaient de prix, par exemple; liypo-ese 5 du reste , qui ne peut se réaliser ; car si la pa-Peterie ne demandait pas de chiffons pendant quelques liî0*s î cet article redeviendrait à des prix assez bas ^°Ur préféré à la paille.
- présumé, on peut faire, en ce pays, d’aüssibeaux Papiers qu’en Angleterre, etpar des procédés aussi per-chonnés, mais peut-être pas aussi généralement; il 1 e encore beaucoup de routine dans les petites faunes.
- N
- fab °-US ne Par^eroilsPas des articles de cartonnage; cette (Ja l lGati°n n’est guère Connue que dans la capitale et ses environs; elle est peut-être sans rivale , hor-p.1S ^ article des tabatières, pour lequel l’Allemagne porte encore ; mais elle n’a qu’une simple im-^atice de localité.
- Pou **CllIîe ^oca^té n’a de ^importance , en ce pays, de p ^GS ^apeaux de paille : on les tire en général franger, soit lorsqu’on veut en avoir à de très-ç(. Pllx 5 soit lorsqu’on veut èn avoir de très-beaux j^^onséquent de très-chers, les 11 GïX es^Pas ains* de la sparterie, qui figure parmi a i artlclos que Paris envoie à la consommation du L°*s et du dedans.
- l’a 6 ^ravaH des bois , pour les constructions et pour etlblement, a reçu d’importantes améliorations. a Perfectionné les méthodes de sciage à la scie aller-
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- native et circulaire*, on a formé desétablissemenspou* exécuter, par machines, diverses opérations de menuiserie 5 le traitement des bois exotiques pour le pla> cage, ainsi que des bois indigènes, a subi de grandes réformes j et cet art a suivi celui del’ébénisterie dans les développemens qu’il a reçusdepuis un petit nombre d’années. Ces branches d’industrie semblent devoir subir de nouveaux accroissemens par les gollts nouveaux, et la plupart salutaires , qui se répandent très-rapidement dans toutes les classes de la société-
- N’oublions pas une fabrication importante, qu 1 faudrait placer en première ligne parmi les manufac' turesdela classe qui nous occupe en ce moment,sl* par la simplicité apparente de ses procédés, elle ue semblait pas de nature à appeler uneattention sérieuse-nous voulons parler de la mouture des céréales.
- Cette industrie, vivement stimulée , soit dans Ie9 environs des grandes villes , soit dans les lieu* de facile communication , par une fort grande coU currence, fait tous les jours des efforts pour arrive! a obtenir , des matières brutes, plus de produits eil belles farines , en farines appropriées à tous les besoins d’une consommation commune et raffinée. temps ne paraît pas éloigné ou l'on retirera le sonsail& lui laisser un atome de farine, et cela peut-être sau5 augmenter les dépenses de force mécanique qu e*1» la mouture ordinaire du blé.
- Le broiement des fruits oléagineux ou des gra„ nés de cette sorte, a des destinées diverses sur
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- fei’Pr
- m
- leïls points de la France. Dans le midi , lafabri-» abon de l'huile d'olives est encore dans une sorte de , arie î qui étonne au temps où nous sommes. Rien r. ^ est changé depuis un siècle peut-être , et les ef-s qu’on a faits jusqu'à présent dans ces contrées ' r tenter des améliorations ont été si faibles , si
- UlCe . • , , . , 7
- la»ns , si peu suivis, que l’industrie n’en a reçu île réforme salutaire. 11 a y eu, sans aucune com-l?on, bien plus d’intelligence dans la conduite Ce briques d’huiles de graines; on y a introduittout de ^6ta* actuel de la mécanique a pu suggérer lïileilx pour extraire le plus d’huile possible d'une tite donnée de graines, dans le moins de temps j. le* 11 reste peut-être une dernière condition à Pur , dans le seul problème que cette branche Ustrie peut se proposer ; ce serait de fabriquer 0llh“e un maximum de produits dans le plus petit Psace possible.
- p 110118 quittons maintenant les arts mécaniques , Prej .Par^er des arts chimiques dont les matières 'Ver 1116168 sont prises dans le règne végétal, nous trou-hett^ 5 aU Premier rang, la fabrication du sucre de aVe j le raffinage du sucre , la conversion de la tj 6 Pommes de terre en sirop pour la distilla— R ’ ,^a Vluification et la distillation des vins , etc. sUcr ** y a peut-être pas cinq ans que les fabriques de ^ ^ ^etteraves sont véritablement profitables : tjtu^Ce temps il y avait, ce semble, et trop d’inccr-e daus les procédés^ et trop peu de connaissances
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- pour apprécier exactement l’influence de la nature cM betteraves sur la manière dont il fallait opérer, et suf la quantité des produits qu’on pouvait obtenir, p°uf qu’on pût appeler succès ce qui se faisait, dans leS fabriques de ce genre.
- Aujourd’hui elles sont sur la voie d’une prospe" rite durable , lorsqu’elles sont établies et admirllS'* trées comme elles doivent l’être pour réussir. Il sefld^e que les profits de l’industrie manufacturière doWeI^ se payer ici en profits agricoles.
- Le raffinage du sucre indigène ou exotique offre jourd’hui, comparé à ce qu’il était autrefois, des pl0 cédés très-perfectionnés de décoloration prompt ^ sirops par un emploi judicieux du charbon ani#10 1 et ensuite des moyens d’évaporer les solutions saccba rines, sans donner lieu à une aussi grande prodtfc^ tion de mélasse que par le passé. On sait aussi be^ coup mieux apprécier le traitement le plus convena aux différentes qualités de sucre brut. ^
- On à tenté, et à différentes reprises , d’amcu^ cristallisation le sirop de fécule de pommes de terre^ on l’a tenté vainement jusqu’aujourd’hui, mais oV appris à saccharifîer la fécule avec une grande et en peu de temps. Les fabriques d’alcool rire cette matière fermentée ont pris un accroisseï°eI^ tel, qu’il a fallu les faire sortir des villes, où clleS alJ£ raient supplanté , pour la plupart des usages ? r ^ ce qu’on pouvait y introduire de meilleur warcbc alcool tiré du vin.
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- ^ « après cela, il peut être superflu de dire que l’art la distillation a suivi la même marche progressive. es appareils sont arrivés aujourd’hui à un état de Peifection tout-à-fait remarquable : économie de 0rabustible • appareils peu embarrassans et d’un eiviee extrêmement facile et peu dispendieux ; fa-^ulté d’obtenir d’une seule distillisation le degré ^ spiritueux qu’on veut avoir •, tels sont les avan-c§es que les appareils distillatoires d^aujourd’hui Présentent sur ceux qu’on employait généralement 9utrefois.
- ^ art de faire le vin a été moins heureux dans ses ^ais. Malgré les traités faits à ce sujet, et les procé-} Publiés pour l’améliorer, on ne fait pas mieux Au autrefois; mais on tire peut-être plus de vin, à ^ee égalé, d’un arpent de vignes.
- ® Seul essai en cette matière qui prenne quelque deh^StaiiCe 5 eSt ce^u* reîlc^re mousseux les vins j °Urgogne , pour les mettre en concurrence avec Vlns de Champagne qui ont cette qualité.
- ^es
- °u peut en dire autant de l’acidification des vins
- ^in ,S ^ru*ts’ Pour en faire ce qu’on appelle du
- ai8l’e. L’art avait peu à gagner; la nature fait
- A116 tout, et l’industrie presque rien.
- Pfesi
- .e *aît tout néanmoins dans la fabrication du ’ &enre fabrication difficile , em-^ assant, compliqué, que, dans ces derniers temps, ^ P°rté à un point de perfection d’autant plus > flu’il fallait des connaissances chimiques assez
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- étendues pour le pratiquer avec succès, et que ce ne sont^ en général, que des hommes instruits qui s efl sont mêlés.
- Cette industrie ne demande, pour se développa grandement, que des localités favorables pour l’aP" provisionnement dubois, pour la vente du charbonet du vinaigre, ainsi que la facilité de se procurer, à deS prix modérés, les ingrédiens qu’il faut employer polU purifier la liqueur acide tirée du bois, de l’huile efl1* pyreumatiquc qui la souille.
- Manufactures , dites du régné animal.
- Les branches d’industrie qui ont pour objet Ie traitement des matières filamenteuses, sont au mier rang, pour l’importance, dans lesmanufacttu^5 des règnes végétal et animal, comme les travaux tallurgiques y sont dans les manufactures du règ06 minéral.
- Le lavage des laines ne s’est guère naturalisé el1 France d’une manière remarquable, que depuis pelJ d’annees , et l’on y a acquis une pratique si éclairee ’ qu’il est permis de croire que nulle part on ne laVe en grand les laines avec plus d’habileté qu’en ce pays' La sagacité dans le triage, pour approprier les <ll,a liiés de laine aux divers usasres , est comme une sude naturelle des efforts que l’on a faits pour perfect*011 r le lavage des laines et l’emploi le plus profHa^e
- nei
- des produits de notre culture. ^
- Les fabriques de lainage de toutes espèces, e*
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- So*erie, se présentent donc ici les premières à notre Mention.
- -Les fabriques de draps n’ont pas suivi le même an : depuis l’introduction des machines à ouvrir, Carderet filer la laine, ainsi que des machines à lainer a tondre les draps, la plupart de ces fabriques sont estées stationnaires , et c^est peut-être dans les lieux plus renommés pour la belle qualité des draps, ^Ue cet état paraît se faire remarquer.
- est parvenu à des résultats d’une parfaite exécution* mais y a-t-il autant de progrès qu’on devait Protnettre de l’emploi des moyens pour arriver à
- es Résultats ?
- ^epuis quatre ans, les machines les plus remarquables qu’on ait introduites dans cette branche d’in-Sont’ sans contredit, les tondeuses. L’une est arquable en ce qu’elle opère avec une grande ^ ^ptitude , l’autre avec une grande perfection les ç ^ïl^res coupes , qu’on donne encore, dans bien des 01 ts, avec des forces à la main. s ^Ue*ques fabriques, d’une renommée récente, se ^ 1StbSue'es Par ^a fabrication de différens genres lssus feutrés que la mode a favorisés. On peut dire çq*ei^aiit que la draperie s’est soutenue au point où ^it; ^ ^ a ans ’ ma*s <lu’en général elle n’a aucun pas digne d’une remarque spéciale, da ^ 011 eS* Pas a*ns* des fabriques d’étoffes rases , la,tlS ^ c°uiposition desquelles on ne se sert que de Peignées.
- de peigner cette matière filamenteuse, d’en
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- assortir les qualités et de la filer, a subi de nombreux changemens et acquis de grandes améliorations.
- On vient d’introduire la culture des moutons afl" glais à laine longue, ainsi que les principales mach1-nés à fabriquer certaines étoffes rases que lJAngleterfe était, depuis long-temps, en possession de fournir exclusivement sur les marchés intérieurs et extérieur5'
- Cette branche immense d’industrie s’apprête a marcher à grands pas vers la prospérité , et d’autaid plus rapidement qu’elle était languissante en FranÇe’ lorsqu’elle recevait en Angleterre de grands accro*5-semens.
- La fabrique de châles avec le duvet de cachet11 e a marché plus rapidement encore vers la perfecti011 que celle des étoffes rases. Il y avait assurément p^S de difficultés ; on les a levées avec beaucoup de perS^, vérance et d’habileté, et la France est restée jusq11 présent maîtresse de cet article, qui exige non seul6 ment une expérience très-éclairée des modes de fda tures propres au duvet de cachemire,mais encore connaissances très-approfondies de tous les artifice§ de tissage que notre industrie est forcée de mettre erl œuvre.
- On en est venu au point d’imiter, ou plutôt de c(y pier fidèlement le travail de l’Inde, avec des d'exécution plus prompts et plus raffinés. Des ltlS^ commerciales , venant du dedans et du dehors ? al rêtent peut-être Fessor de cette industrie.
- On n’a pas été aussi heureux dans les fabriq^ tapis, et si l’on en excepte quelques efforts p<>ur
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- Quelques genres à bas prix, avec des déchets de lai-iîaSes) cette industrie travaille sur ses anciens erre-meils avec moins de succès que l’étranger : nous 11e bêlons pas des tapis de luxe ; on en conserve et la résumée et la bailleur des prix. La France en tire de Otites espèces de l’étranger.
- Quant à la soierie, si elle soutient son ancienne reptation , ce n’est pas par des améliorations nouvelles Introduites dans les procédés de fabrication, mais par ^ goût qui préside dans tous les ateliers oh cette in-j ^lle prospère , et par une sorte d’héritage d’habi-c passe d’une génération à l’autre , pour tout concerne la confection et l’apprct des tissus ; ar la filature de la soie, et ce qu’on nomme le inou~
- Uiap
- geî sont encore fort loin de ce qu’ils pourraient
- J*1® dans l’état actuel des
- -es
- connaissances mécaniques.
- ^ ,ar*s semblent subir le sort des procédés purement f^ef C°leS ’ °n cont*mie &dre comme on faisait au-°ls* Cependant les esprits sont éveillés sur ce sujet llaute importance , et le moment n’est pas éloi-^ °u cette industrie recevra de profonds et d’utiles aïlgemens dans ses procédés.
- , a chapellerie a su remplacer jusqu’à un certain poil de castor, dont la rareté semble s’aceroî-p9^t0Us ^cs jours; et par un mélange mieux raisonné et
- ,Ul1 eïîî^°* plus judicieux de lainage et de poils les LrtîlS * 0ïl y est parvenu à conserver aux produits ^lJalites que recherchait la consommation.
- 13e Machine à faire des chapeaux, c’est-a-dire a T< Hi.
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- feutrer la matière qui entre dans leur composition est sur le point de s’introduire dans quelques ateliei’s7 et une autre pour couper très-promptement le p°^ des peaux de chapellerie.
- Les efforts pour suppléer aux préparations de meiv cure, dans l’opération du secrétage, n’ont pas enc°re eu tant de succès qu’on s’en promettait j on a beau-coup mieux réussi dans l’emploi de quelques moyeu* nouveaux pour la teinture en noir.
- La tannerie proprement dite a, par sa nature? peu à gagner en améliora lions} aussi marche-t-elle et marchera-t-elle encore long-temps du même pas. seul changement peut-être qui s’y soit fait, et qui11 a qu’une importance médiocre, c’est la substitution de l’acide sulfurique délayé pour le débourrage.
- Elle serait susceptible de recevoir de grandes aiU^j îiorations, eu égard à la durée excessive du trava* des grosses peaux, si , dans les marchés, on vendad les cuirs à la mesure et non au poids ; les nouveau* procédés qu’on a voulu introduire pour tanner leS peaux par pression, échoueront très - probable#161^ contre cette circonstance : on tanne bien, maislecUir pèse moins que par les procédés ordinaires -, et le croît de poids est l’élément le plus important du he néfice de fabrication. On peut dire avec raison, si 1011 peut faire un jeu de mots, que pour tanner avec j>l° fit il faut du temps et du tan, et beaucoup de 1 vn de l’autre. ^
- Quant aux autres industries qui dérivent de
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- Plecédente, comme la corroierie, la ehamoiserîe, rnegisscrie, la hon groierie , la maroquinerie, etc., ^ s se soutiennent au point où on les connaît puis long-temps, et pour quelques parties un Peu au-dessous peut-être de ce qu’elles sont en An-Skerre.
- j, ,^atls le tableau que nous venons de présenter de e*at actuel de l’industrie, nous nous sommes plutôt Reliés à choisir les branches les plus importantes ^ charger ce tableau de détails sur une foule de j ltes fabrications qui, n’ayant qu’un faible intérêt ^ Cal ou qu’une allure insignifiante, comptent peu to^ ^ syst®me industriel d’un peuple; mais dans Ceque nous avons dit, nous nous sommes fait un v°irde l’exactitude et de l’impartialité, p
- pid terminer, il ne nous reste qu’à esquisser ra-
- j . liient l’état d’un art qui domine toutes les indus-
- «. > ^ous voulons parier de la construction des muettes.
- ç ^es principaux ateliers de construction pour les v* c*es Machines sont dans la capitale et dans lesen-St{^sî il y en a bien d’une-certaine importance épars pïe points,mais ce n’est peut-être que dans les
- Iïllers qu’il y a un grand développement de moyens
- 'O-tion.
- rance n’est pas au niveau de l’Angleterre poui ^ instruction des grandes machines ; cependant *e )0ment n’est pas éloigné où Ton fabriquera en France
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- sS8
- ecs grandes machines, sinon au même prix, du moi*15 arec un égal succès.
- Quant àla construction des grandes machines à filer et de toutes les machines accessoires, elle est beaucoup plus avancée; on fait, en France , dans les atelierS du premier ordre, tout aussi bien qu’à l’étranger; et c’est peut-être le seul genre de construction qui suive pas à pas et avec grand soin tous les perfection^" mens qui peuvent se faire ailleurs.
- Quoi qu’il en soit, la France a beaucoup à faire eiî core dans la construction des machines en général ) l’art y fait chaque jour des progrès sensibles;ets’ileS encore un peu arriéré sur quelques points, les e$°its que l’on fait avec une persévérance toute nouvel > sont de nature à faire arriver au but en peu d’anne£>
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- DESCRIPTION
- Ù
- Unc Machine a tarauder des boulons de 3 a g lignes diamètre sur 6 lignes a 6 pouces de longueur.
- ^eRe machine se voit dans son ensemble et dans
- *es détails
- Pi
- Pip-
- ’ P1* l3;
- ïre. Elévation latérale»
- ^ 2. Coupe verticale, laissant voir le coté gau-
- v e de la fig. et faite par un plan passant sui-^ AB, même fig.
- 3, Plan ou vue à vol d’oiseau»
- ^ ’ table rectangulaire en fonte, percée, à chacun
- ho TS aiîB^es ? d’un trou dans lequel est ajusté un
- 1 . 0îl b ; ces quatre boulons traversent un bâti en
- lequel ils fixent la table a>
- ff, ’ apport en fer, fixé sur la table a par un écrou
- c°ttT SUBPort •> que l’on voit de profil fig. 4 et 5, a,
- que*1*6 °n V0^ 4 ? urie fente e , ayant de cha-
- C°te Un an§fe saillant/, pour recevoir deux cous-
- 9 en acier-, la fig. 6 montre un de ces coussi-
- h ^ ^aCG et intérieurement de profil.
- *ete ^ GV*er de pression assemblé à charnière sur la
- c u support c, par un boulon à écrou /, qui est
- aeier.
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- 3 g G
- Le levier h, étant dans la position horizontal^ comme on le voit dans la figure 2, appuie sur ^e coussinet supérieur g , pendant le travail : ce leviel porte d’un bout un crochet k , fig. 2, recevant ufle corde au bout de laquelle est suspendu un poids cp*1 fait presser, suivant sa pesanteur, le levier h sur h3 coussinets g.
- /, vis dont l'extrémité inférieure repose sur late*e du support c; elle est vissée dans l’épaisseur du leV*ef h j et règle la pression que ce levier doit exercer sUlf les coussinets g.
- m, poupée en fer, retenue sur la table de foUte par un écrou n. La tète de cette poupée a la io^e d’une fourchette , dont les deux branches sont travel sées par une cheville de fer 0.
- p, lunette en cuivre, ayant un rebord de chü(i coté, et se logeant dans la fourchette de la poupée où elle est arrêtée par la goupille 0.
- r, arbre horizontal, en fer, tournant dans la ^ nette p de la poupée m ; cet arbre cylindrique p°r^’ à l’une de ses extrémités, une manivelle s, à 1alt ^ de laquelle une personne iui imprime le mouveUie de rotation; l’autre extrémité se partage eu branches , et a la figure d’un T. ^
- u, deux mâchoires en acier, taillées coni^ sont celles d’un étau; elles sont destinées à p111 ^ fortement, et près de la tête, la tige du boni011 Q l’on veut former. Les deux mâchoires t, u sont P^ cées chacune, dans toute leur épaisseur, d uU
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- caire dans lequel sont enfile'es les branches v, fig. et ^ ) qui forment le T qui termine l’arbre r. fi deux petits boulons en acier, vissés dans les ^choires t, u« et dont le bout est eneagé dans la tete de l’arbre r.
- j ^ ’ Toulon en acier servant à fermer et ouvrir à vo-p les deux mâchoires ; il tourne librement dans Uïle des mâchoires , et il est vissé dans l’autre. Ce o 111011 porte sur sa tige un manchon z,, qu’une ^°llpdle retient en place»
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- MOYENS
- De recueillir et de concentrer ht chaleur qui s'1 échappa en pure perte des creusets dans lesquels on affût b1 fonte pour la réduire enfer, au moyen du cluü'boiï de bois y proposés par MM. Wilcox , chimiste , ev Kouyer , maître de forges a Laclaireau, départent des Forêts.
- Ces moyens consistent à supprimer, pour ainsi du^’ les cheminées de forge, et à placer des réverbères alK dessus des creusets pour y recueillir et concentrer, ^ tant que possible , toute la chaleur, afin de la ia*re servir entièrement à l'accélération du travail, etd ob' tenir une grande économie de combustible.
- Le four doit être construit à deux réverbères', l placé au-dessus du creuset, sert à chauffer la guetJ^ en fonte qui y est introduite pendant que le trava^ d’affinage se fait dans le creuset, il la dispose à eo^el en fusion, en très-peu de temps, lorsqu'elle est ceiidue pour remplacer la loupe affinée , à meSlîl! qu’elle sort du feu pour êtreétirée et forgée. Le secollCl réverbère sert à échauffer les fers déjà ébauchés ?501 pour les préparer à devenir soudans en très-peU
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- teQîPs lorsqu’ils sont introduits dans le creuset, soit P°Or étirer et forger, en très-petits échantillons, d’au-Ues ^ers étrangers qui , étant bien soudés, n’ont be-,°lïl d’acquérir qu’une ductilité moyenne pour être '^ndus sous le marteau ou entre des cylindres labeurs.
- peut ajouter d’autres réverbères suivant l’exi-^Oce des cas ; mais ils auront moins d’effet à rne-e ils s’éloigneront du foyer.
- Jes dimensions du four de chauffage et d’affinage Pavent être aussi changées à volonté, suivant les lo-
- f'ib ^ ^CS esP^ces et ^es <ïuanti^s de fer qu’on veut ^ ri(îuer ; celui dont nous donnons ici la descrip-(i c°nvient à l’espèce qu’on traite généralement forges.
- got <ïu,°n nomme vulgairement la gueuse, ou lin-, tie fonte qu’on destine à être affiné , s’introduit çe toyer par une ouverture pratiquée derrière le <ée et a environ 10 pouces de son fondj elle est pla-Y Suï*un chariot qui est fixé d’un bout contre l’ou-Par des charnières , et qui est mobile à l’autre b de manière que le mouvement donné en
- '-h' gueuse dans le réverbère pour être
- ïtie ’ mouYement contraire la place
- Creuset pour être fondue. Une bascule à e"P°ids mue par l’eau, produit cet effet de e fi11 un cric, un cabestan ou toute autre ma-lecul ^ ^^duirait. Le mouvement pour avancer ou ei 1^ gueuse s’opère comme de coutume , au
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- ftioyen de rouleaux sur lesquels elle est posée, et quoîl dirige avec des leviers de fer.
- L’entrée du creuset s’ouvre et se ferme à volonté* par une porte en fonte, agissant dans la perpend1-cuiaire contre les parois, ou moyen d’un levier fixe el d’un contre-poids. L’extrême chaleur qui s’échappe qui interdirait aux ouvriers la faculté de travaillé dans le creuset, a exigé qu’on en rendît l’effet pel1 sensible. Par cette raison , on établit en avant de porte, et à une distance de 5 cinq pouces, un ren gérant qui empêche que la flamme et la chaleU* s’introduisent et montent par l’intervalle prati^l116 entre la porte et le réfrigérant.
- Ce réfrigérant ne peut jamais s’échauffer , qu’il reçoit, intérieurement et constamment, de froide amenée par un tube qui l’oblige de péfletI dans la partie la plus basse ; un autre tube, e tous les mouvemens de la porte, est disposé pouf *1 l’eau s’écoule par le haut. ^
- La partie de la tuyère qui de coutume fait sa* ^ dans le creuset, est de la même forme que cel!eS^ ^ on se sert ordinairement, mais elle se trouve enchaS solidement dans un cadre en fonte ou en fer, en arrière, un bras ou levier régulateur pour lul ^ primer le mouvement convenable, pour saisir ^ ritable position, l’apprécier et la fixer d’une maI1 invariable.
- f ëL*
- Dans cet état, la tuyère et son cadre peuveI^ fixés ou par des vis de pression , ou par des coi*1
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- fi ' ^
- er* Toute 1 opération pour régler et assurer ainsi la ^yère exige donc peu de temps et peu de peine , Risque la manipulation n’a lieu qu’à l’extérieur. La Incision ou le point cherché sont également très-fa-a obtenir, au moyen du régulateur et dhm niveau*
- Ules
- Du Creuset.
- Le
- /e creuset est composé de quatre pièces de fonte , sont encadrées et soutenues par d’autres pièces , Rlissi en fonte et à tiroir, disposées pour entrer et sortir ^ devant. En cinq minutes le creuset peut être 5^§ej déplacé et remplacé par d’autres pièces , sans ^ 11 soit nécessaire de laisser refroidir le foyer ni de dedans.
- es parties qui entrent dans la composition de ce Ci>euset, sont,
- 1° ÏT > \
- j Une taque de fond recourbée à angle droit, pour
- riïler Ie derrière ou le lierre ;
- 30 ^ne *:aclue de tuyère ;
- Un contrevent ;
- 50 c^lar^ot 011 Îa(îue a laitier ^
- ^ Une table en fonte placée en avant.
- ^ ^ tuyere sc place a l’extérieur de ce creuset et se
- le f§alement avec la plus grande solidité, parce que j^e§ulateur, disposé extérieurement, indiquera tou» cl’ ^ VcrUable inclinaison ou direction du courant Y a 1 intérieur ; et, en tout état de choses , le ni~ u et le calcul achèveront d’en donner la preuve.
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- Les auteurs assurent qu’une tuyère posée de cette façon peut être régularisée pendant le travail même? et que tout maître de forges voulant s’affranchir de* prétendus secrets des ouvriers dans ce travail, pourra lui-même chercher le point de chaleur qui convie11* aux matières qu’il voudra traiter.
- Il résulte de cette combinaison qu’il y a une cou" cordance parfaite entre toutes les parties du creuset ( lesquelles parties sontindépendantes l’une de l’autre)’ la position fixe de la tuyère, et le four à réverbère lu1' même ', et la chaleur étant excessive dans un lieu cl°s où elle est accumulée sans cesse par deux soufflets > porte à chaque coup de piston huit à neuf pieds cubeS d’air.
- Explication des figures, pl. i4 , gui représentent ^
- creuset.
- Fig. ive Vue extérieure en avant du creuset, ou place l’ouvrier qui triture la fonte pour la rédui1^ en fer.
- Fig. 2. Section faite verticalement par un plaupa" ralfèleà la fig. ire, et montrant l’intérieur du creuse*'
- Fig. 3- Coupe verticale de profil.
- Fig. 4* ïflace du creuset où l’on voit en place ^ tuyère et les buses. ^
- Fig. 5. Coupe verticale du creuset et vue de pr° de la tuyère et des buses.
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- s97
- 6. Vue du fond du creuset et du derrière ou
- «erre.
- ri§- 7 et 8. Vues ,dans la longueur, des côtés du Cre«set, qui s’assemblent à coulisse sur le fond.
- ^ a 3 %• i et 2, maçonnerie composant le fourneau, les parois , qui sont de fonte, sont assurées à la ase Pa** un châssis de même métal: elles sont de plus ^semblées au moyen de traverses de fonte ou de fer, «lanière à empêcher tout écartement. Les inter-a^es qui existent entre les quatre côtés du fourneau garnis de terre à poterie ou de gros sable, pour l*éter le passage de la chaleur.
- 5 %• ï et 3 , porte en fonte qui ouvre et ferme à an l’entrée du creuset-, un fort boulon c la fixe ^«igérant d, dont elle suit tous les mouvemens. °ulon est arrêté par une clavette ou de toute autre
- Manière.
- 5jj^e «éfrigérant d, adapté à la porte du creuset, et
- ^ et venant dans des coulisses verticales est
- £ r0sè d’une seule ou de deux pièces au plus , en
- ^J1^3 jointes avec du mastic et boulonnées solidement,
- p «Maniéré à former une boîte capable de retenir
- , a« qu’on introduit dans son intérieur e , fig. 3 , "U ce • , /
- icirigerant est vu en coupe.
- ^ ’ tuyau vertical communiquant à un réservoir ,
- aî«eilant l’eau froide dans la capacité e du réfri-
- pour renouveler celle qui s’est échauffée et qui
- appe par un autre conduit h , fig, i et o.
- 3 ^lancier portant deux arcs de cercle , à cha-
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- eun desquels est attachée une chaîne. La chaîneh lien1 au réfrigérant, et la chaîne l porte un contre-poids L’axe n du balancier , qui tourne dans la tête supports o , porte un bras de levier p , que l’on r°a' noeuvre à l’aide de la tringle verticale q, pour élever ou abaisser le réservoir d et la porte b, dont la course est ordinairement de 60 à 70 centimètres.
- r, fig. ire, porte à coulisse du réverbère dans Ie" quel on fait chauffer le fer ; elle peut être en f°Ilte ou formée d’un cadre garni de briques; onia lèveeto*1 la baisse comme on le fait pour le réfrigérant , al1 moyen du levier à arc de cercle 5 et de la chaîne ^1 au bout de laquelle cette porte est attachée. Une p0*16' semblable, et qui peut être plus petite, est placée Jl1 côté opposé et vis-à-vis, pour qu’on puisse chauffe1*^ longues barres par le milieu, lorsque ce travail est nc
- U
- cessaire.
- u, fig. 2, le creuset et le premier réverbère-creuset ne peut être fait qu’en fonte de fer; il est férable d’employer le même métal pour garnir 1*** térieur du réverbère , parce que la résistance 1 offre donne la facilité de détacher sans peine le l^llLÏ ferrugineux ou les scories que l’action du coOraîlt d’air y élève et y fait attacher.
- v , second reverbère que l’on peut également c011 traire en fer coulé ou en briques.
- x , fig. ixe, entrée du creuset par où l’ouvrie1
- troduit le charbon de bois et travaille la fonte p , la réduire en fer. Cette fonte , qu’on nomme vn-s
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- ^ tient la gueuse, est introduite dans le creuset, om réverbère qui se trouve à la partie supérieure ^,.Creuset, suivant qu’elle doit être chauffée ou fondue, ^troduction a lieu par une ouverture pratiquée •f > fig. 3 , à l’opposé de l’entrée du creuset, pos ’ ^>*l C 3 , table en fonte sur laquelle on dé-t ^ Sfi le charbon ; on y place aussi les fers ébauchés ^it'*1^ * ^tle ^ntroclu^s <lans Ie creuset. Les extré-V^C’S eO console des taques de la tuyère et du contre-? l’on voit fig. 7 et 8 , servent en partie de PP°tts à la table z.
- ^ i autre support de la table z. dé,* ’ ^ 5 ouverture pour la sortie des gaz qui se
- b^ent de la combustion.
- f0 ^ o* 4 , 5 et 6, fond du creuset , montrant, 3 ^es CQlllisses destinées à recevoir le contrevent ^ taque de tuyère.
- J %• 4 i herre qui supporte la gueuse au mo-
- p c e son introduction dans le creuset.
- de J c°nréevent s’ajustant dans la coulisse <7% fig. 6,
- Ci^q^8™ extremité li , coupée à angle droit,
- yllque, dans l’assemblage, contre la herre d\ c /> ^ r .
- $V 3 4 et 8 , partie de la taque de tuyère qui
- 1 s*e dans la coulisse Vfig. 6.
- 15 5 o* 7 et 8, deux coulisses recevant le chariot
- la } ^Ue a ^aitier m\ fig. 4? on voit en ponctué , sous l’ér: n 5 %• fi ? la rainure qui reçoit la partie in-
- 0,Ure cle cette taque.
- 5 %• 4 et 5 , contre-partie mobile de la taque
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- 3oo
- de tuyère, tenant au conducteur ou régulateur q11 °l1 dirige à volonté au moyen de deux coins p\ q\ et ffi16 I on fixe en place à l’aide du boulon r’.
- s\ la tuyère fixée dans sa taque et ajustée au moyel1 de rondelles placées en arrière pour diminuer ou a11-menter la saillie , elle se fixe par des vis ou par ^ coins.
- t? , buses du soufflet qu’on dirige en raison de ‘ position de la tuyère. Cette manœuvre des buses s dite au moyen des deux coins u deux boulon5 ^ servent à fixer le tout, lorsqu’on a déterminé la p^11 que les buses doivent occuper.
- j, fig. 5, pied droit du reverbère, montrant coi11 ment sa rencontre se fait avec la taque de tuyère ^ Nous ne pouvons répondre de l’efficacité de tous moyens que nous venons de décrire , mais nous pel1 sons qu’ils renferment différentes combinaisonssl1'' ceptibîes d’heureuses applications , et que plusie111 de nos lecteurs nous sauront sans doute gré de leli avoir communiquées.
- /
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- DESCRIPTION
- ® mi mécanisme propre il faire mouvoir en ligne courbe chariot a vapeur, pour lequel M. W. H. James ^ G$t procuré une patente en ^Angleterre*
- Milieu de mettre en mouvement les diverses roues Un c^ariot à vapeur, à l’aide d’une seule machine, ^dleur adapte des mécanismes isolés à chaque roue mettre en activité. Ces mécanismes sont tous Illemes dimensions , et la vapeur leur est fournie es!* ^es tuyaux communiquant avec la chaudière qui jV Slhiée convenablement dans l’intérieur du chariot, de ces mécanismes isolés est d’imprimer à .°l(ïUe roue un mouvement qui soit indépendant de 1 que reçoit chacune des autres roues, de manière °n au la facilité de varier a volonté la vitesse d’une
- kjÇji 1 -j
- e des roues sans rien changer à celle des autres
- Î0Ues • , . 0 r
- ^ ’ cc qui est précieux dans le cas ou une route
- sui^6 de direction et qu’un chariot doit se mouvoir
- ant un arc de cercle ; alors, la roue extérieure
- Ue ^ °^^ïB<"e de parcourir un plus grand espace que
- ïïté C roue Ultérieure, il est donc utile que le
- Cyuisme qui fait mouvoir la roue extérieure ait
- ÏQM. m. 2i
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- plus de vitesse que celui qui fait marcher la roue U* térieure à la courbe.
- Cette condition est remplie par la disposition ( l’essieu antérieur, qui communique avec un robin®1 placé dans le tuyau principal, et à travers lequel "vapeur passe de la chaudière aux divers mécanisineS' Ce robinet est combiné de façon que, quand l’essi®11 antérieur fait un angle droit avec la flèche, c'est'*1 dire lorsque le chariot marche en ligne droite, Ie l° binet permet une répartition égale de la vapeur p°l*
- les oÏÏ
- chaque mécanisme’, et qu’au contraire, quand cet sien est oblique à la flèche , ce qui a lieu dans
- endroi ts où la route tourne, le même robinet reÇ ^ et fournit une plus grande quantité de vapeur * mécanisme qui se trouve en communication avec ^ roue extérieure à la courbe formée par la route, sorte que cette roue, qui a un plus grand chetu111 parcourir, marche, par compensation, avec ph15 vitesse que la roue intérieure à la courbe qui reǰ ^ d’autant moins de vapeur que la première en a r ^ plus. Par ce moyen l’une des deux roues xïiar ^ d’autant moins vite que le mouvement de î’autr® ^ plus accéléré , et le tournoiement du chariot s op sans difficulté. ,
- Lorsque la route que doit parcourir le chari°l ^ que de légères montées , ce n’est qu’aux roues àe rière seulement qu’on applique les mécanisïUeS lés dont on vient de parler *, mais quand les Iîî(,ï^,r gnes sont rapides 3 on adapte un mécanisme a Cï
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- c^ne des roues du chariot, pour exercer un plus b1 and frottement sur la surface parcourue. L’auteur ce moyen pense que, sur des routes ordinaires , eux Mécanismes sont bien suffisans.
- ^e procédé n’empêche pas, lorsque les circonstances le demandent, d’enrayer une des roues de der-Î'leî'eî en employant comme de coutume le sabotd’en-
- **yage.
- Le mouvement de rotation indépendant est ijm-à chaque roue, sans le secours de volans, en Pphquant deux petits cylindres à chaque mécanisme ; aïls llî*e disposition de ce genre, lorsqu’on passerait Un terrain rahotteux et mou, ou quand.on mon-^ ait t1,es collines escarpées, l’impulsion donnée au ,ari°t serait insuffisante pour porter les mécanismes 111 centre de mouvement.
- Ti
- °Us ’es mécanismes, aussi bien que le corps du aiI°t, sont suspendus sur des ressorts qui ont leurs d’appui sur des essieux.
- Explication des fujyres , pl i5.
- Lig. Portion de plan du.chariot , ou 1 on a oiS
- Mécanisme appliqué aux roues de dei itère.
- Pië- 2. Coupe transversale montrant une ^S
- tr«>nités de la chaudière,>..forme des nia - ^ PM tiquas
- sur les essieux ylçs roues, et aïs , a Manière dont la chaudière est suspenc ue
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- cliée au corps du chariot, aussi-bien que îa positif des ressorts sur lesquels cette chaudière s’appuie.
- Fig. 5. Coupe verticale et longitudinale, montrât1* de côté un des me'canismes tel qu’il est attaché à u°ê roue.
- a, caisse rectangulaire, formant le corps du chariot.
- h, deux traverses courbes en forme d’arc, fixées aU chariot et destinées à supporter la chaudière.
- c., bride embrassant la chaudière en dessous J extrémités supérieures sont taraudées et enfilées dallS ia traverse b, fig. 2, oh elles sont retenues par1 k écrous d-. chacune des traverses b porte une semb^ ble bride.
- e, chaudière cylindrique. enfilée dans les brides ^ ’
- et supportée par les traverses b ; nous ferons conlial
- ire plus loin.la composition de cette chaudière.
- /, deux doubles équerres fixées le long de la paJ°
- intérieuredu corps a du chariot; elles sont reçues da°
- des entailles pratiquées dans les bouts des travers^
- y, support d’essieu surmonté de quatre montaïlS
- dont les têtes reçoivent les essieux des roues i• .
- fiel»
- IH
- k 3 deux ressorts de voiture fixés au milietl longueur sur l’extrémité supérieure des deux 11101 tans extrêmes h ; les extrémités inférieures des ^ verses b sont attachées aux bouts des branches de ressorts , de sorte que la chaudière et léchât10*,,
- ' * Q C‘
- trouvent suspendus sur les ressorts k , comme s tait une caisse de voiture.
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- I
- 5 quatre manivelles à double coude formées sur lès
- essieux ou axes brisés des roues i \ deux de ces manu Yelles sont placées sur chacun des axes de manière à Uriner angle droit l’une avec l’autre,
- m,
- fig ire, quatre cylindres horizontaux munis acun d un piston dont la tige n est réunie à une des ^nivelles /, par une hièle o , dont l’extrémité op-li]SCe a ^ manivelle porte une roulette qui va et vient bernent dans la coulisse horizontale p, fig. 3 , qui sert de guide.
- z\\ 5 |U^au horizontal , conduisant la vapeur de la aUcnère dans la boîte à vapeur r, ou elle entre par e r°hinet s.
- 5 tuyaux hermétiquement fermés , dans lesquels Sse la vapeur contenue dans les boîtes r , en traçant des boîtes à étoupe.
- ^h tU^es<lu^ con(luisentla vapeur des tuyaux t dans
- °ites
- v.
- i 00 5 tringles assemblées d’un bout à coulisse da ies br
- (!«es
- °ites v , et tenant de l’autre bout à des excentri-
- Hian
- JMa
- sJr montés sur l’axe des manivelles pour les faire
- «oeuvrer.
- z"> cloisons pratiquées dans les tuyaux t pour sépa-
- vapeur des conduits de sortie qui traversent ces
- *ayaux pour se rendre aux boîtes a , fig. i et 3.
- . ^ ’ tuyaux partant des boîtes a et aboutissant dans a cheminée c , fig. 3,
- j tubes d’épuisement, communiquant avec les
- Vux t.
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- e’, fig. ire , deux longues triangles attachées d'ufl bout à l’essieu des roues de devant du chariot , et d# l’autre aux deux bras ou poignées du robinet s , sorte que l’essieu de devant, et le roi inet s , se mcl1" vent simultanément et dans des directions qui son* parallèles entre elles.
- Un boulon d’assemblage avec écrou sert à nir les deux mécanismes ; cet assemblage est dis" posé de manière à permettre au corps du chariot d’avoir un léger mouvement latéral sur ses reS" sorts , indépendamment des mécanismes, au moyeiï des tuyaux t qui glissent longitudinalement à travei*
- les boîtes à étoupe.
- Les pistons des cylindres m, qui reçoivent leur nio11 vement horizontal de va et vientpar la force élasti^lie dé la vapeur qui arrive de la chaudière e , font tour ner les quatre manivelles et par conséquent les rou# qui sont montées sur les axes de ces manivelles j mouvement de ces roues est accéléré ou rallenti su1 vaut la direction de la courbe décrite par les roues de devant qui font agir le robinet s, lequel ^lS tribue tantôt plus et tantôt moins de vapeur à un aeS mécanismes qu’à l’autre.
- Considérations sur les chaudières a 'vapeuret des^lf^ tion de celle qui est appliquée au chariot que ^0 oient de décrire > pour le mettre en action.
- il nous semble , disent les rédacteurs de cet ai ^c^7
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- ipour perfectionner la construction clés chaudières ^ Vapeur, il faut chercher à construire un appareil ce geme qui réunisse au plus haut degré les a van® aSes suivans, savoir *
- ^ 1 Engendrer la vapeur de la plus grande force j. aftï(|ue , le plus rapidement et avec le moins dû lais possible en combustible $
- 3 Que cet appareil occupe le moins possible d’es* P^ce et coûte le moins possible ^
- Qu il n’y ait aucun danger personnel à courir en Sei>vant de cette machine^ si on l’expose à des tempe* a^ures extraordinaires ou bien si on la dirige mal }
- 4 Qu’eîie exige la moindre quantité d’eau pour 0ft service :
- ^ 5
- sé Qu *1 soit facile de la réparer et qü’on puisse ai* Iïlfnt la nettoyer et la débarrasser des i user fista lions
- tsédimens;
- ^ ^ Enhn, qu’on puisse y employer avanta* ^ renient le coke ou le charbon de bois, au lieu e^Wb°n minéral.
- ^ • ^ames s’est procuré en Angleterre une patente une chaudière qui , à ce qu’on assure j ap-pli lG E^US fllie toutes celles que l’on connaît de rem'* p ^es c°ndi lions c|ue l’on vient d’énoncer. ad et>e cliaU(Eore , qui est la même que celle qui est ^aPtee sous la lettre e au chariot décrit plus haut, ^((Ue 1 on voit représen tée sur une plus grande echelîe tio C°Ul>e verticaîe et longitudinale, fi g* 4> en sec-U Verticale et transversale , fig. 5 , est un assem-
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- blage de tubes annulaires de meme capacité et d’éga^ diamètre, placés Fun auprès de l’autre et boulonnas ensemble , de manière à former , par leur réunion , une longue chaudière cylindrique , au centre de la" quelle est placé le foyer. Chacun des anneaux creu* qui composent cette chaudière présente, en coupe transversale, la figure d’un carré; il s sont faits du i»e*^ leur fer forgé d’une ténacité telle qu’iis sont capable de résister à l’épreuve de 4000 livres par pouce carre-Les deux faces planes de chaque tube annulaire , son* parfaitement unies et dressées de manière à ce qu’eHeS peuvent très-bien se joindre ensemble; cette réuin011 se fait avec de la soudure; en outre, tous les anneau* sont liés par de longs boulons qui les traversent t°ll? dans la chaudière , et qui sont arrêLés par clés écro11* qui s’appliquent contre la face extérieure de chacllU des anneaux qui occupent les extrémités.
- Tous ces anneaux creux étant ainsi réunis , et niant par leur assemblage une chaudière cylindnqlie de la longueur que l’on désire , une communicat1011 est établie d’un anneau à Fautre en y pratiquant^11* ouvertures, l’une à la partie supérieure pour le paS" sage de la vapeur , et l’autre à la partie inférie#1*' pour le passage de l’eau.
- Quand on a besoin de construire une ehattdier d’une force encore plus grande , on y parvient efl construisant, concentriquement Fun dans Fautre, dem ou un plus grand nombre de cylindres formescom**1 celui que Fon vient de décrire. Ces différer) s cyhn^lC
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- s°nt établis de manière que les passages de la \ a peur
- <* de l’eau communiquent entre eux de façon a ne Uriner qu’une seule capacité.
- Explication des figures 4 et 5.
- ^ a5 tubes annulaires soudés l’un à côté de l’autre, Manière à former deux cylindres concentriques ; j. ^ de ces anneaux forment, dans la fig. 4 5 le cy-ïoqle ex^r*eiir, et vingt autres anneaux , d’un dia-*e plus petit, composent le cylindi’e intérieur. Se lallg. 5, un des anneaux de chaque cylindre x°it dans toute sa circonférence.
- ’ c°oduits supérieurs par lesquels passe la vapeur.
- 5 044 ver turcs inférieures destinées au passage de
- 5 ïegulateur dans lequel est un flotteur pour main-4 eau a une certaine hauteur.
- € I
- , ^ barreaux de la grille du fourneau, formant talus ^loite et a gauche.
- ^ A fléchés indiquant la direction que prennent la lli4ne et Fair échauffé avant de se répandre dans «a capacité.
- vh ^ C*lciîî*rt^e ^ registre placée en contre bas de la aUdiere , et par laquelle la vapeur s’échappe finale-
- ot. Cette cheminée est ai uste'e de manière à pOU-
- Vo^ c’ 1 4 , , 1
- ^ cniever a volonté. Le fourneau peut egalement
- fi Sorti de la chaudière quand on veut.
- 1 ? deux supports formant chacun un demi-cercle
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- Concave, dans lequel est placée la chaudière, qui Peîl* tourner dans ces supports lorsqu’on a enlevé la ehe* minée g et qu’on a lait sortir le fourneau de lachaU dière.
- Chacun des tubes circulaires a0 contient des gralllS de plomb et des morceaux angulaires de métal i sorte que , quand on veut nettoyer la chaudière J1 en enlever le dépôt qui peut s’y former , il suffi1 retirer le fourneau , de démonter la cheminee -> u dévisser les différens tubes et de faire faire quehfueS tours à la manivelle i *, alors le menti plomb et morceaux angulaires parcourent en frottant la palDl intérieure de chaque anneau, et entraînent avec elï* les corps étrangers qui s’y étaient déposés.
- Pour prévenir la perte de calorique par la ra<fia lion sensible qui a lieu à travers les parois de lachal1 dière , la caisse cylindrique k, qui enveloppe cet^' chaudière , est double et faite en tôle , et l’espace serve entre ces deux enveloppes est rempli par un lange de charbon de bois et d’argile, ou de toutall^r Corps mauvais conducteur du calorique.
- Par cet arrangement de la chaudière, la vapel^ qui occupe la partie supérieure de chaque anneaü ^ trouve exposée à l’action directe du feu sans la P1^ sence de l’eau, ce qui permet de porter la vapelir ^ degré de tension désiré, et d’en élever la tempel’a sans augmenter la quantité d^eau j il en résulte a une économie de combustible. D’un autre cote » pression de la vapeur au sommet étant plus graïl
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- celle que l’eau exerce clans le bas , il en résulté (^e le grand défaut qui accompagne en général les ,leïes cylindriques , défaut qui consiste en ce leau est lancée dans le cylindre en même temps ec la vapeur, est ici complètement évité.
- Vr cIll’on a vu fonctionner , pendant très-*
- ? une chaudière de cette espèce , cjui ne u Çnait qu’un seul cylindre composé de tubes an-p ailes 5 et les témoins de ce fait rapportent que de êt^U *ntroduite très-froide dans eette chaudière a convertie en i5 minutes ( à compter du moment ^ ie teu avait été allumé dans le fourneau), en une fIlll exerçait sur la soupape de sûreté une jussion de iSoliv res par ponce carré. Les dimensions ^ chaudière étaient de 20 pouces de diamètre p Pieds et demi de longueur (mesure anglaise) ^1). e]p C c^aU(üère, réunie à la machine sur laquelle ;»exfrfait son action, était renfermée dans un bâti 5on ^let^S 4 Pouces de longueur sur 1 pieds de large, fa- ?^et surpassait la force de deux chevaux , et elle ^ environ 80 révolutions par minute : le dia» et a" ducylindre travaillant n’était que de 3 pouces
- jCSt reconnu que l’emploi du charbon mi" Co^ ,h°Ur le chauffage des chaudières a, outre Fin-Renient de répandre une fumée épaisse , celui
- <0 Le
- pied anglais égale en pied de France o;()$83.
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- plus grave encore de détruire les chaudières beatl coup plus promptement 'que quand on les ch&ll^e avec du charbon de bois ou du coke.
- M. James chauffe sa chaudière avec du coke, et oh tient parla , avec rapiditéde la vapeur de 1» P^ haute élasticité.
- Quelques personnes ayant objecté que le feu aglïl sant directement sur les parties supérieures des tub^ qui ne sont occupés que par la vapeur, il pourl ait en résulter des effets nuisibles , Fauteur de cet aP pareil fit construire une petite chaudière de madllîl à vapeur avec des tubes en cuivre^ unis ensemble Pa* de la soudure tendre ; il la fit travailler à plusiel1 reprises avec de la vapeur d’une pression de 3o n' par pouce carré, sans que Faction du feu lui fit épr°n ver le moindre dommage. Cette expérience seIîli? prouver que l’expansion uniforme de la vapeur daîl des chaudières de cette espèce , emporte le calorkfj1^ avec assez de rapidité pour prévenir l’altératiou métal.
- ÎNous n’oserions affirmer tous les avantages annonce comme étant les résultats de la combiflaK de cette chaudière } mais nous pensons que sa c0Ï1 truction mérite l’attention et les réflexions des p sonnes qui font usage de machines à vapeur.
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- MELANGES.
- p,
- '09}'dmmes des prix préposés par la Société Indus-trielle de Mulhausen, pour être décernés dans sa SGance générale du mois de mai 1828.
- PRIX REMIS AU CONCOURS.
- ^EsPrixproposés pour 1827 n’ayant pas été décer 5 la Société en a prolongé le concours jusqu’à 1
- IjESi ^és
- JRo,y U oociete eîl a prolonge 16 concours jusqu'au s^i(;S<^e 5 e“ ^es a a^ntés ainsi qu’
- PTlx de trois cents francs, offert à celui qui trou» Pai ÜÎI mo> en Prompt et facile de déterminer com-a^lVeïïlent valeur d’ une garance à une autre, a P°Pté a cinq cents francs.
- j .
- Y* e Prîx de douze cents francs, offert à celui qui par-et a s^P3rer la matière colorante de la garance, ç^a déterminer ainsi la quantité qu’un poids donné c°utient 5 a été porté à quinze cents francs.
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- PRIX PROPOSÉS.
- Prix de mille francs pour la découverte d'une comf0 sition propre a couvrir les cylindres de pression 6,11 ploycs dans les filatures de coton.
- Il y a differentes manières de faire les cylindres ^e pression. Ordinairement on les compose d?nn lindre en bois , traversé d’un petit arbre en fer* cylindre est garni de drap et recouvert d’un tube. eil peau de veau ou de mouton. Quelquefois onremp^ le cylindre de bois par un cylindre en fer ou en position , que l’on recouvre également de drap o11 cuir.
- L’emploi de ces cylindres est sujet à beaucoup^1** convenions. Si le bois dont ou se sert n’est pas rement desséché, il se gauchit et se détache du p6 axe. Four faire un bon cylindre , il faut une ^ bonne qualité de drap , ce qui occasionne une graI1 ^ dépense , d’autant plus qu’on est obligé de les reCf^, vrir souvent. Il est difficile de trouver une qunW1 cuir convenable, et les cuirs des meilleures fabrlCr de France ont beaucoup dlnégalités. Les joints de ^ tubes , qui doivent être imperceptibles , demaîî une main très-exercée pour être bien faits. L dite de l’atmosphère relâche les tubes les mieux dus, et met les cylindres hors cFusage. j
- La solution du prix proposé par la Société est
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-
-
- t>hî
- de
- Jjet de îa plus haute importance pour les filature^
- coton , surtout depuis que l’on s’applique beau-c°up à filer les numéros élevés.
- La
- composition sur laquelle nous appelons Fatten-«' n5 doit être élastique et facile à tourner. Elle doit ^ tusible, afin de pouvoir se refondre sur les ar-lorsque les cylindres sont usés. 11 importe que cLangemens de l’atmosphère n’aient aucune in-^ ence sur cette substance, et il serait à désirer que lude, quj est souvent répandue par l’inadvertance
- de 1
- ouvrier , ne l’altère en rien, et qu’enfinson em-1 ne soit pas plus coûteux que celui des garnitures
- binaires.
- Pr
- lJC de trois cents francs pour la fabrication du fer nommé impérial-steel.
- s ^ Sravure à la molette sur les rouleaux en cuivre fi Vf !^ a l’impression des toiles de coton offre des dif-L fi *GS Sansnomhre , qui sont encore augmentées par r 1 et la délicatesse que l’on exiae dans les dessins. iîie " US §rands obstacles se présentent principale-^ailS coolcction des molettes dites mâles ou *s' Lelles de grande dimension , faites en acier , cessent souvent à la trempe ou se voilent. On obvie Lai a cesinconvéniens en substituant à ce de r. Une <îuaüté de fer fabriqué en Angleterre avec îeux clous de fer à cheval, réunis au moyen d’une
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- bride en fer, et soudés ensemble par plusieurs chaude
- successives, de manière à ne plus former qu’une seide
- masse très-compacte et très-homogène. Ce fer est coi*"
- nu dans le commerce sous le nom d7 impériales tee •
- Plus doux que l’acier, il reçoit plus facilement 1 eIÎ*
- preinte de la molette-mere > use moins cette demie1 ei
- et rend le risque de la casser moins grand , puis*!1*
- la machine à contremolleter se fait avec beaucoup
- moins de pression. Il ne se casse point à la treiflpe’ • * /ju
- ne se jette que rarement, et acquiert la duretc
- meilleur acier anglais.
- En Angleterre, la livre d’impérial-steel coûte ^ pences, qui équivalent à î fr. 4° c. Les frais de trai's portet les droits d’entrée augmen tent ce prix au ïl101^ des deux tiers, qui pourraient être économisés si 011 fabriquait en France, oiil’on pourrait d’ailleurs faI^ une économie sur la main-d’œuvre, qui donne sel1 à cette qualité de fer un prix si élevé. Sa cherte et difficulté de se le procurer ont empêché beaucoup fabricans de l’employer.
- Ces motifs, et la connaissance qu’elle a des essais cjl ont déjà été tentés, ont engagé la Société à pr0P0^ un prix de trois cents francs à celui qui aura eta la fabrication de la qualité de fer doux dit vnp6* .i
- , *. , i -nr a'1’11
- Steel^ et livre au commerce, avant le prenuei ^ 1828 , cinquante quintaux de ce fer , parfalteli ^ homogène, sans paille, et propre à la coidectloîl molettes.
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- Médaillé pour la mesure de la force des grands moteurs communément employés dans les usines.
- 1 ïi est sans doute pas un proprietaire ou un direc-d usine qui île se soit déjà trouvé dans le cas de gifler 0u d’estimer , aussi exactement que possible , ^ ^°lce des moteurs qu’il emploie , de quelque na-e qu ils soient. Cette estimation exacte paraît sur-t etre nécessaire pour apprécier la force réelle uue machine à vapeur ou d’une roue hydraulique ^ Venement construites , et pour comparer entre tit^' lîl0^ellrs différons. Elle peut se faire t à la vé-> par des calculs, mais leur complication et les ^ reurs qui peuvent résulter de l’incertitude de leurs . ases baissent toujours désirer un moyen sur et d’une ^que facile pour mesurer les grandes forces ^ armi les projets publiés jusqu’à ce jour pour c« 0Ï1 d°it remarquer le Frein, proposé par M. Ht et qui à été employé pour la première fois par _ * deProny, dans le cours de ses expériences sur les taj lnes. du Gros-Caillou. Le publication d’un cer-110mbre d’expériences faites avec cet instrument ^ra sans doute pour en répandre l’usage, tel ,CG^ décernera une médaille a
- soit*1 aUia mesur® > soit au moyen de ce frein, niotau moyen de tout autre dynamomètre, plusieurs la fGlllS ’ Parmi lesquels il devra y en avoir un de 0rce de dix chevaux au moins , et qui aura évalué f* ni.
- eet
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- 3 j 8
- leur force en un poids élevé à une certaine hauteit# Les concurrens sont priés de donner des descrip dons circonstanciées de leurs expériences,, accomp3 gnées de dessins sur échelle et de certificats des al1
- %>
- tontes.
- sur
- Ils pourront consulter le Rapporl de M. de Vï°^ c les machines à vapeur du Gros-Caillou ( An)l(l^
- f (fa
- des Mines , tome XII, et Annales de Chimie Physique, tome XIX)} le Traités des Machines de J Hachette ( page 34 ) } deux Notes de ce savant sur ^ mesure de la force des arbres tournans, insérées 3^ le Bulletin de la Société d’Encouragement ( cahier décembre 1811 et de mars 1822) : un Mémoire
- J * A
- le dynamomètre de M. Régnier, inséré dans le 111 Bulletin ( cahier de juin 1817 ) *, les articles Force Frein , Dynamomètre , du Dictionnaire technol°f) que ; A niew cenlury of inventions hy James ’ fîï'st part, etc.
- Prix de cinq cents francs pour la fdature du pL laine de Lancashire , propre à la confection des îl(l nais def tisserands,
- Une des parties les plus importantes qui coi#P°
- les harnais d’un métier à tisser sont les lisses. ^
- ont pour objet d’abaisser et d’élever alternative#1 ^
- après chaque introduction d’un fil de trame, h1 .
- lié, ou plus ou moins , selon l’étoffe, des dis , \ r .. , \ , . j«cto#e5
- cname. Les lisses employées pour le tissage at»
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- Oïl
- e coton sont généralement faites on lin ou en clian ^reicependant, dans plusieurs ateliers, on fait usage coton depuis que la filature en a été portée à un 1 Wit degré de perfection , et que I on est parvenu à ll0dujre lln £j qU* ^ sous ]e même volume, est pres-aussi fort que celui du lin, quoique composé d’une ^atiere plus délicate, et qui réunit à la force, la °uplesse , l’élasticité et l’égalité, que le fil de fin ne Possède pas.
- y ^ais une autre substance, qui réunit tou les ces qua~ !*es à un plus haut degré , est employée depuis plu-,leurs années dans les ateliers de l’Angleterre : c’est ' lne des moutons de Lancasliire qu’on est occupé j^f^oaater en France. Pour faire apprécier les qua-cette laine , fi suffit de dire qu’indépendam-^ d une grande finesse , ses brins ont de neuf à °j ?e Pouces de longueur.
- v a Société, persuadée que ces nouvelles lisses doi-
- , 11* contribuer autant à la perfection des étoffes qu’à
- . ;0ll°mie dans leur fabrication , propose un prix de
- c^nts francs à celui qui aura livré au commerce,
- j la fin du mois d’avril 1828, trois cents ki-
- ^ mines au moins de fil de laine provenant du
- ^ °n dit de Lancasliire, produite et filée en France,
- kl°pre aux harnais des tisserands.
- °Ur 1 intelligence des concurrens, la Société s’empresse rl«i • .. . .
- Ue Aeur communiquer les renseigiiemens sui-
- Cette la
- ine est traitée dans la filature par les memes
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- 3io
- procédés que la laine peignée. Pour harnais il &üt des fils nos io à 16 ni®, réunis en quatre brins su* une machine à retordre, après avoir été passés dang
- une légère eau de colle. Il faut 35 décagrainnies
- de
- ce fil pour un harnais de 75 portées propre à tisser o calicots.
- Médaille pour un mémoire sur les causes de Viiifl^1 mation spontanée des cotons gras.
- L’inflammation spontanée des déchets de coton gr‘1 n’estque trop connue par les accidens qu’elle a déjà cflU ses*, cependant on ne sait pas encore exactement que sont les circonstances les plus favorables à cette c0lïl
- A filî*
- Jbiistion subite. On a vu de grandes masses de c0 gras se conserver long-temps sans la moindre dée0*1^ position , même dans un lieu assez chaud 7 tandis4 de petites quantités se sont échauffées et enfiaïiU11^ dans un lieu frais. On sait que l’hiraiidité ^aV°1.J}S beaucoup cette décomposition, de même que c&W . oxides métalliques, notamment celui de cuivre ? ^ se trouve en dissolution dans l’huile des déchets g
- r du
- et®»®'
- La Société offre une médaille à l’auteur
- leur mémoire sur les causes qui déterminent e difient l’inflammation spontanée des déchets ? n , toiles de coton imprégnés de matières grasses? ^ les moyens les plus efficaces et les plus économe pour la prévenir.
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- 3si
- Tous ces prix seront décernés dans l’assemblée générale du mois de mai 1828.
- Les mémoires, dessins, pièces justificatives et écîian-^Ws , accompagnés d’un bulletin renfermant le nom de l’auteur, devront être adressés, francs de avant le 25 avril 1828 , à M. Isaac Schlura-^Çll!£r, à Mulhausen, président de la Société.
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- 022
- TABLEAU
- Des Patentes et Brevets pour des objets d'indu^Le 7
- délivrés en 1826.
- MAL
- EN ANGLETERRE.
- À Thomas Parrant Birt, pour des perfectionnements apportés aux voitures»
- A John Parker, pour des perfectionnemens apportés aux portes et autres clôtures semblables.
- A Dominique - Pierre Deurbroucq , pour un appareil propre k refroidir le moût avant la fermentation de la bière , ainsi que pour condenser la vapeur qui s’élève des alambics pendant la distillation.
- EN FRANGE.
- Au sieur Ubrich, de LonàfeS> représenté à Paris par le sl& , Albert, rue Neuvc-Saint-A11»1^ tin, n° 28, un brevet d’i^P0^ tation et de perfectionnenie» quinze ans , pour des perfec*1 nemens apportés à la comp®^ tion ét à la construction
- chronomètres. .
- Au sieur Despiau , fabricaI1^ allée d’Amour,n°6, àBordea^ département de la Gironde » brevet d’invention de dis pour une machine propre à vrir, battre et nettoyer h . ^ qu’il appelle apprêteur de f
- Au sieur Thilorier ? & place Yendôme , n° 21? un ur vet d’invention de cinq aîlS’ j>oS' une lampe qu’il appelle Af. r tatique, k réservoir inBerljpe$ propre k remplacer celles ^ k la Carcel, et ne rec^ey]e. aucun rouage ou pièce m°
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- ÀAV illiam-Henry Gibbs ,
- pour de nouveaux tissus
- l°iTnésparla combinaison
- fils de deux ou d’un plus
- jpand nombre de couleurs.
- À.Joseph Smith, pour ^es perfectionnemens apposés au métier b bas , fl dans la méthode de fabriquer cette chaussure.
- & dobn Loacu , pour
- Perfectionnement de âssis de fenêtres»
- Richard SlAgg, pour ues perfectionnera. dans a fabrication des ressorts spécialement applicables
- aux voitures»
- daines Barlow, pour es perfectionnem» dans f instruction des volets c fenêtres.
- 3^3
- Au sieur Tastemain , à Senon-ches, arrondissement de Dreux, département d’Eure-et-Loir, un brevet d’invention de quinze ans, pour une machine propre à couper le blé dans les champs.
- Au sieur Pape , facteur d*ins-trumens de musique » à Paris » rue des Bons-Enfans , îîo 19, un brevet de perfectionnement de dix ans, pour un piano perfectionné , à sommier fondu et à nouvelle disposition de marteaux.
- A la dame veuve Piegnaulü, à Paris , rue Gaumartin , n<> 45 * un brevet d’invention de quinze ans , pour la confection d’un bonbon pectoral, qu’elle appelle pâle pectorale balsamique.
- Âü sieur Norbert Rillîeux , mécanicien , à Paris , rue de Louis-îe-Grand , n° 16, un brevet d’invention de dix ans, pour un moyen d’obtenir immédiate-' ment le gaz hydrogène carboné il une pression plus ou moins grande.
- Au sieur Perot , serrurier , à Paris, rue Maubuée , n° 5, un brevet d’invention de cinq ans , pour des procédés et compositions servant à marquer les points des jeux do cartes , dominos, etc»
- Au sieur Guigo, mécanicien , place des Terreaux, nG 5, à Lyon, département du Rhône, un bre-
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- À Robert Mickleham , pour des perfectionne-mens dans les machines mues par la pression, l’é-laslicité ou l’expansion de la vapeur de gaz ou finir, perfectionnera, au moyen desquels on économise beaucoup de combustible.
- A Henry - Richardson Fanshaw , pour un dévidoir perfectionné.
- A John Ham , pour un procédé perfectionné propre a accélérer l’action de Facide acétique sur les métaux.
- A Thomas-John Know-I.ïs , pour une nouvelle
- 3a4
- vet d’invention et de perfecîiorf" nement de dix ans, pour un BlG lier mécanique à deux étages » avec régulateur à vis sans fin*
- Aux sieurs DA*uLLÊetCoiinlEl?' i Paris , rue Neuve-Saint-Au pistin , n° 36 , un brevet d i*0' ïorlation de cinq ans , pour un® nachine propre à préparer Ie"
- JUIN.
- Au sieur Tremblot-Lacr°^ à Paris, rue de l’Ouest, n. 7’u brevet d’invention de cinq a3Sé pour une machine destin^6 composer les pages de caracU , d’imprimerie , et qu’il apP61 compositeur typographique*'
- j
- Au sieur Burle , marcba bijoutier, à Paris, Palais-R°3^ galerie vitrée, n° 215, un ^r6Jul. d’invention de cinq ans, P° une composition de platine*
- Au sieur Langlois , ^rl\ref' d’encre , à Paris, rue de la rerie, n. 81 „ un brevet a11 ^ iion de cinq ans, pour un r ^ net pouvant s’adapter -à machine contenant du gaZ fluide quelconque. en
- Au sieur Tespaz , tourneu ^ cuivre, à Paris, rue des v1
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- 3^5
- Saint-Thomas , n, 2,1m Brevet d’invention et de perfectionne ment de dix ans , pour un appareil qu’il appelle fumivore vaporisateur condensateur , propre à condenser la vapeur produite par la combustion du gaz, de l’huile, etc.
- Au sieur Fehr, à Vic-Dessos, départem. de l’Âriége, un brevet d’invention de dix ans, pour la construction de vases clos portatifs , propres à la fabrication du charbon végétal, minéral et animal.
- Au sieur Walker, demeurant à Lorient, représenté à Paris par madame Dessagnes, petite rue Saint-Roch, n. 16, un brevet d’invention de dix ans, pour une voiture portant avec elle sa route en fer, qu’il appelle locomotive universelle.
- Au sieur Christophe , fabricant de boutons , à Paris, rue des Enfans-Rouges, n. 7, un brevet d’invention , d’importation et de perfectionnement de cinq ans, pour la fabrication de boutons en écaille et en corne fondues , imitant ceux de soie, de toutes couleurs , nuances , formes et dimensions, avec incrustation de la queue de paillette d’acier, d’argent et d’or.
- Au sieur Rocher , directeur de la compagnie du gaz portatif, à Paris, rue Montaigne, n. 14,
- ' “Fication d’ornemens Métalliques.
- A Thomas Halahan , ur un appareil destiné Usf*ge de l’artillerie»
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- s*
- 020
- j un brevet d’invention de quinze ans, pour une roue servant à ré" gulariser l’émission du gaz com" primé.
- Au sieur Maillard-Du>iesT.e * capitaine en retraite , à ParlS’ rue de la Bûcherie, n. 18 ? UI1 brevet d’invention de dix a#8' pour un appareil distillatoire ÇT lindrique, propre à la fabricati011 des liqueurs, d’après les pr°c®~ dés usités aux Antilles.
- Au sieur Ravier , à Paris, cu du Faubourg du Temple, n. un brevet d’invention et de Per fectionnement de dix ans, p0^ une composition qu’il app01 café des dames.
- Au sieur Fischer , docteur en médecine aux États-Unis, repre senté à Paris par M. Albert, ll‘e Neuve-Saint-Augustin, n. 3 ’ un brevet d’invention , d’impor
- tation et de perfectionne#1011^
- de quinze ans, pour des perl£^
- tionnemens spéciaux dans les n r
- caniques propres à carder, à Pre parer et h filer la laine ou toltt^t autres matières filamenteuses > notamment à produire dans cardage des laines un ruban ^ des préparations continues , lieu de loquettes.
- Au sieur Comoy , pharmacie’ à Nevers, département de la i ^ vre, un brevet d’invention.^ cinq ans, pour un pressoir a à double levier et à danaïde*
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- Au sieur Kinkelin , à Paris * rue de Corneille, n. 5, un brevet d’invention de cinq ans, pour un moyen de fixer les bateaux qui naviguent sur les fleuves et rivières , et qu’il appelle ancrage, instantané.
- Au sieur Dutertre, employé, h Paris , rue du Faubourg-Poissonnière , n. 19 , un brevet d’invention de quinze ans , pour un nouvel instrument à l’usage de la vue.
- AuxsieursBuQuoY, chambellan de l’empereur d’Autriche , demeurant à Prague, etBERIVHARDE, à Vienne , représentés à Paris par M. Albert, rue Neuve-Saint-Augustin , n. 28, un brevet d’invention et d’importation de dix ans, pour un procédé propre à régénérer , ou reproduire un cuir factice ou substance remplaçant le cuir de peau animale.
- A Mme la baronne de Gave-dell-Geanny, née Elisa Red-dall , à Paris , rue Trudon ÿ chaussée d’Antin , n. 2 , un brevet d’importation et de perfectionnement de quinze ans, pour une machine propre à la fabric. des tuiles, briques et carreaux.
- Au sieur Hun ter, à Paris, rue Croix-des-Petits- Champs , hôtel de la Marine, un brevet d’invention de quinze ans , peur une voiture portant avec elle sa route en fer.
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- Au sieur Fouquier , fabricant de peignes, à Roubaix , reSl'e' senté à Paris par le sieur F°a quier père , rue des Marais? li‘ 27, quartier de la Porte Sa,.n Martin , un brevet d’inventi°a de cinq ans , pour une mach10® propre à fabriquer des pe,on d’acier, servant à tisser tout®" sortes d’étoffes.
- Au sieur Buisson , rue
- det, n. 1 o, à Clignancourt, P1 ^ Montmartre, département de Seine, un brevet d’invention dix ans , pour un procédé blanchiment, sèchement et passage de toute espèce de h0» par le moyen de la vapeur.
- Au sieur Lebouyer de Gervais , à Paris , rue Bame-des-Victoires , n. * d » brevet d’invention de dix aI1^j pour un appareil mécanique %a appelle voltige propre à Jpe j6 placer dans les jardins pubbc jeu des montagnes russes. •
- Au sieur Anthaume , cien-menuisier , rue de 1 A Saint-Nicaise, à Rouen » dép^
- tement de la Seine-Inférieure > brevet d’invention et de per ^ tionnement de cinq ans, p0^' ^ moyen de coudre mécamq ^ ment les élastiques des brete en tissus de coton et autres* ^ Au sieur Brugniîïre ? à département du Gard, un br d’invention de cinq anS> P
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- des perfection!}emens apportés fi l’appareil distillatoire du sieur jOerosne.
- Au sieur Daste , à Condom j département du Gers » un brevet d’invention de cinq ans, pour une machine propre à moudre les grains.
- Au sieur Vital , écrivain , à Paris , au Palais-Koyal , galerie vitrée, n. 224? un brevet d’invention de cinq ans, pour un moyen d’apprendre à écrire en peu de temps*
- • Au sieur Liiomond , fabricant de cheminées, à Paris, rue Go-quenard, n. 36, un brevet d’invention et de perfectionnement de quinze ans , pour un procédé de fabrication de pierres de taille factices imitant le marbre , et d’ornemens d’architecture de même matière.
- Au sieur Poole , de Londres , représenté à Paris par le sieur Perpigna , rue du Marché-Saint-Honoré, mu, un brevet d’invention de quinze ans, pour un procédé propre à tanner les peaux, eh employant la pression de l’air atmosphérique.
- Au sieur Hayward, h Paris , chez M. Bucaille, marchand ci-rier, rue Saint-Martin, n. 67, un brevet d’invention de cinq ans, pour des perfectionnement dans la construction d’un appareil et d’une nouvelle méthode
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- de filtrer et clarifier les sirop8 » et les préparer au raffinage-
- Au sieur Fessàrt, orfèvre» Paris, quai de la Mégisserie > 56, un brevet d’invention de ans, pour un outil propre à 0 loyer les bouteilles.
- Au sieur Suffill , inanuiac ^ rier de Londres, représent Paris par M. Bérard, négocia ’ rue du Helder, n. 10 , un l>re'. d’importation et de per^r tionnement de quinze ans, Vu ^ une série de machines pr°pveS préparer et à filer le lin, Ie c^, vre ou toute autre matière b menteuse.
- JUILLET.
- A Lewis Aübrey , pour des perfectionnemens apportés dans la construction des formes métalliques destinées à la fabrication du papier.
- A John Poole , pour des perfectionnera, dans la construction des chaudières de machines à vapeur , et autres vaisseaux propres à engendrer la vapeur, et qu’on peut aussi appliquer à l’évaporation des liquides.
- A Daniel Freeman, pour
- Au sieur Baron , à Par*s Mondovi, n. 2 , un brevet n portation et de perfectionne#1^ de dix ans, pour des proced^ ^ construction d’un four ^estl^c6s cuire le pain et autres substa ou matières. . t -j
- Au sieur Hipper , négocia1' > Montpellier , un brevet d i# ^ tion de dix ans , pour ll# I cédé propre à tirer la s°ie cocons et à la filer.
- Au sieur Lepetou »
- ancic°
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- jes perfectionnera. dans , panière de mesurer et |,e abriquer des colliers à asage des chevaux.
- , ' Peter Groves, pour laJ P^ctionnein. dans
- l^°tnlf Ca^°n ^anc
- Û^^Warxum , pour Planos perfectionnés.
- r
- Bi^t“inLowB,-d
- ^feclfor‘-„P.T.
- 4iT:,\Tusa^^d
- et à la parure.
- ^Àïu> 0^ln ^UY et ^ Jaco'
- c%sISS°N ’ Pour(^es Prc préh. Perfectionnés d
- iaati^er Pa*^e k Pres G\ ef V(%btales pro cba ' *a fabrication de Peaux.
- |f-'^w.pRr P»oves , pou la faK • iecll°nnem. dan K oiC?li°.n d’ une cou c°mh,U *ai>(^ ’ <îu* Peut s lIîer avec l’huile. 1
- 33i
- chirurgien en chef des armées,. demeurant à Paris, rue Montmartre,^. 16, un brevet d’invention de cinq ans , pour une pâte propre à détruire les punaises.
- Au sieur Chaumette , ingénieur-mécanicien, à Paris, rue Porte-Foin, n. 6, un brevet d’importation et de perfectionnement de quinze ans, pour un nouveau jeu de cartes.
- Aux sieurs Dilleman et Pveix-hardt , mécanicien , à Strasbourg , un brevet d’invention et de perfectionnement de dix ans* pour un mouvement de bobine horizontale à pression verticale, propre à la filature du coton.
- Au sieur Chéreau, fabricant de billards, à Paris , faubourg du Temple , n. 18, un brevet d’invention et de perfectionnement de cinq ans, pour un billard à blouses nouvelles.
- Au sieur Favreau, mécanicien, barrière de Fontainebleau, près Paris, un brevet d’invention de quinze ans , pour un moteur hydraulique propre à l’exploitation des grandes usines, des filatures de coton et autres fabriques.
- Au sieur Guillaume, mécanicien , à Paris , rue de Crussol, n. io, un brevet d invention de cinq ans, pour des perfection-nemens apportés à la broie mé-
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- térébenthine, ou autres ingrédiens.
- A John Palmer de la Fons, et à William Lit-tlewart , pour des per-fectionnemens dans la manière de fixer et d’amarrer les navires et autres corps flottans, et appareil pour les fabriquer.
- A Edward Bayliffe , pour le perfectionnement du mécanisme propre à étirer, doubler et filer la laine.
- A John-Lane Higgins, pour des perfectionnera, dans la construction des appareils de pêche, dans les hameçons * et dans l’emploi qu’on en fait.
- A James Barron , de Birmingham, pour un appareil au moyen duquel on peut alimenter le combustible du feu, etc.
- A William Johnston , pour des encriers perfectionnés.
- A William Robinson , pour un nouveau moteur de navires par la vapeur,
- 533
- canique des sieurs Lap>n'^ ! Berryer fils et Camp- . ^
- Au sieur Nicholson , un bre'v^ d’invention et de perfection®^ ment de quinze ans, p°ur rf appareils propres à renîeriucr ^ à transporter le gaz hydrog6®
- Au sieur Poole , de un brevet d’invention de ans, pour un alliage imitant
- Au même, un brevet de qul ans , pour un procédé prop1 orner et décorer en relief to sortes d’objets en métal»
- 5t.'
- Au sieur Trüffaut , me r jazare, n. 73 , h Paris, un et d’importation et de p®r ,t. ionnement de dix ans, p°11.1 icritoire mécanique, fournlSS y le l’encre toujours liquiy [u’on fait disparaître à vol° ^ le manière qu’elle ne pLl,sS
- épandre. ..«ère1'1
- Aux sieurs Bellanou p lf[t Ils, constructeurs, à RoU y t irevet d’invention de dlX ‘ ,r our un cylindre déboty^ dapté aux carderies de c°
- Aux sieurs Arnaud, , pflfis' t Westermann frères > w )(fi ue Popincourl, n* 4° e!;
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- de* canaux ou des bières navigables , au ^°yen d’un appareil mo-attaché à l’arrière du “liment.
- A William Parsons ǰar une manière decon
- huire les navires ou vai Sftauv '
- r . "“«gereux des cn< rieurs ou extérieu
- Â. William Da.vids< Pour un procédé propi olarichir la cire d’abei a eire végétale et le s ^iioal.
- 333
- un brevet d’importation et de perfectionnement de dix ans , pour un système de machines propres à ouvrir, peigner, préparer et filer, en toute longueur de fibre, la laine, le lin, le chanvre, et autres matières filamenteuses.
- Au sieur Souton , chimiste, à Rouen , un brevet d’invention de dix ans, pour un appareil propre à dégraisser et à laver les laines destinées à la fabrication des draps.
- Au sieur Mercier , constructeur-mécanicien , à Louviers , un brevet d’invention de cinq ans, pour un cône à vis et sans fin, propre à remplacer l’ouvrier dans la conduite du chariot des filatures mécaniques.
- Au sieur Ganaiil , Américain, un brevet d’importation de quinze ans , pour une machine à vapeur rotative, susceptible de recevoir diverses applications, soit comme moteur, soit pour remplacer les pompes ou les roues | hydrauliques.
- AOUT.
- Au sieur Thiseltox, de Londres , un brevet d’importation de dix ans, pour un procédé propre à faire mouvoir les voitures à l’aide de la vapeur.
- T. ni.
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- À Thomas-John Kisow lys , pour un procédé de tannage perfectionné.
- Au comte Adolphe-Eugène de Rosen , pour un moteur pouvant remplacer les machines à vapeur.
- A Jos.-Brown Wilks, pour des perfectiorinem. dans la manière d’engendrer la vapeur, à l’usage des machines à vapeur ou de toute autre chose.
- A John Williams et à John Doyle , pour des appareils et procédés propres à extraire le sel de l’eau de mer, et rendre ainsi l’eau de mer potable.
- À Lemuel Wellman-Wright , pour des per-fectionnem. dans la construction des véhicules de voiture , et des roues applicables à des objets utiles.
- A ErskinellAZARD, américain , pour l’importation
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- Au sieur Berthaet, capba,üa en retraite, à Paris, rue Mont°r gueil, n. 5i, un brevet d’inve|!
- tion et de perfectionnement
- cinq ans , pour des tuiles à & bord et à rainure , et pour ^ dalles en terre cuite, propreS^ remplacer les plombs servant gouttières.
- Au sieur Pellecat, négocia® ’ à Paris, rue Neuve-desS Champs , n. 26 , un brevet d1®1 portation de quinze ans, P°l un métier h tisser mécanûpie ment toute espèce d’étoffes-
- Au sieur Kinkalin , à ParlSp[ rue Corneille, n. 5 , un breV ^ d’invention de quinze ans, P° , un système de navigation.1® rieure sur un encrage contJ®11,
- Au sieur Bailly, taiHf,urgV> Paris , rue de Piichelieu, n-un brevet d’invention et de P^f fectionnement de cinq ans, P un procédé è l’aide duquel to1 personne peut se prendre 1® sure d’un habit, d’un pan ‘ Ion, etc. o0^
- Àù sieur Manicler, ^-l0n
- dres , un brevet d’imp01^3 a. de quinze ans , pour la pr°P tion d’une substance qu1 ^ pelle vcixême, propre à »a îèction des bougies.
- Au sieur Fichet, menuisier» a Estrepilly, un brevet d’inventi0®
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- d’une méthode de prépa-l’er des mélanges explosifs ^ manière à en former Une puissance motrice qui Peut s’appliquer en mé-
- Ca nique.
- ^ John-Thomas Thomp-SoiG pour des tubes mé-^Uiques rendus propres confectionner des couettes'de lit.
- A- John-Gh. Sciiavieso, des perfectionne-^cus apportés aux ins-rtlmens de musique à ^rdes.
- Timothy Burstae ,
- P°ur des perfectionnent ,ans le mécanisme qui ltnprime le mouvement aRx voitures locomotives.
- A JamesY andaee , poUV
- es perfectionnemens ap-
- l'ci'tés aux appareils pro-|Fes refroidir et à chauf-^ tas liquides.
- Francis IIallidAV ,
- P°ur le perfectionnement
- des pompes apivantes et * cs pompes foulantes.
- ^ WiUiamDowNE, pour
- 335
- et de perfectionnement de cinq ans, pour une machine propre à nettoyer les grains.
- Au sieur Drouin , docteur en médecine, à Amiens, un brevet d’invention de cinq ans , pour un procédé de teinture rouge solide, qui s’applique à l’impression de toute espèce de coton » et pour le perfectionnement de la laque de garance.
- Au sieur Lecarriére , fabricant d’appareils pour le gaz, à Paris, rue Neuve-Saint-Laurent, n. 6, un brevet d’invention de cinq ans , pour un régulateur propre à régler l’émission du gaz.
- Au sieur vicomte Barrés du Molàrd , chef de bataillon d’artillerie , h Valence , un brevet d’invention de cinq ans , pour un nouveau système de ponts b grande portée.
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- 336
- le perfectionnement des lieux d’aisance.
- A Robert Busk et à Wil-
- liam-KingWESTLEY,pour perfectionnement dans la préparation du lin et du chanvre.
- À William Day , pour le perfectionnement des couchettes de lit.
- SEPTEMBRE.
- À Thomas - Robinson Williams , pour une machine propre à trier la laine, les fourrures , etc., et à enlever le jarre de ces substances.
- A Thomas - Robinson Williams , pour des per-, fectionnemens dans la méthode de fabriquer mécaniquement des chapeaux et des casquettes.
- Au sieur Jauge ( André-Ed* ) ' demeurant h Paris , rue NeuVe
- de-Luxembourg
- un
- se-
- n- 29.
- cond brevet de perfection ment et d’additions à son brf v d’importation et de perfect10^, nement de quinze ans, du juillet 1824» pour des Pr0 ,jre et appareils propres à eX*ran^ les sels des liquides qui les tiennent. ,
- Au sieur Lhomond ( Ainap Nie. ), fabricant de chemine^ ’ à Paris, rue Coquenard, U-un brevet d’invention et de p ^ fectionnement de dix ans » P0^ des cheminées qu’il appelé'Z7 risiennes, préservant les apP temens de la fumée.
- Aux sieurs Anspach et tin , négocians , à Metz , d P tement de la Moselle, un bre ^ ^ d’importation de quinze a pour un moulin à huile.
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- 33y
- Aux sieurs Napier et Polox-ceau , le premier capitaine de vaisseau de S. M. Britannique, le second ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées, à Versailles, représentés à Paris par M. Cha-per, rue de la Paix, m 6 , un brevet de dix ans , pour un système de barrage éelusé flottant, propre à la navigation des rivières et canaux.
- Au sieur Busnoir, fabricant de galoches, à Lyon, rue Pilay, n. 1, département du Rhône, un brevet d’invention et de perfectionnement de cinq ans , pour des galoches d’un nouveau genre. Au sieur Collier, mécanicien, à Paris , rue Ri cher, n. 24 > un brevet d’invention et de perfectionnement de quinze ans, pour un métier à tisser mécanique, à manivelle intermittente et à double ou simple fouet de navette.
- Au sieur Lorillard, serrurier-mécanicien , à Nuits, département de la Côte-d’Or, un brevet d’invention de quinze ans , pour une machine propre à préparer le lin et le chanvre non rouis.
- Au sieur Knoules , secrétaire du bureau des travaux maritimes de Londres, représenté à Paris par le sieur Andrieiicc, mécanicien , rue du Petit-Reposoir , n. 6, un brevet d’invention de dix ans, pour un système de construction de mâts de vaisseau do
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- ligne, frégates et bâtimens commerce de première classe.
- A la dame Hue, née ZoU^r> représentée par le sieur 'H11*' ’ son mari, à Paris, rue des Grands Augustins , n. 28 , un brevet dll1' vention de cinq ans, pour un procédé propre à confectionne1 des baguettes prêtes à recevo11 l’or, et destinées à l’encadrem®11, des tableaux , estampes , alDSl qu’aux décors intérieurs d’appar tement.
- Au sieur Lenoble , h Par*s ’ rue Guénégaud, n. 7, un bre*a d’invention et d’importation de cinq ans , pour un nouvel moyen de peigner la laine Par
- mécanique.
- Au sieur Vallé , fabricant da coton à coudre et à broder > Paris , rue Saint-Denis, n. 3*^ un brevet d’invention et de p®1' fectionnement de dix ans, p°u^ la fabrication de fil de coton ^ coudre qu’il appelle coton-c°r donnet.
- Au sieur Coninck, à Par*V rue Coquenard, n. 21, rePr ^ senté par le sieur Givaudcnn* Paris, rue du Mail, n. 1 » un ^ vet d’importation de quinze ans* pour un procédé servant à cnal fer la vapeur de manière à la pP^ ter sans pression h un degré d lévation plus ou moins consi ® râble , et pour appliquer ce
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- vapeur, soit comme calorique , soit comme moteur.
- Au sieur Lévequb , arquebusier , à Alençon, département de l'Orne, un brevet d’invention de cinq ans , pour un amorçoir à l’usage du fusil à piston système Prélat.
- Aux sieurs Mouton , fabricant de quincaillerie, et Guiot, fabricant de bronze, à Paris, rue du Faubourg-Saint-Antoine, le premier, n. i5, et le second, n. 6, un brevet d’invention et de perfectionnement de cinq ans, pour la fabrication de bâtons couverts en doublé d’or, d’argent, cuivre rouge , zinc et étain uni et décoré.
- ÏMPRTMERIE DE SELUGUE , RUE nUS JEUNEURS , N.
- fgr ~<é>
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-
- so
- 6.
- (IIIe VOLUME. ) OctoSte' 1837.
- S
- JOURNAL
- ^CIPALEMENT destiné a répandre les connaissances utiles
- A ^INDUSTRIE GÉNÉRALE , AINSI QUE LES DÉCOUVERTES ET LES PEfiFECTlONNEMENS DONT ELLE EST JOURNELLEMENT L’OBJET.
- COUP D’OEIL SUR L’INDUSTRIE ,
- Ê après l’exposition de ses produits en 1827.
- Çq^Es deux articles que nous avons précédemment w acres à l’exame» de l’état de l’industrie en Ce ont eu pour objet de faire connaître jusqu’où ^etait arrivée à la précédente exposition de 1828. pto aï'S Celui"ci’noils voulons essayer de signaler les VatfleS ^U e^e a depuis, en fondant nos obser-^nt ^ SUr ^^derens genres de produits qui vien-
- s0l ^ ^tre exposés, et sur les divers documens qui
- ^parvenus; f(
- ; a notre connaissance.
- **al 0ll^eftds5 nous ne pouvons, dans un article de jour-Cf^^les‘"courtde sa nature, ni entrer dans des détails
- PUWi& 61 <1U’°'i PUW arriclÎtepeXtion-' °»)et, ni suivre, article par article, P
- ou les améliorations de tous genres qu on
- III.
- 24
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- rait pu remarquer : nous devons nous borner a si' gnaler les conquêtes que la France s’est assurées, et a mettre en ordre les progrès les plus saillans de n0s principales branches d’industrie.
- Une conquête d’une grande importance nous es* révélée dans les matières minérales : nous tirions de l’étranger presque tous les marbres précieux, et sieurs de nos départemens renfermaient, inconnu8 dans les entrailles de la terre, les beaux marbres blaIlCS statuaires, et les marbres de couleur les plus rechercheS que nous demandions, à grands frais, aux paysétr311 gers.
- De vastes exploitations de ces marbres sont orgaïU
- 1 1 riS
- sées sur plusieurs points de notre territoire, et oa une activité toujours croissante.
- Les établissemens de moulins à scier et à
- P°lir de
- matières se multiplient à mesure qu’on découvre nouvelles carrières, et bientôt la consommation c°fl^ mune, et les exigences du luxe, et les besoins de arts, seront satisfaits avec des marbres tirés de no propre sol et façonnés par notre industrie. Bientôt ne pourra plus, comme on le faisait naguère, dre, dans le commerce, des marbres français p° des marbres d’Italie, et l’on s’abstiendra sans u de demander aux Italiens des marbres qu’ds P naient chez nous, pour nous les vendre comme pr nant de leur pays.
- Les nouvelles méthodes de traiter le fer, dep
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- s^3, sont singulièrement étendues ; les établisse-^ens ou ces méthodes sont appliquées ont prodigieu-Seïüent grandi et en nombre et en importance. Non Seulement le charbon de terre vient, par les succès e son emploi, nous rassurer sur l’insuffisance fu-ture de nos forêts, mais encore les heureux résultats tonus dans le traitement du fer par un mélange anthracite et de coke.
- Et qu’on ne pense pas qu’il faille borner ces pro-|tes à une plus grande production de fonte ou de fer pe ? ou à l’amélioration de leur qualité ; la grosse Quincaillerie, la coutellerie, la fabrique de faulx, de taillanderie, en ont fait de remarquables et ^°Ut en marche. Autrefois nos bonnes scies venaient çf 1 Allemagne, aujourd’hui l’Allemagne en tire de runce de plusieurs espèces, pour les avoir d’une Qualité supérieure.
- ^ on est de même du laminage du fer, principale-Q*ont pour la fabrication des fers-blancs, que l’étran-b.er etait naguère en possession de nous fournir. Plu-Sîeui>s grands établissemens se sont montrés à l’expo-^lbon de cette année avec des produits qui ne le cè-eut en rien à l’étranger et pour l’aspect et pour leur Qualité intrinsèque • ils sont en mesure de ne craindre Uuoune concurrence extérieure, de se mettre et de se ^intenir au premier rang dans la rivalité de cette ^nde industrie.
- Naguère on ne pouvait traiter couramment et *** grand que les cuivres du Pérou et du Nord 3 il
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- nous fallait pour matière première un cuivre d UI1 certain degré de pureté ; encore n’obtenions-nous en planches que des produits médiocres; maintenant nous savons traiter les cuivres de Syrie , malgré lenr impureté , et produire pour la chaudronnerie et p°ur le doublage des vaisseaux des cuivres moins chers et de très-bonne qualité.
- Les poteries fines, dites faïences ou de grès, s0ïl* restées au meme point d'infériorité , par rapp°rt aux poteries anglaises ; cependant on a vu à l’expoSl' tion des produits dignes de rivaliser, et pour la qua' lité et pour le prix, avec ce qu’il y a de mieux en ce genre en Angleterre ; ils sont le résultat d’essais grand et d’une connaissance parfaite des procéda pratiqués à l’étranger. U y a tout lieu d’espérer <îue quelques grands établissemens seront la conséquent naturelle du succès de ces essais, et que de bonneS poteries seront enfin répandues dans la consommé tion.
- La porcelaine a moins à faire parmi nous ; le ^oïl marché était presque le seul point à atteindre ; ll0üS y arrivons à grands pas; une grande réduction daIîS les prix se fait remarquer depuis trois ans, et le J**0/" ment semble devoir arriver ou la porcelaine de t*01" sième choix entrera en concurrence avec la faïelice ordinaire.
- Un fait digne de remarque, c’est qu’on vient faire une expédition de porcelaine pour un pays ^°rt renommé pour ce produit, et duquel on en tiralt
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- beaucoup; c'est en Chine, sur f ordre de l’empereur, 011 Envoie des porcelaines de France. Le hasard lui * fait connaître nos porcelaines; la blancheur de la Ij^te et le brillant de la dorure lui ont donné le désir av°lr des vases pour les cérémonies sacrées.
- Les cristaux et les glaces ont fait des progrès , les j^s P°ur la perfection delà taille, et les autres pour ^ P°li et le fini de leurs surfaces, qu’on obtient avec es Machines nouvelles qui diminuent considérable-^eïit le prix travail. Le cristal brut et la glace e^le sont améliorés sous le double rapport du prix leurs qualités respectives.
- 11 art nouveau s’est montré avec une importance a . eye3 c’est la fabrication des pierres précieuses reJi ^le_eset des verres colorés avec des süjets en ^ imitation pour les uns, l’agrément de l’aspect ’fa’il aU^1 es sont Portés à un haut degré ; il semble
- ht resteplns rien à désirer; on ferait à bon droit j0^enie remarque pour les perles artificielles , qui etlt5 vilement les perles naturelles, que des bijou-qS s y s°nt trompés.
- (Jlls^.ï)eut dire en général que chaque branche d’in-e redouble d’efforts pour se surpasser elle-^eUr 5 partouton remarque des efforts plus ou moins °U e?X ’ (îuand ils ne le sont pas , il faut supposer °U ^ y a une limite qu’on ne peut pas dépasser , çL/^ *a consommation se refuserait à encourager
- üî‘ts
- e grande industrie est définitivement acquise à
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- la France ; elle lutte depuis long-temps contre de» obstacles de tous genres ; elle a eu tout à vaincre , et dans la nature même de ses procédés, et dans les pre" jugés qui l’ont assaillie de toutes parts : nous voulon8 parler de la fabrication du sucre de betterave \ °n savait bien qu’on pouvait faire du sucre avec cette racine, on sait aujourd’hui, par une expérie*1^ consommée, qu’on pourrait en faire avec profit p°ur la consommation de la France.
- Une autre industrie semble appelée aussi à nne destinée tout autre que celle qu'elle avait; en disa,lt qu’elle remplacerait, jusqu’à un certain point p°ur l’Europe., les indigoteries, c’est nommer la fabnca tion du bleu de prusse. On a vu à l’exposition draps bleus teints avec le bleu de prusse, qui ^ol1 nent les plus grandes espérances. Les essais qn °n faits dans une ville manufacturière, et l’opi*1*011 qu’ils ont donnée du succès futur de ce mode de telïl ture, justifient grandement ces espérances. ^
- Au surplus l’art de la teinture, considéré dans généralités, est arrivée au point en France de n aV probablement plus de rivalité à craindre de f étr®11 ger. Les procédés en sont tellement perfectionne8 •> y a tant d’instructions positives dans les atefier® ^ qu’il n’est aucun pays où l’on puisse faire miellX ^ aussi bon marché. On doit ce succès aux scientifiques qu’on y a appliqués , au choix juCÜ , des matières , et à l’art de les combiner p°ul • faire produire tout l’effet que leurs natures resp
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- v^s peuvent comporter \ on le doit aussi au bon mar-e desagenschimiques si bien et si économiquement a nqués dans les manufactures de ce genre ; il y a ^us que partout ailleurs cette alliance si désira-e des théories scientifiques avec les procédés du avad en grand ; alliance qui profite tant aux uns et aux autres.
- p N
- cassons à d’autres objets :„un des plus importans Pa^r le payS est l’amélioration des laines, qui se dis-^guent en deux grandes classes : les laines pour la aPerie ou étoffes feutrées, et les laines pour les étof-fe« rases.
- Si pon jUgeajt l’état d’amélioration auquel nous ,11168 parvenus, en ce qui concerne les premières, ?U 011 désigne sous le nom de laines-mérinos, par les 68 toisons que le public a pu voir au Louvre, on rait qUe |a procluction de cette importante matière üuère est, chez nous, dans un état de prospérité ^ arquable, c’est-à-dire que l’amélioration de nos °upeaux sJest considérablement accrue *, on se trom-^ 5 l’amélioration de nos races mérinos , à la con-Pa ^ C^une manière générale, va en décroissant^ j^.P^sieurs causes qu’il serait trop long de détail-
- ^ ^lais si l’on porte ses regards sur le peti t nombre ^éf^011011168 6c^air6s s’occupent avec soin de l’a-î°ra^10n de leurs troupeaux, qui en font une 4’ 'j 6 Particulière , qui marchent avec des doctrines ^cation fondées sur des expériences et des obser-
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- vations nombreuses, qui dirigent, pour ainsi dire, nature dans la production de la laine sur le corps de l’animal, on sera étonné du prodigieux succès qu’ils ont obtenu j jamais la France n’avait produit des laines aussi fines ; elle était forcée de les tirer de la Saxe pour la fabrication de tous les draps super"
- fins.
- On a vu de ces derniers, à l’exposition, faits avec les laines françaises, on en a vu aussi tout à cote pour lesquels on n’avait employé que les plus beUeS laines de Saxe j l’oeil le plus exercé n’a point rei»ar^ qué de différence ; nous marquerons assez ce degre d’amélioration, en disant que les laines superfines Saxe sont les plus belles du monde ; la Saxe n’a poi^ eu de rivale en ce genre pendant long-temps, elle a une aujourd’hui.
- Les bons exemples que donnent ces agronomes ront sans doute de l’influence sur la masse des éduca teurs de moutons, qui n’attendent peut-être qne méthodes sûres pour bien faire, et qui flottent incer tains sur la ligne de conduite qu’ils ont à tenir p°ur atteindre, avec certitude, le but le plus avantage1**'
- Malheureusement, les opinions sont divisées : débat animé existe entre les agronomes les plus ^ tingués; les uns prétendent qu’on ne peut obteni*^ laines fines qu’avec des moutons de petite tai d’autres , qu’il faut chercher et la taille et la finesS ’ mais l’une ne peut-elle s’obtenir qu’aux ^eP de l’autre? voilà la question. Elle semblerait reso
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- le fait : car les plus belles laines viennent de joutons fort petits, qu’on a élevés pour avoir de la ^lï*e fine, en sacrifiant tout ce qui concerne le déve-Ppeiïient de la taille. La laine des moutons de ^ande taille a toujours été moins fine que celle de ^tre race améliorée.
- } ne seconde question vient à la suite de celle-là : est-il pas préférable de faire de la laine fine qui se . *01 ^ c^er et moins de viande, que de faire plus Vlande et de la laine qui se vend incomparable-at moins cher? On donna d’excellentes raisons r ^pondre affirmativement à cette question : on f apposé fort judicieusement un comice agricole riïié d’agriculteurs et de fabricans de draps pour fio ^er P°rter lurni®re sur ces importantes ques-
- longues appartiennent à la seconde classe ^ ïious avons distinguée plus haut. epuis 1823, il s’est fait de nombreuses importa-siei|S ^eiïiou^ons à laine de cette espèce, lustrée} plu-1 ïs a§ronomes ont eu des succès remarquables dans e,jCr°lsemens dont ils s’occupent avec un zèle digne est °^eS Pr°ducti°n de cette laine sur notre sol notUn.e richesse nouvelle et un nouvel aliment pour e industrie. On a vu les effets de cette production ^nt ^G^es ®to^es Savonnerie, qui ne le cè-^ rien, quand elles ne les surpassent pas , aux , c S beaux produits qu’on obtient en Angleterre avec e espèce de laine.
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- de
- vu
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- La laine longue, dont l’Angleterre a su long-teII1PS tirer un grand parti à notre détriment, nous est aC quise par la naturalisation de ses moutons sur notre sol.
- L’exposition nous a fait connaître une conquête plus importante encore : le mouton anglais est lour i flegmatique, peu facile à élever dans certaines loc^1 tés ; nous avons vu des laines provenant de cro^e mens habilement dirigés de moutons de race pu^e Nubie avec nos différentes espèces j nous avons ^ même des moutons vivans qu’on a ainsi obtenus-a pu être frappé de la finesse, du brillant et de longueur de cette belle matière que l’étranger connaît pas encore. L’animal qui la porte est ’ animé, d’une santé plus robuste que les moutons aïl glais , et nous promet une richesse nouvelle. ^
- Ce n’est pas le seul produit inconnu que nous offert cette année l’art des croisemens. On a eu l n reuse idée de croiser la chèvre angora avec la dite du Thibet, et le jarre si grossier et si long celle-ci est devenu un filament soyeux d’une tre grande finesse. Cette nouvelle matière filamentel*^ est un élément nouveau, précieux, livré à l’esprlt combinaison de nos fabricans d’étoffes.
- La fabrication des draps semble depuis long-teIïlP n’avoir plus de progrès à faire, et cependant en H exposition ajoute à sa réputation*, mais aucune ne élevée si haut que l’exposition de 1827. ^
- Vingt-un départemens ont concouru à 1 enrie
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- ^ ^es anciennes villes de fabriques conservent la periorité depuis long-temps acquise par la masse Parla perfection de leurs produits, il est juste de °Hnaitre que plusieurs autres villes ont fait de Rancis efforts, pour s’en approcher, et que leurs efforts ete souvent couronnés de succès.
- ^ Plusieurs manufacturiers nouveaux sont venus 5ïls la capitale disputer aux anciennes villes la congélation immense de Paris et de l’étranger, et leurs sPrrances n’ont point été trompées.
- S’*i
- u reste constant que les anciennes villes de fabri-
- Cfîî *
- ^ s se maintiennent à la tête de la draperie par le 1 et la perfection des apprêts > il est certain aussi Quelques autres villes rachètent cette différence la finesse de leur filature, la force et la qualité étoile.
- L
- a draperie a donc pris un grand essor, et pour en
- U er les produits, il a fallu étendre ses débouchés et sV . 5
- u ouvrir de nouveaux.
- ^es fabricans ont atteint ce double but en livrant oomnierce des produits plus variés et à meilleur ^ché.
- i. draps croisés forts, dits cuirs de laine ; les draps
- tepvjj, j. 7 7
- I ^ s tisses ou croisés, appelés zéphyrs et amazones ;
- rap surfoulé, dit imperméable, qui s’est présente ç 111 la première fois à l’exposition, ont offert à la s°mmation un nou vel attrait et un nouvel aliment» ^ette draperie légère paraît, plus que toute autre,
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- propre à l’exportation, et elle compose la majeurf partie d’une expédition de plus d’un milli°n ^ vient d’être faite pour la Chine.
- L’usage de la flanelle devient plus general enFrance depuis qu’on a commencé à fabriquer les flaoebeS lisses, dites de Galle et Bolivar.
- i Ha-
- Pendant long-temps on n’avait connu que Ia 11 nelle croisée, dont la chaîne est en laine peignée etla trame en laine cardée.
- La flanelle lisse, qui emploie pour chaîne et p°ur trame la laine cardée, offre au consommateur tissu plus souple, plus léger, plus moelleux•> présente encore l’avantage de pouvoir être fabriÇ11 à meilleur marché.
- Cette flanelle, fabriquée à l’instar des flanelleSaI1,
- glaises , a bientôt égalé et peut-être même surpaSS
- ses modèles, et si un ancien préjugé accorde eu^1
- aux premières le mérite d’être plus solides et de
- se feutrer et se retirer au lavase, cet avantage U
- 07 et
- point dû à un meilleur système de fabricatioU d'apprêt, mais à la nature toute particulière de laine anglaise.
- Les conquêtes récentes de notre industrie agnc0
- permettront à nos fabricans d’effacer cette diffeieîl
- quand ils le voudront. ,
- En s’enrichissant d’un produit nouveau, Reiwis n
- point abandonné la flanelle croisée, qu ’elle exe
- • À gtf^
- avec une grande perfection, et qui continue a
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- Cherchée spécialement dans les départemens, à rai-8011 ^es qualités nouvelles, pour ainsi dire, qu’elle a eÇUes de l’amélioration des laines et de la filature. 'a circassienne, étoffe de printemps, dont la chaîne
- est
- ^ eïl coton et la trame en laine cardée, est devenue grande consommation.
- eReims, ou elle a pris naissance, cette étoffe s’est v Païl(îue dans différens départemens, ou elle est de-de ^ °^je^ d’une grande fabrication. Elle paraît j|ature à résister aux caprices de la mode, de feiIïlSî (îu^ de temps immémorial est en possession prg riquer avec un grand succès l’article gilets , ch' Gll*e auiour(l,hui l’étoffe étrangère dite poil de I . ej dont la chaîne est en coton et la trame en H0s 10ngue brillante qu’elle peut se procurer sur ^t’ches. Elle peut donc lutter à armes égales le n°srivaux, et avec l’espoir de les surpasser par Q°Utet la variété des dispositions.
- ^eaU ailt a qu on appelle mérinos, elle a fait
- <jm ,^UP de progrès. On compte dans la campagne . eteil(l à huit lieues de Reims, vers le nord, 5,ooo ^ de cette étoffe , et on évalue à i5 millions Sj j!**8 Pr°duit de leurs ventes annuelles. faRj,' 011 lïlel: en ligne de compte plusieurs grandes qtlç,s *Ues qni se sont établies hors de Reims, et quel-^si^'1168 <1U^ exlstent dans son enceinte, et si l’on surt°utles fabriques de Rethel, ou l’on tisse nes rJn°s renforcés et les flanelles dites napolitai-5 rlUl passent pour mérinos communs, on pourrait
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- * 1 \,Q*
- doubler cette somme de 15 millions pour avoir Ie taldu produit annuel de cette fabrication.
- Toutefois, de nouveaux développemens atten encore cette branche d’industrie, lorsque les filatulC ^ la mécanique pour la laine peignée seront pluS 110111 breuseset surtout plus perfectionnées.
- Dans l’origine, on fabriquait les mérinos la laine filée à la main pour chaîne et trame* *** ficulté de bien assortir les fils entre eux présentai^ grands obstacles, surtout à la teinture : leS y sorties de la cuve offraient autant de barres ^ avait d'espèces de laine et de filatures d’espèceS ^ verses. Aujourd’hui, une bonne partie des i^° ^ ju niens ont disparu par l’emploi de trames fi^eeS e mécanique j mais les chaînes sont encore pr ^ toutes filées à la main *, les mérinos renforces napolitaines, dont la chaîne et la trame sont ei1 nés cardées et filées à la mécanique, prermellt P sûrement la teinture, ce qui en a beaucoup &v° la consommation.
- Les étoffes de coton ont suivi le mouvemcut
- do^
- lllS
- ----— - -w —., '
- aux étoffes de laine : nulle période n’apréseu r de progrès dans cette branche d’industrie *ïue quatre années qui viennent de s’écouler. tc>)
- Alençon, Tarare, Saint-Quentin, Mulhausem ^ livrent à la consommation des mousselines u brodées, des jaconats, desperkales, des gazes, * gandies, imitant complètement les articles an»
- suisses.
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-
- Elle
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- es ne se sont pas bornées à cette simple imita-. 0l* j elles ont cherché et quelquefois réussi à nive-eurs prix avec ceux de l’étranger.
- fiches en tisserands fort habiles, ces fabriques at-U ^font facilement ce but, lorsque les filatures en nseront plus nombreuses en France, et qu’elles au-^ acquis surtout'plus de perfection pour les nu-os élevés, et qu’enfin, par la concurrence, elles 0ïlt dans le cas de baisser leurs prix. d5j^a. fabrication des tulles de coton occupe au jour* toïi*»ne fort belle place parmi les fabriques de co-^ > a peine en existait-il sept ou huit en 1823, et puis ce temps ^ il résulte d’une enquête faite à ce ’ ^u’il y en a 43 dans les départemens de l’Oise, as-de-Calais, du Nord et de l’Aisne, et qu’il y plusieurs autres fort importantes dans les dé-
- «n
- Parti
- . ceiUens de la Seine, Seine-ot-Oise et Seine-Infé-ïleUre. ’
- es^ reconnu que ces fabriques sont loin de suffire exlSeilces de la consommation *, elles ont augmen-^ Peu de temps leurs métiers ; elles ne sont bor-c°to ^Ue Par difficulté d’avoir à des prix doux le ^cti* ^ ^cl’ü leur faut dans un grand état de per-
- de coton remplace presque entièrement 4 j^0llsseline pour la broderie , et il a donné lieu Ca^C0tlP d’applications très-ingénieuses et tressantes.
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- Les prix des tulles, qui variaient, en 1823, poU^ les 4/4 et 6/4 5 de 20 à 40 f., sont tombés jusqu a 7 à 18 francs ; ils pourraient encore baisser et par cor\ séquent multiplier la consommation du produit? nos filatures étaient arrivées au point qu’elles doive bientôt atteindre.
- La filature du lin à la mécanique a fait peU progrès depuis quatre ans*, plusieurs établisseIlienS ont montré leurs produits à l’exposition ; les es®al se multiplient sur divers points de la France, et ^ espérer des succès \ il est à craindre toutefois que filatures de lin ne soient engagées dans une tf»aU vaise route \ les fils qu’ils produisent paraissent avoir les mêmes défauts \ aussi nosfils ne sont Pr°p£js peut-être jusqu’à présent, qu’à être doublés p°ur ^ à coudre , et fort peu pour être employés à la brication de la toile. je
- Les essais de toile tissée, soit à la main., soit par^ métier à rotation , avec ces fils, en ont fait reSS° tous les défauts.
- ' sta‘*
- Quant à la fabrication des toiles, elle estrestee tionnaire. On fait assurément de très-beaux tisSUs batiste, par exemple , genre pour lequel la n’a point de rivale ; mais cette espèce de fabnca concentrée dans les mains d’ouvriers épars dans ^ campagnes, ne peut acquérir un grand devel°pP ^ ment commercial qu’autant qu’il s’y sera fait une volution complète.
- Cultiver le lin plus en grand et dans p
- lus
- de
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- filer à la mécanique ; tisser avec des
- se-
- c°ntrées
- ^Çtiers â rotation , et surtout en ateliers , ac-*aient peut-être les moyens propres à faire bais-ei> les prix de la matière e^x des toiles, et à les
- îïiieux aux besoins et aux dation.
- b .
- aire beaucoup et à bon marché ; irriter le goût ^a variété ; faire le genre demandé, voilà ce que industrie devrait se proposer. ans l’état actuel des choses, la toile n’arrive ja-
- premiere, ainsi que approprier beaucoup goûts de la consom-
- D *nais
- au consommateur que chargée de cinq à six bé-jd CeS ’ ^€PU*S producteur de la matière première les^UaU n^Sociant <îui vend en blanc; ce qui en élève •> et nous empêche de lutter contre nos voisins, P°Ur la plupart ne trouvent le revenu du champ S °n^ cu^*vé (îue fians Ie Prix niême de la toile i ne au marché; aussi entrc-t-il en France annuel-^ nt pour près de 3o millions de cet article, nai °US P0urri°nSfciter plusieurs industries station-t G-S COÏÏlrne cellc qui précède, mais il est temps de ^ levue rapide que nous voulions faire de ç: actuel de notre industrie, en ne signalant prin-
- ernent que ce qu’on pouvait remarquer de plus ^ant à l’exposition de cette année.
- nous gardons le silence sur beaucoup de bran-çjjq d industrie de différens degrés d’importance , tio 116 VeUt Pas dire, ou qu’elles soient restées sta-^naires, ou qu’elles n’inspirent pas quelque inté-tom. in.
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- rêt nouveau, mais il nous était impossible de tout représenter dans cet article.
- Ainsi nous aurions parle avec une grande satisfe^ tion des fabricans de soie, de châles, et de quelq»es autres industries aussi remarquables, dont les prog‘,ès sont toujours croissons sans doute, mais plus dans 1«5 détails que dans l’ensemble de leurs procédés de
- l tT'ir>n f mn r
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- DESCRIPTION
- D’
- Uïle mire de nuit pour niveler dans Vobscurité , sur-*°ut les galeries des mines, sans calculs trigonomé-^îgues, par M. A. Mabru, directeur des mines de echelbronn, département du Bas-Rhin.
- instrument, simple et d’un usage aussi facile Cemi dont on se sert ordinairement au jour, est ^ Présenté pl. i65 de face fig. ire, et de profil fig. i estformé de trois parties principales en bois, ^Oici l’explication.
- Première de ces trois parties est une tige verti-fig* i et 2 , dont la face antérieure , que l’on P01,16 les divisions du mètre, tracées de bas et subdivisées en centimètres. Au-dessus de la cet>J.lerne division qui termine le mètre, il reste une j^lïle longueur de cette tige qui est sans divisions. ^ ^afig* 4 montre cette tige de profil, et la fig. 5 Vo*r en plan. Son extrémité inférieure est Me1116 ^ Un Pat*n ^ » en lèr, en forme d’équerre dou-’ ,ClUl sert à retenir cette tige à terre, au moyen ^Pled qu’une personne pose dessus.
- Mis Secon(le partie est un tube rectangulaire c, en ^ \ percé dans toute sa longueur d’un trou rectan-’ dans lequel s’ajuste et glisse à frottement la ce tube , qui sert de fourreau à la tige a, se
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- voit de face, de profil et en plan, fig. 6 , 7 et S, ij esl delà longueur de onze décimètres, et la face anteneU re porte, à partir du bas, les divisions du metre décimètres et centimètres. Ce fourreau est garni ? chacune de ses extrémités, d’une frette en fer Iïl*ïlC d, e ; la frette inférieure d, qui pose à terre, a nn€ petite entaille de chaque côté pour loger l’épaissel1 des deux branches du patin b de la tige a.
- /, petite vis de pression à laquelle sert dech^ l’épaisseur de la face du fourreau, opposée à celte ^ divisions, qui est renforcée à cet effet à l’endrod cette vis. L’objet de la vis f est de fixer, à la kaU teur que l'on veut, le fourreau mobile c, sur la fixe a, comme cela se voit très-bien dans la mde se trouve en fonction pour une opération de mve ment à la gauche de la fig. 12. t
- La troisième et dernière des parties qui comp°s la mire, est une lanterne eh bois que l’on fi*e a hauteur que l’on veut sur le fourreau c-, au d’une vis de pression g, fig. 2. Cette lanterne, fiue e voit en place fig. 1 et 2, et en particulier, de fig. 9, de profil fig. 10, et en plan fig. 11 » est. t mée d’un prisme rectangulaire, dont la base, <lul un carré, porte une lampe à huile fig* 3 et e qui est fixe, et que l’on pourrait remplacer pal bougie à ressort. Une porte i, placée sur le côte, ^ l’on voit ouverte dans la fig. 2, et fermée dans
- i,q, 10 et 11, sert à introduire et à retirer la a ,
- - - detôte*’
- pe ou la bougie. Le dessus est une plaque
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- fie • / •
- j®' 11 î qui est percée, au centre, d’un trou circu-
- aire pour le passage de la fumée ; la base est aussi
- Percée de quelques trous pour livrer passage à l’air
- jjec‘essaire à la combustion ; sans cela la lampe s’étein-
- ait infailliblement dans les lieux où cet air est un Peu vicié.
- fftce de devant de cette lanterne est partagée ^ ^eux parties égales, dans sa hauteur, par une horizontale l, fig. ire et 9, de 7 à 8 centimètres e l°ngueur sur 2 millimètres de large. La flamme iampe doit constamment se trouver vis-a-vis
- CÇH * .
- e petite ouverture longitudinale que l’auteur ap-e le ligne de feu.
- 0 l*ace (le la lanterne est l’analogue du voyant Ici jnaire ’ ^nnt la séparation du blanc et du noir est a ligne de feu ; ainsi , pour prendre la côte d’un Hz lieiïlent 9 11 faudra de même que l’oculaire, l’ho-<le l’objectif ( si l’on opère avec le niveau à e d air ) , et la ligne de feu, se trouvent sur une Aligne fi
- 5 nB“ 2 5 10 et n , petite boîte composée de trois î es assemblées et réunies à la face de derrière de la la Gl ne ’ eHe f°rme > dans toute la hauteur de la ^ éfne, une coulisse dans laquelle est reçu à frot-^ ^ ent le fourreau c *, c’est cette boîte qui sert d’écrou lafi VlS Press*OT1 9•> a l’aide de laquelle on fixe, à auteur que l’on veut, la lanterne sur le fourreau c. f est nécessaire que la porte de la lanterne soit ïrïlce pendant tout le temps des observations. *
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- Manière de faire usage de la mire de nuit dont 0)1 vient de voir la composition.
- L’instrument étant disposé comme on le voit fië i et 2 , c’est-à-dire lorsque la tige centrale a est tièrement renfermée dans son étui ou fourreau c que la lanterne est fixée sur ce fourreau de man*e* que la distance de terre à la fente ou ligne de fe^ ’ soit d’un mètre, on place un niveau n à bulle d aï et à pinnules, fig. 12, sur son trépied o, et l’on aju*^ ce niveau dans une direction horizontale convena à la position du point sur lequel on veut diriger so*j opération; alors une personne portera le pied de mire à l’endroit que lui indiquera l’observateur *1^ dirige le niveau, et tiendra cette mire verticale#1 en cet endroit. On devra tâcher de placer, aU que possible, le niveau également éloigné des points dont, à chaque station, on voudra connal la différence de hauteur. jeg
- Il pourra, dans cette opération, se présenter trois cas suivans :
- i° La ligne de feu pourra se trouver dans la horizontale p, passant par les pinnules du niveaU ’ alors le côté observé aura un mètre.
- 20 Cette même ligne de feu pourra se trouver ^ dessous de l’horizontale p ; dans ce cas, la perso ^ qui a le pied sur le patin de la mire desserrera ^ main* la vis / qui fixe le fourreau c à la tige u*
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- Révéra ce fourreau avec l’autre main, jusqu’à ce que * %ne de feu corresponde avec l’horizontale p ; dans Ce second cas, la hauteur de la côte a plus d’un mè-tl>e> et les divisions qui excédent cette mesure se comp-de q en r, fig. 12, sur la partie de la tige a que Ovation du fourreau a mise à découvert.
- 3° Enfin, il pourra encore arriver que la ligne de ^ se trouve au-dessus de la ligne p, alors la hauteur ta côte se trouverait être de moins d’un mètre. °Ur avoir cette hauteur, on desserrera la vis de pres-j!°n 9 qui retient la lanterne sur le fourreau *, on ra glisser cette lanterne le long de ce tube, jusqu’à fl116 la ligne de feu se trouve rencontrer la ligne/?, p (îUl donnera à l’instrument la forme de celui que 011 voit à droite dans la fig. 12, et sur lequel on 0l^ptera , sur le fourreau, les divisions du mètre se trouveront entre le pied de l’instrument et le Ptant s. Ces divisions, auxquelles on ajoutera un dépêtre pour la hauteur de la lanterne, depuis le
- feu, donneront
- - ici uauicui vu; ia
- essous de sa base jusqu’à la ligne de f a hauteur de la côte que l’on mesure.
- } ï*°ur niveler dans l’obscurité , il est indispensable ^ approcher une lampe t de l’objectif du niveau , P°Ur bien distinguer le petit fil métallique place ho-r*zontalement *, l’habitude donnera facilement la distance etla hauteur auxquelles l’observateur doit placei ^ flamme de cette lampe qu’il tient à la main. La Itattie vive de cette lumière sera entièrement au-des-S°us de l’objectif, et l’on baissera insensiblement la
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- lampe jusqu’à ce qü’à travers la partie de sa flammc légèrement colorée, on puisse bien distinguer en mê&e temps le point lumineux de la ligne de feu.
- Cette mire, qui est employée depuis deux ans par l’auteur, lui rend de très-grands services dans ses travaux de nivellement pratiqués dans des exploit tions souterraines.
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- b
- DESCRIPTION
- Utle Machine à vapeur a deux cylindres inclinés, employée a Vexcavation du tunnel construit sous la Tamise, par M. Brunel.
- ^ette machine, pour laquelle M. Brunel, ingé-
- r î a pris patente en Angleterre, est formée d’une
- pla ,Gn ^°nte de dSure triangulaire, sur laquelle sont
- Ces deux cylindres travailleurs dont les axes des Pitons . , . * A „
- q , ’ (1U1 se reunissent a une meme manivelle pra-
- au sommet de la cage, sur l’arbre horizontal URCOllC1IïlUn^cat^on du uiouvement, forment entre eux jes aïl§lede 102 degrés. La vapeur est introduite dans ai t UX cylindres travailleurs par le moyen de deux pté ,S C^ndres * piston plus petits, parallèles aux j, Cedens, et recevant la vapeur d’une chaudière pour dans les cylindres travailleurs, dont les 118 1Iïlpï‘iment, à l’aide de bièles , le mouvement °tation à l’arbre de transmission du mouvement.
- ^cation des fig. i et 2, pi. 17, qui représentent l Machine dans son ensemble, l’une en élévation aiérale^ et Vautre en plan.
- U J"6 P*an %• 2 est dégarni des parties accessoires à Vç^aclllne qui servent à la communication du mou-eïlt, et que Pon voit en ponctué dans la fig. irc.
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- a, bâti triangulaire en fonte formant deux plaïlS inclinés.
- | -
- b, les deux cylindres travailleurs montés sur plans inclinés du bâti, et dont les axes comprenne!*1 entre eux un angle de 102 degrés.
- c, tiges des pistons des cylindres b.
- d, deux bièles attachées d’un bout aux tiges c-, et de l’autre à la double manivelle e, pratiquée sür l’arbre horizontal jf, destiné.à transmettre le mouve ment à toutes les parties que l’on veut mettre en aC tion au moyen de cette machine.
- g, deux coussinets à chapeau placés au sommet bâti, et dans lesquels tourne l’arbre/.
- h, galets en métal roulant sur des plaques en aCief’
- et servant à maintenir les tiges de pistons c dans leU position naturelle. ^
- i, deux cylindres garnis de pistons et recevant vapeur d’une chaudière placée dans un lieu couve11 ble ^ ils sont disposés parallèlement aux cyb11 travailleurs b ; la tige k de chacun des pistons des CJ lindres i est assemblée à charnière en l, et se tro mise en action par une bièle m qui embrasse un eXcel1 trique établi sur Taxe/de la manivelle.
- La vapeur qui arrive dans les cylindres i est troduite alternativement par l’action imprimee5 les bièles m aux pistons de ces cylindres ; dans 1 **
- des extrémités des cylindres travailleurs b , un P
- J • cVchaP
- sage est ouvert pour que cette vapeur puisse » c ^
- per à l’autre bout de ces cylindres. C’est le 1110
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- lïtent alternatif de va et vient des pistons des cylin-^res b qui imprime à la manivelle e, et par consé-^üent à l’arbre f, le mouvement de rotation continu.
- Cette machine , telle qu’elle est employée dans le tu*inel de la Tamise, est établie sur une tour en bois s’élève du fond de l’excavation. L’arbre /, de ^iïirnunication du mouvement, porte un petit vo-aïit que pon Yoit ponctué en n, fig. ir% et un pignon 0(illi engrène deux roues dentées p cj ^ auxquelles sont des manivelles qui font mouvoir des pompes. axe de la roue cj porte un tambour qui donne le Mouvement à une courroie r} cette courroie embrasse Uïl autre tambour, qui n’est pas figuré dans le dessin, e^uiàson tour fait marcher, au moyen d’une cour-ÏOle s, un mécanisme placé à une hauteur conside-au-dessus de la machine, et élevant, egalement
- tes
- aide d’une courroie sans fin, la terre dans de for-caisses carrées ou petits chariots t, lesquels étant çj 7es Sur la plate-forme sont roulés jusqu’à leur filiation, sur un chemin de fer.
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- DESCRIPTION
- D un appareil propre a indiquer le moment auquel ’ dans une chaudière a vapeur, la quantité dé eau &>t diminuée au point de faire craindre un danger p^ chain; par M. A. Siebe,
- Cet appareil, destiné à remplacer celui que 1 °n emploie ordinairement sous le nom dé indicateur •>se compose d’un flotteur sphérique qui est plongé da*15 l’eau d’une chaudière à vapeur, et qui ne peut des cendre qu’après qu’une quantité d’eau de cette cb^ dière s’est dissipée par l’évaporation, sans avoir remplacée. Lorsque ce flotteur vient à descendre?1 s’établit, au moyen d’une soupape qui livre paS^a° à la vapeur, un si grand bruit, qu’il est imposs1** de ne pas l’entendre, et de ne pas être averti à teiup qu’il faut remplir la chaudière.
- gfi
- Explication de la fig. 3, pi. 17, qui représente ? coupe verticale> cet appareil placé dans une chu11 dière.
- a, flotteur formé d’une sphère en cuivre; elle doit, autant que possible, être d’une seule pièce; convient aussi que Couverture de cette sphère so»1 bouchée par une pièce b que l’on y brase.
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- W est à remarquer qu’on ne doit pas se servir de P°tée d etain pour braser cette pièce, parce que l’eau ^°ïitient souvent un acide minéral qui a la propriété ^soudre cette soudure , et qu’alors il entre dans a sphere de l’eau qui la met hors de service.
- c ? tube ouvert des deux bouts et tenant au flotteur, c 1 intérieur duquel il est en communication : il uestiné à laisser entrer et sortir l’air, et à empê-er la sphère d’éclater.
- ^5 soupape conique fixée au tube c ; elle est fermée Par la pression que l’eau contenue dans la chaudière eXerce sur la sphère de bas en haut. Ce genre de Passion n’a lieu qu’autant qu’il y a assez d’eau dans a cliaudière pour soulever le flotteur ; mais aussitôt jP16 le niveau convenable, indiqué par la ligne ponc-ee/, est descendu assez bas pour que l’eau ne Prisse plus supporter le flotteur, alors ce flotteur des-^ a ? en entraînant avec lui le tube c et la soupape cette soupape livre passage à la vapeur, qui sort, disant un très-grand bruit, par une ouverture g, 1 ee en sifflet sur le côté d’un tube h qui est vissé SUr la chaudière.
- P*e tube c monte et descend en glissant à frotte-dans deux trous, pratiqués , l’un dans une ^^ie qui bouche l’ouverture principale faite à la audiere, l’autre dans la base d’un tube coniquej r maintient le flotteur dans l’eau.
- L’ ^
- auteur assure que cet appareil n’a jamais man-
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- 3^0
- que son effet pendant trois années d’expériences, et qu’il a été appliqué avec un égal succès à quelque appareils de cuisine. Le grand avantage qu’il pré' sente, c’est qu’il avertit toujours à temps convenable des négligences que peuvent apporter les personne* chargés d’alimenter d’eau les chaudières à vapeur.
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- DESCRIPTION
- e deux machines propres a percer dans le bois des trous carrés et a faire des mortaisesrectangulaires de toute espece, inventées, l’une en Amérique par Branch, et Vautre en Angleterre par M. Han-c°0^ ; suivie d’un procédé pour faire des tenons a la stie circulaire.
- MACHINE AMERICAINE.
- consiste çn une mèche ordinaire en hélice ^Vec pointe vrillée ; la partie en hélice est renfermée aïls Une cage qui occupe toute l’hélice jusqu’au bi-tranchant de la mèche, et qui permet au bout ^ ie seulement d’être saillant. La figure extérieure Cette cage présente la forme de la mortaise ou du u que Ion veut percer; ses côtés sont, en grande son lCî CV^S Pour faciliter la sortie des copeaux , et ^ extrémité inférieure, qui est en acier, présente ç s ^ords tranchans taillés intérieurement en biseau. ç S bords ue se terminent pas en ligne droite, ils sont caves, de manière à permettre aux angles de cette ^ §c de pénétrer les premiers dans le bois, pour tailler angle droit, avec netteté, les coins de la mortaise trou carré que l’on veut percer. a partie supérieure de la cage tourne librement
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- elle
- l’on
- sur un collet pratiqué sur la tige de la mèche, ou est retenue.
- Lorsqu’on veut percer une mortaise longue , place, l’une à coté de l’autre, plusieurs mèches n10^ tées, chacune dans sa cage, comme on vient de dire.
- ild des
- On assure qu’une mèche ainsi disposée reinp bien son objet, qu’elle perce des trous carrés avec
- angles très-vifs, e t presque avec la même vitesse qu si elle perçait un trou rond.
- Machine anglaise.
- en
- Cette machine, que la fig. pi* 17? représente ^ élévation latérale, est formée d’une forte Pie*f ( support en fer fixée solidement à sa base, qul recourbée à angle droit, par des boulons b, sU.r établi en bois , dont on voit la partie superie
- en c.
- La tête d de ce support est de forme octog°°a elle porte intérieurement un tube en cuivre, uu p conique, taraudé en dedans pour servir d’écrou a
- vis e.
- ' dan5
- f, tige cylindrique de la mèche g -, elle est logee ^ le bout de la vis e, où - elle est fixée au moyeu a cheville h, que l’on ôte et remet à volonté lorsqu veut changer la mèche. jjj
- i, instrument qui taille carrément les trous ro^ ^ formés par la mèche g. Il est monté sur la tige
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- ^èch^ qu’il laisse tourner libremeut sans en suïvrè ^ mouvement circulaire* Cet instrument se voit extérieurement plus en grand sur sa hauteur, et monte la tige de la mèche dans là fig. 5. On y voitéga-j ^cnt la position de la mèche, qui est logée dans
- * partie inférieure de cet instrument, qui à Cet en-l°it forme une cage évidée, que cette figure montre
- Çïl coupe.
- fig-6 représente, par-dessous, le plan de l’instru-*jîet^ t, garni de la mèche g ; et la fig. 7 offre le plan e 1 extrémité inférieure seulement de l’instrument L
- * fig. 5, les deux endroits ou sont placés les coi-ffui retiennent l’instrument L
- ^ fig* 4-> guide en cuivre boülonné sur le support j1’ ^ est percé d’un trou carré où rectangulaire dans ^pïel glisse à frottement la partie de l’instrument i
- Jbiçe au-dessus de là cage dans laquelle est logée la ^eche.
- pièce de bois destinée à être percée carrément à Profondeur désirée.
- î autre petite pièce de bois interposée entre la e ni et la base du support a pour garantir la te de la mèche en empêchant son contact avec le Cette pièce doitêtre traversée par les boulons b.
- 1 °> ^urne-a-gauche ou'levier à deux bras, monté Sur
- ^te de la vis e j c’est cette pièce que l’ouvrier ma “^vre pour faire fonctionner la machine \ en tour-ce levier de gauche à droite, on fait tourner la 18 ei à laquelle est fixée la tête de la meche ; ce dou*
- a 6
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- ble mouvement de rotation et d’abaissement impr*" me à la mèche perce, dans la pièce de bois m, un trou rond dont la profondeur dépend du nombre de tours que l’on fait faire au tourne-à-gauche ; et connu6 l’instrument tranchant i ne tourne pas, mais descend avec la mèche, parce qu’il est pressé par Ie collet supérieur k, fîg. 5, le bois qui environne Ie trou formé par la mèche est enlevé dans les dire6' tions de quatre tangentes au trou fait par la mèche y lesquelles forment entre elles des angles droits p3* leur rencontre.
- L’instrument tranchant i est fait d’une barre d a" cier dans laquelle on a percé un trou cylindrique u i Ü2:. 7 ; ses bords tranchans sont façonnés à la lime en biseau, comme l’indique l’extrémité inférieure cie*
- fig- 5- . . . u
- Il est aisé de voir qu’en pratiquant, les uns a *
- suite des autres, une série plus ou moins grande trous faits de la manière dont on vient de le voir? dont les centres soient situés sur une même Ho*16 droite, on parviendra à former une mortaise rectal1 gulaire aussi longue que l’on voudra.
- On pourrait parvenir au même résultat par u°e seule opération, en disposant, à côté l’une de plusieurs mèches dont les tiges seraient munies roues dentées qui les feraient mouvoir toutes même temps : dans ce cas, un seul instrument tfaI^ chant, de forme rectangulaire, et qui embrasser3 toutes les mèches, serait suffisant pour abattre
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- 3y5
- les angles à la fois. On pourrait également, par ce üioyen, faire, de toute grandeur, une figure quel-c°Nque qui serait terminée par des angles aigus ou
- °btus.
- Des personnes qui ont vu fonctionner cette marine, et qui l’ont même fait marcher elles-mêmes assurent qu’elle opère avec facilite et précision, et Qu’elle est préférable à la machine américaine dont il a été parlé plus haut.
- ^«niere défaire des tenons pour entrer dans les mortaises fabriquées comme on vient de le voir.
- C«s tenons sont taillés au moyen de deux scies cir-Cül * J
- aires montées sur un arbre placé sur un tour, et
- ^«servantentre elles un intervalle égal à la largeur
- de U, . . . . 5 °
- ^mortaise qui doit recevoir ce tenon.
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- EXTRAIT
- D'un Mémoire sur un Singulier phénomène que p}'e' sente l’écoulement des fluides élastiques, et sur U'1 danger des soupapes de sûreté employées dans leS appareils à vapeur; par M. Clément-Désormes-
- « Lorsque le vent d’un puissant soufflet de haut" fourneau s’échappe par un orifice un peu large, ü se fait un grand bruit} ce vent repousse fortement la main ou la planche qu'on lui présente, et si, avec un effort suffisant, on parvient à appuyer la plancha contre l’orifice, que je suppose percé dans une plafl116 verticale, le bruit continue , parce que le vent s e" chappe encore entre la plaque carrée et la planche* Alors se présente un fait bien extraordinaire; la planche qui retient le vent comprimé n’est pins repoussée, il n’est plus nécessaire de la contenir; 011 peut l'abandonner, elle ne tombe pas ; et si l’on vent l’arracher de cette position, il faut développer lin certain effort ; on croirait que le vide est fait dans la conduite du vent, et que le soufflet est devenu «ne machine pneumatique. D’ailleurs, cet effet n’est paf alternatif, la planche reste collée contre l’orifice aussi long-temps que le vent souffle.
- » Voici un second fait analogue au premier, et encore plus curieux :
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- * Si, par un de ces orifices à vapeur percé dans **ne plaque, et qu’on ferme ordinairement avec une ^°upape pour la sûreté de la chaudière, mais tout-à* ait libre pour cette expérience, on laisse sortir un jurant de vapeur à 4 ou 5 atmosphères de pression, e bruit sera plus fort que celui du veut dont j’ai parlé pour des orifices égaux, et le jet de vapeur repoussera aussi plus fortement un disque de cuivre ^ ou lui présentera, et avec lequel on essaierait de former l’orifice *, on parviendra cependant à l’appli-^Uer contre la plaque. Alors la vapeur fait encore P^Us de bruit; on y distingue un son grave nouveau, ys échappe de tous côtés en divergeant comme un eu d’artifice ; sa pression , et par conséquent sa vi-josse, ont beaucoup augmenté, puisque son issue a ^eaucoup diminué, et pourtant le disque n’a plus ,es°ln d’être soutenu. L’énorme pression qu’il çPlouve ne suffit plus pour le soulever, il reste à la
- Place
- ou on Fa mis, en s’agi tant d’un mouvement vi-
- ------- JL il 11110, VjU o «VjiijCinij VI au muu ujiuuuu ,J1
- ^atoire , et si on veut l’enlever, il faut 1 arracher Co»ime si le vide existait dans la chaudière.
- « Le résultat est le même, mais plus frappant > si a plaque qui porte Forifice est verticale, et par concluent si le jet de vapeur est horizontal. Le disque ^ ^ste adhérent, et son poids ne suffit pas pour le aire glisser.
- Si la même plaque est renversée, et que le jet de aPeur se dirige vers la terre , lorsqu un disque , ^me assez épais , en est suffisamment approché, il
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- reste suspendu, et son poids, quoique considérablej ne peut pas lui faire quitter cette position si peu ua" turelle; il faut y ajouter un assez grand effort, si ^ disque et les bords de l’orifice ont de l’étendue, et s* la vapeur est très-comprimée.
- >) Un troisième fait, singulier aussi, et dont je crois voir la liaison avec les autres, est le suivant:
- » Si par maladresse on se laisse toucher par u*1 faible courant de vapeur à basse température, à i°° degrés par exemple, on est brûlé à l’instant même? et des ampoules s’élèvent bientôt sur la partie corps qu’on a ainsi imprudemment exposée. Au contraire aucun mal ne serait arrivé si la vapeur avait été fortement comprimée dans la chaudière , si la température avait été de 200 degrés comme dans lÇs expériences de Perkins. Non seulement le jet n’aurad pas brûlé, mais à une certaine distance on l’aurad pris pour un vent frais sortant de la chaudière.
- » Ces trois faits si curieux et si contraires à tout ce que Fon sait^ à tout ce qu’on croit, sont prouves paf des expériences qui ne laissent aucun doute sur leüf réalité, »
- Danger des soupapes de siu'eté.
- » Le disque retenu par la vapeur est précisémeïl le cas de toutes les soupapes de sûreté qui recouvr des orifices à bords plats. Ainsi il a dû arriver des soupapes se seront soulevées légèrement, et qu
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- ^ornent où, par conséquent, on se croyait en pleine Sccurité, parce que la vapeur s’échappait, la cliau-dière aura pu faire explosion, l’issue étant bornée au ^les-petit espace que permet le soulèvement de la s°upape. Elle pouvait d’autant moins s’agrandir, que cette soupape était contenue d’abord par l’action IiieïIle de la vapeur, et en outre par le poids énorme ^ont les soupapes sont toujours chargées pour soute-ï1^1’ de grandes pressions. On a vu en effet des chau~ ^eres faire explosion quoique les soupapes fussent Certes.»
- Mémoire de M. Clément, sur lequel MM. Biot, ^y-Lüssac et Navier ont fait un rapport à l’Acadé-^leroyale des Sciences, le io septembre 1827, sera J^pfimé dans les Mémoires des savans étrangers.
- Couvera dans ce Mémoire, outre les faits que nous Veilons de rapporter, des expériences faites par l’au-*?Ur pour en constater la réalité, et une éxpiica-
- 0ïl des motifs qui ont du donner lieu à ces phéno-
- ^nes. 1
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- NOUVELLE MÉTHODE
- De purifier le gaz hydrogéné servant à Véclairage > ett employant Vammoniaque, par M. EedshaM.
- Dans l’origine de l’invention de l’éclairage par
- gaz hydrogène extrait de la houille, on se contenta1**
- pour purifier ce gaz , de le faire passer à travers de
- l’eau ; mais le gaz restait toujours impur et répand31*
- une mauvaise odeur. M. Cook , de Birmingham ? re
- ^ * Vst
- commanda, en 181 o, l’usage de l’eau de chaux qu1 s e conservé dans les principaux établissemens où 1 °n fabrique le gaz. Ce procédé présente plusieurs inc°n véniens qui doivent le faire rejeter : d’abord , d est dispendieux, parce qu’il demande l’emploi d UIie immense quantité de chaux; ensuite, il faut beaü coup de bras pour agiter continuellement lasolutl0llr on a, dans quelques endroits , remplacé les bras par une machine à vapeur ; enfin, ce procédé inconim°de le voisinage par la mauvaise odeur que répand la d" queur qui a servi à la dépuration, et dont il &at S6 débarrasser.
- On a essayé de remplacer la chaux par la potasse la soude, mais ces matières, quoique bien prefe*3 blés, sont d’un prix trop élevé.
- M. Ledsham propose, pour remédier à ces in0011 véniens, d’employer l’ammoniaque qu’on prePa
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- facilei
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- et
- tnent et à peu de frais dansl’établissement meme* *ïUl est reconnue comme le meilleur dépuratif du voici le procédé cju’il emploie.
- Apres avoir saturé d’acide muriatique une certaine quantité de liqueur ammoniacale, on la fait eVaP°rer jusqu’à la cristallisation. Le muriate d’am-^0rnaque ainsi obtenu est mêlé avec de son poids e chaux vive, et placé dans une cornue sous laquelle on entretient un feu modéré. De cette cornue Çcliappe continuellement un courant de gazammo-*hacal qui, niêlé avec le gaz hydrogène, le purifie C0lttplétement ; ensuite, on fait passer ce gaz à tra-ers de l’eau, où il dépose l’ammoniaque qu’il retint,
- kcs matières employées dans ce procédé ne coûtent e tiers delà chaux, et n’occupent que le centième
- f|Ue 1
- UC Ici Ulia Le A ^ Cl 11 UCtU|JCIlt IJUt
- Volume de celle-ci. Un seul homme
- Soi»
- suffit
- pour
- ^ ^ller l’appareil dans lequel s’opère cette prépara-115 lequel, suivant l’auteur est simple, peu disse CllCUX et cPune application facile dans les établis-ens °u on emploie la chaux en dissolution. Le Un °*J^enu Pai\celte méthode est très-pur et répand peG ^Um*®re blanche et éclatante. On estime la clé— se a 18 centimes par iooo pieds cubes de gaz.
- • Ledsham annonce avoir introduit ce procédé Ulle tres-grande échelle , et avec un plein succès, a îs plusieurs établissernens de s:az, à Birmingham et a,|s le Staffordshire.
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- MÉLANGES.
- Sur Vorigine des mesures, et en particulier la inesi#6 de force y appelée communément force d’un
- L’expression force d'un cheval, employée pour sl gnifier une mesure de force se rapporte à une espece de force familière pour tout le monde; et, aussi que îes noms des autres espèces de mesures, elle tirée de cette source qui la rend on ne peut plus U1 telligibîe pour le plus grand nombre possible de per
- sonnes.
- Le docteur Young remarque que les mesures se**1 blent avoir toujours été dérivées d’abord de quelqueS parties du corps humain. Si l’on examine , dit-il ? pied, un pas, une toise , l’étendue des bras, °ü ,
- la
- dod
- dan»
- brasse, une coudée , une palme et un doigt, oïl penser que toutes ces mesures ont été employées le premier état de la société par chaque individu » d’après la grandeur de sa propre personne, et qu eïî suite une seule mesure de chaque espèce a été
- par autorité, d’après la grandeur réelle ou supP de la personne de quelque roi ou de quelque pel
- nage marquant, afin d’obtenir une plus parfaite formité dans la pratique. On dit cependant que, quelques parties de l’Est, les Arabes mesurent en
- uni"
- dans
- cote
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- !S coudees de leurs étoffes par l’avant-bras, en y l°utant la largeur de la main de l’autre bras, qui eit à marquer le bout de la mesure, comme le pouce dans l’origine, ajouté par les fabricans de laPs d’Angleterre au bout de la mesure appelée ^^(0* Quoi qu’il en soit, il ne faut pas oublier que s ces termes possèdent un avantage poür l’usage Pmaire et pour la convenance des contrées éloi-esj avantage qui serait perdu par l’adoption d’une |^ure p]us arbitraire. C’est ainsi qu’une largeur de Pr* U Un P*e<^ seront toujours suffisamment com-^ SanS aU^re définition, et nous mettra toujours en nous ^ormer une idée exacte de la grandeur se propose de désigner.
- ^ ^ a guère d’exemple qu’on ait poussé le caprice
- ^ P°mt de faire la mesure que l’on appelle un pied ^ljCouP plus grande ou plus petite qu’un pied na-^ ’ efc certainement jamais on n’a porté la longueur
- a tro^s pieds ordinaires j tandis qu’un l6’ mèmc pour ceux qui savent que le mot signi-lon^sure 3 pourrait tout aussi bien désigner une *****beaucoup plus grande ou plus petite. 11 en 6 rrlerïle de fot'ce cTwi cheval. Dans les premiè-^.aPldicauons de cette force, une plus grande pré-^°11 11 était pas nécessaire, puisque les chevaux mê-Varient en force d’une manière considérable } _ S a Mesure qu’on comprit mieux la valeur de la
- <‘) Le
- yard vaut 36 pouces de France.
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- liforifld
- force mécanique, une mesure exacte et uni dans la pratique des constructeurs devint plus deS1 rable. Par malheur, quelques auteurs pensèrent qu cette mesure devait répondre à la force moyenne d ul11 cheval, et cette moyenne a été évaluée différemUien1 par diverses personnes : Désaguliers fit une moyens Smeatonet Watt en firent chacun une autre, peI^ dant que des sa vans démontraient par leurs écrits ql1^ toutes ces moyennes étaient fausses, excepté ce^e, ^ était calculée sur la durée ordinaire de la journée travail. L’évaluation faite par Watt s’approche cette dernière moyenne , en supposant que le che^ est dressé au travail. Mais il n’y a point de neces absolue que la mesure appelée/orcetTmic/ieva/ soitp cisément la moyenne; il est d’une bien plus grande1^ portance qu’une mesure exacte , correspondant aP près à la force d’un cheval, soit uniformément ployée sous ce nom, pour qu’elle soit aussi pie pour les mécaniciens qu’elle est familière aux au C’est ce qu’a fait M. Watt en égalant cette force a c qui éleverait un poids de 33 mille livres à unp1 hauteur par minute.
- Des évaluations erronées s’étant répandues ^ vernent à la mesure que Watt appelait force cheval, nous pensons qu’il ne sera pas inutile qlie 11 rapportions ici ses propres paroles à ce sujet. ^
- « Lorsque Boutton et Watt introduisirent leS » chines à vapeur rotatives pour communiq ^ v mouvement comme moteur, ils sentirent la11
- ed de reU&
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- site d’adopter quelque manière d’exprimer la forcé ces machines, de manière à se faire aisément comprendre des personnes qui devaient en faire Les chevaux étant la force qui était générale-^ent employée alors pour imprimer le mouvement aux machines qui étaient en usage dans les gran-^es brasseries et distilleries de Londres, ou les ma-c^ines à vapeur furent d’abord introduites, la ^0ï>Ce d'un cheval de manège fut considérée par Ces mécaniciens comme une expression évidente concise de comparaison, et comme ayant un sens Sufîisamment déterminé pour l’objet qu’ils avaient ei\ Vue« Un cheval , marchant à raison de 2 7 *ïll^s ( 0 î élève un poids de i5o livres à l’aide
- J) d’i
- v , e COï>de passant sur une poulie, ce qui revient ^eWer 33,ooo livres à un pied de hauteur par mi-**ute. Voilà ce qui fut considéré comme la force d’un ' cWal. „
- a force d’un cheval, élément de mesure d’après est donc de 198,000 livres élevées à un pied eUre’ ou 33,ooo livres élevées à un pied par mi-ou 555 livres élevées à un pied par seconde. t(*£rSqilS laforce cV un cheval est appliquée à mesure \ autres f°rces, comme celles de l’eau, du vent ou a Vapeur, il faut toujours l’entendre comme ci-tjv- Ü,s’ c est-à-dire comme l’elfort d’un cheval en ac-) sans égard à la longueur du temps de son trait) Lp
- niili vaut 1,609,306 kilomètres.
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- rail par jour : autrement, la mesure serait inutile i en donnant une idée de la force immédiate d’un pie mier moteur.
- Mais lorsqu’il s’agit du nombre équivalent deche vaux pour une quantité donnée d’ouvrage, il alors considérer huit heures comme le temps que cheval peut travailler, avec l’effort indiqué ci-dessuS’ par chaque 2/j heures : il faut distinguer ce nom^re de la force d’un cheval, en Y appelant la journés^6^ vail cTun cheval.
- M. Watt détermina ultérieurement, pour la ^ chine à basse pression, un rapport équivalent a force d’un cheval. Ce rapport est cinq fois et detf>ie carré du diamètre du cylindre évalué en P°ll.CCjg multiplié par la vitesse du piston, estimée en pie et par minute ; le produit étant divisé par 33,°°°’ le résultat indique le nombre des chevaux que la 1 représente.
- Avantage de Vemploi de la vapeur, au lieu de cheV^-11^ ’ dans le mouvement des machines.
- , à la
- L’avantage et la force de la vapeur, compareS force d’un cheval, seront mieux sentis si 011 c0ïïî prend clairement que le cheval peut travaille1, a son de huit heures seulement par jour, tandis <luf machine peut travailler , plusieurs jours de s
- pendant, 10, 12 et même 2/j heures. La force
- machine évaluée en chevaux est donc éqmva
- lente a
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- |r°»s relais de chevaux, d’où il résulte une économie ^employer la vapeur au lieu de chevaux. Quant à la pense d’une machine, elle est environ la même par rce de cheval que pour un cheval, et cependant la ^aehiue fera l’ouvrage de trois chevaux. D’ailleurs , ^ °ndres, le combustible nécessaire pour alimenter ^ Machine n’est environ que le tiers de la valeur Nourriture des chevaux.
- .f1 •
- Cllt curieux relatif au gaz de charbon minéral comprimé, communiqué par M. Gordon.
- ^UG ^CS ^amPes a ëaz Porî;atif sont crdinai-spl fïl^remP^es de gaz comprimé jusqu’à 3o atmo-p eies* La première fois qu’on fit, à Manchester, ï'ej/^*61106 comprimer le gaz la soupape de sû-cf 6 ^ appareil de compression céda à la pression
- ^P’aU *r0n 2^ atmosphères, et fit un grand bruit qui ils ' .anî:a ^es ouvriers chargés du travail, avec lequel de ^eNt peu familiarisés. Ce ne fut qu’après un peu (p ^Ps a ^a suite de l’explosion qu'il fut possible ^isa,eter^G mouvement de machine à vapeur qui ^ agir les pompes de condensation.
- lScl11 on examina la soupape , on remarqua avec c0^ 1Se (fue toute la partie métallique dont elle était vaitp0sée 5 et par où le gaz s’était échappé, se trou-ttiiri C°Uverte d’une matière carbonacée noire et hu-
- tle, pt i . . , . , .
- ^ 4Ue la paroi contiguë en briques était reve-e matières carbonacées noires et sèches, l’humi-
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- <8té ayant, dans ce dernier cas, été absorbée pal’ leS briques.
- Depuis ce moment , on s’est assuré , à plusie^1^ reprises, de la realite decephénornène, en permettant au gaz de s’échapper avec une très-grande viole»# d une lampe a g iZ portatif, et de se précipiter sur »n morceau de papier blanc qu’il couvrait aussitôt d’»n dépôt charbonneux et noir.
- Cette découverte a confirmé M. Gordon dans l’i<lee qu’il avait eue souvent, que dans l’hydrogène boné, il n’y a guère qu’un simple mélange enlrf l’hydrogène et le carbone , et que le carbone se & pose pendant l’explosion soudaine du gaz.
- Explosion arrivée dans le tunnel ou souterrain s°llS la Tamise, racontée par M. Gordon, au su)c^ ^ fait précèdent.
- Pendant les douze derniers mois qui précédé#1^ l’événement, M. Brunei a employé le gaz portat^ pour éclairer les travaux relatifs à cette grande e,r treprise. Quelques semaines avant l'accident, et^ d’attention, une grande lampe contenant H P1. * cubes de gaz comprimé s’est précipitée du sommet jllS^ qu’au fond du puits d excavation; cette lampereJlCf^ tra dans sa chute un corps pointu qui la perça <j trou d’environ 6 lignes de diamètre , situé dans l des extrémités hémisphériques du cylindre qlU e en fer forgé. Le gaz comprimé s’échappa aussdot
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- le:
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- peindre avec un grand bruit, et reprenant son vo-ordinaire, il s’enflamma par son contact avec fes lumières qui l’environnaient. Plusieurs ouvriers Ulent plus ou moins blessés par cet accident, mais CePendant aucun ne le fut dangereusement.
- Ces faits, ajoute M. Gordon, doivent convaincre personnes impartiales que l’emploi du gaz portatif e 5 quant à la sûreté , plus de sécurité qu’on n’en î^^t espérer de tout autre moyen employé jusqu’ici P0ur faire usage de ce bel éclairage. En effet, dit-il, 011 s était servi d’un long tuyau pour conduire le ta'Z SU^Vant procédé ordinaire , et si ce tuyau s’é-^ accidentellement dans le tunnel, il aurait ^ Seclaapper une masse considérable et indéfinie de j un mélange explosif semblable à celui qui se ^contre fréquemment dans les puits des mines au-pu se former, et, dans ce cas, les malheurs au-
- ga2
- *61X0
- rait
- ^eRt été épouvantables.
- . possibilité d’un tel événement devrait donc poux
- IrllV» - *
- ]>ais
- ^^its
- Ai
- interdire l’usage des gaz dirigés par des con-
- Sous terre, ou réunis dans des espaces limités.
- °uveau mordant à bon marché a V usage de lo-gravure sur acier.
- . Ca Société d’Encouragement de Londres a decerne a ' ^mnphrys la médaille d’or appelée ïsis , pour fc composition dont voici la recette.
- Prenez f d’once de sublimé corrosif en poudre , t°m. ih. 27
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- et pareille quantité d’alun pulvérisé 5 faites dissoudr6 ces matières dans * pinte d'eau chaude, et laissé refroidir ce mélange avant de l’employer.
- Lorsqu’on fait usage de ce mordant, on le revntie avec une brosse de poil de chameau, et on lave par' faitement la surface de 1 acier après chaque couche* Quoique ce mélange soit clair avant qu’011 l’emp10^’ il se trouble pendant Faction qu’il exerce sur l’acier ; il est donc prudent, lorsqu’il s’agit d’ouvrages déh'
- cats, de jeter cette composition lorsqu’elle a deja
- servi. C’est à l’ouvrier qui opère à déterminé temps que ce mordant doit demeurer sur l’acier; dans l’espace d’environ trois minutes on obtient à& teintes délicates.
- Il paraît que cette composition ne contient P0**1 d'acide nitrique, et, s’il faut en croire les person ^ qui ont. été chargées d’examiner ce mordant, d e
- ' • ' * . ’ 1 * • qri cla*lS
- supérieur a tout ce qu on a employé jusqu iCI
- ce genre.
- Composition dune belle couleur noiv&'
- Mettez du camphre sur le feu, et recueille sU^ vant la méthode ordinairement employée poUl ^ cueillir le noir de fumée, la fumée qui s élève de
- 7 * nièi’e’
- flamme du camphre. Le noir extrai t de cette mai
- mêlé avec de la gomme arabique, est, a ce qn ^
- sure, supérieur à toute espèce d’encre impm
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- l’Inde.
- l’huile.
- 39ï
- On en peut faire usage en le broyant dans
- Nota. Les peintres en miniature, qui font usage de Petites quantités de couleurs, obtiennent quelquefois très-beau noir, en employant les lumignons de chandelles, qu’ils font tomber dans un petit godet ou ^aus tout autre vase convenable qu’on peut immédiatement fermer avec le pouce pour en exclure l’air, l-ctte matière est parfaitement dégagée de graisse et P°ssède toute la qualité désirable.
- Rouleaux cCimprimeur.
- ^°ici un procédé pour faire les rouleaux d’impri-ïïleur avec une composition élastique. A 8 livres de te-fortetransparente ajoutez autant d’eau de pluie de rivière qu’il en faut pour couvrir cette colle, ^ remuez de temps en temps pendant y ou 8 heures.
- u bout de 34 heures, et après que l’eau est absorbée ^Uiereiïlent 5 faites dissoudre cette colle par la cha-eUïl dans un bain-marie-, retirez-la du feu aussitôt ^ elle sera parvenue à la consistance d’une gelée, et ez-y rj livres de mélasse que vous aurez préalable-j er^ fait chauffer modérément. Agitez bien le mé-dans le bain-marie, ayant soin de 11e pas pous-la chaleur jusqu’à l’ébullition. Après que la composition a été ainsi exposée à la chaleur pendant une eiïu-.heure, et qu’elle a été remuée fréquemment, A enleve de dessus le feiL et on la laisse refroidir
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- pendant quelques instans avant de la verser dans du moule cylindrique en étain, en fer-blanc ou en cM' vre, au centre duquel est soutenu par ses tourill°,lS un cylindre en bois qui doit servir de noyau au c) lindre à imprimer. Lorsque la composition est rester dans le moule pendant au moins 8 à io heures el1 hiver, et plus long-temps en été^ le cylindre est enlevé du moule au moyen d’une corde attachée d1jn bout au plafond de la salle dans laquelle se fait 10 pération, et de l’autre bout à l’extrémité de l’axe à11 cylindre. On doit avoir attention de retirer lentemeIlt ce cylindre de bois, revêtu de la composition élaS tique, de son enveloppe ou moule de métal.
- Les vieux rouleaux se refondent de la même 1112 nière , on a soin d’abord de les laver avec une f°lte lessive alcaline, à laquelle on ajoute une petite qliaIÎ tité d’eau et de mélasse. Le mieux est encore de usage de la vieille composition en la mêlant avec la nouvelle, formée de deux livres de colle et qnatr de mélasse.
- Etamage de petits articles en métal•
- ’.torf’
- M. Thomas GilL éditeur du Technical Reposé
- 0 'A f s U*
- assure qu’il a vu mettre en pratique le procédé vant pour étamer des clous, des broquettes et petits articles en métal.
- aï
- L’ouvrier chargé de cette opération commence P débarrasser les surfaces des objets à étamer
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- Quille qui pourrait les couvrir avec de l’acide sulfurique, ou muriatique, ou nitrique, affaibli comme à i ordinaire; et lorsqu’il les a bien lavés dans l’eau, il ies met dans un vase de terre de forme ovale, de la capacité d’un gallon (3 litres, 785), ayant un col étroit et une anse. A Facide on ajoute une quantité proportionnée d’étain en grains ou en baguette, et du sel auimoniac. On expose ensuite le vase, couché sur le côté, à Faction d’un feu de charbon de bois établi sur un foyer de forge. Il faut avoir soin de bien remuer ^ mélange en tenant le vase par l’anse et en le se-c°Uant par un mouvement circulaire décrit par le Poignet, pour distribuer Fétain uniformément sur ies surfaces des objets que l’on veutétamer. s Les pièces ainsi étamées sont ensuite jetees dans i eau pour les débarrasser complètement du sel am-^ouiac qui aurait pu rester, et enfin on les met se-cLer dans la sciure échauffée.
- Le principal avantage de cette méthode consiste ^uns Femploi du vase de terre, qui non seulement CîUpeche le sel ammoniac de se perdre en vapeur mais 3ui a en outre la propriété de donner toute la quan-Lte d’étain employée aux articles qu’on étame 5 ce ^on ne peut obtenir avec un vase de métal.
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- On mettra en vente le ier novembre prochain, chez Sautelët et compagnie, place de la Bourse, la traduction, par M. MAisEAur d'un ouvrage anglais, ayant pour titre : Manipulations chW11 ques, par Faradey, professeur à l’Institut royal de Londres.
- Cette traduction est revue et annotée par M. Bussy, pr<>feS' seur à l’école de pharmacie de Paris et à l’école spéciale de coç1 merce. Elle formera deux vol. in-8°, avec x5o gravures en bois* Prix 4 f., et par la poste 16 f. 5o c. ^
- La France possède de savans chimistes et d’excellens traites chimie j mais ce n’est le tout de posséder la théorie, il faU^ sCl voir manipuler. Ces expressions qui servent d’épigraphe » 1 °u vrage, en indiquent toute l’utilité. Il est,'en effet, exclusivemenl destiné à décrire tous les objets qui doivent composer un la^° ratoire et à montrer Pusage de chacun. Avec son secours, 1 chimistes, les pharmaciens, et tous ceux qui fabriquent des p1 duits chimiques quelconques, peuvent faire à coup sûr et sal1 risque de perte de temps ou d’argent, toutes les expériences illia ginables. Depuis les combinaisons les plus simples jusqu’à la c°^ densation des gaz dont la découverte est due à Faraday, tout expliqué, démontré avec méthode etclai’té. Les nombreuses »
- vures qui enrichissent le texte aident à l’éclaircir en reproduit la forme extérieure des instrumens et des ustensiles dont on se servir
- Si nous avions eu à donner un titre à cet ouvrage, nous
- afl*
- doh
- l'an-
- ü y
- rions appelé le Manuel du laboratoire , parce qu’en effet 1
- ... • -i:____i-i- ti i_ ______t .... ^./->«fiedaë
- est indispensable. Il le sera surtout aux étudians qui, posse
- des traités de chimie ou ayant reçu des leçons de cette sC]en
- voudront appliquer leurs connaissances, soit pour l’exercice ^ la profession à laquelle ils se destinent, soit pour leur agieIïl ^ La révision de ce tiaitépar un savant professeur ajoute enc°r son mérite, car elle formera une sorte de comparaison du P auquel la manipulation est parvenue en France et en Anglete
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- TABLE ALPHABÉTIQUE
- PAR ordre de noms d’auteurs et de matières
- CONTENUS DANS CE VOLUME.
- Acides. Les acides minéraux se sont singulièrement amélio-le§ en France depuis quelques années, l’acide sulfurique se fabrique avec beaucoup d’économie, page 218.
- Acier. Moyen de donner à l’acier ordinaire la ressemblance celui qui compose les lames damassées, par MM. John Mar-rineau et Smith, page 52. — Procédé pour fabriquer de l’acier communiquant du carbone au fer très-chaud, par M. Char-es Maclcintosh, page 95. — Les fabriques d’acier de France lais-
- sent
- encore beaucoup à désirer, page 212.
- Acier
- fondu. Procédé pour rendre l’acier fondu aussi doux
- (iUe le fer, par M. Jacob Perkins, page ig5.
- Agens chimiques. Notice sur les agens chimiques, page 137.
- Agriculture. Notice sur l’état de l’industrie agricole en ^Ance, page 206.
- Aiguilles. La France est presque entièrement tributaire de
- Ranger pour les aiguilles, page 214.
- Alliage imitant l’acier qui compose les lames damassées, Par MM. Martineau et Smith, page 5a.
- Alun. La fabrique d’alun s’est perfectionnée en France , ïrige 219.
- AppRENTISSAGE <jes avts et métiers, manière dont on fait or-
- ^airement l’apprentissage des arts et métiers, et méthode ^ il conviendrait de suivre pour accélérer cet apprentissage, et
- ïûer de bons ouvriers, page 1.
- Arnoux, fabricant d’étaux à Cambrai, son moyen derempla ^ la corde à nœuds, page 187, pL 9-
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- 396
- Art du jardinier, par M. A. J. Mérauit. Un vol. in-ia; an" nonce et analyse de cet ouvrage, page i34-
- Art du teinturier , par M. Bergues. Annonce et analyse de cet ouvrage, page 71.
- B.
- Bastenaire-Daudenart , ancien manufacturier. Annonce analyse du premier volume de son ouvrage, intitulé : V Art de fabriquer la porcelaine , suivi d’un traité de la dorure et de la peinture sur porcelaine, etc,, page 202.
- Batiste. La France n’a pas de rivale pour la fabrication de tissu, mais cette partie ne prend point un assez grand dével°P pement, page 3gQ.
- Bergues. Annonce et analyse de son ouvrage, intitulé : 1 du teinturier, suivi de l’art du teinturier-dégraisseur, pa»e ^
- , gJJ
- Bijouterie fausse. Elle a fait de très-grands progi'eS France, page 218.
- Bitume. Notice sur les produits bitumineux des mh1(çs Lobsann, dont M. Félix Dournay est propriétaire, page i35* ^
- Blachette. Annonce et analyse de son Traité théorifiue pratique du blanchiment des toiles de lin , de chanvre et de ton , page 2o3. jVJ.e
- Blanchiment. Note sur le blanchiment du lin et du clijl
- filet,"
- par le rouissage, par M. Gavin Inglis , page 244*—V°ycZ p chette.
- Bleu de Prusie. Sa fabrication s’est bien améliorée en Fra°c ’ page 346- e
- Bois. Expériences sur les quantités comparatives de cal°l
- qui se dégagent da«s la combustion des principales especeb
- bois employés comme combustibles aux états du woi
- -i ^cs h°ls
- l’Amérique, par M. Marcus BulJ, page 25y. — Le travail u pour les constructions et l’ameublement a reçu d’imp01 améliorations en France, page 277. , ^,
- Bonneterie. La bonneterie fine en France laisse encoie sirer, la grosse bonneterie a fait quelques progrès dans ce P -page 275.
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- !
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- Botanique du droguiste et du négociant en substances exo-ll(ïues, traduit de l’anglais de Thompson, Par M. E. Pelouze. énonce et analyse de cet ouvrage, page 134*
- Voulons. Description d’une machine à tarauder les Louions, lage 289, pl. x3-,
- B°wMAn, de Manchester. Notice sur ses perfectionnemens ap-P0ltés au tissage mécanique, page 4y-
- ^Ranch, américain. Description de sa machine a faire des trous ailês et des mortaises, page 3yi.
- BrEVets délivrés en France et en Angleterre en décembre
- î825,
- > Page 65. — En janvier et février 1826, page 125.—En
- page 198.— En avril et mai, page 263. — En juin, juillet, ^ et septembre, page 322.
- ,ÈlUl- M. Félix Dournay, propriétaire des mines de Lobsann, st occupé avec succès de la préparation du brai ou goudion l^eval> Page i35.
- , llI(Aus. La fabrication des briques, carreaux et tuiles, a lait
- )^Ç*n i
- ae progrès en France, page 219.
- . ®fü»EL. Description de la machine a vapeur à deux cylindres ^ lQés employée à l’exécution du tunnel construit sous la Ta-page 365, pl. 17.
- . ^chanan, de Glascow. Notice sur son métier à tisser afee
- (I^ÜX r°ues excentriques de différens diamètres, engrenant l une
- ^ autre et faisant agir le battant, etc., page 48.
- Son perfectionnement dans la méthode de fabriquer en
- le charbon de bois, page 196.
- ( Marcus). Sa Notice concernant des expériences sur les
- comparatives de calorique qui se dégagent dans la
- ^’hbustion des principales espèces de bois et de charbon em
- °yès connue combustibles aux états du nord de T Amérique, Pa§e 25- _
- €.
- 1î^ANs°n hères, fabrîcans de papier à Annouay. Extrait d’us* p0rt fait à la Société d’Encouragement dé Paris , sui des pa
- p.397 - vue 402/459
-
-
-
- 396
- piers de ces fabricans, collés dans la cuve de fabrication > P^e a 55.
- Carreaux. Y oyez Briques. c
- Cartwright. Il introduit, en 1785, à Doncaster, le tissa par mécanique, page 43.
- Chaees. La fabrique de châles avec le duvet de cachemire
- fait, en France, des progrès rapides, page 284.
- j pqJO'’
- Chaleur. Expériences sur les quantités comparatives de ^ rique qui se dégagent dans la combustion des principales eSP^ ces de bois et de charbons employés comme combustibles états du nord de l’Amérique, par M. Marcus Bull, page 3^7* Moyens de recueillir et de concentrer la chaleur qui s’éch8?^, en pure perte des creusets dans lesquels on affine la fonte p la réduire en fer, au moyen du charbon de bois, prop°5^s ^ MM. Wilcox, chimiste, et Rouyer, maître de forges, à La l’eau, page 292, pl. 14.
- Chanvre. Prix de 6,000 fr. proposé par la Société d’Ëdc0 . s gement de Paris pour la préparation, sans rouissage, d’an111^ 5oo kilog. de chanvre et de lin, page 60. — Etat des maI1^e5 turcs, en France, dont le lin et le chanvre sont les ma premières, page 269. —Voyez Lin. 1
- Chapeaux. Etuis à chapeaux d’homme, inventés par M* jean, à Paris, rue Beaurepaire, n. 20, page 72.
- Chapeaux de paille. Aucune localité n’a de l’importaDC ; France , pour les chapeaux de paille, page 277. pr
- Chapeaux (teinture des). La Société d’Encouragexnent
- ris promet une récompense de 3,000 fr. à celui qni 111 un procédé de teinture en noir pour chapeaux, page , #1 Chapellerie. L’art de la chapellerie a fait des Pl0S
- France, page 285. f briquer^
- Charbons. Perfectionnement dans la méthode de ^
- grand le charbon de bois, par M. Bull, page 196. ces sur les quantités comparatives de calorique qui Z combu-des principales espèces de charbons employés comm
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-
-
-
- tlt>les aux états du nord de l’Amérique, par M. Marcus Bull H* z5y.
- Chariot a vapeur. Description d’un mécanisme propre a 5l'e mouvoir, en ligne courbe, un chariot à vapeur, par M. W.
- • James, page 3oi, pl. 15.
- Chj
- arrues. Les charrues perfectionnées [ont peine à prendre ç lauce, page 207. aüdieres a vapeur. Considérations sur les chaudières à Rf f ’ et description d’une chaudière à tubes annulaires, ap-^HHee a un chariot à vapeur, par M. James, page 3o6, pl. 15. cli ^Pare^ propre à indiquer le moment auquel, dans une £ùre^re ^ vaPeur7 ta quantité d’eau est diminuée au point de ç Claindre un danger prochain, par M. Sièbe, p. 368, pl. 17. pt Atrx< Ces fabriques de chaux et de plâtre ont fait peu de §les en France, page 219.
- ^Omie. Notice concernant les agens chimiques, page x^n. pr 1,01111 y ta fabrication du chlore a fait de grands progrès en c°Ce> page 219.
- I'°UrI|0RURE DE CHAtrx* La fabrication du chlorure de chaux , l?r e blanchiment des toiles,-a fait beaucoup de progrès en Page 219.
- Célix Dournay, propriétaire des mines de Lob-taasti S ^ °CCUP°> avec un plein succès, de la préparation d’un aPciert ttllnera^ bitumineux qui peut remplacer le ciment des S ^anS *6S construcC°ns hydrauliques et autres, et qui çr ter * 6 aVGC Un Srand avantage aux couvertures des bâtimens JW. l^SSes? aux chapes de voûtes, aux rejointemens des ma-^ eitas, etc., page i36.
- ï>hén ^T'Cesormes. Extrait de son Mémoire sur un singulier ^aiene que présente l’écoulement des fluides élastiques, et l’eiU'11 ^anSer des soupapes de sûreté employées dans les appa-^avapeur, page 376.
- tage°ÜS'La cl°uteriepar machine s’est peu répandue en France,, ai3.—Procédé pour étamer des clous, page 892.
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-
-
-
- 4oo
- Coffy , professeur de commerce et directeur du bureau 8Pe cial de comptabilité. Annonce et analyse de son tableau tique des principes généraux de la tenue des livres en pal doubles , etc.7 page 72.
- Combustibles. Expériences sur les quantités comparatives calorique qui se dégage dans la combustion des principale8 ^ pèces de bois et de charbons employés comme combustibles états du nord de l’Amérique, par M. Marcus Bull, page 2^7'
- Compression du gaz. Description d’un appareil de c0in^£ay. sion, ou pompe foulante et aspirante, de la fabrique deM^' lor et Martineau de Londres, en usage à l’usine des s
- près Paris, pour comprimer à 3o atmosphères, dans des ' portatifs, le gaz hydrogène destiné à l’éclairage, pa£e pI'7'
- Construction des machines. La France n’est pas enc .
- 4 mac
- niveau de l’Angleterre pour la construction des grandes nés, mais elle en approche, page 287.
- Cordes a boyau pour les instrumens de musique.
- La S°cv 1 oo°
- iéte
- f.
- d.’Encouragement de Paris propose pour 1828 un prix de 3 5
- pour la fabrication des cordes à boyaux égalant les me1 chanterelles de Naples, page 121.
- lfleUds !
- Cordes a noeuds. Moyen de remplacer la corde à 1 imaginé par M. Arnoux, fabricant d’étaux à Cambrai? Pa°
- C8
- pl-9 Co
- depuis 3 à 4 ans, page 272.
- Coton. La cotonnerie s’est grandement améliorée en p
- La Société industrielle ejp hausen décernera, en mai 1828, une médaille à l’autenv du ^ leur Mémoire sur les causes de l’inflammation spom notons gras, page 320. ^
- Couleur noire. Composition d’une belle couleur B°!le 39°' vaut remplacer avantageusement l’encre de l’Inde, 1 0 e.
- Cristaux. La fabrication des cristaux s’est améliorée en
- |jage 221 et 344-
- pra11
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-
-
- Suivre. Expérience sur la résistance du cuivre r ouge laminé, M. Navier, page 3- — La France ..st pauvre en mines de Cldvre • le traitement de cette matière a fait des progrès dans CePays, mais il reste encore beaucoup à faire , page 216.
- Cylindres roua les filatures- La Société industrielle de ^'dhausen décernera, en mai 1828, un prix de 1000 fr. pour la ^ouverte d’une composition propre à couvrir les cylindres de Passion employés dans les filatures de coton, page 314*
- D.
- ®aniel dg Stocke, dans le comté de Wilt. Notice sur la com-Icii lll°n ^Un m<^cr mécanique pour fabriquer des étoffes de ’ Pour lequel il a pris une patente en 1824, page 5o.
- ^éti
- Pïo
- ^ebergue, rue de l’Arbalète, n. 24, àParis. Description de son er mécanique en fonte de fer et à mouvement de rotation, Ple à tisser toute espèce d’étoffe, page 21, pi. 1,2 et 3. ^stillation. — L’art de la distillation est porté en France à 11 très-haut degré de perfection, page 281. j °tiRNAr, propriétaire des mines de Lobsann. Ses succès dans préparation du brai on goudron minéral et du mastic mine-^itumineusCy page i35.
- jF^aps. La fabrication des draps a fait peu de progrès en ^jéce depuis l’introduction des machines à ouvrir, carder et j laine, ainsi que des machines à lainer et à tondre les r*Ps, page 283.
- Rai>erie. L’exposition publique de 1827 a fait voir que la Ie avait pris un grand essor, par différentes branches,
- ^o^eesrxtry , fabricant de couleurs à Manchester. Sa patente é sulfate blanc de baryte, obtenu du sulfate natif de ba-e non épuré, et pouvant remplacer le blanc de plomb dans la lQtUre, page 248.
- E.
- Et airage. Annonce et analyse d’un traite de 1 éclaii age,
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-
-
- • • /VilD ®P>
- par E. Peclet, en un vol. in-8°, page 201.—Description a ^
- pareil de compression, ou pompe foulante et aspirante, de a brique de MM» Taylor et Martineau de Londres, pour c0 mer à 3o atmosphères, dans des vases portatifs, le gaz hydrog destiné à l’éclairage, page 160, pl.7.—Voyez Gaz.
- Encre. Composition d’une encre propre à écrire et imp1 sur Ja toile, page 58.
- ,ij»er
- nage’
- coû1'
- bf°'
- Engrenages. Procédé pour mouler des roues d’engre sans employer de modèle divisé et denté, par M. Sonolet, missaire des fontes de la marine royale à Rochefort, pa§e pl. 8.
- Etamage de petits articles en métal, tels que clous, quettes, etc., page 3g2.
- plié iei
- Etoffes , la fabrication des étoffes de laine et ce .
- 7 depii*
- étoffes de coton ont fait de grands progrès en France l’année 1823, page.
- Etoffes rases. On a fait en France de grands proglC9 la fabrication des étoffes rases, page 283.
- à*&
- &e>
- iu(
- 6°'
- Etuis a chapeaux. Nouveaux étuis à chapeaux u inventés par M. Grandjean, menuisier-layetier, page 27*
- Eve. Description de la pompe entièrement en métal eta vement de rotation qu’il a inventée, page 180, pl. 9*
- Expositions publiques. Annonce d’une brochure pub 1 r M. Rey, manufacturier et membre du conseil général * e nufactures, pour démontrerj la nécessité^de ; bâtir ull^.ts Je spécialement consacré aux expositions générales des pl0 . ^er l’industrie, page 262. —INotice concernant les pelt jjffé' mens que l’exposition publique de 1827 a fait voir ^a° ^c0jji' rentes branches [d’industrie, page.341* —Tableau jg^j penses accerdés par le Roi à l’occasion de l’exposition page 4îi.
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- 4o3
- F.
- a*Ence. La faïencerie est restée jusqu'à ce jour stationnaire n France, mais il est probable qu'une révolution va bientôt °Peier dans cette partie, page 220.
- 1 r.AlRBAIRNE ET Filie , de Manchester. Description d’une roue raulique à augets, etc. . construite dans leurs ateliers, page 93>pl.4et5.
- P
- , Tjcilles. La fabrication dès faux et faucilles, et les résultats ?a§011 a ^ attendre} on en tb’6 beaucoup de l’étranger,
- Faux. Voyez Faucilles.
- <}a grands perfectionnemens ont été apportés en France
- j, , labrication du fer, mais ils ne sont pas généralement ré-209 et 3A3.—La Société de Mulhausen décernera, en tj„ ’ Un pnx de 3oo francs à celui qui aura établi la fabrica-11 fer de la qualité de celui appelé imperial-sleel, pag. 3i5. Lamine. Voyez Tôle.
- Franc BLANC* fabrication du fer-blanc prend de l'essor en Uit e 'et Va bientôt rivaliser avec l’étranger, qui nous en four-p 110016 beaucoup, pages 2i5 et 343.
- Eature. Voyez Cylindres.
- ÏT
- Atüre de eaine. La Société industrielle de Mulhausen
- livrera, en 1828, un prix de 5oo francs à celui qui ^commerce 3oo kilog. au moins de fil de laine proven ^ton dit deLancasbire, et propre aux harnais destxssexand ,
- H-3i9. ,
- Fus métalliques. La fabrication des fils métal ’q
- développée et améliorée en France, pag* 217 , , r
- P‘stAY et O. Ils établirent en i8o5et i8oS,J^epar méca-> en Ecosse, des ateliers considérables de t.ssag P Ul(iUe
- ’ etc., pag. 44,
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-
-
- Fluides élastiques. Extrait d’un Mémoire sur un singuhe phénomène que présente l’écoulement des fluides élastiq116'’ et sur un danger des soupapes de sûreté employées dans les pareils à vapeur, par M.’Clément Desormes, pag.376.
- . jé-
- .Fonderie de fer. La Société d’Encouragement de Paias cernera, en juillet 1829, un prix de 6,000 francs à celui qui1,1 quera un ou plusieurs procédés simples et peu dispendieux P obtenir constamment des fontes grises à grain homogène, d unC grande ténacité, pouvant être fondues plusieurs fois et rece-' les opérations du moulage, etc., pag. 240.
- Fonte. Les fonderies de fer de France ont de l’importance des succès, mais il manque d’ouvriers habiles en ce genre?
- pag1
- 210.
- -La Société d’Encouragement de Paris décernera en *
- 829
- un prix de 6,000 francs à celui qui aura indiqué le proc plus simple, le plus économique, etc., pour mouler en
- éde
- foota
- douce des pièces destinées à un travail ultérieur, pag. 34 Moyens de recueillir et de concentrer la chaleur qui s’échapP^ en pure perte des creusets dans lesquels on affine la fonte P la réduire en fer, au moyen du charbon de bois, proposés P MM. Wilcox et Rouyer, pag. 292, pl. 14.
- Force. De ce que sont les machines par rapport à l’emp*01^ la force dans les travaux industriels, et, en général, de la 1 nière d’en calculer les effets, pag. y3.—Notice sur la mesme force appelée communément force d’un cheval, pag.
- ri gfrïl$
- Fourneaux. Description d’un fourneau cylindrique ,,, soufflet propre à réduire les crasses de plomb, par n.l. ^^ laine, capitaine d’artillerie, page 233, pl. ta.
- G.
- cl*
- Garance. La Société industrielle de Mulhausen déliaieia? mai 1828, un prix de 5oo francs â celui qui aura tl° y
- moyen prompt et facile de déterminer comparativement
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-
- ~Ul ^une garance à une autre, et un prix de i5oo francs à celui
- ^isera parvenu à séparer ia matière colorante delà garance, et
- terminer ainsi la quantité qu’un poids donné en contient •.
- H.3t3. 'lut
- Q.
- ^ Avin Ingms. Ses observations sur le blanchiment du lin et chanvre par le rouissage, pag. 244-
- n
- fo Z2* description d’un appareil de compression, ou pompe Qe^aixteet aspirante, de la fabrique des sieurs Taylor et Marti-^ ^ou<aies> en usage à l’usine des Thermes, près Paris , gaz 1 COïnPr^rner à 3o atmosphères, dans des vases portatifs, le ^^y^^gène destiné à l’éclàirage, pag. 160, pl. y.—Nouvelle ode de purifier le gaz hydrogène servant à l’éclairage, en l'ieu °“ ant l’ammoniaque, par M. Ledsham, pag. 38o.-—Fait cu-^ au 8az de charbon minéral comprimé, communiqué
- d- Gordon, pag. 38ÿ.
- ^LicEs. Les manufactures de glaces Ont obtenu quelques sue-^’ance, pag. 221.
- Gx
- *828 Acieres- Ta Société d’Encouragèment de Paris délivrera en , Un prix de 2,000 francs pour rétablissement dé glacières ^«tiques, pag. ,23.
- G
- anglais. Annonce de la traduction en français de cjj 1(le du vétérinaire et du maréchal, pour le ferrage des
- °Uvr;
- aUx et le traitement des pieds malades, et analyse de cet
- rage, pag, 2q3.
- ^ Cordon. Sa communication d’un fait curieux relatif au g GcWbon minéral comprimé, pag- 387.
- Goudron minéral. M. FélixDouvnay, propriétaire ^Tûbsann, s’ est occupé avec succès de la préparation Goudron minéral, pag- 135.
- n^aANDïEAN ? menuisier-layetier, rue Beaurepan. ,J
- J^s> vient d’inventer de nouveaux étuis à chapea ^ h Comme étuis à cuvette, pag- 72, g
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-
-
- Ao6
- 1 a £ l^lî^
- Gravure sxjr acier. Nouveau mordant à bon xnavci sage delà gravure sur acier, par M. ïlumphrys, pag. 38p-
- Gros, Davilliers et Ce. Description d’une roue hydiaU^'^v à augets en usage dans leur établissement de filature à e
- ling, PaS- 93, pb 4*
- Guide du vétérinaire et du maréchal pour le ferraé>e ,s chevaux et le traitement des pieds malades , traduit de *aDi^te5 de Go o divin, par MM. O. et B., gardes-du-corps, avec des ^ de M. Berger, médecin vétérinaire, un vol. in-12. A»u°n analyse de cet ouvrage, page 2o3.
- IL
- Hancock. Description de sa machine à percer des trous et des Mortaises dans le bois, et de son procédé pour &11 tenons, page. 3y,i pl. 17.
- Histoire descriptive de la machine a vapeur , tradud^.^ l’anglais Stuart,'précédée d’une introduction exposant la des vapeurs, suivie de la description des perfectionne!»®1^ ^ en France, et des considérations générales sur l’eropl01 33. machines, un vol. Annonce et analyse de cet ouvrage , P35* >
- IIorrock de Stockport, près Manchester, il a obtenu ^ ^ une patente pour un métier à tisser en fer qui n’est p usage aujourd’hui, page 47.
- Huile. La fabrication d’huile de graines s’est beaucoup îiorée en France, mais celle de l’huile d’olives est resteC tionnaire , page 279. ic
- Humphrys. Son nouveau mordant à bon marche, a 1 la gravure sur acier, page 389.
- Hydraulique. Description d’une roue hydraulique ja *
- ets * a»'
- de 22 pieds de diamètre, recevant l’eau en dessus, sous ^ g le de 52 degrés 3/4, et qui est munie, de chaque côté, P ^ sa circonférence, d’un cercle denté engrenant, intérieui
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- Utï *
- l^gnon monté sur l’arbre de transmission des mouvemens , PaSe g3, p]. 4.
- L
- ^imeeie. Procédé pour former des rouleaux d’imprimeur c üne composition élastique, page 891.
- ^ * Dïcatetjr des diverses pressions exercées dans le cylindre machine à vapeur dont la première idée est attribuée à ail ^PaSe 170 ? pi. 9* — Indicateur qui avertit du moment ^üel} dans une chaudière à vapeur, la quantité d’eau est di-
- au P0”1’ de faire craindre un danger prochain, par ^iébe, page 368, pl. 17.
- }’• DtST»iE FRANÇAISE. Coup d’œil rapide sur l’état actuel de en France , page 206 et 269.
- ^Igati°n. A peine connaît-on eu France un bon système '&ation, page 207.
- Ig511*8* ®esciaPtl°n d’un mécanisme propre à faire mouvoir, h’in 006 COU!'^HS ; Ufi chariot à vapeur , et d’une chaudière ap-ihtp 66 a Ce c’fîai'iot, pour lesquels M. James s’est procuré des Ues en Angleterre, page 3oi et 3o6, pl. 15.
- J.
- ^ïjuge. Annonce et analyse de l’art du jardinier dans la
- J
- tuultle ^es arbres fruitiers et des plantes potagères, par M. Mé-’ 1 vol. in-12 , Paris 1827 , page 134.
- J
- W NE* H’Edinburg ; ses expériences sur la force des j x de plomb, page 5j.
- 0"»- Voy. Ta ir,
- L.
- ^ L’amélioration des laines fuies a de grands succès en
- depuis nombre d’années, page 208 et 3/;7- Le lavage elle
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-
-
- 4o8
- triage des laines se fait tres-bien en France , page 282. ^
- ciété industrielle de Mulhausen délivrera, en mai 1828, un p1'1* de 5oo fr. a ceiui qui aura livré au commerce 3oo kilog-'anu1*6 au moins de fil de laine provenant du mouton dit de Lancasb1^ propres aux harnais des tisserands, page 3i8. — Depuis i&°> il s est fait, en Fiance, de nombreuses importations de inouto ^ à laine longue 5 on a aussi obtenu de très-belles laines proveua de croisement de moutons de race pure de Nubie avec nosd1 ' férentes espèces de moutons, page....
- Laviele de Laplaigne, de Lyon. Son robinet à vis et à pape pour mettre les liquides en bouteilles, page 190 , P1' S'^g Son moyen de réunir deux tuyaux destinés à la conduite gaz, page 92, pl. 8. , ^
- Ledsham. Sa nouvelle méthode de purifier le gaz hyàr°oe servant à l’éclairage, en employant l’ammoniaque, pa»e Limes. L’art de fabriquer les limes se répand en Fra°ce^ néanmoins l’Allemagne et l'Angleterre en expédient enC° beaucoup dans ce pays, page 212.
- Lin. Note sur le blanchiment du lin et du chanvre parlej0
- A xA gt^
- Le travail du lin et du chanvre est res
- voy C
- sage, page 244.
- tionnaire dans tous les pays, page 269 et 356. . - „ ., 0i>-
- Litharge. Fourneau cylindrique sans soufflet, approp1^^.^, le traitement des petites masses de litharge, par M* capitaine d’artillerie, page 234, pl* l2* jyj
- Lithographie. Perfectionnement delà lithographe P3,1 lTe' dolphi, pag. 59.—La Société d’Encouragement de Pariscle^ ra, en juillet 1828, dix prix et une médaille d’or pour fectionnemens apportés dans différentes opérations du graphie, page 61.
- M.
- j' -itemeIlt^
- Mabru, directeur des mines de Bechelbronn, dePa . > paâe Bas-Rhin. Sa mire de nuit pour niveler dans l’obscuu ’
- 359, pl. 16.
- p.408 - vue 413/459
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-
-
- , Macarel, avocat aux conseils du roi et à la cour de cassation, ^aris. Annonce de son Manuel des ateliers dangereux, insaîu-les ou incommodes, en i vol. in-i8, page 71.
- Machines. De ce que sont les machines par rapport a l’emploi ® la force dansles travaux industriels, et en général de la ma-^re d’en calculer les effets, page 73.—La France n’est pas au ^1Veau de l’Angleterre pour la construction des grandes maclii-i cependant cette partie fait de grands pas dans le premier e ces pays, page 287.
- Echines soufflantes. Voyez Soufflets. ackintosh. Son nouveau procédé pour fabriquer de 1 acier
- en
- M
- communiquant du carbone au fer très-chaud, page 19S. adelaine, capitaine d’artillerie. Description de son four-propre à réduire les crasses de plomb, page 233, pi. 12. nuel des ateliers dangereux, insalubres ou incommodes,
- ^eau
- Ma
- U bC/iiV.1 O UUligAi 1 A/ U A y A JAUUi U LA JL V/O X/ VAL . X IA y
- tio ^ Macarel, avocat aux conseils du roi et à la cour de cassa-Annonce de cet ouvrage en 1 vol. in-18, page 71.
- ^ anufactures. Etat de prospérité des manufactures de fj ailCe) dites manufactures du règne minéral, page 209.—Idem ^Manufactures dites du règne végétal, page 269. çi Arbres. Le travail des marbres en France a subi quelques se ^eiïlenssur plusieurs points, page 222. — Depuis 1823, ou leij^°CUle eu France les marbres blancs et les marbres de cou-qu’on tirait autrefois de l’étranger, page 34a.
- ^ Artineau (John) et Smith (H. W.). Leurs perfectionnemens ^ fabrication deî’acier, pour lui donner la ressemblance de Ci des lames damassées, page 52.
- ^-CRtineau et Tayl or. Voyez Taylor.
- ^ astic minéral bitumineux, pouvant remplacer le ciment M p^enS(brns les constructions hydrauliques et autres, et que -ix Dournay prépare avec succès, page i36. çav ^mïserïe. Description de deux machines à faire des trous jj et des mortaises rectangulaires dans le bois, dont une par
- tç* *'anch et l’autre par M. Hancock, et procédé pour faire des 0îls a kiscie circulaire, page 3y5, pl. 17.
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-
-
- Meuault. Annonce et analyse de son ouvrage en un in-12, intitulé l’Art du jardinier dans la culture des arbies tiers et des plantes potagères, page i34- # , e0
- Mérinos. La fabrication du mérinos s’est bien amélioiee France, mais elle doit encore se perfectionner, page 353. ^
- Mesure de force pour les moteurs. La Société industi ^ de Mulhausen décernera, en mai 1828, une médaille à cejui 9 aura mesuré, soit au moyen du frein proposé par M. Hac«e soit au moyen de tout autre dynamomètre , plusieurs mote dont un sera, au moins, de la force de dix chevaux, etc. > P35 3l7.
- ,ficul'er
- Mesures. Notice sur l’origine des mesures, et en parl ^ sur la mesure de force appelée communément force d LiTl val, page 882.
- „ en
- Me'tiers a tisser. Description d’un métier mécamdul/ fonte de fer età mouvement de rotation, propre à tisser to , pèce d’étoffes simples ou croisées et de toutes largeurs, e° j> coton, chanvre, soie, laine, etc., par M. Debergue, page 2*; ^ 1, 2 et 3.—Tableau des prix des métiers à tisser de M.DebdS^ page 3y.—Battant élastique pour les métiers à tisser, Par^ ^ bergue, page 3p.—Notice sur l’origine des métiers à tisseï nV)ie niques, et sur les tentatives qui ont été faites pour e^^vl.e
- 4n£lfdeli
- adopter l’usage, qui est maintenant très-répandu en An& e et en Ecosse, et qui commence à se propager en France ?
- 43’ ri^ Miller (Robert) de Milton-Printfield en Ecosse. Il a P1 ja
- patente en Ecosse pour un métier à tisser dont on troUv
- description dans des ouvrages français, page 44- . ^
- Mines de Lobsann. Note sur des produits bitumineu*
- de ces mines, par M. Félix Dournay, qui en est le pr0Pr'
- page 100.
- Jp <T
- Minium. La fabrication du minium a fait en France »
- ds
- progrès, page 21 <
- Mu
- t les 8°
- de nuit pour niveler dans l’obscurité, surtou
- p.410 - vue 415/459
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-
-
- ^Co dos mines, sans calculs trigonométriques, par M. À» Ma-JU/ directeur des mines de Bechelbronn, département du Bas* page 309, pl. 16.
- Monteith. Il a fait établir à Glascow, en 1801, des métiers à 8ei qui laisseut beaucoup à désirer, page 44*
- ^^ordAnt à kon ? ^ l’usage de la gravure sur acier, par
- •jWphrys, page 3gg>
- °teurs. Description d’une roue hydraulique à augets, de 22 ^ 8 de diamètre , recevant l’eau en dessus, sous un angle de
- Cq 3/4, laquelle est munie de chaque côté, près de sa cir-erence, d’un cercle denté engrenant intérieurement un pù> 93 U ttXOnt^ sur Marbre de transmission des mouvemens, page ç 4 et 5.—La Société industrielle de Mulhausén décernera *828 une médaille à celui qui aura mesuré, soit au moyen ein proposé par M. Hachette , soit au moyen de tout autre 5 plusieurs moteurs, parmi lesquels il devra y en 11 un de la force de dix chevaux au moins, etc., page 3iy.
- déJ°ÜI AGE DE LA fonte* Fa Société d’Encouragement de Paris nei’a en 1829 un prix de 6,000 fr. à celui qui aura in-lJ10c®3é le plus simple, le plus économique, etc., pour rjp 61 en ^°nte douce des pièces destinées à un travail ulté-Ul'> page 242.
- ÎVf
- grè QtlTURE Des céueales. Cette industrie a fait de grands pro-S eri France, page 278.
- vei^0tI^EM:ENT. Description d’un moyen de transmettre le mou-N ^ Une roue hydraulique à diverses machines, page 99 >
- N,
- IN.
- Uvexte. Mécanisme à l’aide duquel s opèie m îan ^ ,
- * Yvette dans le métier mécanique de M.:Debei °longtâlîimeut J * 2 — Navette perfectionnée qui tient la trame Gll(W. pav M Deberguc, page 4DP1* 3*
- N
- IER. Scs expériences sur la résistance de diverses substan-
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-
-
- e\&
- 4l2
- «ces à las rupture causée par une tension longitudinale, P3#1 ' Nivellement. Description d’une mire de nuit pour dans l’obscurité , surtout les galeries des mines, sans calculs gonométriques, par M. À. Mabru, directeur des mines de ^ chelbronn, page 359, P1- *6.
- 0.
- est
- Oxides de plomb. L’art de faire ces oxides en France s tellement amélioré qu’on obtient aujourd’hui ces produits a tout l’éclat qu’on recherchait dans ces articles fabriques a tranger, page 218 .
- P.
- Papier. Notice sur le papier collé dans la cuve de fabricat^
- et origine du procédé à l’aide duquel on opère ce collage; P*2 ,ft • » • co *
- —Rapport à la Société d’Encouragement sur des papiers
- à la cuve , par MM. Canson , fabrieans de papier , à A11» page 255. — Depuis quelques années la fabrication du paP s’est amélioi’éeen France, page 276. ^
- Patentes. Liste des patentes prises en France et en Ai*t^e^^ en décembre 1825. — Idem en janvier et février 1826, Pa»eo ^ — ic/. en mars, page 198. —• Id. en avril et mai, page Jd. en mai, juin , juillet, août et septembre, page 322*
- Paterson. Description de sa machine soufflante à deuX lindres, l’un vertical et l’autre horizontal page in6, p^
- 0jj a«»
- Peclet. Annonce et analyse de son traité de !’éelairage? volume in-8°, Paris 1827, page aoi.
- , r priqu^1
- Peignes ou Ros. Courte notice sur une machine a ta les peignes ou ros, inventée par un Américain, page 4^* t Pelouze. Annonce et analyse de sa Botanique du drog ^ du négociant en substances exotiques, traduit dei** »
- Thompson, un vol. in-12, Paris 1827, page 134- 1*$
- , c ie b cfa 0
- Percer ( machine a). Deux machines apercer dans »
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- 4i3
- '-''Gus carrés et des mortaises rectangulaires, l’une de M. Brandi, m l’autre de M. Hancock, suivies d’un procédé pour faire des lenonsàia scie circulaire, page 371, pl. *7*
- Prrkjns (Jacob). Son procédé pour donner a l’acier fondu la
- do
- üceur et la flexibilité du fer, page 195.
- Ferles artificielles. La fabrication de ces perles s’est telle lïlGllt perfectionnée en France, que celles qu’on y fabriquent ^ confondent avec les perles véritables, page 345.
- Pie
- RRes de construction. Le travail du marbre et auties Pierres de construction a subi quelques changemens sui plu-8leurs points de la France, page 222 et 342.
- P^rres precieuses artificielles. La fabrication de ces objets des verres colorés est portée en France à un très-haut dégié perfection , page 345
- Pc a que. La fabrication du plaqué a fait en France de grands P^s et trèsuapidement depuis 1820, page 217.
- Peatre. Les fabricans de plâtre et de chaux marchent, eu
- ‘ rance
- Pl
- , suivant les erremens de l’ancienne routine, page 219. omb. Expériences faites sur le plomb laminé pour en déterminer la résistance, par M. Navier, page 112. Le tiaitement du P‘Omb en ce qui concerne le laminage et la fabrication des ^Jaux sans soudure a fait des progrès en France, page 216.
- mcription d’un fourneau propre à réduire les crasses du plomb, Pm M. J. Madelaine, capitaine d’artillerie, page 23a, pl. 12.
- P°mpe. Description d’une pompe toute en métal et a mouve ment de rotation, par M. Eve, page 180, pl. 9.
- Porcelaine. Les manufactures de porcelaine de France piocè mit mieux qu’autrefois pour ce qui concerne les frais de fabii-mtion, page 220 et 342. —Annonce et analyse de 1 ait de fabii ^porcelaine, suivi d’un vocabulaire des mots techniques, par RJ. Bastenaire-Daudenart, en un vol. in-12, page 202. Paries. On a vu à l’exposition de 1827 des poteries dignes
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- de rivaliser, et pour la qualité et pour le pris, avec ce qu i 3 1 de mieux en ce genre en Angleterre, page 344-Potter (John), de Smedley, près Manchester. Courte notice sur un métier de son invention, propre à la fabrication deS étoffes brochées et façonnées, page 5r.
- Pouzzolanes. Note de M. le général Treussavt sur la fabnca tion des pouzzolanes ou trass factices, page 54.
- Pression. Expériences de M. Navier sur des vases rompuS Pal l’effet d’une pression intérieure, page 117.
- -ggC
- Prix proposés par la Société d’Encouragement de Paris, P ^ 121 et 240. —* Prix proposés par la Société industrielle de ; hausen pour être décernés en mai 1828, page 3i3.
- Q.
- Quincaillerie. La grosse quincaillerie et laquincailleric c0îl ^ mune n’ont reçu jusqu’à présent en France aucune améfi01 tion sensible, page 213.
- R.
- Régulateur. Description du régulateur centrifuge ou « sphères et parallélogramme, à l’usage des machines à page 23, pi. 10. ^ ^
- Résistance. Expériences sur la résistance des diverses stances à la rupture causée par une tension longitudinale? P M. Navier, page 102. ^
- Rey, manufacturier , membre du conseil-général des m-
- factures. Notice sur son Mémoire relatif à la nécessite d
- , , , .„icS de?
- un édifice spécialement consacre aux expositions geneiu
- produits de l’industrie, page 262. ,ijC)
- Ridolpîii. Son perfectionnement apporté à la lithogiaP
- page59* . r les Pel"
- Roberts (Richard), de Manchester. Courte notice sni ^
- fectionnemens qu’il a apportés dans l’art du tissage, pa?e 1
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- 4i5
- Robinet à vis et à soupape pour mettre les liquides en bou-teUie? par M. Laville de Laplaigne, de Lyon, page 190, pl. B.
- Roues d’engrenage. Nouveau procédé pour mouler les roueS d engrenage sans employer de modèle divisé et denté ; par -ô* Sonoiet, commissaire des fontes de la marine royale a Rochefort, page i83, pl. 8.
- R°Ues hydrauliques. Description d’une roue hydraulique à ü§ets, de 22 pieds de diamètre, recevant l’eau en dessus, sous , angle de 5a degrés 3/4, laquelle est munie, de chaque côté, j\l®s de sa circonférence , d’un cercle denté engrenant intérieu-lent un pignon monté sur l’arbre de transmission des mou-^nensj en usage dans l’établissement de filature de MM. Gros, avdliers, Pioman et comp., à Wasserling, page 93 , pl. 5.
- ^ 1°lleaux d’imprimeur. Procédé pour composer des rouleaux lrïlPrimeur avec une composition élastique, page 391. R°üyer. Voyez Wilcox.
- S.
- g
- ^ -Vubrite. Annonce d’un ouvrage de M. Macarel, intitulé : cQiU Zt'e^ C’CS ate^ers dan8ereux f insalubres ou incommodes, jj Gnan^ Nomenclature raisonnée des lois, décrets et ordonnes relatifs aux ateliers ; un vol. in-8, page 71.
- ^0üi<pS" '^uReR)^s nos bonnes scies venaient d’Allemagne; au-pQ ^ui l’Allemagne en tire de France de plusieurs espèces, ^ Jes avoir d’une qualité supérieure, page 343.
- , Il se fait en ce moment, en France , des améliorations a raffine rie du sel à l’usage de la cuisine, page 220.
- Son appareil propre à indiquer le moment auquel, cbaudière à vapeur, la quantité d’eau est diminuée au g craindre un danger prochain , page 368, pL 17»
- pxj-jj. l’Encouragement de Paris. Indication de quelques i5l hl'°p°sés par cette Société pour être décernés en 1828, p.
- Idem en 1829, page 240;
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- H
- 3*3-
- Société Industrielle de Mulhausen. Programmes dés P1 proposés par cette Société pour être décernés en 18287 paSe
- Soierie. La soierie soutient en France son ancienne r®P^^ tion par le goût qui préside dans tous les ateliers, mais il n ^ pas eu d’améliorations nouvelles dans les procédés de fabricatl°n de ces produits, page 285.
- Sonolet7 commissaire des fontes de la marine royale à Red16 fort. Son nouveau procédé pour mouler les roues d*engi'eIia°e ' sans employer de modèle divisé et denté, page 183, pi- 8* ;
- Soude. L’art d’extraire la soude du sel marin s’est amélioie France, page 219. cV.
- Soufflets. Description d’une machine soufflante à deu* J lindres, l’un vertical ou horizontal, par M. Paterson, paoe ^
- P1- 8* fig de
- Soupapes de machines a Vapeur. Danger des soupaPc sûreté employées dans les appareils à vapeur, page 378.
- Sparterie. La sparterie figure parmi les objets que ParlS voie à la consommation du dedans et du dehors, page 277'
- Stansfeld (Ulrich). Notice sur deux patentes qu’il s es curées en 1823 et 1824 pour des perfectionnemens app°lteS métiers mécaniques pour le tissage, page 49»
- Stuart, anglais. Annonce et analyse de la traduction eu ^ çais de son Histoire descriptive de la machine à vapeur, P dées d’une introduction exposant la théorie des vapeuri3>
- Un vol. Paris 1827, page i33.
- Sucre. La fabrication du sucre a fait de grands pr°3 France depuis peu d’années, page 279 et 346. yte
- Sulfate de baryte blanc, obtenu du sulfate natif de J,
- ’ u dan*
- non épuré, et pouvant remplacer le blanc de plonm
- peinture, par M. Duesbury, page 248.
- c»
- T.
- Tannerie. La tannerie n*a presque pas fait de pr°5 France, page 286.
- ès
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- 4*7
- 'ÏApiSi La fabrication des tapis n’a pas reçu, d’amélioration eu Tfance, si ce n’est quelques efforts pour obtenir quelques gen* Ies à bas prix avec des déchets de lainage, page 285.
- Taraudage des boulons. Description d’une machine à tarder des boulons de 7 à 8 lignes de diamètre, sur 6 lignes à 6 P°ices de longueur, page 289, pl. i3.
- Taylor et Martineau, de Londres. Description d’un appa-de compression pour le gaz, de leur construction, page i6o? 7*-i-Description d’une machine à vâpcür à piston horizon-à haute pression etsans condensation, de laforce de 10 che-VaUx, de leur construction, page 223, pl. 10 et 11.
- Taylor et John. Description d’une pompe en métal et à Mouvement de rotation, de leur construction, page 180, pl. 9. Teinture. Annonce et analyse de l’Art du Teinturier, suivies l’Art du Teinturier-Dégraisseur, par M. Bergues, page 71. —“ ^ tein
- rivalité
- teinture est arrivée en France au point qu’elle n’a plus de
- à craindre de l’étranger, page 34$.
- Tenue des livres. Tableau synoptique des principes géné-ïaUx de la tenue des livres en partie double, etc., par M. Coffi,
- Thomson, anglais. Annonce et analyse de la traduction en tanÇais de sa Botanique du droguiste et du négociant en subs-tances exotiques, par (M. Pelouze, un vol. in-12, Paris 1827,
- He 134.
- , Tissage. Description d’un métier mécanique en fonte de fer et ^gouvernent de rotation, propre à tisser toute espèce d’étoffes Slï^plesou croisées et dé toute largeur, en lin, coton,chanvie, S°le, laine, etc., par M. Debergue, à Paris, page 21, pl. 1, 2 et 3. ^"Notice sur l’origine des métiers à tisser mécaniques, et sur les *6lHatives qui ont été faites pour en faire adopter l’usage, etc., He 43.— La Société industrielle de Mulhausen décernera en 1828 un prix de 5oo f. à celui qui aura livré au commerce
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- 4iS
- 3oo kil. au moins de fi] de laine provenant du mouton dit de Lancashire, propre aux harnais des tisserands;, page 3i8.
- Toiles métalliques. La fabrication de ces toiles a pl'i® 1106 grande extension en France, page 217.
- Joiles peintes. Il a ete apporté en France d’importantes aint îioiutious dans la fabi ication des toiles peintes^ jpa^c 2^*
- a la
- Tôle. Expériences faites par M. Navier pour déteiWiieV résistance delà tôle ou fer laminé, pag. 106. —Expérin,lceS dans lesquelles des vases sphériques en tôle de fer ont été loin pus par l’effet d’une pression intérieure, page 117. — L'art faire de ia tôle de fer s’est amélioré en France; on a presque p3t tout substitué le laminoir au marteau dans cette fabricati°rJ' page 211.
- Trass ou Pouzzolanes factices. Note de M. le général Trc^ sai t sur la fabrication des trass ou pouzzolanes factices, paoe
- Trefileries. Elles s’améliorent en France; on abrège Ie ^ vail en étirant le fer au laminoir en tringles rondes d’un Pe diamètre, qu’on passe ensuite à la filière, etc., page 211-
- Treussart. Voyez Trass.
- Tuiles. Y oyez Briques.
- J x ctf
- Tulle de coton. La fabrication de cet article s’est étendue France depuis 1823, page....
- ï T â~
- Tuyaux. Moyen de réunir deux tuyaux, par M. Laville ne n plaigne, de Lyon, page 192, pl. 8.
- Tuyaux de plomb. Expériences de M. Jardine, d’Bdhuhu^' sur la force des tuyaux de plomb, page 57.
- Y.
- * rp de ^
- Vapeur. Annonce et analyse d’une histoire descriptif
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- 4l9
- ^ichine à vapeur, traduite de l’anglais S.tuarf, précédée d’une Production exposant la théorie des vapeurs, suivie de la des^ ClÎPtion des perfectionnemens faits en France, et de considérions sur l’emploi de ces machines, i vol, Paris 1827, page j33—Indicateur de diverses pressions exercées dans le cylindre ^ une machine à vapeur, page 170, pi. 9.—Description d’une Pichineà vapeur à piston horizontal, à haute pression et sans c°udensation , de la force de dix chevaux, construite par Taylor et Martineau, page 223, pl. 10 et 11. — Machine à 'aPcur à deux cylindres inclinés, employée à l’excavation du, tllnnel pratiqué sous la Tamise, par M. Brunei, page 355, pl. 17. ^unger des soupapes de sûreté employées dans les appareils à
- 'aPeur, page 3^
- $ci ATJGANSO!>,r' L’idée d’appliquer un moteur aux métiers à tis-^ > pour remplacer le travail de l’homme, paraît due au cëlè-e Vaucanson , qui la publia en 1747 > page 43*
- y ^
- E*T. Singulier phénomène produit par le vent qui sort d’un l^e*-, page 876.
- pQuEîUlE* ®xP®rience fuite par M. Navier sur un tube de verre 1 déterminer sa résistance à une tension longitudinale , pag.
- *02, __|i 0 ’ 1 °
- . Ai Y a quelques changemens nouveaux et utiles dans les ‘1(îoes de verre et de cristaux en France , page 221.
- pv E^Res COLoaés. La fabrication de ces produits a fait de grands §los en France, page 346.
- Vf :
- Quinaire. Voy. Guide du vétérinaire.
- g lN‘ vin ne se fait pas aujourd’hui mieux qu’autre fois en ; mais ou eu tire peut-être une plus grande quantité , Pa8e28i.
- Yj
- p 1 Aigre ue bois. On a porté dans ces derniers temps, en de Ce ’ Lrhrication du vinaigre de bois à un très-haut point Perfection , page 281.
- ïs* Vis de sûreté qu’on ne peut enlever lorsqu’elle est posée,
- ' V>e 194, pl. 9.
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- _ fl
- Voitures a vapeur. Description d’un mécanisme propie faire mouvoir en ligne courbe un chariot à vapeur, pour legu M. W. H. James s’est procuré une patente en Angletelie* page 3oi, pl. i5*
- Young. Ses remarques sur l’origine des mesures, et en part culier sur celle qui exprime la force d’un cheval, page 38s-
- Zinc. Le laminage du zinc s’est perfectionné en IïaOce* page 216.
- W.
- Watt. On lui attribue la première idée de l’indicateui de diverses pressions exercées dans le cylindre d’une machilie vapeur, lequel est décrit, page 170, pl. g de ce volume
- Wilcox et Rouyer. Leurs moyens de recueillir et de cou
- cem
- da«*
- trer la chaleur qui s’échappe en pure perte des creusets ^ lesquels on affine la fonte pour la réduire en fer, aulTl0* du charbon de bois, page 292 , pl. i4*
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- EXPOSITION DE 182.7.
- y°'ci les récompenses accordées par le Roi à Foc-Casion de l’exposition :
- croix d’honneur.
- €ha
- MM.
- aUX (Pierre), manufacturier de draps à Sedan.
- ^ou'îept0t P®re’ maître de forges à Yierzon (Cher*). ïlozerar^0nne1’ manufacturier d’étoffes de soie à Nîmes.
- P„,r 1 ,arder (Raymond), manufacturier de tapis et drans à Tours. C^eba^fiiateui-desotekLyon. ; '
- .fi ingénieur, fabricant d’instrumens de mathématiques à >j,1 aris.
- (^erfe)> manufacturier de draps k Elbeuf. l)e§ . (Uavid), manufacturier de draps k Castres. Be|[üaiIiF^‘rjCfI-Gazeaux (Edouard), manufacturier de faïence à Creil.
- nge (Pierre-Louis), conseiller du roi au conseil-général des D^-ulactures.
- CftutIe-e’ fabricant de bronzes k Paris,
- Sla l0n,(Jacciues), directeur des travaux de la manufacture des b aces a Paris,
- RAPPELS DE MÉDAILLES d’oB.
- Division des tissus.
- nM,M- .
- Pçîp^lang fils aîné , k Paris.
- V eller (Henri), k Saint-Quentin, Aisne.
- Ch116 Pérenne et fils , à Roubaix, Nord.
- M ^0îl.e.Yî Leutner et comp., à Tarare , Rhône. 4*grin père et fils, k Tarare , Rhône.
- Rouleau et Jourdain (Frédéric), k Louviers,Eure.i père et fils, k Sedan, Ardennes. l el; l’aîné, k Louviers, Eure.
- Po,ayaxix fr®res , k Sedan, Ardennes, repart de Neufflize et fils, a Sedan, Ardennes.
- Cu-u\~Gridaine et Bernard (J.-BapQ à.Sedan, Arden.
- a' fl (Anne-Yeaute), k Castres, Tarn.
- Q e frères et comp., k Beaumont-le-Roger, Eure. esué (Mathieu), a Elbeuf, Seine-Inférieure.
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-
- 4 a*
- Doyen oncle et neveu, à Foulonval, Eure-et-Loir. eati
- Pen ault de Jotemps , Montanier et Ce, propriétaires dü'tro I de Naz, arrond. de Gex, Ain. ,
- Le comte de Polignac , à Outrelaise , près Caen , Calva Guérin Philippon, à Lyon, Rhône.
- Chuard et Delore, à Lyon, Rhône.
- Ajac et comp., à Lyon, Rhône.
- Séguin et Yéménitz, à Lyon , Rhône.
- Saint-Olive fils, à Lyon , Rhône.
- Moreau frères, à Chantilly, Oise.
- Bosquiilon, à Paris.
- Poyedebard, à Lyon , Rhône.
- Rocheblave et comp., à Allais, Gard.
- Pillet aîné et fils, à Tours, Indre-et-Loire.
- Division des minéraux et des métaux.
- Bréant, à Paris.
- Risler frères et Dixon, à Cernay, Haut-Rhin.
- Garrigou , Massenet et C®, à Toulouse, H.-Garonne.
- Ruffié, à Foix , Ariége.
- Saint-Bris, à Amboise , Indre-et-Loire.
- Moumonceau père et fils et Ce, à Orléans, Loiret.
- Leclerc etDequenne, à Raveau, Nièvre*
- Mouchel fils, à l’Aigle, Orne.
- Roswag (Augustin), à Schelestadt, Bas-Rhin.
- Frichot, à Paris.
- Japy frères, à Beaucourt, Haut-Rhin.
- Division des machines.
- Poupart (Abraham), à Sedan, Ardennes. ^
- Division des instrumens de précision et des instruifle1ïS musique.
- Lerebours, à Paris.
- Cauchoix , à Paris.
- Division des beaux-arts.
- Thomire et compagnie, à Paris.
- Galle, à Paris.
- Cahier, à Paris.
- Odiot fils, à Paris.
- Fabre, à Paris.
- Henry Didot, à Paris.
- Fauconnier ,*à Paris.
- Division des poteries.
- Utzschneider, à Sarguemines, Moselle.
- Nast frères, a Paris.
- La manufacture royale des glaces de Saint-Gobin ,
- Aisne.
- Godart, à Baccarat, Meurthe.
- Chagot et compagnie , à Paris.
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-
-
- 423
- Division des arts divers.
- «anssmann frères , à Logelbach, Haut-Rhin. Hofer (Jean) et eorap., a Mulhausen, Haut-Rhin, gauler père et fils, à Choisy-le-Roi, Seine. iorne hls, à Hallines, Pas-de-Calais.
- MÉDAILLES d’oR.
- Division des tissus.
- Mm.
- Dollé (Alexandre) , à Saint-Quentin, Aisne, chlumberger (Nicolas), àGuebwiller, Haut-Rhin, et Fournier, à Paris.
- ^léreinbault et Lecoq Guibé, à Alençon, Orne.
- ercier père et fils , à Alençon, Orne.
- I rfau aîné, à Troyes, Aube.
- 0ri§ oncle et neveu , à Rouen, Seine-Inférieure. ei’naux père et fils, à Sedan , Ardennes. .. .
- ^lavigny (Louis-Robert) et fils, à Elbeuf, Seme-Infeneure. j,Urgis (Pierre), à Elbeuf, Seine-Inférieure.
- ages (Jean-Louis), à Carcassonne , Aude.
- > eariot frères, sœur et comp., à Reims , Marne.
- vicomte de Jessaint, préfet de la Marne, à Beaulieu, Maine, la comtesse du Cayla, à Saint-Ouen. aisiat (Etienne), professeur de fabrique à l’école spéciale de fOfttmerce de Lyon, Rhône.
- P a* et Devernay, à Lyon, Rhône.
- °rderier et Lemire , à Lyon, Rhône. p3.ran père et fils et comp., à Lyon, Rhône.
- ame, Dautencourt, Garnier et comp., à Lyon, Rhône. j^°UxCarbonnel, à Nîmes, Gard. vv1*® Carpentier, à Bayeux , Calvados. eûeyrouse et Gossen, à Paris.
- Division des minéraux et des métaux.
- ^ Marbre et marbrerie, autre minéraux.
- ugens et C«, à Totdouse, Haute-Garonne, rv (Métaux.)
- ^ebladis, Auriacombe, Guérin jeune et Bronzac, à ïmphy, Nièvre. v.rerejean (George) et fils, à Pont-l’Evêque , Isère.
- anby et Wilson , à Carrières-sous-Charenton, Seine.
- «^•gnes et fils, à Fourchambault, Nièvre.
- Musseau, à Paris.
- ebuyer oncle et neveu, à La Chaudeau, Iïaute-Saone.
- £e daron Falatieu (Joseph), à Foutenay-le-Ch&teau , Vosges.
- ^Verrière et Gentelet, à Lyon , Rhône.
- °ülaux aîné et comp., à Molsheim, Bas-Rhm.
- . Division des machines.
- CalL î. Ti- •
- Cglfi
- ler (•! ohn), à Paris.
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-
-
- Division des iristrumens de précision et des ipstrumens
- musique,
- Erard, à Paris.
- Pieyel, à Paris.
- B regu et > à Paris.
- Perreiet, à Paris.
- Pons, à Saint-Nicolas-d’Haliermont, Seine-Infér.
- Gambey, à Paris.
- Division de chimie,
- Vîcat et comp., à Paris.
- Crespel Delisle, à Arras, Pas-de-Calais.
- Appert, a Paris.
- Derosue (Charles) , à Paris.
- Division des beaux-arts,
- Benière, à Paris.
- Firmin Didat père et fils, à Paris.
- Division des arts divers,
- Léger Didot, à Jendheure , Meuse.
- Javal frères et comp., à Saint-Denis, Seine.
- RAPPELS DE MEDAILLES d’ARGENT,
- Division des tissus,
- MM.
- Sallandrouze-Lamornaix, à Aubusson, Creuse.
- Rogier ( Théodore ), à Aubusson, Creuse.
- Reine, à Paris.
- Benoist, Mérat et Desfrancs, à Orléans, Loiret. . ,et
- Deloynes, Benoist, Rallier, Dujoncquoi et C*, à Orléans, k011 Forster-Stair, à Paris.
- Leboucher-Villegaudin , à Rennes, Ille-et-Vilaine.
- Joubert, Bonnaire et Giraud , à Angers, Maine-et-Loû’^* Vaultrin et Ce, à Senones, Vosges.
- Leblanc ( Julien-Thimothée ), à Lille, Nord.
- Desfresches et fils, à Elbeuf, Seine-Inférieure.
- Fonsés ( Guillaume ) , à Carcassonne, Aude.
- Martin This et Ce, à Buhl, Haut-Rhin.
- Aynard et fils, à Mont-Luel, Ain.
- Rose Abraham frères, à Tours, Indre-et-Loire»
- Muret de Bort, à Châteauroux, Indre.
- Badin aîné et Lambert, à Vienne, Isère.
- Faulquier ( Fulcrand ) à Lodève, Hérault.
- Bacot et C®, à Paris.
- Jacquet, Demay et C®, à Orléans, Loiret.
- Mlle Armfield, à Loches et à Châteaurenaud» Indre-et-L0 Devilleneuve et Mathieu, à Lyon, Rhône.
- Reverchon ( Paul ) et frères, à Lyon, Rhône.
- Carcassonne frères, à Nîmes, Gard.
- David Verdier, à Montpellier, Hérault.
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- b'o- - ^r>
- Mî! Cr§ne’ a Bans-
- fi, , ar(l Letertre, à Paris»
- jpe etc», à Paris.
- ' nje y® Legrand-Lemor et O k Paris. lQes Manceaux, à Paris.
- Gui
- Division des minéraux et dès méïaüXx
- 4Ü, Couturier et C«, à Paris.
- K,7ot père et fils, à Vierzon, Cher.
- Sip^f’ a Crozon, Indre»
- ^ivalr* CS à Bèze’ Côte-d’Or.,
- 4jj s"Omda ( Auguste) , à Gincla, Aude.
- Ï^ü Per* et C*> à Pamiérs, Ariége.
- *8*°* ^ôres, Calame et Salins, à Hérimoncourt, Doubs;
- « Pont-St-Ours, Nièvre.
- Èoii • Barterans et de Yelloreille, à Chenecey , Doubs s Saim1^ frères, à Badonvillèrs, Meurthé.
- GfrUàParis.
- Wrd»* paris.
- Hw™’ lP?ris*
- î>„_ ,at’ a Pans.
- C^Paris.
- ^ûst et ^rar<f> a Thiers, Puy-de-Dôme.
- ' lembruu, à Thiers, Puy-de-Dôme.
- Division des machines.
- à Paris.
- baK^CIiel<^er et comp., à Paris»
- *bo>y et corop., 5 Paris.
- vision des inslrumens de précision et des instrumens fi ,, de musique.
- ÏW Blanchet > a Paris»
- ^P^àParis. à Paris.
- Cr-nn, à Paris»
- Jec?e7n’àParis»
- S&yi Paris.
- Bord pe:e’ a Paris.
- er~»darcet, à Paris»
- ^ Division de chimie.
- Or,,?1 et fôs, à Montpellier, Hérault.
- bfsr’ ? Paris. B
- ^stiv^0161,^ fîe pBe-des-Cygnes, à Paris» .
- ^«v,Uî'?,ebraux ’ a Civet, Ardennes. ïlarPiUv 1S a“1®» à Givet, Ardennes.
- ^ 7 a Paris. are> à Paris.
- Ja„ , _ Division des beaux-arts.
- ac°b DemaUer, à Taris.
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- 4 26
- 'Werner, à Paris.
- Aucoc, à Pariai Ravrio, à Paris.
- Lebrun, à Paris.
- Legrand (Marcellin), à Paris.
- Thompson, à Paris.
- Engelmann, à Paris.
- Motte, à Paris.
- Simier, à Paris.
- Division des poteries.
- De Saint-Cricq, àCreil, Oise.
- La manufacture de glaces deSaint-Quirin, Meurthe.
- Division des arts divers.
- Beauvisage et comp., à Paris.
- Caron Motel, à Beauvais , Oise.
- Lefevre-Jacquet aîné, à Beauvais, Oise.
- Ziegler-Greuler et comp., à Guebwiller, H.-Rhin.
- Barbet (Henry) et comp., à Déville-lès-Rouen, Seine-InférieUr,ev Grégoire, à Paris.
- Vauchelet fils et sœur, à Paris.,
- Pelleteveau frères, à ChâteaurenaudIndre-et-Loire. Wallcer (John), à Paris.
- Noirot et Ferret, à Niort, Deux-Sèvres.,
- Schmuek, à Paris.
- Georger, à Strasbourg, Bas-Rhin.
- Jacquemart, à Paris.
- MÉDA1IÆES d’àRGENT.
- Division des tissus.
- MM.
- Henry aîné, à Soissons , Aisne.
- Trotry-Latouche, à Paris.
- Polino frères, à Paris.
- Bietry (Laurent), à Montmartre, Seine.
- Veuve Delloye et fils, à Cambrai, Nord.
- Heilmann frères et Ce, à Ribeauvillé, Haut-Rhin.
- Gombert père et fils, à Paris.
- Gombert fils aîné, à Paris.
- Baumgartner (Daniel) et Cgnie, kMuIhausen , Haut-Rhin. • Schlumberger Steiner et Cgnie, àMulhausen, Haut-Rhin* Ziegler Greuter et Cgnie, à Guebwiller, Haut-Rhin.
- Lemetayer (Victor), à Fécamp, Seine-Inférieure.
- Cordier et Cgnie, à Paris.
- Schmid et Salzmann, à Ribeauvillé, Haut-Rhin.
- Kaiser (Xavier), à Ste-Marie-aux-Mines, Haut-Rhin»
- Sénéchal et Cgnie, au Grand-Couronne, Seine-tnfér.
- Dublaing Estabel père et Cgnie , à Douai, Nord.
- Fabre Chiboust et Cgnie, à Paris.
- Béchet (Etienne) et Cgnie, à Sedan, Ardennes,
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- (Nicolas) père et fils, à Sedan, Ardennes. ,
- "Crtèche Lainbquia et fils, à Sedan, Ardennes. jWccurt père et fils, à Sedan, Ardennes.
- ^anssen, à Sedan, Ardennes.
- ~‘erc neveu, k Louviers, Eure.
- Restât fils, à Louviers, Eure. _
- ^sfrèches et Chennevière, a Louviers, Lu,-e. ^efdrueetChauvreulx, àElbeuf, Seme-Infeueur i°urangin frères, àBourges, Cber.
- ;)0gue et Levard, à Enfernel, Calvados.
- ^irault-Fournil, a Limoux, Aude. ç'Sgly-Roux et Cgnie, k Paris. . -
- ^bert Lucas et Louis Ternaux, k Reims, Marne.
- I^ve Henriot et fils, à Reims, Marne.
- Qarbonuaux Denizet, à Reims, Marne. eboulienois, k Paris.
- *a»iieron fils, k Paris.
- ourgeois, k Rambouillet, Seine-et-üise. , r Versailles ,
- Monceau, ingénieur en chef des ponts-et-chaussees
- Seine-et-Oise.
- . atheyon et Bouvard, k Lyon, Rhône.
- Didier-Petit, k Lyon, Rhône. A
- >.r°Sset, Tanaron et Ripert, k Lyon, Rhon«*
- ' aille Pierron et Cgnie , k Lyon, Rhône.
- . Minier frères, k Lyon, Rhône, l °rfouillet et Cgnie, k Lyon, Rhône.
- 7utet et Rochon, k Lyon, Rhône. a vldtiillière et Mourron, k Lyon, Rhône,
- J*Ur'z, k Ptoueu, Seine-Inférieure.
- I °guin et Cgnie, k Lyon, Rhône. „ .
- jé^ibart jeune et Grégoire aine, a Nîmes, rar ï)°nX Cac^eL a Nîmes, Gard.
- ^edeaux et Cgnie, a Metz, Moselle.
- B }eime, k Nancy, Meurthe.
- albâtre, k Nancy, Meurthe.
- > ’Stton, k Chantilly, Oise.
- hospice de Pontorson, Manche.
- Allard, à Sèvres, Seine-et-Oise.
- A^nné (Etienne) et Cgnie, k Paris.
- ^bert (Frédéric) et Cgnie, k Pans. jUlUerat et Desolme, k Paris.
- . eimequin et comp., k Paris.
- Lappetit et Cgnie, k Paris.
- .Afiolet (Eugène), k Paris. . -, A
- ÿîSociété anonyme de Marc-en-Barœul, Noid. jidelot frères, k Paris. , „ »•
- P°bler (Henri) et Ronchaud (Emile), aTenay, Am. t^ardiu frères et Cgnie, k St-Rambert, Am.
- ;uiu ireres et ugme, a oi-ixaiuoci etssier-Ducros, k Yallerangue, Gard.
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- Chartrcm père et fils, k St-Vaîlier,. Drôme.
- Dez-Maurel, k Dole, Jura.
- Dupré, à Lagnieux, Aiu.
- Division des minéraux et des métaux* Marbre et marbrerie ; autres minéraux. Layerle*Capel, à Toulouse, Haute-Garonne.
- Thomas Dequesne et de Couchy, k Paris.
- Boudon (Félix), k Chassai, Jura.
- "Vallin père et fils, k Paris.
- Métaux.
- Martin (Emile) et comp., k Fourchambault, Nièvre. Gauthier de Claubry et comp., k Bercy, Seine.
- Hue , k Laigle, Orne.
- Schmidt, k Paris.
- Dessoye etPaintendre, kBreuvannes, Haute-Marne. Mongin aîné, k Paris.
- Colliau .(Valentin) et comp., k Toutevoie , Oise. Mignard-Billange, k Belleville, Seine.
- Saulnier, k Paris.
- Metcalfe (S. D.), k Meuîan, Seine-et-Oise.
- Scrive frères, à Lille, Nord. /
- Fouquet (Paul), k Paigles , Eure.
- Sirhenry, k Paris.
- Gavet, k Paris.
- Gillet, k Paris.
- Taillandier-Aimard, k Thiers , Puy-de-Dôme. Cardeilhac, à Paris.
- Fourmand (Louis-Bertrand), k Nantes , Loire-Inferieure» De Raffin jeune et comp., k Nevers, Nièvre.
- Lepage, k Paris.
- Benette, k Paris.
- Pottet-Belcusse, à Paris.
- Division des machines*
- Debergue et comp., k Paris.
- Dietz fils, à Paris.
- Moulfarine, à Paris.
- Pihet frères, k Paris.
- Révillon (Thomas), Mâcon, Saône-et-Loire.
- Rollé (Frédéric) et Schwilgué, k Strasbourg, Bas-Rhin» Favreau , k Paris.
- Kermarec , k Brest, Finistère.
- Division des instrumens de précision et des instriM musique.
- Dietz (Christian), k Paris.
- Domeny, k Paris.
- Thibout, k Paris.
- Willaume., à Paris.
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- 429
- ÏMabbayé, a Paris, îftotel, à Paris.
- Lerthoud, a Paris.
- Leshays, à Paris.
- Ramier, à Paris.
- Wesche, a Paris*
- gagner, a Paris.
- pincent Chevallier et fils, a Paris*
- Lomel-de-Mont, a Dole , Jura.
- Division de chimie.
- ^ Société des mines de BouxvviHers, Bas-Rhm.
- Lonton-laPBUlardière , a Rouen , Seine inferieure, ÿfebvre et comp*, à Wazemmes , IMora.
- ^enséaet Lajonkaire , au Petit-Mont-Rouge, Seme.
- °nnemain, à Paris*
- Ledru, à Franviliers , Somme* ÿilien, à Paris.
- Ronchon , a Lyon, Rhône.
- «ourget, à Lyon, Rhône.
- Division des beaux-arts.
- pÿangé, à Paris.
- Vhristofle, à Paris, hornagnesi, a Paris.
- ^allet et Hubert, a Paris, enchère et Fossey, a Paris. tri^Lelat-Gallien, à Paris.
- ‘nioud, à Paris. yrquin, à Paris.
- ‘nard, à Paris.
- "tortelècjue , à Paris. rapelet, à Paris.
- Division des poteries<
- *i°ntems, a Choisy-le-Roi, Seine.
- Louault-Wieland, a Paris.
- Division des arts divers•
- Larori-Langlois fils , à Beauvais , Oh® '.
- ^nierry-Mieq, à Mulhausen, HauMxhm. _
- gnlie et Grevemcli, » Sorel,Em-e-et-Lmr. deBoai
- u«’and (Jean-Nicolas) et Georgeon au iüouji
- Charente.
- RAPPELS DES MénAILSES UE BRORZE
- Division des tissus.
- , MM.
- ^jrent (Henr'ri, a Amiens, Somme. n-
- Llumberger père et fils , à Nogent-les-Vierges, One.
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- 43o
- Mestivier et Hamoir, k Valenciennes, Nord.
- Mm» Ve Saint-Marc, MM. Porleu et Teliot, k Rennes, IU0'el" laine.
- Assv Guérin fils et Givelet, à Reims, Marne.
- Moiin et comp., à Dieu-le-Fit, Drôme.
- Grand frères et Prades, à Bédarieux, Hérault.
- Couchonnat, à Lyon, Rhône.
- Martin frères, à Nîmes, Gard.
- Puget, à Nîmes, Gard.
- Veaute et comp., à Nîmes, Gard. ;
- Farel fils, à Montpellier, Hérault.
- Valat (Philippe), à Montpellier, Hérault.
- Hullot-Larminat et Prat, à Paris.
- Galon frères, à Paris.
- Douinet et comp., à Paris.
- Bardel, à Paris.
- Sambuc et Noyer, à Dieu-le-Fit, Drôme.
- Gobert, à Paris.
- Division des minéraux et des métaux.
- Lenoble, à Paris.
- Partarrieu, à Paris.
- Hildebrand, à Paris.
- Waddington frères , à St-Remy-sur-Avre, Eure-et-Loir* Mentzer, à Paris.
- Dumas et fils, à Paris.
- Les forges de Moncey, Doubs.
- Bouffon, à Sauxillange, Puy-de-Dôme.
- Billod, à Laferrièie-sous-Jougues, Doubs.
- Nicod, à Fin-des-Gras, Doubs.
- Thirion (J.-Nicolas), à St-Sauveur, Meurthe.
- Porlier, à Paris.
- Toussaint, à Paris.
- Leiris, à Paris.
- Sénéchal, à Paris.
- Mme Ve Charles, à Paris.
- Bergougnan, à Paris.
- Treppoz, à Paris.
- Prélat, à Paris.
- Lamotte, à St-Etienne.
- Division des machines.
- Beugé, à Paris.
- Cartier, à Paris.
- Didiée, à Paris.
- Fossey, à Paris.
- Tissot, à Paris.
- Division des instrument de précision et des instruNen
- musique.
- Clément, à Paris.
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- 431
- j^rron, à Besançon, Doubs. îleariot, à Paris.
- . Division de chimie.
- j^pech, au Mas-d’Àsile, Àricge.
- JaCedes salines de l’Est, à Dreuze, Meurthe. ye«iarson, à Paris.
- jJQcent et comp., à Yaugirai’d, Seine. eri>m, à Paris.
- «‘reschal, à Paris.
- ^otJen, à Paris.
- e Grouvenain, à Dijon, Côte-d’Or.
- Division des beaux-ctrts.
- yrÿin5 h Paris>
- O,lheste» à Paris, eïiedey, à Paris.
- p. Division des poteries.
- p* evt (Eaurent), à Orléans, Loiret. p^lT^et -^rnoux> 'l Toulouse, Haute-Garonne.
- Pili'61’ * Lunéville, Meurthe.
- F°ëcy> Cher\ v Uesvignes, à Pans.
- Utoo> à Paris.
- f. Division des arts divers.
- L ^Provins, Seine-et-Marne. _
- fjoi6 Sinronneau, à Etampes , Seine-et-Oise.
- ^ |!0a (J.-Ch.), à Lonjumeau, Seine-et-Oise. ha U\e^ ^^dor, à Châteaurenaud, Indre-et-Loire.
- Gadet, à Montpellier, Hérault.
- V-,tiIlî1eau bis aîné, à Poitiers, Yienne.
- laYet'C!artois’ a Earis*
- ® Eelleville, Seine.
- hac°rt ^s, a Paris.
- Atu?Ura^e (Henri) et Ce, au moulin de Lacourade, à Paris.
- Sav^ier? à Paris.
- $av ^esafc> a Paris.
- lesse (Martin), à Nevers, Nièvre.
- MÉDAILLES DE BRONZE.
- x Division des tissus.
- Bel,
- iltuDUf/>rTFa§^J a Tours, Indre-et-Loire.
- Hore] , res> a Autun, Saône-et-Loire.
- tv FaF°riue) Ariége. î\wT etru*ssai'd, à Caen, Calvados.
- iWZnlet COn^r h N^es,Gard.
- <<a S0 Altlomas)> a Nantes, Loire-Inférieure, j Clété anonyme pour le lin filé à a mécanique
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- Delecroix (Edouard), à Lille, Nord.
- Crespel-Destcmbes, à Lille, Nord.
- Lemeneur* à Yimoutiers, Orne.
- Bruneel et Callemieu, à Lille, Nord. ^
- Faucomprez, à la Bassée, Nord.
- Çasiez-Dehollain, à dfambrai, Nord.
- La Société d’Ourscarnp, sous la raison Rougemont et comp*» Yallée (Severin), à Paris.
- Dulud frères, a Carlepont, Oise.
- Rafine (Noël) et comp., à Meaux, Seinë-et*Marne.
- Mieg (Charles), à Mulhausen, Haut-Rhin*
- Reber (George) et cbmp., à Ste-Marie-aux-Mines , Haut-B.h,n* Curvu de Surmont, à Roubaix, Nord*
- Delobel de Surmont, à Turcoing, Nord.
- De Buchy (Jean-Bapt..),à Turcoing, Nord.
- Bardel et comp*, à Yersailles, Seine-et-Oise*
- Claisse qt comp., à Sedan, Ardennes.
- Beuvart Lenoble , à Sedan, Ardennes.
- Paret j®, Castel etC®, à Sedan, Ardennesi Gastine fils, à Louviers, Eure.
- Viollet et Jeuffrain, à Louviers, Eure.
- Gaultier (Henri) et Lenoble, à Elbeuf, Seine-Infér*
- Descoings flls^ àMouy, Oise.
- Laperine (Dominique), à Carcassonne, Aude*
- Sompeyrac aîné, à Cenne-Mouesties, Aude*
- Richard (Jean-Bapt.) et comp*, à Paris.
- Broyon, à Paris*
- Legrand Rigaut et comp*, à Reims, Marne.
- Gillard et comp*, à Reims, Marne.
- Le marquis de Porterat, à Mardereau, Loiret.
- Le vicomte de Turenne, au ministère de la guerre,
- Hennet, à Paris*
- Faciot (Robert-Charles), à Montmartre,Seine»
- David et Danghien, à Lyon, Rhône*
- Burel et Beroujon, a Lyon, Rhône.
- Turbë (Charles), à Lyon, Rhône.
- Joyard etDambuant, aLyon, Rhône*
- Walter et Joyeux, à Metz,Moselle.
- Monteux et "Vidal, à Nîmes, Gard*
- Bousquet Dupont,à Nîmes, Gard.
- Miné, à Paris.
- Laruaz-Tribout.
- Cardin Meauzé, à Paris.
- Paysant (Paul), à Caen, Calvados.
- Mlles Beauguillot, à Caen, Calvados.
- Mme Armand, à Paris.
- Yidecoq-Tessier, à Paris.
- Fabien-Pillet et comp*, à Paris.
- Mme Valin-Bimont, à Paris.
- L’Institution des jeunes aveugles, à Paris.
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- Wsney, à Paris J^liguon fils, à Paris.
- J^suaaj a Paris.
- ^lailet, à Lyon, Rhône.
- Ufand frères, à Lyon, Rhône, yevosl, à Paris, à Paris.
- r^rÜQ père, à Moulins, Allier. .
- ^üampoiseau (Noël), a Tours, Iudre-et-Lone.
- .J91* aîné, à Paris,
- i Relier de charité de Valognes, Manche.
- ^ ateliers de charité de Montebourg7 Manche, ^herand, Dubois et comp., a Maizans, Iseie.
- Division des minéraux et métaux.
- Marbre et marbrerie ; autres minéraux, ^['ConneM et comp., à Bélesta , Ariége, et à Mérial, Aude.. * faunes, Aude.
- SocS^’iParis-
- ÎJnk, 6 hïi°njme de Montev-N,-Dame, Ardennes,
- Êer .CL« Paris. J
- a. fans.
- lisent (Victor), à la Bastide-sur-ITIers, Ariége, l'ijL.5 a Jf Bastide-sur-l’Hers, Ariége. e*c Lyquem, à Paris.
- laS0
- Métaux.
- anutentiondu plomb, a Chchy-ia->
- °ciété anonyme pour la j^reune, Seifie. ïiévfrin’ a Toulouse, Haute-Garonne.
- Cart’aUU aîné> a Paris.
- Av ler et Guérin, à Paris. ÿ«ly, à Paris.
- M«nC.U> a Paris.
- l{y.le..Ve Dietrich et fils, à Niederbroun, Bas-Rhm.
- a Paris, lli^u11 ’ a Pans*
- Paris.
- bae doublât, à Abainville, Meuse.
- ^lic},0l??aSîl'e des forges de la basse Indre.
- el jeune, aux forges de Corbançon, Indre. Scouy pi™.— x commune St-Tr<
- n, luuic. ,
- de St-Iront et commune de
- ^Suoux et comp., à Grège.
- v,LuZorn, Lot-et-Garonne. . Haute-Saône.
- >latieu (Joseph-Louis) , a PoiA-du- 1 ^c,er du Bas-Rhin.
- v°ciété anonyme sous la raison ï abi iq ,
- alond (Victor), kSt-Clah-sur-Gah^e, Doubs.
- fte V^Baxerel et fils, a La^e-sous Jo g .
- obilier (Célestin), a Lagrand-Conibe, D
- /H'fi, à Paris.
- (tousser à p-,rî<5
- ^chand et Yanhoutem, a l’Aigle, Orne.
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- 434
- Vuilquîn, à Paris.
- Chatelard et Perrin, à Lyon, Rhône.
- Denimal et Miniscloux, a Valenciennes, Nord.
- Yallier, à St-Denis, Seine.
- Sirot fils, à Valenciennes, Nord.
- Lemire (Noël), à Clairvaux, Jura.'
- Joly, a Paris.
- Thiry, à Metz, Moselle.
- Bécasse, à Paris.
- Lepaul, à Paris.
- Roussin, à Paris.
- Vallon, à Paris.
- Touron, à Paris»
- Frestel, à St-Lô, Manche.
- Dauris-Fumaux, a Thiers, Puy-de Dôme.
- Soûlot, à Paris.
- Greiling (Henry), a Paris.
- Laporte, à Paris.
- Villenave, à Paris.
- Deschamps ( Paul ) et O , à la Charité-sur-Loire , Nièvre* Delarue, à Paris.
- Lacompar etCe, à Pîancher-les-Mines, HauteSaône.
- Zanole aîné , a Orléans, Loiret.
- Antiq, à Paris,
- Guaita (À.) et O, à Zornhoff, Bas-Rhin.
- Blanchard, à Paris.
- Cessier, à Paris.
- Delebourse, à Paris.
- Lelyon, à Paris.
- Division des machines.
- Middendorp et Gaultier-Laguionie, à Paris.
- Bernard-Gilet et fils, à Sedan , Ardennes.
- Chardron ( Maxime-Anne ), à Sedan, Ardennes. Davenport, à Rouen, Seine-Inférieure.
- Thonnelier, à Paris.
- A vit aîné, a Paris.
- Delaveye (Auguste), à Clichy-la-Garenne, Seine,; Dioudonnat, à Paris.
- Farcot, à Paris.
- Odobel, à Paris.
- Clerc (Armand), à Paris.-
- Division des instrumeris de précision et des instrU musique.
- fjiens
- de
- KlepfFer, à Paris. Endres, a Paris, Bernhardt, à Paris Wetzel, à Paris. Challiot, à Paris.
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- 435
- ^ckers, à Paris, kaprevotte, à Paris, y^ary (Antoine), à Paris.
- J^efebvre , a Paris.
- ~°defroy, à Paris.
- Hebert, à Paris.
- *ravan, à Paris, rocot, a Paris.
- ^lot et Chaponnel, a Paris.
- compagnie Cahier, à Paris. _
- ^evallier, à Paris, tour de l’Horloge du-Palais. tabouret, à Paris, rocchi, à l’école Polytechnique.
- UrUen, k Paris. t
- Ue^ines, à Paris.
- Division de chimie.
- vaillant, à Paris. uben et C*, àMaugirard, Seine.
- 3rtier fïis et G!-ieu? à Paris.
- P 0r et Bonnaire, à Paris.
- Y a?Us5 à Paris. . f. .
- gfebure et Barthélemy, à Rouen, Seine-Inférieure.
- ^Huial, au Grand-Gentilly, Seine. pre°et, à Rouen, Seine-Inférieure. j.at*ze, àWazemmes, Nord. pUPré fils et Ge, à Paris.
- 's;?Ux etC*, à Paris.
- B a Paris.
- Pedreux, à Paris.
- (Joseph-Achille), à Lampertsloch, Bas-Rbîn. P eerier (Adrien), a Paris. j**»bacérès, a Paris.
- v f-?r«nd, à Marseille, Bouches-du-Rhone.
- ^gnières, a Toulouse, Haute-Garonne. jJespel-Piuta, à Arras, Pas-de-Calais.
- . asson, à Pont-a-Mousson, Meurthe.
- ..^üré, à Pont-à-Mousson, Meurthe. jdvergiej^ à. Paris.
- ourget a]n(^ ^ parjs>
- °Urnay5 à Lobsann, Bas-Rhin.
- Division des beaux-arts.
- . °Uf, à Paris. veaudry, à Paris. y et>0Tl fils aîtiié, a Paris, ïf Hiest, k Paris. v.ertholon, à Paris.
- Haine, à Paris. eyrat, à Paris.
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-
-
- ïsnard de Sainte-Lorette, à Paris. Panckoucke, à Paris.
- Godard fils, à Alençon, Orne. Langlumé, à Paris.
- MUe Fromentin, à Paris.
- Division des poteries,
- De Saint-Amand, à Passy, Seine.
- Langlois, à Bayeux, Calvados.
- Leguay, à Commentry. Allier.
- De Violaine, à Prémontré, Aisne. Bourguignon, à Paris.
- Lauçon père et fils, à Paris.
- Division des arts divers.
- Jacquet (Louis), à Paris.
- Reber, Mieg et C°. à Mulhausen, Haut-Rhin.
- Basyle (E) etC®, à Versailles, Seiue-et-Oise.
- Piinont aîné, à Rouen, Seine-Inferieure.
- Pimont (Prosper), à Darnetal, Seine-Inférieure.
- Soucin et Lavocat frères, à Troyes, Aube.
- Leglâtre, à St-Brieuc, Côles-du-Nord.
- Trempé aîné, à la Villette, Seine.
- Delacre, à Dunkerque, Nord.
- Nathan eî Beer, à Lunéville, Meurthe.
- Atramblé, Briot etC®, à Paris.
- Vernetfrères et C®, à Paris. vAnoR^ ’
- Le comte de Ligneville et Ferry'Millon, à Souche-d -Vosges.
- Roulhac aîné, à Limoges, Haute-Vienne.
- Baudoin, à Paris,
- Mm® Breton, à Paris.
- Tavernier, à Paris. „„
- o de ï° .
- Récompenses accordées en exécution de Varticle o ta0'
- dormance royale du 4 octob. 18-26, aux artistes et v0leS facturiers dont les produits nJétaient point susc F dxétre exposés séparément.
- M.Burdiu, ingénieur au corps royal des mines , en stati011 le département du Puy-de-Dôme. — Médaille d’argent* jne' M. Leblanc, professeur de dessin au Conservatoire des a1 tiers, à Paris.—Médaille d’argent. _ .
- MM. Casalis et Gordier, mécaniciens à St, Quentin, AïSI ~ daille d’argent. . . paris' ^
- M. Rouflet ( Jean-Baptiste ) , menuisier-mécanicteoj
- édaille de bronze.
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- IMPRIMERIE DE SEtt-101115'
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