L'Industriel
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- (9e VOLUME. ) cM?û , S3„.
- JOURNAL
- ft,INCIPALEMENT DEST1NE A RÉPANDRE LES CONNAISSANCES UTILES A ^'INDUSTRIE GÉNÉRALE, AINSI QUE LES DÉCOUVERTES ET LES Pf-RFECTlONNEMENS DONT ELLE EST JOURNELLEMENT L’ORJET.
- QUELQUES OBSERVATIONS
- SUR LA FABRICATION DU SUCRE DE BETTERAVES.
- PAR M. DE BEAU JEU.
- (Suite.)
- ^ ai décrit les méthodes qui nie semblent les plus avanta-8euses pour ja cu\tul-e en grand de la betterave à sucre, etdela ^oière de la récolter. Les betteraves arrivent ainsi à la s*i-eile prêtes à être employées, et ce qu’il y a de mieux à faire, obt^6 *6S 1 aPei a mesure ^eur ari'ivée. De cette manière on fab*ent ^US sucre et aveC P^us Mais dans une
- ^ ^rJCadon un peu considérable , on ne peut espérer de tout Un 1C^ler a-nsi 7 B devient donc indispensable d’en conserver Partie, et c’est là un des grands inconvéniens, car il est onstant qUe ja betterave perd tous les jours de ses qualités ^.les ayoir employé successivement ou simultanément les lo- Moyens de conservation, en cave, en magasin, en es ^couvertes de terre, en petites ou en giandes masses,
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- j’ai reconnu que le plus avantageux serait d’avoir quelqueî magasins pour les betteraves que l’on consommera les pre" mières à la fin de la récolte, et de renfermer le surplus dans des tombes, où elles paraissent se conserver plus saines que de toute autre manière.
- Les magasins què je conseillerais seraient d’une petite section, avec une grande étendue en longueur, mais divisés par des murs de séparation , de manière à ce que chaque divisi00 n’eût qu’envirou douze pieds carrés sur une hauteur de a 16 , avec Une bonne couverture en paille ; il serait utile deleS construire de manière à pouvoir entamer chaque division pal‘ le bas , et vers le milieu du tas, afin de communiquer d0 mouvement à toute la masse, dès le moment où on Tentai06, Ces mêmes magasins serviront à conserver le marc de beùe' raves en fermant hermétiquement l’ouverture du bas. II eSt bon d’établir à volonté un courant d’air au travers de chaq06 tas et de pouvoir l’intercepter de même. On aurait soin de 0e pas mêler les betteraves recueillies par un mauvais tenups> elles devraient être mises séparément de manière à ce qu’00 pût les consommer les premières. Quant à celles que l 011 conserverait en terre, je vais décrire ce qui m’aie mi00* réussi.
- Bans un texrain de nature saine, à proximité delàsucrer!6' et un peu en pente s’il est possible, on cretise un espace de ^ à 8 pieds de largeur sur une longueur indéterminée, à de0* pieds de profondeur perpendiculaire, en rejetant la terre d6® deux côtés. Les betteraves y sont jetées à nu sur la terre f ct lorsque le tas arrive au niveau de la surface du terrain, 0îl commence à faire deux talus d’environ 45 degrés dJincli°al* son, ce qui se fait au moyen de betteraves tassées à la mai0 1 les autres se jettent pêle-mêle au milieu. A mesure que le ta^ s’élève d’un pied, on tasse sur les côtés de la terre à un pje d’épaisseur en suivant la même pente • on arrive ainsi aU sommet, que l’on achève plus tard d’enfaiter avec la teVie que Ton creuse sur les côtés. La manière de faire ces tains 60 terre n’est pas indifférente; ainsi, eu se contentant d’app*1'
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- quer la terre avec la bêche, contre les betteraves , et la frappât ainsi pour la serrer contre le tas, on ferait de très-mau-vais ouvrage, et c’est pourtant l’idée qui se présente la première aux ouvriers. Les pluies survenant, affaissent bientôt la terre qui se crevasse de tous côtés et demande alors un nouveau travail.
- Le moyen qu’il faut employer est de disposer ia terre par couches horizontales, en la frappant et tassant perpendiculairement, comme si l’on élevait un mur vertical. L’épaisseur la couche doit être d’un bon pied , prise perpendiculaire-“mut au côté en talus , et l’on doit la former par grandes longueurs à la fois, afin d’éviter les reprises. De distance en dis-tance, on place au milieu du tas de petits fagots debout, pour &ire autant de cheminées par lesquelles s’élèvent les vapeurs humides qui s’exhalent de la betterave , on couvre ensuite ces Petites
- ouvertures avec une planche inclinée en forme de to‘t. A. quatre ou six pieds plus loin, on ouvre une pareille ^0Sse, et ainsi de suite. Cet espace intermédiaire se creuse en *°ssé, en conservant la même inclinaison que celle du toit de *a tombe, ce qui procure un écoulement facile aux eaux plu-
- viales.
- ^*a pente du terrain étant dans le sens de la longueur de ces lombes , l’eau ne peut y séjourner, et j’en ai vues dont l’eau 801 tait quelquefois de la grosseur du bras , par le bout infé-leur> et dont les betteraves, aux mois de février et mars , se trouva parfaitement fermes et de belle apparence ; celles du ^ a sont même meilleures que celles du toit qui végètent antage. Lorsque le terrain est assez sain et d’un travail fa-» ces tombes ne sont pas très-coûteuses et contiennent une Sramle quantité de betteraves, ainsi qu’il est facile de le cal-l* On sait qu’un mètre cube contient environ 800 kil. de
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- eraves.
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- s’? en râpant de suite environ la moitié de la récolte , Mettant à peu près un quart en magasins, que l’on peut bâtir n bons murs de pisé, et couvrir en paille à un pied d’épais-le reste se conservera très-bien pour la dernière fabri-
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- cation dans les tombes dont je viens de donner la description. Si quelque partie venait à se gâter, parce que les betteraves y auraient été' renfermées trop humides, il serait facile de s’en apercevoir à Todeur par les cheminées, et l’on pourrait détruire de suite le foyer de fermentation avant qu’il ait pu s’étendre.
- Dans lés magasins où les betteraves sont entassées à un® certaine épaisseur, il s’exhale une vapeur humide assez considérable , et il en résulte qu’une couche de la superficie est constamment mouillée. S’il survient des gelées qui pénètrent dans le bâtiment, ces betteraves mouillées gèlent avec la plus grande facilité. C’est pour cela que je conseille une bonne couverture en paille d’un pied d’épaisseur. Toutes les ouvertures étant bien closes, et en supprimant toute espèce de courant, la gelée pénétrera difficilement. On peut encore f dans ce cas, tasser un rang dé gerbes de paille sur les betteraves^ l’humidité s’y arrêtera, les betteraves resteront sèches dessous et préservées de la gelée. Un plancher n’est pas bon, en ce qu’il intercepte l’évaporation, il s’établit une sorte de distillation qui retombe sur le tas , et entretient une humidité nuisible aux betteraves et ait plancher. Celles qui sont dans les tombes ont cet avantage que la terre qui les recouvre absorbe cette humidité sans occasioner de pourriture, et sous ce rapport cette couverture est préférable à une voûte on à un plancher.
- Il importe beaucoup, pour la conservation des betteraves? de faire attention à leur état au moment de la mise eu magasin. Les betteraves doivent être sèches, et pour cela être restées quelque temps sur le terrein avant leur chargement. Cependant je ne, conseillerais pas la méthode décrite dans r°u' vrage de M. Dubrunfaut, qui consiste à les mettre en taS isolés dans les champs, cette main-d’œuvre me paraît entièrement inutile ) en lesjetant à droite et à gauche pendant l’operation du décolletage, on en forme ainsi des lignes ou rangeeS assez espacées pour le passage des voitures, elles représentent alors les rangées de gerbes que l’on dispose dans les cha&V*
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- P°ur le chargement des voitures. Dans cet état, les betteraves Peuvent mouiller facilement par la pluie $ mais elles sèchent aussi fort promptement.
- Je regarde encore comme avantageux que les betteraves soient renfermées par un temps plutôt froid que chaud, et elles conservent une température à peu près uniforme. eanmoins le moyen indiqué par M. Dubrunfaut ne me semble pas devoir être adopté, il en signale très-bien lui-, Pleine les inconvéniens.
- T°üt en reconnaissant le principe bon en lubmême , je rc-S^ide 1 emploi d’un calorifère et la circulation de l’air échauf-oomme pouvant devenir très-nuisible en cas de négligence, e* Je préféré,d’établir à volonté des circulations d’air en temps °Pportun, dont le résultat peut être presque le même, sans Cn avoir les inconvéniens, et avec beaucoup plus de simpli-c^é et d’économie.
- des objets qui jusqu’à ce jour me semble avoir été traité ta manièi’e la plus vague , et qui pourtant est d'une assez grande importance, est la question économique de culture. En e^et> il importe de savoir positivement ce que coûtent les ^eUeraves au fabricant agriculteur, ce qui est le cas le plus ordinaire, et que d’ailleurs je regarde comme préférable. Chaque fabricant a donné un compte de sa culture. M. Du-ruufaut, dans son ouvrage , cite ceux de dix fabricans, tous ^fférens , et il croit, en les rapprochant ainsi, et en pre-üaiU une moyenne du résultat, se trouver assez près delà Vei'*té. Pour moi, je trouve que , loin d’éclairer la question, c est au contraire l’embrouiller. Comment en effet baser un calcul sur d’autres calculs qui n’ont aucune base connue? Cha-des fabricans donne une évaluation de chacune de ses dépenses ou de ses travaux j mais la base du calcul de chacune ces dépenses n’étant pas connue et pouvant être diffé-
- erite, comuieut pouvoir comparer les divers résultats entre eux?
- Aiosi, par exemple , si je prends l’article des engrais , je les ^'0ls figurer dans le compte de M. Chaptal peur une somme
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- de i5o fr. l’hectare, dans celui de M. Crespel pour 55 fr* 80 c., à celui de M. Gafler je trouve 116 fr. 3o c., à celui de M. le duc de Raguse 70 fr- Le général Préval ne compte que 29 fr. 45 c. pour les fumiers, y compris les semailles j enfin M. Masson ne porte à cet article qu’un zéro. Que conclure de ce* prix différens? pas même que les betteraves de M. Chaptal soient plus fumées que celles de M. Masson. Pour le savoir, il faudrait connaître le nombre de quintaux de fumier mis dans chaque champ, soit à la culture de la betterave, soit aux cultures précédentes.
- En citant le compte de M. Chaptal, je ne le crois cependant pas exact de la manière dont le présente M. Dubr-unfâut} car je pense que ce compte a été établi primitivement sur l’arpent royal, qui est à l’hectare à peu près comme 1 est à 2, et non sur l’arpent de Paris , comme 1 est à 3, ce qui modifie singulièrement ce compte, et le rend plus vraisemblable dans chacune de ses parties. J’en dirai autant du compte de M. Gre-net-Pelé.
- Les labours, hersages, sarclages et binages présentent également des différences difficiles à expliquer, manquant des documens nécessaires. :
- Il me paraît donc impossible de rien déduire de positif de pareilles données ; les sciences veulent aujourd’hui plus d’exac-titude. Ce ne sont pas des évaluations que l’on demande, on veut des élémens certains d’après lesquels on puisse vérifie*' soi-même les résultats annoncés. Tout, en agriculture comme dans les autres sciences, doit être soumis à un calcul rigoureux.
- Je prendrai les élémens de mes calculs dans ma propre culture ; on verra alors sur quelles bases reposaient ces calculs, et chacun sera à même soit de les vérifier, soit de les modifie*' dans quelques parties, suivant sa propre position.
- Si, en effet, je me bornais à rapporter succinctement q**e les betteraves, après m’avoir coûté dans les premières années de culture 10 fr. le millier, ne me sont ensuite revenues q1* a 0, à 5 et à 4 fr., souvent même à moins , je prouverais bie*1
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- le mode de culture, l’habitude, le nétoiement des champs, mfluent considérablement sur les résultats ; mais on ne pour ra*t conclure de là si mes betteraves me reviennent plus ou *n°m$ cher qu’à tel ou tel autre fabricant. Il faudrait pour cela ehe sur que les bases des calculs sont les mêmes , car y a-t-il rien plus facile que de présenter un compte d’une culture isolée sous un point de vue nuisible ou avantageux. Une cul» ture quelconque ne peut être envisagée d’une manière isolée; J1 faut nécessairement la rapprocher et la rattacher aux cul-hires antécédentes et subséquentes.
- ‘^1 dans un bon terrain, dès long-temps en bon état de cul» tUle> je mets une forte quantité d’engrais pour y faire des bet» Graves, et qu’après les betteraves j’ensemence du froment Sans autre addition d’engrais , je pourrai avoir une bonne ré-c°lte de froment. Si maintenant je prélève sur ma x'écolte de etteraves la valeur totale des engrais mis dans le terrain , et ® k* bonne préparation donnée à la terre, il est évident qu’il n Y aura plus à la charge de la récolte de blé que les frais ^ Uri seul labour, facile, et de la semence. Le produit net de 111011 blé sera nécessairement au-dessus de ce qu'il doit être tellement; car, sans le fumier donné à la culture des betteraves, la récolte du blé eût été fort médiocre. Si, au contraire, J® Prépare la terre pour du froment par une jachère et une fiirnure complètes , et si je fais supporter tous les frais à ma rec°He de blé, je pourrai l’année suivante , et sans addition ^ engrais, obtenir une récolte de betteraves assez bonne, la-^Itielîe n’aura à supporter que les frais de deux labours des se» Vailles et des autres cultures ordinaires pendant la végétation cette racine.
- ns cette seconde supposition, la betterave paraîtra obte» nue à un pr;x inférieur à son prix réel; en effet, sans la bonne P^paration donnée à la terre , et les engrais mis au blc, les teraves n’auraient pu réussir.
- Ou voit déjà que, pour comprendre quelque chose auxdif-eiens comptes dont j’ai parlé ci-dessus, il faudrait demander à chacun de ses auteurs quelle partie des engrais il affecte à la
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- culture de betterave. Est-ce ia totalité ou seulement une partie ? et, dans ce cas, quelle aliquote ? Egalement pour les labours, binages , etc., à quelle époque de la rotation se trouve placée la betterave? combien on a mis de fumier, et quelle valeur on assigne à ce fumier? Mais ensuite la valeur des la' bours se modifie, même dans chaque exploitation, suivant le-bon ou le mauvais emploi du temps des animaux de trait, ce qui fait que la journée de travail de chaque cheval peut être évaluée à un prix plus ou moins élevé.
- Si l’on veut calculer rigoureusement, il faut connaître tous ces élémens. On voit déjà comme la question se complique ; mais il ne faut pas craindre de l’aborder franchement, et chercher à la résoudre complètement. Tel est mon but, afin de répandre un peu de jour sur cette partie obscure, et pourtant tellement importante , qu’elle peut déterminer à entreprendre ou à rejeter un établissement de sucrerie.
- Je vais donner divers comptes de culture sur plusieurs champs, que je prendrai dans des positions variées plus ou moins favorables. On verra ainsi combien les circonstances peuvent modifier plus ou moins les résultats.
- Le pays que j’habite est un pays de petite culture; les terres y sont divisées par champs d’étendue assez bornée, et entourés de haies et de fossés. Le terrain est en outre très-tourmente, et présente souvent des coteaux très-rapides; aussi la nature de la terre change à chaque instant. Mon exploitation se trouve dans une partie fort élevée du Perche, et naturellement froide et tardive. Je prendrai le relevé de chaque champ isolément; on ne peut calculer un peu rigoureusement dans cette localité qu’en morcelant ainsi. Je donnerai le compte de champs fumés avec des fumiers, et d’autres fumés avec îa poudrette, d’autres enfin sans fumier; les uns semés surplace, les autres transplantés d’après le procédé que j’ai indiqué. Je rapporterai exactement le nombre des différentes journées de bœufs, d’hommes, de femmes employées à chaque partie du travail ; j’y joindra: le prix auquel chacune de ces journées me revient, j’indiquerai toutes les hases de mes évaluations *
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- de cette manière, si j’erre dans quelque partie de mes calculs, chacun sera à même de redresser les erreurs, et chacun dans 8a localité pouna établir des calculs exactement comparables aux miens.
- Mon exploitation est entièrement desservie par des bœufs , clUl font tous les labours et charrois.
- En consultant mes tableaux pour l’année de culture dont je donne les résultats, je trouve une moyenne de douze bœufs de travail pendant toute l’annee. Je vois également ^ue dans l’année, deux mille quatre cent-vingt journées. i\‘i de bœufs ont été employées utilement, ce qui fait environ 200 Journées utiles pour chaque bœaf. Répartissant sur ces 200 Journées, la somme totale du coût des bœufs en nourriture, *°ins, remplacement, etc., je trouve que pour cette année , a journée du bœuf me revient à peu près à 2 fr. Je porterai One 2 fr, pour chaque journée de bœuf. Les journaliers se
- paient cha<
- 9o c. pendant l’hiver, et 1 fr. pendant l’été, je porte ^aa<Iüe homme au prix de 1 fr. Les femmes gagnent 5o c. en ,Ve* et 60 c. Pété, leurs journées seront comptées à 60 c.
- Jes e,)grais, comptés par quintaux de cent livres, se com-f °8jn^ ae fum*ers de bœufs , vaches et moutons ; je les con-rai dans mes calculs, quoiqu’ils soient exactement séparés nieS tableaux. J’en estime la valeur à 8 fr. la voiture de totaux, ou 4o c. le quintal.
- poudrette que j’e nploie quelquefois me revient toute P^êpatég à 2 fr. le demi hectolitre , je la mets dans la ligne Reraves dans les champs que je n’ai pu fumer.
- env' COrtlPîe Par arPent do 100 perches, la perche de 22 pieds j. °n le demi-hectare. Les récoltes sont indiquées par mil-j e livres, ou 5oo kilogrammes. s,,t j C0EUlriencei'ai P31' cm champ nommé le Champ-Fille. Situé pose °1TLrn't,é d’un coteau , en face du nord-est, il se com-Calca' Une terre un Peu forte, caillouteuse, reposant sur le 11 e’ ‘loi daus une partie se montre à la surface. La moi-Cn Pente assez rapide. Sa contenance est de 2 arpens et
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- demi. J’observerai pour ce champ, comme pour les autres, que le voisinage des haies qui sont très fortes, n’est pas ensemencé sur une assez grande largeur, étant d’ailleurs très peU productif, ce qui fait une perte proportionnellement d’autant plus grande, que le champ est d’une moindre étendue. Ici, Ie compte la totalité de la superficie.
- Ce champ avait porté l’année précédante du froment, non fumé, succédant à une récolte de betteraves fumées à raison de 20,000 l’arpent. Les betteraves ont été plantées un peü tard , du 20 au 22 juin , environ un bon demi-arpent n’a nen produit autour des haies, et dans une pointe de mauvais terre.
- PREMIER COMPTE.
- Compte de culture du Champ-Fille, 2 arpens ij2.
- 240 quintaux de fumier de bêtes à cornes, estimés 4° c* quintal, font 96 fr. Il s’agit de savoir quelle part de ce fu' mier doit être assignée à la culture de la betterave. Celui fiul a traité cette question de la manière la plus exacte est san* contredit le savant agriculteur Thaër $ et en suivant ses prin* cipes sur les degrés de fécondité contenue dans le sol, celle ajoutée par les engrais, les labours, etc., les degrés de fécondité absorbée par telle ou telle plante , suivant aussi la quant1 * *' té de la récolte, on arrive à des résultats certains. Les calcul* pourraient me mener trop loin, et pour plus de simplicité je prendrai pour règle le tableau de distribution donné par ^e traducteur de Thaër, M. Crud , agronome distingué, qui s est particulièrement occupé de cette partie. Ce tableau (i)est basé sur les principes de Thaër, et les propres connaissance8 de M. Crud. Il y assigne pour la première culture de la bette
- (1) Economie de l'agriculture, par le baron L. V. B. Crnd. In-i°.Ge,î^ ’
- 1820. Chez Paschoud, libraire. Tableau de la distribution des travaux
- engrais, page 378.
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- lave *l4 du fumier. Ainsi le quart de 96 étant de 24 , je por-
- terai
- en compte. .............................24
- rier et épaudre le fumier, 5 journées de
- 4 60
- 10 5o
- i3 20
- 21
- 60
- Char:
- l,oeuf> ^ journées d’homme et 9 journées de femme,
- <îUl d après l’évaluation ci-dessus énoncée forment
- Un tota^ de 18 fr. 40 c., dont le quart pour lés bet-leraves, ci.......................................
- Labours préparatoires, 8 bœufs, 5 hommes, en t0ut 21 fr* Suivant le tableau précité, moitié de cettè 0atine doit être affectée aux betteraves, ci.
- Pour la plantation des betteraves derrière la char-’ 3e trouve 22 journées de femme à 60 c. ; i3 fr.
- 3qc p 7
- • '-•et article en entier pour les betteraves, ci. .
- Labours de plantations, 17 bœufs, 8 hommes,
- ^°ut 42 fr. Moitié pour les betteraves , ci. . lnages et sarclages, 32 femmes, 19 f. 20 c. Cet
- ctant pour moitié , ci.....................
- ec°lte comprenant les frais pour arracher, cou-ei ^os collets, nétoyer les racines prêtes à être em-^eesî cet article fait à prix d’argent a coûté. rausp0rt comprenant la rentrée.................14
- Plant.
- ^^Yant fait le relevé de tout les frais relatifs au le J P0Vu sa culture, sa préparation, conduit dans g aoip ? ayant divisé la somme totale par le nom-sais ^ aiPens qui ont été plantés pendant toute la ^ P 31 ai trouvé qu’il avait coûté sur le pied de , * Pac arpent planté. Telle est la base de mon
- eVaWi0n.
- e total des frais se monte comme l’on voit à la s°miue de
- Eu
- comptant sur un produit de 20,000 livres l’arpent, e assez ordinaire $ car dans une bonne terre, sans être a fr ’ °n aura't 5o milliers , le millier reviendrait alors àj 1 ' c. à peu près.
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- Je n’ai réellement récolté que 26 milliers par suite de causes défavorables, et la qualité de la terre 5 le millier m’a donc réellement coûté 5 fr. 28 c. environ.
- Je ne fais pas entrer en compte le prix de loyer de la terre, je compte comme propriétaire les seuls frais de fabrication.
- Il est facile dans chaque localité de les y comprendre. Daus la mienne , chacun de ces arpens vaudrait au plus 20 à 24 fr*’ et 5 à 6 fr. d’impôt. Ce serait 75 f. à ajouter aux frais qui se monteraient aloi's à 212 fr. 48 c. Le millier, au lieu de revenir à 2 fr. 76 c., reviendrait à 4 fr. 25 c.
- On voit dans le premier compte que les frais sont de 54 98 c. l’arpent.
- Je vais maintenant donner les comptes de champs dans deS circonstances différentes.
- DEUXIEME COMPTE.
- Le champ de tEnclose comprend 7 arpens' et demi. U,lC moitié environ est une terre argilo-calcaire, l’autre partie oue terre plus légère et fraîche , poussant beaucoup d’herbe* champ était, l’année précédente, partie eu blé de mars, par' tie en avoine, sans fumure. La moitié avait donné deux J’e' coites depuis le dernier fumier, et l’autre quatre récoltes-fumier mis pour les betteraves ne l’a été que sur une moit,e du champ. Les bases des calculs seront les mêmes que dans cas précédent.
- Engrais, 200 quintaux Bœufs, hoinm. femm. 80 f. Le i|4 20
- Charrier, épandre. 2 2 4 8f. 40. Le n4 2 \o.
- Labours préparât. 27 14 » 68 f. La 1 [2 34 4°
- Plantation . . 69 • ♦ » • • 41
- Lab. de plautat. . 55 27 . . 137 f. La ip 68 50
- Binages, sarclages. . . CO mf. La ip 55 50
- Récolte . 64 30
- Transport 58
- Plant 3o "pi
- Total des frais. 4 373
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- Un produit de 20 milliers l’arpent, donnerait, pour le ehamp^ i5o milliers. Le millier reviendrait alors à 2 fr. 49 c.
- La partie du champ fumé ne fut planté que très-tard, ^ute de fumier, la plantation fut achevée seulement le 2 a°ut. La récolte fut de 104 milliers , ce qui porta le millier à 3 59 c.
- Uans ce compte , les frais sont de 49 f. 85 c. l'arpent.
- TROISIEME COMPTE.
- vais établir maintenant le compte d’un champ d’une bonne terre légère, un peu pierreuse , bien exposée, terrain ayant du fond, en bon état de longue main, bonne terre a betteraves.
- Le champ d’un arpent, entouré de haies où se trouvent de Brands arbres qui lui font beaucoup de tort, avait rapporté ^ année précédente du plant de betteraves et du plant de c°La; puis, dans la même année, une récolte d’herhe-fourrage.
- ^oici son compte de culture :
- Lngrais, 35o quintaux bœufs, hommes, femmes. 35
- Lharrier, épandre, 6 2 10 10
- Labours .... 12 6 » i5
- Semis 1 2 » 4
- Liages .... » » 60 18
- Récolte et charroi. 12 7 et 17 f. enarg. 48
- draine. .... » » » 6
- Total des frais. i36
- La récolte a été de 63 milliers. Les frais répartis portent le millier a environ 2 fr. 17 c*
- Le charnu avait été semé au semoir , en rangées espacées de 9 pouces, dont moitié a été enlevée entièrement pour plant.
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- QUATRIEME COMPTE.
- Culture du champ du Bois,
- Ge champ ? de la contenance de 11 arpens , est assez vane pour la nature du terrain, fort médiocre ; terre froide et sans fond , une partie en coteau aride regardant le nord. Il avah porté l’année précédente une assez bonne récolte de seig^e avec demi-fumure.
- Engrais, poudrette, dans la ligne (89 % hectol.) 89
- bœufs, hommes, femmes.
- Labours préparatoires 65 35 ». 82 5o
- Plantation . . . . » » 66. . 39 60
- Labours de plantation. 55 ^ ». 68 5 0
- Binages » 5 i54. . 48 7°
- Récolte ; . ; » ». 67
- Transport . . . . » » ». 67 20
- Plant .*.... » » ». 44
- Total des frais..............5o6 5o
- Un produit de 20 milliers l’arpent donnerait 220 millier5 > et le millier reviendrait à 2 fr. 3o c. La récolte n’a été que de 120,000, ce qui donne pour le millier 4^22.
- Les frais sont ici de 46 fr. 4 c. l’arpent.
- Ces exemples, je crois, doivent suffire pour bien comprend1'6 le moyen d’établir ces comptes d’une manière exacte et co&' parable pour toutes les exploitations; je pourrais y joindre des comptes extrêmes; ainsi, par exemple, sur un vieux saifl' foin retourné au printemps seulement par un double labour sans engrais, les betteraves semées surplace, vinrent extréflae' ment grosses; et, pour ainsi dire sans soins, la récolte futcofl' sidérable et les frais extrêmement médiocres. Au contraire
- (1) J’entends par double labour deux charrues se suivant dans la Toê^ raie; la première écroute seulement le terrain, la seconde va plus at*ot et ramène la terre au-dessus.
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- dans un autre petit champ , bien préparé , bien fumé , en bonne terre à blé bien exposée, les betteraves semées surplace levèrent bien , furent sarclées, binées avec soin, les frais se Montèrent à 77 fr. l’arpent, la récolte manqua totalement, et les très petites betteraves qu’on y récolta revinrent à a3 fr. 10 Ie millier tandis que celles dont je viens de parler coûtèrent à Peine 1 fr. 5o.
- Mais ce ne sont pas les cas extraordinaires qu’il faut exami-ner> mais bien ceux qui peuvent se présenter tous les jours et SUr toutes les exploitations.
- ^ ai dû choisir des exemples de comptes de culture dans des c*s différens, mais de ce petit nombre d’exemples il ne fau-d»ait pas tirer de moyenne, qui ne serait pas exacte. Le prix tooyen pour chaque exploitation sera toujours singulièrement toodiflé par les circonstances accessoires, indépendantes de habileté de 1’ agriculteur, telles que la qualité moyenne des terres, leur exposition, le prix de la main-d’œuvre, et l’adresse ouvriers.
- dois prévenir sur quelques conclusions que l’on pourrait bier de mes calculs. Ainsi, par exemple , le dernier compte P°Ur le champ du Bois porte 48 fr. 70 c. de frais de binage ^0llr U arpens. Mais un autre champ attenant à celui-là, Contenant 1 2 arpens , n’a coûté que 21 fr. 5o c. de binages. Il * et® planté de la même manière , et à la suite de l’autre. La l‘érence provient en grande partie de cette différence d’é-P^que de plantation. Le dernier champ planté fut pris par la ^cheresse, les betteraves n’en reprirent pas moins bien • mais a terre fraîche labourée fut brûlée par le soleil, ne produisit -Pas d’herbe, et les binages se trouvèrent convertis en partie en de simples émottages peu coûteux.
- ^ Je conclus de cet exposé, qu’il est d’une grande importance ass»gner d’une manière certaine la véritable valeur de la t erave dans un assolement quelconque, c’est-à-dire le prix ^ elle coûte au cultivateur j que, pour cela, et pour avoir des cuts comparables, il est essentiel de partir de bases cer-taines , connues , et d’employer partout les mêmes élémens.
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- J’ai tâché d’expliquer clairement le mode de calcul à employer pour parvenir à ce résultat. Il est facile , suivant les positions particulières , de faire figurer dans les comptes telle ou telle partie que j’ai omise n’étant pas générale, comme on peut également en omettre d’autres, sans que pour cela les compte* en soient moins clairs et faciles à comprendre.
- Jusqu’à présent, chacun s’était borné à donner son évalué' tion, sans qu’il fût possible de deviner sur quoi elle reposait? et souvent elle était faite par simple aperçu et sans calcul préa* labié bien exact. C’est d’après ces évaluations arbitraires que M. Dubrunfaut a cru pouvoir établir que la betterave revenait au fabricant cultivateur au prix moyen de Sfr. 80 c.le millier* On a vu, d’après les comptes ci-dessus, que le millier peut ne coûter que 2 f. 7 5 — 2 f. 49 — 2 f. 17 c. — 2 f. 3o c. Je les évalue ordinairement à 4 fr. j je porterai ce prix à 5 fr. pour évaluation dans les comptes que j’établirai pour la fabrication non que je prétende que ce soit le prix marchand de cette r®' cine, mais bien comme le prix de fabrique auquel elle revie111 à l’agriculteur manufacturier.
- J’observerai que je compte toujours sur des betteraves né’ toyées dans les champs, et qu’ainsi ma récolte est réellement de 6 à 7 pour cent en plus que celle mentionnée par les autre* fabricans qui font nétoyer dans les ateliers.
- Je vais maintenant passer aux procédés de fabrication.
- {La suite au prochain numéro.')
- MÉMOIRE DESCRIPTIF
- DU
- MOTEUR TOURNANT SOÜS L’EAU od MOTEUR-LABORDE-
- ( Article communiqué par M. Laborde. )
- On peut considérer qu’il existe en France un emploi de or ce hydraulique équivalent à celle de cent mille chevau**
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- no*wbre des moteurs bien établis n’est pas encore bien con-Sldérable; ou peut même affirmer qnc la majeure partie n’u-^ilise pas la moitié de la force dépensée. Et si on considère les ïQconvéniens des localités, on en trouve un grand nombre qui chôment une partie du temps, soit parce que les roues sont tteyées par les crues des eaux, soit par les glaces. On peut en-'C0le remarquer que, si plusieurs usines sont établies sur un Ia^rtle cours d’eau, la mauvaise disposition des roues occa-s,°Qe souvent des procès entre les divers propriétaires} de ^Us ? Un propriétaire de cours d’eau est souvent embarrassé ^°Ur ^ distribuer à plusieurs locataires. Ou peut citer pour ^xemple les chutes du canal Marie-Thérèse à Saint-Maur, Pres Paris.
- P“a chute est de trois à quatre mètres, mais la Marne est su-^ette à monter quelquefois même jusqu’à quatre mètres au-susde son niveau ordinaire. Dans ce cas, une roue verti-^ opiacée pour les plus basses eaux sera submergée.Il faudrait nc établir des roues qui pussent s’élever avec leur coursier, , ^ serait dispendieux. De plus, cette force, qui est de trois HUatre cents chevaux, doit être subdivisée en plusieurs d est même certain que la distribution serait très-dif-e> pour ne pas dire impossible. En effet, à droite et à fauche, en amont (]es écluses, sont établies deux prises d’eau.
- Cl111 de ces canaux doit être subdivisé en autant de petits ^Qaux qn’q sera établi d’usines. Mais comment affirmer que
- s cbacun de ces petits canaux l’eau passera avec la même vitesse a r ., , . , ,
- • « est-on pas ronde a croire, par exemple, qu un con-
- naire de vingt chevaux, abusant de la faculté de lever et de recevoir dans sa roue la quantité d’eau équiva-tiel ^tlente chevaux, ne le fera pas , bien que son canal par-rer ^ etabli en rapport avec la force concédée ? Si pour pa-üsine ^ *ncouvcnient r oa établit que l’eau aille à chaque c°ncéd^ar ^®verS0lrs proportionnels en largeur aux forces Ce ^ d arrivera, en ce cas, que pour que chacun prenne cntre\ *** aPPartâent, on perdra en chute la hauteur qui existe e dessus du déversoir et le niveau des eaux du canal de
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- distribution. Cette disposition seule, incontestable, ferait p®*'" dre au propriétaire l’équivalent de 3o et 4o chevaux de $a force initiale.
- Donc tout ce qui peut apporter amélioration à cet état de choses doit attirer l’attention des propriétaires et locataires de cours d’eau ; aussi la société d’encouragement, dans sa sollicitude , a-t-elle appelé l’attention des mécaniciens sur o11 point aussi intéressant, en offrant une récompense de 6000 fro qui sera décernée, dans la séance générale 4du deuxième se' mestre de i832, au concurrent qui aura le mieux mérité.
- Le moteur tournant sous l’eau, pour lequel il a été délivi’e un brevet de quinze ans à M. Laborde , vient satisfaire au* besoins de cette partie de l’industrie. Ses principales propriété sont:
- i° De tourner sous l’eau, indépendamment des variation® des niveaux, ou, pour mieux dire, dés crues d’eau;
- 20 D’être à l’abri des glaces, étant constamment au-dessou* de la surface de l’eau ;
- 3° D’être peu dispendieux, puisque tout le mécanisé consiste en un plateau fixé à un arbre vertical, deux palets* mobiles, et un plan incliné fixé dans la maçonnerie ;
- 4-° D’être d’une durée presque illimitée;
- 5° D’être peu volumineux ;
- f>° De mesurer exactement l’emploi de l’eau ;
- 70 D’utiliser la totalité de la chute ;
- 8° D’approcher plus que toute roue verticale du maxii*10*** d’effet;
- 90 De produire de suite une grande vitesse.
- Telles sont ses principales propriétés.
- EXPLICATION DES FIGURES.
- le
- Le plan joint au présent mémoire représente le cas 00 moteur serait placé en aval.
- Fig, 1 , a est un récipient cylindrique ouvert en b Ÿ°u l’entrée de l’éau et en c pour la sortie. Une séparation ( cloison e sépare les deux ouvertures pour déterminer 1eaU
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- .... '9
- fne le tour du récipient.Un plan incliné^(fig. j et 2), en fer 0r8e, est fixé sur la cloison et sur le fond du récipient. Au centre dudit récipient est fixée la crapaudine g. h est la vanne , en avant est une grille pour arrêter les ordures, i est Un c°uvercle en fonte ayant deux ouvertures destinées à recevoir les palettes j, qui se soulèvent au moyeu du plan in-ne S en tournant sur le boulon k. L’arbre vertical l est aJUsté avec le couvercle au moyen de plusieurs clés , et tra-veisé par Une j,rociie> 0 et p ne sont que des transmissions ^ mouvement. Fig. 3 est une vue en élévation du chapeau et Spn arbre vertical. On remarque aux points m, m, des vis meesà régler le point de descente des palettes, afin qu’elles ne Gainent pas sur le fond du récipient. On aperçoit en q un cercle en fonte dont on ne voit que la section ; on le voit éga-ent dans la fig. 2. Ce cercle doit être placé et fixé dans la ‘hure que l’on remarque au tour du récipient fig. 1.
- ^*8* 4 est une vue en plan de ce même chapeau. 11 est représenté d’un côté avec une palette et de l’autre avec une ^•tié de l’enveloppe e’ dont le dessus est sensé enlevé. Cette enveloppe f qUj d0jt être en tôle, se compose de deux parties attachées par des boulons sur ledit chapeau , et le dessus repose SUr le cordon que l’on voit à l’arbre vertical. Ces deux demi-®°veloppes s’attachent ensemble par des brides. On a négligé e les indiquer dans le plan comme détail superflu pour les
- ^iciens.
- P*
- *8* 5 et 6 représentent la coupe du couvercle, celle du et celle de la crapaudine. On remarque que cette cra-Pa^dine est composée de deux pièces : Tune, intérieure, qui etre en cuivre dur : et l’autre , extérieure, qui doit être
- CH f ' 7 * +
- onte et scellée dans la pierre.
- S* 1 ) 8 et 9 sont les détails d’une palette. Fig. 7 est une en fonte, Fig. 8 est un composé de deux pièces en fer 8e et d’une feuille de tôle. Fig. 9 est la vue en élévation figures précédentes.
- 8* 10, n, I2 est le plan incliné. La fig. 12 représente a élévation, mais développée, pour mieux juger de la cour-
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- 1)are qu’il doit avoir dans le sens vertical. Dans la fig. 11 il cst représenté vu en plan et couxbe suivant la demi-circonférencc du récipient. Fjg. 10 le représente en élévation tel que le* deux courbures permettent de le représenter.
- Sur la partie b de la fig. i doit êti’e apposée une plaque eu fonte ou en tôle s’ajustant avec les deux feuillures qu’on i’e' marque à (a maçonnerie. Cette plaque doit être fortenaect fixée, sans quoi elle serait enlevée par la pression intérieur6 de l’eau.
- L’enveloppe é n’est pas nécessaire dans les petites vitesse** attendu qu’en ce cas, la résistance que le fluide oppose contre. le plan de la palette est peu de chose j mais elle est indisp60' sable dans les grandes vitesses, puisque les résistances croi*' sent à peu près en raison du carré de ces mêmes vitesses. Ma,s du moment où le fluide suit le plan des palettes, cette rési*' tance devient à peu près nulle.
- Tableau des dimensions et des forces des iournans, d’après volumes d’eau et leurs chutes.
- FORCES EXPRIMEES EN UNIT®5 DYNAMIQUES D’APRES
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- 2 I
- Les vitesses ne peuvent excéder celle qui parcourrait 1 espace cC y (fig. ,) pendant le temps qu’un corps grave tomberait de e’ en dJ (fig. 2),
- ( Descente de la-palette. ) La deuxième colonne du tableau donne ces vitesses aux 3|4 de celles obtenues par le calcul, ce <101 est plus conforme aux effets pratiques.
- L est aisé de concevoir que les grands diamètres peuvent s appliquer aux petits volumes d’eau en diminuant la vitesse en proportion de ces volumes.
- Instruction pratique.
- Le moteur doit tourner sous l’eau à quelque profondeur qu’il s°it posé. En effet,
- Soit A la distance verticale d’un point quelconque de la pa-te au niveau d'amont; B celle du point opposé au niveau aval. Il est constant que les mollécules d’eau correspondant a chacun de ces points, seront pressées eu vertu du poids de Ur colonne supérieure; donc le résultat sera toujours AB, d°Uc toute la surface des palettes sera pressée uniformément SUl tous les points.
- k ^ est à remarquer que les palettes doivent se lever et se sser saus effort, attendu que le mouvement de l’une n'a u ^o’au moment où l’autre sépare les deux niveaux. Elle ^Sp.d°nc pressée également des deux côtés par le niveau d’aval Estant de la montée, et par le niveau d’amont au momeni e Sa descente.
- do^^68 Piat*c*ens devront observer que la première palette être totalement descendue, avant que la deuxième ne soit ‘privée au plan de montée ; car s’il en était autrement le mou-jj8 ent ascendant et descendant ne s’opérerait pas sans effort, ovront observer, par exemple, que le plan incliné soit tel 11 Moment où la palette sera descendue elle puisse parcou-*85 degrés du cercle avant de rencontrer le plan de montée. Ë
- Xarnen de ce qui se passe par la pression de Veau sur le couvercle tournant.
- kes eaux affluentes peuvent être retenues en arrière comme
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- en avant du moteur dans le cas de la fig. 2. La pression intérieure est dans un instant égale aux trois quarts d’une colonne d’eau qui aurait pour base la surface du récipient, et pour hauteur la différence des niveaux. Il faudra donc que les praticiens observent que si le poids du couvercle tournant, pluS celui des arbres verticaux, plus celui des engrenages places sur les arbres, n’excède pas celui des trois quarts de cette colonne, il faudra retenir le haut de l’arbre par un fort appul ou support formant crapaudine renversée.
- Si les eaux étaient retenues par un mur ou digue construit en arrière de la machine, on conçoit que la pression contre Ie couvercle tournant s’exercerait extérieurement, et que dan* un instant elle serait les trois quarts de la colonne d’eau, plu5 le poids du tournant, etc., etc. , et qu’alors la crapaudin® éprouverait une forte pression. En ce cas elle doit nécessairement porter au fond de son gobelet un disque en acier trempa Un pareil disque doit être ajusté au bout de l’arbre j et, ain*1 disposée, cette crapaudine durera nombre d’années. Pour réparer l’usure, on n’aura d’ailleurs qu’à soulever ou changer un disque.
- Dans ce deuxième cas , la vanne sera placée à la sortie de* eaux en avant de l’ouverture pratiquée à la partie inférieur® du mur ou digue, la machine arrêtant aussi bien en emp^1' chant Peau d’entrer comme en empêchant de sortir.
- Remarque sur les -pertes (Teau qui peuvent résulter du defou^ de justesse de tout Vensemble de la machine.
- Pour que les tournans sous l’eau soient peu dispendieux > ^ faut qu’une extrême justesse ne soit pas nécessaire. Il le faUt encore pour que l’exécution soit à la portée de tout atehef médiocrement équipé ; il faut donc ne pas compter sur cett® justesse. Voyons donc, en ce cas, les pertes qui peuvent r® sulterdeson défaut, afin quelespraticiens puissent juger jusqu a quel point ils peuvent se permettre d’exécuter grossièrenteBt*
- U y aura perte d’eau sur les longueurs suivantes :
- i° Sur la moitié de la circonférence j
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- a’ Sur tout le pourtour d’une palette;
- 3° Par une ouverture du chapeau ;
- 4° Par le dessus de la cloison ;
- S° Entre la cloison et le noyau du couvercle.
- Toutes ces longueurs, additionnées ensemble, équivalent a. un peu moins que quatre fois le diamètre du récipient. Soit ^°nc quatre fois le diamètre. Nous aurons donc un volume d eau en perte, qui sera exprimé par le produit de quatre fois le diamètre, multiplié par le jeu qu’on laissera exister eutre les pièces , et par la vitesse de l’eau due aux différentes hauteurs de chute.
- Théoriquement, la vitesse due à 3 pieds est de i3 pieds ^ Pouces, celle due à 6 pieds est de 19 pieds, à 9 pieds 23 pieds 4 pouces, et à 12 pieds, 26 pieds ii pouces. Mais en Pratique elles ne sont que les trois quarts du résultat théorise; ou du moins les ouvertures ne donnent que les trois quarts etlviron. Cette preuve serait ici trop minutieuse à rapporter.
- Tableau des fuites d’eau à un millimètre de jeu.
- FUITES PAR SECONDE, D’APRES UES CHUTES DE
- litres.
- litres.
- litres.
- litres.
- litres.
- mètres.
- 720
- 960
- 1280
- 1600
- 2000
- 2400
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- 24
- On voit, d’après ce tableau, que plus les tonrnans seront petits et plus il faudra de justesse , mais que les grands n’en demandent aucune j car pour qu’un moteur de 3 m. 65 qUI correspond à 3o chevaux, avec trois pieds de chute, perdît un dixième de son eau, il faudrait qu’il y eût plus de cinq mill1' mètres de jeu partout.
- Les praticiens reconnaîtront d'après ce tableau, les cas ou ils devront rechercher ou négliger la justesse du travail. H* reconnaîtront encore que, dans les hautes chutes et petits volumes , on doit faire les récipiens en fonte et les tourner intérieurement. La vitesse des tournans doit pouvoir varier sans changer celle des machines.
- Aperçu de la valeur des moteurs.
- Nous ne pouvons assigner le prix des moteurs, puisqu’il peut être double dans un pays que dans un autre, nous nou* bornerons à en assigner le poids dans le tableau suivant, en supposant les arbres verticaux à 4 mètres de longueur.
- Tableau du poids des moteurs„
- | DIAMETRES. POIDS. B
- 1 mètres. kilog. kilog.
- °,94 de 4°° à 600
- ] 1,10 5oo à -j5o S
- 1,23 65o à 900
- i,45 85o à ii5o
- i,63 1100 à i5oo
- 1,92 ï5oo à 2000
- 2,25 2o5o à 2750
- 2,53 2600 à 36oo
- a,84 33oo à 4i5o
- 1 3,io 4ooo à 5ooo
- i 3,39 47°° à 5goo
- 3,65 55oo à 7000
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- On voit que pour le même diamètre, il est assigné deux, poids différens. Cette différence vient de ce qu’il faut, à vo-iume d’eau égal, donner plus de force aux pièces d’un moteur oont la chute est élevée, qu’à celui dont la chute est basse.
- Il est évident qu’au voisinage d’une usine à fer, on peut
- avoir ces moteurs à moitié du prix qu’il faudrait les payer à Paris.
- H après cette considération , et pour faciliter les proprietaires d’usine à jouir de l’économie que leur localité peut Présenter, ils ont l’option de demander à Paris, ou de faire c^ez eux tout ou partie du travail, le droit d’emploi étant con-par licence à tout manufacturier qui en fait la demande en déclarant : son emploi d’eau dans un temps déterminé} la hauteur de la chute} le lieu où elle est située, et a qui elle
- aPpar tient.
- droit est concédé moyennant trente francs, par unité dy-
- ûami
- que.
- DESCRIPTION D’UN FILTRE
- CONSTRUIT D’APRÈS LE SYSTÈME DE M. ZÉNI.
- Pl T
- ’ I* Fig. 3. Coupe transversale par le diamètre.
- Fig. 4. Détails dujlotleur.
- Ce filtre se compose d’un grand tonneau A et d’un SQf^e P^Us petit B qui lui est concentrique, et dont les douves alternativement échancrées de manière à établir une
- coiaw .
- tes nicatlon entre les deux tonneaux. Les matières filtran-et je^nt dlsptwées comme l’indique la figure} leur épaisseur 5 nature sont détaillées dans la note qui accompagne C“e *«*püon.
- le t ’ tU^au amehant l’eaü} celle -ci remplit en peu de temps pij-s nUeau intérieur, s’infiltre, d’abord en descendant, et en rem°utant pour se rendre dans l’espace annulaire .
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- ’i 6
- compris entre les deux tonneaux, a, Flotteur pour empêcher l’eau sale de déborder et de se mêler avec l’eau filtrée. (Voir les détails fig- 4- )
- b , robinet par où l’on tire l’eau filtrée.
- c, tuyau, servant à vider le tonneau B lors du nétoyage ; est fermé par le tampon k.
- di robinet qu’on ouvre quand on veut nétover le filtre. A cet effet on lève le flotteur au moyen de la corde e qui p»sse par les gallets /, et on l’attache à la fiche g. Ensuite on ouvr® le robinet dy on ôte le tampon k y et l’eau , filtrant en seo* inverse, enlève le limon qui s’est déposé.
- Détails du flotteur, fig. 4*
- ^, soupape conique dont la queue q est dirigée vertical' ment par le guide r, portant trois pattes vissées à l’entonnOir p f lequel est soudé au tuyau C.
- On peut remarquer que la soupape s est terminée en côae du côté où l’eau arrive. On s’est proposé par là d’éviter q’10 l’eau ne dépose des pailles ou d’autres impuretés qui etnpe' cheraient la soupape de bien fermer j car, dans ce cas , l>eaU arrivant toujours, elle pourrait déborder et se mêler av^ l’eau filtrée, ce qui serait un très-grand inconvénient.
- I, levier fixé au support u, à charnière, et portant u°e spbere creuse servant de flotteur.
- Le robinet d est soudé en n à un bout de tuyau m, leque^ est relié au tuyau C au moyen des brides y, x.
- Note sur les filtres de M. Zéni et sur la filtration de Veau*
- La filtration des eaux étant d’une grande importance et pour la salubrité publique et pour les manufactures, °° imaginé a diverses époques une foule d’appareils pluS °U moins compliqués pour cette opération • mais il y en a PeU d’entre eux dont on puisse se servir en grand avec avantage*
- Les filtres de M. Zéni nous paraissent très-propres a employés dans les établissemens industrielsj on peut, ett e
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- <j°mhuisant en maçonnerie à l’instar des filtres anglais, cïari-. , ,en Peu de temps de grandes masses d’eau , et nous avons a de nous convaincre par l’expérience que, bien dis-
- P°ses et entretenus, ces filtres peuvent lutter avec avantage ntre tous les autres généralement employés, j, /* *dée principale de M. Zeni, celle de filtrer l’eau en la •saut d abord descendre et puis remonter à travers des ma-filtrantes en vertu de la pression d’une certaine colonne
- Q y
- 5 n est pas neuve; Hawkins et Parrot l’ont avant lui ap-j <*Uee à la construction des filtres. Celui de Hawkins , pour service de la marine, se compose d’une caisse divisée en , c°uipartimens par une cloison dont la partie inférieure a,11Ve pas jusqu’au fond, et de deux grilles, une dans cha-^Ue C0Tfiparliment, placées un peu au-dessus du bord infé-de la cloison et servant à soutenir plusieurs couches de 0tl de diverses grosseurs. L’eau, arrivant dans un des ^Parthnens , s’infiltre à travers ses couches de charbon , se end dans le double fond, et, après l’avoir rempli, elle re-en traversant en sens contraire les couches de l’autre
- C0QïPartiment.
- ^tre de Parrot ( NicholsonJs journal, vol. IX, p. 4°) ^ beaucoup plus simple ; ce n’est qu’un syphon renversé ^fit les deux branches sont remplies , jusqu’à une certaine UQUle»r, de sable maigre, fin, bien lavé. L’eau, arrivant par
- e des branches, descend d’abord et puis remonte et sort par p ’ r
- a,ltre branche. La hauteur du sable dans le syphon étant
- ^ ^8 __t . _ •___ ______________* *_J.
- trois
- P°fices , la différence du niveau ou colonne motrice de
- du t ^°Uces’ et 1® section du syphon 8 pouces carrés, le pro-j Sera de 6 pintes par heure.
- queeSfiltreSdeM* Zéni’ quoique fondés sur le même principe par jCeUx dont nous venons de parler, en diffèrent cependant tr£s a ^position, et cette disposition est, il faut en convenir, ftvantageuse. D’une construction simple et économique , ant ^tre aisément nétoyés et entretenus, ces filtres doi-filtr tOUjOUrs ^tre préférés à ceux de Hawkins, surtout pour er de grandes masses d’eau ; mais r dans quelques cas,
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- quand on sera gêné par l’espace , par exemple, les syphons de Parrot pourront peut-être offrir plus d’avantages. En grand; on pourrait les construire aisément en briques; en pour l’usage domestique, on pourrait les faire en poterie on même en bois.
- Le filtre dont nous donnons la description a été empl°ye pendant une année de i3 à i5 heures par jour, à filtrer de l’eau de la Seine, qui, comme on sait, est souvent extrê®c ment sale. Le produit qui a été, terme moyen, de 3oo lifi'eS par heure, diminuait beaucoup quand le filtre commença1*1 a s’obstruer ; aussi avait-on le soin de le nétover deux fois paf mois en été et une fois par semaine en hiver. L’opération ^lI nétoyage était très-simple; on levait le flotteur de manièi'e a empêcher l’eau d’entrer dans le petit tonneau, et on la faisalt arriver dans l’espace annulaire en ouvrant le robinet cl ; 0(1 vidait le tonneau intérieur en débouchant le tuyau c, et filtration s’opérant en sens inverse, l’eau entraînait le lin1011 déposé dans les premières couches du tonneau B. Ce lavaêe durait ordinairement une heure.
- Les couches de matières filtrantes étaient disposées l’indique le tableau ci-contre.
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- DISPOSITION DES MATIÈRES FILTRANTES.
- TONNEAU INTERIEUR. ESPACE ANNULAIRE.
- EN DESCENDANT. Épaisseur des couches. Grosseur des grains de chaque couche. EN DESCENDANT. Epaisseur des couches. Grosseur des grains de chaque couche.
- 1. Gros gravier. 2. Gros sable. 3. Sable fin de rivière et charbon. 4. Sable fin de rivière. 0,-1 Ü, 1 0, 1 0, 2 De 15 à 20 millitn. De 2 à 4 millim. ” (*) » » » 1. Gros gravier. 2. Gros sable. 3. Sable fin de rivière. 0,-1 0, 15 0, 25 De 15 à 20 millim. De 2 à 4 millim. » »
- 0,m5 0,-5
- (+) Le charbon doit être en morceaux de la
- grosseur d’un pois , et il faut le tamiser pour en séparer le poussier.'
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- Il nous semble que , pour clarifier complètement l’eau , disposition et l’épaisseur des couches filtrantes , ainsi que 1* pression motrice, doivent être telles, qu'on obtienne une v1' tesse de filtration de régime , si on peut l’appeler ainsi, c0°* tante et de o,moooi par seconde. C’est là l’évaluation (Jue nous avons adoptée jusqu’à ce que des expériences bien faiteS et en grand conduisent à des résultats plus exacts. Nous ne saurions entrer ici dans le détail de quelques calculs auxque^ nous nous sommes livrés sur le mouvement de l’eau dans Ie* appareils de filtration j nous indiquerons seulement, conune un rapport approché entre la vitesse, la pression et l'épaisse0* des matières filtrantes , dans l’appareil dont nous parlons f formule empyrique suivante :
- £=0,000077
- nu V représente la vitesse de filtration, H la pression moU’l<:e et E l’épaisseur.
- Si l’on suppose la vitesse V constante et de o,moooi Paf seconde, on obtient entre les quantités H et E le rapp°r* suivant :
- £•=0,613 H
- La subdivision de l’épaisseur E en couches de diffcreI,*e nature peut toujours se déterminer d’après le tableau que no*1* avons donné , lequel peut servir de point de départ. CepelJ dant,dans la construction des grands filtres destinés à l’appr°* visionnement des villes ou des manufactures , on pourrai*$e contenter de deux couches , celle de gros gravier et celle ^e sable fin de rivière. Nous ne pouvons pas préciser dans ce cas, la formule serait modifiée.
- Les grands filtres anglais en maçonnerie se rapproche»* ulX peu de ceux de M. Zéni. Ils se composent aussi de deu* lindres ou puits concentriques en maçonnerie , en com»lU^ll cation par le bas au moyen de tuyaux en fonte ; mais l°s 11x3 tières filtrantes sont placées seulement dans l’espace aIlialî laire, et le puits intérieur ne sert que de réservoir à l eaU
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- trée qui s’y ren(i par jes tuyaux en fonte. L’eaa sale arrive dans l’espace annulaire, et la filtration s’opère seulement per descensum. Il est à remarquer que dans ces filtres on a ioter-verti l’ordre généralement suivi dans la disposition des ma-*‘eres filtrantes; c’est-à-dire que le sable fin se trouve à la.sur* fi*cei et que le grain des couches augmente de grosseur à me-sure que celles-ci sont plus rapprochées du fond. On a été conduit à cette disposition inverse par la facilité qu’elle donne pour le nétovage du filtre, car , les matières les plus fines se Pouvant à la surface, c’est dans les premières couches que le Won s’arrête , et il est très-facile de les nétoyer et même de ^es changer entièrement. Mais aussi par cette disposition le Produit en eau doit être diminué, parce que dans les appareils *^trans , quand les couches ne sont pas convenablement disposées, c’est-à-dire dans un certain ordre de succession, il doit 8e produire , et il se produit réellement un effet analogue à Celui qui provient des pertes de force vive dans les tuyaux de COnduite qui offrent des étranglemens brusques.
- *0US sommes persuadés que les filtres construits très en 8rand, d’après le système de M. Zeni, et destinés à l’approvi-Sl°Onement des villes , réussiraient beaucoup mieux que les ^tres anglais pour le même objet ; mais, dans ces matières, les prévisions et l’expérience ne s’accordent pas toujours, et, P°Ur avoir une opinion fixe bien fondée, il faudrait soumettre Un de ces grands filtres à une suite d’essais, pendant long-temps<
- NOTES
- R * _ 9
- COULAGE ET DESCRIPTION D UN APPAREIL SERVANT A CETTE OPÉRATION;
- PàR M. MIRANDA, Ijjgénibr civil.
- DESCRIPTION DE L’APPAREIL.
- 2' T Fig. x. Coupe transversale par le diamètre. ri8* a. Plan de la claire-voie qui soutient le linge.
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- Fig. ï. a. Cheminée en planches de sapin destinée à conduire à la partie supérieure, la lessive qui s’échauffe dans le fond et que la pression de la vapeur fait monter. Ces planches sont assemblées à mi-bois, comme il est indiqué dans le plan fig. 2, et elles sont retenues par trois carrés en cuivre z. ^ n’est pas nécessaire de fixer ceux-ci avec des vis, parce que, lfi bois gonflant beaucoup par le travail, ils finissent bientôt par l’entailler en le serrant fortement.
- b. Chapeau en cuivre rouge, maintenu par quatre vis à <a' Ion, vissées au carré s.
- c. Claire-voie en sapin : elle se compose d’une double croix dont les croisillons sont assemblés à mi-bois, et des cerceaux h dont les bouts portent des tenons qui entrent dans les rainures longitudinales pratiquées dans les croisillons pour recevoir le® bouts des barreaux pp. Ceux-ci portent des languettes qui c»' trent dans les rainures; ils laissent un centimètre de vide. IjeS segmens q sont en planches d’une seule pièce; ils portent tou* autour une languette qui entre dans la rainure correspoo* dan te des cerceaux.
- d. Cerceau en sapin fixé au cuvier par de petits bouloo* en cuivre ; il est destiné à supporter la circonférence de la claire-voie.
- e. Banc servant à supporter celle-ci vers le centre.
- f. Tuyau en cuivre amenant la vapeur; il est fixé aux douves qu il traverse par les brides oo. Celle qui se trouve daOs l’intérieur est en cuivre. A son extrémité, près du centre du cuvier, le tuyau est maintenu par une bride en cuivre , fixée au fond par deux vis du même métal.
- g. Robinet de vidange.
- x. Ghantignoles servant à maintenir le châssis y. Ce châssi® se compose d’une double croix, de quatre cerceaux et de qua' tre petites entretoises. On le descend pour le mettre en place> -de manière que les bouts des croisillons passent entre les chan' tignoles ? puis on fait tourner le châssis jusqu’à ce qu’il s’aP' fjuie sur les chantignoles.
- h. Couvercle qu’on lève par le moyen d’une mouffle et de
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- *l°is tirans : H se compose d’un cercle en planches assemblé 3 ramures et languettes, et fixé par des vis en cuivre à trois fortes traverses posées perpendiculairement aux joints des planches.
- *. Cercle en fer, boulonné avec celui en planches avec des v,s en cuivre; il porte six fausses pièces rapportées /, termines par jgg encoc}ies ? où passent les sergens m, liées au cer-supérieur du cuvier par les anneaux n.
- Tuyau en cuivre pour conduire au dehors la vapeur qui îe ^éfiage du cuvier.
- • Syphon dont les bouts entrent à frottement dans le l^yau k et dans le tuyau k ” «fixé à demeure et allant débou-I r au dehors ou dans une cheminée. On ête ce syphon toutes es fois qu’on veut élever le couvercle.
- e coulage des lessives , soit qu’on l’applique au blanchî-*^ent des toilessoit au blanchissage du linge , est encore, il fo dire , cl rez la plupart des blanchisseurs et dans un grand °mbre de blanchisseries, une opération de routine, qui se u Pour ainsi dire au hasard et par instinct, sans avoir égard j 1 des matières alkalines qu’on emploie , au degré et à tIuantité delà liqueur lexivielle, ainsi qu’à plusieurs élé-^6ns flui influent beaucoup dans les résultats qu’on obtient, .f, Sl w’est-il pas rave dans les blanchisseries de faire *£ÏSsçz . de mauvais coulages , qui entraînent à une suite
- nevifable de fausses opérations , occasionnent un surcroît de œuvre , et altèrent l’ordre du travail, toujours au dé-
- ^ain d’
- 1Qlent du blanchisseur.
- ^yant été à même de suivre près de mille coulages dans des ei*s flui nous ont semblé l'éunir assez d’avantages et qui const^SSeZ ernP^°^8 ^ans hlanchisseries, quoique d’une ^ Uction un peu différente , nous avons pensé qu’il serait Ut ^tle utile de publier quelques résultats qui pourront, Pa f rensei§nemeT3S > guider dans la pratique et épargner °*s floolques désagrémens.
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- Malgré que nos observations ne s’appliquent directement qu’au coulage du linge, comme la marche de l’opération est à peu près la même dans le coulage des toiles, ce que nous dirons pourra être aussi de quelque utilité pour cette importante opération du blanchiment.
- L’appareil que nous avons employé est fondé sur le même principe que celui proposé par Montgolfier pour la cuisson de la colle destinée au collage du papier. Il se compose (voif la description des planches ) d’un cuvier en sapin fort épais et solidement cerclé en fer, lequel, à quelque dis' tance de son fond, porte une claire-voie aussi en sapin* Une cheminée du même bois traverse cette claire-voie et ar' rive tout près du fond du cuvier ; elle porte à la partie supérieure un collet en cuivre rouge auquel est relié par des V<s un chapeau du même métal légèrement‘bombé et placé ton1 près de forifice de la cheminée. Enfin, un tuyau en cuivre* couché sur le fond du cuvier, et aboutissant à son centre, est destiné à amener de la vapeur pour chauffer la lessive réunie entre le fond et la claire-voie.
- Le linge préalablement essangé et bien égoutté étant cof' vcnablement placé dans le cuvier, par couches également pressées, on met par dessus un charrier en trois ou quati’e doubles, et on ajuste dans ses chanlignoles le châssis destin^ a empêcher le gonflement du linge. U encuvage étant aiosl terminé, on verse sur le charrier le liquide lexiviel amené a11 degré convenable et en quantité suffisante. Il filtre peu. à pctl à travers le linge, et bientôt il arrive à une certaine haute#1’ dans le double fond. Alors on ouvre par degrés le robinet d# tuyau amenant la vapeur, et celle-ci s’élançant avec violence est brusquement condensée par la lessive au fur et à mesu1’6 qu’elle arrive. Un bruit sourd et vivement répété, causé paf cette subite condensation, se fait entendre du fond du c#' vierj il s’apaise à mesure que la lessive s’échauffe, et au bo#1 de quelque temps, on ne l’entend plus. Alors la lessive est erl ébullition, et des bouffées de vapeur partant du liquide baigne l’aire du pied de la cheminée , sortent par le haut d«
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- p ^e'c** Ea vapeur qui se dégage de la lessive bouillante s® j 8e entre la claire-voie , qui est pour ainsi dire bouchée par lnge et la surface supérieure du liquide. Là elle se com-saccade, pour parler conformément au phénomène; e e kût monter une partie de la lessive dans la cheminée et
- \ \r Ç ' * 1
- J aU vivement osciller. Enfin, un moment arrive où la va-
- Peu* étant assez comprimée, se débande avec force en pous-
- Sànt colonne de lesdve renfermée dans la cheminée , Ia-
- - elle, venant frapper fortement contre le chapeau, rejaillit
- le contour que celui-ci laisse libre, et \ient arroser la sur-
- ^Ce du charrier qui recouvre le linge entassé dans le cuvier.
- Mouvement dure quelques insîans ; la vapeur, en se dila-
- > ayant perdu toute sa force, bientôt le liquide de la che-
- retombe et se répand en grande partie dans le double
- 11 ‘ En même temps la lessive qui vient d’être versée tra-
- ClSe les couches de linge , se refroidit, et, arrivée à la claire-
- ’ e'le s’en détache en formant des gouttelettes et de min-Ces fi' u
- iCîts » lesquels, tombant froids au milieu de la vapeur, en
- à h PllSen^ une Partle* Ea lessive do fond continuant toujours
- °vrïllir, au bout de quelque temps le phénomène précédem-
- nt décrit te reproduit, et une nouvelle ascension a lieu,
- Si - 6 110 an ’ Pu^s une autre ascension, et ainsi de suite.
- la^8 COrnme> a rnesure que les ascensions se succèdent et que
- jd 8SlVe s’infiltre à travers le linge , celui-ci s’échauffe; les fi-
- Vq. <tles gouttelettes de lessive qui se détachent de la claire-,
- pe plus en plus chauds, condensent moins de va-
- du \\ Pt^ a'deurs? la masse du cuvier s’échauffant aussi gra-
- , Iîleut, les ascensions ont lieu à des intervalles de plus en
- arr^raPPr°chés , et dans quelques cas, le mouvement peut
- pasb^ arr*ve en effet presque à l’uniformité. Nous n’avons
- ^So,tl de dire que dès le commencement le cuvier add
- l*ué en serrant fortement le couvercle contre ses bords garnis d’p^ • , , , ,, - •
- jer j épaisses tresses de chanvre, et qu on a du aussi ajus-
- 'î'ù aU cuavi e destiné à conduire au dehors la vapeur
- issue euaSe du cuvier; laquelle, si on ne lui donnait pa*
- > pourrait se comprimer au point d’arrêter en partie ou
- 3*
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- même entièrement le jet de lessive , ce qui pourrait causer de grandes avaries.
- Nous avons rapidement esquissé la marche des opérations t nous allons à présent les étudier en détail.
- Les opérations que nous distinguerons dans le coulage sont les trois suivantes :
- i ° JJessangeage ou macération,
- 20 L’encuvage.
- 3° Le coulage proprement dit.
- I. ESSANGEAGE OU MACERATION.
- On se propose dans cette première opération, qui n’est a11' tre chose qu’un lavage à l’eau simple, d'enlever les matière* solubles dans ce liquidecontenues dans le lingeries mucosité; ainsi que quelques-unes des différentes humeurs excrétées do corps, disparaissent presque entièrement par ce moyen, et uIJ grand nombre de taches se trouvent dans le même cas. Cette opération doit se faire avec soin dans de l’eau à 3o ou 35 cent., et il ne faut pas qu’elle soit plus chaude pour ne pa® coaguler et fixer les matières albumineuses. On laisse d’abord le linge en macération pour ramollir les matières gluantes et visqueuses adhérentes au tissu, et on rince ensuite pièce par pièce en les froissant en tous sens, et les trempant à plusieu1"9 reprises après avoir frotté légèrement les endroits forteiUen* tachés. Quelques pièces très-sales sont essangées au savo11; mais nous croyons qu’on doit se borner à le faire pour leS parties du linge de corps qui seraient très crasseuses. Qu30!' aux torchons et serviettes profondément sales qu’ou est auss* dans l’habitude d’essanger au savon , nous croyons préféra^ ‘ de les faire bouillir dans l’eau pendant une demi-heure, G1 les rincer apres pièce par pièce. Un blanchisseur instrud pourrait, avec avantage , tirer parti des vieilles lessives revl vijie'es pour opérer un débouillage plus parfait.
- A. mesure qu’on essange les pièces, on les met sur des 41 a* teaux en bois blanc , et on les y laisse jusqu’à ce quel’eaU al*
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- ftni de s’égoutter. Alors oa peut procéder- à Tencuyagej
- Otais il est convenable de soumettre le linge auparavant à
- action de la presse hydraulique, comme nous le dirons plus loin.
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- essangeage peut se faire en grand dans des cuves en bois anc> oiunies d’une soupape de fond pour les vider , et d’un tuyau à vapeur qui débouche pies du fond.
- ^ eau, par l’essangeage , devient ti'ès-sale, et elle acquiert Presque toujoui's une teinte verdâtre très-prononcée j alors il aüt la changer. Nous avons l'cconnu que pour l’essangeage c°nvenable à Veau tiède de mille pièces de linge ( grandes et Petites) il faut, terme moyen , un mètre cube d'eau, c’est-à-e > l(n litre par pièce. Mais si l’on possédait de l’eau en j ndauce, il serait très-avantageux de l’admettre continuel^ ment dans la cuve , en réglant toutefois la soupape de fond et ta robinet d’admission de inanièi’e à obtenir un coui'ant c°nstant et un nivean à peu pi’ès invariable.
- ^ essange parfaitement bien dans les dash-wheels chauffés ta vapeur (voir VIndustrielh\ol. 7, n°2),en réglant les robi-d’admission de l’eau et de la vapeur de manière à intro-Ulre la première un peu chaude ( à do ou 35° cent. ) Un dash-^heel à quatre cloisons de 2,m3 de diamètre et de o,m75 de ^'Seur (mesures prises intérieurement) peut essanger par eure} 4.00 pièces, hors les draps et les gi’andes nappes; il ne P°ürx'ait essanger, si les charges se composaient seulement de £es (P'andes pièces, que 5o au plus par heure. La dépense en 1 ce est d e 460 r/ynamodes ou 1,25 chevaux de TVatl, mesurées ür 1 ai’bre du volant de la machine à vapeur.
- homme essange dans la journée jusqu’à 2,000 pièces tendes et petites.)
- de \ aPltas avoir été essangé, doit être soumis à l’action
- a presse hydraulique pour expulser l’eau sale d’essan-jj age. P0ur j,jen opérer cet effet, il faudi’ait que la pression u Ptateau presseur contre le linge fût de 290 à 3oo kilogr. bre ^Clr,lètre quarre\ Nous avons reconnu par un grand nom-re d expériences qu’ayec cette pression et un cuvier de o,m84
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- Je diamètre intérieur, la distance de la surface supérieure dù linge au plateau presseur étant au commencement de la course de o,mrj$, on peut presser convenablement à la fois de 5oo à 700 pièces suivant 1rs grandeurs. Le temps employé à charger , presser , dépresser et décharger est de trois quarts d’heure, terme moyen.
- Nous devons remarquer ici que le linge ne doit jamais être encuvé, ni peu humide, pour ainsi dire sec , ni trop mouiHei trop sec, la lessive le mouillerait inégalement ; trop humide imbibé d’eau , elle le pénétrerait difficilement. Cette remar" que s applique aussi aux toiles.
- Le wash-siocks des blanchisseries anglaises, peu connus e0 France et employés seulement je crois à la belle blanchisse1^6 de Royaumont, pourraient aussi servir pour l’essangeage? mais quoique pour le de'gorgeage des toiles,les wash-sioc semblent produire un meilleur effet que les dash-wh^s ' nous croyons que, pouressanger, et en général quand il s’agl* de froisser en divers sens pour enlever des matières glua»t6î èt visqueuses, les derniers méritent la préférence.
- IL ENCUVAGE.
- Quand la quantité de linge à couler est un peu considér*"' ble, on doit toujours la diviser en trois classes , savoir ; cfl linge de corps, de table et de cuisine, et chaque classe d01^ être coulee séparément. Un ouvrier, placé près du cuvief? prend au fur et à mesure les pièces des bancs d’égouttage > ei en fait des paquets qu’il secoue fortement à plusieurs re' prises pour bien étendre les pièces; ensuite il les jette au f°D du cuvier, par un rapide mouvement circulaire qu’il est possible de bien décrire, et qui ne s’acquiert que par l’h^1 tude. C'est aussi celle-ci qui dirige l’ouvrier pour jeter ^eS pièces avec une impulsion telle qu’elles recouvrent successl veinent toutes les sections du cuvier et qu’elles s’y arraogeI1^ par couches. Quand l’épaisseur de celle-ci atteint une hauteur d’à-peu-près 35 centimètres, on arrête un moment l’encuv^
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- avec une batte , qui n’est autre chose qu’un épais morceau ^fiplanchede i6 centimètres de diamètre,fixé à un long raan-^he, on presse le linge et on égalise le plus possible sa sur-ace. Quand l’encuvage est bien fait, c’est-à-dire quand le tassement est partout le meme, la résistance qu’on éprouve oit etre la même sur les divers points de la section du cuvier. 1 dans quelques points on éprouve plus de résistance eu Passant avec la batte, c’est que le linge y est plus compi'imé, ot al0rs q egt n(iCeSSaire de le soulever avec un bâton et de etendre davantage. Le linge étant ainsi bien arrangé., on leprend l’encuvage, on pi'esse encore quand on a formé une nouvelle couche de 35 centimètres , et ainsi de suite on en-Cuve tout le linge. Nous insistons beaucoup sur tous ces petits détails , qui pourraient paraître trop minutieux , parce que ll0Us sommes convaincus que, dans cet art, ainsi que dans eaUcoup d’autres, le secret de bien faire est pour beaucoup ans ^observation d’une foule de petits soins que malhcureu-SeOient l’abandon de 1’ ouvrier ou la cupidité du maître font n<%liger trop souvent.
- bon ouvrier peut encuver de cette manière, avec soin, Htüle pièces par heure.
- fois le linge encuvé, on met par dessus le charrier en ^°is ou quatre doubles , et on ajuste le châssis à claire-voie. °ut est alors préparé pour le coulage.
- Comme le linge se tasse peu à peu au fur et à mesure qu’on e&cuve, il sort par la claire-voie du fond une assez grande quantité d’eau sale d’essangeage; on doit avoir la précaution ouvrir le robinet de décharge , et de le laisser ouvert tant ^0 °n voit qu’il s’écoule de l’eau sale.
- •Dans les blanchisseries de toiles, l’encuvage se fait tout au» ^curent* les pièces sont ployées ou roulées en paquets, qu'on Ce verticalement les uns à côté des autres, en les serrant ttement pour empêcher qu’ils se soulèvent quand on verse
- • a lessive.
- QUe ce soit du linge oii des pièces de toiles qu’ou encuve* °n ne durait prendre trop de précautions pour obtenir un©
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- égale pression partout. Là où les tissus sont fortement seri'é»> la lessive ne peut pas passer j elle s’arrête, elle y dort, comme disent les ouvriers, et un décrassage incomplet ou des tachez de lessive en sont la suite inévitable. Sous ce rapport, nous croyons très-blâmable la méthode de fouler avec les pieds, avec tout le poids du corps j la pression est parfois trop forte, et de plus elle ne saurait jamais être égale. Nous croyons pre-férable de presser légèrement et seulement pour égaliser les couches. La circulation de la lessive se fait mieux et elle ne s’arrête nulle part. Quant à l’inconvénient du soulèvement du linge qui provient de cette légère pression , on y remédie avec le châssis à claire-voie.
- ÏII. COULAGE PROPREMENT DIT.
- Il y a beaucoup d’élémens qui influent dans le succès de cette opération j mais nous les réduirons aux six suivans que nous examinerons successivement :
- i° La quantité absolue d'alcali dé un titre donné nécessaire four enlever les matières saponifiables qui salissent le linge-
- 29 La quantité d'ea.u qm concourt à la préparation de la lessive.
- 3° Le degré aréométrique de la lessive..
- 4° La durée du coulage.
- 5° Le degré de chaleur dans les diverses périodes de l’op4* ration.
- ù° La disposition et les dimensions de Vappareil. i. Quantité dé alcali.
- Il n’y a pas encore assez d’expériences pour pouvoir fixer avec certitude la quantité moyenne de bases saponi* fiables contenues dans la crasse du linge. Gn s’est coO' tenté jusqu’à présent de doser les quantités d’alcali d’après le poids du linge, et il est vrai de dire que quand ?n^' me cette quantité moyenne serait connue, comnle elle ®st
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- toujours une fraction du poids total, on serait toujours conduit à se servir de celui-ci comme base du calcul. D’après évaluation de Cadet-de-Vaux, qne nous croyons assez con-^ nne a ja v£rjt^ on déduirait que 10,000 kilogr. de linge e> contiendraient 4^6 kilogr; de matières salissantes, ou ^>76 pour cent j c’est-à-dire que les 10,000 kilogr. ne pese-aient, quaîld le linge serait ce qu’on appelle blanc de les-SlVe’ S[ue 9,524 kilogrammes.
- j avons cru pouvoir conclure de quelques expériences
- j es en grand , et qu’il serait trop long de détailler ici, que quantité absolue des matières étrangères salissantes des Sondes masses de linge est moyennement composée comme il
- Matières solubles dans l’eau et enlevées par l’essan-
- 6e^j\.............................................57,7
- Matières susceptibles de saponification ou de dissolu-tl0Q dans la liqueur lexivielle. ................/|2,3
- 100,0
- en admettant l’évaluation de Cadet-de-Vaux, on déduit ^ quantité de matières saponifiables contenues dans 100 °8rammes de linge est de 2,kil.o2 , et celle des matières 8o^d>les dans l’eau d’essangeage de 2,kil*74- Si l’on suppose, paraît très-bien s’accorder avec l’expérience , qu’une ^antitg donnée de ces matières saponifiables exige, pour sa atUruti0n, la moitié de son poids d’alcali caustique, ii résulte pour saturer les matières grasses et huileuses de 100 kilo-^anatnes de linge sale, il faut i,iil*oi d’alcali caustique. tr^c Cette donnée, on forme le tableau suivant, qui peut être Ulde dans la pratique.
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- DÉSIGNATION I>ES ALCALIS. TITRES alcalimé- triques. POIDS du linge. Poids des alcalis pour lasaliiraliou des b. saponifia.
- Sel de soude 75 1 OOkilog 1 ,35 kilog. (1)-
- Perlasse, lrt qualité. 60 Id. 1,67
- Pot sse du commerce. . 55 Id. 1,84
- Potasse de Danlzick. 45 Id. 2,25
- Sel de soude 32 Id. 5,16
- Soude d’Alicante. . . 25 Id. 4.04
- Cassoude ou cassotle. 20 Id. 5-05
- Cendres de bois neuf. 8 Id. 12,63
- Id. de bois flotté. 4 Id. 25,26
- (I) Les alcalis sont supposés amenés à l'état caustique.
- Si chaque fois qu’on aurait à faire un coulage, on devait peser le linge , cette opération pourrait souvent devenir treS' embarrassante. Nous avons,reconnu que quand le nombre de pièces dépasse i,5oo ou à peu près, la composition du linge est toujours assez constante pour qu’il soit permis de substu tuer le nombre de pièces au poids, ce qui est infiniment plu* commode, et de plus, nous avons remarqué que ce poid* s’obtient en kilogrammes., en divisant par trois le nombre de pièces (i).
- ^ (1) Il ne sera pas inutile de donner ici, pour ceux qui pourrait s’occuper du blanchissage en grand, la composition moyenne des maS ses de linge un peu considé.ables Yoicile résultat d’un grand n0l° bre d’observations ; il s’applique au linge que les blanchisseurs aP pellent bourgeois. Le nombre total des pièces étant pris pour unité»
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- Les règles que l'on vient de donner étant le résultat de la Pratique , elles pourront, si je ne me trompe, être de quelque utilité. Ainsi, par exemple, si l’on avait à couler 4>°°° pièces, et si l’on voulait savoir combien de sel de soude à 32 degrés alcalins il faudrait employer; en divisant 4»000 Par 3°° Multipliant par 3,i6 (voir le tableau), on obtiendrait le nom-kre 52,68. C’est,en kilogrammes, le poids d’alcali qu’il faudrait ertlployer, après l’avoir amené à l’état caustique, en enlevant Par la cbaux tout l’acide carbonique.
- Les résultats ne sont immédiatement applicables qu’au l'nge mêlé et au linge de table et de corps pris séparément ; Mais, si l’on n’avait à couler que des torchons, il faudrait mul-l'plier par i,6 le résultat du calcul.
- L ne faut pas croire, que dans tous les cas qui peuvent se présenter dans la pratique, on doit se guider exclusivement Par les résultats ainsi obtenus. Ceux-ci ne sont et ne peuvent ét,'e que des limites, et c’est au blanchisseur instruit par ^ expérience à déterminer de combien, dans tel ou tel cas par-llculier? il faut les dépasser.
- 2. Quantité d'eau. —* 3. Degré de la lessive.
- Les deux élémens dépendant l’un de l’autre et étant intime*
- ^Se compose, quand il atteint ou dépasse le nombre 1,500, à pçuprès c°Mme il suit. ^
- Draps....................... 0,052 ou 4/19
- Chemises de toutes sortes. . . 0,125 ou 1/8
- Mouchoirs...................0,091 ou 1/11
- Paires de bas............... 0,050 ou 1/20
- Nappes......................0,021 ou 1/48
- Serviettes.................. 0,333 ou 1/3
- Torchons.................... 0,200 ou 1/5
- Pièces diverses.............0,128 ou 1/8
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- ment liés entre eux, nous les considérerons àla fois. La quantité d’eau servant de véhicule pour la dissolution de la matière alcaline doit être telle, que le linge se trouve recouvert pendant le coulage d’une couche de lessive de 7 ceutim., et le degré aréométrique qui dépend et de la quantité absolue d’alcali dissous et de la quantité d’eau peut avoir une valeur quelconque, pourvu qu’il ne dépasse jamais 3 i]4 du pèse-lessîve. Nous devons remarquer à ce sujet, qu’une fois qu’on aura déterminé et fait dissoudre dans l’eau la quantité réelle d’alcali qu’on doit employer, il ne faut s’inquiéter nullement du degré aréométrique de la lessive , et que la seule chose qu’il y ait a faire est d’examiner s’il ne dépasse pas la limite qu® nous avons fixée, limite à laquelle commencent les avaries, telles que la décoloration des liteaux des serviettes, etc. Si après avoir versé sur le linge la lessive présumée suffisante? on venait à remarquer qu’il n’en reste pas assez sur celui-®1 pour le recouvrir comme nous l’avons dit, il faudrait ajouter de l’eau jusqu’à ce que cela eût lieu, et la lessive ne serait paS moins bonne. Nous ne saurions trop recommander l’immel~ sion continuelle du linge dans la lessive} la couche liquide? la nappe de lessive dont nous avons parlé, détruit la fore® du jet et empêche qu’il y ait choc, contact immédiat entre 1® linge et la lessive bouillante. Le temps a déjà généralement fait justice de cet ancien préjugé attaché aux coulages dits a courte-eau, et l’on doit s’étonner si ce procédé n’est pas encore abandonné dans toutes les blanchisseries, car les chanc®s de non succès et d’avaries sont très-nombreuses. Tantôt lefr tissus sont attaqués par l’action trop corrosive, trop concentrée de l’alcali tantôt le linge n’est pas également décrasse? et très-souvent il se forme des boules de savon , qui, ne trouvant pas assez de liquide pour se dissoudre, s’attachent tellement au linge, que parfois elles résistent même à l’action & la brosse.
- 4* Durée du coulage.
- Cette durée dépend généralement de la masse de ling® ^ue
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- 1 on coule, ainsi que de la disposition et des dimensions de l’ap-pareil. Dans celui dont nous donnons la description on peut couler jusqu’à a,5oo pièces en cinq heures. L’opération est terminée quelque temps après que toute la masse du linge a êtéamenéeà la même température, laquelle estpeuinférieure à 100 0 centig. L’ouvrier qui conduit le coulage a un moyen très simple de s’assurer de l’égalité de température, en appliquant la main contre les différens cercles en fer du cuvier, et ce tttoyen, tout grossier qu’il est, est assez bon dans la pratique. La durée de cinq heures peut être regardée comme suffisante P°Ur opérer un bon coulage dans tous les appareils de l’espèce de celui que nous avons décrit.
- Degré de chaleur dans les diverses périodes de P opération.
- ^ importe beaucoup, pour le succès de celle-ci qu’il n’y a't jamais de changement brusque de température. Ainsi on d°*t, au commencement, chauffer par degrés, et avoir soin de c°nserver toujours sur le linge la nappe de lessive sur laquelle U°us avons tant insisté. Quand les versemens commencent à av°ir lieu , lo jet est arreté et le linge n’éprouve pas brusque* Iïleot une température élevée.
- Ûans le procédé de coulage que nous examinons, c’est la Partie inféri eure du linge qui s’échauffe la première, ensuite partie supérieure, au fur et à mesure que les versemens Cnt lieu, et enfin la partie moyenne qui s’échauffe lentement, et o’acquiert la température des couches extrêmes que vers fin de l’opération. Dans la plupart des cas, cette inégale distribution de chaleur n’est pas à craindre, parce qu’on peut poser les pièces d’après leur nature à telle ou telle hauteur
- dis
- da
- os le cuvier. Mais quand toutes les pièces que l’on coule s°ot de la même nature , comme par exemple des pièces de todos, alors il est indispensable d’obtenir par tous les moyens Possibles une prompte et égale distribution de chaleur, sans ^0l toutes les pièces ne seraient pas également blanchies.
- est on accélérant la cmculaticn de la lessive qu’on obtient ce résultat, et c’est en pressant peu le linge ou les toiles, en
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- mettant le volume de liquide lexiviel nécessaire, en donnant une section convenable à la cheminée, en chauffant avec soin? qu’on accélère la circulation nécessaire de la lessive.
- 6. Disposition de Vappareil.
- Les dimensions du cuvier, delà cheminée, du tuyau amenant la vapeur, etc., influent plus ou moins dans le succès du coulage. Dans un prochain article, nous nous occuperons delà disposition et des dimensions à donner aux cuviers à lessive? nous donnerons aussi la dépense en combustible pour p*-°' duire un effet donné, ainsi que les prix de revient comparatif des divers appareils en usage.
- s»
- DESCRIPTION
- d’un
- LAVEUR MÉCANIQUE ET A EFFET CO.NT1NU,
- Exécuté (tans Ips atclîprs Ha MM. A. HAELETTE, C. ToüRNKLLE et COmp-r 3 Airas, sur les indications données par M. Renogx, fabricant de sucre de betteraves, à Ballon, près La Rochelle.
- Les avantages de ce laveur sont particulièrement dan*
- l'économie de main-d'œuvre et la célérité du travail; mais il
- faut, pour atteindre ce but, que l’appareil soit construit avec
- soin, et quhl soit disposé dans l’usine de manière à ce
- qu’il opère seul et avec régularité. Il suffira pour y parvenir
- de b en observer les dispositions particulières de chaque pièce
- du laveur ; car c’est faute de ce soin qn’il a été mal exécufC • • • , par plusieurs imitateurs, qui l’auraient mis en discrédit s i
- n’avait parfaitement fonctionné dans toutes les fabriques °a
- M. Hallette l’a monté.
- Les principales conditions à remplir sont :
- Que la caisse de l’appareil soit solide et ne perde pa*
- d’eau ;
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- 2° Que le cylindre soit Lien en équilibre autour de son axe, *ïu d n’éprouve nulle part de frottemens inutiles ;
- 3° Que sa trémie soit disposée de manière que les bettera-Ves ne puissent s’y arrêter j
- 4° Enfin que tout le système du laveur soit assez élevé pour fiUe. les betteraves qui en sortent puissent arriver d’elles-mê-niessur la table à claire-voie que l’on est dans l’usage d’établir derrière l’homme qui pousse les racines contre la râpe.
- Ea figure première, pl. 3, est une coupe longitudinale du cylindre B et de la caisse qui le supporte et dans laquelle P'°nge une partie de son diamètre.
- Ea caisse A doit être faite en bois de chêne , de manière à Presenter une grande solidité. Elle repose sur des cales qui, Par la différence de leur hauteur, règlent la pente que l’ou donner à l’appareil. Il faut laisser à cette caisse assez de P^fondeur, pour que la terre, détachée des racines, puisse 8 Y amasser sans venir toucher au cylindre. Dans la partie inferieure de cette caisse et du côté de la pente, doit se tiouver 11116 espèce de trou d’homme d’une forme quelconque qui Permette d’ en faire évacuer chaque juur toute la vase qui s’y
- est accumulée.
- CC sont de petites empoises en fonte , boulonnées sur les lraverses qui forment le bâti de la caisse; elles sont garnies de coussinets en cuivre dans lesquels tourne l’arbre en ferD, tiUl traverse le cylindre B.
- E, cercle en fonte soutenu par quatre rayons plats, par-lant d’un moyeu allaisé, calé sur l’arbre D.
- E, disque ou plateau en bois fermant entièrement l’extré-®hté inférieure du cylindre, sauf une ouverture K dont il va etre parlé. Il est armé à son centre d’une large rondelle ou douille qui est aussi rodée et calée sur l’arbre, comme le ^oyeu du cercle E.
- C'j deuxième fond qui ne remplit que la moiti#dela surface du cercle F et dont l’ouverture g est toujours accessible à a betterave qui roule dans le cylindre, tandis que celle I, qui est ^luée par une claire-voie, la ramène contre le plateau ou
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- disque extérieur , qui est percé en ce point du trou K, par où la betterave s’échappe et tombe sur le plan incliné L.
- Les cercles MM, que l’on aperçoit autour de l’axe du cylindre dans la figure deuxième , sont, comme on le voit dans la figure première, la projection d’une espèce de ta®" bourou(noyau qui n’a d’autre objet que de porter la betterave à la circonférence du cylindre creux B, composé de h" teaux ou dnuvelles en bois refendus dont la section présent^ des prismes dont le côté le plus large est appliqué sur le cercle en fonte E et sur le disque , plateau extérieur F, où i^ sont vissés d’abord et consolidés par deux larges cercles en H fortement serrés et bien ajustés.
- Le vide que ces liteaux laissent entre eux n’est que de 3 a 4 lignes à l’intérieur du cylindre , tandis qu’il doit être d’u11 pouce à l’extérieur.
- Le mouvement est ordinairement donné à ce laveur par uuc courroie qui enveloppe la poulie N, qui doit être en fonte de ne point gauchir. Cette poulie tourne à frottemens doU* sur l’arbre du cylindre et ne l’entraîne dans son mouve®eot de rotation que quand on la faii avancer, sur rembx'ayagu qui est fixé sur ledit arbre par deux clefs.
- P est la trémie dans laquelle on jette la betterave; on Voli qu’elle est construite de manière à ne pas l’arrêter sur s°n fond, disposition que n’a pas le laveur décrit récemment dan5 un nouvel ouvrage périodique, où il est reconnu que la ®a' nœuvre est souvent arrêtée par l’engorgement de la trémie*
- Lorsque ce laveur fait de douze à quinze tours par minut® > il peut alimenter la râpe la mieux servie. Bien construit > ^ présente peu de résistance et consomme très-peu d’eau.
- A. L,
- Imprimerie deSELuccs, rue des Jeûneurs, n. i4.
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- (9e VOLUME.) Ju«;iSêS.
- S
- JOURNAL
- PRINCIPALEMENT destiné a répandre les connaissances utiles
- A L'INDUSTRIE GÉNÉRALE, AINSI QUE LES DÉCOUVERTES ET LES PkKFECTIONNEMENS DONT ELLE EST JOURNELLEMENT L’OBJET.
- DE L’INFLUENCE
- L’administration publique sur l’industrie,
- û’
- EX
- UNe INSTITUTION PROPRE A EN ASSURER LA PROSPERITE ET LES PROGRÈS.
- Lue ère nouvelle commence pour la France. La nation est appelée à s’occuper plus sérieusement et avec plus de succès e 8es affaires, et à s’enquérir de ce qui peut ou les favoriser °u leur nuire.
- ^ais l’opinion qui se forme, dans cette situation nouvelle, P°ür exercer une influence salutaire, a souvent besoin d’être Sln°u éclairée et dirigée, du moins repliée en quelque ®0rte sur elle-même, afin de s’améliorer et de se fortifier pâr a Justice et la vérité.
- Les idées saines cheminent lentement au milieu des erreurs d ,
- es préjugés de tout genre qu’amènent et le mouvement si fiable dès affaires industrielles, et les différences si multF lees ^es positions individuelles et des localités.
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- C’est donc un devoir étroit pour nous d’appeler quelquefois l’attention de nos lecteurs sur des questions qui peuvent téresser l'industrie dans ses i*apports avec l’administraU011 publique.
- En ouvrant nos pages à des questions de ce genre. u°°s n’aspirons pas seulement à payer le faible tribut de nos étude* et de nos réflexions, mais encore à faire jaillir vers nous Ie® lumières des hommes sages, dont l’opinion a droit d’&r<J comptée sur de pareilles matières.
- La double question que nous soulevons aujourd’hui n’cS* pas résolue de la même manière dans l’une et l’autre partit par les esprits éclairés; il en est même qui repoussent toute solution pour la première partie, et regardent comme fâcheuse* toute prétention et toute tendance du gouvernement à influCf sur les affaires industrielles.
- Cette opinion trop absolue ne nous paraît pas soutenable mais laissons toute controverse et examinons cette doubl0 question avec bonne foi, en nous plaçant fermement sur Ie terrain des faits.
- D’abord, demandons-nous à quelles conditions l’industr,c prospère? A quelles conditions elle fait des progrès? réponse va résoudre, selon nous, la première partie de la question sur l’influence inévitable du gouvernement, et pre' parer la solution de la seconde partie, à savoir : quelle natui'e d’institution est la plus favorable au développement prospejC de l’industrie.
- Les conditions de prospérité, comme celles de progrès s°ot renfermées dans deux ordres d’idées fort distincts, qu’il fflUt reconnaître pour avoir une vue complète de ce dont il s’agd ' il y a des conditions que nous appelerons générales et d’autreS que nous nommerons spéciales.
- Les conditions générales sont : institutions libres et stable cours régulier de la consommation au-dedanset au dehoi*; liberté et facilité des communications; système d’impc»siti0,jS qui, au lieu de tarir les sources de la reproduction les conse1'0 et les vivifie ; enfin système de douanes contrepesant dans 11110
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- ®gaîe balance les intérêts nationaux de l’agriculture, des manufactures et du commerce.
- Les conditions spéciales sont : étendue de l’instruction pratique; habileté dans les divers systèmes de travail et de fabrication; supériorité ou du moins égalité dans les procédés compares avec ce qui se fait au dehors ; éloignement de toute 8ene ou entrave locale; enfin protection permanente des in-lefêts spéciaux de chaque industrie, dans la lutte avec ses Avales à l’étranger.
- Si > comme nous le pensons, il est démontré que la prospère et les progrès de l’industrie dépendent nécessairement de Ces deux ordres de conditions, on sera forcé de convenir que ^ influence de l’administration publique est inévitable dans les affaires industrielles, et que , salutaire ou non , il faut la subir toutau moins en ce qui regarde les conditions générales dont fioiis venons de parler.
- Mais pour la rendre salutaire., le gouvernement ne peut et ne doit-il agir que dans l’ordre de ces conditions générales ? ^oit-il s’arrêter là et regarder les autres comme hors ou au-^ess°Us de sa sphère d’action? admettons-le si l’on veut, mais P0Ur agir utilement, efficacement, sur quelles données s aPpuier a-t-il? où les puisera-t-il ? Sera-ce dans la politique , 011 dans la jurisprudence administrative, ou bien dans les con-Seds intéressés et exclusifs de chaque industrie particulière ? ne faudrait-il pas plutôt que quelqu’institution spéciale le se-COn^at, recueillît des faits pour lui avec une scrupuleuse im-Part*alité et l’éclairât dans les déterminations qu’il devra
- Prendre?
- S
- ans doute qu’un gouvernement habile, ami du pays assure Perfectionne les institutions civiles , inspire par cela même ette sécurité générale, cette confiance dans la stabilité des Positions individuelles, qui, seules , maintiennent le cours e8ulier de la consommation intérieure-; sans doute aussi qu’il °uvrir de nouvelles sources de consommation par la sa-x ' ae Ses relations au dehors , et trouver même, dans les 8 es ordinaires d’une bonne administration publique, une
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- partie de ce qu’il faut pour élargir et rendre plus faciles d moins coûteuses les diverses voies de communication intérieure: mais est-ce là tout ? le devoir du gouvernement est-il accompli? l’industrie générale n’a-t-elle plus rien à lui demander ? elle lui demandera encore un bon système d’impôts et de douanes comme une condition aussi gravé, aussi impérieuse que le* autres.
- Mais, pour le fonder, ce système, il faut bien connaître l’i0' dustrie sous toutes ses formes et dans tous les mouvemens qul lui sont propres. Attaquez le nerf de la reproduction par des impositions mal assises vous paralysez l’industrie, bien que vous lui ayez ôté ses entraves par de bonnes institutions poli' tiques j imposez-lui’des lois de douanes capricieuses, d’une fiscalité arbitraire , vous sacrifiez les intérêts de l’un aux interets de l’autre- vous pouvez tuer cette industrie-ci pour faire vivre celle-là, et fomenter une guerre sourde entre le pro* d'ucteür ét le consommateur.
- Oh, dison‘s-le sans détour , cé n’est ni dans la sphère élevee de la pôlifiqué et de la législation, ni dans les connaissances administratives pures, qu’on trouvera les matériaux: nécessaires potïr fonder uix bôn système d’impôts et de douanes : il fau^ descendre de ces hauteurs, ét les chercher, nous le répéterons* dans tlne connaissance approfondie de notre système industriel et des rapports de ses éléihens agricoles, manufacturiers et commerciaux.
- Jusqu’à présent oh ne s’est guère adressé qu’au génie fiscal* mais le génié fiscal connaît beaucoup mieux les rapports de l’impôt avec le trésor public, que les effets réels de l’impôt su1 la matière imposée, dont en’ généial, il se soucie fort peu.
- Sans vouloir insister plus long-temps sur ce point, bornons-nous pour le moment à conclure que le gouvernement a l’industrie une action puissante et nécessaire, et que , pour la rendre aussi favorable qu’elle peut l’étre , c’est à une intell1 gence complète de notre système industriel qu’il fautdemandeI des données positives et d’utiles directions. t
- S’il en est ainsi pour ce qui concerne les conditions gen’e'
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- ?#les de prospérité et de progrès industriels , il doit en être dq
- mertXe t a bien plus forte raison, pour les conditions spéciales.
- k ^ci » en effet, le sujet à explorer a un caractère de spécialité n marqué ; il faut bien connaître les arts et leurs prati-}Ues P0Ur apprécier la mesure acquise de l’instruction in-^ rielle, le degré d’habileté du mode d’adpi.inistrer et gercer les différens genres de travaux , et, sous ses divers aPPQrts, notre situation relative avec l’étranger; il faut se CQdre bien compte et de l’influence des localités sur les différ enles d’anches d’industrie, et de leurs intérêts respectifs, P°ur reconnaître ce qui peut les entraver dans leur marche , Pour régler, avec justice, la protection dont elles ont besoin.
- •^ourrait-on nier qu’il n’est pas aussi du devoir du gouvernaient de veiller sans cesse à l’accomplissement de ces con-^ 10118 toutes spéciales quelles sont ? Sans cela, servirait-il, ^ v°riserait-il efficacement l’industrie? Ne serait-ce pas l’aban-nner ? d’une part, aux funestes mécomptes d’une routine forante et aux déceptions de l’intérêt privé mal entendu , > d’autre part, agir sur elle tout à fait en aveugle , et ar-
- ,trairement?
- ^^°Us irons plus loin , et nous dirons que le gouvernement
- 11 Peut-être y regarder de plus près pour celles-ci que pour
- a°ti'es ; car il satisfait directement ou tend à satisfaire à la
- Part des conditions générales tout en marchant , et si l’on
- Pai'ler ainsi, par la vie même qui lui est propre; il
- j 1 ^o’il marche devant lui pour les rencontrer toutes.
- les n Cn CSt Pas de m^me ^es con^itione spéciales : il peut ou
- ^connaître ou les négliger ; mais alors les faits sur lesquel* ii î no?
- , 11 devait s’appuyer lui échappent ou lui arrivent tron-Par l’intérêt pei’sonnel, ou défigurés par les préjugés
- admi°iStratifs.
- s»
- enc[uérir de ces conditions spéciales, s’assurer comment Jusqu a quel point elles sont remplies, est donc, encore up P > Une obligation pour le gouvernement qui veut agir
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- eii connaissance de cause ; car c’est le seul moyen d’assurer ses déterminations d’uné manière à la fois solide et salutaire.
- Mais quelle institution est chargée d’éclairer les détentti" nations que le gouvernement doit prendre? Existe-t-elle , ou a-t-elle existé?Nous consultons le passé, nous voyons le pi’e' sent, et nous n’apercevons nulle part Une institution forme® pour remplir ce devoir , tel que nous le concevons. Des mi" nistres, des directeurs-généraux amenés à leur suite, sous leurs bannières politiques, semblent avoir eu cette mission, mais comme une sorte d’accesSoire à d’autres attributions. A deux époques différentes on a créé un ministère spécial ; beaucoup de bons esprits semblent même le réclamer encore aujourd’hui comme une nécessité.
- Voyons si c’est bien là ce qu’il faut à l’industrie , après ce que nous venons d’établir plus haut, et vu l’essor prodigieux qu’elle prend aujourd’hui partout.
- Dans le système de gouvernement qui nous régit, un m>' nistère suit les vicissitudes des majorités et des doctrine* qu’elles représentent; en outre un ministre est, avant tout? un homme politique , et dans le conseil son esprit et sa vol* doivent s’étendre sur tout ce qui tient au gouvernement g®' néral du pays ; il n’est pas là exclusivement pour des intérêt5 spéciaux ; il concourt à tout, il répond de tout ce à quoi ü a concouru avec ses collègues ; il suit ordinairement le sor* du ministère dont il fait partie, et qui cède la place à un an' tre d’une couleur politique différente.
- Or, l’instabilité, la préoccupation inévitable des intérêt5 politiques dans la haute administration ne conviennent d’*u' cune façon à une institution chargée immédiatement des i®' térêts de l’industrie; il faut, pour bien connaître ses i®te' rêts, ne s’occuper que d’elle, et en comprendre tout 1® système pratique ; il faut que dans les mesures qui la concef' nent, qu’elle a si souvent à réclamer, il y ait cette stabiHte de vues, cet esprit de suite et de persévérance qui, seuls? peuvent la servir utilement. Et où les trouvera-t-on, s* ce n’est dans une institution toute spéciale , et par cela ï»efl!ie
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- moins éclatante qu’un ministère, mais non sujette à changer tomme celui-ci ?
- Il n’est que trop commun, dans ces changemens fréquens, voir une haute administration désapprouver tout ce qu a
- de
- fait
- dai
- ' 011 tenté celle qui l’a précédée, non pour faire mieux, niais pour faire autrement.
- Qu’
- en résulte-t-il ? une hésitation frivole, quelquefois dé-gneuse et toujours funeste dans les mesures de protection *îUe demande l’industrie : on commence sans cesse, et l’on ne finit jamaisj les questions de faits, si précises par leur na*Ure j se métamorphosent en questions spéculatives, et se *esolvent diversement suivant le caractère d’esprit et de vues CeUx qui arrivent au pouvoir;
- ^eut-on éviter ce dangereux écueil? Quhl y ait pour l’in-, trie une institution stable , mais modeste ; qu’on la confie a„^es Sommes spéciauxT dont les lumières soient connues, et, 1 faut en parler, que les émolumens ou de vains dehors de représentation ne soient point un appât pour la cupidité ou P°Or des ambitions vulgaires ; mais que cette institution soit ®x,Se en état d’exercer sur la prospérité et les progrès de l’in-lrie toute l’influence que permettra le cercle, facile à g Cer> de ses attributions. Il est douteux que, sous les magni-eQces et sous l’empire des préoccupations d’un poste élevé, trouve, exclusivement comme il le faut, une attention c°Ostante, laborieuse aux intérêts de l’industrie , si mal com-jusqu’à présent.
- comme nous le pensons, il y a quelque justesse dans yties que nous venons d’exposer, il n’est pas difficile de
- le8
- • S aPpIiquer à la création d’une institution convenable à ces intérêts.
- , .CUx choses sont à considérer dans une mesure adminis-^ ve ; ro jeg sur iesqueis eue s’appuie , et les besoins e a en vue ; 2° les formes d’exécution à donner à ce_tte çj> Ure> Pour la rendre praticable, sans troubler l’harmonie mesures ou d’autres lois.
- IV >
- apres cela, nous voudrions qu’une institution spéciale
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- fournît les faits, reconnut et signalât les besoins réels, et que la haute administration, le ministère organisât les mesures e$ les fît exécuter.
- Il y aurait donc un conseil, une intendance, peu importe le nom , formé d’hommes bien au fait de notre système ge" néral d’industrie agricole, manufacturière et commerciale, et chargés exclusivement d’éclairer la haute administration en tout ce qui concerne l’industrie.
- Ce conseil, en correspondance directe avec l’industrie du dedans et avec celle du dehors , par des agens spéciaux et par nos consuls, apprendrait bientôt à connaître notre situation industrielle dans ses branches les plus importantes, vi8' à-vis de l’étranger, ainsi que les causes toujours variables ou de notre supériorité ou de notre infériorité sous le double rapport du prix et des qualités des produits. Disons, en passant, que cette connaissance est aussi indispensable à l’etablissement d’un bon système de douanes qu’elle est nouvel^ et toute à acquérir.
- Les doléances de chaque industrie privée , les réclamation8 locales trouveraient dans ce conseil des juges compétens et impartiaux, et une protection efficace , parce qu’elle serai1 éclairéej toujours prête à agir, parce que rien d’étranger Uc devrait préoccuper ce conseil et le détourner un seul instai^ des intérêts de l’industrie.
- S’agit-il d’encourager une culture , d’appeler 1’attenti011 sur un système de travail nouveau ou perfectionné, d’éclaii’ei: le commerce sur des voies pouvelles ou inusitées ? il est de l’essence même de l’institution d’agir avec persévérance,8e^ moyen d’obtenir des résultats véritablement utiles; elle est’ par sa stabilité, en mesure de mettre à fin ce qu’elle aurait une fois heureusement commencé.
- Le mouvement industriel des peuples présente des phefl°T mènes qui passent malheureusement inaperçus de la haute administration : pourquoi, par exemple, la France, avec de* populations agricoles presqu’inoccupées la moitié de l’an»e^> tire-t^elle de l’étranger, chose étrange! de la seconde ou
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- ta troisième main, des quantités énormes de fils de lin filés ^ ta main? Pourquoi sur certains marchés ne peut-elle ecouler ses couvertures de laine et de coton, malgré les primes dq sortie ? Pourquoi les Suisses viennent-ils vendre aux portes ‘ta St-Etienne des rubans unis, et cependant St-Etienne Passe pour la première fabrique du monde? Pourquoi som-Ines'nous chassés des marchés étrangers pour les étoffes de s°ta Unies qu’autrefois nous fournissions presque exclusive-yement? Il y a quelque chose de grave sous tous ces faits j ont certainement leur raison : mais qui s’en occupe ? qui la cherche? Il y en aurait bien d’autres à signaler, et grand en sPlait le dénombrement, s’il fallait le faire. Bornons-nous a qu’avec l’institution que nous souhaitons pour la prospérité de l’industrie, l’administration saurait à quoi s’en tenir SUr tout fait de ce genre, et comment elle pourrait en prévenu <ju moins en diminuer les fâcheux effets, vante avec raison les enquêtes sur les affaires indus-
- Uir
- On
- triell
- ^ les plus importantes ; mais ne conviendra-t-on pas
- P°Ur porter tout le fruit qu’on en attend, elles doivent
- eeu quelque sorte permanentes ; car les industries diverses
- jes llcnt ou s’arrêtent dans leurs progrès; et ce qui, dans
- ei**cas, résultait de vrai, cette année , d’une enquête
- a&ere, peut fort bien ne l’être plus dans deux ou trois ans.
- 4üi„ ne voit ce système d’enquête en état de permanence raitS ^ *nstitution dont nous parlons ? Par sa nature, elle sexuellement dans le cas d’appeler autour d’elle les lu-de r r^Par,^ues dans tas différentes classes d’industriels, et
- ecueillir leurs vues diverses, avec moins d’éclat sans doute que par 1
- Ptas\l Uno enquête solennelle, mais très-probablement avec ^ e succès et de profit pour la vérité. n® nous est pas permis ici d’épuiser ce sujet, dont nous
- n avon* r r .....
- _ voulu toucher que les
- taes pas
- que les sommités ; nous ne nous som-
- tails d’ n°D ^US ^mP0S^ tache facile d’entrer dans les dé-Organisation d’une telle institution ; mais nous croyons
- 1 3v°il dit assez pour faire voir qu’elle ne changerait rien p
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- l'organisation actuelle dû la liante administration ; qu'elle «'augmenterait pas le nombre de ses membres : elle en serait tout simplement le conseil permanent, obligé, et une source-vive , Féconde dé Faits positifs et de renseignemens désintéressés,que le gouvernement tiendrait continuellement ouverte et entretiendrait pour le service du pays.
- On ne nous dira pas sans doute que les conseils généraux du commerce et des manufactures, les conseils d’agriculture > la chambre de commerce , comme ils sont établis , tiennent lieu de ce que nous demandons ; il faudrait pour cela connaître bien superficiellement le sujet dont il est question et avoir mal compris nos idées, que nous soumettons du reste avec confiance au jugement des hommes éclairés sur cette importante matière..
- QUELQUES OBSERVATIONS
- SUR LA FABRICATION DU SUCRE DE BETTERAVES,
- EAR M. DE BEAUJEU.
- ( Suite. )
- Après avoir donné quelques détails sur la culture , la coite et la conservation des betteraves , je vais essayer de de' crire les procédés à suivre pour obtenir le sucre de cette p1>e' cieuse racine.
- Les procédés de cette fabrication les plus récemment publié sont ceux de M. Mathieu de Dombasle et de M. le comte Chaptal.
- M. Dubrunfaut, dans son ouvrage, décrit le procédé sui^1 par M. Crespel, et sommairement celui de plusieurs autre* fabricàns.
- Depuis l’heureuse application, faite par M. Derosne , ^ dharbon animal à l’extraction du sucre de betteraves* leS ^ vaux on t pu marcher d’un pas assuré, le fabricant a pu compteI*
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- 5 g
- sür un résultat certain, et c’est réellement de cette époque* que la conquête de ce produit, devenu de première nécessite,, peut être regardée Comme assurée.
- Mais si les procédés de fabrication ont fait de rapides pro» 8res» si maintenant on peut travailler sans hésitation , si l’on est assuré de retirer des produits dé bonne qualité, et en quan-' tdé suffisante pour que ce soit une opération lucrative, on ne peut pas §e dissimuler cependant qu’il y a encore beaucoup à perfectionner, soit sous le rapport de la quantité, soit sous ce-^ui de la qualité du sucre à obtenir d’une partie de betteraves, soit même sous celui de l’économie de fabrication.
- T» . j
- ^ ai déjà dit que j’envisageais comme plus avantageux d’éta-^ 11 des sucreries de betteraves à l’instar des sucreries de cannes n°s colonies, c’est-à-dire en réunissant l’exploitation agri-c°le a la manufacture, et c’est toujours en partant de ce prin-^Pe que je considérerai la description des procédés et l’ensemble des travaux.
- peut fabriquer le sucre pour le vendre en brut, on P^Ut aussi raffiner ses produits : la localité doit nécessairement erminer sur le parti à prendre à cet égard. Ainsi dans ma P°8ition# j’ai dû me décider à raffiner mon sucre, puisque je trouve éloigné de toute raffinerie, et que par cette raison ^a&ner Pr*x du transport par terre de mon sucre brut lieues de distance, en vendant sur place du sucre raffiné *|Ul entre en concurrence avec celui qui est apporté par terre ® ^4 lieues .Voisin d’une grande ville, et avec une fabrication considérable, je pourrais calculer différemment. e°tre dans ces détails, parce qu’ainsi qn’on Je verra en dé-que4111 ^CS ^*verses manipulations, il est tout différent de fabri-du brut pour vendre ou pour raffiner soi-même.
- -,,an* toute fabrication en grand, il y a plusieurs objets à con-lité ^ des Pr°duits, leur quantité relative * la faci-
- Imbrication et l’économie des frais. Dans une manufac-ïé 1 ^°lnte aune exploitation agricole, il faut de plus Savoir er ces deux industries de manière qu’elles agissent et
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- régissent l’une sur l’autre, le plus avantageusement possible.
- Je connais l’imperfection des procédés suivis en général pour l’extraction du sucre de cannes dans les Colonies; cependant j’ai toujours eu en vue de m’en rapprocher le plus possible sous certains rapports. En effet travaillant sur une grande échelle, ayant à concilier la culture et la fabrication, cherchant à produire avec le plus d’économie, les Colon s ont dû chercher à remplir le mieux possible ces diverses conditions, ils ont pour eux l’expérience, il est bon pour nous de chercher à en profi' ter. Nous fabriquons avec plus de soins,la difficulté de la réussite nous en a d’abord fait une loi ; mais, parvenus à fabrique1’ avec facilité, avec certitude, tâchons maintenant de les égaler en promptitude et en économie.
- Les trayaux de laboratoire nous ont appris quelle quantité de sucre cristallisable existe dans la betterave; dans l’extraction en manufacture, nous voyons un assez grand déficit pour faifP tous nos efforts afin de chercher à le diminuer ; cependant d est souvent plus avantageux de rester en deçà de tout ce que l’on pourrait faire , car l’économie doit être consultée ava1?1 tout. En augmentant d’une petite quantité le produit, d arrive souvent que l’on augmente de beaucoup les frais, °u qu’on rend la manipulation plus difficile, et que l’on sort àe la simplicité des travaux de manufacture, ce qui est un grand défaut. Placé dans une position très isolée, loin de toute vide qui pût me fournir des ouvriers d’aucune espèce, je me sU|S toujours appliqué à la plus grande simplicité de moyens de fa brication et d’ustensiles, afin de pouvoir me suffire avec °e qui était à ma portée, et j’ai réussi à faire marcher ma suci’e rie sans autre secours que celui de mes paysans.
- Je dois avant tout prévenir que ma sucrerie n’ayant été e*a blie que comme annexe à mon exploitation et non comme but principal, son importance est pour ainsi dire nulle, et qu e^e ne peut être considérée que comme fabrique d’expérience, ^a trop mauvaise qualité de mes terres ne me permettant qu atie .près-petite, partie en culture de betteraves, et ne donnant
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- de faibles récoltes; mais je n’cn ai pas moins cherché à simplifier le travail de manière à pouvoir être appliqué très en gi’and.
- faut d’abord considérer quel moteur sera employé : des evaux, des bœufs, l’eau, le vent, les machines à vapeur, peuvent être employés suivant les positions.
- Malgré 1’ avis de quelques personnes, je ne conseillerai jamais ^ eniploi du vent, comme moteur, de quelque manière qu’on eiuploie èt même avec addition d’un manège suppléant; ce Moteur est beaucoup trop variable, et trop capricieux pour des Savaux qui demandent une extrême régularité, et dont l’ëpo-<lÜe et la durée sont fixés. La machine à vapeur réunit toutes s qualités lorsqu’elle a celle de l’économie, cependant lapru-nce doit bien souvent l’exclure, si l’on fait attention que sort ^ploi se trouve borné à un tiers seulement de l’année; qu’il 1 pour son service des hommes intelligeris et bien au fait, P°Ur son entretien des ouvriers habiles et habitués à les ré-^aier } je croîs donc d’après ces motifs que le cas où il pourra j e avantageux de préférer ce moteur aux moteurs animés , lsque la sucrerie est considérable, les bœufs, à mon avis, Puissent le plus d’avantages, en ce que leur patience, leur j Ce> la simplicité de leurs attelages , et surtout la faculté dé ^ pourrir, et même engraisser uniquement avec les résidus obl'^ ^r*catl°n> en f°ntle véritable soutien et le compagnon '8e de toute sucrerie agricole.
- surplus , il n’est pas possible de fixer un mode exclusi-Vei&ent à tout autre, car cela doit beaucoup dépendre de là Maniéré dont sera établie la sucrerie. En effet, on peut culti-8oi-même les betteraves, mais on peut aussi prendre des ^ an8emens avec des cultivateurs fournissant les betteraves, reprenant les pulpes. Dans ce dernier cas, le fabricant peut er avantageux de se servir d’une machine à vapeur, s’il Se procurer le combustible à bon compte. Quant au ^yen hydraulique, il n’y a pas de doute sur’les avantage*
- 9u’on
- placé.
- en peut retirer lorsqu’il se trouve convenablement
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- La fabrication, proprement dite, se compose d’une suite d’opérations qu’ilimpoite de préciser , pour les examiner un peu en détail.
- Ces opérations sont : le nétoyage des racines; le râpage; Ie pressurage; la défécation; l’évaporation ou concentration,^ la clarification.
- Ces diverses opérations sont communes aux divers procédés employés pour la fabrication du sucre.
- Si l’on suit le procédé recommandé par Àcliard, contint le seul qui puisse bien réussir lorsqu’on a de mauvais sirop8» il y a ençore, la cristallisation lente à l’étuve, l’égouttage, ^ pulvérisation du grain, le pressurage.
- Au contraire, si l’on a une bonne qualité de sirop, 011 suivra le système par la cuite, et alors on aura encorela cuite» la mise en formes et l’égouttage.
- Voilà donc deux manières de travailler, dont les produit sont bien différons quant à l’aspect.
- Ces deux procédés ont chacun leurs partisans ; l’un l’autre réussissent très-bien. Lequel donc doit être empl0^ -de préférence?
- Cette question est assez importante pour être examinée aVfiC attention,
- Achard étant le premier qui ait traité l’extraction ^ sucre indigène un peu en grand, je commencerai par examiflel son système.
- Après divers essais sur la manière d’isoler du jus de ^ betterave, la plus grande quantité des matières étrangère qu’il contient, il s’arrêta à l’emploi de l’acide sulfurique à froid, en ajoutant ensuite de la chaux, pour opérer la défe cation au moyen de la chaleur. Ce procédé réussit très-bien, jus est clair» peu coloré, et paraît avoir toutes les qualité •désirables.
- Lorsque ensuite il voulut soumettre le jus déféqué à l’ev® poration, il vit bientôt que, parvenu à une certaine redllC tion, le sirop était sujet a brûler. Ordinairement on cbn’ifi6 les sirops depuis 24 degrés jusqu’à 3o; c’était surtout après la
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- tarification, pendant l’opération de la cuite, qu’il était diffi-cde, et souvent impossible de continuer le rapprochement Jusqu’au terme où le sirop pût être mis dans les formes pour g'ener.
- Alors, afin de pouvoir opérer d’une manière certaine , il Unagina de mettre ses sirops à l’étuve dans des cristallisoirs, Uinsi qu’il est d’usage dans les laboratoires pour les cristallisations régulières ; il crut même nécessaire d’évaporer poqr *Uleux ménager ses sirops. Il n’y a nul doute que de cette macéré 0n ne doive obtenir de beau sucre et en grande quantité, Crespel, ancien fabricant à Arras, suivit ce procédé, en ^ apportant quelques modifications , résultat de ses observa-tlons et de l’emploi du charbon animal.
- Sa fabrique, bien conduite, ayant prospéré, plusieurs autres fabriques se montèrent sur son modèle; il fut directeur de ^eur établissement, et créa des ouvriers pour les conduire ; il e,Jt Un intérêt dans chacune d’elles. C’est ainsi que se sont Cl<éées la majeure partie des fabriques, et c’est aujourd’hui le Procédé d’Achard, modifié par M. Crespel, qui est le plus généralement usité.
- ^ en devait être ainsi, car ce procédé réunit pour lui plu-Sleurs avantages réels. On est toujours certain d’obtenir du ®Uci>ejon en obtient toujours une assez forte quantité, et c’est
- Manière d’avoir les cristaux les plus purs, j, ^-près Achavd, Hermstadt, autre chimiste distingué de Ber-^ > Essaya la défécation par la chaux seule, suivant le procédé c°lonies, qui semblerait devoir être le premier qui eût été réussit également à bien déféquer, et obtint de cette
- tenté. u
- ^ *ero un aipop qu’il put traiter par la cuite, et parvint, dit-’ a ^braire plus de deux milliers de sucre de betteraves. Ce Procédé fm depuis répété, et réussit, en France, à MM. De-parT* ^e^eux autres; mais il paraît que les sucres obtenus Procédé d’Achard étaient alors supérieurs en quantité et en Mité.
- 1>aLo'squ enfin M. Charles Derosne eut imaginé d’appliquer 10n décolorante du charbon animal au vesou de bette-
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- iâve , la fabrication de ce sucre européen prit une nouvelle face.
- On ne tarda pas à s’apercevoir, qu’à l’action décolorante de cet agent, se joignaient d’autres actions chimiques, dont le résultat était d’obtenir beaucoup plus de grain, une purgation bien plus facile et une bien plus belle cristallisation* Alors, on eût de nouveau recours au procédé de la cuite* comme étant bien plus simple. MM. Derosne, Bonmatin* Chaptal, perfectionnèrent ce procédé, et obtinrent de beaux produits. Un assez grand nombre de fabriques s’établit, et a l’époque de la restauration, il y en avait qui réussissaient for1 bien, mais qui, par leur position dans les villes, et les grands frais auxquels elles se trouvaient sujettes pour se procurer des betteraves, ne purent résister à l’avilissement du prix du sucrej très-peu donc survécurent. Parmi celles-ci, les une* travaillaient par la cristallisation lente, et les autres par la cuite. Il est vrai de dire que plusieurs de ces dernières réuS' sirent mal, ce qui provenait de ce que les opérations étaie^ mal dirigées, et que dans ce cas, il est facile de manquer e°' tièrement le résultat, tandis que par les cristallisations, e0 travaillant mal les sirops, on obtient encore un assez bon re' sultat.
- On pourrait conclure de cet exposé, avec quelqü’app3' rence déraison, que l’on devi’aît donner la préférence au m°de de cristallisation lente. Cependant tel n’est pas ma manière de penser, d’après les motifs que je vais expliquer.
- Personne ne met en doute , pas même les plus grands p^' tisans des cristallisoirs, à la tête desquels je place natürelle ment M. Crespel, personne, dis-je, ne met en doute que si 1 était aussi certain du travail par la cuite, ce mode ne d^ l’emporter sur tout autre par sa simplicité, son économie etl ustensiles, en emplacement, en combustible, en manipu^ tion, en capitaux $ sa célérité , son identité pour la qualih l’aspect du grain avec le sucre versé dans le commerce* provenant de la Canne.
- et
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- Là question se réduit donc maintenant à savoir si ce mode de travail peut être employé avec quelque certitude de succès. Or je citerai diverses fabriques ayant travaillé de cette Maniéré. M. Chaptal pendant long-temps a suivi ce procédé, devenu chez lui assez certain pour que les opérations marchassent avec une grande régularité.
- M. Houdard obtient par ce procédé depuis long-temps de très-beaux et d’abondans produits d’excellente qualité; à sou Exemple de nouvelles fabriques se sont établies depuis peu, f Lamars près Valenciennes, à Happlincourt, près Péronne, a Léronne et environs , à Roclincourt, près Arras, et dans d autres endroits. La première , dirigée par MM. Harpignies et banquet, a déjà deux années de travail : la première année ede a fabriqué 80 milliei'S de sucre, et la seconde, 200 mil-^eis ont été le produit de 63 hectares de terre. Cette fabri-quoiqu’encore susceptible de quelques améliorations de etads, est une des mieux organisées et des mieux conduites. Houdard a fait cette année 5o milliers de sucre avec lé P^duit de i3 hectares de terre.
- Jallu, à Happlincourt, a commencé cette année par le avail de la cuite, et dès le début, ses produits ont été beaux et aWdans.
- . Le Clerc, près Péronne, dont la fabrique est moins ^portante, a obtenu de bons résultats cette année par la ^Ulte a feu nu, ainsi que M. Dumont, pharmacien instruit, eiïleurant à Péronne.
- ai vu les premiers essais à Roclincourt, où tout er| monté le travail par la cuite à la vapeür; et ils paraissaient pro-U*re de bons résultats.
- Maintenant si l’on faisait quelques rapprochemens, et s’il ^tad possible de tirer quelques conclusions des renseignemens Ü1 n*s par M. Crespel, d’après le mode qu’il a adopté dans 8a lettre en date d’Arras, du 19 janvier 1828, insérée dans le . ,,lal du Commerce, du 22 mars suivant, nous verrions qu’il 11 *es produits de diverses fabriques par cristallisons; a'osi ÎU’il suit :
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- GG
- Crespel Delisse à Arras, 180 mesures. 98,ooo
- Crespel Delisse à Genlis, 65 — 38,ooo
- Crespel Pin ta à Arras, 66 — 46,5oo
- Ledru à Franvillars, 70 — a4,5oo
- Je vois ensuite, dans uue lettre en réponse à MM. Har-pignies et Blanquet, de Famai's, eu date du 2b mars 1828 , insérée dans le journal Y Industriel, de mai 1828, que , d’a-près le même mode d’évaluation, ces messieurs annoncent en résultat du procédé par la cuite ,
- Pour M. Houdard, 3i mesures 25,000 kilor
- Pour leur fabrique de Famars, i5o — 100,000
- Il résulterait de ce rapprochement que M. Blanquet a obtenu par la cuite plus de sucre de i5o mesures, que M. Cre^ pel de 180, Tout ici serait, même pour la quantité, en faveur du procédé par la cuite.
- Mais on doit dire que ce tableau fourni par M. Crespe^ n’est pour ainsi dire d’aucun intérêt pour l’objet en question; car la nature et l’exposition de la terre, le mode de culture; et une foule d’autres considérations, peuvent être les seuleS causes des différences observées, sabs qu’on puisse rie11 conclure sur l’avantage de tel ou tel procédé de manipula' tion.
- De tout ceci je ne tire qu’une conclusion qui me para1^ certaine, c’est que l’on peut obtenir le sucre en fabrique aus*1 sûrement, et même en aussi grande quantité par la cuite <lue par les cristallisoirs, lorsque les opérations sont également bieJ1 conduites. Et de cette conclusion j’en tire la conséquence <IuC le procédé le plus simple, le plus économique , qui se pi’ete le mieux aux travaux en grand, qui exige moins d’emplace ment d’ustensiles, de capitaux, qui donne des rentrées pluS promptes, doit nécessairement tôt ou tard devenir général* J’entrerai dans de plus grands détails à cet égard en tral tant de chaque partie de la fabrication.
- Après avoir établi en thèse générale que la formation d url sucrerie d’après le système de la cuite, ou système des col°
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- nie*, doit avoir la préférence, j’entrerai dans quelques dé-tail# sur les opérations.
- La première, qui est le nétoiement des betteraves, a pour d en séparer les terres, sables , collets , racines, etc., inu-(jeeS P0Ur moins à la fabrication. Ce nétoiement s’opère
- e deux manières: par le lavage, ou simplement au couteau.
- Le layage se fait, ou dans les cuves au moyen de balais , par le moyen de cylindres en partie plongés dans l’eau j UQe caisse, dans laquelle, par le mouvement de rotation, es betteraves, qui ne doivent emplir que la moitié de sa ca~ Pacité, en roulant les unes sur les autres, se dépouillent entiè-doqent toutes ^es Part^es terreuses et sableuses. Le lavage *°ujours être précédé par un nétoyage à la main, à l’effet
- eulever les radicules, collets et parties attaquées.
- ^Près avoir long-temps pratiqué le lavage, j’y ai renoncé ca ^ trouver d’inconvénient. Le nétoyage se fait dans ce qu ^VlSc Un Peu plus de soin > et l’on évite une manipulation i ^Uefois difficile et sujette à divers inconvéniens pendant a 8aisou des gelées.
- c°nseillerais , ainsi que je le pratique , de bien nétoyer ^ ? ettoraves lors de la récolte dans les champs , de manière ^.^toniagasmer que des betteraves bien nettes de terre, de
- Loi 6S? collets Petdes racines, enfin prêtes à râper.
- ls de la fab
- rication, ces betteraves passent encore dans les tnams a 7 L ,
- ^ue d UGS n^toyeurs, ce qui va alors tres-vite ; j’ai trouvé
- de r . Cette manière il y avait beaucoup d’économie, et plus
- 1 te dans la conservation de la betterave.
- topage est une opération d’une grande importance ; chi * S est~°n beaucoup exercé pour la confection d’une ma-^to Pût remplir toutes les conditions voulues j mais jus-j.<pçs preseût il reste toujours quelque chose à désirer. Les de ’pjj-6* P^us employées aujourd’hui sont d’après le système est î-6^ °u ‘LOdobel. La première fait une bonne pulpe, e j se dérange peu -} mais il est très-long de la remettre
- 5*
- Le
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- feïï état (1). Il f»ut une personne qui râpe, et une autre pour la servir. Si l’on veut que deux personnes râpent, il faU* deux personnes à servir , et deux râpes. Des betteraves un peu grosses ne peuvent y passer. Celle d’Odobel peut fan® d’aussi bonne pulpe, si l’on veut lui donner peu de lame} elle débite beaucoup plus que l’autre , et n’exige qu’une personne pour la servir ; on peut y en mettre deux à râper, mais alors elle double le produit en employant une force double ;
- a besoin d’un entretien journalier pour régler les lames} ce qui s’opère en un quart-d’heure, et l’on peut la regarnir a neuf en moins de deux heures. Dans le cas où un corps étran* ger et dur viendrait à pénétrer dans la râpe, celle d’Odobel courrait risque d’être brisée ) mais pour le service elle très-solide et facile à manœuvrer.
- Dans une grande fabrique, il y a deux choses à considérer ?
- la promptitude du râpage et sa perfection. Si l’on veut faife beaucoup, on court le risque d’avoir une pulpe grossière, et beaucoup de particules de betteraves non déchirées qui donnent pas leur jus. La râpe d’Odobel a l’avantage que da°s un instant on peut changer sa manière d’agir, de telle sorte qu’elle fasse ou beaucoup d’ouvrage, ou une pulpe extrêine' ment fine j mais aussi en lui donnant très-peu de dents , il fallt y toucher plus souvent ) celle de Thierry, une fois biel1 ajustée, peut râper fort long-temps.
- Au surplus, en examinant le travail de l’une et de l’auti’e’ j’ai remarqué que la qualité de la pulpe dépendait peut-®tl<j plus du fabricant que de la râpe, comme le produit du traval d’un moulin à blé dépend bien plus d’un meunier que moulin lui-même. Or beaucoup de fabricans peuvent ne PaS être bons mécaniciens , ce qui fait que souvent avec un b°,x outil on peut faire de mauvais ouvrage.
- (i) Cet inconvénient na plus lieu aujourd’hui que l’on construit d® râpes sans employer une seule vis au tambour ; voir la râpe de M« farine, dans la collection des instrumens d’agriculture perfectionnés , M. Leblanc.
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- ^lus la pulpe est fine, et plus on peut obtenir de jus; ce-fondant lorsque les dents très-émoussées ne font plus qu’une j^pece de bouillie, il en résulte des inconvéniens , qui sont difficulté d’obtenir le jus, la pulpe passant au travers du JlSSu>ou obstruant le passage et faisant crever les toiles; d’ail-
- leurs r
- ouvrage n’avance plus assez , ce qui fait qu’on est
- ^ —----- y---------y ~1----- 'l--------
- llge de se conjtenter d’un certain degré de finesse qui per-^etd obtenir depuis 70 juqu’à 80 pour cent de jus du poids e la betterave, quantité qui varie nécessairement suivant la Sr°sseur et la qualité des betteraves ; car les petites donnent ^ojours plus de résidu; il y a plus de collets, plus de peau P^portionnellement , et les betteraves venues dans un ter-^aiï| riche , et par un temps pluvieux, rendront bien plus
- Jus que celles qui sont venues dans des circonstances opposées.
- ^ Importe beaucoup pour la réussite des opérations subséquentes, d’obtenir le jus avec le plus de promptitude possible ; d^- COntact de l*a'r l’altère de suite ; c’est pourquoi la pulpe etl'e aussitôt pressée qu’obtenue.
- ï'oute espèce de presse peut servir à cet usage , mais non avec le même avantage.
- Il f P
- faOt que la presse que l’on emploie opère avec célérité et
- &VGç / .
- j. Loergie; que son chargement et son déchargement aient . en peu de temps et avec facilité. Pour obtenir ces divers ats > on doit mettre la pulpe en couches minces, afin que per Un<î Press*on a la f°is vivé et forte le jus puisse s’échap-. ’ ^n se sert ordinairement de sacs en toile assez forte ,
- Us entre deux clayons d’osier.
- silit' ^lesse hydraulique , à raisou de sa puissance, de la fa-^a *°n serv*ce du Peu Remplacement qu’elle de-
- forc 5 ln^r^e a égard d'être mise eu première ligne. La Y est mieux utilisée que dans toute autre , où il y a beau-e perte de force., absorbée par les frottemens. Elle se dr 6 ^acHement à toute espèce de moteurs; elle convien-* donc partout, si son prix et la nécessité d’avoir à sa por,-
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- tée des ouvriers capables de la réparer, n’empêchaient son* adoption dans beaucoup de localités (i).
- La presse à cylindres a été adoptée dans beaucoup de fabriques, puis abandonnée, je crois un peu trop légèrement. Les qualités qu’elle possède devaient engager à la perfectionner? et c’est ce que j’ai cru devoir faire. Je m’en suis toujours servi et toujours bien trouvé. Je n’ai pas cessé d’y apporter des per' fectionnemens , et je compte y en apporter encore de noii veaux. Ses avantages consistent dans la facilité de son service» la promptitude de son travail, et la continuité qui permet que la pulpe soit pressée, pour ainsi dire instantanément, en tou1 * *' bant de la râpe, en telle manière que le jus coule en quelque sorte directement de la râpe dans les chaudières , ou dans Ie réservoir lorsqu’on s’en sert- Cet avantage me semble d’n17® importance majeure dans la fabrication. Cette presse, facile a faire marcher par toute espèce de moteur , est d’un servie6 tellement aisé, qu’une seule personne en peut fournir 3 oii^ et suffire ainsi pour un râpage de 5 à 6 milliers à l’heure. J etl ai deux petites qui fonctionnent ensemble et sont mues par^e manège , au moyen d’une reprise de mouvement par un centriqua faisant mouvoir une espèce de levier de Lagavouste> engrenant dans une roue de 4 pieds de diamètre garnie chevilles, qu’en cas de besoin on peut faire tourner à la J y ai adapté des batteurs mécaniques qui détachent la pnlpe; mais le plus grand perfectionnement que j’y aie apporté cQ{l siste dans trois cylindres préparateurs, que j’ai placés en aVal1^ de la presse. La pulpe passe graduellement entre ces cylindre de manière à subir successivement quatre pressions , dont & première ne fait, pour ainsi dire, qu’étendre uniformémeP* la pulpe, et les autres vont en augmentant de force. Il eI1 lS suite une pression plus égale et plus forte, parce que le juS A
- (i) La construction des presses hydrauliques a tellement été simp 1 &
- depuis quelque temps, qu’elle est aujourd’hui universelleme^ répa0
- dans nos fabriques agricoles.
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- plus de temps pour s’écouler j ou peut retirer ainsi facilement jusqu a 60 pour cent de jus$ le marc est ensuite mis dans des Sacs Pùur être pressé à l’ordinaire , avec cette différence qu’it tlent alors beaucoup moins de place , et qu’ainsi l’opération marche bien plus vite. Le travail se fait de cette manière très-legulièrement, et l’on voit arriver le jus en un jet continu, p ^eS aiconvéniens de cette presse sont la difficulté de tenir a Iode,et d’exiger une autre presse pour terminer la pression.
- Le premier de ces inconvéniens se trouve beaucoup diminué en Rangeant plus fréquemment les toiles, en faisant les cy-1IJdres moins longs,et enfin par l’addition même des cylindres PI(q>arateurs qui égalisent mieux la pulpe, ce qui influe beau • C°UP sur cet objet.
- Quant à l’inconvénient d’exiger une seconde pression , je le îegarde comme nul et plus que compensé par tous les avan-*aSes inhérens à ce genre de presse. Au reste , je ne crois pas jmPossible d’arriver à opérer par une seule opération toute a Pl’ession nécessaire, et alors ses avantages seraient bien plus 8l'ands.
- La pulpe en tombant de la toile, étant déjà assez sèche pour y6 Pas mouiller la main , il n’est pas besoin de bacs pour faire s sacs; ou l’égalise très-facilement, et, si elle attend pendant eïilplissage, elle n’est plus aussi susceptible de s’altérer.
- La vis en fer peut être employée d’une manière avanta-8eilse, soit pour unique pression , soit pour presser de nou-Veau après la presse à cylindre. Il y a des fabricans qui, même avec la presse hydraulique, pressent à deux fois, et s’en trou-Vetlt bien.
- La presse à coin est fort énergique, mais paraît trop lente pour être employée utilement, au moins en la construisant aPrès les systèmes usités jusqu’ici.
- Le quelque manière que l’on presse la pulpe , lorsqu’on.
- opérer promptement, sans que la pulpe séjourne à l’air, 0r«qu’on obtient de 70 à 80 pour cent de jus, on peut être Assuré d’avoir un bon résultat* il ne s’agit que de l’obtenir de a manière la plus économique.
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- Pour y parvenir , il est indispensable que les presses mar-client par le même moteur qui met la râpe en mouvement; 0 faut de plus employer le moins de bras possible.
- Le jus obtenu, il faut de suite s’occuper de le déféquer.
- De cette opération dépendra en grande partie la réussite de toutes les autres ; c’est pourquoi l’on ne peut y apporter trop d’attention.
- Il y a plusieurs manières d’opérer la défécation. Le jus paraît également beau, mais la qualité en est bien différente suivant le mode employé.
- Si l’on suit la méthode d’Achard , en usage dans les sucreries travaillant par les cristallisoirs , on met d-abord l’acide sulfurique dans le jus froid , dans la proportion d’environ 200 grammes par hectolitre de jus, après l’avoir étendu d’eau. On transvase ensuite le jus acidifié dans les chaudières à déféquer, et dans ce jus froid on verse un lait de chaux dans la proportion de 200 à 225 grammes de chaux également par hectolitre de jus : ainsi l’acide et h chaux se trouvent mis à peu près en même proportion.
- On chauffe alors jusqu’au terme de l’ébullition , que l’on doit empêcher ; puis, après le repos nécessaire, on décante le jus clair, soit après avoir écumé , soit sans écumer. Quelques personnes, et notamment M. Oespel, ajoutent à la défécation des écumes provenant de la clarification au noir des sirops. L’on voit que pour cette opération il faut d’abord un réservoir pour acidifier le jus, ensuite la chaudière à déféquer.
- Parce procédé, l’on obtient un jus très-bien déféqué et très-décoîoré. Le jus mis à évaporer donne un beau sirop, qui clarifie bien et cristallise bien à l’étuve, mais qui supporte assez, mal la cuifr, du moins lorsque la saison est un peu avancée, car j’en ai traité ainsi qui a bien cuit dans le commencement du travail. Mais ce qu’il importe surtout de remarquer, c’est que le sucre ainsi obtenu se comporte assez mal au raffinage; étant gras, purgeant difficilement, et faisant manquer beau-, çoup de pains, quoique le sucre en soit très-blanc.
- Si l’on adopte le procédé usité dans les colonies on laissé»
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- couler le jus directement des presses dans les chaudières à dé-* féquer, où il est chauffé à mesure , de manière qu’à l’instant °u la chaudière achève de s’emplir , le jus doit être au degré d® chaleur nécessaire pour y mettre la chaux , ce qui a lieu Vers 65 jusqu’à 70 degrés Réaumur.
- Qu voit que sous ce rapport il y a déjà beaucoup de temps gagné par cette méthode. La dose de chaux varie beaucoup au apport de chaque fabricant. Les uns recommandent 200., d autres 25o et même 3oo grammes à l’hectolitre. Ma pratique m a prouvé que chez moi, je ne pouvais faire de bonne défé-Cation à moins de 4°° grammes ou 4 kilog. pour 1000 litres, Capacité de mes chaudières. Je puis déféquer à moins , mais a , bien que le jus paraisse clair , la suite des opérations lndique la nécessité d’une petite addition de chaux,si l’on veut °ùteuirun beau bouillon et une bonne cuite.
- ^-ûtsi donc, chez moi, 400 grammes au litre sont le mini-et quelquefois les betteraves en demandent 45o. A cet s^ard, il faui suivre les indications fournies par le jus, ce qui j Connaît à son aspect lors de la séparation des écumes , à c°üleur et à la sécheresse de celles-ci.
- de^*01 S<^U ^ y a défaut de chaux, le vesou reste un peu louche, ^ 8 ^CUnaes, extrêmement ternes, nagent dans la liqueur et On ^rec^tent Pas> e^es sont extrêmement molles. Si on filtre, ^ioa 1106 liqueur belle et transparente, mais qui à l’évapora-’ d°nne des écumes, et qui vers la fin de la réduction est , . a monter. On peut être sûr qu’un pareil sirop, si bien ^ora’t6 S°*t ens'J*te> ne suPPortera point la cuite, et ne Propre qu’à mettre en cristallisoirs.
- Si 1
- Phé &U C°nlralre 11 Y a un grand excès de chaux, le même « *j0rQene ?e reproduit à peu près. Les écumes restent sus-co f 68 et en grande division; elles sont dans une agitation • Ue e dans la liqueur. Si l’on filtre également, on aura ^^-Pide qui évaporera bien jusqu’à consistance de si-, K!tau °1S ^ clarlHcat'on sera impossible , le grand excès de tondant l’albumine soluble de même qu’à la défçcatioq.
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- • U», pareil sirop mis à la chaudière. s’attachera aussitôt qu & entrera pn cuite.
- Le défaut de chaux est, suivant moi, plus à redouter qu° l’excès, celui-ci peut mieux se corriger. On peut bien aussJ remettre un peu de chaux dam les chaudières évaporatoires* et alors écumer, mais jamais le sirop ne deviendra aussi b.°n qu’après une bonne défécation , dans ce cas il vaut mieux divi' ser la chaudière dont la défécation est manquée, pour l’incorporer dans d’autres.
- Il m’est arrivé une fois d’avoir une défécation dont les ecu-mes ne montèrent pas du tout, et qui voulait toujours bouiH11 ; le repos n’y faisait rien. Ne voulant pas entraver les auUei> opérations, je tirai la chaudière entière dans un réservoO• C’était le matin. Le jus se refroidit dans la journée sans r>eI1 précipiter j il paraissait d’une belle couleur, mais des nuagcS d’écumes molles et très divisées tourbillonnaient sans cesse? et étaient toujours en mouvement.
- Je crus d’abord qu’il y manquait de la chaux, mais j’app*15 bientôt que c’était le résultat d’une erreur, et qu’on Y aYa*^ mis la chaux par deux fois , en telle sorte qu’elle se trouValt avoir double dose. Dès lors je résolus de tenter un essai-^ soir, je pris du jus arrivant des râpes, en quantité à peu-p,eS égale à ce que j’avais de jus déféqué, j’y ajoutai ce jus le mêlant bien, puis sans mettre de chaux, je chauffai et g°u vernai la chaudière comme pour faire une défécation*
- r , A „ ...
- ecumes montèrent, se séparèrent bien, et je tirai mon J clair et ayant tonte l’apparence d’être bien déféqué. En eff6*'* je le mis à évaporer, il se comporta fort bien et supporta f°l bien la cuite; je n’aperçus pas qu’il réussît moins bien fi d’autre. Je n’ai pas vérifié ensuite si la quantité de sucre qu
- on
- âi'
- en retira fut exactement la même, mais à l’aspect rieü » ,n quait une différence.
- Ce fait me semble prouver d’une manière très-positive possibilité de remédier même à un très-grand excès de cha^* Lorsque le jus est déféqué à la chaux un peu en fXceS; comme je l’ai indiqué, on peut, d’après le procédé de ]Vl* ®011
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- îftatin, neutraliser la chaux par l’acide, ce qui se fait soit dans la défécation même, soit dans les chaudières évaparatoires, soit encore dans le sirop au moment de la défécation,
- Ainsi que je l’ai déjà observé, l’excès de chaux nuit toujours plus ou moins à la clarification ; mais lorsqu’il n’y a que lo léger excès reconnu avantageux à la réussite des opérations Sllbséquentes , la clarification se fait très-bien. Si donc on neu-tralise avec l’acide , ce doit être de préférence à la défécation, au moins à la clarification, et l’on doit toujours laisser la chaux en excès pour faciliter la cuite et la purgation des sirops.
- {La suite au prochain numéro.)
- DE L’ÏNBIGO
- ET DES VARIÉTÉS COMMERCIALES,
- PAR M. COCHARD.
- Historique.
- Quoiqu’employé dans l’Inde depuis un temps très-reculé , 0tl connut en Europe 1’importance de l’indigo que vers le ^dieu du seizième siècle. Les Hollandais furent les premiers *ï111 en apportèrent de l’Inde et qui en firent apprécier tous les ayantages aux Européens; mais comme les découvertes les j^Us Utiles sont toujours combattues et entravées par la ja-Us,e ou l’ignorance , l’indigo, malgré ses qualités précieuses e* Jes ressources immenses que l’on pouvait retirer de son c°ounerce, Pro8CI'it dans presque toute l’Europe.
- veine Elisabeth donna le signal de cette bizarrerie. Il fut Prohibé dans tous ses États, et cette prohibition ne cessa îu au règne de Charles II.
- Ln Saxe, ce ne fut pas assez de le prohiber; il devint un Jet de cruauté et d’horreurs» Un édit le condamna comme
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- poison ,<• îiourriture du diable, etc., etc. En France, un de nos premiers ministres, Colbert, n’e>n permit pas non plus le libre usage. Les* teinturiers ne pouvaient en employer qu’une certaine quantité; mais à mesure qu’ils reconnaissaient l’avantage de cette teinture, ils enfreignaient l’ordonnance, et bientôt cette précaution inutile fut oubliée. L’indigo attira alorfcd’attention du commerce , et l’on s’occupa d’en propager la culture. D’immenses plantations furent faites dans les deux Amériques, et principalement au Mexique et dans la terre ferme ; la plante y réussit très-bien, et l’indigo qu’on en obtint put rivaliser de qualité avec celui des Indes ; il devenait même supérieur, lorsque les Anglais, toujours prêts à s’emparer d’une découverte heureus i et jaloux de la faire tourner à leur avantage, jetèrent les yeux sur l’indigo de l’Inde déjà déprécié. La puissance toujours croissante de leur domination dans cette partie du monde les rendit bientôt maîtres de 1# fabrication, et les perfectionnemens apportés dans la culture? les soins donnés à la préparation de la matière rendirent » l’indigo de l’Inde sa première réputation ; il devint l'objet d’un commerce immense. Les Indes, sous le monopole des Anglais? en approvisionnèrent une grande partie de l’Europe , et l’in' digo fait encore aujourd’hui une des principales ressources de ses grandes richesses coloniales.
- Plantes qui donnent Vindigo.
- L’indigo est une plante obtenue par fermentation d’un certain nombre de plantes indigènes aux Indes, et suivant quelques-uns à la Caroline. Ces plantes , appartenant au mêmc genre, sont pour cette raison appelées iodigofères.
- Ce sont :
- i° L’indigo franc,
- — Guatimalo,
- 3° — anil,
- 4° — sauvage,
- Indigofera tinctoria.
- — desperma.
- — anil. argentea.
- J^a première plante donne une grande quantité d’indig0'
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- Elle est préférée pour cette raison ; mais l’indigo n’est pas le plus beau. , A u.
- La deuxième est plus élevée, plus ligneuse, et l’indigo elle fournit est meilleur que celui de la première.
- La dernière produit la plus belle teinture; mais l’indigo y est en moins grande quantité que dans les autres.
- Les plantes ne sont pas les seules d’où l’on retire l’indigo. On en a trouvé une quantité considérable dans les feuilles du Serine tinctorium, arbre très-commun dans l’Indoustan. Les Quilles de pastel eu contiennent aussi ; mais il est en très-pe-l*te quantité.
- L’indigofère se sème, il a environ deux pieds de haut; ses feuilles sont petites, rondes comme celles du buis, d’un vert hissant tirant un peu sur le jaune, quand elles approchent <fe la maturité ; sa fleur est rougeâtre , semblable à celle des P°is; son fruit est une gousse longue, un peu récourbée en feucilte? renfermant une petite semence couleur vert-olive.
- Culture.
- Lette plante est bisannuelle. On a apporté beaucoup d’a-^Horation dans sa préparation ; mais sa culture est toujours restée presque la même. Au bout de la première année, la plante s’épuise et il faut faire un nouveau semis. On le fait au de mars; l’accroissement est rapide; au bout de deux jN°is 011 peuj. commencer une première récolte; autrement , es feuilles se flétrissent, et devenant plus ligneuses, donnent ^Nins d’indigo. Deux mois après on opère une seconde coupe, Puis Une troisième et une quatrième suivant les pays. Dans ^Naérique méridionale, on n’en peut faire que deux. Géné-rafeinent la première coupe est toujours la meilleure; les au-tres sont successivement moindres.
- Préparation avec les feuilles fraîches.
- la
- Eorsque les feuilles se cassent en y touchant, ce qui indiqué Maturité, et que d’ailleurs la plante est en pleine fleur éf
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- •'que les fruits comihencent à noircir, on la coupe avec des faü-cilles et on en fait des paquets que l’on dispose par couches dans des cuves en maçonnerie ou en bois que l’on nomme trempoires. On y inet de l’eau de manière à recouvrir la plante de deux ou trois pouces ; on la tient submergée au moyen de planches ou autre corps pesante, La fermentation ne tarde paS à s’établir* on la facilite par une température convenable* C’est à cette époque de l’opération qu’il faut apporter une attention suivie. Si la fermentation n’est pas arrêtée à temps, la matière colorante s’altère; si on l’arrête trop tôt, on n’obtient pas tout le produit.
- L’eau prend d’abord une cduleur opaque , devient ensuite verte, exhale une odeur piquante analogue à celle de l’alcali volatil; il se dégage en même temps de l’acide carbonique? et on aperçoit à la surface de l’eau des pellicules irisées» Quand la fermentation est arrivée au point convenable (ce qul demande Ordinairement 10 à 20 heures), on ouvre le robinet et on fait couler la liqueur chargée de matière colorante dan* une autre cuve que l’on nomme batterie. Les signes auxqu^5 on reconnaît qu’il faut transvaser sont, dit M, Chevreul, que l’eau tirée du fond de la trempoire dans une tasse d’argent °a dans un verre est d’un beau jaune qui passe bientôt au vert et dépose un indigo en petits flocons grenus, mobiles, qui1)6 s’attachent point au fond du vase quand on l'incline en dif^' rens sens. On l’agite alors, afin d’oxigénev l’indigotine, att moyen d’une machine armée de leviers et de battes, et °n continue cette manœuvre jusqu’à ce que l’on aperçoive u0® certaine quantité de flocons bleus légers qui se séparent et 'donnent à la matière un aspect caillé. L’eau, après le battage doit être jaune et limpide ; on la laisse reposer quelq0eS heures.
- La durée de ce battage a, de même que la durée de la ^ snentation , la plus grande influence sur la qualité et la qua° tité du produit. En effet, un battage trop court ne peut faCl liter l’oxigénation de toute l’indigotine. tandis qu’un battag®
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- d’où
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- tjop prolonge rend, dit-on, l’indigo soluble dans l’eau,
- ^ on ne peut plus le précipiter. >
- peut alors verser de l’eau de chaux, qui détermine la 8eparation des flocons en s’emparant de l'acide carbonique qui ^stdans la liqueur; ou bien on laisse déposer, puis écouler eau> et le précipité, qui est l’indigo, est enlevé avec précau-hon. Qn je piace <lans de petits carrés de bois garnis d’un fond e toile et on le fait sécher à l’ombre.
- Préparation avec les feuilles sèches.
- ^°Us ajouterons ici le procédé de" préparation de l’indigo jVec les feuilles sèches, tel que l’a pratiqué M. Plagne, et que décrit M. Chevreul. Ce procédé diffère en quelques points Celui que décrit succinctement le docteur Ure.
- Les feuilles d’indigofère récoltées doivent être séchées au s°leil depuis neuf heures jusqu’à quatre heures; deux jours Sulfsent. Au reste , on reconnaît qu’elles le sont convenable-^Ht à leur couleur, qui doit être un vert franc un peu plus flu’à l’état frais et sans taches, à ce qu’elles se réduisent Poudre quand on les presse entre les doigts; et enfin à ce ^ elles exhalent une odeur de luzerne sèche.
- . peuvent, dans un magasin bien sec, être conservées
- lUsflU à deux mois sans se détériorer sensiblement
- met dans la trempoire 22 veltes d’eau qui doivent la *Jeîîlplir aux trois quarts; on y ajoute ensuite 17,5 kilog. de ites sèches; avec une batte on les enfonce dans l’eau de ^aniere à les submerger. La macération ne dure pas plus de ^ x heures, pendant lesquelles on agite la matière deux
- Un^n ^kouche la trempoire, et la liqueur, passant à travers e toile? entre dans la batterie; lorsqu’il ne s’écoule plus ’ °n tave les feuilles avec de i4 à 20 litres d’eau divisés eux parties égales. On presse le marc afin d’en extraire
- bat
- eau du dernier lavage.
- ensuite la liqueur dans la batterie pendant trois
- ’ptart rl’i ^----------- ------------ ---------
- S'Q heure ou une heure environ, Au reste ; on cesse de
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- battre lorsque la couleur de la matière passe du bleu-perse ad bieu-grisâtre et qu’un peu de liqueur mise dans un verre pre-sente de petits grains qui se précipitent rapidement lorsqu’on y verse quelques gouttes d’eau de chaux. Arrivé à ce point, on ajoute de 8 à io litres d'eau de chaux dans la batterie. On agite pour mêler les liqueurs.
- Une demi-heure après, le dépôt est formé. On tire le b' quide surnageant en débouchant un trou pratiqué au-dessu* du dépôt.
- On puise ensuite l’indigo, ainsi que la liqueur où il riage? au moyen de calebasses ; on le met à égoutter sur un filtre & toile.
- On a une chaudière qui a été placée sur un fourneau et qul a été préalablement remplie d’eau aux deux tiers; ou la chauffe j usqu’à l’ébullition ; l’indigo égoutté et encore en pate est délayé dans une calebasse avec un peu d’eau chaude, pul* tamisé en le jetant sur une toile claire placée au-dessus de ia chaudière. Ôn le fait bouillir, on écume, puis on retire lefe°' on remplit la chaudière d’eau et on laisse déposer. Ondéca®^ la ligueur éclaircie, et enfin on met le dépôt à égoutter une toile fixée à un cadre de bois. Ôn peut presser l’indig0 dans cette toile ou bien de la manière suivante :
- On l’enlève de dessus la toile avec une spatule de bois; le met dans une calebasse, on l’agite; on a quatre caisse^ d’un pied carré et de six pouces de profondeur; le fond et ^e couverclë sont détachés ; toutes leurs faces sont criblées trous d’une ligne de diamètre. On en garnit l’intérieur d’v°e toile de Guinée de dix-huit pouces de côté qu’on a humecte6' dn remplit la cavité d’indigo, oh couvre la surface avec la toile qui déborde , on applique le couvercle du caisson , Pul* avec un levier on . presse graduellement jusqu’à ce qu’il découle plus d eau. On attend ensuite une heure pour que> ^ toile soit sèche, on en retire l’indigo qu^on divise en pa*^S carrés avec un couteau ou un fil de laiton, et qu’on ®et se cher sur des paillassons élevés de trois à quatre pieds au-<l€S sus du soi.
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- La dessiccation de l’indigo doit se faire dans upe atmosphère peu agitée, surtout si elle est sèche, afin d’éviter les gerçui'es ; les pains doivent être retournés de temps en temps pour que toutes leurs faces soient également exposées à l’air ; 8 ds se recouvrent d’efflorescences, il faut les enlever avec des chiffons ou une brosse j c’est ce qu’on appelle parer Vindigo.
- Pour obtenir l’indigo du nérine, on agit d’une manière plus °xpéditive. On fait macérer les feuilles dans une cuve jusqu’à Ce qu’elles prennent une couleur jaunâtre et que l’eau soit d un vert foncé.
- On décante le liquide et on achève comme dans la prépara-b°n précédente.
- Le pastel se traite encore de la même manière ; mais pour Prdcipker lu matière colorante, il faut employer une plus Sl'ande quantité de chaux, et par suite il se produit une plus 8rande quantité de carbonate de cette base, qui étend considérablement la couleur. Aussi est-on obligé de traiter le pré-ClpUé par l’acide muriatique qui dissout le carbonate , qui PeUt alors s’enlever par les lavages. L’indigo obtenu est en loutseiublable à l’indigo des Indes, mais en trop petite quanti té.
- Sortes d’indigo.
- Les sortes variées d’indigo proviennent de la qualité de la plaute que pon emploie, du mode de préparation et des frau-des eiïipi0yées parle fabricant.
- divise d’abord l’indigo, suivant le pays d’où il vient, en 'Qdigo d’Amérique et indigo de l’Inde. Chaque pays produit es sortes différentes que voici :
- _ Indes.
- ’w ( Bengale.
- ) Cadras.
- S | Coromandel. O V^e'de-France.
- | I Manille.
- 5 (java.
- Amérique.
- O.
- O 1
- Guatimalo et Mexique.
- Saint-Domingue.
- Caroline.
- Louisiane.
- rH jCaraque. | (Brésil.
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- Toutes ces sortes d’indigo, à l’exception du .Guatinralo et du Caraque, sont d’un pierrage de forme cubique pl'is ou moins parfaite, d’un à deux pouces et demi de surface.
- Quoique le Guatimaîo jlor ait été pendant long-temps Ie plus répandu dans le commerce et regardé comme la premier® qualité , quoiqu’il soit encore très estimé et préféré même pal' quelques consommateurs pour certains emplois , à cause dela finesse et de la légèreté de sa pâte, cependant c’est le Bengale qui tient le premier rang, et parce qu’il réunit les qualités du précédent, et parce qu’il est plus riche en indigotine ( prin' cipe colorant). Aussi scs premières qualités sont-elles toujours plus chères.
- Indigo Bengale.
- L’indigo Bengale étant propre à tout genre de teinture est? pour cette raison-là même , le plus répandu dans le commère®4 Il nous vient de la province de ce nom dans l’Indoustan> 1J plus grande partie par l’entremise de l’Angleterre, et quel<lue peu par quelques armateurs Bordelais, JSantais ou Havrai®* C’est à Calcutta, sur le bras occidental du Gange, où se trou^0 le dépôt de ia compagnie anglaise, que se fontles principe* chargemens, ainsi qu’à Madras et Pondichéry pour les iu^r gos que l’on récolte sur toute la côte de Coromandel.
- Division des nuances.
- Les indigos se classent suivant leurs nuances et le Bengale est celui qui en offre une plus grande diversité. C’est donc s01 lui que l’on peut établir la classification la plus complctl> Cette extrême diversité de nuances demande toute attend011 pour la connaître, et cette circonstance, jointe au mélange d0S diverses qualités dans une seule caisse, rend très- difficile la juste appréciation de sa valeur.
- Toutes les places ne classent pas les indigos de la même ma niere ; les classes même diffèrent quelquefois de quel<Iue nuances- mais il y en a de tellement bien prononcées que ^011 le monde s’accorde pour les reconnaître. Ce •
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- La bleue , la violette, la rouge, la cuivrée.
- Ces quatre nuances en produisent d’autres intermédiaires flu’il est plus facile d’observer que de décrire.
- Voici les principales :
- BLEUH.
- * Surfin bleu ou bleu flottant. Fin bleu et léger.
- VIOLETTE.
- *• Surfin violet. a* Violet pourpre.
- Fin violet.
- 4. Bon violet.
- S- Violet sombre et ordinaire.
- BOUGE.
- i. Fin rouge, a. Rouge tendre.
- 3. Bon rouge.
- CUIVBKB.
- 1. Fin cuivré, a. Bon cuivré.
- 3. Cuivré ordinaire.
- 4. Bas cuivré.
- Tout l’indigo bengale est en beaux carreaux de forme cu-^iflUe , et porte l’empreinte des lettres initiales des fabriques. Tlusieurs de ces marques sont plus estimées les unes que les ailtres> et sont renommées.
- Bengale bleu.
- bengale bleu , flottant ou surfin bleu, est léger •, sa pâte est fine, unie, sans aspérités, se cassant à l’ongle par écailles, ^sentant dans sa cassure une belle couleur bleue qui donne, ^opposé de la lumière, un léger reflet violet, très riche.
- est tellement absorbant qu’il tient à la langue lorsqu’on l’y P°8e deux ou trois secondes. Il est inflammable, nageant sur ^ea,L et présente, au frottement de l’ongle, une couleur 0ree beaucoup plus vive que les autres sortes. Cette qualité e^- l'are et chère. Les teinturiers en soie sont ceux qui la re-. lchent le plus, et, en général, elle est très-estimée pour es dissolutions à froid.
- Cette
- V iolet.
- de sorte présente, dans toutes ses nuances, une couleur v»olet assez prononcée, qui se développe encore plus par j exPosition à la lumière.
- e surfin violet, sauf la nuance, réunit les qualités du n ^leu ; et le fin violet ne diffère du surfin que par un
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- peu moins de vivacité, un peu plus de poids, ou [moins de pureté, ou quelqu’autre petit défaut, tel que l’évent, Ie ruban ou le piqueté.
- Le bon violet se distingue des autres par l’absence des nuances brillantes des deux, premières $ il manque de vivacité; son violet tire sur le sombre ; il est même tendre.
- Le violet sombre ou ordinaire est terne, d’une couleur ardoisée , quelquefois d’une pâte fine , mais plus ordinairement contenant des impuretés, plus serré, moins absorbant plus lourd que les autres.
- - On classe avant les rouges les violets pourpre qui, commc l’indique leur nom, sont d’un violet tirant sur le rouge. Lorsque cette sorte réunit la pureté et la légèreté des autres, ds leur sont préférés, à cause de leur richesse en matière colo" rante, principalement dans la teinture en laine; encore cede sorte n’cst pas abondante.
- Bengale rouge.
- Le bengale rouge est d’un violet tirant sur le rouge fonce' Cette dernière nuance y est bien plus prononcée que dans Ie® violets pourpre. Il est tendre, d’une pâte fine et pure, a^' sorbant assez vite la salive.
- Les bons rouges et les rouges ordinaires sont d’un rougc plus prononcé encore que le précédent, d’une pâte $en'ee’ sèche et peu absorbante, d’une nuance moins vive et plu* terne que dans les fins rouges.
- Cuivré.
- Lesbengales cuivrés sont d’un reflet de cuivre rouge, A u° fond violet rouge ou rouge brun j ces sortes sont les P^uS faciles à distinguer, en ce qu’elles sont toujours de nuanceS bien prononcées.
- Le fin cuivré ou cuivré supérieur est la première qua^1 des sortes ordinaires. Sa cassure est violette , et prése»tc a reflet une nuance de rouge cuivré. Il est assez léger , tendr®j et absorbe promptement. Il contient beaucoup de teinture* v est souvent classé comme rouge. )
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- Les bons cuivrés et cuivrés ordinaires sont d’un rouge cuivré lres-prononcé, très-dur, pâte sèche et très-serrée, n’absor-bant la salive qu’à la langue et par conséquent très-lourds.
- Le bas cuivré est moindre que ce dernier, et n’est composé T16 de pierres ternes, moins abondantes en teinture, ex-ll Purement serrées et lourdes.
- Telles sont les diverses qualités du bengale, dont la plus 8rande partie des qualités fines est employée pour la teinture eu laine, les qualités bonnes et ordinaires pour celles en c°ton, et les plus basses pour celles en fil.
- Comme très-souvent ces indigos sont mélangés de violets et , ou de violets de diverses qualités et de rouge, ou rouge et de cuivré , il faut faire en sorte de savoir combien
- bleu
- de
- la
- caisse contient de chaque sorte pour pouvoir fixer son prix 8u*vant les nuances que réunit chaque caisse \ c’est ce que
- très-
- C
- °Uvent encore un indigo, quoique réunissant la vivacité et
- P®u de négecians savent apprécier.
- fin.
- esse convenables pour être classé comme fin, sera mis au 0lïibre des beaux et bons moyens de cette même nuance, larcequ»ü contiendra un ou plusieurs des défauts que ic V,e"s de décri
- rire.
- ^A-Uvatc
- 'US PIERRAGES , GRABEAU , POUSSE , ECARTELE , VEWTEUX , SABLE, RUBANNE, CRASSEUX , HUMIDE.
- Mauvais pierrage.
- d ^U,rcc^lercb(i en général les indigos d’une belle forme et
- ,0«tles
- Lors
- carreaux sont entiers.
- Grabeaux.
- ,sque la pâte a été séchée trop rapidement, elle s’écarte 6 ^r*Se aussitôt qu’on verse la caisse sur toile pour la ta-P°ur peu que cette opération se répète deux à trois lité SeUleiUent> ®lle est bientôt réduite, à cause de sa friabi-p Sceaux gros comme des noix j c’est ce qu’on*nomme au; on ne peut alors en reconnaître la forme.
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- Pousse.
- Si ces morceaux sont tellement petits qu’on ne puisse pluS reconnaître s’ils sont de même qualité que les pierres, o» le* appelle menus et pousse.
- Les indigos brûlés ont ce même inconvénient. On dit qu’un indigo est brûlé lorsque dans sa cassure on aperçoit des endroits noirs ou de couleur foncée terne
- jEcartelé.
- L’indigo qui a ce défaut présente des crevasses qui vont jusqu’au milieu de la pierre, ou la traversent entièrement; ceci est produit ordinairement par l’eau contenue au milieu de la pierre , qu’une sécheresse trop prompte empêche de sortir 3 temps; c’est ce qui fait aussi que ces crevasses sont blanch3' très, quelques mucus s’étant développés par l’humidité.
- Venteux.
- Lorsqu’on cassant la pierre, on trouve que la pâte est à d*' verses places levée, comme si quelques portions d’air y avaient été renfermées, ce qui produit également une moisissure,0'1 dit l’indigo venteux. Quelquefois les places écartées sont tre*' nombreuses et très-petites, on change alors le mot vente0* en celui de persillé.
- Sablé.
- 11 est facile de voir si l’indigo contient du sable ; son aspect brillant au milieu d’une masse bleue le découvre facilemo0^," il ne fait que donner du poids sans changer la nuance de 110 digo, au lieu que la terre ouïes cendres qu’on y mêle, 1001 en augmentant le poids, ternissent la pâte et la rendent soxabre'
- Ruban.
- On appelle un indigo rubanné lorsque sa cassure pres6°*e différentes nuances divisées par couches ; ces nuances sont o° plus pâles ou plus rouges que celle de la pierre, et lorsq0
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- «st couvert de petits points blancs et bleuâtres de la grosseur ^ une tête d’épingle, on dit que l’indigo est'piqueté.
- Crasse.
- Soit que le vent porte des impuretés sur l’iudigo lorsqu’on le fait sécher ou que cela soit naturel, il s’en trouve qui ont Uue légère croûte sur la superficie. Cette croûte est noirâtre °U verdâtre j c’est ce qui s’appelle indigo crasseux.
- Humidité'.
- Quand l’indigo n’a pas plus d’une année de fabrication , il c°ntient encore de l’humidité; aussi, en caisse, pendant latra-yersée , se recouvre-t-il d’une pellicule blanchâtre semblable a CeHe qui se trouve dans l’intérieur des indigos venteux. Ces ln<iigos, que l’on appelle neufs, quoique fins , sont peu ab-8°rbans. Aussi, comme celui que l’on embarque est presque t0uj°urs à cet état, ils perdent eu magasin.
- ^ans le commerce on les qualifie de froids ; mais à la lon-gagnent en qualité ce qu’ils perdent en poids ; ils destinent plus légers et le terne que donnait l’humidité dis-Pai'ait. Plus un indigo vieillit, plus il devient léger. Même au °tit de quatre à cinq ans de fabrication, l’indigo contient encore de l’humidité.
- tous ces défauts, la terre et autres matières semblables fï,le les fab ricans introduisent dans leur pâte sont la sopliisti-Catl0« la plus dangereuse , en ce qu’elles augmentent le poids itèrent la couleur.
- k sable ajoute seulement au poids. Les autres défauts sont ®aUcoup plus nuisibles à la vente qu’à l’emploi, où le pier-aSc) 1 évent, le persillé et l’écarté, n’ont pour ainsi dire au-uoe impor{ance>
- ^ e ruban attire souvent l’attention du consommateur, lors-^ dest trop prononcé et en trop grande quantité. Certaines Ple*re$ n’en contiennent que peu; d’autres, au contraire , sont ^posées de tous rubans superposés.
- La suite au prochain numéro.
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- RETOURS D’EAU.
- Nous croyons utile de mettre sous les yeux de nos lecteurs, deux appareils ayant le même but, mais construits d’une tBa‘ nière différente. L’un a été imaginé par M. Pecqueur $ l'autre, par M. Hallette. La vue et la description détaillée de ces deux retours d’eau, mettront à même déjuger du mérite de chacun et de choisir celui dont la forme et la construction paraîtront la plus convenable.
- Au moyen de ces appareils, on peut opérer sans le secours des hommes, tant le retour de l’eau condensée que l’introduction d’une nouvelle quantité d’eau, si cela était nécessaire>
- dans les générateurs qui produisent la vapeur employée comme
- agent calorifiant.
- Description cîu récipient alimentaire, ou retour d’eau, invertic par M. Pecqueur.
- Ce récipient, pour lequel M. Pecqueur a obtenu un brevet en 1824, a été successivement employé par lui de, trois ma* nières différentes.
- La première a eu pour but de remplacer la pompe alimeo' taire dans une machine à vapeur à haute pression et de ma>°' tenir le niveau de l’eau à une hauteur constante, la machi°e elle-même faisant mouvoir le robinet d’où dépend le jeu du récipient.
- La deuxième manière a eu pour but d’alimenter une chaudière ou générateur de chauffage à vapeur, en s’assujétissanb dans cette application, à faire mouvoir le robinet à la ma111 chaque fois qu’il en est temps, ce que l’on voit par un niveaU d’eau en verre ou par un flotteur.
- La troisième manière, dont le but est d’obtenir un système d’alimentation marchant seul, sans le secours d’un moteur u1 de la main , consiste seulement à ajouter au récipient prece dent, une bascule inue par un flotteur , laquelle bascule agù
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- 8Ur le robinet pour l’ouvrir et pour le fermer quand il en est temps comme on le verra, dans la description suivante.
- La figure ire, planche 5, représente l’appareil qui fonctionne seul. Les deux premières manières d’appliquer ce réci-Pmnt, et qui viennent d’être mentionnées , pourront se com-Prendre sans en faire une description particulière.
- Lans cette figure ire le récipient A et les tuyaux E, D, L et F sont représentés coupés par le milieu pour en laisser y°lr l’intérieur. Le récipient a la forme d’une boule alongée , ^ est fait de deux parties dont le joint est en aa ou il est fer-mé avec des vis.
- Le tuyau F correspond avec la partie supérieure du géné-rateur, lequel doit être placé un peu plus bas que le réci-pient ; ce tuyau porte le robinet principal R destiné à laisser aii’iver la vapeur dans le récipient et à l’intercepter.
- . tuyau E, armé d’un clapet, correspond avec la partie Inférieure du générateur.
- Lar l’effet seul de ces deux tuyaux, on comprendra aisé-Uleot qu’il ne faudrait qu’ouvrir le robinet R pour que l’eau c®ütenuedans le récipient coule par son propre poids dans le SeQérateur. Cet effet aura lieu, que la vapeur soit faible ou rte> parce que la vapeur, quelle qu’elle soit, le robinet étant ^Vert, viendra naturellement presser autant sur la surface de eau contenue dans le récipient comme elle presse sur la sur-ace de celle contenue dans le générateur , et l’eau agissant ^ai tout son poids, ouvrira le clapet E et coulera dans le
- Aérateur.
- Le tuyau D sert à laisser rentrer dans le récipient l’eau qui Provient des condensations, quand c’est un chauffage, ou 11116 bâche quand c’est une machine à vapeur dont on ali-nente la chaudière. Ce tuyau D porte un clapet qui, par sa P®s*tion} laisse bien entrer, mais se referme et empêche l’eau sortir par ce tuyau aussitôt que la pression de la vapeur r j Ve dans le récipient.
- v e tuyau, le robinet et l’entonnoir C servent, quand on le ’ a remplir le générateur et à laisser échapper l’air lors-
- aUe l’on commence. -
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- Un petit tuyau UU’, que l’on fait correspondre à une bâche pour ne point perdre de chaleur et portant un petit robinet T et un clapet, sert à laisser échapper la vapeur comprimée dans le récipient après chaque opération de l'alimentation et à entretenir en même temps le vide d’air dans le récipient.
- S support sur lequel est porté le balancier HH. Ce sup port vu en pian figure 2e, mais supposé coupé en S’ S’, porte deux bras, dont l’un soutient le robinet R et son tuyau, et l’autre sert de guide à la tige J , laquelle glisse dans l’œil qu* termine ce bras.
- G flotteur suspendu à un fil en laiton qui traverse une boîte à étoupe et vient s’attacher à une petite chaîne, laquelle est elle-même attachée à l’extrémité supérieure de l’arc du cercle du balancier
- A l’autre extrémité du balancier HH est un contrepoids I dont la masse doit être telle qu’il faille autant de force pour faire sortir le flotteur dehors de l’eau que pour l’y faire enfoncer tout-à-fait.
- La figure 3e représente la bascule K vue de profil, elle est vue de face dans la figure ire.
- Cette bascule tourne librement sur la tige de ia clef du robinet R ; mais dans son mouvement pour tomber alternativement à droite et à gauche, comme il sera bientôt explique» elle rencontre une pièce O fixée à cetîe tige et ouvre ou fer®*3 ce robinet R.
- La bascule K est surmontée d’une masse Q, laquelle par* court le demi-cercle qui se trouve au-dessus de riiorizontale qui passerait par le centre du robinet R, elle porte troi» branches L, L’ et L” d'une certaine courbure. Au moyen deS deux premières, elle est relevée par la cheville N, tantôt pour basculera droite et tantôt pour basculer à gauche.
- Cette cheville N, fixée sur la tige J , laquelle monte ou des cend quand le flotteur G monte ou descend, comme suspun due au même bras du balancier, cette cheville , dis-je» erl montant rencontre la branche L, relève la bascule jusqu à la verticale pour la faire tomber à droite, et en descendant e rencontre la branche L’ et fait releyer la bascule aussi jusqu
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- ta verticale, mais dansle sens contraire, pour la faire tomber a gauche. En tombant à droite, la bascule ouvre le robinet P»., en tombant à gauche elle le ferme.
- troisième branche L” porte une cheville qui , chaque fois que bascule tombe à gauche et ferme le robinet R, ce <ïu e^e ne peut faire que lorsque le flotteur est descendu en ys du récipient, et par conséquent que quand le récipient s est vidé d’eau et rempli de vapeur , cette cheville vient * enSager dan? une pièce x fixée à la clef d’un petit robinet T, Ul fait faire un mouvement, ouvre ce robinet et donne pas-8afie a la vapeur comprimée dans le récipient, qui s’échappe aOssitôt par le tuyau UU’. Cette vapeur continue pendant fluelques instans ^ s’échapper, jusqu’à ce que sa pression dans e recipient se trouve assez diminuée pour que l’eau puisse entrer dansle récipient par le tuyau D. Le premier effet de cette eau, en rentrant, est de faire monter le flotteur. Au Premier mouvement de celui-ci, la cheville N rencontre le ^ as L delà bascule et fait refermer le robinet T par le moyen e ta cheville du bras L” qui se dégage de la pièce x. tae robinet T est déjà refermé que la bascule n’a encore fait ^epeu de mouvement; mais à mesure, que le récipient se ^emplit d’eau et que le flotteur monte, la masse Q continue à e relevée de manière que, lorsqu’elle arrive à la verticale ^Se trouve prête à retomber à droite pour rouvrir le robinet ’ta flotteur arrive aussi au haut de sa course, et le réci-
- P^t est plein d’eau. Alors la bascule tombe à droite, le robi-
- net p 0 , ii...
- se rouvre , la vapeur rentre dans le récipient, presse
- 8l^r l eau qu’il renferme, et l’eau coule par le tuyau E dans le
- &enérateur , par l’effet de son poids, en ouvrant le clapet de
- CG ^erfiier tuyau.
- cendIneSUreqUG ^>eau rentrc au générateur, le flotteur redes-au 1 ^ ^ascuta se re^ve pour ensuite retomber à gauche moment que le flotteur arrivera en bas. Par cette tombée à
- e’ ta f*ascule referme le robinet R et rouvre le petit Robinet T # ^ , r
- -t pour le refermer un instant apres, comme il a etc «xphque'.
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- Pour entretenir je niveau dans une chaudière ou générateur à une hauteur constante, il ne faut que faire plonger le tuyau F jusqu’à la hauteur où l’on veut que le niveau se tienne.
- Description du retour d’eau inventé par M. Hallette Jds ? constructeur à Arras.
- Fig. 4> pF 5.
- A Coupe du retour d’eau.
- B Coupe transversale d’un récipient ou grand cylindre en tôle fermé par les deux bouts , et dans lequel accèdent toutes es eaux condensées dans les divers appareils de l’usine.
- C L’un des tuvaux qui amènent les eaux condensées au récipient B.
- D Soupape à clapet, placée intermédiairement entre le récipient et le retour d’eau, et s’ouvrant du côté de ce dernier.
- E Soupape semblable à la précédente, placée au bas du retour d’eau } elle s’ouyre inversement à la première, et elle est intermédiaire entre le retour d’eau et le tube F.
- F Conduit déversant dans le tuyau plongeur du générateur* Ce tube F doit être muni d’un robinet de sûreté qui permette d’intercepter à volonté la communication entre le générateur et l’appareil du retour d’eau , s’il arrivait qu’il fût utile d’y travailler.
- G Est un robinet par lequel on prend de l’eau chaude au besoin ; il sert aussi quelquefois à essayer le jeu de l’appareil»
- H Robinet à trois eaux et dont l’objet est de mettre en communication :
- i° Le retour d’eau avec l’air atmosphérique par le petit tube supérieur I ;
- 2° Le retour d’eau avec le générateur par le tube inférieur J, dont l’extrémité est fixée à la surface du générateur.
- K Levier qui sert à mouvoir la clé du robinet H.
- L Flotteur qui s’élève à mesure que la capacité du retour d’eau s’emplit.
- M N O Système de levier à bascule qni se combine par balancier M avec le flotteur L, et par la bielle N avec la clé K du robinet H, pour lui faire prendre à temps les positi°nS
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- convenables aux effets que l’appareil doit produire. La troisième branche O est terminée par une masse qui a pour objet d’entraîner son mouvement à droite ou à gauche de la verticale, lorsque cette branche l’a légèrement dépassée.
- I* Tige du flotteur, dont la partie supérieure est guidée par le haut du support Q.
- On doit remarquer qu’une partie de cette tige est double, et qu’elle laisse un vide qui est terminé par deux galets R R, qui, dans le changement de position du flotteur, viennent alternativement appuyer sur l’extrémité de la branche M du levier.
- C’est lorsque la pression exercée par ces galets en montant °u en descendant, a conduit le levier M un peu au dessous ou en dessus de l’horizontale , que la gravité de la masse de la Manche O, qui se trouve alors hors de la verticale, détermine Précipitamment l’achèvement de la course du levier et le déplacement de la clé du robinet H.
- Effet de l’appareil.
- ^ans l’état où. le dessin représente le retour d’eau , il vient ylder et recommence à se remplir, aussi la tige est-elle . eJa remontée, car, pour que la chute du levier O ait eu lieu, a hdlu que le galet supérieur amenât le balancier M un peu au'dessous de la ligne horizontale, et on remarque que ce S^lct est déjà élevé un peu au-dessus de cette ligne. Dans cet de choses, le robinet H ferme toute communication entre générateur et le retour d’eau, et l’établit au contraire entre celui-ci et l’air extérieur par le tube vertical I. Alors il existe ping d’autre pression dans l’intérieur de l’appareil ?Ue CeUe de l’atmosphère, et par conséquent point d’obstacle ^ce que l’eau condensée dans les divers appareils et recueillie ans récipient B, s’y introduise en poussant devant elle le
- PetD. C’est ce qui a lieu en effet tant que la clé du robinet TT u
- tio 1 1>este dans la même position; mais quand par l’éléva-o,°n 1 eau dans l’appareil, le flotteur est arrivé au point j. galet inférieur R a relevé le levier M au-dessus de la droh horizontale, alors la branche O tombe de gauche à e> et change avec vitesse la position de la clé du robi-
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- net H qui ferme la communication avec l’air atmosphérique par le tube I,et établit la communication directeavec la vapeur contenue dans le générateur par le tube J. Alors une actron de pression croissante a lieu à la surface de l’eau contenue dans l’appareil, ferme d’abord le clapet D qui n’était poussé que par l’eau du récipient, et bientôt après ouvre le clapet inférieur E pour se rendre au fond du générateur par le tube F, avec une vitesse d’autant plus grande que la température de l’appareil, qu’il serait bien d’envelopper de mauvais conducteurs, est bien conservée et que l’élévation du retour d'eau au-dessus du générateur est plus grande.
- Il est superflu de dire que lorsque, par l’abaissement du flotteur, le levier M est abaissé au-dessous de l'horizontale, la clé du robinet reprenant sa première position, la communication avec le générateur cesse, celle avec l’atmosphère se rétablit, et l’accès de l’eau dans l’appareil recommence.
- Observations. On emploie avec avantage la vapeur qui s’échappe par le tube I et celui S du récipient au chauffage de* purgeries, et pour cela MM. Hallette et comp. la réunissent avec celle de leur concentrateur pour la faire circuler dans de* tuyaux en cuivre, qui sc développent sans discontinuer dans toutes les pièces que l’on veut chauffer, et qui, après s’èti'c levée successivement d’uu étage à l’autre avec assez de pente pour que toute l’eau condensée ravienne au récipient ) cG chauffage se termine par un tube ayant à peu près le diamèti’e des tuyaux, il traverse le toit de l’usine, et perd dans l’air la vapeur non condensée.
- Plusieurs fabriqués montées par MM. Hallette et conap* jouissent des avantages de ce mode de chauffage. A. P*
- RAPE A POMMES DE TERRE,
- CONSTRUITE DANS LES ATELIERS DE M. THIEBAUT AINE , A PAPlS'
- PI- 6. Fig. i. Elévation de la machine, vue du côté du moteu1 • Fig. 2. Coupe horizontale faite suivant XX.
- Fig. 3. Section verticale, selon Y Y.
- Le bâti en fonte de cette machine se termine inférieurem611
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- par des semelles qui sont destinées à recevoir des boulons pour fixer sur une forte pierre scellée dans la maçonnerie qu’on dispose à cet effet.
- Poulie motrice prenant son mouvement d’un manège. *me est portée par un arbre B qui,à son autre extrémité, reçoit a roue C. Cette roue engrène un pignon D, monté sur l’axe au tambour de la râpe pour lui transmettre son mouvement.
- E. Tambour en fonte, garni sur toute sa circonférence de anics d’acier taillées en dents de scie et fixées au moyen de c°ms en bois a qui sont retenus de chaque bout parles rebords Ménagés pour cet objet vers les bases du cylindre.
- F. Tr émie dans laquelle on jette les pommes, qui disparais-Sent au fur et à mesure, après être râpées.
- "•Volet qui peut tourner librement sur un axe placé à sa Partie supérieure; il est poussé par un ressort c vers la surface u tambour afin de presser constamment les lames contre la eiltelure de celui-ci.
- » Planche posée horizontalement sur le bâti, et qui a toute a longueur du cylindre E dont elle touche presque les lames, ’ ? de ne livrer que le passage nécessaire à la pulpe qui s’ex-ait de la racine, et qui se rend par la seconde trémie G dans Un réservoir.
- s, 7“a dg. 4? qui est une coupe faite par l’axe du tambour et en1 11,16 Rebelle double, représente d’un côté un des coins a Sagés dans les rebords du cylindre, et de l’autre un des coins Pms épais, qui sont placés à égale distance sur la surface, °?llîle on le voit par la fig. 3.
- ^a fig. 5 est une projection exte'rieure d’une portion du tam-°Ur et de ses lames.
- r . n peut reconnaître aisément par ces deux figures que les ces n’existent Pas °ù les coins e sont placés, parce que uei’niers sont destinés à fixer tout le système, la Machine est e'tablie à Trappes, près Versailles, dans Va ec'ule,ie de M. Dailly; mise en mouvement par trois che~ Ponx’ est caPable de râper facilement 2700 livres de çjc; g °aes par jour; mais dans cet établissement son service est ? Set>ers ou 2,1 Go livres environ, parce que la fabrication .que cette quantité.
- Vllesse donnée au tambour est de 800 tours par minute.
- Ce
- MARTINET A FER.
- VLANC11E 4-
- Martinet est destiné à fabriquer du fer rond et du fer
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- plat. Il ne diffère des martinets ordinaires, employés dans un grand nombre de forges, que par les proportions étudiées et raisonnées des pièces dont il est composé; ce qui nous a engagés à lui donner une place dans ce numéro.
- Les fig. i et 2 de la planche 4 le représentent en élévation et en plan, et la fig. 3 en est une coupe verticale faite par l’axe d’oscillation du marteau.
- jl* Deux montans en fonte, surmontés d’un plateau B <lul sert à maintenir leur écartement.
- C. Abriquets en fonte que l’on peut faire mouvoir horizontalement et verticalement le long des montans, pour donner au marteau la position et la chute convenables. Ils sont, pour cet effet, engagea entre les pièces de bois a qui reposent sur terre et sont comprimés par le plateau B. Ils laissent de plu8’ entre eux et les montans, un petit espace que l’on remplitpal des coins qui servent à mieux les fixer, dès que leur position est une fois assujétie.
- D. Durasse ou anneau d’oscillation du martinet. Les deu* cônes dont cet anneau est armé sont mobiles dans des coussi' nets que renferment les abriquets C.
- E. Arbre de la roue hydraulique , sur lequel est monté 1 °r' don F portant les cames qui soulèvent l’extrémité du manch3 du marteau. Les tourillons de cet arbre ont des croisillons e castrés dans le bois pour l’entraîner dans leur mouvement de rotation.
- G. Support de l’arbre E, posant sur une semelle de fer- ..
- H. Manche du marteau, qui y est fixé par des clavettes;1
- est garni à ses extrémités de frettes en fer. .
- b. Pièce en fer trempé, appelée basconds, sur laque* s’exerce l’effort des cames de l’ordon.
- I* Stock ou colonnes en bois posées verticalement, et da lesquelles sont encastrées les chabottes c, pièces en fonte, d°° l’une reçoit l’enclume et l’autre la pièce d, également e fonte, sur laquelle vient frapper l’extrémité du manche ^
- e. Etrier en fer trempé, qui par son choc contre la piè°3 est vivement repoussé et rend par là la chute du marteau p ü prompte.
- /. Pièces de bois fortement boulonnées pour fixer les m011 tans et les stocks. .
- Fig. 4 vue en dessous du plateau B; à son centre est PAr^jr quée une ouverture pour laisser passer l’eau qui doit rafraic l’hurasse.
- Fig. 5 y détails de l’un des abriquets C.
- Imprimerie de Sfixigue , rue des Jeûneurs, n. il»
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- (9e VOLUME.) Juiff«L,S&.
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- JOURNAL
- principalement destiné a répandre lès connaissances utiles
- A L’INDUSTRIE GÉNÉRALE, AINSI QUE LES DÉCOUVERTES ET LES PSRFECTIONNEMENS DONT ELLE EST JOURNELLEMENT L’OBJET.
- QUELQUES OBSERVATIONS
- SUR LA FABRICATION DU SUCRE DE BETTERAVES,
- PAR M. DE BEAUJEU.
- ( Suite. )
- Si l’on a neutralisé à la défécation , On soutire le jus clair , 11 on procède à l’évaporation.
- ^ est reconnu que pour la bonne qualité du sirop, il im-Porte que l’évaporation soit très-prompte , et cependant il c°uviendrait aussi que la chaleur ne fut pas au-dessus de^yo à P'* degrés Réaumur , surtout vers la fin de l’opération. Or, Ces deux conditions sont assez difficiles à accorder, et l’expé-leRce a constaté qu’une ébullition très-vive, et de courte du-ee j était bien préférable à une chaleur moindre et plus long* tpoips prolongée, aussi est-ce le système qui a prévalu. Cependant il y a encore à perfectionner sous ce rapport j par aPpHcation de la vapeur à haute pression à l’évaporation ?
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- on est parvenu clans l’appareil de Taylor et Martineau, à opérer une évaporation extrêmement prompte, par la multiplication des points de contact des tuyaux contenant la vapeur , de manière que l’on peut opérer ainsi dans un petit espace un dégagement considérable de calorique, que l’on ne pourrait obtenir avec le feu nu , puisqu’on ne pourrait aussi facilement multiplier les surfaces de chauffe. Ce moyen est déjà une grande amélioration , en ce qu’il permet encore d’arrêter subitement l’ébullition , comme aussi de l’atteindre presque entièrement. Mais il reste toujours le degré de chaleur qui est le même , et qui, quoique plus régulier que le feu nu, n’en altère pas moins encore une partie du sucre cristalh-sable , qui passe ainsi à l’ét t de sirop.
- Le dernier degré de perfection paraît donc consister à évaporer très-promptement et avec un léger degré de chaleur. L’évaporation au soleil remplit parfaitement ces conditions , aussi, de cette manière, peut-on obtenir une quantité et une qualité de sucre qui ne laisse rien à désirer.
- Ce moyen, impraticable en grand, sert du moins à nous montrer le possible.
- On connaît l’expérience faite par M. de Dombasle, d’une évaporation en couches minces à une douce chaleur, et qui °e durait que trois minutes. Ii fut émerveillé de ses résultats* Déjà j’avais été témoin d’un résultat semblable dans une pe' tite expérience que j’avais tentée avant la publication de son mémoire. Voulant opérer plus en grand, il rencontra des ob*' tacles qu’il ne put entièrement surmonter. Dernièrement, M. Derosne a essayé d’arriver au même but au moyen d’une chaudière a circulation d’une autre construction j sa tentative n’eut pas tout le succès qu’il s’en était promis. Cependant malgré ces non-réussites, je suis convaincu qu’on doit parve-nir à construire un appareil qui puisse évaporer ainsi à la continue, et à mon avis ce serait le meilleur. Peut-être v pal viendra-t-on mieux par le chauffage àla vapeur, comme p'uS égal et plus facile à distribuer. L’appareil de Taylor etM»1*1 neau, tel qu’il a été construit et destiné à la cuite des sucres »
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- ®st sujet à plusieurs inconvéniens que l’on s’attache à faire disparaître. La manière dont la vapeur y circule , fait que la chaleur n’est pas égale dans toutes les parties de la chaudière. Elle estplusforte à l’entrée et bien plus faible à la sortie de la Vapeur. De plus, en se condensant, l’eau obstrue les tuyaux} ^ faut de temps à autre l’évacuer $ l’ébullition domine beau-C011Pj et il y a perte de chaleur. On a d’abord trouvé le ^oyen de faire revenir Teau condensée dans le générateur , alors se ti'ouve naturellement alimenté. Pour y réussir , a fallu placer le générateur plus bas que les chaudières d’é-Vaporation , et adapter une soupape au tuyau qui revient dans générateur. Ensuite pour mieux régulariser la circulation de la vapeur , et l’émission du calorique qu’elle dégage , on fait arriver par plusieurs tuyaux à la fois.
- M. Crespel, dans les derniers perfectionnemens qu’il vient d introduire dans sa fabrique , où maintenant toutes les opéra-tl°nsse fontpar l’intermédiaire de la vapeur, aumoyen d’une échine anglaise de la force de huit chevaux faisant mouvoir ^es râpes et presses, et de deux grands générateurs fourni*-®antla vapeur aux défécations et réductions,a fait établir deux chaudières évaporatoires dont le fond représente une suite de demi-tuyaux faits à même le fond, lesquels , par d’autres Pleces de rapport en dessous, forment des tuyaux entiers, traversés dans leur longueur par la vapeur sous une pression de trois à quatre atmosphères. Le calorique se transmet ainsi d’une manière assez égale dans une chaudière de douze Plads de longueur sur deux de largeur, entièrement par le f°nd qui est assez uni f ce qui permet de ne mettre qu’une c°nche assez mince de liquide à évaporer et cependant de le 1 éduire entièrement à consistance de sirop à trente degrés, dans même chaudière, résultat d’un grand avantage. Cette réduction de quatre pouces de jus à un demi-pouce, s’obtient en une demi-heure. Voilà certainement un grand perfectionnement sous le rapport de la qualité du sirop } mais il faut dù'e aussi qu’il est acheté un peu chèrement par une grande Pmte de calorique, qui me semble inévitable par la disposi-
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- tîon des tuyaux, dont une moitié seulement, et même mom^; sert à l’émission du calorique de la vapeur dans le vesou.
- Lorsqu’on veut évaporer à feu nu, il est de même essentiel de ne mettre qu’une couche peu épaisse de liquide et de mener la réduction promptement ) alors on ne peut faire toute l’opération dans la même chaudière , ce qui a fait pi’endre des chaudières à bascule qui ont la faculté de se transvaser facilement.
- Ici je dois placer une remarque que j’ai eu occasion de faii'e dans les fabriques que j’ai visitées.
- On sait que l’évaporation d’aussi grandes masses de liquide donne naissance à une grande production de vapeurs. Ces vapeurs, en se répandant au-dessus des chaudières, et jusque dans l’appartement, y sont excessivement incommodes et malpropres, outre l’obscurité que souvent elles y font naître* Chacun a cherché , par des hottes très-spacieuses, des auvenS; des toiles et autres moyens, à se débarrasser de cet inconvénient^ aucun n’y a réussi, à ce qu’il m’a paru, complètement; tandis que cela est extrêmement simple et facile. Je n’ai paS été peu surpris de voir que dans les belles fabriques nouvelle' ment construites, et notamment celle de M. Crespel, le set" vice soit extrêmement gêné.
- En me promenant avec ce fabricant dans son atelier , n°u® nous trouvâmes entièrement enveloppés d’un nuage épais q11 dérobait la lumière en plein midi, et les plafonds dégouttaient de tous côtés. Je n’ai eu chez moi cet inconvénient que deu* années, après quoi je m’en débarrassai complètement, a*nSl que je l’ai déjà fait connaître il y a long-temps. J’avais dès-lors de grandes chaudières évaporatoires carrées, de 6 p*e^s sur 4*
- J’adaptai sur chacune une couverture eu planches mmceS de bois blanc, élevées d’environ 6 pouces au moyen d’une pe, * tite cloison également en bois , régnant au pourtour , c-xcepte sur le devant. Cette couverture, en une ou plusieurs pieceS; s’enlève aisément, soit au moyen de charnières ou autrement Le fond de la chaudière communique avec uqe chemi°ee
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- également en planches.* dont la section est calculée sur la quantité de vapeurs qui doivent y passer , suivant les règles connues; les vapeurs vont sortir en dehors du toit à une assez grande hauteur.
- La partie de devant de cette espèce de boîte se ferme avec Une planche mince, mobile, et cette ouverture sert au service intérieur de la chaudière pendant l’opération.
- Il s’établit par ce moyen un courant d’air qui balaye la va-Peur avec une étonnante rapidité, et l'on voitcelle-ci s’élancer ^ans les airs aussi bien que la fumée d’une cheminée qui a un bon tirage. Il n’arrive que rarement et dans les momens de tempête, que la vapeur soit refoulée par des coups de vent, qui produisent alors quelques bouffées , ainsi qu’il arrive dans Ce cas aux cheminées d’appartement.
- Le tirage s’établit si bien, que j’ai fait sur ce couvercle des °üvertures ayant jusqu’à 18 pouces de côté pour communi-quer dans la chaudière sans enlever le couvercle ; lorsque cette ouverture était débouchée , on voyait la vapeur refoulée Sur le liquide par l’air qui s’v précipitait.
- Trois chaudières pareilles étant en pleine ébullition, on peut entrer d ms l’appartement sans se douter qu’aucune ^ elies soit chauffée autrement que par la chaleur qui s’exhale ^es murs du fourneau, et cela dans un espace resserré avec un plafon J de seulement 10 pieds d’élévation.
- Le moyen est comme on le voit bien simple, sans presque de dépense, et c’est le résultat d’un simple calcul, fondé sur *es lois de l’équilibre des fluides. Tout gît ici dans les propor-tl0ns, et c’est là ce qui a fait manquer tous les moyens ein-Ployés daus les fabriques que j’ai vues dans le nord, où les 138Ues sont toutes trop grandes, et font l’effet des cheminées nos aïeux, comparées à nos cheminées modernes. J’em-P^°ie le même moyen pour les chaudières de cuite. Le jus, en Se ^approchant, devient plus susceptible d’éprouver de l’alté-jation par deux raisons. Laviscosité de la liqueur s'oppose au 1 le dégagement des vapeurs, et contenant une plus grande Pr°portion de parties salines, elle exige un plus haut degré de
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- chaleur pour entrer en ébullition. Si la qualité du sirop n’est pas très-bonne, si la défécation n’a pas été bien faite, on commence déjà à s’en apercevoir. Le jus se trouble et forme un dépôt : si l’on continue l’évaporation , le sirop est sujet a, monter. Il faut alors modérer le feu, battre le sirop ou mettre un corps gras.
- Toutes les fois que cela arrive, on peut être certain que la cuite sera difficile, car un sirop bien préparé doit arriver a 28 et 3o degrés en pleine ébullition, sans avoir monté.
- Pour qu’il en soit ainsi, il faut de bonnes betteraves., un jus qui n’ait pas éprouvé de retard pour la défécation, enfin une défécation qui ait enlevé la plus grande partie des matières étrangères qui, quoique dissoutes dans le liquide, de manière à n’en pas troubler la transparence , finissent an moyen du rapprochement du sirop, par se rassembler en dépôt qui s’attache aux chaudières.
- On connaît des réactifs au moyen desquels on peut isoler du sucre une plus grande quantité de matières étrangères que par l’acide et la chaux. Ainsi le sous-acétate de plomb produit un précipité beaucoup plus abondant j malheureusement Ie* acétates qui restent dans la liqueur empêchent le travail ulté' rieur par leur déliquescence..
- M. Derosne vient de faire un nouvel essai pour déféquer au moyen de l’alumine. L % Journal du. Commerceàw 19 mai 1 828» contient l’annonce de cet essai ayant eu lieu en présence de divers fabricans, et que l’on donne comme ayant bien réussi* Il serait à désirer qu’on pût, par ce moyen, obtenir une défécation plus complète que celle que l’on obtient avec la chau* et l’acide, sans y trouver d’inconvéniens pour la suite des opérations, ce qui peut être à craindre. En effet, ce n’est paS la première fois que l’action de l’alumine a été essayée sur Ie sucre. Dans le procédé de raffinage d’Howard, il emploie 1 a* lumine avec du noir a la clarification. M. Poutet, dans son manuel du raffineur de sucre, cite les essais qu’il a à cet égard, desquels il résulte que le sucre s’en trouve ensuite engraissé, et que la purgation en devient plus diffi°^e
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- et plus incomplète. Si un tel résultat a lieu sur du sucre brut de bonne qualité, et purgé delà mélasse, à combien plus *orte raison ne doit-on pas appréhender cette même action Sar le sucre de betteraves ? Il faut donc attendre de nouvelles expériences poussées jusqu’à la cuite , le grenage et la purgation des formes, avant de décider quelque chose sur ce nou-Veau mode de défécation.
- C’est ainsi que le jus déféqué par l’acide à froid après la chaux, paraît plus beau et mieux déféqué qu’à la chaux seule; néanmoins le sirop obtenu par le premier de ces procédés ne Peut supporter les opérations de la cuite et de la purgation aussi facilement que le sucre obtenu par le second. De plus, pendant l’évaporation , et pendant la cuite, il a encore le défaut de former un dépôt qui paraît être du sulfate de chaux, lequel s’attache fortement aux chaudières , est d’une grande Sûreté et nécessite des nétoyages fréquens et difficiles, tandis flue sans acides les précipités sont blancs, sans adhérence, fades à nétoyer et ne paraissant pas gêner sensiblement les °péralions.
- C’est ainsi qu’en fabrication la théorie indique bien les chemin* que l’on peut suivre, mais il n’appartient qu’à l’ex-périence de décider lequel est vraiment praticable.
- Je dois encore parler ici d’une autre manière de traiter la betterave pour en obtenir le sucre, et qui consiste à la faire c,hre à la vapeur pour n’avoir ensuite qu’à presser eu évi-tant le râpage.
- Ce procédé, tenté par Achard, indiqué depuis par
- Cadet de Vaux, mérite d’être signalé comme ne pou-vant être d’aucune utilité. J’ai, à diverses reprises , fait des essais, tant en petit qu’en grand ; j’ai aussi, il y a long-temps, Pressé ces betteraves entières, et malgré les plus grands soins et les pressions les plus ménagées, je n’ai jamais obtenu qu’une ^ible proportion de jus. Le jus étant obtenu , paraît déféqué parce qu’il est limpide, mais ne l’est pas réellement, le sucre CIU on en retire est noir, lent à cristalliser, et se trouve empâté d’une mélasse visqueuse. Le jus ainsi obtenu nepeut ph>s
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- se déféquer d’une manière convenable à la manière ordinaire;-je ne vois donc aucun espoir de jamais rien obtenir de bon par ce procédé.
- Ordinairement on pousse la réduction du sirop jusqu’à
- degrés bouillant, ou même 3o pour procéder à la claiifica-tion. J’ai ti’ouvé qu’il était bien préférable lorsqu’il était à vi ou x5 degrés de le filtrer pour en séparer une certaine quan-, tité de matière floconneuse qui nage alors dans la liqueur , la suite de l’opération s’en exécute mieux.
- Lorsqu’on veut clarifier, on ajoute du charbon animal dans des proportions qui varient singulièrement suivant les fabri-cans. En général, j’ai remarqué que ceux qui en emploient le plus sont presque toujours ceux chez lesquels j’ai trouvé les plus beaux produits.
- Après avoir laissé jeter quelques bouillons avec le noir, on verse le sang ou le lait, puis on filtre lorsque le jus a biengru-melé.
- Il est facile de voir d’après cela, que la majeure partie des fabricans considèrent le charbon animal presqu’uniquement comme décolorant , et produisant également son effet en l’employant sur le sirop réduit et pour la clarification.
- Comme je suis loin de partager cet avis , je vais entrer à cet égard dans quelques détails pour le motiver.
- Je sais que dans quelques fabriques, et notamment dans celle de M. Crespel, on ajoute du noir dès le commencement de l’évaporation, mais en assez petite quantité.
- En considérant la manière d’agir du charbon animal, on verra combien cette dernière manière de s’en servir doit être préférable.
- En effet, le charbon animal a une propriété décolorante très-forte sur le sirop, ou le vesou de betteraves, bien que contestée par plusieurs fabricans, ainsi que j’en donnerai pluS tard la raison. Il a en outre d’autres propriétés précieuses. H agit, a-t-on dit souvent, à la manière des acides dont il a Ie5
- qualités sans en avoir les défauts. En précisant davantage nous.
- Yoyoas M. Payen établir : que le charbon animal projeté
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- dans une S0lutiOn de sucre, avec excès de chaux, ayant déjà éprouvé ùn commencement d’altération, mais avant qu’elle s°it complète, produit à l’instant de son immersion dans le ®lr°P, un dégagement d’acide carbonique, préalablement condensé, lequel sature une partie de la chaux.j le charbon entraîne aussi la précipitation de la chaux elle-même , le sous-carbonate de chaux formé se précipite avec le charbon, le sncre devient de nouveau cristallisable, et reprend toutes ses propriétés.
- ^es qualités aussi précieuses et si bien constatées par les kdts, sont d’une bien grande importance pour la fabrication du sucve jjg betteraves et l’on ne saurait trop les utiliser, sur-, tout lorsqu’on vient à réfléchir à la facilité de l’emploi de cet aSent, faisant toujours du bien, ne faisant jamais de mal, et C°mParé à l’emploi de l’acide sulfurique, dont le plus léger exccs peut anéantir de suite tout résultat, et dont l’emploi, îleu»e modéré, a toujours quelques inconvéniens.
- ^ invaincu de ces qualités et redoutant les effets souvent uuestes de l’acide, j’ai cherché à m’en passer entièrement, et remplacer parle noir. J’ai toujours bien réussi de cette ma-îlIere et je suis convaincu qu’il ne faut que de la chaux et du lb°u animal pour obtenir un sirop cuisant bien à feu nu 1 donnant une mélasse cuisant bien également à feu nu , et (\tle c est le moyen d’avoir un sucre d’une cristallisation riche, ec^e et nerveuse, ayant le coup d’œil plutôt gris que jaune, Se comportant bien au raffinage.
- ^ Sans doute l’emploi de Tacide bien ménagé donne un sucre ut d une saveur plus douce et plus agréable, plus de blan-j 1 au grain. J’ai obtenu par son emploi des sucres bruts Ont^'^ trâva^ s est très-bien opéré; mais toujours ces sucres fie ^US firas’ mdlasse , quoique belle, écoule plus dif-ne j1*100*’ la recuite en est moins facile, et jamais le raffinage y Gn exécute aussi bien.
- 0u*ant constater l’effet du charbon, j’ai pris du jus défé-. t’ai^ ^ excès de chaux était très-sensible aux réactifs. Je 1 haité avec une très-grande proportion de noir, après quoi
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- îe sirop de violette n’indiquait plus la présence de la chaux. On peut donc entièrement neutraliser la chaux par le noir, ce qui n’est pas même nécessaire : on produit donc le même effet qu’avec l’acide sans en avoir les inconvéniens, il est donc pi’6’ férable. J’ai essayé en outre de traiter le jus avec une extrême proportion de noir, et je me suis assuré que de ce très-grand excès, il n’en résultait aucun inconvénient.
- Le noir, indépendamment de son action décolorante, pr°' duit ainsi une neutralisation et une précipitatihn de la chaux» et ce précipité, comme je l’ai déjà observé, n’ayant pas d’adhérence trop forte, et ne nuisant pas aux chaudières, il est donc d’une grande utilité de l’employer dès le commencement de l’opération, puisqu’alors il empêche l’action prolongée de la chaux, action toujours nuisible au sucre cristallisable, qudc noirne répare qu’en partie, étant employé seulement lors de la clarification. En outre, le sirop étant déjà (rès-rapproché, Ie noir a d’autant moins d’action, et une partie peut même pas agir.
- C’est ce qui fait qu’on a remarqué que le noir sortant de la clarification avait encore un effet très-marqué sur le jus, et qlie plusieurs fabricans l'emploient pour le mêler à la défécatio° où d’abord il est lavé du sirop qu’il contient encore et e° outre agit sur la chaux qu’il précipite en partie. Néanmoins Je ne puis approuver cette manière de remettre les dépôts résuh tant des clarifications, en dissolution dans le jus. On doit J trouver encore un autre inconvénient si l’on réfléchit que d^s expériences de M. Bussy, consignées dans son mémoire coü' ronné par la Société de pharmacie, il résulte qu’un charbon qui a servi comme décolorant, abandonne la partie coloi’antc qu’il retient, en versant dessus une dissolution alcaline boud' lante. C’est donc reporter dans la défécation, les parties col°' vantes et les précipités des autres opérations pour y être redis soutes.
- Il est important de dire que pour obtenir du noir tout l’effet que j’annonce, il est essentiel de s’assurer de sa qualité^ dan* les envois que j’ai reçus de Paris, j’cu ai fréquemment trouvé
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- des tonneaux qui ne produisaient pas le résultat auquel on de-Vait s attendre, j’en ai meme vu qui ne produisait aucun effet. J observerai que ceci ne m’est jamais arrivé que dans les premières années de ma fabrication, alors que le noir était à bon marché , et qu’il était d’un usage peu répandu. Depuis que la c°ns»mmation s’en est singulièrement accrue, j’ai eu fréquemment sujet d’en faire l’observation aux fabricans de noir clUl n’ont pu ou qui n’ont pas voulu m’en donner la raison. Je dois donc prévenir que c’est sans doute de cette raison que ^ pend l’opinion que j’ai trouvée accréditée chez plusieurs i icans , que le charbon animal n’avait que peu d’action sur e sucre de betteraves.
- La clarification a pour but d’enlever les parties étrangères ^Ui nagent dans la liqueui', par suite de la concentration , ainsi ’ïUe le noir que l’on y a mis, afin d’obtenir un sirop Lrès-linv L'de, condition regardée comme très importante pour pouvoir Pl°céder à la cuite.
- ^ Je suis loin d’envisager cette opération sous le même point
- Vue que M. Dubrunfault, qui dans son ouvrage sur l’art de
- . llqner le sucre de betteraves, dit à l’article Clarification du sU'Op .
- <l La clarification est une opération utile et indispensable, e^e est interposée entre la concentration et la cuite qui n’est Une suite de la concentration, et qui, sans la clarifica-tl°n> serait impossible. »
- Suivant moi, la clarification n’est point indispensable, et ar^ ^a clarification, la cuite est très-possible, ç, e dirai même plus, c’est qu’alors la cuite est plus facile.
- est le procédé que j’ai presque toujours suivi et que je re-^°m.niandei,ais aux fabr icans qui seraient dans le cas de raffi-eux-mêmes leur sucre. Une simple filtration m’a toujours Va.jU P*’êférable. Le sirop, surtout d’après mon mode de tra-tite * C°ntenant toujours un léger excès de chaux, en assez pe-fas <^Uând,,d cependant pour empêcher que la clarification se e bien, n’en est pas moins disposé à dissoudre une petite lte d albumine, et les sirops clarifiés donnent presque
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- toujours quelques écumes, et sont plus enclins à monter que. ceux qui sont simplement décroûtés et filtrés. Le charbon disséminé ne nuit en rien à la cuite que souvent il facilite, et lorsque la qualité du sirop est bonne, il filtre très-bien à
- degrés, et la filtration sur le noir n’a d’autre inconvénient que
- d’en entraîner des parties extrêmement ténues qui sont iu1' perceptibles dans le sucre brut. Il n’en est plus de même si le sucre est destiné à être terré ou vendu en brut, alors il faU* un sirop très-limpide, cependant avec un peu plus de soiu , on réussit encore à l’ob'enir tel, sans agent clarificateur.
- En supprimant la clarification, j’y ai trouvé un grand avau* tage sous le rapport de la célérité et de la simplicité, connu0 aussi sous celui de l’économie du combustible, puisque le si* rop ne réfroidit pas, il passe presque bouillant dans la chaU' dière à cuire.
- Quiconque sait combien le sucre est susceptible d’altératiou à tel point qu’une même clairée dont partie sera cuite aujouf' d’hui et l’autre partie demain, offrira des résultats d’une dif' ference déjà sensible, trouvera encore un autre avantage sou® ce point de vue, qui peut avoir une certaine importance dan5 le cours d’une fabrication un peu considérable.
- On opère la clarification au moyen du sang ou du lait. J al remarqué qu’en général la clarification au lait avait quelqaeS avantages ; le sirop est également clair, mais le lait ne fait paS monter et ne donne pas d’écume comme le sang, sans dont6 parce que la précipitation est plus complète et que la matière caséeuse n’est pas susceptible comme l’albumine d’être dis soute par un excès de chaux.
- On a vu l’importance que j’attache a l’emploi du noirj
- seul inconvénient réel que je lui reconnaisse dépend de son pllS
- qui force à l’économiser. Je sais que sous ce rapport le Pl°
- cédé d’Howard par l’emploi de l’alumine offre de l’écono®10^ 1 ce
- mais je pense que cette économie n’est qu’apparente, en
- que l’on obtient en supprimant le noir, une belle clarifie3*101*
- mais moins de sucre, ce qui ne paraît pas sensible en cuisait
- cpipme il le fait à la vapeur à basse pression, où le sucre es*
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- Extrêmement ménagé. Mais dans une sucrerie de bettera* Ves > je regarde l’emploi du noir comme indispensable , Et je crois que beaucoup de fabriques qui réussissent fort bien, reussiraient encore mieux si elles apportaient plus de soin &ms son emploi et dans le choix de celui qu’elles se procurent.
- ^ous voici arrivés au point où. les opinions se partagent. Ce sirop obtenu, doit-on le cuire, doit-on le mettre à l’étuve? Car, arrivé à ce point, il peut indifféremment subir l’une ou 1 autre opération, avec la différence cependant ainsi que je l’ai ^Éja observé, que celui qui aura été traité par la méthode ^’A-chard cristallisera bien et cuira souvent mal, tandis que Celui qui aura été préparé par le procédé des colonies sera également propre aux cristallisoirs et a la cuite.
- Le procédé des cristallisoirs ne présente plus aucune difficulté, il n’offre qu’un long travail, beaucoup d’embarras, de ^Penses en locaux, ustensiles et combustible, en main-d’œuvre et eQ temps. Il faut mettre des sirops en réserve , et les sirops Tn attendent se détériorent toujours, il faut être long-temps Sans obtenir de rentrées. "Voilà les inconvéniens. Il réunit les avantages d’une grande sécurité sur le produit, d’obtenir une 8vaade proportion de sucre, et de l’obtenir d’une belle nuance parfaitement sec.
- Si l’on destine le sirop à la cuite, on peut, ou cuire à feu nu, °u a la vapeur comprimée, ou à feu nu et dans le vide , ou k‘en à la vapeur à basse pression et dans le vide.
- n’ai pas connaissance que cette dernière manière, qui est procédé d’Howard, ait encore été appliquée à la cuite du 8ncre brut de betterave (i) ; quant à celui de Taylor et Mar-tltleau, plusieUx-s fabriques l’ont déjà adopté et s’en sont bien
- trouvées.
- moyen de cette heureuse innovation , le procédé par la euite peut maintenant marcher de pair avec celui de la cris-tjilisation lente, pour la certitude du succès. Egalement sous-
- ^ (0 M. Rolh a depuis imaginé uu appareil pour cuire à basse pression ans le vide qui paraît devoir très-bien réussir.
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- le rapport de la quantité de sucre cristallisable à obtenir, j® ne crois pas qu’il le cède en rien aux cristallisoirs, et alors il faut avouer que ceux-ci* qui jusqu’à présent n’ont été qu’un® sorte de pis-aller, ne tarderaient pas à être relégués avec 1®S anciens procédés de raffinage qu’on voulait aussi perpétuer a Orléans et autres pays ci-devant renommés.
- L’opération de la cuite , lorsque le *sirop est bien prépare, est on ne peut pas plus simple , il ne faut qu’un peu d’intell1' gence pour bien la pratiquer, et quoiqu’elle soit réellement très-importante, c’est la plus facile de toutes,lorsque les autre»
- ont été bien faites. On sait que dans une raffinerie un bon eu1' seur est l’ouvrier le plus essentiel, et que cette opération y est, avec raison, regardée comme la plus délicate , mais il faut bien se garder d’assimiler, sous ce rapport, une raffinerie avec une sucrerie. La cuite du sirop pour le brut, ne demande pas un degré de précision comme pour le raffinage, c’e$t presque toujours le même sirop à travailler. Ou ne peut donc objecter contre l’établissement des sucreries par la cuite , 1* difficulté de se procurer un cuiseur habile.
- J’ai eu lieu d’observer dans diverses fabriques que j’ai vis1' tées dans le nord, que le degré choisi pour la cuite, n’étad pas le même chez tous les fabricans. En général, on cuit léger, surtout si je compare avec le degré de cuite emploTe chez moi. Je sais que de cette manière, et en suivant le »ys' terne de Dulrône, on a de plus beau sucre $ la mélasse s e' coule plus facilement, et en la recuisant, on retrouve le sucl'e qu’elle contient encore. Néanmoins, avec un bon sirop, Jg pense qu’on peut avec avantage cuire un peu plus serré - 011 obtient plus de sucre également bien purgé.
- J’observerai que le.sucre traité de la manière que j’ai ind1' quée, déféqué à la chaux seule, réduit avec le noir dès l0 commencement, et cuit à feu nu sans clarification, est t°u jours d’un grain bis plus gros et brillant que traité d’lllie autre manière, mais n’est pas aussi flatteur au goût.
- D’après ce que j’ai dit dans le cours de ces diverses ob»e* valions sur la fabrication du sucre de betteraves on a pu v°,r
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- T1® dans mon opinion, le procédé par la cuite est celui que je conseillerai toujours a tout nouvel établissement qui aura pour 8e conduire un chef capable et vraiment fabricant.
- Lorsque je résolus de faire connaître le résultat de mes ex-1 pévienc.es sur la fabrication du sucre de betteraves, n’ayant Jamais vu travailler ailleurs que dans ma fabrique, voyant par-*out l’annonce de brillans résultats obtenus par les fabriques ^Nord, dirigées ou établies par M. Crespel, je sentis la né-Cess‘té de comparer avant de porter un jugement. A cet effet J entrepris cet hiver un voyage dans le but d’observer les propos , et les résultats obtenus par la méthode de la cristallisa-li°o lente.
- a* vu la belle manufacture de M. Crespel. Ce fabricant v°ulut bie n me faire voir en détail ses ateliers alors en pleine activité, et répondre à mes diverses questions. Là, je vis beau-^°Up d'ordre, d’ensemble dans les opérations, des ouvriers
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- exercés. Dans les étuves, des cristallisoirs par milliers, eiî3plis d’un beau sucre bien cristallisé. Dans les barriques, du
- «Ucre d’
- un grain petit, écrasé , terne , mais bien sec , et d’une
- es-belle nuance. M. Crespel me dit que par sa manière , on ^®ldait un et demi pour cent de sucre en plus que par la cuite le ^ ^ Se venc^a*t P^us <dier> ce qui compensait bien au-delà ^ Plus grands frais de fabrication. Il évaluait ses produits * pour cent du poids de la racine environ. Je dus croire ce ni avait annoncé. Mais par la suite , ayant pris des infor-
- a e>
- au’il
- ^ations auprès d’autres fabricans que j’ai vus également dans
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- Pays et qui travaillent par la cuite, tels que MM* Houdard; ailquet, Dumont à Péronne, MM. Jaliu, Leclerc; une partie Ces Messieurs m’annoncèrent que le résultat de tous leurs Ults réunis était d’environ 5 pour cent, je dus croire éga-^ent ce qu’ils médirent, etj’eu tirai la conclusion que le que 8 ^ar ^Gs cristallisoirs ne donnait pas plus en quantité par la cuite, ce que cl’abord j’avais cru établi dans ce
- M pC^erc^le maintenant où est l’avantage que peut trouver e«pel. Ce n’est plus que dans le plus haut prix qu’il an-
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- nonce retirer de ses sucres. J’en ai vu des échantillons dans lé commerce et vendus effectivement plus cher que d’autres sucres faits à la cuite. Mais j’ai vu aussi des échantillons de ceux-ci qui, à nuance égale, étaient plus prisés , et je sais que dans le travail du raffinage il existe beaucoup de différence à l’avantage des sucres à la cuite.
- Si l’on voulait se former une opinion bien exacte, il faU' drait savoir dans quelle proportion se trouve chaque qualité de sucre fait aux crislaîlisoirs, et également pour leS autres , car chaque procédé donne plusieurs qualités de sucre, de diverses valeurs , il faudrait en connaître la moyenne dans chaque cas* Or, rien encore ne peut conduire à un pareil calcul.
- Si l’on admet qu’en moyenne la qualité du sucre des cris* tallisoirs soit d’un prix supérieur, ce que je crois encore sujet à contestation , cet avantage qui alors serait le seul reconnu? me peut plus entrer en balance avec le surplus de frais de tout genre que sa fabrication occasionne.
- Dans la lettre précitée, de M. Oespel, où toutes les fabi’1' ques travaillant par son procédé sont annoncées comme doé" nant de forts produits, et où les fabriques travaillant par ^ cuite sont presque passées sous silence, je ne puis voir ce tf"6 M. Crespel a voulu prouver, sinon la quantité de sucre qu’eUé® peuvent verser dans le commerce. Qu’y a-t-il en effet de p^uS vague que d’annoncer que telle fabrique avec tant d heC tares de térre a produit tant de kilogrammes de sucre? je ne vois rien de précisé. Gomme je l’ai déjà dit, la 1 c ponse de M. Harpignies prouve qu’en partant de cette baSC; les fabriques de M. Crespel sont au-dessous de la sien°e et de celle de M. Houdard, et je dois croire également l’asser^ lion de chacun de ces Messieurs pour sa fabrique. Mais t0
- ceci ne prouve l ien pour la perfection de la fabrication ? a**,
- tant vaudrait dire qu’un arpent de terre produit plus en en Crimée que pareille mesure en Belgique. En conclurait que l’agriculture est plus parfaite dans le premier que dans second de ces pays ? ^
- Je dois ici faire la même remarque que j’ai eu occasion
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- aue et de développer relativement aux comptes de culture établis par divers fabricans.
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- 1 1 on veut s’entendre en fabrication, si l’on veut établir des calculs positifs et comparatifs, il faut partir de bases certaines, et je vais essayer de les poser,
- Les betteraves cultivées dans de bonnes ou de mauvaises avec ou sans engrais , sont de qualités très-differentes. es donnent ou beaucoup ou peu de jus , et ce jus est d’une r s ou moins grande densité.
- . Lorsqu’on dit que l’on retire 65, 70, 80 pour cent de sucre, ^ est bon de connaître sur quelles betteraves on opère. Ainsi ^ nc pour retirer une certaine proportion de jus, cela dépend ^abord delà qualité des betteraves. En outre , la perfection
- 8 instrumens employés au râpage, et au pressurage, le S°ln qu’ou apporte dans cette opération, influent encore singulièrement sur le produit en jus. Dans les fabriques que j’ai ex£iniinées pendant le travail, j’ai trouvé des différences très-^°lls'dérables dans la qualité de la pulpe, et dans la sécheresse n^arc provenant ou de râpes et presses mal construites ou c°nduitesj il devait nécessairement en résulter une grande erence dans le rendement.
- aintenant donc, voilà un élément qui va influencer consi-Lb lenient r®su^at en sucre, et cela indépendamment de ^onté des procédés que Ton suivra.
- ^ tila~t~on que celui qui retire le plus de jus est le meilleur r,cant? JG répondrai que tel fabricant qui consomme sa . e> et flui paie la main d’œuvre cher , pourra trouver plus -nomie à travailler plus promptement en abandonnant (j^,.^(îUes centièmes de jus qui lui reviendraient plus cher Qc vaudraient réellement. Un bon fabricant peut donc
- ms retirer proportionnellement moins de jus qu’un
- rlUeîquef( autre
- > partant il aura moins de sucre, à parité égale de travail “««quent.
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- Sücr- ^°nc une mauvaise évaluation que d’annoncer tant de Par cent pesant de betteraves.
- Ul juger de la bonté des procédés de fabrication , il faut
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- suivant moi, uniquement partir de la quantité de jus, et spe-cifier que l’on retire tant de livres de sucre brut de tant d’hcc' tolitres de jus à tel degré, car tout le monde sait que toute espèce de jus ne contient pas la môme quantité de sucre. Ce n’est que de cette manière que l’on pourra s’entendre et comparer, autrement tout est vague. Une fois cette base adoptée généralement, il ne pourra plus y avoir d’équ1' vocjue.
- Par toutes les raisons que j’ai développées je crois avod suffisamment prouvé sur quoi je fonde mon opinion, que 1e système de fabrication par la cuite doit être, et sera tôt ou tard le seul suivi. L’adoption du chauffage et de la cuite à vapeur décidera encore plus promptement la question. doute que parleur application ou obtiendra plus facileme’i1' une plus grande et une plus belle qualité de sucre. En sera-t-’* de même pour l’économie du combustible? Il est permis de1’ douter. Un grand foyer perd proportionnellement moins calorique, que plusieurs petits, mais les expériences de Rufl1'
- fort ont prouvé que, passé certaines limites, deux cliaudièreS
- utilisaient mieux le calorique, qu’une seule de même con^' nance. D’un autre côté, la vapeur ne peut transmettre que calorique qu’elle a reçu, il faut toujours la même surface chauffe pour produire la même évaporation, et l’on peut co”r parer la transmission.du calorique par intermède à la ti‘aflS mission du mouvement en mécanique $ il y a toujou|S perte.
- Je trouve qu’il reste encore beaucoup à faire dans les fabrl‘ ques sous le rapport de l’économie du combustible , qui un des principaux articles de dépense, ainsi que pour l’épargnC de la main-d’œuvre.
- On est maintenant dans la bonne voie , le principal est et tenu dans la fabrication du sucre de betteraves. On travail® avec des procédés certains, on peut calculer d’avance ce <îue l’on obtiendra, on peut être assuré cl’un bénéfice : de gran perfectionnemens ont été obtenus, d’autres s’obtiendront efl corc.«C’est maintenant une industrie acquise, une cause ga
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- 8n^, qui peut avoir une influence considérable sur l’agricul-lUle> et même sur le système politique des nations.
- point où est parvenue la fabrication, l’établissement de Nouvelles sucreries deviendrait assez facile , s’il n’y avait une difficulté qui arrête beaucoup de personnes, celle de se pro-^oier un directeur capable. Pour être tel , il faut posséder k s connaissances agricoles,chimiques et manufacturières, être n mécanicien , et avoir sur tout cela, une pratique exercéei n’est donc que dans une manufacture et pendant un assez i°nglaps de temps que l’on peut former un pareil direc-flni est l’âme de toute entreprise de ce genre , car il faut len ïe convaincre qu’en industrie , ce sont les hommes qui °nt bons résultats bien plus encore que les procédés.
- lorsque le gouvernement sera pénétré, comme je suis Ceitain qu’il ne tardera pas à l’être, de l’importance d? cette n°uvelle industrie sur la prospérité nationale, il ne pourra ^nquer de voir qu’il n’y en a certainement aucune qui mé-lte plus qu’elle d’attii'er ses regards. Lorsqu’on voit que, Privée de tout encouragement, livrée à ses propres forces, j*Yantà combattre des difficultés de tous genres, et jusqu’à 0P>nion j lor squ’on la voit, dis-je, surgir d’elle-même , et se PWer déjà dans une position aussi remarquable, il n’y a nul . °ute que, favorisée de la bienveillance d’un gouvernement ectairé et protecteur , elle ne prenne en très-peu de temps 1 essor dont elle est susceptible. Comme étant intimement lee a l’agriculture , elle doit au moins participer aux encou-raSeiucns dont jouit celle-ci, et lorsque tous les gouverne-j^ens ont senti l’avantage dos fermes-modèles pour propager Perfectionnement des méthodes agricoles, on peut espérer ^ ^ en sera de même pour l’établissement d’une sucrerie ®Yale modèle. Si un pareil plan était adopté, rien ne serait " s convenable que de monter une sucrerie sur une assez 8rande échelle , annexée à une ferme-modèle dans le voisi-na8a de la capitale. Une semblable manufacture établie d’une ^niere soignée, avec toutes machines de choix, réunissant °Us ^es perfectionnemens reconnus avantageux, et dirigée par
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- un habile fabricant, donnerait alors un bénéfice important» et en outre servirait à former les élèves. De cette souche, on pourrait tirer des directeurs pour mettre à la tête d’autre® établissemens du même genre que l’on pourrait former sur le® divers points du territoire de la France, où l’on jugerait qu ^ serait le plus avantageux de transporter ce genre d’industrie» et chacun de ces établissemens-modèles, fournirait des ou-v ri ers qui faciliteraient l’érection de sucreries particulières.
- Une pareille idée peut convenir à une grande nation , il î£!' rait facile de la développer et de faire voir tout les avautagfiS qui en résulteraient, si on lui donnait toute l’attention qu’elle me semble mériter.
- DE 1/USAGE DU GRÈS
- DANS LA CONSTRUCTION DES VOUTES DE FOURS A REVERBERE» PAR M. GALES,
- L’usage des briques réfractaires est dans un grand nombre de forges l’objet d’une dépense considérable. Cette dépense est même quelquefois si élevée, à cause des frais de transport, qu ^ n’est pas d’essais auxquels les propriétaires de ces usines ne se b‘ vrent pour parvenir à confectionner eux-mêmes, avec les ma' tières qu’ils trouvent sur les lieux,des briques assez réfractaires pour résister, si non autant que les premières , au moins quel' ques semaines à Faction du feu violent auquel elles sont soU mises. Ces tentatives réussissent quelquefois suivant que Ie* matériaux sont de meilleure ou moins bonne qualité. SouveE1, après des essais très-multipliés et des mélanges de terre varie3 à l’infini, on en est réduit à revenir à l’usage des briques dtj dehors, et on trouve que c’est encore une économie, quan on considère le temps qu’on a perdu, le combustible inutile ment brûlé et les frais de chômage. Aussi, s’il est du plus ballt intérêt d’explorer avec soin le sol d’un pays pour en connaît10
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- loutes les ressources et pouvoir eu tirer parti , suivant ^ besoins, il n’est pas moins utile de ne s’en rapporter, pour emploi des matières, qu’à un sévère examen et à des expé-r*ences réitérées et non équivoques.
- arrive souvent que des terrains privés d’argile réfractaire, c°ntiennent des grès de nature à résister au feu le plus vif , jfcemesans éclater, pourvu, cependant, qu’ils soient chauffé* ntement et avec précaution. Les grès qui jouissent de cette 1 r°priété, ne sont point divisés par des veines, ou du moins ils Enferment très-peu et de très-peu profondes. Ils sonlcom-Pacts, d’un grain homogène et d’une couleur peu sensiblement ar*ée. Ceux de l’Isère jouissent d’une grande réputation. Les c^ves et les ouvrages des hauts-fourneaux de ce département, ^ ^nt formés. Les grès du Berri et du Nivernais sont très-°ns aussi et servent aux mêmes usages. Partout enfin où l’on tl0Uve des grès analogues, on les emploie à la construction "auts-fourneaux et toujours avec succès.
- S’
- aPpuyant sur ces résultats , quelques maîtres de forges ^ Voulu étendre 1’ usage du grès aux voûtes de four à réver-eL en effet, ce grès résistait comme dans les hauts-°Urneaux à la plus forte température. Mais, soit à cause de stl'Octure ou de la nature de sa composition , soit à cause du ^6l1 de ménagement apporté d’abord dans le chauffage, il ne ait pas à éclater et à tomber sur la sole, dès le principe , Vailles légères, et ensuite par morceaux, plus ou moins j^0s, *101 se détachaient successivement de la voûte du four ,
- I *lu a ce qu’elle fût entièrement détruite. Ces essais roal-euieux jetèrent de la défaveur sur l’emploi du grès , dans la gü?^ti°n des fours à réverbère et depuis, on ne sJen est , e PÏos occupé que pour en parler comme d’une absur-°u d’unC chose tout-à-fait impraticable.
- vér' ^XlSte Pourtant en France quelques usines bien rares, à la en '* ^en vieilles où des fours à réverbère sont construits Côn <eS 8°n^ n^annio'ns d’une longue durée. La fonderie de ’ Pai’ticuHèrement, possède un four à verges dont la
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- voûte est faite de grès et compte au moins douze années d’existence, malgré un travail continu. A Baigorry ( Basses-Pyrénées ) des fours à réverbère furent établis à diverses époques pour le traitement des mines de cuivre. C’est un gres qu’on trouve très-abondamment dans lès environs , qui servit pour les construire. Ces fourneaaux duraient très long-temp8> pourvu qu’ils fussent chauffés avec soin et préalablement très bien desséchés. Récemment l’usine de Baigorry, qui était abandonnée depuis 89 , a été rebâtie et consacrée à la fabric^' tion du fer. Le même grès a servi pour les ouvrages de haut*' fourneaux et a parfaitement réussi. Cela, au reste, n’offrirait rien de remarquable. Mais des fours à réverbère pour le chau^' fage du fer en barre, ont été établis aussi avec ce grès} après quelques tâîonnemens dans le choix des espèces , que^” ques essais ayant pour but de bien s’assurer de ses propriété8» on a obtenu un résultat parfaitement identique avec celui qul se trouvait consigné dans les manuscrits de l’ancien régisse1^ > le marquis de la Chabaussière,
- Ou peut donc voir par ces faits et quelques autres, qu’il se' rait aussi facile de constater, que certains grès traités conve nablement sont propres à la construction des voûtes de fo»1 a réverbère , puisqu’ils unissent à l’infusibilité, des quali^5 aussi précieuses que les briques réfractaires, les mieux c0lJ ditionnées.
- Il ne faudrait pas croire cependant qu’une voûte chau^ee pour la première fois, sortira de cette épreuve parfaite!»6*1 intacte et que sa surface restera unie, comme elle l’était, loi’8 ^6 1 enlèvement des cintres. Quelques précautions que l’on pt»ssC prendre pour faciliter le dégagement des gaz et éviter les e% plosions, il s’en détachera toujours de légers ftagmens q»1 sC ront plus ou moins nombreux, selon l’adresse et la prude»c^ du chauffeur j mais aussi , une fois qu’elle aura atteint chaleur de 1 incandescence, une faible couche d’un vei11 fluide revêtira scs parois, et une fois cet enduit formé, J ^cçidens ne seront plus à craindre. Les pores du grès et
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- ailgles de ses jointures seront entièrement à l’abri d’un changement trop brusque de température.
- Un conseil qu’il est bon de donner à ceux, qui font des es-aiS pierres ou de briques , mais principalement de pierres, Pu*sque c’est l’objet qui nous occupe ,- c’est de mettre , autant possible, la matière que l’on examine daus les conditionsoù Se trouvera plus tard , lors des applications en grand. Enef-’ ü est pas rare de voir des personnes s’en r apporter aux ca-a<-tcres que leur présente uue pierre ou une brique de faible 1X16> après avoir été soumise à un feu ardent et mise en d°Utact avec tel ou tel combustible indifféremment, et pen-un temps indéterminé. Cette manière de procéder est vi-^e^se et induit souvent en erreur , par plusieurs causes. °t’d et même indépendamment de toute influence chimi-ue la part du combustible, parce que tel corps qui sou-^ Une température élevée pendant un certain temps , sans sera peut-être beaucoup, après un espace de Ps double ou triple. En second lieu, parce qu’un corps ^Un petit volume, enveloppé de flammes de tous côtés, peut *** en un instant, une température uniforme dans toutes plu ^ai t^es » et Peut aussi être élevé progressivement à une haute température , dans toutes ses parties à la fois , ce c°ntribUe beaucoup, comme nous verrons, à l’empêcher ec*ater: cou
- sans compter que les gaz se dégagent ici avec beau-P plus de facilité, puisque s’acheminant du centre à la tio CG c^lau^e ’ Souvent un nombre d’issues propor-
- onel
- c°nu>
- a cette même surface. Dans un four à réverbère , au
- Une "J"6’ Une ^ace se,1^e corPs dont il s’agit est exposée à ^ g *les'forte chaleur, tandis que les autres faces sont exposées ta^air ^r°id; de cette dilatation produite du côté intérieur, s| e^,S <lUe toutes les autres parties restent denses, il résulte que, ccr 3 et<XoPérée instantanément, la cohésion des molécules du Psest violemment détruite sur les limites mêmes où la difféSeuti ^ ^eux températures opposées se fait le plus vivement . ’ ^ne partie du corps se détache , tombe, et le même °tîiene se reproduit sur la nouvelle surface exposée au
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- feu, jusqu’à ce qüe la pierre soit entièrement ruinée. Ajoutez à cela que lorsque le feu a été poussé avec trop d’ardeur au commencement d’un premier chauffage , la superficie des pierres du four devient incandescente, tout ce qui est fusible dans le grès se vitrifie et en bouche les pores, et c’est alo*s que les explosions de gaz deviennent inévitables. Il est facde de voir aussi que l’état d’une matière d’essai enfermée dans une atmosphère toujours constante, ne peut être compare a celui où elle se trouvera, dans un fourneau exposé aux coi^ rans d’air qui s’y introduisent, quand on le charge ou quan on opère le défournement, et qui modifient considérablement sa température.
- Par tous ces motifs , on fera bien , si on essaie des grès dans le but de les employer à la construction des voûtes de fo1*1 ’ de commencer par en construire un sur une petite échelle > avec une douzaine de pierres bien taillées et bien jointeS comme elles le seront dans un fourneau plus grand. On peU faire cet essai sur un feu de maréchal. On jette dans ce font essai de la houille, si on se propose de se servir de houiUe du coke, et ou bouche l’entrée avec une pelletée de combuS tible, en ménageant une étroite ouveiture. On donne le ve par une^ tuyère. En commençant, on a soin de modère1 feu , et ce n’est que par gradation qu’on arrive à la chaleur plus intense. Toutefois, a/ant de faire agir les souffle*s ’ il faut observer de bien laisser sécher le four , et de le chau e lentement avec du charbon de bois ou simplement du b°J^ On a déjà senti l’importance de cette précaution, il su^t.^0 3o heures pour être fixé sur les propriétés du grès. On irl le four, on le laisse refroidir, et si la voûte est en bon état* c’est un indice certain de la bonne qualité des matériaux elle est formée. On peut s’en servir avec une sécurité parfad ^ Le grès de Baigorrv , dont les caractères ont donné lieU^ une partie des précédentes observations, se trouve en ^oC? par lits d’une grande épaisseur. Son grain est serré et d grosseur moyenne. Il est dur, quoiqu’il se travaille assez ^
- enxeut. Sa cassure présente un fond rose terne à peu pieS
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- ta même teinte que la terre de Salavas. Ce fond est parsemé *ta petites taclies jaunes d’oxide de fer, dont les dispositions lui donnent le même aspect, sauf la couleur , que les fontes piquées, dites Imitées.
- DE L’INDIGO
- ET DES VARIÉTÉS COMMERCIALES ,
- PAR M. COCUARD.
- Suite et fui.
- Indigo du Mexique.
- 1. AP*' ès le bengale , le înexique tient le premier rang et pour qualité et pour la quantité. L’indigo de la Terre-Ferme ' nierique méridionale) marche à peu près de front. Ces deux °speces d’indigos ont des caractères tout différens du bengale ^ Une classification différente. Leur préparation diffère aussi e celle employée dans l’Inde.
- Préparation.
- j variétés sont produites par un moyen naturel basé sur Planteur spécifique des corps et par les précautions que L°n Pl'end dans l’enlèvement du précipité au fond des cuves, p. Matières étrangères se précipitent d’abord colorées par ^‘Uiljgoj vient après l’indigo le plus lourd, et enfin les par-68 de plus en plus pures et fines se déposent successivement-
- Division.
- lev^ ^6l e c°uche déposée , la première de la masse en-ee avec soin et séchée à l’ombre , donne le flor.
- deuxième, enlevée de même, donne le sobré, et la troi-Gnie * rçui contient toutes les parties les plus lourdes de la
- P ^Pmation, donne lecorté
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- Ces trois sortes se subdivisent en plusieurs nuances suivant leur position vers le haut ou le bas de la cuve.
- . . . , n . (Flor supérieur
- Ainsi le flor se divise en
- ordinaire.
- Le sobre —
- (
- (Sobré salienteou petit flor-^ — ordinaire.
- ÎCorté supérieur.
- — ordinaire.
- Bas corté.
- Les deux sortes d’indigo qui offrent ces variétés sont le gua-tiinalo et lecaraque. Soit qu’on brise les pierres avant de les emballer ou qu’elles s’écrasent naturellement, leur pierrage est irrégulier, en petits morceaux de la grosseur moyenne d’uue noisette, très-chargés de pousse- Les cortés seulement étant plus durs en contiennent peu. La solidité des morceaux de cette qualité fait croire que les Américains ne mettent paS ces.indigos dans des formes , et cependant on voit quelquefois des caraquesobré en pierres bien formées, de même grosseur que celles du bengale.
- Indigo Guatimalo.
- Le guatimalo nous vient de la contrée du Mexique qui pot ce nom. C’est principalement à Mexico et à la Havane <IU® sont les plus grands entrepôts de celte qualité, et c est de qu’elle uous est importée (i).
- Flor.
- L*indigo flor qualités supérieures est en petites pierres assez régulières , légères, tendres, d’une belle couleur bleue vive* d’un reflet tirant un peu sur le violet, présentant quelquefo1® dans la cassure quelques petits trous; sa pâte est très-fme>
- (0 hç guatimalo vient à présent de Guatimalo même.
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- très-absorbante , douce au toucher, et acquiert au frottement ^e l’ongle une belle couleur dorée. Cette sorte, telle qu’elle vient d’être décrite , est parfaite; mais on en rencontre très^ rarement dans le commerce. Elle sert, comme le bleu du Bengale, à la composition des couleurs les plus fines , tant en Pe*nture qu’en teinture; elle l’emporte sur celui-ci pour la pureté de sa pâte et souvent pour la vivacité; mais le bengale compense ces avantages par sa richesse en indigotine,-Ees autres Hors qui sont le beau et le flor ordinaire, se rencontrent plus souvent dans le commerce, ont les mêmes cautères et participent plus ou moins des qualités du premier ; *Uais d’une manière moins absolue. Eu général, les guatimalo ®°r n’abondent point dans le commerce et sont même rares,
- Sobre.
- ^ utesure que l’on arrive vers le fond de la cuve , l’indigo cvient plus compact, plus dur et d’une couleur moins vive; est ce que l’on nomme sobré. Aussi le guatimalo sobre est-il j^us lourd , plus compact que les premiers, d’une belle cou-eur bleu-violet plus foncée que les autres, mais moins vive.
- l’appelle saliente quand il approche du flor ordinaire Pai la vivacité de sa nuance, quoique toujours plus foncée ^Ue celle-ci.
- sobre ordinaire est plus terne que le précédent.
- Corté.
- En avançant encore plus avant dans la cuve, on trouve un o° qui est encore plus dur, très-compact, d’une pâte bleu-°U£R et cuivré ; c’est le corté.
- e supérieur est d’un bleu violet prononcé, d’un violet-
- P°üipre cassant assez facilement, moins absorbant que les Attires,
- Ees cortés ordinaires sont d'une couleur violet-rouge et roup-P .
- ^ o 'cuivre, très-durs à casser et n’absorbant presque pas. ajï)ule en est très-serrée.
- e bas corté est la dernière couche de la cuve, et, comme
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- elle coudent toutes les impuretés, c’est aussi la dernière qualité. Elle est d’une cassure cuivreuse ou très-terne, quelque* fois d’un gris-vert chargé de sable ou terre , et alors peu chargée en matière colorante.
- Le Guatiraalo est en général d’un pierrage assez régulier pour la grosseur et contient moins de poussière dans ses qua' lités inférieures que daus les premières, ce qui provient de la friabilité de celies-ci.
- Car ciguë.
- L indigo caraque vient delà Terre-Ferme et principalement de9 environs de Venezuela, dans la proviuce de Caracas (An rique méridionale) ; c’est également à la Havane et à la Véra* Cruz que sont les principaux entrepôts du pays, d’où ils no»s sont importés en grande partie.
- La préparation de l’indigo caraque est la même que celle du Guatimalo, dont il ne diffère que par un pienage moins re-gulier, et quelques autres défauts que nous allons faire connaître. Il se classe également de la même manière.
- Un caractère assez remarquable du caraque, est d’être ge' néralement rempli d’une quantité de petites cavités, semblables, quoique beaucoup plus petites, à celles du paiu? tandis que le guatimalo n’en contient que très-peu ou niême point. Quelquefois néanmoins on trouve des caraques dont 1® pale est bien pleine, ce qui donne à croire que cela tient à I3 fabrication. Du reste, cela n’influe en aucune manière sur la qualité.
- f
- Les caraques flor réunissent les qualités du guatimalo, sa111 la nuance, qui est moins riche,* ils sont d’un bleu plus clai1» d’un pierrage plus gros et moins régulier.
- Ses sobre, de nuance également moindre que les autres? sont souvent mélangés de pierres grises, vertes ou d’un bien terne ardoisé J la pâte est grosse, quelquefois vaseuse. Ce lange diminue de beaucoup le prix du surou où il se i’e0 contre. Quant aux caraques cortés, il s’en rencontre également
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- Peu dans le commerce, ils sont également moindres que ceilx du guatimalo.
- La manière de préparer le caraque et le guatimalo est ce ^Ul Pr°duit la grande diversité de nuances qui se trouvent ans chaque suron. Un seul en contient quelquefois vingt ^trente différentes. Aussi n’est-ce qu’après la nuance binante que l’on doit, fixer le prix auquel on doit vendre acheter, et le rang que l’indigo occupera dans la classifica-ll°n. C’est ce qui fait que, dans un suron qui sera classé comme *®^ré, on trouvera du flor et du corté saliente, ainsi que dans autres sortes.
- Classification des guatimalo et caraque.
- Lelu] qui veut établir une classification doit donc faire at-eQtion à la couleur de la robe , à la forme du pierrage, aux lances, au poids des pierres et à l’ensemble du suron.
- le suron contient toutes pierres d’une robe bleue, d’une Cassu‘‘e nette, d’un reflet vif, légèrement violet et légèi’e, ans beaucoup de pousse , on le classera comme flor supérieur.
- au contraire, il participe de toutes ces qualités, quoi-^ d’une couleur moins vive en général, ou qu’une portion l°ut-à-fait de même qualité, une autre portion composée pierres légères, mais pâles} d’autres plus foncées, mais as lourdesj ce ne sera qu’un bon flor ou flor ordinaire, sui-ai1* la qualité prédominante.
- Wsqn’ji présentera des pierres d’une belle couleur violet Prononcé, plus lourdes que celles ci-dessus, quoique tendres, lances qui ne diffèrent pas trop les unes des autres, quel-lVlefnis fi'Une yjyacité qui approche de celle du florj on Pap-
- Pell
- La
- vené
- S0hl'i
- era sobre saliente.
- grande partie des indigos caraque et guatimalo qui se er»t dans le commerce, ne sont souvent que des indigos
- ,l,es ®alientes, quelquefois même ordinaires, ronl' Un SUl0n COnt‘ent portion de pierres légères et de belle foncée, d’autres pâles, une autre portion de pierres •es et lourdes, une autre encore de pierres rouges ou
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- cuivrées; ou enfin, si la totalité du suron est d’une nuance violette, mais sombre et tirant sur l’ardoise, ces diverses sortes devront être mises au rang des sobres ordinaires.
- Si le suron est de pierres d’un rouge suivi, ou violet, un peU dures, résistant à l’ongle, faisant un léger bruit en les cassant? on rappellera corté supérieur et il passera souvent dans le co®' merce comme sobre ordinaire.
- S’il contient Une portion de l’indigo ci-dessus désigné et une partie en pierres dures, se cassant à peine avec la main , pâle8* ternes ou grises, ce sera un corté ordinaire. De même, s’il est généralement dur, sec, d’une cassure cuivrée, lourd, d’une pâte sèche et très-peu absorbante.
- Si enfin le suron contient un indigo tout-à-fait lourd, °e pouvant se casser à la main, d’une robe terne, d’une cass®c cuivrée prononcée, de couleurs obscui’es, ou portion de pien’c* grises et terreuses, on le classera dans les dernières sortes, fl111 sont les bas cortés.
- Une autre manière de classer les indigos, beaucoup meilleur* est de stipuler la quantité de chaque qualité que contie11 chaque suron ; ainsi l’on dira : Tel suron est bon flor, fl®’ sU érieur, corté saliente , corté ordinaire, ainsi que des auti’eS qualités, toutes fois que le suron sera composé de pierre8 ‘ peu près toutes de même nuance ; et, dans le cas contraire ? stipulera suivant les qualités de chaque sorte que l’on re connaîtra.
- % Flor supérieur, % flor ordinaire, quelques sobrés (qual1 il y en a peu).
- % Flor supérieur, % Flor ordinaire, % Sobre salieide’
- Indigo commun, terne et ardoisé.
- % Flor ordinaire, % Flor terne, ardoisé, quelques coJil rnuns, % Flor pâle.
- % Sobré saliente, % Sobré ordinaire, quelques ind1# faux.
- % Sobré beau et sobré ordinaire, % Cortés ordinaiie8 communs, quelques flors.
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- . ta7
- k Coiié beau et ordinaire, % Corlé bas, quelques pierres Vaseuses ou grises.
- On stipule également le degré de pousse.
- ^ Cette manière de classer les indigos d’Amérique doit être autant préférée, que le négociant à qui on propose d’en Vcndre, et qui ordinairement connaît à peu près les nuances Sui divisent une beile qualité de celle qui lui est inférieure, l,Cut> bien mieux que de l’autre manièx'e, se rendre un c^‘*ipte fidèle des qualités du suron qu’il achète, et fixer, u°e manière plus précise, sa juste valeur.
- Classification des bengales.
- k ernp’oie aussi quelquefois cette méthode pour les indigos engale* niais, comme elle demande beaucoup de temps, plus "apurement, on annonce les deux nuances les plus domi-Tl,arites de la caisse, et celles qui s’y trouvent en petite quantité a,)r|oncent par quelques.
- ^ Ainsi, suivant les nuances de la caisse, on dii'a qu’elle est flottant, fin violet, rouge ou cuivrée, si elle n’en con-‘1 qu’une seule; dans le cas contraire, on stipulera qu’elle
- Surfi-j
- P'errés
- , violet, bleu léger ou lourd, quelques sombres bien
- ou en grabeau.
- g eau mélangé de fin et surfin violet, de violet sombre, de
- r°uge , quelques pierres dures, quelque évent.
- g u- ? n- - i--jr----------j -----
- eau mélangé de bon violet rouge, de violet sombre lourd 6t H ° *
- Ur> et de quelques surfins violets brisés, généralement un froids.
- ÜV,8e de fin et beau violet rouge, pâte fine, écartelée,
- ÎUe'quc éveat.
- Fi
- soi n Gl ^°a vi°^et -pourpre léger et ouvert, quelques cras-y \ Quelques bons rouges tendres avec ou sans grabeau. 10let moyen et terne, beaucoup de sable, peu de rouge, rubans.
- qu i°aU ^u.rouge, fins cuivrés, quelques pierres basses, lues piquetés et éventés, bon carreau lourd et serré.
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- Bon ordinaire et inférieur cuivré , dur, lourd et serré > quel-* ques pierres ardoisées, quelques brûlés, avec grabcau, etc-
- Celui qui passe des ordres sur une classification doit bien se rappeler comment la ville, d’où elle lui est envoyée, classe les indigos. Car, ainsi que je l’ai déjà dit, les places diffèrent un peu dans leurs dénominations. Par exemple, à Londres» on appelle bon ordinaire les caisses composées de l/2 beau bon ronge tendre, quelques sables et quelques rubans » l/t{ rouge cuivré , ruban né , terne , pâte grossière écartelée » pierrage brisé. De même celui-ci) bon violet rouge rubanne» un peu de sable, écartelé, pierrage brisé ou grabeau.
- Et ils appelleront fin ordinaire ce que nous classerons ain*1; bon violet, quelques rouges, peu de sable, quelques persil^ et éventés, pierrage inégal.
- Ou bon violet, suivi quelques beaux, piqueté bleu, que^ ques sables, pierrage assez entier.
- Ainsi des autres qualités.
- Ces exemples doivent prouver de quelle importance cst pour le négociant, qui passe des ordres, la connaissance dgS diverses classifications de chaque place.
- Coromandel.
- Quoique le Coromandel ne soit pas la sorte la plus estimee; après celles précédemment décrites, elle doit être néantf»0*1^ immédiatemei.t classée après le bengale, car le coroman participe tellement de celui-ci, tant pour le pierrage que p°ul la pâte, que ses qualités fines sont presque toujours vendueS comme bengale, qualités ordinaires toutefois.
- Les principaux entrepôts de coromandel sont à Madras & Pondichéry (côte de Coromandel). Cet indigo en pierrag6 ^ bengale est généralement lourd, d’une pâte serrée , souv sableuse, quelquefois écartelée et rarement venté, prcSd toujours bien pieiré , d’une robe verdâtre. ^
- Ses fines qualités sont équivalentes au violet rouge, qüe, quefois vives, mais plus souvent ternes, quelquefois cui're>
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- pâte unie. On voit rarement au-dessus, et très-souvent au-dessous.
- Ses qualités basses sont bleu, bleu vert ou gris très-SaMeux, très-pesant, crouté vert, d’un pierrage souvent lïès-Çi’Os (un tiers plus fort que celui ordinaire).
- Ces sortes contiennent peu de teinture et sont bien infé-l'ieures aux premières ; leur différence avec celles-ci sont de i à 3.
- b*es caisses indigo coromandel contiennent un certain
- n°mbre de pierres qui sont arrondies par un des coins; ce
- s°nt des pierres qui se trouvent aux quatre coins des moules,
- on ne doit pas s’en rapporter à cet indice pour recon-
- U£utre le coromandel, car quelques bengales en contiennent aussi.
- Madras.
- Y
- , madras est assez répandu "dans le Commerce, quoiqu’il %ltPlus rare que le coromandel. Il est aussi de forme cubique, le bengale, souvent plus gros, et quelquefois un peu s aplati, d’une pâte pleine, d’une robe bleue, sans évent, ! ^Cartelée, d’une nuance bleue prédominante, quelquefois ^ette, mais jamais rouge.
- u des caractères les plus remarquables du madras est d’a-sa cassure couverte de petites aspérités, assez sensibles j^°Ur empêdier la salive de s’étendre sur la surface couverte tr^a ^anSue> et d’avoir une pâte presque toujours impure, s'80uvent même dans ses qualités fines, ce qui provient £ doute d’une fermentation trop prolongée ou de plantes °P battues, puisque par fois on y rencontre, outre les impu-des portions ligneuses.
- *odig0 madras nous vient en grande partie de la ville de ^ 11001 ( côte de Coromandel), et quoique récolté à peu près p,Us ^es mêmes parages que le coromandel, il lui est bien su-
- j es ^alités fines sont d’un bleu assez vif, quelquefois vio-es imaia moindre* que celui du Bengale; elles sont très-lé-
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- gcres et friables. Sesqualités ordinaires ne sont point cuivrée»; elles sont d’un bleu terne ou bleu clair sombre, grises, vei' dattes; la pâte est grossière , n’absorbant pas facilement.
- L’indigo madras ne possède pas une teinture solide ; aussi est-il peu employé en teinture. Sa principale consommation est, quand les indigos caraque et guatimalo sont chers, d’eti’c vendus comme tels. Pour cette opération les qualités fines peuvent seules convenir.
- Manille.
- Lemani lie nous vient deTîle de ce nom ( Indes occidentales )> Son pierrage est de i/5 ou i/4 de celui du bengale, forme d1' bique, ou en pierres alongées, plates et d’un volume sextup^ des premières. On remarque presque toujours sur les manille l’empreinte des joncs sur lesquels on les a mis pour sèche1’' tandis que les autres indigos montrent toujours l’impvess'0'1 d’une toile.
- Les fines qualités du manille sont d’un surfin bleu; d’mlC nuance encore au-dessous de celui du madras ; mais d’uncpilie plus fine et plus pure.
- Il y a aussi dans le manille des fins violets un peu ternesct viojets rouges par proportion aux premiers, mais leur valc111 respective et leurs produits sont bien inférieurs à ceux ^ bengale.
- Ses qualités inférieures sont quelquefois d’un cuivré grl satre; mais bien plus souvent d’un bleu sombre et terne tii’a,,t sur le verdâtre, très-lourd, d’une pâte très-grossière et irrég11' lière, terreuse et sèche.
- L indigo manille est le moins riche en matière colorante ^ sert comme le madras ( scs qualités fines ) plutôt à casser qu elï teinture.
- On doit se mefier des qualités basses de ces deux dernici® sortes , en ce qu’elles «ost dépréciées généralement et à ju6t titre.
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- Java,
- j ^ indigo java vient de Pile de ce nom. (Indes occidentales.) Ou e trouvait jadis dans le commerce en petites pierres, forme e h'Ochisques de la largeur d’une pièce de cinq francs ou à PeUpres. Quelquefois ces petits pains étaient creux et semblaient ^v°ir été soufflés. Cette qualité n’était nullement estimée. Elle etait bleu pâle et quelquefois bleu très-clair, ou bleu gris ou Vcidatre , d’une pâte très-grosse semblable aux madras com-t^uns, d’une robe bleue foncée et cuivrée et paraissant ainsi av°ir été robes.
- Maintenant que les Anglais et les Hollandais qui y sont éta-°nt amélioré la préparation de l’indigo dans ce pays, on leÇoiten carreaux un peu plus larges que ceux du Bengale, ^aisPlus aplatis, portant sur chacun l’empreinte du nom Java, Pate est un peu plus sèche, souvent écartelée assez pure. Ses fines
- qualités peuvent se classer comme fins violet et Ds violet rouge.
- ^es qualités ordinaires sont généralement cuivrées.
- Bourbon.
- r>
- indigo bourbon de J’île de ce nom ( Océan des Indes.) nous 1 en petit pierrage comme le manille, d’une robe bleue °a*bre, d’une pâte fine, mais serrée, variant du violet rouge au cuivré très-prononcé. On n’en voit que très-rare-^aintenant dans le commerce.
- Son
- Brésil.
- pierrage est moitié plus petit que celui du bengale,
- rouage est moitié pius peut que eeiui uu netigaie, p e l0^e verdâtre ou sombre, d’une pâte très-sèche et dure, lle,»cnt cuivrée.
- ï'eche G S°rte’ a'nsi que p'écédente, n’est pas beaucoup eichce. Elles rendent cependant passablement à la cuve.
- Eli
- fil.
- es
- sont
- employées en grande partie pour la teinture en
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- Caroline.
- La Caroline (Amérique septentrionale) fut la première pt°" vincc qui produisit l’indigo dans les deux Amériques. C’est la province qui actuellement en fournit le moins, beaucoup moins qu’elle n’en fournissait autrefois et d’une qualité bien inférieure j ce qui donne à penser que la culture y est néglige6 ou la plante dégénérée.
- La même cause fait, sans doute, que l’on ne voit plus d indigo saint-dominguc et autres îles des Autilles, qui soignaie»1 jadis celte culture.
- L’indigo caroljne est en carreaux même forme que ceux du benp-ale cuivré rouge, et comme tous les indigos cuivrés rouges, riche en matière colorante.
- A1t-Dominf'ue.
- Le saint-domingueest également en carreaux et très-cuivr^' Louisiane.
- Le louisiane est en carreaux plus gros que ceux du bré*d > moins que ceux du bengale très-cuivré.
- Egypte.
- Une autre sorte d’indigo qui n’est connue dans le comiuerce que depuis quelques années seulement est celui d’Egypte ; ^ pacha qui règne maintenant est le premier qui ait soigné et encouragé la culture de cette plante dans l’Afrique. EHC T a réussi si bien qu’il est venu des indigos de ces contrées gu‘ auraient rivalisé avec les bengales, s’ils n’avaient péché n° peu par le manque de fond. Ils sont fins et surfins bleus, lets, légers, d’une pâte un peu grosse et contenant un peU ^ sable. Ceci porte à croire que ce pays peut faire mieux et que par suite il livrera au commerce de très belles sortes.
- U vient en caisse et en carreaux de même dimension» n*31* un peu plus plats que ceux de bengale,
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- TARES ET U8AGE9,
- te bengale, te madras, te Coromandel,
- te java,'
- Vlennent en caisses de bois dur et épais, du poids de 120,L la° kilog. brut. Les carreaux sont rangés les uns à côté des a^tres, avec ordre et superposés. L’intérieur des caisses est Sarni d’une légère toile de coton, et l’extérieur recouvert d’une espèce de toile de chanvre ou d’écorce très-grosse et très-forte.
- te manille vient en caisses plates du poids de <j5 à 80 kilog» rut- Les caisses sont souvent garnies intérieurement de joncs, puis de toiles de coton , et extérieurement d’une très-grosse t°^e grisâtre.
- Lorsque ces diverses espèces d’indigo arrivent aux entre-P°ts, on est obligé, pour en acquitter les droits, de vider les ^sses pour les tarer, et comme on ne prend pas la peine de j ranger tels qu’ils étaient, on est obligé de mettre une al-0rige à chaque caisse, ce qui se reconnaît facilement à la diffé-ence de bois, toujours moins épais et plus léger, et aux barres ?lll la tiennent à la caisse.
- Le bourbon,
- , Le brésil,
- Vlennent en caisses ou en barils du poids de 100 à l5o kilt>g. ; ^°mme ils sont très-durs, on prend moins de précautions pour ifeUr emballage, guatimalo,
- Le caraque,
- Vle°nent en surons formés d’un cuir replié par lès deux bouts, C°Usus ou plutôt lacés avec une corde de peau. La partie ai QUe du cuir est en dehors, la partie velue en dedans.Outre cu,r, d s’en trouve plusieurs autres morceaux détachés, qui ’ °ut ajoutés aux deux bouts et au milieu dessous la couture*.
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- L’indigo se trouve dans un sac de toile assez légère qu’entoura le suron.
- Le guatimalo est en surons entiers qui pèsent 100 à nu k. » en % de suron du poids de 70 à 80, et en % surons de 5o a 55 kilog. brut.
- Le caraque est en surons de 5o à 54 kilog. environ. Le su-ron a la forme d’un carré long, aplati, arrondi par les coins.
- Les indigos, caisses ou barils, se vendent tare nette, et 1 U' sage de Paris ou de Londres est de tarer et peser au J/2 kilog-? tandis qu’à Bordeaux , Nantes et autres places , on taxe a l’hectog., et pèse au % kilog.
- Lorsqu’un suron a un lien de cuir, ordinairement il se trouve en croix; l’usage est d’accorder un % kilog. pour ce lien, ou à la rigueur on l’ôte.
- Quelquefois ces tares donnent du bon poids à celui qui de' taille le suron ; mais aussi, si le suron contient trop de moi" eeaux de cuir, elles donnent de la perte : c’est pourquoi 01* doit avoir soin de choisir les surons les plus légers.
- L’escompte d’usage sur l’indigo est 5 à 6p. 100.
- Celui qui achète doit examiner les deux bouts. Souvent d* diffèrent l’un de l’autre, et dilfèreut aussi du milieu.
- Pour les indigos en caisse , on accorde un kilog. pour la pousse, et lorsqu’il y en a trop, par exemple plus de 10 à ^ % kilog., on a droit d’en demauder davantage.
- Celui qui achète une ou plusieurs caisses doit faire attentio11 si elle est conforme à son échantillon; prendre une sébille da dessus pour examiner, lorsqu’on renverse la caisse, si le dessoU® est semblable. On doit faire attention surtout si la pousse de môme nature que les pierres, et si elle n’est point mélangce de corps étrangers, tels que petites pierres robes, sable? tene? % doise pilce, ou autre sophistication de ce genre.
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- DESCRIPTION
- d’une
- MACHINE A TONDRE HORISONTALE,
- nvcntôe et construite à la Providenco ( Amérique du Ncrd ) , par» M, Hovey.
- machine que nous empruntons au bulletin de la Société enc°uragement de Berlin, publié au commencement de cette atlrtée, n’a jUSqu’à présent pu être employée , à cause de sa c°ttstruct,i0n , que pour les étoffes étroites telles que le casi-lïlir* Elle se distingue par une construction simple, puisqu’elle °8t toute en bois à l'exception du couteau à tondre et do ï^elqu^s autres petites pièces, par son peu de valeur, et enfin ^ar son utilité, constatée par une longue expérience, g ^planche 7, fig. 1 , nous montre le plan de la machine , la S' 2, la partic du devant, les deux vues la représentent toute otee. La planche 8, fig. ^ et 5, présente deux vues de ot® et la fig. q ]a COUpe transversale suivant la ligne xx el* planche 7, fig. 2.
- p , °Ur se servir de cette machine, on commencera par placer ^etoffe que p0n veut tondre autour du rouleau en bois a et e la traverse b du bâti, de la manière que l’indique la ligne P0nctuée ^ dans la fig. 6. Le rouleau a est tenu à ses deux °Uts Par deux tourillons en fer qui se meuvent, non dans-la e.Claf>aU(Hnc> ma*s sur des pointes, de manière qu’àl’aide de jeu ^ C Gt sc^on ke3°ln > on Peul donner plus pu moins de ^ rouleau a, ainsi qu’à l’étoffe qu’il amène, plus ou ^ 03 de tirage. Pour plus de solidité le rouleau est armé de t fp* CCVcles eu ^er à ses deux extrémités. De la traverse b l’é-‘eîy' ^aSSe SUrccHe horizontale d, qui est fortement vissée sur atl Cn Rois. Elle rencontre en route le rouleau en bois e f est armé de deux rangées de brosses en spirale. Cette
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- brosse cylindrique e, que la machine fait mouvoir de la manière indiquée plus bas, brosse l’étoffe qu’elle renconire, a brousse-poils, et place les poils dans une position verticale*
- A l’aide des deux vis i i qui portent sur la brosse cylindrique e en passant au travers de la partie supérieure du montant, et qui s’appuient sur les pièces en fer k k fixées sur la traverse horizontale d, la brosse cylindrique e peut être ap' prochéc ou éloignée du l’étoffe. Les montans sur lesquels repose cette brosse en fjf’, ont aussi leur centre dans la pièce h &;l’un de ces montans, (fig. 5) est cependant plus long que l’autre (fig. 4) > et il se trouve à la partie inférieure de celui-là un ressort en spirale l, fixé sur un des montans pn0' cipauxde la machine, qui le tend continuellement et presse aussi par ce moyen la brosse cylindrique e contre l’étoffe qul doit être rasée, de manière que les vis i i ne donnent que la distance voulue. Quanta l’autre de la fig. 4, il n’a pas besoi11 d’être tendu au moyen d’un ressort en spirale, puisque la corde de la poulie qui fait mouvoir la brosse, se trouve là , qu’uinsi le cylindre se trouve naturellement attiré sur 1e' toffe.
- L’étoffe brossée rudement par le moyen de la brosse cyf*11' drique e, avance en suivant la ligne qu’indiquent les traitS ponctués^ et d’abord vers la table à tondre o; afin cepe°' dant qu’elle pût être attirée par dessus cette table sans aucu11 pli et ensuite vers les deux couteaux n, il était nécessaire d’étendre le plus possible les lisières de l’étoffe. On obtie1*1 cela avec avantage par les cylindres coniques m m armés de pointes et suspendus par des tringles. La tringle m cst maintenue dans 1« position convenable comme l’indiquent Ie* fig. i , i et 6 , par un poids p\ attaché à l'extrémité da levier ni qui se trouve suspendu à une corde s’enroulant su* les poulies h et A*. Quant à la table à tondre o, elle consiste un morceau de bois bien sec , qui, par un travail préalable a reçu un degré d incliuaistm qui permet de le placer dans la position convenable et demandée contre la lame n. Ce bois se trouve muni d’une pente ou rainure selon la longueur (&&•
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- (iu* le partage en deux parties, celle de devant et celle de ^eirièie (Voyez la coupe , fig. 6), de manière que ces deux parties tiennent cependant ensemble à leurs extrémités et forment encore un tout. A travers la partie de derrière, Passent 5 vis p p avec lesquelles on peut presser la partie de devant. Les deux extrémités du morceau de bois o sont con-8°l*dées au moyen de vis, à des pièces latérales en fer q, tour-ftant autour de la broche q%. D’autres tiennent la table à h>ndre dans une position horizontale et se trouvent même Placées plus ou moins haut au moyen des plaques mobiles t t, et tondues au moyen des ressorts q 3 q 3, fixés sur le bâti et Suidés par les vis q’ q . Les broches ne les tiennent fixées aux plaques tt.
- Att reste, afin de pouvoir faire passer le tissu à tondre de la toble o et de la lame fixe, à l’endroit où commence le travail, °n a encore trouvé le moyen de faire reculer la table à tondre elle-même. Cela se fait en tirant en arrière les pièces s s vissées S’Jr la partie de devant du bâti ( fig. 4 et 5 ) y les bandes r r, fixées en o deviennent alors libres, et comme il se trouve sous es deux extrémités de la pièce o, les ressorts r’ r’,ils commen-^ent à exercer leur pression et poussent la table en haut. Les )at*des rr qui, comme on le voit, ont un prolongement en r2 r2 P°sent alors sur le bâti, et empêchent une plus grande élévation jPtol n’est nécessaire. Devant la table à tondre o, se trouve la üle fixe p0ur plus de clarté elle se trouve représentée dans a planche 7 ( fig. 3 ), vue par devant, de côté et en plan. Elle ^°topose de trois parties, savoir : du couteau proprement 1 n > de la lame en fer n’ contre laquelle celui-ci se trouve e aU moyen de dix rivets; et de deux bras n2 n2 attachés *tox deux extrémités de la lame qui tournent sur les pointes z’z* j nl la première forme une vis. Les plaques mobiles z2 z2, à Pa*'tie supérieure desquelles se trouvent les pointes z, z’, °nt fixées solidement sur la partie du bâti de la machine à > niais elles sont disposées de manière à pouvoir tour-autour de z3 et surtout afin de pouvoir placer la lame fixe eis le couteau à tondre c’ (fig. 1 et 6).
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- Les vis x’x' posent pareillement sur la partie «3 du bras n*} (Foy. fig. 3) et contre celle-ci agissent encore les deux ressorts y j’(fig. G) fixes en b\ pendantqu’ils appuient sur les bras rfu-On peut encore au reste augmenter la tension des ressorts y’f au moyen des vis^2^2.
- Devant la lame n qui tourne sa surface oblique vers la table, se trouve enfin le couteau c’, lequel tourne seulement sur les pièces de bois et n’est pas mobile, ce qui fait que le couteau n et la table doivent êti'e dirigés vers lui. Le couteau a tondre ( fig. i et 6 ), consiste en une lame de fer forgé c*' a laquelle sont attachés avec 7 vis, aux cotés opposés, deux couteaux c’ c (ayant une même courbure). La lame c2 se tel" mine à ses deux extrémités par des tourillons qui, comme ou l’a vu, tournent sur deux assises en bois du bâti. On peut attirer le couteau au moyen de vis qui desserrent jusqu’à moitié de la course de cette assise d\ Le mouvement de ce couteau contre la lame n , sur laquelle les poils de l’étoffe se placent, coupent ces derniers qui tombent dans une toile placée c0 dessous.
- L’étoffe tondue continue d’avancer sous la table 0, vers un0 seconde brosse é (semblable à la brosse e), mais qui tourné d’un mouvement alternatif dans un sens opposé à e et sur des assisesfx fx, de manière que l’étoffe est nétoyée et brosse® dans le sens du poil. De là l’étoffe passe entre les deux cyhn' dres de bois a\a , comme on le voit en yy7 a2 tourne avec s0S broches dans les pièces g g% dont le centre est g2. Par le poids p’ passé par dessus les cylindres Jt et Ii”7 les pièces g’ g’ aûjSl que le rouleau a2 se trouvent pressés sur a 7 l’étoffe rasée c5*' tendue et tirée au travers du rouleau, d’où elle tombe sur un0 planche placée en dessous 5 au reste on peut voir (fig. 6) P10 le poids}) a deux destiuations>d’abord de presser le rouleau & contre a\ et ensuite de presser sur l’étoffe qui passe sur 10S deux rouleaux de tension m m.
- Au commencement d’une pièce d’étoffe, on place les p10 ces 8 g’ dans les loquets ï i\7 au moyen de broches A’ A’ qul se trouvent placées sur les pièces gg 7 de manière que l’on peut
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- Soigner le cylindre ci2 de celui eC assez loin pour pouvoir aL lllCl avcc les mains le commencement du tissu.
- Le cylindre c4 ainsi que les deux poulies di et e4 sont mis en mouvement par la manivelle a4, ou bien par une ^ouiroie qui est passée de l’arbre de couclie sur la poulie &4 j api’es l’expérience, elle doit donner 60 tours par minute P°ui que le mouvement oscillatoire du couteau à tondre soit, aus même espace de temps , de 345 tours. La pièce de bois a coté de la manivelle , est fixée dans une rainure du mon-8 y et susceptible par là d’être reculée horizontalement 1ai le déplacement de la cheville. On peut de cette manière ^ le plus ou moins la courroie qui passe de la poulie sur ^ Petite poulie/i4 (fig. i) (celle du couteau) et sur celle de la 5^°Sse a nétoyer. La seconde poulie e4, qui se trouve placée ül le rouleau c4, fait marcher la brosse epar une corde passée ta poulie e* et le rouleau intermédiaire /c4 (fig. 6). Plus
- ou*
- gr
- 8c trouve au bout du rouleau c4, une petite roue d’en-
- j GnaS*e ^4 (fig. 4) armée de dix dents, lesquelles au moyen de
- J*‘°ues fixées l’une contre l’autre, de 36 dents et n4 de dix,
- dei ^ lîlouvemen*' la grande roue o4 de 56 dents. Enfin cette
- ttiere se trouve solidement fixée sur les tourillons du rouie^ nl
- d ’ et partage naturellement ses mouvemens; le rouleau ^‘ simplement entraîné par l’impulsion de a1 qu’il touche. Ptcces pfi ef/y ainsi que le rouleau et, sont en bois.
- PISTON MÉTALLIQUE,
- lNv12NTÉ PAR M. TRÉVIRANUS , MÉCANICIEN DE BRÊME.
- Ce
- piston adapté à deux cylindres de machines à vapeur ê>n1C^aUt ^ une moyenne pression, n’a éprouvé ni fait ^ °Uvei', pendant un laps de temps de neuf mois , le moinr ^ Rangement aux cylindres ni aux pièces dont il est corn» ^°ut Voici au reste la description de cette pièce,
- a pratique peut seule constater la supériorité.
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- Planche g, fig. i J le piston vu de côté avec une portiort de sa tige ; fig. 2, plan du piston, ou plutôt vue de sa parti* supérieure, le couvercle étant enlevé ; fig. 3, coupe verticale suivant la ligne A, B du plan; fig. 4 > anneau de séparation; fig. 5, coupe verticale de l’une des pièces cintrées H fait* suivant x x de la fig . 6 qui en est une section horizontale suivant YY. Fig. 7, détails des ressorts circulaires et do prisme qui réunit les pièces cintrées.
- Une des principales pièces du piston se compose d’u11 disque arrondi A, m, B, /«(fig. 2), et A, B(fig. 1 et 3), et d’une pièce centrale DD, dans laquelle la tige du piston S s’emboîte soit de la manière indiquée dans la coupe, soit de toute autre façon. Le couvercle du piston ou le disque E E est cyliodri' que au centre et s’ajuste sur la partie g, g-de la pièce centrale qui perce le disque-inférieur. L’un et l’autre disque reçoivent un diamètre plus ou moins grand, suivant que l’exige la force du cylindre à vapeur. L’espace annulaire gr h, g, h, se trouve bouché avec de l’étoupe, du mastic de céruse ou toute autre composition, afin d’empêcher l’entrée- de la vapeur dans H0' térieur du piston et par conséquent une déperdition de vapeur* Afin de maintenir le disque supérieur à un éloignement cou* venable du disque inférieur, on a placé entre deux, un a°' neau /, /f ( fig. 2,3 et 4 ), et quatre boulons G , G, G, &1 traversant ces trois pièces, maintiennent le tout ensemble moyen de leurs écrous M, M. Il est nécessaire de mettre u°c bonne garniture tant sous la tête des boulons que sous leU,, écrous, afin d’empêcher les fuites.
- Entre les segmens du piston, se Trouvent quatre pièc^* cintrées H , H , H, H (fig. 2, 3, 5 et 6), qui achèvent la ga»’*d' ture circulaire du piston. Il faut que l’anneau s’ajuste entr* les segmens le plus exactement possible, mais il doit pouvoir jouer librement et sans dureté , et les courbes doivent avoir la faculté de bouger légèrement vers le centre du piston, manière que les surfaces intérieures de ces cercles puissent se mettre en mouvement avec le ressaut b, b du segment i°^c rieur, et le ressaut c} ç du segment supérieur .Il est nécessaire
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- aSu (l’assurer le mouvement des cercles au travers des seg-lllens pendant toutes les variations de température du pistou, (IUe l’anneau décrit plus haut en it k, ky z, que l’on peut Nommer anneau, de séparation, soit de même épaisseur et de Illeille métal que l’anneau extérieur.
- Je suppose ici que dans le but d’éviter la dépense et dans Une construction en grand d’un piston, les segmens soient cotnme à l’ordinaire , en fonte de fer. Quant aux cercles, afin e joindre la force à la légèreté, on né leur donne qu’une faible ePaisseur de métal d, e (fig. 3 et 5), mais pour leur conserver f^c la force, on a eu soin de les munir en haut et en bas, ainsi a leurs extrémités, de côtes ou saillies d, r (fig. 3), qui les Maintiennent vers le centre. Les quatre cercles se trouvent aJhstés en trois points z?z, A, m ( fig. 2 ), et se trouvent rnain-Mnus dans leur position réciproque au moyen de broches qui S emboitent dans les trous p, p7 p, percés en haut et en bas G 1* rainure. Au quatrième point B , se trouve un coin ou M^me équilatéral P (fig. 3 et y). L’emboitement des cercles, ans lequel se trouve le prisme, n’est pas comme à l’ordinaire, chose à remarquer, perpendiculaire avec le plateau du piston, lîlai$ forme un angle avec lui. La même chose a lieu pour les 5lilres cercles. On voit sur les fig. i et 5, en m, m, la position °l)liqlle d»un emboîtement.
- bourdonner de l’élasticité à,l’anneau de garniture, on em* deux ressorts tournés en cercle. L’un d’eux, le plus grand,
- ’ se trouve accroché par ses extrémités auprès dupi’isme c°ntre les cercles, avec des crochets n, n. L’autre, ou le plus Petit ressort, s’ajuste au moyen d’un trou circulaire sur la l0clie w’ ( fig. 2 et 3 ), et ses extrémités w, <w, qui se tou-j. M » qui se trouvent placées vis-à-vis du prisme et qui sont meeg vers le milieu de leur largeur comme une demi-circon-larence > entourent la broche attachée au premier ressort par 8°nt attac^®s enseœble et en ce point les deux ressorts nt U s agit. Son action réunie tend à presser le prisme en
- jour rS a^n ^re coinc^er P^us possible, et de tenir tou-Ul* dans cette position les cercles sur les parois intérieures
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- du cylindre, ainsi que leurs propres extrémités. D’après la manière de construire dont il sJagit ici, l’anneau de garniture forme une masse compacte, laquelle pour l’élasticité qui est nécessaire , ne peut avoir d’autre point d’appui ou d’attache a d’autres points du piston • ce qui lui donne ainsi la liberté de tourner avec les ressorts et un prisme au travers des segmens du piston. Au moyen de la mobilité de l’anneau de garniture le prisme se trouvera toujours en contact avec tous les autres points du cylindre et par là on évite tout danger de voir quel' ques parties du cylindre plus touchés que d’autres par 1° prisme. De ce que les points d’attache et le centre des ressort® se trouvent aussi rapprochés l’un de l’autre, et de ce que icS segmens se trouvent aux mêmes cercles, lesquels le prisme tend à séparer sans cesse, il résulte l’avantage qu’à l’épanoui®' sement de ces deux-cercles ils ne se trouvent pas pressés ples que les autres contre la paroi du cylindre et que par conse" quent tous s’usent également.
- On emploie ordinairement pour l’anneau de garniture, uoe composition métallique qui attaque le moins possible le cylb1' dre , et qui n’éprouve par là , qu’une très-légère usure. Cette composition est le cuivre de canon pour celui-ci et du cuiv*’e jaune mou pour les prismes-
- FABRICATION BU FERBLANC.
- ( Extrait de la Revue , journal de Belgique. )
- Le fer en barres anglais destiné à la fabrication du ferblanc? et que l’on désigne par le nom de fer h étain , doit être de la meilleure qualité. On le prépare généralement avec du chai' bon de bois au lieu de charbon de terre, et l’on porte le pluS grand soin à sa fabrication. On commence par couper leS barres de la longueur nécessaire , et on les réduit ensuite au
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- aminoir, par un procédé qui est particulier à ce genre de abricatioa, en feuilles d’une épaisseur et d’une forme convenables. On donne alors à cçs feuilles, en les coupant avec des Clsailles, les dimensions exigées dans le commerce. À mesure ^Ue 1 ouvrier coupe les feuilles , il les empile avec l’attention e séparer les caisses les unes des autres par une feuille mise Cn travers. Deux cent vingt-cinq feuilles forment une caisse, ^ais elles ne sont pas mises dans des caisses de bois à cette j'Poque de l’opération. Les feuilles de fer passent ensuite de j ate^er où on les a coupées, dans les mains du décapeur, qui ^es Ploie une à une par le milieu dans la forme d’un A , avant o les décaper pour les étamer , et pour la commodité de les 1 Ccr dans le fourneau à décaper, comme on va l’expliquer plus en détail.
- fourneau, ou four, est chauffé par la flamme d’un foyer ülle construction particulière, et c’est cette flamme qui dé-jiaPe les feuilles que l’on met dans le four par rangées de trois J“udles, jusqu’à ce que le four soit plein. Il est clair que , si f ^ les mettait à plat sur le sol du four , la flamme ne jouerait SUr une face de chaque feuille, tandis qu’étant pliées, q on l’a déjà dit, elle agit également sur les deux faces. „ peut remarquer ici que la forme de toutes les feuilles de i a,m, une sorte exceptée, est celle d’un parallélogramme, ’ÎOe, si une feuille de papier fort ou de carton , de i3 % ces de long sur io de large, est pliée à son centre sous un trA C ^ environ 6o°, et posée ensuite sur les deux bords ex-^ emcs, on aura la forme d’une feuille N° I, convenablement sPosée dans le four à décaper.
- 0Pei'ation du nétoyage des feuilles, comme on l’appelle, Se celle destinée à enlever les écailles d’oxide,
- conlrncnce ]ai8Sant les feuilles pendant quatre ou cinq j es dans un mélange d’acide muriatique et d’eau, dans Cett °p0rtl0n de quatre livres d’acide et vingt-quati’e d’eau, feuii] <^Uan^t® d’eau acidulée suffit généralement pour 1800 °U pour huit caisses de 225 chacune.
- Ae ’*eJour prescrit des feuilles dans la ligueur acide,
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- on les en retire et on les place sur le sol, trois dans une rangée, et alors, par le moyen d’une barre de fer placée au-dessous d’elles, on les porte dans le fourneau chauffé au rouge, où on les laisse jusqu'à ce que la chaleur en ait détaché les écaille* d’oxide, opération que l’on avait en vue en les soumettant a cette haute température.
- Lorsque cet effet est produit, on pose les feuilles sur une aire, où on les laisse réfroid • On les redresse ensuite et on les aplatit sur un bloc en fonte de fer. L’ouvrier connaît, a l’apparence des feuilles, pendant cette opération, si elles ont été bien décapées, c’est-à-dire si la rouille ou oxide a été b*en enlevée ; car alors elles paraissentbigarrées de bleu et de blanc, en quelque sorte, comme le papier marbré. L’opération qu’on vient de décrire s'appelle décaper.
- Comme il est impossible d’empôcher que pendant ce pr0' eédé les feuilles ne se voilent ou ne se défigurent, on les lamine une seconde fois entre une paire de cylindres de fonte de fer convenablement endurcis et d’un très-beau poli. Cette opé»’a' tion rend les deux faces des feuilles parfaitement unies, et leur donne une sorte de poli. Les cylindres ont chacun envi1*011 17 pouces de longueur et 12 ou 13 de diamètre; mais je sulS porté à penser que, si leur diamètre était plus gi’and, ils ren* draient les feuilles de fer plus planes, et favoriseraient beau' coup le travail sous tous les rapports.
- Tous les cylindres qui sont employés dans cette fabrication pour laminer les feuilles, soit à chaud, soit à froid, sont des cylindres durs; il y a autant de différence entre une paire de cylindres de fonte de fer dur et une paire de cylindres doux, quoiqu’ils puissent provenir d’une même fusion , qu’il y en a entre l’acier et le fer. Les ouvriers m’ont appris que la diffe' rence dans la dureté des cylindres est entièrement due à la manière de les couler : les cylindres doux sont coulés dans du sable , pendant que les cylindres durs sont formés en versant le métal dans une boîte épaisse de fonte de fer.
- _________{La suite au prochain numéro.) _
- Imprimerie de Seuigue, rue des Jeûneurs, n, i4.
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- JOURNAL
- D£s SCIENCES, DES ARTS MÉCANIQUES ET DE L’AGRICULTURE, etc. ,
- Pan'
- aissant chaque mois, depuis 1826, par cahiers de 3 à 4 euilles d’impression in-8° , avec 3 planches gravées en faille-douce , représentant des machines nouvelles.
- RÉDACTEUR GENERAL , M. CHRISTIAN,
- Directeur du Conservatoire des Arts et Métiers ; dessinateur et graveur, M. LEBLANC, Professeur au Conservatoire.
- Prix de la souscription pour un an , 5o fr. Pour six mois, 18 fr.
- Affranchissement pour un an , 4 fr.
- s’ab onne rue St.-Marc , n. 10, à la librairie de VIndustrie.
- Q
- Co 0 a réuni tous les cahiers des années antérieures à i83o en volumes , réifrî>r^nant chacun un semestre. La plupart de ces cahiers ayant été livr Pr*lr,és , et ne coûtant plus de frais de rédaction et de dessin, on maj ra les collections à raison de j 2 fr. par volume , plus 2 fr. de port ; pQ^ Seulement aux personnes qui souscriront, ou qui ont déjà souscrit 1 année courante.
- TABLE
- DES MATIÈRES Co
- tenues dans tous les cahiers publiés depuis 1826 jusqu’à-ce jour.
- PREMIER VOLUME , PREMIÈRE ANNÉE. *. Mai 1826.
- ^onsidératiou préliminaire.
- °uvelle espèce de moteur.
- °Ur de Maudsley.
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- Vanne de M. Brindel.
- Détails d’un coussinet avec réservoir d’huile, destiné a graisser le tourillon de l’arbre d’une roue hydraulique.
- Tableau des patentes et des brevets, premier trimestre.
- Juin 1826.
- De la manière d’apprécier en général la force dans les travaux industriels, et en particulier celle de la pesanteur.
- Sur la qualité des fontes, et sur son emploi dans les constructions.
- Description de l’une des fermes en fonte de fer, faisant partie d’un toit construit par M. Manby, pour la couverture de son usine à gaz hydrogène , établie barrière de Courcelles.
- Description d’un régulateur de vanne , ou appareil destiné à ï’endre le plus uniforme possible le mouvement d’une roue mue par le courant de l'eau , construit par M. Steel et Aitkin , à Baccarat.
- Description d’un treuil portatif, par M. Manby, en usage à son établissement de Charenton.
- Juillet 1826.
- Des études spéciales , ou de l’instruction couvenable à la classe industrielle.
- Description d’une machine à percer en fonte de fer, en usage en Angleterre dans des ateliers de construction, et représentée planche 7 sous différentes faces.
- Machine à scier le bois de placage, par M. Cochot, mécanicien , à Paris,
- Composition et usage du vernis anglais, ayant 1* propriété de donner au cuivre l’apparence de l’or.
- Mélanges.
- Tableau des patentes et brevets pour des objets d’*0'
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- dustrie, délivrés pendant les premiers et seconds semestres
- de 1825.
- Tableau des brevets. Premier trimestre i8a5.
- Août 1826.
- Sur la pesanteur des corps et sur l’usage des tables dans la pratique. Description d’une presse à bras, mue par Une vis sans fin et propre à divers usages, par M. Moul-^arine.
- Description d’un soufflet perfectionné , à manivelle et a Vent continu, à l’usage des forges, par MM Jeffries et Dalley.
- Nouveau moyen de réunir deux tuyaux ou cylindres ®ans percer leurs rebords d’assemblage , par M. Moule-anne, mécanicien à Paris.
- Mélanges.
- Tableau des patentes et brevets, premier et deuxième tlimestres de 1825.
- Septembre 1826.
- Suite de l’article sur la pesanteur spécifique. Description d’un tour cylindrique à pointes, construit Q ^gleterre, et en usage dans l’établissement d’Ours-Î^.^P ? près Noyon , et dans les ateliers de MM. Pihet , à Paris.
- ^langes.
- ^ableau des patentes et brevets, deuxième et troi-leme trimestres 1825.
- Octobre 1826.
- atmosphérique j de ses qualités, de son action et de 50n eniploidans les opérations de l’industrie.
- Méthode et appareils, inventés par M. Schartx pour la
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- carbonisation en grand , ou conversion du bois en charbon dans les fourneaux.
- Description d’une pompe portative à mouvement de rotation , pouvant s’établir jusqu’à 28 pieds au-dessus du niveau de l’eau à élever pour le? incendies et les arrosages , composée par M. Déelz, et construite par M. Stoltz et compagnie.
- Description d’une sonnerie économique de grosse hor-loge publique , mise en action par un mouvement de pendule ordinaire , et sonnant les heures et les quarts ; par Tissot aîné , horloger, île Saint-Louis.
- Mélanges.
- Table.
- DEUXIÈME VOLUME , t™ ANNÉE.
- Novembre 1826.
- Air atmosphérique , de ses qualités, de son action et de son emploi dans les opérations «le l’industrie (2e article).
- Description d’une machine à varlopper, ou à réduire les bois de teinture en copeaux, perfectionnée et construite par M. Antiq, ingénieur-mécanicien de la manufacture royale des Gobelins, rued’Enfer, n. 101.
- Description d’une méthode pour tailler des vis et des écrous sur tour, présentée à la Société d’encouragement de Londres, parM. Cornélius Varlev.
- Description d’un nouveau tarau à filets changeans , propres à faire des écrous en bois ou eu métal de divers diamètres et de différais pas ; présenté à la Société d’encouragement de Londres, par M. Sièbe.
- Mélanges.
- Tableau des patentes et brevets pour des objets d’industrie , délivrés pendant le troisième trimestre de 1825.
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- Décembre 1826.
- Observations sur les pompes et machines propres à éle-Ver les eaux.
- Description d’une scie circulaire à pédale , propre à débiter les petites pièces de bois qui n'ont que quelques pouces d’épaisseur, et à remplacer dans ce cas avec beau-c°up d’avantages le travail delà scie à chantourner, et celle à faire des onglets et même de# arrasemens, apportée d’Angleterre par M. le marquis de Pontejos,
- dem
- ter
- les
- curant à Paris, rue Neuve-des-Mathurins, n. 32. Description d’une machine dite à foularder, ou à mat-
- j ayant pour objet de faire pénétrer la couleur dans tissus destinés à former des toiles peintes, construite Pai'M. Moulfarine,mécanicien , rue St.-Pierre , n. 18, Cartier Popincourt.
- Description d’un appareil propre au blanchiment des llSsüs et du linge de ménage, auges.
- Suite du tableau des patentes et brevets pour des objets lndustrie , pendant le troisième trimestre de 1825.
- Janvier 1827.
- Remarques sur les combustibles.
- Description d’une plate-forme construite par MM. Pihet mécaniciens , et en usage dans leurs ateliers ae C°nsh'Uctions, situés avenue Parmentier , en face l’abat-l°'r Popincourt , à Paris ^ pour diviser des roues d’en ljlenages à dents droites et à dents obliques, de toute* Candeurs, jusqu’à 4 pieds de diamètre.
- Divers perfectionnemens apportés par M. C. Pajot-
- e*charmes , dans la cristallerie de Bercy, près Paris , ( hauffée avec de la bouille.
- Mélanges,
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- Suite du tableau des patentes et brevets pour des objets-d’industrie , délivrés pendant le troisième trimestre de 1825.
- Bulletin bibliographique.
- Février 1827.
- Documens pratiques sur les qualités de chaleur qu’on peut obtenir de différentes espèces de combustibles.
- Description d’une machine destinée à faire sécher promp* tement les tissus , à l’aide de cylindres creux chauffés par la vapeur , construite par M. Moulfarine, mécanicien a Paris.
- Description d’une cisaille en fonte de fer , mise en action à l’aide d’une manivelle et d’un engrenage, importée d’Angleterre en 1826, et en usage dans les fonderies de Romilly.
- Mélanges.
- Etat des brevets d’invention et de perfectionnement, dont la déchéance a été prononcée par ordonnance du Roi 3 du 4 mai, 1825.
- Tableau des patentes et brevets pour des objets d’industrie , délivrés pendant le mois d’octobre 1825.
- Mars 1827.
- Quelques faits relatifs aux appareils et aux machines à vapeur.
- Description d’une machine à vapeur portative, à double effet et a injection, sans balancier, pour faire agir le principal piston, et dans laquelle le robinet distributeur est placé verticalement; inventée en Angleterre par M. Maud-sley.
- Mélanges.
- États des brevets d’invention , d’importation et de per"
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- fectionnement dont la déchéance a été prononcée par ordonnance du Pioi , du 16 septembre 1825.
- Bulletin bibliographique.
- Avril 1827.
- Réflexions sur les cas d’explosion des chaudières à vapeur.
- Notice sur les machines dites à molettes, desservies par des cables plats , dans l’exploitation des mines, et sur la fabrication de ces sortes de cables.
- Description d’un haut-fourneau anglais , h. doubles tuyeres , et de la manière de traiter le fer.
- Mélanges.
- État des brevets d’invention , d’importation et de per-fectionnemens > dont la déchéance a été prononcée par 0l'donnance du Roi, du 6 octobre 1826.
- Tableau des patentes et brevets pour les objets d industrie, délivrés pendant le mois de novembre 1825.
- TROISIÈME VOLUME , 2e ANNÉE.
- Mai 1827.
- Sur Eapprentissage des arts et métiers.
- Description d’un métier en fonte de fer et à mouve-^ent de rotation, propre à tisser toute espèce d’étoffes Slrnples ou croisées en toute largeur, par M. Debergue.
- Tableau des patentes et brevets pour des objets d’in-dustrie , délivrés pendant le mois de décembre 1825.
- Bulletin bibliographique.
- Juin 1827.
- De ce que sont les machines, par rapport à l’emploi e la force dans les travaux industriels , et en général de a utauière d’en calculer les effets.
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- Description d’uue roue hydraulique à augets.
- Expérience sur la résistance de diverses substances à la rupture causée par la tension longitudinale $ par M. Na-vier.
- Mélanges.
- Tableau des patentes et brevets pour les objets d’industrie, délivrés pendant les mois de janvier et février 1826.
- Bulletin bibliographique.
- Juillet 182*5 •
- Sur les agens chimiques.
- Description d’un appareil de compression ou pompe foulante, de la fabrique de MM. Taylor et Martineau, de Londres.
- Indicateur des diverses pressions exercées dans le cylindre d’une machine à vapeur.
- Description d’uue machine soufflante à deux cylindres, l’un vertical et l’autre horizontal ) par M. Paterson.
- Description d’une pompe entièrement en métal et à mouvement de rotation.
- Nouveau procédé pour mouler les roues d’engrenage.
- Moyen de remplacer la corde à nœuds.
- Robinet à vis et à soupape, pour mettre les liquides en bouteille.
- Moyen de réunir deux tuyaux.
- Vis de sûreté.
- Mélanges.
- Table au des patentes et brevet pour des objets d’industrie , délivres pendant le mois de mars 1826.
- Bulletin bibliographique.
- Août 1827.
- Coup d’œil sur l’état actuel de l’industrie en France.
- Description d’une machine à vapeur à pistou horizontal
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- a haute pression et sans condensation , de la loi ce de dix chevaux, construite par MM. Taylor et Martineau, en ÜSa8e dans plusieurs ateliers de France.
- Description d’un fourneau propre à réduire les crasses de plomb j par M. J. Madelaine, capitaine d’artillerie. oc trait du journal des sciences militaires.)
- Mélangés.
- Tableau des patentes et brevets pour des objets d’in-d'tstrie, délivrés pendant le mois d’avril 189.6.
- Septembre 1897.
- p
- °UP d’œil sur l’état actuel de l’industrie en France. escription d’une machine à tarauder les boulons. 0Yens de recueillir et de concentrer la chaleur qui grappe en pure perte des creusets dans lesquels on af-*.e ta fonte pour la réduire en fer, proposés par M* Wilcox et Royer.
- j. ^escrïption d’un mécanisme propre à faire mouvoir en j^l'e courbe un chariot à vapeur, pourlequelM. W.-H. aiïïes s’est procuré une patente en Angleterre.
- Mélanges.
- Tableau des patentes et brevets pour des objets d’in-llStlie 5'délivrés en 1826.
- Octobre 1897.
- £
- °up d’œil sur l’industrie, d’après Fexposition de ses PV0(iuits en 1897.
- D • • '
- escription d’un mire de nuit pour niveler dans l’obs-j. lte’ sans calculs trigonométriques, par M. A, Mabru, ct«ür des mines de Bechelbronn , département du as~Rhin.
- d’une machine à vapeur à deux cylindres so *neS * emPÎ0Yée a ^excavation du tunnel construit 118 ta Tamise, par M. Brunei.
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- Description d’un appareil propre à indiquer le moment auquel, dans une chaudière à vapeur, la quantité d’eau est diminuée au point de faire craindre un danger prochain , par M. Sièbe.
- Description de deux machines propres à percer dans le bois des trous carrés et des mortaises rectangulaires de toute espèce, inventées, l’une en Amérique, par M.Branch, et l’autre en Angleterre, par M. Hancok; suivie d’un procédé pour faire des tenons à la scie circulaire.
- Extrait d’un mémoire sur un singulier phénomène que présente l’écoulement des fluides élastiques, et sur un danger des soupapes de sûreté employées dans les appareils à vapeur, par M. Clément-Desormes.
- Nouvelle méthode de purifier le gaz hydrogène servant à l’éclairage , en employant l’ammoniaque, par M. Led-sham.
- Mélanges.
- Table alphabétique par ordre de noms,'d’auteurs et de matières contenus dans ce volume.
- Exposition de 1827. B-écompenses accordées par le roi»
- QUATRIÈME VOLUME , 2e ANNÉE.
- Novembre 1827.
- De la révolution survenue dans le commerce à l’occasion de l’invention des machines à filer le coton.
- Description d’une machine destinée à réparer le blanc des moulures sur bois, avant d’y faire de nouveau l’ap' plication de la dorure, par M. Mourev, mécanicien » Paris.
- Description d’une niachiue à fabriquer, par compieS' sion, les briques, tuiles, carreaux et autres articles de kriquerie; par MM. Edward Lees et George Harrisson,
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- T1* se sont procuré en i8^5 une patente en Angleterre, Pour cet objet.
- Description d’un four à chaux établi dans le Yorkshire, en Angleterre, et regardé comme la meilleure construction de ce genre adoptée dans cette contrée , où l’on cuit une grande quantité de chaux.
- Description d'un instrument propre à faciliter la fabrication des tubes métalliques ; par M. Lukens.
- Mélanges.
- Tableau des patentes et brevets pour des objets d’in-dustrie^ délivrés pendant les trois derniers mois de 1826 et les trois premiers de 1827.
- bulletin bibliographique.
- Décembre 1827.
- Mé
- ôuioire sur les perfectionnemens introduits récem-^ot dans la fabrication du sucre de betteraves, par Dubrunfaut.
- Raffinage de sucre par la cuisson au bain de vapeur a asse pression, et dans le vide.
- Description d’un nouveau système de pompes à tubes ^biles, destinées à élever Peau à toutes les hauteurs, et Pl0pres aux épuisemens, par M. P. J. Binet, construc-|eur de pompes, rue du Faubourg-Saint-Martin, n. 108,
- * P
- 31’IS.
- iiee
- Description d’une nouvelle soupape de sûreté, desti-
- a garantir les chaudières à vapeur de tout danger *^explosion, par M. Félix Haize, rue du Faubourg-Saint-
- ^arUn, n. 108.
- Nouvelle soupape de sûreté pour les chaudières a va’ ^eür> par Th. Barrois.
- Mélanges.
- bulletin bibliographique.
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- Janvier 1828.
- Des bâtimens consacrés à l’industrie.
- Des avantages généraux et particuliers que présentent les canaux de Saint-Denis et Saint-Martin, sous le rapport de la navigation de la Seine et de l’approvisionnement de Paris.
- Description d’une nouvelle méthode de fondre la cire destinée à faire des bougies , imaginée et pratiquée en Danemarck, par M. H. F. Feilberg, propriétaire d’une blanchisserie de cire et d’une fabrique de bougie à Copenhague, et chef du bureau des emprunts de la banque nationale établie dans cette même ville.
- Description de l’épuration des huiles de graines pour l’éclairage , par M. Dubrunfaut.
- Description d’une cisaille à un seul couteau circulaire, propre à découper en bandes les métaux en feuilles, par M. Fossey, mécanicien , rue de Tracy, n. 5, à Paris.
- Mélanges.
- Tableau des brevets et patentes délivrés en France et en Angleterre pendant le deuxième trimestre de 1827.
- Bulletin bibliographique.
- Février 1828/
- Sur les applications de la chimie à l’examen des produits de l’industrie et du commerce, par M. Dubrunfaut.
- Mémoire sur les avantages que présente l’appareil de Howard, pour raffiner le sucre , par M. A. Léon.
- Description d’un tour à pointes avec support à chariot, propre à tourner des cylindres , des cônes, et à dresseï les faces de côté , par M. Gambey , ingénieur en instru-mens d’astronomie et de géodésie , à Paris.
- Des avantages généraux et particuliers que présentent
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- ^es canaux de Saint-Denis et de Saint-Martin , sous le rap-P°U de la navigation de la Seine et de l’approvisionnement de Paris.
- Essai sur quelques huiles fixes, végétales et animales ,
- et sur un nouveau moyen de purifier les huiles de poisson.
- Mars 1828.
- le chauffage par l’air chaud, par M. Wagenmann , rnduit de l’allenjand.
- Sm> ]es divers systèmes de roues hydrauliques, par
- *• Dobnmfc,,,. '
- description d’une presse hydraulique construite par * Mallette, d’Ar ras, pour l’extraction du jus de bette-avesj suivie d’observations, par M. Dubrunfaut. appareil de défécation du jus de betteraves à la va-
- peur
- de
- construit par M. Hallette , d’Arras.
- escription d’un appareil de cuite de sirops, inventé Par MM. Taylor et Martineau, et construit et perfectionné M. Hallette , d’Arras.
- ^ déclamation de M. Crespel, relative à la cristallisation u sUcre de betteraves.
- appareil pour graisser les axes et les coussinets des ^chines, par M. Barton.
- Ul> l’essai des nitrates de potasse brute.
- Ul' les chemins et les canaux.
- du' 1X Pl'°P°8és Pour la fabrication des tuyaux de con-
- *te des eaux, par la société d’encouragement de Paris.
- Outremer factice découvert par M. Grimet.
- Ur le collage du papier à la cuve.
- ance générale du conseil d’administration de la so-Ciéto A*
- u encouragement du 28 novembre 1827.
- ^Uts de chimie appliquée aux arts et à l’agriculture, '1 d un cours théorique et pratique de l’art de fabri-
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- quer le sucre de betteraves et divers autres produits d’industrie agricole, par M. Dubrunfaut.
- Bulletin bibliographique.
- Avril 1828.
- Mémoire sur le chauffage par l’air chaud par M. Wa-
- genmann.
- Sur les divers systèmes de transport par voiture, par M. Dubrunfaut.
- Description de fours à chaux, et note sur la fabrication de ce produit , par M. Demesmay.
- Note sur la fabrication de la chaux et de la brique avec la houille , dans les départemensdu Nord, extraite d’une lettre de M. Kuhlmann , professeur de chimie à Lille.
- Manège appliqué à une râpe à betteraves, construit par M. Hallette,. d’Arras.
- Machine à essayer la force des bouteilles, par M. Col-
- lardeau.
- Extrait du rapport fait à la société d’encouragement, par M. Gauthier de Claubry, sur le concours relatif à la construction des fourneaux économiques.
- Tableau des brevets et patentes délivrés en France et en Angleterre, pendant le troisième trimestre de 1827.
- CINQUIÈME VOLUME , 3e ANNÉE. Mai 1828.
- Mémoire sur l’impossibilité de faire marcher les chariots à vapeur sur les chemins ordinaires, par M. le chevalier Joseph de Baader, ingénieur bavarois.
- Sur le mouvement7 la résistance et les effets des machines à vapeur, des pompes,, etc., par Robert Bruuton-Mémoire sur le chauffage à l’air chaud , par M. genmann.
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- Description d’une scie circulaire, avec bâtis en fonte , Propre à débiter de fortes pièces de bois , construite par ^P Philippe, mécanicien , et en usage dans une usine , 8ltuée à Saint-Maur , près Paris.
- Paveur à betteraves, parM. Champonuois.
- Notice sur les moyens de déterminer la qualité et la valeur de la garance , par M. Kuhlmann.
- Notice historique sur la quantité de chaleur qui est ^otenue dans un poids donné de vapeur d’eau , consi-eree à diverses pression , et aux températures qui cor-fondent à ces pressions , par M. Hachette.
- P'dletin bibliographique.
- P^tre adressée à M. Dubrunfaut sur la fabrication du *Jci'e de betteraves.
- j, ^at des brevets d’invention , d’importation et de per-echonnemens, dont la déchéance a été prononcée par r^°Unance du Roi, du i4 décembre 1827.
- Juin 1828.
- Mémoire sur la culture des graines oléagineuses, leurs ^^lités et l’extraction de leur huile, par M. Dubrunfaut. ^ote sur la fabrication de l’orge perlé , par M. Du-
- bru«faut.
- C
- ür un nouvea’u composé de silice et d’alcali, propre à ^ erver les constructions des incendies , et à recevoir xaiihes applications utiles ; par le docteur J.« Népomu-j, e Puchs, professeur de minéralogie, et membre de ^^fcie de Munich.
- j^achine à écarter les tenons des cylindres de filature. escripti0n d’un mécanisme avec soupape à manivelle, cond 6 a lemP^acei ^es &ros robinets employés dans les tûtes et les distributions d’eau ; par M. Moulfarine, ^anicien à Paris.
- I0j G8ci*pPon d’une pompe anglaise aspirante et éléva-e 7 devant l’eau à toutes les hauteurs, et à laquelle
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- M. le marquis de Pontejos a ajouté quelques perfection* nemens.
- Remarques sur la perte occasionée par l’emploi de l’acide sulfurique, mêlé d’acide nitrique , dans le départ du cuivre qui contient de l’or et de l’argent, par le professeur Uermstaedt.
- Résumé des connaissances positives actuelles, sur les qualités , le choix de la convenance réciproque des matériaux propres à la fabrication des mortiers et cimens calcaires j par M. L. Yicat , ingénieur en chef des ponts-et-chaussées , élève de l’école polytechnique.
- Résultat d’un rapport fait à la Société industrielle de Mulhouse , sur la machine à vapeur de MM. Cave frères.
- De la mesure de la dépression sur un affûtage coniquej nouvelles dispositions des trompilles dans les soufflets trompes , par M. Hachette.
- Description d’une machine à rouler les bougies , par M. Heilberg.
- Juillet i8a8.
- Description des cylindres à papier, avec les perfection-nemens qu’on y a apportés récemment, suivie d’observations sur la fabrication du papier, par M. Dubrun-faut.
- Machines à canneler les cylindres employés dans la filature, par M. Basterly.
- Résultats d’observations importantes faites récemment sur les propriétés , la meilleure préparatiou de l’examen chlorométrique du chlorure de chaux.
- Préparation artificielle de l’outremer , parC.-G. Gme-lin , professeur de Tubingen.
- Notice sur un ouvrage intitulé : la Machine à vapeur, comprenant un exposé des principes de cette machine? ses meilleures proportions et ses applications les plus i®' portantes , avec de nombreuses tables, et des planches
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- 8lavées sur bois ; par Thomas Tredgold. In~4@ de ^7° pages.
- Note sur une machine à balayer , de M. Cagnards Retour.* parM. Dubrunfaut.
- Remarques générales sur les scieries, par M. L.-M.^
- R-Coste
- Note sur la fabrication delà bière, par M, Vau-Mons, Note sur l’émail métallique des faïences anglaises , par Zuber fils.
- R-éparation du borax octaédrique , par M. Payen.
- Sur un nouveau procédé de rectification vie l’alcool, par
- • ^œmmering.
- ^Ur la loi de résistance des frottemens dans les machi-nps > par M. L.-M.-P Coste , capitaine d’artillerie,
- le frottement des vis et des écrous, par M. Pon*
- celet.
- la platine.
- ^Ur les creusets jnfusibles de M. Deyeux.
- ^Ur le nouveau système d’éclairage des phares adoptés ^ance.
- Rapport sur un mémoire de M. Schwartz , concernant
- * Moyens d’utiliser la vapeur qui s’échappe des chau-leres d’avivage pour le rouge d’Andrinople , par le co-
- de mécanique de la Société de Mulhausen.
- ^Or 1C8 établissemens des mines, forges et fonderies du ^,eUzot et Charenton.
- tableau des patentes délivrées en France et en Angle-
- *err
- epondant le mois d’octobre 1827.
- Août 1828.
- Me
- mmoire sur la fabrication des huiles de graines, par
- üukrunfaUt.
- description de cylindres pour écraser les graines oléagi-^®u«es avant de les passer aux meules, construits par M.
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- Description de meules verticales pour écraser les graines oléagineuses, construites par MM. Gazalis et Cordier, de Saint-Quentin.
- Description d’un chauffoir à vapeur pour les graine* oléagineuses, construit par M. Maudsley.
- Description d’un chauffoir à vapeur pour les graines oléagineuses , construit par MM. Cazalis et Cordier.
- Robinet à vapeur comprimée, par M. Louvrier Gas-part.
- Robinet à filtration, par M. Louvrier-Gaspart.
- Robinets de sûreté.
- Mémoires sur quelques améliorations apportées à l’a1’1 de la lithographie , par MM. Chevalier etLanglumé.
- Du frein de M. de Prony et de son usage, par M. L.-M-Coste.
- Extrait d’un rapport sur l’explosion du bateau à vapeur le Rhône} par M. J. Berzelius.
- Bulletin bibliographique.
- Septembre 1828.
- Méthode abrégée pour le tracé des engrenages des roues d’angles, parM. Poncelet.
- Dyuamomètre funiculaire propre à mesurer la quantité d’action mécanique épuisée par une machine quelconque* proposée par M. A. Benoît, ingénieur pour les usines, Ie5 manufactures et les machines, membre de plusieurs sociétés savantes.
- Description d’un colorimètre et du moyen de connaître la qualité relative des indigos, par M. Houdon Labillar' dière.
- Coloration des verres en bleu, par M. Engelhaedt.
- Sur les creusets de Mouchy.
- Sur la fabrication de l’alun, la composition et lestype* cris tal lographiques.
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- ^.^PP^catioti du colorimètre de M. Houdou Labillar-
- le a 1 évaluation des propriétés décolorantes des charbons.
- Mémoire sur la mesure du tirage des cheminées, par • Léonard Schwarte.
- ^fluence de l’état de l’atmosphère sur le tirage des che-lÛ1”ées > par M. Peclet.
- Machine soufflante mue par une machine à vapeur de ot'ce de 60 chevaux, établie aux usines de la Youtte Sere ) > par Steelet-Aitkine.
- ^chines à tarauder les e'crous,
- ^Ur ïa fonte du suif.
- r°cédé indiqué par 1VL Brard pour reconnaître im-^diatemeut les pierres qui ne peuvent pas résister à la
- S^léc,
- JaMeau des brevets et patentes délivrés en France et ^ngletcrre, pendant le mois denovembi’e 1827.
- Octobre 1828.
- M’ •
- e»ïioire sur les procédés de fabrication des bières de not C G* Gt L^ouvaîll> Par M. Dubrunfaut, suivi d’une sur leS bières d’Amsterdam.
- e*cripti0n d’ un appareil distillatoire continu, destiné Renient à la distillation des eaux-de-vie de grains, M. J. g Cellier Blumenthal.
- escriptjon d’un appareil distillatoire continu pour la
- llncatir.r. i\/T
- X)e
- dation des flegmes, par M. Cellier Blumenthal.
- esci'ipti0n d’une machine à filer, avec nouveaux .ens de tordre et de renvider le fil, par M. Henry 0ul«Worth.
- pJ-Mole à Chapelet, mu par la vapeur, employé au
- * de Lorient.
- *ce sur la fabrication du verre rouge, et principale-Qt du verre de feu semblable à celui des vitraux des
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- anciennes églises, pat le directeur F. Engelhardt, directeur des forges de Zinsweiler, près de Strasbourg.
- Sur le me lleur procédé pour préparer les pomme8' de-terre à produire de l’eau-de-vie , par le docteur Hermbstredt.
- Nouveaux prix proposés par la société industrielle de Mulhausen.
- Nouveaux prix proposés pour 1829.
- SIXIÈME VOLUME, 3e ANNÉE.
- Novembre 1828.
- Fabrication delà céruse en Hollande, communiquée par M. P. qui a observé récemment cette industrie.
- Mémoire sur les fromages de Gruyères, par M. Bona-fous.
- Description d’un four à puddler, suivi delà description du puddlagé, d’après MM. Dufrénoy et Elie de Beaumont.
- Description d’un brocard ou machine à pulvériser.
- Choix de la terre pour la préparation des briques, par M. J.. Clère, ingénieur des mines.
- Note contenant quelques idées sur les movens de voya* ger dans l’air en se servant d’ailes comme les oiseaux? par J. Rabrier, ancien officier supérieur.
- Sur la fabrication de l’orseille en France, par Ph* Hedde.
- Description d’une machine à laver les draps,par M.Beuth-
- Sur un nouveau gazet surun nouveau moyen de se diriger dans l’air à l’aide de ce gaz.
- Sur le procédé de Davv , pour préserver le doublag6 des navires.
- Décembre 1828.
- Du bon emploi des capitaux que l’on consacre à une entreprise des mines.
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- Description des machines-appareils à raffiner le sucre, par Howard, contenant les spécifications de ses trois bve-Vels> avec des notes sur le sujet, par M. Hawliins.
- Teinture des chapeaux, par M. P. L. Picard.
- Description d’une scierie pour le marbre.
- Marmite pour la concentration des sirops de betterave Pai la vapeur, par M. Oudart.
- Tableau des brevets et patentes délivrés en France et Gn Angleterre pendant le mois de décembre 1827.
- Bulletin bibliographique.
- Janvier 182g.
- Mémoire sur },es appareils d’évaporation dans lesquels JVapeur ne sert que de véhicule à la chaleur, etc., suivi
- e lefuarqucs sur les dangers des divers appareils à- va-Peui,i parM. Th.Barrois.
- ^ote sur la dilatation de la pierre , par M. Destigny.
- ^Ur les distilleries d’eau-de-vie de grains de Scheedam, M. Dubrunfaut.
- e sur les terres propres au moulage, par M. Fer-
- Not
- fiis.
- Description d’une machine à vapeur d’une moyenne Passion} composée et exécutée par M. Saulnier, mécaui-Clcude la commission des monnaies , à Paris, ta H*1 ^CS Bia<lueterle8 et les constructions en briques de
- e sur la fabrication du minium dans l’établisse-verreries et cristallerie de M. Kemlin, près
- Note'
- ^ent de Diége
- et^l°cûdé de fabrication du vinaigre de bois, en Bavière aus le grand-duché de Hesse.
- Brocédéde la fabrication du cinabre dans le duché de
- Ueu*~Poms.
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- Février 1829.
- Extrait du Mémoire de M. Bussy, »ur l’action décolorante du charbon.
- Sur les mach incs à vapeur , par M. Arago.
- Note sur le chauffage des cuves à pastel pour teindre en bleu, communiqué par Casimir Maistre, manufacturier à Villeneuvette (Hérault).
- Description d’une machine pour aiguiser et néîoyer les dents des cardes des machines à carder le coton , par M. Bentz.
- Note sur un moyen de reconnaître la pureté du chro-niate de potasse, par M. Zubertfils.
- Noie sur la conversion de la pomme de terre en pain . contenant autant de substances animales, ou azotées, qu’on en trouve dans le pain fait avec la farine de froment.
- Bulletin bibliographique*
- Mars 1829.
- Essai des potasses du commerce , parM. Gay-Lussac.
- Troisième instruction relative à l’exécution des ordonnances du Roi du 29 octobre 1823, et 7 mai 1828, concernant les machines à vapeur à haute pression.
- Essai sur le sulfure rouge d’arsenic ou réalgal , considère comme matière colorante applicable à la fabrication des toiles peintes, par M. HoudonLabillardière.
- Machine à faire les chaînes à la Vaucanson, par M. Cochot , mécanicien à Paris.
- Description d’une machine à percer la tôle , construite dans les ateliers de Charenton, pour l’usine du Creuzot.
- Sur une machine à faire des briques , inventée par M. C. Edmond, de Dornacb.
- Sur la fabrication de la farine de froment par la feculo de pomme de terre; communication faite par M. Henry? de la Société de pharmacie de Paris.
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- Procédé pour la préparation de l’oxide de chrome eu
- grand, par M. Frick.
- Sur les changemens de volume qui ont lieu dans les mélanges d’eau et d’alcool, par M. Rudberg.
- Questions sur le Code de commerce.
- Avril 1829.
- Mémoire sur la fabrication du sucre de betteraves, par dubrunfaut.
- Appareil de MM. Drouault frères, de Nantes, pour fabrication du sucre de betteraves.
- Analyse des cokes employés au Janon, près Saint-Étienne , pour fondre les minerais de fer, par J.-A. Hady.
- description d’une machine à calandrer employée à la ^anchisserie mécanique sur la Seiae, et construite par • Moulfarine.
- SEPTIÈME VOLUME, 4e ANNÉE.
- Mat 1829.
- Mémoire sur la fabrication du sucre de betteraves, par • dubrunfaut.
- description d’une machine anglaise à écanguer le lin 5 extrait d’une lettre adressée à M. Beuth.
- Éncre indélébile, par M. Bragonnot. description de la presse à vis et à percussion deM. Ré. villon.
- appareil de M. Roth , pour vaporiser les sirops dans
- le
- vide.
- ‘ Ur le dynamomètre funiculaire de M. Benoit. ^ Monsieur le rédacteur de l’Industriel, bulletin bibliographique,
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- Juin 1829.
- Notes sur les machines et les procédés de blanchissage mécanique établis sur la Seine à Paris.
- Description des Wash-Wheels , ou roues à laver employées à la blanchisserie mécanique , établie sur la Seine, à Paris.
- Sur le bélier hydraulique, et description d’une nouvelle construction de ce bélier, par M. Boquillon.
- Mémoire sur les os provenant de la viande de boucherie , par M. Darcet, membre de l’Académie des sciences.
- Rapport relatif k la chute de la foudre, sur un magasin à poudre de Bayonne, armé d’un paratonnerre.
- Mémoire sur la fabrication de l’acide pyroligneux , et sur son emploi dans la préparation des acétates, par M. Kestner de Thann.
- Sur la teinture de la laine au moyen du bleu de Prusse, et sur les autres couleurs que l’on peut obtenir de cette substance; par M. Dingler.
- Juillet 1829.
- Note sur la boulangerie mécanique établie rue de Bercy-St-Antoine, n. 11, à Paris, suivie de remarques sur la théorie delà panification ; par Dubrunfaut.
- Note sur la manière de calculer les épaisseurs des chaudières en tôle des machines a vapeur.
- Mémoire sur les inflammations spontanées des cotons gras ; par Houzeau.
- Note sur la théorie des mortiers et des cimens calcaires; par M.xVicat.
- Note sur la différence de consommation qui a lieu dans la production de la fonte blanche ou de la fonte grise; par M, H, Founiel.
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- description d’un nouveau collier applicable aux arbres Verticaux et inventé par M. le marquis dePontejos. Machines à canneler les cylindres pour la filature. Machines à raboter les métaux.
- Soupape glissante destinée à remplacer les robinets de 8randes dimensions.
- Sur les effets d’une haute température appliquée à 1 é-VaPoration des liquides dans des tubes j par M. Longchamp.
- ®ulletin bibliographique.
- Août 1829.
- ^°te historique sur les machines à vapeur j par M. Ha-
- chette.
- Sur une méthode de rendre la platine malléable j par illiam Hyde -Woltastol.
- Mémoire sur le tors des filés en coton ; M. J. Kœchlin. Machines à planer • par J. Bramali.
- ^°tice sur les machines à confectionner les poulies des fiavU'es^ établies à Portsmouth, et description de plu-®leUrs ces machines qui peuvent être utiles a d’autres ^•dustries.
- ^Ur l’analyse du Borax ) par M. Gay-Lussac.
- ^Ur la prise du plâtre j par M. Gay-Lussac.
- Sur ]a quantité relative de vapeur condensée dans les Vases dont les surfaces métalliques sont polies et noircies, M. R. Fox.
- ^ ^rix fondés par le baron M.onthyon et décernés par académie royale des sciences.
- Septembre 1829.
- ^e$cription d’un tour sur lequel la vitesse variable du Mandrin se règle d’elle-même.
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- Sur l’exploitation du sel gemme et sur la saline et la fabrication de la soude de Dieuze.
- Extrait d’une lettre de M. Cornélius deKuvper de Rotterdam, à M. Dubrunfaut, sur la distillation des eaux-de-vie de grains.
- Lettre de M. Hachette aux rédacteurs du journal de
- pharmacie.
- Note sur la préparation du mastic de limaille de fer } par M. Mialhe.
- Programme des prix proposés par la Société industrielle de Mulhausen.
- Octobre 1829.
- Notice sur les puits forés ou artésiens.
- Description d’une nouvelle méthode employée h Freyerge pour séparer le cuivre de l’argent ; par M. A. Lesoinne.
- Suite de la notice sur les machines à confectionner les poulies établies par M. Brunei en Angleterre.
- Rapport fait à la Société royale d’Arras sur l’ouvrage de M. Clémandot, sur la fabrication du sucre de betteraves.
- Piston à garniture métallique de M. Hottei’s-Head.
- Blanc à étirer les tuyaux de cuivre.
- Sur un nouveau moyen de séparer l’argent de ses minerais par M. Gmelin.
- Ouvrages nouveaux par M. Leblanc.
- HUITIÈME VOLUME, 4e ANNÉE.
- Novembre 1829.
- Description d’un frein oblique, propre à mesurer la force des moteurs $ par M. Th. Bari'ois.
- Description d’un outil pour faire des cannelures demi-circulaires dans des cylindres de fonte j par M. Ferry fil**
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- Rapport fait à la Société de Mulhausen, par M. Joseph Rœclïlin , suv un Mémoire de M. Ach. Penot, relatif a ta manière de déterminer les dimensions d’une cheminée.
- Expérience sur la vitrification; par MM. Dumesmay et Mallet.
- Moulin à chocolat, construit par M. Antic, à Paris.
- Support tournant à coulisses.
- Sur ]a production de l’outremer artificiel, par M. Koklmann.
- Lettre de M. Braconnot à M. Gay-Lussac, sur son encre
- ‘udélébile.
- Annonce.
- Décembre 182g.
- Sur les explosions des machines à vapeur, par M. Ara go.
- C’avait du fer à l’anglaise, marteaux et cylindres.
- Moyen de mesurer la force de pression de quelques marnes, par M. Bevan.
- Les quantités d’actions nécessaires pour produire divers effets dynamtiques.
- Recherches de M. Dulong et Arago sur les forcdk élas-*l<lUe$ de la vapeur d’eau à de hautes températures.
- Janvier i83o.
- Résumé de l’article de M. Arago sur les explosions ^es Drachmes à vapeur (conclusion).
- travail du fer à l’anglaise, cylindres de compression.
- Réparation du cinabre par la voie humide.
- Létentede vapeur; par M. Thiébaut.
- Eabrication de creusets réfractaires.
- IMPRIMERIE DE SELLIGUE, Bob des jkunevhs , m i4>
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