L'éclairage électrique
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- L’Éclairage Électrique
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- L’Éclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE D’ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL
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- H. POINCARE
- J. BLONDIN
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- GEORGES CARRÉ ET C. NAUD, ÉDITEURS
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- Samedi Ie' Octobre
- L’Eclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE D’ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures, — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — J. BLONDIN, Professeur agrégé de l’Université.
- L’UTILISATION DES CHUTES DE LA KERKA EN DALMATIE
- Sans posséder en. Europe des cataractes d’une puissance comparable à celles du Niagara ou de Massena, on a pu néanmoins utiliser des chutes très importantes, comme celle du Rhin près de Schaffouse, celle de Rhein-felden, de 15 000 chevaux, et celles de l’Adda, qui fourniront 16 000 chevaux à Milan, etc.
- Le développement rapide des usines électriques est dû au bon marché de l’énergie produite dans ces conditions; ainsi, tandis que le cheval-an revient à environ 300 fr lorsqu’il est produit par la vapeur même dans le cas des grandes puissances ; son coût n’est guère supérieur à 100 fr lorsque l’énergie est produite au moyen des chutes d’eau.
- Ces exemples encourageantsont fait penser à utiliser les pittoresques chutes de laKerka, et nous allons donner ici la description du projet de l’ingénieur Giuseppe Sx\.rtori.
- La Kerka est une rivière qui prend naissance dans les Alpes dinariques ; après un parcours tortueux d’environ 60 km à travers une vallée flanquée de montagnes, elle se jette dans la mer à quelques kilomètres de Sebenico. Elle fait avant son embouchure un certain nombre de sauts; le premier est celui de Topolje près de Kinn ; vient ensuite la
- chute de Manojlovaz, puis celle de Ronciis-lap, près du couvent de Vissovaz; le plus important est la cascade que la Kerka forme près de Scardona, un peu avant d’arriver à la mer; la situation est encore favorisée par ce fait que le canal de décharge est très profond et rend possible l’accès de la cascade même aux bateaux et voiliers de fort tonnage.
- Entre Ronciislap et Scardona, la Kerka baigne les contours de l’ile de Vissovaz et forme un véritable lac sur une étendue de plus de 10 km avec une profondeur qui dépasse 50m. La Cikola forme aussi un autre lac qui se déverse dans la Kerka à 1 km environ en amont de la cascade. Ces deux lacs constituent un réservoir naturel, à la suite duquel les rives se resserrent jusqu’à la chute. Celle-ci a une hauteur totale de 42 m, mais entre les deux niveaux extrêmes existent plusieurs terrasses. Le débit minimum qui correspond aux trois mois d’été est de 18 m3 ; le reste du temps, il est au moins dix fois supérieur, de sorte que la puissance totale de la cascade varie entre 10000 et 100000 chevaux.
- La seule concession régulière donnée par le gouvernement est celle de la maison Antonio Supuk et fils, de Sebenico. Elle a droit de disposer à toute époque de 25,81 ms pris à la
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- suite des moulins établis au-dessus de sa propriété; le niveau de décharge de ces moulins étant à 30,30 m au-dessus du niveau inférieur la puissance maxima dont dispose la Société est de 10400 chevaux, et, dans les périodes de sécheresse où le débit n’est que de 18 m\ elle est de 7 272 chevaux, ce qui escomptant 30 p. 100 de perte aux turbines fait encore une puissance minima de 5 090 chevaux.
- Les terrains avoisinants sont trop accidentés pour se prêter à l’utilisation sur place de l’énergie électrique, car les établissements industriels ont besoin d’une assez grande étendue. La localité qui convient le mieux à cet effet est Sebenico à cause du voisinage de la mer et du bon marché de la main-d’œuvre. Quant aux industries comme celles du papier, de la laine, etc.,rqui ont besoin d’eau douce, elles pourront s’établir au voisinage de Scar-dona.
- Il existe actuellement une station centrale qui produit l’énergie nécessaire à l’éclairage de Sebenico, mais on ne pourrait avantageusement l’utiliser en l’agrandissant ; d’autre part elle est solidement établie et possède de grandes machines, il y a donc lieu de la laisser telle qu’elle est et de construire plus bas la nouvelle usine.
- Canal de prise et réservoir. — Nous allons nous occuper d’abord du canal de prise et du réservoir d’alimentation.
- Nous supposons que les turbines sont capables de développer 12000 chevaux. En comptant que le coefficient de rendement des turbines est 0,75, la quantité d’eau nécessaire avec les 30 m de chute est donnée par l’égalité
- d’où Q == 40 m3.
- L’eau est très limpide, il n’y a donc pas à craindre les dépôts de sable ou de galets, et l’on peut donner une pente très forte au canal de façon à obtenir une vitesse de 2 m par seconde. La section du canal doit être alors de 20 m2.
- Avec une section rectangulaire, si on emploie la formule approchée
- b largeur, a hauteur,
- A section,
- en tenant compte de
- A = ab = 20 m2
- a = 1,90 m
- £ = 10,45 m.
- Cette largeur de 10,45 m nécessiterait de faire sauter un volume déroché trop considérable, parce que sur plus de 100 m 'je niveau de l’eau dans le canal est à une dizaine de mètres au-dessous de la surface du sol. Les dimensions
- a = 2,50 £ = 8
- diminuent le volume de roche à enlever et laissent encore un écoulement facile.
- Il ne semble pas nécessaire de renforcer les parois du canal ; mais il serait bon h cause de sa profondeur, de le couvrir sur les 60 premiers mètres au moins, pour éviter les accidents.
- L’entrée du canal (fig. 1 et 2) sera portée à 10 m, et une grille transversale empêchera l’introduction des corps flottants. Il y a avantage à installer là un système de portes, afin de maintenir constante la hauteur de l’eau et de pouvoir dessécher le canal dans le cas de travaux à effectuer.
- Les portes, au nombre de trois, manœuvrables de haut en bas, seront en bois solide maintenu parun robuste châssis en fer; elles ne frotteront pas sur la pierre, mais sur une plaque de bronze.
- Les dimensions des portes sont : largeur 2,io m, hauteur 3 m; elles pèsent 1 000 kgr. Quand elles sont fermées, elles plongent de
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- 2 m dans l’eau *, par suite, la pression qu’elles supportent chacune est :
- P = 1000x4,20—4200 kg.
- La force à exercer sur l’axe du mécanisme de manœuvre est égale au poids même de la porte plus le frottement contre les montants, soit
- F = 1000 -J- 0,24 x 4200 = 2008 lig
- en évaluant à 0,24 le coefficient de frottement.
- La manoeuvre sera donc lente, mais il n'y a pas lieu pour la faciliter de diminuer la surface des portes, car il faudrait alors élargir l’entrée du canal.
- Les piliers intermédiaires sont réunis entre eux et à la rive par des arches qui supportent le mécanisme de levage.
- Pour maintenir en bon état le lit du canal, il sera renforcé à l’endroit des portes par une couche de ciment de 50 cm.
- Après les portes, le fond va légèrement en pente pour rejoindre le fond du canal, où l’eau en régime normal a une hauteur de 2,50 m, en même temps, la largeur diminue jusqu’à 8 m.
- A partir de là, le canal a un développement de 150 m. Calculons la pente nécessaire pour assurer la vitesse de 2 m par seconde, nous appliquerons la formule de Darcy et Bazin,
- R rayon moyen de la section du canal
- V vitesse moyenne
- V = 2 m
- * et p coefficients dépendant de la nature des parois; ici en supposant la paroi renforcée de ciment
- 2 pente cherchée.
- On déduit de la formule
- Soit 4/10 de millimètre par mètre, c’est-à-dire pour 150 m un dénivellement de 0,060 m.
- La régularité de fonctionnement des turbines exige que l’eau à l’entrée des tubes soit au repos et que l’introduction se passe sans mouvements brusques et sans tourbillons. A cet effet, il convient que les turbines soient alimentées par une nappe d’eau tranquille à niveau constant pour assurer l’uniformité de
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- la vitesse. On obtiendra que l’eau arrive à 1 que possible. Les conditions particulières l’embouchure avec la vitesse minima au fixent les dimensions à 15 m de largeur et moyen d’un bassin d’alimentation aussi grand I 5 m de profondeur, la longueur étant propor-
- tionnée au développement* que l’on veut I voir doit être très solide pour résister à la donner à l’usine. JLe mur de front du réscr- | charge d’eau et maintenir les conduites des
- C^tN? pr
- Fig. 3. — Plan de l’usine,
- turbines, quoique celles-ci soient aussi sou- 1 Bâtiment de Vusine. — En prenant les habi-tenucs tout le long de leur parcours et bien I tâtions du directeur et des ouvriers dans les arrêtées à leur base. | fermes avoisinantes, l’usine doit seulement
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- contenir les groupes de turbines et dynamos. Le projet établi suppose la production de 6ooo chevaux avec facilité d’agrandissement lorsque le besoin s’en fera sentir. Il est nécessaire dç faire une construction très solide à cause de l’ébranlement continuel dû aux machines, et aussi parce que le vent souffle avec violence en ces régions.
- Le tuf calcaire qui constitue le sol ne peut servir de fondation, mais il est très bon pour recevoir un mur solide sur lequel on élèvera l’usine. En supposant cinq groupes hydroélectriques de 1500 chevaux chacun (afin d’avoir un groupe de réserve), il faut, afin de pouvoir circuler librement autour des machines donner à la salle 16 m de largeur et 41 m de longueur (fis- 3 et 4). Si l’on veut aug-menter la puissance, il suffira d’allonger la salle sans toucher à sa largeur. A 8,5 m au-dessus du sol de la salle des machines, les murs qui étaient de 1,50 m sont réduits à 0,75 m d’épaisseur afin de laisser un rebord sur lequel puisse circuler un pont roulant d’une force de 30 tonneaux (fig. 5).
- De l’usine on accédera par deux portes à une galerie extérieure reposant sur les murs qui séparent les chambres d’écoulement des turbines, et on pourra descendre sur un plancher inférieur pour la manœuvre des robinets de décharge.
- Les grosses conduites qui amènent l’eau du réservoir seront disposées en cave à 4,40 m au-dessous du sol de la salle. Cette disposition proposée par
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- la maison Riva Monneret et O a l’avantage d’éviter le danger d’une inondation en cas de fuite, en ne laissant pas entrer des tubes de grand diamètre jusqu’aux turbines.
- Conduites d’amenée de Veau. — Le point important et délicat des installations à courants alternatifs est le réglage bien uniforme
- de la vitesse des dynamos et par suite des turbines.
- Les turbines prévues sont calculées pour une puissance maxima de i 700 chevaux ; mais à marche normale la puissance ne dépassera pas 1 500 chevaux. Les meilleurs constructeurs parviennent à garantir pour ces grandes puissances un rendement de 80 p. 100
- et même plus; admettons, pour rester au-dessous, un rendement de 75 p. 100; avec une chute de 30 m, la charge de chaque turbine est donnée par
- d’où
- Q = Sm».
- Pour un tel volume, il faut, à moins d’employer des conduites d‘un énorme diamètre, atteindre une forte vitesse. En choisissant 1,60 ni on voit que, en cas d’une brusque surcharge, la puissance atteignant 1 700 chevaux, le volume d’eau nécessaire serait 5,71 m3 et la vitesse 1,80 m, ce qui est encore dans les
- limites acceptables. On a en effet des exemples où la vitesse a atteint 2,50 m.
- Revenant à notre calcul, on voit que la section du tube doit être de 3,14 m2, ce qui fait 2 m de diamètre.
- Il n’y a pas avantage à employer un tube de section double pour deux groupes, car s’il y a économie de matière première, il y a aussi augmentation des frais pour l’installation; de plus les groupes ne seraient plus indépendants.
- Les tubes seront formés d’une cuirasse d’acier dont l’épaisseur sc calcule au moyen de la formule suivante, adoptée par les constructeurs.
- e (ram) — P (atmosphères) D ,m) +1,5 mm.
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- La différence des niveaux entre la surface du réservoir et l’axe du tube horizontal qui pénètre sous l’usine est de 28,44 m, ce qui correspond à une pression de 2,75 atmo-sphères.
- Nous compterons 1,5 atmosphère pour la première partie du tube qui descend jusqu’à 15,24 ni au-dessous du niveau du réservoir et 3 atmosphères pour le reste du tube. Les épaisseurs de ces deux portions sont alors
- Par prudence on porte l'épaisseur de la
- première partie, longue de 25,50 m, à 5,5 mm.
- L’extrémité de la conduite (fig. 6) qui débouche dans le réservoir est mobile afin de ne pas faire d’opposition à la dilatation; elle peut être fermée au moyen d’une porte manœuvrable du mur môme dans lequel sont percées les embouchures des tubes.
- Le poids de la conduite est de 20200 kgr à vide et de 150000 kgr pleine d'eau. Elle est posée sur le flanc de la montagne dans une niche circulaire pratiquée à cet effet, et elle est fixée tous les 10 mètres par un mur solide
- qui soutient en même temps la roche et empêche les glissements. A la base un contrefort maintient la tête du tube.
- Chaque conduite est munie à l’extrémité inférieure d’une valve de sûreté à corps de pompe et piston pour éviter une fermeture rapide après un coup de bélier. Au moyen d’un mécanisme à main, cette valve permet de décharger la conduite.
- Avant le tronc de tube qui dérive la conduite vers la turbine, se trouve la valve de réglage, manœuvrable par vis sans fin de la salle même des dynamos.
- Voyons quelle est la perte de charge due à la longueur decemêmetubé depuis le réservoir jusqu’à la turbine en négligeant l’eftet des coudes et les extrémités. Cette perte peut se diviser en deux parties: l’une Yl correspond au tube incliné, l’autre Y* correspond à la ré-
- gion horizontale située au-dessous de l’usine.
- p et ^ sont deux coefficients que l'on prendra ici égaux à 0,0025 et 0,984.
- L longueur du tube, 62 m.
- Q débit, 5 m3.
- D diamètre intérieur, 2 m.
- Y vitesse par seconde, 1,60 m. g accélération de la pesanteur, 9,81.
- D’où :
- Y, = 0,121 m.
- Y2 = 0,127 m.
- La perte totale est 0,248, et la hauteur de chute étant de 30,24 m, il reste comme hauteur utilisée 30 m dans les conditions normales.
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- Moteurs hydrauliques et régulateurs. — La quantité d'eau disponible est bien supérieure à celle qui est nécessaire dans la plus grande partie de l’année, mais pendant les trois mois de l’été elle ne peut donner qu’une puissance limitée ; aussi est-il avantageux d’employer des turbines à rendement élevé et dont la régulation aux différentes charges puisse se faire sans grande perte de l’effet utile.
- L’accouplement direct du moteur avec la dynamo, peu encombrant et fort commode, peut se faire en employant des moteurs à axe horizontal ou à axe vertical. Les premiers sont préférables à cause de la surveillance aisée, de leur installation moins coûteuse ; de plus, les points d’appui de la partie mobile sont moins délicats. Les turbines à réaction seront préférées ici parce qu’elles permettent d’utiliser la force vive totale de l’eau correspondant à la chute disponible. Mais parmi ces turbines il y a les parallèles, les centrifuges et les centripètes. Dans une turbine parallèle, l’eau sc meut suivant l’axe; dans une centrifuge elle se meut radialement de l’intérieur vers l’extérieur de la roue, et c’est l’inverse qui a lieu pour une turbine centripète.
- Une turbine parallèle peut prendre une vitesse double de sa vitesse normale si la charge vient à être brusquement supprimée et que l’obturateur reste ouvert. L’accroissement de vitesse est encore plus grand avec une turbine centrifuge, tandis que dans une turbine centripète il est seulement de 30 p. 100. Dans cette dernière, s’il se produit une accélération du moteur à la suite d’une brusque diminution de la charge, la force vive augmente et repousse l’eau contenue dans la roue mobile vers les orifices du distributeur extérieur faisant opposition à l’arrivée de l’eau jusqu’à rétablissement du régime normal ; inversement, si, grâce aune augmentation des résistances passives, le moteur diminue de vitesse, la force centrifuge diminue et l’eau afflue avec plus de force, tendant à rétablir la vitesse normale. La tur-
- bine centripète est donc autorégulatrice entre certaines limites; elle a en outre l’avantage de pouvoir être fractionnée sans diminution de rendement.
- Le fractionnement d’une turbine est nécessaire quand on veut régulariser la puissance sans abaisser l'effet utile. En diminuant la section du tube d’arrivée au moyen d'une
- Fig. 7. — Turbine New American.
- valve, on diminue la pression et la turbine fonctionne dans des conditions differentes de celles pour lesquelles elle a été construite ; le rendement diminue rapidement. Si i’on ferme simplement quelques ouvertures du distributeur on conserve assez bien le rendement, mais la roue est déséquilibrée. En sorte que le meilleur système consiste à diminuer graduellement l’arrivée sur toute la circonférence.
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- Dans la turbine New American (fig. 7 et 8), les palettes du distributeur ont une partie fixe et une partie mobile. Cette dernière tournant autour d’une charnière, ouvre plus ou moins le distributeur et règle l’arrivée de l’eau, tandis que la partie fixé assure une direction constante à la veine liquide. Le mouvement est produit par le déplacement d’un disque relié aux parties mobiles.
- Fig. 8. — Disposition des palettes du distributeur de la
- La maison Riva, Monncrct et CK‘ a introduit récemment un perfectionnement notable. Chaque palette du récepteur correspond à une du distributeur. Les palettes de ce dernier ont aussi une partie fixe et une partie mobile. Les parties mobiles sont reliées à une pièce que l'on peut faire tourner par un engrenage, leur courbure assure toujours un parcours régulier à la veine liquide. Tous les orifices sont fractionnés dans la même mesure. Le dessin 'fig. 9 et 10) en représente une partie compIètementfermée,une partie demi-ouverte et la dernière complètement ouverte.
- De plus, pour les grandes puissances, les turbines sont construites par couple, calées sur le même axe, dans une seule chambre, et disposées symétriquement; on évite ainsi
- les pressions sur les coussinets, puisque les pressions sur les deux turbines sont égales et de sens contraires.
- Occupons-nous maintenant de la puissance à donner aux turbines, nous rappelant qu'en
- régime normal elles doivent fournir 1 500 chevaux chacune. II y a avantage à employer des turbines dont la puissance maxima soit supérieure à la puissance normale, quoiqu’elles doivent alors marcher toujours fractionnées, ce qui n’est pas la meilleure condition au point de vue de l’effet utile ; mais, une turbine ne peut être poussée comme une machine à vapeur ; à ouverture complète, si la charge résistante croit considérablement, la vitesse diminue, et il n’y a pas d’autre moyen que d’augmenter la puissance pour équilibrer la charge. Or, les dynamos peuvent supporter
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- sans inconvénient de fortes surcharges pendant quelque temps, et elles y sont soumises très souvent par suite des variations dans l’emploi de l’énergie ; il y a donc avantage h avoir des moteurs qui puissent répondre à cette augmentation soudaine.
- Onseradans de bonnes conditions en choisissant la puissance maxima égale aux 8/7 de
- la puissance normale. Ce qui fait, dans le cas présent, 1 700 chevaux.
- Les turbines proposéesparla maison Riva, Monneret et Cie (fig- 11) sont 1 700 chevaux et correspondent à la description précédente; la chambre d’eau sous pression en communication avec la conduite a 3 m de diamètre et est formée d’une cuirasse d’acier. La figure 12
- qui représente une des turbines à une seule roue mobile de l’établissement hydro-électrique de Bussoline, montre comment s’effectue le mouvement de l’obturateur au moyen d’un servo-moteur hydraulique, commandé par le régulateur. La vitesse est de 240 tours.
- La question des régulateurs est des plus importantes. Ils doivent être sensibles et agir rapidement, surtout si les turbines commandent des alternateurs en parallèle. D'autre part, une fermeture trop rapide peut donner lieu aux coups de bélier et l’obturateur
- d’une turbine présente une résistance considérable.
- Il est nécessaire d’intercaler un servo-moteur. Le principe de ces appareils est connu. Nous allons le rappeler.
- Deux cylindres R (fig. 13) superposés et de diamètres différents sont parcourus par un double piston PP' qui porte la tige A de commande de l’obturateur. Le piston est évidé intérieurement et dans sa cavité peut se mouvoir a mouvement très doux un autre piston qui suit les mouvements du régulateur.
- L’espace O est en communication avec i’eau sous pression et l’espace S communique
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- avec l’atmosphère. L’espace supérieur Q est en communication avec l’un des deux précédents, suivant la position du piston de.
- Lorsque le régulateur élève le piston intérieur, l’ouverture a se découvre, Q communique avec l’atmosphère, la pression en O soulève le piston PP' et par suite déplace l’obturateur dans un sens déterminé. Quand le régulateur s’abaisse, le piston cd met a en communication avec £, l’eau de la conduite
- se précipite en Q, la pression par unité de surface est la même sur la face inférieure et la face supérieure de PP', mais cette dernière étant plus grande, le piston s’abaisse et manœuvre l’obturateur en sens inverse du précédent.
- La tige M du piston intérieur ne traverse aucune garniture, par suite n’éprouve pas de résistance et obéit au moindre mouvement du régulateur.
- Fig. 12. — Turbine à une seule roue mobile
- On emploie quelquefois aussi comme servo-moteur une petite dynamo qui, suivant le sens de sa rotation, met l’obturateur en mouvement dans un sens ou dans l’autre. Ces régulateurs électro-mécaniques sont assez en faveur en Amérique.
- Avant de terminer ce sujet il reste à s’occuper de l’accouplement du moteur et de la dynamo.
- Les joints employés sont de deux sortes, soit rigides, soit élastiques.
- Ces derniers ont sur les premiers l’avantage d’amortir les heurts dans le cas des brusques surcharges et d’adoucir les petites variations de vitesse.
- Les joints élastiques sont ou parfaitement élastiques, comme celui de Snyers à petites lames d’acier, ou avec amortissement, tel celui de Raffard à anneaux de caoutchouc. Ces derniers sont préférables quand ils sont robustes parce que le système n’a pas d’oscillations autour de la position d’équilibre.
- Avec des dynamos commandées par des turbines, l’importance du joint élastique diminue; parce que le couple moteur est constant ainsi que la résistance s’il s’agit d'alternateurs polyphasés, dont les circuits extérieurs ont des coefficients d’auto-induction égaux et sont également chargés. Il n’y a donc pas à s’occuper des oscillations de la vitesse autour de la valeur moyenne ; mais
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- les brusques variations de surcharge nécessitent tout de même l’emploi du joint élastique.
- Le joint Zodel (fig. 14) remplit ce but, il
- est simple et peu coûteux. Il est formé de deux pièces coniques dont les bords sont
- relevés, et contenues l'une à l’intérieur de l'autre. Sur ces bords sont pratiquées des fentes à arêtesarrondies entre lesquelles on passe une bande de coton sans fin. Il fonctionne, comme les joints élastiques d’ailleurs, même lorsque les axes ne sont pas parfaitement cen-
- Fig. 14. — Joint Zodel.
- très ; de plus il isole électriquement le moteur et la dynamo.
- Telles sont les lignes principales de la partie hydraulique du projet de M. Sartori ; dans un prochain article, nous décrirons la partie électrique.
- (A suivre.)
- Giuseppe Giovaninelli.
- LE CONCOURS DE VOITURES DE PLACE AUTOMOBILES
- La publication du rapport de M. G. Forestier, président de la Commission du Concours de voitures de place automobiles organisé par l’Automobile Club de France, remet le sujet d’actualité. Nous en profiterons pour compléter les renseignements donnés dans
- deux articles publiés antérieurement dans ce journal (').
- (') L’Eclairage Électrique, t. XV, p. 494, 18 juin 1898, et t. XVI, p. 60, 9 juillet 1.898. Voir également t. XVI, p. 27, 140, 188 et 453, 2, 23, 30 juillet et 10 septembre les des-
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- Il peut sembler que ceux-ci sont suffisants et qu’il soit inutile d’allonger la liste des nombreux tableaux donnés par M. Blondin dans son dernier article. Nous ne le pensons pas.
- Quand un procédé, de traction ou de toute autre nature, a la prétention de-se substituer à un autre, le point capital à envisager est la dépense qu’il occasionne. Les avantages du nouveau procédé par rapport aux anciens ne sont que secondaires et n’en permettent l’application que dans des cas particuliers s’ils sont obtenus au moyen d’une augmentation de dépense. Or sur ce point les renseignements faisaient défaut jusqu’ici pour les automobiles électriques. Les constructeurs indiquaient bien les consommations d’énergie relevées par eux pour un parcours donné, mais, outre que ce parcours était généralement restreint, les conditions dans lesquelles il avait été effectué restaient le plus souvent inconnues. Le rapport de M. Forestier, au contraire nous fournit des chiffres de consommation relevés, avec une absolue impartialité, dans des conditions très variées et parfaitement déterminées qui permettent de calculer les consommations dans toutes les conditions que l’on peut rencontrer. Il importe donc de les signaler.
- D’un autre côté l’automobilisme électrique n’en est encore qu’à ses débuts et nous dirions que les véhicules présentés au Concours n'étaient que des voitures d’essai, si cette qualification ne semblait indiquer l’absence d’essais antérieurs prolongés, ce qui n’est pas le cas pour au moins deux des concurrents, M. Janteaud et M. Krieger, qui depuis plusieurs années s’occupent de la question. Dans ces conditions les résultats du Concours devaient nécessairement fournir des indications utiles pour l’avenir. M. Forestier les donne
- criptions des automobiles électriques des systèmes de la Compagnie française des voitures électromobiles, Mildé-Mondos, O. Patin, Bouquet-Garcin-Schivre.
- . Cette série de descriptions des voitures exposées à l’expo-
- tion des voitures automobiles américaines et anglaises.
- dans son rapport; il est utile de les faire connaître.
- Enfin la question peut être envisagée d’un troisième point de vue : quels inconvénients les véhicules à traction mécanique offrent-ils pour les autres véhicules, pour les piétons, en un mot pour la circulation publique ? Le Concours ne donne évidemment pas à ce sujet tous les éléments nécessaires à une discussion complète ; néanmoins le fait que 14 voitures ont circulé ensemble, à grande allure, pendant neuf jours, dans les rues les plus fréquentées et les plus accidentées de Paris, est encore unique, et les renseignements qu’il fournit, si incomplets qu’ils soient, sont intéressants. Le rapport de M. Forestier les indique.
- Nous suivrons donc le rapporteur dans l’examen de ces trois côtés de la question : le prix de revient, les ameliorations qui paraissent devoii” être apportées aux automobiles électriques, les mesures à adopter pour sauvegarder les intérêts des tiers.
- I. Le prix de revient de la journée d’un fiacre
- M. Blondin a indiqué dans ses grandes lignes (t. XVI, p. 70), d’après la communication faite par M. Forestier à la Société des ingénieurs civils, comment ce prix de revient pouvait être déduit des résultats du Concours Le rapport donne beaucoup plus de détails sur ce sujet ; nous en extrayons les considérations générales (*) qui le concernent, indispensables pour se rendre compte de la signification des chiffres donnés plus loin.
- Nature et durée du travail. — « Le programme du Concours porte que les voitures devront pouvoir effectuer chaque jour 60 km en 16 heures, mais que pour la commodité des commissaires, cette distance sera parcourue aussi rapidement que possible.
- » En fait, le parcours a été effectué en
- (•) Voir le Génie Civil, t. XXXIII, p. 280, 3 septembre 1898.
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- trois étapes d’à peu près 20 km chacune, séparées : les deux premières, par un repos d'une demi-heure, les deux dernières par une halte d’une heure consacrée au déjeuner.
- » Les consommations constatées pendant le concours ne correspondent donc pas à la réalité du service des fiacres.
- » Ceux-ci, en effet, ne travaillent que quelques heures effectives sur les 16 heures qu’ils passent sur la voie publique.
- » D’après les renseignements recueillis aux sources les plus autorisées.
- La durée de sortie de la voiture
- est de...................... 16 heures
- I.e nombre de kilomètres parcourus est de..................63 km
- Le travail s’effectue en.......10 chargeai.
- La durée moyenne d’un chargement à la course est de. ... 20 minutes
- La durée moyenne d’un charge-
- Lcs 10 chargements par jour se divisent en :
- 6 chargements à l'heure.
- Les 16 heures de travail se répartissent en :
- 1 h. 20 pour 4 courses de 20 m. en moyenne ;
- 7 heures pour 6chargements àl’heure de ih. 10 en moyenne ;
- 5 h. to en maraude ;
- 2 h. 30 pour repas.
- La vitesse du travail est, à la course, de 4 m par _i-4ero-, soit 15 km à l'heure;
- La vitesse du travail est, à l’heure, de û m par 1 km. soit 10 km à l’heure ;
- La vitesse du travail est, en maraude, de 15 m par 1 km, soit 4 km. à l’heure.
- Le parcours en kilomètres est, en nombre rond, de 65 km ainsi répartis :
- 20 km pour 4 courses;
- 25 •> pour 6 chargements à l’heure;
- 20 » en maraude.
- Au point de vue de la vitesse, le travail a donc lieu de la manière suivante :
- 30 km à la vitesse de 15 km à l'heure ;
- 35 » de 10 »
- 20 » de 4
- Le travail à 15 km à l’heure représente 30,76 p. 100 du travail total ;
- L.e travail à 10 km à l'heure représente 37,53 p. 100 du travail total ;
- Le travail à 4 km à l’heure représente 31,69 p. 100 du travail total
- » Un des plus grands avantages que la traction mécanique offrira aux Sociétés de voitures de place sera certainement de leur permettre de reporter leurs remisages ou dépôts en dehors de l’enceinte de Paris, où les terrains sont beaucoup moins chers et où les droits d’octroi sont moins élevés.
- » Dès lors, les courses improductives paraîtraient devoir être augmentées de 2,5 km le matin et de 2,5 km le soir; mais le relayage sera supprimé : dès lors le trajet total restera probablement le même.
- » D’un autre côté, avec le système des petites courses à 0,60 fr et 0,80 fr, il y a lieu d’espérer que le temps des voiture automobiles sera mieux utilisé, c’est-à-dire que leur conducteur aura moins d’allées et venues à faire qu’à la recherche du client à 1,50 fr.
- « Nous admettrons donc que le travail se répartira de la manière suivante :
- 45 km à l'allure de service ou de 15 km à l'heure
- 5 km à l’allure de service ou de to km à l’heure en moyenne ;
- 20 km à l’allure de maraude de 6 ktn(') à l’heure en moyenne.
- » Pour les moteurs électriques, cette hypothèse suffit pour déterminer leur consommation d’énergie, puisque cette consommation est nulle pendant les arrêts.
- j> Pour les moteurs à essence, il faut encore faire une autre supposition.
- » En effet, s’il est certain que les brûleurs ne devront jamais être éteints, sauf pendant la durée des repas, on est moins fixé sur ce qui se passera en pratique pour le moteur. Devra-t-il marcher à vide, ou devra-t-il être arrêté lorsque le fiacre sera en station ?
- » Avec les habitudes actuelles des fiacres, il faudra toujours que la voiture avance en même temps que celle qui la précède. S’il veut éviter les récriminations des autres cochers peu bienveillants pour l’automobile, le conducteur d’un pareil fiacre devra ou
- (l) « Nous expliquerons plus loin pourquoi nous augmentons la vitesse de la maraude ».
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- conserver son moteur en marche lorsqu’il sera en station, ou se résigner à pousser sa voiture à bras.
- » Par suite, nous pensons que pour calculer le prix de revient de la journée d’un fiacre automobile à essence, il faut admettre :
- a in Que les brûleurs resteront allumés('), sinon pendant les 16 heures de présence sur la voie publique, de 8 heures du matin à minuit, au moins pendant 13 heures et demie déduction faite des repas du conducteur;
- » 20 Que le moteur marchera à vide au moins la moitié du temps qu’il restera en station, et que sa consommation en maraude (5), au pas sera sensiblement la meme
- (') « Pour le fiacre à essence, l'allumage électrique semble devoir s’imposer. »
- 15} « Ou trouvera peut-être étonnant que, dans nos calculs, nous donnions une estampille en quelque sorte officielle à la « maraude ». Tout le monde, eu effet, proteste généralement contre elle lorsqu'il fait beau; mais, de même que, bien portant, l'on se rit des médecins, qu’on s’empresse d’envoyer chercher dès qu’on se croit malade, de même lorsqu’une pluie d’orage force à se réfugier sous une porte cochère, on est bien heureux de penser que tous les fiacres ne sont pas arrêtés à une station lointaine, et qu'on pourra héler un « maraudeur » au passage.
- » La maraude 11e disparaîtra pas, quelles que soient les plaintes des piétons et des automobilistes, parce qu’elle est aussi necessaire au public qu’utile aux cochers.
- > Autrefois, les voitures de place étant exploitées en régie, les cochers devaient, pour permettre le contrôle des propriétaires des fiacres, se rabattre sur une station dès qu’ils ne travaillaient plus. Ceux qui, entre deux chargements dûment enregistrés par les surveillants des stations, pouvaient effectuer une course dout ils empochaient le prix, commettaient un délit; de là le nom de « maraudeur » donné à celui qui, au Heu de rabattre sur la station la plus proche, cherchait à racoler un client au passage.
- » Aujourd’hui, le cocher loue sa voiture à tant la journée et travaille pour son compte. 11 commence et finit son travail comme bon lui semble; il l’exécute sans surveillance. Par suite, il dépend de son activité à rechercher le client que sou travail soit plus ou moins fructueux.
- * H tombe sous le sens que l’on ne peut astreindre à une même réglementation le cocher qui se résigne à attendre nonchalamment que le client vienne le réclamer, par hasard, à une station plus ou moins déserte, et le cocher actif et vigilant qui désire, comme tout bon commerçant, aller offrir sa marchandise là où il espère rencontrer le client.
- « Cependant, si la maraude est licite et même nécessaire, il faut bien toutefois reconnaître qu’elle est une des causes les plus sérieuses d'encombrement des voies fréquentées de 1 intérieur de Paris.
- » A cet égard, ij y a lieuffe se demander s'il ne serait pas
- que marchant à vide, soit pendant 5 heures ;
- » 3'* 1 Qu’il sera éteint 2 heures et demie, pendant le déjeuner et le dîner du conducteur ;
- » 40 Que le moteur marchera à pleine consommation durant 8 h. 40 m, c’est-à-dire pendant le temps nécessaire à effectuer :
- 45 km à l’allure de 15 km à l’heure, en quatre courses de 20 minutes en moyenne, et en 7 heures utilisées par des clients pour faire des visites d’affaires ou de société avec arrêts plus ou moins prolongés, soit pendant 8 h. 20 minutes.
- 5 km pour se rendre du dépôt au lieu de travail et vice versa, soit pendant 20 minutes.
- >< I)e même, pour calculer le prix de revient de la journée d’un fiacre électrique, nous admettrons :
- ia Que le moteur marchera à pleine consommation-pendant le temps nécessaire à effectuer 45 km en quatre courses de 20 minutes en moyenne et en 7 heures de chargements, soit pendant 8 h. 20 minutes;
- 20 Que le moteur marchera à la consommation correspondant à la vitesse de 6 km pendant 5 h. 10 minutes, à la recherche des clients, dans les endroits fréquentés;
- 3U Que le moteur marchera à la vitesse de 10 km pour se rendre du dépôt au centre de scs opérations le matin et vise versa le soir, en effectuant 5 km ;
- 4° Que le moteur restera inutilisé le reste du temps.
- » Nous avions d’abord pensé n’avoir a nous occuper que du prix de revient de la journée de fiacre, puisque actuellement le plus grand nombre des voitüres sont louées à la journée aux cochers et que le tarif, c’est-à-
- possible d'arriver à la supprimer sur les voies où, comme sur les grands boulevards, les stations sont assc.z rapprochées pour enlever toute utilité aux fiacres en quête de clients.
- » 11 semble en tout cas, qu’il devrait être interdit aux fiacres en maraude de marcher deux ou trois de front à une allure qui entrave la circulation des voitures allant dans le même sens ; il conviendrait surtout de les empêcher de tourbillonner dans les carrefours, où leurs crochets imprévus constituent le plus grand danger pour les piétons aussi bien que pour les autres véhicules. »
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- dire la recette, reste le même quel que soit le nombre des voyageurs dans certaines limites.
- » Cependant, comme on nous fait remarquer qu’il est de plus en plus question des petites courses au-dessous du tarif, il nous a paru bon de faire ressortir le prix de revient de la voiture-kilomètre.
- » Du reste, ce prix se déduira facilement du précédent en le divisant par le nombre de kilomètres (45) supposes devoir être effectivement utilisés.
- « Nous ferons également ressortir le prix de revient du kilomètre en sus, c’est-à-dire du kilomètre pour lequel, admettant que tous les frais généraux sont payés par les chargements déjà effectués, on n’a à compter que la dépense afférente à l’énergie consommée.
- Consommation d’énergie. — « Les éléments nécessaires au calcul de la consommation réelle de l’énergie dans les conditions pratiques que nous venons de faire connaître, résultent des constatations suivantes, faites pendant le Concours :
- » i° Essence. — Le matin, avant le départ du coupé n° 12, on constatait le niveau de l’essence dans le réservoir placé sous le siège du conducteur.
- » A la rentrée à l’usine, le commissaire notait la quantité d’essence qu’il fallait verser dans le réservoir pour obtenir le niveau constaté avant le départ. On avait ainsi la consommation du moteur pendant le service en pleine vitesse, car, pendant les deux haltes, le moteur était éteint.
- » Pour déterminer la quantité d’essence consommée par les brûleurs, dont le réservoir était distinct, on a, le 8 juin, procédé à un essai de deux heures à l’usine. On a ainsi constaté ce que les brûleurs consommaient en une heure.
- » Le même jour, on a également fait marcher le moteur à vide pendant deux heures. Sa consommation, soigneusement notée par M. le commissaire Bardy, a permis de constater ce qu’il faudrait compter pour la dépense de la marche à vide en station.
- » 2° Electricité. — Outre les relevés fort intéressants de l’énergie consommée pendant les essais, à differentes vitesses en palier et en rampe, par la lecture des ampèremètres et des voltmètres dont chaque voiture du concours était munie, il a été tenu tous les jours à l’usine un compte très exact de loncr-gie électrique fournie à chaque voiture pour compenser ce qu’elle avait dépensé dans la journée.
- n Evidemment ces consommations journalières prises isolément n’ont pas grande signification.
- » En effet, on ne connaissait pas la quantité totale d’énergie électrique contenue dans les accumulateurs de chaque voiture à son arrivée au concours.
- » D’un autre côté, diverses causes ont empêché, à certains jours, quelques concurrents de restituer exactement chaque soir aux accumulateurs la quantité d’énergie con-
- » Seule la somme de toutes les quantités fournies peut donner un renseignement sérieux; mais à la condition cependant que chaque journée ait été consacrée à des épreuves à peu près identiques. Or, il n’en a pas été ainsi tous les jours.
- » Les ier et 11 juin, les parcours n’ont en rien ressemblé a ceux des jours intermédiaires. D’un autre côté, le 10 juin, certains véhicules ont procédé à des expériences dites d’épuisement, pour établir le nombre total de kilomètres que permettait d’effectuer à la rigueur l’énergie totale emmagasinée dans leurs accumulateurs. Quelques-uns sont rentrés tellement tard à l’usine qu’ils n’ont pu certainement restituer entièrement à leurs accumulateurs toute l'énergie consommée dans ccs expériences ;').
- pur ]es personnes qui attachent surtotitdc l’importance à la voiture électrique .pour châtelains ou touristes. Quant à
- ves que les concurrents avaient quelque peu perdu de vue le but du Concours, c’est-à-dire les exigences spéciales du service des voitures de place automobiles dans Paris. »
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- » Dans ces conditions, nous estimons que pour retirer des constatations faites à l’usine une notion précise de la consommation en énergie électrique des divers véhicules, il ne faut considérer que les quantités d’énergie fournie les 2, 3,4, 5, 6, 7, 8 et 9.juin.
- » Elles nous permettront de déterminer la consommation moyenne de chaque voiture-kilomètre correspondant à la vitesse de service, de même la consommation de la,voiture-kilo-mètre en sus. Les cléments necessaires au calcul de la consommation d’énergie pendant la maraude et pendant les allées et venues du dépôt au centre de travail et vice versa, nous seront donnés par les constatations faites par les commissaires pendant les essais k différentes vitesses en palier.
- » Toutefois le calcul de la consommation d’énergie correspondant à ces particularités du service des fiacres exige une certaine hypothèse que voici :
- » Nous avons : d’une part, la quantité d’électricité fournie à l’usine par voiture-kilo-mètre; de l’autre la quantité d’électricité consommée en palier par voiture-kilomètre d’après les relevés des ampèremètres et voltmètres par les commissaires pendant les essais.
- *» Nous remarquerons de suite qu’il existe entre ces deux quantités un rapport qui est variable pour chaque voiture. Il dépend évidemment du rendement des accumulateurs f1) et celui du moteur, mais aussi de la manière dont le conducteur a su manœuvrer son com-binateur, de façon à éviter les démarrages inutiles, ou imprimer à son véhicule la vitesse qui correspondait au maximum de rendement d’après les déclivités.
- » Pour déduire des consommations constatées aux différentes vitesses, pendant les essais en palier, la fourniture d’énergie élec-
- (*) « Comme tous les accumulateurs provenaient de la même maison, nous avons éliminé cette cause de variatiou en admettant un même rendement (75 p. 100) pour toutes les voitures et alors tious avons obtenu de nouveaux rapports entre l’énergie consommée par chaque voiture-kilo
- trique correspondant h ces mêmes vitesses en service, nous avons admis qu’il suffirait de multiplier les premières par le rapport trouvé ci-dessus.
- » Pour une évaluation approximative de la dépense d’énergie en maraude et l’allure lente de la voiture regagnant son dépôt, nous croyons que cette supposition est admissible.
- Entretien. — « La consommation d’énergie et la conduite de la voiture automobile ne sont pas les seules dépenses dont nous avons à tenir compte. Le prix de revient de la journée comprend aussi l’entretien des pneumatiques et du moteur, des accumulateurs et du véhicule proprement dit.
- » Les pneumatiques nous paraissent indispensables à la voiture automobile, que son moteur soit à essence ou électrique, non pour le confortable du voyageur('),mais poulie bon fonctionnement et la conservation du moteur et des accumulateurs.
- » Dans l’état actuel, on ne peut guère compter moins de 2 francs par jour de service pour leur entretien (s).
- » Pour les moteurs, il y a lieu de distinguer entre ceux à essence, c’est-à-dire à mouvement alternatif par explosion, et ceux électriques, c’est-à-dire à mouvement rotatif à peu près uniforme.
- » Dans les premiers, tous les organes fatiguent évidemment beaucoup plus que dans les seconds.
- » Pour tous, les renseignements précis manquent au sujet des dépenses journalières qu’entraîne leur entretien normal, c’est-à-dire le remplacement des pièces usées par le jeu régulier des organes.
- (l) * Autrement nous devrions en faire intervenir la dépense d'entretien dans le prix de revient de la journée du fiacre à traction animale. »
- n’adoptant des pneus que pour les roues motrices et en employant des pleins pour les autres roues. Un concurrent avait adopté cette solution pour une de ses voitures. Les
- sujet des dérapages possibles de cette voiture, suffisent pour
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- » A prendre à la lettre les chiffres indiqués dans le compte rendu des essais des voitures de livraison, à essence, des grands magasins du Louvre et du Printemps, ces dépenses seraient très élevées; mais si on remarque qu’elles comprennent des transformations exigées par le service des Mines, on arrive à espérer qu’après quelque temps de service, elles ne dépasseront pas 3 francs par jour.
- » Pour les moteurs électriques, nous ne croyons pas que la dépense puisse s’élever au tiers de la précédente, soit 1 fr par jour. Voici pourquoi :
- » On connaît aujourd’hui, avec assez d’approximation, la dépense d’entretien des moteurs électriques pour tramways. Elle est d’environ 20 p. xoo de leur prix d’achat.
- « Or, le moteur électrique d’un fiacre, avec toutes ses transmissions, ne coûtera pas îooofr lorsqu’on le construira industriellement par centaines à la fois.
- » La dépense d’entretien, d’après la proportion des tramways, serait donc de 200 fr par an.
- » Nouslaporteronscepcndant à 365 fr, pour tenir compte de ce que,* malgré les pneus, les trépidations seront toujours plus fortes sur les fiacres, et aussi de ce que, pendant au moins les premiers temps, le moteur coûtera certainement plus de 1 000 fr.
- » Four les fiacres à moteur électrique, il faut en outre tenir compte de l’entretien des accumulateurs, qui comprend le renouvellement progressif des plaques fatiguées. Il varie avec leur mode de confection et les variations de régime en service.
- » L’expérience des tramways électriques qui, dans l’intérieur de Paris où le conducteur aérien est interdit, sont obligés d’utiliser les accumulateurs, est aujourd’hui assez longue pour qu’on soit à peu près fixé sur le prix de leur entretien: mais ces accumulateurs à base de plomb sont trop lourds pour être adoptés sur les fiacres.
- » Pour ceux-ci, où la rapidité déchargé n est pas indispensable, il faut des accumulateurs à grande capacité, sous un.poids rela-
- tivement faible. Jusqu’à ce jour, les accumulateurs à oxyde rapporté jouissent seuls de cette propriété.
- » L’expérience ne s’est pas encore prononcée, et nul ne peut dire exactement ce que coûtera l’entretien de pareils accumulateurs, en service sur des voitures de place, dans une ville comme Paris.
- On a cité le prix de 2,5ofr alloué pour l’entretien des accumulateurs des fiacres électriques à Londres ; mais, outre que ces accumulateurs sont un peu lourds et ne semblent pas avoir une capacité suffisante, on prétend que la Compagnie contractante est loin de trouver ce prix rémunérateur pour elle.
- » Nous basant sur des propositions sérieuses faites à divers concurrents, nous compterons 4 fr par charge et pour un poids d’accumulateurs (genre Fulmen) de 450 kg.
- Dépenses diverses. — » Evidemment, toutes ces dépenses ne représentent pas les charges journalières d’un fiacre en service dans Paris.
- » Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à se reporter au rapport que chaque année le Conseil d’administration de la Compagnie générale des voitures à Paris remet à ses actionnaires.
- » On y voit qu’actuellement le prix de revient de la journée d’un fiacre à traction animale peut, après modification de certains chiffres à raison des conditions spéciales, à cette Compagnie, être fixé à :
- Dépenses d’administration et diverses.......................... 0,82 fr
- Accidents et avaries.......... 0,34-
- Loyer des dépôts et entretien des
- bâtiments...................... 1,02 »
- Personnel : palefreniers, laveurs,
- Taxes et impôts.................. 2,42 »
- Cavalerie........................ 5,68 »
- Matériel......................... 2,67 »
- Total..................19,26 fr p)
- T)Dans un précédent article, t.XVI,p. yo.M.Blomlin indiquait un total de 19,37 fr* La différence de 11 centimes
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- » Les dépenses d’administration et diverses ne semblent pas pouvoir varier avec la transformation de la traction.
- » De même pour les accidents et avaries, malgré ce que quelques personnes peuvent appréhender d’apres tout le bruit fait en ce moment au sujet des prétendus dangers de l’automobilisme.
- » Au contraire, le loyer des dépôts 0,89 fr et l'entretien des bâtiments 0,13 fr, soit en
- tout 1,02 fr, subiront une certaine diminution.
- « Non seulement, même en y comprenant l’usine électrique et les halls de charge des accumulateurs, la voiture automobile occupera beaucoup moins de place que la voiture à traction animale, avec ses trois chevaux et demi et les approvisionnements correspondants, mais, de plus, les dépôts pourront être reportés en dehors de Paris, où les terrains ont une valeur bien moindre.
- » Ün ne saurait non plus comparer l’entretien d’une écurie et de ses annexes à celui de simples halls de remisage des voitures et de charge des accumulateurs.
- » Nous compterons, de ce chef, une économie de 0,51 fr.
- » Les frais de personnel semblent devoir diminuer, car les 0,94 fr comprennent 0,42 fr pour les palefreniers et 0,34 pour les laveurs (*).
- provient de ce que la dépense relative à ia cavalerie était évaluée à 5.79 fr au lieu de 5,68, la déduction de la recette dço,u fr provenant de la vente des fumiers, et dont il est question plus loin, n'ayant pas été faite.
- (’ <t Avec des accumulateurs facilement amovibles, le
- coûteux que celui d’un fiacre actuel. ? ?
- Quant aux palefreniers, ils disparaîtront et seront rem-
- » Pour les taxes et impôts, il y a lieu d’espérer une diminution tout au moins sur les droits d’octroi et de douane, qui entrent pour 1,07 fr dans le total de 2,42 fr. On peut craindre, il est vrai, que la Ville de Paris n’augmente le droit de stationnement pour rattraper ce qu’elle perdra sur l’octroi. Cependant la traction mécanique diminuera certainement les frais d’entretien de ses chaussées, les frais de balayage des stations, etc.
- » Les 5,68 fr (') de cavalerie correspondant
- placés par des ouvriers préposés â la charge ou à l’entretien des accumulateurs. Leur salaire rentrera dès lors dans le prix de revient de l’énergie consommée. »
- O* La dépense réelle est de 5,79 fr, mais il y a lieu d’en déduire la recette de 0,11 fr provenant de la vente des fumiers »
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- à trois chevaux et demi par numéro de fiacre, disparaissent, mais iis sont remplacés par la consommation d’énergie et l’entretien des accumulateurs.
- » Les 2,67 fr du matériel serontnotablement augmentés, car, à l’entretien de la caisse et des roues, compté 2 fr, viendront s’ajouter l’entretien des pneumatiques, soit 2 fr, et celui du moteur et de ses transmissions, pour
- lesquels nous compterons : 3 fr avec le moteur à essence et 1,50 fr avec le moteur électrique (J). »
- Calcul du prix de revient.'—« En résumé, nous estimons qu’on peut établir comme suit le prix de revient d’un fiacreà traction mécanique (essence et électricité) comparativement avec celui d’un fiacre a traction animale :
- CHEVAL ESSENCE ÉLECTRICITÉ
- Dépenses d’administration et diverses. . . . Accidents et avaries Taxes et impôts I.Over des dépôts Entretien des bâtiments . , î Cochers o,S2 [ 0.34 3.58 s-37 ) 0.3. o-94 0,82 0.34 2 0,30 5.37 o.3l 3.16 0.30 0.82 o,34 0,51 5-37 3,16
- Personnel. ) 571 5.8t
- ( Véhicule Matériel . I Pneus . . .... - .
- ( Moteur et transmission . . . . ; 3
- Entretien des accumulateurs Énergie 1 13.58 S.6S | 5.68 > !•) » 0 14,48
- H A dM.rmln,,- d'..prra le. ri.uiuti du Condor.,
- » Si les constatations du concours nous permettent de déterminer, au moins approximativement, la quantitéd’énergieconsommée par journée de voiture ou par voiture-kilo-mètre, les conditions toutes spéciales dans lesquelles a fonctionné l’usine provisoire, ne peuvent nous fournir aucun renseignement sur le prix de revient de cette énergie.
- » Heureusement, pour cette question, les documents abondent.
- » Nous adopterons le prix de 0,12 fr pour le kilowatt-heure fourni auxbornes des accumulateurs que la Compagnie générale des voitures à Paris espère obtenir dans l’usine qu’elle va établir pour la mise en service de 1000 fiacres électriques (‘).
- ll « Nous avons sous les yeux le tarif proposé à la ville de Brive pour la fourniture d’énergie électrique. Les prix en sont notablement inférieurs à celui sur lequel nous tablons. »
- » Ce prix de revient, notablement inférieur à celui auquel les divers secteurs livrent l’électricité, même aux tramways, ne pourra être obtenu que si chaque voiture dispose d’assez de batteries d’accumulateurs pour que l’une soit en service, pendant que les autres seront disponibles pour être chargées dans les conditions de constance et de continuité de production d’électricité qui seules assure ront la marche économique de l’usine.
- » Cette dd'nière considération corrobore donc ce que nous avons dit sur l’absolue nécessité d’avoir, au point de vue du lavage de la voiture, des accumulateurs facilement et économiquement amovibles. »
- {>) * Peut-être eût-il été plus rationnel de mettre l'entretien du moteur et de la transmission avec la dépense d’éuer-’gie et l’entretien des accumulateurs en regard de la dépense
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- t'1 Octobre 1898.
- Prix de revient de la voiture Peugeot. — Les essais de consommations faits sur le fiacre n° 12 (fig. x) ont fourni les résultats
- suivants :
- i° Consommation en essence :
- En deux heures, les brûleurs ont
- consommé................... 0,400 litre
- Soit en une heure ....... 0,200 »
- En deux heures, le moteur marchant à vide, a consommé. . . 2,900 >
- Soit en une heure........... 1,450 »
- Legjuin, pour faire l'itinéraire B
- de6o,ioo km, le moteur ayant été éteinlpendant la halte et le déjeuner, la consommation du
- moteur a été de............16,250
- Soit par voiture-kilomètre, à la vitesse moyenne de 16,a km : h. une consommation de ... . 0,270
- 2° Consommation en huile pour graissage.
- En moyenne pour 60 km .... 0.500 kgr
- Fig. 2. — Coupé Peugeot à essence (n° 12).
- De ces données on déduit, en suivant les indications données plus haut :
- Consommation en essence d'une voiture de place. Moteur et brûleur (45 + 5) 0,2-70 = 13,500 litres Brûleur seul pendant 5 h 5x0,200= 1 »
- Moteur marchant à vide pendant 2 heures et demie 2,5 x 1,450. . 3,625 »
- 18,125 litres
- Par suite, en comptant l’essence à 0,75 fr le litre et l’huile de graissage à 0,90 fr, dans Paris, on a pour le
- Prix de revient de la journée :
- Frais précédemment indiqués . . . 16,38 fr
- Essence 18,123 x 0,57 n=..........10,33 »
- Huile de graissage 0,6 x 0,90 = . . 0,54 »
- 27,25 fr
- On en conclut
- Prix de revient du kilomètre utile .-
- 27,25 : 45 = 0.605 fr Prix de revient du kilomètre en sus :
- Insignifiant
- • Le prix de revient de la journée du fiacre à essence est donc considérablement plus élevé que celui du fiacre à chevaux.
- Prix de revient des fiacres électriques. — Dans son rapport, M. Forestier établit ce prix pour le fiacre Jenatzyn0 13 (fig. 2), le cab Jeanteaud n° 25 (fig. 3), Je JandauJet du même constructeur n° 25 (fig. 4, les coupé, Victoria et coupé à galerie Krieger n°s 1, 3 et 16 (fig. 5, 6 et 7(.
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- Prix de revient de la voiture-journée
- VOITURES JENATZY JEANTAUD KRIEÜER
- N° 13 N° 25 N' 23 IR 1 Np 3 N" 16
- Kw : h fournis pendant les essais du 2 au 9 juin ,06. 80.59 97,32 84, 62 90,49 89,25
- Kilomètres parcourus 479,8° 479,80 4-9,80 479.8 47*h 4 479,8
- Watts-heure fournis par voiture-km (a) Watts-heure par voiture-km fournis par les accumulateurs 221 167,80 202,80 I76 .89 186
- dans l’hypothèse d’un rendement de 0.75 Watts-heure consommes en palier par voiturc-km pour 165,75 125,85 152,10 1.3° 132,0 i.39,5
- une vitesse aussi rapprochée que possible de la vitesse
- 132.7 86 20 123,4 122,8 126,7 n
- Rapport des deux nombres précédents 1.24 I.1U 1,05 i,oS 1,10
- Consommation par voiture-km du départ au lieu de travail I34.5X !,24 70,5X 1.34 157,4X1,10 123,4X1,05 122,8 X 1,08 114x1,10
- et vice versa (b) = l66.78 = 91-47 =173-*4 = 129,57 — 132,62 = 125,4
- Consommation par voiture-km en maraude ic) 154.5X 1,24C 69.51 X 1,54 =: 166,78 = 93,13 i57,4Xi,i« 12.3,4.x 1,05 109X1,08 = 117.72 — 125,4
- Fourniture d’énergie par voiture-km pour aller du dépôt au
- lieu de travail et vice versa (d — b : 0,75) j 76,8 167.2
- Fourniture d’énergie par voiture-km en maraude(a=c ; 0,75b 221.4 124 227,42 172.76 rS6,y 167,2
- Fourniture d'énergie pour un parcours de 45 km (/= « X451. Fourniture d’énergie pour aller du dépôt au lieu de travail 9 945 7 55i 9,26. 7 9» 8505 8370
- et vjce versa ig —dx $) 1 107 630 1 137 • 86s 884 836
- Fourniture d'énergie pour la maraude (h — ex 15) 3 321 1 860 3 2 5 q 5 2 345 2 514
- Fourniture totale pour une voilure-journée (1 =/+ g -r h) • Dépense pour la fourniture d’énergie ij = i x 0,00012) . . . Dépense de graissage ik) M 373 1.25 13664. 1,64 0,09 1 / 38 0 i,36 0,09 0,09 "7C,42
- Dépense d’entretien des accumulateurs [l) 4 4 4’ 9
- Frais généraux et faux frais (m) 14.48 • 14,48 14,48 14,48 14,48 14,48
- Prix de revient de la journée ( n — k -j- / + tn) 20,29 19; 82 20.21 >9,9.7 JQ >98 >9,9*
- Prix du kilomètre utile (h : 45) o,45 0,44 o,45 0.44 0.44 0,44
- Prix du kilomètre en sus {a xo,00012) 0,026 0,021 o,„24 0,021 0,022 0,022
- „c,t „„ „ Ii4s, pour t, la Commissio a adopté ,44.
- (,) Approximation.
- L’ÉOLAl RAGE ÉLECTRIQUE
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- l'i Octobre 1898.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Les consommations d’énergie électrique mesurées à l’usine, aux bornes des batteries, pendant les journées du 2 au 10 juin, ont été indiquées dans le tableau VIII de la page 68 du précédent article.
- En divisant la consommation totale par le nombre de kilomètres parcourus, on a une des données nécessaires au calcul du prix de revient : le nombre de watts-heure fournis par voiture kilomètre chargée. Toutefois,
- comme pour les raisons indiquées plus haut, M. Forestier n’a pas considéré les consommations relevées le 10 juin, le nombre adopté dans les calculs diffère un peu du précédent; il a été indiqué pour chacune des voitures à la troisième ligne du tableau ci-joint.
- Le rendement des accumulateurs étant considéré comme étant égal à 0,75 pour toutes les batteries, le produit du nombre précédent par 0,75 donne le nombre dewatts-
- Fig. 3. Coupe Jénatzy (a0 13).
- heure consommés en moyenne par voiture-kilomètre.
- Les essais de consommation en palier du 11 juin, dont les résultats sont donnés par le tableau IV du précédent article, donnent le nombre de watts-heure consommés en palier par voiture kilomètre et à une vitesse rapprochant de la vitesse moyenne pendant le parcours des itinéraires du cours. Le rapport P du nombre précédent a de celui-ci, nécessaire au calcul de la consommation journalière d’une voiture, est alors connu ; il est indiqué dans le tableau.
- Les lignes suivantes du tableau donnent les résultats partiels du calcul fait d’après ces données; les dernières indiquent les prix de
- j revient de la journée, du kilomètre utile et 1 du kilomètre en sus, l’énergie étant comptée I à 0,15 fr le kilowatt-heure (1).
- iie se trouvent pas dans le Rapport de la Commission, ou diffèrent de ceux qui s'y trouvent. Voici les raisons qui nous ont amené à modifier les chiffres d’un document officiel :
- Pour le calcul du prix de revient des voitures Jenatzy et Jeantaud, les divers éléments et données du calcul ont été
- le tableau. Pour le calcul du prix de revient des voitures Kricger la marche a été modifiée. Au lieu de calculer, d’après la consommation par voiture-kilomètre, la quantité d’énergie qu’il faut fournir par voiture-kilomètre aux accumulateurs pour le service utile, le parcours du dépôt au lieu de travail et vice versa et la maraude, et d’additionner les
- courus dans les trois cas, on a calculé la consommation
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. — N° 40
- On voit par les nombres des dernières vient journalier d’un fiacre électrique ne lignes du tableau ci-joint que le prix de re- diffère que par quelques centimes du prix de
- Fig. 4. — Cab Jeatitaud
- iS).
- mx bornes par voiture-vitesse moyenne de 13
- s-heure fournis par les accumulateurs
- Watts-heure consommés par voiture-kilomètre pendant les essais en palier à une vitesse aussi rapprochée que possible de la vitesse moyenne sur les itinéraires..........
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- 1er Octobre 1898.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Prix de revient. — Consommation d’énergie par voiture~kilometre
- : courant
- Fourniture d'énergie par voilure-journée
- CO- - VICTOR,A „• 3
- Du dépôt au lieu de travail et vice versa . . . En maraude i 11 11 h xxx XXX Il 11 II 1 XXX Il II II jj
- Consommation totale par voiture-journ. 10511,3 10933.9 10875
- Coefficient I/o.75 1/0,75
- Fourniture totale par voiture-journce en
- kilowatts-heure. . . . 14.57 14,50
- Prix du kilowatt-heure. °’12 0,12 0,12
- Dépense journalière :
- Fourniture d’énergie électrique 1,68 G 75 i,74
- Graissage 0,09 0,09 0,09
- Total. . . l>77 1,84 1,83
- Prix de revient de la journée. Faux frais et frais généraux Entretien des accumulateurs Graissage Electricité VICTORIA N° 3 COUPÉ N° 16
- 14,48 4 0,09 1,68 14,48 0,09 '1,75 14,48 0,09 1,74
- Total 20.25 20,32 20,31
- Prix de revient du kilomètre utile. } 0,450 0,451 0,450
- (Coefficient 1/45). )
- Prix de revient du kilomètre en sus.
- Énergie fournie en kilowatts-heure 0,176 0,189 0,186
- Prix du kilowatt-heure 0,12 0,12 0,12
- Prix de revient 0,0211 0,0226 0,223
- On remarquera qu’à la première ligne du Ÿ tableau ! par voiture-kilomètre fournis aux accumulateurs) et que dans 3n a pris pour le coupé n° 1, le nombre 176 (watts-heure | le total de la quatrième ligne, ce nombre est considéré
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. — Nu 40.
- revient d'un fiacre à chevaux.le service étant le même dans les deux cas. La concurrence est donc possible entre les deux modes de traction par chevaux et par l’électricité ('). Mais si l’on remarque que le prix de revient du kilomètre parcouru en sus du service ordinaire est insignifiant dans le cas de la traction par l’électricité, l’avantage reste en dernier ressort au fiacre électrique, qui pourra avec une dépense de très peu supé-
- rieure à celle d’un fiacre à chevaux, parcourir un plus grand nombre de kilomètres que ce dernier et par conséquent accomplir un service rémunérateur en effectuant, comme le propose le rapport du jury, les petites courses aux prix réduits de 60 ou de 80 centimes.
- II. Sur QUELQUES ENSEIGNEMENTS DÉDUITS DES RÉSULTATS DU CONCOURS.
- Comme nous le disions au début, les ré-
- FL. ç. — Landaulet Teantaud in°
- sultats du concours de fiacres automobiles ne pouvaient manquer de fournir quelques enseignements utiles pour la construction
- sixième ligne du môme tableau se trouvent trop élevés du tiers des nombres de la première.
- Cette erreur ne modifie d’ailleurs les prix de revient de
- de 1,5 P. ioo environ de ce prix de revient.
- (h Une note du Rapport fait observer que les longueurs des itinéraires admises par la Commission diffèrent quelque peu des longueurs cumulées des profils en long de ces itinéraires dressés par le service de la voie publique de la ville de Paris. Le parcours total, au lieu de 540 km, a été de 560 km. La dépense d'énergie par kilomètre est donc de 7 à 8 p. too moins élevée que celle qui a été adoptée par la Commission dans ses calculs du prix de revient.
- des fiacres futurs. L’épreuve a été de trop courte durée pour que ces enseignements soient complets; néanmoins ils présentent quelque intérêt.
- Moteurs et combinaleurs. — La dépense résultant de la fourniture d’énergie entre pour une part si faible dans le prix de revient de la voiture-journée qu’il semble inutile de chercher à restreindre cette consommation par des perfectionnements apportés aux mo-
- Cette déduction d’un des résultats les plus importants du concours serait absolument erronée.
- C’est qu’en effet la quantité d'énergie élec-
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- trique consommée par le moteur, si faible qu’elle soit actuellement, est, indirectement, extrêmement coûteuse : les accumulateurs qui la fournissent augmentent considérablement le capital de premier établissement: ils grèvent ia dépense journalière, de 4 fr pour leur entretien; enfin, en augmentant le poids total du véhicule (1), ils nécessitent l’emploi de véhicules plus robustes, et par suite plus chers, et accroissent une usure plus rapide des diverses parties de la voiture et en parti-
- culier des pneumatiques dont l’entretien est onéreux.
- Par conséquent toute diminution dans la quantité d’énergie consommée entraînera, contrairement à ce qu’on pourrait penser tout d’abord, une économie sensible.
- Dans quel sens doivent être dirigées les améliorations à apporter aux moteurs pour diminuer leur consommation ?
- Le rapport fait observer que les fiacres ayant pris part au concours permettaient de
- Victoria Krieger ,;n" 3).
- réaliser des vitesses exagérées, admissibles pour une voiture de course, mais incompa-
- Û; Voir t. XV. p. 62, tableau II, les poids totaux des
- leurs accumulateur? F1S ^ aU °nC°“rS ' “ P“ ’ Les nombres de ce tableau montrent que les poids des accumulateurs forment environ les 30 p. too des poids
- ^ On pourrait objecter que les poids d'accumulateurs que
- étaient trop élevés puisque cinq de ces véhicules ont pu. le 10 juin, après avoir accompli l'itinéraire C de 62 km, comportant l’ascension de la Butte Montmartre, effectuer des parcours supplémentaires de 26 à 45 km.
- Le Jury ne partage pas cette manière de voir : h Outre qu il importe, dit le Rapport, qu'une voiture, qu'elle soit
- d’énergie pour pouvoir faire quelques kilomètres de plus qu'il n’est prévu, il est non moins essetitiel que la force
- tibles avec les exigences d’un service public, et que la première amélioration serait de construire des moteurs ayant un maximum de rendement pour les vitesses suivantes (*) :
- 6 km : h pour la maraude,
- 8 km : h en remontant les rampes supérieures à 5 p. 100 qui sont l’exception dans Paris,
- 12 km : h en remontant les rampes com-
- électromotrice des accumulateurs 21e descende pas au-dessous d’un certain nombre de volts, sans quoi la faiblesse de certains éléments peut avoir une influence désastreuse sur la force électromotrice générale de la batterie et, par suite, sur sa capacité en énergie spécifique. »
- (>) Les essais de rendement des moteurs faits le 11 juin ont fourni les résultats indiqués dans le tableau suivant {p. 32).
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- priscs entre 2,5 et 5 p. ïoo ou pour aller du dépôt au lieu de travail,
- 15 km : h en moyenne, dans les rues ordinaires,
- 20 km : h dans les rues larges et peu encombrées. '
- Un second renseignement découlant des résultats du concours est que s’il est avantageux au point de vue du prix de revient de construire un modèle de moteur unique, interchangeable, c’est-à-dire pouvant être monté sur des châssis divers, cette pratique est mauvaise au point de vue du rendement du moteur et, par suite, de la consommation : car les charges sous lesquelles le moteur fonctionne, varient avec les poids des véhicules qu’il doit actionner, et le rendement, satisfaisant pour une certaine vitesse et un certain véhicule, peut être déplorable pour la même vitesse mais avec un autre véhicule. On a en effet constaté que certains moteurs interchangeables des fiacres ayant pris part au concours consomment par voiture-kilomètre plus d’énergie spécifique aux faibles puissances, c’est-à-dire à une faible vitesse en palier,
- du Rapport,
- qu’aux grandes puissances, c’est-à-dire en rampe ou en grande vitesse en palier.
- Enfin une dernière observation est qu’il est désirable que le moteur soit facilement amovible afin qu’en cas d’accident on puisse le remplacer par un moteur semblable et le porter à l’atelier, au lieu d’avoir à effectuer sur place des réparations de fortune.
- Quant au combinateur, il doit permettre de réaliser les différentes vitesses indiquées plus haut sans provoquer par lui-même dans le rhéostat de réglage une perte d’énergie, électrique sensible. Il faut en outre qu’il soit établi de manière à empêcher un conducteur novice d’imprimer au moteur des à-coups désastreux pour les accumulateurs.
- Récupération. — Le combinateur doit-il permettre la récupération dans les pentes ?
- La récupération serait sans doute utile, sinon pour la quantité d’électricité qu’elle permettrait de recueillir, au moins comme moyen des plus efficaces de remonter, par dépolarisation, la force électromotrice, qui tend à baisser après quelque temps d’un régime de décharge trop intense ; mais elle offre des inconvénients sérieux pour la conservation des accumulateurs.
- Sur les trois concurrents, un, M. Jenatzy, a rendu, de parti pris, la récupération impossible dans le véhicule n° 13 sous couleur de simplifier le combinateur, bien qu’il eût pris antérieurement un brevet pour un dispositif de récupération (*) ; un autre, M. Jeantaud, sans la prohiber d’une manière aussi absolue, a conseillé à ses conducteurs de ne pas user de la possibilité d’en faire, que donne son combinateur: enfin, le troisième, M. Krieger, usait fréquemment de la récupération, mais tout au moins un de ses conducteurs, celui du n° 16, en était peu partisan.
- Freinage. — Les concurrents semblent d’accord aujourd’hui sur l’absolue nécessité :
- îçais, n° 274554, i« février 1898.
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- i° D’utiliser le moteur électrique pour obtenir un freinage graduel ;
- 2° D’avoir pour le service normal un frein désembrayant au préalable le moteur et agissant sur la boîte du différentiel aussi bien en arrière qu’en avant ;
- 3° De posséder le moyen de freiner directement les roues arrière, soit dans le cas de rupture de la liaison du diflérentiel et des roues motrices à l’arrière, soit, si les roues
- motrices sont à l’avant, pour empêcher un tête-à-queue.
- Transmission. — Convient-il de commander les roues motrices par un mode de transmission analogue à celui employé sur les véhicules à moteur à vapeur ou à pétrole, ou convient-il d’adopter une transmission directe r
- La première solution était adoptée par les
- divers concurrents sauf un, M. Kricger..Ün pourrait être tenté de faire valoir en su faveur le fait que la consommation d’énergie par voiture-kilomètre a été moindre pour quelques-uns des véhicules où elle était adoptée, que pour les voitures Krieger. Mais la consommation par voiture-kilomètre dépend de tant de facteurs, autres que le rendement de la transmission, qu’il ne nous paraît pas qu’on puisse tirer de ce fait une conclusion.
- Convient-il d’adopter des changements de vitesse mécaniques afin de restreindre les limites de variations de vitesse du moteur ?
- La majorité des concurrents a pensé que les changements de vitesse mécaniques étaient inutiles, et M. Jenatzy, qui avait adopté ce dis-
- positif dans la construction du fiacre qu’il présentait au concours, l’a abandonné dans ses nouvelles voilures.
- Est-il préférable d’avoir les roues motrices à l’avant ou à l’arriérer
- On sait que c’est la dernière solution qui est généralement adoptée. Cependant deux des concurrents ont présenté des véhicules avec avant-train moteur, dans le but d’éviter des tête-à-queue. Pour ces voitures, les dérapages ont été bien moins accentués que pour les autres ; néanmoins l’une d’elles a fait un tête-à-queue complet de 360°.
- L’emploi de l’avant-train moteur ne fait donc pas disparaître les dérapages et les tête-à-queue. Il semble que le mieux serait de
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- diminuer le poids portant sur l’arrière-train et d’augmenter d’autant le poids sur l’avant-train, de manière que la force vive de celui-ci soit assez grande pour surmonter les résistances momentanées, sans que la vitesse des roues avant devienne sensiblement inférieure à celle des roues arrière, cette infériorité de vitesse momentanée des roues avant étant la cause des dérapages.
- Mais si l’avant-train est plus chargé que
- l’arrière-train, le diamètre des roues avant devra être plus grand que celui des roues arrière, et dès lors il conviendrait peut-être, pour la facilité de la manœuvre, de rendre directeur l’essieu d’arrière plutôt que l’essieu d’avant. Toutefois cette modification ne semble pas pouvoir être adoptée pour des fiacres obligés de former aux stations une file serrée, dont, avec les roues directrices à l’arrière, il leur serait peut-être assez difficile de sortir rapidement.
- Enfin une dernière question se pose au sujet de la transmission. Conviendrait-il de
- • disposer l’axe du moteur normalement aux essieux, au lieu de le placer parallèlement aux essieux comme on le fait ordinairement?
- • La première disposition, qui est adoptée quelquefois sur les tramways, présente certains avantages ; mais comme c’est la seconde disposition qui était adoptée pour tous les véhicules du concours, le rapport du jury se borne à appeler l’attention des constructeurs sur cette question.
- Direction. — Dans quelques véhicules la direction s’obtenait au moyen d'une barre franche agissant presque directement sur les
- roues directrices; dans d’autres elle s’obtenait par la manœuvre d’un volant agissant sur les roues par une transmission à vis sans fin à grande démultiplication. Le premier dispositif présente l’avantage d’avoir une action plus rapide, ce qui paraît désirable pour un service de fiacres dans les rues encombrées; d’un autre côté, le second dispositif rend insensibles à la main du conducteur les secousses résultant d'une variation brusque de la vitesse d’une des roues directrices par suite d’une variation du coefficient de roulement, ce qui n’est pas à dédaigner lorsque la durée du service est longue.
- Les deux systèmes ont donc des avantages et des inconvénients et ni l’un ni l’autre ne
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- 1« Octobre 1898.
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- réunit ces deux conditions essentielles de • l’automobilisme : rapidité et sûreté de la direction.
- Roues et bandages. — Les roues doivent-elles être construites en bois avec moyeu métallique comme on les construit ordinairement? Vaut-il mieux adopter des rais et des jantes métalliques? Dans ces cas, les rais doivent-ils être tangents ou radiaux?
- Sur tous ces points, ni la théorie ni l’expérience ne permettent encore d’être affirmatif.
- Les bandages élastiques sont une nécessité de la voiture automobile. Doivent-ils être pleins ou pneumatiques?
- Les premiers coûtent peut être moins cher d’entretien. On les accuse de moins s’opposer aux dérapages.
- Accumulateurs. — Les accumulateurs em-
- Fig. 9. — Victoria de la Compagnie française des électromobiles (n° 1 r}.
- ployés par les divers concurrents étant tous du type Fulmen, le concours de fiacres n’a pu fournir de renseignements comparatifs.
- Il a mis toutefois en évidence la nécessité absolue de renoncer aux bacs en celluloïd, trop susceptibles de se carboniser en émettant des vapeurs asphyxiantes au contact du plomb des connexions fondu par les courts circuits, ou même sous des influences bien obscures.
- Un autre point établi est qu’il est indispensable, pour la commodité du lavage des voitures et la charge des batteries, de placer les accumulateurs dans des caisses facilement amovibles. Ces caisses doivent-elles être suspendues au-dessous de la voiture comme
- dans le fiacre de la Compagnie française des électromobiles (fig. g), ou situées dans des coffres pouvant s’ouvrir latéralement comme dans la plupart des fiacres du concours? La première disposition paraît avantageuse pour la facilité de la manutention : cependant certains constructeurs préfèrent les caisses dé-plaçables par translation horizontale, appréhendant, pour les accumulateurs à oxyde rapporté, les chocs à peu près inévitables avec les déplacements verticaux.
- Les règlements administratifs à intervenir pour assurer la sécurité des autres usagers de
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- la voie publique devront s’inspirer des indications contenues dans le rapport du jury. Ces indications sont relatives aux vitesses qu’il convient de tolérer et aux signaux qu’il convient d’imposer.
- Vitesse. — Au moment où s’effectuait le concours, un récent arrêté de la préfecture de police limitait à 12 km : h la vitesse maximum daais les rues de Paris et à 20 km : h la vitesse sur les routes extra muros. Suivre les prescriptions de l’arrêté c’était ôter au concours sa raison d’être; il devenait impossible d’établir le prix de revient de la voiture-journée dans les conditions d’un service de fiacres à traction animale, la vitesse de ceux-ci étant généralement de 15 km : h en course. M. Forestier a heureusement pu obtenir que le règlement ne fût pas appliqué aux voitures du concours, et les itinéraires purent être accomplis avec une vitesse moyenne d’environ 15 km : h, soit, dans certaines rues, avec une vitesse réelle d’environ 20 km : h.
- L’absence d’accidents pendant le concours prouve que cette vitesse de 20 km : h est parfaitement admissible. Elle est d’ailleurs souvent dépassée par les voitures de grande remise qui cependant ne possèdent pas les puissants moyens de freinage des automobiles.
- Pour s’assurer par lui-même des conséquences d’une pareille allure, M. Forestier a, pendant les neuf jours du concours, accompli les nombreuses courses qu’il avait à faire à travers Paris, avec une voiture à essence dont l’embrayage était presque constamment maintenu à la position correspondant à une vitesse de 18 km : h. A cette allure, même avec les quelques dérapages provoqués par des chaussées trop grasses, il n’a éprouvé et n’a occasionné aucun accident. En revanche, par certains jours trop humides, il a pu voir des chevaux de fiacre, impuissants à retenir des véhicules sans frein, glisser, littéralement assis, sur certaines parties en pente des boulevards.
- La vitesse de 20 km : h paraît donc pouvoir être tolérée sans inconvénients, et dans un projet de réglementation nouvelle de la vitesse des automobiles pour la France entière, la commission nommée à cet effet et dont fait partie M. Forestier, a proposé de limiter la vitesse à 30 km : h en rase campagne et à 20 km : h dans les villes.
- Signaux. — Le règlement impose aux automobiles l’emploi de la trompe. M.Forestier pense que « l’horreur pour l’automobilisme, manifestée par le public, vient uniquement de l’impression nerveuse et désagréable que lui produit le bruit de la trompe ».
- A l’appui de cette assertion il invoque les raisons suivantes :
- « Pour le piéton, un pareil signal implique l’ordre de se ranger au plus vite soit pour laisser la voie libre à quelqu’un de pressé, soit pour se garer d’un autre véhicule dont le conducteur est impuissant à empêcher un accident.
- » L'ordre dé laisser la voie libre, le piéton ne l’admet tout au plus que de la part d’un service public ; la pompe à incendie ou un tramway ; et encore, dans ce dernier cas, ne l’accepte-t-il que parce qu’il sait n’avoir que bien peu à faire ; s’écarter de la voie ferrée.
- » Au contraire, de tout autre, il n’entend recevoir aucun ordre.
- » Encore moins admet-il qu’il ait à se garer pour éviter un accident.
- » Quand un piéton traverse ou longe une chaussée ordinaire, il compte sur la préfecture de police, chargée de veiller à la sécurité, pour imposer aux autres usagers de la voie publique de's prescriptions telles que voitures, cyclistes et camionneurs ne l’atteindront pas. Au fond il a raison : tout ce qu’on peut exiger de lui,c’est qu’il suive, sans crochets imprévus, une direction bien nette. Ceux qui le croisent ou le dépassent n’ont qu’à prendre leurs mesures pour passer à sa gauche, quitte à ralentir pour s’arrêter à temps si un obstacle imprévu leur ferme la route.
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- » Tout au plus consent-il à prêter l’oreille aux bruits qui le renseignent sur l’approche de ce qui arrive derrière lui.
- » La clochette des chevaux des voitures à pneumatiques est excellente ; son tintement périodique, assez faible pour ne pas être assourdissant, quelque nombreux que soient les véhicules astreints à s’en servir, suffisant pour indiquer par l’augmentation de son intensité l’approche du véhicule, doit servir de type à tous les signaux sonores à imposer aux usagers trop silencieux de la voie publique.
- » La trompe, cependant, peut être utile, mais uniquement dans les cas exceptionnels où il est nécessaire de prévenir non pas un piéton ou une voiture qu’on aperçoit, mais un piéton et surtout une voiture qui peut inopinément déboucher à grande vitesse d’une rue transversale dans une rue trop étroite. C’est là le vrai danger; aussi bien, du reste, pour les voitures ordinaires que pour les automobiles.Dans unevoie large comme les Champs-Élysées, le boulevard Saint-Germain, ou
- l’avenue de l’Opéra, nous le répétons, l’automobile à grande allure ne présente pas autant de chances d’accident qu’une voiture de maître. »
- On voit que, comme nous le disions au début, le concours organisé par l’Automobile-Club de France n’a pas été une vainc manifestation. Il a montré qu’actuellement le fiacre électrique peut lutter au point de vue économique avec le fiacre à chevaux. Il a démontré la nécessité de reviser dans un sens plus large de réglementation prise un peu hâtivement a la suite d’accidents occasionnés par quelques automobiles marchant à une allure véritablement exagérée. Enfin, il a procuré aux constructeurs des données fort importantes.
- Ces résultats justifient la décision prise par l’Automobile-Club d’organiser l’an prochain un second concours-.
- J. Reyvat..
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Appareil Siemens et Halske pour la'détermination des propriétés magnétiques des fors, fontes et
- Par Hubert KàtiiP).
- Cet appareil a été étudié et construit en vue d’effectuer rapidement et avec une précision suffisante les déterminations magnétiques qui sont nécessaires pour se rendre compte des qualités des diverses espèces de fer et d’acier employées dans la construction des dynamos, des électro-aimants, des aimants.
- Pour le calcul des dynamos la détermination la plus importante est celle de la courbe d’aimantation initiale (le fer étant primitive-
- C) Analyse, donnée par l’auteur, d’une communication j faite à l’Elektroteclinische Verein le 26 avril 1898 et publiée I dans YElektrotechnische Zeitschrift du 23 juin 1898, p. 411, I
- ment à l’état neutre) qui donne les valeurs de l’induction magnétique cB correspondant aux valeurs croissantes de la force magnétisante ZC et par conséquent la perméabilité.
- du métal. C’est la courbe OAM de la figure x.
- Dans l’application du fer laminé aux machines à courants alternatifs, il est nécessaire de connaître les pertes dues à l’hystérésis. Elles s’obtiennent en traçant la courbe cyclique MRKMjRjKjM, Faire limitée par cette courbe mesurant le travail en ergs
- perdu par cycle.
- Quant aux aciers destinés à la confection des aimants permanents, il faut qu’ils pos-
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- sèdent une aimantation rémanente considérable, c’est-à-dire que les ordonnées des points R et R, soient grandes ; il faut en outre, pour que les aimants aient une grande stabilité magnétique, que l’inclinaison de la tangente en Râla courbe MRKM, soit faible et que la force coercitive, représentée par l'abscisse du point K, soit élevée.
- Telles sont les diverses déterminations
- magnétiques qu’exige la pratique. L’appareil Siemens et Halske permet de les exécuter pour des valeurs du champ magnétisant allant jusqu’à 300 unités C.G.S. (et même 500), avec une très grande facilité, les valeurs de et de ® étant données immédiatement par une simple lecture, et les échantillons à étudier ayant une forme commode à réaliser : la forme cylindrique. Néanmoins la précision
- Fig. 1. — Courbes types d’aimantation.
- est très satisfaisante car, comme l’ont montré les études faites à la Physikalisch-Technische Reichsanstalt, il suffit d’une correction petite et pouvant d’ailleurs être déterminée une fois pour toutes, pour déduire des valeurs qu’il fournit celles que donnent les mesures de haute précision faites sur des échantillons ayant la forme d’anneaux ou d’ellipsoïdes.
- Le principe de l’appareil d’aimantation Siemens et Halske est le même que celui- du galvanomètre Deprez-d’Arsonval. Dans l’un et l’autre instrument se trouve uncadre'mobile
- situé dans un champ magnétique et traversé par un courant. Dans le galvanomètre le champ magnétique, produit par un aimant permanent, est constant et le courant variable; la déviation qu’éprouve le cadre permet de mesurer l’intensité du courant. Dans l’appareil d’aimantation le courant traversant le cadre est constant et le champ magnétique produit par le barreau à étudier est variable ; la déviation permet de mesurer l’induction magnétique du barreau.
- Un appareil d’aimantation basé sur ce principe a été imaginé et construit, dès 1894, par
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- M. Koepsel('). L’usage de cet appareil a amené l’auteur à lui apporter quelques perfectionnements importants et à construire le modèle que représentent les figures 2, 3 et 4.
- Le barreau P (fig. 4), entouré par la bobine magnétisante S, est fixé dans un joug JJ de fer doux, entre deux joues. K au moyen de deux vis. Le barreau et la bobine constituent
- Fig.
- Siemens et Halske.
- Fig. 3. — Vue intérieure de l’appareil d’aimantation.
- ainsi un électro-aimant dont JJ sont les pièces polaires, embrassant le cadre mobile s. Au milieu du cadre s est maintenu un cylindre de fer doux qui ne laisse qu’un entrefer très étroit pour le déplacement et diminue ainsi
- Fig. 4. — Coupe horizontale de l’appareil d’aimantation.
- la résistance du circuit magnétique. Le cadre est mobile autour d’un axe vertical et retenu dans sa position de repos par deux ressorts en spirale (on voit celui de dessus sur la figure 3).
- Le cadre est libre de se déplacer d’un côté ou de l’autre de sa position de repos; par
- ('i lui Lumière Électrique, t. LII, p. 243 ; 1894.
- conséquent, on peut faire les lectures pour les deux directions d’aimantation du barreau.
- La force magnétisante dans la bobine S, calculée en valeur absolue, est égale à cent fois la grandeur du courant magnétisant m mesuré en ampères,
- (en C.G.S.) = 100 m en ampères.
- Le commutateur U (fig. 3 et 4) permet d’envoyer le courant h travers l’appareil dans l’une ou l’autre direction et de l’interrompre en mettant la manette a la position verticale o. L’intensité du courant auxiliaire h traversant la bobine mobile s doit être choisie d’après une formule inscrite sur le cadran de chaque appareil, par exemple
- h (ampères) =---:—0,0086---;—,
- r centimètres carres
- le dénominateur de la fraction représentant la section du barreau.
- C’est pour cette raison que l’appareil donne directement les lectures des indications en valeur absolue par cm2 de la section, bien que la section des barreaux à essayer diffère
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- de celle du barreau étalon. On fera bien, I formule donnée plus haut n’étant rigoureuse néanmoins, de ne pas dépasser trop les di- qu’à la condition d’avoir une section peu dif-mensions normales en plus- ou en moins, la I férente de celle du barreau étalon.
- En général les échantillons à essayer ont la forme des barreaux de 6 mm de diamètre, ou (s’il s’agit du fer laminé) d’un paquet de
- Fig. 6. — Schéma des circuits de la disposition pour essai.
- 5X5'mm de section formé de bandes de 5 mm de largeur.
- La bobine S (sans barreau) exercerait sur
- le joug une action proportionnelle au nombre total des lignes de force créées par le courant m. Pour compenser cet effet on a enroulé autour du joug, en se'rie avec la bobine, des spires supplémentaires (voir fig. 3),
- dont l’action magnétisante s'oppose à celle de la bobine.
- Les figures 5 et 6 représentent une disposition pour essais d'aimantation comprenant l’appareil A, les résistances pour les deux
- Fig. &ar 8b, 8c. — Dispositions des fiches du commutateur pour les diverses mesures.
- circuits m et h et les piles pour le circuit I Aux bornes voisines m et h se fixent les fils auxiliaire h. La batterie d’accumulateurs (de de l’ampèremètre. Le courant magnétisant 4 ou 8 volts) est reliée aux bornes B (fig. 6). I est réglé par la résistance à manette W,„,
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- composée d’une série des résistances reliées I valeurs des résistances sont choisies conve-à des plots de laiton numérotés 1...24. Les I nablement pour prendre chaque courbe d’in-
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- ductiort avec une exactitude suffisante. Au plot 24 toute la résistance se trouve dans le circuit, au numéro 1, elle est hors circuit.
- Pour les essais du fer doux il suffit d’une batterie de 4 volts qui donne des champs magnétisants jusqu’à 150 C. G. S. (1,5 amp.); pour les essais de l’acier trempé on préférera des intensités permettant d’obtenir des champs allant jusqu’à 300 C. G. S., qui sont fournies par une batterie de 8 volts.
- Le courant auxiliaire h est produit par des piles sèches Heilesen E; le réglage s’en fait d'une manière très simple au moyen d’une résistance à trois manettes Wh.
- La manette de droite sert pour les grandes variations d’intensité de courant; les diverses positions de la seconde manette divisent les résistances entre deux plots de la première en parties plus petites, et la troisième à gauche permet d’achever le réglage. Ce réglage du courant h ne se fait qu’une seule fois pour chaque barreau (ou pour chaque section de barreau).
- Les bornes m et h, en haut de la figure 6, sont reliées par des fils métalliques avec le commutateur à fiches (fig. 7), qui sert poulies mesures des deux courants au moyen d’un milli-volt et ampère-mètre d’une résistance d’un ohm. Les figures 8 n, b, c, représentent les dispositions des fiches pour les différentes mesures. Pour faire la lecture de l’intensité du courant auxiliaire h on met les fiches comme l’indique la figure 8a, le courant passant par h, par les plots 3, 1 et par l’ampèremètre.
- Pour mesurer avec l’instrument l’intensité du courant m il faut remplacer l’ampèremètre dans le circuit h par une résistance auxiliaire (reliée aux bornes 4,4) et le relier à un shunt placé dans le circuit m. La figure 8 b représente cette disposition. Le courant m traverse parallèlement l’ampèremètre aux plots 11, et le shunt aux plots 2 2.
- Dans cet arrangement les résistances sont choisies de façon que l’on lise directement l’intensité de la force magnétisante. Une division correspondant à 1 unité C. G. S. de force
- magnétisante' H, l’échelle de l’ampèremètre permet ainsi de mesurer les forces magnétisantes jusqu’à 150 C. G. S.
- La figure 8 c montre encore une disposition pour les mesures du champ. Pour faire les lectures des forces magnétisantes jusqu’à 300 C. G. S., dont on a quelquefois besoin dans les essais de l’acier trempé, on peut souder une . résistance de 1 1/9 ohm entre les plots 1 et 2 de droite, ce qui ne se fait, du reste, que surordre spécial de l’acheteur. En ôtant la fiche entre ces deux plots on lit ainsi 2 unités C. G. S. par division.
- La seule précaution à prendre dans les mesures est d’éviter tout champ magnétique perturbateur. A cet effet il faut : placer les ampèremètres à aimants permanents à une distance suffisante de l’appareil ; avoir soin d’en, éloigner toute masse de fer et couper les barreaux à essayer à une longueur telle qu’ils ne fassent pas trop saillie.
- Pour éliminer l’effet du champ magnétique terrestre, on place Taxe de l’appareil suivant ic méridien magnétique. Dans cette position la bobine mobile ne donnera pas de déviation quand on fermera le circuit h, pourvu qu’il n’y ait pas de barreau dans l’appareil et que le circuit m reste ouvert.
- Une fois les essais finis, on ôte toutes les fiches, on tourne les manettes des résistances dans le sens des aiguilles d’une montre et on amène la manette du commutateur U à la position o, (fig. 3, 4, 5 et 6).
- Voici à titre d’exemple, comment on obtiendra les diverses courbes de la figure 1 :
- Pour prendre la courbe OAM :
- i°On place le commutateur U à la position o et la manette de la résistance Wmsur le plo-n° 24;
- 20 On ferme le circuit en mettant U à la position -+- ;
- 3° On amène la manette de la résistance \VW sur les plots 23, 22...
- Pourreleverle demi-cycle MRKM, on commence, par exemple, avec la manette sur le plot 3.
- i° On l’amène sur les plots 4,5,.... 24;
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- 2° On fait passer U de + à o et h —;
- 3°On revient avec la manette sur 24,23,.. à3.
- La figure 9 contient les résultats obtenus par la Physikalisch-Technische Reichsanstalt de Charlottenbourg, qui a soumis l’appareil à une étude très minutieuse. La figure montre les différences qui existent encore entre les indications de l’appareil et les courbes des valeurs absolues, obtenues avec un ellipsoïde par la méthode magnétométrique.
- La courbe «Stahlstab » 'barreau d’acier) en trait continu est tracée d’après les lectures de l’appareil, celle en petits traits est la courbe des mesures faites sur l’ellipsoïde.
- La connaissance de ces deuxeourbes permet de tracer la courbe de correction Scheerungs-linien) tracée à gauche de la figure. Pour cela on porte en abscisse, à droite de l’origine si c’est la courbe des valeurs absolues qui est à
- droite de celle donnée par l’appareil, une longueur égale à la différence des abscisses de ces deux courbes correspondant à une môme ordonnée. Cette courbe de correction ainsi construite, il sera facile de déduire la courbe des valeurs absolues de la courbe de l’appareil en augmentant les abscisses des points de cette dernière des abscisses, positives ou négatives, des points de la courbe de correction ayant les mêmes ordonnées. La courbe de correction n’a besoin d’être établie qu’une seule fois pour toutes les mesures.
- La courbe relative à un barreau de fer doux (Eisenstab) tracée en trait plein est celle qu’a fournie l’appareil ; on n’a pas tracé la courbe des valeurs absolues qui .se serait confondue avec la première sur sa plus grande partie, comme on le voit en considérant la courbe de correction tracée à gauche de_la figure.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Sur une nouvelle forme de l’électromètre capillaire ;
- Par G. Vanni (*).
- L’auteur indique la disposition suivante de l’électromètre Lippmann : un entonnoir de verre terminé par une pointe effilée qui plonge dans une vase à faces parallèles contenant du mercure et de l’eau acidulée à 30 p. 100. Il ajoute quelques détails aussi inédits que la description ci-dessus et termine en remarquant que l’appareil possède une remarquable apériodicité.
- Nous espérons que les recherches annoncées sur la fréquence des courants alternatifs au moyen du déplacement oscillatoire du ménisque présenteront un peu plus'd’intérét.
- G. G.
- (l) Rendiconti délia Reale Accademia dei Lincei, n juin i898, p. 309.
- Perfectionnement à l’interrupteur de Hofmeister ;
- Par H. Hauswaldt {‘).
- Pour éviter les projections de mercure, les bras montés sur l’arbre de l’interrupteur sont coudés en sens contraire du mouvement; ils se terminent par des couteaux à deux tranchants en argent, finissant par une arête large. Au dessus du mercure, il faut verser non de l’eau, mais de l’huile blanche de paraffine. Pour augmenter la durée des couteaux, il est à recommander d’interrompre le courant primaire avant d’arrêter l’interrupteur. ___________ M. L.
- Polarisation des rayons de Rœntgen ;
- Par L.- Grætz (2).
- L'auteur a employé des tubes de Crook.es dans lesquels étaient scellés des cristaux. Les
- (') Wied. Ann., t. LXV, p. 499-480, mai 1898. (2) Wied. Ann., t. LXV, p. 453-457, mai 1898.
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- cristaux et les électrodes étaient disposés de façon qu’on pût dans tous les cas observer simultanément les rayons de Rœntgen qui sortaient directement du tube et ceux qui avaient dû traverser toute l’épaisseur du cris-
- tal avant de sortir. Avec des cristaux de spath, de tourmaline, d’andalonsite, de dichroïte, il n’a pu constater trace de polarisation ni au moyen de la pince à tourmalines, ni au moyen d’un nicol. Al. L.
- CHRONIQUE
- Les transmissions d'énergie électrique en Californie. — Les premières transmissions d’énergie électrique en Californie ont été faites d’abord à propos de l’éclairage. C’est ainsi qu’en 1888 la Portland General Electric C° établit une transmission de 1 250 chevaux à une distance de 13 milles, uniquement destinée à l’éclairage par incandescence.
- Mais la distribution d’énergie pour l’alimentation des moteurs ne se fit pas attendre longtemps. En 1894, la Standard Consolidated Gold Mining C°, de Bodié en Californie, établit une transmission de 400 chevaux, à 12 milles de distance, pour l’éclairage et le fonctionnement des moteurs monophasés qui actionnaient les différentes machines, broyeurs et autres. •
- Dès 1893 on reconnut l’avantage des transports à haut voltage et la San Antonio Light and Power C° transporta l’cnergie électrique jusqu’à 30 milles, en employant un courant de 10000 volts ; ce voltage maintenant dépassé couramment avait paru audacieux; l’installation fonctionne encore, elle comprend 20 transformateurs qui font passer le courant de 1 000 volts de la génératrice à 500 volts, les 20 secondaires en série donnent les 10000 volts.
- Depuis, les courants polyphasés ont été préférés, et le voltage a augmenté sans|cesse; seuls les defauts d’isolement s’opposeront à ce développe-
- La transmission de New-Castle à Sacramento est à 16000 volts. La Redlands Light and Power C° emploie le voltage de 300005 la Southern California Power <J° envoie4ooo chevaux à 18 milles, à Los An-gelos, avec un potentiel de 33 000 volts. Le transport de Provo Mercure de la Telluride Power Transmission marche à 40 000 volts et l’ingénieur veut encore augmenter ce voltage ; il vient de construire une
- ligne d’essai de 2 milles de longueur sur laquelle il espère dépasser 120000 volts. G.
- Règlement allemand sur les parafoudres. — t.a municipalité de Berlin a récemment fixé les règles pour le raccordement des conducteurs des para-foudres aux conduites d’eau et de gaz.
- Le propriétaire qui veut se servir de ce moyen pour établir la communication des parafoudres avec la terre doit payer 12,50 fr de droit annuel, après avoir prouvé avec plans et dessins que les appareils sont disposés suivant les régies de l'art. Aucune modification ne peut être faite à l’installation sans l’approbation préalable des directeurs des conduites.
- Les raccordements doivent être exécutés seulement sur les tubes dont les connexions sont entièrement métalliques et dont le diamètrè interne n’est pas inférieur à 5 cm. Ils doivent être faits au moyen d’un anneau de fer aplati, étamé ou galvanisé, et le tout disposé de manière que la surface de contact entre l’anneau et le tube soit d'au moins
- Le règlement impose encore d’autres précautions dans le but d’obtenir la plus grande sécurité pour les contacts entre les conducteurs des parafoudres et les conduites d’eau ou de gaz.
- Le propriétaire d'une maison est tenu responsable de l’entretien de toutes les connexions ordinaires ou spéciales imposées par le règlement, y compris celles des conduites. G.
- Le Gérant: G. NAUD.
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- REVUE HEBDOMADAIRE D’ ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut, — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — J. BLONDIN, Professeur agrégé de l’Université.
- MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES
- AI.TERNOMOTEURS
- La difficulté du démarrage des moteurs asynchrones polyphasés d’une puissance ordinaire ou de bon rendement est généralement tournée par l’emploi de résistances, de self-inductions ou de capacités introduites dans l’induit et qu’on supprime plus ou moins graduellement avec l’augmentation de vitesse. On y arrive encore en partageant l'enroulement induit en divers circuits indépendants qu’on met successivement en court-circuit au fur et à mesure que la vitesse augmente, ou en disposant soit deux circuits induits décalés l’un par rapport à l’autre et montés en série opposée à la mise en route, de façon à diminuer le courant au démarrage, soit deux circuits inducteurs légèrement décalés entre eux et agissant sur un induit unique, le décalage entre les inducteurs étant supprimé dès que le moteur est en vitesse.
- L'un des ingénieurs de la Compagnie Thomson-Houston, M. H. M. Horart ('),a imaginé un nouveau procédé de démarrage très ingénieux des moteurs asynchrones à courants
- (‘) Brevet anglais, n° 25744, 1 figure. Déposé le 5 novembre 1897, délivré le 22 janvier 1898.
- polyphasés, qui se rapproche un peu du système à deux induits décalés l’un par rapport à l’autre, mais qui en diffère en ce que l’action de ces circuits est magnétique au lieu d’être électrique.
- Dans ce procédé, l’induit est divisé en plusieurs enroulements parfaitement distincts les uns des autres, généralement deux, et d’un nombre quelconque de phases. De ces deux enroulements A et B (fig. 1) parfaitement
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- superposés et que nous supposerons être triphasés, l’un est fermé sur lui-même définitivement par la réunion des points aaa. Sur l’enroulement R sont prises deux séries de connexions, l’une bbb aussi voisine que possible de celle des points aaa de l'enroulement A, et l’autre ccc située à une certaine distance angulaire de cette série aaa. Ce déplacement angulaire est particulier à chaque moteur et dépend du couple nécessaire pour le démarrage.
- Si l’on envoie le courant dans le circuit primaire P et si les circuits induits sont fermés sur eux-mêmes par la réunion en court-circuit des points aaa d’une part et bbb de l’autre, le moteur ne démarrera pas par suite de la presque opposition des flux primaire et secondaire. Mais si au lieu de réunir les trois points bbbon réunit la série des points ccc, le second enroulement tendra à contre-balancer une partie de la réaction du premier enroulement sur le primaire, et la réaction résultante ou le flux résultant aura un décalage peu supérieur à 90° par rapport au flux primaire. Le couple au démarrage sera alors suffisant pour mettre le moteur en mouvement. Une fois. que la vitesse aura obtenu une certaine valeur, il suffira par un dispositif approprié de supprimer le court-circuit des points ccc et d’établir celui des points bbb de façon à ajouter les effets des deux enroulements induits.
- Il va sans dire que pour obtenir une mise en route graduelle, on pourra employer plusieurs séries de points ccc décalés de moins en moins par rapport aux points aaa, et dont on mettrait successivement une seule en court-circuit en se rapprochant des points aaa, pour chaque accroissement de vitesse.
- Dans quelques cas, il peut y avoir intérêt à combiner ce dispositif avec celui de l’introduction des résistances, self-inductions mu capacités. Celles-ci seront alors insérées sur les conducteurs comme l’indiquent les lignes ponctuées de la figure, pour un seul des conducteurs de jonction.
- Les perfectionnements apportés parM. A. J. Churchward (’) aux moteurs synchrones sont relatifs surtout au démarrage de ces moteurs par leur transformation en moteurs à collecteurs et h. inducteurs lamellés, c’est-à-dire identiques aux moteurs à courants continus.
- La figure 2 représente le schéma du dispo-
- forme la plus
- sitif de
- L’inducteurdumoteurcomportedeux enroulements : un enroulement shunt G non utilisé pendant la période du démarrage et un enroulement série H utilisé à la fois au démarrage et pendant le fonctionnement en moteur synchrone.
- Sur le même arbre que l’induit sont fixées deux bagues I et J, en communication avec deux points de l’enroulement induit situés à 1800 l’un de l’autre. Ces communications, qui sont obtenues par la jonction des bagues à deux lames opposées du collecteur, sont, l’une, celle avec la bague I, directe, et l’autre, celle avec la bague J, indirecte, la lame du
- (‘) Brevet anglais no 26729, :i figures. Déposé le 16 novembre 1897, accepté le 5 février 1898.
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- REVUE D’ELECTRICITE
- collecteur étant réunie à l’un des segments d’un commutateur à coquilles K dont l’autre coquille est reliée avec la seconde bague J. C’est par ce commutateur que le courant alternatif traversant l’induit, pendant le fonctionnement en moteur synchrone,sera redressé pour l’excitation série, tandis que l’excitation en dérivation sera prise aux bornes des balais C et D qui frottent sur le collecteur B.
- Une bobine de self-induction R, ou une batterie de polarisateurs est mise en dérivation entre les balais du commutateur à coquilles pour atténuer les variations du courant redressé.
- Le démarrage et le passage de la marche en asynchrone à la marche en synchrone se fait à l’aide d’un levier M qui porte un certain nombre de contacts.
- Pour éviter de mettre la tension totale sur le moteur au démarrage, l’inventeur emploie une bobine de self-induction sectionnée N, placée en dérivation surle réseau, et fait varier la tension aux bornes du moteur en branchant celui-ci entre un des conducteurs de la ligne et une des extrémités des sections de cette bobine à l’aide de la manette P.
- La mise en route se fait en abaissant le levier M du commutateur multiple, ce qui ferme les circuits 39 à l’aide des blocs de contacts 19, 20 et 21. Le balai C du collecteur est alors en communication directe par le conducteur 27 avec l’un des fils L de la ligne. Le courant, au sortir du second balai D, passe par le conducteur 28 dans l’enroulement série H, puis revient par le conducteur 29 à la manette P, d’où il passe par un plus ou moins grand nombre de sections de la bobine N.
- Lorsque l'appareil a acquis une vitesse suffisamment voisine de celle du synchronisme, le levier M est relevé vers le haut de façon à dégager les blocs de contact 19, 20 et -1 et à engager les blocs 22, 23, 24, 25 et 26. Par cette manœuvre, le courant de ligne arrive d’abord sur la bague 13, puis par le commutateur à coquilles K, et de là dans l’induit par le conducteur 18. En sortant de
- l’armature, le courant passe par le balai 12 de la bague I qui est réunie directement par les câbles 33 et 29 au second fil de la ligne. En même temps, l’excitation en dérivation se trouve fermée par le bloc de contact 26. Quant à l’excitation série elle est faite, comme nous l’avons dit, à l’aide du courant principal redressé parle commutateur K.
- L’excitation shunt sert uniquement pour des faibles charges ou pour des charges variables ; si le moteur fonctionne avec une charge constante, cet enroulement peut être supprimé, il suffit pour cela de fermer l'enroulement en dérivation par un commutateur spécial.
- Le passage du fonctionnement en moteur
- série au fonctionnement en moteur synchrone peut se faire automatiquement. Dans ce cas (fig. 3 et 4) le levier M est divisé en deux parties M, et M,. La partie M, pour le démarrage est engagée sous un taquet 41, puis lorsque la vitesse du synchronisme est
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- atteinte, un régulateur à force centrifuge T', ferme le circuit de l'électro-aimant V, lequel attirant son armature sur laquelle est fixé le taquet 41, laisse libre le levier M,. Les plots de contact de la bobine de self-induction divisée se trouvent sur un cadran 49, dont l’aiguille est manceuvrée par un levier 46. Lorsque ce levier est arrivé en face du plot r, il tend à entraîner le levier de contact Ma a l’aide d’un petit goujon 47, ce qu’il fera au moment où le levier M, sera libéré.
- On sait que la position des balais pour le fonctionnement en moteur série n’est pas la même que celle qui. correspond à l’absence d’étincelles au collecteur lorsque l’appareil fonctionne comme moteur synchrone. Pour passer d*une position h l'autre, le levier M3 en s’abaissant entraine les balais à l’aide d’une tige 51 et les ramène de leur position avant à leur position arrière (fig. 5).
- Fig. 5. — Position des balais dans un moteur synchrone Churchward à excitation par courant redressé.
- L’électro-aimant ç qui retient le bras de levier Ms en place, est monté en série avec les inducteurs en dérivation du moteur; de cette façon, si le circuit vient à être coupé ou si le moteur, par suite d’une trop forte surcharge, vient à se décrocher, le courant qui traverse cet électro est alternatif et l’attraction insuffisante pour maintenir le levier Ms qu’un ressort 48 tend à relever. On évite ainsi de brûler l’induit du moteur.
- M. Churchward indique un second mode de délibération du levier M représenté en pointillé sur la figure 2 et dont le fonctionnement est impossible. Le courant d’alimentation de l’électro-aimant X esr en effet pris sur les bagues 12 et 13 d’amener du courant pendant le fonctionnement en moteur synchrone. Or le courant recueilli sur ces bagues
- ne devient nullement, comme le pense l’inventeur, un courant redressé lorsque le moteur tourne à la vitesse du synchronisme, mais est un courant alternatif de fréquence double de celle du courant d’alimentation ; l’électro-aimant X ne peut donc pas attirer son armature et libérer le levier M2.
- Les procédés employés pour obtenir dans un moteur asynchrone à courant alternatif monophasé muni de deux enroulements inducteurs, deux courants décalés d’une fraction de période suffisante pour créer lin champ tournant capable de faire démarrer le moteur, sont très nombreux. Lorsqu'on utilise l’introduction d’une self-induction ou d’une résistance dans l’un de ces enroulements, c’est généralement, bien que cela n’ait pas une grande importance, dans l’enroulement auxiliaire de démarrage qu’est placée la résistance inductive ou non.
- Dans l’un des dispositifs brevetés par \I. W. Langdon-Davies (l), une résistance R
- (fig. 6) est introduite pendant la période de démarrage en série avec l’enroulement normal AA du moteur. L’enroulement auxiliaire BB dont les bobines sont placées comme d’habitude entre les bobines de l’enroulement normal, comporte un nombre de spires suffisant pour produire le décalage nécessaire entre le courant qui le traverse et la tension aux bornes EK',.
- ‘j Brevet anglais, nû 7772, 2 figures. Dépc 1897, délivré le 26 février 1898
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- L’appareil démarrant pour la position B2 du commutateur, il suffit, lorsqu’il est en vitesse, de tourner ce commutateur dans la position non indiquée sur la figure, pour mettre hors circuit à la fois l’enroulement auxiliaire et la résistance.
- Un second procédé plus nouveau (fig. 7) utilise également au démarrage une résistance, mais cette fois dans le circuit de l’enroulement auxiliaire B; de plus,l’enroulement normal est enroulé avec deux ou plusieurs fils en quantité qu’on met en série pour
- Fig. 7. — Démarrage d’un moteur asynchrone monophasé, système Langdon et Dîmes.
- augmenter son décalage à la mise en route. Celle-ci effectuée, la manœuvre des deux commutateurs (indiqués sur la figure dans des positions non correspondantes) permet par l’unD de supprimer l’enroulement auxiliaire, et par l’autre de rétablir la mise en quantité des circuits de l’enroulement inducteur subsistant pour le fonctionnement normal.
- Les moteurs asynchrones à courants alternatifs polyphasés de M. B.-G. Lamme ('), comportent un inducteur disposé plus particulièrement pour obtenir une répartition uniforme du flux dans l’entrefer, un induit destiné à faciliter le démarrage par la disposition spéciale de son enroulement et l’emploi de résistances additionnelles, et enfin un appareil de mise en court-circuit des barres de l’induit.
- L’induit représenté en développement sur la figure 8, comprend 82 barres, 103 et 104, alternativement grandes et petites, réunies toutes en série par des développantes, 105,
- 1897, délivré le 26 mars
- : 148, 7 figures. Déposé le 1
- de façon à former un circuit fermé sur lui-même. L’enroulement est disposé pour 4 pôles et son pas est alternativement de 21 et 19. Toutes les développantes sont soudées de façon identique de chaque côté de la
- machine, sauf pour un certain nombre de barres longues, 21 dans le cas de la figure, lesquelles sont prolongées pour recevoir les résistances 106 qui servent au démarrage. Sur chacune de ces résistances est fermé un groupe de 4 barres et les deux barres restantes sont fermées sur la totalité des 19 résistances. Celles-ci, dont le nombre est arbitraire et qui pourraient au maximum être au nombre de 41, sont disposées comme le montre la partie inférieure de la figure 8.
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- Lorsque l’appareil a démarré, la mise en court-circuit de toutes les barres se fait à l’aide de deux anneaux 108 (fig. 9) qui por-
- Fig. 9. — Moteur asynchrone Latnme, yu du côté des résistances de démarrage.
- tent des balais ou ressorts de contact 109, lesquels par suite du déplacement des leviers 100 viennent se placer sur des petits blocs de contact 107. L’induit est alors transforme en véritable cage d’écureuil et le moteur atteint rapidement son glissement de régime.
- L’enroulement primaire appartient au type des enroulements étalés; il est représenté en développement dans le cas d’un inducteur à
- courants diphasés sur les figures 10 et 11. Comme chaque bobine comporte le même nombre de spires dans chaque encoche, pour étaler les enroulements, les bobines d’une même phase sont enchevêtrées partiellement les unes dans les autres. Le nombre de dents est de 96 ; les bobines ARCD qui sont
- enroulées chacune dans 24 encoches, ont six encoches communes par paire de bobines consécutives. Il est de même des bobines A'B'C'D, lesquelles sont également enroulées dans les encoches ne contenant que des fils d’une seule bobine de la première phase. Grâce à ce dispositif dont le principe a déjà été appliqué par plusieurs constructeurs pour les machines à courant continu, la répartition du flux dû à chaque phase se fait suivant une loi plus voisine de la loi sinusoïdale et le champ tournant résultant est plus constant.
- Lorsque le nombre de barres de l’induit est très grand, l’inventeur remplace le système des balais de contact, qui est la partie délicate de son invention et parait difficile à réaliser en pratique, par un anneau formé d’une lame de cuivre ondulée dont le déplacement d’une demi-ondulation permet de passer de la position de démarrage à la position du court-circuit. Il n’est du reste pas nécessaire de réunir toutes les extrémités des barres les plus longues 103, il suffit à la rigueur de les réunir de deux en deux, etc., ce qui diminue le nombre des contacts et par suite la difficulté d’obtenir ceux-ci en bon état.
- Les perfectionnements que M. Bradley (*) apporte aux moteurs asynchrones ont pour but principal de supprimer les contacts glissants tout en permettant l’emploi des artifices ordinaires de démarrage et de réglage de vitesse.
- L’idée de M. Bradley revient au fond à employer deux moteurs, quoique l’un porte le même transformateur, clavetés sur le même arbre et montés « en cascade », comme dans le procédé Siemens (-) auquel nous faisions encore allusion dans un dernier article (h.
- (*) Brevet anglais, n° 22807, 3 figures. Déposé le 5 octobre 1897, délivré le 22 janvier 1898.
- p) Voir Lumière Électrique, notre article sur un « procédé de couplage des moteurs asynchrones t. LI, p. 28, 1894.
- (a) Voir JL’Éclairage Électrique, notre article sur les * Alter-nomoteurs », t. XV, p. 447, 1898.
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- Copime le montre la figure 12, l’induit supposé mobile, au lieu d’être fermé sur lui-même, Test sur l’enroulement inducteur S,S8 d’un second moteur auquel l’inventeur donne
- pi<j. 12. — Moteur asynchrone Bradley à transformateur tournant auxiliaire.
- pour la circonstance le nom de transformateur, bien que son secondaire T4T2 soit fixe.
- Chacun des cléments de ce secondaire est sectionné en plusieurs tronçons (fig. 13) dont
- ' vmWAVAWAM
- les points de jonction sont réunis à deux commutateurs combinateurs DE qui permettent de grouper les sections de différentes manières, de façon à faire varier le coefficient de self-induction de cet induit qui est fermé sur un condensateur de capacité fixe.
- Il va sans dire que l’inducteur du moteur principal peut être monophasé ou polyphasé avec artifice de déphasage dans le premier cas, et que le champ dans le moteur auxiliaire tourne en sens contraire de celui de l’induit du premier moteur.
- Le moteur tourne à vide à une vitesse voi-
- sine de celle qui correspond au demi-synchronisme, et le glissement peut être varié par modification du coefficient du secondaire du moteur auxiliaire. Cette variation des coefficients de self-induction peut être obtenue à l’aide de commutateurs formés d’une série de segments annulaires concentriques isolés les uns des autres et montés sur un arbre convenable qu’on peut faire tourner. Sur ces segments peut glisser une série de leviers de contact radiaux B, dont le nombre est égal à celui des segments annulaires.
- Chaque commutateur est divisé en quatre parties a,b,c,d disposées de façon à pouvoir relier les contacts B de différentes manières : les segments du groupe a sont réunis alternativement avec l’une ou l’autre des armatures du condensateur Kr Les extrémités des sections de l’enroulement secondaire T, sont en communication avec les contacts B. Si B est sur le groupe a, les différentes sections sont connectées aux armatures du condensateur et par suite toutes ces sections sont en parallèle ; en disposant les contacts sur le groupe b, il y a trois séries de deux sections en parallèle, et ainsi de suite.
- On peut aussi (fig. 14) laisser fixe le coef-
- Fig. 14. — Moteur asynchrone Bradley, schéma des circuits de l’induit et du transformateur auxiliaire avec condensateur de capacité variable.
- ficient de self-induction de cet appareil et faire varier la capacité des condensateurs. On sait que ceux-ci agissent en somme comme des résistances introduites dans l’induit du moteur en augmentant le glissement pour un couple donné {'). Toutefois le glisse-
- H Voir L’Éclairage Électrique., notre étude sur le « rôle des condensateurs dans les induits des moteurs asynchrones », t. X, p. 193, 1897.
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- ment n’est nullement déterminé, comme le pense M. Rradley, par l’égalité de l’inductance de l’induit et de la capacité des condensateurs, mais varie avec la charge pour une capacité donnée, comme dans un moteur ordinaire avec des résistances fixes dans l'induit.
- On a employé déjà à plusieurs reprises des inducteurs à nombre de pôles variables pour obtenir le démarrage et différentes vitesses avec les moteurs asynchrones. M. Behn-Eschenburg (*) a en particulier indiqué un procédé de couplage des bobines d’un inducteur enroulé en anneau, et M. Brown (9; a donné les résultats d’essais sur un pareil moteur construit aux ateliers d’Oerlikon. Un procédé analogue a été employé plus récemment par MM. Sablander et Lindstrom (8) pour les enroulements en. tambour.
- M. A. Soàmes (4), au lieu de coupler les bobines inductrices de diverses façons, emploie deux enroulements inducteurs distincts dont l’un est disposé de façon à produire un plus grand nombre de pôles que l’autre.
- C’est naturellement l’enroulement inducteur qui contient le plus grand nombre de pôles qui sert pour le démarrage. L’armature est calculée pour un rendement donné de l’induit correspondant à la marche avec l’inducteur qui contient le plus petit nombre de pôles; elle se trouve donc trop résistante pour le fonctionnement avec l’inducteur de démarrage, ce que facilite encore celui-ci.
- L’inventeur se réserve du reste l’emploi de deux enroulements induits, un pour le démarrage et l’autre pour le fonctionnement en régime normal.
- La figure 15 se rapporte à un moteur à huit pôles pour le démarrage, constitués par les bobines D,,...,D8, et à quatre pôles pour la
- («) Elehrotechnische Zeitschrift, n* i, 1896.
- (2) Eleklrotecbnische Zeitschrift, 110 15, 1896.
- (8) Ekklrotechnische Zeitschrift, n08 18 et 35, 1897.
- (*) Brevet anglais, n° 14923. 5 figures. Déposé le 19 juin 897, délivré le 14 mai i8g8.
- marche normale, formés par les bobines Le passage d’un enroulement à l’autre se
- J
- Fig, 15. — Moteur asynchrone Soames.
- fait à l’aide de deux commutateurs représentés schématiquement sur la figure 16. Au
- repos, les leviers H des deux commutateurs sont dans les positions moyennes.
- Lorsque le levier H du commutateur F
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- est placé dans la position indiquée par la ligne ponctuée ab, le courant passe à la fois dans les deux inducteurs; l’appareil démarre alors grâce à la présence des deux champs décalés produits, et dès que la vitesse a atteint une valeur voisine de celle du synchronisme pour le fonctionnement à huit pôles, on place le levier dans la position cd et le moteur continue à tourner à cette vitesse. Pour tourner à une vitesse double, il suffit de tourner le levier H du commutateur F dans sa position centrale et de placer le levier du commutateur G dans la posi-
- tion ef ; le courant passe alors dans les deux enroulements et le moteur double de vitesse. Lorsque la vitesse normale est atteinte, le levier du commutateur G peut être tourné dans la position gh pour laquelle le courant ne passe plus que dans l’enroulement inducteur à 4 pôles.
- Des résistances sont introduites dans l’enroulement inducteur h 4 pôles lorsqu’il est utilisé en même temps que celui à 8 pôles de façon à créer la différence de phase nécessaire pour produire un champ tournant au démarrage. C.-F. Guit.rhrt.
- L’UTILISATION DES CHUTES
- Dans le précédent article, nous avons considéré la partie hydraulique du projet. Occupons-nous maintenant de la partie électrique.
- Dynamos. — La station centrale de la Kerka ne semble pas devoir être utilisée pour l’éclairage, et en tout cas celui-ci ne demanderait qu’une faible partie de l’énergie, le reste servira à faire marcher des moteurs de grande puissance et trouvera un large emploi en électrochimie et électrométallur-gie.
- Le transport de l’énergie fait rejeter l’emploi de courant continu. Lorsque celui-ci sera nécessaire dans une industrie on aura recours aux transformateurs tournants. Enfin, au point de vue de l’accouplement des alternateurs et de l’économie dans l’établissement de la ligne, on donnera la préférence aux courants alternatifs polyphasés.
- D’ailleurs, grâce à leur plus grande facilité de démarrage et à leur propriété de pouvoir surmonter les surcharges soudaines, les moteurs asynchrones polyphasés sont les plus pratiques.
- (‘j Voir L’Éclairage Electrique du icr octobre, p. 5.
- DE LA KERKA EN DALMATIEN)
- Il n’y a à fournir d’énergie qu’à l’inducteur qui constitue la partie fixe du moteur; le courant peut donc être amené par des serre-fils fixes sans qu'il y ait de contacts glissants. C’est un avantage précieux, car il permet d’alimenter les moteurs avec des courants à haute tension, 10000, 15000 volts, sans employer de réducteurs.
- Si on se rappelle que la question de l’éclairage est de peu d’importance, on voit que le système triphasé est préférable au système biphasé, puisqu’il coûte moins cher et a un rendement plus élevé comme générateurs et comme transformateurs ; dans ces derniers en effet 011 peut, à induction égale, diminuer la masse de fer et par suite les pertes par hystérésis et par courants parasites.*
- La fréquence influe aussi bien sar-la.consT truction des génératrices (nombre-de-tours, prix, rendement, prix des transformateurs.) que sur la perte de potentiel sur la ligne. Si la basse fréquence, 20 à 40 périodes,-'est avantageuse pour la construction générateurs et pour les moteurs, elle a l’inconvénient d’augmenter les proportions des transformateurs et par suite leur prix; en outre elle ne permet pas d’alimenter dans de
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- bonnes conditions un réseau d’éclairage, surtout avec les lampes à arc. Or si l’éclairage est secondaire, il n’en est pas de même de l’emploi de l’arc en élcctrométallurgie, et celui-ci exige au moins 40 périodes.
- Il vaut donc mieux s’arrêter à cette valeur moyenne, satisfaisante pour les moteurs et les transformateurs, et éventuellement pour
- l’éclairage. C’est d’ailleurs la valeur adoptée à Rheinfelden, Lione et Milan. Elle convient précisément pour la vitesse commune des turbines et des dynamos prévue dans l’installation qui nous occupe.
- La tension sous laquelle on transmet l’énergie sera d’autant plus avantageuse
- qu’elle sera plus élevée, car la section de la ligne est moins grande et les pertes par effet Joule sont diminuées. Mais on est limité de ce côté par le degré d’isolement que la ligne peut présenter en temps humide. II y a trop peu d’installations au-dessus de 10 000 volts pour que l’on puisse être assuré d'un bon fonctionnement en dépassant cette limite. Si l’on songe à la carbonisation des poteaux et à la fracture des isolateurs dans la transmission de Niagara à Buffalo, on voit que le
- dommage direct est faible, mais que le dommage indirect peut être considérable par suite de la nécessité d’interrompre la marche pour réparer les supports. On s’en tiendra ici à la tension de 8 000 volts produite directement aux bornes des dynamos sans élévateurs ; la distance de transmission n’est en effet pas bien grande et un bon isolement est ainsi facile à obtenir (*).
- p j Routin. L'Éclairage Électrique, t.XI,p. 390,22 ma
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- En. résumé, chaque dynamo doit fournir, à 240 tours, 1 500 chevaux en régime normal, c’est-à-dire 1 100 kilowatts environ sous 8 000 volts.
- A cette haute tension il est préférable d’employer l’induit fixe, on recueille le courant par des serre-fils fixes et on évite les contacts glissants. L’isolement des bobines induites est mieux assuré parce qu’il n’y a
- pas à se préoccuper de l’action de la force centrifuge.
- Dans les alternateurs à induit fixe, celui-ci est habituellement constitué par deux anneaux et des lamettes réunis magnétiquement par une carcasse. Sur la périphérie interne de ces anneaux, des entailles et des trous sont pratiqués et portent les enroulements en tambour. Le circuit magnétique est complété
- Fig. 16.—Alternateur-Stanley. Inducteur.
- par un inducteur massif, à extrémités lamellaires, serrées fortement dans un noyau d’acier. Les figures 15 et 16 représentent un alternateur de cette sorte, l’alternateur Stanley.
- Dans les alternateurs à volant, l’induit est unique, il est encore formé d’un anneau lamellaire sur la périphérie interne duquel sont disposés des trous ou des entailles qui reçoivent les enroulements induits à tambour. Le champ est produit par une couronne d’aimants disposés sur une roue d’acier. Tel est par exemple l’alternateur à volant Brown Boveri et Cie de Bade (fig. 17).
- Ces alternateurs multipolaires ont encore l’avantage sur les unipolaires de présenter
- une chute de potentiel assez constante pour une brusque surcharge ; ceci est préférable même dans une distribution d’énergie qui a surtout en vue l’alimentation des moteurs, quoique ceux-ci puissent supporter des variations de tension de 10 à 15 p. 100.
- En outre, si l’inducteur est à enroulement unique, un défaut d’isolement, un contact entre deux spires successives par exemple, ne produit pas de dommage au point de vue magnétique, car la résistance diminue, l’intensité croît et le nombre d’ampères-tours n’est pas altéré. Mais la densité électrique croissant, réchauffement est plus fort et peut mettre hors de service l’enroulement de l’in-
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- duit sans qu’on soit auparavant averti, sauf au moyen d’un ampèremètre intercalé dans le circuit d’excitation. Le changement de l’enroulement pour une grande machine est coûteux et laborieux, tandis que dans une machine multipolaire c’est une opération fort simple.
- Nous allons supposer l’emploi d’alterna-
- teurs Brown Boveri qui conviennent bien comme vitesse aux turbines Riva Monneret dont il a été déjà parlé. Dans l’installation définitive il faudrait, pour établir le choix entre les alternateurs tenir compte de la facilité de synchronisation, du fonctionnement en parallèle et de la forme du courant qui doit se rapprocher autant que possible
- de la forme sinusoïdale, au point de vue du rendement de la ligne et de la marche des moteurs.
- La disposition des trois circuits induits sera en étoile et non en triangle. L’excitation du champ magnétique sera faite au moyen d’une dynamo à courant continu.
- Dans le type proposé par la maison Brown Boveri (fig. 17), l’excitatrice est calée directement sur l’arbre. L'induit fixe est construit de façon qu’on puisse le faire tourner après avoir arrêté la partie mobile pour le nettoyage et la visite des bobines. A cet effet,
- l’induit repose sur deux grands anneaux formant une seule pièce avec les supports de la machine ; il s’ensuit un très bon centrage sur l’arbre. Pour le maintenir en arrêt, en deux points de la périphérie, deux vis se posent sur deux pièces correspondantes de la fondation.
- Le rendement électrique est garanti à 92 p. 100. Les circuits sont reliés en étoile et la résistance de chacun est de 0,62 ohm, sa self-induction est 0,0555 henry. La puissance développée à marche normale est de 1 500 chevaux effectifs, soit 1 100 kilowatts. Si la self-induction du circuit d’utilisation
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- Fig. 18. — Schéma des connexions du tableau de distribution.
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- est négligeable, ces alternateurs peuvent être poussés à x 700 chevaux sans danger pendant peu de temps.
- Dans les conditions supposées pour le circuit extérieur, la différence de potentiel est de 8000 volts efficaces; de sorte que la différence entre le centre de l’étoile et l’extrémité de chaque circuit induit est -^=-=4624. L'intensité efficace est donc donnée par la relation •
- 3 x 4624 xl = i ioouoo watts 1 = 80 ampères,
- Ces dynamosserontplacéeschacune sur une
- fosse de façon a avoir un peu plus de la moitié de leur hauteur seulement au-dessus du sol de l’usine (fig. 4 et 5}. Un petit plancher isolé sera établi autour, afin de garantir les ouvriers chargés de la surveillance. La carcasse de l’induit sera mise en communication avec le sol ; cette disposition est moins dangereuse pour le personnel, et d’ailleurs les parafoudres actuels garantissent fort bien les enroulements des dynamos contre les décharges atmosphériques.
- Avec les données des constructeurs on peut calculer la perte par résistance et inductance des alternateurs à pleine charge.
- La résistance de chaque circuit de l’induit est 0,62 ohm, la perte à la charge de x 100 kw est donnée par 0,62 X 80 = 49,6, soit 50 volts. La perte d’énergie correspondante par effet Joule est de 50X80—4000 watts; la perte totale par échauffement de l’induit est donc 3 X4000— 12000 watts, soit 1 p. 100.
- Le coefficient de self-induction est 0,0555 hemy, la fréquence 40, l'inductance (mnL) est donnée par
- 2 x 344 x 40 x 0,0555 = 13,94 et la perte par inductance
- 13,94x80 = 1115 volts.
- La force électromotrice à développer dans chaque circuit induit des alternateurs, si la
- différence de potentiel à pleine charge doit-être de 4624 volts, est
- 1/(4624 x 5o)r+ 1115*'= 1806 volts.
- La chute de potentiel entre le fonctionnement à vide et cà pleine charge, avec un circuit externe sans self-induction, est donc de 182 volts, soit 4 p. 100 de la tension des alternateurs.
- Tableau de distribution. — Le tableau de distribution sera disposé au milieu de la salle, contre le mur opposé aux fenêtres, sur une petite terrasse en élévation.
- Il sera constitué par une série de plaques de marbre blanc enserrées dans une garniture de fer. La distance au mur sera de 2,50 m et les connections se feront à la partie posté- rieure.
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- Des câbles parfaitement isolés et armés courront, dans des caniveaux, des dynamos au tableau. D’autres mettront les excitatrices en communication avec les rhéostats respectifs. Ces rhéostats seront reliés mécaniquement pour permettre la variation simultanée de l’excitation sur tous les alternateurs en marche, Les petites variations s’obtiendront au moyen de rhéostats insérés dans le circuit d’excitation des alternateurs, et les grandes en agissant sur les rhéostats du champ des excitatrices.
- Il n’y aura qu’un seul tableau, puisque la distribution de lumière est sans importance,
- Aussi les appareils sont-ils réduits à un très petit nombre, d’autant plus qu’il n’y a pas de transformateurs (fig. 18).
- Pour le contrôle de la tension, on emploie généralement un petit transformateur avec un voltmètre sur le secondaire. Le transformateur sert aussi pour l’appareil des phases.
- Le tableau pourra être divisé en deux parties, l’une relative aux dynamos et l’autre au circuit d’utilisation. La première comprendra cinq groupes constitués chacun par :
- Un interrupteur tripolaire à haute tension;
- Un ampèremètre ;
- Un voltmètre avec transformateur et petits plombs fusibles ;
- Un wattmè'cre avec rhéostat;
- Trois coupe-circuits de sûreté pour haute tension ;
- Un ampèremètre pour le courant d’excita-
- Un rhéostat régulateur pour le circuit d’excitation des alternateurs et un autre pour le champ magnétique des excitatrices.
- En plus de ceci, il y aura un transformateur avec déviateur double à cinq directions pour la synchronisation et deux mécanismes à vis sans fin pour commander simultanément tous les régulateurs.
- La partie du tableau relative à la ligne comprendra un interrupteur tripolaire pour haute tension (fig. 19), trois ampèremètres, trois coupe-circuits de sûreté pour haute tension et trois parafoudres.
- (A suivre.)
- Giuseppe Giovakinf.i.u.
- TRAVAUX DE L’ASSOCIATION BRITANNIQUE
- Le meeting tenu par l’Association britannique à Bristol a été inauguré cette année par un discours de son président, sir William Crookes, dont nous donnons ci-après une brève analyse.
- Le discours présidentiel de sir W. Crookf.s
- La première question sur laquelle M. W. Crookes s’est longuement étendu ne parait pas à première vue, avoir un rapport direct avec l’électricité; elle consiste, en effet, en un examen des conditions dans lesquelles les générations futures pourvoiront a leur subsistance, étant constaté par les statistiques que la quan-
- tité de blé produite annuellement n’augmente que suivant une progression de beaucoup moins rapide que l’accroissement de la population du globe. Aussi l’auditoire du savant professeur a-t-il dû être passablement surpris, quand le remède à ce mal, intéressant toute l’humanité civilisée, lui a été présenté sous la forme d’une nouvelle branche de l’industrie électrique à créer dans un avenir peu éloigné.
- Le point de départ de l’exposé est le suivant : l’étendue des terres produisant le blé, base de l’alimentation des races ariennes, est limitée, tandis que la population s’accroît suivant une progression de plus en plus rapide et que la consommation de pain par tète
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- va elle-même en augmentant dans la plupart des pays.
- U y avait en 1871, dans le monde entier, 371000000 de consommateurs de pain. En 1881, ce nombre s’était élevé à 416000000, en 1891, à 472 600000, et il est actuellement de 516500000. Pour les ensemencements et pour l’alimentation il faut cette année une quantité totale de blé évaluée à 2 324000 000 boisseaux, alors que la récolte de l’année dernière, en y ajoutant même les réserves existantes, a laissé un déficit de 103000000 boisseaux, et alors que le nombre de bouches nouvelles à nourrir, va s’augmenter de 6 500 000.
- D’autre part, les terres vierges deviennent de plus en plus rares, et les principaux pays exportateurs de blé, les États-Unis et la Russie, auront bientôt peine à suffire à leurs propres besoins.
- Comment échapper à la famine qui menace aumoins la prochaine génération r1 M. Crookes répond que le laboratoire nous en fournira les moyens. T«a culture intensive avec emploi d’engrais chimiques, permettra de tripler le rendement des terres. Mais la dominante de l’engrais nécessaire aux céréales étant l’azote sous la forme assimilable de nitrates ou de sels ammoniacaux, et ces substances trouvées à l’état naturel ou produites industriellement ne pouvant être fournies qu’en quantité très limitée par rapport aux millions de tonnes qui seront annuellement nécessaires, il faudra puiser dans l’énorme réserve d’azote que constitue l’atmosphère terrestre.
- Chaque mètre carré de la surface du globe supporte la pression d’une colonne d’azote qui ne pèse pas moins de 9 tonnes, mais c’est de l’azote libre et non directement assimilable. On connaît bien différents procédés pour fixer l’azote atmosphérique, mais aucun d’eux 11e se prêterait à l’utilisation sur une grande échelle. Cette question de la fixation industrielle de l’azote, dont dépend, suivant l’expression du savant anglais, le maintien de la prépondérance des races ariennes sur les peuples dont le blé n’est pas la base de l’ali-
- mentation, est toutefois de celles auxquelles un avenir très proche apportera la solution.
- Dès maintenant même, une solution se présente. Dans son expérience sur la « flamme de l’azote » présentée en 1892, à la Société Royale, M. Crookes avait montré que l’azote est un gaz combustible et que la cause qui empêche sa flamme de se propager et de transformer l’atmosphère en une « mer d’acidc azotique », est que le point d’ignition est plus élevé que la température de la flamme. Mais on peut entretenir celle-ci à l’aide de l’étincelle électrique, et cette simple expérience pourrait bien devenir le point de départ d’une puissante industrie. Lord Rayleigh ayant exécuté ccttc expérience sur une plus grande échelle dans le but de brûler l'azote pour obtenir comme résidu l’argon, a constaté que l’union de 29,4 gr d’azote et d’oxygène .mélangés, peut être obtenue avec une dépense d’un cheval-heure. Il en résulte qu’une dépense d’un kilowatt-heure permet d’obtenir 74 gr. de nitrate de soude et qu’avec 14 000 kilowatts-heure on en ferait une tonne. Or, avec des machines à vapeur et des dynamos travaillant jour et nuit h rendement maximum, on peut obtenir actuellement le kilowatt-heure à raison de 3,5 centimes, et la tonne de nitrate reviendrait à 650 francs. Mais l’électricité produite par la vapeur est trop coûteuse pour les usages de la grande industrie chimique et il faut avoir recours à la force motrice hydraulique. Au Niagara, par exemple, le kilowatt-heure peut être vendu avec bénéfice pour 0,6 centime, auquel taux la tonne de nitrate ne reviendrait plus qu’à 125 fi\ Et ce prix de revient est loin de représenter la limite inférieure accessible puisqu’il est déduit de données d’expériences faites à une échelle relativement petite et sans se préoccuper de l’économie, et si l'on observe que le nitrate du Chili vaut actuellement 187 fr la tonne, on se rend compte que ce procédé de préparation n’a rien d’utopique.
- U’atmosphère est une source d’azote à peu près illimitée, mais peut-on produire assez
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- d'énergie'électrique pour la fabrication des 1 12 oooooo annuels de tonnes de nitrate? A ce point de vue encore, il n’y a rien à craindre, car un calcul préliminaire montre que les chutes du Niagara suffiraient, à elles seules, pour la production de cette immense quantité d’énergie.
- On entrevoit donc la possibilité de maintenir la production de blé à la hauteur des besoins pendant de longues années, encore, et quand ces nouvelles sources seront épuisées, nos descendants seront sûrement en possession de moyens nouveaux capables de résoudre le primordial problème de l’alimentation.
- Apres avoir envisagé ces questions d’économie sociale, M. Crookes nous ramène sur le domaine de la science pure. Il rappelle d’abord la dernière conquête qui couronne les brillantes recherches sur les basses températures, conduites par le professeur Dewar à son laboratoire de l’Institution royale. Le
- 10 mai dernier, ce savant réussit à liquéfier l’hydrogène et l’hélium. L’hydrogène bout à — 238° G à la pression ordinaire, et à — 250° C dans le vide, ce qui permet d’arriver maintenant jusqu’à 23° du zéro absolu. La densité de l’hydrogène liquide n’est que le 1/14 de celle de l’eau, mais on le manipule aussi aisément que l’air liquide. Il est certain que l’étude des propriétés des corps près du zéro absolu donnera des résultats d’une importance extraordinaire. Déjà les thermomètres à platine ne peuvent plus servir, la température de l’hydrogène bouillant étant peu éloignée du point où la conductivité du platine devient infinie. Ces recherches fourniront en tout cas des arguments dans l’étude de la constitution et des propriétés absolues ultimes de la matière.
- Dans le domaine des découvertes chimiques,
- 11 faut rappeler ces éléments peu connus mais très intéressants, découverts dans le courant de l’année par le professeur Ramsav et le Dr Travers. Ces savants ont annoncé l’existence de trois nouveaux gaz : le krypton, le
- néon et le métargon. Il n’est pas encore démontré que ces gaz, connus principalement par leur spectre, soient de véritables éléments ou s’ils sont eux-mêmes formés d’autres corps connus ou inconnus. Le professeur Nasini annonce avoir découvert dans les gaz volcaniques de Pozzuoli l’élément hypothétique appelé coronium, qui est supposé fournir la raie brillante 5316,9 du spectre de la couronne solaire. Par analogie, on est amené à penser que cet élément est plus léger et plus diffusible que l’hydrogène, et l’étude de ses propriétés ne peut manquer de donner des résultats intéressants. Il reste encore au speciroscopiste à découvrir les éléments célestes inconnus : l’aurorium, ayant une raie caractéristique à 5570,7, et le nebu-lum, présentant deux raies brillantes 5007,05 et 4959,02.
- La découverte fondamentale par Hertz des ondes électromagnétiques, prévues il y a plus de trente ans par Maxwell, a conduit à l’application pratique de la télégraphie sans fils. La possibilité de ce mode d’intercommunication avait été démontrée par O. Lodge au meeting d’Oxford de l’Association Britannique, en 1894 ; mais on doit à Marconi d’avoir conduit, avec l’aide de divers gouvernements, des expériences sur une grande échelle. Le récepteur dans ce système est un organe dont la sensibilité peut, dans certains cas, être comparée à celle de l’œil lui-même. Le fait observé par Lodge en 1889, qu’un intervalle infinitésimal entre deux pièces métalliques soumis à une décharge électrique devient conducteur, a été retrouvé par Branly sous une forme plus définie et appliqué par lui à déceler les ondes hertziennes. C’est ce genre de détecteur d’ondes qui est appliqué dans la télégraphie sans fils. Ce système présente, en somme, plus d’analogie avec la télégraphie optique qu’avec la télégraphie électrique ordinaire, car l’impulsion est transmise du transmetteur au récepteur par un processus qui est essentiellement celui de la propagation de la lumière.
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- De nombreux observateurs s’occupent de l'étude du phénomène découvert par Zeeman, consistant en ce qu’une source de radiations est affectée par un champ magnétique intense de telle manière que la lumière d’une certaine réfrangibilité est divisée généralement en trois composantes dont deux sont déplacées des deux côtés de la position moyenne et polarisées en sens opposé par rapport à la troisième composante. Les différentes raies du spectre sont différemment affectées ; quelques-unes sont triplées avec différents degrés d’intensités relatives, d’autres sont doublées ou quadruplées, quelques-unes meme sextuplées, certaines enfin ne sont pas modifiées. De plus, alors que dans la généralité des cas, la polarisation observée indiquerait que la source de lumière est due à des mouvements d’un ion négatif, quelques raies seraient polarisées en sens inverse. Ces phénomènes, dont Faraday déjà avait soupçonné l’existence et que M. Fievez, de l’Observatoire royal de Bruxelles, avait entrevus expérimentalement, fournissent de nouvelles bases pour l’étude des mouvements moléculaires et de leurs relations avec l’éther.
- Il convient de mentionner ici la remarquable série de mémoires sur les relations entre l’éther et la matière publiés par J. Lar-mor dans les Comptes rendus de la Société Royale.
- Quelques progrès sont à noter dans la construction des tubes de Rœntgen : l’un des plus heureux a été suggéré par M. S. P. Thompson et consiste à employer pour Panti-cathode un métal de grand poids atomique. On a employé avec succès l’osmium et l’iridium. Dès 1896, on avait constaté au laboratoire de M. Crookes que les tubes à anticathode en uranium donnaient de meilleurs résultats qu’avec le platine; le thorium a également été expérimenté. Rœntgen a rappelé l’attention sur le fait que la puissance de pénétration des rayons dépend du degré dévidé dans les tubes qui les produisent. Benoit a soumis à une nouvelle étude la relation entre
- la densité des corps et leur opacité pour les rayons et il a constaté certaines divergences : le platine et le palladium, par exemple, présentent presque la même opacité, tandis que leurs densités et poids atomiques sont très différents. Au dernier meeting de l’Association britannique était exposé l’appareil des professeurs Cox et Callendar pour la. mesure de la vitesse des rayons Rœntgen, qui, d’après ces observateurs est certainement supérieure à 200 km par seconde. Majorana a fait de nouvelles déterminations et a trouvé 600 km par seconde avec une limite inférieure de 150 km par seconde. Il est à remarquer que J.-J. Thomson a trouvé pour les rayons cathodiques une vitesse de 10000 km par seconde, et il est fort improbable que la vitesse des rayons Rœntgen soit inférieure à celle-ci.
- Trowbridge a vérifié le fait annoncé par S.-P. Thomson que le spath-fluor, apres avoir été dépourvu par un échauffement prolongé du pouvoir de devenir luminescent par une élévation de température, reprend ce pouvoir sous l’action des rayons de Rœntgen. L’exposition à l’effluve lumineux électrique produit un effet analogue, mais non à l’exposition à la lumière ultra-violette. Quant à l’action des rayons sur les bactéries, les résultats sont jusqu’à présent contradictoires. La circonstance que la rétine normale de l’œil est un peu sensible aux rayons, a été confirmée par Dorn et par Rœntgen lui-même.
- La nature essentiellement ondulatoire des rayons Rœntgen est confirmée par le fait démontré par plusieurs de nos grands physiciens que la lumière de très petite longueur d’onde ne serait que très peu absorbée par les milieux matériels ordinaires et ne serait pas réfractée dans le sens ordinaire du mot. En fait, une base théorique pour la compréhension des rayons de Rœntgen avait été établie avant même leur découverte. Au meeting de Liverpool de l’Association Britannique, différents auteurs, sir G. Stokes en tête, ont exprimé leur conviction que c'est dans la perturbation du champ électrique produite par l’arrêt soudain d’un atome chargé que doit
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- être cherchée l’explication des phénomènes extérieurs au tube de Crookes. phénomènes si remarquablement étudiés par Lenard et par Rœntgen. Dans le plus récent exposé de sa théorie pulsatoire, sir Stokes (‘) maintient que les rayons sont de la nature d’ondes transversales, malgré l’absence de polarisation constatée une fois de plus par les minutieuses expériences du Dl L. Graetz. Le professeur J.-J. Thomson élabore actuellement les détails de cette théorie.
- Tandis que l’opinion générale des physiciens semble s’arrêter à la théorie ondulatoire des rayons Rœntgen, un courant opposé se fait jour en ce qui concerne la nature physique des rayons cathodiques ; il devient de plus en plus évident que les rayons cathodiques sont composés d’atomes ou ions électrifiés en mouvement de progression rapide. L’idée de Crookes d’un quatrième état de la matière, émise en 1881 et au début fortement combattue, commence à être acceptée. Elle est soutenue par J.-J. Thomson et confirmée par la découverte de Zeeman; la théorie de Larmor implique également l’idée d’un état ionique de la matière. La vitesse des courants moléculaires de Crookes a été mesurée approximativement, principalement à l’aide de la découverte faite il y a près de vingt ans par ce savant de la courbure de la trajectoire dans un champ magnétique et de la propriété de rendre phosphorescents les corps que les rayons rencontrent. Les deux quantités inconnues, charge et vitesse de chaque atome, sont mesurables par la grandeur de la courbure et à l’aide d’une autre expérience indépendante.
- On ne peut dire qu’une théorie complète et concluante de ces rayons ait été formulée. Il est généralement admis que des collisions entre particules donnent naissance à l’intéressante classe de radiations à très haute fréquence découverte par Rœntgen. O11 savait que, puisqu’un corps chargé en mouve-
- (*; Voir L'Éclairage Électrique, t. XIV, p. 374, 26 février
- ment constitue un courant électrique, un changement brusque du mouvement doit produire une perturbation électrique alternative qui, quoique rapidement amortie, produit dans l’éther une onde se propageant avec la vitesse de la lumière, mais d’une longueur comparable aux dimensions du corps émetteur. Si l’obstacle recevant le choc des atomes chargés comporte des particules capables d'entrer en vibration rythmique, l’énergie ainsi absorbée réapparaît sous forme de lumière, et le corps devient phosphorescent. L’ciTet dépend de la constitution moléculaire et chimique du corps. Il semblerait qu’avec un corps non phosphorescent l’énergie du choc moléculaire réapparaisse sous forme de pulsations si brusques et si irrégulières qu’elles fournissent une grande quantité de rayons de très petite longueur d’onde, soit de rayions Rœntgen. La phosphorescence ainsi excitée peut durer seulement une fraction de seconde comme pour certains constituants de l’yttria dont les raies subsistent de 0,003 k 0,0009 seconde, tandis que pour d’autres corps tels que les sulfures des terres, l’émission de lumière peut durer des heures. Les corps très phosphorescents peuvent être excités par la lumière, mais la plupart nécessitent une excitation électrique. On sait maintenant que quelques corps peuvent sans excitation spéciale émettre des rayons parents sinon identiques aux rayons de Rœntgen. L’uranium et le thorium paraissent être dans ce cas, et il semble même que ce pouvoir émissif soit une propriété générale de la matière, car le Dr Russell a montré que presque tous les corps impressionnent la plaque photographique par une exposition suffisamment longue dans l’obscurité.
- Les rayons de Becquerel émis par l’uranium, et scs composés ont maintement leurs analogues dans les rayons — découverts presque simultanément par Curie et Schmidt (’) — émis par le thorium et ses composés. Les
- () Voir L’Echurnge Ëlcchique, t. XV, p. 199, 547 et 384, . 30 avril, 21 et 2S nui 189S.
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- rayons du thorium impressionnent la plaque photographique à* travers des écrans de papier et d’aluminium, ils sont absorbés par les métaux et d’autres corps denses; ils ionisent l’air en le rendant conducteur et ils peuvent être réfractés et sans doute réfléchis, au moins diffusés. A l’encontre des rayons de l’uranium, ceux du thorium ne sont pas polarisés par leur passage à travers la tourmaline, et ressemblent donc à ce point de vue aux rayons de Rœntgen.
- Tout récemment, M. et M"'* Curie (J) ont annoncé une découverte qui ne peut manquer de faciliter les recherches dans cette branche obscure de la physique. Ils ont fait connaître un nouvel élément constituant de la pechblende (uranitc), lequel possède quatre cents fois le pouvoir de l'uranium d’émettre une forme d’énergie capable d’impressionner une plaque photographique et de décharger les corps électrisés en rendant l’air conducteur. L’activité rayonnante du nouveau corps, auquel ces auteurs ont donné le nom de polonium, ne nécessiterait pour se manifester aucune excitation lumineuse ou électrique ; comme l’uranium, il dérive son énergie d’une source inconnue, se régénérant continuellement et inépuisable.
- Il existe dans la nature de grandes réserves d’énergie où peuvent puiser, sans cause extérieure évidente, des corps d’une constitution appropriée. L’éther contient d’énormes quantités d’énergie, et il n’est pas difficile d’élargir la conception des démons de Maxwell en supposant ceux-ci soumis à des lois inflexibles et pouvant ainsi fournir au philosophe un nouvel outil de recherches. Il est possible de concevoir un corps capable de trier les molécules de l'air ambiant en séparant celles animées d’un mouvement rapide de celles se mouvant plus lentement. Un tel triage s’opère par exemple dans un liquide qui s’évapore. L’uranium ou le polonium, corps aux atomes les plus denses, peuvent avoir une structure telle qu’ils repoussent les molécules lentes de
- (') Voir LTchiircge E!eclriqt.e11. XVI, p. 252,6 avril 1898.
- l’atmosphère, tandis que les molécules à mouvement rapide qui viennent les frapper sont dépouillées d’une partie de leur énergie qui se communique au corps formant obstacle. L’énergie ainsi acquise semble être employée en partie pour dissocier quelques-unes des molécules du gaz, et en partie pour engendrer une ondulation dans l’éther qui, étant produite par un phénomène aussi complexe que des chocs de molécules de l’air, doit fournir une grande proportion de rayons lumineux de petite longueur d’onde. Le refroidissement de l’air dù au soutirage d’énergie serait imperceptible, en raison de l’arrivée de nouvelles quantités d’énergie par nuonnement et conduction, et l’uranium paraîtrait ainsi émettre perpétuellement des rayons d’énergie sans source extérieure apparente. L’énergie totale des mouvements de translation et internes des molécules de l’air à la pression et à la température ordinaire est d’environ 23000 kilogrammètres par mètre cube. Cette énorme accumulation d’énergie, que l’uranium et d’autres atomes lourds sont capables d’utiliser naturellement, donnera peut-être au xx° siècle les moyens de rejeter dans l’ombre les merveilles du xix'h
- M. Crookes expose ensuite quelques-uns des derniers résultats obtenus dans sa longue suite de recherches sur le fractionnement de l’yttria. Il a surtout étudié récemment les raies de la partie ultra-violette du spectre qui ne peuvent être enregistrées que par la photographie ; il y a découvert six groupes de raies s’étendant jusqu’à À =3060. Pour ces recherches, l’auteur a commencé par fractionner par une méthode particulière une grande quantité d'un groupe de terres rares, et ces fractions, différant peu les unes des autres comme composition, ont été disposées individuellement dans le spectrographe, et le spectre de chacune d’elles a été enregistré sur une pellicule sensible spécialement préparée. En choisissant ensuite une des portions donnant une série bien définie de raies et en la soumettant à de nouvelles méthodes de fractionnement, M. Crookes, souvent
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- après de longs essais infructueux, réussissait à séparer les bandes spectrales en de nouveaux groupes variés. Les recherches sont loin, d’être complètes, mais un des éléments nouveaux a été nettement défini. Un groupe de raies, d’abord très faible et remarquable seulement par son isolement, a été découvert dans les régions éloignées de Fultra-violet ; l’intensité de ces raies a été augmentée en purifiant la terre qui les fournit; elles appartiennent à un élément dont l’existence a été vérifiée par des déterminations de poids atomiques. Comme ce groupe de raies est complètement isolé presque à l’extrémité du spectre ultra-violet, le nouvel élément a reçu le nom de «monium», du grec [j.ovoç, seul. Cet élément diffère des éléments gazeux récemment découverts en ce qu’il présente une individualité fortement marquée; mais il forme un grand nombre de combinaisons chimiques. Les longueurs de ses raies principales sont 3 120 et 3117: les raies moins
- apparentes se trouvent en 3129, 3064 et 3 060. Le poids atomique de l’élément, en admettant la forme d’oxj'dc R-O3, n’est pas éloigné de 118, c’est-à-dire qu’il est compris entre ceux de l'yttrium et du lanthane.
- Voici donc un nouveau corps ajouté à la liste déjà longue des éléments de la classe des terres rares, ces « astéroïdes de la famille terrestre»; et de même que les astéroïdes célestes, sans importance individuelle, acquièrent un. grand intérêt dès qu’on les envisage comme les restes incomplètement coagulés de la nébuleuse première, de même ces éléments rares, en eux-mêmes insignifiants, prennent une importance suprême quand on les envisage comme les parties composantes d’un élément dominant et ayant subi incomplètement la transformation du protyle original en un des éléments de la famille ordinaire qui ont leurs places marquées dans le casier édifié par Newlands et Mendeleeff.
- A. Hess.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Usine d’éclairage électrique avec moteurs à gaz naturel, à Lafayette (Indiana) (*).
- Cette usine est caractérisée par l’emploi de moteurs à gaz de grande puissance (unités de 125 chevaux) et par l’utilisation du gaz naturel comme combustible. L’intérêt qui s’attache à l’emploi des moteurs à gaz dans les usines génératrices d’énergie électrique nous engage à en donner une description détaillée.
- Elle est installée dans un bâtiment en briques de 13,5X18 m et peut contenir trois groupes générateurs composés chacun d’un moteur à gaz de 125 chevaux entraînant par courroie un alternateur biphasé de 60 kilowatts. Deux groupes seulement sont installés
- à l’heure actuelle. La figure 1 donne le plan de celte usine qui alimente environ 40 arcs enfermés et 1000 lampes à incandescence.
- Les génératrices sont des alternateurs biphasés de Westinghouse, à 2100 volts et 7200 alternances par minute; leur vitesse angulaire est de 900 tours par minute ; elles peuvent supporter une surcharge constante de 25 pour 100 sans que leur température s’élève de plus de 50° C. au-dessus de la température ambiante.
- La transmission se fait à 2100 volts et la tension est ramenée, pour la distribution, à 104 volts environ par des transformateurs pouvant alimenter de 100 à 200 lampes chacun.
- En outre, un circuit spécial à courant continu a été établi pour alimenter des moteurs; le courant continu est obtenu au moyen d’un
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- transformateur rotatif de Westinghouse d’une puissance de 50 chevaux, installé à l’usine ; il a quatre pôles et tourne à raison de 1800tours par minute; il est alimenté par deux transformateurs à l’huile qui ramènent la tension à 400 volts ; il fournit du courant continu à 500 volts, la distribution de force motrice se faisant à trois fils, pour moteurs de 250 ou
- 500 volts; le fil neutre est relié au milieu du secondaire de chacun des deux transformateurs à l’huile. Pour mettre en marche le moteur à induction biphasé qui entraîne le transformateur rotatif, on commence par amener ce moteur au synchronisme en démarrant avec un voltage très réduit qu’on augmente ensuite en changeant successive-
- ment les connexions au tableau au moyen de deux commutateurs à quatre pôles : le secondaire du transformateur est, dans ce but, convenablement divisé en sections et relié au tableau. La mise en train dure de une minute et demie à deux minutes et demie.
- Les moteurs à gaz, qui forment la partie la plus intéressante de l’installation, sont construits parla Westinghouse Machine C° ; ils sont garantis pour fournir le cheval-heure effectif avec une dépense de 375 à 400 litres
- de gaz naturel dont le pouvoir calorifique est très élevé.
- Leurs caractéristiques principales sont les suivantes :
- Puissance. ................125 chev. au frein
- Nombre de cylindres . • . 3 »
- Diamètre des cylindres . . 330,2 mm
- • Course des pistons . . . . 3556 »
- Angle de calage des mani-
- Nombre de tours par minute ......................265
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- En temps normal» ils sont alimentés par le gaz naturel, très abondant dans ces contrées; mais comme le débit du gaz naturel est supprimé pendant les temps très froids, une seconde tuyauterie a été disposée pour pouvoir les alimenter au gaz de ville. Dans ces
- derniers temps on a aussi installé, à l’extérieur de l’usine, un réservoir à essence de pétrole et un carburateur, afin de pouvoir, au besoin, faire fonctionner ces moteurs au pétrole. Dans ce dernier cas, on place sur le fond de chaque cylindre un chapeau spécial
- qui augmente l’espace mort et, ainsi, diminue la compression; sans cela, l’élévation de température engendrée par la compression serait suffisante pour provoquer des explosions prématurées.
- Le refroidissement est effectue par une circulation d’eau dans l’enveloppe des cylindres ; une citerne cylindrique de 3,66 m de diamètre et 3,656 m de hauteur (38,255 m3 de capacité) est disposée dans ce but sous le
- plancher de l’atelier de réparations, comme l’indiquent les figures 1 et 2 ; il faut de 15 à 20 litres d’eau par cheval et par heure pour le refroidissement; a sa sortie des cylindres, cette eau a atteint la température de 80 ou 85° G. Afin de pouvoir utiliser toujours la même eau, ce qui procure le double avantage de diminuer la dépense et de réduire au minimum les incrustations, on a disposé un réfrigérant. Celui-ci est formé par un cylindre
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- ou une tour en métal, haute de 4,85 m, et dont le diamètre a 2,45 m, remplie de tuyaux en poterie de 12,5 cm de diamètre, t,9 cm d’épaisseur et superposes par bouts de 30 cm de hauteur ; l’eau qui a été échauffée dans les moteurs ruisselle le long de ces tuyaux et y est refroidie par les courants d’air; elle retourne ensuite à la citerne, comme on peut s’en rendre compte sur le dessin (fig. 2).
- L’eau de refroidissement estmise en circulation par une pompe qui est actionnée par l’un quelconque des moteurs au moyen d’un arbre placé sous le plancher.
- Le démarrage des moteurs à gaz est effectué par un dispositif particulier. Comme on peut le voir sur la figure 1, chaque moteur entraîne, outre l’excitatrice de l’alternateur, une petite pompe à air qui sert à remplir un réservoir de 200 litres de capacité d’air comprimé, h la pression de 11,25 kg : cm2. Lors de la première mise en marche, les pompes sont manœuvrées à la main ; la pression est ensuite maintenue dans les réservoirs par quelques coups de pompe donnés chaque jour. Une tuyauterie spéciale relie le réservoir à un des cylindres du moteur ; une soupape est disposée dans ce tuyau; en temps ordinaire, elle est fermée, mais, au moment du démarrage, en manœuvrant les cames qui commandent les soupapes d’admission et d’échappement, on supprime l’arrivée du gaz dans ce cylindre, tout en la maintenant dans les deux autres, et on y admet l’air comprimé ; il fonctionne dès lors comme un moteur à air comprimé ; au bout de trois ou quatre tours, les deux autres cylindres sont amorcés ; on supprime l’air comprimé et on rétablit le gaz dans le premier cylindre. La mise en marche s’effectue ainsi très simplement.
- La régulation de la vitesse angulaire ne se fait pas comme d’ordinaire en supprimant l’admission pendant une ou plusieurs périodes, mais bien en admettant à chaque période une quantité plus ou moins grande du mélange explosif dont la composition est
- constante. Comme le moteur est à quatre temps, si l’on avait adopté le premier mode de régulation, la vitesse angulaire aurait subi des variations trop importantes dont la fixité de l’éclairage se serait ressentie. La régulation adoptée a donné d’excellents résultats.
- Le gaz naturel coûte environ 1,24 centime le mètre cube: le cheval-heure revient, dans ces conditions, à un prix très bas. Le gaz a d’ailleurs un pouvoir calorifique très élevé t 9350 cal. par ma ; il doit être dilué dans 12 à 14 volumes d’air pour donner un mélange explosif convenable. Il est donc supérieur à tous les points de vue au gaz de ville ou aux gaz pauvres. G. P.
- Disjoncteur automatique pour alternateurs ;
- Par Léonard Andrews.
- Lorsque plusieurs alternateurs sont couplés en parallèle sur les barres d’un même
- utile d'intercaier cians ic
- cuit de chacun d’eux un appareil qui le met hors circuit s’il vient à fonctionner comme moteur. L’emploi d’un disjoncteur magnétique dans ce but semble difficile quand on réfléchit que le courant change de sens plusieurs milliers de fois par minute. L’appareil décrit par M. Léonard Andrews dans The Electrical Engineer, de Londres, et dans American Electrician résout très bien le problème.
- Il est représente schématiquement dans la figure
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- D, est l'alternateur dans le circuit duquel il est intercale. Il consiste en un petit moteur shunt dont l’inducteur est garni d’un faible nombre de tours d’un conducteur à grosse section parcouru par le courant total. L’induit mobile SH est enroulé en fil fin. relié
- — Coupe du disjou
- par un petit transformateur aux rails du tableau. Dans les conditions normales, l’armature tend à tourner dans le sens des aiguilles d’une montre; un doigt dont elle est munie vient s’engager, dans ces conditions, dans le verrou du commutateur représenté à droite et l’empêche de fonctionner. Si le sens du courant dans l’alternateur D, est renversé, c’est-à-dire si cet alternateur tend à fonctionner comme moteur, l’armature SH tourne en sens inverse et dégage le commutateur qui ouvre le circuit de l’alternateur.
- La figure 2 donne une coupe de l’appareil tel qu’il est employé à l’usine d’Hastings.
- _____ G. P.
- Propositions pour uno méthode unitaire de représentation des qualités magnétiques du fer ;
- Par Hubert Katii à).
- A la suite de la communication publiée dans le précédent numéro [p. 37) l’auteur fai-
- l1; hkclrotechni che Zeitschrift, 1S98, p. 407.
- 69
- sait observer que pour pouvoir facilement comparer les courbes de différents fers, il serait très avantageux d’avoir un système de représentation universellement accepté. Un tel système devrait être à la fois simple et général, caractérisant par une ou deux courbes les qualités magnétiques importantes.
- L’auteur propose le système suivant :
- i° Les propriétés magnétiques de chaque sorte de fer sont représentées suffisamment dans la pratique :
- a. ) Par une courbe d’aimantation virginale, de l’état neutre du fer, 3C—o, £8=0, jusqu’aux champs d’environ 3C— 150 C. G.S., [pour l’acier trempé jusqu’à 300 C.G. S.] ;
- b. ) Par une courbe d’hystérésis d’un cycle entre JC — -j- 150C. G. S.et K—— 150C.G. S., ipour l’acier trempé K. - rt 300 C.G. S.J. II suffit de tracer la moitié supérieure de la courbe.
- 2" Dans les courbes décrites on choisit :
- a. ) L’échelle de l’induction «B égale à 1 mm = 100 C.G. S.;
- b. ) L’échelle des intensités du champ 3£ en général à 2 mm = 1 C. G. S., [dans les courbes de l’acier trempé 2 mm - -2 C.G. S.].
- 3° Pour les publications on peut employer des échelles réduites au demi ou au quart.
- Les courbes de la figure 9 (p. 41) ont été tracées dans ces conditions; l’échelle de réduction est 1/2.
- La courbe d’aimantation originale nous donne les différentes valeurs «B correspondant aux valeurs croissantes de 3C, c’est-à-dire la perméabilité p — «B/K. L’intensité maxima 150 correspond dans la plupart des cas à l’état de saturation du point de vue technique, et la courbe donne tous les renseignements dont on a besoin pour le calcul des inducteurs, transformateurs, etc.
- Pour l’étude des propriétés de l’acier trempé il faut trouver la grandeur du magnétisme rémanent et la force coercitive, mesurés après une aimantation très forte. On peut admettre que des aimantations jusqu’à un champ de 300 C. G. S. seront assez fortes pour donner des résultats dignes de confiance.
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- Pour le fer lamirsé une courbe d'hystérésis prise entre les deux poinls-f- 350 et — 150 C.G.S. ne semblera peut-être pas suffisante aux constructeurs des transformateurs ; car l’on sait qu’aucune formule n’existe pour calculer avec sûreté toutes les valeurs des pertes par hystérésis en fonction d’un coefficient donné (l). La courbe indiquée ne doit donc servir qu’à juger de la bonté du métal. Pour les calculs spéciaux on fera mieux de déterminer plusieurs courbes des pertes par hystérésis. On déterminera pour exemple les valeurspour 06 = 10ooo et =8 = 5 000, entre lesquelles l’interpolation permet des lectures assez exactes.
- L’emploi des inductions $ [= $7; 3-\-1ty comme ordonnées se recommande à cause de l’usage général de cette grandeur dans presque toutes les publications ; d’autre part, par l’introduction des abscisses K toutes les valeurs sont exprimées en unités C. G. S. Le calcul des ampèretours se fait facilement d’après la formule
- K = 0,4 tt amp-tours par cm,
- de telle sorte qu’.il n’y a aucun inconvénient à conserver l’uniformité des échelles.
- Détermination de la durée économique des lampes à incandescence ;
- Par F.-W. Carter P).
- On sait que le nombre de watts par bougie qu’exige une lampe à incandescence augmente avec le temps écoulé dépuis sa mise en service. Il arrive donc un moment où la consommation de la lampe esttcllementgrande qu’il peut être plus économique de briser la lampe et de la remplacer par une neuve que de continuer à en faire usage. Ce moment dépend évidemment des deux facteurs suivants : le
- (l) Le coefficient rt de Steimnetz n’est qu’une constante très approximative, dont les valeurs spéciales diffèrent jusqu’à 40 p. 100.
- (fi The FAectrical Review, Londres, t. XLIII, p. 263, 19 août 1898.
- prix d’achat de la lampe et le prix d’achat de l’unité d’énergie ; si la lampe coûte bon marché et l’énergie cher, il y a intérêt à changer souvent de lampe; si au contraire le coin de la lampe est grand et celui de l’énergie faible il est préférable d’augmenrcrla durée du service de la lampe.
- La détermination du nombre d’heures au bout desquelles il convient de changer la lampe peut s’effectuer simplement par la mé-1 thode suivante, qu’indique rauieu.r.
- Calculons à un moment quelconque de la vie d’une lampe le nombre de bougies-heure 1 qu’elle a fournies et d’autre part ladépense totale (prix d’achat -(-dépense d’énergie) qu’elle a occasionnée, puis en divisant la première quantité par la dernière, déterminons le nombre moyen de bougies-heure par franc ; c’est au moment où ce nombre devient maximum qu’il est économique de briser la lampe. Or si l’on connaît la courbe APP' (fi g. 1) représentant la variation de l’intensité lumineuse avec le temps, le nombre de bougies-heure fournies au bout du temps ON sera proportionnel à l’aire OAPN ; de même si l’on connaît la courbe BQQTeprésentant la variation avec le temps de la puissance qu’exige la lampe, l’aire OBQN donnera, à un facteur près, la dépense d’énergie faite depuis la mise en service de la lampe, et en ajoutant àcette aire celle du rectangleCDEB,égale au quotient du prix d’achat de la lampe par le facteur de proportionnalité dont il vient d'être question, on aura une aire OCDEBQN proportionnelle à la dépense totale occasionnée par la lampe depuis sa mise en service. En appelant A, cette aire et A l’aire APN, la durée la plus économique de la lampe sera déterminée par la relation
- laquelle peut s’écrire
- Mais les dérivées de À et de A, par rapport au temps sont les ordonnées NP et NQ des deux courbes à l’instant t; par conséquent en
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- désignant respectivement par j' et y1 ces ordonnées, la relation précédente devient A,r — ATi = «
- A _ _j_
- Au moyen d’unplanimètre, mesurons A et A, pour l’instant ON = /, prenons leur rapport et sur l’ordonnée du point N portons une longueur NM proportionnelle à ce rapport; sur la même ordonnée portons une Ion-
- un maximum du rapport des aires, il se pourrait que la construction précédente conduisît au moment pour lequel ce rapport est minimum et par conséquent ne donnât pas la solution du problème proposé. Mais puisque le rapport ~r~, nul à l’instant zéro, va d’abord en croissant avec le temps, la première valeur de t satisfaisant à la relation (i) correspondra nécessairement à un maximum, et pour qu'il y cT.it ensuite un minimum il faudrait que la forme des courbes APP' et BQQ' soit différente de celle qu’ont donnée tous les essais faits jusqu’ici; la solution trouvée correspondra donc toujours, avec les lampes de construction courante, au problème cherché.
- Néanmoins on peut envisager le cas où il y aurait un minimum. Dans ce cas, la dérivée seconde du rapport des aires serait positive, c’est-à-dire qu’on devrait avoir
- quand la relation (i) est satisfaite. Cette condition peut s’écrire
- dt ^ 0
- gueur NL proportionnelle au rapport de y b. j\. Faisons de même pour l'instant t1 =ON' peu différent de t\ nous obtenons les points correspondants M' et U. La droite MM' peut être considérée comme représentant approximativement la variation du rapport des aires avec le temps ; de même la droite LL' peut être considérée comme représentant approximativement la variation du rapport des ordonnées; par conséquent l’abscisse ON'' de leur point de rencontre R donnera, avec une approximation très suffisante pour la pratique, le moment où la relation (i) est satisfaite, c’est-à-dire le moment à partir duquel il n’est plus économique de maintenir la lampe en service.
- L’auteur fait remarquer que, la condition (i) correspondant aussi bien à un minimum qu'à
- Si l’on mène les tangentes aux courbes APP' et BQQ' aux points Pv et Q" ayant pour abscisses le temps ON" trouvé par la construction, et qu’on les prolonge jusqu’à leurs rencontres avec l’axe des abscisses en S et T (non représentées sur la figure pour ne pas augmenter les dimensions de cette figure),
- dy NT" y dy^ N"Q" yt
- — — sn"‘“ “ rrS ’ ~df~ TN" ~ NT
- et l’inégalité précédente devient
- W#nt-(n"s“n"t)>0’
- c’est-à-dire
- N"S - N "T > o.
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- On reconnaîtrait donc facilement que la I lumineuse couperait l’axe des abscisses en un solution trouvée correspond à un minimum, point S plus éloigné que celui T où cet axe et par suite devrait être rejetée, à ce que la est rencontré par la tangente en Q" a la courbe tangente en P’' à la courbe de l’intensité I de la puissance. J. R.
- REVUE UES SOCIÉTÉS SAVANTES ET UES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Sur divers procédés d’observation de la résonance Par A. Turpaix (').
- Uans cette communication l’auteur rappelle les différents procédés qui ont cté employés pour observer la résonance électrique d'un conducteur placé dans un champ hertzien (méthode du micromètre, du pont métallique, etc.) et décrit un procédé nouveau basé sur la propriété suivante, découverte par l’auteur trois ans auparavant :
- Un résonateur circulaire présentant une coupure (outre la coupure de faible longueur dans laquelle jaillissent les étincelles) fonctionne avec une facilité au moins égale à celle que montre un résonateur complet (2). (La figure 2 de la page 76 représente un résonateur de ce genre.)
- Pour étudier un champ hertzien au moyen de ce résonateur il suffit de relier aux deux bouts du fil laissant entre eux la coupure, un circuit contenant une pile et un téléphone ; quand des étincelles jailliront à l’interrupteur, le circuit se trouvera fermé à chaque étincelle et la membrane du téléphone entrera en vibration.
- Ce procédé d’observation est beaucoup moins fatigant que celui qui consiste à observer les étincelles à l’interrupteur. En outre il est susceptible de donner une plus grande précision, car l’oreille sait apprécier
- (J) Procès-verbaux des séances de la Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux, séance du 23 décembre 1897.
- (2) Sur les expériences de Hertz:. Proc.-verb. Soc. sc.phys. et nat. Bordeaux, avril 1895, p. 55.
- la gamme des intensités avec une distinction des nuances autrement délicate que n’arrive à le faire l’œil; et alors qu’à 3a vue on ne saurait dire si une étincelle est plus lumineuse à un endroit qu'à un autre, le téléphone, par le bruit qu’il transmet à l’oreille, permet à celle-ci de trancher sûrement la question.
- Un autre avantage du procédé est qu’il permet de subdiviser les oscillations produites dans le résonateur en groupes plus nombreux que ne peut le faire l’observation micrométrique. En effet, l’œil cesse de pouvoir décomposer en impressions discontinues un phénomène lumineux périodique dont la période excède un dixième de seconde. Si donc le nombre des oscillations est de 50 billions par seconde, comme c’était le cas dans les expériences de M. Turpain, l’œil partagera ces oscillations en 10 groupes de 5 billions d’oscillations. D’autre part, l’oreille est susceptible depercevoir des sons de 30 000 vibrations doubles par seconde; elle sera par conséquent capable de scinder les 50 billions d’oscillations en 30000 groupes d’environ un million et demi d’oscillations. II est vrai que l’oreille doit être armée d’un téléphone, dont la membrane ne peut guère faire que x 000 vibrations par seconde, mais même dans ces conditions la subdivision des oscillations électriques sera encore 100 fois plus grande qu’avec l’œil.
- Une objection peut être faite à l’emploi de cette méthode du téléphone. L’entretien dans le circuit du résonateur d’un courant auxiliaire n’en change-t-il pas les conditions de fonctionnement ?
- Pour répondre à cette objection il suffit de
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- supprimer complètement la pile. On se contente de fermer le résonateur coupé par un bon téléphone ; l’oscillation hertzienne se charge alors d’entretenir le téléphone. Il est facile de s’assurer que le régime du téléphone par rapport au résonateur n’a pas changé, en faisant successivement deux expériences avec et sans le secours delà pile. Le soi; perçu dans les deux cas est de même hauteur, il n’a perdu qu’en intensité.
- On peut encore objecter a ce dernier dispositif que la présence même du téléphone dans le circuit du résonateur hertzien augmente la complexité de l’appareil et peut en changer les conditions de fonctionnement. Pour reconnaître si l’objection était fondée, M. Turpain a supprimé les liaisons du résonateur et du circuit téléphonique et a introduit dans ce circuit un microphone très sensible placé dans le voisinage de l’interrupteur du résonateur. Il a obtenu ainsi les mêmes résultats qu’avec les deux procédés précédents, mais avec de bien plus grandes difficultés de réglage.
- Cette concordance des résultats légitime donc l’emploi de l’un des deux premiers procédés, d’un usage plus commode ; ils donnent d’ailleurs les mêmes résultats que le procédé micrométrique, comme l’auteur s’en est assuré par l’étude des sections nodales et ventrales du champ hertzien.
- En terminant, M. Turpain fait observer que l’on peut remplacerle téléphone par tout autre appareil sensible aux passages du courant auxiliaire. Il u essayé des lampes à incandescence; mais comme le temps que met un filament à rougir est bien plus grand que celui que met une plaque de téléphone à vibrer, ce dispositif manque de sensibilité et n’offre guère qu’un intérêt démonstratif.
- Par contre, si l’on ferme le circuit d’un résonateur à coupure par le circuit d’une pile contenant un galvanomètre, on dispose alors, pourvu qu’on prenne un très sensible galvanomètre apériodique, d’un appareil très délicat et pouvant en fait constituer un moyen commode d’observation de la résonance électrique.
- Sur le résonateur de Hertz ;
- Par A. Turpain (*).
- Les procédés d’observation indiqués dans la note précédente ont été appliqués par l’auteur à l’étude systématique du champ hertzien produit par un excitateur et deux fils parallèles. Dans cette étude M. Turpain a recherché
- in Comment se comporte un résonateur suivant l’orientation de son plan par rapport aux directions principales du champ;
- 2° L’influence qu’exerce sur les phénomènes observés la direction des étincelles à l’interrupteur;
- 3° L’influence exercée par le résonateur lui-même;
- 4° Celle de la position du micromètre sur le circuit du résonateur ;
- 5° Celle de la position de la coupure dans un excitateur coupé ;
- 6° L’effet de la coupure sur la longueur d’onde du résonateur ;
- 7° La différence des longueurs d’onde de deux résonateurs de longueurs différentes.
- Les mesures de longueurs d’onde ont été faites soit en déplaçant le résonateur dans le champ, soit en laissant le résonateur fixe et déplaçant un pont jeté sur les deux fils.
- I. Analyse du champ. — Prenant pour axe des # celui qui passe par les centres des boules de l’excitateur, pour axe des y celui qui est situé dans la direction des fils qui concentrent le champ, et pour axe des ç une "perpendiculaire aux deux premiers, l’auteur appelle :
- Position I, celle du résonateur telle que son plan coïncide avec le plan des a: ç;
- Position II, celle du résonateur telle que son plan coïncide avec le plan des xy;
- Position III, celle du résonateur telle que son plan coïncide avec le plan desj*^.
- (i ) Procès-verbaux de la Société des sciences plnsiques et naturelles de Bordeaux, 20 janvier 1898. - Comptes rendus de
- rAcadémie des sciences, 31 janvier 1898.
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- En plaçant un résonateur successivement dans l’une de ces positions et en le déplaçant parallèlement à lui-même, ou bien le laissant immobile, en déplaçant le pont, on constate l’existence de régions ventrales et nodales pour ces trois positions.
- Si l’on mesure les longueurs d’onde, on trouve la loi suivante :
- Les longueurs d’onde mesurées pour ces trois positions sont sensiblement égales. On
- l, =>n=/m.
- Les phénomènes sont en général très intenses dans la position II, moins intenses dans la position I, encore moins dans la position III.
- Ainsi les distances explosives varient :
- de 3 à 7 mm aux ventres de la position II,
- C’est dans cette dernière position que l’emploi du micromètre seul est assez pénible et que le secours du téléphone ou du galvanomètre est utile.
- A chaque résonateur employé correspond pour les trois positions une longueur d’onde particulière caractéristique du résonateur.
- Si l’on compare les positions respectives des ventres et des nœuds dans les trois positions, on peut énoncer cette loi :
- 2° Lesventres et nœuds des positions II et III coïncident.
- Les ventres et nœuds de la position I chevauchent sur ceux des positions II et III.
- Et si l’on a soin de rapporter la positionll du résonateur au point occupé par l'étincelle du micromètre, on voit que :
- 3° Les ventres pour la position I sont aux nœuds des positions II et III, et inversement les nœuds pour la position I sont aux ventres des positions II et III.
- II. Influence de la direction des étincelles au micromètre. — On a déterminé les
- positions des sections ventrales et nodales pour deux résonateurs présentant le même développement, aussi identiques que possible, et ne digérant que par la disposition de la coupure du micromètre.
- L’un B était muni d’un micromètre tel que la direction de l’étincelle était normale à la circonférence du résonateur en son plan.
- L’autre B' était muni d’un micromètre tel que la direction de l’étincelle était tangente à la circonférence du résonateur.
- Les résultats fournis par ces deux résonateurs sont les mêmes.
- Le fonctionnement du résonateur semble. donc indépendant de la direction de l’étincelle au micromètre.
- Toutefois, les distances explosives maxima observées ont été sensiblement plus grandes avec le micromètre normal qu'avec le micromètre tangent.
- III. Influence du résonateur. — Si l’on compare, dans le tableau des mesures faites à l’aide du déplacement du pont, la valeur des longueurs d’onde successives dans les trois positions, on voit que lorsque le résonateur a été placé de telle sorte qu’on puisse placer le pont entre l’excitateur et le résonateur, puis au delà du résonateur, la présence du résonateur influe en diminuant plus ou moins la section ventrale qu’il occupe.
- Le résonateur par sa présence T'étrécit la longueur d'onde qu'il décèle, dans la partie du champ qu'il occupe.
- Et cette influence semble plus marquée pour la position II que pour les deux autres.
- IV. Influence de la position du micromètre, — Pour étudier plus complètement le fonctionnement du résonateur dans les trois positions principales, on s’est astreint à mesurer les phénomènes en faisant occuper à l’interruption du micromètre toutes les positions possibles dans chaque plan.
- C’est ainsi que (fig. i) dans la position
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- I (x{) on place successivement la coupure du micromètre
- sur la direction positive de l’axe des \ (a = o°),
- » » « x (a = 90°),
- » négative » ? (a = i8o°),
- et dans les positions intermédiaires.
- De même dans la position II (*>*) on place successivement l'interruption du micromètre
- sur la direction négative de l'axe desyn'a = o°).
- » positive >' x[x=. gu0),
- » » » jr(«=moP),
- négative » x(*=27o%
- Enfin dans la position III (.yyjon place successivement l’interruption du micromètre sur la direction positive de l'axe des f (« = oü),
- » » » r(“= 9»°’),
- » négative » \ (a — i8o°),
- »> » » ^(*=270°).
- Si l’on observe les phénomènes pour chaque position principale, le micromètre étant placé successivement dans les differents azimuts, on observe que :
- i° II existe des azimuts d'extinction pour les positions I et 111 ;
- 20 II n'existe pas d’azimut d'extinction pour la position II.
- Pour les positions I et III, aux ventres comme aux nœuds, le micromètre placé soit à a —90°, soit à * = 270°, ne donne naissance à aucune étincelle.
- Pour la position II, aux ventres, le micro-
- mètre donne des étincelles de même ordre de longueur dans tous les azimuts.
- Cependant les maxima des étincelles des positions x —o° et a = i8o° sont sensiblement plus grands que ceux des positions a=go° et a=27ou.
- La détermination des longueurs d’onde pour la position II et pour le micromètre situé à a=oü ou àa=i8o% montre qu’on doit rapporter la position du résonateur non pas à son centre, mais au micromètre,
- 3° C’est la position du micromètre qui règle dans ce cas (position II, a=o° ou a = 180°) la position du l'entre.
- On n’avait pas à tenir compte, en effet, du rayon du résonateur dans la position I, pour les divers azimuts, le micromètre restant toujours à la même distance que le centre du résonateur.
- Mais dans la position II, suivant qu’il sc trouve à a=o° ou a a=i8o°, le micromètre est ou plus près ou plus loin du ventre que le centre du résonateur et l’écart est égal au rayon du résonateur.
- Il y aurait également lieu de tenir compte de ce rayon dans la position III, mais il se trouve que les azimuts a = qo° et a= 270° correspondent au diamètre d’extinction, si bien qu’un résonateur dans cette position et dans ces azimuts, déplacé tout le long du champ, ne manifeste d’étincelle en aucun point.
- V. Influence d’une coupure et de sa position. — Pour pénétrer plus avant dans l’ctude du résonateur hertzien, l’auteur a soumis à la même analyse expérimentale un résonateur présentant une coupure, indépendamment de l’existence du micromètre.
- La grandeur de la coupure variait de 2 à 11 centièmes de la longueur totale du résonateur complet.
- Le résonateur était formé de plusieurs arcs métalliques pouvant être réunis par de petites bagues de cuivre, si bien que le résonateur pouvait se transformer, à volonté, de résonateur complet en résonateur à coupure symétrique ou dissymétrique.
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- Un résonateur à coupure symétrique présente les mêmes azimuts dextinction qu’un résonateur complet.
- Un résonateur à coupure dissymétrique ne présente pas de phénomène d'extinction pour les positions I et II quand le micromètre est à
- On a cherché l’azimut d’extinction ou de minimum d’effet d’un résonateur à coupure dissymétrique pour les positions I et III et voici la règle qui donne cette position :
- L’azimut a d’extinction ou de minimum d'effet est tel que l’a\imut d'extinction du réso-nateur complet passe par le milieu de la coupure.
- Si 2y est l’angle de coupure (fig. 2), tj. l’an-
- gle de la plus petite position du résonateur coupé,
- 2 — -y--(l* + Y) ou 3-j- —(.u + Y)*
- Quand la coupure est symétrique, on
- Si l’on mesure les sections ventrales et nodales relatives à un résonateur à coupure placé successivement dans les trois positions, on constate que s’il est indifférent de faire les mesures relativement au micromètre ou à la coupure pour la position I, il n’en est plus de même pour la position II et III.
- Pour que la remarque relative au chevauchement des ventres et des nœuds subsiste ici, il est indispensable de faire les lectures aux points occupés non par le micromètre, mais par la coupure.
- C’est ainsi que si l’on s’adresse k un résonateur dont la coupure a été pratiquée le plus loin possible du micromètre {70 cm) et qu’on peut à volonté reconstituer complet, on constate qu’il faut amener le pont mobile juste au-dessus du micromètre pour obtenir une étincelle maxima dans la position II lorsque le résonateur est complet, alors qu’il suffit d’amener le môme pont au-dessus de la coupure pour obtenir le maximum d’effet dans la même position II, lorsque le résonateur est coupé.
- De même que pour un résonateur complet il n’est point besoin de corriger les mesures relatives à la position III pour un résonateur à coupure symétrique, puisque pour cette position les azimuts « = qo° et a — 2 70° correspondent au diamètre d’extinction, mais il n’en est plus de même pour un résonateur à coupure dissymétrique. On doit faire les lectures dans la position III, aux points occupés par la coupure, qui ne coïncide plus alors avec ceux occupés par le micromètre.
- On peut résumer ainsi tous ces énoncés relatifs aux résonateurs à coupure :
- Dans un résonateur à coupure, la coupure joue le rôle que jouait le micromètre dans le résonateur complet.
- Et cela tant pour les positions d’extinction que pour les positions des sections nodales et ventrales.
- Tout ce que l’on a dit du micromètre dans le cas du résonateur complet peut se dire de la coupure dans le cas du résonateur coupé.
- VI. Influence de la coupure sur la longueur d’onde d’un résonateur. — On a comparé les mesures fournies par l’étude d’un résonateur complet et d’un résonateur à coupure de même rayon ; on trouve que :
- La différence entre la demi-longueur d’onde d'un résonateur complet, et la demi-longueur
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- d'onde d'un résonateur à coupure de même rayon, est sensiblement égale à la longueur de la coupure
- L’exactitude de cette règle est d’autant plus grande que l’on a affaire à des résonateurs plus identiques, — c’est ainsi que la comparaison des résultats relatifs aux résonateurs désignés par B, B' et B" dans le tableau des résultats donné plus loin, donne pour une coupure de 22 cm une différence de longueurs d’onde de 28 cm, mais il est à remarquer que la coupure de B" est munie de bornes serre-fils, et que l’influence des micromètres (qui correspond à une longueur 'utile des résonateurs fort grande) peut n’ètre pas la même pour B, B' et B".
- Ta
- VII. Comparaison des longueurs d’onde de
- DEUX RÉSONATEURS DE LONGUEURS DIFFÉRENTES.
- — On est frappé, quand on compare la demi-longueur d’onde d’un résonateur et son développement, de la grande différence qui existe entre ces deux nombres, alors qu’on admet en général leur égalité.
- En réalité, la présence du micromètre introduit une perturbation notable, si bien que, quelque simple qu’on le constitue, le micromètre tient la place d’une longueur utile de résonateur fort grande, et cela semble devoir être surtout attribué au pas de vis micrométrique impossible à supprimer, comme il ressort de mesures faites avec un même résonateur et un même micromètre à vis, aussi petite que possible et sans tête, et avec une vis de plusieurs centimètres et à large tête.
- Mais si au lieu de comparer la longueur I gueur, on compare entre elles les longueurs d’onde décelée par un résonateur à sa Ion- | d’ondes de deux résonateurs et les longueurs
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- de ces résonateurs, on peut assez sensiblement énoncer la loi suivante :
- La différence entre les demi-longueurs d'onde relatives à deux résonateurs est sensiblement égale à la différence de leurs longueurs.
- X —X' = 2(L —L').
- Pour peu que l’on ait eu soin de munir les deux résonateurs de micromètres aussi identiques que possible, l’élimination de la perturbation apportée par les micromètres se fait par la soustraction des mesures obtenues.
- Les résultats des mesures qui ont conduit aux diverses lois énoncées précédemment sont consignés dans le tableau de la page 77.
- Remarques touchant les lois du résonateur hertzien établies par M. Turpain;
- Par P. Duiie.u (‘j.
- Malgré la netteté et la simplicité des lois établies par M. Turpain, il serait, je crois, téméraire d’en vouloir donner, dès maintenant, une explication théorique complète. Il nous semble toutefois que plusieurs de ces lois viennent se grouper de la manière la plus nette autour de l’interprétation du rôle du résonateur hertzien que nous avions développée en 1895 dans notre enseignement, et brièvement indiquée dans une note parue h L'Éclairage Électrique f). Développant une théorie qui est la généralisation de la théorie de Hclmboltz, nous admettions dans les conducteurs l’existence simultanée de flux longitudinaux et de flux transversaux; nous montrions que l’équation aux dérivées partielles, assez compliquée, qui régit les premiers, se réduit, pour les conducteurs parfaits, à l’équation des petits mouvements ; que, pour des oscillations dont la fréquence ne dépasse pas celle des oscillations hertziennes, tous les con- (*)
- (*) Procès-verbaux des séances de la Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux, 20 janvier 1898.
- (S)Duhem. — Sur l’interprétation théorique des expériences hertziennes, t. IV, p. 29$ et 494.
- ducteurs peuvent être regardés comme des conducteurs parfaits; et nous ajoutions ;
- Dans les expériences hertziennes, les corps conducteurs nous paraissent agir surtout par les flux longitudinaux qui les traversent.
- Il nous semble, en particulier, que l’état électrique d'un fil métallique de faible section soit assimiüable à l’état vibratoire d’un tuyau sonore dans l’hypothèse des tranches. C’est ainsi que, dans notre enseignement, nous avons donné, du pont employé tout d’abord par M. Blondlot, et dont M. Turpain fait usage dans la présente étude, une théorie analogue à celle du trombone à coulisse.
- Si le fil est isolé à une extrémité, cette extrémité est sensiblement un nœud pour les flux longitudinaux ; cette extrémité est analogue à l’extrémité close d’un tuyau fermé.
- Prenons, par exemple, un fil de longueur L, dont A et B sont les deux extrémités; l’oscillation électrique longitudinale propre, la plus grave qu’îi puisse présenter, est celle qui a pour noeuds les deux points A et B, et pour longueur d’onde, dans le métal, 2L. Sa période T est donnée par l’équation = 2 L,
- où ‘S- est la vitesse de propagation des flux longitudinaux dans les conducteurs parfaits, i Placé dans un milieu diélectrique, siège de flux périodiques, transversaux par exemple, de période T, ce résonateur vibrera; toutes choses égales d’ailleurs, c’est-à-dire pour une position relative donnée du résonateur et des conducteurs (fils,...) qui déterminent la forme du champ, pour obtenir la résonance la plus intense, on devra, selon les lois connues de la résonance, faire coïncider une section ventrale du milieu avec un nœud de la vibration propre du résonateur.
- Si l’on applique ce qui vient d’être dit au résonateur type Sarrazin-de La Rive employé par M. Turpain, on voit que l’on arrive à la loi suivante :
- I Si Von fait glisser le résonateur, ori'entê d’une manière quelconque, parallèlement aux | fils qui concentrent le champ, la résonance la
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- plus intense a lieu lorsque le micromètre se place dans une section ventrale du champ.
- La vérification de cette loi par M. Turpain est un précieux contrôle de la théorie proposée.
- Pour rendre compte de la résonance d’un résonateur coupé, il faut supposer que la vibration longitudinale propre que la résonance excite est celle qui a pour nœuds les extrémités de la coupure, le reste du résonateur étant traité comme un résonateur ininterrompu, ce qui doit être sensiblement vrai lorsque les étincelles éclatent au micromètre. Un résonateur de longueur totale L, dont la coupure a une longueur c. et dont la longueur conductrice réelle a, dès lors, pour valeur (L - c), donnera des vibrations longitudinales propres dont la période T' sera donnée par la relation
- <5T = 2'L-C).
- On voit que, si la coupure c est de petites dimensions, les conditions de fonctionnement d'un résonateur coupé de longueur totale L seront exactement celles d'un résonateur non coupé de longueur (L — c), pourvu que l'on place toujours la coupure du premier oit l'on placerait le micromètre du second.
- La vérification si complète de cette loi par M. Turpain nous semble encore une confirmation remarquable de l’interprétation donnée du rôle du résonateur hertzien.
- Admettons ce rôle comme démontré. Nous fondant sur cette loi observée par MM. Sar-razin et de La Rive : la longueur d'un inter-nœud trouvé dans l'éther (pratiquement, dans l’air) avec un résonateur donné est sensiblement égale à la longueur du résonateur, nous avons établi la proposition suivante :
- La vitesse de propagation des Jlux transversaux dans l'éther est égale à la vitesse de propagation des flux longitudinaux dans les conducteurs parfaits.
- Mais la loi expérimentale dont nous avions fait usage pour établir cette proposition n’était vérifiée que d’une manière très grossière par les expériences de MM. Sarrazin et de La
- Rive. Il était permis de supposer que les écarts devaient être attribués à ce que l’hypothèse des tranches, sensiblement vraie le long du résonateur, ne l'était plus au voisinage du micromètre. M. Turpain est parvenu à obtenir, de la loi invoquée par nous, une vérification indépendante de ces perturbations aux extrémités, en comparant la différence des longueurs de deux résonateurs, de micromètres identiques, à .la différence des longueurs des internœuds, mesurées par ces deux instruments. L’égalité de ces deux différences met hors de doute la loi que nous avions invoquée.
- Sur le champ hertzien ;
- Par A. Turpain (l).
- Dans son précédent mémoire l’auteurrela-tait les résultats de son étude du champ produit par deux fils tendus parallèlement entre eux et perpendiculairement à la droite passant par les centres des boules de l’excitateur. Dans celui-ci il donne les résultats d’une étude analogue du champ produit par un seul fil, et compare les résultats des deux études.
- Avant de suivre l’auteur dans la description des expériencesindiquons-enimmédiatement les principales conséquences ; cette description, assez peu commode à présenter, s’en trouvera, croyons-nous, plus facile à suivre. Ces conséquences sont :
- i° Si l’on considère isolément chacun des fils concentrant le champ, on obtient un système de ventres et de nœuds offrant à l’extrémité libre un ventre pour la position I et un nœud pour les positions II et III.
- 2° L’état électrique de deux t>enires en regard pris sur chacun des fis n’est pas identique ; il est, en l’un des ventres, de signe contraire à ce qu'il est en l'autre.
- Faisons remarquer que ces conséquences de (*)
- (*) Procès-verbaux de la Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux, 31 mars 1898.
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- l’expérience pouvaient être en partie pressenties en suivant l’idée de l’assimilation, rappelée parM. Duhemdans la note précédente de l'état électrique d'un fil à l’état vibratoire d’un tuyau sonore dans l’hypothèse des tranches. En effet il résulte de cette assimilation que dans le cas d’un seul fil on doit avoir un système de ventres et de nœuds et que deux ventres consécutifs doivent être dans un état électrique différant par le signe.
- D’autre part, il est à présumer que quand on prend deux fils les ventres en regard doivent être dans des états électriques différents puisque les plaques reliées aux fils et disposées en face des plaques de l’excitateur, ont au même instant des charges de noms con-
- Remarquons encore que cette non-identité de l’état électrique de deux points en regard pris sur chacun des fils résulte aussi du fait suivant : lorsqu’on place un pont sur les deux fils il se produit à la place occupée par ce pont un nœud pour la position I et un ventre pour les positions II et ITI du résonateur; car si les deux fils avaient à chaque instant leurs points en regard dans le même état électrique, rétablissement clu pont ne devrait troubler en rien la distribution des sections nodules.
- Enfin relevons une objection qui pourrait être soulevée; s’il est vrai que les ventres en regard pris sur chacun des fils sont dans des états électriques inverses, leurs actions sur le résonateur devraient interférer. Nous verrons que c’est en effet ce qui a lieu quand le résonateur est convenablement placé par rapport à l’un et a l’autre des fils et que si ordinaire-menton observe une action sur le résonateur c’est que celui-ci se trouve précisément dans une position telle que les actions de chacun des fils s’ajoutent.
- Passons maintenant aux nombreuses et intéressantes expériences qu’a faites M, Tur-pain pour établir d’une façon certaine les propositions énoncées ci-dessus.
- I. Propriétés du champ hertzien concentré par un seul fit.. — Tant pour permettre
- l’étude complète de ce champ en lui-même que pour faciliter la comparaison des résultats obtenus avec ceux que donne l’étude du champ à deux fils, Fauteur a placé les résonateurs non seulement dans les trois positions I, II, III du précédent mémoire, mais encore pour chaque orientation du plan du résonateur correspondant à l’une d’elles, dans trois positions obtenues en déplaçantplus ou moins le résonateur dans son plan ou parallèlement à lui-même. On a donc neuf positions se divi-
- i° Positions symétriques, où le fil est un axe de symétrie du résonateur : perpendiculaire à son plan pour la position I; un diamètre pour les positions II et III, lesquelles sont d'ailleurs identiques parsuite de la symétrie du champ;
- 2° Positions dissymétriques, déduites des précédentes en donnant au résonateur, dans son plan, un déplacement assez faible pour que le fil, ou bien coupe ce plan à l’intérieur du cercle qu’il délimite (position I), ou bien soit une corde de ce cercle (positions II et III, encore ici identiques par suite de la symétrie du champ).
- 3° Positions extérieures, déduites des précédentes en accentuant le déplacement dans son plan (positions I et IIÏ, ou en le déplaçant parallèlement à lui-même (position III), les positions II et III ne sont plus identiques.
- Dans chacune de ces positions on a fait varier l’azimut du micromètre en conservant les notations employées dans le précédent travail.
- Voici les résultats fournis par cette étude :
- Positions symétriques. — Position I. — i° Un résonateur déplacé dans la position 1 manifeste des sections nodales et ventrales, l'extrémité libre du fil étant un ventre. — Toutefois l'intensité du phénomène est des plus faibles, il doit être rapporté au fait d'une dissymétrie impossible à éviter.
- 2n L'intensité très faible du phénomène est égale dans tous les azimuts.
- Positions II et III. — i° Présentent les mêmes phénomènes que la position I au che-
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- vauchement des ventres et des nœuds près.
- 2° Il y a extinction ou minimum d'effet lorsque le rayon du micromètre coïncide avec la direction du fil.
- Positions dissymétriques. — Position I. — i° Le résonateur décèle des sections nodules et ventrales, l’extrémité libre du fil étant un ventre.
- Les phénomènes sont ici d’une très appréciable intensité.
- 2° Il y a extinction ou minimum d'effet lorsque le rayon du micromètre passe par le fil.
- Positions II et III. — i° Le résonateur décèle des sections nodules et ventrales qui sont interverties par rapport à celles de la position /, l’extrémité libre du fil étant un nœud.
- 2° Il y a minimum d'effet lorsque le rayon du micromètre est perpendiculaire à la direction du fil.
- Positions extérieures. — Position I. — i° Le résonateur décèle des sections nodules et ventrales, l'extrémité libre du fil étant un ventre.
- 2° Il y a extinction ou minimum d'effet lorsque le rayon du micromètre prolongé passe par le fil.
- Position II. — i° Le résonateur décèle des sections nodules et ventrales interverties par rapport à celles de la position I.
- 2" Il y a minimum d'effet lorsque le rayon du micromètre est perpendiculaire à la direction du fil.
- Position III. — i° Le résonateur décèle des sections nodules et ventrales identiques à celles de la. position II.
- 2° Il y a extinction ou minimum d'effet lorsque le rayon du micromètre est parallèle au fil.
- Dans tous les cas, pour les positions II et III les lectures furent faites au micromètre.
- Ces résultats sont relatifs à un résonateur complet* Ceux auxquels conduit un résonateur à coupure peuvent se ranger sous cette loi déjà énoncée dans un travail précédent.
- Dans un résonateur à coupure, la coupure joue le rôle que jouait le micromètre dans le résonateur complet.
- II. Comparaison des propriétés nu champ a UN FIL F.T DU CHAMP A DEUX FILS. — A la Suite
- de cette étude du champ à un fil, l’auteur a effectuéune série demesurescomparatives des intensités des phénomènes dans le cas de un et de deux fils.
- A cet effet, le résonateur était placé, alors que le champ n’était concentré que par un fil, dans chacune des positions I, II et III, dans la situation même qu’il devait offrir pour ces différentes positions lorsqu’on ajoutait le second fil concentrant le champ.
- Dans ces conditions, les effets du premier fil sur le résonateur étaient identiques, que le second fil soit absent ou qu’il soit tendu. La mesure des distances explosives au micromètre permettait donc de pouvoir se faire une idée de l’augmentation d’intensité qu’apportait dans chaque cas la présence du second fil.
- Nous ferons remarquer que les choses étant ainsi disposées, les positions du résonateur par rapport au premier fil correspondaient :
- La position I à une position dissymétrique ;
- La position II à une position dissymétrique ;
- La position III à une position extérieure.
- Voici le tableau résumé de ces mesures comparatives :
- Champ à i fil . J Champ à 2 fils. j” ^
- 'ii5 °°38 *>563 0323 0015 0008
- 240 0038 1500 1410 0038 0023 090 0030 1125 1028 0023 0015
- On voit par ces chiffres que les longueurs d’étincelles sont, pour une même position du résonateur, plus grandes lorsqu’il y a deux fils que lorsqu’il n’y en a qu’un. On est donc tenté de considérer chaque point en regard de chacun des fils comme étant à chaque instant dans le même état électrique. Mais nous avons vu que cette manière de voir est en désaccord absolu avec l’influence que l’établissement d’un pont a sur la distribution des sections nodales. D’autres expériences
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- étaient donc nécessaires pour élucider cette contradiction en donnant des renseignements plus complets sur le rôle de chaque fil dans le phénomène.
- Dans ces expériences les deux plaques A, B de l’excitateur sont disposées parallèlement et aussi éloignées que possible. Elles sont flanquées chacune de deux plaques métalliques indépendantes, parallèles à la plaque d’excitateur dont elles concentrent les effets
- Position I N V N
- 0.75 m 1,50 m 2,25 m Position 1I-III V N V
- 20 Les champs à deux Jils ia 2b, ifl' 2b\
- comme aussi ,ia 2/, ia' 2b donnent le même système de ventres et de nœuds identique en position au précédent.
- 3° Les champs à deux Jils ia 2/, ib 2b' ne donnent plus aucun système de ventres et de nœuds.
- Il y a interférence: tout le long du champ.
- Le résonateur étant, par exemple, placé par rapport au champ des deux fils dans la position I, o°, à chaque instant l’effet produit sur lui par le fil 1 est annulé par l’effet du fil 2. Ces deux fils, en effet, se trouvent placés par rapport au résonateur dans une position I dissymétrique.
- Les déterminations d’intensité qui suivent montrent la netteté de ce phénomène.
- Position I, o° V, 4,50 m Champs : 1 — a et 2 — a' 1 — a et 2 — b
- Intensités: 0,030 mm 0,248 mm
- Pour plus de commodité les deux fils ont été tendus dans le champ, ils sont à volonté reliés ou non aux plaques aa! hb'. Il y a bien de ce fait une petite perturbation, mais assez faible, comme l’auteur s’en est assuré en faisant la mesure avec un seul fil tendu dans les mêmes conditions.
- On a trouvé, en effet, pour le ventre situé à 4,5 m de l’origine et pour la position I, o° du résonateur, une longueur d’étincelles de 0,135 mm lorsque le fil 2, relié à la plaque b,
- et dont elles sont d’ailleurs le plus rapprochées possible.
- Soient a, a les deux plaques parallèles à A; J' celles voisines de B ; a! et b' sont entre les plaques de l’excitateur, a et b en dehors. Nous indiquerons que le fil 1 a été relié à la plaque a par le symbole \a .
- On a obtenu les résultats suivants :
- inLes champs à un fiha-> 1/, i*, ib', 2a, 2a\ 2b,2b donnent le même système de ventres et de nœuds qui est le suivant :
- N V N V
- 375 m 4,5o m 5,25 m 6 m (extrémité)
- V N V N
- était seul et 0,150 mm lorsque, outre ce fil relié à la même plaque, se trouvait le fil 1 dont l’origine était isolée.
- On essaya dans le cas d’interférence ia 2J de faire une détermination en déplaçant un pont jeté sur les deux fils, mais quelle que fût sa situation par rapport au résonateur, ce dernier ne manifesta constamment que des étincelles à peine perceptibles.
- Ces résultats indiquaient nettement que les actions de chacun des fils sur le résonateur interfèrent précisément dans les cas où par suite de la liaison des fils aux plaques a et a' ou b et b‘ l’état électrique doit a priori être le même en deux points en regard pris sur chacun des fils. Or s’il y a interférence dans ces cas, tandis qu’au contraire il y a addition dans ceux où les liaisons des fils et des plaques permettent de prévoir des états électriques de signes contraires en deux points en regard, la cause de ces phénomènes ne peut être cherchée que dans une dissymétrie de la position du résonateur par rapport à l’un et à l’autre fil.
- Quand le résonateur est dans la position I,o°, son plan est rencontré par les fils en deux points situés de part et d’autre du diamètre vertical passant par le micromètre. On peut penser que la dissymétrie résulte de ce que les points de rencontre ne sont pas dans le même demi-cercle. Soulevons un peu le résonateur dans son plan (position que nous
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- désignerons par a) ; la dissymétrie, si l’opinion précédente est exacte, subsistera. Fai-sons-le ensuite tourner dans son plan de 90°, de manière à ce que le micromètre se trouve sur un diamètre horizontal (position ?) ? les points de rencontre des fils et du plan du résonateur se trouveront tous deux dans le demi-cercle inférieur, et la dissymétrie n’exis-tera plus.
- Par conséquent, s’il y a interférence pour la position a, il y doit avoir addition des effets pour la position [3 et inversement. Or c’est précisément ce qui a lieu, comme lemontrent les valeurs suivantes des longueurs d’étincelles observées :
- I aïa‘ 1,13 » °>°4
- la 2b 0,03 » 1,97
- Ces faits établis, M. Turpain a effectué une autre série d’expériences confirmant pleinement l’hypothèse que deux ventres consécutifs ne sont pas dans le même état d’équilibre.
- Dans ces expériences, l’un des fils, le fil 1, par exemple, est coupé près de l'origine, et dans la coupure on intercale un fil de longueur variable. Par suite de l’addition de ce fil, la distance des nœuds et des ventres du fil 1 à l’origine, comptée en ligne droite, se trouve modifiée. En particulier, si la longueur du fil additionnel est de un quart de longueur d’onde, un nœud prend la place d’un ventre, et inversement le long du fil 1 et au delà de la coupure. Par conséquent, si l’on relie les fils 1 et 2 aux plaques a et a' ou b et b', il ne doit plus y avoir interférence comme auparavant, et c’est en effet ce que montre l’expérience.
- Si la longueur du fil additionnel est de une demi-longueur d’onde, un ventre de rang pair se substitue à un ventre de rang impair le long du fil 1 ; si elle est égale à une longueur d’onde, un ventre de rang pair se substitue à un ventre de rang pair également. Par conséquent on doit retrouver dans ce dernier cas les mêmes phénomènes que lorsqu’il n’y I avait pas de fil additionnel, tandis que dans |
- le premier il doit v avoir interférence là où il y avait addition des effets et inversement. Ces conséquences sont faciles à vérifier en intercalant dans la coupe une longueur de fil égale à une longueur d’onde et en plaçant deux ponts permettant de mettre hors circuit, l’un la moitié de ce fil, l’autre le fil entier. En opérant ainsi, M. Turpain a trouvé les résultats indiqués dans le tableau suivant :
- CH.MP
- X Ventres et nœuds successifs. Interférence. Ventres et nœuds. Interférence tout Le long- du champ. Ventre et nœuds. Interférence.
- Les résultats des différentes expériences de M. Turpain sont donc tous facilement explicables dans l’hypothèse qu’un fil qui est le siège d’oscillations est assimilable à un tuyau sonore. Il reste cependant encore un point à expliquer : c’est le renversement du système de nœuds et de ventres, selon que l’observation est faite avec un résonateur placé dans la position I ou avec un résonateur placé dans les positions II ou III (*).
- J. B.
- f1) M, Turpain nous communiqué à cc propos la remarque
- ^sToi^veut admettre la théorie d’Helmohz généralisée par M. Duhem, au lieu de partir comme Maxwell (point de départ attribuable au désir du théoricien anglais d'arriver à une théorie électromagnétique de la lumière ; avec l’hypothèse fondamentale des seuls flux transversaux, ou partira avec l'hypothèse delà coexistence des deux sortes de flux trans-
- Lcs uns se’ réfléchiraient à l’extrémité des fils sans changement de signe, les autres avec changement.
- Là serait la réponse à la question.
- Celle-ci reste cependant entière, car il faudrait admettre flux transversaux, et dausia position II aux seuls flux longi-
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- BIBLIOGRAPHIE
- Alternating Current Phenomena (Les Phénomènes du courant alternatif;, par AI. Charles Proteus Steikmetz. 2° édition. W.-J. Johnston et C«, éditeurs, New-York.
- Nous n’avons pas pu rendre compte de la première édition de cet ouvrage, les éditeurs nous ayant oublié. Etant donnée la rapidité avec laquelle a été épuisée cette première édition, peu de changements ont été faits et l'auteur a dû se contenter de corriger quelques erreurs ; quelques additions ont toutefois été faites, principalement sur les dernières créations de M. Steinmetz : le cou-plage en tandem, breveté du reste, comme nous l’avons signalé, par MM. Siemens et Halske en 1894 (*), le moteur d’induction synchrone et le moteur d'hystérésis.
- L'apparition du livre de M- Steinmetz a fait quelque bruit dans le monde électrique, par suite de la notoriété de son auteur, mais beaucoup de personnes, et nous sommes de celles-là, ont été un peu déçues à sa lecture. Evidemment on s’attendait à y retrouver l’emploi des quantités imaginaires dont -M. Steinmetz a fait de multiples applications à la théorie des courants alternatifs et dont la plupart ont été présentées et analysées par nous dans La Lumière Electriquejf et dans cette revue (2), mais on s’attendait aussi à y voir autre chose que des considérations purement théoriques, et en particulier la description du matériel à courants alternatifs de la General Electric, dont l’auteur est un des principaux ingénieurs. 11 faut espérer que dans les éditions prochaines, M. Steinmetz tiendra
- moteurs asynchrones polyphasés ». Lumière Électrique-, t. LI, p. 28, 2894.
- (a) Voici la liste de nos articles sur les travaux de M. Steinmetz relatifs aux applications des imaginaires :
- Lumière Electrique ; « La méthode de M. Steinmetz pour le calcul des courants alternatifs », t. L, p. 451 et 544, 1893.
- Éclairage Électrique : « Courants alternatifs et quantités complexes », t. VI, p. 2ré, 1896;
- >< La loi de l’hystéris », t. VI, p. 337 et 390. 1896;
- « La théorie du transformateur général de M. Steinmetz ». t. VII, p. 97, 2896 ;
- « Courants oscillants et quantités complexes »j t. X, p. 22, 1897;
- « A propos de l’application des imaginaires à Ja résolution des problèmes sur les courants alternatifs », t. XIV, p. 69, 1898.
- compte de notre observation qui, nous le répétons, est un desideratum de beaucoup de lecteurs.
- Nous avons déjà eu l’occasion de dire que l’idée d’employer les imaginaires sous la forme a -f- b v— 1 à la résolution des problèmes sur les courants alternatifs est bien antérieure aux travaux de M. Steinmetz, et qu’elle a été appliquée en particulier par M. Wien dans la théorie du pont de Wheatstone avec l’emploi du téléphone (*; et par M. Kennelly, quelques mois avant M. Steinmetz. Ce dernier n’en reste pas moins un des promoteurs de l’application des imaginaires et les résultats qu’il en a obtenus sont très intéressants.
- L’ouvrage de M. Steinmetz, publié en partie dans diverses publications, comprend 30 chapitres et deux appendices. Les quatre premiers chapitres : Introduction, Valeurs instantanée et efficace, Loi de l’induction électromagnétique et Représentationgra-phique, constituent en somme des notions préliminaires indispensables à Ja compréhension de l’ouvrage.
- Ce n’est qu’au chapitre V que l'auteur expose les principes de l’application des imaginaires.
- La méthode topographique que M. Steinmetz donne au chapitre VI est particulièrement avantageuse pour la représentation graphique des systèmes à courants polyphasés équilibrés ou non.
- Après avoir défini (chap. VU) les termes déjà entrés dans le langage technique, d’admiüance, inverse de l’impédance ; de conductance et de susceptance, partie réelle et imaginaire de l’admittance ; l’auteur applique le calcul des imaginaires aux circuits contenant de la résistance, de la self-induction et de la capacité (chap.VUt), et en particulier aux lignes de transmission (chap. IX) avec sclf-induc-
- M. Steinmetz envisage ensuite l’effet des pertes d’énergie dans le fer et dans les diélectriques et leur représentation par des résistances et réactances, conductances et susceptances équivalentes (chap. X et XI).
- Le chapitre XII est consacré au problème très intéressant de la capacité et de la self-induction
- (!) Voir La Lumière Électrique l’article de M. Raveau sur des * Nouvelles applications scientifiques du téléphone ». c. XLII, p. 563, 1893,
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- distribuées ; le traitement de ce problème par les imaginaires simplifie beaucoup les calculs; nous aurons l’occasion de l’exposer prochainement à propos d'une intéressante étude sur la fréquence des décharges des lignes de transmission que M. Steinmetz vient de publier tout récemment (').
- Nous entrons ensuite dans l'ctude théorique des appareils à courants alternatifs : transformateurs à courant alternatif, transformateur général (transformateur-moteur) à courant alternatif, moteurs d’induction et génératrices à courant alternatif, étude que nous avons publiée presque en entier
- Bien que l'étude du fonctionnement de deux alternateurs en parallèle soit faite à l’aide des imaginaires (chap. XVII), celle des moteurs synchrones (chap. XVIII) est faite graphiquement d’abord et analytiquement ensuite"; ce chapitre n’est du reste que la reproduction d’un article de l'auteur sur les moteurs synchrones paru en 1895 (2).
- La question des moteurs à collecteur (chap. XIX) permet à l’auteur de revenir aux imaginaires, lesquelles sont abandonnées à nouveau pour l'étude du phénomène de.la réaction d'induit (chap. XX), celle de l’influence du fer sur les courbes instantanées (chap. XXI) et enfin celle de l'effet des harmoniques supérieures (chap. XXII).
- Les huit derniers chapitres sont enfin consacrés à l'étude des systèmes polyphasés, d’abord au point de vue général, puis plus spécialement au cas des systèmes triphasés et à quatre phases.
- f.es deux appendices se rapportent l’un aux notions du calcul des quantités imaginaires, l'autre à l’application des quantités complexes à l'étude des courants de décharge des condenseurs que l’auteur appelle courants oscillants.
- On voit par cette longue analyse que l'ouvrage de M. Steinmetz est, en somme, composé en grande partie d’études détachées de l'auteur; il est donc déjà connu de nos lecteurs en ce qui concerne le principe de l’application des imaginaires à la résolution des problèmes sur les courants alternatifs.
- Nous avons déjà dit, et nous le répéterons encore ici, que l’application du calcul des imaginaires sert de trait d’union entre le calcul pur et la méthode graphique; c’est donc aux amateurs des longues théories mathématiques que nous recommandons ce livre, pour leur permettre de simplifier les calculs purement mathématiques et de se convaincre petit à petit de la supériorité des méthodes graphi-
- C.-F. Guilbert.
- CHRONIQUE
- Sur la puissance maximum des stations génératrices à vapeur.— 1 .a tendance actuelle est de créer des stations génératrices très puissantes, et alors qu’il y a seulement quelques années, il semblait préférable, lorsqu'une grande puissance était nécessaire, d’ériger plusieurs stations distinctes d’une puissance maximum de 3 000 à 5 000 chevaux, plutôt qu’une seule, on construit souvent aujourd'hui des stations de 8000, io 000 et même 12 000 chevaux.
- On peut se demander si cette pratique est économique, car s’il est certain que le prix de production de limite de puissance diminue d’abord quand la puissance engendrée augmente,'il n’est pas évident que cette loi se maintient lorsque cette puissance
- Dans son numéro du 13 août, The Electrical World * (*)
- (') Electrical World du 27 août 1898.
- (*) Voir Elektrotechnische Zeitschrift, nos 2 et 3, 1895.
- examine cette question. T,es diverses économies, quelquefois minimes, qui résultent de l’augmentation de la puissance des stations génératrices sont successivement prises en considération, et la conclusion est que, en général, la construction et l’exploitation d’une usine de très grande puissance sont plus économiques que celles de deux usines de puissance moitié moindre.
- Pour la chaufferie, l’économie résultant d'une augmentation de puissance semble, a priori, devoir être assez faible, car c’est le nombre des générateurs qui augmentera, la capacité de chacun d'eux restant la même à partir d'une certaine limite. Néanmoins, il sera possible de réaliser dans l’exploitation une série d’économies d’importance relativement minime, mais dont la somme est considérable. La main-d’œuvre peut être en effet réduite par l’emploi de convoyeurs pour le charbon et les escarbilles, de chargeurs mécaniques ; la consommation de
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- charbon diminuée par l’emploi d'économiseurs, etc., dont l'installation serait relativement trop coûteuse dans une usine de faible puissance. D'autre part, les machines auxiliaires actionnant les pompes d’alimentation consomment, comme on le sait, une énorme quantité de vapeur; la puissance des pompes d’alimentation croissant avec la puissance totale de l'usine, les pompes d’une grande usine pourront être actionnées par une machine à triple expansion procurant une économie sensible par kilogramme de vapeur produite par les chaudières.
- Dans la salle des machines, le nombre desgroupes de moteurs et de générateurs électriques sera aussi à peu près proportionnel à la puissance totale de l’usine, à partir d’une certaine limite. Les frais d'installation croîtront donc à peu près proportionnellement à la puissance. Mais là encore les frais d’exploitation ne suivront pas cette loi de proportionnalité. La main-d’œuvre sc trouvera réduite du fait qu’un mécanicien pourra surveiller plusieurs moteurs; la dépense d'huile pourra être diminuée par l’emploi du graissage par circulation continue; les réparations seront rendues plus commodes, et par conséquent, moins onéreuses, par l’usage d'un pont roulant et d’autres engins dont l’installation ne saurait trouver place dans les petites usines.
- Une grande usine possède egalement sur une petite usine l’avantage de mieux utiliser son matériel. Sur les réseaux d’éclairage ou de traction étendus, le maximum de la charge des diverses portions du réseau ne se produit pas au môme instant ; par suite il se produit une sorte de compensation qui augmente le facteur de charge pour une même puissance maximum et diminue par conséquent le prix de revient de l'unité d'énergie.
- D’un autre côté, une usine de grande puissance suppose implicitement l’usage d’un réseau de distribution à courants alternatifs à haute tension, car généralement la puissance consommée n’est grande que si la surface desservie est elle-même considérable, et par suite les pertes en ligne prendraient une importance conduisant à préférer la construction de deux ou plusieurs usines, si ces pertes n'étaient réduites à leur minimum par l'emploi de hautes tensions. Si l'on veut qu’une distribution à courants alternatifs présente les mômes conditions de sécurité qu’une distribution à courant continu, une batterie d'accumulateurs devient nécessaire pour parer à un accident des générateurs. Or l’emploi d’une batterie d'accumulateurs "suppose l’usage de transformateurs tournants dont l'installation ne
- serait pas justifiée dans les petites usines, par suite de l’augmentation relativement importante des frais d'établissement qui en résulterait.
- Pour toutes ces raisons, notre confrère estime que la pratique ancienne consistant à diviser un réseau de distribution en sous-réseaux alimentés par des usines distinctes, doit être définitivement abandonnée et que la tendance actuelle à augmenter la puissance des usines génératrices et l'importance du réseau qu elles alimentent ne peut manquer de se développer rapidement.
- Gazogène à gaz de bois, système Riché. — Dans les scieries et autres usines où l’on travaille le bois, on est souvent embarrassé par l’accumulation des sciures, copeaux et déchets. Ces résidus sont, il est vrai, utilisés pour le chauffage des générateurs de vapeur fournissant à l’usine la force motrice nécessaire, mais, outre la difficulté de régler les foyers ainsi alimentés, cette utilisation n’est que partielle. La solution indiquée par M. H. Riché, ingénieur des arts et manufactures et répétiteur à l’École centrale, est certainement préférable; non seulement elle fournit un gaz propre à la production de la force motrice, m^is encore capable de fournir l’éclairage de l’usine^iî en outre elle donne un excellent charbon de bois.
- Le procédé est d’ailleurs des. plus simples : les résidus portés à une haute température donnent, par distillation, un gaz formé d’hydrogène, d’oxyde de carbone, d'anhydride carbotiique, de divers hydrocarbures gazeux et renfermant une forte proportion de vapeurs d’huiles goudronneuses, d’acides pyroligneux, d'alcools et d’eau ; ces gaz et vapeurs passent ensuite sur du charbon de bois porté à une température encore plus élevée et fournissent un mélange gazeux ne renfermant guère que de l’hydrogène, de l’oxyde de carbone, du méthane et de l'anhydride carbonique. Le point caractéristique du procédé consiste dans cette purification des gaz provenant de la distillation par leur passage sur du charbon de bois très fortement chauffé.
- Les deux opérations, distillation et purification, s'effectuent dans le même appareil. La cornue sc compose d’un cylindre vertical en fonte, terminé inférieurement par un cône très allongé; l'ensemble a trois ou quatre mètres de hauteur et est placé dans une gaine en maçonnerie réfractaire ; la partie supérieure du cylindre est hermétiquement fermée par un couvercle de fonte; la partie inférieure du
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- cône est en communication avec une chambre en fonte de petites dimensions où se rassemblent en grande partie les poussières entraînées par le gaz; un tuyau partant de cette chambre conduit celui-ci dans un réservoir étanche à demi rempli d’eau, enfin une canalisation relie ce laveur à un gazomètre. Le chauffage du cylindre et du cône s’effectue au moyen d’un combustible de faible valeur : fines de houille, de coke ou même déchets de bois. La construction du foyer permet de mettre une couche assez épaisse de combustible (20 à 30 cm) de manière à constituer un petit gazomètre Siemens. Les gaz qui se dégagent sont brûles au-dessus de la couche de combustible par l’air admis à travers des ouvertures à papillon, ménagées dans les portes du foyer; les produits de la combustion sont dirigés par un carneau vers la partie inférieure de la gaine de maçonnerie enteurant la cornue.
- Suivant la quantité de gaz qui est nécessaire, on accole un nombre plus ou moins grand de ces éléments dans un même massif de maçonnerie.
- Pour la mise en charge, on commence par remplir complètement la partie tronconique des cornues de charbon de bois commercial et on active le foyer de manière à porter la cornue au rouge cerise. On enlève alors le couvercle du cylindrefcon introduit la charge de bois et on referme herrMHhement la cornue, de manière à ce que les produit'de la distillation se trouvent forcés de traverser la colonne de charbon. {
- Au bout de 40 à 50 minutes, la distillation est terminée et l’on introduit une nouvelle charge ; s’il y a lieu, on fait tomber par une ouverture latérale située à la partie inférieure de la cornue une certaine quantité de charbon de bois que l’on reçoit dans un étouffoir.
- Chaque élément de cornue distille en une heure 12 kg de bois et fournit 2,500 kg de charbon et 10 ms de gaz. D’après une analyse de M. Chavanon, ingénieur-chimiste aux glaccries de Saint-Gobain, ce gaz est formé de d’hydrogène, 22 d’oxyde de 1 carbone, 12,47 de méthane et 21,33' d’anhydride carbonique pour 100 parties de gaz.
- Une installation assez importante a été faite, il y quelques mois, à la Scierie française de Calais par la Compagnie du gaz Riche, de concert avec la Société générale des industries économiques (moteurs à gaz Charon). Cette installation comprend : un gazomètre à quatre gaines verticales contenant chacune quatre cornues, un gazomètre de 100 m3 et un moteur Charon de 50 chevaux. Des huit cornues,
- six seulement fonctionnent, les deux autres servant de réserve ; la production moyenne de cette batterie est de 50 m3 de gaz par heure. Actuellement la Compagnie du gaz Riché construit un gazogène de 200 m3 à l’heure pour la production de la force motrice dans l’usine du boulevard Serrurier, à Paris, que fait établir la Compagnie des émeris et produits
- Le prix de revient de la puissance motrice ainsi produite est des plus faibles. Il résulte en effet d’un procès-verbal, rédigé à la suite d’essais industriels faits à la Scierie française de Calais, que 1 362 kg de déchets de bois sans valeur, distillés avec une dépense de 550 kg de fines de houille ont produit 208,5 kg d’excellent charbon de bois et une quantité de gaz suffisante pour actionner, pendant 20 heures, le moteur Charon, qui développait 55,25 chevaux mesurés au frein.
- Il résulte de ces chiffres que la consommation de houille n’est que de 500 gr environ par cheval-heure. En comptant l’amortissement, la main-d'œuvre, et même en supposant que le bois distillé ait une valeur commerciale, le prix du cheval-heure ne serait donc certainement pas supérieur à 0,02 fr.
- Le nombre des téléphones en service. —Electrical Engineering, de Chicago, publiait récemment les résultats d’un recensement qu'il a entrepris et relatif au nombre des téléphones en service dans les divers pays à la fin de l'année 1898. Ces résultats sont indiqués dans la première colonne du tableau ci-joint; la seconde colonne donne les chiffres relc-. vés dans les publications officielles et qui se rapportent au mois de janvier 1898; les troisième et quatrième colonnes donnent quelques chiffres permettant de se rendre compte du développement considérable qu’ont pris les services téléphoniques darïs ces dernières années.
- Notre confrère américain fait observer que les chiffres qu’il a rassemblés d’après de nombreuses publications techniques, ne peuvent être considérés que comme approximatifs ; néanmoins il pense qu’ils sont plutôt inférieurs que supérieurs aux chiffres exacts des téléphones en service.
- On voit par ces chiffres que c’est aux Etats-Unis que les appareils téléphoniques sont de beaucoup les plus nombreux. C’est également dans cette contrée que le nombre de conversations par appareil est le plus élevé ; ainsi à San Francisco, qui compte 400 000 habitants et 15000 appareils téléphoniques,
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- le nombre des conversations par jour et par abonné est en moyenne égal à 20.
- 1898 h sj g 1882
- Angola, Province. . Autriche Australie (sud) . . . Australie (ouest) . . Bavière 18950 3«32
- Belgique Indes anglaises. . . 94OÜ 33Û5 2156
- Cochinchinc .... Cuba Danemark Angleterre 600 2500 15000 116000
- Finlande France 6000 35000 31681 O,..
- Allemagne ...
- Hollande Hongrie Irlande 20000 8458 2 493 8346 "»»
- Luxembourg .... Nouv. Galles du Sud Nouvelle-Zélande. . Norvège Portugal Roumanie Russie "Z 1356 ,337 5080 350
- Ecosse
- Sénégal Suède Suisse Tasmanie Tunis SE 10810 42351 234-16 57°5 4900 594
- États-Unis Victoria Wurtemberg. . . . 6600 7000
- Préparation au four électrique du siliciure de tungstène. — Dans une note présentée à la séance du 5 septembre de l’Académie des sciences (Comptes rendus, t. CXXVJI, p. 393), A1. E. ViGOtiftocx indique la préparation, les propriétés et la composition d'une combinaison du tungstène et du silicium, combinaison déjà signalée antérieurement par M. Moissan {Écl. Électt. VIII, p. 182).
- Pour l’obtenir, M. Vigouroux a chauffé au four électrique un mélange de silicium et d’oxyde de tungstène, préparé en calcinant le tungstate d’am-
- monium, dans lesproporlions de 100 gr de silicium pour 230 gr d'oxyde de tungstène. Il s’est formé un culot blanchâtre, lourd, cassant, d'aspect franchement métallique et de structure nettement cristalline, empâtant quelques cristaux verdâtres de siliciure de carbone. Pour isoler le siliciure de tungstène, on suspendait le culot au sein d’une solution d’acide chlorhydrique au 1/10, on le reliait au pôle positif d’une pile de deux ou trois éléments, le pôle négatif de cette dernière étant en communication avec une tige de charbon plongeant dans le même liquide. Le métal était ainsi dissous, tandis que le siliciure restait à peu près intact ; les cristaux de ce dernier corps tombaient au fond du récipient. On lavait ceux-ci successivement à l’eau régale et à l'ammoniaque qui entraînaient les dernières traces, de tungstène libre, puis à l’acide fluorhydrique qui dissolvait la silice, et enfin on traitait par i’iodure de méthylène pour séparer, par suite de leurs densités différentes, le siliciure de tungstène du siliciurede carbone, lequel est plus léger que le précédent.
- Le siliciurede tungstène ainsi obtenu se présente sous forme delames cristallines àaspect métallique, de couleur gris d’acier; sa densité est 10,9. Il est attaque avec une vive incandescence par le chlore entre 200 et 300°, sans incandescence et à des températures plus élevées par le brome et l’iode. L’oxygène pur et sec le brûle, vers 500°, avec incandescence; l’air sec l’oxyde, avant le rouge, sans incandescence. L’azote n'agit à aucune température.
- Les acides n’ont pas d’action; l’eau régale, même à chaud, n’a pas d'effet appréciable. 11 n’y a que le mélange d’acide azotique et d’acide fluorhydrique qui fournisse une action violente, même à froid, avec dégagement de vapeurs rutilantes.
- Les alcalis en solution l’attaquent faiblement ; quand il sont fondus, leur action est très vive. Les carbonates alcalins fondus donnent naissance à des silicatungstates alcalins avec incandescence. L’azotate de potassium produit une action moins vive.
- Pour faire l'analyse, le siliciure a été attaque par le chlore ; le chlorure de silicium a été transforme en silice qui a été pesée; le chlorure de tungstène, traite par l'acide azotique, a donné de l’acide tungs-tique qui a été pesé après calcination. Cette analyse a conduit à la formule Si3Tu3.
- L'auteur pense qu'il existe un autre siliciure de tungstène.
- Le Gcr
- :C. XAUD.
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- L’Éclairage
- REVUE HEBDOMADA1R
- Électrique
- H D’ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'École Polytechnique, Membre de l'Institut. — A. D’ARSQNVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à ia Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — J. BLONDIN, Professeur agrégé de l'Université.
- ÉTUDE DES MOTEURS A COURANTS POLYPHASÉS(*)
- iSsiBU1
- V. — Champs tournants multipolaires pratiques. Dispersion magnétique ou perte
- DE FLUX, CALCUL DES RÉLUCTANCES, DES FLUX ET DES COEFFICIENTS D’iNDUCTION. EXEMPLE PRATIQUE.
- La figure n du précédent article, reproduite ici, représente un. flux simple d’un champ double de moteur polyphasé. On y voit que la portion aob du flux circule dans le fer compris entre les enroulements et dans l’entrefer sans atteindre le bobinage d’induit proprement dit. Les portionsac et ^forment le flux utile. Nous nous proposons de déterminer la fraction aob du flux qui échappe à l'induit et que l’on appelle la perte de flux ou encore la dispersion du flux, dispersion due au refoulement des lignes de force produit par la force conire-magnétomotrice de l’induit.
- Nous dirons d’abord un mot des méthodes employées pour tenir compte de ces pertes de flux.
- i° Méthode de Kapp. — M. Kapp a proposé un système de calcul de l’influence des pertes de flux que l'on a appliqué d’abord aux transformateurs. Il consiste à considérer : i°unJlnx résultant <I> passant dans l’induc-
- teur et dans l’induit et dû à la force magné-'s^^ tomotrice résultante de celles des deux enroulements; 2° un flux local produit par l’inducteur
- Fig. il. — Détail des moteurs à champs tournants multipolaires pratiques.
- entre les deux enroulements et se fermant à l’extérieur de l’enroulement inducteur; 30 un flux local dù à l’induit, passant entre les deux enroulements et à l’intérieur des bobines induites.
- Les deux derniers flux étant naturellement en phase avec les courants inducteurs et induits, on en tient compte en.les assimilant à deux self-inductions spéciales dites de dis-
- . (*) Voir VEclairage Électrique, t. XVI, p. 437, 10 sep-
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- persion et en introduisant dans les calculs deux forces électromotrices correspondantes.
- Or, le flux <ï>, provoqué par la force ma-gnétomotrice résultante, de même sens que celle de l’inducteur, mais décalée sur le courant correspondant, est le seul qui puisse existci dans l’induit. La force contre-magnétomotrice de l’induit ne peut pas produire un flux % intérieur à l’enroulement et de sens contraire à 3*. Le flux qui est en quelque sorte une dérivation du flux $ inducteur, existe seul entre les deux enroulements et il se réunit à Textérieur au flux <!> de même sens pour circuler dans la carcasse inductrice comme l’indique la figure ii. La force contre-magnéto-motrice de l’induit et la force magnétomotrice effective fI>R dans l’induit augmentent ce flux de perte, mais ne produisent pas de flux fs. Les forces magnétomotrices ci-dessus décalent le flux -fj par rapport à la force magnétomotrice inductrice de Ir
- Nous établirons nos formules en ayant égard seulement aux deux flux «I* et parce qu’il est plus facile et surtout plus exact de procéder ainsi.
- 2° Méthode de Blondel. — M, Blondel a recours aux coefficients V, et Va d’Hopkinson des deux circuits magnétiques des flux fictifs inducteur et induit. En réalité, les flux et les coefficients n’existent pas. Comme nous venons de le voir il n’y a qu’un seul flux, pro-duitpar deux forces magnétomotrices composantes dans un circuit magnétique principal et un seul flux de perte dans un circuit secondaire, qui donne lieu à un seul coefficient V d’Hopkinson. Nous croyons simplifier notre étude en ayant égard seulement à ces deux derniers facteurs.
- 3° Méthode que nous allons employer. — Nous en considérerons successivement les divers points.
- a) Introduction. — Les lettres A, B et E de la figure 19 représentent les encoches et l’entrefer du moteur.
- Admettons que les courants soient sensi-
- blement opposés en phase, comme au démarrage. Les forces magnétomotrices sont F, et Fâ. A la périphérie externe x ou y des enroulements, clics sont nulles et -f- F, et — Fsà la périphérie interne. Les diagrammes
- Fig. 19. — Diagramme de 3a (force magnétomotrice résultante dans l’induit, l’entrefer et les encoches d’un moteur à courants polyphasés.
- individuels de ces forces magnétomotrices composantes sont abc et def\ et le diagramme (hachuré) de la force magnétomotrice résultante est a bghi.
- La force magnétomotrice utile F1— en ht est faible et la force magnétomotrice bg du flux de perte est très grande, elle vaut la force magnétomotrice entière de l’inducteur. Depuis l’intérieur dé l’induit jusqu’à l’extérieur de l’inducteur la force magnétomotrice ne change pas de sens et il en est de même du flux : le flux local ^ qui serait dû au secondaire ne peut donc se former.
- En abgd, la phasedu flux de perte estcelle de la force magnétomotrice de l’inducteur et en dg h c’est celle qui résulte de la composition des forces magnétomotrices inductrices et induites, mais, vu la faible importance relative de ce dernier espace, nous admettons que la phase du flux de perte dans l’ensemble abghi est celle des courants de l’induc-
- La connaissance de la force magnétomotrice et celle de la réluctance dans l’espace AEB permettront évidemment de déterminer le seul flux de perte Le problème à résoudre est aussi simple que celui du circuit magnétique principal et du flux <ï>.
- b) Longueur fictive du circuit magnétique des pertes dans u’entrefer. — Fixons d’abord
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- la longueur aob (fig. n) du circuit de perte et la valeur de la force magnétomotrice effective de perte à considérer.
- i° Moteurs à courants diphasés. — La
- figure 14 indique que, dans un cas, la force magnétomotrice maximum — 4--^-1, qui est aussi la force magnétomotrice provoquant la perte, est distribuée sur la longueur BC,
- égale à la demi-longueur d’un flux. La longueur aob est donc ici égale approximativement à 0,5 cd.
- trice longitudinale qui provoque le flux de perte est la force magnétomotrice moyenne, et la longueur du circuit :
- La figure 15 montre qu’à un autre moment la force magnétomotrice maximum 1—— 4n ~ I est distribuée sur toute la longueur d’un flux.
- La force magnétomotrice moyenne le long de l’entrefer étant 0,364 4"-^- I et la réluctance étant proportionnelle à la longueur du circuit magnétique, on peut admettre que, dans les cas précédents, la force magnétomo-
- dans la première hypothèse et
- dans la seconde.
- La longueur moyenne à considérer est donc 0,44 cd pour conserver dans les calculs la force rnagnétomotrice moyenne connue.
- 2° Moteurs à courants triphasés. — Les mêmes calculs que ceux ci-dessus donnent pour longueur des flux de perte :
- 2 ;; °’387 - 2 5 •££_ 3
- V 3
- 0,447 cd
- *0,387 _ 0,387x3 _ .
- en moyenne, 0,514 cd.
- Ÿ Moteurs muîtiphasés. — Cas général. —
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- Les mêmes calculs que ceux ci-dessus conduisent au résultat suivant :
- -'X°.<°S=i);637d.
- On voit par ces résultats que les polyphasés sont plus avantageux que les triphasés et ceux-ci plus que les diphasés.
- c) Réluctance du ciRcurr magnétique utile
- ET t)U CIRCUIT DES PERTES DE FLUX. — NOUS
- avons évalue ci-dessus la force magnétomo-trice moyenne qui crée le flux utile dans l’entrefer, et nous avons suppose que le flux s’étendait sur toute la longueur de ce dernier. En nous servant de la même force magnétomotrice, nous avons calculé la longueur Active du circuit aob (fig. u) des pertes à considérer.
- En réalité, là où les pertes existent dans l’entrefer, le flux utile est nul et il y a une région occupée par chaque flux à l’exclusion de l’autre.
- A circuit ouvert, le point de séparation est près delà ligne neutre (fig. n). En marche normale, il s’en écarte, parce que les courants dépassent déjà de beaucoup le courant magnétisant, c’est-à-dire le courant inducteur qui, existant seul, donnerait le flux actuel. En effet, les courants inducteurs et induits donnent la force magnétisante résultante du flux utile (1> par leur différence (fig. 19), ou, plus exactement, par Icup composition géométrique, tandis que les pertes sont produites par les courants inducteurs seuls. On comprend qu’au démarrage, quand les courants inducteurs et induits sont sensiblement opposés'en phase, la différence entre les forces magnétomotrices utiles et des pertes devient maximum.
- La détermination exacte de ce point de séparation des flux ‘I* et ft est très difficile. Elle conduirait à une solution permettant d’isoler exactement les deux circuits magnétiques, auxquels il faudrait alors appliquer des forces magnétomotrices exactes et non des moyennes. On arrive approximativement
- au même résultat en considérant la production isolée des deux flux par la force magnétomotrice moyenne. Pour le flux utile, on étend ainsi la section en diminuant la réluctance, mais la considération de la force magnétomotrice moyenne compense la différence. Pour le flux de perte, on compte sur une étendue aob trop grande ou trop petite, mais on considère une force magnétomotrice qui lui est proportionnelle et le rapport ou le flux reste invariable.
- i° Premier exemple. — Moteurs a encoches ouvertes
- Soit un moteur hexapolaire dont le dessin de l’un des flux (demi-champ) est représenté par la figure 20. Les deux flux y sont figures dans les conditions conventionnelles que nous venons de voir. Le flux principal est UV et le flux des pertes W.
- Réluctance du circuit principal. — Ne comptons que la partie fer et l’entrefer.
- Les retours U et V, les cloisons entre les encoches de l’inducteur et de l’induit ont même section, ce qui simplifie le calcul ; la réluctance des parties fer aux faibles inductions de 5 500 environ étant peu importante, nous supposons que les bords qui ferment les encoches et qui ont 2 et 4 mm d’épaisseur ont même section utile que les cloisons ; l’épaisseur commune de l’inducteur et de l’induit est de 220 mm dont 186 de fer; les sections utiles sont indiquées sur la figure; quant à l’entrefer, sa longueur est de 16 cm, l’épaisseur d’un flux 8 cm et la largeur
- Evaluons la réluctance du flux et divisons par deux pour avoir celle des deux flux partiels qui donnent un champ.
- Auparavant, il y a à fixer l’induction magnétique en déterminant le flux total à produire. Nous pourrons y arriver si nous avons calculé tous les éléments du moteur.
- Admettons que le moteur est alimenté par des courants triphasés sous 200 volts effi-
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- caces aux bornes, que le coupl ée est en I 2 x 314 X 50 = 314, que le nombre de fils étoile, que ou la vitesse angulaire des périphériques est 432 sur l’inducteur et que courants, est 2 r.u (u = 50 = fréquence) ou 1 le nombre m, de phases est 3. Nous verrons
- un peu plus tard, qu’au synchronisme on a pour voltage d’une phase = 115,5 volts et qu’on peut poser approximativement
- (k valant 0,966 pour 12 encoches par champ double) :
- L’induction cB est ainsi approximativement dans les retours U et V, de
- La perméabilité correspondante est forte. Elle s’élève à 2 350.
- Le flux au démarrage est beaucoup moindre qu’en charge.
- Il est tel que l’on a :
- Nâ (N, — 270) le nombre total de fils de l’induit et w2 le nombre de phases.
- Rs doit être prise à chaud, à 8o°par exem-pie.
- Rs à froid = 0,14 ohm, à 8ou R2 = 0,182 ohm.
- La section du fil de l’induit est de4,9 mma [d = 2,5 mm) et le courant de 35 ampères si l’on tolère une densité de 7 ampères par mm2.
- 0,966
- /T
- : 35= 3:4 ^~
- L’induction au démarrage est donc approximativement :
- inducteur, -
- la résistance d’une phase induite,
- La perméabilité est alors de 600, soit quatre fois moindre qu'en marche normale.
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- La réluctance du flux principal en marche normale est :
- 3^4 X2 , 0,2 \
- 2350X75 ^ 8X22 ) ro-*X U- — 6,8X10“*.
- Au démarrage, 2,21 Xio"4 devient 8,84 X 10-4,
- Réluctance du circuit des pertes. — Ne considérons que les espaces d’air compris sur 0,514 du développement, soit à peu près les espaces situés entre LM et ST.
- Devons-nous considérer la profondeur entière des encoches? Non, évidemment.
- Pour les encoches inductrices, remarquons, d’après la figure 19, que la force magnétomo-trice y varie de o à un maximum ; que, partant, tout se passe comme si la force magné-tomotricey était constante et maximum, mais leur profondeur réduite de moitié. Enfin, les différentes lignes de force y coupant un nombre de spires variant aussi de o à un maximum, il faut de nouveau réduire de moitié la nouvelle profondeur des encoches si l’on veut conserver le nombre total des spires dans les calculs. En résumé, la force magnétomotrice et le nombre de spires coupées par le flux perdu variant de o à des maxima, on peut compter sur ces maxima mais quadrupler la réluctance en la réduisant fictivement au quart de la profondeurdes encoches.
- Pour les encoches induites, la force magnétomotrice y variant comme ci-dessus, il faut réduire leur profondeur de moitié. La conductance des encoches, de leurs ouvertures et de l’entrefer est ainsi :
- WGI des faces latérales, dont la conductance est d’environ :
- Mais cette perte ne se produit pas, ou peu, parce que dans le même espace, les paquets de fils de liaison produisent un flux qui sc ferme par le fer de la machine (l’enveloppe de l’inducteur).
- En négligeant la partie de fer de ce nou- • veau circuit de perte, nous trouvons pour sa conductance :
- par coté et 32 pour les deux côtés ou faces de l’inducteur.
- La conductance totale des circuits de pertes est donc de :
- par flux, ou de :
- 0 = 44X3 —88.
- par champ.
- A circuit induit fermé, et particulièrement au démarrage, la force magnétomotrice de l’enroulement de l’induit maintient la force magnétomotrice constante et maximum dans l’espace compris entre les deux bobinages. Nous admettrons qu’à circuit induit ouvert la force magnétomotrice effective dans le même espace varie d’un maximum, près des fils inducteurs, à zéro, et, pour ne compter que sur la valeur maximum dans les calculs, que la conductance 32 diminue de moitié.
- La conductance totale aux pertes de flux, à circuit induit ouvert, est ainsi :
- (12 -p 16) x 2 = 56.
- Les réluctances à circuits induits ouverts et fermés sont ainsi :
- _lJiL +ii* + =
- ' i,8 ^ 8 ^ 2,5 ^ 4
- t,79 et i,r4 xio-2.
- A circuit induit ouvert, il y a tendance à perte de flux entre les régions B CW et
- 20 Deuxième exemple. — Moteur a encoches FERMÉES.
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- Le détail des encoches est donné par la figure 2i.
- Fig. 21. — Détail d’un moteur à encoches fermées.
- a. Circuit principal. — Pour évaluer la réluctance du circuit principal, on opère comme ci-dessus.
- b. Circuit des pertes.— i0 Entrefer.— La longueur d’un entrefer est al, a étant le coefficient que nous avons déterminé, et sa largeur L, soit 200 mm, est celle de l’induit.
- Sa réluctance est ;
- Et la conductance :
- 2° Voile en fer entre les encoches et Ventrefer..
- Epaisseur : a-j-c. On se donne l’induction spécifique, d’où la perméabilité que l’on corrige plus tard après un essai de calcul du flux de perte basé sur la connaissance des forces magnétomotrices en cause et le coefficient k qui donne le rapport de la section fer à la section totale
- ,_______al____
- r ~ [a + c) ftLfi'
- C' = ~= la + ^kL:/ .
- 3® Encoches de l’inducteur. — Comme nous l’avons déjà constaté, on peut considérer que la force magnctomotricc est uniforme et réduire au quart la profondeur h des encoches, ce quart est ici de 5 mm.
- L’épaisseur moyenne d’air dans ce quart
- inférieur demi-circulaire est :
- L’épaisseur de fer : (23,5 — 7.65} acm.
- La réluctance et la conductance totales, en choisissant <//' par tâtonnements, sont ainsi :
- r»—7f5«_ | (^3-5 — 7,65) a û.jL o,5fcL|x"
- ou approximativement :
- 4° Encoches de l'induit. — Tout le flux qui coupe les encoches de l’induit traverse l’inducteur. La force magnétomotrice de perte dans l’épaisseur de l’enroulement induit variant sensiblement de zéro à un maximum, il faut compter seulement sur la moitié de l’épaisseur des encoches, ou 0,4 cm.
- Approximativement :
- 50 La conductance aux pertes latérales aux enroulements, par l’enveloppe de la carcasse, se calculerait comme au premier exemple.
- 6° Retour du flux de perte pat' la carcasse de l'inducteur. —Ce retour est généralement peu résistant et négligeable. On peut en tenir compte en déterminant la perméabilité du métal par un tâtonnement approximatif. Soient rlv et CIV les facteurs de cette partie du circuit.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. — N" 42
- c. Remarque. — Si l’enroulement inducteur était exécuté sous forme d’anneau, le flux inducteur qui se disperse à la périphérie externe de l’inducteur agirait sur le circuit électrique et il faudrait en tenir compte. Dans le cas le plus général de l’enroulement en tambour, cette dispersion ne fait que diminuer Ja perméabilité du fer de l’inducteur et elle est peu importante. Il faudrait donc en tenir compte à ce dernier point de vue seulement, ce qui est généralement négligeable.
- d. Coefficients d'induction. — Nous appellerons coefficients de self-induction d'une phase de l’inducteur et de l’induit les deux coefficients :
- r, __ Kifti
- T, __ K,ft, 4ttNV
- coefficient d'induction mutuelle de l'inducteur par rapport à une phase de l'induit, le facteur
- K,h „ _ KA
- IR ’
- coefficient de self-induction de dispersion d'une phase de l'inducteur, la valeur
- r — Kik' 4 rcN3!
- Vérifications expérimentales relatives AU PREMIER EXEMPLE
- i° A circuits induits ouverts et en marche normale on établit très facilement que, si on alimente les circuits inducteurs du moteur après avoir déconnecté les'îiaisons des phases de l’induit, le moteur ne tourne pas et fonctionne comme un transformateur à circuit induit ouvert. On peut mesurer les courants inducteurs I, et les voltages inducteurs et induits
- E', et E..
- F/, est sensiblement égal aux forces électromotrices de self-induction et Eâ a la force électromotrice d’induction mutuelle. On a :
- E'trzw.ML's-H's)
- E,=«1MJI1
- L’i __ frin, Ni _ _ 4$2_ _
- Mi — Wih N2 ~ N2 _ 270 ”I,b
- d’où
- F/,= E,X i,6 + to/fli „ E',-E,i,6
- En alimentantle moteur sous 169,5, 191,5, 213 volts efficaces aux bornes de l’étoile, soit 98, 110,5, 123 volts par phase, nous avons trouvé en moyenne
- l\ = 1,6 x ro-3
- Ces coeffi cients deviennent, avec les valeurs R et R/? déterminées, pour le moteur triphasé à 6 pôles et 12 encoches par champ du premier exemple : en marche normale,
- L', =3.58x10"* L'a = 1,4 x io-2 Mi = 2,23 xio-2, l\ — 2,15x10-3
- K, = Ks = 0,387, ki = & = 0,966, mi — m, — 3. au démarrage,
- L'f = 2,4X10-2 1/5=0,94X10-* M, = i,5Xio-2 Vi = 2,15 X 10-3
- à circuits induits ouverts,
- i'i = 1,37x10-*.
- de plus que ce que le calcul a donné.
- Dans l’expérience ci-dessus, la force électromotrice de self-induction par phase était de 93,8 105,5, 118 volts; le courant inducteur 9,8, 11,1, 12,5 ampères efficaces et -le coefficient L'j de (en moyenne).
- -r , E,
- L * = [-=3,33X 10-2
- pour 3,58 x 10"2 que donne le calcul, ce qui correspond h une différence de 7 p. 100 seulement.
- Quant à la force électromotrice au
- secon-
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- revue d’électricité
- 97
- daire, par phase, elle atteignait 58,7, 66 et 73,5 volts et M'j était en moyenne de :
- pour 2,23 X 10 2 que nous avons trouvé, soit 6,2 p. 100 de différence.
- 20 Au démarrage. résultats suivants :
- Excitation de la gé-
- Volts auxbornesdu moteur à circuits
- verts, par phase. Courants induct.
- Volts aux bornes à circuits fermés, par phase. . . .
- Nous avons relevé les
- 3,2 A cff. /
- 76.2 volts cff.
- 29.2 A eff,
- 24,8 volts eff.
- 26 49,7
- [0.3 18,7
- 6.95 15.2
- La formule (66) que nous verrons plus tard donne :
- Est = (r,I, + R,I,
- -#-=(r. + r.
- KAN*,»*,
- Rt — 0,117 ohm (mesuré) à froid aux bornes, 0,124 environ à chaud.
- R2 = o,i4 ohm à froid, 0,18 environ à chaud au démarrage.
- k,=k2
- >,966 Nh _ 4322 >,960 ’ Nh 1 2
- K.^Nhrn, K,fr.N*.w.
- *.57-
- Nous trouvons approximativement :
- 45,6 x 10-2 = 0,25 + «V*, l\ = 1,45 x I0"8 66 X io-2 = 0,29 -\- = 1,91 X to-s
- 10-2 = 0,34 -1- «>V'21 l’i = 1.97 x IO"s-
- Nos prévisions nous avaient fourni le chiffre de :
- = 2,15x10-*.
- La différence entre le résultat du calcul et ceux de l’expérience est ici assez importante. Le calcul constitue donc une approximation destinée à guider le choix des dimensions, mais il est difficile à réussir parce qu’il faut bien étudier chaque cas particulier de circuit magnétique des pertes. L’accroissement du coefficient avec les courants ne peut être dû qu’à la variation de la perméabilité du circuit avec l’extension du flux de perte. Dans notre exemple, varie de ^ à -—au démarrage est de circuits induits ouverts.
- VI. —Moteurs a champs tournants
- AVEC PÔLES SAILLANTS
- On a proposé dans le principe l’emploi de moteurs àchamps tournants avec pôles inducteurs saillants dont le type est le moteur Tesla.
- Ce dernier moteur, à quatre pôles, est mis en mouvement par deux courants diphasés qui alimentent les circuits des électros.
- O11 peut obtenir de la même façon des moteurs à courants triphasés ou polyphasés, bipolaires ou multipolaires.
- Ils présentent ce grave défaut d’être plus volumineux que les moteurs que nous avons étudiés, de donner des flux tournants plus faibles et variables, parce que le circuit magnétique y est plus résistante! est loin d’être symétrique.
- Le système à pôles saillants a été le premier type de moteurs à champs tournants essayé. Il est généralement abandonné.
- 72,1 x
- S. Ha
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- L’UTILISATION DES CHUTES DE LA KERKA EN DALMATTEO)
- Il nous reste maintenant, après avoir décrit le matériel, à examiner le côté économique de l’entreprise.
- Devis <£établissement et frais d'exploitation. — Les dépenses prévues se rapportent à une usine d’une puissance totale de 7 500 chevaux, dont 6 000 sont représentés par quatre groupes de turbines-dynamos de 1 500 chevaux chacune et servant à la charge normale, un cinquième groupe de 1 500 chevaux restant en réserve.
- Les prix pour les fouilles, fondations, maçonneries ont été calculés d’après le coût de la main-d’œuvre propre à la localité.
- Fouilles relatives au canal, au réservoir, aux conduites et à l’usine, 24000 m3 environ à 2,50 fr . 60000 fr.
- Revêtement du canal et du réservoir avec du ciment hydraulique,
- 6000 m2 environ, à 0,625 fr . . . 3750 »
- F.difice de prise à l'embouchure du
- canal............................. 6250 »
- Couverture de 60 m de canal, à
- 100 fr le m.................... 6000 »
- Grille pour retenir les corps flottants, porte et mécanisme de manœuvre .............................. 8750 ••
- Mur du réservoir avec couronnement en pierre dure ................ 50000 >•
- 5 portes d’entréepour les conduites 5000 »
- Murs de soutien pour les conduites,
- 180 11F à 25 fr................... 4500 »
- 5 conduites avec accessoires, attaches et joints de dilatation com-
- Râtiment de l’usine, fondations,
- canal de décharge, clôture et Grue électrique à pont de 30 ton-
- 5 turbines à réaction de 1700 chevaux, avec régulateur automatique et accessoires................ 225000 »>
- 5 joints élastiques Zodel........... 18750 >>
- $ dynamos à courants alternatifs 760500 »
- Report......................... 700 500 fr.
- triphasés de 1100 kilowatts avec excitatrice accouplée directement 500 000 » Tableau de distribution, câbles et matériaux d’isolement . ... 30000 »
- Installation des machines, direction et surveillance des travaux,
- évaluées à 3 p. 100................ 45000
- \ Petit atelier pour les réparations
- ordinaires......................... 12500 >•
- Imprévu et intérêt du capital pendant la construction ................ 212000 »
- 1500000 fr.
- Ce qui fait 200 ou 25ofr par cheval-an suivant que l’on considère la puissance totale ou la puissance normale; et par kilowatt-an 270
- ou 337 fr.
- Pour fixer le coût du kilowatt produit a l’usine, il faut déterminer d’abord les frais d’exploitation ; ceux-ci se divisent en frais fixes, c’est-à-dire indépendants du nombre de kilowatts produits, et en frais variables. Il est entendu que nous ne faisons pas entrer ici en compte les frais des lignes de transmission, re'servant cette question pour plus tard.
- Comptant l’amortissement, comme il est d’usagepourcegenred’installation a 1,5p. 100 pour le bâtiment et les travaux hydrauliques, 2 p. 100 pour les conduites, 5 p. 100pour les machines et 8 p. 100 pour les appareils, instruments et câbles, on a :
- Usine et travaux . 318000 1,5 p. 100
- Conduites.....100000 2 »>
- Machines......782500 5
- Appareils, etc. . . . 30000 8 »
- Soit en chiffres ronds 50 000 fr.
- Les frais d’exploitation s’établissent comme il suit :
- 4 770 39 «5 48 295
- d) Voir L’Éclairage Électrique du i'r octobre 8 octobre,p. 53.
- î, p. 5, et di
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Redevance pour la force hydraulique................
- Graissage .........
- Nettoyage, usure, etc. . . .
- Remplacements et réparât.
- Directeur technique et administratif ...............
- Sous-directeur...........
- 3 électriciens et 5 aides . . .
- Fraisd’administration, comptabilité, impôts.........
- Intérêt à 5 p. ioo sur un capital de 1500000 fr . . . .
- Amortissement du capital. .
- Imprévu..................
- Ce qui fait un total de 342 500 fr. et en supposant une production de 4400 kilowatts, le prix de revient du kilowatt-an est de 75 fr.
- La détermination du prix du kilowattheure est moins aisée; il faut en effet connaître le nombre de kilowatt-heures qui doit être produit dans l’année, et cette donnée manque. En supposant que l’usine travaille à charge complète 5 000 heures par an, la production annuelle de kilowatt-heures serait de 4 500 X 5 000 = 22 000 000.
- Ce qui fait pour prix du kilowatt-heure
- 0,0156 fr.
- Ligne de transmission. — On ne peut établir un projet exact pour la ligne de transmission, car il faudra sans doute porter l’énergie électrique en différents points. La partie principale sera probablement employée à Sebe-nico, mais il faut prévoir que des industries pourront s’établir à Scardona, à 5 km de l’usine afin de profiter de la présence de l’eau douce.
- Aussi, afin d’obtenir un prix moyen pour fixer les idées, nous supposerons que toute la charge doit être transmise à Sebenico (11 km).
- Bien entendu la transmission sera aérienne et se fera par fil de cuivre, car l’aluminium coûte encore trop cher.
- Dans une ligne, les points faibles sont ceux où les fils reposent sur les poteaux au moyen d’isolateurs.
- La pluie forme à la surface de l’isolateur, de son support et du poteau une couche conductrice, et le courant qui peut circuler ainsi
- Fig. 20. — Mât de soutien de la ligne de transmission.
- est capable de compromettre la solidité. Il convient donc de réduire autant que possible le nombre des points d’attache, mais on ne peut exagérer, a cause de l’instabilité qui en
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- résulterait. La distance moyenne des supports est fixée par l’expérience entre 30 et 40 m.
- Un calcul rapide montre que pour transmettre l’énergie de 4 400 kw en ligne triphasée il faut deux conducteurs de 2 cm2 de section, ou. avec une ligne double, 6 conducteurs de 1 cm2. Le dédoublement présente des avantages dans les cas de réparation de la ligne, de plus la charge des poteaux est mieux équilibrée.
- Avec une ligne double, et des conducteurs à tresse de 1 cm2 et du poids de 0,9 kg au mètre, la charge de chaque poteau est 162 kgr sans compter la neige et la glace qui peuvent occasionner une forte surcharge.
- Admettons que l’on emploie la même disposition que dans la ligne de Niagara à Buffalo. Les supports sont de solides mâts de sapin (fig. 20) de 14 m, enfoncés à 2,50 m dans le sol, ayant 40 cm de diamètre à la base et 20 au sommet, avec bras en croix renforcés par des tiges d’acier. Les dimensions convenables sont pour ces bras de 12X 15 cm et pour la tige d’acier 20 cm2 de section.
- Le prix d’un support complet s’établit comme il suit :
- Mât de sapin injecté à la base ... 125 fr
- Tiges d'acier.......................... 37,50 »
- Isolateurs avec fer porte-isolateur . 45 »
- Installation 10 p. 100................. 25 >»
- 250 fr
- Sur 11 km il y aura 366 poteaux, 400 en ajoutant 10 p. 100 environ par suite des courbures de la ligne, du passage des routes et du croisement des fils téléphoniques.
- Les isolateurs préférables en pratique sont ceux en porcelaine à cloches multiples. Leur valeur ne dépend pas de leur dimension mais de l’état de leur vitrification.
- Nous avons admis la valeur de 1 cm2 pour la section des fils dans le cas d’une distribution à 6 fils. Remarquons que plus la section est grande et plus la perte par transmission est réduite, mais aussi plus le coût de
- l’établissement est augmenté. Il y a là un juste milieu à tenir, et nous allons déterminer la valeur la plus convenable en nous servant de la méthode indiquée par lord Kelvin.
- Le prix qu’il s’agit de rendre minimum comprend celui de la perte en ligne et l’amortissement.
- Soient R la résistance totale de la ligne,
- I l’intensité du courant à transmettre,
- T la durée en heures du fonctionnement à pleine charge correspondant à l’énergie totale transmise dans toute l’année.
- L’énergîe perdue est
- RPT^L— PT
- L étant la longueur de la ligne, a la résistance spécifique, s la section.
- Désignons par/? les frais d’exploitation variables par watt-heure produit à l’usine, le travail perdu en ligne coûtera pRPT.
- Soient : B le capital d’établissement de l’usine,
- £ le taux d’intérêt et l’amortissement de B,
- C le capital d’établissement de la ligne,
- à le taux d’intérêt et l’amortissement de C: le prix qu’il s’agit de rendre minimum est 11 = pRPT + PB + oC.
- Le capital d’établissement de l’usine peut s’exprimer par
- B = m (El -f- RP)
- m étant le prix par watt produit ; le prix de la ligne se compose d’une partie indépendante de la section des conducteurs (poteaux, isolateurs...) et d’une autre qui représente le prix du conducteur employé, on a donc C = (<z 4-£s) L .9 (mm-) L(m);
- en réalité a n’est pas constant, car les supports doivent être d’autant plus résistants que la ligne est plus lourde, et b dépend de s, car la main-d’œuvre dépend du poids du fil ; mais
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- dans une première approximation on peut considérer a et b comme constants.
- On a donc *
- n = pa-~- l’T + f» ^EI + «-i-I»^+8L(«+ij).
- Les seules quantités variables sont II et s,
- on a le minimum de IJ en résolvant —= o,
- ds !
- c'est-à-dire
- f=v/=
- s étant la densité de courant la plus économique.
- Calculons les valeurs à donner aux lettres de cette formule.
- b. Prenons le prix du kgr de tresse de fil de cuivre nu à 2.50 fret la main-d’eeuvre pour l’établissement d’un fil de 0,9 kgr par mètre à 150 fr par kilomètre.
- b doit se rapporter à une section de 1 mm2 et une longueur de 1 m ; la main-d’œuvre est de o,oor5 et le prix du fil de 0,021, d’où : b = 0,01 -f 0,0015 = 0,0225
- J3. Le taux moyen de l’amortissement pour l’usure est de 0,033 et l'intérêt de 0,05, d’où
- i3 — 0,083
- 0. On admet d’ordinaire pour l’amortissement de la ligne 0,03, d’où :
- 8 = o,0$
- « = 0,0175 à la température ordinaire.
- m. On a vu que le prix de production du
- Nous avons déjà vu qu'à charge normale, chacun des trois circuits de l’induit des alternateurs était le siège d’un courant de 80 ampères. Avec quatre alternateurs en fonctions, l’intensité est de 320 ampères, de sorte que la section de chacun des trois conducteurs doit être de 320X 1,6 = 200 mm2, ou 100 mm2 en double ligne.
- Au point de vue de la self-induction il y a avantage à tenir les trois fils équidistants, c’est-à-dire formant les trois arêtes d’un prisme à section de triangle équilatéral. Mais cette condition est difficile à remplir en pratique. On disposera, comme à Rheinfelden par exemple, les deux fils inférieurs à 40 cm de distance et à 63.cm du fil supérieur.
- Pour une ligne d’une pareille longueur il est indispensable d’employer des parafoudres pour la protéger contre les décharges atmosphériques et empêcher que ces décharges après avoir frappé un conducteur ne se propagent le long de la ligne et ne pénètrent dans l’usine génératrice ou n’atteignent quelque appareil.
- Il est bon de munir les poteaux d’une pointe en bonne communication avec la terre et d’installer de distance en distance un para-foudre, deux au moins par kilomètre pour chaque ligne, ce qui fait un parafoudre tous les 250 m dans l’hypothèse d’une double ligne.
- Les frais d’installation de la ligne s’établis-
- watt était de 0,27.
- p• Les frais d’exploitation variables s’élèvent à 82 500 fr et en admettant que l’usine travaille 5000 heures par an à charge maxima de 4400 kilowatts, on a
- __ 82500
- p~ 5000x4400000 = 0,00000375.
- Portons ces valeurs dans la relation qui donne a-, notas avons
- ainsi la densité la plus économique à assigner aux conducteurs est de 1,6 ampère.
- 400 poteaux de 250 fr...........
- 11000 x 6 m de tresse de fil de cuivre nu de 1 cm2 de section. Poids total 0,9 x 66000 = 59 400
- kg à 2,50..................
- Main-d'œuvre. 150 fr par km, 66
- km.........................
- Ligne pour les mesures d'isole-
- Ligne téléphonique, main-d’œuvre et appareils pour les communications.....................
- Parafoudres.....................
- 100000 fr
- 148500 »
- 375o »
- I535°
- Total .
- 287500 fr
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- D’où il résulte une dépense de 48 fr par cheval utile ou de 65,3 par kilowatt utile.
- La ligne demande en outre un certain entretien; fixons le taux d’amortissement à 0,03 et l’intérêt à 0,05, et nous aurons annuellement :
- Réparations et remplacements. . 5000 fr
- Personnel de surveillance . . . . 2000»
- Intérêt 0,05 sur 287500 fr .... 14375 »
- Amortissement............. 8625 »
- Imprévu................... 2500 »
- Total....... 32500 fr
- l)e sorte que le coût par kilowatt-an est
- ____7,4fr, et rapporté au kilowatt-heure
- en admettant comme précédemment une production de 22000000,
- En résumé les frais d’exploitation sont au total de
- 75 + 7-5 = 82,5 par kilowatt utile et
- 0,0156 =0,00148 = 0,017
- par kilowatt-heure.
- Rendement de la transmission. — Il reste, avant de terminer, à rechercher quel est le rendement entre l’arbre des turbines et celui des moteurs, à Sebenico par exemple.
- Occupons-nous d’abord de la perte en ligne à pleine charge : elle provient de la résistance et de l’inductance. La perte due à la résistance est RI2 pour chaque conducteur,
- R = 0,000175 + Il 000 = 1,92 ohm RI2 = 1,92 x f6o2 — 49152 watts
- d’où la perte totale
- 49152 x 6 = 294912 watts
- c’est-à-dire 6,6 p. 100 de la puissance développée par les alternateurs. Le rendement de la ligne est donc de 93,4- p. 100.
- Calculons l’inductance L=L, —L, :
- L2 = — 2 ILogd
- l longueur des conducteurs en centimètres a rayon = 0,65
- d distance en cm entre deux conducteurs de la ligne triphasée, ou si les distances sont inégales, leur moyenne -42-+Ja_ — 51,5.
- Li= 11,055 x ios L — — 124,25 x io5
- L = 135,305 x io8 UEM = 0,01353 henry La réactance est
- 2-nL= 2 x 3,14 x 40 x 0,01353 = 3.4 et la perte de tension correspondante 3,4 x 160 = 544 volts.
- On peut calculer alors la différence de potentiel V que l’on aurait à l’arrivée entre le centre de l’étoile et un de ses conducteurs, en négligeant encore la self-induction ; RI est la chute en volts due à la résistance ohmi-que, ZI celle due à l'inductance, V0 la différence de potentiel à l’origine.
- V+ = (R1 -h V)4 +"zE
- RI— 307 ZI = 544
- donc
- De sorte que la différence de potentiel entre deux conducteurs quelconques est
- 4276 xv/3 =7406 volts.
- Le rapport entre les différences de potentiel à l’arrivée et au départ est ainsi 0,926, la perte par résistance et réactance est de 7,4 p. 100 de la tension.
- En pratique les appareils de travail ne
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- sont jamais privés de self-induction. Les transformateurs comme les moteurs asynchrones produisent un retard de phase considérable entre la force électromotrice et l’intensité ; cependant les moteurs synchrones convenablement excités, établissent une avance de l’intensité sur la force électromo-tricc et compensent ainsi en partie les effets nuisibles de la self-induction.
- On ne pourrait établir le facteur de puissance (cos cpl ne sachant pas comment l’énergie est divisée, et ne connaissant ni les moteurs ni les transformateurs choisis mais on peut donner une idée de cette quantité en supposant l’emploi de grands moteurs asynchrones ou de transformateurs d’au moins 150 kw.
- Avec les moteurs de 500 à 1000 chevaux de
- la maison Brown-Boveri (fig. 21), le rendement est de 93 à 94 p. 100 et cos <p varie de 0,85 à 0,90. La perte serait dans ce cas de 2 p. 100 dans le cuivre ; 2 p. ioo dans le fer ; 2 p. 100 par chocs-et ventilation.
- Pour les transformateurs de iookw (fig. 22), le rendement garanti est de, 97 à.98 p. 100 et les pertes sont dans le cuivre 1,5 p. 100, par hystérésis, 1,5 p. 100, courant d’aimantation 2 p. 100.
- Dans ces conditions le retard de phase introduit à pleine charge est presque négligeable. On a approximativement:
- L + h
- I!( intensité utile.
- I; courant d’hystérésis. lm courantd’aimantation.
- Par conséquent, on peut admettre pour le facteur de puissance la valeur 0,8.
- Calculons alors le rendement total à pleine charge.
- V, différence de potentiel entre le centre de l’étoile et un des conducteurs au départ en volts efficaces.
- Vâ différence à l’arrivée.
- o, retard de phase entre le courant et la force électromotrice au départ. f2 retard h l’arrivée. >.
- RI perte par résistance.
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- io4 L’ÉCLAIRAGE
- ZI perte par inductance.
- V2, = (Vj cos o, -J- RI)2 + (V* sin ?4 + ZI}2
- On veut maintenir a l’arrivée ^=4270 pour avoir entre les conducteurs une différence de 4 270 ^3=7 387 volts.
- Ri W7 '
- ZI - 544 Y, = 4848
- d’où une différence de potentiel entre les conducteurs au départ de 4 848 \/3 — 8 387 volts.
- Le retard s’obtient par l’équation
- V, coso1== V,cos<p* + RI 4848 coso, =4270 X 0,8 + 307 ¥1 — 39'\3o'-
- Remarquons alors que l’énergie transmise
- W, = 3 V,I COS o, l’énergie recueillie
- Wj = 3VJ cos©*
- le rendement de la transmission est
- Admettons 85 p. 100 comme rendement moyen des gros moteurs, comprenant celui des transformateurs si c’est nécessaire ; le rendement des dynamos est de 92 p. 100 ; le rendement total est
- 0,92 x 0,916 x 0,85 = 0,716.
- Ainsi aux moteurs à Sebenico on utilise 0,72 de la puissance des turbines. Soit sur 6 000 chevaux 4 320.
- Il nous reste à comparer les dépenses de l’installation et le prix de revient de l'énergie à ceux des exploitations similaires.
- Pour un canal capable d’alimenter 8 turbines de 1 500 chevaux (12000) et un réservoir pour 5 conduites seulement, les frais s’élèvent à 140000francs.
- ÉLECTRIQUE T. XVII. — N°42.
- A Lionc, pour créer une puissance de 20000 chevaux avec les chutes du Rodane, le canal doit avoir 18 km et coûtera environ 2 millions ; à Paderna, où l’on utilise 16000 chevaux de l’Adda pour les trans-
- mettre à Milan, les travaux hydrauliques coûteront 2 millions.
- A Kerka, le kilowatt utile revient à 270 fr; à Rheinfelden il est presque triple, soit 790 fr.
- Les frais d’exploitation par kilowatt utile aux bornes des dynamos sont de 82 fr, et le rendement de la ligne étant de 91 p. 100, le prix de l’unité à Sebenico est de 90 fr. Il est vrai que ce prix doit être augmenté pour la vente, parce qu’il 11’est pas dit que toute la puissance sera utilisée, et qu’il faut tenir compte du bénéfice net que doit faire l’instal-
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- lation en outre des 5 p. 100 d’intérêt. Mais en portant le prix du kilowatt à 110 fr, les industriels établis à Sebenico dépenseraient encore trois fois moins qu’en employant la vapeur comme force motrice. En effet, le coût par cheval-an effectif pour un travail de 300 jours k 10 heures, n’est pas inférieur à 250 ou 300 fr pour des puissances d’au moins 300 chevaux et avec de bonnes machines à vapeur; or, le kilowatt équivaut à 1,36 cheval ; en rapportant le prix au kilowatt on obtient 340 à 400 fr.
- Ainsi, au prix de ^io fr pour les grandes consommations à Sebenico, la Société réaliserait d’importants bénéfices sans mettre les industriels dans des conditions différentes de
- celles des autres transmissions similaires.
- Cela correspond d’ailleurs au prix de 82,7 fr par cheval électrique de 736 watts et k 97,5 par cheval effectif à l’arbre des moteurs, en leur supposant 85 p. 100 de rendement. Ce prix est celui de vente du cheval effectif à Niagara: à Rheinfelden il est de 117 fr, et dans les installations diverses de la Suisse il varie de 150 à 200 fr pour les puissances supérieures a 100 chevaux.
- Ces quelques chiffres montrent tout l’intérêt que présente l’utilisation des chutes de la Kerka, et le projet mérite d’être mis à exécution, étant données ces conditions favorables.
- Giuseppe Gxovaninelli.
- TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE
- CONGRÈS DE LEIPZIG (l)
- Dans sa communication (')
- M. C. Liebenow rappelle d’abord scs travaux antérieurs sur la résistance électrique des alliages. Il émet l’opinion que cette résistance ainsi que celle des métaux purs, dépend principalement des groupements moléculaires, c’est-à-dire du nombre d’atomes qui se réunissent pour former la molécule du solide — atomes identiques pour un seul et même métal, de nature differente dans le cas d’un alliage.
- Le mercure solide serait ainsi formé de molécules complexes; on sait d’ailleurs qu’à l’état gazeux sa molécule est monoatomique.
- Quelle est sa constitution à l’état liquide? On ne saurait admettre que, d’après la continuité, il doive être monoatomique, ni même formé de molécules identiques ; ce fait ne
- saurait se concilier avec le coefficient de variation de la résistance, avec la température. Ce coefficient qui est environ de 0,004 Par degré centigrade pour tous les autres métaux, y compris le mercure solide, n’est pour le mercure liquide que de 0,001. On ne rencontre de nombre aussi faible que chez les alliages.
- Le mercure liquide serait-il un alliage, c’est-à-dirc un mélange de molécules mono-atomiques qui existent seules à l’état gazeux et des moléculès plus complexes qui caractérisent l’état solide? Examinons quelques conséquences qui découlent de cette hypothèse. On ne peut connaître par l’expérience la résistance d’un mercure liquide qui serait seulement monoatomique, la conductibilité, à l’état gazeux, étant sensiblement nulle; mais si l’on admet, comme première approximation, qu’elle se rapproche de celle du mercure réel, on doit, d’après une règle
- (>}Voir L Éclairage Électrique, t. XVI, p. 93 et 504.
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- connue, trouver que le rapport des coefficients de variation de température est à peu près égal au rapport inverse des résistances. Nous venons de voir que pour les mercures liquide et solide ce rapport est 1/4; or, le rapport des résistances, à la température de fusion du mercure, est 4 et il devient 3,6 à o°.
- Considérons un alliage binaire, par exemple celui d’or et d’argent, à la température zéro : si l’on porte en abscisses les pourcentages d’or et en ordonnées la résistance spécifique de l’alliage, on obtient une courbe parabolique tournant sa convexité vers le haut; la résistance croît d’abord jusqu’à devenir cinq fois celle de l’argent, en présentant un maximum vers 49 p. 100 d’or, puis elle diminue jusqu’à ce qu’elle atteigne la résistance de l’or pur. Si le mercure liquide est constitué par le mélange de molécules monoatomiques et polyatomiques, on devrait obtenir une courbe analogue, à la condition d’effectuer le mélange en proportions variables. Ceci n’est pas possible d’une façon absolue, puisque à zéro, par exemple, le mercure a une conductibilité parfaitement déterminée, c’est-à-dire que le rapport du nombre des molécules monoatomiques, à celui des molécules plus complexes est parfaitement défini. L’introduction de vapeur de mercure ou de mercure solide dans le métal liquide ne mènerait naturellement pas au but. Mais on pourrait tenter l’expérience avec un autre métal, l’or, par exemple; dissous en petite quantité dans le mercure il a des propriétés physiques comparables à celles d’un gaz: il jouera le rôle du mercure monoatomique ('). Dissous en proportions notables, il formera des molécules complexes et sera comparable au mercure polymérisé. Dans l’un des cas il devra augmenter la conductibilité du mercure et la diminuer dans l’autre. Or Siemens, au moment de la fixation de son unité de résistance, découvrit que
- (') Il semble résulter, en effet, des expériences cryoscos-piques de Tammann (Zeitscb.f. physik.Chemie, t. III, p. 443, 1889), que les métaux dissous dans le mercure, en petite
- l’addition de petites quantités de métaux augmentait la conductibilité du mercure. Matthiessen trouva ce fait tellement extraordinaire qu’il le nia tout d’abord ; ce n’est qu’à la suite des vives protestations de Siemens qu’il reprit ses expériences et les confirma. Le mercure est jusqu’à présent une exception unique : une trace de métal étranger (moins de 1 p. 100) augmente constamment sa conductibilité au lieu de la diminuer. Le bismuth lui-môme, qui conduit moins bien que le mercure, diminue la résistance de ce métal, quand il est ajouté en petite quantité. Au contraire, l’addition de masses plus considérables de métaux diminue la conductibilité
- L’action des métaux sur le mercure étant ainsi unique, bien déterminée, on esten droit de conclure que le mercure monoatomique produirait le même effet si on pouvait l’ajouter au mercure ordinaire ; il devrait, pris en petite quantité, diminuer la résistance de ce métal. Le point figuratif de la résistance du mercure à zéro sur la courbe fictive de l’alliage mercure monoatomique — mercure polyatomique se trouve donc placé sur la branche descendante, ce qui implique que les molécules monoatomiques sont en majorité.
- Pourrait-on arriver à modifier le rapport relatif des deux espèces de molécules? En partant du fait que le mercure se contracte pendant la solidification, il est permis de conclure que la contraction accroît le nombre de molécules complexes et qu’une augmentation de pression due à une cause quelconque produirait le même résultat. En particulier l’élévation de température augmentant le volume, c’est-à-dire diminuant la pression interne doit avoir pour conséquence l’accroissement du nombre des molécules monoatomiques, c’est-à-dire la diminution de la résistance électrique. On peut démontrer qu’aussi longtemps que cet effet reste petit le coefficient de variation de la résistance doit augmenter avec la température, résultat vérifié par un grand nombre d’observateurs.
- Enfin, l’auteur propose d’étudier la résis-
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- tance du mercure liquide sous des pressions variables ; la résistance devrait d’abord croître, puis passer par un maximum, pour diminuer ensuite sous des pressions énormes ; — à la condition toutefois que le mercure se maintienne à l’état liquide.
- M. Liebenow termine en citant les expériences de Grummach (’) qui a mesuré la résistance du mercure entre + 20° et — go0, en faisant varier la température avec une lenteur excessive. D’aprcs cet auteur, le rapport entre la résistance du mercure liquide et du mercure solide, au lieu d’être 4 (expériences de Weber, de Cailletet et Bouty), ne serait que j ,5 et dans des tubes plus larges 2,5; ces expériences impliqueraient la possibilité de l’existence de molécules monoatomiques au sein du mercure solide.
- En résumé, l’auteur conclut de ces considérations que le mercure liquide est un alliage de molécules monoatomiques et polyatomiques, alliage où les molécules monoatomiques sont en excès.
- Le professeur Küster, de Breslau, exécute devant la Société :
- Quelques exi-üriences de cours
- destinées à montrer la relation étroite qui existe entre les réactions analytiques et les phénomènes électrochimiques. Dans la pile de Daniell, en circuit fermé, le cuivre se précipite tandis que le zinc entre en dissolution. Si l’on ajoute un excès de cyanure de potassium à la solution du sel cuivrique, c’est l’inverse qui se produit : le cuivre se dissout et le zinc se précipite. Le phénomène est régi, comme on sait, par une formule de Nernst :
- où R désigne la constante des gaz, T la température absolue, p la pression osmotique de l’ion métallique et P sa tension de dissolution
- (') Wiei. Ann,, t. XXXV, p. 76.1, 1888, et t. XXXVII, P- 508.
- (laquelle ne dépend que de la nature du dissolvant et de la température). Les deux valeurs de p ne sont pas très différentes, par contre Pzn est bien plus grand que Peu (environ io3â fois). Par l’addition de cyanure de potassium, presque tout le cuivre sc met sous la forme d’ions complexes Cu(CAz)2; le nombre d’ions cuivre devient extrêmement petit; le rapport peut donc atteindre et
- dépasser le rapport ; le signe de la parenthèse change et le courant se renverse.
- L’auteur a cherché à vérifier qualitativement l’exactitude de la formule de Nernst en diminuant graduellementla concentration des ions cuivre au moyen de réactions appropriées. Il s’est servi de trois éléments de piles construites sur le type Daniell :
- Cu, Cu SOS KAzO8, Pb!AzOJ)2, Pb Cu, CuSOb KAzO», CdSOb Cd Cu, CuSO's KAzO3, ZnS04,Zn.
- Ces éléments avaient la forme d’un H; les deux tubes verticaux de 3 cm de diamètre tenaient environ 65 cm3 jusqu’au niveau du tube de communication. Celui-ci était bouché au moyen d’un tampon d’ouate bien imprégné de la solution de salpêtre. La liqueur de sulfate de cuivre était constituée par une solution à 2 p. xoo de sulfate double de cuivre et de potassium Cu SO4, KaSOl, 611-O ; on en utilisait 1 cm3. La solution de salpêtre est aussi à 2 p. 100. Les électrodes étaient pour le cuivre un simple fil, pour le cadmium et le zinc des amalgames saturés. La solution doit être agitée avant chaque lecture galva-noscopique.
- Les flèches indiquent la direction du courant dans l’intérieur de la pile. On voit que, dans les conditions habituelles, il se précipite du cuivre dans les trois cas. Un galvanos-cope indicateur donne des écarts de -)- 8, -j- 15 et + 25-divisions.
- On ajoute maintenant au cuivre des trois éléments 1 cm3 d’une solution de soude à environ 1,3 p. 100; le cuivre se précipite à
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- T. XVII. — N° 42.
- l’état d'hydroxyde Cu(OH)2, un petit excès de soude reste en dissolution. Le nombre des ions cuivre a diminué, pourtant il en subsiste une quantité déterminée puisque l’hydroxyde possède naturellement une certaine solubilité. L’expression ^Cu a augmenté, mais pas encore assez pour dépasser F Zn ; le passage du courant se fait
- P Zn
- toujours dans le même sens ; les déviations ont toutes diminué : + 1,4- 8,+ 21.
- Ajoutons une nouvelle quantité de soude, 1 cm3 d’une solution très concentrée saturée à froid. D’après les lois de la dynamique chimique, le produit du nombre d’ions cuivre de la solution saturée et presque complètement ionisée d’hydroxyde de cuivre par le nombre total des ions OH doit ctre une quantité constante ('). L’addition d’un grand nombre d’ions OH tendrait à augmenter le produit; le nombre des ions cuivre doit donc diminuer, il se précipite une nouvelle quantité d’hydroxyde : pca a encore diminué et le rapport est devenu plus grand.
- Effectivement le courant s’est renversé dans la première cellule, la déviation est maintenant — 2 ; le cuivre se dissout, le plomb se précipite ; dans les deux autres piles, le courant est encore de même sens, mais affaibli : déviations —|— 6 et —f-19. Le schéma est le sui-
- Cu, CuSO1, KAzCP, Pb(Az03)", Pb Cu, CuS0S_KAz03, CdSOh Cd Cu, CuSO1, KAzO* Zn SO', Zn.
- parce qu’on a dépassé le produit de solubilité du sulfure cuivrique: on peut en conclure que la concentration des ions cuivre (de C11S) a encore reculé ; pCu est devenu plus petit. Les déviations sont à présent —26, —14, -\-2. Cü„CuSO, KAzO3, Pb(Az03)2 Pb Cu, CuSO1, KAzO3, CdSO*. Cd Cu, CuSO*, KAzO3, ZnSO1, Zn.
- Non seulement le plomb, mais encore le cadmium sont précipités énergiquement par le cuivre, tandis que le Zn est encore capable de précipiter les traces de cuivre dissous provenant du sulfure.
- On peut aller plus loin en ajoutant une solution de cyanure de potassium dans la liqueur qui renferme le cuivre ; le précipité noir se dissout et disparaît: il se forme en effet un cyanure double cuproso-potassique KCu(CAz)2 qui sc dissocie en ions K et Cu(CAz)2 ; ce dernier ion complexe n’émet qu’une quantité extrêmement faible d’ions bivalents Cu: le produit de solubilité du sulfure de cuivre n’étant plus atteint, ce corps se redissout ; en même temps le liquide devient extrêmement pauvre en ions Cu, si bien que maintenant le rapport ^Cü- peut
- dépasser -^Za- et que le courant se renverse même pour la dernière pile :
- Cu, CuSO1, KAzO3, Pb(AzO°)-, Pb Cu, CuSO1, K X?,Q\ Cd S O*, Cd Cu, Cu SOVKAzCH, Zn SO1, Zn.
- Additionnons la liqueur de sulfhydrate d’ammoniaque (obtenu en saturant de gaz sulfhydriquc une solution d’ammoniaque à 5 p. 100). L’hydroxyde se transforme en sulfure noir CuS ; ce processus n’a lieu que
- f ) Ce produit Cu x OEI, appelé par Ostwald produit de au nombre des molécules Cu (OH)2 qui ne sont pas distant \mj.
- Les déviations sont — 44, — 30, — 7.
- Ainsi, en diminuant à l’aide des procédés analytiques habituels la concentration des ions Cu qui se trouvent autour de l’clcctrode de cuivre, on peut forcer ce métal à précipiter successivement le plomb, le cadmium et même le zinc.
- P.-Th. Muller.
- (A suivre.)
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- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Nouveau modèle de pont de Wheatstone du Post-Office («).
- Lamaison NalderBrosand C°vientd’appor-ter quelques perfectionnements de detail à la boîte de résistances à pont de Wheatstone en usage depuis près de vingt ans au Post-Office. Les dimensions des plots et des fiches ont été augmentées, ce qui assure un meilleur contact des uns et des autres et facilite le maniement des dernières. Le nombre des bobines de chacun des bras de proportion a été augmenté d’une unité, ce qui permet de faire des mesures dans des limites plus étendues. Enfin la disposition des bobines a été changée, et, comme on peut le voir par le diagramme delà figure 1, la nouvelle dispo-
- sition permet par sa symétrie de trouver facilement la valeur de la résistance dans les diverses branches du pont, rien qu’au toucher, ce qui est avantageux lorsque, et c’est ordinairement ce qui a lieu, on se trouve dans une chambre obscure.
- Malgré l’augmentation du nombre des bobines et l’augmentation des dimensions des fiches et plots, la nouvelle disposition a permis de diminuer légèrement les dimensions des boîtes.
- Appareils de contrôle Siemens et Halske.
- L'indicateur de tension (fig. 1) sert pour le contrôle de la tension d’un réseau ; dès que la tension s’écarte de la valeur normale dans une proportion déterminée, l’une des deux
- sonneries F et G est mise en mouvement sui-
- L’appareil est éclairé par une lampe à incandescence D et mis en action par le commutateur de cette lampe. Supposons qu’il s’agisse de contrôler la tension, non pas à l'endroit où se trouve l’appareil, mais en un point éloigné. Des fils partant de ce point viennent aboutir aux deux bornes médianes, le circuit est fermé par la bobine motrice A et la résistance B ; l’enroulement de A est en fil de cuivre, tandis que la résistance B placée au-dessous de l’appareil est formée de fil de nickeline dont la conductibilité est à peu près indépendante de la température : comme la résistance de B est notablement plus forte que celle de A, il s’ensuit que la résistance totale est pratiquement constante malgré les variations de la température ambiante. L’intensité du courant qui parcourt A, et par suite la force d’attraction de la bobine A sur le noyau de fer placé à. son intérieur et relié au bras E, ne dépendent donc que de la tension à contrôler.
- Ce bras E est tenu par un
- (l) The Ekclrician, t. XLI, p. S96, 26 août 1898.
- ressort dont
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- l’élasticité agit en sens inverse de l'attraction de l’enroulement A.
- L’appareil est réglé de façon que, pour la tension normale, le bras E se tienne entre les deuxcontacts F et G sans les toucher. Lorsque la tension a augmenté de 1,5 p. 100, par exemple, le bras vient frapper le contact de droite G: au contraire, pour une diminution du même ordre, c’est le contact de gauche F qui est touché.
- Les deux bornes extrêmes de l’appareil sont reliées aux conducteurs principaux, et un premier circuit est formé par la lampe I) et la résistance C ; aux deux extrémités de cette résistance est prise une dérivation, qui par l’intermédiaire du bras E alimente les sonneries F et G.
- Il suffit pour construire l’appareil de connaître la valeur de la tension normale qu’il doit contrôler. Lorsque la tension est supé-
- Fiff. 2. — Indicateur de terre pour distribution à deux fils.
- rieure à no volts, on emploie dans le circuit CD une ou plusieurs lampes ou bien des lampes à plus haute tension. Au delà de 250 volts, on introduit une résistance supplémentaire dans le circuit des bobines A et B.
- L’indicateur de terre (fig. 2 et 3) sert à avertir lorsque l’isolement d’un réseau de conducteur est descendu au-dessous de la valeur convenable. L’appareil se compose d’une lampe à incandescence a et d’une sonnerie disposées en série et reliées d’un côté à la terre, de l’autre à un commutateur qui permet de mettre l’appareil sur l’un des fils du réseau. La figure 2 représente la disposition dans le cas d’une distribution par courant continu à deux fils, et la figure 3 dans le cas d’une distribution à trois fils.
- Pour les légers défauts d’isolement correspondant à une résistance inférieure à 2 000
- ohms, c’est la sonnerie qui avertit; pour les défauts plus graves (résistance inférieure à 1 000 ohms) la lampe s’allume en outre.
- L'indicateur de courant est utilisé pour faire connaître l’existence du courant dans un conducteur, par exemple il indiquera au machiniste si le groupe des lampes à arc reliées à un fil fonctionne ou non.
- Ces appareils sont construits pour des
- Fig. 3. — Indicateur de terre pour distribution à trois fils.
- intensités allant jusqu’à 20 ampères ; ils se composent d’un petit électro-aimant qui sous l’action du courant attire une ancre pivotante, à côté est un interrupteur et des plombs de sûreté.
- L'indicateur de sens du courant sert à faire savoir si une batterie d’accumulateurs se charge ou se décharge. Il est vissé sur une tige horizontale ou verticale conduisant aux accumulateurs. L’appareil se compose d’une boîte et d’une aiguille aimantée. Sur l’axe de l'aiguille est un contrepoids qui lui fait prendre la direction de la tige lorsque celle-ci n’est parcourue par aucun courant; quand le courant passe, suivant le sens, l’aiguille est déviée d’un côté ou de l’autre.
- Influence de la durée d’une élévation de température sur les propriétés magnétiques du fer ;
- Par S.-R. Raget f1)-
- La dissipation d’énergie dans les transformateurs va ordinairement en croissant avec le temps; des recherches récentes ont montré que cette augmentation est due seulement aux élévations de température qu’a subies le (*)
- (*) Communication faite le 12 mai 1898 à la Royal Society, publiée dans The Eleclrician du 3 juin, t. XLI, p. 182.
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- REVyH D’ÉLECTRICITÉ
- novau. L’auteur se propose, d’étudier l’influence de la durée d’une élévation de température et, bien que ses recherches ne soient point terminées, publie les intéressants résultats obtenus jusqu’ici.
- L’appareil employé pour l’étude de l’hvs-térésis est celui d’Ewing (Journ . Insl . Klectr. Ing., t. XXIV, p. 403) : les températures étaient mesurées jusqu’à 200° au moyen d’un thermomètre à mercure, et au delà au moyen d'une résistance de platine Callendar-Griffiths : le barreau était de temps en temps retiré du four, et son hystérésis mesurée.
- Les noyaux employés étaient constitués par des faisceaux de sept tiges de fer doux d’environ 8 cm de long et 1,6 cm de diamètre chacune ; ce fer doux avait au début une hystérésis assez faible.
- Dans,la ligure 1 on a porté en abscisses les durées en heures de l’élévation de tempéra-
- b'ig. I. — Courbes des variations de l’bystérésis avec la durée de la chauffe.
- ture, et en ordonnées les augmentations relatives de i’hystérésis, en centièmes.
- Les résultats obtenus sont très variables avec la température ; au-dessous de 40°, on ne constate aucune modification appréciable; entre4o° et 135°, l’hysférésiscroitsimplement avec la durée de l’élévation de température, dans les limites des expériences tout au moins.
- Au-dessus de i35n,rhystérésiscroîtd’abord avec la durée, atteint un maximum, puis décroît. La valeur du maximum dépend de la
- température et semble être le plus grande vers 1800. La position du maximum dépend aussi de la température ; ainsi, pour 260°, le
- et des durées plus courtes.
- maximum est atteint très rapidement, pour une durée d’un quart d’heure environ.
- Dans la figure 2 on a augmenté l’échelle
- après chauffa^
- des abscisses, de manière à obtenir plus net-
- tement le début des courbes.
- Dans la figure 3 on a réuni les courbes d’hystérésis déterminées par la méthode balis-
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- tique et correspondant h un même noyau, étudié d’abord après avoir été recuit au rouge (courbe i), puis chauffé à 200° d’abord seulement pendant dix-neuf heures (courbe 2), ensuite pendant quatre jours (courbe 3).
- Les auteurs ont vérifié que la présence de l’air n’a aucune influence surles résultats, en recommençant les expériences sur des noyaux placés dans un réservoir où on faisait le vide.
- Ch. Maurain.
- Détermination électrolytique de l’étain contenu dans les minerais d’étain ;
- Par F..-D. Campuell et E.-C. Champion Ci-Dans les méthodes actuellement en usage pour la détermination de l’étain contenu dans les minerais, on commence par chauffer ceux-ci en présence de carbonate de sodium et de soufre de manière à obtenir du sulfostannate de sodium. On dose l’étain du sulfostannate soit en le précipitant à L’ctat de sulfure et transformant ensuite le sulfure en oxyde, soit en le déposant par voie clcctrolytiquc d’une solution dans le sulfure d’ammonium ou l’oxalate d’ammoniaque.
- Le premier procédé, indiqué par Rose, présente plusieurs inconvénients : il est difficile d’obtenir le sulfure d’étain exempt de sels de sodium malgré des lavages prolongés ; la transformation du sulfure en oxyde stannique par combustion ne s’effectue pas sans perte de sulfure ; enfin il y a contamination de l’oxyde stannique par la silice.
- Le dosage par électrolysc de la solution dans le sulfure d’ammonium ne paraît donner non plus de résultats absolument satisfaisants, car quoique Fctain puisse être ainsi complètement précipité, il est difficile d’obtenir une précipitation complète sans qu'il y ait en même temps précipitation d’une certaine quantité de soufre. Au contraire, le dosage
- P) Mémoire présenté à la American Chemical Society en août 1898 et publié dans Industries anà Iran du 30 septembre 1898, t. XXV, p. 267.
- par électrolvse de la solution d’oxalate double d’ammonium et d’étain ne présente pas de difficultés et donne des résultats très exacts quand il est effectué dans des conditions convenables.
- Pour la transformation du sulfostannate de sodium en oxalate double d’ammonium et d’étain on suit généralement le procédé suivant indiqué par Classen. La solution de sulfostannate est d’abord acidifiée au moyen d’acide sulfurique puis additionnée d’eau oxygénée; on obtient ainsi de l’acide métastan-niqueque l’on filtre et lave et que l’on dissout ensuite dans de l’oxalate acide d’ammonium additionné d’acide oxalique. C’est particulièrement cette partie du procédé de dosage que les auteurs ont perfectionnée ; ils évitent, pour passer de la solution de sulfostannate à la solution d’oxalate double, la précipitation de l’étain à l’état d’acide métastannique et par suite le filtrage et le lavage du précipité.
- Voici le mode opératoire qui leur a donné les meilleurs résultats :
- Mélanger intimement 1 gr du minerai finement pulvérisé avec 5 a 6 gr d’un mélange à poids égaux de carbonate de sodium et de soufre. Mettre le mélange dans un creuset de porcelaine fermé, placé lui-même dans un plus grand creuset de porcelaine fermé afin d’éviter l’oxydation du sulfure stannique pendant la chaulle. Disposer le creuset sur un triangle, le recouvrir d’un creuset de terre dont le fond a été enlevé, pour avoir une chauffe plus uniforme. Porter les creusets de porcelaine au rouge et maintenir cette température pendant une heure. Apres refroidissement mettre le petit creuset dans une capsule et dissoudre le sulfostannate en chauffant avec -10 à 50 cm3 d’eau. Quand la masse fondue est complètement désagrégée, enlever le creuset et séparer par filtration les oxydes et sulfures insolubles de la solution qui contient presque tout l’étain à l’état de sulfostannate. Laver le résidu insoluble avec de l’eau chaude, le sécher et le traiter de nouveau avec du carbonate de sodium et du soufre afin de faire
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- passer à l’état de sulfostannate de sodium la petite quantité d’étain qu’il contient. Dissoudre ce sulfostannate comme il a été dit et ajouter sa solution à celle déjà obtenue. Additionner ces solutions d’acide chlorhydrique jusqu’à réaction acide pour précipiter l’étain à l’état de sulfure stannique. Faire bouillir rapidement pour chasser l’acide sulfhydrique et réduire le volume de la solution à 75 ou 80 cm5. Ajouter 10 cm3 d’acide chlorhydrique de densité 1, 2, puis, par petites quantités, du peroxyde de sodium (environ 2 à 3 gr) jusqu’à ce que le sulfure soit complètement oxydé et transformé en chlorure stannique et que la solution soit bien claire. Faire bouillir deux ou trois minutes pour rassembler le léger dépôt de soufre, filtrer, ajouter de ramrno-niaque jusqu’à formation d’un précipité et
- ajouter enfin 30 cm3 d’une solution à 10 p. 100 d’oxalate d’ammonium. On a alors une solution d’où l’étain peut être facilement précipité par électrolyse,
- Pour l’élcctrolysc un courant de 0,1 ampère sous 4 volts donne d’excellents résultats. Avec une différence de potentiel de 8 volts le dépôt est fortement cristallin et moins adhérent que lorsqu’on opère avec une plus faible différence de potentiel. Le dépôt est lavé à l’eau, puis à l’alcool, séché à l’étuve et pesé avec le disque de platine sur lequel il s’est formé. Après la pesée on dissout l’étain par l’acide chlorhydrique, on lave et sèche le disque comme précédemment et on en détermine le poids. La perte de poids donne le poids de l’étain.
- J. R.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Absorption des ondes électriques de petite longueur par l’oau ;
- Par P. Drude (*}.
- L’appareil employé pour déceler les ondes, le même que celui qui sera décrit dans le prochain numéro, à propos d'un autre mémoire de l’auteur, est enfermé dans une caisse munie d’une ouverture. En avant de l’ouverture, on dispose une cuve formée de lames de glace remplie d’eau distillée. On peut faire varier l’épaisseur d’eau, en introduisant dans la cuve des lames de glace de 1,1 mm, 2 mm, 3 mm et 4,4 mm. Des deux cuves employées, l’une avait 6,3 mm, l’autre 3,3 mm d’ouverture.
- On vérifie en premier lieu que la déviation du galvanomètre dépend seulement de l’cpais-seur de l’eau et non de l’épaisseur des glaces. La déviation est déjà notablement diminuée quand les ondes doivent traverser 3,3 mm d’eau. A la vérité, une partie de cette dimi-
- (‘) WUd. Ann., t. LXV, p. 497-503, juin 1898.
- nution est due à la réflexion notable qui se produit sur les deux surfaces de séparation. Mais l’absorption exerce aussi une action, car la déviation diminue de plus en plus quand l’épaisseur de l’eau augmente et quand cette épaisseur atteint 6,3 mm, le radio-conducteur n’est plus que très faiblement impressionné.
- On pourrait dire encore, par analogie avec les anneaux de Newton, que l’intensité totale des ondes réfléchies dépend de l’épaisseur de l’eau tant que celle-ci est du même ordre de grandeur que la longueur des ondes dans l'eau. S’il en était ainsi et qu’il n’existàt pas d’absorption, la déviation varierait périodiquement avec l’épaisseur ou, si les ondes étaient fortement hétérogènes, resterait constante à partir d’une certaine valeur de l’épaisseur, ce qui n’a pas été constaté. Il y a donc réellement absorption.
- Pour mesurer cette absorption, il faut d’abord graduer le radioconducteur, soit en faisant varier la distance de l’excitateur à l’entrée de la caisse, soit en masquant l’ouverture avec des diaphragmes de grandeur
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- variable. Dans certaines limites, la déviation est proportionnelle à l’énergie des ondes. Les mesures effectuées ne sont pas encore assez nombreuses pour permettre de donner des résultats quantitatifs. Tout au moins peut-on comparer qualitativement l’absorption dans des conditions variées.
- Par exemple, l’absorption est moindre quand l’excitateur est muni d’un miroir parabolique. Ce phénomène bizarre s’explique sans doute par ce fait que la période des ondes émises par l’excitateur est modifiée par l’adjonction de nouvelles masses métalliques. Il est très vraisemblable que l’eau absorbe d’autant plus les oscillations qu’elles sont plus rapides. Effectivement si on intercale entre l’excitateur et la cuve absorbante un tube de laiton, l’absorption est d’autant plus forte que le tube est plus étroit, ce qui d’après les expériences rapportées dans le mémoire précédent, correspond à des ondes plus courtes. M. L.
- Déviation magnétique des rayons cathodiques soumis aux actions électrostatiques;
- Par W. Kaufmann (’).
- La déviation magnétique d’un rayon cathodique est donnée par la formule :
- (i>
- dans laquelle^ représente la déviation, la charge par unité de masse dans le rayon, Vfl la différence de potentiel entre les électrodes, H la composante du champ magnétique suivant O^; au point d’abscisse a, x0 l’abscisse du point extrémité du rayon (*). En appelant I l’intensité du courant qui produit le champ magnétique, on aura :
- (') Wied. Ann., i. LXV, p. 431-439, mai 1898.
- (2) Cf. Kaufmann, L’Éclairage Électrique, t. XIV. p. 122.
- Ces équations supposent que le potentiel est en tous les points qui ne sont pas très voisins de la cathode, égal à celui de l’anode. Si ce potentiel <ï> varie le long de Oa*, l’équation (é devient :
- y«=\/vcc £' ix (3)
- étant le potentiel de la cathode. Si le potentiel <ï> a une valeur constante «L dans un certain intervalle et qu’on limite l’action du champ magnétique à cet intervalle, on obtient en posant 4» — fI>' = V7
- y» = \j TSvS'dx /> <4)
- Dans ce cas c’est donc la chute de potentiel dans la région où agit le champ magnétique, et non plus la différence de potentiel entre l’anode et la cathode qui intervient.
- Pour vérifier celte conséquence, M. Kaufmann dispose l’expérience comme le représente la figure ci-dessous ; l’appareil est en gros
- semblable à celui qui lui a servi dans ses précédentes recherches (loc. ciî.). Il s’y trouve en plus dans l’intérieur du tube à décharges deux cylindres coaxiaux, m, n, séparés par
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- un intervalle de 2 à 3 mm; le cylindre extérieur relié constamment au sol sert d’anode. Les rayons émanés de la cathode K traversent successivement les fentes horizontales S (0,3 mm) et S2 (1 mm), pénètrent dans le cylindre intérieur, et par les fentes S3 et S* perpendiculaires aux deux premières et larges de 2 mm, atteignent l’écran P frotté de craie.
- Même sous une différence de potentiel de 3 200 volts, aucune décharge ne se produit entre les deux cylindres, parce que leur distance est inférieure aux dimensions de la région cathodique obscure ; cependant quand les rayons cathodiques pénètrent dans le cylindre, il se produit une décharge par suite de la conductibilité communiquée à l’air par ces rayons ; mais cette décharge n’entraîne cependant aucune perte de potentiel, à cause de la faible résistance de la batterie de charge.
- En somme, cette disposition permet de réaliser en chargeant le cylindre intérieur un potentiel constant dans son intérieur, potentiel qui peut différer notablement de celui du cylindre extérieur qui joue le rôle d’anode. D’autre part la région dans laquelle le potentiel est variable, comprise entre S, et S2, se réduit à 2 mm environ ; il est donc permis de n’en pas tenir compte et d’admettre dans le calcul que le potentiel varie brusquement en S4. Enfin les bobines magnétisantes sont arrangées de manière que la plus grande partie de la déviation se produise à l’intérieur du cylindre.
- Les conditions exigées pour l’exactitude des formules (4) et (5) sont ainsi très approximativement réalisées.
- Les mesures sont effectuées avec le cylindre intérieur : i° relié au sol ; 20 chargé à -f- 3 250 volts: 30 chargé à — 3 250 volts.
- Comme le demande la théorie . est
- constant dans les trois cas ; pour des valeurs déterminées de V' et de I, on constate une diminution ou une augmentation de la déviation suivant que le cylindre reçoit une charge positive ou une charge négative.
- Les écarts sont faibles : — 1,2 à-f- 1,7 p. 100 ; cependant ils décèlent une erreur systé-matique. Cette erreur provient de l'épanouissement des lignes de force magnétique, qui provoque une déviation des rayons cathodiques en avant de la fente St. Si on détermine l’in-tensitédu champ magnétique dans cette région et qu’on calcule d’après les résultats de cette déviation perturbatrice, les valeurs ne
- présentent plus que des écarts dont l’ordre de grandeur est celui des erreurs accidentelles. A la suite de cette correction, la valeur de-^ devient 1,86 107 unités électrostatiques par gramme au lieu de 1,77 io7, comme il était dit précédemment (*).
- En prenant une différence de potentiel V0 relativement faible entre les électrodes (V# < 5 000 volts), et chargeant négativement le cylindre (V'< 1 750 volts), on donne aux rayons cathodiques qui se propagent dans le cylindre une vitesse qui correspond à un potentiel de décharge, sous lequel, d’ordinaire, on n’observerait aucun rayon cathodique.
- Ces rayons fortement retardés se diffusent dans l’espace raréfié comme les rayons cathodiques ordinaires dans l’air atmosphérique. Pour les observer, on supprime l’écran P et on frotte de craie la plaque même qui ferme le cylindre. Quand le cylindre n’est paschargé la tache fluorescente est nettement délimitée; si le cylindre est chargé, la plaque s’illumine sur toute sa surface.
- M. L.
- Rayons cathodiques dans un champ électrique dont les lignes do force sont parallèles à leur direction do propagation ;
- Par P. Lenard J2).
- D’après les hypothèses de Crookes, la réfrangibilité magnétique d’un rayon cathodique qui a traversé un champ électrique
- (1) Éclairage Électrique, t. XVI, p. 88.
- (2) Wied. Ann., t. LXV, 401-5, xo juin 1898.
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- parallèlement aux lignes de force, doit avoir augmenté ou diminué, suivant que le rayon se propage dans le sens du champ ou en sens contraire.
- La réfrangibilité électrique subit une variation dans le même sens.
- L’expérience justifie complètement cette conséquence des hypothèses.
- Les rayons sont émis par la cathode E ; ils passent par la fenêtre F, à bords épais, puis à travers le condensateur C, Cs: ils traversent en M le champ magnétique ou électrique qui doit les réfracter et tombent finalement sur l’écran S,. Les deux armatures C, et C2 du condensateur sont constituées par des disques circulaires en cuivre, bien dressés et parallèles entre eux ; ils portent en leur centre une ouverture A ayant un diamètre de i mm.
- Ces disques sont supportés par deux tubes métalliques R, ej: R2, qui communiquent respectivement avec les électrodes e,ea; ils sont distants entre eux de 2 cm : le disque C, est en communication constante avec le sol, le disque C2peut être électrisé positivement ou négativement par une machine à influence. Toute la partie gauche du tube a partir de et est recouverte de clinquant relié à e2, et cette gaine présente seulement en face le fond du tube une étroite ouverture qui permet d’observer l’écran.
- Les deux bobines magnétisantes M (représentées en pointillé) sont disposées verticalement au-dessus et au-dessous du tube et isolées de l'armature de clinquant par des lames de mica. S’il s’agit d’observer la réfraction électrique , on se sert des deux plaques rectangulaires, figurées en M; leur longueur dans
- la direction des rayons est de 4 cm, leur distance de 2 cm; tant qu’elles ne servent pas, elles sont en communication métallique avec l’armature de clinquant. Enfin l’écran L sert à séparer le tube à décharges du tube d’observation ; en D, dans le tube R, se trouve un diaphragme de 3 mm d’ouverture.
- Lorsque l’appareil a été bien évacué, l’espace qui entoure le condensateur reste obscur, même quand la charge est forte.
- Tout d’abord on constate que la position de la tache fluorescente ne varie pas quand on charge le condensateur, si le courant ne passe pas dans la bobine magnétisante.
- Pour étudier la variation de la réfrangibilité magnétique, on laisse d’abord le condensateur non chargé et en réglant l’intensité du courant dans les bobines, on amène la tache fluorescente à être déviée jusque vers le bord de l’écran et on lit la position de cette tache sur une division tracée sur l’écran. Puis sans rien charger d’autre, on charge le condensateur; la tache se déplace sur l’écran, dans le sens d’une déviation croissante si le condensateur est chargé positivement, d’une déviation décroissante s’il est chargé négativement.
- Si on veut effectuer des mesures, on détermine l’intensité I0 du courant magnétisant, de manière que la tache fluorescente occupe une certaine position sur l’écran, quand le condensateur n’est pas chargé et l’intensité I, telle que la tache reprenne la même position quand le condensateur est chargé à une différence de potentiel Vr Pour mesurer Va, on met en dérivation sur le condensateur un micromètre à étincelles et on lit la position de la tache sur l’écran, au moment où éclate l’étincelle.
- Les vitesses de propagation des rayons cathodiques v0 avant le passage à travers le condensateur, î\ après ce passage, sont calculées d’après les équations :
- où —représente la charge par unité de masse
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- des particules transportées par le rayonnement.
- La vitesse vQ décroît quand le potentiel de décharge dans le tube diminue. Les valeurs trouvées pour ces vitesses sont d’accord avec celles qu’ont données les expériences précédentes; la concordance entre les valeurs trouvées pour le rapport — justifie également les hypothèses qui ont servi de point de départ au calcul.
- Les rayons qui après avoir traverse le condensateur possèdent la vitesse vi la plus petite proviennent des rayons qui primitivement les plus lents, ont été retardés par leur passage a travers le condensateur; la vitesse minima qu'on a pu observer est égale au dixième environ de la vitesse de la lumière.
- Les rayons les plus rapides proviennent des rayons les plus rapides primitivement et accélérés par leur passage à travers le condensateur; leur vitesse peut atteindre presque le tiers de la vitesse des ondes lumineuses.
- Ces deux espèces de rayons se distinguent nettement par leur action sur la pentadécyl-paratolylcétone dont l’écran est imprégné. Tandis que les rayons rapides provoquent une vive fluorescence, les rayons lents donnent une fluorescence à peine visible.
- Dans aucun cas, on n’a constaté que le faisceau cathodique s’écartât de la propagation rigoureusement rectiligne dans le tube d’observation; les rayons même les plus rapides n’étaient pas non plus très absorbables, car une fraction appréciable du faisceau traversait une lame de mica épaisse de 0,2 mm.
- Pour étudier la variation de la réfrangibilité électrique, on enlève la bobine magnétisante M, on isole l’une des plaques de métal qui se trouvent dans le tube et on relie l’autre à l’armature intérieure d’une bouteille de Leyde, disposée comme le montre la figure 2. La plaque isolée prend périodiquement un potentiel inférieur à celui de l’autre plaque; la différence se règle au moyen du micromètre à étincelles s. Au moment où l’étincelle éclate, la différence de potentiel tombe
- à O, puis remonte lentement par suite de la faible conductibilité de la corde de chanvre. On constate dans ces conditions un va et vient de la tache fluorescente sur l’écran, entre la position qui correspond à une déviation nulle et une position extrême ; la longueur du chemin ainsi parcouru par la tache mesure la
- aile explosif;/,
- déviation électrique des rayons qui ont traversé le condensateur C. Pour observer la déviation des rayons non modifiés, on relie au sol tout le système Ci? on supprime la corde de chanvre et on charge seulement la plaque isolée M et la bouteille de Leyde, au moyen des étincelles s. La déviation est plus grande pour les rayons qui ont traversé le condensateur chargé positivement, plus petite s’il était chargé négativement. M. L.
- Région cathodique obscure ;
- Par A. Wehnelt (*).
- De toutes les recherches effectuées sur les phénomènes cathodiques, il ressort que la région cathodique obscure oppose une très grande résistance au passage de la décharge positive. Maison ne savait pas encore si cette résistance doit être considérée comme l’analogue de la résistance d’un conducteur métallique médiocre ou de la résistance d’un diélectrique, dans lequel la décharge se produit sous forme d’ctincelles fortement amorties. Cette dernière hypothèse semble la pluspro-
- (*} Wied. Ann., t. LXV, p. 511-542 (juin 1898).
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- bable, d’après les expériences de E. Wiede-mann et Schmidt ; ces physiciens ont reconnu en effet que les gaz luminescents réagissent aisément aux oscillations de Lecher, tandis que la région obscure ne réagit que fort peu. On peut donc s’attendre à ce que la décharge, si on la force à traverser la région obscure, prenne les caractères de la décharge disrup-tive comme dans les diélectriques tels que l’huile de paraffine, etc.
- Pour déceler les décharges de cette nature, M. Wehnelt utilise la propriété que possèdent les décharges fortement amorties d’agir sur un radio-conducteur ou de provoquer dans un système de Lecher des oscillations faiblement amorties.
- i. Description des appareils. — Toutes les électrodes sont en aluminium ; pour pouvoir faire varier la position de la cathode quand il est nécessaire, les tubes se prolongent à leur partie inférieure par un tube de baromètre, plongeant dans le mercure, et la cathode est fixée à l’extrémité d’un tube recourbé qui traverse le mercure (fîg. i). Le tube p fait communiquer l’ampoule avec la pompe à mercure par le tube^-, on peut introduire une électrode; la distance de cette électrode à la cathode K ainsi que les dimensions de la région obscure se lisent sur une échelle en papier fixée à la paroi extérieure du tube. Comme source de courant on se sert en général d’une machine à influence à 20 plateaux, ou d’une bobine d’induction avec interrupteur Deprez, donnant 30 cm d’étincelle.
- L’indicateur de décharges est un radio-conducteur modèle Marconi, inséré avec un galvanomètre dans le circuit d’une pilethermo-électrique ; dans un cas particulier, c’est un récepteur formé d’une aiguille d’acier posée sur deux autres. Pour éviter les perturbations tous les contacts sont assurés par des godets de mercure ou par des bornes fortement ser-
- Entre la machine et les électrodes du tube sont intercalés des tubes pleins d’eau pour empêcher les oscillations que produisent les
- étincelles aux peignes d’arriver jusqu’au tube ; tout au moins ces oscillations sont-elles par ce moyen assez amorties pour que leur action sur le radioconducteur soit fort réduite et ne masque plus l’effet provenant des décharges dans le tube.
- Dans une autre série d’expériences, le tube
- est mis à la place de l’étincelle primaire dans un système de Lecher, muni d’un condensateur terminal ; un tube évacué, sans électrode placé sur les armatures de ce condensateur, réagit aux ondes provoquées par la réso-
- La différence de potentiel entre les électrodes du tube à décharges se mesure ou bien au moyen d’un éiectromètre de Righi, ou bien au moyen d’un micromètre h. étincelles dont les boules ont 2 cm de diamètre.
- 2. Résultats. — i° Région cathodique obscure au voisinage des cathodes métalliques.
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- Le résultat général des expériences est le suivant. Aussitôt que le chemin de la décharge positive, de l’anode à la lueur négative, est interrompu par la région cathodique obscure, la décharge prend la forme disruptive et fortement amortie ; la région obscure se comporte comme un diélectrique parfait.
- Le tube, dont le diamètre est d’environ 10 mm, porte deux électrodes circulaires remplissant presque toute la section et qui sont distantes de 2 cm environ (fig. 2). Tant que le vide n’est pas très avancé, un radioconduc-
- Fig-2.
- leur placé dans le voisinage du tube ne réagit pas; il n’y a donc pas d’ondes faiblement amorties. Mais quand le vide est suffisant pour que la région cathodique obscure entoure complètement l’anode, la décharge change de caractère et il se produit des ondes intenses qui agissent encore d’une manière appréciable sur le radioconducteur aune distance de 5 m.
- Les expériences de Ebertet Wiedemann('), puis de R. Apt(2), ont montré que la luminescence d’un tube sans électrodes, placé sur les armatures du condensateur terminal d’un système de Lecher, ne se produit que si les étincelles primaires sont fortement amorties. La décharge traversant un tube où la pression est relativement élevée (1 mm), comme dans les expériences de ces physiciens,ne peut en effet provoquer la luminescence. Mais la luminescence se produit quand la pression dans le tube est assez basse pour que la région obscure entoure l’anode.
- Toujours, quand la décharge positive traverse la région obscure pour rejoindre la lueur (*)
- (*) L'Éclairage Électrique, t. XIII, p. 346. (al Ibid., p. 87.
- négative, il se produit des décharges disrup-tives fortement amorties.
- Soit en effet un tube (fig. 3) dans lequel l’anode est un fil d’aluminium entouré de verre jusqu’à son extrémité ; cette extrémité est à 0,2 mm environ de la surface du disque
- Fig- 5.
- qui forme la cathode. Lorsque la pression dans ce tube est descendue à 0,1 mm et que la décharge s’effectue sous une différence de potentiel de 5 000 volts, on observe déjà une résonance très nette dans le système de Lecher. Avec une anode dont l’extrémité est découverte sur une longueur de 5 mm, la décharge ne devient disruptive que sous une différence de potentiel de 15000 volts, alors que la pression est descendue jusqu’à 0,03 mm.
- L’expérience peut être mise sous une autre forme (fig. 4); la décharge positive est conduite dans la région obscure par un tube de verre, dont l’extrémité est à 0,2 mm de la
- Fig. 4-
- cathode, et dans lequel pénètre une anode très courte.
- La décharge devient disruptive quand la pression a été amenée à 0,2 mm et la différence de potentiel est environ 13000 volts •: si le tube est effilé en pointe, la décharge disruptive se produit déjà à la pression de 0,3 mm sous unedifférence de potentiel de 6 500 volts. Le phénomène est bien dû à la région obscure qui pour ainsi dire ferme à la décharge l’extrémité du tube ; en effet, la décharge étant venue à percer la paroi du petit
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- tube en a et s’étant frayé ainsi un chemin qui ne traversit pas la régiona obscure, elle perdit le caractère disruptif et la lumière positive s’échappait par l’ouverture en a.
- Le dispositif de la figure- 5 permet aussi de forcer la décharge à traverser la région obscure. Le tube fermé d’une part en hémisphère est mastiqué d’autre part sur un disque en
- aluminium qui sert de cathode. Ce disque porte en son centreunc ouverture, sur laquelle est mastiqué un autre tube étroit, du côté opposé au premier et qui renferme l’anode ; dans cet appareil, la décharge disruptive se produit déjà sous une pression relativement élevée.
- Ce n’est pas simplement l’augmentation de la différence de potentiel qui est la cause du changement de nature de la décharge ; car de deux tubes laissant passer la décharge sous la même différence de potentiel, pour la même pression, mais de forme différente, celui qui remplit la condition énoncée provoque seul la résonance dans le système de Lecher.
- Au lieu d’amener la région obscure à entourer l’anode, en faisant varier la pression dans le tube, on peut arriver à ce résultat en laissant la pression constante et en déplaçant mécaniquement la cathode (voir fig. 1).
- Dans une série d’expériences, la cathode k
- se trouve dans la partie cylindrique du tube (fig. 6) ; dans l’autre série, elle se trouve dans la partie inférieure de l’ampoule. Afin d’étudier le renversement de l’effet de soupape, observé par M. Hagenbach (*), on fait les mesures en faisant passer le courant d’abord du
- Fig. 6.
- fil au disque, puis du disque au fil, des potentiels de décharge Vsp et Vpt dans les deux
- Les courbes des figures 8 à 11 dont les points ont pour abscisse la distance l des électrodes et pour ordonnée la différence de potentiel correspondante, représentent les résultats. Les trois premiers couples se rapportent aux expériences où le disque-électrode se trouve dans la partie cylindrique du tube, le quatrième aux expériences où ce disque est dans l’ampoule.
- nque, t.XIV, p. 527.
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- disque
- d’abord
- quand on rapproche les électrodes, parce que la résistance du tube diminue ; mais il s’élève de nouveau dès que la région cathodique obscure atteint l’anode : la décharge positive doit, en effet, à partir de ce moment, s’incurver pour rejoindre la lueur positive, et par conséquent parcourt un chemin plus long. Le faisceau de rayons cathodiques qui recouvre d’abord le centre du disque est repoussé de plus en plus vers les bords par la région obscure qui se forme autour du tube de verre qui entoure l’anode et il devient annulaire. Par suite, les rayons cathodiques ne rencontrent plus l’anode et n’offrent pas de chemin conducteur au courant.
- Lorsque l’anode pénètre encore plus profondément dans la région obscure, celle-ci offre une résistance énorme au courant et la décharge de continue devient oscillante et fortement amortie : la différence de potentiel croît énormément.
- II. Le courant passe du disque au fil.
- La décharge est dès le début très inconstante et presque toujours le tube émet des oscillations intenses. Par suite de la faible surface de la cathode, l’électricité qui lui parvient ne peut pas s’écouler assez vite et il se produit des sortes de remous. Lorsque la
- région obscure, qui est du reste moins étendue que dans le cas précédent, atteint l’anode, la différence de potentiel augmente, mais moins que précédemment.
- Le faisceau de rayons cathodiquesrencontre toujours le disque et maintient constamment une liaison conductrice entre les deux électrodes.
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- Lorsque les électrodes sont très rappro- 1 progressivement et non d’une manière sou-chées, la différence de potentiel augmente I daine, comme avec le courant de sens inverse.
- III. Le champ électrique dans la région j IV. Ces résultats expliquent aisément le obscure croît fortement quand on rapproche renversement des soupapes électriques ob-la cathode de l’anode. ! serve par M. Hagcnbach, que M. Wehnelt a
- observé dans les conditions où s’était placé I Aux pressions très-basses, le courant passe son devancier. I plus facilement du disque à la pointe, parce
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- que le faisceau des rayons cathodiques rencontre toujours le disque et maintient la communication conductrice ; dans le sens inverse, au contraire, la région obscure entoure l’anode et fait obstacle au courant.
- Aux pressions médiocrement basses, le courant va plus facilement de la pointe au disque, parce que la région obscure n’atteint
- pas l’anode; dans le sens inverse, la faible surface de la cathode ne suffit pas à donner issue à toute l’électricité que lui envoie l’anode.
- Le renversement des soupapes est une conséquence immédiate des propriétés de la région obscure. Du reste, des expériences anciennes de E. Wiedemann et de Hittorf
- r - - - - - - - r j
- h
- i.
- V
- N
- <L,
- Fig. n.
- avaient déjà démontré quelle résistance élevée le courant rencontre à la cathode quand l’anode plonge dans la région obscure.
- 2° Influence des parois de verre voisines de la cathode sur la forme de la décharge.
- La décharge disruptive s'observe aussi dans des tubes dont les dimensions sont telles qu’en aucun cas la région cathodique obscure ne puisse atteindre l’anode.
- Pour rechercher si la région obscure ou d’autres analogues jouent ici le même rôle que précédemment, M. Wehnelt a cherché d’abord comment varient les dimensions des diverses parties de la décharge aux environs de la cathode, quand on change le diamètre du tube (supposé cylindrique) et la pression.
- Il a employé trois tubes ayant respectivement io, 20 et 30 mm de diamètre et de
- même longueur, 65 cm entre les électrodes ; ces électrodes, en forme de disques, occupent toute la section du tube, sans cependant toucher les parois.
- Au moyen d’un commutateur, on peut intercaler successivement ces trois tubes dans le circuit.
- Les courbes de la figure 12, obtenues en portant les pressions en abscisses et les longueurs des régions obscures en ordonnées, montrent que :
- iu Les dimensions de la région cathodique obscure augmentent quand la pression diminue ; elles sont un peu plus grandes dans les tubes plus larges; mais les variations suivent à peu près la même loi dans tous les tubes.
- 20 Le faisceaude rayons cathodiques devient de plus en plus étroit quand la pression di-
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- minue; l’apparition de la décharge disrup-tive coïncide avec la disparition complète de
- ce faisceau. L’explication la plus vraisemblable de ce phénomène, c’est que les parois de verre jouent le rôle de cathode et que les régions obscures qui se forment dans leur voisinage rejettent la décharge vers l’axe du tube. Les courbes de la figure 12 représentent la variation des dimensions de ces régions obscures secondaires avec la pression. Comme la région obscure primaire, les régions obscures secondaires grandissent à peu près proportionnellement à l’abaissement de pression, puis plus rapidement, à partir d’une certaine pression ; cette pression est la même que pour la région primaire.
- X
- s
- Fig. 12.
- Cependant les régions secondaires ne sont j pas identiques aux régions primaires; tandis
- que celles-ci se repoussent l’une l’autre, les I On peut observer facilement l’action mu' premières ont peu d’action l’une sur l’autre. I tuelle de deux régions obscures, en prenant
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- deux cathodes k et kt dont l’une est mobile et une anode constituée par une feuille d’aluminium A qui est collée sur une courte tubulure latérale (fig. 14).
- Tant que les cathodes sont fort éloignées.
- Fig. 14.
- la lumière positive émanée de l’anode se partage symétriquement vers les deux cathodes. Si on les rapproche, la lumière positive est rejetée de côté et elle forme un anneau blanc au milieu des cathodes, tout près de la paroi de verre. En rapprochant encore davantage les deux disques, on voit les deux régions obscures se repousser de plus en plus ; finalement, les lueurs négatives sont elles-mêmes rejetées de côté et les surfaces résultantes (') apparaissent. Cette surface reste ensuite nettement délimitée dans le plan équidistant des deux cathodes et on ne peut plus observer les limites des régions obscures.
- (*) Cf. E. Wiedemann, L'Éclairage Éleltrique, XII, P- 186. ^ * ’
- Plus le tube est large, plus le potentiel de décharge est petit pour une même pression, ce qui tient sans doute à la section plus grande du faisceau cathodique. Ce potentiel augmente beaucoup, cette augmentation peut être du simple au double, quand le faisceau cathodique est coupé et que la décharge prend la forme disruptive. La différence de potentiel à laquelle la décharge devient disruptive était la même dans les trois tubes. Une élévation du potentiel de décharge se produit également quand la section du faisceau est diminuée par l’action du champ magnétique (E. Wiedemann et Ebert)(‘).
- Il est à remarquer que, quand la décharge
- Fig. 15.
- est devenue disruptive, les phénomènes cathodiques apparaissent aux deux électrodes (2) ; la décharge disruptive provoque dans le tube des oscillations par résonance.
- En entourant les cathodes de verre, on peut étudier l’influence simultanée des régions obscures au voisinage des électrodes métalliques et au voisinage des parois de verre..
- Un tube sphérique (fig. 15, 16) porte ou bien une cathode nue ou bien une cathode entourée
- (>) L'Éclairage Électrique, t. XIII, p. 445.
- C2) Cf. L'Éclairage Électrique, t. XIII, p. 339 et 340.
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- de verre ; dans les deux cas, l’anode porte une gaine de verre jusqu’à son extrémité. Avec la cathode nue, la décharge devient disruptive quand la pression est 0,04 mm et le potentiel de 14 000 volts; avec l’autre ca-
- Fig. 16.
- thode, la transformation se produit déjà à la pression de 0,12 mm et pour un potentiel de 10 500 volts.
- De môme dans le tube de la figure 17 où le tube de verre entourant l’anode a son exiré-
- Fig. 17.
- mité élargie de manière qu’elle remplisse presque toute la section, la transformation se produit déjà à la pression de 0,3 mm, tandis qu’avec le tube de la figure 2 il faut descendre à*o,i4 mm.
- L’influence du diamètre du tube sur le faisceau de rayons cathodiques est très nette dans le tube de la figure 1. L’électrode latérale# sertd’anodc; la pression est de 0,02 mm. Tant que la cathode se trouve dans la partie
- cylindrique, le faisceau a un diamètre d’environ 5 mm. Si on déplace la cathode vers le haut, le faisceau s’élargit dès qu’elle pénètre dans la partie sphérique et il recouvre tout le disque quand celui-ci est au centre de la sphère. Dès que la cathode pénètre dans la partie cylindrique supérieure, le faisceau se resserre à son diamètre primitif. Le potentiel de décharge subit des variations correspondantes; il estd’autantplus petit que la section du tube et par suite celle du faisceau cathodique sont plus grandes.
- Si on a évacué assez le tube pour amener la décharge à être disruptive pendant que la cathode sc trouvait dans la partie cylindrique inférieure, la décharge change de caractère quand la cathode arrive dans la partie sphérique et redevient disruptive quand la cathode arrive dans la partie cylindrique supérieure.
- Relations entre les rayons Xetles décharges disruptipes dans les ga-{ raréfiés.
- Dans toutes les expériences décrites ci-dessus, on observe une vive fluorescence sur les parois de verre voisines de la cathode, aussitôt que la décharge prend la forme disruptive. Cette circonstance donne à supposer qu’il se produit alors des rayons X, quoique relativement la pression soit élevée et le potentiel de décharge faible.
- Pour rechercher si des rayons X se produisent réellement, M. Wehnelt dispose l’appareil comme le montre la figure 18. Le tube cylindrique assez étroit porte une cathode concave k et une anode en platine a, inclinée à 450 de l’axe. Sur une tubulure latérale très courte est mastiquée une feuille d’aluminium très mince A, qui laisse facilement passer les rayons X. Immédiatement en avant de cette feuille d’aluminium se trouve un écran fluorescent; et le radioconducteur est placé au voisinage immédiat du tube. A la pression de 0,2 mm, sous un potentiel de décharge de 7 000 volts environ, on constate la première trace de rayons X et en même temps une réaction du radioconducteur; à la pression de
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- 0,12 mm, les deux phénomènes deviennent très nets.
- De cette expérience et d’autres expériences qualitatives, M. Wehnelt croit pouvoir conclure que la décharge disruptive fortement amortie constitue précisément la forme particulière de décharge à laquelle Rœntgen et d’autres attribuent le rôle principal dans la production des rayons X. Ces rayons se produisent d’abord à la suite d’une perturbation
- Fig. 18.
- brusque, comme le choc rapide de particules chargées contre un corps solide.
- Par conséquent, les circonstances qui favorisent l’apparition de la décharge disruptive fortement amortie, doivent favoriser également la production des rayons X.
- Effectivement on a constaté qu’on améliore l’émission des rayons X, en mettant dans le circuit du tube un intervalle explosif, ce qui provoque des décharges disruptives fortement amorties. Cependant si le tube de Crookes fonctionnait bien auparavant, l’intervalle explosif est désavantageux. Il n’y a pas contradiction ; dans ce dernier cas, en effet, le tube émettait déjà des ondes, comme il est facile de s’en assurer avec le radioconducteur, et l’intervalle explosif a seulement pour effet de diminuer l’intensité du courant. Placé devant un tube doux, l’intervalle .explosif augmente le pouvoir pénétrant des rayons émis.
- D’après ce que nous avons vu, un tube suffisamment évacué pourqueiadécharge y prenne
- la forme disruptive, doit agircomme un intervalle explosif, quand on l’insère dans le circuit d’un tube de Crookes ; c’est en effet ce qui a lieu.
- L’influence de la construction du tube s'explique aussi bien dans cette manière de voir. Pour obtenir un bon rendement :
- i° La distance entre la cathode et l’anode (ou l’anticathode) doit être aussi petite que possible, afin que la région cathodique obscure enveloppe l’anode (ou l’anticathode}.
- 2" La cathode doit être le plus petite possible et enveloppée d’un tube de verre aussi étroit que possible, afin que les régions cathodiques obscures secondaires qui prennent naissance auprès des parois de verre interrompent le faisceau cathodique aussitôt que possible.
- En fait, ces conditions se trouvent réalisées dans les tubes appréciés comme donnant un fort rendement.
- 1. AIIgemeineElektricitæts-GeselIschaft: (a cathode est très petite et placée dans un tube très étroit; le faisceau cathodique est bientôt interrompu ;•
- 2. Siemens et Halske et autres : tubes cylindriques, favorisant également l’interruption du faisceau cathodique.
- 3. Colardeau ; la distance entre l’anode et la cathode est très petite et les rayons X apparaissent alors que la pression est relativement élevée.
- 4. Swinton recommande de rapprocher le plus possible la cathode de l’anode, de la faire très petite et de rengainer dans un tube de verre, très voisin de la paroi du tube, mais sans la toucher.
- 5. Righi et d’autres trouvent que dans les tubes cylindriques très étroits, les rayons X se produisent à une pression notablement plus élevée que dans les tubes larges.
- M. L.
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- CHRONIQUE
- Transmission à longue distance de Plunkett’s Falls à Barton. —Dans un de ses derniers numéros, The Eleclrical Engineer, de New-York, nous fournit quelques renseignements sur un intéressant transport d’énergie utilisant le système monocyclique.
- La chute de Plunkett, de 25 m de hauteur, est située à 25 km environ de Barton. Un barrage de 24 m de longueur détourne la rivière dans une canalisation sous pression faite d'épaisses planches de bois dur maintenues par des frettes en fer et longue d’environ 300 m, qui amène l’eau à l’usine génératrice. Dans cette usine est installée une turbine Lelîel de 500 chevaux, faisant 350 tours par minute, accouplée par courroies à deux alternateurs monocycliques G. E de chacun 100 kilowatts de puissance, donnant, à une vitesse de 900 tours par minute, un courant de 1 040 volts de tension. Ces alternateurs ne diffèrent du type ordinaire des alternateurs à courant alternatif simple que par l’addition sur l’armature d'un enroulement supplémentaire produisant un décalage de la force électromotrice pour le démarrage des moteurs. La tension du courant produit par les alternateurs est élevée à 5720 volts au moyen de quatre transformateurs de 40 kilowatts refroidis par un courant d’air. A Barton sont disposés quatre transformateurs du même type et de même puissance rame-
- nant la tension à 1 040 volts ; l’air nécessaire au refroidissement de ces transformateurs est lancé par deux compresseurs actionnés, l'un par un moteur à eau alimenté par les conduites de la ville, l’autre par un moteur électrique; le premier de ces compresseurs est ordinairement employé. La distribution est faite sous 1 040 volts à des sous-stations où des petits transformateurs abaissent la tension à 113 volts entre deux des conducteurs du réseau à trois fils qui alimentent environ 2000 lampes de 16 bougies, tant pour l’éclairage public que pour l’éclairage privé.
- L’usine génératrice fournit également le courant nécessaire à 800 lampes installées à Island Pont, à 2i km de l'usine.
- Les frais d’exploitation des ascenseurs électriques. — Nous avons déjà donné dans ce journal quelques renseignements sur ce sujet. M. W.-C.-C. Hawtayne , dans une communication faite à la Northern Society of Electrical Engineer, le 9 mai dernier, sur les ascenseurs électriques, nous fournit de nouveaux renseignements d’après des essais faits sur un ascenseur Otis installe depuis quatre ans dans les bureaux de la Sun Insurance Company de Glasgow.
- AMPÈRES DÉPENSE TOTALE
- CHARGE TEMPS EN
- 1 homme • . 67 kg Montée. . Descente. . 24 • 25 US 26 0,446 0,468 c. 2,341 c.
- 2 hommes. • 130 » Montée. . Descente. • 25 4 o,oti 0,324 0,385 » 1,925 »
- 3 " 206 .. Montée. . Descente. . 26 . 28 7 s 0,376.. 1,888 »
- 4 2JO ,, Montée. . Descente. ( Montée. . . 26 . 28 . 26 OM57 0,169 0,231 0,326 » 0,346 » 1,630 »
- 1,730 »
- 5 342 ” ^ Descente. - 27 7
- Montée. . . 26 0,384..
- 6 411 ,» * Descente. • 27 5 0,082 1,920
- 7 » 474 » Montée. . ( Descente. - 27 . 26 25 0,413 0,031 0,444 ’> 2,222 „
- 8 » 552 » \ Montée. . ( Descente. . 29 • 25 29 0,500 o,5U “ 2,575 »
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- Cet ascenseur est construit pour élever une charge de 450 kg ; sa course est de 24 m ; sa vitesse de 52 m environ par minute. Le moteur qui l'actionne est alimenté par un réseau à 220 volts. Le tableau ci-joint donne les résultats des essais. La cinquième colonne indique les dépenses en centimes d’une montée et d’une descente, l’énergie étant comptée à 0,10 fr le kilowatt-heure; la sixième, la dépense totale d’une montée et d'une descente pour un prix de l’unité d’énergie ; la septième, la dépense totale, 1‘énergic étant comptée à 0.50 fr le kilowatt-heure.
- L’emploi des hauts potentiels sur les chemins de fer électriques. — La maison Brown Boveri, de Bade, après le succès de la première expérience de Lugano, a eu à construire en Suisse deux chemins de fer électriques à courants triphasés; l’un est un chemin de fer de montagne entre Zermatt et le Gornergratt, l’autre est une ligne à grand trafic entre Thun et Burgerdorf.
- Le développement de ces lignes étant déjà considérable, la maison Brown a proposé l’emploi d’une tension de 750 volts, comme celle qui, étant données les conditions spéciales de l’installation, permettrait le système de courant secondaire le plus économique. Elle proposait en outre un système unique de supports portant soit les lignes secondaires, soit les lignes primaires à potentiel naturellement plus
- La Commission des chemins de fer suisses qui avait à examiner le projet, s’est élevée en principe contre cette installation pour des raisons de sécurité. La maison Brown a répondu en donnant l’avis de trois experts dont les noms sont parmi les plus autorisés de l’électrotechnique moderne : G. Kapp, secrétaire general de l’Association électrotechnique de Germanie ; Silvanus Thompson, professeur à Finsbury College de Londres; H.-F. Weber', professeur au Polytechnicum de Zurich.
- G. Kapp ne trouve aucune justification technique à l’insistance de la Commission des chemins de fer a limiter la tension à 500 volts, tension qu’il trouve aussi périlleuse que celle de 750 volts. En outre, le péril peut augmenter au point de vue pratique, parce que ccttc tension de 500 volts peut faire naître une fausse idée de sécurité qui est plus dangereuse qu'utile.
- Fn matière de sécurité, il faut être absolu ; une sûreté relative entraîne une certaine confiance qui peut amener à manipuler le courant sans précau-
- tion, tandis qu’on l’aurait certainement évité s'il était bien dans l’esprit de chacun qu’un simple contact avec une partie quelconque parcourue par le courant est certainement mortel.
- Kapp ne cherche pas quel est le voltage limite pour la sécurité des personnes qui sont en contact avec la ligne, parce que le voltage que l’on doit employer pratiquement sera toujours dangereux ; mais il discute comment on peut garantir les individus dans le cas de chute des conducteurs au sol.
- Deux cas peuvent se présenter. Le conducteur rompu forme un court-circuit de très faible résistance avec la terre ou avec un autre conducteur ; alors le coupe-circuit fond et interrompt instantanément et automatiquement la distribution de l’éner-gie,au conducteur intéressé. Ou bien, au contraire, le contact avec la terre n'est pas très bon ; l’intensité est insuffisante pour faire fonctionner le coupe-circuit. Il faut alors recourir à un moyen mécanique d’interruption du courant, ce qui est faisable. Aussi, suivant Kapp, il s’agit au point de vue de la sécurité de distribuer sur tout le réseau un important système de coupe-circuits fusibles ou autres, de façon que tout conducteur rompu ne reçoive plus le courant. C’est le problème posé par Kapp et qu'il déclare parfaitement résoluble.
- Thompson, de même que Kapp, trouve qu’il n’y a pas lieu de limiter la tension dangereuse à 500 volts et cite des cas de foudroiement â 300 volts. 11 conclut en disant que rendre sûre une ligne à trôlet de 500 à 1 500 voltsn'estqu’une pure question de bonne technique.
- Weber a donné les résultats d’une série d’expériences sur la limite de sûreté du voltage pour les courants alternatifs. Ces expériences ont été déjà rapportées dans ce journal (t. XV, p. 42), nous citerons seulement ici la conclusion relative aux chemins de fer.
- « Ainsi on peut dire que l'emploi des hautes tensions dans les courants alternatifs utilisés pour l’exploitation des chemins de fer est excessivement périlleuse; mais dans l’exploitation, des années se passeront avant que la tension produise un accident
- » Le péril des hautes tensions me semble bien peu de chose à côté des autres périls qu’offre l’exploitation d’un chemin de fer en général. Rien de plus périlleux qu’un train qui marche durant la nuit à une vitesse de 60 ou 70 km à l'heure et qui peut, par un simple accident, compromettre d’un seul coup la vie d’une dizaine de personnes.
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- » Les hautes tensions sur les fils de service sont nécessaires pour obtenir un exercice économique des lignes de grand développement, et une limitation injustifiée, à cet égard, entraverait l’exercice des chemins de fer électriques. »
- Il résulte donc de cela qu’au lieu de chercher la limite du voltage les techniciens doivent chercher à préserver les voyageurs et les employés par des dispositions convenables. G.
- Le bateau électrique du gouvernement russe. — Dans notre Supplément du 3 septembre nous signalions la construction d'une flottille de chaloupes électriques pour le gouvernement russe. Voici quelques renseignements techniques sur l’une de ces Gha-loupes construite, sur l’ordrcdu ministère impérial de la marine russe, par laTril Launches Company, de Saint-Helen’s et Cowes (île de Wight).
- Sa longueur est de 9,75 m ; sa largeur de 2,45 m et sa profondeur de 1 m ; il peut facilement transporter 20 voyageurs ; il est construit en acajou et garni en bronze nickelé. La batterie d'accumulateurs est formée de 40 cléments E. P. S. type Faure-King, enfermés dans des boites en ébonite hermétiques et placés sous les sièges. Tous les éléments sont groupés en tension d’une façon permanente, le réglage de la vitesse par groupement des batteries en tension et en quantité ayant été rejeté, afin de permettre à tous les éléments de se décharger régulièrement. Le moteur, du type vertical, placé dans un coffre en bois verni au centre du bateau, est à deux enroulements indépendants et l’armature a deux collecteurs, un à chaque extrémité. Le réglage de la vitesse se fait en groupant ces deux enroulements en tension ou en quantité comme dans le réglage série-parallèle des moteurs de tramways.
- Avec une puissance de 10 chevaux électriques, la vitesse en eau calme est de 18,5 km : h. La durée de marche sans rechargement est, dans ces conditions, de quatre heures ; avec une puissance électrique de 5 chevaux, la durée de marche est de huit heures et la vitesse n’est que très peu diminuée, en sorte que le parcours total est sensiblement augmenté.
- Lepoids du matériel moteur est d’environ 2,51.
- La jurisprudence et les courants électriques. — Il y a quelque temps le tribunal de l'Empire alle-
- mand a décidé que le détournement d’un courant électrique ne pouvait être considéré comme un vol, le Code pénal n’ayant pas prévu ce cas et contenant par suite une lacune à cet égard. Le tribunal fédéral a en effet confirmé l’acquittement prononcé par une première instance, à défaut de l'existence en Allemagne d'une disposition pénale spéciale.
- Cette décision a mis à l’ordre du jour la question de savoir si la force électrique est une chose matérielle, et si elle peut par conséquent faire l’objet d’un vol, ou s'il est plus juste de considérer un usage illicite de l’électricité comme une fraude ou un dommage causé à une chose. De l’avis du professeur D' F. Meili, qui a étudié celte question dans l'Elektrotechnische Zeitschrift, et dont l’autorité en matière de législation électrique et surtout de droit télégraphique est bien connue, un vol se détermine beaucoup moins par la circonstance que la chose est réellement meuble, que par le fait qu’il s agit d’un bien n’ayant pas le caractère d’un immeuble. La force électrique a une importance et une valeur industrielle et commerciale qui sont indiscutables, c’est donc bien une chose sur laquelle des droits peuvent être exercés. Elle a été reconnue comme telle en droit privé sans contestation ; mais les juristes n’ont pas étudié d’une manière approfondie les questions qui se rattachent à l'électricité et à son utilisation dans la vie civile.
- En examinant les questions de droit privé que soulève l'application de l’électricité à la production de la force, de la lumière, de la chaleur, on verra combien il serait avantageux de définir plus exactement la nature de l’électricité.
- Nature juridique du rapport contractuel créé par la cession d'une force électrique. — Considérons le cas où un entrepreneur s’engage à entretenir continuellement, pour la consommation, dans une ligne, de l'électricité d'une certaine tension pour la production de force motrice, éclairage ou chauffage. Quelle devrait être la définition juridique exacte de la livraison d'un courant électrique? Cette livraison constitue-t-elle un achat ou un louage (louage d’une chose ou d’un service), un louage d’ouvrage ou un bail à ferme, ou faut-il enfin renoncer à la revêtir des formes contractuelles que connaît le droit privé actuel ?
- Si c’est un achat, quel est réellement l’objet ou la chose mise en la possession ou puissance de l’acquéreur? Telle est la question que l’on se pose si on considère, comme le Code civil allemand, l’obligation du vendeur de livrer une chose et de la
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- mettre en la possession de l’acquéreur; et, d'après ce même Code civil, dans le sens de la loi, les choses ne sont que des objets matériels. Le code fédéral suisse s’exprime avec plus de circonspection : par le contrat de vente, le vendeur s'oblige à transférer à l’acheteur la pleine propriété et la jouissance de la chose vendue. Mais il resterait encore une objection : la force électrique n’est pas une chose, c’est un moyen de produire des effets.
- En Angleterre, la loi se contente de la définition qu’il ne faut entendre par électricité que l’électricité elle-même, un courant électrique, ou quelque autre agent semblable. Les écrivains disent qu’on ne peut pas plus parler de la livraison de l’électricité que de celle de la pesanteur ou du mouvement.
- On peut néanmoins admettre la vente en considérant la force électrique comme un objet d’un caractère essentiellement moderne.
- Ludewig envisagea la question d'une autre façon. D’après lui, les contrats relatifs à l’électricité sont des contrats de prestation de travail et notamment un louage de service. Il ne s’agit pas d’un louage d’ouvrage, le contrat n’ayant pour objet que la production d’une force génératrice et non celle d’un produit économique, c’est-à-dire d’un ouvrage ajmnt une valeur et une importance économique intrinsèques.
- On peut aussi admettre un louage de chose. Le fournisseur met son usine à la disposition d’un locataire pour qu’il en fasse usage, par ce seul fait qu’il produit le courant à son intention ou le tient à sa disposition. Il est vrai que le louage est relié à une prestation de service d’hommes, puisqu'on doit donner le mouvement aux machines, les manier et les soigner. Ce point de vue est secondaire, c’est la production mécanique de la force qui l'emporte. Il est fait consommation de force électrique, mais le louage se rapporte précisément à l’usage des machines qui restent la propriété du fournisseur. Sans que l’on doive considérer cette observation comme décisive, le professeur Mcili fait remarquer que, dans tous les cas où il a cté appelé à donner son avis, les formules de contrat du commerce et de l'industrie partent régulièrement du point de vue que lalivraison d’un courant électrique constitue un louage; une seule fois il a trouvé l’expression, contrat de force. L’observation est aussi confirmée par d’autres jurisconsultes.
- L’image juridique du bail à ferme ne se retrouve guere dans ces contrats, quoiqu'une force hydraulique soit considérée comme un objet de fermage.
- Le Dp Meiii hésite à regarder la livraison du courant comme un achat ou un louage de chose, il préférerait pourtant l’achat, si l’on considère la force électrique comme un objet de droit moderne de nature particulière.
- La responsabilité juridique et la garantie obligatoire des fournisseurs de courant électrique.-— Celui qui reçoit le courant est tenu de le payer suivant le contrat (prix d’achat, fermage); mais jusqu’où s’étend l’obligation de garantie du fournisseur du courant, notamment quand la livraison n’est pas homogène, ou bien est défectueuse ou irrégulière? L’idée d’achat semble ici la plus juste. L’obligation de la garantie pour le vendeur a ses effets, lorsque la chose vendue a des défauts qui en détruisent ou diminuent du moins dans une mesure considérable la valeur et l’utilité.
- La nature contractuelle de la livraison des courants électriques donne matière à controverse, aussi est-il bon d’énoncer exactement dans les contrats les conséquences juridiques résultant des interruptions de l’exploitation, ainsi que d’une transmission irrégulière du courant.
- Dans le cas d’une interruption de force majeure, il est juste de ne rien payer pour le courant aussi longtemps que le service reste interrompu. S’il s'agit d’un tramway électrique, il conviendra de fixer le montant de l’indemnité à payer par kilomètre de trajet réglementaire de la voiture, et de spécifier le générateur de force qui devra suppléer le courant électrique dans le cas d’une interruption de plus de deux jours et, à défaut de ce générateur, l’indcmnitc à payer par le fournisseur.
- Le fournisseur d'un courant électrique peut-il s'opposer en droit à ce que cette force soit appliquée à un usage autre que celui qui avait été primitivement en vue, même si ce cas n'a pas été prévu dans le contrat ? — Le Dr Meili se prononce négativement, si le contrat ne stipule expressément aucune disposition contraire. Il fut récemment consulté pour savoir si un fournisseur de courant électrique qui avait à livrer un certain nombre de chevaux, était en droit de s’opposer à ce que la force électrique ne fût pas employée uniquement à la traction, mais aussi à la transformation en lumière électrique pour l’éclairage du dépôt et autres dépendancés du tramway. Le point pratique était celui-ci : dans le contrat, le prix du kilowatt-heure était fixé à 0,15 fr; le fournisseur réclamait ensuite 0,45 fr pour les kilowatts-heure employés à l’éclairage. Le Dr Meili fit valoir que rien dans le contrat n’indiquait un usage unique
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- de la force électrique, l'usage n'ayant pas été érigé en objet du contrat. D’ailleurs l'entreprise du tramway éclairait également ses voitures au moyen de l’électricité. If éclairage du dépôt et autres dépendances devait donc être placé dans les mêmes conditions que celui des voitures, il s'agissait d’une annexe juridique du tramway.
- L'application de la force électrique est liée à nombre d'autres problèmes; nous ne ferons qu’en citer quelques-uns.
- tille permet d'ajouter une notion nouvelle à la doctrine des servitudes, car elle offre la possibilité de créer des rapports de cette nature à des distances considérables.
- La force électrique peut-elle être affectée, ou bien dans quelle mesure et de quelle manière peut-on hypothéquer les stations électriques primaires et centrales, alors même qu'elles sont complètement éloignées l'une de l’autre ?
- Il y a en outre à déterminer si les services télégraphiques et téléphoniques de lT.tat sont autorisés par privilège à l’usage des chaussées, rues et places publiques, et si elles ont un droit à la protection contrcl’induction crééepar leslignesprivées.
- Une autre question est celle de savoir si les propriétaires de maisons ont un droit à des dédommagements, quand le service des tramways ou d'autres systèmes électriques cause des bruits préjudiciables à l’usage de ces immeubles.
- Il faudrait examiner aussi si l’on ne pourrait pas accorder le droit d'expropriation aux entreprises exploitant des réseaux à forts courants.
- Il se formera ainsi dans un avenir rapproché une matière que l’on peut résumer sous le nom collectif de domaine du droit électrique. Le Congrès international des électriciens qui a eu lieu à Francfort-sur-le-Mein le 8 septembre :8qr,a décidé aussi pour ces raisons de fonder une section en vue de l’établissement des principes fondamentaux d’une législation éleclrotechnique.
- L’étude du D1' Meili est une contribution importante à l’élucidation d’une question qui semble présenter de grandes difficultés pour les juristes. L’électricien ne pourrait être embarrassé à ce sujet. Si l’on hausse l’eau et l’emploie à des turbines, si l’on brûle de la houille et emploie une force créée par la vapeur dans le but de produire une certaine chose, celle-ci doit avoir une valeur matérielle ; une appropriation illicite de cette chose est donc aussi coupable que le vol d'un des objets ou matières qui servent à sa production.
- Les Sociétés d’électrotechniciens de Francfort-sur-le-Mein et de Leipzig, proposèrent à l’Union allemande des.ingénieurs électriciens d’étudier la question de la protection contre le vol de l’électricité. Une commission fut alors chargée d'élaborer une pétition au Chancelier de l’Empire et au Ministre du Commerce de Prusse. La pétition, transmise en janvier 1897, contenait la proposition suivante :
- Ajouter à l’alinéa 1e'' de l’article 242 du Code pénal de l’Empire le passage'suivant :
- « La même peine sera infligée à celui qui distraira du travail d’une usine exploitée par un tiers pour la production d’une force, en vue de se l’approprier illicitement. <>
- il n’est fait mention ni d’électricité, ni de courant, mais d’un travail en général.
- Le Gouvernement répondit à cette requête que la question était à l'étude.
- Ce qui rendrait grand service aux jurisconsultes ce serait les analogies que le technicien emploie. Ainsi si on dérobe de l'eau à un meunier, au-dessus de sa roue, on lui cause un dommage qui est punissable. Dérobe-t-on au contraire l’eau au-dessous de la roue, il n’y a plus préjudice. Il a été volé de l’eau dans les deux cas, mais ce n’est pas le détournement illicite de l’eau en lui-même, qui porte un préjudice au meunier, mais seulement le vol du travail que représente l’eau. On peut supposer que l’eau n’est pas volée, mais conduite dans le canal de décharge, en dessous de la roue.
- La représentation suivante d’une usine et de ses abonnés est aussi claire : supposons une série d’usines hydrauliques empruntant de l’eau à un réservoir supérieur pour la décharger dans un autre situé plus bas. Une installation de pompes à vapeur remo.ntc l’eau du réservoir inférieur au réservoir supérieur, les pompes et les réservoirs appartiennent à une entreprise recevant de chaque usine pour le travail qu’elle lui fournit un payement proportionnel. Si une personne distrait de l’eau du réservoir supérieur et la ramène à l’inférieur, elle ne dérobe pas de l’eau mais du travail. De même on ne dérobe pas un courant électrique, mais du travail électrique en établissant à l’insu d'une usine un raccordement à son réseau. Les jurisconsultes considéreraient certainement le détournement du travail représentépar l’eau comme un vol, ils devraient donc aussi juger de la même manière le détournement du travail du courant électrique. G.
- Le Gérant
- : C. NAUD.
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- Tome XVII.
- idi 22 Octobre 1898
- >. — N» 43.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE D'ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’Ecole Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège-' de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. —
- J. BLONDIN. Professeur agrégé de l'Université.
- SUR LE CHAMP MAGNÉTIQUE AU CENTRE D’UNE: BOBINE CYLINDRIQUE ET LA CONSTRUCTION DES BOBINES DF. GALVANOMÈTRES
- i. Pour la construction de certains appareils (eu particulier des galvanomètres), on est amené à calculer les constantes d’une bobine qui, dans des conditions déterminées, donne dans sa partie centrale le champ magnétique le plus intense possible.
- Le problème ainsi posé se décompose en un grand nombre d’autres selon les conditions que l’on suppose données a priori, selon par exemple que l’on suppose déterminées les dimensions de la bobine, ou le diamètre du fil, ou sa résistance ; selon que l’on suppose donnée l’intensité du courant, ou la nature de la source qui le produit.
- C’est cette dernière condition que l’on rencontre le plus souvent : le circuit extérieur ayant une résistance donnée R,, iJ faut construire la bobine de telle manière que, pour une force clcctromotrice donnée, le champ soit maximum.
- Un premier résultat bien connu conduit à choisir la section du fil de telle manière que lu résistance de la bobine soit égale à celle du circuit extérieur. Si, en effet, on multiplie par D le diamètre du fil sans changer les dimensions de la bobine, on voit facilement que sa résistance est multipliée par , tandis
- que le champ magnétique correspondant à l’unité de courant est multiplié par -jU. Ce champ varie donc comme la racine carrée de la résistance de la bobine ; si R est cette résistance, le courant I produira un champ 3C = ÀI \/R. D’autre part I = R ^ étant la force électromotrice et R, la résistance du circuit extérieur. Donc :
- quantité qui est maximum pour R~ Rr
- La même condition subsiste quelle que soit la forme de la bobine, et par suite aussi si ses dimensions ne sont pas données a priori, car si, une fois la bobine construite, la condition R ~ Rt n’était pas satisfaite, on pourrait accroître le champ magnétique par un simple changement dans le diamètre du conducteur.
- Il résulte de là que l’on doit considérer la résistance de la bobine comme donnée, et le problème se pose ainsi : construire une bobine de résistance donnée, qui donne le champ maximum pour un courant d'intensité égale à l'unilé.
- Lord Kelvin a résolu ce problème en supposant seulement que la bobine est de révo-
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- lution. La forme bien connue que l’on est amené à donner à la gorge est, indépendamment des difficultés de construction, à peu près inutilisable, puisque la partie centrale de la bobine ainsi construite n’est pas percée. Si l’on supprime la partie centrale pour ménager l’ouverture nécessaire, on change les conditions du problème et on ne sait pas du tout quelle modification on fait subir au champ magnétique.
- D’ailleurs, pratiquement les bobines à gorge rectangulaire (bobines cylindriques) présentent de telles facilités de construction que c’est presque toujours cette forme que l’on emploie. On détermine souvent la gorge par le rectangle circonscrit à la courbe de lord Kelvin; cette solution est, au moins en théorie, bien peu satisfaisante. Il est bien préférable de traiter le problème directement.
- 2. Je supposerai donc une bobine à gorge rectangulaire. Je nie proposed’exposer l’usage de tableaux numériques et de graphiques permettant de calculer rapidement la valeur du champ magnétique au centre d’une bobine donnée, et de résoudre facilement la plupart des problèmes que l’on peut se poser à propos de l’intensité de ce champ.
- Dans tout ce qui suit, les longueurs seront exprimées en centimètres, les résistances en ohms, les intensités en ampères, et les champs magnétiques en unités C. G. S.
- Soit XYl’axe de la bobine (fig. i, A ; ABCD la section de la gorge. Nous poserons :
- QA = a rayon intérieur,
- OD = <î' rayon extérieur,
- CD = 2b longueur de la bobine.
- Soient en outre
- D le diamètre extérieur du fil recouvert, l sa longueur,
- R la résistance de la bobine.
- On peut écrire :
- La constante p est la résistance d’un fil
- semblable au fil donné, ayant i cm de diamètre et 1 cm de longueur. Pour du cuivre
- Pour du fil recouvert, il faudra multiplier ce nombre par le carré du rapport du diamètre
- Irvt
- "n~
- extérieur au diamètre du métal. II en résulte qu’en général, p sera plus grand pour des fils fins que pour de gros fils. On peut toujours le supposer connu pour un fil donné, et sa valeur, variable d’un échantillon h l’autre, croît assez lentement lorsque le diamètre diminue.
- Ceci posé, le volume de la bobine est
- V = 2iriy*^a*)b (I)
- Le fil devant remplir la gorge on a 1= -j^- et par suite
- R =
- Vf.
- Dv
- il)b
- Enfin, le champ magnétique pour It rant de i ampère (’i
- a'+tfgv + b*
- a+ÿa>+bt
- ($)
- On suppose R donné. Si les dimensions de la bobine ont été choisies, l’équation (2) donne le diamètre D du fil, et (3) donne la constante G de la bobine. On est ainsi conduit à des calculs assez compliqués, et si l’on veut re-chcrcherles dimensions les plus avantageuses de la bobine, les tâtonnements seront extrê-
- (*) Voir par exemple Mascart et Joubert, t. II, p. 90. — Le symbole Log désigne les logarithmes Népériens, et log les logarithmes vulgaires.
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- mement longs. D’autre part, il n’est pas facile de réduire directement en tables numériques les formules précédentes à cause du grand nombre de variables quiy entrent. Une transformation très facile permet de simplifier beaucoup le problème.
- 3. Remarquons que le rayon intérieur a de la bobine sera ordinairement déterminé par l’usage que l’on se propose d’en faire ; par exemple, dans une bobine de galvanomètre ce rayon sera déterminé par la dimension de l’équipage mobile. On doit donc considérer a comme une donnée. Il est par suite naturel de définir la bobine par la longueur a et les rapports
- a et ^ sont les rapports du diamètre extérieur et de la longueur au diamètre intérieur. Ces deux quantités définissent la forme de la bobine indépendamment de sa dimension. Avec ces notations, les formules (1) et (3) deviennent (en remplaçant dans cette dernière D par sa valeur).
- V, est le volume d'une bobine, semblable à la bobine donnée, ayant un rayon intérieur égal à 1 (a — 1). Gj est la valeur de G pour cette bobine, en supposant en outre R= r, ? =-= 1. Ces deux quantités V, et G, sont des fonctions des deux seules variables a et ,3 ; il est donc assez facile d’en faire des tables numériques ou de les représenter par un graphique. Une fois ce :s quantités connues, tout le reste s’en déduit très facilement car on a :
- Volume V = a3V,
- Diamètre du lilD =
- (6)
- (7)
- Longueur du fil / = (8)
- Champ pour le courant 1 G = Sj Gi fà)
- La table suivante donne les valeurs de G, et de V, pour diverses valeurs de a et C’est une table à double entrée ; en face de chaque valeur de a et £ on trouve dans la première colonne la valeur de G„ et celle de V, dans la deuxième.
- D’autre part, pour mieux faire saisir la façon dont varient ces fonctions, je les ai représentées par un graphique (fig. 2). Les valeursdc a
- sont portées en abscissesetde ,3 en ordonnées. On a tracé une sériede courbes (en trait plein) sur chacune desquelles G, a une valeur constante, qu’indique la cote de la courbe (chiffres gras). De même pour Vj (courbes ponctuées, chiffres maigres). Ce graphique se lit comme une carte topographique en courbes de niveau : pour avoir les valeurs de G, qui correspondent à des valeurs données de a et [3, on cherche le point qui a ces valeurs comme coordonnées, et l’on regarde surquelle courbe, ou entre quelles courbes, tombe ce point. De même pour V,.
- Exemple. — On a choisi une bobine pour
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- 1
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- laquelle a = 2 cm, a’ = 4 cm, b — 2 cm. On veut l’enrouler de fil tel que sa résistance soit de 10 ohms. Quelles seront ses constantes ?
- On aura
- Le graphique ou la table donne :
- ^=18,8 G^o.iûa.
- Le volume de la bobine sera
- V-V^^iS, 8x2® =150 cm*.
- Admettons pour ? la valeur vraisemblable
- P = 2,5X 10-6.
- Le diamètre du fil sera
- D = — °’0/8 cm
- On pourra alors choisir du fil de 0,78 mm et voir si la valeur adoptée pour p convient : si elle était légèrement erronée il faudrait refaire le calcul de D, ce qui conduirait à une valeur très légèrement différente.
- La longueur du fil sera
- I = =2,45 X 10' cm= 245 m.
- Enfin, le champ magnétique pour un courant de 1 ampère :
- G G, = 229 unitésC.G.S.
- 4. Bobine d'action maximum. — On suppose donnés le rayon intérieur a et la résistance R. On veut déterminer la bobine de manière que sa constante G soit maximum. *
- Les équations (5) et (9) montrent qu’il suffit de choisira et [3 de manière à rendre maximum G,, ou
- Un calcul dont le résultat seul est intéres-
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- sant montre que ce maximum a lieu pour
- a — 3>°9 p = 1,88.
- Il faut donc que le diamètre extérieur soit à peu près trois fois et la longueur deux fois le diamètre intérieur.
- La figure ( i, A) représente la coupe de cette bobine.
- La valeur correspondante de G; 'maximum)
- ï les constantes relative
- -V5
- g=o,.mv/v
- bobines ainsi définies à la meme échelle que la bobine (A) d’action maximum. On voit que l’une (B) est énormément plus grande, l’autre (C) beaucoup plus petite que (A). D’ailleurs les valeurs correspondantes du volume Vj sont ;
- La valeur de G (qui est la plus élevée que l’on puisse obtenir) varie en raison inverse de la racine carrée du rayon intérieur; on voit l’avantage qu’il y a à diminuer le diamètre intérieur de la bobine, et par suite les dimensions de l’équipage mobile d'un galvanomètre.
- 5. La plupart des bobines de galvanomètre que j’ai eu l’occasion d’examiner s’écartent peu de la forme indiquée par la théorie comme étant la plus avantageuse. Il est à remarquer toutefois que l’on peut s’écarter énormément de ces conditions sans presque rien perdre sur le champ magnétique.
- Le graphique montre, en effet, que la valeur de Gj varie avec une extrême lenteur au voisinage du maximum. Admettons, par exemple, que l’on consente à laisser descendre la valeur de G, jusqu’à 0,15, c’est-à-dire à perdre environ -E sur la valeur du champ. On pourra, entre autres valeurs, prendre
- 1 bien (C)
- S * = 1>67
- < ? = o,9o
- Les figures 1 (B et C) représentent les deux
- On peut donc, en admettant une diminution de 1/6 seulement sur le champ magnétique, remplacer la bobine maximum (A) par une bobine de volume 18 fois plus grand ou 1.0 fois plus petit. Bien entendu, il faudra dans chaque cas donner au conducteur le diamètre, convenable pour ramener la résistance à la valeur donnée, et comme ce diamètre varie comme la racine quatrième du volume (équation 7), le fil de la bobine B aura un diamètre près de quatre fois plus grand que celui de C.
- Il peut évidemment y avoir avantage à profiter de cette espèce d’indétermination. Supposons par exemple, que la résistance donnée soit extrêmement élevée. Si l’on s’en tient strictement à la bobine donnant le champ maximum, on pourra être conduit à employer du fil d’une finesse excessive. En augmentant, beaucoup le volume, on accroîtra en même temps le diamètre du fil; non seulement la construction sera plus facile, mais meme la valeur du champ pourra être accrue à cause de la valeur plus élevée de p pour le fil plus gros. Pour cette raison il y aura toujours avantage (toute considération d’économie mise à part) à exagérer un peu le volume.
- D’une manière plus générale on peut choisir le diamètre D du conducteur entre des limites assez étendues. Les équations (7) et (6) donnent alors la valeur de V, et on en déduira sur le graphique les dimensions à donner à la bobine.
- Si l’on s’écarte énormément du diamètre (et par suite du volume) qui correspond au maximum, la valeur de G, finira par diminuer sensiblement ; on est alors amené à
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- choisir les dimensions de la bobine de telle manière que V, étant donné, G, soit maximum. Voici quelques résultats relatifs à ce
- problème (') :
- V, « ? G,
- 1 1,20 0.36 0,08
- 4 1,47 0.55 0,12 1,67 0,89 0,15
- 100 3,09 1,88 o,i79(maximum)
- 1000 6,6 3,65 0,16
- ,ÏZ 10.8 6,9 0,13 13.9 8>3 0.12
- On voit ave 30,0 17,7 c quelle lenteur décroît la valeur
- de G, lorsqu i’on fait croître le volume. On
- peut remplac er la bobine d’action maximum
- par une auti •e de même résistance et de
- volume 1 00c ) fois plus grand et le champ
- sera réduit s< sulement de moitié; le fil de la
- seconde bobine aura un diamètre près de six fois plus grand que celui de la première.
- Ces remarques pourraient être utiles pour la construction de galvanomètres extrême-
- ment résistants sans employer de fil d’une
- finesse exagérée; toutefois les bobines seraient très grosses et par suite coûteuses.
- 6. Remarquons enfin que la bobine maximum A (fig. i) est peu longue par rapport à son diamètre, et que par conséquent le champ doit diminuer assez vite lorsqu’on s’éloigne du centre. En admettant une très petite diminution sur la valeur de G,, on peut rendre la bobine beaucoup plus longue ; par exemple si l’on consent comme ci-dessus, à laisser à G, la valeur 0,15, on pourra prendre
- ce qui donne la bobine représentée en D
- (fig- >)
- 7. Sans insister sur des problèmes de ce genre, dont le graphique donne la solution à première vue, traitons un problème d’un autre ordre. (*)
- (*) Dès que V, devient un peu grand, la condition de maximum est exprimée par-^- =s 1,7, c’est-à-dire que le diamètre extérieur doit être 1,7 fois la longueur.
- On se propose de construire une bobine sans fer qui donne dans sa partie centrale un champ aussi élevé que possible. Le rayon intérieur a est donné.
- Ici la résistance n’est pas déterminée, non plus que l’intensité du courant : on fera passer dans la bobine tout le courant qu’elle pourra supporter, le but à atteindre étant seulement d’obtenir un champ très intense.
- L’intensité de ce champ, en appelant I le courant, sera :
- X = GI = I \J~- G,.
- Soit y la densité moyenne de courant (') dans la bobine.
- Par suite
- x =
- La résistance ni le diamètre du fil n'en-trent dans cette équation, mais seulement, ce qui devait être, la densité y et les quantités a, V, Glt qui dépendent des dimensions de la bobine. On a vu que, dans des limites très étendues, G, varie très peu, et en tout cas ne peut dépasser une certaine valeur (0,179). Comme d’autre part a est donné, et que y ne peut dépasser une certaine limite, on est amené pour avoir un champ intense, à employer un grand volume de cuivre. Ayant choisi le volume V que l’on veut employer, on calculera la valeur de V, = -^-puis on cherchera (voir § 5) la bobine qui, sous ce volume, donne la plus grande valeur de G,; cette valeur ne sera pas en général bien éloignée du maximum 0,179.
- La puissance dépensée dans la bobine sera W — RIJ = Vpy2.
- Quant au diamètre et par suite à la résis-
- (') Elle est un peu supérieure à la densité dans le conducteur, à cause de Ja place prise par l’isolant et de l'intervalle perdu entre les spires.
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- tance du fil, ils restent arbitraires; on peut les choisir de telle manière que le potentiel d’alimentation ait une valeur donnée E, ce qui donne l’équation = W —= Vpy2, d’où R et par suite D.
- Il est impossible de fixer a priori la valeur de y, sa valeur maximum dépendant de la durée de l’expérience, des conditions de refroidissement, du volume et de la forme de la bobine, etc.
- Exemple. — Soit a — i cm, et V = i ooo cm" le volume du cuivre. Il faudra prendre (voir S 5)
- a=6,6, p =3,65
- et alors
- G, = 0,16.
- Si l’on admet y =200 (2 ampères par millimètre carré) on aura
- 3£ = 0,16 x 200 x vùooo = 968 unités C.G.S.
- La dépense d’énergie sera, en admettant ?=2,5Xio-6
- W = 100 watts.
- 8. Fil de section non uniforme. — Revenons aux bobines de galvanomètres.
- Les spires extérieures contribuent pour une forte part à accroître la résistance, tandis qu'elles n’augmentent que faiblement le champ magnétique. Il y a par suite avantage à employer du fil plus gros à mesure que l’on s’éloigne de la partie centrale. Il importe de déterminer les conditions les plus avantageuses de cet enroulement, et aussi de savoir exactement l’amélioration que peut procurer cette construction plus compliquée.
- Lord Kelvin a résolu le problème en supposant simplement la bobine de révolution. La solution théorique est, en fait, irréalisable pour les raisons déjà indiquées (§ 1).
- Je supposerai encore la gorge rectangulaire (bobine cylindrique).
- Il est facile de voir qtfe la condition R = R, doit être encore respectée ; le raisonnement
- fait dans le cas d’un fil uniforme est applicable au cas actuel, en supposant que lorsqu’on modifie le diamètre du fil on le modifie partout dans le même rapport.
- La résistance devra donc être considérée comme donnée.
- Je supposerai la bobine enroulée de couches concentriques homogènes. Il est évident que tout autre mode de construction condui-raitàdes cloisonnements difficiles, qui feraient perdre de la place, et diminueraient par suite le champ magnétique.
- Le diamètre D du fil est alors fonction seulement de la distance a* à l’axe. Un raisonnement analogue à celui de lord Kelvin permet de déterminer cette fonction de telle manière que le champ soit maximum, la résistance ayant une valeur donnée ('). On trouve :
- D = cV**(*,+ *i)- ho)
- Le diamètre doit donc, comme cela était à prévoir, croître avec la distance à l’axe. La constante C sera choisie de telle manière que la résistance totale ait la valeur donnée R-, ce qui donne l’équation :
- ’JT-tH
- 1 (a2 + *!) (a’2 + b3)
- qui peut s’écrire, en introduisant les rapports a et ^ (voir § 3)
- «» h + P)
- Les équations (10) et (11) déterminent l’enroulement à placer sur une carcasse donnée pour obtenir, avec une résistance donnée, le champ maximum pour l’unité de courant. Reste à calculer ce champ. Il aura pour valeur
- G =
- àx
- 10 J a D2 + ‘
- (') Le calcul, dont je ne donne ici que le résultat, suppose constante la résistance spécifique moyenne p du fil recouvert, ce qui n’est évidemment qu’une approximation
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- Remplaçant D par son expression (io) il vient tons calculs faits ;
- Nous écrirons encore
- . Pour comparer les bobines' construites de cette manière avec celles de fil uniforme, il suffit de comparer les valeurs de G', avec celles de G, {§ 3).
- Gette quantité G', est maximum pour a = ce J3 = 2, et sa valeur est alors 0,318. Avec du fil uniforme, le maximum de G, était 0,17g. /,*x substitution du fil variable au fil uniforme permet donc en théorie de gagner environ 80 p. 100 sur la valeur de la constante de la bobine.
- La condition a= ce est évidemment irréalisable ; mais il se présente ici un fait analogue à celui que nous avons rencontré dans le cas du fil uniforme : on peut sans presque rien perdre sur la valeur de G, s’éloigner énormément des dimensions qui donnent le maximum, pourvu que dans chaque cas le calcul du fil soit fait en partant des véritables dimensions de la bobine. Par exemple, si l’on conserve la valeur [3 =.2, et qu’on donne à « diverses valeurs, on trouve les valeurs suivantes de G', :
- p = 2 a = ao G'j = 0,318 (maximum) >. m 0,314
- »> 5 0,301
- « 4 0,395
- » 3 0,276
- 2 0,240
- on peut même gagner encore un peu en se donnant a et choisissant la valeur de [3 qui rend Gq maximum ; on a ainsi pour
- « = 5 P” 1,86 2 i,39
- En pratique, il semble que sans atteindre des dimensions exagérées, on puisse obtenir la valeur G',= 0,30. Il faudra admettre encore-une petite diminution tenant à ce que la-répartition du fil ne sera jamais rigoureusement celle que veut la théorie 'le nombre des types de fil que l'on peut employer étant forcément limité}. Il semble en définitive que, la substitution du conducteur variable au fil uniforme doit pouvoir procurer un accroissement de 60 p. 100 sur la valeur de la constante de la bobine.
- g. Conclusions. — En supposant une bobine cylindrique enroulée de fil uniforme, les tables et graphiques que j’ai calculés permettent de trouver rapidement la valeur du champ magnétique dans la partie centrale, et par suite de discuter facilement les conditions favorables à la production du champ maximum.
- Si l’on suppose donnés le diamètre intérieur et la résistance, les conditions les plus avantageuses seront réalisées en prenant le diamètre extérieur égal à 3,0g fois et la longueur 1,88 fois le diamètre intérieur.
- Toutefois, on peut sans presque rien perdre sur l’intensité du champ s'écarter énormément de ces dimensions, pourvu que dans chaque cas la section du fil soit choisie de manière que la résistance ait la valeur donnée. En particulier on peut faire varier dans des limites très étendues le volume de là bobine et par suite la section du fil; c'est ainsi que les bobines représentées en B et C (fig. t ) donneront, si elles ont là même résis’-tance, le même champ, inférieur de -E seulement à celui que donne la bobine de champ maximum A. Les sections des fils seront pour les trois bobines, dans les rapports suivants :
- B.
- On peut aller beaucoup plus loin en consentant une réduction un peu plus-forte sur
- G', = 0,304
- 0,258
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- l’intensité du champ ; on peut, par exemple, obtenir un champ égal à la moitié du champ maximum avec une bobine de volume rooo fois plus grande que celui de la bobine A, et par suite avec un conducteur de section 32 fois plus grande que celui de cette bobine.
- Ces remarques pourraient être utiles pour la construction de galvanomètres excessivement résistants.
- Enfin il y a avantage à employer, pour les couches successives, du fil de plus en plus gros. Par la substitution de ce fil variable au fil uniforme, on peut accroître d’environ 60 p. 100 la valeur de la constante de la bobine.
- Ch. Fabry,
- MACHINES D Y N A M O - É L F. C T RIQ U E S
- DYNAMOS A COURANT CONTINU
- Les perfectionnements que MM. P.-R. Jackson et J,-S. Lewis revendiquent dans un récent brevet anglais (*) sont relatifs aux moyens de connexion des conducteurs de l’induit entre eux.
- Dans un premier procédé de connexion des barres entre elles, celles-ci, AA,, BB,
- (fig. 1, 2) au sortir des dents ou de la surface de l’induit, sont tordues et recourbées de façon à venir se superposer, mais au lieu de les fixer l’une sur l’autre par des boulons ou des rivets, comme cela se fait ordinairement les inventeurs trouvent nécessaire d’interposer entre les deux barres plates une bande de cuivre C, l’ensemble étant ensuite fixé à l’aide des boulons D et soudé si désiré.
- J.i Brevet anglais, n° 29473, 8 figures. Déposé le 22 décembre 1896, délivré le 13 novembre 1897.
- Les figures 3 à 6 se rapportent au mode de connexion des conducteurs d’induits où chacun d’eux est formé de trois barres distinctes F, F, F,, disposées dans la même encoche. Ces trois barres élémentaires (fig. 3) ont des
- Fig. 3,4,5 et 6. - Procédé Jackson et Lewis pour connexion
- des barres d'induit aux développantes.
- sections trapézoïdales, la barre centrale F, agissant comme un véritable coin, de façon à maintenir les deux autres en place. Cette barre centrale est plus courte que les deux autres et son épaisseur est encore réduite à ses extrémités en F2 comme le montre la figure 5. Une bande de cuivre G qui sert de développante pour, la réunion de deux barres présente une partie plus mince Gj qui s’emboîte exactement dans la barre F, et F2 et est placée entre les deux barres extérieures
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- F, F. L’ensemble est serré à l'aide de trois boulons H, puis soudé.
- Les développantes K en forme de Z pour la réunion des barres d’induit 'fig. 7 et S)
- ne diffèrent de la disposition bien connue employée sur les alternateurs Brown à courants polyphasés qui servirent au transport de Lauffen-Franckort qu’en ce qu’elles sont
- Fig. 7 et 8. — Développement d'un induit avec développantes en Z, système Jackson et Lewis
- un peu plus aplaties et ont une des branches extrêmes du Z un peu plus longue que l’autre.
- Chaque développante, fixée sur une des faces des barres de l’induit par des parties recourbées K, et K2 de la développante, est légèrement recourbée dans la partie centrale du Z et dans la branche extrême à l’endroit où elle s’engage dans la développante voisine de façon a permettre la réunion des barres J et J,.
- Ce dispositif permet de réunir les barres de cinq en cinq, tandis que le procédé de Brown permet de connecter les barres d’induit de trois en trois.
- Le dispositif de M. Sayers pour faciliter la commutation dans les machines à courant continu est bien connu (r) et consiste, comme on le sait, à enrouler sur l'induit lui-même et un peu arrière de la section en commutation, les conducteurs qui réunissent les points de jonction. Ces bobines spéciales, dites bobines commutatrices, sont ainsi placées immédiatement sur les cornes polaires situées
- jli Voir Lumière Électrique, article Sayers. t, XUX, p. 427, 1893.
- en arrière par rapport au sens de rotation et permettent de commuter les sections de l’induit aussitôt après leur passage sous le pôle renforcé par la réaction d’induit de sorte que
- Sayers, Ce
- l’effet du flux transversal est d’augmenter le champ au lieu de le diminuer.
- Ce dispositif réduit bien le décalage des balais puisqu’il suffit d’un faible déplacement des bobines commutatrices sous les cornes polaires pour avoir la force électromotrice nécessaire au renversement du courant sans
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- étincelles mais elle ne l'annule pas complètement, de sorte qu’une machine Saycrs dont la position des balais est réglée de façon à ne pas avoir d’étincelles en pleine charge en donne à vide et pour les faibles charges.
- Pour obtenir une machine sans décalage, il faudrait que la force électromotrice induite dans la bobine compensatrice soit une fonction linéaire du courant de débit de la machine ou soit déterminée par un flux proportionnel a ce courant, c’est-à-dire passant à travers un circuit magnétique non ou peu saturé.
- M. Sa vers vient d’imaginer, avec la collaboration de MM. A. et S. Moores et de M. W.-A. Coulson ('), un dispositif ingénieux et très simple qui permet d’obtenir ce résultat en utilisant le flux de l’induit lui-même à la production de cette force électromotrice. Nous allons donner quelques indications sur ce dispositif adapté à une dynamo du type Manchester, représentée en vue de face, de bout, et en projection horizontale sur les figures g, 10 et 11. La figure 12 est un schéma de l’enroulement de l’induit supposé développé et où l’on n’a représenté pour plus de clarté que la section en commutation et l’une de ses voisines.
- Les circuits magnétiques créés de chaque côté de la machine pour laisser passer le flux de réaction d’induit, sont constitués par des segments en fer y disposés dans un plan perpendiculaire à l’arbre et fixés à la carcasse magnétique inductrice de la dynamo par des supports jq et des boulons en métal non magnétique. Chacun de ces segments porte à l’une de ses extrémités un épanouissement polaire p qui s’engage plus ou moins le long de l’armature et à une distance suffisante de la corne polaire pour éviter autant que possible les fuites magnétiques de l’inducteur à travers ce circuit.
- Ce circuit magnétique formé par deux segments situés en face d’un même pôle in-
- l.b Brevet anglais, n° 27209, 7 figures. Déposé le 30 novembre 1896, délivré le 27 novembre 1897.
- ducteur est complété par un troisième segment également en métal magnétique \ et fixé aux deux premiers par des boulons en bronze qui permettent de l’écarter ou de le rapprocher de ceux-ci. de façon à régler la valeur du llux dans cette dérivation magnétique du flux de réaction d’induit.
- La section principale des petites pièces polaires p et celle des segments j*, où la la somme des sections lorsque le circuit magnétique en question se compose de deux parties, comme c’est le cas pour la machine bipolaire des figures y, 10 et 11, doit être approximativement égale ou plus grande que celle des dents a de l’armature en face desquelles se trouvent les petits pièces po-, laires p.
- Quant au nombre de dents sur lesquelles agissent ces pièces polaires, il est déterminé par la nature même de l’enroulement de l’induit ; il est d’une seule dent par exemple si le nombre de lames du collecteur de la machine bipolaire est égal à celui des dents, de deux si les lames du collecteur sont deux fois moins nombreuses que les dents, etc.
- Comme le montre la figure 12, la machine tournant dans le sens indiqué par la flèche a, le llux de réaction d’induit suit les ilèches b. La bobine commutatrice B, B2 disposée dans les rainures 1, et 8, et la bobine commutatrice disposée dans les rainures 2 et 10, lesquelles aboutissent aux extrémités de la section A,, sont en service pour la commutation de cette section. L’écartement entre les deux petites pièces polaires p les plus voisines entre elles est approximativement égal à celui entre les conducteurs B2 et Bâ.
- Le fiux coupé par les conducteurs B, et B* pendant la commutation est ainsi proportionnel au débit de la machine, et par suite il en est de même de la force électromotrice de renversement.
- La proportionnalité rigoureuse dont nous venons de parler n’est pas nécessaire en pratique aussi peut-on obtenir encore d’assez bons résultats en faisant venir de fonte les pièces polaires auxiliaires p avec la carcasse
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- même M, de l’inducteur, ou les fixant avec I casse comme circuit magnétique auxiliaire de des supports en métal magnétique et en se l’induit. Ce dispositif toutefois augmente les servant par suite d’une partie de cette car- | fuites magnétiques de l’inducteur, comme le
- induit Sayers, Couls
- montrent les figures 13 et 14 qui représentent l’application de cette dernière disposition au cas d’une machine multipolaire.
- Fig. 13 et 14. — Dynamo à quatre pôles Sayers, Coulson, A. et S. Moorcs, à pôles auxiliaires pour l'annulation du décalage des balais.
- sées pour pouvoir être employées quel que soit le sens de rotation de la machine, de ne pouvoir être utilisées que d’un seul côté, la distance entre les dents dans lesquelles sont enroulées ces bobines étant supérieure à la distance entre les pôles. L’emploi de petits pôles auxiliaires avec circuit magnétique indépendant ou non et munis ou non d’enroulements spéciaux, comme ceux indiqués dans le premier brevet (’) de M. Sayers sur son type d’induit, permet bien d’utiliser à la fois les conducteurs situes dans les deux dents en question, mais c’est là une complication, au dire des inventeurs.
- Nous venons de voir les nouvelles applications que M. Sayers a faites de l’emploi des pôles auxiliaires ; voyons maintenant com-mentMM. Lewis et Howitt(2} espèrent pouvoir supprimer ces pôles. Ces inventeurs proposent d'utiliser, pour la production de la force électromotrice de renversement, les cornes polaires mômes des inducteurs qu’ils (*)
- (*) Brevet anglais, n°2ii8o, 6 figures. Déposé le 15 septembre 1897, délivré le 26 mars 1898.
- MM. J.-S. Lewis et F.-J. Howitt reprochent aux dynamos à inducteurs ordinaires Sayers avec bobines commutatrices dispo-
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- rapprochent pour accroître la largeur polaire de ces inducteurs jusqu’à ce que la distance entre les cornes polaires soit légèrement plus grande que l’espace, occupé par une bobine commutatricc de l’induit. Grâce à l’épanouissement du ilux autour des cornes, celui-ci s’avance en dehors de celles-ci jus-
- Fig. 15. — Schéma d’uue section d’induit Sayers en com-et*Howitt. P P ’ ^
- qu’à une distance à peu près égale à l’entrefer, de sorte que lorsqu’un des côtés de la bobine commutatricc quitte le champ magnétique d’une pièce polaire, l'autre côté de la même bobine entre dans le champ de la pièce polaire voisine et les effets s’ajoutent.
- La figure 15 représente la section DA en commutation de l’induit ; les conducteurs formant cette section sont sensiblement dans la zone neutre et les bobines commutatrices en circuit sont EA et E5.
- L’étendue des bobines commutatrices est prise suffisamment grande pour diminuer le
- Fig. 16. — Pièces polaires mobiles
- jones percées de rainures annulaires Hs et dans lesquelles passent les boulons H,.
- Mx\I. Lewis et Howitt signalent en outre un perfectionnement un peu plus intéressant et applicable à toutes les dynamos à courant continu. Pour diminuer la différence entre le
- plus possible les fuites magnétiques et pour éviter qu’une partie de ccs fuites traverse la section en commutation. De plus, la disposition des pièces polaires doit être telle que l'induction immédiatement sous les corne-s soit suffisante pour créer la force électromotrice de renversement, tout en ne variant pas trop brusquement à l’entrée sous la corne, pour éviter un calage par trop sensible des balais. Ce perfectionnement ‘de MM. Lewis et Howitt nous paraît peu important, car l’affaiblissement du champ sur la corne polaire en avant des balais dans le sens de la rotation rend peu active la portion correspondante de la bobine commutatrice.
- La variation de la force électromotricc de renversement ne sc produit, de plus, que comme dans l’ancienne machine Sayers, c’est-à-dire par variation du flux renforcé ; le calage des balais ne peut donc, comme dans cette machine, être complètement indépendant de la charge.
- Comme il est assez difficile de calculer exactement le flux le long de l’armature entre les pièces polaires, pour la détermination de la force électromotrice de renversement, MM. J-S. Lewis et F.-J. Howitt préfèrent rendre mobiles les épanouissements polaires de façon à pouvoir régler expérimentalement la distance intcrpolaire. A cet effet les épanouissements (fig. 16) sont formés de deux parties cylindriques H H d’épaisseur convenable et fixées après la carcasse par des
- c Lewis et Howitt et coupe par xx.
- flux magnétique en charge et à vide, l'armature B (fig. r 7) tournant dans le sens indiqué, l’entrefer est augmenté par des encoches At pratiquées dans les cornes polaires sous lesquelles le flux inducteur se trouve amoindri par la réaction d’induit. De cette façon le
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- flux résultant en charge n’est pas très sensiblement diminué, puisqu’une portion assez faible de flux passe à l’endroit de la rainure, tandis que le flux à vide tendant à se répartir
- :refer dissymétrique.
- symétriquement sous les cornes polaires d'un même pôle se trouve assez fortement amoindri par cette dissymétrie. Il en résulte que la différence entre le flux à vide et le flux total en charge est plus faible que dans une machine ordinaire, et par suite que l’élévation de voltage, lorsqu’on vient à décharger brusquement la machine, est beaucoup moins grande.
- Les porte-balais de MM. P.-R. Jackson et et J.-S. Lewis (*) sont formés d’un corps À ou collier (fig. 18) et serré sur la tige qui le supporte à l’aide de la vis A„ comme cela est employé ordinairement. Le câble conducteur A, est soudé dans un logement pratiqué dans la pièce A, et un conducteur flexible H réunit cette pièce directement à la gaine du porte-balais. On évite ainsi les échauffements et les pertes de tension dans le pivot du porte-balai proprement dit, ce porte-balai B pouvant tourner autour de l’axe Bj fixe sur la pièce A.
- Le balai C. maintenu en place par les deux boulons ou boutons de serrage C', peut se déplacer dans un sens perpendiculaire à l’axe de la machine et est muni à cet effet d’une fente longitudinale Câ (fig. 19) dans laquelle
- (>) Brevet anglais n" 851, 4 figures. Déposé le 12 janvier 1897. Délivré le 18 décembre 1897.
- passent les boulons C’. A l’extrémité du balai se trouve une oreille D traversée par une
- ackson et Lewi:
- tige taraudée B2 portant un écrou mobile E qui permet de faire avancer le balai.
- Ce dernier est appuyé sur le collecteur par
- un ressort F fixé a un bras Bs du porte-balai et à une vis F„ laquelle s’engage dans des écrous F2 qui servent à limiter la tension du ressort et qui viennent buter sur un collier disposé à l’extrémité d’un bras A3 de la pièce A.
- Une gaine F3, fixée également h la pièce A, protège le ressort en cas de contact du support avec le collecteur.
- Le porte-balai de MM. Jackson et Lewis est en outre muni d’un dispositif qui permet d’écarter le balai du collecteur en cas de
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- besoin. A cet effet le support B mobile autour de l’axe B'( porte une entaille Bt dans laquelle vient se loger l’extrémité G d’un levier coudé G, mobile autour de l’axe G2 et maintenu contre le corps A par le ressort G3. En appuyant sur l’extrémité du balai opposé au collecteur, on fait tourner ce balai autour de B et le levier G s’engage dans l’entaille Bt empêchant ainsi le balai de revenir à sa position lorsqu’on l’abandonne a lui-même.
- II suffit pour ramener le balai en contact avec le collecteur d’appuyer sur le levier Gt dans le sens de la flèche, ce qui a pour effet de dégager le support B, le bras du levier G sortant alors de l’entaille B,.
- Dans le système de porte-balai représenté sur les figures 20 et 21, le balai est très court et fixé dans une gaine spéciale J qu’on peut déplacer le long de la pièce B comme pour le balai précédent à l’aide de l’écrou E. Chaque partie du balai G qui est double peut également coulisser dans le même sens et être maintenu en position par les vis J2 ; un ressort Gs assure une certaine rigidité à l’extrémité des balais.
- A propos de la dynamo à nombre de spires variables dans l’induit de MM. C.-H. Wade, J. Mûores et H.-O. Farrell (j), nous disions que la solution naturelle pour maintenir constante la tension aux bornes d’une dynamo conduite par un véhicule à vitesse variable était d'agir sur l’inducteur. Les mêmes inventeurs (2) proposent aujourd’hui d’obtenir la variation du champ inducteur, en sens contraire de la vitesse de la manière suivante :
- L’inducteur A de leur dynamo (fig. 22) porte deux enroulements l’un B d’un nombre * (*)
- (J) Voir notre article a Machines dynamo-électriques ». L'Eclairage Électrique, t. XIV, p. 361, 1898.
- (*) Brevet anglais, n° 5 479, 1 figure. Déposé le 2 mars 1897, délivré le 15 janvier 1898.
- de spires fixes, et l’autre C disposé en série avec le premier, mais enroulé en sens contraire et partagé en un certain nombre de sections. Les extrémités de ces sections aboutissent à des plots de contact sur lesquels se déplace une manette D.
- Lorsque la machine fonctionne à une vitesse assez faible, l’enroulement C est hors circuit, mais si la vitesse augmente, une première section de l'enroulement C est mise en série avec l’inducteur normal B et diminue
- Wade, Moores et Farell
- indépendante de la vitesse.
- l’intensité du champ; la vitesse augmentant, les sections de C sont mises successivement en service, abaissant ainsi la valeur du flux inducteur.
- La commande de la manette peut se faire à la main ou mieux automatiquement à l’aide d’un régulateur quelconque F, à force centrifuge par exemple, qui à l’aide d’un système de levier repousse la manette lorsque la vitesse augmente.
- L’action de ce dispositif plus énergique que l’introduction ou la suppression de simples résistances dans le circuit de la bobine B peut être encore augmentée en employant pour la bobine C un fil de plus ou moins grande résistance.
- C.-F. CrUH.nET
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- LES LAMPES A ARC
- Dans la plupart des lampes à foyer fixe, le châssis oscillant C (fig. i) du mécanisme doit supporter les deux charbons aux extrémités d’un fil de cuivre B, par exemple, passé sur une poulie A arrêtée normalement par la détente D E. Dans le dispositif de Siemens et Halske, représenté par la figure i ; lorsque l’arc augmente, l’électro en série ou en dérivation G abaisse FM autour de A, de manière à rapprocher les charbons, et comme le balourd du pivotement de C est égal seulement à l’excès du poids du charbon supérieur et de l’armature sur le poids du charbon inférieur, il suffit d’un très faible ressort H, pour maintenir le châssis C en équilibre. Ce ressort ainsi calculé est même trop faible
- Æn L^l J2L£3L
- Firï- 2 et 3.
- rendre la séparation des charbons trop vive, au point de faire rater l’amorçage, en raison
- pour vaincre les frottements en F. On a dù le renforcer et le doubler d’un second res-
- Fig. 1. — Lampe Siemens et Halske.
- sort H2, antagoniste de H,, de manière à en compenser le renforcement et à soulager F d’une partie du poids de C, dont la sensibilité se trouve ainsi notablement augmentée. D’autre part, cette grande sensibilité présente plusieurs inconvénients, notamment celui de
- de l’excès de résistance que présentent les charbons avant d’être échauffés par l’arc ;
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- aussi, l’a-t-on atténuée par l’emploi d’un | l’écart des charbons atteint une certaine dash-pot L, que AI vient heurter dès que | limite, et qui laisse au châssis C toute liberté
- d’osciller dans les limites nécessaires pour la I Dans la lampe de Duflos, les deux char-régularisation. I bons sont aussi suspendus (fîg. 2) à la pou-
- Fig. 6 et 7. — Lampe Fesquet.
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- lie ei d’un châssis a a,, dont l’axe commande! à grande vitesse,par <?/, la roue/,, à rochetg-. Au départ, le solénoïde en dérivation / attirant son armature /, relève a, par dh di de manière à dégager de g la roue/, qui laisse alors le balourd des charbons les rapprocher jusqu’au contact. Dès ce contact, le solénoïde d lâche son armature, et le contrepoids c abaisse a, de manière à renclencher/ avec g et à rendre les roues e c\ solidaires de at qui, les entraînant dans le sens de F, sépare les charbons etfait jaillir l’arc. Dès que l’arc augmente, d relève a,, rapproche de nouveau les charbons jusqu’à ce que/, lâchant encore g-,
- Fig. 8. — Lampe Worsley.
- apres une nouvelle usure des charbons, les laisse se rapprocher de nouveau par leur poids, puis les écarte comme précédemment.
- Le fonctionnement très simple de la lampe Barbon, de 1897, est (fig. 4) le suivant : à l’amorçage, les solénoïdes en dérivation A A, attirant leurs armatures B B, font basculer autour de b le levier a c d, de manière qu’il desserre par El le frein GH de la roue J et laisse le balourd des charbons les rapprocher au contact par le mouflage L/Mj KM Ld; puis, dès ce contact, les solénoïdes, lâchant B B, serrant le frein H, et le balourd du charbon supérieur N, faisant basculer D Vautour de b, sépare les charbons, dont
- l'écartement se règle ensuitepar le jeu du frein H. Un contrepoids P équilibre l’attirail du levier D d. Si l’arc diminue accidentellement au point que A lâche B, le feu entre I et G permet le rétablissement immédiat de l’arc à sa longueur normale.
- La lampe également en dérivation de M. Ffsquet (fig. 6) est à deux solénoïdes E E attaquant le levier D, qui pivoté en I, supporte en Iv et K' les deux porte-charbons au moyen d’une corde passant sur la poulie P. Au départ, ces solénoïdes font, malgré le ressorti, basculer. D, de manière qu’il déclenche
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- P-échappement R du rouage de P, et laisse le balourd des charbons les rapprocher au contact; puis, dès ce contact, J sépare les charbons et amorce Tare, qui se maintient ensuite par le frein de l’échappement R et des solénoïdes.
- celui de Siemens et Halske (fig. i), qu’en dehors des oscillations normales de l’armature C (fig. 8) qui, dès lors, vient frapper le piston d’ébonite B de ce dash-pot A,, retenu par a dans sa retombée, assurée pai l’attraction même du solénoïde D sur le fer b.
- lampe de Brockie est pourvu d’encoches Bn écartées de 25 mm. A l’amorçage, le solcnoïde en série A attire B dans son armature Aj et sépare les charbons, en même temps que le cliquet D D, enclenche l’une des encoches de B, puis il maintient l’arc en sa longueur normale jusqu’à ce que D4, venant toucher E, lâche B. Les charbons retombent alors au contact et sont de nouveau séparés par A,
- avec enclenchement d’une nouvelle encoche B, par I). Un dash-pot A3 B, atténue les mouvements de B.
- A l’amorçage, les charbons de la lampe à foyer clos de Davy sont (fig. 10, n” t à 7) au contact. Dès que le courant passe par la résistance r et le solénoïde en série g, son armature /t, tirant (fig. 11) sur les cordes hi et, li%
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- serrent par n2 n3 ni n. les mâchoires », sur le charbon supérieur ni, qu’elles soulèvent en amorçant l’arc. Les gaz dilatés par l’arc s’échappent en g\. Les cordes hz hi peuvent se régler parles pinces h. hr Pour renouveler les charbons, on dévisse l’écrou o3 (fig. n° 6) pour enlever le grand globe q, puis u2 pour permettre de soulever le croisillon f, hors des paliers (n° 5) de l’anneau f et de l’en sortir avec le petit globe p, ordinairement appuyé sur la garniture s par la poussée du ressort oi
- Fig. 11 à 14. — Lampe Davy. Détail du frein et du dash-pot.
- sur sa tige 0. Les mouvements de l’armature h sont atténués par un dash-pot à piston i (fig. 14) relié à /q par h2 kl (fig. n° 7) et mobile entre le bouchon a, du tube a et le piston f, relié à a par le pivot i.y
- La lampe également à globe fermé de Steinakfr et Cowley (fig. 15) est remarquable par quelques détails de construction.
- L’armatureE du solénoïde en série D est reliée par les tiges eau dash-pot F et par lavis e\ à coulisse h, au manchon H, qui porte les freins GG {fig. 22) du charbon supérieur J : dès que E se lève elle serre par e2g' ce s freins GG en entraînant J. Le charbon J est emmanché dans un tube K, pourvu de ressorts Mw, faisant bon contact en m avec le tube L, dans le-
- quel K, coulisse en prenant ainsi son courant.
- Le gros globe R est'suspendu à la plaque P par un encorbellementp,p' àpartie// mobile autour de p2 et fixée à p par une vis p3, et la plaque P est suspendue à deux tiges I, pourvues d’encoches s, dans lesquelles s’engagent les plans inclinés t des bras T, pivotés sur o, de manière qu’en les tournant dans le sensde la flèche (fig. 17) ils serrent P sur la plaque O,
- 16. — Lampe Stcinakcr et
- reliée par ccà la plaque C vissée dans le tube desuspension A. On manœuvreT parlachaîne ii 4, un taquet t1 limitant les mouvements deTf pour le desserrage, après lequel les deux globes R et Q descendent jusqu’à l’arrêt des tiges s par les taquets s' (fig. 15). Lorsqu'on remonte ces globes, le serrage s’opère automatiquement par le rappel dès que U passe devant les encoches ss.
- Le charbon inférieur Jr est serré par la pince V (fig. 15) de la tige U, dans le petit globe Q, étanche en W, et qui laisse passer le charbon supérieur par une garniture >r2, à cannelures empêchant les rentrées d’air. La
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- surface du globe Q est disposée autour de l’arc de manière à en réfracter une partie des
- rayons suivant ^4, en formant des foyers de lumière sous le globe Q.
- La régularisation de la lampe double de Higham représentée schématiquement par la
- Cowley. Détail de l'attache du globe et du fre
- figure 23 est commandée par un solénoïde en série K, avec noyau lamellaire k, k grande
- Fig. 23 et 24. — Lan
- A et B. Ces armatures D et D' sont disposées de manière à exercer sur A et B un effort sensiblement constant, et le dash-pot P concourt avec Fauto-induction de K k stabiliser
- 1 self-induction, et dont les armatures D, D7 | attaquent par F et les freins ii' les charbons
- l’arc. Lorsque les freins iet ï touchent leurs taquets 0 et o' de déclenchement, les charbons A a et B b ne sont jamais écartés exactement de la même longueur, et les ressorts net n'
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- doivent être ajustés de façon à empêcher les freins de lâcher leurs charbons tant que le courant passe dans l’un des deux arcs, puis à laisser immédiatement après cette rupture À
- et Bj tomber au contact de a et de Z’, et se séparer aussitôt à la longueur normale de l’arc. On évite ainsi toute inégalité excessive entre les deux arcs.
- Dans la lampe à trois charbons, figure 24, le rapprochement des charbons estamenépar
- le contact des vis v v' avec les taquets wn>, avant la rencontre des freins i ï i" avec les taquets 0 o! 0” : les contre-poids ivtv sont assez lourds pour ne basculer que si lu barre G pèse de tout le poids des charbons, c’est-à-dire si le courant est entièrement rompu, et alors le contact de z, i\ i" avec 0 0 oUaisse immédiatement retomber les charbons au contact, puis reformer l’arc comme dans la lampe précédente.
- La marche de la lampe à deux charbons de W. Mathiesen-, représentée par les figures 25-28, est commandée par les mécanismes d’horlogerie a et a, et les électros b et br- avec armatures c et c,. Actuellement, dans la position figurée, c’est le mécanisme a qui fonctionne, a, étant immobilisé par la palette e, du levier d; mais quand le charbon de a sera entièrement brûlé, son porte-charbon Z, venant buter sur le bouton -R de la tige g, fera basculer le levier/de manière qu’il abaisse par l’appui de ses touches gt sur d la palette cct relève arrête a et déclenche ar î,’opération inverse se produira par A,, tv gx à la fin des charbons de ar Le levier/porte une came n, à galet z, pressé sur n par un ressort f qui achève ainsi vivement, par sa poussée, la bascule de d, commencée par# ou gt.
- (A suivre.)
- G. Richard.
- LES APPAREILS DE CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE F. LE ROY
- Au début de l’année nous signalions ici les intéressants appareils imaginés par MM. Fernand Le Roy et Victor Bidet, en vue de l'application de l’électricité à la cuisine et au chauffage des appartements(1). Depuis,M. Le Roy a fait connaître dans une communication à la Société des Ingénieurs civils / les prin-
- (b L'Éclairage Électrique, t. XIV, p. 317, 12 février 1898. (2) Mémoires et comptes rendus des travaux de la Société des Ingénieurs civils de France, Bulletin de février 1898, p. 236-237.
- cipes qui l’ont guidé dans ses recherches : de plus, il a perfectionne ses appareils, qui n’étaient guère, au moment où nous en parlions pour la première fois, que des appareils d’essais.
- Dans un article où nous nous proposons d’exposer quelques idées générales sur l’utilisation du courant continu au chauffage des appartements et à la cuisine, nous reviendrons sur les considérations d’ordre plutôt économique que technique développées par
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- M. F. Le Roy dans sa communication. Pour l’instant nous nous bornerons à faire connaître quelques-uns des appareils nouvellement construits.
- Fig. i. — Bûches électriques.
- Dans tous ces appareils la partie essentielle est ce que les inventeurs dénomment la « bûche électrique ». Cette bûche est constituée par un bâton de silicium aggloméré, aussi pur que possible ; les deux extrémités du bâton sont métallisées et serrées dans des gaines de cuivre ; un tube de verre vide d’air entoure le bâton. Quand on fait passer un courant d’intensité appropriée dans le bâton, celui-ci s’échauffe et au bout de deux à trois minutes atteint, sur presque toute sa longueur, une température de 700 à 8oou; grâce aux épaisses garnitures métalliques des extrémités, celles-ci restent à une température relativement peu élevée, ce qui est indispensable pour la conservation des attaches ; le vide étant fait dans le tube entourant le bâton, l’oxydation de celui-ci, qui se produirait dans l’air, bien que lentement, se trouve évitée.
- Le principe des appareils est donc le môme que celui de bien des appareils de chauffage proposés et utilisés antérieurement : réchauffement d’un corps peu conducteur par le passage d’un courant. Mais si le principe est le même, les conditions de son application sont très différentes et nous paraissent à l’avantage des nouveaux appareils.
- Ces conditions avantageuses résultent des propriétés électriques et thermiques du silicium.
- Par suite de la grande conductibilité électrique des métaux et alliages, il faut, pour
- obtenir une résistance capable d’absorber une puissance électrique quelque peu élevée, prendre des fils très fins et très longs. Quoi-qu’à un moindre degré, il en est de meme si l’on substitue aux fils métalliques des filaments de charbon. Au contraire, avec le silicium, dont la résistivité est environ 1400 fois plus grande que celle du charbon et plus de 200000 fois plus grande que celle du maillechort, il est possible de prendre, pour absorber une même puissance électrique,, une longueur plus faible et une section plus forte (]).
- (') Dans une note communiquée par M. Troost à la séance de l’Académie des sciences du 17 janvier j 898 (Comptes rendus, t. CXXVI, p. 244), M. Le Roy a fait connaître les résultats de ses mesures de résistance des bâtons de silicium; voici un extrait de cette note :
- «11 est facile d'obtenir des bâtons de silicium aggloméré pur ayant 40 mm2 de section, une longueur de io cm el présentant une résistance totale de 25 à 200 oliius suivant que l’on fait varier dans des proporüonsdéterminéesrunou l’autre des trois facteurs précédents ('pulvérisation, compression, cuisson).
- » Si nous cherchons à comparer quelles seraient les résistances de trois bâtons ayant tous 40 mm2 de section et 10 cm de long et de composition différente, l’un en silicium, l’autre en charbon à lumière, l’autre en maillechort, nous trouvons :
- » Il s’ensuit que, pour cet exemple donné, le coefficient de résistivité du silicium cristallisé serait 1333 fois plus fort que celui du charbon à lumière, 235294 fois plus fort que celui du maillechort.
- » En reprenant au point de vue électrique le problème sous une autre face, il s’ensuit que, pour construire avec les trois matières précédentes une résistance identique de 200 ohms, il faudrait donner à chacune les dimensions suivantes :
- Chaibun . . d -i,or S—= o,o3 I)=o,ig L=io P— 0.0057
- Maillechort. rt«=8,62 S-= 0,007854 D=o,i L= 4,b2 P= 0,3127
- » Dans ce tableau, nous avons comparé les résistances à froid des divers corps employés. Mais la résistance à chaud varie avec la nature même de ces corps et avec les températures auxquelles ils sont portés.
- » Pour les métaux, par exemple, nous voyons que la résistance augmente avec la température d'après la formule empirique de Matthiessen
- R- r, [1 + *0 -+- ?»’).
- > Pour les crayons en charbon nous n’avons aucune donnée certaine, nous croyons toutefois que pour un filament de lampe incandescente porté à une température de j8oqu la résistance à chaud est d’environ 0,50 a 0,60 moindre de ce qu’elle était à froid.
- » De nos expériences il résulte que la résistance du silicium à chaud décroît ainsi que celle du charbon.
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- Cette diminution de la longueur et cette augmentation de la section rendent nécessairement l’appareil plus robuste et moins encombrant; D’un autre côté, l'augmentation de la section a un autre avantage sur lequel il nous semble que l'on n’a pas suffisamment insiste : c’est qu’elle augmente la surface rayonnante. En effet, il ne suffit pas, dans les appareils de chauffage, que la résistance d’un corps ait une valeur suffisante pour absorber une puissance donnée; il faut encore que ce corps soit capable de perdre par rayonnement, dans le même temps qu’il la reçoit, la quantité d'énergie qui lui est fournie ; autrement la température du corps s’élève et celui-ci finit par fondre. Or, l’augmentation de la section augmente la surface rayonnante pour un même encombrement et par conséquent ne peut que donner d’excellents résultats dans les appareils de chauffage et en particulier dans ceux de cuisine où la quantité d’énergie calorifique rayonnée par unité de surface utilisable doit être aussi grande que possible.
- D’ailleurs le silicium présente encore d’autres avantages sur les fils métalliques. A cause de l’extrême petitesse du diamètre des fils métalliques il faut, tant pour les soustraire à l’action de l’air, qui ne tarderait pas à les oxyder, que pour donner à l’ensemble une résistance mécanique suffisante, les englober dans une matière isolante de l’électricité et cependant bonne conductrice de la chaleur. Malgré les nombreuses recherches qui ont été faites pour obtenir une substance réalisant en même temps ces deux conditions, cette substance est encore à trouver. Celles
- » Pour la température de 8oou à laquelle sont portés nos
- que l’on emploie présentent en outre un autre inconvénient : elles n'ont pas exactement le même coefficient de dilatation que les fils métalliques qu’elles englobent, et par suite on ne peut guère élever la température de ceux-ci au delà de 300° sans risquer de faire fendiller l’isolant. Or, comme l’émission de la chaleur par une surface croît très rapidement
- avec la température, la nécessité de se limiter à une température aussi basse ne permet pas de rayonner autant de chaleur par unité de surface qu’il est possible de le faire avec un bâton çk silicium porté à 8oo°.
- Cette dernière considération peut paraître de nature à faire préférer le charbon au silicium, puisque dans une lampe à incandescence on peut porter le filament à une température évaluée à 1 8ooü au moins, température à laquelle le coefficient d’émission est, pour une même substance, beaucoup plus grand qu’à 8oo". Nous croyons en effet qu’à ce point de vue le carbone serait préférable au silicium, mais il ne faut pas oublier que le silicium est environ 1400 fois plus résistant que le carbone et qu’à cause de cette pro-
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- priété il paraît devoir rayonner, quoique ayant à Soo^ un pouvoir émissif sans doute moins grand que le carbone à 18oo°, une plus grande quantité d’énergie par unité de surface utile pour un même encombrement de l'appareil. D’autre part, le silicium est très certainement préférable au charbon pour une autre raison : il donne en s’oxydant de la silice, qui forme, au moins quelque temps, un enduit protecteur à sa surface, tandis que le charbon donne des gaz qui ne le protègent nullement contre une oxydation ul-
- observerà ce propos que, la section du bâton de silicium des bûches étant énormément plus grande que celle d’un filament de lampe, la présence d’un résidu d’oxygcnc qui, dans une lampe à incandescence, provoquerait la rupture du filament, n’aura dans une bûche électrique aucun inconvénient sérieux.
- Mais ces considérations sur lesquelles nous avons cru devoir nous étendre pour faire ressortir les progrès que nous semble avoir réalisés M. Le Roy dans la construction des appareils de chauffage à courant continu, nous ont quelque peu éloigné du but que nous nous étions assigné : la description de ces appareils.
- La figure i indique la forme des bûches et les dispositions de leurs atttachcs; la figure 2
- représente un radiateur à douze bûches. Ces bûches peuvent être disposées dans différents appareils de chauffage par le gaz, sans apporter de bien grandes modifications à ceux-ci, le chauffage s'effectuant de la même manière : par rayonnement. On voit, en effet, en figure 3 une cheminée et en figure 4 un chauffe-linge ou chauffe-assiettes, qui nediffèrent des appareils similaires chauffés au gaz qu’en ce que les rampes de gaz ont été remplacées par des bûches électriques ; les fourneaux de cuisine, les four-neauxpourchauf-fer les fers à re-passer ou à friser, les réchauds de table et de toilette des modèles ordinaires pourle chauffage par le gaz, peuvent être aussi facilement transformés en appareils électriques. Quant au mode de réglage il est identique : demcmcqu’il suffit, dans les appareils à gaz, d’augmenter ou de diminuer par la manœuvre de robinets, le nombre de brûleurs en service, il n’y a, dans les appareils électriques, qu’à faire varier, au moyen des interrupteurs, le nombre de bûches traversées par le courant.
- Cette possibilité de pouvoir utiliser un matériel de chauffage déjà existant est non seulement avantageuse par elle-même, mais elle l’est encore indirectement en permettant d’employer les ustensiles d’usage courant, casseroles. bouilloires, etc., en un mot, de ne rien changer aux habitudes acquises. Il est vrai qu’on se prive ainsi d’un des avantages réelsrevendi-qués en faveur des ustensiles fabriqués spécialement en vue du chauffage par l'électricité : une meilleure utilisation de la chaleur qu'avec les ustensiles ordinaires. En effet dans
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- les premiers, le chauffage des substances se fait par contact, mode de chauffage évidemment plus rationnel que le chauffage par rayonnement. dans lequel une bonne partie de la chaleur engendrée est rayonnée vers des objets autres que celui que l’on veut échauffer. Mais cette meilleure utilisation de la chaleur produite ne peut être réalisée que dans des cas
- particuliers et en employant, pour chaque cas, un ustensile spécial dont le prix de revient est assez élevé et dont rentretien occasionne une dépense assez lourde pour que souvent il soit plus avantageux de prendre un ustensile utilisant moins bien la chaleur engendrée, mais de construction courante. D’ailleurs quelques perfectionnements de détail, dans les appareils de chauffage aussi bien que dans les ustensiles de cuisine, permettraient sans aucun doute de réduire considérablement la dépense.
- Reste maintenant une dernière question : quel est le prix du chauffage au moyen de ces appareils ?
- Il est bien évident que quelle que soit la façon dont l'énergie électrique est transformée en calories, un kilowatt-heure ne don-
- nera jamais que 864 grandes calories et que par conséquent, pour la même quantité de chaleur produite, la dépense résultant de la consommation d’énergie électrique sera la même quel que soit l’appareil employé. Mais cette dépense n’est pas la seule ; il faut encore faire intervenir celle qui résulte de l’usure de l’appareil. En outre, il convient de tenir compte de-la façon dont la chaleur est utilisée, du rendement de l’appareil, deux appareils pouvant exiger des dépenses de chaleur très différentes pour un même effet utile.
- Dans les appareils Le Roy, la dépense résultant de l’usure est insignifiante. Une bûche dure très longtemps; d’après les renseignements fournis par M. Le Roy dans la discussion de sa communication à la Société des Ingénieurs civils, les durées extrêmes constatées étaient 800 et 1500 heures, alors que la fabrication ne s’effectuait encore que par des procédés de laboratoire ; et d’ailleurs ces bûches n’ont été mises hors d’usage que par des défauts de fabrication, tels que rupture des fils de contact, des douilles, etc., si bien que le bâton de silicium d’une bûche usée pouvait être remonté dans un autre tube. Il semble donc que l’on puisse compter sur une durée moyenne d’au moins 1 200 heures. Comme une bûche exige une puissance de 135 à 150 watts pour être maintenue à sa température normale, c’est donc environ 180 kilowatts-heure qui peuvent être dépensés dans une bûche avant qu’elle soit mise hors d’usage. Le prix de vente d’une bûche n’étant que de 5 fr et sa mise en place pouvant ètreeffèctuéeparn’imporrc qui, l’entretien de la partie la plus délicate de l’appareil ne revient par conséquent qu’à 2,5 centimes environ par kilowatt-heure dépensé.
- Quant au rendement de l’appareil, il dépend de bien des conditions et ne peut être évalué que par des essais faits sur chaque genre d’appareils. Voici à titre d’exemple les résultats de ceux qui ont été exécutés sur un chauffe-linge (fig. 4) ayant 1 m dé largeur, 0,70 m de profondeur .et 1,50111 de hauteur,
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- dont les parois sont garnies extérieurement de carton d’amiante pour éviter autant que possible la déperdition delà chaleur.
- Avec quatre bûches alimentées par un courant alternatif sous 110 volts, la température de letuve et du linge qu’elle contenait a été amenée en un quart d’heure de 250 à 70° G
- (trois essais successifs ont donné 65°, 70°, 67°), avec une dépense de 137 watts-heure. En comptant i’hectowatt-heure à 8 centimes, prix de vente moyen des secteurs parisiens, la dépense serait donc de 10 centimes environ pour chauffer tout le linge nécessaire à un bain. J. Rkyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Régulation automatique dans les dynamos à l’aide d’un troisième balai ;
- Par W.-B. Sayers (').
- Nous avons décrit l’an dernier (a) l’ingénieux dispositif imaginé par M. W.-B. Sayers pour le réglage automatique de la tension aux bornes d’une dynamo à courant continu par
- l’emploi d’un troisième balai servant à recueillir uniquement le courant d’excitation, conjointement avec un des deux balais ordinaires. Nous pouvons aujourd’hui compléter cette description en donnant les résultats obtenus avec un dispositif de ce genre sur une machine construite par MM. King, Brown et O d’Edimbourg et en service chez M. J. White de Glasgow, le fabricant bien connu des appareils de mesures de lord Kelvin. Cette machine du type bipolaire peut donner 300 ampères sous 120 volts à 730 tours.
- On sait que le dispositif de M. W.-B. Sayers est basé sur l’inégale répartition du tlux en
- {') The Electrician du 8 juillet 1898.
- (2) Voir L’Éclairage Électrique. C.-F. Gltldert, Machines dynamo-électriques,t. XIII, p. 14, 1897.
- charge sous les cornes polaires ou de la tension d’un balai à l’autre. Tandis que la répartition du potentiel le long de l’armature se
- fait à vide symétriquement comme le montre la ligne ponctuée de la figure i,en charge par suite de la distorsion du champ qui détruit la symétrie de cette courbe, la répartition se fait suivant la ligne pleine de la même figure. Il
- Fig- 3-
- en résulte que les tensions entre le balai auxiliaire placé à égale distance des balais normaux et chacun de ceux-ci ne sont égales qu’à vide et que la tension entre le balai pilote et le balai situé en avant de lui dans le sens du mouvement croît proportionnellement à la
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- côo
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- charge dans les limites fixées par la perméabilité ou circuit magnétique delà machine. C’est aux bornes de ces deux derniers balais qu’est prise l'excitation de la machine, excita-
- T,
- 692
- 694
- 698
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- y 38 155 180
- Fig. 4.
- tionqui croit ainsi avec la charge et permet de relever la caractéristique en charge.
- Le balai auxiliaire peut être placé a une distance quelconque du balai avant; sur la figure 2 il est au tiers de cette distance.
- Fig. s-
- Le troisième balai employé était en charbon, et les inducteurs primitivement en série avaient été mis en quantité pour donner le même champ avec la moitié moins de tension à leurs bornes. La vitesse n’ayant pu, dans les conditions ordinaires de l’installation, être maintenue constante quelle que soit la charge, on a dû observer pour une différence de potentiel constante aux bornes les variations de vitesse et celles de la tension aux bornes des inducteurs en fonction de la charge.
- Le tableau 1 se rapporte à la machine fonctionnant avec son enroulement inducteur dans les conditions normales, et le tableau II à la machine modifiée.
- Tableau II
- Les courbes 3 et 4 sont des caractéristiques en charge de la machine normale à différence
- Fig. 6.
- de potentiel constante aux bornes et à vitesse variable. Les figures 5 et 6 montrent l’élévation de la tension aux bornes des inducteurs par l’emploi du balai auxiliaire de M. W.-B. Saÿers, et les variations de la vitesse pour une tension constante aux balais normaux.
- Ces essais sont du reste faciles à répéter sur les machines existantes ayant plias d’une bobine inductrice en série, il suffit de les connecter ensemble en deux groupes en
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- quantité pour conserver la même excitation avec moitié moins de voltage. C.-F. G.
- Pile endoxyque O’Keenan ;
- Par Edouard O’Keenan l1!.
- Cette pile présente plusieurs avantages : en premier lieu, comme la pile Leclanché, elle ne s’use pas en circuit ouvert ; en second lieu, comme la pile Daniell, elle est pratiquement impolarisable pour des débits assez considérables; enfin le prix de revient de l’énergie électrique produite est beaucoup moins élevé avec cette pile qu’avec celles en usage jusqu'ici.
- Un élément se compose d’une lame de zinc, d’une grille en plomb dont les alvéoles sont remplis de plomb spongieux sulfaté, et d’une dissolution de sulfate de zinc où plongent ces deux électrodes.
- Quand le circuit de la pile est fermé le courant qui la traverse décompose le sulfate de zinc en SO qui se porte sur la lame de zinc et régénère le sulfate décomposé, et en zinc qui se porte sur l’électrode positive et se substitue au plomb du sulfate de plomb qu’elle contient. L’inventeur paraissant considérer la présence d’un acide comme indispensable au fonctionnement d’une pile, appelle celle-ci -endoxyque (de sv8ov, dedans, et acide) parce que, dit-il, « la plaque de plomb contient l’acide nécessaire à l'action électrolytique sous forme d’un corps inerte, le sulfate de plomb ».
- Le fonctionnement de la pile a donc pour effet de dissoudre le zinc, d’augmenter la concentration de la solution de sulfate de zinc, et de transformer le sulfate de plomb en plomb spongieux. Pour éviter la cristallisation du sulfate de zinc, on verse de temps en temps ou d’une façon continue de l’eau pure dans les éléments, tandis que la solution concentrée s’écoule au moyen de troprpleins prenant le liquide à la partie inférieure du vase. Pour
- PJ L’Industrie- Électrique du 10 octobre 1898, p. 430.
- sulfater l’électrode positive quand le sulfate est entièrement réduit en plomb spongieux, on retire cette électrode, on l’expose à l’air pour transformer superficiellement ce plomb en sous-oxyde, puis on la plonge dans de l’eau acidulée par l’acide sulfurique ; on peut d’ailleurs supprimer l’exposition à l’air à la condition d’employer dans la dernière opération de l’eau acidulée assez riche en acide pour que le plomb soit attaqué avec dégagement d’hydrogène.
- L’aspect du sulfate de plomb formé est des . plus importants. Ce sulfate doit être gris ardoise (c’est sans doute un sous-sulfate). S’il est blanc, la pile, comme l’a reconnu antérieurement Becquerel, a une grande résistance intérieure et se polarise rapidement.
- Les essais faits sur une pile dont la plaque de plomb pesait 7 kg ont fourni les résultats résumés dans le tableau suivant :
- Force électromotrice . F = 0,54 volt.
- Diff. de pot. initiale
- utile................U0 = 0,50 volt.
- Intensité initiale .... Iu = 6 ampères.
- Intensité au bout de
- 34 heures............ 1 = 5 ampères.
- Quantité d’électricité
- débitée en 34 heures. Q = 187 ampères-heure. F.nergie électrique produite en 34 heures. . W = 91 hcctowalts-heure. Capacité spécifique . . = 26,7 ampères-heure-
- Energie spécifique- . . — 13 hectowatts-heure.
- On voit par ces chiffres que si la force électromotrice est relativement faible, l’intensité du courant que l’on peut obtenir pendant trente-quatre heures consécutives est grande. Quant à la capacité spécifique elle pourrait, suivant l’auteur, être encore augmentée.
- Différents modèles de cette pile ont été construits. Généralement les éléments sont constitués par des bacs rectangulaires, très étroits, en fer-blanc. Les lames de zinc sont en contact permanent avec les bacs de manière a former des couples zinc-fer-blanc qui, au début, donnent lieu à un dépôt électrolytique de zinc sur les parois du bac qui se
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- trouvent ainsi mises à l’abri de toute dété- | rioration ultérieure. Des rainures creusées dans des blocs de bois placés contre les parois verticales les moins larges des bacs, maintiennent les électrodes. Celles-ci sont généralement en nombre impair, comme dans les bacs d'accumulateurs, une plaque de plomb se trouvant alors placée entre deux plaques de zinc. Les bacs sont rangés les uns à côté des autres ; ils sont séparés électriquement par des lames de verre et reposent sur des tubes de verre qui les isolent du bâti. Les connexions sont faites au moyen de godets contenant du mercure où plongent des tiges de cuivre recourbées fixées aux électrodes.
- Les éléments des batteries destinées à l’éclairage contiennent 3 plaques de plomb spongieux pesant ensemble 7,5 kg. Leur régime de décharge normal peut osciller entre o et 10 ampères avec une différence de potentiel aux bornes de 0,5 volt; il peut être poussé bien au delà et atteindre, par exemple, 60 ampères sous 0,4 volt, mais le rendement est alors moins bon au point de vue économique.
- Des éléments plus petits peuvent être utilisés aux mêmes usages que les piles Leclan-ché : service des téléphones, des sonneries d’appartement, allumoirs, etc. : ils ne contiennent que 180 gr de plomb* leur capacité est de 4 à 5 ampères-heure. On construit aussi des plaques encore plus petites ne pesant que 28 gr et ayant une capacité de 0,7 ampère-heure; elles servent au montage d’éléments hermétiques destinés à la médecine, aux essais d’isolement, etc.
- Le prix de revient de l’énergie électrique produite par cette pile est des plus simples h calculer puisqu’il n’v a pas d’usure en circuit ouvert. A 1000 ampères-heure correspondra une consommation de 1,220 kg de zinc et de 1,850 kg d’acide sulfurique: en comptant le zincà 0,8 fr et l’acideào,i5 frie kilogramme,la dépense totale sera de 1,278 fr. Enprenant 0,48 volt comme valeur pratique de la différence de potentiel aux bornes, l’énergie correspon-
- dante sera de 4,80 hectowatts-heure, ce qui remet à 0,266 fr le prix de l’hectowatt-heure, soit environ 0,30 fr si l’on tient compte de la perte des déchets de zinc et d’acide.
- Ce prix est encore de trois à quatre fois plus élevé que ceux consentis par les Compagnies de distribution d’électricité, mais comme les lampes à faible voltage ont un rendement lumineux, à égale quantité d’énergie dépensée, plus grand que les lampes à 110 volts, l’auteur pense que sa pile peut trouver des applications à l’éclairage des habitations éloignées des centres de distribution.
- Une autre application, moins importante, mais qui nous paraît plus facilement réalisable, est son emploi dans les appareils électriques transportables : appareils pour la production des rayons X, appareils de médecine, où l’on emploie actuellement des accumulateurs qu’il faut charger avec des piles lorsqu’on n’a pas à sa disposition un matériel de génération mécanique de l’énergie électrique. Dans ce cas en. effet mieux vaut employer directement une pile légère et peu onéreuse d’entretien que d’avoir recours à des accumulateurs. J. R.
- L’emploi des compteurs d’énergie sur les voitures de tramways électriques ;
- Par E.-G. Connette (!).
- Nous avons, à différentes reprises, insisté sur l’économie considérable d’énergie électrique que les compagnies de tramways pourraient réaliser en donnant aux cochers-mécaniciens des instructions précises et en surveillant leur exécution. Dans toutes les entreprises de transport, la plus stricte surveillance est exercée et souvent les mécaniciens sont intéresses dans les économies qu’ils réalisent par une manoeuvre intelligente des appareils qui leur sont confiés. Jusqu’à présent, les directeurs de tramways semblent s’être peu occupés de cette ques-
- (*) Street Rdikoay Journal, septembre 1898, p. 511.
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- tion importante. Cependant, à Bordeaux i'1), en indiquant par des signes apparents les points fixes où les mécaniciens doivent couper le courant avant les arrêts, on a pu réaliser une économie de 10 p. 100 dans la dépense totale d’énergie électrique par voiture-kilomètre; à Chicago, Al. Knox {* *) a donné des instructions précises aux mécaniciens sur la manœuvre correcte du contrôleur et a obtenu ainsi une économie notable. La leçon qui résulte de l’expérience laite à Nashville, aux Etats-Unis, et décrite par M. Connettc, est encore plus frappante : on a établi un compteur d’énergie sur chaque voiture, ce qui a permis de surveiller étroitement l’habileté et les soins de chaque mécanicien; immédiatement la dépense d’énergie électrique par voiture-kilomètre a diminué de 35 à 40 p. 100 !
- Un mécanicien peut augmenter la dépense de courant de bien des façons : en mainie-nantlecourantjusqu’auprès des points d’arrêt et en employant les freins pour amener brusquement la voiture au repos, au lieu de cou-perle courant longtemps d’avance et en laissant ensuite la voiture avancer par la vitesse acquise ; en maintenant les freins à très faible distance des roues afin de pouvoir les serrer plus rapidement, ce qui entraîne une perte constante à la moindre négligence ; en laissant les freins frotter sur les roues; en maintenant le courant sur les pentes ; en fermant le circuit avant que les freins ne soient desserrés, ou en serrant les freins avant de couper le circuit ; en manœuvrant mal le contrôleur. Toutes ces fausses manœuvres non seulement causent une dépense excessive d’énergie, mais fatiguent les moteurs, usent inutilement les roues et les freins.
- La Nashville Street Raihvay Company achète son courant à une usine centrale ; elle emploie de 45 à 60 voitures de 4,90 à 6,70 nï de long qui parcourent tous les jours de
- (Ù Voir L'Éclairage Électrique, t. V, p. 458, du 7 décembre 1895.
- (*) Voir L'Éclairage Électrique, t. V, p. 223, du 2 mai 1895.
- 8000 à 12000 km; elle payait d’abord le courant fourni à tant par kilomètre parcouru ; elle n’avait donc aucun intérêt à réduire la consommation de courant ; mais depuis le xer février 1898, elle a renouvelé son traité et paye l’énergie fournie à tant le kilowattheure. Un fort compteur a été installé k l’usine génératrice et c’est d’après ses indications que les règlements mensuels sont établis.
- Dans le but de réduire ses dépenses de ce chef, la Compagnie de tramways a soigneusement vérifié et complété son réseau de distribution tant à l’aller qu’au retour et le soumet à des essais réguliers; grâce à cette précaution, la perte en ligne, donnée par la différence entre le nombre de kilowatts-heure enregistres à l’usine génératrice et la somme des kilowatts-heure enregistrés sur chacune des voitures, ne dépasse pas 4 à 6 p. 100.
- Les compteurs des voitures sont lus chaque fois qu’une voiture rentre au dépôt et chaque fois que le mécanicien est changé; un rapport quotidien est établi, sur lequel sont portés : i° le numéro de la voiture -, 20 le nom du mécanicien; 30 le nombre de kilo-watts-heure; 40 le nom de la ligne; 5" le nombre de voyages; le nombre de kilowatts-heure par voiture-kilomètre; 7" la durée du trajet ; 8° le nombre de kilomètres parcourus.
- Le « record » de chaque mécanicien est établi d’après ces rapports quotidiens-, la comparaison des records doit être faite pour des voitures circulant sur les mêmes lignes, car les rampes, les courbes, entraînent des différences notables dans la dépense d’énergie; k la fin du mois, on établit la dépense moyenne par voiture-kilomètre faite par chaque mécanicien sur chaque ligne, et le résultat est affiché afin que tous les mécaniciens puissent le consulter.
- Le compteur de l’usine est lu tous les jours k minuit, simultanément avec les compteurs de toutes les voitures.
- Anciennement, la dépense par voiture-kilomètre était de 1,1 à 1,2 kilowatt-heure par voiture-kilomètre; depuis que le nouveau
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- règlement a été appliqué, elle est tombée de 0,688 a o,j20 kilowatt-heure. Cette consommation relativement élevée s’explique par ce fait que le réseau comprend de nombreuses rampes importantes et des courbes de très faible rayon.
- Les instructions suivantes sont données aux mécaniciens^) :
- i° Au démarrage, laissez la voiture avancer d’au moins sa longueur avant de placer la manette du contrôleur d’un cran sur le suivant ;
- 2° Ne laissez pas parcourir à la voiture plus de trois fois sa propre longueur lorsque la poignée du contrôleur est sur les rer, 2e, 3% 4"
- 30 Lorsqu’une grande vitesse n’est pas nécessaire, sur les voies en palier ou en faible rampe, placez la manette sur le 30 cran; à plus grande vitesse, sur le 6e cran ; la 3e position est économique et doit être employée autant que possible ;
- 4° N’employezy'ama/.ç la irc position ;
- 5° Ne renversez le courant pour arrêter la voiture que pour éviter des accidents ;
- 6" N’appliquez pas les freins avant que le courant soit interrompu ;
- 7° Ne lancez pas le courant avant que les freins soient desserrés ;
- 8° N’arrêtez pas en courbe sauf quand il y a un passage pour les piétons, et dans ce cas même, seulement lorsque le sol est boueux;
- 9J Ne laissez pas le courant en descendant u-ne voie en pente ;
- io° Appliquez-vous à faire le parcours avec la moindre quantité d’énergie possible, en employant la 3e position du contrôleur et en laissant la voiture avancer par vitesse acquise sans dépenser de courant ;
- 11° N’allumez pas les lampes dans les voitures inutilement.
- En résumé, l’emploi des compteurs sur les voitures permet d’obtenir les avantages suivants :
- (') KUes se rapportent aux contrôleurs, type K, de la General Electric Cy et seraient modifiées pour d’autres systèmes.
- i° Diminution de la dépense totale d’énergie; celle-ci, sur des voies ordinaires, peut atteindre au moins 25 p. 100; elle entraîne une diminution correspondante dans le poids du cuivre en ligne et dans la perte d’énergie en ligne ;
- 20 Diminution de la fatigue des moteurs, de l’usure des roues et des freins et aussi des voitures que les démarrages et les arrêts trop brusques fatiguent ;
- 30 Vérification automatique de l’état du réseau et du matériel roulant. Si, en effet, la différence entre le nombre de kilowatts-heure enregistrés à l’usine et sur les voitures augmente, c'est qu’une perte existe sur le réseau ; si la dépense d’une voiture sur la même ligne augmente et que l’accroissement reste le même avec différents mécaniciens, c’est qu’une perte existe dans la voiture.
- G. P.
- Sur les impuretés du carbure de calcium industriel ;
- Par Henri Moissan (').
- Dans ce mémoire, l’auteur indique les procédés d’analyse qu’il a employés pour étudier la constitution du résidu insoluble que laisse le carbure de calcium après décomposition par l’eau et donne les résultats de ses recherches. Mais auparavant il expose comme il suit les difficultés qui se sont présentées au début de la fabrication du carbure de calcium et les qualités que l’on peut exiger aujourd’hui du carbure de calcium commercial.
- « Bien que la question parût très simple de prime abord, la préparation de tonnes de carbure de calcium a présenté certaines difficultés. Les soins à apporter à la préparation des mélanges, la nature de la chaux et du charbon, la coulée des fours, la conduite de très grosses électrodes que traversaient des courants intenses, ont été autant de questions qui ont dû être étudiées et qui, aujourd’hui,
- Cl Comptes rendus, t. CXXVII, p. 457-464, séance de l’Académie du 3 octobre 1898.
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- sont en grande partie résolues. Le départ et l’utilisation des gaz incandescents, qui se produisent en abondance dans cette préparation, présentent encore quelques difficultés, mais ce problème, d’après les dernières recherches industrielles, semble entrer dans une très bonne voie.
- » Au début de cette industrie, le choix des corps qui entrent en réaction, oxyde de calcium et charbon, laissait beaucoup à désirer. Les premiers industriels qui se sont mis à fabriquer ce carbure de calcium ont pris, comme variété de carbone, des cokes renfermant une grande quantité de matières minérales, riches en soufre et en phosphore. La chaux employée était quelconque, c’est-à-dire presque toujours souillée de silicate d’aluminium, de phosphates et de sulfates. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner qu’un semblable mélange, broyé, puis chauffé au four électrique, ait fourni un carbure de calcium très impur. Ce carbure renfermait du phosphure de calcium, du sulfure d'aluminium, des siliciurcs, voire môme des sili-ciures décomposables par l’eau. Au contact d’une petite quantité d’eau ce composé produisait aussitôt de l’acétylcnc très impur souillé d’hydrogène phosphore et d’hydrogène sulfuré.
- » Pour augmenter leurs bénéfices ou par ignorance, ces industriels ont donc, dès le début, produit du carbure de calcium et par suite du gaz acétylène très impur. Celte mauvaise préparation a été la cause des premières difficultés que l’on a rencontrées dans l’application de l’acétylène à l’éclairage. On a compris bientôt qu’il fallait partir de chaux pure et de charbon aussi exempt que possible de matières minérales.
- » Aujourd’hui, cette fabrication se fait, le plus souvent, dans de meilleures conditions. On rencontre dans le commerce des carbures de calcium bien fondus, homogènes, à cassure nettement cristalline et à reliefs mordorés bien caractéristiques. C’est toujours à ce carbure que le fabricant de gaz acétylène doit donner la préférence. Malgré l’aspect
- assez particulier du carbure decalcium, il est bon cependant d’en faire l’analyse. Plusieurs méthodes ont été déjà indiquées et celle de MM. Lunge et Cedercreutz (J), dans j laquelle ils font tomber un poids déterminé de carbure de calcium dans un excès d’eau, me paraît donner de bons résultats. La grosse difficulté consiste particulièrement à avoir un échantillon homogène quand il s’agit d’un lot de quelque valeur. La dureté du carbure de calcium rend l’échantillonnage très difficile.
- » Théoriquement, 1 kg de carbure de calcium devrait fournir 349 litres de gaz acétylène. En opérant la décomposition de quelques échantillons de carbure de calcium par un lait de chaux, saturé au préalable de gaz acétylène, nous avons obtenu (ramenés à o° et à 760 mm), les volumes suivants : •
- 1 2 3 4
- V0= 292,81 294,10 301,30 304,61
- 5 6 7
- 307,72 3,6,41 318,77
- » Si au contraire le carbure de calcium n’a pas un aspect fondu et cristallisé, s'il est poreux et grisâtre, sa teneur est toujours beaucoup plus faible ; il nous a donné dans ce cas les chiffres 228,60 ; 250,49 ; 260,30. »
- M. Moissan rappelle ensuite que l’étude des impuretés du gaz acétylène a été très étudiée (a). Il fait observer que quelques échantillons renferment des doses d’ammoniaque assez fortes. M. Chuard (*} a mentionné ce fait et trouvé les chiffres suivants : amrao-
- (!) Lunge et Cedercreutz. Zeitschrift fur angewandte Chemie, p. 651; 1897.
- (2) C. Wilgerodt. Berichte, p. 2107, 1895. — De Brevans. L’éclairage à l’acétylène, L'Éclairage Électrique, t. VIII, p. 319, 15 août 1896. — Hubou. Applications de l’acètylène, L’Eclairage Électrique, t. VIII, p. 320. — Giraud. Analyse de l’acétylcnc obtenu par le carbure de calcium, L'Eclairage Électrique, t. VIII, p. 320. (Voir aussi pour ces trois derniers mémoires : Comptes rendus du 2e Congrès international de Chimie appliquée, t, III, p. 506, 516 et 574.) — Bercé et Reychler. Bulletin de la Société chimique, t. VII, p. 218.
- (5) Chuard. Sur les produits de décomposition du carbure de calcium par l’eau. Bulletin de la Société chimique, t. XVII, p. 678, 1897.
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- niaque dans ie gaz, pour 100, 0,03 à a,06 ; dans le résidu 0,24^0.40. Quatre expériences de M. Moissan sur quatre échantillons différents lui ont fourni les chiffres suivants pour l’azote total :
- ' 2 3 4
- Az total : 0,02 o,ri 0,15 0.31
- L’auteur passe ensuite à l’exposé des recherches qu’il a faites pour reconnaître les corps contenus dans le résidu que laisse le carbure de calcium après décomposition par l’eau sucrée.
- Pour étudier plus facilement ce résidu, le carbure de calcium, au lieu d’être traité par l’eau pure, était traité par une solution d’eau sucrée, de façon à maintenir la chaux en solution sous forme de sucrate de chaux. Le résidu, assez faible, car l’opération portait sur 10 gr seulement de carbure, était jeté sur un filtre, lavé a l’eau sucrée, puis à l’eau pure, ces deux liquides étant bien exempts d’anhydride carbonique. On traitait ensuite par l’alcool, et finalement par l’éther. On desséchait enfin à 40° dans le vide.
- En examinant ce résidu au microscope, on reconnaît qu’il renferme surtout du silicium de carbone, du silicium de calcium et de fer, des parcelles blanches riches en chaux, parfois un peu de sulfure de calcium et du graphite.
- Le siliciure de carbone peut facilement, à cause de sa grande densité (3,12) et de sa stabilité, être séparé des autres substances. On traite le résidu du carbure de calcium par des attaques alternées à l’acide sulfurique bouillant, puis à l’acide fluorhydrique ; il ne reste finalement que le silicium de carbone et le graphite. Parle bromoforme, de densité 2,g, il est facile de séparer ces deux corps.
- Le siliciure de calcium a été signalé par M. Le Chatelier (*). M. Moissan l’a rencontré également et a constaté quelquefois la pré-
- Le Chatelier. Sur les impuretés du carbure Je calcium commercial. Bulletin de la Société chimique, t. XVII,
- p. 795» i897*
- sence de petites sphères contenant du fer, du carbone et du silicium, et aussi celle de cristaux de silice, empilés, décrits par Mais-den.
- La présence du sulfure de calcium dans certains résidus a été décelée en faisant arriver, sous une préparation microscopique, une solution étendue d’acétate de plomb acidifiée par quelques gouttes d’acide acétique. Ce sulfure de calcium ne produit pas d’hydrogène sulfuré par l’action de l’eau en présence de la chaux hydratée, mais il donne naissance à des traces d’un composé organique sulfuré. M. Moissan s’en est rendu compte de la façon suivante : le gaz acétylène, produit par la décomposition du carbure de calcium en présence d’un excès d’eau, passait dans deux tubes de Liebig renfermant une solution d’azotate de cuivre, ou bien de potasse, ou bien encore d’azotitc de plomb. Il était ensuite brûlé et les gaz de la combustion, appelés par un aspirateur, barbotaient dans une petite quantité d’eau distillée, maintenue à o°. Dans les trois cas, il se formait, par le fait même de la combustion, une petite quantité d’acide sulfurique qu’il était ensuite facile de déceler. Les tubes de Liebig avaient retenu toute trace d’hydrogène sulfuré et laissaient passer cependant un composé sulfuré.
- Le sulfure d'aluminium se rencontre quelquefois lorsque la chaux employée renferme du silicate d’alumine et en même temps des sulfates ou sulfures. Il est décomposable par l’eaufroide en donnant de l’hydrogène sulfuré.
- Le siliciure et le carbo-siliciure de fer sont en très petites quantités, variables d’un échantillon à l’autre et dépendant surtout de la pureté du carbone employé.
- Le phosphure de calcium est l’impureté la plus gênante; il donne en présence de l’eau de l'hydrogène phosphore. Le phosphore se trouve encore dans les petites sphères à aspect métallique contenant du fer et du silicium.
- Le graphite se rencontre dans certains échantillons. M. Moissan l’a obtenu en lamelles très minces, parfois hexagonales, le plus souvent contournées et irrégulières ; il
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- retient avec énergie delà silice et du calcium, j trouvé par M. Moissan dans les nombreux Le diamant, dont la présence dans le car- J échantillons qu’il a soumis à l’analyse, bure de calcium avait été signalée, n’a pas été j J. R.
- revue des sociétés savantes et des publications scientifiques
- phosphorescence du verre et émission de rayons cathodiques après l’excitation du tube;
- Par À. Sandruccj (’).
- Un tube de Crookes conserve quelques instants sa luminescence lorsque l’on arrête l’excitation. Trois hypothèses se présentent à l’esprit pour expliquer ce phénomène.
- C Le verre, rendu fluorescent par la décharge, continue, quand celle-ci a cessé, à émettre de la lumière par phosphorescence propre; l’émission des rayons cathodiques cesse aussitôt que la différence de potentiel des électrodes est ramenée à zéro.
- 2n Après la décharge, le verre n’émet plus par lui-même de lumière ; mais l’émission des rayons cathodiques continue, quoique avec une intensité moindre, et produit la fluorescence du verre.
- 3° Les deux actions, fluorescence du verre et émission de rayons cathodiques, ont lieu simultanément.
- L’auteur, pour décider entre ces hypothèses, a recours à la déviation au moins partielle des rayons par le champ magnétique. Il fait agir la force magnétique de façon à dévier notablement le faisceau et à le concentrer sur une partie restreinte du tube, qui émet alors une vive lueur.
- Après avoir excité simultanément le tube et l’électro-aimant pendant quelques minutes, on interrompt ces deux actions.
- La portion de la paroi frappée par les rayons reste plus lumineuse que les autres parties ; mais, quelque temps avant l’extinction complète, cette différence disparaît et l’on nedis-
- (') Xuovo Cimento, t. VI, p. 322, novembre 1897.
- tingue plus la région où l’action des rayons était le plus énergique.
- Ayant excité seulement le tube, on interrompt celui-ci et on envoie immédiatement le courant dans l’électro-aimant. On observe à-chaque excitation ou extinction du champ magnétique un notable déplacement de la fluorescence résiduelle.
- Enfin, le tube fonctionnant, on excite l’électro-aimant pour comparer l'action magnétique exercée sur la fluorescence ordinaire et sur la fluorescence résiduelle. Les déplacements sont exactement dans le même sens.
- L’auteur conclut de là que la troisième hypothèse est la plus vraisemblable. Le verre frappé par les rayons cathodiques devient non seulement fluorescent comme le plati-nocyanure de baryum, mais aussi phosphorescent comme le sulfure de calcium sous l’action des rayons solaires. En outre, la cathode peut continuer à émettre des rayons cathodiques, déviables par l’aimant pendant un temps assez long après l’excitation du tube.
- Il nous semble cependant que les résultats obtenus n’excluent pas la deuxième hypothèse, puisque, dans les conditions habituelles, le faisceau émis par la cathode n’est pas dévié en totalité par le champ magnétique; il se pourrait qu’il n’y eût ici qu’émis-sion de rayons cathodiques, la plus grande partie, mais non la totalité, étant déviée par l’aimant.
- D’après l’auteur, ces résultats sont un argument en faveur de la théorie de Goldstein sur l’origine et la nature des rayons cathodiques. Car l’hypothèse de Crookes, J.-J. Thomson, | A.-C. S winton et tant d’autres, que l’électrode
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- négative électrise les molécules gazeuses qui la touchent et accroît leur vitesse en produisant un courant de matière électrisée qui serait précisément le faisceau cathodique, semble en contradiction avec la persistance du phénomène. Au contraire, suivant les idées de Goldstein, Hertz, Wiedmann, Lenard, les rayons cathodiquesont leur siège dans l’éther et non dans le milieu matériel: dans ce cas, la décharge peut, par transformation d’énergie, dit M. Sandrucci, mettre la cathode en état de produire des vibrations spéciales de l’éther et cet état persiste ; telle une corde continue à vibrer après le coup d’archet ; ou mieux, lin corps lumineux par calorescencecontinue à émettre de la lumière après l’action de la chaleur.
- Les vibrations électriques de l’éther ne pourraient-elles pas, comme les vibrations calorifiques, subir, dans les conditions spéciales de la décharge des tubes de Crookes, un raccourcissement considérable de longueur d’onde de façon à se transformer en radiations cathodiques ?
- G. Goisot.
- Sur l’orientation d’un disque de sélénite dans un champ électrique uniforme ;
- Par A. Righi (*).
- L’auteur indique que la relation de Maxwell, entre l’indice de réfraction et la constante diélectrique, doit être vérifiée par raison de symétrie pour les diélectriques appartenant aux deuxieme, troisième et quatrième systèmes cristallins; mais la vérification expérimentale est indispensable dans le cas des deux derniers systèmes.
- La coïncidence entre les axes d’élasticité optiques et les axes de polarisation électrique, qui résulte de la relation de Maxwell, se vérifie mieux quand on détermine la direction de ces derniers au moyen d’un champ électrique rapidement alterné, et celle des axes
- ( R. Âccatl. dette Science de Bologne, 30 mai 1897.
- optiques en employant les ondes électromagnétiques. L’auteur applique cette méthode à la sélénite, qui appartient au système monocyclique, parce que la détermination des axes qui correspondent aux trois indices de réfraction principale relatifs auxondes électromagnétiques, a déjà été faite. Il cherche si l’axe de polarisation électrique principale coïncide avec la direction de clivage secondaire qui est celle du maximum d’indice de réfraction principale.
- Knoblauch, dans des expériences analogues, avait trouvé un résultat négatif.
- Dans les recherches exposées ici, on a employé des disques de sélénite de 2 cm de diamètre et 2 mm d’épaisseur, percés d’un petit trou suivant l’axe. Le disque est enfilé sur un fil de verre rectiligne légèrement conique, dont l’extrémité supérieure effilée est reliée à un fil de quartz très fin et long de 22 cm environ.
- Le disque de sélénite est ainsi suspendu entre deux plateaux verticaux de laiton, parallèles entre eux et dont la distance peut varier à volonté : cette distance a été maintenue habituellement à 2,5 cm. Le tout est enfermé dans une cage de verre dont l’air est desséché par l’acide sulfurique.
- Les deux plateaux, étant à des potentiels de signes contraires, engendrent un champ sensiblement uniforme dans lequel se meut le petit disque de sélénite. Pour produire les charges alternatives nécessaires, l’auteur a adopté le dispositif de Lecher, en modifiant un peu les dimensions pour pouvoir obtenir des potentiels plus élevés.
- Les quatre plaques métalliques sont carrées et ont un in de côté. Les primaires sont distantes des secondaires de 4 cm et reliées à deux boules de laiton de 4 cm de diamètre et distantes de 0,8 cm. Les deux fils horizontaux qui vont des plaques secondaires aux plateaux de l'appareil, ont un peu plus de 1 mm de diamètre et 9,5 m de long, à 26 cm d’intervalle. Pour trouver la position des ponts on a employé un petit tube de Geissler. La longueur d’onde était de 14 à 15 m, et la
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- période du champ dans lequel se déplaçait la sélénite de 5 X 10 - H.
- En actionnant la bobine, on voyait le disque suspendu se mettre en rotation et s’arrêter après de lentes oscillations. Il reprenait sa position initiale, quand la bobine était interrompue.
- Le déplacement était tel que la direction de clivage susdite se plaçait suivant les lignes de force ; il restait cependant un certain angle entre ces deux directions. L’angle était d'autant plus petit qu’il était lui-même plus faible avant l’excitation du champ ; en particulier, s’il était nul au début, il n’y avait pas de déplacement. Le petit angle observé semble donc dû au fil de quartz.
- Il résulte de ces expériences répétées plusieurs fois et avec différents disques de sélénite, que, dans les limites de précision auxquelles le dispositif décrit peut prétendre, la direction du maximum de constante diélectrique coïncide avec la direction du maximum d’indice de réfraction principale, pour les ondes électromagnétiques ; ce qui est conforme à la relation de Maxwell. G. G;
- Sur le retard dans la décharge par les pointes ;
- Par K. WesendonckC).
- Après les recherches de M. Warburg sur le retard de décharge, l’auteur a cru devoir reprendre le travail qu’il avait fait sur la décharge par les pointes (*).
- Il a.retrouvé les résultats généraux de son mémoire antérieur, soit qu’il chargeât la pointe très lentement ou plus rapidement.
- En maintenant la pointe pendant cinq ou six minutes à un potentiel constant, voisin du potentiel explosif préalablement déterminé, on ne pouvait abaisser d’une façon appréciable ce potentiel si la pointe était positive ; l abaissement était très sensible si la pointe était négative.
- '(') JVied. Ann., t. LXV, p. 116. ‘ <*> Wied. Ann., t. LX, p. 227.
- En chargeant lentement une pointe formée d’une aiguille d’acier on retrouvait encore ce résultat que les potentiels négatifs (pointe négative) étaient plus grands que les potentiels positifs (pointe positive), mais ceci était moins fréquent et moins accentué que dans le précédent travail.
- Les potentiels explosifs varient dans des limites assez larges, même dans la charge lente d'une pointe dorée dans un vase soigneusement poli, en l’absence de toute vapeur mercurielle par exemple; les potentiels positifs varient de 1 400 à 1 600, les potentiels négatifs de 1 300 à 1 650; dans l’hydrogène les écarts sont moins grands, les potentiels positifs varient de 1 450 à 1 500, les potentiels négatifs de 1 350 â 1 500.
- En introduisant quelques gouttes de mercure dans le vase on remarquait au bout de quelques jours une augmentation notable des potentiels explosifs ; cette augmentation était plus considérable pour les potentiels négatifs : de 1 500 ils passaient à 1 900. On remarquait en outre que si la première décharge se faisait à 1 600, la suivante se faisait à 1 900.
- En résumé, malgré toutes les précautions prises par l’auteur, le phénomène de la décharge par les pointes en effluves et aigrettes ne présente pas la régularité et la constance que l’on aime à trouver dans toute étude expérimentale.
- Lumière émise par certaines électrodes à l'intérieur des électrolytes ;
- Par F. Braun ^).
- L’émission de lumière s'observe à la surface d’une électrode d’aluminium plongée dans de l’acide sulfurique étendu, que traverse un courant alternatif (100 alternances) ; la lumière est blanc mat ou jaune rougeâtre et présente l’aspect phosphorescent. Lorsque le courant est très intense, cette lumière devient bleuâtre et on aperçoit en certains
- (') Wied. Ann., t. LXV, p. 361-564, mai 1898.
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- points de petits éclairs très brillants; en général, les lueurs disparaissent quand on supprime le courant.
- Si on emploie comme électrode une bande étroite d’aluminium ou un fil de 3 mm de diamètre, on aperçoit dans un miroir tournant une série d’images brillantes séparées. C’est toujours sous l’action de la demi-oscillation du courant qui le polarise par l’hydrogène que le métal s’illumine. On a relevé au moyen d’un miroir tournant les instants où le fil s’illumine, et, d’autre part, la courbe représentant la marche du courant, enregistrée au moyen d’un faisceau de rayons cathodiques.
- On a constaté ainsi que l’illumination ne se produit que quand l’aluminium est cathode. Le métal commence à luire seulement quand la densité du courant a atteint une certaine valeur et les lueurs cessent quand la densité est tombée au-dessous de cette même limite.
- Les particules qui émettent une lumière d’un blanc presque pur s’éteignent en même temps que la lumière mate émise par la surface entière de l’électrode; le phénomène paraît donc être de même nature pour ces points isolés que pour le reste de J’clec-trode, à l'intensité près. Ce phénomène peut être utilisé pour reconnaître les différences de phase des courants, par exemple en reliant trois fils d’aluminium placés parallèlement l’un à l’autre aux trois branches d’un courant triphasé.
- Au moment de la fermeture du circuit
- d’un courant continu, une cathode d’aluminium s’illumine également; si on répète plusieurs fois de suite l’expcrience, l’éclat de la lumière va en diminuant, et après une douzaine de commutations, on n’aperçoit plus rien. Si on polarise la cathode par l’hydrogène, elle reprend ses propriétés primi-
- Une feuille d’aluminium polie, qui n’a pas été encore polarisée par l’oxygène et qui est employée immédiatement comme cathode, ou bien une feuille qui a été oxydée superficiellement dans une flamme, n’émettent aucune lumière.
- Il semble que cette illumination du métal doit être précédée de la formation de cette couche superficielle qui agit comme soupape électrique. Dans les dissolutions où cette couche superficielle ne se forme pas, celles de chlorure de sodium, par exemple, il n’y a pas non plus de phénomène lumineux ; au contraire, on l’observe dans d’autres solutions comme celles de ferrocyanure de potassium, de sulfate de zinc, de sulfate de fer.
- Le magnésium s’illumine aussi dans des dissolutions convenablementchoisies; le zinc, plus faiblement. Avec le zinc, le phénomène est le plus brillant quand il fonctionne comme anode dans une dissolution de sulfure de sodium. Le système fonctionne aussi comme soupape, mais avec un très mauvais rendement, rendant seulement en courant continu o,i ampère pour un courant alternatif de 3 amp d’intensité efficace.
- M. L.
- BIBLIOGRAPHIE
- La traction électrique sur voies ferrées, par André Blondel et F. Paul Dubois, ingénieurs des ponts et chaussées. — Deux beaux volumes grand in-8, contenant plus de 1700 pages et 1014 figures. Baudry et C-'\ éditeurs, 15, rue des Saints-Pères. Prix, reliés, 50 francs.
- Comme le dit M. Potier dans la préface de cet
- ouvrage : « l'un au moins des auteurs est déjà trop bien connu, en France et à l’étranger, par ses travaux sur la Photométrie, l’Arc, l'Éclairage et la Théorie des moteurs à courants alternatifs, pour que ses écrits n'attirent pas l'attention de tous ceux qui s’intéressent aux progrès des applications de l’électricité ». Aussi craignons-nous d'être bien en
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- retard en le présentant seulement aujourd’hui, près de trois mois après sa publication, aux lecteurs d’un journal où ont etc publiés la plupart des remarquables travaux dont parle M. Potier; beaucoup sans doute se sont empressés de se le procurer dès l’annonce de la mise en vente, certains d'avance d'y trouver un véritable traité didactique de la traction.
- C’est là. en effet, le but que se sont proposé MM- Blondel et Paul Dubois. Ils l’ont, à notre avis, parfaitement atteint et ces deux gros volumes, formant ensemble plus de 1700 pages, qu'ils viennent de publier constituent une mine de renseignements où viendront certainement puiser pendant bien des années, les ingénieurs de traction. Ils ont, en effet, cherché avant tout à dégager des leçons de l’expérience des idées générales qui puissent servir de guide durable dans la recherche de nouveaux per. fcctionnements, qui puissent mettre les lecteurs en état de se tenir ensuite eux-mêmes au courant des applications nouvelles et des progrès de chaque jour par la lecture des périodiques spéciaux.
- La partie descriptive n’a d’ailleurs pas été sacrifiée pour cela ; de nombreuses coupes cotées du matériel des diverses parties d’une installation de traction, voies, moteurs, voitures, etc., en sont la preuve. Sans doute on y rencontre rarement les illustrations à effet dont sont si prodigues les constructeurs de tramways et de chemins de fer électriques de l’autre côté de l'Atlantique. Mais, si elles flattent l’œil, ces illustrations n'apprennent pas grand'chose et nous devons être reconnaissants aux auteurs de les avoir sacrifiées et remplacées par des documents plus substantiels. Le lecteur désireux d’avoir de plus amples renseignements sur les installations signalées dans l’ouvrage, 11’a d'ailleurs aucune peine à les trouver. La parti&biblio-graphique a été en effet fort bien soignée : outre les renvois indiquant les sources originales, un index bibliographique très complet classé par noms d’auteurs termine le second volume.
- U est à peine besoin de dire que tout l’ouvrage est marqué d'un cachet d'originalité qui rehausse considérablement la valeur des documents qu'on y trouve. Certes, bien des parties ne se prêtaient guère, par la nature des sujets traités, à des idées originales, mais encore fallait-il apporter quelque discernement dans le choix des renseignements à y placer et une certaine méthode dans le groupement et l exposé de ceux-ci, et c'est ce que les auteurs • pas manqué de faire. D’autres parties, au «igeaient que les auteurs donnassent
- c<>ntrair<
- leur opinion motivée; ils n'y ont pas manqué non plus.
- Parmi ces dernières parties, nous signalerons tout particulièrement l'appendice n° 2, traitant des conditions de sécurité, de la réglementation et du contrôle technique des installations de traction électrique où les auteurs publient un projet de réglementation très détaillé après avoir indiqué les raisons qui les y ont conduits. Sans doute certains points de ce projet pourront être critiqués, mais n'est-ce point précisément le propre des idées originales de soulever les critiques? Quoi qu’il en soit, l'extension que prend chaque jour en France la traction électrique rend nécessaire une réglementation de ce genre, et comme l'écrit M. Potier dans la préface, il est vraisemblable que, dans leurs grandes lignes au moins, les futurs règlements ne s’écarteront pas beaucoup des propositions des auteurs, tous deux ingénieurs des Ponts et chaussées, corps auquel appartient en fait le contrôle des tramways. La discussion de ces propositions avant l’adoption par l’administration d'un règlement définitif ne peut donc qu’être de la plus grande utilité pour les intéressés.
- Passons à l’analyse sommaire de l’ouvrage.
- Disons de suite que l'importante question de la distribution de l’énergie dans les installations de traction n’est pas traitée dans cet ouvrage. La considérant comme un cas particulier de la transmission électrique de l'énergie à distance, compliquée par le déplacement des appareils récepteurs, les auteurs se réservent de la traiter avec l'ampleur nécessitée par son importance, dans un autre ouvrage en préparation. Celui qui vient d’ètre publié ne comprend donc que la traction proprement dite et encore n’y est-il question que de la traction sur voies ferrées, les automobiles routières étant laissées de côté.
- Il est divisé en trois parties : la Voie ferrée, le Matériel roulant, la Traction ou étude complète du moteur de traction. Cette dernière partie et le dernier chapitre de la seconde forment le second volume. Celui-ci sera analysé prochainement par M. Pellissier, que sa compétence en matière de traction désignait tout spécialement. Nous nous bornerons aujourd’hui à l'indication des matières traitées dans le premier volume.
- L’étude de la Voie ferrée est précédée d’un historique à la fois concis et complet. Dans cette étude, MM. Blondel et Paul Dubois ont laissé de côté les voies ferrées électriques établies sur plate-forme
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- séparée, ces voies sc traitant comme celles des chemins de fera vapeur, sur lesquelles des ouvrages spéciaux ont été publiés. Par contre, ils donnent des indications détaillées sur les voies sur chaussée pavée ou empierrée. A signaler dans cette étude le paragraphe fort intéressant consacré aux rails soudés et celui consacré aux dépenses d’établissement des voies.
- L’étude du Matériel roulant débute par la descrip tion des procédés employés pour l'adaptation des moteurs électriques à la traction. Les divers modes de transmission du mouvement de l’arbre du moteur à l’essieu moteur, les divers modes de suspension du moteur lui-même sont successivement passés en revue.
- Dans le chapitre suivant, qui ne comprend pas moins de 113 pages, se trouvent l'exposé de l’évolution des types de moteurs de traction, la description générale des moteurs modernes, celle des types particuliers des divers constructeurs et enfin des moteurs de traction à courants alternatifs ; ce dernier paragraphe, bien qu'il n’ait jusqu’ici qu’unè médiocre utilité pratique, les lignes de traction à courants alternatifs n'étant encore qu’au nombre de trois ou quatre', est particulièrement intéressant par les opinions qu'expriment les auteurs, et nous regrettons detre obligé de le signaler seulement.
- Les voitures automobiles pour tramways et pour chemins de fer sont l’objet du chapitre suivant. Apres des généralilés sur les conditions que doivent remplir les divers organes de la voiture : trucks, caisses, appareils accessoires, les auteurs donnent la description de quelques voitures des typés les plus employés.
- Dans le dernier chapitre du volume consacré aux locomotives électriques nous signalerons plus spé-
- ÉLEGTRIQUE
- cialement le paragraphe sur la comparaison entre les locomotives électriques et les locomotives à vapeur.
- Deux Appendices et vingt-neuf Annexes terminent le volume. Dans le premier appendice les auteurs ont rassemblé les renseignements leur paraissant mériter le plus de confiance sur les dépenses d’établissement et d'exploitation des installations de traction électrique. Le second est, comme nous l’avons dit plus haut, consacré à l’ctude des conditions de sécurité de toute sorte que doivent remplir les installations de traction. Les annexes sont, en grande partie, des reproductions des cahiers des charges de divers réseaux de traction électrique et des règlements, lois, décrets, arrêts qui régissent ces installations tant en France qu’à l’étranger. Quelques-uns cependant ont un caractère technique ; parmi ceux-ci nous remarquons un exemple de calcul de moteur de traction à courant continu dont le projet est établi par les auteurs. Signalons aussi l'annexe n° 2, où les auteurs, après avoir fait remarquer que souvent l'on va chercher à l’étranger ce qu’on peut se procurer en France dans d’aussi bonnes conditions, donne la description d’un moteur Labour, de la Société L’Éclairage Électrique, d'une puissance de 6 chevaux, pour locomo-
- Telles sont, rapidement indiquées, les matières que contient le premier volume. Cette brève indication suffira, espérons nous, pour décider les retardataires à prendre connaissance d’un ouvrage qui, ainsi que nous l’avons dit, servira pendant longtemps de guide aux ingénieurs, cle jour en jour plus nombreux, qui ont besoin de s’initier à la traction ciecrique.
- J. Bt.ONLiIN.
- CHRONIQUE
- Les tramways électriques de Livourne, — La ville de Livourne est une des premières villes d’Italie qui ont substitué la traction électrique à la traction animale. L’installation est à fil aérien et fonctionne depuis octobre 1897. L’exploitation est intensive à une époque de l'année ; le réseau est simple, il se développe le long de la mer en desservant les villes et les faubourgs; c'est une ligne de promenade et non une ligne industrielle, il n’y a en
- effet pas de centres manufacturiers en cet endroit. Nous empruntons la description de celte installation à L'Eleîtricisla.
- La station centrale occupe une superficie d’environ 6 700 ma, elle est à peu près au centre du réseau, près de la mer, dans la localité de Santo Jacopo. Elle comprend une salle de machines, une salle de chaudières, un dépôt de charbon , une remise pour les voitures, un atelier de répara-
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- tion, des magasins et les bureaux de la direction.
- La puissance actuelle est de i ooo chevaux environ, divisée en trois unités de 350 chevaux: les locaux ont été prévus eu vue de cinq unités.
- Les trois chaudières, du type tubulaire Babcock Wilcox, ont chacune une surface de chauffe de 235 m* et travaillent normalement à la pression de 6 à 10 atmosphères. Chacune peut alimenter une des unités susdites. Les tubes de vapeur sont du Lype à anneau et munis de séparateurs automatiques d’eau condensée.
- L’alimentation est assurée par deux pompes à vapeur Duplex. Etant donné le défaut d’eau pour les chaudières, on recueille beau de pluie dans une grande citerne de 350 m3. A défaut de celle-ci, les pompes aspirent l'eau d’un puits situé à l'intérieur de la station. Dans ce cas l’eau doit être épurée chimiquement. Du reste, les machines étant à condensation, l’eau est réemployée continuellement, en séparant l’huile par décantation et filtration dans des vases à diaphragme.
- Les trois machines à vapeur sont accouplées directement aux dynamos sans intermédiaire élastique. Elles sont du type compound-tandem.
- Les dynamos, à courant continu et à enroulement compound, développent normalement 225 kilowatts à 550 volts avec surcharge éventuelle. Chaque unité produit le mouvement de 16 voitures motrices avec autant de remorquées.
- Les différentes connexions des dynamos sont réunies au tableau de distribution contenant les appareils de mesure et de contrôle. Chaque unité possède un ampèremètre, un rhéostat d’excitation, une valve de sûreté, deux interrupteurs, deux voltmètres (un pour la ligne et un pour i’accouplcmcnt de deux unités), avec interrupteur à plusieurs direc-
- I.a partie du tableau qui correspond à la ligne comprend ies appareils pour quatre feeders, ampèremètres, interrupteurs automatiques à maxima, valves de sûreté et parafoudres. Enfin il y a un vatlmètre et un galvanomètre.
- Dans la salle des machines, outre les accessoires habituels, se trouvent :
- line machine à vapeur et une dynamo pour • éclairage de la station; la machine est verticale, à grande vitesse et régulateur central ; sa puissance est de 15 chevaux. La dynamo est bipolaire, com-Pound avec transmission à courroie; elle fonctionne normalement à 550 volts L'éclairage est assuré par 130 lampes à incandescence en série de cinq
- et par 11 lampes à arc avec tableau de distribution spécial.
- 2U line grue à pont de la force de 10 tonneaux, portée 15 m.
- 3" Un siphon pour l'approvisionnement d'eau de circulation dans les condensateurs. On emploie l’eau de la mer, au moyen de deux puits, un sur la plage, l’autre à l'intérieur de la station et reliés par un siphon de 50 cm de diamètre, qui s’amorce à l’aide d’un élévateur à vapeur type Kcerting.
- f.es remises peuvent contenir joo voitures; elles abritent les ateliers de menuiserie, de peinture la
- fosses pour la visite des trucks. Les machines des ateliers sont mues par transmission commandée par un électromoteur. L’éclairage est fait par lampes à arc et à incandescence fixes et mobiles.
- La ligne est presque entièrement à double binaire ; elle part de la station, traverse la ville avec deux branches qui se réunissent à la mer, de là clic suit la plage jusqu’à Antignano. Le développement en voie simple est de 22 km. La prise de courant est par trôlet; l’alimentation est faite par qualrefee-ders souterrains, reliés au fil de service, divisé en quatre sections indépendantes . La division est produite par des interrupteurs placés le long de la ligne, et que l’on manœuvre à la main.
- Les supports de la ligne aérienne sont constitués par des fils d'acier transversaux, soutenus par des rosaces à l’intérieur de la cité et par des poteaux tubulaires cl’acier à l’extérieur. Le fil de service en cuivre silicié de 8 mm est à 6 m au-dessus de la
- Les courbes même de petit rayon sont fréquentes, mais les pentes sont peu accentuées. On étudie actuellement la ligne de Livourne à Alontenero, qui a de fortes pentes .
- Les voitures, au nombre de 36, peuvent contenir 44 voyageurs, elles sont à volonté ouvertes ou fer-
- Chacune est munie de deux moteurs de 15 chevaux et peut traîner deux voitures de remorque. Les moteurs sont à excitation en série, tétrapolaires avec balais à 90° et réduction de vitesse. Ils sont suspendus aux trucks par un soutien unique à ressort placé au milieu de la voiture . Ils peuvent aisément être mis hors circuit en cas de dégât.
- Le contrôleur se compose comme d'habitude de deux organes : l’inverseur de marche et le régulateur en série et en parallèle avec cinq positions, dont deux sans résistance. Il est muni d’un frein
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- électrique fonctionnant par la mise en court-circuit des moteurs, et d’un souffleur magnétique pour les arcs qui peuvent se produire éventuellement entre les différents contacts.
- L’cclairage est produit par cinq lampes à incandescence en dérivation.
- Chaque voiture est protégée des décharges atmosphériques par un parafoudre à lames et une bobine de self-induction insérée dans le circuit des mo-
- La vitesse normale est de 16 km en dehors des endroits habités. G.
- Réseau de tramways électriques de Springfield et Holyoke (Massachusetts). - Le Street Railwav Journal du mois d’août décrit le nouveau réseau électrique de Springfield et Holyoke, villes des États-Unis, distantes de ibkm et considérées comme très manufacturières. Voici, d’après le Génie Civil, un résumé de cette description.
- A Springfield, la station de force motrice contient quatre machines de i 20c chevaux. Dans cette installation, il y a lieu de remarquer, comme présentant un caractère intéressant et nouveau, un truck de secours pouvant se placer sous les voitures avarices en cours de route, et permettant leur transport facile dans la remise Celle-ci n’a qu'une voie d'entrée, ce qui a permis de n’avoir qu’une ouverture de dimensions restreintes, de telle sorte qu’on peut chauffer la remise pendant l’hiver et procéder à un sérieux nettoyage du matériel.
- A Holyoke, les générateurs de vapeur fonctionnent avec un courant d’uir forcé, entretenu par des ventilateurs et donnant des résultats très satisfaisants. Le réseau comprend un chemin de fer de montagne à plan incliné, dans lequel deux voitures sont reliées par un câble, chacune d'elles étant pourvue de moteurs, le câble a pour but d’équilibrer le poids mort des véhicules, quand l'un monte et que l'autre descend. On ne fait pas usage de crémaillère, mais un rail de sûreté règne sur toute la longueur de la ligne et peut être saisi par un appareil automatique placé sous la voiture et agissant chaque fois que la vitesse normale est dépassée.
- La résistance des bateaux à la traction. — [.'application de l’électricité à la traction sur les
- canaux, qui se développe de jour en jour, donne un intérêt pour les électriciens à la communication sur la résistance des bateaux à la traction que faisait M. F. Chaudy à la dernière séance de lu Société des Ingénieurs civils et qui vient d’être publiée dans le Bulletin de cette Société.
- La résistance d'un bateau à la traction comprend deux termes principaux dont il est important de bien saisir l'importance relative : i° le frottement du liquide contre la paroi solide immergée; 20 la diminution de la pression à l'arrière et l’augmentation de la pression àl’avanl, par suite de la dénivellation de l'eau. Il y aurait bienàtenircomptcdelaré-sistance provenant de l'agitation du -liquide due à l'a-vancemerltdu bateau et au frottement des molécules liquides agitées les unes contre les autres, Mais la valeur de ce troisième terme est très petite par rapport à celles des deux premiers et M. Chaudy la néglige. Il laisse également de côté l’effet que produit l’hclicc d’un bateau sur la diminution de pression à l’arrière.
- Le calcul du frottement du liquide conire les parois immergées est des plus simples lorsqu’on envisage, comme le fait l’auteur, un bateau d’une forme théorique se rapprochant autant que possible de la forme réelle des chalands : bateau à fond plat, à bords verticaux, à proue et poupe identiques de forme triangulaire. Malgré cette simplicité du calcul nous ne le reproduisons pas et nous nous bornerons à indiquer une de ses conséquences inattendues : c'est que le frottement est d'autant plus élevé que l’angle formé par les bords de la proue ou de la poupe est plus petit, c'est-à-dire que les pointes de proue et de poupe sont plus affinées. Ce résultat étonne au premier abord car on croît généralement que la résistance d'un bateau est d'autant plus faible qu'il a des formes plus fines-Mais il convient de remarquer que la résistance due au frottement du liquide n’est qu’une partie de la résistance totale et que la partie duc à la surpres. sion à favant et à la dépression à l'arrière peutmodi-tier la conclusion en ce qui concerne la résistance totale.
- La résistance due à la surpression et à la dépression, dont l’évaiuation est un exercice fort simple d’hydrostatique, est en effet donnée par une expression qui contient un terme renfermant la vitesse au second degré et le sinus du demi-angle des parois de la proue ou de la poupe. Par suite, quand la vitesse devient suffisamment grande, ce terme devient prépondérant et l’augmentation du demi-
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- angle des parois influe considérablement sur la résistance due aux pressions.
- La considération de ces deux parties de la résistance totale montre qu’aux faibles vitesses, comme celles que l'on utilise sur les canaux, c'est la résistance de frottement qui l'emporte et que l’on a alors intérêt, ainsi qu’on le fait d’ailleurs d’après tes indications de la pratique, à prendre des bateaux à proue et à poupe très aplaties. Aux vitesses élevées, au contraire, la résistance due aux .pressions devient prépondérante et il convient de donner des formes fines à la proue et à la poupe.
- Deux exemples numériques donnés par l’auteur font bien ressortir cette différence. Us s'appliquent à un bateau ayant i m de tirant d’eau, 3 m de large 16,12 m de long et dont les parois de la proue et de la poupe font entre elles un angle de 40°. En supposant une vitesse de 2 m par seconde, on trouve 3156 kgm pour le travail de frottement et t 100 kgm seulement pour le travail résistant dû aux pressions. Tour une vitesse de 10 m par seconde, le premier travail est de 15780 kgm et le second de 38000 kgm. I.e rapport de ces travaux, égal à 3 environ dans le premier cas, est donc tombé à 1/2 dans le dernier.
- En terminant, M. Chaudy fait observer que l’idée préconisée par M. Bazin, de faire porter sur des roues ou lentilles creuses plongeant en partie dans l’eau, le bateau lui-même étant entièrement en dehors de celle-ci et les roues animées d'un mouvement de rotation dans le sens de la marche, ne répond que très imparfaitement au but que s'était proposé le promoteur : diminuer la résistance totale au mouvement du bateau. La résistance due au frottement est considérablement diminuée, mais celle qui résulte de la surpression à l’avant et la dépression à l’arrière des roues subsiste presque intégralement; or c’est précisément cette dernière qui est la plus importante dans un navire à grande vitesse. Les bateaux rouleurs, conclut M. Chaudy, ne réalisent pas le problème d’une manière meilleure que les bateaux ordinaires avec proue en pointe et fond relevé à l’avant. Ces bateaux ne peuvent trouver leur application que sur les canaux où la.vitesse de marche est faible et où, par conséquent, le frotie-ment est prépondérant.
- Préparation au four électrique de carbures doubles de fer et de tungstène, de fer et de chromo,
- de fer et de molybdène. — Il y a quelques mois* M. P. Williams indiquait le mode de préparation et les propriétés d’un carbure de.tungstène Tu C, et signalait la formation simultanée de carbures doubles de fer et de tungstène (ÉcL Élect., t. XVI, p. 44' ; dans deux notes récentes à l'Académie des sciences,il faisait connaître la composition et les propriétés d’un de ces carbures doubles, ainsi que celles de carbures doubles de fer et de chrome, de fer et de molybdène, obtenus par le même procédé.
- Pour obtenir les carbures doubles de fer et de tungstène, on fait (Comptes rendus, t. CXXVIL p. 410) un mélange d’acide tungstique pur et calciné, de fer et de coke de pétrole pulvérisé dans les proportions suivantes : acide tungstique, 350 gr ; fer, 250 gr ; coke de pétrole, 80 gr. Ce mélange est placé dans un creuset de charbon et chauffé au four électrique pendant cinq ou six minutes, avec un courant de 900 ampères sous 45 volts. On obtient ainsi un culot parfaitement fondu que l’on traite par l’acide chlorhydrique concentré à chaud, jusqu’à désagrégation complète. Le résidu est forme de deux carbures doubles de tungstène et de fer, du carbure de tungstène Tu Cet de graphite. Au moyen d’un aimant, on enlève les carbures doubles qui sont magnétiques. En les traitant par l’acide chlorhydrique bouillant, l'un des carbures est dissous et celui qui reste correspond à la formule 2 1-VC, 3 Tu” C. On peut d'ailleurs arriver plus facilement à l’obtention des cristaux de cc carbure, en traitant le culot préparé au four par l’eau régale qui dissout les autres matières. Quant à l’autre carbure double, il n’a pu être isolé.
- Un carbure double deferet dechrome s’obtient [Comptes rendus, t. CXXVIL p. 483] au moyen d’un mélange de sesquioxyde de chrome pur, de fer et de coke de pétrole dans les proportions de : sesquioxyde de chrome, 200 gr; fer, 200 gr ; coke de pétrole, 70 gr. On chauffe au four électrique, pendant cinq minutes, avec un courant de guo ampères sous 45 volts, Le culot obtenu est désagrégé par l’acide nitrique, et les cristaux du carbure double sont séparés du graphite, par différence de densité,au moyen du bromoforme. L’analyse a conduit à la formule 3 Fe3 C, 2 Cr‘ C4. L'auteur rappelle que deux autres carbures doubles ont été trouvés récemment par MM. A. Carnot et Goûtai en faisant réagir l’acide chlorhydrique sur le ferrochrome industriel ; ces deux carbures ont pour formules 3 Fe*C, Cr3 C2 et Fe3C, 3 Cr3 C8.
- Pour préparer le carbure double de fer et
- de molyb-
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- dîne, on fait un mélange cle bioxyde de molybdène obtenu par calcination du molybdate d’ammonium au four Perrot, avec un excès de fer et du coke de pétrole dans les proportions suivantes : bioxyde de molybdène, 130 gr ; fer, 300 gr ; coke de pétrole, 5«'> gr. Le culot obtenu par une chauffe de cinq minutes, par un courant de 900 ampères sous 45 volts, est désagrégé par l'acide chlorhydrique chaud. Le résidu est formé de deux parties, dont l'une, magnétique, est séparée par un aimant. La partie non magnétique, la seule étudiée, est formée d'un carbure double de f_r et de molybdène et de graphite ; ce dernier est séparé par le broraoforme ou l'iodure de méthylène. Les cristaux restants ont une composition répondant sensiblement à la formule jMo3 C Ke3 C.
- La soudure de l'aluminium. - - Les difficultés que présente la soudure de l'aluminium proviennent : i° de sa grande conductibilité thermique, cause du refroidissement trop rapide de la soudure ou des parties à réunir; 2" de l’action électrolytique qui a lieu entre l’aluminium et la soudure et altère celle-ci ; 3" de l’ignorance où l’on se trouve du fondant le mieux approprié.
- W. S. Hâtes a fait à ce sujet une communication à la Société américaine des sciences chimiques de Chicago. D'après lui, la vraie raison de la première difficulté dépendrait du rapport entre le point de fusion de l’aluminium et la température à laquelle il forme des alliages. Les alliages employés sont en général formés de métaux communs plus fusibles, tels que l’étain, le zinc, etc., qui ne se combinent pas avec l’aluminium à basse température, et l'auteur croit que, au voisinage du rouge, la soudure se ferait sans difficulté; il a d'ailleurs vérifié Scs prévisions. Le bismuth semble pouvoir se combiner à l'aluminium à température relativement basse, de même J'étain phosphoreux. Dans ces deux cas, \V. Bâtes a employé, comme fondant, la résine.
- A propos de la deuxième difficulté, il convient de remarquer que l’aluminium occupe presque l’extrémité positive de l’échelle électrochimique des métaux, de sorte que, au contact de la plupart des métaux communs, il forme un couple dont il est le métal attaqué. Il faudrait donc employer des métaux ou des alliages très voisins de l’aluminium dans l'échelle éiéctrochimique ; parmi ceux ci, il faut ccarterdéjà les métaux'alcalino-terreux: restent alors le chrome, le manganèse et le zinc; mais les |
- deux premiers ne peuvent être employés, et les résultats obtenus avec le troisième ne sont pas satisfaisants- Il n’y a plus alors à s'adresser qu’à l'aluminium lui-même ou à un de ses alliages formé au moyen d’un métal capable d’abaisser suffisamment le point de fusion. W. Bâtes a pris un brevet pour un alliage ternaire formé de 70 p. ioo d’aluminium, 20 d’étain et iode cuivre ou d’argent. Les soudures obtenues de cette façon ont
- salée.
- Quant aux fondants, tous ne remplissent pas le but visé. le résultat dépend de la composition du fondant et de la nature des métaux à souder. Le chlorure de zinc employé habituellement pour les soudures communes peut servir ici, mais à température plus élevée ; il y a alors décomposition du chlorure, et la portion soudée se recouvre d’une couche d'oxyde de zinc. La résine, qui convient très bien avec le bismuth, ne peut supporter la température nécessaire. Les conditions d’un bon fondant sont donc de $e liquéfier à basse température et de résister aux hautes températures. Celui que propose l’auteur est formé de fluorure alcalin (de potassium de préférence), mêlé avec un dissolvant fusible, tel que le chlorure de lithium. Il fond aune température voisine du rouge, est fluide comme l'eau, n’a aucune action sur l’aluminium ni sur la soudure et reste lue.
- W. Bâtes fait remarquer une quatrième difficulté qui provient de la fragilité des alliages d’aluminium, suivant que l'aluminium ou les autres métaux prédominent. Les alliages intermédiaires éprouvent des modifications moléculaires qui les rendent impropres. En outre, si l’on emploie un alliage contenant une proportion convenable d’aluminium, au point de soudure, il peut absorber une nouvelle quantité de ce métal, ce qui change sa composition et peut le rendre fragile. Avec 95 p. 100 d’étain et 5 d’aluminium, la soudure se désagrège rapidement, ce qui ne sc produit pas avec 95 p. 100 d’aluminium et 5 d’étain. Si bon adopte une soudure contenant beaucoup d’aluminium et satisfaisante, celle-ci en absorbant le métal ne peut perdre de ses qualités.
- 11 semble, d'après les résultats rapportés ci-dessus, que la soudure de l'aluminium puisse se réaliser comme celle des autres métaux.
- G.
- Le Gérant: C.. NAUD.
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- Samedi 29 Octobre 189S
- 6* Année. — N° 44.
- L’Eclairage
- REVUE HEBDOMADAIRE D’ELECTRICITE JbÎbibUOTVH
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- K. CORNU, Professeur à l'École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSQNVAL, Professeur au Collige de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l'Institut. — A. POTIER. Professeur à l'École des Mines, Membre de l’Institut. — J. BLONDIN, Professeur agrégé de l'Université.
- APPLICATION I)E LA MÉTHODE DES IMAGINAIRES
- AU PROHT.KMK DK LA CAPACITÉ UNIFORMÉMENT RÉPARTIR
- Une des études les plus intéressantes sur les courants alternatifs en même temps qu’une des plus compliquées est celle qui consiste à rechercher le mode de propagation d’un courant électrique dans un circuit possédant de la capacité statique uniformément répartie et de la self-induction, comme c’est par exemple le cas d’un câble téléphonique .ou télégraphique, ou dans le domaine de l’industrie électrique celui d’une ligne de transmis-
- Cette étude esquissée par Maxwell (*) a été faite maintes fois déjà, d’abord par Lord Kelvin, puis par MM. Mascart et Joubcrt, par'M. Blakeslcy (L et divers autres savants. MM. Bedell et Crehore, dans une étude intéressante (3) de cette question, ont donné l’expression de la variation de l’intensité et du
- Maxwell, traduction française de M. Seligmann-Lui, p." 5 yol. 1, Gauthiers-Yiliars et fils, éditeurs.
- (2) Voir Les' Courants alternatifs d'Elect:Lite, par M. Bla-kesley, traduction française de M. Itechniewski, p. 77, Bau-dry, éditeur, Paris.
- m Voir Lumière. Électrique, t. XLVI, p. 594, 1892, et Etude analytique, et graphique des courants alternatifs, par MM. Bedell et Crehore. traduction française de M. Berthon, P- 136; G. Carré, éditeur, Paris.
- potentiel en différents points du conducteur à capacité uniformément répartie et à self-induction considérée.
- Dans son traité sur les phénomènes du courant alternatif^1), M. Steinmetz étudie à l’aide des imaginaires le même problème que MM. Bedell et Crehore et grâce à la suppression de la variable temps que permet l’emploi des quantités complexes!2), ramène le problème à une équation différentielle linéaire du second ordre à une seule variable.
- C’est cette dernière étude que nous avons l’intention de présenter aujourd'hui en y joignant l’analyse d’un article récent de M. Stein-meiz(3) sur la période naturelle des lignes de transmission et la fréquence des décharges atmosphériques qui les atteignent et dont la compréhension exige la connaissance de la solution donnée par M. Steinmetz pour le problème des circuits à capacité distribuée et à self-induction.
- (1) Allernating Carrent Phenomeua, p. ijo;Johnston et Cic, éditeurs, Ncw-Ÿork.
- (2) Voir Lumière Electrique, noire article sur « la Méthode de M. Steinmetz pour le calcul des courants alternatifs », t. L, p. 451, 1893.
- (3) The Eleclrical World, du 27 août 1898, .p. 203.
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- L’ÉCLAT RAGE ÉLECTRIQUE
- La solution en question est très générale, car f ctleîie tient pas compte uniquement de l’effgt de la résistance, de la self-induction et de la capacité, mais encore des fuites ou décharges silencieuses su ppiosées également distribuées et dépendant en chaque point du potentiel, ainsi que de l’induction mutuelle de la ligne sur des lignes voisines, et enfin de l'influence électrostatique sur les conducteurs voisins du circuit considéré. A ces effets, il faut également joindre ceux de l’hystérésis magné tique et des courants de Foucault si la ligne contient du fer et ceux de l’hystérésis diélectrique des isolants autres que l’air s'il y a lieu.
- Analysons l'effet de ces différents éléments, pour reconnaître de quelle façon leur influence peut être introduite dans le calcul.
- Laissons de côté la résistance ohmique, la self-induction et la capacité qui, comme on le sait produisent des chutes de potentiel, la preinière eii coïncidence de phase avec le courant jet les deux autres en quadrature avec ce courant, et arrivons de suite à l’effet des décharges silencieuses, non sans avoir rappelé que l’effet de la capacité distribuée est de changer l’intensité du courant, à un instant donné, aux divers points de la ligne, par suite de la présence du courant de charge de chaque Condensateur élémentaire et parsuite de modifier la phase des tensions perdues dans la résistance et la self-induction en chaque point du conducteur.
- L’effet des décharges silencieuses est évidemment du à ce que la résistance des isolants n’est pas infiniment grande, il correspond donc à la production d’un courant approximativement proportionnel et en coïncidence de phase avec le potentiel au point considéré de la ligne.
- C’est donc en somme une résistance établie entre deux points de la ligne ou entre chaque point de cette ligne et la terre et donnant lieu à une composante symphasique ou énergétique du courant.
- L’induction mutuelle produit, comme on le sait, une augmentation de résistance du cir-
- cuit et une diminution de la sclf-induction, et par suite augmente la composante énergétique du courant, et diminue la composante déwattée.
- L’influence électrostatique a pour effet de charger statiquement les conducteurs voisins du circuit, lesquels retiennent sur les conducteurs de la ligne une charge égale et contraire, r/influence électrostatique nécessite donc la dépense d'un courant proportionnel à la tension, c’est-à-dire d’une composante en phase avec cette tension et d’une composante quadratique décalée d’un quart d’onde par rapport a elle.
- L’effet du champ magnétique produit par le courant dons les conducteurs sur les masses métalliques environnantes, qu’il s’agisse d’hystérésis magnétique ou de courants de Foucault, correspond à une composante énergétique c’est-à-dire à un accroissement de résistance.
- Le champ de force électrostatique donne lieu comme le précédent à une dépense d’énergie dans le diélectrique laquelle correspond à une composante symphasique de la tension et peut être regardée comme la composante énergétique du courant dans le condensateur élémentaire.
- Ceci posé, si nous désignons par r la résistance équivalente (!) ou effective par unité de longueur, c’est-à-dire la résistance ohmique augmentée de la résistance introduite par l’induction mutuelle, par les courants de Foucault et par l’hystérésis électromagnétique, si la ligne contient du fer, le tout par unité de longueur ;
- s, la réactance équivalente ou effective, c’est-à-dire due à la self-induction et diminuée de l’effet introduit par l’induction mutuelle, par unité de longueur ;
- p, la conductance équivalente ou effective par unité de longueur, c'est-à-dire due aux décharges silencieuses, à la composante éner-
- b) Voir pour la définition des quantités équivalentes, notre article sur les « Courants alternatifs et quantités complexes », Éclairage Électrique, t. VI, p. 216, 1896.
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- gétique de l’influence électrostatique, à celle de la capacité, c’est-à-dire à l’hystcrésis diélectrique ;
- — 7, la susceptance effective par unité de longueur et due à la composante déwattce de l’influence électrostatique et à la capacité; la quantité o- est toujours positive.
- Les deux premières quantités se rapportent en somme aux éléments en série sur la ligne, et les deux dernières à ceux en quantité.
- Si le courant et le potentiel en un point sont 1 et U, on voit que : la différence de potentiel en phase avec le courant, perdue dans la ligne, est par unité de longueur égale à ri ;
- La tension, en quadrature avec le courant et perdue dans La ligne est par unité de longueur égale à si ;
- Le courant en phase avec la différence de potentiel, perdu par dérivations réelles ou apparentes, est par unité de longueur égal à à U ;
- Le courant en quadrature avec la tension, et dérivé dans la capacité et par influence électrostatique, est, par unité de longueur, égal à — <rU.
- Supposons qu’il s’agisse d’alimenter à l'extrémité d’une ligne un appareil récepteurd’un type quelconque et dont le décalage est connu ; on sé donne la tension et le courant à l’extrémité de la ligne et on se propose de déterminer le potentiel ou la différence de potentiel, et le courant en un point quelconque de la ligne et en particulier la différence de potentiel aux bornes de la génératrice ainsi que le courant qui traverse cette dernière. On pourrait aussi se donner la résistance apparente ou l'admittance, de l’appareil récepteur et la tension E0 aux bornes de la génératrice, et calculer de même le potentiel et le courant en chaque point; les deux problèmes sont évidemment les mêmes.
- Nous compterons la distance x d’un point de la ligne, à partir d’un point O où le potentiel et le courant sont U, et Ii; ou en les écrivant sous forme de quantités complexes :
- LL = «j + u\ ÿ— i,
- l=±ii+t\v'=T,
- et nous regarderons .r comme positif dans le sens de l’énergie croissante et comme négatif dans le sens Contraire.
- En une portion infiniment petite quelconque dx de la ligne, le courant perdu par les fuites dans les isolants est ;
- p U dx,
- et le courant de charge du condensateur en quadrature avec le premier :
- -<tUdx,
- Si l’on remarque que ce dernier est décalé (l) en avant du premier d’un quart d’onde, le coûtant élémentaire mis sous sa forme complexe sera :
- = p U dx — (— tÜ) ÿ — i dx = tj {p -|- * t),
- d’où :
- Lf=u ;?+= ep, en posant pour simplifier :
- p = P + 0-V/-L.
- Dans le même élément dx la chute de tension infiniment petite due k la résistance effective est ;
- rtdx,
- et celle qui fait équilibre à la force contre-électromotrice de self-induction .
- sli*
- La tension élémentaire résultante est donc : d ü = r I dx -P A-1 dx \/~ = l ( r + a \/~î),
- d’où
- en posant :
- R = r |- s v^T.
- positif adopté par M. Steimnetz.
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- Les deux équations différentielles :
- d I dx
- dV _ rR
- (2)
- sont symétriques par rapport à I et E.
- Si l’on différentie ces deux équations, on obtient :
- Æ.
- &
- (3)
- En portant les valeurs de et dans les équations (3) on obtient les équations différentielles linéaires du second ordre à une seule variable :
- (4)
- et substituons dans l’équation {7), on a :
- (a + fil/_i)’=(p + ./—,) (r +sy—1)
- d’où l’on tire, en égalant les parties réelles et les coefficients des imaginaires :
- «•-p* = pr-r«, (8)
- 2«P = ?* - ", (9)
- On a donc en ajoutant ces deux équations après en avoir élevé les deux membres au
- (“2 + P2)* - (pr —a*)* H - (ps-f ar)â = (P* + ^> ('*+**).
- On en déduit :
- *'+ P*=V/(F'- + < (r‘ + s*),
- et par suite, par addition et soustraction avec l’équation (8) et extraction de la racine carrée des valeurs obtenues :
- d*l
- dx3
- = IPR.
- (5)
- Elles sont identiques et montrent par suite, comme on le savait déjà, que le potentiel et le courant en un point ne diffèrent que par une constante dépendant des conditions aux limites.
- L’intégrale générale d’une équation de la forme :
- où a et b sont les constantes et v une quantité imaginaire facile à déterminer.
- On a, en effet, en formant la quantité et en substituant sa valeur et celle de X dans (6) :
- d’e
- l/PR, (7)
- Posons ;
- v = aq-fjy'”,
- 7'~ ^ ^ ^ +lpr — as) |
- 1* = V^-) IV + (’' +^,-(Ÿr - «») j
- La solution générale peut se mettre facilement sous forme de fonction trigonomé-trique; on a en effet, en remplaçant dans l’intégrale générale v par a-j-Sy'TTf ;
- et en remarquant que :
- et
- «- wV'~ = COS ?» -\/=ï sin P»,
- X =<.*'* (cos 3*+ sin fi»)
- + be~ “ (cos Bx — sin p*).
- X = (te“- te-") cos p*
- + \i— 1 [ae*x— sin $x. (n)
- Sous cette forme, si nous substituons T à X, puis si nous formons la quantité -^-,et enfin si nous portons cette valeur de ~ dans
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- 29 Octobre 1898.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- l’équation (i) pour avoir l’expression de U, nous obtenons en posant :
- pour I ;
- (* + (S/-i)t=B,
- '} sin P* j , (.a)
- et pour l’expression de la différence de poten-' tiel en un point quelconque de la ligne :
- L=7T77=ri(Ae“-Be“)cos?*
- + V'~ (Ae^H- Be-*) sin fU- { . (13)
- Telles sont les expressions générales de la différence de potentiel et du courant en un point quelconque de la ligne.
- La détermination des constantes A et B se fer^i en écrivant que pour x = o le potentiel et le courant ont les valeurs admises LJ, et I,, en substituant les valeurs «.-(-«.V-i et et faisant .v=o on obtient pour A et B les valeurs :
- 2À -- (ai, -ïi\) + + [f< + (5L)
- + (p«'i + — *1 (J4^
- 2 B - (a«\ - Pi’,) • - (?«, - w\)_+ Ifai't + PL)
- - (pa', + ™,)] W'-i-
- On déterminerait aussi facilement les constantes en se donnant l’impédance du circuit récepteur et la tension U0 aux bornes de la génératrice.
- Les équations montrent bien que le courant n’est plus le même au même instant en tout point de la ligne et que le potentiel ne décroît pas d’une façon continue, tous deux se propagent par ondes dont la longueurs est évidemment donnée par:
- P*>=**,
- Un point également intéressant à étudier est celui de la différence de phase entre le potentiel et le courant en chaque point, cette différence de phase i<> est déterminée par :
- -y- — r> {cos w sin w), (17)
- où D est une quantité constante, égale au rapport des modules ou valeurs maxima de U et de I.
- Nous appliquerons ces formules à quelqu’un des cas particuliers considérés par M. Steinmetz. Soit d’abord celui d’une ligne a circuit ouvert. On prendra évidemment l’extrémité ouverte de la ligne comme origine; on a alors pour .v=o, I,—o, et par suite :
- 2A = pi<1-m'1 + (pa'1 =
- Les valeurs du potentiel et du courant sont alors :
- U = A t+ <r'""J cos ^
- sin fi«], (18)
- I=TT
- +/—(e~i. 8in,,,].
- Si les décharges silencieuses sont négligeables, ainsi que la résistance de la ligne, on a simplement, en faisant (o = r- :o dans les expressions (10) de a et de p:
- et par suite :
- dont les expressions en fonction du temps sont :
- La vitesse de propagation de ces ondes est :
- (20)
- 3
- {16)
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- l’éclairage électrique
- T. XVII, — Iï° 44.
- ' La constante A peut s’obtenir aussi en écrivant que la tension a une valeur maxima Connue aux-bornes de la génératrice, c’est-à-dire pour x~l.
- Prenons encore le cas d’une ligne fermée à son extrémité, par exemple en mettant cette extrémité à la terre.
- En prenant cette extrémité pour origine pour ,v=o, ôn doit avoir U,=o et par suite :
- 2 A = 2 B = a,\ - pi1. + « + 3,-J y'- I .
- Les expressions de la différence de potentiel et du courant sont alors :
- P 4- sY— r -tV-1 f>-v + e- Y B - ,--------A [(«“*+ e
- + V;-I
- Si la ligne fermée à son extrémité est infiniment longue, l’origine étant prise aux bornes de la génératrice, on doit pour », après change- ment de jv en —xf avoir :
- Les équations générales (i2) et (13) se réduisent alors à :
- U =r ---Y=rAe xX (cos B*— \J— 1 sin B*),
- p + ry-l (22)
- I =--1 __ Ae— aX (cos 'ix —i/~ sia 8*)
- Si l’on suppose que la ligne n’a pas de fuites ni de réactance {->~s—0), on a alors :
- l’impédance -p du circuit s
- On voit donc que le courant en tout point de la ligne est en avance d’un huitième de période sur le potentiel, propriété déjà
- signalée par M. Blakeslcy et par MM. Bedell et Crehore. :
- Proposons-nous maintenant, comme nouvelle application, de rechercher la période naturelle des oscillations de la décharge d’une ligne de transmission quelconque, cette décharge peut provenir, soit de ce que la ligne a été chargée par influence à un certain potentiel par l’électricité atmosphérique, c’est-à-dire par ie passage d’un nuage orageux au-dessus ou dans le voisinage de la ligne, soit d’un changement brusque dans les conditions du circuit, comme par exemple son ouverture. C’est ce dernier cas que nous considérerons dans ce qui va suivre.
- Pour les fréquences généralement assez élevées des décharges oscillantes, on peut, sans inconvénient, négliger la résistance de la ligne, qui est toujours petite par rapport à la réactance. Ceci revient en somme à supposer que l’amortissement des ondes par la résistance est négligeable, et que, pat* suite, le courant pendant la décharge est en chaque point un courant alternatif sinusoïdal ayant approximativement la même fréquence et la même intensité efficace que celles de l’onde initiale au moment de la décharge.
- Dans ces conditions, ie problème est assez simple. Nous supposerons de plus qu’il n’y a pas d’induction mutuelle ni d’hystérésis diélectrique, ni de pertes à la terre ou entre les conducteurs. On a alors ;
- L étant le coefficient de self-induction par unité de longueur, et :
- C étant la capacité par unité de longueur.
- Si nous faisons f—o, p— o dans les équations (12j et (13), nous obtenons :
- Les expressions du courant et de la ten-
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- :8-3
- sioncn un point quelconque de la ligne sont donc :
- 1=-^==!-[(A + B) cost _____________________
- + V;- j (A - B) cos yï7 7j, (23)
- U=-^W[(A-B)cosl/^f + (A + B) sinV' l\
- Pour déterminer les constantes, prenons comme origine le point où la décharge se produit; on a alors en ce point :
- A l’extrémité de la ligne de longueur /, on a par hypothèse :
- X-ï 1 = 0.
- En substituant ces valeurs dans le système d’équations (23) on a, pour x—o :
- A — B = 0 ou A= B.
- L’expression de la tension est donc :
- U = -îA sin \/~7S l,
- et celle du courant : (24)
- Substituons les valeurs de s ot ? dans (25!, nous obtenons :
- ce qui donne pour la fréquence des oscillations de la décharge la valeur : • •
- 4//CL
- On voit que tandis que dans la décharge oscillante d’un condensateur ordinaire à travers une self-induction sans résistance les oscillations ont une fréquence bien définie ;
- ” = 7^Tt’
- dans la décharge d’une ligne ayant de la-capacité uniformément répartie, il y a une infinité de fréquences pour les oscillations de la décharge, lesquelles sont des multiples impairs de la fréquence de la décharge oscillante fondamentale :
- — V'/CL ~ 4VCÔÜ
- Cn étant la capacité totale de la ligne et Lu son coefficient de self-induction.
- Substituons la valeur de pTs et celle de :
- dont la valeur É (ac=o) :
- 1 point considé
- dans les expressions '24), de U et de I nous
- A l’extrémité de la ligne, c'est-à-dire pour a-—/, le courant étant nul, on a :
- —----------(aj + t)j.
- US)
- °u k est un nombre entier.
- Quant à la différence de pptcntiei, elle est à l’extrémité de la ligne :
- (3i + I)
- Pour exprimer les valeurs de la différence de potentiel et du.courant en un point quelconque de la ligne en fonction du temps, il suffira de remarquer que d’après les expressions imaginaires, la tension et le courant sont décalésd’unquarid’onde. On n’aura alors qu'à multiplier l'expression de U par co&2nnl, et celle de I par sinj^n/ et de supprimer pu?.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. — N° 44.
- v'CoLo
- t se réduisent à :
- AsinTTcos 2^5X7
- -ii A cos-^f sin —,~ .
- 2( 2t/C„Lo
- l2l±i)jLiL
- V'CoU
- Ou A est une constante d’intégration qui dépend de la distribution du potentiel au début de la décharge, et t le temps compté à partir de ce début.
- Cherchons quelle est la répartition du potentiel le long de la ligne à un instant quelconque, par exemple au temps t=tr La décharge fondamentale pour laquelle les expressions de la différence de potentiel
- donne alors les courbes de distribution représentées sur la figure i où la tension et le courant sont portés en ordonnées et la distance x en abscisses.
- La différence de potentiel croît graduellement de zéro à la valeur :
- ,=4v%
- z'JCoLo t décroît de la valeur :
- à zéro, lorsqu’on va du commencement de la ligne, où se produit la décharge, à l'autre extrémité.
- Pour la décharge de fréquence immédiatement supérieure à la fréquence fondamentale, on a :
- 2\/CoU ’
- La répartition du potentiel à un instant donné t=t0 est différente (fig. 2)\ celui-ci part de zéro, passe par un maximum pour redevient nul pour.v=-^- et prend une valeur négative égale en valeur absolue à sa valeur maxima pour x—l.
- Le courant suit des variations analogues et s’annule aussi une fois, au point x——.
- La tension et le courant présentent donc chacun un point nodal, c’est-à-dire un point où ces quantités sont toujours nulles.
- Le nombre de points nodaux est évidemment égal à k; ccs points sont au nombre de deux, pour chacune des quantités, tension et courant, sur la figure 3 qui se rapporte à la décharge de fréquence correspond à k—2.
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- Nous avons supposé jusqu’ici que la décharge se produisait entre les deux conducteurs de la ligne en un point donné; s'il s’agit d’une décharge entre un conducteur et la terre, la capacité C„ à introduire dans le calcul est celle du conducteur par rapport à la terre et n’a par suite aucune relation avec la capacité par rapport à l’autre conducteur. Il en est de même de la self-induction L0 qui doit être celle d’un conducteur avec retour par la terre.
- Dans ces conditions, si l’on désigne par : d le diamètre du fil,
- I) la distance de l’axe du conducteur à la
- Les harmoniques de ces décharges périodiques sont les multiples impairs des chiffres précédents.
- Nous avons séparé les oscillations des fréquences différentes de la décharge, mais, en réalité, ces oscillations de fréquences multiples se produisent simultanément. Les expressions complètes de la différence de potentiel et du courant en un point quelconque de la ligne sont donc, en fin de compte, des séries de Fourrier, dont les différents termes s’obtiennent en remplaçant successivement k par les valeurs o, 1, 2, 3...
- En posant pour simplifier :
- on a, comme on le sait, pour la capacité et la self-induction d’un conducteur de longueur l :
- C0 = ,1 »11 X. 10 ^ microfarads,
- 2loS”V
- il)
- L,, = 2 x 10 u / Logn —-j— microhenrys
- Si nous portons ces valeurs dans l’expression de la fréquence fondamentale, nous obtenons :
- 4VUC0 1
- On voit donc que dans le cas d’une décharge à la terre, les fréquences des diverses oscillations sont indépendantes du poids de la ligne et de sa distance à la terre : elles dépendent simplement de la longueur et lui sont inversement proportionnelles.
- En particulier, pour des lignes de ;
- 10 20 30 100 kilomètres.
- les fréquences fondamentales en périodes par seconde des décharges à la terre sont :
- 75000 15000 7500 3750 1500 750.
- Ces fréquences pour les lignes assez longues sont donc assez faibles et approchent des fréquences des alternateurs employés
- actuellement.
- - A»
- 4 2 k -j- t
- on obtient finalement pour la différence de potentiel et le courant en un point quelconque les expressions :
- ___
- 2 V'CaL
- 2/CoLo
- }
- ]
- ou i2t, m, <3S.... sont des constantes dépendant de la distribution initiale du potentiel le long de la ligne au moment de la décharge.
- Comme exemple d’application des formules précédentes, M. Steinmetz donne les valeurs de la différence de potentiel et du courant, dans le cas idéal où la ligne serait, au moment où la décharge se produit, chargée sur toute sa longueur au même potentiel u; la décharge ayant lieu au point x~o. Ceci revient à supposer la ligne assez courte par rapport à la longueur d’onde des oscillations fondamentales.
- On peut se contenter de calculer les harmoniques jusqu’à celle du it* ordre, on a ainsi six inconnues a3, a a„ an, qu’on déterminera à l’aide de six équations obtenues en écrivant que le potentiel au
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- T. XVII, — N° 44,
- temps i= o est égal à u aux six points de la ligne définis par :
- _ l 21 61
- x ~ 6T 6 ’.......... 6 ’
- On obtient ainsi, tous calculs faits :
- U = « LÏ.2Ô sin «U cqs 2T.nxt + 0,4 sin 3« cos3(2*^0 + 0,22, sin 5«coss (217,«/) + 0,32 sin 7 « cos 7 (2*»t0 + 0,7 sin 9 w cos 9 [2rn,t) + 0,02 sin 11 t» cos
- sin 3(2*»^) 4- 0,22 cos 503 sin 5 (2^0+0,12 cas 7» sin 7(2?m,0 + 0,7 cas 9'> sin 9(27:11,*)
- + 0,02 cos n,. sin u (2™,*)],
- en posant :
- Pour une ligne de 40 kilomètres {/—4 Xio'cm) faite avec des conducteurs d’un centimètre de diamètre et à une distance de la terre de 550 cm et pour un potentiel de 2 5000 volts au moment où l’étincelle éclate, on a ;
- “ Vt7 = 48’9
- et l’on peut obtenir facilement les expressions définitives de U et de I.
- M. Steinmetz fait remarquer que pour que
- la tension et le courant, pendant la décharge, soient des fonctions sinusoïdales du temps et de la distance, il faudrait que la distribution du potentiel le long de la ligne au moment de la décharge soit elle-même sinu-soïdale. Comme cette répartition n’est probablement pas réalisée, par suite de l'amortissement des ondes par la résistance de la ligne, il est à peu près certain que les décharges des lignes de transmissions ou les oscillations produites par les changements brusques des conditions du circuit, sont des ondes périodiques complexes formées de plusieurs harmoniques dont les grandeurs relatives dépendent de la charge initiale et de sa distribution, c’est-à-dire, dans le cas particulier des coups de foudre, du champ de force électrostatique de l’atmosphcrc.
- L’emploi des imaginaires apporte donc une très notable simplification dans le traitement du problème de la capacité uniformément répartie. Il permet en outre d’aborder une série de problèmes, qui ne sont que des cas très particuliers il est vrai, mais qui, même dans les conditions simples où l’on se place, seraient très difficiles, sinon impossibles, à traiter par les méthodes ordinaires. C -F. Guu.bert.
- ÉTUDE DES MOTEURS A CHAMPS TOURNANTS “}
- VI. — Théorie graphique élémentaire des moteurs asynchrones a champs tournants
- ALIMENTÉS PAR DES COURANTS POLYPHASÉS, DANS LAQUELLE ON NE TIENT PAS COMPTE DES DISPERSIONS MAGNÉTIQUES ET 1»LS PERTES p,\R COURANTS DE FOUCAULT ET PAR HYSTÉRÉSIS-
- Pour aller du simple au composé, en nous appuyant sur les notions connues de la théorie graphique des couvants alternatifs, nous supposerons d’abord négligeables les dispersions magnétiques et les pertes par courants de Foucaiiit et par hystérésis. Nous admettrons aussi que les fonctions périodiques à considérer sont sinusoïdales et que les cir-
- cuits magnétiques du moteur sont symétriques et constants.
- De plus, pour rendre encore l’exposé plus simple, nous commencerons par donner la théorie du moteur' bipolaire, dont l’inducteur
- (i) Voir L'ÉclairageÉleclriquedu 10 septembre et du 15 octobre, t. XVI, p. 437, et t. XVII, p. 8g.
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- et l'induit sont constitués par des cadres ou bobines dont les plans sont diamétraux. Si les enroulements sont exécutés en anneau, on peut toujours supposer que deux groupes opposés de spires constituent une bobine ou un cadre diamétral.
- A) Moteurs bipolaires
- Description. — L’inducteur est fixe et constitué par mi bobines ou cadres (voir schéma de la figure i) décalés géométriquement d’angles successifs— et parcourus par des courants sinusoïdaux décalés dans le temps d’angles — et donnant un champ magnétique résultant — dans un circuit magnétique symétrique — égal à
- = -m'- H,
- si H, est le champ alternatif maximum que produirait l’un des courants, la perméabilité étant normale. La vitesse angulaire du champ tournant est
- = 2~
- et il fait tours par minute.
- L’induit est mobile et disposé à l’intérieur de l’inducteur. Il est constitué par un cylindre en fer feuilleté enroulé de m, cadres décalés géométriquement de . Ces cadres sont indépendants ou reliés* en quantité. Supposons-les indépendants.
- Fonctionnement général (fig. 22 et 23). — Les cadres inducteurs déterminent le champ tournant qui, si l’induit était fixe, produirait simultanément à travers chacun des cadres induits un flux variant sinusoïdale-ment par tour d’un maximum positif à zéro, de zéro à un minimum négatif, d’un maximum négatif à zéro et de zéro h un maximum positif. Mais les cadres de l’induit, tendant à embrasser un flux maximum, suivent le mouvement du flux inducteur et entraînent l’armature. S’il n’y avait aucune Perte de puissance dans celle-ci, aucun frot-
- tement mécanique et aucun travail utile produit, la vitesse de l’induit serait égale à celle t.ij du champ Dans ces conditions, le flux traversant les cadres de l’induit serait invariable, il n’y aurait pas de force élcctromo-
- ’ fiixe- ^ lndu-cté{a~fij.
- bipolaire. Vit
- trice, pas de courants induits et partant pas de couple et pas de puissance dépensée.
- En réalité, l’induit n’atteint pas la vitesse du champ inducteur, parce qu’il y a une puissance passive dépensée en effet Joule, hystérésis, courants de Foucault et frottement mécanique, même k vide. Il possède une vitesse <<k < <>,. Il est ainsi balayé par le champ à une vitesse relative w, — ou ou <or, le flux varie sinusoidalement dans les cadres à la vitesse ov, de période ~~ , et il s’y développe des forces électromotrices et des courants de cette période qui donnent naissance au couple d’entraînement. Les courants devant ctre d’autant plus grands que les couples sont plus élevés, la véritable vitesse <.>j — (<>2 = qui est le retard de l'induit sur le champ inducteur ou encore le’ glissement de l'induit, augmente avec ce couple. La figure 22 donne le schéma du moteur et indique les vitesses.
- Communiquons à l’induit et au champ inducteur tournant une vitesse égale et contraire à celle oq de l’induit ; ce dernier tombe au repos et le champ conserve une vitesse
- — o>2 = “r (voir fig. 23). Dans ces noit velles conditions, tout se passe comme si, Vinduit étant fixe, il était balayé par un flux tournant constant de vitesse tor, ou par un flux fixe périodique de période ~ pour chaque cadre, attendu que le flux réel dans
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- [88
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- T. XVII. — N° 44.
- chacun de ces derniers varie sinusoïdale-mcnt.
- Ce flux périodique fictif est le flux d'induction mutuelle. développe dans les cadres induits décalés géométriquement de —-des courants alternatifs de vitesse angulaire <or et décalés dans le temps de , qui donnent à leur tour un flux X, tournant à la même vitesse (w,.) et qu’on peut supposer également périodique; c’est lui qui développe la force électromotrice de self-induction dans les cadres induits. Il suit le flux inducteur dans l’espace, dans le mouvement réel., et il en possède la vitesse absolue, car =wâ+c,)1 — w3.
- Quant à l’inducteur, il est balayé par le champ inducteur et le champ induit à la même vitesse absolue t.>1? et tout se passe comme si, ces champs étant périodiques, de période , de maximum 3<s et fts, ils étaient fixes dans l’espace.
- En résume, pour l’inducteur et l’induit, tout se passe comme si, étant fixes et formant la carcasse d’un transformateur :
- i° Chacun des cadres de l'induit était soumis à une induction mutuelle due à un flux périodique de vitesse et de maximum et à une self-induction produite par un deuxième flux périodique de même vitesse et de maximum 3C„.
- 2° Chacun des cadres de l’inducteur était sollicité par une induction mutuelle provenant d’un flux périodique de vitesse o>l et de maximum Ks, et par une self-induction provoquée par un autre flux de vitesse identique et de maximum Kr
- Déterminons maintenant les données de ce pseudo-transformateur à courants alternatifs. Soient L, et L_t les coefficients de self-induction d’un cadre de l’inducteur et d’un cadre de l’induit; M le coefficient d’induction mutuelle d’un cadre de l’inducteur par rapport à un cadre de l'induit qui serait parallèle au premier; nj et n., les nombres de spires pour un cadre ; S, et S, les sections libres d’un cadre de chaque organe.
- Épure des forces électromotrices pour encadre d’induit. — L’épure se fait comme celle d’un transformateur.
- L'induction totale mutuelle dans un cadre d’induit est due à un flux maximum ?î2Ss3f, = «.8,-^-II, (i).
- Or, H, étant le champ maximum d’un cadre inducteur, le coefficient d’induction mutuelle M est H,S2m2; (i) devient ainsi
- -V M- (fii
- Si donc on considère un seul cadre de l’induit, la force électromotrice maximum d’induction mutuelle est la même que si le coefficient d’induction était-—M, c’est donc :
- -y-M fi = («,-wj) MI,
- On établirait de même que la force électromotrice de self-induction se calcule en comptant sur un coefficient L2 et qu’elle est
- Le triangle des forces électromotrices d’un cadre induit est donc O BC (fig. 24), R2 Is = E2 étant la force électromotrice effective et R., la résistance ohmique du cadre considéré.
- Epure des forces électromotrices pour un cadre inducteur. — I4 axance de 90° surO C. La force électromotrice effective est en phase avec É : c’est O D = R.I,.
- La force électromotrice de self-induction s’établit en remarquant que le coefficient total pour un cadre est L,, et ia vitesse angulaire tu,. Elle est égale à w, ~ L, 1, (F D) et elle retarde de -fl sur R, It.
- La force élcctromotrice d’induction mutuelle due à l’induit peut s’écrire par analogie M I., (F G) et elle retarde de ~ sur I3 ou O B.
- O G — Ej est la force électromotrice ap-
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- R K V U K D’ÉLECTRICITÉ
- pliquée aux bornes d’un des cadres induc-
- Autre épure (fig. 24). — Les courants I2 et I. sont décales de — +'-?• Ils donnent lieu aux forces magnétomotrices — 4 tz É et üî* 4r.n, L décalées du même angle, qui produisent un flux résultante, lequel existe seul
- dans le moteur. La force magnétomotrice effective est <I» SR, èR étant la réluctance du circuit magnétique. Ces trois forces magnétomotrices forment le triangle rectangle OQP, attendu que I2 et PQ sont en retard de 90" sur le flux résultant.
- Les forces êlectromolrices deviennent ainsi :
- Dans un cadre d’induit : Rs I2 — (t.)1—io2) ns <f>= O B, en retard de— sur <I> ;
- Dans un cadre inducteur : Rt I, — O D, en retard de 90° ou ~ sur e
- etE,^OGr.
- L’épure est ainsi simplifiée, les questions de self-induction et d’induction mutuelle disparaissant du raisonnement et des formules.
- Remarquons que, pour un régime donné du moteur, OQ peut représenter le flux fictif inducteur <!>,, O P le flux fictif ‘P* et O P R flux réel résultant «P.
- Puissance dépensée dans l'induit:^— O C I2 cos ? —— RaIJ, par cadre, — R2 I2, pour les mi cadres.
- Couple moteur brut. — La puissance perdue par effet Joule dans l'induit est égale au couple multiplié par la vitesse angulaire ((0, — w2) du flux par rapport à l’induit.
- Mais
- En remplaça
- Exprimons le couple en fonction de «P,
- 1 R2î+ r-'i — <’'»)* L’a:
- *>,) r2
- Cas particuliers : cage d’écureuil)
- (induit à ba IL
- “T 1 RL + u
- Remplaçons ‘Pp par sa vale
- si2 L'2i
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-
-
- igo
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. - N° 44.
- dans la relation (3)
- R'. + l»,-»,)’ L'>,
- Sft et I étant variables dans la première partie de la formule, on peut écrire :
- U R2
- - LA
- lÉi. 16 icSn*,
- (5)
- Décalages.
- R,], -h »t «ï* sia © cos — Ej
- Ce dernier est maximum pour (0^ — w2) maximum, c’est-à-dire au démarrage.
- On a aussi
- tg (»+?} = ----^---------------------
- La résolution du triangle O JVL D G appuyée de celle du triangle D G F et de quelques transformations permet d’exprimer lf en fonction de E,2. On a finalement :
- R2, Rh + + R,(tüw,)IA
- Force électromotrice appliquée Er — Dans OG.H :
- Eh = (R,Ij ‘I’ sia»* + K«, * cos ©U
- Si on peut négliger Rj I2 :
- ='dt w, ft».
- Si cp est très grand au démarrage du moteur, par exemple, on a approximativement E, =Rj I.H-WjH, <f>. _
- Force électromotrice effective du secondaire
- E2 = RijIa =
- Au démarrage : oj., = o et E2 — R, É== nt <1*.
- Courants. — Le triangle O P Q donne
- Si \ et \ sont les inductances d’un cadre inducteur et d’un cadre induit, on a :
- tg ? — "RË tg (l) +1?) — r7 ^ ’Rl
- et tg 0 _______~/i R2-j___
- ec tg R, RS+AA R,+XSRi
- Les flux fictifs inducteur et induit sont décalés de — -+- 9. Ils se suivent à la vitesse (t)l = -y-dans l’espace.
- Puissance fournie au moteur. — C’est — Ex I, cos 0 par cadre inducteur, — Ex I, cos Q au total.
- Rendement électrique de l'induit. — La, puissance dépensée en effet Joule dans l’induit étant proportionnelle à (co, — tu2), la puissance utilisée et la puissance fournie à l’inducteur sont respectivement proportionnelles à i.»2 et à <i>±. Le rendement électrique de l’induit est donc
- Les nombres de tours par seconde du champ inducteur et de l’induit sont :
- B) Moteurs multipolaires i° Généralisation de la théorie élémentaire des moteurs bipolaires. —Dans cette dernière
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- théorie, nous avons calculé l’induction dans les différents circuits en considérant un flux uniforme tournant et donnant lieu dans les spires, avec lesquelles il forme des angles régulièrement variables, à une variation de flux périodique simple.
- Nous pouvons aussi opérer en ayant égard au flux coupé dans l’entrefer par les différents fils des’ deux enroulements, et, pour autant que le champ dans l’entrefer est assez sensiblement sinusoïdal, ce qui est reconnu en pratique, ce fTux coupé l’est aussi sensiblement. Il en résulte que les forces électromotrices et les courants sont sinusoïdaux, que les décalages sont ceux des fonctions sinus en général et que la théorie des moteurs bipolaires s’applique aux moteurs multipolaires, si les champs dans l'entrefer y sont périodiques simples. Cette dernière hypothèse étant vérifiée en pratique et en théorie, avec une approximation assez grande, tous les calculs et les tracés graphiques que nous avons exécutés dans le paragraphe A peuvent être reproduits ici en tenant compte des données particulières de la question.
- 2° Données de la question. Signification des grandeurs physiques employées dans la théorie des moteurs multipolaires. — Vitesses. — t’>, est la vitesse angulaire des courants inducteurs dont le temps périodique est T.
- tours par seconde de l’induit, en retard sur le flux inducteur,
- La vitesse angulaire des courants de l’induit et la vitesse angulaire relative des flux de l’induit sont :
- o)1 — est le glissement ou retard de l'induit — V1 v» _ Na — Nta _ ^ j
- coefficient de glissement.
- Forces magnétomolrices et flux.—Les forces magnétomotrices des circuits inducteur et induit par champ double sont (Voir Etude des champs tournants) :
- Nj
- I — I 4”— ' ;
- F, = K. 4* y y
- Les flux fictifs inducteur et induit pour un champ s’évaluent aussi fictivement en comptant sur la perméabilité & au flux <£ résul-
- étant la vitesse angulaire de rotation des flux inducteurs, V\ leur vitesse linéaire et N;, leur nombre de tours par seconde autour de l’axe du moteur,
- ' 1 ~~ T ~~ T
- Ni| pi P2K
- ^ r> V's, N/2 étant la vitesse angulaire, la vi-tesse linéaire périphérique et le nombre de
- Induction mutuelle et self-inductions.
- La formule générale de l’induction mutuelle étant
- E ^ «MI,
- voyons la signification du terme M.
- L’induction mutuelle sur le circuit d'une phase de l’induit se calcule facilement :
- N,, Ns, Wj, m„ /tj, kj sont le nombre de fils périphériques, des phases et les coefficients k (voir Champs tournants) des forces
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- T. XVII. - P,n44.
- électromotrices des deux
- M étant le coefficient d’induction des deux circuits inducteurs et induits superposés et
- placés sur un noyau unique de façon que les forces magnétomotrices et les forces électromagnétiques s’ajoutent simplement.
- = ;i3)
- est donc le coefficient d’induction mutuelle de l’inducteur dans une phase de l’induit,
- = v 14)
- Fig. 25. — Epure des force
- est ]e coefficient d’induction mutuelle de l’induit sur une phase de l’inducteur.
- On établirait facilement que l’on a :
- K,L 41c N) _ Nt _ K,U L
- kX 4* ^ N, ^ KX ,
- <I5)
- (1O)
- pour coefficients de self-induction d’une phase des deux enroulements, I,t et Lâ étant les coefficients théoriques correspondant à M.
- 30 Graphique des forces éleclromolrices.
- La figure 25 donne le tracé des forces électromotrices d’une phase de chaque enrou- ' lement. Il est semblable à celui de la figure 24 avec les modifications relatives aux moteufs multipolaires.
- R, et Ra sont les résistances d’une phase inductrice et d’une phase induite.
- 4° Formules applicables aux moteurs à champs tournants multipolaires, abstraction faite des dispersions magnétiques et des pertes par courants de Foucault et hystérésis. —
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- Puissance dépensée dans l’induit Joule :
- d— oc cos oI2 = ~ Ra n par phase, et
- au total.
- Couple moteur brut. — La puissance dépensée en effet Joule dans l’induit est égale au couple brut multiplié par la vitesse angulaire —du flux par rapport à l’induit
- —SL= ni! r.ü P 2 '
- C =*î
- î>3 = $>îi
- —
- C = k».
- : 8 ms
- IV, + (<
- R’à + K - «*)* ch
- Des transformations indiquées «à propos des moteurs bipolaires permettent d’écrire
- C =~ Ma, p P, -j C =A
- »a) R*
- *)9 J-'2
- Si' R^-l A= MV&2 R\ + K - a.,)» L'2;
- R2, R2j -j- J RjWj L’[ + R, (wj — L'â \ “ (22^'s) Rù R2S ! R^iU + R, («i - «g L'a j*
- “(22^)
- RJ* + (“1 - «*)8 R’2, _________
- ’lP, Ha2+ jR^L'.+ R,^ c=A ni_______________+ -,) R,
- Ra, Ra, + | »a », L', +;r1(», -.
- '«l'-'ütlî)
- ) L', !" (241
- Force électromotrice appliquée E,. — Dans O G H :
- E*,= #^rdȔ),+
- Si on peut négliger Rt It (au synchronisme;:
- E, = i,Il— (26)
- Si a est très grand, eu/ démarrage, notamment, on a approximativement :
- Force électromotrice effective d'une pha de l'induit.
- E, R, 1, = A, K - «U *
- Au démarrage,
- = V «
- n3
- Courants. — Le triangle O P Q donne
- I>== Ki.N.1 sino 12 K2 N2 1 S1
- Or.
- K± _
- K, "
- généralement. On a alors
- Décalages.
- R, I, + /r, sin ï
- tg S
- !i , L’.
- ? ~t~ P.
- tg (0 + ?)
- Ri + R* ’
- R2,
- ' R;R*j+ ÀUjR2 -f-À^R,
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Les flux fictifs et <T*2, comme les courants, sont décalés de— H-'f. Ils se suivent dans l’espace à la vitesse
- ~p = w [,s)
- La puissance fournie au moteur par phase est — F., Ij cos % et au total E, I, cos 0. (36)
- Le rendement électrique de l’induit s’évalue comme pour les moteurs bipolaires.
- R“ ÏT “ 1 — B' <37)
- La vitesse de l’induit résulte de relations posées antérieurement.
- N^7Tr=N*j(l-£)- (3fi)
- Remarque. —Toutes les formules ci-dessus sont applicables aux moteurs bipolaires à la condition qu’on emploie les coefficients K et k renseignés pour ces moteurs dans le chapitre traitant des champs tournants. K est le coefficient de la force magnétomotrice moyenne et k celui des forces électromotrices.
- TRANSMISSION DE PUISSANCE DE MECHANICVILLE A SCHENECTADY
- Les transmissions électriques de la puissance des chutes hydrauliques se développent sans relâche aux États-Unis, parfois même avec une libéralité et une insouciance des aspects économiques de la question qui trouvent leur meilleure illustration dans l’exemple de certaines installations des États de l’Ouest, et même dans la célèbre installation de l’état de New-York à Niagara.
- Des transmissions électriques aux États-Unis, la dernière en date et la plus intéressante utilise la puissance hydraulique du fleuve Hudson à Mechanicville (État de New-York).
- Cette puissance hydraulique disponible à l’usine est de 5 à 7 000 chevaux, et l’emploi d’un voltage élevé en permet la distribution sur une grande étendue de territoire.
- L’usine génératrice, inaugurée depuis quelques semaines, est bâtie sur l’Hudson en une position dont nous verrons plus loin les avantages, à 3 km environ de Mechanicville, 17,7 km de Troy, et 29 km d’Albany, la ville capitale de l’État de New-York. Chacune de ces villes peut trouver emploi dans se^u^ines pour une grande quantité de la puiSance qu’on pourra produire. Mais elle alimente en ce moment un centré de consommation aussi
- important que peuvent l’être les autres réunis. Ce sont les usines de la « General Electric Company » à Schenectady qui sont parmi les plus grandes du monde entier et couvrent une superficie de plus de 50 hectares (*)•
- Le titre de principal consommateur a permis à la General Electric Company de faire prévaloir ses idées et son expérience dans les détails électriques de l’installation, et les détails hydrauliques ont été établis avec les mêmes pouvoirs discrétionnaires par la Compagnie lrydraulique Stillwell-Bierce et Smith-Vaile, dont le directeur a fondé et préside la « Société de Transmission » qui a construit et opère l’installation. De cette coopération résulte une installation essentiellement conforme aux meilleures méthodes modernes des industries hydrauliques et électriques aux États-Unis.
- Disposition générale. — L’emplacement choisi pour l’usine est sur la rive droite de l’Hudson, à 3 km de Mechanicville. A cette hauteur, la rivière a une largeur totale de
- P) La General Electric Company a deux usines d’égale étendue totale à I.ynn, près Boston (Massachussetts; et à Harrison (New-Jersey).
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- 360 ni environ, mais elle est divisée en deux bras par une petite île distante de 120 m au
- plus de la rive droite du lleuve. La figure 1 représente le site (vu de lu rive droite). A Fabri d’une digue provisoire barrant les deux
- bras de la rivière, on a pu faire, dans le lit rocheux du fleuve, les excavations néces-
- saires ' à l'établissement des digues et de la station. La figure 2 représente les tra-
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- La Station. — Celle-ci s’étend normale- [ environ, et la digue qui la réunit à l’ilc ment h la rive droite du tleuve sur laquelle 1 (appelée Bluff Island) a à peu près la môme elle s’appuie par une chaussée, et transver- longueur, avec une hauteur de 8 m au-dessus salement au fleuve sur une longueur de 65 m | du lit de la rivière, une largeur de 3 m au
- portes d’échappet
- sommet, qui augmente et s'évase jusqu’à 5,50 m à la base. Elle est munie de quatre portes d'échappement mesurant 2111X1,5111,
- opérées pur crémaillère et pignon comme le montrent les figures.
- De l’autre côté de l’île, le fleuve est barré
- parune digue moins haute, qui laisse échapper le trop-plein du réservoir d’aval; elle a 4,90 m de haut, 2,40 111 de largeur au sommet, 4,80 m de largeur à la base, et celle-ci s’élargit encore à l’aval en un tablier massif destiné à dévier horizontalement l’eau déversée et h
- Fig. 5. — Section de la chaussée de l’usine.
- prévenir son choc destructeur sur les assises de la digue (fig. 4). Elle est solidement attachée à chaque rive par une butée massive d’épaisseurs au sommet et à la base respectivement égales à 4.80 m et 10,5 m. Les portes pour l’échappement sont les mêmes que dans l’autre digue, et, pour elles comme pour les autres détails, nous renvoyons le lecteur aux
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- fîgures 3, 4 et 5, qui suffisent à illustrer clairement la construction substantielle et massive dont nous avons signalé les principales
- données. Ajoutons que le béton est la matière employée dans toute cette construction, ainsi du reste que dans la partie submergée de la
- station, et le centre ou noyau de la large chaussée qui réunit celle-ci à la rive droite.
- Ce noyau imperméable prévient la filtration des eaux d’amont à travers la chaussée. (Voir en figure 5, la construction.)
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- loppant des colonnes d'acier sur lesquelles [ supportent la construction. La coupe reposent les poutres, également en acier, qui l tudinale. figure 9, et la coupe transV'
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- Fig. 9. — hlcvation de côte de la station génératrice
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- Sur la même-coupe transversale, figure 10, on voit que l’usine est divisée en deux par une épaisse muraille normale au fleuve. En
- amont de celle-ci sont représentées les turbines Victor; en aval sont placés les régulateurs et les machines électriques.
- Turbinf.s. — Il v-a actuellement cinq turbines principales, couplées à cinq alternateurs triphasés, et deux turbines plus petites, couplées à deux excitatrices de ioo kilowatts.
- Les premières sont logées dans des chambres voûtées de io ni de long, 6,70 m de large, et 5,20 m de haut, chacune pourvue de deux trous d'homme de 1,80 m de diamètre (fig. 10).
- Les autres sont logées dans des chambres de 10 m de long, 5,20 m de haut et 3 m de large (fig. n). .
- La muraille séparant les générateurs des chambres d’eau a 1,82 m d'épaisseur et les murailles latérales divisionnaires ont 0,90 m.
- ans ia niasse ue ta première est encastree pour chaque groupe moto-générateur, une
- puissante culasse de ter portant les cousst-? et l’annen
- figure 10, en feront comprendre les détails et la construction substantielle en moins de temps qu’on ne mettrait à les décrire.
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- générateur et turbine. Chaque turbine principale est constituée de deux paires i1) de turbines horizontales Victor de 1,07 m de diamètre et chaque groupe donne 1000 che-
- une attention spéciale que nous ne pourrions leur donner aujourd’hui sans entrainer de
- vaux à la vitesse normale de 114 révolutions.
- . La chute de niveau dans les turbines est de 5,49 m. Cinq de ces turbines sont en service et deux en réserve.
- Les turbines des excitatrices sont au nombre de deux, chacune composée de trois éléments Victor, disposés ainsi que le repré-
- Fig. 13. — Chambre des turbines principales.
- Fig. 14.— Régulateur des turbines principales, type Giesler.
- longs développements dans ce sens aux dépens du reste. Ils sont d’ailleurs connus par leur excellent service dans des .installations
- riphasé 750 tw. Champ
- sente la ligure 11. Chaque groupe donne 300 chevaux à la vitesse de 260 tours.
- Régui.atiîurs. — Les régulateurs méritent
- un sait, bien moins d’efforts sur le papier.
- antérieures aux États-Unis, et ont sans doute été minutieusement décrits dans des journaux du continent. Ce sont :
- i' Pour les turbines principales le régulateur électromécanique de Giesler, sensible et rapide à un très haut degré, capable de cor-
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- riger l’effet d’une suppression de la pleine J les turbines des excitatrices, le régulateur charge dans l’espace de six secondes ; 2n pour [ purement mécanique de Snow, plus lent que
- le premier, mais encore suffisamment rapide, I àlternwtëürs. — Ceux-ci sont des géné-POur compenser les variations déjà amorties rateurs triphasés de la General Electric (> transmises aux excitatrices par une variation de 750 kilowatts à la vitesse de 114 tours par la charge des générateurs. I seconde. Leur fréquence a été choisie en con-
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- : v ' .
- ' * G .-U
- S
- sidération du travail qu'ils devaient faire. Comme ils doivent alimenter des lampes, des moteurs synchrones et des convertisseurs rotatifs à Mcchanicville et des moteurs d'induction dans des installations réceptrices futures, on a rejeté les fréquences trop basses pour la lumière, et les fréquences trop élevées pour les convertisseurs rotatifs ou les gros moteurs d’induction ('). On a choisi d’abord entre les fréquences usuelles (dites Standard) en ce pays 40 cycles ou 60 et pour la meilleure opération des convertisseurs on a pris 40 ; mais la fréquence a été abaissée un peu plus tard à 38 pour accommoder les constructeurs de turbines.
- Le nombre de pôles est donc 40. Ils sont formés de lamina-dons de fer solidement assemblées et boulonnées a la périphérie d’une large
- poulie qui tourne Fy. 17. — Excitatrices
- au milieu de l’armature immobile. Ce type à champs tournants et armature fixe est meilleur mécaniquement que le type à armature tournante; il est extensivement en usage maintenant aux Etats-Unis. De plus, il a permis ici d’apporter un grand soin à l’isolement de l'armature et de l’enrouler directement pour.haut voltage.
- Bref l’armature est immobile et produit directement un courant à 12000 volts, qui est envoyé à la ligne sans l’intermédiaire de transformateurs. L’armature a encoreunautre trait caractéristique, qui permet de lui assurer un meilleur isolement. Elle a seulement une bobine par flux et par phase, et présente le minimum de ces croisements de bobines
- entre elles qui rendent l’isolement si difficile. Tl en résulte que l’enroulement, moins réparti et plus concentré pour le même voltage, a une plus grande self-induction, et cette circonstance favorise l’opération des générateurs en parallèle qui est de toute nécessité. Leur régulation demeure cependant assez élevée, mais ces considérations appellent des développements dans lesquels je ne veux pas m’engager aux dépens du reste. Je citerai encore un trait capital de ces générateurs, c'est icur faible densité magnétique, dont l’avantage en telle oc-
- de turbines. J figure 15 représentant
- dent : elle permet lacréationd’un supplément de voltage donné avec un bien moindre supplément d’excitation : soit que les volts reçus soient réduits par une excessive perte en ligne, ou qu’ils le soient par une diminution de vitesse irrémédiable pour le reste, à la des générateurs et aux autres figures où ils peuvent apparaître.
- La figure 15 illustre deux avantages pratiques de ces machines. La plaque inférieure gauche d'armature est enlevée pour permettre l’accès et l’inspection des enroulements.
- L’armature tout entière est glissée sur sa base parallèlement à l’arbre et découvre les champs, de façon que la visite de l’un ou l’autre élément est extrêmement facile. Ces manœuvres s’opèrent au moyen d’un pont roulant de 20 tonnes représenté figure 10.
- Excitatrices. — Les excitatrices sont des générateurs de 100 kilowatts à 6 pôles 125 volts, du type Standard General Electric, très répandu aux Etats-Unis. Ua vue 17 de la station génératrice les représente couplés
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- à l’arbre de leurs turbines de part et d’autre de l’escalier qui donne accès au tableau de distribution, et on voit près de cet arbre le régulateur de vitesse Snow.
- Ceci complète la description de l’usine gé-
- nératrice. Dans un très prochain article j’examinerai les intermédiaires de transmission, c’est-à-dire les tableaux de distribution et la ligne, enfin l’usine réceptrice et sa régulation. J.-W. Blackstone.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Condensateur C.-S. Bradley au stéaratë de plomb (1).
- M. Bradley, qui étudie avec beaucoup de soin la question des condensateurs, vient de breveter un condensateur dont le diélectrique est un stéarate de plomb. Ce corps, débarrassé de l'eau et des diverses impuretés qu’il
- Le condensateur une fois constitué est porté à une température suffisante pour fondre le stéarate de plomb. On obtient ainsi des appareils qui offrent une assez grande résistance à la tension.
- La figure indique une forme de construction du condensateur assez commode en pratique. C. F. G.
- i
- Fig. 1.
- peut contenir, aurait une capacité inductive spécifique de 74, c’est-à-dire peu inférieure à celle de la glace et environ quinze fois plus grande que celle du mica. ,
- Pour employer le diélectrique sous des couches aussi peu épaisses que possible sans craindre de court-circuit entre les feuilles d’étain des armatures opposées, M. Bradley propose d’étendre le diélectrique sur de la gaze ou une étoffe quelconque à mailles assez larges et de le presser ensuite avec un rouleau.
- Frein électromagnétique Helios à courants de Foucault et frottements combinés (l).
- Le nouveau frein de l’Elektrizitæts-Aktien-gesellschaft Helios est applicable aux chemins de fer et particulièrement aux voitures électriques. Il consiste en un frein électromagnétique à courants de Foucault dans lequel les parties constitutives produisent l’une contre l’autre un frottement qui ajoute son action à celle des courants induits. Ces courants agissent seuls d’abord quand la vitesse est grande, le frottement n’a lieu que lorsque la vitesse est descendue au-dessous d’une certaine valeur. Le frottement n'agissant que pendant un temps assez court et lorsque la vitesse est faible, les parties frottantes ne se détériorent pas.
- La première partie se compose (fig. 1) d’un système d’électro-aimants placés concentriquement à l’axe A de la voiture et maintenu en arrêt par un levier coudé W fixé au châssis et une entaille. Le reste est formé des bobines excitatrices S, des pièces polaires M et
- (fl Brevet anglais n" 10652, 1898, délivré le 30 juillet 1898
- déposé le 10 mai
- (’) Rrevet gesellschaft.
- îd 96582, Helios Elektrizitæts-Aktie
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- T. XVII. — N° 44.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- d'un disque R .sur lequel sont fixés les électros. Les bobines sont enveloppées de tôle et protégées aussi contre les poussières et l’humidité; lorsque le courant les traverse, elles forment alternativement un champ positif et un champ négatif.
- La seconde partie de l’appareil est constituée par une armature de fonte I) calée sur l’axe. Une boule K est vissée sur D et sert de caisse à un ressort F qui s’appuie, d’une part, sur un anneau R fixé a l’axe et, d'autre
- Coupe lougit
- part, contre le fond de la boîte K. L’action du ressort consiste donc à écarter les pièces D et M. En outre, la boîte K porte deux masses G munies d’un saillant N, la force centrifuge en écartant ces masses de l’axe fait presser le saillant N sur l’anneau R et contribue encore à écarter D et M ; ces deux pièces sont alors séparées par un intervalle de quelques millimètres.
- Au contraire, l’attraction magnétique produite par les pièces polaires tend à rapprocher D et M. Ces différentes forces sont telles que l’attraction magnétique l’emporte sur i’action du ressort F, quand les masses G
- n’agissent pas; mais ne peut plus le faire si la force centrifuge écarte ces masses.
- A l’arrêt, tant que les bobines S ne sont pas excitées, les pièces polaires n’ont pas de magnétisme et l’armature 1) en est écartée par le ressort. Mais si le courant circule, les électros attirent l’induit, malgré le ressort F, et établissent aussi un contact intime entre D et M, produisant une résistance de frottement considérable.
- En marche, l’axe entraîne l’armature D dans son mouvement de rotation et il ne sc produit aucune -résistance; mais dès que le courant passe, les courants de Foucault résultant de la rotation de l’armature, font naître une résistance électromagnétique; la vitesse diminue et par suite l’action des masses G. A un certain moment, l’attraction magnétique l’emporte et l’armature vient au contact des pièces polaires; le frottement arrête complètement le mouvement.
- Cette disposition qui peut s’appliquer à tous les cas est avantageuse lorsqu’il s’agit de voitures électriques parce que la source électrique est toute trouvée. G. G.
- Voltmètres et ampèremètres Heap pour courants alternatifs h).
- La figure i représente la disposition, et la figure 2 la forme extérieure d’un voltmètre de ce système construit par la maison Elliott-Bros, de Londres. MM est un électro-aimant à noyau en fer laminé; pour les instruments d’usage courant la section est de 3 cm(i) 2, la longueur de ses branches de 8 cm et cellé de sa culasse de 6 cm ; le poids total du fer du circuit magnétique est d’environ 675 grammes. La culasse est fixée aux branches au moyen de deux vis. ce qui permet de l’enlever facilement afin de pouvoir mettre en place ou retirer les bobines de l’électro-aimant. Entre les pièces polaires estplacé un
- (i) The Eleciricaî Eeview iLondres), t. XLIII, p. 489,
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- 205
- noyau de fer doux cylindrique M'laissant un entrefer de 2 mm. Dans cet entrefer est logé le fil d’une bobine C montée sur pivots et qu’un ressort ou la pesanteur ramène dans une position d’équilibre déterminée; l’axe de la bobine porte une aiguille mobile sur un cadran divisé.
- r. — Disposition du voltmètre Hcap
- Sur les branches de l’électro-aimant sont enroulés les fils de deux circuits PP et SS. Le premier circuit est connecté aux points du circuit principal entre lesquels on veut mesurer le voltage ; c’est le circuit d’excitation de l’électro-aimant. Le second circuit SS comprend la bobine mobile C et une résistance ajustable R. Ce circuit est parcouru par des courants induits et la bobine dévie d’un angle dépendant de l’intensité decescourants et par suite du voltage entre les extrémités du circuit PP.
- La construction de l’ampèremètre est analogue. Le circuit PP peut être placé directement en série sur le circuit principal ; on doit alors nécessairement prendre un gros fil ne faisant qu’un petit nombre de tours sur i’élec-tro-aimant. Ou bien on peut prendre un fil fin comme dans le voltmètre, ce fil constituant alors le secondaire d’un transformateur dont le primaire est traversé par le courant à mesurer.
- Des essais faits sur un voltmètre de ce sys-
- tème ont montré que.les déviations de l’aiguille sont rigoureusement proportionnelles aux différences de potentiel efficaces pour des courants dont les courbes et les fréquences
- Fig. 2.— Vue du voltmètre.
- étaient très différentes. Les résultats de ces essais sont indiqués dans le tableau ci-joint. La première colonne donne les déviations de l’aiguille exprimées en divisions de l'échelle. La seconde, la différence de potentiel correspondante lorsque le courant était pris sur le circuit de distribution d’un des réseaux de Londres; le nombre des alternances était de 83. La troisième et la quatrième les différences de potentiel correspondantes, le courant étant fourni par un alternateur et la fréquence étant 83 ou 43. On voit que les nombres d’une même ligne des trois dernières colonnes diffèrent à peine entre eux. Ceci montre que, pour une même différence de potentiel, les indications de l’instrument ne sont pas affectées par un changement dans la forme du courant, ni dans le nombre des alternances. En portant le nombre delà première colonne en abscisses, ceux des trois autres en ordonnées, on obtient une courbe qui à partir du point correspondant à 25 volts,
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- se confond presque rigoureusement avec une droite; il en résulte que, comme il a été dit, les déviations sont proportionnelles aux différences de potentiel, du moins à partir de 25 volts.
- Un avantage revendique en faveur de ces instruments est qu’ils peuvent facilement être utilisés pour plusieurs séries de valeurs de la différence de potentiel ou de l’intensité. Dans le voltmètre il suffit de diviser l’enroulement PP en plusieurs sections dont les extrémités aboutissent à des bornes pouvant être reliées entre elles ou au circuit principal de manière à pouvoir utiliserune ou plusieurs sections. Dans l’ampèremètre il suffit également de diviser les transformateurs dont le circuit PP constitue le secondaire en plusieurs transformateurs. J. R.
- La fabrique de carbure de calcium d’Ingleton 'Angleterre).
- Cette usine, bien que peu puissante à l’heure actuelle, mérite d’être signalée en raison des fours à carbure qui y sont employés; ils sont du système Pictet, modifié.
- On se souvient (h que M. Raoul Pictet, reprenant une idée de M. Crompton, avait proposé un four dans lequel la matière à traiter était portée à une haute température par des procédés ordinaires avant d'être soumise à l’arc électrique, afin de diminuer la dépense de courant. Pour obtenir ce résultat, il avait imaginé un four de grande hauteur complètement rempli du mélange de chaux et de charbon; la zone supérieure était allumée et la combustion était entretenue par une soufflerie d’air; la matière ainsi échauffée était ensuite soumise h l’action d’un chalumeau oxhydrique, puis passait enfin entre les charbons de l’arc.
- En parlant de ce projet, nous avions fait ressortir les nombreuses difficultés qui s’opposaient à sa réalisation. M. R. Pictet a dû s’en convaincre, car il a abandonné complètement sa première ide'e pour employer simplement un four beaucoup plus rationnel utilisant la chaleur perdue, comme on peut s’en rendre compte d’après la description suivante, très incomplète, que nous empruntons à un article de M. F.-J.-A. Matthews, dans The Electrician (*).
- Les fours (fig. 1 et 2) sont au nombre de deux, absorbant chacun 2 000 ampères environ; un seul est utilisé; l’autre sert de réserve. Ils sont formés d’une partie intérieure, ou four proprement dit, ayant la forme d’un parallélipipède droit, haut de 90 cm environ et dont la base carrée a 60 cm de côté; cette partie est construite en briques de bauxite; elle est enveloppée par une paroi en briques réfractaires. A l’avant, entre les deux cloisons, un feu peut être allumé lors de la mise en marche.
- Les charbons ont une section carrée de 6 pouces (16,24 cm) de côté; le charbon négatif est incliné a 30° et le charbon positif, horizontal, peut avancer au moyen d’une vis et d’un curseur (fig. 3). A leur entrée
- (1) Voir L’Éclairage à l'acétylène, par G. Pellissier, G. Carré et C. Naud, éditeurs.
- (!) The Electrician, 9 septembre 1898, p. 645.
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- dans le four, les deux charbons sont entourés par une chambre en tôle de fer à circulation d’eau; une enveloppe d’eau est aussi disposée autour de la douille en cuivre qui sert à réunir le câble et le charbon. Une bonne circulation d’eau est maintenue au
- moyen de réservoirs places dans une chambre élevée; pour éviter les courts-circuits, les chambres à eau de chaque charbon sont alimentées par des réservoirs séparés qui sont
- 1
- Vis de réglage y
- Kg- $ — Détail du porte-charbon positif du four Pictet.
- supportés sur des charpentes en bois, et le trop-plein s’écoule dans un drain placé sensiblement plus bas ; chacun des tuyaux, alimentation et trop-plein, est muni d’un robinet pour régler le débit; aucun des tuyaux n’est complètement métallique; une section en caoutchouc de 15 cm de long a été ménagée sur chacun d’eux.
- Chaque four est construit sur une fondation
- en briques ordinaires, dans laquelle peut pénétrer un wagonnet qui reçoit le carbure en fusion.
- En même temps que le carbure, une grande quantité d’oxyde de carbone s’échappe du four; il est recueilli et conduit, autour du four, entre les deux parois en bauxite et en briques réfractaires, jusqu’au sommet du four où les gaz chauds sont utilisés. Depuis le sommet du four proprement dit jusqu’à une chambre placée au-dessus, est disposé un tuyau en fer incliné à 25°, perforé à sa partie supérieure pour permettre aux gaz chauds de s’échapper; il est enveloppé dans un tuyau en briques réfractaires qui conduisent les gaz à la cheminée; le tube en fer est prolongé jusqu’aux parois extérieures de l’enveloppe du four où il est fermé par une porte servant à introduire le mélange à traiter. Le feu allumé à l’avant du four lors de la mise en marche a pour but d’assurer le tirage au début.
- Les gaz chauds qui s’échappent du four servent ainsi à échauffer le mélange de chaux et de charbon avant qu’il soit soumis à l’action de l’arc. Ce mélange est comprimé sous forïn’e de briquettes d’environ 5 cm de côté, afin de ne pas altérer l’arc et aussi pour permettre un passage plus libre aux gaz chauds qui s’échappent.
- Lorsque le four est en pleine marche, la résistance varie énormément, comme dans la plupart des fours à fusion; dans une opération qui dura dix minutes, l'intensité sauta dix-sept fois de 800 à 2 500 ampères.
- La dynamo a donc été construite pour permettre ces variations de charge. Sa puissance est de 120 kw (60 volts et 2000 ampères), à 425 tours par minute, mais elle peut supporter une surcharge temporaire de 50 p. 100; elle est du type tétrapolaire avec circuit magnétique inducteur en fonte d’acier, induit denté à enroulement en tambour; les conducteurs de l’armature sont des câbles comprimés de Crompton. Le commutateur a 68 sections. Pour diminuer les étincelles aux balais, on a apporté un soin, parti-
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- : o8
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- culier à déterminer la valeur de l’entrefer et la forme des épanouissements polaires; en outre, une fente de 32 mm de largeur et de toute la longueur des pièces polaires a été pratiquée dans chaque électro et chaque pôle, et a été prolongée dans la culasse des inducteurs, à angle droit avec la lamination de l’armature. Les balais, au nombre de seize, sont disposés en quatre rangées de quatre chacune; leur calage est effectué au moyen d’un engrenage hélicoïdal. L’armature complète pèse environ 355 kg. Le poids total de ia machine entière est de 7 tonnes.
- La force motrice est fournie par une roue hydraulique de 9 m de diamètre; pendant les sécheresses, deux moteurs compound à condensation peuvent être employés.
- Le tableau de distribution principal consiste en une plaque d’ardoise émaillée sur laquelle sont montés : un voltmètre de 30 cm de diamètre, gradué jusqu’à 75 volts ;
- un ampèremètre de même dimension, gradué jusqu’à 2 500 ampères et permettant de lire de 20 en 20 ampères; des plombs fusibles bipolaires, un rhéostat de réglage de la dynamo, un commutateur pour chaque four complètent l’appareillage du tableau. Les conducteurs principaux sont formés par des câbles en fils fins, d’une section totale utile de 19,36 cm2 et comprimés sous forme d’un rectangle dè 6,35X5,08 cm; ils sont conduits le long du sol, sur des isolateurs, et lorsqu’ils s’élèvent vers les charbons, dans le four, ils sont suspendus au plafond.
- La Compagnie, qui porte le nom d’In-gleton Carbide Company, a été formée par M. James Carter, de Blackburn, marchand de charbon en gros et possesseur de car-
- Le matériel électrique a été fourni par MM. Ashton, Frost et C‘\ de Blackburn.
- G. P.
- REV'UE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- De l'énergie d’un champ magnétique ;
- Par H. Peclat (>).
- « J’ai montré précédemment (2) comment on devait rectifier l’expression admise de l’énergie d’un système électrisé, en tenant compte de la quantité de chaleur que le milieu prend ou cède à l’extérieur pour maintenir sa température constante pendant la charge. Une rectification analogue s’impose pour le champ magnétique. Dans le cas d’aimants permanents seuls, on est conduit, par
- (’) Comptes rendus, t. CXXVII, p. 507, io octobre 1898.
- '*) De la variation de l’énergie dans les transformations isothermes. De l’énergie électrique. Comptes rendus, t. CXXV, p. 699, 1897. L'Éclairage 'Électrique, t. XIII, p. 425, 27 novembre 1897. Journal de Physique, 31- série, t. VII, p. 18, 1898.
- les mêmes raisonnements, à une expression de l’énergie identique à celle du champ électrique.
- Je vais traiter ici directement deux autres cas.
- » Supposons d’abord le champ produit par des courants fermés placés dans un milieu homogène ou hétérogène, de perméabilité quelconque mais indépendante du champ et sans aimantation résiduelle, de façon que le champ devienne nul quand les courants ont une intensité nulle. L'énergie du champ magnétique est ici, par définition, l’excès d’énergie du milieu dans l’état où les courants ont les intensités considérées sur l’état où les intensités sont nulles, toutes les autres
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- conditions, la température en particulier, étant les mêmes.
- » Cette énergie dépend de la position, de la forme, de l’intensité des courants, ainsi que de la perméabilité des diverses régions, mais ne dépend pas de la résistance des conducteurs qui règle seulement la quantité de chaleur que le milieu extérieur doit enlever pour maintenir la température constante. Pour avoir des phénomènes réversibles, nous pouvons donc supposer le cas limite où la résistance de tous les circuits serait nulle. Nous supposerons, en outre, que les courants sont foufnis par un électromoteur fondé sur l’induction, placé dans chaque circuit et mis en mouvement par une force extérieure au système considéré (sa force électromotrice sera nulle en dehors de la période variable).
- » Pour simplifier l'exposé, je me bornerai d’abord au cas de deux courants seulement. Soient Ln L, et M les coefficients de self-induction et d’induction mutuelle de ces droits; f, et ù les intensités au temps x des courants que nous allons faire varier depuis une valeur nulle jusqu’aux valeurs constantes I, et Ij. Comme pour avoir la variation d’énergie entre ces deux états peu importe les états intermédiaires, nous supposerons les circuits fixes et que ii et ii sont données par les expressions
- » Pendant le temps dx, le travail — d\V des forces extérieures, qui se réduit au travail des forces nécessaires pour actionner les électromoteurs, est donné par
- — dW — (Ej r, + Esù) dx = k\i\, (3)
- en posant, pour abréger l’écriture,
- A = L.I2, + 2Ml.fi 4- 4IV {41
- » Considérons maintenant l’état du système comme dépendant des deux variables indépendantes p et T (température absolue supposée uniforme), les intensités I, et I2 étant indépendantes de T, mais les coefficients L,, L2, M et, par conséquent, A en dépendent, soit à cause des dilatations, soit à cause de la variation de la perméabilité avec la température. Pour une variation hp, dT, soient hQ la quantité de chaleur prise ou cédée au milieu extérieur par le système, dU la variation d’énergie et dS la variation d’entropie de celui-ci. Posons
- dQ — cdJ-\-bdj, (5)
- d’où, d’après (3) et (5),
- àV = }dQ - <AV = }cdT + (J* + AT) dh (6)
- et, puisque les phénomènes sont réversibles,
- dS = ±dT + -^J,. ' (71
- ce qui est toujours possible en faisant tourner avec une vitesse convenable les électromoteurs; ces relations donnent ii = is — o pour x = o °u ï == 0 (état initial) et ii = I,, /, = I, pour •t = * ou ; = 1 (état final). En désignant par E, et E2 les forces électromotrices au temps ;v des deux électromoteurs. les lois de l’induction fournissent alors les relations
- = tL,I1+MI1)rt(i-z), f
- Ei = M ià + L* là = (MI>+ae~ax |
- = (MI, + Lalj) æ (x — fj. \
- » Ecrivons, à la façon habituelle, que hU et dS sont des différentielles exactes, il vient
- ôA
- dT
- 1 de j j)b______b
- T 61 ~ T'dT — T*’
- d’où pt
- lination
- *
- T OA'
- ' J dT ’
- (9)
- » Ainsi b n’est pas nul en général, et l’on voit, par la relation (6), que, pour maintenir la température constante, il faut, suivant le signe de b, ou fournir de la chaleur au système ou lui en retirer quand les intensités des courants varient. Si la transformation est
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- adiabatique, la variation de l’intensité des courants fera varier la température du milieu soumis au champ magnétique.
- » D’après (6) et (9) la variation élémentaire d’énergie à température constante dUT est donnée par
- D’où, pour la variation IJTde l’énergie quand chaque courant passe de l’intensité nulle à l’intensité constante, ou " de o à 1 :
- UT est précisément ce qui a été appelé Vénergie du champ magnétique. En remplaçant A par sa valeur (4) il vient
- "'ùî1'-1!)1'
- + (M_Tfr) I‘I>'1 t(L!-ttit )IV <I2i
- » Un raisonnement identique au précédent montre que, pour un nombre quelconque de courants, on a
- =Î-I (L - T lr)11 +y (»' - T tt) U'J-
- (U)
- » Supposons maintenant le cas où le champ est constitué à la fois par des aimants permanents et par des courants fermés, dans un milieu de perméabilité indépendante du champ. Le raisonnement précédent montre que la grandeur UT donnée par les expressions (12) ou (13) représente encore ici l’accroissement d’énergie à température constante qu’éprouve le système quand les courants passent d’une intensité nulle à leurs intensités définitives. II en résulte immédiatement que l’énergie totale du champ est la somme des énergies que donneraient les aimants s’ils étaient seuls et les courants s’ils étaient seuls. »
- Variations de la résistance électrique produite par la traction ;
- Par M. Cantone^).
- Les recherches faites sur les variations de la résistance due à la traction, ont donné des résultats concordants dans les lignes générales; mais quantitativement l’accord laisse à désirer.
- Tomlinson (2) a étudié à fond la question, non seulement en faisant croître la tension, mais aussi en faisant agir des forces capables d’altérer l’arrangement des molécules, en particulier de produire un allongement permanent. Après avoir étudié l’élasticité des substances, il a examiné les variations de résistance avec le poids tenseur, il a déduit de là qu’il v a proportionnalité entre les allongements et les variations de résistance. Mais dans le cas d’allongement permanent, on ne peut plus utiliser le coefficient d’élasticité résultant de d’action de faibles forces, car on ne sait si ce coefficient reste le même. Aussi les recherches qui font l’objet de cette communication ont-elles été exécutées en mesurant les Variations de la résistance et les allongements correspondants, pour un même poids tenseur.
- Les métaux employés sont l’argent d’abord, puis le nickel ; la méthode est celle du pont : deux côtés sont formés par deux bobines de fil d’argent de un ohm chacune, les deux autres sont constitués par deux fils d’argent tendus verticalement, l’un servant pour la comparaison et l’autre étant soumis à des charges variables. Les deux sommets du pont, formés l’un par les deux fils et l’autre parles deux bobines, sont réunis par un galvanomètre Deprez-d’Arsonval ; l’autre diagonale contient un couple Bunsen.
- Les variations de résistance se mesuraient au moyen de la déviation galvanométrique, comparée à celle produite en insérant dans le
- 0 Atti délia Reale Accademia deiLincei, I. VI, Ier semestre,
- p. 175.
- (a) Phil. Traits, ofthe Roy. Soc., Part. 1, 1885.
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- côté qui contient le fil variable, une petite bobine de 0,0102 ohm.
- Pour mesurer les allongements, on a soudé aux deux fils, vers la même hauteur, deux bandes de laiton auxquelles sont fixées deux lames de verre contenant, l’une une graduation en millimètres et l’autre un trait de repère. On regarde le système avec une lunette à micromètre oculaire.
- Le fil de comparaison porte un poids fixe de 2.8 kg, l’autre une charge fixe de 1,8 kg, plus un certain nombre de masses de 0,2 kg qui constituent la charge variable.
- La proportionnalité entre les forces et les allongements correspondants a lieu presque exactement ; il en est de même pour les variations de résistance et les forces. Mais au delà d’une certaine limite de charge, il n’en est plus ainsi. Soit r la résistance et l la longueur: le rapport est à peu près cons-~T~
- tant. Pour vérifier cette loi avec plus d’exactitude, l’auteur a construit les courbes d’allongement et de résistance; pour le passage de o à 3 600 gr et le passage inverse, on obtient deux arcs à légère courbure ; la courbe des charges croissantes est concave vers l’axe des déformations et l’autre courbe est con-
- Enfin, en répétant ces expériences, après avoir produit des déformations permanentes, on observe encore, dans les différents cycles accomplis, la proportionnalité entre les variations de résistance et les allongements.
- Les expériences exécutées avec le nickel non recuit ont montré l’anomalie observée par Tomlinson. Quand le poids tenseur augmente, il y a d’abord diminution de la résistance, puis augmentation; il y a un minimum de r. G. G.
- Capacité de polarisation des feuilles métalliques très minces ;
- Par G.-P. Grcmaldi et G. Platania fi).
- Afin d’éviter les phénomènes de pénétration dés charges et de dissipation spontanée de la polarisation, les auteurs ont étudié la capacité de polarisation correspondant à un temps de charge très petit et déterminé.
- L’interrupteur est analogue à celui employé dans les expériences de Blondlot (2) ; c’est un pendule qui permet d’expérimenter avec des durées de charge d’un millième de seconde. A l’extrémité inférieure est une barre .de laiton, fendue en deux parties, qui sert à maintenir, au moyen de vis, des ressorts d’acicr. Au-dessous, une plate-forme de laiton peut se déplacer perpendiculairement au plan d’oscillation, s’élever ou s’abaisser, ou enfin tourner autour d’un axe vertical; elle supporte la pièce de contact, c’est-à-dire une plaque d’é-bonite de 1,5 cmd’épaisscur sur laquelle sont placées normalement au plan d’oscillation des bandes d’ébonite et de cuivre alternées, de même épaisseur, de façon à former un plan; les deux lames extrêmes sont en ébo-nite et taillées en biseau. Ces bandes' sont maintenues par deux barres de fer et des vis isolées électriquement.
- La fermeture du circuit est produite parle passage du ressort d’acier fixé à la partie inférieure du pendule sur les bandes de cuivre.
- Ces bandes de cuivre n’ont pas la même largeur dans toute leur étendue; cela permet, en avançant ou reculant la tablette, de faire varier la durée du contact.
- Afin que le pendule parte toujours d’une position déterminée, il est maintenu par un fil métallique flexible qui passe sur une poulie et est fixé à un écrou. Le déplacement de cct écrou le long d’une vis fixe permet d’amener la lame d’acicr du pendule entre deux raies
- (') Attidel Acç. Gimia de Ccttane, vol. X, 40 série, 1897. fi) Journal de Physique, série, t. X, 1897.
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- tracées sur une plaque fixe. En coupant le fil avec une pince on met le pendule en mouvement, l’allongement du fil au moment où l’on coupe est négligeable. Le pendule revient à sa position initiale à la fin de chaque oscillation, et la lame de contact ne subit pas de déformation permanente.
- Le temps t de fermeture du circuit est donné par la formule
- T durée d’oscillation.
- a, „y, .y' angles d’écart du pendule de sa position d’équilibre, au commencement de l’oscillation, au commencement et à la fin de la fermeture.
- D’après les auteurs, les erreurs que l’on peut commettre dans les mesures de ces quantités ne correspondent même pas à i dix-millième de seconde d’erreur sur la valeur de t.
- Pour exécuter les expériences, on chargeait le voltamètre en fermant, pendant un temps déterminé, un circuit qui contenait une pile et une résistance, de self-induction négligeable. La force électromotrice de polarisation était déterminée par la fermeture du voltamètre sur un galvanomètre balistique et une résistance, de self-induction négligeable et qui était assez grande pour permettre de négliger la diminution de force électromotrice du voltamètre produite pendant la fermeture.
- Les lames d’or brunies, d'épaisseur o,og mm, étaient, avant l’immersion dans le voltamètre, polies à l’émeri très fin, lavées à l’acide azotique bouillant et ensuite rincées à l’eau distillée. Les feuilles d’or étaient tendues sur des fils fins du même métal, recouverts d’une couche isolante interrompue en quelques points pour établir le contact. L’épaisseur moyenne de ces feuilles était de io-1 mm. Dans chaque série d’expériences, on prenait le plus grand soin pour que les surfaces des feuilles et des lames fussent égales.
- Il résulte des expériences que, si on laisse constante la force électromotrice polari-
- sante, pour des temps de charge très petits, la force électromotrice de polarisation des feuilles est plus petite que celle des lames, contrairement à ce qui se produit pour des temps de charge longs. Quand le temps de charge augmente, la différence entre les forces électromotrices de polarisation des lames et des feuilles diminue; elles deviennent égales pour une durée déterminée, puis, au delà de cette valeur, la force électromotrice de polarisation des feuilles devient supérieure à celle des lames. Les deux tableaux suivants donnent les résultats moyens d’un grand nombre d’observations : la surface des électrodes est de 7,75 cm2; dans le premier tableau la résistance du circuit déchargé était de 425 ohms; dans le second de 100.
- L force électromotrice de polarisation pour les lames, en prenant comme unité celle de la pile.
- F, force électromotrice des feuilles.
- , rapport des forces électromotriccs.
- /, temps de charge en secondes.
- Tableau I
- L F L/F
- 0,045 0,033 • L.36
- 0,084 0,068 1,23
- 6,260 0,224 1,16
- o,434 °j577 M4
- 0,546 0,526 1,03
- 0,606 0,605 1
- Tableau II I. F L/F
- 0,089 0,059 L5’>
- 0,192 o,^? I)4°
- 0,297 0,233 1,30
- 0,422 0,328 1,29
- o,5H 0-407 1.26
- 0,623 0-531 1,17
- 0,671 0,735 0,91
- Le rapport, d’abord beaucoup plus grand que l’unité, tend à lui devenir égal quand le temps de charge augmente, puis il devient moindre.
- Qualitativement toutes les feuilles se com-
- 0,054
- 0,147
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- 213
- portent de la même façon ; mais quantitativement, le rapport —varie un peu, même pour les valeurs égales de L.
- Désignons par :
- Q la quantité d'électricité fournie au voltamètre ;
- p la force électromotrice de polarisation produite ;
- Alors ~ exprime la capacité moyenne apparente du. voltamètre entre o et p (').
- Dans ces expériences, par suite de la différence de polarisation, la charge Q fournie au voltamètre à feuilles est, pour un même temps, un peu plus grande que celle fournie au voltamètre à lames ; négligeons en première approximation cette différence, l’erreur est d’autant plus faible que la force électromotrice de polarisation est moindre ; alors le rapport -p- nous représente la capacité apparente du voltamètre à feuilles rapportée à celle du voltamètre à lames. En faisant diminuer p et les capacités apparentes tendent à devenir égales aux capacités initiales de charges, et les rapports -t-, pour t très petit, nous donnent des valeurs approximatives des rapports des capacités initiales.
- D’où :
- i° La capacité initiale de polarisation est beaucoup plus grande pour les feuilles que pour les lames d’or ;
- 20 En augmentant la capacité apparente de charge des lames augmente plus rapidement que celle des feuilles, de manière à atteindre la valeur de celle-ci et à la dépasser pour un temps suffisamment long.
- Le plus grand accroissement de la capacité apparente des lames semble dû à la pénétration des charges, c’est-à-dire à la diffusion des ions à l’intérieur des électrodes, et cela montre qu’en un temps relativement court la charge traverse toute l’épaisseur des feuilles
- (') Boury. Annales de Chimie et de Physique, f série, t. III, octobre !S94.
- En effet, lorsque < et Q augmentent, la quantité des ions occlus et par suite la capacité apparente du voUamètrecroissent. Si pendant la durée du phénomène, la charge ne peut arriver à traverser l’épaisseur de la feuille, il semble alors probable que les lames et les feuilles doivent se comporter identiquement et que le rapport de leur capacité doit rester constant. Mais si le temps de charge est suffisant pour permettre aux ions de traverser toute l’épaisseur des feuilles-, alors le rapport entre la capacité des feuilles et celle des lames doit diminuer. Il résulte des mesures rapportées ci-dessus, que les variations de ce rapport se produisent certainement au bout de un ou de deux centièmes de seconde après le commencement de la charge. Ces valeurs semblent indiquer une limite supérieure du temps employé par les ions à traverser la demi-épaisseur des feuilles, soit 0,5 X io-4.
- Root (') a fait une détermination du temps employé par les ions à traverser les lames de platine. Deux voltamètres sont séparés par une lame de platine C d’épaisseur 0,02 mm. Dans chaque compartiment plonge une lame de platine (A et B). Avec l’clectromètrc Lippmann on détermine la différence de potentiel entre B et C, qui, au bout de plusieurs jours,est très petite. On ferme un circuit qui comprend A C et un Daniell; on observe au bout de cinq minutes une différence de potentiel entre B et C de 0,015 volt environ, due aux gaz qui ont traversé la lame C pendant ce temps.
- Quant à la différence entre les capacités initiales des feuilles eu des lames, comme il s'agit de charges superficielles, il est difficile d’admettre qu’elle soit due à la différence d’épaisseur. La cause semble plutôt être dans l’état superficiel ; il serait naturel d’admettre que les feuilles sont plus poreuses et que leur surface est plus grande que celle des lames.
- Cette hypothèse est d’ailleurs d’accord avec (*)
- (*) Poggend. Ann.% t. CLIX, p.416, 1876.
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- L’ÉCLAIRAGE
- les conclusions d’expériences faites par Bar-toli ('}, Blondot (-) et Bouty.
- Les expériences actuelles permettent de calculer avec une certaine approximation les valeurs absolues des capacités apparentes moyennes entre o et /?, pour les différentes forces électromotrices de polarisation , et celles des capacités initiales. Il suffit de construire les courbes correspondant à t abscisse et p ordonnée. On trouve ainsi en partant du premier tableau que les capacités initiales sont 115 microfarads pour les lames et 155 pour les feuilles. Les mêmes calculs avec le deuxième tableau donnent 105 et 147, soit donc en mo}rennc 110 et 150.
- Ces valeurs se rapportent à un voltamètre avec électrodes de 7,75 cm2 de surface. Si on compare un voltamètre à un système de deux condensateurs en série, la capacité initiale k d'une électrode en microfarads et par cm1* est donnée par
- *C~ ~ Ts~
- ÉLECTRIQUE T. XVII. — N°44.
- S, superficie totale des faces de chaque condensateur ; 15*5 cm2.
- C, capacité totale du voltamètre,
- D’où, k 14,2 microfarads pour les lames et 19,4 pour les feuilles.
- Les capacités initiales ont fait l’objet d’un grand nombre de mesures, mais la plupart des expérimentateurs ont employé le platine; or, les résultats obtenus sont irréguliers à cause de la grande porosité de ce métal. Avec l’or les résultats seraient plus concordants, mais les mesures sont peu nombreuses.
- T. es auteurs ont admis, pour expliquer la différence entre les capacités initiales, que les feuilles d’or avaient une surface de contact supérieure à celle des feuilles. Cette différence n’inliue-t-eüe pas aussi sur les résultats obtenus au bout d’un certain temps de charge?
- G. Goisot.
- CHRONIQUE
- Transmission électrique d’énergie dans les mines de Ziegler. — Notre confrère The Electriciens dans son numéro du 14 octobre, donne, d’après (Esterreische Zeitschrift fur Berg und Huttens-wesen, la traduction d’un intéressant article de M. F. Holzner sur les installations électriques des mines de Ziegler ; nous en donnons ci-dessous un résumé.
- L’adoption de rélçctricitc comme force motrice pour les divers travaux d'exploitation de la mine a etc décidée à la suite d'un essai fait avec une dynamo de 10 kilowatts et une pompe électrique centrifuge. La station centrale, érigée à la surface, est équipée d’un moteur à vapeur vertical compound de 150 chevaux, accouplé directement aune dynamo Siemens de 85 kilowatts, donnant du courant continu à 500 volts. Un câble isolé de 150 mms de sec-
- R. Acc. àdLincd, série 3, v. VIII, 1880. (3) journal de Physique, i” série, t. X, p. 444, 1881.
- tion, conduit le courant au plus profond de la mine en passant par un des puits d'aérage. Sur ce câble principal sont greffés les câbles des circuits secondaires qui transmettent l’énergie aux nombreux moteurs actionnant les machines dans trois de.s principaux centres d’opération.
- Le circuit n° s alimente un moteur de 19,6 chevaux actionnant une pompe à trois pistons. Les deux machines, montées sur un bâti unique, sont accouplées par un train d'engrenages permettant d’obtenir, pour 600 révolutions par minute du moteur, une vitesse de l'arbre moteur des pistons variant de 55 à 165 tours par minute. Le train d’engrenages ainsi que les résistances de démarrage sont maintenus à une température convenable par l’air que leur envoie un petit ventilateur spécial mû par 'un moteur de 1/10 de cheval.
- Le circuit n" 2 fournit du courant à un groupe de moteurs actionnant trois treuils, trois pompes, dont deux mobiles et une fixe, et un ventilateur, Cç der*
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- nier est commandé par un moteur de 5 chevaux, dont la vitesse de 1300 tours par minute est réduite à 310 à l'axe du ventilateur par des poulies différentielles, la transmission s’effectuant par courroie. A cette vitesse, le débit d’air, à l’extrémité d’une canalisation d'environ ayo m de longueur, est de 30 m3
- Les moteurs des treuils ont une puissance de 5 à 6 chevaux chacun ; leur vitesse de 120c tours est réduite à 214. par des transmissions qui attaquent des trains d’engrenages réducteurs adaptes au tambour et qui font faire à ces derniers 23 révolutions seulement par minute, ce qui correspond à une vitesse d’ascension de 7,30 m par seconde.
- Les pompes électriques mobiles sont l’une roulante et l’autre glissante; la première, montée sur un chariot spécial a roues de diamètres variables pour l'emploi dans les plans inclinés, est constituée par deux pompes centrifuges entraînées par un moteur place entre clics : le débit de cette pompe, pour une hauteur de 30 m du point d'aspiration à l’orifice d’écoulement, est de 300 litres par minute à l’extrémiic d’une canalisation de 300 m de long. La seconde pompe mobile est montée ainsi que son moteur, sur un cadre en fer que l’on petit faire glisser le long de deux charpentes métalliques à la profondeur voulue. Le moteur fait 1200 tours par minute, ce qui correspond à un débit d’eau de 5yo litres par minute.
- Une dérivation du circuit n° 2 alimente le moteur d’une pompe centrifuge fixe, et à quelque distance de là, deux autres moteurs, l’un pouvant à volonté actionner soit un ventilateur, soit un treuil, l’autre actionnant une pompe fixe à piston.
- AU Circuit n°3 sont raccordés les moteurs de deux treuils de halage sur plan incliné à montée et descente simultanées et ceux de deux pompes fixes à pistons.
- L’installation électro-mécanique est enfin complétée par Un monte-charge électrique destine à remonter à la surface les poussiers et menus morceaux de charbon recueillis dans’ les diverses galeries d’extraction. Il se compose d’une cage en tôle à la partie supérieure de laquelle est placé un moteur engrenant par un pignon denté avec une crémaillère longeant les glissières. Avec une puissance de 2 535 watts, il communique à la cage, chargée d’en-vironqoo kg, une vitesse d’ascension de 22,5 cm par seconde.
- Les trois circuits dont il vient d’être question alimentent également de nombreuses lampes à in-
- candescence, montées soit par groupes, soit isolement, qui assurent un éclairage parfait dans tous les points principaux d’opération.
- L’expérience acquise pendant les premiers mois du fonctionnement du matériel électrique a démontré qu’en raison de l’humidité de l’atmosphère dans la mine et del’acidltédc l'eau qu’on y rencontre, les bâtis en bois imprégné n’assuraient pas un isolement satisfaisant aux moteurs. On y a remédié en interposant entre les deux une épaisse plaque de caoutchouc vulcanisé ; toutefois, malgré cette précaution, on doit enlever les induits qui ont fonctionné un certain temps, pour les remplacer par d’autres maintenus dans un endroit sec. Les collcc-
- en gypse et en fibre comprimée Ont dû être changés contre d’autres, isolés au mica.
- On a remarqué aussi que le marbre des plateaux sur lesquels étaient montés les commutateurs et autres appareils secondaires perdait de sa propriété isolante après un séjour prolongé dans une atmosphère saturée d’humidité; la porcelaine vitrifiée qui l’a remplacé a été trouvée préférable, à condition toutefois que l’émaillage qui la recouvre soit exempt de toute fissure. De même, à cause de l'humidité, l’amiante employée dans les résistances de démarrage provoquait de fréquents courts-circuits par la fusion des fils; on lui a substitue le verre sou3 forme de plaques épaisses aütourdesquellesles fiis de nickel sont enroulés à nu. Le verre a également remplace le bois avec avantage pour les poignées de commutateurs.
- Malgré ces divers inconvénients rencontrés au début, et la nécessité d’avoir un jeu d’induits de rechange, l’installation fonctionne maintenant régulièrement et assure à la mine un meilleur rendement, l’exploitation étant plus active et beaucoup moins coûteuse qu’avec les anciens procédés. U...
- Circulaire et instruction technique relatives à l’application de la loi de 1895 sut* l’établissement des conducteurs d’énergie éloctrique. — L'application des dispositions générales decetteloi, reproduite dans L'Éclairage Électrique, t. IV, p. 237, a donné lieu à de nombreuses difficultés qui ont motivé l’étude, par le Comité d’électricité institué par l’article 6 de la loi, de nouveaux règlements. Ces reglements viennent d’ôtre publiés sous forme d’une circulaire et d’une instruction technique que nous reproduisons ci-dessous. Nous y joignons le
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- risques et périls, quelle?
- yu modifier une installation existante qu’après i . ration préalable adressée au préfet du département préfet de police dans le ressort de sa juridiction.
- Les projets d’installations de la quatrième catégorie doivent être soumis à l'approbation du ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, après examen en conférence par les services intéresses.
- Enfin les installations de la cinquième catégorie sont soumises aux seules formalités qui découlent de l’application de l’article 2 de la loi.
- Les indications qui vont suivre visent uniquement le mode d’application de la loi du 25 juin 189^. Les formalités y relatives sont donc indépendantes de celles déterminées par les règlements de voirie qui demeurent entières.
- Obligations du public dans le cas ou il n’y a lieu ni a déclaration ni a autorisation. {Art. 1 et 2 de la loi.) — Lorsque l’installation rentre dans la première catégorie et ne donne lieu ni à la déclaration ni à une autorisation, les propriétaires d’installations d’énergie électrique ne sont soumis qu’aux obligations résultant de l’article 7 de la loi qui assure la protection des lignes télégraphiques ou téléphoniques contre les trou blés pouvant provenir de l’exploitation des installations d’énergie.
- Formalités a remplir :
- {Art. 2 île 1a loi.) — Les propriétaires d’installations d’énergie électrique rentrant dans la deuxième catégorie indiquée plus haut doivent adresser une déclaration au préfet du département ou au Préfet de police dans le ressort de sa
- notifier au pétitionnaire l’acceptation du projet ou les modifications qu’elle réel"—
- b. Un croquis sommaire ou diagramme du système de dis tribution.
- c. Un état des renseignements conforme au modèle n° ] annexé â la présente circulaire.
- d. Un tracé de la ligne, fait à une échelle suffisante e comportant tous les détails essentiels aux points importants tels que croisements avec les lignes télégraphiques ou télé phoniques, etc.
- Vous aurez, Monsieur le Préfet, d communiquer, chaqw fois, le dossier complet au directeur des postes et des télégraphes de votre département.
- Lorsque l’ingénieur aura formulé son avis, le dire vous renverra le dossier, soit directement, soit après municatlon à l’Administration centrale, lorsque la n plus particulière des installations projetées aura paru n siter un examen spécial du^omité d’électricité.
- I-’étude du dossier sera faite en appliquant les pre fions techniques mentionnées dans l’instruction ci-joii dont les termes ont été arrêtés après avis du Comité d îricité, conformément à l’article 6 delà loi.
- La communication à l’Administration centrale naun que lorsque l’installation projetée comportera une dérogation u prescriptions.
- . ^0us ferez connaître à l’intéressé l’avis ainsi établi. II con-Viendra de lui rappeler en même temps que les prescription:
- s du Comité d’électricité.
- {Art. 4 de la loi.) — Toute installation d’énergie électrique rentrant dans cette catégorie suppose une double autorisation préalable :
- i° Une autorisation des services de voirie intéressés, donnant au pétitionnaire le droit d’occuper matériellement une partie de l’espace en y établissant des conducteurs ;
- 2q Une autorisation visant les conditions électriques dans lesquelles le courant peut circuler dans lesdits conducteurs.
- À cette double autorisation correspond, en outre, un double contrôle : contrôle des conditions de voirie, contrôle des conditions électriques.
- Les conditions de délivrance des autorisations de voirie sont régies par les règlements ordinaires affectant la matière, et dont l’effet demeure entier.
- Les conditions de délivrance des autorisations de circula-
- Les propriétaires d’installations d’énergie électrique, rentrant dans la troisième catégorie visée par la loi du 25 juin 1895,doivent adresser au préfet une demande d’autorisation.
- 'A cette demande doivent être joints :
- i° Une description détaillée du projet d’installation ;
- 2° Un croquis sommaire ou diagramme du système de distribution ;
- 30 Un état des renseignements conforme au modèle n3 2 annexé à la présente circulaire ;
- 4° Un tracé de la ligne fait à une échelle suffisante et comportant tous les détails essentiels aux points importants, tels que croisements avec les lignes télégraphiques ou téléphoniques, voies ferrées, etc.
- Vous aurez à transmettre ce dossier ainsi constitué au directeur des postes et des télégraphes de votre département, qui le fera examiner par l’ingénieur, comme il a été dit dans le cas précédent {art. 4de la loi).
- Lorsque cet ingénieur aura formulé son avis, le directeur vous renverra le dossier soit directement, soit après communication à l’Administration centrale. La communication à l’Administration centrale ne sera d’ailleurs faite que si l’installation projetée donne lieu de craindre des troubles sur les fils de l’Etat préexistants et s’il y a lieu, par suite; de passer avec le pétitionnaire une convention réglant les indemnités qui seraient dues par lui à l’Administration des postes et des télégraphes pour l’exécution des mesures de préservation nécessaires.
- Vous aurez, enfin, Monsieur le Préfet, à prendre un arrête spécial d’autorisation, pour ce qui concerne la loi du 35 juin 1895, et conforme au type joint à la présente circulaire.
- Cette autorisation soumettra le permissionnaire aux conditions électriques indiquées par le service des postes et télégraphes et qui, sauf exception admise après avis du Comité d’électricité, seront toujours conformes à celles énumérées dans l’iustruction ci-jointe.
- L’arrêté devra notamment désigner l’ingénieur des postes et des télégraphes chargé du contrôle des conditions électriques et faire connaître les obligations du permissionnaire, en ce qui concerne la surveillance et l’entretien de son ins-
- Dès que cet arrêté aura été rendu, le permissionnaire, muni des autorisations de voirie nécessaires, sera libre de procédera l’installation. Il pourra, sous réserve des formalités à remplir vis-à-vis des services de voirie, faire circuler son courant à la suite d’un simple avis adressé contre reçu, au directeur des postes et des télégraphes, si l’installation est du type dit « à basse tension ». S’il s’agit d’une installation dite « à haute tension », il fera connaître au directeur la date d’achèvement de ses travaux ; l’ingénieur chargé du contrôle procédera aussitôt aux essais réglementaires. Si les résultats obtenus sont satisfaisants, mention en sera faite sur le registre de contrôle à la suite des essais, et cette inscription tiendra lieu d’autorisation de mise en service.
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- Dans quelques cas spéciaux, il s'agit, par exemple, de conducteurs prenant appui sur des ouvrages appartenant aux compagnies de chemins de fer, ou passant en dessus ou en dessous de leurs emprises, etc.,il sera nécessaire de demander lavis et l’adhésion des services intéressés. Cette mission incombe à l’ingénieur des postes et des télégraphes au cours de son étude du dossier ; le texte d'arrêté qui vous sera proposé par le directeur sera donc toujours établi après cette chtcnte, sans que vous ayez à provoquer de nouvelles conférences à ce sujet,
- Les indications qui précèdent visent les formalités à remplir dans le cas de l'établissement d'une installation entière-
- Lorsqu’il s’agira d’établissement de branchements dans une installation déjà autorisée, les formalités seront encore simplifiées; il suffira que le permissionnaire adresse, contre reçu, à l’ingénieur du contrôle des conditions électriques, une demande spécifiant la longueur du branchement, la section et l'isolement des conducteurs, ainsi que tous les renseignements utiles pour définir l’emplacement choisi.
- Si, dans les huit jours, le permissionnaire 11’a pas reçu avis contraire et toujours sous réserve de l'exécution des formalités de voirie, il sera libre d'exécuter ses travaux.
- Formalités a remplir dans le cas ^approbationministérielle. {Ait. 5 de la loi.) — Les installations soumises à l’approbation ministérielle {art, 5) sont les installations de conducteurs d'énergie électrique faites pour les besoins de leur exploitation par les administrations de l’Etat ou par les entreprises de services publics soumises au contrôle de l’Administration.
- Il convient d’entendre par là:
- i° Les installations faites par les administrations de l’Etat pour les besoins de leur exploitation et empruntant le domaine public, c'est-à-dire autres que celles tombant sous le coup des articles 1 et 2 de la loi ;
- 2“ Les installations faites par les entreprises de services publics soumises à un contrôle électrique déjà organisé par
- Vous remarquerez que cette définition comprend la plupart des installations dont la concession fait l’objet d’une loi ou d’un décret d’utilité publique, notamment les tramways électriques. Par contre, les distributions d’énergie électrique faites pour le compte des particuliers ou pour les communes et empruntant les voies publiques tombent sous le coup de l’article 4 de la loi, parce que le contrôle électrique de l’Etat ne sera organisé pour elles que par l’arrêté préfectoral d’autorisation, comme il est indiqué ci-dessus.
- La procédure à suivre dans le cas des installations soumises à l’approbation ministérielle comporte :
- 1° La tenue d’une conférence à deux degrés entre les services intéressés, l'ingénieur des postes et des télégraphes représentant l’Administration au premier degré, le directeur au second degré.
- Cette conférence doit être provoquée soit par le représentant de l’Administration pour le compte de laquelle est faite l’installation, soit par le représentant de l’Administration par l’intermédiaire de laquelle l’entreprise en cause a sollicité la concession du service.
- Elle a pour but d’arrêter de concert, après examen des projets de l’installation, les conditions électriques qui sont imposables à celle-ci.
- Lorsque la concession du service public en cause devra être faite par un décret d’utilité publique ou une loi, une première conférence sommaire devra avoir lieu, dès le début de l’instruction, de manière à faire connaître, dès l’origine, au pétitionnaire, avec toute l’approximation possible, les obligations auxquelles il aura à se soumettre au point de vue des conditions électriques ;
- 20 L’envoi du procès-verbal de la conférence à l’Administration centrale. Cet envoi doit être accompagné d’un dos-
- sier constitué comme il a été dit plus haut, à propos des installations soumises au régime de l’autorisation ;
- ^ La promulgation d’un arrêté pris par le ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes et déterminant eu dernier ressort^ d'une part, les conditions électriques imposables à l’installation, d’autre part, les fonctionnaires chargés par lui de vérifierqueces conditions soient bien remplies!
- faire assurer l’exécution par les intéressés.
- Cas des instaî lations concernant les chemins de FER et les voies NAVIGABLES. — Ainsi qü’il a été dit plus haut, les installations concernant les chemins de fer et les voies navigables ne sortt soumises à aucune formalité.
- Toutefois, conformément à l'article 2 de la loi, elles devront faire l’objet d’une déclaration lorsqu'elles passeront à moins de 10 m en projection horizontale d'une ligne télégraphique ou téléphonique.
- l’article 7. — Toutes les installations électriques, sans exception, demeurent soumises aux prescriptions de l’article 7 de ia loi du 25 juin 1895, et doivent être exploitées de manière à n’apporter aucun trouble dans les transmissions télégraphiques ou téléphoniques.
- Lorsqu’une installation électrique trouble les transmissions télégraphiques ou téléphoniques d’une manière quelconque, le directeur du département en informe l’exploitant, le met en demeure de faire cesser le trouble immédiatement et prend, s’il y a lieu, tontes les mesures nécessaires, conformément à Tarticle 12 du décret-loi du 27 décembre 1851.
- A partir de cette mise eü demeure, l’auteur du dommage n’a plus à exciper de son ignorance. 11 sait qu'il tombe sous le coup de la loi et des pénalités qu’elle édicte, s'il ne prend les mesures nécessaires pour remédier à l’élat des choses qui lui est signalé.
- Lorsque les troubles atteignent les lignes télégraphiques ou téléphoniques installées postérieurement à l’établissement des conducteurs d'énergie électrique, îi appartient à l’Adnii-nistration des postés et des télégraphes diviser au moyen de se garantir elle-même contré ces troubles et, s'il est nécessaire, de demander des modifications à l’installation de ces conducteurs ; elle en supportera alors les frais et l’industriel ou le service public intéressé sera tenu de les exécuter.
- Instruction technique jointe a la présente circulaire. — Comité d'électricité. — Ainsi qu’il a été dit précédemment, les directeurs et ingénieurs des postes et des télégraphes chargés d'étudier les projets d'installation qui leur serout soumis, devront se conformer aux indications contenues dans l’instruction technique jointe à la présente circulaire.
- Cette instruction a été arrêtée après avis du Comité d’électricité institué par l’article 6 de la loi et qui a pour mission d'étudier, à titre consultatif, soit les prescriptions réglementaires à imposer, soit les dispositions à prendre dans chaque cas particulier, en vue de garantir le bon fonctionnement des lignes télégraphiques ou téléphoniques.
- Vous devrez donner à cette instruction la plus grande publicité possible, de manière à mettre les intéressés en mesure d’en tenir compte dans l’établissement de leurs
- Afin de la maintenir toujours en harmonie avec les progrès de la science et les nécessités nouvelles qui en résulteront, cette instruction sera revisée chaque année après avis du Comité d’électricité.
- D'une manière générale, tout particulier, en cas de désaccord avec l’Administration locale, peut en référer au ministre. Le Comité sera toujours appelé à donner son avis sur les questions ainsi soulevées. Sa composition, dans laquelle l’industrie est si largement représentée, et la compétence
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- Le Gérant: C. NAÜD.
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- îdi 5 Novembre 1898
- — N* 45.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE D’ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l'École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — J). MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — J. BLONDIN, Professeur agrégé de l’Université.
- LE RÉGLAGE DE LA TENSION DANS LES DISTRIBUTIONS A TROIS FILS A COURANT CONTINU
- Tout système de réglage d’une distribution à trois fils doit satisfaire aux deux conditions suivantes :
- i° Maintenir dans les limites requises pour le bon fonctionnement des appareils récepteurs, la différence de potentiel entre les conducteurs extrêmes du réseau.
- 2° Répartir également la tension totale entre les deux ponts de la distribution.
- Les modes de réglage varient suivant que les feeders alimentant le réseau sont à trois conducteurs ou à deux seulement, reliés aux fils extrêmes.
- Dans le premier cas que nous voulons considérer tout d’abord, le réglage se fait a l'usine génératrice sur les indications de voltmètres reliés par des fils pilotes à des points déterminés du réseau ou par un système équivalent. Chaque unité génératrice se compose de deux dynamos identiques reliées en série.
- S’il s’agit d’un réseau d’éclairage ou de toute autre distribution dans laquelle la demande varie lentement, le réglage de la tension satisfaisant aux deux conditions sus-indiquées peut être fait à la main, soit en agissant sur les excitations des dynamos, soit en réglant le nombre d’éléments de deux
- batteries d’accumulateurs mises en parallèle sur chaque pont. On fait parfois usage d’égalisateurs de tension à l’usine génératrice même.
- Sans discuter l’efficacité des systèmes indiqués au point de vue technique et économique (ce qui sortirait de notre cadre), nous observerons qu’aucun d’eux ne peut atteindre son but lorsque les variations de charge dans les deux ponts sont très brusques et considérables. On a imaginé des appareils basés sur l’emploi de relais faisant automatiquement les opérations de réglage ; mais eux aussi sont insuffisants dans de telles conditions, le retard avec lequel ils fonctionnent rendant bien souvent le réglage illusoire.
- Pour pouvoir obtenir des résultats satisfaisants, même dans le dernier cas, il est nécessaire d’employer un système dans lequel le réglage n’est pas obtenu par le fonctionnement successif de pièces en mouvement, l’inertie de ces dernières ne permettant pas de faire le réglage immédiatement après le déréglage.
- Le système suivant ne comportant qu’un simple arrangement des excitations des machines, nous semble satisfaire à tous les desiderata.
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- L’ÉCLAIRAGE
- Soit un feeder à trois fils alimentant, par un couple de machines, une distribution dans laquelle le nombre des récepteurs varie entre les plus grandes limites et très brusquement ; on veut maintenir constante la tension entre les fils extrêmes aux bouts du feeder et répartir également cette tension entre les deux ponts de la distribution.
- Supposons le problème résolu et soit V la différence de potentiel entre A et B et entre
- B et C 'tig. i). Soit R la résistance des conducteurs extrêmes, R, celle du conducteur du milieu, Is la demande de courant dans l’un des ponts de la distribution, I2 la demande dans l’autre pont : le conducteur du milieu
- V, ” V + IiR + (b — D Ri ) t)
- y2 = V + ISR — (I, — Is) R, j 1 J
- Ces équations indiquent quelle doit être la loi de variation de la différence de potentiel aux bornes des deux machines en fonction des courants I,, I2 débités par chacune d’elles. Elles indiquent clairement comment on peut y satisfaire pour toutes les valeurs de I, et Is.
- Il faut pourvoir chaque machine :
- i° D’un enroulement en dérivation D capable d’assurer aux bornes une différence de potentiel V en circuit ouvert (I,= Iî = o) ;
- 2° D’un enroulement en série R* suffisant pour compenser la chute de potentiel dans l’armature et dans l’enroulement même, ainsi que la réaction d’induit et la chute de vol-
- ÉLECTRIQUE
- tage due à la résistance R d’un des fils extrêmes ;
- 3° D’un enroulement supplémentaire parcouru par le courant (I,— I,,) du fil du milieu et ajoutant son action a celle des deux enroulements sus-indiqués lorsque la machine considérée est la plus chargée, ou la retranchant s’il s’agit de la machine la moins chargée. Cet enroulement doit relever ou abaisser la force électromotrice de la machine de {I, — I,) (R,H- zR\\ R', étant la résistance de l’enroulement même.
- La figure i indique les connexions des deux machines avec le feeder.
- On peut résoudre la question d’une façon différente : les équations (i) en indiquent les moyens ; elles peuvent en effet être écrites sous la forme
- V, = V + ï, (R, + R) — [,R, )
- V,= V + I,(R, + R) — IjR, ' l2'
- qui montre qu’il faut pourvoir chaque machine d’une excitation en série capable de compenser la chute de potentiel dans l’armature, dans l’enroulement en série, dans la résistance (R, -f- R) et la réaction d’induit. Une partie de cette excitation, capable de compenser la chute de potentiel dans la résistance Rn doit toujours être antagoniste. La
- figure 2 montre la disposition qui résulte du reste directement des équations (2).
- Il est toutefois à remarquer que cette seconde solution est bien inférieure à la première, car à égalité de circuit magnétique des machines, elle demande un nombre d’atn-
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- pères-tours d’excitation beaucoup plus considérable, soit parce que l'excitation de chaque machine est toujours différentielle, soit parce qu’en général R,> R.
- A égalité de poids de cuivre employé elle aurait donc un plus mauvais rendement; c’est pourquoi nous n’en dirons pas davantage.
- Inutile d’ajouter que le moteur actionnant l’ensemble des deux machines cioit être, en tout cas, à même de marcher il vitesse constante malgré les variations brusques de la charge.
- Pour ha détermination de l’excitation de chaque machine, dans la première solution, on procédera de la façon suivante : on calculera d’abord le nombre d’ampères-tours total {mi) pour avoir, avec le courant normal une différence de potentiel V aux extrémités des résistances (R.-j- R/s-f- R-y R,), puis le nombre d’ampères-tours (mi)t pour avoir, toujours avec le courant normal, la même différence de potentiel aux extrémités des résistances (R-j-Rs) et enfin les ampères-tours (mi)? pour avoir le voltage V aux bornes à circuit ouvert. Les ampères-tours [mi) — {mi)l seront attribués à l’enroulement en série supplémentaire, les ampères-tours (mi) — {mi)i — {mi)., à l’enroulement en série Rs et le reste à l’excitation en dérivation.
- Comme pour les machines compound ou hypercom pound, il est nécessaire d’étudier la carcasse de façon que la caractéristique à circuit ouvert des deux dynamos, qui seront aussi égales que possible, soit rectiligne au delà du coude, et qu’à circuit ouvert le fonctionnement corresponde à un point placé au delà du coude de la courbe du magnétisme.
- Par suite des variations brusques de la charge de chaque machine, il y aura des variations brusques du flux, qui nécessiteraient une variation continuelle et correspondante du calage des balais pour éviter les étincelles.
- Gomme cela est irréalisable, il faut appliquer dans l’étude de ces machines les précautions conseillées dans des cas analogues
- pour réduire au minimum les étincelles aux balais, qui resteront ainsi calés invariablement en une position moyenne.
- Le système indiqué est d’une simplicité remarquable et d’un fonctionnement sûr et prompt ; aussi il nous semble à conseiller dans beaucoup de cas et surtout dans ceux dans lesquels les autres systèmes de réglage indiqués seraient défectueux ou inefficaces. La traction électrique a trois fils et les transports de force aux distances moyennes pourraient plus spécialement l’employer très utilement.
- Il faut cependant faire remarquer qu’un couple de machines, tel que celui que nous venons de décrire, ne peut servir que pour le feeder pour lequel il a été calculé, et que ce feeder ne peut pas être alimenté éventuellement par un autre couple de machines mis en parallèle avec le premier.
- On peut cependant, en prévision de ce couplage, pourvoir les machines de bornes auxiliaires partageant les excitations en série en deux parties, la totalité de ces excitations étant employée lorsque le groupe de machines alimente seul le feeder, tandis qu’une partie resterait hors de circuit, ou. en court-circuit lorsque ce groupe travaille en parallèle avec les autres. La même disposition pourrait du reste être employée pour pouvoir relier un groupe de machines successivement à des feeders de résistances différentes. Grâce à ce dispositif on peut donc relier les couples de machines en parallèle; mais il reste toujours l’inconvénient de ne pas pouvoir relier aux mêmes barres du tableau de distribution les extrémités des feeders ayant la même résistance. Les conditions de réglage ne pourraient alors être atteintes que dans le cas où lecourant total se partagerait entre les feeders proportionnellement à leur section, cc qui, en général, n’arrive pas. En tout cas, le rendement moyen d’un couple de ces machines est supérieur à celui de l’ensemble des dynamos et des appareils de réglage (accumula teurs, égalisateurs de tension, etc.) satisfaisant aux mêmes conditions de fonctionnement ;
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- en outre, le réglage étant absolument automatique, il n’y a effectivement aucun réglage à faire, excepté celui de la vitesse.
- Nous ajouterons finalement que tous les bobinages d’une des machines d’un couple peuvent être déterminés expérimentalement, et qu’il y a moyen, par l’emploi de résistances en série ou en parallèle, suivant le cas, de parer aux différences magnétiques éventuelles entre les deux machines.
- Lorsque le réseau à trois fils est alimenté par des feeders à deux conducteurs, la constance de la tension entre les fils extrêmes est assurée par un réglage des dynamos à la station génératrice, tandis que l’égale répartition de cette tension entre les deux ponts de la distribution est obtenue en général par l’emploi d’appareils connus sous le nom d'égalisateurs de tension, installes à proximité des appareils récepteurs aux endroits où l’on craint les déréglages les plus grands.
- Comme on le sait, un égalisateur de tension ordinaire est constitué par deux machines identiques, dont les induits sont calés sur le même arbre et excitées par le même courant comme l’indique la figure 3. Si, par
- fig. 3.
- suite de l’égale répartition de la charge entre les deux ponts, V, — Vs, le système fonctionne comme un moteur marchant à vide. Les induits sont parcourus par un certain courant /„ qui est en généra) très petit vis-à-vis des courants qui parcourent les mêmes induits lorsqu’il existe un dcréglage sensible entre les deux ponts. C’est pourquoi dans ce qui suit nous ne nous occuperons pas d’examiner le fonctionnement de l’égalisateur lors d’un réglage qui change le courant dans un
- des induits de moins que Q A un instant quelconque, lors d’un déréglage, l’induit 1 absorbe un courant ii tandis que l’induit 2 débite un courant iî ; et le système des deux induits prend une certaine vitesse. Les voltages aux bornes des deux induits, qui sont les mêmes que ceux des deux ponts de la distribution, seront exprimés par
- Dans ces expressions e„ est la force électromotrice engendrée dans les induits et r leur 1 résistance. Elles montrent nettement qu’un appareil ainsi étudié ne peut pas égaliser parfaitement les deux voltages puisque V, > V2. On remarquera que ces machines fonctionnent alternativement comme moteur et comme dynamo, le sens de leur rotation étant cependant toujours le même. Il s’ensuit que les balais doivent nécessairement être calés invariablement à la ligne neutre, ce qui élimine sensiblement toute réaction de l’induit sur le flux inducteur. La force électromotrice e0 reste sensiblement constante, quels que soient it et puisque le courant d’excitation est constant et que la vitesse ne varie pas beaucoup pourvu que la différence de potentiel entre les fils extrêmes soit invariable. Puisque V, — V2 — 'q -f- Q r, on en conclut que l'égalisateur égalise d’autant moins que le déréglage entre les deux ponts est plus grand. Pour que V„ il faudrait que la résistance r des armatures fût nulle ; aussi le réglage qu’un tel système peut réaliser est d’autant plus parfait que la résistance des armatures est plus petite. Comme la résistance de ces dernières ne peut pas descendre en dessous d’une certaine limite, pour obtenir l’égalisation parfaite des voltages il faut modifier les forces électromotrices des deux machines, de façon à renforcer celle de la dynamo fonctionnant comme génératrice et à affaiblir celle de la dynamo fonctionnant comme moteur.
- Dans cet ordre d’idées, on peut améliorer les conditions de fonctionnement de l’égali-
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- sateur et même les rendre tout à fait satisfaisantes en interchangeant les excitations des deux machines, comme l’indique la figure 4.
- Ifccbange des excitations produit une augmentation —(fig. 3) dans le courant d’excitation de la machine 2 et une diminution égale dans l’excitation de la machine 1. Appelons K la constante par laquelle il faut multiplier la différence de potentiel appliquée aux inducteurs d’une machine pour avoir la force électromotrice développée dans celle-ci. On peut écrire pour la disposition de la figure 4
- ' V’, = <?0 + fir — K (Vj- V,) = e0 + fif — Kr(fi + fi) ! V's= *0 + fir + K (Vt-V4) = «0-v + Kr (fi + fi)
- de là on déduit
- \", " Vfi = (7o + " (fi — fi) (4)
- K^= i--
- Il est donc possible, en étudiant convenablement le circuit magnétique des deux machines, de réaliser par ce moyen un réglage pratiquement exact.
- Il suffit que la partie BA de la caractéristique à circuit ouvertde chaque machine (fig. 5} (a force électromotrice induite, V différence de potentiel appliquée aux inducteurs) fasse un angle de 26°, 5 avec l’horizontale (tang. 26°, 5 ==-;>
- Cette condition peut être satisfaite par un choix convenable des sections et des matériaux employés, la résistance du circuit ma-gnétique restant dans les limites ordinaire-
- ment requises pour avoir un-bon rendement des machines.
- Cette disposition a l'avantage de ne pas
- V
- Fig. 5-
- employer d’enroulements supplémentaires qui compliquent l’ensemble et augmentent les pertes ; par contre, elle demande une étude particulière du circuit magnétique des machines (’).
- Une disposition qui fonctionne exactement de la même façon est celle qui est indiquée par la figure 6.
- ~X
- V,
- 1
- Va
- J
- Fig. 6.
- L’égalité des deux voltages est obtenue en renforçant l’excitation d’une des machines et en affaiblissant celle de l’autre d’une quantité proportionnelle à (/, -J- i.2). On a en effet
- Vf = e0 + r f + 2 Rs (fi + fi) - K (fi + fi)
- Vfi = — rifi —2R3 (fi + fi) + K (fi + fi)
- et il est facile de vérifier que Vfi — Vfi, si
- (') Les deux dispositions qui vont suivre ont été revendiquées par la maison Siemens et Iialske de Berlin (brevet allemand n® 93 365. du 14 août 1897). Dans le mémoire relatif à ce brevet, MM. Siemens et Halske prétendent que la disposition que nous venons de décrire ne peut pas réaliser l’égalisation des deux voltages; nous ne sommes pas du même
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- K = - + 2 Rs et que
- V'j = V'a — e0 4- -q (4 h!
- Quant à la section et au nombre de spires à donner à l’enroulement en série supplémentaire, on remarquera qu’il est parcouru par le courant ii + iv En appelant •/} le rendement industriel des induits supposé le même pour les deux machines à chaque instant, on aura ii = v ii et il -f- ii = (1 y,-)
- Comme le rendement -f\ est en général très élevé (0,90), iL -+- 4 est presque le double de i, ;'i,8i it) : la densité du courant étant fixée à l’avance, la section à donner à l’enroulement en question est déterminée. Le calcul du nombre d’ampères-tours nécessaire se fera comme celui d’une machine compound ordinaire pour avoir une différence de potentiel V = V', = Y-', aux bornes, lorsque le courant de l'induit est le courant normal, qui, dans ce cas, correspond au déréglage prévu entre les deux ponts de la distribution. C’est le produit de ce courant par la moitié de la différence de potentiel entre les fils extrêmes qui détermine la puissance pour laquelle on doit calculer les machines.
- Au lieu de mettre l’enroulement supplémentaire sur le tîl du milieu, on peut le mettre en série avec chaque induit en réali-
- sant toutefois les connexions comme l’indique la figure 7. On a, en effet, pour cette dernière disposition
- V\ = ^ + h (r + RVi - K 4 V’, = *„ - h [r -\- RVi + Ki,
- d’où on déduit
- V, = V'3 = ff0 + (i1- 4) (r + R’s) (6) si K = r -f R4 .
- Il s’agit ici d’un véritable compoundage ordinaire ; le système fonctionne comme l’ensemble- de deux machines compound avec les excitations en série interchangées.
- Quant au choix entre les trois dispositions décrites, on remarquera que la première est la plus simple et celle qui donnera le meilleur rendement puisqu’elle ne comporte pas d’enroulements supplémentaires. Par contre, elle a l’inconvénient de baser le réglage sur une allure spéciale de la courbe du magnétisme, dont l’obtention peut présenter quelques difficultés.
- Les arrangements indiqués par les figures 6 et 7 n’entraînent pas ces difficultés ; quelle que soit la courbe du magnétisme, pourvu qu’elle satisfasse aux conditions requises pour le compoundage ordinaire, elle peut servir au but avec une excitation en série comme il vient d’être indiqué, ces excitations pouvant d’ailleurs être modifiées par des résistances en parallèle.
- Pour comparer les dispositions des figures 6 et 7 entre elles, on remarquera que, puisque le courant ii ne diffère pas très sensiblement de 4? le courant qui provoque le compoundage est dans la disposition figure 6 à peu près le double de celui qui sert au même but dans la-disposition figure 7. Comme la force magné-tomotricc supplémentaire requise pour chaque machine est à peu près la même dans les deux cas, si la densité de courant est la même, la longueur de l’enroulement en série est, dans le premier, la moitié environ de celle nécessaire dans le second et les pertes par effet Joule dans l'enroulement supplémentaire sont les mêmes. Au point de vue du rendement, les deux dispositions sont donc équivalentes; la disposition figure 7 serait alors préférable ; elle peut être réalisée par deux machines compound ordinaires.
- Il y a une remarque qui s’applique toutefois aux trois solutions du problème et qui
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- a une réelle importance : ces solutions demandent, en effet, toutes l’emploi de deux machines absolument séparées ; celles-ci ne peuvent avoir ni le même système inducteur, ni le bobinage de l’induit fait sur le meme noyau, dispositions souvent employées dans les égalisateurs de tension ordinaires (fig. 3) et qui diminue le prix des machines et améliore le rendement total.
- Un autre élément important pour le fonctionnement des égalisateurs de tension est la vitesse de rotation de leurs induits. Considérons d’abord l’égalisateur de tension ordi-naire (fig. 3)..
- Les équations (3) peuvent être écrites comme suit :
- = » ms0
- -- n N %0
- V, — ir _ V2 + n %o ~ n%o
- 2n%0
- (7)
- n est le nombre de fils comptés à la périphérie de l'induit et le flux créé par l’excitation à travers l’armature ; V, + V, est la différence de potentiel entre les fils extrêmes que nous supposons constante. Le nombre de tours par seconde N diminue lorsque (fl — *a) augmente. En appelant r, le rendement industriel des induits, on doit avoir o v i
- el puisque \\ ne diffère pas beaucoup de V.2, on peut écrire aproximativement
- De là on déduit que augmente, et
- que par conséquent la vitesse diminue, pour toute augmentation de û, si le produit h q —7j2) augmente, et qu’elle augmente si pour une augmentation de i ce produit diminue.
- L’équation (7) peut s’écrire
- N =
- v, 4~ Vj — (1 y-
- 2n%'0
- en la différentiant par rapport à :
- Pour un courant donné ii à travers l’induit de la machine fonctionnant comme moteur, la vitesse augmente avec il si
- dans le cas contraire une augmentation de i entraîne une diminution de la vitesse. Cette dernière est maxima lorsque — ~< Tâchons de nous rendre compte graphiquement des conclusions analytiques que nous venons de trouver.
- Soit R B N M(flg. 8) la courbe représentant le carré du rendement d’un des induits (l) ; OA est le courant de circulation des deux induits lorsque les deux ponts sont équilibrés ou, pour mieux dire, lorsque V, = VS; à ce moment-là le produit des rendements des deux machines, suivant les conventions faites, doit être considéré comme égal à — 1, car la machine 2 ne donne pas d’énergie, mais elle en absorbe au contraire une quantité égale à celle de l’autre machine. OB est le courant absorbé par la machine 1 lorsque la différence de potentiel aux bornes de la machine 2 est égale à sa force électromotrice. La partie BR de la courbe se rapporte donc à la période pendant laquelle les deux machines fonctionnent comme moteurs, et la partie BM à la période pendant laquelle la machine 2 fonctionne comme génératrice. Pour un point P de cette courbe OC =/, GP — 1 —r,2, 1 '• = tang $
- et finalement est la tangente' de l’angle a
- () A ia rigueur, il faudrait tracer la courbe du produit rmu des rendements des deux induits, puisque pour chaque valeur de ii. la charge des deux induits est différente. Comme
- que d’autre part nous avons déjà admis que l’égalisateur égalise parfaitement, ce qui n’est pas exact, on peut aussi admettre qu’à chaque instant le rendement des deux induits est le même et parler du carré de ce rendement au lieu du produit des deux. Rien n’empêche, d'ailleurs, de considérer la courbe RBMN comme celle du produit
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- que la tangente à la courbe au point P fait avec l’axe des abscisses. Le produit (i—vj2)^ = {/, — Q est représente par la surface du rectangle IGPH, celle-ci multipliée par r donne la quantité (/, — f2)r qui détermine la
- 1,00 i;
- variation de N suivant l’expression (8). Si l’on trace le même rectangle pour le point M, on obtient évidemment une surface plus grande, par conséquent lorsque z, passe de la valeur OC à la valeur OD la vitesse diminue.
- Le point N est celui qui correspond à la vitesse maxima ; il a été trouvé par tâtonnements de façon que a0 — Il est aise, à l’aide du diagramme, de tracer l’allure de la courbe donnant le nombre de tours N de l’égalisateur en fonction du courant z, : cette courbe aura une forme analogue à ST ; S étant le point dont l’ordonnée est le nombre de tours lorsque =
- Quant à l'importance des variations de vitesse, nous dirons que ces dernières sont en général faibles. On remarquera, en effet, que la vitesse de l’égalisateur varie encore
- moins que celle de l’ensemble des deux machines fonctionnant comme moteurs reliés en série et alimentés à différence de potentiel constante ; car, dans ce dernier cas, on aurait
- i étant le courant commun des deux induits ; et on a évidemment > <fN pour une même variation du même courant dans l'induit de l’égalisateur qui fonctionne comme moteur.
- De ce qui précède, on déduit donc qu’un égalisateur de tension ordinaire n’a pas sa vitesse minima ou maxima à vide, et que son fonctionnement, même au point de vue qualitatif, ne doit pas être expliqué en admettant, comme on le fait souvent, qu’en augmentant la différence V, — Vi (ce qui arrive lors d’une augmentation du déréglage) la vitesse augmente ; nous venons de voir qu’il peut bien souvent arriver le contraire. D’ailleurs, ce genre d’explication ne pourrait pas être appliqué aux dispositions des figures 6 et 7, car, dans celles-ci, V'4 est toujours égal à V'2.
- Tout ce que nous venons de dire relativement à la vitesse de rotation des égalisateurs de tension s’applique, sans aucune modification, aux trois dispositions décrites pour obtenir le partage parfait de la tension totale.
- On remarquera toutefois qu’au point de vue de la promptitude du réglage, il faut préférer la disposition qui, à égalité de déréglage, donne la moindre variation de vitesse. Des expressions (4) (5) et (6), en appelant V la différence de potentiel entre les fils extrêmes et en conservant les notations précédentes, on
- pour les dispositions des figures 4 et 6;
- V-2(R's+r) ft-i,)
- 2 %0n
- pour la disposition de la figure 7.
- De là on déduit que les dispositions des
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- ligures 4 et 6 donnent les mêmes vitesses pour les mêmes valeurs de iil — is). Cependant, pour une variation di1 du courant à travers l’induit fonctiqnnant comme moteur, la variation de (/, — i,) est plus grande dans la disposition de la figure 6 que dans la disposition de la figure 4, parce que le rendement vj d’un des induits est, dans la première, plus petit que dans la seconde, à cause des pertes dues à l’enroulement en série supplémentaire ; les différences ne peuvent cependant être que très faibles.
- Par contre, la disposition de la figure 7, pour une même variation dii du courant à travers l'induit fonctionnant comme moteur, donne une variation de vitesse plus que double de celle que l’on aurait dans les dispositions des figures 4 et 6. Aussi ne doit-elle pas être préférée, malgré sa simplicité, lorsque la promptitude du réglage est une qualité nécessaire.
- De ce qui précède, on déduit que, dans tous les égalisateurs de tension, la vitesse est une fonction du dcrcglagc et que, par conséquent, ces appareils ne peuvent guère atteindre leur but lorsque les déréglages sont grands et très brusques.
- Les dispositions décrites ayant pour but de
- rendre le fonctionnement des égalisateurs de tension plus conforme à leur nom, ne sont applicables qu’aux réseaux à trois conducteurs. Nous venons de voir, en effet, qu’en tout cas, l’égalisation est produite par une action réciproque entre les deux machines, et qu’à chaque déréglage correspond une vitesse déterminée des deux induits. Dans un réseau à cinq fils, par exemple le courant dans un des induits de l’égalisateur est fonction du déréglage dans les quatre ponts à la fois, et il devrait en être de même pour son excitation supplémentaire ; en outre, les induits ne pourraient pas avoir la même vitesse. Il est cependant possible d’employer deux égalisateurs indépendants comme ceux que nous avons décrits, l’un d’eux maintenant le voltage du premier pont égal à celui du second, l’autre atteignant le même but pour le troisième et le quatrième; tandis que l’égale répartition du voltage total entre le premier et le troisième fil et entre celui-ci et le cinquième, devrait être assuré par un réglage fait à la station centrale ou par des égalisateurs reliés à ces fils; on pourrait ainsi alimenter le réseau par des feeders à trois conducteurs ou à deux seulement.
- C. Del Proposto.
- MACHINES DYNAMO-ÉLECTRIQUES
- MOTEURS A COURANTS CONTINUS
- Les moteurs de MM. T. Blackwood, Murray et G. Johnston C) sont destinés à fonctionner à des vitesses très variables etsans aucundc-calage de balais quelle que soit la charge. Les inventeurs arrivent à ce double but en combinant l’emploi de deux ou plusieurs induits montés sur le même arbre et aboutissant à des collecteurs distincts, et de petits pôles comme
- l1) Brevet anglais, nu 23418, 5 figures; déposé le 12 octobre 1897, délivré le 27 novembre 1897.
- ceux préconisés par MM. Menges (1884) et Swinburne (1890).
- L’arbre A(fig. 1, 2 et 3) porte deux noyaux d’induit E C, sur lesquels sont bobinés deux ou plusieurs enroulements aboutissant chacun à un collecteur distinct. Les inducteurs D, E ont chacun deux épanouissements polaires embrassant les deux armatures. Pour faciliter la commutation difficile à obtenir sans étincelles dans les moteurs où les augmentations de vitesse s’obtiennent par affaiblissement du-
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- champ, on dispose des petits pôles auxiliaires F G dont l’emploi est particulièrement commode avec le système d’inducteur et
- Fig. i, 2 et 3. — Moteur à pôles auxiliaires T. B. Murray et G. Johnston.
- d’armature double employé. Les enroulements des petits pôles sont traversés par le courant principal de l’induit. Dans le cas d’enroulements induits en anneau les deux électro-aimants F G sont nécessaires, mais dans le cas d’enroulements en tambour un seul par paire de pôles inducteurs est suffisant.
- Les différentes vitesses s’obtiennent par le montage bien connu des induits en série ou en quantité pour les faibles ou grandes vitesses.
- Les perfectionnements aux moteurs générateurs à courant continu proposés par MM. Brab et Kxoche (’j utilisent une propriété que beaucoup d'électriciens ignorent sans doute; c’est pourquoi nousnous empressons de la leur faire connaître.
- La particularité de l’invention consiste en un moteur à courant continu qu’on aurait muni d’un second enroulement induit et d’un second enroulement inducteur. Il n’y a là rien de nouveau pour nous, direz-vous; oui sans doute, mais voyons l’explication du fonc-
- {') Brevet anglais, n° 2686.], 3 figures; déposé le 26 no* /ambre 1896, délivré le 26 novembre 1897.
- tionnement de cet appareil représenté schématiquement sur la figure 4.
- « Si l’on envoie un courant par le conducteur 1, il se partagera en deux parties, l’une passant par le balai b à travers l’induit/, et
- Brab et Knoche.
- retournant à la source par le balai a, le conducteur 2 et la ligne 3; l’autre traversant l’inducteur e1 et sa résistance de réglage, si bien que l'armature va se mettre en mouvement comme un moteur ordinaire. Un courant, disent les inventeurs, va alors être induit dans le second enroulement de l’inducteur de la machine, lequel va traverser la résistance de réglage de l’induit fi pour venir s'unir au courant induit par la rotation de l’armature/^ dans le champ, de sorte qu’un courant puissant pourra être recueilli aux balais c d de
- ' Ces conditions d’induction exceptionnellement favorables permettent, paraît-il, de se rendre compte de ce fait, peut-être invraisemblable à première vue, mais non moins exact, à savoir que le courant débité par la machine a une plus grande intensité et une plus grande tension que le courant qui lui est fourni.
- Nous sommes obligés d’avouer que nous ne nous rendons aucun compte dece fait singulier, pas plus du reste que nous n’avons compris pourquoi dans les vues du moteur-transformateur que donnent MM. Brab et Knoche on met sur un anneau Gramme pour machine à quatre pôles deux balais seulement et encore juste sur les pôles. Des explications complémentaires s’imposent; espé-
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- rons que les inventeurs ne manqueront pas de nous mieux initier à ces principes paradoxaux mais exacts, exacts mais paradoxaux.
- Pour conserver le même champ dans les moteurs shunts h vitesse variable alimentés par batterie d’accumulateurs, M. T.-H. Parker (*)
- Fig. 5. - Schér
- partage l’enroulement inducteur en autant de circuits séparés c, c„ c2, c3 (fig. 5, 6, 7) qu’il
- parallèle et 2 en sériel.
- peut y avoir de tronçons A, À0 A*, AB dans la batterie d’alimentation.
- Chacune des sections des inducteurs est mise en dérivation aux bornes aa, alal, ata%, de chacune des portions de la batterie par des conducteurs spéciaux^, \bVi bAb.^ tandis que les extrémités de chaque tronçon aboutissent à 8 bornes qui permettent soit de mettre les quatre portions en quantité (fig. 5), soit deux à deux en quantité et les deux
- (') Brevet anglais, n° 257S, 3 figures; déposé le Ier février i897, délivré le 18 décembre 1897.
- groupes en série (fig. 6;, soit les quatre portions en série (fig. 7}.
- L’induit alimenté parla batterie sous ses
- série).
- divers groupements peut ainsi tourner à une certaine vitesse, au double de cette vitesse ou au quadruple de cette vitesse, sans variation du champ inducteur et, par suite, sans difficulté dans la commutation du courant de l’induit.
- Le moteur-transformateur deMM. Siemens et H, Cook Leake (f) repose sur un principe intéressant et permet d’obtenir aux bornes de la génératrice une tension variable suivant une loi désirée, pour une alimentation à potentiel constant aux bornes du moteur.
- L’arbre (fig. « et 9) porte deux noyaux d'induit A et B et deux enroulements disposés, l’un a sur un seul des noyaux, et l’autre b à la fois surles deux noyaux, chacun d’eux aboutissant à un collecteur distinct, ou bv A chacun decesnoyaux correspond un inducteur distinct : mais ces deux inducteurs sont disposés de façon à ce que le rapport des nombres d’am-pèretours des deux champs reste constant lorsque le courant d’excitation varie. On arrive facilement à ce but en enroulant l’ensemble des deux noyaux C et D avec un seul circuit W disposé en série dans le circuit du moteur ou de la génératrice ou en dérivation (fig. 8) aux bornes de l’un ou de l’autre de cesdeux appareils. Les deux circuits
- i1) Brevet anglais nü 7646, 3 ligures; déposé le 24 mars 1897, délivré le 17 février 1898.
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- magnétiques inducteurs ont une section telle que l'un soit voisin de la saturation magnétique tandis que l’autre soit au contraire très éloigné de celle-ci. L’emploi d’un inducteur en fonte dans le premier cas et d’un inducteur en acier dans le second permet d’obtenir ce résultat très simplement.
- Le courant d’excitation est réglé à l’aide
- d'un rhéostat R, mais on peut aussi employer un enroulement inducteur compound.
- S’il s’agit d’un moteur générateur dont la tension doit être augmentée avec la charge, on voit qu’une augmentation du courant d’excitation diminuera très peu la vitesse du moteur alimenté parles conducteurs a3, tandis qu’elle augmentera dans une propor-
- tion beaucoup plus grande le flux et par suite la tension aux bornes de la génératrice et du réseau b.2bÿ qu’elle alimente.
- Au lieu d’employer deux circuits magnétiques inducteurs séparés, on peut sc contenter d’un seul (fig. 9) dont chaque noyau a deux pièces polaires distinctes disposées chacune en face d’une armature.
- Dans ce cas, tandis que le noyau principal est pourvu d’un enroulement en déviation aux bornes du moteur ou de la génératrice sans rhéostat de réglage, les épanouissements polaires G et I) portent chacun une bobine c
- et d enroulé en sens contraire comme le montre la figure 10. Les deux bobines c tld sont montées ensérie et leur ensemble est disposé en série, avec le courant dans le moteur ou dans le générateur ou en dérivation aux bornes de l’un de ces deux appareils avec un rhéostat de réglage, ce qui est le cas de la figure 9.
- Une augmentation du courant dans les bobines c et d diminue le flux en C et l’augmente en D; le moteur tourne donc plus vite et la tension aux bornes du générateur est augmentée du fait de l’augmentation de vitesse
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- et de celle de flux passant à travers les pièces polaires D, la tension induite dans la partie fle l’enroulement b située dans l’armature A restant constante.
- Les perfectionnements de M. van Heems-tepe Obei-u (‘) sont relatifs aux moteurs de faible puissance et ont pour but principal de maintenir la vitesse rigoureusement constante
- par l’emploi d’un régulateur à force centrifuge et d’un frein.
- Le dispositif de M. van Obcld est représenté sur les figures n, 12 et 13 où le moteur est employé à la conduite d’un phonographe E. Le moteur est placé dans une caisse C sur le couvercle D de laquelle est disposé le phonographe ; son induit est monté sur un arbre, creux sur une partie de sa longueur, lequel
- est supporte par une sorte d’étrier F portant un coussinet E et est maintenu par un support a et par un. second palier g placé entre les deux électros H du moteur. Les pièces polaires G sont fixées dans la caisse par quatre supports u,.
- Sur l’arbre H est claveté un disque J sur la périphérie duquel sont attachés quatre ressorts h portant des poids / en leur milieu et ayant leurs autres extrémités attachées de la même façon sur un second disque J' claveté
- sur un manchon K lequel est libre de coulisser le long de l’arbre B.
- Lorsque l’action de la force centrifuge écarte les boules au-delà d’une certaine limite facilement réglable, le manchon vient buter contre deux goujons kk, fixés sur une tige L, comme cela est montré plus en détail sur la figure 14, tige qui est logée dans l’arbre B et est entraînée dans .son mouvement par les goujons lesquels passent à
- travers les deux trous m pratiqués dans l’arbre.
- La tige porte à son extrémité libre un disque n sur lequel vient- s’appuyer le sabot du
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- frein constitué par une vis O portée par le f support AI.
- Fig. 10. — Schéma d'enroulement des bobines auxiliaires du transformateur-moteur Siemens et Leake à inducteurs
- Suivant qu’on enfonce plus ou moins cette vis on limite le rapprochement qui peut
- Fig. Il, 12 et 13. — Vues d’un moteur Obeld.
- s’opérer entre les deux disques JJ; et par suite les variations possibles de la vitesse du moteur, que l’action du frein tend à rendre parfaitement constante.
- La commande du phonographe se fait à l’aide de la courroie Ns et de la poulie Nr La mise en marche du moteur s’obtient par un commutateur relié, aux bornes par les fils d 1, formé de deux lames de ressort
- Fig. 14. — Coupe de l’arbre et du frein du moteur Obeld.
- PPi séparées par une plaque de fibre p.> qu’on peut réunir électriquement à l’aide de la pièce p& fixée à une poignée pv
- Les inventeurs dorment également la description d’un dispositif analogue où le régulateur à force centrifuge est commandé par une vis sans fin et tourne dans une direction perpendiculaire à celle de l’arbre du moteur.
- Dans un récent brevet anglais, M. F.-A. Johnson (') indique plusieurs procédés pour faciliter la commutation dans les machines à ; tension variable ou dans les moteurs où la variation de la vitesse dans une très large mesure s’obtient uniquement par la variation du champ inducteur. Tous ces procédés consistent à conserver la même intensité de champ sous la corne polaire dans le voisinage de laquelle se trouvent les sections au moment de la commutation, la variation du champ se faisant sur le reste de l’arc polaire.
- Le procédé montré sur la figure 15, d’ailleurs déjà proposé pour les génératrices, par M. Mueller, en 1888 (2), consiste à faire varier la réluctance du circuit. A cet effet les noyaux inducteurs, excités par un courant de tension constante par les bobines 2 et 3, sont creux et contiennent deux pièces de fer doux 8 et 9 qu’on peut enfoncer plus ou moins dans les trous à l’aide des vis 10 et 11. On modifie ainsi uniquement l’intensité du champ dans les pièces mobiles sans changer sa valeur dans
- (') Brevet anglais n° 1380, 6 figures; déposé le 18 janvier 1898.
- p) Voir hmrère Électrique, t. XXX, p. 322, 1888.
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- Avec le dispositif de la figure i6 qui se rapporte à une machine du type Manchester, le même résultat est obtenu, en logeant dans
- Fig. 16. — Dispositif de Johnson pour moteur à vitesse variable, type Manchester.
- les pièces polaires des bobines 8 et g dont la largeur est un peu inférieure à celle de ces pièces polaires. L’excitation fournie par. les bobines 2 et 3 qui sont en dérivation sur le réseau est encore constante et la variation du
- V-
- Bg. 17. - Dispositif de Johnson pour moteur 1 vitesse variable, type Lahmeyer.
- flux traversant l’induit est obtenue en faisant varier le courant dans les bobines 8 et g les-
- quelles sont enroulées dans un sens convenable pour produire un flux en sens contraire de celui du système inducteur normal. Le rhéostat indique à droite de la figure est disposé pour permettre la marche dans un sens ou l’autre.
- Ce dernier dispositif peut s’appliquer à un type quelconque de machine à courant continu, la figure 17 se rapporte à l’emploi de ce dispositif avec une carcasse inductrice du type Lahmeyer.
- Une troisième disposition (fig. 18) est basée
- Fig. 18. - Moteur à vitesse variable de Johnson.
- sur l'emploi de bobines spéciales 24, 25, 26 et 27 pour renforcer le champ sous les cornes polaires. Ces bobines sont disposées en série avec les inducteurs normaux 2 et 3 de façon à ce que les flux magnétiques soient de même sens que dans ces derniers. De plus deux commutateurs 28 et 29 placés Pun sur un pôle du réseau et l’autre sur le second pôle permettent d’obtenir différents groupements.
- Si les deux commutateurs sont fermés, on voit facilement que seuls les électros 1 et 2 sont en service, chacun des deux groupes de bobines auxiliaires étant fermé sur lui-même; le flux induction est alors maximum et la vitesse minima.
- Le commutateur 28 étant ouvert, les bobines auxiliaires 24, 25 sont mises en série avec les inducteurs 2 et 3 ; le champ dans ceux-ci se trouve diminué, mais les premières le ramènent a sa valeur normale sous la corne polaire où se fait la commutation.
- Les bobines 26 et 27 serviraient dans le cas des marches en sens contraire.
- Enfin les commutateurs peuvent être remplacés par un rhéostat avec résistances varia-
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- blés permettant d’obtenir un plus grand nombre de vitesses différentes.
- Dans un dernier dispositif (fig. 19) le mo-
- Fig. 19. — Moteur Johnson à double circuit inducteur pour vitesse variable.
- teur possède deux systèmes inducteurs bien distincts : l’un, formé par les bobines 41 et 42, est l’enroulement normal et l’autre constitué parles bobines 43,44, l’enroulement auxiliaire destiné à maintenir un champ suffisant pour faciliter la commutation dans le voisinage des cornes polaires 39 et 40.
- Tous ces procédés, sauf le premier, même si les bobines auxiliaires sont très voisines de l’entrefer seront d’une efficacité douteuse, car le potentiel magnétique tendra toujours à s’égaliser le long des pièces polaires et le renforcement du flux, s’il existe aura plutôt lieu vers l’intérieur de la corne que vers l'extérieur.
- Beaucoup plus sérieux et plus efficace est le procédé préconisé'par la Société Salmson et Cie (1) qui utilise du reste le principe bien
- fi) Brevet anglais n" ;rabre 1897. délivré le
- sep-
- connu des enroulements compensateurs dont l’idée première due à M. Menges, remonte à 1884c1)-
- Les enroulements compensateurs F sont logés dans des encoches E (fig. 20) et réunis
- en série avec l’armature. Le nombre d’am-pèretours doit être égal à celui de l’armature et les enroulements sont tels que les flux des bobines E disposés sur chacune des pièces polaires s’ajoutent entre eux et sont opposés à celui de la demi-armature embrassée par chaque' pièce polaire comme le montrent les flèches h et g.
- La réaction d’induit se trouve ainsi annulée, comme dans l’application du même dispositif avec une génératrice, et avec elle le décalage des balais, de sorte que le moteur peut indifféremment tourner dans un sens ou dans l'autre. De plus si le nombre des sections de l’induit est suffisant, la commutation se fera sans étincelles aussi faible que soit le champ inducteur. Une variation de vitesse dans le rapport de i à 3 peut ainsi facilement être obtenue par simple variation du champ inducteur.
- Le moteur Salmson est plus spécialement étudié pour la conduite des pompes centrifuges aspirant à des niveaux très variables et nécessitant par conséquent une vitesse également variable du moteur.
- p) Voir « Les dynamos à courants continus », par M. J-Fischer-Hinnen, p. 241, et !e brevet allemand de 1894, n° 3646$, de M. Menges.
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- Pour régulariser le débit de la pompe quelle que soit la hauteur d’aspiration, l’inventeur emploie un rhéostat automatique réglé par le débit lui-même.
- Ce rhéostat, représenté schématiquement
- sur la figure 21, est placé en série sur le circuit inducteur lorsqu'il s'agit d’un moteur excité en dérivation.
- Il se compose d'un bac R dans lequel sont plongées les deux plaques a et m et en série aveede circuit d’excitation. Une ouverture M permet au liquide de s’écouler tandis qu’un tube N le remplace automatiquement de la manière suivante :
- La conduite KK traversée par l’eau enlevée par la pompe contient deux petits tubes I et H, l’un à extrémité évasée, l’autre à extrémité un peu effilée. Ces deux tubes commu-niquentavec un cylindre formé de deux parties d'un diamètre différent et dans lequel agit un système de deux pistons différentiels P et Q. Le piston Q porte une petite tige V munie j
- d’un obturateur tronconique qui s’engage dans une ouverture de même forme pratiquée dans le fond d'un petit réservoir qui communique avec le tube N.
- Lorsque le liquide est immobile dans la conduite, la différence des pressions totales sur les pistons P et Q ferme l’orifice 0. Si l'on met la pompe en route en ayant soin de remplir au préalable le vase R, la différence des pressions totales sur les deux cylindres change de sens et ouvre l'ouverture 0 plus ou moins,.aussi le moteur qui avait augmenté de vitesse pendant l’écoulement du liquide du vase par l'orifice M, diminue maintenant de vitesse jusqu’à atteindre une vitesse d'équilibre qui s’obtiendra lorsque le niveau du rhéostat restera fixe.
- Dans ces conditions, si le débit vient à diminuer, la différence de pression diminuant, le trou 0 se bouchera plus ou moins et le niveau tombera en R, faisant ainsi augmenter la vitesse jusqu’à rétablissement d’un nouveau débit correspondant à l’équilibre. De même en cas d’augmentation du débit, l'affluence d’eau est plus considérable en N et le niveau monte, ce qui diminue la vitesse jusqu’à obtention d’un régime stable.
- Avec un moteur excité en série, le rhéostat doit être placé en dérivation aux bornes du circuit inducteur et agit dans un sens contraire au précédent, il suffit évidemment de renverser le mode d’action du bouchon tronconique en le plaçant au-dessus de l’ouverture 0 et en le disposant en sens contraire.
- C.-F. Guilbert.
- TRAVAUX. DE LA SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE Ç)
- Réduction graduelle du nitrobenzène avec
- LIMITATION DU POTENTIEL CATHODIQUE
- Tel est le sujet de la communication de M- Haiîer. de Karlsruhe. En se servant du courant électrique pour provoquer des réac-
- tions organiques, on se bornait jusqu’à présent à tenir compte de sa densité, de sa durée, quelquefois aussi de la nature des électrodes.
- (>) Voir L’Éclairage Électrique, t. XVI, p. 93 et 504, t. XVII, p. 105.
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- On oubliait que les phénomènes d’oxydation et de réduction dépendent en première ligne du potentiel des électrodes et que la densité du courant, sa durée et la matière des électrodes n’ont d’importance qu’autant qu’elles déterminent ce potentiel ou le modifient. L’auteur prend comme exemple la réduction du nitrobenzène en solution alcoolique alcaline, alcoolique sulfurique et en solution acétique. Toutes ses expériences ont été faites à la température ordinaire.
- La solution alcoolique alcaline était composée de :
- Nitrobenzène................... 25 gr
- Soucle caustique............... 40 »
- Eau............................ 50 »
- Alcool....................... 35l> ”
- Une lame de platine platinée présentait une différence de potentiel de —0,72 volt vis-à-vis l’élément déci-normnl (mercure, calomel, solution décime de chlorure de potassium); on considère comme nulle la différence de potentiel au contact des solutions. Pendant la polarisation cathodique de l’électrode de platine platiné, le potentiel devient de plus en plus négatif. Vers — 1,29 volt, il sc forme des bulles d’hydrogène sur la cathode. Pour atteindre ce potentiel, il faut employer une densité de courant de 3,5 ampères par dm2; il convient de bien agiter l’électrolyte.
- Plus on s’éloigne du potentiel —0,72 volt pour se rapprocher de — 1,29 volt et plus est grande l’énergie de la réduction que la cathode exerce vis-à-vis le nitrobenzène dissous. Si on emploie, comme d’habitude, une densité de courant moyenne, par exemple 1,25 ampère par dm2 de cathode, on reste d’abord à environ 0,2 voit au-dessous du potentiel naturel, mais peu à peu celui-ci diminue jusqu’à ce qu’on arrive au dégagement d'hydrogène. La force réductrice de la cathode ne cesse donc d’aller en augmentant et tout se passe comme si dans une réduction purement chimique on employait successivement des agents réducteurs de plus en plus énergiques. Quand la réduction ne peut se faire que d’une seule façon, comme par
- exemple celle de l’acide chlorhydrique en chlore, l’inconvénient est faible ; mais si le produit soumis à la réduction est susceptible de donner naissance à une série de corps intermédiaires, la densité constante du courant amènera la confusion et le mélange là où le potentiel cathodique constant permettra la séparation.
- La cellule électrolytique de M. Haber est en verre avec un diaphragme de papier parchemin; les deux électrodes sont en platine platine, le milieu de la plaque cathodique porte un trou de 1 mm de diamètre par où elle peut communiquer avec l’élément déci-normal au moyen de tubes remplis d'une solution décime de chlorure de potassium. L’élément est en relation avec un clcctroniètre capillaire relié lui-mème à un contact mobile le long d’un fil ; les extrémités du fil sont maintenues à des potentiels constants par un accumulateur; l’une d’elles communique avec la cathode. On peut connaître ainsi, à chaque instant, le potentiel de la cathode.
- Un voltmètre de précision permet de s’assurer de la différence de potentiel aux bornes de l’accumulateur et entre les électrodes de la cellule. Le courant est fourni par des piles ou des accumulateurs, il traverse un voltamètre à cuivre et un ampèremètre.
- On électrolysa d’abord la solution dont la composition a été indiquée plus haut, en s'arrangeant de manière que la différence entre la cathode et l’élément déci-normal ne dépassât pas 0,93 volt (en valeur absolue). Grâce à cette limitation, il fut possible d’employer au début un courant de 0.5 ampère qu’il 'fallut diminuer peu à peu pour maintenir 1-e potentiel constant. On interrompit -Téssai lorsqu’un courant de 0,3 ampère suffit à donner au potentiel cathodique desvaleurs plus négatives que —0,93 volt.
- L’électrolyte renfermait, outre un peu de nitrobenzène inaltéré, presque seulement de
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- On peut en isoler, à l'ctat cristallisé, 76 p. 100 de la quantité théoriquement possible, calculée d’après la quantité d’électricité qui avait passé. Il ne s’était formé que des traces d’azo-bcnzène
- CflH3— Az ^ Az-CH',
- reconnaissable h une faible coloration roime. On peut de même, par des procédés chimiques délicats, déceler des traces à'hydra--obcn-'enc
- C4 H3 — Az II -- Az H — ( ;c UB et d’aniline
- 'C°H3 - AzII2.
- Si on n’avait pas trouvé du tout de ces derniers corps, on aurait dû conclure que leur naissance est liée à l’existence d’un potentiel encore plus bas, mais il n'en est rien: ce n’est que la vitesse de leur formation qui est influencée dans une large mesure par le potentiel cathodique.
- II s’agissait de savoir maintenant si l’aniline se produisait aux dépens de l’hydrazo-benzène, par réduction, ou bien par un autre processus.
- Un essai de réduction de l’hydrazobenzène au sein de la même solution que le nitroben-zènç, démontra l'extrême stabilité de ce corps; un courant huit fois plus intense que dans le cas précédent et un potentiel cathodique de — 1,3 volt à — t,47 volt ne donna que des traces d’aniline. On ne réussit pas même avec une cathode de zinc'artifice d’Elbs) qui permet de descendre jusqu'il — 1,78 volt, avec un courant de 2 ampères. On doit conclure de ces expériences que la formation de l’aniline n’est pas nécessairement précédée-de celle de l’hy-drazobenzène.
- Il résulte des travaux de Bamberger que le mtrosobenzène et la phénylhydroxylamine réagissent quantitativement pour donner de l’azûxybenzcne :
- C6IF—AzO + OH* — AzH -OII = OHb— Az — Az-OIP + IPO.
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- Si l’on démontre la formation du nitroso-benzène pendant l’clcctrolyse, on conçoit que l’on puisse arrivera l’aniline par. des réductions successives :
- C6H5 — AzO*, nitrobenzene,
- OH* —AzO, nitrosobenzene,
- OfP — AzH — OH, phénylhydroxylamine, OH* —AzH-, aniline.
- A la solution primitive de nitrobenzène, ajoutons du chlorhydrate d’hydroxylam-ine et de l’a-naphtol et soumettons à l’électrolyse pendant deux heures avec un courant de o 5 à 0,6 ampère et un potentiel cathodique de 0,90 volt à 0,92 volt. On perçoit bientôt la couleur rouge caractéristique due à la formation du benzène-azo-a-naphtol :
- OH5— AzO + Az H2 — OH + O0IP — OH
- == OJP — Az : Az — C,0IIe -OH + 2IPO.
- On peut d’ailleurs isoler cotte couleur en agitant l’éiectrolyte avec de l’éther, elle reste dissoute dans l’eau; .on la fixe ensuite sur laine en bain légèrement acide.
- Il est peu probable qu’on arrive jamais k isoler le nitrosobenzene lui-même, ce corps est instable en solution alcoolique alcaline ; de plus, il ne communique k la cathode platinée qu’un potentiel de—o,48 volt (par rapport k l’élément déci-normab ; pendant la polarisation cathodique, le potentiel tombe bien plus bas, si bien que la concentration dunitro-sobenzène ne peut jamais atteindre de valeurs mesurables ; il est réduit au fur et k mesure en phénylhydroxylamine. Tant que le potentiel n’est pas trop négatif, ces deux produits réagissent l’un sur l’autre et forment de l’azo-xybenzène. Mais si l’on opère avec des potentiels très bas, la phénylhydroxylamine prend naissance avec une vitesse telle qu’elle échappe en partie k la réaction chimique du nitroso-benzène et peut se réduire en aniline ethydra-zobenzène (azobenzcnc).
- Il semble donc établi par l’auteur que l’azo-xybçnzène est un produit secondaire dû k une réaction chimique très rapide. Ce corps constitue un dépolarisant fort peu énergique;
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- dans la lessive alcoolique de soude, avec la faible densité de 0,32 ampère par dm2 (à la cathode) le potentiel descend jusqu’à — 1,1 volt.
- Nous passons maintenant à l’électrolysc du nirrobenzene en solution dans l’acide sulfurique, déjà étudiée par Elbs et Hacusscr-niann. La solution employée avait la composition suivante :
- Nitrobenzène. . .
- Acide sulfurique.
- Le platine platiné prend dans celte liqueur une charge positive, -j- 0,04 volt (par rapport à l’élément déci-normal). Pendant le passage du courant, ce potentiel s’abaisse naturellement : le pouvoir dépolarisant est inférieur à celui de la solution alcaline; pour une densité de 1 ampère par dur, le potentiel cathodique s’abaisse à 0,32 volt au-dessous du potentiel naturel. En électrolysant dans ces conditions, on n’obtient pas quantitativement de l’azoxybenzène, comme nous l'avons vu en solution alcaline, mais il se forme de la para-phénétidine
- AzlH — O6 IP — OC2 H5
- et un produit que la vapeur d’eau n’enlève pas à une solution alcaline et qui est le para-aminophénol
- AzH* - CG H* — OH.
- Ces deux substances supposent l’existence préalable de la phényl-[3-hydroxylamine
- CTI3 - AzIJ — OII.
- Haeussermann avait déjà trouvé et l’auteur vérifia qu’il se produirait aussi de la benzidine
- A?.IP - C8H1' - CM!1 - AzIP,
- et un peu d’aniline. M, Hofer commença par s’assurer que ces deux derniers corps ne proviennent pas de la réduction Je la phényl-p-
- hydroxylamine, avec formation intermédiaire d’hydrazobenzène. Il résolut la question en électrolysant avec un potentiel cathodique limité une solution sulfurique de phéiiyl-^-hydroxylamine. La depolarisation est aussi faible qu’avec une solution de nitrobenzène. Pour maintenir un potentiel cathodique de
- — o,35 volt, il suffit de 0,4 ampère par dm-. Afin de favoriser la formation d’hydrazoben-zène ou de benzidine et d’empêcher celle d’aniline, on ne descendit pas au-dessous de
- — 0,30 volt. O11 ajoute lentement, pendant l’électrolysc, une solution alcoolique de phé-nylhydroxylamine, de façon à remplacer celle qui est réduite directement en p-aminophé-nol et en p-phénétidine. Un courant de 0,2 ampère-heure ne fournit pas de quantités sensibles de benzidine dans ces conditions, bien qu’il eût suffi à en donner théoriquement 1 gr. Le produit de réduction directe fut l’aniline. On constata aussi que la phénylhv-droxylamine ne se condense pas avec l’aniline en hydrazobenzène.
- Ces deux corps — benzidine et hydrazobenzène — proviennent par conséquent de la réduction d'une substance qui précède la phé-nvlhydroxylamine dans l’échelle des réductions et qui n’est autre chose que l’azoxyben-zène. O11 soumit k l’électrolyse une solution de ce corps composée, comme pour le nitrobenzène et la phénylhydroxylamine, et renfermant 6 gr d’azoxybenzène dans 350 cnT. La réduction fut très lente : avec un courant de 2 ampères et 50 cm* de surface unilatérale, 5,87 ampères-heure, suffisants pour engeu-drer 10 gr d’hydrazobenzène ou de benzidine, 11e produisirent qu’environ 1,5 gr d’un mélange de sulfates d’aniline et de benzidine ; la majeure partie de l’azoxybenzène étant restée inaltérée.
- L’azoxybenzène provient ici encore de la réaction du nitrosobenzène sur la phénvlh)'-droxylamine, mais la transformation marche plus lentement qu’en solution alcaline. On réussit à mettre en évidence l’existence du nitrosobenzène en effectuant l’électrolysc en présence de chlorhydrate d’hydroxylamine et
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- d’x-naphtylamine ; le bain était composé de :
- Nitrobenzène................. 10 gr
- Alcool...................... 250 cm*
- Acide sulfurique............ 100 »
- Chlorhydrate d'hydroxylamine . 5 gr
- « æ-naphtylamine. . 3 »
- La cellule en terre poreuse plongeait dans un vase de verre, la cathode de platine poli avait une superficie de 130 cmh L’intensité choisie fut de 1 ampère. Il se produisit une matière colorante rouge. L’électrolyte étant rendu alcalin, on le traita d’abord par un courant de vapeur d’eau, puis on le réduisit pat l’étain et l’acide chlorhydrique. La vapeur d’eau enleva maintenant de l’aniline facile à caractériser. Ces réactions successives ne peuvent être dues qu'au nitrosobenzène.
- Le nitrosobenzène étant très stable en solution acide, on pouvait nourrir l’espoir de l’isoler, mais ici encore la mesure du potentiel cathodique montra l’impossibilité d’une réussite : la solution alcoolique et acide de nitrosobenzène communique à une lame de platine une charge de H-0,21 volt (par rapport à l’élément décinormal). Cette valeur, çyai dépasse de 0,15 volt la différence de potentiel trouvée pour le nitrobenzène, indique nettement que le nitrosobenzène n’est susceptible d’exister qu’à une concentration infinitésimale et qu’il doit se convertir aussitôt en ^-phénylhydroxylamine. A ce point de vue, l’allure de ce corps est la même en solution acide et en solution alcaline.
- Les deux tableaux suivants résument clairement ces diverses réactions.
- I. — En solution alcoolique d’alcaline.
- C6U6 — AzO-ï
- C6 PP —AzO
- (J
- C*HsAz— AzC6Hs
- j ^CH1 —AzH — OH
- CW-AzlI-AiHC*lI* J
- ---CW—AzH*
- II. — En solution acide.
- OHs - AzO2
- î
- CUP — AzO
- I
- cul—azh - on *
- no — en* — Azir- —v-* T C2H”0- CMP — AzH-'-^"^ I
- C"H,-'AzIlî ^
- L’ensemble du processus est réglé, en somme, par la vitesse ou l’énergie de réduction, déterminée par le potentiel cathodique, ct par la vitesse des réactions chimiques secondaires qui modifient de diverses manières les produits de la réduction.
- On peut conclure des considérations qui précèdent que la phénylhydroxylaminc doit
- '* CUPAz - AzCUP
- I
- CUP-AzII-AzH-CUP
- AzH3—C6H4 —C,iH'v —AzII2.
- se préparer facilement en solution acide si l'on réussit à diminuer la vitesse de sa transformation isomérique (en p-aminophénol), tout en abaissant le potentiel cathodique, de manière à descendre au-dessous de celui qui convient au nitrosobenzène et par suite à la production de l’azoxybenzène. La vitesse de transformation est, en général, comme.celle
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- de saponification, fonction de l’acidité ou du nombre d’ions hydrogènes ; il est donc convenable d’employer comme électroRte un acide faiblement condncteur,une température basse, une densité de courant considérable et une assez grande intensité, de façon à ne pas trop faire durer l’électrolyse.
- La réalisation de ces diverses conditions est assez peu aisée; pour y arriver l’auteur emploie un vase de verre renfermant une cellule de terre poreuse ; une solution de 10 grammes de nitrobenzène dans 215 cm3 d’acide acétique cristallisable, le tout étendu avec de l’eau à 425 cm3; une cathode de platine poli de 25 cm2 (utilisée d’un seul côté], enfin un courant de 1,5 ampère d’abord et ensuite de 1 ampère.
- Pour diminuer la résistance, l’espace ano-dique était rempli d’acide sulfurique étendu; malgré cette précaution, une tension de 80 volts fut nécessaire. Il en résulta un échauflémcnt notable que l’on combattit à l’aide d’un courant d’eau froide traversant l’électrolyte dans des tubes de'verre; la solution cathodique était de plus facilement agitée au moyen d’un courant de gaz carbonique, si bien que la température se maintint au-dessous de ao°. Pendant l’électrolyse, la résistance diminua, on put de la sorte s’abaisser peu à peu jusqu’à la force électromotrice finale de 36 volts. Un dégagement continu d’hydrogène indiquait que le potentiel cathodique était très bas.
- En opérant de cette façon, il fut possible d’obtenir des quantités considérables et continues de phcnylhydroxylamine. L’électrolyse dura deux jours, on utilisa 44 ampères-heure; pendant tout ce temps on constata la production continue de phénvlhydro-xylamine. On caractérisa ce corps en l’oxydant par le bichromate et l’acide sulfurique ; le nitrosobeozcnc formé, étant chassé par la vapeur d’eau, s’écoulait en filets verts que l'on pouvait encore identifier par la transformation en benzène-azo-a-naphtol.
- Les 44 ampères-heure auraient suffi théoriquement à convertir en aniline 27,5 gram-
- mes de nitrobenzène. On ne trouva cependant que 1,08 gramme d’aniline; ce fait est bien en rapport avec le faible pouvoir dépolarisant que nous avons reconnu plus haut à laphénvl-bydroxylamine. On décela aussi de petites quantités d’azoxybenzène, à la réduction duquel on est en droit d’attribuer une partie de l’aniline ; dans un électrolyte peu acide, l’hydrazobenzène, intermédiaire entre l’azo-xybenzène et l’aniline, ne subit pas, en effet, la transformation intermoléculaire en benzidine.
- M. Lœb, de Bonn, ne pense pas qu’il faille attribuer au potentiel cathodique un rôle aussi prépondérant ; 011 doit surtout tenir compte de la matière des électrodes. Dans les réductions, la vitesse de réaction est déterminée directement par la concentration de l’hydrogène fixe sur la cathode, et cette concentration dépendrait en première ligne de la densité du courant.
- M. Habite a complété récemment son étude sur la
- Pl<UPARATION ÉLEOTROLYTIQUE DE I.A p-PHÉNYLIIY-DROXYI.AMINE
- Le procédé que nous allons décrire permet d’isoler celte substance. L’appareil d’électro-lyse sc'compose d’une cuve cylindrique de verre, avec un vase en terre poreuse qui renferme une lame de platine servant d’anode. Un serpentin de platine permet de refroidir la liqueur cathodique; il est relié à un tube de verre qui pénètredans le compartimentanodi-que. Ces deux réfrigérants sont traversés par un courant d’eau glacée et tout l’appareil est plongé dans un mélange de glace et de sel. Le vase deterre poreuse reçoit l’acide sulfurique étendu.Le liquide cathodique avait la même composition que plus haut, 20 grammes de nitrobenzène, dissous dans 430 cm3 d’acide acétique glacial, le tout étendu avec de l’eau à 850 cm8. On opéra chaque fois sur 300 cm8
- (J) Zeitschrift f. Elektiochemie, t. V, p. 77, août 1S98.
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- du mélange. Pour éviter une grande résistance, on laissait reposer pendant quelque temps la cellule de terre poreuse remplie de son acide sulfurique, de manière à l’imprégner totalement de cet acide. Enfin on agitait la solution de nitrobenzène au moyen d’un énergique courant d’hydrogène. Le courant électrique était de 4 ampères. T,a différence de potentiel du bain dépendait de la température et de la résistance de la cellule poreuse ; ordinairement elle atteignait environ 20 volts. Chaque essai absorbait à peu près 10 ampères-heure. La température de l’espace cathodique, compris entre 14 et 19 degrés, ne dépassait jamais 20 degrés.
- Après le passage du courant, la solution cathodique, colorée en jaune, était agitée dans un entonnoir à robinet avec de l’eau et de l’éther; la couche éthérée, lavée à l’eau,' était débarrassée des dernières traces d’acide par un lait de magnésie refroidi à zéro. L’éther, séché au chlorure de calcium, abandonne par évaporation une huile que l'on traite par de
- l’éther de pétrole bouillant à basse température. Celui-ci dissout le nitrobenzène etl'azoxybcn-zène tandis que la ^-phénylhydroxylamine se précipite sous forme d’aiguilles caractéristiques. On la dissout dans la benzine et on la précipite une seconde fois par l’éther de pétrole. Le procédé, qui est du reste encore susceptible d'amélioration, fournit chaque fois 0,5 à 0,9 gï de produit.
- Cette méthode de réduction permet en général de passer des corps ni très aux dérivés de l’hydroxylamine. En opérant exactement de la même manière avec l’orthonitro-toluène on obtient l’o-tolyl-hydroxylamine, produit huileux qu’on ne chercha pas à isoler. Après oxydation par le bichromate et l’acide sulfurique, un courant de vapeur d’eau enleva des gouttelettes vertes, caractéristiques de l’oni-trosotoluène et indiquant que la tolvlhy-droxylamine s’était formée en quantité notable.
- {A Stm,e') P.-Th. Muller.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Générateur de vapeur et turbine de Laval à haute pression.
- E’an dernier, dans un article sur la turbine de Laval ('}, M. Claude annonçait qu’à l’Exposition de Stockholm figuraient deux groupes électriques complets de 100 chevaux chacun et deux groupes de 50 chevaux chacun, alimentes par des turbines Laval,
- "Voici, d’après un récent numéro de Trou dge, la description de l’une de ces installations.
- Le générateur consiste en un long tube A, de faible diamètre, enroulé en hélice, chauffé par les iiammes d’un foyer circulaire A2 alimenté de combustible par la partie supérieure
- d'une chambre cylindrique. A la partie inférieure de cette chambre se trouve un massif conique de maçonnerie qui dirige le combustible sur les grilles. L’air nécessaire à la combustion est fourni par une soufflerie : la majeure partie de cet air arrive par la conduite Ac et passe à travers les grilles ; une autre partie arrive par la conduite A- ou la conduite At et est répartie par une série de tuyères au milieu des gaz combustibles, au-dessus du foyer. Les trois conduites A0, A., A< sont munies de valves reliées par la tige K à l’extrémité du levier d’un régulateur de tirage. Quand la pression de la vapeur devient trop grande, cette pression fait soulever un piston agissant sur le levier et par suite sur les valves; la valve de Àfi se ferme, ainsi que celle de A. tandis que la valve de A;
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- s’ouvre ; la quantité d'air traversant les grilles sc trouve diminuée; celle qui se mélange directement aux gaz combustibles se trouve augmentée et la combustion se ralentit. Quand au contraire la pression diminue, le piston du régulateur de tirage descend sous l’action d’un ressort et la répartition de l'air se trouve modifiée en sens inverse.
- La vapeur du générateur est conduite aux tubes k étranglement I) qui en régularisent la
- pression et la distribuent dans une ou plusieurs des quatre tuyères Cs C; de la turbine C suivant la charge de celle-ci. La pression de l’eau dans les parties inférieures des tubes du régulateur de pression est elle-même régularisée au moyen d’un régulateur d’échappement E que manœuvre un appareil k force centrifuge. Le disque C, de la turbine porte deux séries de canaux séparées par une paroi médiane et que la vapeur traverse successivement.
- Cette vapeur passe alors dans le condenseur à surface et l’eau du condenseur se rassemble dans le réservoir B muni d’un flotteur. L’eau de refroidissement arrive en et s’échappe en Bj ; en B.2, où se trouve une sorte de trompe, elle aspire l’air du condenseur. La pompe d’alimentation G à plusieurs pistons (3 pour les générateurs de 50 chevaux et 6 pour ceux de 100 chevaux) prend l’eau dans le réservoir B; un flotteur situé dans ce réservoir règle la circulation d’eau en ouvrant plus ou moins le tube d’aspiration.
- Dans l’installation de l’Exposition de Stockholm la pression de la vapeur était de 122 kgr par cm2 à la sortie du générateur, et de 100 kgr par cm2 k l’entrée des turbines. Le disque de la turbine de 100 chevaux faisait 13000 tours par minute, celui de la turbine de 50 chevaux en faisait 16000; les arbres
- de ces turbines faisaient respectivement 1 050 et 1500 tours par minute. L’emplacement occupé par l’installation était très restreint : le générateur de 100 chevaux, qui donnait 760 kgr de vapeur par heure, n’avait que 1,4 m de diamètre et 3 m de hauteur. J. R.
- Moteur marin Fletcher (y.
- L’utilisation de la puissance motrice des vagues'est un problème dont la solution est l’objet de bien des recherches (2).
- M. B. Morley Fletcher, dont les premiers travaux sur ce sujet datent déjà de plus de
- Cl Industries and Jron, t. XXV, p. 264, 30 septembre 1898.
- O Voir L'Éclairage Électrique, t. XV, p. 189, 50 avril 1898.
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- deux ans, paraît être parvenu à en donner une solution, sinon parfaite, du moins déjà fort
- acceptable.
- L’appareil qu’il utilise est basé sur ce fait
- que le plus souvent les vagues qui se produisent à la surface de la mer n’affectent le mouvement de l’eau qu’à une assez faible profondeur. Une bouée flottante se trouvera par conséquent soumise à un mouvement alter-
- natif de haut en bas, tandis qu’un corps immergé à une profondeur suffisante restera en repos lorsque la houle agitera la surface.
- La figure i représente un de ces appareils. Le corps de la bouée B est fixé par une chaîne A attachée à la partie inférieure de quatre montants M boulonnés sur la bouée. Entre ces montants se trouve une tige T, portant un disque D. Sous l’action des vagues la bouée s’élève et s’ahaisse et tend à entraîner la tige et le disque dans son mouvement. Mais le disque se trouvant a une profondeur suffisante pour que les ondulations des vagues ne s'y fassent pas sentir, le mouvement de ce disque est amorti très rapidement par la résistance de l’eau que ce mouvement tend à déplacer. Comme la tige T peut glisser dans le corps de la bouée, il en résulte un mouvement alternatif vertical de cette tige par rapport à la bouée.
- Ce mouvement peut être utilisé de diverses façons. Dans l’appareil représenté par la figure, il est employé à faire mouvoir un piston dans un corps de pompe C ; le piston aspire l’air extérieur par l’ouverture O et le comprime dans la chambre F; cet air comprimé sert à faire fonctionner, d’une façon intermittente ou continue, la sirène S. Des bouées sirènes d’un modèle ne différant que par des détails de celui que représente la figure ont été soumises à des essais dans la Manche et, tout récemment, sur les côtes d'Espagne ; ces essais ont donné d’excellents résultats.
- Mais le mouvement oscillatoire de la tigeT peut être utilisé pour faire mouvoir une dynamo génératrice, ainsi que le montrait M. Fletcher dans une des dernières séances de la Royal Institution; par suite, l’énergie produite par les vagues peut être transportée à distance.
- D’ailleurs, l’air comprimé par la pompe de l’appareil précédemment décrit peut être employé dans le même but ; dans un projet d’installation étudié par l’auteur, cet air comprimé, envoyé dans une station située sur le rivage, sert à élever de l’eau dont
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- l’énergie potentielle est utilisée à faire mouvoir des turbines actionnant des dynamos.
- J. R.
- L’usine à carbure de calcium de Sault-Sainte-Marie (Etats-Unis d’Amérique) (').
- Cette usine, construite par la Union Carbide Company, est située sur la rive américaine de la rivière Sainte-Marie, qui déverse les eaux du lac Supérieur dans le lac Huron.
- La force motrice y est produite par des turbines hydrauliques. Le canal d’amenée a environ 3300 m de longueur; il a son point d’origine à environ 300 m en amont des rapides de la rivière : l’usine est située à l’autre extrémité de ce canal, à environ 900 m en aval des rapides. Le canal a une section et une pente suffisantes pour produire une puissance de 40000 chevaux avec une hauteur de chute utile de 4,95 m environ aux turbines. Sur une longueur de 850 m, il est taillé dans le roc avec une section de 61 X.6,70 m; lerestant, creusé dans le sable, le gravier ou la glaise, a une section trapézoïdale de 6,70 m de hauteur, 67 m et 53,35 m de bases; il est entièrement armé de bois ; les berges inclinées sont pavées en pierre.
- A son extrémité inférieure, il est terminé par un bassin large de 425 m et s’étendant tout le long de l’usine qui le sépare de la rivière où s’écoulent les eaux qui ont actionné les turbines. La profondeur de ce bassin serait de 45 à 90 m(?).
- Le bâtiment de l’usine comprend deux étages. L’étage inférieur est divisé en deux parties par un mur étanche ; l’une contient les turbines, qui sont noyées, et l’autre contient les génératrices ainsi que les tableaux de distribution qui sont placés sur une galerie élevée. L’étage supérieur contient les fours à carbure.
- Les détails d’installation se comprennent à première vue d’après les figures 1 à 5. La salle des turbines est divisée en un certain
- - <>) The Electrical World, 6 août 1898, p. 131.
- nombre de chambres; chacune d’elles contient quatre groupes de turbines ; chaque groupe est formé de quatre turbines montées en tandem sur un arbre horizontal à l’extrémité duquel est montée une des dynamos dans la salle contiguë.
- Les quatre dynamos correspondant à une chambre des turbines forment un groupe muni d’une excitatrice de 100 chevaux, entraînée par une courroie commandée par un des arbres. Chaque génératrice est placée immédiatement au-dessous de son panneau
- - Coupe
- dans le tableau de distribution, et ce panneau est muni d’un voltmètre, d’un ampèremètre et d’un compteur d’énergie. Les conducteurs venant de chaque dynamo sont reliés directement au panneau correspondant et les panneaux sont reliés entre eux par des rails en cuivre dont la section a dû être portée à 63,5 X 50,8 mm, en raison de l’intensité énorme des courants employés. En pratique, les quatre génératrices de chaque groupe seront reliées en parallèle et leur débit total sera envoyé directement des rails communs, à l’arrière du tableau, sur les fours situés au-dessus.
- Les dynamos sont des alternateurs Walker, monophasés, de 2 000 ampères, 200 volts, 60 périodes, à 240 tours par minute ; les inducteurs placés au centre sont mobiles ; ils sont alimentés par le courant continu de l’excitatrice ; l’induit est fixe, en sorte qu’aucun contact mobile n’est nécessaire.
- Chaque alternateur peut suffire à la pro-
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- duction de 3 à 4 tonnes par vingt-quatre heures, ce qui correspond à une production de 4,4 à 7,4 kg de carbure par cheval électrique et par four.
- Les fours à carbure, d’un système nouveau imaginé par M. W. S. Horry, sont à fonctionnement continu. Chacun d’eux consiste en un cylindre de grand diamètre et de faible
- largeur, disposé pour tourner lentement autour d’un axe horizontal. La périphérie de ce
- Fig. 4 et 5. — Coupe longitudina
- dindre est fermée par des plaques mobiles 1 fonte de fer. On fait tourner le tambour ir son axe de temps à autre, au moyen d’un jgrenage hélicoïdal commandé par un volant
- le et plan d’un des groupes.
- a main ; les plaques périphériques sont retirées d’un côté et remises de l’autre de façon a toujours laisser la partie supérieure ouverte yle tambour est rempli par le côté du
- mélange de poudre de coke et de chaux pulvérisée ; les électrodes pénètrent dans ce mélange ; l’intensité du courant passant dans l’arc est de 2 500 ampères. Lorsque le cylin-
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- dre tourne, la masse de carbure fondu qui vient d’être formée, s’éloigne de l’arc et se refroidit ; elle se solidifie ; elle est retirée à l’autre extrémité du cylindre. Oncharge constamment du mélange pulvérisé pour maintenir le niveau autour des électrodes.
- Nous attendrons, pour porter un jugement sur ce four original, d’avoir de plus amples renseignements à ce sujet.
- Chaque groupe de quatre alternateurs alimente six fours à carbure, dont quatre en service courant et deux en réserve.
- La partie de l’usine actuellement en cons-tructionpourra contenir quarante génératrices et soixante fours. Sa production quotidienne serait donedei25tonnes de carbure environ. Ajoutons que, d’après notre confrère américain, l’industrie de l’acétylène serait très prospère de l’autre côté de l’Atlantique et qu’on envisage sa distribution au moyen d’usines centrales comme pour le gaz de houille. « En fait, une ville dans l’Etat de Connecticut a déjà commencé de distribuer l’acétylène dans ses canalisations à gaz déjà existantes et d’autres villes s’apprêtent à suivre son exemple. » Plus de 60000 lampes de bicyclettesseraient employées auxÉtats-Unis.
- G. P.
- Calcul de la puissance d’une pile primaire pour la charge des accumulateurs télégraphiques ;
- Par Dr 1. Brunelli (*).
- Dans le cas du service simultané de plusieurs circuits télégraphiques (circuits multiples), il faut, si l’on emploie des piles primaires, autant de piles que de circuits, afin que l’intensité des courants émis reste sensiblement constante. C’est par suite de cette complication que l’on préfère généralement faire usage d’accumulateurs qui, en raison de leur faible résistance intérieure, permettent de n’employer qu’une seule batterie pour le service simultané.
- Soit : E la force électromotrice de la pile ; r sa résistance intérieure ;
- R la résistance du circuit extérieur; l’intensité du courant est
- Si l’on relie à cette pile n circuits extérieurs ayant tous une résistance R, la résistance totale est et le courant fourni par la pile
- l’intensité dans chacun des n circuits est alors
- . _ _r _ _ e____
- “ nr + R;
- d’où
- t=i +!’"~,!Trn:
- La résistance de la pile devrait être nulle pour que l’intensité ne changeât pas.
- La pile employée dans les bureaux télégraphiques de l’Etat et des chemins de fer en Italie,'est du type Callaud avec étranglement dans le vase de verre pour soutenir le zinc; sa résistance est grande comparée à celle des autres tvpes, aussi les conclusions pourront être appliquées avec plus d’exactitude encore aux autres piles. Nous nous plaçons aussi dans des conditions défavorables en considérant comme accumulateur, l’accumulateur à diaphragme qui, malgré sa résistance relativement considérable, est le plus employé en Italie à cause de son montage et de son entretien faciles.
- Adoptons pour la f. é. m. de l’élément de pile 1 volt, sa résistance 7 ohms environ, et pour l’intensité des courants des circuits télégraphiques, 14 milliampères, i Portons ces valeurs dans (1)
- ! _ E
- j 0)014 — 7E -(- R;
- j d’où
- fi) UElettricis
- R — 64E
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- Pour prendre un exemple, supposons la pile reliée à 20 circuits;
- i = 7ox?xE + 64E — 0,0049.
- L’intensité est réduite au tiers environ sur chaque circuit, d'où l’impossibilité d’employer une seule pile primaire.
- Passons au cas des accumulateurs. La batterie est constamment chargée, le courant de décharge a une faible valeur en comparaison de la capacité.
- Prenons comme valeur de la f. é. m. 2 volts, et pour la résistance 0,1 ohm (ce qui fait 0,05 ohm de résistance par volt de la batterie).
- Soit e la f. é. m. nécessaire pour l’émission d’un courant de 0,014 ampère, dans un circuit qui aura la même résistance que précédemment R— 64 E.
- L’équation (1) donne
- “’0,+ - o,oS« + 64E‘
- «= o.9 E
- Donc, si l’on fait usage d’accumulateurs, il faut réduire le voltage normal de 10 p. 100. La résistance R est alors exprimée en fonction dee par
- R = 64E =
- 0.9 '
- Dans le cas des 20 circuits
- L’intensité dans chacun des 20 circuits est sensiblement égale à celle du courant dans un seul circuit.
- Calcul de la pile de charge des accumulateurs.— Considérons une batterie d’accumulateurs od (fig. 1), l’extrémité 0 est à la terre, ai h, c, d sont les prises de courant pour les circuits ij, iî5 f3, e15 es, es, eK sont les diffé-
- rences de potentiel entre les prises successives.
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- L’intensité d’un courant télégraphique est 0,014 ampère, mais, par suite de l’intermittence, on peut admettre que le courant émis en un Jour équivaut à un courant continu de
- Fig. 1.
- C
- cs
- ^3
- G?
- 0,001 ampère. Le fait a été directement constaté en maint endroit, 0,001 est une limite supérieure.
- Il s’agit de restituer à la batterie l’énergie qui lui est enlevée. Dans les villes où l’on dispose du courant d’éclairage ou dans les grands bureaux qui ont leur installation électrique propre, il n’y a qu’à déterminer la quantité de courant soutirée quotidiennement et, par la capacité, au bout de combien de jours il faut recharger. La permutation des diverses sections de la batterie s’effectue rationnellement afin qu’elles se trouvent toutes au meme degré d’épuisement.
- Dans les bureaux d’importance secondaire, ce système ne serait pas avantageux par suite du manque des appareils spéciaux et du personnel au courant de ce travail. On peut effectuer la charge au moyen d’une pile primaire; on met un des pôles de la pile à la terre et on relie l’autre à la prise de voltage le plus élevé de la batterie. Une partie de l’énergie fournie par la pile est dépensée en pure perte, le courant doit en effet traverser toute la série des accumulateurs, avec une intensité telle que pour fournir l’énergie suffisante à la section la plus rapprochée de la terre, l’énergie soit superflue dans les autres sections. Le voltage de la batterie est poussé au delà de la normale dans les sections éloignées de la terre; l’excès de courant se perd en décomposant l’eau des accumulateurs et les détériorant.
- La solution la plus rationnelle et encore la
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- plus simple malgré son apparence compliquée, consiste à faire autant de raccordements à la pile de charge qu’ily a deprisesde courant sur les accumulateurs en déterminant le nombre d’éléments de façon que chaque section reçoive seulement la quantité de courant dont elle a besoin.
- Soit OD la pile (fig. 2), E, E,... les différences
- En supposant e constant pendant un certain laps de temps, l’énergie fournie par la pile est
- E —e
- 0 a b c
- El, £3 E*.
- 0 a 6
- e, e?' ** 6*
- . .
- Fig. 2.
- de potentiel qui existent entre les points de raccordement successifs de la pile et de la batterie; négligeons la résistance de ces raccordements et considérons la charge et la décharge de la batterie comme deux opérations indépendantes; cela revient à dire que pendant la charge on ne tient pas compte du courant de la pile qui passe dans la ligne.
- ht ht représentent en milliampères les intensités des courants continus fournis par la batterie (pendant toute la journée); posons
- lL = «', + h + h + h b - h + h
- U = q + i8 + h h = h
- L’énergie qu’il faut rendre à la section oa est donc ei I„ à ab, etc.
- Le raisonnement étant général, supprimons les indices.
- Soit r la résistance intérieure de chaque élément de pile; la f. é. ni. étant de 1 volt, la résistance d'une pile de f. é. m. E sera ?’E ; négligeons la résistance des accumulateurs.
- Soit el l’énergie à fournir à la section des accumulateurs et a le rendement de ces accumulateurs.
- 'Laf. é. m. qui agit dans le circuit est E — e, l’intensité du courant de pile est
- c’est-à-dire
- E est le nombre des éléments de pile qui convient pour charger la section de la batterie dont le voltage est e et qui doit fournir un courant I. Si la valeur de E est fractionnaire, on prend le nombre entier qui lui est supérieur.
- Dans plusieurs installations on avait reconnu déjà le besoin d’établir une connexion intermédiaire quelconque. Mais la disposition précédente permet de réduire le nombre des éléments de la pile de charge dans une mesure notable.
- Dans le cas des bureaux d’une importance se~' ndaire, le système décrit est préférable à la méu ode de charge par une dynamo, parce que l’éncigic dépensée annuellement est trop faible pour qu’il faille se préoccuper de la diminution de dépense qu’occasionnerait la fourniture du courant par une société industrielle. De plus, la charge par dynamo exige l’emploi d’une troisième batterie, comme pile auxiliaire, un indicateur de la charge avec tous les instruments de mesure, un personnel au courant de ces manipulations. Dans le cas de la charge par pile, il n’y a aucune manipulation, 011 établit entre la pile et les accumulateurs des connexions stables et permanentes ; le seul instrument nécessaire est un voltmètre pour le contrôle du voltage des différentes prises. La durée des accumulateurs est mieux Assurée, l’entretien des piles réduit au minimum.
- G. G.
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- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- Sur la variation des constantes diélectriques avec la température ;
- Par H. Pei.lat et P. Sacerdote (').
- « Ces mesures de constantes diélectriques ont été effectuées avec l’appareil imaginé par l’un de nous (2) : la constante diélectrique K est donnée par la relation
- c désignant l’épaisseur de la lame diélectrique en expérience, et a la différence des deux lectures faites a l’appareil selon qu’on y a introduit ou non la lame diélectrique ; les trois quantités K, c, a se rapportent à une même température. L’épaisseur c de la lame était mesurée au sphéromètre à une température quelconque et l’on déterminait ensuite sa valeur aux températures des différentes expériences au moyen des coefficients de dilatation. Pour les mesures de a, la principale difficulté était d’obtenir des températures uniformes et bien connues dans toute la masse de la lame diélectrique en expérience; nous nous sommes placés dans de bonnes conditions sous ce rapport en n’opérant qu’à la température ambiante : cette température était rendue variable soit en chauffant la salle où se trouvait l’appareil vingt-quatre heures avant la mesure; soit, au contraire, en ouvrant les fenêtres tome la nuit précédente; la température était mesurée avec un thermomètre au i/io de degré dont le réservoir plongeait dans une lame diélectrique semblable à celle en expérience et placée
- . CXXYli, p. 544, :
- comme elle, longtemps à l’avance, dans la cage de l’appareil de mesure.
- » Résultats pour la paraffine. — La lame de paraffine employée avait une épaisseur de 8,510mm à 22°,6; voici quelques-unes des valeurs de K obtenues :
- 1 ~ T,V 22° 33Ù3 (’)
- K = 2,287 2,278 2,259
- La constante diélectrique de la paraffine diminue donc lorsque la température s'élève, et le coefficient moyen de diminution par degré est 3,6X10"' entre iL et 22" et 5.6X 1er1 entre u° et 33".
- » Résultats pour Vébonite. — La lame d’ébonite employée avait une épaisseur de 8,462 mm à i8°,i.
- » Le coefficient de dilatation de l’ébonite, qui est nécessaire pour le calcul de l’épaisseur aux différentes températures, étant mal connu et pouvant du reste varier d’un échantillon à un autre, nous l’avons déterminé sur un échantillon d’ébonite pris dans le même bloc que la lame en expérience (4) ; ce coefficient a été trouvé égal à 8,7 X io-Si entre
- (Ù Cette dernière mesure a été effectuée en chauffant la lame diélectrique seule dans une étuve, puis la portant rapidement dans l’appareil de mesure; au moyen de piles thermoélectriques filiformes convenablement immergées dans des lames de paraffine on s’était assuré au préalable que, pendant le transport de la lame de l'étuve à l’appareil, sa température ne variait pas sensiblement et l’on s’était aussi renseigné sur le temps pendant lequel la lame devait séjourner dans l’étuve pour en prendre la température.
- Pour l'ébonite, au contraire, le refroidissement était trop rapide pour permettre ce mode opératoire.
- (?) Cette mesure a été faite par M. Sacerdote, au Bureau international des Poids et Mesures, par la méthode de M. Fizeau, l'appareil ayant été mis gracieusement à notre disposition parM. Benoît.
- L’échantillon employé était un petit cube d’ébonite d’environ d'arête et poli spéculairement-. sur une de ses
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- » Voici les valeurs de K obtenues :
- t = IO°,2 T7Ü 20°.6
- K = 2,941 2,958 2,968
- La constante diélectrique de l’ébonite augmente donc lorsque la température s'élève, et à peu près proportionnellement à l’élévation de température, le coefficient moyen de variation par degré étant 8,8 X io-4.
- » Application. — L’un de nous a montré ailleurs (*} que, dans la charge d’un condensateur à température constante, la variation • CV2 ,, ,
- d energie est non pas ——, comme on 1 admettait, mais [ 1 -f- T (X +X)], en
- désignant par T la température absolue du diélectrique, par X son coefficient de dilatation linéaire et par X le coefficient de variation de la constante diélectrique avec la température Il résulte des recherches
- précédentes que, dans le cas d’un condensateur dont le diélectrique est l’ébonite, pour T = 273 -j- 27 =3 300, le terme T (X • |- X) = +0,29; donc :
- » L’énergie d’un tel condensateur chargé surpasse de plus d'un quart la valeur admise iusqu'à présent.
- » Si la charge ou la décharge ont lieu rapidement, le phénomène, au lieu d’être isotherme, sera sensiblement adiabatique : pour un condensateur à ébonite la charge adiabatique amènera un refroidissement, par destruction d’une quantité d’énergie égale à 0,29 , la décharge adiabatique un
- échauffement correspondant à une création de chaleur 0,29 -CV—.
- » Pour un condensateur formé d’une lame d’ébonitc de 2 mm d’épaisseur métallisée sur ses deux faces et chargé à la différence de potentiel correspondant à 1 cm d’étincelle, le calcul montre que ces variations de température doivent être d’un peu moins d’un millième de degré; elles seraient donc encore très
- (l) Pellat, L’Éclairage Électrique, t. XIII, p. 425, 27 novembre 1897. — Journal de Physique, p série, t. VII^p. ;8.
- appréciables si l’ébonite était un diélectrique' parfait. Mais à cause du phénomène de résidu la charge aussi bien que la décharge donnent lieu à un phénomène consécutif non réversible qui échauffe toujours le diélectrique d’une façon beaucoup plus intense que le phénomène réversible dont nous venons de nous occuper. C’est ce qui rend très difficile la mise en évidence de ce dernier phénomène. »
- Sur la durée de l’émission des rayons de Rœntgen;
- Par Henri Morize (•).
- » Il ne me semble pas que, jusqu’à ce jour, on ait cherché à obtenir, pour le moins d’une façon précise, la durée de l’émission des rayons X.
- » MM. Chappuis et Berget (*) ont tenté les premiers cette détermination, en employant la radiographie du stylet d’un interrupteur de Foucault, qui se déplaçait entre le tube de Crookes et une plaque photographique. Ce procédé les amena à conclure que la durée des rayons était aussi courte que celle de l’etincelle qui leur avait donné lieu.
- » M. A. Roiti (3), en employant une plaque tournante et un tube dans lequel la décharge était produite à une certaine position de la plaque, trouvait, au contraire, une durée de 1/600 de seconde.
- » A peu près en même temps, le D1' E. Trouton (4), en photographiant une roue d’engrenage tournant rapidement, obtenait des valeurs comprises entre 1/300 et 1/10000, pendant que M. Colardeau (B), par un procédé tout semblable, trouvait sensiblement r/1000 de seconde.
- (>) Comptes rendus, t. CXXV1I, p. 546, séance du 17 octobre 1898.
- (a) Comptes rendus, t. CXXII, p. 810.
- (*) Rendiconti délia R. Acc. dei Lincei, vol. V, p. 243.
- Nature, vol. LIV, p. 566.
- (») L’Éclairage Électrique, t. VIII, p. 112 à 116.
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- » Ces discordances notables entre les valeurs trouvées par les physiciens cités nous ont amené à rechercher une méthode plus précise, dont nous venons présenter les premiers résultats à l’Académie.
- » Un moteur dynamo-électrique est alimenté par une dynamo génératrice, excitée en dérivation, et dont le champ peut varier considérablement. Pour mieux régler la force électromotrice du courant, une résistance variable est introduite dans le circuit du moteur, et une lame d’acier plus ou moins tendue sur la jante d’un disque de fonte monté sur Taxe fait office de frein. Par l’emploi de ces divers moyens, on peut obtenir à volonté une vitesse quelconque, qui peut être conservée constante aussi longtemps qu’il est nécessaire.
- » Une des extrémités de l’axe du moteur porte une vis sans fin, qui engrène avec une roue dentée ayant sur son contour des goujons équidistants, qui ferment un circuit électrique à chaque dix tours de l’axe. Le contact ainsi produit s’enregistre, ainsi que la seconde de temps moyen d’un chronomètre électrique, sur la bande d’un chronographe de Bréguet, qui permet d’évaluer à un moment quelconque la vitesse très exacte du moteur. La seconde extrémité de l’axe de ce dernier porte un plateau perpendiculaire, parfaitement dressé, sur lequel on peut fixer par des tasseaux une plaque photographique, convenablement enveloppée de papier noir. Sur la base du moteur, parallèlement au disque et à un centimètre de celui-ci, se trouve une plaque métallique fixe, avec une fente étroite dirigée suivant un rayon du disque. En face de cette fente on place un tube de Rœntgen, assez puissant pour qu’une seule étincelle donne sur la plaque sensible une image intense de la fente.
- » En faisant tourner le moteur à une vitesse convenable, on imprime sur la plaque l’image de la fente, en produisant à la main l’interruption du circuit de la bobine. Il est évident fiue, si les rayons de Rœntgen ont une durée aPpréciable, l’image de la fente, comparée à
- celle qu’elle fournirait si le disque était au repos, sera dilatée latéralement. Or, en connaissant cct élargissement, la distance de l’image au centre du disque, ainsi que la vitesse de ce dernier, on en conclut facilement la durée de l’émission des rayons.
- » Chaque plaque fournit quatre images de la fente, prises sur le disque en mouvement, et, en plus, quatre autres prises avec le disque au repos, à 90° de distance l’une de l’autre, lesquelles donnent la position du centre de rotation et, par comparaison avec les images dilatées, l’élargissement de celles-ci.
- » L’examen des différentes plaques a montré que, d’accord avec ce que M. Colardeau avait déjà signalé, à chaque émission du courant dans le primaire de la bobine, correspondent plusieurs décharges successives dans le tube. Il en résulte que l’image de la fente est formée par la succession de plusieurs traits d’intensité décroissante, sépares par des intervalles égaux. Dans quelques plaques, on peut suivre ainsi jusqu’à quatre images partielles, dont la dernière est excessivement faible.
- » Les résultats que nous avons trouvés ainsi et que nous avons l’honneur de soumettre à l’Académie sont les premiers obtenus : bien que passablement concordants, ils pourront être quelque peu modifiés par une plus large série d’observations et par la recherche de l’influence que les différentes conditions de la décharge peuvent exercer sur la durée des rayons Rœntgen.
- 0,00101 0,000074 0,00035
- 0,00107 0,000081 0,00039
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- Sur une nouvelle action subie par la lumière traversant certaines vapeurs métalliques dans un champ magnétique ;
- Par D. Macaluso et O.-M. Coruino(').
- « i. Un faisceau de lumière solaire polarisée par un premier nicol traverse le champ magnétique fourni par un électro-aimant Ruhmkorff, puis un second nicol, une lentille cylindrique, et est reçu sur un réseau concave de Rowland. Avec un oculaire muni d’un micromètre, on observe le second spectre de diffraction. Si, au milieu des deux pôles de l’électro-aimant non excité, on dispose la flamme d’un brûleur de Bunsen avec une perle de chlorure ou de bromure de sodium, on peut, moyennant les précautions convenables, faire en sorte que les deux raies d’absorption deviennent 1res larges; ainsi la raie D* peut atteindre une largeur égale à 1/4 de la distance entre les deux raies.
- » Si dans ces conditions, on ferme le courant (intensité du champ de 4000 à 5000 U. C. G. S.), à côté de chacune des deux D se montrent des bandes parallèles à D, alternativement lumineuses et obscures, lesquelles se déplacent quand on fait tourner l’analyseur, l’axe de chaque raie suivant le sens du courant.
- » 2. De l’examen minutieux de la disposition de ces bandes et de leur mouvement on déduit qu’elles sont dues à la lumière polarisée en divers plans, et précisément : le plan de polarisation primitif a subi, dans le passage de la lumière à travers les vapeurs de sodium mfluencèes par le champ, une rotation croissant d’une façon continue de l’extérieur vers le bord de la raie.
- » Cette rotation, qui commence déjà à se manifester pour la raie D2 à une distance de plus des deux tiers de celle des deux raies, croît d’une façon continue et rapidement en s’approchant du bord de la raie, point où il parait qu’elle atteigne 270°.
- (*) Comptes rendus, t. CXXVII, p. 548, séance du 17 octobre 1898.
- 1 » La rotation relative, c'est-à-dire la diffé-
- rence des rotations correspondant à des déplacements égaux dans le spectre, croît rapidement à mesure qu’on se rapproche du bord de la raie, de sorte que les bandes obscures ou lumineuses, très étroites dans le voisinage du bord lui-même, s’élargissent successivement à mesure qu’elles s’éloignent parla rotation de l’analyseur.
- » 3. Procédant dans le spectre, des points plus éloignés aux points plus rapprochés de la raie, la rotation des plans de polarisation correspondants à droite et à gauche de celle-ci se produit dans le sens du courant magnétisant et, par conséquent, se renverse avec l’inversion du champ.
- » En des points à égale distance à droite et à gauche de la raie, les rotations du plan de polarisation sont égales et les nouveaux plans de polarisation sont parallèles entre eux. Pour les deux D le rapport des distances auxquelles se produisent d’égales rotations est à peu près égal au rapport des largeurs des raies primitives.
- » 4. Tandis que sur le bord de chacune des D la rotation est constante (d’environ 270°), la distance du point où la rotation commence est d’autant plus grande que la raie est plus large, de telle sorte qu’avec l’élargissement de celle-ci la rotation relative diminue et les bandes s’élargissent.
- » Si la raie est trop étroite, il n’est plus possible, du moins avec le grossissement employé, d’observer les particularités du phénomène. En faisant croître l’intensité du champ on éloigne aussi la limite où commence la rotation, qui conserve toujours la même valeur sur le bord de la raie, et par conséquent les bandes s’élargissent.
- » 5. E11 examinant le phénomène avec un compensateur de Babinet ou avec un double mica Bravais (quart d’onde), on a trouvé que, dans le cas de raies peu élargies sur leurs bords, on a la lumière circulaire suivie de lumière elliptique dans laquelle le rapport des deux axes tend rapidement vers zéro.
- » Avec l’élargissement des raies, la lumière
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- circulaire disparaît complètement et l’elliptique reste limitée au bord de la raie, tandis que la rotation du plan de polarisation s’étend bien au delà du bord. Tant pour la lumière circulaire que pour l’elliptique, le sens de la rotation de la particule lumineuse est le même que celui du courant magnétisant pour le bord moins réfrangible et inverse pour l’autre bord.
- » 6. Des phénomènes analogues, mais moins prononcés, ont été observés en substituant au sel de sodium un sel volatil de lithium.
- » 7. Dans l'hypothèse que les deux rayons circulaires inverses dans lesquels on peut supposer décomposé le faisceau polarisé primitif se propageassent avec des vitesses différentes dans les vapeurs de sodium et de lithium sous' l’iniluence du champ, et que la différence de vitesse diminuât rapidement avec l’accroissement de la différence entre la période de la vibration incidente et celle propre de la valeur absorbante, on s’explique-
- rait la polarisation rotatoire et la grande dispersion rotatoire observée.
- » Et dans l’hypothèse que, pour certaines longueurs d’onde, très peu différentes de celle de la raie, le pouvoir absorbant de la vapeur pour les deux rayons circulaires inverses susdits soit différent, on expliquerait la présence de lumière circulaire et elliptique sur les bords de la raie.
- . » Tant à droite qu’à gauche de la raie, le circulaire tournant dans le sens du courant sc propagerait avec une vitesse plus grande, tandis que, d'un côté et de l’autre, le circulaire en un sens et celui en sens opposé (conformément aux expériences de Zeeman) seraient absorbés de préférence.
- » Nous nous réservons de continuer ces expériences pour en étudier les particularités et pour étendre ces résultats à d’autres corps et dans des conditions variées. Dans une publication très prochaine nous donnerons avec plus d’extension les détails des expériences exécutées jusqu’ici. »
- BIBLIOGRAPHIE
- Constructions électromécaniques; par M. Gisbert Kapp, traduit de l’allemand par MM. Duüsky et Girault. — Baïuiry et C'e, éditeurs. Prix : 30 fr.
- La traduction de l’ouvrage allemand Elektrome-chanische/Construction de M. Kapp est une véritable aubaine pour les électriciens, et nous devons avant tout en féliciter les traducteurs et aussi les éditeurs qui se sont imposé de sérieux sacrifices pour présenter au monde électrique français un ouvrage qui comme luxe d’édition et comme planches, ne le cede en rien à l’édition allemande.
- Nous ajouterons, pendant que nous en sommes aux félicitations, que l'adjonction du nom de •M. P. Girault à celui de M. Dubsky a produit un plus heureux effet que celle du nom de son précédent collaborateur pour la traduction de l'ouvrage deM. Kapp sur les transformateurs. La lecture u est pas en effet indigeste, et à de très rares exceptions près, les expressions techniques sont celles
- admises par tous ; enfin les notations et expressions d'unités ontétésnigneusementmisesaugoûtdu jour, aussi les mots de gauss, webers. megawebers font-ils très bonne figure parmi les expressions plus terre à terre de volts, d'ampères, d’ohms et d’ampè-
- La préface écrite par M. P. Girault nous a semblé plutôt un peu méchante, car elle contient un passage dur pour certaines maisons de construction qui formeraient la plupart de nos grands établissements électromécaniques. Si, comme cela est du reste exact, quelques grandes maisons de construction « semblent s’être donné le mot pour se disputer l’exploitation des brevets étrangers de valeur parfois douteuse ces quelques maisons, qui sont six ou sept au plus et pour lesquelles la partie électrique est en général accessoire, si grandes soient-elles, ne constituent nullement un ensemble suffisant pour amener une dépréciation de notre personnel électrotechnique, comme le craint M. Girault.
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- Revenons à l’ouvrage de M. Kapp ; un traité de ce genre ne se prête pas à l'analyse, aussi nous dirons simplement que l’auteur a réuni en une quarantaine de pages toutes les formules et tableaux nécessaires pour le calcul de dynamos à courants continu ou alternatif et des transformateurs, et nous reproduirons la nomenclature des machines étudiées par M. Kapp :
- Génératrice triphasée de 100 kilowatts. — 300 tours par minute ; n — 50 périodes par seconde ; montage en étoile ; tension par phase à circuit ouvert : 1 500 volts ; tension composée : 2 000 volts ; courant par phase : 36 ampères.
- Génératrice triphasée de 100 kilowatts. —300 tours par minute ; n = 50 périodes par seconde ; montage en étoile ; tension par phase à circuit ouvert : r 400 volts; tension composée : 2 000 volts; courant par phase : 36 ampères.
- Alternateur monophasé de 60 kilowatts avec induit en anneau plat, construit par la Société d’üLrlikon. — 2 ûoo volts, 30 ampères ; 500 tours par minute ; n = 50 périodes par seconde ; 8 = 1,4 cm.
- Génératrice de 100 kilowatts pour traction électrique, de rUnion Elektricitæts Gesellschaft. — 650 tours par minute ; 550 volts, 184 ampères.
- Moteur de tramway pour voie de 1 m, des ateliers dOErlikon. — Tension : 450 à 500 volts ; intensité : jusqu’à 25 ampères ; rapport simple d’engrenages de r : 4,9.
- Génératrice à courant continu de 72 kilowatts, construite par MM. Naglo frères, à Berlin. — 500 tours par minute ; 120 volts, 600 ampères.
- Génératrice à courant continu de .48 kilowatts, éludiéepar F..-G. Eischinger pour 1’ « Aktiengesells-çhaft Elektricitætswerke » (anciennement O.-L. Kum-mer et C°), à Dresde. — 250 tours par minute ; 120 volts, 400 ampères.
- Alternateur à deux circuits séparés, étudié par E.-G. Fischinger pour Y « Akticngesellschaft Elek-tricitætswcrke » (anciennement O.-L. Kummer et G')- à Dresde. — 185 tours par minute ; n = 50 périodes par seconde. Tension par phase : 1 400 volts; tension composée ; 2 ooo volts ; courant par phase : 38 ampères.
- Génératrice à courant continu de 22,5 kilowatts, de 1’ « Elcktricitæts-Aktien-Gesellschafl » (anciennement Schuckcrt et C°), à Nuremberg. — 750 tours par minute ; 150 volts, 150 ampères.
- Génératrice de 200 kilowatts, pour traction électrique, construite par L’ « Union Elcktricitæts-Gesells-chaft 150 tours par minute; 550volts, 364 ampères.
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- Dynamo à courant continu de 624 kilowatts, de 1’ « Allgcmeine Elektricitæts-Gesellschaft» à Berlin. — 105 tours par minute; 240 volts, 2 600 atn-
- Génératrice triphasée de 210 kilowatts, de la Compagnie de Fives-Lille, à Paris. — 375 tours pat-minute ; jj = 50 périodes par seconde ; tension composée : tqo volts, 640 ampères par phase.
- Génératrice triphasée de 200 kilowatts, de 1’ « A11-gemeinc Elektricitæts Gesellschaft », à Berlin. •— 167 tours par minute ; n = 50 périodes par seconde; montage en étoile avec une tension par phase de 2 900 voits ; tension composée : 5000 volts ; courant par phase : 28 ampères.
- Moteur triphasé de 75 chevaux, de V « Allgemeine Elektricitæts-Gesellschaft », à Berlin. — 500 tours par minute ; n — 50 périodes par seconde ; tension composée : 4750 volts ; tension par phase ; 2750 volts.
- Alternateur simple de 150 kilowatts, de la maison Crompton et C°, à Londres. — 385 tours par minute ; 83,4 périodes par seconde ; 2 100 volts ; 72 ampères.
- Génératrice à courant continu de 3.75 kilowatts, de la maison Siemens et Halske à Berlin. — 1 050 tours par minute ; 150 volts, 25 ampères.
- Alternateur simple de 500 kilowatts, de la maison Ganz et C°, à Budapest. — 126 tours par minute ; n — 42 périodes par seconde ; 2 000 volts, 250 am-
- Transformateur de 36 kilowatts, établi par G. Magnus. — n = 50 périodes par seconde ; 2 000
- Génératrice triphasée de 200 kilowatts, de la « Berliner Maschinenbau-Aktien-Gesellschafi » anciennement L. Schwarzkopfï. — 120 tours par minute ; « = 48 périodes par seconde ; couplage en étoile avec 125 volts par phase; tension composée : 2üo volts pour un courant de 425 ampères par phase.
- Réducteur double pour accumulateurs de 800 ampères avec 19 contacts et une résistance intermédiaire variable et fonctionnant sans étincelles, étudié et construit par le Dr Paul Meyer, de Berlin.
- Transformateur de 16 kilowatts, étudié par E.-G. Fischinger pour F « Aktien-Gesellschaft-EIektrici-tætswerke, anciennement O.-L. Kummer et C", à Dresde. — Rapport de transformation : 1 430 à 170 volts.
- Ajoutons à cette nomenclature que quelques-unes des méthodes employées pour le calcul de ces machines sont nouvelles.
- L'ouvrage de M. Kapp constitue un livre absolu-
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- ment indispensable à tous ceux qui s’occupent de constructions électriques, et il est assez abordable malgré son prix élevé, car les éditeurs ont consenti à en répartir le paiement à raison de 5 fr. par mois. C.-E. Guilbert.
- Substitucion de la traccion de sangre por la elec-trica en la red de tramvias de Barcelona (Substitution de la traction électrique à la traction animale sur le réseau de tramways de Barcelone), par Enrique Campdera y Sala. Une brochure m-8°, Pedro Ortega, éditeur, Barcelone.
- Comme le suggère le titre et comme le montre la lecture, il s'agit d’un ouvrage écrit spécialement pour le monde technique de Barcelone.
- Son but paraît être : i° de faire ressortir les avantages généraux de la traction électrique sur la traction animale; 2J de combattre le cahier des charges imposé par le conseil municipal et tendant à préconiser le système aérien.
- Nous ne saurions trop, dans ce journal, encou. rager M. Campdera â poursuivre ce but; malheureusement, la lecture de son livre nous fait craindre que, malgré les excellentes intentions de son auteur, cet ouvrage ne desserve la causepour laquelle il a cté écrit.
- La façon dont l’auteur traite son sujet ne peut en effet, être mieux caractérisée qu’en traduisant littéralement quelques passages dulivre lui-même: « La solution du problème est indubitable, elle est même à la portée de l’ingénieur le plus jeune et le moins expérimenté et ne demande pas d’autres connaissances spéciales que celle de la loi d’Ohm (p. 6), .... aussi n’est-il point nécessaire d’être pour cela électricien » (p. 38).
- La publication en question fournit la preuve qu'il n’est pas trop difficile d’écrire une brochure de 70 pages sur les tramways électriques sans avoir la moindre notion nidel’électricité 'cù.é&Xn.tractionélec-trique en particulier. Cet artifice s’explique en partie par le fait que les quarante premières pages sont occupées par des découpures de differents journaux et comptes rendus de sociétés. Le reste se compose de calculs et tableaux, quelques-uns faux ou tout au moins sans aucune valeur pratique.
- Citons-en quelques-uns :
- Page 54 à 59, l'auteur veut prouver, en se basant sur la perte ohmique et Yéchauffemenl des rails (!), que le fil de retour pour une ligne de 9 km de longueur est superflu !
- Le tableau III qui sert de base pour tous les calculs donne les ampères des moteurs en fonction du eouple sans tenir compte des propriétés du moteur-série. Ainsi un même moteur dépenserait parexem-ple 39 ampères sur une pente de 44,4 p. iuooet 10 ampères en palier. Or, même en supposant un coefficient de traction égal à 10 et en envisageant un moteur très peu saturé, les ampères seraient en raison inverse des racines carrées des couples résistants ; on aurait donc en palier un courant maxi-
- 1 = 39 \/—^°- = n ampères.
- C'est-à-dire presque le double du chiffre donné par M. Campdera.
- Pour plus de simplicité, le rendement des moteurs est supposé constant pour toutes les charges et égal à 85 p. 100, ce qui n'empêche pas que les ampères sont indiqués partout à un 1 j 100 d'ampère près.
- Citons enfin que dans l’établissement de la ligne, qui est calculé avec une approximation d’un dix-millionième d'ohm (!) (p. 54), fauteur néglige, de gaieté de cœur, le retard possible des voitures qui, si l’on en tient compte, changerait naturellement tous les résultats.
- 11 est Vraiment regrettable de voir un sujet si intéressant traité de cette façon légère; nous ne cachons pas que nous aurions attendu tout autre chose de la plume d'un ingénieur appartenant au monde industriel, et nous ne pouvons expliquer les erreurs que nous avons relevées, que par la hâte avec laquelle il a sans doute étéécrit dans le louable bat de provoquer à bref délai un mouvement d’opinion en faveur de la traction électrique.
- J. Fischer-IIinnen.
- Projet d’éclairage électrique public et privé de la ville de Vicence; par G. Sartori, professeur à l’école industrielle de Trieste-Merrmanslorfer.
- Le projet très bien étudié de M. Sartorf préconise l’emploi de courants triphasés et leur trans-' formation partielle en courant continu.
- La station génératrice située à 1 500 m de la ville comprendrait deux moteurs à vapeur de 50 chevaux et deux alternateurs à courants triphasés, de 35 000 watts chacun, sous 950 volts composés ou 546 volts entre chaque borne et le point neutre.
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- Les courants seraient envoyés à une sous station d’où partiraient trois circuits d'éclairage par arcs en série de quatorze arcs chacun. L'intensité admise par les lampes du type Fremenesky est de 10 ampères.
- Une partie de l’énergie sera transformée en courant continu à l'aide d’un transformateur tournant formé d’un moteur et d’une dynamo sépares, dispositif que l’auteur préfère aux convertisseurs dans ]e cas particulier.'
- Une petite batterie d’accumulateurs servira à assurer l’éclairage privé pendant les heures de faible charge et d’arrêt des alternateurs,
- Le coût de l'installation sera d'environ ioo ooofr. Le projet de M. Sartori contient en outre de nombreuses considérations sur les avantages du système proposé, ainsi que le calcul des lignes à haute et basse tension.
- C.-F. G.
- CHRONIQUE
- La résistance du corps humain. — M. J.-E. Boyd décrit, dans la Physical Review d’Amérique, les expériences qu’il a faites à ce sujet avec des courants continus et des courants alternatifs. Le sujet trempait quatre doigts de chaque main dans deux vases contenant une solution de sel ammoniac et qui étaient reliés au générateur électrique. Pour les courants alternatifs, la résistance était obtenue en mesurant avec un clectrodynamomctre le courant passant à travers une résistance donnée et, avec le même voltage, l’intensité passant à travers le corps. Avec des forces électromotrices variant de 4 à 6,8 volts, et des intensités variant de 2,6 à 4,4 milliampères, la résistance, pratiquement indépendante, entre ce s limites, de l’intensité du courant, atteint en moyenne 155° ohms. Dans le cas des courants continus, la résistance des contacts était éliminée en mesurant la différence de potentiel entre les deux poignets ou entre deux points quelconques ; la différence de potentiel sans courant était soustraite de celle qui était observée pendant que le courant passait pour éliminer l’action électrolytique. Avec 1,5 volt environ, et 0,8 milliampère, la résistance de poignet à poignet fut de 625 ohms; du liquide au poignet de la main qui y est immergée, 350 ohms ; la résistance totale en ce cas serait de 1325 ohms ; du poignet à l'épaule, 200 ohms; à l’extrémité de l’omoplate, 267 ohms; et de l’épaule au cou-de-pied, 291 .ohms. P.
- Sur le freinage électrique des voitures de tramways. — Le freinage électrique, bien que généralement employé, présente un inconvénient : pendant le freinage le moteur s’échauffe, souvent assez fortement, et, comme il n'a pas le temps de se refroidir pendant les arrêts de courte durée, le courant intense qui le traverse au moment du démarrage peut griller l’armature.
- Pour éviter cet inconvénient la Compagnie des Tramways de Leipzig a supprimé du combinateur ou controller les touches de freinage et emploie un frein pneumatique. Elle n'a eu qu'à se louer de cette modification, car, d’après le Prak'.ische Machi-nen Constructeur, elle n’a pas eu, depuis deux ans et demi, un seul des moteurs des 180" voitures en service détérioré par grillage.. En outre l'usure des collecteurs a été beaucoup moins grande, et pendant cette période de deux ans et demi, 75 p. 100 seulement des collecteurs ont dû subir un second tournage.
- La traction électrique sur les chemins de fer italiens. — Le iôjuillet dernier, la Nuova Antologia, publiait une étude du général Afan de Rivera, ancien ministre des travaux publics, sur la transformation de la traction des chemins de fer. Depuis cette époque la question est devenue toute d’actualité et il ne se passe pas de jour où la presse italienne ne s’en occupe.
- Les journaux scientifiques ont aussi examiné le projet du général Afan de Rivera et le débat semble clos, au moins pour quelque temps, par la réponse que vient de faire la Direction generale des voies ferrées du Midi, et que nous indiquons plus loin. Néanmoins la discussion du projet présente quelque intérêt, et nous en résumons ici les principaux passages.
- Auparavant, nous rappellerons une histoire humoristique qui a déjà été contée un peu partout et qui nous vient d’Amérique. Son intérêt ici est d'avoir été prise au sérieux par le défenseur de la traction électrique.
- Le colonel Heft, directeur de la Société américaine New-York, New-Haven-Hartford, avait l'intention d’établir la traction électrique sur une partie du réseau exploité par la Société. La transmis-
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- sion aérienne étant impossible, il pensa à appliquer le système du troisième rail ; mais il craignait une forte déperdition du courant par le sol. Ayant consulté à cet effet plusieurs électriciens, ceux-ci lui firent voir une série de calculs compliqués auxquels il ne comprit rien. 11 demanda alors si le courant passait à la surface ou à l'intérieur du conducteur; sur onze personnes compétentes, cinq répondirent que le courant passait à la surface, cinq autres qu’il passait à l’intérieur, et le dernier qu'il n’en savait rien. Comme le président en savait autant, il décida de donner au troisième rail une section assez grande pour que si la force mystérieuse se décidait à y passer, elle ait un libre passage. Le système ainsi établi sur une ligne de 8 kilomètres, tout fonctionna parfaitement, pendant que les onze électriciens se fatiguaient la cervelle pour comprendre comment une chose si simple pouvait bien fonctionner.
- Le général Afan ajoute, à ce propos, que les plus précieuses découvertes delà science appliquée sont ducs au hasard, et qu'il faut se défier des théoriciens. C’est ainsi que « en France les compagnies de chemins de fer préfèrent aux ingénieurs sortis des universités, les élèves des écoles d'arts et métiers, qui, moins théoriciens, sont plus pratiques et suppléent à la théorie souvent inapplicable par une technique
- Revenons maintenant à la discussion.
- La convention des chemins de fer date de 1885 et a une durée de soixante ans ; mais cette durée est partagée en trois périodes de vingt ans, etàla finde chaque période, chacune des parties contractantes peut rompre le traité, si elle a prévenu l'autre deux ans auparavant. Si le gouvernement italien veut des modifications, il doit s'y prendre avant le i4r juillet 1903. Par une circulaire du 17 juin dernier, le ministre des Travaux publics a ordonné aux préfets et ingénieurs du génie civil de ne plus accorder de concessions de chutes d’eau qui pourraient être, maintenant ou dans la suite, utilisées à la traction électrique sur les chemins de fer des régions environnantes, jusqu'où l’énergie peut être transportée.
- Cette orientation vers la transformation totale du réseau italien, de façon à substituer l’électricité à la vapeur, est précisément celle que préconise le général Afan de Rivera, dans son étude. 11 est d’ailleurs partisan déclaré du système à troisième rail, le transport par fil aérien présentant de grands dangers pour les individus qui peuvent être touchés
- par des fils rompus à la suite de bourrasques ou de fortes tombées de neige, [.'interruption du service déjà gênante pour un tramway urbain, peut avoir des conséquences bien autrement importantes pour un chemin de fer, par exemple en temps de guerre. La transmission de force par fils aériens est nécessaire, mais lorsque l'on peut éviter ces fils gênants pour le service, il n’y a pas lieu de les employer, puisque les Américains se contentent eux-mêmes
- A dire vrai, la circulaire du 17 juin confisque toutes les chutes d’eau, et il est probable que l’Etat les laissera improductives parce que la traction électrique des chemins de fer appliquée à tous les réseaux est et restera longtemps sans doute un problème technique formidable ; d'ailleurs , en admettant que l'on ait une bonne solution, où trou-verait-011 les sommes nécessaires à une pareille transformation. L’Etat ne se contente pas de confisquer les grandes forces hydrauliques, mais il refuse même les concessions de force minime de 30 à <\o chevaux, qui pourtant ne pourront jamais être utilisées sur les voies ferrées. D’autre part, il est peu probable que les forces hydrauliques exploitées par l’Etat pour les chemins de fer rapportent seulement autant que si elles étaient exploitées par des industries privées; il y a donc là une cause importante de perle pour le pays. Meme avec un fort impôt sur le chcval-an, les industries pourraient se développer et emploieraient certainement plus uniformément l’énergie disponible que ne le ferait le service des chemins de fer.
- Au point de vue de ccttc exploitation, il y a trois problèmes distincts : la génération, la transmission et l'utilisation de l’énergie. Le premier problème a reçu une solution satisfaisante, mais les deux autres sont loin d’être résolus. En admettant même que cela ne présente pas de difficulté, il y aurait peut-être avantage à produire l'électricité au moyen de moteurs fixes ; l’énergie reviendrait encore à un prix cinq fois moindre qu'en employant les locomotives actuelles, et on laisserait les forces hydrauliques à la disposition du pays ; les industriels, pouvant en effet installer leur usine au voisinage des chutes, en tireront en général meilleur parti qu’un chemin de fer, qui ne peut être dévié pour se rapprocher de la source d’énergie.
- Quant à. l’objection faite à la transmission aérienne en cas de guerre, elle s’adresse aussi au troisième rail ; il n'y a qu'une solution dans ce cas, c’est la locomotive indépendante : or il ne faut pas songer
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- aux accumulateurs, et l'avantage reste à la vapeur.
- Le système à troisième rail, insuffisamment isolé, ne peut servir à grande distance, ni avec de hauts potentiels, il faudrait donc toujours une ligne de renforcement aérienne suivant la voie, car on ne peut songer à un câble souterrain ; par suite les inconvénients de la transmission aérienne subsistent quand même.
- Nous signalerons dans la réponse de la Direction générale des chemins de fer italiens du Midi quelques parties vraiment modernes à propos de l’organisation de la traction électrique,
- Dans l'exercice des chemins de fer, pour la traction des grandes lignes et le service des marchandises, il est indispensable d’employer de grandes J unités mécaniques. La distribution aux voitures est assimilable à un transport à distance et, à moins de multiplier les sous-stations de transformation cl' d'employer des conducteurs de trop forte section, il faut se servir de potentiels élevés. La transmission par troisième rail de la ligne Nantasket-Bcach n’est qu’une solution de détail. D’ailleurs que le courant soit distribué par fil aérien ou rail isolé, il faut au point de vue technique que le potentiel de la ligne de service soit élevé pour l’économie, et que les moteurs soient insérés en dérivation pour la régularité du fonctionnement.
- Le service des chemins de fer italiens sur les lignes principales est satisfaisant et peut soutenir la comparaison avec les services des autres pays, quoique les lignes soient établies dans des conditions inférieures. Il n’y a donc pas lieu de l’amé-iiorer.
- Mais en dehors des lignes principales, surtout sur celles de diramation ou de raccord qui forment une bonne moitié de l'extension kilométrique du réseau, et meme sur les lignes principales au point de vue du trafic local, le service laisse à désirer et les plaintes dupublic sont en grande partie justifiées.
- Le trafic limité ne comporte pas une augmentation de trains pesants ; ceux-ci accroîtraient encore les dépenses d’exploitation qui pour quelques lignes montent déjà au double de leur produit; les quelques trains sont liés aux coïncidences des lignes principales et ne se prêtent pas au mouvement local qui prédomine sur les lignes.
- En outre ce petit nombre de trains doit avoir une vitesse limitée et faire de longs arrêts dans les gares.
- Four améliorer le service sur ccs lignes, il faut donc une mesure radicale ; il faut abandonner l’imité de train pesante, coûteuse, comme elle est aujour- I
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- d’hui, et lui substituer l’unité de train plus légère, pour le seul service des voyageurs, en laissant là où c’est utile les plus grands moyens de transport des marchandises, qui doit se faire séparément et requiert de fortes unités de traction.
- Il faut donner à ces trains légers une vitesse suffisante pour rendre sensible l’avantage du transport en chemin de fer, en abandonnant l’idée erronée d’obtenir une économie dans les services locaux par la réduction des vitesses actuelles qui au contraire devront être augmentées ; et il faut établir de nombreuses courses aux heures opportunes pour recueillir tout le trafic possible.
- Voilà au point de vue technique ; au point de vue économique, il faut diminuer les tarifs, simplifier les services, réduire les dépenses d’exploitation inutiles dérivant de l'application de règlemenis qui datent de cinquante ans et ne sont pas adaptés aux nouveaux besoins.
- En agissant ainsi, non seulement on améliorerait la situation des lignes ferrées au bénéfice de l’Etat, en changeant en actif le passif qui existe sur beaucoup de lignes, mais on pourrait encore construire de nouvelles lignes, là où les besoins l'exigent et on apporterait une augmentation notable à l’économie du pays par le transport à bon marché des voyageurs et des marchandises.
- Ce programme peut être réalisé sans l’application de l’électricité ; mais cette solution est plus élégante et plus rapide et permettrait de s’affranchir de l’étranger, pour le charbon, en utilisant les richesses naturelles de l’Italie. G.
- Omnibus avec accumulateurs à Berlin. — Cet omnibus, que vient de mettre en service l'Allge-meinen Omnibusgeseilschaft de Berlin contient vingt places assis et six debout, mesure 7 m de long sur 2 m de large et pèse, y compris sa batterie d'accumulateurs, 6 650 kg. La batterie se compose de vingt-quatre caisses contenant chacune cinq éléments et son poids total est de 1 ;oo kg supporté pour les trois quarts par l’essieu d’avant qui est l’essieu moteur.
- La vitesse est de 6 à 12 km à l’heure et la batterie doit être rechargée après une course de 60 km. Au démarrage, il faut un courant de 50 ampères sous 225 volts; en vitesse moyenne, il suffit de 35 ampères et 40 ampères assurent la vitesse maxima-
- Le Gérant’: C. NAUD.
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- Tome XVII.
- Samedi 12 Novembre 1898
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE D’ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. GORNÏÏ, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à ia Sorbonne, Membre de l’Institut..— D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l'École des Mines, Membre de l'Institut. — J. BLONDIN, Professeur agrégé de l’Université.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DK L’ÉLECTRICITÉ (')
- Le principe du système de synchronisation récemment breveté par la Société pour la.
- TRANSMISSION DU LA FORCE PAR I,"ÉLECTRICITÉ
- et destiné principalement aux transmissions de signaux, est la suivante :
- Soient O et O' (fig. P les deux axes ii syn-
- chroniser et actionnés par des dynamos continues et, montés sur ces axes, deux alternateurs A et A', identiques, reliés par le (il le et par les terres TT, avec interposition des dérivations RR, à résistances sans auto-induction; si la résistance r de la ligne I est faible et à faible auto-induction, les moteurs se synchroniseront parce qu’il se produira à chaque instant en / des courants synchroniseurs d’intensité I, développant par A et A', sur O et O' des couples résistants compensateurs. Mais si la résistance r aug-mente, I devient trop faible pour exercer
- une action réelle, à moins que l’on ne produise dans les dérivations RR des forces électromotrices e— Ivl, c’est-à-dire proportionnelles à I, telles que l’on ait, en désignant par h± et lu les potentiels aux extrémités de / et par I, et L les intensités aux dérivations R correspondantes
- K{ht-hJ
- rR
- Dans ces conditions, une variation du potentiel lu —/iâ sur l provoquera dans les alternateurs A et A’ des variations de puissance proportionnelles à
- comme si la résistance r de l était réduite
- a TTTT .
- R
- L’un des moyens de réaliser ces forces électromotrices e consiste à intercaler en RR (fïg. 2 et 3) des dynamos continues D actionnc.es par les moteurs de A et de A,, avec
- (; L'Éclairage Electrique, 17 septembre 1898, p. 497.
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- 2Ù2
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. — N°46.
- leurs inducteurs
- la réaction de l’armature; le second enroulement à pôles, X4 Yi; diamétralement opposés
- X Y, constitue le circuit inducteur propre-
- aussi grand que l’on veut. Ces dynamos peuvent avoir (dg. 4 et 5) leur armature Gramme, à collecteur C et balais FF, entourée par l’inducteur lamellaire MM, à deux
- enroulements, dont l’un, à pôles X et Y, a ses deux circuits XaY et XbY égaux, avec chacun le même nombre de tours que le circuit de l’armature, reliés à l’armature en série et en opposition de manière à annuler ; tituée par un nombre de sections multiple
- Fig. 7 et 8.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 263
- de 4 avec (fig. 6) les sections paires d’un côté du collecteur C C, et les impaires de l'autre, les paires reliées ensembles et aux lames paires de C, et vice versa, de sorte qu’elles ne peuvent être mises en court-circuit pendant lepassage des balais F F d’une lame à l’autre.
- Dans l’installation (fig. 7 et 8), à trois dynamos renforceuses R, R2 Rs, l’axe ü, à synchroniser avec son correspondant au bout de la ligne l, est commandé par une dynamo continue D, dont l’inducteur est excité par une pile locale, ainsi que l’armature par les balais ff du collecteur Z. Les balais ff sont reliés aux collecteurs m «, calés sur O, et dont les balais pa pa renferment la dérivation R (fig. 3) qui comprend les inducteurs de la dynamo II,, dont le courant, recueilli par F, lq, excite R„ laquelle excite R3, dont le courant revient par Fs à la dérivation. L'arbre O doit, en outre, tourner assez vite ou porter un volant assez lourd pour que son régime ne soit pas troublé par les extracourants développés par les variations rapides de h1 — ha.
- Le contrôleur de M. H. Sée est destiné à la commande électrique à distance des gouver-
- (1897). Manipulateur.
- naiis de navires par une génératrice 1 (fig. 12) etune réceptrice 4.
- Le manipulateur A (fig. 9 à 13) est a deux
- fonds B et C, isolés l’un de l’autre et reliés : B, par 11, à 2, et C, par g, à 3 avec contacts (F F,-...//;...} et (EF,... eej. Le bras G pi-
- Fig. 11. — Contrôleur Sée. Détail des touches.
- volé en D, porte des contacts inclinés I J, isolés en L et N et relies aux fils 10 et 12. Si l’on tourne la manette H de C à droite, ce qui déplace IJ à gauche (fig. n), J passe sur F, mais isolé par L, et I faisant contact sur E ferme les circuits par 2,11, B,E, 1,12.
- Quand on tourne H a gauche, J ferme au contraire le circuit ff.., par le conducteur positif 2; puis quand, après avoir ainsi franchi tous les contacts f G retourne à gauche, c’est I qui, montant sur c\ ea... ferme leurs contacts, J étant coupé de f... par L, et de
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- 264 L’ÉCLAIRAGE
- même au retour de l'extrême gauche à droite, I ferme les contacts E3 Es...
- Quand H, poussé adroite, ferme par I E le
- circuit 2. il ferme aussi la dérivation 12, 15, 52 (fig. 12}, de sorte que le solénoïde 15 attirant son armature 19, avance à gauche; par 23, la crémaillère 24, rompant ainsi le contact 30-26 et fermant celui 30-24, comme en figure 13. En même temps 15, attirant 42, fait basculer 38 de façon à fermer les contacts 50-51 et 44-45 des circuits (2, 54, 50, 51, 36, 24, 30, 58, 59 4) et (60, 41-44, 62, 3), de sorte que la réceptrice 4 se met à tourner dans un certain sens en entraînant d’un côté par 31-32, la barre de gouvernail 33, et, par 28, l’écrou 29-30, qu’il pousse vers le contact 26.
- Quand 30 est en prise sur 26, le circuit est fermé par (2, 54, 40, 50, 51, 55, 62, 14, 63, 13, 66, 26, 57, 4, 60, 41, 44, 45, 61, 3), de sorte que 13 et 14, ramenant 38 dans sa position horizontale (fig. 12), rompent le circuit du moteur, qui est arrêté par le frein électro-magnétiqueôç), et maintenu, ainsi que 33, dans une position fonction du déplacement de 24
- ÉLECTRIQUE T. XVII. — N® 46.
- ou du nombre des contacts E E,... passés par G.
- Pour faire rétrograder la barre 33 à droite, il faut pousser H à gauche, de manière à fermer par F F,... le contact 3, 10, 16, dont
- l’armature 18 fait, par 20, rétrograder 24 à droite, et 43 basculer 38 à droite, de manière à fermer par 48-49, 46-47 le circuit en (2, 54, 40, 48, 49, 65, 4, 59, 58, 57, 30, 24, 5É 41, 46, 47), de sorte que 4 tourne en sens contraire de précédemment, jusqu’au nouveau passage de 30 sur 26.
- On remarquera que l’axe D (fig. 9) est entouré par une douille en deux pièces : P, solidaire de II, et O, solidaire de G, reliée h P par les ressorts T. Quand on tourne H, P
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- pivote d’abord autour de b de manière à retirer la tige Q, malgré son ressort s, de l’encoche a, où elle se trouve en ce moment, et, aussitôt celui des ressorts T surtendu par ce mouvement de P amène vivement G en face de l’encoche a suivante, où Q l’enclenche jusqu’à une nouvelle poussée sur H, qui, grâce à l’écartement des encoches déterminé en conséquence, fait ainsi marcher G d’un plein contact à l’autre.
- Quand le plomb d (fig. 13} est fondu, le levier c, tiré par le ressort y, rétablit le courant parle second plomb k; et, dès que le circuit du solcnoïde sq est rompu,d’armature 7tin, rappelée par un ressort, serre le frein 0 de 4.
- Le transmetteur de MM. Smith et Eu'hins-tonf. est commandé par une manette A (fig. 14), qui, par CB DE, actionne le train
- différentiel F G H, tel que, si l’on immobilise G, FH tourne autour de D deux fois moins vite que DE, H porte deux cames semblables K et I, (fig. 25), et sur L, un toc N, passant, suivant le sens de la rotation de L, sur l’un des taquets P ou O, fixés aux extrémités du ressort S ; quand N pousse O, il 1 entraîne, P 'restant buté sur Q; l’inverse a heu s’il presse O, de manière à tendre dans les deux cas le ressort de rappel I.
- Ces deux leviers T et U, pivotes sur V 16} dont les galets R et Rs sont appuyés,
- par Y et Y, sur K et sur L, relient par W ou
- W, quand ils passent sur les bas M des
- cames, les contacts 1 2 3 ou t 2 et 4. Le mou-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- vement de la roue G est contrôle par 5, avec ancre 6, pivotée en a, et commandée par les
- électros m et le ressort de garde J, et le pignon 7, solidaire de G commande par 8,
- 0
- l’aiguille ^ (fig. 2 U du quadrant d, indicatrice des rotations de G. Le pignon 10, calé
- Le récepteur est (fig. 14 et 28) commandé
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- par un arbre 21, qui tourne toujours, et entraîne par 21-23, 22-24 'es arbres i\ et
- Fig. 51.
- reliés par les embrayages électromagnétiques bi et bs aux arbres vz et î'4, conjugués par les
- Fig. 32 à 36.
- pignons hx h., /t3, de sorte que h3 et son arbre ^tournent dans un sens ou dans l’autre, sui-vant que l’on embraye bi ou b2. A cet effet,
- v% porte un commutateur n w„, à trois balais, dont deux, 13 et 14, relies (fig. 28) à m et sont en contact avec l’anneau métallique n29 et l’autre, 15, avec ses dents.
- Quand on tourne A (fig. 14 et 28) D et E tournent d’un angle indiqué par 7, en entraînant F H et les deux cames K et L, qui tendent le ressort S, et, par T ou U, ferment les
- contacts 1, 2 et 3 ou 1, 2 et 4, suivant que l’on tourne A à droite ou à gauche, ce qui envoie le courant en bt ou en b,, de manière que l’arbre i\ du récepteur tourne dans le sens de A, et, par le commutateur envoie des courants aux élcctros m mt du transmetteur. Ces électros déclenchent à chaque courant l’ancre 6, qui permet ainsi au ressort S de ramener graduellement G et les cames K et L à leurs positions primitives, où elles rompent les contacts 1,2, 3 et 4, et arrêtent le récepteur, après que a tourné proportionnellement à la rotation de A. Cet arbre v,t porte (fig. 19 et 26) une roue 30 qui, dès la rupture du contact 1, 2, 3, 4, est enclenchée en 32 par l’armature 31, 32, 33 de l’électro 35, relié à ces contacts et qui assure ainsi la précision de l’arrêt de j\.
- En outre, on a percé (fig. 22) dans la base X du transmetteur deux trous, comme 41, avec chacun une fiche 40 ; au repos, la touche Nt de la came L est exactement entre les
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- fiches 40 et 41, mais quand L tourne à droite 1 47 leurs cliquets à ressorts, qui empêchent ou à gauche, N, repousse, par 40 ou 41, les A de reculer tant que l’échappement G n’est leviers 42 ou 45, malgré leurs rappels 44 et pas déclenché par son ancre; on est ainsi 40, de façon à appuyer sur les rochets 46 ou I assuré que les circuits des embrayages b et b
- -magnétique Rich
- ne sont jamais rompus sans que v5 ne soit dans la position voulue pour cette rupture.
- Le principal organe de la serrure électromagnétique de C. C2VR1.F.TON est constitué par
- (fig. 29 et 32) deux disques identiques en bronze T) et E, pouvant être manœuvres de l'extérieur par les boutons 50, perces de trous marqués de o à 23 dans lesquels s’engage l’indicateur 24, et interrompus au o par un
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- isolant 26. Les axes 28 de ces disques portent chacun un plateau isolant 29, traversé d’un contact métallique 31 pour le plateau supérieur, 3 2 pour celui du bas ; en outre, les moyeux 33 de ces plateaux ont chacun un rocher 34? a cliquet 35-36, avec rappel 38, et engagé en 37 dans le penne G. Un ressort de montre 39 rappelle chacun de ces plateaux et disques à leur position normale.
- Chacun des rochets 34 attaque par sa butée 40 celle 41 du plateau 42 de l’axe 66, dont les roues 43, fixées par les vis 73 et protégées par les couvercles H, portent chacune un
- piton 44, que l’on engage dans les trous 45 d’un cadran 46, correspondant aux trous de D et de E.
- Les indicateurs 24 actionnent par 25-61 les cliquets 36 quand on les tourne.
- Pour ouvrir mécaniquement la porte À B, il suffit de tourner le bouton 62 qui, par 63, 64, 68 (fig. 33) retire le pêne G.
- Le fonctionnement électrique s’opère comme il suit, par l’électro M et l’enclenchcur 69-70. Supposons que l’on ait choisi comme chiffres de combinaison ou secret 4 pour le disque D et 12 pour E. À cet effet, on dévisse
- les goujons 73 afin de permettre de tourner les roues 43, on recule par 60 le pêne G de manière à déclencher 36 (fig. 33), ce qui permet la rotation de D, de E et de 29. On tourne alors la roue 43 de D de manière à amener son piton 44 en face du trou 4 de 46, où on l'enclenche en revissant 73 ; cette rotation de 43 entraîne 42 et 41, sur lequel le ressort 39 amène la butée 40 du rochet 34, qui arrête ainsi le disque D dans sa position de départ ou de repos avec son zéro en face de 24. On opère de même pour E et le chiffre 12. Ceci fait, il suffit de tourner I) par 5o, en appuyant sur 24 jusqu’à ce que 24 ait passé quatre trous de D, pour amener l’iso-lant 26 de D sur le contact 55 (fig. 32 et 37) I et la barre métallique 31 de 29 sur 53 et 54,
- puis de tourner de même E de 12 trous, pour amener son isolant 26 sur 57 et la barre 32 sur 56. La combinaison étant ainsi faite et maintenue par les cliquets 36, si l’on presse le bouton 51 (fig. 31 et 37'; on ferme le circuit de la pile .y sur M par (l, w, 28, E, 32, 29, 53, o, M, 9), de sorte que M, attirant 60, 70 de devant G, ouvre la porte. Après cette ouverture, on tourne 62 de manière à déclencher les cliquets 34, ce qui permet aux ressorts 39 de ramener les disques à leur position de repos, déterminée par les butées de 40 sur 41, position où le circuit de M est rompu et G enclenché par 70.
- Si l’on ne tourne pas D et E conformément à la combinaison, la fermeture du circuit en 15 fait partir une sonnerie d’alarme N, enfer-
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- mant son circuit par /, jp, 28, D, 55, 5 ou j tation des disques DetE,il suffit de tourner par /, m, 28, E, 57, /, s, suivant que E ou D I le bouton 24 correspondant de manière à dé-ne sont pas dans la position voulue. j clencher 34, de sorte que le ressort 3g ramène
- Enfin, pour réparer une erreur dans la ro- ' ce disque au repos.
- La bascule électromagnétique de Richards représentée par les figures 30 a 41 a pour but de peser automatiquement des matières liquides ou granuleuses, déversées d’un tuyau H, dans une boîte C, en tenant compte du poids
- de C ou de la tare. Dès que l’on place C sur Le plateau G, le petit balancier B', taré en raison des poids de C, ferme en 10, comme en figure 40 le circuit de la pile b et du solé-noïde S qui, soulevant son armature, ouvre
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- 27:
- la vanne V et H. Dès que C commence à. I B, le balancier'^ rompt (fig. 41) le circuit en descendre, en soulevant par B' 10 le balancier I 20 et le solénoïde S ferme II par la chute de
- son armature; la balance tient compte du poids de matières qui s’écoule pendant cette fermeture, car on règle le contrepoids 23 de manière que la poussée de 20 sur W soit
- équivalente à l’action de cette surcharge en G.
- (A suivre.)
- G. Richa
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- ÉTUDE DES MOTEURS A CHAMPS TOURNANTS (*)
- VII, — Fonctionnement des moteurs asynchrones a champs tournants alimentés par des COURANTS roi.YPHASÉS, ABSTRACTION FAITE DES DISPERSIONS MAGNÉTIQUES ET DES PERTES PAR HYSTÉRÉSIS ET PAR COURANTS DE FOUCAULT.
- Nous possédons dans le dernierparagraphe tous les renseignements nécessaires pour déterminer les conditions du fonctionnement des moteurs asynchrones à courants poly-phases.
- Nous étudierons les fonctionnements à courants constants et à tensions courantes d’alimentation, puis, particulièrement le démarrage.
- A). Fonctionnement sous courants constants d’alimentation.
- I. — Couples, vitesses, rendements électriques.
- a). Courbe des couples bruts en fonction des retards ou glissements (w, — — Repre-
- nons la formule (22) des moteurs multipolaires en général.
- couple serait nul, et que, vers ce point, le couple augmente avec le retard {o>, — toj à peu près proportionnellement à ce dernier.
- La courbe y est donc tangente à une droite
- dont le coefficient angulaire est inversement proportionnel à la résistance de l’induit.
- Au démarrage, w, — o et w, — u., = to( ; (w, — a>ji)aL/% est grand relativement à R22 et la formule devient approximativement :
- On voit qu’alors C (to, — «,) = R pf = constante et que la courbe tend vers une hyperbole dont l’équation est
- Supposons d’abord que la réluctance & des circuits magnétiques soit constante ; par le fait, L'2 est aussi constante et l’on peut poser :
- AI*,
- R2
- (39)
- Dans la formule (39), R, et V, sont donc invariables.
- Dans la marche à vide, donc vers le synchronisme, la vitesse de l’induit atteint presque celle du flux résultant (o>, — tos)2 L'-j est faible relativement à R2S et l’on peut écrire :
- Le couple augmente quand le retard diminue.
- Au démarrage, le couple est donc minimum et égal à
- Apartirdu démarrage, le couple augmente, au fur et à mesure que le retard diminue, suivant les ordonnées d’une courbe tangente à une hyperbole concave en dessous de laquelle elle se trouve.
- Entre la droite du synchronisme et l’hyperbole du démarrage se trouve un point de couple maximum que l’on évalue en égalant
- On peut donc dire qu'au synchronisme le
- (*) Voir L'Éclairage Électrique du 10 septembre, du 15 du 29 octobre, t. XVI, p. 437, x- XVII, p. 89 et 186.
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- !73
- à zéro la dérivée par rapport à (o^-relation (39)-On trouve :
- Le couple maximum est donc
- La formule générale du couple C “ RS + («. -
- ,+m + wï)a'o,94>
- Cma
- (44'l
- On peut calculer la résistance Rs qui donne le couple maximum pour un retard (w, —«„) imposé en dérivant la relation (39) par rapport à R„.
- C'est : R^iA-c,) Ur
- b'. Exemple. — Soit un moteur bipolaire à induit en cage d’écureuil dans lequel :
- F, = 40; «1 =2rFi= 251,2; Ij max. — 45 amp.
- max. — 4,5 C. G. S.; nii — 2; Nj = 144; N2 = 32; his =16 (32 barres en quantité); K2= 0,2g; ^=0,9; kt = 1 ; 0t = 6xio-1 ; Rt=0,13ohm = 1,32 x io8 C.G.S.; R,=6xio~4ohm; hxN.N»
- -R^=«'XIÜ‘
- = 4.37 x 10-* Henry;
- r w x_y‘=0,97 x IO"Henry Mi? a! = ..ü.xW.x
- M, = -
- B
- AI,3 &8
- = 5,5 x
- Les relations (40) à (44] deviennent :
- Cma
- 3,08 X 1Q« = I
- 2X0,97 X I05
- 6 x io’
- (41 bis) (42 bis) (43 bis) (44 bis)
- 3,>6
- ? = 27û.3o- 58”,30' 73°
- C = 2,8 14,24 9 x 107
- Les résultats qui précèdent sont traduits graphiquement sur les figures 26 et 27.
- c). Influence de la variation de la résistance des phases de l'induit. — Les valeurs de A et B sont indépendantes de cette résistance Rr
- Admettons que R2 soit triplé.
- Les ordonnées de \ seront trois fois moindres et celles de \ seront triplées. Le couple de démarrage et le retard du point de couple maximum seront triplés; enfin, le couple maximum sera reculé mais ne changera pas de valeur.
- Les courbes O A, G4 des figures ci-dessus dont la dernière n’est tracée qu’en partie et à une échelle plus grande pour les abscisses, représentent les couples de la première hypothèse ; les courbes O A2 G2 ceux de la seconde, c’est-à-dire lorsqu’on augmente la résistance de l’induit, toutes autres conditions égales ; OA3G3 et O E4A4 figurent deux autres hypothèses avec des résistances d’induit en-core plus fortes; les points en deçà de A correspondent au fonctionnement normal, les points G au démarrage; les droites O B et les courbes C G sont les lignes \ et \ qui éneadrent la courbe des couples.
- On voit que Y augmentation de la résistance de l'induit, toutes autres dimensions égales, ne change pas la valeur du couple maximum ; elle recule ce couple maximum vers le démarrage en augmentant le retard <Oj — o>î corres-pondant à ce couple, proportionnellement à la variation de résistance ; elle recule également le point de couple normal et augmente le couple de démarrage ainsi que la perte pro-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. — N° 46.
- porlionnelle de puissance électrique ~ I que de l’induit, on fait R2 faible en pra-dans la même proportion. .tique. Il en résulte que le couple au démar-
- Pour augmenter le rendement clectri- | rage est petit, et que, si l’on veut augmenter
- polyphasés.
- Courbes du fo
- ce dernier couple, il faut majorer R* et se 1 La portion OAj des courbes correspond résigner à diminuer le rendement, ou bien I au régime stable parce que, si la charge aug-introduire dans l’induit des résistances régla- j mente, l’induit retarde et il trouve un couple blés qu’on supprime en marche normale. I moteur supérieur capable de vaincre le couple
- résistant ce qui n’aurait pas lieu dans la portion AJi^où le moteur s’arrêterait instantanément à la moindre variation de charge.
- Remarquons que la variation de la résistance de l’induit ne produit pas de modifica-
- tion de la valeur absolue des couples dans la région du fonctionnement stable ; elle change seulement la valeur de la vitesse de l’induit relative à ces couples.
- d), Moyens de faire varier le couple maxi-
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- i2 Novembre 1898.
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- 275
- muni et le couple de démarrage, la résistance de l'induit étant invariable.
- 1” Le couple maximum est représenté par la relation
- ou. après transformation, par
- On voit que, sans modifier la machine, on ne peut faire varier que le courant inducteur. Si la réluctance R était invariable, le couple maximum croîtrait avec le carré du courant. En réalité, comme les moteurs travaillent aux. inductions basses correspondant à une perméabilité maximum, la réluctance augmente quand le courant augmente.
- On peut donc dire que le couple maximum augmente comme une puissance des courants inducteurs comprise entre 1 et 2, si le moteur est construit.
- Si on peut modifier la machine et si on conserve des inductions normales, le couple maximum augmente proportionnellement aux carrés du nombre de fils et des courants inducteurs.
- Quand le couple est maximum 'w, —
- = R,,
- te ? = = !. T = 45".-
- et, s’appuyant sur les propriétés des côtés du triangle OPQ de la figure, on peut déterminer le flux résultant <ï> très facilement.
- « N, It 1
- fil 2/ y/j
- La réluctance sera minimum et le couple maximum pour des inductions de 5000 h 7 000 unités.
- 2" Le couple de démarrage est donné par
- Cette dernière forme provient du rempla-
- cement de M2, etL'q par leurs valeurs. C’est en somme une formule connue dans
- laquelle u, — <0,et I, —sin ? (relation connue) pour » — 90° (au démarrage).
- On voit que si le moteur est construit, on peut augmenter le couple de démarrage seulement par Vaugmentation des courants d'alimentation, de la résistance du secondaire, et la diminution de la fréquence.
- Si le moteur est à construire, on retiendra que le même couple croît comme le nombre de phases secondaires, le nombre de champs doubles et le carré du rapport des nombres de fils inducteurs et induits.
- Ce dernier rapport et les courants inducteurs I, figurent au carré dans la formule.
- La réluctance des circuits magnétiques n’intervient pas au démarrage parce que le moteur fonctionne comme un véritable transformateur alimenté sous courant constant.
- e). Influence de la variation de la valeur de la réluctance des circuits magnétiques. — La figure 28 représente la courbe de la réluctance
- Fig. 28. — Courbes des réluctances et des forces magnéto-
- du circuit magnétique d’un moteur à champs tournants en fonction des flux, ainsi que la courbe de la force magnétomotrice totale nécessaire pour produire ces flux.
- On voit que la réluctance est minimum vers les inductions moyennes (de 5000 à 7 500 unités environ) qu’elle est relativement forte pour les inductions très basses et très élevée pour les inductions supérieures, de 10 à 15000 unités.
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- Vers le synchronisme, le flux est le plus. élevé; au démarrage, il est plus faible; il varie entre ces deux limites en diminuant continûment du premier au second. Il s’ensuit que la réluctance est relativement forte vers le synchronisme, qu’elle diminue ensuite et passe par un minimum, et qu’entin elle augmente de nouveau vers le démarrage.
- En supposant que la réluctance était constante pour la discussion du fonctionnement sous courant constant, nous avons donc commis une erreur qui pourrait être plus ou moins importante. En fait, pour des calculs exacts, l’erreur ne serait pas possible parce que l’emploi de la courbe d’Hopkinson et la détermination rigoureuse par points de la courbe des flux résultants permettraient de tenir compte des différences. Il nous suffit de constater que l’allure de la courbe des couples est bien celle que nous avons déterminée. Au surplus, si nous avions employé pour réluctance constante, la valeur minimum, elle nous aurait donné assez exactement le couple maximum. Le couple est nul au synchronisme et au démarrage il est indépendant de cette réluctance : d’où, trois points de la courbe qui sont bons. La région d’avant Le couple maximum eût été un peu trop élevée et celle d’après sensiblement exacte.
- II. — Forces électromotrices, courants, décalages, etc. — Conclusions.
- Etudions d’abord trois régimes principaux du moteur, ceux du synchronisme, du démarrage, et du point de couple maximum.
- i° Au synchronisme. —'Nous supposons ici que les résistances à' vide sont nulles pour en tenir compte plus tard, lorsque nous parlerons des dispersions magnétiques et des pertes de puissance dans le moteur même.
- Le retard est nul;
- figure 25 est aussi nulle et le polygone des f. é. ru. des inducteurs se réduit au triangle OFD, OF devenant Et, le décalage 0 étant maximum et FD restant invariable puisque Ij ne change pas ;
- à courants constants, Rt I,= OD, to4 L',I4 = FD, F4 -=OQ sont invariables comme direction et comme grandeur (to4 — w2) M, I4 = OC est invariable en direction seulement ;
- o étant nul, $31= F,, $ est maximum et égal à
- (o), — w3) Mj I4 = OC est nulle.
- Pour l’exemple cité :
- Rj I, = 0,585 C.G. S. =^,85 volts ; L’, ==1,42 X 1 o—2; <>, I.',Ij = 160 volts; 8 •= 88°; Fi = 1180:
- = 1,97 X io6; 0 = 0.
- 2° Au démarrage. — Le retard —0^=10, est considérable ;
- t grand et tp voisin de go° :
- K, Na siblement
- : de la relation - E =! * tu *
- tjN, 1 , , ,
- '.49)
- la f. ô. m. d’induction mutuelle FG de la
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- Dans l'exemple cité :
- Ri,1 = S.»5v.;==88.,4„';|: = _M98. = ,vj1.
- I, = 18,5 G. G.S. ou 185ampères; R„ I2 = 0,111 volts: w, M, I, = 4.92 v.; 4» = i\ 1200 ; — 26,5 ;
- F,= iiSo-, «i, H,I, = «j l.', {, (avec la condition h=~K h) = ioc' - environ, parce que 9 est supposé égalàyoi1; 0+9=890.10’; 0 =-30'environ; DG= = 3.-1 volts.
- 3° Au point dk couple maximum. On a :
- ? = 45°; Kil, = 5,'Ss V.;
- '!> - !>, —7^r-= 1,4 x io° ; <I>31 = 1180 X 0.707 = 83: Y2
- (», — »,) L-, = K. « », - », = = (>,2 ;
- (tüj — wâ) AI, I, = 0.121 volt;
- N.
- w, MJ, = 113 volts; iM volts.
- Fig. 29. — Hpure du fonctionnement
- courants constants.
- N. B. — Lus calculs d’application qui precedent sont exécutés à la règle. Ils sont donc d’une exactitude suffisante, .mais pas rigoureuse.
- Ea figure 29 représente les trois régimes ci-dessus. Les traces. ODGFOQPOBC, ODFOQQ et ODROQMONO sçmt relatifs
- aux régimes de couple maximum, de synchronisme et de démarrage.
- On peut compléter très facilement l’épure 29 pour montrer la variation de valeur des différents éléments du fonctionnement. On trace les valeurs <I>R 'ou 1» à une autre échelle) pour des angles ^différents l’un de l’autre de
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- 15°, suivant or, 02, 03, 04 ou OP, etc.... Les cordes analogues à QP, c'est-à-dire Q2, Q3, etc., ou les égales 01, 02, etc., de la circonférence OL figurent les forces magnéto-motrices F2 ou encore Is ou E2 à d’autres échelles. Les f. é. m. FG et DG sont normales et par conséquent, puisque OD ou R, I, est constante, les perpendiculaires Di1 D2, etc., se terminant à la circonférence DF, donnent les f. é. m. d’induction GD dans les inducteurs et OF,, 02, 03, ÜG, etc., de la même circonférence, les f.é.m. E, appliquées. Les angles FOQ, 2OQ ... GOQ, etc., sont les angles 0 de E, et de I,.
- II suit de ce qui précède et de l’examen de la figure 29 que, sous courants inducteurs constajits :
- 1° La f. é. ni. appliquée est maximum au synchronisme et elle diminue régulièrement jusqu’à l’arrêt — ou démarrage —. Quand le couple est maximum, elle vaut approximativement de la valeur du synchronisme ;
- V2
- 20 L'angle de décalage ri de Et et de It est presque de 90" au synchronisme et à peu près nul au démarrage ; il e.st de près de 450 quand le couple est maximum; il est à peu près complémentaire de l’angle <p lorsque la perte ohmique Ol) des inducteurs est faible :
- 3° Le Jlux résultant est maximum au synchronisme et il est alors ordonné approximativement par la f. m. m. des courants inducteurs seuls, la réaction d’induit étant à peu près nulle. Il diminue alors jusqu’à l'arrêt où il est minimum ;
- 4‘- Le décalage s du flux résultant sur la 1. m. m. inductrice ou le ilux inducteur fictif, ou encore des courants induits sur la f. é. m. d’induction mutuelle, est sensiblement nul au synchronisme et maximum, de près de 90°, à
- 5“ Enfin les courants induits sont à peu de chose près nuis au synchronisme et maxima à l’arrêt ; quand le couple est maximum, le décalage 5 est de 450, la f. m. m. effective (I>R vaut -7= de la f. m. m. inductrice et
- les courants induits valent la fraction -7= de ^2
- leur valeur maximum;
- 6° Couple brut. — Détermination graphique des courbes des flux, des courants induits et des. couples. — Le couple étant donné par la formule (18;
- C s= k,v <i>i = n x «M. L81
- 4
- est proportionnel au produit (1>I2, donc, à une certaine échelle, au produit des côtes OP et QP du triangle OPQ dans lequel OQ est constant. Le couple est donc fonction de OPxPQ OQ'- sin ? cos ?=,-22L sin 2 f, il est nul pour ?=0 et 9 90°, et maximum e =45°, ce que nous savons déjà. La courbe des couples passe par l’abscisse O au synchronisme, s’élève ensuite jusqu’à un maximum, puis retombe régulièrement jusqu’à un minimum correspondant à l’arrêt.
- Voyons la forme exacte dT: cette courbe en fonction des retards (<.*, .= <.>„).
- Les angles a. sont connus pour l’épure 29.
- Les retards étant proportionnels à tg 'f, portons en ou, ob... les tangentes des angles QOP, QOL5..., et joignons les points obtenus par une courbe oabd qui sera la courbe des tangentes ; puis, rabattons les longueurs oa, ob,... en om, on... sur l’axe oc qui deviendra l'axe des retards de l’induit ; enfin, portons en m, comme ordonnées, les valeurs de L et de <I> obtenues suivant les cordes analogues à OP et OB des circonférences OQ et OL. La courbe OWI2 des courants I5 ainsi obtenue part de l'origine et tend bientôt vers un maximum qui est OL, tandis que-la courbe QWT des flux <J> part de son maximum OQ pour tendre vers l’ordonnée zéro à l'infini — 'oy — 10^ — tg 90° — infini —.
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- On voit que la courbe des couples, dont les ordonnées sont fonctions des produits est encadrée par les courbes OWI3 et QWT et qu’ainsi elle possède un maximum en U, pour l’abscisse o m. qui correspond à s = 4ô°. Elle tend vers zéro à l’infini et possède son minimum à l’arrêt.
- Le retard («, — wâ) étant ainsi proportionnel à R2, toutes autres conditions égales, on peut augmenter les abscisses en augmentant la résistance de l’induit. Toutes les coordonnées de la courbe OUV reculent alors sans changer de valeur.^OUV devient OU'Y' en doublant R,.
- En résumé, lorsqu’un moteur à courants polyphasés sans résistances spéciales réglables à la suite des circuits de l’induit est alimenté sous courants constants :
- i" Le couple, nul au synchronisme, croit très vite jusqu’à, un maximum, puis décroît encore très vite pour devenir faible sur une très grande partie du diagramme 'construit en fonction du retard (w1—<->4) jusqu’au démarrage. En augmentant la résistance des circuits d’induit par des bobines extérieures additionnelles, on fait croître et décroître le couple plus lentement, on augmente les retards po, — «-0 pour un couple donné et aussi le couple de démarrage, mais la valeur du couple maximum ne varie pas. A la limite, le couple croît ' régulièrement jusqu’au démarrage où il est alors maximum ;
- 2J Le rendement électrique de l’induit diminuant avec le retard, on l’augmente en diminuant la résistance de l’induit. Quand donc on augmente cette dernière pour avoir un couple de démarrage plus grand, on diminue le rendement électrique de tous les régimes des moteurs. Aussi, construit-on ces moteurs avec résistances réglables qu’on introduit au démarrage et qu’on supprime en marche normale ;
- 3° Les courants inducteurs sont constants vt par conséquent aussi les portes ohmiques et par effet joule qui leur sont dues ;
- 4° Les courants induits augmentent très vite jusqu’au couple maximum, puis plus
- lentement jusqu’au démarrage, où ils sont maxima. Les courants induits seraient ici d’environ 85 A maxima pour le couple normal (u,8xio7), 130 A pour le couple maximum et 185 A au démarrage, soit 2,17 fois les courants normaux. Cependant, le couple de démarrage ne vaut ainsi que la portion —du couple normal. Si on introduit des résistances dans l’induit au démarrage, pour y atteindre le couple normal, le courant y est encore de 130 A, et, comme la résistance R2 est alors 42 fois plus grande, la dépense d’énergie ~ R2 I3â y est aussi 42 fois aussi importante;
- 5" Le flux résultant est maximum au synchronisme. Il diminue alors très vite et tend asymptotiquement vers zéro où il atteindrait pour un glissement infini ;
- 6" Le couple maximum étant très près du couple normal, une surcharge expose à un arrêt instantané, ce qui rendrait désagréable le fonctionnement normal sous courants constants.
- L’étude de la marche des moteurs dans cette hypothèse a cependant son importance, car elle détermine les conditions limites du démarrages : on peur, en effet, y considérer les courants maxima que l’induit et l'inducteur peuvent supporter, et, dès lors, l’étude du démarrage devient presque l'étude de la marche sous courants maxima constants.
- B). Fonctionnement sous tensions
- n’ALIMENTATION CONSTANTES
- I. Couples, vitesses, rendements électriques.
- a. Courbes des couples bruts en fonction des retards ou c.lissements (wj — w,j. — Reprenons la formule (24).
- C = A Ai,_________________________________
- Ks,ftyi-j R,R,K —.,) I.', Ÿ
- A = — AVj/’àF
- Supposons d’abord que la réluctance SI
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- des circuits magnétiques est constante ; L'2 est aussi constante et l’on peut poser :
- C = B’--------------------ïi! Ri------------s (5o)
- R’, R», + j R.to, L) + R, (01, - eu,) L', I ' ' ’
- Soit aussi R{ invariable.
- Au synchronisme, (wp—<oâ)=0 et le cou-pie est nul.
- A vide (tox — tj-0 est faible, R, i'w, — L'„
- et \Vi K\ sont faibles vis-à-vis de R2 Ij et l’on peut écrire :
- Au synchronisme, la courbe du couple est donc tangente à une droite dont l’équation
- tants. Le couple passe donc par un maximum et il est minimum au démarrage.
- La résistance d’induit qui correspond au couple maximum, pour un retard (w,—wj donné, se trouve en dérivant la relation '50) par rapport h Rs et en égalant la dérivée à zéro. On trouve :
- ou, très approximativement,
- Le retard correspondant au couple maximum, pourune résistance Rs d’induit donnée, se trouve en dérivant par rapport à — w0. C’est
- et dont le coefficient angulaire est inversement proportionnel à la résistance R2 de l’induit. Le retard et la perte de puissance dans l'induit sont donc encore à peu près proportionnels h cette résistance, toutes autres conditions égales.
- Xndémarrage, — 0,w, — w, -c^et R-, RC est petit relativement au .ferme suivant :
- Cd
- JL______
- i+ K, LJ*
- : (RJA +RfLVr
- (5J
- Vers le démarrage, on a donc sensiblement
- c = b’
- IL
- K —'A) (RL. + K.ijd
- et l’on voit que la courbe exacte du couple est tangente à une hyperbole dont l’équation est
- (53)
- La courbe est donc intérieure à une droite et à une hyperbole comme dans le cas précédent de l’alimentation sous courants cons-
- ou sensiblement
- doutes autres conditions égales, on voit que le couple maximum correspond à un retard ~~R~" f0ÎS grand à potentiels constants qu'à courants constants. Dans l'exemple traité plus haut, c'est fois phrs. J! est évident que le couple maximum est aussi beaucoup plus grand et qu’il ny a pas à craindre que les résistances mécaniques dépassent à un moment donné le couple moteur elque la machine s'arrête instantanément comme dans la marche à courants constants.
- Le couple maximum se trouve en remplaçant Wj—oj, par sa valeur dans la formule générale. On trouve approximativement :
- Cmas. = B'
- _ AE2,______ ________ , >
- St2 L'JRA-r 4R,m2, LJ '53'
- b). Exemple. — Considérons le moteur employé ci-dessus (§ A),e( alitnenrons-le sous
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- j30 volts maxima constants. r, Ml\ _ 5.5 x ioRx Tÿ->2 x ]
- : 3,42 x 1032
- M, 477
- L', = -^p- 141X107 C. G. S.
- = 1,42 x io"* Henry; = 4,43x10';
- Y, = B' Y, = 15'-^
- y\ L'2.
- L', + R, LM
- -=4,48x10"
- R, <<)| L X R,
- L'f (R3,
- La formule [22 bis) du courant inducteur devient approximativement, au démarrage, (Ry et Rp R/ étant petits peuvent y être supprimés).
- I, = E, Ei X 4,6 = 690 ampères.
- La même formule devient, pour le couple maximum :
- raient considérables et brûleraient inévitablement la machine. La seule région de la courbe des couples qui soit accessible est donc dans celle qui part du synchronisme et qui s’étend en s’élevant jusqu’à un certain retard (tùj—»>>,)pourlequelles courants ne sont plus tolérables. Pour le démarrage, il faut avoir recours à des rhéostats ou à des transformateurs pour réduire le voltage jusqu’à une limite où les circuits puissent supporter les courants qui y existent en ce moment. Comme le montrent les relations (52-54-55), à potentiels constants, le couple de démarrage 11’est plus simplement proportionnel à R2, mais le retard du couple maximum est toujours proportionnel à cette résistance et le couple lui-même en est indépendant.
- On voit que l’étude complète d’un moteur alimenté sous tensions constantes comprend en réalité la détermination des courbes du fonctionnement à potentiels invariables dans la portion relative au fonctionnement normal et de celles de la marche à courants constants maxima tolérables dans le voisinage du démarrage.
- IL — Solution graphique. — Centrées des éléments du fonctionnement sous tensions constantes d’alimentation.
- Dans l'exemple choisi, et eu général dans les moteurs, R,2 et 1 sont relativement petits et négligeables, ce qui donne :
- h mas. = R, - E- = E, x 338 = 570 ampères.
- Il résulte des formules et applications qui précèdent que la forme générale des courbes cst lit même sous tensions constantes que sous courants constants. Il existe encore ici un couple maximum et la courbe est toujours comprise entre une droite et une hyperbole, mais le retard correspondant au couple maximum est beaucoup augmenté. Le couple maximum et Le couple de démarrage sont Rùs grands relativement aux couples pra-liques, mais on ne peut les atteindre parce les courants inducteurs et induits se-
- Le tracé graphique analogue’à celui de la figure 29 est facile à exécuter.
- Soit ON, figure 30, la tension appliquée à l’une des phases du moteur. Au synchronisme, l'angle de ON avec le flux et le courant inducteur Ij est sensiblement droit et le courant L de la phase correspondante de l’induit nul. La self-induction i)N du circuit inducteur seule agit comme f. c. é. m. et elle forme le triangle rectangle ODN avec la f. é. m. effective Rj É “ OD et la f. é. m. appliquée, constante, ON. Le polygone des f. é. m. du circuit induit se réduit à la droite 01 qui représente la f. m. m. F, et la f. m. m. effective <l> R. Le courant inducteur se détermine par la condition :
- F, = K, I, =
- 2p
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- i Retards (.wrw,) h au démarrage
- Fig. 50. — Épure de la marche sous
- tensions d'alimentation constantes.
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- Pour plus de facilité, admettons que la f. é. ni. de self-induction ON du primaire et la f. m. m. 01 sont représentées par une même longueur : c’est une question d’échelle à régler en commençant l’épure.
- Prenons maintenant un régime quelconque pour lequel la f. m. m. de 1 est OQ. OD et PN augmentent dans la même proportion que OQ et DN devient DF. Sur DF décrivons une demi-circonférence qui coupe la circonférence de f. é. m. E, en G. OG = F, et GT) (OD est supposé majoré dans le rapport est la f. é. ni. d’induction due au nouveau flux, c’est
- kt W,
- Le flux est normal à DG et il aboutit à la circonférence OQ : c’est OP, PQ étant la f. m. m. du courant induit ou F., : OBj égal et parallèle à QP, peut représenter le courant F à une échelle donnée. En somme le flux et le courant induit, pour le régime considéré, sont représentés par OP et PQ ou par DG et F G. L'épure pourrait donc se limiter ait tracé de la figure OFGODG.
- GOD donne l’angle 0 de décalage du courant inducteur par rapport à la f. é. 111. appliquée, GDF le décalage e du courant induit sur la f. c. m. d’induction mutuelle ou du flux résultant sur le courant inducteur. QOP
- j et COB donnent les angles a dans leur posi-: tion ordinaire.
- On voit, d’après l’épure, qu’en augmentant [ le courant inducteur, le flux résultant OP ou I DG diminue lentement et le courant induit ! PQ ou FG croît très vite.
- Le courant inducteur allant de OQ à O J (majoration de 58 p. 100), la f. é. m. appliquée se déplaçant de OG à OL (03 à 05 = 30°), le flux résultant diminue peu (OP - • OK), mais le courant induit devient plus de trois fois plus grand (OB ou Qr à OY ou KJ ou LH).
- [ o a b 6 étant encore la courbe des tan-j génies,
- E11 portant le flux et le courant I2 en ordonnées à partir de l’axe omn, on obtient les courbes NR et OMdont les produits donnent l’allure de la courbe des couples. Comme les calculs l’ont fait prévoir, dans la partie utilisable, cette courbe s’élève régulièrement presque en ligne droite. Elle est (JC alors qu’elle était OUV et que les lignes de flux et des courants induits étaient FWT et OWS pour le cas d’alimentation sous courants constants.
- GAZOGÈNE RICHÉ
- Dans une chronique récemment publiée dans ce journal (M étaient données une description sommaire de ce nouveau gazogène, ainsi que quelques indications sur le prix de revient de l’énergie obtenue par l'accouplement de cet appareil et d’un moteur h gaz. Une brochure que vient de faire paraître la
- librairie Masson (') nous fournit sur ce gazogène de nombreux renseignements qui nous serviront à compléter ceux qui ont été donnés dans celte chronique.
- Le gaz Riché, ses applications industrielles, par Ch.Vi-grkux, ingénieur des Arts et manufactures, répétiteur à l’École centrale, et Eug. Bardolle, ancien élève de l’École polytechnique, ingénieur civil. Un vol. petit in-8°, 178 pages et 20 figures. Masson et C‘e; éditeurs. Prix : 2 fr.
- C) Voir L'Éclairage Électrique du 8 octobre, t. XVII, p. 86.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLKCTRIQU R
- Rappelons que le but du gazogène est l’utilisation des déchets de bois et antres matières combustibles à la production d’un gaz pouvant être utilisé, sans autre purification que son passage sur une couche de charbon incandescent contenu dans l'appareil lui-même, à l’alimentation des moteurs à gaz, des appareils de chauffage, et même des appareils d’éclairage par incandescence ; en un mot, à produire un gaz pouvant remplacer les gaz pauvres dans tous leurs usages et le gaz d’éclairage dans la plupart de ceux où iL est employé.
- Arriver à ce résultat n’était pas chose commode. On sait en effet que le gaz de bois fut le premier gaz d’éclairage, mais que Philippe Lebon, qui en proposa l’emploi dès 1798, n’en put tirer qu’une flamme fuligineuse, faute de pouvoir l’épurer. Depuis, on est parvenu à rutiliser pour l’éclairage, en le produisant à plus haute température, le débarrassant de scs matières goudronneuses par une condensation énergique, de la grande quantité de gaz carbonique qu’il contient, par son passage sur de la chaux; toutefois, comme les sous-produits de la distillation du bois sont beaucoup plus difficiles à utiliser que ceux de la houille, et que l’épuration du gaz demande une énorme quantité de chaux (au minimum 1 kg par nr* de gaz;, l’éclairage par le gaz de bois n’a pu être employé que dans quelques rares localités où le bois est abondant et la chaux a bon marché. Dans ces conditions, il était impossible de songer à l’employer a la production de la force motrice. En rendant le gaz de bois apte à ces divers usages sans avoir besoin d'être épuré après sa sortie de l’appareil générateur, M. Riche a donc fait faire un pas considérable dans l’utilisation des déchets de bois auxquels donnent lieu de nombreuses industries et, en général, des déchets de toute sorte susceptibles d’être gazéifiés par la chaleur.
- Nous ne suivronspaspar le détail lesétapes successives qu’a parcourues l’inventeur avant d’arriver aux appareils industriels actuels. Disons-en seulement quelques mots.
- Dès le début, M. Riche eut l’idée des appareils à distillation renversée, dans lesquels les gaz, produits à la partie supérieure d’une cornue, s’épurent par leur passage à travers le charbon incandescent remplissant le fond de la cornue et constituant le résidu de la
- Fig. 1. — Élément de gazogène Riche à cornue unique.
- calcination. Ces appareils étaient chauffés par une partie des gaz mêmes résultant de la distillation. La difficulté de régler les brûleurs lui fit abandonner ce chauffage au gaz. La préoccupation d’obtenircomme résidu un charbon dont la vente puisse diminuer les frais d’exploitation le conduisit en même temps à effectuer la distillation du bois dans une cornue et la purification du gaz dans une seconde cornue. Ces appareils dits à cornues ! jumelles ont reçu plusieurs applications.
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- Mais plusieurs inconvénients de cette disposition ont fait revenir M. Riché à la conception primitive d'une cornue unique où s’opèrent à la fois la distillation et l’épuration, avec toutefois abandon du chauffage par le gaz.
- La figure 1 représente un élément de gazogène à cornue unique, décrit dans la chronique rappelée ci-dessus, La partie tronco-
- des gaz des foyers at
- nique A contient la colonne de charbon Féducteur, tandis que la partie cylindrique B, fermée par un tampon H serré par une vis V et un étrier M contre un joint d’amiante <t, reçoit la matière à distiller. En C est le pied de cornue muni d’une grille D et d’une porte G. I Ces trois parties de la cornue sont réunies par des joints à brides K. Les gaz s’échappent par le tuyau E et se rendent dans le barillet F. Tout l’appareil est en fonte.
- Chaque cornue est placée dans une gaine-en maçonnerie. Elle repose sur cette gaine à l aide d’une bride assez large que supporte une plaque de fonte reposant elle-même sur
- un rebord de la maçonnerie. Les figures 2 et 3 indiquent cette disposition. La gaine ayant une section rectangulaire et la cornue
- une section cylindrique, il reste dans les angles un passage plus que suffisant pour les gaz du foyer.
- Un gazogène comprenant six de ces cornues et capable de donner 40 m3 de gaz à l’heure a été installé à la station génératrice
- d’électricité de la Marguerite, à Ivry-la-Bataille (Eure). Les figures 4 et 5 donnent le plan et une coupe de ce gazogène ; la figure 6
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- en représente l’élévation et la figure 7 une vue d’ensemble.
- Ce gazogène comprend six cornues placées par groupes de deux dans trois gaines G,, G„ G3. Ces cornues sont chaulïées par deux foyers et Mi,. En marche normale, deux seulement des groupes de cornues fonctionnent et un seul foyer suffit à leur chauf-
- Fig. 6. — Élévation du gazogène d’Ivry-Ia-Bataille.
- fagc; l’autre foyer et le troisième groupe de cornues servent de réserve.
- La figure 5 montre la disposition d’une cornue dans sa gaine. On voit en K le joint réunissant les deux parties principales de la cornue et en S la saillie de la maçonnerie qui soutient la plaque de fonte sur laquelle il repose. Pour permettre à la cornue de se dilater librement, les dalles réfractaires P qui entourent les parties inférieure et supérieure
- de ces cornues sont garnies d'amiante fibreuse formant joints assez étanches pour empêcher le passage des gaz du foyer, mais laissant le métal se dilater.
- La même figure permet de suivre la marche des gaz du foyer. Ceux-ci s’élèvent par la cheminée N, arrivent dans un carneau horizontal voûté O, passent dans un carneau U également horizontal.mais perpendiculaireau précédent,
- Fig. 7. — Vue du gazogène d’Ivry-îa-Batailie.
- et pénètrent dans la chambre de chauffe Q située au milieu du massif. Dans cette chambre, la combustion, favorisée par le brassage que produisent les divers changements de direction et de vitesse qu’ont déjà subis les gaz, s’achève complètement, et les gaz chauds, ne contenant plus d’excès d'oxygène libre, passent, par les carneaux R,, Râ, Rs munis de registres, dans les gaines G,, Ga, Ch. De celles-ci ils passent dans le carneau Collecteur X et enfin s’échappent par la cheminée 1’.
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- La mise en marche et le fonctionnement de l’appareil sont des plus simples. La partie tronconique A des cornues est remplie de charbon de bois, puis portée au rouge blanc ; on jette alors une charge de bois par la partie supérieure delà cornue. Quand la distillation de cette charge est terminée, ce qui demande de 30 à 60 minutes, on en met une seconde. Après deux ou trois charges successives on fait tomber par la porte fermant latéralement le pied de cornue une certaine quantité de charbon. Ces diverses opérations ne demandent d’ailleurs que fort peu de temps, et l’ouvrier qui en est chargé peut en même temps vaquer à d’autres occupations, en particulier surveiller le moteur à gaz dans Les installations pour la production de la force motrice.
- Passons maintenant à l’examen des propriétés du gaz obtenu et à ses applications.
- M. Chavanon, ingénieur-chimiste aux gla-ceries de Saint-Gobain, a analysé le gaz Riche recueilli au cours d'une opération pendant laquelle un gazogène à cornues jumelles fournissait sa production maxima. Les résultats de cette analyse sont consignés dans le tableau suivant, où sont indiquées également les compositions du gaz d’éclairage et de divers gaz pauvres, ainsi que le nombre de calories dégagées par la combustion complète d’un mètre cube de ces gaz, ce nombre étant calculé d’après la composition.
- . On voit par ce tableau combien le gaz Riché diffère par sa composition et son pouvoir calorifique des gaz pauvres Siemens et
- Downson. Son pouvoir calorique pourrait d’ailleurs être augmenté encore de quelques centaines de calories par une marche plus lente qui permettrait une transformation plus complète du gaz carbonique en oxyde de carbone par le charbon incandescent : cependant il ne semble pas qu’il y aurait là un grand avantage, car il en résulterait une diminution du rendement en charbon., et ii faudrait pour une même production horaire augmenter la capacité du gazogène.
- Par suite de ce grand pouvoir calorifique, le gaz Riché est, comme nous le disions en commençant, susceptible de remplacer le gaz d’éclairage aussi bien que les gaz pauvres dans de nombreuses applications. En parti-
- culier pour le chauffage il est de beaucoup préférable aux gaz pauvres, et particulièrement au gaz Siemens, pourtant d’un usage si général. Aussi plusieurs applications de ce genre ont été déjà réalisées ou sont sur le point de l’être. A Saint-Denis, un gazogène Riché a été installé pour le chauffage d’un four à réchauffer de la verrerie Marchand; à Bayel, un autre doit être bientôt installé dans le même but à la verrerie Messirei-Marquot; à la filature de bourre de soie de Melizey, le gaz Riché est employé au flambage des fils ; etc.
- De nombreux essais faits à l’usine Riché, à Lisors (Eure), ont d’ailleurs montré que bien d’autres applications sont possibles. En par-
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- ticuiier il a été reconnu que l’on pouvait obtenir par la combustion du gaz Riché la température très élevée de 2000°, ce qui permet de fondre facilement le fer et le cuivre, d’effectuer le soudage et le brasage de pièces de toute sorte, des pièces pour la fabrication des cycles, par exemple. D’autre part, la flamme pouvant être rendue facilement réductrice ou oxydante, la fusion des mattes, le grillage ou la réduction des minerais peuvent être effectués dans des fours chauffés au gaz Riché.
- D’autres essais faits à Pantin, dans les ateliers de la Compagnie générale des Omnibus, ont permis de constater que le gaz Riché convient parfaitement au chauffage des générateurs à vaporisation instantanée. Dans l’un de ces essais, dit essai à marche irrégulière, et dont la durée a été de quatre heures, une chaudière Serpollet était chauffée partiellement par un feu de coke et partiellement par du gaz Riché; le gaz était envoyé pendant cinq minutes dans un seul brûleur et pendant les cinq minutes suivantes dans deux brûleurs ; l’arrivée du gaz était interrompue pendant cinq autres minutes et le chauffage était repris avec un, puis deux brûleurs. Malgré cette irrégularité du chauffage, les variations de température ont été lentes; déplus, le rendement de la chaudière, c’est-à-dire le quotient du nombre de calories (338859) fournies à la vapeur produite par le nombre de calories (499 560) résultant de la combustion du coke (48 kg) et du gaz (94 m3) a été très satisfaisant (67,8). Un. essai comparatif fait dans les mêmes conditions d’irrégularité de chauffage avec du coke d’Anzin a montré qu’avec ce combustible les variations de température étaient très importantes et que le rendement de la chaudière ne s'élevait qu’à 42,7 p. 100.
- Quelques applications du gaz Riché à l’éclairage ont été également faites. Comme il n’est pas éclairant par lui-même, à cause de la faible quantité d’hydrocarbures qu’il contient, il faut le carburer; c’est ce qui a été'fait à la teinturerie de M. Brière, à Darnétal
- (Seine-Inférieure), où il a été constaté que, suivant le degré de carburation, on obtient 15 à 20 bougies avec une consommation de 150 à 160 litres de gaz à l’heure dans un bec papillon. On peut également employer l’incandescence, et la haute température que permet d’obtenir la combustion du gaz Riché le rend alors capable de lutter (avantageusement avec le gaz d’éclairage ordinaire ; ainsi, avec un bec Oberlé on a obtenu 40 à 50 bougies pour une consommation horaire de 200 litres, ce qui met le carcel-heure au prix de un quart de centime en comptant le gaz à 0,05 fr le mètre cube, prix qui, comme nous le verrons plus loin, est souvent bien supérieur au prix réel.
- Mais c'est principalement l’alimentation des moteurs à gaz qui constitue jusqu’ici le principal débouché du gaz Riché. Sous ce rapport il convient beaucoup mieux que les gaz pauvres qui, par suite de leur faible pouvoir calorifique, exigent une compression énergique si l’on veut obtenir du moteur la même puissance qu’avec l’alimentation au gaz d’éclairage. Il leur est également supérieur par le fait que, ayant une composition constante, il n’expose pas les moteurs à des explosions irrégulières qui les fatiguent ; en outre, ne contenant pas de goudron il n’exige pas un nettoyage aussi fréquent. Comme il ne coûte pas plus cher que les gaz pauvres, la suppression de ces inconvénients, que l’on n’accepte dans l’alimentation par les gaz pauvres qu’à cause du bas prix auquel reviens l’énergie produite, constitue un avantage important en faveur du nouveau gaz.
- Un grand nombre de moteurs à gaz de différents systèmes, Otto,Crosslcy, Simplex, Le Gnome, Charon, Tangye, Campbell, Niel, etc., ont été essayés à l’usine de M. Riché, à Lisors (Eure) ou déjà installes par la Compagnie du gaz Riché dans différentes usines.Avectous ces moteurs construits en vue de leur alimentation parle gaz de ville et sans réglage spécial au gaz Riché, on a pu atteindre et parfois dépasser la puissance, au frein, indiquée par leurs constructeurs. Quant à
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- la consommation, à pleine charge, elle a été en moyenne de i mètre cube de gaz Riche par cheval-heure: avec un moteur Charon de 12 chevaux, réglé avec soin par AI. Charon lui-même, la consommation a pu être abaissée à 807 litres par cheval-heure au frein, le gaz contenant 18 p. 100 de gaz carbonique, 22 p. 100 d’oxyde de carbone et sa pression dans le
- gazomètre étant de 55 mm, La consommation dépend d’ailleurs de la charge; les courbes de la figure 8 indiquent cette consommation pour diverses charges pour quatre moteurs de trois systèmes différents.
- Voyons maintenant quel est le prix de revient du gaz Riche.
- charges variables, aîii
- Différents essais ont montré que 100 kg de bois, dont la distillation exige 40 kg environ de houille, produisent en moyenne 80 ms de gaz et laissent un résidu de 18 à 20 kg de charbon de bois.
- Si l’on compte le bois à 15 frla tonne, la houille à 20 fr la tonne, ces chiffres conduisent à une dépense de combustible de 2,30 fr dont 1,50 fr pour le bois et 0,80 fr pour la houille. Mais de cette dépense il convient de retrancher la recette réalisable par la vente du charbon de bois qui, au prix de 5 fr les
- 100 kg, donne 1 fr. Le prix de revient de 80 m3 de gaz se trouve ainsi ramené à 1,30 fr, soit 0,016 le mètre cube. En tenant compte de la main-d’œuvre, d’une majoration du prix d’achat du bois dans les villes, on peut donc évaluera 0,025 frie prix de revient maximum du mètre cube.
- A ce prix, le chauffage par le gaz Riche coûte moins de 1 centime les tooo calories, l’éclairage par incandescence moins de un huitième de centime la carcel-heure, et la force motrice environ 1 centime par cheval-
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- heure, soit 1,5 centime par kilowatt-heure d’énergie électrique recueillie aux bornes d'une dynamo actionnée par un moteur à
- Mais dans cette évaluation le prix d’achat du bois est compté à un prix élevé. Souvent il en est autrement. Ainsi, à la scierie Nor-din, à Calais, où un gazogène a été installé pour l’alimentation de moteurs Charon, il n’y a pas moins de 3000 kg par jour de déchets de tois sans valeur, voire même très encombrants.
- D'autres déchets industriels peuvent d'ailleurs être employés ; des essais faits à l’usine de Lisors ont montré que
- jooo kg-r de tourbe donnent 100 » de sciure de bois »
- 100 » de débris de coton «
- 53 » de tannée »
- 31 » de papier »
- La distillation des gadoues, qui déjà sont employées dans quelques villes, particulièrement à Shoreditch(AngIeterre), à la production de la force motrice, a également été essayée. Quoique, faute d’un mode tout à fait
- pratique de traitement, ces essais n’aient pas donné jusqu’ici d^s résultats qui puissent permettre d’exploiter industriellement cette distillation, il est permis d’espérer que l’on parviendra à une solution satisfaisante.
- Dans ces conditions le prix de revient du gaz est considérablement abaissé ; il peut même devenir nul si l’on tient compte de la dépense occasionnée par l’enlèvement des résidus sans valeur.
- C’est donc un véritable service que M. Ri-ché a rendu à l’industrie en rendant pratique la distillation du bois et des déchets de toute sorte. L’industrie électrique ne sera pas la dernière a en profiter. En permettant de remplacer, pour l’alimentation des gazogènes, l’anthracite, toujours coûteux dans les villages éloignés des voies de communication, par le bois, souvent abondant et a bas prix dans les campagnes, il ne peut manquer en effet d’augmenter le nombre, déjà considérable, des petites installations d’éclairage électrique où la force motrice est fournie par des moteurs a gaz.
- T. Pausert.
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- Frein do de Prony et peson combinés pour évaluer le travail disponible d'un électromoteur ;
- Par A. Wetler (•).
- La simplicité du frein de de Prony l’a fait employer jusqu’à ces derniers temps pour mesurer l’énergie disponible d’un axe en rotation. Généralement, on règle l’équilibre en plaçant des poids dans un plateau fixé à l’extrémité du bras du frein. La pose et l’enlèvement des poids est une opération longue ; d’autre part on n’obtient jamais l’équilibre, mais des oscillations de part et d’autre de la position d’équi-
- (J) Ekktrolechnische Zeitschrift, t. XIX, p. 658, 29 sep-
- libre. Le nouveau frein employé à l’institut électrotechnique de Karlsruhe, est destiné à éviter ces inconvénients, en accélérant la marche des mesures.
- Un frein de de Prony ordinaire est muni d’un second bras de levier opposé au premier et tiré de bas en haut au moyen d’un ressort. Les deux actions du poids et du ressort tendent donc à mettre l’appareil en mouvement dans le même sens, opposé à celui de la rotation de l’arbre en expérience.
- Considérons la disposition représentée schématiquement par la figure i. Quand il y a équilibre, on a pour la valeur M du moment de rotation à la circonférence du disque
- M = (P + 0) r
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- p poids suspendu cnkg; Q force d'attraction de bas en haut du ressort en kg; r rayon du cercle décrit par les points d’application des forces P et Q.
- Si pour une cause quelconque le moment augmente et devient M,, le levier tourne dans
- le sens de la rotation, jusqu’à ce qu’il y ait de nouveau équilibre, et on a
- M, = Pr cos (« -f fJ) + |y + r f. ? J r cos (» - (ii ;
- angle de la nouvelle position d’équilibre représentée en pointillé avec la position horizontale ; 3 allongement du ressort correspondant à i kgr de charge.
- En effet, si on néglige le petit angle que font les deux, positions successives de la force Q, on voit alors que, à l’angle de déplacement (J du bras de levier, correspond un allongement r sin |3 du ressort ; en divisant cette quantité par 3, constante qui dépend du ressort employé, on obtient l’accroissement de-poids ou plutôt de la force Q.
- Pratiquement, ,3 ne dépasse guère 5 ou 10 degrés ; et, par raison de sécurité, un arrêt limite le déplacement dans le cas d’une rotation plus grande.
- On peut construire, pour différentes valeurs de P(o;o,5; 1; 1,5; 2 kg}, les courbes qui correspondent à [3 abscisse et.W ordonnée. Ea connaissance de £ suffit alors pour déterminer M.
- Nous verrons, après la description de l’ap-pareil, qu’au lieu d’opérer ainsi, 011 ramène toujours p à zéro ; on détermine le déplacement de l’extrémité supérieure du ressort,
- l’extrémité inférieure restant à la même place.
- Le système dont nous nous occupons est spécialement destiné à de petits moteurs de 1 à 20 chevaux avec vitesse relativement élevée. Il se compose d’une colonne maintenue par un lourd pied de fonte. Le long
- de cette colonne se déplacent (fig. 3 et 4) deux glissières m, que l’on peut fixer à une hauteur quelconque, au moyen de vis dont la pointe s’engage dans une petite rainure n. Les deux pièces m portent un cylindre de laiton dans lequel se trouve le ressort f, terminé à ses deux extrémités par deux boutons de laiton, munis d’indicateurs qui se meuvent hors du tuyau le long d’une fente longitudinale sur une échelle divisée.
- L’extrémité inférieure du ressort porte un barreau assez long pour sortir du cylindre et
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- auquel est attache' le deuxième bras du frein; un anneau de sûreté l’empêche de rentrer dans l’intérieur quand le moment M diminue. et un ressort évite les heurts que pourrait produire une brusque augmentation de vitesse en faisant croître la tension du res-
- L’extrémité supérieure est attachée à une
- Fig. 5, 6 et 7. — Support di
- corde qui passe sur un tambour t (fig. 5 à 7), auquel elle est fixe'e. Le tambour est solidaire d’une poulie R sur laquelle est tendu’ un ruban d’acier s; le frottement est tel que. meme sous l’effort du ressort, le tambour ne puisse tourner, mais que l'on puisse encore
- effectuer cette rotation à la main au moyen de la manivelle. Ce système permet donc de fixer l’extrémité supérieure du ressort à telle hauteur que l’on veut.
- Pour opérer, on relie l’extrémité du barreau inférieur au frein de de Prony et on règle la position de l’extrémité supérieure du ressort de façon que l’indicateur inférieur p soit au zéro ou oscille également de part et d’autre. La force qui agit est donc'déterminée par la tension du ressort, et il suffit avant ou après l’opération d’étalonnerl’échelle divisée pour savoir a quelle force correspond chaque division.
- Pour ce travail, on porte en abscisse les poids appliqués à l’extrémité inférieure et en ordonnée les divisions de l’échelle auxquelles s’arrête l’indicateur supérieur, l’indicateur inférieur restant au zéro.
- La courbe obtenue est une ligne droite, sauf au point de départ et à l’autre extrémité. On s’arrange alors pour opérer toujours dans la partie rectiligne ; à cet effet, on charge dès le début le ressort avec un poids convenable pour se trouver dans la partie rectiligne, on fait ensuite la correction. Lorsque le moment est suffisamment grand, on enlève cette charge et, si le moment est trop grand encore, on place alors des poids en P (fig. 1). G. G.
- Système de protection des lignes télégraphiques et téléphoniques contre les forts courants électriques.
- L’Administration des Télégraphes suisses vient, par une circulaire datée du 21 mai, de fixer à ses bureaux les règles à suivre pour la protection des lignes et des appareils contre les courants électriques intenses.
- iu Dans toutes les localités où se trouvent des conducteurs de forts courants, tous les fils télégraphiques et téléphoniques doivent être munis de coupe-circuits spéciaux (fils fusibles et bobines thermiques) et de parafou-dres aux deux extrémités, c’est-à-dire aussi bien à la station centrale qu’aux extrémités des cables et chez les abonnés.
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- Cette mesure est motivée parle fait qu’un •ni qui tombe sur un. conducteur de fort courant peut, par suite du contact et même lorsque ses protecteurs ont bien fonctionné, transmettre le courant fort à d’autres fils et provoquer l’incendie des appareils intercalés et de la matière isolante des communications intérieures, si ces fils ne sont pas eux-mêmes munis de protecteurs.
- 2n Les coupe-circuits et les parafoudres doivent être placés au point le plus voisin de celui de l’introduction des fils. Il y a lieu de s'assurer surtout que des matières combustibles ne se trouvent pas dans leur voisinage.
- 3° Les fils fusibles qui servent de protection doivent toujours être insérés entre la ligne et le parafoudre, peu importe qu’ils soient renfermés dans un tube de verre ou de fibre ou fixés à des points. Ces protecteurs doivent fondre seulement sous les courants de plus de deux ampères.
- L’insertion de ces coupe-circuits entre les appareils et les parafoudres est défectueuse et doit être immédiatement rectifiée suivant la manière représentée sur la figure 1.
- ~rign
- FUjiLsiMe. H Para/oudre,
- 0
- AppareiZ
- 4° Les fils fusibles n’étant pas, par eux seuls, suffisants pour préserver les électroaimants des appareils contre les courants de tension inférieure à 300 volts, on intercale encore entre le parafoudre et l’appareil une bobine thermique qui interrompt le circuit pour un courant de 0,2 ampère environ.
- La combinaison des fils fusibles et des bo-
- bines thermiques avec les parafoudres donne lieu aux dispositions suivantes :
- i° Le système de protection près des abonnés se compose d’une plaque de porcelaine sur laquelle sont fixés un tube avec fil fusible et une bobine thermique disposés en série comme l’indique la figure 2. Ce système
- ne doit être adopté que sur les lignes à simple fil.
- Pour les localités où les forts courants sont de tension inférieure à 300 volts, ce genre de protection est suffisant. Pour les tensions supérieures, il est nécessaire de recourir au
- Dg. 3-
- système de la figure 3, en en référant en tout cas à la Direction.
- 20 Le système pour les hautes tensions se compose d’une plaque de porcelaine sur laquelle sont fixés deux longs tubes avec fils
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- fusibles, deux bobines thermiques et deux parafoudres en charbon (fig. 3}.
- Une telle disposition n’est en fait que le doublement de la disposition indiquée par la figure 2 et sert pour les tensions qui s’élèvent jusqu’à 1000 volts dans les stations d’abonnés, ainsi que pour les communications interurbaines et les fils télégraphiques.
- Lorsqu’il s’agit de localités qui ont de forts courants, de tension supérieure à 1000 volts, il faut demander à la Direction des télégraphes des instructions spéciales.
- 3° Les systèmes de protection pour les stations centrales s’établissent d’une manière analogue.
- Comme l’indique la figure 4, les lignes
- aériennes doivent être conduites avant tout aux fils fusibles, puis aux parafoudres et enfin, par l’intermédiaire des bobines thermiques, au commutateur.
- Les fils fusibles et les parafoudres doivent donc être placés aux extrémités les plus lointaines des câbles (supports centraux, colonnes des câbles, etc.), et les bobines thermiques au contraire à l’intérieur du bureau central lui-même.
- Les appareils de protection présentant toujours un certain danger au point de vue de l’incendie, doivent être placés dans un local, ou au moins sur un support, à l'épreuve du feu et le plus à î’écart possible des matières combustibles.
- Plus grande est la tension des lignes à fort courant qui croisent les fils téléphoniques, et plus longs doivent être les tubes contenant
- les fils fusibles. Sur ce point la Direction décidera dans chaque cas particulier.
- L’indemnité de 5 fr par fil pour le système de protection à insérer sur les lignes ne doit plus être désormais demandée aux sociétés industrielles ; mais celles-ci devront, lorsque leurs lignes seront de date plus récente que celles de l’administration, être rigoureusement obligées lv établir des filets protecteurs aux points de croisement.
- Ces filets devront satisfaire aux conditions principales suivantes :
- x0 Entourer complètement les conducteurs à haute tension ;
- 20 S’étendre à une distance du point de croisement suffisante pour que les fils téléphoniques rompus ne puissent en aucun cas venir au contact des conducteurs à haute tension ;
- 3° Être suffisamment solides pour pouvoir résister,même en cas de forte tombée de neige ou de vent violent, à la chute des faisceaux de fils téléphoniques, et ceci, sans qu’ils puissent d’une manière quelconque venir en contact avec les fils à haute tension qu’ils entourent ;
- 4” Être, autant que possible, munis à chaque extrémité d’une bonne communication avec la terre afin que, même dans le cas de contact avec les conducteurs de fort courant, les fils rompus ne puissent présenter aucun danger;
- 50 La grandeur des mailles doit être telle que les extrémités des fils rompus ne puissent pas facilement établir de contact entre les lignes à fort courant et celles à courant faible.
- Les fils longitudinaux des filets protecteurs ne doivent pas être distants de plus de 20 cm les uns des autres, ils doivent avoir au moins 3 mm de diamètre. Les fils transversaux (d’au moins 2 mm de diamètre) 11e doivent pas être écartés de plus de 30 cm s’il s’agit de filets sans communication avec la terre et de50cm si cette communication est établie. Ils doivent être fixés aux fils longitudinaux de manière à ne pouvoir glisser.
- à" La distance entre les fils à protéger et
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- les filets protecteurs ne doit pas être inférieure à un mètre.
- L’établissement de filets n’étant pas possible dans le cas de traction électrique à ligne aérienne, on devra placer sur les fils conducteurs des toits protecteurs, répondant aux conditions fixées par les paragraphes 2 à 6.
- Les lignes télégraphiques ou téléphoniques qui suivent le parcours des tramways électriques, doivent être transportées autre part ou munies de filets protecteurs qui les entourent de trois côtés.
- Une attention spéciale doit être apportée à une bonne communication avec la terre et à une résistance des filets protecteurs contre le poids des neiges. G. G.
- Sur lo calcul de l'induit d’une machine à courant continu;
- Par G. Grassi (‘fi
- Lorsqu’on calcule les dimensions d’un induit de dynamo à courant continu d’un type connu, 011 peut, sans inconvénient, se donner a priori le rapport du diamètre de l’induit a sa longueur en se basant sur les valeurs de ce rapport admises dans les dynamos exécutées. Il n’en est pas de même lorsqu’on étudie un type nouveau et dans ce cas la connaissance d’une relation entre le diamètre et la longueur de l’induit peut rendre quelques ser-
- Celle que M. Grassi donne dans cette note est basée sur la considération de la perte par effet Joule dans l’induit.
- Désignons par d le diamètre, par l la longueur de l’induit et par B l’induction admise dans cet induit et supposons qu’il s’agisse d’une machine bipolaire à induit tambour.
- Gomme la totalité de la section ïd n’est pas traversée par le flux, nous désignerons la section utile par [ild, où $ est un coefficient plus petit que l’unité.
- Le flux qui émane d’un pôle est alors :
- = (1)
- D’autre part si le nombre de tours par minute est », et le nombre de spires de l’induit X, la tension est donnée par :
- qu’on peut écrire
- en introduisant la vitesse linéaire v à la circonférence de l’induit définie par :
- e~~ io~8 (3)
- Soient r la résistance de l’induit et / l’intensité qui le traverse ; le rapport y de la puissance perdue dans l’induit à la puissance totale fournie par la dynamo est :
- (4)’
- et ne doit pas dépasser 0,02.
- La résistance de l’induit d’une machine bipolaire est égale au quart de celle des spires. Pour exprimer celle-ci, remarquons qu’on peut représenter la longueur d’une spire par la quantité 2 a (7 -\-d) où « est un coefficient, plus grand que l’unité pour les enroulements du genre Siemens et qui tient compte de la forme des inducteurs. Si alors on désigne par a la section du fil et par p sa résistance spécifique on a pour la résistance, en exprimant toutes les longueurs en centimètres et p en ohms par centimètre cube :
- Donnons-nous enfin la densité de courant £ par centimètre carré dans l’induit, définie par :
- i—2 sq, (6)
- nous obtenons en remplaçant ri et e par leurs valeurs dans l’expression de v :
- • Bv
- d'
- [7)
- Elettrotechnica îialiana, vol. I,
- + T>
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- 296
- expression qui relie le diamètre et la longueur de l’induit à des quantités qui pratiquement sont connues et qui permet de déterminer le rapport de ces deux dimensions.
- On déduit de cette .relation :
- d ____ 2 3-/VB
- l ~ upxq
- («)
- Comme j qu’on doit av
- nécessairement positif on voit
- T:ç,aq
- (9)
- inégalité qui peut s’écrire aussi ;
- (10)
- A étant une constante dépendant de l’induction, de la vitesse périphérique, de la densité de courant et des coefficients a, fi et m. L’auteur applique ces formules au cas sui-
- P = 1,75 1er6
- v = 2 000 cm B — 15 noo gauss
- q— m=56
- La première condition à satisfaire est :
- On a :
- > 0,0084.
- Si l’on introduit la considération de la surface de refroidissement de l’induit on peut obtenir finalement une formule qui permet de calculer le diamètre. Supposons par exemple qu’on admette une surface de m centimètres par watt absorbé dans l’enroulement induit; en prenant pour surface la surface latérale seule du cylindre on a :
- nid — 111 yei =: myW, (11}
- W étant la puissance de la dynamo. L’élimination de / entre (8) et(n) donne :
- d = A V; W ,
- pour f = o>oi A = 0,055
- Comme le rapport ~ est donné par
- 0,15 0,785
- 0,02 0,38.
- On voit que l’induit à tambour allongé se prête mieux à un bon rendement de l’induit.
- Le cas d’un induit à anneau pourra être traité delà même façon. J. R.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQUE Séance du mercredi } novembre 1898.
- M. Guillaume parle des anomalies de l'eau. La chaleur spécifique de l’eau passe par un minimum au voisinage de la température de 28°; ce résultat, annoncé d’abord par Rowland, qui l’avai-t déduit de la mesure de
- l’équivalent mécanique de la calorie à diverses températures, a été confirmé par les recherches de MM. Bartone et Stracciati, de Catanc, et de M. Griffiths.
- La comparaison des thermomètres employés par M. Rowland et M. Griffiths a fait disparaître la divergence qui subsistait encore entre leurs résultats et ramené les deux cour-
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- bes qui représentent, d’après ces deux expérimentateurs, la chaleur spécifique en fonction de la température, à avoir des tangentes parallèles aux points de même abscisse.
- Après avoir discuté l’hypothèse de Rœntgen, qui considère l’eau comme tenant en dissolution de la glace jusqu’à une certaine température, M. Guillaume rappelle les anomalies électriques. A la température ordinaire, le pouvoir inducteur spécifique de l’eau, mesuré par la méthode du condensateur, est très élevé (K = 70 environ); l’indice des radiations électromagnétiques a une valeur correspondante satisfaisant à la relation de Maxwell, K — n2. Pour la glace, à des températures voisines de o°, la méthode du condensateur donne des valeurs de meme* ordre que pour l’eau, tandis que la détermination des longueurs d’onde électromagnétique a fourni à M. Blondlot un nombre voisin de 2, qui satisfaisait à la relation de Maxwell, si on considérait l’indice des radiations lumineuses. En opérant à des températures très basses, MM. I)e%var et Fleming ont vu le pouvoir inducteur spécifique diminuer graduellement et atteindre 1,7, dans des mesures faites par le condensateur.
- L’étude des tensions superficielles a conduit M. Ramsayà admettre que les molécules de certains liquides sont formées par l’association de plusieurs molécules chimiques, généralement dans le cas où la formule renferme le groupe OH. On pourrait supposer que, dans l’eau, les molécules chimiques sont réunies par des liens assez lâches pour qüe les oscillations du système soient très lentes et atteignent la période des ondes électriques ordinaires.
- Un peut rapprocher de ces faits les propriétés de l’alcool ; la valeur de K donnée par les méthodes statiques est de 25 ou 30; elle ne s’abaisse à 10 à 15 que lorsqu’on emploie des ondes électriques de 3 ou 4 mm de longueur; il est probable que le poids supérieur des molécules d’alcool rend lapériode d’oscillation plus courte. On pourrait aussi trouver une confirmation de l’hypothèse de la tétravalence de O dans l’alcool.
- M. Vtllard décrit un nouvel interrupteur électromagnétique à mercure pour bobines de Ruhmkorff.
- Cet appareil,'qui a fonctionné avec bobines de 25 cm d’étincelle, ne comporte aucun mécanisme ; il n'exige l’emploi d’aucune source d’énergie étrangère. Le mouvement est produit par les vibrations d’une lame élastique placée de champ et fortement encastrée à ses deux extrémités; suivant la ligne médiane verticale est fixée une tige de cuivre recourbée et terminée par une pointe de métal qui plonge dans le mercure. Quand on ccarte la tige de sa position d’équilibre, elle y est ramenée par la lame, qui entre en vibration. Le mouvement est entretenu au moyen d’un aimant permanent de forme presque circulaire, entre les pôles duquel vient passer la tige de cuivre qui conduit le courant; chaque ['fois que le circuit est fermé, la tige éprouve, dans le champ magnétique, une action qui tend à la déplacer et à rompre les communications. La puissance perdue dans la tige de cuivre est inférieure à un watt. On a donné à l’extrémité de cette tige et à la pointe de nickel qui la termine la forme d’un cercle le long duquel elle se déplace, de façon que la position du point de contact ne change pas. On peut faire varier la vitesse d’oscillation en chargeant l’appareil; il est inutile'de dépasser une fréquence de 20 par seconde.
- Le godet à mercure est placé sur une planchette, fixée par une charnière a une seconde planchette qui recouvre partiellement la première et qui porte l’appareil vibrant; on peut ainsi isoler le godet pour le nettoyer, et régler au moyen d’une vis l’immersion de la pointe dans le mercure. On obtient des résultats très différents suivant l'intensité qu’a eu le temps de prendre le courant inducteur au moment où se produit la rupture. D’une façon générale on a avantage à employer une force électromotrice plus grande et à augmenter la résistance; les résultats sont meilleurs avec 10 accumulateurs donnant seulement 22 ampères, l’appareil fonctionnant à toute vitesse, qu’avec 6 accumulateurs donnant 30 ampères,
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- parce que le premier courant s’établit beaucoup plus vite. M. Villard montre aussi que son appareil permet le fonctionnement d'une bobine de 25 cm d’étincelle avec un seul accumulateur; la distance explosive est alors réduite à 3 cm.
- Pour les très fortes bobines on emploie le système de connexions de Foucault, comprenant deux bornes pour la batterie, deux pour l’inducteur, deux pour le condensateur; sur toutes les bobines qui possèdent déjà un commutateur et un interrupteur, il suffit de fixer deux bornes pour les relier au nouvel appareil.
- M. Chabaud présente des épreuves destinées à la stéréoscopie radiographique.
- En utilisant le tube, dit osmorégulateur, à tube de platine, dans lequel on peut faire varier à volonté la pression par le procédé de M. Villard et l’interrupteur décrit ci-dessus, M. Chabaud a pu, en réglant l’étincelle équivalente à la résistance du tube à 12 ou 14 cm, obtenir des radiographies avec les durées de pose suivantes : pour une tête, de 2 à 5 minutes ; pour un bassin d’aduitc-, de a à 5 minutes ; pour un genou ou une cuisse, 30 secondes; pour la partie la plus épaisse d’un pied, 10 secondes; pour un bras, de 10 à 15 secondes; pour une main, 5 secondes; pour un thorax, 10 secondes.
- Les clichés du bassin sont souvent voilés; en employant un développateur à la pyrocaté-chine et en prolongeant longtemps le dévelop-
- pement, on obtient néanmoins de bons résultats, l’intensité du voile ne croissant pas indéfiniment. Avec un transformateur Wytz-Rochefort, on obtient un thorax en 20 secondes, avec un voile très faible, l’étincelle se comporte commecelle d’une machine statique, avec l’avantage d’une activité plus grande.
- M, Chabaud décrit un matériel complet de stéréoscopie radiographique comprenant :
- i° Un support universel permettant de donner à un tube de Crookes une position et une orientation quelconques ; cet appareil comporte une glissière graduée pour repérer exactement les deux positions du tube. Des plaques de diverses dimensions (13 X 18, 18X24, 24X30) peuvent être placées, en deux orientations différentes, dans le chàs-
- zn Un stéréoscope Caze pour l’observation des épreuves.
- 3* Un support permettant d’éclairer des clichés par transparence pour l’observation des négatifs. Un tableau calculé spécialement par M. Caze permet de déduire de la moyenne des distances observées sur un cliché la distance vraie de deux points.
- En intervertissant les clichés on obtient approximativement, comme l’ont observé MM. Ribot et Marie, l’aspect que présenterait l’objet vu de l’autre côté, ce qui permet de placer d’une façon sûre les clichés dans l’ordre voulu et de déterminer immédiatement la position d’un objet opaque par rapport à un os. C. R.
- BIBLIOGRAPHIE
- Technique et applications des rayons X, par
- G. -H. Niewenglov-’ski, préparateur à la Faculté des Sciences de Paris. Un vol. in~8a, x6i pages, 78 figures dans le texte et 8 planches hors texte.
- H. Desforges, 41, quai des Grands-Augustins, éditeur. Prix, broché, 3 fr.
- Au courant des nombreux travaux scientifiques faits sur les rayons Rœntgen, comme préparateur
- de la Faculté des sciences, et au courant des diverses difficultés que présente la technique radiographique, comme directeur du journal La Photographie, M. Niewenglowski se trouvait dans les meilleures conditions pour écrire un ouvrage pratique ne renfermant pas ces monstrueuses erreurs que l’on rencontre malheureusement dans beaucoup des nombreux ouvrages de vulgarisation qu’a fait
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- (•clore le développement des applications des rayons Roentgen.
- Afin de ne rien laisser ignorer aux lecteurs des principes que met en œuvre la radiographie, M. Niewenglôwski commence par l’exposé de ia théorie des ombres et pénombres, où il décrit les intéressantes expériences faites par M. Sagnac en vue de montrer les illusions accompagnant la formation des pénombres et qui ont etc décrites par leur auteur dans ce journal. Il passe ensuite à l'étude sommaire du spectre solaire, puis à la production et aux propriétés des oscillations de Hertz et de Tesla, puis aux rayons cathodiques, et arrive enfin aux rayons X. L’étude des propriétés de ces rayons, fort bien présentée d’après les documents les plus récents, forme la matière du chapitre VI. Dans le chapitre suivant, le plus étendu, sc trouvent décrites les bobines d’induction et les ampoules. La technique radioscopique et la technique radiographique .viennent ensuite. Puis vient un chapitre très inté-
- ressant sur la détermination du siège d'un corps opaque à l'intérieur d’un corps transparent pour les rayons Rœntgen, et enfin un chapitre sur les applications de ces rayons à la chirurgie, la médecine, l’industrie, etc. Deux notes terminent l’ouvrage, l’une contient le résumé des intéressantes recherches de M. Sagnac sur la transformation des rayons X par la matière, l’autre donne la description d’un nouvel appareil de MM. Radiguel et Guichard, permettant d'obtenir une plus grande netteté des radiographies, et qui a reçu le nom de radioconden-
- Fort complet, ainsi qu’on peut en juger par cet examen rapide des matières qui sont traitées, l’ouvrage de M. Niewenglov/ski nous paraît remplir le double but pour lequel il a été publié : mettre à la portée du lecteur les connaissances necessaires pour un emploi judicieux du matériel et pour l’interprétation correcte des images obtenues, et initier le lecteur aux détails de la technique.
- CHRONIQUE
- Explosion des mélanges grisouteux par bris de lampes à incandescence. — Dans deux chroniques il.XV, p. 43 et 214, 2 et 30 avril 18981, nous indiquions les recherches faites par MM. H. Couriot et j. Meunier sur les conditions d’explosion des mélanges grisouteux, et plus récemment (t. XVI, p. 396, 27 août 1898) nous signalions les expériences du même genre faites en Allemagne. Les résultats de ces recherches et expériences semblent pouvoir être résumés dans les deux propositions suivantes : t1' l’explosion d’un mélange grisouteux le plus explosif ne sc produit pas au contact d’un conducteur porté au rouge par un courant électrique; 20 elle sc produit généralement, mais non nécessairement, lorsqu'une étincelle a lieu entre deux segments d’un conducteur brisé.
- De nouvelles recherches de MM. H. Couriot et J. Meunier sur des lampes à incandescence viennent confirmer ces conclusions. Voici ce qu’ils disent à ce sujet dans une note à l’Académie des sciences (Comptes rendus, t. CXXYll, p. 559) :
- Nous avons pu, grâce à une disposition très simple, charger d'un mélange grisouteux préparé d’avance et titré des lampes électriques à incandescence sans en briser le filament.
- ” Le chargement se fait à volonté, soit avant, soit
- pendant l'allumage, en sorte qu’il est facile de reproduire au laboratoire toutes les circonstances qui peuvent se présenter dans l’emploi pratique des lampes au sein des houillères.
- » L’artifice que nous avons imaginé consiste à faire souder, sur une lampe à incandescence derao-dcle ordinaire, un tube à gaz de 4 cm de long, terminé par une partie effilée capillaire. La communication avec un gazomètre rempli du mélange sur lequel on veut expérimenter est établie par un tube de caoutchouc branché sur ce tube ; des précautions sont prises pour éviter que l'eau du gazomètre pénètre dans les différentes parties de cette canalisation, et le mélange gazeux est desséché en traversant un barboteur à acide sulfurique. Pour charger la lampe, il suffit de briser la partie effilée qui se trouve engagée sous le tube de caoutchouc; elle se remplit aussitôt du gaz, grâce au vide préexistant. On a soin de l’enfermer dans une sorte de cage en toile métallique destinée à retenir les fragments de verre en cas d'explosion.
- » Nous avons exécuté différentes expériences avec cet appareil, en opérant toujours avec un mélange à 9,5 p. 100 de méthane.
- » Nous nous sommes servis d’abord de lampes ayant un pouvoir éclairant de 10 bougies et mar-
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- chant à 45 volts ; l'intensité du courant exigée par la marche normale d’une pareille lampe est 0.8 ampère ; la lampe étant en marche, nous y avons fait pénétrer le mélange grisouteux; l'incandescence s’est obscurcie assez rapidement, sauf en un point du filament qui gardait tout son éclat, c’est là que la rupture s’est faite avec une faible étincelle après une minute environ. Il ne s’est produit aucun phénomène d’explosion. Nous avons constaté qu’au point de rupture, le filament s’était brisé sur une fraction de millimètre seulement, et que les deux fragments en regard s'étaient amincis en pointes Unes. Cette expérience répétée a donné lieu aux mêmes observations.
- >• Nous avons pris ensuite une nouvelle lampe de 10 bougies à 45 volts, et nous lui avons fait subir un surmenage électrique en portant le courant à 53.5 volts et à 0,925 ampère, le gaz a été alors introduit dans la lampe qui est restée allumée pendant vingt secondes et s'est éteinte en présentant un point brillant comme les précédentes : l’effet du surmenage est donc nul.
- >' L'addition aux conducteurs de 200 m de fil présentant une résistance d’environ 6 ohms est demeurée également sans effet. Enfin, des essais analogues effectués avec des lampes de 10 bougies, marchant à 15; 6°, 90 et no volts, ont donné des résultats
- identiques.
- >’ L'emploi de la lampe de 10 bougies à 15 volts à filament gros et court nous a permis de nous rendre compte des effets produits par les courants d'une intensité supérieure à 2 ampères et par réchauffement de l'appareil avant l’introduction du grisou.
- » Cette lampe exige un courant de 2,15 ampères. Nous l’avons laissée allumée pendant vingt minutes avant d’y faire pénétrer le grisou; sa capacité étant de 150 cJ environ, elle avait sûrement atteint à ce moment le maximum de réchauffement quelle pouvait acquérir : l’arrivée du grisou a produit l’affaiblissement graduel de l’incandescence et l’amincissement du filament.; ce dernier effet augmentant la résistance de la lampe, le voltage s’est élevé à J9 volts, tandis que l’ampérage est tombé à 1,5 ampère; puis, au bout de deux minutes et dix secondes, l’extinction s’est faite au point brillant situé vers la partie supérieure du filament. Nous avons soumis une lampe du meme modèle à un surmenage énorme, en'l’alimentant par un courant de 55 volts qui est tombé bientôt après à 40 volts et s’y est maintenu pendant les deux minutes qui ont précédé l'extinction.
- | » En résumé, avec, aucune des lampes précédentes
- dont le filament n’était pas brisé préalablement, nous n'avons obtenu l'explosion du mélange de grisou le plus explosif.
- » II est facile de donner l'explication de ce fait. Nous avons établi, dans notre première note, que les fils métalliques incandescents sont impuissants à déterminer l'explosion des mélanges les plus explosifs; il en est de même du filament des lampes. Il faut ajouter que la combustion sans flamme du grisou qui paraissait peu nette dans nos premières expériences se produit dans les lampes d'une manière bien évidente. En effet, après le refroidissement de la lampe, on aperçoit la vapeur d’eau provenant de la combustion condensée sur la paroi de la lampe, le gaz intérieur n’est plus inflammable par une allumette et trouble abondamment l’eau de chaux : il s’est donc formé du gaz carbonique et la nature du gaz explosif s'est modifiée de façon à n’être plus explosive au moment de la rupture du. filament. L’étincelle qui se produit alors demeure sans effet.
- » Nous avons réussi à obtenir l'explosion en faisant une expérience qui est une sorte de contrôle des précédentes. La lampe qui nous a servi était de 90 volts et avait eu son filament brisé avant l’épreme au point de la soudure du filament avec le porte-filament de platine ; après avoir été remplie du meme gaz que les précédentes, clic a été soumise à l’action d'un courant de 110 volts; elle ne s’est pas allumée, mais les parties dessoudées étant amenées au contact l’une de l'autre, par des. secousses, ii jaillissait des étincelles et le courant subit qui s'établissait était assez intense pour communiquer à l’aiguille de l’ampèremètre une impulsion correspondant à 1 ampère ; les premières étincelles n’ont produit aucun effet, mais l’une d’elles a provoqué une violente explosion qui a réduit le verre.de la lampe en menus fragments.
- » Nous avons voulu renouveler cette expérience avec une autre lampe, mais sans succès, car, après une douzaine d'étincelle?, la soudure s'est faite entre les deux portions du filament et la-lampe a repris son fonctionnement normal. On voit donc, d'après ces expériences, que le danger ne parait pas résider, comme on avait pu le croire, dans l’incandescence du filament et dans la haute température à laquelle il est porté, mais uniquement dans les étincelles électriques. »
- Le Gérant: G. NAUD.
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- Samedi 19 Novembre 1898
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE D’ÉLECTRICITÉ '
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Tnstitut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, -Membre de l’Institut. — J. BLONDIN, Professeur agrégé de l’Université.
- M ACHINES I) Y N AMO-E LKCTRIQUES
- DÉMARRAGE ET RÉGULATION DES MOTEURS
- Dans notre dernier article sur le démarrage des moteurs à. courant continu (*;, nous avons signalé que M. Hggcr, dans un article f) en réponse à celui de M. Mcnges, avait donné un dispositif de démarrage un peu plus compliqué que celui de ce dernier inventeur. Ce dispositif nécessite remploi d'une résistance réglable de démarrage dans l’induit du moteur shunt, et de deux résistances fixes Lune dans le circuit des inducteurs, l’autre dans celui de l'induit.
- Les différents couplages que réalise l’appareil de M. Egger pour la mise en route et le changement de sens de rotation, sont représentées sur les figures i à 13.
- Sur la figure 1, le moteur est en vitesse dans un sens' déterminé, et le courant qui traverse son induit A a le sens indiqué par la ficche. La résistance de démarrage W est hors circuit, ainsi que la résistance auxiliaire, dans l’inducteur : la résistance auxiliaire de l’induit est en court-circuit.
- Pour ar Téter le moteur, on commence par agir sur l’induit seul en mettant le rhéostat W et la résistance HS en circuit, en même
- C Voir L'Éclairage Électrique, t. XV, p. 81.
- (*) Ekklrotech'nische Zeitschrift du 3 février 1898, p. ;7.
- temps qu’on branche le pôle négatif de l’excitation à Lune des extrémités de la résistance
- jpkges de Pappare
- HS (fig. 2). Le courant est ensuite coupé dans l’induit, lequel se trouve fermé sur sa résis-
- tance de démarrage pendant que le courant d’excitation traverse la résistance HS ;fig. 3).
- I On diminue ensuite la résistance en circuit
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- T. XVII. - N° 47.
- avec l’induit (fig. 4)1 puis on introduit la
- YL JL
- Fig. 3. — Schéma des différents couplages de l'appareil
- résistance W, dans les inducteurs en mettant
- Fig. 4. — Schéma des différents couplages de l’appareil de démarrage avec inverseur de marche d’Egger.
- en môme temps H S en court circuit (fig. 5) ;
- Fig. 5- — Schéma des différents couplages de l’appareil de démarrage avec inverseur de nlarche d’Egger.
- finalement le circuit de l’inducteur est coupé (fig. 6), puis conrt-circuité (fig. 7).
- Fig. 6.— Schéma des différents couplages de l’appareil de démarrage avec inverseur démarché d’Egger.
- Pour mettre l’appareil en service et en
- sens contraire, on passe par des couplages
- Schéma
- rche d’Hgger.
- analogues qui permettent de rétablir l’exci-
- Fig. 8. — Schéma des differents couplages de l’appareil de démarrage avec inverseur de marche d’Egger.
- tation dans le môme sens que précédemment
- Fig, g. — Schéma des différents couplages de l’appareil de démarrage avec inverseur de marche d’Egger,
- (fig. 9 et 10), On introduit ensuite toute la résistance W dans le circuit de l’induit
- Fig. 10. — Schéma des différents couplages de l'appareil de démarrage avec inverseur de marche d’Egger.
- (fig. 11) pour y envoyer ensuite le courant de
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- RK VU K D’ÉLECTRICITÉ
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- la ligne (fig. 12). Finalement la résistance
- images cîe
- H S et le rhéostat W
- première
- Fig. 13. — Schéma des différents couplages de l'appareil de démarrage avec inverseur de marche d'Egger.
- Les résistances liquides pour le démarrage des moteurs à courant continu et alternatif sont généralement formées d’un bac conducteur dans lequel on enfonce une plaque guidée par des rainures, ou mobile autour d'un axe situé dans un des angles de lu plaque. M. J.-H. Holmes ") de Newcastle a imaginé plusieurs dispositifs où une plus grande
- V' ^ j^evet anojæ"s’ n° I 5 21, 6 figures. Déposé le 20 in-
- variabilité de la résistance est obtenue par immersion de plaques mobiles autourd’un axe situé au milieu d’un des côtés de la plaque, en même temps que divers perfectionnements dans la manœuvre de ce genre d’appareils jusqu’ici plutôt rudimentaires.
- Les figures 14 et 15 se rapportent à un rhéostat formé d’une plaque métallique 1 qui peut tourner autour d’un axe 2 dans les coussinets 3 dont la masse est isolée du bac métallique 4 contenant le liquide conducteur. La manœuvre de la plaque dont le poids est équilibré par un contrepoids 6, est faite à l’aide de la manivelle 5. L’une des bornes de l’appareil est fixée sur l’un des paliers 3, l’autre après le bac lui-même.
- Dans la disposition plus compliquée représentée sur les figures 16 et 17, la plaque 1
- secteur de cercle d’
- angle à peu près égal à 180 degrés, elle est fixée et manœuvréc comme dans le dispositif précédent. La cuve a une forme semi-circulaire; de plus, pour diminuer la résistance de l’appareil, la plaque et les faces semi-circulaires du bac sont garnies de nervures 7 qui s’interposent les unes entre les autres.
- Lorsque le moteur au démarrage duquel
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- sert le rhéostat doit pouvoir changer de sens de rotation, M. Holmes emploie le dispositif des figures 18 et 19. La plaque, d’une
- 19. — Rhéostat liquide Holi:
- forme semi-circulaire, au lieu d’être commandée directement par le levier 11, l’est par l’intermédiaire d’un pignon 16 qui s’engrène avec l’arc de roue dentée 17, et faisant corps avec le levier, de façon que le déplacement complet de la plaque corresponde à un déplacement faible du levier.
- Le commutateur d’inversion, disposé sur une plaque isolante fixée sur la cuve elle-même, est manoeuvré également par le levier 11 qui porte les quatre balais de contact 12 ; ces balais sont isolés du levier et sont réunis les deux supérieurs ensemble et les deux inférieurs egalement. Des quatre segments du commutateur inverseur deux sont en communication avec les bornes du moteur, un troisième est relie directement à l’un des pôles de la génératrice et le quatrième, le supérieur, est par-tagé en trois parties dont deux 13 et 14 communiquent avec l’axe de la plaque, et la troisième 15 avec le bac 4. Ge dernier est lui-même réuni directement au second pôle de la génératrice.
- Lorsque le levier est placé verticalement,
- ÉLECTRIQUE
- aucun courant ne traverse le moteur: mais si on vient à l’incliner dans un sens ou dans l’autre, le courant traversera d’abord le rhéostat et le moteur, ce dernier dans un sens ou dans l’autre, puis le moteur seul, lorsque le balai 12 viendra se placer sur le plot 15. le rhéostat étant alors en court-circuit.
- Les rhéostats pour démarrage de moteur du docteurG.-E. Dixo.n (') sontconstitués par
- des résistances noyées dans une matière vitreuse ou dans une composition analogue à celle employée pour l'émaillage des appareils
- (') Brevet anglais, 72(2, .4 figures. Déposé le 19 mars 18 7, délivré le 19 février 1898.
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- de cuisine- et disposées sur des plaques en fonte pour faciliter le refroidissement. Ce sont donc des résistances identiques aux plaques chauffeuses de la Compagnie du Familistère de Guise (').
- La plaque de fonte a (fig. 20, 21 et 22) est munie de nervures a, et de supports tubulaires b qui la font ressembler aux rhéostats de la Ward Leonard Company de New-York, très connus en Amérique, lesquels emploient au lieu de fil, un ruban de ferro-nickel noyé partiellement dans l’émail.
- Les résistances en fer ou en maillecbort f sont réunies aux plots e sur lesquels frotte une manette h tournant autour de l’axe c, et laquelle à l’extrémité de sa course vient buter contre une rondelle de caoutchouc ou de cuir k.
- La figure 23 représente une vue de la plaque du côté des résistances.
- Les rhéostats de MM. Siemens et Hxlske T, pour le démarrage de moteurs sont caractérisés par l’emploi de plots formés d’une partie métallique et d’une partie en charbon sur laquelle se fait la rupture, ce dernier corps donnant des étincelles plus courtes qu’avec des plots entièrement métalliques.
- O Voir Bulletin de h Société internationale des Électriciens, lS97i et L'Éclairage Électrique, t. X, p. 333, 17 février 1897, * XVI, p. 239, 6 août 1S98.
- ;!) Brevet anglais, n» !2 087, 7 %urcs. Déposé le 15 mai
- Dans l’appareil représenté sur les figures 24 et 25, les plots en charbon K sont enchâssés dans des supports métalliques terminés
- par une tige taraudée comme dans les rhéostats ordinaires et auxquels sont fixées les diverses résistances W. Sur la planchette P portant les plots est fixé un support en forme de pont 13 dans lequel s’engage l’une des extrémités Z., du pivot qui porte la manette. Celle-ci ne frotte pas directement sur les charbons, une sorte de chape R porte entre ses deux bras un axe fou N sur lequel est fixée une roulette métallique S qui peut rouler sur les contacts, en charbon. Le courant est- transmis à l’axe N par un ressort E qui s’appuie sur son extrémité et qui est fixé apres un t en spirale C. L’autre extrémité de ce
- ressort
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- 1/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- ressort aboutit à ta tige de la borne A qui est reliée directement avec l’une des prises de courant Lr
- L’axe N est chassé vers les contacts à l'aide d’un ressort F, ce qui permet, grâce au jeu laissé dans les trous par lesquels passe l’axe N, d’obtenir un contact suffisant pour empêcher les charbons de rougir. On pourrait évidemment employer des plots entièrement métalliques et une roulette en charbon.
- Dans un second dispositif un peu plus compliqué (fig. 26), MM. Siemens et Ilalskc
- able série de plots.
- bon superposées. Les deux blocs de charbon situés l’un au-dessus de l’autre, comme le montrent avec plus de détails les figures 27, 28 et 29, sont serrés entre deux joues en cuivre et une plaquette M et l’ensemble peut coulisser dans une certaine mesure sur un boulon D. Un ressort F chasse les deux blocs vers l’intérieur et les force à prendre contact avec les roulettes lorsque celles-ci passent devant. La plaquette M est reliée par un conducteur souple C qui communique directement à la pièce B sur laquelle est fixé le fil de jonction avec la résistance.
- Les rhéostats pour démarrage de moteur de M. J.-W. Gibbs portent avec eux le commutateur de mise en marche et sont munis d’un dispositif de sûreté qui empêche de couper le courant ou de le mettre, tant que la résistance entière du rhéostat n’est pas intercalée dans le circuit.
- Sur la planchette B de l’appareil (fig. 30, 31 et 32) est monté un interrupteur bipolaire C d’un type ordinaire et qui porte en plus un ergot D, lequel vient s'engagerlorsque le circuit est ouvert dans une sorte de gâche montée sur les bords d'une fente pratiquée dans un disque E qui porte le levier de contact J.
- Dans cette position, le levier repose sur le premier plot K, d’une série de plots K entre lesquels sont branchées les résistances de démarrage. Si alors l’on vient â manœuvrer l’interrupteur en déplaçant la poignée H dans le sens indiqué par la flèche sur la figure 31, l’interrupteur ne pourra se fermer que si le levier J est sur le plot K, qui correspond au cas où toutes les résistances sont en circuit. L’interrupteur une fois fermé, l’ergot D se trouve au-dessous de la partie plane E, du disque E et le levier J peut être déplacé au fur et h mesure que la vitesse augmente jusqu’à ce qu'il arrive sur le plot IC, où toutes les résistances sont mises hors circuit.
- De même, l’ouverture du circuit ne pourra
- emploient deux roulettes S,S3 montées sur le. même axe et deux séries de plots en char-
- ^l1) Breve^angLis, .11" 1^717, 3 figures. Déposé ie 3 juin
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- être faite que si l’ergot est libéré par le disque En et par suite seulement lorsque toute la résistance aura été remise en circuit.
- Pour empêcher que le levier de contact J ne soit déplacé trop rapidement, l’inventeur emploie un train d’engrenage analogue à celui utilisé dans les pendules pour réduire le déplacement de l’aiguille des heures. A cet
- effet, en agissant sur le bouton J,, on entraîne les engrenages L qui communiquent à l’axe creux qui porte le disque E, une vitesse très réduite.
- L’ensemble de la planchette B est recouvert d’une caisse A qui porte une seule ouver-ture.Q pour l’inspection de l’appareil lorsqu’il n’est pas en service. Une sorte d’obtura-
- u --
- teur P porté par la poignée H de l’interrupteur vient boucher cette ouverture lorsque le circuit est fermé et s’engager dans une gâche R.
- La planchette B porte quatre bornes N dont deux sont en communication avec la source et les deux autres avec le moteur. Des butées Mj M, limitent exactement le déplacement du levier J : enfin un secteur semi-circulaire S est disposé un peu au-dessous des Plots K pour les protéger. 1
- De même que M. Gibbs, M. F.-G. Romn-son se méfie de la vivacité de l’ouvrier ou de l’électricien pour mettre son moteur en vitesse, aussi emploie-t-il également un système d’engrenage pour réduire la vitesse de déplacement du bras de contact. De plus, comme pour l’arrêt, ou en cas d’accident, on
- (*) Brevet anglais, n° 17266, 7 figures. Déposé le 22 juillet [ 1897, délivré le 18 juin 1S98.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- peut sans inconvénient,' on doit même dans certains cas (‘) ramener rapidement le levier de contact à sa position de départ; il est nécessaire de pouvoir libérer ce levier de son engrenage, et meme de le ramener automatiquement h cette position. C’est ce qu'obtient facilement M. Robinson h l’aide d’électro-aimants(fig. 33 et 34). .
- Le levier de contact a est fixé sur une roue dentée b, laquelle engrène avec une seconde roue c qui est entrainée par un pignon d monté sur l’axe e portant le volant ou la manette de commande du rhéostat.
- Les résistances h sont disposées toujours entre les plots g, et le levier de contact a frotte non seulement sur eux mais aussi sur
- Fig. 33 et 54. - Vue d
- un secteur métallique i isolé dés plots par un isolant quelconque Kffig. 35); les deux pôles de la source sont réunis l’un après ce secteur, l’autre à la première résistance. La mise en service se fait en tournant le volant/et graduellement par la suppression des résistances.
- Pour pouvoir ramener rapidement le levier u à sa position de départ, un ressort en
- spirale / est fixé d’une part en un point de la roue b et d’autre part en un point de la planchette de l’appareil et se trouve tendu lorsque ce levier repose sur le dernier plot Le levier est maintenu dans cette position par un cliquet m dont l'extrémité s’engage dans une des dents d’une roue à rochet n.
- Ce cliquet a son pivot fixé après l'armature d’un électro-aimant 0 placé en série avec les inducteurs du moteur. Cette armature est retenue dans son mouvement vers l’électro-aimant par un ressort p.
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- revue d'électricité
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- Pour pouvoir libérer la roue a rochct ir suite le levier a, le cliquet a la fort
- 1 L’arrêt du moteur peut également s’effec-I tuer à distance par l’emploi d’un second j électro-aimant r qui au moment où il est I mis en service attire l’armature pour l’éloi-î gnerde l’électro-aimant 0, agissant ainsi dans | le même sens que le ressort p pour dégager
- Lorsqu’t
- dernier dispositif
- milieu,
- ur croit necessaire de dédoubler le comme le montre la figure 36, l’une irties frottant sur les plots g et sur
- porte un petit cône. En enfonçant la vis q, le petit cône éloigne l’extrémité mi du cliquet de l’axe de cette vis et dégage l’extrémité m de la roue à rochet.
- représentées sur la figure 37. Le circuit d’excitation est pris entre la borne N de la ligne et le secteur i, celui de l’électro-aimant r est connecté en dérivation sur celui de l’électro 0
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- et est fermé au moment de l'arrêt par le petit I endroit quelconque à la portée du mécani-commutateur D qui peut être placé en un ( cicn. C.-F. Guilhert.
- TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ÉLECTROCHIMIE CONGRÈS DE LEIPZIG (')
- MÉTHODE SIMPLE POUR DÉTERMINER !..
- Tel e.st le titre d'une communication préliminaire du professeur Heim, de Hannover.
- •Lorsqu’une cellule électrolytique à anode insoluble est traversée par un courant d’intensité t, la différence de poteuticl p1 aux électrodes est ia somme algébrique de la force électromotrice e de polarisation pour la densité de courant donnée et de la chute de potentiel i r due à la résistance r de l'électrolyte :
- Pi = e + lV-
- Supposons qu’entre les deux électrodes on en intercale une troisième, faite d’une matière insoluble et fermant complètement la cuve clectrolytique, c'est-à-dire la partageant en deux compartiments qui, pris séparément, seraient étanches tous deux; le courant sera obligé de traverser cette électrode dont l’une des faces deviendra cathode et l’autre anode. La nouvelle résistance introduite par l’électrode sera, dans la majorité des cas, négligeable vis-à-vis cellede l’électrolyte, sibien que la résistance sera encore r. Par contre il se produira à la nouvelle électrode une chute de potentiel due à la polarisation, et si l’on rétablit l’intensité primitive f, la surface immergée des électrodes étant aussi la même, la polarisation à l’électrode centrale sera précisément égale à e.
- Appelons/?* la différence de potentiel entre les électrodes extrêmes, on aura :
- c’est-à-dire
- ROI. IRISATION
- turc parfaite avec la troisième électrode. 11 faut évidemment, pour que les opérations soient pas trop longues, qu'on puisse introduire et retirer à volonté la cloison du milieu.
- Le premier appareil construit par l’auteur était composé de plaques debonite de 5 mm d’épaisseur, vissées l'une contre l’autre, après qu’on les eut préalablement bordées avec une bande de caoutchouc; l’espace intérieur avait 66 mm de long, 50 mm de large et 110 mm de haut. Les électrodes extérieures, en platine, étaient engagées à 60 mm de distance l’une de l’autre. Au milieu, aussi bien dans Ls parois que dans le fond de la cuve, était pratiquée une rainure de 0,5 mm de profondeur, recouverte de caoutchouc mou et destinée à recevoir la troisième électrode. Cette électrode (ainsi que l’anode extérieure) était formée par une lame de platine de o.t mm d’épaisseur, égal par conséquent à 1/600 de la distance entre les électrodes extrêmes ; la résistance totale n’était donc diminuée que de 1/300, et il fut inutile d'effectuer la correction r. Malheureusement, le caoutchouc durcit au bout d’un petit nombre d’essais et la cloison centrale cessa d’être étanche.
- Renonçant provisoirement à construire un appareil imperméable, l’auteur se borna à porter l’épaisseur des parois d’ébonitc h 10 mm et à pratiquer au milieu une rainure profonde de H mm et de 0,20 à 0,25 de large, dans laquelle il se contenta d’engager l’électrode
- (') Voir L’Éclairage Electrique. t. XVI, p. 93 et 504- et t. XVIf, p. ro> et 237.
- e = P* -Pi-
- La difficulté consiste à réaliser une ferme-
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- centrale. Une faible partie du courant pouvait ainsi passer à travers le liquide en contournant les bords de l’électrode. Une discussion fait voir que l’erreur résultante peut être négligée tant que la conductibilité spécifique de l’électrolyte n’est pas trop grande, et que pour des densités de courant de 0,06 ampère par dm5, la polarisation est inférieure à 2,5 volts; cette erreur est d’ailleurs d’autant plus petite que le courant est plus fort et la polarisation plus faible-.
- La température doit être maintenue aussi invariable que possible ; pendant les expériences, l’appareil était plongé dans un bain d’eau de 5 litres; les variations ne dépassaient pas un demi- d£gré.
- Le vase était rempli jusqu’à 10 mm du bord, la surface efficace des électrodes était ainsi de 0,5 dm2: une simple multiplication par 2 donnait la densité du courant par dm2.
- Quatre accumulateurs servaient de source d'électricité. Le circuit était fermé pendant les expériences par un fil de nickelinc de .8 m de long et imm de diamètre que l’on avait divisé en 20 parties tendues en zigzag sur une planche.. L’extrémité de chaque division était munie d’une prise de courant: un contact mobile pouvait glisser sur le dernier
- segment tendu en-ligne droite. Cette disposition permettait de prendre facilement des tensions quelconques et de les modifier à volonté.
- On mesurait l’intensité avec un ampèremètre de précision de Siemens et Halske, et les différences de potentiel à l’aide d’un appareil à compensation, par comparaison avec un élément normal de Clarke.
- On commence par faire une mesure avec deux électrodes, puis on introduit la troisième, 011 rétablit la même intensité (densité) de courant et 011 procède de nouveau à la mesure du voltage. (On augmente à présent l’intensité du courant et on la maintient invariable jusqu'à ce que la nouvelle polarisation ait atteint une valcursuffisammcntcons-tante (ce qui exige une demi-heure et plus); après avoir effectue la mesure du voltage, on retire l’électrode centrale, on rétablit l’intensité et on refait une nouvelle détermination, etc., etc.
- Voici quelques résultats :
- I. Solution de sulfate de cuivre du commerce, acidulée (environ 16 p. 100 de sel anhydre).
- Electrode centrale fixée avec du caoutchouc
- Différence.
- .i-24° 3,360
- 1.649 D732
- 1,591 1,628
- 1,668 1,695
- >,3<v> amp. par dm2 5.928 volts
- 1,717 volts
- La température oscilla de r4°,? à 14°,95. j additionnée de 1 p. 100 (en volume) d’acide J sulfurique. Vase à rainure profonde pour
- II.Sulfate de cuivre pur; solution normale I l’électrode centrale.
- Tensions
- ( 3 électrodes. . .
- Différence . Température
- 3*3r8 U 654
- (At4
- T ,906
- !, 728 [?\6
- 400 amp. par dm2
- ,870 volts
- ,084
- .786 volts
- 5",6
- III. Azotate d’argent pur; solution nor- : bain de cyanure, de manière à rendre le prévale additionnée de 0,5 p. 100 (en volume) I cipité plus régulier et à éviter la forma-d acide azotique concentré. Les surfaces] tion d’arborescences. Vase à rainure procathodiques avaient d’abord été argentées au fqnde.
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- t. xvir. -n* 47.
- Densité de courant.
- ^ . \ 3 électrodes
- Tensions.; ,, . ,
- Différence. . . Température
- 0,015 0,030 o.oôo
- 1,790 1,819 1,854
- <V>02_ 0,922 Q.951
- 0,888 0,897 0,903
- i5:\3 '5°
- 720 o,2uo 0,400 amp. par dm2
- 1,911 1,977 2,123 volts
- 1,003 1,051 1,188 »
- 3,908 0,926 0,935 volts
- f5V i5°»5
- Il est facile de se rendre compte de l’importance des fuites autour de l’électrode centrale : s’il n’y en a pas, la formule
- 7
- ou plus simplement
- r — P<~e -
- doit donner, à température constante, sensiblement la même résistance pour l’électrolyte, quelle que soit la valeur de i.
- Dans la première expé'rience au sulfate de cuivre, où le caoutchouc mou assurait l'imperméabilité, on trouva :
- Densité de
- courant: 0,030 0,600 0,120 0,200 o,30oamp.pardm2 Résistance 3,86 '3,47 3,20 3,31 3,29 ohms (‘1
- Densité du courant : 0,020 ampère par dm*. — Durée de l’expérience : 24 heures. Cuivre dépose :
- Sur la cathode extérieure. . 199,8 mg
- Sur l’électrode centrale. . . 177,3 »
- Différence...................~22,ÿmg~
- Soit : 11,3 p. 100.
- Densité du courant : 0,250 ampère par dm'. — Durée de l'expérience : 45 minutes.
- Cuivre déposé :
- Sur la cathode extérieure . 109,9 mg
- Sur l’électrode centrale. . . 108,4 »
- Différence................... vjTmg-
- Soit 11,36 p. 100.
- IL Avec l’azotate d’argent.
- Densité du courant : 0,020 ampère par dm2. — Durée de l’expérience : 19 heures 22 minutes.
- Ces nombres peuvent être considérés comme égaux, surtout si l’on considère que pour de faibles intensités e ne diffère pas beaucoup de et que pour une densité de 0,030 par exemple, on peut facilement commettre sur la valeur de r une erreur de 30 p. 100.
- Dans les essais tentés avec la seconde électrode (simplement glissée dans les rainures), les différences atteignent naturellement des valeurs considérables.
- L’erreur peut même se mesurer exactement par la méthode voltamétrique, en pesant la cathode extérieure ainsi que l’électrode du milieu.
- Plus les fuites seront grandes et plus la différence de poids s’accentuera en faveur de l’électrode extérieure. Par exemple :
- I. Avec le sulfate de cuivre.
- Argent déposé :
- Sur la cathode extérieure. . 784 mg
- Sur l’électrode centrale. . . 704 »
- Différence.................. 80 mg
- Soit : 10,2 p.' zoo.
- Ainsi, Ja portion de courant qui contourne l’électrode centrale, au lieu de la traverser, varie de 1/10 environ du courant total pour une densité de 0,02 ampère par dm2, jusqu’à 1/50 du courant total pour une densité décuple.
- L’expérience suivante montre d’une façon éclatante l’intiuence des fuites sur le voltage. Les mesures I ont été faites avec l’électrode centrale engagée dans les diverses rainures; lors des mesures II, le bord inférieur de cette électrode était h 1 mm du fond de la cuve électrolytique.
- Densité de courant : 0,020 ampère par dm2.
- (’) En négligeant le premier nombre, on calcule pour la
- conductibilité spécifique de l'électrolyte--—---= 0,056
- 5,52x40
- (inverse d’ohm). (Rid.) , I
- 3 électrodes . . 3,113
- 2 électrodes. . . 1.573
- Différence. . . . 1,540
- Densité de courant : 0,300 a
- 1,677 volts
- 0,104 volts 1 pères par dm2
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- 3 électrodes. . . 3,678 3,360 volts
- 2 électrodes. . . 1,946 1,946 »
- Différence. . . . 1,73a 1,414 volts
- T/auteur, tout en se proposant d'apporter à son appareil de nouveaux perfectionnements, fait observer que, tel qu’il est à présent, il permet de mesurer avec une exactitude suffisante la polarisation déterminée par des densités de courant supérieures a' 0,06
- ampère par dm-, dans des liquides de conductibilité médiocre, tels que les acides, etc.
- Si l’on porte alors en abscisses les densités de courant, et en ordonnées les polarisations on peut, en prolongeant la courbe jusqu’à l’abscisse zéro, fixer assez exactement le point de décomposition.
- (A suivre.)
- P. Th. MtUFjî.
- ACCUMULATEURS POUR AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES ACCUMULATEURS KU LM EN
- Les véhicules ayant pris part au Concours des voitures de place automobiles étaient tous
- oBmo
- spécialement étudiés et construits pour la traction électrique sur route.
- Ces accumulateurs, désignés par le symbole B„, 11 étant un nombre entier impair indiquant le nombre de plaques d'un type particulier, sont caractérisés par leur grande puissance spécifique (watts fournis à la décharge normale par kilogramme de poids total) et leur grande énergie spécifique (watts-heure fournis pendant une décharge normale par kilogramme de poids total), deux qualités que doivent posséder les accumulateurs de traction sur route, afin de permettre de réduire le plus possible le poids des batteries.
- Les divers types de la série ne diffèrent les uns des autres que par les nombres de plaques; les dimensions et poids des plaques, récipients, etc., des quatre types Bia, BJ5, BJT et B,, employés sur les voitures ayant pris part au Concours sont donnes dans le tableau I; leur mode de construction est indiqué par les figures 1 à 3 ('!.
- (*) Le modelé représenté par ces figures est à bac en ébo-nite. Les accumulateurs employés au concours du fiacres étaient à bac en celluloïd, mais on sait que la facilité avec laquelle cette substance se carbonise et meme s’enflamme lorsqu'une connexion vient à fondre l’a fait proscrire. La Société Fulmeu l'a remplacée par rébonite; il en résulte une légère augmentation du poids des accumulateurs et, pour cette raison, les nombres des trois dernières lignes du tableau I
- munis d’accumulateurs Fulmen, de tvpcs
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- Tableau T. — Accumulateurs Fulmen, série D.
- de plaques B . . . . de plaques positives
- Surface posith
- liquide, récipient, d’i
- Les cadres sont formes par deux grillages en plomb, antimoine fondu, à mailles rectangulaires; les contours de celles-ci sont constitués par des barreaux à section triangulaire, de manière à obtenir, lorsque les deux grillages sont convenablement. appliqués l’un contre l’autre, des alvéoles à section en queue d’hirondc; dans ces alvéoles, au nombre de vingt-quatre par plaque est logée la matière
- Le poids de ceile-ci est considérable par rapport au poids total. Dans des essais faits par M. Hospitalier au laboratoire de l’Ecole de physique et de chimie sur des plaques du type Bl3, on a trouvé des poids respectifs suivants de grillage et de matière active, les pesées étant faites sur des plaques humides dont on avait enlevé l’attache :
- Grillage....... 133 gr
- Matière active. . . . 340 »
- Poids total... 475 >•<
- La décharge de ces accumulateurs doit
- doivent subir une majoration d'environ 3 p. 100 pour se rapporter aux nouveaux modèles.
- s'effectuer normalement en cinq heures, ce, qui correspond à une densité de courant de 1 ampère par décimètre carré de surface totale des plaques positives, ou de 4 ampères par kilogramme d’électrodes; le tableau II donne les constantes spécifiques des divers types utilisés sur les véhicules du concours, le régime de décharge étant supposé normal.
- Mais la décharge peut, sans trop d’inconvénients, s’effectuer à un régime beaucoup plus intense, et en fait, pendant les essais du Concours de fiacres on a souvent relevé des débits quatre fois plus grands que le débit normal.
- Nécessairement, cette augmentation du débit, et par conséquent de la puissance spécifique, ne s’obtient qu’aux dépens de la capa-j cité et de l’énergie spécifiques. Ainsi si l’on ! double le débit, l’énergie spécifique tombe à j 20 watts-heure par kilogramme de poids ! totaEÇau lieu de 25) et pour obtenir 1 kilowatt-1 heure à ce régime, il faut 50 kg d’accumulateurs [au lieu de 40).
- Au contraire, si on réduit de moitié le débit, l’énergie spécifique augmente et atteint 30 watts-heure par kilogramme; il ne faut
- 135 £>r
- 255 ”
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- 3i5
- plus alors que 33 kgr environ d’accumulateurs I Les diagrammes suivants, construits d’a-par kilowatt-heure. ' ! près les relevés faits pendant les essais du
- Tahluau II. — Constantes spécifiques des accumulateurs Fulmen B, au régime de décharge en 5 heures.
- P Par décimètre carré de surface positiv
- \p ar plaque positive................
- ) Par kilogramme d’élément...........
- n ampères r ...
- 1 Par clément.........................
- ’orce élcctroaiolrice par élément, eu volts......
- par kg de plaque. . . . Puissance normale \ par kg d’élément . . . . n watts.................J par élément..........
- F.nergie en watts-heure.
- pour .44 éléments . • par kg de plaque .
- Capacité en ampères-heure., par kg d’élément .
- par clément. . . . par kg de plaque . \ par kg d’élément . ' j par élément. . . .
- pour 44 cléments . j pour 44 éléments . ( en plaques . . . . '{ en éléments. . . . plaques . . . . éléments. . . . plaques . . . . éléments. . . .
- Poids par kilo-watt heure .
- Concours de fiacres, indiqueront, mieux, que toute autre considération, l’amplitude consi- j dérable des variations de débit que l’on peut obtenir avec ces accumulateurs.
- Les diagrammes des figures 4 et 5 se rapportent au coupé Jenatzy (n° 13). Le poids total du véhicule était de 1 800 kg; il portait une batterie de 44 éléments du type 152l pesant environ 563 kgr. Au régime^feornlal de décharge en cinq heures le éft?
- de 36 ampères environ ; ce débÿ a été en. moyenne de 25,8 ampères ('jJrrmeis on vo.it*.
- —_____________________________L -U _
- (‘) Le débit moyen a été calculé comme il suit par la com- '
- J par les diagrammes que le débit normal a été j souvent dépasse et qü'il a atteint jusqu’à 100 ampères pour des démarrages et des courtes rampes.
- La figure 6 donne le diagramme des accumulateurs du coupé a galerie Kricgcr(n° 16'î. Le poids total du véhicule était de 1 770 kgr;
- mission du concours : La fourniture d’énergie faite à l’usine lin du parcours ayant été de 13 180 watts-heure, l’énergie fournie au,moteur par la batterie était, en admettant que Je rendement en énergie est n.75, de 9885 watts-heure; la 'décharge ayant duré 4 heures 20 minutes, ia puissance moyenne est de 2 283 watts; en divisant ce nombre par la différence de potentiel moyenne, 88 volts, on a le débit moyen, 25,8 ampères.
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- sa batterie d'accumulateurs se composait de ] Le débit normal était de 28 ampères, le débit 44 éléments type pesant 458 kgr environ. [ moyen de 2 1 ampères : le débit réel s’est sou-
- Dcjeuner. .J ^eparO.............. 12 > 1; i 1 , 22
- < I cléments Râi) du coupé Jenatzy (t
- — Diagramme de décharge des accumulateurs (44 éléments B.7) du coupé à galerie Kriéger (n° 16).
- Dûjeimcr. . | {wjj« ; ; ' ; ; ' ‘ p I J j
- vent élevé à 40 ampères et a même atteint I le diagramme comprenait. la montée de la Co ampères (l’itinéraire C auquel se rapporte j butte Montmartre) ; on remarquera, en outre
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- que la récupération a été effectuée sur quelques pentes et que clans un cas l’intensité du courant de charge a atteint 25 ampères.
- Le diagramme de décharge du drojski
- Jeantaud (n° 26) pour Titinéraire R est donné en figure 7. La voiture pesait 1 090 kgr; elle portait 44 éléments du type Bl3 pesant environ 352 lcgr. Le débit normal de la batterie
- (44 éléments Bl3) du drojski Jeantai
- était de 17 ampères; son débit moyen de 14,6 ampères ; le débit réel a bien souvent dépassé 2oampères et s’est élevé jusqu’il 52 am-
- On voit par ces diagrammes que l’élasticité du débit est considérable et que dans le calcul du poids d’accumulateurs qu’il convient de prendre pour actionner une voiture automobile il n’est pas indispensable de tenir compte de la puissance maxima nécessaire à certains moments : il suffit de considérer la puissance moyenne multipliée par un facteur qui. d’après
- les résultats du Concours, paraît être 1,33.
- Quanta la charge de ces accumulateurs il est préférable de l'effectuer à potentiel constant. La charge d’une batterie de 44 éléments chargée sous une différence de potentiel de 110 volts dure 7 heures environ ; .au début de la charge. la densité de courant est de 1,3 ampère par décimètre carré de surface totale de plaques positives ; vers la fin, cette densité n’est que de 0,5 ampère.
- J. Reyvai..
- LE TRAMWAY ÉLECTRIQUE DE LA LIGNE BAST1LLE-CHARENTÜN
- Mardi dernier a eu lieu, ainsi que nous l’annoncions dans le âenïiei'Supplément dece journal, l’inauguration de la traction électrique sur la ligne de tramways Rastiile-Charenton de la Compagnie parisienne de tramways.
- Sur la plus grande partie de sa longueur cette ligne est exploitée par trôlet aérien; à la traversée de la place Daumesnil, dans la rue cL Lyon et sur la place de la Bastille le coûtant est amené aux moteurs des voitures par une prise de courant souterraine.
- L’adoption du système mixte, à trôlet aérien et à trôlet souterrain, autorisée à titre provisoire par le Conseil municipal et par le Conseil général, dans leurs séances des 18 novembre, 7 décembre 1896 et icr décembre 1897 a principalement pour but de fournir les données nécessaires pour répondre à deux questions jusqu’ici fort controversées : le trôlet aérien peut-il être employé, dans certaines voies de la capitale, sans nuire à l’esthétique? Le caniveau souterrain pourra-t-il résister ! aux nombreuses causes de détérioration que
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- crée une circulation active ? Le temps se chargera d’élucider la dernière question. Quant à la première, nous croyons que l’on peut dès maintenant y répondre par l’affirmative et que le trôlet aérien, après avoir été longtemps banni de Paris, ne tardera pas à conquérir la région périphérique limitée intérieurement par la ligne des anciens boulevards exté-
- Outre ces deux innovations capitales, la nouvelle ligne parisienne en présente trois autres. L’une, d’ordre technique, est l’adoption de rails soudés par le procédé Ealk ; les deux autres, relatives à l’exploitation, sont le remplacement des lourds véhicules a impériale, se succédant à intervalles éloignés, par des voitures légères sans impériale se succédant rapidement, et la substitution du tarif réduit de 20 et 10 centimes au tarif actuel de 30 et 20 centimes.
- La ligne Bastille-Charenton constitue donc un véritable champ d’expériences. Aussi ne saurait-on trop approuver la Compagnie parisienne des tramways, concessionnaire de la ligne, et la Compagnie Thomson-Houston, qui a fait l’installation, de n’avoir pas hésité à entreprendre cet essai des plus intéressants pour l’avenir de la traction électrique dans Paris.
- Ii)ESCRJ PTIOX GÉNÉRALE UE I.’lNSTAU.ATION
- Usine. — L’usine génératrice est .située à Saint-Mandé, à peu de distance des fortifications, rue des Epinettes, près de l’intersection de cette rue avec l’avenue Daumesnil.
- Trois génératrices h courant continu de 150 kilowatts, du type ordinaire de la Compagnie Thomson-Houston, sont installées dans cette usine ; la tension du courant qu’elles fournissent est de 550 volts. y
- Elles sont accouplées par courroies à trois machines monocylindriques Farcot, donnant normalement sans condensation 220 chevaux effectifs mais pouvant supporter, sans inconvénient, des surcharges momentanées de -130 chevaux. Actuellement ces machines
- marchent sans condensation ; toutefois toutes les dispositions sont prisespour que l’adjonction des condenseurs puisse être faite dès qu’on le jugera convenable.
- La vapeur est fournie à ces machines par une batterie de trois générateurs Meunier de 220 m2 de surface de chauffe. Le tirage des foyers est produit artificiellement au moyen d’appareils système Prat, ce qui a permis de restreindre la hauteur de l’usine à 17 mètres, tout en assurant une diminution des fumées et une augmentation d’au moins 20 p. 100 de la puissance de production de vapeur.
- Une batterie d’accumulateurs de 250 éléments et d’une capacité de 350 ampères-heure, fournie par la Société pour le travail électrique des métaux, sert non seulement de volant mais encore à l'alimentation de la partie souterraine du réseau et à l’éclairage après la cessation du service de traction. Le circuit de la partie souterraine du réseau comprenant deux conducteurs isolés ne pouvait être en effet relié au circuit de la partie aérienne, le retour de ce dernier étant constitué par les rails de roulement, et, par suite, l’emploi d’une source d’énergie électrique distincte s’imposait pour l'alimentation de la partie souterraine.
- Au lieu d'employer une dynamo de puissance appropriée, on a préféré employer des accumulateurs qui peuvent ctre chargés en quelques heures par l’une des dynamos de 150 kilowatts, marchant hpleinechargeetpar conséquent avec un très bon rendement.
- Pour permettre la charge de cette batterie les dynamos sont munies d’un dispositif mettant leur enroulement série en court circuit et les transformant ainsi en machines' shunt ; ce dispositif est commandé par im commutateur placé sur le tableau de distribution.
- Ce tableau comporte sept panneaux. Trois sont affectés aux dynamos ; ils portent chacun un interrupteur, un voltmètre, un ampèremètre et le commutateur dont il vient d’être question. Des quatre autres panneaux un est affecté à la ligne aérienne, un autre au caniveau, un est destinéau circuit d’éclairage,ledernierà
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- la batterie. Chacun de ces panneaux comporte | tité d’énergie fournie par chaque machine, un compteur destiné à mesurer soit la quan- 1 soit celle consommée par chacun des réseaux
- aérien, souterrain et d’éclairage. Exception- 1 mesure de l’énergie fournie à la batterie,
- nellement le panneau alfecté à la batterie est l’autre à celle de l’énergie restituée.
- doté de deux compteurs, l’un destiné à la ! A côté du grand tableau est installe* un
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- l’éclairage électrique
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- petit tableau destiné aux expériences de con- j trôle, isolement, résistance des voies, chutes de potentiel sur les rails, etc.
- A J’usine génératrice sont annexés le dépôt des voitures et un atelier de réparations. Dans l’atelier se trouve un moteur électrique actionnant une transmission faisant mouvoir trois tours, une perceuse et un soufflet de forge.
- Voir:. — La longueur totale de la ligne est de 6 150 ni, dont 2 630 ni en dehors des fortifications et 3520 m a l’intérieur de Paris; sur cette dernière portion, 870 m sont en caniveau. Sur tout le parcours la voie est | double.
- Les rails sont des rails Broca pesant 44 kg par mètre courant. La liaison électrique des rails est obtenue par le joint Falk (‘), lequel procure en même temps une douceur de roulement remarquable et diminue de beaucoup l’entretien des voies. En cas de rupture d’un certain nombre de joints, la continuité du circuit de retour est assurée par des connexions transversales.
- La partie aérienne de l’installation a été particulièrement soignée dans le but d’arriver à un aspect susceptible de satisfaire les plus difficiles. Les fils transversaux ont été évités d’une manière absolue. Les poteaux, placés dans l’entrevoie, au centre de petits reluges, sont d’un modèle des plus élégants (fig. 1; ; Us comportent, outre deux bras transversaux supportant les fils de trôlet, deux consoles placées parallèlement a la voie et destinées à recevoir a 5,50 m du sol deux lampes à arc enfermé du système Thomson-Houston, reliées en tension par groupes de cinq sur un circuit spécial à 550 volts alimenté par les mêmes unités génératrices que le circuit de traction. En dehors de Paris, les poteaûx ont été reportés .sur le côté de la voie; ils sont alors munis d’une console transversale où sont attachés les deux fils de trôlet.
- i1 ) Voir ].’Éclairage Électrique, t. III. p. 175. 25 avrii 1^95; f. XK, p. 119. -io-juiilet-1897. - -
- Qant aux parties en caniveau, place Dau-mesnil, rue de Lyon et place dé la Bastille, elles ont été également l’objet de précautions spéciales pour arriver au maximum do solidité et aux meilleures conditions de fonctionnement. Pour ne pas couper cette description générale par de trop longs développements sur cette partie de l’installation, nous donnons ceux-ci plus loin.
- Les relations du tableau de distribution avec le circuit de traction, tant aérien que souterrain, et avec les circuits d’éclairage, sont assurées parun ensemble comportant au total, dans l'e'tat actuel, six câbles seule-
- Deux de ces câbles, de 300 mm- de section, vont de l’usine au point de raccordement des voies et de la ligne de service du dépôt ; ils servent, l'un pour l'alimentation de la ligne aérienne, l’autre pour le retour du courant des rails. Pour permettre l’alimentation des voitures sur le tronçon delà ligne aérienne compris entre la place Dau-mcsnil et la rue de Lyon, un câble souterrain de 125 mm: réunit les fils de trôlet de cette section à ceux de la précédente.
- Deux autres câbles, de 125 mm- de section sont destinés à l’alimenrarioi; des caniveaux. Jusqu’à la Porte Picpus, ces câbles isolés, placés sous plomb et armés, sont placés directement dans une tranchée située sous le trottoir. Dans Paris, ces câbles, simplement isolés et sous plomb, passent dans une conduite en fonte de 30 cm de diamètre placée dans l’entre voie. Chacun des refuges qui sc trouvent sur la voie empruntée par cette conduite sert à recevoir à la fois les poteaux-supports de la ligne de traction et un regard de visite de la conduite. Cette condition se continue jusqu’à la fin de la ligne des poteaux de fils aériens, aux abords de lame de Lyon, point où l’intensité de la circulation a nécessité le rapprochement au maximum possible de deux voies en caniveau ; à partir de ce point, les câbles, de nouveau armés, passent en tranchée sous le trottoir, l’éclairage étant lui aussi reporté sur le côté dans cette région.
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- Enfin deux câbles sont, dès h présent, mis | l'usine au raccordement de la voie de service en place pour le service de l'éclairage. De | la section de ces câbles est de 250 mnï\ A cet
- endroit les câbles sc bifurquent; du côté de j câbles de 150 mm- suivent dans leur par-Charcnton se dirigent en tranchée deux cà- I cours jusqu’au terminus les câbles des canines de 100 mm'; du côté de Paris, deux 1 veaux.
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- Matériel roulant. — Ce matériel consiste en dix-sept voitures automotrices. Chaque
- voiture (fig. 2', sans impériale, comme il a été dit, est du modèle à deux plates-formes, de
- I manière à éviter l’emploi de plaques tour-| nantes, et à marchepied latéral ; le nombre des places d’intérieur(ir<!classe) esrde 18; celui des places de plates-formes est g de 18 également; le poids de la voi-1^2 s turc est de 7 tonnes et sa longueur 01 totale de 8 m. Les plates-formes, très spacieuses, peuvent être divisées en 1 deux parties par une porte vitrée à 5 deux battants ; les battants de la porte de la plate-forme arrière sont | rabattus contre les parois .latérales, de manière à laisser libre la circulation; la porte delà plate-forme avant est fermée et le compartiment postérieur seul est accessible au public. Par suite de cette disposition le conducteur, complètement isolé des voyageurs, se trouve soustrait à toute cause de distractions dont la moindre pourrait avoir des conséquences graves aux endroits où la circulation est très active; en outre les voyageurs de la plate-forme avant sont ainsi à l’abri du vent et de la pluie.
- Chaque voiture est munie de deux moteurs du type G. E. 800, à faible vitesse angulaire. Le poids de chacun de ces moteurs est de 800 kgr et leur puissance individuelle de 25 chevaux.
- En outre de la perche de trôlet habituelle, chaque voiture est nécessairement munie d’une prise de courant souterraine. Cette prise de courant est placée au milieu de la voiture ; elle est suspendue par une chaîne et guidée par deux tiges verticales; une manivelle placée sur le côté de la caisse et manœu-vrée de l'extérieur permet de relever ou d’abaisser la prise de courant.
- Le type de caniveau adopté ne diffère que par des détails secondaires de celui qui a été employé dès 1895 sur le réseau de Washington et plus récemment k New-York sur le réseau de la Metropolitan Street Raihvay Company. Le réseau k canalisation
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- souterraine de Washington (J), installé par M. A.-N. Connett et dont la portion située dans la Ninth Street a été mise en service le 29 juillet 1895, présente actuellement un développement de 33 km. Le réseau de la Metropolitan Street Railway Company (2) comprendra bientôt 48 km. de voies doubles exploités par caniveau. C’est donc un système qui a fait ses preuves que la Compagnie Thomson Houston a établi à Paris.
- Comme nos lecteurs le savent par les descriptions, qui ont été données antérieurement, des installations qui viennent d’étre rappelées, ce système est à caniveau central.
- Ceux qui connaissent les dillicultés que les voies de tramways opposent à la circulation des voitures ordinaires, par suite des ornières qui ne tardent pas à se former le longdesrails et 'a cause de l’impossibilité où se trouvent les chevaux de trouver un point d’appui solide sur les rails, se demanderont sans doute pourquoi on a cru devoir adopter à Paris le caniveau central, qui augmente ces dillicultés en nécessitant une troisième ligne de rails pour chaque voie, et pourquoi l’on n'a pas pris le caniveau latéral, déjà utilisé à Budapest (* *) et à Bruxelles (’) et qui n'offre pas cct inconvénient.
- C’est qu’en réalité cet avantage du cani-
- (') Voir dans L'Éclairage Électrique, pour la description de cette installation et les résultats techniques de son exploitation : J. Reyval. Les tramways électriques ti canalisations souterraines en Amérique, t. Il, p. 145, 26 janvier 1895. — A.-N. Connett. Les tramways électriques à canalisation souterraine de la neuvième rue à Washington, t. VI. p. 502,
- • 4 mars 1896.
- (*) Pour la description de ces installations voir : Tramway a trôlet souterrain de la General .Electric Company (installation de Lenox avenue, à New-York), t. IV, p. 508, 14 septembre 1895. —G. Pelussier. Caniveau Je îa Métro-politan Street Railway Company, t. XV, p. 63, 9 avril 1898 ; _ ainsi que t. V, p. 285 et 608 ; t. VI, p. 267 ; t. XIV, P 921 t- XŸ. p. 65.
- (J) A. Moutier. Les tramways électriques à conducteurs souterrains de Budapest. L'Éclairage Électrique, t. X, p. 529,
- (4) M. Travailleur. Les tramways bruxellois à traction électrique souterraine. L'Éclairage Électrique, t.XUI. p. 422. 4 décembre 1897.
- veau latéral est largement compensé par
- plan, le pavage enlevé, d'i
- d’autres inconvénients, déjà indiqués dans
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- journal,mais qu’il n’est p en les rapprochant des < central.
- Le premier est d’offri
- as inutile de rappeler, vantagcs du caniveau
- resistatii
- passage
- déformations produites par le lourds véhicules, les chaises ayant nécessairement dans ce système un plus grand porte à faux que dans le système à caniveau central. L'âme du rail doit être en effet verticale pour supporter le poids des voitures de tramway, et immédiatement au-dessous du patin le caniveau doit s’élargir pour permettre d’abriter les conducteurs électriques et de ménager en même temps un
- lire part, la rainure latérale rend diffi-solenient des conducteurs d’alimenta-: de l’apptareil de prise de courant. Les des voitures de tramway projettent de l’eau et de la boue dans le caniveau en éclaboussant les conducteurs, les isolateurs et surtout l’appareil de prise de courant: les eaux pluviales pénètrentfacilemcnt dans la fente par suite de la pente de la chaussée. Avec la rainure centrale le premier de ces inconvénients est totalement supprimé; quant au second, il l’est presque complètement en surélevant légèrement la rainure axiale par rapport aux rails de roulement.
- On sait aussi qu’avec le temps la base d’appui des rails de roulement sur les chaises s’use par l’effet du martelage produit par le passage de la voiture, dette usure n’affecte pas le caniveau lorsqu’il est axial; avec ia rainure latérale, au contraire, la détérioration des bases d’appui peut conduire à la destruction totale du caniveau.
- Enfin, dans le système à caniveau latéral les aiguillages présentent des difficultés de construction et d’exploitation beaucoup plus grandes que dans le système h caniveau central.
- latéral, et n’ont qu’un effet indirect et fort atténué lorsque le caniveau est placé entre les rails de roulement. Or, ces pressions sont très grandes lorsque, comme il est d'usage maintenant à Paris, le pavage s’effectue en pavés de bois.
- La pratique a en effet démontré que la largeur minimum à donner à l’aiguille à son extrémité est de 15 mm avec iule largeur normale de rainure de 28 mm, ce qui force h avoir un écartement total de la rainure de 43 nun
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- à la pointe de l’aiguille (voir ligure 3, coupe A B), créant ainsi une ornière s’étendant en forme de coin de À B h E F (fig. 3) et des plus dangereuses pour la circulation. Avec la rainure axiale il est également nécessaire d’augmenter la largeur aux aiguillages, mais cette augmentation de largeur,- d’ailleurs plus faible, s’étend sur une longueur beaucoup plus courte, comme on peut le constater par la comparaison des deux parties de la figure 3. D’un autre cote. les aiguillages sont beaucoup plus faciles à entretenir dans le cas du caniveau central que dans celui du caniveau latéral.
- Tels sont les arguments que la Compagnie Thomson Houston fait valoir en faveur du caniveau central. Passons maintenant à la description du caniveau et de la prise de courant.
- Caniveau. — Le caniveau est constitué par un tube de Béton renforcé de distance en distance par des chaises de fonte. A ces chaises, très robustes pour s’opposer aux pressions dues au passage des lourds véhicules et à la poussée du pavage, sont solidement fixés les deux rails en forme de Z qui forment les parois de la rainure. Les rails sont en acier, mais la fonte a été préférée a l’acier pour la construction des chaises, afin d’avoir la rigidité indispensable au maintien du tube de béton.
- La profondeur de ce tube au-dessous de la chaussée est de 70 cm.
- Les chaises sont espacées de 1,40 m. Les rails de roulement y so'nt solidement boulonnés (fig. 5).
- Les rails de la fente sont assez hauts pour ne pas gêner la pose du pavage et sont suffisamment raides pour permettre l’espacement relativement considérable des chaises sans risquer de rétrécir la fente. La partie supérieure de chacun de ces rails est munie d’une nervure en biseau formant larmier, de sorte que l’eau qui descend de la chaussée . tombe au milieu de la conduite sans mouiller J •es rails conducteurs. I
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- Les isolateurs, en porcelaine, sont fixés par des boulons aux semelles des rails de la fente ; par suite, ni les tassements de la chaussée ni les mouvements latéraux ne peuvent modifier la position relative des rails de contact et de la voiture. Ils sont recouverts d’un chapeau en fonte qui réduit autant que possible les chances de fracture.
- Les rajls de contact sont fixés aux isolateurs au moyen d’une pièce en fer malléable permettant l’ajustage dans trois directions, de manière à pouvoir aligner les rails de contact à la même hauteur et au même écartement. Ces rails ont la forme de -h ; ils sont en acier doux et leur face verticale mesure 10 cm. Par suite de cette hauteur, les sabots de contact restent toujours en contact avec les conducteurs : quand la voiture est neuve, la prise de courant se fait sür la moitié supérieure du rail ; à mesure que les roues et les coussinets s’usent ou que les ressorts des boites à graisse fléchissent en raison du poids des voyageurs ou des inégalités de la voie, la prise de contact se fait sur la partie centrale ou la partie inférieure du rail, sans qu’il puisse se produire ni interruption ni déraillement.
- Les rails de contact ont, de même que les rails de roulement, une longueur qui est un multiple exact de l’écartement des chaises, afin que les joints soient toujours placés de la même manière par rapport aux chaises : cette longueur est de 8,40 m. Les isolateurs qui les soutiennent sont placés tous les 4,20 m., alternativement au joint et au milieu.
- Tous les 33,6 m un large regard permet de nettoyer le caniveau. Ce regard est fermé par un tampon forme par un cadre métallique dans lequel sont fixés des pavés de bois. Tous les 100 m. environ des regards plus grands établissent la communication de la conduite avec les égouts.
- Pour nettoyer la conduite, on se sert d’une raclette en bois bordée de fer ayant la forme du fond du caniveau-. Le manche de cette raclette peut passer facilement à travers la rainure et se décroche aisément de la
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- râclette; quand une voiture est en vue, l'ouvrier décroche la raclette qui tombe au fond du caniveau et retire le manche. Une fois que la voiture est passée, il emmanche de nouveau la raclette et continue son travail. Les boues sont ainsi amenées jusqu’au regard de nettoyage, ou bien jusqu’au regard de l’égout.
- Pour permettre d’introduire un rail de contact dans la conduite sans être obligé de démolir le béton, ou pour permettre de retirer quelque objet de la rainure, on dispose un regard spécial très étroit sur le bord de la fente. Il est muni d’un tampon spécial qui permet d’ouvrir la fente sur une largeur de 20 cm et une longueur de 1,25 m.
- Les ligures 4. 5 et 6 donnent une vue en plan et deux coupes en travers du système de caniveau ; les figures 7 et 8 reproduisent quelques photographies prises pendant l’exécution des travaux.
- Aiguillages. — Les aiguillages constituent la partie délicate de toute installation à caniveau : il faut employer à ces endroits des chaises d’une forme spéciale, et pour réunir les conditions voulues de résistance et de bon fonctionnement, beaucoup de soins et d’études sont nécessaires.
- L’aiguillage de voie diffère peu de ceux généralement emploj'és pour la voie Rroca ordinaire. Tl se compose de deux appareils, l’un à lame iîxe, l’autre à lame mobile. Ces pièces, en acier fondu, s’adaptent facilement aux extrémités des rails Rroca avec les éclisses ordinaires. La lame d’aiguille est haute et résistante ; elle est fixée sur son pivot au moyen d’un boulon que l’on peut atteindre facilement par la gorge du rail, de telle sorte qu’on peut la changer ou la réparer sans avoir àtoucher au pavage.
- L’aiguillage de la rainure comprend également deux parties, l’une fixe, l’autre mobile. La partie fixe est en acier et sa forme est étudiée pour l’emplacement qui lui est assigné. Elle est solidement boulonnée sur les patins des rails de fente qui viennent se couper en
- ce point. Ces rails, entaillés suivant la forme de la partie fixe de l’aiguillage, reposent sur une large pièce en fonte à nervure s’appuyant sur la base de deux chaises consécutives. Cette pièce, que l’on voit sur la figure 3, sert à supporter toute la chaussée h la jonction des deux caniveaux. Sa forme a été étudiée de manière à réduire autant que possible la longueur en porte à faux de l’aiguille fixe. Celle-ci, a son extrémité libre, est maintenue parla lame mobile. Le talon de cette dernière lame est fixé à pivot au bout de l’aiguille fixe et son autre extrémité vient reposer sur des cornières boulonnées aux rails de la fente ; la forme de la lame est étudiée de telle façon qu’elle repose toujours sur l’une des deux cornières et, par suite, ne puisse tomber.
- La commande de l’aiguillage des rails de roulement agit en même tempssurl’aiguillage de rainure. Dans ce but la lame du rail de roulement porte un prolongement traversé par une tige fixée à l’aiguille de rainure ; un double système d’écrous et de contre-écrous rend solidaires les mouvements des deux aiguilles. Un système de transmission à bielles, passant dans Je caniveau k une profondeur suffisante pour n’ètre pas rencontrée par la prise de courant, assure la commande des aiguilles. La manœuvre s'opère au moyen d’un levier comme pour les aiguilles ordinaires. Le réglage sc fait très facilement au moyen de tiges filetées ; le graissage et le nettoyage s'effectuent par des regards disposés k l’aplomb de l’appareil de commande.
- — L’appareil se compose d’un cadre métallique disposé suivant l’axe de la voiture. A sa partie inférieure et latéralement, sont deux ressorts métalliques, semi-elliptiques, isolés du bâti, qui pressent contre les parois verticales des conducteurs en -h disposés dans le caniveau. Tout l’appareil peut, comme nous l’avons dit a propos de la description du matériel roulant, être élevé ou abaissé au moyen d’une chaîne mue par une manivelle.
- La mise en place de l’appareil dans le cani-
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- veau, lorsque la voiture abandonne la ligne aérienne, ainsi que son extraction du caniveau. lorsque la voiture reprend une autre portion de la ligne aérienne, exigent un regard à chaque extrémité de la conduite souterraine. A ce point de vue, ce système de prise de courant est moins commode que le système dit « à clapets >» employé à Bruxelles. Avec ce dernier système, la mise en place et l’extraction peuvent en effet se faire tout simplement en insérant l’appareil dans la rainure, les clapets qui portent les' pièces de contact se rabattant alors sur le bâti. Mais ce dernier système offre l’inconvénient de nécessiter une augmentation de la largeur de la fente dans la proportion de 1,5 à i, et pour cette raison on a préféré le premier malgré le désavantage qui vient d’être signalé.
- D’ailleurs la disposition adoptée par la Compagnie Thomson Houston pour effectuer la mise en place et l’extraction de la prise de courant souterraine a été très bien étudiée et permet une manœuvre rapide. Le regard placé h chacune des extrémités de chaque portion de caniveau est fermé par deux trappes
- dont les bords en regard forment les prolongements des bords des rails de rainure. Au moyen d’un système de leviers situés dans le regard et manœuvres à l’aide d’une barre que l’on insère dans une douille analogue à celles qui servent à faire les aiguillages , les deux trappes sont soulevées en même temps qu’écartées suffisamment pour laisser passer la prise de courant. Quand celle-ci est dans la position voulue, on laisse retomber les trappes. La manœuvre complète demande fort peu de temps, une demi-minute environ. Comme l’abandon de laligne aérienne pour la ligne souterraine, et réciproquement, a lieu à des stations, le temps exigé par la manœuvre n’inffue en rien sur la rapidité.du
- Telles sont les principales dispositions de la nouvelle installation de la ligne Bastillc-Charenton. Nous adressons nos remerciements aux ingénieurs de la Compagnie Thoin-1 son Houston qui nous ont donné tous les I renseignements nécessaires pour les faire con-| naître à nos lecteurs.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Conjoncteur-disjoncteur Guênée et C .
- Le grand développement que parait devoir prendre l’automobilisme électrique donne un intérêt particulier à cet appareil, en dehors des applications à l’éclairage.
- La plupart des oonjoncteurs-disjoncteurs fonctionnent convenablement comme disjoncteurs ; la conjonction est plus délicate et rarement réalisée.
- Ce nouveau conjoncteur-disjoncteur (fig. 1) se compose d’un électro qui commande directement un plongeur agissant dans une cuvette isolante à cloison. Le système de rupture de courant. deM. Bouchet, a étédécrit en détail!1).
- La rupture se fait au sommet de la cloison entre deux molécules de mercure ; aucun arc ne peut se former, l’appareil étant fermé, aucune projection de mercure ne peut se produire.
- Le noyau est évidé suivant un certain profil donnant un effort constant ('). On a pu répartir en outre le travail obtenu sur une course suffisante pour actionner directement le plongeur: par suite, on supprime tous les leviers et articulations ordinaires. Un ressort rappelle le noyau à la position de rup-
- Le bobinage de l'appareil établi par MM. Guénée et C'e est tout spécial.
- f*) L’Éclairage Électrique, t. XV', p. 151.
- ’,)-L’Éclairage Électrique, t. XIV, p. 478.
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- Les trois bobines Br B,. Ii;! sont fixées sur la carcasse de l’élcctro ifig. i).
- Avant la fermeture du circuit, la bobine B,
- de haute résistance est traversée par le courant de charge ; la bobine IL de fil lin est en dérivation sur un certain nombre d’éléments.
- Si le voltage de la dynamo est supérieur à celui de la batterie, les deux bobines ajoutent leurs clfcts etle noyau descend faisant plonger le cavalier de l'interrupteur. La securité est absolue, jamais le circuit de charge ne sera fermé si le voltage de la dynamo est inférieur à celui de la batterie.
- L'interrupteur L étant ferme, la bobine de gros fil B;, se trouve traversée par le courant. (Cette bobine est munie d’un shunt dans les appareils importants. ! Le noyau est alors sollicité par le flux résultant de la bobine de polarisation et la bobine 3.
- La bobine 2 peut être mise en dérivation sur toute la batterie on fractionnée pour permettre de recharger des batteries de voltages différents, avec le même appareil, sans réglage préalable.
- Cet ensemble, très compact et robuste, a donné de très bons résultats.
- Le récent appel de l’Automobile Club, du Syndicat des Industries électriques et de la Société internationale des Électriciens, à I
- tous les industriels de France h même de fournir ie courant aux élcctrdmobiles donne une actualité toute spéciale à cet appareil, protégeant efficacement la dynamo comme la batterie.
- Compensation des résistances de frottement dans les compteurs à moteur pour courants alternatifs u 1.
- Dans les compteurs à moteur, le frottement des axes des différents mouvements produirait un retard au démarrage, si l’on n’avait soin de donner au moteur un moment de rotation qui, lorsque le courant d’alimentation ne passe pas, est exactement égal au moment produit par les frottements ; de sorte qu’un faible accroissement du moment moteur, lorsque le courant est utilisé, suffit pour mettre le compteur en mouvement.
- Pour le compteur Thomson, on ajoute, dans ce but, une bobine auxiliaire de fil fin qui est en dérivation sur les deux couduc-
- E@E
- teurs et par suite est touj<
- Parcourue
- un courant.
- Le dispositif Siemens et Halske est un compteur h champ tournant pour courants
- (’)SiF.MbNS etHALsKb. Brevet allemand, iU 98211.
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- mono ou polyphasés (fig. ij. A,A. est un anneau formé de tôles isolées les unes des autres et qui porte quatre pièces polaires radiales et dirigées de la circonférence vers le centre. À l'intérieur et concentriquement est un cylindre E de tôle isolée. Un tambour de cuivre F peut tourner autour de l’axe G, dans l'intervalle de quelques millimètres qui est laissé entre les pièces polaires et le cylindre E.
- Les pôles R, IV, sont entourés par un gros fil C que traverse le courant de consommation: les pôles sont entourés par un fil
- fin I), et le courant pris en dérivation qui le traverse est déphasé de go° par rapport au courant principal.
- On obtient ainsi un champ tournant, et le tambour tourne d'autant plus rapidement que l’intensité ou la tension du réseau sont plus grandes. Le mouvement du tambour met en marche l’indicateur de tours.
- Afin de donner au tambour un faible moment de rotation lorsque les bobines C ne sont pas parcourues par le courant, on emploie un troisième enroulement fermé sur lui-mômc W et qui enveloppe une partie de l’anneau extérieur. Cet enroulement, réglé par une résistance convenable, produit avec les bobines de dérivation D un faible moment de rotation qui compense avec une exactitude suffisante la résistance de frottement des axes du moteur et de l’indicateur de tours.
- Il suffit pour cela de quelques tours'de fil W* enroulés sur la partie A, de l’anneau, par exemple. Suivant la position de cet enroulement par rapport à la bobine de dérivation 1), le moment de rotation est dirigé dans un sens ou dans l’autre. Ainsi, si on le transporte de A, en A», le sens de rotation du tambour est changé. En effet, supposons l’enroulement ^ en A, et à circuit ouvert, les flux de force
- J , J2 JÇ ont les directions représentées sur la figure i : partant des pôles B, B',, ils traversent le tambour F et en ressortent pour rentier en B( et IV, dans l'anneau extérieur. Si I enroulement W est fermé, des courants v s°nt induits et agissent sur le llux J, sans
- modifier les autres. Le flux J, éprouve faible différence de phase par rapport :
- alors en B, pour donner phase*
- iltunte J, dé-
- 90° par rapport h .1, et J:!. Il
- \cgc
- charup alternatif
- Si l’enroulement, au lieu d’être en A, est en A,, c’est alors le flux J2 qui est altéré. La résultante est approximativement à i8o° de la
- Fig. 3. — Connexions du compteur Siemens et Haiske.
- précédente et le moment de rotation agit en sens inverse du mouvement.
- L’inconvénient de cette disposition est que, lorsque les bobines C sont traversées par le courant de consommation, elles produisent avec W un moment de rotation inverse du précédent, Pour annuler cette action, au lieu
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- de fermer W sur lui-méme, on le ferme (tîg. 2) sur une partie P,P* du conducteur principal en intercalant une faible résistance R. On prend R tel que la différence de potentiel entre les extrémités P, et P2 du circuit W soit égale à la f. é. m. produite par le courant du réseau dans W. Ceci a lieu lorsque, le courant ne passant pas clans 1). mais traversant C, ces bobines n’induisent pas de courant en W.
- Au lieu d’une résistance R on peut employer la disposition de la figure 3. G. G.
- La mesure dos hautes tensions électriques ;
- Par W. Peukf.rt (<).
- Deux méthodes sont employées, dans la pratique, pour la mesure des hautes tensions électriques, que nécessite si souvent l’utilisa-tion des courants alternatifs. On peut mesurer directement la tension au moyen d’un voltmètre électrostatique; ou bien, au moyen de transformateurs, ramener les hautes tensions à des tensions moindres, commodément mesurables par le voltmètre à dilata-
- La mesure directe des hautes tensions par le voltmètre à dilatation serait encore possible, à condition d’intmduire une résistance dépourvue de self-induction et suffisamment grande. Ces résistances sont coûteuses et encombrantes, et la méthode n’a pas été employée.
- 11 existe de bons indicateurs de tension, et ils peuvent donner des indications sures, par suite des grandes forces mises en jeu ; mais il faut les étalonner et les contrôler.
- Lorsque l’on emploie les transformateurs, il faut connaître le rapport de transformation, qui n’est pas toujours égal au rapport des nombres de tours de fil ; et pour l’évaluer, il faut encore pouvoir mesurer exactement des hautes tensions.
- Eiebtrotechnische Zeiîsçhift, t. XIX, p. 657, 29 sep-embre 1898.
- L’emploi des transformateurs, qui sont d’ailleurs commodes, présente l’inconvénient que le rapport de transformation n’est pas en général constant ; il varie par suite de la perte de tension et de la dispersion magnétique résultant de la charge de l’enroulement secondaire; en outre, ce rapport peut encore être modifié suivant l’appareil employé pour la mesure de la tension du secondaire, tel qu’un voltmètre à dilatation. Avec un transformateur, la dispersion magnétique est considérable ; le nombre de périodes du courant alternatif influe aussi sur le rapport de transformation, de sorte que si le nombre de périodes et par suite la chute de potentiel augmentent, le rapport croît également.
- La dispersion peut cependant être bien réduite par une construction convenable du transformateur, mais elle ne peut être évitée complètement.
- Les grands avantages que présentent les voltmètres à dilatation, dans leur emploi avec les transformateurs avec lesquels ils doivent être étalonne's, diminuent beaucoup, lorsque leurs résultats ne sont plus indépendants du nombre de périodes du courant alternatif.
- Un moyen assez précis consiste dans la division de la tension h l’aide de résistances sans self-induction, divisions dont on mesure la valeur h l’aide d’un électromètre. La tension cherchée est alors la somme des tensions partielles obtenues. Ces résistances sont à double fil, pour éviter la self-induction : si elles sont égales, il suffit de mesurer une des subdivisions de la tension, et démultiplier ensuite la valeur trouvée par le nombre de divisions. Si r es't la résistance commune, R la résistance totale, e la tension mesurée, la valeur E de la tension cherchée est
- Cette équation est suffisante, dans le cas de résistances privées de self-induction, parce que la chute de tension est directement proportionnelle à la résistance.
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- Mais on n’a pas toujours de telles résistances à sa disposition. Les résistances formées d’un enroulement bifilaire, les mieux soignées, possèdent encore une self-induction notable. L’enroulement bifilaire ne fait pas disparaître la self-induction, il produit une réduction considérable de celle d'un enroulement unifilaire. A la vérité, la relation précédente est encore valable, s’il y a de la self-induction, mais il n’y a plus proportionnalité simple avec les divisions de la résistance. On peut (*) construire des bobines de bifilaire dont la self-induction est proportionnelle à la résistance: mais il faudrait d’abord examiner si cela a lieu pour la résistance employée.
- Une subdivision par degré de la haute tension à mesurer facilitera toujours la mesure. L’emploi de; condensateurs résout très simplement la question. On les dispose en série (fig. i), pour partager la différence de
- potentiel totale E. entre jeux (E„ Ep. On choisit n condensateurs construits avec le même diélectrique, ayant même capacité ; on mesure la tension pour l’un d’eux au moyen d’un électromètre, et il suffit de multiplier cette valeur paru, pour avoir la tension cherchée.
- Le professeur Peukert a employé cette nié-
- ('> U--F. Weber. Sitzjmgsberichle- des Kgl. Akad. A. Wis-uitsckafien. Berlin, p, 511, ï&86.
- thode. Son condensateur se composait de 10 condensateurs à lames de mica, aussi égaux que possible et disposés dans une boîte. La surface était de 135 cmfi Ils étaient séparés par des plaques de bois paraffinées, reliées ensemble par des vis. Les différences inévitables entre condensateurs, même ayant des dimensions égales, se compensaient exactement en faisant varier la pression des plaques de bois. Le couvercle de la boîte portait une série de plots de laiton, relies aux condensateurs et que l’on pouvait relier entre eux au moyen de fiches (fig. 2) de façon à placer les condensateurs en série ou en parallèle.
- Suivant la valeur de lç tension et l’électro-mètrç dont on se sert, on choisit le nombre des subdivisions à employer et l’on peut aisément contrôler le résultat des mesures, en changeant les liaisons. La capacité de chaque condensateur est de 0,00607 microfarad. En prenant la capacité la plus faible, c’est-à dire en disposant les condensateurs en série, on a le courant de charge le plus faible, ce qui réduit la consommation au minimum.
- Un tel système de condensateurs permet de mesurer simplement des tensions élevées comprises entre de larges limites. Il présente l’avantage sur les transformateurs usuels de n’etre pas établi pour un cas spécial ; il peut être employé dans les laboratoires, où l’on a à faire des mesures de tensions diverses.
- G. G.
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- revue des sociétés savantes et des publications scientifiques
- Remarques sur la polarisation rotatoire magnétique et la dispersion anormale, à l’occasion d’une expérience nouvelle de MM, D. Macaluso et O.-M. Corbino;
- Par Henri Becquerel (’).
- « Le 17 octobre dernier(1 2), MM. D. Macaluso et O.-M. Corbino ont présenté à l’Académie une expérience très remarquable dont l’explication me paraît se relier intimement aux phénomènes connus de la polarisation rotatoire magnétique et plus particulièrement aux expériences publiées par M. Cotton en 1896 (3) ainsi qu’à diverses recherchesque j’ai publiées sur cette question.
- » Je rappellerai d’abord l’expérience nouvelle de MM. Macaluso et Corbino :
- Au travers des armatures percées d’un électro-aimant, placées entre deux niçois, on fait passer, parallèlement au champ magnétique, un faisceau de lumière blanche qu’on analyse au moyen d’un spectroscope très dispersif : entre les armatures on dispose un brûleur avec une parcelle de chlorure de sodium, et l’on observe alors, dans le spectre, les deux bandes d’absorption D, et Ds qu’il convient d’obtenir larges. Dans ces conditions si l’on ferme le courant de l’élcctro-aimant, on voit apparaître, de part et d’autre de chacune des raies I),des bandes alternativement obscures et brillantes qui se déplacent lorsqu’on fait tourner l’analyseur.
- » MM. Macaluso et Corbino ont reconnu que ces bandes sont dues à un phénomène de polarisation rotatoire magnétique ; elles constituent, de part et d’autre de chaque raie D, un spectre cannelé de Fizeau et Foucault, montrant que, au travers de la flamme
- (1) Comptes rendus, t. CXXVII, p. 6,17, séance du 31 octobre 1898.
- (2) Comptes rendus, t. CXXVII, p. 548, et L’Éclairage Électrique, t. XVII, p. 254,5 novembre 1898.
- p) Thèse pour le Doctorat et L'Èclarirage Électrique, t. VIII, p. 162 et 198, 25 juillet et ioraoût 1896.
- du sodium, les radiations qui, dans le spectre avoisinent immédiatement chaque banded’ab-sorption, subissent une rotation magnétique considérable, qui grandit à mesure que leur longueur d’onde est plus voisine de celle de la raie d’absorption. Lorsque les niçois sont parallèles, la bande obscure la plus éloignée de la raie correspond à une rotation du plan depolarisation égale à 90°.
- » J’ai répété très facilement cette expérience. En utilisant le troisième ou le quatrième spectre d’un réseau Rowland, on constate très nettement, de part et d’autre des raies D, des bandes sombres qui sc déplacent
- » Un des caractères de ces bandes est qu’elles sont parfois très mobiles suivant la largeur plus ou moins grande des raies D, et Dâ, c’est-à-dire suivant la quantité plus ou moins grande de vapeur de sodium qui se trouve dans la flamme du brûleur, et suivant l’épaisseur de cette flamme. En réglant la quantité de sodium de la flamme, on obtient des bandes assez fixes. On vérifie alors les divers caractères signalés par les auteurs italiens, et qui ne laissent aucun doute sur la nature du phénomène.
- » Voici, en outre, quelques particularités que j’ai été à même d’observer : lorsque les deux niçois sont parallèles, l’aspect et la position des bandes ne changent pas quand on renverse le sens du courant de l’électro-aimant. Il en est de même quand les niçois sont croisés à angle droit, mais dans ces conditions l’expérience est encore plus frappante. En effet, en l’absence du courant, la lumière blanche traversant la flamme est interceptée par les niçois croisés, le champ est alors obscur et les raies D émises par le brûleur ne sont que très faiblement lumineuses ; si J’on vient à faire passer le courant, on voit apparaître, dans le spectre, deux bandes très lumineuses de chaque côté de chacune des raies 1),
- I exactement à la place où l’on observait des
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- bandes obscures dans le cas des niçois parallèles. Ce sont les radiations dont le plan de polarisation a tourné de go° dans le champ magnétique.
- » Quand les niçois sont croisés à 450 l’aspect des bandes et leur position diffèrent suivant le sens du courant et le sens de la rotation des niçois. Lorsque ceux-ci ont été tournés dans le sens de rotation magnétique les bandes obscures se rapprochent des raies D, et Dr Elles s’en écartent dans le sens contraire.
- 55 Un fait important qui ne me paraît pas avoir été signalé est que l’écartement des bandes autour de D, et de Do est notablement différent.
- )> Je cite à titre d’exemple les longueurs d’onde approchées des radiations qui dans une expérience subissaient des rotations de 450, de go° et de 270°. Ces nombres sont relatifs à l’état particulier de la flamme, état qu’on peut caractériser en notant la largeur des bandes d'absorption. Dans l’expérience que je rapporte, l’absorption autour de D, était sensible de 0,58963 u à 0,58957 p et l’absorption de D. de 0,58903 ;Là 0,58895 p, en admettant pour D1 et D.j à 150 les longueurs d’onde 0,589593 p et 0,588996 p.
- » Lccha;np magnétique était en moyenne de 7750 unités C. G. S; le phénomène de Zee-inan ne donnait pas une variation de longueur d’onde supérieure à ± 0,000019 p. Les longueurs d’onde moyennes des bandes relevées ont été approximativement les suivantes :
- 45° 0^08975 op.58920
- 9° 0.58971 0,58915
- 270 0,58963 0,58905
- L>, Da
- 270 0.58957 0,58994
- 90 0,58948 0.58880
- 45 0,58945 0,58880
- » On voit qu’autour de D, l’écartement des bandes est environ les trois quarts de ce qu’il est autour de Dh On sait déjà que les raies D,
- I et Dâ se comportent différemment dans le phénomène du renversement spontané, et dans le phénomène de Zeeman ; l’expérience qui nous occupe paraît également de nature à caractériser l’individualité de certaines
- 5) MM. Macaluso et Corbino ontrépété leur expérience avec la raie rouge du lithium.
- » Il résulte de ces observations que certaines vapeurs incandescentes ont pour les radiations très voisines de celles qu’elles absorbent, un pouvoir rotatoire magnétique considérable, qui atteint 50000 fois, 100000 fois et peut-être plus encore, le pouvoir rotatoire des radiations éloignées des bandes d’absorption.
- 55 Le fait d’un accroissement notable du pouvoir rotatoire magnétique, pour des radiations dont la longueur d’onde est de plus en plus voisine de celle des bandes d'absorption, a été signalé pour la première fois, dans certains liquides absorbants, parM. Cotton, qui. a rattaché ce phénomène à la variation rapide des indices de réfraction pour ces radiations (*) • Cette variation des indices est, comme on le sait, la cause de la dispersion anomale découverte par L. Le Roux, généralisée par M. Christiansen et précisée par l’expérience des prismes croisés de M. Kundt.
- 55 Or j’ai été conduit (2) à supposer que les pouvoirs rotatoires magnétiques des corps devaient être proportionnels à une fonction de leurs propriétés magnétiques et à l’expression). dans laquelle À désigne la longueur d’onde de la lumière, et n l’indice de réfraction correspondant. Cette expression s’accorde avec les mesures faites sur les corps solides, liquides et gazeux, et rend compte également des observations deM. Cotton, car 011 sait, par l’expérience de Kundt, que, dans le voisinage d’une bande d’absorption, la va-
- 9; On ne doit pas rapporter à cette cause la dispersion particulière des plans de polarisation dans les corps doués d’un pouvoir rotatoire magnétique négatif.
- (2) Comptes rendus, x. CX.XV, p. 679, L’Éclairage Êkcirique, t. XIII, p. 419, 27 novembre 1897.
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- leur de —y- est rapidement croissante à mesure que l’on pénètre dans la bande.
- » Le phénomène observé par M.Macaluso et Corbino est donc la manifestation d’un fait connu, mais ce qu’il nous apprend de nouveau et d’important, c’est que dans le voisinage immédiat des bandes d’absorption d’une vapeur incandescente, telle que la vapeur de sodium ou de lithium, la valeur de paraît devoir être considérée comme devenant infiniment grande ; et la manifestation de ce fait est réalisée par une expérience d’une grande élégance.
- » Les essais que j’ai tentés jusqu'ici pour répéter cette même expérience avec une vapeur absorbante à basse température, comme la vapeur d’iode, ou avec des dissolutions absorbantes diverses, n’ont pas donné de résultat, quoique les expériences de- M. Cotton ne laissent pas de doute sur l’existence du phénomène anomal; mais ces expériences montrent egalement que, dans le cas de l’absorption à basse température, la variation de la rotation magnétique dans les régionsd’ab-sorption accessibles à l’expérience est relativement faible, ce qui, dans noire hypothèse, correspond à une variation peu rapide de l’indice en fonction de la longueur d'onde.
- » En résumé, l’expérience nouvelle de MM. Macaluso et Corbino offre le plus grand intérêt en ce qu’elle montre, d’une manière particulièrement délicate, les perturbations profondes qu’apportent à la propagation delà lumière les mouvements propres des milieux transparents lorsque ces derniers vibrent presque à l’unisson des mouvements lumineux qui les traversent. »
- Mesure galvanométrique des décharges brusques, se succédant par impulsions ;
- Par A. Witting (>).
- Dans les mesures de décharges effectuées par la méthode galvanométrique, on admet
- (U Wml. Ann., t. LXV, p. 621-628, juin 1898.
- que la constante -jr du galvanomètre est D même pour ces courants de décharge que pour les courants constants.
- Avec un galvanomètre de Wiedcmann dont on a au besoin augmenté la durée d’oscillation, on peut encore observer une déviation constante quand on fait passer dans le multiplicateur le courant produit par les étincelles d’une machine a plusieurs plateaux, si le mouvement de la machine est uniforme. Mais si 011 fait tourner la machine h la main, la déviation du galvanomètre n’est plus fixe mais oscille constamment, dans des limites du reste assez étroites, de part et d’autre d’une position d’équilibre moyenne. En même temps on entend le son produit par la succession rapide des étincelles monter et descendre alternativement. Ea moyenne des élongations extrêmes ne donnerait pas la position d’équilibre réelle; il faut prendre la moyenne des élongations observées à des intervalles égaux, de 5 en 5 secondes, par exemple.
- On obtient de meilleurs résultats en employant la méthode de multiplication ou la méthode de recul de Tcepler.
- La méthode de multiplication simple 'con-siste à renverser le sens du courant au moment où l'aiguille revient en arrière. Si a est la position d’équilibre autour de laquelle l’aiguille oscillerait après la première élongation, A l’élongation extrême qu'elle prend quand le régime stationnaire est établi parla. multiplication,
- k étant le décrément des oscillations, c’est-à-dire
- La méthode de recul simple consiste à renverser le courant au moment du deuxième changement de sens de l’aiguille, de sorte que quand l’état stationnaire est atteint, l’aiguille subij successivement quatre élon-
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- gâtions, deux à deux égales et de sens opposés : H- A„ H-As, — A,, — A., qui sont liées a a et à k par les équations :
- , A,>-i-A p
- A^-A^
- _ A*_i I- k\p _ Ap-^ Av-i — A2p L- i+k 'Àp~-i+Ap-z-2AP
- où p peut prendre les. valeurs i, 2... n et enfin :
- _ *A, — A»
- En général, si on laisse effectuer à l’aiguille n oscillations simples autour des positions d’équilibre H- a et — a, on applique une méthode de multiplication si n est ) impair, de recul si n est pair, et on a les ' relations : {
- L’auteur a appliqué ces méthodes à la mesure du courant fourni par la machine h 20 plateaux. Les résultats sont réguliers et prouvent que l’intensité de ce courant est, dans de très larges limites, indépendante de la résistance du circuit et de la longueur de l’étincelle. M L.
- BIBLIOGRAPHIE
- Répertoire bibliographique des principales revues françaises pour l’année 1897; par D. Jordeu.. L'n vol. gr. in-81 de 210 pages. Per Lamm, éditeur, 338. rue Saint-Honoré, Paris,
- S’il est vrai que l’accroissement continuel du nombre des revues et périodiques a pour avantage une plus" rapide diffusion des connaissances humaines, il a, par contre, un sérieux inconvénient. Il est en effet incontestable que nul ne peut se flatter aujourd'hui de pouvoir suivre complètement une question qui l'intéresse et de connaître tout ce qui se publie à son sujet. Aussi depuis quelques années songe-t-on. dans tous les pays, à remédier à cet état de choses par la publication d’index bibliographiques.
- Ce sont les Américains qui, les premiers, ont compris Futilité d’une telle publication, et dès 1884, William 1. Fletcher, bibliothécaire de Amherst College, fondait The annual literary index, including periodicals american and english, qui se publie à présent avec le concours de R. R. Bowker. En Angleterre, une bibliographie similaire, Index to the periodicals, existe depuis 1890. En Allemagne, F. Die. trich publiait l’an dernier le premier volume d'une Bibliographie der deutschen Zeilscknftcn-Litteralur, qui comprend le dépouillement de 277 revues de langue allemande, et fournit l’indication d’environ
- 8500 articles scientifiques, littéraires, historiques, etc., parus dans le courant de L’année 1896.
- M. Jordell vient de rendre le même service aux revues de langue française.
- I.'ouvrage est divisé en deux parties : une table alphabétique des articles et une table alphabétique des noms d'auteurs. Dans la première se trouvent le titre de l’article, le nom de Fauteur, le nom, le numéro et les pages du périodique où l’article est publié; la table par noms d’auteurs donne le titre abrégé de l’article, ainsi que le nom et le numéro du fascicule du périodique. En tête du répertoire se trouvent en outre les noms des périodiques qui pendant l’année 1897 ont publié des tables récapitulatives.
- Sans doute on pourrait adresser des reproches fondés à la méthode de classification adoptée et à la réunion dans un même ouvrage de tout ce qui se rapporte aux sciences, aux lettres, aux arts, au commerce, à la théologie, etc. Mais on sait combien la question de classification est délicate et difficile à résoudre complètement, et on ne saurait blâmer M. Jordell de n’avoir pas attendu sa solution. D’autre part, le nombre des revues dépouillées, bien qu'atteignant le chiffre respectable de 147, est, comme le fait remarquer M. Stein dans la préface de l’ouvrage, bien au-dessous de celui des revues de toute espèce imprimées en langue française. La
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- publication de cc volume ne doit donc être considérée que comme une tentative digne d’ctre améliorée successivement. Toutefois, tel qu'il est, l’ouvrage de M. Stein ne peut manquer de rendre des services, et son auteur, déjà éditeur du Catalogue annuel de la Librairie française, doit être félicité de
- Les automobiles ; voitures et petits véhicules, par D. Farman. 21' édition. Un vol. in 8U, 450 pages, 200 figures J. Fritsch, 30, rue Jacob, éditeur. Prix, cartonné, 6 fr.
- Venu un des premiers parmi les nombreux ouvrages qu'a fait naître l'automobilisme, patronné par le président de l’Automobile Club de France, le baron Zuylcn de Nyevelt, qui en écrivit Ja préface, le livre de M. Farman ne pouvait manquer de trouver beaucoup de lecteurs. Aussi sa première édition, publiée il y a deux ans, est-elle maintenant épuisée. Ce succès nous dispense d’insister sur la valeur de la seconde édition qui vient clc paraître et qui sans nul doute trouvera, comme la première, le meilleur accueil auprès de ceux qui s’intéressent à l’industrie des automobiles.
- M. Farman a profité de celte édition pour mettre au point différentes parties de l'ouvrage qui, vu les progrès incessants réalises dans la construction des automobiles, avaient déjà vieilli, mais le plan général de l'ouvrage est resté le même.
- Au début l’auteur présente sous une forme fort concise et néanmoins très claire, les notions cependant délicates d’entropie, de transformations isother-miques et adiabatiques dont il fait usage plus loin dans un exposé de la théorie générale des divers genres de moteurs, à vapeur, à gaz et à pétrole. Quelques notions sur les principes des accumulateurs et des moteurs électriques terminent la partie théorique de l’ouvrage.
- Dans la partie descriptive M. Farman examine successivement les principaux des différents systèmes de traction par la vapeur, l’air comprimé, le pétrole, l’électricité. En général ü se limite à la description des systèmes particulièrement applicables aux automobiles routières; toutefois à propos de l’application de la vapeur il décrit le système Serpollet pour tramways, et dans le chapitre consacré aux automobiles à air comprimé, il est obligé de ne donner quela description des automobiles de tramways des systèmes Poppet Conti, faute
- d'avoir à signaler des applications de l’air comprimé aux automobiles sur route.
- Un résumé du rapport sur les automobiles ayant pris part à la course du « Times-Herald » de Chi-cago et quelques notes sur la conduite d’une automobile terminent l’ouvrage.
- Nécessairement, l'auteur n'a pu examiner dans quatre cents pages tous les systèmes d’automobiles qui ont éléproposés ou même essayés ; il a dû faire un choix parmi eux. La plus large place appartient aux systèmes à pétrole; c’est justice puisque c'est grâce aux automobiles à pétrole que l’automobilisme doit son rapide essor. Toutefois il est regrettable que les automobiles électriques 11e soient représentées dans l'ouvrage que par trois véhicules, l’omnibus de M. Jeantand qui a pris part à la course Paris-BordcauxA’électrobatdeMM. Morris et Salom qui a concouru à Chicago et un dog-cart de M. Bo-gard- 11 est à craindre, en effet, que ces descriptions de types de voitures tout â fait démodés, et les réflexions desobligeantes pour l’électricité qui les accompagnent, induisent en erreur le lecteur non au courant des derniers perfectionnements apportés aux automobiles électriques, perfectionnements qui permettent à ces automobiles de lutter avec les automobiles à pétrole, avantageusement dans certains cas, comme l'ont prouve de récentes épreuves.
- AB C du conducteur d’automobiles, par I). Farman. Un vol. in-8,160 pages, 52 figures, /. Friisc/i, 30, rue Jacob, éditeur. Prix, cartonné, 2,50 fr.
- Tout à fait pratique, ce petit volume est en quelque sorte le complément du précédent pour les possesseurs d’automobiles à pétrole. M. Farman y examine les conditions de bon fonctionnement des moteurs â pétrole, des transmissions, etc , et les moyens de remédier à un mauvais fonctionnement. II donne ensuite la description des principaux types de voitures à pétrole utilisées actuellement, puis des conseils pratiques sur les précautions à prendre avant, pendant et après une excursion, les formalités que doit remplir un conducteur d’automobile pour se mettre en règle avec la Préfecture de police, enfin, le texte de l'ordonnance du 14 août 1893 sur les automobiles circulant à Paris.
- Constructeur d'automobiles, M. Farman était particulièrement documenté pour écrire ce volume qui ne peut manquer de rendre d’utiles services aux amateurs d'automobilisme.
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- Eclairage, par L. Câline, ingénieur des arts et manufactures, et B. Saint-Paul, conducteur municipal, chef du service technique de l’éclairage de la première section de Paris. Un vol. in-8" relié, 422 pages, 220 figures, de la Bibliothèque du conducteur de travaux publics. Veuve Ch. Dunod, 49, quai des Grands-Augustins, éditeur.
- Consacré à l’éclairage en général, l’ouvrage comprend cinq parties consacrées respectivement aux diverses matières utilisées pour l'éclairage public et l'éclairage privé : huile végétale, huiles minérales, gaz de houille, gaz spéciaux (acétylène, gaz riche, gaz de bois, etc.), et enfin à l’éclairage par l’électricitc.
- Dans chacune des quatre premières parties les auteurs décrivent les procédés les plus récents employés pour l’obtention des matières livrées au consommateur; puis les appareils d’utilisation. La partie consacrée au gaz de houille est nécessairement la plus importante, lîlle ne comprend pas moins de quatre chapitres : le premier traite de la production du gaz et de l’utilisation des sous-produits ; le second est consacré à l’appareillage employé pour sa distribution (conduites, branchements, siphons, robinets, compteurs, etc.) ; dans le troisième, fort étendu, on trouve une description des principaux types de brûleurs (à air libre, intensifs, à air chaud, à incandescence, à gaz carburé) et des appareils de réglage des brûleurs ; enfin le quatrième fournit des renseignements intéressants sur l’éclairage privé et sur l’éclairage public par le gaz.
- Avec les gaz spéciaux nous entrons dans le domaine de l’électricité, celui de ces gaz considéré en premier lieu étant l’acétylcne ; la fabrication du carbure de calcium, celle de l’acétylène, la description des brûleurs, des lampes portatives, de la réglementation de ce système d’éclairage, sont autant de points successivement envisagés.
- Dans les deux chapitres consacrés à l'éclairage P'ir l’électricité, les auteurs considèrent d'abord 1 éclairage par arc ; ils décrivent quelques-uns des nombreux systèmes de lampes à arc aujourd'hui sur le marché, les classant en : régulateurs en série ou à intensité constante, en dérivation ou à potentiel constant, différentiels ou à résistance constante ; ils disent ensuite quelques mots sur les bougies électriques et passent aux lampes à incandcs-eence ; enfin ils examinent le montage des lampes et décrivent à ce propos quelques-uns des nom* breux accessoires des lampes.
- Dans un tel ouvrage, la photométrie pratique devait nécessairement trouver place. Les auteurs y consacrent un chapitre où, après l’exposé des méthodes de mesures de l’éclairement, ils développent quelques considérations générales sur l’utilisation de la lumière et sur la quantité de lumière requise pour obtenir un éclairement convenable, soit sur la voie publique, soit dans les salles de fêtes, soit dans les appartements.
- Un dernier chapitre nous donne un exemple de l’établissement d'un projet pour l’éclairage d'une ville de 10 000 habitants, soit par le gaz. soit par l'électricité.
- Ce dernier chapitre, particulièrement intéressant, indique, aussi bien que le titre de la Bibliothèque dont fait partie l’ouvrage, le but de cclui-ci : donner aux agents municipaux charges du service de l’éclairage toutes les données nécessaires pour les mettre en état non seulement de surveiller leur service, mais encore d’y apporter les perfectionnements qui résultent du progrès de chaque jour. D’ailleurs, écrit avec soin, avec clarté et avec méthode, ce volume constitue en même temps un excellent ouvrage de vulgarisation, fait assez rare à notre époque de publication intensive pour mériter d’être signalé. J. R.
- La dynamo. Modèle démontable en carton avec description ; par Christophe Volkert. E. Bernard et C’A 53 lcr, quai des Grands-Augustins, Paris. L’originalité de cette plaquette consiste en ce qu elle contient une planche en couleurs formée de plusieurs feuilles découpées et superposées qui, en les ouvrant, donnent diverses vues et coupes longitudinales des diverses parties d’une dynamo.
- Cette planche, très improprement appelée modèle démontable en carton, a sur les modèles en bois démontables l'incontestable avantage de coûter beaucoup moins cher. Mais au point de vue de l’enseignement élémentaire elle a, sur ces modèles, outre le désavantage d’être assez fragile, celui de ne pas donner une idée suffisamment nette du relicfdcs divers organes. Quant à ceux qui savent lire un dessin, et ils sont maintenant nombreux, ils lui préféreront certainement une série de coupes cotées. Néanmoins elle ne peut que faciliter aux débutants la compréhension de la description qui l’accompagne, de la machine à courant continu du type Siemens et Halske, et cette innovation méritait d'être signalée, en souhaitant toutefois qu’à l'avenir elle
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- soit appliquée à lu description d’une machine de construction française.
- Cette description est précédée d'un exposé des phénomènes électriques et magnétiques nécessaires à l’explication élémentaire du fonctionnement de la dynamo. Quoique court, cet exposé est suffisamment complet; les faits expérimentaux et les déductions qu’on en peut tirer sont présentés avec assez de rigueur, et nous n’aurions qu’à féliciter l’auteur de
- la façon dont cette introduction est écrite, si nous n’y avions rencontré une explication assez bizarre de la production de l’électricité par contact. Cette partie de l’exposé eût gagne à être remaniée par un traducteur au courant des idées admises en France sur ce sujet ; il serait également désirable que quelques expressions techniques fussent traduites plus correctement.
- J. R.
- CHRONIQUE
- Société internationale des électriciens. — La dernière séance, du 9 novembre, de celte Société, a débuté par une communication de M. Pelusstf.r sur la Tarification de l’énergie électrique des stations centrales, dans laquelle l'auteur a examiné successivement les tarifs ordinairement en usage, les tarifs rationnels qui font payer au consommateur un prix dépendant rationnellement de la puissance qu’il exige et de l’énergie qu’il consomme, et enfin les tarifs composés, tels que celui de Wright, qui cherchent à faire intervenir ces deux facteurs d'une façon pratique. Nos lecteurs trouveront la plupart des renseignements relatifs à ccs questions dans l'article qu’a publié M. Pellissier, dans ie numéro de ce journal, du iS septembre 189- (t. XII, p. 537'.
- M. de Mauchena a ensuite décrit les Tramways à traction mixte de Pantin à Paris, dont une description a été donnée dans le numéro du 11 juin 1898 (t. XIII, p. 455). Quelques renseignements complémentaires seront donnés dans le prochain numéro.
- La séance s’est terminée par une communication de M. Maurice LF.Lii.ANr, dans laquelle l’auteur a indiqué sommairement le principe d’un Nouveau système d'excitation des machines à courants alternatifs, génératrices ou réceptrices, à voltage constant. Ce système sera prochainement exposé avec détails dans nos colonnes.
- Procédé de tannage électrique Burton. — Dans son numéro du 15 octobre The Electrical World nous fournil les quelques renseignements suivants sur ce procédé exploite aux Etats-Unis parla TTnitedStates Electrical Leather Process Company, de Boston :
- Le courant électrique est employé non seulement pour activer l’opération du tannage proprement dit. mais encore l'épilage des peaux et la préparation de la solution tannique.
- Pour l’épilage, les peaux sont placées dans une caisse rectangulaire de faible profondeur, munie d'un double fond, remplie d’eau tenant en suspension de la chaux et de l'arsenic. Aux deux extrémités de la caisse sont plongées une cathode en plomb et une anode en charbon. Une roue à ailettes située à l’un des bouts maintient la solution en mouvement. On fait passer le courant pendant 15 à 20 minutes; Jes peaux restent dans la solution pendant 30 à 60 minutes, quelquefois plus longtemps; elles sont alors prêtes à subir l'épilage mécanique L’opération complète, qui demande de 10 à 20 jours dans le procédé ordinaire, est très rapidement effectuée.
- Les'peaux épilées sont jetées dans une seconde caisse semblable contenant une solution riche en tanin. On fait passer, pendant 15 minutes environ, un courant donnant lieu à une différence de potentiel entre les bornes variant de 6 à 20 volts. Les peaux sont ensuite abandonnées dans la caisse pendant un temps qui varie suivant leur épaisseur : pour les peaux de veau, deux à trois jours suffisent: pour les peaux de vache il faut une douzaine de jours pour obtenir un excellent tannage.
- Pour la préparation des solutions lanniques on met les sacs d’écorces clans une grande caisse contenant de l’eau où passe un courant électrique assez intense pour que i'eau se trouve portée à l'ébullition. Les vapeurs produites qui entraînent des produits utiles sont condensées dans un serpentin et les eaux recueillies sont ajoutées à la solution tan-nique. L’cpuiscmcnt des écorces qui. par le procédé ordinaire, exige environ trois semaines, ne demande ainsi que trente minutes.
- Le Gérant
- -C. NA LD.
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- Tome XVII.
- Samedi 26
- !, — N' 48.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE D’ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- I
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'institut. — D. MONNIER, Professeur â l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — J. BLONDIN, Professeur agrégé de l’Université.
- AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES (>)
- SYSTÈME A.-L. RIKER
- La première voiture électrique construite par M. A.-L. Riker, de Brooklyn, a remporté le premier prix de la course de véhicules automobiles organisée à Providence, le 7 septembre 1896, àproposde l’exposition de l’Etat de Rhode Isîand.
- C’était un dog-cart à 4 places dos à dos, dont le châssis était construit en tubes d’acier et muni de roues métalliques à rayons tangents avec roulements à billes et bandages pneumatiques; la direction se faisait par essieu brisé à l’avant, tandis que les roues d’arrière étaient motrices ; chaque roue était attaquée indépendamment par un moteur de 2,200 kilowatts.ee qui permettait d’atteindre une vitesse de 40 km : h. La vitesse normale pour laquelle les moteurs étaient calculés, ainsi que la batterie, était de 16 km : h. Le parcours total dans ccs dernières conditions était d’environ 65 à 80 km, suivant l’état des routes et leur profil.
- Chaque moteur, du type cuirassé, pesait 82 kg environ ; il attaquait la roue correspondante par un simple harnais d’engrenages donnant une réduction de5 : i. Les engrenages étaient aussi contenus dans une enveloppe hermétique. Un frein à bande était placé sur
- un tambour solidaire de l’arbre de chaque moteur.
- La batterie se composait de 32 éléments au chlorure de plomb, de The Electric Storage Battery C°, de Philadelphie, d’une capacité normale de too ampères-heure. Elle pesait
- Le combinateur, commandé par un volant placé sur le côté de la voiture, permettait d’obtenir, par groupement des batteries, les quatre vitesses suivantes : 8 km : h ; 16 km : h; 30 km : h ; 40 km : h; en tournant le volant vers l’avant, on obtenait la marche en avant et, en le tournant vers l’arrière, la marche
- Le poids total de la voiture était de 680 kg; il atteignait 815 kg lorsqu'on employait des batteries supplémentaires.
- L’inventeur déclarait avoir correspondu
- (J) Voir dans L'Éclairage Électrique les descriptions des automobiles de la Compagnie française des voitures électromobiles (t. XVI, p. 27, 2 juillet 1898), Mildé-Mondes (t. XVI, p. 140, 23 juillet 1898), O. Patin (t. XVI, p. 188, 30 juillet 1898), Bouquet-Garcin-Schivre (t. XVI, p. 433, 10 septembre 1898), et le Concours de voitures de place automobiles (t. XV, p. 494, 18 juin, t. XVI, p. 60, 9 juillet, t. XVII, p. 16, Ie" octobre 1898).
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- avec tous les fabricants d’accumulateurs en Amérique et en Europe, et n’avoir pas obtenu de capacité plus élevée que 12 watts-heure par kilogramme y compris les plaques, l’électrolyte et la caisse en ébonite (élément au chlorure de plomb, type 3 M.), ce qui limitait la durée du parcours à 4 ou 5 heures, à la vitesse de 16 km : h.
- sultats, les efforts de traction nécessaires pour atteindre les vitesses cherchées les ayant toujours brisées.
- Il renonça également à l’emploi de deux moteurs indépendants qui avaient l'avantage de supprimer le différentiel, mais qui à puissance égale coûtaient plus cher qu'un seul moteur, avaient un moindre rendement et un plus grand poids.
- Les essais les plus intéressants de cet inventeur ont porté surlu possibilité de substituer
- A la suite de ce premier succès, M. Riker construisit différents autres modèles, notamment une voiture pesant en tout 640 kg, et pouvant atteindre une vitesse de 64 km : h; ses roues arrière avaient 0,914 m de diamètre et les roues d’avant 0,815 m.
- Les roues en bois à rayons directs qu’il avait essayées lui donnèrent de mauvais ré-
- les accumulateurs plomb-zinc aux éléments
- Les plaques positives de ses éléments sont en plomb. La plaque négative est en cuivre recouvert électrolytiquement de zinc ; elle est continue et enveloppe les plaques positives en serpentant. La force électromotrice moyenne d’un élément est de 2,3 volts et sa force électromotrice maxima de 2,5 volts. Chaque élément comprenait six plaques positives de 165 X 153 mm de côtés et de
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- Je 83,8 volts et pesait 345 kg, tout compris. Au régime de 10 heures, elle avait bien une puissance spécifique de 3,64 watts : kg et une énergie spécifique de 36,4 watts-h : kg. Au régime de 4 heures, su puissance spécifique atteignait 7,29 watts : kg et son énergie spécifique tombait à 29.15 watts-heure : kg. Les renseignements publiés sur ces éléments ne I
- sont pas encore suffisants pour qu’on puisse porter un jugement à leur sujet.
- Nous reproduisons (fig. 1 et 2) deux modèles de voitures construites récemment par cet inventeur. Le premier est du même type que les voitures à chevaux connues en Amérique sous le nom de « traps » : c’est un dos-à-dos à 4 places. Le second est une Victoria d'une
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- forme très élégante ; c’cst certainement une des clectromobiles construites jusqu’ici dont l’aspect est le plus agréable.
- Voici les détails de construction du modèle représenté en figure i.
- T.a caisse qui contient la batterie d’accumulateurs est montée sur un châssis outruck indépendant par quatre ressorts pincettes, deux à chaque extrémité.
- Le châssis est en tubes d’acier de 32 mm de diamètre.
- Les roues métalliques à rayons tangents sont munies de pneumatiques de 76,2 mm. de diamètre; les roues d’arrière, motrices, ont 0,914 ni de diamètre; les roues d’avant, directrices, ont 0,813 m de diamètre.
- Ces dernières sont montées de la façon suivante : le tube d’acier transversal placé à l’avant sert d’essieu fixe et fait saillie de chaque côté de la voiture, où il est terminé par un axe vertical sur lequel pivote un tambour métallique ; le moyeu de la roue est enfilé sur ce tambour sur lequel elle tourne parl’inter-médiaire de deux rangées de billes en acier ; l’axe vertical est dans le plan vertical passant par le point de contact de la roue avec le sol. La direction est donnée par un système de leviers commandés par un guidon et qui sont reliés a un bras horizontal fixé sur le tambour précédent. Les deux roues sc déplacent parallèlement.
- Le frein à ruban, qui agit sur une poulie montée sur l’arbre du moteur, est actionné par une pédale ; un frein à sabots agit sur le bandage des roues d’arrière ; il est actionné par le levier latéral de gauche.
- Il n’y a qu’un seul moteur qui attaque l’essieu d’arrière, mobile, sur lequel sont fixées les roues motrices ; cet essieu est coupé en son milieu en deux parties réunies par le différentiel; le pignon du moteur engrène directement avec la roue dentée montée sur le tambour du différentiel.Tous les engrenages tournent dans l’huile.
- Le moteur, enroulé en série, a été calculé spécialement et construit par la Riker Electric Motor Company: sa carcasse est rectan- I
- gulaire et porte quatre projections polaires, dont deux seulement sont munies d’enroulements inducteurs sectionnés ; elle est en acier fondu.
- Les côtés par où pénètre l’arbre de l’armature sont entièrement fermés par des plaques en aluminium munies de couvercles à charnière au-dessus du commutateur et des frot-
- L'armaturc en tambour est formée de cadres faits à la machine et placés dans un noyau denté.
- Le moteur est suspendu à l’arrière par deux bras fixés sur un des tubes du châssis et à l’avant par un double ressort à boudin.
- Sa puissance normale est de 2 kilowatts, à 80 volts, mais il peut supporter sans danger des surcharges importantes; il pèse, complet, 65 kg; sa vitesse angulaire est de 1 0001 : m.
- La batterie est formée de 36 éléments plomb-zinc dont nous avons donné plus haut les caractéristiques: elle est divisée en quatre groupes de 9 éléments.
- Le combinaieur est commandé par le levier vertical placé sur la gauche du siège ; lorsque ce levier est dans la position verticale, la voiture est à l’arrêt; lorsqu’on l’abaisse vers l’avant ou vers l’arrière, on obtient respectivement la marche avant ou la marche arrière. Le cylindre porte-contacts, placé sous le sièged’a-vant, permet d’obtenir, par groupements série-parallèle des batteries sur le moteur, les quatre vitesses suivantes en avant J 4,8; 9,6; 19,2 ; 24 km : h, et les deux vitesses arrière de 4,8 et 9,6 km : h.
- Des dispositions particulières ont été prises pour rendre la manoeuvre de cette voiture pour ainsi dire automatique.
- Un coupe-circuit à maximum interrompt le passage du courant lorsque celui-ci atteint une valeur qui serait dangereuse pour le moteur; le mécanisme de ce coupe-circuit enclenche avec le combinateur, en sorte que la voiture ne peut être remise en marche avant que le contrôleur ait été ramené à la position de repos, ce qui a pour effet de rétablir le coupe-circuit à sa position normale. L’électro-
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- aimant du coupe-circuit est à double enroulement ; l’un de ceux-ci est dans le circuit principal, comme nous venons de l’expliquer: l’autre est commandé par la pédale du frein, afin.que le courant ne puisse être maintenu sur les moteurs quand les freins sont appliqués.
- IJn coupe-circuit spécial, manœuvré par une clef dont la disposition change pour chaque voiture permet d’éviter qu’un étranger puisse mettre la voiture en marche en l’absence de son propriétaire.
- Des appareils de mesure sont placés à portée de la vue du conducteur et servent pendant la marche et pendant la charge.
- Un wattmètre enregistreur est monté aussi dans le circuit; un commutateur spécial-change la direction du courant dans cetappa-reil à la charge ei à la décharge.
- Un commutateur à trois pôles et à deux directions est placé sous le siège d’avant; pour changer les batteries, on le met dans la position convenable et il relie alors les batte-
- ries à la source par l’intermédiaire du combi-natcur et des appareils automatiques précédemment décrits; la batterie ne peut être chargée tant que le combinateur n’est pas dans la position d’arrêt.
- Le wattmètre enregistreur commande un coupe-circuit lorsqu’il est revenu au zéro, c'est-à-dire lorsque la batterie est complètement chargée'.
- La tension de charge normale est de r io volts ; un dispositif particulier permet de charger la batterie avec une source quelconque soit en mettant le moteur hors circuit et en groupantconvenablement les batteries lorsque la tension de la source est inférieure à 110 volts, soit en intercalant un rhéostat dans le circuit de charge si l’on a, par exemple, recours à des courants de tramways à 500 volts,
- Le poids total de la voiture est de 825 kg ; sur bonnes routes, elle peut effectuer un parcours total de 65 à 80 km, à la vitesse de 19,3 km : heure.’ G. Pelussier.
- ÉTUDE DES MOTEURS A CHAMPS TOURNANTS (')
- IX. — Formules applicables aux moteurs asynchrones a champs tournants multipolaires
- ABSTRACTION FAÎTE DES PERTES PAR HYSTÉRÉSIS ET COURANTS DE FoUCAULT MAIS EN AYANT ÉGARD AUX PERTES DE FLUX DUES A LA DISPERSION MAGNÉTIQUE.
- A. — Établissement des formules a). Force magnétomolrice de dispersion, flux de dispersion, forces électromotrices en jeu. — Soient (fig. 31) F,, F., et <ï> R du triangle OQP les forces magnétomotrices du circuit magnétique principal. La force ma-gnétomotricc F, de l’induit est dirigée suivant OM.
- La force magnétomotrîce du circuit des pertes de flux entre les deux enroulements inducteur et induit est variable. Entre l’entrefer et l’enroulement de l’induit, elle est Qc et résulte de la force contre-inagnétomotrice et de la force magnétomotrice effective Pc
- dans l’induit; dans l’entrefer elle est moyenne*-* ment Qb et entre l’enroulement inducteur et l’entrefer, elle vaut Qti et est due à F2 et à la force magnétomotrice effective dans l’induit et l’entrefer ou Pa. La dernière partie des pertes étant la plus importante, avec celle qui se produit latéralement aux faces de l’inducteur, dans l’enroulement en tambour, et extérieurement dans l’enroulement en anneau, nous admettrons que la force magnétomotrice des pertes est simplement celle de l’in-
- [') Voir L'Éclairage Électrique du 10 septembre, des 15 et 29 octobre et du 12 novembre, t. XVI, p. 437 ; t. XVII, p. 89, 186 et 272.
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- ducteur, Fj ou K, et que le flux des
- pertes ou de dispersions magnétiques est en phase avec les courants inducteurs.
- Appelons sl ce flux de dispersions.
- La figure 31 donne :
- *R= F, cos 9 = 9! Hp cos 9,
- _ JlL - T’ 4~ Nifi
- ?l eîtp V‘ cft.2 f
- Une portion très minime du flux o, coupe les circuits induits, mais l’effet quelle produit est insignifiant et peut être négligé. Nous ne
- Fig. 31. — Forces magnétomotrices de dispersions.
- tiendrons compte que de la force électromo-trice produite dans les circuits inducteurs par tout le flux de pertes évalué à l’aide des règles énoncées antérieurement. Cette force électromotrice s’exprime par la relation
- Elle est normale a OQ ou ou F, ou et en retard de qoû sur ces derniers.
- L’épure des forces magnétomotrices que nous avons indiquées pour les moteurs polyphasés asynchrones sera donc simplement complétée par cette force électromotrice nouvelle Esj.
- b). Self-induction de dispersion de l'inducteur. — Si le moteur possède des voiles continus en 1er entre les enroulements inducteur et induit et l’entrefer, ce qui est maintenant une exception, le flux 'f, varie avec la perméabilité dans une proportion qui ne permet plus d'en faire abstraction. Dans le cas contraire, la perméance du circuit des pertes de flux est sensiblement constante et on peut comparer le phénomène à celui d’une self-induciion spéciale que nous appellerons self-induction de dispersion de l’inducteur. La force élecîroinotrice de self-induction de dispersion est fournie par les relations :
- et
- Ki| — ' &F4P — "QlV d’où l’on tire :
- J, __ K, Â, 4 v. ___ Es,
- 1 - 'dÇTp ^ Tff D/'
- Telle est la valeur du coefficient de self-induction de dispersion.
- c). Épure des forces éleclromotrices et formules. — L’épure des forces magnétomotrices est dessinée ci-contre sur la figure 32. Elle est suffisamment exacte pour la pratique, pour autant que la réluctance du circuit principal soit établie en tenant compte du flux des pertes dans l’évaluation de la perméabilité du métal.
- Les formules (18) à (22) sont applicables.
- Les formules (22 bis) et (22 ter) subsistent s’il s’agit des forces électromotrices E, ou OG et des courants inducteurs I„ mais sont à transformer si l’on a en vue le calcul de la force électromotrice appliquée ON ou E^. On
- E’2, = MS- + NV*
- <?)* + ;*!'- *1-- Rt fl cos -.
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- En faisant —'^^2p ~~~ 1 coefficient j au circuit magnétique des pertes de flux, on
- de self-induction de l’inducteur par rapport I trouve :
- R2,R25+ [to.Rj -J- /',) -|- R, («o, — to2) L'2p -f- w2, 'o), — (»4)3 L'îil'ii — zRjR.,11), (ti>, — w,) L'j/'i ,
- E_' - 1 1 -----------------------RV+ l.u.'^jrcr-------------------------“--(S9j
- P - ______________________________S±I‘C*.W__________________________________,6o)
- * “ ' R’.R1. + [UjRj (JV, + /',) + R, - <,,,) L',1’ + (<o, - <„a)‘ - 2 R,!!,», (», - i.,.l U,l', 11
- Les formules (23) et (24) deviennent
- C=~t lM“,pE'2 É3^^+KR4(L\+7\7TRl (wt—uj L'd8 T w’i*(w", — Wj)a L'2,/'2, — 2 K—ü»4) L'ïP, <61)
- C “ A RW\+ [“TRJIVF/'ir+RRw, — »i)L'tî1+ «\(«“1 -wi)2E'*dV^;3R7IV*, (w7—<4i) LV'i (63)
- La force électromotrice appliquée est donnée parles relations (58; et (59).
- Si on peut négliger Rj I, :
- — 1 (41 + ?i cos »)â + 9^ sin- oj
- E'S - E. *»'! cos* 9 [(L', + i\r- T r\ lga 91 (64)
- La formule (35) est directement applicable, et celle qui porte le- n° (36) doit avoir S et E, changés en if et E'r
- La puissance fournie est :
- Pf=-^LF:1l,cosO'. (69)
- Les relations (37) et (38) sont également exactes pour le cas considéré.
- 13. — Fonctionnement sous courants inducteurs constants
- Au synchronisme.^ <i et ff, sont sensiblement égaux à 90°.
- E', = *, ^-(«> + t,)=«.i,(L’1 + rl) (65)
- Au démarrage, <p et 'b, approchent de 90’’.
- E’, =(r,i, + *,», *^)' +
- E'2, = (R,lj -R tu, L'hi cos o)2 -f- (t>),i'ih)'2 (.66)
- Les formules (28) à (34) relatives aux décalages subsistent.
- On peut ajouter :
- R,R*, -i- R,X22 + R2X1X2
- RjRLq-RpA^q-'l^X^.
- On peut modifier très facilement l’épure de la figure 29, en tenant compte de la dispersion magnétique- Il suffit de porter la valeur (•Aj 1\ I, en xx' ou ib et de décrire une circonférence égale à ED de x' comme centre, puis, des points de division 1, 2,*3... de mener des parallèles 1 b, 22', 33',.... à FI) jusqu’à la nouvelle circonférence. Les forces électromotrices appliquées E'j sont représentées par ob, 02', 03'...
- Si la self-induction de dispersion n’est pas sensiblement constante, et si on connaît sa variation, on peut faire varier l\ et la force électromotrice E.Çj correspondante en conséquence. Les directions de cette force élcctro-motricc seront toujours les mômes, mais elles n’aboutiront plus sur une demi-circonférence X.
- La figure 29 nous donne les principales modifications apportées aux résultats antérieurs par la dispersion magnétique.
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- La courbe du couple ne change pas si l’on a calculé les réluctances comme il a été dit. Il en est de même des courants induits.
- Les forces élcctromotrices appliquées ainsi que leurs décalages par rapport aux courants inducteurs augmentent de sorte que le facteur de puissance cos D' diminue pour un même couple. Pour le couple maximum, notamment, la tension passe de 117 à 125 volts, le décalage de 43 h 4<7,5, cos*)' de 0,73 à 0,65. La force électromotrice appliquée au démarrage devient OE, dans le triangle OER au lieu de OR.
- Pour calculer l\ nous avons compté sur une dispersion un peu forte, de façon à en obtenir un tracé bien clair, l\ — , sensi-
- blement.
- On voit qu’en somme le tracé graphique peut se résumer au quart supérieur et de gauche de la figure et aux courbes des lîux, des courants induits et des couples bruts. En effet, si
- F,D=OQ : F,ü= ou K.-gJ^I, ou ♦,
- ou I. ou E, el DG = ou ou t,
- OG= E, 4' = OE’, et oD = RJ,.
- On pourrait répéter ici, avec la notion de dispersion, les calculs que nous avons faits antérieurement (S VIII), sans tenir compte de la dispersion du flux. Ils sont applicables.
- Nous compléterons seulement par la détermination de la force électromotrice au synchronisme et au démarrage.
- Au synchronisme, la tormule (65) peut être utilisée directement
- E', = w,l, (L'i.+ l\
- qui peut servir avantageusement après la détermination de <1> et de », en se servant de courbes d’Hopkinson et des relations :
- Au démarrage, le diagramme des forces élcctromotrices est celui de la figure 33.
- ? approche de go°
- 1)G = R*I-xSi; (7°)
- La formule est très utile pour l’étude du démarrage sous un courant d’induit É maximum tolérable. Elle peut être transformée parce que au démarrage
- E*. = (Ri|i + R«Ii 7) * ï+ (* &)
- v ' ' + KW (7i)
- Connaissant E'n I,, R, et R2, à l’essai, au démarrage, on peut calculer <p, ou l\ assez approximativement par l’équation (71).
- C. — Fonctionnement sous tensions
- CONSTANTES ifi ALIMENTATION I. Couples bruts. — Reprenons la formule
- (62).
- C= A
- RQRG+tc
- fi
- „2, (CO, - Wjp L'V*, - 2 RjRjCO, (<», —u,) L'/,
- A= cil2
- Si oR, L'„ Lfi et /', sont des constantes, peut poser :
- Soit Râ invariable.
- Au synchronisme, (w, —w.) = o et le couple ;rait nul.
- A vide, (w,— cop est faible, t.r, R\ (L/1-M7Î a
- •=B\
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- seul de l’importance au dénomimr couple devient
- 3 RiW2! (L1, i i\y
- Au synchronisme, la courbe des st donc tangente à la droite
- Y', = ir-....
- (Lt + l'f/-
- w.lRho:
- Le retard (w, —wJ et la perte dans l’induit, pour couple donné, sont donc encore sensiblement proportionnels à la résistance d’une phase induite vers le synchronisme, mais le couple est diminué [voir (51)] dans le rap-port de n- à
- Au démarrage, »>, = 0, (a>, — to2) = to,, Rq Râ, est faible et le couple peut s’écrire :
- d- R2i 1< "2 -f- 2 R, R,L' L’a -j- [u’i L'-Lrq
- (74)
- On voit que le couple de démarrage est diminué par la dispersion et que, vers le démarrage, il diminue avec le retard suivant les ordonnées d’une courbe concave placée en des-
- sous de l’hyperbole équilatère que l’on obtient en négligeant la dispersion magnétique.
- Cette courbe est donc tangente à la courbe suivante et située en dessous
- Du synchronisme au démarrage, la courbe des couples est donc encore tangente à une droite et à une courbe concave, elle passe par conséquent par un maximum.
- La résistance d'induit qui correspond au couple maximum, pour un retard donné, se trouve en dérivant la relation (62) par rapport à R,
- [Rq( i.;, 4- /',)* + R,L'Vi- 2 R, RiL,s L',- uq rq]
- Approximativement :
- (75)
- 1 - V R*,+
- »
- N (ras
- “-ouvé R, = (io, — W,) L', VA sans dispersion. On voit que R.
- augmente avec cette dispersion. Dans notre exemple R,8 est négligeable et il vient
- R* = (*>,-
- ) V,
- L, + K
- • <4) L'
- âl-j- t&p
- La résistance d’induit qui donne le couple maximum pour un retard donné est donc plus grande que lorsqu’il n’y a pas de dispersion magnétique.
- Le relard qui fournit le couple maximum. lorsque IL est fixé, est :
- /Rg, +<*>*! (L1,
- ]/,
- St
- relation qui montre que la dispersion magnétique recule le point de couple maximum dans la marche- à résistance d’induit invariable.
- Le facteur des formules (77 et 78) est de 11 dans notre exemple.
- Le point de couple maximum qui se produisait pour un retard 27,6 fois plus grand
- dispersion,
- qu a courant constant produit seulement à u grand avec une dispers Les couples maximum aussi diminués.
- Le couple maximum remplaçant (w,—«>.,) par sa valeur dans relation (62).
- Déterminons-le en appelant
- D le coefficient constant
- plus
- . telle que V — de démarrage s
- \ct s’obtiendrai
- J_ V / + "A (A + i\Y
- h’t V R2 -f l’\
- approximativement 1 I
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- L'ÉCL AIRAU E ÉLECT RIQUE
- T.a relation (76} donne
- et.
- Cm„ -a-E'^-x-_________—
- Umax. — A ^ ^ R2, + [to, (L',
- w,= R,D,
- D
- + R.DUl* + uU'tT/J'2,- 2.ü,R,DUC
- v8o)
- On voit que, comme toujours, le couple maximum est indépendant de la résistance R2 du secondaire.
- Application. — Reprenons le moteur déjà examiné antérieurement, pour lequel nous faisons
- -----—----— U ———
- (L', + (L't + /',54
- - 4,43 X 11)7 X = 3,66 X K
- = B'-
- K.
- 1, [R2,(L', h i',)s + K\L\ q- 2l<lR.].'sU + wVXX] “ ]i Râ1+[w1(i:1 + /,1}+ R, 1) L',P + wJ, D* I.'-'X, — 2 w, R, D r.V i “
- inducteurs sont, au démarrage, d’après la formule (7.
- 277 G. G. S-
- ( Ri H- U
- K, EN2,/
- -KL)2
- d’où T, — 357 ampères.
- Les mêmes courants inducteurs sont, pour le couple maximum :
- •T- D3 LL
- U]M-
- >, R, DL'j',
- 600 C. G. S.
- d’où I, = 245 ampères.
- Le courant Iiraax> correspondant au couple maximum est donc indépendant de la résistance R, des circuits de l’induit.
- Les courants sont donc réduits de 690 et 570 à 357 et 245 ampères et les couples de 187Xio: et 179X io7à 87,8X 107 et 49X101 par la dispersion. La réduction sur le couple de démarrage est surtout remarquable.
- Si l’on admet que le bobinage inducteur de 3,6 mm de diamètre peut supporter 45 ampères maxima (densité de 4,4 amp par mm2), on calcule que le couple correspondant est de 13.7X1Û7 et qu’ainsi le couple maximum vaut 6,4 fois le couple normal, alors que le courant du couple maximum vaut 5.45 fois le courant normal.
- Le retard du couple maximum est
- R,
- L',
- R,
- i/**, + <(*-L + K2
- V R2, +4 K r\
- Pour atteindre le couple maximum au démarrage, la résistance de l’induit devrait être majorée dans le rapport de 1 à
- et devenir.
- 6 x 3.7 = 2,22 x 10 s ohm.
- Le courant resterait de 245 amp, soit 5,45 fois le courant normal avec une densité de 24 ampères maxima par mm2 dans le fil inducteur.
- Nous avons vu antérieurement que sous courant normal (45 amp) et sans dispersion, le couple maximum est de i6XioT, soit les -j- du couple normal. Pour avoir ce couple au démarrage, il eut fallu augmenter la résistance R, dans le rapport de 1 à
- et la faire de 6. io_4X-|o,5 =2,42X io~3 ohm
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- 35'
- et de section suffisante pour supporter momentanément
- 16 x — = 202 ampères.
- Le voltage à appliquer aux. bornes eût été E’\ =^lt + R2I, K CI,)2 = 362 volts,
- d’où
- E', - 19 volts.
- Pour obtenir ce voltage on aurait réduit la tension primaire par une résistance obmique ou un transformateur à insérer en circuit au démarrage.
- D. — Solution- graihiique dans l'hypothèse
- de l'alimentation sous potentiel courant
- Revenons un instant à la figure 30.
- Si on se donne la force électromotrice appliquée o3P constante en grandeur, et le courant inducteur correspondant I,, 011 peut déterminer exactement le point 3' qui est à l’intersection de la circonférence 03, ou oM avec la circonférence F3t obtenue en prenant oD - R, Ip DF=--oq I, (L'j-J - PJ ou FM = to/’j Ip et en traçant une demi-circonférence
- JJM 1-
- ayant------comme rayon et passant par r
- (le centre est le point .y). Une fois le point 3j obtenu, on a le point 3' en portant «<>, 1,
- parallèlement à DF en 34 3'.
- 03,, donne la force électromotricc constante appliquée E’,, 3'D la force électromotrice d’induction h\ oq - ou <f> ou <ï'R à di-
- verses échelles, Mj' la force électromotrice «->, Mj I2 ou F., ou ou I, aux memes échelles, oML'i T. ou «U"ou I,.
- Voici comment on fait la construction pour un régime donné.
- olM est la force électromotricc appliquée maintenue constante.
- On se donne un courant ÏP On porte R, I4 en ol>,, perpendiculairement à oR, <•>, L’j I4 en 0Zt et oq l\ É ou Z, Z,'4;àpaitii,deZ,'i, on décrit une demi-circonférence ayant • comme rayon ou 4'''' comme centre. Cette circonférence coupc la circonférence OM en E qui donne oE — E', ou force électromotricc applicable au courant É choisi. La ligne .\y.\! ou EU égale et parallèle à Z4 Z'q (4' est sur la circonférence DZ^ donne: 04'= Ep 1)4' = ^, oq (î* ou ‘Mi. ou ‘ï1 et Z4 4' = LO, Ms U ou Fa ou % ou Is.
- Ul S. IÎANAIH-E.
- MATÉRIEL FORTIS POUR CANALISATIONS AÉRIENNES
- A HAUTES TENSIONS
- A mesure que les transmissions électriques d’énergie sc développent, qu’elles desservent des lieux plus éloignes de l’usine génératrice, les tensions employées augmentent. Actuellement les tensions de 10000 à 15000 volts ne sont pas rares, aussi bien en Europe qu’en Amérique P).
- F Voici quelques-unes des installations employant des toisions comprises entre ces limites d’après la note de M. Blondi sur les Distributions électriques d’énergie publiée à la suite du rapport de M. Guillaiu sur le projet de loi concer-
- Ide nombreux essais ont été d’ailleurs faits dans ces dernières années, dans le but de
- volts, 5.0 km.
- Suisse : Combe-Garrot, 14000 volts, 20 et 48 km. — Montboron, 15000 volts. 60 km.
- Canada : Trenton, iooûo volts, 21 km. — Trois-Rivières (Québec), 12000 volts, 27 km. — Chaneblv-Montreal, 12000 volts, 60 km.
- États-Unis : San-Antonio, 10000 volts, 24 km. —
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- reconnaître s’il est possible d’élever encore la tension et d’après les résultats de ces essais, les ingénieurs américains envisagent maintenant la possibilité d’installations utilisant des tensions de 30 000 volts et plus. Ainsi on se propose de porter prochainement à 27 000 volts la tension de la transmission de Ogden River à Sait Lake City, qui déjà fonctionne sous 16 000 volts, et l’on parle de 33 000 volts pour la transmission en projet de Bear Creek.
- Cette élévation progressive de la tension a nécessairement amené des modifications dans le matériel d’installations des lignes. Le matériel employé dans les installations américaines a été à plusieurs reprises décrit dans ce journal en même temps que les installations elles-mêmes ; nous allons décrire aujourd’hui le matériel Fortis, que construit la maison J. Burns et C°, de Paris. Nous examinerons successivement les diverses parties de ce matériel : isolateurs, coupe-circuits et interrupteurs, pièces de raccord, ferrures et supports.
- Isolateurs. — Dans les isolateurs en porcelaine, les plus communément employés la résistance est considérable si l’isolateur ne présente pas de fissures et si la surface est vitrifiée d’une manière parfaite afin d’empêcher la pénétration de l’humidité. Aussi n'a-t-on guère à craindre, avec des isolateurs de fabrication soignée, de pertes de courant à travers la masse même, et l’unique difficulté à vaincre est d’empêcher le passage du cou-
- Stockton. 10000 volts, 16 km. — Salt-Laks-City, 10000 volts, 22 km. — Folsom-Sacramento, 11000 volts, 38 km. — Fresno, 11000 volts, 56 km. — Blue-Lnkes, 11 000 volts, 63 km. — Bakerfield. jj 500 volts, 23 km. — Minneapolis, j 2 000 volts. — Mechanicville-Schenectaiiv, 12000 volts, 39 km.
- j1) Sur les lignes télégraphiques et téléphoniques américaines on emploie presque généralement des isolateurs en verre. On en a proposé l’emploi pour les lignes de distribo-
- différents suivant la tension, et chaque modèle exigeant de grands frais d’outillage pour sa fabrication, cet emploi ne
- ranl, par la surface de l’isolateur, du conducteur qui y est fixé à la ferrure qui le main-
- Pour y parvenir, il convient de rendre le plus longue possible la distance que doit franchir le courant pour passer du conducteur à la ferrure et d’éviter le dépôt de l'humidité et de la poussière sur la palus grande partie de cette distance. Dans ce but ont été imaginés les isolateurs a double et triple cloche, les isolateurs à ailettes et les isolateurs ;î chambres d’air : les cloches et les ailettes augmentent la distance, comptée sur la surface de l’isolateur, séparant le conducteur du support métallique ; les chambres d’air offrent en outre l’avantage de s’opposer très efficacement, par suite des passages resserrés qui les séparent, aux remous de l’air apportant l’humidité et les poussières.
- Les isolateurs Fortis sont, suivant la tension des lignes où ils doivent être employés, de l'un ou l’autre de ccs types.
- Isolateurs; pour tensions inférieures à Soo volts. — Les isolateurs pour tensions inférieures à 500 volts sont a triples cloches.
- de hgae, grand modèle, pour
- La figure 1 représente un de ces isolateurs grand modèle, pesant 1 100 gr sans ferrure et résistant à un effort de traction maximum de 100 kg. Ce type comprend deux autres
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- modèles plus petits pesant respectivement 700 et 500 gr et pouvant résister à des efforts de traction de 70 et de 32 kg. En alignements droits, le conducteur se place dans la rainure de tète; en courbe et aux changements de direction, U sc place dans la gorge.
- La figure 2 donne le profil d’un isolateur
- lodele. pc
- d’arrêt, grand modèle, pesant 3900 gr et pouvant supporter un effort de 850 kg; un modèle plus petit, du poids de 1 100 gr, supporte un effort de 300 gr. Leur forme rappelle celle d'une grosse poulie en porcelaine. Les parties supérieure et inférieure sont munies de larges revers d’eau assurant l’écoulement rapide des eaux de pluie, qui contribuent alors au lavage des parties extérieures de l'isolateur.
- La figure 3 représente un isolateur de coupure, employé lorsqu’on veut faire une dériva-
- tion ou lorsqu'on veut intercaler un des interrupteurs dont il sera question plus loin. Cet isolateur pèse 1 100 gr et peut résister à un effort de 200 kg ; un modèle plus petit, pesant 750 gr, résiste à un effort de 125 kg.
- La figure 4 montre le mode de montage.
- Le même isolateur peut servir d’isolateur d’arrêt ; dans ce cas le conducteur est placé dans la gorge inférieure, la gorge supérieure étant utilisée pour y placer un fil d’acier formant hauban ffig. 5).
- Isolateurs pour tensions de Soo à 2 000 volts. —Ces isolateurs sont à ailettes. Dans le modèle représenté figure 6. du poids de 700 gr et pouvant supporter un effort de 70 kg, la distance entre le conducteur et la ferrure atteint 28 cm. Dans un modèle plus petit, ne pesant que 500 gr,- cette distance est encore de 26 cm.
- L’isolateur d’arrêt étant d’un emploi très restreint par rapport aux isolateurs de ligne, on n’a pas jugé nécessaire d’en établir un modèle spécial pour ce groupe ; on se sert de l’isolateur d’arrêt établi pour de plus hautes tensions.
- Isolateurs pour très hautes tensions. - — L’isolateur de ligne est représenté par la figure 7, l’isolateur d’arrêt par la figure 8.
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- Ces isolateurs pèsent respectivement 800 et 1 500 gr. Un modèle plus petit d’isolateur de
- Fig. 6. —Isolateur de ligne, grand modèle, pour tensions comprises entre 500 et 2000 volts.
- ligne ne pèse que 700 gr ; il n’y a qu’un modèle d’isolateur d’arrêt.
- Isolateur dt
- Ces isolateurs présentent, comme on voit, trois chambres d’air communiquant par des passages resserres.
- Coupe-circuits et interrupteurs. — Le coupe-circuit aérien (fig. 9 et 10), destiné aux lignesdont la tension ne dépasse pas 500 volts, se compose de deux grosses pièces en porcelaine, solidement entretoisées par une lame
- de laiton, et sur lesquelles s’enroulent les extrémités du conducteur. Deux fortes bor-
- nes de serrage servent à relier les deux portions de celui-ci au moyen, soit d’un fil de
- plomb, soit mieux, d’un fil de cuivre ayant un diamètre inférieur à celui du conducteur. La figure 11 indique le mode de montage.
- Fig. 11. —Montage d'un coupe-circuit aérien.
- L’interrupteur aérien a pour but de permettre à n’importe qui, agent de l’autorité ou passant, de couper la ligne sans danger, en cas d’urgence.
- Dans certains pays, l’installation d’appareils de ce genre en divers points de la ligne est obligatoire.
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- La figure 12 montre la disposition de cet appareil ; on remarquera que la pièce de jonc-
- o o
- par deux fils passant dans des trous appropriés ; ces fils se trouvent cisaillés par l’effort
- Fig. 13. — Montage d'un interrupteur aérien.
- d’arrachement. La figure 13 indique le mode de montage.
- En formant la pièce de jonction de deux parties métalliques isolées reliées par un fil
- F'g 14 et 15. — Coupe suivant CD et coupe suivant AB d’une pièce de raccord pour câbles de 25 à 70 mm2 de
- fin passant à l’intérieur de la poignée isolante, 1 interrupteur constitue en même temps un coupe-circuit.
- Pièces dp, raccord. — Lorsqu’on opère la jonction des fils de bronze siliceux par sou-
- — Chape pour fi>
- dure, le recuit qui en est la conséquence diminue de plus de moitié la résistance du fil à la rupture, 11 est dès lors impossible de soumettre la ligne aux mêmes tensions méca-
- i. — Dispc
- niques; il faut rapprocher et multiplier les poteaux, augmenter les flèches, etc.
- Pour éviter cet inconvénient, on emploie des pièces de raccord. Les figures 14 et 15
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- donnent deux coupes d'une pièce de ce genre préconisée par la maison Burns pour raccord de cable de 25 à 70 mm'2 de section. Elle se compose d’un disque métallique creusé d’une fente dans laquelle on engage les extrémités des câbles ainsi que deux clavettes en biseau, en acier doux, dont une des joues est taillée en lime. Il n’y a ainsi ni torsion ni pliage du conducteur, qui conserve toute sa roideur et sa résistance originelles ; en outre le serrage augmente avec la tension mécanique de la ligne.
- Pour les conducteurs de plus petit diamètre, le disque est remplacé par des manchons cylindriques renforces a chaque extrémité par
- Fkekutœs. — Les ferrures sont de divers modèles ; elles sont droites ou recourbées. Les ferrures droites ont une égale résistance en tout sens, tandis que les ferrures recourbées ont une résistance variable avec la direc-
- tion de l'effort ; aussi la maison Rurns recommande-t-elle les premières qui ont en outre l’avantage d’être d’une fabrication peu coûteuse et de permettre le remplacement facile des isolateurs brisés.
- Les ferrures droites sont fixées aux murs par des consoles à scellement, ou mieux, pour plus de commodité dans les réparations, par des consoles boulonnées sur des plaques scellées aux murs. Pour les fixer aux poteaux on emploie une console à tirefond, ou mieux un support h chape entourant le poteau. Les figures 16 et 17 représentent une chape pour isolateur d’arrêt.
- Poteaux. — Bien des dispositifs peuvent être employés suivant les conditions à remplir. La ligure 18 indique un mode d’assemblage de poteaux en bois permettant d’élever le conducteur jusqu’à 16 m au-dessus du sol.
- J. R K y VAL.
- COMPARAISON DES DÉPENSES ET DES RECETTES DES TRAMWAYS
- A TRACTION PAR CABLE, PAR TROLET SOUTERRAIN ET PAR CHEVAUX, A NEW-YORK
- Si l’examen des rapports financiers des compagnies de tramways démontre sans conteste que la traction électrique par trôlet aérien est le mode de traction le plus économique, les données nécessaires pour établir une comparaison entre les frais d’exploitation par traction à trôlet souterrain et par les divers autres modes de traction font presque entièrement défaut, tant par suite du petit nombre de lignes qui sont exploitées par le système à caniveau que par suite de la date relativement récente de leur mise en exploitation. En l’absence de renseignements positifs on en est réduit à des déductions reposant sur des bases si peu stables qu’on peut logiquement en arriver à des conclusions nettement opposées. Tandis que, en effet, beaucoup prétendent que l’exploitation
- par trôlet souterrain est économique, d’autres affirment qu’en raison des dépenses considérables que doit exiger l’entretien du caniveau, ce mode de traction ne peut avantageusement remplacer la traction animale, malgré les inconvénients reconnus de celle-ci. Et lorsque, pour se placer dans des conditions d’exploitation offrant quelque similitude, on compare Je système électrique à caniveau avec le système funiculaire, beaucoup d’ingénieurs se prononcent en faveur de ce dernier système, tandis que quelques autres proclament la supériorité de la traction par l'électricité.
- Les tableaux que public le Street Raihvay Journal dans son numéro de novembre et que nous reproduisons plus loin, nous fournissent quelques renseignements des plus
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- intéressants sur l’importante question de la comparaison des dépenses et des recettes des trois modes de traction : funiculaire, électrique à caniveau, et animale; ils ne peuvent donc qu’être accueillis favorablement par tous ceux qui s’occupcnt'de la question si importante des transports en public dans'les grandes villes. A la vérité ces tableaux ne sont pas exempts de critiques ; en particulier on peut leur reprocher de s’appliquer à des lignes dont la mise en exploitation ne date que de quelques mois; on peut leur reprocher aussi de ne donner que les dépenses d’exploitation et de ne pas faire figurer les amortissement et intérêts du capital d’établissement, pourtant si importants dans les lignes à traction électrique souterraine 1J) et à traction funiculaire. Mais tels qu’ils sont, ils ont une importance capitale, car ils se rapportent à des lignes d’une même ville exploitées par une même compagnie, et par conséquent dans des conditions d’exploitation permettant une comparaison. D’un autre côté ils semblent pouvoir être considérés comme exacts, car les directeurs du Street Raihvav Journal prennent soin de dire que, bien que n’ayant pu suivre dans tous leurs détails les comptes s’appliquant à un transport annuel de plus de 250 millions de voyageurs, ils ont toute confiance dans la sincérité des chiffres qui leur ont été communiqués par M. H.-H. Vreeland, président de la compagnie exploitante, la Metropolitan Street Railwav Company.
- On verra par les chiffres de ces tableaux que les frais d’exploitation par trôlet souterrain sont notablement inférieurs à ceux de la traction par chevaux, et même, contrairement à 1 opinion la plus répandue, à la traction par câble. Mais avaut de commenter ces chiffres, il importe de dire quelques mots du réseau auxquel ils se rapportent.
- Jusqu’au ier janvier 1893 toutes les lignes
- é) 150000 à 300000 fr par kilomètre de voie simple, suivant l’importance des travaux à effectuer pour le dépla-
- de tramways de New-York City furent exploitées par chevaux. Ce fut seulement au commencement de cette année 1893 que fut mise en exploitation la ligne funiculaire de la 59° rue à la Batterie, comprenant une longueur de voies d’environ 16 km. Deux ans plus tard, en 1895, vingt-quatre autres kilomètres de voies étaient exploités par le même mode de traction, dans les avenues Colom-bus, Neuvième et Lexington, où jusque-là aucune voiture de tramway n’avait encore circulé, si ce n’est cependant pendant quelques mois précédant l’inauguration des lignes funiculaires, un service à traction animale ayant été installé provisoirement en attendant la mise en fonction des câbles. Mais à ces 40 km de voies se borna l’application du système funiculaire.
- Dès 1896, la Metropolitan Street Rail-way Company, à qui avait été refusée l’autorisation d’appliquer la traction électrique à trôlet aérien, fait construire dans Lenox-Avenue '/J) une ligne à caniveau ; en prenant toutefois la précaution de donner au caniveau des dimensions permettant d’y placer un câble dans le cas où la traction électrique n’aurait pas été satisfaisante. Les résultats obtenus ayant donné toute satisfaction, le même mode de traction fut adopté pour la ligne de la quatrième Avenue, dont les divers tronçons furent successivement mis en service du ier novembre au 16 décembre 1897; pour la ligne de la seconde Avenue, mise en service du 22 mars au 3 avril 1898 ; pour celle de l’avenue Amsterdam et de la 59e rue, respectivement ouvertes à la circulation du 3 février au 20 mars et du 20 mars au 21 mai ; enfin pour la ligne de la Huitième Avenue dont le tronçon compris entre la 155e et la 59e rue fut inauguré le 7 mai, portant à 60 le nombre de kilomètres de voies exploitées par trôlet souterrain au 30 juin de cette année, date de fermeture de l’exercice auquel se rapportent les renseignementsdes tableaux. Depuis, comme nous l’avons annoncé dans
- [') L'Éclairage Électrique. IV, p. 508, 14 septembre 1895.
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- ce journal (*), quelques autres tronçons de voies à caniveau ont été mis en exploitation, et au 30 septembre, date jusqu’à laquelle le tableau III de la page 360 donne des indications, une bonne partie des lignes de la sixième et de la huitième Avenue étaient livrées à l’exploitation.
- L’ensemble des lignes à traction funiculaire formait alors 11 p. 100 et celui des lignes à traction électrique par trôlct souterrain 28 p. 100 du nombre total de kilomètres exploités par la Metropolitan Street Railway Company. Mais déjà aujourd’hui la proportion des lignes électriques se trouve augmentée par suite de la mise en service, pendant ces dernières semaines, de divers tronçons des voies de la sixième et de la huitième Avenue, et cette augmentation ne. peut manquer de s’accentuer encore à bref délai, la substitution de la traction électrique à la traction animale sur plusieurs lignes importantes étant dès maintenant décidée.
- Cette transformation rapide du réseau new-yorkais est d’ailleurs aussi bien goûtée par le public qu’elle est avantageuse à la compagnie exploitante.
- Non seulement les voyageurs sont plus rapidement et plus confortablement transportés sur les lignes à traction mécanique que sur les lignes à traction animale, mais les premières lignes leur offrent encore sur les secondes l’inappréciable avantage d’être desservies par un plus grand nombre de voitures. Aussi, tandis que les lignes à traction animale, qui forment cependant encore les 61 p. ioo du réseau total, 11’ont transporté, pendant le trimestre finissant le 30 septembre, que 30 p, 100 du total des voyageurs, les lignes à traction mécanique ont absorbé les 70 autres centièmes. Le tableau I ci-joint (p. 358) montre nettement l'accroissement du trafic des lignes à traction mécanique, principalement sur les lignes à traction électrique pendant le trimestre finissant au 30 septembre.
- TxtBLiiAu I. — Comparaison du trafic sur les diverses lignes.
- _ ÉLECT yy - 7
- Nombre de kilomètres exploites . . . Nombre moyen de km-voiturc. . . . Nombre moyen de voyageurs .... 34*2 p. ioo 40 » Il p.ioo 27,4 )> 28 » 20,2 p.100 18 » 28 p.100 39>r u 45,C p.100 61 P. 10» 33t7 a 30 »
- Quant aux avantages que retire la compagnie exploitante de cette substitution, il n’y a qu’à examiner les chiffres du tableau II (p. 359) pour les apprécier. On voit qu’en 1893, alors que toutes ses lignes étaient à traction animale, elle n’a pu distribuer de dividendes, tandis qu’en 1898 elle a distribué 7 500000 fr aux actionnaires, tout en mettant en réserve près d'un million et demi. Si l’on rapporte les bénéfices au kilomètre, on constate qu’ils ont passe de 2970 fr en 1893 à 29013 fr
- R Supplément du 19 novembre, t. XVIII, p. lxvi.
- en 1898, c’est-à-dire qu’ils ont décuplé en cinq ans, croissant à mesure que la traction mécanique se développait, la légère diminution que l’on remarque pour l’année 1897 étant due à l’ouverture de plusieurs lignes à faible trafic.
- Examinons maintenant les tableaux des
- pages 360 et 361.
- Ce qui ressort en premier lieu de la comparaison des totaux du tableau II est que l’exploitation par trôlet souterrain est plus économique que l’exploitation par câble et
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- Tableau II. — Recettes, dépenses et bénéfices de la Metropolitan Street Raihvay Company.
- 1893 1894 1895 1896 1897 1898
- Totaux Fr. Fr. Fr. Fr. Fr. Fr.
- Recettes brutes 26992330 32 I64 665 40 866 660 48 832 990 53895433
- Dépenses d'exploitation . . . . r3 481 630 76]19 78D 16 949 070 20945725 25 450 080 27445 520
- Bénéfices bruts d’exploitalion . 6631980 IO88725.SO 15 2IS 595 19920930 23 082 905 26 449910
- Charges fixes 6043010 0 20û 855 10 354 790 12586 695 IÔ I 42 «Go ll 5TI 655
- Bénéfices nets S8897„ > 572 695 4 860 805 7 334 240 6 949 950 8 938 255
- Dividendes payes 1 640 000 2025000 6262500 6 000 000 7 500 000
- Surplus 588 97° 67 305 2835805 1 071 740 949 95° 438 25s
- Par kilomètre df. voie
- Recettes brutes toi 534 1278,9 142 699 H? 420 15? I.i5 174 511
- Bénéfices bruts 33 430 51 457 75060 71 805 74 950 85857
- Charges fixes 30 460 44014 45 858 45 371 52 36s 56844
- Bénéfices nets 2970 7443 21526 26437 22 559 29013
- l’exploitation par chevaux. En effet, tandis que les frais d’exploitation par voiture-kilomètre pendant les douze mois s’étendant du 30 juin 1897 au 30 juin 1898, ont été de 31,7 centimes pour la traction par trôlet, ceux des deux derniers modes de traction se sont élevés à 50,9 centimes pour la traction funiculaire et h 55,4 centimes pour la traction animale. Les chiffres obtenus pendant le trimestre écoulé du 30 juin au 30 septembre, confirment les précédents tout en accusant un peu plus l’économie.
- Si l’on passe à l'examen des bénéfices nets par voiture-kilomètre, relatifs aux trois modes de traction, on constate que pendant l’exercice juin 1897 à juin 1898, la traction funiculaire l’emporte sur la traction électrique ; mais 1a différence est inférieure à 4 centimes, nullement en rapport avec le nombre de kilomètres-voiture, correspondant à chacun des modes de traction, et doit être attribuée à ce que bon nombre de lignes à traction électrique n’ont été exploitées que pendant peu de temps durant cet exercice ; ce qui le prouve d ailleurs c’est que, pendant les trois mois suivants, le bénéfice net par voiture-kilomètre est légèrement plus grand pour ces lignes que pour les lignes funiculaires.
- Si, enfin, on compare les dépenses d’exploitation. et les recettes brutes pour chacun des trois systèmes, on trouve que les dépenses sont, en pour 100 des dépenses, de 37,9 p. 100 pour la traction électrique, de 47,7 p. 100 pour la traction funiculaire, enfin de 63,3 p. 100 pour la traction animale.
- Quel que soit le point vue, la traction électrique l’emporte donc sur les deux autres systèmes de traction. Il faudrait cependant se garder de considérer ces chiffres comme définitifs, car, s’il est permis d’espérer que les recettes par kilomètre-voiture des lignes électriques nouvellement mises en service, augmenteront pendant quelque temps, il convient de ne pas oublier que les frais d’entretien de ces lignes augmenteront à mesure que leur durée de fonctionnement s’accroîtra. Il est vrai que les frais afférents à la génération du courant paraissent devoir s’abaisser, lorsque la compagnie exploitante aura remplacé les deux usines actuelles par l’usine unique, d’une puissance de 70 000 chevaux, qu’elle fait construire dans la 96e rue.
- Si l’on tient compte des diverses causes qui peuvent modifier ces chiffres, l’avantage semble néanmoins devoir rester à la traction électrique. C’est du moins l’opinion des direc-
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- TABLEAUX DES RECETTES, DÉPENSES ET BÉNÉFICES DES LIGNES
- DE LA METROPOLITAN STREET RAILWAY O, DE NEW-YORK
- ITRACTION FUNICULAIRE TRACTION ÉLECTRIQUE I TRACTION ANIMALE
- Tableau I. — Recettes, dépenses et bénéfices du3o juin i&’y~
- Recettes brutes (voyageurs). Dépenses d'exploitation . . . Bénéfices ....................
- 20651 125 9852450 10798 695
- 9 594 365 3637030
- 5 957 335
- 83,669 31,713 5N956
- 3 o juin 21877985 7 586 810
- AA
- Tableau IL — Détail des dépenses d’exploitation.
- : Réparations des voies; éclisses, main-d’œuvre - - •
- >. » >- éclisses, matériaux.........
- 5 >* » rails.......................
- I » » aiguilles,boulons, écrous, etc.
- ; » » attaches, traverses.........
- 3 » des parties aériennes et souterraines. .
- 7 » et remplacement des câbles..................
- 3 » desappareilsdenettoyagedesconduites.
- ) » des graisseurs..........................
- 3 » des poulies, épissures............. . . .
- 1 » des bâtiments.................
- 2 Enlèvement de la glace et de la neige et nettoyage
- Totaux.
- 4°3 935 946 955 58 79°
- 203 540
- Entretien de l’équipement.
- 13 Réparations des voitures.........................
- 14 » des câbles ou de l’équipement électrique.
- 17 „ des instruments et moteurs............
- 343 840 211 435 8 57°
- 1.5 640
- 740 28 895
- 4005 [3 655
- 364640 37 745
- 27885
- 825
- 86310 48 33°
- 580 725
- 3°7 245 40 t 640
- TOTAL
- ATI1
- 52 I23 475 92,070
- 27 780 635 49,073
- 1 24 342 840 42,997
- 602 640 1,054
- 70 58S 0.124
- 9 295
- 94 020
- i3695
- 433 655 0-775
- 946 955 1,674
- 79 94° o,i55
- 203 600 o.372
- 106 200 0,186
- Iioqio o,i«,
- 138625 0,248
- 2 8lO 120 4.96
- 794 520 1 -395
- 36i 2.35 0,651
- 10 975 ”
- 1 166725 2,046
- / 23 Gages des palefreniers.....................
- f 24 Enlèvement du fumier.......................
- 27 Valets d'écurie, épisscurs et aides.........
- 28 ingénieurs, pompiers et employés des usines.
- 32 Charbon pour les usines.....................
- 33 Eclairage et fournitures diverses des usines. .
- 34 Dépenses d'eau..............................
- Transport.
- 25 Conducteurs et receveurs.........................
- 26 Inspecteurs, aiguilleurs, etc....................
- 29 Dépôtdes voitures ; horlogers, nettoyeurs, graisseurs
- 30 Eclairage des voitures...........................
- 31 Graissage des voilures et dépenses diverses . . . .
- Frais généraux.
- 35 Salaires et appointements 39-40 Contentieux, accidents. 41-48 Autres frais généraux .
- Totaux des dépenses d'exploitation Nombre de kilomètres-voitures
- J5! 795 75i 625 340 495
- 12 S»5 O 095 EU ÎUm \
- 2 225 915
- «433 0,062 202 095 0,775 210990 o,372
- 425 35 545 0,248 35 420
- 0,063 63 975 55,8 1739275 6,758 1 815 670 3-317
- 1,674 103 310 0,899 I 200 430815 0.775
- 255 075 2 275 781905 i-395
- 0,403 26 850 0,248 295 1 ^ -nT, 0.186
- o,558 29 210 0,248 5=: 690 0,217 193 770 0,34'
- 6,262 803375 5,270 5 -17040 .9.840 6934 335 12,245
- 38,383 , 785 635 15,407 5 781 97; 22.413 tt mg — 10.623
- 3-72 251 460 2,201 597 000 2,294 I 566020 2,759
- 0,961 136 960 1,209 316 225 1,24 6,37 285
- 1,023 5 7io 0,062 58 450 0,217 o,434
- 0,34i 2o 790 0,217 35 955 0,124 r46 405 0,217
- 24,397 2 285 555 ,9,065 6789605 26.319 O 695 765 24,211
- 0.775 55 255 0,598 209 690 0,806 .,,6,r °,744
- 3-875 219 i43 ,,891 395 380 L519 1.366 i.,5 2.418
- 1.707 i6ù Dco 1,395 889810 3,44' I 390 8lO 2,449
- 6.417 434 890 3,782 1 494880 5,797 3.7369° 5,6n (
- 50,902 3 637 030 n 7-G4., 31-713 14291 175 55,397 27 ;30 635 49,073
- Tabuîau III. _ Recettes, dépenses et bênéfic,
- Recettes brutes (voyageurs). Dépenses d'exploitation . . . Bénéfices ..................
- Détails des dépenses. Entretien de la voie. . . .
- >- de l'équipement. Puissance................
- Frais généraux...........
- | Nombre de kilomètr
- Totaux .
- 4 724 925 2 491 59° 2 233 335
- 2491 590 4 544 612
- 14,911
- 3-999
- 6.324
- 24,738
- _ 4-464
- 54,405
- du 3o juin 5284330 3 243 080
- 67 765
- 281 015
- 1 .'A4 445 185920
- 2 041 250 6 495 609
- 25 591 859
- au 3o septembre
- 80,693 1 5045500
- 31,186 3 132 605
- 49,507 | 1912 895
- 1 443 505
- 3 '32 605 5 601 740
- 89,342 1 15054755
- 55,459 | 7665445 I 45.694 33,883 | 7389310 | 44,05:
- 446 945 1 779870
- 3 889 080 678 080
- 7 665 445 16 641 963
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. XVII. N 48. 26 Novembre 1898. REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. — N° 48.
- teurs du Sreet Railway - Journal. Ceux-ci estiment, en effet, que si tout le réseau de New-York était exploité par traction électrique, les dépenses par voiture-kilomètre seraient d’environ 2 x centimes plus faibles qu’avec la traction funiculaire, la diminution s’élevant à 11 centimes pour l’entretien des voies, à 4 centimes pour la génération de la puissance motrice, à 4,5 centimes pour les frais afférents au transport et à 1,5 centimes pour les frais généraux. Une comparaison analogue entre la traction animale et la traction électrique indiquerait en faveur de celle-ci une diminution de 19 centimes pour la puissance motrice, de 4,5 centimes pour les frais de transport et de 1,5 centime pour les frais généraux, diminution compensée en partie par une augmentation de 1,5 centime des dépenses d’entretien des voies et de 1,5 centime des dépenses d’entretien du matériel roulant ; soit un gain de 22 centimes par kilomètre-voiture.
- Ces déductions paraissent fort vraisemblables si l'on examine successivement les différents chapitres des dépenses du tableau II des pages 360 et 361 et si en même temps on cherche à se rendre compte des causes qui ont pu fausser les chiffres de ce tableau pendant l’exercice auquel il se rapporte.
- Si nous prenons en effet les dépenses relatives a l’entretien de la voie de roulement (n03 1, 2, 3, 4 et 5), nous trouvons respectivement 16 cent, 4,4 cent et 17,5 cent par voiture-kilomètre pour la traction funiculaire, électrique et animale. Evidemment, les voies de traction électrique étant neuves, le chiffre correspondant a ce mode de traction est trop faible ; mais, d’autre part, ceux qui sont relatifs aux deux autres modes de traction et principalement à la traction animale, sont aussi trop faibles, d’une part, parce que les lignes funiculaires sont encore relativement récentes et que d’autre part les lignes à chevaux destinées à être bientôt transformées n’ont été réparées que sommairement.
- Quant aux dépenses relatives à l'entretien des caniveaux (nos 6 à 10), elles augmenteront
- certainement avec le temps pour les lignes à miction électrique. Toutefois, il paraît certain qu’elles ne pourront être plus élevées pour ces lignes que pour les lignes funiculaires, le mouvement du câble dans le caniveaux de celles-ci étant la cause la plus importante de détérioration et n’existant pas dans le caniveau des voies électriques.
- En adoptant 11 cent par kilomètre-voiture comme différence en faveur du système électrique sur le système funiculaire, et 1,5 cent, comme différence en faveur de la traction animale sur la traction électrique, pour le chapitre des dépenses totales d’entretien des voies, les directeurs du Street Railway Journal ne peuvent donc s’étre écartés beaucoup des résultats que donnerait une pratique de plus longue durée.
- L’examen des dépenses afférentes au matériel roulant conduirait à la même conclu-
- Si l’on passe aux dépenses de production de la puissance motrice (usines et chevaux), il convient de faire remarquer que les frais assez importants de nourriture et d’achat de chevaux portés au compte de la traction électrique sont dus à une cause fortuite : une ligne à traction animale en correspondance avec la ligne électrique de Madison-Avenue. Si l’on tient compte de cette dépense accessoire et de l’économie qui résultera nécessairement de la mise on exploitation de la station génératrice actuellement en construction, les chiffres de 4 et de 19 cent adoptés comme représentant les diminutions des dépenses de ce chapitre, par voiture-kilomètre, occasionnées par la traction électrique ne peuvent paraître exagérés.
- Quant aux deux autres chapitres de dépenses, frais de transport et frais généraux, l’avantage que les chiffres du tableau accusent en faveur de la traction électrique ne peuvent que s’accentuer à mesure que celle-ci se développera; la traction électrique permet en effet d’augmenter le nombre de voitures-kilomètre'; d’où diminution des dépenses par voiture-kilomètre.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 363
- Il semble donc bien établi que, du moins à New-York, la substitution de la traction électrique par trôlet souterrain à la traction funiculaire diminue de 21 cent les frais d’exploitation par voiture-kilomètre, contrairement à l’opinion très répandue d’après laquelle la traction par câble serait la plus économique là où le trafic est intense, et que la substitution de la traction électrique à la traction animale entraîne une' économie de 22 cent par voiture-kilomètre.
- Si la première conclusion n’intéresse que
- médiocrement ceux qui s’occupent de la traction dans Paris, la seconde a pour eux un intérêt plus immédiat. Reste a savoir si l’économie sera du même ordre qu’à New-York. Les documents nous manquent pour résoudre complètement cette question, mais il ne nous paraît pas douteux que cette économie des frais d’exploitation ne reste, pour bien des lignes à trafic intense, très notablement supérieure aux frais résultant de l’amortissement et des intérêts du capital d’établissement des voies à caniveau.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Parafoudre électromagnétique Garton..
- Cet appareil, dont la figure 1 donne une
- bobine M, se compose d’un cylindre de charbon A, relié par un conducteur R et un câble souple C à une tige filetée D, d’un bloc de fer E dans lequel s'engage la tige D, d'un tube en matière isolante contenant D et E, de deux blocs de charbon F et H dont les extrémités en regard sont taillées en pointes,
- Fig. 2. — Parafoudre Électromagnétique Garton.
- Coupe horizontale par la bobine.
- enfin d’une bobine à fil fin mise en dérivation en M et en N sur la tige de charbon A.
- Lorsque la tension de la ligne par rapport au sol devient assez grande pour produire un arc entre les pointes des charbons F et H, la ligne se trouve mise en communication avec la terre par le fil qui se voit à droite de la figure 1, le charbon A, les conducteurs B et C, la tige D, la masse de fer E et les deux charbons F et H et enfin le conducteur reliant ce dernier charbon à la terre. Mais dès qu’un
- vue de face et la figui
- coupe par la
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVIÏ. — ND 48
- courant circule ainsi, un courant dérivé passe dans la bobine et a pour effet de relever brusquement la masse de fer E, qui rompt le courant. La masse de fer retombe alors et la même série de phénomènes se répète jusqu’à ce que la tension de la ligne ait repris sa valeur normale.
- La caractéristique de ce parafoudre est que, l’arc étant continuellement rompu, l’appareil lui-même ne risque pas d’être brûlé. Il offre, en outre l’avantage de pouvoirêtre réglé avec beaucoup de facilité et dans de très larges limites en faisant varier l’écartement des charbons F et II, en modifiant la résistance de la tige de charbon A, en diminuant ou augmentant la distance des deux contacts M et N, ou en modifiant l’enroulement de la bobine.
- Depuis 1896, cet appareil est employé avec succès aux États-Unis ; il est vendu en France par MM. Cadiot et Cie.
- Plaque tournante électrique pour locomotives (' !.
- Cette plaque tournante, d’assez grandes dimensions pour recevoir les locomotives à tender les plus longues, a été récemment mise en service par le Erié Railroad à son dépôt de Jersey. Les figures 1 et 2 en donnent la vue en plan et l’élévation.
- Le moteur, de 15 chevaux, k enroulement en série, est k arbre vertical. La partie supérieure de l’arbre A porte un pignon engrenant avec une roue calée sur un arbre intermédiaire B qui commande k son tour, par pignon et roue dentée, un autre arbre C. Ce dernier porte inférieurement un pignon D engrenant avec la crémaillère circulaire EF fixée au fond de la fosse. Un frein k friction permet d’arrêter le moteur. Deux appareils de mise en marche avec dispositif pour renverser le sens du courant sont placés aux extrémités de la plateforme, permettant ainsi de commander lama- (*)
- (*) The Electrical World, t. XXXII, p. 40:, 15 octobre 1898.
- neeuvre de l’une ou l’autre extrémité et de faire tourner la plaque dans n’importe quel
- Le courant, fourni par le réseau d’éclairage
- de la Jersey City Electric Light Company, est amené par des conducteurs aériens jusqu’à proximité de la fosse. Des conducteurs souterrains passant sous la fosse, puis k l’inté-
- rieur de l’arbre creux qui supporte la plateforme en son centre, le conduisent k deux bagues fixées sur cet arbre par des supports isolants. Des contacts glissants appuyant sur ces bagues mettent celles-ci en communication électrique avec le moteur. A l’entrée de la canalisation souterraine sont places un interrupteur bipolaire et un coupe-circuit.
- La manœuvre de la plaque est très simple. Des que la plaque a tourné, sous l’action du
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- moteur, du cinquième environ de l’angle dont on veut la faire tourner on interrompt le courant •, la'force vive acquise suffit pour achever la rotation; le frein à friction arrête le moteur au moment voulu.
- Pour une rotation de i8o’ la manœuvre ne dure que trente secondes environ, donnant ainsi un gain considérable sur le temps employé auparavant avec la manœuvre a la main, le nombre des locomotives passant journellement sur la plaque tournante variant de 175
- Outre cette économie de temps, fort appréciable dans un service aussi intensif, il y a aussi économie d’argent. Il fallait auparavant deux équipes de quatre hommes travaillant chacune douze heures par jour et occasionnant une dépense mensuelle de 2 000 fr. Avec l’emploi de l’électricité il suffit de 2 hommes payés 250 fr par mois chacun. La dépense mensuelle d’énergie électrique s’élevant à 100 fr seulement et l’amortissement du matériel électrique, compté à 10 p. 100, n’étant que de 50 fr par mois, on réalise une économie de 1 350 fr. par mois. J. R.
- Étude pliotométrique de l’arc enfermé;
- Par Charles Mattiiews, W.-II. Thompson etJ.-E. lln.BiSH (’).
- Les difficultés que présente toute mesure photométrique se trouvent encore augmentées dans l’étude de l’arc électrique par la différence notable de coloration que présentent dans ce cas la source étalon et la source à étudier et par les variations considérables et rapides que subit la quantité de lumière émise par un arc suivant une direction fixe. Avec l’arc enfermé, le globe de verre dépoli qui entoure l’arc rend la différence de coloration avec la source de comparaison moins sensible qu’avec Tare libre, les radiations lu-
- 0 Tlx Ekctricoî World, t. XXX.1I, p. 368, 8 octobre 1898. Mémoire présenté an meeting de l’American Institut of Elec-«ncal Kngineers, New-York. 28 septembre 1898.
- 365
- mineuses de faible longueur d’onde étant absorbées par ce globe, et la précision des mesures est alors plus satisfaisante. Quant aux variations de la quantité de lumière émise suivant une même direction, qui sont dues aux changements de position de l’arc par rapport aux charbons, elles sont particulièrement importantes dans le cas de l’arc alternatif (elles atteignent parfois 100 p. 100) et on ne peut éliminer leur influence sur les résultats qu’en faisant rapidement un grand nombre de mesures et prenant leurs moyennes. Pour diminuer le temps nécessaire aux mesures les auteurs disposaient au-dessous du banc photométrique d’un photomètre Krüss-Bunsen un cylindre tournant autour d’un axe parallèle à ce banc ; quand l’égalité d’éclairc-ment des deux plages de l’écran photomé-trique était obtenue, il suffisait d’appuyer sur un bouton pour repérer sur le cylindre la position de l’écran et en même temps faire tourner le cylindre d’un angle suffisant pour que l’inscription suivante se fasse sur une autre génératrice; par ce mode d’inscription un seul observateur pouvait faire les mesures photométriques sans cesser de regarder l’écran.
- Divers types de lampes à arc enfermé, en usage aux Etats-Unis, ont été étudiés parce procédé à l’Université de Purdue. Les diagrammes polaires des figures 1, 2 et 3 représentent les résultats obtenus avec trois lampes à courant alternatif que les auteurs désignent respectivement par A, B, C. Le diagramme de la figure 4 se rapporte à une lampe du type A alimentée par du courant continu. Dans tous ces essais la source de comparaison était une lampe à incandescence étalonnée, après chaque essai, avec une lampe Hefner. Les charbons étaient toujours des.charbons « Eiectra ».
- Lampe A. — Cette lampe construite pour fonctionner sous une différence de potentiel de 104 volts fonctionnait, pendant les essais, dans les conditions qu’indiquent les chiffres suivants :
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. - N” 48.
- Différence de potentiel aux bornes. 103,2 volts.
- Intensité du courant.............. 5,84 ampères.
- Puissance totale absorbée (apparente)............................602 watts.
- Puissance totale absorbée (vraie) . 407 »
- Pu;ssance absorbée dans le méca-
- Puissance absorbée dans l’arc . . . 327 »
- Facteur de puissance.............. 0,67
- Intensité moyenne sphérique. . . . 110,5 hefners.
- Puissance totale par unité Hefner . 3,6.8 watts.
- Puissance dans l’arc par unité Ilef-ncr............................... 2,96 »
- Le facteur de puissance provient de l’induction du mécanisme, car, ainsi que l’a montré M. Blondel, dans l’arc lui-mème la force électromotrice et l’intensité du courant sont rigoureusement en pbase(1).
- La figure 1 qui, comme il a été dit, représente les résultats des mesures photométri-ques, indique une légère dissymétrie de la répartition de la lumière par rapport à l’horizontale, Cette dissyme'trie doit être attribuée en partie à une dissymétrie du globe entourant l’arc et en partie a des réflexions de la lumière sur la portion supérieure de la monture.
- On reconnaît néanmoins la forme caractéristique, dite en ailes de papillon, que l’on obtient avec l’arc libre à courant alternatif ; les lobes de la courbe sont moins allongés et plus rapprochés de l’horizontale que dans ce dernier cas.
- D’ailleurs, la forme de la courbe varie un peu à mesure que les charbons se consument ;
- en outre les variations rapides qu’éprouve l’intensité dans une direction fixe modifient constamment cette courbe.
- Lampe B. — Cette lampe était munie d’un réflecteur en verre dépoli. Le minimund’intensité, qui dans le cas précédent correspondait à l’horizontale, se trouve maintenant dans une direction à io° environ au-dessous de l’horizontale.
- Les auteurs ne pensent pas cependant que ce déplacement de la direction du minimum soit dû à la présence du réflecteur, car ils ont
- (ri Voir L'Éclaiiage Électrique, t, XII, p. 41t.
- observé une ou deux fois la même particularité avec des lampes sansréflecteur. Ils croient qu’il doit être attribué à ce que les plans qui limitent les deux charbons, quoique parallèles, ne sont pas perpendiculaires aux axes de ces charbons.
- Lampe C. — Les conditions de fonctionnement de cette lampe pendant les essais sont indiquées par le tableau suivant :
- Différence de potentiel aux bornes, jjo volts.
- Intensité du courant.................. 7 ampères.
- Puissance totale absorbée (apparente)-..............................770 watts.
- Puissance totale absorbée (vraie) . 484 »
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- REVUE D’ELECTRICITE
- Puissance absorbée dans le méca
- Puissance absorbée dans l'arc. , . 36,1 »
- Facteur de puissance............. 0,63
- Intensité moyenne sphérique. . . . 83,8 hcfners.
- Puissance totale par unité Ilcfncr . 5,76 watts.
- Puissance dans Tare par unité Ilef-
- Les deux courbes de la figure 3 se rapportent, l’une au cas où l'arc est enfermé dans un seul globe de verre dépoli, l’autre au cas où un second globe entoure le premier.
- La courbe relative au premier cas est tout à fait anormale. Son extension au-dessous de l’horizontale résulte de la présence d’un réflecteur placé au-dessus du globe interne; quant au maximum que l’on observe sui vant la direction inclinée de 20° sur l’horizontale et située au-dessus de cette ligne les auteurs ne peuvent l’expliquer que par un défaut de centrage des charbons.
- La courbe relative au cas où un second globe dépoli est employé montre que l’intensité est plus grande au-dessus qu’au-dessous du plan horizontal. Les auteurs ont reconnu que cette particularité était due à ce que la partie inférieure du globe externe était beaucoup moins transparente que la partie supérieure.
- Les auteurs font aussi remarquer que la différence des intensités suivant une même direction n’est pas en réalité aussi marquée que l’indique la comparaison des deux courbes de la figure 3, carie miroir de leurphotomètre n’était pas suffisamment grand pour renvoyer sur l'écran photométrique tous les rayons émis par le globe extérieur.
- Lampe A avec courant continu. — Les conditions de fonctionnement de cette lampe sont indiquées par les chiffres qui suivent :
- Différence de potentiel aux bornes. 108 volts.
- Intensité du courant.............. 4,96ampères.
- Puissance totale absorbée.........530 watts.
- Puissance absorbée dans le mécanisme ............................152 »
- Puissance absorbée dans l'arc . . . 38.-] »
- Intensité moyenne sphérique . . . 197,3 hefners.
- Puissance totale par unité Hefner- 2,72 watts. Puissance dans l’arc par unité Ilef-ner............................ i-9S »
- La figure 4 représente la courbe obtenue. La pointe que l’on remarque suivant la direction faisant un angle de 20° avec l’horizontale est due au petit cratère du charbon négatif. Suivant les auteurs, la forme de cette courbe peut être considérée comme caractéristique de l’arc enfermé à courant continu.
- Variations de l’intensité lumineuse de l'arc enfermé à courant alternatif. — Les variations de l’intensité lumineuse suivant une même direction sont très importantes, principalement lorsque l’arc est alimenté par un courant alternatif. La ligure 3 indique les va-
- riations observées par les auteurs avec un arc alimenté ainsi. Les abscisses indiquent le temps en minutes, les ordonnées les variations en pour cent de l’intensité moyenne.
- Conclusions. — Les autres types de lampes à courants alternatifs ont fourni des résultats compris entre ceux relatifs aux lampes A et C. La lampe À est donc la plus économique. Comme les charbons étaient les mômes dans tous les essais, cette économie ne peut être attribuée qu’au mode de construction de la
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- lampe, ce qui montre l’importance des détails I de construction.
- La comparaison des résultats obtenus avec deux lampes du type A alimentées, l’une avec un courant alternatif, l’autre avec un courant continu, montre que ce dernier mode d’alimentation est préférable au premier. Non seulement il y a économie de puissance à intensité moyenne sphérique égale, mais en outre la répartition de la lumière est meilleure pour les usages courants.
- Les résultats obtenus par les auteurs pour
- l’arc enfermé à courant continu sont cependant moins favorables que ceux obtenus par divers autres expérimentateurs. Quelques-uns de ceux-ci ont en effet trouvé que le rendement lumineux de l’arc enfermé est égal à celui de l’arc libre. Les auteurs font observer à ce propos que ce résultat est difficilement compatible avec le fait que le globe interne absorbe une quantité considérable de lumière et fontremarquer que leurs résultats concordent parfaitement avec ceux qu’a obtenus récemment M. Nichols. J. B.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIb lÉ INTERNATIONAL F. DES ÉLECTRICIENS Séance du mercredi 9 novembre 1898.
- M. G. Pellissier expose les conditions générales sur lesquelles doit reposer la tarification rationnelle de l'énergie électrique, sujet bien connu de nos lecteurs. Il insiste en débutant sur l’avantage qu’il y a de rendre le courant à aussi bas prix que possible et cite à ce propos les résultats obtenus à Brigbton et à Vienne. Dans la première ville le prix du courant qui était de 73,5 cent, le kilowatt-heure en 1892, fut réduit en 1893 par l’application du tarif différentiel; en 1897, l’énergie électrique en excès d’une utilisation quotidienne de 1 heure était facturée à raison de 15,75 cent, le kilowatt-heure. Or, les résultats ont été les suivants :
- 1892 ........... 156000 kw-h 300 fr
- 1893 ........... 286900 » 75000»
- i394........' 583 701 ,» 125000»
- 1895 ........... 867494 » 165000 »
- 1896 ......... 1388871 » 258000 »
- 189/........ i 992 527 » 355000 »
- La limite inférieure à laquelle il convient d’arrêter l’abaissement de prix est déterminée par cette considération que chaque abonné doit être une source de profits, car si l’on
- vendait si bon marché aux uns que le contrat entraînât une perte, pour rétablir l’équilibre on serait conduit à vendre trop cher aux autres et on éloignerait ainsi ces derniers pour ne conserver que les clients ruineux. Cette considération emraine à étudier d’abord le prix de revient de l'énergie électrique.
- A Brighton, en 1897, avec un débit total de 1 992 527 kilowatts-heure, la puissance maxima fut de 1 300 kilowatts [V ; le coefficient de consommation a donc été de 1 533 heures. Les charges fixes atteignirent 545400 fr, soit 420 fr par kilowatt et les dépenses d’exploitation 136350 fr, soit 6,82 centimes par kilowatt-heure.
- La somme des intensités maxima demandée par tous les abonnés est plus grande que l’intensité maxima à l’usine, parce que tous les abonnés n’allument pas leurs lampes au même instant. Le rappoi't de la somme des puissances maxima demandées par chaque abonné individuellement à la puissance maxima de l’usine constitue le coefficient de
- (p La puissance maxima qu’il convient d’adopter dans ces calculs est la moyenne des puissances maxima observées deux années de suite, parce que le nombre de lampes augmente d'année en année et que les lampes nouvelles con-
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- diversité. Sa valeur atteint en moyenne à Brighton 1,5 ; par conséquent.chaque abonné ne doit payer que 0.66 des charges fixes calculées d’après l'intensité maxima à l’usine, soit42oXo,66 =277 (rpar an et par kilowatt ou 75,85 centimes par jour. La première heure d’utilisation coûte donc 75,824-6,82, soit 82,75 centimes, et les kilowatts-heure dépensés en surplus peuvent être vendus à très bas prix, puisqu’ils ne coûtent que 6,82 centimes. C’est le principe du tarifdifférentiel déjà expose dans 110s colonnes, et ces chiffres expliquent les résultats financiers obtenus à Brighton et dans les villes qui ont adopté le même tarif, malgré les bas prix appliqués.
- La discussion des différents modes de tarification a déjà été faite ici même par M. PcI-lissier, et nous renvoyons le lecteur pour cette partie de la communication à l’article en question ff).
- M. de Marchena décrit ensuite les tramways à traction mixte de la place de la République à Aubervilliers et à Pantin. Les chiffres suivants compléteront la description que nous avons déjà publiée de cette installa-
- La caisse servant à loger la batterie mesure :
- Longueur........ 1,725 m
- Largeur......... 2.080 »
- Hauteur. ....... 0,605 ;>
- Les 224 éléments sont divisés en 8 groupes de 28 cléments chacun. Chaque élément
- comprend :
- 3 plaques positives. . . 5 kg
- 4 plaques négatives. . . 4 »
- Acide (250 B)......... 2,50 »
- Connexions et bac . . 1,50 »
- Total.......... 13 kg
- I.e poids des 24 cléments est donc de 224 x 13= 2 912 kg
- Auquel il faut ajouter le poids des 8 petites caisses, à 50 kg l’une . . 400 »
- et le poids de la grande caisse. • . 500 >>
- Ce qui porte le poids total à. . . . 3812 kg
- (') L'Éclairage Électrique, t. XII, p. 537, 18 sep. 1S97. (h L’Éclairage Électrique, t. XV, p. 45 5, Il juin 1898.
- Les plaques positives sont du type à augets avec oxydes rapportés: les plaques négatives sont obtenues par réduction du chlorure de plomb (modèle de la Société pour le travail électrique des métaux).
- Le poids total de la voiture est d’environ 18 tonnes se Départissant ainsi :
- Caisse............... 4 500 kg
- Trucks............... 3 000 »
- Moteurs et équipement. 2500 »
- Batterie............. 3800 »
- 56 voyageurs......... 4000 »
- Total......... 17 8no kg
- Soit environ 250 kg de poids mort par place offerte.
- Le fil de trôlet a 110 mm2 de section entre les Quatre-Chemins et Aubervilliers et 53 mm2 ailleurs.
- Les deux feeders, l'un pour Pantin, l'autre pour Aubervilliers, ont chacun 300 mm2 de section. Le retour du courant sc fait par les rails et par un feeder isolé, souterrain, branché aux Quatre-Chemins.
- M. de Marchena a fait sur ces voitures de nombreux essais dont voici les résultats principaux:
- Dépenses d'énergie électrique mesurées aux bornes
- Consommation constatée en essais sur des voitures vides (poids :
- 14 tonnes environ), sur le trajet Place de la République-Pont de Flandre et retour ^longueur :
- 9,3 km, avec 15 arrêts intermédiaires) ....................550 watts-heure
- par voiture km.
- Consommation constatée en essais avec voitures chargées pesant environ 17 tonnes; même trajet, mêmes arrêts............C25 watts-heure
- par voiture-km.
- Consommation constatée en service courant sur le même trajet, avec nombre d’arrêts généralement supérieurs (environ 25 à 30). . . 675 à &<XMv-h
- par voiture-km, en moyenne
- Ces chiffres sont très bas, étant donné le
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- poids considérable .des voitures ; ils s’expliquent par ce fait que les moteurs sont bien appropriés au service à effectuer ; ils ne comprennent pas les pertes en ligne ni les pertes entraînées par l’emploi des accumulateurs. On peut se rendre compte de l’importance de celles-ci en comparant les chiffres précédents aux consommations ci-dessous relevées à i'usine.
- Consommation moyenne relevée a l’usine parvoiture-kilomètre, étant donné qu’environ un tiers du parcours est effectué par trôlet et deux tiers par accumulateurs :
- Mois de juin........... i 122 w-h
- » juillet. . . . 1334 »
- » août .... 1462 »
- Avant l'établissement du plein service, lorsque le parcours avec accumulateurs était moins important, on avait constaté les consommations suivantes :
- Mois d’avril....... 883 w-h
- » de mai......... 1058 >'
- L’emploi des accumulateurs entraîne donc une dépense considérable d’énergie électrique ; par contre, il permet de réduire les frais de génération du courant en raison de la plus grande stabilité de marche des moteurs. Voici les chiffres relevés en pratique :
- Avril.......01,25 par kw-h (échappement libre)
- Mai.........0,089 » (condensation)
- Juillet .... 0,067
- Août...........0,069
- Ce sont des chiffres très bas étant donné le peu d’importance de l'usine: toutefois, il serait nécessaire de savoir quelles sont les dépenses comprises dans ces prix de revient.
- La communication de M. Maurice Leblanc sur L'excitation des génératrices à courants alternatifs fera l’objet d’un article spécial de son auteur.
- Ampèremètre-balanco ;
- Par W.-E. Ayrton et J. Viriamlt Jones (j)
- « Le rapport du Comité des étalons électriques pour le meeting de 1897 se terminait par la phrase suivante : « Il semble donc » qu’il y a urgence à ce qu’une redétermina-» tion de l’équivalent électrochimique de l’ar-» gent soit faite, et que la question générale » des mesures absolues soit reprise... »
- » Ce travail nous a été demandé par le Comité, et une somme de 1 875 fr a été mise dans ce but à notre disposition. Nous avons ainsi été amenés à examiner les méthodes employées par lord Rayleigh, le professeur Mascart et par d’autres physiciens pour déterminer la valeur absolue d’une intensité du courant, ainsi que d’autres méthodes qui n’ont pas encore, du moins a notre connaissance, été utilisées jusqu’ici.
- » A la suite de cet examen, nous nous sommes décidés à adopter une forme d’appareil qui, quoique ressemblant dans ses grandes lignes à celle employée par divers expérimentateurs, en diffère cependant par plusieurs détails importants et, avant d’enra-mer le crédit qui nous a été alloué, nous avons fait construire, sans aucun frais pour i’Association, le modèle suivant d’ampèremètre-balance :
- » Sur un cylindre vertical d’environ 17 pouces (43,18 cm) de hauteur et de 6,8 pouces (17,27 cm) de diamètre sont enroulées deux bobines ayant une hauteur d’environ 5 pouces (12,70 cm) et séparées par un intervalle de 5 pouces. Ces bobines sont formées par une seule couche d’un fil faisant 170 tours et enroulé dans des sens opposés. A l’intérieur de ce cylindre se trouve une légère bobine suspendue au fléau d’une balance; cette bobine, d’environ 4 pouces (10,16 cm) de diamètre et de 10 pouces (25,4 cm) de hauteur, est formée par une seule couche d’un fil faisant
- C) Cette note, lue au dernier meeting de la Bntish Association for the Avancement of Sciences et non encore pu-
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- 360 tours. L’ensemble est ajusté de telle sorte que quand le fléau est horizontal les axes du cvlindrc et de la bobine interne coïncident, les pla'ns limitant inférieurement et supérieurement cette dernière bobine coïncidant avec les plans moyens des bobines externes.
- » Cette disposition a été adoptée parce que. d’une part.il est possible de déterminer avec soin les dimensions géométriques de bobines formées d’une seule couche de ftl, et que, d’autre part, la forme des bobines permet d’exprimer à l’aide d’intégrales elliptiques la formule donnant la force F qui s’exerce entre une nappe de courant cylindrique et uniforme et un courant hélicoïdal coaxial, c’est-à-dire la formule
- F — [(,, (M, — AI,),
- où y est l’intensité du courant par unité de longueur de la nappe du courant, yA l’intensité du courant dans l’hélice. AI) et les coefficients d’induction mutuelle de l’hélice et des extrémités circulaires de la nappe de courant (*).
- « L’intensité d’un courant particulier d’environ 0,63 ampère ayant été déterminée en valeur absolue au moyen de cet appareil, la quantité d’argent qu’il aurait déposée dans des conditions spécifiées a été évaluée indirectement en observant l’intensité électrochimique du courant à l’aide d’une balance de Kelvin, maintenue solidement en place depuis plusieurs années et qui, à plusieurs reprises, avait été étalonnée avec un voltamètre à argent.
- » Ces expériences préliminaires ont fourni pour la valeur en argent de l’ampère vrai un nombre si voisin du nombre généralement adopté (1,118 mmg par seconde) qu’il paraît
- '.‘J J.-V, Jones. Sur le calcul du coefficient d’induction mutuelle d’un cercle et d'une hélice coaxiale et de la force électromagnétique entre un courant hélicoïdal et une nappe de courant cylindrique circulaire, coaxiale et uniforme. Pro-ceedings of the Royal Society, t. LXIIt. Voir L’Êdairagi Êkc-trtque, t. II. p. 176, ainsique t. V, p. 208.
- indispensable d’avoir un appareil construit avec beaucoup plus de précision pour mettre en évidence une erreur de ce nombre, si toutefois il en existe une.
- » Nous avons dès lors établi les plans d'un nouvel appareil, plans que nous soumettons au Comité, et pour la réalisation desquels nous demandons une subvention de 7 500 fr, comprenant les 1 850 fr déjà alloués et non employés (*). Nous ajoutons que ce nouvel appareil constituera un ampèremètre-balance national, pour lequel le poids correspondant à une certaine valeur de l’intensité sera déterminé uniquement par un calcul où entrent les dimensions de l’instrument, les nombres de tours de fils sur les trois bobines et la valeur de l’accélération due à la pesanteur à l’endroit où l’instrument se trouvera définitivement installé. Il différera complètement de P «Ampère étalon du Board of Tarde, vérifié en 1891 » pour lequel le poids correspondant à une intensité donnée a été déterminé de telle sorte que le fléau soit horizontal quand l’appareil est traversé par un courant déposant exactement 1,118 mmg d’argent par seconde dans les conditions spécifiées. Le nouvel étalon que nous proposons et l’étalon existant différeront exactement de la meme manière que diffèrent un appareil de Lorenz et P « Ohm étalon du Board of Trade, vérifié en 1894 ».
- » Nous exprimons nos remerciements à M. Matliev pour l’aide qu’il nous a apportée dans la construction et la manipulation de l’appareil d’essais, dans la révision de tous les calculs relatifs à la détermination de l’équivalent électrochimique de l’argent, ainsi que dans l’établissement du plan du nouvel ampèremètre-balance. Nous remercions également MAI. W.-H. Derriman et W.-N. Wilson, tous deux élèves du City and Guilds Central Technical College, qui nous ont assistés dans ce travail. »
- (') Cette subvention a été accordée depuis la rédaction de cc rapport.
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- Mesure de la longueur des ondes électriques au
- moyen du tube à interférences de Quincke ;
- Par P. Drude '*).
- Le dispositif expérimental est analogue à celui de von Lang (2). Le récepteur est un radioconducteur, constitué par un tube de verre rempli de petites vis en fer : son diamètre est de 2 cm environ et sa longueur de 13 cm; il est fermé par des fonds en cuivre reposant sur des bouchons et qui sont reliés par des fils à un circuit renfermant en outre un galvanomètre et un accumulateur. La résistance totale du circuit, non compris celle du radioconducteur, est de 1,07 ohm. Cette dernière s’élève dans l’ctat normal à 2000 ou 3000 ohms et tombe à 3 ohms sous l’influence des ondes électriques.
- L’accumulateur et le radioconducteur sont enfermés dans une caisse en zinc munie d’un couvercle à coulisses et présentant deux ouvertures S, et Sr La première ouverture S, a un diamètre de 8,5 cm et porte une tubulure de 12 cm de longueur par laquelle les ondes électriques pénètrent dans la caisse : elle peut être fermée par différents diaphragmes ou par un volet en métal. L’autre ouverture S2, sur l’autre face de la caisse, large de 2,5 cm, poi'te une tubulure de 5 cm, dans laquelle est engagé un tube long de 2 m et large de 2 cm, renfermant les fils qui conduisent au galvanomètre. La bobine du galvanomètre est complètement entourée de clinquant : une couverture flexible en clinquant assure un contact entièrement métallique avec le tube ; de meme entre l’autre extrémité du tube et la tubulure de la caisse. Ces précautions sont indispensables pour que le radioconducteur ne soit pas impressionné tant que le tube d’entrée est fermé.
- Pour pouvoir aisément secouer le radioconducteur et faire disparaître la conductibilité acquise, on l’a attaché a un fil qui traverse la paroi de la caisse et au moyen duquel
- (*) Wied. Ann., t. LXV, p. 481-498, juin 1898. (*) jici. Èlect., t. VIII. p. 472.
- on peut le soulever et le laisser retomber sur son support en bois.
- L’excitateur de Righi est disposé horizontalement : les boules ont 8 mm de diamètre et sont fixées à deux tubes de verre, au moyen desquels on peut lesapprocher à un demi-mil limètre l’une de l’autre. L’étincelle principale éclate dans le pétrole (fig. 1) ; quant aux con-
- ducteurs reliés à la bobine, il est inutile de les terminer par des boules comme le faisait Righi; il suffit d’arrondir leurs extrémités. La bobine est munie d'un interrupteur Deprez et est mise en marche pour chaque expérience pendant une fraction déterminée de seconde au moyen d’un pendule interrupteur. Le galvanomètre reçoit une impulsion au moment où les ondes atteignent le radioconducteur, et par suite de son bon amortissement prend très vite la position stationnaire qui correspond à la résistance diminuée du radioconducteur.
- Parmi les diverses substances essayées pour remplir le tube du radioconducteur, ce sont les petites vis en fer qui ont donné les meilleurs résultats : les aiguilles à tricoter posées l’une sur l’autre ou suspendues l’une a l’autre sont aussi sensibles aux ondes électriques, mais moins et moins régulièrement,
- Il semble que la couche d'oxyde recouvrant les surfaces en contact joue un rôle considérable dans le phénomène : cette couche se trouve percée par de petites étincelles qu’on peut apercevoir à l’aide d’une loupe quand les ondes Sont intenses : dans les endroits où la couche d’oxyde a été ainsi percée, s’établit un contact bon conducteur, qui est ensuite détruit par les trépidations. En fait, les copeaux de métaux précieux sont peu sensibles, de même les grains de grenaille ou les clous recuits au bleu et aussi les clous blanchis,
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- les uns parce qu’ils n’ont pas de couche d’oxyde, les autres parce qu’ils en ont une couche trop épaisse.
- L’excitateur est placé immédiatement en avant de l’ouverture D du tube à interfé-
- un diaphragme qui ferme exactement la tubulure de la caisse.
- Résultats. — Pendant la durée des observations, l’élongation du galvanomètre obtenue pourun même tirage du tube diminue, mais
- les tirages pour lesquels cette élongation passe par un maximum ou un minimum, restent les mêmes. L’ensemble des résultats est représente par les courbes de la figure 2 qui sont construites en prenant pourabscisses les tirages du tube, pour ordonnées les élon-gationsdu galvanomètre.Toutes ces courbes, exception faite pour la courbe n° 9 obtenue dans d’autres conditions de l’excitateur, pré-
- sentent des maxima et des minima concordants. Comme elles se rapportent à des expériences faites avec différents radioconducteurs, il faut en conclure que la longueur d’onde ne dépend ni de la grosseur des morceaux de métal qui remplissent le radioconducteur, ni de la longueur totale de celui-ci.
- D’autre part, la comparaison des mesures faites avec deux tubes de diamètre différent,
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- montre que la longueur d’onde trouvée est égale au double du diamètre du tube.Lcdia-mètre des boules de l’excitateur n’a donc pas d'influence essentielle sur la longueur d’onde, si .ce n’est peut-être que pour certaine valeur de ce diamètre, les interférences sont mieux marquées. On pourrait penser que ceci arrivera quand la longueur des ondes se propageant librement, sans traverser ni diaphragme ni tube, sera égale à la longueur des ondes observées dans le tube. Mais tel ne parait pas être le cas : une expérience faite avec des boules de 38 mm a donné à peu près le même résultat que les expériences faites avec les boules de 8 mm.
- En somme, la conséquence de ces expériences, c’est qu'en plaçant un excitateur de Righi à l'cntrcc d’un tube métallique suffisamment long, on observent l'autre extrémité des tubes des oscillations dont la longueur d’onde est égale au double du diamètre du tube. Tl est regrettable qu’on ne puisse pas réaliser le phénomène optique correspondant à cause de la faible longueur des ondes lumineuses. Théoriquement, on peut s’expliquer ce phénomène, en remarquant que sur les parois du tube, on doit avoir des nœuds de la force électrique, puisque sur la surface d’un conducteur la force électrique qui lui est parallèle doit s’annuler. Mais il y aurait de grandes difficultés à traiter le problème rigoureusement.
- Quelques autres observations sont d’accord avec cette manière de voir:
- i°Les interférences dans le tube de Quincke disparaissent presque complètement quand on fait passer les ondes dans de longs tubes de différents diamètres ;
- 2Ü La courbe 8 se rapporte à une expérience dans laquelle l’excitateur était muni d’un miroir parabolique : ce miroir portail une tubulure longue de 25 cm, large de 8,5 cm, que les ondes devaient traverser avant de parvenir au tube à interférence, large de 4,7 cm. La longueur d’onde trouvée dans ces conditions est un peu plus grande et les interférences moins nettes :
- ÉLECTRIQUE
- 30 On peut encore déceler les ondes qui traversent un tube de 15 mm de large ; mais si on le munit en face de l’excitateur d’un entonnoir, les déviations du galvanomètre, au lieu d’augmenter, disparaissent. L’effet de l’entonnoir est le même quand on le met sur un tube large de 3 cm qui, sans l'entonnoir, transmet des ondes très intenses.
- La déviation du galvanomètre ne s’annule pour aucun tirage du tube. Il est évident qu’il 11e peut en être autrement, car la déviation se produit même sous l’action d’une seule vibration. Or, même quand les tubes sont réglés pour l'interférence complète, c’est seulement la deuxième vibration qui peut être annulée ; la première arrive au radiocon-ductcur sans affaiblissement. D’autre part, à cause de l’amortissement et de l’hétérogénéité des vibrations, la seconde ne pourra être détruite complètement.
- Fig- 5-
- Le meilleur indicateur pour déceler les interférences est évidemment un résonateur qui réagit faiblement sur une seule impulsion, mais fortement sur une suite d’impulsions identiques; or, le radioconducteur ne fonctionne nullement comme un résonateur.
- L’auteur a essayé, sans y réussir absolument, à déterminer la longueur des ondes se propageant librement, en cherchant les interférences produites par la réflexion sur deux grandes feuilles de métal au moyen du radioconducteur; mais on est gêné par la sensibilité exagérée de ce dernier.
- Autre dispositif. •— Comme les ondes de l'excitateur se propagent avec une grande intensité dans les fils, on répète l’expérience en remplaçant les tubes par de simples fils (fig. 3). La caisse est complètement fermée, sauf une ouverture de 3 mm à travers laquelle
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- passe lin fil isolé E : ce fil forme en dedans I de la caisse une boucle RB, le long de laquelle J se déplace l’extrémité repliée du fil D; ce fil I) se termine par un morceau de fil F tendu parallèlement à l’excitateur. En déplaçant le fil 1), on établit une différence de marche I
- entre les deux moitiés de l’onde et on provoque des interférences; mais elles sontmoins nettes que dans les tubes (courbe ii, fig. 3). Les résultats sont indépendants de la longueur de F.
- M. L.
- BIBLIOGRAPHIE
- La traction électrique sur voies ferrées, par André
- Blondel et F.-Paul Dimois. 2vol. in-8° de xu-Bqi-
- 863 p.. avec 1014 fig. dans le texte. Paris, 1898.
- Baudry et C”, éditeurs; prix, 50 fr.
- Al. J. Blondin a déjà analysé le premier volume de ce remarquable ouvrage (), le plus complet et le plus parfait qui ail été écrit sur cette question. La traction électrique est relativement peu développée en France ; la majeure partie des appareils et des méthodes ont été créés et appliqués à l'étranger, en Amérique, notamment, et cela a rendu la tâche des auteurs d’autant plus difficile car, pour réunir les éléments de cette œuvre magistrale, il leur a fallu entreprendre de longs voyages detude. Un point caractérise principalement ce travail ; c’est le souci de rester dans la note pratique indispensable à un livre traitant d'une question industrielle- Sans doute la théorie a une grande part dans ces deux volumes, mais elle n’intervient que pour conduire aux faits d’application et clic est toujours complétée par les chiffres relevés dans la pratique courante.
- L’ensemble forme ainsi un guide indispensable à tous ceux qui s'occupent de traction; il évitera bien des tâtonnements et bien des erreurs ; il conduira aussi, nous en sommes certain, à de nombreux perfectionnements en permettant aux ingénieurs de mieux approfondir les projets qu’ils ont à étudier, ce que ia hâte ne permet toujours pas. Un autre point qui mérite d’être signalé, c'est le soin que les auteurs ont pris de rendre à chacun la part qui lui est duc dans les progrès réalisés; non seulement de nombreuses notes bibliographiques renvoient aux mémoires originaux, ou donnent des renseignements historiques, mais encore une bibliographie occupant plus de vingt pages à la fin du tome II
- l1) L’Éclairage Électrique, t. XVII, p. 170, du 22 octobre
- I cite tous les ouvrages ou articles qu’il peut être utile de consulter.
- Le tome II est presque exclusivement consacré à l’étude des questions relatives de la traction proprement dite : puissance des moteurs et résistances à vaincre, régulation de la vitesse, freinage.
- Les auteurs ne se sont pas contentés d'exposer les méthodes en usage; ils ont pris la question de plus haut et ont étudié successivement les différents modes d’enroulement, d’alimentation, d’accouplc-ment et de régulation et discuté les conditions d’application de chacun d’eux; la conclusion à laquelle ils parviennent, c’est que « les défauts de l’excitation en dérivation en rendent l’emploi peu recommandable au point de vue de l’exploitation sur les tramways autres que ceux à accumulateurs, malgré les avantages qu’elle présente ». I/cnroule-ment en série serait préférable toutes les fois qu’il ne s’agit pas de lignes à profil très accidenté avec rampes importantes ; dans ce cas, ou si l'on tient à l'uniformité de vitesse, l’excitation compound ou l’excitation mixte pourraient être adoptées.
- MAL Blondel et Paul Dubois ont été ainsi conduits à imaginer des dispositions particulières pour l’application de ces derniers enroulements, dispositions qui sont décrites dans le chapitre X, consacré à la régulation de la vitesse et qui ne comprend pas moins de 155 pages. Dans ce dernier chapitre, les differents procédés employés pour faire varier la vitesse angulaire des moteurs sont d’abord étudiés et discutés au point de vue théorique; puis les appareils employés pour réaliser les combinaisons convenables sont décrits ; les schémas complets des circuits sont reproduits et, dans la plupart des cas, les dimensions des appareils, les résistances électriques de chaque partie des circuits sont publiées.
- L’abondance des documents réunis — dont la publication est souvent faite pour la première fois,
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- — rendra certainement de réels services aux ingénieurs et aux constructeurs.
- Un chapitre spécial est consacré à l'étude des moteurs à courants alternatifs dans leurs applications à la traction; celles-ci deviennent de plus en plus nombreuses et les moteurs à champ tournant semblent tout indiqués lorsque les difficultés de la transmission ne permet pas d’appliquer directement le courant continu. Cette étude très complète sur un sujet peu connu généralement ne pouvait trouver d’auteur plus compétent que M. A. Blondel ; elle sera consultée avec fruit et est destinée à être pillée
- — comme tout l’ouvrage, du reste.
- Après avoir étudie les moteurs électriques à un point de vue général, il faut se rendre compte de leurs conditions d’application au cas spécial de la traction.
- C’est le but du chapitre XIII qui commence par l’étude détaillée des différentes résistances qu’il faut vaincre pour mettre en marche une voiture automobile ou de remorque, sur des voies ferrées quelconques. On en déduit ensuite la nature du service qu'un équipement donné fournira dans des circonstances connues ou réciproquement les données de construction d'un moteur devant assurer un service déterminé. Ces différents points ont été trop souvent négligés : un grand nombre de constructeurs et d'ingénieurs semblaient croire qu'un moteur de puissance convenable était suffisant, indépendamment de la valeur du couple moteur et de la vitesse angulaire qui en sont les éléments. La création de moteurs pour certains services spéciaux à accélération rapide ou autres a attiré l'attention sur l’importance de ces considérations et il faut espérer qu’elles seront mieux observées à l’avenir.
- Le chapitre XIV sert de conclusion pratique aux précédents en indiquant comment s'établit un projet de traction ; il contient de nombreux exemples de calculs de la puissance et de l’énergie nécessaires à la traction sur une ligne dont l’horaire et le tracé sont déterminés, des données d’expérience, etc.
- Enfin, deux chapitres consacres l’un au freinage, l’autre à la conduite, à l’entretien et aux essais des moteurs et du matériel roulant complètent cette partie de l’œuvre, ün y trouve des méthodes et des tours de main pratiques, des modèles de spécifications de moteurs, etc., aucun des points de nature à intéresser l’industriel n’ayant été négligé dans cet ouvrage.
- Eine Thcorie der Gravitation und dor elcktrL schen Erscheinungen auf Grundlage der Hydro-dynamik (Théorie de la gravitation et des phénomènes électriques basée sur les principes de l’hydrodynamique); par A. Kosx. i vol. in-8°, 277 p. 2' édition. Dilntmler, éditeur, Berlin, 1898.
- Pendant longtemps la majorité des théories des phénomènes électriques s'est inspirée de l’hydrodynamique, d’autant plus qu’on assimilait primitivement tous ccs phénomènes à des mouvements d’un fluide, ainsi qu’en témoigne la terminologie encore en usage actuellement. Si cette assimilation a cessé d’ètre considérée comme exacte, on a continué cependant à appliquer aux phénomènes électriques les méthodes de calcul employées en hydrodynamique et un assez grand nombre de théories ont été ainsi construites. Rappelons par exemple les traits essentiels de la théorie des sphères puisantes de Bjerknes qui peut servir de type.
- Une sphère puisante est une sphère dont le centre est fixe, mais dont le rayon varie périodiquement; il sera représenté dans le cas le plus simple par une fonction sinusoïdale du temps. Deux sphères puisantes plongées dans un fluide s’attirent et se repoussent comme le feraient deux masses électriques, à une différence près cependant. Tandis que deux masses électriques de même signe se repoussent, deux sphères puisantes qui ont même phase s’attirent, et inversement. Le signe de la force qui s’exerce entre deux sphères puisantes est donc l’inverse du signé de la force qui s’exerce entre deux masses électriques.
- Deux sphères oscillantes, c’est-à-dire dont le ceh-tre exécute des oscillations sinusoïdales rectilignes, exercent l’une sur l'autre la même force que deux masses magnétiques, mais avec la même inversion de signe.
- Enfin, Kirchhoff a montre que deux tores de forme invariable, plongés dans un fluide et parcourus par des courants de liquide compressible, ayant respectivement pour intensités 1, et 15, exercent l’un sur l’autre la même force que deux circuits électriques parcourus par des courants d’intensité 1, et L, toujours au signe près.
- Plusieurs tentatives ont été faites pour supprimer cette différence de signe, notamment par Bücklund, Schwedoff. Leahy. Bæcklundmodifie la forme de la pulsation; il suppose que les sphères se dilatent rapidement avec une vitesse constante, puis se contractent lentement avec une vitesse constante aussi-Il obtient ainsi l’inversion de signe cherchée; mais
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- en négligeant la variation brusque d'une vitesse à l'autre : si on tient compte de ce passage, on retombe sur le résultat de Bjerknes.
- Schwedoff attribue au milieu qui entoure' les sphères, les propriétés d’un fluide compressible; on obtient encore le résultat cherché, mais à la condition que l’élasticité du fluide soit comprise entre certaines limites.
- Enfin, Lesahy attribue à ce milieu les propriétés d’un solide, satisfaisant aux équations d’élasticité de Lamé; en choisissant convenablement les deux constantes d’élasticité de Lamé, on arrive aussi à trouver des forces ayant le même sens que les forces électriques.
- Dans l’ouvrage qui nous occupe, M. Korn obtient l’inversion de signe en changeant les propriétés du milieu qui joue le rôle de conducteur, c’est-â dire du milieu dont émanent les oscillations. Dans sa théorie, le milieu entourant les sphères, c'est-à-dire un diélectrique, reste un fluide ordinaire, un liquide. Les conducteurs sont considérés comme imparfai. tement continus. Voici ce qu'il faut entendre par cette expression. Soit d'. un élément devolume pris dans le milieu considéré; g la fonction des coordonnées qui représente la densité, la valeur moyenne de cette fonction à l’intérieur de d-\ le milieu sera dit parfaitement continu si la différence g — g,, dans toute l’étendue de l’élément d x reste du même ordre de grandeur vis-à-vis de ,u0, que les dimensions de l'élément dx vis-à-vis de l’unité de longueur ; en d’autres termes : si toutes les dérivées de g par rapport aux coordonnées restent finies à l’intérieur de cette région. Si celle condition n’est pas remplie, le milieu sera imparfaitement continu.
- Une conséquence immédiate de ces définitions se trouvera dans la forme que prendront dans l’un et l'autre cas les équations de d'Alembcrt. Soit :
- puisse se développer à l’intérieur de dk Taylor : :
- f 0=F(*o>n>
- d)+(*-*„)!
- + ir—n)i
- + (7 ~ To
- en série de
- Nous pourrons écrire l’équation (i) de la manière suivante :
- ]l[ '“4/ <*„
- J^ — G*
- + (‘dr~X. C tlX~ rv)d~
- Considérons maintenant les intégrales :
- £- ~ (d 4 — .“«) ~ %:i £([-»-Ko) (r-r«)
- Supposons que M soit la valeur maxima de fi—g0 dans la région d A et que les intégrales Ç. q.Ç, soient vis-à-vis du produit :
- du même ordre de grandeur que les dimensions de d A. nous dirons que le milieu est parfaitement con-
- cetle équation sous sa forme générale, dans laquelle “,v, œ représentent les composantes de la vitesse. La valeur moyenne de la fonction g à l’intérieur de la région d A est définie par la condition :
- L
- l xix= u.0iA.
- Admettons d’autre part que la fonction
- r,- , s du , dv . , dn>
- v=-n-'‘* + -zrV + -n-
- Par conséquent, quand le milieu est parfaitement continu, il est permis de négliger s, rM £ devant les premiers termes et d’écrire simplement :
- Si le milieu n’est pas rigoureusement continu, il faut ajouter au premier membre de cette équation des termes correctifs qui dépendent essentiellement delà forme des intégrales -, rn Ç; la valeur de celles-ci n’est plus négligeable.
- Les définitions fondamentales des sphères puisantes ou vibrantes, des anneaux vibrants, qui
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- doivent figurer les phénomènes électriques ou magnétiques sont les suivantes :
- i° Sphère puisante. — Un conducteur sphérique, plongé dans un fluide incompressible indéfini et dont la surface exécute des vibrations représentées par les équations
- u = u, cos (nx) cos («ri w = u„cos(»r)
- Utc — X (X, %) COS 2 V -^T ;
- n est la normale à la surface dirigée vers l’intérieur du fluide ; la fonction x doit être telle qu’il existe un potentiel des vitesses. Par définition, cette sphère constitue un corps électrisé dont la charge est égale
- • = v/£
- doit être du même ordre de grandeur que le rapport du rayon R de la section au rayon de courbure de la courbe axiale, en chaque point s de cette courbe et l’intégrale étant étendue à tout le contour de la section.
- Un tel anneau constitue un circuit électrique suivant la courbe s et ayant pour intensité :
- En partant de ces définitions, sous la condition de considérer le fluide comme parfaitement continu et le solide ou conducteur comme un corps périodiquement solide, on arrive à l'expression connue des forces pondéromotrices.
- Par corps périodiquement solide, on entend un corps imparfaitement continu, dont les vitesses apparentes satisfont tant à l’intérieur que sur la surface, aux conditions :
- [j. est la densité du fluide et l'intégrale doit être étendue à tous les éléments de surface d S de la sphère.
- 2° Anneau vibrant. — Soit un anneau à section droite circulaire, de grandeur constante; le rayon de la section est supposé toujours petit vis-à-vis du rayon de courbure de la courbe axiale: cet anneau est immergé dans un fluide incompressible indéfini et la surface exécute des vibrations :
- «^cosfwOsinz^+w» Cûs (nx) v = kcoa (trj-) sina n y + ih, cos (nr)
- k est une constante positive, <r la tangente à la section de l’anneau normale, à la courbe axiale : le sens positif de <j est le sens de la rotation des aiguilles d’une montre, quand on regarde la section par la face positive : cette face positive est déterminée par le sens dans lequel on compte positivement les arcs s de la courbe axiale et qui a été fixé une fois pour toutes : n est la normale dirigée vers l’intérieur du fluide et
- Un — Il COS (n*) 4- y COS {ny) + JV cos («T)
- De plus, le mouvement du fluide doit avoir un potentiel des vitesses et l’expression :
- = 5' + (î —?)*/—(r — O P' = V-i
- o=ï'-rO>-r1K-(*-S)7i'
- 0
- où ?, rh ", p, y sont six variables indépendantes, Ï, r/... leurs edrivees par rapport au temps.
- On suppose que I', V, et Ls produits de 4, p', y' par l’unité de longueur ne sont pas par rapport à l'unité de vitesse de l’ordre de grandeur de l’unité de temps divisée par la période T ; de plus que dr/ dV , .... dr.’ drJ dy'
- T?’ ~ji' « les produite de -jj-, -y , ^ par i’unrté de longueur, ne sont pas de cet ordre de grandeur par rapport au quotient de l'unité de vitesse par l’unité de temps.
- Le corps périodiquement solide, du moment que les déplacements par translation, qui sont par rapport à l’unité de longueur de l’ordre de la période divisée par l’unité de temps sont négligeables, se comportera comme un solide lié invariablement au point (*, y. f) et animé de vitesses angulaires respectivement égales à r.’, p’ y' autour des parallèles menées aux axes Ox, Oy, CU par le point (î, U
- décomposeront chacune en trois termes d'après les formules :
- Sx = Sx, + s*, + 4r
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- en posant :
- unitc de temps.
- (3)
- Aucune des variables entrant dans le second membre de ces équations ne doit être par rapport â l'unité de vitesse du même ordre de grandeur que le quotient de l’unité de temps par la période.
- Il reste encore h imposer aux termes affectés de l'indice n, les conditions auxquelles ils doivent satisfaire dans l’intérieur et à ia surface du corps solide. soit :
- et pour «fj. va, w>„ les conditions (i).
- A la surface de séparation du corps périodique, ment solide et d’un fluide parfaitement continu, les déplacements oxe, qyv, cp. et les vitesses de
- ce dernier, se mettront sous la forme :
- celles qui se rapportent au fluide :
- cos (nx) + 3’vi cos («?) + ki cos (rtf) = 3*e cos (nx)(D + 3r,cos(n>')
- + 0^ cos (w^l
- Ui cos (nx) + vi cos («_y) + wi cos (n^) = ue cos (nx)
- + VeCOS(nj>)+WeCOS{rtl) (8) n désignant la normale dirigée vers l'intérieur du
- o>i-*=;w i
- »,! = »>,,e )')}
- fluide De plus :
- puis :
- et les deux autres équations obtenues par permuta -lion tournante. On a posé :
- + n'i,n Sxi - u'i 3 u—AuL etc '
- = « cos (nx) + b cos (nr) + r cos (nV Si,, = S*,- cos (u*; + ivi cos :»»-) +ÙÎ,- cos [n,] } (,„ = u'i cos („) -f Vf COS in U) + COS („,) )
- en posant :
- bÆc.e — (o.Vuie -J- ojtf ] dl
- et les deux équations analogues,
- llo,? = - J- («o.e “b Ui,c)dt
- et les deux équations analogues.
- • Sur la surface de séparation entre le solide et le fluide, en affectant de l'indice i les variables qui se rapportent à l’intérieur du solide et de l'indice e
- a, b, c étant constants sur toute la surface du solide.
- Cet ensemble d'équations définit le corps périodiquement solide et d’autre part on suppose que le fluide est parfaitement continu, c'est-à-dire satisfait à la définition donnée ci-dessus.
- 1! reste à appliquer à ccs corps ainsi définis les principes de la dynamique, pour arriver à l’expression des lois d'attraction et de répulsion électriques et magnétiques. Les calculs sont compliqués, trop compliqués pour être meme résumés ici. Les équations finales concordent avec celles de Maxwell pour le diélectrique; mais les équations relatives aux conducteurs et les conditions limites sont différentes. Les fonctions qui représentent dans la théorie de Maxwell le déplacement électrique et le déplacement magnétique et qui n’ont pas de signification. mécanique immédiate, sont ici proportionnelles â l'amplitude de vibrations, dont la période doit être regardée comme extraordinairement petite vis-à-vis de la période des vibrations lumineuses.
- M. L.
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- Atti délia Associazione Elettrotecnica Italiana.
- (Comptes rendus de l’Association électroteclmique
- italienne). Bernardoni, éditeur, Milan.
- L'Association éleclroiechnique italienne n’est fondée que depuis août 1896, elle eut comme premier président L’illustre Fcrraris et a comme président actuel M. Colombo. Cette association comprend plusieurs sections, dont la section centrale, d'abord à Turin, a été transférée à Miian lors de la nomination du second président.
- Le premier volume des Comptes rendus comprend les procès-verbaux des séances de fondation et d’une séance extraordinaire en l’honneur de Ferra-ris. Il comprend en outre un certain nombre de communications techniques assez intéressantes et qui montrent que l'Italie tient son rang eu électri-
- Commc quelques-unes de ccs communications ont déjà été ou seront analysées dans cette revue, nous nous contenterons de signaler les princi-
- Ce sont celles sur les travaux bien connus de M. Arno, concernant le démarrage des moteurs asynchrones monophasés à l’aide d’une légère impulsion ; celle sur le même sujet de MM. Maffioti et Pescetto ; les études de M. Grassi sur les transformateurs de courants alternatifs triphasés en courant alternatif simple et sur le calcul des induits ; celles sur un nouveau type d’accumulateur léger du colonel Pescetto ; la description de l’installation à haute tension avec accumulateurs de Naples.
- Citons enfin une étude expérimentale du professeur S. Pagliani sur l'influence bien connue de la différence de charge dans une distribution à courants triphasés, sur les tensions entre les barres des trois circuits, étude malheureusement peu com-plète.
- Les communications indiquées sont au nombre de quinze, comme on le voit, sur des sujets les plus divers, et ont été faites dans les différentes sections de Turin, Genève, Milan, Palermc, etc.
- J. R.
- CHRONIQUE
- Manoeuvre à distance à l’aide des oscillations hertziennes. — La presse quotidienne de New-York de la semaine dernière faisait connaître une nouvelle et merveilleuse invention de Nikola Tesla qui, suivant l’inventeur ou plutôt, croyons-nous, suivant les reporters qui l’ont interwievé, aurait les conséquences les plus extraordinaires.
- D’après le New-York Herald du 8 novembre, qui consacre trois colonnes de petit texte et une illustration très suggestive à la nouvelle invention, l’inventeur aurait construit un modèle de démonstration qui était destiné à être montré au président Mac Kiniey pour le décider à faire usage du procédé pour la destruction de la fiotte de l'amiral Cerveraalors quelle était enfermée dans la rade de Santiago. Ce modèle, que le reporter du New-York Herald dit avoir vu fonctionner, se compose d’un petit navire dont l’hélice est mue par un moteur électrique alimenté par des piles ; il porte trois mâts, les deux extrêmes portant des lampes à incandescence ; le mât central, plus élevé, étant muni d'un conducteur aboutissant à un appareil placé à l'intérieur du navire et commandant le moteur et divers
- autres accessoires. Dans une pièce séparée de celle où se trouvent le petit navire et le bassin à parois de verre dans lequel il évolue, est placé le manipulateur au moyen duquel l’opérateur dirige tous les mouvements du navire sans qu’aucune liaison apparente existe entre les deux pièces; au gré de l’opérateur le navire avance, recule, change de direction ; les lampes des mâts s'allument ou s'éteignent, etc.
- Cette mise en scène est certainement bien faite pour frapper l’imagination, d'autant plus que le New-York Herald ajoute que M. Tesla se propose de transporter son modèle de démonstration à l'Exposition de 1900, â Paris et qu'il le fera mouvoir de son bureau de New-York ! ! ! Mais il résulte des explications, d’ailleurs bien peu nettes, et souvent extravagantes, qui accompagnent cette description, qu’il n’y a rien de merveilleux dans la nouvelle invention et que celle-ci se borne à une nouvelle application des ondes hertziennes. Bien entendu, tout le mérite de cette application est attribué à Tesla et il semble que les Américains ignorent totalement Hertz, Branly, Lodgc, Popoff, Marconi et autres savants expérimentateurs qui. avant Tesla,
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- sont parvenus à actionner à distance des appareils divers à l’aide des oscillations hertziennes.
- Le merveilleux nous paraît surtout résider dans les conséquences que, toujours suivant le rédacteur du New-York Herald, l'inventeur semble tirer de son invention, soi-disant nouvelle.
- AI. Tesla estime, en effet, que l'on pourra manœuvrer d'un poste situé à une distance suffisante d’une flotte ennemie pour n’avoir rien à craindre de celle-ci, un torpilleur, flottant ou sous-marin, chargé d’une quantité énorme d’explosifs que l’on fera éclater quand il se trouvera dans le voisinage de cette flotte, et que par suite les plus puissants cuirassés du monde n’ont plus maintenant aucune valeur militaire. Au moment où la guerre hispano-américaine vient de finir et où la France et l’Angleterre font des armements, l’occasion était donc bonne pour lancer une invention aussi extraordi-
- Mais s’il est facile de diriger une torpille, il ne sera pas plus difficile cle diriger un bateau de sauvetage, et, après avoir aboli les guerres navales, M. Tesla deviendra un grand bienfaiteur de l’humanité en sauvant des existences humaines sans mettre en péril celles de courageux sauveteurs.
- Nous ne nous étendrons pas plus longtemps sur les extraordinaires applications prévues ; celles-ci suffisent. Nous ajouterons seulement que, fort heureusement, après un jour ou deux d'emballement, la presse américaine a fini par juger l’invention de Tesla à sa'juste valeur. Dans une lettre publiée dans le New- York Herald du 10 novembre, M. Dolbear remettait les choses au point et le Courrier des Etats-Unis du n novembre écrivait que » M. Tesla a simplement fait une application théorique de découvertes déjà anciennes... et d’ailleurs le principe de la direction des torpilles à l’aide de la télégraphie sans lils nous a été exposé, il y a plusieurs mois déjà, par M. Georges d'Infreville, dont la compétence est bien connue >>.
- F.n résumé, beaucoup de bruit pour bien peu de
- Expériences de télégraphie hertzienne entre la tour Eiffel et le Panthéon. —Dans ces expériences, faites par M. Ducretet, les signaux reçus au Panthéon ont toujours été très nets, même par un brouillard assez épais, ce qui permet de prévoir quavec les mêmes appareils on pourrait correspondre à une distance plus grande que la distance
- de quatre kilomètres séparant les deux station des essais. Au contraire les signaux envoyés du Panthéon ne produisaient aucun effet sur Tappareils récepteur installé à la tour Eiffel; ce résultat négatif, conforme à ce que M. Mascart avait prévu au début des essais, doit être attribué à la proximité du fil collecteur et de la charpente métallique de la tour.
- Le poste transmetteur, installé sur la troisième plate-forme de la tour, dans les premiers essais, comprenait une bobine de Ruhmkorff, de 25 cm d'étincelles, munie d’un interrupteur à moteur (Ecl. Elec., t. XV, p. 237), et deux interrupteurs à mains, et un oscillateur à trois sphères. Une des sphères extrêmes de l’oscillateur était en com-
- suspendu dans l’espace jusqu’à la plate-forme intermédiaire ; l’autre sphère extrême était reliée à la masse métallique de la tour. Dans ces conditions, la longueur des étincelles entre les sphères de l’oscillateur était beaucoup plus faible qu’à l'ordinaire, sans doute parce que le fil radiateur, au voisinage de la tour métallique, acquiert une grande capacité.
- L’appareil récepteur, installé au Panthéon sur la terrasse au-dessus des colonnades, était semblable comme organes à celui qui a été décrit antérieurement dans ce journal (t. XV,. p. 237), mais rendu très portatif. Le fil collecteur qui y était relié avait 44 m de longueur, dont 32 m seulement étaient visibles de la tour Eiffel.
- Ajoutons que AL Ducretet a installé, au-dessus de son laboratoire de la rue Claude-Bernard, un mât dépassant de 20 m les maisons voisines et qui lui permettra de faire des essais à grande distance avec des postes situés hors Paris. Déjà il a été constaté qu’entre ce mât et le Panthéon la transmission est parfaite dans les deux sens, même en plaçant le récepteur sur la face du monument la plus éloignée du mât. auquel cas les ondes électriques doivent contourner ou traverser le massif de pierre.
- Lanouvelle station centrale et les sous-stations de Hull (Angleterre). — L’insuffisance des extensions dont l’ancienne station avait clé l’objet et surtout l'encourageante perspective d’un développement progressif des applications de l’énergie électrique dans la ville de Hull ont donne lieu à l'établissement d’une nouvelle station qui est maintenant en plein fonctionnement.
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- Cette station est érigée à Sculcoates-lane et produit du courant qui sert à l’alimentation, par l'intermédiaire de deux sous-stations, de deux nouveaux réseaux à haute et basse tension et a des extensions des anciens réseaux. La chambre de chauffe comprend trois chaudières types Lancashire et Babcock et Wilcox, pourvues de tous les accessoires modernes pour en obtenir une production économique de vapeur, tels que économiseur Green, appareils Pemberton pour filtrer et purifier les eaux d'alimentation, condenseurs, etc. [.es appareils de ramonage de l’économiseur sont actionnes par un petit moteur électrique de 2 chevaux ; de même, les pompes centrifuges des condenseurs sont commandées par deux moteurs shunt de 14 et 30 chevaux respectivement. Ces trois moteurs sont branchés sur un circuit spécial, à 220 volts, localisé dans l'usine.
- La salle des machines renferme deux groupes distincts d'appareils générateurs ; l’un d’eux produit du courant à basse tension et consiste en une paire de moteurs Willans de 100 chevaux accou. plés directement à deux dynamos Parker de chacune 130 ampères à 300 volts. Ce groupe, auquel se rattachent un moteur générateur et une batterie d’accumulateurs, alimente le réseau le plus rapproché de l’usine. L’autre groupe produit du courant à haute tension et se compose de deux moteurs Willans de 360 chevaux accouplés chacun à une dynamo bipolaire Parker de 90 ampères à 2 250 volts Ces machines sont excitées par du courant emprunté au circuit de l’usine. Leurs armatures sont enroulées suivant la méthode Eickmever.
- Les moteurs à vapeur sont disposés pour fonctionner individuellement avec ou sans condensation scion les besoins. Le démontage des différentes machines s’opère à l’aide d’un pont roulant de 10 tonnes qui complète l’équipement mécanique de la salle des machines.
- La batterie d’accumulateurs, située dans un local voisin de la salle des machines, est constituée par 126 éléments Priîchet and Coid et a une capacité de 300 ampères-heures à 225 volts. Chaque élément se compose d’un groupe de 11 plaques enfermées dans un bac en verre.
- Le courant à haute tension est dirigé par deux séries de feeders à deux sous-stations situées l’une à Albion Street et l'autre à Argyll Street. La première a été érigée à cette intention et contient deux transformateurs rotatifs Parker de 90 kilowatts et un moteur générateur. Le courant que reçoivent
- ces appareils est réduit de 2 250 à 225 volts et sert à l’alimentation d’une partie de l'ancien réseau. Le moteur générateur alimente simultané ment deux réseaux à trois fils, l’un à 220 et l’autre à 450 volts.
- Les appareils de la seconde sous-station sont logés dans des arches, aménagées à cet effet, d'un chemin de fer élevé qui passe dans Argyll Street. Quatre de ces arches sont utilisées, d’eux d’entre elles renferment l’une les transformateurs et leurs appareils accessoires, l'autre une puissante batterie d'accumulateurs ; les deux autres arches servent actuellement de magasins en attendant les extensions futures.
- I.cs transformateurs de cette sous-station sont au nombre de quatre: deux de 90 et deux de -15 kilowatts, ils réduisent comme les précédents la tension à 225 volts. Le courant à cette station est réparti, entre les différentes conduites principales d’un nouveau réseau indépendant des autres, par les appareils du tableau situé clans la chambre même des transformateurs. La batterie dont nous avons parlé plus haut est formée de 240 cléments Pritchet and Gold du même modèle que ceux de la station génératrice. La charge en est effectuée en trois séries de chacune 80 éléments avec du courant emprunté aux conduites principales et la décharge opérée sur les mêmes conduites en deux séries de 120 cléments.
- Les transformateurs employés dans ces deux sous-stations sont tous du type Parker, à enroulement Eickmeyer.et à double collecteur. I.a lubrification des parties mobiles est assurée par l’huile qui leur arrive sous pression. De ce chef la surveillance de ces appareils est presque nulle.
- L’établissement du nouveau réseau ainsi que les extensions données aux anciens comporte une longueur de câbles d’environ 42 kilomètres. Les feeders à haute tension sont soigneusement isolés et logés séparément dans des conduites en grès de Doulton ; les feeders secondaires à. armature en plomb et les câbles armés ordinaires des nouveaux roseaux sont simplement posés en terre. L-
- Station génératrice hydraulique d’électricité du Mont-Dore. — A la dernière séance de la Société des ingénieurs civils, M. LavezzarL donnait une-description détaillée de celte installation.
- I.’eau motrice est fournie par le lac de Guéry, sur-la roule de Clermond-Ferrand au Mont-Dore, à 10 km de cette dernière ville. A la cote 1250, ce lac
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- est alimenté par un bassin de plus de 1 000 hectares de superficie, sur lequel tombe une couche d’eau annuelle de 1,50m mesurée au pluviomètre; il a pour déversoir le ruisseau de l'Enfer.
- La retenue est constituée par un mur de barrage qui a relevé le niveau du lac de 5 mètres en lui donnant une superficie de 26 hectares.
- L’usine est située sur la Dordogne et sa prise d’eau est juste en face du confluent du ruisseau de l’Enfer avec cette rivière.
- La canalisation, en tôle d'acier de 4 mm d’épaisseur pour un diamètre de 60 cm, a une longueur de 860 m, qui permet d’obtenir une chute totale de 40 mètres et une puissance de 250 chevaux environ. La conduite longe la rive gauche de la Dordogne, emprunte sur une longueur de 240 m le talus du chemin de fer., puis traverse la Dordogne au moyen d’un aqueduc de 16 m d’ouverture, placé à 4 m au-dessus du niveau de l'eau, et par une charpente en forme de ferme. Cette partie de l’installation. a été faite par la maison Bouchayer et Viallct, de Grenoble.
- L’usine comprend trois turbines de MM. Bre? nier, Meyret et Cie, directement accouplées à trois dynamos à courant continu à 550 volts. Une double canalisation de 3 400 m de longueur établie sur les hauteurs du plateau du Rigolet conduit le courant au Mont-Dore où des compensatrices le distribuent sur quatre ponts, la différence de potentiel entre deux ponts étant de 125 volts. La partie électrique de l'installation a été exécutée par la maison Hilluiret-IIuguet.
- L'ensemble de l’installation a coûté 150 ooo fr, soit 600 fr environ par cheval. La durée totale des travaux a été de 120 jours, sur lesquels il y a eu plus de 80 jours de pluie ou de neige. Terminée le 29 juin au matin, cette installation a commencé son service le soir môme et ne l’a plus interrompu depuis.
- Chemin de fer électrique de Berlin à Zehlendorf. — Dans un de ses derniers numéros, le Génie Civil nous apprend que, d’après une conférence de •M. Bork publiée dans les Annalen fur Gewerbe und Bauwesen du 15 août, il sera établi, d'ici quelques semaines, un service régulier de trains électriques entre les stations de Berlin et de Zehlendorf, distantes de 12 km.
- De train se composera de 9 voitures de banlieue du type ordinaire à trois essieux, et pèsera 210 tonnes.
- Les voitures' de tête et de' queue seront toutes les deux automotrices; ce seront des voilures de troisième classe transformées, dont le premier compartiment sera réservé au mécanicien électricien et le deuxième pour les bagages, tandis que les autres compartiments resteront à la disposition des voyageurs. On évite ainsi toute manœuvre aux gares terminales et le mécanicien, change simplement de place.
- Le trajet simple durera vingt-sept minutes, y compris les arrêts à quatre stations intermédiaires ; il en résulte une vitesse moyenne de 40 km à l’heure.
- La ligne sera desservie par quinze trains par jour dans les deux sens.
- Chaque voiture automotrice est munie de deux moteurs électriques de 100 chevaux montés directement sur les deux essieux extrêmes au moyen de manchons en bronze. En ordre de marche, ces essieux sont chargés à raison de 10 tonnes chacun.
- Les moteurs sont du type ordinaire des moteurs de tramway, c’est-à-dirc complètement fermés, à quatre pôles dont deux conséquents.
- Un combinateur permet de grouper les moteurs en série pour les démarrages et d’obtenir Les changements de vitesse au moyen de résistances de démarrages et de shunts d’inducteurs.
- Les deux voitures automotrices d’un train sont reliées électriquement de manière à pouvoir, en cas de besoin, employer les quatre moteurs comme freins.
- Outre ce freinage électrique, toutes les voitures sont munies de freins électromagnétiques et du frein Westinghouse.
- La distribution du courant se fait par un troisième rail situé du côté gauche de la voie, à la limite du gabarit.
- Four mettre le personnel 'de la voie à l’abri des accidents, les rails distributeurs sont protégés sur toute leur longueur par deux pièces de bois latérales.
- La prise de courant est constituée par un simple patin en fonte glissant sur le rail et fixé à la boîte à graisse, au milieu de chaque automotrice.
- La tension de distribution est de 550 à 600 volts et le courant est fourni par une station de tramways située à proximité et dont on a augmenté la puissance effective par l’adjonction d'une batterie volante.
- D’après les indications de l’auteur de la conférence, il paraîtrait que l’on réalisera par la traction électrique une économie sérieuse sur l’exploitation par locomotives à vapeur.
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- Comparaison entre les rhéostats de démarrage et les contrôleurs série-parallèle pour le service des voitures de tramways. — A la dernière réunion de l’Association américaine pour l'avancement des sciences, qui a eu lieu en août, à Boston, AI. Thomas Gray faisait connaître les résultats des essais effectués sur le réseau de Louisviile avec des voitures munies d’un contrôleur à rhéostat de démarrage et des voitures munies d'un contrôleur série-parallèle.
- Les deux moteurs des premières voitures étaient toujours reliés en parallèle et le courant total traversait le rhéostat dont la résistance maxima était de 4,2 ohms- Sur les autres voitures, les deux moteurs étaient reliés en série ou en parallèle suivant la position de la manette du contrôleur. Sur les unes et les autres voitures, les deux moteurs'se trouvaient finalement dans les mêmes conditions : connexions en parallèle sans résistance additionnelle dans le circuit.
- Un watîmètre enregistreur donnait le nombre de watts-heures dépensés pour un parcours de 9 km environ pendant lequel la voiture était arrêtée quarante fois ; un ampèremètre donnait l’intensité du courant. La voiture pesait 7,5 tonnes, la vitesse maxima entre deux arrêts était de 20 km : h en-
- La lecture de l’ampèremètre a montré qu’avec l'emploi d’un simple rhéostat de démarrage, l’intensité prend sa valeur maxima au moment même où l’on lance le courant. L'intensité décroît ensuite assez régulièrement à mesure que la vitesse de la voiture augmente, présentant nécessairement une variation brusque à la mise hors circuit de chaque partie du rhéostat. Avec le contrôleur série-parallèle le maximum d'intensité se produit au moment où les deux moteurs de la voiture sont mis en parallèle, la vitesse de la voiture étant déjà de 8 à 9 km : h.
- La lecture du wattmetre a permis de constater qu’avec un simple rhéostat de démarrage, l’énergie dépensée pour accomplir le parcours était de 10 à 15 p. 100 supérieure à celle que l’on dépense avec un contrôleur série-parallèle, La dépense moyenne était de 900 watts-heure environ par voiture-kilo-
- La nouvelle lampe à incandescence de Nernst. — Nous avons indiqué, il y a quelque temps déjà, le principe sur lequel est basée la lampe du professeur Nernst. (Voir L'Éclairage Electrique, t. XV,
- ÉLECTRIQUE
- P- 33^ ) A cette époque la lampe pratique n’était pas encore réalisée; il n'en est plus de même, maintenant, et s’il reste encore quelques détails à perfectionner, il n'est pas moins vrai que la vente des brevets, en France, en Allemagne et aux Etats-Unis, je crois, ont déjà rendu millionnaire le professeur Nernst ; mais celui-ci, savant avant tout, a employé cet argent à construire de nouveaux laboratoires. La nouvelle lampe a le même format que la lampe Edison, et c'est cette grandeur même à obtenir qui a été le principal obstacle, maintenant vaincu; la lampe Nernst, aussitôt lancée industriellement, pourra donc remplacer instantanément la lampe actuelle. Le rendement lumineux est incomparablement supérieur à celui de nos lampes à incandescence. La puissance nécessaire par bougie décimale ne dépasse pas 1,5 vatt, et ce chiffre pourra sans doute être encore abaissé; la nouvelle lampe produit donc une économie de près de moitié dans la consommation de courant.
- Le foyer lumineux est constitué par un petit cylindre de magnésie de 1,5 cm environ de longueur et de 2 à 3 mm de diamètre. Ce cylindre est entouré, à très petite distance, par une petite spirale de platine. Lorsqu’on ferme le circuit au moyen d’un interrupteur ordinaire, le courant passe à travers le fil de platine qui rougit et échauffe par rayonnement le bâtonnet de magnésie. La magnésie ainsi chauffée devient conductrice, et le courant passe alors par le bâtonnet et abandonne la spirale de platine. Le bâtonnet devient d'un blanc éblouissant et, en même temps, par suite du déclenchement d’un petit électro-aimant, la spirale découvre la magnésie et tombe de côté. Tout ce petit système est renfermé dans une ampoule de verre de même volume que celle des lampes Edison, et cette ampoule est en communication libre avec l’air qui fournit l’oxygène nécessaire à la régénération de la magnésie en partie électrolysée; 'il n'y a donc pas de vide à faire.
- Une telle lampe fonctionne déjà dans le cabinet de l’inventeur, et l’allumage est presque aussi rapide que celui des lampes ordinaires. C’est là le premier triomphe de la physique chimique et ce n'est pas le dernier.
- L’inventeur a donné 100000 fr à l'ouvrier qui lui a construit sa première lampe, exemple assez rare de reconnaissance, et marque d’originalité. G.
- Le Gérant.- C. NAUD-
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- Tome XVII.
- Samedi 3 Décembre
- 6e Année. — N" 49.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE D’ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut, — A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — G. LÏPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — R. POINCARE. Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — J. BLONDIN, Professeur agrégé de l’Université.
- APPAREILS DE MESURES
- Les lecteurs de L'Eclairage Electrique se sont déjà rendu compte que, sous ce titre, était renfermée une simple analyse des brevets relatifs aux mesures électriques. L’étude des brevets peut avoir quelquefois un certain intérêt documentaire, c’est pourquoi nous nous efforçons, dans les articles, de chercher sous les explications, assez confuses généralement, des inventeurs, le point qu’ils ont voulu se réserver par' le brevet \ mais évidemment cette recherche n'engage en rien la responsabilité du signataire, ni sur la validité du brevet, ni sur l’exactitude des principes mis en cause. Ceci dit, une fois pour toutes, examinons un certain nombre de brevets relatifs à des applications diverses.
- comprend facilement que l'introduction de la clef spéciale (fig. 3) met en court-circuit,
- Dans le but d’obtenir la variation simultanée de la résistance dans deux circuits distincts, J. Horace Reeves (*) dispose deux séries de bobines identiques dans la même boîte et relie chacune d’elles à une série de plots, de telle sorte que les bobines de même Valeur soient connectées aux plots directement superposés, A, B15 B., (fig. 1 et 2). On
- Fig. 1, 2 et 3. — Boite de résistances de H. Reeves.
- simultanément, les deux résistances semblables, au moyen des blocs de cuivre a et b, isolés l’un de l'autre.
- (l) Brevet anglais, n° J2469, déposé le 20 ma accepté le 14 mai 1898. 6 figures.
- ai 1897,
- Pour réduire l’espace occupé quand on a besoin de deux galvanomètres, et pour faci-
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- liter les lectures, En. Weston {') réunit sur une seule base deux de ses galvanomètres, à aimant et cadre mobile, bien connus. Les • aimants sont formés de deux barres droites M (fig. 4 et 5) dont les extrémités en regard sont
- îètre Weston, pJan et
- des pôles contraires: des pièces polaires PPt, ainsi que des noyaux de fer cylindriques, H, complètent le circuit magnétique.Les cadres C sont munis de pivots, de ressorts spiraux et d’index, comme d’habitude. Les deux index viennent pointer sur deux cadrans placés en face l’un de l’autre; ces cadrans peuvent porter des graduations quelconques, soit identiques, soit différentes, par exemple, l’un en volts, l’autre en ampères. Les bornes B servent à amener le courant aux cadres mobiles.
- Le galvanomètre de O. B. Shali.f.mberger(2) est aussi à cadre mobile, mais, comme dans un certain nombre d’appareils du même genre, le cadre mobile est entièrement en dehors de
- accepté le 20 mai 1898. 2 figures.
- (v) Brevet anglais nu 22851, déposé par W. Ph. Thompson e 5 octobre 1897, accepté le 6 août 1898. 4 figures,
- l’axe sur lequel il pivote. Deux aimants en C sont réunis par des pièces de fer RR,, de façon à former deux pôles conséquents (fig. 6 et 7): deux anneaux de fer P Q, portés par
- des lames p q. forment les pièces polaires entre lesquelles se produit un champ magné tique annulaire. La bobine A embrasse un des anneaux et est attachée, par un bras H, sur un axe vertical placé au centre des anneaux PQ; sur le second anneau passe un cadre fermé B, en cuivre, qui sert à l’amortissement. On peut aussi remplacer B par un second cadre en fil, mais, dans ce cas, les deux cadres sont enroulés sur des carcasses fermées, en cuivre, qui assurent l’amortissement. L’axe porte deux i;essorts spiraux, C D, en bronze phosphoreux, qui servent de force antagoniste et relient électriquement le cadre au circuit extérieur. I est l’index qui permet la mesure des déviations.
- Un anneau de fer M, concentrique à PQ, est placé autour des pièces polaires, qu’il ne touche pas. Cet anneau sert à éviter les actions magnétiques extérieures et aussi à régler l’uniformité du champ dans l’entrefer, entre PetQ, par les dérivations magnétiques qu'il crée; à cet effet, 3 vis, t, t., t3, permettent de régler sa position. Ainsi composé,
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- l’appareil permet, d’après l’inventeur, d'obtenir la proportionnalité des déviations aux intensités, jusqu’à 270e’ et au delà.
- Les figures 8 et 9 sont des variantes des
- Fig. 8 et 9. — Pièces polaires de galvanomètre Shallemberger.
- formes des pièces polaires. Dans la figure 9, on remplit l’espace O avec un bloc de 1er quand la bobine est en place.
- L'amortisseur à air d'EvERSHnn et Vigno-i.es T est applicable k tous les instruments de mesures dans lesquels la partie mobile, portée par un axe tenu entre deux pivots, parcourt moins de 360°. Les figures ro, 11, 12, 13, 14 et
- • 55 qui représentent différentes dispositions, applicables suivant les cas, font comprendre facilement le système. Sur l’axe A de l’appareil, de préférence renforcé par un léger tube< T, sont fixées des ailettes V qui se meuvent tans la boîte B; des cloisons P, convenablement disposées, limitent l’espace disponible, fia condition essentielle à remplir consiste à ne laisser, entre les ailettes V et la boite B, lue l’espace strictement nécessaire, de telle s°rte que l’air, obligé de passer dans cet
- J') Brevet anglais a" 9587, déposé le 15 avril 1897, le 15 janvier 1898. 6 figures.
- espace, produit un frottement assez énergique pour amortir les oscillations.
- Fig. 12. 13, 14 et 15. — Variantes de l’amortisseur Evershcd et Vignoies.
- • Les bobines d’ampèremètre de lord Kf.l-vix f) sont destinées à obtenir un champ plus uniforme que ne le donne la construction ordinaire. Dans la première disposition (ng. 16 et 17) des tubes, de diamètres régulière-
- Fig. 16 à 2.0.
- ), rondelle pc
- ment croissants, sont coupés en hélice, en laissant, aux extrémités seulement, un petit
- p) Brevet anglais 11° 18458, déposé le 9 août 1897,
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- anneau intact ; c’est par ces anneaux que les tubes sont soudés a des entretoises qui les unissent les uns aux autres. Il va sans dire que les hélices sont alternativement droite et gauche. On laisse entre les tubes un espace réglé par l’épaisseur de i’cntreioise et suffisant pour l’isolement par l’air ou par une matière solide. Dans les figures 16 et 17, par exemple, le courant entrant en haut, en A, descend jusqu’au bas, remonte par B pour redescendre par C, et finalement remonter en I).
- Dans la seconde disposition, applicable pour les courants de moins de 100 ampères, les bobines sont composées de disques ou de plaques de forme quelconque, percés d’un trou central et fendus {fig. 20). Une des faces est étamée pour être soudée et l'autre est revêtue d’une mince feuille de mica, ou d’un autre isolant convenable. Deux disques semblables a, (fig. 18 et 19;, étant enchevêtrés présentent intérieurement deux moitiés clamées face à face, pendant que les deux antres moitiés étamées sont à l'extérieur. Pour former labobine, on prend un certain nombre de ces paires de disques que l’on enfile sur une baguette de métal, les faces étamées en regard les unes des autres - 011 serre le tout au moyen de vis et d’écrous, puis on chauffe jusqu’à faire fondre l’étain; après refroidissement, et la baguette retirée, la bobine est prête pour l’usage.
- Les méthodes de zéro, dans lesquelles la variation d’une résistance, d’une force élec-tromotric.e, etc., est indiquée par le déplacement d’un contact sur un fil, sont rarement, sinon jamais, employées dans les appareils enregistreurs ; pour certaines expériences délicates, et ce sont surtout celles-là que paraît avoir eu en vue H. L. Cali.f.xdar (r), ces méthodes sont cependant intéressantes.
- Tl est évident que si, par exemple, dans un pont de Whcatstone à fil, le curseur est commandé par fin mécanisme capable de le faire (*)
- (*) Brevet anglais n° 16718, déposé le 14 juillet 1897, accepté le 4 juin 1898. 4 figures.
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- glisser le long du fil, à droite ou à gauche, il suffit dedéclenchercc mécanisme au moyen du galvanomètre, agissant comme relais, pour
- yriy 'rirf
- que le curseur soit déplacé dès que sa position 11e correspond pas à l’équilibre. On peut évidemment établir les choses de telle sorte que le curseur soit ramené au point d’équilibre; alors le galvanomètre, revenant au zéro, arrête le mécanisme.
- La figure 22 représente une disposition que
- Fig. 22. — Disposition du contact du relais galvaiiométrique Callendar.
- l’on peut employer pour transformer le galvanomètre en relais: à l’extrémité de l’index H, ^>orté par le cadre mobile, sont fixés deux contacts isolés B2. Un galet de contact C, porté par un ressort D, est placé entre B, et B2; dès que le galvanomètre dévie de sa position de repos, l’un des deux contacts vient toucher C et envoie le courant dans un électro qui déclenche le mécanisme moteur dans le sens convenable. Pour obtenir la sensibilité nécessaire et éviter les collages entre B, B, et C, il faut avoir soin de donner à C un mouvement de rotation régulier et de nettoyer,
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- d’une façon continue, les faces du contact; cette double condition est remplie en actionnant C par le même mouvement d’horlogerie que l'enregistreur et en faisant décaper les faces par un petit balai métallique. Il est bon, également, de maintenir l’index B en légère oscillation, au moyen d’un faible courant d’air, par exemple ; on évite ainsi les collages.
- La figure 21 est une application à un pont de Wheatstone, disposé pour la mesure des températures par la méthode de Callendar. Le fil de pont AB. qui ne forme ici qu’une partie seulement de la résistance de la branche de pont correspondante, est tendu fortement entre des grosses barres de cuivre; un second fil CD. isolé du premier et tendu parallèlement à lui. est relié au galvanomètre. Les fils de platine M et N, attachés par des ressorts sur le curseur KL, établissent la liaison entre le point d’équilibre sur AB ot le fil CD, par suite entre ce point et le galvanomètre. La résistance S sert à shunter le fil AB, de façon à régler la valeur de ses divisions. Des résistances additionnelles XYZ complètent cette branche de pont. Les bras de proportion sont formés par UJ et JQ; enfin, laquatrièmc branche, la résistance à mesurer, s’attache entre U et I.
- Le curseur KL est attaché à une corde sans fin qui passe sur trois poulies. Un mouvement d’horlogerie conduit un engrenage différentiel qui, selon qu’il est embrayé par l’un ou l’autre des contacts If B2, entraîne la corde et le curseur dans un sens ou dans l’autre. Le curseur porte une plume P qui trace sur un tambour mû. par un autre mouvement d’horlogerie.
- Tout étant ainsi disposé et une pile convenable étant placée dans le circuit, si le curseur n’est pas à son point d’équilibre, le galvanomètre reçoit un courant qui le fait dévier, il envoie à son tour un courant dans l’électro correspondant, le mouvement d’horlogerie e^t débraye dans un sens tel qu’il ramène le curseur vers son point d’équilibre. Cette action étant continue, la courbe tracée donne a chaque instant la position du curseur.
- Le même dispositif, fi quelques variantes près, peut s’appliquer au potentiomètre. Ce dernier, joint à un contact mobile placé sur l’arbre d’un alternateur, permet de relever la courbe d’un courant alternatif; le tambour enregistreur doit alors se déplacer en même temps que le contact mobile.
- L’oscillographe de \V. Du Bois Duddki.l (’) est un galvanomètre fi oscillations beaucoup plus rapides que celles du courant à mesurer.
- Un ruban métallique, étroit et très mince, ss (fig. 23 et 24), est replié sur lui-même, en pas-
- Hg. 3-|. — Oscillographe Du Bois Duddell,
- sant sur une poulie P; les deux brins sont placés côte à côte, dans un champ magnétique intense. Quand un courant traverse le ruban, les deux brins tendent à se courber, l’un en avant, l’autre en arrière; si un miroir M est
- C) Brevet anglais 5449, déposé le 5 mars [898, accepté le 30 avril 1898. 4 figures.'
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- collé au milieu des deux brins, il est dévié plus ou moins, selon l’intensité du courant: c’est un galvanomètre à cadre mobile réduit à sa plus simple expression.
- Fig. 25. — Réunion de deux oscillographes.
- Pour qu'un semblable appareil suive exactement les variations d’un courant périodique, il faut que ses oscillations soient très rapides. On obtient ce résultat en réduisant la longueur de la partie vibrante au moyen d’une double poulie isolante G et en tendant, autant que possible, le ruban au moyen d’un ressort. Il faut aussi un amortissement complet des oscillations : dans ce but l’entrefer de l’électro forme une étroite chambre fermée, remplie de liquide isolant, visqueux et transparent. Le réglage de l’amortissement s’obtient, soit en changeant le liquide, soit en le chauffant. Pour augmenter encore l’amortissement, on
- Fig. 26 et 27. — Balance magnétique
- exercée autour d’un conducteur par une enveloppe de fer, pour mesurer les propriétés magnétiques de ce fer (lesquelles ?); par extension, il se sert des mêmes instruments garnis d’écrans en fer, comme de galvanomètres à
- place entre les deux brins une cloison mince, en fer, qui divise la boîte en deux chambres, dans chacune desquelles se meut un des brins; on réduit au strict nécessaire l’espace libre entre les parois et chacun des brins; dans ces conditions, la résistance au mouvement est plus grande.
- Quand les pièces polaires forment elles-mêmes les parois de la boîte, il est difficile d’obtenir l’étanchéité de celle-ci, car ces pièces, soumises à des attractions magnétiques puissantes, se resserrent et s’écartent quand on excite ou non l’électro. En formant avec les pièces polaires et les blocs L et L, une boîte qui se place entre les pôles de l’élcc-tro. on évite cet inconvénient.
- Enfin, la sensibilité est obtenue en réduisant l'entrefer au strict minimum; en donnant aux pièces polaires des formes en coin, pour concentrer les lignes de force, et en employant des rubans très minces.
- Pour observer les images, l'inventeur emploie un miroir tournant commandé par un moteur synchrone, ce qui n’est pas nouveau.
- Du long et diffus brevet de James Rus-sKf.i. ('), il résulte, ou à peu près, que l’inventeur se sert de la protection magnétique
- de James Russell. Coupe et vue verticales.
- destinations variées : voltmètres, ampèremètres, wattmètres.
- (') Brevet anglais n° 21157, déposé le 15 septembre 1897-accepté le 16 juillet 1898. 13 figures.
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- Les figures 26, 27 et 28, empruntées au 1 tions revendiquées. Deux bobines AA.,, en brevet,représententtrèsmaU’une des disposi- | forme de cadres rectangulaires, sont parcou-
- Fig, 28 et 29. — Balance magnétique. Coupe horizontale et détail des tôles.
- rues par le courant de façon que les côtés intérieurs soient traversés dans le même sens ; les côtés extérieurs sont naturellement de sens opposé au premier. Ces deux bobines sont tenues après un fléau F, oscillant autour d’un axe KK, parallèle au plan de leurs spires. Deux bobines extérieures BB, perpendiculaires aux premières, créent un champ uniforme dans lequel sont plongées AAr II est facile de voir que, dans ces conditions, la force électrodynamique exercée par les conducteurs extérieurs est détruite par la force contraire exercée par les conducteurs intérieurs; mais si I’onvient à envelopper ceux-ci dans une gaine de fer, leur action diminue plus ou moins, selon les qualités et les dimensions du fer employé; l’action des conducteurs extérieurs l’emporte et le fléau s’incline- On rétablit l’équilibre au moyen de poids ou de ressorts et la valeur de ceux-ci donne une mesure indirecte de l’action du fer.
- La figure 29 montre comment sont disposés les échantillons de fer a essayer : composés de lames de fer enchevêtrées,, ils forment autour des conducteurs intérieurs un circuit magnétique fermé.
- Les figures 30 et 31 se rapportent à un instrument destiné plutôt à la mesure des courants ou de la puissance électrique. Le côté rectiligne de la bobine A passe au centre de la. bobine cylindrique C. La bobine A est suspendue par un fil M concentrique à la bobine B, de telle sorte que A peut seulement tourner autour de M comme axe. Le courant parcourant les-bobines A et B, il est
- évident que les forces électrodynamiques exercées sur les deux parties de A, de chaque
- côté de l’axe M, s’annulent; mais si l’on entoure un des côtés d’une enveloppe de fils de
- Fig. 31. —• Galvanomètre James Russell. Coupe.
- fer N, le système sera sollicité par un couple proportionnel à la différence des deux actions; ce couple peut être mesuré par la torsion du fil de suspension, comme dans les électrodynamomètres.
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- Le wattmètre pour courants triphasés de Siemens Brothers (*) est analogue à un moteur à champ tournant. Ce wattmètre (fig. 33) est composé de deux paires de bo-
- Fig. 32 et 33. — Schéma du wattmètre Siemens.
- bines T)D, SS, l’une en gros fil, l’autre en fil fin, enroulées sur les prolongements polaires d’un anneau RR, composé de feuilles de tôle. Un noyau EE, en fer feuilleté comme l’anneau R, diminue la réluctance du circuit magnétique. Dans l’entrefer est placé un tambour en cuivre F, suspendu sur pivot et muni d’un ressort antagoniste ou d’un engrenage, selon que l’appareil doit servir comme wattmètre ou comme compteur. Quand les bobines DD, d’une part, SS, d’autre part, sont parcourues par des courants décalés de qo°, le tambour est soumis à l’action d’un couple qui tend à le faire tourner.
- Considérons une distribution triphasée, réduite schématiquement à la figure 32 ; on sait que la puissance totale dépensée dans ce circuit est donnée par la somme algébrique de deux mesures faites avec un wattmètre, l’une combinant l’intensité Ia avec la différence de potentiel Eb, l’autre Ib avec Ea. On peut aussi, et c’est de cette façon qu’est employé l’appareil de Siemens Brothers (fig. 34), faire passer le courant I, dans le gros fil du wattmè-tre, et, dans le fil fin, un courant dérivé entre C et 13, proportionnel à Ea, mais décalé
- (') Brevet anglais n° 2558, déposé le 30 janvier 1897. accepté le 4 décembre 1897. 6 figures.
- de 90° par rapport a Ia. Pour obtenir ce résultat, on crée au moyen de trois résistances, W, \V, W3, un point neutre fictif; il faut
- Fig, 34. — Montage du wattmètre pour courants triphasés.
- que les résistances totales de chacune des branches, entre le sommet et le point O, soient égales et sans self appréciable.
- Avec un seul appareil, il faut le déplacer de la position 1 à la position 2, mais il vaut mieux employer deux instruments à poste fixe; les deux tambours peuvent alors être montés sur le même axe et donnent par une seule lecture la puissance cherchée.
- M. Maurice Travailleur (*) a combiné un appareil enregistreur pour mesurer, d’une façon presque continue, l’isolement d’un réseau de distribution en activité. II se sert, à cet effet, de la méthode qu’il a indiquée (2), d’après laquelle la résistance d’isolement entre un réseau et la terre est donnée par :
- où V est la différence de potentiel entre un des câbles et la terre, V7 la différence de potentiel entre le même câble et la terre, quand
- (fi Brevet anglais n° 26935, déposé par Boult le 17 novembre 1897, accepté le 12 mars 1898. 7 figures.
- (a) VÉclairage Électrique, t. X, p. 241, 6 février 1S97.
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- une résistance S. convenablement choisie, établit une communication directe entre ces deux points, '
- L’appareil enregistreur se compose d’un voltmètre à cadre mobile a grande résistance G (fig. 36 et 37), muni d’un index Z dont la plume P trace sur un tambour E. Le voltmètre est placé entre un des câbles et la terre; à des instants déterminés par un mouvement d’horlogerie placé dans le tambour H (fîg. 35) le balai B vient en contact avec les plots C et ferme un circuit compre-
- nant le relais ï; ce dernier attire son armature, laquelle introduit le shunt S entre les bornes du galvanomètre. L’cnregistreurindique donc
- Fig. 35.— Schéma de l’enregisireur de M. Travailleur.
- tantôt V, tantôt V;, ce qui permet de connaître ensuite presque, à chaque instant, la valeur de R.
- Fig. 36 et 37. — Enregistreur de Maurice Travailleur. Élévation et plan.
- Pour obtenir un enregistrement plus facile et pour éviter la confusion du tracé que donneraient lesvariations soudaines et fréquentes du voltage, la plume n’appuie pas sur le papier. Ades intervalles égaux, I’électro EA fait abaisser une tige dont la pointe extrême s traverse l'encrier o tenu par l’index du volt-
- mètre; à chaque abaissement de la tige t, la pointe 5 vient marquer un point sur le papier. L’émission des courants dans I’électro EA, et, par suite, la fréquence des points tracés, sont déterminées par le mouvement d’horlogerie qui commande à cet effet un interrupteur convenable. H. Armagnat.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. — N° 49
- SUR LE RENDEMENT THERMIQUE DES MOTEURS A VAPEUR;'1)
- Tant que la transformation directe de la chaleur en électricité ne sera pas réalisée pratiquement, le moteur à vapeur restera notre grand producteur d’énergie mécanique, et tout ce qui peut conduire à le perfectionner offre un intérêt majeur pour les électriciens.
- En pratique, le moteur à vapeur n’est jamais seul ; il est accompagné d’organes plus ou moins nombreux, suivant les circonstances : la 'chaudière et ses appareils d’alimentation ; la tuyauterie : le condensçur avec sa pompe à air ou un organe analogue si le moteur doit erre soulagé de la contre-pression atmosphérique; un économiseur; un chauffeur d’eau d’alimentation qui utilise en partie la chaleur de la vapeur dans les machines à échappement libre ; enfin, des enveloppes de vapeur ou des réchaufîeurs peuvent être ajoutés au moteur.
- Chacun de ces organes a son rendement propre, toujours inférieur, nécessairement, à l’unité et entraine par conséquent une certaine dépense d’énergie. Si l’on veut se rendre compte de la cause des pertes observées et pouvoir y remédier, il faut donc déterminer le rendement de chaque organe . séparément et le comparer au rendement maximum que, théoriquement, il pourrait
- Le rapport que nous analysons porte sur ces deux points principaux : la détermination du rendement thermique absolu des moteurs à vapeur et la détermination de leur rendement relatif, par comparaison avec un
- (*) D'après un rapport du Comité de l'Institution of Civil Engineers, de Londres. Ce comité, nommé le jt mars 1896, pour donner « la définition d'un ou de plusieurs étalons de rendement thermique des moteurs à vapeur », était composé de MM. A. B. W. Kennedy, président, H. RUIl San-key, secrétaire honoraire, T. Hudson Beare, D. S. Capper,
- J. A. F.wirtg, H. Dawey, Bryan Donkin, ]. Macfarlane Gray, Michael Loagàde, W. H. Maw, A. B. Wilson. Son i rapport définitif a été accepté par le Bureau de la Société, I le 26 avril dernier; il n'a été publié que tout dernièrement. I
- moteur à vapeur idéal avant le rendement maximum qu’indique la théorie, dans les limites où fonctionne le moteur étudié.
- Ce dernier rendement s’exprime par un rapport qu’on pourrait appeler le « coefficient de perfection», car il indique jusqu’à quel point les défauts du moteur ont été atténués. Remarquons que ce coefficient n’implique pas l’idée d’économie dans le sens industriel du mot, car il est évident, par exemple, qu’un moteur qui n’atteindrait un rendement relatif élevé qu’au prix d’une complication excessive du mécanisme, d’une délicatesse extrême de fonctionnement, courrait de grands risques de ne rester qu’une curiosité de cabinet de physique.
- Rendement thermique
- Le rendement thermique absolu est le rapport du nombre de calories transformées en travail sur les pistons au nombre total de calories fournies au moteur.
- Le nombre de calories transformées en travail s’obtient facilement en mesurant, par la méthode ordinaire, sur les diagrammes d’indicateur, la puissance indiquée; il n’y a pas lieu d’insister sur ce point.
- L’évaluation exacte de la quantité totale de chaleur réellement fournie au moteur est plus délicate. En effet, considérons le diagramme de la figure 1 qui représente les essais très complets de l’usine élévatoire des eaux de Louisviile-Leavitt, publiés dans les Transactions de la Société américaine des Ingénieurs civils (t. XVL). Dans ce diagramme, le flux calorifique engendré à la grille du foyer est représenté comme un circuit fermé à plusieurs branches sur lesquelles sont prises des dérivations plus ou moins importantes qui représentent les soustractions de chaleur en chaque organe, par suite de pertes ou de transformations ; les chiffres indiquent le
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- nombre de calories passant par minute dans chaque branche ou dérivation et les températures correspondantes, en degrés centigrades. On voit que 39 350 calories pénètrent dans le moteur par minute ; elles se partagent entrois courants distincts: un, très faible, sert à échauffer l’enveloppe des cylindres et fait en partie retour à la chaudière ; le second représente l’énergie transformée en travail mécanique sur les pistons ; enfin le
- troisième, le plus important, représente la chaleur entraînée par la vapeur d’échappement, Il y donc lieu de défalquer des 39350 calories: i° la quantité de chaleur qui, passant par le premier circuit, fait retour à la chaudière ; la perte dans la tuj-auterie de retour doit être comptée comme étant dépensée dans le moteur puisqu’elle est consentie pour remédier à un défaut de celui-ci ; 20 la quantité de chaleur théorique-
- ment récupérable de la vapeur d'échappement; si la totalité n’en est pas récupérée, la différence doit être imputée au condenseur. Or, théoriquement, la vapeur d’échappement peut porter à sa température un poids d’eau égal au poids de vapeur entre dans le moteur. Par conséquent, on peut établir la règle suivante :
- « La chaleur totale fournie au moteur est la quantité de chaleur nécessaire pour produire, à pression constante, la vapeur qui entre dans L moteur, en supposant les chaudières alimentées-avec de l’eau préalablement portée à la température de la vapeur d’échappement-Cette règle s’applique également à la vapeur saturée et à la vapeur surchauffée, aux Moteurs avec ou sans condensation ('i. »
- (h H faut parfois considérer des cas spéciaux quand une P-'rtie de la vapeur est prélevée avant l’échappement final
- Pour déterminer cette quantité, il faut donc mesurer le poids, lu température et la pression de la vapeur admise, et la température de la vapeur d’échappement. Le point le plus favorable pour mesurer la première température est situé tout près du registre d’admission, dans la tuyauterie, du côté de la chaudière. Si on la mesurait plus près de la chaudière, les pertes dans la tuyauterie fausseraient le résultat en diminuant le rendement ; si, au contraire, on la mesurait de l'autre côté du registre d’admission, c’est-à-dire du côté du moteur, ou dans le moteur même, une partie des pertes dues à celui-ci ne serait pas comprise et le résultat serait également faussé. Avec de la vapeur saturée,
- réchauffée. Des additions ou des diminutions au nombre de
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- 396 L’ÉCLAIRAGE
- la température correspondant à la pression peut être adoptée; avec de la vapeur surchauffée, la température et la pression doivent être mesurées.
- Le point le plus favorable pour mesurer la .température à l’échappement est situé dans le tuyau d'échappement, on dehors du moteur, mais tout près de lui ; la température correspondant à la pression peut être acceptée.
- Rendement kelatif
- Le rendement relatif est le rapport du rendement thermique du moteur, déterminé comme il est dit plus haut, au rendement maximum qu’aurait un moteur parfait fonctionnant dans les mêmes limites de température. Plus ce rapport sera élevé, plus le moteur essayé sera parfait ; plus, au contraire, il sera faible et plus le moteur sera susceptible d’être perfectionné. A ce point de vue, la connaissance de ce « coefficient de perfection « peut rendre parfois de réels services.
- En vue de sa détermination, le choix du moteur idéal devant servir d’étalon de comparaison présente une importance capitale.
- Le premier moteur idéal qui se présente à l’esprit est celui qui fonctionne suivant le cycle de Carnot ; mais on sait qu’il est impossible de construire un moteur fonctionnant suivant ce cycle, lorsque le véhicule de la chaleur est la vapeur surchauffée, a moins d’avoir recours k des appareils spéciaux qui ne sont pas entrés encore dans la pratique : et qui n’y entreront probablement jamais; lorsque la vapeur surchauffée à pression constante est employée, le cycle de Carnot : est théoriquement impossible, meme avec ces appareils.
- Le Comité des ingénieurs anglais a, en conséquence,proposé d'adopterlemoteuridéal fonctionnant suivant le cycle défini par Ran-kine, Clausius et autres, qui donne l’utilisation maxima de la chaleur avec la vapeur soit saturée, soit surchauffée, produite à pression constante. Il lui donne le nom de cycle de 1
- ÉLECTRIQUE
- Rankine, de préférence k celui de cycle de Clausius sous lequel il est généralement connu, parce que Rankine a publié son mémoire le 19 janvier 1854 (‘), tandis que Clausius ne publia son étude que dans les numéros de mars et d’avril 1856, des Annales de Poggendorff; le savant allemand a reconnu lui-même l’antériorité de Rankine, dans une note de la traduction de Hirst publiée en 1867 (p. 161), où il déclare n’avoir parlé publiquement pour la première fois de ses recherches que dans ses conférences faites à l’Université de Berlin pendant l'été 1854.
- Rappelons que la définition du cycle de Rankine est la suivante :
- On suppiose que toutes les parties constituantes du matériel a vapeur sont parfaites; qu’il u’y a aucune perte par condensations initiales, fuites, radiation, conduction, et qu’il n’y pas d’espace mort dans le cylindre. L’eau d'alimentation est introduite dans k chaudière à la température de la vapeur d’échappement et sa température est graduellement élevée jusqu’au degré correspondant k la vapeur saturée de la pression voulue ; la vapeur est ensuite engendrée k pression constante jusqu’à ce que de la vapeur saturée sèche soit formée ; enfin, si la vapeur doit être surchauffée, la chaleur lui est ajoutée à pression constante et à température croissante jusqu’à ce que la température de surchauffé désirée soit atteinte. La vapeur est introduite.dans le cylindre à pression constante pendant une partie de la course et produit pendant ce temps un travail extérieur égal à la pression absolue multipliée par le volume dont le piston s’est déplacé; ensuite, lorsque [admission de vapeur est coupée, la détente se produit adiabatique-ment, et produit du travail sur les pistons jusqu’à ce que la pression dans le cylindre soit égale à la contre-pression. La vapeur
- (l) Mémoire de la Royal Society, le 19 janvier 1854, 00 the Geometrical Représentation of the Expansite Action of Heat, and the Theory cf Thermodvnamic Engineers »• Publié dans les Philosophicd Transactions, pour 1854, paru en 1855.
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- s’échappe ensuite complètement du cylindre à pression constante ; la valeur de celle-ci correspond à la limite inférieure de température ; le moteur, pendant l’échappement, dépense, sur cette vapeur, un travail égal à la contre-pression absolue multipliée par le volume total dont le piston se déplace. La vapeur est ainsi, expulsée du cylindre et le cycle est complet.
- Le rendement du cycle de Rankine est toujours moins élevé que celui du cycle de Carnot, bien qu’avec la vapeur saturée et dans les limites de température actuellement utilisées la différence soit faible; ainsi, avec un moteur fonctionnant entre les limites de température de iS77/9".C et 43 l/3°C, le rendement du cycle de Carnot est de 0,313 et celui du cycle de Rankine de 0,283; si la température a l’échappement est de ioo°C, les rendements sont respectivement 0,19 et 0,178. II n'y aurait donc pas d’inconvénient, en pratique, à adopter le cycle de Carnot et les calculs y gagneraient en simplicité. Mais lorsqu’on emploie la vapeur surchauffée, la divergence s’accentue ; ainsi, avec de la vapeur k la pression absolue de 13 kg.: cm3, une température k l’admission de 343 V/’C, et une température à l’échappement de
- ____________10,58 j rg + Tg- Te
- T» - T.) (1 + + 0,48 (Tas - T.
- On a adopté le coefficient 0,48 pour valeur de la chaleur spécifique de la vapeur surchauffée à pression constante, bien que cette valeur ne soit pas certaine.
- Le calcul étant laborieux avec ccs formules ou a tracé les courbes de la figure 2 qui les représentent graphiquement; elles permettent de lire instantanément le nombre de calories par watt avec un moteur idéal de Rankine, dans d’assez larges limites de température. Les courbes de la figure de droite se rapportent à la vapeur saturée; si, par exemple,
- 011 a T'a = 17°° O; ioou C, le nombre
- de grandes calories par minute et par kilowatt
- 43 ‘/a0 C, le cycle de Carnot indique un rendement maximum possible de 0,495 et le cycle de Rankine, un rendement de 0,31. Le premier n’est donc plus applicable et, comme il y a intérêt k établir un étalon unique, le cycle de Rankine doit être adopté clans tous
- Le nombre de calories par cheval dépensées par le moteur idéal de comparaison peut être calculé comme suit : la formule qui donne le rendement thermique du cycle de Rankine avec de la vapeur saturée estL):
- (T,-rlY) (. -|-{f)-Te ioge^L C + Ta— ÏT -
- Dans cette formule, l’augmentation de la chaleur spécifique de l’eau avec la température affecte presque également le numérateur et le dénominateur.
- Le nombre de calories par minute et par cheval sera égal à = 10,58, divisé par
- le rendement du cycle, soit:
- lotira + TV- Te)
- (Ta — Te) (j + — Te loge
- Avec de la vapeur surchauffée, il serait :
- + 0,48 (TV —T à) j________
- ,) — Te) ^loge ~ + 0,48 loge
- est de 96,5 soit 96,5 X 0,756 — 71,02 par cheval et par minute.
- Les courbes de la figure de gauche se rapportent k la vapeur surchauffée. En face de la température correspondant à la vapeur saturée de même pression, et sur la courbe correspondant k la température surchauffée, on trouve un coefficient; celui-ci multiplié
- rt7 = Chaleur latente de vaporisation à la température Ta.
- (*) Tas = Température de la vapeur surchauffée à l’admis-
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- par la température à L’échappement et par le nombre de colories déjà trouvé donne la déduction à faire de ce dernier nombre. Ainsi admettons qu’on ait : Tl3S— 260° C; — la pression étant d’environ 9,2 kg ; cm2, la température correspondante de la vapeur
- saturée serait de 175° C ; — Ta = ioo° Ç. Dans la Ligure de droite on trouve pour Ta= 1750 et Te— roou, que 91,5 calories par minute sont nécessaires par kilowatt par minute. D’autre part, dans la figurede gauche, la ligne horizontale où se coupent les lignes
- t de la vapeur surchauffée
- Fig. 2. — Courbes donnant le nombre de grande
- idéal de comparaison avec de 1
- T a —- 175° et T = 260°, donne le coefficient 0,00035. Ce nombre de calories à déduire de 91,5 sera donc o,ooo35XiooX9G5^3,2 et le nombre de calories nécessaire sera de 9G5 — 3,2=88,3.
- Exempi.es d’essais En résumé, pour faire l’essai rationnel d’un moteur à vapeur, il convient de mesu-
- 1° La température à l’admission ;
- 20 La pression correspondante, dans le cas de la vapeur surchauffée;
- 3° Le poids de vapeur admise ;
- 4ft La température à l’échappement ;
- 5° La puissance indiquée;
- 6° La puissance effective, au frein.
- Les résultats des essais seront présentés de la façon suivante :
- 1" Pression absolue à l’admission,
- en kg : cm2................... 11,37 13»43
- 20 Température à l'admission, en
- degrés centigrades............184.5 3-14
- 3° Température à l’échappement,
- en degrés centigrades.........100,75 38
- 4° Chevaux indiqués.............500 130e
- 5° Chevaux au frein.............450 1155
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- 6° Poids de vapeur fourni i
- RESULTATS
- 7u Calories fournies au moteur par cheval indiqué et par minute('). 87,67 5-577
- 8° Calories fournies au moteur par cheval au frein et par minute . 97,42 60,52
- 90 Calories théoriquement néces-
- saires par minute et par cheval indiqué avec le moteur-étalon. 62,25 34,41
- Rendement relatif du moteur. 0,71 0,64
- iu Rendement thermique du moteur........................ 0,12 0,197
- 2° Rendement organique du moteur........................ 0,9 0,888
- G. Pkllissier.
- ÉTUDE DES MOTEURS A CHAMPS TOURNANTS!1)
- X. — Formules applicables aux moteurs asynchrones a champs tournants multipolaires en ayant égard aux pertes de flux, a l’iiystérésis et aux courants dk Foucault
- A. — Pertes par hystérésis f.t courants de Foucault. — Formules applicables
- Les pertes par hystérésis et par courants de Foucault sont exprimées par une relation dont la forme générale est :
- W = D («>,-»*)* *s + G K - «*) dans laquelle
- V étant le volume de fer, y sa conductibi-
- lité électrique, S la section du circuit magnétique, Setr, deux coefficients expérimentaux.
- Pour l’induit et l'inducteur, on a respectivement :
- W2 - Da O, — <!** + g4 K — «,) 4»1*6, (81)
- W, = D, 4- {82)
- <fj étant le fiux résultante! ‘b, un flux composé du flux <f> et des pertes
- Le couple brut précédemment calculé est augmenté de :
- (') Exemple de calcul :
- i° Vapeur sat Chaleur te Dtale de vapor isation = (606. S
- + 0,303 X 184,5) 78 = S[694,5
- Récupérât! on a lecliapp. ement = 100,75
- x 78 = ,al indiqué = S Total 7,672 785i,5 43836,0
- 2“ Vapeur su: Tempéraiu rchauffée ; re correspondai ît à la pression de
- sphères = 192* ‘C.
- lempérati ue de surchau ffe = 344-192 =
- 152-C. Chaleur to taie de vaporisa lion (696,5+0,30;
- X 192) : 66406
- Surchauffe = loo x 132 X 0,48 ~ 7296
- Récupératii m à l’cch.ippen itm=looxo,38 73702 .3800
- 69902
- et la puissance utile de :
- mais ces augmentations sont inappréciables en marche normale, parce que le volume d’induit est assez faible et surtout parce que (w,— est négligeable vis-à-vis de *>,. Tout au plus peut-on tenir compte de ces effets au démarrage. Nous négligerons donc \Va en marche normale.
- On peut représenter Activement les pertes dans l’inducteur par celles d’un courant supplémentaire J, en avance de 90° sur 4» ou op-
- (*J Voir L’Èclaiiage Électrique du 10 septembre, des 15 et 19 ombre, des 12 et 26novembre 1898, t. XVI, p. 437; t. XVII, p. 89, 186, 272 et 345.
- Soit, par cheval indiqué 33,77.
- Total
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- 400
- posé à DG ou à ki w1 <I> Nous avons
- pour Jt :
- approximativement,
- Dans l'exemple dont nous nous sommes servis jusque maintenant pour l’alimentation sous courant constant de 45 ampères maximum,
- W, = 400 watts,
- E, = 155,3 volts max.
- *‘=^f = S’15a”P4r-"“-
- W, vaut les 7,63 p. 100 de la puissance fournie (c’est déjà beaucoup) et J, les 11,5 p. 100 du courant d’alimentation.
- Les courants Ij et J, sont décalés de 42,5°cc •
- Le courant résultant It est donc :
- T, = i/p, +S3, + 2 1,3, cos (90 — »)= 49 A. (85) là = 1,09 1; ou T09 p. 100 de b Vf O $ = 53,3°C. :
- d’où augmentation de 10,1 p. 100 sur l’angle
- It o<f».
- Dans l’épure des forces électromotrices DG (fig.32) doit donc comprendre un segment
- RiJi*
- On peut aussi amplifier DG actuel dans le rapport de 1 à
- ou approximativement
- Elle est inappréciable vis-à-vis de toutes les autres causes d’approximation.
- Il n’y a donc en réalité à tenir compte des pertes par hystérésis et par courants de Foucault que pour la détermination jdu courant résultant I', et du rendement industriel. Il y a lieu peut-être de faire une exception en faveur du démarrage, où il sera bon de voir l’importance de ces pertes à un autre point de-\*ue. Remarquons cependant que la faible valeur du flux rendra souvent cet autre effet inappréciable.
- B. — Rendements et couples utiles
- Appelons Pu la puissance utile recueillie sur l’arbre du moteur et Cu le couple utile.
- P« - C« <«,
- La puissance totale fournie au moteur est Pî = E\r, cos A'
- E', et I'j étant les tensions et courants par phases mesurés aux bornes des phases du moteur.
- est le rendement industriel, commercial ou total.
- La différence P* —P« comprend toutes les pertes qui sont d’abord les pertes de puissance électriques qui se font dans les circuits inducteurs et induits et qui sont :
- pet = — R, TL, -I- ^ R»IV (87)
- Pe étant \&puissance électrique nette fournie au moteur,
- R, J»
- Ps = Pt — pe
- Soit, dans notre exemple,
- 0^2 x 5.15 = “r 155,3
- 1,0044,
- C’est-à-dire une amplification de 4,4 p.
- et
- est le rendement électrique.
- Les autres pertes comprenant les pertes
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- par hystérésis et courants de Foucault sont :
- pkf- D, K—.»a)3 + K-«s) (i,I,6+
- + G; «U j (89)
- et les pertes par frottement mécanique :
- ?» = ». C/i + tu, Q/r = », fr + Qj (90)
- si nous négligeons la tension de la courroie et si nous supposons que le moteur est simplement chargé d’un frein de Prony de poids négligeable et que l’induit pèse Qkg.
- Dans tout autre cas représentera la somme des pressions sur les paliers. C est le couple moteur, f le coefficient de frottement dans les coussinets, r le rayon de ces derniers et Rie rayon du bobinage d’induit.
- Si le moteur possède des balais dont la pression totale est F, le coefficient de frotte-
- - (c^ + QA + fv)
- La somme des pertes parasites autres que purement électriques est ainsi :
- phf-'r- pm = Ds b', — M>)2 ,Jli + (js (<o, - Mjî 't>v'
- + D)üj2, <t>2,+Gi«, */'6 + C
- La puissance électrique P ce se transformant en une puissance mécanique Pu par le moteur, nous appellerons
- le rendement de transformation :
- c’est-à-dire que le rendement industriel est le produit des rendements électriques et de transformation.
- Le couple utile C« est égal au couple brut C résultant des actions électromagnétiques et que nous avons appris à calculer antérieurement, plus le couple —résultant des
- pertes dans l’induit; moins le couple résistant du frottement .
- Cm — C + ------- — sensiblement C —
- -Q/r-F/V=C^i-Æ) — Q/r — F/V. (92)
- C. — Caractéristiques des couples, des
- PUISSANCES ET DES RENDEMENTS
- a. Couples. — Reprenons la courbe des couples bruts C désignés par les lettres OA3 G, de la ligure 26. Les courbes de fonctionnement normal ont leur maximum qui s’approche plus du synchronisme, mais nous considérerons la courbe citée pour que le tracé soit plus clair.
- Nous avons vu que, dans tous les cas pratiques, la courbe des couples part de l’origine au synchronisme, passe par un maximum et conserve une valeur positive au démarrage. Cette forme de courbe résulte de l’analyse de la formule du couple C.
- Le couple utile que l’on peut recueillir sur l’arbre s’exprime par la relation (92).
- C„ = C - - LA _ Qfr - F/F =C-Cp
- Les deux derniers termes soustractifs sont constants si on suppose les coefficients de frottement invariables, ce qui n’est pas tout à fait exact. I,e premier terme est proportionnel au couple brut. Il suit de là que les ordonnées de la courbe des couples passifs Cp se composent d’une partie constante pour toute la marche et d’une partie proportionnelle aux ordonnées de la caractéristique C. Cette courbe a donc la forme abc, et son maximum correspond à celui de OAâ Gs.
- La courbe des couples utiles OA's G'rs a donc même forme que celle des couples bruts, mais elle coupe Taxe des abscisses après le synchronisme, au point de vitesse maximum de l’induit, le synchronisme ne pouvant être atteint en pratique.
- Quant à ce que l’on pourrait appeler le
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- rendement en couple ou
- C — Qfr F/Y
- ------—cr----------
- la courbe ODFII qu’il fournit s’élève très vite vers un maximum et conserve à peu près ce maximum jusqu’au démarrage. La raison de cette quasi-uniformité du rendement tient à la variation du couple passif avec le couple brut. Plus le couple résistant du au poids Q et aux pressions F des balais est faible (—Qfr — Vf r') et plus le rendement en couple est uniforme.
- C). Puissances et rendements. — La forme générale des courbes de puissances et de rendements est indiquée sur la figure 27. Soit OA, D, la courbe de couple utile déter-. minée comme il est décrit ci-dessus. La puissance utile
- Vu = C* w,
- est représentée par i)a bc. Elle est nulle vers le synchronisme, possède un maximum .plus rapproché de ce dernier point que celui du couple et est encore nulle au démarrage parce que la vitesse <o2 de l’induit y est nulle aussi.
- D’après ce que nous venons de voir ci-dessus (a) la puissance perdue en frottements mécaniques
- C
- possède une courbe de même forme. C’est opqc.
- La puissance absorbée par Y hystérésis et les courants de Foucault est maximum au synchronisme et presque nulle au démarrage. Soit rstcqpo la course de cette autre perte, rstc représente donc la perte totale de puissance due à la transformation d’énergie électrique en énergie mécanique. Si nous portons cette perte totale au-dessus de la courbe O abc de la puissance utile, nous obtenons celle (rdec) de la puissance électrique nette fournie et les rapports des ordonnées de lu première à celles de la
- seconde fournissent les rendements de transformation
- qui sont représentés par la caractéristique hijv. La puissance électrique nette fournie au moteur possède donc une certaine valeur au synchronisme, alors que la puissance utile est nulle, tandis qu’elle est à peu près nulle au démarrage, où la puissance utile est aussi nulle. Il en résulte que la caractéristique du rendement de transformation, qui s’élève très près de l’axe des ordonnées part de zéro vers le synchronisme pour aboutir rapidement a une région de maximum de valeur.
- La perte par effet Joule est évidemment nulle au synchronisme et maximum au démarrage. Soit ruv n> ctsr cette perte, et portons-la au-dessus de Ve pour obtenir la puissance totale électrique fournie, suivant rfgw.
- Le rapport des ordonnées des courbes rdec et rfgw donne la courbe Idc des rendements électriques. '
- Le rendement électrique est nul au démarrage et maximum au synchronisme où les courbes de puissances électrique et totale tendent vers la coïncidence.
- Le produit des ordonnées des caractéristiques des rendements de transformation et électrique fournit la caractéristique limite des rendements industriels
- Ri — p„x Pt - p-
- Elle est naturellement comprise entre hijv et klc.
- Elle passe donc par l’axe des abscisses pi'ès du synchronisme et au démarrage, mais son maximum correspond à la période de croissance des couples et des puissances, dans la région stable, et il est d’autant plus près du synchronisme que les pertes de puissance sont plus faibles.
- Ces caractéristiques, quoique approxima-
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- tives, montrent que le rendement atteint très rapidement la région du maximum de valeur.
- On peut évidemment traiter cette question de maximum des rendements par le calcul, mais on arrive à des formules compliquées et peu utiles parce qu’on ne peut pas les utiliser avec succès en pratique.
- Nous renvoyons à notre travail concernant le laboratoire de l’École de Mons (*) pour les courbes de fonctionnement d’un moteur asynchrone sous tensions ou courants constants, tensions et courants variables.
- S. Ha
- TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’ELECTROCHIMIE CONGRÈS IM’. LEIPZIG^
- M. Peters, de Leipzig, résume un travail qu’il a entrepris :
- Sur le rolf. des sels complexes dans les CHAÎNES d’oxydation ET DE RÉDUCTION
- Considérons un mélange de sels ferreux et ferriques dont on détermine le potentiel par rapport à l’électrode normale (solution normale de chlorure de potassium, calomel, mercure) : l’auteur arrive à la conclusion que ce potentiel dépend seulement du rapport de la concentration des deux ions fertrivalenis Fc'" et bivalents Fe". Il se formerait entre la solution et l’électrode un véritable équilibre qu’on peut représenter parle schéma:
- Hg (métal) + Fe'" -f Cl' “
- ; Fe" -f HgCl (solide),
- la double flèche indique, comme d’habitude, que la réaction ne se fait complètement ni dans un sens ni dans l’autre. Les phases mercure liquide et mercure ion (ou calomel) sont des quantités constantes (J) ; on peut de même, d’après l’auteur, négliger les ions chlore, puisque leur concentration est constante dans l’électrode normale.
- D'après la loi bien connue de Guldberg et Waage Véquilibre est alors régi par la condition
- CFe'" ,
- où les termes de la fraction représentent les concentrations des ions ferriques et ferreux (c’est-à-dire le nombre d’ions-gramme contenus dans un litre de solution) et k une quantité qui est constante à une température déterminée.
- Guidé par une formule de van t’Hofî (s)
- RT
- Ink
- qui s’applique aux chaînes d’oxydation et de réduction (dans laquelle R est la constante des gaz, T la température absolue, n le degré de la réaction, F la quantité d’électricité transportée par une valence-gramme ou 96 540 coulombs, e la force électromotrice, k la constante d'équilibre de la réaction chimique), M. Peters a réussi à représenter ses résultats par une expression du même genre
- RT . CFe(((
- *-a+-f ln ope"
- ici e signifie la différence de potentiel entre l’électrode normale et le mélange des sels ferreux et ferrique. A la température de 170 et en mettant les log ordinaires à la place
- C) Voir L’Éclairage Electrique, t. XVII, p.
- . XII, p. 540; 1. XIII, p. 65,
- (2) Voir L’Eclairage Electrique, t. XVI, p. 93 e . XVII, p. 103, 257 et 310.
- (3) La formule generale sera donnée à propos d’uni nunication de MM. Bredig et Knüpffer.
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- des log naturels, l’expression se transforme en
- « , t CFe'"
- * = A+ 0,0575 log-cpç,,-
- On voit que la constante A n’est autre chose que la différence de potentiel dans le cas particulier où la concentration des ions ferreux est égale à celle des ions ferriques, C Fe"; = C Fe". Connaissant ainsi la valeur de A par des expériences directes, on peut calculer quel est le rapport qui annule e.
- On trouve que la concentration CFe" des ions ferreux doit être io7’P fois plus grande que celle des ions ferriques CFe'". Pour vérifier cette conclusion il faut tacher de diminuer autant que possible le nombre des ions ferriques.
- Il résulte des travaux de Speranski et Petersen que les combinaisons fluorées du fer, du chrome et du manganèse trivalents ont une dissociation électrolytique très faible. Si donc on ajoute une solution concentrée de fluorure de sodium à la solution d’un sel ferreux, le petit nombre d’ions ferriques que le liquide peut contenir disparaissent presque totalement et le potentiel doit varier.
- Les mesures de conductibilité électrique et de l’abaissement du point de congélation des mélanges de chlorure ferrique, FeG3, et de fluorure de sodium, NaF, montrèrent d’abord qu’effectivement un grand nombre d’ions sont supprimés, tandis qu’en mélangeant du fluorure de sodium au chlorure ferreux FeCl2, le nombre d’ions est presque le même qu’avant le mélange.
- De même la conductibilité déjà assez faible du fluorure ferrique FcF3cst encore abaissée par la présence du fluorure de sodium ; on peut du reste s’en rendre compte qualitativement ; ces solutions (mélange de fluorure ferrique et de fluorure de sodium) ne réagissent plus que très faiblement sur le ferrocyanure de potassium.
- Les mesures électron) étriqués qu’on effectua sur le mélange de la liqueur ferroso-ferrique et de fluorure de sodium donnèrent des variations de potentiel dans le sens prévu par
- la formule. On composa par exemple deux solutions normales, l’une de chlorure ferreux (avec de l’eau acidulée par de l’acide chlorhydrique) et l’autre de chlorure ferrique ; le mélange à volumes égaux de ces liquides (10 cm3 de chaque) possédait par rapport à l’électrode normale une différence de potentiel de 0,43 volt; après addition de 22 cm3 d’une solution 0,3 — normale de fluorure de sodium,la force électromotrice totale tomba à zéro. Ainsi le rapport-—^77-avait diminué de telle façon que la concentration des ions ferreux valait environ 107’- fois celle des ions ferriques.
- En ajoutant une nouvelle quantité de fluorure de sodium, le potentiel tomba plus bas encore et en même temps il se précipita un sel finement cristallisé auquel l’analyse assigna la formule FeF3, 3NaF, i/2H20. Ce corps ne doit pas être considéré comme un sel double, mais comme le sel de sodium d’un acide ferri-fluorhydrique NaxFeF8, 1/2 H2Ü, ainsi que le prouvent des expériences de transport d’ions, calquées sur les travaux classiques de Hittorf. En électrolysant une solution de ce sel 011 trouva constamment que la teneur en fer avait augmenté du côté de l’anode et diminué du côté de la cathode, tandis qu’un essai parallèle tenté sur le sulfate ferrique donna précisément le résultat contraire.
- Ainsi l’ion ferrique primitif se trouve engagé maintenant en majeure partie dans un ion complexe; c’est la cause déterminante des variations de potentiel observées.
- L’auteurn’a cependant pasréussià prouver que la combinaison Na3 FeFe existe en solution., bien que ce soit très vraisemblable.
- M. Peters généralise les faits qui précèdent et conclut qu’à la suite de l’addition d’un sel étranger un réducteur quelconque gagne en énergie, c’est-à-dire que sa solution devient plus réductrice — avec une variation correspondante de son potentiel — quand le produit d’oxydation est susceptible de former avec le sel ajouté un corps peu ionisé ou même une combinaison complexe; et vice versa.
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- M. H. Specketer, de GottingeiT:
- Sur une .méthode de séparation quantitative
- DES HALOGÈNES, CHLORE, BROME, IODE
- Les procédés de séparation basés sur une augmentation graduelle de la force électro-motrice n’ont été appliqués jusqu’à présent qu’aux mélanges de métaux. L’auteur a essayé d’employer la méthode à la séparation des halogènes, assez pénible à effectuer par les traitements purement chimiques.
- Les tensions de décomposition des acides chlorhydrique, bromhydrique, iodhydrique sont respectivement de 1,31, o,y4, 0.52 volt. Malgré ces différences notables, et en enlevant l’iode par le sulfure de carbone, au fur et à mesure de sa production, une force électromotrice de 1,2 volt ne suffit pas à décomposer quantitativement l’acide iodhydrique. Cela tient à ce que l’iode libre diffuse en partie vers la cathode et y redonne de l’acide iodhydrique.
- Renonçant à ce procédé de séparation directe, l’auteur en utilisa un autre qui consiste à transformer les halogènes en leurs combinaisons argentiques, en les électrolysant entre une cathode de platine ctune anode d’argent.
- La force électromotricc que l’on obtient lors de la dissolution d’un inétal de la mise en liberté d’une quantité équivalente d’hydrogène se calcule d’après la formule de Nernst;1)
- e — o,oc81og ^1— 0,058 Iog
- Fi P»
- les lettres P désignant les tensions de dissolution du métal et de l’hydrogcnc, les lettres p leurs pressions osmotiques. Suivant l’auteur, le rapport devient égal à l’unité, si la solution est normale par rapport à l’hydrogène. Alors le second terme disparaissant, on obtient, en remplaçant P, par sa valeur connue (exprimée en unité de concentration)
- e — — 0,78 — 0,058 log
- ps est la pression osmotique des ions argent qu’il est possible de calculer.
- Le produit (Ag) X (I) de la concentration des ions argent et iode est constant et égal au produit de solubilité de l’iodure d’argent dans l’eau pure (]). La solubilité de l’iodure d’argent étant de o,qjxio~8 (mol.gr par litre) on a
- (Ag) X (I) =. (o;97 X icr«)*.
- Si la solution d’acide iodhydrique est, au début, 0,03 — normale, il vient
- et la force électromotrice obtenue est +0,06 v.
- On peut en conclure que dans une solution normale pour les ions hydrogène, l’argent est susceptible de dégager l’hydrogène de l’acide iodhydrique.
- La solubilité du bromure d’argent étant de 6,6X io-‘, on trouve de la même manière, dans des conditions semblables
- e — — 0,15 volt.
- Enfin la solubilité du chlorure d’argent s’élève à 1,25X1°-*, et le calcul donne c = — 0,30 volt.
- Ainsi pour mettre en liberté le brome et le chlore, les forces électromotrices nécessaires sont respectivement au moins égales à 0,15 et 0,30 volt.
- L’expérience montra qu’il fallait employer 0,26 volt pour le brome et 0,4.5 volt pour le chlore. On doit aussi observer qu’en présence de l’oxygène de l’air, le brome et le chlore se combinent à l’argent, même sans force électromotrice supplémentaire. Bien plus, on . obtient dans ce cas la force électromotrice notable de 1,08 volt, par suite de la depolarisation de l’hydrogène. Il faut donc avoir soin de diriger un courant continu d’hydrogène dans l’électrolyte.
- Remarquons également qu’au fur et à me-
- I1) Cf. L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 107.
- (1) Cf. L’Éclairage Électrique, t. XVII, p. 108 (r
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- sure que la concentration de l’acide halogéné ^c’est-à-dire de l’ion halogène) diminue, la concentration pt des ions argent va en augmentant, et de même la force électromotrice e augmente (en valeur absolue) (’).
- On s’en est tenu au procédé opératoire suivant : pour la séparation de l’iode, effectuer l’électrolyse jusqu’à une force électromotrice maximum de 0,13 volt, puis monter, pour enlever le brome jusqu’à 0,35 volt; enfin déterminer le chlore dans le résidu par le procédé chimique de Volhard, en titrant au nitrate d’argent et au sulfocvanate de potassium, l’alun de fer servant d’indicateur.
- On prit comme véhicule électrolytique une solution normale d’acide sulfurique. L’électricité était fournie par un élément thermo-électrique de Gülchcr, qui donnait 3 volts; le circuit était fermé par un ht le long duquel pouvait glisser un contact mobile. Lui voltmètre était directement relié à ce contact et à l'extrémité du fil. Il est bon de se servir d’un régulateur de gaz quand les variations de pression sont trop considérables pendant la durée des expériences.
- Le vase à électrolyse est un verre étroit et haut, semblable à un cylindre gradué; de cette façon on n’a pas à craindre de projections du fait du courant d’hydrogène, et il est facile en outre de laver l’anode avec une pissette. A travers le bouchon fermant le vase passent la cathode formée par une lame de platine, le tube adducteur de 1’hydrogcne et l’anode. Celle-ci est constituée par une toile d’argent très pur provenant de la Gold und Silberscheide Anstalt de Francfort et offrant une grande surface. La pureté de l'argent est absolument nécessaire; si ce métal est souillé de cuivre, ce qui lui arrive souvent, il se dissout à l’anode et vient se séparer à la cathode ; les résultats sont alors toujours trop faibles. On a employé pour les essais les chlorure, bromure et iodure de potassium
- (*) Ainsi pour les limites de solubilité des sels d’argent on aurait — 0,32 volt pour I, — 0,42 volt pour Br, — o,;ovolt pour Cl. {Réd.)
- purs de Kahlbaum, préalablement chauffés au rouge et analysés.
- On reconnaît la fin de l’opération à la cessation du dégagement d’hydrogène à la cathode, et aussi à l’aide d’un galvanomètre sensible que l’on introduit dans le circuit et qui ne donne plus de déviation appréciable. Faute de cet instrument on prélève une goutte de liquide et on y recherche l’iode ou le brome. L’électrolyse achevée, on nettoie l’anode avec la pissette, on lave le précipité et on le sèche à 120°. Si on n’a affaire qu'à un. mélange de deux halogènes on titre celui qui reste par le procédé de Volhard, comme le chlore seul.
- Voici les résultats obtenus :
- I. — Séparation d'iode ef de chlore Force clectromolrice : 0,13 volt.
- Inde employé 0.2909 0,0481 0,3807 0,2394 0,1588 0,2290 0-.I5-14
- 11. — Séparation de brome et de chlore. Force éiectromotrice : 0,35 volt.
- o,r940
- 0,2736
- o,i944
- 0,1062
- o,2735
- 0,1963 0,1958
- o,i905 °>l883
- 0,1899 0,1906
- 0,1865 0,1836
- 111. — Séparation d'iode et de brome. Force clcctroâiotrice : 0,13 volt.
- 0,1636
- 0,2029
- 0,1078
- 0.1685
- 0^036 6,1080 0,1218 0,1348
- On voit que les plus grandes différences
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- rencontrent dans la séparation du brome et du chlore; dans celles de l’iode et du brome, de l’iode et du chlore, l’erreur est pratiquement négligeable.
- En résumé, pour réussir, il faut écarter soigneusement l’oxygène de l’air, posséder
- une force électromotrice constante et opérer avec une concentration d’acide bien déterminée qui, dans le cas particulier, était normale.
- P. Th. Muller.
- ACCUMULATEURS POUR AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES
- ACCUMULATEURS FAURE-SEI.LON-VOLCKMAR 'Système VALLS et O)
- Trois types d'accumulateurs ont été spécialement étudiés par la maison Valls et CÙ pour la propulsion des automobiles. L’un de ces types est à grande capacité et grande puissance spécifiques; nous le qualitierons de très léger.
- Mais si une grande capacité et une grande puissance par unité de poids sont deux qualités que l’on recherche dans tous les accumulateurs et surtout dans ceux de traction, on sait que jusqu’ici elles ne peuvent guère être obtenues qu’aux dépens de la durée des accumulateurs. Aussi dans les installations de batteries à poste fixe, dans les stations centrales, par exemple, où, aux débuts, on employait des accumulateurs relativement légers, en est-on venu h l'emploi d’accumulateurs lourds, la faible augmentation des frais de premier établissement en résultant étant plus que largement compensée par la diminution des frais d’entretien. Dans la traction, les conditions sont, U est vrai, très différentes : en augmentant le poids de La batterie on augmente le poids mort et par suite les dépenses de traction par kilomètre pour une même charge utile. Toutefois dans certaines conditions d’exploitation il pourra se faire que, malgré cette augmentation des dépenses de traction, l’avantage économique reste aux accumulateurs lourds mais robustes et plusieurs de Rûs constructeurs d’autoinobiles sont de cet avis. C’est pour donner satisfaction aux divers desiderata que la maison Valls et O oons-U'uit deux autres types d’accumulateurs, le
- type léger et le type normal, laissant au temps et a l’expérience le soin de fixer le choix entre ces trois types.
- Les accumulateurs du type très léger contiennent 13 plaques pesant chacune 400 gr. L’une est formée par un quadrillage en plomb doux que représente la figure 1. Chaque face des plaques est recouverte d’une lame mince perforée, en ébonite, destinée à maintenir la matière active. Une lame d’ébonite ondulée placée entre deux plaques assure l’écartcment. Les bacs sont en ébonite. Us peuvent être hermétiquement fermés; toutefois comme cette fermeture empêche totalement l’examen de l'intérieur des éléments, les constructeurs, sur la demande de la plupart de leurs clients, les laissent ouverts. Pour éviter que l’acide jaillisse hors des bacs, on place au-dessus des plaques une lame d’ébonite découpée de manière à ne laisser entre ses bords et les parois du bac et les tiges de connexion que le jeu strictement nécessaire pour permettre de soulever ces plaques.
- La durée normale de la décharge est de cinq heures et demie. Le débit est alors de 15,6 ampères par élément, soit environ 2 ampères par kilogramme de poids total; la puissance est de 30 watts environ, la capacité de 85 ampères-heure et l’énergie de 163 watts-heure par élément.
- Une batterie de 44 éléments, du poids de 352 kg, permet à une voiture, pesant en charge environ 1300 kg, de faire un trajet
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- d’environ 60 km avec une vitesse moyenne de 12 km : h, sans avoir à renouveler la charge.
- La surface occupée par cette batterie est d’à peu près 55 dm2 sur une hauteur de 25 cm.
- Aux démarrages, à la montée d’une forte rampe ou pour franchir un obstacle la batterie peut donner sans inconvénient et pendant
- Pour une décharge en 6 heures, l’intensité du courant de décharge est de 20 ampères, soit 1,75 ampère par kilogramme de poids total : la puissance est de 38 watts, la capacité de 120 ampères-heure et l’énergie de 22S watts-heure par élément.
- Une batterie de 44 éléments, du poids total de 500 kg. permet à une voiture, pesant en
- Fig. î. — Plaques positives et négatives d'accumulateurs Valls pour automobiles, types très légers et légers.
- Fig. 2, — Plaque positive d’accuimiLveut- YajJs pour automobiles, type normal.
- quelques instants un courant d’intensité double de l’intensité normale.
- Les premières colonnes de chiffres des tableaux ci-joints contiennent les dimensions, poids et caractéristiques des plaques, éléments et batteries de ce type.
- Les accumulateurs du type léger contiennent 19 plaques qui ne diffèrent du type précédent que parce qu’elles ont une capacité un peu moins grande. La disposition des plaques est la même.
- charge environ 1 500 kg, de faire un trajet d’environ 65 km avec une vitesse moyenne de 12 km : h, sans avoir à renouveler la charge.
- La surface occupée par cette batterie est d’à peu près 70 dru2, sur une hauteur de 25 cm.
- Les dimensions, poids et données caractéristiques des plaques, éléments et batteries de ce type sont indiqués dans les secondes colonnes des deux tableaux ci-joints.
- Les accumulateurs du type normal con-
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- Tableau I. — Accumulateurs Valls et Cie pour automobiles.
- de plaques. . . . de plaques posili'
- Surface (2 faces). . . . Surfacepositivetolaleda
- Plaques positive
- Tableau II. — Constantes spécifiques.
- Durée de la décharge .............................
- par denr de surface positive • . .
- Débit normal \ par plaque positive d’un élément, en ampères. j par kilogramme d'élément. . . .
- . par clément.................
- Force éleclromotrice par éléments, en volts.......
- ! par kilogramme de plaque. . . . Puissance normale \ par kilogramme d'élément. . . .
- en watts. ') par élément................
- \ par 44 cléments.............
- p ; par kilogramme de plaque . . .
- apaA e i par kilogramme d'élément . . .
- en amperes-beure. c ... ,
- ' par eiement.................
- ; par kilogramme de plaque . . .
- Énergie \ par kilogramme d’élément . . .
- en watts-heure. î par clément. ...................
- ( pour 44 éléments................
- Energie en chevaux-heure pour 44 éléments.........
- par kilowatt.....................
- Poids d’éléments . . ^ par kilowatt-heure.........
- n par cheval-vapeur-heure.....
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- tiennent 23 plaques. Les plaques négatives sont les mêmes que pour les types précédents. Les plaques positives sont semblables à celles des accumulateurs à poste fixe des mêmes constructeurs ; le support grillagé de la matière active est représenté par la figure 2. Ces plaqués pèsent 650 gr chacune ; elles sont très robustes et ont une durée bien supérieure à celle des positives des types précédents.
- Pour une décharge encinq heures, l’intensité du courant est de 25 ampères par élément, soit 1,6 ampère par kilogramme de poids total ; la puissance est alors de 48 watts, la capacité de 125 ampères-heure, l’énergie de 240 watts-heure par clément.
- Une batterie de 44 éléments pèse 700 kg et permet à une voiture de 1 800 kg en ordre de marche d’accomplir un parcours de 60 km avec une vitesse de 12 km : h.
- L’encombrement de cette batterie est d’environ 100 dm2 de surface sur 25 cm de hauteur.
- Les dernières colonnes des tableaux ci-joints indiquent les dimensions, poids et données caractéristiques des plaques, éléments et batteries de ce type.
- Plusieurs batteries de ces divers types ont été mises en service sur des électromobiles; ces applications sont trop récentes pour qu’on puisse en déduire des indications sur la manière dont se comportent les batteries. Mais les électrodes ont fait leurs preuves dans des conditions, sinon identiques, du moins présentant quelque analogie avec celles où elles se trouvent sur les électromobiles : depuis plus de trois ans des batteries munies des mêmes électrodes sont utilisées pour l’éclairage de wagons de la Compagnie des chemins de fer du Midi, et n’ont donné lieu à aucune réparation ; d’autres servent à l’allumage des gaz explosifs dans les automobiles à pétrole et se sont aussi fort bien comportées.
- J. Rkyvàl.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Pompe électrique des mines d’Anzini1).
- La Compagnie d’Anzin a fait installer récemment dans la fosse de Lambrecht une pompe électrique qui est destinée à élever 25 m3 d’eau à l’heure, du niveau 360 au sol, soit 250 m3 pour une marche de dix heures, et pourra épuiser le même volume aux étages futurs de 450 et 540, en augmentant seulement la durée de marche quotidienne.
- MM. Barry, directeur divisionnaire, et Baudot, ingénieur de la Compagnie, ont préféré la pompe électrique à la pompe h vapeur pour les raisons que nous allons exposer.
- La pompe à vapeur doit avoir toute son installation au fond de la mine, installation qui nécessite des chambres de grande dimension. dont le coût peut atteindre 30000 fr; de
- (') Bulletin de la Société de l'Industrie minérale
- plus, lorsque l’exploitation s’enfonce davantage, il faut déplacer la pompe. La pompe électrique, au contraire, ne demande qu’un petit emplacement pour la dynamo et la pompe, le reste étant au jour; le coût delà chambre ne dépasse pas 4000 fr, et en outre la mobilité de la pompe l’a fait encore préférer, malgré son coût plus élevé.
- Le rendement mécanique de la pompe à vapeur qui à Lambrecht est de 50,2 p. 100, est inférieur à celui de la pompe électrique, 170 p. 100). La perte par condensation dans la conduite peut abaisser le rendement économique de la pompe à vapeur, cette perte peut atteindre 20 p.'ioo de la vapeur produite. Il faut en outre maintenir la vapeur dans la conduite, même pendant les arrêts.
- L’entretien des enveloppes calorifuges présente de sérieuses difficultés que n’offrent pas celui des cables électriques.
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- La pompe à vapeur est d’un emploi commode lorsqu’elle peut marcher avec condensation,ce qui n’est plus possible à une grande profondeur, et il faudrait encore disposer de vides importants dans les vieux travaux pour y envoyer la vapeur. En outre, cette pompe échauffe beaucoup l’air de la chambre, d’où l’obligation d’avoir un courant d'air spécial, si l’on ne veut pas envoyer l’air chaud dans les travaux.
- Hg. i. — Pompe électrique.
- Voici maintenant la description de l’appareil; il se compose de trois parties essentielles :
- Au jour : une machine à vapeur commandant par courroie une dynamo génératrice:
- Dans le puits : deux conducteurs électriques et une colonne de refoulement;
- Au fond : une dynamo réceptrice et une pompe de refoulement.
- La transmission d’énergie est faite sous 5oo volts par courant continu; les dynamos sont à vitesse réduite de façon h pouvoir attaquer directement la génératrice par le moteur et la pompe par la réceptrice.
- Les dynamos sont à courant continu, quatre
- 1 pôles avec anneau Gramme et balais en charbon. Elles peuvent produire 125 ampères sous 500 volts. L’arbre est en acier. Les dynamos reposent sur un socle en fonte et sont isolées par une plaque en caoutchouc.
- La génératrice est à excitation compound, ce qui permet d’obtenir à vitesse constante un voltage sensiblement constant. Un rhéostat intercalé dans le circuit excitateur permet d’en faire varier la résistance. La réceptrice est excitée en dérivation.
- Les câbles sont formés par 19 fils de cuivre de 2,24 mm de diamètre donnant une section de 75 mm2, ils sont recouverts par une couche de coton imprégné de matière isolante, une enveloppe de plomb, une autre de papier goudronné, une de jute asphalte, une autre formée de fils d’acier galvanisés et une dernière de jute asphalté Le diamètre extérieur est de 35 mm, le poids de 3,8 kg au mètre.
- La colonne de refoulement est formée de tuyaux d’acier de 5 ni de long, diamètre intérieur 100 mm, extérieur 112 mm dans le bas et 110 dans le haut. Les joints sont à emboîtement avec interposition d’une rondelle de gutta-percha.
- La réceptrice attaque, par l’intermédiaire d’un accouplement Raffard, un pignon actionnant un engrenage calé sur l’arbre des pompes
- ffig. 2). Cet accouplement est formé par une roue d’engrenage de 1,8606 m de diamètre calée sur l'arbre des pompes. La roue porte 158 dents de bois dressées avec soin et fixées dans des alvéoles. Elle forme volant, et sa masse peut être accrue par l’adjonction d’une couronne rapportée et boulonnée. Elle est attaquée par
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- un pignon en acier portant 27 dents et emmanché, mais non calé, sur l’arbre de la dynamo. Le pignon est relié à un plateau en fonte portant sur une même circonférence 7 goujons : sur l’arbre de la dynamo est calé un autre plateau semblable de diamètre un peu plus grand. Sur les 14 goujons, on engage un petit manchon en antifriction, et chacun des
- manchons de l’un des plateaux est réuni au manchon le plus v'oisin de l’autre par une bague en caoutchouc. L’accouplement ainsi réalisé possède une certaine élasticité et, en cas de résistance anormale des pompes, il évite des accidents aux dynamos.
- Deux tableaux complètent l’installation
- (% 3) :
- Jnyfad&rtion. du, /ond JTÙ>eeui de- $60
- i1’ Ali ;our : un commutateur à trois directions permet d'isoler la ligne ou de lui envoyer le courant de la dynamo ou celui d’une autre dynamo; un voltmètre, un ampèremètre, un rhéostat dans le circuit dérivé d’excitation, deux coupe-circuits;
- 2° Au fond : un voltmètre, un ampèremètre, deux coupe-circuits et deux interrupteurs destinés à isoler la ligne en oas de recherche, un rhéostat de mise en marche, un interrupteur bipolaire.
- La dynamo du dehors sert à l’éclairage qui est assuré au moyen de 30 lampes à incandescence de 70 volts groupées par cinq en dérivation dans six ponts en tension.
- Pour que la pomme puisse être utilisée aux niveaux 450 et 540., il suffira de transporter l’installation en allongeant les câbles et de changer le pignon en acier qui commande la dynamo du fond en rapprochant celle-ci de l’arbre des pompes. Le pignon qui, h l’étage 360, a 318 mm de diamètre et 27 dents aura,
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- à 450, 252 mm et 22 dents et, à 560, 210 mm et 18 dents. Le nombre de tours des pompes, qui à 360 est de 58, sera à 450 de 54,5 et à 540 de 43,5. Le travail fourni à la dvnanio’étant supposé constant, le débit, au lieu de 25 ma supposé à 360, sera de 20 nr! à 450 et de 16,4 à 540.
- Le prix de revient de l’installation se décompose ainsi :
- Bâtiments et aqueducs................ 7 376
- Machines à vapeur, électriques et
- pompes............................... 49297,5c
- Tuyauterie (à vapeur et de refoulement) 9081,5c Chambre de la pompe, creusement,
- maçonnerie, fourniture............ . 3 949
- Main-d'œuvre d’installation intérieure . 1 409
- Transports divers et déchargement - • 734
- Fournitures diverses pour dynamos, câbles et colonne de refoulement . . 486
- Courroie^............................ 523
- Total................. 72 qib
- L'introduction de l’électricité dans les mines pour la manœuvre des appareils, qui était entrée dans la pratique depuis dix ans en Amérique et qui a pris sa place en Angleterre, paraît prendre de l’importance sur le continent. Plusieurs installations de ce genre ont été faites en France. J. R.
- Procédé de Cowper-Coles pour la galvanisation électrolytique des tubes de fer (’).
- A plusieurs reprises noiis avons indiqué dans ce journal les divers procédés imaginés par M. Cowper-Coles pour substituer l’élec-tro-déposition du zinc à la galvanisation par immersion (s). Une usine vient d’être installée pour l’application d’un récent procédé Cowper-Coles à la galvanisation des tubes de fer pour chaudières tubulaires et conduites d’eau ou de vapeur. Le nom de son propriétaire est
- (’) Industries and Iron t. XXV, p. 268. 30 septembre 1898.
- (a) L'Éclairage Électrique, t. III, p. 513 ; t- VIL p; 191 ; t- VIII, p. 173; t. IX, p. 319, et particulièrement t. XIII, P- 573, iS décembre 1897.
- .-U3
- Peter Brotherhood; quant à la localité où elle est située, notre confrère anglais oublie de la mentionner.
- La particularité du nouveau procédé est la régénération de la solution de sulfate de zinc ayant servi à l’électrolyse. Une des difficultés • de l’électro-déposition du zinc est, en effet, de maintenir la solution à un degré d'acidité convenable et dans un état de pureté assez grand pour qu’il n’y ait pas formation d’un dépôt spongieux. Or, quand on emploie des anodes en zinc, que ce zinc soit brut, laminé, amalgamé ou en grenailles, il est impossible de réaliser ces conditions. D’autre part, l’emploi d’anodes solubles entraine nécessairement une augmentation de la main-d’œuvre par suite de la nécessité de remplacer ces anodes.
- M. Cowper-Coles élimine la dernière difficulté en prenant des anodes en plomb. Il surmonte la première en faisant passer l’électrolyte sur de la poudre de zinc, poudre que l’on recueille dans les conduites d’échappement des gaz des fourneaux de fusion du zinc. Cette poudre de zinc ne renferme que très peu d’oxyde; généralement elle contient 97 p. 100 de zinc métallique. On la mélange avec du coke ou du sable et l’on remplit à moitié de ce mélange des bacs cylindriques où une pompe rotative fait circuler les solutions venant des cuves à électroÉ'se. La poudre de zinc se dissout très facilement dans l’électrolyte acide : ainsi il a été constaté qu’une solution contenant primitivement 12,59 gr d’acide sulfurique libre, n’en contenait plus que 0,68 après son passage sur un mélange renfermant 10 p. 100 de poudre de zinc. En outre la solution se trouve filtrée et par suite débarrassée de beaucoup d’impuretés par son passage dans les bacs de régénération.
- A la sortie de ces bacs la solution est envoyée dans des récipients où la poudre de zinc entraînée se dépose. Cette opération est indispensable car il a été constaté que, contrairement à ce qu’on pourrait supposer, la présence de la poudre de zinc en suspension dans la solution augmente la ré-
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- sistance électrique de celle-ci et par conséquent la quantité d’énergie nécessaire à l’électro-déposition.
- Après décantation la solution est envoyée dans les appareils d’électrolyse. Les figures 1 à 4 donnent deux coupes verticales et deux
- plan 1; coupe horizontale par le plan 2.
- coupes horizontales par des plans différents de ces appareils. Le liquide arrive en A, monte par le tube B, s’écoule par les trous que porte ce tube à la moitié de la hauteur, circule autour du tube de fer C à galvaniser et sort de l’appareil par ie conduit I).
- Le cylindre C à galvaniser est maintenu verticalement entre deux montures tournantes E et F munies de griffes ; un ressort en boudin presse ia monture supérieure. Le cylindre creux B est mis en rotation parla roue
- ÉLECTRIQUE
- dentée G et entraîne dans son mouvement les pièces Ect F et le tube qu’elles maintiennent. L’anode est constituée par le cylindre B dont la surface est recouverte de plomb. Le courant y est amené par la borne P, la masse' métallique de la partie supérieure H de la cuve électrolytique et les contacts roulants i ; des garnitures isolantes séparent G du reste de l’appareil et la monture F du cylindre B. Le courant sort de la cuve par la borne N, reliée au tube C a galvaniser par le fond K de l’appareil et les griffes de la monture inférieure E. J-. B.
- Éleotrolyse du zinc en solution de chlorure de zinc.
- DES DÉPÔTS COMPACTS EXEMPTS DE ZINC SPONGIEUX Par F. Fcerstep et O. Quintuer(1T.
- Les travaux qui ont été publiés sur l’clec-trolyse du zinc en solution de sulfate sont nombreux ; au contraire les études relatives à l’électrolyse du zinc en solution de chlorure sc réduisent à fort peu de chose. Néanmoins l’électrolyse du chlorure de zinc présente un intérêt considérable pour la préparation électrométallurgique de cc métal. Aussi avons-nous entrepris une étude approfondie sur la préparation électrolytique du zinc en solution de chlorure, dans le but d’examiner les conditions à remplir pour avoir du métal d’aussi bonne qualité que possible. Nos essais ont été effectués avec des anodes solubles.
- On sait que le gros obstacle que présente l’électrolyse du zinc, c’est la difficulté que l’on éprouve à obtenir du zinc en masses compactes. Le zinc se précipite généralement sous forme spongieuse Ç2). Aussi avons-nous recherché les conditions nécessaires
- (') Zeitschrift jiir Eiekiïochemie, 9 juillet 1898. (Traduction
- (2) Le zinc spongieux (éponge de zinc) ne peut pas, même si on le comprime préalablement, être réuni en masses compactes par pression; il brûle en effet à la température de. fusion du zinc (Schnabel Métallurgie, 2e vol., p. 191)-
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- pour avoir du zinc compact exempt d’éponge.
- Nous nous sommes servis pour nos essais de cuves rectangulaires en verre pouvant contenir i litre d’électrolyse. Dans ces cuves plongeaient deux anodes en zinc de Haute-Silésie (contenant comme impuretés 0,03 p. 100 de plomb et 0,05 de fer'; nous avons enveloppé ces anodes de petits sacs en toiles à mailles peu serrées. Entre les deux anodes, une lame de zinc polie servait de cathode; sa surface totale s’élevait à 160-180 cm2. Enfin pour remuer l’électrolyc nous nous sommes servis du dispositif de Mylius et Fromm (').
- Nous avons entrepris une série d’essais en nous servant successivement : a) d’une solution neutre de chlorure de ginc, b) d’une solution acide de cet électrolyte, enfin d’une solution basique.
- Nos expériences nous portent à croire que l’éponge de zinc est surtout duc à la précipitation d’oxyde de zinc sur la cathode, précipitation qui, se faisant en même temps que le dépôt électrolytique du zinc, non seulement fait obstacle à celui-ci, mais lui donne cet aspect spongieux, noir, qui caractérise l’éponge de zinc.
- a). Eleclrolyse en solution neutre de chlorure de ;mc. — Si l’oxyde de zinc est le principal obstacle à la précipitation électrolytique du zinc, il semble que puisque cct oxyde est plus soluble dans le chlorure de zinc que dans le sulfate, l’élecirolyse doit mieux réussir avec le premier de ces sels qu’avec le dernier. Voici ce qu’a donné un essai exécuté avec une densité de 1,4 ampère par dem2 de cathode et une solution de chlorure de zinc complètement neutre à 54,6 gr de zinc par litre ;
- Pendant les 6 ou 7 premières heures de l’électrolyse, le zinc obtenu était de très belie qualité, poli et gris clair. Après 20 heures environ, la solution s’est fortement troublée;
- 4i5
- il se précipitait du chlorure de zinc basique, et sur la cathode on voyait un abondant dépôt d’éponge de zinc. L’électrolyte contenait à ce moment 14 molécules de Zn Cl2 et 1 molécule deZnO. On a filtré le liquide et on l’a de nouveau soumis à l’électrolyse avec une cathode neuve. Au début, on a obtenu du zinc de belle qualité, mais après quelques heures, le liquide s’est de nouveau troublé et la cathode était recouverte d’une quantité importante d’éponge de zinc.
- L’apparition simultanée du trouble de l’électrolyse et du précipité spongieux qui en est la conséquence paraît se produire quand la solution est saturée d’®xyde de zinc, parce qu’alors la formation d’une nouvelle quantité de cet oxyde ne peut plus rester en solution et provoque une précipitation de chlorure basique.
- Nous avons essayé de détruire l’oxyde de zinc au fur et à mesure de sa formation au moyen ‘de chlore gazeux; l’oxyde de zinc donne en effet, avec le chlore, de l’hypochlo-rite de zinc,
- Ashcroft avait déjà dit que d’après ses expériences le chlore empêchait la production de zinc spongieux dans des solutions de chlorure de zinc contenant en même temps du sulfate de sodium (*). Nos essais ne nous ont pas permis de vérifier ce fait. Au bout de quelques heures en effet, malgré la présence du chlore, nous avons eu du zinc spongieux.
- Pour produire le chlore d’une façon régulière, nous nous sommes servi d’un dispositif dont s’était déjà servi Mylius dans un autre but. Nous donnons la description de ce dispositif, bien qu’il ne nous ait pas donné de bons résultats en solution neutre, parce qu’en solution acide il nous a donné, comme on le verra tout à l’heure, des résultats beaucoup plus heureux :
- On dispose entre la cathode C et les deux anodes AA deux petites lames de platine aa, comme le montre la figure. Ces lames sont reliées au pôle -h d’une source de courant s,
- C1) Zeitschr. fur anorg. client., t. IX., p. 160.
- qj Sc.iiVAiïUL. Métallurgie, 2e vol., p. 196.
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- étrangère à la source principale S, le pôle — étant relié à la cathode de zinc; ces petites lames aa servent ainsi d’anodes et peuvent provoquer un dégagement de chlore.
- L’action oxydante de l’électrolyte constitue certainement une des causes de l’insuccès de
- Fig- i.
- l’effet du chlore sur l’clectrolyse. En effet le zinc en présence de la solution du chlorure de zinc et de l’air, s’oxyde fortement. 11 en résulte que l’électrolyte ne tarde pas à être saturé d’oxyde de zinc-, il se précipite alors du chlorure de zinc basique en même temps que le zinc se précipite à l’état d’éponge.
- Par suite de ces essais infructueux nous avons abandonné l’usage des solutions ncu-
- b). Iïlectrolyse en solution acide de chlorure de \inc.— En présence d’une petite quantité d’acide chlorhydrique on a de très beaux dépôts de zinc, et cela aussi longtemps que la quantité d’acide est maintenue à la teneur convenable. La teneur la plus favorable varie de 1,5 gr à 1,8 gr de HCl par litre : cependant elle peut descendre sans inconvénient jusqu’à 0,18 gr de HCI par litre et monter à 3,6 gr.
- Avec une concentration plus forte le dégagement d’hydrogène devienttrès abondant, cet l’hydrogène se fixe alors sur la cathode à l’état de bulles adhérentes; le dépôt de zinc devient alors irrégulier et les aspérités qui le recouvrent peuvent, malgré le mouvement énergique qu’on imprime à l’électrolyte, localiser de petites quantités de liquide; celles-ci
- ne tardent pas à devenir neutres ou basiques, ce qui provoque la formation de l’éponge de zinc.
- Nous avons réussi à diminuer considéra-blement ce dégagement d’hydrogène, sans toutefois le faire disparaître complètement en introduisant du chlore dans l’électrolyte d’une façon régulière par le procédé ci-dessus mentionné; nous avons évité ainsi toute production d’éponge de zinc, même pour des teneurs en acides un peu fortes. Une intensité de 0,1 à 0,2 ampère dans le circuit des anodes en platine nous a paru particulièrement efficace ; elle correspond à une production maxima de 0,2 gr Cl par heure.
- Il est nécessaire de doser de temps en temps l’acide du bain de façon à pouvoir en rajouter au besoin la quantité nécessaire pour maintenir ia teneur entre les limites que nous venons d’indiquer.
- Cette acidité tend, en effet, constammcntà disparaître par suite de la dissolution du zinc et par suite de la formation de l’oxvdc de zinc.
- En maintenant ainsi la teneur en acide tout en produisant constamment du chlore, nous avons obtenu d’excellents dépôts. Avec une densité de 1.8 à 1,9 ampère par décimètre carré, nous avons déposé sur une surface de cathode de 160 cm2 jusqu’à 380 grammes de zinc de très belle-qualité.
- c). Flectrolyse en solution basique de chlorure devine. —Nous avons essayé d’effectuer l’clectrolyse en solution de chlorure de zinc concentrée et chaude, contenant de l’oxyde de zinc; nous voulions ainsi voir si à une température et à une concentration plus élevées que dans les essais précédents, la solubilité de l'oxyde dezinedans l’électrolytedevenaitassez grande pour que toute précipitation de chlorure basique fût rendue impossible.
- Notre bain contenait une quantité de chlorure de zinc correspondant à 150 gr de zinc et 157,7 gr chlore, plus 4,82 gr de zinc à l’état d’oxyde pour 1 litre de liquide : nos anodes étaient composées de zinc pur (zinc électroly-
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- tique); la température du bain fut maintenue à 60° et la densité du courant à 1,5 ampère par décimètre carré.
- Le dépôt de zinc fut d’abord de belle qualité ; mais bientôt les bords se couvrirent de ramifications fines et longues mais ayant encore la couleur de zinc pur ; et au bout de vingt-quatre heures, ces ramifications recouvraient toute la plaque. Au cours de l’essai, la solution devenait toujours plus alcaline et finalement elle s’est troublée.
- Ces essais, en solution basique, ont donc été infructueux.
- En résumé, seules les solutions de chlorure dans lesquelles on maintient une faible teneur en acide chlorhydrique peuvent donner de bons dépôts, surtout si on provoque (par l’artifice que nous avons indiqué) un dégagement régulier de chlore au sein de l'électrolyte.
- Aux causes qui provoquent la formation de zinc spongieux et que nous avons déjà mentionnées, nous ajouterons encore les suivantes :
- Le zinc se précipite à l’état spongieux lorsque la pureté de l’électrolyte est fortement altérée par les métaux étrangers. Une agitation trop peu vive de l’électrolyte peut également provoquer l’éponge par suite de l’hété-
- rogénéité du bain; une agitation très énergique est donc nécessaire pour maintenir le bain homogène.
- Il est à noter que quand le zinc spongieux s’est formé à un endroit, il s’étend gcnérale-.ment rapidement sur le reste de la cathode, par suite de l’appauvrissement continu du bain en chlorure de zinc.
- Faisons enfin remarquer, avec Nahnsen,et cette remarque s’applique à toutes les élec-trolyses, que la surface des électrodes exerce une grande influence sur le choix de la densité „moyenne du courant. Une densité moyenne, qui convient pour des électrodes à grandes surfaces ne convient plus pour des électrodes à surfaces plus petites, parce qu’alors l’influence des bords devient plus grande que pour les premières ; sur les bords en effet, la densité du courant est beaucoup plus grande que sur tout le reste de l’électrode Il en résulte que tandis que pour une grande électrode la densité moyenne du courant est à peu près égale à la densité du courant sur la surface plane; pour une petite électrode, au contraire, la densité moyenne du courant est beaucoup plus grand que sur sa surface plane par suite de l’influence très appréciable des bords. A. IIo.
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PHYSIQ.UE Séance du jS novembre iSÿ8.
- jU. Roc.HKroRT présente d’abord deux interrupteurs :
- i° Interrupteur à mouvement rectiligne par guide liquide. — Le mouvement est entre-tenu à l’aide d’un électro-aimant (fig. ij ; quand l’armature est relevée, comme l’indique la figure, le contact s’établit entre deux pointes de platine, visibles en haut et à gauche, qui sont portées par les deux mâchoires d’une pince flexible ; le courant est
- rompu quand l’armature se rapproche de l’électro-aimant. On fait varier l’amplitude des oscillations en déplaçant, au moyen de lavis qui s’enfonce dans la colonne de gauche, la lame qui porte le contact inférieur ; la période se règle au moyen d’un cylindre mobile sur une tige horizontale; en supprimant ce cylindre on peut obtenir 8 000 à 9 000 oscillations par seconde.
- La ligne horizontale de cuivre que prolonge l’armature est reliée à la lame verticale qui plonge dans le mercure par l’intermédiaire d’un flexible, constitué par plusieurs
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- feuilles de clinq vibration devien guidée par le
- > causer aucune du lien élastique
- sement dans son pU projection. Cette appl est très intéressante.
- La puissance absorbée par le trembleu celle de 0,3 ampère sous 6 volts.
- 20 Interrupteurs rotatifs.
- — Dans ces appareils la tige de cuivre rouge verticale est fixée à l'extrémité d’un support d’aluminium ; ce support coulisse en deux glissières d’acier ; il est commandé par une bielle qui l’attaque en son milieu.
- M. Rochefort construit avec ce dispositif un interrupteur à mercure (fig. 2), et un interrupteur à contact métallique, cuivre sur cuivre, dans le pétrole.
- M. Rochefort présente ensuite un transformateur de grande puissance, du type décrit dans la séance du 6 mai, donnant 45 cm d’étincelles avec 12 volts et 6 ampères. Il expose quelques
- propriétés de ces transformateurs à un ou plusieurs enroulements.
- Les transformateurs à un seul enroulement sont dissymétriques ; l’étincelle qui jaillit entre une tige reliée à la terre et l'un des pôles est environ dix fois plus grande pour le pôle relié à l’extrémité du fil située sur la périphérie de la bobine secondaire ; le résultat est indépendant du sens du courant primaire. Il semble qu'il y ait quelque avantage à réunir au sol le pôle de faible lension; on évite les étincelles qui jaillissent alors du primaire en le reliant lui-même à la terre. Dans ces conditions le transformateur est dit unipolaire.
- Un tube de Crookes peut fonctionner avec un pôle à la terre et l’autre relié au pôle transformateur unipolaire : un tube dur, dans ces conditions devient plus mou.
- ‘ligne
- Rochefort
- Si l’on accouple deux transformateurs égaux avec les primaires en série, de façon que les pôles de faible potentiel des deux
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- secondaires soient de noms contraires et si | on réunit ces deux pôles on pourra obtenir entre les deux autres une étincelle double | de celle que donne chaque transformateur. Le potentiel du pôle commun des secondaires, qui est le plus voisin des primaires, est nul; il n’y a donc pas à redouter que l’isolant soit percé par une étincelle. Il n’en serait pas de même avec des transformateurs symétriques; au milieu de chacun des secondaires, qui est précisément au voisinage du primaire, le potentiel est élevé.
- M. Peixat rappelle que les anciennes bobines de Ruhmkodf non cloisonnées présentaient des effets dissymétriques ; la capacité d’un clément du fil secondaire est beaucoup plus grande au voisinage du primaire et par suite son potentiel moins élevé, puisque les quantités d’électricité de signe contraire mises enjeu sont égales.
- M. H. Le Chatet.ier présente un modèle de galvanomètre pour usines.
- Le galvanomètre à cadre mobile, que l’on doit préférer pour les usages industriels, n’est pas exempt d’inconvénients; les chocs d’un marteau-pilon ou les trépidations d’un laminoir voisin lui communiquent des oscillations considérables ; le zéro se déplace, si l’appareil n’est pas bien calé ; il suffit d’un courant d’air pour changer l’état hygrométrique du bois du support et amener un mouvement du cadre. On a cherché à éviter ces inconvénients en ne suspendant le cadre que par un seul fil ; la difficulté est alors de faire sortir le courant par un second fil libre. Si ce fil plonge dans du mercure, le contact est mauvais avec du platine ; avec un métal qui s’amalgame il y a rapidement oxydation, sauf dans le cas de l’or; le mercure reste liquide, mais une poussière suffit a supprimer la mobilité. On a aussi emploj'é un fil enroulé en spirale autour du fil de suspension; les moindres inégalités dans le rayonnement . extérieur impriment des torsions qui peuvent J
- I déplacer le zéro de quantités correspondant à 200 ou 300°. M. Le Chatelier s’est arrêté | au choix d’un second fil lâche qui a i ou 2 cm de longueur de plus que le fil de suspension. Ce dernier fil a 30 cm environ ; on peut lui donner un diamètre de 0,1 mm, ce qui le rend facile à souder et à remplacer à l’usine même. Le cadre porte une grande aiguille; la division est tracée sur métal ; il suffit d’une très petite flamme placée sur Taxe pour qu’on puisse observer par réflexion ; une déviation de 6ou correspond à une variation de température de 1 000 degrés. L’appareil présenté a été construit par AI. Pei.i.in.
- M. Broca présente, au nom de M. Blondel, les photographies obtenues au moyen d'un oscillographe double.
- M. Blondel photographie simultanément les courbes fournies par deux oscillographes fonctionnantl’un comme ampèremètre, l’autre comme voltmètre, et compare les deux tracés. Avec un arc jaillissant entre deux charbons durs, reliés aux bornes du secteur par une résistance sans induction, on voit les phénomènes d’extinction bien connus ;M. Blondel a réussi à photographier simultanément les courbes de force électromotrice aux bornes du secteur avec un arc et sans arc ; on voit les deux courbes se recouvrir exactement dans la région où l’intensité du courant est nulle. Dans certains cas il semble y avoir un retard de la force électromotrice sur l’intensité qui indiquerait l’existence d’une polarisation. L’intercalation d’une self-induction amène également un retard. Enfin M. Blondel a constaté qu’avec des charbons à mèche, les courbes d’intensité et de force électromotrice tendent à se confondre ; les vapeurs de silicates qui se forment jouent presque exactement le rôle d’une résistance métallique ; l’extinction est supprimée et on voit clairement la cause de la supériorité du rendement . lumineux d’un arc fourni par ces charbons.
- C. R.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Les dynamos à courant continu, par J. Fischer-
- Hinnen, ancien chef d'études aux ateliers d’Oer-
- likon (Suisse), i vol. in-8° de xiv-441 pages, avec
- 300 gravures dans le texte et 4 planches hors
- texte. — Paris, 1898, Éritsch, éditeur. Prix, 3 fr.
- Les électriciens français qui ne connaissent pas l'allemand, - malheureusement trop nombreux, — désiraient depuis longtemps avoir une traduction de l'ouvrage de M. Fischer-Hinnen, qui a eu rapidement, en Allemagne, quatre éditions. Ce desideratum vient d'etre rempli : le traducteur a suivi de près le texte original, que l’auteur a corrigé et complété pour adapter l’édition française à nos méthodes.
- Dans le premier chapitre, il expose rapidement les lois de l’éleclro-magnétisme et de l’induction ainsi que les conséquences relatives aux principes de contraction des dynamos. II aborde directement ensuite, dans les chapitres n et m, le calcul des induits et des inducteurs. I.e.s différents genres d’enroulement pour machines bipolaires et multipolaires, les pertes d'origines mécanique et électrique, les méthodes de calcul des dimensions et des enroulements de dynamos devant satisfaire à des conditions déterminées; la transformation d’enroulements exécutés ; les procédés d’accouplement et de réglage, etc., y sont étudiés en détail. Le chapitre m est consacré à la détermination expérimentale de la perméabilité par la méthode d'IIopkinson et par celle de M. Fischer; un lableau donne les courbes d’aimantation des principaux matériaux employés pour la construction des dynamos et des moteurs (fers, fontes, aciers) et complète ainsi les renseignements nécessaires pour le calcul électrique des dynamos. Le chapitre vin traite du calcul des éléments mécaniques des machines, — arbres, paliers, poulies et courroies, — lanternes d’induits, commutateurs, frettes, balais et porte-balais, bâtis des inducteurs, bobines des inducteurs, bornes de prise de courant, tendeurs pour courroies, etc,, et le chapitre x des poids, dimensions et,prix des dynamos. Les renseignements contenus dans ces deux chapitres seront très appréciés des constructeurs et des ingénieurs ; on les chercherait en vain dans un autre ouvrage que celui-ci. L’auteur s’est donné pour but en écrivant cet ouvrage, de faciliter la
- tâche des dessinateurs industriels — auxquels il dédie son travail — et il a été ainsi conduit à ne négliger aucun détail pratique et à exposer avec clarté et méthode tous les points de son vaste sujet. Les formules y sont bien développées et elles sont ensuite appliquées à des exemples tirés de la pratique, et donnes sous forme de problèmes: de nombreux tableaux et des courbes en facilitent l’ap-
- Les chapitres vu et ix sont consacrés ,à l’ctude et à la description des différents types de dynamos, pour usages courants ou pour emplois spéciaux (éclairage à arc, distributions à trois fils). Les chapitres v et vi sont le développement des articles publiés par M. Fischer-Hinnen, dans L’Eclairage Électrique sur la solution par la méthode graphique de quelques problèmes pratiques et sur le décalage des balais et la production des étincelles dans les machines à courant continu.
- En résumé, ce volume est un des meilleurs, sinon le meilleur des ouvrages qui aient été publiés sur les machines dynamos à courant continu.
- G. Pelussier.
- Il tram elettrico (les tramways électriques), par Fcrruccio Niccolini. i vol. petit in-8° de xn-206 pages, avec 71 fig. dans le texte. Livourne, 1898, R. Giusti. éditeur; prix, 1,50 lire.
- Dans ce petit ouvrage sans prétentions, l’auteur suppose que scs lecteurs ignorent les premiers mots de l'électricité, car, dans une première partie, qui forme plus du tiers de l’ouvrage, il les initie aux phénomènes électriques et à leurs lois principales, en commençant par l’électrisation du frottement. Pourtant dans la troisième partie, il publie des instructions détaillées sur la conduite des dynamos, des voitures, puis un résumé des cléments de calcul d’un projet de traction, les dimensions et poids des appareils, etc., tous détails qui d’ordinaire intéressent peu le public auquel s’adressent les ouvrages de vulgarisation. En outre, le texte, tout en restant élémentaire, est plutôt théorique; les dessins sont des schémas. Quelques vues d’ensemble auraient été nécessaires. Mous craignons fort que ce petit livre, bien que ne contenant rien de mauvais, ne
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- 42'
- réponde pas au but de l'auteur, car une personne 1 ouvrages s'adressant à cette classe de lecteurs. D'un ignorante de l'électricité aura peine à suivre avec autre côté l’ouvrage est trop élémentaire et trop profit la leçon qui lui est donnée et à « pouvoir j peu détaillé pour être utile à ceux qui désirent parlerdes tramways électriques,objet principal des \ approfondir cette question. G. P.
- CHRONIQUE
- Sur la mesure dos températures au moyen du couple thermoélectrique fer-constantan. — Dans le numéro du mois d’août dernier des Archives des Sciences physiques et naturelles, M. Edm. van Aubel publie la rrote suivante sur ce sujet:
- M. le professeur-docteur II. Rubens a décrit récemment dans Zeitschrift fur Instrumentenkunde, t. XVIII, p. 65, 1898, une pile thcrmoélectrique très sensible qui peut servir avantageusement dans les études de la chaleur rayonnante et basée sur l’emploi du couple lhermoélectrique fer-constantan.
- M. le professeur-docteur Paul Czermak (Zeitschrift fur Instrumentenkunde, t. XVIII, p. 135 et 13"; 1898) a rappelé dans la. même revue les recherches qui ont été faites antérieurement sur ce couple et M. Rubens {idem) a complété ect exposé bibliographique, en établissant la part incontestable qui lui revient.
- Je crois utile de mentionner ici quelques travaux qui ont été publiés sur la graduation du couple fer-constantan, c’est-à-dire sur l’étude de la variation de la force électromotrice thermoélectrique avec la
- M. V. Fuchs {/Jeter das thermoelekirische Ver-halten eininger Nickel - Kupfer Legierungen, Graz, 1893) a entrepris cette étude Jen maintenant entre les températures des deux soudures les différences
- Température de la chambre (15" à 20°) eto° (glace fondante,',
- Température d’ébullition de l’alcool (77e) et température de la chambre ;
- Température d’cbullition de l’eau (98°) et température de la chambre ;
- Température d’cbullition du xylol (137°) et température de la chambre ;
- Température d’ébullition de l’aniline (180°) et température de la chambre ;
- Température d’ébullition du nitrobenzol (205°) et température de la chambre.
- A la 771 session de la Société helvétique des sciences naturelles, réunie à Schaffhouse, au mois d’août 189},
- Al. A. Kleincr {Arch. des sc. phj-s. et nat., Genève, 3° période, t.XXXU, p. 280; 1894}a rendu compte des expériences qu’il avait faites dans la même voie. 1 .a soudure chaude était placée dans un bain d'huile porté successivement à 360°, tandis que la soudure froide était maintenue à la température constante de la chambre.
- Les résultats des mesures ont été traduits par des courbes dans lesquelles les abscisses représentent les différences de température des soudures et les ordonnées les forces électromotriccs correspondant aux courants engendrés.
- La courbe constantan-fcr se confond presque avec une droite. Malheureusement un résumé seulement des intéressantes recherches du physicien suisse a été public.
- A l'occasion d’une ctude de la conductibilité thermique des alliages, j’ai repris [Arch. des sc.phys. et nat., Genève, 3e période, t. XXXI11, p.'148; 1895, L’Êciairage Électrique, t. III, p. 375; la graduation du couple fer-constantan entre 0" et 100°, en faisant les mesures pour un plus grand nombre de températures. Mes résultats montrent que, pour ce couple, la courbe des forces électromotrices ihcr-moélectriques se rapproche beaucoup d'une ligne droite et peut être considérée comme une droite entre certains intervalles de température.
- MM. L. Holborn et W. Wien (Wied. Ann., t. I.IX, p. 213; 1896) ont utilisé le couple fer-constantan pour la mesure des basses températures et notamment des points de fusion de quelques liquides organiques.
- Enfila, tout récemment, M. L. Troost (Comptes rendus, 20 juin 1898, p. 1751) s’est servi du même couple pour la détermination du point d'ébuliition de l’ozone liquide.
- La station centrale de Folkestone (Angleterre). — Bien qu’à l'état de projet depuis 1885. la question
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- de l’éclairage électrique de Folkestone n'a été définitivement résolue qu’en novembre 1897, date à laquelle on a commencé l’érection de la station centrale qui fut inaugurée tout récemment.
- Les dimensions de cette usine permettront d'aug-menterlematériel générateur actuel dans de grandes proportions. Ce matériel comprend trois chaudières Davey-Paxman alimentant trois moteurs à vapeur Peache:un de 246 et deux de 120 chevaux accouplés à des dynamos Parker de 380 et 160 ampères à 420-460V0IIS.
- Les chaudières sont du type « Economie ”, pourvues de foyers Aieldrum à tirage artificiel et d'un appareil de chauffage et de détartrisation des eaux d'alimentation. Ce dernier a été préféré à un économiseur, bien que ne réalisant pas les mêmes avantages au point de vue du chauffage de l’eau, en raison de ce que l’eau fournie aux chaudières est trop chargée de calcaire et autres impuretés pour être employée directement. Les pompes Worthington qui servaient en premier lieu à l’alimentation des chaudières ont été depuis peu remplacées par des pompes à pistons Hayward et Tyler entraînées par des moteurs électriques Parker, à enroulement shunt. La disposition des appareils de commutation de ces moteurs permet d'en obtenir deux vitesses avec 2j 0 ou 420 voits.
- Les moteurs à vapeur sont à simple action. Les dynamos qu’ils entraînent par des couplages directs sont du type bipolaire ; les induits sont enroulés suivant la méthode Eickmever.
- Le matériel électrique comprend également un survoileur, un compensateur de charge et une batterie d'accumulateurs de 2I0 éléments, type D.-P., pouvant fournir 80 ampères pendant huit heures ou 119 ampères pendant quatre heures.
- Le tableau de distribution où sont groupés les nombreux commutateurs servant tant au réglage des dynamos qu’à la répartition du courant est pourvu des appareils de sûreté et de mesure les plus perfectionnés ; les ampèremètres et les voltmètres statiques exclusivement employés sont du modèle de lord Kelvin. Le courant de chaque dynamo est mesuré par un compteur Thomson-Houston et celui fourni aux accumulateurs traverse un compteur Aron muni d’un dispositif spécial Miller pour faciliter la lecture.
- La distribution du courant se fait à 210 volts aux lampes des abonnés. Seules les lampes à arc sont montées en séries de huit chacune sur un circuit spécial à 420 volts, fous les câbles du réseau sont
- du type Callender, à gaine de plomb et armés. Ils sont posés dans des tranchées et simplement protégés contre la pioche des ouvrierspardes planches enduites de coaltar.
- L’éclairage des rues est assuré par 68 lampes à arc Johnson et Phillips de 10 ampères. Ces lampes peuvent fournir de la lumière pendant quatorze heures consécutives avec deux charbons seulement. On les éteint tous les soirs à onze heures et demie pour les remplacer par deux lampes à incandescence de 23 bougies chacune montées sur le môme pylône. Celte manœuvre s’opère à l’aide des appareils contenus dans la base de 5 des pylônes, lesquels sont convenablement reliés et espacés pour permettre une substitution rapide des lampes à incandescence à celles à arc, U-
- Transmission de l’énergie électrique à distance sans conducteurs. — Dans notre précédente chronique nous signalions une nouvelle invention de Tesla. En voici une autre qui nous est annoncée, cette fois, par les journaux scientifiques.
- On sait que la résistance électrique de l'air diminue tout d’abord quand la pression diminue, qu’elle passe par un minimum pour une pression de l’ordre du dixième de millimètre de mercure et qu’elle redevient très grande pour un vide plus avancé. Il existe donc dans les hautes régions de notre atmosphère une couche relativement bonne conductrice de l’électricité située entre des couches plus résistantes. M. Tesla se propose d'utiliser cette couche conductrice comme conducteur pour la transmission de l'énergie à distance, l’autre conducteur étant constitué par la terre.
- Nous ne voyons pas très bien comment cette propriété de l’air pourrait être mise pratiquement à profil, d’autant plus que M. Tesla dit qu’il ne sera pas nécessaire de faire parvenir le flux électrique jusqu'à la couche de conductibilité maximum, dont la distance à la terre est énorme comme ii est facile de s’en assurer par le calcul. Néanmoins un brevet a été pris â ce sujet et The Elecirical Review de New-York nous donne en détails la description de l’appareil imaginé par Tesla pour utiliser cette idée. Cet appareil se compose d’un transformateur donnant entre ses pôles une différence de potentiel de plusieurs millions de volts. L'un des pôles est au sol, l'autre relié à un ballon dont la surface est rendue conductrice. Un appareil identique est placé aux deux stations, génératrice et réceptrice.
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- La transmission s'effectue, est-il dit explicitement, non par oscillations, mais par conduction.
- Cette nouvelle invention de Tesla nous paraît, encore plus que celle dont il est question dans la chronique précédente, fort éloignée de sa mise en pratique.
- Malgré l’autorité de la source d’où nous lisons ces renseignements, nous croyons donc inutile d'insister plus longuement sur ce moyen de transmettre l’énergie; nous y reviendrons plus tard..,, s’il y a
- Le tramway électrique Gratz-Maria-Trost. — Gratz, la cité la plus importante du duché de Steier-mark. possédait seulement, nous dit le Street Rail-way Journal, une ligne de tramway à traction animale, d'une longueur totale de 22,758 km dont 10,875 km en ville. Une nouvelle ligne à traction électrique a été récemment installée reliant Gratz à Maria-Trost. En même temps la traction animale, sur l'ancienne ligne, va faire place à la traction électrique- La construction a été dernièrement commencée et la ligne sera terminée vers le mois d’avril 2899.
- I.a ligne de Gratz à Maria-Trost est à voie simple et a une longueur de 5,200 km, une largeur de 1 m et une pente maximum clc 3,9 p. 100. Il y a beaucoup de courbes ayant un rayon inférieur à 50 m. Dans la ville un rail à rainure est en usage ; en dehors le rail Vignole est employé. Le système à conducteur aérien et retour du courant par les rails a etc adopté. Le fi! aérien est supporté dans la ville par des potences Mannesmann avec fût ornemente et sur la ligne suburbaine ce sont des poteaux de bois avec fût en fer qui sont employés. L’usine génératrice est située dans la magnifique vallée de Foelling non loin de l'église de Maria-Trost, objectif de beaucoup de pèlerinages. Elle contient deux générateurs Thury à enroulement compound, et à six pôles, donnant 135 ampères à Coo volts pour une vitesse angulaire de 450 tours par minute. Le courant est délivré aux feeders à 450 volts au moyen dun régulateur automatique de potentiel système Thury
- Le matériel roulant consiste en 8 voitures motrices et 4 remorques, et 3 voitures à charbon. Les voitures de voyageurs ont etc fournies par Johann Wcitzer, de Gratz. Chacune contient deux sièges longitudinaux, donnant place à 14 personnes; avec L plate-forme la voiture peut contenir 28 passagers.
- j Les voitures ont 2 moteurs de 20 chevaux chacun avec un rapport de transmission de 41 à 9. I La vitesse des moteurs est réglée par des rhéostats. Des freins à mains et des freins électriques sont en
- L'usine a été installée par la Société de l'Industrie électrique de Genève. Les machines à vapeur ont été fournies parles ateliers Andritz. Elles sont à grande vitesse, du type compound de 139 chevaux chacune. Les dimensions du cylindre sont 0,280 m et 0,400 m sur 0,220 m ; les machines font 220 tours par minute et sont accouplées aux génératrices par un manchon élastique.
- La vapeur est produite par deux chaudières Durr, Gehre et Cie, de Modling, ayant chacune une surface de chauffe de 91 m2 et donnant la vapeur à une pression de 12,5 atmosphères. On a installé des appareils surchauffeurs Kausch de 23 m2 de surface chauffante, qui portent la température de 185 à 250° centigrades.
- La voie construite par Franz Andrea, de Gratz, a été terminée en l’espace de 10 mois, en dépit de beaucoup d’obstacles. La mise en circulation a eu lieu le 29 janvier dernier: le service commence à 6 heures du matin et finit à 10 heures du soir. Le prix des places est basé sur le système des zones, variant de 3 kreuzers à 18 kreuzers selon la distance parcourue. A.
- Télescripteur Hoffmann. — Le mouvement de l’axe de la roue du télescripteur Hoffmann est produit au moyen d’une roue à dents de scie, par un petit loquet qui fait partie de l’armature polarisée d’un électro-aimant. Celui-ci est parcouru alternativement par des courants contraires grâce aux mouvements successifs d’un commutateur, relié à l’armature d’un second électro-aimant.
- Le deuxième cicctro est en circuit avec la ligne et un bras monté sur l'axe de la roue et dont l’extrémité frotte sur une série de secteurs métalliques disposés circulairement et qui, à l’état normal, sont alternativement à la terre et isolés. En appuyant sur des touches correspondantes, on change la liaison d’un quelconque de ces secteurs. Le mouvement du bras ouvre et ferme successivement le circuit du deuxième électro tant que les secteurs sont à l’état normal, et par suite il fait agir au moyen du premier électro le petit loquet de marche. Mais, quand deux secteurs successifs sont
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- par rabaissement d'une touche également reliés à la terre, ou isolés-, le circuit du deuxieme électi'O reste pendant le passage ouvert ou fermé, et le mouvement s’arrête. Pendant cet arrêt, la petite roue qui produit l’impression, est soulevée par l’action d'un électro-aimant en circuit avec celui qui fait marcher l’axe, lequel n'a pas d’action sur l’armature tant que les courants alternativement de sens opposés ne cessent pas de le parcourir rapide-
- Cctte armature, en sc soulevant, ferme un circuit local qui actionne un électro-aimant pour l’avancement de la bande de papier.Une clef est disposée de façon que l’éleclro-aimant de la ligne soit parcouru par le courant toujours dans le même sens, que l'appareil agisse comme transmetteur ou comme récepteur. Une autre clef permet de changer le sens du courant transmis. Ce renversement du courant sert à obtenir la synchronisation des deux appareils. A cel effet, deux autres secteurs isolés mis en communication entre eux par une brosse montée isolément sur un bras tournant, sont disposés en correspondance avec un quelconque des secteurs reliés à la terre.
- Ce double contact produit la fermeture d’un circuit qui sert à polariser l’armature de L’électro-aimant de ligne dans un sens tel qu’elle ne soit plus attirée quand l’électro est parcouru par le courant renversé. En renversant momentanément le courant du transmetteur, on arrête donc en correspondance du double contact, le bras de cet appareil qui se trouve en avant par rapport à
- Si c’est le bras du récepteur que l’on arrête d’abord, celui du transmetteur continue à fonctionner tant qu’il n’est pas porté sur le même contact. Si c’cst le bras du transmetteur que l’on arrête, alors les variations de courant qui font agir le récepteur cessent et celui-ci s'arrête. Si alors, en manœuvrant la clé, on redresse le courant du transmetteur, les bras des deux appareils avancent ensemble, et, si on la renverse rapidement à nouveau, le bras du récepteur s’arrête sur le double contact, tant que celui du transmetteur n’a pas atteint la même position. G.
- Sur la production par électrolyse du tungstène cristallisé. — Al. Moissan a montré que l'on pouvait, au moyen du four électrique, obtenir de gran-
- des quantités de tungstène fondu et d'une pureté absolue (Écl. Électt. VIH, p. 182, 1896). Zettnow avait obtenu autrefois du tungstène métallique par l’élcctrolyse du lungstale de sodium fondu, mais ce tungstène était noir et pulvérulent.
- M. L.-A. IlAu.oPF.Air, en prenant du tungslate de lithium, est parvenu à obtenir ce métal cristallisé.
- Voici comment, dans une récente note à l’Académie des Sciences (C. R., t. CXXVII, p. 755), il décrit le mode d'opérer et les résultats obtenus :
- » Du paratungsiate de lithium, fondu dans un creuset en porcelaine et porté à une température d'environ icooü, a été soumis pendant trois heures à l’action d’un* courant électrique de 3 ampères et 15 volts; les électrodes étaient en platine. La masse fondue a été traitée successivement par l’eau bouillante, l'acide chlorhj^drique concentré et une solution bouillante de lilhine à environ 20 p. 100 ; après un dernier lavage à l'eau chaude, il reste une substance nettement cristallisée. C’est du tungstène mélangé avec une certaine quantité de platine (jusqu'à 6 p. 100) ; la platine provient des électrodes, qui sont attaquées par la lilhine fondue.
- » Le tungstène ainsi obtenu se présente en cristaux opaques, doués'd'un'bel éclat métallique, et ' d'apparence prismatique. Le plus souvent ces. cristaux affectent la forme d'aiguilles, qui ont quelque analogie avec les aiguilles de silicium ; elles pourraient bien être dues à des empilements d'octaèdres, comme dans le cas du silicium.
- » Pour analyser cette substance, il suffit delà soumettre à l’action d’un courant d’oxygène au rouge, de façon à brûler tout le tungstène, qui se transforme en acide tungstique. Le produit de l’oxydation est ensuite fondu avec du carbonate de soude. On redissout dans l'eau la masse fondue, et l’on, filtre pour séparer le platine.; dans 3a liqueur filtrée, l’acide tungstique est précipité à l’état deiungstate mcrcureux - Comme vérification, l’augmentation de poids résultant de l'oxydation de la matière dans l’oxygène doit être égale au poids théorique d’oxygène nécessaire pour transformer en acide tungstique le tungstène qu’elle renferme. Cette méthode permet d'analyser rapidement tous les produits de réduction des tungstates acides, oxydes de tungstène et tungstates. tungsto-alcalins. »
- Le Gérant; C. NAUD.
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- ». — N* 50.
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- REVUE HEBDOMADAIRE D’ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre <le l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. -D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARE, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — A. POTIER, Professeur à l’École des Mines, Membre de l'Institut. — J. BLONDIN, Professeur agrégé de l’Université.
- ÉTUDE SUR LA TRANSMISSION ET LA DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE PAR LES COURANTS ALTERNATIFS
- BUT DE CETTE ÉTUDE
- L’emploi des courants alternatifs se propage rapidement dans l’industrie; cette faveur tient à la simplicité des appareils qui les produisent, transforment ou utilisent. Cependant, beaucoup d'électriciens leur préfèrent encore les courants continus, disant que ces derniers permettent d’obtenir les memes résultats, avec plus de sécurité et moyennant une moindre dépense de matériel. Le fonctionnement des organes de commutation est, d’ailleurs, devenu si parfait, que leur suppression n’offre plus grand intérêt.
- C’est que les avantages des courants alternatifs sont au moins compensés en partie :
- i° Parles inconvénients occasionnés parla capacité et par la self-induction de tout réseau de distribution et des appareils branchés sur lui ;
- 2" Par la nécessité de faire tourner synchroniquement les alternateurs qui doivent être accouplés au parallèle ;
- l'j Lorsque j’ai commencé cette étude, j’ai pu profiter de la collaboration active et dévouée de mon camarade et ami M. Hutin. Si, dans la suite, il fut appelé à de hautes foncions qui absorbèrent presque tout son temps, et dut alors
- 3° Par l'impossibilité d’accoupler les alternateurs en série.
- I. Sur un réseau qui a une capacité notable, on doit toujours s’attendre à des élévations de voltage imprévues et très dangereuses, dues soit à des phénomènes de résonnance, soit aux mouvements électriques oscillatoires, véritables extra-courants qui accompagnent chaque changement de régime. Heureusement, il est toujours facile de rendre négligeable la capacité d’un réseau, surtout en proscrivant d’une façon absolue l’em-
- Nous avons trouvé, auprès de la Société anonyme pour la transmission de la force par l’électricité et de la Compagnie du chemin de fer du Nord le concours éclairé et bienveillant qui nous était nécessaire. M. Farcot aussi s’est
- Enfin, .M. A. Potier a bien voulu nous encourager constamment et nous servir de guide. Nous ne saurions dire combien ce concours nons a été précieux.
- Nous croyons que les méthodes que nous allons exposer
- été suivis de très près par d’autres électriciens, notamment en France par MM. Blondel et Boucherot. S’ii nous arrivait, à notre insu, d'empiéter sur leur domaine,, ils peuvent compter que nous réserverons le meilleur accueil à leurs réclamations. M. L.
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- ploi des câbles concentriques, lorsqu’ils doivent être parcourus par des courants de haute tension.
- II. La self-induction est une cause générale de mauvaise utilisation des matériaux entrant dans la constitution de tous les appareils générateurs, transmetteurs et récepteurs.
- Nous savons que l'alimentation d’un réseau de distribution à voltage constant exige qu’on lui fournisse des courants déwattés en même temps que des courants wattés. Or, les génératrices employées aujourd’hui se prêtent mal à la production des courants déwattés. Bien que les courants prodiiits ne subissent aucune commutation, on a été amené à rendre leur réaction d’induit plus faible que celle des machines à courant continu, et cela au grand détriment de l’utilisation des matériaux entrant dans leur construction.
- Le passage des courants déwattés a aussi pour effet d’amener un dégagement de chaleur supplémentaire dans les génératrices, lignes de transmission et transformateurs.
- Enfin, les moteurs asynchrones, dont l’invention a tant contribué à la généralisation de l’emploi des courants alternatifs, demandent que leur entrefer soit très petit, non seulement pour que leur cos a ait une valeur élevée, mais aussi pour que leurs fuites magnétiques soient très réduites. On sait que l’existence de ces fuites diminue considérablement la charge maxima que peut supporter un moteur de dimensions déterminées. Or, s’il est facile de donner un très petit entrefer à un petit moteur, cela devient impraticable avec un moteur de grandes dimensions.
- III. Il est incontestable que l’obligation de faire tourner les alternateurs accouplés en parallèle soit une cause d’insécurité, la désynchronisation pouvant être amenée par des phénomènes de résonnance électro-mécanique impossibles à prévoir. Enfin, la mise sur réseau d’un alternateur est une opération d’autant plus délicate et qui nécessite d’au-
- tant plus de temps que l’on a affaire à un alternateur plus puissant.
- IV. Tout le monde connaît le remarquable système de transport de force de M. Thury, au moyen de machines à courant continu et à intensité constante, montées en série, dans un circuit en forme de boucle. C’est celui qui donne le plus de sécurité dans l’emploi des courants de haute tension, puisque les points de la ligne entre lesquels sont développées des différences de potentiels élevées sont naturellement éloignés les uns des autres.
- Userait bien intéressant de pouvoir substituer un courant alternatif simple, d’intensité efficace constante, au courant continu. En effet, les moteurs récepteurs, ayant leur vitesse réglée par la fréquence du courant, n’auraient plus besoin d’être munis de régulateurs de vitesse spéciaux et assez compliqués comme les moteurs à courant continu que l’on monte en série. D’un autre côté, on pourrait toujours séparer complètement un appareil récepteur de la ligne de transport, en employant un transformateur intermédiaire.
- Mais, pour qu'une pareille solution pût être rendue industrielle, il faudrait pouvoir accoupler des alternateurs en série, sans s'imposer l'obligation de relier mécaniquement leurs axes.
- Ces diverses raisons nous ont décidés à reprendre l’étude des divers problèmes relatifs h la production et à l'utilisation des courants alternatifs, en nous donnant pour but de doter ces courants des avantages des courants continus, tout en conservant ceux qui leur sont propres.
- Nous pensons y être parvenus au moyen de divers procédés dont voici l’énumération et que nous nous proposons de décrire successivement :
- V Un système de compoundage des alternateurs à voilage constant qui permet de leurdonnernne réactiond’induit aussigrande que l'on veut, de manière à utiliser aussi bien que possible les matériaux qui entrent dans leur construction, tout en augmentant
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- leur faculté d'accouplement en parallèle avec d’autres alternateurs ;
- 2" Un système pour faciliter la mise en parallèle des alternateurs et assurer la stabilité de leur synchronisme, basé sur l’emploi d’un écran magnétique logé dans les épanouissements polaires des inducteurs ;
- 3nUn système de machines génératrices capables de fournir des courants en phase ou non avec les forces électromotrices dont elles sont le siège, susceptibles de travailler à voltage constant ou à intensité constante et, suivant les cas, de s’accoupler entre elles en parallèle ou en série, sans être assujetties à tourner synchroniquement ;
- 4° Un système d’excitation des moteurs asynchrones permettant de leur donner les memes entrefers qu’aux moteurs synchrones et de rendre leur cos o aussi voisin de l’unité que l’on veut ou même de le rendre négatif.
- 5° Comme on ne peut concevoir un système complet de distribution d’énergie par les courants alternatifs sans un procédé permettant de les transformer en courants continus, nous avons dû traiter cette question d’une manière spéciale. En meme temps nous avons dû résoudre un problème que nous a posé M. Albert Sartiaux, pour l'éclairage des gares secondaires des chemins de fer du Nord, mais qui est susceptible des plus nombreuses applications et qui consiste à prendre du courant continu à basse tension au tableau d’une usine, à le transformer en courants alternatifs à haute tension et à opérer la transformation inverse au point d’arrivée.
- PREMIÈRE PARTIE COMPOlïNDAGE DES ALTERNATEURS
- A VOLTAGE CONSTANT
- I. Exposé de i.a question
- On demande aux alternateurs de fournir un voltage très sensiblement constant, quelles que soient la grandeur, la nature et la brusquerie de leurs variations de débit, du mo-
- ment qu’on les fait tourner avec une vitesse constante.
- On s’est généralement proposé d’obtenir ce résultat sans faire varier l’intensité du courant d’excitation. Aussi n’a-t-on eu d’autre ressource que de diminuer la réaction d’induit par tous les moyens possibles, notamment en faisant des armatures très légères par rapport aux inducteurs et en employant de très grands entrefers.
- Les machines deviennent alors fort coûteuses, surtout lorsqu’elles doivent fournir beaucoup de courants déwaltés, en actionnant par exemple, des moteurs asynchrones.
- Un alternateur à grande réaction d’induit utiliserait beaucoup mieux les matériaux, à égalité de rendement, que les machines conçues de cette manière; mais, pour que le voltage développé entre scs bornes demeurât constant, il faudrait que son excitation variât, â chaque instant, en fonction de l’intensité et de la nature des courants fournis (watiés ou déwattésl.
- Mais, pour que son emploi fut industriel, il faudrait que les variations du courant d’excitation fussent obtenues automatiquement, par un procédé purement électrique, n’exigeant l’intervention d’aucun organe mécanique et dont l’action fût instantanée. Ce procédé devrait être analogue au compoun-dage des machines à courant continu.
- Ce système d’excitation devrait assurer, en même temps, l’accouplement en parallèle des alternateurs qui en seraient munis, malgré leur grande réaction d’induit.
- Nous pouvons réaliser un pareil système en nous servant d’une excitatrice spéciale que nous allons décrire et étudier.
- IL Loi suivant laquelle doit varier, en
- FONCTION DE SON DÉBIT, L’INTENSITÉ DU COURANT D’EXCITATION D’UN ALTERNATEUR A VOI--
- Considérons un alternateur quelconque et supposons que son fonctionnement soit parvenu à l’état de régime.
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- Désignons par :
- h = hc sin 2-a^, le voltage qu’il doit maintenir entre les bornes d’un de ses circuits d’armature ;
- p et ). la résistance et le coefficient de self-induction de ce circuit ;
- i = a sin 2iz%t —r b cos 2-y.t l’intensité du courant débité par le circuit considéré. Dans cette expression, le terme a sin 2i:at représente l’intensité du courant watte et le terme — b cos 2-nxt, l’intensité du courant déwatté ;
- M= [J-cos 2t (xt-f-y) les variations de coefficient d’induction mutuelle du circuit d’armature considéré avec l’inducteur ;
- J l’intensité du courant d’excitation.
- Nous aurons a chaque instant :
- sin 2,
- comporte un nombre de circuits régulièrement décalés égal à celui de l’armature de l'alternateur. Ces circuits sont reliés en série avec les circuits correspondants* de l'alternu-
- £
- çp
- £
- £'
- 2T«f*J sin 27T <«/ + Y) = [?a -f 2*ùb -f- K] sin 2vzt q.[31ïaXfl-?6jcOS 2r.zt.
- ’ou l’on tire :
- J = b>
- leur par l’intermédiaire de bagues et de frotteurs, comme il est représenté sur la figure 2 pour l’un des circuits S,.
- Sur l’anneau B est monté un autre enroulement de machine à champ tournant Sa S2
- + K (2)
- Si l’on veut que le voltage h0 demeure constant, l’équation (1) nous montre comment il convient de faire varier l’intensité J du courant d’excitation en fonction du débit.
- III. Excitatrice spéciale
- Nous supposerons que cette excitatrice soit une machine bipolaire.
- Premier cas. — Elle doit servir à exciter un alternateur à courants polyphasés.
- Sur un même axe 00 (voir fig. 1), sont disposés deux anneaux A et B. Autour de l’anneau A est monté un premier enroulement SjSj de machine à champ tournant qui
- dont les circuits sont aussi en nombre égal à ceuxde l’armature de la génératrice, mais sont dérivés entre les points d’entrée de ces circuits et les points de sortie des circuits S< de
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- l’excitatrice, comme il est représenté sur la figure 2, pour l’un des circuits S2.
- Un troisième enroulement de machine à courant continu I recouvre les anneaux A et B et aboutit à un collecteur CC (voir fig. i). Deux balais diamétralement opposés appuyés sur ce collecteur permettront de recueillir un courant qui servira à exciter l’alternateur.
- Les anneaux A et B tournent à l’intérieur d’anneaux de fer extérieurs DD et EE où se ferment les flux qu’ils engendrent.
- Les sections de ces anneaux DD et EE sont déterminées de telle manière que les circuits magnétiques le long desquels se propageront les flux engendrés par l’anneau A soient toujours dans un état éloigné de la saturation et qu’au contraire les circuits magnétiques le long desquels se propageront les flux engendrés par L’anneau B soient fortement saturés, lorsque l’excitatrice fonctionnera dans ses conditions normales.
- Enfin, un circuitS'S'entourelesanneuuxDD et EE. Il comporte autant de spires que le circuit £2 et est parcouru par le courant issu des balais du collecteur CG, comme le repré-
- Ctrcuil Z '
- sente le schéma de la figure 3. Les points d’entrée et de sortie de ce circuit sont choisis de telle manière que la force magnétisante développée par lui soit toujours égale et de signe contraire a celle développée par le cirent 2 2. Dans ces conditions, les courants qui traverseront ces deux circuits ne pourront engendrer aucun flux dans l’excitatrice.
- L’axe OO est assujetti à tourner synchroniquement avec celui de l’alternateur et lui est relié invariablement, soit par accouplement direct si les deux machines ont les memes nombres de pôles, soit par l’intermédiaire d’un train d’engrenages, soit par tout autre procédé équivalent.
- On groupe les circuits à courants alternatifs des anneaux A et B de manière que les champs qu’ils engendrent tournent en sens inverse du mouvement des anneaux. Dès lors, ces champs sont fixes dans l’espace et l’enroulement à courant continu S, se déplaçant au milieu de champs fixes, développe entre les balais du collecteur CC une force électromotrice continue dont la grandeur ne dépend, pour une machine donnée, que de l’intensité des deux champs tournants et du calage des balais.
- Deuxième cas. — L’excitatrice doit exciter un alternateur à courants alternatifs simples.
- Nous ne monterons qu’un seul circuit à courant alternatif sur chacun des anneaux A et B de l’excitatrice (voir fig. 1;. Nous disposerons, en même temps, une cage d’écureuil à la surface interne de chacun des anneaux extérieurs 1)1), EE et lui superposerons le circuit S'S'. Dans ces conditions, chacun des anneaux A et B tendra à produire deux champs tournant en sens inverses l’un de l’autre. Ceux qui tourneront dans le meme sens que les anneaux seront détruits par l’influence des cages d’écureuil. Les deux autres champs seront fixes dans l’espace et se développeront, au contraire, librement à travers elles. Il en résulte que l’excitatrice fonctionnera de la même manière que dans le premier cas.
- IV. Théorie du fonctionnement de cette
- Soit e l’intensité du champ développé par l’anneau B. Nous pouvons poser ,£=khl). le coefficient h diminuant lorsque le voltage /t„ augmente, puisque, par hypothèse, le circuit magnétique le long duquel se développera ce
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- champ, sera fortement saturé lorsque cc voltage aure pris sa valeur normale.
- Puisque l'axe de l'excitatrice est invariablement lié à celui de l’alternateur, si la force électromotrice développée aux bornes du circuit considéré'de l’excitatrice était h—h,-, s in 2-(af 7) et non h = h0 sin 2-xf, c’est-à-dire élatt de même phase que la force électromotrice développée dans l’armature de l’alternateur parla rotation de ses circuits mobiles, la direction du champ considéré serait bien déterminée. Rcprésentons-la par une droite o(f> (voir fig. 4).
- *
- Fig, 4.
- La direction, dans l’espace, du champ produit par la force électromotrice h — h0 sin 2-v.t fera avec la direction o<fi un angle égal à 2-X, cet angle étant compté en sens inverse du mouvement de rotation des champs indiqué par une flèche sur la figure 4.
- Soit l’intensité du champ développé par l’anneau A. Nous ferons en sorte que, si l’intensité des courants qui le produisent est égale à /, l’on air :
- 4 = K’t vV' -l 4-%2>A
- Le coefficient K' devra erre considéré comme constant puisque, par hypothèse, le circuit magnétique le long duquel se développera le champ 4 sera toujours dans un état éloigné de la saturation.
- Enfin, nous calerons les anneaux A et B, l’un par rapport à l’autre, sur l’axe OO de l’excitatrice, de telle manière que si l’on faisait traverser par les mêmes courants les circuits del’anneau A et ceux de l’anneau B qui ont des sorties communes (voir fig. 2), les directions des champs développés dans les
- deux anneaux fissent entre elles un angle w tel que Ig <0 = - . L’angle <0 doit être
- compté à partir de la direction 02, dans le sens de la rotation des champs (voir fig. 5'.
- Fig- 5-
- Nous ferons, sur les figures suivantes, la longueur o-f égale à Khn.
- Si nous désignons toujours par
- l’intensité du courant qui traverse le circuit de l’anneau A ayant même sortie que celui de l’anneau B qui supporte la différence de potentiels h — hü sin 2-a/ : au courant d’intensité i correspond la production :
- i° D’un champ d’intensité oUq = K’ a -J- 4n:a cr/é* développé par le passage des courants wattés, dont la direction est celle de la ligne oê de la figure 5.
- Ses deux composantes, suivant les directions of et oy (foy = go°) sont (voir fig. à) :
- suivant oy : oyi — o<R sin w
- On a
- tg M = riEÜ
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- Vp'2 + 4~2»2'-2
- V'V +
- des composantes des champs suivant la direction o? est :
- X=K' (pcc + 2 ™ïb) + Kh0
- et suivant la direction oy
- o?1 = K'?vt oi’j = K' 2
- 2° D’un champ d’intensité où2 tel que l’on ait
- Le-courant dévvatté — b cos 2-at étant en retard de 3/4 de période par rapport au courant watté d’intensité a sin 2Tca/, le courant déwatté qui passera dans le circuit de l’anneau A situé à go° en arrière de celui où passe le courant watté a sin 2T.%t sera en retard, par rapport a ce dernier, de 4/4 de période, c’est-à-dire qu’il sera en phase avec lui.
- Il en résulte que la direction du champ où, développé par le passage des courants déwattcs sera décalée de go° en arrière de la direction du champ o-},, comme il est représenté sur la figure 7.
- k9
- sY
- % % /
- \x
- X /
- Fig. 7-
- Les composantes du champ o'É suivant les directions 00 et oy sont :
- Y=K'(2r*,a-pb)
- Le champ résultant aura donc une intensité R telle que
- R = É[K' (oa y 2 t:z't.b) + Kà0J- -f- K'2 [2nz/.a — pb)\
- Cherchons quel angle fera la direction de cette résultante avec la direction oy Appe-lons-le 2 7z-/ et supposons-le compté dans le même sens que l’angle co. Nous aurons :
- R COS 2E/ = X R sin 2 t.-/] ~ Y
- Ig 2-7/
- X 2 7iaAd— pb
- La direction du flux 0? fait avec la direction fixe que nous avons appelée o<ï> un angle 2-/ tel que :
- (l’angle 2-rcy) étant compté en sens inverse de l’angle w.
- La direction de la résultante R se confondra donc avec la direction fixe o<5>, lorsque l’on aura K = K' et cela quel que soit le débit de l’alternateur.
- Supposons que la ligne de contact des balais du collecteur de l’excitatrice soit perpendiculaire à la direction o<lv Si nous désignons par C une constante ne dépendant que des dimensions de l’excitatrice, le courant d’excitation fourni purelle est égal à CR cos zr,
- (y/—y.)-
- Lorsqu’un état de. régime s’est établi, on a nécessairement
- oy, = — K 'pi
- ™ </.' - /.)
- En résumé, nous voyons que la somme
- 2™lb -r (2^.}.a— pb)*
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- Cette équation peut s’écrire :
- CK'cos + 2T.«U +|r/.t)! +(3-=.M-?»)s
- = V/(P-’ + »«>» + ;>a)‘ - l»w>«-p»!*
- Nous avons, en posant -v
- tg a*
- -\?a + 2™\b
- (2-cù.a — pb) (x -x)h0_________________
- A K) {pa + 2T.a5J-j-xhn) + {2-zla — pb}2
- Posons, pour simplifier l’écriture :
- ,0cT + 2raÀé = P
- Il vient :
- R = K' C(P + xh0)2 + Q3
- . Qd -x)hn_____
- 8(z z(PA*o)T + -*A>) A<T
- V7i A tg2 2-r — y)
- _____ (P \~K) (P + xA^+Q2__
- l(É+^KP+*M+Q“]HQ*(i-*jw.
- CR cos 2n(X’--/J
- _CK I(P_H^)jP +^c) + Q-JVjP_±^oI2±Q2 Él (P A //„l(P+vA0) + Q-f + QHi—xy1 h\
- Lorsqu’un état de régime se sera établi, nous aurons donc la relation
- CK, fçp-ç/-,up r*Ki+q’j
- V7[(P +A„)(p +-**«)+Q!)* +O* (I-*)’
- = “7 t/(P + V: -KP
- ou, en élevant au carré et posant 2rau. CK = X
- T(P A <h) (P A **o) f-Q2] [X*(P + xh0)»- (P A A0p
- - (X2- X) Q21 == Q2 fi—^r*I k% [(P + ha) + Q2]
- Cette équation où le coefficient x doit être considéré comme une fonction du voltage ü0, peut être résolue par rapport à /t(1. Elle nous fait connaître ainsi le voltage développé par un alternateur muni de notre excitatrice, en fonction de son débit.
- Nous avons raisonné dans ce qui précède, en supposant que l’on avait affaire à un alternateur à courants polyphasés. La même théorie s’applique au cas de l’alternateur à courant alternatif simple lorsque son excitatrice a reçu les modifications convenables qui ont été décrites à la fin du paragraphe III.
- (A suivre.)
- Maurice Leblanc.
- TRANSMISSION DE PUISSANCE MECHANICVILLE A SCHENECTADY (‘).
- Tableau de distribution de la station génératrice. — La station génératrice, ainsi que le montre la vue intérieure donnée dans un précédent article, est munie d’une galerie qui domine les machines, et sur laquelle est monté le tableau de distribution. Il contient actuellement g panneaux distincts :
- 5 pour .les alternateurs (nos d’ordre pris à partir de la gauche i, 2, 4, 5, 6) ;
- 1 pour les excitatrices (Je n° 3);
- 1 pour les instruments totalisateurs ;
- 2 enfin pour les feeders (les nOH 8 et q).
- Il est aisé de distinguer, sur chaque pan-
- neau d’alternateur, 3 instruments de mesure placés à.la partie supérieure; ce sont: un ampèremètre d’armature (capacité, 75 amp. altéra.) ; un ampèremètre de champ (capacité, 150 amp. continus) ; un voltmètre, connecté au secondaire d’un transformateur placé derrière le panneau, et gradué pour 15 ooo volts. Le primaire dudit transformateur est monté entre les deux branches extrêmes des trois conducteurs d’armature. Au-dessous se
- (!) Voir L’Éclairage Électrique du 29 octobre
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- î, t. xvir.
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- voient des interrupteurs, respectivement J placés dans les trois branches, et séparés par de hautes barrières d’ébonite. Ils sont à double direction, leur position supérieure connectant la machine à un premier groupe de barres omnibus, derrière le tableau ; la position inférieure à un second groupe soigneusement isolé. Le mode d’isolement de ces barres est le meme que celui des interrupteurs. Il consiste à les fixer sur le tableau par des supports d’ébonite à surface gaufrée; leur forme pyramidale et leurs stries assurent une longue distance isolante entre la barre et la surface du panneau et rendent plus difficiles les décharges superficielles souvent observées dans les tableaux à haut potentiel. La lame des interrupteurs à haut voltage n’a pas de poignée, mais elle est percée à son extrémité d’un trou qui permet de la saisir avec un crochet bien isolé et suffisamment long. Au-dessus de ces interrupteurs se voient l’interrupteur d’excitation et un interrupteur de lumière, tous deux à double direction; ils permettent de mettre l’excitation ou la lumière sur l’une ou l’autre des excitatrices ou sur les deux en parallèle.
- Derrière le panneau sont placés les coupe-circuits fusibles, isolés pour 20 000 volts et calculés pour une surcharge raisonnable. Ils sont formés d’une lamelle d'aluminium tendue par des ressorts entre des contacts qu’on insère dans le circuit ou qu’on en retire avec la plus grande facilité.
- Le rhéostat d'excitation n’a pas d’accès au tableau ; mais il est suspendu sous la galerie près du bord, et commandé par une tige à tambour qui traverse la galerie près de la balustrade. On peut voir ces rhéostats et leurs tiges de commande sur deux des photographies, et juger qu’il est facile de les régler en lisant le voltage au panneau placé en face.
- Avant de quitter ces panneaux de générateur, signalons la lampe de phase placée sur chacun, tout à fait, à la partie supérieure, entre des 'lampes1 pilotes. Elle est insérée dans le secondaire d’un transformateur dont
- le primaire connecte la borne 3 de l’alternateur à la barre omnibus 3, de sorte qu’on, fait les connexions h travers la grande résistance du transformateur et la branche 1 de l’interrupteur, et on la court-circuite en fermant l’interrupteur (branches 3 et 2) quand la Lampe accuse concordance de phase (lig. 18).
- Pig. 1S. — ‘Connexions de la lampe de phase.
- Le panneau 3 commande les deux excitatrices à 125 volts. On. y voit à la partie supérieure deux ampèremètres de 1 000 amp., un seul voltmètre accompagné d’une clé à double direction pour lire les volts aux deux machines: de chaque côté sont leurs interrupteurs d’excitation, et en bas leurs rhéostats d’excitation placés dérrière et dont la poignée traverse le panneau.
- Le centre est occupé par deux interrupteurs à 3 branches et à double direction : chacun, remplit pour l'excitatrice correspondante les fonctions suivantes : connecte L’armature à une paire de barres omnibus (position supérieure) ou à une seconde paire (dans la position inférieure) ; effectue la mise
- en parallèle des champs en série, puisque les excitations sont compoundées et que leur
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- bonne opération en parallèle exige une connection telle que a b (fig. 19).
- On voit sur la même figure comment la connexion équivalente à a a! à' b"'b'" b est opérée au mo}rcn d’un interrupteur complémentaire I.
- On voit ici le même principe appliqué pour l'alternatif et le continu : l’emploi pour l’un et l’autre de deux groupes de barres omnibus.
- Il en résulte pour l’alternatif la possibilité d’opérer les feeders ensemble ou isolément ; pour le continu cela permet de répartir l’excitation des alternateurs et le circuit de lumière à volonté entre les deux excitatrices ou de les opérer en parallèle, ou enfin de n’en opérer qu’une aux heures de faible charge.
- Le panneau n° 7 commande les circuits d’éclairage et de chauffage, et contient deux wattmètres integrateurs Thomson qui donnent la puissance totale délivrée par l’usine.
- Enfin les deux panneaux de feeders ont, pour chaque branche, un ampèremètre de 150 ampères et un interrupteur à deux directions semblable à ceux des générateurs et semblablement monté. Pour leur éviter l’effet destructif des étincelles on ouvre ordinairement le circuit au moyen d’un interrupteur auxiliaire dit « plongeur ». Il est composé d’une longue tige de cuivre enfoncée de bas en haut dans un cylindre en ébonite contenant des anneaux flexibles de contact. Cette tige établit la connexion et elle est maintenue dans cette position par une détente articulée, qu’on peut commander à distance. Quand on relâche cette détente, la tige tombe sous l’action de la gravité et ouvre le circuit dans des conditions évidemment très défavorables à la formation des étincelles et inof-fensives par sa surface. Un tel interrupteur à tige est évidemment placé dans chaque branche.
- Ligne de transmission. — Un seul des panneaux de feeders est maintenant actif, et il commande la ligne de Mechanicville à Schencctady.
- Cette ligne est souterraine pour une courte distance : elle atteint une sorte de hutte où sont faites ses connexions à la ligne aérienne, par l’intermédiaire de parafoudres du type General Electric lies éléments sont des cylindres séparés par des espaces d’environ 8/10 de mm, avec des résistances de graphite appropriées : chacun suffit pour z 000 volts, et 6 en série suffisent pour 12 000).
- La ligne est aérienne sur une longueur de 25 kilomètres, et elle traverse Schenectadj’ dans un caniveau souterrain, jusqu'aux usines de la General Electric, où elle devient de nouveau aérienne; aux deux jonctions de Schenectady comme à celle de Méchanicville sont disposés des groupes protecteurs de foudre identiques k celui de la figure 20, et les
- fe-
- Fig. 20. — Schéma des parafoudres de la General Electric Company.
- sommets des poteaux sont réunis par du fil ronce connecté à la terre eu maint endroit.
- La capacité de la ligne est de 1 800 chevaux, k l’extrémité réceptrice, et la perte en watts est 10 p. 100.
- Tl y a en moyenne 31 poteaux de cèdre par kilomètre, et, tous les 50 poteaux un plus élevé qui permet d’intervertir les fils pour diminuer l’inductance. (Jnc ligne téléphonique connecte les stations, et scs fils sont intervertis tous les 25 pôles.
- Les isolateurs sont en porcelaine vernie, k triple cloche, et ont été tous essayés humides k .30 000 volts.
- Ainsi la ligne actuelle peut délivrer à Schenectady 1 800 chevaux, et dès que la puissance nécessaire dépassera ce chiffre, on dis-
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- posera, sur les mêmes poteaux, une seconde ligne semblable à la première. Les conducteurs employés pour la distribution aux usines de Schenectadv ont la section suffisante pour ce débit double.
- Tableau de i.a station kéci-jptricjï. — Le tableau de distribution se divise naturellement en deux parties : l’une correspondant au courant alternatif, l’autre au courant continu ; nous sommes tenus, pour plus de clarté, à les examiner séparément. •
- i. Tableau du courant alternatif. —• Le
- station, un groupe de parafoudres connectés à la manière ordinaire. Après quoi les trois branches passent par trois interrupteurs (fig. 21) qui permettent leur connexion aux
- Wattmètre spécial
- barres omnibus de courant alternatif. Ces barres sont, comme les interrupteurs, isolées pour 10000 volts, et elles ont une section suffisante pour 130 ampères, ce qui correspondrait à une puissance de 3 000 chevaux.
- Ce chiffre n’est pas actuellement nécessaire, mais peut le devenir en peu de temps, et toute l’installation a été réalisée en prévision de ces probabilités.
- Après les interrupteurs sont insérées, sur les barres omnibus, les bobines série et dérivation d’un wattmètre enregistreur, toutes avec l’intermédiaire de transformateurs : les transformateurs des bobines shunt sont évidemment réducteurs de tension, et les transformateurs de courant sont quelconques, et seulement destinés à éviter l’introduction dans le wattmètre d’un voltage élevé.
- Le wattmètre, représenté schématiquement en figure 22, est le wattmètre d’induction
- enroulées sur une armature laminée déformé représentées ci-dessous
- système Thomson ; il enregistre la puissance totale du système triphasé.
- Evidemment les primaires des transformateurs série du wattmètre sont shuntés par des interrupteurs de court-circuit f qui permettent de supprimer le wattmètre sans couper les lignes.
- On emploie aussi un voltmètre a et un ampèremètre x dans chaque branche. Cette multiplicité d’ampèremètres permet de vérifier que le système est balancé, ce qui doit être par la nature môme de l’installation. Le contraire indiquerait un trouble quelconque auquel il serait urgent de remédier.
- Après les instruments de mesure viennent les branchements des transformateurs réduc-
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- teurs qui connectent aux convertisseurs. II y a trois convertisseurs de triphasé en continu, qui, par leurs enroulements spéciaux, répondent à la fois aux diverses conditions requises pour le voltage : 500 pour la traction, 250 pour les moteurs, et 125 pour la lumière. Pour cela, leur armature porte deux enroulements symétriques, avec leurs anneaux d’alternatif et leur commutateur de continu identiques et symétriquement placés.
- La figure schématique ci-jointe représente en trait plein l’un des enroulements, avec ses connexions aux anneaux et au commutateur de gauche; en trait ponctué l’autre enroulement, avec semblables connexions à droite (% 23l-
- Sous le voltage secondaire normal des transformateurs appliqué aux anneaux de chaque enroulement, le commutateur correspondant donne 1 000 ampères sous 250 volts; connectes en multiple comme le représente la figure 24, ils donnent donc 2000 ampères
- Fig. 24. — Connexions des convertisseurs en parallèle.
- sous 250 volts ; connectés en série comme l’indique la figure 25, ils donnent 1000 ampères sous 500 volts. Mais ils ne sauraient alors être alimentés de courant alternatif par les mêmes transformateurs, ou plutôt les mêmes secondaires. D’où la nécessité de donner aux transformateurs deux bobines secondaires et
- de réaliser les connexions indiquées par le schéma de la figure 26.
- Comme on le voit, la complexité de ces connexions n’affecte pas le tableau alternatif, mais seulement les intermédiaires des con-
- Fig. 26. — Connexions des transformateurs
- vertisseurs et de leurs transformateurs et le tableau continu. Il en est de même de l’artifice employé pour obtenir des mêmes convertisseurs le voltage d’éclairage 125, artifice que nous examinerons plus loin.
- Les connexions qui suivent aux barres omnibus d'alternatif sont celles d’un moteur synchrone de 500 kw et de ses accessoires de régulation, et enfin les connexions pour la disti'ibution éventuelle d’éclairage en ville (fig. 27). Celles-ci viennent: en dernier lieu; avant elles vient le moteur synchrone, directement uni à la ligne à 10 000 volts par trois interrupteurs ; ses régulateurs doivent se brancher à la ligne avant lui, comme on va le montrer.
- Le but du moteur synchrone et régulateur de voltage est de rendre le voltage de ligne indépendant de la charge du moteur synchrone. On profite pour cela de la propriété qu’ont les moteurs synchrones surexcités, de donner une avance au courant et d’élever par suite les volts, ou de diminuer leur chute, soit par leur réaction magnétisante sur le générateur, soit par leur action sur l’inductance de la ligne.
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- L’excitation du moteur synchrone est automatiquement proportionnée à sa charge par les dispositifs représentés (fig. 27 et 28).
- \ \ \
- Moteur synchrone
- îs, de sorte que leurs primaires reçoi-les courants absorbés par le moteur
- synchrone, et leurs secondaires donnent des voltages proportionnels à cette charge. Ces volts s< "
- tifs d’un convertisseur A, couplé par un manchon C au moteur synchrone B. Celui-ci est alimenté par des transformateurs réducteurs/» mis en dérivation sur les lignes et ses champs sont excités, comme ceux du. convertisseur A et des autres convertisseurs, par les barres omnibus d’excitation à 250 volts.
- Le moteur synchrone de 500 kw est lui-même excité par ces barres, mais à travers le convertisseur survolteur A.
- Le manchon C ('fig. 27) d’accouplement du moteur et du convertisseur permet de donner à celui-ci un décalage convenable pour la nature de la charge du générateur, ou d’obtenir pour son voltage tous les degrés possibles de compoundage ou le surcompoun-dage.
- L’appareil a été calculé, et expérimentalement ajusté, pour donner même volts à vide et à pleine charge du moteur, avec la charge non inductive du générateur. Les convertisseurs sont en effet non-inductifs à 3/4 de leur charge, et comprennent eux-mêmes les effets de lignes sur leurs charges individuelles, comme le moteur synchrone le fait pour la sienne, en vertu du dispositif précédent.
- La régulation des convertisseurs ale même principe théorique que la précédente, et se réalise avec une plus grande simplicité pratique. En .effet la charge du convertisseur étant par lui commutée d’alternatif en continu peut être directement employée sous cette dernière forme à produire la surexcitation de ses champs.
- Il suffit de mettre sur ceux-ci, en série avec l’armature, un enroulement excitateur de grande capacité, semblable à l’enroulement série des dynamos compound à courant continu.
- On calcule un peu largement le nombre de tours à lui donner, et on règle expérimentalement le compoundage par un ruban de maillechort shuntant cet enroulement.
- Il est évident que chacun des deux enroulements induits d’un des convertisseurs doubles déjà décrits doit avoir son compoundage
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- propre; et la connexion égalisatrice C (fig. 29) est nécessaire quand on les opère en multiple,
- ipound à
- continu.
- 20 Tableau de distribution du courant continu. — Aux trois convertisseurs de 40 à 400 kw installés correspondent six paires de
- câbles, puisque chaque convertisseur a deux commutateurs et deux enroulements induits, et chaque couple de câbles donne 250 volts et 1 000 ampères.
- Pour alimenter les lampes à 125 volts, on constitue ingénieusement le système à trois fils suivant :
- On dérive le fil neutre du centre de l’étoile formée par les secondaires des transformateurs réducteurs. Il est facile de reconnaître
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- qu’il y a 125 volts entre le fil neutre Cet chacun des fils A et B ifig. 30).
- Le tableau à 250 volts et 125 volts est donc semblable à un tableau de système à trois fils ordinaire, et le tableau à 500 volts affecte la même disposition, le fil neutre étant pris cette fois au balai commun des deux induits d'un convertisseur connectés en série pour donner 500 volts.
- La figure 31 représente schématiquement les connexions des convertisseurs avec le système debarres à différents voltages, orérées par des interrupteurs J tripolaires à trois directions.
- La figure 33 donne la vue d’ensemble des usines de Schenectady.
- J.-W. Blackstone.
- INFLUENCE 1)E L’É C H A UF FEM EN T ET DE L’HUMIDITÉ SL'R LA RÉSISTANCE OHMIQLE DES ISOLANTS
- Je demande la permission de présenter aux lecteurs de L'Éclairage Eleclrique le résumé succinct d’expériences étendues, laites au cours de l’année scolaire a l’Université d’Illinois. pour déterminer l’influence de réchauffement thermique sur les qualités spécifiques des isolants usuels.
- Ces expériences ont été effectuées par MM. M.-E. Chestkr et C.-V. Creli.in, sous la direction du professeur-adjoint M. William Esty, et conformément à ses idées et suggestions, ainsi qu’à celles du professeur-docteur A.-P. Carman.
- Diverses communications sur ce sujet, faites précédemment à l’Institut américain des Ingénieurs électriciens énonçaient les résultats les plus contradictoires, et les expériences qui suivent ont permis d’en expliquer le désaccord et les causes. Un très grand soin a été apporté à la construction de l’appareil employé, et aux détails de son opération, dans la méthode de mesure adoptée.
- i° Appareil. — L’appareil proprement dit est, comme le représente en coupe la figure 1, enclos dans une caisse de fonte immergée dans l'huile. Le bain d'huile chauffépar trois becs Bunsen fut adopté après des essais comparatifs, qui indiquèrent cette méthode de chauffage comme la mieux capable de donner des régimes de température stables.
- Les isolants à essayer étaient découpés en disques jaugés rigoureusement à la même dimension ei leur résistance prise entre deux plaques d’acier poli, représentées par C et
- Coupe de l'appareil de MM. Ch
- là sur la figure 1. Cette méthode fut antérieurement reconnue donner les contacts les plus uniformes et les plus invariables-, seulement on ajouta, sur chaque face du disque isolant
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- an disque égal de papier d’étain, qui rend les conctacts plus intimes.
- Ajoutons que ceux-ci sont établis sous la pression constante d’une masse de plomb représentée en A.
- Pour le reste, comme nous ne saurions en énumérer plus longuement les détails, nous renvoyons le lecteur à la figure elle-mème, en le priant de s’accompagner de la légende.
- Nous abrégerons encore le détail des connexions au moyen d’un diagramme (fig. 2], auquel voudra bien se reporter le lecteur.
- Il représente la mesure, au galvanomètre Gî de la déflexion correspondant au courant produit à travers l’isolant I par la force clec-tromotrice d’une batterie E.
- L’ouverture de garde B soustrait le galvanomètre aux influences des courants de perte qui peuvent se manifester sur les bords du disque isolant.
- La surface AA est ainsi considérée seule,
- Le galvanomètre était un Thomson à quatre bobines convenablement shumé.
- La source K était primitivement une dynamo Edison de 500 volts; mais la fluctuation de son voltage, en connexion avec la capacité de l’ensemble soumis aux essais, chargeait le galvanomètre au point de rendre les lectures impossibles, et la mise à la terre de la boite du galvanomètre étant même insuffisante, on substitua à la dynamo 400 éléments d’accumulateurs, qui donnèrent des lectures stables.
- L’isolement destiné à soustraire le galva-
- nomètre à toutes dérivations possibles du circuit fut fait avec un soin minutieux, au moyen de blocs de verre et de paraffine, et de tubes de verre, comme il est usuel de faire dans de tels essais.
- 2° Méthode d’essais. — Les résistances des isolants furent comparées, comme l’indique implicitement ce qui précède, par la méthode de substitution. Mais pour obtenir des mesures absolues des résistances, comparables à celles des autres expérimentateurs, et directement utilisables, 011 substitua chaque fois à l'isolant, dans le circuit galvanométrique, une résistance connue à travers laquelle on observa la déviation d : et si r est la valeur de cette résistance connue en mégohms, d la déflexion, r et dx la résistance de l’isolant et la déflexion correspondante, m et mx les pouvoirs multiplicateurs du shunt,
- ____ 7-mi
- mxdx
- et, au moyen des dimensions connues de l’isolant, on réduisit facilement cette résistance en mégohms par inch carré de surface et millième d’inch d’épaisseur.
- Pour l’usage des lecteurs de ce journal nous prendrons la peine (peine qui sera épargnée, j'espère, à nos descendants) de réduire les résultats en mégohms par millimètre cube.
- Pour chaque isolant furent faites les deux séries d'essais suivantes ;
- La température fut graduellement élevée de la valeur ambiante à celle de 200° centigrades, et la résistance lue tous les 5 degrés :
- 20 La température fut élevée jusqu’à ioo° centigrades, pourévaporer l’humidité, et pendant le refroidissement graduel la résistance était prise tous les cinq degrés.
- Après ce refroidissement, la température fut élevée jusqu’à 200° ei les lectures prises tous les 5 degrés; la courbe ascendante jusqu’à ioo° coïncide avec la courbe descendante obtenue après évaporation de l’humidité.
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- L’êchauffement fut fait, dans toutes les expériences, a la vitesse constante de ioo° par heure.
- 3n Résultats.— De toutes les courbesobte-nues dans ces essais, nous ne donnerons que les conclusions générales, et pour la comparaison nous reproduirons l’ensemble des courbes en 2 séries (fig. 3) : A, R, C, D, E, F,
- Degrés centigrades
- excluent l’effet de l’humidité et donnent les résistances spécifiques réellement intrinsèques; G, H et I montrent la chute produite par l’humidité.
- Les courbes se rapportent aux substances suivantes :
- A, toile de lin séchée;
- B, papier paraffiné;
- C, soie;
- D, papier huile ;
- E, papier manille sec ;
- F, toile de coton séchée;
- G, est la courbe de résistance du lin avant séchage ;
- H, est,’ dans les mêmes conditions, celle du papier manille ;
- I, celle du coton.
- On sait que toutes ces matières sont abondamment employées dans l’isolation des machines, et la figure montre à quel considérable degré leur résistance ohmique tombe par l’effet de réchauffement, ainsi que par celui de l’humidité.
- Hàtons-nous de dire que tout cela se rapporte à la résistance ohmique, et qu’iî est peu probable que la résistance à la rupture subisse une aussi grave altération. Les conclusions générales à tirer des diverses autres expériences faites au laboratoire d’Illinois peuvent se résumer dans les propositions 1 suivantes :
- 1. La résistance des matières, telle que papiers et toiles non traitées par l’huile ou toute autre substance, décroît d’abord quand on les chauffe, et croît ensuite quand l’humidité est expulsée. (Minimum au voisinage de 100».)
- 2. La résistance est beaucoup plus grande, et moins rapidement décroissante après séchage.
- 3. Les isolants traités à l’huile, à la gomme laque ou autres, ont une résistance graduellement décroissante avec la température ; elle décroît meme au-dessous du minimum observé avec les mêmes matières non traitées, et 11e se relève plus ensuite ;
- 4. En présence d’humidité, la chaleur a beaucoup plus d’influence, et réduit la résistance beaucoup plus vite, et d’autant plus que le chauffage sc fait plus vite.
- 5. En résumé, l’isolement d’une substance est très imparfaitement défini, tant qu’on ne se donne pas l’état physique, la température, le degré d’humidité, et même la pression. Les auteurs de ces essais ont cherché, comme on l’a vu, à éliminer complètement toute introduction de cette dernière dans les expériences précédentes, mais dans une série complémentaire d’expériences, ils ont reconnu aux variations de la pression une autre grande influence sur la résistance spécifique
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- des isolants. Les résistances spécifiques données dans cette partie de leur mémoire éveillent un peu mes doutes J’auteur n'indiquant aucune évaluation de l’épaisseur, pourtant variable et sans laquelle on ne saurait calculer les résistances spécifiques.
- Comme il a été dit plus haut, cçs expériences ont établi avec certitude les qualités ohiniques des isolants usuels et des facteurs qui les affectent, et elles ont laissé de côté les qualités, si je puis dire « antidisruptives », de ces mêmes isolants.
- • Mais leur étude a été exposée d’une façon
- magistrale par M. C.-P. Steinmetz dans des communications faites en 1893 et .1897 à l’Institut américain des Ingénieurs électriciens, et la comparaison des expériences faites montre que ces qualités isolantes, d’ordre tout différent et d’importance inégale, 11e vont pas du tout de pair, et que la question ne se réduit toute entière ni en mé-gohms ni même en « gradients », mais bien en distinctions complexes d’une infinie variété, et où il reste un vaste champ ouvert aux expérimentateurs.
- E. Letiieule.
- TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ ALLEMANDE D'ÉLECTROCIIIMIE CONGRÈS DR LEIPZIG (')
- M. Cohen, d’Amsterdam, en commun avec M. Ph. Kohnstamm :
- SUR L’ÉLÉMENT WliSTON.
- Jusqu’à ces derniers temps, l’élément normal employé presque exclusivement était celui de Latimer Clark. Son coefficient de température élevé oblige à ne s’en servir que dans un thermostat pou?' toutes les mesures exactes. Jaf.ger et Wachsmuth, ayant étudié de plus près l'élément Weston, reconnurent que son coefficient de température est vingt fois plus faible, ce qui le rendrait plus pratique à ce point de vue que l’élément Clark. Cependant la pile Weston présente un certain nombre d’anomalies qui font le sujet des recherches des auteurs.
- L’élément Clark renferme aux températures inférieures à 390 du sulfate de zinc cristallisé avec 7 molécules d’eau Zn SO4, 7 H20. Au-dessus de cette température les cristaux se convertissent en sulfate à 6 molécules d’eau Zn SO4, 6 HjO ; à 390 il se produit une variation brusque dans le coefficient de température relatif à la solubilité et en même temps dans celui qui règle la force électro-motrice.
- Or Jaecer et Wachsmuth ont décelé à 15° une variation brusque dans le coefficient de température de la force électromotrice de l'élément Weston. Il est donc probable que le sulfate de cadmium cristallisé de la pile Cd S O4, 8/3 H* O subit aussi une certaine modification à cette température. Des essais exécutés d’après diverses méthodes ont montré qu’il en était bien ainsi. La nouvelle forme cristalline, dont letucle cristallographique n’est pas encore faite, renferme la même quantité d’eau de cristallisation que l’ancienne.
- Les auteurs conseillent de 11e jamais employer l’élcmert au-dessous de la température de 15°, à moins de le porter pendant à peu près une demi-heure à une température supérieure et d’attendre ensuite environ deux heures avant de s’en servir.
- MM. Briuug et Knüpfler, de Leipzig : Force électromotrice et équilibre chimique
- M. van t’Hoff établit en 1886, à l’aide de la thermodynamique, une formule qui fixe les
- p) Voir L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. 93 et 504, et t. X.VII, p. io>, 207, 310 et 407.
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- rapports entre la constante d’équilibre d’une réaction réversible et la force électromotrice de l’élément que l’on construit avec les produits de la réaction :
- l’analyse chimique le rapport des deux sels solubles, ou ypypru par conséquent, la constante k de l’équilibre.
- On mesure d’autre part la force électromotrice de l’élément réversible représenté parle schéma :
- Le sens des premières lettres a déjà été donné précédemment à propos de la même formule (mais plus restreinte) employée par M. Peters (p. 403); CG'... désignent les concentrations des diverses substances gazeuses ou dissoutes dans le premier membre de la réaction chimique, Q Ca... les concentrations dans le second membre \ enfin représentent le nombre de molécules (les coefficients) qui interviennent dans l’équation chimique de la réaction. Ajoutons que la formule ne s’applique qu’aux systèmes étendus (gazeux ou dissous) et qu’on n’a pas à s’occuper des phases de concentration constante (métaux, précipités...).
- Cette équation a déjà été employée dans diverses circonstances : équilibre entre un métal et ses ions, entre ions du même métal, mais de valences différentes (travail de Peters, résumé plus haut), entre l’eau non dissociée et scs ions, entre le précipité de chlorure d’argent et la partie dissoute, etc.
- Les auteurs ont cherché à la vérifier dans un cas de double décomposition chimique. Après quelques essais infructueux Us ont réussi avec la réaction mutuelle du chlorure de thallium solide et du sulfocvanate de potassium dissous qui se convertissent en sulfocyanate de thallium solide et chlorure de potassium dissous — et la transformation inverse :
- Tl Cl solide 4- KS C Az dissous *-1 Tl SC As solide
- h K Cl dissous.
- On agite des solutions de sulfocyanate de potassium avec du chlorure de thallium solide et de même des solutions de chlorure de potassium avec du sulfocyanate de thallium solide jusqu’au moment où l’équilibre est atteint et l’on détermine chaque fois par
- Tl (amalg.), Tl Cl solide, K Cl dissous, KSCAz dissous, TISCAz solide, Tl (amalg.)
- I)’où le tableau suivant :
- Constante d’équilibre.
- Température, (malyse chimique). païh f.Tm.)
- 390,9 0,85 0,88
- Ainsi la formule de van t’Hoff représente bien ce cas de double décomposition.
- On en tire la conclusion que l’équilibre électrol\rtique, c’est-à-dire la force électromotrice nulle, doit se produire en même temps que l’équilibre chimique. La formule générale peut s’écrire dans le cas présent :
- puisqu’il ne s’agit, en somme, que de l’équilibre entre l’ion CI et l’ion sulfocyanique, SCAz. Ici, C=(CI), Ct = (SCAz), «-= $~i. Si donc le rapport actuel est égal à
- k ou obtient e —-o, l’équilibre chimique coïncide avec l’équilibre électrolytique. La constante k de l’équilibre chimique ne dépend que de la température, la force électromotrice e est par suite une fonction de deux variables seulement : la température et la valeur actuelle du rapport On peut
- donc calculer, pour une valeur donnée du rapport 5 quelle estla température qui
- annule la force électromotriçe, et procéder ensuite à une vérification expérimentale. Voici les résultats obtenus :
- Chaîne galvanique I . . . 42°,3 410,3
- Au-dessous de cette température l’élément
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- travaille dans le sens exothermique, au-dessus la polarité de l'élément est renversée et la réaction est endothermique.
- Enfin on a mesuré la chaleur q de la réaction, et en appliquant une formule bien connue de van t’Hoff(')
- on a comparé les valeurs ainsi calculées à celles qu’on avait tirées de la mesure des forces électromotrices àdiverses températures et celles déterminées par l’analyse chimique.
- Voici le tableau des valeurs trouvées au moyen de ces trois séries de mesures indépendantes :
- *39ü>9
- ko°$
- *39u>9
- 045 M6
- >,o6 ,,o5
- M. Bredig, de Leipzig :
- QUELQUES APPLICATIONS DE I.’.\RC ÉLECTRIQUE
- A la suite des expériences de Drude, l’auteur essaya l’action de l’étincelle d’induction sur diverses substances organiques liquides. Parmi ces corps, les uns ne se résinifient presque pas, par exemple l’éther, la glycérine, l’acétone, les alcools méthylique, éthylique, amy-lique, les autres, au contraire, se résinifient beaucoup et dégagent des gaz en abondance, tels le sulfure de carbone,labenzine,l’aniline, le chlorure de benzyle, etc. Le pétrole écume et abandonne un gaz combustible, brûlant avec un flamme très éclairante.
- Gomme les températures très élevées déterminent principalement la formation de composés endothermiques, on remplaça, dans l’espoir d’en préparer, l'étincelle d’induction par l’arc électrique (30 volts, 6 ampères). En le faisant jaillir sous le pétrole on
- (') Entre des limites de température où q peut être considéré comme constant. [Réd.)
- obtint un gaz bien éclairant qui renferme 30 p. 100 de carbures d’hydrogène lourds et environ 6 à 8 p. 100 d’acétylène; ce gaz, semblable au gaz d’huile, donnait en brûlant 90 p. 100 de gaz carbonique (en volume).
- L’auteur s’occupe de la question de savoir ce que deviennent les divers liquides, principalement les isomères et les mélanges, quand on les soumet à la haute température de l’étincelle ou de l’arc, comment leurs parties constituantes sont susceptibles de se grouper, enfin s’il existe une relation entre ces phénomènes et les réactions dues à la décharge obscure étudiée principalement par Berthelot et de Hemptinne.
- Si l’on fait jaillir un arc électrique sous l’eau, en prenant comme électrodes des fils métalliques — zinc, plomb, platine, argent, or — ceux-ci sont réduits eu une poussière extrêmement fine qui reste en suspension fort longtemps, passe à travers les filtres et donne des liquides foncés. Les suspensions de platine ne se clarifient souvent pas, même au bout de plusieurs semaines. Sans doute les vapeurs métalliques de l’arc se condensent aussitôt, dans l’eau froide, sous la forme de brouillard; la solidification immédiate empêche la réunion en gouttelettes.
- C’est ainsi qu’au moyen de l’arc 011 peut, sans l’aide d’aucun réducteur chimique, transformer un fi] de platine en platine très finement divisé qui possède des propriétés catalytiques.
- sur l’or soluble
- M.Zsigmondy préparedes dissolutions étendues d’or en traitant par l’aldéhydeformique une solution très diluée de chlorure d’or, rendue légèrement alcaline. Si l’on concentre dans le dialyseur, l’or reste dissous et le liquide peut être partiellement privé de matières étrangères.
- Une solution à 0,00005 est déjà fortement colorée en rouge rubis. On peut la concentrer davantage dans le dialyseur (jusqu’ào,oi) à une température modérée ; la liqueur se
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- fonce de plus en plus, jusqu’à devenir opaque. Quand la concentration a atteint une certaine limite, l’or se précipite sur la membrane sous la forme d’une poudre noire; une fois sèche, la membrane parait brillante et dorée. Si l’on traite cette solution rouge d’or par du sel marin ou des acides étendus, la couleur change et devient momentanément bleue, avec condensation de la matière. Une nouvelle addition de Sel augmente la condensation, si bien que le métal se précipite en poudre violet-noir.
- Pendant l’électrolvse, l’or se sépare à l’élec. trode positive sous la forme d’une poudre noire qui, après dessiccation , prend l’éclat métallique. Vient-on à séparer l’anode du liquide environnant au moyen d’une membrane, l’or se précipite sur cette membrane en poudre bleu-noir. C’est là la différence qu’il y a entre l’or colloïdal et un sel d’or dissous.
- Une solution'd’or dialysée peut être agitée avec du mercure sans que l’on puisse percevoir de diminution dans l’intensité de la coloration; on peut en conclure que l’or colloïdal n’a pour le mercure qu’une affinité extrêmement faible.
- Un fait intéressant à connaître, c’est la formation de moisissures sur le liquide. Cette végétation enlève l’or de la solution et prend une couleur noire ou rouge sombre. Si on laisse sécher la moisissure sur un verre, la tache formée prend, sous le microscope, l’aspect d’un tissu doré. La moisissure a une telle affinité pour l’or, que souvent les liquides ont été tout à fait décolorés.
- L’auteur a également préparé une solution colloïdale d'hydrate stannique. Laissant reposer une solution très étendue de chlorure stannique, il se dépose au bout de quelques jours de l’hydrate stannique, sous la forme d’un précipité gélatineux que, par des lavages, on peut débarrasser totalement d’acide chlorhydrique. De grandes quantités de ce précipité se liquéfient par l’addition de quelques gouttes d’ammoniaque. La solution étendue d’eau se comporte à l’électrolyse
- comme celle de l’or. L’hydrate stannique va se précipiter sous forme de gelée sur l'électrode positive. Après le passage du courant l’hydrate stannique déposé se redissout dans l’eau-mère; au contraire, l’or précipité sur l’anode ne se redissout plus.
- Si l’on mélange les deux solutions colloïdales d’hydrate stannique et d’or, et qu’on ajoute des sels ou des acides étendus , l’or ne se sépare pas tout seul, mais il se précipite un mélange intime, rouge, d’hydrate stannique et d’or. Ce précipité est identique au pourpre de Cassius, aussi bien par la composition que par les propriétés. II se dissout également dans l’ammoniaque en donnant un liquide pourpre.
- La nature chimiquedu pourpre de Cassius est ainsi élucidée ; ce corps ne serait qu’une combinaison d’or et d’hydrate stannique, pris tous deux à l’état de colloïdes.
- SUR I-H MONOSULFURE d’aLTJMINIUM
- AL Regelsüerger mentionne une expérience qu’il fît il y a plus de cinq ans avec Al. Kiliani (décédé depuis).
- En essayant de fondre un mélange de soufre et d’aluminium au four électrique, les auteurs obtinrent non pas de l’aluminium métallique, mais une masse d’un gris jaunâtre, se solidifiant dès la sortie du four et dont la cassure cristalline semblait caractériser une espèce chimiquement définie. Cette substance dégage à l'air du gaz sulfhydrique d’une façon continue et se recouvre ainsi d’une farine blanche. Elle se décompose au contact de l’eau en donnant une vive réaction et se dissout dans les acides et les alcalis, avec un faible résidu.
- L’analyse donne les résultats suivants :
- AU O3 ~ Fc2 O3............... 84,2 p. iüo
- S............................ 48,8 >'
- Résidu insoluble.............. 1,6 >»
- On a dosé le gaz sulfhydrique qui se dégage quand on ajoute avec précaution de l’acide chlorhydrique étendu et on en a déduit la teneur en soufre.
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- 446 L’ÉCLAIRAGE
- Ces nombres ne répondent pas au sulfure normal d’alumincAPS’qui exigerait 68p. 100 d’alumine et 64 p. 100 de soufre.
- M. Regclsberger pense être en présence de monosulfure AÏS mélangé d’une certaine quantité d’alumine et de peroxyde de fer, avec un peu de silice et de résidu de charbon. La composition de l’ensemble de la matière serait alors représentée par les chiffres sui-
- s1: : «p'”!=^-“d'Ais'
- Ai2Os+ Fe-0\ . 6,6 «
- Résidu (SiO2) •. • 1,6 >
- Reste............. 1.9 »
- Si on a réellement affaire au monosulfure d’aluminium, AÏS, le produit, au contact de l’eau, des alcalis ou des acides doit dégager de l’hydrogène d'après l’équation :
- AÏS + 3 H Cl =3 Al Cl3 + H3 S + lf.
- On recueillit ainsi 1,37 p. 100 de gaz non absorbable par la solution d’iode ou la lessive de soude; calculé 1,52 p. 100. Ce gaz est combustible, mais on n’a pas démontré que ce fût réellement de l’hydrogène.
- La substance fondue avec du soufre ou projetée dans le soufre fondu conserve sensiblement la môme composition ; elle ne fixe pas de soufre et on ne put arriver jusqu’à la formule ALS3.
- SUR UN FOUR ÉLECTRIQUE UNIVERSEL
- Le professeur Borchers, d'Aix-la-Chapelle, décrit un four électrique de sa composition (fabriqué par la Gold-und Silberscheide Ans-talt, de Francfort-sur-Main), qui permet d’employer à volonté les deux modes de chauffage électrique, soit par résistance, soit à l’aide de l’arc. La figure 1 représente la forme du four destiné au chauffage direct, c’cst-à-dire celui où le corps à chauffer constitue lui-même la résistance, La chambre de chauffe est contenue dans une boîte de tôle,
- ÉLECTRIQUE
- une plaque de terre réfractaire (chamotte) percée d’un trou laisse passer l’électrode inférieure. Une boîte de cuivre posée sur cette plaque peut être refroidie de telle sorte qu’une partie du mélange destiné à être fondu se solidifie sur les parois et protège ainsi le reste contre les impuretés. I/élec-trode supérieure passe à travers un couvercle. On commence par chauffer avec l’arc, puis, quand il s’est formé unê couche suffisante de produit fondu, on fait plonger l’électrode supérieure dans le liquide qui sert à présent de résistance.
- Pour les substances mauvaises conductrices et pour celles qui ne conduisent pas à froid, il faut employer une tige conductrice qui sert de résistance chauffante; on inter-
- J. — Fours électriqr
- cale par exemple (fig. 2} entre les deux électrodes une baguette de charbon d’environ 6 mm de diamètre. Plus tard, le produit fondu sert lui-même de résistance. Dans ce cas l’emploi d’un manteau réfrigérant est inutile.
- L’enveloppe réfrigérante n’est pas nonplus indispensable avec le chauffage à l’arc où il ne s’agit en général que de la fusion de petites quantités de matières. L’auteur a prévu ici (fig. 3) un revêtement de pierres réfractaires
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- percé d’ouvertures convenables. Il est bon aussi d’utiliser des électrodes plus minces.
- Enfin, dans le chauffage indirect à l’arc (fig. 4), il faut introduire les électrodes par
- les côtés, des ouvertures spéciales ont été ménagées à cet effet dans le revêtement latéral de pierres. Ce four possède deux autres ouvertures : Tune, à la partie supérieure, sert
- Il il
- à l’introduction des matières (à travers un tube de charbon), l'autre recouverte d’une lame de mica, permet d’observer la fusion.
- L'électrode inférieure est constituée par un bloc de métal ou de charbon encastré dans un vase de cuivre que l’on refroidit d’une manière continue. À l’aide d’une vis il est
- possible d’élever ou d’abaisser cette électrode a volonté; le vase de cuivre lui-même repose sur des pieds mobiles.
- Toutes les pièces du four peuvent être changées avec la plus grande facilité.
- P.-T11. Muller.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Disjoncteur électromagnétique à mercure système Tudor.
- L’interrupteur II. Tudor (à Rosport, Luxembourg) est constitué par un récipient à mercure, qui, par suite d’une très faible rotation autour d’un axe horizontal, laisse couler le mercure d’une partie dans une autre, produisant ainsi une interruption rapide du courant entre mercure et mercure.
- Le récipient est formé par un tube rectangulaire g gL qui présente aux deux angles e et e{ deux cavités formant godets dans lesquels sont soudés deux fils de platine qui amènent le courant. Le tube est fixé dans une armature k qui peut tourner autour de l’axe x -v. La quantité de mercure est juste suffisante pour que le circuit soit fermé lorsque la partie gi du tube est en contre-bas.
- Au-dessus de l’armature, à une distance de quelques millimètres, sont disposés les
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- deux pôles n et s d’un électro-aimant. Il suffit d’un très petit nombre d’ampères-tours pour changer la position du tube et faire couler le mercure de g1 en g. ce qui interrompt la. liaison entre e et et.
- Pour que l’étincelle de rupture ne produise pas d’altération, il faut qu’elle ait lieu entre deux parties de mercure ; c’est pour cela que les deux angles e et e, sont munis de cavités dans lesquelle le mercure reste. En outre le
- ffi (
- Fig. î.
- tube est vide d’air ou bien contient un gaz qui n’a pas d’action chimique sur le mercure à la haute température produite par l’étincelle. De cette façon, il y a simplement vaporisation d’une petite quantité de mercure, qui se condense sur les parois du tube et rentre ensuite dans la masse.
- Afin d'obtenir une rupture rapide dans le cas des tensions plus élevées, 011 utilise l’action dynamique des lignes de force magnétique sur l’arc. Dans la disposition représentée par la figure 1, les lignes de force se dispersent entre n et 5 par suite du rétrécissement de la section de l’armature.
- On peut aussi employer, dans cet appareil, un tube rectiligne, muni de godets à ses deux extrémités. L’inclinaison du tube sur le plan horizontal produira la séparation du mercure.
- L’appareil décrit fonctionne comme disjoncteur quand l’excitation de l’électro-aimant dépasse une certaine valeur maxima ; mais
- on peut aussi produire la rupture si l’excitation descend au-dessous d’une limite déterminée: il suffit, dans ce cas, que les godets soient en f f\ au lieu d’être en e e,. L’interrupteur sert donc de disjoncteur à maxima ou minima suivant la façon dont on dispose le tube. G. G.
- Propriétés magnétiques des tôles ;
- Par W. Rohr (>).
- L’auteur expose le résultat de nombreuses mesures faites au moyen de l’appareil de Kœpsel (2), qui permet le tracé des courbes d’aimantation; cet appareil lui a donné de très bons résultats. Voici quelques-uns desnombres obtenus pour des inductions maximums voisines avec plusieurs pièces de tôle, montrant les relations du champ coercitif et de l'induction rémanente Br avec les pertes par cycle ; r, représente le coefficient de Stein-metz. (*)
- Les résultats
- sont
- trois
- échantillons découpés dans une même pièce de tôle, l’un sur le bord, l’autre près du milieu et le troisième dans l’espace intermediaire.
- (*) Elektrotechnische Zeitschrift, 27 octobre 1898, Heft, 4?, p. 712.
- (2) Kœpsel, Elektrotechnische Zeitschrift, Heft, 25. p. 41U 1898.
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- Ainsi les propriétés magnétiques de trois parties d’une même lame sont se
- blement différentes; le premier échantillon est préférable, l’énergie dissipée y étant le plus faible ; le fait que les parties périphériques sont meilleures que les autres semble à l’auteur provenir de ce que lorsque les plaques sont chauffées, elles sont réunies en paquet, de sorte que les parties centrales sont protégées.
- Les propriétés magnétiques de la tôle sont améliorées par la présence d’une proportion assez forte de carbone ; le manganèse n’a pas grande influence, au contraire de ce qui a été soutenu souvent.
- M. Rohr a fait aussi plusieurs séries d’expériences en mesûrant la perte d’énergie au moyen d’un watmictre; comme les courants de Foucault ne sont pas négligeables dans ces expériences, il calcule la perte d’énergie à laquelle ils donnent lieu et, en la retranchant de la perte totale, il obtient la perte par hystérésis. Ce procédé semble peu correct parce que, puisque les courants de Foucault ont une certaine importance, ils doivent protéger plus ou moins les parties centrales des lames de tôle contre l’action du champ alternatif; cependant les valeurs du coefficient de Stcinmetz ainsi trouvées sont du même ordre que ceux obtenus par la méthode précédente pour des tôles de même nature.
- Dans le tableau suivant sont réunis les nombres correspondant aux valeurs de l’induction de 1000 en 1000; hauteur les obtient en interpolant les résultats obtenus pour des valeurs croissantes de l’induction maximum ;
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- les pertes sont données en watts (par seconde) par décimètre cube; la fréquence était de 51.
- Quelques essais sur les génératrices asynchrones à champ tournant ;
- Par A -F. Mac Kissick (’).
- L’auteur rappelle que quelques ingénieurs et plus spécialement M. G.-P. Steinmetz ont signalé la réversibilité du moteur asynchrone et son emploi comme génératrice, lorsqu’il est conduit par un moteur l’actionnant k une vitesse supérieure a celle du synchronisme.
- Nous dirons h nouveau, à ce sujet, que c’est à MM. Hutin et Leblanc qu’on doit le principe des machines génératrices asynchrones, machines dont ils ont donné la théorie pour la première fois, en 1891, dans leur magistrale étude sur les courants alterncatifs et leur application au transport de l’énergie (*), et qu’ils ont désigné ultérieurement sous le nom de machines à renforcement de courant.
- Dans une conférence faite à F American Institut ofElectrical Engineers par M. C.-P. Stcinmetz, en juin 1897, et analysée dans cette revue(*), ce savant résurhe les proprié-
- (1) Eîectrical World du 3 septembre 1898.
- (2) Voir La Lumière. Électrique, t. XL, p. 874, 1891 ; et la note de M. Leblanc publiée plusjoin, p. 457.
- (3) Voir L'Éclairage Electrique : « Moteurs asynchrones », par M. Steinmetz, t. XIII, p. 510, 1897.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- tés des génératrices asynchrones et signale en particulier « que dans ces machines, pour une tension constante, à chaque valeur de la puissance fournie correspond un facteur ’e puissance déterminé, c’est-à-dire que si. l'on utilise une certaine puissance, le circuit d'utilisation doit avoir un facteur de puissance déterminé; si le cos » de la charge change,-le courant et la tension de la génératrice asynchrone doivenr changer conjointement. La conséquence de ceci est, en général, que la machine à renforcement de courant n’est stable que si une partie de la charge est constituée par des moteurs synchrones ».
- Cette particularité ne constitue pas un désavantage, car à part le cas signalé également par MM. Hulin et Leblanc, où l’on emploie des condensateurs pour fournir les courants d’excitation de la machine à renforcement de courant, l’excitation de cette machine exige toujours un alternateur et un moteur synchrone qui donnent les courants dewattés que la génératrice asynchrone ne peut fournir.
- M. Steinmetz, ditM. Kissick, signale aussi que la génératrice asynchrone peut fonctionner à différentes vitesses, tout en donnant des courants de fréquence fixe. Ceci n’a rien que de très naturel, puisque la fréquence est donnée par ie moteur synchrone ou l’alternateur ordinaire qu’on peut astreindre à conserver la même vitesse, en augmentant celle de la machine à renforcement de courant avec la charge, pour qu’il en soit bien ainsi.
- Une propriété intéressante également est qu’une même machine peut donner une plus grande puissance lorsqu’elle est utilisée comme génératrice que lorsqu’elle est employée comme moteur.
- Les résultats obtenus s’accordent bien avec la théorie des machines génératrices asynchrones.
- T.es essais de M. Kissick ont été faits avec un moteur d’induction à courants triphasés, de la General Electric, à induit mobile et avec résistances pour le démarrage. La puissance de ce moteur était de 5 chevaux sous 220 volts, son nombre de pôles, 6 ; et sa fréquence, 60;
- il était dans son emploi comme génératrice asynchrone, conduit par moteur Thomson Houston à courant continu de 10 chevaux sous 110 volts.
- La dynamo employée comme alternateur
- ou moteur synchrone était une génératrice « Idéal » de 5 kilowatts à 60 périodes et 220 volts; elle était conduite par une transmission et pouvait par courroie commander une petite dynamo Edison de 3 000 watts à 125 volts. La courroie de commande de la transmission servait uniquement au démarrage ; on la faisait ensuite tomber pour laisser l’alternateur fonctionner comme moteur à vide, ou entraînant la dynamo Edison.
- Les courbes de la figure 1 sont relatives au fonctionnement de la machine d’induction comme moteur asynchrone ordinaire.
- Courbe de magnétisation. — La mise en route de la génératrice se faisait ainsi : on mettait d’abord en vitesse l’alternateur conduit
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- par les transmissions, puis on faisait démarrer la génératrice asynchrone comme moteur asynchrone ainsi que son moteur. Cette génératrice en vitesse, on envoyait le courant dans son moteur— qui l’amenait à une vitesse voisine du synchronisme—et on faisait sauter la courroie de l'alternateur ordinaire fonctionnant des lors comme moteur synchrone conduit par la génératrice à renforcement de courant.
- En faisant varier, pour une vitesse constante, le courant d’excitation du moteur synchrone, l’on faisait varier la tension aux bornes de la génératrice asynchrone, et l’on obtenait ainsi la caractéristique à vide A de cette génératrice représentée par la ligure 2.
- La courbe R est la caractéristique de l’alternateur ordinaire, clic diffère peu de la précédente; la différence est la chute de tension dans l’alternateur ordinaire, due au passage du courant d’excitation de la génératrice à renforcement de courant.
- tissais avec charge du moteur synchrone.— Les courbes de la figure 3 sont relatives au facteur de puissance et à l’intensité du coûtant qui traverse la dynamo asynchrone lors-
- qu’on charge le moteur synchrone, en laissant la tension at la vitesse constante. Dans le calcul de la courbe du rendement de la génératrice, le travail perdu par l’excitation du moteur synchrone a été imputé à ce dernier.
- La figure 4 se rapporte à des essais analogues aux précédents, mais la charge du moteur synchrone est laissée fixe et l’on fait varier uniquement le courant d’excitation du moteur synchrone, et par suite la tension aux bornes. Elles représentent les courbes du courant et du facteur de puissance en fonction du courant d’excitation du moteur ou de la tension aux bornes.
- La courbe A du courant dans la génératrice en fonction du courant d’excitation d’après M. Kissick, est à rapprocher des courbes en V bien connues des moteurs sj’n-chroncs alimentés a potentiel constant et
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- à la courbe A de la figure 5 qui
- istante lorsquh
- Remarquons enfin que dans les deux cas le cos f décroît uniformément lorsque la tension augmente (*).
- - Au lieu
- de charger le
- branché un circuit de lampes à
- à compai
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- courbes de la figure 6'sont obtenues en faisant varier le nombre de lampes en circuit et en laissant la vitesse et la tension constantes ; les courbes de rendement et du facteur de puissance sont évaluées en fonction de la puissance fournie par la génératrice (appareils de mesure placés dans le circuit de la génératrice).
- Sur la figure 7 on a tenu compte de ce
- PUISSANCE UTILE EN KILOWATTS
- Fig. 7. — Courbes du rendement et du facteur de puissance
- donnant sur un circuit non inductif en fonction delà puissance fournie du circuit d'utilisation seul.
- que l’énergie communiquée au moteur synchrone et celle nécessaire à son excitation doivent être regardées comme des pertes de l’alternateur asynchrone diminuant son rendement et le facteur de puissance réel, c’est-à-dire le rapport de la puissance réellement utilisée à la puissance apparente.
- Fonctionnement synchrone de /’alternateur ordinaire. — Maintenant le voltage constant, on a fait varier la vitesse de la génératrice asynchrone, pour vérifier ce fait bien connu du reste de ceux qui ont étudié la question des génératrices à renforcement de courant, que le moteur constitué par l’alternateur ordinaire est synchronisé à la génératrice au glissement près (J) et par suite que pour une
- (’) Voir UÈclahage Électrique, C.-F. Guiliwm : « La théorie du transformateur général de M. Steinmetz », t. VII, P' 97> ^897.
- charge constante, à vide, par exemple, leurs vitesses augmentent proportionnellement.
- Essais de la génératrice asynchrone à fréquence constante. — Dans les essais précédents. la vitesse de la génératrice ayant été laissée constante, celle du moteur synchrone, et par suite la fréquence diminuait avec la charge. Dans une nouvelle série d’essais on a laissé la courroie conduisant l’alternateur ordinaire après le démarrage et l’on a augmenté progressivement la vitesse de la génératrice asynchrone. Dans ces conditions, le moteur synchrone fournissait du travail à la transmission et à peu près proportionnellement à l'accroissement de vitesse de la génératrice par rapport a celle du moteur.
- Les résultats sont représentés sur la fig. 8,
- KILOWATTS
- où les courbes A, B,C, D du rendement du cos 9 du courant et de la vitesse sont rapportées à la puissance fournie par la génératrice.
- La figure 9 donne les lectures faites simultanément sur les deux wattmètres employés pour la mesure de la puissance d’un appareil à courants triphasés, lectures dont la somme algébrique donne, comme on le sait.
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- la puissance totale fournie ou absorbée par
- l’appareil en question. Les mesures faites
- rbes de pL
- absorbé
- tion de la puissance totale reçue ou fournie ; la partie négative des abscisses correspond au fonctionnement comme moteur asynchrone et la partie positive au fonctionnement en génératrice. Dans ce dernier cas, les lectures du wattmètre n° i, d’abord néga-, tives, s’annulent pour une puissance totale de 2 ooo watts ; dans ce cas, le facteur de puissance est égal à 0,5 et le décalage à 6o°; pour des décalages plus faibles, les deux lectures sont positives.
- Dans une nouvelle série faite dans les mêmes conditions que la précédente, on a chargé la génératrice à la fois avec le moteur synchrone fournissant à la transmission un travail variable avec la vitesse de la génératrice et un travail constant à un circuit de lampes à incandescence. Ces essais sont portés sur la figure 10, où l’on a représenté les puissances A et B fournies ou reçues par la génératrice et le moteur synchrone et celle C absorbée par le circuit extérieur en fonction de l’augmentation de vitesse de la génératrice asynchrone au-dessus du synchronisme. Au-dessous du synchronisme, c’est évidemment l’alternateur ordinaire qui fournit la puissance nécessaire au moteur asynchrone et au circuit extérieur ; toutefois, dès qu'on a dépassé le synchronisme, la machine asynchrone ne fonctionne comme génératrice que lorsque l’augmentation de la vitesse angulaire par minute est de n tours ('). Cette augmentation doit atteindre 22 tours, pour que la puissance consommée soit entièrement fournie par la génératrice à renforcement, c’est-à-dire pour que l’alternateur ordinaire fonctionne comme moteur.
- M. Kissick a cherché à vérifier le fait signalé qu’une génératrice peut fonctionner à différentes vitesses et cependant donner la même fréquence. Dans ce but, cet ingénieur avait,
- (') Le fait que le fonctionnemen
- en générât: iem après ibord à foui
- t en courants de Foucau isaccord avec les théorie lent de courant. C.-F. t
- chacun d’<
- représentées en fonc-
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- dans l’expérience précédente, connecté aux bornes du circuit d’utilisation un petit moteur asynchrone fonctionnant à vide. Une variation de vitesse de 20 p. 100 au-dessus du synchronisme n’a aucunement affecté la vitesse de ce petit moteur qui est restée presque synchronique à celle du moteur synchrone, ce qui n’a rien que de très naturel, après ce que nous avons dit, la vitesse du moteur synchrone étant en effet maintenue constante: par le fait que ce moteur fournissait de la puissance mécanique à une transmission à
- de vitesse
- vitesse constante, l’augmentatior de la génératrice asynchrone n’a clïet que d’augmenter la puissar que fournie à la transmission.
- Fonctionnement de la génératrice asynchrone comme survolteur. — L’usage le plus probable de la génératrice asynchrone, d’après M. Kissick, serait un emploi comme survolteur;'1;. Dans ce cas, l'inducteur serait disposé en série avec la ligne et porté à une certaine vitesse supérieure à celle du synchronisme; dans ces conditions, la tension induite dans ce moteur serait à peu près proportionnelle au courant, et pour un courant donné, proportionnelle à l’augmentation de vitesse au synchronisme.
- Dans les essais faits pour vérifier ce mode d’emploi, la génératrice asynchrone et l'alternateur qui ont servi aux essais précédents ont été mis en série comme machines à courant alternatif simple avec un réseau de lampes à incandescence.
- Deux séries d’essais ont été faites, î’unc en maintenant constante la vitesse du survolteur asynchrone, l’autre en faisant varier cette vitesse dans de larges limites.
- C) L'emploi d'une géi
- t Leblanc qi .-antage de p
- Dans le premier cas, la vitesse était maintenue égale à 1 300 (la vitesse correspondant
- AMPERES
- :nt d’une génératil
- 10 11 12 13
- au synchronisme était de 1 230 tours) et les lampes mises en cuivre successivement.
- TOURS PAR MINUTE
- La figur
- représente la tension
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- bornes des lampes et celle aux bornes du survolteur en fonction du débit.
- Dans le second essai, le nombre de lampes en service et la tension aux bornes de l’alternateur ordinaire étaient constants. Les résultats sont représentés sur les figures 12, 13 et I4-
- La première se rapporte à la différence de potentiel aux bornes du survolteur en fonction de sa vitesse. Au repos, la tension absorbée est de 20 volts; cette tension s’accroît d’abord faiblement, puis rapidement avec la
- TOURS
- vitesse et atteint 125 volts à la vitesse correspondant au synchronisme, puis change brusquement de sens pour prendre une valeur égale et contraire, l’appareil fonctionne alors comme survolteur, mais la tension diminue ensuite avec l’augmentation de vitesse.
- La seconde figure 13 représente la tension aux lampes et le courant toujours en fonction de la vitesse du survolteur.
- Ces.courbes des figures 12 et 13, bien que prises dans des conditions différentes, ont une ressemblance étroite avec celles du couple en fonction du glissement» positif ou
- négatif, dans un moteur ou générateur asynchrone (2).
- La courbe de la figure 14 montre la variation de la tension aux bornes du survolteur et des lampes lorsqu’on emploie les coordonnées bipolaires. La courbe est alors le lieu du sommet B du triangle des tensions ABC, dont le côté A C de longueur constante re-
- de l'alternateur.
- présen tension aux bornes de l’alternateur, et : côtés AB et BC les tensions aux bornas des lampes et du survolteur. Tous les points situés du côté de la concavité de la courbe D C correspondent à un abaissement de tension dù au moteur asynchrone (vitesse au-dessous du synchronisme) et ceux du côté de la convexité à une augmentation de tension due au survolteur. Les .vitesses correspondant aux points
- (fi Voir par exemple. L’Éclairage Électrique : « Moteurs asynchrones », par M. Stemmetz, fig. 8, t. XIII, p. 514, i«97-
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- de la courbe sont données sur un tableau avec le numéro du point en regard. C.-F. G.
- Sur les machines d’induction employées comme génératrices ou réceptrices de courants alternatifs simples ou polyphasés ;
- Par Maurice Leulanc.
- « Nous avons démontré, en 1890, que, si l’on désignait par 2 n le nombre des pôles d’une machine d’induction, par w sa vitesse de rotation et par a la fréquence de la différence de potentiels maintenue entre les conducteurs du réseau sur lequel sont branchés ses circuits inducteurs, la machine fonctionnait comme moteur tant que l’on avait <•><—, mais que, pour rendre <o> —• , il fallait dépenser du travail et qu’alors la machine fournissait de l’énergie au réseau, au lieu de lui en prendre.
- » Nous avons eu, depuis l’occasion de vérifier ce phénomène de la manière suivante. Ayant couplé une machine d’induction et un alternateur que conduisaient séparément deux turbines, nous avons pu supprimer à volonté l’arrivée de l'eau dans l’une ou l’autre des turbines sans qu’aucune d’elles ne s’arrêtât. On constatait seulement que la machine asynchrone tournait plus vite que l’alternateur lorsqu’elle servait de génératrice et réciproquement.
- » Nous avons applique, en 1892, cette propriété des machines d’induction, pour assurer la stabilité de la marche asynchrone des alternateurs accouplés. Pour cela, nous avons dispose dans les épanouissements polaires des alternateurs, aussi près que possible de l’entrefer, un écran magnétique conducteur formé de barres de cuivre parallèles à l’axe de la machine et dont toutes les extrémités étaient réunies. ,
- » Une machine ainsi constituée peut être
- ('! Comptes rendus, t. CXXVII, p. 815, séance du 21 no-
- considérce comme formée par la réunion, sur un même arbre, d’un alternateur et d’une machine d’induction, l’armature de l’alternateur servant d’inducteur à la machine d’induction. Si la vitesse 10 devient supérieure à —, immédiatement, la machine d’induction fait l’office de frein ; au contraire, si la vitesse co devient inférieure à — , la machine d’induction développe un couple moteur.
- Fig. 1.
- » Un grand nombre d’applications de ce procédé ont été faites, toujours avec succès, sur des alternateurs dont la puissance s’est élevée jusqu’à 600 kilowatts, comme ceux construits parla maison Farcot pour le secteur des Champs-Élysées, à Paris. Il a été constaté, en particulier, sur des alternateurs de 250 kilowatts à la vitesse de 67 tours, également construits par la maison Farcot pour l’usine électrique de Saint-Ouen, qu’il devenait possible d’accoupler deux de ces alternateurs, alors que les manivelles de leurs machines à vapeur se trouvaient à angle droit. On obtenait ainsi la même régularité de marche que si les machines à vapeur eussent etc jumelées.
- » Si ce procédé assure la sécurité du fonctionnement d’alternateurs accouples en parallèle, il n’en nécessite pas moins la svnchro-
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- nisation préalable, par des procédés purement mécaniques, de tout alternateur que l’on veut brancher sur un réseau de distribution. Il y aurait donc intérêt à pouvoir employer comme génératrices, non plus des alternateurs, mais des machines d’induction susceptibles de s’accoupler entre elles sans être assujetties à tourner synchroniquement et dont la mise sur réseau pourrait se faire aussi simplement que celle des machines a
- courant continu. D’autre part, ces machines pourraient s’associer en série, comme en parallèle : leur emploi permettrait de résoudre industriellement le problème de la distribution d’énergie au moyen d'un courant alternatif simple, d’intensité constante, circulant dans un circuit en forme débouclé.
- « Pour que des machines d’induction puissent être utilisées comme génératrices, il faut qu’étant adjointes à un alternateur à voltage
- constant ou a intensité constante, elles soient capables de concourir avec lui, non seulement à la production des courants ou forces électromotrices wattés, mais aussi à celle des courants ou forces électromotrices déwattés, demandés par le service du réseau. Or une machine d’induction, à circuits induits fermés sur eux-mêmes, ne peut produire que des courants ou forces électromotrices wattés : elle absorbe, au contraire, des courants déwattés ou développe des forces contre-électromotrices déwattés.
- » Il faudrait aussi pouvoir leur donner des entrefers aussi grands qu’aux alternateurs, sans que les fuites magnétiques diminuassent la grandeur maximum du couple électromagnétique d’une machine de dimensions déterminées.
- » La théorie démontre que, pour obtenir ces résultats, il suffit de diminuer artificiellement le coefficient de self-induction des circuits induits des machines d’induction.
- » On peut y arriver en fermant ces circuits induits sur des condensateurs électrolytiques.
- La fréquence des courants alternatifs qui les traversent étant celle dite du glissement, toujours très faible et pratiquement comprise entre i et 2, nous avons constaté que, pour avoir une différence de potentiels efficace de 1 volt entre les bornes de chaque élément, il suffisait de donner à la densité du courant, à travers l’électrolyte, une valeur égale à celle des courants normaux de décharge des accumulateurs.
- «Dans ces conditions, ces appareils ont bon rendement. La faiblesse de fréquence rendant très petit le travail apparent qu’ils doivent fournir, l’importance relative de la batterie de condensateurs qui doit accompagner une machine d’induction est elle-même très petite.
- » On peut y arriver aussi en adaptant à une machine d'induction l’excitatrice que nous allons décrire.
- » La figure 1 représente une dynamo dont l’armature AA est constituée par un anneau Paccinotti muni de son collecteur CC, sur lequel s’appuient deux balais diamétralement opposés oQ. La ligne xy est un diamètre pas-
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- sant par les points de contact des balais.
- » L'inducteur II est constitué par un deuxième anneau Paccinotti a denture interne, concentrique au premier. Il est muni de deux enroulements représentés schématiquement sur la figure i, le premier par des traits continus, le second par des traits interrompus. Un courant lancé dans le premier enroulement développera un flux dirigé suivant la ligne xy. Un courant lancé dans le second enroulement développera un flux dont la direction sera perpendiculaire à la direction xy. L’excitatrice se composera de deux machines semblables montées sur un même axe (voir fig. 2) et qu’une poulie permettra de faire tourner aussi vite que l’on voudra.
- développa
- La machine d’induction devi
- avoir
- circuits induits. Ils seront reliés avec ceux de L’excitatrice comme il est représenté sur la figure 3.
- » Désignons par /,.= a sin 2 r.y.t et i3 = a cos rai t les intensités des courants issus des circuits S et C. Le courant d’intensité en traversant le circuit J, développera une force magnétisante qui devra être égale et de signe contraire à celle qu’il développera en traversant l’armature A. Les choses se passeront comme si le coefficient de self-induction apparent de cette armature était
- nui. Mais le circuit était traversé par le courant d’intensité i.î = a cos 2rat. la force électromotrice produite par la rotation de l’armature A sera égale, en désignant par K un coefficient dépendant de sa vitesse et de ses dimensions à K a cos 2 irai. On peut disposer, à volonté, de la grandeur et du signe de ce coefficient, et, par suite, faire en sorte que cette force électromotrice soit en avance d’un quart de période par rapport à l’intensité fj, comme si elle était développée par l’action d’un condensateur.
- » L'influence des variations de flux sur la commutation sera très petite, à cause de la faiblesse de leur fréquence. Il suffira de diviser beaucoup le collecteur et de relier ses touches aux diverses sections de l’anneau par des fils de connexion résistants, pour n’avoir à redouter la production d’aucune étincelle aux balais.
- » Le travail apparent qu’aura à fournir cette excitatrice étant rendu très petit par la faiblesse de la fréquence des courants induits, ses dimensions relatives par rapport à celles de la machine d’induction qu’elle accompagnera seront les dimensions d’une excitatrice ordinaire par rapport à celles de l’alternateur qu’elle excite.
- ». Emploi des machines d’induction comme réceptrices. — Les mêmes' procédés s'appliquent et permettent de réaliser des moteurs asynchrones ayant d’aussi grands entrefers que les moteurs synchrones et, comme eux, un cos a aussi voisin que l’on veut de l’unité ou négatif.
- » A Bourganeuf, nous avons formé sur des bacs électrolytiques les circuits induits d’un moteur asynchrone à courants triphasés, à basse tension de 120 chx. L’introduction des bacs a permis de faire tomber de 3 100 à 800 ampères l’intensité dans chacun des courants inducteurs, toutes choses égales d’ailleurs. Le cos » du moteur était alors pratiquement égal à 1. »
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- Diélectriques en rotation dans un champ magnétique; remarques au travail de M. Campetti sur
- Far II. Benndork (’).
- M. Duane avait, dans un premier mémoire, démontré que les diélectriques oscillant dans un champ magnétique éprouvent un amortissement que ne peuvent expliquer ni la chaleur de Joule développée dans le diélectrique, ni l’hystérésis magnétique de petites particules de fer contenues dans ce diélectrique. Dans un second mémoire, il est revenu sur ce point et a démontré qu’en réalité ce dernier phénomène suffit à expliquer la perte d’énergie observée.
- Auparavant, M. Benndorf ayant calculé la quantité d’énergie produite par une sphère diélectrique en rotation dans un champ magnétique uniforme a trouvé qu’elle est insuffisante pour provoquer un amortissement appréciable.
- Dans un travail récent, M. Campetti calcule aussi cette énergie et conclut qu’elle suffit à expliquer le phénomène de Duane; il pense qu’en augmentant l’intensité du champ magnétique, on peut rendre l’énergie en question du même ordre de grandeur que l’énergie cinétique de la sphère. Cependant le calcul numérique montre qu’il n’en est rien.
- L’énergie correspondant à la polarisation produite par la rotation a pour valeur :
- où xi désigne le pouvoir inducteur spécifique de la sphère, c l’induction magnétique dans le champ supposé uniforme, c.) la vitesse angulaire de la sphère, a son rayon et R une fraction numérique.
- L’énergie cinétique de cette sphère est égale à :
- o> étant la vitesse angulaire maxima et 0 la densité.
- Prenons R = 1 et c = 10000 unités électromagnétiques, valeurs supérieures aux valeurs que ces quantités avaient en réalité dans les expériences de Duane; ensuite 3 = 1, et supposons exprimé dans le système électrostatique; sa valeur dans le système électromagnétique sera :
- 9>I0*° *
- Par conséquent on a, quant à l’ordre de grandeur :
- l’énergie électrique est donc environ io'J fois trop petite pour qu’on puisse attribuer a l’hystérésis diélectrique le phénomène observé par Duane.
- M. L.
- CHRONIQUE
- Sur la valeur de l’équivalent électrochimique de l’argent. — Nous avons publié récemment (t. XVII, p. 370, 26 nov.) une note de MM. Ayrton et Jones au dernier meeting de l’Association britan-
- nique dans laquelle les auteurs décrivent un ampc-remètre-balance construit dans le but d’effectuer une redétermination précise de l’équivalent électrochimique de l’argent. Au dernier meeting de l’Association américaine pour l’avancement des sciences, le professeur flenry-S. Carhartprésentait,
- P) Wied. Ann., LXV, p. 890-893, juillet 1898.
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- au nom du Comité des Etalons des mesures de cette Association, le rapport suivant, relatif au même
- .< La détermination de l'équivalent mécanique de la calorie par des méthodes électriques, telle qu’elle a été faite par Griffiths (Phil. Trans., « A », 1893. Lum. Élec., t. XLIX, p. 201 ; 1893. St t. LI1. p. 392 ; 1894. — Ècl.Élec., t. II. p. 421; 1895), et par Schuster et Gannon {Proc., Roy. Soc., novembre 1894. — Pci. Bïec.y.W.p. 130,1895), ayant fourni pour cet équivalent une valeur plus grande que celle déduite des résultats corrigés des expériences de Rowland, une nouvelle détermination de l’ampère en fonction de l’équivalent électrochimique d'argent s'imposait, et déjà à son meeting de Toronto, la Briüsh Association ouvrait à son comité des instruments de mesures un crédit pour lui permettre de refaire cette détermination.
- » Au meeting de Détroit, de l’Association américaine, une somme de 250 fr, votée L’année précédente, a été mise à la disposition du comité pour cette année. Malgré l'insuffisance de ce crédit, des expériences pour la nouvelle détermination de l’ampère furent effectuées parles membres de ce comité dans le laboratoire de physique de AnnArbor; elles ont été habilement menées à bonne fin par MM. le professeur Patterson et le Dr Guthe.
- >< La différence constatée entre les résultats de Griffiths et ceux de Rowland est d’environ 1/400 pour toutes les températures comprises entre 15 et 250 de l'échelle du thermomètre à azote. Les résultats de Schuster et Gannon excèdent ceux de Rowland à 19,1 degrés de la même échelle d'environ 1 partie sur 500 (John Hopkins Cniversity Circular, juin 1898). Ces différences subsistent après la comparaison finale des thermomètres et la réduction de la température à la même échelle absolue.
- >> Si l'on remarque que les méthodes électriques employées pour déterminer l’équivalent mécanique de la chaleur exigent la connaissance de l’intensité d’un courant et celle de la force électromotrice d'un élément Clark ou celle du carré de cette force électromotrice, et que la force électromotrice d’un clément Clark est déterminée à l’aide d'un voltamètre à argent, il est évident que les résultats finaux dépendent du carre d’une intensité de courant. D’autre part, si la différence est entièrement imputable à une erreur dans la valeur de l’ampère, celle de l'ohm étant admise comme correcte, la valeur exacte de l’ampère devrait être de iffiuoo à i'8oü# plus grande que la valeur qui lui est attribuée actuelle-
- ment. En d’autres termes, l’équivalent électrochimique de l'argent, qui est 0,001118 d’après les mesures de Lord Rayleigh, devrait être 0,0011191 ou 0,0011194 (Lord Rayleigh ne revendique pas pour ses calculs une approximation dépassant 1/1000).
- » Les expériences de MM. Patterson et Guthe ont été effectuées à l’aide d’un éiectrodynamomètre de grandes dimensions : 011 équilibrait le couple de torsion d’un fil en bronze phosphoreux par le couple dû à l’action des champs magnétiques des bobines fixe et mobile. Cette méthode élimine complètement des calculs l’accélération due à la gravité. Le couple de torsion du fil était ensuite mesuré en observant la période d’oscillation d’une masse cylindrique en cuivre, de poids et dimensions connus, que l'on suspendait au fil. Cette observation se faisait après avoir placé l'appareil sous une cloche vide d’air, et c’est sans doute à cette précaution qu’est dû le succès complet des mesures.
- » Dans ces conditions les vibrations pouvaient être observées prendant plusieurs heures entières ; le décrément logarithmique se maintenait presque totalement invariable et rien n’était plus facile alors que d’obtenir la courbe établissant la relation entre la température et la période d’oscillation. Le fil pouvait être transporte de la cloche à vide à l’électrodynamètre sans qu'il soit besoin de toucher aux attaches qui d’une part le maintenaient à son support et d’autre part retenaient la masse de cuivre. Enfin, d'après l’appréciation personnelle de ceux qui ont suivi les expériences dans leurs moindres détails, il est permis d’assurer qu’elles ontété conduites avec tout le soin et l’exactitude désirables et que toutes les causes d'erreurs connues ont été éliminées aussi complètement que possible.
- » Le résultat de ces recherches est que l'équivalent électrochimique d’une solution d’azotate neutre d’argent, composée de 15 parties en poids de sel d’argent pour 85 parties d’eau distillée, est de 0,0011192 gramme par ampère et par seconde. Cette valeur excède celle de lord Rayleigh de i/qoi>a et fait disparaître la différence constatée . dans l'équivalent mécanique de la chaleur.
- » La modification correspondante apportée dans la valeur de la force électromotrice de l’élément Clark serait de 1,4342 à 1,4372 à 150 C. La détermination directe de la valeur de cette force électromotrice n’a pas encore été faite ; elle a été réservée pour l’année prochaine.
- » Le Dr Kahle [Wied. Ann., t. LIX. p. 532. Ed.
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- T. XVII. ~ N» 50.
- 462 L’ÉCLAIRAGE
- Electt. XI, p. 82, 2897) opérant à l'aide d'un électrodynamomètre conçu par Helmholtz avec une solution neuve de sel, a obtenu, pour l'équivalent électrochimique de l’argent, la valeur 0,0011182. MM. Pellatet Potier {Journ. de Thys., t. IX, p. 381, 1890. — Lum. Ittect-, t. XXXII, p. 84, 1890; ont trouvé la même valeur que MM. Patterson et
- La nouvelle station à courants triphasés de Boston.— Notre confrère The Flectrical Werld, dans son numéro du 19 novembre, publie une description très détaillée de la nouvelle station à courants triphasés que la Boston Electric Light C° vient de faire construire près des chantiers de construction de navires Harrison Loring. Nous en résumerons ici les particularités les plus intéressantes.
- L’ancienne station était équipée avec un matériel datant du début des applications du courant alternatif; le réseau de distribution était à l’avenant. Après une minutieuse enquête, la compagnie exploitante s'est rangée à l’avis de refaire tout à neuf, station et réseau, plutôt que de chercher à modifier les anciens appareils du système, ce qui eut été presque aussi coûteux et n'aurait jamais fourni les avantages qu’on est en droit d’attendre des perfectionnements modernes systématiquement com*
- La nout7elle station occupe une superficie de 3 820 m* et est située à proximité d'un warf où viennent accoster les chaalnds qui lui amènent le combustible. Le rez-de-chaussée est occupé par une rangée de 8 chaudières multitubulaires Babcock et Wilcox et une rangée de moteurs à vapeur constituant 4 groupes à couplage direct.
- Les chaudières ont une puissance nominale de 500 chevaux et sont groupées par paires capables d’évaporer chacune 15 560 kg d'eau par heure. Les machines de l'appareillage accessoire, telles que pompes d’alimentation, pompes de circulation d’eau pour les condenseurs, chargeurs automatiques de charbon, sont actionnées par des moteurs électriques.
- Les moteurs à vapeur sont du type vertical dit « cross compound » de Mc Intosh et Seymour et ont une puissance individuelle de 2 500 chevaux. Ils entraînent chacun un alternateur triphasé de 1 500 kilowatts, à .60 cycles, de la General ElectrieC0 dont l'inductear est elaveté, côte à côte avec un volant de 50 tonnes, au milieu de l’arbre moteur.
- ÉLECTRIQUE
- 1 Ces alternateurs engendrent du courant triphasé à 2 250 volts; le courant d'excitation leur est fourni par des dynamos à courant continu en nombre égal à celui des alternateurs A l'exception d'une qui est commandée par un moteur à vapeur spécial, toutes les autres sont actionnées par des moteurs synchrones.
- Le tableau de distribution situé dans la salle des machines ne diffère guère des tableaux modernes pour la manipulation des courants de haute tension ; il présente toutefois la particularité d'être pourvu de barre omnibus en aluminium, lesquelles sont supportées par des tablettes en marbrefîxées à l’arrière du tableau.
- Outre le matériel générateur ci-dessus, dont la mise en marche ne date que des premiers jours de décembre de cette année, l'usine possédera un grand nombre d'autres génératrices actuellement en montage, mais auxquelles l’énergie motrice sera fournie par les grands alternateurs. Ce sont d’abord une dynamo à courant continu de 150 kilowatts et un alternateur monophasé, de même puissance, pouvant être actionnéspar un moteur synchrone de 180 kilowatts. La dynamo h courant continu est destinée à alimenter directement pendant la nuit un réseau qui, pendant le jour, sera alimente par une sous-sta(ion avec transformateurs rotatifs ; l’alternateur monophasé est destiné à alimenter un des feeders d’un circuit dans le cas où ce feeder viendrait fortuitement à être mis à la terre.
- Dans la même salle, est réservé l’emplacement de 20 groupes formés chacun d’un moteur synchrone de 150 kilowatts et de deux dynamos à arc de type de la Brush Electric C°, chacune pouvant alimenter ibo lampes à arc enfermé de 7 ampères. Ces 60 machines seront alignées sur une seule rangée sur
- Le réseau de distribution, entièrement souterrain, comprend des circuits d'éclairage à courants monophasés, et des circuits de force motrice à courants triphasés. La disposition des nombreux feeders d'éclairage y compris leurs groupes de transformateur est telle que le surveillant du tableau pourra à tout moment maintenir l’équilibre de la charge.
- U.
- Applications mécaniques de l’électricité dans la fonderie de la Reading Car Wlxeel C1 en Pensyl-vanie. — Dans un de ses derniers numéros, le
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- 10 Décembre 1898.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Western Electnsm, de Chicago, nous fournit les renseignements qui suivent sur les installations électriques de l’importante fonderie de la Reading Car Wheel Cu, où sont fabriquées journellement deux cents roues de wagons.
- 'l'outes les opérations y sont faites électriquement. Les gueuses enfante et les roues hors d'usage sont brisées eu menus morceaux au moyen d’un casse-fonte dont le pilon, du poids d’une tonne et d'une course de plus de 10 m. est mu par un moteur électrique. Les morceaux ainsi obtenus sont séparés de la terre et de la poussière par leur passage dans des cylindres tournants, actionnés électriquement ; ils sont ensuite amenés par un monte-charge électrique au niveau des gueulards des cubilots de fusion, alimentés par des souffleries aussi mues électriquement. Enfin, toutes opérations du moulage et du démoulage se font à l’aide de l'énergie électrique.
- L'atelier de moulage est divise en dix travées, dans chacune desquelles se trouvent vingt moules. A une des extrémités de chaque travée sc trouve une plate-forme, d’où le maître-mouleur dirige toutes les opérations au moyen de commutateurs. Prés de la plate- forme est située une grande poche d'une contenance cl'environ 5 tonnes, qui reçoit la fonte fondue. Cette poche peut tourner autour d’un arbre horizontal commandé par un moteur électrique, pour être vidée dans des poches plus petites. Au milieu, et d’un bout à l’autre de chaque travée, sont disposés, à une hauteur suffisante au-dessus du sol, deux rails sur lesquels roule un petit chariot. Un câble actionné par un moteur électrique placé à l'extrémité de la travée opposée à cclleoù se trouve la plate-forme, fait mouvoir ce chariot. Un second moteur, placé à côté du précédent, actionne un treuil sur lequel s'enroule un câble passant sur une poulie portée pur le chariot. Une des petites poches remplies de fonte est attachée à l'extrémité de ce dernier câble, soulevée à une faible hauteur, puis entraînée par le chariot au-dessus de l'un des moules, où elle est déversée.
- Le moulage effectué, les roues, encore rouges, sont retirées des moules et amenées, à l’aide des charriots, dans un puits creusé à l’extrémité de chaque travée. Les murs de ce puits sont en briques réfractaires; le diamètre est un peu supérieur à celui des roues. Quand toutes les roues d’une coulée sont empilées dans le puits, on ferme celui-ci de manière à obtenir un refroidissement lent.
- La distribution du courant aux moteurs dont il
- 463
- vient d’être question, ainsi qu’aux lampes, est faite par un circuit a trois fils qu’alimente, à la tension de 200 volts, le réseau de la localité.
- Suivant le directeur de la fonderie, les frais d’exploitation sont beaucoup moindres que si l’on avait eu recours à la vapeur pour actionner les nombreux moteurs des ateliers. U.
- Sur l’efficaoité des freins de tramways électriques. — Le 19 septembre dernier, un grave accident se produisait sur le réseau de traction élec-triquede Bradford, recemmentinauguré : au passage en courbe de Norton. qui fait suite à une pente assez longue d'une déclivité de 7 p. ion. une voiture bondée de voyageurs versait, le mécanicien n'ayant pu modérer la vitesse pendant la descente; une cinquantaine de voyageurs étaient blessés plus ou moins grièvement, quelques-uns mortellement.
- Le major Cardew, chargé par le Board of Trade de rechercher les causes de cct accident, vient de déposer son rapport où nous trouvons des renseignements intéressants sur l'efficacité des différents moyens de freinage employés sur les voitures éiec-
- Oes essais ont été faits sur la pente où s'est produit l'accident ; on laissait la ou les voitures rouler librement sur un parcours de 68 m, on faisait agir les freins et l’on mesurait la distance parcourue à partir de l’instant où les freins agissaient jusqu'au moment où la voilure était complètement arretée, fi. L’un des essais fut fait avec deux voitures accouplées, les freins n’agissant que sur les roues de l’une d’elles. L'arrêt se produisit après un parcours de 82 m lorsque le frein à main était employé d’une manière continue, 64 m lorsque ce même frein était manœuvré d'une manière intermittente, 62 m quand on employait le frein électrique.
- D’autres essais furent faits avec une seule voiture. Le frein à main produisit l’arrêt en 33 m ; l’emploi simultané de ce frein et du frein électrique réduisit le parcours à 23 m dans uii cas, et à 20 m dans un autre. Le major Cardew estime qu’à l’instant ou l’on, faisait agir les freins, la vitesse de la voiture était d’au moins 32 km : h.
- Un frein à glissement ayant été installé récemment sur la pente où eut lieu l’accident, de nouveaux essais furent effectués le 12 novembre. Ces essais montrèrent qu’après un parcours de 68 m sur la pente, la voiture ne s'arrêtait que 164 m plus loin
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. xviz. — N» 50.
- avec le freina glissement, tandis qu'elle était arrêtée en 59 m par lé frein à main et en 54 m par Je frein électrique.
- Il semble donc résulter de ces essais que les freins à glissment n'ont pas l’efficacité qu'on leur attribue généralement et qu'ils sont inférieurs aux moyens de freinage ordinaires (freins à main et frein électrique) auxquels on peut ajouter en cas de nécessité le renversement de la marche du mo-
- Le major Cardew conclut que l'accident du 19 septembre est attribuable à une mauvaise utilisation des moyens de freinage et non à une inefficacité de ceux-ci. Il estime que la vitesse de la voiture au moment de l'accident était d’au moins 30 km; h, alors que, d'après les règlements, elle n’aurait pas dû dépasser to km : h. il est convaincu que néanmoins la voiture aurait pu être arrêtée si le conducteur, aussi inexpérimenté que le mécanicien, 11’avait, en serrant brusquement les freins à main, calé complètement les roues et mis ainsi le mécanicien dans l’impossibilité de faire usage du freinage électrique et du renversement du courant.
- Le réseau de tramways électriques de Glascow. — L’adoption de la traction électrique dans celte ville a suivi de très près l’installation du réseau de Liverpool dont nous parlerons bientôt. La première ligne mise en exploitation a quatre kilomètres de longueur environ de double voie.
- Les rails sont du type à patins et sont réunis électriquement par des joints Daniel. La distribution du courant se fait par fils aériens et la prise de courant par trôlets. Les fils sont supportés comme sur le réseau de Liverpool par des pylônes à double potence érigés dans l’entrevoie dans les parties en alignement et par des pylônes latéraux dans les courbes. I.es premiers présentent cette particularité, qui les distinguent de ceux de Liverpool, que les fils à trôlet, au lieu d’étre fixés à des supports rigides, sont suspendus à un câble en acier qui réunit les deux extrémités de ia potence, donnant à celle-ci l’apparence d'une arbalète. Ce dispositif a pour but de diminuer, en rendant la suspension plus élastique, les efforts d’arrachement que le fil exerce sur ses attaches quand il est mis en mouvement soit par le vent; soit par le irôlet lui-même.
- La ligne est alimentée, par sections de 800 m environ chacune, par des feeders aboutissant à des
- postesspéciaux aménagés dans la basedes pylônes. Le trafic actuel esl assuré par 23 voitures motrices, 21 d'entre elles sont à double boggie et entrée latérale ; les deux autres sont des voitures à impériale montées sur trucks rigides. Toutes sont pourvues de deux moteurs de 35 chevaux, des types de la Westinghouse Electric Cü et de la British Thomson-Hoaston G1, compagnies entre lesquelles la commande a été partagée.
- La station génératrice est située à quelques cents mètres du point terminus de Springburn. Le materiel générateur comprend une batterie de chaudières Babcock et Wîlcox et trois groupes de machines formés chacun d’un moteur à vapeur Blackwell et C" et d’une dynamo multipolaire Westinghouse
- Les chaudières ne présentent pas d’autres parti-ticularités que celle d’être pourvues d’appareils de chargement automatique des foyers Les machines à vapeur sont horizontales, du genre Corliss, et fonctionnent avec condensation. Les dynamos produisent 3#o ampères sous 550 volts pour 200 révolutions par minute de l'induit.
- Le tableau de distribution est du modèle spécial pour tramways de la Westinghouse Electric Cv; sa disposition dans la salle des machines permet l'inspection facile des appareils qui sont installés sur l’une et l’autre de ses faces.
- La vitesse moyenne des voitures en ville est d'environ 12 km à l’heure, — le parcours total étant effectué en 20 minutes. — Le tarif pour chacune des trois sections de la ligne est de 5 centimes par place, et pour le trajet entier, de 15 centimes. C.
- Emploi de l’aluminium dans les bains do laitonnage. — D’après The Aluminium World, l’addition d’aluminium à ces bains aurait pour effet d’éviter les soufflures des dépôts et d'augmenter dans une forte proportion leur résistance mécanique. Avec 1 p. 100 d’aluminium,l’effet commence à être perceptible ; on peut aller jusqu'à 10 p. 100.
- L’aluminium est ajouté aux bains sous forme d'alliage zinc-aluminium contenant de 5 à 10 p. i°° du dernier métal. Cet alliage s’obtient en ajoutant la quantité convenable de zinc dans de l’aluminium en fusion dans un creuset de graphite.
- Le Gérant: C. NAUD-
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- Tom© XVII.
- îdi 17 Dé<
- ibre 1898
- >. — N” 51.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE D’ÉLECTRICITÉ Â
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. -de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur ; D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufac Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER, Professeur à l’Ét J. BLONDIN, Professeur agrégé de l’Université.
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège la Sorbonne, Membre de l’Institut. — :ures. — H. POINCARÉ, Professeur à la ale des Mines, Membre de l’Institut. —
- THÉORIE DES MOTEURS A COURANTS ALTERNATIFS AVEC COLLECTEUR
- Nous prendrons comme exemple un moteur de ce genre, construit d’une façon courante aux usines du Creusot (f) : c’est un moteur en série à quatre pôles, dont l’inducteur est lamelle, et l’induit un tambour ordinaire bobiné en tension (fig. t).
- Les deux balais, calés à 90°, portent sur deux lames consécutives du collecteur, et mettent par conséquent comme dans un induit ordinaire, un certain nombre de spires en court-circuit. Les inconvénients de ce court-circuit sont fortement diminués, si l’on a soin de réunir les spires au collecteur par l’intermédiaire de fils très résistants (a), car le courant qui prend alors naissance dans ces spires, formant le secondaire d’un transformateur, est considérablement diminué.
- La quantité de chaleur dégagée dans ccs tils est assez considérable, vu leur grande résistance, mais nullement dangereuse à causé de sa courte durée.
- Pour établir les formules relatives à ce moteur, nous allons d’abord analyser les dif-
- i,‘j Ce moteur de M. Blatby est construit également depuis 7 ans par MM. Ganz A Budapesth. Le grand nombre de demandes de ces moteurs prouve la faveur qu’ils ont obtenue près des industriels pour certaines applications.
- férents phénomènes qui se produisent pendant la marche.
- Dans l’inducteur, le courant détermine,
- par les variations du flux, une force électromotrice de self-induction. Dans l’induit, ces variations ne produisent aucun effet, parce
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII.
- «“fil.
- que les spires, y étant symétriques entre les deux balais, sont traversées en sens inverse par le flux (fig. 2).
- Fig- 2.
- Pour la meme raison, les forces électromotrices, produites dans les inducteurs par le courant dans l’induit, se détruisent deux à deux.
- Le raisonnement que nous venons de laire s’applique au cas où les balais sont calés exactement au milieu des pièces polaires. Dans la pratique, on les cale en A et A' de façon à avoir en charge le moins d’étincelles possible. Soient B et B' les symétriques de A et A', par rapport à ON et OS. Il est facile de comprendre (fig. 3) que les spires dont
- Fig. 3.
- les milieux sont compris dans l’angle A'O B ont des flux qui se -détruisent deux à deux, tandis que celles comprises dans les angles AOB, A'OB' ont des.actions qui s’ajoutent.
- En résumé, décaler les balais, c’est augmenter ou diminuer les spires inductrices, suivant le sens du décalage.
- L’induit, en tournant, engendre comme dans un moteur ordinaire une force contre-électromotrice..
- Les forces électromotrices en jeu sont donc au nombre de quatre, à savoir :
- La force électromotrice aux bornes du moteur et, ;
- La force électromotrice due à l’effet Joule
- La force électromotrice de self-induction es ;
- La force contre-électromotrice du moteur
- T/inducteur et l’induit étant en série, c’est-à-dire parcourus par le même courant, le principe de la conservation de l’énergie nous donne la relation
- Soient :
- E la force électromotrice maxima aux bornes du moteur ;
- I l’intensité maxima ;
- 3 l'angle de décalage ;
- ‘I' le flux total émergeant des deux pôles de même nom à l'instant t ;
- cft la réluctance du circuit magnétique;
- -y- la période du courant alternatif ;
- oj = 2 7:
- N le nombre de tours du moteur à la seconde ; •
- n le nombre des spires de l’induit ;
- ri le nombre des spires de l’inducteur ;
- r la résistance mesurée aux bornes du mo-
- J3 = Ie coefficient de self-induction
- de l’inducteur.
- L’équation (1) devient alors :
- Posons
- *1* __ l^n' 2T)
- I sin H - o\ 1T’
- on a par suite ;
- = cos (w/—* 1.
- Calculons maintenant em force élcctromo-trice du moteur; le flux qui traverse à l’instant la spire AB (fig. 4), est égal à
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- et la force électromotrice induite à
- La force électromotrice totale induite dans
- contre-électromotrice entre le tambour étant bobiné en
- Cette équation devant at que soient les valeurs de t, c relations suivantes obtenues
- —Ada est la force les deux balais,
- voir lieu quelles on en conclut les en faisant :
- .£ a pour valeur, comme nous l’avons vu, en né tenant pas compte de Faction perturbatrice des spires en court-circuit :
- les — spires, dont les milieux sont compri dans4l’angle XOY, sera
- en remarquant que
- & étant la réluctance du circuit magnétique.
- Calculons la puissance du moteur à l'instant t \ cette puissance est égale à em 2, c'est-à-dire
- 2 r.».N.^l sin fax - ?) x I sin M - ?)
- j:
- A da =
- X-I-
- tï.h.N.*.
- On tire de là pour le couple l’expression
- On voit d’après cela que, comme nous lavons dit, le terme provenant de la variation du Uux s’annule, et qu’il reste seulement la force électromoirice due au déplacement de l'induit.
- Ln remplaçant dans la formule (2) es et em par les, valeurs trouvées, on a
- F sin r.,t _ ri Sin - Jli u> cos («.t — o)
- 2».".N,Rl sin (toi -9)
- Si on remplace E et I maximum par les valeurs efficaces e, /, les formules deviennent ;
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- T. XVII.— N° 51.
- Rendement électrique = i — 'e]~os - = i — '
- Ces six équations entre les sept quantités C, L, e, i, N, Rendement, Puissance, permettent d’en déterminer six en fonction de l’une d’elles, i, par exemple.
- Tenons compte maintenant de l’action des spires en court-circuit: elles forment le secondaire d’un transformateur, dont le primaire est constitué par les spires inductrices.
- Soient :
- Nombre des spires.........
- Intensité du courant à l’ins-
- Résistance
- R, R,
- e le voltage à l’instant t aux bornes de l’inducteur.
- On a, d’après les formules connues du transformateur :
- (É
- (C)
- J et E' étant le décalage et le voltage maximum dans l’inducteur.
- Cette équation devant avoir lieu quel que soit t, on a :
- F. sin o -«' IPI* — ME'» cos © + *’)
- = — r/i.NME' sin (? -f E cos o— ri —w'ME'w sin (9 + ©')
- = wi.N ’PI -ME' cos(o+ o’)] (6)
- D’autre part, l’équation (è) nous donne :
- E’ sin (ut + 4) - RtI sin (<«*-<?)
- = «' [P*I cos (o>t — 9) — ME' cos -f ,
- qui doit avoir lieu quelles que soient les valeurs de d’où :
- E' sin ï® + ©') = h' [P*I — ME'w cos ® + ?'J E' cos (» P = R,I + it'ME'w sin (<? + <?') ;
- équations d’où l’on peut tirer les valeurs de
- E’ oc
- E' sin (? E’ cos (<?
- t E'sin (? + ?'} wl (n’P — h'MR,] _
- Les équations (6) deviennent :
- E sin o — «'wl (P — MB) = tthNMAI E cos y - ri — n'wMAI = *»N1(P — MB).
- En éliminant N, nous aurons :
- h'Rs
- Si nous portons cette valeur dans (a),
- E (P - MB) sin a -f- E MA cos o =
- «'wl |_(P - MB|*+ MA3 J + ri MA
- En posant tg a ^ » 11 vient :
- 4" I »’2Rt+«"2R, n"3e~\
- En posant <1> — /, nous avons donc
- négligé les termeset 'T—5 qui sont du reste petits, car n>! est petit vis-à-vis de »' et R2 au contraire assez grand.
- Posons <î> = P/, —Mc.
- L’équation fondamentale (3) devient :
- E sin r»t— r\ sin (wt — o)~a'iPIw cos (wt~©i - MF.Woslo.q-y)
- = r.».N. |PI sin H—'.) - ME' sin M + ; (5)
- E sin io + *)= ”'<o1 [(P - MB») 4- MAs] + rlMA V/(l>— MB)3-f MA2
- équation qui permet d’obtenir facilement -f. puisque P, M, A, B, ont les valeurs connues suivantes :
- («'%+^Rj
- r_ tft ~ «'R,
- J ât «'R,
- A = B =
- «’w IP — Ai Rt)
- 1 -f
- R, + n'*e>»PM
- 1 -j-»'2M2w* ’
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Ayant la valeur de o, les équations suivantes permettront d’avoir la vitesse, la puissance et le couple :
- F- cos o - rl - s'uiMAl = ««Kl i? - MB) Puissance = —-(P MB)
- C = ~ (P — MB) .
- Dans toutes ces formules homogènes par rapport à E et I, sauf celles de la puissance et du couple, on peut remplacer I et E maxb ma par i et e efficaces. Dans ce cas, les formules relatives aux couples et à la puissance deviennent :
- Puissance = *«Nrl(P - MB)
- Couple = — (P — MB).
- Si nous faisons, dans ces formules, M — o, nous retrouvons les formules établies primitivement et qui sont celles à employer dans la pratique, car, comme nous le verrons par la suite, la quantité M et celles qui en découlent, sont d’ordre tout à fait secondaire.
- Dans tout ce qui précède, pour avoir la puissance réelle du moteur à la poulie, il faut retrancher de la puissance à l’induit donnée par la formule, les pertes par hystérésis, parcourants de Foucault, et par frottement, qui se calculent d’après les formules connues, et permettent d’obtenir alors le rendement industriel, et le couple à la poulie.
- Si nous décalons les balais, nous augmentons ou diminuons, comme nous l’avons déjà dit, les spires inductrices suivant le sens du décalage. Si p est le nombre total des spires comprises dans le double de l’angle a (fig. 5), les formules établies deviennent :
- Puissance
- C = (n~p)
- = *N
- (» - P) 3
- (»'=M ,
- Rendement = 1 —g ^
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- Examinons successivement ces différents
- N
- 0 s
- Fig- 5-
- Premier cas. — Augmentation des spires inductrices. — Dans les formules, nous prenons le signe -f-. Pour une même valeur de /, nous voyons que le sin <p augmente, par conséquent que le facteur de puissance diminue, ainsi que la vitesse, la puissance et le rendement ; le couple seul augmente.
- Deuxième cas. — Diminution des spires inductrices. — Dans les formules, nous prenons le signe —. Dans ce cas, nous voyons que pour une même valeur de i, le sin v diminue; donc, le facteur de puissance augmente, ainsi que la vitesse, la puissance et le rendement, mais le couple diminue. Nous voyons que cette marche qui semblerait a priori avantageuse, ne l'est pas, car le surcroît de puissance à l’induit ne peut s’obtenir que par un accroissement de vitesse qui augmente les frottements et les résistances magnétiques, et diminue d’une façon notable le couple du moteur.
- Nous allons maintenant, avec les formules trouvées, discuter et construire les courbes relatives à un moteur de 1 cheval.
- Dans ce moteur les données sont les suivantes :
- Nombre de spires de l’induit........... « —
- j> » l’inducteur. ... »’= 112
- Nombre de périodes..................... 42
- Réluctance du circuit magnétique • . . 6.690.000.
- Le calcul donne pour les quantités, qui entrent dans notre théorie, les valeurs suivantes à 100 volts.
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- P = 0,000212 henry
- A ~ i,57
- P> = i,8
- MA = 0,00000173 MR = 0,00000198 a =0^,25'
- Dans ccs conditions, vu la petitesse des termes correctifs dus aux spires en court-cir-
- Fig. 6.
- cuit, nous nous servirons des premières formules établies.
- Premier cas, —- Voltage aux bornes du moteur 100 volts :
- quatrièmes degrés, vu la petitesse des coefficients
- Puissance à l’induit = i (100 — 0,0481* — 0,0000115 i4) Rendement =2 [ — 0,0055 1 (1 + o,ooo]8 i2
- + 0,000000345 i>).
- obtenu en remarquant que
- C0B ? ^ J ; + *
- + 0,000000345 p
- Ces différentes formules ont permis d’établir le tableau I et les courbes des figures 6 et 7.
- Les formules deviennent
- 100 sin y = 3.10 i 100 cos y —0.55 i =0.118 Ni Puissance à l’induit = i (100 cos y — 0,55/)
- Rendement = 1 TocTx cÉs—
- ou encore
- •cqs©"i — 0-031r) 2 =1—o ,ooo./i 8 P — 0,000000115 i4 En négligeant les termes supérieurs aux
- La différence entre les deux vitesses donne la réduction de vitesse due aux résistances
- La différence entre la puissance électrique et la puissance à la poulie mesure les watts perdus par hystérésis, courants de Foucault, frottement. Mesurés expérimentalement, ces watts ont été trouvés d’environ 220 pour la vitesse de 1400 tours, et 22 ampères d’excitation; la valeur obtenue par différence au moyen des deux tableaux précédents est de 230 watts dans les mômes conditions. Les résultats de la théorie sont donc en concordance avec ceux de l'expérience.
- Deuxième casv — Le voltage aux bornes est de 110 volts.
- La réluctance du circuit magnétique est
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- REVUE D’ELECTRICITE
- Tableau I. — Cas d'une augmentation des spires inductrices.
- COUPLE INTENSITÉ VALEURS TROUVÉES PAR LE CAL CUL POUR VALEURS TROUVÉES PAR L’EXPÉRIENCE
- applique l’expérieuce. Co., v-. Eî"d'm=,“ C»., .Puissance RenJemcnt
- ! 24,69 0.643 j 030 .645 0.78 0.65 1 005 1035 0,64
- 0-95 24,18 0,663 0,79 0.66 1 080 I 062 0,65
- O.qO 23,66 0,68 I l8o I 300 0.81 0,68 j 160 I 070 0,66
- 0,85 25U3 0,6g; 1 26o- 1 310 0,82 0,698 1 240 I OQO 0.67
- 0,80 22,58 • o,7i5 1 310 I 320 0,828 1 320 I IOO 0,67
- 22,02 0.731 ' ’ 405 1 33° 0,836 °,732 1 380 I IOO 0,67
- 0.70 20,85 °,749 1 500 1 340 0,842 °-75 1 480 1 080 0,67
- 0,65 0,763 1 580 1 35° 0,848 o,/67 x 560 I 040 0,66
- 0,60 20,34 o,7/9 1 680 1360 <>,85 0,78 1 660 1070 0,64
- ici de 6890000. les expériences 1 continuées sur un autre moteur.
- Les formules sont alors :
- no sm o = 3,02 i no cos o — 0,55 1 = 0,115 P - no cos « — 0,55 i) i Fondement = 1 — • ( upgrgG —
- été
- On obtient à l’aide de ces formules les résultats indiqués par le tableau II et les courbes des figures 8 et 9.
- Ces différents tableaux montrent comment varient la puissance, le rendement, le décalage en fonction de i.
- Supposons maintenant i constant, ce qui
- Tableau II. — Cas d’une diminution des spires inductrices.
- à la pouiii. INTENSITÉ URS DON électr:qiie VALEUR S DONNF.F PÉRIF.NCF.
- T ,4.6, 0.736 I4,o ,66., ",833 1,159 °,73 ,400 x 445- o,;29
- °,93 24,18 O.748 I 480 i 666 0,838 1,109 o,75 T 460 1 430 °,714
- O.QO 23,66 0./6 1 55° 1 670 0,844 x °59 0 76 J 530 1 420 °./X7
- 0,85 23.13 0-773 • 1630 1 672 «.«s. 1.016 0,77 I 610 1 410 0,719
- 0,80 22,58 0,7*5 1 700 1 669 0,856 0,967 0,78 I 680 1 386 0,7x3
- o,75 22,02 o,797 1 780 1 663 O.861 0.921 o,795 J 76O 1 360 0,709
- 0.70 21,44 0.809 1 870 . «ss 0,867 0,874 0,805 1850 1 330 0,702
- 0,65 20.85 0,821 1 960 1 Û44 Ori73 0,824 0,82 198.. X 295 0,686
- 0,60 20,24 ‘ 0,83 2075. 1 622 0,878 o,779 0,83, 2 050 1260 0 681
- revient’h dire le couple, et voyons ce que deviennent ccs quantités quand le voltage et la période varient. Reportons-nous aux formules (4).
- i° Variation du voltage. — Si nous faisons varier e, les autres données du moteur restant les mômes, nous voyons que sin ? varie en sens inverse du voltage, d’où variation dans
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- le même sens pour le facteur de puissance.
- Le voltage et cos © augmentant, la vitesse croit ainsi que la puissance et le rendement électriques. Il en sera de même de la puis-
- du rendement,
- sance
- si nous supposons que les pertes sont proportionnelles à la vitesse du moteur (la cause
- principale ep étant le frottement), la puissance électrique, i restant constant, est de la forme
- P = AN
- et les pertes d’après notre hypothèse p — B.\
- La puissance du moteur est
- et croît avec la vitesse N.
- Le rendement est alors
- 0 „ (A — B) N
- Rendement - —: -
- Puissance électrique = (e cos ? — rv
- ei cos »=AN + ri1 a , „ (A-B) N
- Rendement = —A^.-—
- _ A —R
- ~A+f-
- qui croît avec N pour tendre approximative-A— B
- ment vers —A—.
- La seule cause qui intervient ici pour limiter l’augmentation de voltage est donc la vitesse tangentielle qui ne doit pas dépasser une certaine valeur. Soit N' la vitesse correspondante du moteur à la vitesse tangentielle admise, le voltage convenant le mieux sera
- e=\JgjEi> + t‘ + ^£K'JL
- formule tirée des équations (4) et dans laquelle on donne à i la valeur correspondant à un échauffement normal des fils.
- 20 Variation de la fréquence. — « augmentant, les autres valeurs restant constantes, nous voyons que sin » augmente; la puissance diminue ainsi que cos <p, la vitesse et le rendement. Au contraire si ü> diminue, le moteur fonctionne dans de bonnes conditions; cos s augmente ainsi que la vitesse, le rendement et la puissance.
- A la limite, lorsque w tend vers o, le courant alternatif a pour limite un courant continu de même intensité que la valeur efficace du courant alternatif.
- Les formules deviennent alors . _ 4*2» n'N»
- * u — &
- Puissance = ^ nJlJ '
- P = (A— B) N
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- qui peuvent s’écrire
- e - ri = — x 2n x IN*
- Puissance —— x 2n x Nt’i Couple =------------
- qui sont les formules connues des moteurs à courants continus en série.
- La théorie nous montre que le moteur que nous avons décrit marche aussi bien en courant continu qu’en courant alternatif, et les expériences que nous avons faites à ce sujet sont venues confirmer l’exactitude du raisonnement.
- Pour terminer, nous ferons remarquer qu’étant donnée une carcasse de machine, et sachant par l’expérience l’induction à laquelle on doit la faire travailler, le produit ni est alors déterminé. De plus, le poids du cuivre sur l’inducteur étant donné par le nombre de rainures et leur grandeur, le produit ni se trouve déterminé pour une quantité convenable du courant, car si q est le nombre
- 473
- donné de rainures et p le nombre de spires dans l’une d’elles, on a
- ni = pqi
- Si s est la section d’une rainure, on doit avoir sensiblement
- d étant la densité admise, d’où
- mais qs étant à peu près constant, il vient ni = constant
- ni et n' i étant comme nous le voyons constants, les formules montrent que la puissance du moteur croîtra avec la vitesse qui varie en sens inverse de n et n'. Le facteur de puissance, au contraire, varie dans le même sens que ces quantités. Les pertes admises par effet Joule, vu la surface de refroidissement et la puissance du moteur, aideront à choisir judicieusement les valeurs de n etnL G. AIoulun,
- étude sur la transmission et la distribution de l'énergie
- PAR LES COURANTS ALTERNATIFS (>)
- V. C O M P O U N t) A G U DUS ALTERNATEURS
- Faisons dans l’équation précédente X— i, elle devient :
- i P +*0) (P + aV + Q^KP + ^V —(P + V*]
- = Q*(i-**)/^[(P fi-+Q*]
- Elle est satisfaite lorsque l'on a „v = 1, c’est-à-dire lorsque le voltage h0 a pris une valeur telle que l’on ait K - K'. -
- Fc coefficient K diminuant à mesure que le voltage h0 augmente : pour de petites valeurs de ce voltage, on devra avoir K> K'.
- Nous allons montrer que si l’alternateur sert de machine génératrice et alimente un
- réseau se comportant comme un conducteur ayant une résistance et un coefiicient de self-induction quelconques, mais tous deux positifs, ce qui sera le cas général, l’équation précédente ne pourra être satisfaite si l’onax^i.
- La quantité /z0 doit être considérée comme une quantité positive, par définition. On a alors a > o, b > o, d’où :
- P = ?J + 27r»^>0
- Supposons que l’on ait
- a > 1 h0 > o P > o
- (*) Voir L'Éclairage Électrique du 10 décembre 1898.
- p. 425.
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- On a
- {P -Mo) fp + *Ao) + Q3 > (P -Mo)1 + CL (P + /i0) i P -f xh0) +Q->Ql (P + xh0)* — (P+ h0Y = h\ (*» - i) + 2PA01>- i)
- z=h, (.v — i) lh9[x — i ) + 2 P]
- Enfin on a toujours :
- A V* - O {*„ O- - i ) + 2 P) > (i - 3 h\
- En effet : divisons les deux membres par la quantité positive (bc — i), il vient :
- ÂV.V-I) + 2PU> (-V-IÏ/U,
- 7/u + P > o
- inégalité qui sera toujours satisfaite, puisque l’on a h„ > o, P > o.
- Il en résulte que le premier membre de l’équation précédente sera toujours plus grand que le second, tant que l’on aura
- .v > I.
- Supposons que l’on ait .v < i. Le premier membre sera essentiellement négatif et le second essentiellement positif.
- Donc, pour toute valeur du voltage h0 inférieure à celle pour laquelle on a K = K1, la force électromotrice développée par l’alternateur est plus grande que celle qui correspond au maintien du voltage hv. Un état de régime ne peut s’établir et le voltage croît jusqu’à ce que l’on ait K — K', c’est-à-dire x = i.
- Pour toute valeur du voltage h0 supérieure à celle pour laquelle on a K — K', la force électromotrice développée dans l’alternateur est plus petite que celle qui correspond au maintien du voltage h». Un état de régime ne peut s’établir et le voltage diminue jusqu’à ce que l’on ait K — K'.
- Au moment de la mise en marche, le magnétisme rémanent des inducteurs de l’alternateur développe un petit voltage aux bornes de ses circuits d’armature. Celui-ci va nécessairement en croissant, d’après ce qui vient d’être dit, et l’excitatrice s’amorce comme une machine à courant continu ordinaire. Dès qu’un état de régime est obtenu, l’alterna-
- teur développe un voltage déterminé entre ses bornes, dont la grandeur demeure constante, quelles que soient les variations du débit.
- Nous avons supposé que le calage des balais de l’excitatrice demeurait invariable ; on n’aura pas à redouter, cependant, la production d’étincelles à ses balais car sa réaction d’induit est rendue artificiellement nulle par l’action des circuits qui entourent ses anneaux extérieurs fixes.
- Il résulte de ce qui précède que l’emploi de l’excitatrice décrite ci-dessus permet de donner à tout alternateur, à courants alternatifs simples ou polyphasés, la propriété de développer un voltage constant, quelles que soient les variations de son débit. Ce résultat est obtenu naturellement et sans l’intervention d’aucun appareil de réglage.
- La méthode que nous proposons est analogue à celle employée dans le compoundage des machines à courant continu et doit avoir la même efficacité.
- Nous avons toujours supposé constants les coefficients d’induction de l’alternateur. Scs circuits magnétiques pourront donc être toujours dans un état éloigné de la saturation. Dès lors, les pertes par hystérésis pourront être réduites au minimum et le coût de Excitation pourra être rendu aussi petit que possible.
- VI. Accouplement des alternateurs co>/-
- POUNDÉS A VOLTAGE CONSTANT
- Puisque les alternateurs doivent fournir un voltage constant on aura à les accoupler en parallèle.
- Supposons que chacun des circuits d’armature de l’alternateur soit branché entre les bornes d’une source à voltage constant. Soit h0 sin 2-at, le voltage d’un des circuits de l’alternateur, h„ sin 2- (zt-'f) celui de D source qui lui est opposée, r et l la résistance et le coefficient de self-induction du conducteur servant à effectuer le branchement.
- Désignons par i = a sin 2-r.y.t— b cos 2~*t,
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- l’intensité du courant débité par le circuit considéré de l’alternateur. Nous aurons ; /;„ sin 2r.it — h0 si il 2r (al- - o) = r (a sin 2~7.t
- -beos 2iz*t) + 2rMiacos2™t + bsin2**t)
- Si nous désignons, comme précédemment, par M -= jA cos 2- (cü -h y) le coefficient d’induction mutuelle de l’inducteur et du circuit considéré de l’alternateur, nous savons que l’on a :
- - - _ 2-3Âa—2_b S2-'/. — ça + 2ny.\b+hL,
- d’où :
- Si le voltage développé par le circuit considéré de l’alternateur a pris une avance de phase -f par rapport à celui de la source sur laquelle il a été branché, le mouvement de l’alternateur aura pris en même temps une avance de phase égale à (f h- yj.
- L’angle 2 - (a — yj croit d’abord beaucoup plus vite que l’angle 27:2. En effet, pour toute valeur de 2 77 3 comprise entre 0 et le numérateur de l’expression précédente est négatif,
- Pour 2 7 î = 0, le dénominateur est égal à —2 r; mais, pour toute valeur de 2 - 2 comprise entre 0 et—, le coefficient de 2-a /. est positif.
- Le terme 2~%i. étant très grand par rapport aux. résistances p et r, il suffira de donner une très petite valeur 2 r. à l’angle 2 - f pour annuler le dénominateur et pour faire
- tg ** {?+*) = CC
- Supposons que l'on ait réalisé la condition r = 2 -9 À, ce qui sera toujours facile puisque le circuit qui a cette résistance et cette self-induction est un circuit d’accouplement. On a, tous calculs faits :
- d’où ^ (?+/.)=-j
- Mais, cela fait, les variations de l'angle 2 -(s-l-y) deviennent sensiblement deux fois moins rapides que celles de l’angle 2 r. œ.
- Pour nous en rendre compte, remarquons que, dès que l’angle 271:5 a pris une valeur appréciable, le terme 2tSk étant très grand par rapport aux résistances r et 0, on a très sensiblement
- Cette formule nous permet de calculer tg 277(5 —yj en fonction de 2-f et, par suite, les variations de l’angle 27:5 en fonction de celles de l’angle 27: (f-J-y). Nous obtenons ainsi les résultats suivants :
- ™<? + x) ;?+•/.) - 2-V9+7J -9
- — 50° — 10» — 75" - 60" l+u” !„<• ^5“ 6o°
- — 55° — 20° — 8o° — 7 o” 145u j;u" 70"
- - 60- — 30° - • &50 — 8»° 150" 5°° i/5” 80”
- — 65^ — 40" — 90* - 90- J 55” 40° 180" 90-
- - — 5°° 1600 50°
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- Donc, dès que le mouvement de notre alternateur a pris une avance ou un retard, par rapport à la phase de la-force électromotrice de la source entre les bornes de laquelle il est branche, supérieurs à certaines limites, si cette avance ou ce retard continuent à augmenter, il en résulte pour la phase du voltage développé par l’alternateur entre ses bornes, un accroissement d’avance ou de retard très sensiblement deux fois plus grand.
- Cet alternateur développant un voltage constant entre ses bornes, quel que soit son débit, les choses se passent comme si l’on avait affaire à un alternateur ordinaire excité par un courant continu d’intensité invariable, directement branché entre les bornes de la source et dont les circuits d’armature auraient une résistance r et un coefficient de self-induction /.
- Si la condition d’Hopkinson : r — v.%1 est réalisée, comme nous l’avons supposé précédemment, cet alternateur aurait une aptitude extraordinaire au couplage en parallèle, dans le cas où les variations de phase de la force clectromotrice développée par lui seraient égales à celles des variations du coefficient d’induction mutuelle de son inducteur et de son armature, ce qui arriverait si l’inducteur était excité par un courant continu d’intensité invariable.
- Il en sera de même, à fortiori, si à une variation de phase donnée de ce coefficient d’induction mutuelle correspond une variation de phase double pour la force électro-motrice. En effet, la variation du couple développé sur l’axe de l’alternateur par une même variation de phase de son mouvement, sera plus considérable dans ce cas que dans le précédent.
- Ce que nous venons de dire étant indépendant des grandeurs et des signes des quantités a et 6, s’applique immédiatement au cas où l’alternateur est employé comme réceptrice, lorsque le voltage maintenu à ses bornes par le réseau est égal à celui qu’il développerait en fonctionnant comme génératrice.
- Dans ces conditions, il pourra fournir du courant déwatté au réseau, le terme b pouvant être positif, alors que le terme a est négatif.
- Nous pourrions examiner ce qui arriverait si on accouplait entre eux des alternateurs fournissant des voltages différents, lorsqu’on les fait fonctionner individuellement comme génératrices. On trouverait que le voltage obtenu serait celui de l’alternateur produisant le voltage maximum. Mais ce dernier devrait fournir h tous les autres les courants déwattés nécessaires pour augmenter leur excitation.
- Il résulte de ce qui précède, que l’emploi de notre excitatrice doit donner aux alternateurs qui en sont munis, bien que leur réaction d'induit puisse être aussi grande que l’on voudra, qu’ils fonctionnent comme générateurs ou comme moteurs, une faculté de s’accoupler en parallèle avec d’autres appareils du même genre, bien supérieure à celle que possèdent les alternateurs ordinaires, à très faible réaction d’induit, mais excités par un courant continu d’intensité invariable.
- VII. Séparation de d'alternateur et de l’excitatrice
- L’excitatrice, que nous venons d’étudier, doit tourner synchroniquement avec son alternateur.
- Pour les petits alternateurs à grande vitesse de rotation, il est naturel.de monter les deux machines sur le même axe en leur donnant les mêmes nombres de pôles.
- Cette solution devient impraticable si l’alternateur a un grand nombre de pôles et tourne lentement. On pourrait alors faire tourner l’excitatrice plus rapidement en reliant son axe à celui de l’alternateur, par un train d’engrenages.
- Mais la solution suivante qui s’imposerait si l’on voulait adopter cette excitatrice à un alternateur déjà existant, sera la plus avantageuse dans la plupart des cas.
- Nous avons supposé que les anneaux extérieurs fixes de l’excitatrice portaient un en-
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- roulement compensateur destiné à annuler artificiellement la réaction d’induit de son enroulement d’armature à courant continu. Nous pouvons lui superposer un second enroulement que nous appellerons enroulement inducteur qui, traversé par le même courant, sera capable de développer des pôles situés à 90° de ceux développés par le premier.
- Cet enroulement inducteur engendrera un flux dont l’intensité sera constante, tant que le débit de l’alternateur sera le meme et qui se développera à travers les anneaux de l’excitatrice.
- Cette machine pourra donc être assimilée à un véritable transformateur tournant qui, une fois lancé, tournera synchroniquement avec l’alternateur, en lui demandant l’énergie nécessaire pour la production du courant d’excitation.
- La théorie suivante montre que rien ne sera changé au fonctionnement de l’excitatrice, si l’enroulement de l’inducteur est fait de telle manière que l’excitatrice, étant fermée sur l’inducteur de l’alternateur, ne puisse s’amorcer d’elle-même, lorsqu’on la fait tourner à sa vitesse normale, sans l’exciter en même temps par des courants alternatifs.
- i° Flux développés dans Vanneau B.— Nous supposerons, pour fixer les idées, que l’excitatrice soit adjointe à un alternateur à courants biphasés.
- L’anneau B portera deux circuits décalés de 900. Nous appellerons r et / la résistance et le coefficient de self-induction de chacun d’eux et désignerons par 0<ï> (voir fïg. 8) la direction fixe dans l’espace du flux engendré par les circuits inducteurs.
- Le coefficient d’induction mutuelle du premier circuit mobile avec le circuit inducteur aura pour expression :
- M, = [I sin + X)
- Nous compterons l’angle 2-7 à partir de la direction o4» et dans le sens du mouvement des anneaux, représenté par une flèche sur la figure 8.
- Le coefficient d’induction mutuelle du deuxième circuit mobile avec le circuit inducteur aura pour expression :
- M,= HC0S2*(*i + X)
- Le, premier circuit mobile supporte une différence de potentiels h, — h0 sin ztzriï et le second une différence de potentiels ht = h0 cos 2-%t.
- Désignons par: is=c sin zr. (al’intensité du courant dans le premier circuit mobile; u — c cos (a/ -f- T) l’intensité du courant dans le second circuit mobile ; J, l'intensité du courant inducteur.
- Nous avons :
- K sin 2 = rc sin 2 * Ut -f + 2ktic cos 2* (*t +
- + J COS 2* («/ + *)
- K cos 2 TM = rc cos 2 t: (*/ + <[,} — 2 tMc sin 2 TT (a/ + 9) — 27ia[U Sin 2t. (ni + y)
- d’où l’on tire :
- C COS 2T.<1
- _ rjftp -f- sin 2T-y) —2-Kil (2^ J cos 2r.yj ( r*+4**«*P
- _ —r(27ranJ COS 2wjj) — 2tta/(/t0 + 2^ Jsin2ttyJ
- Appelons y, le flux développé suivant la direction 0 (I> et a2 celui développé suivant la direction oy perpendiculaire à 0$ (fig. 8). Nous désignerons par A le coefficient de self-induction du circuit inducteur et par N son nombre de spires.
- On a :
- d’où :
- ?'=irJ+JOsi" »:«+/>
- + COS 27T{«( + 40 cos 2-K Uty)]
- ?. — jpJ + CCQS 2~(v — 'H
- d’où :
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- On a de même :
- = [Mjij - AVil ou
- ?î = -^[sin 2T-i^ + 'b) cos 2«{a/ + y)
- — COS, 2 TZ {rit -\- sin 2TT(aï+ yj
- d’où :
- =~r' + Vvi£ ir1
- On peut considérer Je flux développé dans l’anneau B comme la somme de deux flux, le premier est proportionnel à l’intensité J et a pour expression :
- l’angle 2~x et pourra être représenté par la ligne Oh0 de la figure (8).
- Les deux composantes et ?'2 de ce flux,
- Tr» + iL'P) fr*/’î!'*A + ***•**> - W+
- Sa direction est fixe dans l’espace et fait avec la direction 0*3» un angle 27Q tel que :
- Le second est proportionnel au voltage hv et a pour expression :
- 4’Au , -É:— -
- N l'r> + 4>W>
- Sa direction dans l’espace fait avec la direction 0*1» un angle 2r/ tel que :
- Posons :
- 11 vient :
- tg27îï = tg27:(X+5) v = x + 3
- suivant les directions 0*1» et Or, ont pour expressions ;
- \'r~ -
- 7:fX + a),
- ^fx + 3)
- 2° Flux développés dans Vanneau A. — Cet anneau possède aussi deux circuits décalés de po0 qui seront parcourus par des courants d’intensités :
- Nous appellerons L le coefficient de self-induction de son circuit inducteur et suppo-poserons qu’il ait aussi N spires.
- Les deux circuits de cet anneau seront décalés, par rapport à ceux de l’anneau B, d’un angle égal à
- l’angle 2t.J étant tel que l’on ait, en désignant par p et X la résistance et le coefficient de self-induction de chacun des circuits d’armature de l’alternateur:
- L’angle 2w étant constant, la direction de second flux variera dans l’espaee avec
- t/f* + 4
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- Dès lors, les coefficients d’induction mutuelle des deux circuits mobiles de cet anneau avec son circuit inducteur auront des expressions de la forme :
- Appelons T, et T', les flux développés suivant les directions 0<I» et Op, nous avons
- 4,=^- [LJ 4- [(* sin 2rat(-b cos 2nzi) sin 277 [*t j- / + M) + (a cos 2+ b sin z^t) cos ^ (zt + /. + m)] ou
- d'
- F,
- 1 second flux Fu fonction du débit de l’al-ateur et égal à
- — sin 2 7t/ (a sin a™ -|- b cos 2 -.Ci]
- Appelons : E la force électromotrice développée entre les balais. P la résistance du circuit total parcouru par le courant d’intensité J et désignons par C une constante.
- Nous pourrons écrire :
- -b = [LJ -{- m0 [cos 2ir/v(a cos 2™ — b ?
- - sin 2T-/_(a sin 2™,+
- Nous avons de même
- F = C ift + Fp = PJ
- CF,=c[J
- sin 2 r.yv (a cos zm-bsin. 2™)]
- Les flux développés dans l’anneau A peuvent encore être considérés comme la somme de deux llux :
- Le premier, toujours dirige suivant la direction Oï\ est simplement proportionnel à l’intensité J.
- Le second est fonction du débit de l’alternateur et sa direction est variable.
- Intensité J. — Nous supposerons les balais de l’excitatrice calés perpendiculairement à la direction O*!1 du champ développé par l’enroulement inducteur.
- Seuls les flux ayant cette direction 0<F serviront au développement d’une force élec-motrice entre ces balais.
- Ces flux pourront être considérés comme la somme d’un premier flux f simplement proportionnel à l’intensitc J et égal à:
- Par hypothèse, la machine ne peut s'amorcer d’ellc-môme, lorsqu’elle fonctionne, à sa vitesse normale comme une machine h courant continu montée en série, c’est donc que
- Le coefficient de l’intensité J, dans l’expression précédente, sera donc positif.
- La machine ne pourra donc produire aucun courant, tant qu’elle ne sera pas excitée par un courant alternatif.
- Alors, les choses se passeront comme si la force électromotrice développée par les balais était simplement proportionnelle au flux F, et agissait sur un circuit ayant une résistance
- te-
- constante et plus petite qui réelle P.
- Nous aurons donc
- J =
- CF,
- 'P'
- résistance
- Nous supposerons qu’une fois un régime permanent établi, le voltage h0 ayant pris sa valeur normale, les coefficients d’induction
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- 4^o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE T. xvii. - n° 51.
- de l’anneau B aient pris des valeurs telles que
- vV* + 4+xV L5i-J-4T%2)2
- L’expression du flux K, devient alors
- + É?2 + 4~^2[cos z-yjic — sin 2 7t/_ (a s
- Remplaçons
- + y p2 + 4Tc3a'2X2 [cos 2t (y + ô) (flcos2r«' — b sin2zw - sin 2* (X+ô) C« sin 2~co; + b cos 2r,'
- yp2 -J- 4’Tr2aîX2
- Il vient en définitive :
- -f(pfl+2Z5t>i<+/?(|)C
- T (azaLj - pè) sin 2r(x+ 8f|
- d’où, en désignant par A une nouvelle constante :
- J = A [+fl 1-2 T.7.U + h0) COS 2 Z (X + 8)
- 4- pzxXfl — ob) sin 2z(x+of
- Travail moteur. — On a pour l’anneau B :
- T .=>('. £ + ‘.^)
- U = 2~y-v-} [C sin 2Z [ai +Ç) COS 2z (*/ + x)
- — ccos 2-{aî-\-i>) sin 2T. (a/4-xîl T, =— 2TtapJ [sin 2r/c cos 2nf — cos zr-y «sin 2^ ] ^ _ , /î„[rsin2zy +2za?c0S2zxH-2zajj.rJ
- 1,_ 2VXU J 'rs + 4xV/2 ’
- Mais on a :
- ' lIr'+i-xW
- - [A0 sin 2T (x + 3)4- 2zx;j.J COS 2z8]
- On a pour l’anneau A :
- X, = J (7.++-
- T2 = 2T.'xmu j [[a sin 2r.%t—b cos azx/) cos 2z (xi + x + w) — (a cos 2zxi + bsin2zxi) sin 2z(xi-|- x + «)] Tj=2zam0J —a sin 2 z (/+ co) — beos 2z(x+«+
- Ta = — 2-a>«,JIsin 2r. (x + 3) |a cos 2-m’ — ù sin2ziu'j + COS 2r.iy + 8) (fl sin 2™/ + b cos 2-'+]
- ou, en remplaçant sin 2"+ et cos 2-«' par leurs valeurs en fonction de ? et /. :
- T, =-----2zam0J_— 2iï|,^ fpa _l. 2zxàêm
- V'?ï+4î:8**Àa
- — COS 2Z (x + 0) (2ZxÀfl — p/+
- Le travail total T,-+T2 a pour expression, en se souvenant que l’on a :
- v/r* + 4z2x2Z2 '
- + V
- p3 q-4z2cta)s 3Sîit(x + o) (2za>.fl
- v ?• + 4Tî*asX*
- [sin 2rt(x + 3) (pfl+ 2-ù.b
- Sryii-J2 COS 2T0
- V,p2 + 4^*
- Ce travail total doit être égal, à chaque instant, au produit PJ2, la résistance Pétant la résistance réelle du circuit total parcouru parle courant d’excitation.
- On doit donc avoir, en désignant par Q une constante facile à déterminer.
- sin 2z (x + 8) (?fl 4- 2-a.lb + //„) — COS 2z(x + 0) (2zaXfl — ?&1 = QI = QA[(?fl + 2T.cù.b + /i0) COS 2iz(yr + 8)
- + (2zxÀfl — pb) sin 2z (x + 3)
- (4-2TCÙé+ ht) (sin 2z(x + 8)— Qa cos 2z(x + ^
- = [{zr.'ila — pb) (— COS 2- (x + o) — Qa sin zr. (y + °>]
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- 17 Décembre 1898.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- ,8t
- il vient :
- tg 2t. {; -f o) — tg 2~z _ 2raùtf — pb
- l-l tg ar.(-/_+S)tg VTA pa + 2-uU-l-;?0
- lg 2TÏ^ + 0 — E) =-^rpi7Mb+htl
- Courant fourni par l’excitatrice. — L’a.v-pression de l’intensité J devient :
- A V/^7+2T:aXé +V + (2«»î.a - pb,•' [cOS 2* (/ + 8 - e) cos 2*(X + 5) + sin 2tt(x + o-{ 3) pin 27: (/. -fS)
- ou enfin ;
- J — A COS 27U \/{fr+2T.i\b + W+ (2T:<ù.a-?b)*
- Le terme A cos 2-1 étant constant, nous voyons que le courant fourni par l’excitatrice aura, à chaque instant, la meme valeur que si l’axe de cette machine était rendu solidaire de celui de son alternateur.
- Tenue des balais du collecteur. — Pour qu’il 11’y ait pas d’étincelles aux balais, il faut que l’intensité du flux développé suivant la direction Or soit proportionnelle à l’intensité J. et que l’on puisse disposer à volonté de son coefficient de proportionnalité.
- La première condition est naturellement satisfaite. En effet, si nous cherchons l’expression du flux F, développé suivant la direction Op, comme nous l’avons fait pour le flux F, dirigé suivant la direction 0*1», nous trouvons que l’on a :
- 2“ f'/ fi ri (?a + 27-.y.lb
- '*«-?*) COS 27T (/ + o •]
- ou, puisque l’on a
- tg 27e (x.+S—«
- l’excitatrice, sera proportionnelle a l’intensité J.
- La seconde condition, peut être satisfaite de la manière suivante :
- Nous avons supposé, jusqu’à présent, que l’enroulement compensateur détruisait le flux engendré par l’armature et réciproquement. Supposons maintenant que cet enroulement soit établi de manière que la somme des flux ayant la direction O y et qui sont tous proportionnels à l’intensité J ait à chaque instant la valeur voulue pour que la commutation se fasse bien.
- Rien ne sera changé dans le fonctionnement du système. En effet, la force électromotrice développée entre les balais par les flux engendrés par l’armature et l’enroulement compensateur, sera nulle. L’expression de l’intensité J ne variera pas.
- D’autre part, lorsque nous avons évalué le travail moteur fourni par les courants alternatifs, nous avons simplement supposé que le champinducteuravaitune intensité proportionnelle à l’intensité .T du courant d’excitation et une direction constante que nous avons appelée O*!».
- Dans le cas actuel, il en est toujours ainsi. Nous observerons seulement que, au lieu de se confondre avec l’axe des bobines inductrices, la direction 03* se confond maintenant avec la direction de la résultante des champs développés par les enroulements inducteur et compensateur et par l’armature à courant continu de l’excitatrice.
- Donc, nous pourrons assurer une bonne commutation, le calage des balais étant indépendant du débit, en donnant un nombre de spires convenable à l’enroulement compen-
- V' -7- 27tïâ£> -f h0)2 -J- ;2TtaXtî -- pb)2
- Ce flux est donc proportionnel à l’intensité J. Comme il en est de même pour le flux f, dirigé suivant la même direction la somme des flux ayant la direction Op que développeront l’enroulement inducteur et les circuits à courants alternatifs des anneaux de
- Mais le flux développé par cet enroulement est à angle droit avec celui développé par l’enroulement inducteur. On peut considérer ces deux flux comme les composantes d’u;i flux produit par un inducteur unique, convenablement calé par rapport aux balais.
- Adoptons cette disposition ; notre excitatrice sera assimilable à une machine à cou-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. — N° 51.
- rant continu ordinaire, montée en série, dont il suffira de caler, une fois pour toutes, les balais pour qu’il n’y ait jamais d'étincelles sur le collecteur.
- Observation. — On voit facilement que le travail fourni par l'anneau A est proportionnel au carré de l’intensité du courant d’excitation et non à celui du débit yôvpp de l’alternateur.
- Les circuits à courants alternatifs de l'anneau A étant montés en série avec ceux de l'alternateur, les choses se passeront comme si la résistance de chacun des circuits d’armature de l’alternateur variait avec son débit. Il en serait de même pour son coefficient de self-induction.
- Ces effets seront très faibles car les forces électromotrices développées, dans les prolongements des circuits de l’armature de l’alternateur, disposés autour de l’anneau A, seront toujours très petites par rapport à celles dont ces mêmes circuits seront le siège, dans l’alternateur.
- D’un autre côté, nous avons considéré comme constants les coefficients d’induction de l’alternateur, quel que soit son débit. II arrivera le plus souvent que les variations do l’impédance de l’armature de l’alternateur, dues aux variations de son débit, seront supérieures à celles que nous venons de signaler.
- Mais, si le circuit magnétique de l’anneau B est très fortement saturé lorsque le voltage a pris sa valeur normale, ce dernier ne s’en maintiendra pas moins très sensiblement constant.
- En effet, nous avons vu que si le flux développé par les circuits à courants alterna, tifs de l’anneau Aétait égal à et
- si celui développe par les circuits à courants
- alternatifs de l’anneau B était égal h K/î(i, il ne pouvait y avoir établissement d’un état de régime que lorsque le voltage ha avait pris une valeur telle que l’on eût K-- - Kû
- Cette condition K — K' peut être remplacée par lu suivante
- -j-47i:iaa> S/'S1 -f 4r'Jx'2/,3
- qui a la même signification physique et que nous avons supposée remplie en dernier lieu.
- Le rapport va en diminuant
- lorsque le voltage h„ augmente et cela d’autant plus vite que le circuit magnétique de l’anneau est plus voisin de la saturation.
- Donc, si le terme -7^-^-== varie pour une cause quelconque le terme ---------b—
- \/'r* 4- 4'7r*a-7s
- varie de meme, mais la variation que doit subir, pour cela, le voltage hin est d’autant plus petite que le circuit magnétique de l’anneau B est dans un état plus voisin de la saturation.
- Il est donc facile de faire en sorte qu’à une variation notable de l'impédance /p2 + 4*-*^ ne corresponde qu’une variation insignifiante du voltage h0.
- Dans ce qui précède, nous avons supposé, à titre d’exemple, que l’alternateur était à courants biphasés. Mais on pourrait répéter les mêmes raisonnements, quel que fût le nombre des circuits décalés de l’armature de l’alternateur, même s’il était à courants alternatifs simples, pourvu que l’on eût disposé une cage d'écureuil dans les épanouissements polaires des inducteurs de l’excita-
- (A suivre.)
- Maurice Lit Br.vNc.
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- WATTMÈTRE ENREGISTREUR POUR COURANTS TRIPHASÉS
- DE LA GENERAL ELECTRIC COMPANY
- La General Electric Company vient d’installer à Schenectady le wattmètre triphasé enregistreur annoncé dans mon dernier article. Le type de construction définitivement adopté est un peu différent du type à tambour d'aluminium primitivement employé ; et, non seulement il est plus simple, mais il est plus parfaitement insensible aux variations de température de ses organes ou du milieu ambiant.
- L’armature est un simple disque d'aluminium, dans deux sections duquel sont induits des courants de Foucault proportionnels aux voltages de deux branches du système triphasé. Pour cela sont disposées, aux extrémités d’un même diamètre A R ;fig. 1), deux
- bobines de fil fin A et B placées en dérivation dans ces branches.
- d’une bobine inductive spéciale, enroulée sur un noyau CC (fig. 2) et encastrée dans un cadre DD qui ferme convenablement le circuit magnétique.
- Les courants de Foucault ainsi induits
- dans le disque, et convenablement déphasés parles bobines inductives comme nous allons le voir, réagissent sur les bobines de courant EE FF placées à proximité dans la figure 3, et insérées dans les branches comme le représente la môme figure, et plus schématiquement la figure 4.
- La résistance des bobines est à peu près négligeable par rapport à leur inductance; et celle-ci est augmentée par l’addition en série
- Le disque est assez étendu et par conséquent, les deux systèmes de bobines AEE; BFF assez éloignés pour n’avoir par d’influence mutuelle perturbatrice. Et les couples
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- T, XVII.— N° 51.
- L’ÉCLAIRAGK ÉLECTRIQUE
- simplement s’ajoutent et communiquent au disque une vitesse proportionnelle à la puissance totale.
- GG (fîg. 3) sont des aimants de Thomson, qui freinent avec une puissance proportionnelle au carré de la vitesse : soit Et'2.
- Fig- S-
- Cette puissance est la somme fournie par les couples moteurs dans les deux systèmes ; elle est donc égale à 20.
- C étant par exemple le couple dans le système AEE, cette somme de couples est donc proportionnelle à la vitesse — et pour prouver que celle-ci mesure la puissance, il suffit de prouver que le couple C est proportionnel à la puissance de la branche correspondante.
- Or, la bobine shunt A est purement inductive, et le courant y retarde de 90° sur les volts aux bornes V.
- De plus il leur est proportionnel. Le flux créé est en phase, les forces électromotrices induites dans le disque retardent de 90° sur le flux, qui retarde de 90° sur les volts V : donc sont opposées en phase à ceux-ci. Us
- leur sont proportionnels, comme proportionnels au flux inducteur, lui-même proportionnel aux volts V.
- Ces courants du disque réagissent sur le courant I de la bobine à gros fil avec un couple proportionnel au produit des deux s’ils sont en phase, c’est-à-dire a VI ou puissance de la branche quand le facteur de puissance égale 1, et si les volts V et le courant I sont hors de phase, celui-ci est hors de phase avec les courants de Eoucault dont la phase est opposée à celle de V. Cette fois, ce qui détermine le couple de réaction des courants dans le disque est leur composante en phase: proportionnelle et opposée à la composante en phase du voltage déphasé V qui détermine la puissance VI cos 9. Le couple est donc encore proportionnel à la puissance ; et comme nous avons vu que la vitesse était proportionnelle au couple, 011 en conclutquc la vitesse mesure la puissance. Et en la totalisant à ia manière ordinaire on a une mesure de l’énergie consommée.
- Remarquons que ia température est sans influence, car elle altère la conductibilité du disque aux courants de Foucault induits par les freins aussi bien que ceux induits par les bobines.
- Les essais de ce wattmètre ont affirmé sa grande constance, et ses excellentes qualités mieux qu’aucune théorie ne le saurait faire.
- J.-W, Blackstone.
- TRAVAUX I)E L’ASSOCIATION BRITANNIQUE ")•
- Sur la corrosion électrolytique des conduites d’eau et de gaz par les courants
- DE RETOUR DES TRAMWAYS ÉLECTRIQUES.
- La question de l’électrolyse des tuyaux par les courants de retour des tramways est loin d’être bannie de l’ordre du jour. Elle vient d’être reprise avec expériences à l’appui par M. Fleming.
- Dans un réseau de tramways à retour par les rails, certaines parties de la voie sont positives par rapport aux tuyaux voisins, tandis que dans d’autres régions, ordinairement près de la station centrale, les rails sont négatifs. Le règlement du Board of Trade pres-
- p) Voir L'Éclairage Électrique du 8 octobre, t. XWI, p. 59.
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- il Décembre 1898.
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- crit que dans le premier cas la différence de poteniiel entre rails et tuyaux ne doit jamais dépasser 4,5 volts, et 1,5 volt dans le second
- Les régions dangereuses sont en général celles dans lesquelles le courant va du tuyau au rail à travers un sol électrolysable. En admettant donc que les règlements soient observés, il est d’intérêt pratique d’examiner si dans les conditions de fonctionnement normales une différence de potentiel positive de 1,5 volt du tuyau le plus proche au rail est capable d’endommager le tuyau par érosion ëlectrolytique.
- Une expérience faite au laboratoire de M. Fleming avec un échantillon de terre prise dans une tranchée d’une rue de Londres, en décembre 1897, a donné les résultats suivants : La terre a été mise dans une caisse en bois sec et bien verni, dont les dimensions intérieures étaient : hauteur 27,3 cm, largeur 18 cm, longueur 61 cm. La résistance mesurée entre deux électrodes en tôle d’une surface égale à la section du parallélipède de terre de 61 cm de longueur et de 491,4 cm2 de section fut trouvée égale à 194 ohms (mesure au pont avec deux éléments de pile sèche). Le circuit restant fermé, la résistance monta progressivement à 277, puis à 283 ohms, ce qui indique une polarisation progressive et par suite une conduction électrolytique. Avec une différence de potentiel de 100 volts, on a fait passer un courant de 0,52 ampère dans la colonne de terre, ce qui indique une résistance de 194,5 ohms. Ces résultats sont concordants et montrent qu’à ce degré d’humidité, la terre en question possédait une résistance spécifique de 1 56b ohms-cm, soit une résistance de près de 16 ohms entre deux faces opposées d’un cube de 1 111 de coté.
- La résistance dépend naturellement dans une forte mesure du degré d’humidité. Une masse de sabie mouillé avec de l’eau légèrement salée a donné îohm pour 1 mètre cube. Le Dr Lindeck (*) a trouvé pour des blocs de
- C1} L'Éclairage Électrique, IX, p. 478.
- ciment: à l’état normal, une résistance de 50 ohms pour 1 mètre cube, un minimum de 14 à 15 ohms après vingt-deux heures d’immersion dans l’eau et 270 ohms après un séchage spécial à 100* pendant cinq heures. Avec du béton {une partie de ciment, cinq parties de gravier), le même expérimentateur a trouvé pour 1 mètre cube environ 25 ohms après deux heures d’immersion, et une résistance de l’ordre de 500000 ohms après quatre heures et demie de séchage à ioo°. On a souvent prétendu que le béton est un bon isolant: on voit que sa résistance dépend entièrement du degré d’humidité.
- A un état moyen d’humidité, la plupart des matériaux dont est formé le sous-sol des villes doivent présenter une résistance spécifique de 15 à 35 ohms-m. Quoique cette résistivité soit grande par rapport à celle des métaux, elle peut, en raison des grandes surfaces métalliques enfouies dans le sol, donner une résistance totale très petite. Par exemple, entre deux longueurs de 100 mètres de tuyau de fer neuf de 15 cm de diamètre distantes de im et placées aune profondeur de 60 cm, on mesurera en général une résistance de l’ordre d’un ohm. Il est donc évident qu’un voltage continuellement agissant, même inferieur à 1,5 volt peut, avec le temps, faire passer de grandes quantités d’électricité entre les canalisations métalliques de grande surface du sous-sol, et comme le courant est dans ces conditions en grande partie, sinon totalement, de nature électrolytique, les tuyaux jouant le rôle d’anode sont sujets à l’attaque électrolytique. Le passage d’un, ampère pendant une semaine peut enlever aux tuyaux en fer 150 gr de métal environ, et le transformer soit en hydroxyde insoluble, soit en sels solubles qui se diffusent dans le sol. L’expérience suivante montre que la différence de potentiel maximum de 1,5 volts admise par le Board of Trade peut corroder rapidement une anode de fer : deux plaques de tôle placées dans une caisse en porcelaine contenant du sable mouillé d’eau salée furent 1 maintenues h une différence de potentiel de
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- T. XVII. —Na 61
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- i volt déterminant un courant de 1/20 d’ampère. Au bout de dix jours, la plaque positive était fortement corrodée et la plaque négative pas du tout. lD'ailleurs, en raison des actions locales, sans doute, la quantité de fer enlevée dépasse de beaucoup, quelquefois du triple, l'cquivalent électrochimique de la quantité d'électricité.
- Dans son mémoire de 1894 f1;, M. Farnham a indiqué que quelques-uns des cas de corrosion de tuyaux les plus sérieux observes à Boston, étaient dus à des différences de potentiel entre tuyaux et rails ne dépassant pas t,5 volt.
- M. À.-T. Wells, citant quelques cas de corrosion de câbles qui se sont produits à Cincinnati, a remarqué que la différence de potentiel entre câble et rails n’était jamais supérieure k un demi-volt, et ordinairement inférieure h un quart de voir.
- M. J.-G. Lee, de Boston, a produit expérimentalement la corrosion du plomb et du fer avec une différence de potentiel d'un centième de volt.
- M. Fleming a obtenu en quelques jours une corrosion sensible d’une anode de fer placée dans du sable marin humide avec une différence de potentiel inférieure à un demi-volt et un courant de 0,03 .ampère seulement.
- Ces expériences montrent que la limite de 1,5 volt imposée par le règlement du Board ofTrade 11e donne pas toute sécurité. C’est ce qui a été vérifié sur une échelle un peu plus grande, à Bristol, avec des tuyaux servant a la canalisation d’eau. Trois longueurs de tuyaux neufs de 12 m comportant chacune trois joints au plomb et munies à ces joints de tiges verticales servant de prises de contact pour les mesures, furent enterrées à 60 cm de profondeur. L’une des longueurs servait de témoin, les deux autres (fig. 1) étaient reliées par l'intermédiaire d’une résistance à un élément d’accumulateur avec un ampèremètre et un voltmètre. On maintint
- p) L'Éclairage Elech ique, t
- ainsi pendant six mois, jour et nuit, une différence de potentiel de 1 volt : le courant variait entre 0,1 et 0,2 ampère.
- t==Zï===Z==Z==3 c
- Fig. 1.
- Quand on déterra les tuyaux au bout de cette période, on trouva le tuyau négatif aussi net que le premier jour et sans la moindre trace d’oxydation ; le tuyau positif était uniformément recouvert d’une couche orangée d’oxyde ou d'hydroxyde. L’expérience avait duré 4416 heures pendant lesquelles 662 ampères-heures avaient passé d’un tuyau à l’autre, ce qui correspond à l’attaque de 6o à 65 cm cubes de fer ; l’épaisseur de la couche d’oxyde indiquait même une attaque plus rapide, et il est certain que si l’action électrolytique, au lieu d’être uniformément répartie à la surface du tuyau, avait été localisée, la corrosion aurait pris un aspect plus sérieux.
- Les conditions électriques générales d’une ligne de tramway peuvent être grossièrement représentées par un diagramme comme celui de la figure 2. Une dynamo D débite sur un
- fil de trôlet T, et le courant après avoir alimenté des voitures réparties sur la ligne, se décharge dans les rails IIG pour faire retour à l’usine. Le potentiel en H est plus élevé qu’en G; le Board ofTrade admet un maximum de 7 voks pour la chute le long des rails. Cette chute de volts produit un ensemble de filets de courant aboutissant aux rails
- t. v, p. 181.
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- comme l’indiquent les lignes pointillées, avec, orthogonalement, des surfaces équipoten-ticlles qui se déplacent avec les voitures.
- S’il existe dans la région occupée par ces filets de courant des canalisations souterraines dont les extrémités sont placées sur des surfaces équipotentielles différentes, ces canalisations deviennent forcément le siège de courants, quelles que soient leur conductibilité longitudinale et celle du sol avoisinant. Il est à remarquer que dans l'expérience précitée, chaque longueur de tuyaux dont le diamètre était de 13 cm, n’avait malgré la présence des joints, qu’une résistance de 1/25 ohm. -
- Le retour partiel par la terre ne peut être évité, même avec des joints de rails très conducteurs. M. H.-F. Parshall a trouvé récemment (*) dans des expériences faites sur une longueur de 12 km de voie en coupant 'les rails et en insérant un ampèremètre, que 60 p. 100 du courant total de retour prenait savoie par la terre.
- Il serait très intéressant pour la traction électrique comme pour d’autres industries de connaître le chemin parcouru par ces courants et les effets qu’ils produisent. Mais il est très difficile de faire des essais directs sur les lignes de tramways ; on ne peut, par exemple, couper les rails et les canalisations de gaz ou d’eau pour mesurer les courants qui y passent. M. Fleming a donc fait quelques expériences avec une sorte de modèle d’un système -de tramway électrique à retour ‘ par les rails. ’ '
- Une grande caisse en bois (fig. 3) paraffine bu bien verni, est remplie de sable marin ou de sable de rivière uniformément humecté d’eau salée. La résistivité de cette masse de sable peut être évaluée à environ 1 ohm-mètre. A. la surface du sable qui représente la terre, on peut placer des conducteurs imitant une voie de tramway électrique. L’auteur a employé des tiges de plombagine et d’argile dormant larésistarrce voulue. Deux tiges con-
- Njj h) Uamlyse des recherches de M. Parshall sera pfoebai->mem rnbhée. - ' '
- 487
- nectées eu parallèle par des fils de platine représentent la voie. On peut y provoquer une chute de potentiel de 7 volts, limite du Board of Trade, en reliant les extrémités à une batterie de quatre ou cinq éléments d’accumulateur. Pour examiner la distribution du courant dans la terre, on se sert d’une sorte
- de fourche dont les deux branches isolées l’une de l’autre sont reliées respectivement aux bornes d’un galvanomètre. Des fils ou des tuyaux de fer ou de plomb peuvent être enfouis dans, le sable pour représenter les canalisations. En coupant en des points a, a (fig. 3!, les boucles de ces fils qui émergent du sol, on peut insérer un ampèremètre sensible dont les indications permettent de se faire une idée des courants qui circulent longitudinalement dans les tuyaux.
- Les essais que l’on peut faire avec un pareil modèle grossier montrent que pour les grands réseaux de tramways on aurait avantage à cré'er des modèles d’expérimentation reproduisant fidèlement sur une petite échelle la disposition de la voie et des canalisations d’eau et de gaz; en imitant les conditions électriques du réseau, on obtiendrait de précieux renseignements sur la distribution souterraine du courant et l’on pourrait dans bien des cas prévenir les effets d’électrolyse.
- Les conclusions de l’étude de M. Fleming sont les suivantes :
- i° La dérivation d’une partie du coui
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- 488 L’ÉCLAÏRAGE
- par le sol ne peut être entièrement évitée s’il existe une diiférence de potentiel quelconque entre différentes parties de la ligne, quelle que soit d’ailleurs la conductibilité des joints, et même si l’on emploie des rails continus ;
- 2Ü I.'ne partie de ce courant dérivé doit nécessairement passer par les canalisations souterraines, et la proportion en est détermi-minée par :
- a. La conductivité générale ou locale du sous-sol ;
- b. La conductibilité’ et la continuité des tuyaux dépendant de la nature des joints et des matériaux ;
- c. La longueur et la disposition des tuyaux et leur position par rapport aux surfaces équipotentielles ;
- ci. L’état des tuyaux en ce qui concerne l’oxydation, etc. La position la plus favorable au passage du courant dans les tuyaux est le voisinage d’un point d’aboutissement de fee-der de retour lorsque le tuyau règne sur une certaine longueur parallèlement aux rails ;
- 3° Les régions dangereuses sont celles où le courant quitte le tuyau pour retourner au rail ou même au tuj'au. I) fau-t en outre que la conduction soit électrolytique et que par conséquent le sol contienne des sels électro-lysables et l’humidité nécessaire;
- 4° Dans le cas précédent, la limite de i,5 volt pour la différence de potentiel ne pré-
- ÉLECTRIQUE T. xvn. — N° 51.
- sente pas toute sécurité, on peut seulement dire que plus le voltage est faible, moins le dommage est grand. La corrosion électrolytique peut se produire déjà avec une différence d’une petite fraction de volt entre tuyau et rail ;
- 5Û Certaines conditions locales du sol avoisinant le point le plus positif du tuyau par rapport au rail créent le maximum de danger. C’est notamment la présence de chlorures solubles due à des infiltrations de toute nature qui facilite l’électrolyse des tuyaux de fonte. La rapidité avec laquelle le chlore libéré par l’électrolyse attaque le métal est naturellement d’autant plus grande que l’action est concentrée sur une surface plus limitée;
- 6°Les conditions déterminantesdel’attaque électrolytique des canalisations étant nombreuses et difficiles à prédéterminer, il est important que sur tout réseau de tramways à retour par la terre, il soit exercé un contrôle permettant d’établir fréquemment une carte des potentiels régnant aux différents points, et principalement dans les régions dangereuses.
- Ces constatations de M. Fleming ont leur utilité : il est bon de connaître le danger pour y parer efficacement; mais le remède radical à l’électrolyse par le courant de retour des tramwavs est encore à trouver.
- A. Hr.ss.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Lampe à arc enfermé Sonia
- La lampe Sonia (llg. x) se compose de trois parties, la partie inférieure comprend l’arc lumineux, la partie moyenne le mécanisme et la partie supérieure une résistance. L’en-
- C) Kleklrotechuiscbe Zeitschrift, t. XIX, p. 660, 2Q sep-tcirlire 1898. •
- veioppe est complètement isolée du corps de la lampe.
- Les deux bornes de la lampe, la positive d et la négative e sont fixées (fig. 2) au plateau supérieure/. Le deuxième plateau c supporte au-dessus de lui la résistance et soutient le solcnoïdc h en série avec l’arc ; le courant arrive ensuite au tube a qui sert à soutenir le charbon positif.
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- 10 Décembre 1898.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- Dans le soléno'ide, se déplace un noyau de fer doux i, muni à sa partie inférieure d’un amortisseur à air k et d’un anneau l pour maintenir le charbon.
- Les tiges m qui servent à supporter le charbon négatif sont fixées et isolées dans le plateau l’une d’elles est reliée à la borne e.
- La partie supérieure du globe qui enveloppe l’arc électrique porte un anneau 0
- Fig. 1. — Lampe à arc Sonia.
- ifig. 3) muni de deux encoches à la suite desquelles se trouvent deux surfaces inclinées qui vont rejoindre la surface inférieure de
- Deux roulettes p pressées par un ressort contre le plateau b s’engagent dans les encoches, roulent sur les surfaces inclinées quand on tourne le globe vers la droite et par suite pressent l’anneau contre le plateau b.
- Cet anneau est recouvert d’amiante qui assure un contact doux et uniforme.
- Lorsque l’on veut remplacer les charbons, on tourne l’anneau vers la gauche, pour dégager le 'globe r ; on enlève le charbon négatif et sa pince n. On introduit alors le charbon positif dans le tube a jusqu’au niveau de l’ouverture s et on place le négatif de façon à aisser un intervalle de 1 cm environ.
- On enlève la poussière du charbon sur le cylindre de verre r au moyen d’un petit bâton de bois entouré d’un chiffon imprégné d’alcool. IIfaut ensuite avoirsoiii dele frotter, afin de bien le dessécher.
- Lu lampe peut être employée directement pour les tensions de 100 volts. Au delà, pour 200 et 300 volts, on dispose les lampes en
- Pendant l’ouverture du circuit les charbons sont en contact. Quand on le ferme, la bobine h attire le noyau de fer doux qui relève l’extrémité gauche de l’anneau l qui tient le charbon positif. Ce charbon est soulevé et l’arc jaillit. Pendant la combustion, le noyau
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- de fer doux s’abaisse et par suite l’anneau l glisse jusqu’à la partie supérieure de l’ouverture s, le charbon est dégagé et s’abaisse d’une petite quantité' (i/xo de mm) jusqu’à ce qu’il soit ressaisi par l’anneau. Ce mouvement
- tau pour appliquer le globe 1
- du charbon évite toute intermittence de la lumière.
- Comme on le voit d’après les dimensions, le charbon supérieur ne brûle pas complètement, on emploie le reste pour remplacer le charbon inférieur; de sorte qu’il n’y a jamais qu’à renouveler le charbon positif et que le négatif est brûlé complètement jusqu’à la
- La durée des lampes varie suivant l’intensité entre 100 et 200 heures.
- Dans le cas de courants alternatifs, la résistance placée à la partie supérieure est remplacée par une self-induction. J. R.
- Théorie chimique des accumulateurs au plomb ; Par F. Doi.ezalek (’)•
- La théorie la plus simple des accumulateurs au plomb est exprimée par l’équation chimique :
- PbOa -f Pb + aSO^r------fzPbSCV +2IPO <0
- La décharge correspond à l’équation lue de
- Ann., t. LXV, p. 894-916, juillet 1898.
- gauche à droite; la charge, à l’équation lue de droite à gauche.
- Force électromotrice. — Streintx a calculé depuis longtemps que la force électromotricc de l’accumulateur correspondant aux 87000 calories que dégage la réaction ci-dessus est égale à 1,885 voit, tandis que l’expérience donne 1,900. La théorie est donc suffisante à cet égard.
- Relation entre la force électromotrice et la concentration de l’acide. — Toutes les expériences prouvent que la force électromotrice de l’accumulateur croit notablement avec la concentration de l’acide.
- Pour vérifier si l’hypothèse rend compte quantitativement de cette variation, on mec en opposition deux accumulateurs, dont l’un A renferme un acide plus concentré que celui de l’autre B. La force électromotrice de A est supérieure à celle de B et on peut enlever de l’énergie électrique au système en chargeant B aux dépens de A. La transfomtal.ion des substances solides Pb03,Pb et SO'Pb se fait en sens inverse par quantités égales dans les deux éléments et l’énergie nécessaire à la production du courant est fournie entièrement par le transport de SO‘H- de A vers B et de fTO de B vers A. A une quantité d’électricité de 96540 coulombs fournie par le système, correspond une variation d’énergie libre égale à :
- F = lE x 96450 joules, ;2)
- en désignant par dE = EA — E/? la différence entre les forces électromotrices des deux éléments A et B. La valeur de F est donnée par deux modes de calcul indépendants : en fonction des phénomènes calo-
- rifiques qui accompagnent le transport de l’eau et de l’acide sulfurique, et du coefficient de variation de la force électromotrice avec la température; 20 par le calcul de Helmholtz, en considérant un cycle isotherme de vaporisation.
- 1. D'après Thomsen. la chaleur de dilution
- {'). WüJ.
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- de l'acide sulfurique est représentée par la formule empirique : vail de vaporisation pour x gr d’eau est égal respectivement à
- O II +| RT log. nép. -^A. P
- pour le mélange de a molécules-grammes de SO'Ha avec b molécules H-O. Le mélange SOH2 ou de H30 avec un excès d’une dissolution renfermant a SOlH--4- bHsO dégagera une quantité de chaleur, et RT log. nép. £2. F R étant la constante des gaz. Pour 11 grammes, ces quantités de travail deviendront :
- ,-v ÔQ 17860 b- c, Q=-rtT=lF+,^8V pourSO-H- „ f)Q 17 860 «2 :.4_ ? = àb = (/> + ,, 798 «> P°url|-°- ‘P. A loS- néP- y in RT f'» , . p„ . ^“Tl. log. nep. “ du.
- La transformation du système (AB) telle que nous l’avons supposéccorrespondra à une variation TJ de l’énergie totale, telle que : Le travail résultant, correspondant au transport de 1 molécule de SO’*H2 de A à B,
- = Q"». aura pour expression :
- D’autre part •. K = u+|p ‘5„—P. = -7T ( * '°g- nép - y- in — ^ ( * log- nép. tj in — At log. nép./>»
- et par conséquent, d’après la valeur (2) de F, — tia log. nép. /Ja — ^ a log. nép. p dn}j
- AE= —+ T dfT- (3) 23073 àT D’autre part, le transport d’une molécule
- Le coefficient différentiel a été déter- miné expérimentalement par Streintz ; cette équation permet donc de calculer AK. 2. Nous pouvons envisager la transformation à un autre point de vue, imaginer que de l’accumulateur on fasse sortir par une vaporisation isotherme la quantité d’eau qu’il faut ajouter à r molécule SO'H' pour l’amener à la même concentration que l’acide de l’accumulateur. Soit a SÜ4Ha -f- b HaO la composition de ce dernier : la quantité d’eau à faire distiller est : H20 de B vers A fournit un travail RT log. nép. /A En substituant ces valeurs dans l’expression de AE, exprimant R en joules et passant des logarithmes népériens aux logarithmes vulgaires, on arrive finalement à l’expression : AE = 0,110.io~'T |nb log. pu + 18 log “ — nAlog.pA~ 1 S log.pdn.'j. Comme les mesures de Dieterîci nous font
- 11 = 18 connaître très exactement les tensions de va-
- Désignons par p\ et par/?b la tension de la vapeur d’eau au-dessus des acides contenus uans les éléments A et B, par p la tension va-nable au-dessus de l’acide transforme, le tra- peur des dissolutions d’acide sulfurique, nous avons toutes les données nécessaires pour calculer AE. L’auteur a effectué l’expérience avec deux éléments Planté, à plaques rectangulaires?
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- l’éclairage électrique
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- qui étaient maintenus h la température de 0% et aussi sur deux éléments Tudor du modèle usuel. Les valeurs trouvées dans ces expériences sont en accord remarquable avec les valeurs déduites des formules : elles sont seulement un peu plus faibles, sans doute parce qu’on n’a pas tenu compte dans le calcul du sulfate de plomb dissous dans l’acide et qui en abaisse la tension de vapeur.
- Cette concordance confirme l’exactitude de la théorie représentée par l’équation (1), elle exclut les théories d’Elbs et de Darriens d’après lesquelles la formation ou la décomposition de PbO% Pb, SOPb serait un phénomène secondaire, consécutif à la formation de bisulfate de plomb et d’acide persulfurique, cette réaction secondaire ne saurait avoir lieu sans entraîner une perte d’énergie libre.
- Par conséquent, toute substance ajoutée à l’acide de l’accumulateur qui diminuerait la tension de vapeur d’eau, sans troubler le phénomène électrolytique, élèverait la force électromotrice de l’accumulateur. Il semble d’ailleurs très difficile de trouver une substance jouissant de ces propriétés et susceptible de résister longtemps à l’action de l'acide sulfurique et de l’oxyde de plomb.
- 3. Force électromotrice de l'accumulateur pendant la charge et pendant la décharge. — La théorie précédente semble en contradiction avec le fait que la force électromotrice d’un accumulateur est toujours plus grande pendant la charge que pendant la décharge; cette circonstance avait amené à penser que les phénomènes étaient en partie irréversibles. Cette particularité s’explique facilement par les propriétés mécaniques de l’accumulateur. La matière active forme aux deux pôles une masse poreuse, spongieuse, à travers laquelle l’acide sulfurique ne se diffuse qu’avec une lenteur relative. Pendant la charge, l’acide formé s’accumule dans cette masse, l’acide s’y trouve plus concentré que dans la région intermédiaire ; pendant la décharge, il s’y trouve au contraire plus dilué; il en résulte, d’après ce qui a été dit plus
- I haut, que la force électromotrice est plus ! grande lors de la charge.
- Cette explication se vérifie par l’examen de la courbe des forces électromotrices obtenue en passant rapidement de la charge à la dé-charge (fig. i).
- L’intensité du courant, soitde charge, soit de décharge, est maintenue constamment égale à 2 ampères. Les abeisses sont proportionnelles aux temps et les ordonnées aux forces électromotrices diminuées de la chute de potentiel corespondant à la résistance intérieure. Le segment AB correspond à la partie moyenne d’une courbe de décharge normale. En B, on renverse rapidement Je sens du courant; la force contre électromotrice de l’accumulateur ne remonte pas brusquement mais prend la valeur qui répond à la charge progressivement; il faut que l’élément ait été traversé par environ 10 ampères-minute. En C,on renverse encore une fois le sens du courant; lise produit un phénomène analogue, la force électromotricc baisse progressivement et atteint la valeur qui correspond à la décharge quand l’élément a laissé passera peu près la même quantité d’électricité que ci-dessous.
- La variation de la concentration dans les électrodes suffit complètement à expliquer la chute progressive de la tension de décharge de 1,95 à 1,80 volt et l’élévation de la tension de charge de 2,15 h 2,25 volts. L’effet est double : d’abord le changement de densité de l’acide influe directement sur la force électromotrice ; en outre les lignes de courant pénètrent plus ou moins profondément dans la substance active, ce qui accroît la différence de concentration de l’acide entre l’intérieur et l’extérieur des plaques.
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- 4. Résistance intérieure. — Les variations de concentration de l’acide au voisinage des plaques doivent influer aussi sur la résistance intérieure de l’élément. L’auteur a mesuré la résistance d’un élément qui renfermait 800 cm:< d’acide sulfurique à 22,1 p. 100 à deux reprises : après la charge, et après en avoir utilisé 2.8 ampères-heure ; lors de cette dernière mesure, la richesse de l’acide était réduite à 21 p. 100. Le rapport des résistances spécifiques des acides serait d’après les nombres de Kohlrausch, 1,02, tandis que le rapport des résistances mesurées sur l’élément est de 1,39; il se produit donc une augmentation de la résistance au voisinage des électrodes ; d’autre part, la diminution de la résistance pendant la charge se traduit sur la courbe des tensions par un maximum tout près de l'origine.
- 5. Rendement. — La perte d’énergie qui abaisse le rendement effectif de l’accumulateur à 75 ou 85 p. 100, tandis qu’on récupère 94 à 97 p. 100 de la charge, est due pour la plus grande partie à l’abaissement de la tension de décharge et par suite aux variations de concentration que subit l’acide dans les plaques. On a admis jusqu’à présent que l’homogénéité ne se rétablissait que par simple diffusion, sans tenir compte des difficultés que peut rencontrer cette diffusion dans des canaux étroits où se produit une vive élec-trolyse, ainsi que cela a lieu dans les accumulateurs.
- Comme on l’a supposé dans les calculs ci-dessus, il existe au contact de deux dissolutions sulfuriques de concentrations inégales une force électromotrice ; comme les niasses actives aux deux électrodes forment par rapport à l’acide un système réversible, ces forces électromotrices n’entraînent pas de polarisation. Il doit donc circuler dans les pores de la matière active des courants électriques de concentration énergiques et ce sont ces courants qui jouent certainement le rôle principal dans le transport de l’acide à tra- ; v^rs la masse active, comme le prouve une J
- expérience directe. Dans un tube en U on verse de l’eau colorée par un peu de tournesol dans l’une des branches, on place une plaque d’accumulateur récemment chargée et dans l’autre on verse avec précaution au-dessus de l’eau de l’acide sulfurique étendu : dans celle-ci la surface de séparation marquée par le changement de coloration n’a pas encore subi de déplacement appréciable, alors que le changement de coloration s’est étendu à toute l’autre branche.
- La concentration varie dans la matière active jusqu’au moment où les forces électromotrices de concentration ont acquis une valeur suffisante pour que dans un temps nent dans les pores (ou en une quantité d’acide égale à •mme (ou forme) le courant de l’accumulateur. A chaque vitesse de charge e) doit donc correspondre une :entration déterminée et par suite une force électromotrice déterminée, ce qu’on trouve effectivement.
- Le travail qu’exige la production et le maintien d’une différence de concentration donnée, est égal au travail maximum qu’on peut récupérer en rétablissant l’égalité de concentration, puisque ces changements de concentration sont susceptibles d’être effectués par voie isotherme et réversible.
- La perte d’énergie s est donc égale à la chaleur de Joule dégagée par les courants de concentration. Si i désigne la somme des intensités de ces courants, r la somme des résistances qu’ils ont à traverser, t le temps
- don]
- fass<
- celle
- chut
- La résistance r se compose de la résistance de l’acide renfermé dans les pores de la substance active et de la résistance de celle-ci, qui est négligeable devant la première \ on peut donc prendre :
- k étant la conductibilité moyenne de l’acide,
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- L’ÉCLAIRAGE
- k
- Quand le régime stationnaire est atteint, c'est-à-dire quand les perles ou gains de concentration font équilibre aux gains ou pertes par le courant principal, comme les uns sont proportionnels à l’intensité f, les autre à l’intensité I du courant principal, l’équilibre exige que i soit proportionnel à I ; il faut donc que :
- s = Cü A iu.
- Pendant la charge l’acide est plus concentré, pendant la décharge, moins concentré à l'intérieur qu’à l'extérieur des plaques ; s passera donc par une valeur minima quand l’acide aura pendant la charge une concentration un peu inférieure à celle qui correspond à 3a conductibilité maxima, et pendant la décharge, une concentration un peu supérieure à celle-là. L’accumulateur travaillant avec la même intensité du courant de charge et du courant de décharge donnera donc le maximum de rendement si l’acide est la conductibilité maxima : (30,4 p. 100 de SOlH2 ; densité : 1,224). Cette prévision se trouve confirmée par les mesures de Earle et de Heim. D’autre part, toute modification qui provoque une diminution de la conductibilité de l’acide, comme l’addition de silice, de gélatine, doit entraîner une diminution du rendement ; c’est aussi ce qui se produit et dans les proportions que prévoit la théorie.
- Pour obtenir une relation exacte entre la perte $ et l’intensité principale I, il faut connaître k en fonction de la concentration ; ou bien il faut déterminer la relation entre et I par la méthode expérimentale de Nernst et Haagn. Si les courants de charge et de décharge ont la même intensité, on peut regarder en première approximation k comme indépendant de I : C est alors une constante K et il vient :
- ELECTRIQUE
- ou plus généralement :
- Î=K
- Les données expérimentales nécessaires pour vérifier cette formule ne sont pas connues avec une précision suffisante ; toutefois les valeurs déterminées pour K sont concordantes ainsi que les valeurs mesurées et calculées pour le rendement.
- 6. Capacité. — La capacité d’un accumulateur désigne la quantité d’électricité qu’on peut en retirer avant que la force électromotrice ne commence à tomber rapidement. Elle est presque toujours plus faible pratiquement que la capacité calculée d’après le poids de la matière active, suivant la loi de Faraday. Ce n’est donc pas le manque de matière active qui amène la chute de la force électromotrice ,* cette chute tient à ce que les courants de concentration ne suffisent plus à entretenir le transport d’acide nécessaire pour réparer les pertes dues à l’électrolyse : cette idée a été émise déjà par Schoop. D’après cette manière de voir, toutes les circonstances qui augmentent ou diminuent le rendement doivent augmenter ou diminuer
- 7T"7\ J
- Fig. 2.
- la capacité ; en fait, ces deux éléments subissent des variations parallèles. La preuve est donnée aussi par une expérience très suggestive de Ltebenow. Liebenow soude dans la paroi d’une caisse de plomb K (fig. 2) une pla-
- Kl*/
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- que négative P formant fenêtre et fermant hermétiquement : dans l’intérieur de la caisse est suspendue une plaque positive P' ; la caisse est elle-même introduite dans un réservoir et les deux sont remplis d’acide d’abord à la même hauteur, puis l’acide est maintenu dans la caisse K a un niveau plus élevé, de manière qu’il filtre constamment à travers la plaque P. La capacité est environ trois fois plus grande dans le second cas. D’autres mesures du même auteur, sur la variation de la capacité avec l’intensité du courant, montrent également qu’il s’agit là d’un phénomène de retard.
- Il est à remarquer, pour terminer, que la conductibilité métallique du plomb spongieux et du peroxyde joue un. rôle important : c’est elle qui en favorisant les courants de concentration permet de demander à l’accumulateur de grands débits.
- Dans tout élément où le dépolarisant est solide et difficilement soluble, il est indispensable qu’il soit bon conducteur si on veut que l’élément soit susceptible de fournir des courants intenses. M. !..
- L’influence de la température sur les indicateurs des compteurs Thomson ;
- Par\V.-L. Hoopek!’).
- Dans une communication présentée l’an dernier par le professeur Ayrton au meeting de Toronto de la British Association, M. G. - \V. -D. Ricks donnait le nombre — 0,0032 pour le coefficient de température d’un wattmètre Elihu Thomson qu’il avait essayé. Il résulterait de ce chiffre qu’une variation. de température de 3 degrés centigrades modifierait de 0,0032X3 = 0,0096, soit près de 1 p. 100, la valeur de la constante du wattmètre et par conséquent la valeur des indications de l’instrument. Cette variation considérable lui paraissant en complet désac-
- cord avec l’observation journalière de watt-mètres soumis à des variations importantes de température, M. Hooper résolut d’entreprendre de nouveaux essais.
- Ces essais ont porté sur quatre wattmètres Thomson pris au hasard dans les magasins de la General Electric Company. Deux d’entre eux étaient construits pour une intensité maxirna de 15 ampères et des tensions respectives de 50 et 100 volts ; les deux autres pouvaient supporter une intensité de courant de 25 ampères sous des tensions respectives de 50 et 100 volts.
- Pour les essais les compteurs étaient enfermés dans une étuve en cuivre à doubles parois d’environ 76 cm de longueur, 50 de hauteur et 35 de profondeur. L’intervalle entre les parois, de 5 cm de largeur, était rempli d’eau. Un brûleur Bunsen servait à faire varier la température qui, pendant le jour, alors que la pression du gaz restait sensiblement la même, pouvait être maintenue constante à moins d’un degré centigrade. L’ctuve était munie d’une porte à double paroi de verre permettant de voir les compteurs.
- Le courant principal était fourni par une batterie d’accumulateurs ; une seconde batterie d’éléments de petites dimensions permettait d’obtenir entre les extrémités de l’enroulement en dérivation du compteur, la différence de potentiel pour laquelle l’instrument était gradué. L’intensité et la différence de potentiel étaient mesurées à l’aide d’un ampèremètre et d’un voltmètre Weston préalablement étalonnés à l’aide de balances Kelvin.
- Les indications du wattmètre étaient déduites de l’observation de la vitesse de rotation du disque. Pour cela, un observateur placé devant la porte de l’étuve indiquait les instants où un repère tracé sur le disque passait devant un repère fixe, en frappant sur une table ; d’autres observateurs relevaient les indications de leurs montres à ce signal. Les moyennes des valeurs trouvées ainsi par chaque observateur pour la durée d’un tour ne différaient que de quelques millièmes de
- ï'hc Ekctrical World, t. XXI, p. 38.1, 1898.
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- 496 L’ÉCLAIRAGE
- seconde, ce qui montre que le procédé est suffisamment précis.
- Chaque compteur était essayé sous des charges diverses, ruais pour une différence de potentiel constante, à des températures voisines de 0,16, 32 et 440 centigrades.
- Les résultats trouvés pour les coefficients de température sont donnés par le tableau ci-joint où la première colonne indique l’intensité et la tension pour lesquelles le compteur était construit; la seconde, l'intervalle de température auquel se rapporte la valeur du coefficient inscrite dans la troisième colonne.
- COMPTEUR
- 25 amp. 50 volts. Oo _ 330 o° — 16” - 0,00056 - °>°0059
- 15 amp. 50 volts. 0” — 63" — 3,F — 0,00043 — 0,00048 — 0,00038 — 0,00030
- 25 amp. loc volts. o° — 44” 0° — 32” — 0,00050 — 0,00060 — 0,00053
- 15 amp. 100 volts. 0“ — 44” — 0,00060
- Moyenne . — 0,00048
- On remarquera, comme l’auteur le fait d’ailleurs observer lui-mème, que les nombres de la troisième colonne présentent d’assez grandes différences. Cela tient à ce qu'une erreur de 1 p. 100 dans le calcul de la constante (voisine de 0,5) du compteur aux diverses températures entraîne une erreur de 100 p. 100 dans la valeur du coefficient de température. Toutefois , M. Hooper considère que l’ensemble de ces résultats prouve que le coefficient de température est voisin
- ÉLECTRIQUE
- : de — 0,0005, soit 8 fois plus petit que celui trouvé parM. Ricks. Dans ces conditions une variation de 20° de la température du compteur ne produit qu’une variation de 1 p. 100 dans les indications de l’instrument.
- L’auteur examine ensuite quelles sont les causes de la variation d’un compteur Thomson avec la température.
- En premier lieu le champ magnétique produit par les aimants diminue d’intensité : quand la température s’élève : d’où diminution de l'intensité des courants de Foucault induits dans le disque de cuivre et par suite augmentation de la vitesse de rotation et diminution de la constante.
- En second lieu, la résistance spécifique du cuivre du disque croît en même temps que la température, ce qui a encore pour effet de diminuer l’intensité des courants de Foucault et de diminuer la constante.
- Enfin, la résistance de l’armature du moteur du compteur étant augmentée par une élévation de température, l’intensité du courant qui la traverse diminue : d’où diminution du couple moteur et par suite diminution de la vitesse de rotation et augmentation de la constante.
- Les résultats de M. Hooper, aussi bien d’ailleurs que ceux des essais de M. Ricks, prouvent, en indiquant que le coefficient de température est négatif, que l’effet de cette dernière cause est moindre que l’effet combiné des deux premières. La compensation serait évidemment plus imparfaite encore si l’armature, au lieu d’être faite en fil de cuivre était faite de fil d’un alliage comme le maille-chort ayant un coefficient de température plus faible L’emploi de fil de maillechort ou tout autre alliage à faible coefficient de température est donc h rejeter. Mais au contraire on peut espérer qu’en prenant un disque amortisseur en alliage de cette nature on obtiendrait une meilleure compensation puisqu’on atténuerait ainsi l’effet d’une des deux causes tendant à diminuer la constante du compteur. L’auteur se propose d’effectuer des recherches dans ce sens. J.-B.
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- 17 Décembre 1898 REVUE D’ÉLECTRICITÉ 4Q7
- REVUE DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS SCIEN TIFIQUES
- SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DES ÉLECTRICIENS
- Séance du 7 décembre 1898.
- M. Armagnat présente un modèle del’Ays-lérésimètre Blondel.
- Cet hystérésimètre, construit par M. Carpentier, permet de mesurer la perte d'énergie causée par l’hystérésis dans un échantillon de fer soumis à une induction connue et constante. II permet donc de comparer entre elles, au point de vue de l’hystércsis, différentes qualités de fer, ou de déterminer, en valeur absolue, le coefficient r, de Stein-metz, avec une approximation qui est, probablement, du même ordre que celle des autres méthodes employées dans l'industrie.
- Le fer à essayer est mis sous forme d’an-
- neaux plats a (fig. 1), de 38 et 55 mm de diantre, empiles jusqu’à former une épaisseur
- de 4 mm ; c’est donc sur une très petite quantité de matière que porte l’essai. Découpés et recuits, les anneaux sont placés sur un support S, qui se fixe sur un axe vertical. Un ressort hélicoïdal dirige le système et sert de force antagoniste.
- Un aimant en fer à cheval A, à branches verticales, est placé symétriquement à l’échantillon et peut tourner autour d’un axe concentrique aux anneaux. Grâce à cette disposition, tous les points de l’échantillon sont soumis successivement à la même induction et, pour une rotation complète de l’aimant, l’anneau parcourt un cycle magnétique complet.
- Si on fait tourner l’aimant d’une façon continue, à raison de 1 ou 2 tours par seconde, à cause de l’hystérésis, le fer est entraîné jusqu’à ce que le couple de torsion du ressort fasse équilibre au couple moteur; la déviation est alors proportionnelle à la perte d’énergie pour chaque cycle parcouru. En réalité, comme l’appareil n’a pas de zéro, puisqu’il peut y avoir une aimantation préalable du fer, on fait 2 lectures, en renversant le sens de rotation. La double déviation observée, multipliée par un coefficient qui dépend du couple de torsion et du volume du fer essayé, donne alors la perte, en ergs ou en watts pour chaque cm3 de fer, correspondante à la valeur de IB donnée par l’aimant.
- Pour assurer la constance de 16, quelle que soit la perméabilité du fer, on donne à l’entrefer une réluctance très grande relativement à celle des anneaux. En fait pour des valeurs de de 1 000 à 2 000, IB varie à peine de 2 à 3 p. 100.
- Employé sous cette forme l’appareil rappelle l’hystérésimètre d’Ewing, Il en diffère par les points suivants : dans l’appareil anglais l’échantillon rectangulaire passe entre les pôles assez étroits d’un aimant, de telle sorte que l’aimantation conserve une direc-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- tion presque constante, mais de grandeur alternative, comme le fait se présente dans les transformateurs. Dans l’appareil de Blondel, au contraire, l’aimantation reste presque constante, mais elle varie en direction ; on mesure l’hystérésis tournante au lieu de l’hystérésis alternative: la distinction est, au dire de certains auteurs, très importante.
- La forme isotropique des échantillons, dans l’appareil de M. Blondel, assure une aimantation plus uniforme et évite les courants de Foucault dus aux variations de flux dans l'aimant. Elle permet d’obtenir des déviations proportionnelles aux perles d’énergie.
- Enfin, grâce à cette forme, il est facile de vérifier les résultats par la méthode balistique, sans modifier aucunement les propriétés magnétiques du fer essayé.
- L’hystcrésimètre, à cause de la forme en anneaux, se prête aussi h une autre méthode de mesure. Si le ressort était supprimé, on verrait, en faisant tourner l’aimant, l'anneau de fer le suivre indéfiniment parce que les lignes de force éprouvent une certaine difficulté à se déplacer, à cause de l’hystérésis. Grâce au ressort, ce mouvement est limité et, dès que le couple de torsion fait équilibre à la force qui empêche le changement de direction du magnétisme, l’échantillon reste immobile ; on peut laisser l’aimant au repos, le fer ne reprendra pas sa position initiale. Pour un fer parfaitement homogène, cette position serait la même que celle qui donne la rotation continue.
- En réalité il faut compter avec les defauts d’homogénéité, très considérables dans les fers du commerce, particulièrement dans les fers laminés, de telle sorte que, par suite des perméabilités inégales suivant les diamètres, l’attraction n’est pas continue; l’échantillon oscille autour d'une position, moyenne et les écarts sont variables suivant l’orientation des lames de fer qui composent le faisceau. On peut par une orientation convenable, obtenue par tâtonnements, réduire les écarts, sans jamais être sûr de les annuler complètement.
- Employé par rotation continue ou par la méthode statique, cet hystérésimètre donne des résultats qui, pour la comparaison des qualités de fer entre elles, ne diffèrent pas de 5 p ioo de ceux que donne, péniblement, la méthode balistique.
- En valeur absolue les différences sont un peu plus grandes, mais on sait que les résultats sont rarement d’accord quand on emploie des méthodes différentes et d’ailleurs il y a trop de différences entre les parties voisines d’une même feuille de tôle pour que des erreurs absolues de io p. ioo soient appréciables.
- Comme particularités de construction, on doit signaler d’abord que l’aimant est mobile et que c’est l’échantillon, c’est-à-dire la partie la plus légère, qui repose sur des pivots et sert à la mesure. Le montage de l'échantillon est intéressant : l'axe qui le porte repose à la partie inférieure dans une crapaudine et le pivot supérieur entre dans une chape tenue au milieu de la glace de fermeture. Cette disposition permet d’introduire facilement l’échantillon en place. A la glace, également, est fixé le cadran divisé qui sert aux lectures; cette glace tourne librement de sorte qu'on peut placer le zéro où l’on veut. Le centrage de l’aimant, par rapport aux anneaux, est assuré par 3 galets g, qui appuient contre un disque fixé aux pièces polaires. Un pivot inférieur supporte le poids de l’aimant que l’on fait tourner au moyen d’un galet de friction G.
- Enfin, les aimants sont choisis de telle sorte que l’induction maximum est très voisine de ioooo.
- M. Boucherot fait une communication sur un nouvel appareil pour mesurer les couples.
- Si l’on désigne par Cm le couple moteur d’une machine, Cr le couple résistant, K le moment d’inertie et <0 la vitesse angulaire, on a la relation
- Lorsqu’on fait marcher une machine ino-
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- trice à vide, le couple résistant n’est dû qu’aux frottements de la machine elle-même et peut être négligé; la relation précédente sc réduit alors à
- et montre que l’on obtiendra facilement, sinon la valeur même du couple moteur, du moins une valeur proportionnelle à celle-ci, si l’on connaît la courbe de la variation de la vitesse angulaire en fonction du temps.
- Le procédé qui vient immédiatement il l’esprit en vue d’appliquer cette méthode de détermination consiste à relier le moteur b. cinémograpbe ; si les ordonnées de la courbe inscrite par cet instrument sont proportionnelles à «<», on a immédiatement tous les éléments nécessaires a la détermination ; si les ordonnées dépendent de suivant une loi plus complexe, il faut connaître cette loi et, au moyen d’elle, déduire de la courbe inscrite la courbe donnant <•> en fonction de t.
- Mais l’emploi d’un cinémograpbe exige l’installation d'une transmission entre l’appareil et.le moteur. En outre, si l’on veut faire servir le même appareil à l’essai de moteurs ayant des couples et des vitesses très différents, il est nécessaire que la transmission soit pourvue de plusieurs poulies de divers diamètres et que le cylindre inscrip-teur puisse prendre plusieurs vitesses. Ces divers inconvénients rendant incommode l’application de la.méthode, M. Boucherota cherché à y remédier en imaginant un appareil simple, analogue dans sa forme et son mode d’emploi à un compte-tours.
- Dans un tel appareil, le cylindre d’inscription est conduit, au moyen d’un engrenage réducteur de vitesse, par un arbre muni d’une pointe que l’on applique contre l’arbre du moteur; les abscisses de la courbe d’inscription sont alors proportionnelles a J todf. Quant au style inscripteur on peut fairè en sorte que son déplacement soit proportionnel à w ou à oh.
- Pour que le déplacement du style soit pro-
- portionnel à la vitesse angulaire il suffit de monter ce crayon sur une cordelette sans fin passant sur une poulie métallique placée en regard des pôles d’aimants tournant avec une vitesse proportionnelle à celle du moteur dont on voit le couple ; un léger ressort à boudin agissant sur la cordelette empêche la poulie de prendre un mouvement de rotation continu sous l’effort dù aux courants de Foucault qui s’y développent. Cet effort étant proportionnel à la vitesse de rotation w et la déformation du ressort proportionnelle à cet effort, le déplacement du style est bien proportionnel à to.
- Pour obtenir un déplacement du style proportionnel au carré de la vitesse angulaire, il suffit de produire ce déplacement par la force centrifuge développée en faisant tourner une pièce mobile avec une vitesse proportionnelle
- La première solution offre quelques inconvénients. Si l’on veut que l’appareil soit léger et peu encombrant on ne peut donner que de petites dimensions aux aimants. Par suite les courants de Foucault développés dans le disque et les efforts qui en résultent sont faibles et les frottements peuvent alors fausser considérablement les indications, de l'appareil. D’autre part, l’inertie des pièces en mouvement avec le style étant grande relativement aux efforts, l’enregistrement ne se fait qu’avec un certain retard et il peut se produire des oscillations pendant l’inscription.
- M. Boucherot a donc préféré la seconde solution qui permet d’obtenir des efforts bien plus considérables pour la commande du style. Dans l’appareil qu’il a fait construire par la maison Brcguet en vue de la réaliser, le déplacement du style est produit par une petite chaîne dont une longueur constante est soumise à la force centrifuge ; îe cylindre est mis en mouvement par une vis et un engrenage droit. On peut faire varier l’échelle des ordonnées en modifiant la longueur de la chaîne soumise à l’action de la force centrifuge ; on peut obtenir plusieurs échelles des abscisses à l’aide de plusieurs trains d’en-
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- grenages pour la commande du cylindre.
- La valeur du couple moteur se déduit très simplement de la courbe donnée par l’appareil. En effet de la relation
- donnant le couple moteur, on déduit Cm *> dt = K* do> = — K d«fi.
- Or si on appelle a l’abscisse, proportionnelle à J'<r)dl, et £ l’ordonnée, proportionnelle à co*, il viendra
- de sorte que le couple moteur se trouve déterminé à un facteur constant près par le coefficient angulaire de ta tangente à la courbe.
- Pour avoir la valeur absolue de ce couple il faut connaître le facteur k et le moment d’inertie K de la partie tournante du moteur a essayer. Le facteur k dépend de la construction de l’appareil de mesure et peut être déterminé une fois pour toutes. Pour avoir K on mesure le couple de démarrage qui correspond à la vitesse w = o, et dont on peut déduire K à l’aide de la courbe. On peut aussi relever une seconde courbe'd'inscription après avoir modifié d’une quantité connue le moment d’inertie du moteur, ce qui fournit deux relations permettant d’éliminer K.
- L’appareil de M. Boucherot a été construit en vue de mesurer les couples développés à différentes vitesses par les moteurs à courants polyphasés décrits par l’auteur dans une communication faite au début de l’année (l). Mais il peut servir à d’autres usages. En particulier, il peut être employé à la détermination des résistances passives des dvna-mos à toutes les vitesses par une méthode dérivée de celle indiquée jadis par M. Bary et perfectionnée depuis par M. Routin (*). Il
- C) L'Éclairage Électrique, t. XIV, p. 170, 23 janvier 1898.
- {*) L'Éclairage Électrique, t. TX, p. 169, 26 octobre 1896.
- peut aussi servir k la mesure du travail absorbé par un appareil quelconque : machines, outils, transmissions, etc. ; à la vérification du fonctionnement du déclic des machines Cor-liss à grande vitesse, etc.
- M. Maurice Leblanc fait une communication sur Vemploi des machines asynchrones à courants alternatifs comme génératrices et réceptrices.
- Dans cette communication, M. Leblanc développe la note présentée récemment à l’Académie des sciences et publiée dans le dernier numéro de ce journal ; nos lecteurs trouveront ces développements dans les articles que l’auteur se propose de publier sur ce sujet.
- Absorption dans un champ magnétique;
- Par A. Cotton {*).
- « I. Un' faisceau intense de lumière blanche, provenant par exemple d’une lampe a arc, traverse les appareils suivants : i° un nicol dont la section principale est à 450 de l’horizontale ; 20 un électro-aimant donnant un champ de quelques milliers d’unités, dont les lignes de force sont horizontales et exactement perpendiculaires au faisceau ; 3” un second nicol mis à peu près à l’extinction avec le premier. On regarde la source au travers de ce nicol, soit directement, soit de préférence à l’aide d’un second nicol, et l’on rend l’extinction complète.
- » Si l’on place alors entre les pièces polaires une flamme jaune, colorée par un sel de sodium, d’un éclat modéré, et si on lance le courant, l’extinction est détruite et une partie du faisceau primitif traverse maintenant le second nicol : on voit, en effet, très nettement apparaître la source (2), qui paraît colorée en jaune. Si l’on tourne le premier nicol de 45% de façon à rendre sa section
- (’ Comptes rendus, t. CXXVil, p. 953, séance à a 5 décembre.
- (2) Pins particulièrement, la partie galeuse de l'arc, qu'observée avec un spectroscope très dispersif, donne les raies
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- principale verticale ou horizontale, on n’observe plus le même phénomène : l’extinction une fois établie persiste lorsqu’on fait agir le champ.
- » II. Cette expérience est, comme on voit, une modification de celle qu’à décrite M. Righi dans les Comptes rendus du 25 juilletMais M. Righi faisait son expérience dans la direction même des lignes de force, les rayons traversant l’électro-aimant suivant son axe. Il prévoyait un résultat analogue dans le cas où le faisceau serait perpendiculaire aux lignes de force, mais il croyait nécessaire d’employer un polariseur et un analyseur circulaires, et avait alors rencontré la difficulté d’obtenir avec ces appareils et une lumière blanche intense, et une bonne extinction. Il ne pensait pas que l’expérience put être faite avec de simples niçois et n’avait observé effectivement, dans ces conditions, que de faibles changements produits par le magnétisme, qu'il attribuait à un défaut de réglage.
- » Cela tient sans doute à ce que M. Righi prenait tout naturellement, dans ses expériences, les orientations particulières du polariseur pour lesquelles sa section principale est parallèle ou perpendiculaire aux lignes de force. Pour ces orientations on ne doit observer, et l’on n’observe en effet aucun changement notable produit par le magnétisme. Il n’en est plus de même lorsqu’on en choisit d’autres, surtout lorsque l’on incline la section principale à 450 sur la direction du champ.
- « Les vibrations du faisceau de lumière blanche sont alors inclinées à 450 sur les lignes de force. Or, toutes les observations du phénomène de Zeeman montrent que la llatnme émet, dans ces conditions, des raies complètement polarisées, formées par des vibrations, soit parallèles, soit perpendiculaires à ces lignes. Considérons, pour fixer les idées, une raie formée par des vibrations verticales.
- (* *j Comptes rendus, t. CXXVII. p. 216. Atli délia Accade-wia dei Lincei, t. VII, fasc. 2: 1898. L’Éclairage Électrique,
- i-*vi.p.j84.
- Pour cette rate, la llatnme absorbe La compo-santé d’une vibration incidente identique à ses vibrations propres, c'est-à-dire la copnpo-sante verticale; elle laisse passer, au contraire, la composante horizontale, qui n’est plus arretée complètement par l’analyseur. On voit encore là une application de la règle reliant l’émission et l’absorption pour un même corps, qui rattache en réalité la nature des vibrations absorbées à la nature des radiations émises {').
- ® III. Voici quel intérêt particulier présentent les observations faires perpendiculairement aux lignes de force. Lorsque le faisceau est parallèle à ces lignes : au phénomène de Zeeman, qui est une modification des raies proprement dites, s’ajoute le phénomène de Faraday, c’est-à-dirc la polarisation rotatoire magnétique. Cette polarisation rotatoire est particulièrement intense au voisinage des raies, comme le montrent les expériences de MM. Macaluso et Corbino (a). Elle intervient, elle aussi, pour détruire l’extinction primitive. En faisant l’expérience, comme il a été dit, perpendiculairement au champ, on écarte ses effets et l’on abserve seulement cc qui est dû à l’effet Zeeman proprement dit.
- » IV. Le procédé de M. Righi lui a permis de découvrir que les raies d’absorption de Yhypoa^otide (peroxyde d’azote) donnent lieu au phénomène de Zeeman. On pouvait se demander si le pouvoir rotatoire magnétique de cette vapeur absorbante ne suffit pas à expliquer le résultat observé. Mais j’ai refait l’expérience indiquée plus haut en remplaçant la flamme par une cuve remplie d’hypo-azotide. Le résultat est le même, avec cette seule différence que l’on voit alors apparaître, par l’action du champ, les charbons incandescents avec la couleur verdâtre complémen-
- (') Je renverrai, au sujet de cette relation, à un article Sur l'aspect actuel de lu loi de Kirchhof, qui paraîtra bientôt dans la Revue generale des Sciences.
- (*) Macalcsq et Corbiko, Comptes rendus du 57 octobre. L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. 254. — H. Becquerel, Comptes rendus du.11 octobre. L'Éclairage Électrique, t.XVH. P- 334-
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- taire de la couleur rutilante deTbypoazotide. On voit donc bien que l’hypoazotide présente l’etfçt Zeeman, ou, d’une façon plus précise, que ses raies d’absorption, sous l’influence
- du magnétisme, présentent un caractère de polarisation particulier.
- » Je n'ai pas observé le même phénomène avec une solution de sulfate de didyme (’). »
- CORRESPONDANCE
- Sur les dynamos unipolaires de Puydt; et Poncin.
- Cher Monsieur,
- Nous venons seulement de lire votre journal du 3 septembre 1898 écoulé, où vous publiez un article sur notre dynamo-unipolaire- Nous espérons que vous accueillerez favorablement la réponse, quoique un peu tardive, que nous croyons utile de vous faire à ce sujet.
- Vous dites, à la page 409, que c'est par un léger malentendu que les inventeurs prétendent que les conducteurs ne coupent pas le flux magnétique, car on sait, dites-vous, d’après un principe de Faraday, que les lignes de force sont immobiles dans l'espace malgré la rotation du moyeu magnétique.
- Or, nous trouvons cela inadmissible, attendu que le flux de forceémanant d’un corps n'est en quelque sorte que la mesure de l’influence du corps au point considéré; le flux de force change donc de position comme le corps aimanté qui agit à distance sur un autre corps, ce que l’on finit par oublier en parlant toujours des flux comme des choses matérielles.
- 11 s’ensuit que si la barre de cuivre sc meut solidairement avec le corps aimanté, sans mouvement relatif entre eux, cette barre ne coupera aucune ligne de force; et c’est le cas dans notre dynamounipolaire. Elle produit donc la f. é. m. calculée sans intersection aucune du flux magnétique par les barres C.
- Nous ajouterons, du reste, que meme si ies barres coupaient le flux supposé fixe dans l’espace, il ne s'e produirait quand même rien dans ces barres si elles n’etaient complétées par le reste du système, étant donné que le flux coupé serait constant et uniforme par rapport au mouvement des barres mobiles.
- De même pour l’aimant tournant de Faraday.Cet aimant ne tourne pas à cause de l’action du conducteur extérieur qui complète la spire, et qui, de plus, forme le seul point d'appui mécanique sur
- lequel puisse s’appuyer physiquement le reste du système pour prendre un mouvement de rotation.
- Nous serions heureux si ces réflexions pouvaient vous intéresser ; elles peuvent entraîner à des déductions importantes et ramener Ietude des principes électriques dans leur chemin naturel.
- M. Po.ncin.
- Mon cher ami,
- Je vous remercie d’avoir bien voulu me communiquer les observations que MM. de Puydt et Poncin ont cru devoir faire à la courte description que j’ai faite de leur intéressante machine unipolaire dans ic numéro de l’Eclairage Électrique du 3 septembre dernier.
- Je ne puis que répéter l’explication que j'ai donnée du fonctionnement de leur machine, à savoir que la force électromotrice produite est due au déplacement des conducteurs dans le champ fixe produit par rélectro-aimanl inducteur.
- La fixité des lignes de force produites 'par un élec-tro aimant symétrique mobile autour deson axe de symétrie est, en effet, un fait indéniable vérifié de nombreuses fois depuis Faraday, et récemment encore par M. Leclier,ainsi que le signale M.Weber dans l'article de l’Eleklrotechnische Zeitschrift, auquel j’ai fait allusion.
- J’avoue ne pas comprendre 1rès bien cette phrase des Inventeurs, « que le flux de force émanant d'un corps n'est en quelque sorte que la mesure de l'influence du corps au point considéré >; mais je crois oublier beaucoup moins qu’eux, que les lignes de force ne sont pas des « choses matérielles ” puisque, me retranchant derrière Faraday et à une distance respectueuse, je me refuse à admettre comme MM. de Puydt et Poncin qu’elles sont suffisamment matérialisées, soudées à l'électro-aimant pour se déplacer avec lui.
- C) Ces expériences ont été faites au Laboratoire de physique de la Faculté des Sciences de Toulouse.
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- Pour se convaincre de l’immobilité des tubes de force du champ inducteur, MM. de Puydt et Poncin n'ont qu’à vérifier que si l'on laisse immobile le fer de la partie tournante en ne laissant tourner que les conducteurs, ceux-ci seront le siège de la même force électromotrice que si le fer tournait avec eux, car bien qu’ils disent lecontraire tout conducteur qui se déplace, dans un champ constant et uniforme, est le siège d’une force clec- | tromotrice. C’est là l’exemple classique d'un essieu .
- de locomotive se déplaçant dans le champ terrestre de façon à couper les lignes de force de ce champ, et j’espère que mes contradicteurs ne refuseront pas d’admettre ce fait bien connu.
- J'ajouterai enfin que si, au lieu de laisser le fer immobile, on le faisait tourner en sens contraire, la force électromotrice induite resterait toujours la même pour une même vitesse des conducteurs.
- Veuillez agréer, etc.
- C.-F. Guilbeut.
- CHRONIQUE
- Force coercitive de l’acier. — Sous le titre ; i Force coercitive de différentes sortes d'acier comparée à celle du nickel et de la magnétite de Moravic^a, M. A. Aut publie, dans le numéro de septembre dernier des Wiedemann's Annalen (t. LXVI, p. n6-i2o) une note d’où nous extrayons les renseignera force coercitive varie beaucoup avec la nature de l’acier, comme le montre le tableau suivant, qui donne les rapports de la force coercitive de divers, aciers à celle de l’un d'entre eux ; ces aciers ont été, bien entendu, trempés et aimantés dans les mêmes
- conditions :
- Acier au creuset de Reschicza . ... i
- >i diamant.......................... 1,09
- » au tungstène (Westphalie) .... 1,83
- » Bcssemer de Reschicza............' 0,08
- » puddlé » .......... 0.45
- » Martin » .......... 0,85
- La force coercitive croit d’une manière sensible avec l’intensité du courant magnétisant : de 13 p. 100 entre 13,4 et 44,7 ampères, pour l’acier au creuset ; J5 p. 100 pour l’acier diamant, et 23 p. 100 pour l’acier au tungstène ; de 15 p. 100 pour le nickel entre >3,4 et 26,4 ; cette dernière intensité correspond à la saturation. Ce moment permanent diminue avec le temps ; en 122 jours, il s’est abaissé pour :
- If acier au creuset de 33-7 à 33,3 L’acier diamant de 35,9 à 26,6 L'acicr au tungstène de 62,15 à 45,65 Traité comme les échantillons précédents, un barreau de magnétite de même forme, et de mêmes dimensions a pris une aimantation permanente croissante avec l’intensité du courant ; jusqu'à H ampères, l’accroissement est rapide, puis il de-v’ient plus lent et à 44,4 ampères l’aimantation per-
- manente atteint sa plus grande valeur, 25,6. Après 122 jours de repos, elle avait perdu 1,5 p. 100 seulement de sa valeur, tandis que celle du barreau de nickel avait perdu 26,4 p. joo. La magnétite se place donc, au'point de vue de la force coercitive, avant l'acier ordinaire, les aciers puddlé et Bessemer, mais reste inférieure aux aciers fins au creuset, notamment à l’acicr au tungstène. M. L.
- Pulvérisation des fils de platine et de palladium rendus incandescents par le courant électrique. — Voici, d'après M W. Stewart (WieJ. Ann.. LXVI, p. 88-91, sept. 1898), quelques expériences à ce pro-
- Le fil soumis à l'expérience est accroché à deux crochets de platine qui sont soudés à des tiges de cuivre ; ces tiges traversent ies bouchons d’un tube où on peut introduire différents gaz. Le courant trav erse lefiLune résistance enmanganine(o, 232 ohm) et un rhéostat. Au moyen d’un voltmètre on mesure la différence de potentiel entre les extrémités de la résistance de manganine et entre les extrémités du fil, ce qui permet de calculer la résistance de ce dernier. On pèse le fil avant l'expérience et après qu’il a été maintenu à l’incandescence pendant deux heures.
- Dans l’air atmosphérique, la pulvérisation diminue à mesure que l’incandescencea duré plus longtemps : L'humidité n'a pas d'influence. La pulvérisation reste la même quand le fil est entouré d’un tube de laiton relié au sol.
- Quand on diminue la pression, le platine se pulvérise moins, le palladium davantage.
- Dans l’hydrogène, le platine ne sc pulvérise pas, même quand il est porté au blanc; le palladium,
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- beaucoup moins que dans l'air. Dans l'azote, 1 un et l’autre se pulvérisent peu ou point.
- Ces résultats paraissent confirmer l'opinion de Nahrwold d’après laquelle la pulvérisation est liée à la présence de l'oxygène. M. L.
- Sur le renforcement des sons téléphoniques. — Divers procédés ont été proposés pour renforcer les sons fournis par un téléphone de façon à ce qu’ils puissent être entendus par un nombreux auditoire. M. Dussaud, dans une note communiquée à l'Académie des sciences dans la séance du 5 décembre, expose les recherches qu’il a faites dans ce but et les résultats qu’il a obtenus :
- Je me suis proposé d’étudier les conditions du rendement maximum, dans le cas de la transmission du son par l'intermédiaire d'un fil conducteur de l’électricité. Dans ce but je produisais un son invariable, au moyen d’un diapason actionné électriquement et vibrant devant un microphone spécial extrêmement sensible. Ce microphone transmettait le son, par l’intermédiaire d'un courant électrique, à un récepteur téléphonique de nouveau modèle, comprenant quatre pôles d'aimants actionnant chacun une membrane en fer. Des commutateurs permettaient de lancer tout Je courant de la ligne de manière qu'il n'agisse que sur une seule membrane ou que son action se répartisse entre deux, trois ou quatre de ces dernières. Un système de conduit permettait de recueillir dans un petit résonateur, de la forme et de la grandeur d’une bouche humaine, l’air ébranlé des deux côtés de chaque membrane ou d'un côté seulement. J’ai observé que le rendement est d’autant supérieur qu'on répartit davantage le courant de la ligne, et qu’il vaut mieux recueillir l’air ébranlé des deux côtés des membranes.
- » En tenant compte de ccs observations j’ai pu le 16 novembre dernier, devant un certain nombre de professeurs et d’étudiants faire entendre distinctement, dans toute la grande salle de l’Université de Genève, contenant plus d’un millier de sièges, des airs d’ocarinas joués et des paroles chantées dans le laboratoire de physique, situé à une certaine distance de cette salle.
- » Une série d’expériences faites le 23 novembre dernier, en se servant du réseau téléphonique de l’État, ont permis d’obtenir entre deux abonnes, MM. C. et P. Ackermann, la même intensité; c’est-à-dire que la parole chantée était distinctement
- comprise dans les différentes pièces de l’appartement, même lorsque toutes les portes des pièces étaient fermées. La parole parlée s’entendait dans toute une pièce de grandeur moyenne. Dans ces expériences, comme dans celles qui avaient été faites â l'Université, je ne me servais que de deux éléments Leclanché, c'est-à-dire des courants ordi-naii'es employés en téléphonie; un meilleur rendement dû à ce nouveau dispositif était la seule cause des résultats obtenus. »
- Sur la couleur du carbure de calcium — Lorsque M. Moissan obtint, le premier, les carbures de calcium, de stronliuzn et de baryum cristallisés, il décrivit ces nouveaux composés cristallins comme des corps ne possédant qu’une légère transparence en lames très minces et présentant une surface mordorée caractéristique. Des expériences récentes ont montré à M. Moissan que pour le carbure de calcium cet aspect est dû à la présence de traces de fer et que le carbure de calcium exempt de fer se présente en cristaux incolores et transparents comme les carbures de potassium et de lithium.
- Pour obtenir le carbure en cristaux incolores plusieurs procédés peuvent être employés ; dans une note présentée à la séance du 5 décembre de l’Académie des sciences, l’auteur cite les sui-
- i° Chauffer au rouge du calcium dans une brasque de carbone amorphe pure provenant de la décomposition brusque de l’acétylène; on a des cristaux microscopiques ;
- 2ü Chauffer dans' les mêmes conditions de l’hy-drure de calcium CaH2; on obtient un carbure de calcium blanc qui, en lamelles minces, est entièrement transparent ;
- 30 Chauffer dans les mêmes conditions l'azoture de calcium cristallisé Az2 Ca3 ; mêmes résultats;
- 4° Décompo.ser par la chaleur l’acétylure acéty-lcniquc ammoniacal de calcium, C2Ca, C2II-, AzHb
- Dans une autre expérience, l’auteur a pris ce carbure de calcium blanc, l’a mélangé avec une petite quantité d’oxyde de fer et a porté le tout au four électrique dans un creuset de graphite Pur-Après refroidissement il a obtenu un carbure de calcium mordoré et semblable, comme aspect, nu carbure préparé dans l'industrie.
- Le Gérant : C. NAL'D.
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- N° 53.
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE D'ÉLECTRICITÉ
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au CoLlège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur â la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MQNNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne. Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur â l'École des Mines, Membre de l'Institut. — J. BLONDIN, Professeur agrégé de l’Université.
- SUR LA DÉTERMINATION DES RÉSISTANCES ÉLECTRIQUES D’UN CIRCUIT POUR TRACTION
- Le Street Raihvay Journal a récemment publié, sur ce sujet, deux méthodes qui peuvent être appliquées, Lune dans tous les cas et l’autre seulement dans le cas où l’alimentation se fait au moyen de plusieurs sections reliées à l’usine par des feeders différents.
- La première méthode, proposée par M. Sherwood F. Jetter, est représentée d’une manière schématique par la ligure i. Les essais doivent être faits lorsque la ligne n’est pas en fonctionnement. Le fil pilote, partant de l’usine, est amené sur la ligne au point que l’on désire ; il peut être en fer et avoir une section commode. Le rhéostat liquide est ajusté de telle façon qu’il ne passe qu'un faible courant, de 50 à 150 ampères, lorsque la ligne est mise en court-circuit 1 d’ailleurs, le réglage définitif du courant peut être obtenu en faisant varier le voltage de la génératrice, afin qu’on n’ait plus à déranger le rhéostat liquide après l’avoir disposé. Pour déterminer la résistance de la ligne, entre l’usine et le point E, en ce point °n connecte ensemble le conducteur d’alimentation, celui de retour et le fil pilote, Alors, en plaçant à l’usine le commutateur c successivement sur a et sur R on obtient au voltinètre deux indications desquelles on
- déduit les chutes de voltage produites par le courant d’expérience, entre l’usine et le point E, respectivement dans le circuit d’alimentation et dans le circuit de retour. Le courant d’expérience est mesuré par l’ampèremètre.
- Si la résistance du fil pilote est faible à coté de celle du voltmètre (ce qui doit être généralement; on peut négliger l’effet de cette résistance sur les lectures; au cas où l’on cherche une exactitude absolue on doit prendre aussi la chute du voltage entre a et b et corriger les deux premières lectures d’après la différence entre leur somme et la dernière lecture.
- Le fil pilote peut, de plus, permettre d’avertir l’usine du moment où les dispo-
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- sitions de l’essai sont prises au point E.
- La seconde méthode a été imaginée par M. Albert-R. Herrick. On y admet que les différentes sections d’alimentation sont séparées par des interrupteurs de ligne. Les mesures sont prises à un moment où il n’y a aucune voiture en fonctionnement.
- Le rhéostat liquide nécessaire peut être rapidement confectionné en prenant un baril dont on fait sauter l’un des fonds, deux plaques de fer de 3 X 400X600 mm, dont on prévient le contact en plaçant transversalement entre elles des ardoises, et en remplissant le baril aux trois quarts avec le liquide; ce liquide sera de i’eau à laquelle on aura ajouté, pour diminuer sa résistance, du sel ou de l’acide sulfurique, ou mieux, quant à la constance du courant traversant le rhéostat, du bicarbonate de soude. Le.cou-rant devrait passer jusqu’à ce que le liquide soit bien échauffé, et à une température voisine de son point d’ébullition, afin que ce courant devienne presque constant. Dans un tel rhéostat il passe approximativement 200 ampères sous 500 volts. On peut placer ce rhéostat sur la plate-forme d’avant d’une voiture et arranger commodément les instruments de mesure à l’intérieur de la voiture.
- Les connections sont faites comme l’indique la figure 2. La voiture qui porte les appareils est amenée vis-à-vis de la séparation des sections A et B, et une griffe placée sur le fil de trolet B (fîg. 2). Un conducteur va de la griffe à l’une des bornes d’un voltmètre C,dont l’autre borne est reliée au point par lequel le courant entre dans le circuit général de la voiture ; le plus souvent cette dernière connexion se fait sur le coupe-circuit fusible de la voiture , par raison de commodité. Ce point est connecté, d’autre part, à la borne de terre des moteurs, F, par l’intermédiaire d'un ampèremètre, d’un interrupteur G, et du rhéostat liquide.
- Le courant passant de la roue du trolet A à la terre, la différence de potentiel entre A et B est la chute de voltage duc à la résistance du feeder et du fil du trolet par les-
- quels le courant est fourni au rhéostat, et cette chute sera mesurée par le voltmètre C. l’ensemble du fil B et de son feeder servant de fil pilote. Un voltmètre D mesurera le voltage entre ies bornes du rhéostat. Enfin, en retranchant du voltage de l’usine la somme
- de ceux qui sont indiqués au même instant par C et T), on obtient la chute de voltage due à la résistance du retour. Le voltage de l’usine sera indiqué par C si l’on ouvre G et qu’on connecte C à E, comme la figure le représente en ligne ponctuée.
- En faisant tourner, maintenant, la perche du trolet de 1S00, on peut intervertir les connections faites sur les fils A et B et déterminer par la méthode qui vient d’être indiquée la résistance de l’alimentation par B relative à la position considérée de la voiture.
- . Pendant Fessai il est préférable de n’alimenter la ligne qu’au moyen d’une seule machine, afin que le personnel du tableau de distribution de l’usine puisse maintenir constant le voltage entre les barres de ce tableau, en dépit de toutes les variations du débit. D’ailleurs, le voltmètre C devra être maintenu entre B et F, suffisamment longtemps pour pouvoir saisir l’élévation maximum du voltage et la tension actuelle de l’usine. Mais si les variations de débit produites par la manœuvre du rhéostat liquide empêchent qu’on puisse maintenir constant ce voltage, on peut déterminer directement la chute de voltage dans le retour en opérant ainsi (fig- 3; • Ouvrir l’interrupteur du feeder qui sert de fÜ
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- pilote et connecter la borne de laquelle part ce feeder avec la barre de retour du tableau ; il sera prudent de placer un coupe-circuit fusible en série sur le conducteur effectuant cette connection, en prévision du cas où il y aurait sur la ligne une erreur de montage. Lancer ensuite le courant dans le rhéostat liquide et mesurer alors la tension entre F et A (fig. 3) ; on déterminera ainsi la chute de voltage dans le retour sans recourir a la valeur de la tension à l’usine.
- L'expérimentateur et l’homme du tableau de l’usine se conformant tous deux à un programme d’essai arrêté à l’avance, ces déter-
- minations peuvent être faites aisément. De plus, par la manœuvre de l’interrupteur du circuit du rhéostat on peut envoyer à. l’usine des signaux qui y seront produits par le déplacement de l’aiguille de l’ampèremètre.
- La feuille d’essai ci-dessous montre les
- résultats d’une application de la méthode de M. Herrick à une ligne sectionnée par trois interrupteurs.
- Feuille d’essai.
- 1 * » y » y
- 1 H ! 1 h üJ IB “ g.u| II
- Si ^ » ï ü Z g 0 >
- 562 180 528 22 0 122 ,2 o,oG6
- 2e 561 182 514 28 0,153 0,104
- 3° 503 186 489 31 0,160 43 0,231
- 4° 562 1Q0 460 38 0,200 64 0,337
- S1’ 561 193 441 46 0.218 74 0,383
- 6* 560 201 430 58 0,288 82 0.408
- Dans le cas où le fil d’alimentation est double cette méthode permet de déterminer aussi les pertes de voltage sur toute la longueur de la ligne. La disposition, indiquée par M. Herrick, est alors celle qui est représentée par la figure 4. Dans la partie située au delà, par rapport à l’usine, du premier interrupteur de ligne, C, on ouvre les connexions transversales qui relient entre eux les deux fils d’alimentation. A et B, et l'on fait les mesures en prenant comme fil pilote le fil d’alimentation que l’on a partiellement séparé des feeders qui viennent de l’usine, B par exemple (fig. 4).
- M. Herrick fait remarquer que le retour constitué par les rails de roulement a une résistance qui dépend, en particulier, de l’état d’humidité du sol, de la nature de ce sol, des caractères du sous-sol, et de l’intensité du courant qui passe.
- L’argile sèche donne le solle plus mauvais conducteur, puis vient ensuite le sable, et enfin la marne donne le sol le plus conducteur. Lorsque le sous-sol est dans l’eau la résistance du retour diminue rapidement lorsque l’intensité du courant augmente. Si l’eau arrive jusqu’à l’assise qui porte la voie, le sol dans lequel les rails sont enterrés présente de l’humidité même par un temps sec,
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- La plus basse résistance de soi que l’auteur a rencontrée s’est présentée sur une ligne traversant des marécages salés : on ne modifiait pas la résistance du retour en interrompant la connection électrique des rails, et, comme il n’y avait aucune conduite pouvant agir comme conducteur auxiliaire, cela n’était attribuable qu’à la forte conductance que devait offrir Je sol en raison de sa nature et de la présence de l’eau salée. Et, la plus haute résistance du retour par le sol fut rencontrée dans un cas où la voie était construite sur une mince couche d’argile supportée par un lit de roc.
- A la suite de l’exposé de la dernière méthode, M. Herrick en indique une qui permet de déterminer la proportion du courant qui passe par les conduites longeant la voie, celle du courant qui revient par les rails, et de découvrir les points où la voie présente des défauts d’éclissage électrique. L’auteur fait remarquer, en passant, que parmi les méthodes connues pour l’essai des éclissages électriques, ceux-ci étant étudiés individuellement ou par séries de plusieurs, celle qui emploie une voiture pourvue de balais de contact, que l’on vient mettre par-dessus le joint de rail, est défectueuse en raison de ce que la présence de la voiture en un point peut suffire pour déterminer eu ce point l’éclisse méca- , nique à faire la connection par-dessus une mauvaise éclisse électrique dont l’état peut ainsi passer inaperçu. L'auteur a cherché une méthode où les conditions de fonctionnement puissent être reproduites : il propose celle qui est représentée, en diagramme, par la hgure 5.
- Le rhéostat étant connecté avec B, on connecte A avec le retour, en passant par un puissant coupe-circuit fusible, et on établit un ampèremètre, g, entre le point C, du rail, et le fil E ; on mesure alors la différence de potentiel entre B et F, et le courant dans l'ampèremètre g. Ensuite on se connecte aussi à la conduite où le courant doit être déterminé, en D, au moyen du conducteur qui est déjà relié au rail \ on fait, dans ces
- conditions, une seconde lecture sur g. De la comparaison des deux lectures ainsi obtenues avec l’ampèremètre on déduit la répartition du courant entre la voie et la conduite considérée.
- De l’indication.du voltmètre se déduit la chute du voltage dans le retour. Si l’on a, de plus, l'ampèremètre G (fig. 5), en comparant ce
- qu’il indiquera aux indications données par l’ampèremètre g. on pourra obtenir la proportion du courant qui s’écoule par la terre sans revenir au rail ou à la conduite.
- On pourra, s’il est nécessaire, ramenertout le courant à l'usine par A, et en conséquence par l'ampèremètre g\ il suffira pour cela, ayant les connexions indiquées en figure 5, d’ouvrir les interrupteurs qui connectent le retour de la ligne à la barre de retour du tableau.
- Quoique la résistance decontactn’infiuence que très peu les mesures, il est préférable d’amalgamer le fer en C et D, sur le rail et sur la conduite, par une quelconque des méthodes connues, afin d’éliminer cette résistance.
- En déplaçant d'une manière continue les points C et I), tout en notant constamment la différence de potentiel entre B et K et le courant dans rampèreinètre en C, la différence de potentiel devra varier approximativement comme la distance entre les connections C et G. L’on observera une brusque variation si l’on vient à passer par un éclissage électrique en mauvais état.
- H. Tripier-
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- ÉTUDE SUR LA TRANSMISSION ET LA DISTRIBUTION DE L'ÉNERGIE PAR I.F.S COURANTS ALTERNATIFS (’)
- VIII. — Dispositions générales nii l’excitatrice
- Nous nous occuperons seulement du cas qui se présentera le plus souvent et où l’excitatrice sera séparée de son alternateur.
- Ces dispositions sont représentées sur les figures 9 et 10.
- Nous avons supposé, sur ces figures, que l’excitatrice avait six pôles et qu’elle devait
- être adjointe à un alternateur à courants diphasés.
- Sur un même axe 00 (fig. 9) sont montés les anneaux A et B qui reçoivent les enroulements à courants alternatifs S^, et S2S, comprenant chacun trois circuits.
- Sur l’axe 00 sont disposées trois bagues CjC2c3 et djd2d2. Les trois circuits de chacun des enroulements sisl et s.,s, sont reliés à ceux de l’alternateur, par l’intermédiaire de
- q_
- ces bagues et des frotteurs qui s’appuient dessus, comme il est représenté sur la figure 11.
- Le plus souvent, ou le voltage de l’alternateur sera trop grand pour qu’on puisse le faire supporter à l’excitatrice, ou son débit sera trop élevé pour qu’il soit facile d’amener ses courants jusqu'à l’anneau A, en les faisant passer à travers des frotteurs et des bagues. Il conviendra alors d’intercaler un transformateur sur le passage des courants qui se rendent à l’anneau A de l’excitatrice.
- Dans certains cas, il pourra y avoir intérêt à le faire sur le passage de tous les courants, comme il est représenté sur la figure 12.
- On voit représenté en 12 (fig. 9) i’enrou-ment à courant continu qui aboutit au collecteur cc sur lequel s’appuient les six lignes de balais représentés sur la figure 10.
- L’anneau A tourne au milieu de l’inducteur D et l’anneau B au milieu de l’induc-
- {’) Voir L'Eclairage Electrique des 10 et 17 décembre, p. 425 et 475.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- teur E. (Voir fig. 9 et 10.) Ces deux inducteurs sont constitués suivant la méthode ordinaire et ont six pôles. Leurs bobines ont les mêmes nombres de spires, mais les noyaux de l’inducteur B ont une section plus petite que ceux de l’inducteur A, comme on le voit sur la figure 10, ce qui nous permet de donner des perméabilités différentes aux circuits magnétiques des noyaux A et B.
- Enfin, nous avons supposé que, dans les épanouissements magnétiques de chacun des deux inducteurs, l’on avait disposé une cage d’écureuil eeee. (Voir fig. 9 et 10.' La présence de ces écrans magnétiques aura pour
- effet d’as surer la marche asynchrone de l’excitatrice et permettra d'employer les mêmes carcasses de machines, qu’il faille exciter un alternateur à courants alternatifs simples ou un alternateur à courants polyphasés.
- On devra pouvoir régler à volonté le calage du porte-balais.
- IX. — Mise en route et réglage
- DE L EXCITATRICE
- r. Mise en roule. — Nous devrons disposer d’une machine à courant continu capable d’exciter l’alternateur lorsqu’il ne fait qu’en-
- Grcuit d'armature de t'atternateur
- traîner son excitatrice fonctionnant comme moteur synchrone.
- Cette machine pourra donc être de très petites dimensions et comme elle ne sera utilisée qu’au moment de la mise en route de l’alternateur, la même pourra servir pour tous les alternateurs d’une usine centrale.
- Cette machine devra être montée en série.
- Le principe de la méthode de mise en route est le suivant : on excitera l’alternateur avec du courant continu, après avoir supprimé toute communication entre lui et les circuits à courants alternatifs de l’excitatrice. On lancera ensuite l’excitatrice avec du courant continu et on l’amènera à tourner à la même vitesse que l’alternateur. On réta-
- blira, à ce moment, les connexions entre les circuits de l’alternateur et ceux de l’excitatrice : celle-ci continuera à tourner comme un moteur synchrone et fournira une force électromotrice continue. Cela fait, on mettra la machine à courant continu hors circuit.
- Nous aurons recours au montage représenté sur la figure 13.
- Supposons toujours que l’alternateur soit à courants triphasés :
- i° Nous disposerons un groupe 11 de six interrupteurs sur le passage des six conducteurs qui vont de l’alternateur à l’excitatrice. Ces interrupteurs seront associés de manière à pouvoir être tous manœuvres simultanément ;
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- 2° Nous monterons en série : l’excitatrice, l’excitatrice provisoire à courant continu et l'inducteur R de l’alternateur;
- L’inducteur r, de l’excitatrice provisoire à courant continu sera shunté par un rhéostat ml dont la résistance pourra être rendue nulle.
- L’armature A de l’excitatrice sera également shuntée par un rhéostat mt.
- Enfin, un interrupteur J permettra de mettre en court-circuit l’excitatrice provisoire a courant continu.
- 3° Deux des interrupteurs du groupe J seront shuntés par des lampes Les variations d’éclat de ces lampes serviront à estimer la différence de marche de l’alternateur et de l’excitatrice, pendant la période de mise en route.
- L’alternateur tournant ainsi que l’excitatrice provisoire à courant continu, l’excitatrice démarrera comme un moteur à courant continu ordinaire. On agira sur sa vitesse en manœuvrant le rhéostat jusqu’à ce que l’observation des lampes et l2 montre que le
- Anneau B
- fircuds d '(U'nui/uri de a/Zee/tafeur
- synchronisme est atteint. A ce moment, on fermera l’interrupteur II et l’excitatrice continuera à tourner synchroniquement avec l’alternateur.
- On supprimera alors graduellement le shunt établi entre les balais de son collecteur, pendant que l’on mettra en court-circuit l’inducteur de la machine à courant continu.
- Cela fait, on mettra en court-circuit l’excitatrice provisoire à courant continu et on l’éliminera du système.
- 2. Réglage. — Un réglage, dans des limites étroites, sera toujours nécessaire, comme avec toute machine, si l’on veut obtenir un voltage rigoureusement déterminé, dans des conditions données.
- Nous avons à remplir deux conditions :
- t/^+4 r-vr- t/P» + 4*w
- 2° Nous avons posé :
- J = A
- La constante A doit avoir une valeur bien déterminée.
- La première condition doit être satisfaite lorsque le voltage de l’alternateur a pris la valeur voulue h0.
- Le coefficient l peut être considéré çomme la somme d’un coefficient constant /, et d’un coefficient 1, variable, comme le coefficient u.,
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- avec la perméabilité du circuit magnétique de l'anneau B.
- K ________________
- vV* + 4****^ /r* + 4K»**(/.+A>
- Supposons que l’on puisse faire varier le
- coefficient L’expression ci-dessus tend vers o lorsque l{ devient infini.
- Si, lorsque a sa valeur minima et le voltage h9 sa valeur normale, on a :
- iy. ___->______________
- Il sera facile de ramener ces deux termes à l’égalité, en augmentont le coefficient
- Dans ce but nous avons disposé une bobine
- de self-induction variable et à trois circuits Si, sur le parcours des courants qui vont de l’alternateur à l’anneau B. (Voir fig. 13.)
- Pour amener la constante A à avoir une valeur rigoureusement déterminée, il suffira d’intercaler un rhéostat M dans le circuit de l’inducteur de l’alternateur.
- X. — Conclusion
- Il est possible de réaliser le compoundage, à voltage constant des alternateurs, quelle que soit leur réaction d’induit et la nature des courants qu’ils doivent fournir.
- En même temps, on dorme à ces alternateurs la faculté de s’accoupler en parallèle avec d’autres alternateurs, dans des conditions de sécurité de marche bien supérieures à celles obtenues avec les alternateurs ayant la plus petite réaction d’induit.
- L’excitatrice qui nous permet d’obtenir ce résultat peut être complètement séparée de son alternateur et fonctionner comme un moteur synchrone branché sur le réseau de distribution. On peut donc l’adapter à un alternateur quelconque, déjà existant sans avoir à lui faire subir aucune modification.
- Son emploi doit conduire à ne plus faire, dans l’avenir que des alternateurs à très forte réaction d’induit qui utiliseront beaucoup mieux les matériaux que les alternateurs actuels, seront beaucoup moins chers et auront un meilleur rendement.
- (A suivre.)
- M. Leblanc
- ÉTUDE DES MOTEURS A CHAMPS TOURNANTSf)
- XI. — Eléments le projets. — Calcul des dimensions des moteurs asynchrones
- A COURANTS POLYPHASÉS
- Nous allons rechercher les règles qui per- considérations qui précèdent, conduisent à mettent de fixer le plus approximativement l’examen complet, une fois les dimensions possible les dimensions des moteurs à courants polyphasés pour l’étude du projet. Les
- (*) Voir L'Eclairage Electrique du 5 décembre, p. 399.
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- déterminées, et, si cela est nécessaire, à une modification des dimensions premières approximatives.
- Pour rendre l’exposé plus compréhensible,
- — Epure des for
- nous appliquerons la méthode au calcul d’un moteur dont voici les données :
- Puissance utile, 6 chevaux;
- Voltage en ligne, 200 volts efficaces;
- Fréquence, 50 ; système triphasé en étoile ; vitesse 900 à 1000 tours par minute ; glissement, 0,04; vitesse de l’induit, 18 m par seconde.
- Nous indiquerons aussi quelques considérations sur le calcul d’une série de moteurs de différentes puissances.
- 1. Données. — P„ — 6 chevaux — 4416 (*)
- (*) Dans les précédents articles trois figures ont été omises; les figures 52 et 33 reproduites ici se rapportent aux considérations du § 9 (26 novembre, p. 345); la ligure 34 à celles du § 10 (3 décembre, p. 400).
- watts ; E't = 200 et =116 V#q F = 50 ; g = 0,04 ; Ns = 900 à 1 000 t. p. m. = 15 à 16,6 t. p. s.
- 2. Nombre de pôles, vitesse du champ INDUCTEUR ET DE l’iNDUIT, DIAMÈTRES DE l’iN-DUIT MOBILE ET DE 1,’lNDUCTEtJR. — Soient p
- champs doubles.ou 2 p pôles; N tours p. s. F
- ?~N (l>
- p devant être entier, la vitesse Nt du champ
- Fig. 33. — Epure des forces électromotrices pour le démarrage, en ayant égard à la dispersion magnétique.
- inducteur ne sera connue que lorsque p sera déterminé.
- Exemple :p = -^-pg-s= s,u à 3, soit 3.
- Nj = = 16,66 t. p. s. = r 000 t. p. m.
- A pleine charge, la vitesse de l’induit est, à cause du glissement :
- = (3)
- g = —’ ^-------------= 0,02 a 0,06 des grands
- aux petits moteurs.
- La vitesse d’un anneau feuilleté d'induit
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- L'ÉCLAIRAGE
- pouvant être de. 16 à 20 et parfois .25 m. par seconde, on a :
- V = *D,N3. 1), = Aj- = cm (4l
- X, est donnée approximativement par la relation ;
- On a donc assez exactement, pour V—16
- D..=±f = 5,ok(>is{,cm ,5)
- Dans une série de moteurs à même fréquence et même vitesse périphérique, le diamètre de l'induit croit donc proportionnellement au nombre de champs ou de pales.
- En particulier, pour V= 18 m p. s. et F -= 50, on a ;
- D, = j 1.5 p-cm. 1.0;
- Pour t champ double, 1)3 •= 315 mm " 3 champs doubles, » 345 »
- " » » > 1J0 m
- » 15 » >' 1,73° ”
- Pour des raisons mécaniques, le diamètre de l’inducteur est :
- D, = D, + 1 a 4 mm. >7)
- Exemple : N* — N, ( 1 — 0,04) =• - 16.66 X 0,96 — [6 tours par seconde, c’est-à-dire q6o tours par minute.
- D, = 11.5 x 3 = 34,5 cm ou 345 mm D» = 345 + 3 = 348 mm.
- Sote. —Thomson donne la formule empirique suivante :
- 1), = 400y/P*£ï5£î.om = , à ,0v'PdTeva-Ecm
- qui fournit des diamètres plus faibles que ceux que donne la méthode précédente.
- 3. XOMBRE DE BOBINES OU DE GROUPES DE
- fils. Longueur des groupes de fils, des
- ÉLECTRIQUE
- pôles Et des ciiAMPs: — On choisit les nombres «, et ns de bobines (enroulement en anneau) ou de groupes de fils (enroulement en tambourl par phase et par champ, inducteur ou induit, généralement 2. Les
- nombres de phases étant ml et w,, le nombre de champs doubles p. on a :
- p' champs, 2 p pôles, n,p groupes de tils par phase et mln1 p groupes, au total.
- Les largeurs périphériques sont : des bobines ou groupes :
- des champs doubles
- des pâles
- O = 13,35 à 25 cm
- Exemple. Pour V = 1 800 m, F = 5° et des courants triphasés on voit que les longueurs des groupes ou faisceaux de tils, des
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- pôles et des champs de notre moteur seront respectivement de 6,18 et 36 cm.
- 4. Courants inducteurs. — Soient R2 le rendement industriel ou total du moteur, A son facteur de puissance cos E/eff, les tensions entre les bornes d’une phase, I e/f, les courants inducteurs, on a :
- P„ = P,RI = E', eff. (11)
- La figure 35 donne les valeurs moyennes et
- Fig. 35. — Courbes des coefficients de puissance et des rendements industriels des bons moteurs à courants
- approximatives de A—cos 3 et de R* pour différentes puissances.
- Exemple.
- S=2Ap. mm2
- ? = l) Q[^°- — 0,0.1002 ohm p. cm de longueur.
- b). On peut se servir d’une autre méthode, ou vérifier le résultat de la première comme nous allons l’indiquer ci-dessous.
- Déterminons d’abord le champ moyen dans l’entrefer.
- Soit la fréquence 5o pour laquelle l’induction de 5000 unités CG^S, est avantageuse.
- On sait qu’en pratique l’espace fer entre les encoches est souvent sensiblement égal à l’espace air et que, si les encoches sont ouvertes, l’ouverture vaut à peu près la moitié de la largeur.
- Si nous adoptons Bj=5 0oo entre les encoches où l’induction est maximum, il y aura dans l’entrefer, vis-à-vis des encoches,
- -—-------si les encoches sont ouvertes et
- •^-0Q0' si elles sont fermées. C’est là le maximum de la valeur du champ dans l’entrefer. Si nous admettons la répartition sinusoïdale dans l’entrefer, la valeur moyenne efficace
- Exemple. —A — 0,80, R, — 0,80, E'
- ('montage en étoile) = 116 volts.
- V
- m — 3, P„ --=4 416 watts.
- =I9'9'soit 2“ amp4rcs Pt = = 5 520 watts.
- 5. Section du fil de l'inducteur. — à). On se donne la densité du courant, en ampères par mm- dans le fil inducteur, soit 0 = 1,5 à 3, parfois 3 à 4 ampères.
- La résistance du fil en ohms par cm de longueur et à 6o° G devient ainsi :
- en moyenne 5 000 x 5 000 >< °>4 = 2 0C>0 (r5j
- C’est-à-dire que la valeur du champ moyen efficace dans l'entrefer doit être approximativement les 0,4 de la valeur de l’induction choisie dans le fer de t inducteur pour un rendement maximum.
- Soient aussi :
- E\eff\e force électromotrice efficace totale par phase, 0,95 à 0,98 E',eff. la force électro-motrice efficace effective parphase, déduction faite de la perte par effet Joule, / la longueur totale mile du fil par phase dans l’entrefer 3f, le champ moyen efficace dans l’entrefer, V = 1 600 à 2 000 et parfois 2 000 à 2 500 cm la vitesse approximative du champ inducteur,
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- k le coefficient de réduction de la force élec tromotrice connu, v'= 1,1 à 1,2 le coefficient de perte de flux entre l’inducteur et l’entrefer.
- On a :
- Ayant la longueur utile du fil par phase, on en déduira la longueur L, totale en évaluant la longueur des fils de raccordement comme ci-dessous § 7. Selon ie type du moteur et les relations théoriques ou pratiques que l'on possède, ml L, sera la longueur totale des conducteurs.
- On se donnera alors la perte w watts consentie par effet Joule et on se servira des relations suivantes :
- ™iKl*îeff.= U-’ (17)
- On pourrait aussi, connaissant mi'Ll et la section s,{3-u), vérifier seulement si la perte w tombera entre les limites pratiques.
- Exemple : B, —: 5 000 pour F = 50, —
- 5000X0,4-2 000.
- Nous verrons plus loin qu’un fil d’enroulement en tambour a pour développement théorique la largeur de l’inducteur -J- mj, ou + 3X6 ou 18 cm.
- En pratique, le recouvrement des fils porterait cet ajoutage à 20 cm. La largeur de l’inducteur devant être de 20 cm au moins, on voit que les raccordements doublent approximativement la longueur utile du fil. La longueur totale du fil par phase est donc de 2 840 X 2 = 5 680 cm et la résistance de 0,00002 x 5 680 o, 114 ohm à 6o°.
- La perte par effet Joule sera de :
- »j, RI2,eff.= 3 x 0,114 X 2°a — '37 watts.
- soit — U5 P- 100 de puissance
- totale dépensée.
- Cette perte étant satisfaisante, nous conserverons le diamètre du fil précédemment admis, soit de 3,6 mm.
- 6. Epaisseur utile de l’anneau inducteur. — L’induction moyenne dans le fer doit être choisie selon la fréquence des courants. Les tableaux suivants donnent les inductions convenant "à différentes fréquences et la somme des pertes par courants de P’oucault et hystérésis pour la fréquence 100 et 1 kg de fer. Pour une fréquence F differente, on multiplie la perte indiquée par .
- { Fréquence F :
- ( Induction S = 65c
- ! Perte par h ) ____
- f el F. par kg )
- 40 50
- 'à 5500 5500 à 450c
- ’oo 3«oo 4000 500.
- ),66 1,06 t,6 2 ,l
- 60
- 5000 à 4000 400
- Oooo 7000 8000
- 3^3 4,2 5.7
- Soient (fig. 36 à 38) : a la largeur de l’inducteur feuilleté ; b son épaisseur utile, suivant un rayon, les encoches non comprises.
- S, = abq (19)
- pétant un coefficient, généralement de 0,85, qui tient compte de l’isolement des tôles. Dans cette section, ou par demi-pôle, le
- flux s’élève à
- cf» .
- — = abq «6, (20)
- cBt étant l’induction admise, soit 3 000 pour 50 périodes par seconde.
- Désignons par v’ le facteur 'de dispersion des lignes de force entre l’inducteur et l’entrefer, soit de t, 1 à 1.2, (approximativement).
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- parfois davantage, et par*' le facteur de dispersion entre l’inducteur et l’enroulement d’induit, soit environ 1,33.
- Fig. 36 à 38. — Données principales d'un moteur à courants polyphasés. Spire d’enroulement en anneau d’un inducteur de moteur à courants polyphasés.
- 3£ étant le champ efficace dans l’entrefer, le
- champ moyen y est de K X ------------- et le flux
- par champ dans l’entrefer est de
- (2i)
- Le flux inducteur qui passe par l’entrefer dans un champ double est d’autre part :
- 24* = 4#bq S®, (22)
- Les relations (21) et (22) donnent :
- Il vient donc :
- ___ jfv'V ____ 1,2 x 1600 à 2 000 Jt
- 1,1 F 4X 0,85 x M ou
- J = 5uà64o^-cm (23)
- Nous avons posé en mo);enne 3t _ 1
- " 2,5
- La relation (23) peut donc encore être mise sous la forme
- b = 205 à 256 cm (24)
- soit, pour F — 50 :
- b = 4,1 à 5,1 cm, en moyenne 4,6 cm.
- Pour une autre vitesse V'' : & = 4, 6 q—y-Pour 2.500 cm : 4,6-1- ^—6,4 cm.
- D’après cela, tous les moteurs de même fréquence et de même vitesse périphérique ont même épaisseur utile de l’inducteur.
- Exemple. — L’inducteur du moteur servant d’exemple, à 18 m. de vitesse périphérique et 50 périodes par seconde, aura donc 4,6 cm pour épaisseur utile et tous les moteurs du même type auraient la même épaisseur.
- 7. Longueur de l’anneau inducteur,nombre
- DE FILS ET RÉSISTANCE OHMIQUE 1*AR PHASE.- a).
- Le diamètre du fil inducteur de notre exemple étant de 3,6, il sera de 4,2 mm environ isolé et 3 fils, avec la gaine en carton, prendront une largeur de 14 mm. Les encoches pourraient donc avoir 14 mm de largeur, et, si nous admettons que le plein vaut le vide, on pourrait pratiquer =12,9 encoches dans un champ de 360 mm de longueur. Comme
- 11 y a 3 phases et 6 groupes par champ, c’est
- 12 encoches par champ qu’il faut adopter, soit 36 pour tout l’inducteur. La profondeur des coches vaut 1 à 2 fois la largeur. En prenant 4 fils sur la profondeur, celle-ci vaudra 18 mm environ. Comptons en plus 4 mm pour le rebord. Les 36 encoches auront donc 14X18 mm et 4 mm de rebord, en tout 22 mm de profondeur. L’entrée pourra avoir 6 mm de largeur.
- Comme on vient de le voir, un premier procédé consiste à déterminer par tâtonnement le nombre d’encoches par champ, puis à tracer l’inducteur en tenant compte de la section des fils, de l’isolant, et en remarquant que le vide des encoches vaut à peu près le
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- plein et que leur profondeur égale de i à 2 fois leur largeur. On calcule alors le nombre de fils et leur longueur utile individuelle en remarquant que la longueur totale est donnée par la formule (161.
- Dans notre exemple il y a :
- 12 fils par encoche
- nxi2 = 144 fils par champ ou par phase 144 432 fils au total.
- La longueur utile d’un fil ou la largeur de l'inducteur devient ainsi :
- L’exemple discuté que nous venons de voir fait comprendre l’esprit de la méthode.
- Le voici résumé en peu de mors :
- Les fils sont généralement placés dans des encoches fermées, ou, plus souvent, ouvertes et creusées à la surface interne de l’inducteur. On choisira le nombre ré\ de ces encoches par bobine ou groupe de fils. Le nombre total en sera
- C = mW,
- à répartir sur le pourtour de la carcasse.
- Le produit tni nt p est connu car «, = 2.
- On déterminera n'\ par comparaison avec d’autres moteurs et par les considérations pratiques ordinaires lors du tracé à grande échelie de la carcasse. On fera, autant que possible, la largeur de l’espace fer égale à celle de l’espace vide des trous et ceux-ci de i à 2 fois aussi profonds que larges.
- La dispersion des flux augmente avec la profondeur des trous.
- Le nombre de trous étant C, leur largeur sera à peu près b = , et leur profon-
- deur^-à et enfin leur section-^r- à
- 2C* •
- Il sera préférable de se donner la largeur l de ces encoches et de calculer la profondeur si l’on connaît le nombre n\ de fils par groupe.
- Pour cela, on déterminera : le nombre de fils par encoche
- la section s d’un fil avec son isolant ; la section totale des fils d’une encoche
- la section totale necessaire, en ajoutant h cette dernière celle du tube s' en papier qui doit garnir le trou
- et on divisera ce résultat par la largeur des encoches, ce qui donnera la profondeur approximative
- que l’on pourra vérifier par le tracé en grandeur naturelle.
- Généralement, on ne connaîtra pas le nombre total N, de fils et par conséquent leur nombre nf par groupe. Alors on se donnera différentes profondeurs d’encoches après avoir choisi leur nombre et leur largeur, on déterminera les nombres de fils correspondants ainsi que les largeurs d’inducteur a = eL après s’être arrêté à une largeur convenable, on fixera définitivement le nombre de fils et la profondeur des encoches.
- b). Essayons d’une autre méthode théoriquement préférable.
- Rendons pour cela minimum la perte par hystérésis, courants de Foucault et effet Joule dans l’inducteur.
- n\ étant la perte due à l’hystérésis et aux courants de Foucault par cm3 de fer (voir données expérimentales), la perte par bobine inductrice pour ces deux effets, en comptant
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- approximativement l’influence de la partie percée de trous, est :
- 46 + —- • +4
- j>h.F. = abl^v^ x-----— --= 1,28 x 0,85 abltw,
- = 1,09 abl,zcl '251
- Soit n\ le nombre des spires par bobine de l’enroulement en anneau ou fils périphériques par groupe d’enroulement en tambour.
- Il y a -^-L spires inductrices par groupe quant au flux <I>, —spires par phase, |W|?n.i. Spires par champ et — W| spires par phase et par champ.
- E', est la force électromotrice maximum par phase, ~~ la force électromotrice par phase et par champ.
- Le flux balayant l’enroulement inducteur est <J> par champ. Le flux traversant l’enroulement induit est
- soit 0,98 E'', la force électromotrice effective, déduction faite de la perte par effet Joule et appliquons la formule d’induction des moteurs et transformateurs :
- E=io«* 12;)
- à l'enroulement d’une phase d’un champ.
- K.eirYg 0,98x10» _ 2i;F3»j P ' 2
- l’étendue
- Cette formule donne même résultat que la formule Ec/. \/ 2—ko> <I> donnée antérieurement avec le coefficient k= 1. En réalité, k -=0,955 à 1 scion les cas.
- On tire de la formule (28) :
- <Pp F«,
- (29!
- Mais
- On a donc :
- JWV
- 4 F X 1,1
- A étant une constante pour un moteur donné.
- Pour une bobine d’enroulement en anneau
- Fig. 39-
- (fig. 39) la longueur d’une spire est 2 (a-\-b) et d’un groupe 2 n't (a -f- b) — 2 — [a -j- b) —: A, -j- —-, At et A, étant des constantes. A, = 2A, A, = 2A b.
- Dans l’enroulement en tambour on a, pour
- longueur d’un fil périphérique d’un groupe (fig. 40'.
- du groupe
- fi\ (a -1- 111,0 = 4- (rt + m.i,) = A. -Ç A, = A. A, = Am, /,
- La résistance du til par cm étant ? et le
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- courant I, eff., la perte par effet Joule est :
- Pi = ?(a1 + P, en. (3n)
- La perte totale de puissance par bobine ou groupe pour l’hysterésis, les courants de Foucault et l’effet Joule, est donc :
- fb.F.+ Pj — 3,09 abl, V'J + p eff-;
- relation de la forme
- dont le minimum correspond à la condition
- (33)
- On a :
- A' = 1,09 bl1wi- A= pAsIV
- A,=A»V, = °,8-^^
- d’où
- A,„ 1,,^
- En ayant égard aux relations (9), (14) et (23), nous trouvons : (•2), (.3),
- A'_03()2 VV k w (34)
- A ~ 16 000 . (35)
- a~\l A' -231 V VaR»/»», X X - P* , ' pHF
- Pour un moteur donné,
- F s a,
- V ’ AR; v’nxvx ’ H
- sont sensiblement constantes et il vient
- c’est-à-dire que la largeur du moteur est proportionnelle à la racine carrée de la puissance utile et en raison inverse de la racine
- carrée du nombre de champs, du champ efficace dans l’entrefer et de la fréquence.
- On remarquera aussi que la largeur la plus économique est proportionnelle à la racine carrée de la densité o du courant dans le fil inducteur. En doublant celle-ci, on doit majorer la largeur de 41 p. 100 pour diminuer l’influence des raccordements des fils sur leur longueur totale.
- La perte en watts par cnr de fer doit être choisie très sérieusement car elle influe beaucoup sur la valeur de a.
- Dans tiolre exemple, w, est la perte par cm3. Or, la perte par kgr de fer pour B — 5 000 et F = 100 est de 2,4 watts, soit de 1,2 watt
- 1--. -r-\ a 3.2 7.8
- pour r = 50. Par cm :—i •—-J - — ~QQQ watt.
- Nj — = 3X2X3x28
- = 504 fils périphériques.
- Comme on le voit, la largeur d’inducteur la plus économique est de 150 mm alors que nous avions trouvé 200 dans une première approximation.
- Voyons si avec 150 mm nous pourrions conserver 36 encoches.
- Il y aurait
- Ti|_ par encoche
- au lieu de 12 et la profondeur serait d’environ 18 + 4,2 — 22,5 mm, soit moins encore que le double (28 mm) de la largeur.
- Voyons quel est le nombre d’ampères-tours par pôle du moteur que nous étudions. Le courant est de 20 ampères efficaces et le nombre de tours de fils par pôles est
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- ce qui correspond à
- 42 x 20 =840
- phasé dont le nombre d’ampères-tours par pôle s’élève à 2 100.
- ampères-tours par pôle,
- Kolben indique Q75 à 1200 pour F—42 à 50 et pour courants triphasés. On pourrait même partir de ces limites pour déterminer grosso modo le nombre de fils périphériques. M. Kolben s’en, sert pour déterminer l’enroulement; de celui-ci il déduit le flux, puis la section de l’inducteur, d’où sa largeur, connaissant le diamètre par la vitesse, la fréquence et le nombre de pôles. Ainsi, pour 1000 ampères-tours par pôle, la méthode de Kolben eût donné = 50 tours ou 100 fiLs
- par pôle et ^ 2 - — — 33 fils par
- groupe ou faisceau et une largeur d’inducteur de = 13 cm. Pour que la formule
- (36) donne cette largeur, il faudrait que la perte w, par cm3 de fer fut de~~au lieu de watts.
- M. Kapp indique la formule
- P„ = CDVN,io“« (37)
- Pu en chevaux, D en cm, a en cm3, N, tours par minute et C variant dans de larges limites avec la fréquence, le glissement, les propriétés magnétiques du fer, le rendement et l’habileté du constructeur.
- On peut prendre pour- une grossière approximation :
- On trouverait pour
- î exemple
- La largeur de l’Inducteur serait donc de 7,5 à io,6 cm et le nombre d’ampères-tours par pôle de 1 200 à 1 700.
- La formule (37) paraît plutôt applicable aux grands moteurs. D’ailleurs M. Kapp, dans son livre relatif aux constructions électromécaniques (édition française de 1898) s’éloigne beaucoup des proportions données par Kolben : il calcule un moteur tri-
- Conclusions. — Les données du moteur que nous calculons sont celles du moteur à courants triphasés du laboratoire de l’école spéciale de Mons, construit par Schuckertet décrit par nous dans le journal en 1897.
- Ses dimensions sont ;
- D = 310 mm, b — 38 mm, a = 220. p =3, — 3> }li = 2, n'i = 24, ampères-tours par pôle = 720, Rt par phase = 0,108 à la température ordinaire.
- Nous trouvons en moyenne :
- D= 345 mm, £ = 46 mm, a= 150,;? = 3,. ni, =.3, ni ~ 2, n', = 28, ampères-tours par pôle— 840, longueur utile du fil = 504X 15 — 7600, par phase 2530 cm, longueur totale approximative du fil inducteur par phase = 5060 cm, R. par phase à 6o° = 0,101 ohm.
- Comme on a pu le remarquer par ce qui précède, on ne peut éviter des. tâtonnements-dans le calcul de certaines parties de la ma-, chine. L’essentiel est de s’arrêter à des dimensions satisfaisantes.
- On peut modifier la largeur a de la machine sans agir sur le prix unitaire. Dans les grandes machines, on fait généralement-^-; plus faible que dans les petites. Comme l or-j gane fixe est formé de tôles, il y a des raisons mécaniques pour ne pas exagérer ce rapport. C’est en partie pour ce motif qu’on trouve que le diamètre D varie plutôt comme la' racine carrée que comme la racine cubique de la puissance.
- Nous avons indiqué un champ moyen dans l’entrefer relativement faible, 2 000 environ pour 50 périodes par seconde et nous avons expliqué ce choix. Divers auteurs indiquent de 2 000 à 3 000 pour 60 à 40 périodes, 2 500 à 4 500 pour 80 à 40 périodes. Nous préférons nos chiffres tant que la longueur de fil à loger • dans l’inducteur n’est pas trop forte. Si cela est, on peut forcer le champ dans l’entrefer, mais le moins possible.
- (A suivre.) S. HANAPPE.
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- ACCUMULATEURS POUR AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES ")
- ACCUMULATEURS PULVIS
- Les éléments Pulvis destinés à la traction sont caractérisés parle développement consi-dérablede leur surface active, d’où découle la plus grande facilité de fournir sans fatigue les débits les plus violents.
- Tableau I. — Dimensions et poids des éléments.
- „T . . y de plaques négatives. . . Nombre. *4 de plaques positives. . . 4 3
- Récipient | Longueur extérieure, cm. 10
- (Encom- < Largeur extérieure. . » 21
- brement). ( Hauteur extérieure. . » 25
- / Largeur » [ Hauteur » \ Surface {2 faces) . .dcm2. 19 15 5,7
- Plaques. . < Surface active dé-
- i veloppée » [ Surface positive to- 64
- \ taie d’un élément. » 192
- j Plaques positives .... kg. , Plaques ( extrêmes... « \ négatives.' intermédiaires » 0,80 L23
- Poids.( Plaques d’un élément . . » ir,/r
- i Plaques, liquide et réci-
- [ pient » \ Poids total de 44 éléments. # 16 704
- Le type courant T, est composé de 7 plaques, 5 positives et 4 négatives. Les positives sont constituées'par une lame de plomb d'environ g mm d’épaisseur, étirée à la presse hydrauliqueà travers unefilière; elles portent sur leurs deux faces des rainures horizontales très rapprochées, qui sont ensuite remplies de poudre de plomb impalpable. Les négatives, fabriquées par le meme procédé, sont constituées par une lame plus mince ponant des nervures horizontales espacées de 4 à 5: mm, à profil en queue d’aronde qui maintiennent la matière active; les négatives extrêmes ne sont enduites.de matière active que sur une face.
- Les queues de connexions sont soudées, à a soudure autogène, à une barre cylindrique en plomb pourvue d’une âme en cuivre.
- Tai
- II. — Débit, capacité, puissance, etc.
- Durée de la décharge................
- par dem5 de surface _ „ . , { positive ddveloppi
- Débit normal) y . ...
- , . < par plaque positive
- en ampeies. i par d’élément .
- \ par élément. . .
- Force éîectromotrice par éléments,
- j Par kS de Plaque.
- I mssancc nor k d'éiément,
- male en watts.( par élém(.nt
- acité spéci- ' par kg de plaque . tique f par kg d'élément . amp.-heures par élément.
- nie soéci- [ par kg dC plaqUC im.e m ! Par kft d'élémenl
- lique en \
- watts-heure. [ pour „ aéments. . énergie en chevaux-heure pour 44 élé
- ments...............
- Toids par kilowatt ; t en kg. .U Poids par kw-h" ( t
- en Kg.
- oids par chev. -heure en kg.
- n plaques . 1 éléments, a plaques . r éléments. r plaques . 1 éléments.
- Les plaques reposent sur deux prismes en ambroïne destinés à ménager un espace libre entre le bas des plaques et le fond des bacs et à éviter ainsi que les chutes éventuelles de matière active ne produisent des courts circuits. Elles sont séparées par des feuilles d’ébonite ondulées et perforées qui présentent le double avantage d’empêcher les courts-circuits sans pourtant oifrir une résis-
- (') Voir L’Éclairage Électrique du 19 novembre et du
- 3 décembre, t. XVII, p. 313 et 407.
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- tance sensible au passage du courant, et d’atténuer considérablement l’agitation de l’électrolyte, ce qui évite les projections du liquide et le lavage de la matière active. Les bacs sont en anibroïne.
- Les dimensions, poids et données caractéristiques des plaques, éléments et batteries, sont indiqués dans les tableaux I et IL
- J. Retvxl.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- L’éclairage électrique des trains, système E. Dick (*).
- Le système le plus employé pour l’éclairage électrique des trains est celui dans lequel le courant est fourni aux lampes à incandescence par des accumulateurs transportables, disposés sous le véhicule. Le changement des accumulateurs après le fonctionnement, le transport des batteries aux stations de charge, exigent un personnel nombreux. Les secousses produites dans ces manœuvres altèrent La capacité des éléments et peuvent meme produire des courts circuits, par suite du détachement de la masse active; en outre les erreurs des employés sont fréquentes, par exemple la batterie presque déchargée sera remise en place au lieu de la batterie chargée et la voiture se trouvera dans l’obscurité au bout de peu de temps.
- Les frais nécessités par la station de charge et par le nombre d’accumulateurs double de celui qui suffit pour l’éclairage, ont fait chercher des systèmes permettant de charger la batterie pendant le trajet, en réglant automatiquement autant que possible la tension et l’intensité de la machine ; mais jusqu’ici les résultats n’ont pas été très satisfaisants.
- Le nouveau système d’éclairage employé par la fabrique d’accumulateurs Wüste et Rupprecht de Bade et Vienne n’exige, pour l’installation d’un train composé d’un nombre quelconque de wagons, qu’une dynamo et un seul appareil de régulation.
- Ses avantages essentiels sont la sécurité, une régulation précise, un service simple et une surveillance insignifiante. En outre, les frais d’établissement et d’exploitation sont peu élevés, et l’éclairage résultant est des plus satisfaisants.
- Des essais ont été faits par la direction générale des chemins de fer autrichiens sur un train composé de 12 wagons de voyageurs et un de marchandises ; les résultats au bout de six mois d’un .service quotidien, ont été très encourageants.
- Chaque voiture est munie d’ime batterie d’accumulateurs renfermée dans une caisse' suspendue au châssis à la manière habituelle; des ouvertures sont ménagées pour l’inspection. La dynamo est fixée à l’un des wagons comme les moteurs de tramways, le mouvement de l’armature est communiqué par l’essieu au moyen d’un train d’engrenages. Par suite des variations de la vitesse pendant le service des trains, un appareil de réglage est nécessaire pour la tension et l’intensité du courant de la dynamo. Un commutateur permet la mise en circuit ou hors circuit de la dynamo. Tout ce mécanisme installé dans le wagon de la dynamo occupe un espace restreint.
- La production de l'énergie pour l’éclairage du train est assurée par la dynamo, lorsque la vitesse n’est pas inférieure à 25 km par heure ; pour les vitesses moindres ou les instants d’arrêt, le courant des lampes est fourni par les accumulateurs. Enfin, dèsque l’éclairage n’exige plus le service de la dynamo, celle-ci est employée à recharger les batteries. Le rôle des batteries est donc tout à
- ('} Zeitschrift für Elektrotcchnik, 3 juillet 1898, p. 321.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- fait secondaire, elles sont chargées et déchargées pendant de faibles intervalles de temps, de sorte qu’il n’est besoin que d’accumulateurs légers et de petite capacité; par suite de la faible intensité du courant de décharge, les accumulateurs sont dans les conditions les plus favorables pour leur bon entretien et leur longue durée.
- Pour le courant de charge des batteries et d'éelairagedes lampes, une conduite principale suit le train dans toute sa longueur; elle est formée de deux câbles bien isolés et de forte section auxquels sont reliées les batteries de chaque voiture. La liaison de wagon à wagon se fait par un couplage flexible qui se sépare de lui-même lorsqu’une voiture est retirée du train. Ce couplage électrique n’a aucun rapport avec les autres liaisons des voitures.
- Dynamo. — Une seule dynamo doit suffire, aussi bien pour les trains directs d’un petit . nombre de wagons que pour les grands trains de voyageurs ; on la choisit de façon a satisfaire aux charges les plus fortes; la puissance maxima absorbée sur l’essieu varie de 6 à 12 chevaux.
- La régulation de la tension aux bornes et de l’intensité de courant de la dynamo, se fait par les changements de l’excitation ; aussi la construction et les dimensions des différentes parties doivent-elles être soigneusement étudiées, afin que la tension puisse ne pas changer lorsque la vitesse varie de 25 à 80 km à l’heure ; il faut d’autre part que les étincelles trop fortes aux balais soient évitées.
- Pendant les essais qui ont été faits durant six mois sur la ligne Vienne-Saint-Pœlten, on n’a observé aucune détérioration soit au collecteur soit aux balais.
- La dynamo fixée au châssis par l’intermédiaire de coussins de caoutchouc est reliée directement à l’essieu du wagon au moyen d’une simple transmission par roues dentées dans le rapport 1/4. Cet engrenage est renfermé dans une boîte de fonte qui empêche l’introduction des corps étrangers, poussières
- et autres ; elle est remplie en partie de vol-voline afin dediminuer l’usure des dents.
- La machine est à quatre pôles, et les aimants inducteurs ainsi que les pièces polaires sont coulés d’une seule venue, ils sont fixés au bâti au moyen de deux boulons chacun que des écrous de sûreté maintiennent encore. Les électros armature, et balais sont à l’intérieur du bâti, afin qu’aucun objet ne puisse pénétrer dans la machine et qu’elle soit à l’abri de tout dégât. L’armature se compose d’an induit denté avec enroulement en série-tambour, et les prises de courant se font avec deux balais de charbon fixes invariablement à go° l’un de l’autre.
- Une ouverture située au-dessus du collecteur donne accès auprès des balais.
- Avec des roues de 1 m de diamètre, un rapport d’engrenage de 1/4 et une vitesse de 25 km à l’heure, l’armature fait 530 tours par minute. Le nombre maximum atteint, pour 80 km k l’heure, la valeur de 1 700 tours, si on ne tient pas compte des glissements. Le poids de la machine est à peu près celui des moteurs de tramways Oerlikon de 15 che-
- Commutateur automatique. — Lorsque la direction de marche est changée, le sens du courant est renversé dans les conducteurs principaux; ccci nécessite l’emploi d’un commutateur, de telle sorte que les liaisons de la dvnamo et des batteries se fassent toujours suivant les memes polarités.
- Le commutateur C (fig. 1) se compose d’un arbre commandant trois leviers isolés électriquement, k deux directions, actionné par un électro. Les deux premiers leviers servent à établir les liaisons entre la dynamo et les conducteurs principaux, le troisième sert à mettre en court-circuit une résistance auxiliaire Z, qui a pour but d'augmenter la résistance dans le circuit d’excitation pendant l’arrêt du train et de réduire ainsi les pertes d’énergie. En dérivation se trouve un électro-aimant muni d’un induit k trous disposé de façon à tourner entre ses
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- pièces polaires ; l'induit est constitué par une masse de fer trempé,
- L’électro-aimant est excité continuellement par les accumulateurs, tandis(que l’induit ne reçoit de courant que lorsque la dynamo est en marche. On obtient ainsi malgré le faible champ magnétique, un mouvement de rotation qui produit la commutation suivant la direction du courant. Dans la position de repos, un contre-poids maintient les leviers de façon qu’ils ne fassent la liaison ni d’un côté ni de l’autre malgré les trépidations.
- Conjoncteur-disjoncteur automatique. — Pour produire les connexions convenables au moyen du commutateur C, on emploie le conjonctcur E, qui fonctionne aussitôt que la tension aux bornes de la dynamo atteint environ 120 volts (dans le cas qui nous occupe). Cet appareil se compose d’un fléau portant à chacune de ses extrémités un noyau de fer, le barreau de droite est terminé par un contrepoids régulateur, tandis que celui de gauche est muni d’un contact à fourche qui établit la liaison entre la dynamo et les
- Fig. 1.
- conducteurs principaux. Ces barreaux se déplacent à l’intérieur de solénoïdes formés de trois enroulements.
- L’enroulement intérieur (fil fin) est en dérivation sur les conducteurs principaux, il reçoit le courant des batteries et polarise toujours dans le même sens les noyaux de fer doux. L’enroulement intermédiaire (fil fin) est relié, par le commutateur C, aux bornes de la dynamo et, lorsque celui-ci fonctionne bien, d renforce l’action du premier enroulement et met par le mouvement de la fourche de contact la machine dans le circuitou hors du circuit des conducteurs principaux.
- Pourtant il pourrait arriver que le sens de la marche du train changeant, le commuta-
- teur ne fonctionnât pas; dans ce cas les ampères-tours de l’enroulement intérieur agiraient en sens inverse de ceux de l’enroulement du milieu, la force d’attraction sur la fourche de contact serait alors plus faible que celle due à l’enroulement intérieur seul, et la mise en circuit de la machine ne pourrait pas se produire dans ce sens.
- Aussitôt que la dynamo est reliée aux conducteurs principaux par la fourche de contact, le courant de la machine parcourt le troisième enroulement des solénoïdes (gros fil) et renforce l’attraction sur le levier, d’autant plus que l’intensité du courant de la machine est plus grande.
- De même, la mise de la dynamo hors du
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- circuit des conducteurs principaux, et des batteries, se produit quand la tension de la machine descend au-dessous de 120 volts; la force d’attraction de la bobine médiane diminue ainsi que l’action de l'enroulement extérieur, en même temps l’intensité du courant de la machine s'abaisse à zéro pour prendre dans ces conditions une valeur de sens contraire. Ce courant inverse qui règne dans la machine et ne peut durer qu’un instant, assure au même moment la mise hors circuit.
- Les pointes de l’interrupteur plongent dans deux godets de mercure. Pendant les essais qui ont été faits durant six mois, on n’a observé aucune étincelle a la rupture du circuit, tandis qu’on entendait un court sifflement à la fermeture. La grandeur de l’étincelle dépend de la tension à l’endroit de la rupture et on la réduit au minimum à l’aide du contrepoids régulateur.
- Régulateur automatique de tension. — Pour assurer la régulation de la dynamo, on a recours au régulateur DR qui est indépendant du commutateur et produit les modifications convenables de la résistance de l’enroulement des électros.
- Il se compose d’un barreau de 1er doux mobile à l’intérieur d’un solénoïde et qui est maintenu dans différentes positions suivant les ampères-tours qui agissent sur lui. L’extrémité inférieure du barreau plonge dans un vase rempli de mercure; ce vase est constitué par des anneaux de tôle superposés, séparés les uns des autres par des anneaux de mica et fortement pressés. Chaque anneau de fer est relié à un fil conducteur qui conduit aux éléments correspondants de la résistance de réglage. A l’extrémité supérieure, le barreau porte un piston qui glisse dans une cavité de façon à éviter les mouvements violents.
- Quatre enroulements agissent sur le noyau de fer. Les deux intérieurs sont constitués par du fil fin et les deux extérieurs par du gros fil, et tous quatre ont une action de même-sens. Le premier est soumis à la ten- !
- sion qui règne à ia dynamo, le deuxième n'entre en action qu’à la fin de la charge, le troisième agit pendant la charge des batteries, enfin le troisième et le quatrième agissent également pendant la fourniture du courant aux lampes parla dynamo.
- Relais.— Le relais R a pour but, à la fin de la charge des accumulateurs, de produire indirectement une diminution de la tension de la dynamo. Il se compose essentiellement d’un électro-aimant en fer à cheval qui porte une bobine magnétisante à chaque branche. Aussitôt que la tension des éléments a atteint 2,5 volts environ, sous l’action de la bobine inférieure, l’aimant correspondant attire une pièce de fer qui établit un contact par lequel le courant passe dans la bobine supérieure.
- Batteries. — La batterie d’accumulateurs employée dans le train d’essai était composée pour chaque voiture de 57 éléments, d’une capacité de 25 ampères-heure. L’intensité maxima pour la charge était de 3 ampères. Il est bien évident que l'on est libre d’employer des batteries de plus grande capacité capables d'assurer un éclairage de longue durée ; le choix du système est arbitraire.
- Chaque batterie renfermée dans une caisse de bois close est suspendue au châssis de la voiture. Le poids d’une caisse complète est d’environ 180 kg. Ces caisses sont munies d’ouvertures pour laisser échapper les gaz qui se dégagent pendant la charge ; elles sont protégées à l’intérieurct à l’extérieur par une couche de vernis.
- Installation. — La disposition des conducteurs pour les lampes et les batteries et l’emplacement des coupe-circuits sont indiqués nettement par le schéma (fig. 1). Remarquons que dans le cas d’un court-circuit produit dans les conducteurs principaux, chaque batterie assure l’éclairage du wagon correspondant et il ne se produit pas d’interruption-
- Chaque wagon est muni en moyenne de sept lampes de 8,5 bougies à 111 volts. Un
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- interrupteur placé dans une petite caisse fermée permet au conducteur d’allumer ou d’éteindre toutes les lampes d’une voiture.
- Fonctionnement. — Quand le train est en arrêt, un faible courant circule des batteries à l’enroulement d’excitation de la dynamo, c’est-à-dire du conducteur négatif par M et la résistance auxiliaire Z jusqu’au conducteur positif. Dans le cas d’une interruption de quelque temps dans l’exploitation, on peut éviter la consommation inutile du courant d’excitation en ouvrant le circuit au moyen de l’interrupteur EA. En outre, le courant passe par l’enroulement intérieur de l’interrupteur automatique E, la bobine inférieure du relais R etl’enroulcmentintérieurdurégu-lateur DR; de sorte que l’enroulement du commutateur C pourrait aussi être mis en série avec les précédents.
- Les deux leviers du commutateur U sont placés dans la position inférieure pour la charge et dans la position supérieure pour l’éclairage ; cette dernière position établit aussi la liaison avec les conducteurs des lampes du wagon générateur. Le changement entre la charge et l’éclairage est efFectué simplement par l’employé en renversant la position du levier du commutateur U.
- Les instruments de mesure placés sur le tableau permettent à tout instant d’évaluer l’intensité et la tension à la machine et aux conducteurs principaux et de se régler sur ces valeurs.
- Examinons de plus près la charge des batteries. Dès que le train, et par suite l’armature de la machine sont en mouvement, il existe une tension aux balais par suite du faible champ préexistant à la dynamo, cette tension dépend du nombre de tours et de l’excitation. L’enroulement de l'induit du commutateur C est parcouru par un courant, et par suite les trois leviers de contact accouplés directement à cet induit sont mis en mouvement, d’un côté ou de l’autre, suivant le sens de la marche et le sens du courant, pour établir la liaison convenable entre
- la machine et les batteries. Ainsi qu’il résulte de la description du commutateur C, lorsque la résistance auxiliaire Z est en court-circuit, l’enroulement d’excitation magnétique M est soumis à la tension totale des batteries.
- Après le mouvement du commutateur, le courant traverse l’enroulement intermédiaire de l’interrupteur E, et, quand la vitesse du train atteint 25 km, la tension aux bornes de la dynamo est quelque peu supérieure à celle des batteries, et l’appareil E doit produire la mise en circuit de la machine avec les conducteurs principaux et les batteries.
- Si la vitesse du train dépasse25 km, l’intensité du courant fourni àlabatterie croît jusqu’à . une valeur maxima déterminée, le courant de charge circule dans l’enroulement extérieur de l’interrupteur E, qui, par suite de l’action d’un plus grand nombre d’ampères-tours, fixe la fourche de contact dans la position de fermeture.
- Avec cet enroulement de E est mis en. série le troisième enroulement du régulateur DR, ainsi qu’une partie de la résistance de sûreté B, tandis que le quatrième enroulement du régulateur et la deuxième partie de la résistance B sont mis en court-circuit par le commutateur U qui se trouve dans la position de charge. La résistance B est de grandeur telle qu’elle absorbe environ 10 volts lorsque passe le courant d’intensité maxima; elle diminue ainsi notablement les à-coup du courant qui pourrait réagir au moment de la mise en circuit sur les coussinets et la transmission dentée de la machine.
- Par suite de la combinaison des actions de l’enroulement intérieur et du troisième enroulement du régulateur sur le barreau de fer, l’intensité du courant de charge ne dépasse jamais la valeur convenable et croît seulement peu avec l’augmentation de la vitesse, quoique le nombre de tours de l’armature varie entre 500 et 1 700 par minute.
- Le fonctionnement de l’appareil est tel qu’à la fin de la charge, lorsque la tension a atteint par élément de 2,5 à 2,6 volts, l’ar-
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- mature durelais R est attirée, et/si la tension augmente sur les conducteurs principaux, la force reîai Lors lape
- >n de la bobine inférieur! la force opposée du ressort, ort de contact vient toucher ais, la tension de la machine
- égu
- rant
- déta
- régn
- hors
- de 2
- le deuxième enroulement du dont le noyau de fer prend en conséquence une position relativement plus élevée. Par suite de l’introduction d’un plus grand nombre d'éléments de la résistance, le courant d’excitation de la dynamo baisse et la tension revient environ de 2,2 à 2,4 volts par élément et en meme temps l’intensité du cou-est nulle. Conformément aux plus haut, comme la tension $se alors 120 volts, la mise la machine ne s’ensuit pas, à itesse ne descende au-dessous sure. Les deux enroulements intérieurs du régulateur (le deuxième et le troisième) remplissent alors, c’est-à-dire à fin de charge, Ja fonction de maintenir la tension aux conducteurs entre les limites 2,2 et 2,4 volts, la continuation de la charge est évitée môme lorsque la dynamo reste en parallèle avec les batteries pour des vitesses supérieures à 25 km,ce qui est d’une importance capitale.
- Afin d’empêcher le détachement de l’armature du relais, comme le produiraient une diminution de la tension et une vibration continuelle par répétition du phénomène précédent, le relais possède une deuxième bobine, la bobine supérieure, qui appuie l’action de l’autre et fixe l’armature au contact.
- A l’approche des stations, la vitesse diminue, et à l’instant du passage par la valeur Tibre de tours de la dynamo, l entre en action et la machine rcuit; en même temps l’arma-reprend la position de repos, îarche du train le fonctionne-
- criti
- Pour produire la lumière, l’employé utilise l’interrupteur qui se trouve dans la caisse de chaque wagon- et reporte vers le haut,
- dans la position de l’éclairage, les deux leviers du commutateur U du wagon générateur. A l’arrêt du train, les batteries assurent la consommation des lampes, et quand la marche recommence, la liaison de la dynamo avec les conducteurs principaux a lieu comme pendant la charge et le fonctionnement déjà connu se reproduit.
- La mise en circuit présente pourtant une différence; tandisque, parsuite de lanouvelle position des leviers du commutateur U, la résistance totale B ainsi qu’un enroulement additionnel du régulateur DR sont introduits entre la machine et les conducteurs principaux, la liaison précédente avec le relais R est interrompue. Cette disposition réduit la tension engendrée par la machine à celle qui convient pour le courant d’éclairage..
- Avec la vitesse caractéristique de 25 km à l'heure, la dynamo assure l’éclairage pour la majeure partie; les batteries jouent le rôle important de régulateur, c’est-à-dire maintiennent la tension d’éclairage sensiblement constante.
- La consommation du train d’essai corresponds 73obougies, soit,en comptants,1 watts par bougie, 2260 watts. Avec la tension normale de ni volts pour laquelle sont établies les lampes àincandescence, l’intensité du courant à fournir aux lampes est de 20 ampères. Comme le régulateur ne permet à la machine qu’une tension de 57X2,6 — 1.18 volts pendant le fonctionnement en parallèle, la résistance de sûreté B doit absorber 148 —m 57 volts. La résistance B doit donc valoir — 1,83, soit 2 ohms en pratique.
- Les batteries produisent une régulation automatique ; et la dynamo assure la consommation des lampes pour la partie principale quand les batteries sont fortement déchargées, tandis que la consommation du courant est due pour la plus grande part aux batteries quand elles sont en forte charge.
- L’exploitation a montré que les résultats sont tout à fait d’accord avec les prévisions' ! théoriques.
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- On peut aussi se demander si les batteries disposées ainsi en parallèle n’ont pas d’action mutuelle. Les batteries présentent des différences dans leur capacité d'absorber le courant; supposons par exemple qu’une‘batterie défectueuse soit remplacée par une batterie neuve fraîchement chargée, celle-ci, pendant la première charge, ne prend aucun courant et le courant fourni par la dynamo se répartit sur les autres batteries. Pendant la décharge, la nouvelle batterie produira une intensité plus grande que les autres et cela jusqu’à ce que les forces électromotrices des accumulateurs demeurent égales; l’excédent de courant est réparti sur les conducteurs principaux. La résistance intérieure et la polarisation des éléments contribuent en majeure partie à l’égalisation, et il s’établit ainsi une égalité entre les batteries faiblement et fortement chargées.
- Prix de l'installation et de l'exploitation. — Sans faire le détail du coût des différentes parties de l’installation, il est à noter que l’aménagement d’un train, dynamo et appareils automatiques, revient environ à 7 000fr.
- D’après les calculs basés sur l’exploitation déjà faite, il résulte que le coût de la bougie-heure normale est de 0,003 fr, en tenant compte de l’amortissement et de l’intérct. Cela fait pour les lampes de huit bougies, les plus employées, 0,024 fr, tandis que le prix de revient d’une lampe de même intensité alimentée par le gaz d’huile varie de 0,037 jusqu’à 0,12 fr.
- Service et entretien. — Les soins à donner ici sont insignifiants, les batteries sont dans d’excellentes conditions pour leur conservation et le personnel n’a besoin de connaître que la manipulation suivante :
- Avant le départ du voyage de jour, porter en vue de la charge le double levier du commutateur U vers le bas.
- Avant le commencement du voyage de nuit, fermer les interrupteurs qui se trouvent dans chaque wagon et porter le levier du commutateur U vers le haut.
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- A la fin du voyage, rouvrir les interrupteurs et mettre le levier du commutateur dans la position moyenne.
- Enfin, il n’y a plus qu’à graisser les coussinets de la dynamo en même temps que les différents organes du chemin de fer.
- G. G.
- Sur la régulation des transformateurs }
- Par F. Bedell {').
- L’auteur, reconnaissant que les méthodes graphiques données récemment par M. Everest (2) et précédemment par lui (B), sont un peu longues à appliquer en pratique, propose d’employer deux formules assez simples pour le calcul et les chutes de tension dans un transformateur destiné à l’éclairage ou dans un transformateur destiné au transport de l’énergie, c’est-à-dire avec un facteur de puissance dans le circuit secondaire plus petit que l’unité.
- Transformateur pour éclairage. — Appelons I(l le courant primaire à vide, ce courant est la résultante d’un courant watté ou courant hystérétique L et d’un courant dewatté ou courant magnétisant I.,. Le courant I* s’obtient en divisant les pertes à vide par la tension ; quant à I M sa valeur est donnée par ;
- L
- Le diagramme de ces courants est représenté sur la figure 1.
- Si le secondaire est en charge, le diagramme des courants primaires peut être obtenu en ajoutant au courant hystérétique un vecteur de même sens que ce dernier» Ip , lequel représente la portion de courant primaire transformée en courant secondaire et est égal à ce courant multiplié par le rapport de transformation. La composante I; est le courant primaire total.
- (') The Electrical World du S octobre 1898, p. 364. (a) Voir L'Éclairage Électrique, t. XVI, p. 458, 1898. (s) Voix L'Éclairage Électrique, t. XIII, p. 462, 1897.
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- Exprimons tous les courants en pour cent du couranr primaire I,.
- Le courant à circuit ouvert en pour cent
- Le courant hystérétique en pour cent : • _ U
- et le courant magnétisant :
- La différence de potentiel aux bornes du primaire (fig. 3) est égale à la somme géo-
- métrique de la force contre électromotrice E qui est en quadrature avec le courant magnétisant I de la perte ohmique A dans le primaire en phase avec le courant I, et de la chute de tension due aux fuites, laquelle est en retard d’un quart d’onde sur le même courant primaire Ir
- La tension aux bornes du secondaire, dans le cas d’un transformateur travaillant sur ré-
- sistance non inductive, est égale à la différence entre la force électromotrice induite E et la perte ohmique B de même phase que E.
- Appelons 0 l’angle de décalage entre la force électromotrice primaire et le courant I,. Les pertes de tension ohmique sont pratiquement de meme phase que la tension aux bornes puisque le facteur de puissance est sensiblement égal à un. De plus, l’effet des fuites du transformateur sur la chute de tension sera évidemment la différence entre la tension aux bornes Et et la tension P qui serait nécessaire aux bornes si les fuites n’existaient pas.
- Or, on a (fig. 3), en admettant que le décalage entre E et E, est négligeable :
- P- [/W sin 0 + (E sin 6 + xf
- = */ Ey - ** ~ a~rriïHT*
- Évaluons les tensions en pour cent et rappelons-nous que Ip= 100 sin Q, nous aurions donc pour l’effet des fuites sur la chute de tension :
- E, — P = 100— v'îôôôô —x*—2xÇ,
- où approximativement j et iii étant petits par rapport à 10 000.
- Si la chute de tension ohmique dans les deux enroulements est en pour cent «, la chute de tension totale en charge sera pour un transformateur travaillant sur résistances non inductives,.
- En particulier, si nous avons :
- « = 2 P- 10°-
- -V = 5 »
- U =4 »
- La chute de tension totale sera :
- En appliquant la méthode graphique de M. Everest on trouve 2,28.
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- Transformateur pour transport de force.— La force contre électromotrice due aux fuites, laquelle était dans le cas précédent sensiblement en quadrature avec la tension aux bornes, y produisait une chute de tension égale à
- on peut admettre maintenant quelle fait un angle complémentaire de » avec cette tension; son action sera augmentée d'une quantité
- égale à :
- Ces © étant le facteur de puissance du primaire qui diifcre peu de celui de la charge.
- On a donc d’une façon approchée pour la chute de tension en pour cent due aux fuites la valeur :
- ** + 2*I, + 2QU ssin?
- En général si a est assez grand, et 2xly. sont négligeables devant 200 x sin <f.
- Comme l’influence de la chute ohmique du primaire et du secondaire sur îa chute totale est sensiblement proportionnelle au facteur de puissance cos œ, si l’on appelle toujours u la chute ohmique totale, on voit que la chute de tension dans un transformateur fonctionnant sur résistances inductives sera :
- et si le facteur de puissance est assez petit :
- Les formules sont moins exactes que pour le cas d’un transformateur fonctionnant sur résistances non inductives, mais donnent encore de bons résultats en pratique.
- Prenons le même exemple que plus haut en admettant un facteur de puissance égal à 0,5. Nous aurons avec la première, des formules précédentes :
- et avec la seconde :
- Eclissage électrique des rails des tramways de Brooklyn ;
- Par R.-P. Brown et G.-E- Chapw (').
- A la suite d’essais dans les détails desquels nous ne pouvons entrer, les ingénieurs de la Compagnie des Tramways de Brooklyn ont décidé d’adopter le joint suivant, en cuivre soudé électriquement sur les rails, qui se rapproche du joint soudé Payne. Une licence fut achetée des propriétaires de ce brevet, ainsi que de la Thomson Welding Company.
- On brase une pièce de cuivre de l’une des formes représentées en C 'fi g. 1, 2 et 3) aux
- deux extrémités de chaque bout de rail ; la figure 1 représente la forme du joint placé sur l’ùme du rail, sous les plaques d’éclisses; la figure 2, le joint placé sous l’ornière et sur le patin du rail et la figure 3 le joint placé sous l’ornière du rail ; dans ces deux dernières formes qui sont maintenant les plus employées, l’éclisse électrique est au-dessus de l’éclisse mécanique. Dans tous les cas, la plaque de cuivre C est brasée sur le rail par son extrémité a ; cette brasure se fait à l'usine, avant la pose des rails, par les procédés de la soudure électrique, du zinc et un
- (i) Extrait d’un rapport présenté à Y Association des tramways de TBtat de New-York, septembre 1898.
- Xo,5 +
- .+ 5X u,866 = 5.65;
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- fondant approprié étant interposés ; l’extrémité libre c est tournée vers l’extrémité du rail et la dépasse un peu, en sorte que, lorsque les rails sont juxtaposés, les plaques C sur chaque rail se recouvrent légèrement; on les rive et on les soude en c, ce qui complète le joint électrique.
- Chacune des plaques C est formée de 10 h 12 feuilles de cuivre malléable de 0,4 mm d’épaisseur ; la partie brasée offre une surface de contact avec le rail de 6,45 cm2 environ ; la lame C a environ 4,5 cm de largeur; elle est divisée longitudinalement en trois parties pour assurer une plus grande flexibilité. La longueur du joint, entre les centres des contacts brasés est de 12,5 cm et sa section est de 177 mms.
- Ces joints électriques ont donné toute satisfaction au point de vue mécanique et au point de vue électrique.
- La méthode employée pour essayer la résistance électrique des joints est très simple; elle consiste à comparer la résistance d’une certaine longueur de rail comprenant un joint à une même longueur de rail non brisé ; pour
- cela, on lit simplement la différence de potentiel entre les extrémités de ces deux longueurs de comparaison ; l’intensité qui les traverse étant la même , les chutes de potentiel par unité de longueur sont proportionnelles aux résistances respectives.
- Comme on connaît la résistance du rail continu, on peut traduire les lectures relatives en mesures absolues.
- En pratique, voici comment ces mesures sont faites ; les deux voltmètres du système Wetson, peuvent mesurer de 0,001 à 0,3 volt; ils sont reliés à des pointes en acier trempé dur, montées sur des blocs en bois aux distances voulues des unes des autres ; le bloc de bois est muni d’un long manche et peut être fortement pressé sur le rail par le pied. Lorsque l’intensité du courant dans le rail est trop faible, pour donner des lectures exactes, on établit une dérivation entre le fil à trôlet et le rail, à travers une résistance inerte que les employés du contrôle transportent avec eux; on peut ainsi faire passer un courant de 300 ampères environ dans tous les cas.
- Les résultats obtenus ont été les suivants :
- Tableau I. — Résistance relative de quelques joints électriques.
- CHUTE DE POTENTIEL RAPPORT DE LA CONDUCTIBILITÉ
- Joint Falk.
- Dans 1 pied de rail . . 0,00215 Avec des rails par bouts de 9 m . • 98 P- .00
- Dans 1 pied de joint. . 0,00355 Double jo »- ». 18 m . ni brase. • • 99 »
- Dans 1 pied de rail . . 0,00725 Avec des rails par bouts de 9 m . . 99,8 p. 100
- Dans 1 pied de joint. . 0,00758 1 » » 18 m. Joint Johnson. • 99.9 »
- Dans 2 pieds de rail . . Avec des rails par bouts de 9 m . • 95,6 P-100
- Dans 6 pouces de joint. 0,00342 1 ,, » 18 m . Joint par plaques {abandonné). . 97,8 .
- Dans 2 pieds de rail. . <Vto9 Avec des rails par bouts de 9 m . . . 89 p. 100
- Dans 6 pouces de joint. 0,0233 » » 18 m . • • 94 »
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- revue des sociétés savantes et
- Sur la dispersion anomale et le pouvoir rotatoire magnétique de certaines vapeurs incan-dcscontea;
- Par Henri Becquerel. (')
- « Dans une des dernières séances (2) après avoir répété une expérience remarquable faite par MM. Macaluso et Corbino, j’ai montré que le pouvoir rotatoire extraordinairement grand, reconnu par les auteurs italiens dans la vapeur de sodium, pour les radiations dont les longueurs d’onde avoisinent immédiatement celles des bandes d’absorption, devait être attribué à un phénomène de dispersion anomale et que, dans cette hypothèse, en se reportant à mes précédentes recherches (3). l’explication du nouveau phénomène était très simple.
- » Il restait à mettre en évidence La dispersion anomale présumée; tel a etc le but du présent travail.
- » Pour manifester la dispersion anomale, j’ai eu recours à l’expérience de M. Kundt. On sait, depuis Newton, que, si l’on fait traverser par un faisceau de lumière deux prismes croisés à angle droit, le spectre oblique ainsi obtenu présente une courbure qui est la représentation de la loi de dispersion de l’un des prismes en fonction de la dispersion de l’autre. M. Kundt a montré que, si l’un des prismes croisés est formé d’une matière absorbante, solide ou liquide, le spectre présente dans le voisinage de chaque bande d’absorption une dislocation montrant que les indices de réfraction dans la substance absorbante croissent très rapidement pour des longueurs d’onde de plus en plus voisines de celle de la bande, mais plus
- (M Comptes rendus, t. CXXVII, p. 899, séance du 5 décembre 1S98.
- (2) L'Éclairage Électrique, t. XVII, p. '534, 19 novembre 1898.
- P) Comptes rendus, î. CXXV, p. 679. VEclairage•Electrique, t. KM, p. 41g, 27 novembre 1897.
- DES PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
- grandes que celle-ci, tandis que les indices décroissent très rapidement pour des longueurs d’onde de plus en plus voisines, mais plus petites.
- » Pour répéter l’expérience des prismes croisés avec une vapeifr incandescente, il fallait d’abord réaliser un prisme avec cette vapeur.
- » J’ai obtenu de très bons résultats'en donnant à la flamme d’un brûleur à gaz, une forme prismatique ; il suffit de placer dans la flamme du brûleur une petite gouttière horizontale en platine, formée d’une lame coudée à angle droit, et dans laquelle on place la substance à volatiliser, chlorure de sodium, de lithium, etc. La flamme se divise en deux parties, comme l’indique la figure 1 ; à une certaine hauteur, cd, elle équivaut à deux prismes ayant leur arête horizontale en haut, tandis que dans le voisinage immédiat de la gouttière, en ab, ou au-dessous en a’b\ elle équivaut à un prisme dont l’arête horizontale serait en bas, et dont l'angle serait voisin de celui de la gouttière.
- » Pour utiliser telle ou telle région de la flamme, on limitait le faisceau de lumière incident par un écran présentant une fente horizontale de quelques millimètres de large.
- » L’expérience a été disposée de la manière suivante :
- » La lumière du charbon positif d’un arc électrique a été concentrée sur une fente horizontale, placée au foyer d’un collimateur; la lumière parallèle traversait ensuite la flamme prismatique, puis une lentille, et venait former une image de la fente horizontale sur la fente verticale d’un spectroscope h réseau de Rowland.
- » Dans ces conditions, si le brûleur n'est pas allumé, on observe au foyer du spectroscope une bande horizontale continue, dont la hauteur dépend de la largeur de la fente horizontale.
- » Lorsqu’on introduit la flamme prisma-
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- tique à la suite du premier collimateur, si celle-ci est riche en vapeur de sodium, on voit apparaître les raies D4 et D2 sous forme de bandes sombres et larges, et en même temps le spectre est brisé, de part et d’autre de chaque bande, dans le voisinage immédiat de celles-ci. Pour des régions yn peu éloignées des bandes, le spectre apparaît encore sous forme d’une bande continue très légèrement inclinée.
- » Lorsqu’on utilise la portion cd de la flamme, 3e spectre, dont l'image est renversée par les lentilles du spectroscope, offre l’aspect indiqué dans la figure i ; lorsqu’on utilise les portions ah ou a'b' de la flamme, l’aspect est inverse et la dislocation considérable, comme le montre la figure 2 ; cette dislocation est d’autant plus grande que l’angle de la gouttière est plus grand. La figure 2 correspond à un angle de go° ; avec un angle de 135°, les déviations verticales ont été notablement plus grandes. J’ajouterai encore que les déviations verticales sont d’autant plus grandes que la distance focale de la lentille qui concentre 3a lumière sur la fente verticale est très grande. La lentille avec laquelle ont été obtenues les courbes figurées plus bas avait environ 0,25 m de distance focale. Avec une lentille de 1 m de foyer j’ai obtenu des déviations verticales quatre fois plus-grandes et atteignant trois fois la valeur de l’intervalle DaD2.
- » Les déviations horizontales étant sensiblement proportionnelles aux longueurs d’onde À et les déviations verticales proportionnelles aux excès des indices de réfraction n de la vapeur sur les indices de l’air, les courbes donnent la loi de la variation de l'indice en fonction de la longueur d’onde, et les tangentes donnent par leur coefficient angulaire les valeurs relatives de —• Les 0 Oa
- spectres ont pu être photographiés, ce qui a permis de relever les courbes avec une assez grande précision. Afin d’avoir une ligne de repère pour les déviations verticales, on tendait un fil fin en travers de la fente verticale;
- l’image de ce fil formait un trait horizontal qui ne subissait pas la réfraction de la flamme. En outre, on avait soin de photographier les raies finales D, et D2 qui fournissaient un repère précis pour les déviations horizontales
- » On a ainsi reconnu qu’en dehors des régions voisines de Dt et de D, le spectre était légèrement incliné, de quelques minutes d’angle, sur la ligne des repères.
- » Je publierai prochainement les relevés numériques des courbes des divers clichés que j’ai obtenus. Aujourd’hui je me bornerai à indiquer les résultats qu’un premier examen a permis d’apercevoir.
- » La déformation du spectre a commencé à être appréciable à une distance de Di égale h 3 fois et demi environ l’intervalle des deux raies T), et D,, et audelà de D2 à 4 fois et demi environ cet intervalle.
- » Pour montrer l’allure des courbes, je citerai des nombres relevés sur un cliché, mais uniquement à titre d’exemple, comptant prochainement donner des résultats plus précis. Les valeurs des coordonnées a- et y sont relatives aux courbes extérieures à l’intervalle DJ)*, car dans cet intervalle les courbes s’entrecroisent pour donner l’aspect de la figure ci-après; ce phénomène est, du reste, symétrique par rapport aux points d’intersection du spectre et de chacune des raies D, et D2. Les nombres suivants sont évalués en unités arbitraires :
- Distances des raies D, Ds = 70.
- 3°
- 50
- 30,2
- 22,5
- <7,5
- 8
- 5,2
- 3,5
- 40
- 50
- 7o
- r2-
- 97
- 5-5
- » On voit par ces nombres que, dans une partie, les courbes affectent une allure hyperbolique.
- » De part et d’autre des raies D, et D,, la
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- vapeur de sodium présente donc une dispersion anomale très notable, différente pour chacune de ces bandes, qui manifestent ainsi une individualité propre, la valeur du coef-
- Fig. i et 2.
- ficient angulaire des tangentes aux courbes augmente considérablement pour des longueurs d’onde de plus en plus voisines de celles des bandes. Dans le spectre du troisième ordre, du réseau, alors que la valeur de-^- était environ 0,00144 pour la région jaune, cette valeur atteint pour les régions voisines des raies D, et D2, où les tangentes aux courbes sont presque verticales, des valeurs environ 20 000 fois plus grandes.
- » Si l’on rapproche cette observation des faits constatés par MM. Macaluso et Corbino, dans leur expérience, on reconnaît que les régions du spectre, pour lesquelles les pouvoirs magnétiques de la vapeur de sodium sont plusieurs milliers de fois plus grands que ceux des radiations voisines, sont également les régions où les valeurs de deviennent plusieurs milliers de fois plus grandes.
- » Pour les longueurs d'onde qui subissent des rotations magnétiques de 45e’, 90°, 1800, le premier examen des courbes montre que les coefficients angulaires des tangentes varient sensiblement dans les mêmes rapports ; en outre, aux points qui correspondent à des rotations magnétiques égales, les tangentes sont sensiblement parallèles.
- » Ainsi, sur la courbe dont les coordonnées sont citées plus haut, on peut relever les points correspondant aux longueursd’onde pour lesquelles, en répétant l’expérience des auteurs italiens, j’avais obtenu des rotations
- et de 90°. On tro
- àr
- Près de D, !
- 15:5
- 0.86
- » Il ne faudrait pas sur la précision de ce; nombre
- toutefois s’illusionner résultats, car pour les des deux tableaux ci-dessus on pourrait faire une erreur d'une unité. J’ai cité ces nombres uniquement pour montrer tout le parti que l’on peut tirer de l’expérience présente dans l’étude expérimentale des lois de la dispersion anomale, étude que je poursuis en ce moment.
- » Il semble donc bien établi, par ces rap-
- prochements, que les valeurs de-^- , ou plus exactement, comme je l’ai montré antérieurement, les valeurs de >. donnent les valeurs relatives des rotations magnétiques, pour les longueurs d’onde correspondantes.
- » J’ajouterai que l’expérience précédente, répétée avec la vapeur du lithium, a manifesté la dispersion anomale de part et d’autre de la bande rouge caractéristique.
- .«,En résumé, l'expérience qui fait l’objet de la présente Note conduit aux résultats
- » i° Elle donne un moyen simple d'étudier la dispersion anomale des vapeurs incandescentes, et de mesurer la grandeur de ce phénomène dont l’importance, depuis la découverte de M. LeRoux, semble croître à mesure que les procédés d’investigation deviennent plus délicats ;
- » Cette expérience met en évidence le rôle fondamental de l’expression À-rr-dans le phénomène de la polarisation rotatoire magnétique ; elle confirme la formule que j’ai établie antérieurement et conduit à rejeter pour l’expression de ce phénomène les formules données par divers physiciens : ces formules contiennent toutes le terme (11—X-^-) dont les variations ne sauraient
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- s’accorder avec les résultats de l’expérience de A1M. Macaluso et Corbino :
- » 3U Elle donne l’explication complète de l’expérience des auteurs italiens en confirmant les vues émises dans la Note que j’ai publiée antérieurement. »
- Sur une nouvelle action subie par la lumière traversant certaines vapeurs métalliques dans un champ magnétique ;
- Par D. Macaluso et M.-O. Corbino (j)
- » Dans une Communication présentée à l’Académie dans la séance du 17 octobre, nous disions en terminant :
- « Nous nous réservons de continuer ces » expériences pour en étudier les particula-» rités et pour étendre ces résultats à d’autres » corps et dans des conditions variées. Dans » une publication très prochaine nous don-» ncronsavec plus d’extension les détails des a expériences exécutées jusqu’ici. »
- 5> Et de fait nous avons déjà depuis plusieurs jours communiqué les détails de ces expériences et les résultats obtenus jusqu’ici à l’Académie des Lincei. M. Becquerel, dans une Communication faite à l’Académie le 31 octobre, signale à nos observations certains détails du phénomène, détails qu’au contraire nous avions communiqués à la Société de physique de Turin dans sa séance du 22 septembre et desquels nous nous occupions dans la Communication faite aux r.incei. Nous devons relever en outre quelques observations, contenues dans notre Communication, qui ont échappé à l’illustre physicien. A la page 64g îi dit :
- « Un fait important, qui ne me paraît pas » avoir été signalé, est que l’écartement des » bandes autour de Dt et 1), est notablement » différent. Je cite à titre d’exemple, etc. »
- » Et ensuite il donne quelques mesures desquelles il résulte « qu’autour de D, l’écar-
- 1*) Comptes rendus, t. CXXVII, p. 951, séance du 5 dé-' cembre 1898.
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- » tement des bandes est environ les trois » quarts de ce qu’il est autour de D3 ». Lh bien dans notre Note nous disions :
- « Pour les deuxD le rapport des distances » auxquelles se produisent d’égales rotations » est à peu près égal au rapportdes largeurs » des raies primitives. »
- » Comme on le sait, et comme il résulte des mesures memes deM, Becquerel et des nôtres, le rapport de D, à D2 est égal à trois quarts.
- » De même, M. Becquerel pense qu’il nous a échappé qu’avec les niçois parallèles ou croisés la position des bandes ne change pas avec l’inversion du champ, tandis quelle change notablement quand les niçois sont à 45°.
- a Or, ces faits furent observés par nous dès le commencement de notre travail et nou s en avons implicitemen 1 fait mention dans notre brève Note, disant « que la rotation « des plans de polarisation se produit dans » le sens du courant magnétisant et, par con-» séquent, sc renverse avec l’inversion des » champs ». Plus loin, dans sa Communication, M. Becquerel affirme que les phénomènes étudiés par nous sont la conséquence de certaines idées théoriques précédemment développées par lui et conformes aux résultats des expériences de M. Cotton sur la polarisation rotatoire magnétique de certains liquides.
- » Il nous semble cependant qu’on veut opérer un rapprochement trop intime entre des expériences qui peuvent bien présenter quelques analogies, mais qui offrent aussi des différences très tranchées. De plus, dans le cas du phénomène observé par nous, suivant les hypothèses de M. Becquerel, très ingénieuses, il est vrai, mais pas toujours confirmées par l’expérience, près du bord d’une raie d’absorption d’une vapeur incandescente, comme dit l'auteur, la même expression « doit être considérée comme deve-» nant infiniment grande ». Cela correspondrait à une très grande variation de l’indice
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- dans le voisinage de la bande. Cela ne peut se produire que de deux façons : ou la courbe qui donne les n en fonction de ). a, dans la région correspondant à la raie, un point d’inflexion, ou elle a un maximum. La première hypothèse impliquerait une diminution très rapide de n d’un côté de la raie et une augmentation très rapide aussi de l’autre côté. Cependant une diminution très grande de l’indice n dans une région quelconque est admissible, car cet indice, dans tout le spectre près des bandes d’absorption, est peu supérieur à l’unité, et il ne peut jamais avoir une valeur inférieure à l'imité.
- » Suivant l’autre hypothèse, l’expression \ , même très grande, aurait des signes
- opposés des deux côtés de la bande d'absorption et très près des bords: par conséquent, suivànt la théorie en question, on devrait observer une rotation magnétique des plans, inverse des deux côtés, ce qui est contredit par les résultats de nos expériences, confirmées par M. Becquerel lui-même, suivant lesquelles la rotation des deux côtés d’une raie marche dans le sens du courant magnétisant.
- » Les expériences en question sont, par conséquent, bien loin de rentrer dans le champ des phénomènes à prévoir en s’appuyant sur les considérations théoriques susdites et elles ne présentent pas toutes les analogies que croit l’illustre physicien avec celles de M. Cotton('). »
- CHRONIQUE
- Sur la thermopliome par les courants alternatifs. — En 1884. Preeccautilisé pour la transmission des sons les variations périodiques de température provoquées par les courants alternatifs, soit en faisant agir directement sur une membrane les variations de longueur du fil, soit en employant les variations de volume ou de pression produits dans l’air par le changement de température.
- IJ est aisé de se rendre compte qu’on augmente la sensibilité de ce dispositif en superposant au courant alternatif un courant continu. I-e courant variable d'intensité t dégage pendant le temps dt dans la résistance r une quantité de chaleur i*rdt ; si l'amplitude du courant, supposée petite, est la plus grande variation possible de la température est déterminée par iaQr. Si au contraire la variation = /(1 sin 2T.nt porte sur un courant continu dont l’intensité J est grande par rapport à t0, l’amplitude maxima de la variation de température correspondra à aj.dj.r = 2ji0r.
- Dans le premier cas l’appareil reproduira l’octave du son reçu; dans le second cas, il reproduira ce son lui-même.
- Pour vérifier ces considérations, M. F. Braun [Wied. Ann., t. LXV. p. 358-360, mai 1898) a failles expériences suivantes :
- iü Un réseau bolométrique dont la résistance est de 30 ohms environ est intercalé dans le circuit secondaire d’une petite bobine d'induction. Le bolo-mètre se trouve sous un entonnoir de verre, à l'orifice duquel on met l’oreille. Si on lance dans le circuit primaire de la bobine un courant intermittent, on n’entend ni bruit, ni bourdonnement. Mais dès qu’on envoie dans le secondaire un courant constant, indépendant du courant primaire, le bolo-mèlre fait entendre le même bruit qu’un téléphone; si on augmente l'intensité du courant constant, ie son perçu augmente aussi d'intensité. Si on remplace l'interrupteur de la bobine par un microphone,
- (f) A la suite de cette communication, M. Becquerel fait observer qu’il a été un des premiers à rendre hommage à la belle expérience de MM. Macaluso et Corbino; qu’il avait interprété la phrase des auteurs italiens, relative aux
- gnétique est d’autant plus grande que les raies sont plus larges, c'est-à-dire que la matière absorbante est plus abondante dans la flamme; cette phrase, en effet, ne mentionne pas expressément la différence entre les raies D, et D5; enfin il maintient l’explication qu’il a donnée du phénomène et renvoie au travail publié plus haut parles auteurs italiens qui, d’après leur réclamation, ne paraissent pas avoir une idée exacte du phénomène de la dispersion anomale.
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- le bolomètre ne reproduit pas les mots parlés dans le microphone.
- 2° Le bolomètre est placé dans un.circuit qui comprend un microphone et deux ou quatre accumulateurs. Les mots parlés dans le microphone se reproduisent nettement dans le bolomètre ; l'intensité du courant est de o,j à 0,2 ampère.
- La présence d’une force électromotrice constante augmente donc considérablement la sensibilité du thermophone et ce n'est pas seulement un moyen commode de produire les courants intermittents nécessaires à la transmission. AL L.
- Pile étalon au cadmium, de Weston. — Dans un mémoire intitulé : « Etudes physico-chimiques sur la pile étalon au cadmium de Weston » publié dans les Wiedmann's Annalen de mai dernier (t. LXV, p. 344-357)> MM. Ph. Kohnsta.mm et E. Cohen nous fournissent sur cette pile les renseignements suivants :
- La force électromotrice de l’élément Weston (élément Clark dans lequel le cadmium remplace le zinc) a un coefficient de température très faible, ce qui lui donne l'avantage sur l'élémentClark. Cependant MM, Jæger et Wachsmuth, qui en ont fait une étude soignée [Ecl. Elect.,\- XI, p. 88), ont remarqué que certains éléments entre efi et 15" présentent une force électromotrice supérieure de 0,001 volt environ à celle des autres; cette anomalie disparaît quand l’élément est ramené à une température supérieure à 15°. Ces anomalies sont dues selon toute vraisemblance à une transformation du sulfate de cadmium, transformation que MM. Kohnstamm et Cohen se sont proposé de mettre en évidence.
- En premier lieu ils ont cherché le degré d’hydratation du sulfate de cadmium cristallisé, sur lequel il régnait encore une grande incertitude, malgré un grand nombre de déterminations. D'accord avec un certain nombre de leurs devanciers, ils trouvent pour la formule du sulfate de cadmium cristallisé 3CdSO*, 8H20.
- Ensuite ils ont détermine la solubilité du sel dans l’eau : leurs résultats concordent avec ceux de Mvlius et Frunk, mais diffèrent notablement de ceux d’Etard. La courbe de solubilité présente vers I511 un point anguleux correspondant à une variation brusque du coefficient de solubilité.
- L’étudede l’élément Ilg — Hg-SO4 CdSO4 étendu — CdSO4 saturé — HgaS04 — Ilg décèle également une transformation du sel aux environs de 150; l'élément ainsi composé, quand ii a été porté à une tem-
- pérature supérieure à 150, a changé de force électromotrice; celle-ci revient lentement à sa valeur primitive quand on maintient ensuite à une température plus basse.
- Les expériences dilatométriques accusent également la transformation du sel vers la température de 15°.
- Par conséquent, si on veut employer l’élément Weston comme étalon, il ne faut donc jamais l'utiliser qu’au-dessus de 15", M. L.
- Sur la résistance intérieure dos piles-étalons. — La résistance intérieure d'un élément de pile-étalon n'a qu'une importance secondaire ; cependant elle peut intervenir dans certaines mesures, comme par exemple dans l’étalonnage d’un galvanomètre, placé en série dans le circuit de l’élément avec une résistance convenablement choisie. Ce procédé suppose que la résistance de l’élément est négligeable vis-à-vis de la résistance principale.
- M. J. Klemf.ncic a déterminé (Wied. Ann.,\ LXV, p. 917-920, juillet 1898) la résistance des éléments Latimer Clark de formes diverses. La résistance des modèles anglais, avec des tubes de 2 cm de diamètre, varie entre 80 et 100 ohms : si les tubes sont plus larges, cette résistance peut descendre à 30 ou 40 ohms et même à 19. Un élément du modèle de la Reichsanstaldt présente à 2ou,8 une résis. tance de 8620 ou 8350 ohms (suivant la méthode de mesure) et à 11" une résistance de 30 800 — 29300 ohms.
- Cette résistance est non seulement très grande, mais de plus elle varie avec la température d'une manière tout à fait anormale. Le phénomène provient, ainsi qu’011 l a reconnu à la Reichsanstalt, des bulles de gaz adhérentes aux cristaux de sulfate àe zinc: on l'élimine en chauffant l'élcment.
- Le modèle anglais est supérieur au modèle en H, en ce qui concerne la résistance, mais il est moins facile à reproduire exactement. En général, cette résistance des piles-étalons ne paraît pas être constante pour une température donnée; peut-être la variation n’est-elle pas due seulement à l’action de la température sur la dissolution du sulfate de zinc ; de toutes façons, il y a avantage à rendre la résistance aussi faible que possible. M. L.
- Viscosité des liquides dans un champ électrique constant. — Cette question a été étudiée par divers
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- expérimentateurs, en particulier par M. Quincke.
- M. W. ScHAurELOERCir.R expose dans une Note publiée paries Wiedemann'sAnnalen (t. LXV,9.636-640, juin 1898) les raisons qui le portent à penser que les résultats obtenus par M. Quincke peuvent s’expliquer par l'hystércsis diélectrique.
- M. Quincke trouve que l’amortissement des oscillations d’une sphère diélectrique oscillant dans un liquide isolant est plus grand quand le liquide se trouve dans un champ électrique : il en conclut que l’action duichamp augmente la viscosité du liquide. Par contre, \V. Knnig n'a pucon'stater aucune augmentation de la viscosité mesurée par l'écoulement à l'orifice des tubes capillaires.
- il se présente donc une contradiction qu’on peut écarter en interprétant autrement les expériences de Quincke.
- Lorsqu’on charge le condensateur, la sphère placée entre les armatures se polarise ; chaque hémisphère prend une charge de même signe que la charge de l’armature qui lui fait face, ou de signe contraire, suivant que le pouvoir inducteur estplus petit ou plus grand que le pouvoir inducteur du milieu ambiant. 11 en résulte que le champ cesse d’être uniforme et que l’état de polarisation du liquide entourant la sphère change.
- Si la sphère se déplace d’un mouvement périodique dans l’intérieur du liquide, l’état de polarisation de celui-ci subit des variations également périodiques. Comme ces changements de polarisation absorbent de l’énergie, des forces électriques doivent nécessairement prendre naissance, qui, d’une part, font obstacle aux mouvements de la sphère et, d'autre part, mettent le liquide en mouvement. Si le liquide n’est pas un diélectrique parfait, il se produit des courants de conduction, qui entraînent aussi une consommation d’énergie et par suite un amortissement des'oscillations.
- M. Schaufelbergcr a étudié, dans des recherches qui vont être publiées, l'amortissement des oscillations d’un ellipsoïde de révolution en ébonite dans un champ électrique : les nombres qu’il a trouvés sont du même ordre de grandeur que les nombres donnés par M. Quincke pour les liquides. Il est donc naturel d’attribuer l’amortissement à l’hysté-résis diélectrique aussi bien, pour Les solides que pour les liquides.
- Le champ produit par la sphère dépend delà différence Ds — Di entre le pouvoir inducteur DÉ de la sphère et le pouvoir inducteur D; du liquide. Si ce champ influe sur l’amortissement, la grandeur
- de Ds — D; doit influer sur la valeur de la différence , entre les décréments des oscilla-
- tions )• dans le champ, dans un champ nul.
- En comparant les valeurs de À — X données par Quincke aux valeurs — D; (ccs dernières ne sont pas indiquées par Quincke, qui donne seulement D;; mais si on prend pour Dâ les valeurs usuelles pour les substances employées), on ne trouve pas de proportionnalité entre les deux groupes de nombres : ce qui est dû vraisemblablement à diverses causes perturbatrices signaléespar Quincke lui-même. Cependant, aux plus grandes valeurs de Ds — Di correspondent toujours les plus grandes valeurs de À — .
- Les résultats de Quincke signifieraient donc que les liquides qu’il a étudiés (éther, sulfure de carbone, térébenthine) présentent ou de l'hystérésis diélectrique, ou une certaine conductibilité, peut-être les deux à la fois. M. L.
- Eléments magnétiques à Potsdam pour l’année 1897. — Dans une Note publiée dans les Wiede-
- mann's Annalen 't. LXV, p. 951-952), M. Esohenha-gen donne le tableau suivant, calculé d’après les indications horaires d’appareils enregistreurs photographiques, des valeurs moyennes des éléments magnétiques terrestres à Potsdam pendant l’année ,897 : ’
- Déclinaison. . . . , Intensité de la [composante horizon -
- taie.................
- Intensité de la composante verticale .
- Inclinaison..........
- Intensité totale. • .
- Valeur* pour 1897. 10^9,7' O.
- 0,18775 C. G. S.
- 0,4.7398 C. G. S. 66°3Q3’ N.
- 0.47 286 C. G- S.
- — 4,6’
- + 0,00028
- [.es appareils n’ont subi aucun changement, de sorte que ces valeurs sont immédiatement comparables avec celles de l'année précédente. Des données certaines sur la variation séculaire ne peuvent être déduites que des moyennes d’un grand nombre d'années.
- Des perturbations magnétiques de longue durée’ et de grande amplitude se sont produites le 2 janvier, les 2, 20 et 23 avril, les 11, 20 et 21 décembre.
- Le nombre des heures pendant lesquelles se sont produites des perturbations, en y comprenant celles de faible amplitude, est de 425 pour la déclinaison, de 922 pour la composante horizontale,
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- de 346 pour la composante verticale : ce nombre est notablement inférieur à celui de Tannée précédente.
- De très petites oscillations (ondes élémentaires) ont été fréquemment constatées et dans beaucoup de cas ont pu être enregistrées ^run appareil spécial très délicat.
- Les travaux pour le lever de la carte magnétique ont été exécutés dans 32 stations., situées dans une rayon de 40 km autour de Potsdam.
- L’observatoire est menacé d'être troublé dans ses travaux par le nombre croissant de chemins de fer électriques avec câble aérien et retour par les rails ou par la terre. Des expériences seront entreprises prochainement pour déterminer jusqu’à quelle distance l'action d’un pareil chemin de fer se fait sentir. Provisoirement l'observatoire proteste contre la construction de tout chemin de fer de ce genre dans une zone de 15 km de rayon. M. L.
- Le spectre de l’aluminium. — Dans de récentes recherches dont les résultats ont été communiqués à l'Académie des sciences dans la séance du 28 novembre, M. A. de Gramont a constaté dans les spectres d étincelles de certains corps simples (aluminium, tellure, selinium' l’absence de plusieurs raies d’intensité notable données généralement comme appartenant à ces corps.
- Pour l’aluminium, M. de Gramont attribue les divergences entre ses résultats d’observation et ceux des autres expérimentateurs à ce que le perfectionnement des procédés électrochimiques a permis de préparer un aluminium de plus en plus pur. Aussi ses résultats fournissent-ils un moyen simple de contrôler la pureté de ce métal et en particulier l'absence de silicium.
- Il a, en effet, reconnu qu'avec des lames d’aluminium dont la fabrication remonte à une vingtaine d’années on observe quatre raies, deux dans le rouge et deux dans le vert, qu’on ne retrouve pas dans le spectre de l’aluminium de fabrication récente. Ces quatre raies, dont trois sont attribuées à l’aluminium dans les ouvrages classiques, d'après les observations de Thalen, appartiennent en réalité au silicium. Suivant M. de Gramont, si Thalen n’a pas attribué à l’aluminium la quatrième de- ces raies, bien qu’il ait dû l’apercevoir, c’est qu’elle se confond presque avec une raie de l’air et que Thalen Ta attribuée à ce gaz. C’est, en effet, ce qui parait bien'résulter de la comparaison des longueurs d’onde données dans le tableau suivant des trois raies attribuées par
- Thalen à l’aluminium, d’une des raies de l'air et des quatre raies du silicium :
- 637.13 ” 636,97
- 634,48 » 634,22
- 503,66 » 50b
- » 504.51 504.55
- M. de Gramont signale une autre raie (1 = 464,52) que, d’après les observations de MM. Ilartley et Adeney. plusieurs ouvrages attribuent aussi à l’aluminium. Cette raie n’appartient pas à ce métal, comme d’ailleurs MM. Hartley et Adeney l’ont eux-mêmes indique dans leur mémoire original où il est dit qu'elle est due au fer ou à d'autres impuretés; M. de Gramont la croit simplement duc à
- Interrupteur rotatif rapide de Guilloz pour bobines de Ruhmkorff. — Dans la séance du 16 décembre de la Société de physique, M. Broca donnait la description suivante d’un trcmbleur rotatif très rapide imaginé par le Dp Guilloz, de Nancy :
- L’extrcmité de Taxe d’un petit moteur électrique faisant 2 000 à 2 200 tours par minute porte un disque de cuivre isolé de Taxe par un cylindre d’ébonite. qui lui est concentrique. Un balai sert de prise de courant en frottant sur un anneau de cuivre brasé concentriquement sur Je disque du côté de la dy-
- L’autre face du disque porte une tige coudée, sorte de vilebrequin, dont l’autre extrémité tourne dans un pivot fixe. Les sommets de celte tige coudée, projetéssurle disque,déterminent les sommets d'un polygone régulier centré sur Taxe de la dynamo. Ces sommets servent de tête à des bielles de cuivre articulées, dont la dernière vient, quand elle est au bas de sa course, plonger dans du mercure servant de seconde prise au courant et recouvert dune couche d’eau. Les tiges tricotent donc avec la même différence de phase.
- Un donnant un grand rayon au bras du vilebrequin, ce qui est mécaniquement facile, malgré la grande vitesse; en choisissant convenablement la largeur des bielles, on arrive à restreindre la durée du contact.
- Dans le trembleur composé de trois tiges, que M. Guilloz utilise depuis deux ans, la course maximum est de 5 cm; il y a 100 interruptions à la seconde et une durée de contact qui peut être réduite à moins de de seconde.
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- L autre axe de la dynamo peut porter le même système décalé de 90°, ce qui double le nombre des interruptions.
- Entin ia robustesse de ce trembleur montre que, pratiquement, on pourrait augmenter encore le nombre des tiges et la longueur des bras du vilebrequin.
- Emploi de l’acétylène dans les moteurs à gaz. — Nous avons signalé antérieurement les essais faits par M. Ravel [Écl. Élect., t. IX, p. 526, 12 décembre 1896-, et par AI. Cuinat (Éci. Élect., t. XII, p. 140, 10 juillet 1897), en vue d'utiliser l'acétylène mélangé d’air pour actionner les moteurs à gaz. Des essais ont été effectués dans le même but par M. F. Gro-ver, de I.eeds;mais tandis que M. Ravel et M. Cuinat opéraient sur des moteurs à gaz et cherchaient directement dans quelles proportions devaient être mélangés 1 air et l’acétylène pour que lefonctionne-ment de ces moteurs soit régulier et économique, M. Grovcr s’est uniquement occupé de mesurer les pressions développées par l'explosion de mélanges en proportions diverses et sous différentes pressions. Bien qu en quelque sorte préliminaires ces essais nen sont pas moins intéressants ; en voici le résumé d’après Engineering du 9 décembre :
- mateiiel des essais consiste en un générateur d’acétylène et une chambre d'explosion en fonte dans laquelle on faisait exploser, au moven d une étincelle électrique, les mélanges d’air et d’acé-l)lène. I.a pression produite par l’explosion était mesurée a l’aide d’un indicateur enregistreur Crosby. La vitesse de rotation du cylindre d'enregistrement était évaluée au moyen d'un dispositif ingénieux : une montre avec aiguille a secondes centrale était placée sur un plateau dont l'axe portait une petite poulie ; un fil passant sur cette poulie reliait cct axe à celui du cylindre d'enregistrement, de telle sorte que le mouvement du cylindre produise un mouvement de la montre, inverse du mouvement des aiguilles ; on modifiait la vitesse du cylindre jusqu’à cc que l'aiguille, sollicitée par ces deux mouvements inverses, reste immobile dans 1 espace ; la vitesse de rotation du support de la montre se trouvait alors connue, et pour en déduire celle du cylindre d'enregistrement il suffisait de mesurer le rapport des rayons des poulies sur lesquelles passait le fil d’accouplement.
- Lne première série d’expériences a été faite avec des mélanges à la pression atmosphérique. Pour que
- I l’explosion se produise dans ces conditions, il faut qu’il y ait au plus 18 volumes d’air pour 1 d’acétylène. Les pressions obtenues avec des mélanges faits dans cette proportion sont environ trois fois aussi grandes que celles que donnent des mélanges d'air et de gaz de houille dans la même proportion; la vitesse d’inflammation est aussi beaucoup plus rapide avec les premiers qu'avec les seconds. Avec un mélange de 7 volumes d’air et 1 d'acétylène, la pression atteint 7,78 kg par cm2.
- Dans une seconde série, les mélanges étaient préalablement comprimés à deux atmosphères. Dans ce cas, le maximum de pression est donné par un mélange de 11 volumes d’air pour 1 d’acétylène ; cette pression maximum est de 13,80 kg par cm5.
- Une dernière série d’expériences a été faite sur des mélanges dont la compression était de'satmosphères. Un mélange de 11 volumes d air pour 1 volume d’acétylène donnait dans ces conditions une pression de 24.5 kg par cm2 ; il est probable que des mélanges plus riches en acétylène eussent donné des pressions plus élevées, mais l'auteur, craignant que son appareil ne supportât pas ccs pressions, ne put le constater. Avec cette compression initiale à 3 atmosphères, un mélange contenant 30 volumes d’air pour 1 d’acétylène pouvait faire explosion ; la pression produite était alors de 12,6 kg : cm2.
- De l’étude .des diagrammes relevés. M. Grover conclut qu au point de vue thermodynamique l'acétylène est plus avantageux que le gaz de houille pour l'alimentation des moteurs, mais qu'au point de vue pécuniaire l'avantage reste au gaz de houille; le cheval-heure produit par un moteur à acétylène reviendrait, en effet, à environ 28 centimes au prix actuel de vente du carbure de calcium.
- La traction électrique sur le prolongement du chemin de fer d’Orléans dans Paris. — Comme nos lecteurs le savent la Compagnie du chemin de fer d’Orlcans exécute actuellement d'importants travaux en vue de prolonger sa ligne principale jusqu'à la nouvelle gare que l'on construit, au quai d’Orsav, sur remplacement de la Cour des comptes. Ce prolongement, long de 3700 m, sera souterrain sur 3 J ou m. Diverses raisons ont amené la Compagnie à employer la traction électrique sur ce prolongement; ces raisons et les dispositions générales de l'installation ont été exposées dans la
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- livraison de novembre de la Revue générale des chemins de fer :
- Choix DE la traction. — La grande fréquentation de la ligne et surtout le séjour prolongé des machines dans la gare lèrminus interdisaient l'emploi de locomotives ordinaires sans précautions spéciales. La Compagnie a reconnu de suite la difficulté d’assurer la ventilation de la gare du quai d'Orsay par les procédés connus, même au prix d'une grosse dépense d'établissement et d’exploitation : d’où l’obligation de remorquer les trains avec des locomotives sans fumée.
- Le changement de machine à la gare d'Austerlitz, dans les deux sens, ne présente pas d’ailleurs les inconvénients qu’on serait tenté de lui attribuer. Et d’abord presque tous les trains doivent s'arrêter k Austerlitz, parce que cette gare assurera seule le service de la poste et des messageries, et parce qu’elle desservira environ un tiers de Paris. Or, cet arrêt, en raison même de l’importance du trafic, ne pourra être inférieur à deux minutes, et ce temps est suffisant pour un changement de machines avec des voies bien disposées; l'emploi de machines spéciales sur le prolongement ne retardera donc pas les trains, fî va de soi que certains trains deluxe pourront être admis sur le prolongement avec leurs machines ordinaires, sans arrêt à Austerlitz, parce qu'ils ne suffiront pas à vicier l’air du souterrain et de la gare.
- D’autre part, si les trains avaient été remorqués jusqu’au quai d’Orsay par les locomotives ordinaires. celles-ci auraient dû fréquemment parcourir le prolongement haut le pied pour venir du dépôt ou y rentrer. On a calculé que l’augmentation du nombre de marches qui en serait résultée aurait atteint 58 p. 100. L’emploi de locomotives sans fumée, pouvant stationner indéfiniment au quai d’Orsay, présente donc de ce chef'un avantage très important, étant donné que la circulation sur ce tronc à deux voies prendra sans doute dans l'avenir un développement considérable.
- Enfin, indépendamment de toute considération de traction, la Compagnie était amenée à créer une grande usine électrique (750 kilowatts) pour achever la suppression de l’éclairage au gaz dans ses gares actuelles d’Austerlitz et d’ivry et pour alimenter l'éclairage électrique et les petits moteurs du prolongement. Il était donc naturel qu’on 'étudiât l’extension de cette installation pour lui faire assurer la traction des trains jusqu'au quai d’Orsay.
- Dans ce but la Compagnie envoya aux États-
- ÉLECTRIQUE T. XVII. — Nü52.
- Unis un groupe d’ingénieurs avec mission de vérifier si ia traction électrique des trains lourds qui y est pratiquée présente des garanties suffisantes de bon fonctionnement, et de se rendre compte de ce qu’elle coûte.
- Les résultats de ce voyage d’études indiquent nettement que la traction électrique des trains lourds n’exige aucune disposition qui n'ait déjà été largement sanctionnée par la pratique américaine : on peut donc l'adopter sans crainte d'insuccès ni même de tâtonnement. Quant à son prix, il dépend dans chaque cas des circonstances locales. Si l’usine génératrice peut être composée de grosses unités et si les divers services à alimenter assurent une production suffisamment régulière, la traction électrique à petite distance peut devenir plus économique que la traction par locomotives ordinaires, Dans le cas particulier de la ligne de quai d’Orsav, la Compagnie d’Orléans estime que la traction électrique ne coûtera pas plus que ia traction par des locomotives à vapeur semblables à celles qu’elle emploie sur la ligne de Sceaux.
- Le mode de traction étant ainsi arrêté, il restait à déterminer sous quelle forme serait produit el distribué le courant électrique. Sans doute la traction sur les 4 km du prolongement aurait été alimentée directement en courant continu à'5 ou 600 volts, si l’usine eût pu être placée à proximité de la section. Mais à l’emplacement qui s’imposait à la Compagnie, à plus de 5 km du quai d’Orsay. il devenait plus économique de produire du courant à haute tension et de le transformer dans des sous-stations. Le courant triphasé a été préféré parce qu’il peut être employé directement à tous les usages, parce qu’il donne le minimum de poids de conducteurs, parce qu’enfin il permet d’atteindre économiquement des points très éloignés.
- En choisissant pour l'usine un emplacement très largement extensible et en adoptant une distribution à haute tension, la Compagnie s’est donc réservé la possibilité de rattacher plus tard à l'usine d’ivry d’autres applications. Telles sont les considérations qui ont guide la Compagnie dans l’établissement de son projet, qui vient d’être approuvé par décision ministérielle du 4 août 1898 et dont les dispositions peuvent se résumer ainsi qu’il suit :
- Étendue et système de la distribution d’énergie électrique. - La distribution d’énergie électrique alimentera non seulement la traction des trains entre les gares d’Austerlitz et du quai d'Orsay (150 trains par jour environ, pleins ou vides) mais
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- 24 Décembre 1898.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 543
- aussi l’éclairage, la manœuvre des pompes d’épuisement et d’alimentation et des nombreux petits moteurs (ascenseurs, cabestans, chariots, etc-) des installations de la Compagnie, entre les fortifications et le quai d’Orsay, sur un développement de
- L'énergie sera produite sous forme de courant triphasé à 5 500 volts et 25 périodes par seconde par une usine unique située dans la gare des marchandises d'ivry, près du pont de Tolbiac, à 5300 m du terminus du quai d’Orsay. Le courant primaire ne sera utilisé directement, avec ou sans réduction de tension, que dans quelques moteurs fixes à marche régulière, comme ceux des pompes. Les locomotives électriques, les petits moteurs à marche intermittente et l’éclairage, qui comprendra principalement des arcs en vases clos, seront alimentés en courant continu obtenu par la transformation du courant triphasé. Le courant continu de la traction et des petits moteurs sera produit à 550 volts dans deux sous-stations de transformation établies l’une au quai d’Orsay et l’autre à Austerlitz. Le circuit de l’éclairage, à 500 volts divisés en quatre ponts par des égalisatrices, sera entièrement distinct de celui de la traction : les appareils de transformation qui l'alimenteront seront placés dans les deux sous-stations du quai cl’Orsay et d'Austerlitz et dans l'usine génératrice. Chacune des deux sous-stations possédera en outre une puissante batterie d’accumulateurs montée normalement en dérivation sur le circuit de traction, mais pouvant aussi alimenter le circuit d’éclairage.
- Usine génératrice d'ivry. — L'usine d’ivry comprendra deux groupes électrogènes de 1 ooo kilowatts donnant du courant triphasé à 5 500 volts à la fréquence de 25 périodes par seconde.
- Le bâtiment de l’usine sera construit immédiatement en vue de l'addition d'un troisième groupe.
- Sous-stations. — iu Circuit de traction à 550 volts. — Le courant continu de traction à 550 volts sera obtenu par des convertisseurs rotatifs qui recevront le courant triphasé apres abaissement de 55°o volts à 550 par des transformateurs fixes. Chacune des deux sous-stations possédera deux convertisseurs de 250 kilowatts à 500 tours par minute. La caractéristique de ces appareils sera établie de telle façon que les accumulateurs montés en dérivation fournissent le supplément de puissance absorbée par les trains pendant la courte période du démarrage.
- 20 Circuit d'éclairage. — Ce circuit sera alimenté à 500 volts par six transformateurs rotatifs de 100 kilowatts, chacun répartis par deux entre les deux sous-stations et l’usine d’ivry. Ces transformateurs seront formés de l’accouplement sur le même arbre d’un moteur triphasé synchrone sous 5 500 volts, et d'une dynamo à courant continu à 500 volts. L’emploi de ces moteurs synchrones affranchira complètement l’éclairage des variations brusques que subira le circuit de traction.
- Presque tous les arcs et beaucoup de lampes à incandescence seront groupés en série sous 500 volts : aussi la division du courant en quatre ponts n’cxigc-t-elle qu’une faible puissance, à savoir deux égalisatrices de 20 kilowatts dans les trois stations de transformation.
- 30 Accumulateurs. — Chacune des deux batteries d'accumulateurs aura la capacité de 1 100 ampères-heure, pour la décharge en une heure. Elles pourvoiront aux à-coups de la traction, elles régulariseront la marche de l’usine ; enfin, en cas d'interruption du courant primaire, elles pourront assurer l'éclairage pendant plusieurs heures.
- Conducteurs. — La distribution primaire sera faite au moyen de câbles à trois fils fortement isolés et armés, enterrés dans le sol ou placés dans des caniveaux en maçonnerie. Le courant secondaire de traction sera distribué le long des voies par un troisième rail isolé au moyen de blocs de bois parafmé, posés sur les traverses. Le retour du courant se fera par les rails mêmes de la voie. I.e troisième rail sera placé latéralement à la voie, vers l’extérieur. Toutefois dans la traversée des appareils de voie, on devra le placer de l'autre côté de la voie, soit même dans l'axe de la voie : aussi les locomotives seront-elles munies de trois frotteurs à l’avant et de trois à l’arrière. Elles porteront en outre deux archets pour capter le courant par lils aériens, la Compagnie prévoyant l'emploi de ces fils au-dessus du faisceau de l’entrée en gare du quai d’Orsay et sur certaines voies de manœuvre.
- Locomotives électriques- —Les locomotives, au nombre de huit, seront à quatre essieux, tous moteurs. avec la forme générale de la locomotive américaine d'Hobokcn, qui dérive de son aînée la locomotive de Baltimore- Le moteur de chaque essieu sera constitué par une dymamo-série entraînant l’essieu par un engrenage simple, suivant la disposition ordinaire des tramways. La mise en marche sera commandée par un régulateur série-parallèle à soufflage magnétique.
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- Chaque locomotive aura une puissance normale de 500 kilowatts ; elle pèsera sans surcharge 40 tonnes et, avec surcharge de 45 à 46 tonnes, poids adhérent nécessaire pour remorquer un train cle 250 tonnes (machine comprise) du quai d'Orsay à Austerlitz en 7 minutes, sans arrêt intermédiaire, et pour démarrer un train de 350 tonnes sur la rampe maxima de 11 millièmes.
- Consommations et dépenses. —L’éclairage et les petits moteurs, des fortifications au quai d'Orsay, absorberont annuellement 1720000 kilowatts-heure, avec une puissance maxima de 500 kilowatts. On prévoit que la traction absorbera annuellement 1 420 000 kilowatts-heure quand la circulation des trains aura pris son développement normal (150 trains par jour, pleins ou vides).
- Dans le trajet du quai d'Orsay à Austerlitz et inversement, en 7 minutes, sans arrêt intermédiaire, ia consommation d’énergie comptée sur la machine et évaluée à 27 watts-heure par tonne km (machine comprise) absorberab5o kilowatts-heure au démarrage et 250 kilowatts-heure en pleine marche.
- La dépense d'établissement de l’usine, du circuit primaire, des sous-stations et du circuit secondaire de traction, ainsi que la fourniture des huit Locomotives est évaluée à 3 058 000 fr.
- Toute l’installation sera prête â fonctionner à la fin de 1899.
- Sur l’arc électrique enfermé. — M. F. Lotir a fait l’étude des relations qui lient la longueur, la force clcctromotrice et l’intensité du courant d’un arc voltaïque obtenu avec force électromotrice constanîeet en vase dos (L'Elettricista, t. VII. p. 241, novembre 1898). Le milieu ambiant était un mélange d’azote et d’oxyde de carbone tel qu’on l’obtient en enfermant l'arc dans un vase plein d'air, par combustion partielle du carbone. Après avoir remarqué que les caractères de l’arc dépendent de la forme et des dimensions du récipient, lesquelles influent sur les phénomènes acoustiques produits, M. Lori a employé comme récipient un vase cylindrique ayant environ 7 cm de diamètre et 20 cm de hauteur. Cette forme se rapproche de celle que l’on donne industriellement à l’enveloppe des arcs électriques.
- L’arc obtenu est assez tranquille, mais pas complètement, car il est impossible d’éviter le faible sifflement qui accompagne généralement la production de l’arc enfermé.
- La méthode employée est la même que celle de
- M™ H. Ayrton {L'Éclairage Électrique,, t. IX;, et l’auteur, en reprenant les expériences faites par celle-ci sur l’arc libre, a obtenu des résultats conformes.
- La relation entre la différence de potentiel et la longueur de l’arc pour une intensité déterminée du courant peut être représentée avec une exactitude suffisante par une ligne droite. Les droites ont été tracées pour différentes valeurs de l’intensité, ainsi que les hyperboles qui représentent assez bien le coefficient angulaire et l'ordonnée à l’origine des droites précitées en fonction de l’intensité.
- F.nfin pour faire la comparaison de l’arc libre et de l'arc enfermé, l'auteur a représenté, sur' un même diagramme, les droites correspondantes pour les deux sortes d’arcs aux différentes intensités. Il déduit de là les remarques suivantes :
- Avec l’arc enfermé on peut obtenir une plus grande variété de potentiel qu’avec l’arc libre. L'augmentation de potentiel correspondant à une augmentation donnée de la longueur de l'arc enfermé est généralement supérieure à celle de l’arc libre.
- Pour les faibles courants, le potentiel de l’arc enfermé est notablement supérieur à celui de l’arc libre ; pour les forts courants, il n'est que faiblement inférieur.
- Cette étude de M. Lori était précédée de quelques indications pour mettre en évidence les oscillations du courant lors de la production de phénomènes acoustiques dans l’arc. Ces indications ont été déjà données par M. Simon, il y a quelque temps (L'Éclairage Électrique, t. XV, p. 69). G.
- Sur la réduction des minerais de fer au four électrique. — D'après L'Industrie électro-chimique, le capitaine Stazzano expérimente actuellement, dans les usines de la Société électrique anglo-ro-maine, un four électrique de son invention en vue du traitement des minerais de fer. Le four d’essai, haut de 3 m, contient deux électrodes; il a la forme ordinaire des hauts fourneaux et est construit en briques réfractaires sauf au voisinage des électrodes' où l’on met des briques de charbon de cornue. 11 est alimenté par des agglomérés, de forme sphérique de minerai et de charbon.
- Dans un des derniers essais la production a été de 30 kg de métal en une heure, avec une intensité de courant de 1 8ou ampères sous 50 volts.
- Le Gérant: C. NAUD-
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- Tome X^II.
- Samedi 31 Dét
- (rtrre 1898
- L’Éclairage Électrique^
- REVUE HEBDOMADAIRE D’ÉLECTRICITÉ V
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. CORNU, Professeur à l’École Polytechnique, Membre de l’Institut. — A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. POTIER. Professeur à l’École des Mines, Membre de l’Institut. — , J. BLONDIN, Professeur agrégé de l’Université.
- ACCUMULATEURS POUR AUTOMOBILES ÉLECTRIQUES
- DE LA SOCIÉTÉ ANONYME POUR LE TRAVAIL ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX
- U’accumulatcur construit par la Société pour le travail électrique des métaux, qui fait l’objet de cet article, a été étudié spécialement en vue de l’application de la voiture automobile électrique au service des fia-
- Le but que s’est proposé la Société était d’obtenir avec un élément d’un poids relativement restreint une capacité • suffisamment élevée, tout en conservant aux électrodes, en particulier aux électrodes positives, une solidité qui leur assurât une durée assez grande pour que l’entretien des éléments soit possible dans des conditions économiques malgré les régimes élevés et variables et les efforts mécaniques qu’ils ont à subirpendant leur fonctionnement.
- Il ne s’agit donc pas d’un accumulateur extra-léger, mais d’un accumulateur véritablement industriel.
- Les électrodes négatives de ces éléments sont d’un système dérivé du genre Faure. Comme toutes celles que construit la Société pour le travail électrique des métaux, elles sont constituées au moyen de plaques comportant un quadrillage en plomb servant de
- conducteur et de support à du plomb spongieux provenant de la réduction de chlorure de plomb fondu et coulé en pastilles. Les dimensions relatives des parties actives et de leur support ont été déterminées de façon à obtenir une capacité spécifique très éle-
- Les électrodes positives, au contraire, appartiennent au genre Planté. Les plaques qui les constituent sont composées de bandelettes de plomb gaufré superposées et réunies entre elles par des procédés spéciaux. Le profil de ces bandelettes a été établi après des essais comparatifs prolongés en vue d’obtenir pour les plaques une surface active très développée, une circulation très facile de l’électrolyte et d’éviter toute déformation gênante au cours de la peroxydation progressive du métal dont elle sont formées.
- Les dispositions spéciales adoptées ont de plus l'avantage d’assurer à ces plaques, d’un bout à l’autre de leur vie, une capacité d’une constance remarquable et un rendement très élevé.
- Les capacités des éléments montés au moyen de ccs plaques négatives et positives,
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- par kilogramme d’électrodes, sont les suivantes :
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- Des éléments de ce genre sont actuellement employés par les voitures de place électriques d’une importante compagnie de transports.
- Ils se composent d’un bac d’ébonite contenant 13 plaques, 7 négatives et 6 positives, ayant 110 mm de largeur sur 210 de hauteur. Ces plaques reposent sur un tasseau en ébonite approprié et sont séparées les unes des autres par des plaques ondulées et perforées également'en ébonite.
- Les queues des plaques formant chaque électrode sont réunies par des soudures à une barrette en plomb d’ou émergent des tiges qui traversent le couvercle du bac et sur lesquelles sont soudées les connexions d’éléments à éléments.
- Tabt.kai; I. — Dimensions et poids des éléments-
- ,r , ( de plaques négatives. . . ISombre. . ; , ri 7
- { de p'aques positives. . . 6
- Récipient ( Longueur extérieure, cm. 17
- (Encom- j Largeur extérieure. . » 12.5
- brement). ( Hauteur extérieure. . » 28
- Largeur » 11
- 1 Hauteur » 21
- Plaques . .; Surface (2 faces) . .dcm’. 4.62
- f Surface positive to-
- taie d’un élément. > 27.72
- . à plaques positives . . . kg. 8.4
- 7 plaques ^ extrêmes ...»
- \ négatives./ intermédiaires »
- Poids.- Plaques d'un élément . . » 12
- i Plaques, connexions, li-
- quide et récipient ...» i7
- . Poids totaide 44élémcnts. » 75°
- sont constituées par des
- cables souples de cuivre étamé revêtus d’une gaine de plomb et terminées à chaque extrémité par une tête en plomb percée d’un œil. Chaque élément est réuni à ses voisins par deux connexions sur chaque pôle.
- Les dimensions totales d’encombrement de ces éléments, ainsi que les dimensions et poids des plaques, sont données dans le tableau I.
- Leur énergie spécifique au régime de décharge de 70 watts est de 250 watts-heures et leur poids de 17 kg, y compris l’électrolyte et les doubles connexions. Le tableau II fournit diverses données relatives au régime.
- Tabt.eaii II. — Débit, capacité, puissance, etc.
- Duree de la décharge............
- par dem3 de surface Débit normal \ P^ipe développée, on «nrm par Pla<)Ue P0EltlTI ‘ f par kg d’élément par élément. . .
- 7orce électromotrice par éléments, s.c.wnrr nnr- \ Par kg dC PlaT^'
- . ) par kg d'élément,
- nale en watts./ .. .
- ' par element . . . Capacité spéci- ^ par kg de plaque tique ^ par kg d'élément 1 amp.-heure. - par élément. . .
- I Par k£ dc pla4ue
- I par kg. d’élément
- 1 . i par element .
- s-heure, f 1 ...
- \ pour 44 clérm
- lfnergie e
- ments............
- Poids par kilowatt
- Poids par kw-h
- :-heure pour 44 élé
- 1 plaques i éléments i plaques
- a plaques
- 3 h. 30
- i«3 G,r 2,17 37,7
- 1.90
- 7-76 132 20,8
- 250
- I4»95
- 171
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- La Société pour le travail électrique des métaux construit, aussi pour la traction des voitures automobiles électriques, des éléments d’une capacité spécifique plus élevée, [ mais dont la durée des plaques, positives est
- Ces connexions
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- moindre que celle de scs plaques genre « Planté », tout en assurant encore une centaine de charges et de décharges.
- Dans ces cléments, l'électrode positive est composée de plaques fabriquées par les procédés employés pour la construction des plaques négatives.
- La capacité spécifique de ces éléments pour les régime de décharge de cinq heures et
- au-dessous est de 30 p. 100 au moins supérieure à celle des éléments à plaques positives genre « Planté ».
- Ils ont leur emploi indiqué dans les applications où le prix de revient de l’entretien des accumulateurs ne joue qu’un rôle secondaire par rapport à la légèreté et à la capacité spécifique.
- J. Reyval.
- ETUDE SUR LA TRANSMISSION ET LA DISTRIBUTION DE L’ENERGIE PAR LES COURANTS ALTERNATIFS (P
- XL VERIFICATIONS EXPÉRIMENTALES
- Une machine d’essai a été construite i Société anonyme pour la transmissioi
- la force par l’électricité et essayé dans ses ateliers de Saint-Ouen.
- C’est un alternateur de 60 kw à courants biphasés et à grande réaction d’induit, muni de son excitatrice. On a donné le même nombre de pôles aux deux machines et on les a montées sur un même axe.
- Armature (Voir ligure 14). — Elle est formée par un anneau Paccinotti à denture interne comportant 48 dents et entailles.
- Longueur de l’armature comptée parallèlement à l’axe : 165 mm.
- Diamètre de l’alésage de l’armature : 73g mm.
- L’enroulement est fait avec des barres de cuivre plates. Il est du genre Siemens multipolaire en série, comme le montre le schéma
- de la figure 15. Il y a quatre barres logées dans chaque entaille; les six bobines de chaque phase sont montées en série.
- Inducteur (Voir la figure 14). — Afin de
- (•) Voir L’Éclairage Électrique des 10, 17 et 24 décembre t. XVII, p. 425, 473, et 509,
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- T. XVII. — N-' 53,
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- pouvoir utiliser la même machine comme moteur asynchrone, un inducteur a été constitué par un anneau Gramme Paccinotti à 36 dents et entailles. Dans chaque entaille est logée une bobine de 72 spires de fil de
- Ces bobines sont groupées entre elles de manière à former trois circuits identiques mais régulièrement décalés qui seraient parcourus par des courants triphasés si la machine fonctionnait comm e moteur asynchrone.
- Ces trois circuits sont montés en dérivation entre trois bagues.
- Dans le cas actuel, on pourrait envoyer un courant dans l’inducteur, par l’intermédiaire de deux quelconques de ces trois bagues, soit disposer trois balais écartés de sur le collecteur de l’excitatrice, en désignant par 211 le nombre de pôles de cette machine. Ces trois balais sont reliés individuellement aux frotteurs qui s'appuient sur les trois bagues de l’inducteur.
- Excitatrice. — Elle a six pôles et est montée sur le même axe que l'alternateur. Les tôles qui entrent dans la constitution des deux anneaux sont découpées comme le montre le croquis de la figure 16. Les enrou-
- est du genre Siemens multipolaire en série.
- L’enroulement en dérivation comporte 48 bobines du genre Gramme. Chaque bobine a 12 spires de fil de 0,14 mm.
- Les dimensions des deux anneaux sont portées sur la figure 17.
- Collecteur de J92touches
- Enveloppe en bronze
- Fig. 17.
- lïUMAmr
- L’enroulement en des barres rondes de
- st constitue par de diamètre. 11
- L’enroulement à courant continu du genre Gramme est formé par 484 sur bobines de deux spires chacune.
- Afin d’éviter les étincelles, on a adopté la disposition suivante due à Wcston. Les bobines de rangs impairs ont été groupées entre elles et reliées aux touches de rangs impairs du collecteur, comme si elles eussent existé seules. On a fait de même pour les bobines de rangs pairs.
- L’expérience a démontré l’inutilité de cette disposition. Nous n’avons jamais eu d’étincelles sur ce collecteur, quelle que fut l’intensité du courant recueilli et quel que fût le calage des balais, bien que leur recouvrement fût supérieur à la largeur d’une lame et de ses deux isolants.
- Les anneaux fixes de l’excitatrice avaient
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- etc disposés pour recevoir un circuit inducteur destiné à combattre la réaction d’induit de l’enroulement à courant continu. Ce circuit n’a pas été utilisé au cours des expériences que nous allons relater.
- Expériences. — Cette machine était conduite par un moteur à vapeur vertical de Lecouteux et Garnier pouvant fournir 70 chevaux à la vitesse de 320 tours.
- 1" Relevé des caractéristiques à vide et en court-circuit. On envoie un courant continu, pris au tableau de l’usine, dans l’inducteur, par l’intermédiaire de deux de scs trois bagues.
- i° Caractéristique à vide.
- VITESSE INTENSITÉ VITESSE INTENSITÉ V^xS
- 810 4,95 21 841 33.8 127,5
- 838 7>5° 34 839 39 135^ 5
- 840 10 46>5 840 46 i49
- 836 II,TO 47 836 154
- 833 14,30 60,5 839 57 160
- 840 15.80 83.7 84O f>4,5 104,5
- SS7 20 80 8.35 76 ‘74
- 835 25,10 ï03 839 89 i;7.5
- 84^ 29,60 117i 5 840 95 192.5
- 20 Caractéristique en court-circuit.
- VITESSE JE JE INsitê"
- S39 5n 12 840 129,5
- 838 7.9 22,5 834 50.5 157
- 840 10,2 29 830 56,5 171 ^5
- 836 14,6 42. s 840 62 187,5
- 840 21,1 t>2,$ 840 75 230
- 839 26,1 80 835 82 262
- 836 29.5 89 839 IOI 301
- 84» 34 103 *
- Les deux caractéristiques sont tracées sur iafigure 18.
- On remarquera la grandeur de la réaction
- d’induit de cette machine. Il faut 28 ampères d’excitation pour produire le voltage normal à vide, en tournant à la vitesse normale. Il faut <51 ampères, soit 3,15 fois plus de courant pour faire passer l’intensité normale dans l’armature fermée sur clie-mème. Or, avec*' les alternateurs excités à la manière ordinaire, il est admis comme règle pratique, que l’intensité du courant d’excitation qui fait passer l’intensité normale dans l’armature fermée sur elle-même doit ctre inférieure au tiers de l’intensité du courant d’excitation qui détermine le développement du voltage normal dans la machine fonctionnant à vide.
- En revanche, lorsque la machine débite à un courant normal, le nombre d’ampères-tours. efficace de l’armature, par chaque c. ni. du développement de sa face regardant
- l’entrefer est égal à - — 225, alors
- 0 73>9^ 05
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- 55o
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. — N° 53.
- que ce nombre ne dépasse pas 70 dans les alternateurs à voltage constant, excités à la manière ordinaire.
- L’intensité du flux dans l’entrefer de notre machine est la même que dans les autres alternateurs et il ne nous coûte pas plus cher à produire car l’entrefer se trouve réduit à 3 mm, ce qui est très suffisant comme jeu et la force magnétisante de l’inducteur, au lieu de servir à développer un flux a travers un large entrefer sert, avant tout, à détruire la réaction d’induit de l’armature.
- Il en résulte que toutes choses égales d’ail-leurs, on aura une même carcasse de machine, un même inducteur et une même dépense d’excitation; rien qu’en augmentant le poids de cuivre enroulé sur l’armature, la puissance de l’alternateur dimensionné, comme il vient d’être dit, est devenue-~-= 3,2 fois plus grande que celle d’un alternateur dimensionné suivant les principes généralement adoptes.
- Expériences en charge. — Cet alternateur, muni de son excitatrice, a été essayé en charge de la manière suivante :
- Entre les bornes de chacun de ses circuits d’armature, Ton avait branché deux dérivations comprenant :
- La première, l’un des circuits à basse tension d’un transformateur biphasé de 2500 kvv;
- La seconde, un rhéostat à résistance variable.
- Dans ces conditions, il ne devrait guère passer que du courant déwatté dans la première dérivation et du courant watté dans la seconde. On faisait varier le débit de l’alternateur en agissant sur le rhéostat.
- Cette machine a été essayée telle qu'elle est sortie de l’atelier, sans avoir subi aucune correction et sans avoir été munie de ses appareils de réglage. Voici les résultats obtenus ;
- Les glissements de la courroie qui commandait la machine devenaient très considérables dès que le débit dépassait 200 ampères par phase et ils ont empêché que celui-ci fût
- poussé au delà de 250 ampères. Le calage des balais est demeuré invariable pendant toute la durée de ces essais et on n’a constaté aucune trace d’étincelles sur le collecteur.
- DÉ vn>
- VITESSE du clrcu t-sinus. du wrcu. -cosmos. iaUI
- parminaîe Courant Courant Courant Courant des deux
- déwatté. watté. déwatté. watté. circuits.
- ;t,2 794 74.8 : 74-5 » 92 r|4
- -89 76 63 75 93 116
- 794 76.5 75 "6,5 73 118
- 786 79 35 79 73 114.5
- 770 80 106 80 103 116,5
- 772 79 125 79 122 h3,5
- 780 80 120 80 120 U5,5
- 792 79 152 79 I55 no.s
- 770 79 «s 79 i55 114
- 788 77-5 192 77,5 205 no
- 762 77-5 223 77-5 228 104
- 754 74 240 74 250 96
- L’excitatrice s’amorce d’elle-même sous l’influence du magnétisme rémanent des inducteurs de l’alternateur. Lorsque la machine tourne à vide, son voltage est sensiblement inférieur à sa valeur normale : il conviendrait d’augmenter de 15 p. 100 environ les dimensions de l’anneau de l’excitatrice dont les circuits à courants alternatifs sont montés en dérivation.
- Il conviendrait, au contraire de diminuer les dimensions de l’anneau de l’excitatrice dont les circuits à courants alternatifs sont montés en série. En effet, la machine est légèrement surcompoundée et la baisse de voltage finale ne doit être attribuée qu’à ia diminution de vitesse due aux glissements de la courroie.
- Néanmoins nous ne croyons pas qu’aucune machine existante à très faible réaction d induit donne une semblable constance de voltage lorsque son excitation ne subit aucun réglage.
- Expériences de synchronisation. — On a
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 55'
- monté cette machine en parallèle avec l’un des alternateurs à courants biphasés de 250 kw de l’usine de Saint-Ouen. Ceux-ci tournent à la vitesse de 67 tours par minute et sont commandés par des machines à vapeur monocylindrique.
- On a d’abord constaté la grande aptitude du nouvel alternateur à fournir des courants déwattés par la grande réduction qu’il a été possible de faire subir à l’excitation de l’alternateur de 250 kw, le voltage aux bornes conservant sa valeur normale.
- Ensuite on a pu :
- r° Supprimer l’introduction de vapeur dans le moteur de 70 chevaux, sans que l’on ait eu à constater d’autre phénomène que le changement du brin tendu de la courroie reliant le moteur au nouvel alternateur.
- 20 Supprimer l’introduction de vapeur dans la grande machine à vapeur. L’alternateur de 250 kw a continué à tourner, conduit par le petit. Les grincements de la courroie témoignaient de lagrandeurde l’effort à surmonter, mais il nous a été impossible d’amener un décrochage.
- Maurice Leblanc.
- ÉTUDE DES MOTEURS A
- R. Induit. — Nombre d’f.ncoches. — Si c’est possible, on fait le nombre d’encoches de l’induit incommensurable avec celui de l'inducteur pour éviter, surtout au démarrage, la tendance àl’engrènement magnétique qui diminue le couple.
- Les nombres de trous pour un champ étant premiers entre eux, cela suffit.
- On constitue mt bobinages ondulés ou imbriqués autour de l’organe mobile et, s’il y a une résistance au démarrage, les m3 bouts libres aboutissent à ms bagues tournant avec l’arbre.
- Plus la section des conducteurs de l’induit estforte, meilleur est le rendement électrique, à la condition que l’espace fer soit'suffisant. On ne gagne rien (Thomson) à donner à cet enroulement une section supérieure à celle de l’enroulement de l’organe fixe. Dans la pratique on la fait généralement un peu moindre.
- Le courant, par unité de longueur périphérique, abstraction faite du courant d’aimantation, a le même taux dans les deux enroulements. Les conducteurs étant légèrement isolés et de forte section pour l’induit, les dimensions des trous sont moins grandes qu’à l’inducteur.
- Les induits sont à barres ou à fils réunis en groupes ou faisceaux.
- CHAMPS TOURNANTS(‘)
- Pour déterminer le nombre de barres ou de fils, on suppose d’abord que le moteur fonctionne exactement comme un transformateur en court-circuit et qu’on a It N', = L N's, c’est-à-dire les courants en raison inverse des nombres de fils :
- I, _ N',
- 1, ~ N',
- On se donne le rapport -j*-, et on calcule Nf,. D’après la densité du courant admise, on calcule la section des fils, on voit si on peut les loger convenablement sur l’induit en réduisant le moins possible la section du fer. Au besoin, on change le nombre N’g jusqu'au moment où on arrive à une solution satisfaisante. Si ce sont des barres, leur nombre donne celui des encoches qui doit être premier avec celui de l’inducteur, tout au moins pour chaque champ. Si ce sont des fils, on en détermine le nombre par encoche, d’où la section de celles-ci et leur nombre, pour lequel on prend les mêmes précautions que pour les barres.
- 9. Induit. Formules. — Nous avons vu que l’on a :
- (*) Voir L'Éclairage Électrique du 24 décembre, p. 5:2.
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- l’éclairage électrique
- Ni^N, (i—g) tours de l’induit par seconde.
- 0,06 des
- grands aux petits moteurs, dans les cas normaux.
- La fréquence des courants induits est Fg.
- Le nombre de champs est égal à celui de l’inducteur, soit p, le nombre de phases, de groupes par champ et par phase, de fils par groupe sont au choix, soient ws, et n'2. Le nombre total de fils périphériques est :
- (38)
- Si r2 est la résistance d’un fil ou d’une barre périphérique avec ses liaisons, la résistance d’une phase est :
- La formule de la force électromotrice maximum par phase est :
- s = '^-Fg(N3--
- Ej = kr.Vgnin’ip*' 10 8 volts (40j
- k = 0,955 à 1 pour les courants triphasés (voir étude préparatoire des moteurs à courants polyphasés).
- La perte totale de puissance par effet Joule dans l’induit s’exprime par :
- » = = <4‘>
- Le rendement électrique de l’induit étant :
- — g
- et la puissance mécanique P,,, communiquée à l’induit par le couple brut étant de PUX 1,02 à 1,06, approximativement (en comptant 2 à 6 p. 100 de perte par frottements inécani-
- q>
- .tes). On a :
- N,
- N,
- Pj _ P»
- PM
- ’« T PJ
- -gy
- —g
- g
- En remplaçant E2 par sa valeur :
- Pr.
- ~ 2K2
- '*tn\p*V*g (1 ~g) 10-*
- <t»' est le flux par pôle arrivant à l’intérieur de 3’enroulement d’induit, soit approximativement—, v étant le coefficient de perte de flux jusqu’à l’induit en marche normale que nous prendrons de 1,3 à 1,4 à défaut d’indication précise sur sa valeur.
- La relation (42) donne les relations suivantes :
- JE,
- r2
- fe«F»NWg(i-g)io-*» 2 ^;h5P,„
- £~Fg >vri£_ ^ s R, v 10
- 2VP* io8
- _
- v'2 t'P«108
- Iîd1,"“ ^FNs-i>(J —g)
- ri 3)
- (44;
- (45)
- Connaissant Nâ, g et Pm, on pourra donc calculer la résistance d’une phase et le courant normal.
- La longueur des fils d’une phase permettra d’en déterminer la section s2 connaissant leur résistance. Le quotient donnera la den-
- sité du courant induit dans l’enroulement.
- La densité du courant induit résulte d’ailleurs des formules (43 et 45). Elle s’établit comme suit :
- L., étant la longueur du fil d’une phase en cm et s, la section en mm2.
- “ V
- Xl,)-v_XrIM£=Kj?. (46)
- On voit que la densité du courant dans le fil de l’induit est proportionnelle au glisse-
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- ment et qu’on peut se servir de la relation (46) pour la fixer ou la corriger.
- 10. Induit. — Exemples. — a. Calculons d’abord un induit h barres pournotre moteur de six chevaux. Soit, approximativement :
- U _ N', I, ~ N'a
- 2X3X3
- = 3, P = 3 = 5 ou 6.
- Comme il y a deux encoches par groupe de l’inducteur, nous pourrons admettre 5 ou 6 barres ou encoches pour l’induit ; admettons en 5. Il y aura 90 encoches en tout,
- 30 par phase. Le courant sera d’environ
- , N', 504
- h x -ssr = 20 x = 112 amperes.
- et la section des barres, pour une densité de 3 ampères environ par mma :
- La
- de
- longueur périphériqi
- «D. _
- par encoche sera
- Adoptant 6,1 mm pour largeur des encoches, 4,8 environ pour épaisseur des barres, leur largeur sera de — 7,7 mm. Ces dimensions étant satisfaisantes, faisons les calculs exacts pour 90 encoches. Nous avons ainsi :
- le = 0,955 pour 30 encoches par champ double et courants triphasés, v = 1,35, g = 0,04, Pm = 4416 x 1,05 = 4650 watts, <Ï' = abq— 2x15X4,6X0,85X5000 = 5,85 x 105
- n - J3^4><°..95SX3" * 9°-X 5.85 Xjo5)^o4Xj.96
- < O 935x50X90x5.85 >
- 1.35X1 0S0
- L2= approximativement : [47 + 77^4 + raccordement] x 30 = [15 + 3 + (3X 6)] x 30 = 36 x 30 = <\ooo2 L1
- - donne si = -La largeur des barres doit donc être de
- u lieu de 7,7 mm.
- Avec 108 encoches nous eûmes obtenu :
- R2= lC^î— x 0.00472 = 0,0068 ohm;
- 90
- Iieff. = Il6»5 X-~jp = 97 ampères;
- L2= 36X36 = 1296 cm;
- = 2,56, car 2, = K et I,
- = k'. N’,, ce qui rend indépendant de N4
- 2,56 '
- 0,00472
- La relation I.N'
- = I2 N', fournit pour
- _ IfiV* _ 116,5x90 _ .
- sm? - i,m',
- e. =76*10'.
- Avec 6 p. 100 de glissement et 108 barres, lOus arriverions aux résultats suivants :
- R, = 0,0068 x 2iî5i<M4=Oi0Ioh 0,04x0,96
- X^=3'83A p- mm - 25,8 mm- = 4 x6,45 m = 3-5 X 7,41]
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- b. Etablissons maintenant un induit à fils pour le même moteur, soit :
- h _ N', 1, “ N',
- ,8 = 36 A. ;
- - 1,8.
- N’, 280;
- section des fils à raison d’une densité de 3 A par mm2 :
- A raison de 5 fils par encoche, il faudrait
- des encoches de 10,5x15 mm. On peut en
- placer
- *R „ 3.14X345 _52
- sur l’induit en faisant l’espace fer égal à l’espace vide. Comme il faut que ce nombre soit divisible par le nombre de champs 3 et que le — en soit premier avec 12 (encoches par champ pour l’inducteur), adoptons 51 encoches au total, 17 encoches par champ.
- Le nombre de fils sera de 51X5= 255. Nous avons :
- k =0,96, v R _ (3,14 X 0.96 Xg(
- 1,35, g — 0,04, = 465°,
- - 255 x 5,85 x io5)2 x 0,04 x 0 2Xj,35*x 3X4650 ^2 x 1,35x4630 x 108_________
- 1,96 x 50 x 2.55 x 5,85 x ios ?
- 3 = 2,56 A (voir ci-dessus)
- On voit qu’avec ce diamètre de 4,5 mm, l’espace fer ne serait pas égal à l’espace vide. L’induction augmenterait donc un peu dans les dents de l’induit. Pour y obvier, on pourrait placer 6 fils par encoche et diminuer leur nombre.
- Avec un glissement de 6 p. 100, on a :
- I,eff. = 4I
- Z — 2,56. 2 3,85
- 1 = 41,8 A.,
- L=3,85A.;
- 11. Fonctionnement nu moteur. — Une fois les dimensions linéaires approximatives calculées comme nous venons de le voir, on peut déterminer toutes les données du fonctionnement ainsi que ce dernier à tensions ou courants constants, les couples maximum et de démarrage, la résistance additionnelle pour le démarrage, etc., comme nous l’avons indiqué dans la première partie de notre étude.
- Avant de finir, nous allons indiquer le cal-
- cul approximatif de quelques éléments de la marche du moteur.
- 12. Courants de magnétisation ou d’aimantation. — Nous avons appris (§ b, p. 445, t. XVI) à déterminer la force électroma-gnétomotrice inductrice F et la réluctance du circuit magnétique principal d’un moteur. La carcasse pouvant être dessinée complètement, on connaît le flux principal $» et les diverses inductions, ce qui permet d’établir:
- y«=y sl,
- z. j Z_j u
- =(2i
- Ii eff-— ~ courant magnétisant effi-
- cace en ampères, produisant le flux; N, = nombre total de fils périphériques inducteurs.
- 13. Courants a vide. — Le courant I, eff est le courant magnétisant ou déwattê. Si pv mesure toutes les pertes totales d’énergie à vide, faciles à calculer, le nombre de phases inductrices et E', eff. la force élec-
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- REVUE B’ÉLECTRICITÉ
- tromotrice efficace, le courant watté ou en phase est, à vide,
- et le courant total à vide, d’après la considération des courants wattés et déwattés en quadrature (à qo°)
- i«ï.=i/ii^Tïr»tT us)
- peu différent de I, ejf. dans les moteurs bien calculés. Une grande différence entre I„ ejf, et I, ejf. est un indice de mauvaise construc-
- 14. Courant a pretne charge. — Le courant d’excitation ou de magnétisation (qui produit le flux) h pleine charge, quoique plus petit que Ij ejf. à vide, en diffère peu.
- La puissance totale dépensée à pleine charge est approximativement PK + Pv
- et le courant en phase
- Le courant total est ainsi sensiblement
- 15. Rendement. —La perte par hystérésis et courants de Foucault peut se déterminer assez facilement. Les fréquences à considérer pour l’inducteur et l’induit sont respectivement F et Yg.
- La dépense dans le cuivre inducteur est mi Pc ejf. Rl5 R,, étant la résistance d’une phase et m1 le nombre de phases L’énergie perdue dans le cuivre de l’induit se calcule par la relation connue ma .
- Les pertes par frottements mécaniques et de l’air s’évaluent approximativement par des considérations mécaniques dont il a déjà été question.
- Le rendement industriel sera donc :
- _______Pu______
- Pu -f £ des pertes
- S. Hanappk.
- REVUE INDUSTRIELLE ET DES INVENTIONS
- Chemin de fer électrique à crémaillère de Barmen;
- Par R. ZeRner (fl.
- Barmen, sur la Wupper, en face d’Elber-feld, est un des grands centres industriels de l’Allemagne. C’était autrefois un simple village de paysans et l’accroissement de la population a été tout particulièrement rapide, elle a triplé depuis quarante ans à peine (116 000 habitants).
- Le tramway électrique dont nous nous occupons ici, a pour but de rendre facilement accessible les hauteurs qui entourent les deux villes et aussi de desservir les petits centres industriels voisins. Il a été projeté dès 1892, (*)
- mais son exécution est plus récente: l’exploitation a commencé en 1894.
- La station de départ est au centre de la ville dans la Clefer-Strasse (fig. 1 et 2), le tramway traverse la ville à niveau; la longueur totale est de 1 630 m, la hauteur dont il s’élève de 171,15; la rampe moyenne est donc 1:9,5, la rampe lïiaxima est de 1 : 5,4. Il y a deux haltes intermédiaires, toutes deux en rampe. La station terminale de Tœllcthurm est en palier.
- La ligne est à double voie ; l’écartement des rails est de 1 m, la distance entre les axes des deux voies de 2,75 m ; elles se raccordent aux terminus sur une plaque tournante mue électriquement. Dans la ville, la voie est formée de rails à gouttière, de 14 cm de hauteur (fig. 3), fixés dans le pavage.
- (*) Le Génie Civil, t. XXXII, p. 295, 1898.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. — 53.
- : des rails Vignole de I Le courant est pris par archet, le retour mètre (fig. 4). Les I se fait parles rails. Le fil de prise est dans l’axe de la ligne à 5 m de hauteur, il a 8 mm de diamètre et est soutenu par des fils transversaux fixés à des poteaux latéraux.
- La station centrale comprenait d'abord deux machines à vapeur horizontales de 200 à 250 chevaux chacune, l’une servant de réserve. Ces machines font 165 tours par minute; chacune est accouplée à une dynamo à pôles intérieurs, donnant un courant à 500 volts et de 350 à 730 ampères. Depuis on a considérablement agrandi l’usine pour alimenter tout un réseau de tramways électriques allant de Barmen à Hcckinghau-sen, Wichlinghausen, Elberfcld, et fournir l’énergie électrique aux habitants. On a ajouté à l’installation primitive une troisième machine à vapeur horizontale de même force et une machine verticale de 400 chevaux. Toutes ces machines sont direc-
- . — Plan de la ligne de
- rails des deux types sont fixés verses métalliques.
- La crémaillère est établie suivant l’axe de la voie et constituée par deux flasques formées de fers en U distants de q cm, boulonnées directement sur les traverses en dehors de la ville, assemblées sur des cornières intermédiaires formant longrines le long des rues.
- Les dents sont rivées sur les flasques et distantes de 7,5 cm les unes des autres.
- Tous les 30 ou 40 m les traverses s’appuient sur des massifs de maçonnerie, destinés à s’opposer au glissement de la voie.
- te ment accouplée: intérieurs.
- La vapeur est distribuée
- des dynamos à pôles machines
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 557
- par 5 chaudières multitubulaires ayant une surface totale de chauffe de 182 m2 et donnant une pression de 10 atni. La consom-
- àk
- I
- Fig. 3. — Voie à l’intérieur de la ville.
- mation d’énergie électrique de chaque voyage double pour une voiture est de 10 à 11 kw : h ; l’intensité du courant atteint 180 ampères dans la partie où la rampe est de 1 : 5,4. La vitesse est de g km : h en palier et faible rampe, elle se réduit à 6,5 sur la rampe maximum.
- ijlf.
- Fig. 4. — Voie à l’extérieur de la ville.
- Les 8 voitures peuvent contenir 28 voyageurs assis, 8 debout. La longueur des voitures est de 8 m, la largeur 2,45, elles sont partagées en 4 compartiments.
- Chaque voiture porte deux roues dentées qui engrènent dans la crémaillère et sont actionnées séparément par un moteur de 60 chevaux.
- Le système des freins comprend des freins ordinaires que l’on manœuvre de chaque plate-forme au moyen d’une manivelle et d’une vis sans fin ; un frein automatique intérieur actionné par un ressort à bande en relation avec le régulateur centrifuge de vitesse et qui agit lorsque la vitesse dépasse 3,2 m. par seconde ; un frein mécanique de sûreté destiné à servir dans le cas où les deux roues dentées se casseraient, il se compose de sabots de fonte qui viennent se placer sur les rails en avant des roues et les obligent à monter sur leur plan incliné, le frottement dû au patinage de ces sabots sur les rails arrête la voiture ; un frein électrique qui a pour but de maintenir constante la vitesse à
- la descente, sans faire usage du frein mécanique. Les électromoteurs excités en dérivation sont disposés de telle façon qu’ils peuvent fonctionner comme dynamo et envoyer dans le circuit de la ligne un courant de même tension que celui des machines génératrices ; on transforme ainsi en énergie électrique 60 p. 100 du travail développé par la descente de la voiture qui se trouve ainsi Utilisé, cela a en outre l’avantage d’atténuer considérablement les frais d’entretien des freins.
- En raison de l’accroissement du trafic, on a déjà ajouté trois voitures nouvelles, actionnées par un moteur de 80 chevaux et pouvant recevoir 20 voyageurs.
- Sur la transformation des courants alternatifs triphasés en courant alternatif simple;
- Par G. Grassi G).
- L’emploi d’appareils à courant alternatif simple surdes distributions à courants polyphasés a pour inconvénient de créer des dissymétries dans les charges des trois circuits et d’amener des différences de voltage entre les divers circuits polyphasés.
- Notre collaborateur M. Guilbert (2) a indiqué, l’an dernier, un dispositif très ingénieux, rectification d’un dispositif imaginé par M. Heldt, quilpermet dans une distribution secondaire à courants triphasés non équilibré d’emprunter la même quantité d’énergie à chacun des circuits primaires, quelle que soit la différence de charge sur les trois circuits secondaires. Ce dispositif est évidemment applicable en particulier au cas où deux des circuits de la distribution secondaire n’ont aucune charge et correspond alors au cas de la transformation d’un système de
- (>) Atii délia Associations elettrotecnica Italiana. vol. I, p. 31.
- (s) Voir L’Éclairage Électrique, l'article de M. C.-F. Guilbert sur « un nouveau -système de distribution », t. XIII, p. 486 ; 1897.
- p.557 - vue 557/737
-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- X. XVII. — 53.
- courants triphasés en courant alternatif simple.
- Le dispositif de M. Cuilbert consiste dans le cas général à partager chaque enroulement secondaire d’un transformateur triphasé en cinq parties égales en laissant chaque fois quatre des tronçons réunis deux k deux, puis à réunir en série deux tronçons doubles et un tronçon simple en inversant ce dernier. Dans le cas où les circuits secondaires se réduisent a un seul, on voit qu’il suffira de prendre un nombre de spires secondaires deux fois moins grand sur un des noyaux que sur les deux autres et de réunir les trois enroulements secondaires en un seul en inversant celui qui a le moins de spires.
- Si l’on se reporte à la théorie donnée, on voit que la tension aux bornes du circuit secondaire sera égale au triple de la tension aux bornes de l’enroulement qui a le moins de spires. La puissance spécifique d’un pareil transformateur n’est donc que les deux tiers de celle d’un transformateur à courants triphasés ordinaire.
- Rappelons enfin que ce dispositif n’est applicable que pour des circuits d’utilisation à facteur de puissance voisin de l’unité.
- A la même époque et même un peu avant M. G. Grassi présentait un appareil de même genre k l’Association Electrotechnique de Milan, lequel n’est parvenu à notre connaissance que par l’apparition, du premier volume des comptes rendus de cette Association.
- Cet appareil (fig. 4) a la forme d’un transformateur ordinaire k courants triphasés dont les trois enroulements secondaires, qui comportaient tout d’abord chacun un meme nombre de spires, sont disposés en série.
- Sur la figure l’enroulement primaire sur le noyau B est en sens contraire de celui de deux autres noyaux A et C ; quant aux enroulements secondaires, ceux de A et C sont d’abord réunis en sens opposé, c’est-k-dire en prenant l’un d'eux en sens contraire de l’autre, et leur ensemble est mis en série dans un sens ou dans l’autre avec l’enroule- |
- ment du noyau B. Quel que soit ce dernier sens, la tension totale est évidemment la même comme on peut s’en rendre compte facilement en suivant graphiquement ces compositions des forces électromotrices. La ten-
- sion totale est égale k deux fois la tension aux bornes d’une quelconque des trois bobines secondaires.
- On remarquera que le groupement des bobines secondaires des noyaux A et C a été fait de façon k ce que les ampère-tours secondaires sur ces deux noyaux s’ajoutent.
- L’appareil essayé par M. Grassi comportait 310 spires pour chaque bobine primaire et 77 pour chaque bobine secondaire. L’auteur a constaté tout d’abord qu’avec le secondaire en charge les quantités d’énergie, fournies par chacun des trois circuits primaires primitivement enroulés dans le même sens étaient différentes, ce qui n’a rien que de très naturel après les explications que M. Guilbert a données sur le fonctionnement du dispositif de M. Heldt, dispositif qui se réduit à celui de M. Grassi,
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- lorsque deux des circuits de la distribution triphasée déséquilibrée sont ouverts.
- Ce qui paraît moins explicable, c’est qu’en inversant ensuite le sens d’enroulement de la bobine primaire du noyau B, M. Grassi ait pu obtenir une meilleure répartition de l’énergie absorbée par le circuit secondaire entre les trois circuits primaires. La seule chose qu’on puisse admettre , c’est que, comme l’a du reste constaté Fauteur, les courants à vide sont alors sensiblement égaux; toutefois la quantité d’cnergie absorbée est plus considérable.
- Ce dernier inconvénient disparaît et la répartition des puissances sur les trois circuits primaires se fait mieux si l’on modifie le nombre de spires de la bobine primaire qui est enroulée en sens contraire des deux autres. Si en particulier on met un nombre double de spires primaires sur l’un des noyaux, l’énergie absorbée à vide est aussi faible que dans un transformateur ordinaire. Quant à la répartition entre les trois circuits primaires, elle doit se faire également comme dans le système de M. Guilbert puisque, le flux étant deux fois moindre dans le noyau central, tout se passe comme si labobine secondaire correspondante avait deux fois moins de spires que les deux autres. C'est ce que les expériences de M. Grassi confirment très bien.
- Ce dernier a observé, en outre, qu’il existe une différence entre les intensités primaires qui dépendent du groupement des bobines secondaires entre elles ; la combinaison donnée plus haut et adoptée par M. Grassi est celle qui donne une répartition plus uniforme des courants, qui sont égaux, dans les bobines primaires des noyaux I et II, le courant dans la bobine III étant un peu plus grand que dans les deux autres.
- M. Grassi a egalement étudié l’influence du nombre de spires secondaires sur les divers noyaux; il a ainsi reconnu que les meilleures conditions de fonctionnement avaient lieu lorsque l’une des bobines des noyaux A ou C avait un nombre de spires un
- peu plus grand ou un peu plus petit que celui des deux autres, et lorsque la bobine B était enroulée dans le même sens que celui de la bobine secondaire de A ou C ayant le plus grand nombre de spires.
- M. Grassi a étudié, en outre, un dispositif des enroulements primaires représenté sur la figure 5 ; dans ce dispositif le noyau B porte
- deux bobines primaires égales et réunies en séries entre elles et avec les bobines primaires des noyaux À et C. Les connexions des quatre bobines primaires avec les trois conducteurs du réseau à courants triphasés sont faites comme l’indique la figure ; deux des conducteurs communiquent chacun avec les extrémités libres des bobines primaires des noyaux A ou C et la troisième avec le point de jonction des deux primaires du noyau B. Cettedisposition a également donné de bons résultats.
- M. Grassi se réserve de revenir plus tard sur ces dispositifs et d’en donner une théorie complète. J. R.
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- Courants continus apparents dans un arc voltaïque à courants alternatifs qui jaillit entre des pôles de nature différente ;
- Far F. EiCHBEHGet L. Kaî-Lir(‘).
- 1. Arc jaillissant entre une électrode de charbon et une électrode métallique. — Quand un arc alimenté par des courants alternatifs se forme entre une tige de métal et une tige de charbon, une boussole des tangentes placée dans le circuit indique un courant de sens constant dirigé, dans l’arc, du métal vers le charbon; un galvanomètre, placé en dérivation sur les électrodes indique une différence de potentiel de sens constant dans la direction du charbon vers le métal. Ces deux phénomènes ont été signalés par Sahulka pour le fer, par von Lang pour l’aluminium.
- Ils se produisent quand une goutte de métal fondu s’est formée au bout de l’électrode et que l’arc, partant de cette goutte, brûle tranquillement, sans cracher, avec un bruit sourd. Par suite, il est plus facile d’obtenir cet arc quand le métal présente d’avance à son extrémité une goutte solidifiée. Autrement Tare se forme seulement quand les électrodes sont à une toute petite distance; il siffle, brûle mal et ne présente pas les phénomènes en question.
- Dans toutes les expériences qui seront décrites, les auteurs se sont servis comme électrodes en charbon de charbons à mèche, avec lesquels on peut entretenir l’arc pendant quelque temps, ce qui n’a pas lieu avec les charbons homogènes.
- Le courant et la différence de potentiel de sens constant ont été observés avec des électrodes en fer, en aluminium, en cuivre, en nickéline. Avec l’aluminium, les expériences sont difficiles parce que l’arc est très instable. Les grandeurs mesurées sont : iu L’intensité totale I au moyen d’un ampèremètre thermique.
- 2° La différence de potentiel totale A aux
- (!) Séances de l'Académie impériale des Sciences de Vienne, t. CVII, II0 classe, mai 1898. (Communiqué par les auteurs.)
- extrémités de l’arc, par un voltmètre thermique;
- 3° La dépense d’énergie dans l’arc, au moyen d'un wattmètre de Ganz.
- 40 L’intensité C du courant apparent de sens constant, par une boussole des tangentes.
- 5° La différence de potentiel de sens constant V par un galvanomètre ayant une résistance de 1 ohm et en série avec une résistance de 999 ohms.
- Le courant alternatif qui alimente l’arc est emprunté à un transformateur d’un réseau urbain; il fonctionne avec ro5 volts environ.
- Il ressort des nombres trouvés que l’intensité du courant et la différence de potentiel de sens constant ont sensiblement la même valeur pour tous les métaux étudiés, abstraction faite de quelques irrégularités, dues sans doute à ce qu'il est difficile de lire en même temps tous les instruments.
- Arons et von Lang ont rattaché l’existence de ce courant et de cette différence de potentiel à cet autre fait, qu’un arc à courant continu exige une différence de potentiel moindre pour passer du métal au charbon que pour jaillir en sens contraire. La différence entre les deux varie d’un métal à l’autre et a sa plus grande valeur quand le métal est l’aluminium. Cette variation parait difficile à concilier avec la constance des autres phénomènes signalée ci-dessus.
- L’observation de la boussole des tangentes et du galvanomètre fait reconnaître que les courbes qui représentent l’intensité et la différence de potentiel dans l’arc, même si les deux électrodes sont en charbon, affectent une allure irrégulière, nullement sinusoïdale; les aires situées de pari et d’autre de l’axe des abscisses sont inégales.
- Ces courbes ont cté tracées d'après les données obtenues comme il suit :
- Le courant est fourni par un alternateur à huit pôles de Siemens et Halske, à 50 alter-nancesenviron parseconde; les inducteurs sont alimentés par une petite machine Siemens, à enroulement en série. Dans le circuit de l’arc se trouvent la boussole des tangentes TB et
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- l’ampèremètre thermique HA; l’électrode en fer E et l’électrode en charbon K, une résistance W de 2 ohms et un rhéostat R (fig. 1).
- En dérivation sur l’arc sont insérés un galvanomètre à torsion TG et un voltmètre thermique HV. Sur l’arbre de la machine M est monté un disque de Joubert sur lequel deux frotteurs ressorts b, et l\ prennent une fois contact à chaque tour. Le balai bl est relié au point 2, extrémité commune de l’électrode en charbon K et de la résistance W: le balai A communique avec l’une des bornes d’un microfarad C, dont l’autre borne peut être reliée par l’intermédiaire du commutateur U soit avec l’électrode en fer E, soit avec l'autre extrémité de la résistance W; dans le premier cas on effectue une mesure d’intensité, dans le second une mesure de différence de potentiel. En dérivation sur le condensateur est disposé un galvanomètre apériodique SG, shunté, et une résistance ballast m de 3,5 to6 ohms. Ce galvanomètre était étalonné de manière que pendant la rotation normale du disque de Joubert il existât entre les points 1 et 2 une différence de potentiel de sens constant et de grandeur constante. Cependant cette différence variait quelque peu pendant la durée d’une expérience, h cause de l’usure
- des balais. Pour diminuer cette durée, on déterminait seulement 16 points de la courbe
- de potentiel, les points des deux courbes correspondant à une meme position des balais immédiatement l’un après l’autre.
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- Fig. 3.
- Les figures 2, 3, 4 représentent les courbes obtenues dans les conditions suivantes :
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- Figure 2. — Tige de fer de 4*5 mm; charbon à mèche Siemens et Halske, marque A, 6 mm.
- li = 189 volts. C = 2,8 ampères.’
- A — 104 » V — 31.5 volts.
- I = 4,95 ampères.
- Figure 3. — Tige de fer de 4,5 mm; charbon à mèche S. et H., marque A, 10 mm.
- K —188 volts. C — 3.5 ampères.
- A = k.o » V = 27,5 volts.
- 1 = 5,25 ampères.
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- Fig- 4-
- Figure 4. — Tige de fer de 4,5 mm; charbon d’une lampe Gramme, 10 mm.
- E = 190 volts. G = 3,3 ampères.
- a = 107 - V = 31 volts.
- I = 5,1 ampères.
- Propriétés caractéristiques des courbes. — Les courbes de la force électromotrice coupent l'axe des abscisses au voisinage des points 8 et 16 ; les courbes de la différence de potentiel prise aux extrémités d’une résistance sans induction, en dérivation sur l’arc coupent cet axe aux points 10,3 et 2,3, pour une intensité de 4,6 ampères. Les parties de la. courbe situées au-dessus de l’axe des abscisses corres-
- pondent aux demi-périodes pendant lesquelles le charbon est positif.
- La courbe des différences de potentiel traverse l’axe des abscisses en même temps que la courbe des forces électromotriccs : elle monte rapidement jusqu’à un maximum (40 volts environ) puis retombe un peu, parce que l’arc se forme du fer au charbon ; la différence de potentiel se maintient ensuite à 30 ou 35 volts. Le second point d’intersection avec l’axe des abscisses est éloigné du premier d’un peu plus d’une demi-période :
- 11 se trouve à l’abscisse 10,3, au point où la courbe des différences de potentiel traverse aussi l’axe. La différence de potentiel devient maxima en même temps que la force électromotrice et les deux courbes se suivent ensuite de très près.
- D’après l’allure des courbes de courant, il est visible que des courants d’intensité notable passent du fer au charbon et qu’en sens contraire l’intensité est au contraire extrêmement faible.
- Si on admet, suivant les idées de M. Blondel i‘), que le passage de l’électricité dans l’arc se fait sous deux formes, un courant de conduction par les gaz et un courant de convection, il faudrait en conclure que, dans la direction charbon-fer, il ne se produit que le courant de conduction. C’est seulement quand l’arc ne brûle pas d’une façon régulière et que le courant indiqué par la boussole des tangentes diminue, que des courants assez intenses s’observent au voisinage des points
- 12 et 16 et que la différence de potentiel diminue.
- Les valeurs moyennes de l’intensité du courant et de la différence de potentiel aux pôles de l’arc, calculées d’après les formules connues :
- sur la courbe, concordent avec les indications de la boussole des tangentes et du galvano-
- i1) Lum. Èkct,. XLIX, p. 501. 557, 608.
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- mètre à torsion; de même les valeurs efficaces concordent avec les indications des appareils thermiques. Par exemple, pour l’arc auquel se rapporte la figure 3 :
- idt , .. f-àdt w
- - 3.67 amp. V — f — = 29,2 volts.
- 547 amp X j = 99,0vo\ts.
- Les mêmes courbes montrent que le courant de sens constant indique par la boussole des tangentes est dirigé dans l’arc du fer vers le charbon.
- Il faut en conclure que la formation de l’arc dans la direction charbon-fer rencontre une grande résistance, sans qu’on puisse se prononcer sur la nature de cette résistance. Cette résistance explique que le courant soit presque totalement interrompu dans ce sens et que la différence de potentiel aux pôles de l’arc devienne presque égale à la force électromotrice de la machine. Dans l’autre demi-période, le courant passe sans grande résistance du fer au charbon; on obtient un arc de sens constant, avec une différence de potentiel constante de 30 à 40 volts et un décalage correspondant à ce courant par rapport à la force électromotrice de la machine.
- Ce décalage est assez grand a cause de la self-induction considérable de la machine. La courbe des dilférences de potentiel aux pôles suit d’abord celle des forces électromotrices; ensuite elle est décalée par rapport à celle-ci, ce qui explique la durée plus longue de l’une des demi-périodes.
- En photographiant l’arc à travers un disque percé monté sur l’arbre de la machine, on vérifie directement d’ailleurs que l’arc ne se forme pas dans le sens du charbon au fer.
- O11 s’attendrait, à l’inspection des courbes, à ce que l’intensité du courant de sens constant et la différence de potentiel de sens constant fussent influencées, d’une part par la force électromotrice alternative de la machine, d’autre part par le décalage. Une variation de la force électromotrice entraînera une variation de même sens sur la portion supé-
- rieure de la courbe des différences de potentiel, tandis que la partie inférieure ne sera pas modifiée si l’intensité du courant et la longueur de l’arc restent les mêmes. Les indications de la boussole des tangentes ne subiront qu’une variation insignifiante; celles du galvanomètre àtorsion augmenteront ou diminueront. Une variation de décalage changera le rapport des deux demi-périodes et par suite l’intensité du courant et la différence de potentiel.
- Les mesures effectuées vérilient ces prévisions. En particulier, en introduisant une self-induction dans le circuit, on diminue la différence de potentiel de sens constant, qui correspond à une valeur déterminée de l'intensité totale I : cette diminution résulte d’une diminution croissante de l’aire de la courbe des différences de potentiel, située au-dessus de l’axe des abscisses.
- En même temps l'intensité C du courant apparent, de sens constant, augmente un peu, ce qu’il faut attribuer à un aplatissement de la courbe de courant.
- L’interruption presque complète du courant dans le sens charbon-fer donne lieu à des observations intéressantes quand on met en série, ou en dérivation l’un sur l’autre, deux arcs de sens contraire, fer-charbon et charbon-fer. Sahulka a fait remarquer déjà que ces deux arcs en série se trouvent dans un état instable; en effet, le courant continu qui passerait dans l’un des arcs est arrêté par l’autre.
- Quand l’un des arcs se trouve dans les conditions où il brûle en sifflant et où il semble réversible, l’autre peut prendre le dessus et se maintenir dans un état normal de fonctionnement continu; on observe alors aux pôles de ce dernier une différence de potentiel de sens constant, de 65 volts environ, pour une force électromotrice totale de 200 volts (Sahulka;.
- Pour étudier le système des deux arcs en dérivation, les auteurs disposent l’expérience suivant le schéma de la figure 5. Les deux arcs sont en L, et L2, avec des résistances R,
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- et R^ en série, A, est un ampèremètre thermique ; TB une boussole des tangentes pour la mesure du courant qui traverse l’arc; A
- un ampèremètre thermique pour la mesure du courant total; HV un voltmètre thermique et TG un galvanomètre de torsion. Les deux godets de mercure m et n peuvent être reliés rapidement par le pont de cuivre b. Les deux arcs s’allument quand b est enlevé; quand ils brûlent également, on replace b.
- Les lectures des appareils donnent :
- sur TB................. Ct = 8,35 ampères.
- K................. I, = 15,5 »
- A................. I = 21 «
- HV................ A — 24 volts.
- TG................ V = 0,5 »
- Le rapport de C, à 1, est d’accord avec les nombres trouvés précédemment ; I est la résultante de I, 4- É et dans les demi-périodes
- où îi atteint sa valeur maxima, L est voisin de zéro et inversement.
- Soient q, les valeurs de I,, C, I, à une époque déterminée :
- Comme l’une des deux quantités ii ou is est toujours voisine de o, on a toujours
- Par conséquent, on a approximativement : - (h + A2 = i\ j-T, T 2 h 4 -- + 'V
- M (ff) = 2M (;T)
- si les deux arcs brûlent également. Finalement :
- I = y/TToT = = I, y/T
- rapport qui concorde avec celui que donnent les mesures.
- Il faut remarquer que dans le cas actuel le courant peut toujours passer et que par conséquent la différence de potentiel aux pôles n’est jamais égale à la force électromotrice de la machine : la courbe des différences de potentiel est symétrique par rapport à l’axe des abscisses.
- Sahulka a constaté des phénomènes qu’il faut aussi expliquer par l’hypothèse qui a été faite ci-dessus. Deux galvanomètres de torsion disposés en série de manière que leurs bornes libres soient reliées aux pôles de l’arc7 tandis que leur borne commune est reliée à une sonde placée au milieu de l’arc, indiquent une différence de potentiel dans le sens charbon-fer, un galvanomètre placé entre la sonde et l’une des électrodes indique une différence de potentiel en sens contraire. La raison en est que, pendant un temps assez considérable, précisément quand la différence de potentiel charbon-fer est la plus grande, l’arc est interrompu, la borne du galvanomètre reliée à la sonde se trouve hors-circuit et la différence de potentiel qu’il indique correspond à celle qui se produit dans le sens fer-charbon, pendant que l’arc brûle.
- Tous ces faits s’expliquent en admettant que le siège de la grande résistance au passage du courant charbon-fer se trouve au voisinage du fer. Dans les expériences de Sahulka le
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- galvanomètre SG en dérivation sur les électrodes (avec une résistance de iov ohms) indique la même différence de potentiel 2 S volts que le galvanomètre TG; s’il est en dérivation sur la sonde K et sur l’électrode charbon L, il indique encore à peu près la même différence que TG. Il faut en conclure que la résistance entre L et l’électrode de fer E est si grande qu’elle annule le courant qui agirait principalement sur SG. Si ce dernier est en dérivation sur I et E, il indique une différence de potentiel de 32 volts plus grande que dans le cas précédent. En effet, les différences de potentiel entre E et la sonde L, quand l’arc passe de E vers K sont plus petites qu’entre E et K; au contraire, dans la direction de K vers E, les grandes différences de potentiel sont entre I et K.
- Quand on met les galvanomètres TG et SG simultanément en dérivation sur L et E, ils indiquent tous les deux 6 à 8 volts; les io7 ohms qui sont en série avec SG et par conséquent en dérivation sur TG n’influent pas sur les indications de ce dernier. D’autre part, les différences de potentiel élevées qui se produisent pendant la demi-période où le charbon est positif ne peuvent, par suite de la grande résistance entre L et K, envoyer à travers TG que des courants agissant faiblement sur ce dernier. Vis-à-vis de SG, TG joue le rôle d’une dérivation ayant une résistance iol fois plus faible. Le galvanomètre SG reçoit seulement une très petite partie des courants qui le traverseraient sans la présence de l’autre galvanomètre TG: aussi la déviation de SG dépend-elle seulement de la différence de potentiel qui existe entre E et L, tandis que l’arc passe de E à K.
- Si enfin le galvanomètre TG est dérivé sur L et E, et le galvanomètre SG sur L et K, la grande résistance entre E et L est éliminée par TG et les différences de potentiel pendant la demi-période KE ont leur plein effet : le galvanomètre SG indique 35 volts; si on met TG h ors circuit, cette indication tombe comme précédemment à 3 ou 4 volts.
- Cette interruption de l’arc dans un sens
- n’est pas due à l’oxydation, car si on fait briller l’arc dans une cloche fermée, où la quantité d’oxygène est limitée, 011 n’observe pas de diminution du courant apparent de sens constant indiqué parla boussole.
- Un arc métal-charbon joue donc le rôle d’une soupape électrique et est susceptible de transformer un courant alternatif en une succession de courants de même sens, aptes à charger une batterie d’accumulateurs. La figure 6 représente schématiquement le dis-
- Fig. 6.
- positif qu’on peut employer pour déterminer la fraction du courant alternatif utilisée.
- La batterie d’accumulateurs B est reliée par son pôle positif au pôle charbon K de l’arc; R est un rhéostat de réglage. L’ampèremètre thermique HA mesure le courant total I, la boussole des tangentes TB le courant continu apparent; le wattmètre WB mesure suivant la position du commutateur u le nombre des watts w reçus par la batterie B ou le nombre de watts YV dépensés dans tout le circuit : le galvanomètre de torsion TG donne la différence de potentiel aux bornes de la batterie; l’ampèremètre thermique HV la différence de potentiel aux pôles de l'arc.
- Le rendement ne peut dépasser 30 p. 100.
- 2. Arc jaillissant entre deux charbons de nature différente.
- Si on fait jaillir l’arc entre deux charbons de nature différente, par exemple, entre tin
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- T. XVII. - N° 53
- charbon à mèche et un charbon homogène, on observe les phénomènes qui viennent d'être décrits, quelle que soit d’ailleurs la position relative des deux charbons.
- Cependant l’intensité du courant de sens constant, est plus grande quand les deux charbons sont disposés verticalement, le charbon à mèche au-dessous de l'autre et que l’arc brûle dans le cratère qui se forme sur ce dernier. Dans tous les cas, le courant est dirigé du charbon à mèche vers le charbon homogène.
- Il semble que le courant de sens constant est la résultante de deux autres, dont l’un résulte de la différence de propriétés des deux charbons, l’autre de leur différence de position. Sahuika a observé en effet un pareil courant entre deux charbons identiques placés verticalement, le charbon inférieur étant positif vis-à-vis du charbon supérieur, tandis qu’entre deux charbons placés horizontalement on n’observe rien de pareil.
- L’aire de la courbe des différences de po-
- tentiel (fig. 7) est plus grande au-dessus de l’axe des abscisses qu’au-dessous;c’estrinverse pour la courbe des intensités ; résultats conformes à ceux que donne la lecture des appareils de mesure. Cette inégalité se rattache aux différences signalées déjà par M. Blondel, entre l’arc jaillissant d’un charbon homogène et l’arc jaillissant d’un charbon à mèche. Avrton a observé aussi que la différence de potentiel aux pôles est plus petite pour un arc
- à courant continu allant d’un charbon à mèche à un charbon homogène que pour l’arc de sens contraire. M. L.
- Séparation et dosage du plomb par voie électrolytique dans ses principaux alliages et dans les métaux industriels ;
- Par A. Hou.aud (*).
- Le dosage du plomb par voie électrolv-tique, à l’état de bioxyde, est d’une exactitude et d’une simplicité incomparables, pourvu que l’on observe très exactement un certain nombre de facteurs (densité de courant, composition de l’électrolyte, température de dessiccation du dépôt de bioxyde de plomb,- etc.). Ces données ont jusqu’ici été incomplètes et ont quelquefois manqué de précision ; nous croyons les avoir complétées et précisées d une façon rigoureuse ; nous avons précisé également les conditions sous lesquelles la méthode s’applique pour les alliages les plus divers. C’est après des expériences, exécutées dans les conditions les plus varices et contrôlées au cours de plusieurs années que nous publions cette méthode, considérant qu’elle peut rendre les plus grands services. — Les dépôts de bioxj'de de plomb auxquels elle conduit et qui se font exclusivement sur l’anode; sont très adhérents, correspondent exactement à la formule PbO3: de plus aucune trace de plomb métallique ne se dépose sur la cathode.
- La quantité de plomb soumise au dosage ne doit pas dépasser 0,2 gr ; avec une quantité plus forte, en effet, on s’exposerait à avoir des dépôts peu adhérents.
- Appareils d'électrolpse. — Nos électrodes se composent d’ân tronc de cône en platine qui sert d’anode et sur lequel se déposera le bioxyde de plomb; la cathode est une spirale en platine fixée sur un pied. Ce sont les appareils de Lukow modifiés quant à la cons-
- (*) Bulletin de la Société chimique de Paris, 3" série, t. XIX, p. 91J.
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- traction et quant aux dimensions : le tronc de cône est, en effet, formé d’une feuille de platine pur, à bords réunis par une soudure autogène (diamètre supérieur 18 mm, diamètre inférieur 45 mm, génératrice 63 mm). Une tige en platine dur est soudée à l’or sur le le tronc du cône. Chaque électrode pèse 20 gr
- Les vases contenant les électrolytes sont des verres de Bohême cylindriques ordinaires de 6,5 cm environ de diamètre inférieur et de 370 à 400 cm.3 de capacité. L’attaque de l’alliage ainsi que l’électrolyse du plomb se font dans le même verre de Bohème; l’opération tout entière ne nécessite, en effet, comme on va le voir, ni décantation, ni filtration. Pendant l’attaque, le vase est recouvert d'un entonnoir dont (es bords reposent à l’intérieur de ceux du verre de'Bohèmc, et forment ainsi une petite gouttière dans laquelle quelques gouttes d’eau font un joint hydraulique parfait; toute perte par projection est ainsi
- T.a distance qui sépare le bord inférieur du cône du pied delà spirale doit être de 6 mm
- Le cône devant recevoir le dépôt clectrol}'-tique du plomb doit, pour maintenir ce dépôt bien adhérent, être dépoli. Ce dépoli s’obtient pour le mieux par immersion du platine pendant quelques heures dans l’eau ré-gale{‘).
- I. — Dosage du plomb pur. — Le plomb est dissous dans de l’acide nitrique étendu. La solution étendue à 350 cm3 environ doit contenir à l’état libre 80 cm1 d’acide nitrique pur ordinaire. Avec une quantité d’acide inférieure, on s’expose à déposer une partie du plomb sur la cathode. L’électrolyse s’effectue h la température ordinaire avec un courant de 0,45 ampère. — On n’a pas à se préoccuper du nombre de volts qui dépend d'ailleurs de
- (') Ce procédé est plus rapide que celui-que nous avons indiqué précédemment (L’Éclairage Électrique, t. IX, p. 557, 29 décembre 1896). Nous faisons faire ces cônes dépolis chez Caplain et Saint-André.
- la teneur en plomb de l’électrolyte et, dans le cas des alliages, de la nature et de la proportion des métaux étrangers au plomb (J). Le cône doit plonger complètement dans le bain, et le pied de la spirale être aussi près que possible du fond du vase. L’électrolyse se fait à la température ordinaire. Au bout de vingt-quatre heures, la précipitation est complète et le dépôt très adhérent. Le cône est alors plongé successivement dans deux vases remplis d’eau distillée, puis introduit dans une étuve que l’on chauffe graduellement jusqu’à 2000, température que l’on maintient pendant un quart d’heure. Cette température est absolument nécessaire pour obtenir un dépôt correspondant exactement à la formule PbO2.
- i.e zinc commercial. — io ou 20 gr de zinc, suivant la pureté du métal, sont attaqués par de l’acide nitrique étendu en quantité telle que la dissolution une fois achevée, il reste 80 cm3 d’acide nitrique pur ordinaire à l’état libre (1 gr de zinc se combine pour se dissoudre à 3,5 cm3 d’acide pur ordinaire). Le reste des opérations s'effectue comme il a été dit (I).
- Une fois le plomb ainsi séparé, le dosage des autres impuretés du zinc s’effectue très facilement et beaucoup plus facilement que parla méthode ordinaire. Le dosage du cadmium, en particulier, si difficile par la méthode ordinaire, devient très simple : ce métal se trouve, en effet, en totalité dans un bain exempt de plomb; il suffit d’évaporer ce bain en présence d’acide sulfurique pour chasser l’acide nitrique, puisde précipiter le cadmium par l’hydrogène sulfuré.dans les conditions ordinaires.
- III. — Séparation et dosage du plomb dans
- LES ALLIAGES PLOMB-ÉTAIN ET DANS i/ÉTAIN COMMERCIAL. — $ i,,r. Alliage contenant plus de 4 p. 100 de plomb. — On procédera comme
- (‘) Pour 0,2 gr de plomb pur, dans les conditions ci-dessus indiquées, la tension aux bornes est de 2,6 à 2,7 volts.
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. XVII. — N° 53
- il a été dit plus haut (I). en tenant compte, pour la détermination de la teneur en acide libre, de ce que i gr d’étain décompose pour son attaque 2 cnv1 d’acide nitrique pur ordinaire. L’alliage devra être réduit en copeaux très dns ou mieux cncqre laminé. Le précipité d’oxyde d’étain ne sera pas filtré; on le rassemblera simplement au fond du verre en opérant de la façon suivante ; le liquide étendu à 350 cm3 environ sera chauffé vers 90° jusqu’à ce que l’oxyde d’étain se soit rassemblé au fond du vase ; on retirera ensuite le feu et on laissera le dépôt se parfaire à froid.
- § 2. Alliages contenanl moins de 4 p. 100 de plomb. — Ces alliages contenant une forte proportion d’étain par rapport au plomb, leurs solutions doivent être électrolysées dans des vases très larges. Dans ces conditions l’oxyde d’étain s’étale en couche mince au fond du verre ; il ne risque pas ainsi d’entraîner du plomb delà solution ou encore de retenir des parcelles d’alliages non attaquées et de soustraire ainsi une partie du métal à l’électrolyse. Les verres de Bohême qui servent à la fois à l’attaque de l’alliage et à l’électrolyse- ont 10,5 cm de diamètre inférieur et une capacité de 1 litre environ. L’attaque se fera à chaud sur 5 gr d’alliage par de l’acide nitrique étendu contenant 260 cm3 d’acide nitrique pur ordinaire. Le liquide sera étendu à 650 cm3 environ ; puis l’oxyde d’étain bien rassemblé au fond du vase en procédant comme il a été dit au paragraphe précédent (§ j).
- § 3. Etain commercial. — On le traite exactement comme les alliages contenant moins de 4 p. 100 de plomb (§ 2).
- IV. — Séparation et dosage du plomb dans
- LES ALLIAGES PLOMB-ANTIMOINE ET DANS l’aNTI-
- moine commercial. — Les dépôts de bioxyde de plomb entraînent de l'oxyde d’antimoine ; la méthode que nous avons décrite pour l’étainet ses alliages ne peut donc s’appliquer.
- Cet oxyde d’antimoine provient de l'antimoine dissous dans la liqueur.
- le cuivre commercial et ses alliages (laitons et bronzes). — En présence d’une certaine quantité de cuivre, la séparation intégrale du plomb à l’état de bioxyde nécessite une beaucoup moins grande quantité d’acide nitrique et une plus grande densité de courant que dans les cas précédents. Nous en donnons la raison plus bas.
- On prend un poids d’alliage ou de cuivre contenant au moins 1 gr de ce métal et on l’attaque par de l’acide nitrique étendu en quantité suffisante pour qu’il en reste après l’attaque un excès de 14 cm3, comptes en acide pur ordinaire (1 gr de cuivre se combine pour se dissoudre à 3,6 cm3 de cet acide). La solution est étendue à 350 cm3. L’intensité du courant doit être de 0,3 ampère. Durée de l’électrolyse ; dix-huit heures environ.
- Quand le plomb ne se rencontre dans le cuivre ou ses alliages qu’à l’état d’impureté, on opère sur 10 gr de métal comme nous l’avons indiqué à propos de l’analyse des impuretés du cuivre industriel (J), des bronzes et des laitons (2).
- Réactions produites au cours des opérations analytiques qui précèdent.Il résulte de ce qui.précède que la densité du courant et la proportion d’acide nitrique libre nécessaire pour la séparation électrolytique du plomb à l’état de bioxyde varient suivant que l’on a affaire à un alliage de cuivre ou à un alliage ne contenant pas ce métal. On se rend facilement compte de cette différence par les considérations suivantes :
- Dans tous les métaux ou alliages que nous avons passés en revue, le plomb a été amené à l’état de nitrate ; et l’on sait que l’électro- (*)
- (*) A. Hoi.TARn, L’Éclairage Électrique) t. IX. p. 603, 26 dé-:embrc 1896.
- (") A. Hollard, L'Éclairage Électrique, t. IX, p. 557, rç décembre 1896.
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- lyse normale de ce nitrate donne lieu à la réaction.
- (Az08)*Pb = Àz80« + O + Pb. (i)
- Le dépôt de plomb à l’état de bioxyde (PbO2) sur l’anode nécessite un apport supplémentaire d’oxygène. Dans le cas d’un alliage ne contenant pas de cuivre, cet oxygène provient uniquement de l’électrolyse de l’acide libre :
- 3Âz03H— Az*Ob+0 + H2. (2)
- Dans le cas des alliages de cuivre, cet oxv-
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- gène provient d’une part de l’électrolyse du nitrate de cuivre
- (Az03)2Cu= Az2Os-j- O + Cu, (,V
- et d’autre part de l’électrolyse de l’acide nitrique libre. O11 comprend donc que dans ce cas la quantité nécessaire de cet acide puisse être notablement diminuée.
- Quant à la différence de la densité du Courant, elle est expliquée par le fait que les produits .séparés à la cathode et les réactions électrolytiques sont très différents en présence et en l’absence du cuivre.
- revue des sociétés savantes et des publications scientifiques
- Sur une méthode de mesure des grandes résistances;
- Par J. Schürr (')•
- En voici le principe : dans le galvanomètre Deprez-d’Arsonval. le mouvement du cadre devient périodique s’il est fermé sur une résistance suffisante et la période peut être considérée comme invariable pourdes valeurs de cette résistance dépassant une certaine limite. Lorsque cette dernière condition est remplie, le produit de la résistance totale du circuit par la différence des décréments logarithmiques qui correspondent à la résistance donnée et h une résistance infinie est également constant. Par conséquent, ce produit une fois connu pour un galvanomètre donné, la mesure d'une résistance consistera simplement dans la détermination de deux décréments.
- Pour démontrer la constance du produit de la résistance totale par la différence des décréments, considérons l’équation différentielle du mouvement du cadre,
- <0
- îplitude du cadre oscillant à l’ins-
- (J) Journal de Physique, y série, t. VII, p. 598, octobre 1898.
- tant /, t la période de l’oscillation et 0 le décrément, dont la valeur est donnée par l’expression
- où 11 désigne le nombre de périodes écoulées quand, le cadre oscille entre les amplitudes ?o et ?»
- Le coefficient du second terme de l’équation différentielle, c’est-à-dire l’amortissement, comprend deux termes : le premier, , qui est dû à l’induction du champ magnétique H sur la bobine mobile de surface totale S, Ta résistance totale étant R (circuit extérieur compris); le second y, dù à la raideur du fil et à la résistance de l’air. On a donc :
- (2)
- (2)'
- R =
- En circuit ouvert
- par suite
- (0 — 5’) R = constante, (3)
- si l’on admet que t est invariable.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. - N" 33.
- L’expérience montre que l’on peut admettre cc dernier point. Ainsi, pour une bobine de 220 ohms et une résistance extérieure de 5 ooo ohms, la période est égale à 0,83 seconde, tandis qu’en circuit ouvert elle est de 0,82 seconde. Une erreur de un centième de seconde étant possible pour des oscillations rapides et en nombre assez restreint, on regardera la période comme constante pour des résistances variant de 5000 ohms a l’infini.
- On arrive d’ailleurs à la meme conclusion par le calcul. Si l’on néglige les effets de self-induction qui contribuent encore à l’amortissement, et que l’on prenne Cf au lieu de C sin-j pour le couple de torsion, le coeffi-cientdu terme en f de l’équation (Q a pour valeur
- d’où l’on tire, en tenant compte de la relation (2),
- Or, à partir de 5000 ohms, - 8 est plus
- petit que un centième ; puis cette quantité va rapidement en décroissant, de sorte que, pour le galvanomètre dont il vient d’être question, on peut poser t2 = 0,67 (1 -f- s), b étant inférieur à un centième.
- Le mode opératoire est le suivant : on commence par lancer un courant dans la bobine seulement pour lui communiquer une déviation initiale <p0 ; puis, on supprime le courant à l’aide d’un commutateur qui fermé aussitôt le circuit de la bobine sur la résistance à mesurer, 011 compte n périodes et on observe la déviation fn qui termine la ng pé-
- riode. En recommençant une seconde fois la même opération, on peut apprécier fu avec une erreur de un quart de division.
- L’auteur s’est assure de l’exactitude de la méthode en mesurant ainsi la résistance de traits de graphite et en comparant les résultats obtenus avec ceux qui donnent d’autres méthodes. Du tableau où sont consignés ces résultats il résulte qu’à partir de 5 000 ohms environ on peut compter sur une exactitude au centième.
- La méthode est applicable aux solutions salines, les courants d’induction ne produisant pas de polarisation à cause de leur alternance. L’auteur a ainsi mesuré la résistance spécifique à iS^Cde solutions aqueuses de sulfate de cuivre cristallisé renfermées dans des tubes cylindriques de 0,5 cm2 de section. Le tableau ci-dessous indique les résultats et les données des expériences. La première colonne donne le nombre n des oscillations observées; la seconde, les résistances en ohms déduites de la formule (3), la valeur de la constante (r 600) ayant été déduite des expériences précédentes sur les traits de graphite; les deux colonnes suivantes donnent la distance d des électrodes et la richesse r du liquide ; la sixième indique la valeur de la résistance spécifique en ohms-centimètres déduite de {'augmentation de résistance observée quand la distance des électrodes passe de 5 à 16 cm, car au-dessous de 5 cm la proportionnalité ‘de la résistance à la longueur ne sc vérifie pas, comme le constate l’auteur, les irrégularités de la distribution du courant entre les électrodes prenant alors trop d’importance ; la huitième indique le nombre m d’équivalents en grammes par litre; enfin la dernière, La résistivité moléculaire p,„ en ohms-centimètres.
- Mesures des résistivités de dissolutions de sulfate de cuivre R d r 0
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- L’auteur fait remarquer que les valeurs de p et pm relatives à la solution la plus diluée sont, sans doute, trop faibles, attendu que pour les grandes dilutions, la résistance moléculaire -du sel est comparable à celle des impuretés de l’eau.
- Il faut aussi observer que si les électrodes ne sont pas identiques avec les métaux en dissolution, il y a polarisation de ces électrodes et que dès lors la méthode n’est applicable que si la polarisation reste invariable pendant la mesure d’un décrément; celui-ci aurait alors pour valeur
- où :p, représente la déviation due au courant de polarisation.
- J. R.
- Action mutuelle de deux circuits ; application à la mesure des pouvoirs inducteurs;
- Par J.-A.Erski.ve(').
- Soient deux circuits dont les résistances sont R,, R,, qui renferment des capacités C,,
- C2 ; soient L, et L2, leurs coefficients de self-induction et M leur coefficient d’induction mutuelle.
- Les intensités it et i2 des courants dans les deux circuits sont représentées par des fonctions de la forme :
- \ ù —qit sin pxt + Cxe q,tcos p,t I + Bjê- îa^sin p,i + D^-^cos^y,
- \ <>. — sin ptt + Ctf-gitcos pxt
- I -f sin Pit + Dte- *'* ccs Plt,
- dans lesquelles —ql dzp2, — q3± p2 sont les racines de l’équation :
- En faisant une approximation qui est d’autant plus rigoureuse que M est plus petit et qui entraînerait une erreur appréciable seulement si p\—p2~ était'petit, on trouve que le courant secondaire i, est la superposition de deux oscillations dont les amplitudes sont inversement proportionnelles à leurs périodes et qui ont, au début, une différence de phase voisine d’une demi-période.
- Quand y—— est assez grand pour que
- (P*i + ?2i) ~ (P’2 +
- ne soit pas petit, i„ atteint sa valeur maxima quand p3—p2 est minimum.
- Si p?—p2- diminue, les amplitudes des deux vibrations sc rapprochent l’une de l’autre : et l’amplitude finit par être sensiblement indépendante delà période. Par conséquent les déterminations de la capacité sont plus exactes quand p*—p2 n’est pas trop petit.
- L’intensité i2 atteint sa valeur maxima après un nombre assez considérable de vibrations : il faut donc toujours tenir compte de l'amortissement et il est important que pendant la détermination il ne se produise pas de changement dans la résistance.
- Application. — Comme i2 varie rapidement
- C) Wied. Ann,, LXVI, p. 269-283, octobre 1898.
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- avec C? quand on donne une valeur convenable à C„ on peut utiliser le phénomène pour la comparaison des capacités, si on dispose d’un indicateur de courant convenable. Rutherford emploie une aiguille aimantée, suivant un procédé utilisé aussi par l’auteur(1). Dans le circuit primaire se trouve un condensateur chargé par une machine de Holtz ou de Voss, un micromètre à étincelles et une bobine.
- La bobine secondaire n’est pas entrée dans la bobine primaire, mais disposée de manière que leurs axes soient dans le prolongement l’un de l’autre et leurs extrémités distantes de quelques centimètres : dans ces conditions M2 est petit vis-à-vis de I, Ia et i2 varie rapidement quand on fait varier Cs. Le circuit secondaire renferme de plus une petite bobine à l’intérieur de laquelle se trouve l’aiguille aimantée.
- La sensibilité augmente quand la longueur de l’aiguille diminue et, quand on emploie
- ’-t 1
- A — —-
- \ ±\
- J t à: Tl
- — -
- Fig. 2.
- un faisceau, augmente avec le nombre des aiguilles : la sensibilité est d’autant plus grande que la perméabilité est plus faible. Elle dépend aussi de l’aimantation initiale de l’aiguille ; elle augmente avec cette aimantation et passe par un maximum.
- Pour une valeur convenablement choisie de C„ la variation de i2 avec C2 est très rapide, comme le montrent les courbes des figures i et 2. Si on veut mesurer une capacité incon (*)
- nue, on fait l’expérience successivement avec cette capacité, puis avec un condensateur de Kohlrausch dont on fait varier la distance des armatures jusqu’à obtenir la même désaimantation de l’aiguille.
- Le pouvoir inducteur des liquides se mesure au moyen de condensateurs cylindriques en laiton (fig. 3 et 4}. Le cylindre intérieur est
- Fig- 3-
- entièrement fermé : dans le condensateur de la figure 3, il est suspendu par le fil W à la tige de verre G : dans celui de la figure 4, le
- Fig. 4.
- cylindre extérieur porte un couvercle; le cylindre intérieur est supporté par une tige métallique qui passe à travers le couvercle, dont il est séparé par un tube de verre.
- On compare au condensateur de Kohlrausch ces condensateurs cylindriques soit en y laissant l’air, soit en y mettant un liquide; des capacités obtenues dans les deux cas, on déduit le pouvoir inducteur du liquide.
- Cette méthode n’est pas applicable aux substances qui possèdent un pouvoir absor-
- (*) Cf. Erskine, VÉclairage Électrique, t. XIV, p, 40.
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- bant considérable, parce que la variation de l’amortissement peut occasionner des erreurs notables.
- Les défauts d’isolement se reconnaissent facilement en construisant la courbe de réso-
- nance des deux côtés du maximum ; ils provoquent une augmentation de l’amortisse-ment et déplacent le maximum de telle sorte que la capacité trouvée est plus petite que la capacité réelle. M. L.
- CHRONIQUE
- Installation électrique de Naples, à haut potentiel et accumulateurs. — Voici, d’après M. Bongiji {Attidélia Assoc. Elettrotecnica ital., t. 1, p. 117, 1898], la description de ccttc installation :
- La station centrale pour la fourniture de l’énergie électrique à Naples est située place Cavour. Elle comprend 5 chaudières incxplosibles de 1000 ms de surface totale. La force effective des-moteurs à vapeur est de r 160 chevaux; elle est engendrée par des moteurs de types très divers : à un cylindre, tandem, grande et petite vitesse, sans condensation. Les moteurs sont reliés aux dynamos soit directement, soit par courroie. Les dynamos fonctionnent entre 500 et 800 volts avec excitatrices spéciales ; mais elles peuvent être excitées avec des dynamos à bas potentiel qui servent pour l'alimentation d’un réseau peu étendu à trois conducteurs pour la station même et les environs.
- Les dynamos peuvent être disposées en parallèle sur chacun des trois circuits à deux conducteurs qui vont alimenter trois sous-stations d’accumulateurs :
- iu Sous-station de la place I)epretis à 1 200 m ;
- Huit groupes de 70 éléments du type 15 L Elec-trical Power Storage;
- Deux groupes de 70 du type C 14 Tudor.
- 20 Sous-station de la galerie Humbert ll,r à 2 200 m ;
- Quatre groupes, type C 14 Tudor;
- Douze groupes, type C 9 Tudor.
- 3° 'Sous-station Toretta à 4 200 m ;
- Huit groupes, type 15 L E. P. S.
- Dans chaque sous-station, quatre groupes sont disposés en série de manière à former quatre sections séparées ; les autres groupes peuvent être mis en parallèle sur chaque section.
- Les sous-stations sont reliées à la station centrale par une conduite primaire à deux conducteurs ; elles peuvent êlre alimentées séparément ou en parallèle entre elles. Chaque sous-station alimente deux réseaux distincts à trois conducteurs pour les abonnés d’éclairage. Quelques établissements im-
- portants, tels que le théâtre Saint-Charles (2500 lampes), sont directement alimentés par un réseau à cinq conducteurs.
- Les deux réseaux à 3 conducteurs ont un rayon maximum de 1 500 m, de sorte que les clients les plus éloignés de la station centrale en sont à 5 700 m.
- Le potentiel primaire à l’arrivée aux sous-stations, varie de 400 à 550 volts, suivant le potentiel de départ des feeders des réseaux à trois conducteurs. En cas de surcharge, on peut atteindre 75t> volts.
- Pour la charge des éléments, on emploie un transformateur rotatif local, qui permet, même pendant la consommation maxima, d'égaliser l’emploi dans les diverses sections en relation avec le courant primaire. Le potentiel maximum de la station varie de 500 à 800 volts.
- Les lampes à arc pour l’éclairage public sont placées en série de 10 sur la conduite primaire dans les sous-stations, d’où l'on produit l’allumage ou l’extinction. Il y a actuellement 130 lampes de 10 ampères, 10 lampes de 25 et 16 de 4 (Grotte de Posillipo). Pour l’éclairage privé il y a environ 40000 lampes équivalant à 16 bougies.
- La distribution de force motrice pour moteurs ou tramways est assurée par des réseaux spéciaux à 250 et 500 volts, qui partent des sous-stations ou de la station centrale.
- Le courant primaire provenant des dynamos sert avec le courant de décharge des batteries à l'alimentation des clients, ou bien il produit la charge des éléments, soit pendant la décharge, soit quand ils ne servent pas, suivant les exigences du service. On a soin que le courant développé par les dynamos soit toujours le courant maximum qu’elles peuvent produire, de façon que le matériel mécanique et électrique travaille toujours à pleine charge. Pour répondre à une consommation plus | forte dans diverses parties du réseau ou pour
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- utiliser tout le courant produit par les dynamos en marche, on dispose dans chaque section des batteries en parallèle qui permettent d'obtenir le régime le plus convenable pour la charge ou la décharge en relation avec la consommation des abonnes. Les batteries absorbent donc en se chargeant l’excès de courant des dynamos ou contribuent avec celles-ci à l’alimentation du réseau. Ceci s’obtient au moyen de commutateurs très simples, grâce auxquels on
- r Assurer le service de distribution avec le courant des dynamos et des accumulateurs ;
- 2w Introduire ou retirer une batterie d’une section ;
- 3° Exclure une ou plusieurs sections du service ;
- 4" Charger les accumulateurs dans une section, indépendamment du service des abonnés auquel pourvoient les autres batteries.
- Four modifier le potentiel au départ de chaque section ou compenser les variations de la force électromotrice pendant la charge et la décharge, on intercale des éléments, automatiquement ou non, de façon à maintenir constant Je potentiel aucentre des réseaux pour les divers régimes. Quelques appareils sont munis de résistances automatiques.
- L'énergie vendue représente les 65 ou 70 p. 100 de l'énergie produite. Le fonctionnement à pleine charge produit une économie notable de combustible et de matériel, la consommation par kilowattheure n'alleint pas 2,8 kgr de charbon.
- Le coût du changement des lames positives des accumulateurs s’est maintenu inférieur à celui que prennent habituellement les fournisseurs pour en assurer le fonctionnement. Le changement des positives Tudor a eu fieu en moyenne au bout de cinq ans et celui des lames E. P. S. tous les trois ans au
- L'installation décrite a été exécutée en 1889-90. G.
- Le chemin de fer électrique du Fayet à Cha-monix et à la frontière suisse. — Dans une des dernières livraisons de la Revue générale des chemins de fer, Ai. Auvert, ingénieur du service central du matériel de la Compagnie du P. L. M.. fournit des renseignements intéressants sur les installations d'essais faites par cette Compagnie en vue de l’application de la traction électrique aux chemins de fer.
- La première application de ce genre est celle qui a été faite en 1894 sur l’embranchement minier de Montmartre à la Béraudière. Nous avons déjà décrit cette installation (t. 111, p. 41), qui n’était
- d’ailleurs que provisoire. Son but n’était en effet que de permettre d’utiliser pendant quelque temps le tunnel de Montmartre qui menaçait ruine et que les boisages effectués pour la consolidation avaient encombre au point de ne plus laisser l’espace suffisant pour le passage des locomotives à vapeur employées auparavant. Depuis mai 1896, cette ligne est abandonnée et les puits qu’elle desservait son aujourd’hui desservis par un nouvel embranchement sur lequel la traction se fait par locomotives ordinaires. L’installation ne présentait d’ailleurs aucune autre particularité intéressante que d’être la première de ce genre faite en France : la locomotive consistait en un fourgon muni d’un moteur de 30 chevaux ; le courant lui était amené à 360 volts, par un conducteur latéral ; sa vitesse ne dépassait pas 7 â 8 kilomètres : heure.
- La seconde application est l’installation de la ligne, actuellement en construction, qui doit aller du Fayet, près de Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie), à Chamonix et à la frontière suisse. Gette ligne, dont la voie est à l’écartement de r met dont la longueur sera de 38 km, remontera, pendant 30 km environ à partir du Fayet, la vallée de l’Arve où seront situées les usines génératrices d’électricité. La section de la ligne comprise entre Çhamonix et la frontière suisse 11e sera entreprise que postérieurement.
- Voici sur cette ligne quelques renseignements, extraits du mémoire de M. Auvert, qui compléteront ceux qui ont été donnés antérieurement [supplément du 18 juin 1898, t. XV, p. xcx) :
- Section du Fayet à Chamonix. — Cette première section sera alimentée en énergie électrique par deux usines génératrices placées, l’une près du km 5 (usine de Servoz), l’autre près du km 8 (usine des Chavants).
- Usine de Servop. — L’usine de Scrvoz produira du courant continu à la tension de 550 volts.
- Elle comprendra 4 dynamos de 200 kilowatts à excitation compound, actionnées directement par une turbine centrifuge à axe horizontal de 325 chevaux. Deux dynamos auxiliaires de 40 kilowatts, actionnées chacune directement par une turbine à axe horizontal dcéochevaux serviront d’excitatrices pour les grosses dynamos génératrices. Le service du chemin de fer sera normalemennt assuré par 3 dynamos de 20Ü kilowatts, la quatrième servant de réserve.
- Le pôle négatif des dynamos génératrices sera relié aux rails de la voie du chemin de fer. Le pôle positif sera relié à un conducteur de prise de cou-
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- rant établi latéralement à la voie près du sol. Ce conducteur sera constitué par un rail d’acier semblable à ceux de la voie courante, supporté par des isolateurs en grès et fonte, fixés directement sur les traverses au moyen de tirefonds-
- Des joints spéciaux assureront la continuité électrique du conducteur isolé et des rails de la voie.
- Usine des Chavants. — L'usine des Ghavants aura une disposition analogue à celle de l’usine de Servoz.
- Elle comprendra 4 dynamos de 200 kilowatts à excitation compound, actionnées chacune directement par une turbine centripète à axe horizontal de ,525 chevaux. Comme à l'usincde Servoz, 2 dynamos auxiliaires de 40 kilowatts, dontune de réserve, actionnées chacune directement par une turbine centrifuge à axe horizontal de 60 chevaux, serviront d’excitatrices pour les grosses dynamos génératrices. Trois groupes générateurs seront normalement utilisés pour le service du chemin de fer et le quatrième groupe servira de réserve.
- Le pôle négatif des dynamos génératrices sera relié aux rails de la voie, au km 9, tandis que le pôle positif sera relié au conducteur de prise du courant par un conducteur aérien établi le long de la ligne et d'une longueur telle que le point de jonction sera reporté au km 13.
- La tension maxima aux bornes des dynamos sera de 670 volts environ; cette tension sera variable automatiquement suivant le débit, mais la différence de tension entre le point de jonction du conducteur positif aérien avec le conducteur de prise de courant, et le point de jonction du conducteur négatif avec les rails de la voie, sera sensiblement constante et égale à 550 volts.
- Section de Chamonix à la frontière suisse. — La disposition des installations électriques fixes de la section de Ghamonix à la frontière suisse n'est pas encore définitivement arrêtée, mais elle sera vraisemblablement la suivante :
- Cette section sera desservie par une seule usine, T * usine des 'fines placée près du km 24 et alimentée comme les usines de Servoz et des Chavants par l’eau de l’Arve.
- Cette usine aura la même disposition que l’usine des Chavants et la tension aux bornes des dynamos variera de 55<J à 700 volts.
- Le pôle négatif des dynamos sera relié aux rails de la voie au point le plus voisin, mais le pôle positif sera relié au conducteur de prise de courant par un conducteur aérien, au point kilométrique 29,200, et
- la différence de tension entre le point de jonction du conducteur positif aérien avec le conducteur de prise de courant, et le point de jonction du conducteur négatif avec les rails de la voie, sera sensiblement constante et égale à 550 volts.
- Matériel roulant. — Les rampes de la ligne du Fayet à Ghamonix et à la frontière suisse seront très fortes et atteindront en certains points 80 et même 90 mm par mètre.
- Avec de telles inclinaisons, la traction par locomotives ne pourrait se faire qu’en employant des machines électriques fonctionnant tantôt avec l’aide d’une crémaillère, tantôt par simple adhérence, et analogues aux locomotives à vapeur système Abt.
- De telles locomotives pourraient évidemment être construites, mais elles présenteraient forcément un grand nombre de dispositions nouvelles et pour arriver à les faire fonctionner d'une manière irréprochable il faudrait sans doute procéder à des
- Pour obvier à ces difficultés et éviter l’emploi de crémaillères, on s'est décidé à faire usage exclusivement de véhicules automoteurs ; l'adhérence sera alors largement suffisante pour assurer la marche, même en rampe de 90 mm.
- Comme il sera nécessaire de transporter à la fois un assez grand nombre de voyageurs, au moins dans la section du Favet à Chamonix, l'exploitation se fera par trains de cinq véhicules au maximum entre le Fayet et Chamonix, et par trains de trois véhicules au maximum entre Chamonix et la frontière suisse. ’1 ous ces véhicules seront munis de deux moteurs à simple réduction de vitesse d’une puissance de 50 chevaux chacun.
- Ils seront de trois sortes : des fourgons pour bagages et messageries, des voitures à voyageurs à couloir central et plate-forme à chaque extrémité contenant 32 places de voyageurs de iro et 20 classes et enfin des wagons à marchandises-
- Le premier véhicule de chaque train sera toujours un fourgon, à l’avant duquel se trouvera un compartiment pour le mécanicien qui, ainsi qu’on le verra plus loin, manœuvrera à distance les appareils de tous les véhicules.
- Chaque véhicule sera muni de frotteurs qui glisseront sur la partie supérieure du conducteur de prise de courant et recueillera ainsi directement le courant nécessaire au fonctionnement de ses moteurs.
- Chaque véhicule sera également muni d'un appareil régulateur placé sur l'une des plates-formes et servant à la mise en marche des moteurs en avant
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- 576
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. — Nu 53.
- ou en arrière, ainsi qu’au réglage du courant.
- Chaque régulateur pourra être manœuvré à la main par un agent monté sur ia plate-forme; mais lorsque plusieurs véhicules seront attelés derrière un fourgon et formeront un train, leurs appareils régulateurs seront tous manceuvrés simultanément par des servo-moteurs pneumatiques installés sous les châssis des plates-formes et reliés au moyen de deux conduites semblables à celles du frein Westinghouse, à un appareil de commande unique sur lequel agira le mécanicien du train placé dans le compartiment d'avant du fourgon de tête.
- Ces appareils que la Compagnie P.-L.-M. a fait breveter en février 1895 sont aujourd’hui dans le domaine public. Chaque véhicule sera muni d'un frein à sabots agissant à la manière ordinaire sur les )antes des roues et qui pourra être serré soit directement à la main, par un agent monté sur le véhicule, soit à distance, au moyen de l'air comprime à la façon du frein Westinghouse.
- Toutefois, comme les freins à sabots ont leur action limitée par l'adhérence, ils seraient insuffisants pour obtenir l’arrêt rapide d'un train lancé à une certaine vitesse sur des pentes telles que celles qu’on rencontrera sur la ligne deChamonix: chaque véhicule sera, en conséquence, muni d'un frein de sûreté supplémentaire constitué essentiellement par deux mâchoires agissant par pression horizontale sur les faces latérales d’un rail surélevé qui sera placé dans l’axe de ia voie toutes les fois que l’inclinaison dépassera 40 mm.
- On conçoit que l’action d’un tel frein puisse être aussi énergique qu'on le désire.
- Ce frein à mâchoires pourra comme le frein à sabots être manœuvré directement à la main, ou à distance au moyen de l’air comprimé.
- Conductivité de l’aluminium. — M» Ldwin-F. Northrup vient de publier dans The Electrical World (3 décembre, p. 598) les résultats d’essais qu'il a faits sur des tiges d'aluminium de la Pitts-burg Réduction Company.
- La méthode employée est celle du potentiomètre : un premier circuit comprend une batterie d’accumulateurs, une résistance de 1 centième d’ohm constituée par 10 bobines de 1 dizième d'ohm connectées en parallèle, une balance Kelvin et enfin une résistance réglable. Dans un second cricuit sont disposés les mêmes appareils, avec cette seule différence que la résistance connue de 1 centième
- d'ohm s'y trouve remplacée par la tige d’aluminium dont on veut la conductivité. Une extrémité de cette tige est connectée à une extrémité de la résistance connue du premier circuit; l’autre extrémité de la résistance est reliée à une borne d’un galvanomètre Deprez-d’Àrsonval très sensible, dont l’autre borne communique avec un contact glissant sur la tige d’aluminium.
- Pour faire une mesure, on règle l'intensité du courant dans le premier circuit, de manière que sa valeur atteigne 0,25 ou 0,2 ampère; on a alors une différence de potentiel de 0,0025 ou 0,0020 volt entre les extrémités de la résistance connue. On amène ensuite l'intensité dans le second circuit à être égale à 2,5 ampères et 011 fait varier la position du contact glissant sur la tige d’aluminium, de manière à ce que le galvanomètre reste au zéro quand on ferme son circuit, On a ainsi toutes les données nécessaires pour calculer la résistance d'une portion de la tige d’aluminium, et, connaissant les dimensions de cette portion, on en déduit la conductivité du métal.
- Toutes les corrections nécessaires à la précision des mesures ont été faites et l'auteur estime que l’on peut compter sur une approximation d’au moins 0,5 p. 100.
- Ces mesures ont porté sur cinq échantillons, dont trois d'aluminium pur. Les résultats de ces mesures sont indiqués dans le tableau suivant, ou la première colonne de chiffres indique la longueur l en centimètres de la portion de la tige nécessaire pour arriver à l’équilibre dans le circuit galvanométrique ; la seconde, la section s, en cm2 des tiges; la troisième la conductivité k de l’échantillon, celle du cuivre étant égale à 100. Pour les cinq premiers essais l’intensité du courant dans le premier circuit était de 0,25 ampère; pour le dernier l’intensité étant de 0,20 ampère.
- / x k
- Al pur............46,10
- Al pur............29,00
- Al avec 0,75 p. iooffu. 67,75
- Al pur............7346
- Al avec 0,5 p. 100 Cu.. 71,43
- 0,13184 61,59 0,08302 61,59
- 0,1105 56,37
- 0,2105 6i,45
- 0,2704
- On voit que l’addition d’une faible quantité de cuivre, métal plus conducteur que l’aluminium abaisse dans une assez forte proportion la conduc-
- Le Gérant: C. NAUD.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
- Théories, Conducteurs Électrolytes ot Diélectriques.
- Conducteurs. —Sur la conductibilité électri-
- que du mercure. — C. Licbenow. . 105
- Sur la conductibilité électrique du mercure.
- — Cirummach........................107
- Variations de la résistance électrique produite par la traction. — M. Can-
- tone...............................aie
- Pulvérisation des fils de platine et de palladium rendus incandescents par le courant électrique. — W. Stewart. 503 Sur la thermophonie par les courants alternatifs. - - F. Braun.......................... 537
- Capacité de polarisation des feuilles métalliques très minces. — G.-P. Grima ldi et G. Plaiania................211
- Electrolytes. — Anomalies électriques de
- l’eau. — Guillaume.................29 b
- Sur l'électrolysc des solutions d’or colloïdal.
- — Zsigmondy..........................444
- Relation entre les réactions analytiques et îes phénomènes électrochimiques.
- — Kiister..........................107
- Force électromotrice et équilibre chimique.
- — Brcdig- et Knilpffcr............. 442
- Méthode simple pour déterminer la polari-
- Sur le rôle des sels comple ;xes dans les
- chaînes d’oxydation et Peters de réduction, 403
- Diélectriques. — Sur la variai don des cous-
- tantes diélectriques a vec la tempe-
- rature. — II. Pellal dote et P. Sacer- 2S1
- Influence de réchauffement et de l’humidité
- sur la résistance ohmique des iso-
- lants. — E. Ictkeule . 4V)
- Diélectriques en rotation dans un champ ma-
- gnétique, remarques au travail de
- M. Campctti sur ce Benndorf sujet. - H. 460
- Sur l’orientation d’un disque de sélénite dans
- un champ électrique uniforme. —
- A. RM 16S
- Viscosité des liquides dans un champ électrique constant. — W.Schaufelberger, =,38 Application de la méthode des imaginaires au problème de la capacité uniformément répartie. — C.-F. Guilbert. 177
- Décharge électrique.
- Décharge de rupture. — Sur le retard dans la décharge par les pointes. — K.
- XVcscudonck...................... 169
- Mesure galvanométrique des décharges brusques se succédant par impulsions.
- — A. Witting......................336
- Rayons cathodiques. — Région cathodique
- obscure. — A. Wchnelt...........117
- Déviation magnétique des rayons cathodiques soumis aux actions électrostatiques.— W. Kaufmann. ... 114
- Rayons cathodiques dans un champ électrique dont les lignes de force sont parallèles à leur direction de propagation. — P. Lenard.......................115
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-
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T, XVII. — N8 53.
- 5 7*
- 1 Lumière émise par certaines électrodes à l’intérieur des électrolytes. — F.
- 167 | Braun.............................169
- Phosphorescence du verre et émission de rayons cathodiquesaprès l’excitation du tube. — A. Sandrucci.....................
- Oscillations
- Oscillations hertziennes. — Sur divers procédés d'observation de la résonance
- électrique.—A Turpain.......... 73
- Sur le résonateur de Hertz. — A. Turpain. . 73
- Remarques touchant les lois du résonateur hertzien établies par M.-Turpain. —
- P. Duhem........................ 78
- hertziennes.
- Sur le champ hertzien. — A. Turpain . . . Mesure de la longueur des ondes électriques au moyen du tube à interférence de
- Quincke. — P. Drude................
- Absorption des ondes électriques de petite longueur par l'eau. — P. Drude. .
- Rayons Rœntgen, Rayons Becquerel, etc.
- Sur les rayons Rœntgen. — Sir W. Crookes. Sur la durée de l’émission des rayons de Rœntgen. — Henri Marine. , . . Polarisation des rayons de Roentgen. - - L.
- Graetx............................
- Relations entre les rayons X et les dé-
- 62 charges disruptives dans les gaz
- raréfiés. —H.Wehnelt.............126
- Stéréoscopie radiographique. — Chabaud. . 298
- 43' Sur les rayons Becquerel. —Sir W. Crookes .......................................... 63
- Magnétisme.
- De l’énergio d'un champ magnétique. — H.
- Pellat............................208
- Propositions pour une méthode unitaire de représentation des qualités magnétiques du fer. — Hubert Kath ... 69
- Influence de la durée d'une élévation de
- température sur les propriétés magnétiques du fer. — S.-R. Ragct. . 110
- Propriétés magnétiques des tôles. — W.
- Kohr............................448
- Force coercitive de différentes sortes d’acier comparée à celle du nickel et de la magnétite de Moravicza.—A. Abt. 503
- Sources d’électricité.
- Interrupteur électromagnétique à mercure pour bobines de Ruhmkorff. — Vil-
- lard............................297
- Interrupteur rotatif rapide de Guilloz pour
- bobines de Ruhmkorff............540
- Interrupteur à mouvement rectiligne. —
- Rochefort.......................417
- Perfectionnement à l'interrupteur de Hof-
- meister.—H. Hauswaldt, .... 43
- Électricité atmosphérique et magnétisme terrestre.
- Eléments magnétiques à Potsdam pour l'année 1797.— Eschenhagen........................539
- Électro-optique.
- Sur une nouvelle action subie parla lumière | — D. Macaluso et O.-M. Corbino. 2S4
- traversant certaines vapeurs métal- Remarques sur la polarisation rotatoire italiques dans un champ magnétique. I gnétique et la dispersion anomale,
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- 31 Décembre 1898.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 579
- à l'occasion d’une expérience nouvelle de MM. D. Macaluso et O.-M. Corbino. — Henri Becquerel . . . 334
- Absorption dans un champ magnétique, —
- A. Colton..........................500
- Sur la dispersion anomale et le pouvoir rota-
- toire magnétique de certaines vapeurs incandescentes. — Heurt
- Becquerel.......................... 33}
- Sur une nouvelle action subie par la lumière traversant 'certaines vapeurs métalliques dans un champ magnétique.
- - - D. Macaluso et M.-O. Corbino. S36
- Électrobiologie.
- La résistance du corps humain. . ..................................................................258
- APPLICATIONS
- Génération, transformation de l’énergie.
- Machines motrices. — Moteur marin Fletcher 244
- Turbine New American.......................... 13
- Turbine Riva, Monneret et Cie................ 13
- Gazogène Riché. — T. Pausert................283
- Gazogène à gaz de bois système Riché ... 86
- Générateur de vapeur et turbine de Laval à
- haute pression......................243
- Sur le rendement thermique des moteurs à
- vapeur. — G. Pellissicr..............394
- Emploi de l’acétylène dans les moteurs à
- gaz. — F. Grover....................341
- Dynamos. — Machines dynamo-électriques.
- Dynamos à courant continu. — C-
- F. Guilbert ........................141
- Dynamo Lewis et Howitt à entrefer dissymétrique ................................... 146
- Dy namo Lewis et Howitt à pièces polaires
- mobiles.........................143
- Dynamo Sayers, Coulson, A. etS. Moores, à pôles auxiliaires pour l’annulation
- du décalage des balais......... 142
- Dynamo Wade, Moores et Farrell à tension
- indépendante de la vitesse .... 147
- Sur les dynamos unipolaires de Puydt et
- Poncin. — Poncin................302
- Sur les dynamos unipolaires de Puydt et
- Poncin. — C.-F. Guilbert........302
- Sur le calcul de l'induit d’une machine à
- courant continu. — G. Grassi. . . 293
- Régulation automatique dans les dynamos à l’aide d'un troisième balai. — W.-B.
- Sayers..........................159
- Procédé de connexion pour barres d'induit
- de Jackson et Lewis.............141
- Porte-balais Jackson et Lewis.................146
- Alternateurs. — Alternateurà volant Brown-
- Boveri et C'c......................... ^5
- Alternateur Stanley............................ 33
- Compoundagc des alternateurs à voltages
- constants. - Maurice Leblanc . . 427
- Sur les machines d'induction employées comme génératrices ou réceptrices de courants alternatifs simples ou polyphasés. — Maurice Leblanc. . 457
- Quelques essais sur les génératrices asynchrones à champ tournant. — A.-F'.
- Mac Kissick..........................449
- Transformateurs.— Transformateur Brown-
- Boveri à courants triphasés . ... 104
- Sur la régulation des transformateurs. —
- F. Bedell............................329
- Sur la transformation des courants alternatifs triphasés en courant alternatif simple. — G. Grassi...........................3*7
- Piles et accumulateurs. ;— Pile endoxyrque
- O’Keenan.—Edouard O'Kecnan. 161 Accumulateurs Fulmen pour automobiles
- électriques. —J. Reyval...........313
- Accumulateurs Faure, Sellon Volckmar (syst.
- Valls et G*) pour automobiles électriques. — J. Reyval..............407
- Accumulateurs Pulvis pour automobiles électriques. —* J. Reyval.....................322
- Accumulateurs de la Société pour le travaiL électrique des métaux pour automobiles électriques.— J. Reyval. . . 343
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- 5»'
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. _ N" 33.
- Théorie chimique des accumulateurs au
- plomb. — F. Doli\aïck.................490
- Stations génératrices. — L'utilisation des chutes de la Kerka en Dalmatie. — Giuseppe Giovaninelli . ... 5, 53, 98
- La nouvelle station centrale et les sous-sta-
- tions de Hull (Angleterre;............381
- La nouvelle station à courants triphasés de
- Boston................................462
- Station génératrice hydraulique d’électricité
- du Mont-Dore .........................382
- La station centrale de Folkestone (Angleterre) ..............................431
- Usine d’éclairage électrique avec moteur à
- gaz naturel à Lafayette (Indiana). . 65
- Installation électrique de Naples à haut potentiel et accumulateurs. — Bonghi. S73
- Sur la puissance maximum des stations génératrices à vapeur. . . . •......... 85
- Tarification rationnelle de l’énergie électrique. — G. Peîlissier.......................368
- Distribution de l’énergie électrique.
- Distribution. — Etude sur la transmission et la distribution de l’énergie par les courants alternatifs. — Maurice
- Leblanc..............425, 473. 509, 547
- Le réglage de la tension dans les distributions à trois fils à courant continu.
- C. Del Proposlo...........' . . . 221
- Sur la période propre d’une ligne de trans-
- mission et sur la fréquence des décharges atmosphériques qui la frappent. — Charles Prof eus Stein-
- met{............................177
- Transmission de l'énergie à distance sans conducteurs. —• Tesla......................422
- Interrupteur tripolaire Brown-Boveri. ... =,8
- Joint Zodel................................ 16
- Rhéostat liquide de J.-H. Holmes...........303
- Rhéostat automatique Salmson pour moteur
- Rhéostat pour démarrage de moteur de G.-E.
- Dixon..............................304
- Rhéostats pour démarrage de moteur de
- J.-W. Gibbs........................306
- Rhéostat F.-G. Robinson pour démarrage de
- moteur.............................307
- Rhéostats Siemens et Ilalske pour démarrage
- de moteur.........................305
- Dispositif de démarrage Egger...............301
- Appareillage. — Matériel Fortis pour canalisations aériennes à hautes tensions.
- — J. Reyval......................
- Influence de réchauffement et de l’humidité sur la résistance ohmique des isolants. — M. E. Chestcr et C.-V.
- Crellin..........................
- Condensateur au stéarate de plomb. - - C.-S.
- Bradley..........................
- Conjoncteur-disjoncteur Guénée et C“\ . . Disjoncteur électro-magnétique à mercure,
- système Tudor....................
- Disjoncteur automatique pour alternateurs.
- — Léonard Andrews................
- Parafoudre électromagnétique Garton . . .
- 439
- 329
- 447
- 68
- 963
- Installations. — Transmission de puissance de Mechanicvillc à Schehectady. —
- J.-W. Blackstone...............194, 432
- Les transmissionsd'énerg-ie électrique en Californie........................................ 44
- Transmission à longue distance de Plunkett’s
- Falls à Barton.........................128
- Transmission électrique d'énergie dans les
- mines de Ziegler.................... . 214
- Règlements. — Circulaire et instruction technique relatives à l'application de la loi de 1895 sur l’établissement des conducteurs d'énergie électrique. . 21s
- Règlement allemand sur les parafoudres . . 44
- La jurisprudence et les courants électriques. 130
- Applications
- Moteurs. — Moteurs à courants continus. —
- C.-F. Guilbert....................229
- Alterno-moteurs. — C.-F. Guilbert .... 4s
- Démarrage et régulation des moteurs. — C.-F. Guilbert..............................
- mécaniques.
- Théorie des moteurs à courants alternatifs
- avec collecteur. — G. Moulun . . 465
- Etude des moteurs à courants polyphasés. —
- S. Hanappe . . 89, 186, 273. 345. 399, 5I2> 551
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- 31 Décembre 1898.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Moteurs Blacwood Murray et G. Johnston à
- pôles auxiliaires..............229
- Moteurs à courant continu. — Brab et
- Knoche.........................230
- Moteur asynchrone Bradley, à transformateur tournant auxiliaire........... so
- Moteur Brown-Boveri à courants triphasés . 103
- Moteur à vitesse variable de Johnson. . . . 235
- Moteur à résistance magnétique variable,
- Muellcr Johnson....................23s
- Moteurs à courant continu Van Heemstcde
- Obeld..............................233
- Moteurs asynchrones à courants alternatifs
- polyphasés de B.-G. Lammc. ... 49
- Moteur à champ constant et à vitesse variable de Parker............................231
- Moteur de la Société Salmson à vitesse variable......................................236
- Moteur asynchrone Soanies................... 52
- Moteur transformateur de MM. Siemens et
- H. Cook Leake......................231
- Procédé de démarrage des moteurs asynchrones de la Compagnie Thomson
- Houston............................ 45
- Procédé Hobart de démarrage des moteurs
- asynchrones........................ 43
- Procédé Churchward de démarrage des mo-
- teurs synchrones.................. 46
- Procédé Langdon et Davies de démarrage
- d'un moteur asynchrone monophasé. 48
- Applications diverses. — .Applications mécaniques de l'électricité. — G. Ri-
- Les frais d’exploitation des ascenseurs électriques. — W.-C-C. Hawtayne . . 138
- Applications mécaniques de l'électricité dans la fonderie de la Reading Car Wheel
- G' en Pensylvanie..................462
- Bascule électromagnétique Richards .... 270
- Contrôleur H. Sce pour la commande des
- gouvernails........................263
- Manœuvre à distance à l’aide des oscillations
- hertziennes. — Nikola Tesla . . . 380
- Plaque tournante pour locomotives .... 364
- Pompe électrique des mines d’Anzin. . . . 410
- Serrure électromagnétique C. Carleton. . . 268
- Système de synchronisation de deux arbres de la Société pour la transmission de la force par l'électricité .... 261
- Transmetteur d’ordre de Smith et Elphins-
- 265
- Traction sur voies ferrées. —- Comparaison des dépenses et des recettes des tramways à traction par câble, par
- trôlet souterrain et par chevaux, à
- New-York...........................336
- Comparaison entre les rhéostats de démarrage et les contrôleurs, série parallèle pour le service des voitures de tramways. — Thomas Gray ... 384
- Sur le freinage électrique des voitures de
- tramways ..........................238
- Sur l'efficacité des freins de tramways électriques .............................463
- L’emploi des compteurs d’énergie sur les voitures de tramways électriques.
- E.-G. Connctte.....................162
- Eclissage/électrique des rails des tramways de Brooklyn. — R.-P. Dro-wn et
- G. -E. Chapin,..................331
- Sur la détermination des résistances électriques d’un circuit pour traction. —
- H. Tripier 505
- Sur la corrosion électrolytique des conduites d’eau et de gaz par les courants de retour des tramways électriques. —
- Fleming............................484
- L’emploi des hauts potentiels sur les chemins de fer électriques.......................12g
- Descriptions et informations. — Le tramway
- électrique Gratz-Maria Trost. . . . 423
- Le tramway électrique de la ligne Bastille-
- Charenton............................317
- Les tramways à traction mixte de la place de la République à Aubervilliers et à Pantin. — De Marchena .... 369
- Les tramways électriques de Livourne . . . 172
- Le réseau de tramways électriques de Glasgow...........................................464
- Réseau de tramways électriques de Spring-
- field et Holyoke (Massachusetts). . 174
- La traction électrique sur les chemins de fer
- italiens...........*...............258
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-
-
- T. XVII. - N® 53
- 582
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- La traction électrique sur le prolongement du chemin de fer d’Orléans dans
- Paris...............................541
- Chemin de fer électrique de Berlin à Zch-
- • lendorf...........................383
- Chemin de ter électrique à crémaillère de
- Barmen. — R. Zcrner............ S55
- Le chemin de fer électrique du Fayet à Cha-monix et à la frontière suisse. — Auvert...................................... 574
- Automobiles routières. — Le concours de voitures de place automobiles. —
- J. Reyval......................... 16
- Automobiles électriques System e A.-L. Ri ker.
- — G. Pellissier...................341
- Omnibus avec accumulateurs à Berlin . . . 260
- Traction et propulsion des bateaux. La résistance des bateaux à la traction. —
- F. Chaudy....................... 174
- Le bateau électrique du gouvernement russe. 130
- Télégraphie et Téléphonie
- Télescripteur Hoffmann......................423
- Calcul de la puissance d'une pile primaire pour la charge des accumulateurs télégraphiques. — -/. Brimelli . . . 248
- Système de protection des lignes télégraphiques et téléphoniques contre les forts courants électriques.................292
- Expériences de télégraphie hertzienne entre
- la tour Eiffel et le Panthéon. ... 381
- Sur le renforcement des sons téléphoniques.
- — Dussaud........................504
- Le nombre des téléphones en service. ... 87
- Applications thermiques. Lcsappareilsde chauffage électrique F. LeRoy —J. Reyval . . .
- [54
- Éclairage.
- Détermination de la durée économique des lampes à incandescence. — F.-W.
- Carter............................ 70
- Explosion des mélanges grisouteux par bris de lampes à incandescence. —
- H. Cotiriot et J. Meunier.........299
- Lanouvelle lampe à incandescence deNernst. 384 Courants continus apparents dans un arc voltaïque à courants alternatifs qui jaillit entre des pôles de nature différente. — F. Eichberg et J. Kallir. 360
- Les lampes à arc. — G. Richard..........148
- Lampe à arc Bardon.................... . 150
- Lampe à arc Brockic..................... i5T
- Lampe à arc Duflos......................148
- Lampe à arc Davy . . . ......................151
- Lampe à arc Fesquet..........................130
- Lampe à arc multiple Higham..................isy
- Lampe à arc W. Matthiesen....................154
- Lampe à arc Siemens et Halske................148
- Lampe à arc Steinaker et Cowley..............152
- Lampe à arc Worsley......................... 151
- Etude photométrique de Tare enfermé. — Charles Matthews, W.-H. Thompson et J.-F. Hilbish.......................365
- Sur l’arc électrique enfermé. — F. Lori. . . 544
- Lampe à arc enferme Sonia....................488
- L’éclairage électrique des trains système E.
- Dick.............................. S23
- Électrochimie et Électrométallurgie.
- Quelques applications chimiques de l’arc
- électrique. — Bredig................444
- Sur un four électrique universel. — Bor-
- chers...............................446
- Sur la production des nitrates par l’électricité. — Sir W. Croohes................. *>9
- Sur la production par électrolyse du tungs-
- tète cristallisé. — A.-L. Hallopeau. 424
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- 31 Décembre 1898.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 583
- Préparation au four électrique du siliciure de
- tungstène. — E. Vigouroux. ... 88
- Préparation au four électrique de carbures doubles de fer et de tungstène, de fer et de chrome, de fer et de molybdène.— P, Williams....................... 175
- Sur les impuretés du carbure de calcium industriel. — Henri Moissan................... 164
- Sur la couleur du carbure de calcium. —
- Moissan.............................504
- La fabrique de carbure de calcium d’Inglcton
- (Angleterre)........................206
- L'usine à carbure de calcium de Sault-Sainte-
- Marie (Etats-Unis d’Amérique) . . 246
- Conductivité de l’aluminium. — Edwin-F.
- Northrup............................576
- Le spectre de l'aluminium. —A. de Gramont 540 La soudure de l'aluminium. — JU.-S. Baies. 17(i Sur la préparation au four électrique du monosulfure d'aluminium. — Regels-berger et Kiliani............................445
- Emploi de l'aluminium dans les bains de laitonnage....................................464
- Sur la réduction des minerais de fer au four
- électrique. — Sta\\ano............=>44
- Electrolyse du zinc en solution de chlorure de zinc. Des conditions à remplir pour avoir des dépôts compacts exempts de zinc spongieux. — F. Focrsier et O. Quinther. .... 414
- Procédé CowperColes pour la galvanisation
- électrolytique des tubes de fer. . . 413
- Réduction graduelle du nitrobenzène avec limitation du potentiel cathodique.
- — Haber. ............................237
- Préparation électrolytique de la p phénylhy-
- droxylamine. — Haber.................242
- Réduction graduelle du nitrobenzène avec limitation du potentiel cathodique.
- — Loch...............................242
- Procédé de tannage électrique Burton ... 340
- MESURES
- Appareils de mesures. — H.Armagnai. . . 385
- Boîte de résistances de H. Reevcs.....383
- Nouveau modèle de pont de Wheatstone du
- Post-Office....................... 109
- Pont de Wheatstone enregistreur de Cal-
- lendar........................... . 388
- Sur une méthode de mesure des grandes résistances. — J. Schürr.............369
- Galvanomètre pour usines. — H. Le Châte-
- lier.........................419
- Galvanomètre James Russell............591
- Galvanomètre de O.-B. Shallemberger . . . 386
- Galvanomètre double de Ed. Weston . . . 386
- Sur le champ magnétique au centre d’une bobine cylindrique et la construction des bobines de galvanomètres.
- — Ch. Fabry...................133
- Ampèremètre-balance. — W.-E. Ayrton et
- J.- V. Jones..................370
- Bobines d'ampèremètre de lord Kelvin. . . 387
- Sur la valeur de l'équivalent électrochimique
- de l’argent. — Patterson et Guthe. 460
- La mesure des hautes tensions électriques.
- — IV. PeuTicrt................332
- Voltmètres et ampèremètres Heap pour courants alternatifs..................204
- Wattmctre enregistreur pour courants triphasés de la General Electric Company, — J.-W. Blachstone .... 483
- Wattmètres pour courantstripliasés Siemens
- brothers............................392
- Compensation des résistances de frottement dans les compteurs à moteur pour
- courants alternatifs............... 330
- L'influence de la température sur les indicateurs Thomson.— W.-L.Hooper . 49s
- Amortisseur à air Evcrshed et Vignoles. . . 387 Sur une nouvelle forme de Téletftromètre
- capillaire. — G. Vanni.............. 43
- Sur l'élément Weston. —Jacger at Wachs-
- muth................................442
- Sur l’élément Weston.— Cohen et P. Kohns-
- tamm.................................44^
- Pile - étalon au cadmium de Weston. —
- Ph. Kohnslamtn et E. Cohen. . . 338
- Sur la résistance intérieure des piles-étalons.
- — J. Klemencic.......................338
- Action mutuelle de deux circuits, application à la mesure des pouvoirs inducteurs, — J.-A. Erskinc .... 371
- Oscillographe double. — Blondel...............419
- Oscillographe de W. Du Bois Duddell. . . 389
- p.583 - vue 583/737
-
-
-
- 5§4
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. XVII. —N° 53.
- Appareils Siemens et Halske pour la détermination des propriétés magnétiques des fers, fontes et aciers. —
- Hubert Kath......................... 37
- Balance magnétique de James Russell . . . 390
- Appareils de contrôle Siemens et Halske. . 109
- Enregistreur Maurice Travailleur pour l'isolement des réseaux...........................303
- Détermination électrolytique de l'étain contenu dans les minerais d’étain.
- E.-D. Campbell et E.-C Champion .............................. ne
- Sur une méthode de séparation quantitative des halogènes, chlore, brome, iode.
- — H. Spccketer.....................403
- Séparation et dosage du plomb par voie électrolytique dans ses principaux alliages et dans les métaux industriels. — A . Hallard.....................566
- Sur les mesures des températures au moyen du couple thermo - électrique fer constantan. — Edm. Van Aubel . . 421
- Frein de de Prony et peson combinés pour évaluer le travail disponible d’un électromoteur. — A. Wet-
- Frein électromagnétique Hélios à courants de Foucault et frottements combinés ......................................203
- DIVE RS
- Bibliographie.
- Alternating current Phenomena. — Charles
- Protcus Steinmeti................ 84
- La traction électrique sur voies ferrées. — André Blo7idel et F.-Paul Dubois ..................... .......... 170, 373
- Constructions électromécaniques. — Gisbert
- Kapp...............................235
- Substitucion de la traccion de sangre por la eleetrica en la red de tramvias de Barcclona. —Enriquc Campdera y
- Projet d'éclairage électrique public et privé de la ville de Vicence. — G. Sar-
- tori...............................237
- Technique et application des rayons X. —•
- G.-H. Nicwcnglowski................298
- ABC du conducteur d’automobiles. —
- D. Farman..........................338
- Les automobiles, voitures et petits véhicules.
- — D. Farman........................338
- Répertoire bibliographique des principales Revues françaises pour l'année
- 1897. — D. Jordell...................337
- Eclairage. — L. Galine........................339
- La dynamo modèle démontable en carton avec description. — Christophe Vol-
- hert.................................339
- Einc théorie der gravitation und der elektri-schcn Krscheinungen auf Grundlage der Hydrodynamik. (Théorie de la gravitation et des phénomènes électriques basée sur les principes de
- l'hydrodynamique.) — A.Kurn , , 376
- Atti délia Associazione Elettrotecnica Ita-liana (Comptes rendus de l'Association électrotechnique italienne) . . 380
- Les dynamosà courant continu.—J.Fischer-
- Hinnen...........................420
- Il tram eletîrico. — Ferruccio Niccolini . . 420
- Sociétés savantes. Congrès, etc.
- Association britannique pour l'avancement
- des sciences. — A. Hess. ... 59, 484
- Société allemande d’Electrochimie (Congrès
- de Leipzig). — P.-Th. Muller, 105, 237 310, 403, 442
- SOCIÉTK INTERNATIONALE DES ELECTRICIENS.
- Séance du 26 novembre :
- Tarification de l’énergie électrique des stations centrales. — Pellissier . . . 368
- Tramways à traction mixte Pantin à Paris.
- — De Marche.no..............340, 3^8
- Nouveau système d’excitation des machines à courants alternatifs, génératrices ou réceptrices à voltage constant.
- — Maurice Leblanc...........440, 369
- Séance du 7 décembre :
- Hystércsimètre Blondel. — Armagnat . . . 497
- p.584 - vue 584/737
-
-
-
- ;jl Décembre 1898.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 585
- Nouvel appareil pour mesurer les couples.
- Boucherot.........................498
- Emploi des machines asynchrones à courants alternatifs comme génératrices et réceptrices. — Maurice Leblanc. . 500
- Société française de physique.
- . Séance du 5 novembre 1898:
- Les anomalies de l'eau. — Guillaume. . . . 296
- Interrupteur électro-magnétique à mercure
- pour bobines de Ruhmkorff.— Villard.............................297
- Stéréoscopie radiographique...............298
- Séance du 18 novembre 1898 :
- Interrupteur à mouvement rectiligne par
- guide liquide. — Rochefart .... 417
- Galvanomètre pour usines.— H.Le Chdtelier 419 Oscillographe double. —Blondel............419
- p.585 - vue 585/737
-
-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- A
- Aht (A.)- — Force coercitive de différentes sortes d’acier comparée à celle du nickel et de la magnétile de Mora-
- vicza..............................
- Andrews (léonard). — Disjoncteur automatique pour alternateurs........................ 68
- Armagnat (H.). — Appareils de mesures . . 38s
- Hystérésimètre Blondel..................497
- Aubiü. (Edm.-Van). — Sur la mesure des températures au moyen du couple thermo-électrique fer constantan ... 421
- AcvfRr. — Le chemin de fer électrique du Fayet à Chamonix et à la frontière
- suisse.............................. 374
- Ayrton (W.-E.) et Jones (J.-V.). — Ampèremètre balance..................................370
- B
- Bardon. — Lampe à arc..........................150
- Bâtes (’W.-S.). — Lasoudure de l’aluminium. 176
- Becquerel (Henri ). — Remarques sur la polarisation rotatoire magnétique et la dispersion anomale à l’occasion d’une expérience nouvelle de MM.
- D. Macaluso et O.-M. Corbino. . . 334
- Sur la dispersion anomale et le pouvoir rotatoire magnétique de certaines vapeurs incandescentes. . . 533
- Bedell (F.), — Sur la régulation des transformateurs....................................529
- Benndorf (H.). — Diélectriques en rotation dans un champ magnétique; remarques au travail de M. Campetli sur
- ce sujet...........................460
- Blackstone (J.-W.). —Transmission de puis-sonce de Mechanicville à Scbenec-
- Wy.......................... 04, 40
- Wattmètre enregistreur pour courants triphasés de la General Electric company..............................483
- Blackwood. Murray et Johnston. — Moteurs
- à pôles auxiliaires....................229
- Blondel (André) et Dubois (F.-Paul). — La
- traction électrique sur voies ferrées. 170.
- 375
- Blondel. — Oscillographe double..................419
- Hystérésimètre...........................497
- Bonghi. — Installation électrique de Naples,
- à haut potentiel et accumulateurs . =>7}
- Borchers. Sur un four électrique universel .......................................446
- Boucherot. — Nouvel appareil pour mesurer
- les couples............................498
- Brab et Knoche. — Moteurs à courant con-
- Bradley (C.-S.). — Condensateur au stéarate
- de plomb...............................203
- Moteur asynchrone à transformateur
- tournant auxiliaire.............. 50
- Braun (F.). — Lumière émise par certaines électrodes à l'intérieur des électrolytes .................................... 169
- Sur la thermophonie par les courants
- alternatifs......................537
- Bredig et Knüpeeer. —• Force électromotrice
- et équilibre chimique.............. . 443
- Bredig. — Quelques applications chimiques
- de.l’arc électrique..............444
- Brockie. — Lampe à arc....................
- Brown (R.-P.) et Cflapix (G.-E). — Éclissage électrique des rails des tramways de
- Brooklyn.........................531
- Brow.v-Boverj et Cie. — Alternateur à volant. 35
- Interrupteur tripolaire............ 5^
- Moteur à courant triphasé..........103
- Transformateur à courant triphasé . . 104
- Brunelli (J.). — Calcul de la puissance d’une pile primaire pour la . charge des accumulateurs télégraphiques . . . Burton. — Procédé de tannage électrique . 34°
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-
-
-
- 31 Décembre 189$.
- REVUE D'ÉLECTRICITÉ
- 587
- c
- Callrndar. — Pont de Wheatstone enregistreur .....................................,88
- Campbell (E.-D.) et Champion (E.-C.). — Détermination électrolytique de l'étain contenu dans les minerais d’étain . 112
- Campdkra y Sala (Enriquel. — Substitucion de la traccion de sangre por la eiec-trica en lared de tramvias de Barce-
- Cantonf. (M.J. -— Variations de la résistance
- électrique produite par la traction . 210
- Casleïok (C.). — Serrure électromagnétique 268 Cartkr (E.-W.). — Détermination de la durée économique des lampes à incandescence .................................. 70
- Chabaud. — Stéréoscopie radiographique . . 298
- Champion (E.-C.). (Voir Çampbel! E.-D.). 112
- Chapix (G.-E.); —(Voir Broxvn R.-P.) . . . 331
- Chaudy (F.). — La résistance des bateaux à
- la traction....................... 174
- Chester (M.-E.) et Crellix (C.-V.). — Influence de réchauffement et de l’humidité sur la résistance ohmique
- des isolants.......................439
- Churchward (Â.-J.). — Procédé de démarrage des moteurs synchrones ... 46
- Cohen et Kohnstâmm (F.). — Sur l'élément
- Weston.............................442
- Cohen (E.). — (Voir Kohnstâmm,).............538
- Connltte (E.-G.). — L’emploi des compteurs d’énergie sur les voitures de tramways électriques............................162
- Cook Leake (H.). Moteur transformateur . . 231
- Corbino (O.-M.), — (Voir Macaluso D.) . . 254
- Corbino (M.-O.). — (Voir Macaluso D.) . . 536
- Cotton (A.). — Absorption dans un champ
- magnétique.........................500
- Coulson. -- (Voir Saycrs.)................
- Courioï (H.) et Meunier (J.). — Explosion des mélanges grisouteux par bris de
- lampes à incandescence...........
- Cowlry. — (Voir Steinaker.)...............
- Cowper-Colfs. — Galvanisation électroly-
- tique des tubes de fer...............413
- Crellin (C.-V.). — (Voir Chester.)' .... 419
- Crookes (sir W.). — Sur la production des
- nitrates par l'électricité........... 59
- Sur les rayons Rœntgen.................. 62
- Sur les rayons Becquerel................ 63
- D
- Davies. — (Voir Langdon.).................... 48
- Davy. — Lampcà arc............................ 151
- Del Proposto (C.). — Le réglage de la tension dans les distributions à trois
- fils à courant continu................221
- Dick (E.). — L'éclairage, électrique des trains 523 Dixon (G.-E.). — Rhéostat pour démarrage
- de moteur.............................304
- Dolezalek (F.). — Théorie chimique des accumulateurs au plomb........................490
- Drude (P.). — Absorption des ondes électri-
- . , ques de petite longueur par l'eau . 113
- Mesure de la longueur des ondes électriques au moyen du tube à interférence de Qunicke..........372
- Du Bois Duddell (W.). — Oscillographe . . 389
- Dubois (F.-Paul). — (Voir Blondel André.) . 375
- Duflos. — Lampe à arc.................. 148
- Duhem (P.), — Remarques touchant les lois du résonateur hertzien établies par
- M. Turpain..................... 78
- Dussaud. - Sur le renforcement des sons
- téléphoniques..................504
- E
- Egger,. — Dispositif de démarrage.......301
- Eichberg (F.) et Kallir(J.j.— Courants continus apparents dans un arc voltaïque à courants alternatifs qui jaillit entre des pôles de nature différente. 560
- Elphinstoxe. — (Voir Smith.) — Transmetteur........................................265
- Hrskine (J.-A). — Action mutuelle de deux circuits; application à la mesure des
- pouvoirs inducteurs.................571
- Hschenhagen.— Eléments magnétiques à Pots-
- dam pour l’année 1897..............=>39
- Evershed et Vignoles. — Amortisseur à air . 387
- Fabry (Ch.). — Sur le champ magnétique au centre d’une bobine cylindrique et la construction des bobines de
- galvanomètres.......................133
- Sur la construction des bobines de galvanomètres ......................... 133
- Farman(D-). — ABC du conducteur d’automobiles.....................................338
- Les automobiles, voitures et petits véhicules............................338
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-
-
-
- T. XVII. — Nu 53.
- 588
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Farrell.— (Voir Wade, Moores.)............. 147
- Frsquet. — Lampe à arc......................150
- Fischer Hinnen (J.). — Lesdynamosà courant
- continu............................42°
- Fleming.4— Sur la corrosion électrolytique des conduites d'eau et de gaz par les courants de retour des tramways
- électriques........................484
- Fletcher. — Moteur marin....................244
- Fœrster (F.) et Quintiier (O.). - - Electrolyse du zinc en solution de chlorure de zinc. Des conditions à remplir pour avoir des dépôts compacts exempts
- de zinc spongieux................414
- Fulmkn. — Accumulateurs pour automobiles 313
- naires au problème de la capacité
- uniformément répartie.............177
- Machines dynamo-électriques. Moteurs à courants continus..........221)
- Machines dynamo-électriques. Déniar-. rage et régulation des moteurs. . . 301
- Sur les dynamos unipolaires de Puydt
- et Poncin.........................502
- Guillaume. — Anomalies électriques de l’eau 296 Guilloz. — Interrupteur rotatif rapide pour
- bobines de Ruhmkorlî..............540
- Guthk. — (Voir Patterson.). . „..........460
- H
- G
- Galinf. (L.).— Eclairage.................... 339
- Gakton. — Parafoudrc électro-magnétique. 363 Gibbs (J.-W.). — Rhéostats pour démarrage
- de moteur...........................306
- Giovaninëlli (Giuseppe). — L’utilisation des
- chutes de la Kerka en Dalmatie . . 9
- 53> 98
- Graetz (L.). — Polarisation des rayons de
- Roentgen............................ 43
- Gramont (A. de). — Le spectre de l'aluminium .........................................54°
- Grassi (G.). — Sur le calcul de l'induit d’une
- machine à courant continu .... 295
- Sur la transformation des courants alternatifs triphasés en courant alternatif simple..........................337
- Gray (Thomas). — Comparaison entre'les rhéostats de démarrage et les contrôleurs série parallèle pour le service des voitures de tramways. . . 384
- Grimaldi (G.-P.) et Plataxia (G.). — Capacité de polarisation des feuilles métalliques très minces ........................211
- Grover (F.). — Emploi de l’acétylène dans
- les moteurs à gaz .................
- Grummach. — Sur la constitution du mer-
- Guenée etC"1. — Conjoncteur-disjoncteur. . 329
- Guilberï (C.-F.). — Machines dynamo-électriques. Alternomoteurs............ 43
- Machines dynamo-électriques. Dynamos à courant continu...... 141
- Application de la méthode des imagi-
- Haber. — Réduction graduelle du nitroben-zène avec limitation du potentiel
- cathodique........................237
- Préparation électrolytique de la fi phé-
- nvlhydroxylamine..................242
- Hallopeau (A.-L.,i.— Sur la production par
- electrolyse du tungstène cristallisé . 424
- Halske. — (Voir Siemens.)............148, 303
- Hanappe (S.). — Étude des moteurs â courants polyphasés.................... 89
- Étude des moteurs à champs tournants. Théorie graphique élémentaire des moteurs asynchronesà champs tournants alimentes par des courants polyphasés, dans laquelle on ne tient pas compte des dispersions magnétiques et des pertes par courants de
- Foucault et par hystérésis........186
- Étude des moteurs à champs tournants. Fonctionnement des moteurs asynchrones à champs tournants alimentés par des courants polyphasés, abstraction faite des dispersions magnétiques et des pertes par hystérésis et
- par courauts de Foucault..........273
- Etude des moteurs à champs tournants. Formules applicables aux moteurs asynchronesà champslournants multipolaires , abstraction faite des pertes par hystérésis et courants de Foucault mais en ayant égard aux pertes de flux dues à la dispersion
- magnétique........................345
- Etude des moteurs à champs tournants. Formules applicables aux moteurs
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-
-
-
- 31 Décembre 1898.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- asynchrones à champs tournants multipolaires en ayant égard aux pertes de flux, à l’hystérésis et aux
- courants de Foucault.............
- Etude des moteurs à champs tour-
- Étudedes moteursàchampstournants. 551 Hau-swaldt (H.). — Perfectionnements à
- l'interrupteur de Hoïmeistcr ... 43
- Hawtayne (W.-C.-C.). — Les frais d'exploitation des ascenseurs électriques. . 128
- Heap. — Voltmètres et ampèremètres pour
- courants alternatifs..............204
- Heim. — Méthode simple pour déterminer la
- polarisation......................311
- Hklios Elektrizitafts Artiengesei lschakt. —
- Frein électromagnétique à courants de Foucault et frottements combi-
- nés..................................20 3
- Hemstedr Obeld (Van). — Moteurs à courant
- continu..............................243
- Herrick (Albert-B.), — Sur la détermination des résistances électriques d’un circuit pour traction.............................505
- Hess (A.). — Travaux de l'association britannique .......................... 59, 484
- Hioiiam. — Lampe à arc multiple...............m3
- Hilbish (J.-E.). — Voir Malthews {Ch.).
- Thompson (IV.-H.)................... 365
- Hobart(M.). — Procédé de démarrage des moteurs asynchronesde la C'e Thomson-Houston................................... 45
- Hoffmann. — Télescripteur.................... 423
- Hollard (A.J. — Séparation et dosage du plomb par voie électrolytique dans ses principaux alliages et dans les
- métaux industriels..................... 366
- Holmes (J.-M.). — Rhéostat liquide .... 303
- Hooper (W.-L.). — L’influence de la température sur les indicateurs des compteurs Thomson.....................................49s
- Howm. - (Voir Lewis.).........................14s
- Jackson et I.fwis. — Porte-balai.......... 146
- Procédé de connexion pour barres d’induit. .................. 141
- Jaeger et Wachsmuth. —Sur l'élément Wes-
- ton............................4U
- Jetter (Sh.-F.). — Sur la détermination des
- résistances électriques d’un circuit
- pour traction.......................303,
- Johnston (G.). — (Voir Blackwood, Murray ) 229
- Johnson. — Moteur à résistance magnétique
- variable.............................235
- Moteur à vitesse variable..............235
- Jones (J.-W.). —(Voir Ayrton ( W.-E.). . . 370
- Jordell (D.). — Répertoire bibliographique des principales Revues françaises pour l'année 1897............................337
- K
- Kallir (J.). — (Voir Eichberg)................360
- Kapp (G.). — L'emploi des hauts potentiels
- sur les chemins de fer électriques . T29
- Constructions électromécaniques . . 253
- Kath(Hubert). — Appareil Siemens et Halske pour la détermination des propriétés magnétiques des fers, fontes et
- aciers............................... 37
- Propositions pour une méthode unitaire de représentation des qualités
- magnétiques du fer................... 69
- Kaufmann (W.). — Déviation magnétique des rayons cathodiques soumis aux actions électrostatiques........... 1 r 4
- Kelvin (Lord). —Bobines d’ampèremètre. . 387
- Kiliam. —(Voir Regelsberger.)..................443
- Klfmencic (J.b — Sur la résistance intérieure
- des piles étalons....................338
- Knoche. — (Voir Brab.).........................230
- Knüpffer. — (Voir Bredig.).....................442
- Kohnstamm (P.). —(Voir Cohen.).................442
- Kohxstamm (Ph.) et Cohen (E.b— Pile étalon
- au cadmium de Wcston................ 338
- Kokn(A.). — Eine théorie der gravitation und der elektrischen Erscheinungen auf Grundlagc der Hydrodynainik. (Théorie de la gravitation et des phénomènes électriques basée sur les principes de l'hydrodynamique.) 376 Küster. — Relation étroite qui existe entre les réactions analytiques et les phénomènes électrochimiques .... 107
- Lamme (B.-G.). — Moteurs asynchrones à
- courants alternatifs polyphasés . . 49
- Laxodon et Davies. — Démarrage d’un moteur asynchrone monophasé. ... 48
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-
-
-
- T. XVII. — N° 53.
- 590
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Lava».'(de). — Générateur de vapeur et turbine a haute pression.......................243
- Leblanc (Maurice). — Sur les machines d’induction employées comme génératrices ou . réceptrices de courants alternatifs simples ou polyphasés. . 457
- .Etude sur la transmission et la distribution de l’énergie par les courants
- alternatifs........425, 475. 509, 547
- Lr Cîiaïeuer (IL). — Galvanomètre pour
- usines..............................419
- Lenard (P.). — Rayons cathodiques dans un champ électrique dont les lignes de force sont parallèles à leur direction de propagation..........................115
- LeRoy(F.). — Les appareils de chauffage. . 154
- Letheut.f. (E.). — Influence de réchauffement et de l’humidité sur la résistance
- ohmique des isolants................459
- Lewis et Howirr. — Dynamo à pièces polaires mobiles ............................. 145
- Lewis. — (Y oit Jackson.)............ rq r et 146
- Lewis et Howitt. — Dynamo à entrefer dissymétrique ..................................146
- Likbenow (C.). —Sur la constitution du mer-
- Sur la couleur du carbure de calcium. «504 Moores (A. et S.). — (Voir Sayers. Coulson.) 142
- Mookes (Voir Wctde.)....................... 147
- Morize (Henri). — Sur la durée de l'émission
- des rayons de Rœntgen..............252
- Moulun (G.). — Théorie des moteurs à courants alternatifs avec collecteur . . 465
- Muller (P.-Th.). — Travaux de la Société • allemande d'électrochimie congrès de Leipzig, . . 103, 237, 310, 403, 442
- Murray. — (Voir Blackwood.).................229
- N
- Nhrnsï. — La nouvelle lampe à incandescence. , . . . .............................384
- New American C°.—Turbine 13
- Niccolini (Ferruccio). — 11 tram electrico. . 420
- Niewenglowski (G.-H.). — Technique et ap-
- • plication des rayons X ...... 298
- Northrup (Edwin F.). — Conductivité de
- • l’aluminium ...................576
- O
- O'Keenax (Edouard). — Pile endoxyque
- O’Keenan.......................... rér
- Loeb. — Réduction graduelle du nitroben-zène avec limitation du potentiel
- cathodique /......................242
- Lori (F.). —• Sur l’arc électrique enfermé . . 344
- M
- Mac Kissick (A.-F.). — Quelques essaissur les génératrices asynchrones à
- - champ tournant....................449
- Mai.acuso (D.i et Corbino (O.-iM.). — Sur une nouvelle action subie par la lumière traversant certainesvapeurs métalliques dans un champ magné-
- tique......................254, 536
- Marghena (De). — Les tramways à traction mixte de la place de la République à Aubervilliers et à Pantin .... 369
- Mathiesen (W.). — Lampe à arc................134
- Matthëws (Ch.), Thompson (W.-H.) el Hil-bish (J.-E.). — Etude photométri-
- qtte de l'arc enfermé..............363
- Meunier (J.). — (Voir Conriot H.) ..... 299
- Moissan (Henri). — Sur les impuretés du carbure de calcium industriel...................164
- Parker. — Moteur à champ constant et à
- vitesse variable..................231
- Patterson et Guthe. — Sur la valeur de l’équivalentélectrochimique de l'argent ........................................460
- Pauskrt (T.). — Gazogène Riché............283
- Pelî.at (H.). — De l'énergie d’un champ
- magnétique.........................208
- Pf.llat (H.) et Sacerdote (P.). — Sur la variation des constantes diélectriques avec la température.....................251
- Pellissier (G.j. — Automobiles électriques
- . système A.-L. Riker..............341
- Tarification rationnelle de l’énergie
- électrique.........................368
- Sur le rendement thermique des moteurs à vapeur........................394
- Pknkert ("W.)..— Les mesures des hautes
- tensions électriques...............332
- Peters. — Sur le rôle , des sels complexes dans les chaînes d’oxydation et de
- réduction 4°9
- Platania (G.). — (Voir Grimaldi.) .... 311
- p.590 - vue 590/737
-
-
-
- 31 Décembre 1898.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 59'
- Ponci'n — Sur les dynamos unipolaires de
- Puydt..............................302
- Pülvis. — Accumulateurs pour automobiles
- électriques........................322
- R
- Reevrs (H.). — Boite de résistances .... 385
- Regklsberoer et Kïlianl. — Sur le monosulfure d'aluminium............................445
- Rkyval (J.). — Le concours de voitures de
- place automobiles.................. 16
- Les appareils de chauffage F. Le Roy. 154 Accumulateurs pour automobiles électriques. Accumulateurs Fulmen. . 313
- Matériel Fortis pour canalisations aériennes à hautes tensions .... 351
- Accumulateurs pour automobiles électriques. Accumulateurs Faure. Sel-Ion Volckmar (syst. Valls et O*). . 407
- Accum ulateurs pour automobiles électriques. Accumulateurs Pulvis. . . 522
- Accumulateurs pour auto mobiles électriques. Accumulateurs de la Société pour le travail électrique des métaux ................................545
- Richards. — Bascule électromagnétique . . 270
- Richard (G.). — Les lampes à arc............148
- Applications mécaniques de l'électri-
- Riché. — Gazogène à gaz de bois............. 86
- Righi-(A.'i. — Sur l'orientation d'un disque de sélénite dans un champ électrique uniforme............................... r68
- Riva Monneret et C:o. — Turbine............. 13
- Robinson (F.-G.). —Rhéostat de démarrage. 307 Rochefort. — Interrupteur à mouvement
- rectiligne.........................417
- Roget (S.-R.). — Influence de la durée d'une élévation de température sur les propriétés magnétiques du fer . 110
- Rûhr (W.). — Propriétés magnétiques des
- tôles..............................448
- Russell (James).— 3alance magnétique . . 390
- S
- Sacerdote (P.). — (Voir PellatH.)...........231
- Salmsok et C"1 (Société). — Moteur à vitesse
- Rhéostat automatique pour moteur à
- Sandrucci (A.). — Phosphorescence du verre
- et émission de rayons cathodiques
- après l’excitation du tube......... 167
- Sartori (Giuseppe).— L’utilisation deschutes
- de la Kerka en Dalmatie............ 5
- Projet d’éclairage électrique public et privé de la ville de Viccnce. . . . 237
- Sayers (W.-B.). — Régulation automatique dans les dynamos à l’aide d’un troi-
- sième balai........................
- Saykrs, Coulson (A.-S.), Moores. — Dynamo à pôles auxiliaires pour l'annulation
- du décalage des balais............... 14a
- Schaufelbkrger (AV.).— Viscosité des liquides
- dans un champ électrique constant. 338 Schürr(J.). — Sur une méthode de mesure
- des grandes résistances...............369
- Srk (H.j. — Contrôleur pour la manœuvre
- des gouvernails.......................263
- Shallemrerger (O.-B.). — Galvanomètre . . 386
- Siemens Brothers.— Wattmètre pour courants
- triphasés........................... 392
- Stf.mens et Halske. — Lampe à arc............148
- Appareils de contrôle................... 109
- Rhéostats................................503
- Smith et .Elphinstone.— Transmetteur d'ordres 263
- Soames. — Moteur asynchrone..................... 32
- Société pour la transmission de la force par l’électricité. — Système de synchronisation de deux arbres.......................261
- Sonia. — Lampe à arc enfermé....................488
- Spfoketer (H.). — Sur une méthode de séparation quantitative des halogènes,
- chlore, brome, iode...................403
- Stanley.—Alternateur........................... 33
- Stazzano. — Sur la réduction des minerais
- de fer au four électrique.............344
- Steianker et Oowlay. — Lampe à arc. ... 132
- Steinmetz (Charles-Proteus). — Alternating
- current phenomena..................... 84
- Sur la période propre d’une ligne de transmission et sur la fréquence des décharges atmosphériques qui la
- frappent. . ........................ 177
- Stewart (W.). — Pulvérisation des fils de platine et de palladium rendus incandescents par le courant électrique...........................................303
- T
- Tesla (Nikola). — Manœuvre à distance à
- l’aide des oscillations hertziennes . 380
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-
-
-
- T. XVII. — N° 53.
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Transmission de l’énergie à distance.
- sans conducteurs..................422
- Compagnie Thomson Houston . — Procédé de
- démarrage des moteurs asynchrones 45 Thompson. — L’emploi des hauts potentieis
- sur les chemins de fer électriques . 129
- (Voir Matthcws Ch.)'................465
- Travailleur' (Maurice). — Enregistreur de
- l’isolement des réseaux.............304
- Tripier (H.). — Sur la détermination des résistances électriques d’un circuit
- pour traction......................“jos
- Tudor. — Disjoncteur électromagnétique à
- mercure.............................447
- Turpain (A.). — Sur le résonateur de Hertz. 73 Sur divers procédés d'observation de
- la résonance électrique............. 72
- Sur le champ hertzien................. 79
- V
- Vanni (G.). — Sur une nouvelle forme de
- l’clectromètre capillaire........... 43
- Viovoles. — (Voir Evcrshed)..................387
- Vigouroux (E.). — Préparation au four électrique du siliciure de tungstène . . 88
- Villard. — Interrupteur électromagnétique à mercure pour bobines de Ruhm-
- korff...............................297
- Volkert (Christophe).— La dynamo modèle démontable en carton avec descrip-
- W
- Wachsmuth.— (Voir Jacger.)................442
- Wade, MooREset Farrell.— Dynamo à tension indépendante de la vitesse . . 147
- Weber. — L’emploi des hauts potentiels sur
- les chemins de fer électriques . . . 129
- Wehnelt(A-). — Région cathodique obscure. 117 Wesendonck (K.). — Sur le retard dans la
- décharge paf les pointes........ 169
- Weston (Ed.). — Double galvanomètre . . 386
- Wetler (A.). — Frein de Prony et peson combinés pour évaluer le travail disponible d'un électromoteur ; . 290
- Williams (P.). — Préparation au four électrique de carbures doubles de fer etdetungstène, de fer et de chrome,
- de fer et de molybdène.......... 15s
- Witting (A.). — Mesure galvanométrique des décharges brusques se succédant
- par impulsions............... 336
- Worrsley. —Lampe à arc............... 150
- Z
- Zerner (R.). — Chemin de fer électrique à
- crémaillère de Barmen..............555
- Zodei.. — Accouplement élastique des rails . i(J Zsigmoxdv. — Sur l'or soluble et son élec-
- trolyse.......................• 444
- 339
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- jhrf 1898
- NOUVELLES
- LES NOUVEAUX ACCUMULATEURS'
- « PHOKBUS »
- Les applications de plus en plus nombreuses des accumulateurs ont amené à étudicr’deux points spéciaux dont la solution a été cherchée dans les différentes dispositions adoptées par les constructeurs.
- Ce sont : la grande capacité spécifique et la longue durée en service industriel.
- L’accumulateur à pâte, tvpc Faure, est actuellement le ’plus répandu comme remplissant le mieux ces conditions.
- Les accumulateursa oxydes rapportes pe
- suite du gonflement et du rétrécissement de la matière-active dans les cadres ; ' .
- 2n Mauvais contact entre Les pastilles et les cloisons pour la même raison que précédemment.; '
- 3°.Chute des pastilles qui laissent les alvéoles îséquent inactifs. .
- 5 occupons pas des plaques à grande
- vides et par < Nous ne ne
- un bac
- vent seuls, en effet, avoir une capacité suffisante pour répondre aux exigences actuelles. Mais les types les plus fréquemment employés, types à pastilles ou alvéoles, se détruisent rapidement à cause des défauts suivants :
- i° Déformation et destruction des plaques par
- capacité de certains types dont l’àme est supprimée ou dont Les cadres trop faibles n’ont pas une résistance mécanique suffisante : la pratique les a condamnés pour leur durée par trop courte.
- Du système de construction des électrodes dépendent évidemment le bon rendement de l'accumula-
- La plus haute récompense aux Expositions Universelles BRUXELLES 1897 — LUXEMBOURG 1898
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- teur, sa duree en service et ses frais d'entretien. Ces considérations nous ont amené à un modèle perfectionné dont les bons résultats ont été confirmés par de nombreuses expériences et par un service prolongé.
- Aux défauts précédemment cités an a remédié dans l’accumulateur Phcebus par le système de construction suivant :
- i° La plaque présente dans son ensemble deux parois grillagées parallèles maintenues écartées et rendues solidaires par des entretoises : le tout est en plomb antimonié venu de fusion.
- La grille ainsi constituée présente une grande solidité mécanique, tout en ayant la plus grande légèreté possible. C’est un poids mort réduit à son
- Fig. 3. — Ensemble d’une batterie de trois éléments Phcebus montés dans des bacs en verre.
- Ce dispositif a grillage est breveté.
- 20 L’adhérence parfaite et permanente entre le grillage'etla matière aelive est obtenue par la com position du mélange qui est tenue secrète. Cette matière, une fois formée, est d’une porosité extrême jointe à une grande élasticité : ces deux particularités offrent l'avantage si important d’éviter le foisonnement des positives à -la charge.
- Grâce au dispositif des plaques et à l’état physique de la matière en question, celle-ci ne se détache pas du grillage pendant l'usage., et cet
- accumulateur, ainsi que nous en avons la preuve expérimentale, peut être mis dans toutes les mains et résiste à un travail industriel suivi.
- 3U Chaque plaque étant ainsi formée de deux grillages entremises, la matière active constitue non plus une réuni on de pastilles isolées pouvant s’échapper de leurs alvéoles, mais bien une masse continue et cohérente remplissant de chaque côté les cases des grillages : elle ne peut donc plus quitter les supports en plomb qui forment la partie résistante de la plaque.
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- Il est important d’attirer l’attention sur le rapport du poids du grillage à celui de La matière active, rapport qui esti.i.
- Dans ces conditions, la capacité utile du nouvel accumulateur est très élevcc.
- Il faut aussi, pour remplir cette dernière condition, que les matières employées soient parfaitement homogènes et d’excellente qualité. Aussi la Société n'emploic-t-elle que des produits choisis avec soin et d’une grande pureté.
- Nos appareils, grâce à leur bonne construction et à leur solidité, ne nécessitent comme soin journalier que la vérification de la hauteur du liquide dont le niveau doit toujours surmonter les plaques de un centimètre au moins cette vérification doit être faite au moment de mettre
- nécessaire d'ajouter un peu d’eau acidulée, celle-ci doit être au même degré que celle où baignent les plaques. Elle doit marquer 20*’
- Beaumé au début de la charge et 2O0 à la fin. A ce degré, la force élcctromo-
- latcur (le premier fabriqué, encore imparfait) dont dimensions et poids :
- Nombre des plaques positives. .
- Nombre des plaques négatives. .
- Dimensions des plaques. . 90 mmx^mmmxbn Poids total des plaques. .... ' *
- .................. ' 4 7nn
- La quantité d’électricité donnée a été. . . 51 AH.
- La quantité d’électricité rendue. . . . . 42 >•
- rence de potentiel aux bornes était de. 1,80 volt.
- Ces résultats officiels, bien qu’intéressants, ne représentent au fond
- laboratoire : des essais industriels suivis étaient nécessaires; ils ont été entrepris par nous et ont duré plus, de six
- La batterie que nous avons montée est composée de douze élé-
- Chaque élément con-
- Les dimensions .
- de 2,5 t
- c’est le point qu'il est inutile de dépas- F’g-4-
- ser, le courant ne produisant plus aucune réaction chimique appréciable dans l'appareil ; cependant nos accumulateurs peuvent, si on le désire, supporter parfaitement une surcharge,
- En résume, Vaccumulateur « Phtebus », par son grand rendement, son élasticité, sa résistance aux chocs et aux démarrages, constitue un appareil de premier ordre pour les applications de toute espèce, y compris les questions de traction électrique, éclairage des voitures et des trains, pyropulsion de bateaux, etc.
- Nous donnons ci-dessous les résultats des expériences faites sur l’accumulateur « Phccbus » par AI. L. Godefroy, docteur ès sciences, ancien professeur de chimie à la Faculté catholique de Paris.
- Le poids approximatif de chaque plaque est
- déjà formées sont restées à sec pendant tout ce temps; elles étaient fortement et profondément sulfatées au moment de leur mise en activité ; elles vaient donc c conditions défavora
- .perspective d’un élément à plaques
- La batterie a fonctionné sans relâche depuis les'premiers jours de février.
- égime fort de 8 ampères ; elles
- I.es charges sont faites au durent sept heures environ
- Les décharges se font normalement 10 bougies fonctionnant en dérivation.
- descend à 22.5 volts.
- Dans ces conditions, la décharge dure (suivant les circonstances secondaires) dix à onze heures.
- La batterie d'accumulateurs est conduite par un simple ouvrier ne connaissant pas un mot d’électricité; cependant elle a toujours fonctionné régulièrement sans le moindre accroc et aujourd’hui elle est encore en parfait état.
- Quelques expériences ont été faites dans le but de déterminer la résistance de cette batterie à la décharge spon-
- Pr entière expérience. — Dès les premiers temps de son fonctionnement, la batterie une fois chargée a été abandonnée à elle-même ; chaque jour on allumait les six lampes pendant quelques minutes afin de se rendre compte de l'éta de la charge : dans ces conditions elle a conservé sa force
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- électromotrice normale pendant quatorze jours; ce n’est que vers le quinzième que le voltmètre commença à baisser, on jugea alors opportun de la recharger à nouveau.
- Deuxième expérience. — Ce premier résultat a été contrôlé par une nouvelle expérience qui montre que la capacité de la batterie a été augmentée par l’usage.
- L’usine devant subir un chômage normal, on a eu soin de charger la batterie avant déteindre les feux ; depuis celte époque on a allumé les six lampes de temps eu temps, on a meme lancé le courant sur la dynamo pour la faire tourner, néanmoins, vingt jours après, le voltmètre marquait encore 23,5 et la batterie allumait ses six lampes sans faillir.
- Le 28e jour la force électromotrice était de. 18 volts.
- Le 31= jour »> » 15 »
- Le 35e jour » » 14 »
- La batterie fut alors rechargée.
- Signé : L. Godefroy.
- La Société, qui a ses ateliers à Paris, est à même •de répondre à toutes les demandes qui lui seront faites en s'adressant à M. A. Kaindler, ingénieur-constructeur, 60, rue Saint-André-des-Arts, Paris.
- Le concours d’accumulateurs pour automobiles, do l’Automobile-Club. — Ainsi que nous l'avons annoncé il y a quelques mois, l’Automobile-Club a décidé d'organiser un concours en vue d’obtenir des renseignements pratiques sur ies causes de dégradation des accumulateurs destinés au service des fiacres électriques. La date du concours est fixée au i*r janvier 1899.
- Pour pouvoir faire des essais assez prolongés il fallait renoncer à étudier les accumulateurs en service sur les voitures et on a dû se résigner à les essayer dans un laboratoire en les soumettant aux mêmes variations de régime de décharge que celles qui ont été constatées pendant le récent concours de fiacres.
- Les conditions du concours ne sont pas encore complètement arrêtées; voici néanmoins celles qui paraissent devoir l’être:
- Chaque constructeur présentera des éléments d’une même surface déterminée. Afin que l'on puisse avoir une moyenne, ces éléments seront au nombre de cinq.
- Tous les éléments concurrents seront montés en série. Un appareil automatique, disposé de manière à répéter exactement les variations de force électromotrice et d’intensité constatées dans le concours, comme résultant du service de voilures de place dans Paris, soumettra chaque jour, pendant cinq heures, tous les éléments aux mêmes variations de régime de décharge et de récupération.
- Les concurrenlsassisteront à ces essais, effectués, sous la direction d'une Commission de l’Automo-bile-Club, par des électriciens compétents pour effectuer toutes les mesures de vérifications néces-
- La charge des divers éléments sera effectuée par les soins des concurrents ou de leurs représentants dûment accrédités auprès de la Commission.
- Vu la faible force clectromotrice nécessaire à la charge des cinq éléments, Tclectricité sera fournie par ies soins de la Commission à l’aide d’accumulateurs, soit chargés à l’avance dans un secteur, soit interposés entre la conduite de distribution et les éléments.
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- La durée de la charge de chaque groupe d'accumulateurs sera notée par les soins des électriciens de la Commission.
- Traction électrique. — Al$ri*r (Suppl., t. XVI, p. lxvuô, — La Société C. F. R. A. a procédé ces dernières semaines aux essais officieux delà section de ligne comprise entre l’usine et les Deux-Moulins ; ces essais ont été très concluants.
- La ligne est donc prête aujourd'hui à être livrée à l’exploitation, et la Société n’attend plus que l'auto" risation préfectorale pour mettre en mouvement les automotrices qui doivent assurer le service de la première section (place du Gouvernement aux Deux-Moulins).
- Les essais officiels auront lieu aussitôt cette formalité remplie.
- Tout le matériel roulant nécessaire à la première section de la ligne est prêt, néanmoins on continue très activement le montage des automotrices destinées aux autres sections, et qui sont essayées au fur et à mesure.
- Souhaitons pour Alger que les formalités administratives ne retardent pas l’inauguration de son tramway électrique. |
- — Caeu. — Le préfet du Calvados, vu les pièces ! de l'avant-projet présenté en vue de l’établissement I d'un réseau de tramways, à voie de i m et à trac- I tion électrique, destiné au transport des voyageurs dans la ville de Caen et dont La concession est demandée à l’Etat par la ville, avec faculté de rétrocession à la Compagnie générale de traction ; ledit réseau comprenant les trois lignes suivantes :
- i° De la gare de l’Ouest à la gare Saint-Martin, avec variante par la rue d'Auge et la rue de VauceUes;
- 2° De l’octroi de Falaise à la Maladrerie ;
- y3 Du pont de Courtonne à l’extrémité de la
- Fait ouvrir une enquête sur l’établissement d’un réseau de tramways, à traction électrique, pour le transport des voyageurs dans la ville de Caen.
- — riiiimonix — Le Conseil général vient d'approuver le projet d’ensemble présente pour la construction du chemin de fer d’intérct local de Chumo-nix à la Mer de glace (Montanvers) sous quelques réserves indiquées au rapport des ingénieurs du contrôle.
- La Compagnie concessionnaire a, parait-il. l'intention de mener les travaux de façon à pouvoir inaugurer cette intéressante ligne le i0r juillet 1900.
- — Lyon [Supp., t. XVI, p. r.xix).— Le conseil municipal, par une délibération du 21 mars 1898, a statué sur les observations formulées par les ingénieurs du contrôle au sujet du projet d’établissement d’un réseau de tramways de Perrache à la Croix-Rousse.
- Ce roseau comprenait deux lignes, dont Tune partait du quai du Dauphin, à Perrache, pour aboutir au boulevard de la Croix-Rousse, en passant notamment par les rues Vaubecour et du Plat, la place Bellecour, les rues Centrale et Paul Chenavard, la rue de TAnnoncîadc et le cours des Chartreux, et dont l’autre se greffait sur la première dans la rue du Jardin-des-Plantes et aboutissait à l’extrémité est du boulevard de la Croix Rousse en suivant la rue Burdcau, ainsi que diverses rues de la partie en coteau située à Test du premier arrondissement.
- Le conseil invitait l’administration municipale à poursuivre l’exécution du projet et à le mettre en adjudication dans le plus bref délai.
- Le dossier, légèrement modifié, a été transmis au préfet du Rhône, pour obtenir l’autorisation deprocéder au plus tôt à la mise en adjudication publique des deux lignes de tramways projetées.
- La question de la concession du tramway de Per-racbe à la Croix-Rousse fait, dans le Bulletin municipal, l'objet d'un rapport du maire proposant, en vue de la rétrocession par la Ville, aux meilleures conditions possibles, du réseau de tramways à établir entre Perrache et la Croix-Rousse :
- in Prolonger la ligne n° 1 jusqu’à la place du Commandant-Arnaud, suivant l’itinéraire ci-après : rue de la Crèche, rue Belfort, rue Dumenge, rue Dumont-d’Urville, et avec l'obligation pour le con cessionnaire de procéder à scs frais aux expropriations nécessaires ;
- 20 Arrêter l’échelle de partage des bénéfices sur des bases analogues à celles de la concession du réseau complémentaire ;
- 30 Imposer au concessionnaire l’obligation de la correspondance gratuite avec les lignes de la Compagnie O.-T.-1.. et du réseau complémentaire qui seront rencontrées par la ligne n" 1 ;
- 4° Décider que les voitures auront deux classes, obligation résultant de l'échange de correspondances avec la Compagnie O.-T.-L., sur laquelle il y a deux classes ;
- 5° Faire appel aux demandeurs en concession, en les invitant à souscrire tout d’abord à ces nouvelles conditions et à toutes les autres conditions spéci-
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- fiées dans le projet de cahier des charges et de convention de rétrocession, auxquelles il n'est pas -apporté de moûUïcatioa.
- — Valence. — La compagnie des tramways électriques propose de prolonger, jusqu'à Sida, la ligne de Catarroja, dans le but de l'utiliser au trafic des marchandises, et d'établir la double voie sur la ligne de Grao.
- Éclairage électrique. — Bordeaux. — I.cs travaux entrepris pour l'éclairage électrique des quais de Bordeaux touchent à leur fin et l’on espère inaugurer cet éclairage pendant la seconde quinzaine de septembre. On a édifié 40 pylônes on fer de 13 m de hauteur, dont 10 au bassin à flot et sur les quais verticaux, à partir du quai Carnot jusqu'au ponton des Gondoles.
- 11 reste à terminer les travaux pour l'éclairage facultatif qui sera accordé aux navires opérant leur chargement ou leur déchargement la nuit. A cet effet. 22 régulateurs seront établis sur les pavillons-abris. à 6 m du bord clu quai.
- Téléphonie. — Marseille. — L'etablissement d'une ligne téléphonique, reliant les villes du littoral avec .Marseille, est décidé en principe. Il s'agit non seulement d'être en communication, avec Mar-
- seille, mais avec tous les réseaux auxquels .Marseille est réuni et en particulier avec Paris.
- Pour arriver à une solution de cette importante question, une conférence a eu lieu le 25 avril dernier entre les représentants des diverses villes intéressées et un inspecteur des télégraphes, M. Frouin, chef du bureau des correspondances télégraphiques au Ministère.spécialement délégué par M. le Ministre des postes et télégraphes.
- Bans cette conférence fut décidée l’émission d’un emprunt de 350 000 fr qui sera contracté collectivement par les villes intéressées à un taux ne pouvant dépasser 3,60 p. mu, avec remboursement effectue dans un délai de cinq années.
- Au taux prevu, les intérêts à fournir représenteront une somme annuelle de u 600 fr. La répartition dç celte charge sera ainsi faite: Nice, 2000 fr; Marseille, 2000; Toulon, 3000; Monaco, 3000; Cannes, 500; Hyères, 300 ; Fréjus, 300; Menton, 250; Draguignan, 250 ; Grasse, 200 ; Antibes, 200 ; Saint* Raphaël, 200 ; Vallauris, 150; Beaulieu, :5a; Ville-franche, 150.
- Les intérêts à servir diminueront chaque année, au fur et à mesure des remboursements opérés d’après les recettes effectuées. Chaque ville sera libre d'avancer une fois pour toutes sa part de capital sur ses propres fonds.
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- L'Éclairage Électrique
- jctobre 1898
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- Les fiacres électriques à Paris. — Dix fiacres du système Kriéger, appartenant à la Compagnie l'Électrique, fonctionneront la semaine prochaine dans
- L'énergie électrique dans le canton d Oyonnax. — Coudes est un petit village en amont du confluent de la Bicnne et de l’Ain, dans le Jura, à quelques kilomètres de Dortan.
- Près de ce lieu, l’Ain est une rivière forte et rapide. Son courant, détourné en partie, peut donner une chute puissante, capable de produire plusieurs milliers de chevaux.
- C’est là qu’une Société a décidé d'établir une usine électrique \ elle enverra à Dortan. Arbent, Marchon, Saint-Claude l’énergie prise à la rivière.
- Les travaux sont commencés depuis le printemps. La digue est presque terminée. 11 reste à creuser le canal de dérivation.
- Une ligne aerienne, passant à travers les montagnes, amcnerale courant à Dortan, Arbent, Marchon.
- L’éclairage se fera au moyen de lampes à incandescence.
- La forçe sera distribuée à domicile par tiers, demi, deux tiers de cheval et plus. La Société qui s’est fondée, pour capter les eaux de l’Ain, se propose de faire construire à Dortan. Arbent..., un grand établissement où des places pourront être louées aux ouvriers qui le désireront.
- Ces communes suivent l’exemple d'Oyonnax qui possède l'énergie électrique depuis une dizaine d’années.
- Pour cette ville industrielle, l’électricité vient de Charmine, oùl'Oignin qui passe près du lac de Nantua et reçoit ses eaux, a' été détourné pour fournir une chute importante.
- Lors de l’établissement de l’usine de Charmine, la quantité d’eau fournie par l’Oignin paraissait largement suffisante. Mais l’industrie d’Oyonnax s’est tellement développée que l’eau manque aux
- chutes quand la chaleur commence à se faire sentir.
- Les ingénieurs de la Société d'électricité ont cherché par quels moyens ils pourraient augmenter le débit de LOignin, ils ont pensé à avoir recours au lac de Nantua. Il a donc etc convenu qu’une digue serait construite du côté de La Cluse, 'où le lac déverse son trop plein.
- De ce fait, le niveau del’eaudulac se trouvera élevé de 40 à 60 centimètres seulement, ce qui représente un nombre considérable de millions de mètres cubes de liquide, quantité largement suffisante.
- Au moment de la baisse de l’Oignin, une vanne sera plus ou moins ouverte, l’eau ne manquera plus à Charmine et les industriels d'Oyonnax ne manqueront plus d’électricité.
- Dès que les formalités administratives seront remplies les travaux pourront commencer
- Les industries électriques en Allemagne. — N ous reproduisons quelques chiffres qui indiquent le développement des industries électriques en Allemagne.
- La Société Schuckert, de Nuremberg, a traité l’an dernier pour plus de 60 millions d’affaires occu-
- Autant de travaux ont été exécutés par la Compagnie l’Union, de Berlin, qui exploite en Allemagne les brevets Thomson-Houston.
- L’Allgemeine Elekiricitaets Gesellschaft qui emploie plus de 8 000 ouvriers, sans parler de l’extension de son industrie dans l’empire, porte à l’extérieur une grande partie de son activité. Les stations centrales de Siviglia, Barcelone et Buenos-Ayres, les tramways électriques de Genève, Kiew et Bilbao, etc-, ont été exécutés par cette compagnie, laquelle représente 47 millions de marks en actions et 39 en obligations.
- Le groupe Siemens et Halske a sur le marché 65 millions de marks en actions et 30en obligations. Le groupe Union 41 et 12. le groupe Schuckert 37 et 6 et le groupe Helios 24 millions en actions.
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- moindre importance ; il en résulte que la haute banque allemande a consacré en quinze ans plus de <|oo millions aux maisons industrielles d'électricité.
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- Traction électrique. — Grenoble, — L'établissement d une ligne à traction électrique de Grenoble à la Chartreuse est à l’ctude- J.a nouvelle ligne sera parallèle au chemin de fer du Saint-Béron, chacune empruntant le versant opposé de la même montagne pour aboutir au même point terminus d'intérêt commun qui est, pour cette région, le couvent de la Grande-Chartreuse. M. Dourille, demandeur en concession, a l’intention de pousser la ligne projetée jusqu'à Saint-Pierre.
- Pour la ligne de Voiron-Saint-Béron, l’intérêt commercial dans le massif de la Chartreuse se concentre à Saint-Laurent-du-Pont. C'est donc une position que la nouvelle Compagnie Grenobloise devra tourner, en faisant de Saint-Pierre-de-Char-treuse son point terminus.
- Car il faut prévoir le transbordement des marchandises, parfois malaisé pour les voituriers du massif, qui auraient à s’aboucher avec la nouvelle ligne si clic s’arrêtait à la Grande-Chartreuse. L’hiver amènerait la ruine du trafic en accumulant l’obstacle parfois insurmontable des tourmentes de neige.
- En établissant une station à Saint-Pierre, M.Dou-riile accaparerait à son profil le transport des marchandises et des voyageurs qui, grâce à lui, pour descendre à Grenoble, n’auraient plus besoin du Saint-Béron; cette avantageuse exploitation comprendrait tous les villages qui s'étendent à l’entour de Saint-Pierre jusqu’à Saint-Laurent-du-Pont.
- Quoi qu’il en soit, la ligne de Grenoble à la Grande-Chartreuse par le Sappey, est sûre du succès.
- — i»au. — Le Conseil municipal vient d’adopter le projet du réseau des tramways électriques urbains.
- Éclairage électrique. — GVmstautluoplc. — M, le Dr Zander, président du conseil d’administration de la Compagnie du chemin de fer d’Anatolie, a saisi le gouvernement impérial d’une demande concernant la concession d’une usine de production de force électrique à Constantinople, et l'éclai-rage de la capitale à la lumière électrique.
- En même temps, M. Zander demande le droit de préemption pour une concession analogue dans les
- -- Deiiain ,Nord). — La Compagnie du gaz de la ville de Denain a décidé la création d’une distribution d'énergie électrique qui se fera par courants alternatifs.
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- octobre 1898
- XII
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- AE American Electrician.
- AT Annales télégraphiques.
- BSE Bulletin de la Société d'Encouragement.
- DEL Die Eleklrizilæl (Leipzig);
- E Engineering (Londres).
- Eam The Engineering and Mining Journal (New-York). E C L’Electrochimie.
- E En The Electrical Engineer (New-York).
- El The Elcctrician (Londres).
- Blé L’Electricien.
- L’Elettrieista (Rome).
- The Engineering Magazine (New-York).
- Electrical Ruview (Londres).
- Eiektrotechnische Rundschau (Francfort-sur-Mein). Elektrotechnische Zeitschrift (Berlin).
- The Electrical World (New-York).
- Le Génie civil.
- Bulletin de la Société des Ingénieurs civils de France. L'industrie électrique.
- L'Industrie électrochimiquc.
- J EE Journal of the Institution ot Electrical Engineers (New-York).
- .T P Journal de Physique.
- J T Journal télégraphique (Berne).
- NC II Nuovo Cimenlo (Pise).
- PCR Journal de la Société phy3ico-chimique russe (Saint-Pétersbourg).
- P M Pliilosophical Magazine (Londres).
- PSL Proceedings of Lire Physical Society of London.
- Rgds Revue générale des Sciences.
- Ri Revue industrielle.
- RL Rendiconti délia Reale Accademia dei Lincci (Rome). RM Revue de mécanique.
- R N Rendiconti dell’Accadcmia di Napoli.
- SA Journal of the Society of Arts (Londres).
- Sie Bulletin de la Société Internationale des Electriciens. S R J Street Railway Journal (New-York et Chicago).
- T P Revue des Transports parisiens.
- U E Bulletin des Usines électriques.
- Z E C Zeitschrift für Elektrochemie (Halle).
- Z ET Zeitschrift für Elektroteehnik (Vienne).
- W A Annalen dec Pliysik undCliemie de G. et E.Wiedemann (Leipzig).
- Théorie.
- Sur la question de la vitesse absolue et la fonction mécanique de l’éther avec quelques remarques sur la pression de la radiation ; Oliver Lodoe (PM, p. 414, octobre).
- La dualité entre les phénomènes électriques et magnétiques ; W. Weit.er (E T R, p. 1, 1er octobre).
- Une nouvelle méthode pour déterminer l’expression de la densité électrique en un point d’une surface équipotentielle ellipsoidale ; Paoi (RL. p. 131, 4 septembre).
- La manière d’être électrolytique du chrome (ER, p. 373,
- T.a capacité électrostatique des fils; W. Moon (ER, p. 478, 30 septembre).
- Courants alternatifs (II, p. 262, 30 septembre).
- Calcul de la résistance apparente des fils fins parcourus par des courants alternatifs ; A. Gray{PM, p. 426, octobre).
- harmoniques d’une torcePcleetromolrice quelconque , Ed.-J. Houston et A. Krnnei.i.y (ET R, p. 4, l,r octobre).
- L’emploi des courbes sinusoïdales dans les problèmes sut les courants alternatifs ; W.-G. Rhodes (ER, p. 305. 9 sep-
- lfinfluence de la décharge silencieuse de l'électricité sur l'air atmosphérique (E R, p. 365, 9 septembre).
- Sur les ditlercnts moyens employés pour déceler les ondes électriques ; Alfredo I’ochettuno (E Ls, p. 206, l»r septembre).
- Ahin-A. Campbell-Swinton (PM, p. 387 et 393, octobre).
- Contribution à la technique des ravons Rœntgen : Mas Levy (ETZ, p. 646, 22 septembre).
- Sur la phosphorescence; Herbert Jackson (PM, p. 402,
- Une nouvelle pile de transition (ER, p. 373, 9 septembre).
- Dispositif de Weiss pour obtenir des champs lrè3 intonsos (Z ET, p. 410, 28 août).
- Perméabilité pour les forces magnétisantes transversales; W.-E. Evkrett (ER, p. 439,23 septembre).
- Magnétisme terrestre ; A. Cotteuei.l (E R, p. 370 et 400, 9 et lé septembre).
- Sur les eflets possibles de la magnétisation solaire sur les variations périodiques du magnétisme terrestre ; Arthur Schuster (PM, p. 395, octobre).
- Conférence internationale sur le magnétisme terrestre et l’électricité atmosphérique; A.-W. Rucicrr (F,R, p. 429, 16 septembre).
- Génération et distribution.
- Moteurs thermiques et hydrauliques. v— Utilisation des forces motrices ualurelles ; Ch. Ebeui.ë (Ri, p. 377, 17 sep
- Utilisation de la puissance motrice des chutes d'eau (II, p. 264, 30 septembi’e).
- Turbines à injection partielle ; M. Rateau (RM, p. 146,
- Appareil fumivore Orvis (Elé, p, 207, 24 septembre).
- Sur le choix des chaudières (E R. p. 397, 16 septembre).
- Procédé nouveau pour empêcher la formation de dépôts dans les chaudières (S R J, p. U60, septembre).
- Manomètres et valves (SRJ, p. 577, septembre).
- ! vapeur ; William Baxter Jr
- Le rapport des dimensions des cylindres dans les machines nnpound (ER, p. 435, if> septembre).
- ” achine Corliss (S R J, septembre).
- Arbre de machine en acior forgé creux (SRJ, p. 576, lembre).
- Appareils générateurs du gaz "fiché '(Ri, T 373, 17 rà gaz Benier (E, p. 386, 23 septembre).
- i Berner (E, p. 386, 23 septembre).
- Le moteur à gaz Longsdon (E, p. 401, 23 septembre). Expériences faites sur un moteur simplex alimenté avec du 1 ’ uts fourneaux aux ateliers de la Société Coekerill
- _ ; Aimé Wirz (Gc, p. 330, 17 septembre).
- La construction des destructeurs d’ordures ; Frank-Leslie Watson (ER, p. 393, 9 septembre).
- Destructeur d’ordures ; John-S. Raworth (E R, p. 370,9sep-
- Dynamos et moteurs électriques. —Générateurs électriques (E, p. 349, 16 septembre).
- Sur le calcul des machines k courant continu et à courant alternatif ; J.-K. Sumke (Z E T, p. 4oi, 25 septembre).
- Guido Grassi (A El, p. 40).
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- 3urnieslfcommmatrfcHesjAF Janet (Elé,'p? P76, 10 septembre). Le plus grand convertisseur tournant (ER. p. 491, 30 septembre).
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- Moteurs électriques pour trains ; George-T. Hanchkit (S 11 J,
- Développement du moteur Patton (S RJ, septembre).
- I.cs moteurs à courant alternatif ; A.-E. Wiener (A E, p. 420, septembre),
- Jloteur à courant alternatif à grande puissance de démarrage ; Mas Déri (E T Z, p. 620, 15 septembre).
- Amélioration du facteur do puissance desmoteurs asynchrones; M. Ai.umüt (Elé, p. ITT, 10 septemljre).
- Une méthode simple de démarrage des moteurs asynchrones à courant alternatif simple; Riccardo Arno (AE I. p. 21,
- A propos d'un moteur asynchrone Brown à courant alternatif simple et sur l'application du système do démarrage Arno ; F. Pescctt-0 (AEl, p. 55).
- La discussion sur les moteurs à la British Association (E R, p. 448, 23 septembre).
- Piles et accumulateurs. — La pile primaire Doe (ER, p. 440, 23 septembre).
- Une nouvelle pile à eau (ER. p. 403, 16 septembre).
- Sur un nouveau type d'accumulateur léger; F. Pkscetto
- Accumulateurs à chlorure d'ammonium avec plaques en charbon ; AYiümr-M. Stins (AE, p. 418, septembre).
- Récents perfectionnements dans les batteries «l’accumula-teurs ; Joseph Aeri.RTOK ;ER, p. 391, 9 septembre).
- La charge des i)alteriessecondaircs(E R, p. 438,23 septembre).
- Comparaison entre la charge des batteries d’accumulateurs à potentiel constant et la charge à intensité constante spécialement à l'égard de leur rendement ; A.-A. Caiun et J.-M. Dokai.dson (ER, p. 433, 16 septembre ; El, p. 674 et 711.
- Stations génératrices et installations. — L'usine génératrice de Paderno ; G. Seuenza (A E I, p. 121).
- Usine pour la transmission de la force à Mechanicviîle, New-York (S R J, p. 580, septembre).
- Usine avec batterie d'accumulateurs auxiliaire de Montpelier, Vt. pour la transmission de la force motrice à grande distance (S RJ, p. 526, septembre;.
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- Usine génératrice provisoire de la Metropolitan Street Rail-way Company (E W, p. 258, 10 septembre).
- Nouvelle usine génératrice à AkronO.fS R J, p. 522, septembre).
- Description de 1'usino k haut potentiel et à accumulateurs pour l'éclairage électrique et la distribution de la force motrice à Naples ; M. Bongiii IA E T, p. 117).
- l.es installations d'éclairage électrique à llawtlioc-n (Victoria) (E R, p. 446, 23 septembre).
- L’éclairage du Palace Theatre (E R, p. 489, 30 septembre).
- i,'électricité au Capitole des Etats-Unis ; Busiirod-C. Wasfting-tûn (E W, p. 265, 10 septembre).
- Distribution de l'énergie électrique àla Chambre des députés ; J. Laeeargue (Le, p. 382, 10 septembre).
- Notes sur le système d'éclairage électrique de Bristol avec références spéciales à l'usine auxiliaire ; H.-Faraday Pkoc-
- ^tor(ER, p. 404, 16 septembre; El, p. 740, 30 septembre).
- du Nord); A.-F.-Mc Kissick (E W, p. 261, 10 septembre). L’utilisation de la puissance hydraulique de la rivière Jlud-son à Mechanicviîle (A E, p. 409, septembre).
- Installations pour éclairage et distribution de force motrice «lu Midland raihvay ; W.-E. Langdon (EL, p. 754, 30 septembre).
- Rapports d’usines électriques (El, p. 680, 16 septembre).
- La distribution de l'énergie parles municipalités ; J.-It. J)kjk (El, p. 724, 23 septembre).
- Distribution par les municipalités ; G. Pearsok (K R, p. 432. 16 septembre;.
- D. Haskjns (E\V, p. 237, 3 septembre).
- Sur les tarifs de vente de l’énergie électrique ; Etlore Co.nti (A E I, p. 83).
- La tarification de l’énergie électrique ; A. Mexsiek (le, p. 37", 1Û septembre).
- Distribution. — La transmission de l'énergie par l'électricité ; Paul Janet (ER, p. 475, 30 septembre).
- Transmission de la puissance par l'électricité; Alexander Siemens (El, p. 722, 23 septembre ; ER. p. 406, 16 septembre) .
- Sur la transformation des courants triphasés en courants alternatifs simples ; Guido Grassi (A E I, p. 31).
- Sur une propriété d'un système diphasé ; S. Paueiani
- (A E I, p. 181).
- Règlement relatif aux installations électriques à haute tension (Z E T, p. 433. 41 septembre).
- A propos de la lot relative à l'impôt de l’énergie électrique ;
- Lorenzo Gariio.vc (A K 1, p. 410).
- Règlements relatifs aux conducteurs d’cloclriciié (EI.p. 746, 30 septembre).
- au point de vue"commercialVAlfred. 11. Gibbinus (El, p. 748, 30 septembre).
- Appareillage. -- Le pris relatif du cuivre et de I’alumi-uium CE R, p. 309 et 485, 9 el 30 septembre).
- L’aluminium rival du cuivre et du laiton pour les conducteurs d'électricité (Eté, p. 212.24 septembre;.
- Potences en acier ridé (S R J, p. 577, septembre). * Coupe-circuits (S RJ, p. 538, septemljre.
- Le coupe-circuit électromagnétique de la Scntincl Electric O Georges Darv (Elé. p. 204, 24 septembre).
- Coupe-circuit magnétique, souffleur automatique (S R J, p. 570, septembre).
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- Un nouveau paral'oudre extincteur automatique pour haute tension (Elé, p. 171, 16 septembre).
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- Les transmissions par courroies (ER, p. 435, 16 septembre).
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- XVI
- Supplément à L'Éclairage Électrique du 8 octobre 1898
- Télégraphie photo-électrique ; G. Bbaccui (EI.s, p. 200, 1er septembre).
- Arrangements télégraphiques de la Roumanie avec l'Allemagne, la Bulgarie. l’Espagne, TUalie, la Serbie et la Turquie IJ T, p. 207, 25 septembre}.
- Les télégraphes ot les téléphone» en Suisse, pendant l'année 1897 (J T, p. 200, 25 septembre).
- Hôtel des téléphonés de la rue Gutenberg à Paris ; G. de la Tocasnk (J T, p. 193. 25 septembre).
- Notes pratiques sur la téléphonie en Amérique ; Kehi’STBB B. Mjli.ek (AE,p. 433, septembre).
- Le rapport du Directeur des postes anglaises (E R, p. 398. 16 septembre).
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- Appareils de chauffage électriques (S R J, p. 582. septembre).
- Nouveaux appareils de chaullaga électrique (E w, p. 145, 6 août).
- Eclairage, chauffage et force motrice dans les hôtels (ER, p. 301, 9 septembre).
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- La chute de potentiel entre les charbons d'un arc électrique ; M““ AïiiTos (El. p. 720, 23 septembre; E R, p. 304, 30 septembre).
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- 10 septembre ; K R, p.- 475, 30 septembre).
- Sur le fonctionnement technique et économique des lam électriques à incandescence; S.-A. R on (A Kl, p. 63).
- Le filament de lampe à incandescence Welsbach (Ê W, p. 1 1Ü septembre).
- Electrochimie-
- c ; Asdukoli (E R, p
- Les idées de M. Kershaw s La production et
- 5 chimiques exercées par- Vefflm lot iIEO.p. 59. août).
- Des électrolvseurs pour l'électrolyse des chlorures alcalins;
- H. Becker (I E C. p. 57, août).
- Le blanchiment électrique (Elé, p. 216, 24 septembre). Préparation électrolytique du lithium (IE C, p. 63, août). Fabrication du carbure de calcium en Suisse ; Edward A.
- SciiNEirtEii (II, p, 267, 30 septembre).
- Analyse des R ’ "
- Les électrodes tifs; E. Wilson (ER,
- 23 septembre).
- Sur l’emploi de l'aluminium comme électrode; li. Wilson (ZET, p. 458. 25 septembre),
- Procédé Co-vvper Col es pour la galvanisation des tubes (II. p. 268, 30 septembre).
- Préparation du manganèse (IEG, p. 64, août).
- a production et les applications de l'ozone; .Toi: (Ë R, p. 370. 9 septembre ; p. 484, 30 septembr'
- e des Bauxites; L. Campredon (E C, p. 123, septembre).
- • ...................................................
- Affinage électrolytique du t
- ? (IF, C, p. 60. août).
- :j>tembrej.
- Notes sur l’électrodéposition du chrome ; Slierard Cowper ColeS (E R, p. 477, 30 septembre).
- Production du nickel par l’électrolyse (E C, p.
- L'affinage élcctrolytique des métaux ; D. Ton
- Sur la formation de la cuve d'indigo par le zinc clectroly-lique ; Arthur Binz (Z E U, p. 103, l“r septembre).
- i (Èl; p
- Mesures.
- bobines de résistance de 10 ohins enipioyées'dans la déter-
- mination de l’ohin de 1897; Solomon (El, p. 717, 23 sep-
- Lcs galvanomètres; W.-E. Ayhton et T. Mathlr (PM, p. 349 octobre).
- Sur la mesure des très hautes différences de potentiel; W. Peukert (ETE, p, 657, 29 septembre).
- natif ; Arthur T. Hlap JE R, p. 439, 23 septembre). Compensation ries résistances de frottement dans les compteurs à moteurs pour‘courants alternatifs (ZET.p. 431, 11 septembre).
- Nouvel électrodynamomètre absolu; Marcel Devrez (Iü p. 379, 17 septembre).
- Nouvel enregistreur portatif iSBJ, p. 564, septembre), l’erméamétre industriel du D1 Hubert Kulh ; M. Ai.mvrt et E.-J. Brunswick (Elé, p. 187, 17 septembre). Détermination étectrolyliquc de l’étain dans les minerais d’étain ; E.-D. Campbell et E.-C. Champion (II,p. 267,30 sep-
- par le frein deProny ; A. ÂVétiler (E T Z, p! 658, 29<scp-
- i septembre ; E B, p. 366, 9 septembre;
- 16 septembre).
- Le Congrès international de chimie (E, p. 396, 23 septembre).
- T invention de l’American Street. Rail way association (E W, 2S6 et 293, 17 septembre).
- Communications devant être présentées devant la Convention de Boston (SR J, p. 508, septembre).
- L’association permanente internationale de tram vu\s (DEL. p. 394, 20 août).
- Congrès del’Union internationale des tramways (Gc, p. 363, it! octobre).
- La conférence magnétique internationale (El, 10 septembre).
- T " stitut municipal d’clcctrothérapie à la Saipèlricre ; 1)' Col-skaij (Elé, p. 195,17 septembre).
- L’expositon de Turin (E Ls, p. 203, p’1 septembre; El,p. 7£9,
- (pSmb de Turin ; Benedetto Luigi Mortel [ë T Z, . 644, 22 septembre).
- L’électricité à l’exposition de Turin (1898) (Elé, p. 191, 17 sep-
- Exposition de 1900. Les ponts roulants électriques des halls des machines motrices (üc, p. 368, p' octobre].
- Le service des installations mécaniques à. l'exposition universelle de 1900 ; Ch. Dantin (Gc, p. 353, Pr octobre).
- L’état et l'avenir de l'industrie éiectrotechnique en Allemagne (ZET, p. 412,28 août).
- L'avenir do l’industrie électrotechnique (D EL, p. 442. 17 sep-
- 1897 (ZET. p. 410. Le* ateliers de Brc
- Importantes constructions cleclriqut
- lemagne (SRI Man (El, p. 72:
- BREVETS D’INVENTION
- Liste communiquée par l’Office E. Barrault, 58 bis, rue de la Chaussèe-d’Anlin, Paris.
- 237 907. Société industrielle des téléphones. 18 mai 1898, — Cerlificat d’addition au brevet pris, le 19 avril 1894, pour un microphone système G. Bailleux.
- 246 495. Société Voigt et Haeffner. 13 mai 1898. — Certificat d’addition au brevet pris, le 9 avril 1898, pour résistances
- 246 887 ^Le Goaziou. 21 mai 1898. — Certificat d’addition au brevet pris, le 25 avril 1895, pour nouveaux systèmes de microphones et relais téléphoniques.
- 267 007. Rolin. 17 mai 1898. — Certificat d’addition au brevet pris, le 17 mai 1897, pour abat-jour pour lampes élec-
- 277 901. Gerold. 13 mai 1898. — Sonnerie électrique automatique.
- 277 913. Société Hartmann et Braun. 14 mai 1898. — Ber; fectionncments aux instruments de mesure de l’intensitc des courants avec fils se dilatant sous l’action de la chaleur
- 277 961. Unterberg. 14 mai 1898. — Machine dynamo à grand rendement et faible poids.
- 2’77 979. Société française des câbles électriques (Système Bertlioud, Borel et Oie). 18 mai 1898. — Nouveaux câbles électriques souterrains pour hautes tensions.
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- Supplér
- ctobre 189»
- XVi/
- NOUVELLES
- Cours d'électricité industrielle à la Fédération générale professionnelle des chauffeurs et mécaniciens. — Les cours d’clcciricité industrielle à la Fédération des chauffeurs-mécaniciens vont s'ouvrir prochainement aux dates suivantes :
- Cours de ze année (ouvert aux élèves ayant suivi avec succès les cours de ire année). Mairie du IVe arrondissement. Professeur : M. J. Laffargue. Ouverture le jeudi 20 octobre,' à huit heures et demie du soir, et tous les jeudis.
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- Mairie du IVe arrondissement. Ouverture le mardi iS octobre, à huit heures et demie du soir, et tous les mardis. Professeur : M. L. Hommen.
- École communale, 36, rue Grange-aux-Belles. Ouverture le mardi 18 octobre, à huit heures et demie du soir, et tous les mardis. Professeur : M. D. Augé. .
- Lycée Voltaire, roi, avenue de la République. Ouverture le vendredi 21 octobre, à huit heures et demie du soir, et-tous les vendredis. Professeur : M. Soulier.
- École communale, 40, boulevard Diderot. Ouverture le vendredi 21 octobre, .à .huit heures et demie du soir, et tous les vendredis. Professeur ; M. Garol.
- École communale, rue de l’Ouest. Ouverture le vendredi 21 octobre, à huit heures et demie du soir, et tops les vendredis. Professeur : M. Nissou.
- École communale, 60, rue Saint-Charles. Ouverture le vendredi 21 octobre, à huit heures et demie du soir, et tous les vendredis. Professeur : M. Jumau.
- École communale, 18, rue Ampère. Ouverture le mercredi 19 octobre, à huit heures et demie du soir, et tous les.mercredis. Professeur : M. Chéneveau.
- École communale, 63, rue Clignancourt. Ouverture le vendredi 18 novembre, à huit heures et demie du soir, et tous les vendredis. Professeur : M. Clerbout.
- I École communale, 7, rue Barbanègre. Ouverture | le vendredi 21 octobre, à huit heures et demie du soir, et tous les vendredis. Professeur : M. Vieux.
- Section de Saint-Denis. École rue de Châteaudun. Ouverture le mercredi 19 octobre, à huit heures et demie du soir, et tous les mercredis. Professeur : M. Gratzmüller. Professeur suppléant : M. IL Ilom-
- Le concours des « Poids Lourds », — C'est jeudi dernier, 6 octobre, qu'ont commencé les épreuves du second concours organisé par l’Auto-mobile-Club pour les voitures de livraison et de transport des marchandises. Le rendez-vous était à Versailles. Dix-huit voitures étaient engagées mais quelquès-unès ne se sont pas'présentées’lé premier jour. La plupart de ces véhicules sont actionnés par moteurs à essence. Quelques-unes sont mues par des moteurs à vapeur; une par moteur à huile lourde de pétrole ; enfin trois empruntent leur énergie à des accumulateurs éléctriques. Ces dernières sont : une voiture (n° .3) de livraison Mildé et CiB (voir Ed. E!ect., t. XVf, p., 140), une voiture (na 4) de la Compagnie des. voitures électromobiles (voir Ecl. Eled., t. XVI, p. 27), enfin une voiture de la Compagnie générale des transports automobiles qui, comme le fiacre que cette même Compagnie présentait au récent concours de fiacres, porte le n° 13. Ajoutons que les trois derniers jours le fiacre Kriéger à galerie qui, sous le n° 16, a obtenu un prix au dernier concours de fiacres, a pris part au concours des poids lourds, avec le n° 19, après changement de la caisse.
- Voici d’ailleurs la liste des voitures 'engagées, avec l’indication de leur procédé de traction :
- 1. Panhard et Levassor. Voiture de livraison au pétrole.
- 2. N. Rozer-Mazelier. Omnibus pour voyageurs, au pétrole-
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- 3. Ch. Mildé et C®. Voiture de livraison de banlieue, à L'électricité.
- 4. Compagnie des voitures élcctromobilcs. Voiture de livraison de banlieue, à l’électricité.
- 5. De Dion-Bouton. Omnibus de 30 chevaux, 20 places dont 14 d’intérieur et 6 de plate-forme. Vitesse normale, 16 kil.
- 6. De Dion-Bouton. Char-à-bancs à vapeur, 30 chevaux, 24 places, vitesse 16 kil.
- 7. De Dion-Bouton. Camion marchandises à vapeur, 30 chevaux, charge utile, 4 tonnes. Vitesse normale, 12 kil.
- 8. De Dion-Bouton. Remorqueur porteur à vapeur, 45 chevaux. Charge utile, 4 tonnes ; charge remorquée, 8 tonnes. Vitesse normale, 6 à 8 kil.
- 9. Valentin Purrey. Camion à marchandises à vapeur.
- 10. De Dictrich. Camion à pétrole, 9 chevaux (système A. Bolide). Charge utile, 2 400 kg. 4 vi-
- 11. (Comme le précédent).
- 12. De Dieirich, Voiture de livraison de banlieue à pétrole, 6 chevaux 1.2 (système A. Bollée).Charge utile, 9oo kg. 4 vitesses.
- 13. Compagnie générale de transports automobiles. Voiture de livraison, électricité, 30 chevaux (système Jenatzy), 4 freins dont 2 électriques. Vitesse maxima 20 kil.
- 14. The Automobile Association. Petit camion à vapeur, système Lcyland-Van, 6 chevaux, voyageurs ou marchandises.
- 15. The Automobile Association. Camion à vapeur, 12 chevaux (système l.eyland-Wagon).
- 16. Cambier et G®. Pompe à incendie à pétrole.
- 17. Cambier et Cic. Camion à pétrole.
- 18. Société des générateurs Serpoliet. Omnibus à vapeur, 15 chevaux, chauffé aux huiles lourdes.
- Les épreuves du concours, qui se sont terminées aujourd’hui mercredi 12 octobre, comprennent le double parcours des trois itinéraires désignés par A, B et C et dont les longueurs respectives sont de 41,5, 46,5 et 66,5 km; des arrêts avaient lieu tous les kilomètres sur l’itinéraire A, tous les cinq kilo-
- mètres sur le second et tous les dix kilomètres sur l’itinéraire C.
- Itinéraire A. — Saint-Cyr, le Trou-Moreau, Ville-preux (ravitaillement chez le directeur de l’École d’horticulture), Rennemoulin, Noisy-lc-Roi, Bailly, Rocquencourt, château de Beauregard (ravitaillement chez M. Lacoste, au café-restaurant de Rocquencourt), Vaucresson, Villeneuve, Petit-Garches, Saint-Cloud, Paris (porte de Saint-Cloud), Sèvres (ravitaillement chez M. Schafïner, maison David, place du Parc), Bas-Chaville, Bas-Viroflay, Versailles (Chantiers).
- Itinéraire 11. — La Butte de Picardie, Villc-d'Avray, Suresnes, pont de Suresnes (ravitaillement à la Belle-Gabrielle), porte Maillot, pont de Suresnes (ravitaillement), Suresnes, Rueil, le Vésinet, Pied de la rampe de Saint-Germain (ravitaillement chez M. Lachenal, aù Pecq), Cceur Volant et Rocquencourt.
- Itinéraire C. — Saint-Cyr, Voisins-le-Breton-neux, Vaumurler (ravitaillement à l’auberge du Pavé), Cernay-la-Ville (ravitaillement au restaurant Avril), Chevreuse, Gif (ravitaillement au restaurant de la Croix-de-Grignon), l’Yvette, Orsay, Palaiseau (ravitaillement à l’hôtel de l’Élcphant) et Jouy-en-josas.
- Pendant ces parcours les commissaires ont effectué des mesures de consommation, de vitesse, des essais de démarrage et de freinage, etc.
- Quelques incidents, sans aucune gravité d’ailleurs, se sont produits pendant ces parcours ; comme ils ne paraissent pas être inhérents au procédé de traction employé, les véhicules à vapeur et à pétrole n’en ayant pas etc plus exempts que les clectromobiles, il nous paraît inutile de les relater.
- L'électrolyse par les courants de retour des tramways électriques au pont de Brooklyn. — Dans le louable but de diminuer les frais d’établissement de leurs lignes, les compagnies de traction électrique cherchent, autant que les reglements leur en laissent la faculté, à diminuer le capital immobilisé par l’établissement de feeders de retour.
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- Cette pratique n’est pas sans inconvénients. Les éclissages électriques, si satisfaisants qu’ils soient au début, ne tardent pas en effet à donner au circuit de retour une résistance telle qu'aux points éloignés de la station génératrice la différence de potentiel entre les rails et le sol devient suffisante pour produire des phénomènes éleclrolytiqucs dont il est impossible de prévoir les conséquences.
- Le fait suivant nous semble confirmer la nécessité de ne pas hésiter à faire les dépenses nécessitées par l’établissement de feeders de retour.
- A New-York, plusieurs longrines du fameux pont de Brooklyn se sont rompues pour des causes non complètement élucidées, mais parmi lesquelles paraît être l'électrolyse due aux courants de retour. Les journaux quotidiens n’admettent même que cette dernière cause et ils semblent avoir raison, car, d’après notre confrère technique American Electrician , les câbles du funiculaire allant d’une extrémité à l'autre dupont, sontparcouruspar des courants assez intenses pour qu’une aiguille aimantée placée dans leur voisinage soit déviée à angle droit et pour que l’on puisse souvent constater l’établissement cl'arcs électriques entre ces câbles et les poulies guides ou les poulies motrices. L’origine de ces courants paraît être Fulton Street où à certains moments de la journée le trafic par tramways électriques est extrêmement intense : les courants de retour, au lieu de suivre les rails pour atteindre la station génératrice de Kent Avenue, préféreraient alors suivre le pont, la distance qu’ils ont à franchir sc trouvant ainsi considérablement raccourcie. Toutefois ces courants de retour ne sont pas les seuls à suivre les câbles du pont car à d'autres moments de la journée on constate, par le sens de la déviation d'une aiguille aimantée, que les courants ont changé
- de sens; c’est ce qui arrive en particulier lorsque, la circulation des tramways ayant diminué sur le pont, on substitue la traction électrique à la traction funiculaire, cette dernière n’étant employée comme nos lecteurs le savent (voir L'Eclairage Électrique, t. VII, p. 457} que quand la circulation est très active,
- L’électricité dans la marine. — Le ministre delà marine vient d’adresser, dans les ports, une circulaire demandant les noms des lieutenants de vaisseau-torpilleurs, qui seraient désireux de suivre les cours de l’Ecole .supérieure d’électricité de la rue Staël, à Paris. Quatre places sont réservées aux officiers dans cette école dont les cours ouvriront probablement le icr novembre. Les lieutenants de vaisseau qui y seront admis subiront un examen de sortie devant le Comité de l'école.
- M. Lockroy a décide qu'il sera créé une spécialité de marins torpilleurs électriciens affectés jplus spécialement à la conduite des appareils électriques sur les bâtiments les plus importants.
- A cet effet, il est ouvert des engagements volontaires de trois ans pour les ouvriers électriciens de l’industrie justifiant de connaissances professionnelles suffisantes ; il est fait appel au recrutement pour composer, de concert avec l’inscription maritime, les contingents- d’instruction des apprentis marins torpilleurs ; enfin, il va être ouvert dans les cinq ports des examens passés par une commission spéciale pour tous les brevetés torpilleurs, gradés ou non, en vue de la désignation des plus instruits pour La coiïduite des appareils importants.
- Traction électrique. — Bcziers. — A la date du 15 août dernier, le ministre des travaux publics,
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- conformément ù l'avis du conseil général des ponts et chaussées, a reconnu qu’il y ayait Heu de prendre en considération l’avant-propos relatif à l’etablissement dans la ville de Rézicrs d'un réseau de tramways électriques sous les réserves sui-
- i1-’ Sur la ligne nû 2, au delà de la rue Georgcs-Sand jusqu'au passage à niveau du chemin de fer du Midi, la voie sera reportée contre le mur de clôture des Petites Sœurs des Pauvres ;
- 2" Sur la ligne n° 4, dans l’avenue de la République, on reculera les bordures de trottoir de chaque côté de manière à donner aux zones libres de la chaussée la largeur réglementaire de 2,60 m.
- 3° L’attention de la municipalité de Déziers est appelée sur la convenance de maintenir le tracé de tramway de la ligne n° 1. de manière à éviter les suppressions d'arbres projetées le long du chemin de grande communication n° 19.
- 4° Le service vicinal sera consulté" avant l’enquête au sujet des dispositions projetées pour l'installation des tramways sur les chemins dépendant de ce service. Le ministre autorise la mise à l’enquête de l’avant-projet après que le dossier aura été modifié conformément aux indications qui pourraient être reconnues plus favorables à la suite de l'instruction prévue aux paragraphes 2 et 1 ci-dessus.
- En exécution delà décision ministérielle, l’avant-projet a été modifié et satisfaction a été donnée aux observations nos 1 et 2.
- Le service vicinal a été consulté au sujet des dispositions projetées et a transmis à M. le préfet, le 22 septembre dernier, son rapport favorable à L’en-
- U ne reste, avant de procéder à cette dernière formalité, qu'à répondre à l'observation n° 3 appelant l’attention de la municipalité sur la convenance d’établir le tracé des tramways sur la ligne n-> 1, de manière à éviter les suppressions d’arbres projetées. L’avant-projet porte que la ligne n° 1, de Béziers à la mer, sera établie avec rails noyés (type Vignolle), sans saillie ni dépression jusqu'à l'hectomètre 3,150; à Saint-Martin, sur accotement, et, tout en restant accessible aux piétons, sera interdite aux voitures. De ce dernier pointjusqu’à la mer la voie sera établie de nouveau avec rails noyés.
- Le conseil déclare qu’il y a lieu d’établir la ligne n° 1, de Béziers à La mer, sur le chemin de grande communication n" 19, depuis l’hectomètre 3,150 jusqu’au point kilométrique n,Soo, sur rails noyés (type Vignolle), sans saillie ni dépression.
- — Lodi. — Le conseil communal de Lodi a accordé à la maison Monti le subside de 33 000 fr demandé pour la construction du tramway élec-
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- trique de Lodi à San-Colombano. De même à Bor-g'hetto, Je conseil a voté à l'unanimité 33 000 fr. D’autres sommes semblent assurées, entre autres le concours de la ville de San-Colombano, qui est la plus directement intéressée à la construction de ce tramway. T.
- — Oueglîa. — Il vient de parvenir au ministère des travaux publics un projet sommaire de l’ingénieur Antonio ALessi. du service technique de la commune de Oncglia, pour la construction d’un tramway à traction électrique d'Oncglia à Ormea, lequel constituerait un moyen rapide de communication entre le Piémont, la Ligurie et la Provence, favorisant grandement le traûc de ces régions fer-
- M. Alessi, l'auteur du projet, propose de tirer du Tanaro la force nécessaire pour la production de l’énergie électrique.
- Pour la construction, la somme de 2 500 000 lires serait suffisante. L’énergie électrique sera transmise au moyen d’an trôlet.
- — Home. — La traction électrique par voitures à accumulateurs est employée exclusivement sur la ligne entre la place del Popolo et celle del Plébiscite par la voie Ripctta. Le service par chevaux qui fonctionnait auparavant est abandonne. T.
- — Saragosse. — La direction générale des Travaux publics vient d'autoriser la Fmpresa de tranvias de Zaragoza à substituer la traction électrique avec câble aérien à la traction animale.
- — Tourcoing. — Bientôt Tourcoing possédera une ligne de tramway électrique qui fera ie service entre la place Saint-Christophe et le Pont-de-Neuville.
- Dans sa séance du 15 octobre 1896, Je conseil municipal avait élaboré une convention à passer avec la Compagnie nouvelle des tramways électriques. Cette convention a été complétée, et, après y avoir fait quelques modifleations, elle a été présentée à nouveau au conseil municipal qui l’a définitivement approuvée dans sa séance du ier juillet dernier. Le 5 du meme mois, elle a été passée avec la Compagnie des tramways qui l'a acceptée.
- Par cette convention, la ville de Tourcoing s’en- I gage à rembourser dans le délai de un mois Ja somme dépensée par la Compagnie pour la cons- I
- truction de la ligne. La dépense variera entre
- 25 ,700 et 30000 fr.
- La nouvelle ligne partira de la place Saint-Christophe, passera place de l'Hôtcl-de-Ville, suivra les rues Mationale, Saint-Jacques et de Gand, jusqu’au point dit le Pont-de-Neuville.
- Les travaux sont actuellement commencés et on espère qu’ils seront terminés dans deux mois.
- — Yienufle-Cliàtean rilarne). — Dernièrement le conseil municipal a voté, à l’unanimité, l'établissement d'un tramway électrique de Vieune-le-Chà-leau à la gare de Vienne-la-Ville.
- Eclairage électrique. —Moué-in-l’outaine (Maine-et-T,«îre). — La petite ville de Doué-la-Fontaine installe une usine d’éclairage électrique dans l’ancienne halle aux blés. Cette usine comprendra :
- in Une machine à vapeur à condensation, d’une puissance de 50 chevaux, construite par la maison Pjguet, de Lyon ; cette machine- recevra la vapeur de trois générateurs multitubülaires inexptosifs, système Babcok et Wilcox ;
- 20 Une dynamo, système Thury, construite au Creusot:
- 3° Une cheminée en briques de 25 m de haut, et de 0,80 m de diamètre au sommet.
- C’est M. Luminais fils, administrateur délégué de la Société anonyme pour l’éclairage et la transmission de la force par l’Électricité [dans l’Ouest de la France, qui est charge de l'installation.
- — Lyon — Jusqu’à présent il y avait deux concurrents pour la distribution de l'éclairage électrique à Lyon ; la Compagnie du gaz et celle des Forces motrices du Rhône. Il en survient une troisième, la Compagnie des omnibus et tramways de Lyon, créatrice de la Société lyonnaise d'énergie électrique récemment constituée.
- Celle-ci a demandé à la municipalité l’autorisation de prendre, sur le courant de la Compagnie des tramways,, les excédents d’énergie pour les conduire par câbles souterrains dans une station où sc trouveront les appareils nécessaires à leur transformation et à leur emmagasinement.
- Le courant d’éclairage en résultant sera envoyé souterrainement chez les clients; cotte utilisation sera faite au moyen de procédés appartenant en propre à la Société lyonnaise d’énergie électrique.
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- Une opposition s'est produite de la part de la Compagnie du gaz de Lyon, qui a protesté contre les prises de courant que la Société d’énergie électrique comptait faire sur les fils aériens des tramways de Lyon. Mais la Société d’énergie électrique a tourné la difficulté et a déclaré qu’elle renonçait provisoirement à se brancher sur les fils-aériens et qu’elle sc contenterait de prendre les courants sur la canalisation souterraine.
- Le conseil municipal a accordé cette permission.
- Une heureuse conséquence qui se dégage de là, c'est le bas prix auquel l’éclairage électrique sera fourni aux Lyonnais avec trois concurrents. .
- — Smjrue. — Ahsmed Bartlett a obtenu de la Porte la concession pour l’établissement de l’éclairage électrique de Smyrne et de Salonique, ainsi que la traction électrique des tramways.
- Maison Bréguet. — Les actionnaires de la Société sont convoqués, le samedi 22 octobre prochain, en assemblée générale ordinaire, pour entendre la lecture du rapport du conseil d'adminis" tration et du commissaire sur i’cxcrcice 1897-1898; approuver les comptes; fixer le dividende et élire un commissaire et un sous - commissaire des comptes pour l'exercice 1898-1899.
- Les propriétaires d’actions au porteur devront déposer, hüit jours à l’avance, leurs titres dans les caisses de la Société et présenter le certificat du dépôt le jour de l’assemblée.
- Un minimum de dix actions est nécessaire pour prendre part aux délibérations.
- Compagnie des Tramways de Rouen (au capital de 10 000 000 de fr). — Le Conseil d’administration a l’honneur d’informer MM. les actionnaires de la Compagnie des Tramways de Rouen que, conformément à la délibération prise en séance du 10 septembre dernier , un acompte de 12,50 fr sur les
- bénéfices de 1898 sera mis en paiement à dater du 15 octobre, soit net d’impôt à raison de :
- 11,50 fr pour les actions au porteur,
- Et 12 fr pour les actions nominatives.
- Compagnie parisienne de l’Air comprimé. Force motrice, Éclairage électrique. — Les actionnaires sont informés que, par décision de l’assemblée générale du 19 juillet 1898, les 40000 actions, formant le capital ancien de la Société, doivent être échangées, à raison de 5 anciennes pour 2 actions nouvelles, contre tôooonouvelles clc500 fr, et qu’en exécution de cette décision l’échange se fait au siège de la Compagnie depuis le 12 septembre 1898.
- Les dépôts d'actions auront lieu contre récépissés délivres par .la caisse, et un avis ultérieur indiquera aux déposants les jours et heures de la délivrance des actions nouvelles et des titres provisoires en représentation deg rompues.
- Les actionnaires sont également informés que les actionnaires porteurs d’actions nouvelles ou justifiant du dépôt de leurs actions anciennes avec réquisition d’échange, seront seuls admis à prendre part aux Assemblées et à jouir de tous autres droits attachés aux actions.
- Compagnie française pour l’exploitation des Procédés Thomson-Houston. — Le Conseil d'administration a l’honneur d'informer les porteurs d’obligations 5 p. iou que le coupon d’intérêts semestriels échu le i«p octobre est payé à partir de cette date, sous déduction des impôts établis par les lois de finances, soit net : .
- 12 fr pour les titres nominatifs.
- 11.47 fr pour les titres au porteur. ’ . .
- Le remboursement à 498 fr, impôts déduits, des obligations désignées par Je sort au tirage .qui a eu lieu le 10 septembre, est effectue également depuis le i*1- octobre prochain.
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- Concours international de tracteurs et d’automobiles électriques pour gros poids. — L’an prochain aura lieu à Gand. à l'occasion de l'Exposition provinciale, une exposition internationale avec concours pour automobiles et tracteurs électriques.
- Les tracteurs sont destinés à remplacer les chevaux aux transports des engins de sauvetage, pompes à incendie, échelles, dévidoirs, trains de secours, etc..., iis doivent donc toujours être prêts à partir à la première alerte.
- La conservation, la formation et la production de la force motrice ne doivent pas être trop coûteuses.
- Le concours est divisé en deux catégories, la première pour la traction utile d’un poids de z 500 kg, la deuxième pour la traction d'un poids supérieur et jusqu'à 5 000 kg.
- Dans les deux cas, le poids du tracteur n’est pas compris. .
- A pleine charge, ces appareils devront pouvoir donner une vitesse de 20 km à l'heure sur palier, et de 4 km à l’heure sur rampe de o,o3.
- Les machines exposées seront soumises à des examens et à des essais sérieux, dont les résultats seront consignés et publiés en rapports détaillés. C’est le premier concours de ce genre organisé en Belgique. Nous attirons en outre l'attention sur un autre concours, celui pour avertisseurs automatiques d'une surélévation anormale de la température dans les locaux fermés.
- Traction électrique. — .'tlnnipnliier {voir Suppl. t. XV, p. lxxyiii). — La direction des Tramways électriques de Montpellier a livré au service public, depuis le 15 septembre, la ligne de Palavas (la dernière restant à ouvrir).
- Cette ligne prévue de l’octroi de Palavas au rond-point de l'École normale, sera provisoirement exploitée de l’octroi de Palavas à l’Esplanade, en attendant la construction de nouveaux garages ou
- raccordements qui permettront de la- poursuivre jusqu’au rond-point de l’École normale.
- — \ogeui-sue-Marne. - I.a Compagnie Thomson-Houston va réaliser, dans l’usine de la Maltournée des Tramways Nogentais, une intéressante application de générateurs du type Bellcville à.économi-
- L’usinc comprendra tout d’abord quatre chaudières capables de produire ensemble 8opokgà l’heure et pouvant être poussées .sans peine jusqu'à îoooo kg en cas do'bcsoin. Un-nouveau groupe semblable au premier sera monté plus tard.
- A chaque groupe de quatre générateurs seront adjoints deux accumulateurs de'vapeur dont les dispositions ont été étudiées par M.M.. Delaunay BelleviUe et C1", fournisseurs des générateurs.
- Les accumulateurs permettront de faire aussi aisément face qu'avec des chaudières à grand volume, aux à-coups de dépense qui se produisent inévitablement dans uri service de tramways.1
- D'autre part, on réalisera les avantages spéciaux aux générateurs du système Belleville : sécurité, faible encombrement, mise en pression rapide, économie de combustible due àl’emploi de l'économiseur.
- — ltoannc — Le maire de Roanne a été avisé par l'ingénieur des ponts et chaussées, que le rapport sur les tramways électriques était envoyé à Paris avec un avis favorable de l’administration.
- Éclairage électrique.— Fiaviguyle-Pellt (Aisne).'
- — Nous apprenons que cette petite ville sera prochainement éclairée à l’électricité; c’est M. Yinchon fils, de Monceau-sur-üise, qui a été chargé de l'installation et de l'exploitation.
- — Gevi’oües- — M. Leclerc, propriétaire delà scierie de Gc-vrolles, se propose d'éclairer non seulement l'usine et ses dépendances, mais le village
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- — Sablé iSartlie'. — Les principales rues de Sablé sont maintenant éclairées à la lumière électrique. Des essais- qui avaient été faits dernièrement faisaient prévoir que le succès serait complet. Il l'a etc au delà de toute espérance.
- — - stavciot. — La ville de Stavelot sera prochainement dotée de l’éclairage électrique. L’administration communale vient en effet, de concéder pour un terme de trente ans, à la Société anonyme « Electricité et Hydraulique » de Charleroi, la distribution de l’énergie électrique.
- Le contrat prévoit l’éclairage public et l’éclairage privc.ce dernier à des conditions très avantageuses.
- — Vans (Ardèche). — Depuis quelque temps des pourparlers sont engagés pour l'éclairage électrique de Vans ; le conseil municipal s'est réuni plusieurs fois dans ce but, et une compagnie s'engage à rétablir dans un bref délai.
- Si l’accord se fait complètement entre la ville et la compagnie, on pense que le nouveau système d’éclairage pourra fonctionner au r-T janvier pro-
- Compagnie Française des Tramways électriques et Omnibus de Bordeaux. — Les actionnaires de la Compagnie Française des Tramways électriques et Omnibus de Bordeaux, Société anonyme en formation, au capital de 25000000 de fr, ayant son siège à Bordeaux, ont été convoqués en première Assemblée générale constitutive, à Paris, le 30 septembre dernier, à l’effet de :
- iu Prendre connaissance et entendre la lecture de
- la déclaration de souscription et de versement du capital social en numéraire et des pièces à l'appui, en vérifier et reconnaître, s'il y a lieu, la sincérité ;
- 2' Nommer un ou plusieurs commissaires chargés d'apprécier les apports faits à la Sociétéet les attributions el avantages stipulés par les statuts, et de faire à ce sujet un rapport à la deuxième Assemblée générale constitutive.
- Compagnie des Tramways de Nantes. — Par décret du 18 septembre 1898,11 a été déclaré d'utilité publique l’établissement, dans le departement de la Loire-Inférieure, d'une ligne de tramway à traction mécanique, destinée au transport des voyageurs entre la place Saint-Pierre et la place Général-Mel-linel, à Nantes.
- Est approuvé l’avenant à la convention du 27 août 1896, passé le 30 août 1898, entre le Maire de Nantes, au nom de la viJle, et la Compagnie des Tramways de Nantes, pour la rétrocession du tramway mentionne.
- Société anonyme d’Eclairage électrique du Secteur de la place Clichy. — Les actionnaires de la Société sont convoqués en Assemblée générale ordinaire le 27 octobre 1898, au siège social, à quatre heures précises.
- Pour pouvoir assister à la séance, il faut être porteur de 20 actions au moins.
- Ordre du jour :
- P' Rapport du conseil d'administration;
- 2" Rapport du commissaire des comptes ;
- 3° Vote sur les conclusions de ces rapports ;
- 4° Renouvellement partiel du Conseil d’administration ;
- 5° Nomination d'un commissaire des comptes et d’un commissaire suppléant pour l’exercice 1898.
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- AV A Annalen der Physik undChemie de ü. et E.Wicdomann (Leipzig).
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- Remarques sur le mémoire de E. AVmdemann. ’.ilitulc: Influence mutuelle des dillr.renl.es parties d'un, cathode: D.-F. I ou-enaaii :\\ A. p. 81. septembre).
- les ravons de Rœntgen; J. Rrrnu! ’-jn oki'ilub AT A, p. 60. septembre).
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- tes tramways de Londres (ER, p. 537, 7 octobre
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- Tramway à courants triphasés d'Evian-les-Bait (le. p. 40ô, 05 septembre).
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- 1ALASSIEU :L'C, p. Ib octobcel.
- Le concours des poids lourds ; Th. Botiaux {T P. p. 66, Coc-
- ktSm; wA ÛïVI» i't I.'P"'203 «mmÎm» octobre).
- La vapeur, le pétrole et 1 electncile dans les automobiles ; R. SohF.tr (IC. p. 1008, juin). ^ ^
- électriques à New-York ( ese^des cabs électriques à New-York ; E. 11. île, p. 4
- La lixaüuii de l'azote par ] electriciLe ; William Crookes iR \V.
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- NOUVELLES
- Syndicat professionnel des industries électriques (séance du 4 octobre). — La séance est ouverte à 4 h. 3/l sous la présidence de M. E. Sartiaux. Sont présents : MM. Beau, Bénard, Berne, Cana, Chaussenot, Ducrelet. Ebel, Eschwège, Geoffroy, Harié, Hillairel, de I.oménic, Mildé, Radîguet, E. Sartiaux, Sciama, Violet, Vivarez.
- Excusés : MAL Bancelin, Boistel, Cléinançon, Grammont et Portevin.
- M. le Président rend compte de la correspondance échangée avec M. le député Guillaiji, rapporteur du projet de loi sur les distributions d'énergie électriques. Une commission composée de MM. Fontaine, F. Meyer, Harlc et de Loménie, est nommée en vue d'examiner d’urgence si le texte du projet de loi ne comporte pas quelques additions ou modifications. 11 est en outre décidé que la commission entendra M. Maréchal, qui s’est déjà occupé de la question au point de vue des tramways clcctri-
- Après s’etre occupe de la situation financière du bureau de contrôle et des tarifs de transport du matériel électrique, la Chambre examine les divers articles du projet de modifications des statuts et décide de convoquer l’assemblée générale vers la lin de décembre, époque à laquelle aurait en même temps lieu le banquet annuel.
- ,M. le President fait connaître le résultat de la démarche qu’il a faite, de concert avec MM. Harié et Sciama, auprès de la direction de l’octroi et du préfet de la Seine, en vue d’appeler l’attention sur les inconvénients qui résulteraient de l’application d'une décision récente du conseil d’administration de l'octroi rendant les cales et étais en bois contenus dans les caisses d’emballage passibles des taxes édictées par les articles 63 et 64 des tarifs d'octroi. Il [ donne lecture' de la lettre suivante du préfet de la 1 Seine qui donne complète satisfaction à l'industrie : I
- « Monsieur, en réponse à votre lettre en date du I
- [ 20 août dernier, j’ai l’honneur de vous informer que le principe de l’application de la taxe aux bois employés comme cales et étais dans les caisses d’emballage ou pour l’assujettissement des machines ne peut être contesté ; mais des instructions ont été données par l’administration de l’octroi pour que les constructeurs admis à la faculté d’entrepôt à domicile ne soient astreints qu’à de simples déclarations d’emploi, contrôlées,- lorsqu’il y aura lieu, par le service. Il en résulte que lesdits industriels auront toutes les facultés désirables pour faire décharger leur compte lorsqu’il s’agira de cales ou étais utilisés dans des caisses à destination de l'extérieur de Paris. »
- La révision de la série de prix des architectes est ensuite l’objet de l'attention de la Chambre, qui charge M. Beau de faire une démarche auprès de M. Bartaumieux afin de connaître la suite donnée aux réclamations antérieures.
- M. Latïargue ayant sollicité le concours de la Chambre pour la création d’une école de monteurs-électriciens, la Chambre décide qu’elle est disposée à prêter ce concours, mais avant d’entrer dans les dépenses que nécessiterait l'installation de l'école, clic charge son président de faire une démarche auprès de la Société internationale des Électriciens afin d’obtenir l’autorisation d’installer, au moins à litre provisoire, les cours du soir dans les locaux de la rue de Staël, où les ouvriers trouveront les instruments et machines nécessaires à leur instruction pratique.
- M. le Président donne lecture d’une dépêche qu’il a reçue du ministre du Commerce signalant l’intérêt cju’auraient les usines françaises s'occupant de la fabrication des instruments électriques, à prendre part à l’Exposition internationale d'électricité de Cômc, qui aura lieu en 1899. fPour le programme, voir L'Éclairage Électrique, 1. XVI, p. xux, 13 août 1898.)
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- La Chambre approuve la proposition, faite par son président, de demander aux Pouvoirs publics d'imposer l’obligation de n'employer que du matériel construit en France uux concessionnaires de tramways, et chemins de fer électriques.
- M. le President fait connaître que l’arrêté préfectoral du 25 juin 1898 organisant le service de contrôle et de vérification des compteurs d'élcctrùitê par le service municipal de Paris,vient d'entrer en vigueur. Les vérifications demandées par les particuliers sc feront toujours en présence d’un représentant du secteur intéresse qui sera convoqué par les soins de l’abonné.
- M. le Président fait connaître que la commission des automobiles s’est réunie récemment pour examiner les réponses qui lui ont été faites par les industriels des départements de Seine cl de Seine-Ct-Oise, pour le ravitaillement des automobiles électriques. La commission a pensé qu'en raison du nombre insuffisant des réponses, il y avait lieu d’écrire aux maires des communes de ccs deux départements pour les prier de désigner à la commission les industriels de leurs localités utilisant de l’électricité à un titre quelconque. Ln second lieu la commission a déterminé les conditions d’un concours pour la prise de courant universelle; ces conditions seront bientôt publiées en détail.
- Sur la proposition de M, Sciama la Chambre décide de mettre à l'étude les voies et moyens à employer pour que la participation à la fourniture du courant électrique four l'Exposition de 1 qoo soit facilitée aux constructeurs de machines de faible puissance.
- Apres l’examen d’affaires diverses, la séance est levée à 6 h. 1/4.
- Les brevets Hutin et Leblanc. — Nous apprenons que, par de récents contrats, l’AJgemcinc clec-tricitæts Gesellschaft de Berlin et la Société Ilélios de Cologne ont acquis de la Société anonyme pour la transmission de la force par l’électricité, le droit d’exploitation en Allemagne des principaux brevets Ilutinet Leblanc. En même temps, la première de
- ces Sociétés a acquis le droit d’exploiter les mêmes brevets dans tous les pays d'Europe, sauf en France où ils le sont par M. Farcot.
- Le télégraphe au Congo. — Deux fils télégraphiques traversent actuellement le fleuve près d'Un-derhill. Chacun des fils fut d’abord enroulé sur des treuils à bord du steamer « Prince-Baudouin ”,une des extrémités du fil était fixée au pylône d’Undcr-hill, le steamer effectua très lentement la traversée du fleuve, déroulant ainsi les couronnes de fil ; arrivé à l'autre rive, le iîl fut fixé sur un second pylône et tendu par un autre treuil.
- Traction électrique. — ltarerlunc Espagne. -Prochainement, le tramway à vapeur de Barcelone à Sarria y Badalona, et le tramway à chevaux de Barcelone à Sans, deviendront la propriété de la Compania Barcelonesa de Electricidad, qui a l’intention d’y établir la traction électrique.
- Eclairage électrique. — Annecy.— La Compagnie propriétaire de l’usine à gaz d'Annecy a l’intention d’éclairer Annecy à l’électricité avant l’expiration de son traité avec la ville, afin de posséder le monopole des deux genres d'éclairage.
- D’après le projet, des phares à forte projection seraient placés à tous les carrefours et sur les principales places de cette cité.
- Pour l’exécution de cette entreprise, une partie du torrent du Fier sera captée, de telle façon que pendant les plus fortes sécheresses la force motrice 11c soit jamais diminuée.
- — ('holon (Cochiucliinc française). — Nous apprenons qu’une Société sous la raison sociale de Société cl’Electricité de Cholon vient de se former dans le but de doter cette ville d’une station centrale, laquelle produira de l’énergie électrique destinée à l’alimentation des lampes de l’éclairage public et prive et d'un assez grand nombre de moteurs qui seront installés dans plusieurs établissements industriels de la ville et de la banlieue.
- L’érection de l’usine est déjà décidée; le conces-
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- sjqnnaire ayant conclu avec la maison Fabius Hen-•'rian, de Nancy, les marchés relatifs à la fourniture du matériel électrique cl à son installation.
- J_.e devis de l’installation s’élève à 660712 fr, les frais d’exploitation sont évalués au chiffre de ,85 781 fr.
- Fn comptant un minimum de lampes installées de 5ooo. la recette annuelle serait de 218250 fr. A cette somme il convient d’ajouter celle de 49500 fr, montant de l’abonnement de la municipalité pour l'éclairage des rues et des bâtiments publics, ce qui donne un revenu annuel de 2O7 750 fr.
- j.e succès de l’entreprise est, paraît-il, assure d’avance par le fait de l'emploi, comme combustible poprle chauffage des chaudières, du paddy (paille de Fi* de mauvaise qualité) queles rizeries de Kian-Ilnng-fesgpg fourniront à l’usine en quantité suffisante poyr l'alimentation ininterrompue des chaudières d’un bout de 1:année à l'autre. Ce procédé de chauffage permettra de réaliser chaque mois ung économie de 2085 piastres sur l’emploi du charbon ; l'emploi de ce dernier aurai! nécessité en effet une
- dépense mensuelle de 2 160 piastres, alors que le paddy n'en coûtera que 75. U.
- — Ss»îht'prtcrsbom-g. — Dans le courant du mois de novembre, sera mise en exploitation la station centrale d’éclairage électrique équipée par la Compagnie Helios, de Cologue; environ ,50000 lampes seront alimentées dès le début.
- — Le Vsitieau. — Le Tecnomasio de Milan a déjà commencé les travaux d’installation de l'éclairage électrique au Vatican. U ne s'agit ici que de l’éclairage des corridors, galeries et cours. L’usine est installée dans l’ancien Panifice et elle utilise la force hydraulique de la fameuse fontaine de l’Aqui-lone, près de la tour L.eonina, résidence estivale du. Pape. Les travaux seront terminés dans l’année. T.
- Compagnie Urbaine d’Ëau et d’Eleetricité. -MM. les actionnaires sont informés qu’à partir du il!;' novembre prochain, il sera mis en paiement le dividende de 2 p. 100 voté à l'Assemblée génévale ordinaire annuelle du 25 août i%H.
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- Contre remise du coupon n° i, il sera versé :
- 1,92 fr pour les titres nominatifs,
- Et 1,62 fr pour les titres au porteur.
- Société d’Eclairage électrique de Cannes. — Le 11 octobre dernier, a eu lieu à Lyon l’assemblée generale ordinaire des actionnaires de cette Société.
- Après avoir entendu la lecture des rapports, elle a approuvé dans toutes leurs dispositions les comptes présentés par le conseil.
- Les résultats de l'exercice 1897-1898, clos au 30 juin dernier, sont satisfaisants. Apres amortissement du solde du compte à amortir, soit 70 837.52 fr qui figurait au bilan du 30 juin 1897, le compte de prolits et pertes présente un bénéfice de 31 69^1,57 fr.
- L’assemblée a décidé de le repartir comme suit •
- 5 p. 100 à la réserve légale . . 1584,62 fr
- Dividende de 5 fr par titres aux
- 5 000 actions...............30 000 »
- Solde reporté à nouveau . . . 107,95 »
- 31692,57 «
- En conséquence, le coupon n* 1 des actions nouvelles de 185 fr. chacune, entièrement libérées, a été mis en paiement depuis le 2u octobre 1898, à raison de 4,80 fr pour les actions nominatives et de 4,56 fr. pour les titres au porteur.
- Tramways électriques de Bordeaux procédé Thomson-Houston). — Les actionnaires fondateurs de la Société des Tramways électriques de Bordeaux se sont réunis le > 1 octobre 1898 en deuxième assemblée constitutive. Voici les résolutions prises par cette assemblée :
- L’assemblée adopte les statuts de la Société dans leur intégralité ;
- 2"’ Elle nomme comme administrateurs, MM. E. Mercct, Paul Tandonnct, William Brcthcrton, Charlo Burrel, Ernest Thurnaucr, Maurice Mancini, Anatole Loivct et Bruno Aldank Abakanoniez.
- Adjudications, offres et demandes. — itaujji.oi< (Slam). — Une lettre du ministre des Affaires étrangères à la Chambre syndicale des industries électriques, fait savoir que la Société d’éclairage électrique de la ville de Bangkok est amenée, par l’extension de scs affaires, à se reconstituer avec un capital plus considérable, et qu'elle désire faire appel à l'industrie et aux capitaux français. On peut prendre connaissance au ministère du Commerce .'Direction du Commerce,! de toutes les informations communiquées parle ministère des Affaires étrangères.
- — Cousiai»/a (Knstemljv). — On doit bientôt faire l'installation de l’éclairage électrique de la ville et
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- du fort ainsi que celle de ponts roulants, de grues et de cabestans mus par l'électricité. (0//îce national
- - i>ari7.ig ^Allemagne). — La Compagnie des constructions maritimes F. Scbichau (Elbing-Danzig) a reçu la commande d'un navire à vapeur de aoü mètres de longueur pour la Compâgnie Hambourgeoise. L'éclairage, la ventilation et les petits appareils moteurs nécessiteront une très importante installation électrique, pour laquelle les électriciens français peuvent immédiatement faire des offres. {Office national du commerce extérieur.)
- — {Espagne). — La municipalité demande
- des offres pour la concession de l’éclairage électrique de la ville pendant quatre ans.
- — liaiau. — Douze kilomètres de rues seront à éclairer par l’électricité dés que l’arrangement conclu entre la Compagnie Georgi (58, rue Laffitte à Paris), concessionnaire du gaz. et ia mairie, aura été approuvé par les Chambres.
- — Kfew (Russie). — La municipalité de Kiew demande des propositions pour l'installation de l’éclairage électrique dans la ville, d’après un cahier des charges auquel des modifications pourraient être apportées. Les propositions seront recevables jusqu’au 12 novembre.
- — Paris. — On demande un électricien connaissant bien le bâtiment et ayant déjà des relations avec les architectes pour visiter la clientèle, Paris et Province, et faire les devis : sonnerie, lumière, téléphonie. Maison Mors, 48, rue du Théâtre, Paris.
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- Cours publics et gratuits du Conservatoire des arts et métiers. —Voici le tableau indiquant les matières traitées dans ces cours, commencés depuis jeudi dernier, et l’heure à laquelle ceux-ci ont lieu :
- arts, par Al. Laussedat, 9 heures du soir, amphi-
- Géométrie appliquée a, suppléé par M . P. Haao théâtre A.
- Géométrie descriptive, par M. E. Bouché, à ; heures 3/4. amphithéâtre A.
- Mécanique appliquée aux arts, par Al. J. Hirsch, à 7 heures 3/4, amphithéâtre C.
- Constructions civiles, par M. J. Piu.ut, à 9 heures, amphithéâtre B.
- Physique appliquée aux arts, par M J. Vior.r.E, à 9 heures, amphithéâtre C.
- Chimie appliquée aux industries de la teinture, de la céramique et de la verrerie, par M. V. Dh Luyxes à7 heures 3/4, amphithéâtre B.
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- Métallurgie cl travail des métaux, par M. U Le Verrier, à 7 heures 3 4, amphithéâtre B.
- Agriculture, par M. L. Grandeau, à 9 heures, amphithéâtre B.
- Filature et tissage, par .M. J. Imbs, à 7 heures 3 4, amphithéâtre A.
- Economie politique et législation industrielle, par M. E. Levasseur, à 7 heures 3 4, amphithéâtre C.
- Economie industrielle et statistique, par André Liesse, à 9 heures, amphithéâtre A.
- mercredis et samedis
- Electricité industrielle, par M. (Vlarcei Devrez, à 7 heures 3/4, amphithéâtre C.
- Chimie générale dans ses rapports avec l’industrie, par AV. E. JuNGTLmscu.à 9 heures, amphithéâtre C.
- Chimie agricole et analyse chimique, par M. Th. Schloesing, suppléé par M- Schloesing fils, à 7 heures t/4, amphithéâtre B.
- 'al, par M. E. Alulave
- amphithéâtre A.
- Economie sociale, par Al. P. Beauregard, à 9 heures, amphithéâtre A.
- Dans son cours de mécanique appliquée aux arts, M. Hirsch s’occupera d'une question d’actualité : Les transports mécaniques sur voies de terre et voies navigables. Il étudiera les moteurs à gaz et à pétrole; les automobiles pour poids lourds et pour poids moyen ; les motocycles et les vélocipèdes ; la traction mécanique sur les rivières et sur les canaux; enfin les machines marines.
- Le cours de physique appliquée aux arts de M. J. Violle sera consacré aux questions suivantes : Lois fondamentales des phénomènes électriques et magnétiques ; instruments de mesure ; générateurs, accumulateurs et transformateurs ; transport de l’énergie; télégraphie; téléphonie; oscillations électriques; éclairage; galvanoplastie.
- Al. Deprez, dans son coms d’électricité industrielle, développera le programme suivant : étude des lois fondamentales de l’électricité et du magnétisme au point de vue spécial de leur application à l'industrie; lois de la transmission de l'énergie sous toutes ses formes au moyen de l'électricité ; appareils destinés à la mesure des grandeurs électriques; théorie générale des machines destinées à produire un cou-ant électrique au moyen, d’un travail mécanique ou nversement.
- L’électricité dans la marine. — Comme suite à a circulaire du 12 septembre dernier relative au ccrutcmcnt des ouvriers électriciens à admettre dans les équipages de la tlotte comme engagés volontaires pour trois ans, le ministre de la marine vient de faire connaître aux vice-amiraux, commandants de corps d’armée et aux préfets maritimes.
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- XLII
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 5 novembre 1898
- qu:il a arrêté ainsi qu'il suit les conditions des examens pratiques et théoriques à faire subir aux candidats :
- Examens pratiques. — Les épreuves manuelles auxquelles devront être soumis les candidats ouvriers électriciens comprendront trois opérations choisies respectivement dans chacun des trois groupes A, B, C, ci-dessous :
- A. — i° Faire une jonction de conducteurs à plusieurs fils ; 2" greffer un conducteur sur un autre; 30 confectionner un balai ; 40 tailler un balai; 50 remettre en état un balai dont les fils sont rebroussés.
- R. — :° Confectionner un commutateur ; 20 confectionner un interrupteur ; 3° confectionner un coupe-circuit; 4U confectionner une borne jonction; 50 étant donnée une lampe à incandescence, confectionner une douille qui s’y adapte.
- C. — c Démonter et remonter un élément de pile Leclanché ; 211 démonter et remonter une sonnerie trembleusc ; 30 interposer sur un circuit donné une sonnerie ou un galvanomètre ; 40 étant donnés une pile, une sonnerie et un interrupteur, les installer en circuit.
- Examens théoriques. — Les candidats devront être nterrogés sur les matières suivantes :
- I>. — Composition et nomenclature d’un circuit complet. Clément de pile pour sonnerie et pile d’essai. Dynamo (type de canot). Tableau de distribution. Ampèremètre. Voltmètre. Commutateurs. Interrupteurs. Coupe-circuits. Lampes à incandescence. Douilles de fixation. Lampes à arc. Fanaux de signaux . Eléments d'accumulateur. Batterie d’accumulateurs.
- E. — Piles : charger et monter un clément. Insérer une pile à sonnerie dans un circuit. Dynamos : préparatifs de mise en marche. Epreuves d’isolement. Serrage1 des balais Surveillance pendant la marche. Indication des instruments. Graissage. Indice de mauvais fonctionnement, échauffement, étincelles, indications anormales du tableau. Précautions à prendre pendant les manipulations. Entretien des appareils au repos. Visite des contacts sur tout le circuit. Accumulateurs : montage, remplissage, fermeture, charge et décharge. Conditions de fonctionnement normal. Précautions et soins généraux. Une note devra être donnée pour cha-
- cune des épreuves professionnelles comprises dans les groupes A, 13, C et pour chacune des parties D, E de l’examen therique. Ces notes seront multipliées par les coefficients suivants : iu pour chacun des essais manuels ; 20 pour chacune des notes de l’examen théorique formant un total de 7. Les certificats d’admissibilité seront délivrés dans les conditions prevues par les art. 44 à 47 de l’arrêté du 5 juin 1897 sur le service courant ; toutefois aucun candidat ne pourra être admis s’il n’obtient un minimum de 98 points correspondant à une moyenne de 14. Les candidats qui auront fait preuve de l’aptitude exigée seront admis dans les équipages de la flotte avec le grade d'ouvrier électricien de irfi, de 2e ou de V classe suivant le certificat d’admissibilité qui leur aura été délivré, et recevront la solde d’ouvrier mécanicien de la classe correspondante. Les examens auront lieu dans la première dizaine de chaque mois, à une date qui sera fixée par le préfet maritime.
- Composition de la commission. — Dans les ports. — Un capitaine de frégate; un lieutenant de vaisseau (torpilleur) ; un mécanicien principal de i1'8 classe (torpilleur autant que possible).
- A Paris. — Le chef du service central des torpilles et de l'électricité ; un lieutenant de vaisseau attaché à ce service ; un ingénieur des constructions navales attaché à ce service.
- Achat de la Compagnie Walker par la Compagnie Westinghouse. — A ia suite de pourparlers engagés depuis déjà quelque temps, un arrangement définitif a été conclu, le 16 septembre dernier, par lequel la Westinghouse Electric and manufac-turing, Company, de Pittsbùrgh, achète toutes les actions de la Compagnie Walker et toutes les obligations, sauf une partie, qui restent comme première hypotheque sur les propriétés; le montant total des obligations est de 12500000 fr; sur ce total, 4 250 ooo fr seulement ne sont pas achetés. Les premiers propriétaires de la Compagnie Walker entrent dans le Conseil d’administration de la. Compagnie Westinghouse, qui profitera ainsi de leurs relations et de leur influence, des contrats apportés et en même temps de la suppression des procès engagés par elle et la General Electric Company contre la Walker; celle-ci se trouve, en effet, profiter de Far-
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- angement conclu entre ces deux dernières compagnies et en vertu duquel chacune peut utiliser les brevets de l’autre.
- La Compagnie Waiker continuera, au moins en apparence, à avoir une existence commerciale indépendante, et les ateliers de Cleveland seront conservés. R.
- Une barbe de prix. — S'il faut en croire un petit entrefilet de The Elerlrkal World, un curieux procès serait sur le point d’être jugé aux Etats-Unis. Un monsieur Max Meyer réclamerait, parait-il, à la United States Electrieal SupplyCompany, des dommages et interets pour la perte de sa barbe et de ses cheveux sur le côté droit de la tête. Il se contenterait de la modeste snmme de 50000 fr. Excusez du peu », aurait dit Rossini, qui s'entendait à faire chanter. Le plaignant avait la charge, à l'exposition de Madison Square Garden, au mois de mai dernier, des appareils à rayons X de la Compagnie. II pense que la cause de la maladie de son cuir, jadis chevelu, réside dans le maniement du fluorosçope. Un médecin lui a déclaré qu’il était cuit du côté droit ; il reproche à la Compagnie de 11e l'avoir pas prévenu que les rayons X étaient si rasants et, en conséquence, lui réclame de quoi s'acheter une perruque. Il ne manque pourtant pas de toupet ! R
- Les nouvelles installations éloctriques de Fribourg 'Suisse). — Le développement des applications de l'électricité à Fribourg a depuis longtemps rendu indispensable l'adjonction d’une nouvelle usine génératrice à l'usine du Barrage décrite, en 1896 dans ce journal (t. IX, p. .193). Dans ce but un concours, annoncé ici, a été ouvert par l'Etat de
- Fribourg pour l’utilisation de la puissance motrice de la rivière la Sarine. Les résultats du concours ne sont pas encore connus ; voici toutefois les grandes lignes du projet qui parait devoir être adopté :
- La Sarine sera captée immédiatement à l’aval du pont de Thury au moyen d’une digue à barrage mobile. Quand le niveau de l’eau delà Sarine atteindra une certaine cote, le barrage basculera automatiquement. Ce système a dû être adopte en raison du débit très inégal et des crues soudaines de la
- Du barrage l'eau sera conduite au réservoir de mise en charge, par un canal d’amenéc souterrain sur une longueur de 8 900 m. Le réservoir de mise en charge, souterrain lui-même sur une centaine de mètres, situé à Hauterive, sera muni d’un déversoir rendant à la Sarine l'eau superflue par une chute de 53 m.
- De ce réservoir l’eau sera amenée au bâtiment des turbines par deux conduites en tôic de r,6o m de diamètre et de 160 m de longueur. Les travaux el. constructions, y compris l'usine et son matériel,
- La puissance constamment utilisable sera de 5 600 chevaux. Mais on a prévu l’établissement d'un réservoir accumulateur d'une contenance de 120800 m3 retenant l'eau inutilisée la nuit el aux heures de la journée où la consommation d'énergie est faible et qui permettrait de disposer pendant trois ou quatre heures d'une puissance totale de 12 000 à 20000 chx.
- Traction électrique. - Alger. — Le conseil vient d'émettre un avis favorable, relativement au vœu de M. Cha/e, tendant à ce que la Compagnie Thomson Hou ton établisse un service de tramways d'Alger à El-Biar, par les tournants Rovigo.
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- XLV
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- -Supplément à L'Éclairage Électrique du ;i novembre 1898
- — Hcliuuo (Italie,. — Les ingénieurs Ciceri et
- Conti ont présenté au ministre des travaux publics, la demande en concession pour la construction d'un tramway électrique entre Bellune et Perarola. La ligne aurait 36 km. Les frais prévus sont de 2570000 lr, dont 600000 pour les conducteurs et l’usine hydro-électrique, 1746000 pour la construc^ tion du tramway (route, ligne et stations), et 224000 pour les automobiles et voitures remorquées. j’.
- Beiie\ciilo-< aiifeUo»\apl< s — Un comité pour l'exécution de cette ligne est en formation. (Office national du commerce extérieur.)
- — Itraii». - Construction d’un tramway électrique entre cette dernière ville et la station balnéaire de Lacul-Sarat (environ 7 km). (Office national du commerce extérieur':.
- — Brianxa. — Il est question de prolonger par une ligne à traction électrique jusqu’au centre de la Brianzale tramway Monza- Barzano. (Office natio-
- Corne (Italie)• — A Corne même on a le projet, à l’occasion de l’exposition internationale d’électricité, qui aura lieu en 1899. d’établir un tramway électrique qui partirait de la station de la ligne Méditerranée, pour rejoindre l’embarcadère des 'bateaux à vapeur du lac et qui toucherait également la station du chemin de fer Nord et celle du funiculaire Côme-Brunato. (Office national du commerce
- — Coustnniînople. — Le bureau technique du ministère des travaux publics vient de présenter à Mahmud Djelaleddin Pacha, un long rapport sur les avantages qui résulteraient de l’adoption de la |
- traction électrique par la Constantinople Tramway Company.
- — Ciia«igo\v. — La Corporation de Glasgow va donner prochainement une plus grande extension à son réseau de tramways électriques. Rappelons qu il y a cinq ans que le réseau de Glasgow devint la propriété de la Corporation qui, sur surunelon-gueur de trois milles seulement y établit la traction électrique avec trôlet aérien. Aucune méthode souterraine ne fut possible vu la bifurcation du Ccn irai Calcdonian Raihvay qui vient à cet endroit à quelques pieds de la surface delà rue. Pour cette même raison, la transmission par câble funiculaire fut impossible. Une ligne de protecteurs est placée au-dessus des fils aériens afin d’éviter les contacts avec les fils télégraphiques et téléphoniques. A part quatre nouvelles voitures, il n’y a pas d’impériales. L’exploitation de cette ligne ayant donné d’excellents résultats, la Corporation de Glasgow, qui gagne actuellement 80000 livres par an avec ses tramways, va étendre ce système aux autres lignes, ce qui ne contribuera pas peu à augmenter ses profits. Sid.
- Erhn. — Les auteurs de la proposition ne demandent à la province que l’élargissement sur trois points de la belle route Côme-Lecco. (Office national
- — Madrid. — A une des dernières réunions du Conseil municipal il a été présenté un projet de M. D. Gii Melendez y Vargas pour la prolongation de la ligne de tramways électriques de la Puerta del Sol à la rue de Lista, qui partirait de la Puerta del Sol, continuerait par les vois déjà établies et passerait successivement par la place del Angel
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- XJ. VJ
- Supplément à L’Éclairage Électrique du 5 novembre 1898
- Principe Alfonso, rue du Prado, place des Cortès, place de Canovas, place et rue de l.caltad, Alfonso XII. place de la Indcpendcneia, rues Serra no, Columela, Lagasla, jusqu'à la. rue de Lista, point terminus de la ligne.
- Méafères ! SriJennos). — On vi.nt de commencer à Mézières les travaux d’installation de l’usine destinée à alimenter les tramways de Mohon, Mézières et CharleviJle. On espère que les travaux seront rapide rient menés et que la ligne pourra être exploitée le prochain printemps.
- — Mosi/.a-Mol*».— Dans une réunion tenue récemment à Gorgonzola, il a été proposé la création de cette ligne. 1 Off.cc national .iu commerce extérieur.)
- Éclairage Électrique. Hilssj-Iiaiuvsuiuri (Aisne). — L'éclairage électrique installé à Brissy et à Hamégicourt par M Georges Desson ingénieur-électricien à Saint-Quentin, a etc inauguré le 10 septembre, à l’occasion de la fête de Brissy.
- Sous peu. Moy-de-l'Aisne sera éclairée à son tour.
- M. Desson va éclairci- bientôt toutes les communes de la vallée supérieure c!e 1 Oise.
- — t'ei?i*}-la-Ti>ur (\lrwe). — Une installation de près de -joo lampes pour l’éclairage municipal et privé de celte petite commune est faite en ce moment par la Compagnie Llcclro Mécanique. L’énergie csl fournie par un moteur hydraulique.
- — t'hi»ioH-sur-ssj«si<‘. — Le préfet de Saône-ct-L.oire a approuvé, le 10 octobre, le traité passé avec la Compagnie d’éclairage pour l'installation de l’électricité dans la ville de Chalon.
- — Priuincc de Cane» ilinlie). — La maison Ganz et Ck de Budapest a présenté aux municipalités des diverses communes qui se trouvent dans un ray on de 25 km autour de Chcrasco, où elle doit établir une usine hydro-électrique, un projet d’éclairage électrique public et privé et de distribution de force motrice.
- La maison se charge de tous les frais d’installation, fils, lampes, etc., et de l’entretien pendant toute la durée de la concession qui doit être de trente
- années. Pour l’éclairage public, le prix serait de 60 fr par lampe de 16 bougies allumée toute la nuit et de 40 pour une lampe allumée jusqu'à minuit. Pour les lampes à arc de 10 ampères, à courant alternatif, le prix serait de 0.30 fr l'heure Le concessionnaire pourrait Traiter avec les particuliers, soit à forfait, 35 fr par lampe-an de 16 bougies, soit au compteur, o, loir l’hcctowatt-heure.
- La première commune qui sera ainsi éclairée est Savigliano, mais dans celle-ci l’éclairage public est limité parce que la municipalité s’est engagée pour vingt ans avec la Compagnie du gaz à consommer une quantité minima de gaz.
- -- l'-Htâ’ciuerii (i-Wpnj.-ne). — Eslremera, dans la province cîe Madrid, vient detre dernièrement éclairé à l’électricité.
- — Yillui-ejo ..— Nous apprenons que celte petite ville vient d’être éclairée à la lumière électrique.
- Compagnie française d’Appaxeillage électrique. -- Cette Société anonyme, au capital de 51.1000 fr. divisé en 7 500 actions de 100 fr chacune, par suite d'une délibcraiion du Conseil d'administration du 27 juillet 1898, a procédé à l'émission de 2 500 actions nouvelles «le 100 fr chacune, devant porter le capital de 750000 fr à 1 000000 de fr.
- F.n conséquence, elle a déclaré, à l'Assemblée du 30 août 1898, le capital social porté à 1000000 de francs, divise en 10000 actions de 100 francs chacune, constitué comme suit :
- 1 500 actions, attribuées à M. Grivolas,
- en représentation de son apport en Société, soit........................
- 6000 actions souscrites en espèces à la constitution de la Société, soit. . . .
- Soit 750 000 francs, représentant le capital originaire.......................
- 2 5üo actions en augmentation du capi-
- tal, suivant délibération des Assemblées extraordinaires des 27 juillet et 30 août 1898, soit...................
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- Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon. — MM. les actionnaires sont informés que. suivant décision prise par le Conseil d’adm'nistration, il a été mis en paiement, ’e 2 novembre dernier, un acompte sur les résultats de l'exercice 1898, de 12,50 fr par action ancienne, soit, sous déduction
- \i fr par action nominative
- A la même date, il a été payé aux titulaires d’actions nominatives émises en juillet 1896, la somme de n,916 fr brut ou de 11,4 1 fr net ; impôt déduit', représentant, pour la période du i°rmai au 31 octobre l'intérêt de 4 p. 100 des versements appelés sur les actions nouvelles.
- Société d’électricité de la Méditerranée (F. Ten-nevin et CL). — Celte société va établir un bureau à Montpellier.
- .MM Tennevin et CA' se proposent, pour faciliter le développement des installations électriques, de pratiquer une méthode qui a été très appréciée dans les grandes villes, où ils ont déjà des représentants Nous voulons parler des installations en location, ou payables par mensualités, qui offrent au client une garantie effective de premier ordre, et des facilités considérables de paiement.
- Les demandes devront lui être provisoirement adressées à l'usine d’électricité, rue du Jcu-de-Ballon.
- Tramways électriques de Montmorency, En-ghion, Saint-G-ratien. — Suivant délibération du Conseil d’administration de la Société anonyme des tramwaysélectriquesde.Montmoreney.Enghicn, Saint-Graticn, au capital de un million cinq cent mille francs, prise le douze février mil huit cent
- quatre-vingt-dix-huit, le siège de la Société, précédemment à Paris, boulevard des Capucines, n11 <4, a été transféré à Montmorency, rue des Loges. n312. à l’usine de la Société.
- Adjudications, offres et demandes.
- — Ilelsingtovs Suèilc). La Helsingfors Sparvags Aktiebolag (Société des tramways d'Hclsingfors), qui existe depuis une quinzaine d'années et exploite sonréseajà l’aidédela traction animale a l'intention de substituer la traction électrique à cette dernière Un voyage d’études à l'étranger est entrepris actuellement par le- directeur. Dès son retour, des offres pourront lui être adressées.
- -- ï.isboufie l'oitugul — La Companhia dos Carris de Lisbôa a décidé l’installation de la traction électrique sur son réseau, et dans ce but demande des soumissions.
- — l.a Compagnie de Gaz et Electricité a l'intention d’étendre son roseau. Plusieurs maisons françaises ont déjà envoyé leurs conditions a M. Straus, ingénieur des travaux du port de Lisbonne, qu’ils ont chargé de s’occuper de leurs intérêts en Portugal.
- Pologne. On nous informe qu’il serait désirable que l'industrie électrique française eût des représentants-autorisés en Pologne où seule l’industrie allemande y est représentée.
- — Sosnowlee [Pologne:. — La Société des charbonnages de Sosn„owicc lune affaire française) a décidé l'installation de pompes et treuils de ico à 125 chevaux exigeant ensemble une force motrice de 2 000 chevaux. T.es maisons françaises peuvent envoyer des propositions.
- — Siaihs:» Slonmanie .— La municipalité demande des offres pour l’éclairage électrique de la ville.
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- AT Annales télégraphiques.
- C S K Bulletin de lu Société d’Encouragement.
- E Engineering (Londres).
- K am The Engineering and Mining Journal (New-York). E C L'Eiectrochünic.
- El The Electrician (Londres)!
- Elô L’Electricien.
- E Ls L’Eletlricisla r'Home).
- E M The Engineering Magazine (New-York).
- ET R Elektrotcchnische Rundschau (Erunr.fort-sur-Mein). E T Z Elcktrotechnische Zeitschrift (Berlin).
- E \V The Electrical World (New-York).
- Gc T,e Génie civil.
- I 0 Bulletin de la Société des Ingénieurs civils de Erant le L'Industrie électrique.
- I I Industries and Iron (Londres).
- Journal of the Institution • (Ncw-Yorkl.
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- Nécrologie. Latimer Clark. — Né le xo mars 1822, Latimer Clark vient d'être enlevé à la science et à l’industrie ; il est décédé le dimanche 30 octobre, après une maladie de quelques jours seulement.
- C'est en 1850 que Latimer Clark, après avoir débuté dans l'industrie chimique et avoir dirigé la construction du pont tubulaire Britannia, commença à s’occuper d'électricité. Nommé ingénieur en second de la Elcctric'Telegraph Company, il ne tarda pas à devenir ingénieur en chef de cette Compagnie. Dès son entrée en fonctions il apporta divers perfectionnements à la télégraphie terrestre, puis s’occupa des lignes sous-marines.
- Il fut un des premiers à. demander l'adoption d’un système rationnel d’unités électriques, et en septembre 1861 il développait scs vues à ce sujet au Congrès de Manchester de l’Association anglaise pour l'avancement des sciences.
- 11 était chevalier de la Légion d'honneur, mem- I bre de la Royal Society, président honoraire de la I Society of Telegraph Engineers and Electricians.
- Le trôlet dans Paris.— Nos lecteurs savent que, l’an dernier le conseil municipal et le conseil général autorisaient, à titre prom'soi-è, la Compagnie générale parisienne des tramways à installer la traction électrique avec trôlet aérien sur la ligne Bastille-Charenton. Cette installation, faite par la Compagnie Thomson Houston, a été mise en service cette semaine.
- Toutes les précautions ont été prises pour donner à l’ensemble de l’installation une forme décorative; les supports, placés suivant i’axe des chaussées, sont élégants et doivent recevoir deux lampes à arc ; à la^traversée de la place Daumesnil et au parcours de la rue de' Lyon et de la place de la Bastille, le conducteur aérien est supprimé et le courant est amené par un conducteur en cani-
- Une autre particularité de l’installation est l’em-
- ploi'.de voitures légères sans impériale, analogues aux voitures des réseaux de tramways de Rouen, le Havre, le Raincy, etc.; ces voitures se succéderont-rapidement, au grand avantage du public.
- Ajoutons qu'outre ces innovations la Compagnie applique, pour la première l'ois à Taris, le tarif réduit de 20 et 10 centimes.
- Dans un prochain numéro nous donnerons une description complète de cette installation.
- Exposition internationale d’automobiles à Berlin.
- — La Zetlung des Vereins annonce, pour le mois de mai 1899, l'ouverture, à Berlin, d'une exposition internationale de véhicules automobiles. Cette exposition est organisée par TUnion des automobiles de l’Europe centrale.
- Seront admis : les automobiles de toutes sortes, motocycles et voiturettes, les moteurs et accumulateurs pour automobiles, ainsi que les divers accessoires et tous les ouvrages se rapportant à la question de l'automobilisme- En outre, pendant la durée de l’exposition, des cours seront organisés.
- Conducteurs en aluminium. — Récemment nous signalions remploi de l’aluminium pour la confection des conducteurs pour deux importants transports d'énergie des Etats-Unis : la transmission de l’usine de la Niagara Falls îlydraulic Power and Manufacturing O aux usines de la National EJec-trolytic C° et la transmission à longue distance de Snoquulmie Falls à Seattle et Tacoma, état de Washington (voir le Supplément du 17 septembre, t. XVI, p, xciv).
- Voici, d’après Electrical F.ngineer, de New-York, quelques renseignements complémentaires sur cette dernière installation : l’aluminium employé sera à 99,30 p. 100 de pureté, ne renfermera pas plus de 0,25 p. 100 de fer et 0,30 de silicium et sera allié à 1,5 p. J 00 de cuivre pur de la région des Lacs (ce qui abaissera le titre de l'alliage à environ
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- q8,5 p- -loo d'aluminium, comme nous le disions); il faudra environ 70 tonnes d’aluminium. Deux circuits composés chacun de trois fils de 7 mm de diamètre Jn0 2 de la B et S gauge) iront à Seattle où sera transmise une puissance de 4 000 kilowatts; deux circuits composés chacun de trois fils de 6,4 mm de diamètre (n° 3 de la B et S gauge) iront à Tacoma, où sera transmise une puissance de 2 000 kilowatts.
- Applications mécaniques de l’électricité au port de Heyst (Belgique). — Deux machines Willans de 250 chevaux, alimentées par quatre chaudières de Naeyer, et directement accouplées à deux dynamos de 330 ampères sous 440 volts, fournissent l’énergie à divers moteurs électriques répartis sur Tes chantiers et dans les ateliers. Un groupe éîec'
- tallation.
- Quatre machines à briques actionnées par des fnoteurs électriques produisent en moyenne 160000 briques par jour. Dans l’atelier de montage et de réparations, les diverses machines-outils : marteau-pilon, tours, saboteuses, limeuses, perceuses, cisailles, scies à métaux, sont actionnées delà meme façon. A la scierie se trouvent une scie alternative, une scie à ruban et une scie circulaire; à l'atelier de chaudronnerie, trois poinçonneuses, trois perceuses, une riveuse, une machine à p-rcer et les soufflets de forge sont commandés au moyen de moteurs électriques.
- I.es applications faites au chantier de fabrication des blocs de béton de 50 tonnes sont particulièrement intéressantes. Quand les caissons en fer sont montés, on en bétonne le fond en y versant le béton qu’apportent des wagonnets circulant sur un pont roulant électrique amené au-dessus des caissons^ Un autre pont roulant portant deux grues électriques d’une portée de 15 m cl pouvant soulever 5 tonnes permet ensuite de mettre en place dans les caissons les moules destines à ménager les creux dans le bétonnage. Un transbordeur électrique met les blocs terminés sur un truc qui les
- 1 les r
- t qu’ils doive
- Chemin de fer international Martigny-Aoste. — L’ingénieur Pietro Cedale, d’Aoste, a présenté au ministre des travaux publics un projet relatif au troisième tronçon du chemin de fer électrique Aoste-Martigny. entre Courmayeur et la frontière
- Cetie ligne, dont l'entreprise est aux mains d’une société anglaise, aura 50 kilomètres sur le versant italien. Les travaux préparatoires ont été faits sur le terrain pendant le printemps et l'été derniers.
- L La traction électrique sur les canaux aux Etats-Unis. — Un inventeur américain vient d’être autorisé à faire des essais de traction électrique sur le canal xMianfi et Obi, long de 45» km environ; s'il réussit un monopole lui .est accordé pour l’exploitation de son système pendanl vingt-cinq années sur toute la longueur du canal.
- La traction s'effectuera au moyen d'un tracteur à trolet se mouvant sur une voie établie sur le chemin de halage avec une vitesse de 11 km à l’heure.
- Les frais annuels d’exploitation de la portion du canal comprise entre Dayton et Cincinnati sont évalués à 495 000 francs ; les recettes sont estimées à 990 000 francs ; il resterait donc 495 000 francs pour rémunérer le capital de I'établissement évalué
- Italie. — Les en exploitation :
- Les six premières lignes sont exploitées par la Société téléphonique de la Haute Italie, la dernière par la Société coopérative de Trévise. Sauf la pre-
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- à circuit entièrement métallique, avec fil de bronze de 3 mm en disposant les croisements nécessaires dans les parties où la ligne court parallèlement aux fils télégraphiques ou avec meme support.
- Les essais de correspondance ont parfaitement réussi et tout fait espérer que ces deux lignes seront bientôt ouvertes au service public. La correspondance pourra s'effectuer soit directement dans les cabines terminales placées dans les bureaux télégraphiques, soit au domicile des abonnés des quatre réseaux urbains au moyen d'un office téléphonique central. Dans ce but des négociations sont ouvertes entre les sociétés exploitant les réseaux urbains et les lignes interurbaines. Au moyen de quelques croisements appropriés, le service pourra s’étendre meme entre les autres cités, non reliées directement.
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- décidé le rétablissement à partir du O1'août 1898 du droit additionnel de 2 1/2 p. 100 sur les articles d’importation étrangère.
- Veute des machines électriques, appareils et matériel pour télégraphe et téléphone en Australie. — M. Biard , consul général de France, dans un rapport récent, signa'e que. d’après les statistiques officielles de l'année dernière, les articles concernant les machines électriques, appareils et matériel pour télégraphe et téléphone ont donné lieu dans cette colonie a une augmentation de 2 175000 fr.
- Les importations proviennent principalement de l’Angleterre, de l’Allemagne, des Etats-Unis et de la Belgique ; la France n'a importé qu’un seul colis de faible valeur. On doit cependant admettre que parmi les importations dites d’Angleterre, d'Allemagne et de Belgique il y a des produits français qui, arrives vià Londres, Anvers et Hambourg, ont etc catalogués comme anglais, allemands et belges.
- Toutes les applications d'électricité sont en usage en Australie depuis nombre d'années. Les industriels français n’ont qu’une faible part dans la fourniture du matériel électrique faite à cette colonie. M. Biard n’hésite pas à conclure que la pénétration des produits industriels français relatifs à l’utilisation de l’électricité dans toutes ses applications generales
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- est possible sür le marché australien; mais, à la l condition d'une étude préalable faite avec suite et méthode en vue d’obtenir un courant d’affaires régulier et relativement considérable.
- Les personnes désirant des renseignements sur cette question pourront s'adresser au Président de la Chambre syndicale des industries électriques.
- L’extension de l’Industrie électrique allemande à l’étranger.— Dans son remarquable discours au banquet annuel du 22 mars dernier du Syndicat professionnel des industries électriques, M. b'. Meyer, président sortant du Syndicat faisait ressortir l'état florissant de l’industrie électrique en Allemagne et l’attribuait tant au concours de la haute banque qu’à l’appui donné par le gouvernement allemand aux agents commerciaux résidant à l’etranger 'voir Supplément du 26 mars 1898, p. lxxxix). Les renseignements suivants, puisés dans le rapport, pour l’exercice 1897-98, aux actionnaires de la Bank für Llcktrische Unternehmungcn, de Zurich, rapport publié dans Elehtrotedmische Zeitschrift du 15 sep-tembie, viennent confirmer cette opinion.
- Cette banque dont le capital, s’élevant à 21670000 fr, est presque entièrement de provenance allemande, a pour objet de créer dans les pays étrangers des sociétés filiales d’entreprises électriques employant le matériel de maisons allemandes et celui de maisons suisses, principalement des premières, créant ainsi un débouche important à ces maisons. Onze sociétés de ce genre ont déjà été créées en Italie, en Espagne, au Chili et à liuenos-Ayres, et bien que les entreprises dans lesquelles la Banqucs’cst intéressée pendant l’exercice auquel se rapporte le rap. portn’aienl donné aucun bénéfice, le bénéfice de cet exercice a neanmoins été de 1060000 fr, en augmentation de 300000 fr sur ceux de l’exercice précédent, et ont permis, ajoutés au reliquat de ce dernier exercice, de distribuer aux actionnaires un dividende de 5 p. 100.
- Les onze sociétés dans lesquelles la Banque a des capitaux engagés sont les suivantes ;
- Oflîdne Elettriche Genovesi in Genua. Capitaux engagés : 6800000 fr. Cette société a pour objet la distribution de l’énergie électrique pour l’alimentation de 40000 lampes à incandescence et l’alimentation du réseau de tramways de Gênes. L’usine génératrice a été terminée en 1897.
- 2U Societa Genovese di Elettricita in Genua. Capitaux
- engagés : 671000 fr. Cette société a cédé à la précédente sa concession dans Gênes et restreint son action à Sampierda-rena. En 1897, elle a distribué 5 p. 100.
- 30 Eerovia Elettriche e Funiculari in Genua. Capitaux engagés: 6371000 fr. Cette société a la concession de 24 km de lignes de tramways ; 19,7 km sont actuellement en exploitation. Elle a payé 5 p. 100 de dividende.
- 4Ü Societa dei Tramways Orientait in Genua. Capitaux engagés : 2419000 fr. Sur 25 km concédés, 12,3 km sont actuellement en exploitation. Les recettes sont satisfaisantes.
- 5° Unione Italiana Tramways Elettriche in Genua. Capitaux engagés: 6noooofr. Le réseau concédéi cette société a été exploité par chevaux jusqu'à ces derniers temps ; on en exploite quelques parties par l’électricité.
- 6° Sevilla Tramways Company, Limited, London. Capitaux engagés : 1630000 fr. Cette société a distribué 3 p. 100 de dividendes en 1897 bien que l’exploitation se fît par chevaux; la traction électrique est aujourd’hui installée.
- 70 Compania Seviiiana de Electricidad in Sevilla. Capitaux engagés: 1630000^. N'a pas distribué de dividendes en 1897, les bénéfices ayant été consacrés à l’amortisse-
- 8" Compania Barcelonese de Electricidad in Harcelons. Capitaux engagés : 4513000 fr. A seulement commencé à distribuer de l’énergie électrique en 1898. Actuellement son matériel est sur le point d’être doublé par suite de l’extension du réseau de distribution.
- 90 Compania Vizoaina de Electricidad in Bilbao. Capitaux engagés : 1784000 fr. A donné 3 p. 100 de dividende la première année d'exploitation.
- io° Deutsch Uberseeische Elektricitæts Gesdlschaft, Berlin. Cette compagnie exploite les concessions d’éclairage de Buenos-Ayres. Adonné 3,3 p. 100 de dividende.
- 11. Elektrische Unternehmnngen in Santiago in Chili. A donné un dividende de 2 p. 100.
- On conviendra qu'il est vraiment regrettable que ce soit l’industrie allemande qui s’implante dans les pays de race latine où jusqu’ici l'industrie française trouvait un large débouche.
- Traction électrique. — Cransnc (Aveyron). — On nous apprend qu’une Compagnie a l’intention d’installer un tramway électrique entre Cransac et Deca-zeville, qui desservirait le Gua et Aubin.
- On procède en ce moment aux premières études afin de soumettre le projet a l’approbation des autorités compétentes.
- Cette entreprise serait absolument privée et ne demanderait aucune subvention.
- — Limoge*. — Voici les offres que M. Grammont a faites à la Ville :
- i° La nouvelle ligne à créer aurait ses points terminus à la route d’Ambazac (à l’intersection du chemin de la Bregcrc) d’une part, et de l'autre au faubourg d’Angoulême à sa jonction avec le
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- chemin d’Antony ; elle suivrait le parcours ci-après :
- Route d'Ambazac, place Maison-Dieu, cours Gay-Lussac, cours Vergniaud, avenue de juillet, rue du Général-Cércz, rue Jurgot, champ de foire (côté bas), avenue Saint-Surin, rue Croix-Buchilien. chemin d’Antony jusqu’au faubourg d’Angoulême (3200 m).
- 2'J Une autre ligne, qui serait la ligne IV modifiée (gare Bénédictins-Montjovisj. partirait du faubourg des Casseaux, suivrait l’avenue des Bénédictins, place Jourdan, le parcours de la ligne IV et serait prolongée jusqu'à l'avenue de Poitiers (2750 m entre le faubourg Montjovis et le chemin des Coutures).
- te conseil aura à se prononcer en outre sur certaines demandes présentées par M. Grainmont concernant le pavage qu'il considère comme inutile dans le prolongement du faubourg Montjovis à l’avenue de Poitiers ; du point terminus des Casseaux à la caserne des Bénédictins; du boulevard Victor-Hugo au point terminus faubourg d’Angou-
- trique de Vals-les-Bains à Àubcnas a une longueur totale de 9 km, de l’hôtel de la Poste à Vais à la gare d’Aubcnas P.-L.-M., et y compris la voie de pénétration dans la gare de Vals-Labégude.
- Elle est sectionnée de la manière suivante :
- Route départementale n" i, sur .... Pont Saint-Jean et chemin I. C. n°43,
- Chemin vicinal ordinaire n° 36, sur. . Route départementale n° 1, sur . . .
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- La rampe maxima est de 55 millimètres par
- — Ltnijjvv.v i>leuj*i'.ie-i“i«>T:iselloi. — Nous apprenons que la Société qui doit bénéficier de la subvention de 100000 fr de la ville de Longwy pour la création des tramways locaux est définitivement constituée.
- Le mode de traction reste encore à arrêter ; mais déjà les partisans de la vapeur sont en petit nombre. Aussi, il y a tout lieu d'espérer que, dans un centre industriel aussi important que le pays de Longwy, c'est l'électricité qui l'emportera : d’autant plus que l’on prévoit dans un avenir rapproché la substitution de l’éclairage électrique de la ville à l'éclairage au gaz, sans préjudice du projet d’élévation d'eau à la ville haute.
- — Tolède (Espagne) — On vient de projeter la création d’une importante ligne de tramways à traction électrique.
- La ligne proposée partirait de Zocodover, traverserait le Miradero, Puerta de Bisagra, Hospital de Afuera, Carretera de Torrijos, Venta de la Esquina, fabrica de Armas, Crislo de la Vega, Puerta de Bisagra, Côte del Miradero et Zocodover.
- Vaiwies-Baius. — La ligne de tramway élec-
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- Au point de vue de l'exploitation, on peut considérer les trois tronçons suivants qui correspondront chacun à un tarif spécial :
- Distance de Vais-Ville à Vals-Gare. . 2300 m
- — de Vais à Aubenas..........6 800 >
- — d’Aubenas-Ville à Aubenas-
- Cette ligne paraît d'une bonne exploitation et les administrateurs espèrent que les recettes du premier exercice dépasseront 100 000 francs.
- — YUlefcauv.he. — La Société électrique d'éclairage de Bordeaux et du Midi, concessionnaire des lignes des tramways départementaux, se propose de créer, en attendant la mise à execution de la ligne d’Olette à Bourg-Madame, un service provisoire d’omnibus automobiles électriques à trôlet.
- M. Tricoche, directeur de la Société, a eu à ce sujet des entrevues avec MM. les ingénieurs des
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- ponts et chaussées et M. le Préfet, et a déposé une demande officielle d'autorisation.
- Les voitures adoptées seraient actionnées à l’aide d’un trôlel placé le long de la route nationale, lequel serait alimenté par une usine hydro-électrique établie entre Fontpédrousc et Montlouis.
- Éclairage Électrique. — l'uoimmj-or (Espagne). — Une station génératrice située à quelque distance sur l’Ebre, vient d’être mise en exploitation. Elle comprend une turbine de la maison Singrun frères, de i.sn chevaux et une dynamo Siemens et Ilalske, de 85 kilowatts.
- — .loiij-eii-ïos!»*. — Le Conseil municipal s’est réuni dernièrement en session extraordinaire et la question de l'éclairage a été-enfin définitivement
- L'établissement d’une usine électrique et transport de force a été accepté à l’unanimité et le traité
- La Compagnie a l’intention de commencer très prochainement les travaux de construction, de son
- — LargentièPe. — L'usine électrique delà Bou-charade, qui doit fournir la lumière à Largentière. est aujourd’hui terminée. O11 commence la pose des fils dans la ville.
- — Leiza [Espagnol. — Le mois dernier, a été inaugurée la nouvelle usine d’électricité appelée « San José », appartenant à M. D. Martin Antonio Huurte. Celle usine rcificrme une turbine de 20 chevaux, construite dans les ateliers de Beasain « Ma-quinisia Guipuzcoana ».
- -- Liu'lnn.— Ludion est encore éclairée par le gaz alors que depetit.es stations comme Argos possèdent l’électricité depuis longtemps.
- Toutes les tentatives faites par le maire et par le conseil municipal étant demeurées sans résultat, un groupe de propriétaires se propose de reprendre l'affaire en utilisant l’usine de Notre-Dame des Rochers. Espérons que l’administration s'efforcera de faire aboutir ce projet dont la réalisation aurait d'heureuses conséquences pour tous.
- — Montmirnii [Marne!. — Nous apprenons que cette petite ville sera prochainement éclairée à l'électricité.
- Dans sa réunion du 11 mai 1897, le conseil municipal avait accepté en principe, au nom de la ville de Montmirail. la donation qu’offrait de lui faire le maire, de l’usine dite du Moulin à tan, située sur la rivière du Petit Morin, sous certaines conditions imposées par ie donateur à l'effet d'obtenir la force motrice nécessaire à la production de la lumière électrique. Il fut décidé que l'éclairage de la ville
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- serait assuré par 80 lampes électriques, avec droit de concéder à des particuliers l'excédent de l'énergie électrique obtenue.
- II avait chargé M. Clouet. architecte de la ville, de dresser le devis des travaux à exécuter pour [aménagement de ladite usine.
- Dans sa séance du 14 août suivant, le conseil municipal a décidé d'accepter cette donation, qui a été transmise au préfet de la Marne, lequel, dans son arrêté du B juillet dernier a autorisé Monlmirail à accepter la donation faite à son profit par AL Labbé. Une turbine installée sur la rivière du Petit .Morin à l’usme du Moulin à Tan, fournira la force motrice suffisante pour actionner les dynamos.
- Montpellier. — La ville de Montpellier vient de passer avec la Compagnie du gaz et la Société d’éclairage électrique de nouveaux traités. Liée jusqu'au 31 décembre 1916 avec le gaz, jusqu’au 25 février 1908 avec l'électricité, la ville devait conserver jusqu’à l'expiration des traites les prix assez élevés consentis antérieurement.
- La Compagnie du gaz et celle d’électricité firent des propositions en vue de modifications à apporter aux tiaités. Ces propositions, discutées, complétées, ont abouti aux conventions suivantes.
- F11 grandes lignes, le profit qu'en retirent les parties est celui-ci : la Ville, aujourd’hui à fin 1916, réalise une économie de 4 150 000 fi-, soit une économie moyenne annuelle de 225 000fr. File conserve, en outre, son entière liberté d’action à partir de celte date et demeure libre, pour elle-même comme pour les particuliers, de demander son éclairage a tel concurrent lui offrant'les conditions les meilleures. Quant aux Compagnies du gaz et d’énergie électrique réunies, clics trouvent dans la combinaison un avantage réel qui explique et justifie les propositions faites et l’arrangement consenti.
- Au prix d’un sacrifice sur leurs revenus jusqu'en 1908011916, elles échappent à la depossession brutale à laquelle elles étaient soumises à la fin des traités en cours, et conservent, avec Je droit de maintenir
- et de développer leur installation et leur outillage existants, le moyen de lutter dans les meilleures conditions contre toute concurrence et d'obtenir ainsi, auprès de la Ville comme des particuliers, la préférence méritée par les avantages qu'elles pourront leur offrir.
- La situation créée, pour 1917, aux contractants présente des avantages importants et réciproques.
- On s'explique les propositions prévoyantes des Compagnies et on ne peut être surpris de l'accueil favorable qu’elles ont reçu au conseil municipal.
- — «reuse (U«t»agnc}. — Nous apprenons que l’installation hydro-électrique de Orense, établie pour remplacer les machines à vapeur actuelles, et dont AL Coude Valvis est le concessionnaire, vient d’être terminée. La nouvelle installation consiste en deux unités de 150 chevaux. Chaque unité comprend une turbine à axe horizontal, actionnant par un accouplement élastique, un alternateur donnant du courant alternatif à 2400 volts. Les deux unités travaillent parallèlement et envoient le courant jusqu’à Orense. à une distance de 4 km.
- Soissons. — Le 15 octobre dernier, le maire de Soissons informait ses concitoyens qu'en vertu du traité passé entre la Ville et la Société du gaz, il va être prochainement établi un réseau de conducteurs électriques dans les rues ci-après désignées : rue Porte-Crouy, des Graviers, du Plat-d’Ltaiu, place d'Alsace-Lorraine, rues du Champ-Douillant, du Dont, du Pol-d’F.tain. du Collège, Saint-Christophe, place Saint-Christophe, boulevard Jeanne d’Arcjus-ques et y compris la rue Saint Rémy, rue de la Congrégation, place de l'Hôtcl-de-Ville, rue Saiift-Lé-ger, Grand’Place, rues des Cordeliers, de la Buerie, place de la Cathédrale, rues de Panleu, du Commerce, Saint-Martin, place de la République et avenue de la Gare.
- Les habitants qui voudraient installer chez eux l’éclairage électiique et pour ce. prendre des abonnements, pourront s’adresser à la Société des usines à gaz, ou, pour renseignements, sur les con-
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- ditions, à la mairie, où le traité leur sera commu-
- En dehors des rues désignées ci-dessus, la Société du gaz doit desservir les abonnements d’un an au moins lorsque les demandes lui garantiront 20 lampes de 10 bougies par 100 m de parcours de canalisation.
- Société d’Eclairage électrique du Secteur de la place Clichy. — La réunion des actionnaires de la Société d'Eciairage électrique du Secteur de la place Clichy a eu lieu le 27 octobre.
- Après avoir entendu la lecture des rapports du conseil et des commissaires, ils ont approuvé, tels qu'ils étaient présentés, les comptes de l'exercice 1897-1898 et ont fixé le dividende y afférent à 25 là-par action, comme pour l’exercice précédent.
- Pour l'exercice clos le 30 juin dernier, les produits de l'exploitation, qui étaient de 2 219975, 35 fr pendant l'année précédente, se sont élevés à 2 685 959, 80 fr; les dépenses d’exploitation ont été de 839 917, 50 fr contre 672 833, 10 fr. Ainsi, le produit net industriel, au lieu de 1 547 142, 35 fr, s'élève à 1 846042,30. A ce chiffre, il y a lieu de joindre 80 000 fr. de prime par action nouvelle, ce qui porte à 1 926042, 30 fr les produits de l'année.
- Sur cette somme, les dépenses ordinaires ont absorbé 493 501, 90 fr, les frais d'émission d'actions nouvelles ont été de 32 490, 20 fr, et il est porté, en
- dépréciation du réseau, 150000 fr. L'ensemble est ainsi de 675 992, 10 fr et le solde net de 1 250 050, 20 fr.
- Sur ce solde, le dividende de 25 fr n'absorbe que 300 000 fr et il reste 950050, 20 fr qui sont portés en réserves ou amortissements.
- La Compagnie des chemins de fer à traction électrique de Pierrefitte, Cauterets et Luz, concessionnaire pour une durée de soixante-quinze ans. depuis le 24 juillet 1895, des lignes :
- i° De rierrefitte (gare du Midi) à Cauterets ;
- 2° De Cauterets à la Raillère ;
- 8° De Pierrefitte à Luz-Saint-Sauveur ; permet, grâce à son réseau, de relier à la Compagnie du Midi, par voie ferrée, les stations thermales de Cauterets et de Luz-Saint-Sauveur.
- La ligne de la Raillère est en exploitation ; la ligne de Pierrefitte à Cauterets sera ouverte incessamment. Enfin, la construction de la ligne de Luz sera commencée dès l’approbation du tracé, étudié actuellement.
- La Compagnie fait une émission d'obligations pour le reglement des travaux d'achèvement de la ligne de Pierrefitte à Cauterets, la construction et la mise en exploitation de la ligne de Luz et le paiement de son matériel roulant. Elle a obtenu du ministre des travaux publics l'autorisation de créer 5000 obligations de 500 fr4p. 100, amortissables en cinquante ans.
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- g,60 fr pour les obligations nominatives (impôts déduits) ;
- 9,107 fr pour les obligations au porteur (impôts déduits).
- Les 109 obligations dont les numéros sont sortis au tirage du 15 octobre 1898 sont remboursées à partir du i01' novembre 1898, à raison de -198,75 fr (Impôts déduits). 1
- i.es propriétaires d'obligations 5 p. 100, u- série sont également informes que le coupon semestriel 15 échu le 1e1 novembre est mis en paiement depuis cette date à raison de :
- 12 fr pour les obligations nominatives .(impôts déduits) ;
- 11,544 fr pour les obligations au porteur (impôts déduits).
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- Le montant de chaque action est payable comme
- • 625 fr en souscrivant, versement comprenant 125 fr. le quart du capital nominal :
- 500 fr, la totalité de la prime, et le surplus du capital nominal (soit 375 francs), à la date ou aux dates qui seront fixées par le Conseil d'administration.
- Les actionnaires seuls ont un droit de préférence à la souscription, à raison de 3 actions nouvelles pour 5 actions anciennes.
- F’ar suite, les actionnaires possesseurs de moins de 5 actions ne pourront participer à la souscription qu’à la charge, par eux, de s'entendre avec d'autres actionnaires sc trouvant dans la même
- possesseurs d’un nombre d’actions non multiple de cinq, en ce qui concerne l’excédent de ces multiples, mais sans qu’il puisse jamais résulter de ce fait une souscription indivise.
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- Pour faciliter l'application de cette mesure aux actionnaires possesseurs d’un nombre d’actions inférieur à cinq, ou non multiple de cinq, il leur sera délivré un ou plusieurs bons représentant le droit de souscription sur la partie indivise.
- Société Générale française de Cycles et Automobiles. — Sous ce litre, il a été constitué définitivement. le 20 août 1898, entre MM. Cbarmet, Paillés, Pernoo, Lefebvre, Branclt, Ruger, une Société ayant pour objet :
- i° L’exploitation du monopole pour la Francei l'F.spagné et les Colonies françaises de la vente et la fabrication des cycles Rudgc ;
- 2U L’exploitation du monopole pour la France les Colonies françaises et les pays de protectorat français de la vente des cycles Rambler ;
- 3“ L’exploitation delà marque Fulmen pour bicyclettes ;
- L’exploitation de la maison Lefebvre, à Cambrai, de ses brevets, notamment celui du pédalier Mono et de tout ce qui concerne son affaire.
- L'exploitation du monopole pour la France, les Colonies et les pays de protectorat français, de la vente et la fabrication des cycles marque With-yvorth.
- 4° La fabrication, l’achat et la location tant en France qu’à l'etranger, de vélocipèdes, cycles, pièces ouaccessoircsquclconques se rapporlantà la vclocipcdie ou à toute autre industrie mécanique .
- 5° L’exploitation de tous brevets, licences et procédés relatifs à cette fabrication ;
- 6V Tout ce qui a trait aux automobiles, comme fabrication, ventes, achats ou locations;
- 7u L'acquisition ou la prise en location ou sous-location d’usines, machines, outillages, marchandises, marques de fabrique, maisons de commerce sc rattachant aux industries ci-dessus nommées ;
- 8° D’une manière générale toutes les opérations mobilières etimmobilières, industrielles, financières et commerciales se rattachant par un côté quelconque à l'objet de la présente Société ;
- i 9" La Société pourra toujours vendre ou louer les usines, établissements, agences, brevets,licences, ou les apporter à d’autres Sociétés.
- La durée de la Société est fixée à trente années à partir du jour de sa constitution définitive. Cette durée pourra être restreinte ou prolongée par délibération de l’Assemblée générale.
- Le fonds social est fixé à 1 325 000 fr, représenté par 13250 actions de 100 fr chacune;
- 6 800 actions entièrement libérées seront remises à M. Lucien Charmet,
- 1 200 actions entièrement libérées seront remises à M. Paillés,
- 500 actions entièrement libérées seront remises à M. Ternoo,
- 2 250 actions à M. Lefebvre,
- 750 actions remises à M. Brandt,
- 150 actions à M. Ruger, en représentation de leurs apports ; elles ne pourront être détachées de la souche et 11e seront négociables que deuxans après la constitution définitive de la Société.
- Le surplus, soit 1 600 actions, est à souscrire et payable en numéraire, savoir : 25 fr lors de la souscription, le surplus suivant decision du Conseil d’administration.
- Les produits nets de chaque année, déduction faite de toutes les charges, constituent les bénéfices. Sur ces bénéfices, il sera prélevé d’abord:
- 5 p. 100 pour la réserve légale, puis 5 p. 100 d’intérêt au capital versé.
- Le solde restant se répartira ainsi :
- i° 5 p. 100 au Conseil d’administration ;
- 2" iu p. 100 à titre de réserve supplémentaire pour amortissement du matériel et de l'outillage ;
- •3,J 5 p. 100 pour un fonds de prévoyance ;
- 4° 80 p. 100 pour les actionnaires à titre de dividende ;
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- Nous vous adresserons sous peu, pour l’exposition rétrospective, une demande spécale d’admission.
- Nous tenons à vous .faire remarquer que le dépôt de la
- nullement un engagement de votre part. T,a demande d'admission ne devient, pour le signataire, un engagement définitif que le jour où. son admission ayant été prononcée, un accord sera intervenu entre lui et le Comité d’installation au sujet' de la répartition des espaces et du paiement des dépenses^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^
- Nous sommes entièrement à votre disposition pour vous fournir tous les renseignements dont vous pourriez avoir
- Le Fice-Prêsident, Le Président,
- D. Monnier. Henri Moissan.
- Le Rapporteur, Le Secrétaire,
- Henri Gau.. André Bouilhet.
- Rappelons que, d’après la classification générale, la classe 24 comprend les industries se rattachant aux sujets suivants :
- Applications la chimie industrielle : blanchiment, désinfection des eaux d’égout ; traitement des jus sucrés ; fabrication de la soude, du chlore, des hypochlorites, de l’eau oxygénée, de l’ozone, des chlorates alcalins, des per-sulfatcs, des produits organiques, etc.
- Fabrication des carbures métalliques et des métaux par réduction au four électrique. Carbure de calcium.
- Piles et accumulateurs.
- Matériel et procédés généraux de la galvanoplastie. Dépôts métalliques au moyen de l’électricité. Dorure, argenture, cuivrage et nickelage. Outillage de la galvanoplastie.
- Production et affinage des métaux et alliages. Aluminium, cuivre, nickel, métaux alcalins et leurs alliages, etc.
- 18 kilomètres de voie à caniveau construits en quatre-vingt-quinze jours. — La Metropolitan Street Railway Company de New-York, qui a décidé de remplacer sur son réseau la traction animale par la traction électrique avec caniveau souterrain du système de la General Electric Company, vient d’accomplir un véritable tour de force : en quatre-vingt-quinze jours elle est parvenue à construire une longueur de près de 18 km de caniveau, sur la 6e et la 8° avenue.
- C’est le 20 juillet que les travaux furent commencés sur la 6e avenue. La plus grande partie du matériel était prête, la transformation de la ligne étant résolue depuis plusieurs mois ; toutefois, par suite de retards apportés à l’autorisation d'effectuer cette transformation, une partie du matériel avait été utilisée en d’autres endroits et a dû être construite en même temps qne s’eflectuèrent Jes travaux. Quarante-deux jours après, le ier septembre, la pose de la voie était terminée sur plus de 15 km, depuis la 4° rue jusqu’à la 59e, et, le i'1' octobre, les voitures électriques circulaient sur ce parcours.
- Dans la 8e avenue, les travaux ne furent commencés que le 7 septembre'; néanmoins, la traction
- électrique fut mise en service le 25 octobre, sur une longueur de 3 km environ.
- Traction électrique. — Aigle (SuisscE — MM. A. Veillon, fabricant à Bâle, A. Dupraz, avocat à Lausanne, E. de Vallière et fils, ingénieurs à Lausanne, ont demandé au Conseil fédéral une concession pour la construction d’un tramway électrique d'Aigle au Scpey.
- Le but de cette ligne est de relier le village du Sépey et indirectement les localités d’Ormont-Des-sus, Leysin, L’Elivaz et Chàteau-d’OEx avec Aigle et le réseau du Jura-Simplon. D'après le projet, la ligne part de la place du Marché, à Aigle, cote 420, et utilise jusqu’au pont, sur la Grande-Eau, la route cantonale Aigle-Sépcy. De là, elle continue sur sbn propre corps de voie pendant 2,34 km, pour reprendre ensuite la route cantonale jusqu’au Sépey. La pente maxima est de 69 p. 100 sur la route et de 80p. iou sur le corps de voie. Sur la première, le rayon minimum de courbe est de 25 m. sur le second de 50 m. La traction s’opère par l'électricité au moyen de conducteur aérien. Le retour du courant se fait par les rails. I.'usinc génératrice est installée sur la Grande-Eau.
- Les frais sont évalués à 800 000 fr. Le capital est formé par des actions de priorité, des obligations pour 650 000 fr et des subventions sous forme d’actions de second rang pour 150000 fr. Les dépenses annuelles d'exploitation sont prévues à 58000 fr; les recettes, voyageurs et marchandises, à 98 500 fr. En versant 8 000 fr au fonds de renouvellement, il reste encore un excédent de recettes de 32500 fr permettant la distribution d’un dividende de 4 p. 100 aux actions de priorité et le versement de 6 500 fr à compte nouveau.
- Le 10 juillet de cette année, MM. de Vallière et fils ont présenté une nouvelle demande de concession pour la construction d'un chemin de fer électrique du Sépey à Leysin, avec embranchement sur Feydey.
- Le projet prévoit une ligne de 5,125 km. Elle a pour but de faciliter les communications entre la station climatérique de Leysin et Aigle. Elle part du Sépey, point terminus de la ligne Aigle-Sépey, puis atteint, par une pente moyenne de 8 p. 100, Feydey, et, au moyen d’un embranchement de 350m de longueur, le haut du village de Leysin. Le seul ouvrage d’art nécessaire est un pont sur le ruisseau du Sépey. Rayon minimum, 75 m, largeur de la voie, i m. La fo.rce nécessaire sera fournie par l’entreprise de l’AiglcScpcy.
- Le coût des travaux est évalué à 420000 fr, couvert : i" par une prise d'actions de la Société du Sanatorium, 250 000 fr; 2U par une subvention de l'Etat et des communes, 100000 fr; 3" par des obligations. 70000 fr.
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- — Transac. (Voir supp., l. XVII. p, lviii.) — Le parcours entre Cransac et la place Decazes 'à Dc-cazeville sera de n k. 500.
- La voie, d'un métré de largeur, sera établie sur un des accotements de la route et formera trottoir; dans les localités qu’elle traversera, les rails seront placés dans l’axe du chemin, au milieu, et seront noyés dans la chaussée sans former saillie : la circulation sera toujours libre.
- Il y aura un tram montant et un train descendant toutes les heures entre les deux points extrêmes ; d'Aubin à Cransac, il y en aura quatre par heure, ainsi qu’entre Viviez et Decazeville.
- Les trains se composeront d’une voiture de ire classe, d’une ou plusieurs voitures de 2° classe, selon l'affluence des voyageurs. Le prix sera de 0,10 fr pour la i10 classe et 0,05 fr pour la 2U par km.
- 11 sera fait une réduction de 20 p. 100 pour les aller et retour ; des tarifs spéciaux seront établis pour les abonnements à la semaine, au mois ou à l'année.
- Un service de messageries et bagages fonctionnera aux prix et usages établis dans les chemins de fer départementaux.
- — Ooustadi (Russie). — M. E. Paye, concessionnaire des tramways électriques du Mans, de Rennes et d’Angers, vient d’obtenir la concession des tramways électriques à trôlet de Cronstadt.
- Le grand port russe sera sillonné par trois lignes de chacune quatre kilomètres. Une quatrième ligne, installée sur la glace, reliera Cronstadt à Oriencn-baum, station de la ligne de Saint-Pétersbourg.
- Les communications entre les deux villes avaient été jusqu’à ce jour assurées par un service de quinze cents traîneaux.
- — Montmorency. — Le conseil municipal de Montmorency, dans une de ses dernières séances, s’est occupé de la prolongation du tramway et a émis, à l’unanimité, un vœu tendant à ce que ce travail se fasse davos le plus bref délai.
- Éclairage Électrique Le jour approche où la \
- (Bclsitj
- l’cclairage électrique. La question est à l’étude
- Quelques personnes ont cru à tort que La Compagnie du gaz a un monopole qui met obstacle à l’adoption d’un autre système pour l’éclairage public. Ce monopole, qui fut prolongé de quinze ans lors de la constitution de la société hydro-électrique à laquelle s'est substituée, dans ces dernier temps, une autre combinaison, n’a jamais été consenti que pour le gaz, c'est-à-dirc que, aux termes du contrat, la ville n’aurait pu s'adresser à une compagnie similaire. Mais elle a les mains libres pour tout autre S) sterne d'éclairage.
- — Montbovou. — La Société électrique de Mont-bovon va commencer sous peu la construction de son usine à vapeur à Payerne, d'une puissance de 300 chevaux.
- Cette installation sera tout spécialement destinée à suppléer à la force motrice de la Sarine pendant les basses eaux, cela en attendant la mise en service du grand tunnel de la- Tine à Montbovon.
- (elle).
- compagnie
- du gaz de Nancy vient d’adresser à la municipalité une demande de concession d’éclairage électrique.
- — Pianfoy (Loire). — Une société vient de se créer à l’effet d’établir l’éclairage électrique à Pianfoy et d'y distribuer la force motrice aux passemen-‘lisant les chutes d’eau qui sé trouvent
- Drivé, fourni par l’usi. uauguré le 18 octobr
- se). — L’éclairage public et e électrique d’Aubonne, a été avec plein succès.
- — ïsirbes. — La ville vient d’accorder, sur la demande de M. Laroudie, la concession de l’éclairage électrique, à la société dite « Compagnie d’électricité de Cognac ».
- L'époque du commencement des travaux n’est pas encore décidée, mais nous croyons savoir qu’ils devront être entièrement terminés pour les pre-s jours du mois d’août 1899, date qui est assignée aux concessionnaires pour procurer l’éclairage électrique à la ville.
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- LXVÎII
- Supplèr
- . L'Éclairage Électrique du 19 novembre 1898
- Compagnie française des Métaux.— MM. les actionnaires sont informés que le coupon n° 6 des actions a été mis en paiement, à partir du 15 novembre 1898, à raison de : 28 fr. 80 pour les actions nominatives (impôts déduits) ; 27 fr. 60 pour les actions au porteur (impôts déduits).
- Société industrielle des Téléphones. — MM. les actionnaires sont convoqués en Assemblée générale ordinaire, le samedi 26 novembre 1898, à quatre heures et demie, au siège social, 25, rue du Quatre-Septembre.
- Pour faire partie de ccttc Assemblée, les actionnaires doivent être propriétaires d'au moins cinq actions et déposer leurs titres cinq jours au moins avant l’Assemblée, c’est-à-dire le 21 novembre au plus tard, dans les caisses de la Société.
- Ordre du jour :
- Approbation des comptes ;
- Fixation du dividende
- Nomination des Commissaires.
- Adjudications, avis, offres et demandes.
- Les informations marquées (O. N. C. E.) sont des communications de l’Office national du Commerce extérieur.
- (,S'adresser po
- de l'Office, 3, rue Feydt
- . Cadix Espagne). — Les industriels français semblent, paraît-il, se désintéresser de ce qui se passe en Espagne. Ainsi, le 31 juillet 1896, pas un industriel français n'a daigné se préoccuper d’une affaire excellente et d’une importance de plusieurs centaines de mille francs, que le consulat 11’avait pas manqué de signaler avec cahier des charges et plans à l'appui.
- Il s'agissait de la Sociedad Cooperativa Gadelana de fabricacion de gas, qui demandait un devis pour l’installation d'une fabrique d'électricité et l’établissement d’un réseau de câbles aériens. Dix-sept projets furent présentés par des maisons allemandes. anglaises, suisses et espagnoles, mais pas une seule française. Un projet allemand a été adopté et trois ingénieurs allemands sont venus diriger les travaux, et celte usine est à l'heure actuelle, en pleine marche de prospérité.
- C’est d'autant plus regrettable, que nous savons par nous-mêmes que les produits de l’industrie
- électrique française sont très estimés en Espagne.
- (O. N. C. E.)
- — Courbevoie. — Le maire de Courbevoie mettra en adjudication prochainement l’entreprise de la fourniture dans la ville pendant trente-cinq années, du gaz pour l’éclairage, le chauffage ou la force motrice. Les renseignements concernant cette adjudication seront fournis aux intéressés, tous les jours, de 9 heures du matin à 4 heures du soir à la mairie où l’on peut prendre connaissance du cahier des charges.
- — Damas (Turquie/. — Actuellement, l’électricité n’est employée que par l'administration des télégraphes, par la société du chemin de fer de Beyrouth à Damas, Hauran et Beredjik, sur l’Euphrate, approvisionnée par le siège de cette société, qui se trouve à Paris, quelques rares particuliers et un hôtel ayant des installations de sonneries ou téléphones pour leur usage domestique. Peut-être y aurait-il là un débouché pour l'industrie électrique.
- (O. N. C. E.)
- — Maroc. — Les électriciens français ne peuvent espérer des travaux bien importants dans ce pays. . L’établissement d’un câble reliant le Maroc à l'Algérie et à la France présente cependant les éléments d’une étude très intéressante.
- Comme applications de l’électricité à Tanger on ne peut guère citer que l’éclairage et un réseau téléphonique. La lumière est fournie par une usine appartenant à la Compagnie transatlantique espagnole de navigation, le téléphone a été organisé par Nicolau Rotondo, sujet espagnol qui a récemment installé un réseau dans la ville de Casablanca. Les électriciens français auraient peut-être intérêt à solliciter de gré à gré les fournitures, soit à la Compagnie transatlantique espagnole, soit à M. Rotondo.
- (O. N. C. E)
- — Mexique- — Le moyen employé par nos industriels dans ce pays s’ils veulent y trouver des affaires rémunératrices, est d’installer à Mexico même des représentants largement payés qui se feraient présenter et bienvenir des autorités fédérales et au moyen d’un service de renseignements bien organisé, seraient tenus au courant des affaires possibles. Aussitôt en possession d’indications sérieuses ils obtiendraient des fonctionnaires de Mexico, des lettres de recommandations bonnes et valables pour
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- Supplément à L'Éclairage Électriq
- du 19
- :mbre 1898
- LXIX
- les gouverneurs, dont ils connaîtraient les tenants et aboutissants, et obtiendraient ce qu'ils voudraient. (O. N. C, E.).
- — Milan (Italie). — Nous engageons les industriels français désirant prendre part à des adjudications et faire des entreprises en Italie, à se grouper pour y avoir un représentant, notamment à Milan. Les projets d’éclairage des villes, usines, administrations publiques, comme les tramways électriques, avant d être mis en adjudication, sont toujours étudiés par les intéressés qui font aux municipalités, aux industriels et aux administrations publiques des propositions accompagnées de plans et devis. La concurrence en construction électrique est très grande dans le nord de l’Italie, où les entreprises sont nombreuses et importantes. L’industrie locale est bien outillée, les grandes sociétés allemandes, suisses et belges ont des agents et plusieurs électriciens français sont aussi représentés à Milan. On estime donc que nos électriciens se trouveront dans une situation d’infériorité absolue vis-à-vis de leurs concurrents, tant qu’ils n’étudieront pas eux-mêmes ou par représentant sur place les affaires susceptibles d’être engagées. (O. N.C. E.)
- — Pologne- — A Lodz, les quatre maisons suivantes : la Société par actions des manufactures de I Cari Scheiblcr; la Société par actions des manufac- |
- tures d’Israël K. Poznanski; la maison Cari Hofri-chter ; la Société par actions J.-L. Barry; et à Ozorkow, la maison Karl Schlosser, construisent cette année de vastes usines et installeront très probablement la lumière électrique.
- U est question d’établir entre Sosnowice, Silce, Dombrowa, Bendzin et Czeladz, un tramway électrique. Les promoteurs de l’affaire sont MM. W. Dietel, Schcen et Ciechanowski. On projette aussi l’éclairage électrique de Varsovie, de Lodz et de Radom. (O. N. C. E.)
- — Roumanie. — Pour les électriciens français désireux défaire des affaires en Roumanie, il est de toute nécessité d'avoir dans ce pays un bon représentant pouvant non seulement donner avis des affaires qui se présentent, mais encore être en situation de les suivre de près dans les bureaux des diverses administrations publiques ou des sociétés privées. C'esl ainsi qu’agissent les sociétés allemandes, autrichiennes et suisses. (O. N. C. E,)
- — Salas (Espagne). — On demande des soumissions pour la concession de l’éclairage électrique dans ccttc vilie (province d’Oviedo) pendant une durée de trente ans.
- — Satanique. — Deux projets concernant l’industrie électrique ont etc dernièrement étudiés à Salo-
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- Supplément à L'Éclairage Électriqi
- 19 novembre 1898
- nique : l’éclairage de la ville et l'installation d’un Tramway.
- Les concessions de ces entreprises auraient etc demandées par sir Ashmed Bartlett, qui jouit à Constantinople d'une assez grande influence, mais cçs concessions paraissent douteuses. La Compagnie du gaz et la Société des tramways de Salonique se réservent en effet, par des contrats à longue échéance qu’elles ont passés avec la ville, la préférence pour toutes les installations électriques concernant leur industrie. Il faudrait les désintéresser et leurs exigences seraient très onéreuses.
- (O. N. C. E.)
- — Saughaï. — On demande des soumissions pour la construction et l’exploitation d’un réseau de tramways électriques à trôlet aérien d’un développement de 35 km environ. S'adresser avant le 15 mars aux autorités municipales de la ville.
- — Stockholm (Suède). — Une importante société suédoise pour la fabrication des appareils électriques 1’ « Allmænn'a Svenska Aktiebolaget •<>, de Vesteras, société fondée en 1891, au capital de plus de 2000000 de francs, se propose de procéder prochainement à l’installation, entre Lernbo et Gran-gesberg, d’un réseau de transmission de force avec usine génératrice calculée pour 3 000 chevaux-vapeur. Le coût de l’installation projetée n’atteindrait pas moins de 5 à 600 000'fr. Il y aurait là occasion pour nos électriciens de se mettre en rapports avec ccttc société suédoise dont le siège est à Vesteras. Il ne saurait être question pour eux d'obtenir l’adjudication des travaux projetés, mais il se pourrait qu’une commande de matériel leur fut faite si les prix consentis paraissaient avantageux à 1' « Allmænna Svenska Elektriska Aktiebolaget ».
- L’industrie électrique est très avancée en Suède et les installations nombreuses. Toutes ces installations sont faites par des maisons allemandes.
- Il y a quelques années, une sérieuse commande de conducteurs et appareils de cuivre avait été faite en France. La commande fut mal exécutée et tout ou partie de l'envoi dut faire retour au fournisseur.
- Cet incident regrettable a malheureusement jeté un fort discrédit sur nos produits, et maintenant l’industrie allemande sait en proûter.
- (O. N. C. E.)
- — Suisse (Berne). — Il résulte d'une lettre de l'ambassadeur français à Berne que les entreprises électriques sont nombreuses en Suisse et y sont généralement prospères. La ville de Berne négocie en ce moment le rachat des tramways établis sur son territoire par une compagnie privée. Les uns sont à air comprime, les autres à vapeur. Devenant, à partir du ier janvier 1900, propriétaire des quatre lignes dont se compose ce réseau, elle s’engagerait à y substituer la traction électrique, en utilisant la force qu’elle obtiendrait de la station hydraulique de la Kandcn.
- •Lucerne vient d’obtenir un crédit de près de 2 millions pour transformer la ligne Kriens-Lucerne en tramway électrique. Ces travaux seront directement faits par la ville.
- Le percement du Scmplon mettra certainement en mouvement une série d'applications électriques pour le forage, la ventilation, la traction et l’éclai-
- En Suisse, les installations électriques sont en général faites par des maisons suisses; quelques maisons françaises ont cependant obtenu des commandes. (O. N. C. EF
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- Exposition internationale d’électricité à Gôrae. — Nous avons précédemment donné (Supplément du 13 août. t. XVI, p. xlix), le programme de la section d’électricité de l’exposition qui doit avoir lieu l'an prochain à Corne en l’honneur de Volta. La chambre de commerce française de Milan, nous adresse à ce sujet une brochure dans laquelle se trouvent décrites les constructions que l’on élève pour recevoir les produits exposés.
- L'enceinte de l’exposition comprendra tous les jardins publics actuels (22000 m2), et la majeure partie de la place d’Armes ou champ Garibaldi (38000 m2), soit une surface totale de jardins de 60 000 m2 où seront édifiés les constructions acces-
- Les constructions principales, du style Empire, pour rappeler la date des mémorables expériences de Volta n’auront pas moins de 105 000 m- de super-
- La chambre de commerce française de xMilan ajoute qu’elle se met à la pleine et entière disposition de ceux de nos compatriotes qui désireraient exposer, pour leur fournir tous les renseignements dont ils auraient besoin.'
- L’emploi de la vapeur d’échappement pour le chauffage des usines. — L’utilisation des quantités de chaleur perdues jusqu’ici, se développe de plus en plus dans les usines. C’est ainsi que diverses usines
- américaines ont utilisé la vapeur d’échappement de leurs moteurs pour le chauffage des différents ateliers et salles de travail.
- Parmi ces installations, l’une des plus intéressantes est celle des ateliers de la Verity Plow C° à Bradford (Etats-Unis), reconstruite récemment après un incendie. On y emploie la vapeur d’échappement à une pression variant de 75 à 150 gr : cm2, provenant de la. machine principale (200 chevaux) pour maintenir à 10, 18 et 2r\ la température des ateliers. Dans ce but, la vapeur est envoyée dans deux calorifères constitués par des tubes de 25 mm; pour l’un deux la longueur des tubes est d'environ 4000 m ; pour l’autre de 2 300 m. Deux ventilateurs, dont le tube d'aspiration débouche au sommet des bâtiments, envoient de l'air à travers lés batteries d’e tuyaux. L’air chaud est conduit par dès carneaux en briques, qui longent les murs dé fondation, daris des carneaux verticaux, dissimulés dans les murs et débouchant à la partie supérieure des pièces à chauffer.
- L’eau de condensation des deux batteries-de chauffage se réunit dans le réservoir d’une pompe automatique qui la distribue aux tuyaux d'alimentation des chaudières.
- Fonctionnement des moteurs à pétrolo à très grande altitude. — Le Génie Civil signalait récemment le bon fonctionnement d’un moteur à pétrole installé à 3000 mètres d'altitude, c’est-à-dire en un
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- point où la pression atmosphérique ne correspond plus qu'à une hauteur de mercure de 52 cm et où la température d’ébullition de l’eau n’est que de 90°.
- Un des correspondants de ce journal lui écrit de La Paz (Bolivie) qu'une installation de moteurs à pétrole, à Oruro, à 3 850 m d’altitude a donné au contraire des résultats déplorables. Cette installation comprend deux moteurs, l’un de 8 et l’autre de 4 chevaux, fort bien construits d'ailleurs. Le premier n'a pu fournir qu'une puissance de 2 et 3 chevaux tandis que le second n’a pas donné plus d’un cheval et demi.
- Les causes de cet échec ne sont pas expliquées, mais il paraît que les moteurs en question ont été repris par leurs constructeurs qui se seraient engagés à les remplacer par 'de nouveaux devant donner toute satisfaction.
- Le chemin de fer de la Jungfrau. — On a inauguré, le 17 septembre, le premier tronçon de chemin de fer de la Jungfrau [Écl. Élec., t. XI, p. 288, et t. XIII, p. 25 et 45) qui va de la station Scheidegg delà ligne de Wengernalp au glacier de l’Eiger. La voie est à crémaillère Abt etla traction estélectrique par trolet. Ce premier tronçon a environ 2 500 m de longueur et permet d’arriver jusqu’à l’ouverture du souterrain qui traversera l’Eiger, le Münch, avant de pénétrer dans le massif Jungfrau.
- Traction électrique. — Barcelone. — Onaautorisé The Barcclona Tramway Company à substituer à la traction chevaline la traction électrique par câble aérien sur la ligne de tramways qui depuis la promenade de Gracia se dirige par la rue des Cortès, place deTétuan, promenade San-Juan, jusqu'à proximité del Arco de Triunfo et dont la longueur est de i 343 m; elle joint celle de Atarazanas à Gracia et fait partie du réseau général (plus de 12 km) exploité par cette compagnie.
- — Bilbao (Kspagitr). —U y a eu récemment une mise en adjudication pour l’établissement d’uneligne de tramway électrique de Bilbao à Durango, avec une ligne sur Ceanuri y Villaro. C’est M. D. Angel lturralde qui a obtenu la concession.
- — Caudcran. — Les travaux pour la création d’une ligne de tramways électriques sont commencés Environ 500 m de rails sont déjà posés aux Pins-Francs, et la compagnie espère livrer à la circulation des voitures pour le mois de juin prochain. Deux équipes d’ouvriers sont sur les chantiers, l’une des Pins-Francs à Saint-Médard, l’autre jusqu’au boulevard.
- — f;ap. — Il est question de l’établissement d’un tramway électrique devant relier le bourg d'Oisans à Briançon, en utilisant les chutes d’eau de la vallée de la Guisanne, pour obtenir la force motrice nécessaire. Il est aussi question de l’installation d'une crémaillère, comme celle de Fourvières ou delà Croix-Rousse, devant relier la gare de Briançon à la ville en se servant delà puissance électrique non utilisée de MM. Guitton, Bertolus et C:e.
- — Sedan. — Le réseau de tramways électriques de Sedan portera le nom de Sedan-Balan-Floing et comprendra cinq lignes d’une longueur totale de 8,695 km.
- La première de ces lignes partira de la place Turenne, suivra la rue Gambetta, place Crussy. place d’Alsace-Lorraine, avenue Philippoteaux, et aboutira à la gare : sa longueur est de 1,803 km.
- 2n La seconde ligne partira aussi de la place Turenne, passera place d’Harcourt, rue Blanpain, place St-Vincent, rue du Général-Margueritte et chemin de Fioing : sa longueur est de 1,734 km.
- 3e La troisième ligne, ayant aussi son point de départ de la place Turenne, suivra la rue Gambetta (parcours commun avec la ligne n° 1 sur une longueur de 353 m), prendra la rue Carnot, traversera la place de la Halle, la rue du Ménil, place Nassau, faubourg du Ménil, chemin de Baian, jusqu’au chemin du cimetière : longueur 2,330 km.
- 4Ü Cette quatrième ligne partant de la place Turenne, suit la rue Gambetta, place Crussy, place d’Alsace-Lorraine (parcours comme avec la ligne nù 1), remonte l’avenue Philippoteaux, traverse la place Nassau, la rue Nassau et suit la route nationale n° 77, jusqu’au chemin d’Illy. Longueur, 2,152 km.
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- 5U Comme les précédentes la cinquième ligne part de la place Turenne, passe sur le pont de Meuse ; suit la rue Thiers, le viaduc de Torcy et la route nationale nü 64 jusqu’au passage à niveau du chemin de fer, sa longueur est de 1,577^011.
- Sedan aura 6,830 km de voie, Floing 879 m et Balan 986 m.
- La population agglomérée des trois localités est de 24000 habitants, se répartissant ainsi : 20163 pour Sedan 5 1 496 et 2 236 pour Balan et Floing.
- Sedan on le sait est fort étendu, se prolongeant dans toutes les directions par ses faubourg populeux. L’industrie delà ville est importante. Sa gare assez éloignée (1200 m de la place Turenne), voit chaque année une moyenne de 410000 voyageurs dont 167000 au départ et 213000 à l'arrivée, soit environ 1 120 par jour.
- Le nombre de voitures automobiles en service sera de huit et une en réserve.
- Le prix des places sera pour toutes les lignes de 0,15 fr en première classe et 0,10 en seconde classe
- Pour correspondance d’une ligne sur l’autre, 0,05 en plus.
- Les dépenses d’après l’estimation d’avant-projet, s’élèvent, pour Sedan, à la somme de 1 433 500 fr.
- Etablissement de la voie..........445 100 fr.
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- Eclairage électrique. — Carthsigène (Espagne). — L’usine d’électricité qui fournit l’éclairage à la ville et dans les villages environnants compte une moyenne de 1 665 abonnés parmi lesquels figurent 7 cercles, 3 théâtres. 5 cafés, 600 magasins, 1 050 particuliers. Cette usine appartenant à la Société espagnole Malo de Molina et José Pico, dispose de 5 dynamos de 125 volts. Le matériel est importé d’Allemagne, d’Angleterre et de Suisse, O. N. C. E.
- — Fism.es. — On nous apprend que la Société d’éclairage par l’électricité de Fismes, Bazoches et Braine réunies vient, indépendamment de la force motrice de Bazoches qu’elle possède déjà, d’acquérir à Fismes l’usine de Chézelles, dans le but d’augmenter sa force motrice hydraulique. C’est dans
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- cette usine que seraient placés les accumulateurs destinés à envoyer la lumière en ville.
- Il est permis d’espérer que l’installation de la lumière électrique pour la ville sera faite dans un temps très rapproché.
- — Gex. — Le conseil municipal vient de recevoir un projet d'installation d’éclairage électrique de M. Stuzmann, électricien à Richelieu, canton, de Genève.
- M. Stutzmann. s’engage à fournir l'éclairage des voies, chemins, places et locaux communaux de Gcx, à l’exclusion de Mijoux, au moyen de la quantité d’énergie nécessaire pour donner une lumière de i 600 bougies.
- L’éclairage public serait journalier; il commencerait une demi-heure après le coucher du soleil et ne finirait, au plus tôt, qu’une demi-heure avant son lever.
- M. Stutzmann prendrait l’engagement de fournir ou te l'énergie électrique qui lui serait demandée au prix maximum de 250 fr le cheval-vapeur.
- Divonnes-les-Bairis et plusieurs autres communes auraient la lumière et la force électrique à leur disposition.
- — Madrid. — La Compagnie du gaz de Madrid a présenté au conseil municipal un projet pour l’éclairage électrique de la ville.
- — Mnrcie (Espagne). — L’éclairage électrique est
- fourni par la Société Lebon et C10. Le matériel employé provient de Belgique. Cette usine possède 3 moteurs de 80 chevaux. O .N. C. E.
- — Palestine. — Trois établissements seuls comportent en Palestine l’éclairage électrique. Ce sont : à Jérusalem, l’hôtellerie de Notre-Dame de France, des Pères Assomptionnistes : le moulin à farine, dit « The New Mill » ;
- A Richon, non loin de Jaffa, la cave de la colonie israélite de ce nom.
- Les difficultés, soulevées par l'autorité locale, sont avec l’absence de grandes entreprises les causes qui empêcheront de longtemps encore le développement de l’industrie électrique dans cette contrée. O. N. C. E.
- — Penaitei (Espagne). - On inaugurera prochainement l’éclairage électrique à Penafiel.
- Compagnie française des câbles télégraphiques. — t.es obligataires de la Compagnie sont informés qu’il a été procédé au 5e tirage semestriel des obligations 5 p • 100,2® série, le samedi 19 novembre, à 3 heures, au siège social, 38, avenue de l’Opéra.
- Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston. — Les actionnaires
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- 1898
- anciens et nouveaux de la Compagnie sont convoqué,1? en assemblée générale extraordinaire constitutive. pour ic vendredi 2 décembre 1898, à 10 heures et demie du matin, à Paris, 8, rue d'Athènes, salle de la Société des agriculteurs de France, à l’effet de :
- i° Vérifier et reconnaître, s’il y a lieu, la sincérité et la déclaration faite par le président du conseil d'administration, de la souscription des 30000 actions de 500 fr chacune, représentant l’augmentation du capital de 15 000 ooo de francs, autorisée par l’assemblée générale extraordinaire du 22 octobre 1898, et du versement en espèces du quart sur chacune de ces actions;
- 20 Modifier, par suite de l’augmentation du capital, la rédaction des articles 6 et 8 des statuts et tous autres qu’il y aurait lieu;
- 3° Approuver les statuts de la Société, approuver et ratifier la délibération de l’assemblée générale extraordinaire du 22 octobre 1898, et déclarer la Société définitivement constituée au capital de 40 000 000 de francs ;
- 4° Confirmer les pouvoirs conférés aux commissaires chargés de faire le rapport sur les comptes de l’exercice 1898 et sur la situation de la Société.
- Les actionnaires anciens sont invités à déposer leurs titres avant le 23 novembre 1898, contre lesquels il leur sera délivré un récépissé.
- Les'titulaires d’actions nominatives sont dispensés de ce dépôt.
- Compagnie généralo do traction. — Les obligataires de la Compagnie sont informés que le second tirage semestriel de 222 obligations sur l’émission de 25000 obligations 4 p. 100 du 27 novembre 1897 aura lieu au siège social, 24, boulevard des Capucines, le jeudi ier décembre 1898, à 3 heures de l’après-midi.
- Compagnie Générale des Lampes à incandescence. — Les actionnaires se sont réunis le 15 septembre dernier en assemblée générale extraordi-
- Après avoir entendu les explications du Conseil, ils ont approuvé la dissolution de la Société et nommé liquidateurs avec les pouvoirs les plus étendus les membres composant le Conseil d’administration, MM. Ch. Hcrbault, N. Herbault et P. Azaria.
- Société anonyme d’éclairage électrique du secteur de la place Clichy. — L’assemblée générale ordinaire du 27 octobre 1898 de la Société du secteur de la place Clichy, au capital de 6 000 000 de francs, a décidé de distribuer pour l’exercice 1897-1898, 5 p. 100 de dividende sous déduction des impôts de finance, soit :
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- Ce dividende sera payable à partir du ier décembre prochain et sur présentation du coupon n° 7.
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- Les informations marquées (O. N. C. E.l sont des communications de l’Office national du Commerce extérieur.
- (5 adresser pour tous renseignements complémentaires au siège de l’Office, 3, rue Feydeau.)
- — Paris. — Une grande usine électrique de premier ordre cherche un représentant actif et connu pour la vente de ses produits en France et pour les colonies françaises.
- Prière d’adresser les offres et références par écrit à M. Paul Uckermann, 5, cité Trévise à Paris.
- — Paris. — Le 6 décembre 1898, à 11 heures du matin, il sera procédé, rue de Grenelle, n° 103, à 1 adjudication publique d'une fourniture de matériel divisée en 5 lots, savoir :
- Ier Lot. — 80 kilomètres d’âme de câble sous-marin.
- 2<= Lot. — 30,000 kilogrammes de fil de fer ordinaire de 3 mm, galvanisé.
- 3e Lot. — 50,000 kilogrammes de fil de fer ordinaire de 8 mm, galvanisé.
- 1 40 Lot. — 50,000 kilogrammes de fil de fer ordinaire
- de 8 mm, galvanisé.
- 5e Lot. — 13,338 m2 de toile de jute goudronnée.
- Les demandes d’admission à l’adjudication devront être parvenues au sous-secrétariat d'Etat des postes et télégraphes le 26 novembre 1898 au plus tard.
- On pourra prendre connaissance du cahier des charges, rue de Grenelle, n° 103 (division du matériel et de l'exploitation électrique, 4^ bureau), tous les jours non fériés de 10 heures à 4 heures, ainsi que dans les bureaux télégraphiques des chefs-lieux de département.
- constructeurs français de matériel électrique seront toujours distancés dans ce pays, en raison de leur éloignement, parleurs concurrents plus rapprochés. Une seule branche leur est peut-être ouverte : celle des moteurs électriques destinés à l'exploitation des mines encore peu en usage en ce pays. Mais pour avoir quelque chance de succès dans cette direction nos compatriotes devraient envoyer sur place un ingénieur compétent qui visiterait les mines et serait muni de pouvoirs suffisants pour traiter, sans qu’il soit besoin d’en référer à Paris, avec les propriétaires de ces exploitations. 11 n'y a que la sollicitation directe qui puisse réussir. (O. N. C. E.)
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- Supplér
- 3 dccembr
- NOUVELLES
- Syndicat professionnel des industries électriques. [Séance du 8 novembre A La séance est ouverte à 5 h. 35 sous la présidence de M. Sar-
- Sont présents : MM. Arnoux. Azaria, Bancelin, Bardon, Boistc!, Cance, Chausscnot, Eschwège, Geoffroy, Harlé, Iiillairet, F. Mevcr, Radiguet, Roux, Sarliaux. — Se sont excusés : MM. Ebel, Ducretet, Mildé, Portcvin, Tricochc. Vivarcz.
- Sont admis commenicmbres adhérents :MM. Maréchal (Henri) et Klostermarui (Frédéric). — Est acceptée la démission de MM. Blandin (J.), Tissot (Jules), Rougerie (A.) qui ont cessé de s'occuper de travaux d'électricité.
- La chambre s'occupe du Bureau de contrôle : l'un des directeurs des secteurs parisiens ayant formulé quelques plaintes contre le fonctionnement de ce bureau, M. F. Meyer, directeur du secteur Edi- i son et M, Eschwège, directeur du secteur de la Société d’Eclairage et de Force, déclarent qu’ils en ont toujours été satisfaits. La chambre, sur Ja proposition de M. Harlé, charge son président de faire une démarche auprès des directeurs de secteurs en vue d'arriver à une entente et d’aboutir à un modus rivendi capable de donner satisfaction aux interets en cause. — La chambre ajourne au mois de janvier l’examen des comptes clu bureau. — File renvoie à une commission, composée deMM. Suama, F. Meyer, Clémançon et Eschwège, l’examen des propositions faites parM. Roux, directeur du bureau de contrôle, et tendant à : F modifier les tarifs des vérifications ;
- 21’ joindre aux opérations actuelles la vérification des installations en cours d’exécution; 3" obtenir l'autorisation de vérifier des mémoires.
- Le président rend compte de l’entrevue et de IV,n-tretien qu’il a eus avecM. Guillain, député, ausjjet du Projet de loi sur les distributions d'énergie, qui doit être prochainement mis à l’ordre du jour de la Chambre des députés. Il donne connaissance de la lettre qu’il a écrite à M. Guillain et dans laquelle il
- demande quelques modifications de détail au texte du projet et proteste contre les amendements à ce projet déposés, devant l’ancienne Chambre, par M. H. Blanc, député de la Haute-Loire. L’un des amendementspropose d’ajouter à l'article VI «après enquête et avis des conseils généraux et conseils municipaux intéressés »; l'autre, relatif à l'article IX, a pour but de faire régler les indemnités par le petit jury. La chambre syndicale estime que l’obligation de prendre avis du conseil général ne peut avoir d’autre effet que de créer une nouvelle cause de retard, les conseils généraux ne se réunissant que deux fois par an ; elle pense que la juridiction du conseil de préfecture est de beaucoup préférable à celle du jury, cette dernière-étant sans appel et ne présentant pas en matière électrique la compétence et l’indépendance de la première.
- Le président donne connaissance d'une ScUrequ’il a, de concert avec le président de la chambre syndicale des mécaniciens, adressée au ministre des travaux publics en vue d’obtenir que le cahier des charges des tramways et des chemins de fer électriques renferme l'obligation de n'employer que du
- Sur la proposition, de M- Sarliaux, la chambre nomme une commission composée de MM. Arnoux, Cance, Charpentier. Eschwège, Ilarlé, Hillairet et Roux, chargée de remettre au point, suivant les nécessités actuelles, les instructions techniques pour ^'exécution des installations électriques intéri u>-es qu'elle a fait paraître en 1892.
- Le président donne connaissance d'une lettre qu'il a adressée aux constructeurs électriciens qui désire-raient participer à l’installation dégroupes éleclrogènes del'Expositionde îyou, et qui cependantne peuvent réaliser une installation d’une puissance de 1 000 chevaux, comme l’exige le règlement. La chambre syndicale leur propose de se grouper de manière à réaliser la puissance réglementaire de 1 000 chevaux et de constituer ainsi un consortium dont la cham-
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- La chambre examine quelques autres affaires : i° elle décide l'impression d'une brochure reproduisant la loi de 1895 sur rétablissement des conducteurs d’énergie électrique, ainsi que la rircwhiire ministérielle de l’instruction technique, publiées récemment dans ce journal, se rapportant à celle loi ; 20 elle vote un crédit de 300 fr pour contribuer à l'achat d'une concession à perpétuité et élever un modeste monument à la mémoire de Gaulard ; 3° clic charge M. Harlé de s’entretenir avec le préfet de police au sujet de l’ordonnance récente prise par lapréfecture de police sur l’emploi de la lumière électrique dans les théâtres, cafés-concerts et autres salles de divertissements publics, ordonnance prise sans que ni les personnes compétentes, ni les intéresses aient été consultés : 4U elle prend connaissance d’une lettre adressée par son président au préfet des Basses-Pyrénées lui demandant de faire insérer dans le cahier des charges du tbamway à traction électrique projeté pour la ville de Pau un article obligeant le concessionnaire à ne faire usage que de matériel de construction française.
- La séance est levée à 7 heures.
- Collège de France (cours). — Les cours du premier semestre ouvriront le lundi 5 décembre. Voici les questions qui seront exposées dans les cours de mécanique, de physique et de chimie:
- Mécanique analytique et mécanique céleste. — M. Maurice Lévy, membre de l'Institut.professeur. M. Hadamaru, suppléant, traitera de la Mécanique des fluides, les mercredis et samedis, à 10 heures et demie.
- Physique générale et mathématique. — M. Bertrand, membre de l’Institut, professeur. M. Marcel Of.prez, membre de l'Institut, suppléant, traitera de l'Electricité et du Magnétisme ainsi que de la mesure des grandeurs électriques, les mardis et les vendredis, à 5 heures.
- Physique générale et expérimentale.— M. Mas-cart, membre de l'Institut, -professeur. M. Brillouin, remplaçant, étudiera les Propriétés générales des fluides, les mardis et samedis, à 10 heures et
- Chimie générale. — M. Le Cjtatelier exposera la Théorie des Equilibres chimiques du professeur J.-W. Giübs, les lundis, à 3 heures; il étudiera, les mardis à la même heure, les Mesures des températures élevées et les phénomènes de dissociation.
- Chimie organique. — M. Berthelot, membre de l'Institut, professeur. M. Matignon, remplaçant, traitera de la Thsnnochimie et de ses applications à là chimie générale et organique, les lundis et vendredis, à' 10 heures et demie.
- Les voitures électriques de la gare Saint-Lazare- — La Compagnie des chemins de fer de l’Ouest vient d'élaborer un projet tendant à remplacer les petits fiacres à deux chevaux par des voitures électriques à accumulateurs. La gare Saint-La?are, disposant d’une usine dont toute la production est disponible pendant la plus grande partie de la journée, surtout en été, la Compagnie de l’Ouest a pensé qu'elle pourrait utiliser cette usine pour charger ses fiacres.
- Les constructeurs d’automobiles peuvent soumettre leurs projets à la Compagnie. La voiture devra pouvoir transporter quatre voyageurs et 150 kg de bagages et pouvoir fournir un parcours minimum de 50 km par jour.
- Les différents types seront pris à l’essai pendant six mois, moyennant une redevance journalière à débattre ; au bout de cette période, la Compagnie fera un choix dans les différents types et achètera à un prix fixé dès le jour de la première entente les voitures qui auront fourni le meilleur résultat.
- Les voitures spéciales du réseau de tramways do Brooklyn. — Le numéro de novembre du Street Railwav Journal de New-York contient les descriptions et les photographies de diverses voitures spéciales du réseau qui ne comprend pas moins de
- L’une des photographies représente la voiture du surintendant. Cette voiture contient un bureau, une table à dessiner et quelques fauteuils. Le surintendant y passe la plus grande partie de la journée dans ses tournées d’inspection ; ce temps est employé à vérifier les comptes, à dresser ou remanier les horaires, etc.
- Une autre nous montre une voiture fort luxueuse destinée à un haut fonctionnaire de la Compagnie. Elle présente cette particularité qu’au-dessous du iruck se trouve un chevalet mobile au moyen duquel on peut soulever la voiture que l’on peut alors faire tourner autour d’un axe vertical porté par le chevalet. Ce dispositif est utilisé pour faire passer la voiture d’une voie sur une autre qui croise la première et qui ne lui est pas raccordée. On amène la voiture au-dessus du croisement ; on soulève la voiture; on la fait tourner de l'angle voulu et on l’abaisse ensuite.
- Parmi les voitures de service que représentent ces photographies, on remarque une voiture pour la pose des conducteurs aériens et une voiture pour le transport des rails de 18 m de longueur. I-a première porte une tour dont la plate-forme peut être élevée ou abaissée, elle dépasse à peine le niveau du toit de la voiture. A l’intérieur se trouvent tous les outils nécessaires à la construction d’une ligne et aux réparations urgentes. Pour la pose d’un nouveau fil de trôlet, ce fil, enroulé sur une bobine isolée placée à l'intérieur de la voiture, est fixé au
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- poteau terminus et mis en communication avec le conducteur d'alimentation. Le courant qui le traverse alors sert à faire mouvoir le wagon jusqu’au poteau suivant où le fil est fixé. De cette façon on peut effectuer le remplacement de t km de vieux fil par du fil neuf en 12 minutes environ.
- La voiture pour le transport des longs rails est un wagon plate-forme de 12, 2 m de longueur montée sur deux trucks à bogies. Deux voitures motrices son employées pour entraîner ce wagon; l’une le tire, l’autre le pousse.
- Les photographies nous montrent encore une des 250 voitures transformables que possède la Compagnie. Elle est construite sur le même plan qu’une voiture ouverte ordinaire à 10 bancs transversaux pouvant recevoir 5 personnes chacun et disposés par paires dos à dos. Pendant l’été les quatre passages transversaux que les bancs sont ouverts et les voyageurs peuvent monter et descendre latéralement. Pendant l'hiver ces passages sont fermés par des panneaux et des glaces, et la montée ou la descente des voyageurs s’effectuent par les extrémités du véhicule.
- La traction électrique on Hongrie. — La direction des chemins de fer de l’Etat hongrois se propose d'introduire bientôt, à titre d’essai, lu traction électrique sur la voie ferrée, longue de 58 km, qui relie les villes d’Arad et de Teinesvar. Les trains circuleront à intervalles très rapprochés, et les résultats techniques et financiers qu’on obtiendra serviront de base a l'établissement de nouvelles lignes de railways électriques en Hongrie. La voie ferrée Arad-Temaevar a été choisie pour cette très intéressante expérience, parce qu'elle sert de trait d'union entre deux grandes villes commerçantes, quelle traverse une des régions les plus riches du royaume, et qu’on peut, en conséquence, s’attendre à un mouvement considérable de voyageurs et de marchandises.
- Le chemin de fer électrique de Tarbes à Ba-gnères (Hautes-Pyrénées). — On nous informe
- qu’un ingénieur qui s’est fixé dans le département s’occupe très activement de l’établissement d’un train électrique reliant Tarbes à Bagnères. Le tracé a été étudié. — Les villages traversés seraient, par les soins du même industriel, éclairés à l'électricité. La ville de Tarbes a meme été déjà saisie de i’af-
- Un nouvel isolant électrique. — Les inventeurs sont à la recherche d’un isolant électrique pouvant remplacer la gutta-percha ; le problème n’est point aisé à résoudre. Voici une nouvelle formule récemment brevetée par M. Geutzch et qui a pour base l’emploi de matières résineuses.
- Il chauffe plusieurs de ces matières, par exemple ozokérite, ambre, asphalte, dans une cornue et à la température de 400°, de manière à mettre en liberté les produits gazeux volatiles et condensables. C’est le résidu qu'il emploie. Ce résidu est noirâtre et a la consistance de la cire ou de la résine desséchée ; il en recouvre des câbles, soit en l’utilisant seul, soit en le mélangeant de gutta-percha, de poudres minérales ou de soufre. La matière obtenue a suffisamment de plasticité pour ne point se fendiller quand le câble qu'elle recouvre vient à se plier ou à se tordre. La meilleure proportion à observer dans la fabrication serait de 50 parties d'ozokérite, 45 d’ambre jaune et 5 d’asphalte.
- Carbure de calcium, tarif spécial. — Suivant la décision du comité prise dans sa dernière séance, le bureau de la chambre syndicale des négociants-commissionnaires et du commerce extérieur a adressé, le 6 septembre, au mizfistre des travaux publics, la lettre suivante de M. Gabriel F’ermé, auquel avait été confiée l'étude de la question :
- Monsieur le Ministre,
- Nous prenons la liberté d’appeler votre attention sur la situation désavantageuse qui est faite au carbure de calcium de fabrication française, par suite du prix élevé du transport par voie ferrée, situation' qui rend presque impossible l’exportation du produit français.
- En effet, les usines qui doivent être à proximité des chutes d’eau sont établies dans les Alpes-, or, le carbure de cal-
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- De Séchiliennc (par exemple}.
- à Marseille, la tonne. . . . . fr 54 »
- à Bordeaux, —............... 125 40
- au Havre, 155 5°
- à Dunkerque, - ............ 1S4 9S
- La valeur du carbure étant à l'usine de 375 à 400 fr la tonne, on voit de-suite dans quelle proportion sa valeur au
- Or, les tarifs appliqués
- ange
- beaucoup plus
- modérés.
- Pour s’en convaincre, il suffit de conside'rer que de France même (de Séchilienne) à Anvers, en empruntant les voies suisse, allemande et belge, le transport n’est plus que
- Savoie.
- D'autre part, une conséquence très regrettable de la classification admise par la Compagnie de chemins de fer français a été d’effrayer les Compagnies de navigation qui, à peu près toutes (les Chargeurs - Réunis excepté), refusent ce produit ou ne le prennent qu’à un taux excessif, tandis que les navires étrangers nous l’apportent sans difficulté à un
- L'effet déplorable de cette tarification exagérée se manifeste d'une façon frappante dans nos rapports avec la Russie, où cependant des appareils à acétylène de fabrication française ont été introduits et où la demande de carbure de
- vers la Russie du Nord, le carbure se trouve augmenté
- de 50 p. 100 et par vc près impossible, les Me goriquement à charger
- maritime le transport est à peu ageries maritimes se refusant caté-produit de Marseille à Odessa ou
- 1 du carbure de calcium
- Traction électrique. — B«nc (Algérie). — Le conseil municipal de Bône se préoccupe sérieusement de doter la coquette cité bônoise d’un moyen de locomotion en rapport avec l'importance de cette ville.
- Une adjudication restreinte aura lieu prochainement, pour le choix définitif du concessionnaire d’un réseau de tramways électriques urbain et suburbain à installer dans cette ville, entre : i° la Compagnie
- générale de traction et d’électricité, Paris; 20 la Compagnie nouvelle d’électricité. Paris ; 30' .VI, Claude Nony, industriel, .à Villeurbanne; 4? MM. Lombard Gérin et O.à Lyon; 50 MM..Berger frères, Lyon; 6" M. le commandant F.milîen Foule, Paris ; 7° M. Emile Pichon, ingénieur civil, Paris.
- La commune offre de céder au concessionnaire, pour l’installation de l’usine électrique, une superficie de 2800 m superficiels environ avec les immeubles qui y existent.
- Cette cession serait faite, moyennant le prix de üo 000 fr. L’acceptation de cette offre est entièrement facultative pour les concurrents. Elle n'a pour objel que de faciliter, le cas échéant, l'installation de l'usine électrique et l'acceptation ou le refus ne seront pas pris en considération dans l’adjudica-
- I.a commune de Bône invite, en outre, les concurrents à faire connaître quelle subvention totale annuelle ils demanderaient pour installer et exploiter un service d’automobiles ' ou de tout autre moyen mécanique de communication entre Bône et Bugeaud, service pour voyageurs et pour marchan-
- Cette deuxième affaire est considérée comme entièrement distincte de la première.
- La commune se réserve, d’ailleurs, de traiter à part pour cette affaire, le cas échéant, et seulement si des propositions suffisamment avantageuses lui
- — Lyon. — Le maire vient de présenter au conseil municipai un rapport favorable à l.t substitution de la traction électrique à la traction mécanique sur la ligne de tramways de la rue Casimir-Perier à la gare des Brotteaux et au parc de la Tête d’Or.
- Madrid. — La Compania del ferro carril Métro-politano de Madrid, concessionnaire des lignes de la rue de Ferraz, la rue Pinar, la promenade de Caslellana, la rue Lagasca, rue de Hermosilla, la porte de Atocha, la rue de Gil y Mon, pont de San Vicente, à la rue de Ferraz, a sollicité l’autorisation d’établir sur son réseau la traction électrique.
- La Société « les Tramways Réunis de Bruxelles » a acquis la propriété des lignes qu’exploitait la Compania de tranvias del Este de Madrid depuis le 15 novembre dernier et a l’intention de commencer
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- très promptement les travaux pour substituer la traction électrique à la traction animale.
- — Marseille. — Nous avons déjà dit que l’ensemble des lignes de tramways à Marseille comprendra un développement de 164,^27 km.
- Marseille sera assurément la ville la mieux dotée au point de vue. de la locomotion à bon marché. (Supp., t. XVI, p. lxxxvi). Le réseau transformé nécessitera un service d'environ 328 voitures automotrices et de 175 voitures remorques. En tenant compte de la réserve nécessaire des services supplémentaires, des voitures de remorque d’hiver et d’été, etc., le materiel roulant comprendra un total de 400 voitures automotrices et 300 voitures de remorque. Or, le matériel actuel ne comporte que 350 véhicules. Pour le remisage de ces voitures des dépôts-remises sont créés : aux Chartreux (150 voitures), Castelane (60), Bonnevelne (160), Catalans (80), Capelette {100), Arène (200).
- l.a longueur totale des nouvelles voitures sera de 8 m et elles comporteront 21 places assises et 26 places debout.
- La distribution d'énergie se fera au moyen d’une usine centrale située à Saint-Giniez et produisant des courants triphasés à haute tension qui seront envoyés par des câbles souterrains à des sous-sta-tions de transformation situées à Castêllane, au Lazaret, aux allées de MeiJhan et à Longchamp. Ces sous-stations alimenteront le réseau des fils aériens.
- Pour l'application des tarifs, le réseau sera divisé en trois zones à 10, 15 et 20 centimes, ainsi qu’il
- La première \one sera limitée :
- A l’OrioI, sur la ligne de la Corniche; ;\ Saint-Giniez, sur la ligne du Prado ; au Rond-Point du P.rado, sur la ligne de Mazargues ; au Pont-de-
- Vivaux. sur la ligne de Saint-Marcel ; à Saint-J ust inclus, sur la ligne de la Croix-Rouge; au boulevard Oddo, sur la ligne de Saint-Louis ; à la Madrague, sur la ligne de l’Estaque.
- La deuxième fone partira des limites de la première et s’arrêtera :
- A la Vieille-Chapelle, sur les lignes de Montredon et de la Corniche ; à Mazargues, sur la ligne de Mazargues ; à Valbarellc, sur la ligne de Saint-Marcel; à La Rose, sur laligne de la Croix-Rouge; à Saint-Louis, sur la ligne de Saint-Louis ; à Saint-Henri, sur la ligne de l'Estaque.
- La troisième $one partira des limites de la précédente et ira jusqu’à l’extrémité des lignes.
- A l’intérieur et jusqu'à la limite de chaque zone, le tarif sera uniformément de ro centimes par ligne et par voyageur ; pour parcourir tout ou partie de deux zones, le tarif sera de 15 centimes et de 20 centimes pour voyager successivement dans les trois zones. Des trains ouvriers avec tarif uniforme de 20 centimes, aller et retour, seront établis sur toutes les lignes.
- Cependant, les tarifs précédents seront tous uniformément basés à 10 centimes les jours ordinaires de la semaine dès que la transformation du réseau actuel sera complète et que les lignes faisant l’objet de la convention du 30 octobre 1897 et du 15 février 1898 seront mises en exploitation et au plus tard le i(:r janvier 1900. En attendant, les tarifs de 10, 15 et 20 centimes seront appliqués sur chaque ligne du réseau actuel et sur celles de la convention du 30 octobre 1897 dès qu’elles seront ouvertes à la traction électrique. Les tarifs de 10, 15 et 20 centimes seront appliqués sur la ligne de^Raint-Louis à partir du ier mai 1899. Ces tarifs resteront les dimanches et jours fériés tels qu'ils ont été fixés par les conventions, mais ils seront également
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- abaissés à io centimes pour les dimanches et jours fériés à partir du i" mars qui suivra l’année dans laquelle la recette brute aura atteint 7 millions sur l’ensemble des lignes quelconques de tramways qui seraient exploitées par la compagnie sur le territoire de la commune de Marseille. Une fois abaissés, ces tarifs ne pourront être relevés, même si la recette brute totale descendait au-dessous de ; millions.
- — Reims. — Al. Pozzi vient de déposer son rapport sur le système à adopter pour la prise de courant des tramways électriques. Il conclut à l’adoption de trôlet à roulette avec support vertical.
- — Koeliefort. — Les travaux de construction de la ligne des tramways électriques projetée de Rochcfort à Charente 11c tarderont pas à être entrepris par le concessionnaire, l’ingénieur des ponts et chaussées ayant fait un rapport favorable.
- Écladrago électrique. — Bom's-dc-Thi/.y. — Le conseil municipal dans une de scs dernières séances a décidé d'installer l’éclairage électrique à Bourg-de-Thizy; on espère que l’année prochaine l’éclairage fonctionnera. I.es ingénieurs qui voudraient s'occuper de cette entreprise sont priés de vouloir bien demander des renseignements à Al. Alartin-Morel. maire de Bourg-dc-lhizy.
- — Seuoiiiics (Vosisch). — Une compagnie d’électricité vient de s’établir à Scnonnes, au capital de 50000 fr, en vue de l’éclairage électrique de la ville et d’autres application? de l’électricité.
- Compagnie de Gaz et d’Électricité de Melun. Constitution. — Suivant acte reçu par M° Auberg et Me Feron, tous deux notaires à Melun, le vingt-deux mars mil huit cent quatre-vingt-dix-huit : in Al. Char-les-I.ouis Foucart', industriel, demeurant à Paris.
- n° 58, rue du Rocher; 2°M. Victor-Charles-Léon Foucart, ingénieur civil, demeurant à Paris, memes rue et numéro ; ayant agi tant en son nom personnel qu'au nom et comme mandataire spécial de Mme Jeanne-Louise-Amélie Foucart, épouse de AL Alexandre- Jean-Albert Lavignac, professeur au Conservatoire de musique, chevalier de la Légion d'honneur, avec lequel elle demeure, nu 58, rue du Rocher; 30 et AL Louis-Alfred Gaget, banquier, ancien président du Tribunal de commerce de Aleiuii’ demeurant à Alelun, n' 25, rue du Château; ont établi les statuts d'une Société anonyme, desquels statuts il a été extrait ce qui suit :
- 11 est formé par le présent acte une Société anonyme dans les termes de la loi du vingt-quatre juillet mil huit cent soixante-sept, modifiée par la loi du premier août mil huit cent quatre-vingt-treize, entre AL Charles Foucart, Mme Lavignac, AL Léon Foucart, Al. Gaget et toutes les personnes qui adhéreront aux présents statuts et aux modifications qui pourraientyêtre apportées en devenant propriétaires des actions de cette Société, créées ci-après, et de celles qui pourraient être créées par la suite. .
- La Société a pour objet l’exploitation de l’usine à gaz et de l’usine électrique de Melun et de tout ce qui peut s’y rattacher. L'entreprise de l’éclairage et du chauffage par le gaz, par l’électricité ou par tout autre moyen résultant d’inventions nouvelles; de la distribution de l’eau et de l'air comprimé dans les villes, communes, établissements publics ou particuliers situés en France ou à l’étranger, la création, l'acquisition et l’exploitation directe ou par amodiation d’usines pour ces industries. La distribution de la force motrice et toutes ses applications nouvelles, tant pour les services publics que pour les usages domestiques ou industriels. La transformation et la
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- vente de toutes les matières premières et de tous produits provenant de la fabrication. La participation à toutes entreprises d’éclairage, l’emploi de tous produits, dans lesquelles la Société jugerait convenable de prendre un intérêt. L'achat et la mise en œuvre de brevets se rattachant aux objets ci-dessus indiqués.
- Le siège social de la Société est llxé à Paris, rue du Rocher, 58.
- La duree de la Société est fixée à cinquante ans à partir du jour de sa constitution définitive.
- Le fonds social est fixé à la somme de un million sept cent mille francs représenté par trois mille quatre cents actions de cinq cents francs chacune.
- Sur ces trois mille quatre cents actions, trois mille deux cents actions entièrement libérées sont attribuées à M. Charles Foucart, Mme Lavignac, M. Léon Foucart et M. Gaget, dans les proportions fixées aux présents statuts.
- Les deux cents autres actions ont été entièrement souscrites et libérées intégralement, soit au total 100000 fr.
- Sur les bénéfices nets, il est prélevé : i° cinq pour cent pour, constituer la réserve légale jusqu’à ce qu’elle ait atteint le dixième du capital social ; 20 la somme nécessaire pour payer cinq pour cent du montant libéré des actions à titre de premier dividende pour tenir lieu d’intércts. Le surplus sera réparti ainsi qu’il suit : dix pour cent au conseil d’administration pour être partagé par portions égales entre scs membres, et quatre-vingt-dix pour cent aux actionnaires.Toutefois sur ces quatre-vingt-dix pour cent, l’assemblée générale pourra, sur la proposition du conseil d’administration, décider le prélèvement, avant toute distribution, d’une somme destinée à la création d’un fonds de prévoyance cl ont elle déterminera le montant qui pourra atteindre le cinquième du capital social et dont les appli-
- cations seront lixées par le conseil d’administration.
- Sont nommés administrateurs : MM . Alfred Gaget; Gabriel Chanson; Alfred Deschars ; Anatole Foiret ; Charles Foucart ; Léon Foucart.
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- . (O.'N. G. E.) sont des cotn-ational du Commerce extérieur.
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- — Alicmuguc. — Nous lisons dans le dernier bulletin du Syndicat professionnel des industries électriques : v Noire consul à Nuremberg pense qu’étant données les exigences excessives des maisons allemandes vis-à-vis des etablissements publics ou privés (entre autres le.s Sociétés de tramways) qui s’adressent à elles, il serait possibleaux industriels français de leur faire concurrence en Allemagne ; il cite la maison Fabius tienrion, de Nancy, qui a obtenu un certain nombre d’affaires.
- « Notre consul a appris que des demandes avaient été faites à une maison Siemens et Halske par diverses municipalités. 11 y aurait lieu de faire des propositions aux villes suivantes qui ont décidé de faire de l'éclairage électrique :
- « Stuttgart, Marbach, Rixdorf (Saxe), Kiel,Karlsruhe, Ludwisgshafeh, Dresde, Casscl (agrandissement), Bergen, Cologne;
- « Et aux suivantes qui ont décidé l’établissement de tramways électriques:
- Augsbourg, Wurzbourg, Kœnigsberg, Turin (tramways soutenants), La Haye, Zarsküje-Sélo, Bialgslock, Lisbonne,Naples, Madrid (LosViveros;.»
- — Badalatosa (Espagne). — La municipalité demande des soumissions pour la concession de l’éclairage électrique de la Badalatosa (Séville) pendant
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- XCIII
- de la mairie de Bucarest a termine les projets et plans d'un tramway de ceinture à traction électrique. 1.'entreprise des travaux sera prochainement donnée en adjudication.
- O. N. C. E.
- — Calcutta (Inde anglaise' . —La municipalité de Calcutta a projeté rétablissement de tramways électriques.
- O. N. C. E.
- — Chiuc. — Notre consul signale l'éclairage électrique de Ilong-tchéou et de Chang-cha (capitale de laprovincedellon-nan'. Le préfet decetteville est en négociation avec la maison Mandl et C"\ représentant de Siemens et Halske, pour l'éclairage de cette ville: il pense qu’il y a peu de chances de succès en ce moment.
- Mais il signale un groupe d’affaires intéressant pour la France: il pense que nos industriels auraient des chances de succès en s’adressant à : i° la muni-cipalitéde Schanghaï; 20 la municipalité du Foreign Seulement (nous donnons quelques details ci-dessous dans Shanghaï! ; 30 Et Société des chemins de fer de Han-K’eou à Pékin ; la ville de Son-tchéou près de Sanghaï est en pourparlers avec la maison Mandl, mais rien n'est encore conclu ; 50 il est question de l’éclairage électrique pour les villes
- de Nankin, llan-Keou et Pékin (entre autres pour l’usage des légations).
- 11 appelle l’attention des maisons françaises sur les affaires possibles à Han-K’eou, ville de 250 000 habitants, qui sera le terminus de la future ligne de chemins de fer sur Pékin. Cette ligne a été concédée à un consortium franco-belge.
- Cette ville est appelée à un développement considérable.
- Les sociétés françaises qui s’occupent de représentations industrielles dans ce pays et auxquelles on peut s’adresser sont :
- La Société d’études industrielles et de travaux publics en Chine; siège social 15, rue Richer, Paris ; Olivier de Langenhagen et CS Shanghaï ; Syndicat lyonnais dont le représentant à Shanghaï est M. Moninot. - .
- — Paru. - Une grande usine électrique de premier ordre cherche un représentant actif et connu pour la vente de scs produits en France et pour les colonies françaises.
- Prière d’adresser les offres et références par écrit à \\. Paul Uckermann, 5, cité Trévisc. à Paris.
- — Shanghaï. — Le municipal council de Shanghaï demande des soumissions pour la construction d'un tramway électrique à trôlci dans les rues et la banlieue de Shanghaï, sous le contrôle municipal, pour
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- XCIV
- une période de 3«. rédigées en langue
- à Ai. Charles Maync, ingc Hoad Shanghaï (Chine).
- BIBLIOGRAPHIE
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- NOUVELLES
- Concours pour suspensions électriques de salle à manger. — La semaine dernière, la maison Ch. Mildé exposait dans ses galeries les projets de suspension électrique de salie à manger présentés au concours ouvert par la Revue mensuelle d'art nouveau, Art et Décoration.
- Le sujet paraît avoir intéressé les concurrents, car les projets étaient nombreux et presque tous offraient, à divers litres, un réel intérêt.
- Nous ne pouvons entrer dans la description de ces divers projets ; nous nous bornerons à signaler ceux qui ont été récompensés.
- Dans le projet de M. Boilot, qui a obtenu le premier prix, le foyer principal est constitué par une vasque en cristal taillé à-facettes où sont placées quatre lampes munies de réflecteurs ; à la monture en bronze, agrémentée de feuilles largement dessinées, qui maintient la vasque sont fixées quatre autres lampes enfermées dans des gobelets de cristal et surmontées d’abat-jour.
- Le second prix a été accordé à M. (1. Pejac pour deux projets où l'appareil principal est constitué par.l'armature d’un abat-jour tamisant la lumière centrale; six branches attachées à la tige de suspension soutiennent autant de petites lampes secondaires ; dans l’un des projets, ces lampes sont placées à l’intérieur de fleurs de soleils en cristal ; dans l’autre, au centre de fleurettes renversées.
- Le projet de M. l.egasleloïs, qui a obtenu le troisième prix, est remarquable par son élégance et sa
- Citons encore les projets de MM. Godart, E.Guyot, Broux, Dhardivillc et Barbcris, qui ont obtenu des
- Les photographies de ces divers projets ont été données dans le numéro de ce mois de Art et j)éco-ration\ on. ne peut qu engager nos constructeurs d'appareils électriques à en prendre connaissance.
- Le développement de l’industrie électrique en Allemagne. — Déjà à plusieurs reprises nous avons
- signalé dans ce journal le développement rapide de l'industrie électrique allemande, développement attribuable à la puissante organisation financière des principales sociétés. Un rapport de M. Jacque-min; demeurant à Nuremberg, chargé par le ministre du commerce d’une mission officielle, nous fournit à ce sujet des renseignements intéressants.
- L’application de l'électricité à l’éclairage s'est' trouvée favorisée en Allemagne par l'empressement des municipalités, le peu d’extension qu'y avait pris l'éclairage au gaz et surtout par l’absence presque complète de puissantes compagnies gazières. En outre, jusque dans ces derniers temps, les petites villes étaient encore presque toutes éclairées au pétrole, et, quant aux grandes villes, la plupart possédaient leurs usines; dans ces conditions, les procès entre sociétés électriques et sociétés gaziè-
- rares en Allemagne. Aussi les stations centrales, au icr octobre 1805, étaient déjà au nombre de 200 environ avec une puissance totale de 46*57? kilowatts; actuellement leur nombre dépasse 400 et leur puissance atteignait, au r:i mars 1898, m 538 kilowatts.
- 1 .'application de l'électricité à la production de la force motrice s'est également développée avec rapidité grâce au développement simultané de toutes les autres branches de l'industrie.
- La traction électrique est actuellement employée sur 61 lignes de tramways. Au i1'1 septembre 1897, la puissance des stations génératrices pour traction était de 21 485 kilowatts, alimentant 2 255 voitures circulaires, sur 957 km de lignes à simple ou double voie.
- Capitaux. — Les capitaux engagés par les constructeurs et les financiers dans ces applications sont très considérables. Aujourd’hui, beaucoup de villes font construire leurs stations centrales à leur propre compte; mais, au début, les constructeurs devaient avancer tous les frais des installations.
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- Aussi pour pouvoir disposer de nouveau de leurs capitaux, les constructeurs ont-ils été amenés à Créer des sociétés indépendantes, rachetant les Installations. Néanmoins à cause de la part importante qu'ils conservaient dans le capital de ces sociétés, leurs capitaux se trouvèrent bientôt de nom eau immobilisés, et la plupart des maisons de construction se sont transformées en sociétés anonymes afin de pouvoir augmenter leur capital suivant les besoins. Enfin dans ces dernières années les grandes sociétés ont reconnu la nécessité de séparer complètement la fabrication de l’exploitation. F.lles ontfondé des sociétés d'entreprises purement financières dont le seul but est de poursuivre les affaires, demander des concessions, faire exécuter et exploiter à leurs frais les grandes installations, commanditer les nouvelles entreprises.
- Chaque société de construction est ainsi appuyée par plusieurs sociétés financières, qui ont leur siège non seulement en Allemagne, mais aussi dans les autres pays. La société de construction possède des actions de chacune de ses sociétés financières; ces dernières possèdent également des actions de la société de construction. Ce sont en général les memes personnes qui entrent dans la composition des conseils d’administration. Les groupes ainsi formés disposent parfois de capitaux immenses. C'est ainsi que le groupe de l’Allgemeine Elektrici-taels Gesellschaft, de Berlin, représente, tant en Allemagne qu’à l’etranger, un capital d’environ S50 millions de francs.
- En 1887, il n'y avait que quatre sociétés s’occupant d'électricité ; leur capital était de 25 millions de francs. Actuellement il y en a 45 qui s'occupent exclusivement de cette industrie , leur capital total actions atteint environ 450 millions, dont près de 400 millions sont aux mains de quelques sociétés seulement.
- D'un diagramme annexe au rapport,nous extrayons les chiffres du tableau suivant, indiquant dans la première colonne le capital (actions et obligations) et dans la seconde les dividendes distribués, en 1897, des principales maisons ;
- Allgemeiue, Berlin . . .
- Siemens et Halske, Berlin.
- Schuckert, Nuremberg .
- Ilelios (Cologne) ....
- LahnieyeriFnincfort-s-Mein
- Kummer (Dresdel . . .
- Singer...................
- Fabrication. — Au point de vue général, l'industrie électrique s'est spécialisée, c’est-à-dire qu’elle est complètement séparée de l’industrie mécanique. Par contre, au point de vue électrique, les grandes sociétés tendent de plus en plus à généraliser leur fabrication et à construire autant que possible tout le matériel électrique qui leur est nécessaire dans les installations qu'elles construisent.
- Le rapport de M. Jacquemin expose comme il suit les causes et les avantages de cette manière de
- Le gros des affaires consiste, en effet, à entreprendre la construction complète de grandes installations, dont la valeur s’élève souvent à plusieurs millions. (La dernière grande centrale d'éclairage construite par la maison Schuckert de Nuremberg, la centrale de Barcelone, coûte environ 4 500 000 fr.)
- Or, toutes les maisons qui construisent des machines électriques se chargent du montage complet d’installations de ce genre, y compris la fourniture de tout le matériel électrique ou non. La seule parmi les grandes maisons, qui jusque dans ces derniers temps ait continué à construire seulement les machiues sans s'occuper des installations, a dû abandonner ce système afin de pouvoir soutenir la con-
- II y a cependant une branche de l’industrie électrique qui est restée spécialisée et qui parait devoir le rester, c’est la fabrication des accumulateurs. Deux grandes maisons, la société Hagen, de Berlin, et la société Pollak. de Francfort, fabriquent exclusivement des accumulateurs.
- On pourrait en dire autant de la fabrication des charbons électriques ; mais dans cette dernière branche les diverses fabriques ont tellement fait baisser les prix que plusieurs maisons ne peuvent plus se soutenir par la fabrication exclusive des charbons. I! y a des exemples de maisons offrant une remise de 75 p. 100 et même plus sur leurs prix de nrif.
- Il existe une maison importante, la société Fchen et Guillaume, qui au point de vue électrique ne fabrique que des câbles ; quant aux maisons qui fabriquent seulement des lampes à incandescence, des lampes û are, etc., elles n’ont pas acquis de grande importance.
- Le plus bel exemple de généralisation est fourni par la Société générale d'électiicité de Berlin. Fondée en 1889 sous le nom de Compagnie allemande Edison, au capital de
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- L‘S sociétés de consttuction n'entretiennent pas de voyageurs pour plactr leur matériel.
- A l'étranger tomes les grandes sociétés ont des représentants dans tous les pays. Ces représentants entretiennent eux mêmes des sous-représentants ou des bureaux dans les principales villes de leur région, et sont complètement indépendants.
- Dans les pays où l’industrie nationale est très développée, connue en France et en Angleterre, les grandes maisons de construction ont cherché depuis plusieurs années à créer des fabriques ou à s’allier, pour faire construire leur matériel, à des maisons déjà existantes. C’est ainsi qu’en Fiance la société de Fives-Lille construit le matériel de la Société génér de de Berlin ; la Société alsacienne de Belfort construit le matériel de la société Siemens et Halske; la Compagnie générale d’électricité de Creil, nouvellement constituée, cons ruira le materiel Schuckert.
- on exporte tout le matériel électrique d’Allemagne et on se
- partie du matériel mécanique necessaire dans ies installations. Depuis ces dernières années, on cherche à créer dans ces
- avec l'appui de banques du pays, afin de faciliter i’obtention des concessions et de créer de nouveaux débouchés.
- financières à Berlin, dont l’une exerce son action^ dans
- [voir, àcepropos,icSupplf.ment du \2 novembre, page i-vmj; ia société Siemens et Halske possède une société financière à Berlin et une à Bâle ; la société Union possède deux sociétés financières à Berlin, une à Bruxelles, et une à
- Outre les sociétés de construction de Vienne, Creil et
- à Nuremberg, une à Mannheim, une à Dresde, une à Milan et elle s'efforce actuellement d’en créer une en Russie. La société financière de Nuremberg s’occupe actuellement de fonder une société dont le but serait de monopoliser les entreprises électriques en Turquie. Les deux autres grandes sociétés allemandes seraient ainsi intéressées dans
- On peut juger par le rappoti de Al. Jaequemin combien l'industrie électrique est puissamment organisée en Allemagne. Un autre rapport, adressé par l’AUgemeine Elcktricitaets GeselJschaft à la chambre de commerce de Berlin, et que public le dernier bulletin du syndicat professionnel des industries électriques, nous fournil de nouveaux renseignement sur ce même sujet.
- Dans ce dernier rapport, le rapporteur commence par réfuter l’opinion, exprimée par de nombreuses personnes compétentes, que l’industrie électrique allemande serait actuellement à son apogée. Î1 fait observer que les ateliers de la société sufliscnlà peine A exécuter les commandes déjà passées, que chaque jour apporte de nouveaux ordres, que le v.uedes crédits pour la marine fournit une nou-
- velle application rémunératrice, etqu'enfin on peut envisager la substitution dans un avenir prochain de la traction électrique à la traction à vapeur sur les chemins de fer. A propos de cette dernière applica-cation, nous relevons le passage suivant :
- Souvent déjà les expositions ont eu une influence salutaire sur le développement de l’industrie électrique. L’exposition de Philadelphie, en 1876, nous a donné le téléphone; celle de Paris, en 1881, a fait connaîtrelcs lampes à incandescence ; l’exposition de Munich appelapourla première fois l’attention sur l'éclairage électrique des théârtes, et celle de Francfort, en 1891, démontra la possibilité pratique de transporter l’cnergie électrique à de grandes distances. Une nouvelle application de l’électricité serait digne de l’exposition qui doit couronner ce siècle : ce serait l’emploi de l’électricité à la place de la vapeur sur les chemins de fer. Il aurait certainement suffi d’un peu de bonne volonté de la part de la direction générale de l’exposition pour obtenir les moyens nécessaires à la solution de ce problème grandiose. L'application de l’électricité comme moyen de locomotion rapide ouvrirait à l'industrie une voie nouvelle ; malgréson développement actuel, l'industrie électrique devra tôt ou tard s’engager dans cette voie.
- Le rapporteur admet néanmoins que si la production des fabriques allemandes continue à augmenter dans la même proportion que dans ces dernières années, les applications actuelles ne suffiront bientôt plus, du moins en Europe, pour fournir assez de travail à ces fabriques. L.es marchés français et anglais sont en effet fermés à l’industrie allemande; dans les contrées méridionales, la concurrence rend difficile l’obtention des concessions ; là Russie et l’Autriche seules peuvent encore donner lieu à des installations importantes. Aussi l’Allgemeine Elek-tricitaets Gesellschaft a-t-clle cherché des débouchés hors de l'Europe, et déjà elle a noué des relations au Japon, en Chine et surtout dans l'Amérique du Sud, où déjà elle construit une importante usine pour l'éclairage et les tramways de Buenos-Ayres et de Santiago de Chili.
- Examinant ensuite la situation de la société, le rapporteur indique que la société possède des i succursales dans 18 villes d’Allemagne ou de I l'étranger, succursales dont dépendent en outre
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- i4 bureaux techniques et 65 sous-représentants, que la société filiale, la Compagnie d’entreprises électriques, construit ou exploite des usines d'électricité dans 21 villes, et que son alliée la Société générale des chemins de fer et tramways, exploite des lignes en sept endroits différents. Vingt-cinq usines électriques ont été construites par la Société Siemens et Jlalske elle-même. Parmi ces usines, la plus importante est celle de Rheinfeldcn, sur le Rhin, d’une puissance de 3300 kilowatts. Quarante-neuf installations de tramways faites par cette société étaient en
- Récemment la Société Siemens et Halske a inauguré une importante usine pour la fabrication des câbles souterrains et du matériel de canalisation électrique. La fabrication des lampes à incandescence a subi pendant l’année une augmentation considérable. Les applications chimiques de l'électricité sont mises en œuvre à Betterfeld.
- Les installations faites pendant l'année 1897 représentent une somme de 32 millions de francs. Le nombre des ouvriers et employés pendant l'année courante se monte à 12 000 environ. Le capital de la société a été récemment porté de 43 "so 000 fr à 58 750 000 fr.
- Traction électrique. — Barcelone. — Le 9 novembre dernier, on a procédé à l'essai de la traction électrique sur la ligne qui fait le tour de la ville. Un nombreux public a contemplé la sortie des voitures qui ont circulé sans incident depuis le départ à la place La Paz. et de celle-ci à la place de
- L’énergie électrique est distribuée par un trôlet
- Chaque voiture sera dotée d’un accumulateur d’une énergie suffisante pour éclairer la voiture dans le cas où le trôlet se détacherait de la ligne.
- de tramways électriques à trôlet. U y adeux Compagnies. l'une dont M. John Kilgour est president, est la plus importante ; la seconde, dont le siège est à Covington.
- La semaine dernière, on a mis en fonctionnement une ligne qui va de Cincinnati à Hamiton (15 milles environ) et dont l’usine est située dans cette dernière ville. O. N.C. £.
- — f.onUville £lats-lnls'. — La LouisvilLe Rail-way Cy, formée en 1890, exploite lés 19 lignes de tramways de Louisvillc, ayant une longueur totale de 140 milles, dont 130 milles sont exploités électriquement. La Compagnie a à son service les machines les plus modernes, ayant ajouté, cette année, un générateur d’une force de 3000 chevaux, lui donnant line force totale de 6000 chevaux. Le service est de 500 cars entre 6 h du matin à 8 h du soir, et de 300 à 350 durant la journée, scion la nécessité. Le prix du passage est cinq cents
- O. N. C. F.
- — Mouianx. — Dans la séance du conseil municipal du 24 novembre dernier, M. Millez a fait connaître que la Compagnie des tramways de Lille à Tourcoing va commencer sous peu de jours le changement de la voie dans la traversée de Mouvauxct qu’elle compte établir la traction électrique pour fonctionner vers octobre prochain.
- M. Millez émet ensuite le vœu suivant, qui est adopté à runanimitc :
- a Le conseil municipal de Mouvaux prie le conseil municipal de Tourcoing de vouloir bien accorder à la Compagnie des Tramways de I.iile à Tourcoing, l’autorisation de faire entrer sa ligne électrique dans la ville, de façon à ce qu’elle puisse conduire elle-même ses voyageurs à proximité de la place ou de la gare, soit en passant par les rues de Dunkerque, Blanche. Porte, Calais, Espierrc, Saint-Vincent, Paul, Conditionnement, où il n’v a pas de tramways électriques, ou en passant par tout autre endroit qui lui serait désigné.
- « Ln accordant cette autorisation, la ville de Tourcoing rendrait un grand service à la ville de Mou-vaux, la Compagnie des tramways s'engageant dans ce cas à faire un service électrique au quart d’heure du dépôt de Marcq à Tourcoing.
- — Strasbourg. — Sur la proposition de la commission, le conseil général constate avec satisfaction que l’administration des tramways est disposée à construire la ligne Wolfîsheim-Westhofen. Le conseil recommande à la bienveillance de M. le président du département les pétitions des communes d’ittenheim et de Qualzenheim qui sc prononcent en faveur du tracé Wollisheim-Oberschæf-folsheim - Achenheim - Brcuschwickershehn - Itten
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- heira, avec traction électrique depuis AVolfishcim usqu’à Ittenheim. Ces pétitions sont appuyées par MM, le D1' Meyer et Apprederis ^rapporteur, M. Fuchs).
- Éclairage électrique. — Chsueanlln. — F.n exécution d‘une décision prise par le conseil municipal, lors de sa dernière réunion, on.procède actuellement à l’établissement de lampes électriques destinées à l'éclairage du petit chemin d'acccs à la station de Chàtcaulin.
- — Cincinnati Ctals-lnii), -- Cette ville est pres-
- que entièrement éclairée à l’électricité. L'Edison Electric Cy. a le monopole, par suite de contrats avec la ville; il n’y a donc aucun concours ou adjudication à espérer; cette puissante compagnie empêcherait toute chance de réussite à ceux qui tenteraient un nouvel etablissement. Les moteurs et autres appareils sont fournis par la maison Thompson, de New-York, et la Westinghouse C°, de Pittsburg. O. N. C. E.
- — Iiausas CUy (États-Cuis.. — La municipalité de Kansas City étend continuellement le système de l’éclairage électrique de la ville; il n’a pas encore atteint tous les quartiers. Les deux Compagnies dont les noms suivent sont concessionnaires chacune pour une partie : The Edison Electric Light
- and Power O et The Kansas City Electric Light.
- Il y a un concours d'ouveit pour les quartiers non encore éclairés. Les grands établissements industriels, certaines importantes maisons de commerce, les principaux hôtels et bâtiments publics possèdent leurs propres appareils électriques produisant leur éclairage.
- En fait d'établissements publics en voie de construction, restant à éclairer, il y a entre autres : Convention Hall, un bâtiment monumental pouvant contenir quinze mille âmes, devant coûter 150000 dollars. Ce bâtiment sera complété très prochainement. On ne croit pas qu'un contrat soit déjà passé pour son éclairage. M. G.-W. Evans, président du Commercial Club, est à la tête du comité de cons-
- Aussi en voie de construction par M. Bernard Corrîgan, capitaliste millionnaire, un grand hôtel de grand luxe qui sera éclairé à l’électricité.
- La ville de Kansas City grandit sans cesse, et toutes les nouvelles constructions sont uniformément éclairées à l'électricité. O. N. C. E.
- — Lille. — Nous apprenons que l’éclairage électrique va être prochainement installé à l'Ecole des beaux-arls et au Conservatoire de musique. La ville va pouvoir faire son électricité elle-même, mais en employant comme force motrice une machine à gaz de la force de 40 chevaux. Ce moteur sera
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- Il en résulte que des Compagnies d’éclairage électrique pourront s’établir à Lille avec chance de succès, si elles sont autorisées, au moyen de conducteurs aériens, à passer d’un pâté de maisons à
- Si cette concurrence salutaire venait à s'établir, on peut être assuré que les Compagnies du gaz, pour soutenir la lutte, s'empresseraient, pour le plus grand proüt du public, d’abaisser leurs tarifs de consommation. Le monopole serait ainsi détruit indirectement, au moins en ce qui concerne l’éclairage des particuliers.
- — Limoges. — La Compagnie d’éclairage électrique a soumis récemment à l’administration municipale la proposition suivante :
- < La Compagnie peut se charger de l’installation d’environ quatorze lampes à arc et de la fourniture du courant necessaire pour les alimenter aux prix et conditions suivantes :
- « Ces lampes seraient placées dans les rues ou places actuellement canalisées. Satisfaction immédiate pourrait être donnée pour les lampes prévues aux points désignés par l'ingénieur-directeur de la
- ville et qui sont : la place delà Cathédrale-, qui recevrait une lampe; la place Jourdan, 3; le carrefour de l’avenue de Juillet et de l’avenue Garibaldi, 1, le carrefour Carnot et rue du Général-Cérez, le rond-point Carnot, la place Denis-Dussoubs, la place d’Aine, la place des Bancs, la place de l’Hôtei-dc-Ville, la place Fournier, chacun une lampe ; la place de la République, 2 lampes.
- « La Compagnie propose pour l'installation de ces lampes, le candélabre modèle G, de la maison Durennc. C’est ce modèle de candélabre qui a été installé avenue de l’Opéra, à Paris. Chaque lampe fonctionnerait séparément par l’intermédiaire d’un petit transformateur qui serait placé dans la borne du candélabre.
- Les lampes employées seraient du système Kre-menezky, construites par la maison Olivier, de Besançon. Tout le materiel serait de i'rovenance française. La Compagnie se chargerait de la fourniture de ce matériel, moyennant le prix de 673 fr. La ville devrait prendre à sa charge la peinture du candélabre, la pose de la borne et tous les travaux qu’entraînerait cette pose. Elle exonérerait la Compagnie des droits d’octroi qui pourraient frapper
- Far contre, la Compagnie supporterait tous les frais de canalisation nécessaire pour amener le
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- courant aux lampes, les frais de pose du candélabre, ainsi que le moulage de la lampe, du transformateur et de tous autres appareils accessoires. La Compagnie spécifie que le prix indiqué ci-dessus ne peut pas servir de base pour les installations futures, les frais d’installation pris à sa charge ne s'appliquent qu’à un maximum de 14 lampes. Ces concessions ne sont faites que pour permettre à l’administration municipale d’apprécier, sans s'exposer à de trop grands frais, l’avantage que présente pour l’éclairage de la voie publique, l’emploi des lampes à arc.
- Le courant nécessaire à l’alimentation de ccs lampes, leur intensité étant limitée à 14 ampères, serait livré à raison de 0.35 fr par heure et par lampe en fonctionnement.
- La Compagnie se chargerait de l’allumage, de l’extinction, de la fourniture des charbons, de leur remplacement, du nettoyage des lampes, globes, candélabres, etc., moyennant le prix de 0,05 fr par lampe et par heure.
- De telle sorte que l’éclairage d’une lampe à arc dans les conditions ci-dessus entraînerait une dépense de 0,40 fr par heure de fonctionnement.
- La Compagnie entreprendrait cette installation immédiatement.
- La seule chose qui pourrait en retarder le fonctionnement serait la livraison du matériel, mais elle estime que ces lampes pourraient fonctionner
- un mois et demi environ après que l’administration aurait donné l’ordre d'exécuter les travaux.
- La proposition a été envoyée à la commission des travaux publics pour étude et avis.
- — Lyous-lu-ForiU 'itin-e). — Cette petite ville va enfin se trouver éclairée de nouveau à l’électricité, M. Mcurdrac, des Andelys, qui a passé un traite avec la municipalité de Lyons, est en train de faire installer la canalisation aérienne.
- La première concession avait été accordée en septembre 1891 à MM. Langlois et C". Mais la station électrique fut mal dirigée, les lampes donnaient une mauvaise lumière et les abonnés étaient de moins en moins nombreux. Finalement l'éclai rage électrique avait cessé de fonctionner en 1896.
- Espérons que la nouvelle entreprise aura plus de succès.
- — Louisville KtatN-liiiis . — A Louisvillc il n’y a qu’une seule Compagnie d’éclairage ; la Louisville Gas Cy, qui en même temps est la propriétaire de la Louisville Electric Light CJ. Les machines de la Compagnie ont une force de 6 500 chevaux.
- 1 400 lampes servent à éclairer la ville. 250 sont au service de differents établissements particuliers ; 7 500 autres lampes sont employées par des hôtels.
- Cette Compagnie produit en même temps une force de 800 chevaux au service de quelques petites fabriques.
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- 10 décembre 189S
- C VII
- La plupart des etablissements : usines, fabriques, brasseries, ayant des machines à vapeur, produisent eux-mêmes leur éclairage. O. N. C. K.
- - Salitic-Snvine (Aube). — l.c conseil municipal de Sainic-Savinc a adopté un arrêté aux termes duquel autorisation est donnée à un concessionnaire, moyennant versement d’une caution de 5000 fr, d'établir des canalisations électriques clans la commune pour l’éclairage et le transport de la force. Le concessionnaire paiera, en outre, à la commune, une redevance de 0.25 fr par mètre linéaire occupé sur le territoire.
- — Trieste. — Le soir du rcr novembre, veille de la fête traditionnelle cle San Giusto, on a inauguré l’éclairage électrique du Corso et des rives et places principales de Trieste.
- L’installation a été faite par la maison Clanzel C'° de Budapest. Les moteurs à vapeur sortent de la fabrique Franco Toside Legnano.
- Il y a actuellement 100 candélabres, munis chacun d’une lampe de 1 000 bougies. L'éclairage produit ainsi sur les rives est d'un très bel effet. Une installation partielle faite depuis plusieurs années sur un parcours deuil kilomètre environ continue à fonctionner avec les moteurs primitifs.
- La station centrale communale fournira aussi la lumière aux théâtres, hôtels et autres établissements. Fille est située dans l’enceinte même de l’usine à gaz. T.
- Adjudications, avis, offres et demandes.
- Les informations marquées (O. N. C. E ) sont des communications de l’Office national du Commerce extérieur.
- de l'Office, 3^ rue Feydeau,)
- — lEueliarest (Roumanie). — La municipalité demande des soumissions pour la fourniture de moteurs électriques et de pompes électriques pour distribution d'eau. S’adresser à AL Radu, directeur
- du departement des études et constructions, Slrada Wihai-Voda, avant le 10 janvier 1899.
- — Caracas 1 Venezuela). — U est en ce moment vaguementquestion de la substitution des tramways électriques aux tramways à chevaux. Nos constructeurs pourraient, néanmoins, entrer en relations avec les deux compagnies de tramways, Compania de tranvias Caracas et Compania de tranvias Bolivar.
- O. N. C. E.
- • liuguera (Espagne). — La municipalité d’En-guera (province de Valence) demande des soumissions pour la concession de l'éclairage électrique de
- - Heidelberg- (Allemagne,. — La municipalité demande des soumissions et des pians pour la construction et l'équipement d'une station d’éclairage électrique. S’adresser à Dcr Direktion der Stædt Cas und Wasserwerke, Heidelberg. Le cahier des charges est envoyé sur réception de 6 marks.
- — Xeuîll.v-Snhit-Fruut (4îs>ie). — Le maire de Neuilly-Saint-riront (Aisne; offre à l’entreprise l’éclairage électrique de la ville et des habitants, et distribution do force motrice pour diverses indus-
- — i'jirîv — Une grande usine électrique de premier ordre cherche un représentant actif et connu pour la vente de ses produits en France et pour les colonies françaises.
- Prière d’adresser les offres et références par écrit à Ai. Paul rickcrmann, 5, cité l'révise, à Paris.
- — Sbaugaï. — Nous avons déjà annoncé (Supplément du 19 novembre et du 3 décembre, p. LXX et XCIII) qu’un important réseau cle tramways électriques et un réseau téléphonique étaient en projet. Tous les plans relatifs à ces projets sont actuellement à l’Office national du commence extérieur où les .intéressés pourront en prendre connais-
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- Tut
- Le septième jour ^dimanche? sera un jour de repos.
- Art. 13. — Le courant sera fourni par la Commission au* concurrents et à leurs frais, au prix maximum de 1 franc le kilowatt-heure tous autres frais restant à la charge de VAutomobile Club.
- Art. 14. — L'exécution de ce programme sera confiée à une Commission composée de membres de. Y Automobile Club non concurrents boita fide, nommés par le Comité de l'Automobile Club. En sus des commissaires, le président de cette Commission pourra utiliser des ingénieurs-élcctri-ciens nommés par lui, pour effectuer les essais et exercer la
- Du fait de leur inscription, les concurrents s'engagent à se conformer aux décisions de cette Commission, qui dc-
- l’application du présent programme.
- Art. 13. — Cette Commission sera chargée de rédiger un rapport détaillé. Outre ce rapport, elle publiera périodique-
- An. 16. — Des médailles et diplômes pourront être déli-
- à la bien sabii
- . 17. — Les harge des c
- abilités civiles et pénales ns à qui elles incomber •wbile Club décline tout qu’elle soit.
- Éclairage électrique des trains. — La Compagnie anglaise des chemins de fer du centre vient d’essayer sur la ligne de Londres à Bradford un système d’éclairage par l’électricité qui semble avoir donné les meilleurs résultats. Dans ce système la production de la lumière est assurée par le mouvement même du train en marche, et des accumulateurs permettent de continuer cct éclairage après l’arrct pendant une durée minima de dix heures.
- Dans les compartiments, les voyageurs peuvent régler l’éclairage à leur guise, allumer les lampes d’un coup de doigt. les abaisser en veilleuses ou les éteindre complètement. Le chef de train dispose également de lampes électriques dont il peut varier les colorations et se servir en guise de signaux. A la suite de ces expériences le Midland Railvvay a décidé l’extension de l’éclairage électrique à tout son réseau. On compte que ces installations seront achevées avant la fin de cette année.
- — Deux Compagnies demandent l’autorisation d’établir à Autun un service de tramways électriques. En principe, le Conseil n’est pas opposé à cette innovation ; il décide de demander des détails supplémentaires sur l’objet de ces offices, avant de
- — Baguci'cs-dc-Bigorre. — Uningénicur, détaché par la Société des tramways électriques de Lille, étudie depuis deux mois l’installation d’une ligne destinée à relier Bagnères et Lourdes. Plusieurs fois déjà ce projet avait été mis en avant sans qu’il y eût été donné une suite quelconque.
- Il faut espérer que, cette fois, la tentative aura un caractère plus sérieux et qu'on verra mieux que de simples projets sur le papier.
- On parle également d’une seconde ligne électrique entre Bagnères et Tarbes, avec éclairage électrique dans toutes les communes du parcours.
- — Berne. — Le Conseil fédéral vient d’adresser aux Chambres un message relatif à la concession d'un tramway électrique de Lausanne à Moudon.
- — XewYoïk. — Dans un article récent nous indiquions ie développement qu'a pris la traction électrique par trôlet souterrain sur le réseau de la Metropolitan Street Railway Company. La Third Avenue Railroad Company qui. avec la précédente, exploite la presque totalité des lignes de New-York, vient de décider l’adoption de ce système de traction sur des lignes à traction funiculaire et à traction animale. Les travaux sont déjà commencés sur deux des lignes principales : celles qui desservent la troisièmeavenue et lacenl-vingt-cinquièmerue. Sur la troisièmeavenue, on utilisera le caniveau à câble existant actuellement, mais on posera de nouveaux rails : sur les autres lignes les voies seront enticre-
- M. Xave, ingénieur, vient de déposer à la mairie de Sainl-Geiinain l’avant-projet d’un tramway à traction électrique ayant Nanterre comme point de départ et Maisons-Laffitte comme terminus. La nouvelle ligne de 16,150 km. desservirait Rucil, Chatou, le Vésinct. le Pccq, Saint-Germain et Mesnil-lc-Roi, se raccordant à Maisons-Laffitte avec ie tramway de Neuiily, actuellement en conslruc-
- Une demande en concession du prolongement de Maisons-Laffitte à Saint-Germain par Carrières est également faite par la Compagnie du tramway de Neuiily à Maisons-Laffitte, désireuse d’aboutir à Saint-Germain où déjà ie tramway de Passy et celui de Paris à Saint-Germain ont leur point terminus.
- Eclairage électrique. — Cadillac .Gironde. — Nous apprenons que le traité intervenu entre la ville de Cadillac et M. Ilerdt, relativement à l’éclairage électrique, vient d’être approuvé par l'administration supérieure. Les travaux d’installation sont menés activement par le concessionnaire, et tout fait prévoir que l’inauguration du nouvel éclairage aura lieu prochainement.
- —• Cariu. — Il y a quelques jours, la population cacnnaise se plaignait de la façon irrégulière dont
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- Supplèr
- 17 déc
- CXI
- fonctionnait l'éclairage électrique- I.a Société régionale d’électricité vient d’informer ses abonnés que ces inconvénients proviennent de la mise en marche d'un nouveau groupe de machines qui a nécessité un bouleversement complet de l'installation. Le nouveau groupe comprend une machine à vapeur de -150 chevaux et une dynamo de 250 000 watts qui sortent des ateliers de la Société des moteurs, au Havre. Il représente à lui seul ia puissance des autres machines déjà installées. La Société installe encore une nouvelle chaudière et vient d’augmenter la puissance des postes de transformateurs : ccs installations, qui touchent à leur fin, complètent la Série des agrandissements commencés il y a quelque temps par la pose d'une nouvelle canalisation.
- — Colmar. — I.a société « Rheinische Schuckert Gcsellschaft », qui construit le tramway des Trois-lipis et la station centrale de Turckheim, a remis à la municipalité de Colmar une demande de concession l’autorisant à fournir la lumière et la force électriques.
- Si nous sommes bien informés, les électriciens se proposeraient aussi de prolonger le tramway de Turckheim jusqu'à Colmar et d'installer une ligne pour le service intérieur de la ville Si la ville y met celle condition, ils construiront une usine à Colmar pour la production de l'électricité, mais il ne faut pas perdre de vue qu'en se contentant d’une dérivation de la centraLe de Turckheim. les prix de la lumière seront beaucoup moins élevés Les calculs que les auteursduprojet ont faits démontrent que. desservis par Turckheim, la lumière et l’cncrgic seraient de 20 p. 100 moins chers qu’à Strasbourg, et 25 p. ioo de moins qu’à Mulhouse.
- L’usine de Turckheim fonctionnera l’été prochain pour le service du tramway des Trois-Fpis. Elle fournira aussi la lumière à Turckheim, Wintzen-heim. Wcttolsheim, Lguisheira. Herrlisheim. In-gersheim, Nicderraorschwitîr, Katzcnthal, Animer-schwihr, Kientzheim, Sigolsheim, Bennwihr, Mittel-wihr, Bebelnheim, Ilunawihr, Trois-Épis. Pour l’automne elle desservira en outre comme éclairage les communes de Rergheim, Saint-Hippolyte, Ri-
- bauviilé, Zelienberg, iiattstatt, Gueberschwihr, Vœklinshofen et Husseren.
- Nous espérons que, tout en sauvegardant ses intérêts, la municipalité de Colmar fera bon accueil aux offres de la Compagnie Schuckert.
- — Gillcj- Dont)*), — En suite d’un arrangement de la municipalité avec M. Planty, maître d’usine à Montbenoît, la commune de Gilley va être dotée de l’éclairage électrique. La pose des poteaux s’effectuera au printemps dès l’arrivée des premiers beaux
- — Snim-Mene. —Nous apprenons que l’éclairage électrique va’très prochainement être établi à Saint-
- publie la communication suivante : « La Nouvelle-Centrale de la Société pour l'éclairage électrique est constituée et a été admise sans observations le 10 novembre par l’autorité supérieure, et fonctionne régulièrement depuis le 20 novembre. Lx réseau des anciennes et des nouvelles stations mis actuellement à la disposition de la centrale, ne comporte encore qu’un peu plus de 100 km, mais plus de40000 lampes fonctionnent régulièrement : Ilélios renseigne pour son réseau de Saint-Pétersbourg 50,000 lampes par contrat; il y a quinze jours 40000 seulement, mais les lampes par contrat 11e sont pas encore en exploitation. !! est faux que le prix des anciennes machines et le réseau de l’éclairage élcchique à Saint-Pétersbourg ligurenl au livre pour 2 millions et demi de marks. Ceprixestsensiblementinfcrieur; d'ailleurs, les anciennes stations ne représentent pas une valeur insignifiante, mais trouveront presque toutes une destination utile.
- — *s-.\n>t-YnlUer. — Depuis quelque temps, la tuilerie mécanique de MM. Beaucarnand et O- est éclairée à la lumière électrique.
- Ces industriels ont fait établir sur le chemin vicinal n° 1, qui est très fréquenté, un phare lumineux qui rend de très grands services à la circula-
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- cxn
- Supplément à L'Eclairage Electrique du
- Les habitants souhaitent que la lumière électrique se propage le plus rapidement possible.
- — Sud-Afrique. - La question de l'éclairage électrique à Urtenhage est étudiée en ce moment. Une proposition a été faite pour utiliser la puissance hydraulique à la production du courant.
- Le Conseil municipal de Blcemfontain a décidé d’étendre son contrat pour l’éclairage électrique avec MM. Rcunert et Lenz à l’éclairage du bourg et de la ville entière La dépense sera de 425000 fr au lieu de précédemment 187 000 fr.
- Le Conseil municipal de Johannesburg a accepté les propositions de MM. Siemens pour l’éclairage électrique de Old and New Doornfontain.
- Une installation complète d’électricité a été faite à la mine d'or Dunrarcn, Rhodesia. A.
- Société des omnibus et tramways de Lyon. — Les actionnaires sont convoqués en assemblée générale extraordinaire pour le 23 décembre courant avec l’ordre du jour suivant :
- iJ Approbation du traité intervenu entre la compagnie des omnibus et tramways de Lyon et la Société anonyme des tramways d’Ecully ;
- 20 Nomination de commissaires vérificateurs à l’effet de faire un rapport sur les apports de la Société anonyme des tramways d’Ècully;
- 3° Augmentation du capital à raison de cet apport ;
- 4° Approbation du traité intervenu entre la Compagnie des omnibus et tramways de Lyon et la Compagnie du chemin de fer de Lyon à la Croix-
- 5° Nomination de commissaires vérificateurs à l’effet de faire un rapport sur les apports de la Compagnie de Lyon à la Croix-Rousse ;
- 6ù Augmentation du capital à raison de cet ap-
- Compagnie général© des travaux d’éclairage et de Force. — Le Conseil d’administration a l’honneur d’informer les souscripteurs d’actions de la nouvelle émission, que, dans sa dernière séance du 24 novembre 1898, il a décidé de faire l’appel des trois derniers quarts sur ses actions, soit 375 fr par action.
- I.cs actionnaires qui désirent toucher intégralement le coupon de l’exercice 1898, auront à verser
- en même temps que le capital, l’intérêt des 375 fr à 5 p. 100, du 16 mai au jour où ils effectueront le versement.
- Les versements devront se faire au siège social de la Compagnie générale des travaux d’éclairage et de Force, 23, rue Lamartine, à Paris, du 15 au 25 décembre prochain, de 10 heures à midi ou de 2 heures à 3 heures.
- Compagnie universelle d’Acétylène. — En date du h août 1898, il a été formé entre MM. P. Lacroix, E. Capelle et A. Lacroix, une Société anonyme ayant pour objet :
- i° La fabrication directe ou indirecte et l'exploitation, tant en France qu’à l'étranger, des appareils à acétylène connus sous le nom d’Héliogène, système Capelle-Lacroix, ou de tous autres appareils quelconques pour la production du gaz acétylène;
- 20 La fabrication directe ou indirecte et l’exploitation, tant en France qu’à l’étranger, de tous brûleurs, appareils de chauffage ou d’éclairage, moteurs fixes ou mobiles, appareillage, robinetterie, etc., en un mot, de tous objets, machines ou appareils quelconques se rattachant à l’acétylène, comme application directe ou indirecte, que ces appareils, machines ou accessoires divers soient sa propriété ou qu’ils soient dans le domaine public ;
- 3° L’application directe ou indirecte du gaz acétylène, de ses dérives ou de tout autre gaz à tous usages quelconques, publics, industriels, domestiques, etc., ainsi que la fabrication et l’exploitation, sous toutes formes, de tous produits pouvant être la conséquence de ccs applications ;
- 4U La fabrication directe ou indirecte, et l’exploitation, tant en France qu’à l’étranger, de tous produits éleclrocbimiques quelconques, et principalement du carbure de calcium, cette fabrication et cette exploitation pouvant s’étendre à tous corps ou produits issus du carbure de calcium et réciproquement. Dans ce dernier cas, la Société pourra fabriquer et exploiter le corps initial quel que soit son mode d’obtention ;
- 5U La recherche et l’exploitation directe ou indirecte de toutes concessions d’éclairage public ou privé, ainsi que de tous marchés ou traités, location de force motrice, etc., alors même que ces opérations s’appliqueraient à tous procédés autres que le
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- Supplér
- 17 dècembr
- cxm
- gaz acétylène, auquel cas la présente Société pourra se livrer directement ou indirectement à toute fabrication y relative :
- 6° La création pour son propre compte de bureaux, laboratoires et ateliers d'études théoriques et pratiques en vue de l'amélioration constante des procédés quelle possédera, de la création de nouveaux appareils au besoin, et de toutes études et recherches pouvant intéresser l’objet social:
- 7° La formation de succursales ou de Sociétés, tant en France qu'à l’étranger, en \uede l’exploitation de tout ou partie de son avoir, ou meme, au besoin, la cession ou la vente de tout ou partie de cet avoir, à des Sociétés étrangères qu’elle autoriserait à l’exploiter pour leur propre compte; enfin, toute operation financière, industrielle, mobilière, ou immobilière, pouvant à un titre quelconque intéresser l'objet social. La durée de la Société est fixée à 50 années, à compter du jour de sa constitution, sauf dissolution anticipée ou prorogation. Le capital social est fixé à t 200000 fr, représenté par 2 400 actions de 500 fr chacune. En représentation et pour prix des apports et cessions faits par MM. P. Lacroix, E. Capclle et A. Lacroix, il leur est attribué : 1" Deux cents actions de 500 fr chacune, entièrement libérées, à prendre dans les J 2400 formant le capital social; 2U une somme de I
- 200 000 fr en espèces à prendre sur le capital à souscrire; y une part dans les bénéfices. Le montant des 2 200 actions à souscrire est payable à Paris, savoir : un quart, lors de la souscription; un second quart, un mois après la constitution de la Société; et le surplus, en vertu de délibérations du Conseil d’Àdministration, qui fixeront l’importance de la somme appelée, ainsi que les époques auxquelles les versements devront être effectués.
- L’année sociale commence le ier janvier et finit le 31 décembre. Le premier exercice comprendra le temps écoulé entre la constitution de la Société et le 31 décembre 1899. Les produits nets, déduction faite de toutes les charges, constituent les bénéfices. Sur ces bénéfices nets annuels il est prélevé ; i° T/20 affecté au fonds de réserve légale; 2n la somme nécessaire, pour fournir aux actions, à titre de premier dividende pour tenir lieu d’intcrct.
- 6 p. 100 des sommes dont clics sont libérées.
- Après ces prélèvements, le surplus des bénéfices est reparti comme suit : 10 p. 100 au Conseil d'Ad-ministfalion ; ôo p. 100 aux actions par parts égales ; 30 p. 100 à MM. P. Lacroix, E. Capelle, A, La-
- Sont nommés administrateurs pour une période de six années : MM. de Bellomayre, Hëly d'Oissel, Lacroix, Noblemaire et Parliot.
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- L’Eclairage électrique. — L’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Société l’Eclairage électrique a eu lieu le 29 novembre.
- Après avoir entendu la lecture des rapports du conseil et des commissaires, elle a approuvé dans toutes leurs parties les comptes de l’cxcrcice 1897-1898 et fixé le dividende y afférent à 20 fr brut par
- Elle a, en outre, réélu les deux administrateurs à tin de mandat et renouvelé pour l'exercice en cours les pouvoirs des commissaires des comptes.
- Maison Bréguet. — Les actionnaires sont convo*. qués en Assemblée générale extraordinaire, le lundi 19 décembre 1898, à dix heures du matin, en l'hôtel des Ingénieurs civils, 19, rue Blanche.
- Ordre du jour : addition à l'article i0’1 des statuts d’une disposition permettant à la Société la création d’autres sociétés et, éventuellement, approbation de résolutions, autorisant la création d’une société spéciale.
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- Les informations marquées (O. N. G. H.) sont des communications de l’Office national du Commerce extérieur.
- (S’adresser pour tous renseignements complémentaires au siège de l'Office, 3, rue Feydeau.)
- — Cape-Towii. — Les tramways, l’éclairage, les téléphones et télégraphes ont été fournis par des maisons anglaises, allemandes et américaines; mais il y a quelques semaines, à l’instigation d’une importante maison française, il a été fait des démarches auprès des autorités compétentes du Cap pour appeler leur attention sur l’importance et la qualité des produits électriques provenant de l’industrie française. O. N. C. E.
- — Cliiue. — || y a un grand nombre de villes de plus d'un million d’habitants qui sont en même temps des centres industriels, où l'électricité pourrait être utilisée pour l’éclairage et la force motrice, mais il ne faut pas s'attendre à des adjudications publiques, attendu que cette méthode n’a jamais été appliquée en Chine.
- Il est nécessaire d’avoir sur les lieux un agent muni de pouvoirs très étendus, qui présente les projets aux autorités locales et qui, après avoir traité avec clics, obtienne la ratification du traité par le Tsung-li-Yamen, au moyen de l’intervention de noire ministre à Pékin.
- Un représentant de ce genre pour la Chine méridionale serait bien placéà Hong-Kong d’où il pourrait facilement rayonner sur la région environnante.
- O. N. C. E-
- — Constat»/,a Koinnunieï. — Il a etc décidé que le port de cette ville serait éclairé au moyen de l'électricité. L'administration demande des soumissions pour l’adjudication des travaux.
- — Nasamagucll Espagne). — La municipalité de cette petite ville de. la province de Valencedcmande des soumissions pour la concession de l’éclairage électrique de la ville pendant quatre ans.
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- Société française de physique. — L’ordre du jour de la séance de vendredi dernier indiquait deux communications: l'une de M. Dussaud sur les reliefs mobiles et les aveugles et sur le microphonographe et les sourds : l'autre de M. Ducretet sur un appareil portatif pour recevoir les signaux herl-\iens lancés dans l'espace.
- Dans la première, l’auteur a décrit les appareils que nous avons signalés dans les numéros de ce journal du 24 septembre (t. XVI, p. 560) et du 17 décembre (t. XVII, p. 504). Dans la seconde, M. Du-cretet fait connaître les résultats des expériences faites entre la tour Eiffel et le Panthéon dont nos lecteurs trouveront un résumé dans le numéro du 26 novembre (t. XVII, p. 381).
- Nous nous bornerons donc à dire que les expériences faites par M. Dussaud avec son micropho-nngraphe et parM. Ducretet avec son appareil portatif ont parfaitement réussi.
- L’industrie du carbure de calcium. — Dans un de ses derniers numéros Engineering public un intéressant article indiquant d’une façon à la fois très succincte et très complète l’état actuel de l'industrie du carbure de calcium, ainsi que les travaux récents auxquels ce corps et son dérivé, l’acétylène, ont donné lieu ; nous ne pouvons mieux faire que de reproduire le passage suivant :
- production totale du carbure de calcium dépasse maintenant de beaucoup la consommation, bien que, à cause des règlements sévères qui entravent son transport par chemin de fer, la demande soit encore supérieure à l'offre dans certaines régions éloignées des centres de production. Aussi de grandes quantités de carbure s'accumulent dans les usines et il n’est pas douteux que lorsque les nombreuses usines que l’on construit actuellement seront en exploitation il n’y ait une baisse considérable des prix de vente. Déjà le prix de la tonne, qui était d’environ 475 fr à la lin de l’année der-
- nière, est tombé, en France, à 350 fr. Comme le prix de revient est de 200 à 300 fr suivant le prix de l’énergie électrique et la puissance de l’installation, on voit que le bénéfice a considérablement dimi-
- On évalue à 32 le nombre des usines à carbure, reparties comme l’indique le tableau suivant :
- Etats-Unis, 4 : Niagara (2), Appleton, Sault-Sainte-Maric.
- Canada, 1 : Sainte-Catherine.
- Grande-Bretagne, 3 : Foyers, Birmingham, In-
- Francc. 10 : la Bathie (2). Bellegardc, Saint-Beron, N.-D.-dc-Briançon, Froges, Sechilienne, Chapareil-lon, Lanccy, Campagna.
- Allemagne, 4: Francfort, Bitterfcld, Rheinfelden, Augsburg.
- Suisse, 5 : Neuhausen, Valorbcs, Vernier, Vcr-
- Italie, 3 : San Martino, Papigno, Ivrea.
- Espagne, 1 : surl'Ebre.
- Suède, 1 : Trolhatten.
- Belgique, 1 ; Bruxelles.
- Ces diverses usines ont une puissance de pro-tion très inégale ; les plus importantes sont celles de Niagara. D’après Cowlcs (The minerai industry Annual. 18g-) ces dernières ont produit 1 25oton~ nés de carbure en 1897 ; la même année l’usine de Sault-Sainte-Maric en a produit 267 tonnes, celle d’Appleton 200 et celle de Sainte-Catherine 565, donnant ainsi un total de 2 252 tonnes pour la production américaine, tandis que la production anglaise, à Foyers, n’était que 357 tonnes.
- La puissance actuelle des usines de Niagara est évaluée à 10.000 tonnes par an ; mais il est certain que ces usines ne fonctionnent pas d’une manière continue.
- En Angleterre deux usines ont été récemment mises en exploitation, l’une, de 400 chevaux, à Cradley 1-leath, près de Birmingham Journ.of Acétylène, juin 1898); l’autre, de 200 chevaux, à Inglcton
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- (.Electrician, 9 septembre 1898) : dans les deux l'énergie motrice est fournie par des moteurs à vapeur. L’usine plus ancienne de Foyers pourrait, d’après Cowles {The Minera! Jndustry iSyj), produire 16 tonnes de carbure par semaine, mais la vente n’atteint pas ce chiffre. D'ailleurs, pour des raisons encore inconnues. l’Acetviene Illuminating company, propriétaire de cette usine, a l’intention de l’installer ailleurs.
- I.a nouvelle usine de la Wilson Aluminium Company construite à Lynchburg (Virginie) pour remplacer l’usine de Spray, détruite par un incendie, contient des fours capables d'absorber une puissance de
- 2 700 chevaux fournie par une chute d’eau voisine, et de produire 10 tonnes de carbure par jour (Engineering News, 14 avril 1898).
- L’usine de la Ncuhausen Aluminium Company, à Bitterfeld, est maintenant en exploitation; 5 000 chevaux sont utilisés pour la fabrication de l’aluminium et du carbure de calcium ; le prix de revient du cheval électrique est évalué à 50 fr (Industries and îron, 30 septembre 1898).
- Les usines espagnoles, sur l'Ebre, permettront de fabriquer annuellement 30 000 tonnes de carbure quand elles seront terminées (L'Industrie éhc’ro-chimique, l. Ier, p. 64) ; mais il est à craindre que cette énorme quantité de carbure ne trouve pas de clé-
- L’usine de San Martino, en Italie, doit fonctionner à partir de février prochain ; 1 000 chevaux seront utilisés [L’Aluminium, juin 1898).
- A l’usine de Chcddc, dans la Haute-Savoie, la puissance employée à la fabrication du carbure est, paraît-il, de 3 2uo chevaux {L'Industrie èlcctrochi-miqite, t. I"r, p. 63). A la Praz, une puissance de
- 3 000 chevaux est utilisée à la fabrication de l’aluminium et du carbure de calcium ; c’est dans cette usine que l’on trouve les dynamos unipolaires les plus puissantes : 15 000 ampères sous 40 volts [Pro-gressive Age, 15 mars 1898).
- Les usines de Saull-Sainte-Marie et de Niagara doivent être considérablement agrandies ; la puissance de la première doit être portée à 20 000 ch.
- I (F.let'trical World, 6 août 1898. L'Eclairage Electrique, t. XVII, p. 246); la puissance des usines de Niagara doit être augmentée de 5 000 ch. (Elec-trical Enginecr, New-York, 13 octobre 1898).
- D’autres usines sont actuellement en construc-
- Etats-Unis, 2 : Holcombe Rock, Va., 2 400 ch., hydraulique ; Hinton, V., 1 200 ch., hydraulique.
- Canada, t : Tbree Rivers, près Québec.
- Angleterre, 1 : Birmingham, à vapeur.
- France, 4 : Saint-Etienne, Epierrc, Chutc-du-Gif-fre, Serres.
- Allemagne, 1 : Mcran, 2 500 ch., hydraulique.
- Suisse, 3: Gampel, 2 500 ch., hydraulique : Via Mala, 6 uoo ch., hydraulique; Klosters.
- Espagne, 1 : Briga, 2 500 ch.
- Bosnie. 1 : lajee, 5 000 ch.
- Norwège, 1 : Sarpsberg, 5 000 ch., hydraulique.
- Quand ces différentes installations, pour lesquelles la maison Schuckcrt, de Nuremberg, a fourni 20 500 chevaux de matériel, seront en exploitation, la production annuelle de carbure se trouvera augmentée d’au moins 22 ouo tonnes.
- Encore faut-il ajouter à ces quinze nouvelles usines trois autres construites en Autriche par la société de l'Aluminium, de Neuhausen ; la maison Sc.buckert, de Nuremberg, et la Compagnie du gaz acétylène, de Vienne.
- [D’après Industries and lion, du 9 décembre, il conviendrait d’ajouter quatre autres usines anglaises qui sont en projet. L’une, appartenant à MAL .Read, Holliday and Sons, serait construite à Iluddersfield ; une seconde, à Shefticld, par MM. Tinker, Holliday and C* ; les deux autres, à Smallbealh et à Woodside, par la Birmingham Carbide Company (Trad.)*]
- Il n’est donc pas douteux que dans un avenir très prochain ia production de carbure dépassera énormément les besoins de la consommation et que beaucoup de capitaux se trouveront inutilement engloutis avant qu’il y ait une proportion raisonnable entre la demande et l'offre. Déjà le Western Electrician, du 26 mars, annonçait que la Lleclro Cas
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- Company, de New-York, avait été exclue de ia Acety-iene Light Heat and Power Company, de Niagara, sans doute pour n'avoir pas tenu ses engagements financiers ; et nous ne serions pas surpris d’avoir à enregistrer de semblables faits.
- I.a question des brevets est maintenant entrée dans la phase de la jurisprudence. Plusieurs usines ont fabriqué du carbure de calcium malgré le monopole que prétend avoir la Acetylcnc Illuminating Company en vertu des brevets Wilson, et cette compagnie vient de commencer les poursuites devant les tribunaux, en attaquant la compagnie propriétaire de l'usine de Birmingham. En Allemagne les brevets Bullier ont été déclarés sans valeur par le Patent Amt et il est probable que d’autres brevets fondamentaux subiront le même sort.
- Dans ces conditions il serait prudent d'attendre avant d'engager de nouveaux capitaux dans l'industrie du carbure de calcium, car non seulement l’offre sera supérieure à la demande pendant plusieurs années; mais encore on risque, en se trop pressant, de payer des redevances pour des brevets que le temps prouvera être sans valeur.
- Quant aux fours de fabrication, leur liste s'accroît de jour en jour. Le principal but des inventeurs est ia réalisation d’un four continu. A Puteaux, un four de ce genre, breveté par M. Patin, est actuellement en essai (L'Industrie électrochimique, t. II, p. 5). A Sault-Sainle-Marie, on essaie un four continu tournant, inventé par Horrcy ; ce four, qui est applicable à la fusion des minerais aussi bien qu’à la fabrication du carbure de calcium, parait devoir être employé par la Unnio Carbide Company (Electrical World, 25 juin et 2 juillet 1898). A Bellegarde, on emploie des fours Bertolus [Din-gler's Polytechnic Journal. t. CCOIX. p. 173).
- Suivant Nikoîaï, aucun des fours actuellement en usage n’est satisfaisant 5 on n’obtient, en effet, que 3 kg environ de carbure par cheval-jour tandis que suivant les données thermochimiques cc travail devrait donner 7 kg. Pictet a cherché à augmenter le rendement par un chauffage préliminaire des matières premières du charbon ou des gaz combustibles ; après plusieurs essais infructueux dans cette voie il a, paraît-il, réussi à obtenir l'augmentation de rendement cherchée.
- Modifications des règlements relatifs aux brevets allemands. — Ces modifications, dont la mise en vigueur datera du ier janvier 1899, sont les suivantes :
- Brevets. — Les planches de dessins auront une dimension uniforme de 33 sur 21 cm. Une plus grande dimension de 42 sur 33 cm, pourra toutefois être employée, mais seulement pour des cas exceptionnels où cette dimension sera absolument nécessaire pour la clarté des figures.
- Les pages écrites auront une hauteur de 33 cm ; leur largeur n’est pas limitée. A droite et à gauche de ces pages sera réservé un espace blanc de 3 cm.
- Les dessins devront être disposés de façon à avoir leur largeur pour base. Le nombre de ces derniers n’est pas limité.
- Les lettres de référence ne devront être employées que là où elles seront absolument nécessaires. Il ne sera fait usage presque exclusivement pour ces dernières que des petites lettres a b c, etc , jusqu’à concurrence de 25 ; passé ce nombre, on devra se servir des chiffres r, 2, 3, etc. Les sections seront désignées par des capitales et les angles, s'il y a lieu de les désigner, par des petites lettres grecques. Les indications formées d’une lettre et d’un chiffre comme
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- m 8. d 3 devront être autant que possible évitées excepté quand il s'agira de présenter une même figure sur différentes positions.
- Certifirats d'addition. — Ceux-ci seront accompagnés des dessins necessaires qui pourront ou non faire l’objet d'une planche spéciale. Dans ce dernier cas, les planches auront les dimensions de.53X21 cm, mais sans l’exception accordée pour les brevets.
- Marques de fabrique. — Le nouveau règlement exige douze copies de la marque à protéger, lesquelles peuvent être de dimensions variables sans toutefois excéder 25 x 33 cm. Les dimensions du cliché restent les mêmes que précédemment, c'est-à-dire qu’aucun de ses côtés ne doit dépasser 6,5 cm et que son épaisseur ne doit pas être moindre de 2,4 cm. U.
- Stations de charge pour automobiles électriques. — Nous signalions récemment (Suppléments du 9 juillet et du 24 septembre, t. XVI, p. xi et en) les appels faits par le Syndicat des industries électriques, et par la Société internationale des électriciens aux propriétaires d’usines génératrices d'électricité. en vue de créer des stations de charge d’accumulateurs pour éleclromobilcs, permettant à ces véhicules de nôtre plus obligés comme aujourd’hui à restreindre leurs parcours faute de pouvoir recharger leurs accumulateurs.
- Une compagnie belge vient de sc former, sous le nom de « Poste électrique internationale », précisément dans le but de créer des stations de charge de ce genre sur les principales routes carrossables ; ses statuts ont été déposés chez M. Poelaert, . notaire à Bruxelles ; son capital est de huit mil-
- Lcs stations qu’elle se propose de construire seront distantes de 15 à 20 km ; toutes seront du même modèle. Les premiers réseaux ainsi équipés j comprendront les grandes routes de la Belgique et. I de la France ; la première ligne, qui doit être rapi- I dement établie, suivra la route de Bruxelles à • Paris par la vallée de la Meuse. *
- Ces installations ne pourront évidemment que contribuer au développement de l’automobilisme électrique. Mais en attendant que ce développement permette à la société nouvelle de réaliser des bénéfices suffisants, cette société compte, pour rémunérer son capital, sur les automobiles à essence et les cycles. t)utre l’installation électrique nécessaire aux électromobiles, les stations comprendront en effet un bar-restaurant, un service medical, un atelier de réparations, un dépôt d’essence minérale et de pièces de montage.
- Courses d’automobilos.— Deux courses de vitesse viennent d'avoir lieu en moins de quinze jours et dans les deux une automobile électriquea remporté la victoire t pour un certain milieu cela ne peut que 1
- contribuer au développement de l’électromobilisme et, quelle que soit leur opinion intime au sujet des courses, les électriciens ne peuvent qu’être reconnaissants aux deux vainqueurs, M Jenatzy et M. le comte de Chasseloup-Laubat, d’avoir montré que l'électricité est capable de tout,... même de faire tourner des roues très rapidement, ce que bien des gens ignoraient, semblc-t-il, puisqu’une démons-
- La première de ces courses s’est faite, il y a une quinzaine de jours, sur la côte de Chanteloup, près . de Poissv. Cette côte a 1 800 m de longueur, une pente moyenne de 53 millièmes et, en un endroit, une pente de 106 millièmes. Elle a été remontée en 3 m 52 s par une voiture électrique de la Compagnie générale des transports automobiles, conduite par M. Jenatzy. Une autre voiture électrique, celle de M. le comte de Chasseloup-Laubat, devait également concourir et sans aucun doute elle eût, comme celle de M. Jenatzv, laissé derrière elle les 47 voitures à pétrole concurrentes, sans urt accident qui l’empêcha de prendre part à la course.
- Dimanche dernier, c'est le record du kilomètre que se disputaient, entre Achères et Conflans, sur la route du champ d’épandage, la voiture du comte de Chasseloup-Laubat, 12 voitures et 7 tricycles à pétrole. Le premier kilomètre a été couvert en 1 m 12 s 3/5 et le second en 57 s (soit une vitesse 04 krn-h; par la voiture électrique. Pour la voiture à pétrole classée en tête des voitures de«cc genre ces temps ont été respectivement de 1 m 26 s 3/5 et 1 m 3 s; pour le plus rapide des tricycles, ils ont été
- La taxe sur les usines d électricité en Italie. — La taxe à laquelle sont soumises les usines électriques italiennes est basée sur le revenu. Or l’article 7 est ainsi conçu :
- « Dans l'estimation du revenu des usines doivent être considérées comme parties intégrantes de ces usines : les générateurs de force motrice, les mécanismes et appareils qui servent à transmettre la force motrice qu’ils soient relies à l’usine ou installés dedans. Ne doivent pas être considérées comme telles les transmissions et les machines de tra-
- 1 .'interprétation de cet article a soulevé une polémique d’ordre général, et l’agitation est loin d'être calmée ; les propriétaires d’usines ont été jusqu’à vouloir fermer leurs maisons.
- Pour établir la taxe, quand les usines ne sont pas louées et quand il n’y a par suiLe pas de données certaines sur le revenu, le gouvernement fait estimer la valeur matérielle de l’édifice et le suppose capable de donner un revenu de 5 p. 100. C’est sur cette base qu’est établie la taxe.
- Cette taxe a été appliquée à des usines à gaz en considérant comme immeubles non seulement l’édi-
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- lice mais les cornues, les cloches et les conduites intérieures et extérieures. A.
- électrolechnique italienne, l'ingénieur L. Garrone faisait ressortir le préjudice causé à l'industrie électrique si on appliquait ce meme principe aux usines delectricité. Certaines auraient des capitaux énormes frappés par la taxe, quand ces capitaux sont infructueux et même sc perdent peu à peu, et cela quelle que soit la production.
- D’ailleurs les termes mêmes de l’article prêtent à l’équivoque. 11 n’est pas douteux que les générateurs de force doivent être considérés comme faisant partie de l'usine. Mais les dynamos ne sont pas des générateurs de force, ce sont seulement des transformateurs; seront-elles soumises à la taxe? En outre l'article précité ne parle que des mécanismes et appareils qui servent à transmettre la force motrice; dans le cas d’usine d’éclairage, les dynamos ne servent pas à transmettre la force motrice; la taxe les atteindra-t-elle?
- Ces quelques remarques suffisçnt à montrer combien l'application de la taxe présentera de difficultés. G.
- Traction électrique.— Diuard Sainl-Enngat illlc-et Vilaine). — Le projet d'établissement d’une ligne de tramway cle Dinard à Saint-Briac, pris en considération par le conseil général dans sa séance du 26 août dernier, vient d’ètre déposé dans les bureaux de l’ingénieur en chef du département; c’est la Société générale des transports publics automobiles qui a pris l’affaire en main. Le tramway sera à traction électrique.
- — Grenoble. — Dans une récente délibération, le conseil général a transmis à la ville le dossier de la demande en concession d’une ligne de tramways à traction électrique de Grenoble à Villard-dc-l.ans. La ville a été priée de se mettre d’accord avec le demandeur en ce qui concerne le point terminus et le tracé dans l’intérieur de la commune. La commission a fixé les bases sur lesquelles l’administration municipale pourra provoquer l’accord à inter-
- — Madrid. — On a commencé les travaux pour la substitution de la trgetion électrique, par câble aé-
- rien, à l’ancien système sur la voie du tramw'ay Estaciones et Mercados. À.
- Orau.— Le Président de la République française, vu le décret du 5 juin 1898, qui a déclaré d’utilité publique et concédé à la ville d’Oran l’établissement, dans cette ville, d’un réseau de tramways électriques, et approuvé la convention passée, le 2 mai 1898, entre le maire d’Oran et M. E. Lave, pour la rétrocession de l'entreprise ; ensemble ladite convention et le cahier des charges y annexé;
- Vu, notamment, l’article 16 du traité de rétroces-
- « Dans un délai de six mois à dater de la promulgation du décret de concession, M. Faye devra constituer une société anonyme qui lui sera substituée comme rétrocessionnaire du réseau défini par
- « Cette substitution devra être approuvée par décret délibéré en conseil d'État, conformément à l’article 10 de la loi du 11 juin r88y. »
- Vu lîs demandes adressées, le 8 août 1898, à M. le maife d’Oran, par AL Paye, d’une part, et parle représentant autorisé de la Compagnie des tramways cicctriqucs d’Oran, d’autre part, à l’effet de faire approuver la substitution de la société anonyme
- trocessionnaire du réseau de tramways électriques ci'Oran, approuve la substitution à M. E. Faye de la Compagnie des tramways électriques d’Oran, comme rétrocessionnaire du réseau de tramways dont l’établissement, dans cette ville, a été déclaré d’utiiitc publique par le décret du 5 juin 1898.
- — Poitiers. — Dans une récente séance du conseil municipal, le maire annonçait que la ville et la Compagnie sont enfin tombées d’accord sur les bases
- i° La ville renonce au tronçon de ligne qui devait desservir l’entrée principale de Blossac ; 2” la compagnie ne bénéficiera d'aucune exonération des droits d'octroi ou des taxes d’eau ; 311 la compa-gtfic versera 50000 fr qui lui seront rendus à la fin de la concession de cinquante ans, si l'administration supérieure n'a point exigé les rescendements dont il a été question ; 40 la ville versera à la compagnie, durant toute lq durée de la concession, une subvention annuelle de 1 000 fr.
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- CXXVII
- La nouvelle convention faite sur ces bases a été adoptée par le conseil.
- — vienne (Antriche). — La commission nommée par le conseil municipal de Vienne a dépose son rapport sur la proposition de concession de privilèges aux tramways de Vienne à Siemens et llalskc, et les conclusions de la commission seront sans aucun doute adoptées par le conseil. Le rapport envisage l’organisation d’une compagnie par Siemens et Halske qui prendrait les lignes' actuellement en existence et les transformerait en lignes électriques. Le système qui serait adopté sur presque tout le parcours serait le système à fil aérien ; mais dans quelques unes des rues les plus importantes on installerait des conduits souterrains. La ville aura ie droit de choisir le type de voiture automotrice qui sera mis en service et pourra, dans une certaine mesure, surveiller la construction des lignes nouvelles ; elle pourra, en outre, à l’expiration du privilège, racheter la ligne pour un prix à déterminer suivant sa valeur au mordent. Le prix des places variera de o.iofrà 0,50 fr suivant la zone. Les versements à faire à la ville sont spécifiés avec détails et comprennent une somme brute jusqu’en 1903, et plus tard un pourcentage sur les recettes brutes.
- Eclairage électrique. — Badolatosa jséiiilej. — L’adjudication pour le service de l’éclairage public au moyen de l’électricité pendant une période de vingt ans, a eu lieu le 13 novembre dernier : c’est M. D. Juan de Lara Leiva qui a été déclaré concessionnaire. A.
- — Biicharcst (Roumanie). — Il est question de la constitution, à Bueharest, d’uné société d'électri-citc dans laquelle entrerait la maison Ilclios, de
- Les membres du conseil d’administration de cette société, ainsi que le directeur, seraient rou-
- La maison Hélios, de Cologne, qui a déjà l’entreprise de l’éclairage électrique du paldts de l'Ephorie, a pris l’entreprise de l'éclairage à la lumière électrique de tout le pâté de maisons comprenant l’Kphorie, le grand hôtel du boulevard, la préfecture de police eï la maison Socec, entre le boulevard |
- Elizabeta, la calea Victoriei, la rue Linscani prolongée et la rue du Belvédère.
- — Moulin«i-Kn»llbert. — Le conseil municipal de Mouiins-Engilbert vient d’être saisi d’une proposition d'installation de la lumière électrique pour l’éclairage public et privé.
- Nous croyons savoir que les pourparlers engagés sont sur ie point d'aboutir, à la satisfaction des parties.
- I.’usinc électrique serait installée au bas du champ de foire, sur le bord de la rivière le Gui-
- Comme l'eau fait défaut ou arrive en quantité insuffisante pour actionner une turbine, surtout pendant la bonne saison, la force motrice serait fournie par une machine à vapeur.
- On évalue à environ 6n 000 fr les frais de construction, d’installation publique, terrain non compris.
- — ftioutrun. — La petite ville de Nontron va bientôt commencer les travaux en vue de l'installation de l'éclairage électrique.
- — Reii* iKspajïue). — Nous lisons dans l'Electron de Madrid que la Socicdad Electro Reusense est en pourparlers pour acquérir la propriété de chutes de l’fibre qui produisent une puissance de 18000 chevaux, devant être utilisée pour la production de la force motrice et de l’éclairage électrique. A.
- — Terne! (Espagne). — Les travaux pour l’installation de l’usine d’électricité marchent rapidement et seront bientôt terminés.
- Les prix adoptés pour l’éclairage sont des plus réduits. Pour une lampe pouvant fonctionner depuis le coucher du soleil jusqu'à l’aube, les p^-ix par mois ne seVont en effet que de 1,25, 2, 3,25 et 4 pesetas, suivant que l'intensité de la lampe sera de 5, 10, 15 ou 20 bougies (1 peseta vaut environ 90 centimes).
- A.
- Société normande d’électricité. — La transformation de la Société normande d’électricité par suite de sa fusion avec la Compagnie générale d’électricité a été avantageuse au personnel de cet établissement. Nous apprenons, en effet, que les employés et ouvriers ont été réunis, récemment, pour apprendre de la bouche de M. Azaria, adminis-
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- traîeur délégué de la Compagnie, qu’une somme de 50 000 fr leur était attribuée.
- Sur cette somme, une douzaine de mille francs devaient revenir au directeur, aux employés supérieurs, qui ont eu la louable inspiration d'en faire volontairement l’abandon, pour la création d’une caisse de secours au prolit du personnel.
- M. Azaria a chaleureusement engagé les employés et ouvriers à convertir la part qui revient à chacun en livrets de la Caisse nationale de retraites pour la vieillesse. U a ajouté que la Compagnie générale d’électricité étudie en ce moment un projet de retraites, sur les bases suivantes : d’une part, par une retenue volontaire sur les salaires des ouvriers et employés ; et, d’autre part, par un versement qu^ ferait la Compagnie suivant l’état de ses bénéfices et l’ancienneté del’ouvrier.
- On ne peut que féliciter ceux qui ont eu celte intention de faire participer le personnel aux bénéfices de la Société, et souhaiter que les premiers résultats de cette participation s'accentuent par la suite.
- Adjudications, avis, offres et demandes.
- Les informations marquées (O: N. C. E.) sont des communications de l’Office national du Commerce extérieur.
- {S’adresser pour tous renseignements complémentaires au siège de l’Office, 5, rue Feydeau.)
- — Busua-Sera.ï (Bosnie Herzégovine). — On dit que le gouvernement a l'intention de créer un che-
- min de fer électrique de Jajce à Banjaluka (73 kilomètres;. L’usine sera située à quelques kilomètres de Pajce, en contrebas du lac qui fournit les chutes de la P.iva.
- Jusqu’à présent toutes les fournitures d’électricité da’ns ce pays ont été faites par des maisons allemandes ou autrichiennes, et nous pensons que les maisons françaises ont très peu de chances de réussir. O. N. C. E.
- •• - Helbonrae (Australie). — D'après les statistiques de la province de Victoria, la valeur des importations directes de France en 1897 a été, à Melbourne, de 1 730 livrespour lemateriel d’éclairage électrique et de 465 livres pour le matériel télégraphique. Ces articles sont admis en franchise dans la colonie.
- 1 .es gouvernants et les municipalités donnant rarement les délais nécessaires pour un échange de lettres entre l’Australie et l’Europe, il serait de toute nécessité pour les maisons françaises désireuses de participer aux adjudications de ce pays d’avoir un représentant sur place. O. N. C. E.
- — Paru, — Une grande usine électrique de premier ordre cherche un représentant actif et connu pour la vente de scs produits en France et pour les colonies françaises.
- Prière d’adresser les offres et références par écrit à M. Paul Uckcrmann, 5, citéTrévisc, à Paris.
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- sions pour l’éclairage électrique de cette ville (pro- ! tramway électrique entre Reuss et Tarragona vient vince de Valladolid) pendant 12 ans. d’être décidée; des soumissions peuvent être adres-
- — Tarragona (Hspague). — La construction d’un I sées.
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- tons enfin que le côté historique est développé d'une
- Législation et jurisprudence administratives concernant l’électricité dans ses différents usages ; par M. Edmond Hirsch. — Marchai et Billard, éditeurs, Paris.
- Nous avons donné dans ce journal, à différentes reprises, la discussion de procès concernant les compagnies d’électricité, et, récemment, nous citions un article du professeur Meili relatif à la jurisprudence en matière d’électricité. Nos lecteurs ont pu voir par là, combien ces questions sont encore controversées. L’insuffisance des règlements et le petit nombre des jugements qui pourraient y remédier, rendent souvent un peu incertaine la solution d'un procès. Aussi le nouveau livre de AL Hirsch rendra-t-il un réel service à tous ceux qui s'intéressent à cette nouvelle branche de la jurisprudence, en résumant les principes de la législation électrique et en examinant l’esprit dans lequel elle a été établie, esprit qui sert à former l’opinion dans les cas de contestation, en éclairant les parties obscures du texte. De nombreux exemples et surtout les renvois aux sources complètent un exposé très clair; ajou-
- façon fort intéressante.
- Le livre de M. Hirsch est divisé en deux parties; la première et la plus importante est relative aux lignes de correspondance électrique seules ; la seconde s'occupe des lignes de transmission d’énergie et de leur influence sur les lignes de correspondance.
- Examinons d’abord la jurisprudence relative aux lignes télégraphiques et téléphoniques. Dans le chapitre 1. se trouvent quelques considérations sur les monopoles et leur utilité pour les services d'intérêt général. Vient ensuite l’historique des télégraphes en France, réserves d’abordà l’Etal : ils sont ouverts aux correspondances commerciales, puis au service privé le 29 novembre 1850; l’exploitation, est faite en régie directe. Le service téléphonique, dans la période d’essai, est concédé à des permissionnaires, les premières autorisations datent du 26 juin 1879. Après la période d’essai, le réseau est racheté par l’État qui l’exploite à partir du iur septembre 1889.
- Le chapitre 11 traite de la création des lignes.
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- Les bureaux télégraphiques des communes sont établis avec l'aide partielle des fonds de concours fournis par ces communes et definitivement acquis par l'Etat. I.cs bureaux téléphoniques sont créés sur les avances faites par les intéressés, avances qui leur sont remboursées sans intérêt au fur et à mesure des recettes correspondantes.
- La construction des lignes fait l’objet du chapitre m. Les arretés préfectoraux permettant rétablissement des supports portaient atteinte;! l’inviolabilité du domicile, aussi lespropriélaires formaient-ils opposition, soutenus d’ailleurs par les tribunaux. C’est afin d’éviter ces difficultés que fut faite la loi du 28 juillet 1885. Les lignes d'intérêt général sont distinguées de celles qui relient directement les abonnés au réseau et empruntent le passage dans les égouts ; ces derniers sont soumis à une redevance payable aux conseils municipaux. Les droits de l'État sur les propriétés privées sont ensuite examinés, et l’auteur discute et explique la loi relativement à cette question ; appui sur les propriétés bâties avec accès extérieur, occupation temporaire, passage, etc. Les difficultés contentieuses portant sur la légalité des travaux ou sur l’évaluation des dommages relèvent du Conseil de préfecture. Le chapitre SC termine par quelques critiques à la loi de 1885 ; elle n’a pas validé les operations effectuées antérieurement et n’a pas prévu l’obliga-
- tion probable, dans un avenir peu éloigné, d’établir des fils aériens pour éviter l'encombrement des égouts. L’accès extérieur des toits dans une ville comme Paris n’étant pas possible, il y aurait alors à autoriser l'accès par les escaliers.
- Dans le chapitre iv, l’auteur s'occupe des dispositions pénales prises pour protéger les lignes et, dans le chapitre v. il traite l’exploitation.
- Le système de tarification n'est pas le même pour la télégraphie et la téléphonie: cette différence tient à ce que la transmission porte sur un texte déterminé dans le premier cas, tandis que dans le second on établit une communication directe entre les correspondants. En télégraphie, le nombre de mots peut donc servir pour l’établissement de la taxe, et en téléphonie le temps de la communication. La loi de 1850 avait fixé un tarif qui tenait compte de tous les éléments, frais fixes, distance et nombre de mots, ia simplification s'est faite peu à peu et il ne reste plus que le nombre de mots comme base; il n’y a plus de modification à prévoir sauf dans la suppression du minimum de perception. Dans le service téléphonique, la prépondérance appartient aux postes établis chez les particuliers, le système de l'abonnement s'impose, il est la règle générale pour les réseaux urbains, mais il est l'exception pour les communications interurbaines. Dans les réseaux à périmètre restreint, on peut réduire la taxe en séparant
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- les frais de l'exploitation de ceux de la construction ; les abonnés donnent dans ce cas un fonds de concours pour la construction. On ne peut alors tenir compte de la distance que d’une manière forfaitaire. La période d'établissement des téléphones est encore trop récente; mais l’élément distance disparaîtra dans la .suite, et cela d’autant plus facilement que les deux modes de transmission, le télégraphe et le téléphone se prêtent un mutuel appui; c’est ainsi que les abonnés des réseaux téléphoniques ont l’usage du télégraphe qui leur permet de correspondre de chez eux avec le télégraphe; les liaisons des communes par le téléphone au réseau télégraphique et les messages téléphonés augmentent encore la fusion des deux services.
- Le recouvrement des taxes étant préalable ne soulève pas de difficultés, sauf pour l’application du principe de non-rétroactivité des lois ou décrets dans k cas de relèvement du tarif. Le contentieux des tarifs ressortit des tribunaux judiciaires, les taxes de premier établissement de la juridiction adminis-
- l.’Etat est d’ailleurs entièrement responsable, il s’est réservé le droit de suspension ou de refus pour la transmission des messages dans certaines circonstances. Un particulier lésé par suite de defauts dans le service ne peut avoir satisfaction que s'il a été victime d’une faute lourde, assez grave pour entraîner la responsabilité personnelle de l’agent. Le remboursement simple a lieu dans le cas de taxes perçues par erreur, d’annulation de télégramme oudetransmission au delàde 12 heures. Les fautes des agents des téléphones seraient particulièrement difficiles à mettre en évidence.
- Le dernier chapitre relatif aux lignes de correspondances , donne quelques indications sur les régimes spéciaux, tubes pneumatiques, postes élcctro-sémaphoriques, câbles sous-marins, chemins de fer, lignes privées et fils spéciaux.
- I.a deuxième partie du volume s’occupe des conducteurs d’énergie : réglés suivant lesquelles peuvent être établis les conducteurs isolés, règles qui régis-
- sent les réseaux de distribution, permissions techniques et de voirie, régime actuel des concessions municipales, projet de régime.
- Le chapitre premier traite de l’installation des lignes de transmission et de leur réglementation. Leur contrôle est confié aux ingénieurs des Postes et des Télégraphes, choix justifié parla compétence de ces agents en matière d’électricité et par l’in-lluence par induction que les conducteurs de distribution peuvent avoir sur les lignes de correspon-
- Le premier décret date du 15 mai 1888, il a été abrogé par la loi du 25 juin 1895 qui, en reprenant la plupart des principes du premier decret, a fait disparaître certaines parties peu libérales, relatives aux règles techniques des installations. L’auteur aborde ensuite !a discussion de la loi de 1895 et les modifications qui ont été apportées successivement au projet de loi avantson adoption définitive. Citons parmi les articles de la loi, celui qui est relatif à la protection des lignes de correspondance : la zone de protection de ccs fils est de 10 m en projection horizontale de part et d’autre: cette zone peut donc pénétrer sur la propriété privée. Ce premier chapitre et le chapitre ni sur le projet de la loi relatif aux distributions d’énergie, sont d’autant plus intéressants qu’une suite vient de leur être donnée par les circulaire et instruction technique relatives à l'application de la lai de 18<jS sur l'etablissement des conducteurs d'énergie électrique, qui ont été récemment distribuées par M. Marucjouls, en date du 5 septembre 1898 et que nos lecteurs trouveront in-extensodanscejournal (t. XVU, p. 216, 29 septembre 1898).
- I.e chapitre 11 s’occupe des concessions municipales d’éclairage électrique- le titre seul suffit pour indiquer tout l’intérêt d’actualité des pages où sont examinées et discutées les principales questions de monopole, voirie, intérêt financier des communes; ce qui ajoute encore au profit que l’on peut en tirer, c’est que chacune des discussions est suivie de la liste des procès qui ont eu lieu sur la matière. Il v a
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- L’Éclair
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- NOUVELLES
- Les prix de l’Académie des Sciences. — Parmi les prix décernés par l’Académie dans la séance publique annuelle du 19 décembre, nous relevons les suivants recompensant des travaux relatifs à l'électricitc :
- Prix Gegner. — Ce prix annuel, d'une valeur de 4 ooo fr, est destiné « à soutenir un savant qui se sera signalé par des travaux sérieux et qui, dès lors, pourra continuer plus fructueusement ses recherches en faveur des progrès des sciences positives ». 11 a été décerné cette année à Mme Curie pour son intéressant travail sur'les propriétés magnétiques des différentes variétés industrielles du fer et de l’acier, dont une analyse très étendue a été donnée dans ce journal, et pour son étude, faite en collaboration avec M. Curie, de l'émission de rayons dits uraniques par un très grand nombre de corps et en particulier par la perchblende dont les propriétés seraient attribuables à un nouveau corps simple, le polonium, d’après une note des auteurs qui a été reproduite ici.
- Prix Uoullevigue. — Ce prix, d’une valeur de 5ooo'frr est décerne à M. Édouard Branly sur le rapport suivant des commissaires, MM. Berthciot, Faye, flermite. Milne-Kdwards, J. Bertrand:
- « Les savantes études de M. Branly et les conclusions-: souvent imprévues de scs expériences ingénieuses et précises ont, depuis longtemps déjà, attiré;, l’attention des physiciens. On lui doit la démonstration de l'identité, dans toute l'étendue du spectre, de la matière colorante du sang des vertébrés ;:;la détermination de la déperdition de l'électricité-par les radiations ultra-violettes ;.la différence. avant lui peu remarquée à ce point; de vue, entre l'électricité positive et l’électricité négative ; la découverte enfin de différences considérables et difficiles à expliquer entre les résistances produites au contact de deux disques métalliques suivant la nature des métaux choisis.
- » Les recherches de M. Branly sur la conductibilité des limailles métalliques ont été particulièrement remarquées. L’application directe que l’on en a faite à ia construction du récepteur de la télégraphie hertzienne assure à leur auteur, dans l'histoire de l'électricité, une place que rien ne saurait lui enlever. Cette très heureuse rencontre suffirait pour justifier une des plus hautes récompenses dont dispose l’Académie. Nous saisissons avec grand plaisir l’occasion de rappeler que, due à de savantes et méthodiques recherches, elle a été précédée par d'importants travaux pour lesquels l’auteur n’a demandé à l'Académie que la publicité accordée libéralement à tous. »
- Prix Kast.vlr-Boursaui t. — Ce prix !gooo fr; est destiné à récompenser « le meilleur travail sur les applications diverses de l’électricité dans les arts, l’industrie et le commerce ». Il a etc partage entre MM. A. Blondel et Paul Dubois, d'une part, et M. Janet, d'autre part, qui présentaient: les'premiers, les deux premiers volumes de leur ouvrage la Traction électrique sur les voies ferrées; le dernier, le Cours d’électricité industrielle qu'il professe à l’école supérieure d'électricité.
- Prix Jecker.— Ce prix '10 000 fr), destine à récompenser des travaux relatifs à la chimie, est partagé entre MM. G. Berirand, Bdisine el Daniel Ber-thelot. Les titres de M. 1). -berthciot sont ses travaux sur la conductibilité électrique de sels organiques.
- Prix Henry Wilde, attribue à M. Charles A. Schott, pour l'ensemble de ses travaux sur la distribution du magnétisme terrestre dans l'Amérique du Nord.
- Prix extraordinaire de 6ol>odr. — Une partie de ce prix est attribuée à AL G. Charrypoue l'ensemble de ses travaux sur la résistance mécanique des métaux et alüages, parmi lesquels nous relevons l’étude des alliages légers d’aluminium.
- Prix Delalande-Guérineau.— Décerné à M. Émile
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- Prix Francceur. — Ce prix (1000 fr), destiné à récornpenser l'auteur de decouvertes ou de travaux utiles au progrès des sciences mathématiques pures et appliquées, a été déeerné celte année à M. A. Yasciiy.
- Les automobiles électriques au salon du cycle.
- — Assez peu de voitures automobiles exposées cette année au salon du cycle; il semble que les constructeurs, satisfaits du succès remporté par l'automobilisme à l'exposition de juillet dernier, aient réservé leurs nouveautés pour une prochaine exposi-
- Comme automobiles, nous n'y avons vu que les voitures Mildé-Mondos; les voitures Bouquet, Gar-cin et Schivre; celles de la Société française d'électromobiles; une voiture exposée par M. Doré, et enfin la voiturette de M. Jenatzy qui est arrivée première à l'épreuve de la côte de Chanicloup.
- Nous avons cependant une nouveauté à signaler : c'cst un nouveau mode de transmission de mouvement imaginé par M. Doré et appliqué par la Société française d'clectromobiles à un coupé.
- Dans ce coupé l’avant-train est, comme dans les voitures du'système Krieger, à la fois moteur et directeur. Le moteur électrique, placé sur le châssis en avant du siège du conducteur, a son arbre vertical et disposé dans le prolongement de la cheville ouvrière. I.e mouvement est transmis aux roues par des pignons qoniques. Mais comme le moteur, suspendu avec le châssis, se déplace, dans les cahots, par rapport à l’essieu, la transmission ne peut être rigide. Pour permettre au moteur des déplacements verticaux, l'arbre du moteur est
- constitué par une douille creuse dans laquelle peut glisser l’arbre de transmission. Pour permettre les déplacements longitudinaux cet arbre est muni d'un joint universel. L'ensemble du coupé est très gracieux et ne diffère nullement de celui d'un coupé ordinaire ; il n’y a pas de chaîne de transmission et les accumulateurs sont fort bien dissimulés ; aussi ce coupé dont nous donnerons très prochainement une description détaillée paraît-il appelé à sc répandre comme voiture de luxe-
- Signalons encore parmi les appareils exposés concernant l'électricité : les accumulateurs Fulmen; une pile scche pour actionner les bobines destinées à l’inflammation des mélanges tonnants dans les moteurs à pétrole, exposée par la Société le Carbone; des transformateurs Wydts-Rochcfort, de petit modèle, destines également à l'allumage et exposés par la maison Bisson et Berges.
- Les accidents do chaudières .en 1897. •— Le Journal ofjiciel du 6 décembre publie la liste, relevée par les soins du Ministère des Travaux publics, des accidents survenus pendant l'année 1897 dans l’emploi des appareils à vapeur.
- Le nombre des, accidents s’est élevé à 45 ; 26 personnes ont été tuées et 26 blessées. Sur ces 45 accidents, 7 se sont produits dans des usines génératrices d’électricité, sur des chaudières à tubes d’eau; (» d'entre eux n'ont eu d'autres conséquences fâcheuses que d'exiger le remplacement de quelques tubes; un seul, survenu à l’usine d’Avignon, a occasionné des brûlures à deux ouvriers.
- La répartition .des accidents par espèce d'appareils est indiquée dans le tableau suivant; Ja pre-‘mière colonne indique le nombre d’accidents; la deuxième, celui des tués et la troisième, celui des blessés qui ont eu plus de 20 jours d'incapacité de travail ;
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES CABLES ÉLECTRIQUES
- Systèmo BERTHOUD, BOREL & CM
- Société anonyme au capital de 1300.000 francs.
- Siège social et Usine à Lyon : 11, Chemin du Pré-Gaudry,
- CABLES ÉLECTRIQUES SOUS PLOMB, POUR BASSES ET HAUTES TENSIONS
- Transports de force, Tramways, Lumière, Télégraphie, Mines, etc., etc.
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- Supplément ?i L'Éclairage Éle
- J 898
- CXXXV
- i° Chaudières chauffées en tant ou en partie à l’inte Horizontales non tubulaires :
- , , .... ( à flamme directe. . 4
- a tover extérieur , , ,
- ( atlamme renversée. 2
- Chaudièrehorizontalescmi-tubulairc:
- Chaudière verticale non tubulaire : à foyer extérieur (marmite de d = 0,40 m
- et h = 0,55 m).................... 1
- Chaudières verticales :
- ; bouilleurs croises . 1
- à foyer intérieur \ faisceau croisé de
- tubes bouilleurs . 1
- Chaudières à petits éléments, tubes d'eau...................................15
- 2° Chaudières non chauffées à l'extérieur. Horizontales tubulaires :
- à flamme directe...................... 5
- à retour de flamme.................... 3
- 30 Réchauffeur.................... 1
- Totaux........45
- L'examen de ces chiffres montre que si le contingent des chaudières à petits cléments est élevé, les accidents dus aux déchirures ou ruptures de tubes ont fort heureusement des conséquences peu graves.
- Si l’on examine les causes des accidents, on trouve les chiffres suivants :
- Conditions défectueuses d’établissement . • 19
- Conditions défectueuses d’entretien .... 19
- Mauvais état des appareils................18
- Causes non précisées...................... 6
- 62
- On trouve 62 causes pour 45 accidents parce que l'accident a été porté comme dû à la coexistence de 2 causes dans 6 cas, de 3 causes dans 4 cas et enfin de 4 causes dans un cas.
- La plupart des accidents survenus dans les usines génératrices d’électricité sont dus à des surchauffes résultant soit de i’entartrement, soit du manque d'eau, soit de causes que l'enquête n'a pu préciser.
- Lampe à acétylène Gossart. - Cette lampe a subi des perfectionnements depuis la description qui en a été donnée dans ce journal (t. IX, p. 231); ce sont ces perfectionnements que fait connaître une brochure que nous adressent les constructeurs, MM. Bcyssacet O, de Bordeaux.
- Le principe de la lampe reste le môme; ce sont toujours clés tubes capillaires qui règlent le débit de l'eau, tombant sur le carbure contenu dans un panier placé dans un récipient prenant le pied de la lampe- A la partie supérieure de ce récipient se trouve un second panier rempli de carbure destiné à absorber la vapeur d’eau et diminuer ainsi la surproduction qui a lieu quand on éteint la lampe L’acétylène passe dans un long tube rempli de ouate et entouré par l’eau servant à la génération du gaz\ il se trouve ainsi purifié et refroidi- Le brûleur est muni d’un robinet à trois voies qui, lorsqu’il ferme le canal se rendant au brûleur met le récipient générateur en communication avec un tube latéral à l’extrémité duquel l’acétylène, qui continue à se dégager pendant quelques instants brûle en veilleuse. L’écoulement de l’eau par les tubes capillaires est commandé par deux clapets coniques caoutchoutés que manœuvrent des tiges filetées.
- La brochure donne, en outre, les renseignements nécessaires pour le bon fonctionnement et l'entretien de la lampe.
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- cxxxv.
- Traction électrique. - Armrntiêres (Nord). —
- A une des dernières réunions du conseil municipal lecture a été donnée du cahier des charges et du projet annexe pour la création d’une ligne à traction électrique de l’usine à gaz à Erquinghem et de la route de N'ieppe au bourg de la Chapelle.
- — tlKünyiÿsij. — Une enquête est ouverte sur l'avant-projet déposé par la Compagnie des Tramways de Sainl-Maur, relatif à rétablissement d’une ligne de tramways à traction électrique entre Oham-pigny et le pont de Chennevières.
- La ligne se détachera de celle de Joinville à Champigny non loin du terminus de cette dernière, sur la route départementale n3 21, devant la mairie de Champigny ; elle suivra le chemin de grande Communication n° 30, traversera les ponts de Champigny et arrivera au droit du passage à niveau de la gare clc Champigny.
- De ce pont elle empruntera, sur le territoire de la commune de Saint-Maur, le chemin latéral du Nord, l’avenue Gilbert, l’avenue Raymond, l’avenue du Mesnil, toutes voies communales, puis une portion de la rue du Bac faisant partie de 3a route départementale rU 23 pour aboutir au pont de Chennecièrcs.
- il ressort du mémoire descriptif que la ligne aura une longueur de 3,401 km. dont 440 m avec pavage et le reste en empierrement; la voie sera unique avec garages.
- Le tarif proposé est soudé à celui de la ligne de Joinville à Champigny.
- Celle-ci comprend, d’après le cahier des charges, deux sections sur lesquelles les tarifs maxima sont les suivants ;
- Entre le Plant et Champigny :
- classe, 0,15 fr. — 2 classe, 0,10 fr.
- Entre Joinville et le Plant :
- i1'- classe, 0.T5 fr. — 2e classe, o,io fr.
- La première section serait prolongée par la nouvelle ligne jusqu’à la gare de Champigny, le tarif restant le même et il serait formé une troisième
- Entre la gare de Champigny et le pont de Chennevières : P° classe, 0,15 fr. ; 2ü classe, 0,10 fr.
- Cette ligne présente un intérêt tout particulier pour la population de la partie extrême delà boucle de la Marne, qui a fait parvenir au conseil général une pétition couverte de très nombreuses signatures.
- Elle faciliterait l’accès des gares de la Varennc et de Champigny, mettrait en communicaiion directe une partie de la population de la commune de Saint-Maur avec celle du Plant et de Champigny; elle provoquerait la construction de maisons d’habitation dans les terrains de son parcours qui en sont encore dépourvus et, dans l’avenir, pourrait se souder par le quai Saint-Hilaire à la ligne de la Va-renne-Charcnton.
- • - ï.you. — Une nouvelle ligne de tramway vient d'être construite et son exploitation a commencé cette semaine.
- Cette ligne part dupont Tilsitt, suit le quai Fulchi-ron, passe par la montée de Cboulans et aboutit à Saint-Just. Elle forme le prolongement du tramway de Sainte-Foy et du tramway du Poînt-du-Jour et de Francheville.
- Les voyageurs de ces localités peuvent donc s'embarquer directement au pont Tilsitt. Les départs du pont Tilsitt seront fixés toutes les vingt minutes.
- — ïtorn-a. — L'état d'avancement des travaux de la ligne de Bonsecours donne à croire que sa mise en exploitation n'est plus que l’affaire de quelques semaines. En ce moment on achève les voies de garages entre Rouen et Bonsecours, et vers le milieu de janvier sera commencé, paraît-il, le prolongement de la ligne depuis l'usine de Bonsecours jusqu’au Mesnil Esnard.
- Quant à la construction de l’usine, elle est en bonne voie d’achèvement. La remise est toute prèle a recevoir les neuf voitures qu’elle est destinée à abriter; cette remise, qui a 25 m de longueur sur 10 de largeur, est de dimensions suffisantes pour ce matériel, et pourra aisément être agrandie si les besoins de l'exploitation le demandent.
- La salle des machines (24 m sur 15) est en train de se meubler; elle renferme deux moteurs à vapeur de la force de 200 chevaux chacun ; on procédera bientôt à la pose des dynamos.
- Immédiatement à côté est le bâtiment des chaudières. Celles-ci, au nombre de deux, sont du système Babcock et Wilcox.
- Derrière ces salles sont les bassins d’alimentation, si vastes qu’on peut a'y promener en barque. Le long du principal sont disposés les appareils destinés à refroidir l’eau de condensation.
- Tel est l'ctat actuel dc.s installations ; il ne reste
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- Supplée
- CXXXV1I
- plus ainsi que peu de chose à faire pour que l’usine électrique soit en état de fonctionner- On parle du mois de mars comme la limite extrême de l’ouverture delà ligne à l’exploitation.
- Une enquête est ouverte sur la demande présentée par M. Mancini, directeur de la Compagnie des tramways de Rouen, tendant, à obtenir la concession d'une ligne de tramways à traction par rîl aérien, entre le terminus de la ligne actuelle de Marommc et la place de la mairie de Notre-Dame-de-Bondeville.
- Eclairage électrique. — Aime (Savoie}. — L’inauguration de l’éclairage électrique d'Aime a eu lieu la semaine dernière.
- Anzia i.Xonii. — M. Basquin a été déclaré adjudicataire de l’éclairage public d’Anzin (gaz et électricité) pour une période de 40 ans à partir du i#f janvier 1900.
- Le concessionnaire de l’éclairage au gaz devra établir à ses frais, dans un délai de trois ans, c'est-à-dire avant le 31 décembre 1901 : ri une ou plusieurs usines, destinées à la production de l’électricité ; ri un réseau de câbles sur la voie publique et par conséquent aériens ou souterrains, pour la distribution des courants électriques destinés à l’éclairage public de la ville et des particuliers.
- L’électricité sera fournie au compteur et les prix
- maxima seront les suivants : un franc le kilowattheure pour les particuliers et soixante-quinze centimes pour la ville.
- Le prix de un franc pour les particuliers ne comprend que la fourniture du courant électrique.
- Dans le prix de soixante-quinze centimes pour la ville sont compris, outre le courant électrique, la fourniture et la pose des appareils, des crayons électriques pour lampes à arc, ainsi que les frais d’allumage, d’extinction, de nettoyage, de peinture, d’entretien et des réparations de toute-nature.
- a été faite au conseil d’une lettre d une Société belge proposant l’installation de l’éclairage électrique suivant certaines conditions. Le maire a été prié de demander à ladite Société divers détails
- — Xoycal-Ie-UofroH (Kure-el-Loii*). — Nous apprenons qu’une Compagnie est en instance pour obtenir l’autorisation d’établir à Nogent une station électrique pour la transmission de force motrice à domicile, à l’usage des petites industries, et l’éclairage de la ville et des maisons particulières.
- La chute du moulin Lecomte fournirait la force motrice nécessaire, et les entrepreneurs auraient acquis enoutre l’usine Verdun, quartier Saint-Denis.
- — Pnvnan Russie). — La ville de Rernan est sur
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- le point de transformer son éclairage au pétrole en éclairage électrique.
- Saint-Amans-Valtoret est depuis peu éclairée à
- Cette innovation heureuse est encore assez rare dans le departement pour mériter d'ètre signalée.
- Une chute d’eau de quarante mètres, prise dans la rivière du Thoré, qui borne la commune à 3 km au nord, actionne une dynamo qui porte la lumière dans les rues cle la ville et bientôt la donnera à Saint-Amans - Soult, à Albine et à Labastide-
- Adjudications, avis, offres et demandes.
- — Cebreros (Espstgncj. — Des soumissions sont demandées par la municipalité pour l’éclairage par l’électricité pendant une période de 15 ans pour la vide de Cebreros (Avila).
- — Parts. — Une grande usine électrique de premier ordre cherche un représentant actif et connu pour la vente de ses produits en France et pour les colonies françaises.
- Prière d’adresser les offres et références par écrit à M. Paul Uckcrmann, 5, citéTrévise, à Paris.
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- Tlie Engineering Magazine (N' V Elckn-or.er1'--”’'-'— -:>-
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- 11 Nuovr. Cimetilo (Pise,,.
- . Journal do la Société physico-chimique Pctersbourgj.
- riiilosophical Magazine (Londres).
- . Proceedings of Lho Physical Society 0 Kevue générale dos Sciences.
- Bulletin de la Société Intornatioi Street Railway Journal (Netv-Yo Société française de physique.
- Zeitschrift fur Elektro chcmif ’ Zeitschrift für Elektrotechni Annalen dor Pliysik undChei
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- TABLE DES SUPPLÉMENTS
- Cours d’électricité industrielle à la Fédération générale professionnelle des chauffeurs et mécaniciens . . Cours publics et gratuits du Conservatoire
- des arts et métiers.............
- Collège de France (cours)...............
- Société française de physique...........
- Syndicat professionnel des industries électriques (séance du.4 octobre 1898)
- Séance du 8 novembre 1898.........
- Concours pour un coffret avec prise de courant universelle pour les automobiles électriques.....................
- Concours pour suspensions électriques de
- salle à manger................
- Concours d’accumulateurs pour automobiles de F Automobile-Club. . . . Concours international de tracteurs et d'automobiles . électriques pour
- gros poids......................
- Courses d’automobiles..............*. . .
- Le concours des poids lourds............
- Exposition internationale d'automobiles à
- Exposition universelle de 1900 (classe 24 :
- électrochimie)..................
- -Exposition internationale d'électricité à
- Les prix de l’Académie des sciences . . .
- Nécrologie. Latimer Clark...............
- L’emploi de la vapeur d'échappement pour le chauffage des usines . . .
- Les accidents de chaudières en 1897. . . cxxxiv Fonctionnement des moteurs à pétrole à
- très grande altitude...............lxxvii
- Conducteurs en aluminium...................... lui
- Un nouvel isolant électrique...............lxxxvii
- Les nouveaux accumulateurs Phœbus . . . 1
- Applications mécaniques de l'électricité
- au port de Heyst (Belgique) . . . r.iv
- L électricité dans la marine..............xx, xi.i
- L’énergie électrique dans le canton d'Oyon-
- Les nouvelles installations électriques de
- Fribourg (Suisse)................ xliv
- Lampe à acétylène Gossart.................cxxxv
- Les industries électriques en Allemagne . ix Le développement de l’industrie électrique
- en Allemagne..................... xcvii
- L’extension de l’industrie électrique allemande à l’étranger........................ lviiî
- Nouveaux tarifs douaniers pour la Tunisie, la Norvège„la Serbie, la Belgique, la république de Saint-Domingue
- et l’Uruguay....................... lvi
- Vente des machines électriques, appareils et matériel pour télégraphe et téléphone en Australie....................... lvii
- La taxe sur les usines d’électricité en Italie exxv Modifications des règlements relatifs aux
- brevets allemands................ cxxiv
- Les brevets Hutin et Leblanc............. xxxiv
- Une barbe de prix.................. xliv
- Traction Éleotrique-
- Lc trôlet dans Paris....................
- Les voitures spéciales du réseau de tramways de Brooklyn........................
- ï8 kilomètres de voie à caniveau construits en quatre-vingt-quinze jours. . . L’électrolyse par les courants de retour des tramways électriques au pont de
- Brooklyn.................... . .
- Chemin de fer de la Jungfrau............
- Le chemin de fer électrique de Tarbes à Bagnères (Hautes-Pyrénées) . , . Chemin de fer international Martigny-
- Les fiacres électriques à Paris. ...... .
- Stations de charge pour automobiles élec-
- Les automobiles électriques au salon du
- Les voitures électrique
- La traction électrique s États-Unis . . La traction électrique e
- Aigle (Suisse)........
- Alger . . ............
- Armentières (Nord). . Autun (Saône-et-Loire) Bagnèrcs-de-Bigorre. . Barcelone (Espagne). . Bellune (Italie) .... Benevento ............
- Béziers. .............
- Bilbao (Espagne) . . . Bône (Algérie) .... Braïla . .............
- de la gare Saint-
- sur les canaux aux
- Hongrie.......lxxxvii
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-
-
- Brianza.................................. xlv
- Caen....................................... v
- Caudéran...............................lxxvih
- Chamonix..........................
- Champigny..........................
- Cincinnati (États-Unis)...........
- Côme (Italie).....................
- Constantinople....................
- Cransac (Aveyron).................
- Cronstadt (Russie).........., . .
- Dinard Saint-Énogat (Ille-et-Vilaine'
- G»P.........................
- Glasgow.....................
- Grenoble....................
- Lccco ......................
- Lodi........................
- Longwy (Meurthe-et-Moselle) .
- Louisville (États-Unis).....
- 4’°n........................
- Madrid......................x
- Marseille..............' . . •
- Montmorency. . •............
- Montpellier.................
- Mézières (Ardennes) ....
- Monza-Melzo..............
- Mouvaux..................
- New-York.................
- Nogent-sur-Marne.........
- Oneglia..................
- Pau......................
- Poitiers.................
- Roanne ..................
- Rochefort................
- Rouen . . , .............
- Saint-Germain-en-Laye. . . Saragosse . .............
- Strasbourg...............
- Tolède (Espagne).........
- Tourcoing................
- Valence..................
- Vals-les-Bains...........
- Vienne (Autriche)........
- Vienne-le-Château (Marne) Villefranchè.............
- Télégraphie et téléphonie.
- Le télégraphe au Congo.............. xxxtv , MareeUle. _
- La téléphonie interurbaine en Italie. . . . uv j
- Éclairage électrique des trains......
- Annecy...............................
- Anvers (Belgique) .............. . . .
- Badolatosa...........................
- Bordeaux.............................
- Bourg-de-Thizy.......................
- Brissy-Hamcgicourt (Aisne)...........
- Bucharest............................
- Cadillac (Gironde)...................
- Caen.................................
- Carthagène (Espagne).................
- Cercy-la-Tour (Nièvre)...............
- Chalon-sur-Saône.....................
- Châteaulin...........................
- Cholon (Cochinchine française).......
- Cincinnati (Etats-Unis)........ , . •
- Colmar...............................
- Constantinople......................
- Province de Cunéo (Italie)..........
- Denain (Nord).......................
- Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire). . .
- Estremara (Espagne)..................
- Fismes...............................
- Fuenmayor (Espagne)..................
- Éclairage électrique.
- Flavigny-le-Petit (Aisne). . . Gcvrolles..................
- Gilley (Doubs).............
- Harfleur....................
- Jouy-en-Josas..............
- Kansas City (Etats-Unis) . . .
- Largentière................
- Leiza (Espagne)............
- Lille.......!..............
- Limoges. . . ...............
- Louisville (Etats-Unis) . . . .
- Luchon .....................
- Lyon........................
- Lvons-la-Forèl (Eure). . . .
- Madrid..............., . . .
- Montbovon...................
- Montmirail (Marne)..........
- Montpellier.................
- Moulins-Engilbert.........
- Murcie (Espagne)............
- Nancy (Meurthe-et-Moselle;
- Nogent-le-Rotrou..........
- Nontron.....................
- Orense (Espagne)..........
- Palestine.................
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-
- Supplér
- :Penafiel (Espagne) . . . ............... lxxxi
- Pernan (Russie!........................... . cxxxvii
- • Planfoy (Loire)........................... lxvii
- : Reus (Espagne).............................cxxvn
- Sablé (Sarthe)............................... xxvi
- .Saint-Amans-Valtoret .. . cxxxvit
- Saint-Ideuc.................................. cxi
- 'Saint-Livres (Suisse)...............*. . . lxvii
- Saintc-Savinc (Aube).......................... cvn
- Saint-Vallier................................ oxi
- Senonnes (Vosges).......................... xci
- Smyrne.................................... xxiv
- Soissons................................... lxi
- Staveiot.................................. xxvi
- Sud-Afrique................................ cxn
- Tarbes................................... lxvii
- Teruel (Espagne)..........................cxxvn
- Trieste. . . .......' . . .......... cvn
- Vans (Ardèche)............................ xxvi
- Le Vatican............................... xxxvi
- Villarejo ( Espagne)...................... . xlv
- L'indus!
- 5 du carbure de calciun
- | Carbure de calcium, tarif spécial.
- Compagnies et si
- Achat de la compagnie Walker par la
- Compagnie Westinghouse.......... xlii
- Compagnie des chemins de fer à traction électrique de [Pierrefittfe Caiite-
- I.'éclairage électrique.................. exiv
- Compagnie française des métaux......... lxviii
- Compagnie française d'appareillage élec-
- Compagnie française des câbles télégra-
- pMq“«..................... LXI11' ixxxi
- Compagnie française pour l'exploitation des procédés Thomson-Houston.
- Compagnie française des trarnvays électriques et omnibus de Bordeaux . XXVI
- Compagnie générale de traction..........lxxxii
- Compagnie générale des lampes à incandescence............................... LXXXII
- Compagnie générale des travaux d'éclairage et de force t........................ cxn
- Compagnie de gaz et d'électricité de Me-
- Compagnie parisienne de l'air comprîn Force motrice. Eclairage électi
- Compagnie des omnibus et tramways de
- Compagnie des tramways de Nantes. Compagnie des tramways de Rouen.' Compagnie universelle d’acétylène . Compagnie urbaine d'eau et d'électric Maison Bréguet.........................
- Société anonyme d'éclairage électrique du
- • secteur de la place Glichy x-xvi,:lxii, lxxxii Société-d’-éclairage électrique de Cannes. xxxvm Société d'électricité de la Méditerranée
- (F. Tennevin et Cie).............. xLvin
- Sociétégénérale française dé cyclés.'et d'automobiles ............................. , . LXIV
- Société industrielle des téléphones. .. .. . lxviii
- Société normande d’électricité . -. . .... cxxvn Société des omnibus et tramways do Lyon ' exil Tramways .électriques de Montmorency,
- Enghien, Saint-Gratien............xlviii
- Tramways électriques de Bordeaux . . . xxxvm
- Golorazione e decorazione dei Metalli per via chimica e elettrica (Coloration
- voies chimique et électrique), —
- J. Cihersi .....................
- Nichelatura. • argentatura doratura,- rama-tura, metallizzazione (Nickelage, argenture, dorure, cuivrage, mé-1 tallisation). —J. Ghersi ......
- Laluminio (TalLtminium). — Carlo For-
- menti...........................
- Dizionario tecnico in quattro lingue (Tu-glese, italiano, tedesco, francese).
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- A-hnuaire du bureau desTongitudes (année
- Mémoires originaux des créateurs de la photographie. — R'.Coïstm. . . . Automobiles sur rails. •— G. Dumont. . . Automobiles sur routes. •— L. Périsse. Jahrbuch der elektrochemie (Annuaire de ’ l'électrochimie). — Ncrnst et Bor-
- cker.
- Lhncendie,ce que l’on doit savoir, ce que l'on 1 doit faire.-—Fcliciem-Michotte . .
- Les gaz de l'atmosphère.— William Ramsay Législation et jurisprudence administratives concernant l'électricité dans différents usages. — Edmond
- Hit
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